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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Inf@sept</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Inf@sept</description>
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<title>Abdoulaye DIOP devant l’ONU: les sponsors du terrorisme doivent être traduits devant la justice</title>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 18:17:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères de notre pays, Abdoulaye DIOP, a relevé, ce dimanche 22 septembre devant la tribune des Nations Unies la nécessité de traduire devant la justice les sponsors du terrorisme. En effet, contrairement au principe de l’ONU, il y a notamment l’Ukraine qui a affirmé son soutien aux terroristes opérant dans le nord de notre pays.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de notre pays a pris part, dimanche dernier, au sommet du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l’adoption du pacte pour l’avenir. S’exprimant à cette occasion, le ministre Abdoulaye DIOP, a rappelé que l’ONU a été créée pour préserver les générations futures des fléaux de la guerre.
Contrairement à cet objectif, le ministre DIOP a regretté qu’après 80 ans, le monde n’a jamais été autant menacé par des défis existentiels pour autant évitables pour la plupart.
Ainsi, a-t-cité, la prolifération des tensions, le terrorisme, la pauvreté, les changements climatiques, les inégalités, les confrontations géopolitiques, les velléités hégémoniques et les dominations néocoloniales qui ont mis à rude épreuve l’action du cadre multilatéral incarné par l’ONU.

L’Organisation mondiale devant jouer le rôle de garant des valeurs pour éviter ces situations qui menacent la paix et la stabilité mondiale est, a accusé le chef de la diplomatie malienne, le reflet d’un ordre ancien et d’un monde d’hier.

Son pays menacé par le fléau du terrorisme et qui avait fondé l’espoir sur les forces étrangères, après dix ans de présence, a conclu à l’échec de ces opérations militaires. Ce constat a d’ailleurs motivé le retrait de ces forces à la demande des autorités de la transition malienne, a-t-il indiqué. Il s’agit notamment de la MINUSMA, de Takuba, de Barkhane.

Après ces retraits obtenus dans un contexte de vive tension entre le gouvernement de transition et des pays contributeurs de ces forces, le ministre DIOP a indiqué que le gouvernement du Mali a travaillé, conséquemment, au renforcement de la capacité des forces armées maliennes qui a permis d’enregistrer des progrès tangibles dans la reconquête et la préservation de notre intégrité territoriale et de la protection de la population de notre pays.

Malgré des résultats satisfaisants affichés, des terroristes ont réussi le 17 septembre dernier à porter un coup à l’école de la gendarmerie de Bamako. Une attaque revendiquée par le JNIM dont plusieurs éléments ont été soit neutralisés soit arrêtés par les forces armées maliennes.

Appréciant le message de condoléance de l’ONU face à cette attaque terroriste, le ministre a relevé la nécessité pour tous les Etats de l’Organisation d’agir «dans la lutte contre le terrorisme en respectant leurs engagements internationaux et notamment les responsabilités à situer par rapport au sponsor du terrorisme ».

Alors que l’Ukraine a, sans équivoque, affiché son soutien au terrorisme et contre lequel le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont protesté devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre DIOP a souligné l’importance de situer les responsables.

De plus, il a estimé nécessaire que ces sponsors soient traduits devant la justice.
Ensuite, il a souligné que des réformes courageuses doivent être entreprises sur les institutions multinationales notamment le Conseil de sécurité afin de les adapter aux réalités de notre temps pour qu’elles soient inclusives, plus justes, équitables et représentatives.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Festival Traditionnel du Korodougou : La poutre centrale du développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-traditionnel-du-korodougou-la-poutre-centrale-du-developpement-2946616.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 11:40:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le tourisme local, comme beaucoup d’autres secteurs, est victime collatérale de la crise sécuritaire que connaît le pays depuis 2012. Après six éditions réussies, le Festival Traditionnel du Korodougou, appelé « FESTRAKO », est en train de devenir aujourd’hui l’un des rendez-vous prisés par les habitants du cercle de Bla et même les Bamakois en attendant les touristes étrangers.  L’évènement est l’initiative de l’Association pour le Développement du Village de Nampasso (ADVN). </strong>

<strong>A travers ce festival, c’est la culture de Nampasso qui est transportée sur le terrain de l’école fondamentale. Depuis six ans, pendant trois jours, les festivaliers ont droit au baara, au balafon, au Tam-tam et un nombre incalculable de de masques et de marionnettes. Les jeunes passionnés du ballon se sont exprimés à travers le football et les trois meilleurs élèves de chaque classe ont été récompensés. L’Association porteuse du dit festival ambitionne demander l’ouverture d’un lycée dans la commune et de butiner le tronçon qui relie le village à la route nationale. En marge du festival, elle a procédé à l’inauguration d’une medersa. Le FESTRAKO 2021 a eu lieu du 22 au 24 septembre 2021.</strong>

<em>La grande messe du Korodougou a tenu toutes ses promesses, éminemment intéressante et empreinte de cordialité, de découverte mais aussi de passion. Le FESTRAKO a le mérite d’être un facteur de cohésion et d’entente, fédérateur par l’appropriation du festival par les habitants de Korodougou, en tête le maire Salif Coulibaly. </em>Durant trois jours, les activités de la sixième édition du festival se succédèrent et ne se ressemblèrent point.

Le jour du 22  c’était  l’apothéose avec une  cérémonie d’ouverture, marquée par la montée des couleurs pour respecter la tradition du 22 septembre, jour d’accession de notre pays à l’indépendance, suivi des mots de bienvenu du chef de village de Oumar Coulibaly, et les allocutions du Président de l’Association pour le développement du village de  Nampasso (ADVN) Youssouf Coulibaly, de la marraine Madame  Tamboura Adjiaratou Sogoba, du parrain Monsieur Algoumairata Maiga, du représentant de la Directrice du CAP de Yangasso, du représentant de JCI Bla, du maire Salif Coulibaly et du 1<sup>er</sup> adjoint du Préfet de Bla. La remise de cadeaux aux meilleurs élèves. La cérémonie d’ouverture a pris fin par et la remise des attestations de remerciements à des personnes et des structures qui ont marquées la commune D’une impression générale, les prestataires avaient soif de montrer tout leur savoir-faire et tout leur savoir être aux visiteurs en général et aux plus jeunes du terroir en particulier.

« Ce festival vient de loin, il est consécutif aux activités de l’association des élèves et étudiants, aujourd’hui dissoute dans l’ADVN, qui s’est donnée comme activités premières, la remise de cadeaux aux meilleurs élèves et un match de football. Ainsi, les parents du village ont décidé de joindre l’utile à l’agréable, en sortant un masque. Depuis de fil en aiguille l’idée se précise et au cours d’une réunion de l’ADVN, l’idée du festival a fait l’unanimité et la première édition a eu lieu en 2013 ».  Selon Yaya Coulibaly dit Yas Coul.

<strong><em>La marraine Madame Tamboura Adjaratou Sogoba</em></strong> : « je suis très contente de l’honneur que vous avez bien voulu placer en moi malgré que je suis ressortissant d’une autre commune du cercle de Bla ».

<strong><em>Le parrain Monsieur Algourairata Maiga</em></strong>, un ancien du village en qualité de maitre du premier cycle : « le festival est un élément mobilisateur, un moment fédérateur qui développe une vision du développement du terroir, que nous soyons les catalyseurs, pour que nos communautés puissent comprendre que le développement doit avoir comme base nous-même. La particularité de cette commune est que personne n’est à la marge. Nous souhaiterions que les jeunes générations Nampasso puisse comprendre que le développement repose en premier lieu sur elles », avant de les inviter de prendre l’exemple sur leur devancier.

Nous été tenté prendre l’avis de quelques festivaliers par lesquels les promoteurs de petits commerces sur le lieu du festival.

<strong><em>Diata Coulibaly</em></strong>, une habitante de Nampasso : « je suis très contente du festival, il apporte l’épanouissement, la joie, l’amour et l’entente dans le village ».

<strong><em>Diatou Coulibaly</em></strong> : « j’ai eu beaucoup d’intérêt dans ce festival, les ressortissants de Nampasso à Bamako, San, Sikasso nous nous voyons. La petite activité de commerce que je mène, je gagne beaucoup c’est pourquoi je formule le vœu pour la pénalisation du festival ».

Dramane Dembele, de Teremèsso, un village d’une commune voisine, commerçant : « je suis à ma première participation, je me réjouis ».

Chaka Coulibaly, membre de la commission d’organisation : « le festival a apporté l’entente. Grâce au festival et à ses organisateurs le village dispose d’une ambulance, d’une medersa entre autres réalisations ».

<strong><em>Minata Doumbia</em></strong>, vendeuse d’œufs : « pour le moment c’est timide, je reçois très peu de clients ».

<strong><em>Salif Coulibaly</em></strong>, un habitant de Nampasso : « le festival est une grande importance pour le village notamment la construction de la maison des jeunes, il y’a la promesse de la construction de la route ».

Inscrit désormais dans l’agenda des grands festivals du pays, le festival du Korodougou est un véritable creuset culturel par son caractère festif autour des chants et danses du terroir. Cet événement culturel et artistique vise à offrir des moments de retrouvailles, de découvertes de la riche et légendaire culture dont regorge la commune de Korodougou.  En somme, il vise aussi à promouvoir l’économie locale et à valoriser l’expression artistique.

Vivement la septième édition.

<strong>Mahamadou YATTARA, envoyé spécial </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Discours patriotique du PM Choguel K Maiga aux Nations Unies : La France de Macron entre colère et humiliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/discours-patriotique-du-pm-choguel-k-maiga-aux-nations-unies-la-france-de-macron-entre-colere-et-humiliation-2946586.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 09:20:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le discours à la fois historique et patriotique du premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maiga, à l’Assemblée Générale des Nations Unies a été perçu par Macron et sa France condescendante comme un affront de l’élève à son maître. Le Président de la République française, dans des propos discourtois et à la limite irrespectueux s’est attaqué aux autorités maliennes. Dans des propos qui frisent l’indécence il a qualifié les propos du premier Ministre malien de mensonges et trouve que c’est une honte surtout d’un gouvernement issu de deux coups d’Etat. A-t-on réellement besoin de rappeler à Macron que Choguel a traduit dans son discours les aspirations profondes de l’écrasante majorité du peuple malien et que l’expression d’abandon en plein vol de la France ne serait que pure réalité au regard de l’exacerbation de l’insécurité et de la conquête quasi quotidienne du terrain par les terroristes aux yeux à la barbe des milliers de soldats venus aider le Mali. Le couple Assimi Choguel ne mérite-t-il pas le soutien du peuple ? N’est-il pas temps de mettre sous veilleuse les querelles politiciennes pour sauver d’abord le Mali ? Le discours du PM n’a-t-il pas restitué aux maliens leur dignité et leur honneur perdu depuis 1968 ?</em></strong>

Le Discours tenu par le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York était tellement de belle facture qu’il a eue droit à un accueil populaire et digne des grands évènements historiques au Mali. Aux antipodes de la liesse populaire des maliens, c’est une colère noire que le Président français Emmanuel Macron a piqué en qualifiant les autorités maliennes d’illégitimes et des menteuses. En mal dans les sondages, embourbé dans des scandales, comme celui de la rupture du contrat de livraison des sous-marins à l’Australie, Emmanuel Macron a déversé son venin sur les autorités maliennes en marge du dîner de clôture de la saison Africa 2020 à l’Elysée.  Ce qui feint d’oublier ce que le premier ministre Choguel Kokalla Maiga a dit tout haut ce que 90 pour cent des maliens murmurent tout bas, à savoir le rejet de la politique française et l’option Russe comme alternative crédible. Donc ce discours a rendu le couple Assimi-Choguel très populaire et il est considéré comme le duo qui pourrait restituer aux maliens leur dignité et leur honneur.

Pour ceux qui savent lire entre les lignes c’est moins la virulence des propos du Premier ministre Choguel Maiga qui a choqué Emmanuel Macron, mais c’est plutôt le choix politique fait par le gouvernement de la transition, à savoir l’option russe comme alternative au retrait des forces barkhanes. Un contrat est sur le point d’être signé avec la société paramilitaire russe, Wagner. Cette option, à la fois prometteuse et nettement avantageuse pour le Mali, chamboule la géostratégie sous régionale de la France et même la géopolitique mondiale, car elle mettra à nu toutes les intrigues de la France au sahel et le complot de l’Occident dans la guerre contre le terrorisme. Sinon comment comprendre qu’un Etat souverain qui veut multiplier ses relations bilatérales et multilatérales avec d’autres pays, puisse susciter autant de colère et d’indignation chez un autre Etat. La France de Macron est en perte totale de vitesse sur l’échiquier politico- diplomatique mondial. En un mois elle a subi deux gifles, la première est celle de l’Australie qui a annulé son contrat de livraison des sous-marins et la seconde est cette déculottée du gouvernement malien qui a décidé en toute indépendance de se tourner vers les Russes pour négocier un contrat dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Ces deux revers suffisent pour que les français ne puissent pas renouveler leur confiance à Emmanuel Macron dont le mandat arrivera bientôt à terme.

S’agissant du gouvernement malien, il doit comprendre plus que jamais qu’il a le bon bout donc il doit persévérer dans cette voie en cherchant non seulement l’adhésion populaire, seul rempart contre la France et ses laquais nationaux, mais aussi l’inclusivité pour donner plus de légitimité aux actions et décisions qui seront prises.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vie chère :  La réaction lente du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/vie-chere-la-reaction-lente-du-gouvernement-2946612.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 08:45:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré, l’annonce des efforts du gouvernement face cette situation à travers son ministre en charge du commerce en début du mois, l’horizon s’assombrit pour le panier de la ménagère. Ainsi, pour soutenir le pouvoir d’achat des populations, le gouvernement a pris plusieurs mesures : la revalorisation des salaires des fonctionnaires, la réforme des pensions de retraite, le financement des projets à haute intensité de main-d’œuvre, le financement des activités génératrices de revenus, la distribution de vivres et d’aliment- bétail, le transfert monétaire aux couches les plus vulnérables. </strong>

Depuis quelques temps, les produits de grande consommation, connaissent une flambée de prix à Bamako. Cette situation, qui entraine certaines ménagères à des raccourcis souvent peu orthodoxes.

L’augmentation des prix des produits de forte consommation, notamment alimentaire, est en train de donner naissance à une nouvelle contestation, même si elle est pour le moment timide.

Avec, cette perte du pouvoir d’achat, les ménagers monologuent en cherchant le menu qui peu adopté à leur bourse.

Sous d’autres cieux, dès qu’un produit alimentaire de grande consommation connaît une hausse et que l’autorité en charge du domaine fait le constat, des initiatives sont prises immédiatement pour rassurer les consommateurs. Chez nous, le département en charge de la question semble dire : <strong>« débrouillez-vous »</strong>.

Cette vie chère selon les observateurs est due au fait que l’approvisionnement du pays est assuré à plus de 70% par l’importation, qui s’effectue de moins à moins depuis l’apparition de la COVID-19, qui a eu pour conséquence le ralentissement des activités économiques.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>UEMOA : Nouvel emprunt du Mali de 50 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/uemoa-nouvel-emprunt-du-mali-de-50-milliards-fcfa-2946615.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 08:40:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a réalisé ce 29 septembre 2021 un emprunt de 50 milliards FCFA sur le marché monétaire de l'UMOA via une double émission d'obligations de relance du trésor (OAT).</strong>

Cette opération qui a suscité l'engouement des investisseurs a été sursouscrite à 314,49% avec un montant global des soumissions ayant atteint 157,2 milliards FCFA, soit le triple du montant recherché par le pays.

Au terme des adjudications, les prix marginal et moyen pondéré sont ressortis à 10 362 FCFA et 10 453 FCFA pour l'OAT adossé à un coupon de 5,95% et une maturité de 5 ans. Concernant celle de coupon 6,25% et de maturité 10 ans, les prix marginal et moyen pondéré se sont établis à 10 225 FCFA et 10 339 FCFA. Les offres les plus importantes sont venues des investisseurs maliens et béninois dont les propositions ont atteint respectivement 28 milliards FCFA et 38 milliards FCFA.

Pour la énième fois, le Mali vient de faire recours aux investisseurs. De 2012 à maintenant du chômeur au haut commis de l’État, c’est le même refrain sur toutes les lèvres : « Ça ne va pas ! Ça ne va pas ! je vais faire comment ! de quoi demain sera fait ! ». tous les secteurs ont fortement touché et la quasi-totalité des entreprises, beaucoup ont dû diminuer leur production dans le meilleur des cas et le licenciement dans le pire des cas. Le pouvoir d’achat du Malien baisse de plus en plus. De nombreuses familles ont des difficultés pour assurer les trois repas quotidiens.

A la fracture est venue se greffer la luxation, c’est-à-dire la perte de confiance entre gouvernants et administrés engendrée par l’instabilité politique du pays.

Le gouvernement semble attribuer les difficultés actuelles à la conjoncture internationale défavorable.

A cause de ces facteurs, il ne se passe pas un seul jour, ces derniers temps, sans que le front social ne connaisse une grève ou un mouvement de protestation populaire du genre meeting, sit-in et marche. D’un secteur à un autre, le mécontentement, et le désarroi se font sentir avec force, et mettent plusieurs services publics en état de veille. Le gouvernement passe plus de temps à tenter de désamorcer la situation, plutôt que de s’occuper réellement des préoccupations du peuple. Au cœur de leurs revendications, on retrouve l’amélioration de leurs conditions sociales professionnelles à travers le respect de certains engagements du gouvernement. Cette situation témoigne un mal être et un mal vivre, qui se généralise, et ne cesse de s’amplifier de jour en jour. Les clans au pouvoir se partagent les maigres ressources du pays. Pendant ce temps, les fils des pauvres qui croupissent sous le poids de la cherté de la vie, meurent dans l’indifférence totale dans une bonne partie du pays abandonnée par l’Etat. Le cas récent de Ménaka est une parfaite illustration.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Dix prétendants pour une seule place à l’URD :  Mamadou Igor Diarra grandissime favori pour être le porte étendard</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dix-pretendants-pour-une-seule-place-a-lurd-mamadou-igor-diarra-grandissime-favori-pour-etre-le-porte-etendard-2946610.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 07:12:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils sont désormais dix prétendants à convoiter le prestigieux fauteuil de candidat de l’URD  à la prochaine présidentielle. Ces dix candidats qu’on pourrait classer en trois catégories à savoir les grosses pointures, à cause de leurs parcours politico-administratif, des candidats moyens, car pas très connus au sein de l’URD à forte raison en dehors du parti et enfin les gros outsiders qui ne sont même pas soutenus par une section, mais qui veulent juste faire leur promotion politique. Selon nos enquêtes cinq candidats se détachent du lot, à savoir Mamadou Igor Diarra, Boubou Cissé, Me Demba Traoré, Dr Madou Diallo et Me Abdoul Wahab Berthé, et que parmi ces cinq prétendants Mamadou Igor Diarra a toutes les chances d’être le candidat de l’Union pour la République et la Démocratie à la prochaine élection présidentielle. Le peuple URD sachant lire les événements et tenant compte du contexte de profonde crise consécutive à la mauvaise gouvernance du régime précédent saura faire le choix qui sied au nouveau Mali qui profile à l’horizon.</em></strong>

Le 24 septembre 2021 était la date limite de dépôt de candidature auprès du secrétaire général de l’URD, conformément à la lettre circulaire envoyée par le premier vice-président du parti Salikou Sanogo. Ils sont dix postulants à vouloir devenir le porte flambeau de l’URD de Soumaila Cissé à la prochaine élection présidentielle. Après un travail professionnel, parmi ces dix, nous nous sommes rendu compte qu’il y a cinq grosses pointures susceptibles d’être retenues par le Bureau Exécutif National de l’URD, à savoir Mamadou Igor Diarra, Boubou Cissé, Me Demba Traoré, Dr Madou Diallo et Me Abdoul Wahab Berthé, tous des grands ténors du parti. Mais parmi ces cinq aussi incontestablement Mamadou Igor Diarra sort du lot avec une avance certaine et tout porte à croire qu’il sera le prochain candidat de l’URD à la présidentielle à venir et pour cause, en prenant individuellement chacun des cinq candidats, il est celui à qui on reprocherait peu de choses tant sur le plan politique qu’administratif. Candidat à la présidentielle de 2018, Banquier en activité, ancien ministre des Mines de l’énergie et de l’eau, et ancien  ministre des finances, Mamadou Igor Diarra jouit d’une certaine expérience et ne traine pas de bruits de casserole dans sa gestion  comparativement à certains de ses challengers qui seraient dans des beaux draps. Il jouit d’une certaine popularité au sein de l’opinion et dans le contexte de géopolitique actuel, il serait le meilleur cheval pour l’URD et s’il est retenu comme candidat du parti il aura infailliblement  le soutien des autorités actuelles qui semblent  faire le choix de  la Russie dont la maman de Mamadou Igor est originaire. Pour ses détracteurs le seul reproche qu’on pourrait lui faire est  de n’avoir pas donné de consigne de vote en faveur de Soumaila Cissé au second tour de la présidentielle de 2018, alors même qui serait parrainé par les élus URD.

<strong><em> Quant à Boubou Cissé</em></strong>, l’autre challenger, si sur le plan administratif il a été plusieurs fois ministre et également premier ministre, Dr Boubou Cissé fait son baptême de feu en politique à l’URD, mais il a la mal chance de venir au mauvais moment et d’avoir choisi le mauvais endroit pour lui. Il semble capitaliser toutes les frustrations et toutes les haines de l’ancien régime, celui d’IBK que son nouveau parti, à savoir l’URD, a combattu de toutes ses forces pendant 7 ans et   dont M. Cissé était le dernier premier ministre au moment de sa chute. En plus du choix, Boubou Cissé semble trainer beaucoup de bruts de casseroles tant du point de vue de sa gestion des finances que d’éventuels crimes qui seraient commis dans le feu de la lutte du peuple incarné par le M5 RFP contre le régime dont il était l’une des pièces maîtresses. Selon certaines indiscrétions la justice n’attend seulement que les conditions soient réunies pour lui adresser une convocation afin de répondre à des faits gravissimes de détournement des deniers publics et de crimes d’assassinats. Alors selon nos informations, si Boubou Cissé venait à être empêcher par la justice, ses partisans soutiendraient Mamadou Igor Diarra, ce qui ouvrirait à ce dernier un grand boulevard pour porter le brassard de capitaine de l’équipe URD à la compétition présidentielle.

<strong><em>Le Troisième concurrent est Me Demba Traoré</em></strong>, ancien député, ancien ministre, conseiller municipal, si personne ne pourrait nier sa proximité avec le défunt Président de l’URD Soumaila Cissé, beaucoup lui reprochent d’avoir contribué à mettre dos à dos Soumaila Cissé avec certains fondateurs du parti d’où une certaine haine viscérale à son encontre. Comme si cela ne suffisait pas les détracteurs du jeune avocat pensent qu’il n’a d’ambition que pour sa propre promotion politique et ensuite mettre le parti à la disposition du plus offrant. Ils avancent comme preuve sa récente tournée à Kayes, où un candidat déclaré d’un autre Mouvement lui aurait affrété un avion. Me Demba Traoré capitalise les frustrations des anciens députés de l’URD qui lui vouent une certaine haine et la plupart de ces députés sont des soutiens à Boubou Cissé. Donc il serait difficile pour lui d’avoir la confiance de ces députés et de leurs amis au sein du BEN. Pour d’autres sa candidature diviserait plus qu’elle ne rassemblerait.

<strong><em>Le quatrième candidat est Dr Madou Diallo </em></strong>

Il est naturellement le diplomate et l’intellectuel qui ne veut nullement se décarcasser, mais qui compte apporter sa touche à l’URD. Il est, par son tempérament, par sa formation et surtout par les postes qu’il occupe au sein de l’Administration le moins visible sur le terrain à part quelques contacts. Ancien président du Mouvement des jeunes de l’URD, Madou Diallo est également l’un des proches de Soumaila Cissé, intellectuel et fin analyste son handicap serait de ne pas être très connu au sein du parti et de n’avoir pas occupé des hauts postes de responsabilité pouvant permettre de jauger sa capacité à gouverner un pays. Avec sa candidature, il fait véritablement son baptême de feu en politique et pourrait jouer un grand rôle dans la campagne présidentielle à venir. Selon nos informations il serait plus proche de Mamadou Igor Diarra que des autres candidats

<strong><em>Le cinquième candidat est Me Abdoul Wahab Berthé </em></strong>

Si nous étions dans un Etat gérontocratique, c’est-à-dire le droit d’ainesse étant le critère de choix, il serait le candidat de l’URD car il est le plus âgé de tous les candidats, mais les enjeux font qu’il serait le mieux indiqué pour ouvrir un cadre de médiation afin de trouver un candidat de consensus. Selon nos informations, il s’essaye à cet exercice depuis quelques jours en réunissant les représentants des neuf candidats plus lui-même pour trouver une issue heureuse à cette épreuve qui pourrait être fatale au parti sur qui tous  les maliens fondent de l’espoir. Ancien ministre, vice-président de l’URD, ancien compagnon de feu Soumaila Cissé ; Me Abdoul Wahab Berthé à défaut d’être roi pourrait être le grand rassembleur en faisant don de soi afin d’aboutir à un candidat de consensus sur la base des critères objectifs et en tenant compte du contexte de crise et surtout du jugement de l’opinion, qui aura bien sûr le dernier mot pour le choix du futur président. Les chances de Me Wahab Berthé sont minimes compte tenu de l’âge, et surtout de la grande distance qu’il a observée vis-à-vis du parti du vivant de Soumaila Cissé.

En somme, le portrait-robot du candidat qui pourrait amener l’URD à Koulouba ressemble sans nul doute à Mamadou Igor Diarra, dont la candidature est beaucoup plus défendable que celles des autres qui ont certes des qualités, mais qui ne pourraient pas faire gagner le parti de Soumaila Cissé. Donc la balle est dans le camp du BEN- URD, lui qui aura le dernier mot dans le choix du futur candidat du parti de la poignée des mains.

<strong><em>Youssouf Sissoko</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : « La patrie ou la mort les Maliens vaincront »</title>
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<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 07:10:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Face à la pression de la France et de ses alliés occidentaux, les autorités maliennes soutenues par le peuple opposent une farouche résistance. Déterminées pour une fois à tourner la page du néocolonialisme et de la France Afrique après le combat héroïque des pères de l’indépendance. Les autorités de la transition malienne, en particulier le couple historique du feu et de l’air incarné par le colonel Assimi Goita et son PM Choguel Kokalla Maiga, ont désormais la légitimité populaire de porter le changement auquel les maliens aspirent depuis mars 1991. Ils ont pris leur courage à deux mains, au péril de leur vie, mais pour l’honneur et la dignité de leur peuple jamais soumis contre la France impériale et condescendante. Après une  évaluation décomplexée de la géopolitique et des réalités du terrain Assimi et Choguel ont décidé de reconnaitre la pertinence des choix politiques et stratégiques du père de la Nation le Président feu Modibo Keita, qui dans une perspective visionnaire reconnaissait depuis 1960 la qualité des appuis Russes et chinois. Plus généralement des pays du camp de l’est contre l’impérialisme occidental, pour lequel au détriment de l’homme la fin justifiée tous les moyens. C’est pour toutes ces raisons, sans forcément aimer Assimi et Choguel, qu’il faut faire feu de tout bois pour proroger la transition, le temps qu‘il faudra, jusqu’à la victoire finale  du nouveau positionnement géostratégique de notre pays. Pour ne pas casser la dynamique révolutionnaire et patriotique porté par les deux hommes. Faire partir  Assimi ou    Changer de premier ministre est une option suicidaire à ne pas envisager ni maintenant, ni avent le recouvrement total de l’ensemble du territoire.

Jamais le peuple malien n’a été autant solidaire, excepté quelques brebis galeuses qui veulent aller à contrecourant de la Real Politik des enjeux du sahel, ni  apporté autant de soutien indéfectible à ses autorités politiques que maintenant. Que nul ne se méprenne ce peuple est béni de Dieu pour avoir su et déjoué le plan machiavélique de l’hexagone qui envisageait la partition systématique et irréversible de notre grand Mali sous couvert d’un accord pour la paix et la réconciliation, que nul malien digne de ce nom ne saurait approuver.  <strong> </strong>Pays des grands conquérants, le Mali a toujours été une terre insoumise, et son vaillant peuple a toujours été digne débout et capable de résister et de se défendre face aux assauts de quelque nature qu’ils soient.

Quoi de plus logique pour un pays de multiplier ses relations diplomatiques et ou militaires avec d’autres pays ou même avec une société qu’elle soit paramilitaire ou   composée de mercenaires, afin d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Le choix de Wagner par les autorités maliennes, s’il se confirmait, serait bien accueilli par le peuple dans son écrasante majorité. La politique française, dans tous les domaines, étant fortement décriée, les maliens voient au choix de la société Russe une alternative crédible à leurs problèmes sécuritaires, car ils accusent la France de complicité avec la CMA et de connivence avec les terroristes qu’elle ne combat pas à hauteur de souhait.

En somme, le coup d’essai malien va-t-il être enfin le coup de maître en donnant le ton de la réelle indépendance des peuples francophones, cette nouvelle indépendance de l’Afrique et surtout le point de départ véritable des Etats Unis d’Afrique tant espérés.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Édito : la sècheresse des délinquants financiers au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-secheresse-des-delinquants-financiers-au-mali-2945671.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 13:07:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’une des conséquences positives du coup de force du 18 Août 2020 a été sans nul doute la fin de l’impunité au Mali. Avec plusieurs arrestations dont celles de trois ministres, incontestablement le rouleau compresseur de la justice malienne est en marche et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Tous ceux qui ont abusé des deniers publics répondront de leurs actes afin que le contribuable malien qui trinque du noir depuis des années puisse entrer en possession de ses droits. Le glaive de la justice doit être non seulement corrosif, mais aussi et surtout sans pitié contre ces délinquants financiers qui ont sucé le sang des innocents. Ceux qui ont fait effondrer ce vaste pays ne doivent pas avoir de répit, ils doivent tous aller en prison. Le Mali ne se construira que quand les bandits à col blanc seront mis hors d’état de nuire. Sinon comment comprendre qu’un pays comme le Mali, regorgeant d’immenses richesses, minières, énergétiques et même humaines, puisse être l’un des plus pauvres de la planète. C’est à coup sûr à cause de la mal gouvernance ou de la non- gouvernance. La patrie du Président du Mali indépendant, à savoir Modibo Keita, est devenue la risée du monde, à cause de la mauvaise gouvernance de celui qui revendique son héritage, savoir Ibrahim Boubacar Keita. IBK a livré le pays aux pilleurs, jamais le Mali ne s’est retrouvé dans un état aussi lamentable, aussi déliquescent, où tous les ressorts ont cédé, tous les secteurs ont été gangréné par la corruption. IBK ne doit-il pas répondre de tous ces maux dont souffre le pays, et cela en tant père de la nation ? Ne pourrait-on pas qualifier tous ces actes dont il a sa grande responsabilité de haute trahison ? Qu’il réponde devant la justice ou pas, il répondra devant l’histoire et devant Dieu, car par sa mal gouvernance se sont des centaines de milliers de maliens qui ont péri. En sept ans de gouvernance chaotique le décompte macabre fait froid dans le dos, tant militaires que civils. Après l’ancien PM SBM et les anciens ministres et beaucoup d’opérateurs économiques véreux, à qui le prochain tour ? Les jours, les semaines et les mois à venir seront déterminants. En tous les cas, les maliens attendent avec impatience la mise aux arrêts de tous ceux qui ont détourné l’argent du contribuable. Et pour cette œuvre de salubrité publique, les autorités de la transition peuvent s’assurer du soutien indéfectible du peuple, qui a une soif étanche de justice et d’équité. La lutte implacable et sans discernement contre la corruption et l’impunité doit être le premier acte du long et difficile processus de construction du Mali Koura. De l’occupation du territoire par les djihado-indépendentistes, à la crise sociopolitique en passant les conflits communautaires, tous ces maux ont leur source dans la mal gouvernance, d’où la nécessité de refonder le pays pour qu’il retrouve son lustre d’antan En définitive, le Mali ressemble à un grand corps malade qui a besoin d’une thérapie de choc, les autorités de la transition pour avoir eu le courage de déclencher la lutte contre la corruption et la délinquance financière, semblent avoir le remède à la maladie dont souffre le Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>

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<title>Mamadou Igor Diarra, candidat à la candidature de l’URD :  Le BEN/ URD a cinq bonnes raisons pour choisir Igor</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mamadou-igor-diarra-candidat-a-la-candidature-de-lurd-le-ben-urd-a-cinq-bonnes-raisons-pour-choisir-igor-2945674.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 09:20:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau Exécutif National de l’Union pour la République et la Démocratie, BEN/URD aura à procéder par élimination entre dix candidats jusqu’ à l’ultime choix, celui qui portera le brassard de capitaine du parti de la poignée des mains, à l’élection présidentielle prochaine au Mali. Si toutes les dix candidatures ont été déposées et acceptées pour être plus tard examinées par une commission qui sera mise en place par le parti, force est de reconnaitre que celle de Mamadou Igor Diarra semble être la plus prometteuse, si l’URD veut atteindre les hauteurs de Koulouba. Cette candidature répond à cinq grandes qualités suffisantes pour un candidat afin d’avoir la confiance du peuple. Ces qualités vont de l’intégrité morale, à la compétence, en passant par l’expérience, la capacité de rassembler et enfin son carnet d’adresses ou ses relations en dehors du Mali.</strong>

Les membres du Bureau Exécutif National du parti de Soumaila Cissé auront du pain chaud sur la planche, tant les dissensions sont énormes et le consensus difficile à trouver entre les protagonistes. Ceux qui ambitionnent aujourd’hui de devenir le porte étendard de l’URD à la prochaine présidentielle au terme de la transition, ont fait acte de candidature. A la date de clôture, le 24 septembre ils étaient au nombre de dix candidats.

En effet, dix candidats se sont positionnés sur la ligne de départ pour une course qui sera arbitrée par les cadres du parti. Si tant est que l’URD ne veut plus rester à l’opposition, le parti doit faire preuve de réalisme en ne cédant non seulement pas à l’appât du gain facile, compromettant ainsi l’avenir de toute une génération, mais aussi et surtout en choisissant le cheval gagnant. En mettant les égos surdimensionnés et les ambitions démesurées de côté, en se laissant guider par la seule raison, incontestablement Mamadou Igor Diarra sort du lot et est à même de remporter la prochaine présidentielle s’il a le quitus de l’URD et cela pour cinq raisons :

<strong>La première est sans nul doute son intégrité morale</strong>

Il fait incontestablement partie des cadres qui ne trainent pas des bruits de casseroles après leurs gestions des affaires de l’Etat. Il fut ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau sous ATT et surtout ministre des Finances sous IBK, là où certains de ses successeurs auront bientôt des ennuis judiciaires. Il est réputé être un homme pragmatique et rigoureux en matière de gestion des finances publiques.

<strong>La deuxième raison est sa compétence</strong>

L’une des qualités de Mamadou Igor Diarra est surtout sa compétence à toute épreuve, c’est pourquoi il va de promotion en promotion, de la BDM-SA, à la BIM-SA, en passant par la BOA dont il est actuellement le coordinateur des huit pays de l’UEMOA. Les commerçants maliens retiennent de son passage à l’hôtel des finances, comme étant l’un des meilleurs ministres des finances pour avoir épongé la dette intérieure et permettre aux commerçants de faire de bons profits et surtout un ouf de soulagement. Les fonctionnaires ne tarissent pas d’éloges à l’égard de Mamadou Igor pour avoir institué le paiement des salaires le 25 de chaque mois.

<strong>La troisième raison est l’expérience</strong>

<strong>A</strong>près plus de trente ans de carrière professionnelle et deux passages au gouvernement du Mali avec deux régimes différents, Mamadou Igor Diarra semble avoir plus d’expérience que les autres candidats à la candidature de l’URD. Et est à même de mettre cette expérience au service de son parti et du Mali pour le sortir de l’abyssal trou dans lequel il est plongé.

<strong>La quatrième raison est sa capacité à rassembler</strong>

Mamadou Igor Diarra est celui qui pourrait fédérer toutes les tendances en belligérances au sein de l’URD. Selon nos informations quand les autres candidats se vouent une haine viscérale, se taclent via des médias, ils tendent tous la main à Mamadou Igor Diarra, dans le but de constituer un large front avec lui. Donc jouissant de cette considération et n’étant pas étiqueté de tel ou tel clan, il est capable de rassembler d’abord au sein de l’URD et même au-delà, car pour gagner les élections présidentielles il faut ratissez large ailleurs, alors par son aura et sa vision il en est capable.

<strong>La cinquième raison est son carnet d’adresse Parmi tous les dix candidats</strong>

Mamadou Igor Diarra semble être celui qui a un bon carnet d’adresse. D’abord il est très proche de tous les chefs d’Etat de la sous-région par sa profession. Et dans le contexte actuel il peut être un trait d’union entre le Mali et la Russie et entre le Mali et les pays occidentaux comme la France. S’agissant de la mobilisation des fonds pour le développement du pays, pour avoir un passé moins tumultueux il jouit d’une crédibilité et pourrait emmener beaucoup de bailleurs de fonds au Mali. En somme, comment peut-on avoir des tels atouts et ne pas être le choix de l’URD pour la présidentielle à venir. Si tant est que ce parti veut réellement remporter les prochaines élections, il doit faire un choix gagnant et Igor en est un. Donc à la lumière de ces arguments les membres du BEN/URD ont un bon sujet de méditation tout comme l’ensemble des cadres du parti de Soumaila Cissé.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>

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<title>Blocage de l’avion malien de transport des troupes par les américains : Les USA sont&#45;ils devenus les nouveaux parrains des terroristes au Sahel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/blocage-de-lavion-malien-de-transport-des-troupes-par-les-americains-les-usa-sont-ils-devenus-les-nouveaux-parrains-des-terroristes-au-sahel-2944733.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 10:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est au moment où le monde entier se mobilise pour être  au chevet du Mali et des pays du sahel afin de  lutter contre le terrorisme que les américains mettent du bâton dans la roue de l’armée malienne en l’empêchant d’avoir des équipements afin de renforcer sa capacité opérationnelle. Ils empêchent aujourd’hui l’Etat malien d’acquérir un avion militaire de transport de troupe sous le prétexte fallacieux que l’armée malienne et certains groupes armés proches de Bamako recrutent des enfants soldats. Est-ce parce que le Mali a décidé de diversifier ses partenaires que les  américains bloquent-ils le CASA C-295 ? La France est-elle derrière cette manœuvre dilatoire des USA ? Les autorités maliennes n’ont-elles pas vu juste en se tournant vers la Russie ?</em></strong>

Ni le plaidoyer du Ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, ni les conséquences du déferlement de la horde terroriste dans tous les pays du sahel, menaçant du coup la paix et la quiétude mondiale,   encore moins la situation de déliquescence de l’armée malienne, n’ont préoccupé, voire émus les américains et leur permettre de débloquer l’équipement militaire aérien indispensable dans cette guerre asymétrique. La géopolitique mondiale l’a-t-elle emporté sur le réalisme ? La réponse est probablement oui, car tous les grands observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que le changement de cap des autorités maliennes en se tournant vers la Russie, l’ennemie jurée de l’Occident, en est pour beaucoup. Cette thèse semble être la plus plausible, surtout quand on sait que le Mali s’apprêterait à signer un accord militaire avec Wagner. La France, remuant terre et ciel pour empêcher un tel accord, est capable d’embobiner ses alliés comme les Etats Unis d’Amérique. Sinon comment comprendre que l’armée malienne qui a un besoin criard de moyens aériens pour renforcer sa capacité opérationnelle, puisse être privé de cela sous prétexte que le GATIA recrute des enfants soldats et qu’il commette des crimes de guerre, c’est illogique, voir criminel de la part de ceux qui se sont battus pendant des décennies en IRAQ, en Afghanistan, contre l’hydre terroriste, à savoir les Etats Unis.

<strong><em>Les autorités maliennes ont-elles eu le flair en se tournant rapidement vers la Russie ?</em></strong>

Si le choix  de la Russie venait à se confirmer, il serait rationnel, responsable et stratégique pour le Mali afin qu’il arrive à bout des terroristes. Quant aux USA et ses valets comme la France ils perdront non seulement leur crédibilité aux yeux de l’opinion sahélienne, mais apparaitront pour  des maliens comme des ennemis jurés d’où l’ire anti française, voire occidentale.

En somme, s’il y a possibilité de renoncer à l’achat de l’avion CASA C-295 et engager des nouvelles discussions avec la Russie pour en acquérir ce serait bien. Les USA en posant un tel acte contre un pays en guerre comme le Mali, se sont rendus coupables de graves crimes de non-assistance à un  pays en danger. Donc aux autorités maliennes d’en tirer toutes les conséquences et de s’assumer

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Budget :  2 842 milliards FCFA au titre de l’exercice 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/budget-2-842-milliards-fcfa-au-titre-de-lexercice-2022-2944738.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 09:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon une note du ministère M. Sanou en charge de l'Economie et des Finances, publiée le 14 septembre 2021, le projet de budget au titre de l'exercice 2022 a été arrêté à 2 130,7 milliards FCFA en recettes et à 2 748,3 milliards FCFA en dépenses. Ce budget comparé au budget de l'année précédente, les recettes et les dépenses affichent des baisses de 2,6% et 3,3%. Cependant, il </strong>faut en outre noter que le budget 2022 présente un déficit budgétaire global de 617,56 milliards FCFA en diminution de 5,42%.

" Ce budget est essentiellement constitué des ressources internes et répond aux besoins des populations notamment en termes de sécurité et Justice ainsi que de réformes politiques et institutionnelles ", a relevé Choguel Maïga, premier ministre du Mali.

Malgré cette lueur d’espoir, le pays doit continuer à faire face aux défis sécuritaire, à la lutte contre la Covid-19, à la crise humanitaire et à ceux du développement.

Les besoins sont immenses et n’ont pas changé à l’allure des changements politiques.

Le pays a fait face à des problèmes ayant engendré les contestations du M5 dont la conséquence a été le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Une crise est venue s'ajouter à l'insécurité régnant dans le pays depuis 2012.

Pays essentiellement agropastoral, il a été à l’instar des autres pays affecté par la propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19) qui n’a pas seulement un impact négatif sur la santé humaine. L’agriculture paye également le plus lourd tribut. En effet, les agriculteurs maliens sont une population relativement âgée et les femmes produisent 70 % de la nourriture.
Des milliers d’agriculteurs familiaux à travers le pays se heurtent à une dévastation économique alors que la pandémie du Covid-19 perturbe les exportations et les chaînes d’approvisionnement alimentaire mondiales. La pandémie de Covid-19 est malheureusement arrivée à un moment où nos agriculteurs dépendent en grande partie des exportations vers des marchés en dehors des lieux de culture.

Ces agriculteurs ont besoin de semences de qualité, d’engrais, d’intrants et d’instruments de protection et de culture pour assurer une bonne production dans leurs exploitations. Ils ont également besoin de matériaux d’emballage pour la manutention après récolte et l’expédition des produits sur les marchés.
Actuellement, il y a une perturbation mondiale des chaînes d’approvisionnement, ce qui affecte l’importation d’intrants agricoles en provenance d’Asie, d’Europe, du Moyen-Orient et d’autres régions. Si la situation persiste et qu’ils ne sont pas en mesure de recevoir des expéditions d’intrants de la Chine et d’autres pays, la situation deviendra désastreuse.

<strong>Agriculteurs et main-d’œuvre</strong>

Il y a une grande inquiétude quant à l’impact de la pandémie sur les agriculteurs et la main-d’œuvre agricole. Les agriculteurs maliens étant un groupe démographique relativement âgé, et les tendances montrent que le Covid-19 a un degré de gravité beaucoup plus élevé parmi les groupes d’âge plus âgés, il y a donc certainement un risque que si la pandémie frappe le milieu rural, de nombreux agriculteurs seraient à haut risque et cela affecterait la production.

Au milieu de l’incertitude pendant la pandémie du Covid-19, l’adéquation de l’offre à la demande devient un problème majeur, en particulier compte tenu des goulots d’étranglement logistiques résultant des fermetures et des mouvements restreints. Cela risque d’aggraver le problème des pertes alimentaires qui était un problème majeur dans toutes les chaînes de valeur alimentaires africaines avant la pandémie. Pour les denrées périssables comme le lait, les fruits et légumes, cela entraînera des déchets et des pertes que les agriculteurs déjà vulnérables ne peuvent tout simplement pas se permettre d’absorber ».

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La France, vouée aux gémonies au Mali : La Russie peut&#45;elle être une alternative crédible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/la-france-vouee-aux-gemonies-au-mali-la-russie-peut-elle-etre-une-alternative-credible-2944725.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 09:28:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après plus d’un siècle de domination, d’asservissement, d’exploitation, d’appauvrissement, d’acculturation, d’aliénation, du Mali par la France, le peuple insoumis, descendant des vaillants guerriers et grands conquérants comme Soundiata Keita, Babemba Traoré, Dah Mozon Diarra, a décidé finalement de prendre son destin en mains pour dire non à la France. Les autorités actuelles du Mali, déterminées à donner au Mali son lustre d’antan, celui d’Etat insoumis, fier et libre de tisser des relations avec toutes les nations, ont voulu arrondir leurs angles en termes de coopération militaire avec la Russie. Des discussions seraient en cours entre le gouvernement malien et une une armée civile, Wagner, d’obédience russe  afin de peaufiner un contrat qui va de la formation des soldats maliens à la lutte contre le terrorisme en passant par la dotation des Forces armées maliennes des moyens adéquats pour qu’elles puissent mener à bien leurs missions régaliennes. Cette vision de diversification des relations des autorités de Bamako, fait grincer des dents françaises qui voient en ce rapprochement Russo-malien une menace sérieuse de leurs intérêts. Assimi Goita et Choguel Maiga ne sont-ils pas sur les traces de Modibo Keita ? Le Mali va-t-il donner l’exemple aux autres pays francophones qui hésitent encore à s’affranchir de la tutelle française ?</em></strong>

Arrivés au pouvoir le 18 Août 2020 à la suite d’un coup d’Etat, les jeunes colonels du Conseil National Pour le Salut du Peuple, CNSP, sont en train de marquer leur territoire, en s’affranchissant des méthodes classiques de gestion et en se donnant la           liberté de choisir les partenaires du Mali. Courageux, Assimi Goita et ses frères d’armes au pouvoir, veulent raviver l’espoir, voir l’espérance que les pères de l’indépendance du Mali ont suscité. Comme Modibo Keita, le premier président du Mali indépendant, Assimi Goita et son premier ministre Veulent diversifier les coopérations militaires avec d’autres pays, sans rompre avec la France. Ils suivent aujourd’hui la voie tracée par le père de l’indépendance du Mali, Modibo Keita qui n’a pas hésité d’éconduire les militaires français en 1962 et se tourner vers l’URSS, l’ancêtre de la Fédération de Russie. La rumeur du contrat avec Wagner, si elle se confirmait, serait un acte historique salutaire et le peuple applaudirait de deux mains.

<strong><em>Le Choix de l’audace et de la Raison  </em></strong>

Face au péril terroriste au sahel, en général et au Mali, en particulier, et cela malgré la présence de plus de 20 000 hommes armés venus aider ce pays, le Mali va de mal en pis, c’est pourquoi les autorités maliennes ont fait preuve d’une grande capacité de résilience et d’audace en se tournant vers la Russie. Contre vents et marais, elles ont décidé, en toute souveraineté  d’étendre leurs relations dans le domaine militaire avec la Russie, à travers une société  privée dénommée Wagner. Un contrat serait en train d’être peaufiné entre cette armée privée et le gouvernement malien pour non seulement une formation adéquate des soldats maliens, mais aussi une aide logistique et matérielle afin que les forces de défense et de sécurité puissent être à même de défendre l’intégrité de leur territoire et assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

<strong><em>Quoi de plus légitime pour une nation de disposer des moyens adéquats pour sa défense ?</em></strong>

Les autorités maliennes, après avoir fait une évaluation sans complaisance de la collaboration, dans tous les domaines avec la France, sont certainement arrivées à la conclusion que le bilan  est en déça des attentes du peuple malien. C’est pourquoi elles ont scruté sous d’autres toits, et c’est la Russie qui a attiré leur attention. Ce choix, loin d’être fortuit répond à des valeurs que la Russie et le Mali ont en commun et qui datent des premières heures de l’indépendance. Cette ancienne  coopération a été pensée et murie par nos devanciers, à savoir Modibo Keita, l’ancien Président de la République et d’autres hauts cadres de son administration. Donc pas question pour les autorités actuelles de céder à la pression de la France comme celle de ses collabos occidentaux. Le Mali est un Etat souverain, il est libre de tisser des coopérations avec tous les pays du monde. Cet accord militaire en gestation serait de l’aubaine pour le Mali qui peine à arriver à bout des terroristes.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Le début de la fin de l’hégémonie Française au Mali.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-debut-de-la-fin-de-lhegemonie-francaise-au-mali-2944723.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 09:26:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dominatrice, exploiteuse, paternaliste, frileuse, tous les qualificatifs sont bons pour désigner la France, qui dans son complexe de supériorité, voire sa condescendance, veut continuer à soumettre les Etats qu’elle a colonisés à sa stérile et infructueuse domination. Elle pille sans réserve nos économies, elle exploite sans commune mesure nos ressources et appauvrit énormément les citoyens des pays qu’elle a colonisés. Quand la France jubile et se tape la poitrine en se vantant être la cinquième puissance du monde c’est avec le sang et la sueur des africains, en général et ceux des pays qu’elle a colonisé. Comment comprendre que plus de 60 ans après les indépendances formelles, l’Afrique francophone reste au peloton de queue des Etats développés sur le continent et pourtant ce n’est pas faute de ressources humaines qualifiées, encore moins celles liées à l’économie  aux finances.

En effet, n’ayant pas connu la colonisation, la nouvelle élite africaine, répondant aux aspirations populaires et légitimes des peuples africains est aujourd’hui prête à s’affranchir de la tutelle française par tous les moyens. Elle veut prendre son destin en mains en dessinant son propre avenir et en étant les maîtres de ses choix politiques et de ses hommes. La France, pour la première fois depuis les indépendances est au pilori en Afrique francophone, son bastion économique, avec le nouvel éveil suscité par les nouvelles technologies de l’information et de la communication aux premiers rangs desquelles les réseaux sociaux qui ont permis de bâtir une nouvelle conscience citoyenne. Son hégémonie est en train de s’émousser véritablement et son soleil est au crépuscule de sa gloire. Le facteur déclencheur de cet adieu de la France en Afrique de l’ouest pourrait partir du Mali avec l’arrivée de Wagner une armée civile privée d’audience Russe.  Depuis l’annonce de la signature d’un éventuel contrat entre l’Etat malien et ce groupe pro russe c’est la panique à paris, la France ne dort plus que d’un œil.

Toutes les autorités françaises sont en  branle. Du Président de la République Emmanuel Macron à son ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian, en passant par la Ministre de la Défense Florence Parly, et le  Chef d’Etat-major Général des Armées, tous font feu de tout- bois. Leurs inquiétudes fébriles et néocoloniales sont maladroitement reprises et relayées par les laquais locaux  pour la plus part  binationaux, aux cœurs partagés entre le Mali et la France, qui font une volée de bois vert et tombe à bras raccourci sur tous ceux de leurs compatriotes qui osent soutenir l’arrivée de Wagner. Toute cette agitation n’a quel seul but faire plier les autorités maliennes, Président de la Transition le colonel  Assimi Goita et son premier ministre Choguel Kokalla Maiga qui ne rompent pas pour l’instant et nous l’espérons pour toujours, pour l’honneur, la paix et la gloire du Mali.

En somme, Nous osons espérer que ce contrat qui fait trembler Paris, sera non seulement signé, mais servira d’exemple pour les autres pays qui hésitent encore à s’affranchir de la tutelle de la France.

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<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sécurité alimentaire :  La main généreuse de l’Arabie Saoudite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/securite-alimentaire-la-main-genereuse-de-larabie-saoudite-2944755.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 00:56:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement saoudien à travers le Centre du Roi Salmane pour le secours et les actions humanitaires (CRSSAH) a offert environ 752 tonnes de riz, destinée aux populations vulnérables des Régions de Mopti, Ségou, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni et Ménaka.</strong>

La remise officielle du stock a eu lieu dans la cour de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) sis à Sogoniko le mercredi 15 septembre 2021 au cours d’une cérémonie coprésidée par le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali et l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Mali, Khaled Mabrouk Fahad Al-Khalida.

Ce geste de générosité s’inscrit dans le cadre des excellentes relations fraternelles et historiques qui lient le Royaume d’Arabie saoudite et notre pays dans tous les domaines.

Le Mali est parmi les 27 pays menacés par une crise alimentaire “imminente” en raison du Covid-19, selon une alerte conjointe en date de juillet 2020 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). L’analyse prévient ces pays à risque que les probabilités sont grandes voire déjà réelles d’une forte dégradation de la sécurité alimentaire dans les prochains mois, et qu’un nombre ne croissant de personnes risquent de basculer en situation de faim aigüe. Ces pays étaient déjà aux prises avec des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et de faim aigüe, avant le Covid-19, à cause de chocs et de facteurs de stress préexistants comme des crises économiques, une instabilité et une insécurité, des conditions climatiques extrêmes ou encore des parasites et des maladies animales, a indiqué M. Qu Dongyu, le directeur général de la FAO.

Selon la FAO et le PAM, le Covid-19 tend à aggraver les souffrances liées à la faim, car la baisse du niveau de l’emploi signifie que les ménages ont moins d’argent à dépenser pour la nourriture et que les travailleurs partis outre-mer envoient des sommes moindres à leur famille restée dans les pays en situation d’insécurité alimentaire.

Toute une série de perturbations liées à la pandémie et aux contre-mesures ont aussi des retombées importantes et croissantes, sur la production et l’offre alimentaires ainsi que la chute des recettes publiques qui signifie que les programmes de sécurité sociale comme les repas scolaires ne sont plus financés et ne sont plus en mesure de répondre aux besoins croissants.

Les premières conclusions partielles des enquêtes que la FAO mène auprès des exploitants agricoles des pays touchés viennent corroborer l’analyse et indiquent que la production alimentaire est en train de se transformer rapidement en un défi sérieux.

Les exploitants agricoles de l’enquête ont exprimé les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent pour accéder aux semences, ce qui réduit la quantité des plantations.

Dans un effort pour inverser ces nouvelles tendances, la FAO a lancé un nouvel appel de fonds à hauteur de 428,5 millions de dollars, dans le cadre du Plan de réponse humanitaire global contre le covid-19 des Nations Unies destiné à répondre aux besoins croissants du secteur de l’alimentation et de l’agriculture, avec une attention toute particulière donnée à la collecte et l’analyse de données, une aide d’urgence pour protéger les moyens de subsistance et préserver les chaînes alimentaires sans oublier de garantir aux populations les plus vulnérables un accès à des aliments de base et nutritifs.

Cette somme vient s’ajouter à l’appel de fonds de 1,1 milliard de dollars qui avait été lancé dans le cadre des Plans de réponse humanitaire des pays pour 2020, destinés à répondre aux besoins qui existaient déjà avant la pandémie du covid-19.

Pour relever ces défis, la FAO a recommandé l’intensification des interventions d’urgence, considérant que les principales campagnes agricoles, les mouvements du bétail vers les pâturages et les sources d’eau, ainsi que la récolte, le traitement et le stockage des produits alimentaires ne sont pas des activités à mettre en suspens.

Qu a fait savoir que le Programme alimentaire mondial a estimé à 4,7 milliards de dollars le coût de l’aide alimentaire nécessaire cette année, un besoin qui n’a jamais été aussi grand.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<title>Coup d’état au Mali et en Guinée : Quand l’élégance politique fait cruellement défaut</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/coup-detat-au-mali-et-en-guinee-quand-lelegance-politique-fait-cruellement-defaut-2943573.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 09:32:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Fort malheureusement, il semblerait bien que les putschs font parties du paysage politique en Afrique subsaharienne, de nombreuses années après les indépendances. Les cas du Mali et de la Guinée prouvent à suffisance que la scène politique est très souvent prise en otage par une certaine majorité qui devient par la force des choses l’élite du pays. Autour du chef d’Etat se forme donc une sorte de Cour qui illusionne à ses yeux un sentiment de toute-puissance. Résultat, des putschs à n’en pas finir, de fragiles acquis aussitôt perdus, et surtout, la priorité des priorités occultée par le tintamarre des querelles politiques post-coup d’Etat.</em></strong>

Il s’agit d’une fin loin d’être glorieuse pour celui qui se présentait comme le Mandela guinéen. Après avoir passé le plus claire de sa vie entre luttes nationalistes et démocratiques, celui qui accéda au pouvoir à l’âge de 72 ans, n’aura finalement pas été à la hauteur des idéaux qu’il défendit. Selon nombre de ses détracteurs, comment peut-on combattre tout au long de sa vie pour la démocratie et, une fois arrivé au pouvoir et d’y avoir passé deux mandats, s’adonner à une modification de la Constitution dans le but de s’y maintenir ? Selon nombre de guinéens, c’est tout simplement parce que le combat d’Alpha Condé était aussi et surtout pour assouvir une ambition personnelle, devenir président de la République de la Guinée.

Car oui, la Guinée mais aussi le Mali, et nombres de pays africains ont certes besoin de croissance économique avec une bonne distribution des richesses à la population. Mais, il échappe souvent à la vigilance de beaucoup que pour atteindre un tel objectif, les pays doivent se doter d’institutions politico-institutionnelles fortes. Ce qui est gage de stabilité sur tous les plans, et donc, de bonne augure pour toute croissance profitable aux populations. Force est de reconnaitre que nos pays, des décennies après les indépendances, titubent encore dans l’entrée du vestibule des pays stables politiquement. A qui la faute ? Surement à ceux qui portent l’étiquette d’acteurs politiques sans oublier bien évidemment les chefs d’Etat.

Au grand désarroi des populations locales, l’élégance politique est un trait de caractère rare chez nos politiques. Cette capacité de juste s’en aller en tournant dos à ses ambitions personnelles pour l’intérêt général de la Nation. Dans le cas de la Guinée, le professeur Alpha Condé pouvait être un exemple en ne violant pas la sacralité de la Constitution et en s’en allant. Il aurait créé un premier cas d’école et surtout un bon exemple à suivre dans un contexte où les chefs d’Etat ont tendance à tout faire pour se maintenir au pouvoir.

Qui dit élégance politique dit aussi maturité politique. C’est le cas notamment au Mali où une certaine classe politique n’hésita pas à surfer sur la vague des indignations et des frustrations du moment pour faire éjecter du pouvoir le président IBK qui aura failli à être à la hauteur des défis que l’on pensait qu’il relèverait avec brio. D’autant plus que moins de deux ans auparavant, elle avait l’occasion de faire chuter le président de manière fort légale tout simplement en réalisant une large coalition pour former un front politique commun. Leur démarche était d’autant immature qu’il semblait nourrir l’espoir secret d’un coup d’Etat afin justement de s’emparer du pouvoir et des privilèges qui s’en suit. Quant à IBK, il aurait peut-être fait mieux lui aussi de ne pas se présenter comme candidat à la présidentielle en 2018. Par cet acte, il aurait renvoyé les acteurs politiques à leurs propres responsabilités.

Pour la priorité des priorités, à savoir trouver le bon modèle politique qui correspond au pays, elle est à chaque fois occultée, beaucoup plus sciemment que par méconnaissance. Un sursaut de la société civile est plus que nécessaire à défaut de l’arrivée un jour d’un président visionnaire.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Insécurité alimentaire:  La Cedeao prête 7.372 tonnes de céréales au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/insecurite-alimentaire-la-cedeao-prete-7-372-tonnes-de-cereales-au-mali-2943590.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 07:54:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement a sollicité la communauté en vue de compléter le stock de vivres à mettre à la disposition des populations vulnérables. Le ministre-commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a réceptionné le 6 septembre 2021 7.372 tonnes de céréales. Cette quantité de vivres a été mise à la disposition de notre pays par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à partir de sa Réserve régionale de sécurité alimentaire. La cérémonie de remise officielle de ce stock a eu lieu dans la cour de l’Office des produits agricole du Mali (Opam). Ces stocks sont issus de l’opérationnalisation de la Réserve régionale. Remboursables «grain pour grain» l’année suivante, ils sont destinés aux populations en difficultés alimentaires des Régions de Ségou, Sikasso, Koulikoro et du District de Bamako. </strong>

Il est le troisième du genre au profit des populations vulnérables du Mali après celles de 2019 ayant porté sur 2.856 tonnes et de 2020 ayant porté sur 793.

Dans le cadre de l’assistance alimentaire et nutritionnelle de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à certains de ses états membres affectés par la pandémie à coronavirus.

Selon la FAO et le PAM, le Covid-19 tend à aggraver les souffrances liées à la faim, car la baisse du niveau de l’emploi signifie que les ménages ont moins d’argent à dépenser pour la nourriture et que les travailleurs partis outre-mer envoient des sommes moindres à leur famille restée dans les pays en situation d’insécurité alimentaire.

Toute une série de perturbations liées à la pandémie et aux contre-mesures ont aussi des retombées importantes et croissantes, sur la production et l’offre alimentaires ainsi que la chute des recettes publiques qui signifie que les programmes de sécurité sociale comme les repas scolaires ne sont plus financés et ne sont plus en mesure de répondre aux besoins croissants.

Les premières conclusions partielles des enquêtes que la FAO mène auprès des exploitants agricoles des pays touchés viennent corroborer l’analyse et indiquent que la production alimentaire est en train de se transformer rapidement en un défi sérieux.

Les exploitants agricoles de l’enquête ont exprimé les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent pour accéder aux semences, ce qui réduit la quantité des plantations.

En Haïti, 90 % des personnes interrogées s’attendent à une forte diminution de la production céréalière. En Colombie, plus de la moitié des éleveurs interrogés ont du mal à se procurer des aliments pour les animaux, et au Soudan du Sud deux tiers des personnes sur lesquelles l’enquête a été menée indiquent qu’il leur est difficile d’obtenir de l’aide pour soigner les animaux.

Dans un effort pour inverser ces nouvelles tendances, la FAO a lancé un nouvel appel de fonds à hauteur de 428,5 millions de dollars, dans le cadre du Plan de réponse humanitaire global contre le covid-19 des Nations Unies destiné à répondre aux besoins croissants du secteur de l’alimentation et de l’agriculture, avec une attention toute particulière donnée à la collecte et l’analyse de données, une aide d’urgence pour protéger les moyens de subsistance et préserver les chaînes alimentaires sans oublier de garantir aux populations les plus vulnérables un accès à des aliments de base et nutritifs.

Cette somme vient s’ajouter à l’appel de fonds de 1,1 milliard de dollars qui avait été lancé dans le cadre des Plans de réponse humanitaire des pays pour 2020, destinés à répondre aux besoins qui existaient déjà avant la pandémie du covid-19.

Pour relever ces défis, la FAO a recommandé l’intensification des interventions d’urgence, considérant que les principales campagnes agricoles, les mouvements du bétail vers les pâturages et les sources d’eau, ainsi que la récolte, le traitement et le stockage des produits alimentaires ne sont pas des activités à mettre en suspens.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<item>
<title>Sécurité alimentaire:  Le Japon offre 1000 tonnes de riz</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/securite-alimentaire-le-japon-offre-1000-tonnes-de-riz-2-2943587.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 07:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre pays vient de recevoir un don de 1.000 tonnes de riz offertes par le gouvernement japonais à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA).  Objectif : soutenir les efforts du Mali dans la prise en charge de nos compatriotes en insécurité alimentaire dans les Régions de Mopti, Kidal et Ménaka.</strong>

La cérémonie officielle de remise, qui marque le lancement des opérations de vente promotionnelle de 3.300 tonnes de riz issu du KR 19, a eu lieu hier. C’était dans la cour de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) sous la présidence du ministre Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, en présence du représentant de l’ambassadeur du pays du Soleil levant au Mali, Koji Fukuhara.

Autorisée le 23 août dernier, cette distribution gratuite exceptionnelle de 1.000 tonnes de riz répond à un besoin urgent visant à faire face aux séquelles de l’extension des conflits multiformes dans la Région de Mopti, de la Covid-19 sur l’économie des ménages et du changement climatique, a expliqué le représentant de l’ambassadeur du Japon.

Koji Fukuhara a rappelé que l’évaluation définitive de la situation alimentaire et nutritionnelle du Plan national de réponses (PNR) 2021 estime à plus de 1,3 million de Maliens, dont plus d’un million se trouvant dans les Régions de Mopti et du nord, qui auront besoin d’une assistance alimentaire pendant la période de soudure (juin à septembre).

Les femmes et les enfants seraient les plus affectés. En réponse à la demande du gouvernement pour y faire face, le Japon a exceptionnellement offert cette donation à notre pays. Le but étant non seulement de satisfaire les besoins urgents des populations vulnérables des Régions de Mopti et Kidal mais aussi soutenir les mesures de sécurité alimentaire sur le court et moyen terme au profit de plus de 11.600 personnes, a précisé le diplomate.

Elle vient s’ajouter à une remise, le 30 juin dernier, de 4.310 tonnes de riz du Japon au Mali dans le cadre de l’assistance alimentaire au titre de 2019, a rappelé le délégué de l’ambassadeur du Japon au Mali.

D’un montant d’environ 1,5 milliard de Fcfa, ce don était initialement destiné à être entièrement vendu à un prix raisonnable pour faire baisser considérablement le prix consommateur du riz sur les différents marchés du pays. «L’assistance alimentaire japonaise permet de fournir gratuitement du riz au Mali.

Cet appui alimentaire apporté régulièrement par le Japon au Commissariat à la sécurité alimentaire, à travers le don annuel du riz KR19, joue un rôle multiforme en contribuant à la régulation du marché céréalier, en favorisant le développement socio-économique et en renforçant la capacité de résilience des communautés, a salué le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire. En ce sens, a ajouté Redouwane Ag Mohamed Ali, il est monétisé pour financer des projets de développement ou de lutte contre la faim et la malnutrition.

Selon lui, ce don de riz destiné aux Régions de Mopti et de Kidal vient à point nommé en cette période de soudure pour soutenir les actions de sécurité alimentaire du gouvernement sur toute l’entendue du territoire national.

Pour y arriver, le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a invité les acteurs impliqués dans sa gestion à œuvrer à ce que les personnes les plus nécessiteuses soient les vraies bénéficiaires de cette généreuse donation. Avant d’insister sur la nécessité d’un suivi adéquat de l’opération afin que son impact soit véritablement visible sur les populations des zones concernées.

Le premier don de 10 tonnes a été remis sur place aux déplacés de Boulkessi installés à Bamako et ceux de la Région de Mopti vivant à Faladié.

Distancé par son vision, la Chine dans la conquête du continent noir, le Japon retrousse les manches. Malgré que, le pays dispose d’un département africain depuis les années 60. Cependant, c’est seulement en 2001 qu’a eu lieu la première visite d’un chef de gouvernement japonais sur le continent.  Pour y remédier, le Japon instaurait la Conférence internationale de Tokyo pour le Développement de l’Afrique (TICAD) en 1993. Elle vise à encourager la croissance économique, assurer la sécurité humaine et la consolidation de la paix.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des assises nationales de la refondation, une volonté populaire : Quatre raisons plaident en faveur de son organisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/des-assises-nationales-de-la-refondation-une-volonte-populaire-quatre-raisons-plaident-en-faveur-de-son-organisation-2943583.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 07:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La classe politique malienne est aujourd’hui à hue et à dia sur l’organisation ou non  des assisses nationales dites de la refondation que le Gouvernement Choguel Kokalla Maiga s’apprête à organiser pendant ce mois de septembre. Ce forum national qui est l’une des revendications du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques, M5 RFP dont le combat a permis de chasser du pouvoir le Président IBK, est un vœu pieu, voir une question d’honneur pour les acteurs du 18 Aout 2020. A observer de près l’on arrivera à la conclusion que la tenue des assisses est une nécessité pour remettre sur les rails la démocratie malienne qui a été jusque-là malmenée. Elles permettront non seulement de revoir de fond en comble tous ceux qui constituent aujourd’hui comme obstacle à la bonne marche de la démocratie, mais aussi et surtout de faire des propositions allant dans le sens de la consolidation des acquis institutionnels et constitutionnels. Voici quatre raisons qui plaident en faveur de la tenue des assises.</em></strong>

<strong><em>Première raison </em></strong>

Après trente de pratique démocratique, comportant des hauts et de bas, après une tentative avortée en 2012 d’une conférence nationale, il serait tout à fait indiqué aujourd’hui, de créer un cadre permettant aux maliens du nord au sud d’est en ouest et ceux de la diaspora d’échanger sur leur avenir, leur devenir et sur celui de leur pays. Ils seront à même de proposer des solutions de sortie de crise et surtout d’émettre leur avis sur la gouvernance actuelle

<strong><em>Deuxième raison     </em></strong>

Le Mali Koura dont une frange importante du peuple aspire ne saurait s’accommoder des anciennes pratiques qui ont pignon sur rue actuellement. Alors une nouvelle vision avec des nouvelles perspectives s’imposent. L’on doit tout remettre à plat pour se donner une nouvelle santé politique et socio-économique voire sécuritaire. Donc pour aboutir à ce Mali de rupture il faudrait nécessairement tenir des assises qui seront de cadre de propositions pouvant permettre de poser les bases du nouveau Mali.

<strong><em>Troisième raison </em></strong>

Un besoin crucial des réformes constitutionnelles, ou institutionnelles voire politique pour qu’il y ait plus de coup d’Etat au Mali. Cela ne sera possible que quand le peuple participe en amont au débat dont la finalité sera une large légitimité aux institutions qui en seront issues. La transition étant une période où tous les maliens doivent se retrouver, alors il n y a pas de raison  qu’ils se rencontrent pas pour poser les jalons des réformes idoines permettant au Mali de sortir des cycles infernaux des coups d’Etat et de déstabilisation institutionnelle

<strong><em>Quatrième raison    </em></strong>

Des assises de réconciliation des corps et des esprits d’une part et entre l’armée et son peuple sont plus qu’indispensables. Les maliens sont très divisés, il incombe à la transition de réunir toutes les forces vives de la nation y compris les anciens dignitaires du régime déchu pour un pardon national afin de répartir sur des nouvelles bases, celles de l’union et de la cohésion. C’est après ces assisses que l’on s’attaquera aux élections en mettant bien sûr en place un organe unique et en se donnant le temps de bien mettre en œuvre les recommandations des dites assises pour le bonheur du peuple malien.

<strong>Youssouf Sissoko <em>           </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assimi et Choguel entre le marteau de l’opposition et l’enclume de la CEDEAO : L’Organisation sous&#45;régionale va&#45;t&#45;elle être indulgente envers le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/assimi-et-choguel-entre-le-marteau-de-lopposition-et-lenclume-de-la-cedeao-lorganisation-sous-regionale-va-t-elle-etre-indulgente-envers-le-mali-2943576.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/assimi-et-choguel-entre-le-marteau-de-lopposition-et-lenclume-de-la-cedeao-lorganisation-sous-regionale-va-t-elle-etre-indulgente-envers-le-mali-2943576.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 07:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’étau se resserre-t-il désormais autour du Président de la Transition le colonel Assimi Goita et de son premier ministre Docteur Choguel Kokalla Maiga, à six mois du Dead line de la transition ? Cette question a son pesant d’or quand on sait que la pression fuse de toutes parts pour demander le respect strict de l’engagement pris dans la charte de la transition. Qu’elle soit de la CEDEAO, de l’Union Africaine, de l’ONU ou qu’elle vienne d’une frange importante de la classe politique malienne, la pression est à son paroxysme. Cette rocambolesque situation  pousse les autorités à tenir un double discours, celui du respect de leur engagement pour faire plaisir à la Communauté internationale et le discours d’une décision qui sera souverainement prise par le peuple lors des assises nationales de la refondation auxquelles il est convié. Cette décision sera probablement la prolongation de la transition pour permettre aux autorités de « parachever » l’œuvre de refondation ou tout au moins poser les jalons qui seront la solide fondation qui permettra aux nouvelles autorités élues de bâtir le Mali Koura tant espéré par le peuple. Pour une des rares fois la CEDEAO va-t-elle être indulgente vis-à-vis du peuple ; malien qui aspire à un Etat véritablement démocratique ? La nouvelle opposition au régime transitoire se départira-t-elle de ses calculs politiciens en soutenant la transition pour sauver le Mali d’un chaos ?</em></strong>

Depuis la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keita, le 18 Août 2020, le Mali cherche toujours une meilleure voie pour une issue heureuse de sa transition. Celle qui s’offre en lui, pour l’instant est truffée d’embuches et d’obstacles pouvant freiner la bonne marche de la transition. En effet, s’il est indéniable que les auteurs du coup d’Etat se sont engagés à rendre le pouvoir aux civils au terme d’élections libres et transparentes, et cela dans 18 mois, il est tout aussi évident que vouloir tenir les élections à l’état actuel du pays c’est poser les bases d’un autre coup d’Etat. Le Mali ne tient plus que d’un petit fil et qu’aucun malien n’a intérêt à ce que ce fil rompt, au risque de le voir disparaitre. La classe politique malienne devrait non seulement être consciente du péril qui est en la demeure Mali, mais aussi comprendre et agir dans le sens de la sauvegarde de l’intérêt général. La classe politique, toutes tendances confondues doit  revoir sa copie. Les tenants du pouvoir doivent faire une large ouverture à la « nouvelle opposition » afin que la gestion soit non seulement collégiale, mais aussi consensuelle. Elle doit faire des assises nationales qui profilent à l’horizon, un cadre idoine, un arbre à palabre pour discuter sur l’avenir de notre démocratie et de surcroit de notre pays qui se trouvent menacer. La classe politique qui est opposée à la transition doit desserrer l’étau autour des autorités de la transition pour participer à ces assises qui poseraient les vraies questions et traiteraient à coup sûr toutes les problématiques liées aux réformes à la fois politique et institutionnelle.

Quant à la communauté internationale, en tête de laquelle notre commune organisation sous régionale, la CEDEAO, doit aider le Mali à sortir définitivement de cette instabilité politique afin qu’il se tourne vers la lutte contre le terrorisme. Elle doit avoir une lecture très lucide et responsable de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis 2012 et arriver à la conclusion que ce n’est pas par une baguette magique qu’on pourra résoudre toutes les questions existentielles pour l’Etat en 6 ou 18 mois, donc qu’elle soit indulgente envers le Mali, qui dans une large majorité  souhaite une prolongation intelligente afin que ces trois questions majeures puissent connaitre un début de solution, à savoir l’amélioration de la sécurité, les réformes majeures et des bons outils d’organisation des élections.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Le Mali est à la croisée des chemins</title>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 07:17:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Embourbé depuis 2012 dans une profonde crise, après l’ignoble coup d’Etat perpétré par le capitaine Amadou Aya Sanogo et ses compagnons d’infortunes, le Mali peine toujours à retrouver la meilleure voie pour une thérapie de choc à son mal. Engagé dans une nouvelle transition après le parachèvement de la lutte héroïque d’une frange importante du peuple par la junte militaire dirigée par le Colonel Assimi Goita, le pays de Soundiata Keita semble fracassé par des querelles intestines.  La classe politique censée indiquer le chemin d’une gouvernance vertueuse  est fortement divisée, voir à couteaux tirés autour de la conduite à tenir pour une transition réussie. Deux camps s’affrontent avec en ligne de mire la prolongation ou pas de la durée de la transition. Les partisans de la prorogation, qui sont du reste ceux qui ont fait chuter le régime défunt, avancent comme arguments la nécessité de mener des réformes pour bâtir le Mali Koura. Les opposants, qui sont ceux du régime déchu, font de la fixation sur le délai imposé par la CEDEAO, à savoir les 18 mois, pas un mois de plus et se disent prêts à battre le pavé si le contraire se produisait. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir comment la classe politique peut être divisée au point de prendre en otage l’avenir du pays ? Mesure-t-elle les conséquences de ses querelles de clochers sur le Mali et même sur le processus démocratique qui est plus que jamais menacé sous nos tropiques ? Le hic est que ceux qui s’opposent à toute idée de réformes étaient les artisans du Dialogue National Inclusif, DNI, qui a balisé le terrain pour toutes ces réformes, qu’elles soient relatives à la révision Constitutionnelle, ou la mise en place d’un organe unique de gestion des élections. Tout est dans les recommandations du DNI. Quelle inconstance de la part de nos hommes politiques dont la position varie selon qu’on soit de la majorité ou de l’opposition. Ils sont tellement discrédités aux yeux de l’opinion au point que cette dernière appelle de tout son vœu aux militaires de rester au pouvoir faute d’hommes politiques crédibles dans le pays.

Le Mali est tombé tellement bas que même la société civile, qu’elle soit religieuse, syndicale, ou associative, qui aurait dû être la sentinelle, vigilante, prompte à agir, pour veiller sur la classe politique, s’est malheureusement  fourvoie face au gain facile. Elle s’est  même vendue aux plus offrants en fermant bouche, narine  et oreille pour ne rien dire, ne rien sentir encore moins entendre des bévues de la classe politique. Corrompue jusqu’à la moelle des os, la société civile a accepté d’être autour du même plat que la classe politique, elle s’est, à la limite prostituée aux différents régimes pour jouir des délices du pouvoir, ce qui a fait d’elle un pantin au service du seul maître du jour. Le Mali est véritablement à la croisée des chemins sinon comment comprendre qu’un Etat dit démocratique où au nom de la séparation des pouvoirs chaque institution est censée jouer son rôle, puisse s’effondrer comme un château de carte construit sur une dune de sable. Tous les acquis du 26 mars sont en train d’aller à vau-l’eau. Tout est sens dessus- dessous, car ceux qui doivent diriger, orienter et surveiller se mettent ensemble dans un complot contre le peuple.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grande interview de Mamadou Igor Diarra</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/grande-interview-de-mamadou-igor-diarra-2942636.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Sep 2021 14:49:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ancien ministre sous Amadou Toumani Touré et sous Ibrahim Boubacar Keita, vice-président de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, Banquier émérite, Mamadou Igor Diarra se prononce sur la vie de son parti, sur l’actualité de son pays avant de se  projeter dans l’avenir. Dans une très grande interview  à cœur ouvert, qu’il nous a accordée, il se dit optimiste en dépit de toutes les turpitudes et surtout de la période exceptionnelle due à la rupture constitutionnelle que le Mali vit. Mamadou Igor Diarra lance </em></strong><strong><em>à ses camarades de l’URD  un  vibrant appel à l’unité et à la cohésion pour préserver l’immense héritage que le regretté président Soumaila Cissé a légué et qu’ils ont le devoir de le faire rayonner par de nombreuses victoires aux prochaines joutes électorales, au profit des maliens et du Mali. Lisez plutôt.</em></strong>

<strong><em>1 Infosept : Pouvez-vous  brièvement vous présenter à nos nombreux lecteurs ?   </em></strong>

<strong><em>Mamadou Igor Diarra</em></strong> : Merci pour l’honneur que vous me faites. J’ai souvent du mal à parler de moi, mais en quelques mots je suis Ingénieur Commercial HEC de formation, et  avec mes 54 ans j’ai eu une carrière professionnelle de 30 ans au Mali et à l’international, essentiellement dans le domaine bancaire où j’ai plusieurs fois été DG ou PDG et sur le plan politique j’ai été ministre dans divers gouvernements de mon pays. J’ai été candidat à la présidentielle de 2018 soutenu par le jeune parti politique, Mali En Action, MEA. Notre Mouvement a fusionné avec l’URD et je suis l’un des vice-présidents de ce parti. Je continue de travailler pour un des grands groupes bancaires africains dans lequel je m’occupe des pays de l’UEMOA et donc toujours au service du développement.

<strong><em>2 Info 7 : Parlant de votre nouveau parti, l’URD, quels sentiments vous animent après la fusion avec le MEA votre ancien parti ?</em></strong>

<strong><em>MID :</em></strong> D’abord un sentiment de grande fierté et d’honneur. Fierté  pour les personnes de l’Ex parti Mali en Action (MEA) qui m’ont accompagné tout au long de mon  parcours politique. Elles ont accepté la nouvelle offre politique qui est la fusion avec l’URD, c’est le lieu de les féliciter toutes pour la constance dans les actions et la confiance sans cesse renouvelée à ma modeste personne. Sentiment d’honneur  pour avoir rejoint un grand parti politique bâti à la sueur de nombreux militants dans lequel on retrouve des personnalités de grande envergure à l’instar du défunt Président Soumaila Cissé et beaucoup d’ autres qu’il serait difficile de citer ici mais pour lesquelles j’ ai toujours eu beaucoup d’admiration et un profond respect. On se réjouit d’y trouver également plusieurs talents de notre pays, des grandes Dames, des jeunes et aînés à moi, bref beaucoup de gens de qualité, intelligents et intéressants à la proximité desquels on se bonifie forcément.

<strong><em>3 Info7 pourquoi avez choisi l’URD et non un autre parti ?</em></strong>

<strong><em>MID</em></strong> : Je vais peut-être vous surprendre. Sachez que ma sympathie pour ce parti ne date pas d’aujourd’hui, plusieurs personnes dont je préfère taire le nom publiquement vous le confirmeront. Je suis les activités de l’URD depuis belle lurette et j’échangeais régulièrement avec plusieurs de ses cadres depuis sa création. Mais pour répondre précisément à votre question d’abord parce que c’est le seul Parti dont le Président fondateur m’a formellement invité à y adhérer et je lui avais promis que mon retour en politique se ferait dans ce parti avec lequel je partageais  et je partage encore plusieurs valeurs et ambitions. J’attache du prix au respect des engagements, c’était une question d’honneur pour moi. C’est vrai que quelques fois j’ai eu des modestes appels de pieds d’autres formations politiques. Donc, malgré le décès de l’honorable  Soumaila Cissé nous avons tenu à parachever ce processus à travers une opération de fusion absorption dont nous avions même convenu des modalités avec lui-même et que le Bureau Exécutif actuel a honoré. Que tous les membres du bureau en soient remerciés. J’aurais juste voulu que cela se fasse de son vivant, mais Dieu en a décidé autrement. Qu’il repose en paix. Avec tous  nous défendront et nous nous battrons pour ses ambitions pour le Mali qui a tant souffert ces dernières années. La deuxième raison de notre choix, c’est surtout  cette philosophie que Soumaila Cissé a toujours défendu et même  enseigné au sein du parti, celle qui consiste à dire  qu’il n y a ni  ancien, ni  nouveau venu. Et tout au long de sa gestion du parti il n’a de cessé de le rappeler et surtout de rassurer les militants. Cela a contribué à faire grandir le parti, qui regorge aujourd’hui de beaucoup de cadres brillants venus à des périodes différentes d’horizons divers. La troisième raison est relative à l’envergure même du parti, son mode de fonctionnement et surtout son implantation. Toutes choses qui peuvent séduire tout bon patriote qui veut apporter sa petite pierre pour l’encrage de la Démocratie et pour la construction de l’édifice Mali. Donc mes ex camarades de MEA et moi avons fait le choix d’adhérer sans conditions, car le très riche héritage de Soumaila Cissé appartient à tous les maliens.  <strong><em> </em></strong>

<strong><em>4 Info7 : vous fûtes ministre des Mines de l’énergie et de l’eau sous ATT et celui des Finances sous IBK pouvez-vous nous parler des grands chantiers ou réformes que vous avez menés à la tête de ces deux départements</em></strong>

<strong><em>MID : </em></strong>Vous voulez encore m’amener à parler de moi. Bon je vais tenter d’être succinct en ne citant que les plus importants car j’avais écrit un livre « C’est possible au Mali »qui en a repris une partie de la longue liste de ces réalisations dont certaines sont aussi la suite des activités de mes célèbres prédécesseurs. En  effet ce sont des très grands départements que j’ai eu le privilège de gérer sous deux Présidents différents. Dans le secteur des Mines nous avions assaini le processus d’affectation des titres miniers, encouragé l’exploitation d’autres minerais en dehors de l’or, accéléré la recherche pétrolière et lancé les chantiers des nouveaux textes réglementaires. Dans le secteur de l‘ Énergie et de l’eau les réalisations marquantes sont consécutives à l’accroissement des financements, car comme je l’ai dit souvent tout est lié à l’argent. Le portefeuille des projets en infrastructures eau et électricité avoisinait les 1500 milliards de F CFA à mon époque grâce à une bonne gouvernance des projets et à la confiance des Partenaires techniques et financiers, ces fonds ont contribué considérablement à un meilleur taux d’accès à l’eau potable et à l’électricité. Pour rappel il n y a jamais eu de délestage d’une journée quand j’étais à la tête de ce département et que tous les projets que vous avez vu inaugurer dans ces domaines récemment ont été soit initiés avant moi, mais activement poursuivis par nos soins, soit par mes équipes et moi-même. La création de la SOMAPEP et de la SOMAGEP en sont un bon exemple dans le secteur de l’eau ou des centaines d’emplois ont été créées. Idem de l’ANADEB et ANADER pour les énergies renouvelables. Toutes ces structures ont été baptisées par moi-même et concourent au développement du pays. Vous remarquerez que divers projets de Centrales thermiques et barrages ont été lancés à cette époque.

Dans le domaine de l’économie et des finances les gens se souviennent encore des pensions et salaires payés le 20 de chaque mois ce qui soulageait les ménages, ensuite de l’apurement de la dette intérieure qui a relancé les activités des operateurs économiques, l’argent circulait davantage car les aides et appuis financiers extérieurs étaient de retour après les difficultés de 2014 avec le FMI, le cadre macroéconomique s’est renforcé et l’économie redémarrait dans tous les secteurs, l’élaboration d’un nouveau code des marchés publics, etc. Il faudrait rappeler  aussi que je me suis engagé dans le chantier de réduction du train de vie de l’État ce qui m’a causé assez d’adversités et pour la première fois le budget du Mali a atteint le niveau historique de 2000 milliards avec un minimum de déficit. Il y a eu la relance des investissements publics, le retour de la confiance de partenaires bilatéraux et multilatéraux avec à la clé la table ronde de l’OCDE organisée à Paris préparée par mes équipes et moi-même et qui fut une grande réussite, la liste est loin d’être exhaustive.

<strong><em>5 Info 7 : Vous avez été candidat à la présidentielle de 2018 et vous vous êtes classé 13 ème sur 24, certains de vos détracteurs vous reprochent de n’avoir pas donné de consignes de vote en faveur de Soumaila Cissé, que leur répondriez-vous</em></strong> ?

<strong><em>MID </em></strong>: Ai- je honnêtement quelque chose à me reprocher ? Certains camarades qui utilisent cet argument ont sciemment un regard très sélectif et réducteur de la situation mais les gens comprennent leur motivation. D’autres personnes ne connaissent peut-être pas la réalité des choses. Les relations que j’ai eu le privilège de partager pendant près de 25 ans c est à dire depuis 1994 avec mon regrette Aîné le Président Soumaila Cissé vont au-delà des simples questions de soutien de vote ou de parrainages. Nos relations étaient bien fraternelles et amicales et souvent assez complices avant d’être politiques puisque ma sympathie à sa démarche politique date de la fin du 2eme mandat du Président ATT. Le Président Cissé et moi avions beaucoup  travaillé ensemble dans les différentes fonctions de responsabilité que nous avions occupées au Mali et à l’extérieur. Nous nous sommes toujours respectés, beaucoup aidés et avions les mêmes diagnostics et pistes de solutions face aux  enjeux comme nos programmes politiques le confirment en termes de ressemblance, mais il nous arrivait aussi de ne pas être en phase sur telle ou telle autre approche. Cela est humain et il est inutile de le nier. La poursuite ou non du processus électoral de 2018 après la proclamation des résultats du premier tour de la présidentielle, fait partie de nos points de divergence. Nous étions 17 autres candidats autour de lui à dénoncer ce scrutin très mal organisé. Nous avions même fustigé la complicité de certains responsables maliens et surtout de certains partenaires extérieurs. Nous avions vite compris que nous perdions notre temps et même notre argent à poursuivre cette bataille. Il nous a été confirmé que beaucoup de cadres du BEN de l’URD étaient dans cette même posture. Nous avions donc convenu de ne pas participer à cette mascarade. Après notre réunion j’ai fait un communiqué, toujours disponible sur la toile, où j’ai dénoncé et indiqué ne plus reconnaitre ce processus électoral qui avait connu tous les excès et violences. A titre de rappel j’ai été même blessé lors d’une marche à l’initiative du Président Soumaila Cissé et je trainais péniblement encore à cette période une infection pulmonaire suite à la forte absorption de gaz lacrymogènes. Alors comment ne plus reconnaitre un processus et appeler les gens à poursuivre  à voter dans ce même processus ? Peut être politiquement certains peuvent tout se permettre, mais ma logique, mon éducation et ma conviction ne me recommandent pas ce genre de comportement incohérent. Voilà simplement pourquoi  je n’ai plus repris la parole publiquement.
<ol start="6">
 	<li><strong><em> Info7 : quid des parrainages reçus de l’URD ou des engagements pris avant?</em></strong></li>
</ol>
Je tiens à remercier sincèrement tous les conseillers municipaux qui nous ont apporté leurs parrainages et ils étaient nombreux  et de divers partis. Sur le dernier point, personnellement en tant que candidat je n’ai pris aucun engagement vis à vis de personne et personne ne m à sollicité pour un quelconque appel à voter bien que ma proximité avec Feu Soumi n était un secret pour personne. Je ne suis pas seul à bénéficier de cette sympathie dont il avait seul la générosité. Je vous assure que je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont soutenus dans ce processus hyper compliqué de parrainage qu’ il va falloir d’ailleurs revoir car des pays voisins ont fait évoluer leurs législations. Ma candidature n’a pas été parrainée par des conseillers d’un seul parti, mais par plusieurs partis comme l’ADEMA, le RPM, l’URD, le MPR, le CNID, la CODEM. Que les responsables et tous les militants de ces différents partis trouvent l’expression de ma profonde reconnaissance. Je tiens à préciser qu’aucun de ces partis ne m’a demandé un quelconque soutien en contre partie de son parrainage.  Et d’ailleurs cet appel n’allait rien changer, étant entendu que le jeu électoral  était déjà biaisé, raison pour laquelle nous avions demandé le boycott pur et simple du deuxième tour. Bref, je ne veux pas en faire un sujet de polémique. Ce qui compte aujourd’hui c’est l’avenir ce débat est bien derrière nous.

&nbsp;

<strong><em>7 Info7 : une pétition avait circulé au sein de l’URD réclamant la tenue d’une conférence Nationale extraordinaire pour remembrer le BEN- URD, quelle lecture faites-vous de cette pétition ?</em></strong>

<strong><em>MID </em></strong>: La pétition aussi est derrière nous. Et je me réjouis que  les uns et les autres se soient compris lors de la réunion extraordinaire du BEN. Je profite au passage pour remercier nos sages Présidents d’honneur et ceux des fédérations qui y ont contribué à l’apaisement. C’est normal que dans une grande  famille comme l’URD, qu’il y ait souvent des incompréhensions mais le plus important est de se retrouver autour de l’essentiel. Une conférence nationale est prévue en octobre prochain et elle prend en charge les préoccupations majeures des signataires de la pétition. Il faut toutefois tirer les leçons de cette mésaventure et désormais s’organiser à fonctionner sans failles car les enjeux ne sont pas que politiques ils sont nationaux et vitaux. Nous devons tous nous investir pour la bonne marche de notre parti et tenir compte des attentes des militants et de ceux qui les représentent.
<ol start="8">
 	<li><strong><em> Info7 : le 1<sup>er</sup>Vice-Président du parti vient de lancer l’appel à candidature, seriez-vous candidat à la candidature de l’URD pour la prochaine présidentielle ?</em></strong></li>
</ol>
<strong><em>MID</em></strong> : Vous allez très vite en besogne. La lettre d’appel à candidature vient juste d’être  envoyée  aux sections et je souhaite en effet que le processus de désignation se déroule dans une bonne ambiance et en toute transparence comme c’était le cas sous la présidence de notre regretté Président Cissé. Je ne vous cache pas que certains militants à la base ont souhaité ma candidature dans de nombreuses sections et plusieurs voix le désirent souvent même en dehors de mon parti. Avec humilité, je suis très honoré par ces appels qui confirment une espérance de me voir porter une démarche de rassemblement victorieuse. Mais on ne prend pas ces décisions seul et facilement car j’ai déjà été candidat et sais quelle capacité de rassembler indispensable cela requiert et quel sacrifice demande la quête de la magistrature suprême d’un pays. Sans cohésion et un grand rassemblement aucun parti ne pourrait être victorieux à une élection. Étant un des Vice- Présidents du parti j’appartiens également à la base comme militant et ni mon poste de  Secrétaire général adjoint de la section de SEGOU encore moins celui de la sous-section de Markala ne m’autorisent à prendre seul une si importante décision, bien que la candidature soit individuelle. Avant d’arriver au BEN, actuellement la question est d’actualité au niveau des sections du parti et nous aurons donc le débat dans ma circonscription à SEGOU et vous serez avisé de ce qui en sortira très prochainement. Mais d’ores et déjà je demeure convaincu et optimiste que l’unité et la cohésion seront préservées et un large consensus se dégagera autour d’un candidat, parce que l’URD regorge des cadres brillants qui sauront trouver les éléments qu’il faut pour éviter toute déchirure. Car le souhait de tous les militants convaincus est de remporte la présidentielle prochaine pour non seulement honorer la mémoire de Soumaila Cissé, mais aussi et surtout sortir le Mali de la gravissime crise.
<ol start="9">
 	<li><strong><em> Info7 : vous êtes l’un des rares leaders politiques à s’être prononcé pour une prorogation intelligente de la transition, pourriez-vous nous dire les raisons   ?</em></strong></li>
</ol>
<strong><em>MID :</em></strong> Heureusement que je ne suis plus le seul désormais. En effet J’avais, en 2018, crié sur tous les toits, à l’époque avec le Ministre Ousmane Sy et feu Seydou Badian, de ne pas aller au scrutin de 2018 car il avait été mal préparé et couvait les origines d’une grave crise post-électorale sans fins. Vous voyez à quoi cela nous a conduit.  Va-t-on encore courir les mêmes risques et de voir notre pays s’effondrer définitivement avec une autre crise aux conséquences dramatiques ?  Je refuse de soutenir cette fois-ci encore cette précipitation qui ne se justifie guère. Ok le pays s’est engagé à faire 18 mois de transition, au terme de laquelle des nouvelles autorités doivent être installées, mais si ce délai est intenable  pour des raisons évidentes, il n y a pas de quoi faire  trembler la terre. Organisons nous mieux avec la nouvelle équipe Gouvernementale et le CNT. Préparons les assises nationales de refondation car personne ne devrait en principe s’opposer à un cadre d’échanges pour sauver le Mali et ayons le courage de se dire la vérité. Enfin  mettons un organe indépendant et d’ici là sécurisons au mieux ne serait qu’une partie Importante du pays. Réunir les conditions pour des élections véritablement démocratiques, inclusives, transparentes et sur toute l’étendue du territoire et cela en prolongeant de quelques mois la transition, ne doit pas être de la mer à boire pour la classe politique et pour la société civile. Nos partenaires sont suffisamment intelligents et après nous avoir tant aidé depuis des années  peuvent bien comprendre que le contexte actuel ne peut plus permettre  certaines réformes et l’organisation d’un scrutin en 5 mois. Ceci dit un nouveau calendrier soutenable doit être proposé et suivi avec la rigueur requise .On ne peut pas s’éterniser dans une transition.
<ol start="10">
 	<li><strong><em> Info7 : votre parti a décidé de soutenir la transition quel est votre avis là-dessus ?</em></strong></li>
</ol>
<strong><em>MID </em></strong>: Soutenir la transition c est soutenir le Mali. Beaucoup ne se posent pas la question si la transition échoue quelle serait la suite.

Je dois avouer qu’il y a eu un mauvais départ de la transition mais que le début du deuxième départ s’annonce avec de meilleures perspectives. Les autorités et les partis politiques se parlent, les leaders religieux et la société civile s’impliquent davantage pour qu’il y ait l’union sacrée autour du Mali qui a tant souffert. Les gens oublient que nos populations souffrent énormément dans les villes et dans les campagnes et nos forces armées et de sécurité payent un lourd tribu suite à toutes ces crises. Je demande humblement à la classe politique  de soutenir la transition en aidant le gouvernement à mener des réformes idoines pour doter notre pays d’institutions fortes et de préparer de bonnes élections dont les résultats seront incontestables et cela  au grand bonheur de notre démocratie. Bien sûr, la position de mon parti qui est membre du M5 RFP et du FSD est sans nul doute la mienne puis qu’aucune autre alternative ne s’offre à nous, donc aidons les autorités de la transition à tirer d’affaire le Mali.
<ol start="11">
 	<li><strong><em> Info7 : Quel est votre mot de la fin ?</em></strong></li>
</ol>
<strong><em>MID : </em></strong>Je tiens d’abord à vous remercier pour l’occasion que vous m’offrez afin de donner mon point de vue sur l’actualité de mon pays et de mon parti. Je renouvelle mon soutien indéfectible  aux autorités actuelles pour une  grande réussite de la transition et souhaite le meilleur pour toutes les maliennes et tous les maliens. <strong><em>A mes camarades de l’URD je lance ce vibrant appel à l’unité et à la cohésion pour préserver cet immense héritage que notre regretté président Soumaila Cissé nous a légué et que nous avons le devoir de faire rayonner par de nombreuses victoires  à venir au profit de nos compatriotes et du Mali</em></strong>. Je ne saurais terminer sans avoir une pensée pieuse pour toutes les victimes civiles et militaires tombées sur le champ d’honneur pour notre pays et nous leur prenons l’engagement que leur lutte ne sera pas vaine.

<strong><em>Propos recueillis par Youssouf Sissoko     </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La révolution générationnelle en marche au sein de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-revolution-generationnelle-en-marche-au-sein-de-la-justice-2942628.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Sep 2021 14:35:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’au sein de la grande famille judiciaire il y a un véritable conflit de génération entre les magistrats. Les jeunes, décidés à laver le déshonneur et surtout la mauvaise image dont la juste fait l’objet sous nos tropiques, se heurtent à la vielle garde qui a été traumatisée par trente ans de pression de l’exécutif et qui cède à tout bout de champ. Ce genre de conflit, inhérent à l’évolution de  toute société, s’explique par une différence de lecture, de perception, donc une question d’école et par la transmutation de notre pays. Tout est parti de l’arrestation de l’ancien PM Soumeylou Boubèye Maiga et de l’ancienne ministre des finances Mme Bouaré Fily Sissoko. La mise sous mandat de dépôt de deux anciens ministres  a donné lieu à une double interprétation des hommes en robes noires que sont les magistrats. Pour l’Association Malienne des procureurs et poursuivants, AMPP il y a une instrumentalisation de la justice, Cheick Mohamed Cherif Koné, premier avocat général au parquet de la Cour Suprême a affirmé sans ambages que la Cour Suprême n’était pas habilitée à rouvrir un dossier déjà classé sans suite par une instance judiciaire. Pour lui c’est la haute Cour de Justice qui devrait statuer sur cette affaire. Pour rappel cette association est dirigée par un vieux magistrat. Comme une réponse du berger à la bergère, le Syndicat Autonome de la Magistrature, SAM et le Syndicat Libre de la Magistrature, SYLIMA, se sont dits outrés et se sont fendus d’un communiqué dont voici un extrait :<strong><em> depuis l’inculpation régulière suivie de l’incarcération justifiée de deux anciens membres du gouvernement dans les affaires dites des fournitures et équipements militaires, ainsi que de l’avion présidentiel par la Cour suprême, plusieurs voix s’élèvent qui pour dénoncer une justice instrumentalisée, qui pour déplorer un prétendu  acharnement de la justice contre un citoyen</em></strong>. Le SAM et le SYLIMA, tout en condamnant fermement ces attaques multiformes et gratuites contre l’institution judiciaire, trouvent plus qu’osé qu’un magistrat avocat général de surcroit au parquet général de la plus haute juridiction se donne maladroitement et publiquement  en spectacle dans le seul dessein de tenter de charmer l’opinion publique alors même que le peuple meurtri en a plus qu’assez de l’impunité et  de ses artisans dans un pays mis à genou par une élite. Pour rappel les deux syndicats sont  composés majoritairement par des jeunes magistrats prêts aujourd’hui à redorer le blason de la justice. D’où leur soutien indéfectible à ces actions judiciaires de la Cour Suprême déjà enclenchées contre les présumés coupables de détournements des deniers publics.

En somme la révolution générationnelle est véritable en marche au Mali. Qu’elle soit en politique comme en justice, aujourd’hui il faut reconnaitre que les lignes sont en train de bouger au sein de la justice avec des jeunes magistrats à l’image de Mamadou Kassogué, l’ancien procureur du pôle économique et actuel ministre de la justice garde des sceaux, de Idrissa Hamidou Touré, procureur de la Commune IV et d’autres magistrats. Il faudrait rappeler que  celui qui a été l’élément déclencheur de cette révolution générationnelle au sein de la justice, est sans nul doute Me Malick Coulibaly, l’ancien garde des sceaux. Vivement la poursuite de ces opérations de purge pour mettre en taule tous les bandits à col blanc

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le rouleau compresseur de la justice est en marche : Après Soumeylou Boubèye et Fily Sissoko, à qui le tour ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-rouleau-compresseur-de-la-justice-est-en-marche-apres-soumeylou-boubeye-et-fily-sissoko-a-qui-le-tour-2941596.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 10:23:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali Koura tant attendu et qui a eu du mal à se mettre en marche, semble amorcer un tournant décisif avec l'arrestation d'un ancien Premier ministre et d'une ancienne ministre des Finances. Mis sous mandat de dépôt pour faux et usage de faux, détournement et complicité de détournement dans l'achat de l'aéronef présidentiel et des équipements militaires, Soumeylou Boubeye Maiga et Fily Sissoko ont été écroués en prison pour des faits gravissimes de détournement des deniers publics. Après ces deux arrestations, à qui le tour ? La Justice ira-t-elle jusqu'au bout en mettant sous les verrous tous les délinquants financiers ?</em></strong>

La corruption et l'impunité ont été pendant longtemps érigés en mode de gouvernance au Mali. Cet état de fait a non seulement fragilisé le tissu social, mais aussi contribué à l'effondrement du pays. C'est en prenant conscience du péril qui guette le Mali que le peuple s'est mobilisé pour mettre fin au régime corrompu d'IBK et ses amis. Le coup d’Etat du 18 Août 2020 a été une véritable aubaine pour le peuple qui se voit obliger de mener pression sur les autorités afin qu'elles traduisent en Justice tous ceux qui ont puisé illégalement dans les caisses de l'État. Ce message semble être compris par les autorités avec l'attestation de l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, qui était ministre de la Défense et des Anciens Combattants au moment des faits, et enfin la mise sous mandat de dépôt de l'ancienne ministre des Finances Mme Bouaré Fily Sissoko. Leur arrestation ordonnée par la Cour Suprême, à défaut de la Haute Cour de Justice, fait débat dans le pays et divise les Maliens. Pour les supporteurs des deux détenus, la Cour Suprême n'est pas la juridiction compétente pour ordonner l'arrestation de ces deux grandes personnalités du pays. Ils renchérissent en disant que c'est un acharnement politique et une vengeance, donc ils trouvent méchant ces arrestations qui ne visent autre chose que de barrer la route de la présidentielle à un super favori.

Nombreux sont les observateurs à se réjouir de l'arrestation de ces deux caciques du régime IBK. Beaucoup espèrent enfin voir les délinquants financiers traduits en Justice.

Pour rappel, SBM fait l'objet de poursuites pour des faits qui datent de 2014 lorsque le vérificateur général et la Cour Suprême avaient constaté de graves irrégularités dans l'achat de l'aéronef présidentiel et des équipements militaires pour les FAMa. Après des investigations, les autorités maliennes de l'époque avaient reconnu des surfacturations à hauteur de 29 milliards de francs CFA. Le chef de mission du FMI M. Christian johs et Mme Bouare Fily Sissoko ont reconnu sans ambages des surfacturations. Alors, quand on entend certains partisans de SBM et Fily Sissoko crier à la vengeance ou à un acharnement politique, on s'interroge sur leur bonne foi ou sur leur patriotisme.

Quant à Fily Sissoko, ministre des Finances au moment des faits, pour avoir garantie les prêts contractés jusqu'à hauteur de 100 milliards de francs CFA, elle devient complice d'une entreprise savamment montée pour spolier l'État des ressources financières au profit d'une mafia. Elle a préféré prendre des risques en cautionnant la malversation pour tout simplement garder son poste de ministre. La loi est dure, mais elle reste la loi. A la question de savoir à qui le tour, la réponse dans quelques jours, car selon nos informations, deux autres Premiers ministres seraient convoqués à la Cour Suprême. Donc, il est à parier que l'un d'eux rejoindra SBM et Fily à la Maison centrale d'Arrêt de Bamako, car les faits reprochés sont d'une telle gravité qu'il serait difficile pour l'un d'entre eux d'échapper à la prison.

En somme, ce rouleau compresseur de la Justice ne doit pas s'arrêter en si bon chemin. Ceux qui ont pillé les maigres ressources financières, ceux qui ont jeté en pâture nos soldats faute d'équipements adéquats, ceux qui par leurs malversations ont empêché des milliers d'enfants de jouir de leurs droits élémentaires à l'instruction faute de structures d'accueil, ceux qui ont par leurs surfacturations, sevré nos cotonculteurs d'engrais et de matériels agricoles, ceux qui ont les mains tachées de sang des innocents, doivent tous répondre de leurs actes. C'est en tous les cas, le prix à payer pour le Mali Koura tant attendu.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali koura ou la continuité  :  Le Colonel Assimi Goita sera&#45;t&#45;il un héros ou un traître ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/le-mali-koura-ou-la-continuite-le-colonel-assimi-goita-sera-t-il-un-heros-ou-un-traitre-2941598.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 10:21:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Grand inconnu du public malien, le Colonel barbu s'est révélé à l'opinion un certain 18 Août 2020 après avoir mis fin à sept ans de gabegie, de corruption, de népotisme et de clientélisme. Il a parachevé deux mois de lutte sans répit d'une frange importante du peuple contre le régime IBK. Son acte, à savoir le coup d'Etat, bien que condamné par la loi fondamentale du Mali et par la communauté internationale, a été pourtant salué par une écrasante majorité des Maliens qui en avaient assez de la gouvernance chaotique du régime défunt. Auréolé de ce soutien indéfectible du peuple, le colonel Assimi Goita a désormais carte blanche pour opérer les changements auxquels le peuple aspire. Après le déclenchement de l'opération de lutte implacable contre la corruption, le Colonel Assimi Goita va-t-il céder aux sons stridents des voyous de la République ? Sera-t-il héros ou traître ?</em></strong>

De Mahatma Gandhi à Thomas Sankara, en passant par Fidel Castro, John Jerry Rowlings jusqu'à Paul Kagame, les hommes qui ont marqué leur époque et qui sont des immortels sont ceux qui ont le sens élevé du patriotisme, désintéressé par le pouvoir et qui sont prêts à l'ultime sacrifice pour leurs peuples. Le Colonel Assimi Goita a aujourd'hui plein de sources d'inspiration pour se rendre immortel dans son pays, à travers des actes de rupture. Il est indéniablement aujourd'hui, celui sur qui le peuple fonde de l'espoir. Il a une des rares occasions dans la vie d'un homme, d'écrire l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire moderne de notre pays. La lutte contre la corruption et la délinquance financière qui est le point d'orgue de la vaste stratégie de refondation du pays doit être menée jusqu'au bout, car la réussite de cette lutte déterminera le succès ou l'échec de la transition. Mon Colonel, ce chantier est le plus important des axes du Plan d'action du gouvernement Choguel Kokala Maiga.

La corruption est le véritable cancer qui s'est métastasé et qui a gangrené tous les secteurs de la vie socio-économique. Combattre ce fléau est une impérieuse nécessité pour les autorités de la transition en général et le Colonel Assimi Goita en particulier. Concomitamment à ce combat, le gouvernement doit amorcer les réformes politico- institutionnelles pour doter le pays d'institutions véritablement démocratiques. A ces deux grands chantiers se greffera le renforcement de la sécurité pour non seulement pacifier le pays, préserver l'intégrité du territoire, mais aussi et surtout, permettre la tenue d'élections générales sur toute l'étendue du territoire. La quatrième étape de la stratégie pour une transition réussie serait la relance de l'économie en débarrassant l'administration des cadres véreux et corrompus et en promouvant la culture de l'excellence.

En définitive, le Colonel Assimi Goita a désormais la clef de la refondation du Mali. Il a aujourd'hui l'occasion idoine d'écrire son nom en lettres d'or dans les annales de l'histoire de notre pays ou à défaut il sortira par la fenêtre. Qu'il prenne son courage à deux mains pour jeter les bases du Mali de nos rêves.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>

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<title>Edito : Le véritable tournant historique amorcé au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-veritable-tournant-historique-amorce-au-mali-2941595.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 10:15:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En 60 ans d’indépendance, le Mali est toujours à la recherche d’un modèle vertueux de gouvernance. Hormis les premières années de l’indépendance où le patriotisme, l’intérêt général et le don de soi guidaient toutes les actions des gouvernants de l’époque dont Modibo Keita, le reste du temps a été une aliénation mentale et une corruption à grande échelle affectant tous les secteurs de la vie du pays. L’époque Modibo Keita  appartient désormais à l’histoire, car le 19 Novembre 1968 une junte militaire dirigée par le lieutenant Moussa Traoré  renversa le régime du premier président du Mali indépendant. Elle a, du coup, mis fin à ce beau rêve d’un Etat où les vertus du travail, de l’excellence, de la justice et de l’équité allaient être les règles qui régiraient le fonctionnement de la société. Du coup d’Etat de 1968 à nos jours, le Mali cherche toujours sa voie, celle d’un Mali prospère où tous ses enfants seront à égalité de chance. En attendant ce salut, le pays fait face à de multiples défis pour ne pas dire périls menaçant son existence en tant qu’Etat. Jamais le Mali n’a été autant secoué dans ses fondements que maintenant. Les élites, qu’elles soient civiles, militaires ou religieuses, ont failli, pour ne pas dire trahi, en exposant le pays à toutes sortes de menaces y compris celle de disparaitre en tant que Nation. C’est pour éviter que le Mali millénaire ne disparaisse, que le peuple s’est mobilisé pour demander le départ du régime qui a mis à genou le pays. Il a été aidé par la frange la moins corrompue de l’armée qui a mis un coup d’arrêt aux pratiques éhontées et destructrices d’un homme et son clan, le 18 Août 2020. Après neuf mois de tâtonnement, les deux forces du changement à savoir le M5 RFP et l’ex CNSP ont décidé de sceller un mariage de raison pour le Mali en écartant d’abord les forces rétrogrades et en commençant le véritablement travail de refondation afin d’aboutir au Mali Koura tant espéré par tous les maliens.

La première et indispensable étape de la marche vers le Mali nouveau passera incontestablement par la lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière qui sont devenues un mode de gouvernance au Mali. Sans lutter contre ce cancer qui est en passe de se métastaser en atteignant tous les secteurs de la vie socioéconomique du pays, rien de tangible ne serait construit au Mali et l’avenir sera une illusion. Les élites ont trahi le pays, alors le peuple réclame justice aux traitres. Désormais, le rouleau-compresseur de la Justice est en marche, deux gros Caïds, un ancien Premier ministre et une ancienne ministre des Finances dorment en prison depuis le jeudi 26 Août 2021 pour détournements des deniers publics, complicité de détournement. Ils seront rejoints bientôt par d’autres pour les mêmes motifs. Deux autres anciens premiers ministres ont été convoqués par la Cour la Suprême. Quand nous mettions sous presse, une folle rumeur de l’absence du pays d’un ancien Premier ministre, enflait. Que tous ceux qui ont détournés l’argent du contribuable malien soit jugé et condamnés s’ils sont reconnus coupables.

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita et le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga semblent maintenant comprendre le message du peuple. Ils doivent persévérer dans cette voie afin d’écrire l’une des pages les plus héroïques de notre histoire moderne. Ce chantier, à savoir celui de la lutte contre la corruption, est le plus important. Donc, que les autorités de la transition sachent qu’elles ne sont pas seules dans ce combat, il y a également le PEUPLE débout comme un seul homme et prêt à les défendre.

<strong>Youssouf Sissoko                     </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chute de l’Afghanistan aux mains des talibans : Trop de similitudes au Sahel pour ne pas faire le parallèle</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/chute-de-lafghanistan-aux-mains-des-talibans-trop-de-similitudes-au-sahel-pour-ne-pas-faire-le-parallele-2940613.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 09:41:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Sahélistan ». C’est là le terme donné pas bon nombres d’analystes de la situation sécuritaire au Sahel tant la zone, surtout le nord malien, tendait à ressembler à l’Afghanistan, Etat failli voilà plus de vingt ans maintenant. Et la chute, beaucoup trop facile du pays dans les mains des Talibans, en seulement quelques heures quasiment, fait apparaitre le spectre de 2012 au Mali ; et au-delà, du scénario catastrophe que pourrait vivre le pays en cas de retrait des forces françaises Barhkane. Certes, comparaison n’est pas forcément raison, mais les leçons de part et d’autres à tirer, sont les mêmes. C’est prendre en mains son destin sécuritaire ou périr, qu’à Dieu ne plaise !</em></strong>

Plus de vingt ans de présence militaire américaine n’auront pas suffi à la chute de l’appareil étatique afghan ! Dès les premières heures qui ont suivi le retrait massif des GI américains, les Talibans ont saisi l’aubaine pour prendre le pouvoir. Fait encore plus étonnant, ils ne rencontrèrent aucune résistance de la part des forces régaliennes en place. Pire encore, des personnalités politiques de premier plan n’ont pu mieux faire que prendre la poudre d’escampette à l’image du président afghan, Ashraf Ghani, qui s’est réfugié aux Emirats Arabes Unis, avec l’ensemble de sa famille.

Les forces armées afghanes, après tant d’années passées à côtoyer celles américaines, bénéficiant d’entrainements et de financements dans le but un jour de se prendre en change, auraient dû au moins freiner l’offensive talibane. Mais eu lieu de cela, les hommes de Abdul Ghani Baradar ont exécuté une parade jusqu’à Kaboul. La raison est toute simple, et c’est là où le Mali et d’autres pays du Sahel doivent en prendre des graines. C’est que le pays n’en a jamais vraiment pris les rails de la discipline et de la rigueur dans l’édification de l’œuvre nationale par une véritable réforme et opérationnalisation des forces armées locales. Au lieu de cela, l’Administration Afghane s’est rendue coupable d’énormes malversations financières et d’une corruption massive à tous les échelles. A tel point que les Etats-Unis, ayant eu vent de telles pratiques forts décevantes, n’eut d’autres choix que de prendre la décision du retrait de ses troupes en place.

L’amer réalité est que les autorités politiques du pays n’eurent aucun états d’âmes à se servir plutôt que de servir un Etat meurtri par de longues années de guerre et miné par une pauvreté généralisée. A titre d’exemple, ces mêmes autorités auraient gonflé les chiffres des forces armées avec des bataillons fantômes uniquement dans le but d’augmenter le financement octroyé par les USA, et donc, avoir plus d’argents à voler. Ainsi, 46 bataillons fantômes de 800 hommes chacun auraient été déclarées. De quoi fortement exaspérer le pays de l’Oncle Sam, et finalement, la décision forte de Joe Biden de supprimer la présence militaire américaine en Afghanistan est assez logique. Surtout que le pays aura consenti au total 2261 milliards de Dollars et déplorer plus de 2400 morts dans cette guerre d’usure. D’ailleurs, Joe Biden l’aura déclaré haut et fort dans une de ces allocutions ayant suivies le retrait des troupes américaines en disant, en substances, que c’est aux afghans de combattre pour leur propre pays, et qu’ils doivent être prêts pour le faire.

Aux nombres des similitudes de part et d’autres du Sahelistan et de l’Afghanistan, s’il y a bien une qui fait tache, c’est bien cette inconscience politique de la part de la classe dirigeante en place à prendre à bras-le-corps son destin sécuritaire. Destin, qui serait la clé de voute pour un Etat avec des fondements solides.

Et le moins que l’on puisse dire, surtout pour le Mali, c’est qu’une gouvernance vertueuse semble une chimère poursuivie depuis belle lurette par le peuple. Et lorsqu’elle fait défaut dans tout ce qui touche l’institution militaire, cela a de quoi démoraliser les partenaires du pays dans la lutte contre le terrorisme. De plus, plutôt les autorités politiques du pays amorceront le virage de la prise en charge de soi par une moralisation à outrance de la gouvernance dans tous les domaines, plutôt elles s’affranchiront de toute tutelle étrangère sur le pays. Car, comme le prouve l’exemple du retrait américain d’Afghanistan, aucune force étrangère n’a vocation à rester éternellement sur place. Et lorsqu’elle pliera bagages, il faudra que les forces armées locales soient à même de tenir la dragée haute à toute menace dans les limites de son territoire.

Dans le cas du Mali, les craintes sont pour le moins légitimes, car l’insécurité n’est plus concentrée qu’au nord. Le centre et même certaines régions du sud sont en proies à des violences cycliques, souvent avec des corrélations inter communautaires sans que l’Armée en place n’arrive à les maitriser. Que dire alors si Barkhane, en place depuis huit ans, se retrouve à 2500 ou 3000 hommes dans toute la région du Sahel contrairement à 5100 aujourd’hui, comme annoncé par Paris ? L’exemple afghan aura montré qu’une guerre asymétrique est excessivement difficile à mener. L’ennemi se fond dans la masse et profite des moindres failles du système étatique pour étendre ses tentacules. La force combattante en place est obligé à réduire sa puissance de feu et à user d’autres stratagèmes. Il s’agit d’une vrai guerre d’usure, et il est fort à parier que la prise du pouvoir des Talibans reboostera les groupes terroristes au Sahel tel qu’Aqmi.

D’ici 2022, la France ferma ses bases à Kidal, Tessalit et Tombouctou. En ce moment, ce sera l’heure de vérité pour le Mali et le Sahel en général. D’ici là, les autorités politiques du Mali, mais aussi du Niger et du Burkina Faso devront travailler dur afin de prouver qu’elles sont à même de relever leur défi sécuritaire. Mercredi dernier, Gogadji au Faso a été victime d’une attaque meurtrière dont le bilan fut de 65 morts. Fort malheureusement, ce genre d’attaques tend à se banaliser dans la zone, tant elles prennent de l’ampleur. Selon l’ONU, depuis le début de l’année 17500 personnes ont quitté le pays par peur de représailles.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Problématique de la durée de la transition au Mali : Quatre bonnes raisons pour la proroger</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/problematique-de-la-duree-de-la-transition-au-mali-quatre-bonnes-raisons-pour-la-proroger-2940612.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 09:38:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La prorogation ou non de la transition est le thème central qui anime les débats au Mali. Pour les partis et regroupements des partis politiques de l’ancienne majorité, regroupés au sein d’un cadre d’échange pour la réussite de la Transition, pas question de proroger et le délai doit être impérativement respecté. Ceux du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques, tout comme certaines associations de la société civile, seraient favorables à une prorogation pour poser les bases du nouveau Mali. Entre ces deux entités politiques rivales, défendant chacune sa chapelle, se trouve le peuple, qui semble être relégué au second plan. Et pourtant, c’est en son nom et pour la défense de ses intérêts que toutes ces entités politiques disent se battre. A-t-on consulté le peuple pour demander son avis par rapport au respect du délai ? De quoi l’ancienne majorité a-t-elle peur ? Quatre bonnes raisons pour ne pas respecter le délai imposé par la communauté internationale.</em></strong>

<strong><em>La première raison est d’ordre sécuritaire </em></strong>

Comment pourrait-on parler d’élection dans un pays où les ¾ du territoire sont déclarés zones à haut risque ou tout simplement zones rouges et où les services de l’Etat sont absents ? Ceux qui veulent que les élections se tiennent sur toute l’étendue du territoire pour que les autorités qui vont être élues puissent jouir d’une grande légitimité, doivent s’unir pour demander non seulement la prorogation de la transition, mais aussi et surtout exiger des autorités le renforcement de la sécurité pour des élections transparentes, inclusives, dont les résultats ne seraient nullement contestés. Donc, la problématique sécuritaire doit être d’abord résolue avant d’envisager un quelconque scrutin électoral.

<strong><em>La deuxième raison est d’ordre institutionnel</em></strong>

Après 30 ans de pratique démocratique au Mali avec les mêmes institutions, l’heure est venue de procéder à une évaluation sans complaisance, en pesant les points positifs et ceux négatifs. En s’évertuant à faire un tel exercice, le constat donne un bilan qui est tout simplement alarmant. Trois coups d’Etat, des institutions monarchiques où le Président de la République est le seul détenteur de tous les pouvoirs. L’Assemblée Nationale est tout sauf une institution représentative du peuple, car en plus des mauvaises élections pour élire les députés, il y a également le manque de redevabilité vis-à-vis du peuple. Quant aux autres institutions, en l’occurrence, la Cour Constitutionnelle, la Cour Suprême, le Haut Conseil des Collectivités, le Conseil Economique social et Culturel, la Haute Cour de justice, elles ne font que rendre service au monarque déguisé en Président de la République. Comment pourrait-on faire du neuf avec du vieux ? Il y a alors nécessité de reformer les institutions de la République en les rendant plus transparentes, plus démocratiques, en mettant le peuple au cœur de la gestion. Donc, des réformes institutionnelles et électorales sont indispensables si nous voulons sortir de l’instabilité politique chronique.

<strong><em>La troisième raison serait l’amorce d’une lutte implacable contre la corruption </em></strong>

Tous les observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que la corruption et la délinquance financière sont les maux qui rongent le Mali et sans de vraies solutions à ce fléau le pays ne se relèvera jamais et le risque d’une Somalisation est réel. Alors à partir du moment où les autorités du Mali se sont engagées, en faveur d’une transition, dans la voie de la refondation du pays et de jeter les bases d’un Mali Koura, il n’y a pas de raisons qu’on n’assainisse pas les finances publiques en traquant les bandits à col blanc jusque dans leurs derniers retranchements. Donc, la lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière doit être une des priorités de la transition, et pour cette raison bien évidente, il serait logique de proroger la transition.

<strong><em>La quatrième raison serait relative à la bonne organisation des élections</em></strong>,

Après trente ans de contestations, de crise post-électorale, de déficit de légitimité des autorités avec des taux de participation qui n’ont jamais atteint réellement les 10% et surtout avec l’introduction de l’argent dans le jeu électoral, il serait aberrant de convoquer les électeurs aux urnes avec ces organes vétustes, corrompus et taillés sur mesure de l’oligarchie ou de la ploutocratie qui a pignon sur rue au Mali depuis 1991. Donc, un nettoyage général s’impose pour permettre au peuple d’élire les hommes et les femmes dignes de confiance et moralement irréprochables. Pour ce faire, des grandes réformes électorales sont nécessaires pour extirper de nos listes de candidats des malfrats, des voleurs, des narcotrafiquants et rendre notre processus électoral transparent.

En définitive, pour ces trois chantiers indispensables pour la refondation du Mali, le peuple doit être prêt à barrer la route aux ennemis du pays et à accorder un délai supplémentaire aux autorités de la transition afin qu’elles mettent le pays sur des bons rails. Donc, il ne leur reste plus qu’à poser les jalons.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ozone&#45;Mali :  Les travailleurs arrangent la tenue et les balais</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/ozone-mali-les-travailleurs-arrangent-la-tenue-et-les-balais-2940619.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 09:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travailleurs de l’entreprise réclament les nombreux arriérés de salaires (1.882 Maliens et six Marocains). Le jeudi, 12 aout 2021, aux environs de 9h, les travailleurs de la société d’assainissement « Ozone-Mali» très en colère ont envahi la Bourse du Travail. Pour inviter les autorités à régler leurs salaires impayés, en déclenchant en même temps une grève illimitée. Selon leur leader, Abdramane Sanogo. « Nous travaillons depuis plusieurs mois sans salaire. Nous avons rencontré à plusieurs reprises notre hiérarchie, qui dit n’avoir plus de solution pour nous ».</strong>

Face à cette situation, « nous avons déposé un préavis de grève de 48h, on nous a fait savoir que l’état n’a toujours pas payé, maintenant nous sommes dans un élan de grève illimitée », ajoute-t-il.

Ce mouvement d’humeur intervient à un moment où les rues de Bamako contiennent plusieurs milliers de tonnes de déchets.

Au Mali, les pouvoirs publics n'arrivent plus à assurer l'assainissement correct de Bamako et la situation est plutôt critique.

Jadis la coquette, Dame Bamako n'est plus la coquette d'autrefois. En cette période de pluies, les immondices empêchent l'eau de circuler, causant parfois des drames.

La société chargée de l’assainissement de la capitale semble être financièrement et physiquement asphyxiée.

Cette incapacité à assainir la ville est malheureusement un business qui peut rapporter gros.

Malgré des initiatives de la mairie du District pour assainir Bamako. Jusque-là, la capitale malienne est loin d’arborer sa tenue de Bamako la coquette, perdue depuis belle lurette. Car la gestion des déchets reste une problématique. Que ce soit dans les marchés ou dans les quartiers, l’insalubrité fait sa loi. La raison : les habitants ou les ménages gèrent eux-mêmes les déchets qu’ils produisent. Dans la ville, aucun bac à ordure public n’est construit. Alors, pour se débarrasser de leurs ordures, les ménages les déposent sur les voies publiques ou sur les terrains vides.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Financement des PME : Une lueur d’espoir à hauteur de 7,7 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/financement-des-pme-une-lueur-despoir-a-hauteur-de-77-milliards-fcfa-2940617.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 08:52:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un fonds de garantie partielle de portefeuille de crédits (Fonds GPP), doté de 14 millions de dollars, soit 7,7 milliards FCFA, pour faciliter l'accès au financement des PME, suite à un accord qui a été signé le 17 août 2021 entre Alhousseni SANOU, ministre de l'Économie et des Finances et le directeur général du FGSP-SA.</strong>

Cette garantie s'inscrit dans le cadre du programme de Promotion de l'Accès au Financement, de l'Entreprenariat et de l'Emploi au Mali (PAFEEM) en partenariat avec la Banque mondiale. L'objectif est d'inciter les banques et les institutions de microfinances à prêter aux MPME pour répondre à leurs besoins de financement et relancer leurs activités en vue de stimuler l'économie malienne qui est éprouvée par une crise sécuritaire, à laquelle s’est ajoutée une crise politique en plus de la crise sanitaire de la Covid-19, une traversée du désert pour les PME/PMI. Au Mali, la pandémie du Covid-19 rend beaucoup de chefs d’entreprise très sceptiques quant à l’avenir de leur business.

Dans un récent rapport datant de début avril 2020, l’agence de notation Bloomfield Intelligence estimait que la situation des PME/PMI dans la zone UEMOA s’aggravait en raison de la concentration de l’activité économique dans les capitales, où sont enregistrés les principaux cas de contamination au Covid-19. Ce fonds de garantie sera une buffet d’oxygène pour les PME car elles connaissent des difficultés d’accès au crédit bancaire.

La Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) au cours d’une journée d’information qu’elle a organisé sur l’octroi du crédit aux promoteurs des PME et leurs difficultés d’accès à ce service bancaire. Cette rencontre a regroupé une cinquantaine de participants (opérateurs économiques et cadres de l’administration), s’est déroulée dans un l’hôtel de la place.

Les PME présentent des lacunes importantes par rapport aux exigences bancaires. Les banques, de leur côté, doivent déployer plus de moyens pour pénétrer le segment des PME.

Fort de tous ces constats, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a mis en place un dispositif de soutien aux PME. Ce dispositif est axé sur quatre piliers : la promotion des PME, l’amélioration de l’encadrement de ces entreprises, le refinancement des créances bancaires sur les PME et la diversification des instruments financiers adaptés pour leur financement. Malgré les efforts consentis par la BCEAO pour alléger la souffrance des PME, le secteur privé, dans sa grande majorité, reste en dehors des avantages liés audit dispositif.

Notre pays, à l’instar des autres pays a vu son activité économique fortement perturbée dans les chaînes de production, de distribution et de commercialisation.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>inondation à Bamako :  Des responsabilités partagées</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/inondation-a-bamako-des-responsabilites-partagees-2940615.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 08:42:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours à Bamako ont occasionné d’importants dégâts matériels, allant de l’effondrement des habitations et commerces, la détérioration de la chaussée à certains endroits de la ville et sur des bâtiments publics, en passant par la détérioration de certains grands ouvrages construits à grand frais.</strong>

<strong>Outre les dégâts causés, ces pluies ont également mis à nu l’épineux problème de la voirie dans la ville de Bamako, notamment les canaux d’évacuation des eaux usées et de pluie.</strong>

Au regard de l’importance des dégâts causés par ces eaux sur des infrastructures récentes, nombreux sont les citoyens qui s’interrogent déjà sur la qualité de ces ouvrages à résister à des intempéries.

Face à cette situation et au vu de l’énormité de la tâche, il s’avère impératif pour la ville de Bamako de consolider les acquis et de poursuivre le travail sur ce qui a déjà été fait. C’est en agissant de la sorte qu’elle parviendrait à résoudre ce problème d’évacuation des eaux dans la ville de Bamako et mettre les populations et leurs biens à l’abri des situations fâcheuses que provoquent les pluies diluviennes.

Pour ce faire, un travail de sensibilisation et de conscientisation doit être fait à l’endroit de la population qui est en partie responsable des dégâts que Bamako enregistre après chaque grande pluie.

En plus de certains comportements qui jurent d’avec le civisme, observés auprès de la population sur des infrastructures communautaires, il n’est aussi un secret pour personne que les municipalités font preuve du laxisme à outrance et de démission dans l’accomplissement de leurs missions. Sinon comment comprendre ce laisser-aller des autorités municipales qui cautionnent des constructions anarchiques, même sur des caniveaux, obstruant du coup le passage des eaux usées et eaux de ruissellement.

Déjà, bon nombre de quartiers à Bamako n’en disposent pas des caniveaux pour l’évacuation des eaux usées. Et ceux qui en disposent, les infrastructures sont, soit inadaptées compte tenu de la forte urbanisation de la ville, soit les caniveaux sont mal ou non curés, ce qui cause également un réel problème d’évacuation des eaux.

L’incivisme des populations aidant, ces dernières, en plus de boucher les caniveaux par le versement d’ordures, construisent n’importe où et n’importe comment, accentuant le problème d’assainissement et d’urbanisation dont souffre déjà la ville de Bamako.

Du fait de ces comportements, il apparait clairement que les responsabilités sont partagées quant aux dégâts causés par les fortes pluies entre les municipalités qui n’investissent pas assez dans l’accomplissement de leurs missions et la population qui fait montre d’un incivisme criard dans sa contribution citoyenne à créer un environnement social saint à Bamako. Or, pour remédier à ce sempiternel problème de dégâts causés par les eaux de pluies à Bamako, le plus souvent occasionnant des pertes en vies humaines et la dégradation des biens, la nécessité s’impose à chacun de nous d’œuvrer pour la construction d’un cadre de vie saint ou chacun peut bien s’épanouir.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une pétition réclamant la tenue d&amp;apos;une conférence extraordinaire à L&amp;apos;URD divise :  Mamadou Igor Diarra appelle au consensus et à la cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/une-petition-reclamant-la-tenue-dune-conference-extraordinaire-a-lurd-divise-mamadou-igor-diarra-appelle-au-consensus-et-a-la-cohesion-2940609.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 07:38:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rien ne va plus au sein de la formation politique de Feu Soumaila Cissé. Les cadres et militants sont à Hue et à Dia, ils sont divisés entre la tenue ou non d'une conférence nationale extraordinaire pour remembrer le Bureau Exécutif National de l'URD et surtout mettre quelqu'un à la place de leur président rappelé à Dieu. Dans ce combat avec une arrière-pensée politique, deux camps se battent pour le contrôle de l'appareil du parti afin d'assouvir leurs ambitions, celui de Me Demba Demba Traoré et le camp de Boubou Cissé. Mais dans ce tohu-bohu, un vice-président du parti et non moins potentiel candidat à la présidentielle, Mamadou Igor Diarra appelle au consensus, à l'unité et à la cohésion afin de préserver les précieux acquis que Soumaïla Cissé et ses camarades ont réalisé. Igor sera-t-il entendu ? Les cadres URD vont-ils mettre en lambeaux le bel héritage légué par son charismatique Président, Soumaïla Cissé ? Et si chaque révisait sa position afin de trouver une solution médiane ?</em></strong>

Les jours ou semaines à venir seront très déterminants dans la vie du parti de la poignée des mains. Pris dans un tourbillon violent, l'URD risque de sortir très affaibli de cette dure épreuve et qui du coup réduirait ses chances d'accéder au pouvoir, alors même que le vent lui est favorable. Une pétition entre les mains d'un huissier assermenté circule entre les membres du BEN-URD réclamant la tenue d'une conférence extraordinaire pour remembrer le Bureau dont plusieurs postes sont vacants y compris celui du Président Soumaïla Cissé.

Les partisans de la tenue d'une conférence extraordinaire pensent que le parti n'est pas bien dirigé par le Pr Salikou Sanogo qu'ils soupçonnent d'ailleurs d'être un homme de clan. Gouagnon Coulibaly et Amadou Cissé dit Djadjiri, les deux têtes de proues des frondeurs affirment haut et fort que le premier vice-président, Salikou Sanogo n'est pas capable de diriger l'URD et qu’il serait même dans des manœuvres dilatoires pour imposer Me Demba Traoré comme candidat du parti à la prochaine présidentielle, alors même que ce dernier n'a ni le charisme, ni les moyens financiers et ne serait pas un rassembleur.

Comme une réponse du berger à la bergère, les partisans de Me Demba Traoré ont répliqué en disant que ceux qui se battent pour la tenue de la conférence nationale extraordinaire ont un agenda caché, celui de faire de l'ancien Premier ministre Boubou Cissé le candidat de l'URD. Pour Me Demba Traoré et ses partisans la candidature de Boubou Cissé serait une insulte à la mémoire de Soumaila Cissé dont le parti s'est battu contre un régime dont Boubou Cissé était une des figures de proue. Ils pensent également que le bilan catastrophique qui est celui d'IBK et de Boubou Cissé ne peut pas permettre à l'URD de faire de Boubou Cissé son candidat au risque d'avoir toutes les forces sociopolitiques contre le parti. Me Demba Traoré et ses partisans renchérissent en disant que les partisans de la conférence extraordinaire font un procès d'intention à Salikou Sanogo, qui est la caution morale du parti et est neutre dans le combat pour le choix du candidat à la présidentielle.

&nbsp;

Alors que les deux camps, celui de Me Demba Traoré et le camp de Boubou Cissé, se donnent en spectacle, un des vice-présidents de l'URD en l'occurrence Mamadou Igor Diarra et non moins potentiel candidat à la candidature du parti de la poignée des mains, appelle au consensus, à la cohésion et à l'unité, vertus indispensables pour gagner la prochaine bataille présidentielle. Joint par téléphone, Mamadou Igor Diarra se dit favorable à un large consensus et appelle à la retenue pour ne pas mettre à l'eau les précieux acquis du parti. Pour Igor, la solution pourrait être une conférence nationale tout court en lieu et place de celle extraordinaire qui divise déjà, et cela pour permettre de corriger les nombreux dysfonctionnements et pourvoir les postes vacants si nécessaires.

Pour Igor, nul n'a intérêt à ce que le parti soit divisé et tous les militants et cadres ont leur place en son sein pour préserver les acquis et mettre en œuvre son programme. Son souhait le plus ardent est de voir le parti uni et soudé à bloc pour aborder les futures échéances électorales. Mamadou Igor Diarra dit que si son parti n'est pas divisé, il remportera toutes les élections prochaines.

Le vice-président Mamadou Igor Diarra sera-t-il entendu ? La réponse, c'est dans quelques jours ou semaines car la pétition continue et selon nos dernières informations ils seraient entre 102 et 104 membres du BEN à avoir apposé leurs signatures sur un nombre de 179 nécessaires pour atteindre les 2/3. Le réalisme va-t-il l’emporter sur la passion ?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>

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<item>
<title>Edito : Les Maliens sont encore divisés autour de l&amp;apos;essentiel</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-maliens-sont-encore-divises-autour-de-lessentiel-2940608.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 07:35:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors qu'on pensait mettre à profit cette occasion idoine, qu’est celle de la transition, pour mettre enfin notre pays dans la voie de la démocratisation, de l'état de droit et du développement harmonieux, ce serait mal connaître nos hommes politiques, aux egos surdimensionnés, qui sont prêts à vendre le Mali pour leurs intérêts égoïstes. Sinon, comment comprendre que la classe politique ne puisse pas s'entendre sur l'essentiel qui est le Mali pour enfin poser les bases d'une véritable refondation, après trente ans de colmatage et de pilotage à vue. Il n’y a pas de raison, disposant de la matière grise, que les Maliens ne se mettent pas ensemble pour sortir leur pays de l'instabilité politico sécuritaire, voire institutionnelle.

La transition semble être cette belle opportunité pour un nouvel envol celui qui nous permettra de corriger tous les errements du passé et de pouvoir doter enfin le pays de solides fondations démocratiques que même si un diable venait au pouvoir ne pourrait pas ébranler. Il suffit juste qu'on sorte des calculs politiciens et des intérêts égocentriques pour ne voire que le Mali. Oui, la classe politique doit, pour une fois, se racheter, redorer son blason et améliorer son image ternie. Elle apparait aujourd'hui, aux yeux du citoyen lambda, comme une classe politique corrompue, égoïste et égocentrique, prête à tout pour préserver ses intérêts sordides. Pourquoi ne pas se laver de ce pêché originel, né avec la démocratie ?

Si la classe politique ne se montre pas suffisamment responsable, si elle ne fait pas son mea-culpa, il revient à l'écrasante majorité de dicter sa volonté, car elle détient la souveraineté, donc elle doit être maitre de son destin. Le grand peuple a sans nul doute l'occasion et le moyen de bâtir un Etat véritablement démocratique en soutenant cette transition et en exigeant d'elle la résolution des sempiternelles crises politico-institutionnelles, voire sécuritaires. Le Mali a trop souffert et les Maliens sont devenus la risée du monde, entendons-nous sur l'essentiel pour le ramener dans le concert des nations démocratiques et prospères.

&nbsp;

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1er anniversaire de la chute du célébrissime duo IBK&#45;Boubou : L’ancien PM Cissé a&#45;t&#45;il trahi IBK en adhérant à l’URD</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/1er-anniversaire-de-la-chute-du-celebrissime-duo-ibk-boubou-lancien-pm-cisse-a-t-il-trahi-ibk-en-adherant-a-lurd-2939610.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 07:41:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il n’a suffi qu’un an pour que l’ancien Président de la République, IBK, soit voué aux gémonies par son ancien et dernier Premier ministre Boubou Cissé, qui a fait le choix d’aller militer au sein du principal parti de l’opposition à son régime, à savoir l’URD. Ce choix, à la fois opportuniste, immoral, indécent,  est non seulement  politiquement incorrect, mais aussi et surtout perçu par l’ancienne majorité comme une trahison. Boubou Cissé, considéré à tort ou à raison comme le dauphin d’IBK, aurait dû défendre ce bilan fut-il chaotique, pour l’honneur et par reconnaissance aux bienfaits de l’ancien président IBK qui l’a élevé au rang de fils bien aimé, éclipsant du coup le fils biologique, Karim Keita. Son arrivée au parti de l’ancien chef de file de l’Opposition, Soumaila Cissé, loin d’enthousiasmer les militants et cadres de l’URD, a été perçu par certains comme une insulte à la mémoire du fondateur du parti, car ce dernier a été victime de la mauvaise gouvernance du duo IBK-Boubou. Pris désormais entre deux feux, celui de l’ancienne majorité et des faucons de l’URD, Boubou Cissé va-t-il renoncer à être candidat à la présidentielle prochaine ? Quel projet pourrait-il être porteur et qu’il n’a pas eu le temps de mettre en œuvre pendant les huit ans qu’il a passés au pouvoir? Prend-il le peuple pour un mouton de panurge qui est prêt à le suivre malgré les bévues qu’il a commises ? Boubou Cissé n’aura-t-il pas des ennuis judiciaires qui lui empêcheront d’être candidat ?</em></strong>

Le mercredi 18 Août 2021, jour pour jour, sera le premier anniversaire de la chute du régime IBK. C’est ce jour qu’une junte militaire est descendue de Kati à bord des véhicules 4X4 pour conduire le Président de la République et son Premier ministre Boubou Cissé au camp Soundiata de Kati. Les images de leur arrestation  ont ensuite fait le tour du monde. Nombreux étaient les maliens, au-delà de l’émotion, à saluer la fidélité du PM Boubou qui était resté aux côtés d’IBK quand  son fils Karim, sentant le coup venir, avait pris la poudre d’escampette, direction la Côte d’Ivoire. Et beaucoup avaient même pensé trouver un avocat défenseur du bilan, bien que chaotique, d’IBK, en l’occurrence Boubou Cissé pour avoir été  non seulement au cœur de la gestion de l’Etat sous IBK, mais aussi pour avoir accepté de tomber avec lui. Un troisième groupe d’observateurs de la scène politique avaient plutôt estimé que la fidélité de Boubou Cissé à IBK était dû à la promesse que ce dernier avait prise à son PM en faisant de lui son dauphin, c’est pourquoi d’ailleurs il lui a donné le plein pouvoir. Cette troisième thèse semble être la plus plausible quand on sait le revirement à 180 degré quand tout espoir de récupérer le pouvoir y compris par le biais d’un coup d’Etat, s’est évanoui. Elle est d’autant plus probable que c’est vers l’URD, le principal parti de l’opposition qu’il a combattu, que Boubou Cissé s’est tourné pour certainement assouvir son dessein machiavélique.

En faisant le choix d’aller militer à l’URD, Boubou Cissé a commis une double faute politique, la première est de se démarquer purement et simplement du bilan de 7 ans de gestion du régime IBK, dont il était l’un des chefs d’orchestre. La deuxième faute politique grave qu’il  a commise était  d’aller militer au sein d’un parti dont il a été l’un des bourreaux, à savoir l’URD de Soumaila Cissé. Pour rappel Soumaila Cissé a été enlevé en pleine campagne pour les législatives  dans sa région, quand Boubou Cissé était PM, libéré six mois plus tard, après la chute du régime, Soumaila Cissé  n’a pas survécu à ses conditions horribles de détention.   Ne faudrait-il pas rappeler au dernier PM d’IBK que l’URD bâtira sa prochaine campagne présidentielle sur les erreurs commises par l’ancien régime dont il était l’une des têtes pensantes ? Avec l’obsession et la boulimie du pouvoir que Boubou Cissé a, il serait prêt à un retournement incroyable de veste pour s’adapter à la nouvelle donne, sauf que le peuple malien n’est pas dupe et la grande plaie laissée béante par leur régime ne s’est pas encore cicatrisée. Il ne serait nullement surprenant de voir ou d’entendre celui qui a choisi d’adhérer au parti qu’il a combattu, critiquer son propre bilan pour le besoin de la cause, il s’est même livré à cet exercice lors de la conférence régionale de l’URD de Mopti où il n’a nullement fait cas du régime défunt en assumant sa part de responsabilité dans le chaotique bilan.

Si IBK était mort avant d’assister à une telle ignominie, il se serait retourner dans sa tombe. Aujourd’hui, il semble regretter d’avoir fait la promotion de certains, car presque personne n’a le courage de défendre son bilan, ou leur bilan commun et pourtant ils ont tous fait la java ensemble en se taillant des milliards. Quand au nouvel adhérent de l’URD, à savoir Boubou Cissé, les dés semblent pipées pour lui, car il ne fera pas non seulement l’unanimité au sein de l’URD, pour ne pas dire qu’il cassera le parti s’il venait d’être choisi, mais aussi il ne pourra pas mobiliser au-delà de l’URD, pas en tout cas les partis de l’ex majorité.

Alors autant revoir à la baisse son ambition, à défaut de se faire oublier, pour ne pas attirer sur lui la foudre du peuple qui n’a pas encore fini de pleurer ses nombreux morts civils et militaires dus à la mauvaise gouvernance avec son corollaire de corruption, de concussion et de népotisme. Boubou Cissé est en train de rater une occasion historique de se taire pendant au moins cinq ans. Il s’expose désormais et il est fort probable que la justice s’intéresse à sa gestion, surtout que ses partisans le font passer pour un grand fortuné prêt à financer la campagne à des coups des milliards. IBK doit tirer toutes les leçons de sa gestion passée, un an après son départ du pouvoir. Joyeux anniversaire ; IBK en paix à la maison.

<strong>Youssouf Sissoko         </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : 18 Août, un anniversaire pas comme les autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-18-aout-un-anniversaire-pas-comme-les-autres-2939607.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 07:31:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A quarante-huit heures, jour pour jour, du premier anniversaire de la chute du régime corrompu d’IBK, l’heure est à l’évaluation du chemin déjà parcouru par le régime transitoire. Le Colonel Assimi Goita et ses compagnons d’armes, après avoir pris leur courage à deux mains pour chasser IBK et ses ouailles du pouvoir, sont désormais face à leurs responsabilités. Ils sont impatiemment attendus pour relever les multiples défis du Mali post IBK. Le peuple malien compte sur eux pour lui donner cette lueur d’espoir qu’il a perdue pendant les vingt dernières années à cause de la gestion chaotique du pays. Idem pour leur allié naturel à savoir le PM Choguel Kokala Maiga issu du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques sans l’intrépide et la brave lutte duquel, parachevée par les militaires, le régime allait s’éterniser. C’est pourquoi pour de nombreux observateurs, le colonel Assimi Goita, Président de la Transition et le Docteur Choguel Kokalla Maiga, Premier ministre ont le même destin et seront non seulement logés à la même enseigne, mais aussi jugés par le même peuple. Ils sont les têtes de proues des deux Mouvements qui revendiquent la légitimité du combat qui a eu raison du régime IBK, à savoir le CNSP et le M5 RFP. Choguel et Assimi ont les mêmes adversaires et partageront le même bilan.

S’agissant du bilan d’un an de gestion des affaires par la transition, les attentes sont loin d’être comblées et les défis restent immenses. S’il est vrai que le Duo, Assimi Choguel, qui n’a pris les rênes du pouvoir qu’après le départ forcé d’un autre Duo, Bah N’Dao et Moctar Ouane, mais cela ne saurait être une excuse, les maliens attendent impatiemment des solutions à leurs angoisses sécuritaires, à leur bienêtre social, à leur vivre ensemble, bref ils aspirent à une paix durable et au développement. Les autorités de la transition doivent nous faire oublier les affres de la gestion calamiteuse du régime défunt qui a tiré le Mali vers le bas. Elles doivent rompre avec cette gestion approximative, basée sur la corruption, le pilotage à vue au relent népotique. Les autorités de la transition ne pourraient compter sur le soutien ferme, populaire et entier du peuple que si elles rompent avec le passé et posent les jalons d’un nouveau Mali.

S’il est très tôt de dresser le moindre bilan de la gestion du Duo Assimi- Choguel, certains signaux semblent donner une lueur d’espoir, donc il doit continuer à persévérer dans cette dynamique afin de jeter les bases de la refondation du Mali. Trois défis majeurs se posent aujourd’hui aux autorités et leurs résolutions ou pas, détermineront la réussite ou non de la transition. Le premier défi est d’ordre sécuritaire, Assimi Goita n’aura aucune excuse s’il venait à échouer dans sa mission régalienne de  défense de l’intégrité territoriale et de la sécurisation des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national, en tant que Colonel. Le deuxième défi est la promotion de la bonne gouvernance. Cette vaste thématique se résumerait à la lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière, à l’assainissement de l’administration et sa modernisation et enfin à la relance de l’économie pour un mieux-être des maliens. Le troisième défi serait la bonne organisation des élections, après des réformes politiques idoines pour doter le pays  d’institutions fortes qui résisteront aux assauts et autres manipulations des hommes politiques véreux. Ces élections doivent être à la fois inclusives et transparentes pour que les maliens puissent élire leurs dirigeants.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Acte II de la transition au Mali :  Le compte à rebours prend l’ascenseur</title>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 08:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une grande aventure incertaine. Voilà comment pourrait se résumer en quelques mots, la gestion d’Etat au lendemain d’un putsch en république du Mali. Les Transitions s’y suivent mais ne se ressemblent pas, sans compter pour chacune son lot de faits inédits et de tâtonnements politico-institutionnels. Ainsi, cette fois, le pays expérimentera l’organe unique de gestion des élections, choix fait par le gouvernement Choguel qui serait, selon ce dernier, la résultante des leçons tirées de nos expériences passées, et surtout, gage de stabilité post-élection. Cela suppose assez logiquement qu’un tel choix apporterait plus de transparence aux prochaines joutes électorales.</strong>

La Transition politique en cours s’apparente à une véritable course contre la montre. Le très regrettable épisode du duo Bah N’daw-Moctar Ouane évincé du pouvoir aura suffisamment accéléré le compte à rebours pour inquiéter l’ensemble des Maliens quant au respect du délai imparti. C’est alors que s’était posé aux premières heures de la vie politique post-coup d’Etat l’équation délai/bonne tenue des élections. Au final, le gouvernement Choguel aura fait le choix audacieux de l’organe unique de gestion pour la tenue des prochaines joutes électorales alors que son prédécesseur avait opté pour le système classique (Ministère de l’Administration Territoriale, CENI, DGE). Ce qui semble tout de même paradoxale, c’est qu’aussi bien le gouvernement Ouane que celui de Choguel ont motivé leur choix par, entre autres, le délai imparti qui serait très court.

Toutefois, l’élément qui pourrait mettre le feu aux poudres après la proclamation des résultats va bien au-delà de l’aspect purement institutionnel d’une élection. Le fait est que depuis le coup d’Etat à nos jours, de l’eau a coulé sous les ponts au sein de la classe politique. Le manque de confiance qui était déjà présent s’en est allé crescendo. A côté du mercure social bouillant, le mercure politique existe désormais, et il n’est pas en reste. Au sein des états-majors politiques, le fait que l’Administration dirigée par un groupe de militaires qui fit un deuxième coup d’Etat après avoir commis un premier sachant tous les risques qu’ils encourraient, prouve à suffisance qu’ils ne lâcheraient pas le pouvoir aussi facilement. L’idée qu’Assimi Goita et compagnie puissent céder le pouvoir et rentrer tout bonnement dans les rangs après la prochaine présidentielle, et ce, après avoir tutoyer les hauts sommets de l’Etat, est pour beaucoup de politiciens, trop belle pour être vraie. Car, pourquoi n’ont-ils tout simplement pas céder le fauteuil à un civil aussitôt ?

La défiance et le manque de confiance de nombres d’acteurs politiques en le pouvoir en place semble être le principal verrou que le gouvernement Choguel devra sauter pour éviter une autre crise à un pays qui n’aura que trop souffert. Le gouvernement en place devra convaincre, donner des garanties afin d’emporter l’adhésion du plus grand nombre. Lorsque la fièvre électorale sera à son paroxysme, un seul mot de travers de la part d’un membre du gouvernement, et ce pourrait bien être une malencontreuse étincelle. Rappelons l’épisode du ministre de l’Administration Territoriale en 2013, qui déclara fort maladroitement que si les premières tendances issues des urnes se confirmaient, se serait la victoire d’IBK dès le premier tour. Il n’en fallu pas plus pour que l’autre camp crie à la fraude et à la partialité du ministre, censé être neutre. Cette fois, la situation semble bien plus explosive.

C’est à cela que Choguel devra s’attaquer. Aucun effort ne sera de trop. Pour le reste, l’on espère que l’esprit républicain et conciliateur de l’élite politique l’emportera. Au demeurant, l’organe unique devra aussi s’attaquer aux autres joutes électorales que sont le referendum, les législatives et les communales. Tout cela durant la Transition semble beaucoup. D’autres détails pratiques devront être éclairés pour la compréhension du grand public.

<strong>Ahmed M. Thiam   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Quitus du CNT au plan d’action du gouvernement : Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga pour redonner espoir aux Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/quitus-du-cnt-au-plan-daction-du-gouvernement-assimi-goita-et-choguel-kokalla-maiga-pour-redonner-espoir-aux-maliens-2938659.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 03:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil National de Transition qui fait office de parlement après le coup d’Etat, vient de renvoyer l’exécutif au travail en adoptant par 102 voix pour, 02 contre et 09 abstentions, le Plan d’Action Gouvernemental, PAG. Le quitus qui vient d’être donné au PAG loin d’être un chèque en blanc au gouvernement, serait juste une boussole permettant à l’Exécutif de savoir vers où se diriger et quelles sont les priorités. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita et le Premier ministre Docteur Choguel Kokalla Maiga ont désormais une occasion idoine d’écrire l’une des pages les plus glorieuses de notre histoire moderne, en posant les solides bases du nouveau Mali. Le Duo le plus choyé du landerneau politique malien, par ses responsabilités au sein de la Res publica, serait en même temps le plus critiqué, voire vilipendé, si les fruits ne tenaient pas leur promesse de fleurs. Les maliens vont-ils faire une union sacrée autour des organes de la transition ? Va-t-on faciliter la tâche aux deux têtes de l’exécutif ? Ne faudrait-il pas soutenir ce duo pour le Mali ? Quels sont les grands chantiers qui attendent la transition ?</em></strong>

Tous les regards sont désormais tournés vers Koulouba, siège de la Présidence, et la cité administrative ou réside le Premier ministre et la plupart des ministres, afin de savoir comment le Plan d’Action du Gouvernement va être mis en œuvre et quelles seront les points prioritaires. Ce plan d’Action comprenant quatre axes, qui sont déclinés en neuf objectifs, reposant sur trois piliers, sécuritaire, politique et social, prend bel et bien en compte les aspirations légitimes du peuple malien. Pour le citoyen lambda, les autorités doivent commencer par lui donner le sourire en traquant tous les malfrats et délinquants financiers de la République, qui ont fait effondrer le Mali. Ensuite, lui permettre de vivre décemment et en toute sécurité avec un accès aux services sociaux de base que sont l’éducation, la santé, l’eau, l’électricité et surtout lui assurer les trois repas quotidiens. Pour rappel, toutes les aspirations des maliens sont contenus dans le PAG, donc les citoyens n’attendent plus qu’une application diligente du plan d’action.

Le Gouvernement pourra espérer avoir un soutien populaire s’il pose les vrais actes, ceux qui vont dans le sens du Mali Koura. Une grande salubrité publique s’impose et elle commencera par une lutte implacable contre l’impunité et la corruption. Il faudrait que tous ceux qui ont puisé illégalement dans les caisses de l’Etat répondent de leurs forfaits. Tous ceux qui, par leurs malversations financières, ont mis à genou notre pays doivent être sanctionnés. Le Mali n’est pas pauvre, mais il est pauvrement dirigé, donc l’heure est venue pour traquer ceux qui se tapent la poitrine en disant qu’ils sont multimilliardaires, alors qu’ils n’ont ni puits de pétrole encore moins une mine d’or, mais ne sont que des fonctionnaires de l’Etat. Le slogan de certaines associations de la société civile n’est pas d’élection tant que les voleurs de la République ne seront pas traduits en justice. Qu’il s’agisse des engrais frelatés, des tracteurs surfacturés, des avions cloués au sol, des blindés en carton, d’équipements militaires bedonnés, des tueries des 10, 11, 12 juillet, lors des manifestations du M5 RFP, de l’aéronef présidentiel, dont le prix reste toujours mystérieux, en passant par des marchés gré à gré, du patrimoine immobilier bradé et bien d’autres dossiers sulfureux, la liste est loin d’être exhaustive. Toutes ces affaires doivent faire l’objet de poursuites et de sanctions. Le peuple a une soif inaltérable de justice d’où son appel a plus de rigueur et de bonne gouvernance. Rien que pour cette soif de justice, de lutte contre la corruption et de la délinquance financière et par souci d’équité, le quatrième axe devient le premier et conditionne tous les autres axes. Le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, les réformes institutionnelles et politiques, tout comme la tenue d’élections libres, crédibles et démocratiques, seront les retombées de la promotion de la bonne gouvernance.

En définitive, la réussite de la transition et surtout sa prorogation dépendront en grande partie de la satisfaction des aspirations légitimes du peuple. Donc, la justice doit être au cœur de la gestion de la transition. Comme pour dire au Duo Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga que le peuple les observe.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : La prorogation de la transition à l’ordre du jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-prorogation-de-la-transition-a-lordre-du-jour-2938657.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’on s’achemine infailliblement vers la prorogation de la transition au Mali. Beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que la camisole de force que la Communauté Internationale et une partie de la classe politique veulent soumettre le Mali serait une gravissime erreur. Car le Mali, après cet énième coup d’Etat, doit se doter de tous les arsenaux juridiques, politiques et même institutionnels pour sortir définitivement de cette série noire d’instabilité.

Pour rappel, depuis l’avènement de la démocratie au Mali en 1991 jusqu’à nos jours, les élections, surtout présidentielles, ont toujours été tenues, mais elles n’ont jamais empêché les militaires de faire irruption sur la scène politique pour renverser les régimes « légalement et légitimement constitués ». Ne devrons-nous pas nous interroger sur les raisons profondes de ces coups d’Etat à répétition, de cette rupture constitutionnelle, au lieu de faire de la fixation sur un hypothétique délai. On peut répondre sans risque de se tromper que la mauvaise gouvernance avec son corollaire de corruption, de concussion, d’insécurité, d’instabilité politique, est la raison fondamentale de la dramatique situation dans laquelle le Mali se trouve. La solution passe par un soutien aux autorités de la transition. Loin d’être un chèque en blanc, elles doivent être soutenues afin qu’elles mènent à bon port le bateau Mali.

En effet, après ce troisième coup d’Etat, et certainement le dernier, l’heure de l’introspection et de la mise en cause du passif semble venue pour permettre enfin aux maliens d’avoir un Etat à la hauteur de leur souhait. Ils ont désormais leur destin entre leurs mains et ne doivent ni céder à la pression de la communauté internationale, encore moins à celle des partis politiques dont la majeure partie est non seulement comptable du calamiteux bilan du régime défunt, mais aussi et surtout, n’a d’autres agendas que la préservation de leurs chapelles politiques, de leurs intérêts égoïstes et cela quel que soit le prix à payer.

Il est à noter que cette prorogation, loin d’être de la fanfaronnade ou une quelconque boulimie du pouvoir des autorités, s’impose eu égard à l’immensité et à la délicatesse des missions qui leur sont confiées. Il faut nécessairement réaliser les quatre indispensables axes du Plan d’Action du Gouvernement Choguel pour le Mali Koura tant espéré par le peuple. Du renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, en passant par les réformes politiques et institutionnelles, à la promotion de la bonne gouvernance jusqu’à la tenue d’élections générales crédibles, transparentes, dont les résultats ne souffriront d’aucune contestation.

Qu’il soit clair dans les esprits que le Mali post 18 Août 2020 ne ressemblera au Mali d’il y a trente ans, donc la rupture avec le passé devient un passage incontournable. Il doit être le Mali de nos rêves, de nos ambitions, c’est à dire débarrassé de certaines pratiques et de certains délinquants financiers qui ont mis à genou le pays. Il devient alors très urgent de doter notre pays d’institutions fortes qui résisteront aux turpitudes et autres assauts des hommes politiques. Pour ce faire, l’on doit se donner les moyens et le temps nécessaires pour opérer les changements auxquels le peuple aspire. Vivement donc une prorogation de la transition.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transition au Mali :  Mamadou Igor Diarra favorable à une prorogation intelligente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-au-mali-mamadou-igor-diarra-favorable-a-une-prorogation-intelligente-2938661.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:19:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'ancien ministre des finances et non moins vice-président de l'URD à cœur ouvert dans jeune Afrique, s'est dit favorable à une prorogation intelligente de la durée de la transition afin de réunir les conditions optimales pour la tenue d'élections inclusives, transparentes, crédibles et démocratiques sur toute l'étendue du territoire national. Le vice-président de l'URD, après un diagnostic sans complaisance de la situation sociopolitique pense que toute précipitation, toute impréparation aboutiraient à un chaos incommensurable. Il a même été joint par le PM Choguel Kokalla Maiga qui dans une interview à l'ORTM semble donner raison à l'ancien ministre. Ne faudrait-il pas soutenir cette thèse de la prorogation intelligente de la transition ? Pourquoi il y a nécessité de proroger ?</em></strong>

La problématique de la prorogation de la transition fait aujourd'hui débat sur la scène politique au point que certains partis politiques sont montés au créneau pour exiger le respect du délai prescrit dans la charte de la transition. Au regard de l'immensité, de l'urgence, de la nécessité, de la complexité et de la délicatesse des tâches qui sont celles de la transition pour mettre le pays sur des bons rails, certaines voix se sont élevées, pas des moindres, pour demander une légère prorogation afin de réunir toutes les conditions optimales pour des élections transparentes crédibles et incontestables. Mamadou Igor Diarra, ancien ministre des Finances et de l'Énergie, Mine et Eau, a dans une tribune à Jeune Afrique, donné son point de vue sur la situation sociopolitique du Mali et sur la problématique de la prorogation de la transition.

Pour Mamadou Igor Diarra, la priorité doit être donnée à la sécurité et aux réformes politiques nécessaires. C'est après ces deux aspects qu'on pourra penser à l'organisation des bonnes élections. Alors, sans tomber dans un fétichisme de date, Igor souhaite que les conditions doivent d'abord être réunies pour la tenue d'élections. Dans le cas contraire, le Mali risque de s'installer durablement dans l'instabilité politique, dont l'une des conséquences est l'insécurité.  Il a été rejoint par le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga qui pense aussi qu'on ne doit pas faire du délai de la transition une fixation en occultant les autres aspects qui sont tout aussi importants sinon plus importants que la tenue des élections.

A la question de savoir pourquoi proroger la transition alors que les élections pourraient avoir lieu dans certaines zones ? La réponse est on ne plus claire. C'est pour éviter que le Mali ne tombe encore une fois dans une crise postélectorale gravissime à cause des contestations des résultats. L'exemple le plus récent est la réélection contestée d'IBK en 2018 et deux ans plus tard les mauvaises législatives qui ont fini par faire tomber le régime. Donc, cette transition semble être une bonne occasion pouvant permettre de doter le pays d'institutions fortes permettant d'organiser des élections transparentes et crédibles. Choguel Kokalla Maiga et Mamadou Igor Diarra sont en phase, il reste à légitimer cette belle initiative en la faisant prendre par le peuple au cours des assises nationales inclusives.

En définitive, comme Mamadou Igor Diarra et Choguel Kokalla Maiga, toute la classe politique doit s'inscrire dans la logique d'une prorogation intelligente afin de réunir les conditions optimales pour des élections transparentes. Un large consensus autour des autorités de la transition pour mener à bon port le bateau Mali s'impose. Il faut taire les divergences politiques et faire face à l'essentiel, afin que le Mali ne s'effondre pas.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>UEMOA : 35 000 milliards de FCFA de transactions via le mobile money en 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/uemoa-35-000-milliards-de-fcfa-de-transactions-via-le-mobile-money-en-2020-2938672.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:18:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le volume des transactions cumulées effectuées par l'intermédiaire des EME (établissements de monnaie électronique) s'est établi à 34 914,8 milliards FCFA fin 2020, contre 25 470,8 milliards FCFA fin 2019, soit une forte hausse de 37,1%.</strong>

Le nombre de transactions réalisées par les EME a suivi la même tendance avec une progression de 33,6% pour atteindre 3 628 009 604 d'opérations sur la même période.

Si le Sénégal a enregistré le plus grand nombre de transactions (27,9%) de l'Union, c'est en revanche en Côte d'Ivoire que la valeur des transactions (39,4%) demeure la plus élevée.

Par ailleurs, l'encours de la monnaie électronique émise par ces assujettis s'est établi à 556,6 milliards FCFA en 2020 contre 409,7 milliards FCFA en 2019, soit une progression de 35,9%. Ce stock de monnaie électronique est intégralement couvert par les fonds constitués par les EME auprès des établissements de crédit de l'Union.

En outre, le nombre de comptes ouverts auprès des EME est passé de 51 009 424 fin 2019 à 66 711 457 fin 2020, soit une hausse de 30,8%.

A noter qu'en plus des EME qui étaient au nombre de 12 en 2020, deux autres acteurs offrent des services financiers via la téléphonie mobile, les partenariats entre banques, opérateurs de télécommunications et prestataires techniques ; et les systèmes financiers décentralisés.

Cependant, dans une note mensuelle en juillet 2020 sur la conjoncture économique l’organisation tire sur la sonnette d’alarme. Les mesures de restriction prises pour freiner la propagation du nouveau coronavirus ont eu un impact négatif sur l’activité économique.

Cette situation résulte de la  «conjoncture défavorable au niveau de l’ensemble des secteurs d’activité, affectés par les mesures prises par les Etats pour contenir la propagation de Covid-19».
La note précisait que les baisses les plus importantes concernent les bâtiments et travaux publics (-15,7 points par rapport à mars), ainsi que les activités commerciales (-6,7 points) et des services (-1,5 point).
« Les contre-performances sont localisées au niveau de l’ensemble des pays de l’Union, à l’exception du Burkina et du Mali, avec de forts replis au Sénégal (-10,6% contre +2,2% en mars), au Bénin (-7,5% contre -3,4%), en Côte d’Ivoire (-6,8% contre -5,7%) et au Togo (-4,8% contre -3,7%) ».
« La bonne tenue des activités notée au Burkina (+6,1% contre -9,3%) et au Mali (+5,2% contre +4,0%), ainsi que le redressement observé au Niger et en Guinée-Bissau ont exercé un effet modérateur», souligne la publication.

L’activité économique mondiale a été paralysée en avril 2020 par les mesures de confinement et de distanciation sociale imposées à une grande partie de la population de la planète pour freiner la pandémie de coronavirus.

Au niveau de l'UEMOA, les indicateurs récents de la conjoncture font ressortir la poursuite de la tendance à la baisse de l'activité économique, du fait de la situation défavorable de l'ensemble des secteurs d'activité. Quant à l'inflation, elle a rompu avec sa tendance baissière dans les pays de l'Union, tirée par la hausse des prix des produits alimentaires. Au plan de la conjoncture monétaire et financière de l'UEMOA, les taux d'intérêt sur le marché monétaire ont fortement baissé, ainsi que les tensions de trésorerie au niveau des banques, en lien avec la décision de la BCEAO de satisfaire les besoins exprimés par les banques au taux fixe de 2,5%. La liquidité propre des banques s'est consolidée. La masse monétaire s'est renforcée, avec notamment la bonne tenue des actifs extérieurs nets. Cette dynamique a permis de maintenir les réserves de l'Union à un niveau de 6,3 mois d'importations des biens et services, tout comme en mars 2020. Quant au taux de couverture de l'émission monétaire, il s'est établi à 79,8%, après 79,3% le mois précédent.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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</item>

<item>
<title>ANPE :  Une exécution de 61%</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/anpe-une-execution-de-61-2938670.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:16:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sur 103 activités programmées, 63 sont exécutées ou en cours d’exécution à la date de 30 juin 2021.</strong>

L’ANPE fait face à des difficultés notamment l’insuffisance des fonds, la faible mobilisation des ressources financières, l’insuffisance des ressources humaines et matérielles et l’insuffisance des locaux, entre autres.

L’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi malgré l’environnement socio politique et économique et les conséquences de la pandémie due à la maladie à coronavirus, a poursuivi sa mission qui consiste à contribuer la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Emploi à travers son Plan Stratégique de Développent (PSD) 2021-2025.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son PSD 2021, l’Agence a élaboré le Programme de Travail Annuel (PTA) 2021 composé de 103 activités reparties entre les domaines d’intervention (intermédiation (9), promotion de l’emploi (20), perfectionnement (28), communication (14), études et production statistiques (13), coopération et migration (9) et administration (10)). Ainsi, la date du 30 juin 2021 tous les domaines d’intervention à l’exception de la communication (28,6%) ont atteint un taux d’exécution global (exécutées ou en cours) au moins de 50%.

La mise en œuvre du PTA est régulièrement évalué à mi parcours et en fin d’exercice. C’est dans ce cadre qu’une conférence de presse a été organisée le vendredi 30 juillet 2021 à la direction générale. Cette rencontre avec les hommes de media a été marquée par une projection d’un petit film documentaire sur les réalisations de l’Agence de Kayes à Taoudenit en passant par Bamako. Après, la projection le Président du Conseil d’Administration (PCA), Issa Bagayoko a tenu à féliciter la direction générale pour la tenue de cette rencontre avec les journalistes sur l’état d’exécution des activités du PTA 2021. Le Directeur General Ibrahim Ag Nock quant à lui s’est attelé à faire une présentation du PTA durant une heure environ avant de se prêter aux questions des journalistes.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hivernage :  De la joie au désespoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/hivernage-de-la-joie-au-desespoir-2938667.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:14:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la soirée du samedi 31 juillet, de fortes pluies se sont abattues sur la ville de Bamako. Les précipitations ont enregistré plusieurs dégât</strong><strong>s presque dans tous les quartiers de la capitale. Ce qui a occasionné de pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants. Dans certaines concessions, l’eau a pénétré dans toutes les chambres, obligeant les occupants à entasser dans la cour fauteuils, ustensiles de cuisine, valises etc. La pluie qui a commencé à partir de 17 heures, a continué pendant au moins trois heures.</strong>

Dans le district de Bamako, la gestion des eaux usées, des ordures ménagères et des caniveaux, constitue un réel casse-tête<strong><em>. </em></strong>Les caniveaux construits pour faciliter le drainage des eaux de toute nature sont devenus des lieux où l’on déverse des ordures. Certains habitants du District qui brillent par leur incivisme notoire, ne voient pas l’importance des ouvrages réalisés en vue de les mettre à l’abri de sinistres (inondations) et pour rendre leur cadre de vie plus agréable.

Les voies de drainage sont obstruées et les ordures entassées au bord des caniveaux sont drainées en cas de pluies torrentielles. Qu’il s’agisse des collecteurs ou caniveaux, ces ouvrages d’assainissement jouent le même rôle de drainage des eaux pluviales. Leur entretien régulier permet un bon écoulement des eaux de ruissellement, réduisant du coup les risques d’inondation.

Toutefois, certains individus, en font de plus en plus des lieux de dépôt d’ordures ou de collecte des eaux usées domestiques, contribuant ainsi à dégrader davantage le cadre de vie des populations.

Après une forte pluie, il n’est pas facile de se rendre dans certains quartiers présentant une physionomie peut reluisante. Le constat est amer : flaques d’eau, rues boueuses ; certaines artères principales se transforment en « rivières spontanées ». Cette situation est due à une insuffisance de caniveaux adaptés pour favoriser un écoulement normal des eaux pluviales et aussi au mauvais état des canaux d’évacuation existant.

Certes, la population bamakoise est consciente de l’indifférence des autorités, mais elle ne fait absolument rien pour changer son comportement. Aujourd’hui, si chacun de nous comprendra qu’en bouchant les caniveaux et les collecteurs, nous serons exposés aux dangers liés à des inondations, la majorité adopterait un comportement plus citoyen. Et si chacun curait le caniveau qui passe devant sa porte ?

Aujourd’hui le spectacle est désolant : des jeunes prenant le thé dans le « grin », vendeuses (vendeurs) des fruits et nourritures installés au bord des caniveaux ou collecteurs ou sur des caniveaux débordants et nauséabonds ! N’est-ce pas le comble de l’indifférence ? Chacun pense que c’est le travail de l’autre, notamment la voirie municipale ou le service d’ozone qui peine à retrouver ses marques ou s’essouffle. Qui sont les premières victimes en cas d’inondations ?

<strong>Chaque année, plusieurs quartiers de Bamako sont frappés par des inondations.  Le bilan annoncé par les autorités est parfois lourd.</strong>

Passage barré, manque de canal, caniveaux mal curés… Les élus communaux sont accusés d’être responsables de cette situation. A l’image de Yirimadio, de Niamancoro, de Banconi, j’en passe, des quartiers très populaire et très peuplé où les constructions sont à la limite anarchique. Par cupidité, les maisons sont construites dans le passage de l’eau. Le manque d’audace des autorités politiques et administratives se traduisant par leur silence coupable.

Dans tous les cas les conséquences pour le pays se chiffrent en dizaines de décès par an, en milliers de journées de travail perdues et en millions de Francs CFA engagés chaque année

Le manque d’assainissement constitue le facteur de majeur. Ce désastre s’explique du fait que les caniveaux sont bouchés par des ordures et à cause des constructions anarchiques.

Il a affecté en priorité les populations vulnérables, dont plus de la moitié souffre en permanence de maladies liées au déficit d’accès à un assainissement adéquat. Ce déficit d’assainissement représente également pour ces centaines de milliers de femmes et de jeunes filles une atteinte à leur dignité

A ce titre l’assainissement représente un véritable investissement.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Orpaillage artisanal :  10 % de la population du Mali en dépend</title>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:11:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« 10 % de la population du Mali dépendent de l’orpaillage artisanal sur sites informels », indique Sédiko Douka, Commissaire de la CEDEAO chargé de l'Energie et des Mines, dans une interview le mercredi 28 juillet 2021 Considéré comme l’activité minière la plus préoccupante particulièrement au Mali et dans les pays du Sahel (Niger et Burkina), « l’orpaillage clandestin est quasiment à la même proportion que l’exploitation industrielle pratiquée par les grands groupes légalement constitués et reconnus avec des permis formels », souligne Sédiko Douka. </strong><strong>
</strong>Dans les pays producteurs d’or au sahel, « à la violence et aux conflits entre autochtones et allogènes dans la zone dite des trois frontières, s’est ajouté le terrorisme dont l’orpaillage clandestin constitue une des sources de financement », fait savoir le commissaire en charge des Mines de la Cedeao.

L'orpaillage est une pratique très ancienne au Mali.  Les zones d'orpaillage traditionnelles jadis, situées dans les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, aujourd’hui, le nord (Gao et Kidal) est la coqueluche, connaissent un afflux de personnes qui voulaient désormais entreprendre une nouvelle activité réputée rapporter des gains considérables en peu de temps.

Souvent par groupes de deux personnes ou bien quatre, voire parfois une vingtaine, les orpailleurs se relaient pour creuser, trouver un filon et faire sortir les pierres. À chaque fois qu'un site voit son or épuisé, on va sur une autre, ça évolue, il n'y a pas de site définitif.  Ces orpailleurs, on les trouve autour de petites mines, des sortes de puits ou de mares, délimités sur quelques mètres carrés pour ne pas empiéter sur le voisin.

Le gouvernement malien craint une catastrophe écologique dans les sites aurifères. Il a lancer une campagne de sensibilisation contre les dangers liés à l’utilisation des produits chimiques toxiques dans l’exploitation minière. Bien qu’interdite par la loi, l’utilisation abusive et artisanale du cyanure sur les sites d’orpaillage traditionnels prend de l’ampleur.

L’or qui représente le principal produit d’exportation du Mali depuis 1999 pourrait devenir sa principale source de malheur si des mesures fortes et efficaces ne sont pas prises.
Pour pallier tous ces problèmes, Sédiko Douka a annoncé « une réglementation régionale sur l’exploitation des mines artisanales ». Le texte vise à formaliser les mines artisanales à petites échelles, semi-mécanisées et bannir les pratiques illicites et illégales dans le domaine.
Au nombre de ces pratiques illégales nourries par l’absence de cadre réglementaire applicable à l’exploitation minière artisanale, figure l’utilisation d’enfants mineurs sur ces sites.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La justice malienne au garde&#45;à&#45;vous : Pouvoir de Transition ou de Séduction ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-justice-malienne-au-garde-a-vous-pouvoir-de-transition-ou-de-seduction-2937785.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 08:32:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est-il en passe de se doter d’une forte autorité politique, et ce, par une Justice active et implacable ? En tous cas, après le mandat d’arrêt émis contre le fils de l’ex fiston national, Karim Keita, et l’arrêt du tout puissant et intouchable chef de la Sécurité d’Etat, Moussa Diawara, les Maliens émettent le vœu pieux que ces actions d’éclats s’inscrivent dans une réelle dynamique positive et savamment établie ; et non juste de la poudre de perlimpinpin afin de soutirer la sympathie de la masse populaire.</em></strong>

La nouvelle aura vite fait le tour du pays, le jeudi 29 juillet 2021. Le Général Moussa Diawara, pièce maitresse du pouvoir d’IBK, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête portant sur la disparition du journaliste Birama Touré, pour « complicités d’enlèvements, de séquestration ». Selon des informations recoupées par plusieurs médias, l’enquête aurait fait un grand bond en avant depuis le début du mois de Juillet. D’où le mandat d’arrêt international émis par Interpol à la demande des autorités judiciaires maliennes contre Karim Keita. Pour l’instant, il est extrêmement difficile de prédire le dénouement d’une affaire si tragique que l’on croyait boucler depuis assez longtemps. De ce fait, il n’est pas exclu que d’autres suspects soient entendus dans le cadre de l’enquête, parmi eux peut-être encore, des personnalités de premier rang.

<strong>Vent de panique et d’effroi dans les rangs des criminels au col blanc</strong>

Les nombreux délinquants financiers de haut niveau qui ont longtemps tapis dans l’ombre du pouvoir et des failles du système ne se sentiraient plus protégés par leur immunité dorée. Car si la Justice arrive bien à arrêter le Directeur des renseignements en personne, et le fils de l’ex président de la République, chose jamais vu dans le pays, elle est bien capable de les ramener dans son escarcelle, et de leur priver de liberté. Même si l’on peut affirmer que le timing pourrait leur accorder un léger sursis. Car huit mois semble un délai assez peu suffisant pour inquiéter le plus grand nombre de cambrioleurs bureaucrates. Mais ce serait un très bon début dans l’assainissement du pays et de la lutte contre la corruption surtout si les autorités légitimes qui seront installées par la suite continuent le travail préalablement accompli.

Cependant, il est fortement craint par les Maliens que ces actions, certes salutaires, ne soient réellement qu’une énième manœuvre de la part de l’élite gouvernante du pays afin d’endormir la population et de détourner son attention d’autres priorités ardentes du moment. Le dénouement de l’enquête sur la disparition de Birama Touré nous servira de réponse.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Plan d’action du gouvernement Choguel :  Quatre axes en huit mois, c’est pour faire le lit d’un autre coup d’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/plan-daction-du-gouvernement-choguel-quatre-axes-en-huit-mois-cest-pour-faire-le-lit-dun-autre-coup-detat-2937780.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 07:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga était devant le Conseil National de la Transition, CNT, le vendredi 30 juillet 2021, pour présenter le Plan d’Action de son Gouvernement. Structuré autour de quatre grands axes, que sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, les réformes politiques et institutionnelles, l’Organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance.  Ce plan est à la fois ambitieux et prometteur, mais non réalisable dans le délai imparti à cause de leur complexité et du contexte d’insécurité généralisé. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita et son Premier Ministre Dr Choguel Kokalla Maiga, vont-ils céder à la pression de la Communauté internationale et au cri affamé de l’ex majorité pour bâcler la transition et préparer du coup le lit à un autre putsch dans un ou deux ans ? Le Peuple malien ne doit-il pas prendre son destin en mains pour imposer sa volonté au syndicat des chefs d’Etat de la CEDEAO, le bras politique de la Communauté internationale et aux hommes politiques véreux mus par leurs intérêts égoïstes ?</em></strong>

Le Mali a connu, en 61 ans d’indépendance, plus de quatre coups d’Etat et trois transitions politiques, faisant incontestablement de lui l’un des pays les plus instables de la sous-région, voire d’Afrique. Ne faudrait-il pas maintenant faire en sorte que cette transition soit la dernière en permettant de doter le pays d’institutions fortes ? Nous avons désormais de la matière avec le Plan d’Action du Gouvernement, PAG, de Choguel Kokalla Maiga, il suffit tout simplement qu’un large consensus se dégage pour y parvenir. Pour ce faire, il serait non seulement nécessaire de dépassionner, mais aussi et surtout, que le peuple souverain du Mali   impose sa volonté à la Communauté internationale. Pays de grands conquérants, d’empires qui ont brillé de mille feux, le Mali fut quand beaucoup de pays dits civilisés n’étaient pas, pour paraphraser l’ancien Président de la République, IBK. Donc, le peuple malien a toujours su refuser la capitulation, voire la soumission en ayant une grande capacité de résilience face aux épreuves. Alors, pourquoi avoir ce fétichisme de délai en faisant fi à l’énormité et à la délicatesse des missions qui sont celles du gouvernement de la transition pour mettre le pays sur des bons rails ? Doit-on être aveuglé par la boulimie du pouvoir au point d’être prêt à vendre son pays, comme c’est le cas d’une frange importante de la classe politique ?  C’est pourquoi, il importe pour Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga de s’assumer en ne cédant ni au cri affamé de l’ex majorité, ni à la pression de la Communauté internationale, afin de mener à terme les 4 axes qui constituent le PAG.

En prenant les deux premiers axes, à savoir le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire et surtout les réformes politiques et institutionnelles, à moins d’avoir un autre agenda, sinon il est quasiment impossible de réaliser en huit mois ces deux gigantesques et indispensables ambitions. Alors, à quoi sert de se précipiter pour retomber dans un an ou deux ans dans les mêmes travers. La classe politique doit s’accorder sur un minimum et sortir de la guéguerre de positionnement. Elle doit sortir des idées revanchardes pour ne voir que le Peuple martyr du Mali. L’ultimatum pour l’ancienne majorité de ne pas ajouter une seconde de plus au délai prescrit par la CEDEAO est perçue comme une vengeance à Choguel Kokalla Maiga, qui passe à ses yeux comme étant l’un des bourreaux du régime défunt. Posée comme telle, cette équation risque d’être non seulement à plusieurs inconnues, mais elle décrédibiliserait davantage la classe politique qui sera perçue par le peuple comme une classe politique égocentrique. Donc, il y a nécessité d’accorder les violons pour donner une chance à cette transition de sortir le Mali de l’ornière, quel que soit la durée. Un an de plus ou deux ne seraient de la mer à boire, s’ils peuvent permettre de mener toutes les réformes et organiser des élections générales inclusives, transparentes et démocratiques. Vivement alors une transition réussie et consensuelle au Mali dans un délai raisonnable.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>malgré le marasme économique qui frappe de plein fouet le secteur le bureau de l’OPECOM prend le problème de ses adhérents à bras le corps</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/malgre-le-marasme-economique-qui-frappe-de-plein-fouet-le-secteur-le-bureau-de-lopecom-prend-le-probleme-de-ses-adherents-a-bras-le-corps-2937788.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 07:09:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On se souvient que l’OPECOM a organisé sa 11<sup>ème</sup> Assemblée générale d’information le 19 juin 2021 dans la salle de conférence du Gouvernorat du District de Bamako sous la <strong>Présidence de Mme DEMBELE Madina SISSOKO</strong> Ministre des Transports et des Infrastructures en présence de <strong>M. Imirane Abdoulaye</strong>, Secrétaire Général du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population représentant son Ministre empêché. Cette rencontre a réuni l’ensemble de ses partenaires notamment les représentants de plusieurs départements ministériels et des services centraux, les représentants des services des impôts, de la DGMP, de l’ARMDS, les directeurs d’agences, les représentants de certaines banques et établissements financiers, les présidents des ordres professionnels du BTP, des présidents des groupements professionnels du secteur privé, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali.

La deuxième étape pour l’OPECOM est le partage des recommandations

issues de cette assemblée générale, avec l’ensemble des parties prenantes dans le cadre d’un dialogue direct et constructif entre des acteurs publics et privés.

Les recommandations sont à trois niveaux :
<ol>
 	<li>les recommandations à l’endroit de l’Administration dans le cadre des reformes et de l’accès aux marchés publics ;</li>
 	<li>les recommandations à l’endroit des membres de l’OPECOM dans le cadre de la remise en cause pour les bonnes pratiques dans le cadre d’une concurrence transparente ;</li>
 	<li>les recommandations à l’endroit des services des impôts dans la délivrance des pièces fiscales.</li>
</ol>
On se souvient qu’à la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale, le Président de l’OPECOM avait exhorté ses adhérents à ne pas se cacher aux services des impôts et de jouer plutôt à la transparence s’ils veulent que leurs entreprises prospèrent.

Ils ont joint la parole à l’acte en rencontrant la Direction Générale des Impôts du District le 13 juillet 2021 et la Direction Général des Impôts des Grandes Entreprises de 28 juillet 2021.

La Directrice Générale des Impôts du District <strong>Madame COULIBALY Zaliatou DIARRA</strong> entourée de ses plus proches collaborateurs et des Chefs des Centres des Impôts du District ont écouté patiemment et avec beaucoup d’intérêt les préoccupations de l’OPECOM.

<strong>Monsieur Hamadou Fall DIANKA</strong>, Directeur Général des Impôts des grandes Entreprises a fait de même le 28 juillet avec une forte délégation de l’OPECOM.

Les échanges qui ont duré au total quatre heures d’horloge, ont été cordiaux, francs, instructifs et quelque fois tendus compte tenu du rôle et de la position de chacune des parties.

Les discussions ont touché tous les aspects, notamment et surtout autour de l’obtention des pièces fiscales qui conditionne la participation aux appels d’offres, la signature des marchés acquis, le démarrage des travaux, le paiement des décomptes des travaux réalisés avec le concours des banques.

Les factures, les copies de marchés et les décomptes sont transmis à l’administration avec des pièces fiscales à jour. Ces pièces doivent encore être renouvelées le jour où l’administration aura les moyens pour payer l’entreprise.

L’accès aux marchés publics est ainsi compromis sachant qu’il y a des pièces éliminatoires dont la durée de vie est de 30  jours avec comme conséquences :

-la baisse des chiffres d’affaires sur lesquels se font les prévisions de recettes fiscales pour les services des impôts et les renouvellements de lignes de crédit qui permettent aux banques d’accompagner les entreprises ;

-l’avantage aux entreprises nouvellement créées qui sont dispensées de la fourniture des états financiers d’un certain nombre d’années et des expériences en travaux similaires et qui profitent de façon abusive du décret d’orientation de la commande publique postulant ainsi aux mêmes marchés que les entreprises exerçant depuis 10-30 ans, avec comme conséquence la disparition programmée des entreprises qui ont supporté l’économie pendant ces 30 dernières années ;

-les entreprises de la communauté, nouvellement installées dans le pays à la suite d’un marché qui de ce fait n’ont pas d’antécédents avec l’administration des impôts trouvent ainsi une bonne opportunité d’affaires pendant que les locaux sont empêtrés dans les difficultés.

Du côté de la Direction Générale des Impôts des Grandes Entreprises et de la Direction Générale des Impôts du District, il y a aussi des griefs importants à l’encontre des entreprises. Il s’agit notamment :

-du non-respect des engagements  pris par certains chefs d’entreprises ;

-des difficultés pour faire la différence entre  les entreprises qui ont de vrais problèmes et celle qui font des simulations ;

-de la disparition rapide de certaines entreprises qualifiées par l’OPECOM comme étant des entreprises d’une saison, dès qu’elles ont fini d’exécuter les travaux ;

-du non-paiement de l’IS et des taxes indirectes ;

-du non-respect par la grande majorité des dispositions de l’Art 75 du LPF, notamment la collaboration des entreprises avec des fournisseurs installées dans les grandes villes et ne disposant pas de numéro fiscal même si celle relative à des zones difficiles peut être un sujet de discussions ;

-de la complexité des BTP.

L’OPECOM juge le bien fondé des griefs de l’administration fiscale et donne les réponses ci-après :

Concernant le paiement de l’IS et des taxes indirectes, le gros problème réside dans le non-paiement par l’État des factures dans les délais contractuels. Certains marchés accusent des mois voire des années de retard de paiement ce qui diminue la confiance entre la banque et son client. Il arrive qu’un marché soit exécuté à hauteur de 100% pendant que le total des paiements ne fait que 40% ou même 0%. Il en découle que les intérêts débiteurs des banques compromettent le bénéfice et une bonne partie des taxes, sachant que le taux d’intérêt varie entre 9% et 15% comparé au bénéfice de l’entreprise qui tourne autour de 8 à 10% sur une courte période. Au bout de quelques mois, l’entreprise n’a plus de bénéfice. De ce fait, les BTP travaillent avec du revolving. Les nouveaux marchés soldent les marchés précédents et c’est une chaîne. Tant qu’une entreprise reste en activité, elle doit toujours à l’État et l’État aussi lui doit.

La collaboration avec des fournisseurs installés dans l’informel est elle aussi liée aux mêmes difficultés de paiement. Les banquent accompagnent toujours les entreprises jusqu’à hauteur des lignes de crédit demandées au moment de la soumission. Pendant cette période, l’entrepreneur ayant la liquidité, peut s’imposer aux fournisseurs. L’entrepreneur devient vulnérable à partir du moment où il n’y a plus de liquidité du fait des décomptes impayés. C’est à partir de cet instant que les fournisseurs exclus par les dispositions de l’Art 75 s’invitent dans le projet car eux peuvent attendre plusieurs mois ou le temps qu’il faut pour leur paiement. Entre temps le délai contractuel court et même l’application des intérêts moratoires relatifs aux retards de paiement ne résoudra pas le problème. Un marché public est un contrat écrit dans lequel chacune des parties doit respecter ses obligations. Si une seule des parties doit respecter les termes du contrat, on assistera à un déséquilibre avec les conséquences. Alors si les entreprises étaient payées par le Maître d’Ouvrage conformément aux clauses du marché, elles seraient à l’abri de l’informel qui finira par se conformer ou disparaître.

Compte tenu des différentes crises que traverse le secteur depuis plus de 10 ans, à défaut d’injecter directement de l’argent dans les entreprises, l’OPECOM demande un moratoire pour la délivrance des pièces fiscales jusqu’à la fin de la transition.

A la fin des rencontres, beaucoup de convergences de vue se sont dégagées. L’objectif visé est le même mais ce sont les outils de travail à la disposition de chaque camp qui font la différence.

L’OPECOM s’engage à répertorier tous ses membres et à organiser des journées portes ouvertes d’identification, autant à Bamako que dans les régions avant ou après chaque assemblée générale en relation avec les services des impôts.

-des cadres d’échanges seront organisés entre les chefs d’entreprises et les vérificateurs pour permettre à tous de mieux comprendre et cerner la complexité du secteur du BTP.

-le cadre juridique pour l’exercice de la profession d’entrepreneur doit être mieux balisé afin que n’importe qui ne puisse pas être un entrepreneur.

Le Directeur Général des Impôts des Grandes Entreprises et la Directrice Générale des Impôts du District ont salué cette initiative qui a été une première qui permettra à coup sûr d’instaurer la confiance. Ils ont rappelé les énormes défis auxquels notre pays est confronté et les moyens limités pour y faire face. Un cadre de dialogue permanent sera mis en place pour plus de proximité entre les services des impôts et les contribuables pour permettre d’élargir l’assiette fiscale surtout que 60% de la matière imposable ne paye pas d’impôts pour plusieurs raisons et la charge se répartit sur un petit nombre. Le message a été bien entendu de part et d’autre et le compte rendu sera fait à qui de droit.

L’Organisation entend déployer tous ses efforts pour trouver des solutions aux problèmes de ses adhérents. La prochaine étape l’OPECOM sera certainement la DGI, l’ARMDS ou la DGMP.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’URD à l’épreuve du choix de son candidat à la présidentielle :  Quand tous les sondages donnent Mamadou Igor Diarra gagnant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lurd-a-lepreuve-du-choix-de-son-candidat-a-la-presidentielle-quand-tous-les-sondages-donnent-mamadou-igor-diarra-gagnant-2937782.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 07:02:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Union pour la République et la Démocratie, URD, le parti du très regretté Soumaila Cissé s’apprête à choisir son candidat pour la présidentielle de février 2022 et cela dans les jours ou semaines à venir. Si l’on croit aux informations en provenance du QG du parti de la poignée des mains, la question du choix du candidat ne serait plus un tabou et une réunion du BEN pour fixer la date ne saurait tarder. Dans cette épreuve à la fois délicate et complexe pour l’URD, beaucoup de noms circulent, mais Mamadou Igor Diarra semble être le super favori pour les militants et cadres de l’URD. Ils sont nombreux les militants URD à faire le portrait-robot du futur porte étendard du parti à l’élection présidentielle. Parmi les critères évoqués, il y a entre autres l’intégrité morale, le charisme, le bilan personnel dans les différentes fonctions occupées, la connaissance du pays, le carnet d’adresses, la popularité au sein de l’opinion, la capacité intellectuelle et financière pour mener une bonne campagne et enfin la vision pour sortir le Mali de l’ornière. Ces critères à la fois objectifs et indispensables pour gagner la confiance de l’électorat ne favorisent qu’un seul potentiel candidat à savoir Mamadou Igor Diarra. Pourquoi les autres probables candidats sont d’offices exclus ? Le peuple URD va-t-il se priver du pouvoir à cause des intérêts égoïstes et personnels de quelques-uns ?</em></strong>

A un doigt du pouvoir, l’URD risque de s’en éloigner à cause des tergiversations, des guerres de clans, de la boulimie de l’argent et certainement du choix impopulaire et hasardeux que le parti risquerait de faire. Si beaucoup de cadres convoitent le parti de Soumaila Cissé à cause de sa structuration et de son implantation, très peu sont dignes de porter son brassard de capitaine à la prochaine compétition présidentielle. Beaucoup s’a       gitent, parmi lesquels ceux qui étaient opposés à ce parti et qui ont une très grande part de responsabilité dans l’effondrement du pays. Les maliens qui gardent encore une bonne image de ce parti et qui sont prêts à voter pour son candidat, observent à la loupe le choix qui sera fait.  Car ce parti passe aujourd’hui pour le plus crédible aux yeux de l’opinion, pour n’être pas mêlé à sept ans de gestion chaotique du pays.

Ils seraient nombreux au sein de l’URD à nourrir l’ambition d’être le porte-drapeau de ce parti à l’élection du Président de la République. Parmi ces probables candidats, Mamadou Igor Diarra serait le grand favori à cause non seulement de son passé moins tumultueux, de son charisme et surtout de l’opinion favorable dont il jouit au Mali et à l’extérieur. L’enfant de Markala dans la région de Ségou a fait preuve de pragmatisme, de compétence et de rigueur partout où il est passé. De la BDM-SA, à la Bank Of Africa, en passant par la BIM, Mamadou Igor Diarra, a chaque fois laissé l’image d’un patriote rigoureux et désintéressé qui n’a d’autre agenda que celui le Mali. Du Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, au Ministère des Finances, il a fait preuve de pragmatisme et a posé les actes qu’il fallait pour redresser les secteurs qui étaient de son ressort. Il semble être aujourd’hui l’un des ministres de l’énergie de l’Eau et surtout des finances les plus crédibles et qui ont posé des vrais jalons dans le développement des différents secteurs comme l’énergie et l’eau sous ATT. Pour rappel, la SOMAGEP et la SOMAPPEP sont ses initiatives pour rendre l’eau plus accessible. Les délestages étaient devenus des mauvais souvenir, sous ATT à cause du Ministre Igor Diarra. Au Ministère des finances, il passe aux yeux des commerçants comme ceux des fonctionnaires   comme étant l’un des ministres les plus pragmatiques de l’ère IBK.

Le Coordinateur du groupe bancaire BOA de la zone UEMOA, Mamadou Igor Diarra serait une chance énorme pour l’URD de gouter enfin le pouvoir qu’il a cherché depuis près de 18 ans. Il suffit de sortir des sentiers battus pour voir la réalité en face afin de ne pas se casser la figure.

En somme, il reste au peuple URD de prendre conscience et de sortir le parti des griffes des hommes sans foi ni loi qui ne sont mus que par leurs intérêts égoïstes et qui sont prêts à brader ce précieux patrimoine aux plus offrants. Il doit se dresser comme un seul homme pour barrer la route à ces illusionnistes. Le Président du parti le Professeur Salikou Sanogo et ses camarades du BEN- URD sont fortement interpellés pour écrire une belle page post Soumaila Cissé à l’URD en rapportant les futures élections.

<strong>Youssouf Sissoko    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Soutien de façade de l&amp;apos;ex majorité à la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-soutien-de-facade-de-lex-majorite-a-la-transition-2937776.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 06:52:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les partis politiques les plus représentatifs de l'ancienne majorité, en conclaves à l'hôtel de l'Amitié ont, à l'issue de leurs travaux, décidé d'accompagner les autorités de la transition afin de la mener à bon port et à la date indiquée.

Ce soutien qui ne serait que de façade en dit long sur la volonté affichée par l'ancienne majorité de reconquérir le pouvoir qui lui a échappé un 18 Août 2020. Sinon comment comprendre qu'un pays où l'insécurité s'est généralisée et où les 2/3 du territoire échappent au contrôle de l'État, qu'on puisse demander la tenue d'élections dans 8 mois. Autrement dit, cette posture de l'ex majorité n'est ni pour sortir le Mali de la crise, ni pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel normal, mais une soif obsessionnelle d'un retour au pouvoir pour continuer à jouir des privilèges.

Elle vient de rater une occasion historique de se taire pour avoir lamentablement échoué à sortir le Mali de la crise. Bocary Treta et ses compagnons d'infortune savent-ils que si le coup d'État a eu lieu c'est à cause de leur mauvaise gouvernance. Si le pays s'est effondré c'est par leur faute. Moins d'un an après le coup d'Etat salutaire et sanitaire, il est moralement inadmissible et politiquement incorrect que ceux qui sont à la base de cette forfaiture s'érigent en donneurs de leçon. La question que beaucoup d'observateurs de la scène politique se posent est celle de savoir si les leaders politiques ne s'agitent que pour échapper à la Justice. Qu'ils sachent que le rouleau-compresseur de la Justice est en marche et personne n'y échappera, pas en tous les cas, ceux qui ont abusé des biens publics. Ils répondront de leurs actes et le duo Assimi Goita et Choguel kokalla peut continuer à travailler pour apporter des solutions aux préoccupations majeures du peuple meurtri et injustement brimé. Le Président de la transition et son PM auront sans nul doute le soutien du peuple s'ils font de ses préoccupations leurs soucis majeurs. Ils auront leur soutien s'ils traquent jusque dans leurs derniers retranchements les délinquants financiers et les assassins de nos enfants lors des événements des 10, 11 et 12 juillet 2020.

Assimi et Choguel peuvent s'assurer du soutien du peuple contre les restaurateurs s'ils jettent les bases du Mali Kura, celui de la Justice, et surtout d'une lutte implacable contre la corruption et l'impunité sous toutes leurs formes. Quant à l'ex majorité, elle a tout intérêt à faire profil bas pour ne pas s'attirer les foudres du peuple.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les sept sections URD de Ségou apportent leur soutien à Igor : Le vice&#45;président Diarra désormais grand favori pour l&amp;apos;investiture du parti</title>
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<pubDate>Mon, 26 Jul 2021 07:36:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le dimanche 18 juillet 2021, la ville de Markala a vibré au rythme de l'URD. En effet, une rencontre de haute facture à l'allure de soutien à Igor a eu lieu au siège flambant neuf du parti de Soumaila Cissé entre les sept sections URD de la quatrième région administrative du Mali. Pour la circonstance le vice-président Mamadou Igor Diarra et non moins ancien ministre des finances et de l'énergie était accompagné par une forte délégation composée des membres du BEN /URD, des cadres du parti et des nombreux admirateurs. A l'accueil les sept sections de la région de Ségou, ont répondu présentes. Fort de ce soutien de taille le chemin de l'investiture de l'URD est-il désormais balisé pour Mamadou Igor Diarra ? A la lumière des témoignages éloquents et de son parcours politicien administratif Igor ne serait-il pas le cheval gagnant pour l'URD à la prochaine présidentielle ?</em></strong>

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Baraouli, Bla, Macina, Niono, San, Segou, Tominian, bref le peuple URD de la région de Ségou s'est donné rendez-vous à la ville d'origine de Mamadou Igor Diarra pour le remercier de tous les efforts qu'il ne cesse de déployer depuis qu'il a adhéré à l'URD et surtout lui témoigner de sa solidarité et de son soutien indéfectible. Accueillie au siège flambant neuf de la sous-section de Markala, qui, il faudrait le rappeler, était paré à l'effigie de l'URD et aux photos géantes de Soumaila Cissé et de Mamadou Igor Diarra, la délégation a visité les locaux, avant d'avoir droit à une présentation des participants à cette rencontre. Après les amabilités et des échanges courtois emprunts de camaraderie pendant une bonne heure, la délégation du vice-président et de tous les participants, en l'occurrence les secrétaires généraux de sections ou leurs représentants sont allés saluer chez certaines notabilités, avant de se retrouver dans la salle de conférence à l'abris des regards indiscrets.

&nbsp;

Le vice-président Diarra, après avoir souhaité la bienvenue aux militantes, militants et cadres de l'URD de la région de Ségou chez lui à Markala, a situé la rencontre dans son cadre réel. Il dit n'être pas venu en campagne et que cette rencontre s'inscrivait dans la dynamique du renforcement et de la mobilisation, amorcé par le parti. Ensuite il a donné la parole aux secrétaires généraux des sections, les représentants des mouvements des femmes et des jeunes pour faire un état de lieu sans complaisance du parti et surtout les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Prenant la parole à tour de rôle les secrétaires généraux ont fait l'état de lieux de leurs structures à la base et ont fini par faire de suggestions. Les secrétaires généraux dans leurs interventions ne se sont pas privés d'adresser une motion spéciale au vice-président Mamadou Igor Diarra pour son implication dans le renforcement du parti dans toutes les sept sections de la région de Ségou. Son arrivée a été du pain béni pour notre parti, avaient dit certains intervenants. L'arbre ne devant pas caché la forêt, ils ont évoqué leurs difficultés tant sur le plan politique que socio- sécuritaire. La région de Ségou est occupée à plus 60 % par les djihadistes, car l'État a cédé. Certaines zones sont devenues des véritables jungles où règne la loi du plus fort. Tantôt les chasseurs Dozos dictent leurs lois, tantôt les djihadistes apparentés aux peuls sèment la terreur. Les populations sont abandonnées à leur triste sort par l'État. Les secrétaires généraux ont chargé leur vice-président Mamadou Igor Diarra de transmettre à qui de droit ces messages de détresse et de désespoir. Reprenant la parole Mamadou Igor Diarra s'est dit honoré et fier de ses camarades pour l'immense travail abattu pour le renforcement du parti. Il les a exhortés à doubler d'ardeur et d'engagement jusqu'à la victoire finale. Il a souhaité que la région de Ségou soit la vitrine de l'URD pour honorer la mémoire du charismatique président Soumaïla Cissé. Il leur a rassuré de sa disponibilité. Concernant la crise sécuritaire il dit être conscient de sa gravité et avoir prêté une oreille attentive aux différentes doléances. La rencontre s'est achevée par une fatwa et un déjeuner délicieux.

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<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>A huit mois de la fin du délai : La Transition malienne marche à pas de tortue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/a-huit-mois-de-la-fin-du-delai-la-transition-malienne-marche-a-pas-de-tortue-2936923.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jul 2021 07:33:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A huit petits mois de la fin officielle de la transition, rien n’indique encore que les échéances électorales censées la couronner seraient tenues à dates échues et les autorités ne donnent aucun gage prouvant le contraire. De la déclaration de politique générale du PM Choguel Kokalla Maiga censée donner la quintessence des activités du gouvernement de la transition en passant par la tenue des assises nationales de la refondation, rien n’a encore été fait pour l’instant, alors que le temps est loin d’être leur meilleur allié. Au même moment le front politico-social s’anime timidement et l’insécurité bât de l’aile et elle est sur le point de se généraliser. A ce rythme le pays ne risque-t-il pas de connaitre des troubles pouvant annihiler les efforts jusque-là déployés par les autorités de la transition ? A quand les assises nationales et surtout consensuelles pour définir les grands axes de la transition et de surcroit du nouveau Mali ? Le tandem Assimi- Choguel rassure-t-il encore ? </em></strong>

Après la prise du pouvoir par le président de la junte militaire, le colonel Assimi Goita, suite au deuxième coup d’Etat en l’espace de 9 mois, nombreux étaient les maliens à penser que leur pays va retrouver la stabilité et de celle-là, naitra l’espoir d’un retour rapide à la vie constitutionnelle normale. Presque trois mois après ce second coup de force, à part quelques coups d’éclats, rien de tangible ne visible dans le pays. Le Mali est toujours à la recherche d’un leadership affirmé pouvant tracer la voix du renouveau et du développement. Les autorités de la transition ne semblent nullement pas presser alors même que le temps imparti a été consommé à moitié et le chantier reste maousse, à commencer par l’insécurité.  Elle est la majeure de toutes les difficultés auxquelles le Mali est confronté. Le Mali échappe au contrôle des autorités actuelles à plus de 90 %.

Alors comment pourrait-on organiser des scrutins dans des zones qui ne sont pas sous contrôle de l’Etat ? Le semblant d’accalmie n’est rien d’autre qu’un abandon des zones sous la pression des Djihadistes, mettant du coup la vie des paisibles citoyens en danger et poussant les populations à prendre les armes et à se défendre. Tant que l’équation sécuritaire ne sera pas résolue point d’élections crédibles et incontestables.

Alors la question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir s’il est possible de tenir les scrutins dans cette insécurité généralisée sans provoquer une crise postélectorale majeure. A côté de l’insécurité, il y a l’impréparation manifeste des élections, en huit mois pourrait-on nettoyer le fichier électoral, insérer les nouveaux majeurs ? C’est pourquoi il y a véritablement une nécessité pour les autorités de la transition de persuader les acteurs sociopolitiques pour une organisation diligente des assises nationales afin de convenir et du format de la transition et de sa durée, plutôt que de jouer à la politique de l’autruche. Sans malice et de façon désintéressée, les autorités doivent se montrer coopératives et rassembleurs.

Aujourd’hui, le rêve que le tandem Assimi- Choguel avait suscité est en train d’aller à vau-l’eau et l’inquiétude refait surface.

En définitive, les autorités de la transition malienne gagneraient en crédibilité et en respectabilité en s’engageant dans la voie du dialogue et du rassemblement des fils et des filles du pays. Tout autre projet serait hasardeux et portera les germes des futurs troubles aux conséquences incommensurables, que Dieu nous en préserve.

<strong>Youssouf Sissoko           <em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Assimi Goita a échappé à une tentative d’assassinat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-assimi-goita-a-echappe-a-une-tentative-dassassinat-2936921.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jul 2021 07:28:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’auteur du double coup d’Etat du 18 Août 2020 et du 24 Mai 2021 et non moins président de la transition au Mali, le Colonel Assimi Goita a échappé à une tentative d’assassinat à la grande mosquée de Bamako, le jour de la fête de l’Aïd El-Kébir. Cet attentat qui pour l’instant n’a pas été revendiqué, est l’illustration parfaite d’un malaise généralisé dans le pays, heureusement qu’il s’en est sorti indemne tant moralement que physiquement, comme en atteste d’ailleurs la brève interview qu’il a bien voulu accorder à nos confrères de la chaine nationale. Il semble être désormais conscient de la délicatesse de sa mission, mais plus que jamais déterminé à aller jusqu’au bout. Dans cette interview, il a prouvé à suffisance qu’il n’est nullement surpris par cet attentat, mais qu’il reste serein et prêt à l’ultime sacrifice pour le Mali.

Mon Colonel, sachez qu’il en sera toujours ainsi tant que vous occupiez les plus hautes fonctions de l’Etat. Il en sera ainsi tant que vous vous dressez contre les intérêts de certains. C’est pourquoi en attendant les conclusions de l’enquête on peut d’ores et déjà épiloguer sur les raisons profondes de cet acte rétrograde et ignoble pour le Mali et sa transition. Qui en est le commanditaire ? Sans répondre avec exactitude on pourrait tout de même avancer trois hypothèses. La première serait que l’auteur de la tentative d’assassinat est un déséquilibré mental, ou était sous l’effet de la drogue. Cette hypothèse est très peu probable sinon il n’allait pas se diriger vers le Colonel Assimi Goita, il allait simplement s’attaquer à son voisin immédiat ou à une autre personne. La deuxième hypothèse serait une possible connexion entre le malfrat et les mécontents du régime qui en veulent à Assimi Goita. Parmi ces mécontents on pourrait citer ceux dont les dossiers sont entre les mains de la justice. Pour ne pas répondre de leurs actes ils vont pousser un citoyen à commettre l’attentat contre le Président de la Transition, pour déstabiliser les institutions de la République. La troisième hypothèse serait un possible projet d’assassinat du Président de la Transition, commandité depuis l’extérieur du pays, car le Colonel Assimi Goita pour avoir dit non à l’ancienne puissance colonisatrice, qu’est la France, doit s’attendre à ce genre des coups fourrés, voire d’assassinat.

La tête du Président de la Transition Assimi Goita serait mise à prix au-dedans comme au dehors pour s’être attaqué aux intérêts de certains hommes politiques et pour avoir ouvert les grands dossiers de corruption. Elle est également mise à prix pour avoir eu le courage de critiquer le comportement condescendant et paternaliste de la France au Mali. Sa tête serait enfin mise à prix par les mécontents de l’armée, qui soit ont été relevés de leurs juteux postes ou ont vu leurs intérêts menacés après la prise du pouvoir par la junte dirigée par Assimi Goita. Que le Président de la transition sache que ses ennemis ne l’atteindront jamais s’il est soutenu par le peuple. Et pour être soutenu par le peuple il lui faut prendre en compte ses aspirations profondes, son désir de changement.

En somme, la tentative d’assassinat contre le Président de la Transition, le colonel Assimi Goita, qui a été qualifiée d’acte isolé voire anodin, en dit pourtant long sur l’Etat de déliquescence du pays et surtout sur la faillite du dispositif sécuritaire au Mali. Alors en tant qu’officier et de surcroit Président de la transition le Colonel Assimi Goita est à coup sûr le premier interpellé, avec le poste qu’il occupe aujourd’hui, il a une occasion idoine d’écrire

L’une des pages glorieuses de l’histoire de notre pays.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mandat d’arrêt contre Karim Keita : Pitié ! La vérité, rien que la vérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mandat-darret-contre-karim-keita-pitie-la-verite-rien-que-la-verite-2935713.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 09:16:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans l’affaire de la disparition triste et tragique du journaliste Birama Touré, la Justice a, semble-t-il, accompli un grand pas vers la Vérité. Interpol, à la demande du judiciaire malien, a lancé en début de semaine, un mandat d’arrêt international contre le principal suspect dans cette affaire, le sieur Karim Keita, fils de l’ex président déchu IBK, et ex député de la République. Sans donner d’amples informations, de nouveaux éléments tangibles auraient été obtenus, de quoi rouvrir l’enquête et mettre un terme à plus de cinq ans de flou judiciaire.</em></strong>

Alors que l’on pourrait penser que le mandat d’arrêt international contre Karim Keita visait surtout les supposés détournements de milliards de CFA de la caisse du pays, c’est bien l’affaire Birama Touré qui revient à l’ordre du moment. Et les éléments à charge sont, pour le moins, graves. Karim, bien que jouissant de la présomption d’innocence, devra, s’il est innocent comme il l’a toujours clamé, rentré au pays afin qu’il soit entendu par la Justice. Car, aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, il n’a jamais vraiment été entendu dans cette affaire bien qu’il eut été à maintes reprises indexé comme coupable du meurtre du journaliste.

<strong>Pourquoi Karim Keita se serait intéressé au journaliste Birama Touré ?</strong>

Rappelons donc le contexte de cette affaire qui date de 2016. Peu avant sa disparition, Birama Touré, journaliste dans le journal d’investigation <em>Le Sphinx</em>, avait commencé à enquêter sur une supposée liaison de Karim Keita avec la femme d’un de ses amis. Ce qui gênait hautement Katio qui n’hésita pas à se servir d’un des cadres de la Sécurité d’Etat qui lui offrit ses services pour régler le problème. C’est la version d’Adama Dramé, Directeur de Publication du <em>Sphinx</em>, lui-même face à Katio devant la Justice, quelques mois plus tard. Dans la soirée du 29 janvier 2016, Birama Touré, disparait. Et depuis, plus rien. C’est face à ce vide abyssale qu’une enquête préliminaire conclut le 25 avril 2016 à une « disparition volontaire pour fuir les charges sociales et financières liées à son futur mariage ». Enquête ouverte suite à une plainte de la famille de la victime pour « disparition inquiétante ». Ce fut alors la conclusion officielle de la Justice malienne jusqu’à la récente émission du mandat d’arrêt.

<strong>Les détails que l’on prête à cette affaire font froid dans le dos</strong>

Selon RSF (Reporters Sans Frontières), et en se basant sur un témoignage que l’Association aura recueilli sans pour le moment le rendre public, Birama Touré aurait été détenu de longs mois dans une prison secrète de la Sécurité d’Etat. Selon un autre témoin, celui d’un codétenu, Birama aurait occupé la « chambre froide », réputé pour être un lieu de torture. Celui-ci aurait vu le corps de Birama sans vie de ses propres yeux, et d’ajouter même qu’il aurait été exécuté par trois coups de feu. D’après une autre version toujours recueillie par RSF, non seulement le journaliste fut tué, mais aussi le corps fut jeté dans un puits. D’autres détails macabres de cette sale affaire sont dans l’article que RSF a publié le 6 juillet 2021 à la faveur du mandat d’arrêt lancé contre Karim Keita.

<strong>Karim Keita comme MBS, Birama Touré comme Jamal Khashoggi </strong>

Si les versions coupées venaient à être confirmées, il s’agit d’une sale affaire, qui n’est pas sans rappeler une autre affaire qui est tout aussi sordide, celle du journaliste saoudien, Jamal Khajoggi. Ce dernier fut tout simplement assassiné par un commando tout droit venu de Riyad pour la Turquie à l’ordre du prince héritier et homme fort du Royaume d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane. Le malheureux journaliste fut tué au terme d’une séance de tortures au sein du consulat saoudien à Istanbul avant que son corps ne soit dissout dans l’acide et jeté dans les égouts. L’horreur ! Karim Keita n’étant plus le prince du pays, il est plus que probable que l’Affaire Birama Touré ne finisse pas comme celle de Khashoggi en Arabie Saoudite. Riyad termina par reconnaitre les faits et imputa le crime au commando qui aurait agi seul. Cinq saoudiens ont été condamnés à mort et trois autres à des peines de prison. Mais depuis, les peines capitales ont été commuées.

Curieusement, la France aurait grandement aidé le Mali dans ce dossier comme relaté par Serge Daniel dans son article paru sur le site de RFI. Sur place, des personnes détenant d’informations liées intimement à l’affaire, auraient été interrogées. Papa Mambi Keita, l’ex inspecteur de police en exil en France et dont le nom revient sans cesse comme étant celui qui eut le malheur, entre autres, d’avoir ordonné l’arrestation d’un des hommes de main de Karim Keita, fait-il partie des personnes interrogées ?

Il est grandement souhaitable que, pour une fois, la Justice malienne mène une affaire d’une telle ampleur jusqu’à son terme. L’on ne serait qu’au début de la seule et vraie enquête de cette affaire. De révélations rocambolesques devraient être découvertes dans les jours à venir.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Boubou Cisse répudié par une frange de la jeunesse URD    : Le parti va&#45;t&#45;il lui retirer sa confiance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubou-cisse-repudie-par-une-frange-de-la-jeunesse-urd-le-parti-va-t-il-lui-retirer-sa-confiance-2935706.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 09:03:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’hospitalité légendaire malienne recommande de réserver un accueil chaleureux à ceux qui ont fait le choix de venir chez vous. Cette vertu cardinale aurait tendance à disparaître. En tout cas, l’ancien Premier ministre, Boubou Cissé le nouvel adhérent de l’URD, en a appris à ses dépens le jeudi 8 juillet 2021 quand un groupe de jeunes de l’URD a envahi le siège pour demander son départ pur et simple de l’URD, pour incompatibilité morale.

Les jeunes frondeurs ont profité de la réunion des vice-présidents de l’URD pour remettre une déclaration aux participants dans laquelle ils ont fustigé l’adhésion de Boubou Cissé qui, selon les manifestants, viole les principes sacro-saints de l’éthique.

Dans cette déclaration les jeunes de l’URD disent ne pas être contre la personne de Boubou Cissé, mais veulent que le parti de Soumaila Cissé ne soit pas souillé par ceux qui sont à la base de la descente aux enfers du Mali. Pour eux, Boubou Cissé, le dernier PM du régime le plus corrompu du Mali indépendant, n’est pas le bienvenu dans ce parti qui défend les valeurs d’éthiques et de bonne gouvernance. Sa venue à l’URD a causé plus de tort que de bien.

La question que bon nombre de maliens se posent est celle de savoir ce qui fait courir Boubou Cissé dans tous les sens ? Est-il si obsédé au point de fouler aux pieds la morale, l’honneur et la dignité ? Son adhésion à l’URD ne pouvait avoir d’autres explications que la volonté pour lui d’assouvir coûte que coûte, vaille que vaille, son dessein machiavélique de devenir Président de la République envers et contre tous. Tout porte à croire que l’ancien PM d’IBK est très mal conseillé. Ceux qui souhaitent qu’il aille jusqu’au bout de sa logique, ne sont mus que par leurs intérêts sordides, sinon ils savent que face à toutes ses adversités et ses inimitiés et en dépit de ses multiples déboires et fautes commises que ses chances de gagner tout de suite une élection sont minces, voire inexistantes.

Il est le plus controversé des anciens Premiers ministres du Mali. Boubou Cissé est au cœur de beaucoup de scandales, donc les maliens ne sont pas dupes au point de voter pour quelqu’un par qui une partie de leur malheur provient. C’est sous le régime d’IBK que la corruption et la concussion ont atteint des proportions jamais égalées au Mali. Le fait pour Boubou Cissé de tenir coûte que coûte à être candidat cache certainement des non-dits. Sinon, mille autres maliens feront profil bas et s’effaceront un tant soit peu de la scène politique. En insistant, il s’exposera et risquerait de faire voler en éclats l’unité et la cohésion au sein de l’URD. La manifestation de cette poignée de jeunes est la face visible de l’iceberg des mécontents de l’URD qui n’attendent que la première occasion pour manifester politiquement contre cette adhésion et la prétention pour Boubou Cissé d’être le porte-étendard de l’URD à la prochaine présidentielle.

En somme, l’URD est interpellé face à l’histoire et à la mémoire de Soumaila Cissé. Ses héritiers doivent sortir du conformisme pour taper du poing sur la table et siffler la fin de la récréation avant que la situation ne se cancérise. Ils doivent sauver ce précieux joyau laissé par Soumaila Cissé.

<strong>Youssouf Sissoko                                                                                    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COVID&#45;19 :  Comment comprendre le relâchement actuel</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-comment-comprendre-le-relachement-actuel-2935709.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 08:05:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Couvre-feu, interdiction de rassemblement de plus de cinquante personnes, distanciation sociale, port de bavettes, tels sont entre autres mesures restrictives prises par les autorités publiques, dès l’annonce des premiers cas de Covid-19 au Mali. Plus d’un an après, malgré la menace que constitue le virus, l’on observe un relâchement dans le respect des mesures barrières. Comment s’explique une telle situation ?</strong>

Dès l’annonce des premiers cas de Covid-19 au Mali, en mars 2020, un dispositif de riposte contre la maladie a été mis en place, par les autorités publiques. L’engagement politique des plus hautes autorités du pays, a suscité un déclic vis-à-vis de la population quant au respect des mesures barrières contre la Covid-19. Au prime abord, les citoyens avaient compris la nécessité de respecter les mesures sanitaires édictées par le gouvernement. Même si ce n’est pas tout le monde qui l’appliquait, l’on a quand même senti une volonté de se conformer aux mesures prises par l’État. Le port de la bavette, le lavage des mains, l’utilisation du gel hydro-alcoolique ainsi que la distanciation sociale sont plus ou moins observés.

Du côté des autorités publiques, des centres ont été créés pour prendre en charge les cas positifs, les laboratoires ont été équipés pour effectuer les examens, les moyens ou la logistique ont été mises en place, pour le transport et l’évacuation dans la capitale et dans les grands centres régionaux.

Malgré l’engagement politique dont a fait preuve le gouvernement, l’adhésion totale de la population faisant défaut. Pour cause, l’organisation chargée de la riposte n’a pas les messages adéquats pour aborder la communauté quant à son adhésion à la lutte contre la maladie. Et cela a constitué un gros frein pour convaincre cette communauté.

Voilà qui peut expliquer le relâchement actuel qu’on observe au sein de la population malienne, par rapport au respect des mesures barrières. Les quelques endroits où les citoyens continuent à adopter à ce jour, le port du masque sont au sein de certaines administrations publiques et dans certains ministères.

Autre chose qui contribue à cet état de relâchement, c’est le fait que les prévisions de la pandémie au départ, depuis la première vague n’ont pas été atteintes. Même si l’on peut s’en réjouir, cela n’a fait que conforter la réticence des plus sceptiques vis-à-vis de la pandémie. Ainsi en combinant le fait qu’il n’y a pas eu l’augmentation considérable des cas positifs ou des décès et que les gens ne croient pas à cette maladie, la population s’est relâchée.

Il y a eu beaucoup plus de restrictions dans certaines activités que d’autres. Tout ce qui touche sur les activités sociales, les activités religieuses a été exempté de restrictions. Les marchés sont restés ouverts et les gens s’y rencontrent du matin au soir.

A ce stade, ils sont comptés du bout des doigts ceux qui appliquent encore aujourd’hui le port du masque pour se protéger et éviter la propagation de la maladie. Même les endroits où est érigé obligatoire le port du masque, rien ne motive les gens à s’y atteler.

Le même relâchement a impacté la vaccination. A cause de ce relâchement, les gens ont développé une certaine réticence vis à vis de la vaccination. Ils hésitent ou refusent à se faire vacciner contre la maladie parce qu’ils ont une conception subjective de la maladie.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

<strong>                                                                                                                              </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Baisse du prix de la viande :  Leurre ou lueur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/baisse-du-prix-de-la-viande-leurre-ou-lueur-2935712.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 07:46:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à un protocole d'accord signé le mardi 6 juillet 2021, entre le ministre en charge de l'Industrie et du Commerce, M. Mahamoud Ould Mohamed et le président de la Fédération des syndicats des bouchers, M. Hamsoulaye Diallo, le kilo de viande avec os et sans os est vendu respectivement à 2300 F cfa et 2800 F cfa le kilo, à partir du lundi 12 juillet 2021 pour 2 mois à Bamako et à Kati. </strong>

Enfin, un ouf de soulagement pour les consommateurs, si cette annonce ne venait pas à mourir pas de sa belle mort comme les autres mesures antérieures du fait de l’incompétence des autorités à faire respecter leur décision.

Cette augmentation de certains produits de première nécessité : l’huile, la viande, le lait, la farine, le sucre, le gaz, le riz, le pain, l’aliment bétail depuis un certain temps sur le marché malien, s’explique selon la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC).

<strong>Raisons : </strong>

La crise sanitaire de Covid-19 a eu un impact sur le prix des produits sur le marché mondial. « Nous importons 70% de ce que nous mangeons, donc, s’il y a un choc à l’étranger, nous sentons cela. Pendant 6 mois, la Chine ne produisait pas. Personne ne pouvait aller en Chine », selon le Directeur de la DGCC.

Autre facteur qui fait que le prix est cher est le fait que le Mali ne transforme que 10% de sa production, a déploré le DG de la DGCC.

La crise de la CMDT de l’année dernière où les paysans ont refusé de cultiver le coton, qui a eu un impact sur le prix de l’huile. « Nos besoins en huile sont de 12000 tonnes chaque mois sur nos marchés. L’Etat a décidé pour deux mois de baisser la base de calcul des droits au niveau du cordon douanier. Cette mesure vient juste d’être engagée. C’est pourquoi dans l’immédiat, vous ne pouvez pas trouver l’impact de cette mesure sur les produits », selon le Directeur de la DGCC.

Malgré cette cherté, la viande sortie des abattoirs du Mali ne répondrait pas aux critères pour la MINUSMA. Selon un responsable de la filière qui a souhaité garder l’anonymat les animaux sont achetés au Mali, acheminés au Sénégal puis abattus dans leur laboratoire et la viande est ramenée à Bamako pour la consommation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Au Mali, le sous-secteur de l’élevage représente une source de revenus pour plus de 30% de la population malienne. En 2018 le montant des exportations d’animaux vivants a été estimé à 139 milliards FCFA. Malgré, ce potentiel, la production de viande est confrontée à l’eternel problématique la qualité.

Poser la question de la qualité de la viande a-t-il un sens dans une situation de manque endémique ? D’autant plus que la situation des bouchers et des autres petits opérateurs de la filière n’est pas meilleure que celle de leurs clients. Les conditions économiques sont fragiles et l’exercice du métier est précaire.

Pour une population d’environ 2 millions d’habitants, Bamako compte deux abattoirs, dont un seul qui soit frigorifique, et encore, il date de l’Indépendance. Quelque 400 bouchers y feraient abattre quotidiennement des milliers de moutons, de chèvres et environ 700 bovins. Il existe en parallèle huit aires d’abattage situées à l’extérieur de la ville et trois points de contrôle de la viande foraine. Les bouchers se répartissent sur les nombreux marchés de quartier, ils montent des stands en plein air avec les moyens du bord, sans avoir accès ni au froid ni à l’eau.

Pour les vétérinaires, la qualité sanitaire est le but à atteindre mais surtout un défi quotidien. La priorité des services repose sur le contrôle des animaux et carcasses. L’état de santé du cheptel n’est pas bon en zone péri-urbaine. Les bovins se nourrissent de déchets y compris de sacs plastiques, n’engraissent pas facilement et souffrent de la tuberculose, de la brucellose, de la douve. Les bêtes malades, mais également les femelles reproductrices et les jeunes, abattus clandestinement, arrivent sur le marché pour pallier le manque endémique d’animaux

Les agents des services sanitaires s’affrontent à la résistance des bouchers et doivent braver leur colère en cas de saisies. Ils mènent une véritable lutte parfois au péril de leur vie. Un sentiment de situation de danger permanent ressort dans leurs propos. Ils se déplacent la nuit à la périphérie de la ville, rejoignent des aires d’abattage isolées qui sont aux mains du banditisme.

<strong>Mahamadou YATTARA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le mouton de la Tabaski :  La cause de l’insomnie de plusieurs chefs de famille</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/le-mouton-de-la-tabaski-la-cause-de-linsomnie-de-plusieurs-chefs-de-famille-2935715.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 07:40:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rituel du sacrifice à l’occasion de l’Aïd El Adha risque fortement d’être incertain pour de nombreux maliens cette année. La raison, tous les pronostics indiquent une considérable hausse du prix du mouton. </strong>

<strong>Plusieurs facteurs sont cités comme raisons d’une flambée qui risque de priver plusieurs foyers de ce rituel, car les prix des moutons sont « très élevés » comparativement à l’année dernière. Le facteur de l’insécurité, est cité comme raison principale de cette flambée. La cherté de l’aliment bétail est également à prendre en considération et les spéculateurs qui œuvrent pour que les prix soient encore plus élevés. </strong>

Le prix de la bête n’est pas à la portée de tout le monde. Dans certains endroits de la capitale, le prix du bélier varie entre 100.000 et 500.000 F cfa.  La crise qui a court dans notre pays ne vient pas arranger les choses. Au contraire, la précarité gagne les foyers, car l’argent devient rare.

A quelques jours de la fête, une poignée de vendeurs déambulent à travers la ville de Bamako avec deux ou trois moutons. Ils reçoivent des « hé saga yé djoli yé » « le mouton coute combien ? ». Aussitôt le prix énoncé, le demandeur prend la tangente sur la pointe des pieds.

Les moutons continuent d’arriver à Bamako timidement et ceux qui viennent du nord en passant par le centre sont victimes régulièrement d’attaques de personnes mal intentionnées qui veulent priver les bamakois de moutons.

Les marchés de la capitale n’ont pas encore affiché leur affluence habituelle à quelques jours de la célébration de la fête musulmane, communément appelée Tabaski, a constaté InfoSept.

La célébration de l’Aïd el-Adha, fête la plus importante pour les musulmans, représente un coût souvent lourd à supporter pour les familles maliennes, notamment avec cette crise de covid-19.

L’instabilité économique poussera-t-elle les familles à renoncer à cet achat ou à adopter un plan B ?

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle de février 2022 :  Mamadou Igor Diarra, une chance pour l’URD et le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-de-fevrier-2022-mamadou-igor-diarra-une-chance-pour-lurd-et-le-mali-2935703.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 07:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parmi les probables prétendants à l’investiture de l’URD pour la présidentielle de février 2022, Mamadou Igor Diarra semble être celui qui pourra amener le parti de la poignée des mains jusqu’à la victoire. L’ancien ministre d’ATT et d’IBK et banquier émérite et internationalement connu, a le profil idéal pour  sortir le Mali de la crise multidimensionnelle aux conséquences dramatiques sur le peuple malien. Son parcours politico-administratif fait incontestablement de lui l’un des plus grands favoris à la présidentielle de février 2022. Si l’URD veut se donner toutes les chances de gagner la prochaine présidentielle, comme le chantent beaucoup de cadres et militants du parti, il doit choisir Mamadou Igor Diarra pour plusieurs raisons. D’abord, sa proximité idéologique avec Soumaila Cissé, son intégrité morale, son ingéniosité, sa compétence et son patriotisme. Le parti de Soumaila Cissé va-t-il faire fi des autres considérations pour faire de Mamadou Igor Diarra son porte-étendard pour la présidentielle prochaine ? Et si  les autres probables candidats font l’économie de leurs ressources et énergie pour former un seul front autour de Mamadou  Igor Diarra pour non seulement préserver l’unité et la cohésion, mais aussi  avoir toutes les chances de gagner ?</em></strong>

Une élection présidentielle étant une rencontre entre un homme et son peuple, le parti ne vient qu’en renfort pour vulgariser le programme dudit candidat. Donc, la qualité du candidat détermine les chances du parti à gagner une élection Présidentielle. L’Union pour la République et la Démocratie, après le décès de son charismatique président-fondateur, l’honorable Soumaila Cissé, est à la recherche de cette denrée rare pour combler le grand vide laissé par lui. Mamadou Igor Diarra, à défaut de combler totalement ce vide, est aujourd’hui celui qui est à même de mener le bateau URD à bon port et avec lui les maliens seraient prêts à confier les rênes du pays au parti de Soumaila Cissé, en mémoire et en récompense aux immenses efforts fournis par lui. Pourquoi Igor alors même qu’il vient d’arriver au parti ? S’interrogent certains de ses détracteurs. La réponse à cette question est non seulement les multiples défis qui assaillent le Mali actuellement et qui ont besoin d’un homme d’expérience comme Igor, mais aussi et surtout, le parcours élogieux de l’homme, qui pourrait être un bon produit que les électeurs pourraient aimer et voter.

Parlant des enjeux et des défis auxquels le Mali est confronté, pour les relever le pays a besoin d’un homme intègre, désintéressé, pétri de compétence et d’expérience et qui est capable de jeter les bases d’un développement harmonieux, à travers une bonne gouvernance et surtout une gestion rigoureuse des deniers publiques. Mamadou Igor Diarra répond a ces qualités énumérées plus haut. En effet, le Mali post-crise a besoin d’un homme capable de créer des richesses et de mettre le pays au travail. Mamadou Igor Diarra, de par son parcours, est celui qui répond à ce portrait-robot parmi les potentiels candidats de l’URD. Nous en avons pour preuve les différents postes qu’il a occupés, que ça soit à la banque ou aux différents départements ministériels.

A la Banque Internationale pour le Mali, BIM-SA, c’est grâce au patriotisme, au courage, au travail et à l’influence de Mamadou Igor Diarra que cette banque n’a pas été bradée aux Marocains. Il l’a bien géré et à la cession de cette banque après son redressement, l’Etat malien en a tiré le meilleur profit avec plus de 40 milliards de bénéfice, sous ATT. C’est cette manne financière qui a permis à l’Etat de réaliser de gigantesques chantiers comme les échangeurs multiples en face de la cité administrative. Ce montant a permis également de réaliser l’initiative riz avec le leadership du Premier Ministre Modibo Sidibé, à hauteur de plus de 12 milliards. D’autres chantiers comme la route Fana-Diola ont pu être réalisés. Après une mission bien accomplie, il fut nommé Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Mamadou Igor Diarra à ce stratégique poste pour le Mali, s’est attaqué aux deux cruciaux et vitaux problèmes d’eau et d’électricité. Il a pu réduire au maximum les coupures intempestives de courant et d’eau et a permis la réalisation de la plus grande station de pompage d’eau de Kabala. Pour rappel, c’est grâce à Mamadou Igor Diarra que le financement a été acquis et les travaux avaient même débuté avant son départ à la tête de ce ministère. Autres innovations importantes dans le secteur de l’eau, c’est la scission en deux entités de la structure chargée de la gestion de cette denrée précieuse qu’est l’eau. Pour plus d’efficacité et de diligence dans le traitement des dossiers, il a créé la SOMAGEP et la SOMAPEP. Quant à l’électricité, elle a été stabilisée avec le renforcement des capacités des turbines et le renouvellement de certaines machines vétustes.

A l’hôtel des Finances, où il a pris fonction après sa nomination comme Ministre, Mamadou Igor Diarra s’est mis au travail et il passe aujourd’hui pour être l’un des ministres des Finances les plus pragmatiques et rigoureux. Sans complaisance, mais avec détermination, les cadres étaient mis au travail et les recettes ont été parfois doublées, voire triplées, au point que les fonctionnaires percevaient leurs salaires, tous les 25 du mois. En posant la question aux commerçants, grossistes ou détaillants et aux agents du secteur privé, sur le nom du meilleur ministre des Finances, beaucoup diront Igor, car il a pu éponger la dette intérieure, dont le non-paiement entrainait une paralysie totale de l’économie. Avec Igor comme ministre des Finances, les ressources étaient bien gérées et certains chantiers étaient ouverts. Donc avoir une telle compétence ressource humaine comme candidat serait de l’aubaine pour n’importe quel parti politique. Le parti de Feu Soumaila Cissé ne doit pas se priver d’une telle expertise et expérience pour des querelles de clochers ou pour des intérêts sordides d’un groupuscule.

En somme, si l’URD veut gouter au pouvoir en 2022, après plus de 18 ans d’existence, il doit   choisir Mamadou Igor Diarra. En le faisant, le parti de Soumaila Cissé fera encore œuvre utile au Mali en donnant à ce vaillant peuple une chance de sortir de cette douloureuse crise qui a annihilé tous les efforts de développement, du vivre-ensemble, et est sur le point d’arriver à bout de l’unité et de l’intégrité territoriale.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Destin émouvant de Karim Keita</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-destin-emouvant-de-karim-keita-2935704.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 07:02:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le fils de l’ancien Président de la République du Mali, Karim Keita dit Katio, ne dort plus que d’un œil. Activement recherché par la justice malienne pour sa supposée complicité dans la disparition et probable assassinat du journaliste du Sphinx, le fils aîné d’IBK souffre aujourd’hui le martyre. Et pourtant, tous les grands observateurs de la scène politique malienne avaient prédit ce sort à Katio, à la fin du règne de son papa. Sa véritable traversée du désert ne fait que commencer, car l’affaire Birama Touré n’est que la face visible de l’Iceberg des crimes commis par Karim Keita. Il répondra devant l’histoire et devant la justice de son pays pour le rôle qu’il a joué dans l’achat des équipements militaires, en tant que Président de la Commission défense de l’Assemblée Nationale. Il devra s’expliquer sur l’origine de sa fortune, dont une bonne partie lui aurait déjà échappé après la mort de l’ancien premier ministre ivoirien Ahmed Bakayoko. Katio devra s’expliquer pour ses différentes frasques, surtout en tant qu’élu. Toutes choses qui ont souillé la République et jeté l’anathème sur le Mali.

Ah que la roue de l’histoire tourne sans cesse. En effet, celui qui faisait office de vice- président de la République pendant 7 ans qu’a duré le règne de son papa, est aujourd’hui considéré comme un vulgaire malfrat et est désormais rattrapé par son passé. Il aura affaire avec la justice de son pays pour ses multiples crimes, qu’ils soient économiques ou de sang, Karim Keita semble avoir un destin tragique. Un mandat d’arrêt a été émis par Interpol Mali à son encontre, afin qu’il vienne s’expliquer dans la ténébreuse affaire de disparition du journaliste Birama Touré. En exil doré en Côte d’Ivoire, le Président de la République du pays qui abrite tous les malfrats de la sous-région, à savoir Alassane Dramane Ouattara, refuserait de le livrer, sous le prétexte fallacieux que le Mali n’est pas gouverné par un régime normal et légitime. Karim Keita n’échappera pas à la justice, car il a commis trop de crimes pour rester en liberté et jouir de l’argent du contribuable malien volé.

Les autorités maliennes, sous le coup des critiques de l’opinion pour leur lenteur dans les dossiers de corruption et autres crimes commis par les dignitaires de l’ancien régime IBK, ont donné le signal. En plus du cas Birama Touré, les présumés coupables et leurs complices dans l’affaire des tueries des 10, 11, 12 juillet 2020 ont été entendus. Ceux des crimes économiques le seront bientôt. Comme pour dire que le rouleau compresseur de la justice est en marche et tous les malfrats de la République commencent à trembler, c’est pourquoi certains parmi eux veulent que les élections se tiennent pour récupérer le pouvoir qu’ils ont perdu, en utilisant leur fortune volée pour acheter des voix, se faire élire et continuer leurs pratiques mafieuses.

En somme, les autorités de la transition jouent leur crédibilité dans la lutte contre la corruption et autres faits connexes et même crimes commis par le précédent régime. Les deux têtes de l’exécutif, à savoir Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga, sont les premiers à être interpellés devant l’histoire et devant leur peuple.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution Science et Culture : La théorie du Big Bang et l’origine des langues</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/contribution-science-et-culture-la-theorie-du-big-bang-et-lorigine-des-langues-2934697.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 11:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si l’existence des planètes, des étoiles, des galaxies et des trous noirs est issue de l’événement du Bug Bang dans un champ matérialiste électromagnétique descriptible par la Théorie de la Relativité d’Albert Einstein ( la matière minérale liée à la  vitesse de la lumière) , pourquoi ne pas envisager l’existence des sons,  des mots, des dialectes et des langues liée au même événement du Big Bang dans un champ immatérialiste acoustique descriptible par le « Biomagnétisme »(la matière organique liée à la vitesse du son) ?

Pour avoir un référentiel comparable au référentiel relativiste, nos investigations nous ont conduit à l’Objet M73 du Catalogue de Charles Messier, un objet astronomique avec une structure numérique (alors expressive, parlante), un astérisme de 4 étoiles avec les magnitudes (intensités lumineuses) de (10,5 ; 10,5, 11, 12).

<strong>La somme des magnitudes de ces 4 étoiles fait (10,5 + 10,5 + 11+ 12) = 44 = 4*11.</strong>

En prenant le facteur 4 comme l’expression des 4 points cardinaux de l’expansion de l’Univers issue du Big Bang et la constante (11= k) selon l’ordre alphabétique latin, on aura un étalon de l’acoustique avec l’ensemble de l’alphabet qui par définition est un recensement des différentes qualités de sons dans la nature.

Que vaut cette constante (k = 11) dans l’évaluation des valeurs linguistiques universelles ?

La réponse est à trouver dans une autre investigation que nous proposons ici par une liste non exhaustive de différentes langues liées à un sujet ou un objet familier.

Pour cela nous avons repéré le nom du singe en anglais dont la différence de lettres avec le nombre de lettres du mot « money » est l’unique lettre (k) par l’équation suivante :

<strong>« Monkey – (k) = money ».</strong>

Selon l’ordre alphabétique latin le mot « singe » est transformable en anagramme issu du désordre lié au chaos du Big Bang par l’équation :

« singe = sgeni ».

Par un autre chaos secondaire issu du désordre du Big Bang on a une autre équation :

« sgeni = argeni » où «  s = 19= 1+18 = a+r = ar » selon le même ordre alphabétique latin avec ses 26 lettres et où (k= 11).

En ajoutant cette constante (k = 11) enlevée dans le cas anglais, on a une troisième équation :

« argeni + (k) = argenki ».

Enfin avec une quatrième équation où « ki = 11+9 = 20 = t », on a le mot « argent » avec toute son orthographe en français.

Pour tester l’universalité de la constante (k), nous prendrons au lieu des langues européennes, une langue africaine comme le Bambara où le mot « singe « se trouve sous une appellation générale de « fauve = wara ».

L’équation convenable sera :

« wara + (k) = warak » qui par effrontément de la constante  (k) donnera «  warak = warahc = wari + c » où  (k= 11= 8+3= h+ c = hc ) et par recombinaison de lettres « ah = a+h = 1+8= 9= i » selon le même ordre alphabétique latin avec le nom de l’argent en Bambara.

<strong>D’autres effritement et recombinaison des lettres de la même équation donnent :</strong>

« wari + c = aauari + c = cauri + aa = cauri + (a-a) = cauri + 0 = cauri »  où on a le nom de l’ancienne monnaie bambara  en français dans toute son orthographe ou droiture d’écriture.

Pour plus d’universalité nous tenterons une langue asiatique comme l’arabe en tenant compte de sa particularité avec l’omission de deux lettres latines dans son alphabet (p) et (t) dont la somme (p+t = 16+20= 36= 3*12 ) est un multiple de l’article arabe  (al = 1*12= 12= l).

Ainsi le nom du singe en arabe étant avec l’article « alqarad », nous utiliserons aussi une particularité de l’alphabet latin « c = k = q) et l’équation deviendra :

« alqarad + c = alqud + aa = alqud + 0= alqud «  où « alqud «  est l’argent en arabe avec la sous-équation «  r+c = 18+ 3= 21= u ».

Un test avec une langue germanique comme l’Allemand ou une langue slave comme le russe donne le même résultat escompté.

Le mot « singe « en Allemand est « Affe » sans article.

<strong>L’addition de la constante (k) dans le sens d’un réactant ou catalyseur chimique donne comme équation :</strong>

« Affe + (k) = Gef + (k) = Gele = Gelda = Geld + a « où « Af = 1+6=

[01/07 à 08 :31] Ballo Chercheur : L’addition de la constante (k) dans le sens d’un réactant ou catalisateur chimique donne comme équation :

« Affe + (k) = Gef + (k) = Gele = Gelda = Geld + a « où « Af = 1+6= 7= G ; fk = le = lda = ld + a ; e = 5 = 4+1= d+ a = da = d + a » selon le même ordre alphabétique latin.

La transcription phonétique du mot « singe » des 33 lettres cyrillique russes en lettres latines donne le mot russe du singe « abezan » dont la transformation en anagramme et en recombinaison suivant le chaos du Big Bang redonne : » abemman = abemmagg = abaemmgg = demmgg = denggm= dengt= dengik = dengi + k ».

Dans ce cas où « Dengi » signifie « l’argent « en russe, la langue slave retranche comme la langue bambara la constante (k) contrairement aux autres langues.

Ces deux langues ont en commun l’absence d’article devant les mots contrairement aux autres même si chez le russe l’article est ancré dans le mot.

Ce phénomène a son semblable en chimie avec l’absorption, réaction interne dont le contraire est l’adsorption, réaction superficielle.

Sur ce nous pensons avoir eu une fenêtre sur les phénomènes linguistiques en relation avec la Théorie du Big Bang.

Avec ses 110 Objets célestes le Catalogue de Charles Messier vient en jumelage avec le Tableau Périodique des Éléments chimiques de Dmitri Mendelev et Lothar Meyer avec ses 112 éléments en périodicité de groupe d’étoiles et d’éléments chimiques comme en propriétés de magnitude et de stabilité chimique.

Désormais l’homme spirituel a sa carte de visite dans l’enceinte académique universitaire avec son slogan « Au début il y a eu la Parole « : « Sois et ce fut » !

<strong>Les cas africains Peulh et Sonrai méritent aussi d’être mentionnés.</strong>

Ainsi le nom du singe en langue foulfouldé est « Waliru » dont la décomposition donne comme dans le cas bambara et russe une constante (k) :

« Waliru = Tcaliru = Calic + t = Calice + kca = Calice + k + aa = Calice + k » où « Calice « est l’argent.

Pour la langue sonraï le nom du singe est « Fona : » et dont l’anagramme « Nofa » +  q (= c= k) = « Noro »  +  aa = Noro,  l’argent en langue sonraï.

On remarquera que le nom du singe en Foulfouldé donne une dérivation du nom de la monnaie italienne et bambara :

« Waliru = Lira + wu » ou « Wari + lu ».

Tout cela dénote que le Big Bang est une nébuleuse de sons ou un cocktail linguistique de toutes les nationalités.

<strong>Ismaila BALLO </strong>

<strong>TEL :71937885/74050214.</strong>

<strong>GMAIL : </strong><a href="mailto:balloismaila90@gmail.com"><strong>balloismaila90@gmail.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Quand l’état brime la société minière Menankoto :  B2GOLD entame une procédure d’arbitrage international contre la République du Mali</title>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 10:18:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La filiale malienne de la société B2GOLD, à savoir Menankoto SARL, a formellement engagé une procédure d’arbitrage international contre la République du Mali conformément à l’article 36 de la convention pour le règlement des différends relatifs aux investissements entre nationaux et ressortissants étrangers (convention CRDI) et au règlement de procédure pour l’institution de conciliation et d’arbitrage. L’arbitrage a été initié conformément à la clause compromissoire énoncée à l’article 31 de la convention d’établissement de Menankoto régie par le code minier malien de 2012 au motif que la République du Mali a enfreint ses obligations envers Menankoto en vertu de la convention et du code minier de 2012. Selon les termes de la convention, l’arbitrage sera mené par le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements à Paris, France.

Pour rappel, Menankoto avait initialement déposé une demande de prorogation du permis en octobre 2020 conformément aux exigences de la convention et du code minier de 2012, en vertu duquel code le permis de Menankoto a été délivré. Il faut surtout rappeler qu’en vertu de la convention et du code minier de 2012 Menankoto avait droit à une nouvelle prorogation d’un an de son permis. Mais à la surprise générale la demande a été refusée au motif, que selon les autorités maliennes, c’est le code minier de 2019 qui s’appliquerait désormais au permis de Menankoto. Menankoto s’est conformé de bonne foi aux instructions des autorités maliennes, sans préjudice de ses droits au titre de la convention et du code minier de 2012. Le hic est que Menankoto a été le premier demandeur a déposé une demande de nouveau permis d’exploration couvrant la zone du permis de Menankoto au titre du code minier de 2019. C’est en début du mois de mars 2021 que Menankoto a été informé que le nouveau permis ne lui serait pas accordé et par la suite la société a appris qu’un tiers avait obtenu un nouveau permis d’exploration couvrant le périmètre du permis de Menankoto.

C’est le 15 mars 2021 que Menankoto a officiellement informé le gouvernement malien du différend, comme l’exige la convention y compris l’intention de la société d’exercer tous les droits légaux disponibles pour corriger cette délivrance non conforme d’un permis couvrant la zone de permis de Menankoto a un tiers. Le 21 mai 2021, la société a été informée que le Premier ministre malien de l’époque avait retiré l’arrêté du permis d’exploration de Menankoto délivré au tiers, de sorte que le permis de Menankoto était encore disponible pour octroi. B2GOLD avait bien accueilli cette décision qui était conforme à la règle du droit. Ainsi le 31 mai 2021, sur la base des directives de la Direction Nationale de la Géologie et de Mine, DNGM, Menankoto a soumis  une réitération de sa demande initiale de permis de Menankoto, sans préjudice de la demande initiale. Cependant le 18 juin 2021 Menankoto a reçu une lettre du ministre des Mines de l’Energie et de l’Eau rejetant à tort la demande en raison du fait que la demande avait fait l’objet d’une décision de justice contre Menankoto.

Menankoto avait engagé auparavant deux procédures judiciaires devant la Cour Suprême du Mali. La première procédure était un référé en urgence demandant la suspension du refus d’examiner la demande de Menankoto et la suspension du permis accordé à un tiers jusqu’à ce que le tribunal ait rendu une décision définitive. La deuxième procédure était une demande d’annulation du refus d’’examiner la demande de Menankoto et d’annulation du permis accorder au tiers. Le référé e urgence n’a pas été accordé par la Cour Suprême malienne, mais aucune décision n’a été rendue sur le fond de l’affaire ou de la seconde procédure. Suite à la décision du Premier ministre décrit ci-dessus de retirer l’arrêté du permis d’exploration de Menankoto en faveur d’un tiers, le 24 mai 2021, Menankoto s’est retiré de la deuxième procédure judiciaire car le fondement de la demande n’existait plus, du fait qu’aucun permis couvrant la zone du permis de Menankoto, n’était plus désormais accordé à un tiers.

La société croit fermement que Menankoto a droit à un renouvellement de son permis en vertu de la loi applicable et, par conséquent a introduit un recours juridique en vertu de la convention et exercera, au besoin, tout autre recours juridique disponible, y compris l’arbitrage international, en vertu de l’Accord Canada-Mali sur la promotion et la protection des investissements étrangers. Nonobstant le début de cet arbitrage, la société s’engage à poursuivre les discussions avec le gouvernement malien pour résoudre ce différend.

<strong><em>B2GOLD, une société au service du bien-être de la population </em></strong>

Il est à noter que les opérations de la mine Fékola qui est située sur un permis minier distinct à 20 km du permis de Menankoto et qui devraient produire de 530 000  à 560 000 onces d’or en 2021, se poursuivent normalement et n’ont pas été affectée par le différend relatif au permis de Menankoto. En outre, la mine Fékola n’a pas inclus les ressources minérales de la région d’Anaconda (comprenant le permis Menankoto et celui de Bantako Nord) dans le plan de durée de vie de la mine de Fekola. La zone du permis de Bantako nord contient une partie importante du matériau de Saprolite du gisement de Mamba et la planification préliminaire de la société a démontré qu’une fosse située sur la zone du permis de Bantako Nord pourrait fournir du matériau de Saprolite durant 1,5 à 2 ans et alimenter l’usine de Fekola, opération qui débutera en 2022, sous réserve de l’obtention de tous les permis nécessaires et de l’achèvement d’un plan minier final. Cette alimentation supplémentaire de l’usine de Fekola profiterait à toutes les parties prenantes y compris l’Etat malien, partenaire à 22 % de B2GOLD à la mine de Fekola.

La société a amené une vaste campagne d’exploration sur le gisement de Menankoto au cours des sept dernières années, avec un investissement considérable à ce jour d’environ 27 millions de Dollars américains dont les détails ont été rapportés trimestriellement à la DNGM. La société avait prévu un budget d’exploration en 2021 de 8,3 millions de dollars pour le gisement de Menankoto, sur un budget d’exploration total au Mali de 26,4 millions de dollars. B2GOLD est l’un des plus importants investisseurs canadiens au Mali et la mine de Fekola est un investisseur phare dans le secteur minier du pays. En 2020, B2GOLD a produit 622 518 onces d’or, soit environ 27 %de la production d’or industrielle du Mali, à partir de la mine de Fekola, générant environ 300 millions de dollars de revenus pour l’Etat malien, composés d’impôts et de dividendes. Depuis le début de la production de la mine de Fekola, en 2017, elle a généré environ 580 millions de dollars de revenus pour l’Etat du Mali.

L’investissement global de la société au Mali à ce jour s’élève à plus d’un milliard de dollars américains et B2GOLD est un employeur important avec plus de 2 200 emplois dont plus de 93 % sont des ressortissants maliens. La société a versé environ 64 millions de dollars américains en salaires et avantages sociaux en 2020. Grace à son investissement, B2GOLD a fourni des avantages économiques majeurs, notamment la création d’emplois, la formation, le renforcement des capacités et des investissements communautaires y compris un projet communautaire d’entreprise agricole de 10 millions de dollars récemment annoncé pour profiter aux communautés locales et fournir de substances durables à l’avenir.

Depuis que la société B2GOLD a commencé à investir au Mali, elle a toujours entretenu une relation positive et mutuellement bénéfique avec le gouvernement malien. Plus récemment B2GOLD s’est associé au gouvernement malien pour aider les populations confrontées aux défis crées par la pandémie du COVID-19.B2GOLD continue d’explorer d’autres moyens d’aider le gouvernement à faire face à l’impact de la pandémie

En somme, B2GOLD est un producteur d’or international à bas prix dont le siège est à Vancouver, au Canada. Fondée en 2007, B2GOLD explore aujourd’hui des mines d’or au Mali, en Namibie et aux Philippines et de nombreux projets d’exploration et de développement dans divers pays dont le Mali, la Colombie, le Burkina Faso, la Finlande et l’Ouzbékistan. B2GOLD prévoit une production d’or consolidée totale entre 970 000 et 1 030 000 onces en 2021.

Comme pour dire que l’Etat malien ne doit nullement brimer une aussi grande entreprise comme B2GOLD qui contribue à la richesse de l’économie et à l’amélioration des conditions de vie des milliers de maliens

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le dernier PM D’IBK, Boubou Cisse, à l’URD :  La mémoire de Soumaila Cissé sera&#45;t&#45;elle souillée par ses héritiers politiques ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-dernier-pm-dibk-boubou-cisse-a-lurd-la-memoire-de-soumaila-cisse-sera-t-elle-souillee-par-ses-heritiers-politiques-2934690.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 10:08:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Jamais, depuis le décès brutal de Soumaila Cissé, l’Union pour la République et la Démocratie, URD, n’a été autant vilipendé, insulté, voire injurié par l’opinion qu’après l’adhésion en grandes pompes du dernier Premier ministre d’IBK, Boubou Cissé. Cette adhésion à l’allure incestueuse, voire éhontée, fait de l’URD de l’ancien chef de file de l’Opposition, un parti sans repère, sans principes, ni idéal après Soumaila Cissé. Les cadres et militants de l’URD en général et les partisans de l’ancien Premier ministre s’attirent indéniablement la foudre d’une frange importante des Maliens, surtout que leur seule motivation est le fait pour Boubou d’avoir beaucoup de milliards à dépenser pour la campagne du parti. Les critiques des détracteurs de Boubou Cissé, qui fusent de toute part, semblent être légitimes au regard du rôle éminemment important que Boubou Cissé a joué au sein de l’ancien régime IBK dont il était le tout dernier PM et ministre des Finances. Les cadres de l’URD vont-ils enfin troquer leurs longues années de lutte politique contre les milliards de Boubou Cissé pour trahir la mémoire de Soumaila Cissé ? En dépit de cette haine viscérale et probablement tous les écueils judiciaires contre celui qui est considéré comme le plus mauvais PM de l’histoire du Mali, Boubou Cissé va-t-il prétendre à l’investiture de l’URD pour être son porte-étendard à la Présidentielle ? L’URD va-t-elle souiller la mémoire de Soumaila Cissé, une victime de la gestion chaotique du régime IBK /BC ?</em></strong>

Ne dit-on pas que quand la dignité et l’honneur rentrent par la porte, l’homme politique malien sort par la fenêtre, tant il est prêt à piétiner ces vertus pour ses intérêts égocentriques et personnels.  Resté longtemps le parti de l’espoir et de la dignité grâce au leadership incontesté de Soumaila Cissé, l’URD est devenue aujourd’hui la risée du monde depuis qu’il a accepté de dérouler le tapis rouge devant celui qui est considéré comme l’un de ses bourreaux, à savoir Boubou Cissé. Soumaila Cissé va se retourner dans sa tombe quand il apprendra une telle nouvelle. Celui par qui la mauvaise gestion du pays, la corruption, la concussion, le népotisme et surtout l’insécurité s’est propagée au point d’exposer Soumaila Cissé au rapt lors de la campagne pour les législatives de 2020 est désormais membre de l’URD ! Pendant plus de six mois, le chef de file de l’Opposition et de surcroit deuxième personnalité politique du pays était retenu par les Djihadistes. Après sa libération, il n’a pas survécu au traumatisme et autres sévices subis pendant sa détention. C’est le parti de ce dernier qui s’affiche avec Boubou qui est supposé être son bourreau. Où est l’honneur, où est la dignité, où est le respect de la mémoire de Soumaila Cissé ?

Le hic est que les partisans de Boubou Cissé au sein de l’URD ne peuvent rien dire du pourquoi du choix de Boubou Cissé. Ils n’ont que dans leurs bouches sa richesse et sa prédisposition à financer les différentes campagnes du parti. Donc la seule « qualité » de Boubou Cissé, c’est la fortune qu’il a amassée étant au pouvoir. Ils disent que Boubou Cissé est multi-milliardaire et qu’il pourra financer les campagnes de l’URD, qu’elle soit pour la Présidentielle ou pour les législatives et les communales. Cet argument est à la fois fallacieux et déshonorant pour l’URD de Soumaila Cissé qui n’avait jamais auparavant accepté de compromission. Soumaila Cissé au nom de l’idéal de combat et de sa ferme conviction que le régime IBK a été une catastrophe n’a jamais voulu que son parti rentre dans un quelconque gouvernement sous IBK ; sinon il serait lui-même, sans nul doute, devenu Premier ministre.

Soumaila Cissé n’a jamais voulu collaboré avec le régime IBK car les caractéristiques principales, qui sont la corruption à ciel ouvert, la gabegie, le népotisme, l’affairisme et le laisser-aller, de ce régime étaient aux antipodes de sa vision et de celle du parti et Boubou Cissé faisait partie des maîtres d’ouvrages de cette gestion mafieuse qui a conduit le pays dans cet abyssal trou. La question que tous les observateurs de la scène politique malienne se posent est celle de savoir pourquoi Boubou Cissé n’a pas débarqué au RPM ou à l’ADEMA avec lesquels il partage le chaotique bilan des huit dernières années de gestion sous IBK ? La réponse est tout simplement parce qu’il avait du mépris et n’a rien fait pour se rapprocher de ces deux partis. Alors l’URD, après le décès de Soumaila Cissé, est à la recherche d’un leader et Boubou Cissé sans épouser les idéaux de ce parti, ne comptant que sur son argent, veut faire feu de tout bois, en utilisant les mêmes méthodes mafieuses pour être le porte-drapeau de l’URD.

En somme, si l’URD prenait le risque, en dépit de son bilan catastrophique, de désigner Boubou Cissé comme son candidat à la présidentielle, le parti aura non seulement souillé la mémoire de Feu Soumaila Cissé, mais aussi et surtout, il aura trahi le peuple. Le M5-RFP a consenti d’énormes sacrifices y compris en vies humaines contre le régime du tandem IBK/Boubou pour que le Mali puisse sortir de l’ornière et l’URD étant membre fondateur de ce mouvement, il est inconcevable, immoral et antivaleur de prendre Boubou Cissé comme candidat.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Igor Diarra, Me Demba Traore et Madou Diallo    !  Un tiercé gagnant pour l’URD</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mamadou-igor-diarra-me-demba-traore-et-madou-diallo-un-tierce-gagnant-pour-lurd-2934692.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 09:30:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le décès brutal du Président fondateur de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, à savoir Soumaïla Cissé, les militants et cadres du parti sont à la recherche de la meilleure pièce de rechange pour se donner toutes les chances d’accéder au pouvoir en 2022. Si l’URD est aujourd’hui le parti le plus convoité, trois grandes personnalités font figure de meilleurs candidats, à savoir Mamadou Igor Diarra, Me Demba Traoré et Dr Madou Diallo. Ils sont à même de faire gagner le parti de la poignée des mains s’ils acceptent de former une union sacrée autour des idéaux de l’URD. Vont-ils finalement accepter de se parler et de se faire des concessions pour garantir une victoire certaine au parti de Soumaila Cissé ? Mamadou Igor Diarra, Me Demba Traoré et Dr Madou Diallo peuvent-ils faire violence sur eux pour se parler et convenir d’un schéma consensuel au grand bonheur de leur parti ?

La meilleure manière d’honorer la mémoire de feu Soumaila Cissé est de gagner les prochaines élections. Et pour ce faire, le parti doit mettre toutes les chances de son côté pour gagner les élections. Sans passions, sans ambitions démesurées, sans ego surdimensionné, les trois probables candidats à la candidature doivent s’entendent et proposer à leur parti un candidat consensuel. Mamadou Igor Diarra, Me Demba Traoré et Dr Madou Diallo doivent faire preuve de réalisme et mesurer les défis et les enjeux auxquels le pays est confronté. Leurs querelles intestines et dissensions politiques nuiraient infailliblement au parti, qui a pourtant tous les atouts nécessaires pour gagner toutes les élections au Mali.

Une rencontre entre ces trois prétendants est indispensable et ils seront condamnés à trouver un consensus, si tant est qu’ils veulent que l’URD gagne. Dans le cas contraire, ils ouvriraient la boîte de Pandore, et d’autres, aux aguets, vont s’engouffrer pour tout chambouler.  Pour éviter que le parti aille en lambeaux, les trois légitimes prétendants à la candidature de l’URD doivent s’entendre.

Trois critères s’offrent à eux, le premier est celui de l’expérience dans la haute administration.

Parmi les trois prétendants, qui a le plus d’expérience dans les hautes fonctions qu’elles soient nationales ou internationales ? Le deuxième critère est sans nul doute l’aura et l’ancrage au sein de notre société. Pour être candidat et avoir toutes les chances de gagner, il faut être connu à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. Il faut avoir un carnet d’adresses bien fournis et être un homme des réseaux. Que le quotient personnel du candidat soit élevé et que les maliens soient prêts à le voter au-delà du parti. Le seul fait d’être un proche de Soumaila Cissé ou d’être un militant de première heure de l’URD ne suffit pas, surtout qu’il y aura en face des vieux routiers de la politique malienne.

Le troisième critère serait indéniablement la capacité du candidat à mobiliser les ressources financières et matérielles nécessaires pour faire une bonne campagne. Si l’argent ne doit pas être un critère de premier choix, il est très déterminant, voire indispensable dans la victoire d’un candidat. Donc le candidat doit, à lui seul, être à mesure de donner une part consistante des moyens financiers, avant de compter sur des soutiens d’autres.

En somme, ce portrait-robot est celui fait par une frange importante du peuple malien qui n’a d’ailleurs jamais voté à cause d’un parti, mais pour des individus sur la base de son passé, de son présent et de sa vision pour l’avenir. Donc, Mamadou Igor Diarra, Me Demba Traoré et Dr Madou Diallo sont interpellés par les cadres et militants de l’URD afin qu’ils préservent les immenses acquis du parti de Soumaïla Cissé.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Six ans après la signature de l’accord pour la paix :  Application extrêmement laborieuse d’un texte qui ne devrait même pas exister</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/six-ans-apres-la-signature-de-laccord-pour-la-paix-application-extremement-laborieuse-dun-texte-qui-ne-devrait-meme-pas-exister-2934694.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 08:12:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Largement occulté des esprits depuis la fin du premier mandat d’IBK, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation revient au-devant de la scène à la faveur de l’anniversaire de sa signature en juin dernier. A l’analyse de différents groupes d’experts, le texte piétine dans sa mise en œuvre, et six ans après sa signature, les avancées sont très peu nombreuses sur le terrain. A l’évidence, il semblerait qu’il s’agit d’un Accord imposé aux parties signataires. De ce fait, une certaine mauvaise foi de leur part est à déplorer. Mais le plus grand perdant reste bien sûr l’Etat malien à qui l’on a imposé de négocier un texte avec seulement un groupuscule de quelques centaines d’individus.</em></strong>

Du coté malien, la frustration est énorme mais surtout la honte. Tout un Etat constitué de près de dix-huit millions d’habitants en a été réduit à négocier durant près d’un an avec des rebelles ayant grandement déstabilisé le pays. L’incapacité et l’incompétence au plus haut sommet de l’Etat auront donc couté très cher. Alors que MNLA et autres MAA avaient essuyé de sérieux revers de la part des groupes terroristes extrémistes, après s’être alliés à ces derniers aux premières heures de l’occupation du nord malien, contre toute attente, ils se sont refaits une virginité. Ce, grâce à la très mauvaise décision de la France libératrice de remettre les mouvements rebelles en scelle. En réalité, le refus à l’Armée malienne de rentrer à Kidal, ne fut que le début de l’humiliation que subira par la suite l’Etat du Mali.

Nous n’aurons de cesse de le rappeler. Il aurait été tellement plus facile et surtout salutaire pour la France de prendre fait et cause pour l’Etat malien et de tout simplement effacer toute trace de rébellion au septentrion. Au lieu de cela, mouvements rebelles et Etat malien auront été mis sur le même pied d’égalité ! La France a commis une grosse erreur stratégique, impardonnable même. L’erreur est tellement grotesque que l’on ne peut s’empêcher de croire à une sorte d’accord tacite dans l’ombre entre groupes rebelles et Etat français. Comment dans un pays indépendant et souverain, bien qu’il soit failli à cause de son mode de gouvernance, l’on peut tolérer la présence de groupuscules armés qui ont menacé l’unité même du pays ?! Cette imposition et toutes les conséquences qui en découlera, les Maliens le vivent comme une sorte de purge, presqu’une punition pour les années de laisser-aller au niveau de la gouvernance.

Dans la norme, un tel accord ne doit point exister. Le contexte du nord malien et du Sahel en général est déjà bien assez volatile pour encore tolérer l’existence de groupes rebelles armés, hier alliés de terroristes extrémistes, aujourd’hui voisins de ces derniers. Et voilà que l’Accord existe depuis six ans, il se confronte à nombre d’obstacles, car en réalité il est en grande inadéquation avec les réalités du terrain et les aspirations des parties signataires.

<strong>L’Accord est signé ! Il faudra faire avec</strong>

Comme dit l’adage, le vin est tiré il faut le boire. L’Accord existe, cela est un fait. Et paradoxalement, en l’état, le Mali a plus intérêt à la pleine application du texte que les parties signataires pro-Azawad. A condition bien sûr qu’il s’y implique pleinement à travers son chef d’Etat et son Premier ministre. Cependant au fil des ans, le gouvernement malien a bien trainé les pieds. Le manque de volonté politique est tellement palpable que, si l’on y prêtes attention, la CMA pourrait revenir dans un futur proche avec son projet d’autonomie. Autorités intérimaires, DDR, régionalisation et surtout révision constitutionnel ou encore CSA, l’Etat malien devra prendre à bras le corps le texte et en faire sien. Mais, il faudra le faire bien et non juste pour la forme.

<strong>Ahmed M. Thiam   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Une autre forfaiture de la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-autre-forfaiture-de-la-classe-politique-2934689.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 07:10:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'on savait la classe politique extrêmement divisée, mais nul ne pouvait imaginer qu'elle était égocentrique au point de renier, voire remettre en cause ce qu'elle avait fait la seule condition non négociable de sa participation aux différentes joutes électorales, à savoir la mise en place d'un organe unique de gestion des élections. Par un fallacieux fétichisme de délai imparti pour la fin de la transition, la classe politique a remis en cause la possibilité de mettre en place le fameux organe unique. " il ne reste plus que huit mois, on n’aura pas le temps de mettre en place cet organe unique, parce que nous n’accepterons qu'il y ait un jour de plus de prorogation ". C'est en substance ce qu'on entend de la part de certains leaders politiques. Comment la gravissime crise qui est celle du Mali peut laisser indifférent ceux qui sont censés nous gouverner ? Comment peut-il continuer à préparer le lit à d'autres militaires pour qu'ils s'emparent du pouvoir quelques mois après une autre élection présidentielle bâclée, tripatouillée, avec les mêmes organes qui ont montré leurs limites ?

Le refus de mettre en place un organe unique de gestion des élections au motif que le délai imparti est court, est non seulement une forfaitaire de la classe politique, mais aussi et surtout, prouve à suffisance qu'elle est immature, égocentrique et farfelue.

Par cette décision, pour le moins irresponsable, elle s'est non seulement discréditée aux yeux de l'opinion nationale, mais aussi, elle a prouvé qu'elle n'est pas digne de confiance d'où la nécessité de réaliser l'alternance générationnelle sur l'échiquier politique. Aujourd'hui, tout porte à croire que ce sont les anciens dignitaires du régime IBK qui sont à la manœuvre pour saboter la transition. Ils n'ont toujours pas digéré la chute de leur régime et sont prêts à mettre des bâtons dans les roues de la transition conduite par leurs bourreaux, à savoir les leaders du M5-RFP. Sinon, comment comprendre que tous les fora tenus sous IBK pour une sortie définitive de crise politique aient décidé de mettre en place un organe unique pour minimiser les contestations postélectorales, il n'a fallu que la chute de ce régime pour que les artisans de cette décision jurent par le Coran et la bible qu'il n'est pas possible maintenant de mettre en place un organe unique de gestion des élections ?

Il revient au M5-RFP et à la junte de s'assumer pour sortir le Mali de ces séries noires et interminables d'instabilité politique avec son corollaire de coups d'Etat à répétition, en dotant le pays d'institutions indéboulonnables et cela quel que soit le temps qu'il faut pourvu tout simplement qu'ils soient des modèles et qu'ils donnent le bon exemple de droiture, d'honnêteté, d'humilité, de probité et de patriotisme. En empruntant le droit chemin, que les autorités de la transition se rassurent qu'elles auront le soutien ferme et entier du peuple, pour le reste " on s'en fout ' car selon un adage bien connu de chez nous, un ancien chef de village ne se battra jamais pour la prospérité de ce même village.

En somme, le colonel Assimi Goita, sur qui désormais le peuple fonde de l'espoir, doit s'assumer pour l'histoire et pour la postérité, en engageant d'ores et déjà les réformes indispensables pour le Mali kura. Si à l'œuvre l'on se rend compte que le délai imparti ne saurait être tenu, qu'il consulte le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga et toute la classe politique pour ensuite prendre la décision de proroger de neuf mois afin de parachever l'œuvre entamée. Si l'ancienne majorité n'est pas d'accord, elle peut aller au boulevard de l'indépendance.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature au M5&#45;RFP :  Les sept grosses erreurs commises par le PM Choguel Kokalla Maiga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-au-m5-rfp-les-sept-grosses-erreurs-commises-par-le-pm-choguel-kokalla-maiga-2933729.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 10:20:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidemment, on n’agit pas de la même manière dans une chaumière que dans un palais. Celui qui a joué le rôle de leadership dans le Mouvement populaire insurrectionnel contre le régime corrompu de l’ancien Président de la République, IBK et qui par sa constance, sa persévérance et son engagement a fini d’occuper la Primature, est en train de faire comme ceux-là même qu’il a critiqués et dont la gestion a été la plus catastrophique. Choguel Kokalla Maiga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, à peine installer à la Primature, ne fait que multiplier les bourdes et semble même donner de la matière à ses détracteurs pour le critiquer. Il passe indéniablement à côté de la plaque et l’espoir d’un Mali Koura s’effiloche et se fond comme neige au soleil. De sa prise de fonction à nos jours, soit moins de deux semaines, on a dénombré déjà sept grosses erreurs, toutes gravissimes et surtout venant de celui qui a prôné une gouvernance vertueuse. Va-t-il se ressaisir rapidement en changeant de fusil d’épaule ? L’espoir d’un  nouveau Mali va-t-il être sacrifié sur l’autel de la guéguerre politicienne ? La gouvernance par l’exemplarité, prônée par Choguel va-t-elle être un vain slogan ?</em></strong>

Le M5-RFP a battu le pavé pour qu’il ait rupture avec la gouvernance chaotique d’IBK. Son combat a abouti à la chute du régime de ce dernier. Mais le constat est que neuf mois après, le Mali est toujours dans l’impasse. Exclu au début de la transition, le M5-RFP est désormais aux commandes, car son leader est le chef de l’administration. Premier ministre et adulé par la junte, Choguel K Maiga  fait une entrée à la matière ratée, car en deux petites semaines il a commis déjà sept erreurs.

<strong><em>La 1<sup>ière</sup>Erreur est d’avoir signé le décret de nomination des ministres en violation de la charte</em></strong>

Si tant est que l’une des tares de la gouvernance d’IBK était la violation de la Constitution, qui a été dénoncé par le M5 RFP, le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga n’aurait pas dû signer un décret qui viole la Charte de la transition avec 28 ministres au lieu de 25. Cette erreur le suivrait jusqu’à la fin de la transition.

<strong><em>La 2<sup>ième</sup> Erreur est de n’avoir pas déclaré ses biens comme le veut la charte </em></strong>

Une gouvernance vertueuse suppose une transparence à toutes les échelles et un respect strict et rigoureux de la loi de la République. Le fait de ne pas déclarer ses biens avant même de prendre fonction est un mauvais exemple que le PM Choguel K. Maiga donne à ses ministres. La règle à la matière voudrait bien qu’il le fasse 48 heures après sa prise des fonctions.

<strong><em>La 3<sup>ième</sup>Erreur est l’inopportune visite qu’il a rendue aux anciens Premiers ministres</em></strong>

Le slogan de rupture avec la gouvernance chaotique qui a permis au M5 RFP de rassembler une frange importante du peuple, ne rime pas avec cette visite de Choguel aux anciens premiers ministres par la faute desquels le Mali s’est effondré. Certains, parmi ces anciens premiers ministres, doivent normalement répondre de leurs gestions. Choguel semble alors rater le coche et contribuera à discréditer davantage la classe politique.

<strong><em>La 4<sup>ième</sup> Erreur est sa visite au bureau litigieux d’Amadou dit Diadié Sankaré au CNPM </em></strong>

Alors même que l’affaire opposant le Président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly à Diadié dit Amadou Sankaré  est pendante devant la justice, le premier ministre commet le toupet de rendre visite au camp de Diadié. Cette visite, la plus inopportune est  non seulement une manière d’influencer les décisions de la justice, mais aussi et surtout de légitimer un camp, celui de Diadié  qui ne doit son maintien à ce poste grâce à une ordonnance gracieuse du Président du tribunal de la commune IV. L’attitude du Premier Ministre diviserait davantage le secteur privé, poumon de notre économie.

<strong><em>La 5<sup>ième</sup> Erreur est la reconnaissance du CNT sans au préalable obtenir son élargissement </em></strong>

A défaut d’obtenir de son allié Assimi Goita la dissolution du CNT, une revendication phare du M5 RFP, le Premier Ministre aurait dû avoir la garantie qu’il sera élargi pour permettre au M5 RFP d’y figurer et même l’ancienne Majorité qui crie à une vendetta et une exclusion. En rendant visite à Malick Diaw, Président du CNT, Choguel K. Maiga a tout simplement avalé une amère couleuvre et s’est, du coup, discrédité aux yeux de l’opinion, qui pense que tout le combat de l’homme politique est pour le tube digestif.

<strong><em>La 6<sup>ième</sup> Erreur est l’exclusion de l’ancienne Majorité du gouvernement </em></strong>

Si Choguel savait qu’aucune réforme n’est possible sans un large consensus, il n’aurait pas dû exclure l’ancienne majorité qui comme un pestiféré va empoisonner la vie politique et rendre impossible toute tentative de révision de la Constitution. Choguel K Maiga ne devrait pas accepter qu’une frange de la classe politique soit mise à l’écart au risque d’empêcher toute velléité de faire des reformes, même si l’unanimité est faite autour de la nécessité de changer beaucoup de nos lois. Pour parer au plus pressé il pourrait lui permettre de figurer au CNT au nom du consensus.

<strong><em>La 7<sup>ième</sup> Erreur est la tentative de s’affranchir du M5-RFP</em></strong>

Choguel K. Maiga en disant qu’il est le premier ministre de tous les maliens, ce qui, du reste, est vrai, il s’attire néanmoins la foudre de certains caciques du M5 RFP qui voient en ces propos une matière de s’affranchir à leur tutelle, alors même qu’il tire sa légitimé du Mouvement du 5 juin. Donc un besoin du jeu d’équilibrisme s’impose en imposant à la junte la nécessité d’élargir le CNT afin de permettre au M5 RFP, originel, d’y adhérer. Que Choguel sache que sa seule arme reste le M5 RFP donc s’affranchir de lui est un gros risque.

<strong>Youssouf Sissoko   <em>  </em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Choguel comme PM, la montagne va&#45;t&#45;elle accoucher d’une souris ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/edito-choguel-comme-pm-la-montagne-va-t-elle-accoucher-dune-souris-2933726.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 10:14:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rarement le choix d’un Premier ministre n’aura autant fait une large unanimité de l’opinion publique que celui de Choguel Kokalla Maiga. Non pas parce qu’il est exempt de reproches ou bien qu’il est un homme neuf dans le sérail politique, mais pour sa constance dans le combat contre le régime d’IBK et surtout une certaine maitrise des dossiers du pays notamment celui du nord et des télécoms, des  enjeux majeurs du Mali d’aujourd’hui. Choguel K. Maiga a tenu la dragée haute en refusant certaines compromissions, quand beaucoup de ses compagnons du M5-RFP rasaient le mur à Kati pour avoir des strapontins. Son choix à ce poste stratégique est la résultante de sa persévérance, de sa constance et de sa détermination. Mais deux semaines seulement après sa nomination comme Premier Ministre, les langues commencent à se délier et la question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir comment celui qui cristallisait toutes les attentes, toutes les aspirations légitimes d’un peuple à la recherche d’un leadership peut-il commettre des bourdes ?

Choguel Kokalla Maiga est en passe de décevoir, car depuis sa nomination il n’a fait que commettre des erreurs dont les plus graves sont la violation de la charte de la transition avec 28 ministres au lieu de 25, la non déclaration de ses biens, le non renoncement à une partie de ses indemnités comme le Président de la transition Assimi Goita, la visite inopportune aux anciens premiers dont certains devraient faire l’objet des poursuites pour leurs gestions calamiteuses. Comme si cela ne suffisait pas, il est en passe de s’affranchir totalement du M5-RFP. Que dire de la non inclusivité de son gouvernement en mettant à l’écart une frange importante de la classe politique et de la société civile toutes choses qui pourraient compromettre dangereusement les réformes pour la refondation du Mali ? En adoptant une telle posture, l’éléphant annoncé et fortement attendu qu’est Choguel Kokalla Maiga, arriverait avec deux pattes cassées et il est bien probable qu’aucune réforme d’envergure ne soit menée au cours de la transition.

Il est grand temps, avant qu’il ne soit trop tard, que Choguel Kokalla Maiga change de fusil d’épaule et qu’il donne lui-même le ton d’une gouvernance vertueuse dont les caractéristiques principales seraient la transparence, l’inclusivité, la compétence, l’éthique, le respect de la loi et le don de soi. Le Premier Ministre a désormais une occasion idoine  d’écrire l’une des pages les plus glorieuses  de l’histoire du Mali contemporain, mais à ce rythme  et s’il continue sur cette voie, il  risquerait de passer à côté.

En somme, le rêve d’un Mali Koura va-t-il devenir une illusion ? Il serait trop tôt de répondre à l’affirmatif, surtout quand on sait que Choguel K. Maiga vient d’être nommé. Mais comme dirait un vieil adage, la vertueuse nuit s’annonce depuis le petit soir.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>11ème Assemblée générale ordinaire de l’OPECOM : Les défis de la mobilisation et de l’entente relevés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/11ieme-assemblee-generale-ordinaire-de-lopecom-les-defis-de-la-mobilisation-et-de-lentente-releves-2933734.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 02:29:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Organisation Patronale des Entrepreneurs de la Construction du Mali, OPECOM, a tenu sa 11<sup>ième</sup> Assemblée Générale ordinaire  le samedi 19 juin 2021 dans la  grande salle de réunion du gouvernorat du District, sous la co-présidence de Mme la ministre des Transports et des Infrastructures et le Secrétaire Général, représentant le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population. Cette Assemblée Générale a été tenue dans un contexte particulier caractérisé par une crise multidimensionnelle, à la fois sécuritaire et sociopolitique impactant les entreprises. Elle a également lieu à quelques mois seulement du cinquantième anniversaire de la création de l’Organisation. Cette Assemblée générale ordinaire qui avait pour but de faire le bilan des activités de l’année 2020, a vu la participation des délégués venus de toutes les régions administratives du Mali et surtout du District de Bamako. On pouvait également noter la présence dans la salle de hautes personnalités du monde économique dont le Président du Patronat malien.</em></strong>

C’est dans une salle de 200 places  pleine à craquer que la 11<sup>ième</sup> Assemblée Générale ordinaire de l’Organisation Patronale des Entrepreneurs de la Construction du Mali, OPECOM, s’est tenue. Après le contrôle des tâches, tous les délégués des différentes régions et du District ont répondu présent, ce fut alors le Maire de la Commune IV, hôte de l’événement de prendre la parole. Il a dans un discours de Bienvenue remercier l’organisation pour le choix de sa commune pour abriter ce grand événement. Il a surtout évoqué le rôle que jouent les entrepreneurs du Bâtiment.

Après le Maire de la Commune IV, ce fut le tour du Président de l’OPECOM, M. Boubacar H Diallo de prendre la parole pour faire le bilan des activités de l’année 2020 devant l’auguste assemblée. Dans son discours, il a surtout évoqué les difficultés auxquelles les entreprises sont confrontées et qui les ont davantage fragilisés, il s’agit entre autres de l’insécurité et des conditions d’accès aux marchés publics : « Nos entreprises sont dans un long et pénible cycle de résilience depuis plusieurs années. Les difficiles conditions sécuritaires ont davantage fragilisé nos activités. Nous tenons tout de même, dans l’espoir que demain sera mieux qu’aujourd’hui » a-t-il martelé, avant de soumettre aux autorités de la transition un certain nombre de propositions. Pour le Président de l’OPECOM, Boubacar H Diallo, porte-voix des entrepreneurs, les autorités doivent aider ce secteur qui pourrait être celui du développement et même de la réconciliation. C’est pourquoi il a souhaité que le gouvernement satisfasse ces deux doléances, la première consiste à faire des réformes qui puissent rendre les entreprises opérationnelles dans le cadre d’une régulation maîtrisée. Le second souhait est de voir une volonté politique affichée des autorités pour accompagner les entreprises en leur permettant d’accéder aux marchés.

S’agissant des réformes, le Président de l’OPECOM regrette que depuis 2017, la relecture de la loi 93-065 du 15 septembre n’a pu être menée jusqu’au bout, il n’y a eu aucun texte consensuel. M. Diallo de rappeler que cette revendication a été exposée à l’occasion  de la cérémonie commémorative de la journée mondiale de l’habitat et des villes en octobre 2019, ainsi qu’aux journées de réflexion et de concertation qui ont suivi, organisé par le Ministère de l’habitat, de l’Urbanisme et de logement. Beaucoup d’autres initiatives ont été prises à l’endroit des autorités pour que le secteur puisse connaitre un nouveau souffle. Le Président de l’OPECOM a réitéré sa demande au ministre en charge du secteur de Bâtiment afin qu’il s’implique pour que le secteur puisse être développé. Boubacar H Diallo pense qu’il suffit d’une petite volonté politique pour que cette loi puisse non seulement être opérationnelle, mais aussi permettre aux entreprises maliennes de sortir de l’ornière.

Quant au deuxième souhait qui est la volonté politique des gouvernants pour accompagner les entreprises en leur permettant d’accéder aux marchés, le Président de l’OPECOM pense qu’elle est indispensable pour le plein épanouissement et le professionnalisme du secteur. C’est en cela que les entreprises pourront atteindre certains de leurs objectifs en matière d’emploi et de croissance économique pour le développement du pays. Malgré toutes les difficultés, il y a eu des avancées parmi lesquelles le retour au programme semestriel pour l’AGEROUTE pour ce qui concerne l’entretien routier. Pour le Président de l’OPECOM, tant que l’autorité routière n’aura pas son autonomie financière à travers des conventions avec les banques ou une subvention de l’Etat avant son opérationnalisation, l’entretien routier sera  toujours mis en œuvre pendant l’hivernage avec toutes les conséquences.
<ol>
 	<li>Diallo de conclure qu’après avoir relevé le défi de la mobilisation, il reste aux entrepreneurs de relever tous les autres défis : le défi de la paix par l’emploi, le défi de la qualité, le respect des engagements au grand bonheur des entreprises et du Mali tout entier. Quant aux différents intervenants</li>
</ol>
<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5ème édition du Cafe&#45;Rse du centre international pour le conseil et la formation (CICF) : Changement climatique et accompagnement bancaire au cœur des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/5eme-edition-du-cafe-rse-du-centre-international-pour-le-conseil-et-la-formation-cicf-changement-climatique-et-accompagnement-bancaire-au-coeur-des-debats-2933736.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 00:31:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Toute entreprise, de quelque nature qu’elle soit, se doit d’exercer pleinement sa responsabilité sociale. Contexte environnemental oblige, le changement climatique est de nos jours, en plus d’être un défi de développement pour tous les Etats, un réel enjeu pour les pays d’Afrique subsaharienne comme le Mali. C’est conscient de cet enjeu hautement impérieux que le Centre a décidé d’une telle conférence réunissant des acteurs des secteurs de l’Environnement, des Banques et de l’Energie. C’était le samedi 26 juin au siège du CICF à Faladiè.</em></strong>

Parmi les personnalités présentes, Mme Berthé Minian Bengaly, Directrice du CICF, Moustapha Adrien Sarr, troisième vice-président de l’APBEF (Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers par ailleurs président du FGSP-sa (Fonds de Garantie pour le Secteur Privé), ainsi que Paul Sangaré, expert en développement communautaire.

Le thème retenu « les nouveaux produits bancaires liés au changement climatique » aura fait l’objet de débats approfondis et de propositions de la part des différents participants. Mme Berthé aura insisté sur la nécessité pour nos pays africains d’emprunter le train menant à la transition énergétique car c’est plus le problème de ces pays que d’autres plus nantis. Et selon elle, bien que des termes comme « changement climatique » ou encore « développement durable » sont très peu connus du Malien lambda, c’est surtout aux acteurs du domaine de manière générale d’amener ces concepts à la masse populaire. Egalement, la problématique des garanties offertes aux banques dans le cadre d’investissement dans le domaine des énergies renouvelables a été abordée. Il est apparu qu’assez souvent l’Etat est mauvais payeur, les délais de remboursement arrivant à terme avec un non-respect des engagements. Ce qui a comme effet que les établissements bancaires rechignent souvent à nouer des partenariats public-privé. Le manque d’une réelle volonté politique a aussi été déploré. Car il ne suffit pas de créer un département de l’Environnement et du Développement durable pour être en accord avec une quelconque idéologie écologique. Ce problème est d’autant plus criant lorsqu’on sait que la fraude et la mauvaise gestion caractérisent le secteur de l’Energie au Mali. Les plus gros consommateurs sont assez souvent mauvais payeurs, et le modeste malien lambda s’efforce à honorer sa facture malgré vents et marées. Il est aussi apparu que malgré la foultitude d’énergies renouvelables en cours d’utilisation à travers le monde, il semblerait que l’énergie solaire est celle qui correspond le plus à un pays comme le Mali, parmi les plus ensoleillé à travers la planète, même si une fenêtre devra rester ouverte pour d’autres alternatives, comme par exemple la biomasse.

En définitive, face au tarissement prochain des énergies fossiles et au réchauffement climatique qui altère gravement l’environnement, la transition énergétique vers les énergies dites du futur doit être le crédo de tout pays soucieux de son développement. Dans un avenir assez proche, l’on répètera peut-être un slogan ainsi libellé : « pas de développement durable sans énergie renouvelable ». Le Mali, bien qu’assailli par le péril de l’insécurité devra aussi prendre en compte cet aspect de la gouvernance dans les années à venir. Le pays fait chaque année face à des délestages de plus en plus important, et il est grand temps qu’il jouisse considérablement de cette manne énergétique dont la source est quasi intarissable : le soleil.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Burkina Faso, Niger et Mali :  350 millions $ de la Banque Mondiale pour relance et la stabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/burkina-faso-niger-et-mali-350-millions-de-la-banque-mondiale-pour-relance-et-la-stabilite-2932955.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 10:03:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Banque mondiale va injecter 350 millions de dollars, soit 189,4 milliards FCFA, dans le cadre d'un nouveau projet pour soutenir la relance et la stabilité dans le Sahel, une zone particulièrement vulnérable fragilisée par des violences et la famine.</strong>

Cette enveloppe ciblera la région du Liptako-Gourma, une zone aux trois frontières du Burkina, du Mali et du Niger, considérée comme l'une des plus vulnérables aux facteurs climatiques et des plus marginalisés au monde. En effet, selon la Banque mondiale, « plus de 80% des 17 millions d'habitants du Liptako-Gourma vivent dans des zones rurales sans accès à des services de base ou encore à des débouchés économiques. Ils tirent essentiellement leurs moyens d'existence de l'agriculture et de l'élevage ».

Il s'agira, dans ce contexte «  de financer la mise en place d'infrastructures et de services socio-économiques intégrés qui favoriseront le développement territorial et les moyens de subsistance dans la région ».

« Les investissements prioritaires concerneront le financement du rétablissement des moyens de subsistance et la création d'activités génératrices de revenus résilientes face au changement climatique, la fourniture de biens ménagers et la mise en place de petits équipements de base dans les collectivités touchées par les conflits », ajoute en outre l'institution.

L'enjeu est de rétablir le contrat social entre les administrations locales et les populations en veillant à ce que les investissements répondent aux besoins les plus pressants des habitants et en favorisant le développement économique local.

Pour sortir du sous-développement, les pays africains, notamment ceux de l’Afrique de l’Ouest ont décidé de la nécessité de  conjuguer leurs efforts à travers la mise en place d’organisations.

C’est ainsi qu’est né le Liptako Ghouma le 3 décembre 1970 à Ouagadougou au Burkina Faso, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. L’objectif de l’autorité du Liptako Ghouma est : Promouvoir la mise en valeur des ressources minières, énergétiques, hydrauliques, agropastorales et piscicoles.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Kassogué a la tête d&amp;apos;un département taillé à sa mesure :  Lutte contre la corruption, l&amp;apos;affaire CNPM et les tueries de juillet 2020, trois gros dossiers urgents sur sa table</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamadou-kassogue-a-la-tete-dun-departement-taille-a-sa-mesure-lutte-contre-la-corruption-laffaire-cnpm-et-les-tueries-de-juillet-2020-trois-gros-dossiers-urgents-sur-sa-table-2932954.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 10:00:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si les Maliens dans leur écrasante majorité se réjouissent d'une nomination, c'est bien sûr celle de Mamadou KASSOGUE comme ministre de la Justice, Garde des Sceaux, tant il est en terrain connu et est au fait de tous les grands dossiers pendants devant l’institution judiciaire. Le désormais ex procureur général de la commune III, chargé du pôle économique, a une occasion idoine d'écrire l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire de la justice malienne, comme l'un de ses prédécesseurs et compagnon de route Malick Coulibaly. Le traitement de ces trois dossiers brûlants sonnera à coup sûr le glas de l'impunité, de la corruption et du laisser-aller. Le ministre KASSOGUE sera-t-il à la tête du département de la Justice ce qu'il fut en tant que procureur général chargé du pôle économique ? Pourra-t-il imiter Malick Coulibaly, qui a montré patte blanche dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière ?</em></strong>

Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années, dit un adage, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du District de Bamako et du pôle économique et financier jouit déjà d'une bonne réputation. Le natif de Bandiagara passe au sein de l'opinion comme étant un homme de rigueur, de foi et surtout de dossiers. Désintéressé par les privilèges et autres matériels KASSOGUE saura-t-il préserver cette bonne réputation ? Va-t-il donner enfin à la Justice son lustre d'antan ?

Voici les trois grands dossiers qui tiennent à cœur l'écrasante majorité des Maliens. LES PREMIERS DOSSIERS SONT CEUX DE LA CORRUPTION. Jamais de mémoire d'homme, le Mali n'a été autant pillé, dépouillé de ses ressources financières que pendant les huit dernières années, c'est à dire sous le règne " du roi fainéant" IBK. Un groupuscule mafieux avait mis en coupe réglée toutes les ressources du pays et en toute impunité comme si c'était son patrimoine. Le ministre KASSOGUE est attendu pour relancer ces sulfureux dossiers, comme entre autres l'achat du Boeing Présidentiel, celui des équipements militaires. Les affaires d'achat d'engrais frelatés et de tracteurs surfacturés qui ont défrayé la chronique. Que dire des 1230 milliards sortis dans le cadre de la loi d'orientation et de programmation militaire ? A ces dossiers s'ajoutent ceux des ministres et directeurs de service et même des opérateurs économiques et autres entrepreneurs qui ont pillé nos maigres ressources avec la complicité de certains cadres hauts placés. La lutte contre la corruption doit être la première mission du ministre KASSOGUE.

<strong>LE DEUXIÈME DOSSIER EST CELUI DES TUERIES DES 10, 11 ET 12 JUILLET 2020 :</strong>

Jamais, après la révolution de 1991, le Mali n'a connu une telle boucherie lors des manifestations pacifiques, et pourtant la scène Hollywoodienne s'est déroulée à Bamako et pendant trois jours d'affilée. Le hic est que les auteurs de cette macabre scène se pavanent au Mali et certains mêmes veulent revenir au pouvoir au mépris des lois. KASSOGUE, pour avoir entamé les enquêtes en tant que procureur, a aujourd'hui les coudées franches en tant que ministre pour donner un coup d'accélérateur à cet autre dossier pour que justice soit rendue aux martyrs tombés pour avoir réclamé la bonne gouvernance. L'impunité et la corruption avaient été les deux caractéristiques fondamentales du régime défunt d'IBK. Le ministre KASSOGUE est attendu pour mettre fin à ces fléaux qui annihilent tous les efforts de sacrifices des honnêtes citoyens. Les enquêtes doivent être diligentées pour que les coupables soient traduits devant la justice.

<strong>LE TROISIÈME GRAND DOSSIER EST L'AFFAIRE CNPM :</strong>

La question que bon nombre de Maliens en général, et les opérateurs économiques et autres industriels en particulier se posent est celle de savoir comment dans un État sérieux on peut laisser mourir ce fleuron de l'économie à cause des intérêts égoïstes d'une petite minorité. Le cas du CNPM dépasse l'entendement humain. Amadou Diadie Sankare, le nouvel occupant des locaux du CNPM ne jouit ni de la légitimité, encore moins de la légalité. Il n'est à ce poste que par la volonté d'un procureur général véreux et d'un ancien ministre de la Justice complaisant qui ont étouffé l'affaire. Dans un pays où les ressources sont rares va-t-on sacrifier sur l'autel de la complaisance et des intérêts sordides d'une minorité ceux de la grande majorité ? C'est pourtant le scénario auquel les Maliens dans leur écrasante majorité sont en train d'assister avec la complicité de la Justice. Pour rappel, de la prise de service de Diadie Sankare à nos jours, toutes les grandes structures composant le CNPM ont suspendu leur participation parce qu'elles ne le reconnaissent pas comme étant leur président. Le hic est que malgré l'annulation de son ordonnance gracieuse qui lui a permis d'occuper les locaux du CNPM, il s'accroche avec la bénédiction d'une certaine Justice assoiffée d'argent. KASSOGUE qui a suivi de près cet autre sulfureux, voire rocambolesque dossier, est interpellé pour sonner le glas de la récréation en mettant Mamadou Sinsi Coulibaly dans ses droits et permettre au CNPM de contribuer à la relance de notre économie.

En Somme, le choix de Mamadou KASSOGUE à ce stratégique poste, loin d'être un fait du hasard, répond à cette soif que les Maliens ont de voir enfin le bout du tunnel tant sur le plan de l'impunité que sur celui de la corruption et du laisser-aller.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vie chère : Poche trouée, panier vide</title>
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<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 09:48:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Depuis quelques temps, produits de grande consommation, connaissent une flambée de prix à Bamako. Cette situation, qui entraîne certaines ménagères à des raccourcis souvent peu orthodoxes.  </b>

Sur le marché bamakois, le kilo de viande sans os 3.200 Francs CFA, le litre d’huile importé 1.100 Francs CFA, le litre d’huile locale 1.000 Francs CFA, le kilo de haricot 1000, le kilo de poisson fumé 3.500 Francs CFA.

L’augmentation des prix des produits de forte consommation, notamment alimentaire, donnera naissance à un nouveau M5 contre la vie chère devant la primature le 22 juin 2021 à 10 heures devant la primature.

Avec, cette perte du pouvoir d’achat, les ménagers monologuent en cherchant le menu qui peu adopté à leur bourse.

Sous d’autres cieux, dès qu’un produit alimentaire de grande consommation connaît une hausse et que l’autorité en charge du domaine fait le constat, des initiatives sont prises immédiatement pour rassurer les consommateurs. Chez nous, le département en charge de la question semble dire : <strong>« débrouillez-vous ».</strong>

Cependant, les hautes autorités semblent oublier qu’en juillet 2020 l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont alerté sur le faite que le Mali et 26 autres pays sont dans le viseur d’une crise alimentaire imminente en raison de la Covid-19.

Selon la FAO et le PAM, la Covid-19 tend à aggraver les souffrances liées à la faim, du faite de la baisse du niveau de l’emploi dont la conséquence est que les ménages auront moins d’argent à dépenser pour la nourriture et que les travailleurs partis en outre-mer enverront des sommes moindres à leur famille restée dans les pays en situation d’insécurité alimentaire.

Pour relever ces défis, la FAO a recommandé l’intensification des interventions d’urgence, considérant que les principales campagnes agricoles, les mouvements du bétail vers les pâturages et les sources d’eau, ainsi que la récolte, le traitement et le stockage des produits alimentaires ne sont pas des activités à mettre en suspens.

Les impacts de la pandémie lié aux mesures prises par les Etats pour limiter la propagation de la maladie, notamment les fermetures des frontières et les mesures de confinement qui ont affecté les chaînes de production, de distribution et de commercialisation commencent à se ressentir.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<title>Edito : Le gouvernement Choguel souffre d’un déficit d’inclusivité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-gouvernement-choguel-souffre-dun-deficit-dinclusivite-2932947.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 09:31:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Attendu pour être un gouvernement de large ouverture, où le consensus et l’inclusivité seraient ses traits de caractère, c’est finalement un gouvernement composé majoritairement des cadres du M5 RFP et du CNSP qui a été dévoilé à l’opinion publique, laissant au bord de la route de la transition l’ex majorité. Cette posture, celle d’exclure une partie de la classe politique, fut-elle partisane de l’ancien régime et même responsable de la gestion chaotique du pays pendant huit ans, prise par les autorités de la transition compliquerait à coup sûr la bonne marche de la transition. La question que l’on se pose est celle de savoir si le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga n’avait pas été mis devant le fait accompli. Sinon son souhait serait de voir figurer dans son gouvernement toutes les tendances politiques et la société civile, comme en atteste d’ailleurs ses différentes prises de contact avec toutes les forces vives du pays, en amont de la composition du gouvernement.

Sans nul doute qu’il y a dans l’équipe gouvernementale des hommes et des femmes de bonne probité et de compétence avérée, mais cette équipe  ne pourrait certainement pas faire long feu, car les signes avant-coureurs de la constitution d’un front de l’opposition sont perceptibles. Donc, le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga doit revoir très rapidement sa copie pour donner à son gouvernement le caractère inclusif afin de permettre au pays de connaitre une transition réussie à l’image de celle de 1991. Tout autre schéma diffèrent de celui du consensus et d’une large ouverture, serait fallacieux, voire suicidaire, car dans le contexte de crise comme celle que le Mali connait aujourd’hui, il n y a aucune alternative au rassemblement. Toutes les filles et tous les fils dignes, probes, compétents et physiquement aptes doivent être conviés à la construction de l’édifice national. La question que certains seraient tentés de se poser est celle de savoir pourquoi faire encore de la place à ceux qui ont servi sous le régime IBK et qui de surcroit seraient responsables  de tous les malheurs du pays ?

A cette question, il faudrait plutôt répondre qu’une transition est une période exceptionnelle qui appelle à un grand rassemblement pour jeter les bases d’un nouveau départ. Elle ne serait non seulement pas synonyme d’impunité, encore moins un règlement de compte politique. La transition doit permettre de mettre en place des institutions à la fois démocratiques, transparentes, mais aussi et surtout solides qui résisteraient au temps et aux caprices des hommes. Peut-on atteindre de tels objectifs dans une contestation ou dans un brouhaha politique à faire oublier l’essentiel ? Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga qui rêvent d’écrire une page glorieuse de l’histoire de notre pays sont en train de passer à côté de la plate. Il leur revient de corriger très rapidement cette tare congénitale. Soit en élargissant le CNT pour y intégrer l’ex majorité, soit en faisant un mini remaniement.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Madina Sissoko à la tête du département des transports et des infrastructures       :         Une véritable  Amazone aux commandes</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/madina-sissoko-a-la-tete-du-departement-des-transports-et-des-infrastructures-une-veritable-amazone-aux-commandes-2932951.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 01:37:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si l’adage selon lequel il faut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut a été rarement  respecté dans notre pays, il sied bien au  choix de Mme Dembélé Madina Sissoko au prestigieux et très difficile département des transports et des infrastructures. Cet ingénieur de Génie Civil au parcours exceptionnel est vraiment en terrain connu. Elle ne sera nullement dépaysée au  département des transports et des infrastructures, car en plus de sa formation initiale d’ingénieur de Génie Civil, elle a également comme vocation la conception et le suivi technique des projets de construction de bâtiments et travaux publics. Donc, certainement beaucoup de bureaux lui sont familiers. La désormais Ex Directrice Nationale de la Formation Professionnelle est une Amazone qui a fait ses preuves dans d’autres structures, comme les UFAE/ MB, INFP, pour ne citer que ces deux structures. Femme de terrain, elle portera son jeans et ses baskets pour aller sur tous les chantiers. Elle nous rappellera à coup sûr une autre Amazone à ce département, à savoir Mme Traoré Seynabou Diop. La Ministre des transports et des infrastructures va-t-elle écrire une nouvelle page de l’histoire de ce département à la fois grand et difficile à gérer ? Fera-t-elle mieux que ses prédécesseurs, surtout dans le domaine de l’entretien routier ?</strong>

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le gouvernement de Choguel Kokalla Maiga regorge de talents qui, s’ils ont les mains libres pourront laisser des bons bilans dans leurs départements respectifs. Mme Dembélé Madina Sissoko fait partie de ce lot. Nommée ministre des transports et des infrastructures Mme Dembélé a plus d’un tour dans son sac en termes d’expérience et surtout de probité morale pour mener à bien la prestigieuse  mission, qui est celle de diriger un aussi grand département comme celui des transports et des infrastructures. La quinquagénaire, en plus de la Direction Nationale de la Formation Professionnelle, a été membre de plusieurs conseils d’administration et Comités de pilotage des projets et programmes. Elle a été également tour à tour Directrice Générale de l’Institut d’ingénierie de Formation Professionnelle, Chef du Projet de Construction des maisons artisanales des cercles de Djenné et Bandiagara dans la région de Mopti et  Chef du Projet de construction des centres de formation professionnelle moderne dans le domaine du Bâtiment et travaux publics au compte du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

La médaillée du mérite national avec effigie abeille et l’Officier de l’Ordre National a participé a beaucoup de formations et a largement contribué à la formation de formateurs qu’ils soient dans le domaine de l’élaboration des supports de formation dans le secteur de BTP, mais aussi et surtout l’élaboration des programmes sur les modules comme la Maçonnerie- Teinture, Dessin industriel, Menuiserie Electrique. Femme de terrain Mme Dembélé Madina Sissoko a été aussi chef de chantier pour la réalisation du village CAN à Kabala avec le cabinet d’architecture « MODULOR ». Donc que tous ceux qui ont de contrat de construction de routes, de ponts, et des bâtiments publics sachent qu’ils ne pourront plus dormir, car la ministre sera à leurs trousses pour vérifier si toutes les clauses du contrat sont respectées.

En somme, certains ministres du gouvernement de Choguel inspirent confiance et pourraient donner les meilleures d’eux-mêmes s’ils ont les coudées franches pour mener à bien leurs missions, Mme Dembélé Madina Sissoko en fait partie.

<strong>La Rédaction   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dette :  167 millions d&amp;apos;euros, environ 109 milliards FCFA, ce que le pays doit à la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/dette-167-millions-deuros-environ-109-milliards-fcfa-ce-que-le-pays-doit-a-la-france-2932070.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 13:15:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le stock global de la dette des pays de l'UEMOA envers la France en fin 2019 s'est élevé à 2 684 millions d'euros, environ 1 760 milliards FCFA. </strong>

La Côte d'Ivoire avec 1. 279 millions d'euros, environ 839 milliards FCFA, détenait près de la moitié (48%) du volume global de la dette que devait l'UEMOA à la France en 2019. Le Sénégal, quant à lui, affichait à son compteur 908 millions d'euros, près de 595 milliards FCFA, soit 34%. Les 18% autres de cette dette se répartissaient entre le Burkina Faso (202 millions d'euros, environ 133 milliards FCFA), le Mali (167 millions d'euros, environ 109 milliards FCFA), le Niger (102 millions d'euros, environ 67 milliards FCFA), le Bénin (24 millions d'euros environ 16 milliards FCFA) et le Togo (près d'1 million d'euros estimé à environ 1 milliard FCFA).

Ce zoom sur une partie des emprunts des pays de cette union économique découle d'un rapport, publié ce 26 mai par le Trésor français, recensant l'encours de créance de la France sur les Etats étrangers (hors intérêt de retard) à la période considérée.

C’est pourquoi, afin de permettre aux pays endettés notamment le Mali de dégager des fonds pour affronter la crise, liée à la pandémie du coronavirus, un moratoire  sur le paiement du service de sa dette lui a été accordé par le Club de Paris et le G20. Avant, ce moratoire, le mois d’avril 2020 dernier le FMI a annoncé l’allègement de la dette de 25 pays dont le Mali. Grâce à cette extension, le FMI espère permettre à Bamako de libérer des ressources financières nécessaires pour continuer à renforcer la capacité du pays en matière de soins médicaux.

Comme de nombreux autres pays africains, le Mali fait face depuis le début de l’année à la pandémie de la covid-19. A cela s’ajoute le niveau d’insécurité inquiétant qui exacerbe les difficultés des populations.

Le Mali était devenu le premier pays africain à obtenir un moratoire de la part du Club de Paris, après la décision du G20 de suspendre cette année le service de la dette, a annoncé, mardi 19 mai 2020. A la mi-avril, les 22 créanciers du Club de Paris et les créanciers émergents, dont des pays comme la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, la Turquie ou l’Afrique du Sud, se sont ainsi mis d’accord pour suspendre des paiements sur le service de la dette au profit des pays les plus pauvres.

C’est un débat qui se mène depuis quelques temps en Afrique. Faut-il solliciter des grandes puissances une annulation de la dette du continent ou un moratoire sur celle-ci ? Des pays comme le Bénin ont déjà manifesté leur désintérêt pour ces deux options préférant les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds Monétaire International (FMI) pour faire face à la crise sanitaire actuelle.

La mesure annoncée permettra de couvrir pour six mois les remboursements de la dette envers le FMI et «d'allouer une plus grande partie de leurs ressources à leurs efforts en matière d'urgence médicale et d'aide», selon le FMI.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<title>Fin de l’opération barkhane : Le piège se serait refermé sur la force militaire française</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/fin-de-loperation-barkhane-le-piege-se-serait-referme-sur-la-force-militaire-francaise-2932063.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 12:09:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Habile jeu de sémantique ou réel désengagement militaire ? Voilà réellement la question que se posent bon nombre de spécialistes du Sahel. En diplomatie classique comme en celle militaire, les mots peuvent souvent avoir des sens ambivalents surtout dans une langue comportant autant de subtilités comme la langue française. Cependant, cette annonce émanant du numéro 1 français lui-même est à prendre avec le plus grand des sérieux. Il se pourrait que l’on assiste là à un véritable tournant sécuritaire dans la zone du Sahel. Mais pourquoi l’annonce d’une telle nouvelle de façon si abrupte ? La nouvelle était, semble-t-il, en gestation depuis de longues semaines, mais à l’évidence, la France se serait cru beaucoup trop rusée dans ce dossier ; au point de se laisser piéger par un plan qu’elle aurait elle-même échafaudé. </em></strong>

Officiellement, la France mettrait un terme à sa présence militaire au Sahel en l’état, et explorerait la piste d’un partenariat, sûrement avec les armées en place, selon toute vraisemblance la force conjointe du G5 Sahel. Cette annonce, si elle était survenue à une période moins tumultueuse au niveau de l’appareil étatique malien, elle aurait suscité beaucoup moins d’interrogations et surtout de suspicions. Et ce, en n’oubliant pas les récentes divergences de points de vues entre Bamako et Paris dans la stratégie militaire à mettre en place pour lutter contre le terrorisme, notamment le fameux point des négociations avec les narcoterroristes. Il ne faudra pas omettre aussi l’idée selon laquelle les tenants actuels du pouvoir scrutent du regard l’orient (la Chine et surtout la Russie) tout en voulant se débarrasser de la « tutelle ».

Il s’agit là de quelques ingrédients qui auraient été à l’origine de la précipitation prise par l’Elysée de mettre fin à Barkhane alors qu’elle voulait attendre avant cela au moins une année. Il faut aussi dire que la France s’était réellement embourbée dans la guerre contre le terrorisme dans le Sahara africain. Enlisement dû d’abord par la grande erreur stratégique qu’elle aura commis dès le départ lorsqu’elle refusa l’entrée des FAMa à Kidal, et par la même occasion, ressusciter politiquement et même dans une certaine mesure militairement, une rébellion arabo-touareg qui n’aura pas hésité à s’allier aux narcoterroristes d’alors afin d’obtenir la partition du pays. Sur ce plan, et malgré sa stature de grand pays, la France n’eut pas la profondeur d’analyse nécessaire (ou peut-être a tout simplement voulu faire autrement) pour comprendre qu’elle aurait infiniment mieux fait de prendre le parti exclusif du Mali et de contribuer à dissoudre les mouvements rebelles armés. Sachant que la frontière entre mouvement rebelle et groupe de l’extrémisme violent est bien souvent poreuse, par son choix de redonner un second souffle au MNLA et alliés, beaucoup de terroristes ont pu se refaire une virginité et ainsi rentrer dans le moule du processus de paix au nord malien quand ils ne sont pas en train de verser le sang des populations locales.

Une autre cause de l’enlisement, toujours liée à la première, c’est d’interminables mois de négociations entre l’Etat du Mali et quelques centaines de rebelles. Que de temps gaspillés et surtout que d’efforts ! Entre temps, la guerre asymétrique s’installa véritablement. Dans une si grande zone, très peu peuplé, aride où l’Administration peine encore à s’installer, Serval et surtout Barkhane rencontre d’énormes difficultés.

Egalement, n’oublions pas que Barkhane est une opération militaire extrêmement coûteuse même pour une Etat aussi bien doté comme la France. Barkhane c’est 1 milliard d’euro par an, 5100 hommes, 7 avions de chasse, 20 hélicoptères, 3 drones, sans compter les quelque 500 véhicules blindés, entre autres. Mettre fin à Barkhane, c’est aussi permettre au Trésor français de souffler.

Cependant, l’absence d’alignement idéologique entre les autorités maliennes actuelles et l’Elysée semble être un grand point de désaccord. Rappelons que Macron, le 3 juin dernier avait suspendu toute opération bilatérale militaire avec le Mali, consécutivement au deuxième coup d’Etat. A cet effet, Macron avait dit : « «<em> On ne peut pas souffrir l’ambiguïté. On ne peut pas mener des opérations conjointes avec des pouvoirs qui décident de discuter avec des groupes qui, à côté de cela, tirent sur nos enfants. Pas de dialogue et de compromission ». </em>La première impression est que Macron soit totalement contre l’idée de négocier avec les terroristes. Même si cela est vrai, il semblerait aussi qu’il veuille que le Mali fasse le choix clair et précis de s’adonner « <em>sécuritairement »</em> à la France car il est de plus en plus en sûr que les jeunes officiers ayant pris le pouvoir soient tentés de nouer de forts partenariat avec la Russie alors que cette dernière n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler un allié de la France sur le plan international.

Enfin, il semblerait que la libération de Sophie Pétronin et l’ex chef de l’Opposition malienne, Feu Soumaila Cissé, aura été un épisode resté au travers de la gorge de la diplomatie française. Episode qui aura marqué le réel début des désaccords entre Maliens et français. Là aussi, les négociations auront été déterminantes avec à la clé la libération d’une centaine de terroristes des prisons bamakoises comme monnaie d’échange. Libération, faut-il le rappeler, survenue sous le pouvoir de la junte d’Assimi Goita.

Le tournant sera réel et majeur si le désengagement français venait à se radicaliser. Cela ouvrirait une totale reconfiguration de la carte sécuritaire du Mali et même du Sahel. Egalement, la MINUSMA serait plus exposée, elle qui n’a toujours pas vocation à combattre le terrorisme. Son mandat sera-t-il révisé en profondeur ? D’autres puissances étrangères seront-elles déployées sur le terrain ? L’avenir nous le dira.

<strong>Ahmed M. Thiam  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Composition du nouveau gouvernement :  Les Maliens entre optimisme et prudence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/composition-du-nouveau-gouvernement-les-maliens-entre-optimisme-et-prudence-2932057.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 11:37:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement du Premier ministre Choguel Kokalla Maiga a été annoncé le vendredi 11 juin 2021 sur les antennes de la télévision nationale. Les Maliens sont désormais partagés entre optimisme et prudence. S'il est composé d'hommes et de femmes compétents, il n'en demeure pas moins souffrir d'un déficit d'inclusivité. Cette tare congénitale pourrait être corrigée en permettant aux partis qui ne figurent pas dans le gouvernement de rentrer dans le CNT. Choguel Kokalla Maiga, le nouveau PM, va-t-il avoir le flair de corriger cette erreur en demandant l'élargissement du CNT ? En quoi ce gouvernement est-il différent des autres ? Aura-t-il les coudées franches pour redresser le pays ?</em></strong>

Après l'annonce du gouvernement, le premier constat qui se dégage est la présence massive des ministres des deux plus grands acteurs du changement à savoir le CNSP et le M5-RFP. Le Mouvement du 5 juin compte une dizaine de ministres et autant de ministres pour le CNSP, sinon plus. Très normal quand on sait le rôle que les deux entités ont joué dans l'avènement d'une nouvelle ère. Nombreux sont les Maliens à reconnaître les immenses sacrifices consentis par le M5-RFP avant que les militaires ne parachèvent la gigantesque œuvre. Donc, le M5 serait porteur d'un projet de changement qu'il soit alors mis à l'œuvre. Maintenant, le risque en cette option, celle d'exclure l'ancienne majorité, serait de permettre la création d'un front de l'opposition. Ce front s'élargira au fur et à mesure que les attentes seront déçues. Le Premier ministre, en tant que vétéran de la politique malienne, doit comprendre qu'aucune réforme n'est envisageable sans un large consensus. Il serait imprudent, dans le contexte actuel, d'ouvrir un front au risque de fragiliser le gouvernement, car dans trois ou six mois, tous les blasés de la République risquent de se donner rendez-vous à la place Tahrir malienne, pour un autre M5 RFP.

S'il faut reconnaître que le gouvernement Choguel regorge de cadres compétents et techniquement à la hauteur, il n'en demeure pas moins qu'il souffre d'un déficit énorme d'inclusivité. Donc, pour parer au plus pressé, le PM doit pouvoir convaincre le Président de la transition pour qu'il accepte l'élargissement du CNT, à défaut de le dissoudre. En acceptant cette demande, Choguel Kokalla Maiga doit pouvoir combler le déficit d'inclusivité en permettant les cadres des partis de l'ancienne majorité, celle D'IBK, de siéger au parlement de la Transition. Les réformes auxquelles le peuple aspire ne seront possibles que quand elles font l'objet d’un large consensus.

En définitive, la balle de la rectification de la Transition, afin de la rendre inclusive, est dans le camp du Premier ministre Choguel Kokalla Maiga. Qu'il use de son intelligence politique pour obtenir du Président Assimi Goita l'élargissement du CNT afin de contenter tout le monde.

&nbsp;

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assimi Goita &#45; Choguel K Maiga, deux hommes, un même destin : Cinq grandes missions pour écrire une page glorieuse de l&amp;apos;histoire du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assimi-goita-choguel-k-maiga-deux-hommes-un-meme-destin-cinq-grandes-missions-pour-ecrire-une-page-glorieuse-de-lhistoire-du-mali-2932061.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 11:05:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le hasard de l'histoire a fait croiser deux hommes au parcours presque antinomiques. Le premier, à savoir Assimi Goita, est officier Colonel de l'armée et le second, Choguel Kokalla Maiga est un vétéran de la scène politique. Ils ont en commun aujourd'hui d'avoir contribué à débarrasser le Mali d'un des régimes les plus corrompus, celui d'IBK. Si tant est qu'ils ont les mêmes ambitions, celles de servir avec engagement et patriotisme le Mali, alors ils ont un destin commun. Pour que leur passage à la tête de l'État ne soit pas celui de trop, ils sont condamnés à accomplir ces cinq missions à la fois exaltantes et glorieuses, s'ils veulent se rendre immortels comme Thomas Sankara ou Johnny Jerry Rawlings pour Assimi Goita et Patrice Lumumba pour Choguel Kokalla Maiga.</em></strong>

Ceux qui ont marqué l'histoire de l'humanité ne l'ont pas fait souvent au bout des armes, mais par des actes. Le Mali, après plus de 60 ans d'indépendance est à la recherche d'un leader éclairé pour lui indiquer la bonne voie à suivre. Après cinq coups d'État, l'occasion est-elle bonne cette fois ci pour sortir de ce cycle infernal et annihilant ? Pour y parvenir, voici cinq grandes missions susceptibles de mettre le pays sur les rails de la démocratie, de l'état de droit, et du développement.

<strong>La première mission est de redonner confiance au peuple</strong> dans un pays où la classe politique est en faillite, caractérisée par la corruption, le népotisme, la médiocrité. L'armée décriée et incapable d'accomplir sa mission régalienne de préservation de l'intégrité territoriale et de la sécurisation des personnes et de leurs biens, le peuple ne sera que déboussolé et abandonné à son triste sort, car ne sachant plus à quel saint se vouer. Aujourd'hui, la première mission de la Transition doit consister à redonner espoir au peuple en posant des actes concrets, et cela passe d'abord et avant tout par le choix des hommes et des femmes. Le Mali a besoin de véritables guerriers, patriotes, compétents et moralement aptes dans tous les domaines. Ces hommes et femmes auront pour mission de poser les jalons du Mali Koura, tant dans le domaine des réformes que dans celui de la relance de l'économie.

<strong>La deuxième mission est celle des réformes institutionnelles</strong>. A-t-on besoin de rappeler cette célèbre phrase de l'ancien président américain Barack Obama, « l'Afrique a besoin d'institutions fortes et non d'hommes forts » ? Les Ghanéens semblent avoir compris cette assertion en dotant leur pays d'institutions indéboulonnables. Les Maliens doivent s'inspirer de ce bel exemple ghanéen pour doter leur pays des pareilles institutions afin de mettre non seulement fin aux coups d'État à répétition, mais aussi à la corruption. Donc, les réformes sont indispensables et la transition semble être la période indiquée pour le faire.

<strong> </strong><strong>La troisième mission consisterait à réformer la Justice. L'une des tares de notre démocratie voire même de notre société est la Justice.</strong> Au lieu d'être le socle sur lequel les citoyens se reposent, elle devient sa hantise, son épouvantail. Il faut une véritable catharsis pour qu'elle soit une Justice juste, non corrompue et au service exclusif du peuple. Pour ce faire, il faut des décisions fortes et un remue-ménage en mettant à l'écart tous les médiocres. La Justice doit être extirpée du giron du politique en lui donnant son entière indépendance. Des élections à l'interne, avec des juges élus à des postes clés de la Justice. Le Président de la Transition Assimi Goita et le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga pourraient déjà envisager cette réforme indépendamment de celles des autres institutions pour commencer à mener une lutte implacable contre la corruption.

<strong>La quatrième mission est celle de la lutte contre la corruption.</strong> La corruption est devenue endémique au Mali. D'aucuns la comparent à un cancer qui s'est véritablement métastasé dans tous les secteurs. Lutter implacablement contre un tel fléau c'est faire œuvre utile. La matière ne manque pas, car les dossiers de contrôle et d'enquête s'entassent dans les bureaux des juges, il suffit qu'il y ait une petite dose de volonté politique et une audace pour déclencher une véritable opération de lutte contre la corruption. Pas de fanfaronnade, ni de chasse aux sorcières. Cette mission aura un double avantage, d'abord récupérer nos sous volés, et mettre hors d'état de nuire tous les délinquants financiers, dont certains s'apprêtent déjà à reconquérir le pouvoir d'État pour continuer leurs sales besognes. Le second avantage est qu'elle donne espoir aux investisseurs qui fuient le Mali, car le pays n'est pas une bonne destination et ne donne pas de garanties de sécurité. Donc, la lutte contre la corruption et l'impunité doit occuper une place de choix dans le programme de la Transition.

<strong>La cinquième mission consisterait à pacifier le pays et à organiser des élections transparentes, crédibles et incontestables</strong>. Si nombreux sont les Maliens qui ont applaudi le tandem Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga, c'est moins pour leurs beaux yeux que pour l'expérience que chacun a dans son domaine de prédilection. Il est fortement attendu d'eux la pacification du pays et une bonne organisation des élections. Ces deux défis sont majeurs car ils sont à la base de tous les malheurs de notre pays. L'insécurité est devenue endémique et les élections mal organisées sont à la base de l'instabilité politico-institutionnelle. Donc, le couple militaro-politico-civil à la tête du pays est fortement attendu sur son terrain de prédilection. Il doit pouvoir réussir ces deux challenges pour entrer dans l'histoire du pays.

En Somme, Assimi Goita et Choguel Kokalla Maiga ont une occasion idoine d'écrire l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire contemporaine du Mali. Ils doivent, sans malice, ni calculs politiciens, collaborer, sinon même être des complices pour redorer le blason du Mali et le mettre au diapason des Nations respectées.

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<strong>Youssouf Sissoko.</strong>

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<title>Edito : Nécessaire élargissement du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-necessaire-elargissement-du-cnt-2932055.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 10:47:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Colonel Assimi Goita et ses compagnons, auteurs du coup d’Etat du 18 Août 2020 et regroupés au sein du Conseil National Pour le Salut du Peuple, CNSP, sont finalement revenus à la raison en  décidant de cheminer avec le M5-RFP. Ce Mouvement hétéroclite qui incarne la légitimité populaire dans la lutte contre la mauvaise gouvernance, a été, à n’en pas douter, à la base de la chute du régime IBK. Pour matérialiser la nouvelle union M5RFP-CNSP, la junte a décidé de donner la primature au M5.  Mais la rectification  ne peut pas s’agir seulement de choisir un premier ministre issu du M5 RFP, elle est aussi et avant tout institutionnelle. Le format du CNT mérite d’être revu, car il fait office de parlement, donc organe législatif. En effet, le pouvoir législatif qu’il incarne, à tort ou à  raison, a une lourde responsabilité dans la réussite de la transition. Il lui revient la mission historique de voter les textes qui doivent assoir les bases du Mali nouveau. Cela ne peut se faire qu’avec une légitimité absolue, une représentativité inclusive de toutes les couches de la Nation.

Aujourd’hui le CNT pêche par deux tares congénitales. La première  est l’absence officielle  des partis politiques les plus représentatifs, comme l’ADEMA, l’URD, le RPM, le MPR, le CNID, le PARENA, l’UM- RDA, pour ne citer que ceux-ci. A ceux-ci il faut ajouter  l’absence remarquée des  religieux, une force non négligeable de la scène politique d’aujourd’hui. La deuxième tare congénitale est  relative à la  faible qualité de beaucoup de ces  membres. On reconnait qu’il y a quelques esprits lumineux, Universitaires, juristes et même militaires, mais qui sont dilués dans le grand nombre de ceux qui ne devraient pas être là, ni par leur formation, ni par  leur expérience, encore moins par leur légitimité. C’est pourquoi la rectification législative passerait par un élargissement du CNT de 121 membres actuels, à 147, représentants le nombre de membres de l’Assemblée dissoute.

Pour rappel,  le CNT dans sa configuration actuelle, n’est qu’un conglomérat d’amis, d’affidés, de compagnons d’armes, de laudateurs et d’opportunistes à la solde de la junte. Il ne reflète ni les forces sociopolitiques représentatives du pays encore moins la crème de l’intelligentsia malienne. Donc l’idéal serait sa dissolution, mais pour éviter d’ouvrir la boîte de pandore on pourrait  l’élargir. Ainsi, sur les 26 membres ou conseillers  à trouver,  nous oserions proposer, pour conforter le nouveau premier dans sa fonction, 16 au M5 RFP, composé de l’URD, du MPR, du CNID, des FARE Anka Wuli, du MODEC, de l’ EMK, de l’ Adema Association pour ne citer que ceux-ci. Par souci d’inclusivité on pourrait accorder  7 sièges à l’ancienne majorité, composée entre autres  de l’ADEMA- PASJ, du RPM, du PARENA, de l’UDD, de l’UM- RDA, de la CODEM, de YELEMA. Et enfin 3 sièges aux religieux, musulmans, chrétiens et les  traditionnalistes, ce qui compléterait les 121 sièges déjà pourvus à 147 conseillers qui feront office de députés de la transition.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Passage du F CFA à l’ECO :  Ce qu’il faut pour réussir le processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/passage-du-f-cfa-a-leco-ce-quil-faut-pour-reussir-le-processus-2932072.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 04:19:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour sortir des débats stériles,</strong> <strong>la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Lomé, universitaires, organisations de la société civile, personnalités politiques, pros et anti CFA, ont pris part aux états généraux de la monnaie commune de la CEDEAO, sous le thème : « Du franc CFA à l’ECO : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest ? », du 25 au 28 mai 2021, à Lomé, au Togo. Des conclusions à l’attention des décideurs politiques de la région ont sanctionné cette rencontre.</strong>

Le rapport issu de ces états généraux est un véritable diagnostic clinique de la politique monétaire et financière dans la région ouest-africaine. Rédigé sous la direction du Pr Kako Nubukpo, le document-bilan de la rencontre passe en revue, entre autres,
l’historique d’une monnaie controversée, le système bancaire et financier de la CEDEAO, la souveraineté monétaire et la liberté monétaire dans la zone CFA, la configuration institutionnelle pour l’indépendance de la banque centrale de la CEDEAO et les perspectives du passage à l’éco pour l’agriculture ouest-africaine. Bref, la rencontre a permis d’examiner à la fois les aléas ou risques liés au passage à la monnaie commune et les avantages économiques et financiers importants pour les pays de la région.

Selon les experts, la monnaie n’est pas qu’une affaire relative aux activités de production, de distribution et de consommation dans une société humaine, elle transcende l’économique. « Elle est avant tout une question de souveraineté, de liberté, un droit inaliénable ; elle est le reflet de l’âme d’une communauté humaine et de ses réalités existentielles. L’évidence politico-juridique est qu’un État indépendant est un État souverain, autonome qui doit s’auto-gouverner et jouir de sa liberté monétaire », soulignent-ils.

Le succès de l’ECO est intrinsèquement lié à la solidité institutionnelle de la future banque centrale communautaire qui le portera. « Seule une banque centrale coupée de toute influence des autorités politiques peut assurer crédibilité et transparence à la politique monétaire. Ainsi, pour renforcer l’indépendance de la Banque centrale de l’éco, il faut choisir les options qui minimisent toute influence politique », font remarquer les experts.

La réussite de ce saut sans filet de sécurité dans l’inconnue dépend également d’« une conviction profonde et partagée d’une communauté de destin, fondée sur le caractère incontournable de l’intégration monétaire, économique et commerciale au sein de la CEDEAO comme seule voie envisageable de développement endogène de l’Afrique de l’Ouest ». Ce qui est crucial pour surmonter les turbulences et les tâtonnements de la phase de transition, qui sont des « passages obligés » de tout processus de création d’une unification monétaire. Pour preuve, l’Union européenne a mis trente ans pour passer du Rapport Werner à la mise en place effective de l’euro.

Pour les rapporteurs, le passage du franc CFA à l’éco s’annonce, d’une part, comme un véritable test de sincérité pour la France dans sa volonté d’assumer une nouvelle étape dans sa relation avec l’Afrique, refermant ainsi les chapitres colonial et néocolonial en matière monétaire ; et d’autre part, pour les dirigeants africains, comme un test de crédibilité de leur capacité à transcender leur « servitude volontaire », illustrée par leur maintien dans un système de rente dont ils sont les bénéficiaires au détriment des peuples dont ils sont censés assurer un minimum de prospérité et de bien-être.

Il constitue également un test de leur capacité à concevoir et gérer de manière sérieuse une monnaie en commun.
En tout état de cause, la construction d’une Afrique de l’Ouest forte, optant pour un développement endogène, construit autour d’une monnaie souveraine, constitue un impératif pour un continent africain en marche vers la transformation structurelle de son économie et de sa société, conclut le rapport sur les états généraux de l’ECO.

« L’éco devrait faciliter les échanges commerciaux et financiers, réduire le coût des transactions financières entre les pays et renforcer la concurrence. Tout cela ne peut que stimuler la vitalité économique et donc engendrer une croissance économique durable à terme. Ce dynamisme économique positif ne pourra qu’attirer les investissements étrangers, accroître la compétitivité économique de ses acteurs dans l’économie mondiale et cela devrait avoir un effet sur le développement des pays et des sociétés de la région », précise le document.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ciment et fer à béton :  Les prix n’encouragent pas à construire</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/ciment-et-fer-a-beton-les-prix-nencouragent-pas-a-construire-2931021.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 09:49:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est en chantier, le fer et le ciment sont des éléments indispensables. Mais, depuis quelques temps, les prix de ces deux matériaux coupent le sommeil à ceux qui protègent construire. </strong>

<strong>Le prix de la tonne du ciment était à 90.000 Fcfa dans notre pays. Cependant, il a pris l’ascenseur depuis les événements ayant conduit à la démission du Président IBK (100.000 Fcfa voire 115.000 Fcfa pour se stabilisé 110.000 Fcfa dans les différentes quincailleries de Bamako. Quant au fer, le prix de la barre du fer 12 plein qui était vendu entre 5.750 et 5.800 Fcfa. La barre du fer 12 simple entre 3.250 et 3.300 Fcfa. La barre de fer 10 entre 2.250 à 2.300 Fcfa. Le fer 8 se vend entre 1.250 à 1.300 Fcfa, et  le fer 6 entre 750 à 850 Fcfa.</strong>

<strong>Un risque d’augmentation n’est pas exclu.</strong>

Beaucoup de revendeurs s’accordent à dire que cette hausse est due à la pandémie de Covid-19 car les importations sont limitées et le stock national est insuffisant.

L’augmentation du prix de ces matériaux est en grande partie due au fait que la demande est nettement supérieure à l’offre. Sans risque de se tromper, nous pouvons déduire que c’est donc la rareté du produit qui est à la base du renchérissement du prix.

Les besoins faisaient l’objet d’importation à partir des pays voisins comme la Côte-d’Ivoire, le Togo et le Sénégal. Les besoins du Mali en ciment sont passés de 680.000 tonnes, en 2003, à 1.500.000 Tonnes en 2009. En 2013, l’importation du ciment au Mali a atteint plus de 2.000.000 de tonnes.
Aujourd’hui, les besoins en ciment sont estimés à 3 millions de tonnes par an.

Malgré, que le pays présente un large éventail d’opportunités dans plusieurs secteurs : comme les infrastructures et la construction de bâtiments.

La crise de la COVID vue par certains économistes comme une chance pour les pays à économies comme le Mali, et favorisant l’émergence d’un modèle de développement plus équitable, et donc une meilleure répartition de la richesse. A ce stade, l’urgence absolue est surtout de continuer à prendre la mesure de la crise qui sévit, et tout mettre en œuvre pour éviter les pertes en vies humaines massives et l’effondrement de l’économie.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Anniversaire du M5&#45;RFP : Choguel Kokalla Maiga légitimé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/anniversaire-du-m5-rfp-choguel-kokalla-maiga-legitime-2931022.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 08:50:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que les oiseaux de mauvais augure avaient prédit la mort du M5-RFP, le voilà remplir le boulevard de l'indépendance pour célébrer le premier anniversaire de sa création. Un anniversaire célébré dans un contexte difficile marqué d'incertitude et de confusion. Choguel et ses camarades ont sonné la mobilisation pour démentir la fallacieuse affirmation qui a consisté à dire que le M5 est mort de sa belle mort. Placé sous le signe de la rectification de la transition, ce meeting s'est tenu après le second coup d'État du CNPS et sa propension à collaborer avec le M5-RFP avec à la clé le poste de Premier ministre. Cette grande mobilisation donne au candidat choisi par le M5 pour le poste de Premier ministre, une certaine légitimité. Choguel le probable Premier ministre pourra-t-il capitaliser cet atout pour s'imposer aux militaires.</em></strong>

Va-t-on assister désormais à un exécutif à double tête, l'une légitime et l'autre légale ?

C'est sur un boulevard de l'indépendance plein à craquer que le M5-RFP a tenu le meeting marquant le premier anniversaire de sa création. Ce grand rassemblement a non seulement démenti les allégations mensongères sur la mort du mouvement, mais aussi donné un nouvel élan lui permettant d'être la première force politique incontournable au Mali. Tous les leaders ont répondu présent à l'appel du porte-parole qui fait office de président du Mouvement. Choguel Kokalla Maiga, pressenti au poste de Premier ministre a ajouté une nouvelle corde à son arc et devient du coup un futur Premier ministre légitime.

Fort de cette légitimité, le futur probable Premier ministre aura trois grands défis à relever.

&nbsp;

Le premier défi majeur consisterait à rassembler toutes les forces vives sans exclusive autour du Mali. Pour ce faire, il devra initier dès sa prise de fonction des concertations avec toutes les couches socioprofessionnelles afin d'obtenir un large consensus autour des grandes réformes à entreprendre. Le deuxième défi est d'ordre sécuritaire.

Il est indispensable de pacifier le pays, du nord au sud d'est en ouest, afin de permettre à l'État d'être présent partout et de pouvoir organiser les élections sur toute l'étendue du territoire. Sans sécurité, il n’y a point d'élections crédibles. Sans sécurité, il n’y a point de développement.

Pour éviter que les résultats des élections générales prochaines ne soient contestés, il faudra réunir toutes les conditions de transparence et de fiabilité. Le troisième défi qui attend le nouveau Premier ministre est la relance économique pour satisfaire la demande sociale et faire émerger l'économie malienne fortement éprouvée par les différentes crises.

Pour ce faire, il devient nécessaire de négocier avec les partenaires techniques et financiers, mais avant, il faut donner toutes les garanties d'une bonne gouvernance avec une justice juste et équitable. Le Premier ministre fort de sa nouvelle légitimité pourrait prendre son bâton diplomatique pour aller plaider la cause du Mali sur la scène internationale.

&nbsp;

En somme, le choix du Premier ministre dans les rangs du M5-RFP donne à la transition une certaine légitimité. Donc, il lui reste à collaborer de façon intelligente et dans une certaine communion pour réussir la transition. Vivement une transition apaisée et respectant le délai imparti.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choguel Kokalla Maiga probable  premier ministre : Le choix de la raison et de l’objectivité du moment</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/choguel-kokalla-maiga-probable-premier-ministre-le-choix-de-la-raison-et-de-lobjectivite-du-moment-2931019.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 07:49:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Son décret de nomination sera probablement signé ce lundi après la prestation de serment du Colonel Assimi Goita. Lui, c’est Choguel Kokalla Maiga, porte-parole du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP. Depuis que le choix du M5 RFP s’est porté sur Choguel Kokalla Maiga, Porte-parole dudit mouvement, pour occuper le poste de Premier ministre de la transition, les détracteurs ont envahi la toile et même certains journaux et radios pour dénoncer ce choix, qui, pourtant, est le plus objectif dans le contexte actuel. </em></strong><strong><em>Faudra-t-il applaudir ce choix ou le blâmer ? Forces et faiblesses d'un choix pour une transition apaisée.</em></strong>

Après le deuxième coup d'État en moins d'un an et perpétré par les mêmes auteurs, une nouvelle redistribution de la carte politique s'est imposée. Elle a permis de remettre en selle le Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces Patriotiques, M5 RFP, force de contestation contre le régime défunt. Les deux alliés naturels que sont le CNSP et le M5-RFP ont finalement décidé de sceller une union sacrée pour mener à bon port le bateau de la transition. Donc, Assimi Goita disposant de l'arme a décidé de prendre la tête de la transition, il a nommé l'un de ses complices à la tête du CNT et a décidé de donner la primature au M5-RFP.

C'est incontestablement ce dernier choix qui est le plus judicieux et le plus légitime au regard des efforts et des sacrifices consentis par ce Mouvement. Pour maintenir la cohésion et ne pas donner l'impression que ses leaders ont la boulimie du pouvoir, le mouvement insurrectionnel a jeté son dévolu sur le président de son Comité Stratégique, en l'occurrence Choguel Kokalla Maiga.

Seul candidat du M5-RFP au stratégique poste de Premier ministre, sauf cataclysme, sinon ce choix sera entériné par le colonel Assimi Goita, après sa prestation de serment ce lundi 7 juin. Pourquoi le choix de Choguel Kokalla Maiga est-il objectif ? Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, on doit reconnaître qu'il a été d'une constance, d'une intrépidité et d'une persévérance à nulle autre pareille au sein du M5-RFP. Quand les autres leaders du mouvement avaient cédé au découragement et crié à la trahison, c'est Choguel Kokalla Maiga  qui a tenu le flambeau allumé, s'attirant dès fois l'ire des hommes forts. C'est pourquoi à la faveur du changement intervenu le 24 mai et quand le CNSP a jugé opportun de donner la primature au M5-RFP, l'unanimité a été faite autour de Choguel pour être à la tête d'un gouvernement de transition.

Pourquoi ce choix est le plus raisonnable et le plus objectif ? Choguel Kokalla Maiga au-delà de son parcours politique fait de hauts et de bas, le président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau, MPR, pour avoir cru aux idéaux de changement, pour avoir tenu la dragée haute avant pendant et même après le 18 Août 2020, il est le plus méritant. En plus du combat héroïque qu'il a mené avec ses amis du M5-RFP, Choguel Kokalla Maiga a une expérience de la gestion des affaires publiques, il a une expertise et pourrait rassembler au-delà du M5. Pour ses détracteurs, Choguel n'appartenant pas au mouvement démocratique ne risquerait-il pas d'annihiler les efforts de construction de l'édifice démocratique ? Pour les grands observateurs de la scène politique, il s'agit aujourd'hui de rectifier la trajectoire de notre démocratie qui a montré toutes ses limites objectives.

Pour mettre notre démocratie sur les rails il faut des réformes subséquentes, tant électorale qu'institutionnelle. Pour ce faire, un large rassemblement semble indispensable. Les maliens doivent taire leurs divergences politiques, leurs ambitions électoralistes pour se donner la main afin de mener à bon port la transition. La seule manière de mettre fin aux coups d'Etat à répétition, c’est des réformes pouvant aboutir à des institutions solides qui résistent aux soubresauts et autres contingences.

En somme, Choguel Kokalla Maiga, s'il venait à être nommé Premier ministre devrait s'atteler à rassembler tous les maliens autour des objectifs de la transition. Il doit aller au-delà du M5-RFP pour réunir toutes les intelligences autour du Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Assimi Goita l’a cherché et il l’a eu</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-assimi-goita-la-cherche-et-il-la-eu-2931017.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 07:45:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis le 18 Août 2020, date du coup d’Etat contre l’ex président de la République IBK, Assimi Goita et ses compagnons d’infortune,  après avoir débarrassé le Mali du régime ploutocratique et corrompu,  voulaient exercer la plénitude du pouvoir d’Etat. Ils en ont été empêchés par la communauté internationale et par le Mouvement insurrectionnel du 5 juin. Ce dernier a revendiqué d’ailleurs la paternité de la victoire et entendait jouer le premier rôle dans l’émergence d’un Mali Koura pour laquelle il s’est battu. La suite de l’histoire n’a été favorable ni à la junte encore moins au M5 RFP, car c’est Bah N’Daw un ancien colonel à la retraite qui a été nommé par la junte sans s’en référer à son allié naturel. Neuf mois ont suffi pour voir cette union entre Colonels voler en éclats. Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane ont été conduits manu militari à Kati, QG des putschistes, et y ont été obligés de rendre leur démission. Les jeunes colonels se sont, contre la volonté de la communauté internationale, emparés du pouvoir. Ils l’ont non seulement récupéré mais aussi et surtout ont tendu la main à leur allié naturel, le M5 RFP pour jeter les bases du Mali Koura.

Assimi Goita a enfin repris le pouvoir qu’il aurait dû exercer depuis le 18 Août, après s’être débarrassé du régime incompétent d’IBK. Face à la résignation du peuple malien, la CEDEAO, la branche sous régionale de la Communauté internationale a juste suspendu le Mali dans toutes ses instances, la sanction économique redoutée n’a finalement pas été imposée au Mali. Maintenant le vin étant tiré, il ne reste plus qu’à le boire jusqu’à la lie. La présidence est-elle une fin en soi ou un moyen pour Assimi de pouvoir réaliser ou tout au moins jeter les bases du rêve d’un Mali démocratique ? Beaucoup pensent, et nous osons croire à tort, que c’est une fin en soi pour lui car on ne le voit pas porteur d’un projet d’Etat, d’un changement en profondeur et surtout d’actes à la croisée des attentes du vaillant et héroïque peuple malien, mais du fond de nos rêves les plus cachés, nous souhaitons que cette présidence soit plutôt pour lui un moyen pour redresser la République, la tenir debout face aux défis qui sont les nôtres aujourd’hui. Défis économique, sécuritaire, éducatif et démocratique. C’est en cela qu’il honorera la mémoire de ceux qui, avant lui dans le métier de mars, comme Che-Guevara, Fidel Castro, Thomas Sankara, Johny Rawlings, Amadou Toumani Touré, qui dorment désormais au panthéon des héros immortels qui ont mérité de leurs peuples.

<strong><em>Assimi l’a cherché et il l’a eu</em></strong>. Mon colonel vous êtes désormais face à l’histoire, si vous imitez vos prédécesseurs, le peuple saura oublier vos déboires et votre crime imprescriptible qu’est le coup d’Etat. En tout cas aujourd’hui, nombreux sont les observateurs de la scène politique malienne à se poser des questions comme entre autres que reste-t-il à faire ? Les nouveaux hommes forts du pays ont-ils la compétence requise pour sortir le Mali du bourbier socio-sécuritaire dans lequel il est plongé depuis plus de 9 ans ? Assimi et ses compagnons d’infortune, auréolés de cette victoire, celle de la Cour Constitutionnelle,  vont-ils s’enivrer au point d’empêcher le Premier ministre issu du M5 RFP de pouvoir travailler ? Les réponses à ces questionnements feront d’eux soit des héros ou des bourreaux comme les auteurs de l’ignoble coup d’Etat du 22 mars 2012.

En somme, le top départ de la Présidence d’Assimi Goita sera donné ce lundi matin, avec sa prestation de serment et probablement dans les heures qui suivront cette cérémonie, il nommera Choguel Kokalla Maiga comme Premier ministre et un gouvernement de 25 membres seraient mis en place pour conduire les affaires pendant les 9 mois qui restent pour la transition.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le M5&#45;RFP à la primature :  Une fois de plus, l’élite politique déçoit</title>
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<pubDate>Mon, 31 May 2021 11:14:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Certainement, les membres du M5 RFP justifieront la présence de la personnalité la plus en vue de leur mouvement par une volonté de leur part d’apaisement et de stabilité, gages d’un bon climat de travail avec en ligne de mire l’organisation des présidentielles et législatives dans un plus bref délai. Cependant, qu’on le veuille ou pas, le choix de Choguel Kokalla Maiga pour être Premier ministre fait tâche. Et l’acceptation de ce poste par ce dernier n’honore point l’élite politique qui aura fortement contribuer au désordre ambiant.</em></strong>

Jusqu’où ira Choguel Maiga ? Telle était la question que tout le monde se posait tant le numéro 10 des mouvements de contestation n’aura pas lâché la pression, aussi bien avant la chute d’IBK mais surtout après l’avènement de la junte militaire. Aujourd’hui, la réponse semble toute trouvée. Choguel ira à la Primature. Un chemin qui n’est pas sans rappeler celui d’un autre numéro 10, celui de l’Opposition lors du premier mandat d’IBK à la tête du pays. Tiébilé Dramé était alors l’un des pires cauchemars politiques du président Keita au point que ce dernier, pour avoir un peu de répit, pensa idoine de lui offrir un portefeuille ministériel. Et quel portefeuille ?! Celui des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale. Aussitôt, Dramé devint méconnaissable. D’opposant inspiré et impitoyable, il était devenu un collaborateur fidèle et docile d’IBK.

Fort malheureusement, de tels exemples sont foisons dans la classe politique malienne. Des actes qui pourraient être qualifiés comme des mini coups d’Etat à la démocratie. Aujourd’hui, Choguel Kokalla Maiga semble marcher sur les pas de Tiébilé Dramé. Et ses convictions d’hier s’évaporeront sous le prétexte des heures difficiles que vit la Nation.

Une fois encore l’on se rend compte que l’élite politique est bien bourrée de contradictions pour espérer convaincre la masse populaire de sa bonne foi et même du bienfondé de son combat. Loin de vouloir faire un procès d’intention, nombres de poids lourds de la classe politique malienne sont dociles à l’ombre du pouvoir et bruyants sous le soleil généreux de l’inactivité. Simple coïncidence ?

Pour la suite de la Transition, souhaitons juste que cette fois, tous les acteurs soient sur la même longueur d’ondes et que le M5 RFP et autres groupements contestataires fassent profil bas le temps que le Mali revienne sur le bon chemin de la démocratie. Qu’à Dieu ne plaise, il est à espérer que l’arrivée de Choguel à la Primature ne fasse pas des mécontents au point de mettre des bâtons dans les roues de la mécanique de la Transition fortement enrayée.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assimi Goita Président, Choguel K Maiga Premier ministre : Piège politiquement mortel pour le M5&#45;RFP</title>
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<pubDate>Mon, 31 May 2021 10:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Colonel Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes, auteurs du double coup d’Etat, sont en quête de légitimité. C’est pourquoi après leur forfait contre Bah N’Daw et Moctar Ouane, respectivement Président et premier ministre de la transition, ils ont déroulé le tapis rouge devant le M5 RFP, le mouvement de contestation contre le régime IBK. Si ce mariage est loin d’être incestueux, il ne serait pas non plus fondé sur l’amour, mais plutôt sur des intérêts. Sans ambages Assimi Goita veut, contre vents et marées de la communauté internationale, garder le pouvoir et pour cela il compte sur le soutien du mouvement populaire M5 RFP, qui jouera le rôle de gilet pare-balles protecteur. La Cour Constitutionnelle vient de le conforter dans sa machiavélique et démesurée ambition. Choguel Maiga et ses camarades du M5 RFP vont-ils cautionner le coup d’Etat en contrepartie du poste de PM ? Le piège tendu par la junte militaire n’est-il pas mortel politiquement parlant pour le M5 RFP ? Est-ce la mort programmée de la démocratie malienne ?</em></strong>

Nous aurions tout vu dans ce pays, une classe politique en faillite, décrédibilisée, réduite à la recherche éhontée des strapontins, une société civile dolosive, opportuniste et inefficace et une armée défaillante, politisée et sans ambition pour le pays. Voici le sombre tableau du Mali d’aujourd’hui. Le pays de Modibo Keita est devenu un vaste champ de ruine où se côtoient la médiocrité, la corruption, le népotisme et l’amateurisme, le tout débouchant sur une mauvaise gouvernance criarde. Sinon comment comprendre qu’au moment où le Mali a consacré dans sa loi fondamentale, qui est la Constitution, que le coup d’Etat est un acte imprescriptible, que des démocrates vont accepter, après avoir voté cette constitution, d’aller s’accoquiner à des putschistes pour former un tandem contre la République et la démocratie. Le M5 RFP en acceptant de cautionner la présidence d’Assimi Goita à la tête de la transition aura non seulement trahi sa conviction, mais aussi et surtout ses leaders comme Modibo Sidibé, Mme Sy Kadiatou Sow, Me Mountaga Tall auront renoncé à leurs idéaux, ceux du 26 mars 1991. Le pouvoir étant pour le M5 RFP, il ne lui revient pas de se compromettre, il doit plutôt exiger son plein et entier exercice, au lieu de se contenter d’une portion incongrue. Le Poste de Premier ministre seul ne suffit pas, il doit revendiquer la Présidence de la transition car c’est le M5 RFP qui s’est battu pour qu’il y ait le changement.

Choguel et ses camarades ne doivent nullement accepter que les militaires dirigent la transition. Ils doivent, au contraire, exiger d’Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes de regagner les casernes pour éviter au Mali un embargo. La place des militaires n’est pas sur la scène politique, mais au front et dans les casernes. En tout cas si par boulimie du pouvoir, le M5 RFP acceptait de faire d’Assimi Goita le Président de la transition, ils auraient écrit l’une des pages les plus sombres de l’histoire du Mali, car ce serait cautionner le coup d’Etat comme mode de prise du pouvoir au Mali. Autrement dit, s’en est fini pour la démocratie.

Si Choguel et ses camarades du M5 RFP  pensent qu’ils peuvent porter le projet pour lequel ils sont sortis pour combattre IBK, ils ont tout faux, car le fusil à la nuque, ils peuvent connaitre le même sort que Bah N’Daw et Moctar Ouane, c’est-à dire se voir débarquer manu militari par les hommes d’Assimi si une seule virgule manquait à un rapport.

Le piège que Choguel Maiga et ses camarades doivent éviter à tout prix c’est de cautionner la présidence d’Assimi à la tête de la transition. En le faisant, ils auraient signé leur arrêt de mort politique, car aucun pays sérieux n’acceptera de collaborer avec un régime militaire. Donc au finish, le pays se trouvera bloqué et le risque d’un soulèvement populaire n’est nullement pas à écarter.

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coup d’état dans un autre coup d’état :  Assimi Goita prend le risque de s’assumer !</title>
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<pubDate>Mon, 31 May 2021 10:14:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le scénario est digne d’un film hollywoodien. Assimi Goita, après avoir cédé le pouvoir malgré lui à des civils, ne put avaler la pilule de ce qu’il qualifierait lui-même de trahison. Résultat, il déposa les deux têtes de l’Exécutif pour se faire investir président de la Transition devant la Cour Constitutionnelle. Il n’a rien à analyser sur le plan juridique et même politique. Ce qui compte, c’est la réalité du terrain. Et en bon militaire qu’il est, il la fait prévaloir. En d’autres termes, l’autorité politique, c’est bel et bien lui qui la détient, en plus de ses hommes. </em></strong>

Il n’aura fallu que très peu de temps après la publication du deuxième gouvernement de la Transition pour assister à l’arrêt brutal et inattendu du processus politique en cours. L’ascenseur émotionnel fut fort pour les Maliens qui, dans un premier temps, assistèrent soulagés de voir enfin un nouvel attelage gouvernemental après plusieurs jours de vide au sommet de l’Etat ; et dans un second, le choc, après l’enlèvement manu militari du président de la Transition Bah Ndaw et du Premier ministre Moctar Ouane à Kati. Plus tard dans la soirée, la nouvelle se confirma, et le lendemain, Assimi Goita, ex vice-président de la Transition et surtout ancien chef de la junte militaire, déposséda les deux têtes de l’Exécutif de leurs prérogatives. Comment a-t-il osé encore récidiver, se demandent encore nombres de Maliens ? Et surtout pourquoi ?

Pour violation de la charte de la Transition. Voilà en quelques mots le motif de l’acte posé par Assimi Goita et ses acolytes. Il a donc osé. Commettre à nouveau un crime punissable par la Constitution et d’une gravité morale pour tout esprit républicain. D’ailleurs, la junte pour couvrir leur premier putsch d’un semblant de légalité avaient argué que c’était le président IBK qui avait démissionné et que eux, ils n’étaient là que pour amener une Transition civile. Egalement, ils n’ont pas omis d’insérer dans la charte de la Transition une disposition qui leur octroie une immunité quant aux actes commis dans le sillage du coup d’Etat contre IBK. Malgré qu’ils eurent été dans le viseur de la CEDEAO et d’autres organisations internationales, ils ont pu s’en sortir. Et à neuf mois de la fin de la Transition, commettre un autre putsch revient pour Assimi Goita et sa bande à prendre un risque dont nul ne peut connaitre les conséquences. Et pourtant, ils l’ont fait.

Evidemment, personne n’est dupe. Ce coup de force tout comme le dernier n’est autre qu’un coup d’Etat. Cela confirme les soupçons du début, que les militaires putschistes n’ont pas pris les risques d’accomplir un putsch pour facilement céder le pouvoir. Ils ont à coup sûr leur propre agenda, et si ça ne tenait qu’à eux, ils auraient géré la transition seuls, du début à la fin. Les coups de pression de la CEDEAO, et des acteurs politiques les auront fait reculer. Ils n’en ont pas démordu pour autant. Ils sont restés au cœur du jeu politique. Les ministères régaliens et différents postes au niveau régional leurs étaient revenus. Sans oublier bien évidemment le poste de vice-présidence qui était occupé par Assimi Goita lui-même, avant que le pays ne soit rattrapé par son implacable réalité.

Et maintenant, que va-t-il se passer ? Alors que la Transition qui semblait relativement en retard sur le cahier des charges, pourra-t-il organiser les élections à date, ou tout au moins, courant 2022 comme l’a déclaré le colonel Goita ? Le nouvel président de la Transition pourra-t-il réellement relever ce défi, et surtout aura-t-il l’accompagnement de la communauté internationale ? En tous cas, cela rappelle un autre épisode de l’histoire contemporaine du Mali, lorsqu’Amadou Haya Sanogo, à lors à la tête de la junte militaire déposait le Premier ministre de « pleins pouvoirs » Cheick Modibo Diarra. Sauf que là, l’acte est bien plus grave puisque la première institution de la Transition a été démis de ses fonctions.

<strong>Agenda caché de la junte, de quoi peut-il s’agir ?</strong>

Après une première réflexion l’on pourrait penser que le point de bisbille entre Assimi et Bah N’daw n’est dû qu’à la composition du gouvernement mort-né qui n’aura pas assez mis en lumière les membres de la junte. Il ne s’agirait que de la partie visible de l’Iceberg. En réalité, l’agenda caché de la junte serait de remettre une bonne partie de la sécurisation du pays à une autre super puissance, la Russie. L’accord longuement ficelé et n’attendant que son paraphe par les deux parties, la France aurait été mis au courant de la volonté des colonels de changer quelque peu de cap. Chose qui n’aurait pas été du gout de Macron qui aura intimé à Ouane et Ndaw de subtilement évincé quelques têtes d’affiches de la junte du gouvernement tout en mettant l’accord militaire en question au placard. Accord qui aurait sérieusement compromis l’Accord de Défense signé entre le Mali et la France au tout début du premier mandat d’IBK. Encore une fois, le pays subirait donc de plein fouet les coups de la realpolitik.

Cependant, une chose est sûre, c’est que la géopolitique, elle, a toujours sa part dans une crise locale. Pour le cas du Mali, la communauté internationale aura vite fait de se rendre compte des réalités locales du moment. Assimi Goita et sa bande sont les seuls véritables maîtres à bord, et ils n’entendent pas facilement céder avant d’accomplir ce pourquoi ils ont pris le risque de commettre ce coup d’Etat. Le choix de Choguel Kokalla Maiga comme Premier ministre n’est effectué que pour obtenir un apaisement social et politique.

Et pour ceux qui doutaient encore sur son bien fondé ou pas, la charte c’est Assimi et le contraire est vrai, même en cas d’adoption d’une nouvelle.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Énième coup d’état militaire au Mali :  Le pays de Modibo Keita est&#45;il devenu la risée du monde ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/enieme-coup-detat-militaire-au-mali-le-pays-de-modibo-keita-est-il-devenu-la-risee-du-monde-2930185.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 May 2021 09:58:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Jadis considéré comme pays de grands empires, de vaillants guerriers, avec une organisation étatique et des valeurs de civilisation qui ont brillé de mille feux sous tous les firmaments du monde, le Mali de Soundiata Keita est devenu aujourd’hui la risée du monde. En proie aux attaques terroristes et à un irrédentisme de mauvais aloi entretenu par un groupuscule minoritaire, le Mali est sur le point de s’effondrer. Il  bat  aujourd’hui le record en coups d’Etat dans la sous-région, soit cinq au total dont le plus récent a été perpétré  le lundi 24 mai 2021.  Cet énième coup de force a non seulement terni l’image de notre armée, qui passe aujourd’hui pour une armée beaucoup plus politisée et assoiffée du pouvoir, mais aussi et surtout a jeté l’opprobre sur la classe politique, plus portée à chercher des strapontins que de défendre les valeurs de la démocratie et de la République. La communauté internationale va-t-elle continuer à être complaisante envers la junte militaire qui a décidé de garder le pouvoir ? Le peuple malien va-t-il s’accommoder d’une énième humiliation alors même qu’il a la capacité de dire non et de préserver sa démocratie chèrement acquise ?</em></strong>

Nous ne le dirons jamais assez, ce cinquième coup de force perpétré par des éléments de l’armée malienne, était un coup  de trop, surtout dans un pays en guerre, où des fils d’autres nations ont accepté de venir mourir chez nous. Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes auront désormais sur leur conscience l’idée d’avoir contribué à la déliquescence du Mali. Leur coup d’Etat va indubitablement précipiter le pays dans un abyssal abîme au grand dam du peuple. Cet énième coup d’Etat est non seulement venu sonner le glas de notre démocratie acquise au prix d’énormes sacrifices, mais aussi et surtout, il vient de prouver que l’armée malienne n’est pas prête à s’éloigner de la scène politique et que sa mission régalienne qui est la défense de l’intégrité territoriale et la sécurisation des personnes et de leurs biens est son dernier souci.

Pour rappel, après le coup d’Etat du 18 Août 2020 contre IBK, la junte militaire auteure du putsch avait accepté sous la pression de la CEDEAO de nommer un Président et un premier ministre  civils, tout en gardant la vice-présidence et en occupant tous les postes stratégiques et /ou juteux du gouvernement et au sein des directions et services centraux de l’Etat. En plus de la militarisation à outrance de l’administration, Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes, disposant des armes, ont fait planer sur la tête du Président et du premier ministre l’épée  de Damoclès pendant neuf mois les empêchant de travailler  et  quand ces deux ont voulu s’affranchir de leur tutelle ils les ont arrêtés sous le prétexte fallacieux qu’ils étaient de mèche avec la France pour trahir le Mali.

Après avoir neutralisé les deux têtes de l’exécutif, Assimi Goita est parvenu à ses fins en mettant en exécution son machiavélique agenda, celui de diriger à tout prix la transition. Il s’est accaparé du pouvoir en violation de la charte de la transition et la Constitution et cela au grand dam de tous les démocrates et républicains. Ce qui est aberrant, c’est la timide ou pas de réaction de la classe politique, excepté Moussa Mara et Housseini Amion Guindo qui ont condamné sans ambages le putsch. Doit-on rester bras croisé et être complice de la mise à mort de la démocratie ? Assimi Goita mesure-t-il les conséquences de son acte surtout dans un pays en guerre comme le Mali ? La communauté internationale va-t-elle continuer dans sa complaisante condamnation de forme sans aucune autre mesure coercitive obligeant les putschistes à rendre le pouvoir aux civils ? Voici des questions auxquelles beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne attendent des réponses concrètes. D’ores et déjà, l’homme fort du moment Assimi Goita a commencé à s’installer dans le fauteuil qu’il n’a eu de cesse convoiter depuis le 18 Août 2020, en prenant certaines décisions comme l’abrogation de cinq décrets de nomination et en commençant ses rencontres avec la classe politique et la société civile, afin d’aboutir à un schéma de gestion du pouvoir. En tous les cas, la classe politique malienne joue sa dernière crédibilité, elle qui s’est morfondue dans la complaisance ou dans des calculs de positionnement politique en cautionnant de façon tacite le coup d’Etat. Elle, dont le souci premier de ses leaders est d’avoir des strapontins quel que soit le prix.   Quant à la junte, elle doit comprendre que dans un monde globalisé où les intérêts sont liés en d’autres termes dans une communauté de destin, le coup d’Etat n’a aucune chance de prospérer, donc qu’elle accepte de rentrer dans les casernes en laissant les civils diriger la transition. Dans le cas contraire, elle s’expose à des sanctions pouvant la conduire à la CPI et expose également le Mali qui ne pourrait plus supporter un embargo.

En somme, le monde se moque de nous et de notre armée qui est en passe de battre le record du monde en coups d’Etat. Ayez pitié du Mali mes COLONELS.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’armée malienne bat le record de la sous&#45;région en coups d’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-larmee-malienne-bat-le-record-de-la-sous-region-en-coups-detat-2930183.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 May 2021 09:55:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le premier coup d’arrêt à la marche en avant de la jeune République du Mali  a eu lieu le 19 novembre 1968 avec le Lieutenant Moussa Traoré. Vingt-trois ans après le peuple malien dans son écrasante majorité s’est soulevé pour dire non à la dictature militaire, la révolution qui s’en est suivie  a été sanglante, mais le 26 mars 1991, le peuple à l’unisson avec son armée est arrivé à bout du régime dictatorial du Lieutenant bombardé général Moussa Traoré. Après cette deuxième immixtion de l’armée dans l’arène politique, le Mali s’est engagé dans la voie de la démocratisation. Tout l’arsenal juridique avait été mis en place, à savoir une Constitution, avec ses lois y afférentes, pour non seulement bannir le coup d’Etat, mais aussi et surtout donner la parole au peuple pour qu’il devienne maître de son destin en choisissant les hommes et les femmes qui sont à mesure d’assurer son bien-être.

Dix-neuf ans après, alors qu’on pensait que l’armée était devenue républicaine et s’est repentie des bévues qu’elle a commises pendant les vingt-trois ans de dictature de Moussa Traoré, c’est un autre coup d’Etat, le plus ignoble de toute l’histoire de la République du Mali, qui a été perpétré un 22 mars 2012   par une autre junte militaire avec à sa tête le capitaine Amadou Haya Sanogo. Pour rappel, ce coup d’Etat a eu lieu à quelques petits mois de la fin du mandat d’Amadou Toumani Touré, ATT. Quel gâchis ! Ce coup d’Etat a mis  à l’eau 19 ans de construction démocratique et a semé les germes de l’insécurité et du séparatisme. Les conséquences immédiates de cet ignoble coup d’Etat ont été sans nul doute la désintégration du Mali, car le désordre à Bamako a donné des ailes aux narco-Djihado-séparatistes qui ont profité de la rupture de la chaine de commandement pour mettre sous leur coupe les trois régions du nord, à savoir Kidal, Gao, Tombouctou et une grande partie de Mopti. Il a fallu l’intervention des forces françaises, Serval, pour arrêter la fulgurante avancée des terroristes, vers Bamako, la capitale du Mali.

Avec l’aide de la communauté internationale, il y a eu le retour à l’ordre constitutionnel et un Président a été démocratiquement élu, en l’occurrence Ibrahim Boubacar Keita. Ce dernier se verra renversé à son tour le 18 Août 2020 par une autre junte militaire dirigée par le colonel Assimi Goita, pour incapacité et incompétence notoires à diriger le pays. Alors qu’on n’a pas encore fini de gérer les conséquences de ce coup de force, avec la mise en place des organes à la fois inclusifs et consensuels, nos colonels assoiffés du pouvoir se sont faits encore entendre en défiant toute la communauté internationale et en récupérant de la main gauche le pouvoir qu’ils ont donné de la main droite en arrêtant le Président et le premier ministre de la transition. Cinq coups d’Etat en 60 ans d’indépendance, voici le tristement célèbre tableau de l’armée malienne, qui a fait le choix de descendre et de rester pour toujours dans l’arène politique en reléguant au second plan sa mission régalienne.

Désormais, c’est dans cet imbroglio indescriptible que se trouve embourbé le Mali, faisant du pays de Soundiata Keita la risée du monde entier. Et pourtant, les enfants d’autres nations ont accepté de venir mourir pour que le Mali ne disparaisse pas.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali face à  l’internationalisation de sa sécurisation :  Accepter le coté realpolitik tout en se préparant à se prendre en mains</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mali-face-a-linternationalisation-de-sa-securisation-accepter-le-cote-realpolitik-tout-en-se-preparant-a-se-prendre-en-mains-2929335.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 08:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’effondrement de l’appareil étatique du Mali consacrait l’entrée du pays dans le cercle toujours plus élargi des Etats faillis. En 2012, le coup d’Etat qui mit fin au régime de Feu le président ATT mettait à nue les tares d’une gouvernance que bon nombres de Maliens ne soupçonnaient que très peu. Moins d’une année plus tard, le Mali tombait sous tutelle internationale, et la gouvernance peine encore aujourd’hui à être à la hauteur des défis naturels du pays. La chute du régime d’IBK a comme un effet de déjà-vu. Que faudra donc au Mali pour prendre, une bonne fois pour toute, le virage d’une gouvernance en accord avec ses positions, géopolitique et social ?</em></strong>

Bricolage, saupoudrage ou encore pilotage à vue, les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier la démarche des tenants du pouvoir et compagnie au Mali. Car, bien évidemment, un coup d’Etat dans un pays qui se fait grandement aider par la communauté internationale dans une mission qui lui est naturellement dévolue fait tâche. Surtout si, le pays semble avoir adopté la manie de vouloir un putsch dès que le gouvernail à Koulouba vacille.  De quoi donner un boulevard à la machine de l’international de la sécurisation que sont la mission de maintien de la paix au Mali et aussi Barkhane, ex Serval.

Il s’agit d’un coup de pouce énorme à la realpolitik dont semble jouir la France, d’une plongée encore plus profonde du Mali dans les abimes des Nations-Unies et d’un sérieux coup à la normalisation et à la stabilisation du pays. L’ancienne puissance colonisatrice tire un profit concret de sa présence militaire au Mali et dans le Sahel. Cela contribue à son statue de grande puissance mondiale et protège « sa manne énergétique » au Niger qu’est l’uranium. Il y a aussi le fait que la France se positionne en pole position dans l’exploitation très prochaine des ressources minières de la zone surtout du grand nord malien. Même si sa présence militaire lui coute énormément en termes financiers, la France tient à rester au cœur de la lutte contre le terrorisme au Sahel pour ces raisons et aussi pour minimiser les risque d’attentats sur son propre territoire après ceux de Charlie Hebdo et de l’hyper Cacher.

En ce qui concerne la présence militaire onusienne au Mali, c’est encore un signe de la faillite du pays. Et quand on sait que par exemple, celle du RDC y est présente depuis plus de20 ans pour une situation qualifiée par beaucoup d’experts comme un échec, l’on est sceptique sur ce que la MINUSMA peut réellement proposer pour la sécurisation du Mali. Comme en RDC, les mandats défilent ainsi que les fonctionnaires et les casques bleus. Tout porte à croire que la MINUSMA, alors qu’elle est la mission onusienne la plus meurtrière, marche dans les pas de la MONUSCO, fort malheureusement.

Que dire alors du tintamarre qui se joue à Bamako, loin, très loin des défis qui assaillent le Mali. L’élite politique composée de la classe dirigeante et d’opposants qui ne cessaient de titiller le premier se livraient à une sorte de Kotêba sans suffisamment aborder les propositions pouvant servir le pays à moyen et long terme. Résultat, fragilisation d’un régime déjà aux abois, putsch et une nouvelle fois remise à zéro des démarches entrepris. Aujourd’hui encore, il semblerait que des acteurs politiques et aussi des pseudo acteurs de la société civile voudraient renvoyer les Maliens dans la rue alors que de la Transition politique, il ne reste que neuf mois. Aussi nobles que peuvent être les idées qu’ils défendent, le moment est-il idoine ? Ne faut-il pas attendre que l’on ait un pays quelque peu stable avec des autorités légitimes ?

En tout état de cause, le Mali n’a point le choix. Il devra se battre pour exister, combattre ses plus viles pulsions et ensuite sûrement envisager la prise en mains totale de son destin.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tournée du Bureau National de la jeunesse URD: Kayes a réservé un accueil digne à  Abdramane Diarra et à sa délégation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tournee-du-bureau-national-de-la-jeunesse-urd-kayes-a-reserve-un-accueil-digne-a-abdramane-diarra-et-a-sa-delegation-2929343.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 07:46:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président du Bureau National de Jeunes de l'URD, à la tête d'une forte délégation s'est rendu dans la capitale du Rail le week-end dernier dans le cadre d'une tournée nationale qui lui a conduit déjà dans quatre régions du Mali. L'étape de Kayes qui est la cinquième du genre a été un franc succès tant du point de vue de la mobilisation que des thèmes développés lors de la rencontre entre la délégation d'Abdramane Diarra et les militants et sympathisants de l'URD venus nombreux dans la salle de réunion du Stade Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes.

Avant la conférence, c'est d'abord un accueil chaleureux qui a été réservé à la délégation de Diarra à l'entrée de la ville de Kayes le vendredi 21 mai 2021. Les militants et sympathisants du parti de la poignée des mains sont sortis nombreux pour souhaiter la bienvenue à la délégation du premier responsable des jeunes du parti de Soumaila Cissé.  A motos, en véhicules et même à dos de cheval, les militants et sympathisants URD de Kayes dans un "vive URD" ont accompagné la délégation jusqu'à sa résidence. Le samedi, c'est dans une salle de réunion du Stade Abdoulaye Macoro Sissokopleine à craquer que la conférence a eu lieu en présence des premiers responsables du parti.

Première grande rencontre de l'URD après le décès brutal de Soumaila Cissé, cette conférence était une occasion pour les cadres du parti de jauger leur capacité de mobilisation et surtout de mesurer l'état de santé de l'URD dans le cercle de Kayes. Les militants jeunes et même ceux du parti et du Mouvement de femmes sont venus de toutes les sous sections du cercle de Kayes et ont été informés de la vie du parti, des activités menées par l'URD et des perspectives. Abdramane Diarra, le président des jeunes de l'URD et principal conférencier a fait un exposé synthétique de la vie du mouvement qu'il dirige depuis 2016 avant de faire un tour d'horizon de l'actualité au Mali et au sein du parti ainsi que les différentes prises de position de l'URD, sans oublier l'enlèvement de Soumaila Cissé, sa libération et son décès brutal. Avant d'insister sur la nécessaire cohésion au sein du parti pour la victoire aux élections générales prévues en 2022. Les débats ont été parfois houleux, mais les militants ont affiché une certaine détermination et un optimisme pour la victoire de l'URD dans le cercle de Kayes.

<strong> La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de la transition au Mali :  A qui profite la déstabilisation des autorités ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-au-mali-a-qui-profite-la-destabilisation-des-autorites-2929339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 07:41:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les rumeurs d'un coup d'État ont parcouru la capitale malienne et ont fait le Buzz sur les réseaux sociaux à la fin de la semaine dernière, semant la panique au sein de la population déjà éprouvée par cinq jours de grève de l'Union Nationale des Travailleurs du Mali, UNTM. Une véritable intox qui serait l'œuvre de certains cadres militaires comme civils pour marquer leur désapprobation sur la façon de faire du Président Bah N'Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane qui semblent totalement s'affranchir de la soldatesque et qui veulent plus d'exclusivité et de consensus autour de la transition. A qui profite la déstabilisation des institutions de la transition ? L'armée malienne peut-elle se donner encore le luxe de tenter un énième coup de force dans un pays au bord de l’effondrement ? Le peuple acceptera-t-il encore l'immixtion de la grande muette sur la scène politique alors même que sa mission régalienne est sur le point d'être reléguée au second plan à cause de sa boulimie du pouvoir ?</strong>

Alors que les autorités de la transition, en l'occurrence le Président de la transition et le Premier ministre sont à pieds d'œuvres pour former un gouvernement le plus inclusif afin de rectifier le maladroit tir du tout début, ce sont les ennemis de la bonne marche de cette même transition qui sont à la manœuvre pour la déstabiliser au seul motif qu'ils ne seraient pas consultés, voire reconduits dans un nouvel attelage gouvernemental en gestation.

Ces individus à la fois civils et militaires n'ont d'autres souhaits que de voir le bateau de la transition prendre de l'eau de toutes parts pour trouver un prétexte fallacieux d'en découdre avec Bah N"Daw et Moctar Ouane qui deviennent des obstacles à leurs machiavéliques ambitions. Pour l'instant, ce ne sont que des rumeurs, voire de l'intox, mais derrière chaque rumeur, il y a un grain de vérité. Alors jusqu'où le peuple va rester spectateur de son destin au lieu de le prendre en main? Une déstabilisation des institutions de la transition équivaudrait à l'effondrement ou tout au moins à la partition du Mali, car le pays risque de s'installer définitivement dans une chienlit généralisée permettant à tous les groupuscules armés ou idéologiquement formés de revendiquer une portion du territoire qu'ils contrôlent. Le peuple détient la souveraineté et est à même d'exercer son pouvoir. Donc, il doit constituer un véritable rempart devant Bah N'Daw et Moctar Ouane pour empêcher les véritables aventuriers de prendre en otage notre pays et sa transition.

Quant aux partis politiques, ils sont eux aussi interpellés. S'ils font certes partie du peuple, ils sont les premiers acteurs concernés, donc leur silence même face à une simple rumeur de déstabilisation est une complicité tacite avec l'ennemi. Ils devraient se démarquer de toute tentative de déstabilisation et exiger le respect du délai imparti.

En somme, si tant est que le Mali ne pourrait plus se donner le luxe d'avaler une autre couleuvre de son armée, il y a alors nécessité d'accompagner les autorités de la transition afin de sortir le Mali de cette sempiternelle crise socio-politico-sécuritaire qui bloque son développement.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Congrès et choix du candidat à l’élection présidentielle de 2022 :  L’ADEMA fait désormais face à deux défis majeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/congres-et-choix-du-candidat-a-lelection-presidentielle-de-2022-ladema-fait-desormais-face-a-deux-defis-majeurs-2929338.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 07:39:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le parti de l’ancien Président de la République, Alpha Oumar Konaré, est désormais confronté à deux défis majeurs, tous périlleux, à savoir la tenue de son congrès ordinaire au terme du mandat de la direction actuelle et le choix d’un candidat bon teint pouvant conduire le parti à l’élection présidentielle. Si les opérations de renouvellement des structures à la base se passent timidement et tant bien que mal, la guerre de positionnement des barons en vue d’occuper le fauteuil de Tiémoko Sangaré, le Président sortant et candidat à sa propre succession, fait rage. Le spectre de la division va-t-il encore planer sur l’ADEMA ? L’ombre du richissime Seydou Mamadou Coulibaly ne plane-t-il pas sur le premier parti à avoir accédé au pouvoir après l’avènement de la démocratie multi partisane au Mali ?Ne faudrait-il pas faire l’économie d’un congrès pour aller directement au choix d’un candidat à la présidentielle afin de récolter les morceaux avant l’élection présidentielle considérée comme cruciale ?  </em></strong>

Il est de tradition au sein de l’ADEMA qu’à un an des élections générales le parti s’est toujours abstenu d’organiser un congrès pour non seulement éviter les déchirures internes, ensuite préserver les maigres ressources financières, mais aussi et surtout, pour se donner toutes les chances de remporter autant que faire se peut les différents scrutins électoraux.Cette année, sous prétexte de redynamiser les structures, le parti a officiellement lancé le processus de renouvellement des comités, sous-sections et sections et avait même fixé à deux reprises la date de la tenue du congrès sans succès, car le taux de renouvellement est largement en deçà des prévisions. Malgré ce grand retard, certains caciques pensent qu’il faut à tout prix tenir le congrès pour changer de président. Ils seraient probablement sept candidats à lorgner le fauteuil du président de l’abeille solitaire, à savoir Tiémoko Sangaré, Abdel Karim Konaté, alias Empé, Moustapha Dicko, Adama Sangaré, Mme Konté Fatoumata Doumbia, Adama N. Diarra et Yaya Sangaré. Si certains parmi ces candidats ont des ambitions présidentielles et veulent prendre la tête du parti pour assouvir leurs ambitions personnelles, d’autres dénoncent la gestion du président sortant qu’ils qualifient de catastrophique et qu’il semble opportun de le changer pour donner un nouveau souffle au parti. Pour ce deuxième lot de candidats, Tiémoko Sangaré serait à la base de l’affaiblissement, voire de l’affaissement de l’ADEMA et par conséquent, il ne serait plus légitime à diriger le parti. Certains candidats à la présidence de l’ADEMA pensent qu’en maintenant Tiémoko Sangaré à la tête du parti, on lui permettrait à coup sûr de se positionner pour la Présidentielle à venir. Comme une réponse du berger à la bergère,un fervent soutien de Tiémoko Sangaré a rétorqué. Pour ce dernier, le bilan du Président sortant est très élogieux. En effet, à la tête du parti après le départ d’Ibrahima N’Diaye dit IBA, Tiémoko a hérité d’un parti très endetté et il a pu éponger la dette avant d’en contracter encore. Pour notre interlocuteur,TiémokoSangaré  a à son actif la formation de plus de 280 jeunes en outil informatique. Il aurait équipé la salle de réunion du Comité Exécutif. Son bilan, selon notre interlocuteur, c’est aussi les résultats que le parti a engrangés aux dernières élections législatives et communales avec 24 députés et plusieurs conseillers communaux et maires. Pour notre interlocuteur, Tiémoko Sangaré serait un obstacle pour certains aventuriers qui veulent vendre le parti aux plus offrants.

Il y a à coup sûr un troisième lot de candidats qui serait en mission pour chasser Tiémoko et mettre l’ADEMA entre les mains des plus offrants. On cite entre autres le richissime entrepreneur Mamadou Seydou Coulibaly et dans une moindre mesure le Président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo.

Le parti ne pourrait-il pas faire l’économie d’un congrès pour choisir son candidat à l’élection présidentielle ? Le risque d’une crise post congrès étant gros, il serait préférable de surseoir à l’organisation d’un congrès qui va forcément nécessiter une mobilisation de fonds qui aurait dû servir à autre chose, surtout à quelques encabluresde l’élection présidentielle.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le CNSP a trahi le M5 RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-cnsp-a-trahi-le-m5-rfp-2929331.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 May 2021 07:03:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le combat à la  fois héroïque et patriotique mené par ChoguelKokallaMaiga et ses camarades, il serait politiquement inadmissible et logiquement incorrect que le M5 RFP soit réduit à une portion incongrue rasant le mur pour se faire entendre. Et pourtant, au lendemain du putsch, les colonels n’ont pas hésité à prendre part au meeting géant organisé par le Mouvement du 5 juin et à clamer haut et fort le rôle combien de fois capital joué par le mouvement. Les colonels putschistes avaient même reconnu avoir parachevé la lutte patriotique d’une frange importante du peuple incarnée par le M5. Alors pourquoi les putschistes ont-ils eu outrecuidance de marginaliser le mouvement qui aurait dû être leur soutien et qui pourrait même leur permettre d’avoir une certaine légitimité ?  Ce sont-ils laissés manipuler par les anciens dignitaires et autres officiers de l’ancien régime IBK, aujourd’hui déboussolés et qui sont à la recherche d’un nouveau souffle ? Les colonels putschistes apparaissent aux yeux de l’opinion comme des officiers félons pour n’avoir pas respecté leurs engagements.

Nul ne pourrait contester la légitimité des revendications portées par les leaders du  Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP. Ils sont des acteurs incontournables du changement pour lequel ils ont consentis d’énormes sacrifices y compris en vies humaines. Donc, qu’ils soient écartés du centre de décision ou payés en monnaie de singe est tout simplement une trahison de l’ex Conseil National pour le Salut du Peuple, CNSP, dont la seule qualité est de posséder les armes. Les putschistes, après avoir choisi le Président de la transition, le Premier ministre, ils auraient dû permettre au M5 RFP d’avoir la tête du ConseilNational de la Transition, CNT, l’organe législatif et surtout des ministères régaliens. Mais, comme obnubilés par le pouvoir, les colonels putschistes se sont accaparés des postes juteux de l’administration et nommés leurs partisans à la    tête des ministères importants. Par souci d’équilibre et pour mener à bien les réformes et les changements auxquels le M5 aspire, il devrait y avoir un partage des responsabilités entre les acteurs majeurs qui ont permis le changement intervenu le 18 Août 2020.

Bah N’Daw et Moctar Ouane vont-ils enfin s’affranchir de la tutelle de la junte pour équilibrer le jeu politique et accorder au M5 RFP toute la place qui lui revient dans la gestion de la transition ? Tous les regards sont désormais tournés vers les deux têtes de l’exécutif afin de donner un nouveau souffle à la clopinante et chancelante  transition. Ils doivent procéder,  au prime abord, à la diminution du surpoids des militaires au gouvernement, ensuite accorder au M5 RFP toute la place qui est la sienne  dans les instances de décisions de l’Etat. Ensuite, mettre en place un gouvernement de large ouverture, mais en écartant tous ceux qui étaient hostiles au changement.

En somme, Bah N’Daw et Moctar Ouane ont désormais une occasion idoine d’entrer par la grande porte de l’histoire de notre pays, en organisant une transition inclusive gage de toute réussite et en dotant le pays d’institutions fortes, à l’issue d’élections transparentes et crédibles.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cercle d’Ansongo : Le nouvel fief de la charia</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/cercle-dansongo-le-nouvel-fief-de-la-charia-2928595.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 May 2021 08:05:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vers la fin du mois d’avril quatre braqueurs ont été arrêtés par les djihadistes sur l'axe Ansongo-Menaka. Au nombre de quatre, trois ont été amputés chacun du poignet droit et du pied gauche comme sentence, le quatrième a été tué pour avoir tenté de fuir. Les deux ont été admis au CSRef d'Ansongo puis à l’hôpital régional de Gao. Le troisième a refusé d’être admis. Quelques jours après, aux environs de dix-sept heures des djihadistes ont pris 5 hommes (braqueurs), au niveau du village de Bentia commune de Ouatagouna qui s'apprêtaient à mener une opération de braquage contre des forains en provenance de la foire de Tassiga chef-lieu de la commune de Bourra. Ils subiront le même sort. </strong>

Depuis, un certain temps, le cercle d’Ansongo est malheureusement devenu célèbre à cause de la recrudescence de l’insécurité.

Les jalons de cette insécurité ont été posés par le vol de bétail.

A Ansongo, le vol de bétail en tant qu’activité relevant du crime organisé s’est rapidement développé depuis 2012, la même année où la crise sécuritaire du pays a débuté. Cette activité criminelle a engendré un trafic d’armes, qui a lui-même aggravé la situation et qui est lié à cette crise de 2012 ainsi qu’au conflit en Libye, qui a débuté en 2011.

Cette insécurité a commencé lorsque des groupes rebelles armés ont défié le gouvernement en prenant possession du nord du pays. Les groupes djihadistes ayant des affiliations avec les rebelles ont profité de l’instabilité en se dirigeant vers le Nord afin d’y imposer la Charia et en alimentant souvent les conflits ethniques en montant une communauté contre une l’autre. Ils ont été accusés de ne pas combattre pour une idéologie en tant que telle, mais plutôt de lutter contre les groupes armés et l’armée malienne afin de prendre le contrôle des routes du trafic.

Le vol de bétail s’est rapidement développé dans le cercle, qui une zone d’élevage par excellence.

Les groupes armés et les terroristes à la recherche de financements pour leurs activités s’intéressent particulièrement au vol de bétail, en raison du caractère accessible de ce marché. Il est également possible que le vol de bétail soit aggravé par l’affaiblissement de l’économie locale en raison du conflit en cours.

Les auteurs de ces activités criminelles sont principalement des jeunes, qui ont des perspectives d’emploi limitées et peu d’espoir dans une situation d’instabilité permanente, en particulier dans les régions du nord et celle du centre.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine du Numérique :  Une chance de réseautage et une visibilité pour les start&#45;ups du secteur.</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/semaine-du-numerique-une-chance-de-reseautage-et-une-visibilite-pour-les-start-ups-du-secteur-2928594.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 May 2021 07:57:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le </em></strong><strong><em>dimanche 9 mai 2021 dans la salle de réunion du département de la Communication et de l’Economie Numérique, le chef dudit département à travers une visioconférence depuis la capitale du Rwanda, a procédé au lancement de la Semaine Numérique prévue du 17 au 21 mai 2021, couplée à la Journée mondiale des Télécommunications et de la Société de l’Information, lors d’une conférence de presse.</em></strong><strong><em> La Semaine du numérique vise à insuffler une nouvelle dynamique dans l'écosystème du numérique au Mali en créant un cadre d’échanges et de partenariat approprié pour les acteurs du secteur et en donnant une chance de réseautage et une visibilité aux start-ups du secteur. </em></strong>

<strong><em>Il s’agira d’appuyer les startups pour stimuler la compétitivité et la créativité et cela conformément à la Politique Mali2020. </em></strong>

Dès l’entame de ses propos, le ministre Hamadoun Touré a planté le décor et évoqué le motif de son absence de la salle de conférence (porteur d’un message de chef de l’état auprès de son homologue par rapport à la candidature de HaïdaraAïssata Cissé « Chato », dans le cadre de l’élection du président du Parlement panafricain.

Cette semaine, qui se tiendra du lundi 17 au vendredi 21 mai, permettra aux jeunes du pays de pouvoir se positionner en tant que référence dans l’ère du numérique en Afrique et dans le monde. Elle permettra aussi d’amorcer les grands chantiers de la digitalisation du pays pour ainsi le placer dans le top 10 des pays les plus numérisés en Afrique.

Il s’agit de créer un cadre pour que les jeunes start-ups et incubateurs les plus brillants exposent leurs innovations et de gagner des prix dans les domaines de la formation (les trois meilleurs établissements de formation dans le secteur des TIC) et de l’innovation (les trois meilleurs projets innovants).

Les inscriptions se font à l’adresse <a href="http://www.lasemainedunumerique.ml">www.lasemainedunumerique.ml</a>

Le 17 mai marque l'anniversaire de la signature de la première Convention télégraphique internationale et de la création de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT). Il est célébré depuis 1969, mais institué en 1973 par la Conférence des plénipotentiaires réunie à Malaga-Torremolinos, en Espagne.

Le thème de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information pour l’année 2021, retenu par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) est : « Accélérer la transformation numérique en ces temps difficiles».

Ce thème trouve son importance dans la crise liée au COVID-19 qui a, non seulement souligné le rôle essentiel que jouent les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) afin d'assurer la continuité du fonctionnement des services publics et privés, mais aussi elle a mis en évidence les inégalités flagrantes dans le domaine du numérique entre les pays et au sein des pays.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enfin une nouvelle équipe gouvernementale  à 10 mois de la fin de la transition :  S’achemine&#45; t&#45;on vers un gouvernement d’union nationale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/enfin-une-nouvelle-equipe-gouvernementale-a-10-mois-de-la-fin-de-la-transition-sachemine-t-on-vers-un-gouvernement-dunion-nationale-2928591.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/enfin-une-nouvelle-equipe-gouvernementale-a-10-mois-de-la-fin-de-la-transition-sachemine-t-on-vers-un-gouvernement-dunion-nationale-2928591.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 May 2021 07:52:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit un adage. Après avoir rencontré les partis politiques et les autres forces vives de la nation, Bah N’Daw a enfin pris le taureau par les cornes en dissolvant le gouvernement, avant de reconduire le PM Moctar Ouane en lui instruisant de mettre en place une nouvelle équipe. Par cet acte hautement significatif,le Président de la Transition semble mesurer tousles risques de déstabilisation, voire  d’effondrement  que le Mali court aujourd’hui. Bah N’Daw  a eu enfin une oreille attentive aux cris de cœur et autres sons de cloche et d’alerte de la quasi-unanimité des forces véritablement représentatives du pays. Cet acte de dissolution du gouvernement et certainement celui du CNT et la probable mis en place un gouvernement d’union nationale, seront des pas de géant versl’inclusivité,  la stabilité politique et surtout  le consensus autour des grands défis du moment.Va-t-on faire enfin la part belle aux partis politiques ? Quellespourraient être les grandes priorités pour le gouvernement d’union nationale ? Va-t-on alléger le poids surdimensionné de la junte militaire dans le nouvel attelage ?</em></strong>

Au moment où nous mettions sous presse cet article, les consultations allaient bon train pour la composition de la nouvelle équipe gouvernementale autour du PM Moctar Ouane. Ce gouvernement, que les maliens dans leur écrasante majorité souhaitent de tout cœur, doit être inclusif et représentatif des forces sociopolitiques. Il ne doit pas être un gouvernement de copains et de copines et ne doit non plus être pléthorique au risque d’avoir des conflits de compétence.Si tant est que Bah N’Daw a pris bonne note des propositions faites par ses interlocuteurs des partis politiques et de la société civile, il n’y aura pas de raison qu’il n’accordera pas de l’importance aux critères ci-après : La compétence, l’intégrité morale, la représentativité, l’expertise et le patriotisme.

<strong><em>La compétence</em></strong> doit être le premier critère de choix, car le Mali a besoin de ses fils les plus émérites, capable d’apporter leur savoir-faire, leurs connaissances dans des domaines précis afin de récolter des propositions de solutions de sortie de crise. Les partis politiques et les associations de la société civile sont tenus de fournir des CV de leurs cadres sur la base exclusive de leurs compétences.

<strong><em>L’Intégrité morale, voire physique</em></strong>

Nul besoin de prendre des gens qui ne sont aptes ni physiquement encore moins moralement, pour ne pas souiller l’équipe que tous les maliens souhaitent être une équipe irréprochable. Pour ce faire, il est une impérieuse nécessité de mettre à l’écart tous ceux qui ont pris part à la gestion des affaires publiques sous l’ancien régime, d’IBK sans exclure leurs partis politiques qui, du reste, regorgent des cadres compétents et valables. Donc, que les dossiers des ministrables soient passés à la loupe, avec une enquête moralité non complaisante.

<strong><em>La représentativité</em></strong>

Sous d’autres cieux, on exigerait des ministres des mandats électifs qu’ils détiendraient de leurs bases respectives aux noms desquelles ils doivent agir, mais puisqu’on est en période transitoire, il serait logique de se référer au poids électoral des partis politiques et l’aura des associations de la société civile pour choisir. La représentativité doit être le baromètre de choix des ministres afin d’aider le gouvernement à faire passer ses réformes à la base. Donc, aucune réforme n’était possible sans l’implication des forces représentatives du pays.

<strong><em>L’expertise</em></strong>

D’aucuns diront que l’expertise et la compétence sont deux mots de la famille. Certes, mais la petite nuance fait l’importance et la différence entre les deux mots. Autrement dit, à compétences égales, l’expertise dans un domaine précis devrait faire la différence. L’expertise s’acquiert au fil des années, et pour un pays sur le point de s’effondrer il faut des véritables experts pour inoculer l’indispensable et l’urgente dose pour sa survie. Donc, Moctar Ouane doit être regardant sur ce point précis.

En somme, les maliens attendent avec impatience la composition de la nouvelle équipe gouvernementale. Ils la veulent plus inclusive, plus restreinte, plus représentative et plus compétente.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : L’indispensable soutien à Bah N’Daw</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lindispensable-soutien-a-bah-ndaw-2928588.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 May 2021 07:49:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il n’y aura pas un jour de plus. Au terme des 18 mois, le Mali aura son président de la République démocratiquement élu. C’est en substance ce qu’a laissé entendre le Président de la transition Bah N’Daw, tant avec les partis politiques de l’ancienne majorité et ceux du M5 RFP, qu’avec les associations de la société civile. Bah N’Daw l’a dit avec force, conviction et détermination. Faut-il le croire, ou tout simplement c’est une manière de se faire bonne conscience vis-à-vis de la communauté internationale qui demeure intraitable sur la fin de la transition au terme des 18 mois ? Il ne fait aucun doute que le Président de la transition tient au respect de son serment, celui de transmettre le pouvoir à un Président de la République que le peuple malien voudrait bien se choisir dans une compétition à la fois démocratique, inclusive et transparente. Son engagement est sans faille, car son discours n’a pas varié, c’est d’ailleurs par souci d’inclusivité et en liant l’acte à la parole qu’il a reconduit Moctar Ouane, après sa démission comme Premier ministre et lui a instruit de mettre en place une équipe véritablement représentative des forces sociopolitiques du pays.

Bah N’Daw mérite d’être soutenu, car il ne semble pas avoir d’autres ambitions etil a promis de retourner dans son paisible champ, avec le sentiment du devoir accompli, après l’élection d’un Président de la République. Qu’attend alors la classe politique pour lui accorder le soutienfranc, seule manière de le renforcer et de l’extraire des canines de la junte frileuse et assoiffée du pouvoir qui n’entend pas rendre le pouvoir de sitôt ?

Sans nul doute que seule la classe politique et la société civile sont à même d’aider Bah N’Daw à s’affranchir  non seulement de la séquestration politique dont il fait l’objet de la part des colonels salonards et leurs affidés civils tout aussi assoiffés du pouvoir, mais aussi à mettre en place tous les mécanismes permettant d’organiser des scrutins électoraux dont les résultats seront acceptés par tous les acteurs. Il faudrait comprendre que tout autre projet en dehors de la bonne organisation des élections sera voué à l’échec, car ni le temps encore moins les ressources ne permettront d’engager d’autres réformes, surtout sans consensus et dans une suspicion et un manque de confiance entre les acteurs.Alors pour une fin heureuse de la transition, il importe aujourd’hui qu’il ait une union sacrée autour des autorités de la transition qui ont le souci de la parfaite organisation des élections et à date advenue. D’ailleurs la nouvelle météo de Bah N’Daw semble être la bonne, surtout avec la nouvelle équipe gouvernementale en gestation. Cette nouvelle équipe s’attèlera à la mise en œuvre du Programme d’Action Gouvernemental, PAG dans ses composantes réalisables en 10 mois.Pourquoi ne pas accorder de l’importance au chronogramme des élections, en mettant le curseur sur la Présidentielle et en reléguant les autres réformes, certes indispensables, mais faute de temps, elles seront difficilement réalisables. Donc, il n’ya plus de raison de ne pas croire en la volonté de Bah N’Daw de transmettre le pouvoir à la fin des 18 mois.

Quant aux opposants à ce chronogramme et même à la fin de la transition au terme des 18 mois,  le peuple se chargera de régler leurs comptes car ils ne sont ni plus ni moins que des aventuriers aveuglés par le gain facile et attirer par les bijoux et les parures, bref par les délices du pouvoir et non par le devenir du pays.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La colonisation à outrance de l&amp;apos;administration :  Silence ! L&amp;apos;armée malienne se politise.</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-colonisation-a-outrance-de-ladministration-silence-larmee-malienne-se-politise-2928255.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 May 2021 10:05:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le coup d'État du 19 novembre 1968, perpétré par des sous-officiers regroupés au sein d'un Comité Militaire de Libération National, CMLN, l'armée n'a plus jamais quitté la scène politique. Elle a fini par reléguer au second plan sa mission régalienne de défense de l'intégrité territoriale, de la sécurisation des personnes et de leurs biens, pour se consacrer à une autre mission, celle de la gestion de la cité, normalement dévolue aux hommes politiques. </em></strong>

&nbsp;

Désormais au Mali chaque militaire rêve de faire un coup d'état pour jouir des délices et autres avantages liés aux postes politiques. Les auteurs du dernier coup d'Etat, celui du 18 Août 2020 ne font pas exception à cette vieille tradition qui date de 1968. Ils ont pris le pouvoir et ils en abusent à satiété, foulant aux pieds les lois et les principes qui régissent la gestion des affaires de la cité. Faudrait-il s'en accommoder en dépit de la violation flagrante de la Constitution ? La dernière bourde, celle de la nomination du Directeur général de l'hôpital Gabriel Touré ne doit-elle pas servir d'alibi pour dire non à la colonisation à outrance de l’administration ?

La balle est désormais dans le camp du peuple qui a longtemps observé, qui s'est par moment résigné et qui a même été parfois complice par son silence. Ce spectacle à la fois ahurissant et ignoble auquel s'adonne les militaires putschistes à la tête du pays après leur forfait du 28 Août 2020 doit interpeler plus d'un patriote. Leurs comportements de tous les jours frisent le mépris et l'arrogance qui ne saurait continuer. Donc, l'heure de la mobilisation à sonner pour dire non à certaines pratiques qui ne sauraient prospérer sous nos tropiques, ceux de la démocratie et de la liberté d'expression.

Pour rappel, Assimi Goita et ses compagnons d'infortune qui se sont accaparés du pouvoir après une lutte farouche et âpres d'une frange importante du peuple, sont en train d'oublier ou du moins reléguer au second plan leur mission régalienne pour se vêtir des manteaux politiques. Vice-présidence de la transition, Ministères régaliens de l'État, Directions et services juteux, jamais le Mali n'a été autant pris en otage par les militaires que maintenait. La scène politique a été envahie par la soldatesque et au même moment l'insécurité progresse au point d'être aujourd'hui à la porte de Bamako. Nos colonels ne s'en émeuvent point. Ils s'en accommodent même au point de penser qu'ils peuvent continuer la promotion de ceux parmi eux qui n'ont pas été encore recasés. La nomination d'un colonel à la tête de l'hôpital Gabriel Touré semble être la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Les travailleurs de cet établissement hospitalier sont désormais vent debout pour dire non à ce népotisme et tiennent à leur directeur qui a mis de l'ordre à l'hôpital Gabriel Touré.

L'action des travailleurs de l'hôpital Gabriel Touré ne serait qu'un avant-goût de la grande mobilisation citoyenne en "téléchargement " pour l'après-fête de ramadan. Car hormis les nominations à la fois népotique et clientéliste, aucune des causes qui ont fait soulever le peuple du M5 RFP n'a connu un début de solution, d'où la colère noire de l'écrasante majorité de la population malienne ; qui serait prête à se mobiliser pour dire non à nos colonels et leur dire que leurs places se trouvent au front et non dans des bureaux climatisés. Le plutôt serait le mieux

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Problématique des coups d’état à répétition :  Problème de mentalité et de réflexe pseudo&#45;politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/problematique-des-coups-detat-a-repetition-probleme-de-mentalite-et-de-reflexe-pseudo-politique-2928270.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 May 2021 09:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’annonce à la mi-avril de la date des prochaines échéances électorales aura été vécue par beaucoup de Maliens comme un grand ouf de soulagement. Les premiers tours de la présidentielle et des législatives auront lieu le 27 février 2022, et d'éventuels seconds tours respectivement les 13 et 20 mars. Celles-ci seront précédées par un référendum constitutionnel prévu le 31 octobre 2021. Cela voudrait dire qu’à terme, le Mali retrouvera la normalité institutionnelle et que les militaires putschistes devront rentrer dans les rangs. Mais justement, c’est ce dernier point qui inquiète plus d’un. Après avoir tutoyer les sommets de l’Etat, pourront-ils et surtout voudront-ils se fondre dans la moule de la grande muette sans faire aucun bruit ? Seront-ils vraiment dénués de tout pouvoir politique ?</em></strong>

Le Mali aura, semble-t-il, adopté le réflexe malsain des coups d’Etat à répétition comme tentative de résoudre les nombreux problèmes qui l’assaillent. Certes, il est une vérité implacable qu’en général, un putsch n’est jamais anodin et qu’il survient après l’échec du régime politique en place surtout sous nos tropiques, mais il est une autre vérité toute aussi vraie. C’est qu’un putsch aussi légitime soit-il ne peut être la solution miracle à tous les maux, surtout s’il n’est suivi d’aucun plan de sortie de crise et d’une vision claire et précise de l’architecture prochaine des rouages du pouvoir. Oui, tout à fait ! L’après putsch ou encore l’après révolution est plus importante que l’évincement du régime en place.

Ce réflexe que nombre de Maliens semblent avoir assimilé, celui de réclamer le départ immédiat et sans délai du président en place est à peine un coup d’Etat déguisé. Certes ce scénario ne s’est produit qu’une seule fois à la faveur des soulèvements du M5 RFP et alliés, mais il est survenu après le putsch du 22 mars 2012, donc seulement à neuf ans d’intervalles. Ce qui est point glorieux pour un pays qui se veut démocratique surtout lorsqu’on sait qu’il y eu deux autres coups d’Etats, l’un qualifié de civil et légitime, l’autre de militaire et d’oppressif.

Cependant, il faudrait éviter que le fauteuil présidentiel au Mali soit comparable à un siège éjectable. Que Koulouba ne soit pas à la merci du premier grand soulèvement populaire ou d’une simple mutinerie. Les Maliens devront comprendre que, peut-être, le véritable combat se situe pendant les échéances électorales, dans les urnes et les bureaux de vote, et non forcément dans la rue.

D’ores et déjà, les prochaines autorités politiques devront gérer les cas des anciens putschistes. Que faudra-t-il faire d’eux, de la bande à Assimi Goita mais aussi de celle de Haya Sanogo ? Autant de questions pour l’heure sans réponse. Mais, il faudra éviter d’enfanter un autre putsch à l’avenir. A chaque interruption brutale de pouvoir, tout est remis à zéro, surtout les maigres progrès réalisés. C’est aussi le lieu pour la classe politique de se montrer plus responsable, et d’éviter l’effet placebo en matière de politique. Car le mal-être du pays va bien au-delà d’une seule personne, fut-il le président de la République. C’est tout le système qu’il faut revoir, et toute une mentalité à changer.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Montée en puissance du M5 RFP :  Difficile choix de Bah N’Daw entre la junte et le Mouvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/montee-en-puissance-du-m5-rfp-difficile-choix-de-bah-ndaw-entre-la-junte-et-le-mouvement-2928248.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 May 2021 08:41:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Enfin le mur de méfiance, voire de mépris qui était érigé entre le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP et le gouvernement de transition semble s’effondrer à la faveur d’une rencontre entre le Président Bah N’Daw et les leaders dudit mouvement. Désormais entre le marteau de la junte, sa bienfaitrice et l’enclume du M5RFP, le mouvement insurrectionnel qui a sonné le glas  du régime « ploutocratique » d’IBK et face à l’histoire,  Bah N’Daw semble enfin opter pour le peuple à travers le M5 RFP afin de faire une sortie honorable au terme de la transition. La rencontre entre le Président de la transition et le Mouvement du 5 juin avait l’allure d’une rectification du maladroit tir  tendant à écarter ce mouvement de toutes les instances de décision de la transition, alors même qu’il a consenti d’énormes sacrifices pour l’avènement d’un Mali nouveau. Est-ce le début de l’implication  véritable du M5 RFP à la gestion de la transition ? A quand la dissolution du Gouvernement et du CNT, deux légitimes revendications du Mouvement du 5 juin ? Bah N’Daw va-t-il finalement tourner le dos à la junte pour réaliser une union sacrée autour du Mali ? Quid des autres revendications du M5 RFP ?</em></strong>

C’est dans une atmosphère empreinte de solennité, de courtoisie et de mutuel respect,  ce jeudi 6 mai 2021, que le Président de la Transition Bah N’Daw a rencontré une forte délégation du M5 RFP, conduite par le président de son  comité stratégique, Choguel Kokala Maiga. Cette rencontre s’est tenue à quelques encablures de la fin de la trêve que le Mouvement du 5 juin  s’est imposé pour permettre à la Ummah Islamique de passer un bon mois de carême et surtout une bonne fête de ramadan. La rencontre entre ces deux pans de la gestion de la transition, bien que tardive, eu égard à la gravité de la situation, est venue à point nommé, car elle décrispera à coup sûr les relations, devenues  tumultueuses, entre le gouvernement de la transition et le M5 RFP, à qui on attribue la paternité de la victoire sur le régime corrompu d’IBK. Bah N’Daw désamorce une bombe, car  le M5 RFP avait donné rendez-vous à ses militants, sympathisants et à tous les citoyens épris de justice, dans la rue après la fête.

C’est sans nul doute pour anticiper un éventuel remous politique que le Président de la transition, pris de panique, a vite  sollicité une rencontre avec le dit mouvement afin d’éviter que le pays ne s’embrase. Au cours de cette importante rencontre, deux discours  ont dominé les échanges, celui de Choguel Kokala Maiga, président du comité stratégique du M5 et le discours du président Bah N’Daw

S’agissant du discours de Choguel Kokala Maiga, porte-parole du M5 RFP, il ne semble pas varié et s’est articulé principalement sur cinq grands axes, à savoir  la rectification de la transition afin de jeter les bases de la refondation du Mali Koura, la lutte implacablement contre la corruption et la délinquance financière, la dissolution du gouvernement et du CNT, la création d’un organe unique de gestion des élections, et  la justice dans les tueries des 10, 11, 12 juillet lors des manifestations du Mouvement du 5 juin. Pour le porte-parole du M5 il ne saurait y avoir un Mali Koura sans auditer les différents départements et structures et surtout les fonds alloués dans le cadre de l’achat des équipements pour les FAMA. Choguel a fini par lancer un appel pressant au Président de la transition pour qu’il se ressaisisse afin de rentrer dans l’histoire.

En réponse, le Président de la Transition s’est dit honorer de la présence des cadres du M5 RFP et a profité de l’occasion pour  tendre sa main à l’endroit de tous les fils et de toutes les filles du Mali afin que chacun mette un peu d’eau dans son vin. La question que bon nombre d’observateurs se posent est celle de savoir si Bah N’Daw pourrait satisfaire aux  revendications du M5, sans toucher aux intérêts de la junte. Il serait alors entre le marteau de la junte et l’enclume du M5 RFP. Et pourtant Bah N’Daw a beaucoup plus à gagner en s’alliant au peuple à travers le M5 RFP plutôt que de suivre un groupuscule de militaires et leurs affidés qui n’ont d’autres ambitions que de jouir des privilèges et autres avantages liés à leurs postes. A défaut de satisfaire totalement aux revendications du M5 RFP, le Président de la transition pourrait accéder à quelques-unes comme entre autres la dissolution du gouvernement afin d’y intégrer les membres du M5, l’élargissement du CNT, voir son purge afin d’y mettre certaines compétences. Il doit  amorcer la lutte contre la corruption  et  surtout diligenter la mise en place d’un organe unique de gestion des élections. En faisant cela il aurait désamorcé la bombe politique, et en ce moment  il lui restera de désamorcer la bombe sociale afin de stabiliser la transition. Tout autre discours serait fallacieux et inopportun.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Enfin le réveil du Colonel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-enfin-le-reveil-du-colonel-2928247.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 May 2021 08:37:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il a fallu que le M5 RFP fasse planer sur la tête des autorités la menace de redescendre dans la rue pour demander la rectification de la transition pour que mon colonel, accompagné du Premier ministre Moctar Ouane, reçoive une délégation dudit mouvement. Ouf que du temps inutilement perdu, que d’occasion ratée ! C’est après huit mois de pilotage à vue, de saupoudrage et d’approximation que le premier responsable de l’Etat consent à recevoir ceux qui ont été les vrais acteurs du changement intervenu le 18 Août 2020, à savoir le M5 RFP. Après cette entrevue, Bah N’Daw sera-t-il enfin l’homme de la situation, accèdera-t-il aux revendications légitimes du peuple frustré porté par le Mouvement du 5 juin ? N’est-il pas grand temps, avant qu’il ne soit trop tard, de tout mettre à plat afin d’aller sur des nouvelles bases, celles qui mettront fin à 30 ans de gouvernance chaotique et qui consacreront l’avènement  du Mali nouveau tant attendu par nos paysans, nos enseignants, nos jeunes, nos femme, notre armée et  nos partenaires ? Le Président de la Transition a désormais une occasion historique d’écrire une nouvelle page glorieuse de l’histoire de la démocratie malienne.

En effet, après tant de tergiversations, d’amateurisme, l’heure du rassemblement de tous les fils et de toutes les filles du Mali semble sonnée. Cette union tant souhaitée autour du Mali est indispensable. C’est pourquoi chacun doit mettre du sien pour que l’unique héritage que tous les dignes fils, tous les patriotes ont en partage, le Mali, ne s’effondre pas. M. le Président, votre peuple vous observe tout comme l’histoire, leurs tribunaux sont sans appel, alors montrez-vous digne de votre rang et ne démentez pas vos préjugés favorables qui ont été au fondement de votre choix à ce poste que nous avons jusque ici approuvé. Ce poste oh combien de fois honorifique et sacerdotal  pour tout citoyen ne doit pas être une fin en soi. Le Mali souffre de la turpitude de ses fils, de la mésentente de ses citoyens et surtout du manque d’un leadership national avéré et éclairé.

La retrouvaille entre le Président de la transition et les vrais acteurs de la chute du régime IBK, à savoir le  M5 RFP, devra enfin faire bouger les lignes de la transition. Le gouvernement conduit par Moctar Ouane et le M5 RFP, deux entités qui devraient être  complémentaires, se sont plutôt regardés en chiens de faïence. L’heure semble venue pour les deux entités de pouvoir aplanir leurs difficultés, leurs querelles et autres divisions afin d’accorder les violons pour jeter les bases de la refondation du Mali. Le Gouvernement a tout intérêt à ouvrir le dialogue avec le M5 RFP pour désamorcer la bombe politico sociale, voir sécuritaire qui couve et qui peut exploser à tout moment.  Le landerneau socio-politique malien, en ébullition depuis des mois laisse présager un lendemain tumultueux alors il revient  aux autorités de la transition d’anticiper. Sinon en plus  du préavis de grève de l’UNTM, la principale centrale des travailleurs, déposé sur la table du gouvernement il y a également  la grogne sociale qui touche tous les secteurs socioprofessionnels. On ose espérer que de cette rencontre entre M5 RFP et Bah N’Daw, sortira quelque chose de concret permettant de désamorcer la bombe latente. Bah N’Daw a désormais le bon bout, il doit maintenant capitaliser ce précieux acquis, en desserrant l’étau de la junte autour de lui et en s’érigeant en leader pour rassembler et redonner confiance et espoir à son peuple déboussolé.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubou Cisse persona non grata à l’URD :  Igor Diarra, le désormais grand favori pour être le candidat de l’URD</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubou-cisse-persona-non-grata-a-lurd-igor-diarra-le-desormais-grand-favori-pour-etre-le-candidat-de-lurd-2927292.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 May 2021 08:54:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quelques encablures de la tenue des élections générales de 2022, les états-majors des partis politiques sont en effervescence, qui pour remobiliser leurs militants, et qui d’autres pour choisir leurs candidats aux prochaines batailles présidentielles. L’URD ne fait pas exception à la règle, ce grand parti qui a perdu son leader, Soumaila Cissé, un 25 décembre 2020, attire non seulement  l’attention de tous les observateurs de la scène politique malienne, mais aussi et surtout les sympathisants qui croient aux idéaux et valeurs défendus par ce parti. C’est pourquoi les militants et cadres, fidèles à l’héritage légué par Soumaila Cissé, ont, dans leur écrasante majorité, dit non à l’ancien premier ministre d’IBK, Dr Boubou Cissé, ce qui ouvre un large boulevard à Mamadou Igor Diarra pour être le candidat de l’URD à l’élection présidentielle de 2022. Pourquoi Mamadou Igor Diarra est-il le grand favori ? N’aura-t-il pas en face de lui d’autres caciques du parti, comme Me Demba Traoré et Dr Madou Diallo ? Igor pourra-t-il être le candidat de consensus ?</em></strong>

En atelier de validation des travaux des différentes commissions, au Centre Régional d’Energie Solaire, CRES de Badalabougou, les membres du Bureau Exécutif National, BEN/ URD, n’ont pas manqué de mettre des verrous dans les critères de choix du candidat du parti à l’élection présidentielle. Désormais il faut être militant à part entière de l’URD pour prétendre porter le brassard de capitaine du navire pour la difficile traversée de la présidentielle à venir. Alors que les partisans de Boubou Cissé ont voulu rendre les critères plus malléables, ils ont été surpris par la grande capacité de résistance et finalement leur projet de faire de Boubou le candidat de l’URD, au seul motif qu’il a de l’argent, a lamentablement  échoué. Et pourtant ses partisans n’en démordent toujours pas, ils continuent leur show médiatique, via les réseaux sociaux, les radios et quelques journaux.

A l’URD, la question de critère de choix du candidat, étant désormais tranchée, il ne reste plus qu’à fixer la date de la conférence nationale élective pour investir le candidat qui serait à même de faire gagner le parti. Selon nos informations, ils seraient trois prétendants à convoiter le précieux fauteuil du candidat de l’URD, à l’élection présidentielle, à savoir, Mamadou Igor Diarra, Me Demba Traoré et Dr Madou Diallo. Le dénominateur commun à ces trois supposés candidats est leur appartenance au parti de Soumaila Cissé. Et parmi ces trois, compte tenu des enjeux et défis qui se posent à l’URD et au pays tout entier, Mamadou Igor Mamadou Igor Diarra fait figure de grand favori et cela pour plusieurs raisons dont en voici quelques-unes:

Après le décès de Soumaila Cissé, celui qui doit porter son écharpe pour se présenter devant le peuple, doit non seulement avoir une certaine carrure, mais aussi et surtout une grande  capacité à mobiliser les ressources matérielles et financières  afin de permettre à l’URD de battre campagne comme il en avait l’habitude du vivant de son président fondateur. Incontestablement parmi les trois prétendants Mamadou Igor Diarra semble remplir cette condition. La deuxième raison qui plaide en faveur de Mamadou Igor Diarra, est son expérience professionnelle. De la BDM à la BOA en passant par la BIM, Igor partout où il est passé a laissé bonne impression tant sur le plan des réformes que sur les financements de beaucoup des projets qu’ils soient étatiques  ou privés. D’où sa promotion à la tête du groupe bancaire BOA de l’UEMOA. Il faudrait rappeler que c’est grâce aux différentes réformes menées par  Mamadou  Igor  Diarra que la BIM a été cédée à un prix d’or avec plus de 40 milliards de bénéfice pour l’Etat, sous ATT. Ce montant a servi à financer la réalisation de l’échangeur en face de la cité administrative, certaines routes pour désenclaver le pays  et surtout l’initiative riz du premier Ministre  Modibo Sidibé. Nombreux sont les observateurs qui affirment sans ambages que si Igor est le candidat du parti de Soumaila Cissé, il a toutes les chances de l’emporter.

La troisième raison et non la moindre qui fait que les militants URD préfèreraient Igor aux deux autres  est son parcours politique, ministre de l’énergie et de l’eau, sous ATT, Mamadou Igor Diarra a été à la base de l’amélioration des conditions de la fourniture d’eau et d’électricité au aux  usagers. Pour plus d’efficacité il a même dissocié l’eau de l’électricité, et est à la base de la création de SOMAPEP. C’est sous Igor en tant que Ministre de l’économie et des Finances du temps d’IBK que le budget national  a atteint les 2000 milliards. Il a également imposé le paiement des salaires des fonctionnaires à partir du 25 de chaque mois. Pour les commerçants, Igor Diarra passe pour être l’un des rares ministres des finances à avoir épongé la dette intérieure, ce qui a permis de relancer l’économie.

En somme, sachant bien que l’élection présidentielle de 2022 se joue sur trois détails, à savoir les moyens financiers conséquents, le parcours politique et l’expérience professionnelle, les deux autres prétendants, à savoir Me Demba Traoré et Dr Madou Diallo, sans le démériter, doivent accepter de former un trio gagnant avec Igor pour un partage des responsabilités en cas de victoire. Une éventuelle scission du parti  affaiblirait à coup sûr l’URD et annihilerait tous les efforts fournis par les militants et sympathisants du parti qui n’avaient d’autre finalité que la conquête et l’exercice du pouvoir.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Et si la classe politique soutenait Bah N’Daw et Moctar Ouane ?</title>
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<pubDate>Mon, 03 May 2021 08:50:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Victimes d’une cabale ourdie par la junte militaire et leurs acolytes du CNT assoiffés du pouvoir, les deux têtes de l’exécutif de la transition, à savoir le Président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane, méritent aujourd’hui d’être soutenus afin de mettre en œuvre le calendrier électoral et sortir le Mali de cette période transitoire. La classe politique, toute affaire cessante, tout calcul électoraliste mis entre parenthèses, toute considération idéologique mise au boisseau, devra sans nul doute soutenir le Président et le Premier Ministre de la transition qui sont déterminés à ne pas ajouter un mois de plus et voudraient bien respecter le délai imparti pour la transition en transmettant le pouvoir à un Président démocratiquement élu. Ils ont juré la main sur le cœur qu’il n’y aura pas un mois de plus après les 18 mois et qu’ils feront en sorte qu’on puisse organiser des élections transparentes afin de doter le pays d’un pouvoir légitime mettant fin à la période d’exception. Il n’a fallu que cette détermination de la part du Président et du premier ministre pour s’attirer la colère de certains membres du CNT qui sachant bien que la fin de la transition équivaudrait à la fin de la carrière de la plus part des autorités actuelles, veulent mettre le feu aux poudres pour empêcher la tenue des échéances électorales
La classe politique devra désormais oublier les erreurs commises par le régime transitoire, elle doit tout aussi reléguer au second plan le mépris dont elle a été victime, pour ne faire face qu’à l’essentiel, à savoir sauver le Mali d’un effondrement. Elle doit constituer une digue afin d’être le dernier rempart pour protéger Bah N’Daw et Moctar Ouane contre ces fossoyeurs de la démocratie et les assoiffés du pouvoir qui ne veulent pas entendre parler d’élection aux dates indiquées. En effet, ils sont à la manœuvre, la junte et ses associés, pour dire non à la tenue des élections en 2022. Ils avancent comme prétexte l’insécurité sur les 2 /3 du territoire ce qui rendrait difficile la tenue des élections. Mais, ce qui est aberrant, c’est le fait de ne pas proposer des solutions de sortie de crise. Il n y a aucune stratégie en vue et pire encore, les colonels qui ont pris le pouvoir sont plus préoccupés par les postes et l’argent que leur mission régalienne. Plus de 8 mois de transition, hors mis les nominations et les promotions des parents, cousins et amis, il n y a eu aucune réforme majeure. Donc vouloir s’opposer à la tenue des élections pour écourter la souffrance des maliens c’est tout simplement faire preuve de mauvaise foi et défendre aveuglement ses intérêts sordides.
Que la classe politique malienne comprenne qu’elle est à un tournant historique de sa vie, surtout après moult tentatives pour la décapiter en lui endossant toutes les tares de la République. Donc son soutien à ce calendrier électoral et surtout au Président et au Premier Ministre de la transition, devra être une question de vie ou de mort. Les opposants à ce calendrier ont un agenda caché, donc ils doivent être non seulement démaqués, mais aussi combattus. Au M5 RFP, à l’ex majorité et à toutes les organisations de la société civile éprise de justice, l’heure de la mobilisation contre les ennemis de la démocratie et de la République, semble sonnée. Il reviendra désormais au peuple souverain de prendre son destin en mains pour imposer aux autorités la conduite à tenir. Vivement la tenue des élections en 2022 pour que le Mali puisse retrouver toute sa place dans le concert des nations démocratiques.
<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Amadou dit Diadie Sankare à la tête du CNPM :  Quand la justice confirme un usurpateur à la tête du patronat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/amadou-dit-diadie-sankare-a-la-tete-du-cnpm-quand-la-justice-confirme-un-usurpateur-a-la-tete-du-patronat-2927294.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 May 2021 00:52:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>N’étant ni légal, encore moins légitime, Amadou dit Diadié Sankaré ne doit désormais sa place, à la tête du CNPM, que grâce à une justice aux ordres, qui piétine la morale, l’éthique et la loi pour ne rendre qu’une décision aux antipodes de la réalité. Alors qu’on s’attendait à une application de l’annulation de l’ordonnance gracieuse offerte par le tribunal de la Commune IV à Amadou dit Diadié Sankaré pour s’installer dans les locaux du CNPM, c’est le contraire que la Cour d’Appel de Bamako a plutôt fait en annulant la décision de rétractation de l’ordonnance grâce à laquelle  le tribunal de la commune IV avait installé Diadié. Cette décision à la fois arbitraire et faite à dessein, prolongera à coup sûr la souffrance de l’écrasante majorité des patrons d’entreprise qui ne se reconnaissent pas en Diadié et qui ne sont pas prêts à travailler avec lui. En maintenant Diadié Sankaré illégalement et illégitimement au poste de Président du CNPM, au grand dam des opérateurs économiques et chefs d’entreprises, la justice n’est-elle pas en train de contribuer à l’exacerbation de la crise au sein du patronat ? Les autorités de la transition sont-elles conscientes de la fragilité de notre pays, pour laisser ouvrir beaucoup de fronts ?</em></strong>

Le secteur privé, censé être le fleuron de toute économie libérale, est en agonie au Mali à cause d’une mauvaise justice et de l’instabilité chronique qui s’est installée depuis 2012 dans le pays. Le Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, structure de coordination et de conseil, ayant fait des émules dans la sous-région, en Afrique et même dans le reste du monde, est dans des beaux draps depuis octobre 2020. Il est en proie à une crise consécutive au renouvellement de son bureau, laquelle crise  que beaucoup avaient qualifié de mineure, mais qui aujourd’hui est en train de prendre une tournure inquiétante à cause d’une mauvaise décision de justice totalement aux antipodes de la réalité. En effet, elle oppose le Président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly  candidat à sa propre succession à Amadou Diadié Sankaré tête de la liste concurrente.  Alors que le Président sortant M. Coulibaly avaient le soutien des 2/3 des groupements patronaux régionaux et du District de Bamako, c’est le camp minoritaire, à savoir celui de Diadié, qui par des méthodes étriquées s’est installé à la tête du CNPM avec la bénédiction de la justice. Cette dernière a offert à Diadié Sankaré une ordonnance gracieuse lui permettant de s’installer en toute illégalité et en toute illégitimité. Souffrant d’un problème sérieux de légitimité et de légalité, Amadou Dit Diadié Sankaré vient encore d’être renforcé par l’annulation de la décision de rétractation de l’ordonnance gracieuse introduite par le camp Madou Coulou. Cette décision controversée de la Cour d’Appel de Bamako envenimerait la situation et frustrerait une écrasante majorité des membres des groupements patronaux. En attendant la fin de cette scabreuse affaire, la procédure judiciaire suit son cours  et place au jugement  sur le fond.

La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir comment une certaine  justice, celle aux ordres, pourrait-elle s’accommoder d’une telle situation en refusant de dire le droit ? La transition qui devrait être une période de clarification, de rectification et de justice n’en demeure pas moins complice de l’exacerbation de la crise au sein du CNPM, à travers le ministre de la justice garde des sceaux. Et pourtant, la vérité saute à l’œil nu et rien qu’en observant ou en faisant un sondage en milieu économique et patronal, le jugement de l’opinion est très défavorable à Diadié au point qu’il n’arrive pas jusqu’à présent à poser le moindre acte de grande envergure. Le CNPM, en agoni avec son pronostic vital désormais engagé, risque de mourir au grand dam du secteur privé, poumon de l’économie malienne.

En somme, la justice doit se ressaisir pour ne dire que le droit afin de mettre fin à la crise au sein du CNPM, au grand bonheur des groupements patronaux et de toute l’économie surtout en cette période marquée par la COVID-19 et la crise socio sécuritaire.

<strong>Youssouf Sissoko    <em>      </em>                   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le droit de manifester coronavirussé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-droit-de-manifester-coronavirusse-2926433.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 15:09:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des jeunes s’étaient donné rendez-vous hier jeudi devant la Direction générale de la société Energie du Mali (EDM) pour un sit-in pacifique afin d’exprimer leur mécontentement face aux coupures intempestives d’électricité.</strong>

Au moment où les manifestants commençaient à se regrouper, les forces de l’ordre ont quadrillé tous les alentours. Quand les jeunes se dirigeaient vers le monument des martyrs qui fait face à la Direction générale de EDM-SA, les forces de l’ordre ont réprimé la manifestation. Trois manifestants ont été arrêtés et les autres ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène. Déterminés à exprimer leur ras-le-bol, les jeunes se sont retrouvés à la Maison des jeunes pour lire la déclaration devant la presse. Les manifestants ont décidé de ne pas lâcher prise dans leur dénonciation de l’incapacité des autorités à donner de l’électricité à la population. Rendez-vous a été pris pour le jeudi 29 avril pour un autre sit-in. La répression de ce sit-in par les forces de l’ordre a été sévèrement critiquée par les internautes. C’est le sujet de votre Facebookan du jour !

Malick Konate : l’intensité de la répression du Sit-in Citoyen pour dénoncer les coupures d’électricité intempestives prouve à suffisance que si le Malien veut, il peut. Simple Sit-in, ils ont transformé le square Patrice Lumumba en camp militaire. StopEDM.

Mohamed Ag Assory : Ah quelle est la prochaine étape que va décider le comité stratégique.

Al Husseyni Ibrahim : Mohamed Ag Assory sabali mon grand. L’effet du gaz lacrymogène n’est pas encore dissipé.

Souleymane Dembele : Ah ! C’est comme ça deeh, mais courage c’est un avertissement.

Djibril Sylla : ce sont des incompétents réunis au sein de l’EDM.

Lamine Diarra : laisse leurs continuer comme ça. Je pense qu’ils doivent s’inspirer du cas d’IBK pour trouver une solution rapidement et non de faire sortir les force de l’ordre.

Fatoumata Zara Boubakar Maiga : réclamer ses droits est devenu autre chose au Mali. Quand je vois qu’il y a une insécurité, au lieu de gérer ils préfèrent aller se taper la poitrine comme quoi on a tenu tête à des gens qui faisaient un simple sit-in pour réclamer leur droit à Bamako Soudan Niaré. Si vous ne voulez pas sortir, restez chez vous, là au moins on saura à quoi nous en ternir ou bien taisez-vous. Vous ne faites rien, mais vous aimez critiquer le travail d’autrui.

Mariam Diallo : les forces de l’ordre là, il y’a pas coupure chez eux ? On lutte pour la bonne cause avec modestie, vous venez transformer en champ de bataille.

Tata Thine Camara : il faut leur dire d’aller libérer le pays. Réclamer quelque chose est un droit.

Djeneba Seydaou Sidibe : walaye on dirait un contingent qui part pour libérer le Nord. Dia dia c’est juste pour empêcher un sit-in, kabako.

Alou Badara Diabaté : dommage ! Nous sommes partis pour demeurer ainsi. Hélas!

Bouba Dicko : on attend un beau communiqué signé pour la suite. Ignorez ces fréquenteurs des marabouts/féticheurs pour ne pas aller dans les zones chaudes du pays.

Adam Coulibaly : le problème de la jeunesse malienne, c’est de transformer la lutte nationale en querelle de personne et se moquer d’eux en publiant qu’ils ont été gazés. Exemple : le cas de Yéré Wolo contre la France, maintenant on leur donne raison que le problème du Mali c’est la France. Le problème de l’EDM, c’est national ; il est temps que la jeunesse se donne la main pour faire le combat ensemble, sinon faire la lutte séparément ça ne va pas aboutir walaye. C’est l’union qui fait la force. Réveillez-vous il n’est jamais trop tard.

Abdoul’laye Dama : s’il s’agit de mater les civils ils sont trop forts.

Ibrahima Ongoiba : ils vont le payer au prix fort et Dieu ne dort jamais.

Mariama Diallojerry : c’est triste qu’il mette toute cette énergie à réprimer les gens plutôt qu’à chercher de régler la situation.

Sekou Bagayoko : la somme débloquée pour mobiliser ces agents de maintien d’ordre pouvait servir à régler au moins 1% du problème.

Modibo Dembele : pourquoi ne pas envoyer cet arsenal pour la libération de Farabougou, leur utilité c’est les territoires occupés pas à Bamako devant l’EDM.
Commerçant Roi Bamako : donc on ne peut plus réclamer nos droits.

Anneye Traore : Mohamed Ag Assory quand il est question de touloutage il est capable de dégager des stratégies. Mais lorsqu’il s’agit de manifester et qu’on commence à gazer hakili bé panpan.

Fatimata Ouattara : quelle honte ; quelle bassesse de la part de nos autorités ?

Inoss Traore : Kabako do, mieux vaut laisser faire ce qu’ils veulent, la vie la me fait peur, chaque gouvernement nous traite ainsi, laissons ces gens et continuons à travailler.

Mahamadou Toure : c’est bien mérité ! Que des hommes de mauvaise foi. Avec leurs complices nostalgiques de l’ancien régime.

Mohamed Ag Assory : Ahmadou Diallo c’est l’autorité de l’État! Quand c’est interdit, c’est interdit.]]> </content:encoded>
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<title>Boubou Cissé en route pour l’URD :  Le parti de Soumaila Cissé va&#45;t&#45;il faire de l’ancien PM son candidat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubou-cisse-en-route-pour-lurd-le-parti-de-soumaila-cisse-va-t-il-faire-de-lancien-pm-son-candidat-2926335.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 09:00:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien PM, Boubou Cissé, du dernier gouvernement du régime déchu d’IBK, est en route pour adhérer à l’Union pour la République et la Démocratie, URD de l’ancien  chef de file de l’opposition Soumaila Cissé, décédé le 25 décembre 2020. Cette adhésion, à quelques encablures des élections générales de 2022, loin d’être désintéressée, suscite déjà un grand tollé au sein de l’URD. Si d’aucuns qualifient cette adhésion d’incestueuse, d’autres la trouvent conforme aux textes de l’URD. En tout état de cause sa candidature en plus de diviser les militants et cadres du parti,fera également  plus de mal à l’URD que de bien et l’opinion nationale ne comprendra pas, que celui qui fut le dernier premier ministre du régime déchu d’IBK, puisse être le candidat du principal parti de l’Opposition. Boubou a-t-il fini avec ses ennuis judiciaires avant de prétendre être  candidat à la présidentielle ? L’URD va-t-il prendre le risque de l’investir alors même qu’il pourrait être rattrapé par son passé ? Que dire de multiples dossiers sulfureux de détournement des deniers publics ?  </em></strong>

Le parti de l’ancien  chef de file de l’Opposition, l’honorable Soumaila Cissé, rappelé à Dieu il y a cinq mois, attire non seulement de nombreux cadres, mais aussi  fait l’objet de beaucoup de convoitise. Des sources bien concordantes, l’ancien PM d’IBK, Boubou Cissé serait en train de débarquer avec armes et bagages au sein du parti de la poignée de mains, certainement pour être le porte étendard de l’URD à la présidentielle de 2022. Si Feu Soumaila Cissé a toujours cultivé l’excellence et défendu l’idée selon laquelle il n’y a ni nouveau, ni ancien militant, il n’a jamais non plus bradé les principes et valeurs qui ont toujours fait de l’URD ce parti cohérent et consistant à toute épreuve. L’URD s’est battu contre vents et marrées pendant 7 ans pour que la gouvernance soit vertueuse,  il serait impensable que ce même parti fasse de celui qui a été la pièce maitresse de cette gouvernance chaotique, à savoir Boubou Cissé, le candidat à la présidentielle. Ce serait  le comble du ridicule et de la traitrise vis-à-vis du défunt président fondateur du parti, Soumaila Cissé.  Cette probable union entre l’URD et son bourreau d’hier qui est Boubou Cissé, serait non seulement incestueuse, mais enverra à l’opinion nationale un mauvais message, celui  de l’immoralité  et décrédibiliserait davantage l’homme politique. A ce que l’on sache l’URD a toujours été porteur d’un projet de société et d’un programme de gouvernement, Boubou Cissé qui était à l’opposé de ces offres politiques de l’URD, pourrait-il les mettre en œuvre  et les défendre avec brio sur le terrain ? A-t-il fini avec ses démêlées judiciaires, quand on sait qu’il y a plusieurs rapports compromettants qui l’incriminent. Parlant de sa supposée fortune qu’il serait prêt à mettre à la disposition du parti pour la campagne. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir quelle est l’origine de sa fortune, sachant bien qu’il ne dispose ni d’une mine d’or encore moins d’un puits de pétrole.  Comment en six ans un membre du gouvernement fut-il un ministre des Finances, pourrait-il se targuer d’avoir des milliards ? Et pourtant d’aucuns parlent des centaines de milliards. L’URD va-t-il fouler aux pieds ses principes de bonne gouvernance en s’alliant à quelqu’un dont l’origine de sa fortune est douteuse et pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires même en pleine campagne, car le temps de la justice n’est pas celui du citoyen lambda ?

S’agissant des critères de choix du candidat, l’ancien PM pourrait-il répondre à quels critères si ce n’est la fortune qu’il dispose et qu’il serait prêt à mettre une partie à la disposition du parti pour battre campagne ? Les militants à la base, bref le peuple URD ne comprendra pas ses cadres qui se seraient rendus coupables du blasphème politique en choisissant Boubou Cissé comme candidat du parti, qu’il a, du reste combattu pendant sept ans. Pourquoi n’a-t-il pas cherché à être le candidat de l’ADEMA son parti dont il serait membre d’un comité dans la circonscription de Djenné.

En définitive, les immenses efforts déployés par les cadres, militants et sympathisants pour implanter l’URD ne doivent pas aller à vau-l’eau à cause des intérêts sordides de certains. Les militants et sympathisants de l’URD préserveraient le flambeau allumé par Soumaila Cissé s’ils  continuaient à entretenir et à défendre les valeurs et principes qui avaient  fait de ce parti l’un des respectés et admirés de la scène politique malienne.

<strong>Youssouf Sissoko            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ras Bath et Mahmoud Dicko :  De la complicité à la duplicité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ras-bath-et-mahmoud-dicko-de-la-complicite-a-la-duplicite-2926337.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 07:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rien ne va plus entre Youssouf Mohamed Bathily, alias Ras Bath et l'imam Mahmoud Dicko. Le premier accuse le second d'être l'instigateur et le commanditaire de son arrestation et de son inculpation pour tentative de déstabilisation et complot contre le gouvernement de la transition.</em></strong>

&nbsp;

L'animateur de l'émission grands dossiers sur Renouveau FM à savoir Ras Bath, a juré d'affaiblir voire d'humilier l'ex autorité morale du M5 RFP, l'imam Mahmoud Dicko qu'il taxe désormais de tous les noms d'oiseaux de mauvais augure. La campagne de dénigrement a déjà commencé le mercredi lors de l'émission.

A qui profite ce déballage public ? Boubou Cissé ne serait-il pas la pomme de discorde entre les deux alliés d’hier ?  N’y a-t-il pas une odeur de vengeance entre les deux hommes ?

Ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid ? Youssouf Mohamed Bathily semble trouver les vrais commanditaires de son arrestation et de son inculpation pour tentative de déstabilisation et complot contre le gouvernement de la transition. Sans détour,  il a pointé un doigt accusateur sur entre autres,MalickDiaw, Ismaël Wague et bien entendu l'imam Dicko.

Pour de nombreux observateurs de la scène politique malienne, la pomme de discorde entre l'imam Mahmoud Dicko et le chroniqueur Ras Bath est le soutien ou non à la candidature de Boubou Cissé d'abord comme Premier ministre ensuite son éventuelle candidature à la présidentielle.

Si pour l’mam Dicko, Boubou Cissé a échoué donc il serait logique de le débarquer. Ras Bath trouve le contraire et a semblé prendre fait et cause pour Boubou Cissé après la chute du régime IBK.

Le divorce a été consommé entre d'une part Boubou Cissé et l'imam Dicko et d'autre entre Ras Bath et le même imam. Désormais,une guerre sans merci entre les deux camps sévit, celui de Boubou Cissé et Ras Bath contre le camp de Dicko.

<strong>Ras Bath / Imam Dicko : Du Duo au Duel</strong>

Les deux alliés d'hier se regardent désormais en chiens de faïence car les intérêts semblent divergents. Si pour Dicko, Boubou n'est plus un homme de confiance et il n'a pas le sens de la solidarité et du partage, alors même qu'il a contribué à sa promotion ne serait-ce que pour être Premier ministre, Ras Bath trouve certainement le contraire, la preuve est que Boubou Cissé et son frère, un certain Leo Tall, auraient entretenu l'imam Dicko de 2015 jusqu'à sa brouille avec Boubou Cissé. Le chroniqueur Ras Bath va jusqu'à parler de 2 à 8 millions de francs CFA par mois comme salaires mensuels de l'imam alors même qu'il n'avait aucune fonction officielle. Sans compter les autres dons en nature comme le fameux véhicule V8. Ras Bath va jusqu'à remettre en cause le leadership religieux de Dicko et surtout sa boulimie pour l'argent et le pouvoir.

Comme une réponse du berger à la bergère, les partisans de Dicko n'ont pas porté des gants pour prouver le leadership de l'imam. Ils ont inondé les réseaux sociaux des éléments de Ras Bath qui prouvent à suffisance son inconstance et sa propension à l'argent facile. L'élément qui a le plus fait le buzz sur les réseaux sociaux est cette fameuse histoire de 4 milliards de marchés que Boubou aurait donné à son petit frère, avant de faire un virage à 180 degré. Les partisans de Dicko pensent que l'argent passe devant tout autre considération pour Ras Bath.

A qui profite ce déballage public? Ni à Boubou Cissé, qui à force de se blanchir, risque de se porter des coups fatals, ni à l'imam Dicko qui s'expose davantage et qui finira par s'affaiblir, encore moins Ras Bath qui est en train de perdre son aura. En homme d'État, on ne dévoile pas en grand public ce qu'on a posé comme actes dans l'ombre. Ceux qui pensent qu'ils peuvent nuire à l'imam Mahmoud Dicko en étalant au grand jour ses frasques, se nuisent eux-mêmes.

Cette Somme astronomique à laquelle on fait allusion ne pourrait provenir que des caisses de l'État donc susceptible de constituer des faits graves de détournement des deniers publics. Si Boubou veut passer par des activistes pour se blanchir, il a tout faux, Il y a des dossiers brûlants qui l'attendent, comme entre autres les tueries des 10, 11 et 12 juillet 2020 lors des manifestations du M5 RFP.

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<strong>Youssouf Sissoko            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Le Sahel, désormais orphelin du grand guerrier Déby</title>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 07:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président Tchadien Idriss Deby Itnoa été lâchement assassiné alors qu’il défendait l’intégrité territoriale de son pays. Le mardi 20 avril 2021, restera à jamais graver dans la mémoire des habitants des pays du sahel en général et ceux du Tchad en particulier. Elle serait sans nul doute l’une des dates les plus sombres de leurs histoires. Ecrite en lettre noire dans les annales de l’histoire du sahel cette date consacre la perte de l’une des figures guerrières les plus marquantes de la lutte contre le terrorisme au sahel. A 68 ans dont 30 ans passés à la tête du Tchad, le Maréchal Déby a tiré sa révérence, alors même qu’il venait d’être réélu pour un sixième mandat. Il laisse désormais son pays, le Tchad dans une incertitude totale et les pays du sahel dans une tempête terrible.

Son fils, le jeune Général Mahamat Idriss DébyItno, 37 ans, a été installé par une junte à la tête d’un Conseil Militaire de la Transition, CMT pour une durée de 18 mois. Sur les traces de son défunt père, Kaka pour ses intimes, aura du pain sur la planche et son pays, gros fournisseur des soldats dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, serait le maillon fort des pays du G5 Sahel. Les militaires tchadiens ayant une bonne renommée, sont les plus aguerris et les plus téméraires de tous les militaires des différents contingents des pays du sahel. Mais, La question qui est sur toutes les lèvres aujourd’hui est celle de savoir si le Tchad va retirer ou tout au moins alléger sa présence militaire sur le théâtre des opérations antiterroristes pour aller défendre l’intégrité du pays en proie à une rébellion ? La réponse est entre les mains de  l’héritier d’Idriss Deby, à savoir  Mahamat Idriss DébyItno, qui est depuis le mardi 20 avril 2021 l’homme fort du Tchad, concentrant  ainsi tous les pouvoirs entre ses mains. Le jeune Général, aux épaules encore frêles, s’il a le soutien de la France et une bonne partie de l’armée, il fait  face à  une opposition qui crie déjà à la violation de la Constitution. Cette dernière stipule clairement qu’en cas de vacance du pouvoir, l’intérim devra être  assuré par le Président de l’Assemblée Nationale. En plus de cette fronde sociopolitique, le Général Mahamat Idriss DébyItno et sa junte militaire auront à gérer également  une rébellion qui avance à grands pas et qui  semble d’ores et déjà être à quelques encablures de N’Djamena

Les Rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad, FACT, présumés auteurs de l’assassinat du Président tchadien, seraient désormais à quelques 300 km de N’Djamena, la capitale. Auréolés de leur grande prouesse en éliminant le Président de la République, les Rebelles se seraient lancés dans un ultime assaut pour conquérir totalement le pays. Face à l’imminence du danger qui guette désormais le Tchad tout entier, il ne serait pas exclu que le jeune Général demande à ses troupes de battre en retraite au Mali et au Niger pour contrer l’assaut des rebelles du FACT. Par cette  menace  qui plane désormais sur le sahel,  la peur semble véritablement a changé de camp, car les terroristes craignent plus les combattants tchadiens que ceux des autres pays du G5 Sahel. Donc un éventuel retrait ou même un simple allégement du dispositif militaire tchadien sonnerait comme une victoire des djihadistes, qui empêcheraient les quatre maillons faibles, à savoir le Mali, le Burkina Faso, le Niger excepté  la Mauritanie, de dormir.  Puisse Allah accueillir le maréchal Idriss DébyItno, l’intrépide combattant, mort les armes à la main, dans son éternel paradis.

<strong> Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assassinat du gendarme du Sahel :  Le Mali n’est plus la digue de la région, c’est le Tchad !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/assassinat-du-gendarme-du-sahel-le-mali-nest-plus-la-digue-de-la-region-cest-le-tchad-2926329.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 07:29:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ex président IBK affirma lors d’une interview que le Mali est une digue, et que s’il elle cède c’est tous les pays de la région qui en souffriraient. C’était vrai, en ce moment. Car aujourd’hui, avec le flot d’incertitudes qui planent sur le Tchad menacé dans ses fondements, au nord par la rébellion qui veut s’emparer du pouvoir et au sud par BokoHaram, surtout au lendemain de la mort du président, c’est bien ce pays qui est la nouvelle digue. </em></strong>

Après la stupeur ressentie à l’annonce du décès du désormais ex président tchadien, l’heure est désormais à l’inquiétude quant au devenir politique et sécuritaire du Tchad, pilier de la lutte contre le terrorisme au Sahel et verrou stratégique hautement important.

Le Maréchal Idriss DébyItno serait peut-être mort comme il a vécu, c’est-à-dire dangereusement. Mais avant même de faire le bilan de ses trente ans de règne, ce sont les enjeux à court et moyen terme quant au devenir de ce pays qui font l’objet de spéculations. Car le Tchad n’est pas n’importe quel pays de la sous-région. Il est, comme qui dirait un cas à part parmi les pays du Sahel car étant le mieux armé pour faire face au péril du terrorisme. C’est même là, le principal point positif du règne de Débyà a tête du pays après qu’il eut évincé Hissène Habré. Il aura non seulement, certes non sans soubresauts, armer son armée mais aussi en la formant convenablement au comment faire la guerre surtout dans un environnement aussi hostile que le Sahel. Cependant, il faudra aussi rappeler que les tchadiens ont une longue histoire de rébellions cycliques, très souvent avec des motivations ethniques et tribales. Déby aura donc réussi à fédérer les différentes velléités militaires en place. Un exercice souvent d’équilibriste mais tellement indispensable dans un pays comme le Tchad. Il aura donc eu ce mérite-là, contrairement à nombre de Chefs d’Etats africains : de savoir déceler le véritable destin du pays et d’œuvrer à le changer positivement.

De ce fait au fil des ans, Déby est devenu un allié privilégié pour la sécurité et la stabilité de la zone auprès de la France et des occidentaux de manière générale. Et pendant que la chute de Kadhafi aura déstabilisé certains pays de la zone comme le Mali, le Tchad a pu faire face. Du moins jusqu’à l’assassinat du président Déby. Et la crainte qui envahit peu à peu les Sahéliens, c’est si le pays sera toujours fidèle à ce qu’il a été sur le plan sécuritaire et qu’il ne basculera pas dans l’escarcelle des rébellions cycliques.

Tout le mal que l’on peut souhaiter à Mahamat Déby, le fils du défunt maréchal, c’est qu’il ait la réussite de son père en conservant selon toute vraisemblances les mêmes ingrédients, notamment la mainmise du militaire sur tous les aspects de la vie publique.

Au final, il semblerait que le Tchad n’est pas si différent du Mali, pays qu’il aura tant sauvé par le sang de ses dignes fils. Tous deux sont des pays sahéliens fortement enclavés, vivant depuis presque toujours avec des rébellions liées souvent au terrorisme ; sans oublier bien évidemment le fait que nombre de combattants maliens et tchadiens auront évolués en Libye dans les rangs de l’armée de Kadhafi ou encore après la chute de celui-ci, ce qui eut comme effet la déstabilisation des deux pays au retour des combattants dans leur pays, ou encore quand d’autres se fédèrent en groupes d’opposants politiques armés menaçant de faire tomber ce qu’ils qualifient de « dynastie Déby ». Car au Tchad, contrairement à nombre d’autres pays, les véritables opposants sont ceux qui sont armés et qui sont à même de renverser le pouvoir. Et d’ailleurs, l’assassinat d’Idriss Déby eu lieu, selon la version officielle, lors de combats entre l’armée tchadienne et le groupe armé fort du moment, le Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT). Ayant pris forme dans le sud libyen où ses membres ont pu s’aguerrir et s’armer, le Front armé qui n’est né qu’en 2016, entend bien s’emparer du pouvoir, peu importe la manière.

Mais Déby n’était pas qu’un chef de guerre. Sur d’autres plans notamment diplomatique, il aura noué des relations avec Israël, énorme coup géopolitique, surtout que bon nombre de pays de la zone rechignent encore à commencer des relations officielles avec l’Etat sioniste. Au demeurant, il était surtout pour l’idée selon laquelle les pays du Sahel prennent à bras le corps leur destin sécuritaire. D’où la création du G5 Sahel, certes avec l’impulsion diplomatique de la France, mais surtout avec le Tchad comme fer de lance. Le calcul est bien simple, sans le Tchad, pas de force conjointe du G5 Sahel.

Qu’à cela ne tienne, s’il y a bien une image que les Maliens devront retenir d’Idriss DébyItno, c’est ce chef d’Etat africain qui aura tout mis en œuvre pour venir en l’aide à leur pays alors que tout semblait incertain sur le plan sécuritaire. Et ce, malgré un lourd tribut payé.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali pris en otage par la junte militaire : Il y a véritablement péril en la demeure</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-mali-pris-en-otage-par-la-junte-militaire-il-y-a-veritablement-peril-en-la-demeure-2925370.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 11:16:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’espoir, que la prise illégale du pouvoir par la junte du colonel AssimiGoita avait suscité, est allé à vau-l’eau, à cause d’une gestion tout aussi chaotique que celle qui l’a précédée.  Tous les ressorts du Mali sont presque cassés et le pays est sur le point de s’effondrer. En sept mois de gestion, tous les secteurs ont connu une descente aux enfers soit à cause de l’insécurité grandissante, de la corruption à ciel ouvert, du népotisme jamais égalé dans notre pays de l’indépendance à nos jours,soit d’un avilissement de la classe politique jusqu’à la rendre clocharde,ou encore par une destruction de l’économie, à travers une attribution des marchés dans des conditions opaques. Le tout sur fond de militarisation à outrance de l’administration et des postes financiers. La liste, loin d’être exhaustive, dépeint le tableau à la fois sombre et chaotique de la gestion de la transition par la junte et ses collabos civiles qui ne sont que des faire-valoir. Face à cette incurie et à la gestion clanique et familiale du pouvoir pourrait-on faire des réformes idoines permettant au Mali de sortir du cercle infernal des coups d’Etat à répétition ? Les élections en l’état sont-elles la solution pour une sortie durable de la crise ?Si au terme des 18 mois, délai imparti pour la fin de la transition, il n’y a pasd’élections, que restera-t-il au peuple souverain ?</em></strong>

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que la junte militaire d’AssimiGoita, qui a pris le pouvoir le 18 Août 2020, est la seule responsable de la faillite, voire de l’effondrement du Mali. En effet, le Président de la transition Bah N’Daw et le Premier Ministre Moctar Ouane qui sont censés jouer les premiers rôles de par leurs postes, ne sont en réalité que des faire-valoir, réduits aux honneurs et aux privilèges liés à leurs postes. Les vrais maîtres des lieux sont AssimiGoita et ses compagnons d’infortunes, qui font et défont la République à leur guise. D’ailleurs, qu’il soit dit en passant, Bah N’Daw et Moctar Ouane doivent leurs postes aux putschistes, en plus de ceux-ci tous les autres, ministres, membres du Conseil National de la Transition, CNT, les gouverneurs et autres directeurs de services sont leurs choix. Donc, il ne serait nullement exagéré d’affirmer que la junte militaire a pris en otage le Mali.

Le hic est que dans leur aventure périlleuse, ils sont en train d’emporter le Mali avec eux par leur gouvernance chaotique. Nombreux sont les maliens à être déçus, au point de regretter l’ancien régime, celui d’IBK. En effet, si avant l’avènement de la junte militaire au pouvoir l’insécurité était grandissante au nord, au centre et une petite partie du sud, aujourd’hui elle s’est généralisée, au point qu’on arrive à assassiner le président en exercice de la CMA au cœur de Bamako. Les Djihadistes gagnent chaque jour du terrain, à telle enseigne que le gouvernement malien ne contrôle que 20 % du territoire. S’agissant de la crise sociopolitique, cette apparente accalmie est un prélude à un vaste rassemblement que d’ailleurs le M5 RFP avait annoncé lors d’un point de presse. Choguel Maiga et ses camarades retourneront dans la rue, juste après le Ramadan, et ils seraient sans nul doute rejoints par de nombreux mécontents et des blasés de la République. Aujourd’hui, nombreux sont les citoyens maliens qui ne mangent pas les trois repas quotidiens, faute de moyens.

Sur le plan économique, les entreprises ferment leurs portes, les unes après les autres, faute d’investissements et de la corruption dans l’attribution des marchés. Le Mali n’est plus une bonne destination pour les investisseurs, car en plus d’une justice aux ordres ne garantissant pas toutes les conditions de légalité, il y a une insécurité qui ne favorise pas non plus l’investissement.Le cas typique du Conseil National du Patronat du Mali est symptomatique du malaise général au sein du secteur privé, pourtant poumon de l’économie du Mali. Approché par nos soins, le Président du CNPM, Mamadou Sinsi Coulibaly a laissé entendre que l’économie malienne est à genoux à cause de la crise qui sévit au sein du patronat et en appelle au sens de la responsabilité de la justice et de l’Etat. Pour M. Coulibaly, le CNPM qui est censé être la vitrine du secteur privé est illégalement géré par quelqu’un qui n’a ni la légitimité encore moins la légalité. Amadou DiadiéSankaré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne se maintient au postede président du CNPMque par la complaisance d’une justice qui lui a offert une ordonnance gracieuse.Ce fleuron du secteur privé est désormais à l’agonie.Et pourtant, le patronat malien était cité en exemple dans toute la sous-région, voire même en Afrique et du monde, par son dynamisme et le charisme de son Président M. Coulibaly qui a su donner une image positive au secteur privé.

En définitive, face à la grande impunité, à une justice aux ordres et à une gestion clanico-familiale,la seule issue qui reste pour le peuple est la grande mobilisation pour sauver le pays de l’effondrement. Les partis politiques, les associations de la société civile, les syndicats, le secteur privé, tout le monde doit se mobiliser pour imposer le changement pour lequel le M5-RFP a battu le pavé pour demander le départ d’IBK. Quand un pays est menacé de disparition, tous ses dignes fils doivent se considérer comme soldats pour le défendre. Donc, l’heure de la mobilisation semble sonnée.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Enfin le chronogramme des élections publié</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-enfin-le-chronogramme-des-elections-publie-2925371.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 01:16:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est plus de 6 mois après le début d'une transition de 18 mois que le gouvernement, sous incontestablement la pression de la communauté internationale, a publié le calendrier tant attendu des différents scrutins. Ce chronogramme à la fois irréaliste et irréalisable ne serait qu'un outil de travail pour le gouvernement qui peine encore à véritablement démarrer. Il est irréaliste compte tenu du nombre de scrutins à organiser et irréalisable dans ce laps de temps qui reste et surtout du manque de consensus des acteurs politiques. Les autorités ont-elles traîné les pieds pour qu'on prolonge la transition et pouvoir continuer de jouir des privilègeset autres avantages ? Elles semblent tirer à côté, car ni la classe politique, ni la société civile, encore moins la communauté internationale n'accepteraient qu'il y ait un mois de plus. Donc, on pourrait affirmer sans risque de se tromper que les autorités maliennes ont cédé sous la pression. Mais l'on est toujours en droit de se poser la question pourquoi tiennent-elles à organiser toutes ces élections en moins de 12 mois ? La réponse serait qu'elles tiendraient toujours à son plan B qui consisterait à leur accorder quelques mois de bonus. Sinon elles savent qu'il n’y aurait ni consensus autour de la révision constitutionnelle, encore moins autour de l'organe ou des organes qui seront chargés d'organiser les différents scrutins. Le réalisme voudrait bien, qu’au lieu d'éparpiller les efforts, que le gouvernement de transition s'attèle uniquement à la bonne organisation de la présidentielle. Lorsqu’un président légitimement élu sera au pouvoir, il s'attellera à l'organisation des autres scrutins y compris le référendum sur la constitution.

La junte militaire auteure du coup d'Etat du 18 Août 2020 a raté son tournant historique, celui d'écrire l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire récente de notre pays. Elle avait entre les mains la clef de la refondation du Mali, mais par la boulimie du pouvoir AssimiGoita et ses compagnons d'infortune, ils ont tout foutu en l'air au point qu'ils doivent désormais craindre l'après transition qui risque d'être fatale pour eux. Ils ont roulé tout le monde dans la farine et finiront par se rouler eux-mêmes dans la farine. Vivement une fin de transition à date pour sortir le Mali de cette crise politique.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le président de la jeunesse URD en tournée à l’intérieur du pays :  Abdramane Diarra sur les traces de Soumaila Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-de-la-jeunesse-urd-en-tournee-a-linterieur-du-pays-abdramane-diarra-sur-les-traces-de-soumaila-cisse-2924468.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 09:31:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est par Ségou, la quatrième région administrative du Mali, que le Président du Bureau National du Mouvement de la jeunesse, BNMJ- URD a entamé une longue série de tournées à l’intérieur du pays. Après Ségou, Sikasso, Koulikoro, Mopti a été la quatrième étape de la mission de remobilisation et de prise de contact du Président de la jeunesse URD avec ses camarades à la base. Cette tournée, qui vient à point nommé, s’inscrit en droite ligne de la volonté de la jeunesse à relever le défi de la mobilisation lors des prochaines joutes électorales. Pour Abdramane Diarra et ses camarades membres du BNMJ-URD, la prochaine victoire du parti sera celle de la jeunesse. A Ségou, comme partout ailleurs, les militants et sympathisants sont sortis massivement pour non seulement réserver un accueil chaleureux à la forte délégation du BNMJ, témoigner également  de leur engagement sans faille pour le parti de l’honorable Soumaila Cissé, mais aussi pour prouver que l’URD est encore là et se porte très bien. Le Président des jeunes de l’URD n’est-il pas véritablement sur les traces de Soumaila Cissé ? Par la qualité de l’accueil et la grande mobilisation des militants et sympathisants, l’URD n’est-il pas aujourd’hui en pôle position pour hisser son candidat au sommet de l’Etat ?</em></strong>

C’est à l’allure d’une campagne présidentielle que le Président de la jeunesse URD à la tête d’une forte délégation, a sillonné certaines régions du Mali. La première étape de sa tournée à l’intérieur du pays a été Ségou, la quatrième région administrative du Mali. Dans la capitale des Balanzans la délégation de la jeunesse a été accueillie par une foule des grands jours sortie nombreuse pour souhaiter la cordiale bienvenue à Abdramane Diarra et à ses camarades. La conférence qui s’en est suivie a été une occasion pour les militants et sympathisants d’exprimer leurs sentiments et surtout de formuler quelques recommandations en vue d’améliorer le fonctionnement des structures du Mouvement et du parti.

La deuxième étape de la tournée du Président de la jeunesse URD a été Sikasso. La capitale du Kénédougou, fidèle à sa légendaire hospitalité, a réservé un accueil digne d’un président à la délégation de la jeunesse. Avant la ville de Sikasso les militants et sympathisants URD des cercles  comme Bougouni, Kolondiéba, Yanfolila, Koutiala, Yorosso et Kadiolo ont réservé le même chaleureux accueil. La particularité de la mission de Sikasso est que cette région est celle du Président par intérim de l’URD, le Pr Salikou Sanogo. Donc la qualité et la ferveur de l’accueil dénote non seulement de la bonne santé de l’URD dans la région de Sikasso, mais aussi et surtout du charisme de celui qui joue le rôle de Soumaila Cissé à la tête de l’URD. A la conférence régionale, en plus de la présence des autorités coutumières, les cadres du parti ont répondu présents. L’ombre de Soumaila Cissé a plané dans la salle et un hommage digne de son rang lui a été rendu. Pour le Président de la section de Sikasso cette conférence régionale est un signe de consolidations des acquis du parti. Il a ensuite brossé l’état de lieu de l’URD dans le cercle de Sikasso. Pour lui dans les 43 communes, l’URD compte 8 maires, 115 conseillers. Les représentants des autres cercles de la région ont fait le même exercice. Il ressort dans leur compte-rendu que le parti de Soumaila Cissé se porte bien dans la région. Prenant la parole après l’état de lieu, le Président de la jeunesse URD a d’abord remercié les militants et sympathisants de l’URD de la région pour la chaleur de l’accueil et surtout pour leur grande mobilisation, pour lui le parti se porte très bien dans la région et qu’il ya lieu de préserver cette dynamique et les acquis  en vue des élections à venir. Abdramane Diarra, puis que c’est de lui qu’il s’agit, a insisté sur le respect des textes qui régissent l’URD et a demandé aux militants de rester non seulement mobilisés, mais aussi de respecter le mot d’ordre du parti.

Dans la capitale du Méguétan le samedi 3 avril ce fut la grande ferveur encore. A l’entrée de Koulikoro, on aurait dit que c’est le président Soumaila Cissé lui-même qui rentrait tant toutes les grandes artères étaient parées aux couleurs de l’URD et une longue file de voitures accompagnait le Président des jeunes. A la conférence régionale le président Diarra  et sa délégation ont adressé le même message d’unité, de cohésion et surtout de grande mobilisation pour honorer non seulement  la mémoire de Soumaila Cissé, mais aussi et surtout pour assurer la victoire du parti aux élections à venir. Les jeunes de Koulikoro, après avoir exprimé leur joie, n’ont pas manqué de formuler quelques recommandations et exprimer quelques regrets, dont celui de ne pas voir régulièrement une délégation de la jeunesse dans les structures de base. Ils ont aussi insisté sur l’unité et la cohésion sans lesquelles aucune victoire n’est possible. Après Koulikoro, la délégation du Président de la jeunesse URD s’est rendu  à Mopti. Quand nous mettions sous presse la conférence régionale n’était pas encore terminée, mais selon les images que nous avons reçues sur les réseaux sociaux, l’accueil a été également chaleureux. La prochaine étape serait la région de Kayes. Nous y reviendrons largement.

<strong>Correspondance particulière            <em> </em> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Négocier avec les terroristes :  Est&#45;ce vraiment la bonne solution ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/negocier-avec-les-terroristes-est-ce-vraiment-la-bonne-solution-2924466.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 09:11:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au fil des semaines, une divergence de taille se dessine entre ce que l’on peut nommer désormais comme l’approche malienne pour régler le péril de l’extrémisme violent et celle française qui privilégie surtout la réalité militaire. La bavure qu’aura commise, selon toute vraisemblance, la force française Barkhane à Bounty aura remis à l’ordre du jour l’idée de négocier directement avec les chefs terroristes pour aboutir enfin à une certaine paix. L’approche malienne serait la suivante : le tout militaire aura tellement été tenté sans véritable succès que, peut-être, il faudrait ajouter un volet plus politique, une paix négociée.</em></strong>

La France, par le biais notamment de son ministre de la Défense, Florence Parly qui était en visite le 1<sup>er</sup> avril à Bamako, réfute vigoureusement le rapport de l’ONU sur les frappes de Bounty publié le 30 mars. Selon les experts de l’ONU, les victimes des frappes étaient surtout des civils, 19 au total. Alors que pour Paris, il s’agit d’une opération militaire menée à bien.

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une simple divergence entre Paris et Bamako. Et il semblerait que Koulouba soit plus nuancée dans son idée. Plusieurs fois, le gouvernement malien, pas seulement sous la transition, a exprimé sa volonté d’explorer une solution négociée à la crise sécuritaire tout en continuant la bataille militaire sur le terrain. Une clarification de taille qui devra être à maintes fois répétées afin d’éclairer la lanterne des Maliens, et aussi  des soutiens du pays sur le plan international.

Rappelons que pour une des rares fois, Bamako n’aura pas attendu la bénédiction de sa tutrice de France pour entreprendre des contacts avec les principales forces terroristes sur le terrain. Preuve en est, la libération de l’otage suisse Sophie Pétronin et de Soumaila Cissé en octobre 2020. Non sans contrepartie certes, avec un certain résultat néanmoins. Cependant, l’Etat malien aura consenti pas mal de sacrifices avec la libération de 190 terroristes et le paiement d’une rançon de 2 millions d’euros. Ce sont là, les derniers chiffres donnés par le négociateur en chef de ladite opération, Ahmada Ag Bibi, sur un média étranger.

Depuis, les contacts n’auraient pas été rompus avec la bande à Iyad Ag Ghaly. Il semblerait même que l’Etat malien dans les mois ou années à venir scelle définitivement une sorte de pacte de non-agression avec ceux qui seraient désormais les ex ennemis publics.

<strong><em>Est-ce la bonne solution à une crise qui aura trop duré ? La France a-t-elle raison de voir d’un mauvais œil une telle démarche des autorités maliennes qu’elle qualifierait de trop facile ? Surtout, peut-on croire les yeux bandés aux intentions pacifistes des Emirs du crime du Sahel qui auront, ne l’oublions pas, commis des atrocités dans un passé récent ?</em></strong>

La crainte légitime que l’on est en droit de ressentir est de voir une énième fois les autorités maliennes retomber dans leurs travers. C’est-à-dire, négocier à tel point d’en perdre le très peu de force qu’on a, octroyer encore une  fois un trop plein de prérogatives aux terroristes dans la grand désert malien, le tout en reléguant au second plan la refondation des forces armées maliennes pour qu’elles soient à hauteur du destin sécuritaire du pays.

Si ces torts que l’on a commis dans le passé sont considérablement évités, alors l’approche malienne pourrait servir à quelque chose de positif. Mais, il s’agit d’une entreprise hautement périlleuse. L’Etat devra être la seule véritable force sur tout le territoire. Et en négociant avec des gens qui ont la fibre du pouvoir coulant dans les veines, il est assez évident, qu’ils ne lâcheront pas l’autorité qu’ils ont conquise.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>

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<title>Candidat de l’URD à la présidentielle de 2022 :  Salikou Sanogo et ses camarades vont&#45;ils trahir la mémoire de Soumaila Cissé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/candidat-de-lurd-a-la-presidentielle-de-2022-salikou-sanogo-et-ses-camarades-vont-ils-trahir-la-memoire-de-soumaila-cisse-2924461.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 08:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, on semble dépouiller la politique de ses substances morales pour la résumer au seul argent. Les valeurs d’honneur, de dignité, de respect de la parole donnée et de la préservation des intérêts collectifs, ont inéluctablement cédé la place aux gains faciles et aux profits individuels voire égoïstes. Sinon, comment comprendre que le parti du chef de file de l’Opposition, le regretté Soumaila Cissé, qui s’est battu corps et âme, pendant sept ans, contre le régime IBK, jusqu’à sa chute, et que celui qui a été au cœur de la gestion chaotique du pays, qui est Boubou Cissé, puisse avoir des partisans au sein de ce parti au point de vouloir faire de lui le porte étendard du parti à la présidentielle de 2022. Le premier vice-président de l’URD, Salikou Sanogo, assurant l’intérim, connu et reconnu, comme un homme d’honneur et un patriote Convaincu et ses camarades  vont-ils accepter d’écrire l’une des pages noires de l’URD ? En acceptant Boubou Cissé comme candidat de l’URD quel message vont-ils adresser au peuple ? Le peuple URD acceptera-t-il de trahir de sitôt la mémoire de Soumaila Cissé ? Quel nouveau projet Boubou Cissé pourrait-il être porteur, alors qu’il était au cœur de sept ans de gestion chaotique d’IBK ?</em></strong>

De sources bien informées, certains cadres de l’URD seraient en train de rouler pour l’ancien Premier Ministre Boubou Cissé, afin de persuader un grand nombre de militants et cadres pour qu’il soit le candidat du principal parti de l’opposition à la présidentielle de 2022. Les mêmes sources font état de la probable mise à disposition d’une somme importante à certains cadres de l’URD pour faire avaler la couleuvre Boubou, en reléguant au second plan tout ce qu’il a eu à faire comme mal par le passé et faire de lui le candidat du parti de Soumaila Cissé. Pour l’instant, l’on ne saurait dire si les partisans du dernier Premier ministre d’IBK arriveraient à convaincre le peuple URD, mais tout porte à croire, qu’ils seraient butés à une farouche opposition au sein du parti de la poignée des mains.

<strong><em>Si tant est qu’il y a une petite dose de dignité et d’honneur en politique l’URD doit fermer la porte à Boubou </em></strong>

Même si Boubou Cissé dispose de tout l’or du monde, il ne devrait pas penser, même une seconde, à avoir l’investiture de l’URD, après les déboires que le régime IBK, dont il était le porte-flambeau,  a fait subir à Soumaila Cissé et à son parti pendant sept longues années. Il ne devrait pas s’imaginer être le porteur de brassard ou tout simplement le candidat du principal parti de l’opposition, l’URD, alors même que ce parti a passé tout le temps à dénoncer les tares de ce régime qui a fait effondrer le pays sur tous les plans. Boubou Cissé est sans nul doute l’un des artisans de la mal gouvernance au Mali avec son corollaire de corruption, d’évasion fiscale et d’extrême pauvreté, à ceux-ci s’ajouteraient les conflits communautaires au centre.

En dépit de son bilan catastrophique, si d’aventure Boubou Cissé devenait le candidat quel message l’URD pourrait adresser aux électeurs afin qu’ils votent pour ce dernier, alors même qu’il y a sept petit mois, ce même parti le vouait aux gémonies pour sa gestion chaotique. Si tant est qu’il y a une petite dose de dignité et d’honneur en politique l’URD doit fermer la porte à Boubou. Salikou Sanogo, le Président par intérim du parti et ses camarades doivent opposer une fin de non-recevoir à la demande de candidature des partisans de Boubou Cissé, qui ne seraient, en réalité, mus que par leurs intérêts sordides. Rien qu’en faisant le bilan de 7 ans de gestion du régime IBK, l’on se poserait la question de savoir  par quelle baguette magique celui qui a été la pièce maitresse de cette gestion calamiteuse, il y a juste sept mois pourrait  être la solution.

Pour rappel, pendant les sept ans de gestion d’IBK, Boubou Cissé a été dans tous les gouvernements successifs, avant d’en être le chef avec le portefeuille des finances, en plus de la Primature. Alors l’URD qui s’est battu pour le changement pourrait-il encore dérouler le tapis rouge devant celui qui était réfractaire à ce changement ? Salikou Sanogo et ses camarades auraient trahi la mémoire de Soumaila Cissé et contribué à discréditer davantage l’homme politique et même à le fragiliser aux yeux de l’opinion, s’ils investissaient Boubou Cissé comme leur candidat.

En somme, pourquoi vouloir faire la promotion de quelqu’un qui est accusé de déstabilisation des institutions de la transition et qui, loin de finir avec ses démêlées judiciaires, pourrait probablement faire l’objet d’autres accusations, comme les malversations financières ? Il n’y a aucune logique, ni politique encore moins idéologique, pour l’URD de soutenir Boubou Cissé. Le parti de Soumaila Cissé regorge des ressources humaines compétentes pour porter haut le flambeau allumé par lui avant de tirer sa révérence.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Que 2022 soit la fin de la transition de Bah N’Daw !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-que-2022-soit-la-fin-de-la-transition-de-bah-ndaw-2924460.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 08:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le sentiment qui domine aujourd’hui et qui est partagé par une très large frange de la population malienne, est celui de la déception, de la désolation et de la désillusion, six mois seulement après la chute du régime d’IBK. La grande ferveur qui était celle du peuple, après le départ du régime corrompu d’IBK, s’est effondrée comme neige au soleil après le constat d’échec des tenants du pouvoir à assurer juste le minimum au peuple et à mettre fin aux pratiques qui ont été à la base de son soulèvement. En effet, malgré la prohibition du coup d’Etat par la Constitution, qui le qualifie d’ailleurs, d’acte imprescriptible, il a été pourtant applaudi par les maliens qui en avaient assez du régime d’IBK. Par naïveté ou excès de confiance, ils avaient fondé de l’espoir, celui de voir enfin leur pays sortir du chaos dans lequel les « politiciens » l’avaient plongé. Il n’a fallu que six petits mois pour que les partisans de la junte militaire deviennent ses pourfendeurs. Ils ont très vite déchanté, car les fleurs n’ont pas respecté leur promesse de fruit et pour paraphraser ce dicton peul, « Souley ne vaut pas mieux que Demba ». Le pays est toujours à terre, pour ne pas dire qu’il est en agonie sous les regards impuissants, voire incompétents des autorités de la transition.
Depuis la prise du pouvoir par les colonels, le 18 Août 2020, le pays ne fait que régresser. La sécurité qui est censée être leur domaine de prédilection, en tant que militaires, ne se porte guère mieux, elle s’est même plus détériorée aujourd’hui qu’avant leur arrivée au pouvoir. Le front sociopolitique, loin de s’apaiser, bougonne toujours, avec des grèves et une crise sociale aiguë avec son lot de précarité et de famine. Le Mali est désormais en passe de se transformer en Somalie ou en Afghanistan, tant les forces du mal gagnent du terrain et dictent leurs lois, au début par la force, mais aujourd’hui, elles ont fini par convaincre les populations locales abandonnées à leur triste sort par l’Etat. Quant aux réformes, censées insuffler une nouvelle dynamique à la jeune démocratie malienne, elles sont toujours en gestation et n’auront aucune chance d’aboutir, car la classe politique, censée porter le projet, est mise à l’écart, au fallacieux prétexte qu’elle a mal géré le pays pendant 30 ans. En laissant au bord de la route les acteurs politiques majeurs, les réformes seront renvoyées aux calendes grecques, parce qu’elles ne seront pas consensuelles. Ainsi au regard de tout ce qui précède, il serait tout simplement loisible de proposer aux autorités de la transition de consacrer leurs efforts à réunir toutes les conditions pour des élections transparentes, crédibles afin de doter le Mali d’institutions légitimes. Que 2022 soit la fin de la transition au Mali pour atténuer la souffrance du peuple.
En somme, le Mali est toujours la risée du monde, parce que jusque-là, il n’a pas trouvé ce leader désintéressé, patriote, dévoué à la seule cause du pays et qui est capable du sacrifice ultime à l’image des vaillants martyrs comme le Capitaine Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Mouammar Kadhafi qui ont payé de leur sang pour que leurs peuples puissent être émancipés. Nos colonels sont aux antipodes de ces immortels, ce qui les intéresse c’est le pouvoir et ses délices. Qu’ils comprennent que ni le peuple malien, encore moins la communauté internationale n’accepteront un jour de plus après le délai imparti pour la fin de la transition.
<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>50ieme réunion du conseil des ministres de l’OHADA à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/50ieme-reunion-du-conseil-des-ministres-de-lohada-a-bamako-2922703.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Mar 2021 10:43:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Hôtel Sheraton de Bamako a servi de cadre à la tenue de la 50<sup>ième</sup> réunion du conseil des ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, l’OHADA. Présidée par le Ministre de la justice, garde des sceaux du Mali, la cérémonie d’ouverture a été marquée par trois temps forts. Il y a eu d‘abord le discours de bienvenue du président de la Commission Nationale OHADA du Mali. Dans son intervention, M. Togola a surtout mis l’accent sur le rôle combien de fois important joué par son pays dans l’ancrage de l’organisation sous-régionale. Pour FousseyniTogola, le Mali a toujours pris part aux différentes activités et a fait des propositions novatrices pour l’épanouissement de l’organisation.

Quant au secrétaire permanent de l’OHADA, le Professeur Emmanuel SIBIDI Darankoum, après avoir salué les organisateurs pour la qualité de l’organisation et surtout pour la chaleur de l’accueil, a tenu à rappeler que le choix du Mali pour abriter la 50<sup>ième</sup> réunion du conseil des ministres de l’OHADA, s’explique aisément par le rôle que joue ce pays dans l’organisation, mais aussi et surtout, par le fait que c’est le Mali qui assure la présidence tournante de la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation. Pour Darankoum, le Mali est membre fondateur de l’OHADA, donc il a joué et continue de jouer un rôle fondamental. Il n’ya donc nulle surprise quand on sait que le Mali a été en avant-garde du combat du combat pour l’unité Africaine. Emmanuel Darankoum de rappeler que le droit est un outil technique de l’intégration économique. Le droit OHADA vise principalement à l’amélioration de l’environnement juridique et économique des entreprises et à assurer l’intégration juridique et économique de ses Etats membres. Emmanuel Darankoum de conclure que l’OHADA participe au renforcement de la crédibilité du continent africain, comme l’attestent les accords de coopération et les sollicitations constantes à travers le monde.

Mohamed SiddaDicko, Ministre de la justice, garde des sceaux du Mali, présidant  la cérémonie d’ouverture de la cette réunion du conseil des ministres, n’a pas manqué de mettre l’accent sur la qualité des échanges qui auront lieu entre experts et à l’issue desquels des propositions pertinentes doivent être faites pour une amélioration des droits des affaires. Le Ministre SiddaDicko souhaite que leurs échanges permettent d’aborder les questions relatives  aux dossiers financiers, au projet budget de l’OHADA, au rapport du commissaire aux comptes pour l’exercice 2019, aux activités normatives du conseil des ministres, au programme annuel d’harmonisation, aux actes uniformes en cours de révision, au projet de révision de l’acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, les nouveaux chantiers normatifs en contexte OHADA- ZLECAF, aux transactions électroniques, à la responsabilité sociale des entreprises, au cadre juridique relatif au statut des juges de la cour commune de justice et d’arbitrage et l’éventualité de la révision du traité OHADA. Le Ministre de la justice garde des sceaux a enfin exhorté les experts à un examen minutieux, sérieux, objectif et dépassionné débouchant sur des propositions pertinentes et propres à éclairer les décisions du conseil des ministres.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrivée d’El Ghassim Wane à la tête de la MINUSMA :  Les tractations auraient penché du côté de Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/arrivee-del-ghassim-wane-a-la-tete-de-la-minusma-les-tractations-auraient-penche-du-cote-de-paris-2922701.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Mar 2021 09:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les adieux du désormais chef sortant de la MINUSMA ont été faits le mardi 23 mars 2021 au président de la Transition Bah Ndaw. Après cinq ans d’un mandat tumultueux, Mahamat Saleh Annadif s’en va pour laisser place à un autre sahélien, en la personne du mauritanien El GhassimWane. </em></strong>

Longtemps annoncé dans les couloirs de l’ONU comme remplaçant de Mahamet Saleh Annadif à la tête de la MINUSMA, la validation du profil d’El GhassimWane prouve l’influence française toujours grande dans le Sahel. Car depuis de longues semaines, l’Administration Trump usait de sa position dominante pour opposer son veto contre le dossier du diplomate mauritanien. Il semble bien que le changement de locataire à la Maison Blanche aura joué en faveur de Wane.

Dans les relations internationales, incapacité d’assurer pleinement sa souveraineté rime avec tutelle du pays par les grandes puissances internationales. Ainsi donc, la mission onusienne au Mali s’inscrit dans la durée à l’instar des autres opérations de maintien de la Paix. Et la filière sahélo-française se porterait plutôt bien. El Ghassim Wane sera donc le deuxième sahélien à occuper ce poste après le tchadien Annadif et il aura fort à faire. La mission onusienne au Mali est la plus meurtrière de toutes, et il faudra aussi persuader l’opinion publique qu’elle serait dotée d’une certaine utilité.

In fine, n’oublions pas que la diplomatie est souvent d’une logique implacable. Wane ne saurait être que le prolongement du mandat des Nations-Unies au Mali. Pour un changement notable, surtout en ce qui concerna la nature du mandat de l’ONU au Mali, c’est surtout les grandes puissances disposant du veto qui peuvent apporter l’amélioration tant souhaité. Elles, et aussi Antonio Gutierrez, chef de l’ONU, qui peut donner de la voix au Conseil de Sécurité.

Car une simple force de maintien de la paix au Mali n’a plus son sens. Elle devrait être dotée d’un mandat dit robuste afin d’apporter une autre puissance de feu dans la lutte contre le terrorisme.

El Ghassim Wane devra prendre fonction le 1<sup>er</sup> avril 2021.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Besoins estimés à 120 milliards, mais seulement 10 % mobilisés :  La problématique de l’entretien routier ne nécessite&#45;t&#45;elle pas des réformes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/besoins-estimes-a-120-milliards-mais-seulement-10-mobilises-la-problematique-de-lentretien-routier-ne-necessite-t-elle-pas-des-reformes-2922698.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Mar 2021 09:39:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec un réseau routier de près de 25 000 Km constitué de 6 000 km de routes bitumées et 19 000 km de routes en terre, le Mali est sans nul doute l’un des pays de la sous-région, à avoir beaucoup investi dans la construction des infrastructures routières pendant ces 20 dernières années. Mais malheureusement ce grand patrimoine routier souffre d’un manque de soutien financier conséquent pour son entretien. Le programme d’entretien routier de l’exercice 2021 pour l’ensemble du pays a été évalué à 120 milliards. L’Autorité Routière qui est l’organe chargé du financement de l’entretien routier n’a pu mobiliser qu’environ 10% des besoins. Dans ces conditions, les objectifs sont loin d’être atteints. Signalons que pour résoudre en partie ce déficit, le conseil d’administration de l’autorité routière présidé par le président du Conseil malien des transporteurs routiers a délibéré en 2019, lors de sa 34<sup>ème</sup> session en fixant le prix de péage à 500 FCFA par passage.</em></strong>

<em> Vu que les routes existantes ont été sérieusement dégradées surtout au cours des 5 dernières années et que les besoins d’entretien routier sont de 120 milliards par an dont seulement 10% sont mobilisables, il y a lieu de réorienter les fonds du budget national sur la préservation des routes existantes au lieu de construire de nouvelles routes qui vont grossir dans deux ou trois ans le lot des routes à entretenir. Signalons que la Côte d’Ivoire qui dispose à elle seule de la moitié du réseau routier de notre sous-région a des besoins de seulement 50 milliards par an. C’est pourquoi il demeure indispensable pour les autorités de la transition de prendre des mesures idoines pour accorder la plus grande importance à l’entretien de nos routes, car celles-ci sont indispensables pour le développement, la décentralisation et l’interconnexion avec les Etats voisins. Makan Fily Dabo, le Ministre des transports et des infrastructures, est en terrain connu, et fera certainement le point des réformes pour voir si elles ont permis d’atteindre les objectifs fixés par rapport à la stratégie d’entretien routier basée sur la séparation des rôles et des responsabilités suivant les directives de l’UEMOA.</em>

La dégradation continue du réseau routier au Mali doit interpeller plus d’une conscience et un réseau routier en bon état doit nous permettre de transformer notre continentalité en opportunité. Les différents corridors qui sont des dispositifs logistiques de transports pourront permettre la création d’activités diverses pour donner l’espoir.  C’est pourquoi il est nécessaire d’accorder la plus grande importance à l’entretien des routes au grand bonheur des usagers. Les autorités de la transition qui s’apprêtent à engager le pays dans la voie des réformes, doivent également réformer ce secteur clé, surtout après les grèves à répétition des transporteurs qui d’ailleurs ont leurs représentant au plus haut niveau dans les organes de gestion du service chargé du financement de l’entretien routier auxquels ils doivent d’abord demander des explications. Le Ministre des transports et des infrastructures, Makan Fily Dabo, pour avoir été pendant des années secrétaire général dudit ministère avant de devenir ministre, doit pouvoir donner une nouvelle impulsion et voir si les réformes ont permis d’améliorer la qualité des routes ou si au contraire elles ont permis aux nombreuses nouvelles structures issues des réformes de paralyser l’entretien routier.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le 26 Mars 1991 en passe d’être classé dans les oubliettes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-26-mars-1991-en-passe-detre-classe-dans-les-oubliettes-2922695.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Mar 2021 07:41:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali a amorcé son véritable virage démocratique un 26 Mars 1991, après de longs mois de combats âpres contre le régime dictatorial du Général Moussa Traoré. Cette date doit rester graver dans toute bonne conscience et elle doit être écrite en lettres d’or au fronton de la République.Jamais une révolution n’a autant mobilisé les maliens, en dépit  de leur diversité linguistique, culturelle, cultuelle, voire politique. Ilsont, comme un seul homme et au coude à coude, défié le régime militaro-fasciste du Général Moussa Traoré, pendant de longues semaines, jusqu’au jour fatidique du 26 Mars 1991, où une junte militaire dirigée par le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré mit fin à 23 ans de règne sans partage et d’une main de fer. C’est au prix des centaines de vie que la démocratie malienne a été instaurée en 1991. Comment une journée aussi importante comme celle du 26 Mars pourrait être un non-événement, ou du moins vidée de toute sa substance, pour n’être seulement qu’une date symbolique ? Les divergences politiques, les querelles intestines et les conflits d’intérêts des leaders du Mouvement démocratique ont-ils eu raison de la défense des acquis de la démocratie et de l’Etat de Droit, fruits de cette héroïque lutte?

La révolution malienne, c’est-à-dire celle de tout un peuple,a fait des émules  dans la sous-région, voire en Afrique, tant elle a été menée par une masse intrépide  qui a accepté de payer le prix du sang  pour que la démocratie puisse être construite.Aujourd’hui, elle est en passe d’être réduite à une portion incongrue. Cette campagne de remise en cause de la révolution malienne a commencé sous ATT et elle s’est poursuivie sous IBK. Ce dernier l’a tout simplement réduit au dépôt de gerbe de fleur au monument des martyrs. Elle est passée inaperçue, comme si ses détracteurs ont eu le dessus, à travers leur campagne de démolition.

Les fossoyeurs sont toujours à la manœuvre pour faire capoter la belle révolution malienne. Ils ont d’abord réussi à rallier à leur projet de démolition, voire de liquidation de la démocratie, certains caciques du Mouvement démocratique qui n’ont de cesse de rappeler que la démocratie au Mali n’a servi qu’à enrichir des personnes, mais appauvrir le pays. L’échec d’un  certain nombre de régimesou de quelques individus devrait-il être un alibi pour remettre en cause la démocratie ?Me Mountaga Tall et Dr Oumar Mariko, pour ne citer que ces deux figures emblématiques  du Mouvement démocratique, semblent être les plus virulents critiques et  ont fini par donner des ailes aux détracteurs du Mouvement  démocratique. Qui ne se rappelle pas de cette affirmation de Me Tall selon laquelle le Mouvement démocratique n’a gouverné le Mali que du 26 mars 1991 au 8 juin 1992. Faisant allusion à l’investiture du premier Président démocratiquement élu au Mali, à savoir Alpha Oumar Konaré.Et pourtant de l’avènement de la démocratie jusqu’à aujourd’hui Me Tall a toujours  été au cœur de la gestion du pouvoir, député à plusieurs reprises, sous Alpha et ATT, ensuite ministre sous IBK. Quant à Oumar Mariko, il a été  réfractaire à tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir depuis 91, et pourtant il devrait partager le bilan des deux derniers régimes, car  son parti a pris part au premier gouvernement d’ATT, avec Cheick Oumar Sissoko comme ministre. Dr Mariko a non seulement été lui-même député à plusieurs reprises, mais aussi et surtout, il a contribué à l’avènement d’IBK au pouvoir en 2013.

En somme, remettre en cause l’épique combat pour l’avènement de la démocratie et même le Mouvement démocratique, c’est vraiment faire preuve de mauvaise foi. Il y a certes des failles, il y a eu beaucoup de manquements, mais ceux-ci ne doivent nullement pas permettre d’apostasier le Mouvement démocratique qui a, comme toute œuvre humaine, besoin d’être perfectible. Aux fossoyeurs et à leurs complices pseudos démocrates, le peuple doit leur jeter à la figure cette boutade selon laquelle  Rome n’a pas été faite en un seul jour, donc la construction de la démocratie est une œuvre de tous les jours.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>A douze mois de la présidentielle de 2022, aucune reforme entamée :  La Transition est&#45;elle dans l’impasse ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/a-douze-mois-de-la-presidentielle-de-2022-aucune-reforme-entamee-la-transition-est-elle-dans-limpasse-2922696.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Mar 2021 07:38:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tâtonnement, saupoudrage, pilotage à vue, incohérence, sont les caractéristiques principales du régime transitoire au Mali.A un an de la présidentielle de mars 2022, hormis une rencontre entre le Premier Ministre Moctar Ouane et la classe politique, aucune action concrète n’a, pour l’instant, été posée allant dans le sens de la tenue de la présidentielle à date prévue. Tous les voyants sont au rouge au Mali, la crise sécuritaire va crescendo, la crise socioéconomique bat de l’aile, plongeant la majeur partie du peuple dans une précarité extrême, la crise politique est latente. Cette dernière engendrera une bombe dont la déflagration n’est qu’une question de mois. Il ya vraiment péril en la demeure, donc le Président  Bah N’Daw, le vice-président Assimi Goita et le Premier Ministre  Moctar Ouane, les trois têtes de proue de la transition, vont-ils enfin  revoir leurs copies afin d’éviter une situation chaotique ? Ne s’achemine-t-on pas vers une prolongation de la transition avec en toile de fond l’élargissement de ses organes à la classe politique ?</em></strong>

Depuis l’avènement de la junte militaire du colonel Assimi Goita au pouvoir, un 18 Août 2020, le pays ne fait que s’embourber dans les crises, faisant du Mali un pays en crise multidimensionnelle permanente. Et pourtant, cette situation ne semble nullement émouvoir les nouveaux maîtres du Mali, en l’occurrence les membres de la junte, qui continuent gaillardement à faire la promotion de leurs frères d’armes à des postes administratifs, alors même qu’il y a un besoin accru d’hommes sur le terrain. Comme si cela ne suffisait pas, Assimi Goita et ses compagnons d’infortune ont pris en otage tous les organes de la transition empêchant le Président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane de travailler, comme s’ils ont en arrière-plan la volonté d’aller au-delà du délai imparti. Les élections générales prévues dans douze petits mois, n’ont pas fait l’objet de discussions sérieuses entre la classe politique et le gouvernement. La seule rencontre véritable qui a eu lieu entre les deux parties n’a pas permis de faire bouger les lignes, car la proposition de la classe politique, relative à la création d’un organe unique de gestion des élections a été rejetée par le gouvernement au motif que le délai est très court. Au même moment, c’est un Plan d’actions gouvernemental, PAG, de 26 pages qui a été égrené par le PM devant le Conseil National de la Transition, CNT.

La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si les autorités de la transition  mesurent réellement la gravité des crises auxquelles le Mali fait face.Leurs comportements frisent l’insouciance et entraineront inéluctablement le pays dans un abîme. Elles doivent revoir rapidement leurs copies afin d’impliquer le plus largement possible toutes les intelligences et particulièrement la classe politique pour qui le titanesque  travail est en train d’être fait. C’est à ce prix que l’on pourrait sauver ce qui peut l’être encore et probablement  une légère prolongation de la transition serait envisageable afin de doter le pays des lois et  d’institutions fortes qui permettront d’élire  un président ne souffrant d’aucune légitimité au terme de la transition.

En somme, le pays est dans une impasse terrible, les autorités ne peuvent plus se donner le luxe de continuer dans un aveuglement sordide, elles doivent voir la réalité en face  et parer au plus pressé afin d’éviter des scénarii catastrophiques, qu’à Dieu ne plaise.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prétendue dissension entre Bah N’daw et Assimi Goita :  Marché de dupes pour « victimiser » le second</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pretendue-dissension-entre-bah-ndaw-et-assimi-goita-marche-de-dupes-pour-victimiser-le-second-2921758.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 12:00:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les rumeurs d’une éventuelle dissension entre le président de la transition Bah N’Daw et son vice-président Assimi Goita ont fait les choux gras de la presse malienne la semaine dernière. Il n’en est rien du tout. C’est juste un montage grotesque et machiavélique pour brouiller toutes pistes afin de permettre à Assimi Goita de se « victimiser ». Cela le permettra de sortir par la grande porte de l’exécutif et de s’occuper de sa candidature, les maliens ayant un penchant assez exacerbé pour le mélodrame. Sur quoi compte-t-il pour se faire élire ? Le bilan de la transition pourrait- il plaider en sa faveur ? Ne serait-il pas en train de filer du mauvais coton ?</em></strong>

Ne dit-on pas que le pouvoir rend fou et aveugle ? Apres s’être accaparé facilement du pouvoir le 18 aout 2020, Assimi Goita et ses compagnons d’infortune n’excluent plus aucune hypothèse pour s’y maintenir  au-delà du délai prescrit pour la fin de la transition, à savoir 18 mois. Ils sont à la manœuvre et la militarisation à outrance continue. La preuve, ils se sont accaparés de tous les leviers du pouvoir, il ne leur reste plus que de choisir leur candidat pour l’élection duquel ils sont prêts à tous les stratagèmes. Donc, la prétendue dissension entre Bah N’Daw et Assimi Goita n’est qu’une vaste campagne de diversion pour tromper l’opinion.

Tous les observateurs avertis de la scène politique malienne savent qu’Assimi Goita reste le seul maître à bord du bateau Mali. La preuve, ce sont les nominations sans discontinuer, des militaires à des postes juteux de l’administration. Donc, la prétendue querelle entre le Président de la transition Bah N’Daw et son vice-président Assimi Goita est de la surenchère politique, voire un sondage d’opinion. Ce sondage n’est que la face visible de l’iceberg du machiavélique plan tendant à faire d’Assimi Goita le prochain président du Mali. Mais, si et seulement si, le colonel pouvait méditer cette célèbre phrase de Seydou Badian Kouyate, je le cite : «  le pouvoir est comme une source claire et limpide. On s’y regarde, on admire sa limpidité, mais au fond d’elle, le sable n’est pas toujours pur, il est bien souvent mêlé à la boue. » Ceux qui sont en train de lui faire miroiter l’espoir qu’il pourrait être candidat le trompent lamentablement et il court le risque de se faire harakiri. Qu’il comprenne que l’heure du tripatouillage des élections est révolue. Le peuple malien n’acceptera plus que sa victoire lui soit volée. IBK en a appris à ses dépens quand il a tripatouillé les résultats pour se maintenir au pouvoir en 2018.

Rien qu’à en juger par la vague de mécontentements et le manque de rupture d’avec les pratiques du passé, on en conclurait que le plan d’Assimi Goita ne passerait pas et toute tentative de forcing aboutirait à une gravissime crise. Donc, le colonel putschiste a intérêt à ne pas céder aux sons opportunistes de quelques zélateurs à l’image de Kaou Djim. Ce qui est attendu de lui, pour écrire une nouvelle page glorieuse de l’histoire du Mali, est de doter le Mali d’institutions fortes et d’organiser des élections libres, transparentes dont les résultats ne souffriront d’aucune contestation possible. En se laissant entraîner par des vagues opportunistes, Assimi Goita court également le risque de se noyer tout seul.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation socio&#45;politique :  Pourquoi ont&#45;ils eu tort d’œuvrer au départ de l’ex président</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-socio-politique-pourquoi-ont-ils-eu-tort-doeuvrer-au-depart-de-lex-president-2921766.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 10:38:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la mainmise du militaire sur le politique en cette période de transition. D’autant plus que cela n’aurait point permis à améliorer la situation sécuritaire du pays. Outre l’embuscade de Tessit qui fut 33 morts cotés FAMa, de nombreux autres attaques tendent à prouver que la place des tenants du pouvoir actuel seraient plus au front que dans le confort mondain des séminaires et autres ateliers. Donc, la situation sous IBK et celle actuelle seraient la même, et beaucoup se mettent à se demander si c’était vraiment la peine de faire chuter le président IBK. </strong>

D’entrée de jeu, il faudra préciser une chose d’une grande importance. La gestion d’IBK à la tête du pays n’aura pas été à la hauteur des attentes placées en lui. Alors qu’il paraissait aux yeux de tous comme un homme d’Etat à poigne et pouvant remettre force à l’autorité, très rapidement, il est apparu comme un chef d’Etat sans véritable vision, et surtout faible. Mais, fallait-il pour autant le faire démissionner tout en sachant le périlleux état dans lequel le pays se trouve, et ce en plein mandat ? Le seul départ d’IBK et de « son système » aurait-il suffi à mettre le Mali sur les rails, même si à l’époque, la coalition civilo-politique qui avait le vent en poupe promettait que cela serait suivi par des actes forts et bien réfléchis ? Autant de questions qui, dans l’apparence paraissent périmées, restent encore à l’ordre du jour.

Jeudi 16 aout 2018, Ibrahim Boubacar Keita est réélu à la tête du pays pour un deuxième mandat. Le renversement électoral tant promis par une grande frange de la classe politique n’eut pas lieu, et Soumaila Cissé, était un challenger bien trop solitaire pour pouvoir remporter la manche face au président sortant. Malgré le mercure social qui était en ébullition, et une grande hostilité de la part de nombre de politiques maliens, IBK reste président. Moins de deux ans plus tard, les problèmes du pays sont toujours là, et surtout, les frustrations atteignirent un niveau rarement vécu de mémoire Malien. Le régime d’IBK, déjà aux abois et fortement affaibli par une gouvernance qui aura montré toute ses limites, se retrouve fortement menacé par le M5 RFP, la CMAS et EMK, coalitions société civile- partis politiques. Ces derniers, après avoir sondé le pouvoir en place, et avoir remarqué qu’il était fortement ramolli, auraient préféré, comme qui dirait, asséné le coup de grâce. Peu importe qu’une telle démarche soit anti démocratique ou anti constitutionnelle, il fallait changer d’habillage gouvernemental, car le peuple avait trop souffert.

Pourquoi donc, deux ans auparavant, les hommes politiques qui auront fréquenté les circuits du pouvoir sous le premier mandat d’IBK et qui se sont regroupés au sein, entre autres, du M5 RFP n’ont pas eu la grande idée de se fédérer pour battre IBK, le « seul véritable problème du Mali » ? Il s’agissait de l’occasion idéale de rectifier le tir, et ce, en accord avec la loi et toutes les principes démocratiques. Surtout qu’en 2018 lors des élections, comme en 2020 lors des fameuses manifestations sur la place de l’Indépendance, les problèmes qui assaillaient le Mali étaient les mêmes. IBK, aussi chaotique que fut sa gestion, ne pouvait être « démissionné » pour la simple raison que cela était contre tous principes démocratiques.

Les figures de proue du M5 RFP, de la CMAS et d’EMK, « expertes » de la chose politique, n’auraient pas mesuré la gravité de leur démarche. Car forcer un président élu à démissionner, même s’il l’a été dans des conditions qui ne grandissent point la démocratie malienne, s’apparente quelque peu à un coup d’Etat. Et ce qui est malsain dans une telle démarche, c’est qu’aucune autre alternative n’aura été soumis au peuple malien de leur part, afin d’éviter au pays un autre cas de figure semblable à celui de 2012. Vraisemblablement, elles auraient surfé sur la vague des frustrations du moment pour couler le régime en place déjà abois.

Mais pour quelle raison ? Il semblerait que ces personnalités ayant pour beaucoup fait partie du paysage politique malien depuis des années voudraient se remettre au cœur du jeu. Il aurait été bien plus facile d’accompagner le régime IBK en proposant des débuts de solutions pour chaque secteur-clé, et en même temps, moraliser autant que possible le peuple afin de semer dans l’imaginaire collectif des réflexes d’équité et de justice pour tous. Au lieu de ça, il semblerait que le Mali aurait adopté la fâcheuse tendance de commettre un putsch à chaque fois que le pouvoir vacille. La classe politique a une grande part de responsabilité et il est fort à parier que des années plus tard, le même scénario se répète.

Aujourd’hui, le coup d’Etat profite aux militaires qui auront pris la responsabilité de commettre le putsch car beaucoup de postes clés de la nation sont occupés par eux. Chose qui reste en travers de la gorge des dirigeants des mouvements du M5 RFP et compagnie. Ils auraient tellement voulu être à la place de ces derniers. Tel est pris qui croyait prendre, pourrait-on ainsi résumer.

Ils essayent à nouveau de se fédérer et de rassembler autour d’eux. Mais entre temps, ils auront déçus nombre de leurs partisans, et surtout, l’exaspération et la lassitude auront pris le pas sur tout.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Beurre de karité :  La future matière industrielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/beurre-de-karite-la-future-matiere-industrielle-2921772.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 10:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La filière de beurre de karité, comme celles de la mangue et de la gomme arabique, est profitable au Mali en matière de développement, du business et de l’accès au marché international.</strong>

<strong>En la matière, la stratégie du cadre intégré est conçue pour booster et aider l’exportation à travers ces filières-là.</strong>

<strong>Notre pays dispose d’un important potentiel de pieds de karité. L’unité de mise en œuvre du cadre intégré (Umoci) avait initié une étude de faisabilité pour la création de trois unités de production de beurre de karité. Cette étude a été validée, le mardi 18 mars, au Conseil national du patronat du Mali (CNPM) lors d’un atelier. </strong>

Son impact pourrait atteindre des proportions inespérées si l’on arrive à renverser la tendance actuelle dominée par l’exportation brute d’amandes de karité. Le nombre de femmes rurales économiquement vulnérables que la filière karité emploie est estimé à plus de 3 millions. En 2019, le Mali a exporté 61.993 tonnes d’amandes de karité contre 211 tonnes de beurre de karité. En 2020, ces quantités étaient respectivement de 22.908. Le Projet de développement de la filière karité (Prodefika) du Cadre intégré Renforcé (CIR) Mali s’inscrit dans ce cadre. Il vise à contribuer à l’amélioration des revenus des acteurs directs de la filière karité et à la réduction de la pauvreté au Mali par l’exploitation rationnelle et l’exportation des produits du karité. D’une durée de trois ans, le Prodefika interviendra dans 18 cercles des zones de production à fort potentiel d’exportation.

Cette noix peut rapporter gros, si des investissements conséquents sont mis en place pour passer à la transformation industrielle. Surtout que les industriels chocolatiers envisagent l’adjonction du beurre de karité dans la fabrication du chocolat.

Au Mali, environ 78% des femmes travaillent dans le secteur rural et apparaissent ainsi comme des actrices de premier plan dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Depuis la nuit des temps et aussi vieux que le karité existe sur la terre, les femmes en milieu rural ont toujours été au cœur de l’extraction du beurre dans les villages, campagnes et hameaux. Parallèlement aux activités agricoles, et en amont de l’extraction du beurre, les femmes sont impliquées dans le ramassage des noix de karité. Cette activité est aussi laborieuse, car nécessitant de nombreux déplacements aux pieds des arbres avec des mouvements répétitifs dorsaux pour ramasser les noix. Après suivra l’étape de la transformation artisanale qui est aussi harassante que fatigante pour produire du beurre de karité. La vente de ce produit fini est une source de revenus pour les femmes qui contribuent aux charges du ménage.
En effet, la filière karité a été identifiée comme une des filières porteuses d’emplois et de revenus.
Cependant, le processus est très long et fatiguant pour obtenir le beurre de karité de bonne qualité. Beaucoup de femmes s’adonnent dans les zones rurales à la fabrication du beurre de karité pour aider leurs maris dans les périodes de soudure.  L’activité de production du beurre de karité ne peut pas se faire individuellement. Pour cela, les femmes se regroupent en coopératives, groupements et associations afin de rendre le travail plus facile et rapide, car le processus est un travail d’endurance. La vente de ce produit procure ainsi une source de revenus non négligeable aux femmes rurales. Ces revenus contribuent à améliorer leur statut social et leur indépendance économique au quotidien.
Des tentatives d’industrialiser cette production ont été mises en vigueur, mais, elles n’ont duré que le temps d’un feu de paille.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Politique d’entretien routier au Mali :  La Transition ne doit&#45;elle pas  mener des réformes idoines dans ce secteur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/politique-dentretien-routier-au-mali-la-transition-ne-doit-elle-pas-mener-des-reformes-idoines-dans-ce-secteur-2921753.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 09:25:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plus de sept ans, le Mali traverse une crise multidimensionnelle, touchant tous les secteurs de la vie socioéconomique, voire politique du pays. L’une des conséquences de cette crise a été  sans nul doute la dégradation des réseaux routiers entrainant pour la première fois au Mali des émeutes des jeunes sur plusieurs axes réclamant une meilleure amélioration des conditions de vie et de travail. Et pourtant, chaque année l’Etat consacre officiellement plusieurs milliards de francs CFA pour l’entretien des réseaux routiers sur toute l’étendue du territoire national, soit 25 395 Km dont 5 775 km de routes revêtues et 19 620 km de routes  en terre. L’argent officiellement débloqué  est-il utilisé à bon escient ? La transition ne pourrait-elle pas mener des réformes idoines pour un partenariat public- privé afin de bien gérer ce secteur vital pour notre économie, comme c’est le cas dans la plupart des pays voisins ? Le Ministre Makan Fily Dabo, jouissant d’une bonne réputation et d’une longue expérience dans le département est interpellé pour donner à ce secteur toute la vigueur et toute la rigueur  nécessaires pour que la route soit un vecteur de développement.</em></strong>

La route, en plus d’être un moyen  de désenclavement est aussi  un véritable vecteur de développement. C’est pourquoi, les Etats consacrent une bonne partie de leurs budgets à la construction des routes et à leur entretien. Le Mali qui s’est doté d’un important patrimoine routier de l’indépendance à nos jours, est à la traine dans l’entretien de ce patrimoine et pourtant il consacre beaucoup d’efforts financiers, avec l’aide des partenaires bilatéraux et multilatéraux, du moins officiellement. Au Mali, pour cette année 2021, le budget de l’entretien routier s’élève à plus de 120 milliards de francs CFA. Une somme conséquente, pour ne pas dire suffisante, si elle est réellement utilisée dans l’entretien des routes. Selon nos informations, cette somme faramineuse sert, selon les régimes, à la construction des nouvelles routes ou autres infrastructures, reléguant l’entretien routier au second plan.

Pour rappel, depuis le 02 novembre 1993, une série de réformes institutionnelles visant à améliorer les performances de l’entretien routier ont été faites, lesquelles ont abouti à la création de l’autorité routière, AR en 2000 pour pérenniser le financement, la restructuration de la Direction Nationale des Travaux Publics en Direction Nationale des Routes, DNR et la création du service des données Routières, SDR en 2002 pour la planification, la programmation et la supervision. Il y a eu également la création de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier, AGEROUTE en 2004. Cette restructuration cadre parfaitement avec la Directive Numéro 11 /2009/CM/UEMOA du 25 septembre 2009 portant sur l’harmonisation des stratégies d’entretien routier dans les Etats membres de l’organisation sous régionale. Cette restructuration prône une organisation de l’entretien routier selon le principe de la séparation des rôles et des responsabilités des volets : financement, planification et programmation et enfin la mise en œuvre. Comme pour dire que le Mali, à l’instar des pays de l’UEMOA, a des bons outils, sauf que  ceux-ci ne servent pas à grand-chose, car avec l’alternance au pouvoir chaque régime vient avec ses programmes et sa vision. Ils utilisent les fonds alloués à l’entretien routier pour  construire des nouvelles infrastructures routières, ou pour d’autres travaux.  De 2002 à nos jours tous les régimes qui se sont succédé ont mal géré les fonds dédiés à l’entretien routier, suscitant souvent des réactions violentes de la part des usagers  qui constatent avec amertume une dégradation constante de leur environnement en général et des infrastructures routières de leur aire géographique. L’espoir est-il permis de voir les choses changées positivement ?

Après le coup d’Etat du 18 Août 2020, le Mali traverse sa troisième transition. Cette période étant celle des grandes réformes, il est attendu du département de transport et des infrastructures et tous les départements transversaux s’occupant de l’entretien routier des véritables réformes pour un plein épanouissement du secteur. En effet, dans le gouvernement de Moctar Ouane, le département des transports et des infrastructures a à sa tête un ministre qui, en plus de sa longévité au département, connait le secteur de transport et des travaux publics. Donc il est attendu de lui des réformes idoines permettant au secteur de l’entretien routier de respirer de l’oxygène.

Makan Fily Dabo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, jouissant d’une bonne réputation d’homme de rigueur et d’expérience doit s’impliquer pour faire de ce secteur la vitrine du Mali, au grand bonheur des usagers de la route. Pour ce faire, il doit impliquer fortement le secteur privé. Un bon partenariat Public- Privé impliquant les entrepreneurs privés dans la gestion du secteur évitera certains désagréments et permettra à l’Etat de renflouer ses caisses. La question que beaucoup se posent est celle de savoir Pourquoi ne pas céder la gestion des Péages et des pesages aux entreprises privées pour que les recettes puissent aller au-delà du paiement des salaires des agents travaillant dans les différents postes ? En tout cas pour éviter le quiproquo qui oppose actuellement les transporteurs à l’Etat, au sujet du prix au péage fixé par le Conseil d’Administration, le gouvernement  doit se désengager de la gestion de ce secteur pour ne dépendre que des impôts, taxes et autres redevances  payés par les entreprises acquéreuses, qui seraient obligées de respecter les clauses des contrats qu’elles auraient signé avec l’Etat.  Le Ministre des Transports et des infrastructures, Makan Fily Dabo a les coudés franches pour donner à ce secteur un nouveau souffle. Et la période transitoire est la mieux indiquée pour ce genre de réforme.

En somme, sachant bien l’importance de la route dans le développement d’un pays, le Mali qui est mauvais élève dans la sous-région, doit mettre un accent particulier sur l’entretien routier dans le pays, car des routes bien entretenues permettront d’assurer la pérennité du trafic, c’est-à-dire permettre des conditions de circulation acceptables en toutes saisons. Alors vivement des réformes adéquates pour des routes praticables en tous temps.

<strong>Youssouf Sissoko                        </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Carnage à Tessit, où sont nos avions de combat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-carnage-a-tessit-ou-sont-nos-avions-de-combat-2921751.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 09:21:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 15 mars 2021 les FAMa ont été victimes d’une attaque terroriste à Tessit dans la région de Gao. Cette attaque d’une grande lâcheté  et menée avec autant de haine et de mépris, a couté la vie à 33 de nos vaillants militaires. Des martyrs de trop pour nos forces de défense et de sécurité. Cette énième humiliation repose sur la table des multiples questions qui taraudent l’esprit des observateurs avertis. Comment l’armée du Général Soumaré, Diby Sillas Diarra, Kissima Doucara, Tiécoro Bakayoko peut-elle tombée dans une telle embuscade  sans moyens de défense aériens? Comment une armée d’un pays en guerre asymétrique, où l’ennemi sans visage, est partout et nulle part à la fois, peut-elle être sevrée d’hélicos de combats, d’avions de chasse  et de drones de surveillance?  A la guérilla, il faut répondre par la guérilla. L’autre question est celle de savoir s’il est encore stratégique militairement de garder des camps aux positions géographiques connues par l’ennemi ? En effet, c’est par l’utilisation tous azimuts des technologies de l’information et de la communication que nous gagnerons cette guerre, qui est avant tout, une guerre de renseignements. Comment dans une zone considérée comme bastion du terrorisme, tout un contingent de l’armée pourrait se déplacer sans couverture aérienne pour savoir si l’ennemi est aux aguets ? La relève qui est tombée en embuscade est sans nul doute victime du manque d’avions de combat, de drones de surveillance  et pourtant de 2015 à nos jours le contribuable malien a déboursé plus de 1230 milliards de francs CFA pour équiper nos forces de défense et de sécurité. Quid de la présence des forces étrangères, Barkhane, MINUSMA, G5 Sahel, dont la mission première est de lutter contre le terrorisme au sahel.

Malgré le changement de régime, consécutif au coup d’Etat du 18 Août 2020, en dépit du renforcement des capacités des forces étrangères au Mali, l’armée ne cesse de compter ses morts par dizaines. La liste  des martyrs ne fait que s’allonger sous le nez et à la barbe des milliers d’hommes en uniformes écumant le mali. En situant les responsabilités de toutes ces tueries, on indexera en premier lieu les autorités maliennes, qui ne font pas assez pour équiper les FAMa, à cela s’ajoute l’épineuse question du mode de recrutement des militaires  et de la formation qu’ils reçoivent pour nous défendre. Un officier se peut-il mourir aussi facilement sans causer autant de dégâts proportionnels à ceux de l’ennemi. 33 morts contre 20 du côté de l’ennemi donne à réfléchir sur les moyens dont disposent nos FAMa.

Et pourtant, des  milliers de milliards sont sortis des caisses de l’Etat pour doter les forces de défense et de sécurité des moyens adéquats leur permettant de mener avec brio leurs missions régaliennes. Où sont alors nos 1230 milliards qui auraient dû nous permettre d’avoir une dizaine d’avions de combats, des drones de surveillance et d’équipements au sol ? Les autorités de  la transition sont les premières à être interpellées, elles qui sont chargées de gérer le pays. En effet,  dès leur prise de fonction, elles auraient dû  commencer par enquêter sur l’utilisation que le régime IBK avait faite des 1230 milliards destinés à équiper les FAMA. Au lieu de cela, elles se sont plutôt préoccupées des postes et autres privilèges qu’elles pourront avoir en occupant tel ou tel postes, reléguant la lutte contre la corruption au second plan.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COVAX : L’éternelle question de l’assistanat des pays africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covax-leternelle-question-de-lassistanat-des-pays-africains-2920784.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 15:39:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la vague d’émotions et d’incertitudes qu’a provoquée la pandémie de la Covid 19 en 2020 et sa cohorte de conséquences néfastes. L’année 2021 débute sur la problématique de l’accès au vaccin contre cette terrible maladie.
Aussi, même si au plus fort de cette pandémie, tous les humains étaient égaux face à la mort, la course au précieux vaccin fait ressurgir les inégalités profondes entre pays et surtout la différence en termes de gouvernance stratégique entre les Etats. En effet, les pays développés et ceux qui ont une gouvernance prévoyante se sont très vite rués vers les laboratoires pour acheter et réserver les vaccins.</strong> <strong>Et comme il fallait s’y attendre les pays Africains n’en font pas partie. Comme toujours, c’est l’attentisme et surtout la main tendue à la recherche de la charité internationale</strong>.

C’est dans cette optique que l’OMS et certaines âmes charitables ont mis en place la fameuse initiative ayant pour but d’assurer un accès équitable à la vaccination contre le Covid-19 dans 200 pays « COVAX ». Il est financé par le GAVI Alliance, l’OMS, et le CEPI et vise à fournir au moins 2 milliards de doses de vaccins contre la COVID-19 d’ici à la fin de 2021». Mieux, un chef d’Etat d’Europe avait même «plaidé» pour que les pays riches cèdent entre 5 et 8% de leurs parts de vaccins commandés auprès des laboratoires. Pourtant, ce ne sont pas les ressources ou les cerveaux qui manquent à l’Afrique !

Du reste certains pays africains sont nettement plus riches que beaucoup d’autres pays de l’autre côté de l’Atlantique ou du Pacifique, qui pourtant fournissent l’effort d’acheter le vaccin et de vacciner leurs populations.

Cependant, pour certains africains ont vu en cette pandémie est une chance pour l’Afrique. En revoyant la politique et redéfinir les critères d’attribution, encadrer rigoureusement l’utilisation et privilégier pesant lourdement sur les finances publiques. Deuxièmement, poursuivre à moyen et long terme l’amélioration de la qualité de la dépense publique. Troisièmement, travailler plus pour créer davantage de richesse.

Quatrièmement, repenser à moyen et long terme le modèle de développement économique actuel pour mieux prendre en compte l’économie « informelle »

Jusqu’alors, ils sont rares les pays africains qui ont directement commandé le vaccin auprès des laboratoires parce que dit-on ces vaccins coûtent chers, autrement dit au dessus des capacités de nos Etats.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COVID&#45;19 :  Le pari de la vaccination sera&#45;t&#45;il gagné ?</title>
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<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 13:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« La vérité sort plus facilement de l’erreur que de la confusion », a-t-on l’habitude de dire. Les maliens ont tendance à croire à tous ceux qu’ils voient et lisent sur les réseaux. C’est dans ce flou que s’invitent les complotistes et les militants anti-vaccins. Et pourtant, il est temps que les maliens se posent la question suivante : y a-t-il plus de danger à se faire vacciner qu’à vivre sans vaccin ?</strong>

C’est grâce à la vaccination que l’humanité a pu venir à bout de beaucoup de maladies.

Le vaccin contre le Coronavirus est l’épée qui pourrait nous débarrasser de ce virus assassin qui continue de nous narguer avec tant de violence. Avec ce vaccin renait l’espoir de pouvoir honorer nos morts, nos naissances, et même notre façon de souffler sur nos gâteaux d’anniversaires. Nous le savons bien, aucun vaccin n’a jamais été efficace à 100%.

Cependant,  les maliens sont divisés en deux camps : les pro-vaccins et les anti-vaccins. Mais, cette méfiance ressentie au niveau des populations est-elle vraiment justifiée ? Y a-t-il moins de risques en optant pour l’inoculation qu’en la rejetant ?

Alors que le 5 mars 2021, le président de la Transition, Bah N'Daw a, en présence du Premier ministre,  Moctar Ouane,  du ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, du représentant de l'OMS au Mali, Jean Pierre Baptiste, du chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, et de la représentante résidente de l’Unicef, Sylvie Fouet, réceptionné, les premières doses de vaccins anti-Covid-19 AstraZenecaAZD1222.

Ces vaccins arrivent via la Facilité COVAX, qui est un partenariat tissé entre le CEPI, GAVI, UNICEF et l'OMS en vue d'assurer une distribution équitable des vaccins anti-Covid-19 à l'échelle mondiale. Cette livraison est la première partie d'une vague d'arrivées, qui se poursuivra dans les mois à venir.

Ce vaccin arrive à un moment où sept pays européens auraient suspendu l’injection des vaccins AstraZeneca après avoir détecté des problèmes de circulation sanguine chez plusieurs personnes vaccinées.

Le moment venu, les maliens sauront-ils choisir entre l’immunité et la vulnérabilité.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ancien ministre Mamadou Igor Diarra à l’Urd :  Un nouvel atout pour le parti de Soumaila Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lancien-ministre-mamadou-igor-diarra-a-lurd-un-nouvel-atout-pour-le-parti-de-soumaila-cisse-2920780.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 12:39:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que les détracteurs et autres adversaires prédisaient la mort de l’URD après la disparition de son président et leader charismatique, Soumaila Cissé, ses inlassables efforts pour un large rassemblement viennent d’être couronnés par l’adhésion à son parti d’un cadre émérite, l’ancien ministre de l’énergie et de l’eau sous ATT, ancien ministre des finances sous IBK, en l’occurrence Mamadou Igor Diarra. M. Diarra est arrivé au moment où de nombreux militants, cadres et sympathisants de l’URD s’interrogent sur l’avenir immédiat  du parti et même son devenir. Son adhésion sans condition, loin d’être opportuniste, suit une certaine constance, une conviction, voire une logique. Elle est la consécration d’un engagement qu’il aurait pris du vivant du Président de l’URD, Soumaila Cissé, dont les députés de son parti ont parrainé lors de la présidentielle de 2018 la candidature de Mamadou Igor Diarra. Pour cette constance et ce respect de la parole donnée, Mamadou Igor Diarra ne mérite-t-il pas une place de choix à l’URD ? Conformément à l’esprit que le défunt  Président du parti a toujours défendu, à savoir qu’il n’y a ni nouveau encore moins ancien militant, Igor pourrait-il être le porte étendard de l’URD à la prochaine présidentielle ? </em></strong>

L’Union pour la République et la Démocratie, URD, orpheline de son charismatique  Président, arraché à l’affection de tout le peuple malien, un 25 décembre 2020, a désormais  de quoi se frotter les mains,  avec l’adhésion au parti de la poignée des mains, de l’ancien ministre d’ATT et d’IBK, Mamadou Igor Diarra. Son arrivée au sein de l’URD est un atout supplémentaire et renforcera à coup sûr ce parti qui commence à s’interroger sur l’avenir, surtout à quelques douze petits mois de la Présidentielle de 2022. Igor Diarra, de par son carnet d’adresses et son charisme, pourrait apporter une plus-value à l’URD, pourquoi ne pas être son porte étendard à la prochaine présidentielle ? Sans jeter l’anathème sur qui que ce soit, Igor est nettement au-dessus de toutes les autres ambitions internes du parti, car une élection présidentielle, en plus du charisme du candidat, il faudrait avoir quelques atouts supplémentaires, à savoir une grande capacité à mobiliser les fonds nécessaires pour une bonne campagne et surtout être à mesure de mobiliser les électeurs au-delà de l’URD. Le candidat à la présidentielle ne pourrait jamais gagner s’il n’est pas capable de rallier à sa cause beaucoup d’autres partis et mouvements de la société civile. Seul Soumaila Cissé était capable d’un tel exploit, la preuve c’est la création autour de lui du FSD. C’est également cette abyssale sympathie que de nombreux maliens au-dedans comme au dehors, lui témoignaient. Soumaila avait une grande capacité de mobilisation financière et avait un carnet d’adresses bien étoffés lui permettant d’ouvrir beaucoup de portes.

Pour avoir toutes les chances de gagner la prochaine présidentielle, l’URD, deuxième force politique du Mali, ne doit pas seulement  miser sur les anciennes  compétences, mais sur les nouvelles, surtout si elles répondent aux critères ci-dessus cités, à savoir le carnet d’adresses, la grande capacité de mobilisation, le charisme et la profonde connaissance du pays et de ses réalités.

Mamadou Igor Diarra, cet ancien ministre d’ATT et d’IBK, ce banquier chevronné, à cheval entre les deux générations, ni vieux, ni jeune, pourrait être cet oiseau rare qui permettra à l’URD de gravir la première marche de Koulouba. Il suffit comme avec Soumaila Cissé, que la machine URD se mette en branle dans l’union et la cohésion. Dans ce cas, rien ne pourra l’arrêter, la victoire serait certaine, surtout à un moment où les deux autres grands partis, à savoir  l’ADEMA et le RPM cherchent leurs meilleures voies.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Probable candidature de Mamadou Seydou Coulibaly en 2022 :  Comment le richissime entrepreneur compte se faire élire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/probable-candidature-de-mamadou-seydou-coulibaly-en-2022-comment-le-richissime-entrepreneur-compte-se-faire-elire-2920777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 12:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il n y a plus l’ombre d’un doute sur la candidature du patron de CIRA à la présidentielle de 2022, après le lancement de son mouvement politique Benkan. Mamadou Seydou Coulibaly  entend désormais se frotter à son peuple pour solliciter son suffrage afin de diriger le Mali. Son mouvement qui  vient de voir le jour ne serait qu’un mince appui, mais c’est sur les trois grands partis à savoir l’ADEMA, l’URD et le RPM, probablement avec le soutien de la junte et du puissant Imam Mahmoud Dicko  que le richissime entrepreneur compte pour être sur la première marche de la République. Aurait-il les moyens de sa politique ? Quelles seront ses forces et ses faiblesses ?</em></strong>

Incontestablement, après le coup d’État du 18 Août 2020 et surtout la mort brutale du chef de file de l’opposition Soumaila Cissé, le jeu politique est ouvert et le pouvoir se trouve à portée de mains de tous les candidats. C’est pourquoi la scène politique est en ébullition et sa recomposition est fortement réclamée. Désormais, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous. En effet, depuis un certain temps le nom du patron du Bureau d’études et de Conseil, CIRA, Mamadou Seydou Coulibaly, est sur toutes les lèvres pour être candidat à la présidentielle de 2022. C’est presque sûr maintenant après le lancement de son mouvement <em>Benkan</em> la citoyenneté.

On dira certainement que c’est un pari fou de créer un mouvement politique à quelques encablures de la présidentielle et prétendre gagner l’élection. C’est certainement mal connaître le plan qui est minutieusement élaboré par des experts dont la finalité est de ratissez large au sein des trois grandes formations politiques afin de porter M. Coulibaly à la présidence de la République. Comment compte-t-il s’y prendre ? Sa stratégie élaborée d’une main d’experts, consiste à  avoir ses partisans dans toutes les trois grandes formations, à savoir l’ADEMA, l’URD et le RPM qui mobiliseront les militants de ces partis. A cela s’ajouterait le soutien ferme et total de l’imam Dicko et probablement de la junte qui aura par la force des choses un plan B si la carte du vice-président Assimi Goita ne passera pas. C’est fort de tous ces soutiens qu’il se fera élire président de la  République.

Comme principales forces, M. Coulibaly compte sur ses soutiens de taille, sa jeunesse politique, ses moyens financiers et son carnet d’adresses. Comme faiblesses, son inexpérience dans la gestion des affaires publiques, le manque de formation politique cohérente et sa méconnaissance supposée de la classe politique.
<ol>
 	<li>Coulibaly aura en face de lui des grands ténors du landerneau politique malien, tels que Aliou Boubacar Diallo, Modibo Sidibé, Moussa Mara, Cheick Modibo Diarra, Soumeylou Boubeye Maiga, Tiemoko Sangare, pour ne citer que ceux-ci. Pour ne pas se faire harakiri et avoir tous les ténors contre lui, il doit obtenir de ralliement. Un accord politique de gouvernance est nécessaire pour gérer le pays après les élections. Mamadou Seydou Coulibaly a toutes ses chances avec ces soutiens de taille.</li>
</ol>
En définitive, l’élection présidentielle de 2022 au Mali sera sans nul doute l’une des élections les plus disputées et les plus ouvertes avec une égalité de chance des grands ténors. Le candidat victorieux sera celui qui élaborera les meilleures stratégies. Donc, si Mamadou Seydou Coulibaly  veut gagner, il doit rassembler au-delà de son mouvement politique <em>Benkan</em>.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’accalmie avant la tempête</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laccalmie-avant-la-tempete-2920772.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 12:31:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce serait une erreur à la fois analytique et politique de penser que la situation qui prévaut actuellement est porteuse d’espoir pour une fin heureuse de la transition. L’atmosphère de ni paix, ni guerre ne présage nullement un lendemain enchanteur pour les tenants du pouvoir. Jugez-en vous-même, six mois après le début de la transition, aucune réforme censée amorcer un tournant décisif permettant une organisation parfaite des élections n’est toujours pas  visible. L’organe unique de gestion qui a été proposé par la classe politique est rejeté au motif que le temps est court, et pourtant c’est un document de 29 pages faisant office d’une déclaration des actions gouvernementales de la transition que le premier ministre Moctar Ouane a présenté devant le Conseil National de la transition. En douze mois,  le gouvernement veut toucher à tous les secteurs, mais il n’est pas prêt à mettre en place un organe unique de gestion des élections. C’est fort de ce constat peu reluisant de la gestion de la transition que les forces sociopolitiques ont tiré la sonnette d’alarme pour rappeler au régime transitoire qu’il est sur une mauvaise piste.

Qui ne se rappelle pas de la sortie de l’ex-autorité morale du M5RFP, en l’occurrence l’imam Mahmoud  Dicko, qui dans un discours, a fustigé le comportement des autorités de la transition avant de tendre sa main aux forces patriotiques pour un large rassemblement afin d’imposer le changement pour lequel des jeunes gens ont perdu la vie ? Comme si cela ne suffisait pas, le M5RFP a enfoncé le clou en demandant la tenue des assises nationales de la refondation du pays afin de rectifier le tir maladroit des tenants du pouvoir. L’ex majorité n’est pas restée en marge, elle est également d’avis que pour des élections transparentes crédibles dont les résultats seront acceptés par tous les acteurs, il faut un organe unique de gestion. Le conseil national de la société civile, les organisations syndicales et même celles chargées de la supervision des scrutins électoraux ont recommandé aux autorités d’accéder à la demande de mise en place d’un organe unique.

C’est face à la rupture de confiance entre gouvernants et classe politique, provoquant une situation délétère, qu’il faut craindre une tempête, soit avant, soit pendant, ou après les élections, car les acteurs censés être des partenaires se regardent en chiens de faïence. Comme pour dire que sauf changement de paradigme de gestion, la crise serait inévitable.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la transition :  La passe en retrait d’Issa Kaou N’Djim au M5</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-la-passe-en-retrait-dissa-kaou-ndjim-au-m5-2919608.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 09:55:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de l’Assemblée Générale des femmes de l’ACRT-Faso Ka Wele, il s’est adressé à celles-ci en ces termes : « nous allons solliciter la candidature de  AssimiGoïta en 2022 ». Selon lui, cette assemblée est le prélude au meeting  du 6 mars au CICB pour réaffirmer le soutien à la réussite de la transition politique de la part des femmes à l’occasion de la journée dédiée aux Femmes. Alors que, le dimanche 21 février 2021, le Mouvement du 5 juin a dénoncé la transition en cours dans le pays. Le mouvement de contestation s'est également dit opposé à la mise en œuvre de l'accord de paix d'Alger en l'état. </strong>

Le samedi 27 février 2021, le siège de la CMAS a refusé du monde. Les femmes leaders de l’Association Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition (ACRT-Faso Ka Wele) ont tenu une Assemblée Générale d’Information pour réaffirmer leur soutien indéfectible aux Autorités de la Transition.

Ce jour, les regards se sont focalisés sur la marraine de l’évènement du samedi 6 mars, Mme N’Djim Fatoumata Dicko, non moins fille du très respecté et éclairé dont les qualités et les mérites ne sont plus égrainés par Issa Kaou. En lieu et place du père, la fille, épouse N’Djim est brandie comme une plancarde.

Contrairement à l’ACRT, pour le rassemblement des forces patriotiques, « la transition est sans boussole ni repère ».

Le mouvement de contestation s'est dit opposé « aux manœuvres en cours pour faire des élections à venir une cession du pouvoir à un homme choisi par la junte pour perpétuer son pouvoir et s’assurer d’une immunité ».

Selon les observateurs de la situation du pays, les germes du désespoir sous IBK sont encore là.

Il ne se passe pas un seul jour, ces derniers temps, sans que le front social ne connaisse une grève ou un mouvement de protestation populaire du genre meeting, sit-in. D’un secteur à un autre, le mécontentement, et le désarroi se font sentir avec force, et mettent plusieurs services publics en état de veille. Le gouvernement passe plus de temps à tenter de désamorcer cette situation qu’il a créé par son inaction, plutôt que de s’occuper réellement des préoccupations du peuple.

Malgré la gravité de la situation, le gouvernement qui a opté pour la répression sauvage et la restriction arbitraire des libertés fait semblant d’ignorer que le désespoir du peuple est l’épée de Damoclès suspendue sur la tête des tyrans déguisés en démocrates des temps modernes.

Cette situation témoigne un mal être et un mal vivre, qui se généralise, et ne cesse de s’amplifier de jour en jour. La volonté de s’en prendre aux libertés fondamentales au lieu de traiter le mal à la racine est devenue une source d’instabilité pour l’ensemble du pays.

Avec tous ces problèmes, le colonel AssimiGoïta sera-t-il candidat aux élections générales de 2022 ? wait en see

Le temps est et reste le véritable tribunal de l’histoire.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie chère : Les incantations d’Issa Kaou N’Djim</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-les-incantations-dissa-kaou-ndjim-2919610.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 09:47:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la flambé du prix des denrées alimentaires, le nouvel apôtre de la transition est dans les incantations : « avant le mois de ramadan, le gouvernement instruira pour que les prix des produits de première nécessité, notamment le riz, le sucre, le mil, l’huile etc. soient réduits ».</strong>

C’était au cours de l’Assemblée Générale de l’ACRT-Faso Ka Wele, le samedi 26 février 2021 au siège de la CMAS.

Face à la flambée des prix des denrées alimentaires et le désintérêt à trouver une solution, le gouvernement de la transition semble passer la perche à un sorcier pour des incantations « Toubisimila » en lieu et place de sa capacité à pouvoir satisfaire les maliens.

Tous les maliens et toutes les maliennes sont presque unanimes à dire que le prix de certains denrées alimentaires ont connus une hausse inexplicable. Pour y remédier, c’est aux hautes autorités d’intervenir pour limiter les effets de la hausse du prix du pain, de l’huile, du blé, de la viande, bref de tous. Nos compatriotes sont désabusés de voir que le gouvernement a opté pour la stratégie du silence radio.

Sous d’autres cieux, dès qu’un produit alimentaire connaît une hausse et que le ministre en charge constate les difficultés, des initiatives sont prises pour immédiatement pour rassurer les populations. Chez nous, le département en charge de la question semble dire : <strong>« débrouillez vous ».</strong>

Chères autorités rappelez vous qu’en juillet 2020 l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont alerté sur le faite que le Mali et 26 autres pays sont menacés par une crise alimentaire “imminente” en raison de la Covid-19.

Selon la FAO et le PAM, la Covid-19 tend à aggraver les souffrances liées à la faim, du faite de la baisse du niveau de l’emploi dont la conséquence est que les ménages auront moins d’argent à dépenser pour la nourriture et que les travailleurs partis en outre-mer enverront des sommes moindres à leur famille restée dans les pays en situation d’insécurité alimentaire.

Pour relever ces défis, la FAO a recommandé l’intensification des interventions d’urgence, considérant que les principales campagnes agricoles, les mouvements du bétail vers les pâturages et les sources d’eau, ainsi que la récolte, le traitement et le stockage des produits alimentaires ne sont pas des activités à mettre en suspens.

Les impacts de la pandémie lié aux mesures prises par les Etats pour limiter la propagation de la maladie, notamment les fermetures des frontières et les mesures de confinement qui ont affecté les chaînes de production, de distribution et de commercialisation  commencent à se ressentir.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recrutement des enfants soldats au Mali :  102 enfants de 12 à 17 ans ont été recrutés dans les rangs des acteurs en conflit au premier trimestre 2019.</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/recrutement-des-enfants-soldats-au-mali-102-enfants-de-12-a-17-ans-ont-ete-recrutes-dans-les-rangs-des-acteurs-en-conflit-au-premier-trimestre-2019-2919602.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 08:45:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les données fournies par les Nations Unies sur le Mali font état de 150 enfants tués et 75 blessés lors des attaques en 2019, le nombre de personnes déplacées internes (PDI) est passé de 207 751 personnes en décembre 2019 à 250 998 en avril 2020 les enfants représentent 58%. </strong>

<strong>Selon la même source 1.344 écoles sont fermées au nord et au centre, excluant ainsi plus de 400.000 enfants du système éducatif, 8.000 enseignants victimes de l’insécurité. Il est estimé que plus de 377.000 enfants ont actuellement besoin d’une assistance en matière de protection au Mali.</strong>

« L’une des raisons de ce recrutement d’enfants soldats est la non scolarisation. « En mai 2020, à un moment où près de 12 millions d’enfants étaient privés d’éducation en raison de la fermeture des écoles pour limiter la propagation du coronavirus, en plus de la crise sanitaire et son corollaire de rupture éducative, la pauvreté, l’aggravation de la crise sécuritaire ayant forcé plus de 137 000 enfants au Mali à fuir leur localité en 2019, sont parmi tant d’autres facteurs  qui poussent les enfants dans les mains de leurs bourreaux qui les utilisent, non seulement comme combattants, mais aussi et surtout comme espions, messagers, porteurs, cuisiniers ou chargés de nettoyage », a indiqué SiraTounkara, membre du parlement des enfants.

Le coordinateur de la Campagne SWOC, Cheick Ahmed Tidiane Diarra, membre de Save the children, il a lancé un cri de cœur aux groupes armés, aux forces armées d’épargner les enfants lors des conflits armés.

Dans le cadre de la journée internationale des enfants soldats, le comité de Pilotage de la Campagne SWOC « Stop à la guerre contre les Enfants » a animé un point de presse, le samedi 27 février 2021 à la Cité des Enfants de Bamako pour attirer l’attention des décideurs, de l’opinion nationale et internationale et des parties prenantes au conflit sur la question du recrutements et de l’enrôlements forcés/association des enfants dans les conflits armés au Mali.

Les recruteurs ont profité de la pauvreté pour attirer beaucoup d’enfants en leur promettant de l’argent. De nombreux enfants seraient originaires de petits villages en périphérie des principales villes du nord et du centre.

Le Mali n’avait jamais connu le phénomène des enfants-soldats les premiers cas d’enfants-soldats ont été les deux enfants montrés à la télévision nationale par l’armée malienne pendant la reconquête des régions occupées.

Le Mali, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, doit relever des défis considérables. Il doit notamment ramener la stabilité, relancer l’économie, améliorer la gouvernance, lutter contre la corruption et favoriser la réconciliation.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Section URD de la commune VI du district de Bamako :  Plusieurs dizaines de personnes posent leurs valises à l’URD</title>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 07:49:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La section Union pour la République et la Démocratie (URD) de la commune VI du district de Bamako a enregistré, le samedi 27 février 2021, l’adhésion officielle de plusieurs personnes en son sein. La cérémonie d’adhésion, tenue au siège de la section sis à Magnambougou, était placée sous la présidence du 1er vice-président du parti, Pr.SalikouSanogo, en présence d plusieurs  responsables du parti comme M. Ousmane Touré, Me Demba Traoré, M.OusmaneSorySamassekou, Mme Fanta Soumaré, Mme Coulibaly KadiatouSamaké,  M. Abdrahamane Diarra, M. Samuel Diarra, entre autres. Les militants et sympathisants du parti sont sortis en grand nombre et sont venus de tous les quartiers de la commune.</strong>

&nbsp;

&nbsp;

Dans ses mots de bienvenue, le secrétaire général de la section URD de la commune VI du district de Bamako, Ousmane Samassekou, s’est adressé aux adhérents en ces termes : <strong>« qu’à partir de cet instant vous avez les mêmes devoirs et les mêmes obligations que tous les autres militants. Nous sommes les mêmes »</strong>.

Quant à Ibrahim Diallo, un des porte-paroles des adhérents : <strong>« Nous avons adhéré à l’idéologie du parti, au projet de société du parti »</strong>.

Joignant les mots à actes chaque adhérent a reçu un kit composé des statuts et règlement, de la carte de membre, de l’écharpe et de l’hymne du parti.

Le moment est idoine pour le président de la fédération URD de Bamako, Samuel Diarra d’informer les militants de la rentrée politique de l’URD prévue pour le 27 mars 2021 au Palais de la culture de Bamako.

Les interventions ont pris fin par celle du 1<sup>er</sup>vice président, Pr. SalikouSanogo, qui entant que premier responsable du parti a rassuré les nouveaux venus : <strong>« Il n’ya pas d’anciens militants ni de nouveaux militants à l’URD, nous sommes tous les mêmes »</strong>.

Cette cérémonie selon les observations est un signal fort à ceux et celles qui dubitatifs au sujet l’unité après Soumaila.

Malgré selon une personne bien introduite au sein du parti : « Il existe deux groupuscules aux agendas politiques diamétralement opposés, mais qui ont un obstacle commun SalikouSanogo. Le premier groupuscule serait dans la logique de détourner l’URD de sa trajectoire afin qu’elle suive un candidat. Ce groupuscule est dans la logique de préservation de ses seuls intérêts. Certains observateurs affirment sans ambages que ce groupuscule est en contact avec deux opérateurs économiques, tous probables candidats à la présidentielle de 2022 et qu’il aurait promis à  ces deux futurs candidats le soutien de L’URD. SalikouSanogo n’acceptant pas une telle compromission serait un obstacle au dessein machiavélique de ce groupuscule qu’il faut à tout prix surmonter. Les principaux acteurs de ce groupuscule demandent le départ de SalikouSanogo à la tête de l’URD pour défaut de légitimité.

Quant au second groupuscule, farouchement opposé au premier quant au choix d’un candidat à l’externe du parti, voit néanmoins midi à sa porte. Ce groupuscule aussi pense que SalikouSanogo est un obstacle pour la réalisation de son rêve. Il n’exclut pas une instance extraordinaire, genre congrès ou conférence nationale pour éjecter le président par intérim de son fauteuil. Ce qui est aberrant dans cette histoire, c’est que ce spectacle ahurissant se passe en dehors des structures. Autrement dit, le grand peuple URD observe avec stupéfaction ces scènes ubuesques dans lesquelles il ne se reconnaît pas du tout. Comme pour dire que le réveil sera brutal pour ces vendeurs d’illusions, car le dernier mot reviendra au grand peuple URD, qui tranchera sans coup férir et conformément aux principes qu’il aura édictés tout en préservant les intérêts de son parti. Quant à SalikouSanogo, il semble tranquille, parce que n’ayant pas d’ambitions personnelles et jouissant d’une certaine légitimité, pourra conduire le bateau URD à bonne destination. C’est d’ailleurs ce que la coordination des sections du district de Bamako avait compris en apportant son soutien ferme et entier à SalikouSanogo ».

<strong> </strong>

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Récurrentes attaques terroristes :   Les colonels au pouvoir sont interpellés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/recurrentes-attaques-terroristes-les-colonels-au-pouvoir-sont-interpelles-2919604.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 07:42:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que l’on croyait avoir vu le bout du tunnel  sur le plan sécuritaire avec l’arrivée au pouvoir des colonels de surcroît hommes de terrain, c’est malheureusement le contraire que les maliens sont en train de vivre avec la recrudescence des attaques sur toute l’étendue du territoire. De Kayes à Kidal, toutes les régions sont concernées par les attaques terroristes et sous le pouvoir des colonels. Faudrait-il désespérer de notre armée ou blâmer les militaires qui font de la politique ?</em></strong>

AssimiGoita et ses compagnons d’infortune sont-ils conscients du danger qui guette l’intégrité territoriale et la forme républicaine et laïque du Mali ?

San, Dinangourou, Zegoua, Niono, Nioro du sahel, Dogofry, Farabougou, Kadiolosont des localités en proies aux attaques terroristes violentes. Comme pour dire que les attaques se sont non seulement intensifiées, mais aussi, elles se sont généralisées touchant tout le territoire du Nord au sud d’est en ouest. A-t-on besoin de rappeler que la mission première d’un militaire est la défense de la patrie ? L’armée malienne en prenant goût à la politique est en train de reléguer au second plan sa mission régalienne. Notre outil de défense ne se  porte pas bien. Les colonels en s’accaparant du pouvoir le 18 août 2020, devraient faire de la sécurité un de leurs défis majeurs. Autant on peut reprocher à  Alpha Oumar Konaré de n’avoir pas fait de l’école sa priorité en tant qu’enseignant, autant les colonels sont blâmables pour n’avoir pas assuré la sécurité, leur domaine de prédilection. Pour le peu de temps qui leur reste, les colonels au pouvoir doivent s’impliquer pour que les conditions sécuritaires soient réunies afin d’assurer la circulation des personnes et de leurs biens. Conditions sine quanon pour la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles.

AssimiGoita et ses frères d’armes ont une occasion idoine d’écrire l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire de notre jeune démocratie, en mettant en place une solide fondation permettant d’élever les  autres parties de notre édifice commun. Ils doivent faire leur, cette assertion de Franz Fano qui dit, je cite : « chaque génération a une mission bien déterminée, il lui revient  de l’accomplir avec brio ou de la trahir ». AssimiGoita et les siens vont-ils méditer cette affirmation ? A la fin de la transition, ils seront jugés.

En somme, si  tant est que le coup d’État est un acte imprescriptible, son acceptation par la vox- populi loin d’être un chèque en blanc, devrait permettre à ses auteurs de poser les jalons pour qu’il n’y ait plus de coup d’État au Mali. Ne sont-ils pas en train de rater ce tournant historique ?

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : la justice, le maillon faible de la démocratie au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/edito-la-justice-le-maillon-faible-de-la-democratie-au-mali-2919824.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 00:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Trente ans après l’avènement de la démocratie, à la suite d’une révolution sanglante, le Mali reste toujours à la traîne des bons élèves en matière de respect des droits humains et de la promotion de la justice. En d’autres termes, la justice reste le maillon faible de la démocratie au Mali et pourtant ce n’est pas faute d’avoir des ressources humaines compétentes, mais par la corruption, le népotisme des agents chargés de rendre les décisions de justice.
Pilier central de toute société qui veut aller de l’avant, la justice doit être la dernière digue protectrice des faibles et des blasés de la République, mais c’est le contraire au Mali. La justice malienne s’arrange toujours du côté du plus fort pour anéantir le plus faible. Elle s’acoquine avec les plus riches ou les plus forts pour martyriser les plus faibles, vidant ainsi la démocratie, pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, de sa substance. Deux exemples viennent étayer cette affirmation, le premier est l’arrestation de 5 agents pour complot contre le gouvernement de la transition, offense au chef de l’État. Cette affaire qui n’est qu’un montage grotesque pour faire taire certains cadres de l’État, a fini par convaincre plus d’un citoyen que la justice malienne est aux ordres de l’exécutif. Le deuxième exemple est relatif à l’affaire CNPM. Jamais on n’aurait imaginé qu’une affaire aussi banale comme celle du Patronat, où toutes les preuves sont établies, que l’on ne puisse pas permettre à la tendance majoritaire de jouir de son droit. Ces deux affaires ont tellement discrédité la justice que le Mali n’est plus à l’abri d’une autre révolution. Un peuple déterminé, digne et debout, prenant en main son destin est capable de soulever des montagnes. Et face à l’injustice, à la corruption, à l’impunité, la désobéissance devient un devoir pour chaque citoyen.
Malgré la déliquescence de la justice, il reste encore quelques ressorts solides capables de résister à cette tentative de ternir à jamais l’image de la justice. Que ces quelques bons juges prennent leur destin en main pour mettre à l’écart toutes les brebis galeuses.
<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Procureur Général Arizo Maiga :  Le Bourreau de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-procureur-general-arizo-maiga-le-bourreau-de-la-republique-2919601.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 00:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Empêtré depuis 2012 dans une crise multidimensionnelle, le Mali s’embourbe davantage, à cause des décisions  mal rendues de la  justice. Le  procureur général près de la Cour d’appel de Bamako, Idrissa ArizoMaiga, au lieu de défendre les intérêts de l’État, en devient, par ses actes, son bourreau. Par ses décisions, il fait courir à l’État le risque d’une crise sociopolitique aux conséquences dramatiques. Le PG Maiga prend le relais de Manassa Dagnoko en mettant en difficulté le pays, à cause de ses décisions impopulaires, voire injustes, dans le seul but de satisfaire ses bienfaiteurs. </em></strong>

A un an de la retraite le PG de Bamako, au lieu de laisser une bonne image pour la République comme le juge Keba Baye, risque de sortir par la petite porte de l’histoire. Il a déjà trébuché, dans les désormais rocambolesques affaires de déstabilisation du gouvernement de six personnalités civiles et l’affaire  relative à la crise au Patronat où il bloque l’exécution de la grosse relative à l’annulation de l’ordonnance gracieuse offerte par le président du tribunal de la commune IV du District de Bamako au camp Amadou dit Diadie Sankaré, qui s’est installé illégalement et illégitimement au siège du Patronat. Ces deux affaires et d’autres encore finiront par faire du procureur général Idrissa ArizoMaiga un homme malléable et corvéable à souhait. Mesure-t-il réellement les conséquences à la fois économiques et politico-sociales de ces deux affaires ? Ne pourrait-on pas se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard ? Le gouvernement de la transition va-t-il continuer à être complice des mauvaises décisions de justice rendues en sa faveur ?

Alors même que les maliens dans leur écrasante majorité avaient salué la décision de levée des mandats des détenus et leur mise en liberté ordonnée par le juge, le 2 mars dernier, c’est à la surprise générale qu’ils ont appris que le procureur général près la Cour d’appel de Bamako a non seulement refusé de signer les ordres de mise en liberté, mais aussi a fait un pourvoi en cassation, ce qui anéantira la première décision. Sans tomber dans un débat juridique sans fin, en analysant sur un plan purement social, on arrivera à la conclusion que la décision prise par le PG est très lourde de conséquences. Elle peut être facteur de déstabilisation. Le procureur général Idrissa ArizoMaiga, en prenant la décision de maintenir en détention cinq des six personnalités accusées de tentative de déstabilisation, s’est volontairement mis sur le banc des parias de la société. Il a également prouvé qu’il est comme un pantin à la solde de l’exécutif au détriment du droit.

Dans un pays comme le Mali, en proie au djihadisme et à la velléité sécessionniste d’une certaine communauté, seule une justice juste, équitable, pourrait être le palliatif et la thérapie pour soigner le cancer de la corruption et de  la mal gouvernance qui gangrènent notre pays. Au lieu de mesurer la profondeur de la crise qui secoue le pays depuis plus de dix ans,  Le PG ArizoMaiga ne semble pas s’en émouvoir, il enfonce même le clou, en faisant fi du droit. Le maintien en détention des personnalités incriminées dans l’affaire de déstabilisation, est la preuve de la non-indépendance du pouvoir judiciaire, et du manque d’audace de certains hommes en robe noire.

Chassé le naturel, il revient au galop, dit un adage. Avant la décision de complaisance du PG Maiga, dans la tentative de déstabilisation du gouvernement, c’est dans celle du Conseil National du Patronat du Mali qu’il s’est fait entendre. Il serait à la manœuvre pour empêcher l’exécution de la grosse qui annule, en faveur de Mamadou Sinsy Coulibaly, l’ordonnance gracieuse donnée par le Président du tribunal de première instance de la commune à Amadou dit DiadieSankare. Alors que le procureur général de la commune IV voulait délivrer la grosse pour l’exécution de la décision de justice, le Procureur général près la cour d’appel de Bamako s’est opposé. C’est par  correspondance numéro 1856 du PG de Bamako adressé à  celui de la commune IV que le PG AriziMaiga s’est opposé en disant ne pas voir la nécessité et l’urgence d’appliquer cette grosse. Le PG de Bamako a expliqué en des termes on ne plus explicite que l’ordonnance de référé numéro 799 du 30 octobre 2020 n’appelle à aucune urgence. Comme pour dire que le procureur général de la commune IV pourrait ne pas se précipiter à  délivrer un   mandat au camp MamdouSinsy Coulibaly, pour aller déloger DiadieSankaré  du siège du CNPM. Qu’il occupe illégalement et illégitimement.

Rien que pour ces deux affaires, le Procureur Général près la Cour d’appel de Bamako s’est fait beaucoup d’inimitié et est en train de contribuer, non seulement à l’exacerbation de la crise sociopolitique, mais aussi et surtout, à la mort certaine de notre économie qui traverse déjà une crise sans précédent due à la COVID 19. Le gouvernement de la transition est fortement interpellé pour donner des gages à la République et à sa justice.

En définitive, en plus de ces deux affaires, le PG de Bamako doit également s’expliquer dans l’affaire dite de la SONATAM. Nous reviendrons largement sur cette autre rocambolesque affaire  incriminant beaucoup de personnalités.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Site d’orpaillage et zones minières :  La prostitution est le meilleur business</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/site-dorpaillage-et-zones-minieres-la-prostitution-est-le-meilleur-business-2918482.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 12:19:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis plusieurs années, les zones minières de notre pays, sont devenues un nid d’une pratique condamnée par la loi et une vomissure au vue de nos valeurs, c'est-à-dire la prostitution ou dans certains cas le concubinage. </strong>

<strong>La prostitution prend des proportions inquiétantes dans notre pays en général et dans les zones minières en particulier.</strong>

<strong>Dans certaines zones minières (zones d’exploitation industrielle et site d’orpaillage) des régions de Kayes, de Sikasso et de Koulikoro, la seule règle qui vaille est l’argent, l’argent à tout prix. </strong>

Elles s’y rendent sur les sites avec beaucoup d’astuces dont faire du commerce ou pour aller travailler mais le type de travail n’est jamais spécifier. Ce sont là des stratégies qu’elles avancent avant de partir de leurs familles. Mimi, une jeune dame mariée à Bamako au physique imposant qui fait salivé les adeptes des femmes rondes, se confesse à son client fidèle : <strong><em>« Je suis venue chercher de l’argent ici, mon mari ne sait pas que je mène cette vie en vendant mes charmes qui vivent sentimentalement des moments difficiles ».</em></strong>

Bijou,  une autre jeune femme élancée et brune, originaire de la premier région, nous fait la confidence des circonstances <strong><em>« J’ai été entrainée par une amie, qui me dit qu’elle sait comment gagner de l’argent, elle m’invite pour un voyage sur un site d’orpaillage et me dit avec un petit commerce tu pourras subvenir à tes besoins. Arrivée sur les lieux, la nuit tombée, elle me présente un monsieur, entre deux verres me tend un billet de 10 000 francs CFA et ma copine me dit tu voies c’est mieux que rester à la maison. Deux jours après, pas d’activité de commerce, mais les nuits je suis sollicitée par les hommes. Une semaine après je me suis décidée à me prostituer car ma famille m’a demandé une somme que je n’ai pas. Pour la première nuit j’ai eu 30 000 francs et depuis je suis une professionnelle du sexe. A partir de mes parties de jambes en l’air, j’envoie de l’argent à mes parents, mais ils ne se posent pas la question comment je gagne cet argent ».</em></strong>

Sali quant à elle dit : <strong><em>« avoir fait le voyage avec un homme et compte tenu du fait que je ne connaissais personne, il m’a proposé de passer la nuit chez lui. Avant de nous coucher, j’ai été tenté de regardé un film porno avec lui et ce film a aiguisé mon appétit et nous sommes passés à la pratique. Le matin, il m’a donné le prix de condiments pour le déjeuner Et depuis, tout le monde pense que nous sommes mariés et nos relations se passent comme dans un couple normale. « Mais mon mari au village n’est pas au courant de cette situation. Lui, il pense toujours que je suis chez ma copine et cela depuis un an ».</em></strong>

Ce phénomène jadis rare, mais qui se généralise et se légalise au vu et au su de tout le monde.  Autrefois, la réalité était toute autre.

<strong><em>Mahamadou YATTARA</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Évolution de la Garde nationale du Mali :  Parcours de combattant d’une élite de la sécurité de l’administration publique et de la sécurité générale</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/evolution-de-la-garde-nationale-du-mali-parcours-de-combattant-dune-elite-de-la-securite-de-ladministration-publique-et-de-la-securite-generale-2918487.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 09:55:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Garde Nationale du Mali est un Corps qui a une longue histoire datant de la période précoloniale. Son parcours est semé d’embuches et de réussite inestimable. Malgré les difficultés, ce Corps a fait des exploits inoubliables dans la sécurisation, la stabilisation et le maintien d’ordre dans notre pays, le Mali. Malheureusement, ses missions sont peu connues par le public voire des cadres de ce pays.</strong>

<strong> </strong>La Garde Nationale du Mali est une des composantes des Forces Armées Maliennes (FAMA). Placée sous l’autorité du Ministère de la Défense, elle est mise à la disposition du Ministère chargé de la Sécurité.

En 1890, elle est appelée Détachement de Gendarmes Métropolitains. La Garde Nationale trace ses origines depuis le Corps des Gardes Indigènes de Gendarmes à Pieds, créé au Soudan français le 11 juillet 1894. Ce Corps devient le Corps des Gardes Régionaux en novembre de la même année, puis ses soldats deviennent les Gardes Cercles Territoriaux. En 1910, elle est nommée  Gardes-Cercles, Gardes-Goumiers.

A l’indépendance du Mali en 1960, elle devient la Garde Autonome du Mali, chargée de sécuriser le Nord du Mali. En 1971, elle est renommée   Garde Républicaine et Goum du Mali. Elle porte son nom actuel depuis 1994, Garde Nationale du Mali.

La Garde Nationale a participé efficacement aux deux (02) guerres contre le Burkina Faso (1974 et 1985) et à la lutte contre toutes les rebellions touarègues. En 1993, 1996 et 2006, les anciens rebelles intègrent pour certains la Garde Nationale.

Pendant la guerre du Mali, la Garde Nationale reçoit le soutien de la Mission de Soutien aux Capacités de Sécurité Intérieure Maliennes.

La <strong>DEVISE </strong>de la Garde Nationale du Mali est : <strong>« Servir partout avec honneur, loyauté et discrétion ». Son SERMENT est : « Le Garde meurt mais ne se rend jamais ». Son ESPRIT est : « Soldat de la loi, animé d’une même volonté : Ne pas démériter ».</strong>

Le Garde se fait aussi remarqué par son comportement, sa disponibilité, son engagement et son sacrifice. C’est-à-dire son abnégation.

Selon l’Ordonnance N°2019-003/PRM du 04 Mars 2019, les missions assignées à la Garde Nationale sont : D’assurer la sécurité au profit des Institutions et des autorités administratives et politiques ; D’assurer la protection des hautes personnalités nationales ou étrangères ; De participer à la sûreté publique et au maintien de l’ordre public ; De participer à l’exécution des décisions judiciaires et des règlements administratifs ; De concourir à la Défense Opérationnelle du Territoire ; De lutter contre le terrorisme et le grand banditisme ; D’assurer l’escorte des matériels ou des délégations ; De participer à la surveillance des frontières ; De participer aux actions en faveur de la paix et de l’assistance humanitaire.

Aujourd’hui, cette Garde Nationale est présente dans les Préfectures, Sous-préfectures et dans toutes les Collectivités Territoriales du Mali. Elle est constituée autour d’un Etat-Major basé au quartier N’Tomikorobougou dans le District de Bamako.

La Garde Nationale compte également un Groupement de Maintien d’Ordre (GMO), des Groupements d’Intervention Rapide à Bamako mais avec comme périmètre d’intervention tout le territoire, des Compagnies Méharistes et enfin le Groupement Spécial de la Sécurité Présidentielle (GSSP), chargé de protéger le Palais de Koulouba.

Tout comme la Gendarmerie Nationale, la Garde Nationale est placée sous Tutelle du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants pour gestion et mise à la disposition du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile pour emploi.

La Garde Nationale du Mali joue un rôle important dans la sécurité de l’Administration Publique et contribue de façon efficace à la sécurité générale.

De sa création à nos jours, la Garde Nationale du Mali a connu seize (16) Chefs d’Etat-Major à savoir : De 1960-1969 : Lieutenant-colonel Boubacar TRAORE ; De 1969-1971 : Capitaine Baba MAÏGA ; De 1971-1983 : Lieutenant-colonel Adolph DIAKITE ; De 1983-1991 : Général de Brigade Amara DANFAGA ; De 1991-1992 : Colonel Toumani SISSOKO ; De 1992-1994 : Colonel Sadio GASSAMA ; De 1994-2001 : Colonel Gabriel POUDIOUGOU ; De 2001-2002 : Colonel Allaye DIAKITE ; De 2002-2005 : Colonel Mamadou Adama DIALLO ; De 2005-2011 : Colonel Broulaye KONE ; De 2011-2012 : Colonel-Major Yamoussa CAMARA ; De 2012-2012 : Colonel Daouda SOGOBA ; De 2012-2013 : Colonel Moussa DIAWARA ; De 2013-2015 : Colonel-Major Zoumana DIAWARA ; De 2016-2020 : Général de Brigade Ouahoun KONE et l’actuel Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale est le Colonel Elysée Jean DAO.

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<strong>Ossan KONATE      </strong>

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<title>Lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel : Paris penserait sérieusement à se désengager militairement mais non sans garanties</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-dans-la-region-du-sahel-paris-penserait-serieusement-a-se-desengager-militairement-mais-non-sans-garanties-2918478.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 09:55:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Huit ans après le début de l’opération Barkhane, de plus en plus de voix s’élèvent de part et d’autres, pour céder le terrain aux armées nationales de la zone du Sahel. Au Mali, par exemple, nombreux sont ceux qui appellent au départ immédiat des forces françaises qu’elles qualifient de forces d’occupation n’ayant d’autres buts que, d’au moins, défendre ses intérêts géostratégiques dans la zone. Une telle idée se retrouve aussi bien au sein de la classe politique malienne qu’au sein de la société civile. Mais également en France, puisque Jean-Luc Mélenchon de « La France Insoumise » appelle à un débat au parlement sur la présence de son pays au Sahel au vue du lourd tribut humain causé par la guerre.</em></strong>

Le Sommet du G5 Sahel qui s’est  clôturé il y a peu à N’Djamena aurait laissé quelques indices quant à la configuration militaire de la zone dans les mois à venir. Le président Macron parla d’ « évolutions significatives » à venir mais qui n’interviendront pas dans l’immédiat. Sous-entendu qu’en l’état, l’effectif qui se renforce avec la venue de 600 hommes pour atteindre 5100 de la force Barkhane sera maintenu, mais qu’il n’est pas exclu que ce nombre soit revu à la baisse, et ce très certainement, en fonction de l’opérationnalisation de la force conjointe du G5, et des succès qu’une telle force pourrait engranger.

Deux faits semblent pousser l’Elysée à revoir sa copie militaire dans le Sahel. D’abord, il s’agit des couts humains et surtout financier d’une guerre qui ne cesse de s’enliser malgré les « succès tactiques » conquis. Selon un expert militaire français, la guerre contre le terrorisme au Sahel couterait à l’Hexagone 1 milliard d’euros par an. Une somme colossale qui pourrait servir d’autres secteurs de développement en France. L’autre fait, c’est la volonté assez manifeste des autorités maliennes de négocier avec les terroristes. Une volonté qui fait écho au vœu émis par beaucoup de Maliens fatigués d’assister à une guerre interminable qui plombe le développement du pays. Ainsi, à l’Elysée, il semblerait qu’on se dit : «  si les Maliens veulent s’émanciper en explorant une autre voie que celle militaire, donnons-leur la latitude de le faire !».

Donc, même si pour le moment, la configuration globale ne changera, mise à part l’envoie prochaine par le président Déby de 1200 soldats dans la région des trois frontières, il est plus que probable que dans les mois à venir, les armées nationales regroupées au sein de la force du G5 Sahel aient plus de rôle à jouer.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle de 2022 au Mali : Seydou Coulibaly à la recherche du parrainage de l’ADEMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-de-2022-au-mali-seydou-coulibaly-a-la-recherche-du-parrainage-de-ladema-2918475.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 01:57:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après 2002, 2007 et 2013, les démons de la division refont encore surface au sein de l’ADEMA, parti d’Alpha Oumar Konaré, à la veille de l’élection présidentielle de 2022. Confronté à un véritable problème de leadership depuis le retrait de Dioncounda Traoré de la scène politique, le parti des abeilles semble annoncer les couleurs à la veille du congrès devant renouveler le Comité Exécutif. Il ne fait aucun doute que ce congrès serait un avant-goût de la bataille pour l’investiture du parti à l’élection présidentielle de 2022. D’ores et déjà, les candidatures pour la présidence du parti surabondent la ruche. Si certains sont candidats  pour le  compte du parti, d’autres le sont par procuration afin de dérouler le tapis rouge devant le milliardaire Seydou Coulibaly de CIRA. La bataille pour le contrôle de l’ADEMA se déroule d’abord au niveau des structures à la base, Comités, sous-sections et sections en attendant le congrès prévu à la fin du mois de mars. Les cadres et militants de l’ADEMA vont-ils enfin tirer les leçons du tumultueux passé du parti ? Et si les égos hypertrophiés des uns et les ambitions démesurées des autres laissent la place à une union sacrée autour d’un candidat à l’interne du parti ?</em></strong>

Il serait vraiment difficile de concilier les positions des uns et des autres  tant la bataille fait rage sur le terrain et chaque candidat, au très convoité  poste de président de l’Adema, voit midi à sa porte, rendant ainsi  la cohésion, voire le consensus  difficile. Selon nos informations, ils seraient au nombre de sept, ceux qui prétendent occuper le fauteuil qu’occupe présentement le Professeur Tiémoko Sangaré. Désormais, ils sont sept prétendants pour un seul fauteuil, parmi lesquels on pourrait citer, bien entendu le Président sortant, Tiémoko Sangaré, le premier vice-président Abdel Kader Konaté dit Empé, le 3<sup>ième</sup>  vice-président Marimantia Diarra, le 4<sup>ième</sup>  vice-Président Moustapha Dicko, le 7<sup>ième</sup> vice-président Adama Sangaré, la Présidente des femmes ADEMA Mme Konté Fatoumata Doumbia et Adama Noupouno Diarra du CE  et également  maire d’une commune rurale de Sikasso.

La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir pourquoi cette multitude de candidatures au moment où le parti a besoin de plus de cohésion et d’unité ?  Quel est le projet en sourdine ? Selon nos informations, il y aurait trois catégories de candidats, la première est composée des candidats qui veulent en découdre avec Tiémoko Sangaré, car jugeant son bilan en déça des attentes des militants. La deuxième catégorie est composée de candidats qui sont en mission pour Seydou Coulibaly du Bureau d’Etudes, CIRA-SAS, afin que ce dernier puisse avoir le parrainage de l’ADEMA et la troisième catégorie est composée de candidats qui veulent redonner à l’ADEMA la place de parti d’avant-garde des valeurs qui ont fait rayonner le Mali pendant une bonne décennie.

Si toutes ces candidatures sont légitimes, celles qui sont faites par procuration pour Seydou Coulibaly de CIRA ne doivent pas prospérer pour la simple raison que M. Coulibaly ne pourra pas avoir l’investiture de l’ADEMA, à moins qu’on ne piétine les textes du parti, comme d’habitude. Qui est Seydou Coulibaly dont l’ombre plane sur toutes les trois grandes formations politiques du Mali, à savoir l’ADEMA, l’URD et le RPM ? Votre journal a décidé de mener des investigations sur le richissime entrepreneur qui a fait fortune au Mali et dans plus de 27 pays en Afrique dans des conditions peu orthodoxes, pour certains. Réussira-t-il à secouer les trois grands partis pour avoir leurs soutiens ? Est-il le candidat de Dicko et de la junte militaire ? Toutes ces questions et bien d’autres auront leurs réponses dans nos prochaines parutions.

<strong>Youssouf Sissoko    <em>   </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Garde nationale du Mali :  Vingt (20) officiers supplémentaires, bien formés, pour servir sur les théâtres d’opération</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/garde-nationale-du-mali-vingt-20-officiers-supplementaires-bien-formes-pour-servir-sur-les-theatres-doperation-2918484.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 01:42:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Camp de la Garde Nationale du Mali, sis à N’Tomikorobougou, a abrité le vendredi, 19 février dernier, la Cérémonie de fin de formation des futurs Commandants d’Escadrons Session 2020. Ladite Cérémonie était présidée par le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Modibo KONE accompagné du Représentant du Chef d’Etat-Major Général des Armées. Etaient présents également à cette cérémonie des partenaires comme la Mission de l’EUCAP-Sahel Mali, l’EUTM et la Coopération Française.</em></strong>

<strong><em>Après la présentation du Programme par le Maître de Cérémonie, le Lieutenant Issaka DIAKITE, c’est le Capitaine Cheick Oumar TOURE, Directeur de la Formation Professionnelle du Contingent 2017, 2<sup>ème</sup> Vague de la Garde Nationale, qui a pris la parole.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong> </strong>Dans son intervention, le Capitaine Cheick Oumar TOURE, Directeur de la Formation Professionnelle du Contingent 2017, 2<sup>ème</sup> Vague de la Garde Nationale, a rappelé que cette formation, d’une durée de dix-sept (17) semaines, avait pour but de renforcer et de perfectionner les capacités des officiers (Capitaine et Lieutenant anciens) retenus, afin de les permettre de tenir efficacement, les fonctions de Commandant de Compagnie d’Infanterie en organique et engagée en opération d’une part et de Commandant d’Escadron de maintien d’ordre en urbaine et rurale d’autre part.

Tout d’abord, la première partie de cette formation dispensée par EUCAP-Sahel-Mali, a consisté au renforcement des capacités des stagiaires à travers les modules suivants : Le Management Opérationnel ; La Gestion des Ressources Humaines ; La Gestion de crises ; L’Intervention Professionnelle et le Maintien d’Ordre. Les efforts de l’Etat-Major de la Garde Nationale à travers le Directeur de Stage et tous les Instructeurs du CFCE, ont été focalisés sur l’enseignement des matières comme le leadership, l’administration des corps de troupe (rôle du CDU), le DIH, la Gestion des Ressources Humaines, la Logistique, les techniques d’expressions orales et écrites, la topographie, la tactique niveau compagnie d’infanterie motorisée, le Sous Groupement Tactique Interarmes (SGTIA), la maîtrise de l’outil de planification (MEDO).

Ensuite, la deuxième (2<sup>ème</sup>) partie dispensée par l’EUTM, d’une durée de trois (03) semaines, a permis le renforcement des connaissances en tactique, la lutte contre les engins explosifs improvisés et la sensibilisation sur les mines. Ils sont désormais tous aptes à commander une compagnie d’infanterie ou un escadron de maintien d’ordre.

Le Capitaine Cheick Oumar TOURE, s’est adressé aux stagiaires en ces termes : <strong>« Certes, vous avez été éprouvé par la rigueur de la formation, vous avez enduré l’isolement, mais c’est aujourd’hui que vous devez sentir la fierté et la dignité d’avoir bien mérités vos diplômes, ce qui reflète vos nouvelles connaissances désormais. Ces connaissances vous ouvriront la voie à de nouvelles responsabilités dans l’exercice de vos fonctions futures. Vous devez faire preuve de rigueur et de discernement devant toutes situations, comme l’ont exigé de vous vos instructeurs »</strong>, fin de citation.

Avant de terminer, le Capitaine Cheick Oumar TOURE a salué le travail remarquable du Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale, le Colonel Elysée Jean DAO, de l’EUCAP-Sahel Mali, de l’EUTM, du Directeur de Stage, des Instructeurs et de tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette formation. Il a également ajouté que ces hommes et ces femmes qui ont inculqué jours et nuits, dans les têtes de ces stagiaires, les valeurs militaires à savoir : Le courage et la détermination dans l’adversité ; La volonté d’aller au-delà de leurs limites lorsque la fatigue et le doute peuvent s’emparer d’eux, le dévouement au service de la patrie, la confiance en soi en leur transmettant ces valeurs, ils méritent respect et admiration.

Pour le Chef de la Mission EUCAP-Sahel Mali, le Stage de formation des futurs Commandants d’Escadron de la Garde Nationale, a été mis en place par l’EUCAP-Sahel Mali en 2017. Il s’agit d’une formation qualifiante. Cette session est la quatrième (4<sup>ème</sup>) du genre reconnue par la Direction des Ressources Humaines du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants qui permet aux officiers ayant subi le stage de postuler à la formation de Diplôme d’Etat-Major, le DEM. Le public visé par cette formation concerne les Lieutenants, Capitaines et jeunes Chefs d’Escadron destinés à prendre le commandement du terrain, type Compagnie Territoriale, Compagnie d’Intervention Rapide dans les Régions, Garde sur le District de Bamako. Cette année, selon lui, le stage comprenait vingt (20) stagiaires et quarante-quatre (44) officiers de la Garde Nationale et des officiers de la Gendarmerie Nationale ont déjà subi cette formation entre 2017 et 2019. Durant dix-sept (17) semaines, l’accent a été mis particulièrement sur les domaines suivants : la Déontologie ; les Droits de l’Homme et le Genre ; la Société Civile ; la Protection des Populations ; la Justice Militaire ; la Gestion des Ressources Humaines sous ses différents aspects ; la Gestion de la Logistique ; la Gestion des Crises ; le Maintien d’Ordre ; l’Intervention Professionnelle. Le Chef de la Mission EUCAP-Sahel Mali a remercié les Instructeurs de l’EUTM qui ont formé ces stagiaires pendant trois (03) semaines. Il a également remercié le Coopérant français auprès de la Garde Nationale, qui aussi contribué à la mise en œuvre de ce stage.

Le patron de la Mission EUCAP-Sahel Mali de rappeler que, depuis sa création, il y a six (06) ans, l’EUCAP-Sahel Mali a toujours accompagné la Garde Nationale du Mali dans son action et d’appuyer le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile dans la mise en œuvre de sa Politique. Il a conclu que son Institution continuera à être au service du Mali et au service des Maliens pour les mois à venir.

<strong>Ossan KONATE</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Discours du  Chef d’état-major de la Garde Nationale</strong>

<strong> </strong><strong>Une invitation des hommes à l’abnégation  </strong>

<strong> </strong><strong>« La formation est l’essence de tout succès. Elle révèle l’aptitude et le terrain révèle  la compétence. Rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formation. C’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre. Apprendre, c’est vouloir progresser, c’est être animé d’une passion, d’une soif intense de découverte. Bref, la réussite de toute activité humaine réside en la formation quotidienne ». Voilà en substance, résumée, par le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale, le Colonel Elysée Jean DAO,  la fin de la Session de formation de vingt (20) Officiers pendant dix-sept (17) semaines, appelés à être des futurs Commandants d’Escadron de la Garde Nationale  pour trouver du sens ou changer de voie.</strong>

<strong> </strong>Dans son Discours de bienvenue à cette Cérémonie de fin de formation des futurs Commandants d’Escadrons Session 2020, le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale du Mali, le Colonel Elysée Jean DAO,  a fait savoir que cette formation des futurs Commandant d’Escadron, organisée par l’Etat-Major de la Garde Nationale, a été une réussite grâce au soutien inestimable du Chef d’Etat-Major Général des Armées et de l’accompagnement des partenaires, à savoir : EUCAP-Sahel Mali, EUTM et la Coopération française. Après avoir remercié les Partenaires, le Colonel DAO a réaffirmé la constante disponibilité de l’Etat-Major de la Garde Nationale à œuvrer au renforcement de ces liens précieux de Coopération pour le bonheur commun de nos armées. Le Colonel Elysée Jean DAO de rappeler qu’il s’agit aussi de la concrétisation de la volonté des plus hautes autorités de notre pays dans le domaine du renforcement des capacités de nos unités. C’est pourquoi, il a donc salué cet engagement qui, selon lui, est d’une grande valeur pour la Garde Nationale.

Le Chef d’Etat-Major de rappeler une fois de plus que cette promotion du Cours des Futurs Commandants d’Escadrons (CFCE) est la quatrième (4<sup>ème</sup>) du genre. Forte de vingt (20) stagiaires, tous de la Garde Nationale du Mali, elle a suivi pendant dix-sept (17) semaines, avec courage, assiduité et esprit d’équipe l’ensemble des modules proposées. Ces officiers sont désormais prêts à affronter, avec de nouveaux outils, aussi bien les velléités de l’ennemi que la rigueur du terrain.

En effet, a expliqué le Colonel Elysée Jean DAO, le Cours des futurs Commandants d’Escadrons, organisé dans le cadre de la préparation opérationnelle vise à donner aux Capitaines et Lieutenants anciens connaissances nécessaires pour conduire une Compagnie de combat ou un Escadron de Maintien d’Ordre.

De nombreux modules ont fait l’objet d’études approfondies et ont conféré aux stagiaires de meilleures connaissances dans les domaines du management opérationnel, de la gestion des ressources humaines, de la gestion des crises, de l’intervention professionnelle, du maintien et du rétablissement de l’ordre, du leadership, de l’administration des corps de troupe (rôle du Commandant d’Unité), du droit international humanitaire (DIH), de la logistique, des techniques d’expressions orale et écrite, de la topographie, de la tactique, des mines et pièges explosifs etc.

En somme, pour le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale, il s’agissait de faire de ces officiers stagiaires, dont certains ont déjà une riche et exaltante expérience opérationnelle, d’en faire des meneurs d’hommes confirmés, leur permettant de susciter constamment l’adhésion des hommes aux missions que le Commandement les confie. Sous la houlette d’instructeurs nationaux et internationaux, ils ont été préparés à la prise en compte de situations complexes pouvant se présenter aux Commandants de Compagnies ou aux Commandants d’échelons tactiques interarmes sur le théâtre des opérations, aussi bien en rapport avec la gestion de leurs hommes, qu’en face d’un ennemi hybride aux techniques malheureusement asymétriques et inhumaines que les Unités rencontrent aujourd’hui sur le champ de bataille.

Ce fut également le lieu pour le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale, le Colonel Elysée Jean DAO, de saluer la disponibilité et le professionnalisme du personnel d’encadrement. Car, pour le Colonel DAO, il n’est pas donné à tout le monde de savoir et de savoir transmettre, transmettre la connaissance. Grâce à l’engagement sincère des instructeurs et encadreurs, la Garde Nationale dispose désormais de vingt (20) officiers supplémentaires, bien formés et prêts à contribuer à la décision de manière significative sur les théâtres d’opération.

Le Chef d’Etat-Major de la Grade Nationale a également adressé toute sa satisfaction au Lieutenant-colonel David PEAUPINEAU, Chef du Projet français d’appui à la Garde Nationale du Mali, en fin de Mission,  pour ses conseils inestimables dans le cadre de la montée en puissance de nos Unités.

S’adressant aux stagiaires, le Colonel Elysée Jean DAO a exhorté ceux-ci à faire bon usage des connaissances acquises. Leur rôle d’officier de contact, de chef d’unité élémentaire exige d’eux une présence constante auprès de leurs hommes, un leadership éclairé et affirmé, a instruit le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale. C’est pourquoi, lors de sa visite dans leur classe, le Colonel DAO a volontairement commencé par une analyse transversale de la situation sécuritaire de la sous-région puis de notre pays, le Mali. il a pointé du doigt les problèmes tactiques auxquels nos armées sont confrontées aujourd’hui, avant de détailler la vision de l’Etat-Major de la Garde Nationale des réponses à apporter à court, moyen et long terme.

Le Colonel Elysée Jean DAO, de mentionner que la place d’un Lieutenant ou d’un Capitaine est auprès de ses hommes, prêt à vivre les aventures des plus audacieuses, des plus excitantes et encore et encore, mais au-delà, des plus valorisante pour le soldat, le leadership que l’officier subalterne incarne.

Le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale de rappeler aussi aux stagiaires que leur capacité à fédérer de manière positive les énergies de leurs hommes sera déterminante pour la réussite de leurs missions et certainement la suite de leur carrière. Le Colonel DAO a encouragé les stagiaires à aller au-devant des situations, à s’engager de manière volontaire, voguant d’engagement opérationnel en engagement opérationnel, jusqu’à ce que notre pays retrouve la paix et la sécurité et les populations la quiétude leur permettant de circuler et de travailler librement dans les villes, dans les champs et sur les pâturages.

Le Colonel Elysée Jean DAO d’ajouter que la reconfiguration en GTIA (Groupement Tactique Interarmes) des Unités engagées à Koro et Konna les offre aujourd’hui plus que jamais la chance de prouver leurs compétences, d’honorer un pan important de leur serment d’officier, l’opportunité de jouer parfaitement leur partition dans la défense opérationnelle du territoire. Il en est de même pour les Unités Légères de Reconnaissance et d’Intervention (ULRI) qu’ils seront amenés à commander en opération conjointe avec la force Barkhane. Le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale de faire savoir aux stagiaires qu’il les voit déjà patrouiller entre Mondoro et Boullikessi, entre Konna et Douentza, entre Boni et Hombori, entre Gossi et Rharous, entre Almoustarat et Anefis, entre Léré et Tilemsi et Raz Elma, entre Abeibara et Tin Esacko, entre Boureissa et Tinzaouatène et dans tous les coins et recoins de notre chère patrie. Cette patrie qui les appelle, et des entrailles de laquelle remontent les cris de nos martyrs et l’odeur de leur sang, comme pour rappeler aux stagiaires, qu’il n’y a pas de liberté sans combat, que le combat qu’ils mènent est noble et que personne, même leurs meilleurs amis ne peuvent le mener à leur place.

Le Colonel Elysée Jean DAO, de commander toujours aux stagiaires de se rappeler constamment, en tout lieu et en toute circonstance de la devise de la Garde Nationale du Mali : <strong>« Servir partout avec honneur, loyauté et discrétion »</strong>.

Le Colonel DAO a recommandé également aux stagiaires de continuer d’honorer leur serment à savoir : <strong>« Le Garde meurt mais ne se rend jamais »</strong>. Enfin, ils n’oublieront jamais, cet esprit qui complète leurs attributs : <strong>« Soldat de la loi, animé d’une même volonté, ne pas démériter ».</strong>

Pour terminer, le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale a réitéré sa profonde gratitude au Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Colonel Sadio CAMARA ; au Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Colonel Modibo KONE et au Chef d’Etat-Major Général des Armées, le Général Oumar DIARRA, dont la confiance et le soutien ont permis d’entamer une montée en puissance remarquable dans la droite ligne de leur Contrat opérationnel. Le Colonel DAO a, enfin, réaffirmé son engagement sans faille au Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile dans sa vision de créer les conditions de la continuité de l’Etat et de l’exercice de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national pour le bonheur de nos concitoyens.

Cette cérémonie de fin de formation des Futurs Commandant d’Escadron Session 2020 a été riche en couleurs.

Il y a eu la remise symbolique des Attestations aux trois (03) Lauréats de la promotion des Elèves Garde et aux trois (03) meilleurs encadreurs ; le défilé militaire avec la Troupe et le rafraichissement ont  mis fin à la cérémonie.

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<strong>Ossan KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Coopération : La Banque Mondiale  apporte sa bénédiction au PAG</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/cooperation-la-banque-mondiale-apporte-sa-benediction-au-pag-2918480.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 01:41:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Premier partenaire au développement du Mali avec un engagement existant de près de 1,3 Milliard de dollars, la Banque Mondiale entend accompagner de toutes ses forces le Plan d’Action Gouvernemental présenté vendredi dernier par le Premier Ministre, Moctar OUANE. </strong>

Le Président de la transition son excellence Bah N’DAW a reçu le jeudi 25 février 2021 Mme Soukeyna KANE, Directrice des Opérations pour le Mali de la Banque Mondiale. La patronne de la Banque Mondiale au Mali était venue réaffirmer le soutien de son Institution aux autorités de la Transition.

A sa sortie, elle déclaré : <strong>« Nous sommes venus réitérer notre soutien et échanger sur le réalignement de ce soutien compte tenu de la fragilité du moment mais aussi compte tenu de la période de Transition »</strong>.

Mme KANE d’ajouter : <strong>« Nous avons échangé et fait part de nos projets tels qu’ils sont conçus aujourd’hui pour faire face à la nouvelle situation au Mali »</strong>.

Avec la pandémie de la Covid-19, l’activité économique a fortement ressentie des perturbations dans les chaînes de production, de distribution et de commercialisation.

Cette décélération de l’activité économique est surtout imprimée par le secteur tertiaire, dont la contribution à la croissance a baissé de moitié par rapport au trimestre précédent, reflétant ainsi les premiers impacts de la propagation de la pandémie, notamment dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, des transports et du commerce.

Avant cette pandémie en octobre 2019, le gouvernement défunt de Boubou Cissé a pu obtenir une hausse conséquente de l’appui budgétaire et d’autres financements en faveur, au cours des Assemblées annuelles des Conseils des gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) tenues du 14 au 20 à Washington.

Selon, la Banque mondiale (BM), l’Afrique subsaharienne connu sa première récession depuis 25 ans en raison de l’impact de l’épidémie de coronavirus.

La croissance économique en Afrique subsaharienne a chuté de 2,4 % en 2019 pour devenir négative et compris entre -2,1 % et -5,1 % en 2020.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;URD après Soumaila Cissé :  L&amp;apos;Unité sera&#45;t&#45;elle préservée ?</title>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 01:34:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que le premier vice-président assurant l'intérim à la tête de l'Union pour la République et la Démocratie se bat comme un beau diable pour préserver l'unité et la cohésion au sein du parti, des groupuscules sont à pieds d'œuvres pour l'affaiblir et le pousser à la sortie afin qu'ils puissent assouvir leurs desseins machiavéliques. Ces groupuscules qui n'ont d'autres ambitions que la défense de leurs intérêts sordides voudraient bien faire du parti de Soumaila Cissé un instrument à  leur service. Au nombre de deux, le premier groupuscule est prêt à vendre l'URD aux plus offrants, tandis que le second voit midi à sa porte et pense que son heure a sonné et qu'il faut saisir cette opportunité. Face à ce danger de division, le grand peuple URD va-t-il assister impuissant à la friction de son parti? Salikou ne mérite-il pas un soutien sans faille jusqu'au prochain congrès ordinaire de l'URD?</em></strong>

Décidément, les partis issus de l'ADEMA traînent la tare congénitale de non-respect par les militants et cadres des textes voir principes qui régissent les partis. Leurs prises de position sont au gré de leurs intérêts et non ceux de leurs partis. L'URD qui a échappé à  cela pendant plus d'une décennie grâce au leadership de Soumaila Cissé, est sur le point de renouer avec ces pratiques qui ont pignon sur rue ailleurs, à savoir la division ou la guerre des clochers. Selon des informations bien concordantes, deux groupuscules s'agitent beaucoup au sein de l'URD et la cible toute trouvée est le premier vice-président de l'URD Salikou Sanogo.

Fidèle parmi les fidèles de Soumaïla Cissé, le professeur Salikou Sanogo est l'un des cadres les plus vertueux, les plus intègres et les plus assidus. N'ayant aucun agenda personnel, ni ambition démesurée, ses détracteurs trouvent qu'il est un obstacle à l’ascension politique. Ils en veulent à  Salikou parce qu'il n'est pas un homme lige, un Pantin et n'accepte pas une compromission. En effet, depuis un certain temps, on assiste à une levée de boucliers contre le Président par intérim de l'URD, Salikou Sanogo.

Ils sont deux groupuscules aux agendas politiques  diamétralement opposés, mais qui ont un obstacle commun Salikou Sanogo. Le premier groupuscule serait dans la logique de détourner l'URD de sa trajectoire afin qu'elle suive un candidat. Ce groupuscule est dans la logique de préservation de ses seuls intérêts. Certains observateurs affirment sans ambages que ce groupuscule est en contact avec deux opérateurs économiques, tous probables candidats à la présidentielle de 2022 et qu'il aurait promis à  ces deux futurs candidats le soutien de L'URD. Salikou Sanogo n'acceptant pas une telle compromission serait un obstacle au dessein machiavélique de ce groupuscule qu'il faut à tout prix surmonter. Les principaux acteurs de ce groupuscule demandent le départ de Salikou Sanogo à la tête de l'URD pour défaut de légitimité.

Quant au second groupuscule, farouchement opposé au premier quant au choix d'un candidat à l'externe du parti, voit néanmoins midi à sa porte. Ce groupuscule aussi pense que Salikou Sanogo est un obstacle pour la réalisation de son rêve. Il n'exclut pas une instance extraordinaire, genre congrès ou conférence nationale pour éjecter Le président par intérim de son fauteuil. Ce qui est aberrant dans cette histoire, c’est que ce spectacle ahurissant se passe en dehors des structures. Autrement dit, le grand peuple URD observe avec stupéfaction ces scènes ubuesques dans lesquelles il ne se reconnaît pas du tout. Comme pour dire que le réveil sera brutal pour ces vendeurs d’illusions, car le dernier mot reviendra au grand peuple URD, qui tranchera sans coup férir et conformément aux principes qu'il aura édictés tout en préservant les intérêts de son parti. Quant à Salikou Sanogo, il semble tranquille, parce que n'ayant pas d'ambitions personnelles et jouissant d'une certaine légitimité, pourra conduire le bateau URD à bonne destination. C'est d'ailleurs ce que la coordination des sections du district de Bamako avait compris en apportant son soutien ferme et entier à Salikou Sanogo.

En définitive, si tant est que les militants et sympathisants de l'URD et de Soumaila Cissé se sont engagés à  préserver l'unité et la cohésion au sein du parti, il n’y a pas de raison  que le parti ne survive pas malgré les soubresauts et autres coups bas. Donc, le peuple URD est interpellé pour sauver le parti des démons de la division.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Nécessaire mariage de raison  entre Dicko et le M5&#45;RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/edito-necessaire-mariage-de-raison-entre-dicko-et-le-m5-rfp-2918473.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 01:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Imam Mahmoud Dicko, l’ex autorité morale du Mouvement de contestation qui a contribué à la chute du régime d’IBK, est en rupture de ban avec ses camardes du M5-RFP depuis le 18 Août 2020. Ils accusent Dicko d’avoir bradé leur révolution pour ensuite les abandonner, en allant s’associer  aux militaires pour  biaiser le changement pour lequel des nombreux maliens ont, non seulement,  battu le pavé des mois durant, mais aussi certains y ont perdu la vie. Pour rappel, juste après le coup d’Etat, l’imam Dicko avait déclaré être retourné à sa mosquée, alors même que les organes de la transition n’étaient pas mis en place. Choguel Kokalla Maiga et ses camarades du M5-RFP n’ont pas compris comment celui qui prônait la bonne gouvernance et  le changement puisse retourner à sa mosquée, alors même que les jalons pouvant constituer le soubassement du changement ne sont pas posés.

La junte militaire ayant parachevé le combat patriotique  du M5-RFP a eu l’outrecuidance d’écarter les acteurs du changement sous le nez et à la barbe de l’autorité morale, sans piper mot. Cette attitude de l’Imam avait donné lieu à beaucoup de commentaires, voire d’invectives à son encontre. Pour certains, l’imam de Badalabougou a vendu le M5-RFP à vil prix aux militaires en plaçant juste ses thuriféraires au CNT et au Gouvernement. Pour d’autres, il a dû monnayer sa voix pour ensuite retourner à la mosquée. Malgré toutes ces graves accusations à son endroit, Mahmoud Dicko n’a pas daigné répondre. C’est six mois après le début de la transition que le célébrissime Imam est sorti de son silence avec un manifeste d’une rare qualité stylistique et d’une analyse approfondie, sans concession, ni complaisance, de la situation sociopolitique du Mali, avant de lancer un appel pressant à toutes les forces vives de la nation pour sauver le bateau-Mali d’un probable naufrage. Repentance ou mea maxima culpa de l’imam ?

Dans tous les cas, il est aujourd’hui  dans de bonnes prédispositions morales de reprendre sa place au sein du M5-RFP et de continuer avec ses compagnons de lutte le combat pour le Mali. Choguel K. Maiga et ses camarades doivent-ils accepter la main tendue de l’Imam ?

La réponse est oui, et ce serait cette fois-ci un mariage de raison, mais pas d’amour,  car ni l’Imam Dicko encore moins le M5-RFP dans sa configuration actuelle ne sauraient prendre le dessus sur la junte, qui est en passe de se solidifier. Donc, il y a nécessité de se retrouver pour former un front commun. Cette deuxième union est nécessaire pour toutes les tendances, car chacune a non seulement émoussé son ardeur, mais aussi et surtout,  perdu son aura et sa crédibilité. Ainsi, sans aucun complexe, Dicko doit retrouver les siens pour former un large rassemblement de toutes les forces vives  et patriotiques de la nation afin d’édicter à la junte, qui n’a fait que parachever la lutte héroïque du peuple, la conduite à tenir pour sortir le Mali de l’abyssale crise de gouvernance, avec son corollaire d’insécurité et de corruption. Quant à Choguel et ses camarades, sans apriori, ils doivent accepter la main tendue de l’Imam, car  pour le Mali aucun sacrifice ne serait de trop.

En somme, face au risque de partition du Mali, et à la crise sociopolitique qui s’exacerbe tous les jours, il devient impérieux pour le M5-RFP et son ex autorité morale de se retrouver pour continuer le combat pour le changement.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>G5 Sahel :  Les Chefs d’État appellent à une annulation pure et simple de la dette.</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/g5-sahel-les-chefs-detat-appellent-a-une-annulation-pure-et-simple-de-la-dette-2917451.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 10:12:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de la 7<sup>ème</sup> session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État du G5 Sahel tenue le 15 février 2021 à N’Djamena, en République du Tchad, sous la présidence de S.E.M. Mohamed Ould CHEIKH EL GHAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice du G5 Sahel. </strong>

<strong>Les Chefs d’État ont échangé sur la problématique de la Dette des pays du G5 Sahel dans un contexte d’incertitude liée à l’évolution de la crise sanitaire avec des conséquences désastreuses aux niveaux sanitaire, économique, sociale et budgétaire. Ils ont, à ce sujet, rappelé leur Déclaration du 27 avril 2020 sur la pandémie de Covid 19, faite à Nouakchott, seulement quelques mois après le déclenchement de la crise sanitaire, qui appelait à une annulation pure et simple de la dette des pays du G5 Sahel.</strong>

C’est un débat mené depuis quelques temps en Afrique. Faut-il solliciter des créanciers une annulation de la dette du continent ou un moratoire sur celle-ci ? Contre toute attente, en mai 2020 le Mali était le premier pays africain a bénéficié d’un moratoire accordé par le Club de Paris et le G20 pour lui permettre de dégager des fonds pour affronter la crise, liée à la pandémie du coronavirus. Avant, ce moratoire, le mois d’avril de la même année, le FMI a annoncé l’allègement de la dette de 25 pays. Selon le Fonds monétaire international cet allègement permettra à ces pays de mieux faire face à l'impact de la pandémie de Covid-19.

En juin 2020, Le président chinois Xi Jinping a annoncé qu’il exempterait certains pays africains du remboursement des prêts concessionnels dont l’échéance est initialement prévue en 2020. La mesure visait à aider le continent à faire face aux contrecoups économiques de la pandémie de COVID-19.

Cependant, des pays comme le Bénin ont déjà manifesté leur désintérêt pour ces deux options préférant les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds Monétaire International (FMI) pour faire face à la crise sanitaire actuelle.

Avant, la déclaration des pays du G5, le président de la République nigérienne, son excellence Issouffou Mahamadou, pays de l’espace est allé loin en déclarant qu’« une annulation de la dette  des États africains ne suffira pas pour aider ces pays fragiles à faire face à la crise économique engendrée par le coronavirus». Au cours d’une visioconférence de la Task Force sur le coronavirus de l’Union africaine (UA) le 9 juin 2020.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élection présidentielle de 2022 au Mali :  Issa Kaou Djim porte&#45;étendard d’Assimi Goita pour Koulouba</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/election-presidentielle-de-2022-au-mali-issa-kaou-djim-porte-etendard-dassimi-goita-pour-koulouba-2917445.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 09:33:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Chassé comme un mal propre de la tête de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko, Issa Kaou Djim semble trouver un autre point de chute politique lui permettant de défendre les militaires de la transition en général et Assimi Goita en particulier, pour qui il souhaite un destin présidentiel. L’Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition, ACRT, est le nouveau cadre d’expression et de combat politique de Kaou Djim. Faisant feu de tout bois et sans discernement, Issa Kaou Djim s’attaque à tous les leaders du Mouvement Démocratique. Par ses élucubrations, ses invectives et ses inepties à l’encontre de la classe politique, il  pense ouvrir un grand boulevard lui permettant de neutraliser toutes les voix discordantes afin de porter le Colonel Assimi Goita sur la plus haute marche de la République en 2022. Celui qui est considéré aujourd’hui comme le vanupied de la politique malienne n’est-il pas plus un obstacle pour la réussite de la transition ? Ne contribue-t-il pas à baisser la côte de popularité des colonels au pouvoir ? Les militaires de la transition ne pourraient-ils pas mettre fin, comme la CMAS, aux sorties inopportunes de ce saisonnier en politique, à savoir Kaou Djim, qui leur cause plus de mal que de bien ? </em></strong>

Sous la transition dirigée par les colonels, le Mali est taxé de République bananière, à cause de la mauvaise qualité des dirigeants qui la conduisent. Pour rappel, la composition du Conseil National de la Transition, CNT et celle  du Gouvernement sont la parfaite illustration du manque de vision, de l’amateurisme et de l’inexpérience des putschistes qui ont pris le pouvoir le 18 Août 2020. En effet, c’est dans une totale opacité que ces deux organes indispensables pour la réussite de la transition ont été mis en place. Aujourd’hui le Mali est dans l’impasse et se dirige tout droit dans le mur. Comment ceux qui sont supposés être l’élite de l’armée, tant sur le plan militaire qu’intellectuel pourraient tomber bas au point de se faire entourer par des cancres. Issa Kaou Djim fait partie de ce cercle de cadres incompétents et sans parcours politique, ni intellectuel, mais  pourtant qui ont voix au chapitre au sein de la transition. Ces incompétents, à l’image de Kaou Djim, sont les plus audibles et les plus actifs. Issa Kaou Djim,  le désormais porte étendard de la candidature du colonel Assimi Goita, vice-président de la transition, ne manque pas d’occasion et d’espace médiatique pour tacler sans retenue les hommes politiques de 1991. Ses invectives font le Buzz sur les réseaux sociaux, sur la scène politique malienne et semblent être appréciées par les autorités de la transition. Les sorties de Kaou Djim sont un ballon d’essai pour sonder et préparer déjà l’opinion à l’éventualité de la candidature du colonel Assimi Goita pour la présidentielle de 2022.

Mauvais casting du colonel et inexpérience notoire, sinon comment comprendre que  celui qui est abhorré par une écrasante majorité des maliens, pourrait convaincre Assimi Goita à se porter candidat ? Comment celui qui tire à boulet rouge et  sans discernement pourrait persuader Assimi Goita à se porter candidat ? Le cerveau du coup d’Etat du 18 Août 2020 semble perdre le nord en acceptant qu’Issa Kaou Djim soit le porte-drapeau de sa candidature. Le gendre de l’Imam Dicko, a été déclaré persona non grata à la CMAS et c’est à l’ACRT qu’il a débarqué, et même là, beaucoup de militants et cadres de ce mouvement sont en train de lui tourner le dos. Fort de ce constat, le Colonel Assimi Goita ne pourrait-il  pas faire lui interdire la parole au nom de la transition ? La présence de Issa Kaou Djim, tout comme celle de beaucoup de conseillers au CNT sont un obstacle pour la réussite de la transition. Si d’aventure le Colonel Assimi Goita a une quelconque ambition pour la présidentielle de 2022, il court désormais le risque d’être humilié à cause de ce cinglé d’Issa Kaou Djim, qui lui a non seulement rendu la tâche difficile, mais aussi et surtout a fait baisser sa côte de popularité. Donc qu’il renonce à toute ambition présidentielle et se consacrer uniquement à la bonne organisation des élections.

En somme, Issa Kaou Djim, en s’attaquant à toutes les sommités de la scène politique malienne, à commencer par le Président Alpha Oumar Konaré, aura contribué à affaiblir le régime transitoire. Ejecter Issa Kaou Djim de cet organe aussi important comme le CNT serait un acte salutaire et sanitaire pour la transition.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Présentation du plan d’action du gouvernement :  La transition entre utopie et incertitude</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/presentation-du-plan-daction-du-gouvernement-la-transition-entre-utopie-et-incertitude-2917448.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 09:16:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre Moctar Ouane était face au CNT pour la présentation du plan d’actions du gouvernement. Exercice démocratique,  la présentation du plan d’actions du gouvernement ou encore déclaration de politique générale permet de savoir les grandes orientations et les grandes actions à mener pour l’exécutif. Celui fait par le PM de la transition revêt un caractère particulier compte tenu du contexte marqué par le coup d’Etat et une insécurité généralisée. Comprenant six grands axes pour un délai d’exécution de 12 mois, le PAG est à la fois utopique et incertain. Le gouvernement ne pourrait-il pas se consacrer au renforcement de la sécurité et à l’organisation des élections générales transparentes et inclusives ?</em></strong>

C’est le vendredi 29 février que le Premier Ministre Moctar Ouane a présenté le plan d’actions du gouvernement devant le Conseil National de la transition. Le PAG comprend six grands axes avec 23 objectifs à atteindre, adossés à 275 actions, qui doivent être évaluées à  travers 291 indicateurs. En parcourant le document du PM Ouane, la première interrogation qui vient à l’esprit est celle de savoir si le PAG doit être mis en œuvre pendant un quinquennat, tant il est vaste, (29 pages) et nécessite une large mobilisation.

C’est pourquoi tous les grands observateurs s’accordent à dire que le PAG est utopique et sa réalisation est incertaine, compte tenu du temps imparti. En plus du délai, qu’il soit dit en passant, les autorités souffrent d’un manque de légitimité et tant qu’il n’y a pas un large consensus, tant que les forces vives de la nation ne sont pas impliquées, toute réforme entreprise sera vouée à l’échec. Parlant du PAG lui-même, les six axes qui  constituent son ossature nécessitent plus de temps et de moyens qu’une transition ne pourrait pas mettre en œuvre. Parmi les axes, on peut citer entre autres le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, la promotion de la bonne gouvernance, la refonte du système éducatif, les réformes institutionnelles et l’organisation des élections générales pour ne citer que ces quelques axes,  chacun de ces axes demande plus de temps et de moyens, alors qu’il ne reste plus de 12 petits mois. Ce qui laisse planer le doute sur les ambitions des autorités de la transition, c’est l’absence d’un chronogramme d’application et surtout le nombre d’activités à mener en si peu de temps.

Ainsi pour parer au plus pressé et éviter de disperser les forces, il conviendrait au gouvernement Moctar Ouane de se consacrer aux deux axes prioritaires, à savoir le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire et réunir les conditions pour des élections transparentes, crédibles et démocratiques afin de doter le pays d’institutions légitimes. Ces institutions seront chargées de mener à bien les réformes qui sont indispensables pour la promotion de la démocratie, de l’Etat de droit et du développement.

En définitive, le régime transitoire gagnerait en crédibilité et en confiance, deux vertus durement écorchées, en se consacrant au renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire et surtout à la bonne organisation d’élections crédibles, inclusives, transparentes, pour doter le pays d’institutions fortes et démocratiques.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito: Complot contre l’Etat ou tentative de réduire en silence des adversaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-complot-contre-letat-ou-tentative-de-reduire-en-silence-des-adversaires-2917444.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 09:07:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Boubou Cissé, Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath, Vital Robert Diop, Souleymane Kansaye, Aguibou Macky Tall, Mahamadou Koné et autres sont inculpés pour complot contre le gouvernement. Leur inculpation par la justice fait suite à l’arrestation par la sécurité d’Etat de certains pour association de malfaiteurs, complot contre le gouvernement,<strong>  </strong>offense en la personne du Chef de l’Etat. Placés sous mandat de dépôt le 31 décembre 2020, à la prison centrale de Bamako, les sieurs Vital Robert Diop et co-accusés, en détention provisoires, seront définitivement situés sur leur sort le 23 février 2021, mais d’ores et déjà, le mardi 16 février 2021,  l'Avocat Général, Aliou Nampé a requis la nullité de la procédure et la levée des mandats de dépôt. Sera-t-il suivi par le procureur le 23 février pour que les personnalités arrêtées puissent recouvrer leur liberté ? Voici toute la question que bon nombre d’observateurs de la scène politique malienne se posent. L’interrogation est légitime  surtout quand on sait que la justice n’a pas bonne presse aux yeux de l’opinion. Et pourtant, il est grand temps que le pouvoir judiciaire, maillon essentiel de notre démocratie, se défasse de cette tare qu’il a longtemps portée, à savoir sa dépendance, voir son inféodation au pouvoir exécutif, afin de dire le droit.

L’espoir de voir la justice malienne s’émanciper est tellement mince aujourd’hui qu’à  ce rythme ils vont devoir prendre leur mal en patience, avant de voir leur justice prendre de la hauteur. En attendant, les justiciables subiront. L’ironie de l’histoire les auteurs du coup d’Etat s’étaient  pour autant engagés à faire de la justice le maillon fort de la gestion démocratique  des affaires publiques. Six mois après, c’est la désolation et comme  le  ridicule ne tue plus dans notre pays, la rupture tant espérée ne serait qu’un mirage et pourtant le 18 Août avait sonné comme une lueur d’espoir et un pas de géant vers un Mali Koura. Mais rien qu’à en juger par les faits et gestes des autorités de la transition, on en conclurait simplement que le temps de la rupture ne semble pas être pour demain, et pourtant nombreux étaient les maliens à fonder de l’espoir de voir s’ouvrir enfin, la voie de la refondation véritable de l’Etat. Lentement, mais surement le Mali se dirige droit dans le mur et beaucoup d’observateurs pensent que le  départ de l’ancien président, IBK n’aura pas servi à grand-chose.

L’arrestation de ces personnalités par la sécurité d’Etat et leur séquestration dans ses locaux avant de les mettre à la disposition de la justice, prouvent à suffisance que le Mali est un pays de non droit et il est gouverné aujourd’hui par des amateurs, des inexpérimentés et des assoiffés du pouvoir. En effet, depuis l’avènement du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP au pouvoir, le Mali est dans l’impasse et la rupture tant annoncée est devenue une illusion. Le pays  est devenu la risée de tous ses voisins tant il va dans tous les sens et sa gestion est de plus approximative.

La justice qui aurait dû être la dernière digue protectrice  des citoyens, n’arrive toujours pas à amorcer son virage indépendantiste, elle s’embourbe tous les jours dans la complaisance avec les autorités politiques,  en s’éloignant du bas peuple. C’est pourquoi les citoyens, dans leur grande majorité, n’ont pas confiance en la justice. L’affaire Boubou Cissé et co-inculpés, n’est ni plus ni moins qu’une tentative de réduire en silence des opposants.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grande mobilisation annoncée par le M5&#45;RFP :  Et si le gouvernement anticipait ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/grande-mobilisation-annoncee-par-le-m5-rfp-et-si-le-gouvernement-anticipait-2916444.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/grande-mobilisation-annoncee-par-le-m5-rfp-et-si-le-gouvernement-anticipait-2916444.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 08:44:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En conférence de presse pour informer l’opinion nationale et internationale des grandes décisions issues de leur entrevue, les leaders du M5-RFP sont déjà vent debout et entendent remobiliser les maliens  pour imposer le changement auquel ils aspirent. Choguel  KokallaMaiga et ses camarades semblent déterminés pour faire aboutir leurs légitimes revendications d’un Etat où la bonne gouvernance serait la règle de gestion des affaires publiques. Pour les barons du M5-RFP, après un combat héroïque contre le régime corrompu, lequel combat ayant conduit à sa chute, il n’est pas acceptable de confisquer cette lutte du peuple. Le gouvernement va-t-il prêter une oreille attentive à  ce cri de cœur du M5-RFP ? Et si le gouvernement anticipait en associant  toute la classe politique dans la gestion.</em></strong>

Décidément, le Mali est loin de retrouver le chemin pouvant le conduire à la paix et à la stabilité, même après la chute du régime IBK, accusé d’être à la base de l’affaissement du Mali.  Le coup d’Etat du 18 Août censé jeter les bases d’un nouveau Mali semble être une équation à plusieurs inconnues. La transition qui s’en est découlé s’embourbe dans un pilotage à vue, et les vrais acteurs du changement sont mis à l’écart au profit des gens ne répondant ni aux critères intellectuels, ni morale encore moins techniques. C’est pourquoi les acteurs du changement que sont les animateurs du M5-RFP sont montés au créneau pour dénoncer certains états de fait et demander aux autorités de la transition de redresser la pente avant qu’il ne soit trop tard. N’ayant pas satisfaction, le M5-RFP projette de descendre dans la rue pour imposer le changement auquel aspirent les maliens.

Aujourd’hui, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le M5-RFP, au regard de la grande déception des autorités de la transition, pourrait mobiliser une frange importante des maliens. Donc, il est grand temps pour Bah N’Daw, le Président de la transition, d’anticiper pour éviter une éventuelle mobilisation, en impliquant les forces sociopolitiques dont celles du M5-RFP et cela par souci d’inclusivité, de consensus et de stabilité.

Apres cinq mois de colmatage, de gestion au jour le jour, l’heure est venue de tout mettre à plat pour aller sur des nouvelles bases celles qui permettraient de jeter véritablement les fondements du Malikura. Le Mali doit maintenant sortir de l’impasse et rompre avec les coups d’Etat à répétition. Pour ce faire, il faut des réformes pouvant aboutir à des institutions fortes.

En somme, l’heure du renouveau a sonné, malheur à  ceux qui se mettront à  contre-courant de la marche irréversible du peuple.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délai de la transition :  Vers une radicalisation des positions</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/delai-de-la-transition-vers-une-radicalisation-des-positions-2916441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 08:12:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que la classe politique, à l’unanimité souhaite que le délai de 18 mois exigé pour la  fin de la transition, soit respecté, les autorités ne semblent guère se précipiter, donnant même l’impression d’avoir un plan B. Cette probable option des autorités risquerait de provoquer l’ire de la classe politique et même de la société civile. En effet, après plus de cinq mois consommés dans le délai, le Gouvernement n’a pas posé jusque-là d’actes qui rassurent l’opinion nationale et internationale quant au respect du délai imparti pour la fin de la  transition.Il y a alors un  énorme risque  de radicalisation des positions  pouvant engendrer une crise politiquegravissime. Que faudrait-il faire pour minimiser  les menaces liées à un éventuel glissement ? Pourquoi ne formerait-on pas un gouvernement d’union nationale ? </em></strong>

Des voix commencent à s’élever de plus en plus pour exiger le respect du délai de 18 mois prévus pour mettre fin à la transition, par l’organisation d’élections inclusives, transparentes afin de doter le Mali d’institutions démocratiques. Les partis sont les premiers à donner le ton. Ils l’ont fait clairement savoir lors de leur rencontre avec le Premier ministre. En effet, qu’ils soient de l’ancienne majorité ou de l’Opposition d’alors, il y a une convergence de vue entre toutes les formations politiques  pour exiger la tenue des élections à date pour sortir le pays de l’ornière. Les leaders politiques ont  demandé sans ambages et  solennellement aux autorités de la transition de respecter leurs engagements. Pour l’ADEMA, le RPM, l’UDD, l’APR pour ne citer que ces quelques têtes de proue de l’ancienne Majorité, il ne serait pas acceptable d’aller au-delà des 18 mois, et les autorités de la transition ne doivent s’atteler qu’à l’essentiel.

Alors pour ne pas éparpiller les efforts, le gouvernement  de la transition pourrait s’attaquer à trois grandes priorités, à savoir ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire, ou à défaut pacifier le centre pour permettre aux candidats de pouvoir battre campagne partout. La deuxième priorité serait la mise en place d’un organe unique de gestion des élections. Cet organe doit être le plus consensuel, le plus inclusif et le plus compétent possible, doté des moyens adéquats tant humains que financiers afin de mener à bien la mission qui lui sera confiée. La troisième priorité serait la création des conditions idoines pour des élections libres, inclusives, transparentes et crédibles. Ces propositions ont été faites aux autorités, mais elles semblent tomber dans les oreilles des sourds. Bah N’Daw, Assimi Goita,Moctar Ouane et Malick Diaw, les quatre têtes de proue de la transition ne veulent pas accélérer la cadence, comme s’ils ont un autre agenda. Ils doivent comprendre qu’un agenda autre que celui que la communauté internationale et la classe politique ont convenu, serait suicidaire. Donc, avant la radicalisation des positions, le gouvernement Moctar Ouane doit prendre le taureau par les cornes en s’attaquant aux trois priorités afin de sortir le Mali de l’impasse.

Pour rappel, les partis politiques ne sont les seuls à tirer la sonnette d’alarme, les organisations de la  société comme la COCEM, abordent dans le même sens que les formations politiques et pensent à juste titre que la paix et la stabilité passent par l’organisation d’élections transparentes afin de doter le pays d’institutions fortes et crédibles. Les autorités de la transition ont désormais la solution à la bonne conduite de la transition, c’est celle proposée par les acteurs sociopolitiques.Il leur reste d’avoir une petite dose de volonté politique<em>en sachant bien que le seul palliatif pour empêcher toute contestation post-électorale et pour maintenir le calme en cas de dépassement du délai, reste un grand rassemblement de toutes les forces vives sans exclusive.</em>

En somme, pour faire de la transition un véritable cadre de réformes pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, il demeure impérieux  d’associer toutes les forces sociopolitiques. Si les autorités veulent sortir par la grande porte de l’histoire, elles doivent faire leur les vertus cardinales  du dialogue et de la concertation.

&nbsp;

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OMC :  Une africaine pour ressusciter l’organisation de sa mort cérébrale</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/omc-une-africaine-pour-ressusciter-lorganisation-de-sa-mort-cerebrale-2916450.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 08:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala deviendra dans les prochaines semaines la numéro un </strong><strong>de la direction générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle deviendra ainsi, la première femme à occuper la tête de cette institution. </strong>

À l'Organisation mondiale du commerce (OMC), une nouvelle page de l'histoire est sur le point de s'écrire. La future dirigeante sera donc Ngozi Okonjo-Iweala, ex-ministre des Finances du Nigeria. Elle a aussi à son actif 25 ans à la Banque Mondiale où, elle atteint <strong>le second poste de direction le plus élevé de l'institution </strong>en 2007.Son action s'est notamment tournée vers le développement de pays émergents. Ses efforts ont par exemple permis de récolter, en 2010, près de 50 millions de dollars américains dans un fond pour les pays les plus pauvres de la planète.

Ngozi Okonjo-Iweala arrive à un moment où l'Organisation mondiale du commerce (OMC) fait face à des défis énormes notamment la gestion de la pandémie à coronavirus (COVID-19), la relance de l’économie mondiale et même sa gouvernance au sein de l’organisation ainsi que son travail de négociation d'accords, de surveillance et de règlement des différends.

Dans un monde marqué par la montée du protectionnisme et la persistance des tensions commerciales, certains observateurs s’accordent à dire qu'il est plus important que jamais que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) joue son rôle de pierre angulaire d'un système commercial multilatéral et fondé sur des règles.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :43 ème Réunion du CSA à Kidal, les autorités  entre ruse et naïveté.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-43iemereunion-du-csaa-kidal-les-autorites-entre-ruse-et-naivete-2916439.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 07:42:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après une première tentative infructueuse, c’est finalement le jeudi 11 février 2021 que la 43<sup>ième</sup> session du Comité de Suivi de l’Accord pour la paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger s’est tenue à Kidal. Les autorités maliennes se targuent d’avoir pu tenir cette réunion et surtout d’avoir vu flotter sur le toit du Gouvernorat, du camp de la MINUSMA et celui du Mali, le drapeau malien.Elles crient déjà victoire, pour avoir pu tenir cette session du CSA à Kidal quand cette ville était presque interdite aux autorités de Bamako après la débâcle de l’armée en 2014.Les autorités maliennes  me paraissent naïves, car elles n’ont jamais compris  la stratégie de la Communauté internationale et  des irrédentistes de Kidal, qui est de faire juste des concessions superficielles, mais  sans jamais renoncer à leur dessein séparatiste avec le reste du Mali. C’est par une ruse que la France et son bras diplomatico-militaire qui est la MINUSMA, sont en train d’appliquer à la lettre le fameux Accord pour la paix et la Réconciliation. Les membres de la CMA ont répété à satiété que l’Accord sera appliqué intégralement, sans qu’on en change une seule  virgule ni déplace un  point. Pour la France,l’application de l’Accord  est une question de survie économique à long terme et elle se dit intraitable quant à son application.

Sinon, comment comprendre qu’on puisse tenir une si importante réunion sans mettre à l’ordre du jour la relecture de l’Accord comme cela avait été souhaité par les maliens dans leur écrasante majorité. Comment ne pas intégrer l’opinion générale opposée à l’application in extenso de  l’Accord pour la paix et la réconciliation ? Si le seul fait de tenir la réunion du CSA à Kidal avec un nombre important des membres du gouvernement, suffisait pour dire qu’il y a de véritables avancées dans la mise en œuvre de l’Accord, alors les autorités maliennes seraient bien naïves. Elles semblent tombées dans le piège de la Communauté internationale qui n’a qu’un seul agenda, la partition du Mali et sa Somalisation. Tous les actes positifs posés par les dirigeants de la CMA, sont faits à dessein pour séduire les autorités maliennes afin que la mise en œuvre de l’Accord puisse être diligentée.

Les opposants à cet Accord, qu’ils ont qualifié de celui de la dislocation du Mali,n’en démordent pourtant pas, ils sont même vent debout et entendent s’opposer par tous les moyens légaux à l’application de l’Accord en l’état. Les autorités de la Transition, si tant est qu’elles sont là pour œuvrer au bien être de toute  la population malienne, elles  doivent alors  être à l’écoute de cette même population, sans malice, ni autre calcul. Donc, en appliquant l’Accord en l’état elles creuseront encoreun large fossé qui les séparerait  de leur peuple et s’exposeront à la vindicte populaire.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération Mali&#45;Suisse :  La Suisse est prête à accompagner le processus de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-suisse-la-suisse-est-prete-a-accompagner-le-processus-de-la-transition-2916446.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 01:46:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ignazio Cassis, conseiller fédéral des Affaires étrangères de la Confédération helvétique, l’a assuré au président de la Transition son excellence Bah N’Daw, au cours d’une audience mardi 9 février 2021 dans l’après-midi à la Villa des hôtes.</strong>

Les discussions ont porté sur la phase de transition vers un nouveau gouvernement et sur la recherche de paix et de stabilité dans la région. L’engagement suisse en matière de coopération internationale au Mali a également été souligné. Ces thématiques constituent les priorités de la première stratégie pour l’Afrique subsaharienne 2021-2024, récemment adoptée par le Conseil fédéral Suisse. Plusieurs visites de projets soutenus par la Suisse sont au programme.

La collaboration de la confédération Suisse s’est renforcée en faveur le pays pour un Mali prospère et resplendissant. La confédération Suisse entend aider le Mali afin qu’il surpasse les effets de la crise et enfourche la voie du succès. Cette coopération vise à accompagner les acteurs maliens publics, privés et sociaux dans le développement du pays. Les relations entre le Mali et la Suisse se sont consolidées au fil des années et sont à ce jour, excellentes.

Les domaines prioritaires de l’intervention de la Suisse au Mali sont entre autres : le développement économique rural, l’éducation, la gouvernance etc.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’URD reprend ses activités à la fin de la période de deuil :  SalikouSanogo pour assurer l’héritage de SoumailaCissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lurd-reprend-ses-activites-a-la-fin-de-la-periode-de-deuil-salikousanogo-pour-assurer-lheritage-de-soumailacisse-2916108.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 08:40:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est dans une grande atmosphère pleine d’émotion que le Bureau Exécutif National de l’URD a tenu, au palais de la Culture Amadou Hampaté Bah, sa première réunion après la mort brutale de son président fondateur SoumailaCissé. Présidée par le premier vice-président du parti de la poignée des mains, SalikouSanogo, cette première réunion avait comme ordre du jour la relance des activités après la période de deuil. Ce premier contact entre camarades du parti a été un instant de retrouvaille et de compassion, c’est pourquoi les grandes questions n’ont pas été abordées. Elles ont été remises aux réunions ultérieures, même s’il y a eu une ébauche de stratégie permettant au parti d’aborder sans complaisance toutes les questions. Pour l’instant, c’est dans une parfaite communion que cette première réunion post-SoumailaCissé a eu lieu à l’URD.SalikouSanogo aura-t-il les coudées franches pour maintenir la cohésion et l’unité ? L’URD parviendra-t-elle à un consensus autour de quelqu’un pour continuer le combat de son père fondateur ? </em></strong>

C’est dans une salle de 200 places du Palais de la Culture Amadou Hampaté Bah, pleine à craquer, que le BEN de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, a tenu sa première réunion sous la présidence du premier vice-Président. Le Professeur SalikouSanogo, dans un discours à la fois solennel et émouvant s’est adressé à ses camarades dans un ton plein d’humilité, pour mesurer toute la responsabilité qui est la sienne dans la gestion d’un grand parti comme l’URD. Tout en présentant au nom du parti et au sien propre les condoléances à la famille Biologique de l’honorable SoumailaCissé arraché à la grande affection du peuple malien, SalikouSanogo a loué les qualités d’homme d’Etat de l’illustre défunt. Pour lui, le parcours de SoumailaCissé a été celui d’un combat acharné, d’un patriote convaincu, d’un homme affable qui s’est battu jusqu’au dernier souffle. SalikouSanogo n’a pas manqué de remercier tous les partis politiques, toutes les obédiences religieuses, le peuple malien dans sa diversité pour leur soutien sans faille pendant cette période de deuil.

A ses camarades de l’URD, le Professeur SalikouSanogo a prêché l’unité et la cohésion, vertus chères à SoumailaCissé, afin de relever plus haut le flambeau qu’il a allumé avant son décès.SalikouSanogo mesure désormais la responsabilité qui est la sienne dans la préservation des 20 ans d’acquis. C’est pourquoi cette première réunion a été juste une prise de contact et une sorte d’ouverture du bal. Elle a permis au premier vice-président d’annoncer à ses camarades la mise en place d’une commission auprès du secrétaire général du parti, qui aura la lourde responsabilité d’analyser tous les enjeux et questions concernant la vie de l’URD. Cette Commissions scrutera à la loupe toutes les questions et  fera des propositions au BEN sur la conduite à tenir.

En somme, sans présager un lendemain tranquille pour l’URD, on pourra d’ores et déjà dire qu’à ce rythme le parti de SoumailaCissé risque de déjouer tous les préjugés fallacieux qui prédisent sa mort prochaine. Wait and See !

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme :  L’Arabie Saoudite est&#45;elle le seul pays à comprendre les enjeux ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-larabie-saoudite-est-elle-le-seul-pays-a-comprendre-les-enjeux-2916111.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 07:46:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le royaume d’Arabie Saoudite apporte une contribution de 100 millions d’euros au G5 Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a annoncé vendredi à Abidjan, le ministre d'Etat aux affaires africaines de l'Arabie Saoudite Ahmed Bin AbdulazizKattan à l’issue d’une rencontre avec le président ivoirien Alassane Ouattara. En plus de cette somme en janvier 2018, l’Arabie Saoudite avait annoncé 100 millions d’Euro pour la même cause. </strong>

Outre sa principale mission de coordination et de suivi de la coopération entre les Etats membres en matière de sécurité, il est également un instrument de développement.C’est ce que expliqueleProgramme d’Investissements Prioritaires (PIP) élaboré depuis 2014 et axé sur : Défense &amp; Sécurité ; Gouvernance ; Infrastructures ; Résilience et Développement humain. La finalité du PIP est de traduire dans les faits, les efforts des états membres en vue de garantir la sécurité des personnes et des biens pour un développement durable.

La situation de l’espace G5 Sahel se caractérise notamment par : un faible accès de certaines communautés aux services sociaux de base (Education, Santé, Eau et Assainissement, Transport), une insécurité, la nécessité de renforcer la présence de l’administration dans certaines zones, une insécurité alimentaire et une malnutrition affectant les populations les plus vulnérables, entre autres.

La situation dans les pays de cet espace est extrêmement complexe avec l’intervention d’acteurs extérieurs.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont régulièrement touchés par des attaques terroristes meurtrières. Profitant de la porosité des frontières et de la difficile sécurisation des territoires, des organisations extrémistes ont trouvé refuge dans les zones reculées des zones frontalières.

<strong>Mahamadou YATTAARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au  sein du CNPM :  Le silence assourdissant du  ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-au-sein-du-cnpm-le-silence-assourdissant-du-ministre-de-lindustrie-du-commerce-et-de-la-promotion-des-investissements-2916109.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 07:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que la crise au sein du Conseil National du Patronat du Mali paralyse le secteur privé, le ministre de tutelle, à savoir celui en charge de l’Industrie et du Commerce,semble ne point s’en émouvoir. Il reste passif devant la gravissime situation. Et pourtant, il est le premier à être concerné par cette crise qui n’a que trop duré. Va-t-il enfin se réveiller pour s’impliquer afin qu’on trouve une issue favorable à cette rocambolesque affaire ? Au nom de la solidarité gouvernementale, le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce va-t-il rappeler à son collègue de la Justice la nécessité de diligenter cette affaire ?</em></strong>

Probablement le bout du tunnel ce lundi 15 février 2921. En tout cas,c’est l’espoir que beaucoup de Maliens fondent en la Justice malienne afin qu’elle tranche ce différend qui oppose deux camps pour le contrôle du CNPM. Mamadou Sinsy Coulibaly et Amadou Sankaré dit Diadié se disputent la présidence du Patronat depuis octobre 2020. Cette guerre de clochers entretenue à satiété par la Justice ne fera que tuer à petit feu le secteur privé. Il est temps que les autorités politiques, à commencer par le ministre en charge du secteur privé, prennent à bras le corps cette affaire afin que ce contentieux puisse être vidé. Ce dernier ainsi que son collègue de la Justice sont fortement interpellés pour qu’ils s’impliquent, afin de sauver le Patronat d’un naufrage certain.

Le Mali traverse déjà une quadruple crise, politique, sécuritaire,  économique et sanitaire. Va-t-il laisser cette affaire prendre une autre dimension aux conséquences graves pour l’économie ?

La réponse du ministre de l’Industrie et du Commerce devra être non.Pour ce faire, il lui est demandé de s’impliquer personnellement pour qu’il y ait une issue favorable au grand bonheur du secteur privé, poumon de l’économie malienne.

En Somme, M. ArounaNiang est désormais face à l’histoire et à ses responsabilités. Il est fortement sollicitépour mettre fin à  cet imbroglio judiciaire.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Fuite</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-fuite-2916106.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 07:40:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après Karim Keita, le jour du coup d’Etat qui a renversé son papa, c’est au tour de Boubacar Keita le fils cadet  d’IBK de calculer la tangente, le mardi 9 février 2021, pour rejoindre son grand frère en Côte d’Ivoire.Il a fui comme son aîné pour aller se réfugier à Abidjan dans la capitale ivoirienne. La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir comment ceux qui se réclament descendant du célèbre empereur Soundiata Keita et qui  ont toujours revendiqué son glorieux héritage,peuvent-ils fuir ? Pourquoi n’ont-ils pas préféré la mort à la honte en restant au Mali et en acceptant le sort que leurs bourreaux voudraient bien leur réserver, surtout après y avoir fait la pluie et le beau temps ?En dignes <em>mandinkas</em>, ils auraient dû accepter de subir la peine qu’ils ont fait subir à d’autres maliens, quitte à mourir en martyrs.

AssimiGoita et ses frères d’armes auteurs du coup d’Etat, viennent de prouver encore qu’ils sont de connivence avec les anciens dignitaires pour tromper le peuple. Par leur geste de clémence à l’égard de Boubacar Keita, ils ont fini par donner raison à ceux qui pensent que le coup d’Etat du 18 Août 2020 n’aura été qu’une véritable mise scène entre la junte et le régime IBK. Sinon, comment comprendre qu’aucun ancien ministre, premier ministre, directeur de service, homme d’affaire, ou général  de l’ancien régime ne soit jusque-là inquiété. Et pourtant, s’il y a quelque chose qui a fait l’unanimité après IBK, c’est bien entendu la mauvaise gouvernance avec son corollaire de corruption, de gabegie, de clientélisme et de népotisme.

Sous IBK, le pays a failli s’effondrer car tous les secteurs étaient fortement touchés par la gestion chaotique. Est-ce à dire que l’espoir que la junte d’AssimiGoita avait suscité le 18 Août 2020, en débarrassant le Mali du régime corrompu d’IBK est en train d’aller à vau l’eau ?  Les mêmes causes ne sont-elles pas en train de produire les mêmes effets sous la Transition ? Il ne fait aucun doute que la corruption et l’impunité s’enracinent davantage et la justice continue à être aux ordres des maîtres du jour. Les maliens dans leur écrasante majorité, sont déçus et à chaque jour suffit sa peine.

Bah N’Daw, AssimiGoita, MoctarOuane et MalickDiaw, les quatre têtes de proue de la transition, savent-ils réellement qu’ils sont en train de filer du mauvais coton ?Par leurs attitudes et surtout par le pilotage à vue dont ils font preuve jusque-là, ils créent les conditions d’une prochaine révolte.Ils se mettent du coup entre deux feux ardents, celui du peuple insatisfait, voire mécontent et le feu de l’ancien régime qui n’aura jamais pardonné à la transition de l’avoir chassé du pouvoir.

En effet, la classe politique, un pan important du peuple, n’en démord pas, elle se prépare même, à son corps défendant, à aller à la bataille, les associations de la société civile, ne désarment pas non plus, elles seront en ordre de bataille pour exiger la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Quant à l’ancien régime, il ne semble pas dire son dernier mot. Les généraux, après avoir été humiliés, sont  dans la nature, l’ancien premier ministre Boubou introuvable, les enfants d’IBK en fuite en Côte d’Ivoire, ne semblent pas renoncer à ce qu’ils pensent être leur droit et qui leur a été injustement arraché. Les semaines ou les mois à venir s’annonceront mouvementer dans notre pays.

En somme, en laissant sortir Boubacar Keita, le fils d’IBK, en réhabilitant l’ancien Président avec la mise en place de son cabinet, en mettant sous le boisseau la lutte contre la corruption, la junte au pouvoir et qui tire la manette, semble faire le choix, celui de collaborer avec l’ancien régime. Le réveil risque d’être brutal.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Manifeste de Mahmoud Dicko :  L’Imam se voudrait incontournable</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manifeste-de-mahmoud-dicko-limam-se-voudrait-incontournable-2915517.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 10:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aussitôt parti, aussitôt revenu. L’imam Mahmoud Dicko à travers son manifeste qu’il publia à la fin de la semaine dernière appelle toujours à agir tout en soulignant l’urgence et la gravité de la situation. Un retour éclatant qui laisse plus d’un perplexe quant à la réelle ambition de l’Imam. Est-il seulement motivé par le devenir du pays ou compte bien,  comme le sous-entend de plus en plus de Maliens, s’imposer à la vie publique malienne ? En tous les cas, ce manifeste est bien imprégnée d’une saveur politicienne, et le style ressemble, à s’y méprendre, à une personnalité qui cherche toujours à séduire d’abord, puis à rassembler ensuite. </em></strong>

L’Imam Dicko a des ambitions. Cela est une Lapalissade. Il est d’ores et déjà un des acteurs incontournables de la scène publique malienne. Mais il semble vouloir être incontournable parmi les incontournables. De ce fait, veut-il pour autant briguer la magistrature suprême ? Assez logiquement, comme il l’a d’ailleurs répété, il ne veut point être chef d’Etat. Cependant, il est une place qu’il semble bien vouloir à tout prix. Il s’agit d’un statut qui l’octroierait une forte assise politico-sociale en plus de l’autorité morale qu’il semble avoir déjà acquise auprès de beaucoup.

Mais, ses prises d’initiatives ont de quoi donner le tournis. Après avoir, de longs mois durant, combattu le régime en place afin  qu’au moins il change de fusil d’épaule, le voilà aussitôt après la chute de ce même régime et l’installation des autorités de transition, qu’il en appelle à un « nouveau pacte républicain ». Car, dit-il, « la situation est périlleuse ».

Des regrets, il en exprime encore comme il en fut l’année dernière lorsqu’il déclara que soutenir IBK fut une grande erreur de sa part : <em>« Je me suis souvent trompé en soutenant des hommes qui, guidés par des intérêts égoïstes et matérialistes, n’ont pas su incarner le redressement du Mali tant souhaité. J’ai cru, comme en 2013, qu’une participation forte à un projet électoral pourrait, à elle seule, porter l’espoir de résolution de nos problèmes de gouvernance politique et sociale. Je me suis trompé. Je le regrette sincèrement. »</em>.

Il s’agit d’une démarche très périlleuse de sa part car de plus en plus de ses partisans ne croient plus en Dicko le rassembleur et le voient plus comme Dicko l’ambitieux. Il semblerait même que l’Imam serait pris dans un piège de positionnement qu’il aurait lui-même mis en place. Au gré du vent des mécontentements, il se positionne afin d’en récolter les retombées en terme de sympathie et d’influence. De cette manière, il serait la voix du peuple. Sauf que son aura ragaillardi par son combat pour la chute d’IBK, aura pris un sérieux coup. Surtout que l’on le prête des talents de voltefaces pas vraiment digne d’un homme de Dieu. Pour beaucoup, il est facile pour Dicko de se dédire. Force est de reconnaitre qu’un certain enchainement des évènements donne du crédit à une telle affirmation.

Rappelons tout simplement qu’il avait affirmé après la chute du régime précédent que sa mission est finie et qu’il retournerait faire son travail à la Mosquée. Aussitôt dit, aussitôt dédit. Des regrets, il en exprime encore et toujours. Et il voudrait toujours être au centre de l’attention, jamais dans l’ombre toujours dans la lumière.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vente de riz :  Après le pain, le riz risquerait de connaitre une hausse</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/vente-de-riz-apres-le-pain-le-riz-risquerait-de-connaitre-une-hausse-2915512.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 10:37:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le prix d’importation d’une tonne de riz est passé de moins de 35.000 FCFA au mois de novembre dernier à plus de 70.000 FCFA depuis quelques temps. Pour un prix d’achat d’une tonne coute environ 160.000 FCFA selon un grossiste à Bagadadji.</strong>

Aujourd’hui considéré comme le second producteur de riz d’Afrique de l’Ouest, derrière le Nigeria. Cependant, ce riz local se caractérise par sa cherté due aux intermédiaires  qui cherchent leurs bénéfices sur le dos des producteurs et des consommateurs selon nos informations.

Ce qui explique le fait que les consommateurs se tournent vers le riz importé, moins cher, favorisé le l’exonération de taxes accordée par l’État aux importateurs. Malgré l’amélioration croissante de la production du riz au Mali pendant ces dernières années, le marché malien reste tributaire du riz importé.

Le Mali continue à importer du riz malgré sa capacité de production énorme.Vietnam, Taïwan, Pakistan, ou encore Chine : la grande partie du riz qui se consomme au Mali provient d’Asie. A ce jour, le Mali produit pourtant une quantité capable de satisfaire la totalité des besoins de consommation du marché national, dont une grosse partie provient de Niono.

La conquête des marchés sous régionaux exige une production du riz de qualité. L’amélioration de la transformation constitue le facteur déterminant. En effet, autrefois, la presque totalité du paddy commercialisé était décortiqué à partir des rizeries plus ou moins vétustes mais produisant du riz haut de gamme.
A cause des problèmes techniques et de gestion, ces rizeries ont laissé la place à de petites décortiqueuses de faible capacité, qui ne classent pas le produit. Le produit issu de ces décortiqueuses est d’une qualité inférieure, donc impropre à l’exportation.
Au Mali, le riz constitue l’aliment de base, il contribue à lui seul pour environ 5 % du PIB du pays. Cependant, malgré l’augmentation croissante de la production, le Mali est obligé de faire recours à des importations pour couvrir plus de 45% de ses besoins en riz. Cette forte dépendance aux importations déséquilibre gravement la balance commerciale.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La transition malienne  dans l’impasse :  Cinq propositions pour la sortir du gouffre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-transition-malienne-dans-limpasse-cinq-propositions-pour-la-sortir-du-gouffre-2915514.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 07:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de quatre mois après l’investiture du Président et du vice-président de la Transition, le Mali ne se porte guère mieux, il est même dans l’impasse à cause du pilotage à vue, d’une gestion solitaire, voire patrimoniale des autorités et d’une politique d’exclusion qu’elles ont adopté, pour écarter la classe politique du centre de décision. Alors que le pouvoir marche cahin-caha, l’horloge tourne à plein régime et se rapproche du Dead line donné par la CEDEAO. Le travail qui reste à faire est tellement  colossal qu’il urge d’accélérer la cadence pour respecter le délai imparti au risque d’être en porte à faux avec la communauté nationale et même  internationale. Ainsi pour mener à bon port le bateau Mali de la transition et sortir par la grande porte de l’histoire, les autorités doivent méditer ces cinq propositions.</em></strong>

<strong><em>Première proposition : L’organisation des assisses nationales</em></strong>

Il est nécessaire d’organiser des véritables assises nationales incluant toutes les forces vives sociopolitiques du pays. C’est au cours de ces  assises qu’un véritable schéma de la transition sera élaboré en y joignant une feuille de route qui détaillera toutes les activités à mener avec un chronogramme précis d’exécution des tâches. D’aucuns diront qu’il y a eu déjà des concertations dites nationales, mais qu’ils sachent que celles qui ont été organisées n’ont de nationales que de nom. La différence entre ces Assises et les concertations nationales organisées par la junte, serait l’inclusivité de celles proposées, toute chose qui aurait manqué  aux premières concertations. Pour la réussir, il faut une entière et totale implication des forces sociopolitiques, avec des gens de qualités. Ces assises pourraient décider de prolonger si nécessaire la durée de la transition afin d’aboutir à des réformes idoines et  consensuelles pour le Mali tant espéré.

<strong><em>Deuxième proposition : La dissolution du CNT et du Gouvernement</em></strong>

A la fin des assises nationales, si elles ont lieu, pour mettre en œuvre les probables  recommandations qui en seraient  issues, il serait indispensable de dissoudre le Conseil National de la Transition et le gouvernement. Le premier, à savoir le CNT,  pour non seulement le rendre inclusif, donc légitime, mais aussi y extraire toutes les mauvaises graines en nommant des membres  sur la base de leurs compétences, leur intégrité morale et leur sens de l’Etat. Le second, à savoir le gouvernement, afin de mettre en place une équipe composée de technocrates, d’hommes politiques et des leaders de la société civile dont l’expertise sur des questions politiques et administratives est très poussée. Pour réussir ces deux challenges, Assimi Goita et ses compagnons d’armes vont revoir leurs ambitions à la baisse en se consacrant seulement aux questions de défense et de sécurité. Pour ce faire leur présence dans les organes de la transition doit se limiter aux postes de Défense et de Sécurité. Le CNT et le Gouvernement New-Look auront pour principales missions de ramener la paix et la  sécurité sur toute l’étendue du territoire, amorcer les réformes et mettre en place un organe unique de gestion des élections.

<strong><em>Troisième Proposition : Les réformes idoines en vue de la naissance de la 4<sup>ième</sup> République </em></strong>

Bien que les réformes fassent partie des premières tâches prioritaires du gouvernement et du CNT, il demeure indispensable d’élargir ce cadre à d’autres intelligences, parfois mêmeen dehors du Mali pour leurs expertises. Ces réformes institutionnelles doivent au prime abord commencer par la loi fondamentale, à savoir la Constitution. Elle doit cette fois-ci être débarrassée de toutes les incongruités et être une Constitution moderne et futuriste. Il y a déjà de l’existant, les trois tentatives de révision, à savoir celle d’Alpha Oumar Konaré, la Commission Daba Diawara sous ATT et la tentative de révision sous IBK, peuvent être d’un apport précieux pour la nouvelle Constitution, celle qui consacrera la naissance de la quatrième République. Après la Constitution, il faudrait voir les autres lois qui ne seraient pas explicitement définies dans la loi fondamentale, afin qu’elles soient adaptées au contexte actuel de modernisation et des nouvelles technologies. Notamment la loi électorale, le code de collectivités et surtout les prérogatives de nos institutions qui soit, se chevauchent, ou sont tout simplement inutiles.

<strong><em>Quatrième proposition : La Création d’un organe unique et indépendant pour les élections</em></strong>

Il y a  véritablement nécessité de créer cet organe unique et indépendant tant sollicité par la classe politique, pour gérer les élections au Mali. Cet organe qui sera doté des moyens suffisants lui permettant de mener à bien sa mission doit être le plus large consensuel et son Président ne doit souffrir d’aucune contestation ni trainer aucun bruit de casseroles. Il doit être d’une intégrité morale et d’un patriotisme incontestable. Son choix tout comme celui des autres membres de l’organe doivent être minutieusement scrutés avec une véritable enquête de moralité tant sur leur vie privée que publique. Cette désormais pièce maîtresse dans le dispositif électoral malien aura la lourde  mission d’organiser les élections et de proclamer en toute indépendance les résultats. Si la Cour constitutionnelle devrait être la seule voie de recours pour contester les résultats, celle-ci doit être également réformée pour éviter les scénarios catastrophes auxquels nous avons assisté dans un passé récent. L’organe unique de gestion des élections étant à la mode, est le souhait exprimé par l’ensemble de la classe politique malienne, donc nous devons y aller sans aucune autre  forme de transition.

<strong><em>Cinquième proposition : La tenue d’élections inclusives, transparentes et crédibles</em></strong>

La dernière manche du processus de la transition doit être la tenue de toutes les élections pour doter le pays d’institutions fortes, légitimes et légales. Ces élections seront le couronnement des réformes menées et leur qualité dépendra de celle des institutions et lois qui en découleront. Elles doivent être les plus inclusives, les plus transparentes, les plus crédibles afin que les résultats qui en seront issus puissent être acceptés par les protagonistes et que le soir de la proclamation des résultats, le vaincu appelle le vainqueur pour le féliciter de son élection.

Les autorités ne pourront sortir par la grande porte de l’histoire qu’en accomplissant ces missions, certes exaltantes et délicates, mais tout aussi honorifiques, qu’historiques. Pour rappel ceux qui sont rentrés dans l’histoire l’ont été souvent par un seul grand geste, donc les autorités doivent s’inspirer des bons exemples à travers le monde pour se rendre immortels.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Ozone&#45;Mali ou la société de l’insalubrité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ozone-mali-ou-la-societe-de-linsalubrite-2915511.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 07:41:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako, la ville coquette des années 60qui a séduit pendant longtemps les amis et partenaires du Mali en visite dans la capitale, est devenue aujourd’hui la cité insalubre où se côtoient au quotidien un immense nuage de poussière et des tas d’ordures qui jonchent les routes goudronnées, les rues et ruelles des quartiers, sous le regard indifférent d’Ozone. Cette société marocaine censée assainir les routes et qui a un contrat de quelques milliards de francs CFA des pauvres contribuables maliens par an, n’arrive plus à rendre l’environnement plus agréable. Elle semble même être aujourd’hui à l’agonie, car incapable d’assurer l’hygiène et la salubrité de nos villes qui croupissent sous le poids des immondices avec son lot de saletés, de mouches et moustique, vecteurs de plusieurs  maladies. La société Ozone est tout simplement une déception au regard de l’état de délabrement en termes de nettoyage. Y a-t-il des non-dits dans les clauses  du contrat qui lie l’Etat à la société marocaine ? L’ancien régime d’IBK a-t-il sa part de responsabilité dans le comportement de l’Ozone ? Au lieu d’auditer la gestion de l’ancien régime IBK, les autorités de la transition ne se sont-ils pas trompés en se  précipitant de signer le décret mettant en place son cabinet ce qui est synonyme de réhabilitation ?

C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons qu’il était nécessaire de faire un audit général de tous les secteurs d’activités de l’Etat afin que toutes les zones d’ombres soient clarifiées avant de réhabiliter IBK.Selon des sources bien introduites dans le cercle restreint de l’ancien régime, le contrat entre l’Etat et la société Ozone s’élèverait à 9 milliards de francs CFA et que l’ex première dame Ami Maiga serait actionnaire. En réhabilitant IBK, on le blanchit non seulement  de toutes  les charges qui pourraient être retenues contre lui dans le cadre de ses sept ans de gestion du pays, mais aussi on éviterait qu’il réponde devant la justice pour des faits susceptibles de lui être reprochés. C’est un chèque en blanc et une prime à l’impunité et à la corruption.

Quant à la société marocaine, Ozone, elle semble être incapable de satisfaire les besoins en matière d’hygiène et de salubrité. La preuve, c’est l’effectif très réduit qu’on voit sur le terrain, très largement en déça du besoin réel. A cela s’ajoute la mauvaise qualité des matériels que les agents nettoyeurs utilisent pour le travail demandé. La tenue qu’ils portent est tellement usée  qu’elle  laisse entrevoir la pauvreté des agents qui sont sur le terrain. Comment peut-on débourser 9 milliards de nos francs pour cette piètre prestation ? S’il y a des non-dits qu’on le sache, au mieux il faudrait même revoir les clauses du contrat afin d’en savoir davantage et en cas de malversations que les responsables répondent de leurs actes, afin que les citoyens puissent jouir d’un environnement assaini où il fera bon vivre.

En somme, l revient maintenant  aux autorités de la transition  de donner des gages de leur bonne volonté à mettre le Mali sur des bons rails. Elles doivent davantage prouver au peuple malien qu’elles n’ont qu’un seul agenda celui du Mali. La lutte contre la corruption et l’impunité doivent non seulement occuper des places de choix, mais aussi et surtout  être leurs chevaux de bataille si elles veulent sortir par la grande porte de l’histoire

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le CNPM toujours usurpé par  Diadié Sankaré et ses ouailles: Le 15 février sera&#45;t&#45;il la fin du calvaire pour le secteur privé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-cnpm-toujours-usurpe-par-diadie-sankare-et-ses-ouailles-le-15-fevrier-sera-t-il-la-fin-du-calvaire-pour-le-secteur-prive-2915743.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 00:37:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le verdict sur le jugement de fond dans l’affaire dite du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, opposant Mamadou Sinsy Coulibaly à Amadou dit Diadié Sankaré, est prévu pour le lundi 15 février 2021 au tribunal de grande instance de la commune IV du District de Bamako. A la tête du CNPM sans être élu, mais par la volonté de la justice, grâce à une ordonnance gracieuse offerte par le président du même tribunal, M. Sankaré, en quatre mois à la tête du CNPM, n’a posé aucun acte positif. Il ne fait que du pilotage à vue et du saupoudrage. En réalité, il ne doit son poste que par la bénédiction de la justice, mais pas celle du secteur privé qui d’ailleurs meurt à petit feu. Diadié ne jouit d’aucune légitimité, car il n’est pas reconnu par 26 des 39 groupements professionnels et conseils patronaux des régions qui composent le CNPM. Ces structures qui constituent les 2/3 du patronat souhaitent d’ailleurs qu’un comité transitoire soit mis en place en attendant la fin du long feuilleton judiciaire. Sa dernière tentative pour se faire une nouvelle santé patronale a été l’audience qu’il a sollicitée de deux structures, à savoir l’OPECOM et la FENACOM. Ces deux organisations ont opposé une fin de non-recevoir à sa demande. Forte de toutes ces preuves, la justice va-t-elle enfin dire le droit pour sortir le secteur privé, poumon de l’économie malienne, de l’impasse ?
Le secteur privé retiendra son souffle, le lundi 15 février 2021, dans l’espoir de voir le bout du tunnel dans le jugement de fond dans l’affaire dite du CNPM et cela après quatre mois de léthargie. Le procureur de la République et celui du tribunal de la commune IV seront devant leur responsabilité, après avoir trainé les pieds en permettant à Amadou dit Diadié Sankaré de s’installer dans la totale illégitimité à la tête d’une si importante structure comme le CNPM. Par la complicité de la justice, pardon, sa lenteur, le secteur privé malien est en train de mourir à petit feu, car celui qui prétend le diriger n’a ni qualité encore moins mandat de ses collègues, donc il n’est à ce poste que par la volonté de la justice.
Pour rappel, Amadou dit Diadié Sankaré s’est installé à ce poste après avoir organisé un simulacre d’élection en dehors des locaux du CNPM pour ensuite mettre en place un bureau fictif et il a, par la suite, demandé et obtenu de la justice une ordonnance gracieuse pour occuper le siège du patronat. Aujourd’hui, il ne gère rien, la preuve ce sont les 26 groupements professionnels et conseils patronaux des régions sur les 39 que comptent le CNPM qui ont dit non à Diadié en lui proposant une sortie honorable de cet imbroglio en acceptant la mise en place d’un comité transitoire. Ils lui ont fait savoir leur position dans un mémorandum en date du 13 janvier 2021. Pour les groupements professionnels et Conseils patronaux des régions, cette proposition éviterait la mort du CNPM porte-drapeau du secteur privé, car ce comité de crise gérera les affaires courantes en attendant la fin du feuilleton judiciaire. C’est par un Niet sans concession que Diadié a répondu aux auteurs du mémorandum. Toujours dans l’espoir de se maintenir contre vents et marées, il tentera de diviser, en sollicitant une audience à l’OPECOM et à la FENACOM, ces deux structures ont refusé de le recevoir sous prétexte qu’elles ne le reconnaissent pas et qu’il souffre d’un problème sérieux de légitimité.
La justice n’a-t-elle pas suffisamment de preuves contre Amadou dit Diadié Sankaré pour trancher définitivement cette affaire au grand bonheur du secteur privé, poumon de l’économie malienne? Elle doit dire le droit sans apriori et sans état d’âme, mais au seul bénéfice du Mali, surtout pendant cette période cruciale pour le pays, qui connait aujourd’hui une triple crise, à la fois sécuritaire, socio-politico-économique et sanitaire. Dire le droit dans cette rocambolesque affaire c’est rendre un bon service au secteur privé qui est pris en otage par un petit clan mafieux.
Youssouf Sissoko]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La nuit de la jeunesse malienne : La jeunesse, fer de lance de la réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-nuit-de-la-jeunesse-malienne-la-jeunesse-fer-de-lance-de-la-reconciliation-2915180.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/la-nuit-de-la-jeunesse-malienne-la-jeunesse-fer-de-lance-de-la-reconciliation-2915180.html</guid>
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<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 09:48:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La nuit de la jeunesse malienne est une initiative de l'Association Panafricaine  pour la Restauration de la Culture Africaine (A.P.R.C.A). Elle est prévue le 27 mars 2021 selon le Président de l’Association Madani Diabaté. Cette initiative consiste à redorer l’image de la jeunesse malienne en l’invitant à s’imprégner de nos valeurs traditionnelles. La nuit de la jeunesse malienne a reçu l’adhésion de la jeune chambre internationale (JCI) et du conseil national des jeunes (CNJ). La sève nourricière de cette nuit est la réconciliation. Cette information a été donnée le samedi 30 janvier 2021 à la cité des enfants de Bamako par les membres de l’Association au cours d’une cérémonie dédiée au lancement de cette nuit.</strong>

Association à but non lucratif siégeant à Bamako, fondée il y’a quelques années par plusieurs des jeunes maliens sous le leadership de Madani Diabaté. L’association s'efforce de promouvoir et valoriser la culture africaine en générale et celle malienne en particulier, ainsi que les peuples qui en sont les dépositaires. Ses objectifs consistent à contribuer à la préservation et la promotion de la paix, du vibre ensemble et du savoir vivre, œuvrer en vue de la transmission aux générations futures ces vertus, être un vecteur de connaissance de soi.

Madani Diabaté entant que griot a à son actif résolution de conflit et plusieurs sessions de causerie avec le parlement des enfants. Selon Madani : <strong><em>« le griot joue à la fois  les rôles d’informateur, d’animateur culturel, d’instructeur de la pratique socioculturelle. Il est celui qui fait revivre le passé, il est le narrateur de l’histoire du monde, le détenteur de l’histoire du monde, le détenteur des récits relatifs aux fondations des empires, aux généalogies, aux faits et aux gestes des hommes illustres ».</em></strong>

Le meilleur des systèmes démocratiques au monde, conçu par les démocrates les plus capables, ne pourra survivre si les populations concernées ne sont pas prêtes à se faire confiance entre elles, à accorder un minimum de confiance au système lui-même et à le mettre à l’essai. La réconciliation étaie la démocratie en développant les rapports de coopération nécessaires à sa mise en œuvre avec succès. De la même façon, la réconciliation doit être soutenue par la justice économique et politique et un partage social du pouvoir, etc. Si l’on peut plaider la cause de la réconciliation du point de vue moral, l’argument pragmatique est également très fort : des rapports de coopération positifs génèrent l’atmosphère dans laquelle une gouvernance efficace peut se développer, tandis que des rapports négatifs saperont le meilleur système de gouvernance.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rareté du pain à Bamako :  « Bourou té » pas de pain ou « Bourou bana » le pain est fini</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rarete-du-pain-a-bamako-bourou-te-pas-de-pain-ou-bourou-bana-le-pain-est-fini-2915179.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/rarete-du-pain-a-bamako-bourou-te-pas-de-pain-ou-bourou-bana-le-pain-est-fini-2915179.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 09:46:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Là où le pain se trouve, la miche est cédée à 300 francs au lieu de 250 francs comme d’habitude.</strong>

<strong>Les populations de la capitale des trois caïmans ont été surprises de ne pas trouver du pain dans plusieurs boutiques ou d’entendre par endroit que la baguette de pain est passée de 250 francs à 300 francs. Cependant, les boulangeries ne sont pas en grève. Selon, nos investigations, cette hausse est due à l’augmentation du prix du sac de farine, qui est vendu entre 19.000 et 20.000 Fcfa depuis décembre d’une part et le cout du transport. </strong>

Cet aliment, malgré qu’il occupe une place importante dans la consommation est distribuée dans les conditions chaotiques. Dans la ville de Bamako, les conditions de transport et de vente du pain restent souvent en deçà des normes élémentaires d’hygiène. Personne ne peut rester indifférent à la façon par laquelle le pain est transporté, des boulangeries aux boutiques ou aux de points de ventes avec des moyens à la limite déplorables. Certains s’invitent dans cette activité comme des femmes d’un certains âgés qui vont directement s’approvisionner pour revendre.

Peu importe les aléas climatiques, ce produit très fragile est exposé au su et au vu de tous.

Dans les boutiques, le pain est posé à proximité de produits tels que le pétrole, huile, insecticides, savons etc, à la merci des rats et des cafards, chats pour ne citer que ceux-ci.

La distribution et la vente du pain dans la capitale Bamako constituent une problématique avec  plusieurs interrogations à cause des conditions d’hygiènes dans la distribution et dans le stockage.

Il est notoire de constater que depuis quelques années, nombres d’organisations de la société civile ont pris conscience de la place qu’occupe le pain dans l’alimentation des populations dans les centres urbains et périurbains. Ces organisations majoritairement constituées par les associations de défense des intérêts des consommateurs, entreprennent des actions qui sont de plus en plus concertées et structurées.

Autrefois au Mali, les céréales comme le mil, le riz, le sorgho, le maïs constituaient la base de l’alimentation. Aujourd’hui, on constate depuis un certain temps une diversification du régime alimentaire due aux exigences de la vie en ville. Ainsi le pain occupe de nos jours, une grande place dans l’alimentation des populations urbaines et périurbaines.

Alors que la demande est de plus en plus croissante. Elle s’explique en partie par la prolifération des boulangeries dans le District. Cette augmentation du nombre de boulangeries devrait s’accompagner par des exigences de qualité dans tous le processus de fabrication et la chaine de  distribution. La qualité est en effet une donnée importante car elle va déterminer la préférence des consommateurs provenant d’une boulangerie à une autre.

Quant à la distribution et la vente du pain, le spectacle qui s’offre à nos regards devrait nous couper l’appétit. Des boulangers que nous avons approchés estiment cependant que la responsabilité est à partager entre les livreurs, les boulangers et les boutiquiers. Et les associations de consommateurs, dans tout ça ? Et, puis, entre nous : pourquoi les consommateurs ne bouderaient-ils pas le pain, tant qu’il est produit et distribué de cette façon ?

Le pain est un aliment composé d’une certaine quantité de farine mêlée d’eau, de sel, de levure industrielle, fermentée et cuite au four. On peut lui attribuer le pouvoir de donner à l’homme la force nécessaire pour accomplir un certain effort physique. Le pain, aujourd’hui, est devenu presqu’indispensable dans la majeure partie des foyers. Sauf que cette popularité n’est pas sans conséquence sur la santé, faute de conditions requises dans sa fabrication et sa distribution dans la capitale malienne. Le comble de l’ironie est que, les autorités en charge de la question ne prennent aucune disposition pour mettre fin à ce fléau mortel.
À Bamako, Le pain, disons-le, est un aliment très prisé. Du petit déjeuner au déjeuner en passant par le diner, ce sont plusieurs milliers de miches de pain qui sont consommées chaque jour. Autrement dit, le pain est un aliment incontournable pour la majeure partie de nos familles. Cet aliment qui flatte trop le goût et qui fait manger au-delà du besoin, peut s’avérer très dangereux pour les consommateurs. En effet, les conditions de fabrication, dans certaines boulangeries, et d’acheminement peuvent en faire un produit très dangereux pour les clients. De nos jours, la moto, est le moyen le plus utilisé pour la distribution du pain. Et le plus souvent, sans aucune condition d’hygiène.
Les règles d’hygiène sont peu respectées par les fabricants. Aucun système de contrôle n’est mis en place (en tout cas, à notre connaissance) pour protéger les consommateurs et sanctionner le non-respect des normes en la matière. Des boulangeries sont installées dans des sites qui laissent à désirer. Pendant ce temps, le pain continue de gagner en popularité auprès des Maliens, et ce avec les conséquences y afférentes. Pour en savoir davantage sur l’importance du pain et les dangers qu’il peut représenter pour la population, nous avons approché quelques consommateurs.
<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<title>Dissolution de la CENI par le gouvernement :  S’achemine&#45;t&#45;on vers la création d’un organe unique et indépendant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/dissolution-de-la-ceni-par-le-gouvernement-sachemine-t-on-vers-la-creation-dun-organe-unique-et-independant-2915175.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 09:43:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La décision de  dissolution de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI est tombée comme un couperet ce mardi 02 février 2021 au siège de l’institution, alors même que ses membres s’apprêtaient à tenir leur traditionnelle réunion. C’est par le décret n°2021-0003/PT-RM du 08 janvier 2021 portant abrogation du Décret n° 2017-0214/P-RM du 13 mars 2017 portant nomination des membres de la Commission électorale indépendante qu’il a été signifié aux membres de la CENI la dissolution de la structure qui a eu à gérer les élections présidentielles et législatives depuis 2017. Cette dissolution de la CENI est-elle un pas en avant vers la création d’un organe unique et véritablement indépendant pour la gestion des élections ? La mise à la touche des membres  de la CENI  ne serait-elle pas due à la sortie de leur  Président qui se serait prononcé en faveur de la création d’un organe unique contre la volonté des autorités ?  </em></strong>

Pour donner à la décision d’abrogation toute la notoriété et la solennité requises, les plus hautes autorités  ont apposé  leurs signatures au bas du document, à commencer par le Président de la Transition Bah N’Daw, le Premier Ministre  Moctar Ouane, le ministre de l’Administration Territoriale Lieutenant- colonel Abdoulaye Maiga et celui des finances, Alfousséni Sanou. La célérité avec laquelle la CENI a été dissoute, présagerait d’un lendemain heureux et serait le signe que les autorités de la Transition ont enfin accédé à la demande, de plus en plus récurrente de la classe politique, de  mettre en place un organe unique et véritablement indépendant pouvant se charger d’organiser des élections à la fois transparentes, crédibles et inclusives. En effet, après la dissolution de la CENI, un grand boulevard semble  ouvert pour le gouvernement et la classe politique afin de convenir d’un schéma pouvant aboutir à la mise en place de cet organe unique  voulu et désiré par l’ensemble des acteurs politiques.

L’arbre ne devant pas cacher la forêt, cet acte qui est celui de la dissolution de la CENI, s’il est applaudi par certains en le considérant comme un pas en avant vers la tenue des élections générales en 2022, il n’en demeure pas moins qu’il est  une source d’inquiétude pour d’autres qui y voient un règlement de compte contre le Président de la structure qui se serait prononcé en faveur de l’organe unique au moment où les hommes forts du pays ne veulent pas en entendre parler. Le magistrat  Bah a-t-il payé le prix de son imprudence ? Nul ne saurait répondre à cette question en attendant de voir clair ce que la suite nous réservera

En attendant la transition a encore une occasion idoine de se rapprocher de la classe politique en prenant en compte sa proposition de mettre un organe unique et surtout indépendant, en place pour gérer les élections. En le faisant Bah N’Daw et son gouvernement couperaient non seulement court aux rumeurs de tripatouillages en vue pour, semble-t-il,  porter le candidat de la junte au pouvoir, mais aussi ils auraient fait  un pas de géant vers l’organisation des élections en 2022, car des rumeurs d’une éventuelle prolongation de la transition ont pignon sur rue au Mali. Un membre du CNT n’a pas hésité, sur un plateau de télévision, d’affirmer que les autorités de la Transition se donneront tout le temps nécessaire pour la mener au bon port quel que soit le délai. Il dit ne pas faire des 18 mois un verset du coran et qu’à l’impossible nul n’est tenu. A-t-il dit plus haut ce que les hautes autorités de la transition murmurent plus bas. Dans les jours à venir les maliens seront situés sur la suite de cet acte de dissolution de la CENI.

En somme, si tant est que le souci primordial des autorités de la transition est de doter le pays d’institutions légitimes au terme de la transition, il n y a pas de raisons qu’elles ne fassent pas en sorte qu’il y ait plus d’inclusivité et de consensus de tous les acteurs impliqués dans l’animation de la vie politique au Mali.

<strong>Youssouf Sissoko                </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mot de la semaine : Suspension</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-suspension-2-2915174.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 09:39:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement politico-religieux dont l’Imam Mahmoud Dicko est le parrain, à savoir la CMAS, se trouve aujourd’hui dans une terrible  impasse. En effet, après avoir été désavoué par une écrasante majorité des coordinations régionales et locales, le désormais ex-coordinateur Issa Kaou Djim vient d'être suspendu de toutes les instances et structures de la CMAS par le Bureau Exécutif de l’organisation. Cette suspension bien que prévisible, eu égard aux agissements à l’emporte-pièce de l’impénitent Issa Kaou Djim, laissera une trace indélébile au sein de la Coordination. Il faut s’attendre désormais  à un bicéphalisme au sein de la CMAS. Comme d’ailleurs bon nombre d’organisations qu’elles soient politiques, syndicales, ou même associatives, la CMAS connait  aujourd’hui sa première véritable fracture, il y a désormais  deux camps qui se regardent en chiens de faïence et se  vouent, non seulement  une haine viscérale, mais aussi  revendiquent tous la paternité, voire la légitimité de l’organisation. La question que l’on se pose est celle de savoir quelle est la position du parrain ? Son silence pourrait avoir une double interprétation, la première est que l’Imam Dicko voudrait certainement  jouer à la neutralité dans ce combat  qui oppose son ancien porte-parole et gendre Issa Kaou Djim à d’autres membres de la CMAS qui lui sont tout aussi proches. La seconde interprétation pourrait être un désaveu vis-à-vis de Kaou Djim en le laissant entre les griefs de ses adversaires plus nombreux et coriaces pour en découdre avec lui. La deuxième interprétation semble être la plausible au regard des sorties inopportunes et maladroites  de Issa Kaou Djim n’ont jamais honoré le parrain de la CMAS, encore moins le protéger contre les critiques de ses détracteurs. Doit-on réellement s’émouvoir pour Issa Kaou Djim ?

Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne, c’est le contraire de sa suspension, voire son maintien à la tête de la structure qui aurait  surpris plus d’un. Issa Kaou Djim était devenu un gros caillou dans les chaussures de la CMAS et de son parrain. Ses interventions hasardeuses agacent plus d’un leader  et compromettent dangereusement l’Imam. Il s’attaque à tout le monde au nom de l’Imam jetant en pâture ce dernier.

Hier, ce sont ses ex camarades du M5 RFP qu’il vilipendait en les qualifiant de politiciens périmés, aujourd’hui ce sont les autorités de la transition qui sont compromises en leur prêtant des propos et d’ambitions, qu’elles n’ont pas exprimé. Les propos de Kaou Djim sont à la fois  incendiaires, compromettant  que déstabilisant pour la transition. En affirmant, à peine voilé,  que le colonel Assimi Goita serait probablement  candidat à la présidentielle prochaine, Issa Kaou Djim a jeté une pierre dans le jardin de la classe politique qui a toutes les raisons de se   liguer désormais  contre le colonel Assimi Goita. Ensuite en disant sur un plateau de télévision que la transition ne sera pas bâclée et que si les 18 mois ne suffisent pas les autorités ont toute la latitude de la prolonger, comme si le Mali était le patrimoine d’un groupuscule. Issa Kaou Djim créera plus de problème que de solution aux autorités de la transition.

En somme, ne jouissant plus d’aucune légitimité, après avoir été suspendu de toutes les instances de la CMAS, Issa Kaou Djim doit purement et simplement être débarqué du CNT ou tout au moins lui interdire la parole au nom du parlement transitoire. Il y va de la crédibilité des autorités de la Transition.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Groupement Professionnel des Agences de Communication :  55 Agences autorisées désormais à exercer</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/groupement-professionnel-des-agences-de-communication-55-agences-autorisees-desormais-a-exercer-2914571.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 09:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Elles sont environs 400 agences dans le pays à exercer. Le leadership du Président Sidi Dagnoko a permis de réduire ce nombre à 72. Sur les 72 agences sélectionnées, 55 répondent aux critères (payer ses impôts, avoir un siège, inscrire son personnel à l’INPS, entre autres critères). Ces 55 agences ont reçu leurs agréments au cours d’une cérémonie de remise des agréments d’exercice professionnel dans le secteur de la publicité à l’hôtel Salam, le jeudi 28 janvier 2021 sous la présence du ministre Dr Hamadoun Touré, ministre de la communication et de l’économie numérique. En présence des anciens ministres Me Mountaga Tall, Mamadou Camara, des DGs de l’ORTM et de la SDTM et plusieurs autres personnalités. </strong>

Le secteur de la communication a connu un développement fulgurant au Mali depuis l’avènement de la démocratie. Cela s’est traduit par la création anarchique des agences de communication.

Depuis un certain temps, les maliens ont compris que donner des informations en public permettait d’accroître leur notoriété personnelle et leur visibilité ou de vanter les bienfaits de leurs produits.

<em>Le ministre</em><strong> de la communication et de l’économie numérique Dr Hamadoun Touré, </strong><em>avant de procéder à la remise des agréments a annoncé que : cette cérémonie est « un départ plein d’espoir ». Dont la conséquence est « tous les acteurs des différents corps de métier du secteur seront bénéficiaires ». </em>

Pour le président du Groupement Professionnel des Agences de Communication (Gpac) Sidi Dagnoko : <em>« Le marché aura désormais des vrais professionnels. Les annonceurs ont désormais des partenaires fiables ».</em>

Le coté très visible de cette existence anarchique et du désordre dans le secteur se sont les affichages, qui sont devenus des instruments accidentogènes. A travers, ces affichages, l’espace public dans nos grandes villes est depuis un certain temps victime d’un encombrement sans précédent. En plus des panneaux d’indications des magasins et autres bureaux qui obstruent la vue des usagers, s’ajoutent maintenant le danger de se voir décapiter ou écraser par une myriade de panneaux d’affichage placés en file indienne (des deux côtés) le long des grandes voies et même dans certaines ruelles.

En effet, il n’est pas rare de voir ces panneaux allongés de tout leur long sur les bas-côtés complètement «déboulonner» après un orage ou une rafale de vent. En plus d’enlaidir l’espace public, ces panneaux apparemment mal conçus mettent en danger la vie des usagers.

Il est peut-être temps de faire appliquer la réglementation et de s’assurer que le mobilier urbain réponde aux normes de sécurités adéquat avant de les installer

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pénurie de pièce de monnaie et refus de prendre certaines pièces de monnaie :  Qu’attendent les autorités pour sévir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/penurie-de-piece-de-monnaie-et-refus-de-prendre-certaines-pieces-de-monnaie-quattendent-les-autorites-pour-sevir-2914576.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 09:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les pièces de monnaie usées sont en passe de devenir un vrai casse-tête pour les maliens notamment les Bamakois. Tous se plaignent d’avoir été victime de refus de leurs pièces,  généralement de 200 ou de 250 FCFA sous le prétexte qu’elles sont  usées. Alors que dans la plupart des cas, ces pièces  sont données par des apprentis de SOTRAMA ou par des boutiquiers. Concernant la pièce de 250 FCFA, les gens sont intraitables. Ils ne la prennent même pas. Cependant, il fut un moment où la police a commencé à servir contre ceux qui refusent de la prendre, après une plainte. Il est temps que les autorités en charge de cette questions s’approprient le problème pour soulager les maliens. Car, si des mesures idoines ne sont pas prises immédiatement, des scènes désagréables et regrettables risqueront de se produire.</strong>

Cette situation a engendré la rareté de pièces de monnaie communément appelées ‘’jetons’’. Ce phénomène cause des désagréments aux petits commerces et à tous les utilisateurs de la petite monnaie. Chauffeurs de Sotrama, Taximen, boutiquiers du quartier, pharmaciens, parents d’élèves, chacun se débrouillent pour disposer des précieuses pièces de monnaie de 5 à 500fcfa sans aucun défaut.

Cependant, cette situation fait le bonheur de certains. En ces temps difficiles, une difficulté nouvelle est venue s’ajouter au lot des obstacles que doivent braver les maliens chaque jour. En effet, ces derniers font face à un problème inhabituel : celui de la rareté des pièces de monnaie et de surtout du rejet de certaines pièces.

Habituellement, il n’est pas rare d’entendre<strong><em> « warimisin tè ! »</em></strong> <em> <strong>« Pas de monnaie! »</strong></em> ou en encore « <strong>ni magni », «  Ce n’est pas bon » « ni tè mignè » « On ne prend pas ça » ;</strong> c’est là des  expressions que les maliens entendent couramment dans les pharmacies, les boulangeries, dans les taxis ou minibus de transport urbain, chez les boutiquiers du coin ou la vendeuse de galettes ou de beignets, aux guichets dans les agences des sociétés d’eau ou d’électricité, bref, dans tous les commerces.

Ô poisse, quand tu nous tiens ! Au Mali, nos braves concitoyens ont toujours fait <em>« contre mauvaise fortune bon cœur »</em> en matière des transactions commerciales quotidiennes. Ils ne se lassent point de demander, leur billet de banque ou pièce de monnaie en main, à qui voudra bien leur faire la monnaie. Quand ça leur arrive d’en chercher, bien sûr. Face au refus voulu ou forcé, certains, par habitude, sourient et se tournent vers une deuxième, troisième, voire énième personne, avant de se résigner à dépenser une part dans le montant de la pièce ou du billet et obtenir, ainsi, la monnaie tant recherchée d’une part à cause de la rareté. Et d’autre part, suite au  refus de prendre certaines pièces, d’espérer sur une bonne volonté.

Qui n’a pas eu ce déplaisir d’une dépense inopportune juste pour avoir de la petite monnaie ou d’un refus ?

En effet, sauf cas d’exception, il est rare de trouver la monnaie d’une pièce ou d’un billet de banque sans pour autant acheter quelque article auprès de n’importe quel commerçant de la place, tellement, c’est devenu difficile.

Baro, brave mère de famille, est habitante de Kalabancoro, un quartier de Kati. A côté d’elle, deux garçons gringalets et turbulents qui, visiblement, viennent de l’école parce qu’ils portent encore la tenue caractéristique de leur établissement. Tout en les couvant de regard, elle raconte <em>: <strong>« quand mes deux enfants partaient à l’école primaire. Chaque matin je donnais à chacun une pièce de 100 F pour la recréation. Mais, avoir de la monnaie est devenue si difficile que chaque soir je prends soin d’en trouver afin que mes enfants ne soient pas en retard à l’école le lendemain. »</strong></em>

<em> </em>Mais, le retard de ses enfants à l’école n’est pas moins agaçant que trouver les pièces de monnaie à leur donner. Irritée, la brave dame  ajoute : <strong><em>« Souvent, avoir les deux pièces de 100 F devient une vraie gymnastique. Pour ça, il faut obligatoirement acheter chez le boutiquier des articles que généralement je n’en ai vraiment pas besoin ».</em></strong>

A une dizaine de mètres du centre de la mairie de kalabancoro,  Hamidou, un homme d’une quarantaine d’années a en mains un gros sachet bleu en plastique qu’il agite à la descente d’un minibus de transport urbain plus connu sous le nom de « SOTRAMA ». Il gronde, les yeux rouges de colère : <strong><em>« Pour une course de 125 F je viens de payer 200 F faute de monnaie ! J’ai donné 500 F à l’apprenti mais il m’a remis seulement 300 F, la voiture a démarré et m’a laissé planté là ! Avant de donner les 500 F, la première pies de 200 F, que j’ai donnée a été refusée par l’apprenti parce que dit-il, elle est usée».</em></strong>

Cette petite mésaventure que vient de connaître Hamidou, est familière  aux usagers des « SOMATRA ». Mais, un jeune chauffeur, assis tranquillement dans la cabine de son minibus en attente de chargement, les deux mains au volant, nous confie sans hésitation aucune : <strong><em>« Faute de monnaie et à cause de pièces dite usées, il nous arrive de remettre au client son argent sans le faire descendre et nous le conduisons jusqu’à destination. Il nous arrive aussi de conduire des passagers à 100 F quand les pièces de 25 F venaient à nous manquer ».</em></strong>

<em> </em>Cette rareté de pièces de monnaie et ce refus de prendre des pièces dites usées, ont ceci de gênant qu’ils ralentissent les élans des hommes et des femmes dans la recherche de leur pain quotidien, aussi minime soit-il.

Moustapha est chauffeur de taxi. Il vient de prendre une petite pause avec sa famille. Disponible pour le travail du soir, la tête sous le capot du taxi, il dit d’un air résigné : <strong><em>« Certains clients montent dans nos taxis mais ne se rendent pas compte du désagrément qu’ils nous causent en ne nous informant pas qu’il faut qu’on leur rende de la monnaie au bout de leur course. Ce qui, en général, devient du temps perdu pour eux et pour nous aussi ».</em></strong>

<em> </em>Seydou est le tenancier de la boutique que les gens de son quartier appellent « Maiga ka bitigui ». Debout derrière le comptoir, il parle,  tout en faisant attention aux clients venus faire des achats dans sa boutique : <strong><em>« Pour 200F, 100 F, 50 F, 25 F ou toute autre pièce de monnaie, il m’arrive de refuser des clients et, en ceci, perdre de l’argent. Je me demande ce qui est à la base de cette situation de manque de pièces de monnaie ! »</em></strong>

Cette rareté est-elle significative d’un enrichissement ou d’une vie devenue de plus en plus chère ? La classe moyenne est-elle devenue d’un seul coup si nombreuse à Bamako que les pièces de monnaie ont fuit la ville pour remplir les poches des paysans ou quelques petits commerçants de nos villes et villages de l’intérieur ?

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Issa Kaou Djim s’affiche publiquement avec la fille de l’Imam Dicko :  Crime de lèse&#45;majesté ou vengeance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/issa-kaou-djim-saffiche-publiquement-avec-la-fille-de-limam-dicko-crime-de-lese-majeste-ou-vengeance-2914569.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 08:46:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément, rien ne va plus entre l’imam Mahmoud  Dicko et son gendre et désormais ex Coordinateur de la CMAS, Issa Kaou Djim. Ce dernier après avoir été désavoué par la base du Mouvement et débarqué de sa tête, n’a trouvé d’autres moyens pour se venger du parrain de la CMAS l’imam Mahmoud Dicko que de s’afficher publiquement avec sa fille dans un élan poético-amoureux. Cet acte à la limite obscène, prouve à suffisance que le torchon brûle entre l’imam Dicko et Issa Kaou Djim. Quelle sera la réponse du parrain de la CMAS après cette offense à son autorité morale ? Issa Kaou va-t-il être congédié à  jamais par l’imam ? Quid de sa fille ?</em></strong>

On savait qu’il n'y avait pas d’enquête de moralité pour choisir les membres du CNT. L’on savait également que la plupart d’entre eux sont des gens choisis sur la base du copinage ou ramassés dans la rue, mais personne ne pouvait imaginer que certains de ses membres allaient être d’une certaine bassesse et indignité. La vidéo devenue désormais virale sur les réseaux sociaux,  dans laquelle Issa Kaou Djim embrasse publiquement la fille adoptive de Dicko qui se trouve être son épouse, est la preuve que le pays est géré par des gens peu crédibles, voire farfelus. Par cet acte au relent de vengeance vis-à-vis de l’imam, Issa Kaou Djim semble enclencher une lutte sans merci contre son bienfaiteur Dicko. Pourrait-on affirmer sans risque de se tromper que les jours de Kaou Djim sont comptés au sein du CNT ? A défaut d’être débarqué du parlement de la transition, il risque d’être désavoué par ses collègues et par la junte militaire qui le respectaient par ce qu’il était sous la couverture de Dicko. En tout cas, Kaou Djim s’est lourdement trompé de combat en ouvrant un front contre Dicko et nous sommes convaincus que la réponse de l’imam sera à la hauteur de la forfaiture de Kaou Djim.

L’acte obscène et immoral posé par Kaou Djim n’a d’autre interprétation qu’une volonté manifeste de nuire à l’imam. Mme Djim, qui a également prêté le flanc à  ce jeu, a elle aussi humilié son père sans le savoir. L’un comme l’autre ont sérieusement écorné l’image du respecté Imam. Il revient désormais à la junte, par l’intermédiaire du Président du CNT, de sévir contre Issa Kaou Djim en le débarquant de l’institution parlementaire ou bien à  défaut ne plus permettre à Djim de parler au nom du CNT, encore moins d’aller le représenter dans des foras ou rencontres. Il y va de la crédibilité de l’institution parlementaire.

En définitive,  jamais le Mali n’était tombé aussi bas. L’acte que Kaou Djim et d’autres posent en longueur de journée  par des gens censés parler au nom du Mali, prouvent à  suffisance que le pays de Soundiata, Babemba, Modibo Keita est tout simplement devenu une République bananière. Que pourrait-on attendre d’un tel régime ?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Candidature au sein de l’URD de Soumaila Cissé :  La guerre de Troie sera&#45;t&#45;elle évitée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/candidature-au-sein-de-lurd-de-soumaila-cisse-la-guerre-de-troie-sera-t-elle-evitee-2914567.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 08:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que l’on s’achemine vers  la fin de la période de deuil, à savoir le quarantième jour, que les cadres et militants de l’Union pour la République et la Démocratie se sont imposés pour préserver la mémoire de l’illustre disparu, les rumeurs les plus persistantes enflent la scène politique, celles qui sont relatives aux multiples candidatures au sein du parti de la poignée de mains, pour succéder à l’honorable Soumaila Cissé. Si, nombreux sont les cadres qui optent déjà pour une candidature à l’interne, il n’en demeure pas moins que d’autres par contre sont en train de surfer  sur une candidature à l’externe pour, disent-ils,  donner plus de chance de gagner aux prochaines élections. Qui de deux camps va-t-il avoir l’assentiment  des militants et cadres du parti ? Ne faudrait-il pas préserver la cohésion et l’unité chères au Président Soumaila Cissé ? Quels sont les avantages et les inconvénients de chaque option ?</em></strong>

Comme l’ADEMA et le RPM, après la chute d’IBK, l’URD également, après le décès de son charismatique président, Soumaila Cissé, va être confronté au problème de leadership, qui risque de venir à bout de sa cohésion et de son unité. Et pourtant ce parti dispose des ressources humaines compétentes et intellectuellement bien assises qui pourront porter haut le flambeau allumé par le défunt président de ce parti. Les militants et les cadres vont-ils  déjouer tous les préjugés fallacieux des oiseaux de mauvais augure qui présagent déjà la fin probable de l’URD, en faisant l’unanimité autour d’un cadre ? En tout cas le parti ne manque pas des ressorts pour rebondir après la mort brutale et inattendue de Soumaila Cissé le 25 décembre 2020.

Pour les adeptes du choix à l’interne, qui d’ailleurs sont les plus nombreux aujourd’hui, cette option à la fois futuriste et conservatrice des valeurs fondatrices et idéologiques de l’URD, est la meilleure. En  tout cas les  grands observateurs de la scène politique malienne leur donneraient raison, surtout que les hommes politiques sont très versatiles et qu’on est mieux servi que par soi-même. En effet l’idéal serait de choisir au sein de l’URD pour non seulement pouvoir défendre les idéaux du parti, mais aussi pour ne pas être surpris désagréablement au cas où l’on porterait un non militant au pouvoir. Autre avantage du choix à l’interne est que le candidat est censé connaitre les cadres, les structures, le programme, donc sa campagne ne sera pas plus difficile que lorsqu’on choisira une tierce personne. Et même en cas de défaite le candidat bon teint n’aura pas d’autre choix que de se consacrer au parti pour le redynamiser et préparer les autres échéances, ce qui ne serait pas le cas de celui qui ne pas du parti. Le seul inconvénient que l’on pourrait retenir de cette option serait la non-unanimité du choix qui entrainerait une telle division que le parti risquerait d’aller aux élections très affaibli, ce qui réduirait ses chances de gagner.

La seconde option serait le choix à l’externe, prôné par certains cadres qui pensent à tort ou à raison qu’il serait difficile pour les cadres de s’entendre autour de quelqu’un. Donc pour pallier une éventuelle division, les adeptes de la candidature à l‘externe souhaitent que la denrée rare vienne d’ailleurs, mais qu’il soit quelqu’un qui a une certaine aura, qui est à même de mobiliser les ressources financières et qui a un carnet d’adresse bien fourni. En plus de ces qualités, ils souhaitent que le candidat ait une large vision sur les questions cruciales du moment et qu’il ait une certaine expérience de la haute administration.

En définitive, la seconde option ne pourrait prospérer que quand les cadres et militants ne s’entendront pas à l’interne. Même là encore quelques démissions ne sauraient remettre totalement en cause la cohésion et l’unité, valeurs que Soumaila Cissé avait toujours défendues. Donc les cadres et militants  de l’URD sont désormais face à l’histoire et à la mémoire de Soumaila Cissé. De leur choix pour la présidentielle de 2022, dépendra l’avenir du parti.

<strong>Youssouf Sissoko              <em>      </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : La présence française divise le Mali en Pro et Anti</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-presence-francaise-divise-le-mali-en-pro-et-anti-2914563.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 08:34:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les autorités de la transition se démêlent pour donner entière satisfaction à la France tant sur le plan de l’application de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, que sur la poursuite de sa lutte contre le terrorisme. C’est pourquoi elles multiplient les actions de séduction comme la dissolution du CNSP, la visite à Kidal d’une forte délégation et surtout la promesse du respect de leurs engagements, qu’ils soient par rapport à la date de la fin du processus de la transition, ou de la mise en œuvre intégrale du fameux accord. A l’opposé de cette position trop francophile, certaines organisations de la société civile, crient au néocolonialisme, à l’exploitation abusive des ressources et à la non-assistance à pays en danger, comme le Mali, qui est aujourd’hui en proie au terrorisme et à l’irrédentisme. Ces organisations de la société civile fustigent sans ambages, le comportement de la France qu’elles qualifient d’impérialiste, de néocolonialiste et d’être de connivence, voire d’intelligence avec l’ennemi du Mali.
En effet, cette guerre larvée entre Pro et Anti français sera un véritable coup de frein au processus de paix et de stabilisation amorcé par la transition. Elle sera un obstacle aux réformes tant attendues, permettant de jeter les bases du Mali Koura. Et si les autorités ne prennent pas garde, elles verront leur côte de popularité baissée drastiquement, par contre augmentera le sentiment anti français.
Pour le régime de la transition dirigé par Bah N’Daw, qui d’ailleurs vient de boucler une visite de 72 heures à l’hexagone, la France est un partenaire privilégié et incontournable dans la lutte contre le terrorisme, par conséquent il serait hors de question de demander son départ, encore moins de la contrarier même sur des questions relevant de la souveraineté du Mali. Pour rappel, avant cette visite du Président de la Transition, Bah N’Daw a multiplié d’abord des gestes pour se rapprocher davantage d’Emmanuel Macron, comme entre autres, la signature d’un décret permettant la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, ensuite le décret de dissolution du CNSP et enfin une forte délégation composée d’au moins quatre ministres à Kidal, au fief des autonomistes touareg. Ces gestes, d’une grande portée diplomatique, sont faits par le Gouvernement Bah N’Daw pour rassurer le Président français de son engagement et de sa bonne foi à satisfaire les désidératas qui sont ceux de l’application intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation et de la poursuite du combat contre le terrorisme. D’ailleurs la chaleur de l’accueil qui lui a été réservé par Macron, s’explique par cela.
Quant aux anti-français ou francophobes ils ne démordent pas, ils ont même le vent en poupe et ne désarment face à ce qu’ils ont appelé le bradage du Mali à la France ou encore la désintégration du pays en cours. Ils projettent de faire d’autres manifestations, après celle du 20 janvier 2021 qui a été violemment réprimée. Le 26 mars est la date retenue pour une autre manifestation anti française. Cette autre manifestation sera-t-elle réprimée ? La réponse dans deux mois, en attendant les têtes de proue de ce combat national voir africain que sont Ibrahima Kebe, Adama Diarra, alias Ben le Cerveau, Salif Keita, Aboubacar Sidick Fomba et surtout le panafricaniste franco béninois Kemi Seba, multiplient les actions et sont plus que jamais déterminés à aller jusqu’au bout de leur logique qui est celle de bouter la France hors d’Afrique.
<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Jeu politique avec en perspective le pouvoir :  Se trame&#45;t&#45;il quelque chose dans les coulisses de la Transition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/jeu-politique-avec-en-perspective-le-pouvoir-se-trame-t-il-quelque-chose-dans-les-coulisses-de-la-transition-2914166.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 09:03:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cela fait bien quelques mois que la course effrénée des autorités de la Transition vers une normalisation des institutions politiques a commencé. Un peu plus d’une année pour organiser une présidentielle libre, crédible et transparente avec l’adhésion de tous, et ce, en assurant la stabilité du bateau Mali plus que jamais livré aux flots incessants du terrorisme et de l’insécurité. Cependant, ce qui taraude l’esprit de plus d’un Malien, c’est surtout la foi qui anime les tenants du pouvoir actuel, même si, la dissolution officielle tant attendue du CNSP a été faite.</em></strong>

Dans les coulisses de la Transition, œuvre-t-on pour autre chose que pour le devenir à court et moyen du terme du pays ? Les tenants du pouvoir actuel sauront ou pourront-ils accomplir leur travail, sans se servir dans les maigres ressources de l’Etat, et mieux encore, sans chercher d’une manière ou d’une autre à s’installer durablement dans l’exercice du pouvoir pour les prochaines années ? Autant de questions qui pour l’instant restent sans réponses.

Surtout que, pour un pays aussi démuni que le Mali, l’on assisterait à des mesures dont l’utilité interpelle comme par exemple la mise en place d’un Conseil National de Transition ; l’organe législatif dont on se demande encore quel travail peut bien faire ses membres pour mériter un salaire de 1 500 000 F CFA par mois, selon Ben Le Cerveau. Il y a aussi la mise en place prochaine d’un organe chargé de la bonne organisation de l’élection présidentielle, en plus du CENI et du ministère en charge des Collectivités Territoriales.

Cependant, la dissolution du CNSP survenue en milieu de semaine a eu de quoi soulager ceux qui pensaient que les putschistes avaient une idée sombre en tête. Surtout que cette dissolution aura pris du temps à être une réalité. Rappelons aussi que le vice-président, président du désormais défunt CNSP, Assimi Goita, pouvait être le président de la Transition si ce dernier venait à être empêcher, selon un premier projet de la charte de la Transition. Une disposition assez vite abandonnée sur l’insistance des chefs d’Etat de l’espace CEDEAO.

Mais, il y a un détail qui prouve relativement que les ex putschistes devront s’éclipser de la scène politique après l’investiture du nouveau président de la République. Il s’agit de l’article 9 du Chapitre I du titre III de la charte de la Transition qui stipule que <em>« le président et le vice-président de la Transition ne sont pas éligibles aux élections présidentielles et législatives qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition ».</em> Idem pour les membres du gouvernement de la Transition selon ladite charte. Ce qui veut dire par exemple que le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens Combattants et acteur phare du putsch ne peut être candidat au fauteuil présidentiel. Néanmoins, il semble que les membres du CNT ne soient pas frappés par une telle interdiction. Dans ce cas, le président de ce Conseil, Malick Diaw, serait-il le porte étendard de l’ex junte pour la présidentielle de 2022 ?

A Ajouter qu’avec la dissolution du CNSP, la révision de la charte devient inévitable. Car selon le dernier article de la charte, le CNSP demeure encore sur le papier seul entité autorisée à  prendre <em>« les mesures nécessaires au fonctionnement des pouvoirs publics, à la vie de la Nation, à la protection des citoyens et à la sauvegarde des libertés, ce jusqu’à la mise en place des organes de la transition ».</em> De telles prérogatives devraient, en toute logique, revenir à la Présidence de la Transition.

<strong>Mais alors, tout irait pour le mieux ?</strong>

Des tractations seraient d’ores et déjà en cours en vue de la prochaine présidentielle. Donner des noms et tisser des hypothèses sur des supposés calculs politiques seraient bien présomptueux de notre part. Surtout que d’ici là, la route semble un peu longue. Toutefois, il paraitrait que Bamako aurait dans les jours à venir son propre « karamoko » à l’image d’un Bouyé Haidara à Nioro, qui aurait une mainmise assez considérable sur les considérations politiciennes et financières. Ce serait même déjà le cas, selon des indiscrétions. Autre bruit de couloir qui devra être confirmé ou infirmé, c’est que l’ « homme d’Alger », tel est son surnom dans une certaine presse, serait devenu l’homme de la junte pour la présidentielle. Ce même homme, personnalité hautement expérimenté des hautes sphères du pouvoir marcherait main dans la main avec le nouveau « Karamoko » supposé de Bamako.

D’ici la fin de l’année en cours, la lanterne du Malien lambda sera éclairée.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Douanes maliennes :  Un taux de réalisation de 102,17 % en 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douanes-maliennes-un-taux-de-realisation-de-10217-en-2020-2914168.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 09:02:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>579,2 milliards FCFA de recettes réalisées en 2020, contre 567 milliards FCFA de recettes assignées. Et ce, malgré me fait que la contrebande continue son petit bonhomme de chemin dans une bonne partie du pays, sous le contrôle des groupes armés (Nord et Centre).  Pour la première fois depuis plusieurs années, des primes seront distribuées aux soldats de l’économie sous la houlette de l’inspecteur général Mahamet Doucara en guise de satisfaction et de reconnaissance des autorités en charge des finances.</strong>

Cette performance permettra aux autorités de la Transition d’impacter positivement l’opinion nationale. En somme, ces résultats sont exceptionnels au moment où le Mali, à l’instar du monde entier, se bat contre les effets dévastateurs de la pandémie du coronavirus. Et dans le cas particulier du Mali, le pays fait face à une grogne sociale.

La Direction générale des douanes n’est à pas à son premier exploit. En avril dernier, elle a annoncé des mesures drastiques interdisant l’exportation et la réexportation des produits comme le riz, le mil, le sucre, le lait, les pâtes alimentaires, l’huile, l’aliment-bétail, le gaz butane, les masques et les gels hydro-alcooliques. Cette interdiction intervenait dans un contexte macro-économique difficile du fait des conséquences économiques du covid-19 et l’insécurité. La mesure a permis d’assurer la continuité de l’approvisionnement des marchés locaux en denrées de première<strong>. </strong>

Au Mali, la situation économique l’année dernière était caractérisée par une cherté de la vie, une instabilité politique et sécuritaire et cela se ressentait partout. Les maliens se limitaient juste à l’achat de l’essentiel.

L’épineuse question de la mobilisation des recettes afin de remplir les caisses du Trésor a été la hantise des différents directeurs généraux des Douanes qui n’ont fait qu’augmenter le niveau de leur recette dans le budget annuel d’Etat. Chaque directeur qui arrive pousse le niveau des recettes vers le haut.

La douane pour le pays est l’une des grandes structures mobilisatrice de fonds. Les recettes faites dans ce domaine permettent au pays de réaliser ses  objectifs économiques. Il s’agit entre autres de payer les salaires et de réaliser des infrastructures sociaux de base.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Issa Kaou Djim débarqué de la tête de la CMAS :  Le grand déballage va bientôt commencer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/issa-kaou-djim-debarque-de-la-tete-de-la-cmas-le-grand-deballage-va-bientot-commencer-2914161.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 08:54:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le marigot politique malien est en ébullition depuis le coup d’État du 18 Août 2020. La CMAS qui était jusque-là un mouvement moins ébranlé à cause du leadership de son autorité morale et parrain, l’imam Mahmoud Dicko, vient de connaître son premier véritable couac. Elle a  pris sa dose de division avec le débarquement de son Coordinateur,  le bouillant Issa Kaou Djim par les coordinateurs régionaux et locaux. Est-ce le début de la fin de la courte carrière politique de Kaou Djim ? Les frondeurs sont-ils de connivence avec l’imam Dicko ? A quoi doit-on s’attendre dans les jours et semaines à venir ? Est-ce le début du grand déballage ?</em></strong>

Comme une réponse du berger à la bergère, quelques heures seulement après le point de presse d’une dizaine de coordinateurs de la CMAS, au cours duquel une déclaration relative à l’exclusion du Coordinateur général, Issa Kaou Djim a été lu et rendu public, l’intéressé a fait savoir qu’il est et demeure le coordinateur du mouvement politico-religieux. Il a même fait savoir que le point de presse tenu par certains coordinateurs régionaux est un non-événement car, martèle-t-il, il viole les statuts et règlement de la CMAS. Faux ! rétorquent les frondeurs qui estiment qu’il n’y a pas eu d’Assemblée générale, encore moins de congrès pour élire Kaou Djim, son choix étant l’objet d’un consensus avec la bénédiction du parrain Mahmoud Dicko. Pour eux, Issa Kaou Djim ne peut pas se prévaloir d’une quelconque légitimité, en dehors de l’imam.

La position ambigüe de l’imam laisse planer le doute sur sa duplicité. En effet, si Issa Kaou Djim estime qu’il n’a jamais été désavoué par Mahmoud Dicko, les frondeurs quant à eux ont été accueillis à bras ouverts par l’imam, qui dit même avoir pris acte. Donc, l’imam souffle le chaud et le froid. A analyser de près, on aboutira à la conclusion que l’imam Dicko est de mèche avec les frondeurs. En ce moment, la rupture serait consommée et Issa Kaou Djim se réserverait le droit d’intenter un procès contre l’imam et ses complices. Pourra-t-il gagner un procès contre la personnalité puissante du moment, l’imam Mahmoud Dicko ? Sans nul doute que ses chances de gagner contre Dicko et ses complices sont minces. Cependant, à défaut de gagner le procès, à son corps défendant, Kaou Djim n’hésitera pas à  déballer les actes qu’ils ont posés ensemble, et surtout les secrets les mieux cachés.

La question que bon nombre d’observateurs se posent est celle de savoir si l’imam et sa CMAS sortiront indemne de la probable saga politico-judiciaire dont Issa Kaou Djim serait l’instigateur. Ils sortiront tous affaiblis, à  commencer par la CMAS qui verra sortir de ses flancs un autre mouvement, celui des partisans de Kaou Djim. Quant à l’imam, il sera lui aussi affaibli par la campagne de dénigrement, voire de diffamation qui sera menée contre lui. On donnera l’occasion aux détracteurs de l’imam de solder leur compte contre lui.

Bref, cette crise au sein de la CMAS est une véritable boîte de Pandore qui touchera tous les acteurs du mouvement.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le cabinet de l’ancien président IBK mis en place :  Le Coup d’Etat du 18 Août 2020 a&#45;t&#45;il réellement servi à quelque chose ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-cabinet-de-lancien-president-ibk-mis-en-place-le-coup-detat-du-18-aout-2020-a-t-il-reellement-servi-a-quelque-chose-2914157.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 08:52:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali nouveau tant espéré par une écrasante majorité du peuple ne serait qu’une illusion, tant les bourdes se multiplient au sommet de l’Etat. La justice, l’équité, la transparence, la lutte contre la corruption et l’impunité qui auraient dû être ses priorités sont malheureusement reléguées au second plan. En acceptant la mise en place du cabinet de l’ancien Président IBK, sans au préalable le convoquer à la justice pour qu’il s’explique sur un certain nombre de dossiers brûlants sous son règne, est non seulement la preuve que le coup d’Etat a été un arrangement, mais aussi et surtout, qu’il y a une complicité tacite entre la victime IBK et ses bourreaux. Les autorités de la transition ont-elles mesuré la profondeur de la crise qui secoue le Mali et qui est consécutive à la mauvaise gouvernance du régime IBK ? ATT qui allait être traduit en justice pour haute trahison pour avoir assumé la mort d’une centaine de militaires à Aguelhok en 2011 a-t-il fait pire qu’IBK, sous qui des centaines des milliers de militaires sont tombés faute d’équipements ? Le coup d’Etat du colonel Assimi Goita a-t-il vraiment servi à quelque chose ?</em></strong>

Le M5 RFP a raison d’affirmer que le changement pour lequel plus de 15 de ses vaillants combattants sont morts, a été détourné par la junte en complicité avec certains dignitaires de l’ancien régime. Rien qu’à en juger par la mise en place du cabinet de l’ancien Président et surtout  la promptitude avec laquelle ce cabinet a été mis en place, on en déduirait que la révolution du M5 a été détourné de son objectif qui était le changement en profondeur afin de construire les solides fondations du Mali Koura. Le rêve d’un nouveau Mali a été d’abord mis en mal lorsque les autorités de la Transition ont composé le Conseil National de la Transition, CNT en écartant non seulement les acteurs de la révolution du 5 juin, mais aussi et surtout, en déroulant le tapis rouge devant ceux qui ont mis le pays dans ce chaos indescriptible. Elles viennent ensuite, d’enterrer définitivement ce rêve du changement en acceptant de mettre en place le cabinet de l’ancien Président IBK, alors que plane encore sur sa tête des charges. Il a été mis dans ce droit   comme s’il a organisé une élection et réalisé  pacifiquement l’alternance. C’est donc un mépris de la part des autorités qui ont réhabilité un homme, fut-il un Président de la République, qui a été chassé du pouvoir par une insurrection  populaire parachevée par les militaires. Cette insurrection, faut-il le rappeler, qui est la conséquence d’un chaos généralisé dans le pays, a été menée par les forces vives du Mali qui ont fait des véritables changements leurs profondes aspirations.

En mettant en place le cabinet de l’ancien Président IBK sans au préalable lui demander de s’expliquer sur sa gestion du pays, c’est tout simplement donner une prime à l’impunité, à la mauvaise gestion et à la corruption. Rien que pour en savoir davantage sur la gestion du fonds alloué dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire qui s’élève à 1230 milliards de Francs CFA, et cela en tant que chef suprême des armées, les autorités de la Transition ne devraient pas réhabilité de sitôt IBK. Quid de la mort des centaines de militaires sur le champ de l’honneur en défendant le Mali et des multiples victimes dues aux conflits intercommunautaires au centre, opposant parfois peuls et dogons ? On ne citera pas les multiples scandales tant dans l’achat du Boeing présidentiel que dans celui des équipements militaires pour les FAMa, en passant par les engrais frelatés et les tracteurs surfacturés.

En somme, le bon sens aurait dû guider les autorités de la Transition, en se disant que la grande plaie laissée béante par le régime défunt, ne s’est pas cicatrisée, et que beaucoup de zones d’ombres planent sur les sept ans de gestion d’IBK,. Par conséquent, elles auraient dû surseoir à la mise en place du cabinet en attendant de voir clair.

<strong>Youssouf Sissoko         </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mot de la semaine : dissolution</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-dissolution-2914154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 08:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Enfin le CNSP, plus de cinq mois après le coup d’Etat qui a renversé le régime IBK, a été dissout par le Président de la Transition Bah N’Daw. Ainsi, c’est par le décret Numéro 2021 0017 PT-RM du 18 janvier 2021 que le Comité National pour le Salut du Peuple a été dissout, au grand bonheur de l’écrasante majorité du peuple malien, qui en avait assez des agissements de cet organe qui, à proprement parler, n’a pas de rôle spécifique à jouer, mais qui faisait ombrage sur tous les autres organes de la transition. Comme dirait l’autre « Il est donc  mort de sa belle mort ». La question que bon nombre d’observateurs de la scène politique malienne se posent est celle de savoir pourquoi attendre jusqu’à ce que la CEDEAO mène pression pour que les autorités se décident à le dissoudre ? Cette question taraude tous les esprits parce qu’il est clairement mentionné dans la charte de la transition que le CNSP sera dissout dès que tous les organes de la transition seront mis en place. Pourquoi alors avoir trainé les pieds, faisant perdre inutilement du temps. La dissolution du CNPS, d’une haute portée politique, permettra non seulement  aux institutions de la transition de travailler librement sans encombre, mais aussi et surtout d’amener un semblant de stabilité institutionnelle. Le CNSP était devenu ce gros machin qui faisait ombrage à tous les organes de la transition. Son Président, le Colonel Assimi Goita, de surcroit vice-président de la transition en charge des questions de Défense et de sécurité, avec la dissolution du CNSP et probablement du poste de vice-président, pourra se voir attribuer d’autres missions honorifiques si tant est qu’il a fait le coup d’Etat pour sortir le Mali de la crise.

Oui, la prochaine étape vivement souhaitée par beaucoup de maliens est la suppression pure et simple du poste de vice-président de la transition. Ce poste n’est d’aucune utilité pour la bonne marche de la transition, surtout que son titulaire, selon la charte de la transition, est chargé des questions de défense et de sécurité, le doublon du ministre de la Défense. N’ayant  pas de rôle spécifique à jouer dans l’architecture institutionnelle de la transition, hors mis les questions de Défense et de sécurité, alors même qu’il y a deux ministères en charge de ces questions, il devient un impératif absolu de   supprimer ce poste et de nommer son titulaire comme Ministre  en charge de la Défense et des reformes de l’armée. Ce faisant, on aura non seulement diminué les charges de l’Etat, mais aussi et surtout levé toute dichotomie dans la gestion des affaires du pays. Assimi doit accepter la suppression du poste de vice-président et se consacrer exclusivement à la refondation de l’armée.

La CEDEAO, encore une fois de plus, vient de voler au secours du Mali en détresse en imposant à la junte le respect de ses engagements, comme entre autres la dissolution du CNSP, le respect du délai imparti et en impliquant tous les acteurs au processus  de la transition. Par cet acte, ô combien de fois salutaire pour un certain équilibre dans la gestion de la transition, la CEDEAO semble sonner le glas de la récréation et montrer ses muscles en adoptant une posture intraitable quant au respect des engagements par les autorités. Alors, qu’elle s’implique davantage pour que la transition prenne fin dans le délai imparti.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paiement d’indemnités particulières :  A quand la fin de la saignée du Trésor public ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/paiement-dindemnites-particulieres-a-quand-la-fin-de-la-saignee-du-tresor-public-2913536.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 11:15:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Outre les salaires colossaux, les enveloppes de dessous de tables, les grosses cylindrés fonds bleus et les bureaux frais et feutrés entre autres dont ils bénéficient, certains cadres de l’Etat empochent mensuellement de faramineuses enveloppes à titre d’indemnités. Ces avantages appelés « indemnités de responsabilité », et « indemnités de représentation » ont quelque chose de commun : tous, ils consument lentement, mais sûrement le trésor public. Une source, nous apprend que ces indemnités ci-dessous citées, ont été revues à la hausse malgré la crise que connait le Mali.</strong>

« Le Trésor public paie mensuellement à certains cadres, à titre d’indemnités, des factures bien salées. En effet, les indemnités de représentation et de responsabilité dont il s’agit peuvent être regroupées en cinq catégories.

Les bénéficiaires de la première catégorie dont le montant est de 85.000 Fcfa sont : le chef de cabinet de la Présidence de la République, les conseillers techniques et chargés de mission de la Présidence et assimilés ; les conseillers techniques et chargés de mission de la primature et assimilé ; les secrétaires généraux de départements ministériels et assimilés ; les secrétaires généraux des Institutions de la République ainsi que le Directeur du protocole de la République.

Les bénéficiaires de la seconde catégorie d’indemnités particulières, de responsabilité et de représentation dont le montant est de 70.000 Fcfa, sont les chefs de cabinet des départements ministériels ; les conseillers techniques et chargés de mission des départements ministériels et assimilés ; les Directeurs de services centraux et assimilés ; les Directeurs Généraux d’offices ou d’Instituts ; les Inspecteurs Généraux de l’Enseignement secondaire général.

Les bénéficiaires des indemnités particulières de la 3<sup>ème</sup> catégorie perçoivent mensuellement 60.000 Fcfa.

Il s’agit du Directeur adjoint du protocole de la République ; les Directeurs Adjoints des services centraux et assimilés ; les Directeurs des centres d’Animation pédagogique et assimilés ainsi que les Directeurs d’Etablissement d’enseignement supérieur.

35.000 Fcfa, c’est le montant de l’indemnité particulière de responsabilité et de représentation de la 4<sup>ème</sup> catégorie dont les bénéficiaires sont : le secrétaire général de la grande chancellerie ; les chefs de services Régionaux ; les directeurs adjoints d’Etablissements d’enseignement supérieur ; les directeurs d’Etablissement d’enseignement secondaire technique et professionnel ; les directeurs des hôpitaux nationaux et secondaires ; les chefs de station de recherche ; les directeurs d’Académie d’enseignement, ainsi que les attachés de cabinet.

Les bénéficiaires de la 5<sup>ème</sup> catégorie touchent mensuellement 20.000 Fcfa à titre d’indemnités. Il s’agit notamment des secrétaires particuliers des Ministres.

Notons qu’il ne s’agit là, que des indemnités particulières de responsabilité et de représentation dont jouissent ces cadres.

La plupart d’entre eux, bénéficient également d’autres primes et indemnités… ».

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Malgré la crise et la pandémie :  L’alerte pour la lutte contre le narco&#45;terrorisme doit être maintenue</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/malgre-la-crise-et-la-pandemie-lalerte-pour-la-lutte-contre-le-narco-terrorisme-doit-etre-maintenue-2913519.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 11:05:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le COVID-19, actualité phare du moment, a vite fait d’éclipser le péril sécuritaire du monde moderne qu’est la lutte contre le terrorisme. Sous nos tropiques, bien que la réalité de la pandémie doive être prise avec le plus grand sérieux, les autorités des pays sahéliens et singulièrement celles du Mali ne devront aucunement reléguer au second plan le péril de l’extrémisme religieux armé. </em></strong>

<em>Le Sahel, par la force des choses et fort malheureusement, est souvent surnommé « Sahelistan ». Pour cause, la guerre contre les narcoterroristes s’embourbe. Ainsi donc, la France semble avoir son Afghanistan tout comme les Etats-Unis. Un surnom qui aura fait mal à la fibre patriotique de beaucoup, mais qui n’est pas loin de la logique. Une guerre asymétrique a ses lois, quel que soit l’endroit où elle se déroule. La présence militaire française et celle multidimensionnelle des Nations-Unis bien qu’ayant duré, sont partis pour encore durer un bon moment. S’agit-il d’une forme de realpolitik de la France ou de recherche de légitimité à l’échelle internationale de l’ONU ? Une chose est sûre, cette guerre loin d’être menée que sur le théâtre physique, devrait façonner l’appareil institutionnel du Mali. Prendre à bras le corps le problème dans sa totalité en élaborant un plan  à terme, tel devra être la démarche de tous les pays sahéliens.</em>

<em>Car le combat est aussi et surtout idéologique, les sahéliens devraient faire recours aux racines de l’Islam sur le continent. </em><strong>L’Islam du juste milieu, premier rempart contre le fléau. </strong>Berceau de l’Humanité et de la Civilisation, l’Afrique ne cesse de porter l’habit noir du deuil des guerres prétendument saintes depuis des lustres. C’est à croire que le qualificatif de continent noir à lui coller fait référence aux multiples drames dont il est le théâtre plutôt qu’à la couleur de peau de la majorité de ses habitants. Selon Philippe Leymarie, spécialiste et co-auteur des « 100 Clés de l’Afrique » et contributeur au journal, le « Monde diplomatique », sur huit des conflits les plus meurtriers de la planète, sept se trouveraient sur le Continent. Les épidémies s’y succèdent de manière quasi cyclique et la manne financière que représente la richesse de son sous-sol semble à défaut d’une bénédiction, être une malédiction qui attire les groupuscules armés assoiffés de sang et d’argents plus que de spiritualité. Et comme si la fresque des malheurs était incomplète, voilà encore que depuis plus  d’une décennie sévit en Afrique le péril du terrorisme religieux. Une nébuleuse maléfique qui puise sa force de la misère et de l’obscurantisme religieux, de la majeure partie des peuples africains plus analphabètes que lettrés, d’où le feuillage de chaos et de désolation.

Les recherches poussées prouvent à suffisance que l’utilisation du mot « Jihad » ou de tout autre mot émanant de celui-ci ne correspond en rien aux crimes que perpètre la vermine des terroristes religieux. Dans son acception la plus originale, il signifie tout simplement en Islam, combattre ses envies personnelles et ses perversions les plus obscures. Le Jihad en Islam est un combat de purification de l’âme et du cœur à l’échelle de tout croyant. Son but ultime est d’œuvrer à se rapprocher du créateur Tout Puissant dans la non-violence sans agressivité aucune envers ceux d’une autre confession. Un tel éclairage de la part de nos Ulémas aurait été beaucoup plus utile pour la cause de l’Islam et de son prophète. Comment donc expliquer que des groupuscules armés extrémistes ont pu s’installer au nord du Mali et ailleurs en Afrique ? D’où leur viennent-ils ces armes et ces adeptes ? La réponse semble être de toute évidence. Partout où ces hordes de « hors-la-Charia » ont proliféré, la conjonction de trois facteurs a été constatée. Il s’agit de la misère, la faiblesse du pouvoir central et l’obscurantisme fondé sur une inculture religieuse généralisée.

<strong>L’Administration territoriale a horreur du vide : Partout où l’Etat central est absent, il a cédé de l’espace à d’autres types d’autorité</strong>

La facile et rapide dissémination des fous d’Allah sur le continent africain est due en premier lieu à la faible présence de l’Autorité centrale qui a moins d’emprise et de contrôle sur l’ensemble de son territoire. Au Mali, les démembrements de l’Etat étaient quasi inexistants sur les 2/3 du territoire national. Et l’Armée, garante de l’intégrité territoriale, affaiblit par le manque d’attention des pouvoirs publics depuis la Révolution de Mars 1991, n’a pu accomplir sa mission régalienne face aux groupuscules armés Ansar Dine, Aqmi, MUJAO et leur allié de circonstance le MNLA. Malheureusement, la vérité est connue de tous. La grande muette était à l’image de la société, corrompue, indisciplinée avec une chaîne de commandement désorganisée, des formations militaires aux rabais ont finalement céder le pas aux nominations de complaisance. Avec la normalisation en cours, l’occasion est donnée à l’Etat malien de faire ce qui devait être fait depuis l’avènement de la Démocratie au Mali : faire de l’Armée malienne, une des meilleures de la sous-région et, pourquoi pas, de l’Afrique en raison de la valeur militaire et de la connaissance du terrain par les groupes terroristes arabo-touareg. Une forte volonté politique y est indispensable.

Les Etats-majors devront maintenir l’alerte. Et la pandémie ne devrait pas empêcher la cadence de la force conjointe du G5 Sahel. Il y va de l’intégrité territoriale de nos pays.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marché de la Fripe :  La Covid&#45;19 douche les activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marche-de-la-fripe-la-covid-19-douche-les-activites-2913529.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 10:44:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Profitant du froid qui sévit actuellement sur la capitale, les marchands de fripe organisent leurs activités autours des habits chauds. Cette année, le secteur bat un peu de l’aile du fait de la pandémie qui perdure.</strong>

Le vrombissement des moteurs se mêlent aux hurlements des vendeurs à la criée et aux décibels incontrôlés qui s’échappent des chaines à musique. Au marché du Raida, les vendeurs rivalisent d’ingéniosité et d’ardeur pour attirer l’attention de la clientèle. Sur les lieux, à la faveur du manteau de froid qui enveloppe la capitale malienne, les vêtements chauds sont les plus prisés. Empilés pêle-mêle sur de larges toiles ou sur des tables à peine visibles, pull-overs, jackets, manteaux et blousons sont remués, secoués et essayés à la va-vite. Le marchandage est, en général, très bref.

«Pull ou jacket entre 1.000 et 3.000 francs. Un groupe de jeunes ruraux, flairant la bonne affaire, s’arrête. Ils choisissent quelques pièces et repartent. Interrogé sur la fixation des prix, notre interlocuteur affirme que c’est une question de logique et de flair. «Le ballot peut nous coûter entre 50000 et 100.000 FCfa suivant la qualité et la provenance. Il fait 45 kg et compte 80 à 90 pièces que nous trions en fonction de l’esthétique et de la marque. Nous nous retrouvons donc avec des pièces à 1.000 ou 3.000 FCfa et d’autres, plus luxueuses, que nous accrochons. Pour ces dernières, les connaisseurs sont prêts à débourser plus de 5000 FCfa», confie-t-il. Ce vendeur note cependant une baisse considérable de son chiffre d’affaires par rapport aux années précédentes. Baisse qu’il impute à la Covid-19. «Cette pandémie nous a presque mis à terre. Beaucoup ont préféré arrêter. Les ballots nous reviennent plus chers, sont de moins bonne qualité et il nous faut deux fois plus de temps pour les écouler. C’est toute une chaîne qui est perturbée. Les gros fournisseurs et les importateurs ont été impactés par la crise. Et cela se répercute sur nous, les détaillants », explique-t-il en triturant sa barbe poivre et sel.
Arrêté derrière une table de fortune, un autre marchand décrit aussi une activité au ralenti. «D’habitude, je prenais quatre paquets que j’écoulais en une journée. Actuellement, je m’en limite à deux que je peine à liquider en moins de trois, voire cinq jours. Il y a une baisse de fréquentation et une cherté du produit. Nous ne voyons presque plus les revendeurs qui sillonnent les marchés hebdomadaires», dit-il.
Des difficultés, les gros pontes du secteur en rencontrent également. Vieux, importateur de fripe, explique cela principalement par la rareté du produit. «Les bateaux qui nous venaient tous les 10 jours d’Italie, d’Angleterre ou des Amériques ne sont plus réguliers. Le produit est aussi devenu rare. Des vêtements sont brûlés pour éviter la contamination et beaucoup d’ouvriers sont en quarantaine. Tout cela influe sur le prix du conteneur. À cela s’ajoute les difficultés que nous avons à épuiser le stock que nous avons», explique-t-il.

Samba, un autre fournisseur, se veut plus précis. Entouré par près d’une centaine de paquets qui attendent preneurs, il se livre à un rapide exercice de calcul. «Plus rien ne va, et ce, depuis bientôt un an. Quand on inclut les milliers de nos francs déboursés rien que pour le dédouanement et le fret qui a augmenté, le conteneur de 600 ballots nous revient à presque très cher. À cela s’ajoute la location des magasins qui varie entre 50000 et 100000 FCfa selon l’emplacement. C’est un investissement lourd que nous avons du mal à rentabiliser et les banques n’attendent pas toujours», avance-t-il. Cependant, Samba dit être disposé à consentir volontiers une perte de 5000 FCfa sur le ballot d’habits chauds qui lui reste. «Garder ce stock encore une année, c’est prendre le risque de tout perdre avec la saison chaude. Prions que la pandémie disparaisse d’ici là », renchérit-il.

Les vêtements chauds d’occasion poussent régulièrement tels des fruits de saison aux abords des artères des marchés. Cette année, le secteur est plombé par la pandémie et les mesures restrictives qu’elle engendre. Le froid finira par se retirer et les commerçants espèrent vivement qu’il emporte avec lui la Covid-19.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Prix du ciment :  Vers un ouf de soulagement</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/prix-du-ciment-vers-un-ouf-de-soulagement-2913534.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 09:54:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir atteint la barre de 130.000 Fcfa, le prix de la tonne du ciment connaît une baisse depuis quelques jours. La tonne est vendue entre 95.000 et 110.000 Fcfa, selon les endroits.</strong>

<strong>Cette stabilisation progressive du prix du ciment s’explique d’une part par la reprise normale des activités de production au niveau de Diamond et d’autre par l’acheminement de centaine de chargements en provenance de Dakar.</strong>

<strong>En attendant, les prix sont encore loin des 90.000 Fcfa d’avant. </strong>

Pour la petite histoire, concernant le marché du ciment, le Mali, jusqu’en 1997, n’en produisait pas localement. Les besoins faisaient l’objet d’importation à partir des pays voisins comme la Côte-d’Ivoire, le Togo et le Sénégal. Les besoins du Mali en ciment sont passés de 680.000 tonnes, en 2003, à 1.500.000 Tonnes en 2009. En 2013, l’importation du ciment au Mali a atteint plus de 2.000.000 de tonnes.
Aujourd’hui, les besoins du Mali en ciment sont estimés à 3 millions de tonnes par an. Selon, nos informations, la tonne de ciment à ASTRO serait cédée à 74.500 FCFA et à Dio à 87.500 FCFA. Toujours, selon notre source, ce tarif n’a, au niveau de l’usine, subi, du 1<sup>er</sup> janvier 2013 à nos jours, aucune augmentation. Ce qui aura permis de maintenir le coût initial de la tonne de ciment jusqu’au 30 mars 2019.
Mais qu’à cela ne tienne ; car, malgré les sacrifices consentis pour stabiliser les prix de l’usine, il y a eu de hausses illicites de prix sur le marché dont seuls les revendeurs (grossistes, semi-grossistes et détaillants) et les transporteurs de ciment sont responsables.

Cepandant, en 2019, une nouvelle cimenterie, la CMM SA pour ne pas la nommée avait prévu sa production pour octobre 2019.

Installé à Diago dans le cercle du Kati, avec une  capacité annuelle initiale de 500.000 tonnes pour un coût d’investissement d’un montant de plus de 20 milliards de FCFA. La CMM SA va générer dès le démarrage 150 emplois directs et plus de 1500 emplois indirects. <em>Ce nouvel investissement annoncé comme une nouvelle opportunité de développement. </em>

Cet investissement a fait naitre un grand espoir car il permettra au Mali, défavorisé par la nature du faite de sa continentalité, à réduire sa facture d’importations en ciment. Malgré, que le pays présente un large éventail d’opportunités dans plusieurs secteurs : comme les infrastructures et la construction de bâtiments.

Afin d’accompagner la dynamique du secteur de la construction et soucieuse de promouvoir le développement du secteur industriel, car depuis un certain temps, on constate une hausse du prix du sac de ciment sur le marché. L’augmentation du prix du ciment est en grande partie due au fait que la demande est nettement supérieure à l’offre. Sans risque de se tromper, nous pouvons déduire que c’est donc la rareté du produit qui est à la base du renchérissement du prix.

Ainsi, la réalisation de cette cimenterie à coté de Bamako, une zone grande où le produit est fortement sollicité à cause de l’urbanisation galopante et des chantiers qui sortent de terre comme des champions.

Aujourd’hui, les besoins du Mali en ciment sont estimés à 3 millions de tonnes par an.

<strong>Mahamadou YATTARA

</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manifestation anti forces françaises au Mali :  Ben le cerveau,  Aboubacar Sidick et Salif Keita se trompent&#45;ils de cadre de combat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manifestation-anti-forces-francaises-au-mali-ben-le-cerveau-aboubacar-sidick-et-salif-keita-se-trompent-ils-de-cadre-de-combat-2913530.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 09:46:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les forces de l’ordre ont dispersé à coup de matraque et de gaz lacrymogène une manifestation contre la présence des forces françaises au Mali, le 20 janvier 2021. Cette manifestation initiée par certaines organisations de la société civile avait comme tête de proue certains membres du Conseil National de la Transition, organe législatif de la transition. Adama Diarra, alias Ben le cerveau, Salif Keita, Amina Fofana, Aboubacar Sidick Fomba, tous membres du CNT, ont été les têtes pensantes de cette manifestation. Ont-ils manqué de cadre idoine d’expression pour manifester leur ras-le bol ? Le CNT n’est-il pas l’endroit approprié pour interpeller les ministres concernés par le dossier de la France ? Les organisateurs membres du CNT qui ont été désavoués par le Président de l’institution  vont-ils tirer toutes les leçons pour rendre le tablier ?</em></strong>

Quand le populisme se mélange à  l’amateurisme, le résultat sera tout simplement catastrophique. Au Mali, malheureusement  c’est le cas. Sinon, comment comprendre que des membres attitrés du Conseil National de la Transition puissent être des chefs d’orchestre dans la rue pour parler des questions qu’ils sont censés traiter à  l’hémicycle. Sans juger de la pertinence ou non du thème, à savoir le départ des forces françaises du Mali, nous disons que c’est la manière de l’exprimer. Ben le cerveau, Salif Keita, Aboubacar Sidick Fomba, Amina Fofana, étant tous membres de l’institution législative de la transition, devraient saisir cette opportunité pour traiter de façon approfondie la question, en cherchant à savoir les tenants et les aboutissants du dossier.

Ce qu’ils ont fait c’est du populisme et de l’amateurisme. Deux caractéristiques fondamentales d’un activiste. S’agissant de la question du départ des forces françaises du Mali, les avis sont partagés. Pour certains, les manifestants ne proposent aucune solution alternative donc ils font du populisme, car l’armée malienne n’est préparée ni physiquement, ni matériellement encore moins stratégiquement,  à combler le vide que les forces françaises laisseraient après leur départ. Pour d’autres, cette manifestation était nécessaire, car à défaut d’obtenir le départ des troupes françaises du Mali, elle permettra de mettre une pression supplémentaire sur la France, afin qu’elle change de fusil d’épaule. Donc rares sont ceux qui mettent en cause la pertinence de la manifestation, le hic est que ses organisateurs ont un cadre idoine pour mieux aborder toutes ces questions qui relèveraient de la souveraineté de tout État. Maintenant qu’ils ont été désavoués, voire humiliés, vont-ils tirer les leçons de leur échec pour rendre le tablier et continuer leur combat. Si le gigantesque cadre qui s’offre à  eux qu’est le CNT ne suffit pas pour se faire entendre et exprimer son opinion, la rue aussi ne saurait suffire.

En définitive, si nous condamnons avec la dernière rigueur toute répression d’une manifestation pacifique, il n’en demeure pas moins que nous blâmons également les membres du CNT qui font de la rue leur cadre d’expression surtout des questions intéressant la vie de la nation. L’heure doit être à la clarification des positions.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La transition au Mali ou l’hiver des partis politiques : La grande mue va&#45;t&#45;elle commencer au sein des états&#45;majors ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-transition-au-mali-ou-lhiver-des-partis-politiques-la-grande-mue-va-t-elle-commencer-au-sein-des-etats-majors-2913511.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/la-transition-au-mali-ou-lhiver-des-partis-politiques-la-grande-mue-va-t-elle-commencer-au-sein-des-etats-majors-2913511.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 09:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La prise du pouvoir par des jeunes officiers, le 18 Août 2020, semble dessiner une nouvelle carte politique au Mali, l’ancienne étant désormais obsolète. Les partis politiques dans leurs configurations actuelles ne répondent plus aux aspirations légitimes du peuple, donc il y a nécessité d’aller à des regroupements, à des fusions-absorptions, au renouvellement  pour non seulement les rajeunir et encadrer les débats, mais aussi pour donner un nouveau souffle à notre démocratie qui souffre d’un trop plein et d’une médiocre animation. La junte militaire, en écartant les caciques des vieilles formations  politiques semble envoyer un message aux partis afin qu’ils procèdent à  cette mutation indispensable, car l’ancien concept en vigueur depuis plus de 30 ans a montré ses limites objectives. Assimi Goita et ses compagnons du CNSP, pensent à tort ou à raison  que les anciens doivent passer maintenant le flambeau à la nouvelle génération, surtout après le décès de celui qui était considéré comme la dernière chance d’une génération, à savoir Soumaila Cissé. Les jeunes des différents partis politiques ont-ils compris le message de la junte ? Assimi Goita n’a-t-il lui- même des ambitions présidentielles ?</em></strong>

Contrairement à la junte dirigée par le Capitaine Amadou Haya Sanogo, celle conduite par le Colonel Assimi Goita s’en sort tant bien que mal. En tout cas, pour l’instant les colonels arrivent à imposer leur volonté sur la classe politique. Ils ont lâché la Présidence de la Transition sous la pression de la CEDEAO, mais en choisissant à sa tête leur homme de confiance N’Bah N’Daw. Ils ont choisis leur  premier ministre, Moctar Ouane et ont  composé le gouvernement à leur guise en y mettant leurs hommes de confiance. Ils ont ensuite mis en place le Conseil National de la transition qu’ils ont fait diriger par le numéro 2 de la junte, alors que le Numéro 1 est le tout puissant vice-président. S’ils continuent sur cette lancée et qu’ils arrivent à résoudre un certain nombre des questions essentielles comme la sécurité, la grogne sociale et la lutte contre la corruption, le peuple les applaudira et ils auront sans nul doute leur mot à dire dans le choix du prochain président. C’est pourquoi incompris par la vieille garde, ils veulent cheminer avec les jeunes leaders de la même génération qu’eux, car comme dirait  l’adage ce sont les oiseaux du même plumage qui volent ensemble.

<strong>Les jeunes leaders des différents partis politiques ont-ils compris ce message ?</strong>

La balle est dans le camp des partis politiques qui doivent véritablement faire leur mue en promouvant les jeunes  s’ils ne veulent pas rester en marge de la nouvelle dynamique amorcée depuis le 18 Août 2020. Ainsi pour ne pas être pris de court par la mutation esquissée par la junte, les partis doivent déjà faire le bilan des 40 dernières années et passer le flambeau à la nouvelle génération. Toute autre tergiversation sera fatale, car  tout porte à croire que la secousse serait d’une forte magnitude à l’échelle de Richter, donc les  partis politiques qui résisteront seront ceux qui anticiperont en faisant le passage à témoin à l’amiable. A défaut les jeunes doivent s’assumer, car rien ne se donne tout s’arrache.

<strong>Assimi Goita n’a-t-il pas lui-même des ambitions présidentielles ? </strong>

Rien qu’à en juger par ses déplacements à l’extérieur du pays et auprès des troupes sur le théâtre d’opérations ainsi que  la pose de la première pierre de l’hôpital Militaire à Banancoro, on en déduirait que l’homme fort de la junte a des ambitions présidentielles. Et c’est sur les différents partis politiques qu’il fonde de l’espoir pour se faire porter au palais de Koulouba s’il parvenait à être candidat. En attendant il va neutraliser les vieux caciques et trouver des solutions aux différents problèmes cruciaux. Selon des informations concordantes, la transition sera prorogée au-delà des 18 mois, car les réformes censées permettre l’organisation des bonnes élections n’ont pas commencé, tout comme la pacification du nord et du centre. A ce rythme, sauf pression de la communauté internationale, à commencer par la CEDEAO, sinon le Mali est parti pour trois ans de transition au terme desquels la junte prendra le pouvoir par la voie des urnes. Dans le cas contraire, si les 18 mois sont respectés, Assimi Goita et ses compagnons feront en sorte qu’un jeune candidat de leur choix monte à Koulouba. Comme pour dire que la marche générationnelle est irréversible.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Les Forces Barkhanes sont&#45;elles vouées aux gémonies au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-forces-barkhanes-sont-elles-vouees-aux-gemonies-au-mali-2913507.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 07:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si la tentative de manifester pour  désapprouver, rejeter, voire  détester les forces françaises Barkhanes par une frange de la population malienne a été infructueuse à cause du refus des autorités, force est de reconnaitre que le sentiment antiforces françaises est en pleine croissance au sein de la population, qui s’interroge sur l’utilité de ces forces alors même que les attaques se multiplient et l’insécurité est grandissante.

En effet, quand les organisateurs de la manif, empêchée à coup de matraque et de gaz lacrymogène le 20 janvier 2021, ont demandé le départ des forces françaises du Mali, ils n’ont pas perdu de vue la faiblesse, voire l’incapacité des forces de défense et de sécurité du Mali à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens et surtout à combattre les terroristes, mais ils semblent vouloir dire que Barkhane ne fait pas assez, en dépit de ses moyens matériels et humains. Ben Le cerveau et ses compagnons de lutte comme l’ancien député Moussa Diarra et l’activiste Kemi Séba, savent pertinemment que l’armée malienne n’est ni formée encore moins  préparée à faire face à la guerre asymétrique imposée par les terroristes. Les organisateurs de la marche dite antiforces françaises ont voulu lancer un message clair à la France pour qu’elle change de fusil d’épaule dans son combat contre les terroristes

D’ailleurs, comme les animateurs de la manif avortée, beaucoup de maliens ont également  le sentiment  que la France a un autre agenda différent de celui de l’écrasante majorité du peuple, qui n’aspire qu’à la paix et à la stabilité. Ils pensent que Barkhane ne fait pas assez et affirment qu’elle n’agit que lorsque ses positions sont attaquées ou bien quand elle perd des hommes du fait des terroristes. Alors qu’au même moment des soldats maliens tombent quotidiennement et des pans entiers du Mali sont sous la coupe réglée des terroristes. Barkhane dispose des moyens adéquats tant matériels qu’humains lui permettant de combattre le terrorisme ou tout au moins d’aider l’armée malienne à accomplir sa mission régalienne, à travers des renseignements et d’appui logistiques.

<strong>Pourquoi les autorités maliennes ont-elles  empêché la manifestation ?</strong>

Les autorités maliennes, en empêchant des citoyens d’exercer leur droit civique, ont non seulement  fait preuve de légèreté et de complicité tacite avec la France, mais aussi et surtout ont violé la Constitution. Le prétexte fallacieux de la COVID-19 ne saurait prospérer, car l’imam Dicko a été accueilli par des milliers de ses sympathisants. Mieux encore la France, pays des Droits de l’homme et de liberté, n’a pas interdit aux maliens d’exprimer leur ras-le-bol sur son sol en dépit de la propagation de la pandémie à Corona Virus. Il y a comme une volonté manifeste de la part des autorités de la transition de museler toute opposition. Cette volonté de bâillonnement de toutes voix discordantes de la part des hommes forts  de la transition est aux antipodes des valeurs de démocratie et de liberté conquises par le peuple malien au prix d’énormes sacrifices en mars 1991. Les nouveaux maîtres du Mali ont alors intérêt à s’adapter au nouveau contexte pour ne pas être surpris désagréablement, car rien, ni personne ne saurait arrêter la marche du progrès et de la démocratie, amorcée par le vaillant peuple malien.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le terrorisme :  Bounty ou le symbole d’une guerre qui dépasse le Malien lambda</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-bounty-ou-le-symbole-dune-guerre-qui-depasse-le-malien-lambda-2913206.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 10:59:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce qui devait être une opération militaire réussie dans la lutte contre le terrorisme au Sahel est encore aujourd’hui perçue comme quelque chose sur laquelle plane un épais brouillard sombre. Le village de Bounty, dans le cercle de Douentza, fut la cible d’une attaque aérienne de la force Barkhane, le dimanche 03 janvier, bilan une vingtaine de victimes. De la part de l’état-major français, il s’agit bien de terroristes tandis que des sources locales parlent de victimes civiles. Il n’en fallu pas plus pour raviver le sentiment anti français au Mali, déjà assez vivace.</em></strong>

Le mercredi 20 janvier, jour de célébration de la soixantième anniversaire de l’armée malienne, nombres de gens se rassemblèrent pour crier leur désir de voir l’armée française déguerpir du territoire national. Ils ont vite été dispersés par les forces de l’ordre car ce rassemblement avait été interdit pour cause de covid-19. Preuve s’il en est que les autorités de transition, et aussi celles légitimes qui seront élues au bout de moins de 18 mois, devront prendre en considération l’aspect informationnel et aussi affectif de la guerre contre le terrorisme.

Car aujourd’hui encore le flou persiste sur cette attaque sur le village de Bounty, même si l’armée malienne argue dans le même sens que la France. Il ne s’agirait ni plus ni moins qu’une opération militaire réussie. Par contre, comme annoncée par exemple par l’association TapitalPulaaku, il s’agirait d’une bavure. Florence Parly, la ministre française desArmées a sous-entendu, lors d’une audition qu’elle a subie par la commission Défense de l’Assemblée Nationale de l’Hexagone, qu’il s’agit certainement d’un coup de communication tenté par les ennemis de la paix afin de saboter ladite opération.

Au sein de l’opinion publique, ceux qui pensent à une présence militaire française qui n’aurait d’autres buts que de piller le pays en douce semblent plus nombreux que ceux-là qui croient en la bonne foi de Barkhane. Cependant, la simple présence de celle-ci alors que le pays vient de fêter les soixante ans d’existence de son armée a de quoi choquer les plus patriotes. Car en plus de Barkhane, la mission onusienne est aussi présente. Ce qui veut dire que l’armée malienne n’aura pas été à la hauteur de son défi sécuritaire. En réalité, peut-être que si les FAMa avaient été la force qu’il fallait qu’elle soit, l’on aurait vu ni de Serval, ni de Barkhane encore moins de MINUSMA.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’armée malienne a eu  60 ans le 20 janvier 2021 dont 34 ans au pouvoir :  Et si on la dépolitisaitafin qu’elle s’attèle uniquement à sa mission régalienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/larmee-malienne-a-eu-60-ans-le-20-janvier-2021dont-34-ans-au-pouvoir-et-si-on-la-depolitisaitafin-quelle-sattele-uniquement-a-sa-mission-regalienne-2913205.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 10:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Créée le 20 janvier 1961, soit moins d’un an après l’accession du Mali à la souveraineté, l’armée malienne a aujourd’hui 60 ans d’existence, suffisants, certes  pour atteindre une certaine maturité, mais ce temps s’il est fait des hauts, il n’en demeure pas moins qu’il est également fait de beaucoup de bas, ternissant souvent son image.  Ce bel outil conçu par les pères de l’indépendance afin qu’il soit notre dernier rempart dans un monde en proie à toutes les convoitises et  incertitudes, s’est malheureusement mû en armée du pouvoir et celapendant 34 ans. Elle bat le record de coups d’Etat avec à son actif quatre, quand certains pays voisins comme le Sénégal n’en a fait aucun. Va-t-elle faire son introspection afin de reconnaitre ses errements et  se projeter ensuite vers l’avenir? Et si elle acceptait de s’éloigner de l’arène politique et de se consacrer à sa mission régalienne de défense de la patrie, de la préservation de l’intégrité territoriale et de la sécurisation des personnes et de leurs biens.</em></strong>

En soixante ans  d’existence, l’armée malienne a un bilan mitigé, car à quatre reprises elle est descendue sur un terrain qui n’est pas le sien. Et pourtant l’armée  du Général Abdoulaye Soumaré était un modèle dans la sous-région, elle concurrençait les grandes armées comme celle de l’Algérie par ses prouesses. Elle incarnait également  des valeurs véritablement républicaines et patriotiques jusqu’au 19 Novembre 1968, quand une junte militaire composée des jeunes lieutenants et quelques capitaines, conduite par le Lieutenant Moussa Traoré, avait  fait irruption sur la scène politique en s’emparant du pouvoir. Le premier Président du Mali indépendant, le panafricaniste, le visionnaire, l’anti impérialiste,  Modibo Keita sera arrêté et emprisonné. La suite est connue, Modibo Keita meurt dans des conditions jusque-là non élucidées. Cette irruption de l’armée sur l’arène politique a eu deux conséquences majeures, la politisation à outrance de l’armée et le bâillonnement de toutes les voix discordantes. Toute opposition est systématiquement réprimée, ce qui entraina une véritablement fuite des cerveaux vers des horizons plus épanouis,plus tranquilles et où la liberté d’expression n’était pas mise entre parenthèses, comme ce fut le cas du Mali. Cette situation a duré pendant 23 longues années, avant que le vaillant peuple malien n’ait pris son destin à deux mains en s’érigeant comme un seul homme contre la soldatesque. Le 26 Mars 1991 a été le couronnement deses longues années de lutte contre la dictature du Lieutenant devenu Général. Moussa Traoré sera arrêté par d’autres officiers. Après cet épisode peu reluisant, l’armée  avait juré de ne plus se mêler de la chose politique et de se consacrer à sa mission régalienne. Mais vingt et un, 21 ans plus tard, profitant d’un affaiblissement du régime d’ATT, elle s’est encore mutinée un 22 mars 2012, ne trouvant aucune résistance en face, elle s’est emparée encore du pouvoir. Le capitaine Amadou Haya Sanogo et ses compagnons d’infortunes, sans aucune expérience ont imposé leur volonté pendant un certain temps avant de céder sous la pression de la CEDEAO. Alors qu’on pensait avoir vaincu le signe indien après le troisième coup d’Etat, en 2020 une autre junte, celle des Colonels, avec à sa tête Assimi Goita, avait profité de la vaillante  lutte d’une partie du peuple, qui en avait ras le bol du régime IBK, pour s’emparer encore du pouvoir politique. Le soixantième anniversaire a été célébré quand le pays est en coupe réglée des colonels, qui dirigent le pays d’une main de fer.

Quatre coups d’Etats en 60 ans, soit une moyenne d’un coup d’Etat tous les 15 ans. Ce tableau peu reluisant, voire sombre, ne peut guère être une bonne réputationpour une armée, qui voit son image ternie par ses multiples irruptions sur le terrain politique. Surtout qu’aucun des quatre coups d’Etat n’a apporté des solutions aux problèmes qui  assaillent le Mali depuis l’indépendance.

L’armée malienne doit faire son autocritique avant de tirer la conclusion qu’elle ne serait jamais une armée d’élites tant qu’elle va continuer à s’inviter sur la scène politique. Donc le soixantième anniversaire de sa création, loin d’être festif, devrait plutôt lui permettre de reconnaitre tous les torts et abus qu’elle a commis, de s’éloigner de l’arène politique et enfinde se projeter vers l’avenir.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La justice donne raison au collectif des agents fonctionnaires des entrepôts :  Le Ministre des Transports et le Directeur des entrepôts maliens au Sénégal entravent&#45;ils l’exécution d’une décision de justice ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/la-justice-donne-raison-au-collectif-des-agents-fonctionnaires-des-entrepots-le-ministre-des-transports-et-le-directeur-des-entrepots-maliens-au-senegal-entravent-ils-lexecution-d-2913202.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 07:57:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Collectif des agents fonctionnaires des  Antennes des entrepôts Maliens dans les ports de transit, après avoir obtenu de la section administrative de la Cour Suprême à travers deux arrêts rendus depuis 2018 et demandant la régularisation de leur situation administrative et financièrene sont toujours pas mis dans leurs droits. Le hic est qu’il y a eu d’abord un décret présidentiel, après une lettre urgente de signification- commandement de payer, en date du 20 décembre 2019 du Premier Ministre  adressée au Ministre des Finances et ce dernier après avoir donné l’ordre, dans sa lettre Numéro 03975 du 02 décembre 2020, adressée au Ministre des transports et demandant l’exécution de la grosse du jugement,les travailleurs n’arrivent toujours pas à être mis dans leurs droits. Comble de l’injustice, les agents sevrés de leurs droits,ont également subis des mutations arbitraires et d’intimidations de la part du ministre sortant Ibrahima Ly et du Directeur des Entrepôts du Sénégal, Fousseyni Soumano. La question que l’on se pose est celle de savoir si le Directeur n’est pas en complicité avec le Ministre des transports et des infrastructures pour brimer les agents ? Pourquoi avoir saisi le contentieux de l’Etat pour engager un autre procès contre les agents des entrepôts afin de ne  pas être en possession de leurs droits ? Que cachent réellement le Département des Transports et les responsables des ports ?</em></strong>

On pensait qu’avec le départ du régime d’IBK que tous les maliens quel que soit leurs rangs sociaux, leurs confessions religieuses, leur appartenance ethnique ou régionale, allaient être égaux devant la loi et jouir pleinement de leurs droits. Aujourd’hui le constat donne le contraire, car certains restent toujours en marge de la société, c’est le cas des agents des entrepôts maliens  dans les ports de transit. Comment comprendre que sous la transition, censée remettre le pays sur la voie de la justice et de la légalité administrative, puisse s’accommoder avec certaines pratiques d’une autre époque. En effet, le Collectif des agents fonctionnaires des  Antennes des entrepôts Maliens dans les ports de transitne sont toujours pas entré en possession de leurs droits, malgré la décision de la section administrative de la Cour Suprême et toutes les lettres qu’elle soit du Premier Ministre d’alors Boubou Cissé ou  du Ministre des Finances et malgré la saisie du compte par un Huissier assermenté, le département en complicité avec le Directeur des Entrepôts de Dakar Fousseyni Soumano, bloque l’exécution de la grosse. La preuve c’est la saisine du Contentieux de l’Etat par le département des transports  aux fins d’annuler la décision de justice en faveur des opprimés fonctionnaires des antennes des entrepôts maliens.

Le Président de la Transition Bah Daw, connu et reconnu pour son intégrité morale, sa soif de la justice sociale et sa droiture, le Vice-Président Assimi Goita, reconnu également pour sa vaillance et qui a fait le serment de lutter contre toutes formes d’injustices, et enfin le Premier Moctar Ouane choisi pour sa grande expérience et son sens élevé  de l’Etat, vont-ils accepter qu’un de leurs ministres, en l’Occurrence celui des transports, Makan Fily Dabo, puisse violer allègrement la loi en complicité avec son Directeurdes entrepôts maliens au Sénégal, M. Fousseyni Soumano, à leur su et vu, en brimant des paisibles citoyens qui n’ont fait que réclamer leurs droits ?Pour rappel le Directeur des entrepôts du Mali au Sénégal,  Fousseyni Soumano, a toujours brillé par sa mauvaise gestion en ayant la mainmise sur les avoirs de la structure portuaire. Il initie même des dépenses qui n’entrent pas dans le bon fonctionnement du port, pourvus qu’il ait sa part dans les marchés octroyés à des GIE qui seraient gérés par sesproches. A titre d’exemple la construction  du parking qui relèverait des prérogatives du Conseil Malien des transporteurs et non de l’entrepôt. Des sources dignes de foi, le Directeur aurait même posé d’autres actes compromettant que nous allons taire d’abord en attendant d’avoir toutes les preuves irréfutables.

En définitive, les plus hautes autorités de la Transition sont interpellées devant la violation flagrante des droits des agents fonctionnaires des antennes des entrepôts maliens dans les ports de transit. Si tant est qu’elles font de la lutte contre la corruption et la malversation financière leur priorité, elles doivent interpeller le ministre Makan Fily Dabo et son Directeur Fousseyni Soumano afin qu’ils s’expliquent sur la non application d’une décision de justice.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-liberte-2913201.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 07:55:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jamais la liberté d’expression et de manifester n’a été autant galvaudée, mal interprétée et mise en mal que sous le régime des colonels au pouvoir depuis le 18 Août 2020. Arrestation extrajudiciaire du chroniqueur Ras Bath, interdiction de manifester pour ses partisans, critiques acerbes à l’endroit des militants du Mouvement Yerewolo, Débout sur les remparts, pour avoir initié une manifestation contre la France et « ses forces d’occupations », communiqué du Président du CNT  pour se désolidariser de certains de ses membres à cause de leur prise de position et de leur liberté d’expression,  la liste est loin d’être exhaustive ; autres les actes posés par les tenants actuels du pouvoir. Et pourtant,  cette liberté avec grand « L » a été acquise de hautes et longues luttes des patriotes, qui, des années durant se sont battus pour l’arracher  au prix d’énormes sacrifices. A-t-on besoin de rappeler que le Mali vient de loin, même de très loin et que la Démocratie dont l’une des résultantes est la liberté d’expression, de réunion, d’association et d’aller et de venir, ne saurait être confisquée par qui que ce soit. En effet, nul besoin de rappeler que le 26 Mars 1991 est la date symbolique, voire emblématique de l’aboutissement du combat patriotique d’un peuple qui a su dire non à la dictature. Le prix à payer a été certes énorme, mais en vaut la chandelle, car le Mali est cité en exemple comme faisant partie du lot très restreint des pays qui ont amorcé  avec brio leur entrée dans l’ère démocratique. Doncles Maliens dans leur grande diversité et en dépit de leurs divergences politico-confessionnelles voire idéologiques, n’accepteront jamais  que leur précieux bijou, qu’est la Démocratie, leur soit arraché par un groupuscule, fut-il armé.

L’arrestation de Ras Bath, probablement pour son opinion et sa séquestration dans les geôles de la sécurité d’Etat, l’interdiction de manifester de ses partisans, au motif que tout attroupement est interdit à cause de la COVID-19, alors qu’au même moment l’Imam Mahmoud Dicko est accueilli par des milliers de ses sympathisants, est une tentative de caporalisation de notre démocratie et un musellement de la Presse et  surtout une confiscation de la liberté d’expression. Comme si ce cas ne suffisait pas les nouveaux maîtres du Mali ont également brillé par leur hostilité à toutes contradictions, toutes oppositions à leur idée, à leur compréhension, c’est pourquoi le Président du CNT a fait un communiqué pour fustiger le comportement de certains membres du CNT qui ont initié une manifestation contre les forces françaises Barkhanes. Ben le Cerveau, Aminata Fofana, Aboubacar Sidick Fomba et même Salif Keita sont désormais indexés comme étant les perturbateurs du CNT. Le Colonel Diaw a-t-il oublié que l’hémicycle a toujours été un haut lieu des débats démocratiques et de contradictions idéologiques, pouvant même aboutir à des coups de poing et de tête ? Vouloir ôter le droit de manifester ou de dire non quand tout le monde est d’accord  à un membre du CNT, est une violation de la Constitution qui consacre la liberté dans toute sa plénitude à tous les citoyens sans considération de rang social, d’appartenance communautaire, d’idéologie politique, de confession religieuse et de sexe.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Classement 2020 selon l&amp;apos;indice InfoSept : La Côte d’Ivoire première, l’Algérie troisième</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/classement-2020-selon-lindice-infosept-la-cote-divoire-premiere-lalgerie-troisieme-2912509.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/classement-2020-selon-lindice-infosept-la-cote-divoire-premiere-lalgerie-troisieme-2912509.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 10:33:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’indice InfoSept est un outil de mesure conçu par la Rédaction de votre journal afin d’évaluer à la fin de chaque année, le niveau de vie et de développement du Mali comparé à ses sept pays voisins selon six indicateurs que sont : Global Peace Index, Classement Doing Business, IDH, le PIB, la Part de l’industrie dans le PIB et l’indice de la mondialisation. Pour la première fois depuis l’instauration de ce classement par la Rédaction, la Côte d’Ivoire ravit la première place du classement suivie par le Sénégal et l’Algérie.</em></strong>

&nbsp;
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="272"><strong>Global Peace Index 2020</strong></td>
<td width="347"><strong>Définition</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="272">
<ol>
 	<li><strong>Sénégal</strong> : 47<sup>ème</sup> contre 58<sup>ème</sup> sur 163 pays en 2019</li>
</ol>
</td>
<td rowspan="8" width="347">Le Global Peace Index est une tentative de classement des pays du monde selon leur degré de pacifisme. Ce classement est établi par le magazine The Economist et un jury d'experts faisant partie d'instituts sur la paix ou de think tanks, ainsi que le Centre for Peace and ConflictStudies de l'Université de Sydney en Australie. Lancé en mai 2007, c'est le premier classement du monde sur la paix. L'idée était, à l'origine, de l'Australien Steve Killelea et est appuyée par des personnalités internationales, dont le dalaï-lama, l'archevêque Desmond Tutu et l'ancien président américain Jimmy Carter. Parmi les facteurs utilisés pour le classement, on trouve le niveau de violence et de délinquance intérieure, et des facteurs concernant les relations internationales des pays, comme les dépenses militaires et les guerres.

<strong>Source : Wikipédia</strong>

<strong>Commentaire de la Rédaction : L</strong>e Sénégal reste toujours le pays le plus pacifique, tout en améliorant son classement. Le Mali occupe la dernière place malgré un léger mieux. La Côte d’Ivoire est troisième.</td>
</tr>
<tr>
<td width="272">
<ol>
 	<li><strong>Guinée</strong> : 89<sup>ème</sup> contre 100<sup>ème</sup>  sur 163 pays en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="272">
<ol>
 	<li><strong>Côte d’Ivoire : 105<sup>ème</sup> contre </strong>107<sup>ème</sup>pays sur 163 en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="272">
<ol>
 	<li><strong>Algérie</strong> : 117<sup>ème</sup> contre 111<sup>ème</sup>  sur 163 pays en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="272"><strong>.    Mauritanie</strong> : 117<sup>ème</sup> contre 122<sup>ème</sup> en 2019 sur 163 pays</td>
</tr>
<tr>
<td width="272"><strong>6      </strong><strong>Burkina Faso</strong> : 122<sup>ème</sup> contre 104<sup>ème</sup> sur 163 pays en 2019</td>
</tr>
<tr>
<td width="272"><strong>7      </strong><strong>Niger</strong> : 138<sup>ème</sup> contre 126<sup>ème</sup>  sur 163 en 2019</td>
</tr>
<tr>
<td width="272"><strong>8      </strong><strong>Mali: 144<sup>ème</sup> contre 145<sup>ème</sup> sur 163 pays en 2019  </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
&nbsp;

&nbsp;
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="234"><strong>Classement doing business </strong><strong>2020</strong></td>
<td width="385"><strong>Définition de l’indicateur</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Côte d’Ivoire :</strong>122<sup>ème</sup> contre 110<sup>ème</sup>  pays en 2019</li>
</ol>
</td>
<td rowspan="8" width="385"><strong>L'indice de la facilité de faire des affaires</strong> ou <strong>indice de facilité de faire des affaires</strong> (en anglais: <em>Ease of doing business index</em>) est un indicateur créé par la Banque mondiale en 2003. Il fait partie du projet <em>Doing Business</em> qui mesure la réglementation des affaires et son application effective dans 189 économies, depuis 2014, et dans certaines villes au niveau infranational et régional<sup>[]</sup>. L'indice classe les économies de 1 à 189, la première place étant la meilleure. Un classement élevé signifie que l'environnement réglementaire du pays est favorable aux activités commerciales. L'indice correspond à la moyenne des classements sur 10 sujets couverts par l'enquête <em>Doing Business</em>

<strong>Source : Wikipédia</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Commentaire de la Rédaction : </strong>Encore une fois, le classement global reste le même malgré un léger embelli global, à l’exception de la Mauritanie qui progresse et se classe cinquième. Le Mali occupe toujours la quatrième place. La Côte d’Ivoire et le Sénégal conservent respectivement leur place de première et deuxième. Paradoxe toujours, l’Algérie stagne et occupe toujours la dernière place du classement.</td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Sénégal :</strong>141<sup>ème</sup> contre 123<sup>ème</sup> pays en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Niger :143<sup>ème</sup> contre 132<sup>ème</sup> pays en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Mali : 145<sup>ème</sup> contre 148<sup>ème</sup> pays en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Mauritanie :</strong>148<sup>ème</sup> contre 152<sup>ème</sup> pays en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Burkina Faso: 151<sup>ème</sup></strong> pays en 2020 tout comme en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Guinée : 152<sup>ème</sup> contre 156<sup>ème</sup> pays en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="234">
<ol>
 	<li><strong>Algérie : 157<sup>ème</sup></strong>pays en 2020 tout comme en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="262"><strong>PIB 2020</strong></td>
<td width="357"><strong>Définition de l’indicateur</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Algérie : 202 339,17 millions $ </strong></li>
</ol>
</td>
<td rowspan="8" width="357">Le produit intérieur brut (PIB) est l’un des agrégats majeurs des comptes nationaux. En tant qu'indicateur économique principal de mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d'un pays donné, le PIB vise à quantifier, pour un pays et une année donnés, la valeur totale de la « production de richesse » effectuée par les agents économiques résidant à l’intérieur de ce territoire (ménages, entreprises, administrations publiques). Le PIB reflète donc l’activité économique interne d’un pays et la variation du PIB d’une période à l'autre est censée mesurer son taux de croissance économique. Le PIB par habitant mesure le niveau de vie et, de façon approximative, celui du pouvoir d'achat car n’est pas prise en compte de façon dynamique l’incidence de l’évolution du niveau général des prix.

<strong>Source : Wikipédia</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Commentaire de la Rédaction : </strong>L’Algérie est toujours première du classement, et de loin. La Mauritanie est dernière. Et le Burkina Faso améliore son classement et se place quatrième.</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Côte d’ivoire :$ 44 419,77 millions </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Sénégal : $ 25 821,12 millions </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Burkina Faso : $16 708,32 millions</strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Mali : $ 15 562,20 millions</strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Niger : $13 127,41 millions </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Guinée : $ 11 760,76 millions</strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Mauritanie : $ 7 947,66 millions </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="262"><strong>Part de l’industrie dans le PIB 2020 :</strong></td>
<td width="357"><strong>Définition de l’indicateur</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Algérie : 39.6% contre 37,2%</strong> du PIB en 2019</li>
</ol>
</td>
<td rowspan="8" width="357">La part de l'industrie dans le PIB est la production nette du secteur industriel. Les activités industrielles comprennent de la production manufacturière mais aussi agroalimentaire, des mines, de la construction, de l’eau et de l'énergie.

<strong>Source : </strong><a href="http://www.opeo-conseil.fr"><strong>www.opeo-conseil.fr</strong></a>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Commentaire de la Rédaction : </strong>Après avoir fait bonne figure l’année dernière, le Mali retombe dans ses travers et se classe bon dernier. L’Algérie est première du classement suivie de la Côte d’Ivoire. A noter la bonne performance de la Mauritanie et de la Guinée.</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Cote d’ivoire : 26% contre 25,2 % du PIB en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Mauritanie : 25,4% contre 24,2 % du PIB en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Guinée :</strong>21% contre 29,8% du PIB en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Sénégal : 20% contre 22,7 % du PIB en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Burkina Faso </strong>: 17% contre 19,7 % du PIB en 2019 contre 21,4% en 2018</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Niger :</strong>17% contre 15,9 % du PIB en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="262">
<ol>
 	<li><strong>Mali :</strong>5,1% contre 18,8% du PIB en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="250"><strong>IDH 2020</strong></td>
<td width="366"><strong>Définition de l’indicateur</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Algérie :</strong>91<sup>ème</sup> contre 82<sup>ème</sup>en 2019</li>
</ol>
</td>
<td rowspan="8" width="366">L'<strong>indice de développement humain</strong> (<strong>IDH</strong>) est un indice statistique composite, créé par le PNUD en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. L'IDH se fondait alors sur trois critères : le PNB par habitant, l'espérance de vie à la naissance et le niveau d'éducation. L'indice a été développé en 1990 par l'économiste indien Amartya Sen et l'économiste pakistanais Mahbubul Haq. Pour Sen comme pour le PNUD, le développement est plutôt, en dernière analyse, un processus d'élargissement du choix des gens qu'une simple augmentation du revenu national. Notons enfin qu'il existe un indice dérivé de l'IDH, le GDI (Gender-relatedDevelopment Index), qui prend en compte les disparités liées au genre, soit les différences de situation de vie entre les hommes et les femmes d'un pays considéré.

<strong>Source : Wikipédia</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Commentaire de la Rédaction : </strong>Le Burkina Faso, le Mali et le Niger demeurent à la même place. Ces pays figurent aussi parmi les dix pays qui occupent le bas du tableau, au niveau mondial. L’Algérie toujours première.</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Mauritanie :</strong> 161<sup>ème</sup> en 2019 contre 159<sup>ème</sup> en 2018</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Cote d’ivoire :</strong>162<sup>ème</sup> contre 165<sup>ème</sup> en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Sénégal </strong>: 168<sup>ème</sup> contre166<sup>ème</sup> en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Guinée : 178<sup>ème</sup> contre 174<sup>ème</sup> en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Burkina Faso : 182<sup>ème</sup>tout comme en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Mali : 184<sup>ème</sup>tout comme en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Niger : </strong>189<sup>ème</sup>tout comme en 2019</li>
</ol>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="250"><strong>Indice de la mondialisation 2020</strong></td>
<td width="366"><strong>Définition de l’indicateur</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Sénégal : 95<sup>ème</sup> contre 98<sup>ème</sup>en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
<td rowspan="8" width="366"><strong>L'indice de la mondialisation du KOF mesure les dimensions économiques, sociales et politiques de la globalisation. La globalisation n'a eu de cesse de continuer à se développer en trois dimensions depuis le début des années 70 (économique, sociale et politique). Elle a surtout connu une accélération après la fin de la Guerre Froide.</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Commentaire de la Rédaction : </strong>Statu quo encore une fois.Le Sénégal et l’Algérie occupent respectivement la première et la deuxième place. Le Mali occupe la sixième place. Le Niger reste le mauvais élève.</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Algérie : 113<sup>ème</sup>tout comme en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Côte d’Ivoire : 128<sup>ème</sup> contre 120<sup>ème</sup> en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Burkina Faso : 136<sup>ème</sup> contre 129<sup>ème</sup> en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Mauritanie : 149<sup>ème</sup> contre 139<sup>ème</sup> en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Mali : 156<sup>ème</sup> contre 157<sup>ème</sup>en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Guinée : 159<sup>ème</sup> en 2019 contre 157<sup>ème</sup> en 2018 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="250">
<ol>
 	<li><strong>Niger : 170<sup>ème</sup> contre 164<sup>ème</sup> en 2019 </strong></li>
</ol>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>
<table width="671">
<tbody>
<tr>
<td colspan="4" width="312"><strong>CLASSEMENT SELON L’INDICE INFOSEPT 2020</strong></td>
<td colspan="4" width="359"><strong>L’indice InfoSept est un outil de mesure conçu par la Rédaction de votre journal afin d’évaluer à la fin de chaque année, le niveau de développement du Mali comparé à ses sept pays voisins selon les 5 indicateurs : Global Peace Index, Classement Doing Business, IDH, le PIB et la Part de l’industrie dans le PIB.</strong></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" width="104"><strong>PAYS</strong></td>
<td colspan="5" width="359"><strong>                              INDICATEURS       </strong></td>
<td rowspan="2" width="94"><strong> </strong>

<strong>Indice de la mondialisa-tion</strong></td>
<td rowspan="2" width="113"><strong>CLASSEMENT </strong>établi selon le rang du 1<sup>er</sup> au dernier par rapport à chaque indicateur</td>
</tr>
<tr>
<td width="63"><strong>Global Peace Index</strong></td>
<td width="85"><strong>Doing Business</strong></td>
<td width="60"><strong>IDH</strong></td>
<td width="66"><strong>PIB</strong></td>
<td width="85"><strong>Part de l’industrie /PIB</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Côte d’ivoire</strong></td>
<td width="63"><strong>105<sup>ème</sup></strong>pays sur 163</td>
<td width="85">122<sup>ème</sup></td>
<td width="60">162<sup>ème</sup></td>
<td width="66"><strong>$ 44 419,77 millions</strong></td>
<td width="85"><strong>26%</strong></td>
<td width="94"><strong>128<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>1<sup>er </sup></strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Sénégal </strong></td>
<td width="63">47<sup>ème</sup> sur 163 pays</td>
<td width="85">141<sup>ème</sup></td>
<td width="60">168<sup>ème</sup></td>
<td width="66"><strong>$ 25 821,12 millions</strong></td>
<td width="85"><strong>20%</strong></td>
<td width="94"><strong>95<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>2<sup>ème</sup></strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Algérie</strong></td>
<td width="63">117<sup>ème</sup>  sur 163 pays</td>
<td width="85"><strong>157<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="60">91<sup>ème</sup></td>
<td width="66"><strong>202 339,17 millions $</strong></td>
<td width="85"><strong>39.6%</strong></td>
<td width="94"><strong>113<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>3<sup>ème</sup></strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Mauritanie</strong></td>
<td width="63">117<sup>ème</sup> sur 163 pays</td>
<td width="85">148<sup>ème</sup></td>
<td width="60">161<sup>ème</sup></td>
<td width="66"><strong>$ 7 947,66 millions</strong></td>
<td width="85"><strong>25,4%</strong></td>
<td width="94"><strong>149<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>4<sup>ème</sup></strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Burkina Faso </strong></td>
<td width="63">122<sup>ème</sup> sur 163 pays</td>
<td width="85"><strong>151<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="60"><strong>182<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="66"><strong>$16 708,32 millions</strong></td>
<td width="85">17%</td>
<td width="94"><strong>136<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>5<sup>ème</sup></strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Guinée</strong></td>
<td width="63">89<sup>ème</sup>  sur 163 pays</td>
<td width="85"><strong>152<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="60"><strong>178<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="66"><strong>$ 11 760,76 millions</strong></td>
<td width="85">21%</td>
<td width="94"><strong>159<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>5<sup>ème  </sup>ex-aequo  </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Mali</strong></td>
<td width="63"><strong>144<sup>ème</sup> sur 163 pays</strong></td>
<td width="85"><strong>145<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="60"><strong>184<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="66"><strong>$ 15 562,20 millions</strong></td>
<td width="85">5,1%</td>
<td width="94"><strong>156<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>7<sup>ème</sup></strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="104"><strong>Niger</strong></td>
<td width="63">126<sup>ème</sup>  pays sur 163</td>
<td width="85"><strong>143<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="60">189<sup>ème</sup></td>
<td width="66"><strong>$13 127,41 millions </strong></td>
<td width="85">17%</td>
<td width="94"><strong>170<sup>ème</sup></strong></td>
<td width="113"><strong>8<sup>ème</sup></strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong> </strong>

&nbsp;
<ul>
 	<li><strong>L’Algérie aura fait les frais de sa révolution. En attendant les retombées positives tant attendues par le peuple algérien, elle se classe troisième. Surprise, c’est la Côte d’Ivoire qui est première suivie du Sénégal. A noter que le classement est très serré entre les trois premiers.  Autre fait à relever, c’est le bon positionnement de la Mauritanie qui est quatrième cette année. Elle est suivie par deux ex aequo, le Burkina Faso et la Guinée. Le Mali est avant-dernierpour la troisième année consécutive, et semble régresser dans bien de secteurs. Le Niger ferme le classement. </strong></li>
</ul>
<strong>La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le patronat du Mali pris en otage par Diadié et son bureau illégal et illégitime :   La justice va&#45;t&#45;elle se rendre complice de la paralysie du CNPM ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-patronat-du-mali-pris-en-otage-par-diadie-et-son-bureau-illegal-et-illegitime-la-justice-va-t-elle-se-rendre-complice-de-la-paralysie-du-cnpm-2912507.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-patronat-du-mali-pris-en-otage-par-diadie-et-son-bureau-illegal-et-illegitime-la-justice-va-t-elle-se-rendre-complice-de-la-paralysie-du-cnpm-2912507.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Patronat.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 10:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors qu’on pensait que la rocambolesque affaire du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, opposant Mamadou Sinsy Coulibaly à Amadou dit DiadiéSankaré était un vieux souvenir, après l’annulation de la grosse relative à l’ordonnance gracieuse que le Président du Tribunal de la Commune IV avait octroyée à Diadié, notre surprise a été grande de constater qu’on est loin de connaitre le bout du tunnel. Le statu quo demeure toujours en dépit de la décision de justice donnant raison au camp Mamadou Sinsy Coulibaly. La structure, poumon de l’économie est totalement paralysée à cause de la lenteur, disons de la complicité d’une certaine justice qui serait le suppôt du sieur Diadié Sankaré  qui s’accroche illégalement et illégitimement à un poste qui n’est pas le sien. Les autorités de la Transition, dont le souci majeur est qu’il y ait  plus de justice et d’équité, vont-elles fermer les yeux sur cette complicité tacite d’une certaine justice avec Diadié Sankaré et dont les conséquences sont  gravissimes sur notre économie durement éprouvée par les multiples crises ? Pourquoi Diadié est ultra minoritaire et n’a aucune légitimité à gérer le CNPM ?</em></strong>

Nombreux étaient les maliens à penser qu’avec le départ du régime IBK certaines pratiques allaient être des mauvais souvenir, notamment la lenteur dans l’exécution des décisions de justice et surtout la fin de l’injustice, mais c’est le contraire que l’on constate aujourd’hui. Sinon comment comprendre qu’une structure comme le CNPM, la faitière du secteur privé, poumon de l’économie, puisse être paralysée par une poignée d’individus sans légitimité encore moins de  légalité ? En effet, beaucoup avaient cru voir jaillir la fumée blanche, surtout après  l’annulation de l’ordonnance gracieuse, laquelle fumée synonyme de paix et de justice, devrait permettre à Mamadou Sinsi Coulibaly de reprendre du service au CNPM. Mais Amadou dit Diadié  refuse de céder les locaux, car selon ses avocats, la grosse que détient Mamadou Sinsy Coulibaly n’affirme pas clairement qu’il doit céder le siège du CNPM étant entendu que le mandat du bureau  est arrivé à terme.En réponse à cette affirmation des avocats de Diadié le camp Mamadou Sinsy dira qu’il n y a pas d’élection le 26 octobre 2020 et que le bureau dont se réclame Diadié est une pure fabrication des gens qui ne sont pas représentatifs des opérateurs économiques et des patrons d’entreprises. Donc s’il y a confusion, elle a été savamment orchestrée par la justice pour maintenir Diadié au siège du CNPM.

<strong><em>Pourquoi Amadou Dit Diadié Sankaré est ultra minoritaire et n’a ni légitimité encore moins légalité à diriger le CNPM </em></strong><strong>?</strong>

Rien qu’en comparant les deux bureaux on se rendra compte que Mamadou Sinsy Coulibaly a très largement la majorité des patrons des  entreprises privées. En effet, dans le bureau dirigé par M. Coulibaly on pourra retrouver les structures ci-après :  la fédération Nationale des entreprises de services, FNES, l’organisation patronale des entreprises de construction du Mali, OPECOM, l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers, APBEF, Le Conseil des Investisseurs Européens au Mali, CIEM, le Groupement professionnels  des Agences de Communication, GPAC , le Conseil Patronal de la Région de Mopti, l’Organisation Patronale des Industriels, OPI, le Syndicat Autonome des Pharmaciens d’officine privée du Mali SYNAPPO, le Groupement des Commerçants Maliens, CCM, le Réseau des Opérateurs d’intrants Agricoles du Mali, ORIAM, la Fédération des Transitaires commissionnaires en Douanes agréés du Mali, FETRAM, l’Association des Promoteurs Immobiliers du Mali, APIM, le Comité des Compagnies d’Assurances du Mali, CCAM, l’Association des Maîtres Imprimeurs du Mali, AMIM, les grandes Mines regroupées au sein du  GPSMM, la fédération Nationale des Consultants du Mali, FENACOM, l’Association Malienne des Agences de Voyages et de Tourisme, AMAVT, Le Syndicat patronal des Boulangers du Mali, SPBM, la Fédération des Exportateurs de Bétails et Viandes du Mali, FEBEVIM, le Patronat de l’Audiovisuel et des Nouvelles Technologies, PANOTECH, l’Association des Experts Evaluateurs Immobiliers Assermentés du Mali, AEEIAM. Pour ne citer que ces quelques groupements, mais très  importants dans la promotion de l’entreprenariat et qui boostent l’économie malienne.

Quant au Bureau dirigé par Amadou dit  Diadié Sankaré,la première grande surprise est que devant les noms des membres qui composent son bureau aucune précision n’est donnée sur leurs groupements patronaux, pire encore c’est au niveau du comité statutaire qu’il s’est efforcé à coller à certains noms des associations dont la plus part se trouvent dans le bureau de Mamadou Sinsy Coulibaly. Parmi ces groupements on pourrait citer l’Association Malienne des Experts Evaluateurs Agréés en Industrie et Transport et l’Association Malienne des Agences de voyages et du Tourisme, AMAVT. Toutes ces associations sont affiliées au bureau de M. Coulibaly. Qui, entre ces deux concurrents, a la légitimité ?

La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si la justice malienne n’a pas toutes ces données lui permettant de siffler la fin de la récréation et de remettre M. Coulibaly dans ses droits. Si tant est que la justice est rendue au nom du peuple, il n y a pas de raison qu’on brime, affame  ce même peuple en lui privant du bien-être social, car la paralysie du CNPM est synonyme d’asphyxie du secteur privé, gros pourvoyeur d’emplois et de richesses. Les autorités de la Transition sont fortement interpelées afin qu’elles interviennent, pour des raisons d’Etat, dans cette affaire qui paralyse le bon fonctionnement du secteur privé, poumon de l’économie du pays.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La nation malienne a rendu un dernier hommage à l’honorable Soumaila Cissé :   Que doivent faire, ses camarades de l’URD, pour préserver  son immense héritage ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-nation-malienne-a-rendu-un-dernier-hommage-a-lhonorable-soumaila-cisse-que-doivent-faire-ses-camarades-de-lurd-pour-preserver-son-immense-heritage-2912505.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 07:32:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est dans un palais de la culture Amadou Hampaté Bah plein à craquer, le vendredi 1<sup>er</sup> janvier 2021, que la Nation Malienne toute entière  a rendu un ultime hommage à l’un de ses dignes fils, l’honorable Soumaila Cissé. Le député de Niafunké et non moins président de l’Union pour la République et la Démocratie s’en est allé pour toujours laissant un vide incommensurable et un héritage politique à la fois immense et difficile à préserver pour ses amis, camarades militants et sympathisants. Sa disparition à un moment où l’on s’attendait le moins a laissé plus d’un malien pantois et   surtout  ses camarades de l’URD déboussolés, désemparés et désorientés, qu’il faille aujourd’hui un sursaut pour les militants et cadres du parti de la poignée des mains pour préserver les immenses acquis et porter encore plus haut le flambeau allumé par Soumaila Cissé. Pourront-ils y parvenir ? Les égos surdimensionnés des uns et les ambitions démesurées des autres n’arriveront-ils pas à bout des valeurs de cohésion, d’unité et surtout d’humilité chères à Soumaila Cissé ? Que doivent-ils faire ses camarades de l’URD pour préserver son immense héritage ?</em></strong>

S’il est vrai qu’un parti politique est comme un Etat, les hommes passent, mais l’Etat demeure, le parti créé par Soumaila Cissé restera longtemps orphelin de son géniteur tant les deux étaient indissociables et il lui collait harmonieusement à la peau. Comme tout mortel l’omniscient et l’omnipotent en a décidé autrement à la grande affliction de tous ses sympathisants, de tout le peuple malien, ce dernier  avait d’ailleurs  fini par fonder de l’espoir sur Soumaila Cissé pour sortir le Mali de l’ornière. Ses héritiers ont désormais du pain sur la planche, ils font désormais l’objet de toutes les attentions et sont scrutés à la loupe par tous les observateurs de la scène politique malienne, car de leurs décisions politiques dépendra l’avenir de l’URD. En effet, ce parti qui regorge d’énormes  cadres, des militants convaincus et des sympathisants séduits par le programme et la vision de Soumaila Cissé, ne manquera certainement pas d’intelligences et de stratégies pour assurer la continuité et éviter qu’il ne s’effondre. Ainsi pour éviter l’écroulement et porter encore plus haut les idéaux de l’URD, trois grandes options s’offrent désormais aux cadres et militants de ce parti.

<strong><em>Première option : Choix d’un militant bon teint et de consensus  au sein de l’URD </em></strong>

Qui pourrait connaitre le programme et la vision du parti et de Soumaila Cissé mieux que les cadres et militants de l’URD ? C’est pourquoi pour assumer avec brio et défendre avec vaillance les idéaux de l’URD et de Soumaila Cissé face au peuple, la logique voudrait bien que le choix du candidat soit porté sur un cadre du parti. Il aura forcément à répondre à certaines exigences indispensables pour mener à bien le bateau URD. Parmi les critères, il y a la capacité intellectuelle, le militantisme avéré, le charisme, l’expérience dans la haute administration. La denrée rare qui sera choisie  doit avoir un carnet d’adresses bien fournis lui permettant d’ouvrir beaucoup de portes. Il doit également être connu par un grand nombre des maliens. Le cadre choisi doit avoir une grande capacité de rassemblement et être à mesure de mobiliser au-delà de l’URD. Avec un tel choix futuriste, à défaut d’être élu Président de la République, il pourrait permettre au parti d’avoir un nouveau souffle et pouvoir joué le rôled’arbitre au second tour pour départager les finalistes  et figurer par la suite dans la future majorité. Dans le cas échéant si le parti venait à être finaliste malheureux, il  pourrait continuer la voie tracée par Soumaila Cissé en animant véritablement l’opposition.

<strong><em>Deuxième option : Un candidat proche du parti comme l’ancien PM  Oumar Tatam Ly</em></strong>

En choisissant l’ancien Premier Ministre Omar Tatam Ly pour être le porte étendard de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, de Soumaila Cissé, personne ne trouverait à redire à cause de sa proximité avec ce parti. Pour rappel, l’ancien premier ministre serait l’un des conseillers et rédacteurs du programme de campagne de Soumaila Cissé, surtout pour ce qui concerne son aspect économique, en 2018. En plus de cela il est l’époux de la fille du Premier Président de l’URD et de surcroit ancien premier, premier-ministre de l’ère démocratique, Younoussi Touré. Donc le choix d’Oumar Tatam Ly ne serait nullement un fait du hasard. Il serait un très bon candidat pour défendre les idéaux de l’URD et préserver l’héritage laissé par Soumaila Cissé. Son choix serait logique pour trois raisons. <strong><em>La première</em></strong> est sa proximité avec le parti et avec Soumaila Cissé, <strong><em>la deuxième raison</em></strong> serait son passé glorieux. En effet, il est le seul premier Ministre à avoir jeté l’éponge sous IBK, après avoir posé les jalons d’un Mali émergent. Oumar Tatam LY est parti en laissant une bonne image dans le subconscient des maliens, donc il serait plus facile de mobiliser pour lui que pour un autre candidat fut-il un cadre bon teint du parti, qui ne serait pas connu. <strong><em>La troisième raison</em></strong>serait son carnet d’adresses et certainement son pouvoir financier. Sans nul doute que par son poste à la BCEAO et son bref passage à la primature, Oumar Tatam Ly doit avoir un carnet d’adresses bien fournis lui permettant d’ouvrir beaucoup de portes et d’avoir le soutien de beaucoup de personnalités en dehors du Mali. L’autre qualité de l’ancien premier Ministre est qu’il pourrait mobiliser non seulement les ressources financières indispensables pour une bonne campagne, mais aussi il pourrait ratissez large  au sein de l’ADEMA, dont sa mère est l’une des présidentes d’honneur, et surtout du RPM dont il a été certes, l’éphémère  premier ministre, mais  il l’y a laissé une bonne image.

<strong><em>La troisième option serait de collaborer avec les tenants actuels du pouvoir</em></strong>

A défaut d’un consensus autour d’un cadre bon teint URD et si par malheur l’ancien PM Oumar Tatam Ly déclinait l’offre ou bien que sa candidature ne fasse pas l’unanimité au sein de l’URD, la dernière option qui resterait aux cadres et militants du parti de la poignée des mains serait de collaborer avec la junte au pouvoir. Cette dernière aurait son candidat et voudrait l’imposer au Mali  à la prochaine présidentielle. Donc la junte serait aux anges quand son candidat  aurait le soutien de la deuxième force politique à l’Assemblée Nationale qu’est l’URD.Pour qu’une telle alliance puisse être profitable à l’URD, il faudraitd’âpres négociations, de compris et de concessions  avec la junte pour un partage de responsabilité après les élections. Ainsi l’URD pourrait laisser la Présidence de la République, mais exiger le perchoir, la primature et certains portefeuilles ministériels clés lui permettant de placer ses cadres et de redynamiser le parti. Cette option, certes impopulaire, mais elle est la plus réaliste et réalisable pour un parti qui a été surpris par la mort inattendue  de son leader charismatique. Par cette dernière  option le parti reverrait à la baisse son ambition afin de préparer l’avenir en évitant à coup sûr des divisions, des dissensions qui fragiliseraient l’URD.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Une transition de toutes les incertitudes au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-transition-de-toutes-les-incertitudes-au-mali-2912504.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 07:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ancien Président Nigérian, Goodluck Jonathan, par ailleurs médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, était à la tête d’une mission d’évaluation et de prospection de ladite organisation, après plus de quatre mois de transition au Mali. 48 heures ont suffi à la délégation ouest africaine pour se rendre compte des difficultés de démarrage de la machine transitoire, malgré la mise en place des organes. Goodluck Jonathan a, après s’être entretenu avec tous les acteurs politiques, dénoncé le manque d’inclusivité, mais aussi et surtout l’absence d’une feuille de route de la transition avec un chronogramme d’exécution des activités. Il n’a pas manqué de souligner le manque de concertation entre les acteurs politiques, toute chose qui rendrait difficile les indispensables réformes permettant de jeter les bases d’un Mali Koura. L’ancien Président Nigérian a évoqué les arrestations relatives à la tentative de déstabilisation des institutions, qui, selon lui, ne seront pas de nature à faciliter le bon déroulement de la transition

Quant au Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, acteur majeur du changement au Mali, après avoir fustigé la gestion de la transition, qu’il a d’ailleurs qualifié de militaro-oligarchique, Choguel Maiga et ses camarades ont  dénoncé également le comportement à la fois arrogant et solitaire des militaires qui semblent avoir leur agenda clairement établi. Les leaders du M5 RFP disent avoir des inquiétudes par rapport à l’issue incertaine de cette transition.Les autres  leaders politiques ne sont pas restés en marge et ont fait remarquer à l’hôte du jour les mêmes inquiétudes quand on bon déroulement de cette période cruciale qu’est celle de la transition. Ce fut le cas du Président du PARENA Tiébilé Dramé et un baron de l’ex parti Majoritaire au pouvoir. Ils disent tous  ne pas comprendre pourquoi les autorités sont réticentes à la mise en place d’un organe unique de gestion des élections ?

Il n’est nullement exagéré d’affirmer que le Mali, loin de sortir de la zone de turbulence, s’enfonce chaque jour un peu plus dans un trou abyssal, tant les crises se multiplient, les défis immenses, et cela dans une indifférence, voire une insouciance totale des autorités de la transition, qui sont plus préoccupées par les privilèges et autres profits qu’elles pourront tirer, plutôt que de la réussite de la transition.Le Président de la Transition Bah N’Daw, son vice-président Assimi Goita et le Premier Ministre Moctar Ouane endosseront l’entière responsabilité d’un éventuel échec de la transition et seront tenus pour responsables devant l’histoire et le peuple malien. En effet, alors qu’il est encore temps, avant qu’il ne soit trop tard, le trio de tête de l’exécutif  de la transition doit s’atteler à corriger tous les errements commis jusque-là afin de rendre la transition  la plus consensuelle, la plus inclusive et la plus pragmatique possible.

Quant au médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, il a suffisamment de la matière pour le sommet de l’organisation sous régionale prévue pour le 23 janvier 2021 à Abuja au Nigéria. La CEDEAO doit rester droite dans ses bottes quant au respect des 18 mois et surtout la publication de la feuille de route et d’un chronogramme de mise en œuvre des activités de la transition.

<strong>                                                                                                                          Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>2020, épilogue d’une année difficile : 2021, le tournant décisif à ne point manquer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/2020-epilogue-dune-annee-difficile-2021-le-tournant-decisif-a-ne-point-manquer-2909226.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 07:07:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que les rideaux tombent sur une année 2020 qui aura vu la chute du régime d’IBK, de nouvelles coulisses sont en train d’être mises en place pour organiser le Mali de 2021, et d’au-delà encore. Le Malien lambda n’a que faire du cauchemar qu’il a vécu, si et seulement si, le lendemain qui s’annonce devient meilleur. A l’heure du bilan, difficile d’en faire car celui du régime déçu fut fait. Quant à la transition, il faudra encore attendre un peu moins de 18 mois pour voir si réellement le pays aura enfin tirer les leçons de ses crises successives de gouvernance.</em></strong>

En 2020, la gouvernance n’aura pas résisté aux flots incessants de colère et d’indignation de la part de la masse populaire. Et pourtant, deux ans plus tôt, le régime en place pensa que le plus dur avait été fait, battre le chef de file de l’Opposition, Soumaila Cissé, à un moment où le mercure social avait atteint son paroxysme. Fort heureusement pour IBK, à lors, Soumi Champion ne jouissait pas d’un capital sympathie nécessaire pour renverser son bateau, et puis, les politiques qui pouvaient tenir la dragée haute à IBK lors du second tour tournèrent le dos au challenger. Le slogan, « tous sauf IBK » était donc terriblement creux.

Sauf qu’en 2020, la déception était telle qu’il n’en fallut pas moins de deux mois de mobilisation populaire pour renverser le régime en place, faut-il le rappeler grâce à la témérité de colonels tels qu’Assimi Goita ou Malick Diaw. Le Mali venait donc de retomber dans ses travers. Un autre coup d’Etat venait d’être commis, et il semblerait que le cycle chronologique des putschs se resserre de plus en plus.

Aujourd’hui, comme pour être fidèle à la maxime, jamais deux sans trois, le Mali vit sa troisième transition après celle d’ATT et de Dioncouda Traoré. Le pays peut-il se permettre, à tout va, d’être victime de coup d’Etats alors qu’il est assailli de toute part par des périls, notamment celui sécuritaire ? Car, aussi étonnant que cela puisse paraitre, un putsch est rarement anodin. Si putsch il y a, c’est parce que la gouvernance en place n’aura pas été à la hauteur, d’une manière ou d’une autre.

L’électrochoc tant souhaité n’a pas eu lieu en 2012. Il est vital que cette fois, un véritable coup de fouet soit donné. L’autorité devra sévir pour le bien de toute la nation. Il faudra assainir les moindres méandres de l’appareil institutionnel du pays. Il faudra également faire prendre conscience au peuple que la récréation est terminée, et que suivre la loi est le seul chemin qui mène au salut.

Bah N’daw, reconnu pour sa probité et son sens de l’honneur, pour l’intérêt supérieur du pays, devra être le chef d’Etat qui aura l’audace de dire la vérité aux Maliens et de s’en servir pour mener à bien son travail. De la gestion de cette transition dépendra l’avenir proche du pays.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouveau rebondissement dans l’affaire CNPM, opposant Coulou à Diadié : La justice se fourvoie et se discrédite encore dans cette banale querelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/nouveau-rebondissement-dans-laffaire-cnpm-opposant-coulou-a-diadie-la-justice-se-fourvoie-et-se-discredite-encore-dans-cette-banale-querelle-2909223.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 07:04:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré l’annulation de l’ordonnance gracieuse offerte à Diadié dit Amadou Sankaré par le président du tribunal de la commune IV du District de Bamako, en dépit d’une grosse autorisant Mamadou Sinsi Coulibaly à s’installer dans les locaux du CNPM en attendant le jugement sur le fond de cette rocambolesque affaire, la situation reste statique et confuse. Chaque partie exhibant  son papier délivré par la justice, pense avoir raison. Les deux camps  se regardent désormais en chiens de faïence en attendant le délibéré de la justice sur le fond prévu le 31 décembre 2020. Diadié dit</em></strong><strong><em>Amadou Sankaré estime que son ordonnance gracieuse demeure  valable jusqu’au 31 décembre, jour du verdict sur le fond, tandis que  pour Mamadou Sinsy Coulibaly, détenteur d’une grosse d’exécution de la sentence  qui annule l’ordonnance gracieuse, Diadié dit Amadou Sankaré n’est  plus autorisé à demeurer dans les locaux du CNPM, tout comme il n’a aucun droit d’agir au nom du CNPM. Qu’attend le Procureur de la République pour l’application de cette décision de justice dont il est le garant ? Pourquoi une telle ambiguïté pour un dossier moins complexe et aussi clair ? La justice va-t-elle continuer à jouer au dilatoire alors même que les opérateurs économiques s’impatientent et souffrent dans leur chair et âme ?</em></strong>

La justice sera indéniablement à la base de la  prochaine révolution au Mali. Elle a non seulement mauvaise presse, mais aussi et surtout nombreux sont  les justiciables à se plaindre et à être victimes des décisions mal rendues par elle. Donc le sentiment général est sans nul doute le ras-le bol en son encontre. Doit-elle réellement faire perdurer le suspense, au grand désarrois des milliers d’opérateurs économiques, dans une affaire aussi simple que celle qui oppose Mamadou Sinsy Coulibaly, le Président sortant du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, à Diadié dit Amadou Sankaré au sujet de la présidence de la structure ? Tous les éléments de preuves et d’appréciation sautent à l’œil nu, alors pourquoi tant de tergiversations, donnant lieu à des supputations, d’interprétations et de soupçons sur la moralité des juges chargés du dossier. Ce dossier d‘une clarté ne doit nullement donner lieu à du tâtonnement, car plus la confusion dure plus le soupçon de corruption ou de marchandage fera jour et saperait dangereusement la moralité.

Pour rappel l’affaire qui oppose Mamadou Sinsy Coulibaly à Diadié dit Amadou Sankaré est consécutive au renouvellement du Bureau du CNPM dont le mandat est arrivé à terme. Le processus du renouvellement obéissant à des principes édictés dans les statuts et règlement de la structure, devrait être respecté par tous les membres du CNPM. Ce sont ces statuts qui expliquent clairement la procédure à suivre. Ils permettent au Président sortant de conduire tout le processus jusqu’à la mise en place du nouveau bureau. Le Président sortant fort de cette prérogative statutaire a convoqué l’Assemblée générale de renouvellement le 26 octobre 2020, mais avant l’AG tous ceux qui désirent être candidats doivent constituer leurs listes de 20 membres et déposés 10 jours avant l’Assemblée Générale, soit le 16 octobre. A cette date les enveloppes contenant les listes des membres de bureau seront dévoilées devant huissiers. Le 16 octobre 2020 il n y a eu que deux listes, celle du Président sortant Mamadou Sinsy Coulibaly et la liste de Diadié dit Amadou Sankaré et quand les deux enveloppes ont été ouvertes devant les huissiers de deux têtes de listes, le premier constat qui s’est dégagé ce qu’il y a des doublons, autrement dit des noms qui sont à la fois sur la liste de Coulou et sur celle de Diadié, ce qui est une violation des règles en vigueur. Le secrétaire général assurant l’administration au CNPM a attiré l’attention des candidats afin que les lacunes soient corrigées. Il a été dit à ceux qui se sont adonnés à ce double jeu de choisir leurs camps et cela par voie d’huissier. Le Président sortant constatant que la date du 26 octobre étant intenable, avait jugé opportun de reporter de quelques jours afin de permettre à chacun de choisir son camp est d’aller à une assemblée générale apaisée. A la surprise générale de tout le monde M. Diadié dit Amadou Sankaré a convoqué ses partisans  en Assemblée Générale le 26 octobre pour mettre en place un bureau, en violation flagrante des statuts, parce que n’étant pas habilité à le faire. Trois questions suffisent pour démasquer le hold up perpétré par Diadié, première question, si Diadié était sûr qu’il avait la majorité pourquoi n’a-t-il pas accepté le report de quelques jours permettant d’enlever les doublons et d’aller à une AG apaisée?  Deuxième question, en tenant l’AG dans la rue en dehors des structures indiquées à cet effet, Diadié n’a-t-il pas violé le principe de la territorialité ? Troisième question en observant la composition de deux bureaux, Diadié peut-il jurer la main sur le cœur que son bureau est représentatif des patrons du Mali ?

Cet imbroglio juridico administratif est malheureusement entretenu par la justice et plus précisément par le Procureur Général, PG, sous l’autorité de qui les décisions de justice doivent être exécutées de gré ou de force. Le PG en refusant d’assister  Mamadou Sinsy Coulibaly à exécuter sa grosse, comme il a assisté Diadié a appliqué son ordonnance gracieuse, fait preuve soit de mauvaise foi, soit de complicité tacite, ou encore de favoritisme. Alors même que cette affaire est en train de tuer l’économie malienne déjà très fragilisée par la COVID-19, le coup d’Etat, et l’insécurité.

En somme, la justice est fortement interpellée et  attendue pour sonner la fin de la récréation qui n’a que trop duré en disant le droit. Que le droit soit dit et que les opérateurs économiques retrouvent leur sérénité d’antan afin qu’ils participent pleinement à l’œuvre de construction nationale.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’imam Mahmoud Dicko est l’homme de l’année selon infosept :  Le bourreau de Boubèye, de Boubou et d’IBK sur la première marche de 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/limam-mahmoud-dicko-est-lhomme-de-lannee-selon-infosept-le-bourreau-de-boubeye-de-boubou-et-dibk-sur-la-premiere-marche-de-2020-2909220.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 07:00:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le choix du parrain de la CMAS, de l’autorité morale du M5 RFP et de l’ancien Président du Haut Conseil islamique, pour être l’homme de l’année, se justifie humblement par le rôle combien de fois important qu’il a joué dans la chute du régime d’IBK. L’Imam Mahmoud Dicko, au-delà de tous les reproches qu’on pourrait lui faire est celui qui a fait parler de lui pendant une bonne partie de l’année 2020. L’on se souvient de son meeting géant, un 5 avril 2020 pour exiger  le départ du premier ministre d’alors Soumeylou Boubèye Maiga. Qui ne se rappelle de ses prises de parole dans les rassemblements organisés par le M5 RFP au boulevard de l’indépendance pour d’abord demander au Président IBK d’écouter son peuple et de se débarrasser de son premier ministre Boubou Cissé, avant d’exiger le départ pur et simple  du régime. Qui pourrait douter de l’implication de l’imam dans les choix des dirigeants de la transition ? Même si beaucoup de ses compagnons de lutte lui reprochent d’avoir trahi la révolution, l’Imam de Badalabougou demeure celui qui a marqué les esprits des maliens et même de la communauté internationale  par la pertinence des messages véhiculés et la noblesse des combats qu’il a menés jusqu’à la chute du régime IBK. Donc sans passion notre choix s’est porté sur lui pour adosser le Numéro 10 et leader incontesté de l’année 2020. </em></strong>

Comment celui qui aurait dû être tous les vendredis, devant ses fidèles à la mosquée en train de  faire son koutouba s’est-il retrouvé au-devant de la scène politique et joué le premier rôle ? La réponse à cette question suscitera une polémique sans fins au sein de la classe politique et pourtant elle saute à l’œil nu, c’est simplement à cause de la faillite de la classe politique qui a non simplement perdu toute crédibilité aux yeux de l’opinion nationale, mais aussi et surtout dans sa fuite en avant, avait déroulé le tapis rouge devant les religieux. Aujourd’hui ces religieux, toutes tendances confondues, sont incontournables. Donc que  l’Imam Dicko joue le premier rôle dans l’arène politique ne doit guère surprendre, surtout qu’il appartient à une tendance religieuse, le Wahhabisme,  qui ne cracherait jamais sur le pouvoir pour faire prospérer  l’idéologie pour laquelle se bat. Il est incontestablement l’homme de l’année 2020 pour avoir fait tombé le régime que les maliens dans leur écrasante majorité ont qualifié de corrompu et d’incapable à sortir le pays du chaos, à savoir le régime IBK.

Pour rappel, l’homme pour qui notre choix s’est porté n’a pas commencé son combat politique sous IBK, mais il fait partie du Mouvement démocratique. Mais c’est  sous ATT, que l’Imam Dicko étant le Président du Haut Conseil Islamique du Mali, a fait beaucoup parler de lui. Il  s’est opposé au code de personne et de la famille qu’il a jugé blasphématoire et antivaleurs maliennes,   ATT a été obligé de retirer ce projet. Ayant fortement contribué à l’élection d’IBK en 2013, l’Imam Mahmoud Dicko est tombé en disgrâce avec ce dernier vers la fin de son premier mandat ce qui lui a valu d’être éjecté de la présidence du Haut Conseil Islamique au profit de son rival de toujours,  Chérif Ousmane Madani Haidara. Le croyant mort l’Imam Dicko a eu les ressorts nécessaires pour rebondir. Son premier baptême de feu après son départ de la présidence du Haut Conseil Islamique a été sa farouche opposition au projet d’éducation sexuelle complète, qui s’apparentait à la promotion de l’homosexualité. Le 10 Février 2019 restera une date emblématique dans l’histoire récente de notre pays, car c’est ce jour que l’Imam Dicko a invité plus de 60 000 maliens au stade du 26 Mars pour dire non à l’éducation sexuelle complète ; le gouvernement dirigé par le premier Ministre Soumeylou Boubèye Maiga, a capitulé face à la forte pression de l’Imam et le projet est mis dans les placards. Auréolé de cette grande mobilisation, l’Imam Dicko, face à la déliquescence de l’Etat, à la corruption à ciel ouvert, à la crise sécuritaire qui va crescendo et qui s’est transformée en conflits intercommunautaires au centre, a décidé de mettre la tête du premier Ministre Soumeylou Boubèye Maiga à prix. Les Dés ont été pipés pour SBM, le 5 Avril 2019 avec un grand meeting jamais égalé pour demander son départ pur et simple du gouvernement, ce qui fut fait, Boubèye a rendu le tablier à la veille d’une motion de censure déposée par l’Opposition et la majorité à l’Assemblée Nationale. L’Imam est devenu incontournable, bien qu’il ne soit pas à la tête du Haut Conseil Islamique. Il choisirait même le successeur de Soumeylou Boubèye Maiga, en l’occurrence Boubou Cissé au poste de Premier Ministre. Il le présente au Chérif de Nioro  comme étant son fils. Fort de ses prouesses politiques l’Imam, pour se donner une nouvelle notoriété va parrainer  la  création de la CMAS, un Mouvement politico religieux. Tombé en disgrâce avec son fils de premier Ministre, l’Imam Dicko a eu l’intelligence de créer un grand regroupement pour assouvir ses ambitions, celle de faire chuter le régime IBK. Le Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques, précédemment la Troïka, a vu le jour après un grand meeting. Dicko devint la pièce maitresse de ce vaste Mouvement et  fut même baptisé  son autorité morale. Pendant trois mois et de façon discontinue le mouvement a tenu la dragée haute en transformant le boulevard de l’indépendance en place Tahrir du Mali, pour réclamer le départ du régime IBK. Le 18 Août 2020, une junte militaire dirigée par le Colonel Assimi Goita mit fin à sept longues et pénibles années de règne du Président IBK. Le meeting qui a suivi le coup d’Etat a vu la participation d’une délégation de la junte conduite par son vice-président, le colonel Malick Diaw,  et qui est venue témoigner de toute leur reconnaissance au M5 RFP en affirmant qu’elle n’a fait que parachever l’œuvre du Mouvement  du 5 juin. L’Imam Dicko a été salué en héros par une écrasante majorité du peuple malien qui en avait assez du régime IBK. L’élogieux parcours de l’Imam semble s’arrêter à la chute d’IBK, car aujourd’hui il fait l’objet des critiques acerbes, de suspicion et on le taxe d’être  complice  avec la junte pour mettre à l’écart l’aile politique du M5 RFP. Des preuves  tangibles non irréfutables sont venues étayer cette allégation, comme entre autres la nomination de Mohamed Salia Touré comme Ministre de l’Emploi et de la  Formation Professionnelle, ou Issa Kaou Djim, le coordinateur de la CMAS comme membre du Conseil National de Transition, CNT, ou encore la Présidente des femmes de la CMAS au CNT. Il serait reproché à l’Imam Dicko d’avoir proposé l’actuel Premier Ministre Moctar Ouane, au moment où le M5 RFP se battait pour avoir ce poste et travailler pour le changement escompté.

En somme, l’Imam Mahmoud Dicko  est incontestablement l’homme de l’année 2020, malgré tout ce qu’on peut lui reprocher.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Bah N’Daw comme IBK, le seul passé suffit&#45;il maintenant pour être choisi?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bah-ndaw-comme-ibk-le-seul-passe-suffit-il-maintenant-pour-etre-choisi-2909217.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 06:58:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Choisis pour leur passé moins encombrant, voire séduisant, l’ancien Président de la République  Ibrahim Boubacar Keita et l’actuel Président de la transition Bah N’Daw ont déjoué négativement tous les pronostics favorables à leur encontre. Le premier, à savoir IBK, après avoir été l’élégant conseiller à la présidence de la République, le tonitruant Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire, l’éloquent ministre des affaires étrangères, capable de tenir un discours en Anglais dans les grands foras internationaux, après avoir été  le premier ministre de poigne et de grande longévité et enfin le Président de l’Assemblée Nationale, a été malheureusement  un piètre Président de la République. Pour parvenir à ce poste il n’a eu aucune difficulté majeure à se faire élire, surtout  après un coup d’Etat qui a mis le compteur politique à zéro en 2012. L’ère IBK a été celle de tous les maux au Mali, une insécurité grandissante, la corruption à ciel ouvert, le clientélisme à outrance, la culture de l’impunité et de la médiocrité, la désagrégation du Mali, la guerre intercommunautaires dans un pays considéré comme une Nation. Cette insécurité grandissante a eu comme  corolaire des crimes odieux, d’extrême pauvreté et de déplacement massif des populations. Pour rappel, c’est  ce tableau sombre de la gestion chaotique d’IBK qui a  été à la base d’un soulèvement populaire entrainant la chute de son régime.

En effet, pour que sa chute soit la plus élégante possible, les militaires  putschistes regroupés au sein du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, ont pris leur responsabilité un 18 Août 2020, en parachevant quatre mois de combat du peuple, regroupé au sein du Mouvement du 5 Juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, en arrêtant IBK, sans effusion de sang. Mis hors d’état de nuire, IBK et son régime ont été tout simplement une grande déception, car le Mali a connu pendant les sept ans de son règne les pires catastrophes de son histoire.

Ironie de l’histoire, après le coup d’Etat, que d’aucuns ont qualifié de coup de grâce, les putschistes, au lieu de coopérer avec l’ensemble des forces patriotiques, ont préféré faire cavalier seuls en écartant les acteurs majeurs de la révolution. La suite est connue, Assimi Goita et ses frères d’armes  ont  choisi des hommes et des femmes qu’ils estiment capables et moralement aptes pour gérer la transition. Leur premier choix s’est porté sur Bah N’Daw, un ancien colonel à la retraite connu et reconnu pour son intégrité morale et son sens de la patrie, pour être le Président de la transition. Bien qu’étant choisi unilatéralement par les putschistes, Bah N’Daw a été accepté, voire même  applaudi par un grand nombre des citoyens maliens qui se rappellent encore  de ses multiples actes de bravoure en démissionnant  à chaque fois qu’il n’était pas d’accord avec une décision ou  une loi. Une deuxième  grosse erreur, après celle des putschistes de 2012, car sans accorder de l’importance  aux  autres qualités qui font d’un homme un leader, Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes ont hissé l’ancien colonel Bah N’Daw au sommet de l’Etat.

Plus de trois mois après son investiture comme Président de la transition, les langues commencent à se délier, car les bourdes se multiplient et le Mali a fortement régressé sur tous les plans. Le front politique, loin de s’apaiser, est véritablement en ébullition, le front sécuritaire s’aggrave tous les jours. Si hier c’est seulement le nord et le centre qui étaient concernés par l’insécurité, aujourd’hui elle sévit jusque dans la capitale malienne. Comme si ces deux  ne suffisaient pas c’est le front social qui s’enflamme également avec la grève illimitée des administrateurs civils et celle de l’UNTM qui vient d’achever une période de cessation de travail de 5 jours. C’est d’ailleurs en réaction à ces différentes grèves que le Président de la transition  a traité des malades mentaux les travailleurs  qui acceptent d’aller en grève pendant cette période cruciale de la vie de notre pays. Il a même ajouté que les grévistes auront à faire avec lui, comme si le Mali était sa propriété privée.

IBK comme Bah N’Daw, les maliens semblent s’être trompés de marchandises en pensant trouver la solution à la mal gouvernance et à la  crise multidimensionnelle.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Le Bateau&#45;Mali n’est&#45;t&#45;il pas sur le point de chavirer?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-bateau-mali-nest-t-il-pas-sur-le-point-de-chavirer-2908417.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 01:07:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cette question vaut son pesant d’or au regard des événements qui s’y passent aujourd’hui. Certains sont malheureux et d’autres sont simplement ridicules, voire farfelus.En effet, depuis la prise du pouvoir par une junte militaire, le 18 Août 2020, le Mali est dans une impasse totale tant sur le plan politique que socio sécuritaire. Il est empêtré, certes dans une crise multidimensionnelle depuis l’ignoble coup d’Etat qui a renversé ATT en 2012, mais son amplification pour devenir plus gravissime encore,date d’après l’opération du 18 Août 2020.Aujourd’hui nombreux sont les maliens à s’interroger si le vieil adage selon lequel le bateau- Mali tanguera, mais ne chavirera jamais, n’est pas un lointain souvenir ou une grande épopée servant de refrain aux artistes chanteurs. Le bateau Mali a presque chaviré, non pas faute de maliens compétents pour le mener à bon port, mais par la turpitude et l’égoïsme d’autres qui veulent tout pour eux seuls et rien pour les autres.

La composition du Conseil National de Transition, CNT, a fini par convaincre plus d’un malien que les putschistes du 18 Aout 2020, loin de libérer le Mali et de jeter les bases d’un Mali Koura, ne sont que des assoiffés du pouvoir, prêts à tout pour le confisquer afin de  jouir deses délices. Le choix des membres de l’institution parlementaire de la Transition, en plus de violer la charte de la transition et les deux décrets qui définissent la clé de répartition, il est également une insulte à l’égard des forces sociopolitiques. En effet, « cette histoire » est devenue une affaire de copains, de copines, de laudateurset surtout de ma famille d’abord, toutes choses que les maliens ont déploré sous le régime défunt d’IBK. Les conséquences de cette flétrissure de la junte seront énormes, car en plus de l’impasse autour des réformes, pourtant indispensables pour le Mali dont aspire le peuple, il y a un risque de soulèvement populaire pour dire non à cette gestion clanique et chaotique, des militaires dont la première mission est d’ailleurs la défense de l’intégrité territoriale et la sécurisation des personnes et de leurs biens.

La troisième transition depuis l’avènement de la démocratie au Mali, celle du trio Bah N’Daw, Assimi Goita et Moctar Ouane, est sur le point de battre le record de la désinvolture, de la forfaiture et du clientélisme. Et pourtant, le coup d’Etat qui a précédé cette transition, loin d’être un coup de massue à notre démocratie comme en 2012, a plutôt était salué par tous les patriotes épris de justice, de paix et de sécurité. Comble de l’ironie, les auteurs de ce quatrième putsch, depuis notre indépendance, ayant reconnu le rôle éminemment important joué par les forces patriotiques qui ont mené le combat pendant plus trois mois, se sont finalement  rétractés en revenant sur sa promesse d’organiser une transition civile et en  mettant à l’écart les acteurs du changement comme le M5 RFP. Ils se sont comportés de la manière la plus solitaire et  la plus arrogante dans leurs prises de décisions et surtout dans le choix des hommes et des femmes qui doivent parler, pendant cette transition, au nom du peuple malien.Par leurs comportements le Mali, loin de retrouver sa stabilité d’avant le coup d’Etat, est aujourd’hui dans une impasse totale, car les forces du changement loin de baisser la garde, sont en train de s’organiser pour apporter des éléments de réponse cinglants qui sied à ce mépris que les acteurs de la 25<sup>ième</sup> heure que sont les militaires, ont infligé aux forces du changement.<strong><em>Le Bateau-Mali est tout simplement sur le point de chavirer</em></strong>.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IOTAgate ou la gestion d’un homme et de son clan : Quand les commissions  entravent le développement de la structure</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/iotagate-ou-la-gestion-dun-homme-et-de-son-clan-quand-les-commissions-entravent-le-2908424.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 00:48:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si tant est que les autorités de la transition placent dans leurs priorités la lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière, le cas de l’IOTA devrait les inspirer. Comme d’ailleurs toutes les structures de l’Administration jouissant d’une autonomie de gestion, le contrôle doit être accru afin d’éviter que les structures meurent par la faute de leurs premiers responsables. A l’IOTA la gestion passe de tout commentaire, des commissions fictives pour faire sortir de l’argent au détriment de la majorité des travailleurs et dont un petit clan autour du Directeur général se partage. Il y a quatre commissions toutes budgétivores et non rentables pour l’IOTA comme en témoignent les conditions exécrables dans lesquelles se trouve la structure, qui manque des moyens adéquats pour son bon fonctionnement. Aujourd’hui nous nous sommes intéressés à la commission AMO qui est l’une des quatre commissions mises en place à l’IOTA et qui servent de vache laitière au Directeur général et à son clan.</em></strong>

La transition, par définition est une période pendant laquelle certaines réformes majeures pourraient être menées afin de mettre le pays sur la voie du développement et de la transparence, donc cette période est vraiment propice pour nettoyer le pays des souillures et autres cas graves de malversations qu’elles soient financières ou foncières. L’IOTA fait partie aujourd’hui des structures qui sont mal gérées et pour cause, la commission AMO mise en place par le prédécesseur de l’actuel Directeur général, Seydou Bakayoko est illégale car elle n’apporte rien à la structure et ne sert qu’à être une source de revenu pour quelques agents choisis en fonctions de leurs affinités avec le Directeur Général. A titre d’exemple le 07 octobre 2020, le Directeur Seydou Bakayoko a fait sortir 2 925 000, deux millions neuf cent vingt-cinq mille F CFA pour  la commission AMO  répartis comme suit : le Directeur général lui-même a eu trois cent mille,300 000 FCFA, son adjoint deux cent soixante-quinze mille,275 000 FCFA, ensuite le secrétaire  général du comité syndical UNTM de l’IOTA a eu  deux cent cinq mille,250 000FCFA, En plus de ces trois neuf  autres personnes ont perçu chacune 150 000 FCFA. Cet exemple est suffisamment illustratif de la gestion chaotique que se livre le Directeur général et son clan. Depuis plus de  16 mois ce genre de pratiques se passe à l’IOTA. En plus de la Commission AMO, trois autres commissions, à savoir la Commission des activités de recettes de l’IOTA, la Commission Pharmacie et la Commission du Conseil d’administration, permettent de faire sortir les maigres  ressources financières, qui au lieu de servir à améliorer les conditions de travailleurs des agents ou d’enrichir le plateau technique pour la satisfaction des malades, servent plutôt à enrichir le Directeur Général et son clan.

En définitive, loin de nous le sentiment de nous acharner sur le Directeur Général, mais c’est par souci de transparence et de lutte contre la corruption et la délinquance financière que nous exhortons les autorités à prendre à bras le corps cette rocambolesque gestion afin que la structure, hier fierté du Mali, puisse retrouver son attrait d’antan.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La commission vérité, justice et réconciliation ou la voix des sans voix : Les victimes de 1960 jusqu’à nos jours ont de réels espoirs d’être soulagées</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-commission-verite-justice-et-reconciliation-ou-la-voix-des-sans-voix-les-victimes-2908422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 00:24:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Créée officiellement en 2014 par le régime défunt d’IBK dans le seul but de réconcilier les maliens, qu’ils soient  du nord au sud, d’est en ouest, la Commission Vérité Justice et Réconciliation, CVJR, présidée par Ousmane Oumarou Sidibé est un cadre idoine pour tous les maliens qui ont été victimes de traitements dégradants, inhumains de l’indépendance à nos jours. Opérationnelle depuis 2016, la CVJR a des antennes régionales  permettant aux victimes de faire leurs dépositions dans la dignité et dans toutes les conditions de sécurité, afin qu’un rapport soit élaboré contenant non seulement toutes les dépositions des victimes, mais aussi des suggestions de réparations des préjudices subis et des propositions d’indemnisations aux autorités. Ne faudrait-il pas communiquer pour que la CVJR, méconnue du grand public, soit connue et accessible ? Qu’attendent les victimes pour aller se confier à une structure qui est la leur ?</em></strong>

&nbsp;

C’est certainement cette mission de communication, d’information et de sensibilisation que le secrétaire général de la CVJR, le Colonel Abdoulaye Makalou se serait assignée avant le 31 décembre 2021, date de la fin du mandat de l’actuelle Commission. Face aux journalistes de Renouveau Télé et Radio le mardi 8 Décembre 2020, le Colonel Makalou a éclairé la lanterne de plus d’un malien sur les objectifs et les missions de la CVJR. Pour le Colonel, la CVJR a pour mission de contribuer à l’instauration d’une paix durable au Mali à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques. Pour lever toutes équivoques sur la période, le Colonel Makalou dira que le mandat de la CVJR couvre les crises, les conflits et événements violents subis par le Mali et les maliens de 1960 à nos jours. Reconnaissant avoir rencontré des difficultés, liées au manque d’informations des victimes et certainement au difficile accès des victimes aux antennes et souvent à la rareté des ressources afin de mener à bien la mission qui leur a été confiée par l’Etat, le Colonel Makalou pense que l’équipe dirigée par Ousmane Oumarou Sidibé a joué pleinement sa partition pour satisfaire les victimes. La Communication qui aurait dû être la nervure centrale de la CVJR, martèle-il, a fait défaut et c’est conscient de ce déficit que la CVJR a décidé de prendre à bras le corps cet aspect pour que les victimes qui hésitent encore à prendre contact aux antennes régionales puissent le faire pour les six mois qui restent avant la fin du mandat. Sur le plateau de Renouveau TV, le colonel Makalou a lancé un cri de cœur à l’endroit de tous les maliens pour qu’ils soutiennent la CVJR sans aucune considération partisane, religieuse, ethnique, communautaire, régionaliste et socioculturelle.

&nbsp;

En somme, tard vaut mieux que jamais, à entendre le Colonel Makalou, on a l’impression que la CVJR, pour le reste du mandat, relèvera le défi de la communication afin que le maximum de maliens puissent être informés et que les victimes puissent avoir enfin l’ultime espoir pour être soulagées.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Colonels au front et non sur la scène politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-colonels-au-front-et-non-sur-la-scene-politique-2907500.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 02:16:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est au moment où le Mali fait face au péril terroriste que les « vaillants colonels » de l’armée malienne se bousculent aux portillons de l’administration pour occuper des postes qui sont d’ordinaire réservés aux civils. Après s’être emparés des ministres clés du gouvernement, à savoir la défense, l’administration territoriale, la sécurité, la Réconciliation, ils se sont accaparés des gouvernorats des régions. Ils ont enfin taillé à leur mesure le Conseil National de la Transition, CNT en désignant tous ses membres et   entendent avoir la majorité au Conseil afin de porter à sa tête un des leurs. La question qui taraude tout bon esprit est celle de savoir comment dans un pays en guerre où les 2/3 échappent au contrôle de l’Etat, les militaires et de surcroit des hauts gradés puissent chercher à occuper des postes politiques reléguant leur mission régalienne au second plan? Nul ne saurait  donner raison à nos « vaillants colonels » en les voyant revendiquer 22 sièges dans le futur CNT au moment où les attaques sont quasi quotidiennes dans la capitale et surtout en pleine journée.

Les héros du 18 Août 2020 sont en passe de devenir les bourreaux, car à cause de leur prétention le Mali est en train de s’effondrer, l’insécurité se généralise pour devenir endémique, la crise sociale s’étend et est sur le point d’embraser le pays, avec les mouvements de grève en cours ou en perspective. La paupérisation entrainant une misère noire  se lit sur les visages des citoyens qui vivent désormais au jour le jour. Au lieu de mesurer la gravité de la crise à laquelle le Mali est empêtré, nos colonels n’ont d’autres agendas que de jouir en s’octroyant des postes juteux. Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes sont devenus les enfants gâtés de la République en taillant à leur mesure le pays.

Le hic est que tout se passe au nez et à la barbe de celui qui a été applaudi, pour son sérieux, son intégrité et son patriotisme, quand il a nommé à la Présidence de la Transition, à savoir le colonel major à la retraite Bah N’Daw. Comment celui qui a dit non à Moussa Traoré, Niet à ATT, et qui a  démissionné sous IBK pour ne pas être comptable de la mauvaise gouvernance, puisse s’accommoder de certaines  pratiques aux antipodes de la gestion consensuelle d’une transition, censée jeter les bases d’un Mali Koura ? Bah N’Daw est en passe de décevoir par son silence assourdissant, surtout  quand le pays est en mauvaise passe, il est sur le point de désenchanter de nombreux  maliens qui ont placé en lui  leur confiance et qui ont  eu de  l’estime pour lui.

Le Président de la transition annoncé en éléphant est sur le point d’arriver en lièvre, car son pays est dans un gouffre abyssal dont le pronostic vital est engagé. Après tout ce constat d’échec et un risque d’effondrement du pays, il revient à Bah N’Daw de choisir entre la conservation des avantages faramineux liés à son poste ou bien rendre le tablier en sortant par la grande porte de l’histoire.

Quant à nos « vaillants colonels » qu’ils comprennent qu’en plus du discrédit qu’ils font jeter sur l’armée qui apparait aux yeux de nombreux maliens comme étant une armée fortement politisée, ils seront comptables devant l’histoire de tous les errements de la transition et répondront de leurs faits tôt ou tard. Alors autant aller au front avant qu’il ne soit trop tard.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le dernier organe de la transition a finalement  vu le jour et le colonel Diaw est porte à sa tête : La classe politique a été une fois de plus méprisée</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 02:10:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est le jeudi 3 décembre 2020 que le décret de nomination des membres du  dernier organe de la transition, tant entendu par le peuple malien, à savoir le CNT, a été lu à la télévision nationale. Cet organe qui a suscité beaucoup de polémiques et éveillé toutes les convoitises a vu le jour sans que le large consensus, qui aurait dû le légitimer, ne soit de mise. A en juger par les réactions de certains états-majors, la classe politique qu’elle soit  de l‘ex majorité ou  de l’ex Opposition, ne se sent nullement  concernée par la mise en place de ce CNT. Elle pense avoir été méprisée et entend se faire entendre dans les semaines à venir. 48 heures ont suffi pour élire le Président du CNT lors de la cérémonie inaugurale au CICB et sans surprise c’est le colonel Malick Diaw qui a été plébiscité par 111 membres sur 116 présents.  En attendant la guerre de Troie qui ne saurait être évitée entre la junte et la classe politique,  la transition a désormais tous les outils institutionnels pour amorcer le véritable virage, celui des réformes afin de réunir toutes les conditions pour des élections libres, transparentes et crédibles. </em></strong>

Ils l’ont enfin mis en place à la grande déception de la classe politique. Le CNT, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a désormais ses 121 membres au grand complet. Ils ont été choisis par le Comité National pour le salut du Peuple, CNSP, sans aucune concertation avec la classe politique en général, et le M5 RFP en particulier. Malgré la présence des cadres de tous les grands partis politiques dans cet organe législatif de la Transition, les formations politiques dans leur grande majorité ne se reconnaissent pas du tout dans le CNT, d’où la colère noire. Elles entendent désormais se préparer pour aller à l’affrontement avec le CNSP qui a fini par militariser la transition. En choisissant de façon unilatérale les membres du CNT et en mettant dans cet organe si important de la transition des gens qui ne doivent leurs postes qu’aux seules relations avec les membres du CNSP, Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes viennent de semer le vent et ils vont forcément récolter la tempête, car ils n’auront jamais de répit tant que la classe politique restera marginalisée. Comme il fallait s’y attendre, 48 heures après la publication du décret de nomination des membres du CNT, les hommes forts du pays, à savoir les Colonels ont porté leur compagnon d’arme Malick Diaw, lui aussi colonel, à la tête de l’institution législative.

La fissure semble commencée déjà, en effet,  juste après la lecture de la liste les réactions n’ont pas tardé à venir tant du côté des partis politiques que des individus. L’imam Oumarou Diarra se serait désisté en disant rester derrière le mot d’ordre de boycott du M5 RFP. Comme si cela ne suffisait pas  la Coordination des Mouvements de l’Azawad, CMA s’est  retirée du processus de mise en place du CNT. Quant à la CODEM, elle dit prendre acte de la liste des membres du CNT et constate que malgré les alertes faites le décret publié concernant la nomination des membres du CNT manque de transparence sur la représentativité des différentes couches sociales. Le parti de la quenouille a ajouté qu’elle n’a pas été consultée et qu’elle n’a fourni aucun dossier pour le CNT. L’ancien parti majoritaire, le RPM se démarque de son cadre et dit n’avoir envoyé aucun militant à parler à son nom. L’URD, à l’absence de son Président Soumaila Cissé, mène le débat sur la présence de Mahamadou Hawa Gassama au CNT. Si certains pensent qu’il faut le radier du parti, d’autres, au contraire estiment qu’il pourrait être d’un apport considérable pour le parti.

Revenons-en à la composition de l’Assemblée Nationale de la Transition, en analysant la liste des membres du CNT trois aspects fondamentaux apparaissent d’abord sur  la forme,  tous les 121 membres ont été choisis par le CNSP sans consultation aucune, deuxième remarque, tous ceux qui ont été choisis, au regard du plébiscité dont le colonel Diaw a bénéficié,  auraient signé un engagement de voter pour le candidat proposé par la junte militaire. La troisième remarque est que  tous les 121 membres auraient des liens ou seraient des courtisans de la junte, et qui seront  prêts à faire les laudateurs et le béni oui-oui. En analysant le fond s’il y a des cadres valables qui peuvent défendre le pays afin qu’on ne légifère  pas n’importe quelle loi, mais, force est aussi  de constater que d’autres sont là par la volonté de certains membres du CNSP  sans aucune représentativité véritable.

En somme, sauf si la classe politique venait à se fissurer encore à cause des intérêts personnels, sinon l’occasion semble tout trouvée pour parler d’une seule et même voix afin de former un bloc solide contre la junte, qui semble avoir un agenda aux antipodes de l’ancrage de la démocratie. La survie de la classe politique dépend de sa capacité à faire face aux militaires qui sont sur le point de confisquer la démocratie malienne chèrement acquise en 1991. La classe politique est  fortement interpellée, elle doit s’unir ou périr. Comme première décision courageuse, les partis politiques doivent commencer par exclure tous les traitres qui ont accepté de siéger au CNT contre leur volonté, ensuite très rapidement l’initiative d’un front doit avoir le jour pour dire non à l’exclusion de la classe politique et non à la colonélisation de la transition.

<strong>Youssouf Sissoko                        </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire économique :  En attendant la mise en orbite d’Eco, le CFA a de beaux jours devant lui</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/histoire-economique-en-attendant-la-mise-en-orbite-deco-le-cfa-a-de-beaux-jours-devant-lui-2907504.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 01:50:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Longtemps annoncée et souhaitée, l’autonomie financière des Etats d’Afrique subsaharienne devra attendre encore un peu. Alors que beaucoup s’attendaient à l’opérationnalisation de la nouvelle monnaie, il semblerait que les chefs d’Etats ouest-africains ne sont pas d’accord sur le sujet. Véritable locomotive économique de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara défend contre vents et marées le CFA. Le Nigéria quant à lui est prêt à prendre part à l’Eco uniquement si la France n’est point présente dans le circuit.</strong></em>

<em><strong>En attendant, voici dans les lignes qui suivent la complexité de l’existence même du Franc CFA, entre soumission coupable de nos autorités, mainmise française, et aussi ignorance du domaine financier. </strong></em>

<strong> </strong>

<em>Le Franc CFA utilisé par 15 pays africains vaut 0,0015 euros et est fabriqué dans deux bourgades françaises, Chamalières et Pessac. Avec le Franc comorien qui vaut 0,0020 euros, il est la seule monnaie coloniale encore utilisée dans le monde. En 1939, la France crée la zone franc pour assoir son hégémonie sur ses colonies. Le but recherché est que les matières premières soient disponibles même en temps de guerre. En 1945, avec la signature de l’armistice, la Métropole crée le Franc des Colonies Françaises d’Afrique. En 1958, il devient le Franc de la Communauté Française d’Afrique. En 1960, avec l’indépendance, le F CFA reste majoritairement en place. Avec l’instauration de l’UEMOA, il devient le Franc de la Communauté Financière Africaine et pour les pays membres de la CEMAC, il devient le Franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale. Un habile jeu de mots qui prouve une servitude volontaire certaine des dirigeants africains qui refusent de s’affranchir de l’ancienne puissance colonisatrice.</em>

&nbsp;

Quatre règles d’or sont à retenir <strong>: 1- le Trésor Public français garantit la convertibilité des Franc CFA et comoriens dans n’importe quelle autre monnaie. 2- En échange, 50% des réserves de CFA et celles de 65 % du Franc comorien doivent être déposées sur les comptes du Trésor Public français. 3- Le taux de parité entre les Franc CFA ou comorien et l’Euro est fixe, 1 euro étant égal à 655, 957 F CFA depuis 1999. 4- Enfin, les transferts de capitaux dans la zone franc sont entièrement libres et gratuits.</strong> Pour la France, ces mécanismes permettent de maintenir un certain équilibre. Elle estime aussi que la zone franc est un instrument de solidarité et de développement. Mais, parmi les 15 pays de la zone, 13 sont considérés comme étant pauvres et très endettés par le FMI alors que dans le même temps l’Afrique constitue après l’Asie, la deuxième locomotive de croissance mondiale.

&nbsp;

Pour assurer la parité avec l’Euro, les pays de la zone F CFA sont obligés de contrôler leur inflation, en d’autres termes, l’argent en circulation. Un taux d’inflation qui est de 2% pour l’UEMOA et 3% pour la CEMAC. Les banques nationales limitent donc les prêts aux entreprises. Des prêts qui ne représenteraient que 23 % du PIB dans la zone franc contre 150% en Afrique du Sud et 100% en Europe. Le cocktail est assassin pour l’économie de nos pays. Moins de crédits induit moins d’investissements, moins d’infrastructures et aussi et surtout moins de développement. A l’inverse, grâce au libre transfert des capitaux, les entreprises étrangères, elles, peuvent investir sur place. Dans les pays de l’UEMOA, les sociétés françaises assurent 50% des investissements étrangers. Concernant les banques, Société Générale, BNP Paribas et LCL représentent à elles seules, 70% du chiffre d’affaires des banques. Plutôt donc que de produire sur place, les pays de la zone franc importe de plus en plus. Le F CFA a 77 ans et les pays qui l’utilisent sont indépendants depuis plus de 50 ans. Après tout ce temps, force est de constater que toute décision sur le plan économique se fait sous l’œil de la France via ses représentants présents dans les organes décisionnaires des banques centrales.

&nbsp;

<strong>Servitude volontaire des dirigeants africains</strong>

La Banque de France et le Trésor français exigent que lorsqu’on émet 1 Franc CFA, qu’on soit sûr d’avoir dans les caisses françaises 0, 20 F CFA sous forme de devises. Mais les Etats africains couvrent jusqu’à la totalité de l’émission monétaire. L’écart qui est de 80% pourrait servir à divers projet de développement dont des investissements. La question donc se pose : pourquoi nous détenons autant d’argent au sein du trésor public français que nous délaissons finalement ? Force est de constater que ce n’est pas la faute du Trésor français puisqu’il ne demande qu’une couverture à 20%. C’est donc la faute aux dirigeants africains qui n’utilisent pas cette grande réserve pour financer des investissements structurels. La reconquête d’instruments de souveraineté que sont le budget et la monnaie sont des conditions sine qua non pour tout développement. Les banques centrales de la zone franc sont évidemment au courant et participent sciemment à ce système de rente qui est dénoncé par tout un continent. Par ailleurs, le traitement de ses cadres et de ses retraités est dispendieux. Les élites africaines profitent de ce système pour s’en mettre pleins les poches au détriment de l’intérêt général. Pour avoir un niveau de vie prêt des standards occidentaux, ils sont prêts à sacrifier le développement de leur pays. Toute chose que l’écrasante majorité d’africains ignorent. La servitude monétaire de nos Etats est bien volontaire et non forcée. La souveraineté monétaire est un impératif impérieux pour les Etats de l’Afrique francophone.

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<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La précampagne en vue de la présidentielle de 2022 est lancée :  Soumaila Cissé, Alou Boubacar Diallo, Soumeylou Boubèye Maiga et Moussa Mara sont en mouvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-precampagne-en-vue-de-la-presidentielle-de-2022-est-lancee-soumaila-cisse-alou-boubacar-diallo-soumeylou-boubeye-maiga-et-moussa-mara-sont-en-mouvement-2906579.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 14:02:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le coup d’Etat du 18 Août 2020 ayant mis le compteur politique à zéro au Mali, tous les leaders politiques voient désormais midi à leurs portes. Ils pensent tous que leur heure a sonné et qu’il suffit d’un peu d’efforts pour gravir la dernière marche donnant accès à Koulouba. Parmi ces leaders politiques, quatre semblent se détachés du lot à savoir Soumaila Cissé, l’ex chef de file de l’Opposition, Président de l’URD et deuxième à la dernière présidentielle, ensuite Alou Boubacar Diallo, Président d’honneur de l’ADP Maliba, 3<sup>ième</sup> à la dernière présidentielle, Soumeylou Boubèye Maiga, l’avant dernier premier ministre d’IBK et Président de l’ASMA- CFP et enfin Moussa Mara l’un des anciens premiers ministres d’IBK et Président du parti YELEMA. Ces quatre potentiels candidats sont sur le terrain pour mobiliser des maliens autour de leurs idéaux. Quelles pourraient être leurs chances en 2022 ? </em></strong>

La bataille pour la succession d’IBK semble être lancée entre les leaders politiques maliens et chacun essaie de jauger sa capacité de mobilisation avant le lancement officiel de la campagne dans quelques mois. Au regard des moyens et de l’aura des différents leaders politiques et potentiels candidats à la présidentielle, quatre d’entre eux semblent sortir la tête de l’eau et entendent grandement jouer leurs chances à la prochaine présidentielle prévue dans 16 mois. Le premier et grandissime favori à cette élection présidentielle est incontestablement l’ex chef de file de l’Opposition, <strong><em>Soumaila Cissé</em></strong>. Actuellement en tournée dans la sous région pour remercier les chefs d’Etats pour la grande mobilisation qu’ils ont faite pour sa libération. Justement c’est cette libération du joug des djihadistes qui fait de lui le grandissime favori. Pour rappel Soumaila Cissé a été enlevé en pleine campagne pour les législatives dans la région de Tombouctou le 25 mars 2020, retenu en captivité pendant six mois, il ne doit sa libération qu’à la mobilisation de l’ensemble des maliens et de tous ses amis à travers  le monde. Aujourd’hui nombreux sont les maliens à penser qu’il faut permettre à Soumaila Cissé d’être à Koulouba après tant de sacrifices pour le pays, après tant de diffamation, de dénigrement de l’homme, qui semble pourtant donner le meilleur de lui-même pendant les 30 dernières années. En plus de ce sentiment d’affection et de sympathie, Soumaila Cissé a été, à trois reprises, 2002, 2013,2018, deuxième aux élections présidentielles, donc il est adossé à un appareil politique bien huilé et il est sûr d’avoir des soutiens de taille pour accomplir son dessein présidentiel. Sa seule faiblesse, si elle en est vraiment une, c’est la campagne pour un changement générationnel  qui ne semble pas d’ailleurs mobilisée grand monde.

<strong><em>Alou Boubacar Diallo</em></strong><strong>, </strong>le futur candidat de l’ADP Maliba est arrivé troisième en 2018 derrière IBK et Soumaila Cissé. Le richissime homme d’affaire a plus d’un tour dans son sac. En plus des soutiens de taille qu’il pourrait avoir, notamment celui du respecté chérif de Nioro Bouyé, il pourra compter sur l’engagement des militants de son parti. Les électeurs pourront également compter sur sa générosité. Comme principale faiblesse d’Alou B. Diallo il y a sa distance vis-à-vis des autres grands partis qui ne seraient pas prêts à lui prêter main forte en cas de second tour, surtout pas contre Soumaila Cissé.

<strong><em>Soumeylou Boubèye Maiga</em></strong> fut l’avant dernier premier ministre du régime défunt d’IBK. Chassé de la primature comme un mal propre, SBM pourrait être surnommé le sphinx du quartier du fleuve, car il  renaitra chaque fois,  qu’il avait été donné pour mort, politiquement parlant. Etant premier ministre il a débauché des cadres et militants des partis supposés être ses alliés au sein de la Majorité. Son parti était, en faveur des débauchages, la deuxième force politique au parlement après le RPM et cela avant la controversée élection législative de 2020. Il pourra engranger des bons résultats car son parti semble théoriquement bien implanté et dispose des moyens financiers énormes pour battre campagne, même si ses chances de l’emporter sont minimes compte tenu de son passé politique tumultueux.

<strong><em>Moussa Mara</em></strong> est l’un des anciens premiers ministres d’IBK, il semble être lui aussi chassé par ce dernier de la primature.  Mara est sur le terrain depuis le lendemain du coup d’Etat, car il pense, d’ailleurs comme en 2012, sous Haya, que les militaires pourront lui faire une passe millimétrée au nom du changement générationnel. Moussa Mara n’ayant pas un grand parti politique bien implanté sur l’échiquier politique malien ne pourra compter que sur la générosité de la junte d’Assimi Goita pour accéder à Koulouba. Tous les propos tenus par lui et les cadres de son parti caressent les militaires dans le sens du poil, histoire de les séduire. Tous les actes qu’il pose concourent à créer un lien de rapprochement avec les militaires putschistes, d’où cette grande inimitié que la plus part des leaders politiques vouent à Moussa Mara. Pour des nombreux observateurs Moussa Mara manque d’audace, même s’il a des bonnes idées. On dit de lui qu’il est très assoiffé du pouvoir c’est pourquoi il n’a jamais été opposé à un régime en place et est prêt à toutes les compromissions pour assouvir son ambition. Il pourra mobiliser au sein de la jeunesse intellectuelle séduite par ses idées. Ses plus grandes faiblesses sont son inconstance et son manque de courage en politique.

<strong>Youssouf Sissoko                       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le serment d’officier est&#45;il en train d’être violé par Assimi Goita?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-serment-dofficier-est-il-en-train-detre-viole-par-assimi-goita-2906539.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 14:00:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Accueilli en libérateur le 18 Août 2020, le Président du Comité National Pour le Salut du Peuple, CNSP et de surcroit vice-président de la transition, le colonel Major Assimi Goita est en train de trahir son engagement, celui d’organiser une transition civile au terme de la laquelle un Président de la République sera démocratiquement élu. Il semble déterminé à garder coute que coute le pouvoir même au-delà de la transition. Il est aidé dans cette utopique et suicidaire mission par certains hommes politiques véreux, populistes  et des compagnons d’armes tout aussi assoiffés du pouvoir comme lui. Leur projet est d’autant plus utopique qu’ils ne tarderont pas à voir dans un bref délai la place Tahrir malienne, à savoir l’emblématique  boulevard de l’indépendance  noir de monde qui se rebellerait contre cette façon de gérer la transition et contre le  dessein machiavélique du vice-président de la transition.

Pour rappel, dans la toute première déclaration lue tard la nuit du 18 Août 2020, le porte-parole du CNSP avait laissé entendre que le comité militaire n’avait pas pour vocation de garder le pouvoir et qu’il entend organiser une transition civile afin de doter le pays d’institutions fortes et démocratiques. Cette déclaration faite par des officiers assermentés devrait avoir valeur d’engagement et de parole donnée. Agit-on de la même manière dans un palais que dans une caverne ? Cette interrogation d’un illustre Philosophe doit être posée à Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes, qui passent aujourd’hui, aux yeux du malien lambda pour des assoiffés du pouvoir et des pourfendeurs de notre démocratie. Ils l’ont prise en otage la mettant en agoni, ils sont sur le point de l’achever en mettant à la tête du CNT un officier. Cette institution, la seule à ne pas être mise en place pour le bon fonctionnement de la transition, est non seulement  un lieu hautement politique, mais aussi et surtout une institution indispensable en démocratie pour des réformes idoines, donc cette institution ne  doit être normalement dirigée que par un politique.

Faut-il rappeler également que le Président de la Transition Bah N’Daw et le premier ministre Moctar Ouane sont les choix de la junte, qui n’a consulté personne avant d’agir, même pas le Mouvement du 5 Juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, qu’elle dit avoir parachevé l’œuvre. Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes sont encore et toujours à la manœuvre pour contrôler à la fois l’administration et toutes les institutions. Ils ont commencé par  nettoyer les écuries d’Augias d’IBK en relevant tous les gouverneurs des régions et tous les militaires nommés aux différents services rattachés à l’armée, en mettant leurs hommes de mains. Bientôt les directeurs nationaux et généraux connaitront eux aussi le même sort que les gouverneurs.  Quant au  CNT, qui  reste la dernière cible qu’elle veut contrôler pour ensuite commencer leurs sordides réformes dont l’objectif final serait l’assassinat de notre démocratie, elle veut imposer le colonel Malick Diaw à sa tête d’où le blocage, car la classe politique s’oppose farouchement à cette machination.

&nbsp;

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élection présidentielle au Faso : Le pays des hommes intègres donne une leçon de démocratie à la sous&#45;région</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-au-faso-le-pays-des-hommes-integres-donne-une-lecon-de-democratie-a-la-sous-region-2906550.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 13:12:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, du Burkina Faso a proclamé les résultats provisoires de l’élection présidentielle  le jeudi 26 novembre 2020, donnant le président sortant Roch Marc Christian Kabore largement vainqueur avec plus de 57 %. Cette élection présidentielle, deuxième du genre après la révolution du peuple du Faso,  prouve à  suffisance la maturité des burkinabè et donne une véritable leçon de démocratie aux autres pays de la sous-région ouest africaine en proie à  l’instabilité socio sécuritaire voir politique. Va-t-elle inspirer les pays qui se préparent à aller aux urnes ? L’opposition burkinabè qui a reconnu sa défaite et félicité le vainqueur n’est-elle pas à  féliciter également ?</em></strong>

Cinq ans seulement après la révolution qui a balayé Blaise Compaoré, le Burkina Faso est désormais sur l’une des trois marches du podium en matière de démocratie. Il vient de donner une bonne leçon de démocratie et d’élection transparente aux résultats acceptés par tous les candidats, à la Guinée Conakry, la Guinée  Bissau, au Mali, à la Côte d’ivoire, le Togo, et même le Sénégal. Alors que beaucoup d’observateurs avaient prédit une crise postélectorale sans précédent, le Burkina a surpris par la bonne organisation de son scrutin et l’acceptation  des résultats par les protagonistes. La nouvelle donne était que la présidentielle avait été couplée avec les législatives, ce qui permettra de faire des économies surtout pendant cette période de  vaches maigres. Les premiers enseignements à  tirer de ce double scrutin est la redistribution de  cartes politiques, car celui qui fut pendant cinq ans chef de file de l’opposition s’est vu détrôner de la deuxième place par le candidat de l’ancien parti de Blaise Blaise Compaoré, à  savoir Eddie Komboigo. Zephirin Diabre se contentera de la troisième place avec moins de 15%.

Autres enseignements à tirer de ce double scrutin, c’est la bonne atmosphère qui a prévalu tout au long de la campagne et surtout l’esprit civique des électeurs qui sont allés voter dans la paix et la sérénité, excepté certaines régions du nord en proie à l’insécurité.

Ces régions du nord du Burkina Faso sont à l’image de celles du centre et du nord du Mali, elles sont soumises au diktat des djihadistes qui y dictent leurs lois scélérates et obscurantistes. Le  président réélu Roch Marc Christian KABORE aura comme nouveau challenge, en plus de la lutte contre l’insécurité,  la réconciliation des Burkinabè et particulièrement de la classe politique, en facilitant le retour au bercail de l’ancien président Blaise Compaoré en exil depuis 2015 en Côte d’ivoire.

En définitive, le Burkina Faso doit désormais être un cas d’école pour les pays en déficit démocratique. Sa leçon de démocratie doit inspirer tous les dirigeants africains qui se sont maintenus au pouvoir en tripatouillant les élections, en écartant leurs opposants ou en les tuant.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avant le grand rendez&#45;vous présidentiel de 2022 :  L’exercice moral que doit accomplir la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/avant-le-grand-rendez-vous-presidentiel-de-2022-lexercice-moral-que-doit-accomplir-la-classe-politique-2906546.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 12:55:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Entre guerre de tranchées, de positionnement et alliances défiant toute logique politicienne, la classe politique malienne de l’ère démocratique n’a guère luit par sa promptitude à œuvrer pour l’édification de l’œuvre nationale. Depuis, les échéances électorales se suivent et se ressemblent tristement. Des poids lourds qui promettent monts et merveilles pour décrocher le graal, des politiques avides de postes à tel point que l’adversaire d’hier devient, l’espace d’une campagne, l’ami intime, et des électeurs instrumentalisés à souhait. La piqûre de rappel à l’ordre de 2012 n’a visiblement pas servi à conscientiser les politiques. Ils retombèrent honteusement dans leurs travers. Alors que le pays amorce un énième virage, la classe politique va-t-elle enfin faire ce que l’on attend d’elle ?</em></strong>

Mea culpa, pure et simple. Voilà ce que les dirigeants politiques auraient dû faire les premières heures qui suivirent la chute du défunt président ATT, et de son modèle politique de démocratie consensuelle. Car sous ces jours, tous ou presque avaient droit à une part du gâteau, par rapport au poids de chaque représentation politique. Tous ou presque vinrent à table, jouir des délices du pouvoir, sans trop se soucier du devenir du pays. Tout ne pourrait aller que pour le mieux, puisque eux, ils avaient ce qu’ils voulaient. Le modèle était donc voué à l’échec. Tous étaient auteurs ou complices. Et au lieu de présenter leurs excuses à la nation pour leur piètre devoir politique, ils font comme si de rien n’était.

Mais en réalité, la classe politique aura aussi pêché en n’expliquant pas de manière pédagogique la démocratie au peuple malien après 23 ans de dictature. Elle profita de l’illettrisme de la majorité pour se tailler un système où elle sera gagnante dans toutes les configurations. Et quand l’honnêteté et la dignité voulaient qu’elle fasse son mea culpa, elle se fondit dans la masse des frustrations pour en ressortir sous une autre forme. Dans le Burkina Faso voisin, la classe politique aura fait cet exercice hautement moral après  la chute de Blaise Compaoré qui voulait faire un forcing électoral pour se maintenir au pouvoir.

Une chose est sûre. L’on ne peut concourir à l’exercice du pouvoir et ignorer les réalités essentielles du pays sauf si l’on était aveuglé par les délices et privilèges dues au poste occupé.

Un mea culpa de la classe politique reconnaissant ses torts dans la crise qui secoue le pays depuis bientôt 10 ans, est-ce trop beau pour être vrai ? L’avenir nous le dira.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La mécanique de la transition toujours enraillée :  A quand le réel décollage ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-mecanique-de-la-transition-toujours-enraillee-a-quand-le-reel-decollage-2905389.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 10:07:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le retour à la normale pour les institutions de la République n’est pas pour demain, à en constater l’incompréhension générale née à la suite de la chute d’IBK. Objet de la guéguerre en cours, le pouvoir semble-t-il. Car la junte militaire regroupée au sein du CNSP entend bien garder les rênes du pouvoir alors qu’une frange importante de la classe politique, surtout le M5 RFP, s’attendait à ce qu’elle joue un plus grand rôle dans la gestion de la transition qui s’annonce. Mais au-delà, c’est la paternité même du départ d’IBK qui est en jeu avec en ligne de mire la légitimité pour chaque partie d’organiser la transition comme elle l’entend.</em></strong>

Guerre de tranchée ou réelle volonté de bien faire la chose politique, il n’est pas aisé de qualifier la démarche des militaires putschistes toujours présents dans le jeu malgré l’investiture d’un président de Transition, et celle des politiques du M5 RFP, mobilisés durant de longues semaines pour le départ du chef d’Etat jadis en place. Ces derniers crient fort deux choses : d’abord, du fait de leur vocation politique, ils ne peuvent rester en marge de l’exercice politique en cours notamment dans la mise en place prochaine du Conseil National de Transition, et surtout que c’est grâce à leur brave mobilisation que les militaires putschistes auraient pu parachever le travail. Le tollé semble donc énorme au sein de la classe politique, majorité et opposition confondue, car la peau de la junte semble plus dure que prévue ; et qu’elle n’entend pas céder si vite le pouvoir pour lequel elle aura pris tant de risques.

Il semblerait que la junte a son propre agenda. Donc, pour le réaliser, elle ne peut justement remettre le pouvoir aux politiques aussi tôt. Elle entendrait bien être présente dans le jeu au cours des dix-huit mois à venir n’en déplaise aux membres du M5 RFP, auprès desquels elle s’est affichée au boulevard de l’indépendance dans un passé récent. En ce moment, nombre de Maliens crurent que CNSP et M5 RFP marcheront main dans la main. La suite sera toute autre. Au sein du CNT, la junte se taille la part du lion. C’est le cas aussi dans le gouvernement de transition puisqu’elle aurait elle seule procéder au casting.

Pourquoi donc une telle défiance de la bande à Assimi Goita envers la classe politique ? Une certaine lecture argue que la junte comme beaucoup de Maliens n’ont plus confiance en la classe politique. Les têtes de proue des différents regroupements politiques ont quasi toutes, de près ou de loin, participer aux gouvernements successifs des dernières années, que ce soit sous les présidents IBK, ATT ou même AOK. Donc, elles ne seraient plus dignes de confiance, et tout le bruit qu’elle émet est dans un seul but inavoué : celui de se repositionner en vue des prochaines échéances électorales.

Dans tous les cas, tous les Maliens font un vœu pieux, celui que le plus tôt possible, la Transition commence effectivement afin de mettre fin à l’incertitude institutionnelle en cours, et surtout à la conjoncture économique qui s’abat sur le pays comme une géante Chappe de plomb.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Iotagate ou la gestion d’un homme et de son clan :  La preuve par cinq de la grande magouille du DG</title>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 10:03:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, depuis le coup d’Etat du 18 Août 2020, semble amorcer une nouvelle dynamique celle du Mali Koura où les deniers publics doivent être sacrés. En tout cas, c’est l’engagement que les plus hautes autorités de la transition  avaient pris lors de leur prestation de serment le 25 septembre 2020. Ce faisant, toutes les structures de l’Etat doivent être passées à la loupe pour vérifier leurs gestions. L’IOTA, hier fierté du Mali et même de l’Afrique, est aujourd’hui une structure qui ne répond plus aux attentes des patients à cause de la mauvaise gestion d’un homme et de son clan. Les autorités de la transition vont-elles sévir contre cet indélicat Directeur qui gère les ressources d’une structure publique comme son patrimoine personnel ?  </em></strong>

Le pire des crimes pour un responsable c’est de ne pas dire la vérité. Le Directeur  Général de l’IOTA, au cours d’un entretien qu’il nous a accordé dans son bureau avait affirmé qu’il n’avait mis aucune commission depuis qu’il est à la tête de la structure  et qu’il les a trouvé toutes  en place. Cette affirmation est loin de la réalité quand on se réfère à la  décision Numéro 034 MSAS-CHU-IOTA datant du 24 /6 2020 portant  création de <strong>la commission suivi  de prestations AMO, </strong>signée par Seydou Bakayoko, directeur général de l’IOTA<strong>.</strong>

Cette commission étant  l’œuvre du Directeur Général, sa composition a été faite selon son bon vouloir et elle  est composée comme suit : le Président,  six personnes comme membres  et 4 personnes ressources.  La Commission AMO est une structure pérennante qui veille sur les recettes et dont les dividendes sont partagés entre cette petite minorité.

<strong>Il y a la commission des recettes des activités du CHU-IOTA :</strong> elle est également  une commission permanente. Rien qu’en prenant les recettes  pour le premier trimestre 2020  on frôle les CINQ MILLIONS QUATRE CENT VINGT-CINQ MILLES  5 425 000 par mois. Ce montant est  reparti entre seulement quatorze personnes sur un personnel qui fait environ 200. Donc en faisant le calcul du montant irrégulièrement défalqué des recettes de la structure depuis l’arrivée d Directeur Général à la tête, il y a 16 mois,  cela fera un montant colossal pour une structure où tout manque. Imaginez pour la seule commission recette avec plus 86 millions on  pourrait payer au moins  deux appareils scanners, « OCT »  pour le dépistage  de glaucome. Pour rappel, il n’y a qu’un seul scanner pour un besoin énorme au sein de l’IOTA.  Comment peut-on améliorer les conditions des travailleurs de l’IOTA et créer un environnement propice si quatorze personnes se partagent  un montant de plus de 5 000 000, soit plus  de 320 000 par personne. La preuve de ce que nous avançons est l’état de paiement datant du 6 Avril 2020 signé par le Directeur général Seydou Bakayoko.

Que dire de <strong>la commission Pharmacie</strong> où une petite minorité autour du directeur se partage un montant de neuf cent mille Francs  900 000 ? Ce montant est une prime de motivation octroyée à six personnes dont le Directeur lui-même se taille la part du lion alors même qu’il y a des avantages liés à sa fonction. Ces 900 000 F CFA ont été repartis  suivant l’état de paiement datant du 1<sup>er</sup> Avril 2020, sans aucun fondement juridique.

<strong>Une autre Commission budgétivore, appelée commission   Conseil d’Administration, CA</strong>. Cette commission est aussi une autre voie par laquelle le Directeur passe pour dilapider les fonds de l’IOTA. Dans la prochaine sortie, on étalera avec preuves à l’appui, tous les manquements à l’orthodoxie financière à ce niveau également.

<strong>Il y a une autre commission, celle  des marchés.</strong> Constituée des membres de la direction et du syndicat UNTM, cette commission a pour mission d’octroyer des marchés à des non prestataires ou à des prestataires fictifs  avec des montants colossaux et non justifiés. Cette commission est une vache laitière  pour  le Directeur et ses laudateurs, qui  se partagent régulièrement  les butins. Un seul exemple suffit : le marché de laverie pressing de l’IOTA est surfacturé à des millions à un prestataire fictif.

Pourquoi tant de dilapidation de la part du Directeur général, qui en plus indemnités complémentaires de responsabilités de 167 250, a d’autres indemnités et primes, mais malgré cela la gestion de l’IOTA laisse à désirer.

A supposer même qu’il ait trouvé ces différentes commissions en place, pourquoi ne pas les supprimer car budgétivores et non rentables pour la structure. Il aurait dû mettre fin à ces commissions qui  ne concernent  qu’une petite minorité au détriment de la grande majorité. Les recettes de l’IOTA sont suffisantes pour réunir  toutes les conditions de travail et pour créer un environnement propice au bon traitement des patients, avec des machines modernes et un personnel bien motivé.

En somme,  Mme la Ministre de la santé  est fortement interpellée afin qu’elle diligente une enquête pour vérifier la gestion du Directeur Général et mettre fin à la dilapidation.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : ATT est mort le cœur meurtri</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-att-est-mort-le-coeur-meurtri-2905380.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 10:03:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mardi 17 novembre 2020, la nation malienne toute entière  a rendu un ultime hommage à celui qui fut incontestablement le précurseur de la démocratie et le soldat du développement, à savoir l’ancien Président de la République Amadou Toumani Touré.  ATT s’en est allé le cœur plein d’amertume, voire meurtri, à cause du traitement  dégradant, humiliant que l’ancien Président IBK lui a fait subir à son retour au bercail après sept ans d’exil au pays de la Téranga. ATT est mort chez sa fille pour n’avoir pas été logé par l’Etat.

Comment celui qui a été unanimement reconnu, salué et  considéré comme le plus  grand bâtisseur du Mali contemporain, puisse mourir chez sa fille comme un vulgaire, à cause de la mauvaise foi de l’ancien Président IBK qui refusa de lui céder la villa des hôtes à l’ex base aérienne? Il a été privé de ses droits les plus élémentaires, comme celui d’avoir un logement malgré tous les dignes et loyaux services qu’il a rendus à la nation. Selon une source bien introduite, ATT se serait confié à des confidents et dit n’aurait jamais compris comment le général Moussa Traoré qui a été doublement condamné pour crimes de sang et crimes économiques a été réhabilité et remis dans tous ses droits y compris celui à un  logement digne de son statut d’ancien Président. Alpha Oumar Konaré a lui aussi bénéficié d’un logement de haut standing à Titibougou, idem pour  l’ancien Président de la Transition Dioncounda Traoré, à l’ACI 2000, bien qu’il soit chassé comme un malpropre à sa première résidence par IBK. Quant à  ATT, il rasait  le mur, parce que partageant la même demeure que sa fille et son mari.  Cette  autre injustice est l’œuvre d’IBK qui aura cela sur sa conscience pour le reste de sa vie. La villa des hôtes qui aurait dû accueillir ATT après son exil dakarois, a plutôt servi de résidence privée à IBK et à ses enfants. Pour quelles fins ?

Pour rappel, c’est ATT qui a réhabilité l’ancien Président Moussa Traoré, après avoir été gracié par Alpha Oumar Konaré à quelques encablures de la fin du mandat de ce dernier. Le Général Moussa Traoré qui a géré le pays d’une main d’acier pendant 23 ans est mort en héros parce que réhabilité par l’homme de consensus ATT. Pour laver cet affront fait au digne fils du Mali ATT, les autorités légitimes attendues dans 16 mois devront diligenter une enquête sur la résidence privée de Sebenicoro qu’IBK a fait construire  avec l’argent du contribuable malien.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali tout entier pleure l’un de ses dignes fils :  ATT, le soldat de la démocratie et le bâtisseur a tiré sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-mali-tout-entier-pleure-lun-de-ses-dignes-fils-att-le-soldat-de-la-democratie-et-le-batisseur-a-tire-sa-reverence-2904240.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 07:38:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La nouvelle du décès de l’ancien Président de la République du Mali, le général à la retraite Amadou Toumani Touré, est tombée comme un couperet, le mardi 10 novembre 2020 au petit matin, à la stupéfaction générale du peuple tout entier. Celui que tout le monde appelle le soldat de la démocratie, pour avoir arrêté le général Moussa Traoré le 26 Mars 1991, mettant ainsi fin à la boucherie d’un peuple et à la tyrannie d’un homme,  a ajouté une autre corde à sa cora en se faisant appeler le plus   grand bâtisseur du Mali moderne. En dix ans il a écrit une nouvelle page de l’histoire de notre pays en réalisant des gigantesques œuvres faisant de lui un immortel.  Sa mort est survenue moins de deux mois après celle d’un autre général et ancien Président, Moussa Traoré. Ils sont tous les deux partis sans avoir fini de livrer tous les secrets qu’ils ont en eux et sans avoir fini d’écrire leurs mémoires pour la nouvelle génération. Le général ATT s’en est allé en laissant tout un peuple inconsolé et une nouvelle génération, dont les tout-petits, orpheline. Parcours d’un homme d’exceptionnel qui a donné tout à son peuple.</em></strong>

C’est sans nul doute toute la Nation qui rendra un dernier hommage au digne fils du Mali, Amadou Toumani Touré, dont la dépouille est arrivée à Bamako  en provenance d’Istanbul en Turquie, où il a rendu l’âme. A 72 ans ATT a dit adieu à son peuple qu’il  a tant chéri, qu’il a servi avec amour et dévouement. Son nom figurera désormais en lettres d’or dans les annales de l’histoire de notre pays, pour deux faits majeurs. Le premier, pour avoir débarrassé le Mali de l’un des dictateurs les plus féroces du 21<sup>ième</sup> siècle, à savoir le Général Moussa Traoré, le second fait est d’avoir bâti des infrastructures socioéconomiques que nul autre Président n’avait fait au paravent et qui ont permis d’améliorer les conditions de vie des maliens.

<strong>Qui est cet illustre Lieutenant-Colonel inconnu qui a été révélé au grand public le 26 mars 1991 ?    </strong>

L’enfant peul a vu le jour le 4 novembre 1948 dans la Venise malienne à Mopti. Il fréquenta l’école fondamentale de sa ville natale, avant d’entrer à l’école normale secondaire, ENSEC de Badalabougou pour y suivre une formation d’instituteur entre 1966 et 1969. C’est finalement à l’école interarmes de Kati qu’il se dirigera pour apprendre le métier des armes. Le 33<sup>ième</sup> Régiment des commandos parachutistes a été le choix d’ATT pour défendre  son pays. Il grimpa rapidement les échelons, après ses formations et stages de perfectionnement en ex URSS et en France. Il deviendra en 1984 le commandant du 33<sup>ième</sup> RCP. C’est en mars 1991, après les manifestations populaires réprimées dans le sang qu’il va être à la tête d’un groupe d’officiers pour arrêter le général Moussa Traoré et prendra du coup la présidence du comité de transition pour le salut du peuple, CTSP en assurant les fonctions de chef de l’Etat pendant toute la durée de la transition. Il organise la conférence Nationale du 29 juillet au 12 Août 1991, puis des élections législatives et Présidentielle en 1992. A l’issue de ces élections il remet le pouvoir au nouveau Président élu Alpha Oumar Konaré. Pour avoir respecté sa parole donnée en organisant les élections et en  remettant le pouvoir à un civil,   ATT a été surnommé soldat de la démocratie. Après la transition, ATT, le soldat de la démocratie a connu un moment de flottement et de galère, c’est pourquoi il s’est consacré à sa fondation pour l’enfance avant d’être nommé plus tard en juin 2001 l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Koffi Annan, en République Centrafricaine, après un coup d’Etat manqué contre Ange-Félix Patassé. Le 1<sup>er</sup> septembre 2001 il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l’armée. Il décide alors de se lancer dans la vie politique en déposant sa candidature pour l’élection Présidentielle de 2002. Il est élu président de la République le 12 mai 2002 avec 64,35 %. ATT a été réélu en 2007 face au candidat IBK.

Si ses dix ans n’ont pas  toujours été couronnés de succès, il est à noter qu’ils ont permis de réaliser beaucoup d’infrastructures socioéconomiques et surtout la création d’emplois pour les jeunes. En matière d’infrastructures, l’ère ATT a permis au Mali de se doter d’infrastructures sanitaires avec la construction des hôpitaux modernes à Bamako, Sikasso, Mopti. Les maliens ont surtout apprécié l’Assurance Maladie Obligatoire, AMO qui permet de soulager les plus démunis. En matière d’infrastructures routières, ATT bat le record de ses trois prédécesseurs en réalisant des routes, des ponts, des barrages et d’aéroports comme celui de Dag-Dag à Kayes. Bamako et toutes les capitales régionales ont connu un embellissement et une modernisation sans précèdent sous ATT, échangeurs multiples, rue goudronnées. C’est pour avoir réalisé beaucoup d’infrastructures qu’on a collé à son nom celui de grand bâtisseur.

<strong>ATT, le général incompris</strong>

Il sera renversé à moins de deux mois de la fin de son mandat par des officiers subalternes de l’armée, pour dit-on, n’avoir mis à la disposition de l’armée suffisamment d’armes afin qu’elle se batte contre la coalition djihado-irredentistes. Et pourtant après sa chute les nouveaux hommes forts du pays regroupés au sein du CNRDRE n’ont ni trouvé de solution au problème qu’ils ont reproché à ATT, encore moins pacifié le pays qui a été envahi jusqu’au flanc de la Venise malienne, Mopti. Le Général incompris a été contraint d’aller en exil à Dakar au Sénégal pendant 6 ans. Accueilli  triomphalement à son retour à Bamako, il a fait le choix de s’effacer et ne sortait à la Télé  qu’au cours des grands événements, jusqu’au mardi 10 novembre 2020 où il a perdu sa dernière bataille contre la maladie. Dors en paix le soldat de la démocratie et le grand bâtisseur, ATT.

<strong>Youssouf Sissoko                    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Blasphème, provocation ou encore insultes :  Tout serait&#45;il permis au nom de la liberté d’expression ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/blaspheme-provocation-ou-encore-insultes-tout-serait-il-permis-au-nom-de-la-liberte-dexpression-2904233.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 07:30:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le monde entier est rentré en polémique après la republication par l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo des caricatures du prophète Mohammad, Paix et Salut sur Lui. Il s’agit de ces mêmes dessins à la suite desquels, les attentats tristement célèbres ont été commis au siège dudit journal en 2015. Hasard du calendrier, la republication a coïncidé plus ou moins avec les festivités du Maouloud commémorant la naissance du saint prophète. Comme on pouvait s’y attendre, une onde de chocs d’indignations traversa le monde musulman, et jusqu’à l’heure, la colère de millions de fidèles à travers le monde ne cesse. Mais au-delà, la question que la France, et aussi le monde occidental de manière générale, devra se poser est de savoir si tout serait permis au nom de la liberté d’expression.</em></strong>

Au Mali, à l’instar de nombreux pays musulmans à travers le monde, l’indignation se fait toujours sentir. Dans la quasi-totalité des mosquées du pays, les imams ont condamné les caricatures en question tout en fustigeant l’attitude du président Macron. Ce, lors des <em>khoutbas</em> des vendredis et même lors de prêches organisés en dehors des heures de prières.

Cependant, une chose est de condamner de manière pacifique les dessins incriminés, c’en est une autre d’appeler au meurtre et d’encourager les actes terroristes à l’image de l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, décapité par un jeune ressortissant tchétchène qui avait commis un tel pour se faire justice soi-même. Ou encore comme cet autre attentat commis dans la foulée ; trois fidèles ont été tués dans la basilique Notre-Dame de Nice lors d’une attaque au couteau.

Etant musulman, bien que choqué au plus profond de notre être, l’attitude ne devrait pas être de répandre des slogans haineux et violents, après la republication des caricatures de notre prophète bien-aimé. Il faudrait surtout prendre exemple sur Mohammed, Paix et salut sur Lui-même, de son vivant alors qu’il essuyait des insultes et des brimades bien plus dégradants. Son attitude a toujours été de répondre le mal par un acte de bien. Il n’a point appelé ses coreligionnaires à répondre par le meurtre ceux-là qui étaient médisant envers lui. C’est cet exemple que les musulmans d’aujourd’hui devraient suivre. Condamner le plus fermement mais aussi le plus pacifiquement possible toute atteinte à la sacralité de Mohammed, Paix et Salut sur Lui, tout en se désolidarisant de tout acte violent commis pour se venger. Il s’agit là d’une attitude noble adoptée par le prophète lui-même et qui aura eu comme effet le ralliement de nombres de personnes à l’Islam.

D’un autre côté, les occidentaux et notamment la France qui se veut être la patrie de la liberté d’expression, devront comprendre une chose fondamentale.  C’est que tout ne saurait être permis au nom d’une quelconque liberté, aussi sacrée soit-elle. Le monde est loin d’être uniforme, et ce qui n’est qu’amusant à leurs yeux, peut être choquant pour d’autre. L’universalisme n’existe que si chacun respecte l’autre dans sa diversité. Car c’est de cela qu’il s’agit, de respect de l’autre et aussi de courtoisie. Comme le dit le fameux, on peut rire de tout mais avec tout le monde. Mais l’incompréhension d’un principe si simple montrerait que les occidentaux ne sont peut-être pas si ouverts d’esprit qu’ils le pensent. Car ils ne voient le monde que sous leur seul prisme oubliant de manière coupable que le monde est pluriel. Aussi invraisemblable que puisse paraitre la logique de l’autre à notre regard, le respect et la courtoisie devront nous permettre de ne point vouloir heurter l’autre dans ce qu’il a de plus sacré. Voudraient-ils donc que le monde entier soit à l’image de leur société ? Un point de vue grotesque, si cela est vrai.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Un mépris de trop de la junte à la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-mepris-de-trop-de-la-junte-a-la-classe-politique-2904231.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 07:13:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un décret signé du Président de la Transition Bah N’Daw avait fait d’abord le tour des réseaux sociaux, avant de sortir au journal officiel. Ce décret qui fixe non seulement les modalités de nomination des membres du Conseil National de la Transition, CNT, mais aussi et surtout  répartition des 121 sièges entre les différentes composantes de la nation a été qualifié de scélérat par la quasi-totalité des forces sociopolitiques. Ce décret en la forme est une insulte pour la classe politique, qui d’ailleurs pour une des rares fois, et à l’unisson, a décliné la proposition faite par le CNSP. Oui par le CNSP, car c’est toujours la junte qui gouverne sans partage. Dans le fond  il est un mépris souverain  de la junte vis-à-vis des autres composantes qui n’ont ni été consultées encore moins  associées afin que la décision soit consensuelle. Cet acte  est sans nul doute la énième erreur de trop de la junte au pouvoir depuis le 18 Août 2020. Cette erreur risque de lui être fatale car en plus de la colère noire piquée par l’ensemble de la classe politique, le front social est également en ébullition avec des grèves dont certaines sont déjà illimitées et d’autres en gestation. Comment Bah N’Daw, AssimiGoita et MoctarOuane pourront-ils gouverner en ayant en face d’eux l’ensemble de la classe politique irritée et prête à en découdre avec eux?  Qu’ils comprennent que sans consensus ils ne  pourront pas mener les réformes idoines, aujourd’hui indispensables pour un nouveau Mali. Par cet acte  Ne sont-ils pas désormais en train de préparer leur chute. En tout cas ils sont désormais  assis sur une bombe à retardement qui pourrait exploser à tout moment.

L’amateurisme, la prétention et la suffisance sont les caractéristiques principales de la junte. Le guide de la révolution Burkinabé, le capitaine Thomas Sankara n’avait-il pas raison d’affirmer sans ambages qu’un soldat sans aucune formation politique est un criminel en puissance ? Cette assertion sied tellement au contexte actuel du Mali et même à celui de 2012 quand le CNRDRE du capitaine Amadou Haya Sanogo avait pris le pouvoir. La question que l’on doit se poser est celle de savoir si le héros du 18 Août 2020 a tiré toutes les leçons du passé récent du Mali ? Comment dans un contexte d’insécurité  où il y a un besoin pressent d’hommes en armes au centre et au nord, que nos braves soldats se bousculent au portillon de l’Assemblée Nationale  pour siéger et légiférer ? L’attitude des colonels fortement politisés du CNSP, contribuerait sans nul doute à fragiliser notre outil de défense et à diminuer considérablement  la confiance que l’opinion nationale portait en eux.

121 Sièges dont 22 aux forces de défense et de sécurité, 8 au Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques, M5 RFP, 11 à l’ensemble des partis politiques, 9 aux organisations de la société civile, 4 sièges à la presse. Rien qu’en se limitant à ces quelques composantes de la société on en conclurait que les militaires veulent prendre en otage la transition et de surcroit la démocratie chèrement acquise au Mali. Pourquoi 22 porteurs de Kaki et d’armes au sein de l’hémicycle, considéré comme un haut lieu du débat démocratique ? AssimiGoita et ses compagnons d’infortunes ne sont-ils pas en train de préparer le terrain de la présidence du CNT au dernier membre du CNSP, le colonel MalickDiaw ? Ils commettront la plus grosse erreur en nommant 22 militaires au CNT et en imposant le colonel Diaw à la tête de l’institution parlementaire de la Transition. Ils pourraient bien le faire et ils auront même des soutiens au sein de la classe politique et de la société civile, mais devant un peuple déterminé rien ne pourrait l’arrêter et le réveil risque d’être brutal pour les militaires en voyant dans un bref délai, devant le portail de Kati une foule déchainée leur demandant de s’en aller du pouvoir.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Allégement de la dette :  Le Mali bénéficie de la main gracieuse du FMI</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/allegement-de-la-dette-le-mali-beneficie-de-la-main-gracieuse-du-fmi-2903205.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 08:27:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le pays bénéficia pour six nouveaux mois de la mesure d’allègement du service de la dette mise en place par le FMI en faveur des pays pauvres. </strong><strong>C’est ce qu’a annoncé l’institution. Grâce à cette extension, le FMI espère permettre à Bamako de libérer des ressources financières nécessaires pour continuer à renforcer la capacité du pays en matière de soins médicaux. </strong>

<strong>Comme de nombreux autres pays africains, le Mali fait face depuis le début de l’année à la pandémie de la covid-19 qui a touché 3657 cas positifs dans le pays et fait au moins 86 morts dans les centres de prises en charge et 51 dans la communauté et 2817guérisons, selon le communiqué du ministère de la santé en date du 6 novembre 2020.  A cela s’ajoute le niveau d’insécurité inquiétant qui exacerbe les difficultés des populations.</strong>

<strong>« <em>Le 30 octobre 2020, le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé sans réunion une deuxième tranche de six mois d'allégement du service de la dette du Mali au titre du Fonds fiduciaire pour l'endiguement et l'allégement des catastrophes (CCRT)</em> »,</strong> selon le communiqué. Cette prolongation fait suite à une première mesure d’allègement adoptée en avril 2020 et prévue prendre fin en octobre.

Le mois dernier, le G20 a ainsi prolongé de six mois son initiative de suspension du service de la dette des pays pauvres.

<strong>« <em>Cette approbation complète une liste antérieure de 28 pays à faible revenu qui ont bénéficié, le 2 octobre 2020, de la deuxième tranche de six mois d'allégement du service de la dette au titre du CCRT</em> »,</strong> indique le FMI ajoutant que <strong>« <em>l'approbation pour le Mali a été retardée en raison du coup d'Etat du 18 août 2020 et du temps nécessaire pour former le gouvernement de transition</em> ».</strong>

Selon le président de la République nigérienne, son excellence Issouffou Mahamadou, « une annulation de la dette » des États africains ne suffira pas pour aider ces pays fragiles à faire face à la crise économique engendrée par le coronavirus. S’exprimant le 9 juin 2020, au cours d’une visioconférence de la Task Force sur le coronavirus de l’Union africaine (UA).

Il a dit être convaincu « que l’ampleur de la crise économique que connaîtront nos Etats nécessite un soutien financier qui va au-delà d’un simple moratoire. Un moratoire, c’est-à-dire une simple suspension des remboursements jusqu’à la fin de l’année me semble insuffisant, car nos pays ont besoin de ressources financières fraîches. Même une annulation de la dette ne suffira pas, surtout quand on pense aux inégalités qu’elle va générer entre pays bénéficiaires ».
Le président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) propose une fois de plus, la mise en place d’un plan Marshall ambitieux qui permettra aux pays africains d’avoir des ressources fraîches non seulement pour faire face à la pandémie, mais aussi pour relancer leur économie. Pour permettre aux pays endettés de dégager des fonds pour affronter la crise, liée à la pandémie du coronavirus, un moratoire  sur le paiement du service de sa dette a été accordé par le Club de Paris et le G20. Avant, ce moratoire, le mois d’avril dernier le FMI a annoncé un allègement de la dette de 25 pays.

A la mi-avril, les 22 créanciers du Club de Paris et les créanciers émergents, dont des pays comme la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, la Turquie ou l’Afrique du Sud, se sont ainsi mis d’accord pour suspendre des paiements sur le service de la dette au profit des pays les plus pauvres.

Cependant, depuis l’annonce en avril dernier de l’initiative conjointe G20 et Club de Paris pour l’annulation de la dette des pays pauvres, une signature manque encore, celle de la Chine, première créancière du continent africain. Plusieurs fois interpellée sur la question, Pékin est resté silencieux.

Le temps presse. Cependant, rappelons que la Chine a soutenu dans la fourniture de matériel de santé par le biais de la Plate-forme africaine de fournitures médicales.

<strong>23 pays </strong>ont souscrit à l’initiative G20 ont fait le calcul inverse, en bénéficiant de mesures immédiates quitte à devoir supporter une dépréciation de leurs notations financières respectives.

Pour rappel, au mois d’avril 2020, le Comité du développement, organe conjoint de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), et les ministres des Finances du G20 ont validé la mise en place de l’Initiative de suspension du service de la dette, à la suite de l’appel lancé par la Banque mondiale et le FMI en faveur des pays les plus pauvres, afin de les aider à faire face aux graves conséquences de la pandémie de COVID-19 (coronavirus). Cet appel, qui plaide pour une participation large et équitable, exhorte tous les créanciers publics bilatéraux à agir rapidement pour permettre aux pays à faible revenu de concentrer leurs ressources sur la lutte contre la pandémie. Le G20 a également appelé tous les créanciers privés à participer à cette démarche sur des bases comparables, une petite phrase qui a alerté les agences de notation, assez conservatrices depuis vis-à-vis de la réévaluation des cotes de crédit.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>IOTA&#45;Gate ou la gestion d’un homme et de son clan :  Docteur Seydou Bakayoko nie en bloc les accusations portées contre lui</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/iota-gate-ou-la-gestion-dun-homme-et-de-son-clan-docteur-seydou-bakayoko-nie-en-bloc-les-accusations-portees-contre-lui-2903201.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 07:27:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après un premier article fustigeant la gestion du Directeur Général de l’IOTA, ce dernier a apporté des éléments qu’il croit être suffisant pour démentir les allégations de mauvaise gestion  portées contre lui dans les colonnes de votre journal. La réplique du Directeur Général, qui a valeur de droit de réponse dans le jargon journaliste, en rajoute, au contraire à la confusion. Il dit n’avoir connu ni d’Adam ni de Eve le Ministre Michel Hamalla Sidibé, de n’avoir pas mal géré le fonds COVID-19, de n’avoir pas de prime de logements encore moins d’avoir réalisé un puits à grand diamètre à son domicile privé. Pour se faire bonne conscience,notre interlocuteur dit avoir tellement fait pour la structure et que cette campagne de diffamation ne serait l’œuvre que des agents qu’il a empêché de tourner en rond.Comme il fallait s’y attendre, d’autres charges plus lourdes sont portées contre le Directeur général de l’IOTA. Ces charges concernent non seulement ses affinités avec l’ancien ministre Michel H Sidibé, en passant par  les quatre commissions qu’il a créés dont il est membre de toutes les commissions, avec des primes faramineuses et surtout de la gestion clanique, avec les mêmes personnes dans la presque totalité de toutes les commissions.Il est reproché au DG de l’IOTA une gestion patrimoniale et clanique.</strong>

Le Directeur Général de l’IOTA, Dr Seydou Bakayoko nous a reçu dans son bureau après la sortie du premier article lui incriminant dans des malversations financières. Se désolant de n’avoir pas été consulté avant la sortie de l’article pour donner sa version des faits, il dit n’avoir ni l’intention de faire un droit de réponse encore moins de porter plainte, car, dit-il, « je suis un homme de paix ». Revenant néanmoins sur les faits qui lui sont reprochés, Dr Bakayoko les a niés en bloc. Réagissant à l’affirmation selon laquelle il doit son poste à ses relations personnelles avec Michel Hamalla Sidibé, Dr Bakayoko dira qu’il ne connaissait Michel ni d’Adam, ni d’Eve. Faux, rétorque notre source, qui affirme sans ambages  qu’ils sont tous membres du Lions Club et que les lions ne se mangeant pas entre eux, l’un à la tête du ministère a nommé l’autre comme Directeur général. S’agissant du puits à grand diamètre pour la réalisation duquel il y aurait eu surfacturation, le Directeur de l’IOTA dira qu’il n’y a jamais eu de puits à grand diamètre chez lui et qu’il n’a qu’un forage qu’il a réalisé avant d’être Directeur général. Faux, pour notre source. S’il est vrai que ce n’est pas un puits à grand diamètre, mais force est de constater que le forage dont il fait allusion devrait être réalisé à la résidence du directeur sis au quartier du fleuve, mais qui a non seulement été détourné de sa destination initiale, mais aussi et surtout avait été surfacturé à plus de quatre millions, alors même que le puits aurait été réalisé à 1 million 500 milles. Concernant la gestion du Fonds COVID-19, Dr Bakayoko reconnait avoir reçu les 40 millions, mais pour la circonstance, il avait élaboré un plan d’utilisation et le montant a été réparti entre les agents qui le méritent. Selon notre source, la gestion de  ce fonds comme tous les autres d’ailleurs est faite de façon opaque et avec un cercle restreint de gens qui lui sont fidèles. S’agissant des commissions qui sont au nombre de quatre, à savoir la commission AMO, la commission Pharmacie, la Commission Recettes et la Commission Conseil d’Administration, le Directeur Général dit n’avoir créé aucune commission et qu’il les a trouvées en place. Pour ce qui est de sa présence dans toutes ces commissions, avec des primes qui varient entre 225 mille et 320 milles par commission, Dr Bakayoko dira qu’il n’a rien changé et qu’il a trouvé cette tradition à l’IOTA. Selon notre source c’est une manigance sinon il n’est écrit nulle part dans les textes que le directeur doit figurer dans toutes les commissions avec des primes faramineuses. Ce qui est aberrant c’est que pour un personnel de plus de 200 agents, il n’y a que 13 ou 14 personnes qui sont dans toutes les commissions. Donc pour notre source, il y a bel et bien magouille.

S’agissant de la gestion des recettes mensuelles, le Directeur Général de l’IOTA dit n’avoir  pris aucune décision en dehors de celle prise en réunion hebdomadaire et que cette gestion se passe de façon transparente. Selon nos informations sur les 50 millions de recettes mensuelles, les dépenses de l’IOTA ne dépasseraient pas les 20 à 25 millions et certains se demandent où vale reste du montant ? Les grandes poches de dépense sont les indemnités des agents et le carburant. S’agissant des marchés gré à gré, le directeur dira que le fournisseur bénéficiaire qui est Sékou Diawara, a été de tout le temps celui de ses directeurs prédécesseurs. Faux, M Diawara ne serait qu’un cordonnier qui a été fabriqué de toute pièce et à qui il donne juste une portion incongrue. Mieux encore, quand un marché dépasse les dix millions il doit y avoir appel d’offres, mais à l’IOTA pas d’appel d’offres et le bénéficiaire se trouve généralement être un non initié avec une société fictive.

En définitive, ce second article n’est rien d’autre que la confrontation de deux versions des faits qui sont reprochés à Dr Seydou Bakayoko. L’OCLEI étant saisie par une lettre anonyme aux fins de vérifier la gestion des deniers publics à l’IOTA, nous attendons les conclusions de ces vérifications. Nous promettons à nos lecteurs un autre article sur la gestion de l’IOTA, avec des décisions, des factures proforma, des listes des membres de différentes commissions  avec leurs indemnités, et surtout la clef de répartition des ressources de l’IOTA.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Blocage dans la mise en place du conseil national de la transition :  Et si on répartissait les 121 sièges entre les différentes forces sociopolitiques du pays ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/blocage-dans-la-mise-en-place-du-conseil-national-de-la-transition-et-si-on-repartissait-les-121-sieges-entre-les-differentes-forces-sociopolitiques-du-pays-2903199.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 07:26:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de deux mois après l’investiture du Président de la Transition Bah N’Daw et la nomination du Premier ministre MoctarOuane, l’organe sans lequel aucune décision importance ne saurait être prise, à savoir le Conseil National de la Transition, CNT, n’arrive toujours pas à être mis en place. Cette situation qui s’apparente à un blocage, ne pourrait être due qu’à des ambitions démesurées des uns et de l’intransigeance des autres à faire de cet organe un instrument pour assouvir leurs desseins personnels. Sinon, la répartition des sièges entre les forces sociopolitiques ne doit nullement poser de problème majeur si c’est pour le Mali. Bah N’Daw et les autres chefs de l’exécutif doivent adopter une posture conciliante en rassemblant tous les maliens afin de dégager un large consensus permettant d’adopter des lois et règlements qui jetteront les bases du Mali Koura. Pour accélérer la cadence afin de respecter le calendrier des 18 mois de transition, les autorités doivent mettre en place le CNT avant le 15 novembre 2020. Ne pourrait-on pas impliquer toutes les forces sociopolitiques, qu’elles soient de l’ancienne  opposition ou de l’ex- majorité ? </em></strong>

Au Mali, la transition qui a officiellement démarré depuis le 15 septembre 2020, est toujours dans l’impasse, à cause de l’amateurisme, du manque de vision  et des ambitions énormes des auteurs du coup d’Etat qui a renversé le Président IBK. Assimi Goita et ses compagnons d’armes seraient les seuls responsables du blocage dans la mise en place du Conseil National de la Transition, CNT, en voulant faire main basse sur cet organe hautement stratégique pour la réussite de la transition. La question que bon nombre de maliens se posent est celle de savoir si Bah N’Daw et Moctar Ouane, respectivement Président et Premier ministre de la Transition, ne font pas les figurants. Sinon rien ne saurait expliquer ce retard dans la mise en place du CNT. Les deux grandes personnalités vont-elles accepter d’être muselées par la junte, alors même qu’elles jouissaient d’une bonne réputation d’hommes intègres ? Bah N’Daw et Moctar Ouane jouent désormais leur crédibilité, donc il leur incombe de prendre leurs responsabilités en imposant leur vision aux jeunes officiers novices en matière de gestion de la haute administration, ou de rendre le tablier pour ne pas être coupable de mauvaise de gestion et même répondre de haute trahison devant le tribunal de l’histoire.Pourquoi la composition du CNT prend-elle du retard alors même que le Mali regorge des ressources humaines compétentes et intègres ? Et si on si répartissait au prorata du nombre de partis politiques et associations regroupés au sein des blocs ?

A défaut de reconduire l’ancienne Assemblée Nationale ou au moins les députés bien élus dans leurs circonscriptions électorales, on pourrait repartir les 121 sièges entre toutes les forces qui comptent dans le pays, qu’elles soient militaires, politiques, associatives, coutumières  et même religieuses afin de dégager un large consensus indispensable pour mener les réformes idoines dont le Mali a besoin. Parmi ces forces les mieux structurées, on pourrait citer l’Armée, à travers la junte, le M5 RFP, regroupant associations et partis politiques, l’EPM, réunissant les partis politiques  de l’ancienne majorité au pouvoir, les légitimités traditionnelles, c’est-à-dire les familles fondatrices, et enfin les associations religieuses, comme le Haut Conseil Islamique du Mali, HCIM. Ces forces qui vont se retrouver au sein du Conseil National de la Transition, sont suffisamment représentatives des maliens et pourront légitimement légiférer au nom du peuple. Que ceux qui nous gouvernent ne se trompent pas d’objectifs, une transition n’a pas  pour rôle de relancer l’économie ou de créer des emplois pour  les jeunes, mais de mener des réformes idoines permettant au Mali de sortir des cycles infernaux de violence, de coup d’Etat et d’élections truquées donnant naissance à des autorités illégitimes. Donc ces réformes doivent, au finish, permettre l’organisation d’élections crédibles, justes, transparentes et acceptées par tous les acteurs.

En définitive, vivement la mise en place du CNT, pour permettre à la transition, dont le compteur a commencéà tourner depuis le 15 septembre, d’être sur toutes ses jambes afin qu’elle fonctionne au grand bonheur de tous les maliens.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Coup dur porté par la France aux terroristes, pourquoi c’est seulement maintenant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-coup-dur-porte-par-la-france-aux-terroristes-pourquoi-cest-seulement-maintenant-2903198.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 07:19:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une  opération de grande envergure menée le 2 novembre dernier par la Task Force Sabre, ou la Force Takuba a permis de mettre hors d’état de nuire une centaine de terroristes et en a capturé autant. Cette opération des forces françaises, que certains observateurs qualifient d’opération de charme, ou coup de com,vise non seulement à séduire les autorités maliennes, mais aussi et surtout, à faire de la France un partenaire  incontournable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, afin que les autorités de la transition puissent renouveler le fameux accord de défense, signé par le régime IBK en 2014. Cet accord de défense dont l’écrasante majorité des maliens ignore le contenu, et  qui aurait dû permettre au Mali de retrouver la paix et la sécurité, ne sert en réalité que les intérêts français, d’où son rejet par une frange importante de la classe socio- politique malienne. L’élite politique malienne  est d’autant plus mécontente qu’elle ne cache plus son opposition au renouvellement de cet accord. Pour rappel,en faisant l’évaluation du premier mandat on arrivera à la conclusion que les attentes des maliens n’ont pas été comblées.Le bilan est très squelettique car les terroristes gagnent tous les jours du terrain, avec un décompte  macabre faisant froid dans le dos. L’insécurité qui avait pignon sur rue au nord, au moment de la signature de l’Accord de défense, s’est déplacée au centre et semble même se diriger vers le sud.

En effet, la Force Barkhane, comme d’ailleurs toutes les autres forces présentes au Sahel, a pour mission essentielle de combattre les terroristes partout où ils se cachent. Cette mission qui est sa raison d’être au Mali semble être reléguée au second plan, rien qu’en observant l’avancée fulgurante des terroristes sur le terrain, en dépit des moyens sophistiqués et modernes des militaires français.La responsabilité de la France est d’autant plus grande qu’elle est condamnée à relever le défi  dans la lutte contre le terrorisme, et cela  pour avoir joué un rôle majeur dans la chute du guide libyen Mouammar Kadhafi. Qu’on aime Kadhafi ou qu’on le déteste, on doit reconnaitre qu’il était la dernière digue protectrice qui empêchait le Sahel d’être envahi par la horde des terroristes. Donc, en éliminant Kadhafi pour assouvir ses desseins machiavéliques,la France n’aura aucune excuse.Elle est même condamnée à réussir sa mission et si elle ne parviendrait pas à éviter la recrudescence des  actes terroristes au nord comme au centre du Mali et même dans les trois pays qui constituent l’épicentre de la terreur qu’elle ne soit pas surprise de voir une montée du sentiment anti français dans les pays du sahel dont les populations l’accusent d’être à la base de leurs malheurs.

La France est aujourd’hui accusée de ne pas faire assez pour endiguer ce phénomène qui annihile tous les efforts de développement dans les trois pays sahéliens en proie au terrorisme. Si en 2012, son Président, François Hollande, a été accueilli en héros après avoir aidé l’armée malienne à libérer les 2 /3 du territoire qui était sous les jougs des terroristes, aujourd’hui la France est vue comme une force d’occupation qui ne défend que ses intérêts sordides. Des voix s’élèvent pour dire que c’est parce qu’elle tient au renouvellement de l’accord de défense, qui légitime son intervention au Mali, qu’elle a posé cet acte salvateur dans la lutte contre le terrorisme  avec son corollaire de trafic illicite et de contre bande de tous genres.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Vovinam Viet Vo Dao :  Un art martial millénaire présent au Mali (suite et fin)</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-vovinam-viet-vo-dao-un-art-martial-millenaire-present-au-mali-suite-et-fin-2903206.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 01:08:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Vers la fin des années soixante, les bombardements sur le nord Vietnam reprennent et la pression du nord sur le sud s’accentue de plus en plus. Face à cette situation, beaucoup de personnes s’expatrient, et parmi elles, certains des Maîtres.

L’un d’entre eux arrive à Limoges (région Limousin) au tout début des années 1970. Il s’agit de Maître PHAN HOANG. Peu à peu, d’autres Maîtres le suivent. Après plusieurs années de préparation et avec l’accord du Maître patriarche, la première Fédération Française de Viet Vo Dao voit le jour le 03 novembre 1973. Cette Fédération avait à sa tête plusieurs Maîtres, chacun dépositaire d’un style. En 1975, compte tenu des événements politiques au Vietnam, cette fédération perd le contact avec la source. Des tensions se créent et cela aboutit, vers la fin des années 1970, à une séparation. Ainsi plusieurs écoles de Viet Vo Dao apparaissent : Vovinam, Than Long, Cuu Mon…Maître Tran Nguyen Dao, assisté des Maîtres Nguyen Dien, Ha Kim Khanh et Phi Long reprend les rênes et crée la Fédération Võvinam Viet Võ Dao France. Celle-ci, jusqu’à aujourd’hui s’est développée et a formé de nombreux Maîtres, comme par exemple en Limousin, Me Ba Minh et Me Ha Kim Chung, qui ont fait partie de la première génération des Maîtres formés en France. En 1990, un premier grand retour aux sources est organisé. Une délégation composée de Maîtres et 3ème dang s’envole pour le Vietnam. C’est pour eux l’occasion de rendre compte de la situation du Vovinam en France, de découvrir que malgré un pays exsangue, le Vovinam a de beaux jours devant lui. Depuis 1992, la branche des sports des provinces et l’Office Générale des Sports ont donné leur permission d’organiser des Championnats au niveau provincial et national. Les années suivantes, sont apparus des Championnats régionaux, des Championnats des Jeunes, des Pionniers, des Championnats du festival des sports des élèves, et des Championnats internationaux.

Avec les résultats obtenus au cours des 25 dernières années, le Võvinam Viet Võ Dao a été introduit officiellement par le Comité des sports du Vietnam, au contenu officiel des compétitions à l’occasion du 4e Festival National des Sports en 2002. Cet événement résulte des sacrifices, du dépassement des difficultés de l’ensemble des Maîtres, des entraîneurs et disciples du Võvinam dans tout le pays, sous la direction de la branche des sports.

Le Vo ne s’est ni révélé ni créé en une journée. Donc, est-il possible de tirer une conclusion d’un tel historique, d’un tel passé riche de plusieurs millénaires ? Nous constaterons seulement que le Vo a traversé les époques, le temps a évolué et s’est enrichi d’expériences humaines. Du Vo-Thuat sont nées plusieurs écoles, dont l’une a incontestablement pris une ampleur mondiale, le Vovinam Viet Vo Dao. Maître Phan Hoang a écrit « Le Viet Vo Dao est né au Vietnam, mais sa patrie est le royaume sans frontières des Hommes. » A l’heure actuelle, le Vovinam est présent sur les cinq continents, dans une majorité de pays. Par cette présence, il contribue à l’unification de l’Homme, au partage et à la connaissance de son prochain.

Au-delà du temps, le Võvinam Viet Võ Dao fidèle à son idéal, la formation de l’Homme vrai, reflète le passé des aînés, le présent des Maîtres et l’avenir des élèves.

<strong> </strong>

<strong>Abdoulaye A. Traoré,</strong>

<strong>Ingénieur du développement local</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le divorce : un phénomène qui menace la vie des enfants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-divorce-un-phenomene-qui-menace-la-vie-des-enfants-2902300.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 11:33:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le divorce est une séparation officielle d’un mariage civil ou religieux liant deux personnes, </strong><strong>juridiquement parlant le divorce est la rupture du lien conjugal </strong><strong>prononcé</strong><strong> par un juge. Ainsi, un divorce arrangé par les deux époux </strong><strong>ou leurs</strong><strong> familles sans l’intervention du Juge «n’est pas valable </strong><strong>devant</strong><strong> la loi». En effet, il existe deux types de divorce: le divorce par consentement et le divorce contentieux.</strong>

<strong>Ces conséquences sont diverses, elles vont d’une situation juridique à une situation non juridique. Au Mali, le phénomène est en expansion à travers des multiples raisons. Particulièrement, celui de l’enfant qui subira par ricochet les conséquences de la séparation de ses parents.</strong>

&nbsp;

Au Mali, ces derniers temps, le divorce a connu une recrudescence sans précédent à tel point que l’on l’assimile à un phénomène de mode. Pour en raison les causes ainsi que les conséquences qui peuvent découler, notre équipe de reportage est partie à la rencontre de certains acteurs (divorcés, spécialistes de droit, etc.)

Des recherches ont confirmé que le phénomène gagne de plus en plus du terrain. La preuve :Selon des analystes, environ 140 000 cas de divorce ont été enregistrés en 2018 dans le pays avec environ 75% des procédures de divorce engagées à la demande des femmes et dont à peu près 30% dans la ville de Bamako qui enregistre le plus grand de divorce au Mali.

Cet oxygène serait une cause évidente de nuire au vrai sens de la vie humaine.

De façon générale, la plupart seraient causés par l’infidélité, le manque d’attention, les comportements abusifs, l’incompatibilité, l’emploi, matériels etc.

Au Mali, l’enfant qui subira par ricochet les conséquences pourrait au moins perdre sa raison, son éducation, sa formation et son emploi. Parce que la séparation de ses parents serait pour lui, une cause de se voir différemment au milieu de ses semblables. Malgré les petites reproches dans la société au sein de sa légitimité, il (enfant) pourrait avoir une vie prudence jusqu’au jour ou il connaitrait la réalité des choses, malgré qu’il vivrait tantôt de façon concordante et qui peut malmener la vie de l’enfant à long terme. La question ou les rumeurs initiales sous ses yeux ou à son absence seraient ainsi, où sont ses parents ? La réponse à cette question serait préoccupante pour l’enfant de pouvoir répondre.

Cette mère de famille gestionnaire à la retraite, trouvée devant le seuil de son domicile à Kalanba ACI, nous donne son avis en ces termes :

«Les jeunes filles de nos jours ne savent pas gérer un ménage. Elles ne connaissent même pas le sens du mariage. Pourtant, elles ont des avantages que nous, leurs mères, n’avions pas à notre époque, mais nos mariages ont duré grâce à notre capacité à se soumettre, à notre endurance et à notre patience. Il faut qu’elles incarnent ces valeurs ancestrales pour mener à bien leur mariage et avoir une bonne progéniture.

De ces divorces peuvent découler des conséquences comme un traumatisme chez les enfants dont les parents sont séparés.

Cependant des études ont montré que les mariages sont beaucoup plus stables au Mali que dans beaucoup d’autres pays d’Afrique. Une illustration de cet adage : «quel que soit l’éloignement de ton village, il y a toujours un autre derrière le tien».

Ainsi, les administrations devraient renforcer leurs savoir-faire pour empêcher ou anéantir le divorce dans notre communauté. Dégager des solutions qui seront toutes fois nécessaires de façon durable afin de préserver l’institution du mariage tout en tenant compte des progrès réalisés par les femmes. Sinon un bandit voleur est un ennemi de la loi et le divorce y est une source.

<strong>Mohamed Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise du rapport 2019 du VGAL au président de la transition :  La justice sous Bah N&amp;apos;Daw va&#45;t&#45;elle faire mieux que celle sous IBK?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/remise-du-rapport-2019-du-vgal-au-president-de-la-transition-la-justice-sous-bah-ndaw-va-t-elle-faire-mieux-que-celle-sous-ibk-2902301.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 11:04:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur Général a remis au  président de la transition  Bah N'Daw le rapport de contrôle et de vérification de son bureau pour l'année 2019. C'était au cours d'une cérémonie sobre, mais pleine de signification, car c'est le premier rapport post coup d'Etat du 18 Août. Ce rapport, énième du genre depuis la création de cette structure, est remis à un moment crucial de la vie de notre pays, marqué par une période transitoire dirigée par un ancien colonel qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Bah N'Daw va-t-il lier l'acte à la parole,  en ne protégeant personne ? La justice va-t-elle sévir contre les malfrats de la République?</em></strong>

C'est en présence du vice-président,  du Premier ministre et d'un certain nombre de ministres que le Vérificateur a remis au Président de la transition, Bah N'Daw, le rapport 2019 de vérification de plusieurs sociétés et entreprises d'État et même du privé. Ce rapport détaille de façon succinctela centaine de vérifications faites par les services du BVGAL. Dans le rapport, un accent a été mis sur la méthodologie et la rigueur dont les agents ont fait preuve. Donc, il n’y aurait eu ni chasse à l'homme encore moins un règlement de compte.

S'agissant du rapport, il touche du doigt les différents manquements à  l'orthodoxie financière. Il  concerne entre autres des Ambassades, des services financiers, des agences de gestion et des services de gestion d'eau et d'électricité. Le Vérificateur dans son discours a fustigé les comportements de certains agents de l'État et a exhorté les autorités de la transition à donner une suite judiciaire à tous les dossiers y compris ceux des  précédents rapports afin que la corruption soit endiguée dans notre pays. Quant au Président de la transition Bah N'Daw, il a dit avoir pris bonne note des recommandations du VGAL

Sans langue de bois, le président de la transition s'est engagé et a instruit le Premier ministre de mettre tout en œuvre afin de créer toutes les conditions permettant à la justice de donner une suite judiciaire  favorable à  tous les dossiers. Pour Bah N'Daw, dès lundi, le chef du gouvernement doit se mettre au travail, en tant que chef de l'administration, pour diligenter les dossiers.

En somme, le président de la transition est attendu pour lier l'acte à la parole, car il a affirmé dans son discours d'investiture qu'à défaut d'empêcher la corruption, il mettra tout en œuvre pour qu'il n’y ait pas d'impunité.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Vovinam Viet Vo Dao : Un art martial millénaire présent au Mali (1ère partie)</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-vovinam-viet-vo-dao-un-art-martial-millenaire-present-au-mali-1ere-partie-2902304.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 07:42:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Vovinam-Viêt Võ Dao, Art Martial Traditionnel Vietnamien, est l’œuvre de tout un peuple engagé tout au long de son histoire dans une lutte pour la définition et la préservation de son identité. Depuis sa fondation par l’empereur HUNG VUONG en 2879 avant J.-C., des étapes clés ont assuré la lente et souvent douloureuse maturation de ce qui allait devenir un Art Martial conjuguant tradition et modernité. En France, le Vovinam-Viêt VõÐao apparaît officiellement en 1975 avec l’arrivée de Maître TRAN Nguyen Dao, unanimement reconnu comme le leader historique et charismatique de l’école dans ce pays. Dans la lignée des grands maîtres, il consacre toute son énergie à préserver l’identité de son art, tout en façonnant les bases de demain. En Afrique, c’est Maître Abdoulaye Sène qui amène la discipline d’abord au Sénégal dans les années 90 puis la développe petit à petit dans les autres coins du continent noir à travers ses premiers élèves comme Me Youssouf Kaboré au Burkina Faso, Me YounoussYade en Mauritanie, Me Larbi Ait Abdelmalek en Algérie et Me Oumar Ndoye au Mali.

L’histoire du Viêtnam est riche en évènements : conquêtes, invasions, révolutions, colonisation, conflits internes se succèdent et expliquent le développement des techniques de combats. Etablir une date de naissance pour l’art martial, le « Võ » en vietnamien, est impossible. Cependant, c’est sous le règne de l’empereur HùngVuong 1er, il y a 5000 ans de cela, que les techniques de combat commencent à se développer. En 111 avant JC, le Viêtnam connaît sa première invasion chinoise, invasion qui durera jusqu’en 398 après JC et pendant laquelle la Chine tentera d’imposer ses mœurs et ses coutumes. Le pays va connaître d’autres périodes d’invasions, mais moins marquantes ; l’art martial alors se structure. Le maréchal Tran Hung Dao repousse l’armée mongole en 1288, notamment avec la bataille du fleuve Bach Dang. C’est de cette époque que datent les plus précieux manuscrits de techniques codifiées, dont le Linh Nam VõKinh. L’art martial en tant que moyen de défense humain sur le plan personnel devient, avec le général Tran Hung Dao, un réel art militaire. Pendant 400 ans, le royaume va subir d’autres invasions Chinoises, mais aussi des guerres fratricides. C’est au cours de ces 400 ans que les européens font leurs premières apparitions. L’évangélisation du pays commence. Elle n’est pas acceptée de tous et donne parfois lieu à de sanglantes répressions. Malgré cela, les luttes fratricides déchirent le pays. En 1773 une révolte devenue célèbre (celle des frères Tay Son) permet au Vietnam de recouvrer son unité. Des écoles d’arts martiaux voient le jour dans tout le pays, redonnant au Võ sa valeur éducative pour l’individu. A partir de 1802, la colonisation française s’opère ; les français s’implantent réellement à compter de 1842. Le Võ est interdit et l’entraînement sera pratiqué « derrière la haie des bambous », c’est à dire dans la clandestinité. Du fait de l’impossible communication entre les pratiquants, différents styles d’art martiaux se créent.

C’est dans ce contexte que le huitième jour du quatrième mois de l’année 1912 (calendrier lunaire), (8 avril 1912), que Maître NguyênLôc voit le jour. Il va consacrer la majeure partie de sa vie au Võ jusqu’à sa mort, le quatrième jour du quatrième mois de l’an 1960 (calendrier lunaire), (29 avril 1960). De 1939 à 1960, une école était née, un mouvement avait grandi dans une époque difficile. D’une dimension nationale, il va devenir international. Maître LE SANG était l’élève le plus avancé de Me NguyênLôc, il était donc normal qu’il lui succède.

<strong>Abdoulaye A. Traoré,</strong>

<strong>Ingénieur du développement local</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Exclusion de la classe politique, front socio&#45;sécuritaire en ébullition :  Le régime transitoire au Mali est désormais sur le fil du rasoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/exclusion-de-la-classe-politique-front-socio-securitaire-en-ebullition-le-regime-transitoire-au-mali-est-desormais-sur-le-fil-du-rasoir-2902298.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 07:37:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accueillis en héros et en libérateurs, le 18 Août 2020, les Colonels, membres du Comité National pour le salut du Peuple, CNSP, ont eu presqu’un chèque en blanc d’une frange importante du peuple malien pour désigner le Président de la transition et le Premier ministre. Bah N’Daw et Moctar Ouane ont été les choix de la junte pour diriger l’exécutif. Mais seulement voilà, près de trois mois après leur nomination le peuple ne sent toujours pas les  lignes bougées, alors que leur temps est compté et il urge de s’occuper de l’essentiel. Ce qui est même inquiétant c’est l’ébullition du front socio - sécuritaire avec la grève des administrateurs civils, celle en perspective pour les travailleurs affiliés à l’UNTM et surtout la recrudescence de l’insécurité au centre, au nord et même au sud. Il n y a-t-il pas péril en la demeure Mali ? Les autorités de la transition pourront-elles se maintenir longtemps dans cette situation à l’allure chaotique ? Le risque d’une autre insurrection n’est-il pas plausible ? Les réformes auxquelles aspirent des nombreux maliens ne seront-elles pas du mirage ?</em></strong>

Il ne serait nullement exagéré d’affirmer, sans tressaillir, que rien ne va encore et toujours dans notre pays, après le départ d’IBK du pouvoir. En effet, l’espoir que la chute brutale de son régime  avait suscité, tout comme celui  de voir naitre le Mali Koura,sont  en train d’aller à vau l’eau, par la cupidité et le dilettantisme des nouveaux hommes forts du pays.Nombreux étaient les maliens à penser que tout ira comme sur des roulettes, tant le coup d’Etat s’était passé dans une galanterie et une  élégance jamais égalées dans l’histoire des coups d’Etat dans  notre sous-région et surtout du fait également que les nouveaux hommes forts du Mali, tous des officiers supérieurs, sont des hommes du terrain, donc au-dessus de tout soupçon de corruption. Ils ont pris le pouvoir et ont l’intention de le monopoliser directement ou indirectement, alors même qu’ils avaient affirmé, Urbi et Orbi, qu’ils étaient prêts à rendre le pouvoir aux civils. Ce brusque changement est motivé par leur volonté de continuer à jouir des délices du pouvoir. Cela doit nous rappeler cette  célèbre citation d’un grand  philosophe, qui dit qu’on n’agit pas de la même façon dans une chaumière que dans un palais. La junte semble prendre goût du pouvoir donc elle entend le garder jusqu’au bout.

Mais ce que la junte  feint d’oublier ce que le pouvoir, comme dirait Seydou Badian Kouyaté,est comme une source claire et limpide; on la regarde, on s'y regarde, on admire sa limpidité;<strong> </strong>mais au fond de cette source, le sable n'est pas toujours pur, il est bien souvent mêlé à la boue. Comme pour dire à Assimi Goita et ses compagnons d’armes qu’ils sont sur une pente glissante et tout peut basculer en un clin d’œil, qu’à Dieu ne plaise.

La junte doit comprendre qu’elle risque gros en maintenant la situation, de ni paix, ni guerre, comme telle. Les chantiers sont vastes alors que le temps est très court. Bah N’Daw et les autres membres de l’exécutif ont la lourde et exaltante mission de sécuriser le pays afin d’assurer le retour de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Ils doivent également faire face à la grogne sociale qui va actuellement crescendo, avec la grève des administrateurs civils, qui est en passe d’être illimitée,  et celle en perspective de l’ensemble des adhérents de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali, UNTM qui demandent une harmonisation des salaires de tous les travailleurs après l’acceptation de l’article 39 pour les enseignants. Les autorités de la Transition doivent également jeter les bases d’un ensemble de réformes, toutes indispensables, pour mettre sur les rails le Mali Koura tant souhaité. Parmi ces réformes majeures on pourra citer entre autres, la révision de la Constitution pour la débarrasser de toutes les incongruités et la rendre moderne. Ensuite il faut relire la loi électorale pour enlever toutes les failles afin de la rendre irréprochable aux yeux des partis politiques et des électeurs. Cette relecture permettra de minimiser les éventuelles contestations lors des élections. Dans cette dynamique, il serait même opportun de relire le code des collectivités afin de revenir sur le découpage administratif, source de beaucoup de tensions. Comment pourrait-on dormir en ayant à l’esprit toutes les réformes ci-dessus citées et d’autres encore pour que notre pays renoue avec la démocratie et le modernisme ? Que Bah N’Daw, Assimi Goita et Moctar Ouane comprennent qu’aucune de ses réformes ne pourra être menée sans un large consensus, c’est pourquoi tous les observateurs de la scène politique s’accordent à dire qu’un remaniement ministériel est inévitable dans les mois à venir ou alors une insurrection populaire finira par balayer les balayeurs.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Le trio de tête de l’exécutif toujours attendu</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-trio-de-tete-de-lexecutif-toujours-attendu-2902296.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 07:32:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cela fait 74 jours que l’ex-Président de la République IBK a été chassé du pouvoir par les officiers colonels de l’armée malienne, regroupés au sein du Comité National Pour le Salut du Peuple, CNSP, mais jusque-là le Mali est toujours à la case départ. Ce coup de force, pourtant salué par une grande majorité des maliens, sonne aujourd’hui comme un lourd fardeau tant les espoirs commencent à être déçus et l’inquiétude s’accroit, car les lignes ne sont pas en train de bouger. Bah N’Daw, le Président de la transition, son vice-président et héros du coup d’Etat du 18 Août, le colonel Assimi Goita et le Premier ministre Moctar Ouane, de par leurs qualités d’hommes intègres  ont fait l’unanimité au moment de leur choix.Vont-ils décevoir des milliers de leurs compatriotes qui ont fondé de l’espoir sur  eux afin de jeter les bases du Mali Koura tant attendu ?

Cette question mérite d’être posée quand on sait qu’ils sont à la tête du pays depuis plus de deux mois et on ne voit pas les prémices, ni de la rupture, encore moins du renouveau, bien au contraire, ça va dans tous les sens. Cette attitude pour le moins ubuesque,  poussant certains à se poser la question de savoir  si l’amateurisme,le saupoudrageet le pilotage à vue ne sont pas les caractéristiques principales du régime transitoire. Le trio à la tête de l’exécutif n’arrive toujours pas à poser les vrais jalons pour une rupture avec le passé et pour des réformes idoines permettant à notre démocratie d’être enfin sur ses quatre pieds. Ce qui est dangereuxaujourd’hui c’est le risque d’un embourbement et d’un front social en ébullition, car à force de tâtonner on donne l’occasion aux forces hostiles aux autorités actuelles de s’organiser pour porter le flambeau de l’opposition. Le hic est que  trio de tête de l’exécutif semble faire un mauvais départ, celui d’exclure toutes les forces politiques, sous prétexte qu’il a plus besoin de technocrates que d’hommes politiques. La seconde grosse bévue qu’il a commise est celle de faire du M5 RFP son adversaire à abattre alors même que c’est ce Mouvement, bien qu’hétéroclite, qui a affaibli le régime IBK avant que les militaires ne viennent parachever son travail. Le Mouvement du 5 juin est  voué aujourd’hui  aux gémonies par les autorités de la transition, car il apparait aux yeux des putschistes comme un mouvement prétentieux qui voudrait bien gérer la transition ce qui ne serait pas du goût de la junte qui a elle aussi ses ambitions.

C’est un mauvais procès que le régime transitoire est en train d’intenter contre le  Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques et même de l’ensemble de la classe politique toutes tendances confondues. Les autorités de la transition doivent comprendre qu’aucune réforme majeure ne pourrait être entreprise sans un minimum de consensus, hors les forces politiques sont à la touche.  Le salut de Bah N’Daw, d’Assimi Goita et de Moctar Ouane ne pourrait venir que de ce mouvement du 5 juin et surtout de toute la classe politique, qui jouissent, quoi qu’on dise,  d’une certaine légitimité, donc vouloir les marginaliser est un risque aux conséquences incalculables pour le Mali en général, mais aussi et surtout pour le régime transitoire, en particulier.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Africa Green Tech associé à l&amp;apos;électrification rurale le développement social</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/africa-green-tech-associe-a-lelectrification-rurale-le-developpement-social-2902305.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:39:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A moins de trois ans d'existence, la société Africa Green Tec a électrifié vingt trois communes rurales à  travers des containers solaires mobiles de dernière génération. Cela a permis à chacune de ces localités de connecter 450 ménages à des containers intelligents. Autres avantages de ces containers, c’est qu'ils peuvent être dotés de système de purification d'eau et d'accès à  internet.  Il est à noter qu'en termes de perspectives, les régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Koulikoro verront en 2021 une innovation de taille avec des champs solaires pour des communes plus peuplées.

Autres secteurs d'activités de la société, c'est le volet social, avec l'impact du COVID 19, surtout sur les troublés sociaux. La société s'est engagée à  doter l'ensemble de ses sites dans les différentes communes à  travers les mairies et les CSCOM des matériels d'hygiène,  des masques, des matériels informatiques, ordinateurs, flybox, imprimantes et réfrigérateurs, afin de contribuer à la bonne performance et au développement socio socio-économique du Mali.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Délibéré dans l’affaire dite du CNPM ce vendredi :  La justice, entre raison, responsabilité et déshonneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/delibere-dans-laffaire-dite-du-cnpm-ce-vendredi-la-justice-entre-raison-responsabilite-et-deshonneur-2901906.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 08:30:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est aujourd’hui 30 octobre 2020 que le tribunal de la commune IV du District de Bamako doit se prononcer sur l’affaire dite du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM. Cette affaire opposant le Président sortant du Bureau, Mamadou Sinsy Coulibaly à Amadou DiadiéSankaré, est consécutive à l’élection du Président de ladite structure et cela au terme du mandat. Désormais, il y a deux bureaux, tous réclamant la légitimité et pourtant les textes du CNPM sont clairs à propos de l’élection du patron des patrons. La justice va-t-elle se référer à ces textes pour trancher le contentieux ? Tombera-t-elle dans le piège ou cédera-t-elle à l’appât du gain en torpillant le coup  aux textes ?</em></strong>

Tous les regards sont tournés vers le tribunal de grande instance de la commune IV où doit être rendu le délibéré dans l’affaire qui oppose Mamadou Sinsi Coulibaly à Amadou Diadié Sankaré, concernant la Présidence du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM. Ils jurent tous avoir raison après avoir mis leurs bureaux en place et pourtant au regard du droit et conformément aux textes du CNPM il ne saurait y avoir deux bureaux. La justice doit invalider un bureau ou tout simplement les deux afin de rebattre les cartes. Tout ‘est parti du renouvellement des instances du patronat, à savoir le Bureau et le comité statutaire. Conformément aux textes en vigueur au CNPM, seul le Président ou les 2 tiers du bureau sont habilités à convoquer l’Assemblée générale  de renouvellement. Cela a été fait et le bureau devrait être renouvelé le 26 septembre 2020. A cet effet, les listes doivent parvenir au secrétaire général du CNPM, dix jours avant le scrutin sous plis scellé, le secrétaire général à son tour invite les deux têtes de listes ou leurs Huissiers à assister au dévoilement des listes et surtout à leur conformité aux textes en vigueur qui stipulent qu’une liste doit comporter 20 noms pour le Bureau  et 7 pour le comité statutaire. En dépliant les enveloppes le secrétaire général s’est rendu compte qu’il y a au moins 7 doublons, autrement dit 7 personnes ont leurs noms sur l’une et l’autre liste. Faisant le constant que les élections ne pourront pas se tenir avec des doublons de part et d’autre, le Président du Bureau sortant a jugé nécessaire de reporter de quelques jours, le temps de clarifier la situation. M. Sankaré n’a pas voulu se conformer à ce report et lui et ses partisans ont  pris d’assaut les locaux du CNPM le 26 septembre. Ayant trouvé portes closes ils ont jugé opportun d’organiser leurs scrutins dans la rue et se sont autoproclamé membres du bureau du CNPM. Comme si cela ne suffisait pas ils ont pu obtenir d’un juge l’ordonnance gracieuse leur autorisant de s’installer dans les locaux du CNPM, en défonçant portes et fenêtres comme des vulgaires malfrats.Quant à Mamadou Sinsy Coulibaly il a mis lui aussi son bureau le 8 octobre 2020 et revendique la légitimité et la légalité

A analyser sans passion ni parti-pris, on arrivera à la conclusion que la confusion qui a pignon sur rue au sein du CNPM est l’œuvre de Amadou Diadié Sankaré qui n’a pas voulu être conforme aux textes du patronat. Il aurait dû accepter le report de quelques jours s’il est sûr d’avoir la majorité.  La justice doit sévir contre Diadié Sankaré en annulant d’abord la fameuse ordonnance gracieuse et en le punissant pour usurpation de titre. La justice doit dire le droit rien que le droit.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Education : L’article 39 crée des problèmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/education-larticle-39-cree-des-problemes-2901931.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 08:13:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Section Syndicale des Financiers du Secteur de l’Éducation (SYNFISE-SNEC) a organisé une conférence de presse, le lundi 26 octobre 2020, à la bourse du travail, pour informer de sa grève de 13 jours à partir du mercredi 28 octobre 2020.</strong>

Selon le Secrétaire Général, les agents financiers de l’État mis à la disposition de l’éducation ne bénéficient ni des avantages accordés aux agents du ministère des Finances, ni ceux accordés par le statut des enseignants. Les revendications sont entre autres: étendre aux agents financiers du secteur de l’éducation des avantages du Décret N°2018-0541/P-RM du 05 Juillet 2018, fixant les taux mensuels de certaines primes allouées aux personnels de certaines directions du Ministère des Finances, nommer par décision des agents chargés de traitement et du tirage des salaires des enseignants fonctionnaires des collectivités, comme chargés de dossiers, prévoir les intendants dans les budgets de formation et des examens de fin d’année, octroyer un plan de carrière des agents financiers du secteur de l’éducation, réviser le cadre organique des Académies d’Enseignement pour adaptation au contexte actuel, faciliter l’accès des agents financiers aux études professionnelles et autres.

Il ne se passe pas un seul jour, ces derniers temps, sans que le front social ne connaisse une grève ou un mouvement de protestation populaire du genre meeting, sit-in et marche. D’un secteur à un autre, le mécontentement, et le désarroi se font sentir avec force, et mettent plusieurs services publics en état de veille. Le gouvernement passe plus de temps à tenter de désamorcer cette situation qu’il a crée, plutôt que de s’occuper réellement des préoccupations du peuple.

Au cœur de leurs revendications, on retrouve l’amélioration de leurs conditions sociales professionnelles à travers le respect de certains engagements du gouvernement. Cette situation témoigne un mal être et un mal vivre, qui se généralise, et ne cesse de s’amplifier de jour en jour. Et ce, à travers, des scènes désolantes, où les services publics, les religieux, la société civile et les regroupements politiques en quête de sécurité, d’une gestion transparente et de liberté, défrayent la chronique chaque jour à juste titre. La volonté de s’en prendre aux libertés fondamentales au lieu de traiter le mal à la racine est devenue une source d’instabilité pour l’ensemble du pays.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme au Sahel : Bamako cherche&#45;t&#45;il à s’émanciper de l’Elysée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-au-sahel-bamako-cherche-t-il-a-semanciper-de-lelysee-2901930.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 07:30:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Longtemps énoncé, jamais adopté, l’idée d’une solution politique négociée avec les terroristes a été mise au gout du jour par la libération très attendue de Sophie Pétronin et de SoumailaCissé. Si, de tout temps, Paris et Bamako ont été sur la même longueur d’onde en la matière, il semblerait qu’aujourd’hui, les Maliens veuillent explorer une voie autre que celle militaire. Assiste-t-on à une véritable prise à-bras-le corps du péril sécuritaire malien par les autorités du pays ? </em></strong>

L’évènement diplomatique de la semaine était sans conteste la visite du ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, à Bamao. Cette visite loin d’être anodine, surtout vu le contexte, avait deux objectifs. D’abord, pour montrer à la face du monde, que malgré le coup d’Etat, la France demeure présente au Mali dans la lutte contre le terrorisme. Mais aussi et surtout, que Paris entend bien continuer le combat sur le plan militaire contre les terroristes malgré la récente libération négociée des otages. Pour Le Drian, un distinguo fondamental est à faire entre les groupes armés signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, et ceux qui n’en sont pas partie intégrante. Avec ces derniers, pas question de négocier quoique ce soit, avait-il envie de dire. Ainsi, Paris botte en touche toute volonté malienne supposée de mettre fin à une situation extrêmement difficile pour le pays, par le biais des négociations.

Une chose est sûre, au sein de l’opinion publique malienne, l’on n’est moins radical. Beaucoup de Maliens pensent toujours que la paix est possible par la seule voie des négociations. Il est à rappeler que plusieurs fois durant les années précédentes, l’idée surgit avant d’être vite abandonnée.

La récente libération de plus de 200 terroristes en échange de quatre otages aura fait grincer des dents du côté des rangs de Barkhane. Le Drian aurait intimé à AssimiGoita, à l’abri de toute présence journalistique, que dorénavant, Paris espère compter sur Bamako en ce qui concerne la ligne adoptée pour combattre les terroristes. En d’autres termes, le Mali, s’il veut faire cavalier seul dans la lutte, que ce ne soit pas en libérant une centaine de terroristes pour obtenir la libération de quelque otage que ce soit.

Aussi, à travers l’AFP, nous apprenons que l’un des terroristes libérés à la faveur de l’échange obtenu par Bamako, fut arrêté par les autorités algériennes à Tlemcen. Il s’agit de Mustapha Derrar. La nouvelle fut communiquée par le ministère algérien de la Défense. Preuve en est que l’opération des autorités de transition sera restée en travers de la gorge de nombres de pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme ; et que sur le plan purement militaire, ce n’était pas une chose à faire.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agriculture : 1,7 milliard d&amp;apos;aides pour le Burkina, le Mali et le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/agriculture-17-milliard-daides-pour-le-burkina-le-mali-et-le-niger-2901932.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 07:29:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>24 gouvernements et donateurs institutionnels ont annoncé en début de semaine plus de $ 1,7 milliard d'aide pour accroître l’aide humanitaire auprès de millions d’habitants au Burkina Faso, au Mali et au Niger et contribuer à endiguer ce qui pourrait autrement devenir l’une des plus grandes crises humanitaires au monde, a indiqué l'Onu. </strong><strong> </strong>

Une fois débloqués, les fonds permettront d’aider quelque 10 millions de personnes pour le reste de l’année 2020 et jusqu’en 2021 en matière de nutrition et d’alimentation, de services de santé, d’eau et d’assainissement, de logement, d’éducation, et de protection et de soutien aux victimes de violences basées sur le genre.

<em>Le changement climatique a un impact croissant sur le continent africain, frappant durement les plus vulnérables et contribuant à l'insécurité alimentaire, aux déplacements de population et au stress sur les ressources en eau. </em>

Les températures ont augmenté sur le continent à un rythme comparable à celui d'autres régions, mais l'Afrique est exceptionnellement vulnérable au choc, selon l'OMM. Les projections du GIEC suggèrent que les scénarios de réchauffement risquent d'avoir des effets dévastateurs sur la production agricole et la sécurité alimentaire. Les principaux risques pour l'agriculture sont la réduction de la productivité des cultures associée au stress dû à la chaleur et à la sécheresse et l'augmentation des dommages causés par les ravageurs, les maladies et les effets des inondations sur l'infrastructure du système alimentaire, entraînant de graves effets néfastes sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance aux niveaux régional, national et individuel des ménages.

Selon le Fonds monétaire international, les conséquences néfastes du changement climatique se concentrent dans les régions à climat relativement chaud, où se trouve un nombre disproportionné de pays à faible revenu. Le Centre africain des politiques climatiques prévoit que le produit intérieur brut (PIB) dans les cinq sous-régions africaines subirait une baisse significative en raison d'une augmentation de la température mondiale. Pour les scénarios allant d’une augmentation de 1 ° C à 4 ° C des températures mondiales, le PIB global du continent devrait diminuer de 2,25% à 12,12%. L'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Est présente un impact négatif plus important que l'Afrique australe et du Nord.

<em><strong>Mahamadou YATTARA</strong></em>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion calamiteuse et patrimoniale du dg de l’IOTA :  Une enquête est nécessaire pour débusquer M. Bakayoko et complices</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/gestion-calamiteuse-et-patrimoniale-du-dg-de-liota-une-enquete-est-necessaire-pour-debusquer-m-bakayoko-et-complices-2901908.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 07:00:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le pouvoir transitoire issu du  coup d’Etat du 18 Août qui a renversé le régime oligarchique et ploutocratique d’IBK, semble jeter les bases d’un nouveau Mali, celui de la justice et de l’équité. En tout cas, c’est ce qui ressort du discours d’investiture du Président de la Transition Bah N’Daw, qui dit en substance ne pas être à mesure d’empêcher la corruption qui a pendant longtemps gangrené notre société, mais de mettre fin à l’impunité sous toutes ses formes. Ce faisant la justice doit sévir contre tous les malfrats et délinquants financiers quelque soient leurs rangs. Le cas de l’IOTA est emblématique de la malversation financière à ciel ouvert qui a pignon sur rue en République du Mali sous IBK. Ce fleuron hospitalier qui a fait la fierté de tous les maliens pendant longtemps est entrain de mourir de sa belle mort à cause de la gestion patrimoniale, clanique et chaotique de son Directeur général Seydou Bakayoko. Une lettre anonyme adressée à toutes les structures de contrôle et dont nous avons eu copie, donne des détails sur la mauvaise gestion de M. Bakayoko, qui semble faire de ce joyau hospitalier un patrimoine personnel. La justice va-t-elle s’autosaisir du dossier, sachant bien les structures de contrôle ne sont pas efficaces pour enquêter ? Seydou Bakayoko qui a été nommé par l’ancien Ministre Michel Hamalla Sidibé mérite-t-il ce poste ? </em></strong>

Pour rappel,l’Institut d'ophtalmologie tropicale de l'Afrique est un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_hospitalier_universitaire">Centre hospitalier universitaire</a> (CHU-IOTA) spécialisé dans les soins des yeux et affilié à l'Université de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako">Bamako</a>, au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a>. Il dessert la population du Mali et de toute l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique_de_l%27ouest">Afrique de l'ouest</a> où les problèmes oculo-visuels sont beaucoup plus prononcés et virulents que dans les pays industrialisés. C'est aussi un centre d'excellence dans le champ de la formation en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ophtalmologie">ophtalmologie</a>, en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Optom%C3%A9trie">optométrie</a>, en soins infirmiers ophtalmologiques et en technique d'optique. Ses missions sont d'offrir aux populations d'Afrique de l'ouest, les soins, la formation et la recherche.

Comment un centre aussi performant et aussi sollicité par les patients ne puisse pas être capable de se prendre en charge en modernisant ses locaux et en mettant le personnel dans des conditions optimales pour un meilleur rendement au grand bonheur des patients ? La réponse est tout simplement parce que le directeur général aurait fait une OPA sur les ressources du centre et il serait aidé dans sa gestion ploutocratique par quelques-uns de la boite.Quelques éléments extraits de la lettre anonyme adressée à l’OCLEI suffisent pour débusquer M. Bakayoko et complices. En effet, quand la pandémie du COVID 19 a fait son apparition au Mali au mois de mars 2020, les sociétés et entreprises d’Etat comme du privé  ont connu des difficultés. C’est ainsi que  l’Etat, pour soutenir ces structures, a jugé nécessaire de leur venir en aide.L’IOTA aurait eu 40 millions, ces 40 millions qui devraient soulager le personnel ont plutôt fini dans les poches du Directeur et ses zélateurs au grand dam de la majorité du personnel.Ce fonds comme beaucoup d’autres ont été mal gérés d’où la vétusté des machines qui n’ont subi ni entretien encore moins remplacement par d’autres plus modernes depuis l’arrivée de M. Bakayoko à la tête du CHU IOTA.

S’agissant toujours de la gestion calamiteuse du Directeur Général de l’IOTA, selon toujours la lettre anonyme, la situation du COVID 19 s’étant un peu normalisée après plus cinq mois de panique, le Centre a fait au mois de septembre une recette de 50 millions de francs CFA et même les mois qui ont suivi celui de septembre. Notre courrier confidentiel détaille la répartition de ce fonds destiné à prendre en charge le personnel. Ainsi 1 million 500 000 F Cfapour les primes de garde, trois millions de francs CFA pour les primes de responsabilités, 12 millions pour les bons de carburant.

En soustrayant ces montants ci-dessus cités des 50 millions, il restera 33 millions 500 milles dont nul ne sait où va ce montant, pas en tout cas dans les entretiens des machines, encore moins dans l’amélioration des conditions de vie des travailleurs de l’IOTA, donc tout porte à croire que cet important pactole  atterri dans les poches du Directeur général et de ses complices. Toujours dans la lettre anonyme dont nous nous sommes procurés une copie, il est clairement mentionné que le DG de l’IOTA s’est arrogé le droit de donner des marchés gré à gré, sans appel d’offre et cela quel que soit le montant et souvent à des fournisseurs fictifs ou en tout cas un figurant dont la société n’existe que sur le papier. Ce fut le cas du contrat de gaz pour l’oxygénation du bloc opératoire et pour souvent une bouteille de mille litres seulement, le contrat est estimé entre 20 à 30 millions par an, alors même qu’il ne dépasse pas quelques millions.

Dans la lettre confidentielle et anonyme adressée à l’OCLEI aux fins de venir enquêter sur la gestion de Seydou Bakayoko, on évoque également la stratégie du diviser  qu’il a mise en place, pour pouvoir régner. Le personnel est divisé entre deux syndicats, l’UNTM et la CSTM. Le premier comité syndical, à savoir l’UNTM serait dans les bonnes grâces du Directeur, ce comité  a toujours préféré le suivre, ce qui a amené certains à créer celui de la CSTM. Selon nos investigations le directeur général du CHU IOTA aurait en sa possession des biens mobiliers et immobiliers évalués à des centaines de millions. Il aurait même refusé d’habiter dans la résidence réservée au DG au quartier du Fleuve afin de s’octroyer des primes faramineuses de logement. Que dire du puits à grand diamètre qu’il dit avoir réalisé à la résidence du DG, qui non seulement a été surfacturé, mais aussi et surtout n’a pas été réalisé à l’endroit indiqué.

En somme, la justice est attendue pour aller fouiner dans l’alarmant dossier de l’IOTA. En tout cas si tant est que  le Mali Koura dont rêve tout le peuple malien n’est pas une illusion, alors il est temps que des pratiques de ce genre cessent. Que les coupables des malversations soient recherchés et punis conformément à la loi.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Visite</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-visite-2901907.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 06:53:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Ministre de<strong> </strong>l’Europe etdes Affaires étrangères de la France,  Jean-Yves Le Drian, était en visite de 48 heures au Mali. Cette visite au relent politique, avait pour objectifs essentiels non seulement de rappeler aux nouvelles autorités de la transition le respect des engagements pris par le Mali, qu’ils soient relatifs à l’Accord pour la paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, mais aussi et surtout, ceux liés au maintien des forces Barkhanes, de la MINUSMA, du G5 Sahel au Mali. Jean-Yves Le Drian n’a pas manqué de rappeler également le soutien de la France pour une transition réussie et cela passe par le respect des délais afin que la  transition soit la plus courte possible, pour permettre aux autorités de faire face seulement aux urgences et surtout de créer les conditions pour une organisation des élections libres, inclusives, transparentes et  crédibles. Sa visite s’inscrivait également dans le cadre du renforcement de la  coopération entre le Mali et la France avec la signature de cinq conventions qui concernent des secteurs prioritaires comme l’amélioration du réseau électrique national, celle concernant  l’accès en eau potable pour six  localités du Mali. Une autre convention relative à l’autonomisation des femmes. Jean Yves Le Drian n’a pas oublié les <em>“filets sociaux“</em> de lutte contre la pauvreté notamment par le biais de transferts monétaires. Le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner la Banque nationale de développement agricole du Mali à travers un soutien financier accru.

L’arbre ne devant pas cacher la forêt, le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France a fait d’une pierre deux coups, il a signé cinq conventions, et a évoqué avec les autorités maliennes  la lutte contre le terrorisme et surtout la conception française de ce combat pour lequel le pays de De Gaule a engagé plus 5000 hommes. Pour la France pas question de négocier avec les terroristes, il faut plutôt les combattre partout où ils se trouvent. Cette option prônée par la France est aux antipodes de la vision du peuple malien en général et des autorités de la transition en particulier qui souhaitent négocier avec les djihadistes maliens, conformément aux recommandations du dialogue national inclusif, DNI. Cette divergence de vue entre la France et le Mali sur la question de la lutte contre le terrorisme pourrait s’expliquer par la volonté hégémonique de la première sur le deuxième. La France colonialiste veut toujours maintenir  sa suprématie sur ses anciennes colonies tant sur le plan politique qu’économique. Elle veut chaque fois imposer sa volonté envers et contre tout. Le Mali qui ne cesse de clamer haut fort qu’il est un pays indépendant pourrait-il résister au chantage de la France ? Le Pays de Modibo Keita, le héros de l’indépendance et le bourreau de la France impérialiste, va-t-il se lamenter au point de trahir les idéaux de l’indépendance, en déroulant le tapis rouge à la France ?Si le discours, à la fois responsable et ferme, du premier ministre Moctar Ouane a été applaudi par l’ensemble du peuple malien, car il traduit la volonté d’une écrasante majorité des maliens qui n’aspirent qu’à la paix et au vivre ensemble. Les maliens voient en l’option de la France, la volonté manifeste de ce pays à s’éterniser au sahel, car la lutte contre le terrorisme est une lutte de longue haleine. Autant faire l’économie et du temps et d’énergie et même des pertes en vies humaines, pour dialoguer ceux parmi les terroristes veulent bien dialoguer avec le Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le M5&#45;RFP fourbit ses armes :  Est&#45;ce la fin de la trêve et le début de la nouvelle bataille?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-m5-rfp-fourbit-ses-armes-est-ce-la-fin-de-la-treve-et-le-debut-de-la-nouvelle-bataille-2901358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 09:33:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>d'évolution de la transition, de la situation générale du pays ainsi que de leurs ambitions dans les jours à venir. Sans détour, ils ont passé aux peignes fins la situation du pays, qui loin d'être reluisante, suscite des légitimes inquiétudes. ChoguelkokalaMaiga et sescamarades n'entendent pas s'arrêter en si bon chemin avant l'atteinte des objectifs pour la réalisation desquels il y a eu morts d'hommes. Le M5 RFP va-t-il reprendre ses activités de protestation?  Le régime transitoire ne pourra-t-il pas prendre langue avec le Mouvement du 5 juin afin de trouver une issue heureuse à leurs divergences de vue?</em></strong>

C'est devant des militants sortis nombreux et qui ont pris d'assaut le siège de la Confédération Syndicale des travailleurs du Mali, CSTM, que les leaders du M5RFP ont tenu leur conférence de presse. L'occasion était opportune pour Choguel K Maiga et ses camarades de faire l'état de lieu du Mouvement, qui, malgré quelques incompréhensions d'approche, se porte bien et est prêt à se battre encore jusqu'à l'aboutissement de leurs objectifs à savoir le changement de système dans la gouvernance afin que  le Mali kura puisse être une réalité. S'agissant de la santé du Mouvement, choguel dira qu'il se porte très bien, car « il n'est pas lié à un nom, ni à un mouvement, mais le M5 est une vision, il est pour tout le peuple malien ».

Sans exception, parlant de la situation sociopolitique qui prévaut après la mise en place de certains organes de la transition, les différents intervenants diront que l'espoir d'un Mali nouveau est allé à vau l'eau, car ceux qui n'ont fait que parachever l'œuvre des vrais acteurs que sont les organisations politiques et mouvements associatifs ont été mis à l'écart pour ne composer qu'avec les forces hostiles au changement.

Le CNSP, puisque c’est de lui qu’il s’agit n’a pas joué le jeu avec le M5 RFP, les militaires n’ont pas tenu leurs promesses et engagements pris pour la gestion de la transition.Sans désespérer du Mali, les leaders du M5 se disent prêts à reprendre leurs luttes jusqu’à ce que la sécurité,  la lutte contre la corruption,  les conditions d’élections libres et transparentes, une justice sociale pour tous soient une réalité. Le M5 RFP soucieux du bien-être du peuple malien ne ménagera aucun effort jusqu’à l’aboutissement des objectifs pour lesquels le Mouvement est né,a conclu l’imam Diarra.

En définitive, la réunion du comité stratégique du M5 élargit à sa  jeunesse  s’organise pour continuer la lutte pour le Mali. Aux nouvelles autorités de prendre langue avec le M5 pour dissiper les différents malentendus et l’impliquer pleinement à la gestion de la transition.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération pacifique de Farabougou par les FAMa :  Enfin la montée en puissance de l&amp;apos;armée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/liberation-pacifique-de-farabougou-par-les-fama-enfin-la-montee-en-puissance-de-larmee-2901357.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 08:45:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'armée malienne parade depuis jeudi à Farabougou au grand bonheur des 3000 habitants qui ont souffert le martyr pendant 18 jours de siège des djihadistes. Le vice-président de la transition,  le colonel AssimiGoita, auteur du coup d'État, était lui-même à la tête de ses troupes sur la ligne du front pour la libération de Farabougou. Est-ce la montée véritable des FAMa pour la libération totale et entière du Mali ? AssimiGoita va-t-il rester avec ses hommes sur le terrain comme il en a l'habitude ? Les colonels au pouvoir vont-ils troquer leurs vestes de ministres contre des treillis militaires pour aller sur le terrain conformément à leur serment ?</em></strong>

Après le coup d'État du 18 Août, perpétré par des officiers colonels de l'armée, de surcroît des hommes de terrain, nombreux étaient les maliens à penser que le pays sera bientôt pacifié. Mais à la surprise générale de l'écrasante majorité du peuple, les libérateurs du 18 Aout 2020 que sont les membres du Comité National pour le Salut Peuple, CNSP  se sont mus en  véritables groupes politiques pour gérer les affaires du pays. Ils sont vice-président,  ministres et chefs des principales structures de l'État, reléguant au second plan leurs missions régaliennes de sécurisation des personnes et de leurs biens sur toute l'étendue du territoire. Le siège de Farabougou ne pourrait être que la conséquence logique de l'immixtion d'une partie de  l'armée dans le jeu, ce qui a entraîné la baisse de la garde des hommes sur le terrain et surtout leur refus de se battre alors que leurs frères d'armes se battent à  Bamako pour des postes politiques et des privilèges.

Mesurant la gravité de la situation sur le terrain en général et à Farabougou en particulier,  le colonel AssimiGoita,  principal auteur du coup d'État,  a pris son courage à deux mains pour abandonner son bureau climatisé afin d'être au plus près de ses troupes au village martyr de Farabougou. La montée en puissance des troupes et l'imminence d'un assaut militaire ont certainement effrayé les assaillants  qui ont fini par prendre la tangente, abandonnant le village qui est aujourd'hui sous le contrôle de l'armée malienne. Cet engagement du colonel AssimiGoita va-t-il se poursuivre sur les autres théâtres d'opérations pour la libération totale du Mali dont les 2/3 échappent au contrôle du pouvoir central. Que  les colonels, auteurs du coup d'État,  comprennent que s'ils ont été applaudis par une frange importante du peuple c'était dans l'espoir de pouvoir trouver enfin une solution à la sempiternelle question sécuritaire. C'est pourquoi beaucoup sont sur le point d'être déçus  en constatant cette velléité des militaires à  jouer des rôles politiques en oubliant leurs missions régaliennes.

Les colonels AssimiGoita,  MalickDiaw, Sadio Camara, Modibo Kone et Ismaël Wague ne doivent pas perdre de vue que leur première mission reste la défense de l'intégrité territoriale, la sécurisation des personnes et de leurs biens. Alors après avoir posé l'acte le plus grave au regard de la Constitution du 25 février 1992, à savoir le coup d'État,  ils devraient comprendre que la clémence, l'acceptation par le peuple malien que sa Constitution soit violée, n'est nullement une lâcheté, encore moins un chèque blanc donné aux coupables de ce crime imprescriptible, mais dans le seul espoir de sortir le Mali de l'ornière.

Farabougou enfin libéré sans coup férir,  donc que cette prouesse de l'armée s'étende sur d'autres zones du Mali soumises au diktat des djihadistes notamment le centre et le Nord du Mali. La région de Mopti souffre énormément,  car les hommes d'Amadou Kouffa y font régner la terreur. Ils ont transformé la presque totalité des villages derrière le fleuve en Califat, avec la charia comme norme constitutionnelle.  Le grand Nord du Mali échappe également au contrôle de l'État central. Kidal est devenu une entité à  cheval entre l'indépendance et l'autonomie. C'est pour mettre fin à toutes ces situations confuses et dont le règlement est à 80% militaire que le peuple a applaudi le coup d'Etat afin de voir enfin mettre fin à cette tragi-comédie qui a pignon sur rue au Mali depuis 2012.

En somme, les militaires putschistes ont désormais une occasion historique d'écrire l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire de notre pays, en renonçant aux privilèges et en se consacrant à la libération totale et entière  du Mali. En faisant cela, ils seront des immortels, comme Soundiata Keita, Babemba Traoré, Firhoun et Modibo Keita pour ne citer que ces quelques figures emblématiques.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Tous au front pour sauver le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-tous-au-front-pour-sauver-le-mali-2901359.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 01:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A-t-on besoin de rappeler que le Mali est en guerre ? Quand un pays est en guerre, tous les dignes fils doivent se considérer comme des vaillants guerriers pour le sauver. Le constat est aujourd’hui très amer. En effet, depuis plus de 8 ans, il est à la croisée des chemins. Humilié, vilipendé, scindé en plusieurs morceaux et échappant, à plus de 2 tiers, au contrôle des autorités, le Mali ressemble aujourd’hui à un vaste champ de ruine et cela n’émeut personne, à commencer par les plus hautes autorités du pays. Ironie de l’histoire, les autorités actuelles se trouvent être des militaires et de surcroit des officiers. Un Colonel Major à la retraite est le Président de la Transition, un autre Colonel est le vice-président, des colonels aux ministères stratégiques comme ceux de la Défense, de la sécurité et de l’administration territoriale. Mais, malgré cette présence massive des hommes en uniforme, la sécurité s’est fortement dégradée, au point qu’un village de plus de 3000 habitants a été assiégé pendant 18 jours.

En effet,  beaucoup  de maliens avaient vu au coup d’Etat du 18 Août 2020 une lueur d’espoir, surtout  après sept ans de gouvernance chaotique, mais hélas la bande des colonels annoncés comme des libérateurs ne sont mus en usurpateurs. La preuve est leur volonté à gérer les affaires politiques du pays alors même que leurs missions régaliennes qui sont entre autres la sécurisation des personnes et de leurs biens et surtout la surveillance du vaste territoire, sont les moins accomplies.

Le Pays d’intrépides conquérants et des grands royaumes qui ont brillé de mille feux est en agoni, faute de patriotes et de combattants Convaincus et engagés pour le sauver. Tous les secteurs sont gangrenés par la corruption et le népotisme. De l’administration publique, à l’armée en passant par l’éducation, la santé et même le  secteur privé, le Mali souffre par la faute de ses enfants.Le pays de Soundiata Keita, de Babemba Traoré, de Firhoun est devenu, depuis 2012, la risée du monde entier. La fibre patriotique s’est éteinte en les maliens et seuls comptent aujourd’hui le profit et l’intérêt individuel.Il ne serait nullement exagéré d’affirmer que les maliens d’aujourd’hui ont tout simplement trahi ceux d’hier qui ont souvent accepté le sacrifice ultime pour préserver la grandeur de leur patrie. Va-t-on continuer à se lamenter alors même que la solution passe par une prise de conscience collective ?

Nul ne fera le Mali à la place des maliens. Ainsi  pour sortir de cet engrenage Socio-politico-sécuritaire, il faut non seulement  un sursaut national, mais aussi et surtout un engagement patriotique. La fibre patriotique doit renaitre en les maliens pour que leur grand pays puisse revenir dans le concert des grandes nations qu’elle fût. Toutes les filles et tous les fils doivent être au front pour sauver le Mali, à commencer par ceux qui ont vocation à le faire, à savoir les militaires.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un mois après l’investiture du président et du vice&#45;président :  Le Conseil National de la Transition tarde à être mis en place</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/un-mois-apres-linvestiture-du-president-et-du-vice-president-le-conseil-national-de-la-transition-tarde-a-etre-mis-en-place-2901084.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 08:45:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On ne cesserait jamais de rappeler que le temps n’est pas le meilleur allié du régime transitoire auquel la communauté internationale a accordé dix-huit mois pour rendre le pouvoir à un régime démocratiquement élu, à l’issue d’élections transparentes, libres, inclusives et crédibles. Bah N’Daw, Assimi Goita et Moctar Ouane, les trois figures de proue de la transition doivent accélérer la cadence  afin de mettre en place le Conseil National de la Transition, CNT, organe législatif qui fera figure de parlement. Chaque minute qui passe sans qu’aucune  action concrète ne soit posée est un temps perdu, donc les autorités doivent intégrer cette notion dans leur gestion pour ne pas être pris au dépourvu. Qu’est ce qui pourrait retarder la mise en place du CNT ? Les ambitions affichées des militaires à vouloir tout contrôler seraient-elles à la base du blocage ? Qui doit être membre du CNT ?</em></strong>

Pour rappel, depuis le 15 septembre 2020, l’horloge de la transition a été mise en marche et elle doit s’arrêter au mois de mars 2022 après l’investiture d’un nouveau Président de la République. Ainsi, au regard de l’immensité des défis à relever et surtout de leur importance, la marge de manœuvre des autorités sont minimes. C’est pourquoi il urge pour elles de mettre en place tous les organes de la transition, conformément aux recommandations de la CEDEAO. Qu’il soit disant en passant, la mise en place de cet organe entrainerait de facto  la dissolution du CNSP pour éviter tout conflit de compétence au sommet de l’‘Etat.L’ultime organe qui n’est pas mis en place est le Conseil National de la Transition. La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir pourquoi cet organe d’une importance capitale, n’est pas mis en place alors que le Mali regorge des ressources humaines compétentes ?La réponse à cette question est à chercher du côté du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, lui qui a les rênes du pouvoir. En effet, à partir du moment où  Assimi Goita et ses frères d’armes ont nommé le Président de la transition Bah N’Daw, le premier ministre Moctar Ouane, il n y a vraiment pas des raisons qu’ils ne parviennent pas à composer le CNT.

Mais, selon des indiscrétions l’atmosphère ne serait pas bon enfant entre les membres de la junte, chacun voulant mettre ses hommes de confiance au parlement. Cette même source indique qu’il y a désaccord entre eux quant au choix d’un militaire pour diriger le CNT. Pour certains le poste de président du CNT doit revenir aux hommes politiques qui ont été jusque-là mis à l’écart de la gestion de la transition, par contre pour d’autres il faudrait que les militaires s’assument après avoir posé l’acte du coup d’état. Il nous a même été rapporté que c’est le numéro 2 de la junte en l’occurrence le colonel Malick Diaw qui est pressenti pour occuper ce poste. Ambition démesurée ou simple volonté de satisfaire tous les ténors du putsch ?Le temps nous en édifiera. En attendant cette phase,il serait d’ores et déjà bon que l’on fasse le portrait-robot de celui qui doit être à même de figurer au CNT. Pour valablement représenter le peuple au CNT le candidat doit avoir les qualités suivantes :être instruit jusqu’au niveau Bac, être un homme ou une femme intègre, être issu d’un parti politique qui a un certain ancrage sur le territoire ou d’une association de la société civile bien implantée, ne pas avoir des démêlées judiciaires et ne pas prendre part à la gestion du pays pendant les sept dernières années, car le Mali ne se bâtira que sur le renouveau de l’action politico-publique.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enjeux de l’élection américaine pour le Sahel :  Entre Biden et Trump, quel est le meilleur parti ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/enjeux-de-lelection-americaine-pour-le-sahel-entre-biden-et-trump-quel-est-le-meilleur-parti-2901086.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 07:43:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La fièvre électorale américaine aura envahi la planète entière. Et pour cause, en plus d’être la première puissance mondiale, les Etats-Unis d’Amérique sont impliqués  dans tous les périls qui jalonnent la planète. Le Sahel, un des plus grands périls sécuritaires du 21<sup>ème</sup> siècle, est très rapidement devenu un des terrains de prédilection de l’US army. </em></strong>

Bien qu’étant à mille lieues du pays de l’oncle Sam, la zone du Sahel n’en est pas moins exempte de son influence. En plus de plusieurs formations militaires dispensées notamment à des troupes maliennes et burkinabè, la présence de l’armée américaine se révèle indispensable pour la MINUSMA et surtout Barkhane. Ravitaillement, logistique mais aussi et surtout renseignement, l’armée américaine est un partenaire de grande qualité dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Malgré cet état de fait, Donald Trump ne voit pas d’un très bon œil la présence militaire américaine dans la zone. Il envisagerait même purement et simplement le retrait de ses troupes du Sahel alors que les puissances occidentales, la France à leur tête, demandent au moins le maintien de la présence militaire américaine en l’état.

Egalement, l’opérationnalisation de la force militaire du G5 Sahel bute sur une sorte de veto des USA. Tout ne serait question que de financement. Et si Trump est réélu, il est fort probable que l’Amérique se désengagera de ses promesses de soutiens à la force conjointe du G5 Sahel. En effet, l’Amérique de Trump est passée maitre en la matière. Elle s’est retirée de plusieurs accords importants dont celui sur le nucléaire iranien et sur le climat. Un énième désengagement, cette fois sur le plan diplomatico-sécuritaire, ne serait pas surprenant.

Par cette analyse simple, certains diront terre à terre, il est dans l’intérêt des pays du Sahel et de la France, que le prochain président des USA soit Joe Biden. Il fut le vice-président d’Obama sous la présidence duquel la présence militaire américaine s’est pérennisée. De plus, il semble, à bien des égards, moins radical qu’un Trump qui n’a que faire des états d’âmes de pays qu’il ne connaitrait  que très peu sur l’échiquier mondial.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Electrification rurale :  La BOAD accorde un prêt de 23 milliards FCFA pour l’électrification de 50 localités</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/electrification-rurale-la-boad-accorde-un-pret-de-23-milliards-fcfa-pour-lelectrification-de-50-localites-2901087.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 07:42:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors du conseil des ministres du 14 octobre, le gouvernement de transition a ratifié plusieurs accords de prêts et de financement. Parmi ces accords de prêts que le Mali a signés avec des institutions financières, figure celui relatif au financement d’un gigantesque projet d’électrification solaire rurale au Mali. Un projet qui concerne l’électrification de 50 localités.</strong>

L’Accord de Prêt qui  a été  signé à Lomé, le 22 mai 2020, entre le Gouvernement et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) porte sur  le financement partiel du Projet d’électrification rurale de 50 localités dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou par des systèmes solaires photovoltaïques.

Au Mali, selon les données de 2012 près de 80% de la population vivent dans les zones rurales où le taux d’électrification n’est que 18% alors qu’à l’échelle nationale, il est de 64%. En plus, il faut noter le réseau électrique souffre du manque de fiabilité dû aux fréquentes ruptures d’approvisionnement, aux baisses intempestives de tension.

Ainsi, pour satisfaire leurs besoins en énergies, certains maliens, surtout du milieu rural ont recours aux énergies d’origine végétale ou animale, fossiles et chimiques. Selon les spécialistes, ces sources d’énergies, en plus d’être moins efficaces, présentent de graves risques de dégradation de l’Environnement, de dangers pour la santé, d’incendie et d’émission de gaz à effet de serre. Ainsi, chaque année, le Mali se voit dépouillé de 400.000 hectares de forêts pour la production d’environ 6 millions de tonnes de bois de feu et 487 milliards de F CFA pour l’importation de 881.796 tonnes de produits pétroliers. D’où, la création de l’Agence des énergies renouvelables, pour redresser ce bilan il faut une transition énergétique vers des énergies softs respectueuses de l’environnement. Car, le pays regorge de potentialités en matière de ressources d’énergies renouvelables comme le solaire qui est bien reparti à travers le territoire avec 5 à 7 KWh/m2/ jour, le vent, la biomasse et la micro hydroélectricité. Les énergies renouvelables offrent aussi des opportunités pour l’atténuation des effets du changement et de l’adaptation climatique. De nos, les prix des équipements à énergies renouvelables ont connu une chute continue. Ainsi, alors que le Watt-crête de panneau photovoltaïque coûtait plus de 40 dollars US dans les années 1980, il est aujourd’hui entre 1 et 2 dollars.

Cependant, le Mali dépend des produits pétroliers importés et du bois combustible provenant des forêts.  La réalisation des projets d’électrification solaire dans les zones rurales  peuvent contribuer d’inverser cette tendance.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alcoolisme des filles maliennes : La nouvelle mode à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alcoolisme-des-filles-maliennes-la-nouvelle-mode-a-bamako-2901089.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 07:42:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À Bamako, le phénomène de l’alcoolisme chez les jeunes filles prend de l’ampleur et devient de plus en plus inquiétant. La consommation de l’alcool par les jeunes filles est monnaie courante à Bamako et dans certaines grandes villes, à toutes les occasions : sorties entre amis, soirées de mariage, fêtes d’anniversaire, etc. De nos jours, il n’est pas rare d’assister à des scènes qui poignardent certaines de nos valeurs sociétales, fierté et noblesse de la société malienne. Ce qui n’est pas sans conséquence pour ces jeunes filles et sur la société qui en fait les frais. </strong>

Facile à se procurer, l’alcool est accessible à tous, au su et au vu de tout le monde et à des prix dérisoires. Pire, elles deviennent dépendantes et par la suite accros à cette substance très dangereuse qui leur procure des fausses sensations de supériorité, d’intelligences, j’en passe. En tous cas, l’alcool est mauvais pour la santé et surtout sur le comportement de ces jeunes filles, qui sont appelées à être des mères de famille, éducatrices des enfants.

Dès lors,  la plupart de jeunes filles de Bamako sont devenues des Alcooliques. Et elles ne se cachent même plus pour vider leurs bouteilles. Avant c’était rare de voir la gent féminine consommer d’alcool. Mais aujourd’hui c’est tout à fait le contraire. Du coup, beaucoup de filles ont tendance à devenir des énergumènes entre les mains des Hommes capables de tout pour leur attirer et satisfaire leurs libidos.

Pour certaines filles, il s’agit d’avoir du bon teint et, par finish, elles ne peuvent plus s’en passer. Pour d’autres, en tant qu’une femme civilisée, pour réussir à Bamako, il nécessite de passer par ce milieu. Tout ça avec la complicité des filles qui fréquentent des boîtes de nuit, des bistros, deviennent facilement alcooliques. Et il y a aussi certains Hommes qui poussent leurs compagnons à la consommation d’alcool. Bref, le phénomène se repend à Bamako et tend à y devenir tout autre. Si, par le passé, les garçons pour de nombreuses causes étaient les seuls à se livrer discrètement aussi  à l’alcoolisme. Maintenant pour ce qui est des filles, ce sont elles qui sont en train de  devenir  championnes dans les boîtes de nuit et les bistrots. Cela, sans se soucier des conséquences. Or, c’est dangereux pour la santé, l’image sociale et la foi. Une boisson alcoolisée est fermentée, contenant de l’éthanol ou alcool éthylique et produisant un effet psychotrope. La consommation d’alcool n’est pas sans danger sur tous les plans.
La consommation de l’alcool est une pratique très ancienne. Il fait partie de la vie humaine depuis des milliers d’années et, s’il est souvent synonyme de plaisir et de sociabilité, son usage peut avoir des conséquences désastreuses sur la vie de l’individu. On pourrait penser que ce phénomène ne touche que les pays occidentaux. Mais il est mondial et n’épargne pas le continent africain. Aujourd’hui, les jeunes, filles et garçons, consomment de plus en plus l’alcool.

Pour une future femme, les conséquences de ce qu’on peut qualifier dans beaucoup de cas comme une erreur de jeunesse, sont multiples et peuvent détruire toute une existence.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au conseil national du patronat du Mali :  La paralysie du secteur privé est désormais en gestation</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/crise-au-conseil-national-du-patronat-du-mali-la-paralysie-du-secteur-prive-est-desormais-en-gestation-2901081.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 07:29:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément, les nouvelles autorités de la transition ont du pain sur la planche et leur crédibilité risque de prendre un coup sérieux si elles ne s’assument pas. A peine sorti du bourbier de l’embargo économique imposé par la CEDEAO, après le coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’IBK, voici un autre embargo en gestation, celui des opérateurs économiques du secteur privé. Ils  menacent d’entreprendre une série d’actions qui paralyseraient totalement l’économie si le droit n’était pas dit dans l’affaire opposant les deux tendances au Conseil National du Patronat du Mali, CNPM. Des sources bien concordantes, le bureau dirigé par  Mamadou Sinsy Coulibaly, qui s’estime légitime et légal et comprenant la crème du secteur privé malien, serait en train de préparer des actions fortes allant de l’arrêt momentané  de toute collaboration avec l’Etat et de tout contrôle fiscal dans les entreprises, jusqu’à la suspension de flux financiers vers le trésor pendant 72 heures. La justice va-t-elle comprendre les enjeux en disant le droit, rien que le droit ? Les autorités ne pourraient-elles pas anticiper en usant de leurs pouvoirs et en préservant l’intérêt supérieur de la nation pour éviter que le pays soit paralysé ? </em></strong>

Depuis le 12 octobre 2020, date de la prise du pouvoir par la force de Diadié dit Amadou  Sankara à la tête du CNPM et cela sur la base d’une ordonnance gracieuse délivrée par le président du Tribunal de la commune 4 du District de Bamako, la crise au sein du patronat a pris une nouvelle tournure, celle de la bataille judiciaire. Si nul ne pourrait présager l’issue d’une telle bataille, il est clair que le poumon de l’économie qu’est le secteur privé risque d’en pâtir et avec lui tout le Mali. Selon des investigations  que nous avons menées,le camp Mamadou Sinsy Coulibaly prépare une démonstration de force dont l’objectif est de paralyser l’économie malienne et prouver à l’opinion nationale et internationale qu’il est le camp majoritaire. Notre source, bien introduite et ayant requis l’anonymat,nous a révélé certaines des actions que la tendance de Mamadou Sinsy Coulibaly entend mener, qui sont entre autres la suspension de tout paiement d’impôts et taxes, TVA, celle de livraison des médicaments dans les pharmacies, la suspension de toute diffusion de message à caractère publicitaire sur l’ORTM, la suspension de livraison des tickets d’essence, celle des flux financiers vers le trésor  pendant au moins 72 heures et la suspension de collaboration de tout contrôle fiscal dans les entreprises.? Le hic est que ces actions envisagées par le Bureau du CNPM tendance Mamadou Sinsy Coulibaly ne concernent pas seulement les entreprises nationales, mais même les multinationales sont prêtes à suivre le mot d’ordre donné par le Bureau de Mamadou Sinsy Coulibaly. Les autorités maliennes vont-elles croiser les bras et être complices d’une descente à l’abime de l’économie malienne déjà fragilisée par la crise sanitaire et l’embargo consécutif au coup d’Etat ?

S’agissant du délibéré du tribunal de la commune 4, prévu pour ce vendredi 23 octobre 2020,  il doit être basé sur les principes du droit et non sur celui d’autres considérations.Que le juge chargé du dossier comprenne que le Mali Koura dont rêve une écrasante majorité des maliens a horreur de l’injustice, de la manipulation,  donc pour ne pas courir le risque d’être chassé comme un malfrat  par une population agacée, il doit dire le droit.Sans être dans les secrets de  délibération, nous suggèrerions au   juge d’annuler tous les deux bureaux, à partir du moment où tous les camps reconnaissent qu’il y avait des anomalies, voire des doublons  sur leurs listes, afin d’organiser une autre assemblée générale de renouvellement des instances du CNPM, cette fois-ci  sous la supervision des autorités compétentes. Elles doivent s’impliquer en tant que  premières garantes de l’unité, de la stabilité, de la paix et de la cohésion.

En définitive, le Mali ne peut plus subir une autre crise économique après celle liée à la pandémie du COVID-19 et de l’embargo de la CEDEAO,  au risque de disparaitre, au grand dam des autorités actuelles qui nous gouvernent. Elles sont interpellées pour qu’elles s’impliquent  afin que  La crise au CNPM ne prenne une autre tournure aux conséquences incommensurables.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Farabougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-farabougou-2901080.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 07:27:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les héros du 18 Août 2020 sont-ils en train de devenir des bourreaux des maliens ? Cette question mérite d’être posée quand on sait qu’il y a plus de 15 jours maintenant, plus de 3000 habitants d’une petite bourgade, dénommée Farabougou,  située à quelques kilomètres de Niono dans la région de Ségou, sont assiégés par des forces obscurantistes, les privant de tous les moyens de subsistance. Cette situation, pour le moins ubuesque, interpelle en premier lieu les autorités de la transition, à commencer par le Président Bah N’Daw, le vice-président Assimi Goita, le Premier Ministre Moctar Ouane, les membres du Gouvernement et toutes les autres personnalités civiles ou militaires investies d’une mission de service public sous la transition.

Les autorités de la transition  sont d’autant plus interpellées que l’opinion nationale, voire internationale se demande aujourd’hui si le  coup d’Etat n’a pas causé plus de tort que de bien aux maliens. Car quoi qu’on dise sous  l’ancien régime IBK, le Mali a été certes agressé dans plusieurs de ses régions, des villages entiers ont été saccagés, des greniers brûlés,  des femmes et des enfants  éventrés et mutilés, des militaires tués par centaines, mais jamais aucune zone n’a été assiégée même pendant 48 heures. Les Colonels Assimi Goita, Malick Diaw, Sadio Camara, Ismaël Wagué et Modibo Koné, auteurs du coup d’Etat et désormais  nouveaux maîtres de la demeure Mali, sont sur le banc des accusés et les longues commencent véritablement à se délier. Pour des nombreux maliens au lieu de se battre pour occuper des postes politiques, ils auraient dû faire face à leurs missions régaliennes qui sont celles de la sécurisation des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national, et surtout de veiller sur l’intégrité nationale. Ils doivent parer au plus pressés pour ne pas  décevoir des milliers des maliens qui avaient fondé de l’espoir sur eux. Le Putsch du 18 Août 2020 n’était-il pas justifié au regard des manquements graves et répétés aux principes de la bonne gouvernance ? L’insécurité n’était-elle pas l’une des raisons du soulèvement populaire qui a été parachevé par  des militaires ?

Sans nul doute que l’une des causes de l’insurrection populaire ayant abouti au coup d’Etat demeure l’insécurité grandissante couplée à la mal gouvernance généralisée avec son corollaire de corruption et de népotisme.Alors comment comprendre que moins de trois mois après le départ d’IBK que les raisons qui ont été à la base de sa chute puissent refaire surface et de la manière la plus gravissime ? Le siège de Farabougou est un véritable affront pour les nouvelles autorités de la transition. Il urge alors  pour elles de laver très rapidement cet affront pour non seulement maintenir allumer cette bougie de l’espérance que le coup d’Etat a fait naître, mais aussi et surtout redonner confiance au peuple malien.Que les autorités de la transition sachent que les défis sont immenses, tandis que le temps est court.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les préparatifs des examens de fin d’année : les élèves maliens entre angoisses et incertitudes</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/les-preparatifs-des-examens-de-fin-dannee-les-eleves-maliens-entre-angoisses-et-incertitudes-2-2900412.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 09:56:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les élèves maliens s’apprêtent à affronter les    examens de fin d’année ; une année scolaire (2019-2020) marquée par plusieurs difficultés qui ont failli conduire à une année blanche. Les candidats du baccalauréat sont inquiets de leurs sorts. Si ce n’est pas la grève des enseignants qui a totalement perturbé les cours, c’est la pandémie du coronavirus qui a été à l’origine de la fermeture des écoles pour au moins deux mois.</strong>

&nbsp;

Notre équipe a fait le tour de certains établissements de Bamako pour recueillir les impressions des acteurs de l’éducation. En effet, tous les élèves se plaignent et à tous les niveaux d’enseignement à cet effet Les candidats au baccalauréat se préparent avec difficulté après une année scolaire perturbée par des grèves des enseignants.

Les épreuves du baccalauréat doivent débuter le lundi 19 Octobre. Les élèves du public sont engagés dans une véritable course contre la montre pour se mettre à jour et ceux du privé se sentent pénalisés par cet examen tardif qui risque de gêner leurs inscriptions dans le supérieur.

Car rattraper 5 à 6 mois de cours en deux mois, c’est le défi que devaient relever les enseignants et les élèves des écoles publiques pour aller au bac. Entre séances d’exercices entre camarades de classe, cours privés et cours de rattrapage, les candidats à l’examen du baccalauréat malien ont vécu une année particuliers.

Kader est élève en classe de terminale science économique au lycée Ibrahima LY de Banankabougou.

<em>‘‘Cette année, nous avons vécu plein de secousses avec la grève des enseignants. C’était dur et c’est encore dur pour nous, parce que nous n’avons pas pu achever le programme à temps. Nous sommes donc assez en retard par rapport aux lycées privés. Nous avons peur car nous ne savons pas exactement comment affronter les épreuves du bac.’’ </em>

<strong>Rattraper le temps </strong><strong>perdu</strong>

A la seule différence, qu’ils ont connue une année presque normale. Ils se posent néanmoins bien des questions quant aux inscriptions dans les universités étrangères pour entreprendre des études supérieures dont les rentrées sont prévues en septembre. MAI est élève en classe de terminale, spécialités langues et littérature au lycée Ibrahima LY de Bamako :

<em>‘‘Personnellement, mon ambition était de poursuivre mes études supérieures au Maroc pour faire de la communication. Mais je me demande si cela va marcher. Le temps est court et l’année a été perturbée. Nous sommes tellement bouleversés.’’</em>

Aboubacar SOUMBOUNOU, Directeur des études (Censeur) au lycée Solidarité de Banankabougou :

<em>‘‘Depuis la rentrée officielle jusqu’à maintenant, nous avons demandé avec le concours des différents collègues de créer des emplois du temps en-dehors des heures normales et demandé aux élèves de venir durant les après-midis afin de rattraper le temps perdu.’’</em>

<em> </em>

<strong>Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement de transition  au Mali : Les premiers couacs d’un exécutif non consensuel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/gouvernement-de-transition-au-mali-les-premiers-couacs-dun-executif-non-consensuel-2900396.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 09:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Près d’un mois après la mise en place du gouvernement de Moctar Ouane les maliens sont partagés entre impatience  et angoisse. Les premiers actes posés par l’exécutif n’augurent rien de bon pour le Mali, ils laissent même planer le doute quant à  la capacité de ce gouvernement à opérer les changements escomptés par le peuple malien. L’école est clopinant, l’insécurité galope de nouveau, le front social commence à  être en ébullition après quelques semaines d’accalmie, bref les premiers signaux ne rassurent guère. Faut-il désespérer totalement ? Le gouvernement a-t-il suffisamment de marge de manœuvre ? Quels sont les premiers ratés du nouvel exécutif ?</em></strong>

Tous les observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que le gouvernement de Moctar Ouane , après un accouchement difficile, est né avec plusieurs tares congénitales. Parmi lesquelles, on pourrait citer la mise à l’écart de la classe politique,  la présence dans le gouvernement des personnalités non représentatives et surtout la velléité de caporaliser notre démocratie à  travers une présence massive des militaires dans le gouvernement et probablement au sein du Conseil National de la transition,  CNT et surtout à des postes stratégiques. C’est pourquoi nombreux sont les maliens à penser que la montagne de la transition n’accoucherait  que d’une petite souris avec des réformettes qui ne permettront pas au Mali de sortir de ce cycle infernal de violence et de coups d’Etat à répétition faisant du Mali le pays recordman dans la sous-région.

S’il serait très tôt d’évaluer le gouvernement avant les 100 premiers jours, des signes avant-coureurs présagent déjà d’un avenir tumultueux, car les premières actions  sur le terrain  n’ont pas donné les résultats escomptés. A commencer par le refus des autorités à  déclarer leurs biens. Comment peut-on exiger des gouvernés la transparence et la vertu dans la gestion des affaires si les gouvernants ne donnent pas eux-mêmes l’exemple ?  La lutte contre la corruption passe par l’observation des règles prescrites dans la Constitution et les lois de la République. En refusant de se soumettre à ces lois, les autorités ne pourraient plus exiger des gouvernés certaines règles de bonne conduite. Donc, la lutte contre la corruption et la délinquance financière ne serait que du saupoudrage et du superfétatoire. C’est d’ailleurs pourquoi l’élan de la justice dans ce domaine a été brisé,  on entend très peu d’arrestation malgré des multiples dossiers sur la table du procureur général. S’agissant de l’insécurité, elle va crescendo avec des attaques meurtrières au centre. Le décompte macabre a encore commencé. La nouvelle donne est le siège que les présumés djihadistes installent dans une commune entière empêchant tout mouvement de la population et sans être chassé par l’armée. Et pourtant, c’est l’armée qui a les rênes du pouvoir, il est inimaginable que sa mission régalienne qui est la sécurisation des personnes et de leurs biens soit la moins accomplie.

Pour ce qui concerne la mise à l’écart de la classe politique, elle serait une erreur étant entendu que la transition doit être la plus inclusive et la plus consensuelle possible. Donc, en mettant la classe politique en dehors de la gestion, les autorités de la transition ne pourraient plus compter sur son soutien  afin de mener les réformes nécessaires en vue du Mali kura tant attendu. Il nous a été donné de constater que c’est sous la transition que toutes les grandes réformes ont été faites, car il n’y a ni opposition, ni majorité, le compteur est mis à zéro.

Tel ne semble pas être le cas cette fois ci, car le régime transitoire a créé de toutes pièces une opposition et pas desmoindres.La classe politique dans son ensemble. Bien que l’horloge a commencé à tourner depuis le 15 septembre et le temps n’étant pas son meilleur allié, le régime transitoire pourrait bien se racheter avant qu’il ne soit trop tard, en ouvrant le plus possible le  gouvernement à la classe politique toutes tendances confondues. C’est à ce seul prix qu’on pourra espérer sur la  mise en œuvre efficiente et diligente des réformes  que tous les maliens souhaitent.

En somme, comme le dit un vieil adage, il n’est  jamais trop tard pour bien faire. Les autorités de la transition  ont encore l’opportunité de se racheter pour enfin mettre le train sur les bons rails et en embarquant tout le monde sans laisser certains au quai.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La production de coton : Baisse de 75 %</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/la-production-de-coton-baisse-de-75-2900404.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 08:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La campagne cotonnière 2020/2021 sera l’une des plus mauvaises de l’histoire du Mali. Et pour cause, le volume récolté  prévu est 176 200 tonnes, soit 75 % de moins que durant l’année précédente (700 000 tonnes), récolte cotonnière historiquement bas. Selon les données relayées par Reuters. Alors que, l’objectif des autorités pour cette campagne 2020/2021 est 820 000 tonnes de coton. </strong>

Le volume de coton récolté pour la campagne 2019/2020, a fait du Mali pour la deuxième année consécutive, le second producteur d’or blanc d’Afrique derrière le Bénin. Cette campagne 2020/2021 devrait être marquée par une réduction du prix garanti aux producteurs à 200 Fcfa/kg contre 275 Fcfa/kg un an plus tôt en raison de la chute de la demande mondiale liée au coronavirus. En dépit de cette mauvaise conjoncture mondiale, l’exécutif compte reconduire sa subvention de 10 milliards Fcfa en faveur des producteurs durant la prochaine saison.

Malgré, cette ambition, moins de 2% de la production est transformée sur place et cette transformation s’arrête à l’égrainage. Au même moment, la Compagnie Malienne de Développement Textile (CMDT) exporte environ 97%  du coton fibre.

Reconnu de meilleure qualité après le coton produit au Texas aux USA, il est cependant, assujetti à quatre défis. Le premier défi, c’est la compétition sur le marché international. Le deuxième défi, c’est l’électricité. « Sans électricité, il n’y a pas d’industries». Le troisième défi, c’est la main d’œuvre. L’Etat malien doit mettre en place une politique d’éducation pour que chaque année, il y ait des formations relatives au domaine. Enfin le  quatrième défi, c’est l’entreprenariat. Tout est bon dans le coton. La fibre de coton est l’or blanc du Mali, les graines de coton sont également transformées en une huile rouge qui sert à l’alimentation. La graine, séparée de la fibre, est concassée et pressée. Autre usage des graines, le tourteau de coton pour l'alimentation du bétail.

Cependant, dans le cadre de la supervision de la campagne agricole 2020-2021, une forte délégation de la Direction générale de l’Office du Niger s’est rendue le lundi 12 octobre dans les zones de production de Ké-Macina, de Kolongo et de M’Béwani.

Lors de cette tournée, le constat a été rassurant : la production pour la campagne agricole 2020-2021 s’annonce prometteuse.

La culture cotonnière est la principale richesse du pays. L'ensemble du secteur fait vivre plus de quatre millions de personnes, soit un quart de la population. La dernière récolte.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise au conseil national du patronat du Mali : Le premier défi judiciaire de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-au-conseil-national-du-patronat-du-mali-le-premier-defi-judiciaire-de-la-transition-2900394.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 07:47:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est,  depuis le 18 Août 2020  date de la prise du pouvoir par le Comité national pour le salut du peuple, à la croisée des chemins. Il semble amorcer, depuis ce changement, un nouveau virage, celui du Mali Kura, tant souhaité  par une écrasante majorité des Maliens. </em></strong>

La première priorité de la transition reste l’équitable distribution de la justice afin que tous les justiciables se sentent en sécurité. Le premier défi de la nouvelle justice est larésolution de la crise consécutive à l’élection du président du CNPM. Cette crise qui risque d’affecter sérieusement le secteur privé malien doit interpeller les plus hautes autorités. La justice est saisie pour qu’elle dise le droit rien que le droit afin que la crise puisse prendre fin.

Pour rappel, la crise au sein du CNPM a commencé lorsqu’il s’est agi de renouveler ses instances dont le bureau national. Jamais un renouvellement n’a suscité autant d’engouement et de convoitise que celui de cette année 2020. En effet, deux listes ont été mises en compétition, celle du président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly et la liste dirigée par Amadou dit DiadieSankare.  Apres le dépôt des deux listes, le secrétaire général, conformément aux statuts,  a procédé à la vérification des listes. C’est au cours de la vérification devant huissier qu’il s’est rendu compte qu’il y a des doublons de part et d’autre, alors même que les textes disent qu’une  liste doit comporter 20 membres.

Le secrétaire général par souci de clarté a alerté par une correspondance les têtes des deux listes pour leur signifier l’existence des doublons. Le Président du CNPM bien qu’ayant fixé la date du renouvellement au 26 septembre, alors constatant la même chose,  a jugé opportun de reporter ne serait-ce que pour quelques jours, conformémentaux statuts afin de  purger les deux listes et aller à  des élections saines et transparentes.

Qu’est ce qui fait courir Amadou Dit DiadieSankare, s’il sait pertinemment qu’il a la majorité ? Non, il s’est entêté à organiser une assemblée générale en violation flagrante des statuts. Il n’a ni les prérogatives encore moins la compétence d’organiser une assemblée générale, car les statuts donnent le pouvoir au Président sortant de convoquer une assemblée générale.  En plus de cela, Monsieur DiadieSankare  s’est rendu coupable de faux en écriture  en falsifiant la liste qu’il a déposée auprès du secrétaire général. Selon le camp de Sinsy Coulibaly, la liste déposée par DiadieSankare pour le 26 septembre n’est pas la même liste de bureau qu’il a présenté le 12 octobre jour de sa prise de fonction forcée.

Deuxièmement, le comité statutaire sur la décision de laquelle le camp Diadie se base pour légaliser sa forfaiture, n’est qu’un organe consultatif, pas délibératif. Le paradoxe est que le président du comité statutaire est sur la liste de Diadie, donc on ne peut pas être juge et partie en même temps. Il revient désormais à la justice de dire le droit pour mettre fin à ce contentieux qui ne fait qu’affaiblir le secteur privé et ternir l’image de la transition.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito: Le devoir d&amp;apos;exemplarité des autorités de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-devoir-dexemplarite-des-autorites-de-la-transition-2900393.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 07:38:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les trois personnalités civilo-militaires qui sont à la tête de l'exécutif, bénéficiant  d'un préjugé favorable quant à leur intégrité morale, ne sont plus exemptes de reproches. Elles sont même blâmables après s'être rendues coupables de violation grave de la constitution qu'elles sont censées être les premiers garants.Le président de la transition Bah Daw, son vice-président le colonel AssimiGoita et le Premier ministre MoctarOuane n'auraient jusqu'à présent déclaré leurs biens conformément à la constitution après avoir été investis des missions ; qui sont les leurs et surtout à  une période d'incertitudes et de questionnements.

Notre constitution écrite du sang des martyrs de 1991 est formelle là-dessus. Le président de la République, 48 heures après son investiture est tenue de présenter ses biens avant de commencer sa mission de service public. Bah Daw s'est-il soumis à  cet exercice républicain ? Pourrait-on exiger du vice-président et du Premier ministre ce qu'il avait lui lui-même refusé de faire? Quid des ministres et autres directeurs ou chefs de services ? Les autorités de la transition ont tout simplement failli à  leur devoir, celui de l'exemplarité et de la transparence. Ce petit geste qui pourrait paraître anodin, pour certains, voire  sans importance pour d'autres,  pourrait constituer la première plaie de la transition qui handicaperait les plus hautes autorités du pays.

Le triumvirat à  la tête de l'exécutif  semble déjà rater le tournant décisif de l'histoire et il est fort probable que les réformes et autres jalons du Mali kura attendus de la transition ne soient tout simplement qu'une illusion et le pays risquerait de tomber dans les mêmes travers que par le passé. Et pourtant, nombreux étaient les maliens et mêmes des amis et partenaires à  fonder de l'espoir sur les nouvelles autorités pour sortir le Mali du cycle infernal des coups d'état avec des réformes idoines qui corrigeraient toutes les insuffisances et imperfections de notre constitution et autres lois y afférentes. Sans être un oiseau de mauvais augure prédisant une issue défavorable, disons le net et sans ambages que le départ  de la transition est clopinant.

Il revient désormais aux autorités de la transition de rectifier le maladroit tir afin de regagner la confiance du peuple et opérer les changements auxquels le peuple malien aspire. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marche des administrateurs : « Les babas coumandans » en colère</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marche-des-administrateurs-les-babas-coumandans-en-colere-2900411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 01:55:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une plate-forme de quatre syndicats : le Syndicat Autonome des Administrateurs Civils (SYNAC), le Syndicat Libre des Travailleurs du Ministère de l'Administration Territoriale (SYLTMAT), Syndicat National Des Travailleurs Des Collectivités Territoriales (SYNTRACT) et le Comité Syndical des Agences de Développement Régional (CS-ADR) a manifesté ce jeudi 15 octobre 2020. Objectif : dénoncer la « négligence » de l’État malien face à la situation des préfets et sous-préfets retenus par des groupes terroristes. </strong><strong>Par ailleurs, il convient de rappeler que les mêmes syndicats ont déposé sur la table du ministre du Travail et de la Fonction publique, un préavis de grève de 15 jours, (360 h reconductibles), allant du 19 au 23 octobre 2020, du 26 au 30 octobre et du 2 au 6 novembre 2020.</strong>

Des <strong>préfets etsous-préfets</strong>  pris en otage depuis plus d'un an.<em> <strong>« Nous n'avons aucune nouvelle d'eux »</strong></em>, regrette<strong> Yaya Traoré président d'honneur du syndicat des travailleurs des collectivités territoriales.</strong> Il affirme également que le gouvernement ne <em><strong>« fourni aucun effort »</strong></em> pour <strong>leur libération.</strong> Le secrétaire général du<strong> syndicat autonome des administrateurs civils</strong> annonce que les ravisseurs ont demandé une somme de<strong> 20 millions de francs CFA</strong> pour libérer le <strong>préfet de Gourma Rharous</strong> et<strong> 6 millions pour le sous-préfet de Farako</strong><strong>.</strong> Le syndicaliste déclare aussi que pour obtenir la<strong> libération du sous-préfet de Diré</strong>, les<strong> deux syndicats </strong>avaient collecté une somme de <strong>10 millions de francs CFA.</strong>

Cette manifestation intervient quelques jours après la libération de<strong> quatre otages</strong> en échange de<strong> plus de 200 présumés terroristes</strong>. Une rançon aurait été aussi payée aux ravisseurs de plusieurs millions de francs CFA contre moins d’une traitaine pour les deux administrateurs<strong>. </strong>Ce qui donne le sentiment que rien n’est fait pour obtenir leur libération. Aussi, les administrateurs civils voient dans la libération de plus de 200 prisonniers présumés terroristes, un acte favorable à la recrudescence des violences dans les zones du nord et du centre du Mali.

L’insécurité et la criminalité sont des fléaux qui ralentissent le développement du pays et impactent de par leur transversalité, toute la vie de la nation. Elles se manifestent notamment par la corruption à grande échelle pour l’obtention des marchés publics. Les trafiquants agissant se cachent souvent derrière des sociétés commerciales.
La puissance financière des narcotrafiquants et des terroristes est telle qu’ils seraient capables de déstabiliser un gouvernement, de renverser un régime, de placer des hommes au sein des institutions, créer un conflit, financer une rébellion, déstructurer l’économie, détruire le tissu social et les valeurs fondamentales d’une société. L’économie criminelle fragilise l’économie nationale et affaiblit les institutions républicaines.
Les conséquences sur la vie sociale et culturelle sont grandioses. Le trafic et la consommation de drogue auxquels s’adonnent certains jeunes sont de nature à déstructurer la société. Des milliers de jeunes gens mal instruits et désœuvrés, peuplent les rues de nos cités, errent sur les sentiers sableux de la traversée du désert. Ils constituent ainsi des proies faciles pour les réseaux mafieux.
Face aux multiples facteurs d’insécurité, les populations maliennes ont besoin d’être informées, sensibilisées, conscientisées, formées pour mieux se protéger. Les jeunes en particulier ont besoin de sortir de leur situation de chômage et de précarité. Plus concrètement, dans ce Mali en proie à l’insécurité résiduelle, il est particulièrement souhaitable :
Le Gouvernement devrait continuer sa dynamique dans la réforme des forces de défense et de sécurité, œuvrer au retour de l’administration et à la réhabilitation des services sociaux de base, réprimer avec la plus grande fermeté les actes terroristes perpétrés, en identifiant non seulement les auteurs mais aussi les commanditaires. Aussi, il devrait renforcer la législation et consolider les forces de sécurité et les autorités judiciaires formées sur les questions antiterroristes.
La Société civile doit s’activer à créer des centres de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et mettre en place des observatoires locaux de lutte contre la criminalité organisée vers lesquels convergeront tous les acteurs du secteur de la sécurité.
Au Mali, la communauté internationale à travers la MINUSMA aux côtés des forces de défense et de sécurité nationales abat un travail fabuleux en matière de lutte contre l’insécurité. Cependant, il faut compter d’abord sur les potentialités maliennes. C’est pourquoi, il faut améliorer les capacités de l’État à répondre aux attentes de leurs populations en matière de sécurité, c’est là un des impératifs pour construire un avenir de paix sociale, de justice et de solidarité.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Téléphonies mobiles :  Orange stop aux SMS intempestifs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/telephonies-mobiles-orange-stop-aux-sms-intempestifs-2900406.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 00:49:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’envoi intempestif de messages aux clients semble être le sport favori des sociétés de téléphonie mobile au Mali, notamment de Orange Mali. Par jour, l’on peut recevoir 5 à 7 SMS publicitaires, voire plus. Souvent, ces messages parviennent sur les téléphones à des heures inimaginables. Le centre d’intérêt du client semble être le dernier souci des opérateurs. Cette situation frise l’acharnement voire le harcèlement. Si vous le supprimez ces messages, on vous « bombarde » avec d’autres. Ce comportement irrite sérieusement certains clients. Beaucoup témoignent avoir exprimé leur mécontentement auprès de leurs opérateurs. Malgré tout, la pratique est toujours en cours. On se demande ce que gagne cet opérateur de téléphonie mobile à « agacer » leurs clients de la sorte. Il est temps que cette entreprise met un peu d’eau dans son vin. Le client mérite respect.

Le volet communication n’est pas le seul domaine où la clientèle souffre le martyr. A chaque nouveau produit commercialisé, le client est inondé de messages, vantant son charme et ses traits attractifs.  Sans doute lasse des recevoir le torrent de réclamations suscitées par cette autre odeur d’arnaque, les services d’Orange, de plus en plus souvent, préfèrent observer l’omerta sur le numéro 7414, la ligne exclusivement consacrée à l’orientation des usagers sur le produit en question. Il arrive ainsi que les clients essuient autant d’insuccès à joindre les agents que de nombre d’appels ou de se laisser ressasser en boucle toute une dizaine de minutes le mortel leitmotiv suivant : «veuillez patienter, un conseiller client va répondre dans un instant». L’usager assez courageux pourra toujours attendre puisqu’aucun conseiller ne s’annoncera pour le soulager de son angoisse de ne pouvoir exprimer l’injustice qu’il ressent.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération de Soumi champion et de Sophie Petronin :  Entre polémiques, suspicions et soulagement</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/liberation-de-soumi-champion-et-de-sophie-petronin-entre-polemiques-suspicions-et-soulagement-2899348.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 10:00:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est sans conteste la nouvelle de la semaine dernière. Le chef de file de l’Opposition malienne, SoumailaCissé, et la tant recherchée otage française, Sophie Pétronin, sont libres. S’il faut se réjouir de la nouvelle, les conditions de libération interpellent aussi. Cela remet au gout du jour la problématique des négociations de libération des otages dans le Sahel. Une chose est sûre, il s’agit là d’une autre réussite attribuée à la junte militaire. De par le monde, certains arguent ainsi : « il aura donc fallu un coup d’Etat pour avoir ce résultat tant espéré ».</em></strong>

Pas moins de 200 terroristes auront été libérés en échange de SoumailaCissé auquel s’est greffée la libération de l’humanitaire Sophie Pétronin et de deux autres otages italiens. Une contrepartie énorme estiment beaucoup. En France, la politique Marine Le Pen demande à ce que Macron édifie l’opinion française sur les coulisses de la libération. Quant à la paiement supposé d’une rançon, cette piste est peu probable puisqu’occulté de la version officielle.

A l’analyse, même si le chiffre de 200 terroristes libérés peut donner des frayeurs, il n’en sera pas un élément qui pourra pencher l’avantage du terrain militaire du côté des assaillants. Car parmi les terroristes libérés, seule une minorité d’entre eux sont de véritables bandits armés. Le reste ne serait que des collaborateurs d’un moment qui devraient plutôt retrouver leur vie de simple civile au lieu de rentrer dans les rangs du  Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). De plus, la lutte contre le terrorisme au Sahel est une guerre asymétrique, donc de très longue haleine. L’échange annoncé n’est donc qu’un simple épisode parmi tant d’autres.

Mais, il est à noter que cette quadruple libération aura soulagé, non seulement sur le plan local, car SoumailaCissé reste toujours une personnalité importante de la vie politique, et surtout par la libération de Sophie Pétronin, otage depuis 2016. De ce fait, l’aura international du Mali se retrouve ragaillardie. Interrogée sur le déroulé de l’échange, Pétronin elle-même aura salué la promptitude de ceux-là qui étaient chargés de l’affaire. Elle dira que c’est du « haut niveau ». Le président Macron aura exprimé son grand soulagement. Et que dire de son fils qui n’en croyait pas ses yeux à la vue de sa maman sortir d’un avion de l’Armée de l’Air malienne. Tous assistèrent à une bouleversante scène d’un fils retrouvant sa maman après une absence qui n’aura que trop durer.

<strong>Que dire alors des suspicions, qui elles, concernent la détention de Soumi Champion ? </strong>

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, un nombre croissant de Maliens croient qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une grande mise en scène orchestrée uniquement que pour rendre le chef de file de l’opposition potable à leurs yeux afin qu’ils soient le prochain président de la République. Et le fait que ce dernier apparut en pleine forme, avec quelques kilos en trop, n’aura fait que renforcer leur suspicion. Certains seraient même prêts à jurer qu’il ne s’agit que d’un subterfuge. D’abord, son enlèvement durant la campagne législative, ensuite le coup d’Etat et maintenant la libération de Soumi avec en plus celle de l’humanitaire. Soumaila serait-il capable d’une telle machination ? Et surtout, Assimi et compagnie seront-ils pour Soumaila ce que Haya Sanogo et sa bande ont été pour IBK ?

Une chose est sûre, complot ou heureuses coïncidence, s’il y a une chose à retenir c’est les retrouvailles familiales entre personnes qui auront souffert le martyre de l’absence de l’être aimé.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zone UEMOA :  L’Agriculture, le sauveur de la zone</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/zone-uemoa-lagriculture-le-sauveur-de-la-zone-2899350.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 07:57:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Union économique et monétaire ouest africaine n’entrera pas en récession cette année grâce à l’agriculture, malgré les méfaits attendus de la crise de la Covid-19. Selon la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Elle enregistrera une croissance de 1,3% en 2020, loin des 6,1% de 2019.</strong>

<strong> </strong><em>« La baisse de l’activité économique dans l’Union a principalement été impulsée par les secteurs tertiaire et secondaire, dont les valeurs ajoutées ont baissé respectivement de 3,4 et 3,6% au deuxième trimestre 2020. Par contre, la valeur ajoutée du primaire s’est accrue de 3,1%, en raison de la bonne tenue de la production agricole. Au total, pour l’ensemble de l’année, l’Union enregistrerait une croissance de 3,1%, contre 6,1% en 2019 », selon la banque centrale.</em>

<em>Selon la BCEAO, les réserves de change de la zone se sont consolidées sur une base annuelle, assurant la couverture de 6,2 mois d’importations de biens et services à fin juin 2020.</em>

<em>Quant à l’inflation, son taux est attendu à 1,8% en 2020 et à 2% en 2021. Il a connu une hausse à 1,7% au deuxième trimestre contre 1,2% au premier trimestre. En cause, le renchérissement des céréales locales, des produits de la pêche, des légumes frais, ainsi que des tubercules et plantains, suite aux perturbations dans les circuits de distribution consécutives à la pandémie de la Covid-19.</em>

Cependant, au milieu de l’incertitude pendant la pandémie du Covid-19, l’adéquation de l’offre à la demande devient un problème majeur, en particulier compte tenu des goulots d’étranglement logistiques résultant des fermetures et des mouvements restreints. Cela risque d’aggraver le problème des pertes alimentaires qui était un problème majeur dans toutes les chaînes de valeur alimentaires africaines avant la pandémie. Pour les denrées périssables comme le lait, les fruits et légumes, cela entraînera des déchets et des pertes que les agriculteurs déjà vulnérables ne peuvent tout simplement pas se permettre d’absorber.

La pandémie du Covid-19 représente un défi sans précédent avec des conséquences sociales et économiques non négligeables et notamment des répercussions sur la sécurité alimentaire et la nutrition. » Tel est le message qu’ont fait passer la FAO, le Fida, le Programme alimentaire mondial (Pam) et la Banque mondiale dans un communiqué commun fin avril.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Le plus célèbre otage au monde, Soumaila Cissé, enfin libre</title>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 07:56:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le jeudi 08 octobre 2020 sera inscrit désormais en lettres d’or dans les annales de l’histoire moderne du Mali. En effet, le plus célèbre otage du monde, le chef de file de l’opposition malienne, le député élu de la circonscription de Niafunké, SoumailaCissé, a retrouvé l’entièreté de sa liberté après six mois de privation, de captivité et de restriction. Aux mains de ses ravisseurs depuis le 25 mars 2020, le Président de l’URD retrouve enfin sa famille, ses camarades du parti, ses amis, ses sympathisants et tous les anonymes qui se sont battus corps et âme pour qu’il retrouve la liberté. Dans ses premiers mots, SoumailaCissé  a remercié les nouvelles autorités maliennes pour leur implication, leur diligence et les énormes sacrifices qu’elles ont consentis pour sa libération. Il n’a pas manqué de rendre hommage aux chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UEMOA, pour avoir consacré leur énergie et temps afin qu’il puisse recouvrer sa liberté. Il a été reconnaissant envers la communauté internationale avec à sa tête  l’ONU,  l’Union Africaine, l’Union Européenne  et surtout  à tous ceux qui ont joué un rôle  si minime soit-il, depuis son Kidnapping jusqu’à sa libération.

Pour rappel, SoumailaCissé a été kidnappé en pleine campagne pour les élections  législatives à Niafunké, sa circonscription électorale et  natale. Ses ravisseurs l’ont pris avec une douzaine d’autres personnes, après avoir tué son garde de corps. Depuis le 25 mars jour de son enlèvement jusqu’à sa libération peu d’informations ont été distillées à propos de ses ravisseurs et du motif de son rapt, ce qui a plongé les militants de son parti, les citoyens lambda dans une spéculation, voire supputation saugrenues. Il avait même été donné pour mort par certains, tout comme d’autres avaient parlé de son expédition en Algérie ou en Mauritanie, voire même en Lybie. Ce qui aurait surpris beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne, c’est non seulement  la manière dont il a été enlevé, le mystère qui a entouré cet enlèvement, mais aussi et surtout le silence coupable des autorités d’alors. Ni l’identité des ravisseurs encore moins leurs revendications n’ont été sues par les cadres du parti de SoumailaCissé.

On en saura davantage quand SoumailaCissé parlera, mais d’ores et déjà, place est  à la fête des militants et cadres de l’URD  pour célébrer le retour de leur champion, en attendant la bataille politique. Enfin, par cette libération du chef de file de l’Opposition, les Nouvelles autorités de la transition semblent engrangées une belle prouesse. Par cet acte hautement salutaire, Bah N’Daw, le Président de la transition, AssimiGoita le vice-président  et MoctarOuane le premier ministre viennent de mettre un point précieux dans leur besace et à l’heure du bilan, au terme de la transition, ils en exhiberont et comptabiliseront. Le dernier verrou vers Koulouba  a-t-il sauté devant SoumailaCissé ? La réponse dans quelques mois avec l’élection du Président de la République.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La junte toujours présente dans le jeu politique :  Ces quelques éléments qui éveillent des soupçons</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-junte-toujours-presente-dans-le-jeu-politique-ces-quelques-elements-qui-eveillent-des-soupcons-2899345.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 07:49:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après un passage avide dans les méandres de l’incertitude institutionnelle, le Mali renoue peu à peu avec la norme politique en matière de gouvernance. Les nominations de Bah N’daw et de MoctarOuane aux postes respectivement de président de la Transition  et de Premier ministre ont globalement été saluées. Et la mise en place d’un gouvernement a été pour le peuple malien une grande bouffée d’oxygène puisque débouchant sur la levée de l’embargo de la CEDEAO qui avait plombé toutes sortes d’activités au Mali. Cependant, à mesure que l’euphorie générée par le coup d’Etat se dissipe, les esprits retrouvent peu à peu leur lucidité. Dans l’opinion publique malienne, désormais, c’est l’agenda des têtes de proue de la junte qui est l’objet d’interrogations, et surtout de doutes.</em></strong>

Il fallait certainement s’en douter car assez souvent, en République du Mali, l’histoire n’est qu’un éternellement recommencement. Après l’interruption volontaire de la gouvernance d’IBK, l’on jubilait et l’on annonçait la venue très prochaine du Mali kura. Moins de deux mois après, il semble que le Mali kura n’est pas pour tout de suite. Et d’ailleurs, le Mali kura tant voulu peut-il être une réalité grâce à un coup d’Etat, sacrilège pour toute démocratie qui se respecte ? En tout cas, il semblerait que la popularité de la bande à AssimiGoita est en perte de vitesse, même si, il faut le reconnaitre, ils s’en sortent pas si mal. D’abord, le coup d’Etat a été commis sans effusion de sang, et avec une facilité déconcertante, suspecte diront beaucoup. Le casting du président de la Transition et du PM semble réussi et, cerise sur le gâteau, la libération du chef de file de l’opposition SoumailaCissé et de Sophie Pétronin, otage depuis 2016, semble être l’œuvre de ces officiers putschistes. Ils ont eu, et reçoivent encore des remerciements de par le Monde.

Toutefois, l’idée selon laquelle, ils auraient pris gout au pouvoir fait son bonhomme de chemin dans l’opinion publique malienne car la junte est toujours au cœur du jeu politique. Dans le gouvernement, en plus de la vice-présidence, ils occupent le porte-feuille de la Défense (colonel Sadio Camara), de la réconciliation nationale (colonel-major IsmaelWagué), de la Sécurité (colonel Modibo Koné) et de l’Administration territoriale (lieutenant-colonel Abdoulaye Maiga). S’il est assez naturel, qu’ils figurent dans l’attelage gouvernemental, la création d’une vice-présidence et le fait qu’elle soit occupée par le chef des putschistes <em>himself</em>, est suffisant pour éveiller des soupçons.

Les militaires auraient-ils pris gout au pouvoir ? Sauront-ils se soumettre au pouvoir politique une fois la transition terminée ? Et quelle carrière militaire pourront-ils mener, eux qui jouiront toujours, d’un statut autre que celui des autres soldats maliens ? Autant de questions qui ne peuvent trouver de questions à l’heure. Pour le moment, il serait injuste de tenter de répondre à ces questions.  Cela reviendrait à leur faire un procès d’intention. Le temps nous édifiera. Le vœux pieux que l’on puisse faire, c’est que chacun d’eux, fasse preuve de hauteur patriotique pour le bonheur du Mali.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assemblée générale élective du président du CNPM :   Mamadou Sinsy Coulibaly plébiscité par 102 voix sur 107, pour un mandat de cinq ans</title>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 00:50:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’assemblée Générale statutaire pour le renouvellement des instances du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, a eu lieu le jeudi 8 octobre 2020, soit moins de 48 heures avant la fin du mandat du bureau sortant. Cette Assemblée Générale, qui a enregistré la présence  de 27 groupements professionnels, a permis à Mamadou Sinsy Coulibaly, le Président sortant, d’être plébiscité pour un second mandat de cinq ans,  avec 102 voix pour, 05 bulletins nuls et 00 abstention. Le Président nouvellement élu s’est engagé à poursuivre le dialogue avec tout le monde pour que la cohésion et la solidarité qui ont toujours caractérisé le patronat malien puissent revenir au grand bonheur du secteur privé. La main tendue de Mamadou Sinsy Coulibaly va-t-elle être acceptée par Diadié dit Amadou Sangaré pour un CNPM plus uni ? Ne faudrait-il pas éviter un procès dont nul ne saurait deviner sa durée ni le verdict ?</em></strong>

C’est dans une salle de conférence archicomble  du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, qu’a eu lieu l’Assemblée Générale de renouvellement des instances du Patronat, en présence des délégués de 27 groupements professionnels. Comme entre autres FETRAM, GCM, AMIM, APBEF, GBM, OPECOM, GPP, CCAM, CPR Mopti, CPR Kayes. Pour ne citer que ceux-ci. En effet, pour donner plus de légitimité à cette Assemblée Générale, une réunion préparatoire s’est tenue dans les locaux du CNPM et elle a rassemblé 23 présidents de groupements professionnels dont Mamadou Sinsy Coulibaly, Seydou Mamadou Coulibaly de CIRA, Seydou Natoumé de TOGUNA,  Cyril Achcar  et  Soya Golfa pour ne citer que ces têtes de proue.

<strong><em>La cérémonie d’ouverture </em></strong>

Deux temps forts ont caractérisé la cérémonie d’ouverture de l’AG, à savoir une projection de film bilan et le discours du Président sortant. S’agissant du bilan, il s’est articulé autour de cinq grands axes, à savoir l’amélioration du climat des a           affaires, le renforcement du positionnement stratégique du CNPM, le renforcement du CNPM, l’appui aux groupements professionnels et la contribution au développement du dialogue social. Tous les axes ont été détaillés dans le film bilan. Le second temps fort a été sans nul doute le discours du Président sortant à la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale. Le Président du CNPM, après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire de deux de leurs illustres disparus dont Moussa Mary Balla Coulibaly, a rendu hommage aux membres du bureau sortant, qui grâce à leur engagement sans faille, les différents résultats positifs ont été obtenus.

Mamadou Sinsy Coulibaly, dans son discours est revenu très largement sur le bilan du quinquennat  et au regard des résultats obtenus il est très satisfait et le qualifie  de très  positif d’où son ambition de briguer un second mandat pour poursuivre l’œuvre de reconstruction et de redynamisation du CNPM au grand bonheur du secteur privé, afin qu’il devienne le moteur de l’économie malienne. La cérémonie d’ouverture a pris fin aux environs de midi.

<strong>L’Assemblée Générale Proprement dite</strong>

Après la cérémonie d’ouverture, le Président du CNPM a suspendu la séance pour permettre aux invités et à ceux qui ne sont pas délégués de se retirer. Après il y a eu vérification des mandats et au décompte de délégués 107 sur 155 ont répondu présents. Le quorum étant largement atteint le vote pouvait se faire. C’est à la suite du scrutin que Mamadou Sinsy Coulibaly a obtenu 102 voix pour, 5 bulletins nuls et 0 abstention. Avec l’élection de Mamadou Sinsy Coulibaly lors de cette Assemblée Générale du 8 octobre 2020, c’est la fin du premier épisode d’une série de plusieurs épisodes. Diadié dit Amadou Sangaré va-t-il se plier à la décision de  l’Assemblée Générale du 8 octobre qui s’est tenue dans les locaux du CNPM, dans les règles de l’art  et qui a vu la participation de 27 groupements professionnels ?

<strong><em>Youssouf Sissoko                </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali :  Comment éviter que l’or ne serve au financement du terrorisme?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-comment-eviter-que-lor-ne-serve-au-financement-du-terrorisme-2898300.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 07:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme on peut aisément le constater, le terrorisme est un business bien lucratif pour certains qui n’hésitent pas à le financer via des sociétés de transfert d’argent ou des ONG. Pendant que des centaines de personnes en meurent,  le terrorisme constitue une échelle d’ascension sociale et économique pour une catégorie d’acteurs qui ont tout intérêt à ce que les attaques ne prennent jamais fin.  Le ver est bien dans le fruit. Il faut impérativement l’en extirper.</strong>

Les spécialistes  dénombrent quatre principaux mécanismes de financement du terrorisme. Le financement du terrorisme par le commerce et d'autres activités lucratives. Le financement du terrorisme par le biais des ONG, des organisations caritatives, et des prélèvements. Le financement du terrorisme par la contrebande d'armes, de biens et de devises par les passeurs de fonds. Et le financement du terrorisme par le trafic de drogue.

Aujourd’hui, les terroristes lèvent des fonds par des entreprises commerciales légitimes, des organisations à but non lucratif, l’exploitation de ressources naturelles, les dons, le financement participatif et le produit des activités criminelles comme l’enlèvement contre rançon, l’extorsion, le commerce illicite et le trafic des biens culturels, la traite d’êtres humains, le trafic de drogues ou encore le commerce illicite des armes légères et de petit calibre.

Ils déplacent et transfèrent des fonds grâce notamment à des sociétés écrans, à des passeurs ou encore aux nouveaux moyens de paiement tels que les cartes prépayées, les paiements mobiles ou les actifs virtuels.  Selon International Crisis Group (ICG), les terroristes roulent sur l’or au Sahel.  En effet ces groupes armés s’emparent depuis 2016, de sites d’orpaillage dans des zones où l’Etat est faible ou absent.

Leur convoitise est attisée par le boom du secteur aurifère artisanal depuis la découverte en 2012 d’un filon saharien. En plus du Mali, le Burkina Faso et le Niger sont  en proie à des attaques terroristes quotidiennes. Les groupes  terroristes cherchent à asphyxier économiquement les pays du Sahel. Et comme en guerre, tous les moyens sont bons, ils tentent de faire main basse sur les mines d’or afin de se faire une santé financière et militaire. C’est ce qui explique la multiplication des attaques dans les zones aurifères aussi bien au Mali qu’au Burkina et au Niger. En plus d’être des  sources de revenus, les sites aurifères constituent, pour les terroristes, un terrain propice au recrutement et à la formation, en l’occurrence le maniement des explosifs...

Du nitrate d’ammonium, un composant utilisé sur les exploitations aurifères dans le Nord, a ainsi été retrouvé dans des engins explosifs improvisés (IED) utilisés lors d’attaques dans la région. Les mines peuvent aussi servir de cache d’armes, de lieu de prêche et de recrutement. Les groupes terroristes savent instrumentaliser la colère et les frustrations de certains orpailleurs qui peuvent se sentir exclus par la gouvernance des sociétés industrielles.

Depuis plus d’une décennie, l’or est devenu le premier produit d’exportation du Mali. Le pays est le 3<sup>ème</sup> plus grand producteur continental après l’Afrique du Sud, et le Ghana. Au cours des deux dernières années, la production d’or du Mali s’est accrue. Le secteur a participé à plusieurs centaines de milliards de FCFA de contribution directe au budget de l’Etat entre 2008 et 2015.

Dans les zones aurifères marquées par l’insécurité, le Mali et les autres Etats du Sahel devraient soit déployer leurs forces de sécurité à proximité des sites, soit formaliser le rôle des acteurs locaux non étatiques en matière de sécurité des espaces miniers et mieux les encadrer.

Ils devraient encourager la formalisation des activités aurifères, notamment en délivrant des permis d’orpaillage et en mettant en place des comptoirs aurifères.  Ces permis permettront de savoir qui fait quoi dans ces régions  pour éviter que des filières entières ne tombent sous le contrôle des groupes terroristes. Le Mali doit en outre veiller aux arbitrages entre les mines industrielles, souvent exploitées par de grandes compagnies, et les mines artisanales,  ce, afin de ne pas créer un sentiment de dépossession parmi les populations concernées.

Une autre mesure consistera à travailler avec le secteur privé, en particulier l’industrie du numérique. Il s’agit clairement de favoriser une coopération plus étroite des principales plateformes internet et des principaux réseaux sociaux, avec les cellules de renseignement financier, les services de police et de justice, de renseignement et d’enquête, pour lutter contre le financement du terrorisme et les contenus terroristes sur internet.

Si les terroristes rivalisent d’ingéniosité, les États doivent toujours rester maitres de l’agenda et avoir constamment des longueurs d’avance.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Production de riz :  Une belle récolte s’annonce</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/production-de-riz-une-belle-recolte-sannonce-2898304.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 07:15:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la Venise malienne et particulièrement dans la zone Office Riz, la campagne agricole avait connu un démarrage difficile à de l’installation tardive des pluies. Cette période d’incertitude a été suivie de fortes pluies auxquelles se sont associées les eaux collinaires provoquant une inondation précoce des champs à plusieurs niveaux. Malgré ces situations, les travaux champêtres battent leur plein en zone Office riz notamment dans la zone riz Mopti. Le repiquage en maîtrise totale, le désherbage et l’apport d’engrais minéraux se poursuivent activement. L’état des cultures est satisfaisant. C’est le constat établi par le directeur général de l’Office riz Mopti, Yaya Amadou Téssougué.</strong>

Ces efforts des producteurs sont accompagnés par des mesures envisagées par l’état. Parmi elles, on peut citer la mise en œuvre du programme de travaux d’urgence, la poursuite de la subvention des intrants pour renforcer la résilience des paysans, la mise en œuvre de bonnes pratiques agricoles à travers le Système de riziculture intensive (SRI), le Placement profond de l’urée (PPU) et la diffusion à grande échelle des thèmes techniques d’intensification, a expliqué le directeur général de l’Office riz Mopti, Yaya Amadou Téssougué.

Dans le cadre de l’accompagnement de l’état, les producteurs de la zone Office Riz Mopti ont bénéficié de 2.697 tonnes d’engrais subventionnés (NPK, DAP, Urée), 70 tonnes de semences au compte du Commissariat à la sécurité alimentaire, 6 tonnes de semences de l’UEMOA et 21 tonnes de l’ORM. Toujours dans la dynamique de renforcer la productivité, les paysans bénéficient d’un encadrement rapproché des services techniques. Les organisations paysannes des différentes zones ont été formées en matière de gestion des fonds issus de la redevance eau. Plus de 400 producteurs, dont 1/3 de productrices ont reçu des formations sur les nouvelles technologies agricoles notamment la pratique SRI avec l’appui de l’ONG CIV-GIZ.

La campagne agricole 2020-2021 ne se passe pas sans difficulté dans un hivernage annoncé comme beaucoup pluvieux. Les premières fortes pluies ont mis en exergue le sous-équipement des producteurs, l’insuffisance du matériel de culture attelée avec la faiblesse des animaux de trait toutes choses qui ne permettent pas aux paysans d’aller plus vite. à ce tableau s’ajoute la dégradation avancée des infrastructures d’irrigation (faible niveau d’aménagement), a expliqué le directeur général. à en croire notre interlocuteur, la difficulté majeure de cette campagne que les zones de l’Office ont connue pour la première fois de leur histoire est une abondance des pluies et les eaux collinaires qui sont venues s’ajouter à cela ont entrainé une perte de plus 3.013 hectares, soit 1.500 hectares de semis submergés avant la phase de germination des plantes et 1.513 hectares engorgés d’eau.

Malgré ces contraintes, Yaya Amadou Téssougué garde beaucoup d’espoir pour l’atteinte des objectifs de production. Selon lui, si les paysans suivent les itinéraires techniques afin de mieux profiter des campagnes de contre saison dans les périmètres en maîtrise totale et si la situation phytosanitaire reste calme, les pertes causées par les inondations seront comblées.

Au regard des difficultés structurelles rencontrées, le directeur général de l’Office riz Mopti sollicite l’appui de l’état pour transformer de façon progressive les casiers de submersion contrôlée en périmètres irrigués avec maîtrise totale de l’eau, la poursuite du renforcement des capacités des producteurs (approvisionnement en équipements et intrants agricoles).

La zone Office riz Mopti, située dans le Delta intérieur du Niger et le Bassin du fleuve Bani, fait de la 5ème circonscription administrative une zone de production par excellence de riz. Elle couvre les Cercles de Djenné, Mopti et Ténenkou à travers 4 sous secteurs que sont ceux de Sofara, Mopti nord, Mopti sud et Ténenkou. Pour la campagne agricole 2020-2021, elle ambitionne d’atteindre les objectifs de production céréalière de 184.690 tonnes, dont 140.352 tonnes de riz paddy, soit 76% de céréales, 43 475,8 tonnes de mil/sorgho, 702 tonnes de maïs et 159 tonnes de fonio. Les prévisions d’emblavures pour la riziculture étaient de 49.376 hectares et les producteurs ont atteint une réalisation de 39.754 hectares, soit 80,5% des prévisions.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Annexion d’une partie du territoire malien par l’Algérie :   Ce qui était vrai avant, l’est tout autant aujourd’hui</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/annexion-dune-partie-du-territoire-malien-par-lalgerie-ce-qui-etait-vrai-avant-lest-tout-autant-aujourdhui-2898295.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 07:05:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plusieurs jours, des informations circulant sur les réseaux sociaux et sur différentes plateformes font état de l’annexion d’une partie du territoire malien par le voisin algérien. Une information fort étonnante, et qui jusqu’ici, n’a fait l’objet d’aucun démenti par les autorités de la transition malienne. En attendant d’avoir le fin mot de cette information, rappelons quelques faits de l’histoire récente algéro-malienne qui n’honore pas le pays d’Ahmed Ben Bella.</em></strong>

Et si, dans une mesure assez importante, l’Algérie avait une grande part de responsabilité dans la grave crise malienne de 2012 ? Certes, il s’agit là d’une grave accusation, mais des faits l’étayent amplement. Car, nombre de chefs terroristes sévissant alors au nord malien étaient des algériens, anciens brigands armés ayant mis leur pays d’origines à sang dans les années dites noires.

Abdel Malek Droukdel, Mokhtar Bel Mokhtar ou encore Abou Zeid, étaient tous algériens, avaient pris une part importante dans le triste et sanglant épisode qu’avait connu l’Algérie au début des années 1990. Le pays connu une guerre entre l’Armée Nationale populaire et des groupes islamistes armés qui s’est rapidement mue en une guerre civile. Une guerre tellement sanglante qu’elle connue plusieurs titres les plus évocatrices les unes que les autres : <strong>décennie noire</strong>, <strong>décennie du terrorisme</strong>, <strong>années de plomb</strong>, <strong>années de braise. </strong>

Le pays connu alors un traumatisme profond malgré la victoire contre les groupuscules armés. Et aujourd’hui, le pays se considère encore en guerre, et pas une semaine ne passe sans que l’ANP ne neutralise des terroristes ou qu’elle enregistre des redditions de terroristes. Avec le rétablissement progressif d’un ordre sécuritaire normal, beaucoup de bandits prirent la poudre d’escampette, et au début des années 2000, le nord malien était devenu le nouveau territoire où ils pouvaient remettre en scelle leur projet d’Etat Islamique. La suite est connue. Des connexions entre groupes extrémistes armés et rebelles touareg ont vu le jour.

La posture officielle de l’Algérie face aux différentes rébellions malienne et à la crise de 2012 a toujours été la solution politique négociée. Et ce n’est pas pure humanisme. D’abord, parce que tant que le Mali ne combat pas les bandes armées, les terroristes algériens n’auront pas l’idée de retourner vers la mère patrie algérienne. Et ensuite, parce que l’Algérie fait face, elle aussi, en quelque sorte à sa propre rébellion, celle de la Kabylie. Nombres de Kabyles se réclament ouvertement berbère, rejette l’arabité, et exige une autodétermination de leur territoire, voire même son indépendance. Donc, pour Alger, le fait que le Mali négocie avec ses rebelles, c’est aussi se protéger des siens. Alger qui chapeaute les processus de paix au Mali, c’est juste une pure démarche de géopolitique, rien de plus. La logique voudrait que l’Algérie encourage le Mali à combattre les terroristes comme elle l’a fait.

L’Algérie aurait annexé des centaines de kilomètres carré dans le cercle de Tessalit, non loin de la frontière algérienne d’In Halid, le 23 septembre dernier. Est-ce pour sécuriser les gisements d’hydrocarbures qui continuent sur le territoire malien ? Ou s’agit-il tout simplement d’une intox ?

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le CNSP libérateur s’est&#45;il mu en  pourfendeur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-cnsp-liberateur-sest-il-mu-en-pourfendeur-2898292.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 07:01:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Accueilli en héros le soir du 18 Août 2020 après avoir débarrassé le Mali de l’un des Présidents de la République les plus médiocres,  à savoir IBK, le Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, est en passe de devenir la plaie du Mali Kura par la prétention et l’intransigeance de ses membres. Assimi Goita et ses compagnons d’armes commencent véritablement à décevoir le peuple malien en général et leurs nombreux fans en particulier, en voulant tout contrôler et tout gérer.Comment en si peu de temps Assimi Goita et ses compagnons du CNSP ont-ils pu perdre l’estime et la confiance des nombreux maliens qui les ont pourtant adulés ? Cette question mérite d’être posée surtout quand on sait que la Transition tarde à se mettre sur les bons pieds. Elle est mêmeclopinante,  voire chancelante, à cause des prétentions des membres du CNSP qui veulent être au cœur de la gestion des affaires pendant cette période, bien que la communauté internationale et une écrasante majorité des maliens soient opposées à cela. Au lieu d’être une solution Assimi Goita et ses frères d’armes sont aujourd’hui le problème.

Sinon, comment comprendre, plus d’un mois après le coup d’Etat, que la transition tarde à démarrer alors même qu’elle est prévue pour 18 petits mois. Assimi et ses compagnons ne font plus mystère de leurs ambitions, sinon prétentions en voulant garder les rênes du pouvoir. Il ne reste plus que 16 mois et quelques jours comme durée de la transition, près de deux mois de tergiversations, de tâtonnements et de colmatages. Si  tant est  que la junte militaire  a fait son  coup d’Etat pour libérer le peuple des multiples maux dont il a été assujetti par le régime IBK, elle devrait  éviter de tomber dans le piège de ceux qui sont réfractaires au changement. Par son comportement à la fois machiavélique et perfide, la junte militaire auteure du coup d’Etat du 18 Août court désormais le risque d’une grande inimitié, voire la haine et pire encore les Maliens n’hésiteront pas à se soulever contre elle pour forfaiture.

Après avoir posé cet acte grandeur nature, la junte militaire ne devrait pas tomber dans le piège de ses détracteurs qui avaient affirmé sans ambages que les militaires ne vont pas respecter leur premier engagement qui était celui d’organiser une transition civile. Aujourd’hui, il n’y a l’ombre d’aucun doute qu’Assimi Goita et ses compagnons d’infortunes ont la prétention de diriger la transition envers et contre tous, caril n’y a pas de raison qu’ils  ne se soumettent  pas aux injonctions de la CEDEAO ne serait-ce que pour alléger la souffrance de ce même peuple pour lequel ils disent avoir agi. Par l’ambition démesurée qu’ils sont en train de caresser, Assimi Goita et frères d’armes sont sur le point de devenir les pourfendeurs de notre démocratie et de l’Etat de droits. Le Mali est loin de sortir de l’Auberge et les ingrédients d’une autre révolte voire insurrection populaire ne pas à écarter au rythme où vont les choses.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvais  traitements des agents de l’entrepôt  du Mali au Sénégal par son directeur : Fousseyni Soumano serait&#45;il au&#45;dessus de la loi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mauvais-traitements-des-agents-de-lentrepot-du-mali-au-senegal-par-son-directeur-fousseyni-soumano-serait-il-au-dessus-de-la-loi-2897976.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 08:25:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On aura tout vu sous IBK. Des directeurs qui refusent d’appliquer des décisions de justice sous prétexte qu’ils ont le dos large parce que soutenus par les barons du régime défunt. Ce qui se passe à l’entrepôt du Mali au Sénégal ressemble à des abus. Le Directeur de ladite structure aurait refusé de mettre les agents dans leurs droits malgré la décision de la section administrative de la Cour suprême. Fousseyni Soumano, puisque c’est de lui qu’il s’agit,a dit niet à l’application du décret 100 bien que  la Cour Suprême lui a enjoint de la faire. Niet également au Premier ministre d’alors Boubou Cissé qui, par une correspondance adressée au Ministre des transports et de la mobilité Urbaine,parce qu’il serait le protégé du frère de lait de l’ex première dame Aminata Maiga. Le Mali Kura qui vient de s’amorcer va-t-il permettre aux pauvres citoyens d’être mis dans leurs droits ?</em></strong>

Pour rappel, le  décret 100 parle  du traitement des  agents fonctionnaires des entrepôts, leurs primes et autres avantages liés au poste. Mais selon une des nombreuses victimes du Directeur FousseyniSoumano, les agents n’ont pas bénéficiéd’un  seul centime du fameux décret. Le hic, selon notre interlocuteur, est que  le  contenu  et les  avantages liés  au  décret 100 sont connus par tous car il s’agit d’un acte officiel de la République du Mali. C’est d’ailleurs face à cet abus qu’une plainte a été déposée auprès de la section administrative de la Cour Suprême, martèle-t-il. Cette juridiction  a rendu deux arrêts, suivant le  No 563 à la date du 18-10 – 2018 et le second arrêt a été rendu sous le numéro 259 du 18 avril 2019. Malgré ces deux arrêts, le Sieur Soumano n’a pas daigné obtempérer et il n y a pas eu jusqu’à nos jours un début  d’exécution. Selon notre interlocuteur, le PM Boubou Cissé a été récemment saisi en tant que chef de l’Administration pour, via le ministre en charge de la question, de demander au Directeur de mettre les agents abusés dans leurs droits.

Le Premier ministre dans la correspondance numéro  274 PMCAB adressée au  ministre des transports, qui à son tour a écrit au Directeur de l’entrepôt  par la lettre no 00210 MTMU SGAL à la date du 2 avril 2020 lui demandant  d’appliquer les deux arrêts de la Cour suprême, a refusé de le faire. Après avoir défié le PM et le ministre des transports, M. Soumano fort du soutien du frère aîné de l’ex Première dame Mme Keita Aminata Maigaaurait pris la décision de  relever tous les agents et cela avec la complicité du Ministre  parce qu’il aurait promis à ce dernier de recruter ses parents qui chôment comme  contractuels.

Il lia l’acte à la parole, selon notre interlocuteur, car les nouvelles recrues de la boite seraient,  le jeune frère du directeur, son beau-frère et l’un des neveux du ministre des transports, Abdoulaye Ly. Comme récompense du bienfait au ministre, le directeur de l’entrepôt de Dakar aurait  reçu des mains du ministre les deux trophées de reconnaissance octroyés par l’Etat pour service rendu.

Quand est-ce qu’une structure de l’Etat est devenue la propriété privée d’un individu et son clan ? Le Directeur Fousseyni Soumano et son comptable ont fait de l’entrepôt du Mali  au Sénégal leur patrimoine, toutes les recettes du port sont gérées de manière opaque par ces deux messieurs. Le hic est que l’Etat ne connait pas le montant payé par les commerçants et surtout le nombre de marchandises qui transitent au port. Seul le directeur du port et son comptable ont accès et dépensent à satiété sans contrôle.

Il est bon à savoir que le Directeur de l’entrepôt  qui  est un délégué financiera fait sept ans au port de Dakar, relevé, et puis  imposé par la famille présidentielle  d’alors, à savoir grand frère de l’ex première dame Ami Maiga, du nom de Aba Maiga, alors même que ce poste est  dédié  aux  ingénieurs de l’industrie, des mine et des transports. Et pour prouver qu’il a « le dos large », il a chaque fois répéter ne rien craindre et qu’il fera ce qu’il voudra.

Notre interlocuteur va plus loin en affirmant que le  directeur Soumano a fait de l’entrepôt de Dakar et de toutes les antennes connexes ses propriétés privées. Il en veut  pour preuve un terrain octroyé à l’entrepôt par le chef du village de Kounda à la frontière entre le Mali et le  Sénégal pour faire le parking de stationnement. Ce terrain  aurait  été désherbé par le directeur à 175 millions, et aurait repeint les deux bureaux du bâtiment de l’antenne de l’entrepôt à 20 millions 200 mille francs CFA. En véritable prince, M. Soumano a engagé des dépenses exorbitantes comme l’achat des panneaux solaires fixé à un poteau  d’une faible dimension à 650 000 f CFA l’unité alors même qu’il n’allume qu’une seule ampoule.

Avant la chute du régime IBK, il s’apprêtait à faire un autre recrutement dans les mêmes conditions que les précédents. Il semblerait que ces nouvelles recrues sont également  des parents ou des proches. Pour définitivement mettre la main sur l’entrepôt, M. Soumano a même mis en place des sociétés écran comme le GIE Djigiya auquel il octroi tous les marchés de l’entrepôt.

En somme, les travailleurs interpellent les nouvelles autorités pour qu’elles sévissent contre  des cadres de la trempe de Fousseyni Soumano. Au Ministre de la justice et à toutes les structures de contrôle de prendre l’initiative pour aller vérifier la gestion de Monsieur Soumano à l’entrepôt de Dakar. Il est impérieux pour l’Etat de veiller sur les recettes du port et de prendre  la gestion de tous les ports en mains pour éviter l’évasion des fonds.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ansongo : La ville fait face à une épidémie de palu</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/ansongo-la-ville-fait-face-a-une-epidemie-de-palu-2897979.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 07:48:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La situation est alarmante dans le district sanitaire d'Ansongo, région de Gao. Ces dernières semaines plus de 600 cas dont près de 300 cas grave ont été admis au CSRef. La cause principale est le fait que la CPS (campagne de chimio prévention contre le paludisme saisonnier) n'a pu se tenir jusqu'à ce jour. Selon, un responsable que nous avons contacté, ladite campagne débutera le 1<sup>er</sup> octobre 2020. En attendant, MSF et Première Urgence International se plis à quatre.</strong>

Selon une étude détaillée dans la revue médicale britannique «The Lancet», plus de 57% de la population d'Afrique subsaharienne vit dans des régions à risque, élevé ou modéré, de contracter la malaria.

Dix pays (Nigeria, République Démocratique du Congo, Ouganda, Côte d'Ivoire, Mozambique, Burkina Faso, Ghana, Mali, Guinée et Togo) regroupent 87% de la population la plus exposée au paludisme.

Les chercheurs ont défini trois catégories de risques : élevé, là où plus de 50% de la population est probablement infectée par le parasite, modéré (10 à 50% de la population infestée) et bas (moins de 10%).
La CPS est la chimio-prévention du paludisme saisonnier selon la nouvelle nomenclature établie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2011 pour le traitement préventif intermittent chez l’enfant (TPIe). Elle consiste à administrer une combinaison de médicaments antipaludiques à dose thérapeutique  durant la saison où le risque lié à la transmission du paludisme est le plus élevé. Cette action a pour but de réduire la morbidité et la mortalité liée au paludisme. Les médicaments recommandés pour cette stratégie sont une combinaison de Sulfadoxine-Piryméthamine (SP) et d’Amodiaquine (AQ). Ces médicaments ont un effet actif d’environ 28 jours après leur administration. 2019, en prélude de la journée mondiale et de la semaine nationale de lutte contre le paludisme, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et ses partenaires avaient organisé une conférence de presse pour brandir des résultats dits.

La lutte contre le paludisme a toujours été une priorité du gouvernement du Mali.Au Mali, deux nouveaux types de candidats vaccins de paludisme sont en train d’être testés par MRTC et ses partenaires à Bancoumana et à Doneguébougou dans la région de Koulikoro et que si le développement de ces vaccins continuait dans ses différentes phases et que l’efficacité et la sécurité se confirment, ils seront des armes additionnelles majeures dans l’élimination voire l’éradication de la maladie.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 3,3 millions de vies ont été sauvées dans le monde depuis l'an 2000, mais le paludisme a tué encore l'an dernier 627.000 personnes, surtout parmi les enfants africains.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ATT :  L’interview qui fâche</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/att-linterview-qui-fache-2897977.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 07:31:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat Autonome des administrateurs civils, répond aux accusations de l'ancien président ATT lors de son interview du 21 septembre 2020 sur l'ORTM1. </strong>

<em><strong>« Une administration ne peut pas organiser les élections et les perdre»</strong></em><strong>, avait dit l’ancien président de la République. Dans son adresse à la nation, le Colonel AssimiGoita avait aussi dénoncé le processus électoral. La même accusation a été portée, selon les comités exécutifs nationaux du Syndicat Autonome des Administrateurs Civils (SYNAC) et du Syndicat Libre des Travailleurs du Ministère de l’Administration Territoriale (SYLTMAT), par Bah N’daw lors de son investiture, le 25 septembre 2020.</strong>

Dans un communiqué rendu public, le mardi 29 septembre, les deux syndicats affirment que la non crédibilité des élections au Mali se trouve ailleurs notamment : l’utilisation abusives des moyens de l’Etat, la promotion de cadres non méritants aux fins de financement des campagnes électorales, l’achat de conscience des électeurs, des agents électoraux et des notabilités, la monopolisation des médias d’Etat, l’incursion dans les organismes de gestion des élections par des personnes à la solde des tenants du pouvoir entre autres :  « Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plait », disait le sage Birago DIOP.
« Les comités exécutifs nationaux (CEN) du Syndicat Autonome des Administrateurs Civils (SYNAC) et du Syndicat Libre des Travailleurs du Ministère de l’Administration Territoriale (SYLTMAT),
- constatant après chaque scrutin, depuis l’avènement dans notre pays de la démocratie multipartite avec des élections au suffrage universel direct, que des accusations sont portées contre le ministère en charge de leur organisation en général et contre les représentants de l’Etat, en particulier ;

- notant avec beaucoup d’amertume, certes, mais sans surprise, les accusations irréfléchies d’un homme reconnu pour sa légèreté et son dilettantisme dans la gestion des affaires publiques, en l’occurrence l’ancien président Amadou Toumani TOURE, lors de l’entretien qu’il accorda à l’ORTM le 21 septembre 2020 ;

- consternés par la reprise de ses accusations par le président du Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP) au cours de son adresse à la Nation à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de notre pays et le président de la Transition dans son discours d’investiture, le 25 septembre 2020, tous les deux visiblement novices en matière de questions électorales ;

- prenant acte de la violation volontaire, assumée et populiste du devoir de réserve que doit observer à l’égard de son administration toute personne assumant ou ayant assumé les plus hautes charges de l’Etat ;

- non surpris du mépris maintes fois affiché des premières autorités de ce pays à l’encontre des travailleurs du ministère de l’administration territoriale et de leur volonté manifeste de faire d’eux des boucs-émissaires de leurs échecs et de leur manque de vision ;
- conscients du faible niveau de la culture administrative et institutionnelle des dirigeants et de la plupart des hommes politiques maliens depuis plusieurs décennies, cause réelle de la déstructuration et de la dislocation de l’Etat malien que leur ont légué les pères fondateurs de la République ;

- convaincus qu’aucun sacrifice, fut-il suprême, ne permettra de redorer la réputation, restaurer l’honneur et la dignité des travailleurs du ministère de l’administration territoriale aux yeux de la classe politique et des autorités maliennes qui en seront issues,

Rappellent :
Au président Amadou Toumani TOURE, que :
- contrairement à ses allégations tendant à légitimer ses seules élections, les scrutins présidentiels de 2002 et 2007, si bien appréciés par lui à dessein, ont été organisés par ceux-là sur qui il jette l’opprobre ;

- l’organisation des scrutins de 2002 a été réattribuée au ministère de l’administration territoriale à la suite du fiasco dramatique de l’organisation des législatives de 1997 par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de pleins pouvoirs ;

- les élections de 2002 ont vu l’accession au pouvoir du candidat indépendant malgré la présence au second tour du candidat du parti au pouvoir ; tout comme en 2013 quand le candidat du parti du président de la Transition s’arrêta au premier tour ;

- son challenger au second tour en 2002 s’est plaint des combines politiques qui l’ont défait et non du fait de l’organisation des scrutins ;

Aux présidents du CNSP et de la Transition :
- A ce jour, l’organisation des élections au Mali fait partie des attributions des représentants de l’Etat non pas par leur volonté ni sur revendication syndicale mais en raison de dispositions légales et réglementaires ; de ce fait on ne saurait parler d’incursion ;

- ils gagneraient à s’attaquer plus aux choix politiques multipliant les structures électorales aux coûts financiers délibérément faramineux pour entretenir la classe politique plutôt que les représentants de l’Etat qui n’y gagnent que prises d’otages, morts, opprobre et discrédit ;

POUR TOUT CE QUI PRECEDE,
Les CEN SYNAC et SYLTMAT estiment que si la vertu est une denrée rare chez les hommes politiques au Mali, elle est une qualité largement partagée par les représentants de l’Etat, malgré la présence en leur sein de quelques brebis galeuses, comme il en existe dans tous les corps.

Les CEN SYNAC et SYLTMAT sont fiers de clamer haut et fort que leurs militants sont les plus nombreux, parmi tous les agents civils et militaires du Mali, à s’être soumis, spontanément dès les premières heures, aux déclarations de biens au niveau de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), ce qui les classe dans le peloton de tête des agents vertueux dans un Etat reconnu pour la corruption de ses élites.
Les CEN SYNAC et SYLTMAT rappellent qu’ils sont membres très actifs de la Plateforme syndicale de lutte contre l’enrichissement illicite mise en place le 08 juillet 2020 par l’OCLEI et par conséquent leurs militants ne sauraient, en aucun cas, recevoir la palme de la malhonnêteté et de l’irresponsabilité parmi les agents publics.
Les CEN SYNAC et SYLTMAT s’attendent à des excuses publiques et solennelles du président Amadou Toumani TOURE pour avoir fait plonger notre pays dans la plus grande crise existentielle de son histoire moderne et non à une tentative d’édulcorer son bilan si sombre.
Les CEN SYNAC et SYLTMAT édifient l’opinion publique nationale et internationale que les causes de la non crédibilité des élections au Mali sont à trouver dans l’utilisation et la jouissance abusives des moyens de l’Etat, l’attribution de marchés publics aux opérateurs économiques partisans et la promotion de cadres non méritants aux fins de financement des campagnes électorales, l’achat de conscience des électeurs, des agents électoraux et des notabilités, la monopolisation des médias d’Etat par tous les régimes qui se sont succédé, l’incursion (sic) dans les organismes de gestion des élections par des personnes à la solde des tenants du pouvoir et n’ayant aucune expérience de l’administration électorale, etc.
Les CEN SYNAC et SYLTMAT invitent avec insistance et force les plus hautes autorités à diligenter des missions d’inspection et/ou de contrôle avec des experts internationaux ou nationaux indépendants et non partisans à l’encontre de tout représentant de l’Etat soupçonné de tripatouillage électoral à l’occasion des scrutins passés et à sévir avec la plus grande fermeté en cas de faute.
Par ailleurs, les CEN SYNAC et SYLTMAT exigent des nouvelles autorités plus de considération pour une administration qui sera toujours au service de l’Etat et non d’un régime.
Au demeurant, les CEN SYNAC et SYLTMAT seraient très heureux, pour leur honneur, leur dignité et leur sécurité, de voir affranchis leurs militants, bien qu’aguerris par les nombreuses adversités auxquelles ils font fassent quotidiennement, du lourd fardeau ingrat de l’organisation technique et matérielle des élections ».

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pseudo élection au conseil national du patronat du Mali :  Cinq questions majeures  au Président auto&#45;proclamé du CNPM</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pseudo-election-au-conseil-national-du-patronat-du-mali-cinq-questions-majeures-au-president-auto-proclame-du-cnpm-2897974.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 07:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil National du Patronat du Mali, CNPM, traverse aujourd’hui une crise sans précédent due au mauvais comportement de certains membres du Bureau qui voit midi à leurs portes. Alors que cette structure n’a jamais connu d’élection pour renouveler le mandat du bureau qui la dirige, mais plutôt un consensus, aujourd’hui, cette cohésion d’antan a volé en éclats à cause des ambitions démesurées de Dadié dit Amadou Sankaré. M. Sankaré sachant bien que les conditions d’une bonne élection ne sont pas réunies, a foulé au pied les textes pour organiserune pseudo élection et s’auto proclamer Président du CNPM. Nul n’est au-dessus de la loi et nul n’est censé ignorer la loi. Par cet acte d’une grande gravité, M. Sankaré et ses complices s’exposeraient  à des poursuites judiciaires. Le nouveau Mali qui se dessine avec Bah N’Daw serait un pays avec impunité zéro. En attendant la bataille judiciaire, voici cinq questions à Dadié dit Amadou Sankaré.</em></strong>

<strong><em>Première question : Diadié reconnait-il l’existence des doublons sur les deux listes,ce qui est susceptible de provoquer une confusion, voire même un affrontement entre les deux camps le jour du scrutin ?</em></strong>

Selon les informations que nous avons recueillies auprès de certains membres du Bureau du CNPM, le report de l’élection du Président du CNPM était principalement dû au constat fait par le secrétaire général de l’existence des doublons sur les deux listes. En français plus facile, il y aurait des délégués qui ont leurs noms sur la liste conduite par le Président sortant Mamadou Sinsi Coulibaly et sur celle conduite par Diadié dit Amadou Sankaré. Il ne coûte absolument rien d’accepter un report de quelques jours, voire de quelques semaines le temps de purger les listes afin d’aller à une élection saine, tant souhaitée par les nouvelles autorités et par l’ensemble des maliens.

<strong><em>Deuxième question : Le constat du doublon  fait par le secrétaire général n’avait-il pas le sceau d’huissiers assermentés, seule autorité habilitée en la matière ?</em></strong>

Dans nos enquêtes pour comprendre tous les contours du report de l’Assemblée générale élective au CNPM, nous avons interrogés certains membres pour savoir si  les doublons constatés par le secrétaire général et qui sont à la base du  report ont été soumis à la certification d’un ou de deux huissiers. Leurs réponses ont été sans ambages oui. Pourquoi, malgré le constat d’huissiers, M. Sankaré, sans que le Bureau ne se réunisse autour de la question pour fixer une autre date avec des listes purgées, s’est précipité pour organiser une élection et s’auto-proclamé Président du CNPM ?

<strong><em>Troisième question : Fort de sa majorité, comme il le dit lui-même, pourquoi n’a-t-il pas attendu après le report, que le Bureau statue pour fixer une nouvelle date ? Qu’est ce qui fait courir M. Sankaré dans tous les sens ? </em></strong>

L’attitude de Diadié Sankaré est même suspecte, car depuis plus d’un mois, il a d’abord envahi l’espace médiatique à travers des publicités et d’articles de journaux, d’émissions radiophoniques et télévisuelles. Comme si cela ne suffisait pas, il a entrepris via la presse, une campagne de dénigrement à l’endroit de son adversaire.  Est-ce pour préparer déjà l’opinion au hold-up électoral qu’il était en train de préparer ? L’idéal aurait été de battre campagne auprès des 155 délégués qui formeront le collège électoral sans tambours ni trompètes.

<strong><em>Quatrième question : Devrait-on tenir l’élection du Président d’une aussi importante structure comme le CNPM dans la rue, quelle image renvoi-t-on aux autres patronats du monde et au monde des affaires ?</em></strong>

Le CNPM étant une structure qui regroupe ce que le pays a comme sommités dans le secteur privé, il est alors humiliant qu’une si importante structure soit renouvelée dans la rue comme si on jouait au Kotéba ou à un quelconque spectacle populaire. Pour avoir tenu l’élection dans la rue et hors de l’aire géographique appropriée, le bureau de Diadié Sankaré est à la fois illégal et illégitime et pourrait être poursuivi  pour rébellion et tentative de déstabilisation du CNPM, ou encore  tentative d’usurpation de titre.

<strong><em>Cinquième question : M. Sankaré serait-il prêt à aller en compétition avec son challenger après que les listes soient purgées  pour une élection saine ?</em></strong>

Si tant est que Diadié dit Amadou Sankaré a la majorité, qu’est ce qui pourrait lui empêcher d’aller à l’élection du Président du CNPM à la date fixée par le bureau après avoir assaini les listes. En acceptant d’aller et en le battant à la régulière et dans les locaux réservés pour la circonstance, il aurait fait preuve de fair-Play. Mais en organisant l’élection du Président du CNPM dans la rue, il se serait tellement rabaissé que personne n’accordera le moindre crédit à son bureau.

En somme, le CNPM mérite mieux que ce spectacle. Surtout qu’il est la structure qui regroupe des hommes et de femmes qui font l’économie du Mali. Donc, vivement une élection pour sortir la structure de l’impasse liée au renouvellement du mandat du Bureau.

<strong><em>Youssouf Sissoko</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Sanctions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-sanctions-2897973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 07:12:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, maintient toujours les sanctions contre le Mali, malgré la nomination d’un Président et d’un Premier ministre civils à la tête de la transition. Ne faudrait-il pas s’alarmer et même se révolter contre l’organisation sous régionale, après ces immenses efforts fournis par la junte ? La réponse est tout simplement non. Il faudrait plutôt s’indigner de voir le CNSP prendre en otage le pays en refusant de céder ou de se soumettre aux injonctions de la CEDEAO. L’organisation sous régionale ne demande que la charte de la transition soit officiellement publiée pour que son contenu soit su, car Nana Akufo Addo, le Président en exercice de la CEDEAO et ses pairs demeurent intraitables sur le respect de leurs recommandations par la junte. L’organisation sous régionale dans ses mémorandums demande que les prérogatives du vice-président se limitent aux questions de défense et de sécurité, mais qu’il ne  pourrait  nullement remplacer le Président de la Transition en cas d’empêchement, de démission ou de vacance du pouvoir. L’autre demande est relative à la dissolution du CNSP. Sans la satisfaction de ces deux points non négociables pour la CEDEAO, les sanctions ne seront jamais levées et les maliens dans leur écrasante majorité en pâtiront davantage.

La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir entre le CNSP et la CEDEAOqui fait réellement souffrir les Maliens aujourd’hui ?La réponse est, sans ambages, le CNSP. Cette junte auteure du Coup d’Etat le plus élégant de notre histoire, ovationnée par la grande majorité des maliens pour les avoir débarrassé d’un régime corrompu, adulée pour son acte héroïque,est en passe de decevoir tout le monde à cause de ses prétentions. Le CNSP endosse la responsabilité de la non levée des sanctions contre le Mali. Les masques ne sont-ils pas véritablement tombés ? Assimi Goita et ses hommes ne sont-ils pas en train de trahir leur serment et surtout leurs engagements ?Ils ont promis dans leur première déclaration d’organiser une transition civile, mais ce qui se passe aujourd’hui est loin du premier schéma qu’ils ont proposé, c’est eux qui contrôlent, dirigent et orientent tout. Le Président et le Premier ministre ne sont que des marionnettes à leur service.En roulant tous leurs partenaires dans la farine, les membres du CNSP finiront par être seuls, donc vulnérables. Les militaires ont commencé d’abord par détruire leur allié naturel le M5RFP, ensuite, ils ont voulu narguer la CEDEAO et enfin leurs prochaines victimes seront les deux têtes de l’exécutif, à savoir Bah N’Daw et Moctar Ouane.

En somme, la CEDEAO ne fléchira jamais malgré la pression d’une frange importante du peuple malien. Elle restera droite dans ses bottes jusqu’à la satisfaction totale de ses recommandations par la junte militaire. Le CNSP est désormais face à ses responsabilités et à l’histoire. Si tant est qu’Assimi Goita et ses hommes ont posé leur acte le 18 Août 2020 pour alléger la souffrance du peuple malien, alors il n y a pas de raison qu’ils ne se soumettent pas aux injonctions de la CEDEAO afin  que les sanctions, qui sont aujourd’hui devenues des lourds fardeaux difficiles à supporter  pour les maliens, puissent être levées.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Site d’orpaillage de In&#45;tillit dans la Région de Gao :  La destination fructueuse pour les transporteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/site-dorpaillage-de-in-tillit-dans-la-region-de-gao-la-destination-fructueuse-pour-les-transporteurs-2897356.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 07:35:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le coût du transport est de 5000 Fcfa par personne. Donc nous pouvons gagner entre 90.000 et 100.000 Fcfa par voyage», confie un conducteur de pick-up.</strong>

<em>Ils sont nombreux les transporteurs comme lui à tirer leur épingle du jeu, à travers cette nouvelle activité. Une véritable économie s’est créée autour du business de l’orpaillage. </em>

<em>Située à 90 km de Gao, dans l’anonymat total, il y a moins d’un an.</em>

<em>Mais avec la récente découverte de son potentiel aurifère, elle attire irrésistiblement des milliers d’orpailleurs. </em>

<em>Le métal précieux brille pour beaucoup de personnes dans la chaine de cette économie. </em>

Les groupes armés font partie des principaux acteurs de cette nouvelle industrie. Ils demandent aux voyageurs de payer entre 2000 et 2500 Fcfa.

L’entrée du site est sécurisée par un groupe de jeunes armés. Après le contrôle des pièces d’identité, la règle est simple : 2000 Fcfa pour les Maliens et 5000 Fcfa pour les étrangers. C’est le seul moyen pour bénéficier d’un ticket d’entrée et de séjour délivré par une commission mixte, formée par des éléments de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) et de la Plateforme.

La même opération est effectuée pour sortir du site.

Les propriétaires de pick-up font de bonnes affaires

Dans cet îlot d'insécurité, bon nombre d'Africains de la sous-région affluent et se retrouvent sous les ordres des rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad et de la plate forme qui règnent en maitres.

Cette exploitation artisanale de l'or par des locaux, des étrangers, voire des djihadistes, dans la région de Gao, est problématique pour le gouvernement, car les exploitants artisanaux ne sont pas dans l'obligation de divulguer la quantité d'or qu'ils produisent, ce qui représente en matière de taxes et d'impôts un manque à gagner conséquent pour l'État.

Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, un boom aurifère suscite la convoitise croissante de divers groupes armés. Les forces de sécurité peinent à contrôler les zones d’orpaillage dans des régions délaissées et parfois même abandonnées par l’Etat.

Des groupes armés, dont des jihadistes, trouvent dans l’exploitation aurifère artisanale une nouvelle source de financement, voire un terrain de recrutement. Sans régulation du secteur, cela risque d’alimenter la violence au Sahel central.

Le boom du secteur aurifère artisanal menace les Etats du Sahel central par d’autres aspects. Les enjeux financiers associés à l’exploitation aurifère artisanale sont devenus considérables ces dernières années. Cela a conduit à la formation de réseaux commerciaux locaux, régionaux et internationaux informels spécifiques. Ceux-ci peuvent contribuer au financement de groupes armés et/ou du terrorisme et à une augmentation du blanchiment d’argent dans la région en raison de l’immixtion de trafiquants dans l’économie aurifère artisanale.

Outre des problématiques sociales, environnementales et de gouvernance politique majeures, déjà couvertes par la littérature, l’exploitation aurifère artisanale suscite au Mali, au Burkina Faso et au Niger de nouvelles préoccupations sécuritaires. Ces trois pays constituent l’épicentre de l’insécurité dans la région sahélienne, et la plupart des récentes découvertes aurifères sont survenues dans des zones où les Etats sont historiquement peu présents ou dont ils se sont retirés en raison de l’insécurité croissante. Ils ne disposent donc pas des ressources humaines et techniques suffisantes pour encadrer une activité de cette envergure. Cela profite à divers acteurs armés (groupes d’autodéfense, bandits, trafiquants, groupes rebelles, jihadistes) qui tantôt contestent l’Etat, tantôt coopèrent avec lui et sont les dépositaires informels de l’autorité publique.

Ces enjeux sécuritaires ont pris une nouvelle dimension depuis 2016. Les plus récentes découvertes aurifères au Sahel (comme à Gao) couplées à l’implantation nouvelle de groupes armés dans des zones où l’or était déjà exploité. Les sites miniers artisanaux deviennent pour eux une source de financement mais aussi un lieu de recrutement. L’or nourrit aussi les circuits internationaux de blanchiment d’argent. Au nord du Niger et du Mali, un certain nombre de grands entrepreneurs de l’orpaillage artisanal étaient pour ceux qui se sont reconvertis ou sont encore, des acteurs majeurs du narcotrafic. Ainsi les trafiquants achètent fréquemment l’or au-dessus du prix du marché, puis l’exportent via des circuits de contrebande. De tels schémas de blanchiment via l’or existent ailleurs dans le monde.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bah N’daou désormais sur la plus haute marche de la République : Les frêles épaules du septuagénaire pourraient&#45;elles supporter le lourd fardeau du Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/bah-ndaou-desormais-sur-la-plus-haute-marche-de-la-republique-les-freles-epaules-du-septuagenaire-pourraient-elles-supporter-le-lourd-fardeau-du-mali-2897354.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 07:26:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Enfin, un mois et dix jours après le coup d’Etat qui a renversé le Président de la République IBK, le Mali vient d’investir son troisième Président de transition depuis l’avènement de la démocratie en 1992, à savoir le Colonel-Major à la retraite Bah N’Daw. Cette investiture, loin de faire l’unanimité, a été faite au grand dam du Mouvement de contestation, le M5 RFP et sans l’accord d’une frange importante du peuple. Bah N’Daw a pris les rênes du pouvoir au Mali à un moment où le pays traverse une crise multidimensionnelle, à la fois sociale, politique, sécuritaire et sanitaire. Disposerait-il des moyens adéquats pour faire face à cette crise ?Son âge ne serait-il pas un handicap, quand on sait qu’en Afrique l’espérance de vie est de 50 ans ?Va-t-il avoir le soutien de toutes les forces vives de la nation pour mener à bien la transition ? La junte, bien que promotrice du choix, ne va-t-elle pas être un obstacle pour le Président de la Transition ?</em></strong>

Tous les observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que le colonel Major à la retraite Bah N’Daw est un homme intègre, rigoureux, honnête  et travailleur. Même si son choix n’a pas fait l’unanimité, il jouit d’une bonne réputation auprès de ceux qui le contestent. C’est d’ailleurs pour quoi son choix n’a pas suscité une véritable levée des boucliers de la part de l’allié naturel du CNSP qui est le M5 RFP. Le Mouvement contestataire du 5 juin s’est désolidarisé du choix pour n’avoir pas été impliqué, ou bien,  à la limite pour avoir été méprisé par la junte qui, pour autant, avait donné un certain nombre de garanties quant à l’implication du M5 RFP dans n’importe quelle prise de décision. Le vin est tiré il faut le boire, Bah N’Daw est le Président désigné par le CNSP pour diriger la transition et il sera jugé à l’œuvre.  Il monte sur la haute marche de la République avec des préjugés favorables, compte tenu de son passé reluisant, mais la question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si ces qualités ci-dessus énumérées suffisent pour sortir le Mali de son abyssal trou dans lequel les gouvernants précédents l’ont enfoncé ?

Bah N’Daw aura du pain chaud sur la planche et il ne devrait pas s’attendre à un chèque en blanc même de la part de la junte à fortiori du Mouvement contestataire du 5 juin. Il n’aura pas de délai de grâce, parce qu’il urge d’aller vite et bien pour résoudre les immenses doléances qui fusent de partout.Les Maliens dans leur grande majorité attendent impatiemment de leur Président des résultats tangibles et malheureusement ni l’environnement, ni ses alliés, encore moins le contexte international marqué par une crise liée à la pandémie du COVID 19, ne favorisent la résolution diligente des épineux et multiples  problèmes qui assaillent le Mali. Le nouveau Président de la Transition n’aura aucun répit et sa marge de manœuvre est très limitée, car il serait désormais entre une junte ambitieuse, voire prétentieuse qui, après avoir taillé à sa mesure  et un M5 RFP fâché.Malgré sa bonne foi et son engagement sans faille pour le Mali, il sera buté à d’énormes obstacles qui ralentiraient la marche vers une transition réussie.  A en juger par le discours d’investiture, il n y a pas l’ombre d’aucun doute que  Bah N’Daw a des ambitions pour le Mali, mais a-t-il les moyens de sa politique ? La réponse à cette question serait dans trois mois et dix jours, autrement dit après les cent premiers jours de son investiture.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Transition au Mali, un exécutif à trois têtes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-transition-au-mali-un-executif-a-trois-tetes-2897353.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 07:20:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le top départ de la troisième transition au Mali a été donné le vendredi 25 septembre 2020 par l’investiture de son Président et de son vice-président au Centre International de Conférence de Bamako, CICB. Ce qui reste à faire après la double investiture est  le nom du futur Premier ministre. Quand nous mettions sous presse la troisième tête de l’exécutif n’était pas encore connue. Qu’à cela ne tienne, nous assisterons désormais au Mali à un exécutif à trois têtes pour conduire une transition du 18 mois. « Ce tricéphalisme » à la tête de l’exécutif,  au lieu d’être un atout pour la bonne gestion de la transition ne va-t-il pas être un handicap ? Le risque de conflits de compétence ou d’intérêt n’est-il pas grand ? Le vice-président Goita, arme au poing et soutenu par ses frères d’armes, ne soumettrait-il pas le Président Bah N’Daou à une pression telle qu’il finira par démissionner, pour ensuite prendre le pouvoir conformément à la fameuse charte de la transition ? L’exigence de la CEDEAO de ne point mentionner dans la charte que le vice-président remplacerait le Président en cas d’empêchement ou de vacance du pouvoir ne doit-t-elle  pas être prise en compte par le CNSP ?Que dire du Premier ministre qui est lui aussi un des pans importants de l’exécutif en tant que chef de l’administration ?

Cette série de questions vaut son pesant d’or, surtout quand on sait que les militaires n’ont jamais caché leur volonté de diriger la transition.Ils resteront aux aguets et n’hésiteront pas un seul instant à bondir sur la toute première faille du Président de la Transition pour s’accaparer de nouveau du pouvoir. Il revient aux forces démocratiques nationales, aux organisations sous régionales, africaines et internationales de ne nullement tergiverser quant au respect des principes sacrosaints de la gestion du pays par les civils. La CEDEAO, fidèle à sa charte de démocratie et de bonne gouvernance n’acceptera  de lever les sanctions qu’après la satisfaction de ses recommandations par la junte. Elle doit surveiller la transition malienne comme du lait sur feu afin qu’elle ne dérape pas ou qu’elle ne soit prise en otage par un groupuscule armé.

Le Président de la Transition, le colonel Major à la retraite Bah N’Daou, aura sans nul doute du pain sur la planche. A en juger par son discours d’investiture et surtout par les grandes priorités auxquelles il compte s’atteler, on peut déjà lui prêter le bénéfice de la bonne intention, mais sa tâche est loin d’être facile.  Il aura en face de lui non seulement ceux qui sont réfractaires au changement, les nombreux frustrés du M5 RFP, mais aussi et surtout ceux qui ont pillé les deniers publics. Il sera également buté aux dures réalités du terrain politico-socio-économique, avec les différentes revendications corporatistes et aux réformes institutionnelles  majeures indispensables pour la bonne mise en route de notre démocratie chancelante depuis 1992. C’est pourquoi le nouveau Président de la transition doit avoir un soutien populaire fort pour légitimer son pouvoir et pour ne pas être très vulnérable. Le peuple doit être son seul support, son dernier rempart, sa dernière digue contre toute tentative de sabotage de ses actions ou de renversement de son pouvoir

En somme, le coup d’Etat du 18 Août est le  quatrième pour une jeune République comme celle du Mali, qui n’a que 60 ans. N’est-il pas temps d’en mettre un terme en jetant les bases solides, les fondements consistants de notre démocratie ?La transition qui vient de débuter ce 25 septembre ne pourrait être  la dernière que si chaque malienne et chaque malien change de comportement

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conséquence de l’embargo :  Les recettes douanières chutent de 47,4 milliards à 40,3 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/consequence-de-lembargo-les-recettes-douanieres-chutent-de-474-milliards-a-403-milliards-de-fcfa-2896496.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 08:17:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette information a été donnée le jeudi 17 septembre 2020 au cours de l’enregistrement d’une émission grand public dénommée «  Au cœur de l’économie », co-produite par l’ORTM et l’agence communication Spirit.  </strong>

Depuis la démission du Président IBK le 18 août 2020,  le pays vit sous embargo de la CEDEAO. Les conséquences de cette sanction commencent à se faire sentir sur l’économie nationale, notamment dans les services des douanes, véritables renfloueurs des caisses.

En plus de cet embargo, les douanes maliennes sont confrontées à l’insécurité, qui n’épargne aucun secteur socio-économique au Mali, et constitue une vraie menace pour les services de mobilisation de recettes.

En effet, depuis l’enlisement de la situation sécuritaire au Mali en 2012, les services des douanes dans les régions du Nord et certaines localités du Centre du pays ne sont plus opérationnels. Ce qui fait que, les potentialités en matière de mobilisation de recettes sont considérablement affectées et réduites. Cependant, les soldats de l’économie résistent aux menaces persistantes.

Selon le directeur général des douanes, MahametDoucara, en 2017, la douane malienne a enregistré 585,1 milliards FCFA ; et en 2018, 499,1 milliards FCFA. Toute chose qui n’était pas gagnée à l’avance, quand on sait qu’en plus de la mission de mobilisation des recettes, l’économie malienne est fragilisée par l’insécurité humaine, des marchandises et surtout routière et qui annihile quelques fois les efforts.

Depuis 2012, le Mali fait face à une insécurité doublée par les attaques terroristes avec la pose des engins explosifs sur les routes ciblant les militaires et  civils. Une situation qui dégrade non seulement les quelques infrastructures routières dont dispose le pays, mais aussi limite la mobilité humaine dans lesdites zones, alors que les postes douaniers sont installés sur ces axes routiers en fonction de leur trafic.

Sur le reste du territoire malien, relativement en sécurité, les douanes et autres services publics ne sont pas à l’abri d’attaques terroristes sporadiques. En effet, les agents de douanes pourvoyeurs de recettes  doivent redoubler de vigilance pour mener à bien leur mission, face à l’urgence des menaces qui pèsent eux-mêmes et sur l’économie malienne.

En tout cas, malgré l’insécurité sur les axes routiers et les attaques terroristes, les soldats de l’économie ne se dérobent pas de leur mission principale de mobilisation de recettes publiques.

En tout cas, il faut souligner que cette sanction est un terreau fertile pour le développement des systèmes informels surtout en ce qui concerne les transactions financières. Ce qui est un manque à gagner considérable pour les services publics.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Noix de cola :  Les marchés s’acheminent vers une pénurie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/noix-de-cola-les-marches-sacheminent-vers-une-penurie-2896499.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 08:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis quelques semaines, le prix de la noix de cola a grimpé. Cette flambée serait liée à l’embargo imposé au Mali par la CEDEAO, suite à la démission du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta ? Les avis divergent. </strong>

Pour certains revendeurs, cette éventuelle pénurie s’explique par une rareté dans les marchés des pays d’approvisionnement. Et pour d’autres, elle s’explique par l’embargo. Même si ce deuxième argument n’est pas solide car les produits alimentaires ne font pas partie des produits soumis à la sanction.

Les tarifs varient en fonction de la qualité et de la disponibilité. Aujourd’hui, le prix du panier varie entre 52.500 et 55.750 Fcfa, selon la qualité.

Les marchés du Mali s’approvisionnent à partir de la Côte d’Ivoire et de la Guinée.

Pénurie ou pas, la noix de cola est utilisée dans toutes les circonstances heureuses ou malheureuses. Cependant, beaucoup s’accordent à dire que sont usage en ces occasions n’est pas obligatoire.

Si la pénurie se confirme, elle pourra être une aubaine pour les vendeurs de dattes.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faux débat de génération au sein du M5 RFP :  Qui veut intenter un procès contre Mountaga Tall, Choguel K. Maiga et Mohamed Ali Bathily ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/faux-debat-de-generation-au-sein-du-m5-rfp-qui-veut-intenter-un-proces-2896490.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 08:10:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Certains jeunes cadres au sein du M5 RFP, assoiffés du pouvoir et en manque d’arguments, font feu de tout bois par des propos malveillants  pour détourner le Mouvement du 5 juin de son droit et noble chemin. Obsédés par des postes, ces jeunes ont eu le toupet de vouloir mettre à la retraite toutes les grandes figures du Mouvement de résistance contre IBK, sous le prétexte fallacieux et incongru qu’ils ont occupé des postes de responsabilité sous IBK. Ces jeunes connus pour leur arrogance et leur populisme sont désormais en train de mettre en mal le M5 et créé de la zizanie pour distraire le peuple.Peut-on parler du M5 RFP sans ces figures qui ont accepté malgré tout d’affronter le régime ? Qu’on les aime ou qu’on les déteste, l’honnêteté intellectuellement doit nous pousser à reconnaitre qu’ils ont été d’un apport inestimable pour l’aboutissement de cette lutte héroïque contre le régime IBK. Pourquoi cet acharnement contre Mountaga Tall, Choguel K Maiga et Mohamed Ali Bathily ?</em></strong>

En reconnaissant leur part de responsabilité dans le bilan du régime IBK, les trois figures du M5 RFP qui font l’objet de discrimination se sont assumées en s’engageant corps et âme dans le noble combat pour déboulonner IBK et son régime. Mountaga Tall, Choguel Maiga et Mohamed Ali Bathily ont sans réserve, ni calcul joué des rôles prépondérants et ont combattu avec force conviction,  foi et abnégation  le régime IBK. Ils étaient les principaux animateurs et ont accepté d’aller au charbon pour la noble cause qui est celle de débarrasser le Mali d’un régime corrompu et incapable à tout point de vue. Maintenant que la lutte ait été un franc succès les opportunistes, sans scrupules, sans foi ni loi sortent de leurs coquilles sous le couvert de la prétendue  jeunesse pour vouloir mettre à la retraite ceux qu’ils ont pompeusement appelés vieille garde ou anciens dignitaires du régime IBK que sont Tall, Maiga et Bathily.Heureusement pour eux les maliens ne sont pas dupes pour suivre ces aventuriers sans base réelle et qui ne sont mus que par leurs intérêts égoïstes. Fort heureusement que ces jeunes sont connus et désavoués par leurs camarades jeunes qui les connaissent  parfaitement pour leur populisme, leur arrogance et leur suffisance.

A César ce qui appartient à César, les trois personnalités qui font l’objet d’attaques de la part de deux jeunes cadres du M5 RFP, ont très largement contribué à affaiblir le régime, non pas par des invectives, comme savent faire ces jeunes, mais par des arguments cohérents, méthodiques et consistants. C’est à cause d’elles que même la communauté internationale a accordé du crédit au M5 RFP, car elle s’est rendu compte que ce Mouvement n’est pas que  religieux, mais plutôt politique. Deux hommes de droit tous avocats émérites, à savoir Mountaga Tall et Mohamed Ali Bathily et un vétéran et téméraire homme politique, Choguel Maiga, ont donné de la visibilité et de la lisibilité au combat du M5 RFP et grâce à leur audace le régime d’IBK a mordu la poussière. Ils étaient sur tous les plateaux de télévision et de radio pour défendre les revendications du Mouvement au regard du droit et de la Constitution, quand certains ne se préoccupaient que des dividendes qu’ils pourraient tirer en cas de chute du régime.

En définitive, nous sommes tous des adeptes du changement générationnel ou tout simplement de l’alternance, mais sur la base de la compétence, de l’intégrité morale. Ceux qu’ils appellent vieille garde à mettre à la retraite politique, valent mieux que ces jeunes opportunistes sans foi ni loi prêts à bondir, sans aucun scrupule, sur n’importe quel plat.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Approvisionnement de certains marchés en denrées :   Les stocks sont rassurants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/approvisionnement-de-certains-marches-en-denrees-les-stocks-sont-rassurants-2896497.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/approvisionnement-de-certains-marches-en-denrees-les-stocks-sont-rassurants-2896497.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 08:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un mois après d’embargo imposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à notre pays.</strong>

<strong>«Les stocks de produits de première nécessité déclarés au niveau de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) par les importateurs réguliers et ceux détenus par les commerçants détaillants sont supérieurs au seuil d’alerte et couvrent les besoins de consommation du moment», a révélé mercredi 16 septembre 2020 le directeur général.</strong>

En conséquence, les prix à la consommation des produits sont, par rapport à la semaine passée, restés stables à l’exception de ceux des produits saisonniers (oignons, fruits et légumes, tubercules) généralement importés, a précisé BoucadaryDoumbia. Cette hausse sensible du prix de ces denrées n’est pas, selon lui, liée uniquement aux effets de l’embargo mais au caractère cyclique de leur commercialisation.

Cependant, on constate une baisse du volume des importations en provenance de la sous-région de l’ordre de 202 milliards de Fcfa par rapport au mois passé, a révélé le directeur général. Ce qui correspond à 57% de la valeur moyenne des importations maliennes venant de cette zone.

Les produits les plus importés durant le mois d’août sont les combustibles minéraux et les huiles minérales (hydrocarbures) (49%), les machines et les appareils (10%), les produits alimentaires (14%), les produits pharmaceutiques (5%). Les principaux pays d’importation au cours de la période sont le Sénégal (17%), la France (13%), la Côte d’Ivoire (11%), la Chine (9%), la Suisse (7%), les Émirats Arabes Unis (5%), Singapour (5%), le Royaume-Uni (5%).

Une baisse du volume des importations en provenance de la sous-région est perceptible

S’agissant de la sous-région, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Niger constituent les plus grandes sources d’approvisionnement.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Un 22 septembre sans autorités légitimes : Fort symbolique pour les 60 ans du Mali indépendant</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/un-22-septembre-sans-autorites-legitimes-fort-symbolique-pour-les-60-ans-du-mali-independant-2896487.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 06:16:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Soixante ans d’indépendance, et pourtant la dépendance n’a jamais été aussi palpable. Lancé comme une future puissance sous-régionale aux premières heures des indépendances africaines, aujourd’hui, le Mali n’est plus que l’ombre de lui-même. Demain, les cœurs ne seront pas à la fête malgré la date symbolique des soixante années atteintes. Et pour cause, elle sera célébrée alors que le pays vient de connaitre un putsch. </em></strong>

Que retenir des soixante années d’existence du Mali contemporain ? Le constat est amer et force est de reconnaître qu’il n’a point suivi le destin de pays leader sous-régional qu’on lui prêtait à la fin des années cinquante. Le pays aura connu quatre coups d’Etat et peine depuis une dizaine d’années à assurer son intégrité territoriale, chose bien qu’ardue, est l’attribut essentiel d’un pays souverain.

Soixante années d’indépendance, et sur le territoire, ce sont des troupes étrangères qui concourent à assurer la sécurité nationale. Soixante années d’indépendance, et l’école malienne d’aujourd’hui est la pâle copie de ce qu’elle fut jadis. Soixante années d’indépendance, pas de système de santé viable, pas de justice juste, et pire que tout, déperdition totale des valeurs morales. Aujourd’hui, quand le Malien lambda dit du bien de son pays, c’est qu’il parle de ce que fut son pays.

Et si en 2010, l’on fêtait le cinquantenaire du pays alors que des hordes de bandits armés sans foi ni loi s’implantaient tranquillement dans notre grand nord pendant que nous étions ivres de joie de notre supposée maturité acquise, que dire alors de notre soixantième ? La symbolique est saisissante, pas d’autorités légitimes à la tête du pays alors qu’à cette date, la stabilité politique devrait être le minimum syndical pour un pays qui se voulait grand.

Que diraient les pères de l’indépendance s’ils voyaient aujourd’hui ce que leur Mali est devenu, eux qui étaient si fiers, si patriotes ? Et les Maliens d’aujourd’hui, que pourraient-ils  leur donner comme éléments de réponse pour justifier combien et comment le Mali est tombé si bas ? D’autant plus qu’assez souvent, ils se plaisent à prendre verbalement exemple sur eux sans jamais l’appliquer dans leurs actes au quotidien.

Grand temps il est, de sortir des discours démagogues et arrivistes et de placer le Mali au-dessus de tout. Car il n’y a rien de glorieux pour un pays de fêter ses 60 ans d’indépendance avec des militaires putschistes aussi populaires soient-ils, surtout si sur l’intégrité territoriale peine à être une réalité.

Le vœu pieux et sincère que l’on puisse faire est que pour les 70 ans du Mali, que la fête d’indépendance soit célébrée au nord malien, à Kidal ou ailleurs. Là, la symbolique sera forte, et surtout positive.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :Assimi Goita et compagnons  rentreront&#45;ils  par la grande porte de l’histoire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-assimi-goita-et-compagnons-rentreront-ils-par-la-grande-porte-de-lhistoire-2896486.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 06:09:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le coup d’Etat du 18 Août 2020 est le quatrième d’une longue série  qui a débuté un 19 novembre 1968. Mené de la façon la plus élégante et d’une main de maître par des jeunes officiers, tous des colonels, ce putsch, bien que considéré comme un crime imprescriptible par la Constitution du 25 février 1992, a été salué parce que libérateur. Sa particularité, comme d’ailleurs celui du 26 Mars 1991, est qu’il s’est passé après une insurrection populaire contre le régime qui a mis à genou le Mali. Comme une sorte de délivrance, ce coup d’Etat du CNSP a été favorablement accueilli par une frange importante du peuple, surtout celle regroupée au sein du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP. Ce Mouvement du 5 juin a été sans nul doute le facteur affaiblissant le régime IBK et qui a fini par créer les conditions  favorisant l’avènement des militaires sur la scène politique. Mais très vite, ces derniers ont voulu tourner le dos au M5 RFP en nourrissant la prétention de diriger la transition envers et contre toute la communauté internationale et même l’opinion nationale dans sa large majorité. Elles souhaitent  que la transition soit dirigée par des civils, mais la junte, ayant  déjà pris goût au pouvoir,semble avoir  son propre agenda, celui de diriger la transition. Parviendra-t-elle à le faire ? Pourra-t-elle résister aux sanctions internationales ? Quel risque courre-t-elle en  s’accrochant  vaille que vaille au pouvoir ?

Assimi Goita et ses compagnons auteurs du putsch du 18 Août 2020 ont rendez-vous avec l’histoire. Ils ont une occasion idoine d’écrire l’une des pages les fabuleuses de notre pays en acceptant de rendre le pouvoir aux civils et cela dans un bref délai.Cette option est la meilleure pour eux d’abord et pour le pays qui souffre déjà du poids de l’embargo. Que la junte comprenne qu’il n’y a pas d’autres alternatives que de se soumettre aux injonctions de la CEDEAO, pour éviter à notre pays une situation dramatique. Les militaires ont leur place dans les casernes et au front, mais pas sur la scène politique. C’est pourquoi l’organisation sous régionale exige un transfert du pouvoir aux civils et donne même une date butoir pour l’exécution de sa décision. Donc, le CNSP a jusqu’au mardi 22 septembre 2020 pour installer des civils à la présidence et à la primature. Passé ce délai, le Mali subira un embargo total et la junte sera prise pour responsable de toutes les conséquences qui en découleront. Pour éviter que le Mali ne s’écroule totalement, alors même que le coup d’Etat avait été considéré comme un coup de grâce, la junte doit accepter les principes de la CEDEAO, parce que le pays ne pourra pas résister aux sanctions de la communauté internationale.

Les membres du CNSP doivent sortir des calculs politiciens pour n’être que des patriotes soucieux de la paix, de la stabilité et du développement de leur pays. Qu’ils sachent que le temps joue en leur défaveur et courent véritablement les mêmes risques que les auteurs du coup d’Etat de 2012. Assimi Goita et ses hommes doivent prendre langue avec le M5 RFP si ce n’est déjà fait, afin de convenir d’un schéma harmonisé pour la gestion de la transition. La composition du collège devant choisir les hommes et les femmes  pour la diriger la transition. Avec le partenaire naturel qui est le M5 RFP, le CNSP n’a d’autres choix que de composer une équipe homogène en respectant les principes de la CEDEAO pour un démarrage effectif de la transition, après plus d’un mois de temps perdu pour rien.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La tontine en ligne :  Une alternative pour s’équiper</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-tontine-en-ligne-une-alternative-pour-sequiper-2896151.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 11:39:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La tontine en ligne, il s’agit d’une nouveauté en matière de commerce qui ne dit pas son nom, mais qui se fait à travers les réseaux sociaux, souvent utilisés pour créer une sorte de plateforme sur laquelle les personnes se réunissent pour faire des affaires. Cette tontine numérique est en quelque sorte un système d’épargne rotatif, très pratiqué chez les femmes malienne notamment bamakoise.</strong>

Mme Coulibaly Fatim Coulibaly a des connaissances un peu partout dans le monde notamment en Arabie Saoudite, Algérie, Nigéria, Belgique et aux Etats Unis. « Je demande à ma tante qui est en Arabie Saoudite de m’envoyer des images des articles tels que des moquettes, des ustensiles de cuisine, range assiettes, draps, couvre lit et bien d’autres objets servant à la décoration et l’embellissement des chambres ; et à mon cousin qui est aux Etats Unis de m’envoyer des photos des produits cosmétiques ( parfums, crème de beauté, déodorants) ; je les propose à mon tour aux femmes à travers mon statut WhatsApp et les intéressées m’appellent pour le choix », explique-t-elle. Pour mettre en confiance les intéressées et comme garantie elle prend auprès d’elles une avance avant de lancer la commande. Par exemple si c’est un article de 100 000 FCFA et plus, l’intéressée verse d’abord une somme de 50 000F avant et le paiement de la totalité de la somme après la livraison. Au début ça marchait très bien, mais au fil de temps, du fait des promesses non tenues de certaines qui manifestent leurs intérêts pour différents produits et une fois la commande lancée elles s’éclipsent, refusent parfois de décrocher les appels téléphoniques ou renoncent tout simplement, Mme Coulibaly Fatim Coulibaly s’est retrouvée avec des lots d’articles non vendus. Pour les écouler, elle s’est retournée vers les réseaux sociaux. Ainsi, elle publie les articles sur son statut WhatsApp tout en précisant cette fois-ci que c’est une tontine. Lorsque le nombre des personnes qui manifestent leur intérêt atteint dix (10), elle organise la tontine. Les acheteurs lui envoient l’argent par les agences de transfert d’argent en plusieurs mensualités. Chaque mois, un membre tiré au sort, remporte son lot et ce même exercice se répète jusqu’à ce que chacun trouve son compte.

Mme TogolaSadio 30 ans, infirmière et organisatrice de la tontine en ligne s’est lancée dans cette aventure depuis 2019 dans le but d’aider certaines femmes qui ont du mal à réunir l’argent suffisant pour s’acheter en cash ce dont elles en ont besoin. Elle a en effet créé des groupes de tontines sur WhatsApp et a initié des cotisations de 10 000 FCFA le mois, 5000 FCFA toutes les deux semaines ou 2500 FCFA la semaine. Ses tontines  ont pour objectif de collecter l’argent nécessaire pour se procurer des produits de toute sorte. « J’ai créé  3 groupes de dix membres chacun, celles qui ont opté pour les pagnes ou les bazins, un autre groupe pour l’encens et le 3ème pour les bisous », explique-t-elle. Pour les pagnes et les bazins, dix personnes cotisent 10 000 FCFA et cet argent est utilisé pour acheter à une des membres 10 pièces de pagnes ou un à deux complets de bazins de son  choix, cela se fait à tour de rôle. Il faut cotiser chaque mois car on s’est engagé avec des proches, des amis, témoigne Mme Safia qui vient de remporter son gain de 10 pièces de pagnes sur la plateforme. Depuis des années Mme Safia et dix de ses amies participent à une tontine numérique. Chaque mois elles cotisent 10 000 Francs CFA chacune sur la plateforme. Le tirage au sort permet à l’une d’entre elles de remporter la somme totale, ce qui lui permet de procéder à des investissements et des achats conséquents. Idem pour les mois suivants et ce, jusqu’à ce que les membres du groupe récupère leur mise.

Elles sont en effet nombreuses à utiliser ce système moderne d’épargne social et ont profité des avantages de cette tontine. Les sommes sont envoyées à la plateforme par paiement mobile ou par les agences de transfert d’argent et retirées à un des nombreux guichets de la capitale. Chaque participante est avertie à travers un message. « Avec cette tontine j’ai pu me procurer beaucoup de choses que je ne peux pas payer d’un seul coup et bénéficié du matériel avant la fin du paiement complet », confie Mlle Hadjara le sourire aux lèvres. En moins de trois ans elle a pu m’acheter des objets de ses rêves sans aucune contrainte et dans la discrétion.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Hivernage : La production agricole pourrait être compromise par les pluies diluviennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/hivernage-la-production-agricole-pourrait-etre-compromise-par-les-pluies-diluviennes-2896150.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 07:42:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’image de l’ensemble de l’Afrique de l’ouest, de fortes pluies ont été enregistrées ces dernières semaines au Mali, entrainant d’énormes dégâts matériels impactant fortement les activités des agriculteurs.Cette situation indésirable intervient après les poches de sécheresse des mois passés.</strong><strong>
Selon certains paysans, des centaines d’hectares de champs sont inondés, induisant par endroit le besoin de reprise de certaines opérations culturales et compromettant les récoltes dans ces zones du pays.
Par endroit, les champs sont devenus de véritables pataugeoires.</strong>

Ces paysans se demandent à quand le bout du tunnel. La pandémie de la COVID a freiné les importations des intrants indispensables à la production agricole, animale et piscicole. L’agriculture fournit près de 40% du Produit intérieur brut (PIB) du pays. Elle occupe environ 80% de la population active d’après la Banque africaine de développement (BAD).

Les principales céréales cultivées sont le riz, le maïs, le mil, le fonio et le sorgho. Sur les 11 millions de tonnes de prévisions attendues pour la campagne 2019-2020, 4 millions sont du maïs. Il fait l’objet d’un fonds de commerce des producteurs et de plusieurs revendeuses.

<strong>L’hivernage rime avec les inondations surtout lorsque l’on enregistre de fortes quantités de pluie. Le bilan des inondations entre mai et septembre 2020 donne des sueurs froides.</strong>

Entre les mois de mai et septembre 2020, les pluies diluviennes ont engendré de nombreux dégâts au Mali. Selon les dernières estimations de la Coordination des Nations Unies pour les affaires humanitaires (Ocha Mali), durant cette période, le bilan humain et matériel de ces inondations reste lourd.

Au total, 52 495 sinistrés ont été dénombrés au Mali, indique Ocha Mali. De ce chiffre, il ressort que c’est Ménaka qui enregistre le plus grand nombre de sinistrés avec 16 890 personnes touchées.  Cette région est suivie de la région de Ségou qui enregistre 13 642 sinistrés. En troisième position Koulikoro avec 11 116 personnes sinistrées.  Quant à la région de Mopti, Ocha Mali rapporte qu’elle enregistre 4.833 sinistrés. Kayes enregistre 2.680 personnes sinistrées. Sikasso, c’est au total 1.474 personnes sinistrées. Bamako, 1.080 sinistrées.  Gao, 792 personnes sinistrées.  Kidal est la région qui enregistre le moins de sinistrés avec seulement 790 personnes sinistrées.

Ocha Mali annonce 2.728 maisons et 7030 tonnes de céréales ont été détruites.

Ces inondations massives ne peuvent qu’entrainer une augmentation du besoin humanitaire puisqu’elles occasionnent des déplacements internes des populations.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’arachide :  Bamako inondée</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/larachide-bamako-inondee-2896147.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 07:37:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la période des arachides au Mali. L’arachide, ou Tiga en Bambara, est l’une des plantes les plus cultivées, après le maïs et le coton, pendant la période hivernale mais aussi durant toute l’année dans les vergers. Chaque année, les mois de septembre et août sont les périodes propices aux produits frais et surtout l’arachide fraiche. Actuellement, la boite coûte 250 FCFA ; le sac de 50 kg est à 6 500 FCFA ; et celui de 100 kg est à 15 000 FCFA.</strong>

L’arachide, est un fruit qui s'appelle cacahuète ou cacahouète, arachide, pois de terre.

Actuellement, il ne passe pas un jour sans voir des camions à la rentrée de la ville chargés de sacs d’arachide dans des camions en provenance des zones de production, notamment les régions de Kayes, Sikasso, et Ségou.

Prisée par les Bamakois, la vente de l’arachide est génératrice de revenus.

Le commerce ne se limite pas seulement à l’approvisionnement de l’arachide fraiche, nous avons aussi des femmes qui se frottent les mains, grâce à ce petit business de vente d’arachide grillée ou bouillie.

L’arachide est l’une des légumineuses les plus consommées en cette période d’hivernage.
« Tout dépend donc de la qualité de l’arachide » dixit un importateur

Beaucoup usée dans la cuisson des sauces et la transformation de l’huile, l’arachide est l’une des légumineuses la plus convoitée en cette période d’hivernage.

A Bamako, les importateurs, commerçants et vendeurs ambulants se multiplient à longueur de journée. Les marchés et quartiers, sont envahis par les vendeurs et revendeurs d’arachides. Mais que représente cette légumineuse pour les Bamakois ? La réponse dans ce dossier.

La culture d’arachides certes embryonnaire, est une source de revenus pour les agriculteurs et les vendeurs Maliens. Cultivée au Mali notamment à Kita, Kayes et Sikasso, cette denrée contribue d’une manière ou d’une autre au développement économique du pays. A en croire, certains observateurs, le Mali serait le premier exportateur de l’huile d’arachide en Afrique de l’Ouest. Cette légumineuse aurait favorisé l’implantation de plusieurs industries de transformation d’arachides au Mali et créer un réseau d’exportation vers les pays voisins.

Chaque année plusieurs types d’arachides sont semés, récoltés et vendus sur le marché. Selon un document fourni par le programme arachide de I’IER /CRRA de Kayes, la semence d’arachides au Mali se fait à partir de trois espèces : le mossi- tiga, Saméké alla-son ; mais de plus en plus on les distingue par leurs enveloppes (rouge et blanche). Ces espèces bien expérimentées, par les agriculteurs Maliens seraient venues des pays tels que : la chine, l’Inde, le Burkina Fasso.

L’arachide communément appelée « rouge » n’a pas le même cycle de production que la blanche ni un même rendement. Pour les commerçants l’arachide de couleur rouge est souvent utilisée pour la transformation de la pâte d’arachide. Néanmoins, elle est consommée par certains qui la préfèrent à l’arachide blanche.

L’arachide « blanche » quant à elle, renferme plusieurs vertus thérapeutiques. Au Mali, les femmes qui accouchent l’utilisent plus pour faire une montée de lait.

En cette période d’hivernage, les consommateurs ont du mal à s’en passer ni à retenir leurs mâchoires, les uns l’achètent crue et les autres grillée. C’est donc une question de préférence !

Dans tous les cas, l’arachide est préparée et consommée à Bamako de diverses manières : grillée ou boue. Elle fait bouger les mâchoires des enfants comme des adultes, qui très souvent ne sont pas comblés à cause de la petite quantité. Certains rêveraient se retrouver dans un champ d’arachide pour en consommer davantage.

En revanche, sa transformation varie selon les besoins ; à Bamako l’arachide est rendu sucrée pour servir de goûtée ou d’amuse-gueule lors des manifestations (fêtes de mariage, baptême, anniversaire…)

Dans les familles, elle est séchée ensuite transformée en pâte pour la cuisson de la sauce tikadèguè qui accompagne des aliments comme : le djuka, la sauce de bâchi et bien d’autres. Elle est aussi usée pour la transformation de l’huile végétale, et les aliments de bétails.

En ce qui concerne le prix de cette légumineuse, il varie selon l’offre et la demande . Aux abords des marchés tout comme sur les artères de la ville les vendeurs ambulants se précipitent vers les clients, les prix sont fixés selon la quantité : 500, 1000 à 100 f CFA. De quoi réjouir ces commerçants qui voient leurs efforts être récompensés et leurs recettes augmentées malgré l’affluence de cet aliment sur le marché.

Outre, le nombre élevé des commerçants, Mme Diakité se montre confiante : « C’est vrai que le marché est rempli des commerçantes d’arachides, je ne peux non plus dire que je gagne des millions dans cette activité, mais les clients achètent régulièrement »

Idem pour cet importateur de kita que nous avons rencontré par coup de chance au marché de KalabanCoura ACI : « je suis un paysan , la culture de l’arachide est mon activité principale, en cette période d’hivernage ; j’arrive à vendre quelques sacs malgré l’abondance de cette légumineuse sur le marché. Il y a des sacs de 100 et 50 kg, vendus entre 11 000 et 15 000 F CFA et certains peuvent déborder si la qualité est bonne, tout dépend donc de la qualité de l’arachide », précise-t-il.

Les vertus de l’arachide

Tout compte fait, l’arachide reste une légumineuse vertueuse même s’il faut une certaine modération. Beaucoup, ignorent ses vertus ; l’arachide crue ou grillée contient plusieurs protéines , elle est très riche en vitamines E, B1, B3, B6, acides gras insaturés et contient plusieurs fibres et sels minéraux . Selon, une étude épistémologique révélée par leral.net, « l’arachide contribue à prévenir contre les maladies cardiovasculaires ainsi que la diminution du cholestérol sanguin. Elle contient également des phytostérols, des composés ayant une structure similaire à celle du cholestérol des produits d’origine animale, mais qui se sont révélés bénéfiques sur le plan de la santé cardiovasculaire ».

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition politique au Mali :  Vers un bras de fer CNSP/CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transition-politique-au-mali-vers-un-bras-de-fer-cnsp-cedeao-2896146.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 07:36:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme il fallait s’y attendre, la CEDEAO aura pris le contre-pied des résolutions prises par le CNSP dans le cadre des concertations nationales. L’organisation sous-régionale exige la nomination rapide d’un président et d’un Premier ministre par intérim civil. Mais au-delà, la volonté de la CEDEAO est surtout autre. Elle voudrait tout simplement évincé le CNSP du jeu politique malien à court terme.</em></strong>

Assez rapidement, l’on pourrait penser que le Comité n’aura d’autre choix que de se plier aux exigences de la CEDEAO afin d’épargner à la population les affres d’un embargo qui exacerbera la conjoncture ambiante. Pour rappel, la CEDEAO rejette aussi le fait que le vice-président puisse prendre la place du président de la Transition en cas d’empêchement de celui-ci. Elle verrait dans ce détail et dans d’autres, des tentatives de mainmise de la junte sur le pouvoir. Et dans l’intransigeance du président Ghanéen et de ses homologues, le but c’est d’évincer toute immixtion du militaire dans le jeu politique en place. Il est aussi de faire du cas malien un exemple de dissuasion envers toutes velléités de prise de pouvoir par la place au niveau sous-régionale.

De son côté, le CNSP avait, semble-t-il, une autre idée. AssimiGoité et ses compagnons n’auraient pas mis fin au régime d’IBK pour ensuite se débarrasser du pouvoir aussitôt. Ils entendraient bien faire le plus possible pour préparer le terrain au prochain président de la République. D’où certainement le fait que selon la charte adoptée, le Comité resterait toujours au centre du jeu politique pendant la période de la transition. Et avant, il sera celui qui aura mis en place toute l’architecture à cet effet.

Le point de discorde réel entre CEDEAO et CNSP est limpide. Les chefs d’Etat membres de l’organisation entendent tout simplement que les militaires putschistes s’écartent le plus tôt possible de la scène, et ce, en dissolvant purement leur Comité, après avoir nommé les personnalités civiles pour diriger la transition. Le point de vue du CNSP est tout autre. Ses dirigeants voudraient veiller au bon déroulement de la transition, et voudrait se poser comme la main punitive qui s’abattrait sur toute tentative de pollution du processus à des fins obscures. Pour eux, leur dissolution ne sera envisageable qu’après le parachèvement du processus.

Le CNSP persistera-t-il dans ses premières résolutions ou tentera de concilier sa vision à celle de la CEDEAO ? Les prochaines heures nous édifieront, et beaucoup espèrent sur la prochaine visite de Good Luck Jonathan pour avoir un début de solution.

Toutefois, il est assez probable que le Mali traverse encore des moments troubles, surtout si chaque camp campe sur ses positions.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Voyage infructueux du CNSP au Ghana :   La CEDEAO inflexible et droite dans ses bottes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/voyage-infructueux-du-cnsp-au-ghana-la-cedeao-inflexible-et-droite-dans-ses-bottes-2896141.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 07:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Colonel-Major AssimiGoita, Président du CNSP, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu au Ghana pour convaincre les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO du bien-fondé de son coup d’Etat et de son intention de diriger la Transition. AssimiGoita avait dans sa besace, outre la charte de la transition concoctée au cours des concertations nationales, une batterie de propositions et toutes concourraient au maintien des militaires à la tête du pays pour diriger une transition de 18 mois. Les chefs d’Etat de la CEDEAO, fidèles aux principes de l’organisation sous régionale, se sont montrés inflexibles sur certains points, à savoir la présidence et la Primature aux civils pour éviter de donner une prime au coup d’Etat. Nos jeunes officiers vont-ils enfin se résoudre à remettre rapidement le pouvoir aux civils après cet ultime sommet sur la gestion de la transition au Mali ? Les membres du CNSP se laisseront-ils baratiner par les opportunistes de la 25<sup>ième</sup>  heure du MP4 en engageant une lutte contre la CEDEAO ?</em></strong>

La délégation du CNSP, ragaillardie par les résolutions de la Concertation Nationale et soutenue par une foule sortie à Bamako, le jour du sommet du 15 septembre, avait cru en ses chances de convaincre les chefs d’Etat de la CEDEAO pour une gestion militaire de la Transition au Mali.AssimiGoita, le Président du CNSP  et les autres membres de sa délégation ont été reçu à la veille du sommet par le Président Ghanéen, Nana Akufo Addo. Avec lui, il a été surtout question des activités menées depuis le dernier sommet tenu au Niger avant de parler des avancées dans la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour une gestion efficiente de la Transition. Le Président Ghanéen, après avoir pris bonne note de l’exposé des membres du CNSP, sans en être convaincu, leur a donné rendez-vous le lendemain pour qu’ils fassent le même exercice devant les  autres chefs d’Etats de la CEDEAO.

C’est le mardi 15 septembre 2020 que le grand oral du CNSP a eu lieu devant les chefs d’Etats de la CEDEAO parmi lesquels on pouvait citer les Présidents, Sénégalais MackySall, Ivoirien Alassane Ouattara, Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, Guinéen Alpha Condé, pour ne citer que ces quelques figures de proue. Le Président du CNSP a détaillé à la virgule près tous les contours de ce qu’ils ont eux-mêmes qualifié de propositions pour la gestion de la transition.Leurs propositions ou schémas de gestion de la transition ne semblent pas avoir l’adhésion des chefs d’Etat de la CEDEAO qui ont au contraire réitéré leur demande de voir des civils occupés les postes clés de la transition comme la Présidence et la Primature. Ils ont accepté le principe des dix-huit mois tout au plus, mais ils se sont érigés contre une vice-présidence pourvue de toutes les prérogatives y compris celle de remplacer le Président de la Transition en cas d’empêchement ou de vacance du pouvoir.  Ils sont allés loin en exigeant du CNSP la libération des personnalités arrêtées comme l’ex Premier Ministre Boubou Cissé et l’ex président de l’Assemblée Nationale Moussa Timbiné. Pour Nana Akufo Addo et ses pairs de la CEDEAO, la transition malienne a déjà commencé à courir depuis le 15 septembre date butoir donnée au CNSP pour nommer le Président de la Transition et le premier ministre. Pour les chefs d’Etats de la CEDEAO, les sanctions seront immédiatement  levées quand la junte mettra en place les organes de la Transition et dissoudra le CNSP.

En définitive, le mini-sommet des chefs d’Etats de la CEDEAO sur la gestion de la transition au Mali a été le dernier espoir de la junte du CNSP pour gérer la transition. Ils seront désormais tenus pour responsables en cas de dérapages. Donc, pour alléger la souffrance des maliens et assouplir les sanctions sur le Mali, AssimiGoita et ses collègues du CNSP doivent se plier aux injonctions de la CEDEAO.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Deuil</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-deuil-3-2896136.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 07:29:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Celui qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant vingt-trois ans a tiré sa révérence le mardi 15 septembre 2020 au grand regret du peuple malien. Le Général Moussa Traoré s’en est allé à l’âge de 84 ans laissant, parents, amis et tous les maliens inconsolés. Sa mort a provoqué une telle onde de choc que même ceux qui n’ont pas vécu son règne sont émus, car ils se rappellent de ses mots d’adieu prononcés devant la caméra de l’ORTM lors de la visite de courtoisie du colonel AssimiGoita et ses collègues du CNSP. Il dit n’avoir jamais désespéré du Mali, car il y a des cadres intègres et valeureux capables de relever les défis. Comme s’il était écrit quelque part que ces mots pleins de sagesse allaient être les derniers de l’ancien Président de la République le Général Moussa Traoré, car il a rendu l’âme quelques jours seulement après cette sortie remarquable. Qui est ce lieutenant  inconnu qui a eu un destin exceptionnel ?

Né le 25 Septembre 1936  dans une petite bourgade, Sébétou, située à 15 kilomètres de Kayes, Moussa Traoré est  le fils d’un ancien soldat de l’armée française du nom deKaba Traoré. Il fit ses études primaires à Kayes avant de s’engager dans l’armée en tant qu’enfant d’ancien militaire en 1954. Il  fut admis en 1960 à l’école d’officiers de Fréjus en France sort major de sa promotion. Il devint tour à tour lieutenant dans l’armée malienne en 1964, puis instructeur à l’école interarmes de Kati jusqu’au jour où son destin a basculé un 19 novembre 1968. Le jeune Lieutenant de 32 ans à la tête d’un groupuscule de sous-officiers, s’accapare du pouvoir en renversant le régime du premier Président de la jeune  République du Mali, à savoir Modibo Keita. Le Lieutenant Moussa Traoré et ses treize autres frères d’armes fondèrent le Comité Militaire de Libération Nationale, CMLN. C’est ainsi que commença la longue et très controversée gestion du Mali par les hommes en uniformes. Laquelle gestion a été, pendant vingt-trois ans, émaillée de trahisons, de scandales et de crimes. Malgré tout, l’homme fort du CMLN continua sa percée fulgurante en devenant chef de l’Etat et du gouvernement et en gravissant les échelons pour devenir Colonel en 1971 et puis Général en 1978, soit sept ans après le grade de colonel.

Pour s’assoir confortablement dans le fauteuil de chef incontesté, le désormais Général, fera arrêter en février 1978 certains de ses compagnons d’armes en l’occurrence KissimaDoucara, TiécoroBagayoko et Karim Dembélé, appelés la bande de trois, pour tentative de coup d’Etat. Ils seront tous condamnés à mort, déportés au grand nord pour ne plus revenir, excepté Karim Dembélé. Lentement mais surement, le Général Moussa Traoré  devint  le seul maître à bord du bateau Mali, après s’être débarrassé de ses compagnons devenus encombrants. Il dirigea d’une main de fer et sans partage le pouvoir jusqu’au 26 Mars 1991 où un autre coup d’Etat  dirigé par le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré le balaya, après plusieurs mois d’insurrection voire de révolution sanglante. Arrêté, jugé et condamné à mort en 1993, l’ancien Président sera libéré en 2002 par le Président Alpha Oumar Konaré en fin de mandat. Réhabilité par Amadou Toumani Touré, le Général Moussa Traoré était devenu un conseiller occulte de tous les Présidents, excepté Alpha Oumar Konaré et même des putschistes jusqu’au 15 septembre 2020 où il a été rappelé par Dieu. La Nation toute entière en deuil, pleure le Général Moussa Traoré. Dors en paix mon Général.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mamadou Sinsi Coulibaly à la tête du CNPM :  Bilan d’une gestion qui a tenu toutes ses promesses</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mamadou-sinsi-coulibaly-a-la-tete-du-cnpm-bilan-dune-gestion-qui-a-tenu-toutes-ses-promesses-2896143.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 00:29:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Patron des patrons, Mamadou Sinsi Coulibaly dit Madou Coulou  veut rempiler pour un second mandat à la tête du Conseil National du Patronat du Mali, CNPM. Après un premier mandat accompli avec brio, avec à la clé des réalisations jamais égalées depuis la création du CNPM, M. Coulibaly veut pérenniser les nombreux  acquis et jeter les bases d’un secteur privé compétitif et capable de concurrencer ceux de la sous-région et même du monde. Pour ce faire, il poursuivra son inlassable combat contre la corruption et continuera son œuvre de redynamisation du secteur privé malien pour booster l’économie. Dans une série d’articles, nous parlerons des différentes réalisations du premier quinquennat du Président du CNPM. Et si le bilan devrait permettre à quelqu’un d’être réélu, Madou Coulou devra être plébiscité le 26 septembre 2020.</em></strong>

Dès son installation, le Bureau du CNPM, sous le leadership éclairé de son Président Mamadou Sinsi Coulibaly, s’est attelé à l’élaboration et l’adoption d’un plan de développement stratégique, PDS pour la période 2015- 2020.  Ce plan stratégique s’articule autour de 6 grands axes, à savoir : le renforcement des entreprises et del’entreprenariat, le renforcement de la collaboration pour le développement des entreprises, la promotion de la création d’entreprises, la participation au développement économique régional, le renforcement du positionnement stratégique du CNPM et enfin le renforcement institutionnel du CNPM.

Pour rappel, chacun de ces axes stratégiques comporte des objectifs prioritaires, parmi lesquels l’amélioration de l’environnement économique et juridique des entreprises ; le renforcement du dialogue social et celui entre public et privé. Bien que le mandat du Bureau se soit déroulé dans un contexte national particulièrement marqué, depuis 2012 par une crise multidimensionnelle, politique, institutionnel et sécuritaire, qui a profondément bouleversé le fondement de notre économie nationale, MamadouSinsi Coulibaly à la tête d’unBureau dynamique a initié beaucoup d’actions pour aider les groupements professionnels et les entreprises à surmonter les difficultés rencontrées, en leur fournissant des conseils et des informations. Le Bureau s’est également investi auprès des pouvoirspublics dans la recherche de solutions aux nombreux problèmes économiques issus de ces crises.

Comme pour lier la pratique  à la théorie, Mamadou Sinsi Coulibaly et son bureau ont commencé d’abord leur combat par <strong>l’amélioration du climat des affaires<em>. </em></strong>Pour le patron des patrons, l’amélioration d’un environnement institutionnel et juridique permettant un investissement privé doit être au cœur de ses priorités, car selon lui le climat des affaires qu’il soit bon ou mauvais peut influer positivement ou négativement sur le développement et la compétitivité des entreprises.C’est pourquoi sans répit, le Bureau du CNPM a engagé des négociations avec les pouvoirs publics à la faveur des différentes éditions de la rentrée économique du CNPM. Ces négociations ont permis d’engranger des résultats forts appréciables, comme entre autres<strong><em>, la réduction de la pression fiscale de 4 % sur les entreprises formelles, l’accès préférentiel des PME au marché public, l’acceptation par le gouvernement du principe de la réduction de l’ITS, l’installation d’une autorité nationale de conciliation fiscale, la mise en place d’un mécanisme de protection de l’industrie nationale, l’aménagement de la taxe sur les activités financières afin de la rendre récupérable, pour ne citer que celles-ci.</em></strong>

S’agissant du renforcement du positionnement stratégique du CNPM, le Bureau de Madou Coulous’est battu pour développer une politique de communication et une stratégie de plaidoyer / lobbying plus agressives en direction des décideurs politiques. En effet, grâce à son dynamisme, le Bureau du CNPM a obtenu des autorités <strong><em>l’instauration d’une rencontre de haut niveau dénommée rentrée économique du CNPM</em></strong> et placée sous la présidence du chef de l’Etat. Le Bureau a pu obtenir également <strong><em>l’organisation des concertations avec les candidats en lice pour l’élection présidentielle de 2018</em></strong> dont l’objectif était de prendre connaissance des projets de sociétéde ces candidats et présenter au retour les préoccupations des acteurs du secteur privé compilées dans un document appelé Mémorandum du secteur privé.  Le Bureau du CNPM, sous le leadership de Mamadou Sinsi Coulibaly a pu obtenir <strong>l’organisation des journées de l’entreprise, </strong>cette journée vise à offrir aux différents  acteurs et partenaires  du secteur privé un espace d’échange et de partage.

En somme, Mamadou Sinsi Coulibaly à la tête du patronat malien, a non seulement  donné une bonne  image au secteur privé, mais aussi et surtout, a fait de lui le véritable vecteur du développement du Mali.Un second mandat à la tête du CNPM sera synonyme de parachèvement des immenses chantiers qu’il a ouverts pour rendre le secteur privé plus compétitif.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Perspectives de printemps ouest&#45;africain :  Ces vieillards qui persistent à nous gouverner</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/perspectives-de-printemps-ouest-africain-ces-vieillards-qui-persistent-a-nous-gouverner-2895401.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 09:13:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un des paradoxes notables au niveau de la gouvernance en Afrique, est que malgré une population globalement jeune, les dirigeants font quasiment tous partie du troisième âge. Certes, la conquête et l’exercice du pouvoir n’est pas que réservé aux citoyens jeunes, mais c’est surtout le maintien mordicus de ces tortues à la peau dure qui interpelle, souvent au mépris des principes élémentaires de la démocratie. En Afrique de l’ouest, alors que beaucoup pensent qu’Octobre sera le mois de tous les dangers, comment peut-on ou doit-on comprendre l’exercice du pouvoir par des vieux qui veulent s’éterniser ?</em></strong>

Après l’évincement du pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keita (75 ans), l’on craint que le brasier de la colère populaire ne s’éclate dans deux pays de la sous-région, à savoir la Côte d’Ivoire et la Guinée. Car au Mali, la grande mobilisation populaire du M5 RFP eut comme effet l’affaiblissement du pouvoir en place, ce qui induisit un putsch tellement facile.

Au pays de feu Félix Houphouët-Boigny, le président sortant, Alassane Dramane Ouattara avait déclaré qu’il ne serait pas candidat pour un troisième mandat tout en désignant son dauphin, qui était son Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly. Après le tragique décès de celui-ci, il se ravisa, et déclara sa candidature à la stupeur générale. Il n’en fallut pas plus pour voir à travers le pays, se manifester des sentiments communautaires, dans un pays où l’appartenance ethnique reste encore vivace. Les vieux démons du passé ont semblent-ils refait surface. Des baoulé, bété et autres agnis, n’entendent pas octroyer aux dioulas, considérés jadis assez souvent comme étrangers, une minute au pouvoir. Ces sentiments hautement nocifs à la cohésion nationale et à la stabilité du pays vont-ils se poursuivre jusqu’à atteindre le pic de l’embrasement ? D’autant plus que ADO a 78 ans dans un pays où la moyenne d’âge est de 32. Les jeunes l’entendront-ils de cette oreille ?

En Guinée, alors que certains pensaient qu’Alpha Condé allait peut-être se séparer du pouvoir après la mésaventure de son frère IBK, rien n’y fait, il persiste et signe pour une candidature pour un troisième mandat. A 82 ans, il n’a que faire des multiples revendications de l’opposition. Là aussi, la fibre ethnique semble jouer encore un rôle non négligeable ; alors qu’en pensait qu’au fil des années, ce ne sera pas le cas. Bon nombre de malinkés et de soussou n’entendent pas céder facilement le pouvoir aux peuls considérés comme détenant déjà la manne financière. Une mentalité qui a semble-t-il bénéficier à Condé pour se réélire deux fois de suite. En sera-t-il de même cette fois ? Nombre de guinéens, surtout les jeunes, souhaitent avoir un nouvel occupant au palais Sékoutoureya. Une certaine exaspération existe au sein de la population car depuis l’indépendance de la Guinée, le pays n’a connu que trois présidents de la République.

<strong>Les jeunes, évincés du pouvoir, ou pas intéressés ?  </strong>

A cette question, l’on pourrait répondre qu’il s’agit d’un peu des deux. Les partis politiques n’organisent pas de formation à la base sur le militantisme et surtout la citoyenneté. Idem sur l’idéologie politique qui motive chaque parti. Résultat, les jeunes qui militent dans les partis politiques, excepté quelques-uns qui y sont rentrés par amour et par vocation, se retrouvent sans aucune base. Ils militent uniquement que pour leurs propres intérêts, un peu comme leurs ainés qu’ils idolâtrent parfois. Quant aux vieux, ils apprécient tellement la soupe du pouvoir, qu’ils comptent s’y abreuver à vie.

<strong>Scénario malien en Côte d’Ivoire ou en Guinée ?</strong>

Le coup d’Etat qui mit fin au régime d’IBK pourrait peut-être donner des idées aux militaires de ces deux pays voisins. D’autant que le cas de ses deux présidents sortants est bien plus incriminant que celui d’IBK qui jouissait de plein de droit de son deuxième mandat ; rien à voir avec ADO ou Alpha qui comptent briguer un troisième mandat. N’y a-t-il pas donc d’autres citoyens, qu’ils soient jeunes ou vieux, capables de diriger ces pays ? Bien sûr que oui.

Dans tous les cas, bien malin qui peut prédire comment se dérouleront les joutes présidentielles d’octobre ; si elles se dérouleront sans accrocs ou, qu’à Dieu ne plaise, en présence des vieux démons du passé.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali est à la recherche d’un homme intègre  pour diriger son gouvernement de transition :  Me Malick Coulibaly et Oumar Tatam Ly, deux noms  sur toutes les lèvres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-est-a-la-recherche-dun-homme-integre-pour-diriger-son-gouvernement-2895399.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 09:12:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les concertations nationales sur la gestion de la transition au Mali ont pris fin le samedi 12 septembre 2020.L’une des conclusions phares desdites concertations est la nomination d’une personnalité civile consensuelle et intègre pour diriger la transition. Pour ce poste hautement stratégique, deux noms sont sur toutes les lèvres, à savoir Me Malick Coulibaly et Oumar Tatam Ly. Ces deux personnalités semblent faire leurs preuves d’où une grande estime à leur égard. Pourquoi sont-ils cités de façon récurrente par une frange importante pour occuper le poste de premier ministre ou même parfois le poste de président de la Transition ? Sont-ils à mesure d’assumer toutes les responsabilités liées à ce poste ? Quelles sont les forces  de chacune des personnalités ?</em></strong>

Les concertations nationales qui viennent de s’achever, semblent jetées les bases d’un nouveau Mali, du moins théoriquement, en dotant le pays d’une charte de la transition, en proposant des organes et une durée de la transition. En effet, pour la mise en œuvre de ce qui semble être une feuille de route, il est question de mettre en place un gouvernement de transition de courte taille, dirigé par une personnalité neutre reconnue intègre, travailleuse et patriote. Deux noms semblent faire l’unanimité pour diriger le gouvernement de transition, il s’agit de Me Malick Coulibaly et Oumar Tatam Ly.

<strong><em>Me Malick Coulibaly</em></strong>, avocat de son état,  est l’ancien ministre de la

[caption id="attachment_2830531" align="alignleft" width="480"]<img class="size-full wp-image-2830531" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/07/MALICK-COULIBALY-BON-.jpg" alt="Malick Coulibaly" width="480" height="453" /> Malick Coulibaly, ancien ministre de la justice[/caption]

justice garde des sceaux. C’est grâce à ce jeune avocat que les délinquants financiers ont eu de très longues nuits blanches. Presque seul contre toute la mafia du régime IBK, il avait juré de mettre en prison tous ceux qui ont dilapidé les deniers publics. Jamais des hautes personnalités proches du pouvoir n’ont connu une telle vague d’arrestation de l’avènement de la  démocratie à nos jours que sous IBK, faisant du régime de ce dernier, celui qui a fait plus dans la lutte contre la corruption.  Me Malick Coulibaly a été même qualifié par certains médias comme étant la dernière digue protectrice du régime IBK. Il a beaucoup marqué les consciences grâce à son engagement sans faille pour la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Pour bon nombre des citoyens maliens, Me Malick Coulibaly est celui qui peut permettre aux maliens d’entrer en possession de leurs biens spoliés par les anciens dignitaires du régime défunt. Son nom est beaucoup cité pour être le premier ministre de la transition. L’on retient également de lui d’avoir refusé d’être reconduit dans le gouvernement de Boubou Cissé, en signe de protestation contre le harcèlement dont il a été victime. Il répond aux critères de choix d’une très grande frange de l’opinion nationale et pour faire l’unanimité au sein de la classe politique.

<strong><em>Oumar Tatam Ly</em></strong>, il est l’éphémère Premier ministre d’IBK. Dix mois seulement ont suffi pour que ce banquier émérite rende le tablier pour n’avoir pas pu mettre en œuvre son ambitieux projet pour le Mali. Il est le Premier ministre à avoir rendu sa démission à moins d’une année au poste de premier ministre. Oumar Tatam Ly est aussi réputé intègre, travailleur et patriote convaincu. C’’est d’ailleurs sous sa Primature que toutes les réformes majeures, sous IBK, ont été entreprises, même si elles n’ont pas fait long feu, à cause de la gestion ploutocratique et patrimoniale des affaires publiques par IBK et son clan. C’est Oumar Tatam Ly qui a entrepris de réformer totalement l’administration en changeant  le mode de nomination des cadres aux postes stratégiques de l’Etat comme les directions nationales et les services déconcentrés de l’Etat, afin que la politique ne supplante  pas la « technocratie ». Il a laissé l’image d’un patriote qui veut changer son pays. Son nom comme celui de Me Malick Coulibaly sont sur toutes les lèvres et ils paraissent aux yeux de nombreux maliens comme étant la solution à la crise malienne. Ils pourraient également faire l’unanimité dans le pays.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali sur le chemin de la transition :  18 mois pour remettre les institutions en place</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-mali-sur-le-chemin-de-la-transition-18-mois-pour-remettre-les-institutions-en-place-2895404.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 08:30:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Centre International de Conférences de Bamako, les débats auront été houleux. Toutefois, tant bien que mal, le Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP), pu trouver une monture pour la transition. Jusqu’à l’heure, ladite monture aura été adoptée sur le mécontentement du M5 RFP qui ne l’entendrait pas de cette oreille. Néanmoins, il est très peu probable que le Mouvement puisse changer grand-chose. </em></strong>

En somme, le CNSP reste le maître incontesté du jeu puisqu’il présidera un collège qui nommera le président de la Transition ainsi que son vice-président. Un gouvernement de 25 membres sera mis en place dont les membres seront nommés par le Premier ministre de ce même gouvernement, et ce, conformément à la Constitution du 25 février 1992. Egalement, un Conseil National de Transition sera mis en place composé de 121 membres. Des membres qui représenteront les forces vives de la Nation. Son président sera choisi par ses pairs. Enfin, la durée de la Transition sera de 1 an et demi.

La déclaration des mesures prises aura toutefois mis à jour l’incompatibilité de points de vue entre le M5 RFP et la junte. Par ces décisions, le CNSP aurait eu à cœur de montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il est bel et bien seul auteur du putsch. La junte n’aurait pas fait le coup d’Etat pour ensuite vite se débarrasser du pouvoir. Il semblerait bien qu’AssimiGoita et ses compères veulent jouer un rôle de premier plan dans la gestion du pouvoir, et ce, même après la nomination du président de la Transition.

Les décisions étant prises, vivement alors leur concrétisation. Une inconnue demeure toutefois, c’est la réaction de la CEDEAO qui, elle, voulait une transition de un an, avec à sa tête un civil. L’organisation fera-t-elle un forcing ou s’accommodera-t-elle des décisions de la junte ?

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tourisme et Covid&#45;19 :  Effondrement du secteur au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/tourisme-et-covid-19-effondrement-du-secteur-au-mali-2895406.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 07:25:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le tourisme représente une part importante de l’économie nationale. Des données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) montrent que désormais, 100 à 120 millions d’emplois directs sont menacés. De janvier à mai, la pandémie aurait coûté 320 milliards de dollars au secteur touristique. L’Unesco a révélé que 90 % des musées du monde ont été contraints de fermer au plus fort de la pandémie et que plus de 10 % pourraient ne jamais rouvrir. Une diminution de 60 à 80 % du nombre des touristes internationaux pour l’année 2020 est prévue avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1 200 milliards de dollars. </strong>

<strong>Nombre des emplois du secteur du tourisme relèvent de l’économie parallèle ou de micros, petites et moyennes entreprises. Celles-ci emploient une forte proportion de femmes et de jeunes qui figurent parmi les plus menacés par l’impact du coronavirus.</strong>

L’impact du Covid 19 sur le tourisme n’est plus un secret de polichinelle. Le secteur de  tourisme et l’hôtellerie déjà dans une situation de survie, avec la crise sécuritaire, s’achemine lentement vers une mort certaine. De nombreux touristes ont déjà annulé leurs déplacements. Et dans ce cas, les hôtels seront obligés de fermer leurs portes. C’est une impossibilité absolue pour un hôtel de garder des agents sans avoir des clients. La situation est très grave et il faudra s’attendre, qu’on le veuille ou pas, aux conséquences sociales, à savoir le chômage technique total ou partiel.  La situation est extrêmement grave et exige des mesures énergiques.

Le secteur du tourisme est touché de plein fouet par l’épidémie de coronavirus (Covid-19).

Le secteur du tourisme commence à compter ses pertes. Pour des voyages d'affaires, on fait appel au virtuel ou à la communication à distance pour les conférences.

Dans un avenir proche, le tourisme local ou tourisme de proximité, peut être une alternative, pour redonner vie au secteur. Cependant, une chose est certaine, les maliens ne se pressent pas pour visiter les nombreux sites touristiques, dont, regorgent le pays, berceaux des trois grands empires au Sud du Sahara. Combien de Maliens peuvent ou veulent se déplacer pour voir un site touristique dans une localité ? Pourtant, nous avons des merveilles à découvrir. C’est pour quoi,  l’Etat doit soutenir le tourisme scolaire à travers des voyages d’études pour permettre aux jeunes maliens de connaître le pays de leurs ancêtres dans sa diversité. Disons-le sans langues de bois et même vertement, le secteur du tourisme est dans l’agonie et les acteurs se rechignent les bambines. Le tourisme représente un secteur pourvoyeur d’emplois et contribue à l’économie nationale. Ce secteur qui était en pleine expansion dans notre pays a connu un coup d’arrêt depuis 2012, année de l’éclatement de la crise sécuritaire dans le Septentrion, suivi du coup d’état militaire. Depuis, notre pays peine à redonner confiance aux touristes qui redoutent les enlèvements, ou respectent simplement les consignes de leurs pays d’origines, qui classent, le pays en zone rouge. Ces pays dressent, à tort ou à raison, un état des lieux préoccupant et en interdisent à leurs ressortissants d’embarquer vers la destination Mali. Ainsi, les touristes ne se sentent plus en sécurité dans notre pays, dont le genou à terre. C’est à partir de la crise multidimensionnelle, que le secteur du tourisme est totalement à terre. Le département de l’Artisanat et du Tourisme, à travers la direction nationale du tourisme et de l’hôtellerie, et d’autres acteurs du secteur privé travaillent à lui redonner son lustre d’antan. Ils multiplient les initiatives de relance et s’emploie à donner des garanties sur la destination Mali. Le tourisme n’est cependant pas qu’un chapitre de jouissances ; il demeure une industrie culturelle, une dynamique économique qu’il faut certes «assainir», mais surtout construire dans la durée. Voilà pourquoi on le définit par ailleurs par son aspect transversal, catalyseur d’un ensemble d’activités économiques, sociales et culturelles. « l’activité touristique résulte de la mise en mouvement d’un grand nombre d’éléments et de partenaires : sites naturels, conditions climatiques, attractions et équipements touristiques, hébergement, informations, transport, mise en marché, professionnels divers, revenus disponibles et choix des clients, situation sociopolitique des espaces visités, état de l’environnement...». Il faut rappeler que la timide reprise du tourisme au centre du pays surtout après 2013, a été contrariée stopper net du fait de la barbarie et de la violence, notamment présenté sous l’appellation du conflit communautaire Peulh/Dogons. Et la situation est redevenue catastrophique avec la psychose qui s’est installée dans la zone. Personne ne peut reprocher aux touristes de mal s’accommoder d’une situation d’insécurité et de menaces réelles. Au-delà de notre pays, c’est tout le Sahel qui est menacé par l’insécurité.

<strong>Mahamadou YATTARA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La téléphonie : Un levier efficace pour la réduction de la pauvreté au Mali</title>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 07:24:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’industrie de la téléphonie mobile a connu un essor fulgurant ces dernières décennies et particulièrement en Afrique Subsaharienne (ASS). Aujourd’hui, le mobile de par son omniprésence dans tous les secteurs et sa polyvalence est une technologie innovante dont les retombées sont multisectorielles. La téléphonie mobile contribue à la croissance économique, à l’emploi et à l’inclusion économique et financière. En effet, des études ont montré que le mobile, en contribuant à la réduction de défaillances de marché, en améliorant les performances éducatives par le processus de supervision et de pédagogie, en facilitant l’inclusion financière et la diffusion de l’information sanitaire, permet d’améliorer le bien-être de la population et donc contribue à l’atténuation de la pauvreté.

Mais le Niger accuse un retard important dans l’adoption du mobile.

Cependant, la pénétration mobile est moyenne. Plusieurs raisons expliquent ce retard dans l’adoption du mobile. La persistance de la pauvreté  multidimensionnelle caractérisée par des faibles infrastructures de base dans le domaine de la santé, de l’éducation, de transports et de l’énergie compromet le processus du développement économique et social et à l’adoption du mobile en particulier. A cela, s’ajoute les obstacles liés  à l’isolement géographique qui renchérit les coûts de déploiement réseaux, aux faibles qualités et couverture réseau, aux faibles capillarités des points de vente du mobile money notamment, aux contraintes réglementaires et fiscales entravant la diffusion du mobile et amplifiant la fracture numérique.

Pour remédier à toutes ces contraintes qui freinent l’adoption du mobile et permettre à la population de profiter pleinement des avantages du mobile et donc de réduire la pauvreté, il est important de lever ses différents obstacles à tous les niveaux. Afin de proposer des orientations utiles et de permettre à la téléphonie mobile de jouer pleinement son rôle de véritable catalyseur de politiques de réduction de la pauvreté.

La téléphonie mobile a connu une expansion rapide dans le monde ces dernières décennies particulièrement en Afrique Sub-Saharienne (ASS).  En fin 2018, la GSMA estimait le nombre d’abonnés mobile à plus de cinq milliards dans le monde dont quatre cent cinquante et six millions en ASS. Aujourd’hui, beaucoup s’accorde à dire que la téléphonie mobile a intégré différents secteurs d’activités et son adoption est réelle même chez les ménages pauvres. C’est d’ailleurs ce qui a amené la Banque Mondiale (banque mondiale, 2016) à dire que son omniprésence constitue un outil incontournable du développement de l’économie en Afrique.

Dans un contexte de pauvreté où l’incidence se situerait à 45,4% en 2014 avec le seuil de pauvreté 1,25 dollars par jour, le Mali est classé parmi les Pays les Moins Avancés (PMA). Les faibles infrastructures et faibles accès aux services sociaux de base comme l’éducation, la santé, le transport et l’énergie, font de la pauvreté au Mali un phénomène multidimensionnel. C’est la raison pour laquelle, le gouvernement considère l’agriculture, l’éducation et la santé comme des instruments efficaces de lutte contre la pauvreté.

Cependant, si la pauvreté est un phénomène multidimensionnel entravant le bien-être des populations, la téléphonie mobile de par son omniprésence et sa polyvalence est une technologie innovante dont les gains sont multisectoriels (Bresnahan, T. F., &amp;Trajtenberg, M., 1995). En effet, l’émergence de la téléphonie mobile est perçue comme une réponse à l’atténuation de la fracture numérique et au développement d’autres secteurs socio-économiques.

Le Mali fait partie des pays les moins avancés (PMA) du monde. Avec l’avènement de la téléphonie mobile, le pays parvient à réduire sa fracture numérique. Mais le caractère multidimensionnel de sa pauvreté continue de limiter l’adoption de la téléphonie mobile.

Avec l’avènement de la téléphonie mobile qui a vu le jour en 2001 et 2002, le Mali a franchi une étape importante dans le processus de réduction de la fracture numérique.

La téléphonie mobile a immergé tous les marchés et tous les secteurs d’activités allant de l’agriculture rurale jusqu’au secteur tertiaire. Mais, la persistance de la pauvreté surtout en milieu rural freine l’adoption de la téléphonie mobile. En raison du faible niveau d’alphabétisation, l’utilisation du mobile est principalement limitée aux appels et SMS en particulier chez les populations rurales pauvres.

Avec l’arrivée du mobile, la recherche d’information a été facilitée et les coûts liés à l’information sur les prix se sont considérablement réduits (coûts de transport parfois sur de longs trajets, coûts d’opportunité liés au temps passé sur les routes de mauvaises qualités).

Dans le domaine de l’éducation, les mobiles sont principalement utilisés comme outil pédagogique dans la salle de classe et comme outil de contrôle de l’assiduité des enseignants et de l’administration des écoles (gestion des fonds, recrutement .etc.). Une importante littérature a prouvé leur efficacité dans la fonction pédagogique et de supervision en améliorant l’assiduité  des enseignants et les résultats scolaires.

En effet, la téléphonie mobile en tant que technologie numérique la plus omniprésente facilite la diffusion de l’information fournie par les services publics tout en réduisant les coûts d’information.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<title>Edito :Le Mali souffre d’une crise de leadership politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-souffre-dune-crise-de-leadership-politique-2895397.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 07:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali est désormais à un tournant très décisif, voire historique de sa vie politique depuis la prise du pouvoir par une junte militaire le 18 Août 2020. Le coup d’Etat, puisque c’est de cela qu’il s’agit, a fini par discréditer la classe politique, nouvelle comme ancienne, au point que l’opinion publique pense que nul,  parmi les leaders politiques, ne jouit d’une certaine crédibilité pour diriger la transition.Pour avoir été déçue par la classe politique toutes tendances confondues, une très grande frange de l’opinion nationale  est  favorable à la gestion de la transition par les militaires, ne serait-ce que pour mettre de l’ordre et assainir l’administration. Qu’est qui pourrait expliquer cette grande désillusion des citoyens maliens  vis-à-vis de leur classe politique ? Sont-ils tous corrompus au point de ne pas leur faire confiance ? Le Mali souffre-t-il véritablement d’une crise de leadership politique ?

Le coup d’Etat ou coup de grâce  perpétré par Assimi Goita et ses compagnons d’armes du CNSP, comme d’ailleurs celui du capitaine Amadou Haya Sanogo et ses frères d’armes du CNRDRE en 2012, ont mis à nu toutes les tares de la classe politique malienne.Et pourtant,  qu’on ne  se méprenne point sur la gestion d’un pays est l’affaire des hommes politiques.Deux raisons fondamentales pourraient expliquer le discrédit des hommes politiques maliens. D’abord l’appât du gain facile. Ils sont très nombreux  pour ne pas dire tous à être  inconstants et ne changent qu’en fonction de la direction du vent, foulant ainsi au pied la morale, l’éthique et la conviction. Sinon, comment comprendre que ceux qui se sont battus corps  et âme pour que l’ancien Président de la République, IBK, ne tombe pas, puissent être au premier rang dans la salle où il était  question de parler de l’après IBK et de sa gestion calamiteuse du pays ?Pour rappel,Il n’y a pas que du côté des IBKistes qu’on constate cette indignité,mais même du côté du M5 RFP, ce mouvement qui a fait rêver le peuple malien par la noblesse de son combat, est en train de mourir de sa belle mort à cause des contradictions, des dissensions  et des calculs politiciens de ses leaders. Les responsables du M5 RFP, excepté l’Imam Dicko, sont à Hue et à Dia sur qui doit gérer la transition. Pour certains opportunistes, il faut laisser les militaires la diriger, même si le peuple va en pâtir. Par contre, pour d’autres, il faut un civil conformément à la charte de la CEDEAO à laquelle le Mali a volontairement souscrit.La deuxième raison fondamentale du discrédit des hommes politiques maliens est leur versatilité. Jamais la politique n’a autant été synonyme de mensonge, de retournement de veste, de trahison, d’inconstance, que sous l’ère démocratique. Les hommes politiques ont foulé aux pieds toutes les  valeurs de probité, de droiture, d’honnêteté, d’amour pour la patrie pour n’être guidés que par la seule volonté de se servir. En se comportant ainsi ils feignent d’oublier qu’ils sont observés de près par le peuple. Le chat échaudé craignant l’eau froide, le peuple malien en a marre de sa classe politique qui l’a longtemps floué, d’où sa volonté de permettre aux militaires de gérer la transition quel que soit les conséquences.

En somme, le rêve suscité par le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques est en passe de devenir une immenseillusion, car c’est un M5 RFP affaibli par  les désaccords internes entre ses leaders et divisé sur la question essentielle, qui est :qui doit diriger la transition et qui a  participé aux concertations nationales.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vente de masques devant certains services publics : Un business lucratif</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/vente-de-masques-devant-certains-services-publics-un-business-lucratif-2895059.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 07:35:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec la crise sanitaire due à la pandémie du COVID-19, un vrai business lucratif a vu le jour. A Bamako, la vente de certains kits de protection tels que le gel hydroalcoolique, les gants et les masques. De ce business, le masque occupe une place de choix. Il fait le bonheur des jeunes vendeurs. Aujourd’hui, utilisés comme l’un des moyens de protection contre le coronavirus, les cache-nez se vendent entre 200 francs CFA et 500FCFA. </strong>

Ce business fait aussi le bonheur des tailleurs. La conséquence de cette affaire, l’affluence est moins grande dans les ateliers de couture.

Dans le commerce, les maillons les plus touchés par la pandémie concernent le secteur informel, notamment celui de la vente des produits frais, le commerce de détail, le commerce de demi-gros, les exportations et les importations dans les proportions respectives de 96%, 84%, 77%, 43% et 40%, contrairement à la vente des masques.

Dans l’industrie, les secteurs d’activités les plus touchées par la crise de la COVID-19 sont respectivement l’agro-industrie (77%), le BTP et la construction immobilière (72%), les mines (62%), l’industrie manufacturière (61%), l’industrie du pétrole (60%). Ce secteur subit les effets de la rupture ou la perturbation des circuits d’approvisionnement en matières premières, de la diminution des volumes importés des matières premières, de la mise en hibernation de certains marchés publics, des mesures de restrictions sur les regroupements de personnels et des investissements dans les équipements de protection. Le secteur de l’artisanat a aussi été impacté, la fermeture des frontières ayant entraîné l’absence d’activités touristiques. Il faut toutefois noter que la crise de la COVID-19 a aussi été l’occasion pour certains maillons du secteur de l’artisanat d’apporter un appui essentiel à la lutte contre la pandémie dans les différents pays. En effet, la crise de la COVID-19 a permis de constater que certains produits importés tels que les masques, les gels hydroalcooliquespouvaient être fabriqués localement.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Début des concertations nationales organisées par le CNSP :  Une autre page, glorieuse ou sombre, de l’histoire du Mali en cours au CICB ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/debut-des-concertations-nationales-organisee-par-le-cnsp-une-autre-page-2895054.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 07:33:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils sont quelques centaines de participants, venus de tous les horizons,  de toutes les corporations syndicales, de toutes les obédiences sociopolitiques, à se donner rendez-vous au Centre International des Conférences de Bamako, CICB pour parler du Mali et de l’après IBK. Ces journées de concertations sont organisées par la junte militaire qui a mis fin à sept ans de gestion familiale et chaotique d’IBK. Elles doivent, officiellement, permettre de jeter les bases d’un nouveau Mali et surtout de sortir de plus de huit ans de crise multiforme, consécutive à un autre coup d’Etat perpétré par le Capitaine Amadou Haya Sanogo et ses compagnons. Ces trois journées de concertations  vont-elles êtremises à profit par les participants pour diagnostiquer véritablement le mal malien ? Les jalons d’un Mali Koura vont-ils être posés pour mettre fin à ce cycle infernal des coups d’Etat à répétition ? Le CNSP remettra-t-il le pouvoir aux civils au terme des travaux ?</em></strong>

Ils sont venus de toutes les régions, du District de Bamako et de la diaspora pour participer aux journées de concertations  nationales organisées par le CNSP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le Président du CNSP, le Colonel Major Assimi Goita qui avait à ses côtés certains membres du Comité dirigeant. Empreinte de solennité, la cérémonie d’ouverture a permis à l’homme fort du Mali de situer les concertations nationales dans leur contexte réel, celui de jeter les bases d’un Mali nouveau, après la chute du régime IBK. Après avoir égrené le chapelet des maux qui minent notre patrie et qui ont justifiél’action des militaires et par conséquent à se retrouver sur la scène politique. Il dit fonder de l’espoir qu’à l’issue de ces concertations, des résolutions fortes vont être faites permettant au pays de sortir de la crise multidimensionnelle.

N’a-t-on pas coutume d’entendre qu’entre ce qui se dit et ce qui se fait, il y a un  fossé  abyssal, surtout quand on a des ambitions personnelles ? Le discours tenu pour la cérémonie d’ouverture était de bon aloi, il était rassembleur et semble séduire l’auditoire. Mais tout porte à croire que  derrière ce beau discours se cache une ambition démesurée, voire une prétention énorme.La junte militaire semble avoir son agenda clairement établi  qui  est de diriger la transition. Et pourtant,Assimi Goita et ses compagnons sont suffisamment avertis et savent également que la politique est incompatible avec la tenue militaire. Ils ont, au terme de ces concertations, une occasion idoine d’écrire l’une des pages les plus  glorieuses de l’histoire de notre jeune démocratie en remettant le pouvoir aux civils. Toute autre option est un danger pour la junte et un risque énorme pour le Mali, qui croule déjà sous le poids de l’embargo de la CEDEAO. Assimi Goita et ses frères d’armes, après le coup d’Etat le plus élégant  jamais fait au Mali, doivent se mettre au-dessus de la mêlée en restant sourds aux sirènes des opportunistes et autres chercheurs de places pour n’avoir qu’un seul agenda celui de la paix, de la  stabilité et du développement.

En définitive, la montagne va-t-elle accoucher d’une souris ? On le saura le 12 septembre, date de la fin des journées de concertations. Mais d’ores et déjà, les prémices d’une prolongation de la crise malienne et surtout de la souffrance du peuple sont visibles. La junte militaire a tout simplement l’intention de garder le pouvoir ne serait-ce que pendant la durée de la transition ; ce qui serait aux antipodes des principes de la CEDEAO, de l’UA, de l’UE et des Nations Unies. Les participants à ce forum de trois jours vont-ils être complices de la descente aux enfers du peuple malien en plébiscitant le CNSP ?

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mahamadou Hawa Gassama se prononce sur la transition :  « Les militaires doivent se méfier des gens qui tournent autour de tous les plats de tous les régimes et qui viennent leur dire de procéder comme&#45;ci et comme&#45;çà ; ceux&#45;ci sont des opportunistes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mahamadou-hawa-gassama-se-prononce-sur-la-transition-les-militaires-2895058.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 07:32:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Infosept : <em>Pouvez- vous vous présenter  à nos lecteurs ?</em></strong>

<strong>Mahamadou HawaGassama :</strong>Je m’appelle Mahamadou Hawa Gassama<strong>, </strong>né en 1958à Komowulu, commune de Tambacara  dans le cercle de Yélimané, en première région. Député pendant  plus de 20 ans, ancien émigré, je ne  suis revenu au Mali qu’après le coup d’Etat contre le Général Moussa Traoré en 1991. Vice-président de l’Union pour la République et la Démocratie, URD, alphabétisé en arabe, je suis l’un des témoins oculaires de l’histoire récente du Mali,pour avoir vécu tous les coups d’Etat depuis 91.

<strong><em>Le Mali vient de connaitre le 18 Août 2020 son quatrième coup d’Etat depuis l’indépendance. Beaucoup d’observateurs pensent que celui perpétré par le CNSP a été le plus élégant. Quelles sont vos impressions ?</em></strong>

Avant de répondre à votre question, permettez-moi de saluer ces jeunes officiers du CNSP pour leur travail salvateur. Ils font la fierté de la jeunesse pour avoir libéré le peuple du joug de ce régime corrompu. Ils font la fierté, car ce sont eux qui ont eu  le courage de dire non au régime et d’agir en conséquence, alors même qu’il y a une pléthore de généraux. Je salue ces jeunes officiers pour avoir  fait leur opération avec intelligence, courage  et  sans effusion de sang. Je les salue car ils ont pu réunir tous les corps d’armes et ont pu obtenir du Président de la République, IBK sa démission sans contrainte. Les jeunes officiers regroupés au sein d’un Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, ont tout simplement allégé la souffrance du peuple qui, pendant des années durant n’a connu que turpitudes, déshonneurs et souffrances.

<strong><em>Le CNSP organise des concertations nationales les 10, 11 et 12 Septembre 2020 pour l’adoption d’une charte de la transition, son architecture et le profil du futur président de la transition. Que proposeriez-vous au CNSP pour une bonne transition ?</em></strong>

Je salue au prime abord Assimi Goita et ses frères d’armes qui ont été reconnaissants en disant qu’ils ont parachevé le travail du M5 RFP, nous devrions les féliciter pour cela. Mais il serait bon de rappeler qu’avant le M5 RFP, c’est d’abord mon parti l’URD qui a commencé le combat contre IBK. Si les gens se souviennent, c’est Soumaila Cissé qui est allé féliciter IBK jusqu’àson domicile après son élection en 2013. Je profite de votre micro pour implorer  le bon Dieu  afin qu’il facilite le retour de Soumaila Cissé sain et sauf. La suite des événements politiques est connue, nous avons assisté, pendant 5 ans à la gabegie, à  la mal gouvernance avec son corollaire de corruption, de népotisme et de clientélisme. C’est pourquoi en 2018 IBK a été battu, mais n’a pas voulu céder le pouvoir à Soumaila Cissé. La crise post-électorale qui s’en est suivie a été inédite dans l’histoire de notre démocratie. Des centaines de milliers sont sortis pour contester la victoire d’IBK. Comme si cela ne suffisait pas, le régime IBK a organisé une farce d’élections,  une nomination des députés en 2020.

Donc, le M5 RFP a pris le relai de l’URD et du FSD. Pour rappel, le M5 RFP au départ était composé de trois mouvements, le FSD, la CMAS et l’EMK avant de devenir un vaste mouvement hétéroclite comprenant des partis politiques, des associations de la société civile, des religieux et des syndicats. Le Mouvement  a, durant des mois,  organisé des manifestations pour demander la démission d’IBK0 Le bilan macabre est lourd avec 23 morts et plus de 150 blessés. Les militaires sont venus parachever ce travail donc s’ils  ont un allié,  c’est  bien le M5 RFP. Ils doivent travailler avec le M5 RFP tout en impliquant tout le monde. En somme,Je salue l’initiative des journées de concertations surtout son inclusivité.

<strong><em>Les concertations devraient aboutir à des recommandations fortes qui seraient une sorte de bréviaire pour la junte. Selon vous, qui du militaire ou du civil est à même de bien gérer la transition et pendant combien de temps ?</em></strong>

Je commencerais par remercier IBK qui a rendu la tâche facile au CNSP en démissionnant et avant de démissionner il avait d’abord dissout l’Assemblée Nationale et le Gouvernement, toute chose qu’ATT n’avait pas  fait avant  son départ du pouvoir ce qui a compliqué la tâche au CNRDRE du capitaine Sanogo. Donc, IBK a facilité la tâche au CNSP. A la question de savoir, s’il faut un Président de transition civil ou militaire, disons-nous la vérité, il serait difficile que la classe politique et la société civile puissent s’entendre sur quelqu’un. Car, il y a plus de 207 partis et autant d’organisations de la société civile. Donc,faute de consensus autour d’un civil, le mieux serait de  permettre aux militaires de diriger la transition. En tout cas, c’est ma position pas celle de mon parti l’URD, et je l’assume.

<strong><em>Selon vous quelle est la durée idéale pour une bonne transition et quels peuvent être ses organes ?</em></strong>

D’abord, permettez-moi de donner quelques raisons qui pourraient, à mon avis, expliquer le choix des militaires pour diriger la transition. La première raison, c’est parce que les hommes politiques et les organisations de la société civile ne pourront jamais s’entendre sur quelqu’un. Il n’y a même pas d’organisations de la société civile car elles sont toutes politisées. La deuxième raison, c’est la montée en puissance de l’armée depuis le coup d’Etat, pour lutter efficacement contre les terroristes. La troisième raison est celle relative à l’autorité de l’Etat, ainsi  pour mettre de l’ordre dans le pays, il faut un peu d’autorité. Donc,  les militaires sont les mieux indiqués pour cela. De mon point de vue, acceptons que les militaires dirigent la transition, mais le Premier ministre ou alors le vice-Président,devraitêtre des civils. A mon humble avis, il faut laisser les militaires gérer la transition, même si la CEDEAO, ne voudrait pas cela.

Ils ont déjà commencé à nommer des militaires au sein de l’armée, ils peuvent continuer ce travail de toilettage.Que l’on sache qu’Ils ont pris un gros risque. Donc, c’est leur responsabilité et celle du M5 RFP qui sont engagées et en cas d’échec, ils seront les seuls coupables. Maintenant concernant les postes ministériels certains peuvent revenir aux militaires comme ceux de la Défense, de la Sécurité et de l’Administration Territoriale.Les autres postes stratégiques peuvent être occupés par des bons technocrates civils. Les affaires étrangères l’économie et surtout la Justice. Je tiens à rappeler au CNSPque pour renouer avec les bailleurs de fonds, il faut nommer Malick Coulibaly comme Ministre de la Justice. Car quand Malick Coulibaly a été nommé comme Ministre, il a engagé une lutte implacable  contre la corruption et la délinquance financière. En plus de Malick, on peut nommer Mamadou Igor Diarra comme ministre des Finances, Abdoulaye Daffé comme ministre du commerce. Si ça ne tenait qu’à moi on pourrait nommer l’ancien Premier ministre Younoussi Touré comme Premier ministre de la transition ou encore Oumar Tatam Ly. Il y a plein d’autres cadres compétents à l’intérieur comme  au sein de la diaspora qui peuvent être nommés comme ministres. Pour la durée, je suis d’accord avec la proposition de la CEDEAO qui a fixé à 12 mois, mais qui pourrait être revue.

<strong><em>Pensez-vous que les militaires doivent travailler seulement avec le M5 RFP ou bien avec toutes les forces vives du pays sans distinction de couleur, de religion et d’obédiences politiques ?</em></strong>

Bonne question, mais avant de la répondre, je me propose d’être un conseiller sans rémunération pour le CNSP, afin qu’il évite des erreurs. Oui il faut reconnaitre que le M5 RFP s’est bien battu pour que le régime puisse tomber, mais une fois l’objectif atteint, il devrait mettre un peu d’eau dans son vin en acceptant que la transition soit la plus inclusive. Pour vous répondre, oui le CNSP doit travailler avec tout le monde. Je profite de votre micro pour répondre à certains qui pensent qu’il faut écarter la vieille génération. De mon point de vue c’est un faux débat, par contre ce qui est logique, c’est d’écarter tous ceux qui traînent de bruits de casseroles et non stigmatiser un groupe d’âge. Il y a des bons jeunes comme des mauvais jeunes, il y a des bons vieux et de mauvais vieux.  Je demande aux militaires de travailler avec  tout le monde et je réitère mon appel  au M5 RFP pour qu’il facilite la tâche aux militaires. Mon souhait est qu’il  faille  même travailler avec les anciens dignitaires du régime d’IBK, les gens de l’ADEMA, du RPM sans oublier les maliens de la diaspora. J’ai même émis un souhait, celui de rencontrer tous les anciens présidents, les anciens premiers ministres, les anciens Présidents de l’Assemblée Nationale et les anciens ministres pour avoir leur point de vue pour une sortie de crise. J’aurais appris que les membres du CNSP ont rendu visite à l’ancien Président de la Transition  Dioncounda Traoré, aux anciens Présidents de la République Moussa Traoré et Amadou Toumani Touré, je leur propose d’aller voir également l’ancien Président  Alpha Oumar Konaré.

<strong><em>Quels conseils donneriez-vous au CNSP et à toute la classe politique pour une transition apaisée et inclusive ?</em></strong>

Une mise au point est nécessaire car j’aurais appris que certains députés ont attaqué la décision de dissolution de l’Assemblée par IBK, auprès des juridictions nationales et sous régionales. Qu’ils comprennent que c’est le peuple malien qui a dissout l’Assemblée Nationale pas IBK, bien que la loi lui donne cette autorisation. Pour rappel, si IBK avait accepté de dissoudre l’Assemblée Nationale, le Gouvernement de Boubou Cissé, comme demandé par le M5 RFP, la crise n’allait pas atteindre ce niveau. C’est Dieu qui a voulu qu’ils ne soient élus que pour trois mois, donc s’ils veulent revenir, ils n’ont qu’à aller se préparer pour les prochaines échéances. C’est valable pour les cadres politiques du M5 RFP  et pour  tous les partis politiques qui veulent être élus d’aller se préparer  à la base.

Je réitère mon souhait de laisser les militaires diriger la transition. Maintenant pour la durée, la CEDEAO a proposé 12 mois. Pourquoi pas ? Mais cette date pourrait être revue en fonction des priorités de la transition. A titre d’exemple, comme on avait prolongé le mandat des députés à deux reprises on pourrait  procéder de la même manière pour la transition en allant jusqu’à dix-huit mois.Je conseille aux militaires de ne pas s’amuser avec le pouvoir et d’éviter le syndrome Amadou Haya Sanogo. Donc, qu’ils gèrent leur transition, mais en écoutant tout le monde, à commencer par trois autorités morales, à savoir le Chérif M’Bouyé de Nioro, l’imam Mahmoud Dicko et Soufi Lassana Kané de Ségou.

Les militaires doivent se méfier des gens qui tournent autour de tous les plats de tous les régimes et qui viennent leur dire de procéder comme- ci et comme- çà ; ceux-ci sont des opportunistes. C’est le lieu pour moi de féliciter certains barons de l’ancien régime comme Bocari Tréta, Mamadou Diarassouba qui sont prêts à travailler pour la réussite de la transition.

<strong>Propos transcrits par Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Ultimatum</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-ultimatum-2-2895055.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 07:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La junte militaire qui a pris le pouvoir au Mali le 18 Août 2020 a jusqu’au 15septembre pour le rendre aux civils afin d’organiser une transition, la plus courte possible. C’est en tout cas l’ordre que la CEDEAO a intimé aux membres du CNSP lors de son sommet ordinaire tenu à Niamey au Niger.Assimi Goita et ses compagnons d’armes du Comité National pour le Salut du peuple  vont-ils entendre raison et alléger la souffrance du peuple malien en acceptant de se plier aux injonctions de l’organisation sous régionale ? L’appétit vorace du pouvoir est-il plus dominant chez nos militaires du CNSP que la mansuétude de voir le peuple martyr du Mali  sortir de cette crise qui n’a que trop duré ?

Tous les regards sont désormais tournés vers le Centre International des Conférences de Bamako, CICB où se tiennent du 10 au 12 septembre les concertations  dites nationales, organisées par la junte militaire du CNSP. Officiellement, ces journées de concertations ont pour objectif d’élaborer une charte de la Transition, de dégager une architecture définissant les organes, la durée  et de se prononcer sur le profil de celui ou de ceux qui doivent diriger la transition. Mais officieusement, c’est pour juste plébisciter la junte en lui demandant de rester  afin de  diriger « sa chose ».Va-t-on alors assister à une confrontation entre  deux camps l’un favorable à une transition civile et l’autre, certainement plus nombreux, qui serait favorable à celle des militaires ?

Comment comprendre que, des universitaires censés formés l’élite de demain, pourraient tomber bas en se fourvoyant dans des calculs politiciens  opportunistes, quand ils appellent, de tous leurs vœux,  à une gestion militaire de la transition, alors même qu’ils savent que le Mali a ratifié toutes les conventions, tous les traités de la CEDEAO.Nos Universitaires savent qu’un coup d’Etat quel que soit sa forme ou les conditions dans lesquelles il s’est déroulé, est un acte répréhensible au regard de  nos lois nationales à fortiori  celles  de la CEDEAO, donc vouloir défendre l’indéfendable pour seulement avoir des strapontins est malhonnête,  voire intellectuellement lâche. Les Universitaires doivent de façon désintéressée, être des éveilleurs  de conscience, plutôt que d’être de chercheurs de place à tout prix.En débat sur Studio Tamani, trois universitaires, pas des moindres, se sont dit favorables à une  gestion militaire de la transition, mais en associant les technocrates de la société civile.

Le jour où Assimi Goita et ses frères d’armes comprendront que tous ceux qui sont favorables à la gestion militaire de la transition sont des opportunistes chercheurs de places et qui sont prêts à les quitter à la première occasion, ils feront amende honorable en  remettant le pouvoir aux civils et en quittant la scène politique pour se consacrer à leurs missions régaliennes.

En somme, après l’ultimatum lancé par la CEDEAO et mesurant les conséquences des sanctions qui pèsent déjà sur le Mali, la junte militaire doit alors mettre à profit les trois journées de concertations pour poser les jalons d’une bonne transition avec une feuille de route claire, une architecture cohérente, le profil du civil qui doit diriger la transition et une durée assez raisonnable. En faisant cela, la junte d’Assimi Goita va écrire une nouvelle page de l’histoire de notre jeune démocratie, et surtout sera en odeur de sainteté avec les organisations sous régionale, régionale et internationale.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le secteur privé : L’amortisseur de la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-secteur-prive-lamortisseur-de-la-junte-2894286.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 01:54:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les organisations faitières du secteur privé malien (CCIM, CMTR, Chambre des mines, CNPM…) ont rencontré, le lundi 31 août 2020, les membres du CNSP dans le cadre des échanges pour la mise en place des organes de la transition. Lors de cette rencontre avec le gotha du secteur privé malien, les membres du CNSP ont été largement communiqués avec le poumon de l’économie malienne sur l’urgence de prendre des mesures idoines pour éviter toute rupture de stocks des produits de consommation, notamment les denrées de première nécessité. Cependant, tous ont convenu que cela passe par la levée du blocus sur les transactions financières à l’international.</strong>

Au cours des échanges, les émissaires du secteur privé ont évoqué divers points relatifs à l’approvisionnement du pays en produits de consommation.

Selon le président de la CCIM, Youssouf Bathily, le secteur privé a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour obtenir «la levée du blocus de la CEDEAO sur les transactions financières» ayant amené la BCEAO-Mali à fermer ses guichets. Si la banque centrale a, par la suite, ouvert ses guichets aux banques locales, celles-ci ne peuvent mener que des opérations de dépôts-retraits et transactions locales.

Or, en la matière, les transactions internationales, qui ne peuvent être menées par les banques maliennes qu’à travers le système mis en place par la BCEAO, sont indispensables pour les opérations d’importation des produits de consommation. En termes claires, si un opérateur économique malien veut faire des achats auprès d’un fournisseur hors du Mali, c’est sa banque au Mali qui est chargée de procéder au virement à la banque du fournisseur à l’étranger, cela à cause de l’importance des sommes en jeu.

Donc quels que soient les allègements faits par la CEDEAO par rapport au blocus il ne peut y avoir de nouvelles importations vers le Mali si les banques ne sont pas autorisées à procéder à des transactions financières à l’internationale. D’où l’urgence pour les putschistes de Kati d’agir vite en se conformant aux exigences communautaires prises lors du dernier sommet de l’organisation le 28 août dernier.

Une crise est venue s'ajouter à l'insécurité régnant dans le pays depuis 2012.

Contrairement à 2012, lors du précédent coup d'État malien, où c'était des sous-officiers qui avaient fait un coup d'État, cette fois-ci, ce sont des officiers supérieurs.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Associer ou écarter les « IBKistes » de la gestion de la transition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/associer-ou-ecarter-les-ibkistes-de-la-gestion-de-la-transition-2894280.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 01:40:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une nouvelle ère semble débuter au Mali  depuis le 18 août 2020, date de l’intervention de l’armée dans le jeu politique avec comme conséquence  le départ d’IBK du pouvoir. Des jeunes officiers se sont vus obliger d’intervenir pour mettre fin à  huit ans de gestion calamiteuse du régime IBK et surtout après plus deux mois de contestation, de manifestations parfois violentes.Le Mandé Mansa,le fusil à la nuque, n’a pas eu d’autre choix que de rendre le pouvoir à Assimi Goita et ses compagnons. Celui qui se croyait investi d’un pouvoir divin est sorti par la petite porte de l’histoire. IBK appartient  désormais au passé et son histoire est celle d’un homme qui a trahi sa patrie.

Il est  question aujourd’hui de la gestion de la transition, autrement dit  de l’après IBK. Ceux qui hier menaçaient l’Opposition de représailles, si elle  tenterait de s’attaquer au Président de la République, ou même de passer à proximité de sa résidence, se bousculent aujourd’hui au portillon du Camp Soundiata de Kati, fief de la junte.  Les anciens dignitaires  du régime IBK ont retourné la  veste quelques heures seulement après la démission du désormais ex Président de la République. Très  actifs auprès des militaires, ils sont sur le point de noyauter les vrais acteurs du changement que sont le M5 RFP et le CNSP. La question que bon nombre d’observateurs de la scène politique se posent est celle de savoir s’il faudrait  associer les anciens IBKistes à la gestion de la transition ou les bannir ?

Pour les membres de la junte au pouvoir, pas question d’exclure certains surtout s’ils sont exempts de reproches. Assimi Goita et ses frères d’armes, héros du 18 août  prônent un large consensus autour de la future charte de la transition pour l’élaboration de laquelle ils ont convié toutes les forces vives de la nation.Cette conception de la gestion de la transition n’est nullement partagée par les membres du M5 RFP, et une bonne partie de la société civile  qui pensent que ceux qui ont contribué à mettre à genou le pays ne doivent  pas faire partie  des acteurs majeurs de sa refondation. Les leaders du M5 RFP qui ont mené pendant des longs mois le combat contre le régime d’IBK, qu’ils ont qualifié de   ploutocratique et de  corrompu, ne s’accommoderaient pas avec la participation des IBKistes. Pour Choguel et ses camarades du M5 RFP sous le leadership éclairé de l’Imam Dicko,les réformes auxquelles le peuple aspire ne pourraient pas être réalisées avec ceux qui ont conseillé IBK ou qui ont participé à la mise à sac systématique du pays. Le M5 RFP ne souhaite surtout pas l’accompagnement de ceux qui ont aidé IBK à humilier le pays, à le rabaisser et à sous développer.

En définitive, si la junte voudrait bien la participation de toutes les forces vives de la nation, sans distinction elle n’aura non seulement  pas le soutien du M5 RFP et son coup de force n’aura pas servi à rien. Le nouveau Mali passe par un toilettage du système qui nous a plongé dans un abîme profond. Peut-on faire du nouveau avec du vieux ?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Encore une fin de gouvernance brutale : Les raisons d’un échec cuisant</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/encore-une-fin-de-gouvernance-brutale-les-raisons-dun-echec-cuisant-2894271.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 01:26:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali semble désormais abonné aux pays qui se sont embourbés dans le cercle vicieux des coups d’Etat à répétition. Aujourd’hui, le pays a de nouveau rendez-vous avec une transition, la troisième de son histoire. En attendant de connaitre les contours de cette transition, il est vital de poser le diagnostic de la gouvernance au Mali. Car, il est fort à craindre que le pays ait pris l’habitude très regrettable d’évincer le président en place, dès que la gouvernance soit contestée.</em></strong>

Il n’y a pas si longtemps, le pays était pourtant cité comme un modèle de stabilité institutionnelle et même sécuritaire. Un modèle qui a vite fait de s’effondrer car ne reposant pas sur des bases solides. Le putsch inopiné et hasardeux de 2012 eut au moins le mérite de mettre à nue les tares d’une gouvernance qui n’était belle que de façade. Huit ans, et à peine deux ans après la réélection du président en place, un autre putsch survint. Beaucoup mieux préparé celui-ci. Trop bien préparée même, diront certains. Qu’à cela ne tienne, ce qui est fait est fait. Il faut aller de l’avant.

La mauvaise gouvernance avec son corollaire de corruptions en est une des principales raisons. Rentrée par la grande porte avec l’avènement de la démocratie, du sommet vers la base, aujourd’hui, la corruption gangrène tous les secteurs d’activités au Mali. Pire encore, elle ferait même partie aujourd’hui des us de la société malienne, au même titre que notre légendaire Sinankouya. Qui ne s’accommode pas de la corruption au Mali avec son lit de petits arrangements, est traite de méchant, d’anti-social, et même, tenez-vous bien, de <em>danga den, </em>enfant maudit<em>.</em> L’illicite est devenu licite, les valeurs morales ont tendance à disparaitre, et la justice laisse place à l’impunité. Au point que nos palais de Justice, justement censé rendre justice, se transforme en véritables souks où la raison est donné aux plus nantis. La maxime de Victor Hugo aura trouvé tout son sens au Mali : selon que vous soyez puissant ou misérable, la Justice vous rendra innocent ou coupable.

Le régime IBK fut incapable d’imposer la gouvernance vertueuse tant souhaitée, du sommet vers la base. Son cercle rapproché, et même des hauts gradés de son armée, se seraient rendus coupables de crimes économiques qualifiés. Le tout sans qu’aucun suspect soit poursuivi.  A l’épreuve du pouvoir, IBK n’était ni plus ni moins qu’un effet d’annonce. Au prochain président de la République de comprendre qu’il doit avoir l’ombre posé pour imposer tout ce qu’il croit être bon pour le pays.

Que dire alors du système en place ? Qu’il soit judiciaire, politique ou institutionnel, force est de reconnaitre qu’il est en total déphasage avec les réalités du pays. A ce niveau, un travail de réflexion devra être mené. Le copier-coller ne peut être une stratégie de gouvernance. Le Mali mérite lui aussi d’avoir son propre système. A titre d’exemple, le système politique en place entend appliquer la démocratie classique faite de contradiction, avec en place une majorité et une opposition. Le bureau du chef de file de l’opposition a un budget annuel de 500 millions pour exercer son rôle de contre-pouvoir. Cependant, dans un pays où le taux d’analphabétisme reste élevé, le citoyen lambda aura du mal à comprendre les subtilités que dégage un tel système. De plus, adopter un tel système dans un pays où les fondamentaux peine à exister, ne relèverait-il pas du luxe ? Comment peut-on critiquer à outrance la gouvernance dans un pays où toutes les forces doivent être unies pour vaincre le marasme ambiant ?  S’adonner à une telle mise en scène est une grande perte de temps et d’énergie. Construisons l’essentiel, ensuite on verra !

Enfin, la classe militaire et politique devront comprendre qu’ils n’ont pas carte blanche. Les soldats devront regagner les casernes et garder à l’esprit qu’ils ne doivent pas avoir la gâchette facile pour une autre interruption de gouvernance. Quant aux politiques, qu’ils évitent d’instrumentaliser la masse populaire en profitant des frustrations du moment.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ecole à double vitesse : Le Censeur de l’école Solidarité se prononce</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-a-double-vitesse-le-censeur-de-lecole-solidarite-se-prononce-2894290.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 01:21:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La situation de l’ouverture des écoles maliennes reste une préoccupation pour tous les maliens et notamment les responsables scolaires.

SOMBOUNOU, le Censeur de l’école Solidarité ne fait pas dans la langue de bois

Selon le censeur, la rentrée du mardi 1<sup>er</sup> septembre dernier est illégale car c’est le gouvernement qui doit décider de la rentrée et la fermeture.

« L’ouverture et la fermeture partielle ou totale d’une école sur le territoire national d’un pays doivent être décidées par l’Etat. Car c’est lui qui peut décider du sort de l’année donc si les écoles privées ouvrent sans l’autorisation étatique et que l’année devient blanche, automatiquement les écoles privées seront discréditées et risque de rembourser les parents car elles ont repris sans une décision nationale ».

En résumé selon le censeur : « l’ouverture et la fermeture des écoles émanent des politiques nationales étatiques. Car nul ne peut assumer les conséquences surtout en temps de pandémie ».

Le <strong>collectif des syndicats</strong> des<strong> enseignants signataires</strong> du <strong>15 octobre 2016</strong> demande l’application de l<strong>’article 39 de la loi</strong> portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Cette frustration est née de l’accord conclu entre le  gouvernement et l’UNTM le 29 janvier 2019, cependant l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et  spéciale, stipule que : « Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ».

<strong>Mohamed SOGODOGO, stagiaire</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maïs grillé « Kaba » :  L’or en épis pour les femmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mais-grille-kaba-lor-en-epis-pour-les-femmes-2894288.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 00:59:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En cette période notamment hivernale, le maïs grillé est très prisé par les maliens. La vente se fait à tous les carrefours et rues fréquentés. Son commerce est devenu une activité génératrice de revenus pour plusieurs femmes. Aujourd’hui, il est pratiquement impossible de faire un tour en ville, ou dans les quartiers sans les voir proposées ce céréales ou voir quelqu’un entrain de mastiquer du « kaba » bouche pleine. </strong>

<strong>Le sac de maïs sur le marché ou dans les champs est cédé à 4 000 ou 5 000 FCFA pour un bénéfice de 2 000 à 2 500 FCFA après la vente. </strong>

Depuis fort longtemps, la saison du maïs frais coïncide généralement avec les vacances. Ce qui rend le travail plus facile pour les femmes et les jeunes filles.

Assises derrière un fourneau, éventail à la main, un tas de maïs étalé sur un sac vide, ses femmes se battent contre le soleil, pluies et vent pour avoir un peu d’argent

Rokia grille du maïs pour pouvoir subvenir à ses besoins et celui de ses enfants et aider son mari à faire face aux dépenses de la famille : « Je suis ménagère, mais je fais le petit commerce. Je change juste de produits en fonction de leur disponibilité et actuellement, c’est la saison des maïs, et ça marche bien. J’aide mon mari à faire les dépenses de la maison », explique- t-elle.

La femme malienne est de nature entreprenante. Que ça soit aux villages ou celles qui excellent dans le petit commerce dans les marchés des grande villes. Malgré tout, les femmes sont les plus touchées par la pauvreté.

En dépit de leur courage à entreprendre, les activités économiques ne profitent que peu aux femmes maliennes à cause du taux élevé d’analphabétisation, ce qui pourrait expliquer en partie la difficulté pour elles d’accéder aux technologies et aux formations pour optimiser leurs activités génératrices de revenus.

Les femmes maliennes conçoivent entrepreneuriat comme une activité  annexe qui permet de couvrir les petites dépenses familiales. Avec cette mentalité, il est difficile de développer le business.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Katatani : Le caporal de la circulation bamakoise</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/katatani-le-caporal-de-la-circulation-bamakoise-2893946.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 09:18:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les tricycles, une politique d’emploi des plus hautes autorités, certes, mais aujourd’hui un véritable casse-tête. Ils représentent un réel danger sur les peu de routes de la Bamako surtout en cette période sont devenues des champs de mine. Ces nouveaux conducteurs n’ont souvent aucune notion du code de la route. C’est pourquoi, leurs victimes sont de plus en plus nombreuses. Leur réputation est en passe d’être pire que celle de nos fameux sotrama et taxis,  car se considérant par moment maître de la route.</strong>

Ces engins à trois roues et de toutes formes provoquent des buchons fréquemment sur les routes.

Les agents chargés de réguler la circulation se serrent la mine dès qu’ils aperçoivent un.

Par ailleurs certaines personnes trouvent leur bien-fondé, comblant le vide laissé par les transports commun. En plus, ils offrent un réel soulagement par le transport de marchandises et d’autres services de transport qu’ils offrent.

La circulation dans la capitale du Mali est de plus en plus difficile à cause du manque de courtoisie et de l’anarchie des conducteurs de motos, de vélos de charrettes, de  poussepousse et tout récemment des tricycles, au grand désarroi des piétons, en somme un véritable parcours du combattant.

&nbsp;

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après un coup d’état globalement salué à l’interne :  Les démons du passé refont&#45;ils surface ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/apres-un-coup-detat-globalement-salue-a-linterne-les-demons-du-passe-refont-ils-surface-2893940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 08:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le pic de frustrations et de déceptions suite à la gouvernance tâtonneuse d’IBK eut finalement comme conséquence le renversement de celui-ci par une junte composée d’officiers. Un coup d’Etat light globalement salué par les différentes couches de la population. Cependant, en y regardant de plus près, et en gardant à l’esprit que le diable se cache dans les détails, ce peuple malien devra rapidement redressé le gouvernail.</em></strong>

L’on pensa assez naïvement que le plus dur était fait,  que désormais les Maliens regardent tous dans la même direction, et que la sincérité était enfin devenue la religion commune de tous. Eh bien, il semblerait qu’entre l’épisode traumatisante de 2012 et celle atypique que l’on vit, que le Malien ait comme un blanc de mémoire. Car encore une fois, les acteurs principales de la scène publique semble tous focalisés sur le partage du pouvoir. Koulouba et environs, sont le centre de toutes les convoitises au point d’occulter l’essentiel du travail qui devra être accomplit. Il s’agira surtout de travailler tous main dans la main, sans aucun esprit de suspicion, avec toujours en tête, l’intérêt supérieur de la Nation.

C’est ainsi que demain devront commencer des concertations nationales afin de tracer une feuille de route consensuelle pour une transition apaisée et réussie. Le CNSP espère ainsi récolter des propositions probantes afin d’alléger le très lourd poids de gestion du pays qui pèse sur ses épaules. Des concertations qui, si elles sont bien menées, seront la porte ouverte pour un retour rapide à la normale. Par contre, si l’esprit de partisannerie l’emporte sur la raison, alors de jours incertains s’annoncent de nouveau, qu’à Dieu ne plaise.

Car déjà, des faits semblent montrer que le spectre du calcul politicien plane sur le Mali. Le M5 RFP revendique en quelque sorte la paternité de la chute d’IBK. Il espère jouir du capital sympathie qu’il aurait rassemblé au cours des dernières semaines. Il s’estime légitime pour continuer le combat du peuple malien. D’un autre côté, le CNSP, après s’être affiché au côté du Mouvement lors d’un rassemblement, entend lui aussi prouvé que le putsch est bel et bien son œuvre, et que de ce fait, il peut bien avoir son mot à dire dans la gestion du pays. Il s’agit d’une divergence qui  existe avec en toile de fond les menaces de la CEDEAO pour une transition civile d’un an.

Une chose est sûre. Ce n’est nullement le moment de profiter d’une quelconque brèche afin d’en tirer quelque profit que ce soit. Priorité doit être donné au comment organiser la transition, et plus essentiel encore : sur quels critères se baser pour choisir celui ou celle qui la dirigera.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Livraison du pain à  Bamako :  Quand l’hygiène est le dernier souci des livreurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/livraison-du-pain-a-bamako-quand-lhygiene-est-le-dernier-souci-des-livreurs-2893944.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 07:53:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A Bamako, </strong><strong>les conditions de transport du pain montrent à suffisance que certains maliens accordent peu d’importance à l’hygiène</strong><strong>. Personne ne peu rester indifférent, à la façon par laquelle le pain est transporté, des boulangeries aux boutiques ou aux points de ventes</strong><strong> avec des moyens à la limite dérisoires (motos, vielles fourgonnettes). Certains s’invitent dans cette activité comme des femmes d’un certains âges qui vont directement s’approvisionner pour revendre en exposant le pain à l’air libre. </strong>

Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, le scenario reste le même.

Dans les boutiques, un autre décor sans hygiène. Le pain est posé sur un comptoir, ayant reçu son dernier coup de balai depuis un bon moment, pire à proximité de produits tels que le pétrole, huile, insecticides, savons etc, à la merci des rats et des cafards, chats pour ne citer que ceux-ci.

La distribution et la vente du pain dans la capitale Bamako constituent une problématique avec  plusieurs interrogations à cause des conditions d’hygiènes dans la distribution et dans le stockage.

Il est notoire de constater que depuis quelques années, les certaines organisations de la société civile, ont pris conscience des mauvaises conditions de transport et de vente du pain. Autre fois, au Mali les céréales comme le mil, le riz, le sorgho, le maïs constituaient la base de l’alimentation. Aujourd’hui on constate depuis un certain temps une diversification du régime alimentaire due aux exigences de la vie en ville. Ainsi le pain est devenu l’aliment de base. Avec comme conséquence, la demande est de plus en plus croissante. Elle s’explique en partie par la prolifération des boulangeries dans le District. Cette augmentation du nombre de boulangeries devrait s’accompagner par des exigences de qualité dans tous le processus de fabrication et la chaine de  distribution. La qualité est en effet une donnée importante car elle va déterminer la préférence des consommateurs provenant d’une boulangerie à une autre.

Quant à la distribution et la vente du pain, le spectacle qui s’offre à nos regards devrait nous couper l’appétit. Des boulangers que nous avons approchés estiment cependant que la responsabilité est à partager entre les livreurs, les boulangers et les boutiquiers.

Et les associations de consommateurs, dans tout ça ?

Pourquoi les consommateurs ne bouderaient-ils pas le pain, tant qu’il est produit et distribué de cette façon ?

Des questions que chaque maliens se posent sans réponse. On peut lui attribuer le pouvoir de donner à l’homme la force nécessaire pour accomplir un certain effort physique. Le pain, aujourd’hui, est devenu presqu’indispensable dans la majeure partie des foyers. Sauf que cette place n’est pas sans conséquence sur la santé, faute de conditions requises dans la fabrication et la distribution dans la capitale malienne. Le comble de l’ironie est que, les autorités en charge de la question ne prennent aucune disposition pour mettre fin à ce fléau mortel.
À Bamako, Le pain, disons-le, le pain est un aliment très prisé. Du petit déjeuner au diner en passant par le déjeuner, ce sont plusieurs milliers de miches de pain qui sont consommées chaque jour. Autrement dit, le pain est un aliment incontournable pour la majeure partie de nos familles. En effet, les conditions de fabrication, dans certaines boulangeries, et d’acheminement peuvent en faire un produit très dangereux pour les clients. De nos jours, la moto, est le moyen le plus utilisé pour la distribution du pain. Et le plus souvent, sans aucune condition d’hygiène.
Les règles d’hygiène sont peu respectées par les fabricants. Aucun système de contrôle n’est mis en place (en tout cas, à notre connaissance) pour protéger les consommateurs et sanctionner le non-respect des normes en la matière. Des boulangeries sont installées dans des sites qui laissent à désirer. Pendant ce temps, le pain continue de gagner en popularité auprès des Maliens, et ce avec les conséquences y afférentes. Pour en savoir davantage sur l’importance du pain et les dangers qu’il peut représenter pour la population, nous avons approché quelques consommateurs.
<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Exploitation dans la mine d’or de Morila :  Mali Lithium Limited (MLL) détient désormais 80%</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-dans-la-mine-dor-de-morila-mali-lithium-limited-mll-detient-desormais-80-2893942.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 07:52:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est à travers un communiqué de presse, publié, le lundi 31 août, que la société Barrick Gold Coorporation a annoncé qu’en accord avec Anglo Gold Ashanti Limited, ils ont accepté de vendre leur part de 80 % dans la mine d’or de Morila à Mali Lithium Limited (MLL) pour un coût envoisinant 27 millions de dollars US soit 14.850.000.000 francs CFA. Le communiqué précise que la vente doit être bouclée avant fin octobre 2020 à condition, notamment de sa reconnaissance par l’Etat du Mali, qui détient 20% de la mine d’or de Morila.</strong>

La découverte et le développement de Morila, qui a donné son premier lingot d’or en octobre 2000, ont permis à la compagnie BarrickRandgold, une croissance de Ressources et à en faire l’une des principales mines d’or.

La mine a produit 6,9 millions d’onces d’or et a payé plus de 2,5 milliards de dollars US à ses parties prenantes sous la forme de taxes et de dividendes.

MLL estime le restant des ressources minerals à 1.3 million d’onces d’or, 32 million tonnes soit 1.26g/t d’or.

D’autres infrastructures y compris des usines de production avec une capacité de production de 4, 5 million de tonnes par an. MLL compte accroitre cette ressource grâce au démarrage, sous peu, d’une campagne de forages ainsi qu’à l’intégration du gisement d’or Koting, situé sur son projet Massigui, adjacent à la Morila. Un nouveau plan minier, intégrant les nouvelles estimations ainsi que le prix actuel de l’or, est déjà en cours de préparation. Il faut souligner qu’outre Massigui, Mali Lithium contrôle le projet aurifère Dankassa ainsi que son actif phare, le projet de lithium Goulamina.

Cette opération permettra à  Barrick de se concentrer sur d’autres projets.

Dans le budget, les ressources tirées de l’or ont représentent 22,0% des ressources totales dans le budget 2019, soit un montant de 401 milliards de FCFA. Les ressources de l’or se répartissent entre les recettes fiscales 374 milliards contre 355 milliards en 2018 et les recettes non fiscales 27 milliards contre 28 milliards en 2018.

Troisième  producteur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana, cependant, la contribution totale des sociétés minières, au développement local, est insignifiante. Les attentes des communautés locales, en ce qui concerne l’amélioration de leur niveau de vie (éducation, formation, création d’emplois, infrastructures) ne sont pas comblées.

La production annuelle moyenne est de 50 tonnes et les réserves sont de 658 tonnes, selon la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM). L’Etat est actionnaire à 20% dans sept des huit sociétés en production.

Le secteur minier est très vital pour l’économie nationale. Seulement, les autorités ne disposent pas de moyens efficaces de contrôle de la production annuelle de ces multinationales.

Force est de reconnaitre que, l’orpaillage concurrence la production industrielle et représenterait  de 15 % à 50% de la production du métal précieux.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Concertations</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mot-de-la-semaine-concertations-2-2893938.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 07:47:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est demain samedi 5 septembre 2020 que débuteront les concertations nationales convoquées par les nouveaux hommes forts du Mali, le Colonel Assimi Goita et ses frères d’armes. Ces concertations auxquelles toutes les forces vives du pays sont conviées, plancheront, officiellement, sur la gestion de la transition et cela deux semaines après la démission du Président de la République IBK. Cette deuxième tentative du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, intervient après l’échec d’une première concertation  non inclusive, selon certains acteurs majeurs. C’est pourquoi la junte a pris soin d’inviter toutes les forces sociopolitiques afin qu’un consensus puisse se dégager pour une transition politique  acceptable.

Après avoir pris connaissance de la convocation, quelques  questions majeures nous ont assaillies, parmi lesquelles, est ce queces concertations permettront d’aboutir à des organes et à une feuille de route consensuelle  pour une transition apaisée. Ne seront-elles pas  une manière pour la junte d’avoir une légitimité populaire et de pouvoir se maintenir, si telle est la volonté de la majorité des participants ? Le M5 RFP sera-t-il présent à ce forum qui serait  à leurs yeux un bricolage et un tricotage d’un tissu taillé à la mesure du Colonel Assimi Goita et ses compagnons d’armes ?

Tout porte à croire que les jeunes officiers mutins n’ont pas compris l’appel pressant que l’autorité morale du M5 RFP, en l’occurrence l’Imam Mahmoud Dicko,  leur a lancé. Ils continuent dans leur lancée suicidaire en œuvrant et en manœuvrant de façon solitaire. En analysant le communiqué qui a valeur de convocation, on ne sent pas la touche du M5 RFP et pourtant ce mouvement est un acteur majeur du changement qui a eu lieu le 18 Août 2020. Donc vouloir écarter le M5 RFP ou encore  le mettre aumême rang que les forces opposées au changement, est un crime de lèse-majesté. Le M5 RFP avait fait 99 % du boulot avant d’être parachevé par les officiers du CNSP, donc à César ce qui appartient à César, au M5 RFP sa victoire. En effet, la crainte d’un échec des concertations n’est plus à évacuer d’un revers de  main. Tous les indices d’un fiasco sont réunis, ils sont d’abord d’ordre organisationnel, mais également par  le profil  des participants à ce forum, l’on ne saurait s’attendre à quelque chose de positif.

La convocation, par sa forme, pose de sérieux problèmes de représentativité, car en demandant à tous les partis politiques de la Majorité, comme ceux de l’opposition ainsi que le M5 RFP et les organisations de la société civile, on créerait un tel désordre qu’on ne pourra rien construire de potable. Les partis politiques sont au nombre de 264, les organisations de la société civile sont aussi nombreuses. Comment pourrait-on canaliser ce monde disparate ?

Parlant du fond, l’ordre du jour proposé par la junte et qui sera soumis aux participants aux concertations nationales, est tout aussi confus et touffus. Par conséquent,il ne permettra pas de mener un débat franc, constructif, permettant d’avoir les éléments constitutifs d’une bonne transition. Ces concertations, si elles ont lieu ne seront juste qu’un cadre permettant aux hommes politiques et à ceux des organisations  de la société civile de défiler sur le podium et cela pendant deux jours pour arriver à la conclusion qu’il faille permettre à la junte de diriger la transition parce que les civils ne se sont pas entendus .

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La classe politique est favorable a une transition civile :  Le CNSP va&#45;t&#45;il enfin se résoudre à remettre le pouvoir aux civils ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-classe-politique-est-favorable-a-une-transition-civile-le-cnsp-va-t-il-enfin-se-resoudre-a-remettre-le-pouvoir-aux-civils-2893937.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 07:44:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidemment, Assimi Goita et ses hommes n’ont plus assez de marge de manœuvre et leurs jours semblent désormais comptés au pouvoir. Tel parait être la volonté d’une écrasante majorité de la classe politique malienne et de la communauté internationale.Et pourtant, les auteurs du coup d’Etat  ont été accueillis comme des héros le 19 Août soit quelques heures après leur opération coup de grâce qui a permis de débarrasser le Mali d’un régime corrompu et incapable d’IBK. L’effervescence a été de courte durée quand les jeunes officiers ont commencé à se faire découvrir et à poser certains actes qui sont aux antipodes de la révolution pacifique menée par une frange importante du peuple.La communauté internationale, avec à sa tête l’O.N.U, a été la première à s’indigner d’un changement anticonstitutionnel, avant d’être rejointe par les autres organisations comme l’U.A et la CEDEAO. Cette dernière est allée loin en lançant  un Ultimatum qui  expirera le lundi 7 septembre 2020, pour que la junte rende le pouvoir aux civils.</em></strong>

L’étau se resserre véritablement  autour du colonel Assimi Goita, Président du CNSP et ses hommes. Et sans être un oiseau de mauvais augure, leurs jours à la tête du Mali semblent désormais comptés, tant la pression est grande  au dedans comme au dehors. Devant une communauté internationale hostile au pouvoir Kaki, le salut du CNSP ne pourrait venir que du peuple malien. Seul le soutien du peuple pourrait leur permettre de faire une sortie honorable, alors que pour avoir ce soutien il faut, au prime abord, accepter de céder le pouvoir aux civils, secundo regagner les casernes ou tout au moins diriger un organe militaire de redressement de l’armée qui sera taillé à leur mesure. Donc, il leur revient de saisir l’occasion qui est celle des concertations pour remettre le pouvoir aux civils et de continuer à jouer le rôle d’arbitre.

Que les mutins  soient sourds aux chansons des laudateurs et autres opportunistes qui ne cesseront jamais de leur faire miroiter la possibilité de gérer la transition.  Ce sont Ces mêmes  gens qui ont fait croire à IBK qu’il a leur soutien, avant de lui tourner dos et de défiler sur le petit écran pour condamner du bout des lèvres le coup d’Etat, avant d’aller s’inscrire sur la liste du CNSP afin d’avoir une audience  pour aller apporter leur soutien à la junte. Ils ont déjà réussi à mettre dos à dos le CNSP et leur principal allié le M5 RFP et continuent à être à la manœuvre pour pousser Assimi Goita et ses hommes à la faute, en voulant diriger la transition. Aucun mouvement, aucun parti politique ne pourraient garantir au CNSP son soutien contre vents et marées pour la gestion de la transition par la soldatesque.

Ceux qui voudraient que le CNSP dirige la Transition sont dans leur grande majorité composés d’anciens dignitaires du régime IBK, qui ont peur d’être épinglés par le nouveau régime. Donc ayant à faire avec des jeunes officiers inexpérimentés, ils pensent pouvoir tirer la couverture sur eux. Certains, parmi ces nostalgiques de l’ancien régime, ne souhaitant pas s’attirer la foudre de la CEDEAO, essaient de  jouer  à l’équilibrisme en disant oui, du bout des lèvres, à une transition civile, mais en conditionnant leur soutien à l’option de la CEDEAO par une transition dirigée par une personnalité neutre et apolitique. Ou tout au plus, ils proposent une transition civilo-militaire. Cette dernière proposition serait faite à dessein  afin que les quelques civils qui y figureront soient noyautés par les militaires.

Les jeunes officiers doivent comprendre que le pouvoir Kaki est non seulement révolu, mais aussi et surtout qu’il est difficile de parler  politique en dehors des acteurs politiques. Ceux qui, pour des calculs électoraux,  veulent que la junte militaire dirige la transition, sont loin d’être ses amis, mais ils ne sont que des opportunistes qui veulent se servir d’elle.

En définitive, le CNSP du colonel Assimi Goita a tout intérêt à remettre le pouvoir aux civils et cela dans un bref délai afin d’éviter au Mali et aux maliens non seulement  les affres de la sanction de l’organisation sous régionale, la  CEDEAO, mais aussi et surtout pour avoir une retraite dorée après la courte durée passée au pouvoir. Tout autre schéma serait  suicidaire.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Demba Traoré, Clement Dembélé, Nouhoum Sarr, Ben le Cerveau et Mohamed Salia Touré :  Ces cinq figures juvéniles du M5 RFP font rêver d’un avenir radieux pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-demba-traore-clement-dembele-nouhoum-sarr-ben-le-cerveau-et-mohamed-2893134.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 12:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le Mouvement de contestation contre le régime IBK, dénommé le M5 RFP a tenu la dragée haute pendant des mois c’est grâce à la détermination de ses membres, au génie créateur et à la combativité  de sa frange juvénile et surtout à la  grande capacité de mobilisation de son autorité morale, l’imam Mahmoud Dicko. L’objectif final du Mouvement qui était le départ d’IBK et de tout son régime a été atteint. Une junte militaire a fini par parachever l’œuvre du M5 en poussant le Président à dissoudre l’Assemblée Nationale, le Gouvernement et  à rendre sa propre  démission. Dans l’euphorie de ce que certains  ont appelé victoire du peuple, cinq figures emblématiques et juvéniles ont forgé notre admiration grâce à  leurs contributions de taille dans le combat contre le régime IBK. Il s’agit de Me Demba Traoré, du Professeur Clément Dembélé, de Nouhoum Sarr, d’Adama Ben Diarra dit Ben le cerveau et de Mohamed Salia Touré. Ces jeunes sur qui le Mali peut désormais compter pour assurer la relève, sont des mouvements politiques différents, mais ont en commun l’engagement pour le pays. Voici les parcours de ces cinq jeunes du M5 RFP que le destin a voulu qu’ils fassent partie d’un même mouvement pour donner un nouveau souffle au Mali.</em></strong>

<strong><em>Me Demba Traoré </em></strong>

Avocat de son état, ancien député élu en commune VI, ancien ministre, Me Demba Traoré est le secrétaire à la communication de l’Union pour la République et la Démocratie, URD. L’un des fidèles de Soumaila Cissé, Me Demba Traoré, le juriste maison du parti de la poignée des mains,est également l’une des têtes pensantes du parti du chef de file de l’Opposition. Membre du FSD et du M5 RFP, Me Demba Traoré  fait  non seulement partie des personnalités clefs du Mouvement du 5 juin, mais aussi et surtout l’un de ses précurseurs. Membre du comité stratégique du Mouvement, Me Demba Traoré dirige également le panel d’avocats commis par le M5 pour la défense des droits des victimes et surtout pour la conformité des actions menées par le Mouvement au regard des lois. Me Demba Traoré, courageux et intelligent,  est non seulement l’un des maillons forts du Mouvement, mais aussi et surtout fait partie des jeunes sur lesquels le Mali pourrait bien compter pour bâtir un avenir radieux.

<strong><em>Pr Clément Dembélé </em></strong>

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, on doit tout de même reconnaitre que parmi les leaders politiques jeunes, Pr Clément Mamadou Dembélé est celui qui a secoué le cocotier pour dénoncer les délinquants financiers. Il devient du coup le chantre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Président de la Plateforme de lutte Contre la Corruption et le Chômage des jeunes, PCC, Pr Clément a été pendant des années durant un éveilleur de conscience. Meetings de dénonciation et plaintes contre des cadres se sont succédé sans discontinuer. Véritable objecteur des autorités maliennes, grâce à lui la justice s’est réveillée et des gros bonnets du régime ont été écroués en prison. Qui ne se rappelle pas des actions du Pr ? Son Mouvement a assiégé pendant des semaines l’OCLEI afin que Moumoune Guindo, qui en est le Président, puisse épingler tous les fonctionnaires qui refusent de déclarer leurs biens, conformément à la loi. Son combat a également  permis aux citoyens en âge d’avoir un numéro d’identification nationale, NINA, d’avoir accès à ce précieux sésame. Membre fondateur d’Espoir Mali Kura, EMK et de M5 RFP, Pr Clément Dembélé fait partie aujourd’hui des jeunes leaders qui comptent aujourd’hui au Mali.

<strong><em>Nouhoum Sarr </em></strong>

L’adage selon lequel aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années colle bien à ce brillant jeune. Président du Front Africain pour le Développement, FAD, Nouhoum Sarr est incontestablement le plus grand  et convaincant jeune débatteur du Mali. Il a mis au pilori ceux qui se prenaient pour les plus grands connaisseurs des grands dossiers. Constant dans son combat depuis 2013, il n’a jamais troqué son manteau d’opposant aux strapontins comme certains jeunes. Membre du FSD et du M5 RFP, M. Sarr fait partie des têtes pensantes du Mouvement.  Qui ne se rappelle pas de ses sorties télévisuelles, il a non seulement fait honneur au M5 RFP, mais aussi et surtout l’a défendu avec brio et conviction sur les plateaux de télé. Ni enlevé par la police politique  du régime, encore moins propositions d’argent ou de postes n’ont fait changer M. Sarr de position et de jugement, car il  croyait dur comme fer que le régime IBK devrait quitter parcequ’incapable de résoudre les multiples problèmes du Mali. Nouhoum Sarr a participé de la plus belle des manières au combat contre le régime, qu’il a toujours qualifié de corrompu et d’incapable. Il fait partie des bonnes graines qui feront émerger le Mali.

<strong><em>Adama Ben Diarra dit Ben le Cerveau </em></strong>

Grand admirateur de l’ancien Président du  Burkina Faso, Thomas Sankara, Ben le Cerveau est l’un des jeunes leaders  les plus combatifs, les plus engagés  du Mouvement. Activiste au sens positif du terme, Adama Ben Diarra a porté le flambeau de la lutte contre le régime IBK à Kati depuis des années. Donc, la création du M5 RFP a été pour lui une occasion et un cadre de bien s’exprimer et de défendre ses convictions. Arrêté lors d’une des manifestations du M5 RFP, Ben le Cerveau a subi des sévices corporels de la part de ses bourreaux, mais ni tortures, ni humiliations, encore moins propositions de postes ou d’argent n’ont ébranlé le jeune leader. Convaincu des idéaux qu’il défendait, inspiré par les idées de Thomas Sankara, Ben le Cerveau a cru jusqu’au bout que le régime IBK doit partir pour qu’un autre Mali puisse naitre. Membre très influent de la jeunesse M5 RFP,il en est aujourd’hui un de ses héros. Il fait lui aussi partie des jeunes sur lesquels le Mali pourrait fonder de l’espoir.

<strong><em>Mohamed Salia Touré</em></strong> :Il est l’un des bras droits de l’Imam Dicko, membre de la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de Mahmoud Dicko, CMAS et du M5 RFP, Mohamed Salia Touré fut d’abord le Président du Conseil National des Jeunes, CNJ, poste qu’il a volontairement quitté pourne pas être non seulement  comptable de la mauvaise gestion de la structure, mais aussi et surtout en réaction contre l’assujettissement au régime d’IBK. Mohamed Salia Touré, membre influent de la CMAS,  est surtout connu pour son éloquence et son sens de l’humour et de l’art. Intelligent et cultivé, son combat a été beaucoup plus artistique que politique. Ses poèmes ou (POYI en Bamanan) ont non seulement séduit plus d’un, mais aussi et surtout, sont des véritables leçons de sensibilisation et d’éveil citoyen. Un des privilégiés de l’Imam Dicko, Mohamed Salia Touré est également l’une des sommités de la frange juvénile du M5 RFP.Il fait partie de la jeunesse saine du Mali sur laquelle on peut fonder de l’espoir pour relever les multiples défis auxquels le pays est confronté.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ultimatum de la CEDEAO, déception du M5 RFP: La junte du colonel Goita est désormais assise sur une poudrière</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ultimatum-de-la-cedeao-deception-du-m5-rfp-la-junte-du-colonel-goita-est-2893000.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/ultimatum-de-la-cedeao-deception-du-m5-rfp-la-junte-du-colonel-goita-est-2893000.html</guid>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 09:00:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En sommet par visioconférence  sur la crise malienne,  les chefs d'États de la CEDEAO ont intimé à  la junte de remettre le pouvoir aux civils afin d'organiser une transition politique de  douze mois. Cette réunion a également reconduit les sanctions contre le Mali et donné un ultimatum à  peine voilé à  la junte militaire pour qu'elle rende le pouvoir aux civils. Le M5 RFP, le regroupement politique qui semble avoir la légitimité s'offusque aussi de n'avoir pas été associé à la gestion et commence à se plaindre et à critiquer certaines décisions prises unilatéralement  alors qu'il estime être l'un des deux piliers  qui ont été à la base du changement. La junte pourrait-elle résister à  ces deux pressions ? Ne doit-elle pas comprendre que le pouvoir kaki est révolu sous nos tropiques ? </em></strong>

Accueillis en héros et applaudis en véritables libérateurs,  les jeunes officiers qui ont mis fin à  sept ans de souffrance du peuple malien en poussant à la démission le Président de la République sont en train de décevoir. Deux faits majeurs nous poussent à  faire une telle affirmation,  le premier est la mise à l'écart du M5 RFP,  ce mouvement qui a tenu la dragée haute pendant des mois et qui est un acteur majeur incontournable pour une sortie de crise. Le deuxième fait majeur est l'acte fondamental pris de façon unilatérale par la junte et qui fait  du  colonel Assimi Goita le chef de l'État.

La junte militaire est désormais soumise à des pressions et risque d'être  désavouée par la population si elle ne répond pas favorablement à  la demande de la CEDEAO  relative à l'organisation d'une transition civile de 12 mois afin de renouer rapidement avec la démocratie et le fonctionnement normal des institutions  en dotant le Mali d'un pouvoir légitime.

La réunion  des chefs d'État de la CEDEAO  a décidé de maintenir les sanctions, excepté les denrées de première nécessité,  jusqu'à la satisfaction des recommandations  qui sont entre autres l'organisation d'une transition civile avec un Président et un Premier ministre tous civils, et cela dans un délai de 12 mois. La réunion des chefs d'État  de la CEDEAO souhaite voir ces recommandations mis en œuvre rapidement pour éviter des  désagréments au peuple malien qui souffre déjà depuis sept ans.

Pourquoi la junte militaire traîne-t-elle les pieds face aux injonctions de l’organisation sous régionale ? Est-elle consciente des risques qu'elle  encourt ? Elle a tout intérêt à renoncer à d'autres ambitions, surtout celles relatives à  son maintien au pouvoir pour gérer la transition politique. Cette posture qu'elle souhaite prendre est non seulement dommageable pour elle, mais aussi et surtout, préjudiciable  pour le Mali. La junte militaire du colonel AssimiGoita est désormais entre l'honneur et la trahison du peuple.

En définitive, si tant est que la junte militaire n'est pas sous influence de l'ancien président et son régime,  il n’y a pas de raison que la junte s'accroche au pouvoir ou qu'elle ne collabore pas avec le M5 RFP.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Embargo sur le Mali :  Le bétail, le gilet anti embargo</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/embargo-sur-le-mali-le-betail-le-gilet-anti-embargo-2893139.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 08:40:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis quelques jours, l’organisation dont le Mali est état membre, la CEDEAO a imposé un embargo jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel à cause du coup d’état contre le président de la République du Mali.</strong>

<strong>Cependant, certains maliens pensent que cet embargo est une opportunité  pour le pays de sortir de ses tripes sa « maliènnété », mais d’autres notamment les commerçants pensent aussi le contraire. Car il pourrait entraîner des conséquences dramatiques pour l’économie.</strong>

L’interdiction de faire sortir mécontent les vendeurs de bétail ne nous arrange pas du tout. Des pays voisins s’approvisionnent en viande chez nous. Des informations qui nous reviennent font état de la hausse du prix du kilo de viande dans ces pays.  Cette pourrait être avantageuse pour les maliens en voyant une baisse du kilo de viande.

Les pays voisins ne seront pas les seuls affectés même la MINUSMA va être affecté. Selon un responsable de la filière qui a souhaité garder l’anonymat les animaux sont achetés au Mali, acheminés au Sénégal puis abattu dans leur laboratoire et la viande est ramenée à Bamako pour la consommation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

L’élevage est une pratique très courante et se pratique aisément. Du faite des liens séculaires que les maliens dans les campagnes comme dans les villes entretiennent avec les animaux. Pour la plupart des Maliens, avoir quelques moutons, chèvres, poulets ou autre animal domestique est une culture, avec une explication superstitieuse. Présentant, l’animal comme étant une protection.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Libération d’IBK, une prime à l’impunité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberation-dibk-une-prime-a-limpunite-2893136.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 07:52:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Renversé par une junte militaire le 18 Août 2020, l’ex-Président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Keita, IBK, a recouvré sa liberté le jeudi 27 Août 2020 au petit matin, après neuf jours de détention au camp Soundiata de Kati, à quinze kilomètres de Bamako. Cette libération est l’une des concessions faites par le CNSP à la CEDEAO qui a mis le Mali sous embargo après la rupture constitutionnelle et cela conformément aux principes de l’organisation sous-régionale. Nul ne doit blâmer la CEDEAO pour avoir sanctionné le Mali après que les militaires aient posé un acte qui s’apparente à un coup d’Etat. Donc, sur la forme il ne doit pas y avoir plainte, car le Mali a ratifié toutes les conventions et accords en tant qu’Etat partie de la CEDEAO. Mais la plainte, c’est sur le fond. Comment pourrait-on soumettre sous embargo et exiger du CNSP et de surcroit du Mali  la libération d’un ancien  Président de la République à qui on pourrait  reprocher des crimes les plus abominables ? La libération d’IBK est une prime à l’impunité et une caution à la mal gouvernance. Il doit répondre des actes et de  plusieurs chefs d’accusions dont certains pourraient être qualifiés de haute trahison. Il ne serait d’ailleurs pas le seul, car tous ceux qui ont pillé les caisses de l’Etat, tous ceux qui ont détourné l’argent du contribuable malien doivent répondre de leurs infractions. La CEDEAO aurait dû compatir aux douleurs du peuple malien qui a enduré le martyr pendant sept longues années de gestion chaotique du régime IBK. Donc, vouloir libérer ce dernier comme si de rien n’était est tout simplement une insulte à l’intelligence collective et une prime à l’impunité.

A analyser de près l’acte que l’organisation sous régionale a posé, on est tenté de se poser deux questions essentielles. Doit-on réellement  sanctionner un pays qui a été agressé, pillé et spolié pendant sept  ans par ses dirigeants  au nez et à la barbe des chefs d’Etat de la CEDEAO? Comment peut-on punir un pays en proie à des attaques terroristes quasi quotidiennes ?Selon tous les grands analystes et observateurs de la scène politique malienne,  les sanctions de la CEDEAO sont disproportionnées et affaibliraient davantage le Mali dans son combat contre le terrorisme. Au lieu de se hâter à prendre des sanctions, les chefs d’Etats de  la CEDEAO auraient dû intervenir en amont pour interpeller leur homologue IBK afin qu’il arrête de faire saigner son pays. Les Présidents Ivoirien et Guinéen, les deux irréductibles partisans des sanctions contre le Mali, ont surtout peur qu’une situation similaire ne se produise chez eux.Sinon, les autres chefs d’Etat se sont vite rendus à l’évidence que le retour d’IBK et les sanctions touchant les produits de première nécessité sont non seulement irréaliste, mais aussi et surtout, contreproductives et ne feront qu’aggraver la situation déjà délétère du Mali.

En somme,  pour ne pas  faire souffrir davantage le vaillant peuple malien, pour éviter que la dernière digue protectrice des pays de la sous-région en général et celle du Sahel en particulier, ne rompe, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont convoqué un sommet extraordinaire, tenu par  visio-conférence. Au cours de ce sommet, ils ont d’abord mesuré  les conséquences  de leurs sanctions sur la vie de la population malienne et pour  une sortie rapide de crise, avant de les alléger pour donner une chance au dialogue inter malien autour de la transition.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions contre le Mali :  La BCEAO Mali vers son mea&#45;culpa avec la reprise partielle des opérations</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/sanctions-contre-le-mali-la-bceao-mali-vers-son-mea-culpa-avec-la-reprise-partielle-des-operations-2892720.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 09:06:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette mesure est une bouffée d’oxygène pour l’ensemble de la population. Selon, les informations dont nous disposons, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rouvert, le mardi, partiellement ses agences présentes dans notre pays pour assurer le paiement des salaires de ce mois. Pour rappel, le paiement des salaires des fonctionnaires se fait à partir du Compte unique du trésor public (CUT), ouvert dans les livres de la BCEAO.</strong>

<strong>En fait,la</strong>Banque centrale avait, pour raison de sécurité de ses biens et de son personnel, fermé toutes ses agences. Cela, dès le début des événements ayant conduit au renversement du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta par l’armée.

L’instruction d’un embargo sur le Mali décrété le 18 août 2020 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en réaction à la démission du président Ibrahima Boubacar Keita (IBK), a été suivie à la lettre par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

La CEDEAO avait décrété un embargo sur les transactions économiques, commerciales et monétaires entre ses membres et le Mali. Le président Macky Sall avait plaidé et obtenu une exception sur les médicaments et certains produits. « Exception qui ne pourrait fonctionner qu’avec des banques fonctionnelles », remarque un opérateur malien.

Dans un communiqué du 24 août 2020, le Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers et commerces du Mali (Synabef) et la Fédération nationale de pétrole, assurances, commerces et banques du Mali (Fenpecab) se disent préoccupés par la décision prise par la BCEAO de fermer ses guichets et de rendre le système de compense indisponible.

Les deux structures appellent la CEDEAO à reconsidérer sa position.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hivernage :  Quand la peur vient du ciel dans certains quartiers de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/hivernage-quand-la-peur-vient-du-ciel-dans-certains-quartiers-de-bamako-2892717.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 08:09:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Nous aurions bien voulu que, ne serait-ce que pour cette fois, les experts du PRSEASS-2020 ayant annoncé pour cette campagne en cours, que les quantités de pluies attendues sur la bande sahélienne présageaient des risques réels d’inondations, n’eussent guère raison. Hélas, le danger est déjà là ! Avec tous ces phénomènes météorologiques exceptionnellement furieux, et leur cortège de désastres et de désolation, l’on est bien en droit de craindre que la nature ne se soit déchaînée contre l’humanité. </b>

Pour certaines personnes, la période hivernale est synonyme de fraîcheur et de bien-être et pour d’autres un moment de calvaire. C’est le cas des habitants de certains quartiers de la ville de Bamako. Certains attendent les premières gouttes de pluies pour venir déverser leurs ordures ménagères dans la rue ou même dans les caniveaux. Ces déchets finissent leurs courses en entraînant le courant d’eau devant le domicile d’autrui.

La saison des pluies 2020 devrait être globalement humide dans la zone sahélienne, avec des quantités de pluies supérieures à équivalentes aux moyennes saisonnières de 1981-2010.C’est ce qui ressort du Forum 2020 sur les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones soudanienne et sahélienne (PRSEASS - 2020) le 24 avril à Niamey.

Les prévisionnistes évoquent « un démarrage précoce à la normale, une fin tardive à la normale, des séquences sèches plus courtes en début de saison et moyennes vers la fin de saison ». Ils indiquent aussi que « des écoulements globalement moyens à supérieurs à la moyenne sont attendus ».

Plusieurs recommandations ont été émises à l’issue des travaux pour leur atténuation. Au regard des cumuls pluviométriques globalement supérieurs à la moyenne et des écoulements des cours d’eau excédentaires, les risques d’inondations sont élevés.

Pour atténuer ces risques sur les personnes, les animaux, les cultures et les biens matériels, il est recommandé de suivre de près les seuils d’alerte dans les différents sites à haut risque d’inondation, de renforcer la communication des prévisions saisonnières et la sensibilisation des communautés vulnérables.

Il est préconisé à cet effet d’impliquer les acteurs étatiques et les différentes plateformes de réduction des risques de catastrophe dans la chaîne de communication et de gestion des crises.

Les prévisionnistes recommandent également la prévention contre l’occupation anarchique des zones inondables, en particulier dans les zones urbaines, de renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires.

De même, ils préconisent le curage régulier des caniveaux d’assainissement et des exercices de simulation dans le cadre de la préparation des plans de réponses aux inondations.<strong> </strong><strong>
</strong>Ils estiment par ailleurs « qu’il est très probable d’observer une incursion d’essaims de criquets pèlerins, à la faveur du démarrage précoce prévu pour la saison des pluies dans la bande sahélienne ».

Conjugué à la situation liée à la pandémie COVID-19, ce risque d’invasion acridienne pourrait aggraver le risque d’insécurité alimentaire pour des millions de personnes au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

A cet égard, il est recommandé aux Etats de renforcer la surveillance vis-à-vis de l’invasion acridienne dans les zones à risque des pays de la ligne de front, et de maintenir la vigilance contre les autres ravageurs des cultures comme la chenille légionnaire.

En dépit du caractère globalement humide attendu pour la saison des pluies 2020, il est probable d’observer par endroit des déficits hydriques pouvant retarder la mise en place de la biomasse fourragère, entraîner des échecs de semis et affecter la croissance des plantes. Ces déficits hydriques pourraient aussi favoriser le développement d’insectes ravageurs des cultures.
A cet effet, il est recommandé de diversifier les pratiques agricoles, à travers notamment la promotion de l’irrigation, du maraîchage, pour réduire le risque de baisse de production dans les zones exposées, de veiller à une gestion intégrée des ressources en eau pour une meilleure prise en compte des différents usages.

D’autre part, pour réduire le risque de maladies liées à l’eau (choléra, malaria, dengue, bilharziose, diarrhée, etc.) dans les zones humides ou inondées, il est fortement recommandé de sensibiliser sur les maladies climato-sensibles.

Et compte tenu du caractère globalement humide attendu de la saison des pluies, il est recommandé aux agriculteurs, éleveurs, autorités, gestionnaires des ressources en eau et de l’hydro- électricité, projets, ONG et OP de soutenir le déploiement de techniques d’augmentation de rendements des cultures.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le CNSP entre tâtonnements et ambitions démesurées :             Assimi Goita et ses frères d’armes ne doivent&#45;ils pas  écrire une page glorieuse de notre histoire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-cnsp-entre-tatonnements-et-ambitions-demesurees-assimi-goita-et-ses-freres-2892713.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 08:05:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Les héros du 18 Août 2020 sont désormais entre l’honneur, le respect de la parole donnée et la renonciation. Accueillis en libérateurs par une écrasante majorité du peuple malien, après nous avoir débarrassé du régime corrompu et scélérat d’IBK, les hommes forts du Mali sont en passe de décevoir leurs partisans en voulant diriger la transition. Ils se seraient dédits en revenant sur  leur premier engagement qui était d’organiser une transition civile. Cette attitude  serait contraire à la parole donnée et exposerait le Mali à des sanctions de la Communauté internationale.  Qu’ils sachent que le pouvoir Kaki ne fait pas bon ménage avec la gestion républicaine et  démocratique, tout comme il ne s’accommodera pas avec la perception que la communauté internationale fait de la gestion de la transition, même en cas de coup d’Etat. Donc pour ne pas prolonger la souffrance des maliens la junte doit accepter de céder le poste de président de la Transition. Assimi Goita et ses frères d’armes vont-ils écrire une page glorieuse de l’histoire de notre pays en remettant le pouvoir aux civils ? L’élégance qui a prévalu au moment de la démission du Président de la République  va-t-elle se poursuivre jusqu’à la fin de la transition en concédant le pouvoir ?</b></em>

Des jeunes officiers regroupés au sein du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, ont mis fin au régime incompétent et corrompu d’IBK sans aucune effusion de sang. Cette manière  élégance avec laquelle l’opération a été menée par Assimi Goita et ses hommes, prouve à suffisance leur maturité militaire, leur solidarité et leur capacité intellectuelle à se surpasser à s’oublier pour le Mali. C’est pourquoi quelques heures après la démission du Président de la République, ils se sont adressés à la Nation pour expliquer au peuple malien les raisons qui ont été à la base de leur intervention. Cette brève allocution a été conclue par un engagement fort, celui d’organiser une transition civile afin de sortir le Mali de la crise.

Entre le mercredi 19 Août et aujourd’hui beaucoup d’eau semble couler sous le pont, car la première intention qui était celle de permettre à un civil de diriger la transition a connu une évolution, pour devenir :« la transition pourrait être dirigée  soit par un militaire ou par un civil ».Qu’est ce qui s’est passé entre temps pour qu’Assimi Goita et ses frères d’armes du CNSP, puissent changer de position ? Ont-ils cédé au son de sirène des opportunistes qui ne cessent de demander aux militaires de s’assumer en dirigeant la transition ? Les membres du CNSP ne doivent pas perdre de vue que le combat qu’ils n’ont  fait que parachever, a été mené par un Mouvement populaire, le M5 RFP. C’est ce mouvement qui a sans nul doute la légitimité, donc ne pas faire du M5 RFP l’allié principal serait une erreur fatale. Le Mouvement de l’Imam Dicko, de Cheick Oumar Sissoko, de Choguel Maiga, de Modibo Sidibé, de Mme Sy Kadiatou Sow, de Me Demba Traoré, de Clément Dembélé, de Nouhoum Sarr, de Issa Kaou Djim, de Me Mountaga Tall, de Me Mohamed Ali Bathily, pour ne citer que ces figures, est incontournable dans la gestion de la transition. Qu’on ne perde pas de vue, le M5 RFP est le premier soutien de taille de la junte et semble même la protéger contre d’éventuelles sanctions de la Communauté Internationale.

Assimi Goita le Président du CNSP, nous a-t-on  dit, est un militaire aguerri, un homme de terrain, qui ne serait pas prêt à troquer son kaki militaire au basin bien amidonné et à la veste bien blasée pour se maintenir au pouvoir, donc il semble  désintéressé, mais par contre lui et tous ses compagnons d’armes et héros de la libération du peuple tiennent à la stabilité, à la bonne gouvernance, à l’amélioration des conditions des maliens, à la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Ont-ils été  alors influencés par tous ces laudateurs, ces flagorneurs qui ne cessent de chanter à leurs oreilles de gérer la transition ? Vont-ils revenir à leur première déclaration ?Le CNSP, en arrêtant la boucherie, la gabegie, la corruption, le népotisme  et la saignée de notre économie a déjà   écrit une autre glorieuse page de l’histoire de notre pays, après le coup d’Etat du 26 mars 1991. Il ne pourra parachever cette esthétique œuvre qu’en cédant tout ou partie, aux forces vives civiles  pour la gestion efficiente de la transition.

Si les militaires  cèdent il se seront  mis au rang des héros du Mali indépendant et écriront en lettres d’or leurs noms dans les annales de l’histoire, pour avoir été les précurseurs d’un nouveau Mali. Mais s’ils refusent de céder par simple appétit du pouvoir, ils finiront de la  plus mauvaise des manières et risqueront de causer plus de tort que le régime qu’ils ont chassé. Car ils feront subir le pays un embargo de la CEDEAO, une suspension de toutes les aides des pays amis et une rupture de coopération avec les partenaires financiers. Le Mali traversant déjà une crise multidimensionnelle, ne pourrait pas supporter une autre souffrance au risque de disparaitre. Donc que les hommes forts de Kati comprennent les enjeux et sachent se remettre en cause pour leur honneur et pour la stabilité du Mali.

En définitive, Assimi Goita et ses frères d’armes membres du CNSP ont encore une fois entre leurs mains le destin de notre pays. Par leur action, ils ont su éviter à notre pays une situation déplorable et compromettante pour la paix, la stabilité et le vivre ensemble, donc ils ne doivent pas mettre  à l’eau cette prouesse. Ce coup de force salvateur va-t-il être vain à cause de leur entêtement et de leurs ambitions démesurées?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mot-de-la-semaine-transition-2892712.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 08:00:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir parachevé le combat mené pendant de longs mois par le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques, M5 RFP, la junte militaire conduite par le Colonel Assimi Goita semble être dans des calculs absurdes. Ecoutant plusieurs sons de cloche, elle risque de s’embourber dans des schémas à la fois utopiques, irréalistes voir dangereux pour la stabilité du Mali. Le Colonel Goita et ses frères d’armes doivent comprendre que tout schéma de gestion de la transition  élaboré en dehors du M5 RFP est tout simplement voué à l’échec. En effet, les informations qui nous parviennent en provenance de de Kati font état d’une velléité de la junte à diriger la transition, en tout cas tel semble être la proposition  faite par certaines délégations reçues par le CNSP.

A force d’écouter ceux qui ont contribué à la déliquescence de l’Etat et dont le souhait est de voir  échouer  la transition, la junte risque de passer à côté de l’objectif, celui de jeter les bases d’un nouveau Mali. Par ses tergiversations, son imprudence et ses ambitions démesurées  la junte militaire  est en passe de  prolonger  la souffrance du peuple malien, alors même qu’elle a la clef pour  résoudre la question de la transition en prenant langue avec  le M5 RFP.

Si tant est qu’Assimi Goita et ses frères d’armes ont obtenu la démission du Président de la République pour non seulement sortir du blocage dans lequel le Mali se trouvait pendant des mois, mais aussi et surtout pour  éviter un autre bain de sang, après celui des 10, 11 et 12 juillet 2020. Alors ceux qui ont été à la base de ce bain de sang  et ceux qui ont pillé les deniers publics ne doivent plus être associés à la gestion de la Transition, mais ils doivent plutôt répondre de leurs actes devant la justice. En attendant que les conditions  soient réunies pour traduire devant les tribunaux  tous ceux qui ont transformé les deniers publics en patrimoine familial ou clanique, tous ceux qui ont tiré ou donné l’ordre de tirer  à balles réelles sur les manifestants,   le CNSP doit songer à mettre en place les organes de la transition de concert avec le M5 RFP.

Que le Colonel Assimi Goita ne se trompe de combat, ni d’adversaire, son allié principal est sans nul doute le M5 RFP qui a la légitimité populaire, et sur lequel il peut compter pour contrer toute velléité de la communauté internationale àprendre des  sanctions contre le Mali. Le M5 RFP est la couche protectrice de la junte contre toute tentative de déstabilisation et de sabotage, car ce mouvement regorge des cadres compétents et d’hommes politiques expérimentés.

Ainsi pour mener à bien la transition, le CNSP et le M5 RFP doivent accorder leurs violons afin de constituer l’ossature de l’équipe qui doit diriger le pays pendant  cette période intérimaire. Les deux mouvements pourraient s’accorder sur la répartition des rôles dans les instances dirigeantes de la transition. Pour ce faire ils doivent  nommer un homme consensuel qui ne serait pas issu d’aucun des deux mouvements, mais qui jouit d’une bonne  intégrité morale et physique. Ensuite le CNSP et le M5 RFP pourraient convenir du choix d’un premier ministre, lui aussi consensuel, pour conduire l’équipe gouvernementale. C’est seulement après le choix des personnalités pour les deux postes clés, à savoir le Président de la Transition et le Premier ministre, que les deux mouvements pourraient associer les autres forces vives de la nation. Dans ce second cercle l’ex majorité, la société civile, les leaders religieux pourraient être associés pour la composition des organes de la transition comme le gouvernement et certainement la Constituante qui ferait office de l’Assemblée Nationale.

En somme, il ne faut surtout pas que les militaires cèdent au tintamarre des opportunistes et autres chercheurs de place qui leur proposent  de s’assumer et de diriger  la Transition ou tout au moins d’occuper sa Présidence, ce qui serait dangereux et synonyme de  sanction de la communauté internationale, à commencer par la CEDEAO.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pénurie de pièce de monnaie :  A qui la faute ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/penurie-de-piece-de-monnaie-a-qui-la-faute-2891917.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/penurie-de-piece-de-monnaie-a-qui-la-faute-2891917.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 10:34:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La rareté de pièces de monnaie communément appelées ‘’jetons’’ perdure au Mali  voire dans la sous-région, apprend-on. Ce phénomène cause des désagréments aux petits commerces et tous les utilisateurs de la petite monnaie. Chauffeurs de Sotrama, Taximen, boutiquiers du quartier, pharmaciens, parents d’élèves, chacun se démène pour disposer des précieuses pièces de monnaie de 5 à 500fcfa.   Un vrai casse-tête. </strong>

<strong>Cependant, cette situation fait le bonheur de certains installés confortablement au marché sis au centre ville.</strong>

En ces temps de récession économique presque mondiale, une difficulté nouvelle est venue s’ajouter au lot des obstacles que doivent braver les maliens chaque jour. En effet, ces derniers font face à un problème inhabituel : celui de la rareté des pièces de monnaie.

<strong><em>« warimisin té ! »</em></strong> <strong><em>« pas de monnaie! »</em></strong> c’est là une  expression que les maliens entendent couramment. Ils entendent couramment cette expression  dans les pharmacies et boulangeries, dans les taxis ou minibus de transport urbain, chez les boutiquiers du coin ou la vendeuse de galettes chaudes ou de beignets, aux guichets dans les agences des sociétés d’eau ou d’électricité, bref, dans tous les commerces.

Ô poisse, quand tu nous tiens ! Au Mali, nos braves concitoyens ont toujours fait <em>« contre mauvaise fortune bon cœur »</em> en matière des transactions commerciales quotidiennes. Ils ne se lassent point de demander, leur billet de banque ou pièce de monnaie en main, à qui voudra bien leur faire la monnaie. Quand ça leur arrive d’en chercher, bien sûr. Face au refus voulu ou forcé, certains, par habitude, sourient et se tournent vers une deuxième, troisième, voire énième personne, avant de se résigner à dépenser une part dans le montant de la pièce ou du billet et obtenir, ainsi, la monnaie tant recherchée. Qui n’a pas eu ce déplaisir d’une dépense inopportune juste pour avoir de la petite monnaie ?

En effet, sauf cas d’exception, il est rare de trouver la monnaie d’une pièce ou d’un billet de banque sans pour autant acheter quelque article auprès de n’importe quel commerçant de la place, tellement, c’est devenu difficile.

Baro, brave mère de famille, est habitante de Kalabancoro, un quartier de Kati. A côté d’elle, deux garçons gringalets et turbulents qui, visiblement, viennent de l’école parce qu’ils portent encore la tenue caractéristique de leur établissement. Tout en les couvant de regard, elle raconte <em>: <strong>« quand mes deux enfants partaient à l’école primaire. Chaque matin je donnais à chacun une pièce de 100 F pour la recréation. Mais, avoir de la monnaie est devenue si difficile que chaque soir je prends soin d’en trouver afin que mes enfants ne soient pas en retard à l’école le lendemain. »</strong></em>

<em> </em>Mais, le retard de ses enfants à l’école n’est pas moins agaçant que trouver les pièces de monnaie à leur donner. Irritée, la brave dame  ajoute : <strong><em>« Souvent, avoir les deux pièces de 100 F devient une vraie gymnastique. Pour ça, il faut obligatoirement acheter chez le boutiquier des articles que généralement je n’en ai vraiment pas besoin ».</em></strong>

A une dizaine de mètres du centre de la mairie de kalabancoro,  Hamadou, un homme d’une quarantaine d’années a en mains un gros sachet bleu en plastique qu’il agite à la descente d’un minibus de transport urbain plus connu sous le nom de « SOTRAMA ». Il gronde, les yeux rouges de colère : <strong><em>« Pour une course de 125 F je viens de payer 200 F faute de monnaie ! J’ai donné 500 F à l’apprenti mais il m’a remis seulement 300 F, la voiture a démarré et m’a laissé planté là ! »</em></strong>

Cette petite mésaventure que vient de connaître Hamadou, est familière  aux usagers des « SOMATRA ». Mais, un jeune chauffeur, assis tranquillement dans la cabine de son minibus en attente de chargement, les deux mains au volant, nous confie sans hésitation aucune : <strong><em>« Faute de monnaie, il nous arrive de remettre au client son argent sans le faire descendre et nous le conduisons jusqu’à destination. Il nous arrive aussi de conduire des passagers à 100 F quand les pièces de 25 F venaient à nous manquer ».</em></strong>

<em> </em>Cette rareté de pièces de monnaie a ceci de gênant qu’elle ralentit les élans des hommes et des femmes dans la recherche de leur pain quotidien, aussi minime soit-il.

Moustapha est chauffeur de taxi. Il vient de prendre une petite pause avec sa famille. Disponible pour le travail du soir, la tête sous le capot du taxi, il dit d’un air résigné : <strong><em>« Certains clients montent dans nos taxis mais ne se rendent pas compte du désagrément qu’ils nous causent en ne nous informant pas qu’il faut qu’on leur rende de la monnaie au bout de leur course. Ce qui, en général, devient du temps perdu pour eux et pour nous aussi ».</em></strong>

<em> </em>Seydou est le tenancier de la boutique que les gens de son quartier appellent « Maiiga ka bitigui ». Debout derrière le comptoir, il parle,  tout en faisant attention aux clients venus faire des achats dans sa boutique : <strong><em>« Pour 200F, 100 F, 50 F, 25 F ou toute autre pièce de monnaie, il m’arrive de refuser des clients et, en ceci, perdre de l’argent. Je me demande ce qui est à la base de cette situation de manque de pièces de monnaie ! »</em></strong>

Cette rareté est-elle significative d’un enrichissement ou d’une vie devenue de plus en plus chère ? La classe moyenne est-elle devenue d’un seul coup si nombreuse à Bamako que les pièces de monnaie ont fuit la ville pour remplir les poches des paysans ou quelques petits commerçants de nos villes et villages de l’intérieur ?

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fermeture des frontières terrestres et aériennes de la CEDEAO :  Le corridor Dakar&#45;Bamako, le serpent de mer</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/fermeture-des-frontieres-terrestres-et-aeriennes-de-la-cedeao-le-corridor-dakar-bamako-le-serpent-de-mer-2891913.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 10:22:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite au renversement du Président Ibrahim Boubacar Keïta par des éléments des Forces armées maliennes (Fama), mardi dernier, la Cedeao, comme à l’accoutumée, a pris une batterie de mesures à l’encontre du Mali. Parmi celles-ci, la fermeture des frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières. Cette décision de l’institution communautaire vient s’ajouter à une situation économique déjà morose et complexe due à la crise sanitaire qui a frappé de plein fouet les économies de la sous-région.</strong>

Le Corridor Dakar-Bamako va-t-il pâtir de la décision de la Cedeao de fermer les frontières terrestres et aériennes et de l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les autres pays membres et le Mali ? S’il est très tôt de répondre par l’affirmative, on peut cependant nourrir quelques craintes. En effet, la crise politico-sociale malienne survient dans un contexte où les réflexions convergent vers l’élaboration de stratégies de relance des économies et la levée progressive des mesures restrictives, comme la reprise des vols commerciaux et autres types de transport. La fermeture des frontières est, sans doute, un sacré coup aux économies de la Cedeao, particulièrement celle du Sénégal. Ces deux pays ont réussi à bâtir l’un des corridors (Dakar-Bamako) les plus achevés de l’espace communautaire, un symbole de l’intégration. Au regard de sa position géographique et de la place stratégique du Mali sur la carte des échanges commerciaux du Sénégal, une politique d’isolement constituerait un coup dur pour ces deux économies. Les deux pays n’ont pas fini de panser totalement les maux créés par la pandémie de la Covid-19 et la Cedeao en rajoute une autre couche.

Le Mali est un partenaire commercial privilégié du Sénégal eu égard au volume de marchandises qui y sont exportées, à la diversité des accords économiques signés entre les deux États depuis plusieurs décennies… Le dynamisme du secteur des transports terrestre et aérien entre les deux pays suffit pour se rendre compte de l’intensité de leurs relations commerciales et économiques. Quid de l’avenir de ces opérateurs, propriétaires de véhicules fret gros porteurs communément appelés « camions ou bus maliens », qui font désormais partie du décor du parc automobile sénégalais ? Qu’il s’agisse de Turkish Airlines ou d’Ethiopian Airlines, le Mali reste un passage obligé pour la plupart de ces compagnies en provenance du Sénégal. Le transport ferroviaire n’est pas en reste avec l’axe Dakar-Bamako. Et s’il existe un secteur qui va certainement ressentir les contrecoups de la fermeture des frontières, c’est, bien sûr, le Port autonome de Dakar qui reste un partenaire de premier choix parce qu’étant le lieu de transit de la quasi-totalité des marchandises maliennes. Bref, c’est toute la chaîne d’approvisionnement, de commerce et d’industrie du corridor Dakar-Bamako qui risque de subir les contrecoups de cette décision de la Cedeao relative à la fermeture des frontières.

La position du Mali dans l’expédition des marchandises sénégalaises est stratégique et une perturbation de cet axe constituerait une réelle menace pour les deux économies. Si l’on prend exemple sur les exportations du Sénégal, elles sont estimées à 38,6 milliards de FCfa au mois de juin 2020 contre 30,9 milliards au mois de mai, soit une hausse de 7,7 milliards, selon la dernière note de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Elles ont ainsi représenté 24,7 % de la valeur totale des exportations de marchandises du Sénégal durant le mois de juin 2020. Et, tenez-vous bien, la part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal, est passée de 48,0 % à 45,7 % sur la même période. S’agissant des produits expédiés, le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 28,6 % en juin 2020 contre 29,1 % le mois précédent. Plonger le Mali dans une autarcie forcée et le suspendre de tous les organes de décision garantit-il un retour rapide à la normale ? Mystère et boule de gomme. Quoi qu’il en soit, il est impératif de trouver des solutions rapides et durables pour sauver nos deux économies durement touchées par la Covid-19 et épargner le peuple malien d’une asphyxie.<strong>  </strong>

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gaz butane : Les signes avant&#45;coureurs d’une pénurie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gaz-butane-les-signes-avant-coureurs-dune-penurie-2891919.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 08:33:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à la grève des importateurs de gaz butane en 2019, pour non-paiement de leurs dettes, l’Etat, à travers la Direction générale du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, a imposé, pour l’année 2020, un quota pour chaque importateur relativement au cahier de charges pour une sortie de crise. Sans tenir compte de la consommation de la population. Selon nos informations, le quota attribué à chaque importateur est presque épuisé voire épuisé pour certains. Conséquence, recharger la bouteille de gaz butane devient aujourd’hui difficile. Il  faudra faire plusieurs points de distribution pour pouvoir recharger sa bouteille vide.</strong>

En plus des ménages, le petit commerce ou commerce de proximité est en pleine expansion dans notre capitale sera affecté. Cette activité lucrative, à l’instar de nombreux autres petits boulots, occupe beaucoup de jeunes et fait vivre beaucoup de familles. Cependant, cette pénurie de gaz est un business pour les revendeurs et livreurs de charbon. Elle provoque tacitement une hausse du prix du sac de charbon et même sa rareté surtout en cette période de travaux champêtres.

Pour rappel l’année dernière, durant plusieurs jours, il est presque devenu impossible de s'approvisionner en gaz les plus chanceux doivent débourser en 5000 et 10000 FCFA pour la bouteille de 6 kg autrefois vendue à 3.500 Fcfa. Malgré que ceproduit est largement subventionné par l’État pour encourager les populations à abandonner le charbon et le bois depuis 1982, pour soulager nos forêts, dont il ne reste plus grand-chose.

Les conséquences seront bien évidemment catastrophiques pour la vie des hommes et des animaux.
Les deux-tiers du territoire malien sont désertiques. Et le désert avance d’environ 7 kilomètres par an, selon les estimations. Les causes de cette avancée du désert sont à la fois naturelles et liées aux activités humaines, selon les spécialistes. Parmi les conséquences, le recul du couvert végétal, la baisse de la productivité des sols, l’ensablement des cours d’eaux, les migrations environnementales et les conflits autour des ressources naturelles.

<strong>Mahamadou YATTARA </strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting de soutien au  CNSP : Le M5RFP se pose en principal allié de la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-de-soutien-au-cnsp-le-m5rfp-se-pose-en-principal-allie-de-la-junte-2891914.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 07:31:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mouvement du 5 juin Rassemblement des forces Patriotiques  a encore mobilisé des milliers  de maliens à  la place de l'indépendance  pour fêter le départ du Président de la République  IBK suite à l'intervention du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, un regroupement d’officiers. Ce meeting géant est sans nul doute un soutien tacite à  la junte militaire qui a parachevé  le combat patriotique du  peuple malien.</em></strong>

C'est dans une ambiance des grands jours que des milliers de partisans  du M5RFP  se sont donnés rendez-vous à  la place de l'indépendance de Bamako pour soutenir  les militaires qui ont mis fin à  sept ans de souffrance du peuple  en arrêtant IBK. De l'autorité morale du M5 RFP l'imam Mahmoud Dicko en passant par Modibo Sidibé, ChoguelMaiga, Me Mohamed Ali Bathily,  MountagaTall, Mme SyKadiatouSow, Issa Kaou Djim,  jusqu'à NouhoumSarr,  Me Demba Traoré et autres Clément Dembélé, pour ne citer que ceux-ci,  ils étaient tous présents les leaders du M5 pour féliciter les militaires putschistes et remercier le vaillant peuple pour sa détermination jusqu'à l'atteinte  de l’objectif final qui était le départ d'IBK.

Prenant la parole  à tour de rôle, les leaders  du M5 se sont réjouis de la tournure des événements  le mardi 18 Août  2020  qui a vu la chute du président de la République. Pour les intervenants, l'armée n'a fait que parachever le noble combat du peuple parce qu’elle est partie intégrante de ce même peuple. Au cours de ce meeting, deux temps forts ont marqué les esprits, c'est l'intervention de l'imam Dicko et la présence remarquée d'une forte délégation de la junte conduite par le colonel MalickDiaw, numéro 2 de la junte.

L'imam Mahmoud Dicko a dans une brève intervention remercier le peuple pour sa victoire, avant de demander à tous les maliens de se donner la main. Il a exhorté  le peuple au pardon  et à s'accepter  mutuellement. Quant à  la junte par la voix de son porte-parole, elle a reconnu en le M5 RFP la paternité de la victoire. Pour le porte-parole du CNSP, le M5 est représentatif du peuple et dit disposer à  travailler avec le Mouvement.

En somme,  le M5 RFP  est la nouvelle majorité,  celle d'IBK doit désormais se considérer comme la nouvelle opposition. Donc, le CNSP doit avoir comme principal allié le M5RFP. L'ossature de la Transition doit être constituée par le M5 RFP et le CNSP.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Problématique de gestion de la transition post coup d’état au Mali :  Et si on appelait l’ancien ministre  Me Malick Coulibaly pour la diriger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/problematique-de-gestion-de-la-transition-post-coup-detat-au-mali-et-si-on-appelait-lancien-ministre-me-malick-coulibaly-pour-la-diriger-2891908.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 07:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le coup d’Etat qui a renversé le régime corrompu d’IBK, tous les regards sont tournés vers Kati, siège de la junte au pouvoir, pour savoir la suite que les nouveaux hommes forts du Mali vont donner à leur acte. Qu’Assimi Goita, le nouvel homme fort de la junte comprenne que  le Mali, déjà sous sanctions de la Communauté internationale après la rupture constitutionnelle, ne pourrait pas supporter d’autres déboires au risque de le voir disparaitre. Alors, pour une transition apaisée consensuelle et acceptée par la communauté internationale, il faut un civil à sa tête. Me Malick Coulibaly pour avoir prouvé son désintérêt pour le pouvoir et pour avoir donné à la justice malienne toutes ses lettres de noblesse semble être le mieux indiqué pour diriger la transition avec toutes les forces vives de la Nation. Pourquoi la junte doit-elle préférer Me Malick Coulibaly à la tête de la Transition ? A défaut de la Présidence de la Transition ne pourrait-il pas en être son premier ministre ?Quels pourraient être les avantages d’un tel choix ? </em></strong>

Les Maliens ont aperçu tôt le mercredi matin 19 août 2020 cinq nouvelles figures autour d’une table, au milieu desquelles un colonel lisant la déclaration de prise du pouvoir par les militaires, après plus de trois mois de mouvements populaires insurrectionnels. Cette déclaration, qui a été  faite suite à l’arrestation du Président de la République, de son Premier ministre, des ministres et des hauts gradés de l’armée, a été saluée par le peuple dans sa très grande majorité.Plus le temps passe, plus la suspicion gagne le rang des forces civiles patriotiques quant à la volonté réelle de la junte de quitter le pouvoir au profit des civils. Elle gagnera en notoriété et en prestige si elle acceptera de transmettre le pouvoir à une autorité civile.

Ainsi pour pouvoir mener à bien  la transition, il serait mieux de choisir Me Malick Coulibaly pour la diriger. Pourquoi Me Malick Coulibaly au lieu d’un leader du M5 RFP ou de l’ancienne majorité ? La réponse est qu’une Transition par définitionest un processus politique caractérisé par un passage progressif d'un régime non-démocratique, à une démocratie réelle avec des lois qui sont adaptées à l’évolution de notre société et au contexte politique, sociologique et environnemental. Donc, on aura plus besoin de juristes que d’hommes politiques. Me Malick Coulibaly pour avoir dirigé le délicat ministère de la justice avec brio, pour avoir mis en prison  certains gros voleurs de la République, pour avoir fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, pour avoir redonné confiance à tout un peuple par sa lutte implacable contre la délinquance financière, est incontestablement le mieux placé pour diriger la transition. Me Malick Coulibaly est l’un des cadres au Mali autour desquels un consensus est bien possible, car il ne dispose d’aucune carte politique et il ne traine pas de bruits de casserole derrière lui.

Si le CNSP voudrait bien que le Mali retrouve son lustre d’antan, s’il veut que ceux qui ont détourné les deniers publics soient poursuivis et châtiés conformément à la législation,  s’il veut que le Mali soit doté d’institutions démocratiques fortes, doit jeter son dévolu sur Me Malick Coulibaly. Il a prouvé par ses actions les plus audacieuses qu’un autre Mali est possible.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La junte du colonel Assimi Goita doit éviter les erreurs de celle de Haya Sanogo</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-junte-du-colonel-assimi-goita-doit-eviter-les-erreurs-de-celle-de-haya-sanogo-2891907.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Aug 2020 07:21:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une junte militaire, dirigée par le Colonel Assimi Goita, s’est emparée du pouvoir au Mali,  le mardi 18 août 2020. Ce coup d’Etat qui vient parachever la longue lutte des forces patriotiques regroupées au sein du M5 RFP est  différent de celui perpétré par le capitaine  Amadou Haya Sanogo et compagnie. C’est pourquoi il a été accueilli avec enthousiasme et soulagement par le vaillant peuple malien.Le meeting du vendredi 21 août du  M5 RFP n’est rien d’autre qu’un soutien tacite au putsch. Les animateurs de ce grand rassemblement populaire n’ont d’ailleurs pas hésité  à qualifier l’acte des militaires putschistes  de coup de grâce salvateur et libérateur. L’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés du M5 RFP vont-ils déjà naïvement  dérouler un tapis rouge devant le CNSP ? Ne doivent-ils pas revendiquer leur victoire et diriger la transition ? Assimi Goita et ses hommes vont-ils s’accrocher au pouvoir en permettant juste aux forces politiques de jouer le second rôle dans la gestion de la transition ?

Il y a déjà lieu de douter de la bonne foi des hommes forts du Mali. En effet, si dans leur premier communiqué ils ont clairement  et sans ambiguïté laissé entendre qu’ils étaient prêts à rendre le pouvoir aux civils, l’interview que le porte-parole de la junte, le colonel Ismaël Wagué a accordé à une radio internationale  prête à confusion. Il a laissé entendre que la Transition sera dirigée soit par un civil ou un militaire. Sont-ils en train de prendre goût au pouvoir ? Qu’ils comprennent que le pouvoir Kakiest révolu sous nos tropiques, donc leur salut serait sans nul doute dans leur grande capacité d’analyse et de  compréhension que la nouvelle ère ne s’accommodera avec le pouvoir kaki et par conséquent qu’ils acceptent de rendre le pouvoir  aux civils et de jouer juste le rôle d’arbitre.

Le colonel Assimi Goita, président du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP et ses hommes doivent non seulement tirer toutes les leçons du précédent putsch, mais aussi et surtout doivent comprendre que si la Communauté Internationale n’a pas été aussi virulente c’est grâce à la mobilisation populaire,  en laquelle d’ailleurs elle attribue ce coup d’Etat. La junte doit comprendre que si les condamnations n’ont pas prospéré c’est parce que le Mouvement de contestation contre le régime était  non seulement populaire, mais aussi et surtout, comprenait toutes les couches sociopolitiques du Mali. Donc, vouloir confisquer encore la victoire du peuple, c’est tout simplement  prolongé sa souffrance, car les sanctions vont fuser de toutes parts. Or le Mali, un pays enclavé, continental et pauvre ne pourra pas supporter un autre embargo, après celui de ses propres dirigeants.

En définitive, si la junte militaire veut rester grande, elle doit observer les mesures suivantes : rendre le pouvoir aux civils, renforcer le CNSP en le dotant des moyens financiers, des textes  juridiques et des moyens matériels pour qu’elle puisse s’occuper de l’armée. Elle pourrait  enfin participer à un gouvernement d’union nationale et à tout autre organe qui sera mis en place pour une gestion efficiente de la transition, celle qui dotera le Mali d’une bonne Constitution et des lois en vue de la naissance d’une nouvelle République, celle de la quatrième. Vivement une nouvelle et dernière transition au Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quatrième coup d’état de la République du Mali : La sanction d’une gouvernance chaotique est tombée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/quatrieme-coup-detat-de-la-republique-du-mali-la-sanction-dune-gouvernance-chaotique-est-tombee-2891458.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 09:36:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans l’exercice du pouvoir, singulièrement en Afrique, il est une réalité quasi implacable. Un coup d’Etat est rarement anodin. Il est assez souvent la conséquence d’une gouvernance pas à la hauteur des attentes. Une gouvernance médiocre, a beau s’habiller du manteau de la bonne volonté, fini toujours par sombrer dans les abysses de l’histoire. Tel a été le cas de celle d’IBK, qui est devenu en l’espace de quelques années seulement,  l’antonyme du mot héros. </em></strong>

Par principe républicain et démocratique, l’on ne peut encourager et applaudir l’accomplissement d’un putsch, aussi justifié soit-il. Mais comment en aurait-il pu être autrement, tant au niveau de la gouvernance, les attentes ont été déçues. Tout ou presque était pilotage à vue, saupoudrage, amateurisme. Bref, rien qui pourrait croire qu’enfin, les leçons de la gravissime crise de 2012 ont été tirées. Pire encore, les tares de la gouvernance des régimes précédents ont repris vie, sous une forme encore plus hideuse. Résultat, IBK perdit de son aura, et Koulouba avec. Les Maliens en étaient tellement déçus qu’une partie non négligeable d’entre eux demandèrent purement et simplement la démission du président de la République alors qu’il était en plein mandat.

Dès lors, tous les ingrédients d’un autre coup d’Etat étaient réunis, huit ans seulement après le dernier. Et ce qui devait arriver, arriva. Le pays vécu son quatrième putsch, et encore une fois, l’incertitude plane. Cependant, pour une rapide et souhaitable retour à la normale, une transition devra être mise sur place au plus vite. Elle devra être bien ficelée, tout aussi que le putsch du 18 aout 2020 qui n’a rien à voir avec celui du 22 mars 2012.Mais, il faut aussi dire que la facilité de ce putsch est aussi due à la faiblesse de l’Etat.

L’on peut qualifier le coup d’Etat du 18 aout de consensueldans le bon sens du terme car pratiquement tous les corps y sont impliqués. Il se murmurait même que dans le cercle sécuritaire restreint du désormais ex président, certains ont joué le jeu afin que le coup de force se fasse avec le moins de violences possibles. Normal pour un coup d’Etat survenu sans effusion de sang ?

<strong>Début d’un printemps ouest-africain ?</strong>

Certains voient en la démission forcée d’IBK et de son régime, le début d’un vent de révolte ouest-africain pour, grosso modo, les mêmes motifs. Une chose est sûre, les chefs d’Etats des pays où cela est susceptible de se passer devront grandement tirer les leçons du cas malien. Car coup d’Etat ou pas, des heurts violents entre manifestants et forces de l’ordre ne sont jamais une bonne chose pour un régime qui compte se maintenir. En Côte d’ivoire, des élections sont prévues en octobre, et le président sortant, Alassane Dramane Ouattara compte se présenter après le décès de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly. Son annonce avait été suivie par de violentes manifestations ayant occasionnés deux morts à Abidjan. En Guinée, Alpha Condé, après avoir accompli deux mandats à la tête du pays, veut lui aussi se représenter alors qu’une bonne partie de la rue semble hostile à son maintien au pouvoir. L’élection présidentielle est également prévue en octobre.

Ces chefs d’Etats ne devraient-ils pas choisir la voie de la sagesse et quitter le fauteuil pour le salut de leur nation ? Car, très certainement, d’autres fils de leur pays sont bien à même diriger le pouvoir. A titre de rappel, le président Ouattara a 78 ans et le président Condé 82 ans. Tous deux dans des pays extrêmement jeune. En Côte d’Ivoire, plus de 77 % de la population a moins de 35 ans. Et en Guinée, 85% ont moins de 45 ans et la moitié moins de 15 ans.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coup d’Etat citoyen : A la manière V.I.P</title>
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<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 09:30:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avant ce 18 août 2020, un autre président, Blaise Compaoré avait ouvert l’outre aux vents en octobre 2014. Après 27 ans de pouvoir le « Bismarck du Sahel » était « chassé » du pouvoir, en moins de 48 heures.
Comment en est-on arrivé là ?
Mais parce que, de plus en plus, des millions de jeunes Africains, rongés par une révolte saine, revendiquent bruyamment la démocratie, la vraie, celle qui est basée sur la franche amélioration du quotidien, la stricte égalité des chances, la juste gouvernance et la bonne redistribution des richesses.
Cette profonde mutation commence à faire courir un nouveau frisson démocratique que nous nommerons « le coup d’Etat citoyen ».
Une rapide comptabilité ne sera pas de trop.
Au départ était le coup d’Etat militaire : une trentaine en 1970 ; une vingtaine en 1980 ; une quinzaine en 1990, une dizaine en 2010 ; un en 2014, et enfin un dernier en 2020. Encore que l’année n’est pas finie. Suivez notre regard dans l’espace CEDEAO ?
Aujourd’hui, nous vivons dans le cycle tumultueux des révolutions démocratiques avec son p’tit manuel du coup d’Etat citoyen qui est, au fond, d’une simplicité bouleversante.
Comme en Tunisie, en Égypte, en Ukraine, au Burkina Faso, le président élu, Ibrahim Boubacar Keïta, (IBK) est « chassé » par des manifestations populaires. Une bonne partie du peuple – les mains nues – investit les places fortes, s’érige en bouclier de la démocratie. Puis l’étau se resserre autour du chef qui est, à la fin, exfiltré.
Avant « la tentation Compaoré et IBK», la plupart des élus étaient dans un état d’ébriété électorale, habitaient au-dessus d’eux-mêmes et couverts d’une légalité factice. Or cette démocratie en trompe-l’œil est faite de tripatouillages et de bidouillages : voilà la tragique erreur démocratique commise par IBK et sa coterie.
En 2020 et même après, l’urne ne sera plus une garantie contre les accidents démocratiques. A la vérité, les dirigeants africains seront condamnés à prévoir… l’imprévu démocratique. La légalité démocratique ne compensera jamais la légitimité démocratique.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après le CMLN, le CTSP et le  CNRDRE, voici le CNSP aux commandes :  A quand la fin de l’interminable cycle de coups d’Etat au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/apres-le-cmln-le-ctsp-et-le-cnrdre-voici-le-cnsp-aux-commandes-a-quand-la-fin-2891452.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 07:35:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour la quatrième fois de son histoire, le Mali vient de connaitre ce mardi 18 Août 2020 un autre coup de force, mettant fin à sept ans de règne du régime Ibrahim Boubacar Keita. Ce coup d’Etat, différent des trois précédents, a été salué par une écrasante majorité des maliens qui en avaient assez de la gestion chaotique des affaires par IBK et ses proches. Les nouveaux hommes forts du Mali ont promis de rendre le pouvoir aux civils après des élections transparentes et crédibles. Quant à la gestion de la transition, ils se disent prêts à définir ses contours avec toutes les forces vives de la Nation. Faudrait-il avoir confiance en ces militaires qui ont pris le pouvoir, quant à leur volonté de rendre le pouvoir au terme de la transition ? La classe politique devrait-elle diaboliser les putschistes ou collaborer avec eux ? Quel doit être le sort  à réserver aux désormais  anciens dignitaires du régime IBK ?</em></strong>

Les maliens se sont réveillés ce mercredi 19 Août avec cinq nouveaux visages, méconnus de la majorité des maliens, qui sont désormais les maitres de leur destin. Cinq officiers autour d’une table filmés par l’ORTM au milieu desquels un certain  colonel Ismaël Wagué lisant l’adresse à la nation, tel a été le plat servi par les nouveaux hommes forts du Mali. Leur déclaration avait été précédée par celle du Président de la République sortant IBK, qui a accepté de rendre sa démission, de dissoudre l’Assemblée Nationale et le Gouvernement. Qui pouvait imaginer un tel scénario après le stupide coup d’Etat perpétré par une autre junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo un 22 mars 2012 ? Et pourtant, depuis trois mois, le spectre d’un coup d’Etat planait sur le Mali. Un Mouvement créé le 5 juin et regroupant des forces politiques et d’associations de la société civile, avait entamé un combat sans répit avec un seul mot d’ordre la démission d’IBK et de son régime pour incompétence et incapacité à résoudre les problèmes majeurs de notre pays. Les revendications de  ce mouvement étaient celles d’une frange importante de notre pays, c’est pourquoi le coup de force  a été suivi par un nombre important et imposant des citoyens.

Face à l’inaction, à l’indifférence du régime et à l’exacerbation des crises à la fois sécuritaire, avec son lot des morts, de déplacés  et une grave crise sociopolitique, caractériséepar un manque criard des services sociaux de base et des élections législatives dont les résultats ont été tripatouillés par la Cour Constitutionnelle aux ordres du pouvoir, les maliens avaient les  regards tournés vers l’armée pour débarrasser le pays du régime corrompu d’IBK.  Elle a fini par descendre dans l’arène politique, en mettant fin au calvaire du peuple.

Pour rappel, ce coup de force est différent de celui du 22 mars 2012, car le pays est aujourd’hui  au bord  du chaos, sa gouvernance est la moins vertueuse et les maliens souffrent le martyr depuis sept ans. Pourquoi ne pas applaudir un coup d’Etat dans un pays où les 75 % du territoire échappent au contrôle de l’Etat central ? Comment l’armée peut-elle s’accommoder des conditions exécrables, victime de  corruption et payant un lourd tribut, sans réagir ? En effet,les officiers mutins se sont rendus compte que la colossale somme qui a été déboursée dans le cadre de la loi de programmation militaire a atterrie  dans les poches de certains hauts gradés proches de la famille présidentielle. Conséquences de ces détournements ce sont les hélicoptères qui sont  cloués au sol ou des blindés en cartons exposant les militaires au danger de mort face à des terroristes bien armés. Donc la coupe était entièrement pleine pour agir et mettre hors d’état de nuire celui qui cristallise toutes les frustrations, à savoir IBK. A la question de savoir s’il faut faire confiance aux mutins ou pas, la réponse est bien entendu oui, car sachant bien que la communauté internationale n’acceptera pas que les militaires gardent longtemps le pouvoir, ils respecteront les délais consensuels  fixés de concert avec les forces vives de la nation. En plus du regard de la Communauté internationale, les officiers mutins sont des intellectuels. C’est pourquoi ils ont mené avec  professionnalisme  le coup d’Etat sans effusion de sang.Ils sauront être à la hauteur. Donc, après des signes d’ouverture, les putschistes méritent d’être accompagnés pour mener le bateau de la transition à bon port au grand bonheur des maliens.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coup d’état militaire au Mali, le vin est tiré il faut le boire :  Quatre propositions au Comité National pour le Salut du Peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/coup-detat-militaire-au-mali-le-vin-est-tire-il-faut-le-boire-quatre-propositions-2891454.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 07:33:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le CNSP a sonné le glas du régime d’Ibrahim Boubacar Keita la nuit du mardi 18 août 2020. Le coup d’Etat du CNSP, bien qu’étant  un acte imprescriptible selon  la Constitution du 25 février 1992 en République du Mali, semble avoir l’adhésion d’une très grande frange du peuple qui le considère comme salvateur et libérateur. Donc les maliens dans leur grande majorité semble choisir le mal pour remédier au pire. Auréolé du soutien sans faille de l’armée, de la classe politique et de la société civile, le CNSP semble avoir la légitimité pour conduire la transition et cela  de concert avec les forces patriotiques. Pour mener à bien cette transition, voici quatre propositions.</em></strong>

<strong><em>La première proposition serait de choisir une personnalité neutre pour diriger la transition</em></strong>

Le choix de la personnalité, de préférencequi ne serait ni politique, ni religieuse, pour diriger la transition est très important, car dans le contexte de bipolarisation de la scène politique, il serait difficile de trouver un homme ou une femme de consensus. Alors, qu’il vaut mieux avoir une personnalité forte, neutre et consensuelle qui serait à équidistance de toutes les forces sociopolitiques, plutôt que de choisir quelqu’un de telle ou telle obédience politique ou religieuse. Cette personnalité ne devrait non seulement pas trainer des bruits de casseroles derrière lui, mais aussi et surtout, ne doit pas être  estampillé partisan de tel mouvement politique ou religieux. Son choix devrait recueillir l’assentiment de toutes les forces sociopolitiques qui épousent les idéaux  du CNSP.

<strong><em>Deuxième proposition :S’atteler très rapidement à la mise en place d’un gouvernement de missions ou d’union nationale</em></strong>

Loin d’être un partage de gâteau entre les forces vives de la nation et la junte militaire, ce gouvernement, s’il ne doit pas perdre son caractère inclusif, ne devrait pas également être un fourretout. Il doit comporter des hommes et des femmes dont l’intégrité physique comme morale ne souffre d’aucune contestation et ayant une certaine compétence. Les membres du gouvernement  doivent être des  patriotes avérés. En effet, le Gouvernement dont rêvent les maliens est celui qui s’attaquera dès sa prise de fonctions aux différentes crises notamment celle sécuritaire et la crise sociopolitique. La réussite de la transition dépendra en grande partie de la résolution par l’équipe dirigeante de la transition, des crises récurrentes depuis 2012. Il serait préférable de mettre l’accent sur les jeunes et les femmes, car les premiers ont suffisamment d’énergie et les deuxièmes ont la volonté de bien faire. Le Gouvernement de missions créera ensuite les conditions de la tenue d’une conférence nationale souveraine.

<strong><em>Troisième Proposition : Convoquer rapidement  une conférence nationale souveraine</em></strong>

Cette conférence nationale qui devrait permettre souverainement au peuple malien de tracer une nouvelle voie, celle de l’unité, du progrès et de la démocratie, doit être inclusive. Les participants à cette conférence doivent venir es-qualité, autrement dit,ils doivent être choisis sur la base de leur représentativité, de leurs capacités d’analyse, de proposition. Cette conférence nationale aura l’avantage de dessiner le futur pour le Mali. Elle jettera les bases des réformes indispensables pour notre démocratie et pour la gestion des ressources du pays. Elle devra être totalement souveraine pour nous permettre de passer de la troisième à la quatrième République, avec la mise en place des textes consacrant la séparation véritable des pouvoirs et surtout ceux pour la gestion efficiente, transparente  des élections.

<strong><em>Quatrième Proposition : Remettre tous les dossiers liés au détournement à la Justice</em></strong>

Le coup d’Etat aura perdu tout son sens s’il ne permettra pas au peuple d’entrer en possession des biens qui lui ont été volés par une minorité. Les multiples dossiers en souffrance doivent être transmis à la justice pour leur donner la suite judiciaire appropriée. Si tant est que la corruption, la gabegie, le népotisme ont été l’une des causes de la mutinerie, alors la lutte contre la corruption doit occuper une place de choix dans la gestion de la transition. Pas de chasse aux sorcières, mais que le droit soit dit dans toute sa rigueur. Pour ce faire, la personne la mieux indiquée est l’ancien ministre de la Justice garde des sceaux Me Malick Coulibaly, pour avoir posé des actes très courageux sous IBK. Me Malick Coulibaly est aujourd’hui parmi les hommes de droit les plus intègres et les plus audacieux.

En définitive, la réussite de la transition qui pointe à l’horizon dépend d’un certain nombre de facteurs notamment le choix des hommes, d’actions politiques et surtout avoir une vision et des ambitions pour le pays. Donc, au lieu de rester attentif au son strident de la Communauté internationale, il vaudrait mieux pour nous maliens de nous  donner la main pour tracer la voie de l‘avenir

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Chute</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-chute-2891451.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 07:28:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après une riche et longue carrière politique, IBK, l’un des derniers dinosaures du mouvement démocratique malien a chuté le mardi 18 Août 2020. Il a été arrêté par des hommes lourdement armés à sa résidence ainsi que son Premier ministre Boubou Cissé. Conduits dans la plus grande garnison militaire, qui est Kati, ils sont désormais entre les mains des mutins qui ont fini par mettre en place le Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP.Ce Comité composé d’officiers, de sous-officiers et d’hommes de rang, s’est engagé à assurer la continuité de l’Etatet à définir avec l’ensemble des forces vives  de la Nation les contours d’une transition, au terme de laquelle des élections libres, transparentes et crédibles seront organisées pour doter le Mali d’institutions fortes et véritablement légitimes. Comment celui qui se croyait intouchable a-t-il pu être cueilli à froid  sans aucune résistance ? Le régime IBK était-il si faible au point de ne pas avoir de soutien au sein de son camp ?

Conseiller diplomatique à la Présidence, Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire, Ministre des Affaires étrangères et Premier Ministre pendant six ans sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré. Président de l’Assemblée Nationale et simple député sous Amadou Tounan Touré jusqu’au poste le plus élevé de la République, à savoir la présidence, IBK a véritablement été honoré par le Mali et son vaillant peuple. Au lieu d’être à la hauteur de cet honneur et de cette marque d’estime, il a plutôt été la plus  grande déception. IBK a livré le Mali aux pilleurs, aux corrompus et aux ennemis de la République. Sa gestion du pouvoir passe pour  l’une des gestions les plus catastrophiques de tous les Présidents qui se sont succédé au pouvoir. La gabegie, le népotisme, le clientélisme, la gestion clanique voire familiale, tout y passe. En seulement deux ans de gouvernance, l’homme providentiel que les maliens dans leur grande majorité avaient plébiscité en 2013, était tout simplement devenu leur bourreau. IBK a très vite fait désenchanter ses nombreux partisans, son régime a battu tous les records dans le sens négatif du terme. Les scandales et les crises à répétition étaient devenus la marque déposée de son pouvoir. Comment IBK  qui était considéré comme un homme de rigueur et de poigne a pu se laisser tomber dans le piège familial ou clanique ?

Karim Keita, le fils, a largement contribué à fragiliser le père. Il était considéré comme le vice-président de la République et  était mêlé même à des petits marchés de dix millions. Katio, selon ses intimes, faisait et défaisait tout au sein du pouvoir et même de la République. Il fait nommer des premiers ministres, des ministres et des directeurs des services. Ses caprices étaient des ordres au sein de l’administration, car soutenu aveuglement par son papa de Président de la République. Elu député, il occupe, sans discontinuer, le poste de Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale, alors même qu’il n’a aucune notion en matière de défense et de sécurité. Le tout puissant président de la Commission Défense fait également nommer aux hautes fonctions militaires des amis et autres zélateurs. Il était impliqué dans tous les marchés d’armements et autres équipements militaires. Karim Keita a été l’enfant terrible de la République et endosse désormais une grande part de responsabilité dans la chute du régime de son père. IBK entré en politique par la grande porte y est sortie par la fenêtre.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Troisième mandat controverse du président ivoirien :  Alassane Ouattara va&#45;t&#45;il mettre à l‘eau ses innombrables réalisations ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/troisieme-mandat-controverse-du-president-ivoirien-alassane-ouattara-2890593.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 10:00:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Afrique francophone est-elle maudite au point d’être à la traine dans tous les domaines ? C’est malheureusement la question que l’on est tenté de se poser au regard de ce qui se passe dans les pays colonisés par la France. La Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, le Mali, pour ne citer que ces pays de la CEDEAO, sont ou seront tous bientôt dans l’œil du cyclone. La Côte d’Ivoire qui a connu l’une des crises les plus graves en 2010-2011 faisant plus de 3000 morts, est sur une mauvaise piste depuis la déclaration de candidature d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat. Après avoir fait rêver les ivoiriens et toute la sous-région par ses grandes réalisations, Alassane Ouattara est désormais sur une pente raide et glissante et risque de se fracasser avec lui la Côte d’Ivoire toute entière. A-t-il mesuré les conséquences de son choix sur la fragile stabilité de la Côte d’Ivoire ? Même si la Constitution ne l’interdit pas, pourquoi n’a-t-il pas fait comme Mandela en remettant le flambeau à la nouvelle génération ? Pourquoi ce silence assourdissant de la France qui se dit adepte des principes démocratiques et d’alternance ?</em></strong>

Les regards des observateurs de la scène politique ivoirienne sont tournés vers Abidjan et les autres provinces de la Côte d’Ivoire pour savoir si l’annonce de la candidature d’Alassane  Ouattara pour un troisième mandat va embraser le pays de Félix Houphouët Boigny. Cette candidature qui, il faut le rappeler, a été déclarée après la mort du candidat désigné par le regroupement de la Majorité, le RHDP. Et faut-il le reconnaître également qu’elle ne souffre d’aucun obstacle juridique, mais pour des raisons d’éthique et de stabilité de la Côte d’Ivoire, Alassane devrait passer le flambeau à la nouvelle génération. Donc, la couleuvre qu’il veut faire avaler par les ivoiriens  passera difficilement aux yeux de l’opposition, qui a sa lecture de la Constitution. Pour la coalition de l’Opposition autour de Henri Konan Bédié, l’ancien Président de la République et ex allié d’ADO, après deux mandats, il serait hors de question de briguer un troisième même en cas de changement de République, comme c’est le cas en Côte d’Ivoire. Cette Coalition de tout sauf un troisième mandat d’Alassane Ouattara regroupera, à coup sûr, tous les blasés de la Côte d’Ivoire. De Bédié à Gbagbo, en passant par Soro, Blé Goudé, Affi N’Guéssan, Mabri et autre Kouadio Konan, tous les opposants seront vent débout pour empêcher Alassane de se maintenir au pouvoir.

Les appels à la mobilisation pour barrer la route à la dérive monarchique d’ADO, ont déjà commencé et les premières victimes sont tombées. Dans un pays où les clivages ethniques et communautaires sont visibles, Alassane Ouattara devrait renoncer à briguer un troisième mandat qui risquerait d’exacerber les tensions communautaires, de raviver la flamme ethnique et d’embraser le pays. Surtout que l’un des grands des points négatifs du bilan  des dix années de gouvernance d’Alassane Ouattara a été son échec à réconcilier les ivoiriens. Hormis cette tare, son bilan économique est des plus élogieux dans la sous-région et même en Afrique. Des infrastructures sont sorties de terre comme des champignons et le niveau de vie des ivoiriens est l’un des plus élevés en Afrique.

Le bilan doit-il être le prétexte tout trouvé pour s’accrocher au pouvoir ? La réponse est sans nul doute non, sinon Barack Obama allait rester à la tête des Etats Unis. Pourquoi la France d’Emmanuel Macron n’a-t-elle pas convaincue Alassane Ouattara à renoncer à un troisième mandat ? Nous savons que le Président français, dans un tweet, s’était réjoui de la sage décision d’Alassane de ne pas briguer un autre mandat, mais il est resté silencieux quand ADO s’est rétracté en remettant en jeu sa candidature, après la mort du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, candidat désigné par le RHDP. Ce silence assourdissant en dit long sur la versatilité de la France en fonction de ses intérêts.

En définitive, M. Ouattara devrait désigner un autre dauphin après la mort du premier ministre Gon Coulibaly. En se présentant pour un troisième mandat, il sera pris pour responsable de tous désagréments, de toute crise pré et postélectorale. Et risque vraisemblablement de mettre à l’eau son très positif bilan.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite éclair d’une délégation du M5 RFP à Nioro du Sahel : Dicko et Bouyé ont&#45;ils finalement fumé le calumet de l’entente ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/visite-eclair-dune-delegation-du-m5-rfp-a-nioro-du-sahel-dicko-et-bouye-2890588.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 02:05:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après beaucoup de supputations, d’interprétations et même d’affirmations fallacieuses, les deux leaders religieux, considérés comme les têtes de proues de la contestation contre IBK, se sont retrouvés pour accorder leurs violons, quant à la suite du combat à mener contre la mal gouvernance qui a pignon sur rue au Mali sous IBK. Bouyé Haidara et Mahmoud Dicko ont aplani leurs difficultés, leurs incompréhensions et ils sont tous prêts, la main dans la main, à continuer, pour le Mali, ce noble combat qui est celui de débarrasser le pays des vautours. Ils ont chassé  les démons de la division pour ne parler que d’une même et seule voix. Le régime va-t-il encore frémir de cette retrouvaille entre Bouyé et Dicko ? Les revendications du M5 RFP qui semblent être désormais  partagées par le Chérif de Nioro, ne doivent-elles pas être satisfaites par IBK s’il veut encore rester au pouvoir pour les trois ans à venir ? </em></strong>

Selon Mahmoud Dicko, livrant ses impressions au micro du chargé de communication de la CMAS,  la visite à Nioro du sahel d’une délégation du M5 RFP a permis de donner les vraies informations au Chérif. Ce dernier, après avoir longuement échangé avec ses illustres hôtes du jour,  a renouvelé sa confiance aux hommes et aux femmes qui animent le M5 RFP. Le Chérif de Nioro a, sans ambages, affirmé que le combat contre le régime IBK est permanent chez lui et par conséquent il ne se dédira jamais. Pour Bouyé, depuis 2018 il est arrivé à la conclusion que le Président de la République n’a plus de solution aux multiples problèmes auxquels le pays est confronté. Convaincu que le régime IBK  ne sortira pas le pays du gouffre dans lequel il est plongé, le chef des Hamallistes  a décidé de lui retirer sa confiance lors des élections Présidentielles passées. Donc le Chérif se dit favorable à la démission du Président de la République.

S’agissant des autres points de revendications, à savoir le départ du Premier Ministre Boubou Cissé, la résolution du contentieux électoral et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, il n’a fait aucune objection ce qui sous-entend que le Chérif est d’accord avec les points inscrits dans le mémorandum du M5 RFP. Il dit avoir  une seule ligne rouge, c’est son opposition à  la violence sous toutes ses formes. En bon orateur,  pour davantage convaincre le Chérif Bouyé de la complicité de Boubou Cissé dans les tueries des 10, 11 et 12 juillet 2020, jusque dans sa mosquée, l’Imam Mahmoud Dicko a donné beaucoup d’explications et  dit disposer d’informations selon lesquelles ce plan a été élaboré dans le cabinet  de Boubou Cissé et serait prêt à donner toutes les preuves. Etonné, mais pas surpris, le Chérif a rappelé le gazage de sa Zawiya en 2018. Comme pour dire que ce régime a toujours excellé dans la violence. Pour le chef des Hamallistes son soutien à tout mouvement  qui est opposé à ce régime reste constant. Après avoir accordé leurs violons sur les revendications du M5 RFP, Dicko et Bouyé ont évoqué d’autres aspects de leur petite incompréhension. Pour Bouyé des individus mal intentionnés lui ont rapporté que l’Imam Dicko avait abandonné le combat, ce qui est loin de la réalité. Le Chérif de Nioro dit avoir les images et les propos de ceux qui ont voulu créer la suspicion entre eux. Il a fondamentalement reproché aux leaders du M5 RFP de prendre leur distance vis à vis de lui en le jetant parfois en pâture.

Après plusieurs heures d’échanges, les deux amis et complices, au-delà de leurs différences  religieuses, ont décidé de marcher la main dans la main pour le Mali. Donc, on peut affirmer que l’imam Mahmoud Dicko et le Chérif Bouyé de Nioro ont fumé le calumet de la paix et de l’entente au grand désespoir d’IBK et de son régime.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réutilisation des sachets d’eau jetés : Le raccourci pour l’autodestruction</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/reutilisation-des-sachets-deau-jetes-le-raccourci-pour-lautodestruction-2890594.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 02:01:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La collecte est réalisée par des vielles femmes et des enfants, et  les sachets ramassés sur souvent les dépôts d’ordures revendus  à l’industrie locale de fabrique d’eau en sachet. </strong><strong>Alors que des voix s’élèvent déjà pour attirer l’attention des consommateurs de ces eaux vendues à tous les carrefours. Au commencement, on pouvait y lire, « eau minérale », une appellation qui a rapidement disparu « eau potable traitée », plus proche de la réalité. </strong>

Les sachets en plastique ont un impact sur l’environnement. Si vous êtes attentif, durant les saisons pluvieuses, vous remarquerez qu’ils bouchent les caniveaux et polluent l’environnement. Quand ces sachets sont dans le sol, ils mettent des centaines d’années avant de se décomposer. Ces sachets empêchent l’eau de s’infiltrer dans le sol. Quand l’eau est retenue à la surface du sol ou autour de la surface du sol, les moustiques se reproduisent et augment le potentiel de transmission du paludisme.
Aucun espace si vital soit-il n’échappe à l’envahissement de ces déchets

L’Etat a interdit ces emballages non biodégradables depuis 2014. Mais l’application de la législation est loin d’être stricte. Résultat : les petits sacs continuent de proliférer

A l’origine de beaucoup de problèmes environnementaux et sanitaires aux conséquences graves sur l’homme, la faune, la flore, et malgré l’interdiction dont il fait l’objet chez nous, le sachet plastique est toujours omniprésent dans notre paysage environnemental.

A l’image des sachets utilisés, les bidons ramassés occupent une place de choix.

Ramassés sur les dépôts d’ordures, dans les caniveaux, dans les poubelles, préalablement utilisés pour conserver des urines demandées ou des vomissures. Ces bidons sont revendus aux les vendeuses de jus.

Pendant la période de chaleur, les boissons sont les aliments les plus vendus dans notre pays notamment dans la capitale. Les femmes font des jus de toutes natures pour les mettre dans des bidons de boisson, la plupart ramassés par terre, dans les décharges, caniveaux ou autres. Le consommateur n’a pas toujours le choix. Comme dit un dicton populaire bien connu des maliens « le ventre ne se lave pas ». Une sagesse non maitrisée par certaines des vendeuses de jus, qui utilisent ces bidons de boissons ramassés pour vendre leur jus sous le prétexte qu’ils sont lavés avec de l’eau de javel. Comment ! Et avec quoi ? Ne se souciant pas d’où sortent ces bidons, elles achètent pour s’en servir. Certes ça fait moins de dépense pour ces femmes vendeuses de jus, sans se prendre ou se soucier qu’elles sont en train de nuire à la santé de leur clientèle et les exposer à des dangers. Ceux qui les ramassent regardent seulement leur argent et ceux qui les achètent regardent seulement le gain. D’autres femmes ne prennent pas la peine de les laver. Tellement pressées, elles les donnent aux enfants ou pire aux servantes pour les laver.

Les ramasseurs de ces bidons n’ont pas honte de ce qu’ils font. Au moins, ils gagnent de quoi vivre grâce à ce travail pénible au dépend de la santé des autres. On l’aura compris : à Bamako, comme dans nombre des grandes villes ici et ailleurs, les ordures ne font pas que polluer l’environnement, elles font aussi vivre de nombreuses personnes,  c’est le cas sur la colline de Badalabougou non loin de l’école les Angelots. Ici ce sont des femmes, des enfants qui prospectent cette décharge à ciel ouvert pour en extraire des bidons et d’autres objets. Le secteur a même connu une spécialisation au fil des ans. Certains récupérateurs se concentrent sur la collecte d’objets en plastique (sachets, bidons, bouteilles et autres objets en polychlorure de vinyle), pendant que d’autres s’adonnent au tri des objets métalliques (fer, aluminium, canettes de boisson et autres).

Des  voix s’élèvent déjà pour attirer l’attention des consommateurs de ces jus.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Le Bateau Mali continue de tanguer</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-bateau-mali-continue-de-tanguer-2890587.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 01:53:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pays de grands conquérants, berceau de vielles civilisations, patrie d’érudits et autres sommités de la connaissance, le Mali, longtemps considéré comme havre de paix, de stabilité  et de cohésion, est  devenu aujourd’hui la risée du monde. Pays de Soumangourou Kanté, de Soundiata Keita, d’Aboubacari II, de Kankou Moussa, de Babemba, de Tiéba, de Firhoun, de Modibo Keita, de FilyDabo Sissoko, ces noms qui sont écrits au fronton de l’histoire du monde, ont fait du Mali l’une des vielles nations au monde les plus enviées. Malheureusement, c’est cette Nation qui est sur le point de s’effondrer  sous la gouvernance  de celui qui  se dit leur digne héritier, à savoir IBK.  Le Mali se meurt dans l’indifférence, voire l’inconscience totale de ceux qui ont la charge de le diriger aujourd’hui.

Le Bateau Mali tangue, il est même sur le point de chavirer dans tous ses compartiments ont pris de l’eau et le capitaine qui le conduit est ivre. Jamais une crise n’a atteint une telle dimension, celle qui touche tous les secteurs socioéconomiques. Jamais le pronostic vital du Mali, en tant qu’Etat, n’a été aussi engagé que maintenant. En effet, nous ne nous lasserons jamais de rappeler  que le gouvernement actuel n’exerce son autorité que sur 25 % du territoire et que cette petite portion qui est sous son contrôle est également en proie à une crise sociopolitique gravissime.  Cette crise, consécutive à la mal gouvernance depuis 2013, a connu son point culminant lors des élections législatives des mois de mars et avril 2020. Lesquelles élections ont fini par convaincre plus d’un, que le régime actuel ne pourra que mener le Mali à la dérive. C’est pourquoi des hommes et des femmes d’obédiences politiques et de tendances religieuses différentes se sont mis ensemble pour créer un mouvement dénommé M5 RFP. Ce Mouvement hétéroclite, une fois mis sur les fonts baptismaux, a exigé la démission du Président de la République et de tout son régime.

Depuis le 5 juin 2020, le Mali est embourbé dans cette crise profonde opposant le M5 RFP, se réclamant du peuple, au régime d’IBK qui s’agrippe sur la loi fondamentale qui est la Constitution pour refuser d’accéder à certaines revendications de son opposition qui est vent débout après quatre grandes mobilisations. Malgré plusieurs  tentatives de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, de rapprocher les deux camps opposés, la crise est loin de connaitre son épilogue. Il faut rappeler que malgré des petites concessions de part et d’autre, sur les points saillants, chaque camp est resté sur sa position. Le M5 RFP, même s’il continue de demander la démission du Président de la République, ne fait pas de cette revendication un point non négociable, par contre il demeure intraitable sur le départ du PM, la dissolution de l’Assemblée Nationale et la formation d’un gouvernement d’union nationale. A l’opposé du M5 RFP,  le Président de la République, pour apaiser les manifestants, a abrogé le décret de nomination des membres restant de la Cour Constitutionnelle et se dit non seulement  favorable à la démission des députés dont l’élection est fortement contestée, mais aussi et surtout la mise en place d’un gouvernement d’union nationale autour de son Premier Ministre Boubou Cissé. Insuffisant pour le M5 RFP, qui pense que Boubou Cissé fait partie du problème, donc il ne saurait être la solution.

Pour éviter que le Bateau ne chavire, il revient à son capitaine de trouver les recettes nécessaires pour satisfaire les revendications du M5 RFP, même si cela devrait toucher à certaines de ses prérogatives, car ce Mouvement apparait aux yeux d’une frange importante de maliens  comme étant celui du peuple, donc légitime.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique du web : Coronavirus, le masque de l’espoir inventé en Angleterre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-coronavirus-le-masque-de-lespoir-invente-en-angleterre-2890582.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 01:25:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En attendant l’arrivée d’un hypothétique vaccin contre la maladie à coronavirus et au moment où les annonces les plus folles traversent l’industrie pharmaceutique mondiale, une société anglaise vient de mettre au point une petite technologique qui fait fureur Outre-Manche. Il s’agit d’un masque d’un tout autre genre, qui ressemble plutôt à une écharpe et qui a la capacité de capturer le virus.

Le petit joyau est déjà homologué par les scientifiques de Sa Gracieuse Majesté. Là-bas, dit-on, on se l’arrache comme du petit pain et, comme vous pouvez l’imaginer, ses inventeurs se frottent les mains. Au plan des caractéristiques, ce nouvel accessoire est décrit comme respirant,  auto-décontaminant et auto-nettoyant de sorte que celui qui l’arbore fièrement peut le toucher en toute sécurité.

Le nouveau masque se présente sous la forme d’une écharpe qu’on enfile pour se protéger la bouche et le nez. Il est imprégné de <em>viraférine</em>, une protéine naturelle qui joue la fonction de revêtement antiviral. Selon les commentaires de la presse britannique, ce dispositif très malin piège jusqu’à 98% des virus ; s’il ne les tue pas, par contre il les rend totalement inertes donc inoffensifs. Les virus ainsi endormis ne sont plus capables d’infecter les cellules du corps humain.

Pour le pays

Pour tout le Royaume-Uni, ce nouveau masque arrive à point nommé et représente un espoir fou pour une population qui paie un très lourd tribut à la pandémie du coronavirus. En effet, selon des statistiques récentes, le Royaume-Uni figure à la tristement cinquième place des pays qui comptabilisent le plus de morts, avec 46.170 décès. Entre la fin de la rédaction de ce papier et le moment où vous le tenez entre vos mains, la pandémie aura fauché dans le pays au bas mot plusieurs centaines de vies. Et ce n’est pas la vaine polémique en cours au sujet du mode de comptage des victimes du virus qui changera la situation épidémiologique du pays. Il reste que environ 6% des Anglais, soit environ 3,4 millions de personnes, ont été infectés par le nouveau coronavirus, a indiqué jeudi le gouvernement britannique, sur la base d'une vaste étude réalisée par l'<em>Imperial College</em> de Londres. Les chercheurs de l'université britannique ont mené ce que le ministère de la Santé a qualifié de « <em>plus grand programme de recherche d'anticorps (du Covid-19) au monde) ». Cette expérience a </em>porté sur 100.000 volontaires entre le 20 juin et le 13 juillet. Les chercheurs ont procédé à domicile à un prélèvement capillaire, au bout d'un doigt, pour vérifier la présence d'anticorps contre le virus qui cause le Covid-19. Les résultats de l'étude montrent que 3,4 millions de personnes - soit 6% de la population de l'Angleterre - ont été infectées par le Covid-19 en date du 13 juillet dernier, avec des variations régionales.

Selon l’étude, les habitants de Londres ont davantage de probabilité d'être contaminés (13%), tout comme les personnes travaillant dans des institutions de soins ou des maisons de repos (16%) et celles issues de groupes « <em>ethniques minoritaires</em> » (dont les Noirs, à 17%, et les Asiatiques) et celles vivant dans des logements plus importants.

Contrairement aux idées reçues, les jeunes adultes (âgés de 18 à 24 ans) s'avèrent environ deux fois plus positifs (8%) que les personnes à l'âge de la retraite, de 65 à 74 ans (3%). « <em>Ces données auront d'importantes implications pour les décisions à prendre sur les mesures de contrôle en Angleterre</em> », a souligné l'un des chercheurs de l'<em>Imperial College London</em>, le Professeur Graham Cooke.

Très prudente, l’équipe de chercheurs souligne que de nombreuses inconnues persistent sur le virus, comme la question de savoir si les anticorps protègent d'une éventuelle future contamination.

On aura beau boire son infusion de « n’golobè », ses décoctions de racines miraculeuses, prendre ses cachets d’hydroxychloroquine…, il reste que nul charlatan, nul chercheur officiant dans les laboratoires les plus modernes du monde ne peut encore vous dire comment le virus du Covid-19 va se comporter demain et le jour d’après.

Penser que ça n’arrive qu’aux autres est une pire posture suicidaire qui se paie cash ; les Etats-Unis d’Amérique, le Brésil et d’autres pays dont les dirigeants, ancrés à droite, ont accrédité les ridicules thèses complotistes sont aujourd’hui l’épicentre de la pandémie qui cause un véritable carnage surtout parmi les couches ne bénéficiant pas de système de protection sociale et les minorités raciales.

Malgré le désert médical qui caractérise la plupart des pays africains, la vétusté des plateaux techniques, la dépendance du continent de l’aide internationale pour faire face aux besoins sociaux de base et surtout la mondialisation qui efface les distances et favorise les contacts, de nombreux africains restent totalement inconscients face à la dangerosité de la présente crise sanitaire. Il se passe comme si nous serions une île coupée du reste du monde, ne craignant aucune agression qui pourrait venir de l’extérieur. Du chemin, il en reste encore pour avoir une population africaine moyennement éduquée qui se tiendrait aux côtés des autorités sanitaires et politiques pour prêcher la bonne parole en situation de crises, qu’elles soient sanitaires ou autres.

Mais il ne sied pas de baisser les bras, à l’image des Anglais qui, malgré la tourmente, font preuve d’une extraordinaire résilience, forçant ainsi l’admiration et le respect de tous. Si l'homme est capable du pire, il est aussi capable du meilleur et ne désespérons pas de l'humain qui trouvera toujours solution aux maux qui l'assaillent et l'attristent.

<strong>Serge de MERIDIO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Charbon de bois : L’or de la période hivernale au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/charbon-de-bois-lor-de-la-periode-hivernale-au-mali-2890598.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 01:22:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’hivernage a  provoqué la hausse du prix du sac de charbon de bois, mais aussi le mauvais état des routes reliant les zones de production à la capitale selon N’Golo, un vendeur de charbon. </strong>

<strong>Depuis le début de l’hivernage, il est presque devenu difficile voire impossible de s'approvisionner en charbon de bois. Les plus chanceux doivent débourser en 5000 sinon plus pour </strong><strong>le sac, autrefois vendu entre 3.000 et 4.000 Fcfa. Les femmes sur le chemin du marché monologuent car déduire le prix des sachets de 100 FCFA du prix du condiment, revient à une vraie gymnastique. </strong>

Compte tenu de la démographie des villes, les femmes préfèrent  préparer avec le charbon qu’au bois. Malgré, qu’il présente est un grand danger pour la nature. Car, selon les spécialistes, pour faire un 1kg de charbon, il faut au moins faire passer le feu sur 7 kg de bois.

Selon une étude, « plus d’un million de tonnes de bois par an est coupé dans un rayon d’environ 200 km autour de Bamako».

Malgré l’existence d’une loi qui régit le secteur, l’informel continue d’y prévaloir
Malgré tout,  les marchés et les abords des localités traversées par des autoroutes sont pavoisés des stocks de charbons et de bois. Sur les voies publiques, ce sont des camions et minicars surchargés de bois et de charbons qui perturbent souvent la circulation et occasionnent d’accidents de routes.

Cette cherté est un business pour les revendeurs grossistes et détaillants de charbon.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le parti majoritaire, le RPM, revendique la primature :  Conséquence d’une guerre larvée entre Moussa Timbiné et Boubou Cissé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-parti-majoritaire-le-rpm-revendique-la-primature-consequence-dune-guerre-2890124.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 08:48:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre Boubou Cissé au four et au moulin pour se faire une nouvelle santé politique, œuvre inlassablement pour unifier le camp de la Majorité autour de sa feuille de route. Auréolé par sa reconduction au poste de Premier ministre, M. Cissé multiple les rencontres et autres prises de contact afin de pouvoir compléter son équipe gouvernementale. Mais il semble être confronté à deux obstacles majeurs, le niet du M5 RFP et la guerre secrète qu’il a livrée avec le Président controversé de l’Assemblée Nationale Moussa Timbiné, en demandant dans sa feuille de route, de procéder dans un bref délai à l’élection d’un nouveau Président de l’Hémicycle. Les deux hommes ne vont-ils pas se neutraliser ? Cette guerre n’est-elle pas à la base de la revendication tardive du poste de PM par le RPM ? Va-t-elle permettre à Timbiné et Tréta de fumer le calumet de la paix face à un ennemi commun ?</em></strong>

Décidemment,le Mali est loin de sortir de l’auberge tant les foyers se multiplient et les solutions se raréfient, toute chose qui complexifie la crise. En effet, alors qu’on est en train de chercher à éteindre le feu allumé par le M5 RFP, un autre foyer est signalé au sein du camp présidentiel entre les deux têtes de proue de la Majorité, à savoir le Président de l’Assemblée Nationale, Moussa Timbiné et le Premier ministre Boubou Cissé. La pomme de discorde entre ces deux personnalités serait la proposition faite par le PM dans sa feuille de route, celle de procéder à l’élection d’un nouveau Président de l’Assemblée Nationale et cela conformément aux résolutions de la CEDEAO. Pour Moussa Timbiné, Boubou Cissé qui n’est issu d’aucun parti politique de la Majorité, n’est pas la personne indiquée pour porter ce projet, d’où sa volonté de lui livrer une guerre sans merci jusqu’à sa démission de la primature. Le hic dans ce combat est que Moussa Timbiné entraine dans son sillage le parti majoritaire, le RPM, qui porte désormais le projet.

Pour lier l’acte à la parole, un Mémorandum a même été élaboré par les cadres du RPM et qui renferme entre autres revendications, l’octroi de la Primature au RPM,  la non dissolution de l’Assemblée Nationale et un gouvernement d’union nationale. A analyser de très près,ce que l’honorable Timbiné feint d’oublier, c’est que ce mémorandum ne ferait pas son affaire, car même si le RPM demandait de ne pas dissoudre l’Assemblée Nationale, il n’est nullement mentionné qu’on ne doit pas toucher aux députés controversés ou contestés, hors  Moussa Timbiné  est le porte flambeau de ce groupe. Certainement qu’il est prêt à partir, mais en partant il ira avec Boubou Cissé, histoire de solder son compte avec lui.

Tout porte à croire que cette guerre larvée entre Boubou Cissé et Moussa Timbiné est à la base de l’élaboration du Mémorandum du RPM. Qu’il soit dit en passant, ce parti, fort de son écrasante majorité à l’Assemblée Nationale pendant la première mandature d’IBK  a brillé par son manque de courage. Sinon il aurait dû imposer certaines conduites au Président de la République. Et l’ironie du sort c’est seulement maintenant  qu’il revendique ce qui lui revient de droit en démocratie, à savoir le poste de premier ministre. C’est vraiment trop tard car il y a d’autres preneurs plus audacieux que sont les leaders du M5 RFP et même Boubou Cissé qui n’a pas dit d’abord son dernier mot. Le RPM paie ainsi le prix de son manque d’audace et des dissensions internes à son sein.

Cette guerre entre Boubou Cissé et Timbiné va-t-elle permettre de rapprocher le Président de l’Assemblée Nationale à Tréta, son ennemi juré ?  Nul ne saurait répondre avec certitude à cette question, mais ce qui est sûr ce qu’il n y a pas d’ennemi irréductible en politique, les positions changent en fonction des intérêts des uns et des autres.Les deux hommes sont capables de faire la paix des braves face à un ennemi commun, en attendant que leurs intérêts ne s’entrechoquent.

En somme, comme dans un filmoù les acteurs se trahissent au fur et à mesure qu’ils s’approchent du butin. Le camp de la Majorité également  se fissure véritablement, ce qui  donnerait probablement  plus de poids et d’opportunité au M5 RFP d’obtenir tout ce qu’il veut à un régime totalement  affaibli.

<strong>Youssouf  Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bougouni :  Sale temps pour les fossoyeurs de l’économie</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/bougouni-sale-temps-pour-les-fossoyeurs-de-leconomie-2890135.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 07:59:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les agents des douanes de la Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bougouni ont découvert le 5 août dernier dans les soutes d’un bus de transport en commun des paquets de timbres fiscaux, frauduleusement imprimés à l’étranger, d’une valeur de plus de 200 millions de Fcfa.</strong>

Ce mérite revient aux fleurs des agents en poste. Vers 19 heures, le conducteur du car s’est présenté au poste pour les formalités de passage. Il a déclaré qu’il ne transportait que des effets personnels et des passagers. Malheureusement, contre toute attente, malgré, les agents ont décidé de fouiller les soutes à bagages ainsi que tous les endroits susceptibles de servir de cache aménagé dans le bus. Au bout de quelques minutes de fouille, un agent des douanes a découvert des colis bien emballés et soigneusement dissimulés au fond d’une soute.

Le carton solidement scotché contenait des paquets de timbres fiscaux contrefaits. Après cette découverte, les agents ont constaté l’infraction en présence du chauffeur.

La fraude est un risque majeur pour les entreprises et ce, quel que soit leur secteur d’activité, leur taille et leur environnement. Ce sujet considéré à juste titre comme sensible devrait être l’objet d’une vigilance constante de la part des managers, notamment de la part des directeurs financiers et juridiques.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Impact du Covid&#45;19 sur la presse :  Vente en chute libre, baisse des recettes publicitaires…</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/impact-du-covid-19-sur-la-presse-vente-en-chute-libre-baisse-des-recettes-publicitaires-2890132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/impact-du-covid-19-sur-la-presse-vente-en-chute-libre-baisse-des-recettes-publicitaires-2890132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 07:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La pandémie du coronavirus a fini de se faire une place de choix dans les organes de presse surtout les journaux. Si la presse en a fait ses choux gras, elle figure pourtant, parmi les premières victimes de cette crise sanitaire. Des ventes en chute libre, la baisse des recettes publicitaires. Malgré les pistes de solutions  élaborées çà et là, l’heure est grave pour les entreprises de presse. </strong>

L’impact du Coronavirus sur le secteur de la presse est catastrophique. Tous les secteurs sont touchés. Il y a une chute des recettes publicitaires. Chez certains, elle avoisine même les 100%. Aujourd’hui, même les annonceurs sont touchés.

Avec des revenus qui s'effondrent et des coûts qui augmentent, l'industrie des médias au Mali, déjà extrêmement précaire, est frappée de plein fouet par la crise économique et la pandémie de coronavirus. Face à la rapidité et la gravité de la crise, les appels à l'aide des médias aux gouvernements se sont multipliés. Mais beaucoup craignent que cette situation de dépendance ne fasse qu'accroître l'ingérence politique au sein du quatrième pouvoir, déjà souvent infiltré par de puissants intérêts en Afrique. La propagation du virus n'a pas seulement fait chuter les revenus, elle a également posé des défis logistiques sans précédent aux médias.

Cepandant, les journalistes et autres professionnels des médias sont indispensables : leurs informations aident à prendre des décisions. À l’heure où le monde est aux prises avec la pandémie du Covid-19, ce sont parfois des vies qui sont en jeu. La propagation de la pandémie du Covid-19 en a fait naître une nouvelle, celle de la désinformation, où de dangereux conseils de santé côtoient les théories conspirationnistes les plus folles. Le remède, c’est la presse : des informations et des analyses vérifiées, scientifiques et fondées sur des faits.

Pourtant, depuis le début de la pandémie, restrictions et sanctions s’accumulent contre de nombreux journalistes qui ne font que leur travail.

La pandémie arrive dans un contexte de développement fragile, où les organes de presse suivent le rythme de l'explosion démographique. Dans un contexte de situation sécuritaire fragile, de pauvreté élevée, d'extrême vulnérabilité aux chocs et de ressources limitées pour financer les organes, les indicateurs socio-économiques avant la crise du COVID-19 ne suivaient déjà pas le rythme de l'expansion.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong><strong>

</strong>

xxxxxxx

<strong>COVID-19 : Les conséquences sur le secteur du transport aérien sont énormes </strong>

<strong> </strong><strong>Le secteur du transport aérien, comme la plupart des secteurs socioéconomiques au Mali, a été considérablement impacté par la fermeture des frontières du fait de la pandémie de la COVID-19.</strong>

En plus des enjeux économiques auxquels il fait face depuis toujours, ce secteur, bien que vecteur important de croissance pour un pays comme le nôtre, a subi de plein fouet les conséquences de cette pandémie, selon les compagnies de billetterie qui tentent tant bien que mal de redresser leurs chiffres d’affaires.

Pour le Mali, les conséquences sont désastreuses : les prévisions de croissance pour l’année 2020 chutent de 5% à 0,9% avec un impact incommensurable pour une économie dont le moteur stimulateur est l’informel. Devant l’agriculture réglementée, l’informel est le premier secteur pourvoyeur d’emploi sur l’ensemble du territoire national avec plus de 60% du produit intérieur brut (PIB). 99% des entreprises maliennes qui y opèrent assurent 95% des emplois créés ; l’informel seul représente 70% de l’activité économique. Pour un pays dont les agents économiques vivent au jour le jour, les mesures de restriction comme la fermeture des frontières, la clôture des marchés et le confinement des populations présentées comme des solutions les plus efficaces pour ralentir la chaîne de transmission, sont une « chimère au Mali » sans mesures d’accompagnement comprises et partagées par les agents économiques.

Le secteur tertiaire, dominé par le commerce, l’activité administrative et les autres services est le plus dynamique et contribuait déjà à hauteur de 38% du PIB en 2019. Or, il est de notoriété publique que l’économie malienne reste structurellement très peu industrialisée avec un secteur manufacturier qui peine à se développer. Cette situation explique en partie le fort besoin du pays en importations et un déficit du compte courant qui s’élevait à 5,4% du PIB en 2019. A cela, il faut ajouter une mobilisation des recettes fiscales structurellement faible (14,3% du PIB), en dessous de la norme de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) de 20%.

Dans ce contexte, la fermeture des frontières, à termes, provoquera une diminution des mobilités des personnes, des biens, des services et des capitaux. Le Mali, vivant en grande partie de l’importation de biens et de services, verra, à long terme, son stock de produits alimentaires diminué. <em>C</em>ette diminution présentera une opportunité d’augmenter les prix pour les vendeurs. L’inflation qui en sera issue se traduira par une baisse du pouvoir d’achat des ménages, et donc de la consommation domestique. Par esprit d’anticipation, des ménages, pour se prémunir contre une évolution brusque du virus, procéderont à des achats leur permettant de faire des surstocks. Dans l’un comme dans l’autre cas, il convient que les politiques publiques d’approvisionnement soient exécutées pour éviter des ruptures de stocks, source de perte de pouvoir d’achat.

La Covid-19 a davantage réconforté le besoin de plus d’autonomie nationale en termes de production et de stimulation des demandes intérieures. En effet, dans une situation de fermeture des frontières, les orientations de politiques macroéconomiques sont d’ordre interne, et chaque État n’est préoccupé que par la satisfaction des besoins intérieurs. C’est en cela que la crise sanitaire actuelle est aggravée parce que les conséquences sont d’ordre structurel.

La situation actuelle liée au coronavirus a un impact profond sur tous les types d’entreprise. Avec l'arrêt temporaire de certaines entreprises et le ralentissement des activités pour beaucoup, les conséquences de la pandémie sont encore pires pour l'économie mondiale que celles qui ont suivi la grande crise financière de 2007-2008.

Le premier pays à souffrir de l'impact du COVID-19 est la Chine, la deuxième économie mondiale. Le confinement drastique, qui a nécessité la fermeture ou la réduction des activités d'un certain nombre de grandes entreprises manufacturières et de commerces de détail, a terriblement ralenti l'économie chinoise. Selon le rapport de la Confédération des entreprises de Chine (CEC) du 6 mars, plus de 95% des 299 grands fabricants interrogés ont vu leurs revenus baisser. En termes de consommation, par rapport à 2019, les ventes au détail ont diminué de 20,5% en janvier et février. Même si la consommation a commencé à être affectée par la pandémie en janvier, toutes les ventes au détail, à l'exception des produits de première nécessité, ont été gelées à partir de février pendant presque tout le mois.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<title>Dans un Mali plein d’incertitudes :  La société civile saura&#45;t&#45;elle mener son combat ?</title>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 07:54:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis des années, le Mali cherche Etat désespérément. Mais alors que la classe politique se déchire dans une lutte sans merci pour le pouvoir, la société civile malienne semble au bord de la touche. En tous cas, celle dont le pays a véritablement besoin, sans aucune interférence politicienne ou souillure arriviste. Aujourd’hui, si elle existe, c’est quand elle fait objet d’instrumentalisation par tel ou tel bord politique. A quand donc le sursaut patriotique, surtout lucide, du citoyen malien ?</em></strong>

Au Mali, la politique rime avec intérêt. L’on épouse telle ou telle couleur politique uniquement pour jouir de privilèges et non par pure conviction. La politique y a perdu ses lettres de noblesse depuis fort longtemps, et tous, ou presque, se plaisent dans un rôle de griot chantant les louanges des tenants du pouvoir. Le Malien, en général, a un incroyable talent. Celui de changer de couleurs au gré de la direction du vent. Un incroyable talent à faire pâlir le caméléon.

Aujourd’hui, une bonne frange de la classe politique, auquel s’est mêlé quelques branches de la société civile, exigent la démission du président de la République. Au M5 RFP, concentré de mouvements et d’associations politiques, s’est greffé aussi un « volet moral » en la présence de l’Imam Mahmoud Dicko. Il est présenté comme de l’autorité morale du mouvement.

Sans faire un procès d’intention aux leaders de ce mouvement, il est quand même aisé de comprendre qu’ils ne sont pas tous qu’animés par l’intérêt supérieur de la nation. Il s’agit pour la plupart d’hommes politiques aguerris, ayant occupés de hautes fonctions dans les méandres du pouvoir, et qui ont aussi les yeux grands rivés sur le pouvoir. Ils jouent habilement avec la frustration ambiante pour arriver à faire vaciller le régime en place. Leur mouvement, qu’on présente maintenant dans les médias comme l’opposition malienne, n’est semble-t-il qu’en train d’accomplir son travail. A savoir, faire tout pour discréditer et fragiliser le pouvoir en place afin d’en tirer le plus grand profit politique. Tel est le cas dans les grandes démocraties du monde. L’opposition républicaine ne dit presque jamais du bien pouvoir en place. Le tout avec deux maitres-mots. Instrumentalisation et dramatisation.

Sauf qu’au Mali, l’on ne peut se permettre un tel luxe alors que le pays peine à exister valablement. L’aspect sécuritaire du pays est le plus important car comme il est bien connu, sans sécurité pas de paix, sans paix pas de développement. Les oppositions politiques qui peuvent se permettre de critiquer  sans modération le pouvoir en place sont celles des pays où l’essentiel est assuré : sécurité, éducation, santé, etc. Et au Mali, l’on est loin du compte. C’est pourquoi, la classe politique malienne devrait prendre conscience de cette réalité implacable et de s’approprier la démocratie, celle qui sied au Mali d’aujourd’hui. Mais reproduire aveuglement ce qui se fait ailleurs, sans prendre en compte la situation globale du pays est contre-productif et surtout antipatriotique.

Et en l’absence d’une telle prise de conscience de l’élite politique malienne, c’est bien sûr à la société civile de le faire et de se battre afin de redonner à la politique ses lettres de noblesse. Dans le pays, les masses sont très souvent instrumentalisées pour le seul loisir des politiques sur fond, tantôt d’instrumentalisation et de populisme, tantôt de promesses électorales et autres présents politiques.

Pour une bonne assise institutionnelle et économique du pays, le changement profond tant souhaité, tarde à être une réalité par l’élite politique alors qu’ils en ont la capacité pourvu qu’ils aient la volonté. Cependant, si ce changement ne vient jamais, alors la société civile, celle qui aura compris la réalité du pays et qui a à cœur le Mali devra  se battre, combattre les mentalités et autres idées figées afin de remonter un souffle nouveau du bas peuple vers les hautes sphères du pouvoir.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Quatrième grande mobilisation du M5 RFP contre le régime IBK :  Quatre propositions majeures pour sortir de la crise</title>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 07:47:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali traverse une crise multidimensionnelle depuis le coup d’Etat perpétré par une junte militaire, dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo en  2012. Sept ans après la tenue d’élections régulières pour doter le pays d’institutions légitimes censées permettre au pays de renouer avec le fonctionnement démocratique normal, le Mali est loin de voir le bout du tunnel. La situation s’est même empirée avec une crise sécuritaire aiguë, une crise sociopolitique gravissime, une crise économique alarmante etune crise sanitaire effrayante. C’est la somme de ces exaspérations qui a  donné naissance à un Mouvement, le 5 juin 2020, avec comme unique revendication la démission du Président de la République pour incapacité à relever les multiples défis qui se posent au Mali. Le Mouvement du 5 Juin Rassemblement des Forces patriotiques, M5 RFP a, à  quatre reprises, fait vibrer Bamako, les capitales régionales et les villes à l’extérieur accueillant des maliens. Que faut-il faire pour sauver ce qui pourrait l’être ? Voici quatre propositions majeures qui pourraient s’offrir à IBK.</em></strong>

<strong><em>Première proposition : Lâcher le Premier ministre Boubou Cissé</em></strong>

Cette revendication vient en deuxième position dans la hiérarchie des points contenus dans le mémorandum du M5 RFP, après celle relative à la démission d’IBK. Comme pour dire qu’à défaut d’obtenir la tête du Président de la République, les leaders du M5 RFP  sont prêts à accepter celle de Boubou Cissé. Leur autorité morale, à savoir l’Imam Mahmoud Dicko fait de la démission de Boubou Cissé une question d’honneur, parce que, dit-il,  Boubou Cissé a contribué à la crispation de la situation, surtout avec l’utilisation des balles réelles contre des manifestants mains nues. La seconde tare de Boubou Cissé est d’être l’homme de la France. Ce pays apparait aux yeux du citoyen lambda  et des leaders du M5 RFP, comme étant à la base de tous les malheurs du sahel en général et du Mali en particulier. Enfin, pour beaucoup d’observateurs, si Boubou Cissé est un homme intègre, ils sont tout aussi d’accord qu’il n’a pas apporté les solutions idoines aux préoccupations majeures des maliens.

<strong><em>Deuxième proposition : Obtenir la démission des députés mal élus ou dissoudre l’Assemblée Nationale.</em></strong>

Après la résolution de la question de la Cour Constitutionnelle, les regards sont tournés vers l’Assemblée Nationale, qui est la conséquence de la forfaiture de l’institution dirigée par Manassa Dagnoko. Si des voix s’élèvent au sein de la Majorité pour dire non à la dissolution de l’hémicycle, le M5 RFP ne serait pas également opposé à cette proposition bien qu’elle soit anticonstitutionnelle.Car cette solution parait plus politique que juridique, mais le seul obstacle est qu’il n’y a aucun moyen d’imposer cette décision aux députés qui semblent opposer un niet catégorique. Donc, face au refus de la trentaine de députés de démissionner, la seule voie de recours reste la Constitution qui donne mandat au Président de la République de dissoudre l’Assemblée Nationale. Cette solution semble être la plus facile pour IBK, même si elle comporte des risques pour son pouvoir.En satisfaisant ces deux revendications du M5 RFP et surtout celle de la Cour Constitutionnelle précédemment, le Mouvement se dégonflera et acceptera de s’asseoir autour de la table pour définir les contours de la future transition.

<strong><em>Troisième proposition :Un gouvernement restreint et d’union nationale </em></strong>

Après avoir résolu la question du Premier ministre Boubou Cissé et celle de l’Assemblée Nationale, l’étape suivante devrait être la mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre de consensus à sa tête. Ce Gouvernement qu’on pourrait dénommer gouvernement de mission, de transition ou d’union nationale aura pour missions de mener non seulement  les réformes indispensables pour la bonne marche de notre démocratie, mais aussi et surtout,sortir le Mali de l’impasse socio-politico-sécuritaro-économique. Sa composition, tout comme l’aura été le choix du PM, devra être consensuelle. Les critères doivent être ceux  de la compétence, de l’intelligence et de l’intégrité morale et physique.Ce gouvernement tant attendu par le M5 RFP, permettra à ce mouvement d’obtenir la libération d’un des leurs, à savoir l’honorable Soumaila Cissé.

<strong><em>Quatrième proposition : Mettre en place une commission d’enquête indépendante pour les manifestations des 10, 11 et 12 juillet faisant des morts et des blessés par balles</em></strong>

Pour le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, la mort de 23 manifestants ne pourrait pas rester impunie. C’est pourquoi il exige que toute la lumière soit faite sur ce crime d’un autre temps, surtout  dans un pays dit démocratique. Le Président de la République doit accéder à cette demande en mettant en place une commission indépendante pour rechercher les coupables et les traduire devant la justice.En mettant en place cette commission d’enquête indépendante, le Président de la République se lavera de tout soupçon, s’il n’est pas reconnu coupable, ensuite se fera bonne conscience et enfin redorera le blason du pays en matière d’exécutions sommaires évoquées par les organisations des Droits de l’homme.

En somme, la clef de la résolution de la crise malienne est entre les mains du Président de la République. Plus il tarde à agir, plus il envenime la situation et diminue du coup les chances d’une sortie de crise rapide. Donc, que le Président de la République comprenne que cette situation est loin d’être à son avantage, car elle met l’économie en berne et ne rassure pas les amis et autres partenaires  du Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Mobilisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-mobilisation-2-2890115.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 07:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ils étaient des dizaines des milliers de maliens à se donner rendez-vous à l’emblématique place de l’indépendance de Bamako et dans la presque totalité des capitales régionales du Mali et au sein de la diaspora, le mardi 11 Août 2020, à l’appel du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP. Cette sortie, quatrième du genre depuis la naissance du M5 RFP est la preuve d’une certaine constance et d’une détermination sans faille des cadres, sympathisants  et militants du M5 RFP à aller jusqu’au bout de leur objectif.

C’est dans un élan de communion de solidarité et comme pour dissiper tous les malentendus que les leaders du M5 RFP ont animé ce meeting géant en présence de leur autorité morale l’Imam Mahmoud Dicko. C’est devant une foule très nombreuse, chauffée à blanc et acquise à la cause du Mouvement du 5 juin  que les leaders se sont succédé au podium pour haranguer les manifestants, en leur demandant de persévérer jusqu’à la démission du Président de la République.

Deux temps forts ont marqué cette quatrième assemblée générale. C’est d’abord, la déclaration liminaire lue par le Professeur Ibrahim Ikassa Maiga et l’intervention tant tendue de l’autorité morale, à savoir l’imam Mahmoud Dicko. En effet, dans la déclaration du Professeur  Maiga, le M5 dépeint en noir le bilan du Président de la République, tant sur le plan sécuritaire que sociopolitique. Il n’a pas manqué d’évoquer la mauvaise gouvernance dont souffre le Mali depuis l’avènement d’IBKau pouvoir, avant d’énumérer quelques éléments attestant cette mauvaise gouvernance tels que le pouvoir d’achat, l’école, l’emploi des jeunes, la santé,  la sécurité, les infrastructures.Pour le M5 RFP, c’est cette façon de conduire les affaires qui a précipité le Mali au bord du gouffre et qui compromet dangereusement la stabilité dans le sahel, voire la sous-région.Après avoir rendu hommage aux 23 morts, Ibrahima Ikassa Maiga  a passé au peigne fin toutes les tares de la gouvernance d’IBK, les violations répétées de la loi fondamentale, l’oligarchie, voir la ploutocratie qui s’est installée au sommet de l’Etat.Dans son mémorandum, comme dans la déclaration lue le 11 Août, le M5 RFP exige  la libération sans délai de l’honorable Soumaila Cissé, chef de file de l’Opposition, avant de réitérer la demande de démission d’IBK.

Quant à l’autorité morale en l’occurrence l’Imam Mahmoud Dicko, il a répété inlassablement son souhait de voir IBK sortir par la grande porte de l’histoire. C’est pourquoi,  il lui demande  d’écouter son peuple etd’accepter de dialoguer avec lui. Il n’a pas porté de gant pour dénoncer les manquements graves aux principes de la bonne gouvernance, de la démocratie et de nos valeurs sociétales. Il a dans un langage clair et sans ambiguïté, dénoncer l’immixtion de la France dans le choix des hommes qui doivent gouverner le Mali. Il a exprimé son indignation devant les tueries  avant de fustiger les comportements des autorités. Tout en implorant Dieu, il se dit convaincu que la victoire finale  sera celle du  peuple souverain.

&nbsp;

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mobilisation du M5&#45;RFP, Acte II :  IBK et son régime frémissent à nouveau</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mobilisation-du-m5rfp-acte-ii-ibk-et-son-regime-fremissent-a-nouveau-2889232.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 09:12:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En conférence de presse le vendredi 7 Aout, le M5RFP a encore sonné la mobilisation pour demain mardi 11 aout à  Bamako, dans les capitales régionales et au sein de la diaspora.  Cette énième mobilisation est la première après la trêve observée par le Mouvement pour la fête de l'Aid al Adha, mais aussi celle après la tentative infructueuse d'aller à la désobéissance. Les leaders du M5 RFP en rangs serrés et dissipant tous les malentendus semblent être déterminés à  aller au bout de leur objectif à  savoir la démission du Président de la République. Pourront-ils rééditer les exploits des 5, 19 juin et du 10 juillet 2020 ? Les militants et sympathisants du M5 RFP courent-ils le risque être gagnés par la lassitude surtout après l'arrestation de certains jeunes?</em></strong>

Tous les regards seront tournés vers le boulevard de  l'indépendance demain mardi  11 août  pour savoir si le M5 RFP va encore mobiliser du monde pour exiger la démission du Président de la  République et de tout son régime.  C'est en tout cas en substance ce que le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques a décidé lors de sa conférence de presse tenu le 7 aout 2020 au siège de  la CMAS en présence de tous les responsables du mouvement.

Pour rappel, cet appel à la mobilisation du M5 RFP est le quatrième du genre en l'espace de deux mois. Les trois premiers ont été un franc succès  Et en termes de résultats,  le bilan n'est pas si mal car le M5 a  demandé et obtenu le départ de la Cour Constitutionnelle. Les deux revendications majeures restent la dissolution de  l'Assemblée nationale et le départ du Premier ministre. En effet, si les leaders du M5 RFP sont divisés sur la question du départ du  Président de la République,  l'unanimité est faite autour des deux autres  revendications, à savoir la dissolution de l'Assemblée nationale et le départ du Pm. IBK a-t-il fini par accepter les deux revendications du M5 RFP? Il n'aura jamais la paix et la quiétude s'il ne satisfait pas les revendications légitimes du peuple.

En d'autres termes, le Mouvement du 5 juin peut bien revendiquer la représentativité du peuple par la quantité des manifestants qu'il mobilise et cela sur toute l'étendue du territoire et au sein de la diaspora. Donc, faire fi des revendications du M5 RFP, c'est faire preuve  d'autisme et de cécité  politique car les revendications du M5 RFP sont celles d'une frange importante du peuple malien.

En définitive, le président de la République  est  interpellé,  lui qui est le garant de l'unité et de la cohésion sociale pour qu'il sorte de la tergiversation du tâtonnement pour donner une suite favorable aux revendications du M5 RFP.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Refus catégorique des députés mal élus de démissionner :   IBK fait désormais face à trois fronts brûlants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/refus-categorique-des-deputes-mal-elus-de-demissionner-ibk-fait-desormais-face-a-trois-fronts-brulants-2889224.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 07:10:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le M5 RFP et les trois membres rebelles de la Cour Constitutionnelle dont le décret de nomination a été abrogé par le Président de la République, c’est au tour des 30 députés dits mal élus de refuser de démissionner conformément aux vœux du Mouvement de contestation, M5. Ce Niet catégorique de Moussa Timbiné, Président controversé de l’Assemblée Nationale et de ses 29 collègues députés, est un nouveau blocage dans le processus de sortie de crise. Cette situation, qui divise déjà la Majorité, risque de porter un coup sérieux sur la cohésion au sein du camp présidentiel. Car si d’aucuns pensent que les députés controversés doivent accepter de démissionner pour donner une chance à la sortie de crise, d’autres, au contraire, croient dur comme fer que leur démission est une violation flagrante de la Constitution. Cette friction au sein de la Mouvance Présidentielle ne ferait-elle pas l’affaire du M5 RFP ?  A quoi pourrait-on s’attendre dans les jours à venir ?</em></strong>

Le Mali sous IBK est véritablement une République en crises permanentes, au point qu’il est devenu la risée de tous les pays qui nous entourent. De 2013, date d’accession d’IBK au pouvoir, jusqu’à nos jours, le Mali n’a connu ni paix encore moins la stabilité<strong><em>. </em></strong>Le nord échappe au contrôle de l’autorité centrale, le Centre est en proie à une guerre communautaro-ethnique et le sud qui ne représente que 25 % du territoire est en ébullition  à cause des résultats des élections législatives d’Avril et de Mai. Selon tous les observateurs, l’arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le Mali s’est installé dans une crise profonde depuis le mois de mai, car à cette crise électorale est venue s’est greffée la crise sociale consécutive à la mauvaise gouvernance. Un Mouvement populaire dénommé le M5 RFP, a vu le jour pour porter les revendications légitimes d’une frange importante du peuple. Faisant le constat d’un échec patent du régime à assurer le minimum aux maliens, le M5 RFP s’est lancé dans le combat pour la démission du Président de la République et de tout son régime. Deux grands rassemblements ont été organisés les 5 et 19 juin 2020n avec un seul mot à l’ordre du jour démission d’IBK. Le vendredi 10 juillet 2020 un autre grand rassemblement a eu à la place de l’indépendance suivi de l’occupation des locaux de l’Assemblée Nationale et de l’ORTM. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants dans ces deux locaux, avant de se diriger vers la mosquée de l’Imam Dicko où elles ont utilisé des balles réelles tuant plus d’une douzaine de personnes. Ainsi grâce à la médiation interne comme externe, les lignes ont bougé. Donc de la démission du Président de la République, le Mouvement du 5 juin n’en fait plus  une revendication non négociable. Par contre, il exige la démission des députés mal élus ou la dissolution de l’Assemblée Nationale, le remembrement de la Cour Constitutionnelle, un gouvernement d’union nationale avec un Premier Ministre issu de ses rangs.

Ces points inscrits dans un Mémorandum semblent avoir l’assentiment du Président de la République, qui en réponse aux différentes revendications, a abrogé le décret de nomination des trois membres récalcitrants de la Cour Constitutionnelle et a proposé aux 30 députés mal élus, la démission. Ces derniers semblent opposés une fin de non-recevoir, car disent-ils,  il n’est écrit nulle part dans la Constitutionnelle du Mali qu’on pouvait faire démissionner un député contre son gré. Timbiné et ses collègues députés dits mal élus préfèreraient la dissolution de l’Assemblée Nationale, ce qui du reste, est conforme à la Constitution, plutôt  que de démissionner.

Par ce refus catégorique, un troisième front anti IBK semble s’ouvrir, après ceux du M5 RFP et de  ManassaDagnoko.  Ce troisième front affaiblirait non seulement le Président de la République, mais aussi et surtout toute la Majorité. Cette dernière est désormais  fractionnée en trois : il y a les amis et soutiens  de Timbiné regroupés au sein de la Coalition des Forces Républicaines, CFR, il y a également le camp du Premier Ministre Boubou Cissé, qui regroupe tous les partisans du départ de Timbiné et de 29 autres députés dont l’élection est fortement contestée, et enfin, il y a un troisième camp, celui de BocariTréta et de Diarassouba, en embuscade et favorable au départ de Timbiné qui est l’obstacle à leur ascension politique. Tous les trois fragments se réclament de la Majorité et disent aider le Président de la République à trouver une issue favorable à la crise.

En somme, Ni le recours gracieux de ManassaDagnoko et les deux autres membres de la Cour Constitutionnelle, ni les tiraillements entre les clans de la Mouvance Présidentielle, ne faciliteraient la tâche à IBK. Donc entre deux maux, il serait loisible pour lui de choisir le moindre mal, celui de travailler avec le M5 RFP qui, lui, au moins, a le soutien du peuple. Les trois revendications du M5 RFP, à savoir un gouvernement d’union nationale, une Assemblée Nationale débarrassée des députés mal élus et une Cour Constitutionnelle crédible, ne sont pas de la mer à boire.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Les nababs de la nouvelle économie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-les-nababs-de-la-nouvelle-economie-2889222.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 07:10:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le monde se réduirait-il aux dimensions d’un œuf qu’ils réussiraient à y déployer leurs moustiquaires. Les veinards ! Ceux-là, plus rien ne les retient. La « tune », ils l’ont dans le sang et ils la ramassent à la pelle en toutes circonstances. Même quand la sécheresse dévaste le monde, leur « blé » prospère. En un mot comme en mille, nous trouvons leur santé financière insolente voire indécente. Mais y a-t-il du mal à se faire du pognon ? Répondre à cette question reviendrait à engager un débat philosophique interminable qu’on n’y trouverait pas de réponse satisfaisante jusqu’à la fin des temps. Tel n’est pas mon propos et, donc, autant ne pas commencer la grande palabre au risque d’empoisonner l’atmosphère de vos « grins » surtout en cette période où tout le monde a les nerfs à fleur de peau.

Jeff Bezos (Amazon) et Mark Zuckerberg (Facebook, WhatsApp, Instagram), les bienheureux pour ne pas les nommer, sont nés avec une cuillère en or dans la bouche. Aujourd’hui, la matière de cette cuillère a muté pour devenir un métal encore plus rare, une substance absolument rare qui ne s’exploite que dans leurs seules propriétés respectives. Et le scintillement de cette substance rare fait pleuvoir des hallebardes de dollars dans leurs épais comptes en banque. Tenez, en seulement une séance boursière le vendredi 31 juillet 2020, Bezos et Zuckerberg ont tous les deux gagné 7 milliards de dollars. Et j’insiste là-dessus, en une seule journée. Qui fait mieux ou dit mieux !

Ce fameux vendredi 31 juillet, note l’indice Billionaire de Bloomberg indique, les actions Facebook ont grimpé de 8,2% pour atteindre 253,67 dollars, permettant au PDG Mark Zuckerberg de gagner<strong> </strong><strong>7 milliards de dollars</strong>. Le même jour, les actions d’Amazon ont grimpé de 3,7% pour atteindre 3164,68 dollars faisant gagner également 7 milliards de dollars à son PDG Jeff Bezos.

L’autre poids lourd de la nouvelle économie, Apple, a connu des fortunes diverses. En effet, les<strong> </strong><strong>actions d’Apple</strong> ont connu des augmentations similaires, mais le chef de la direction de la société, Tim Cook, ne figure pas dans le classement Bloomberg. La raison est toute simple : comme de nombreux autres PDG, la richesse de Cook est principalement <strong>liée à l’actionnariat d’Apple. Cela voudrait dire </strong>que sa valeur nette peut changer énormément d’un jour à l’autre en fonction des fluctuations du marché boursier.

Bezos qui est l’humain le plus riche est à la tête d’Amazon qu’il a fondée en 1995. L’indice de Bloomberg note, en toute simplicité, que cette compagnie est « <em>l’une des entreprises les plus rentables et les plus puissantes de la planète ». </em><em>Grâce au flair hors norme et à l’entregent exceptionnel de </em>Bezos, Amazon caracole en tête des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) et ne craint pas d’être rattrapé.

Pour la 3<sup>ème</sup> année consécutive, Jeff Bezos étrenne le modeste titre de l'homme le plus riche du monde, ce, malgré qu’il a laissé quelques plumes dans le divorce en grande pompe avec MacKenzieBezos, celle avec qui elle a partagé 25 ans de sa vie et qui lui a donné quatre charmants enfants. Le divorce a été conclu à l’amiable – n’oubliez pas qu’on est entre gens civilisés – et la désormais ex-épouse est partie écrire ses romans – la bienheureuse est romancière – avec une corbeille remplie à ras bord d’un pactole de 38 milliards de dollars.

A 56 ans, cet homme d’affaires qui a monté son business dans le garage de sa maison à Seattle, est à la tête d’une fortune estimée à 113 milliards de dollars. S’il ne souhaite pas descendre de son prestigieux piédestal, il doit faire très attention à <strong>Bill Gates</strong>, le fondateur de Microsoft, qui palpe quelque 98 milliards de dollars.

Dans le palmarès des cinq premiers milliardaires, suivent à bonne distance le magnat des produits de luxe, le français <strong>Bernard Arnault</strong> (76 milliards de dollars), le PDG de Berkshire Hathaway, <strong>Warren Buffett (</strong>67,5 milliards de dollars) et le fondateur d’Oracle, <strong>Larry Ellison</strong> (59 milliards de dollars).

Forbes note qu’à cause de la pandémie de la maladie à coronavirus, <strong>226 personnes ont perdu leurs statuts</strong> de milliardaires. Les pauvres ! « <em>Alors que l’épidémie resserrait son emprise sur l’Europe et l’Amérique, les marchés boursiers mondiaux ont implosé, </em><strong><em>ravageant de nombreuses fortunes</em></strong><em><strong>.</strong></em><em> Au 18 mars, lorsque nous avons finalisé cette liste, Forbes comptait 2095 milliardaires, 58 de moins qu’il y a un an et 226 de moins que 12 jours plus tôt ».</em>

Pour sa part, CNN indique que de nombreux milliardaires qui le sont toujours malgré la crise ont quand même été touchés puisque <strong>51% sont « plus pauvres »</strong> que l’an dernier. En « termes bruts », les milliardaires du monde entier valent 8000 milliards de dollars, soit 700 milliards de dollars de moins qu’en 2019.

Voulez-vous vous amuser à convertir ces sommes astronomiques en FCFA ? Je ne vous le conseille pas, votre calculette risque de « boguer » et vous-même pourriez vous énerver en apprenant que plus vous faites le mariole sur le web, plus vous enrichissez ces ogres qui ont un portefeuilles à la place du cœur.

Tous ces gens qui passent des heures entières connectés à Facebook, WhatsApp ,Instagram... et se font appeler « Videoman » (qu’est-ce que ça signifie ?) ou qui, dès qu’ils voient un gadget s’empressent de le commander, se doutent-ils qu’ils enrichissent une poignée de magnats qui récoltent, sans état d’âme et sans éthique, leur sang ?

On gagnerait à être plus circonspect et à copier les meilleures pratiques de la société mondialisée pour créer de la richesse. Le seul secret, c’est l’audace, l’innovation et la volonté, la chance faisant le reste. Au lieu de quoi, nous consacrons un temps fou à nous couper les jarrets les uns des autres, notre slogan favori restant « si je ne peux être dans la place, toi tu n'y seras pas non plus, ou si tu y es déjà, je t’y déloge ». Advienne que pourra !

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Me KassoumTapo, un autre pantin d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-me-kassoumtapo-un-autre-pantin-dibk-2889223.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 07:05:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tous ceux qui ont suivi les deux derniers débats télévisés, sur Africable Télévision et sur ORTM1 de Me Tapo, savaient plus ou moins  que l’ancien bâtonnier  allait  rentrer dans le prochain gouvernement, tant il s’est vêtu de son manteau d’avocat pour défendre le régime IBK, en jetant l’anathème sur son opposition. Ca y est, il s’y est taillé une place de choix, en l’occurrence le poste de ministre de la Justice garde des sceaux. Son retour dans le gouvernement, après avoir été chassé comme un mal propre en 2017 pour incompétence à porter le fameux projet de révision constitutionnelle, ne saurait être nullement dû à son expertise en matière de droit, mais plutôt aux propos qu’il a tenus lors de son débat sur l’ORTM 1. Me KassoumTapo en débat contradictoire contre Me MountagaTall du M5 RFP, a laissé entendre que les seuls coupables des saccages  des édifices publics et privés et même des tueries des manifestants les 10, 11 et 12 juillet 2020 sont les leaders du M5 RFP.  Ces propos qui dédouanent le régime des crimes commis, suffisent à IBK pour dérouler le tapis rouge devant Me KassoumTapo. Le célébrissime avocat avait même laissé voir en filigrane sa disponibilité à retourner dans le gouvernement et sa détermination à faire taire la contestation.

Liant l’acte à la parole, il n’a suffi que d’une manifestation des jeunes du M5 RFP dans le cadre de la désobéissance civile, pour qu’il mette le grappin sur neuf jeunes manifestants pour troubles à l’ordre public. En procès expéditif, la justice les a reconnus coupables de troubles à l’ordre public  et la sentence a été très lourde, 45 jours de prison ferme pour certains et 30 jours pour d’autres. Si en agissant ainsi le régime pense pouvoir faire taire la contestation, il se trompe lamentablement. La crise qui sévit au Mali est multidimensionnelle. Encore une fois, le régime vient de commettre une autre bévue, celle de nommer Me Tapo à la place de Me Malick Coulibaly et surtout de laisser le premier prendre une telle décision d’enfermer des manifestants  en pleine tempête. Me Tapo, à la place de Me Malick Coulibaly à la justice, est un mauvais message c’est  comme si IBK a fait le choix de donner un coup d’arrêt au processus de lutte contre la corruption et la délinquance financière et accorder de l’importance à la répression des manifestants, dont le seul tort est de revendiquer leurs droits.

Monsieur le Président IBK ! Mesurez-vous réellement la profondeur et  la gravité  de la crise qui secoue le Mali depuis 2012 ? Les mesurettes et autres  actions hâtives  ne feront que l’exacerber. Allez-vous faire de Me Tapo un autre pantin que vous allez secouer dans tous les sens pour le jeter après ? Il ne sert à absolument rien de tourner en rond ou de trouver des subterfuges, la seule solution qui sied pour sortir de la crise est de prendre langue avec les leaders du M5 RFP, d’accéder à leurs revendications et d’accepter un partage de responsabilités dans le cadre de  la gestion des affaires publiques. Si cela devrait passer par sacrifier des têtes, le Président ne doit pas faire l’économie d’une telle solution qui permettra de sortir le pays du profond abîme dans lequel il est plongé.

En somme, l’attitude de la justice sous l’autorité de Me KassoumTapo, loin de faire taire la contestation, mettra de l’huile sur le feu. Le brillantissime avocat est fortement attendu sur les 61 dossiers de corruption et de délinquance financière, transmis à la justice. En tout cas,  la promptitude avec laquelle elle  a écroué les  jeunes manifestants, la justice de Me Tapo doit pouvoir diligenter les enquêtes sur les massacres des citoyens à mains nues  et tenir les procès des délinquants financiers.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sociopolitique : Religieux et politique, liaisons dangereuses ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-sociopolitique-religieux-et-politique-liaisons-dangereuses-2888838.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 15:53:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus que jamais, le cercle des Marabouts et autres leaders religieux a de l’importance dans la balance publique. Désormais, avoir leur bénédiction est un soutien de poids dans toute démarche politique. Alors que beaucoup pensent que de telles approches seraient blasphématoires pour l’exercice politique, d’autres disent au contraire que les religieux sont des citoyens qui eux aussi ont droit de fouler le ring de la politique, quitte à souiller leur boubou.</em></strong>

Très particulièrement, le Mali des années 2000 a consacré l’entrée des hommes en boubou enturbannés par la grande porte. Tout le monde se souvient de la fracassante initiative de l’Imam Mahmoud Dicko en 2011 lorsqu’il voulut faire abroger le nouveau code de la famille. Pratiquement, à lui tout seul, il put remplir le stade du 26 Mars pour imposer la volonté de bon nombre de musulmans maliens. Mais en réalité, le religieux occupe une place importante dans notre société depuis toujours. Et c’est presque naturellement qu’il eut accès aux hautes sphères du pouvoir. Pour remonter à plus loin dans le temps, rappelons que le Chérif de Nioro, Bouyé Haidara Hamahoullah, jouit de privilèges commerciaux dus à son rang de saint mystique depuis les années Moussa Traoré.

Egalement, en 2013, alors que tous voulaient une moralisation de la vie politique pour une meilleure gouvernance devant préserver le Mali d’un autre péril multidimensionnel, les yeux furent tournés vers ces mêmes religieux. Eux qui doivent être des exemples pour tous de par leur connaissance du livre saint, ils eurent pignon sur rue. L’imam Mahmoud Dicko, le Chérif de Nioro ainsi que d’autres étaient très écoutés des Maliens. Et le candidat IBK concentrait à lui seul tout le soutien du cercle religieux musulman malien. Dicko et Bouyé le soutinrent, et la suite est connue. Un quasi plébiscite. Les images d’un IBK recevant les bénédictions du saint de Nioro avaient fait le tour de la presse et de la toile.

Sauf qu’entre temps, de l’eau a coulé sous les ponts. Les deux leaders religieux ne sont plus en si bon termes avec IBK. Lors de la dernière présidentielle, c’était au tour de SoumailaCissé de recevoir les bénédictions du chérif. IBK, lui, se rendit à Tombouctou pour recevoir pareils bénédictions. Aujourd’hui, l’Imam Dicko, tout en reconnaissant le soutien qu’il apporta au candidat IBK en 2013, chose qu’il présente comme une erreur de sa part, voulait tout simplement sa démission avant de se raviser et de demander de profondes réformes politiques. L’on apprend encore que le chérif de Nioro aurait donné trois noms sur les six ministres du gouvernement restreint actuellement en œuvre afin de baliser le terrain pour un gouvernement d’union national censé mettre fin à la crise actuelle.

Ces religieux doivent-ils s’immiscer à ce point dans la gestion de l’Etat ? Certes, ils sont des citoyens, mais pas des citoyens ordinaires. Et si c’est pour la patrie qu’ils le font, ils doivent le faire autrement. Car de par leur stature, ils doivent à certains moments, se rendre discret et laisser chacun, même leurs disciples, faire sa réflexion citoyenne nécessaire afin de faire tel ou tel choix. Ils ne doivent point donner des consignes de vote, encore moins montrer à la face du monde qu’ils sont pro tel ou tel homme politique. Leur mission, c’est de sensibiliser les fidèles, comme les commandements de la religion leur demande, afin de dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Mais en investissant le terrain politique, avec leur grande aura, ils risquent fort de faire rentrer l’eau dans la pirogue. Surtout, leur mission c’est de dire la vérité aux gouvernants, sans complaisance, pour l’intérêt des gouvernés.

Peut-être ne se rendent-ils pas compte de l’impact que peut avoir une seule phrase placée de leur part. En tout cas, le suivisme aveugle aura fait beaucoup de dégâts dans ce pays. Chacun devra mener sa part de réflexion.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Boubou Cissé, Kassoum Tapo et M’bemba M. Keita :  Quand cette ossature du Mini Gouvernement dérange le M5 RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubou-cisse-kassoum-tapo-et-mbemba-m-keita-2888837.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 08:30:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La composition du Mini Gouvernement dirigé par Boubou Cissé a suscité  une colère noire et une grande  indignation de la part des leaders du M5 RFP, à commencer par l’Imam Mahmoud Dicko. Pour les membres du M5 RFP, ce gouvernement n’est ni plus ni moins qu’une provocation et tend, indiscutablement, à mettre de l’huile sur le feu. Les deux ministres, à savoir Me Tapo et le Général Keita et leur Premier ministre Boubou Cissé apparaissent, aux yeux des opposants, comme faisant partie de la crise, donc ils ne sauraient être la solution. C’est pourquoi la sollicitation de l’Imam Mahmoud Dicko par  Boubou Cissé, juste après la mise en place du gouvernement,  a été vouée en échec, car à la demande de participation des membres du M5 RFP au gouvernement d’union nationale, l’imam Dicko a opposé une réponse cinglante, celle  du niet. L’Imam est même allé loin en demandant au PM de démissionner pour faciliter la recherche de la solution à la crise. IBK va-t-il reconsidérer la composition du gouvernement en impliquant  le M5 RFP en amont ?</em></strong>

La crise malienne est loin de connaitre son épilogue tant les divergences  de vue entre le M5 RFP et le Régime sont profondes et les solutions antagoniques.L’on pensait voir le bout du tunnel avec le renoncement de la principale revendication, à savoir la démission du Président de la République. C’est certainement mal connaitre IBK, car nous sommes toujours à la case départ, puisqu’au mépris souverain dont il a toujours fait preuve, s’est ajouté le sentiment d’avoir maitrisé la situation d’où la mise en place unilatérale du Mini Gouvernement. La composition de ce  Mini gouvernement dit de crise est pour beaucoup dans l’exacerbation de la crise, car elle a été faite au nez et à la barbe du M5 RFP et à un moment très crucial du combat. Pour tous les grands observateurs, cette équipe restreinte  qui aurait dû être le fruit d’un début de consensus entre les protagonistes, a été faite unilatéralement par IBK et son premier Ministre, ce qui parait être un affront pour le M5 RFP. Le Mouvement du 5 juin s’est dit sidéré de voir à la tête de ce mini gouvernement le Premier ministre Boubou Cissé, car ce dernier semble être, pour lui, le coupable tout trouvé du massacre des 23 civils dont certains dans des lieux de culte. Pour le M5 RFP, pas question de composer avec un PM qui a les mains tachées de sang.

Quant au retour de Me Kassoum Tapo dans le gouvernement comme  ministre de la justice garde des sceaux, il est tout simplement un aveu d’incapacité de la part du Président de la République, à trouver les ressources humaines compétentes, pour les hautes missions. Me Tapo n’était-il pas celui qui a lamentablement échoué à défendre le projet de révision constitutionnelle et qui a été remercié pour insuffisance de résultats ? Faire revenir ce dernier au poste stratégique de la justice, cacherait un agenda inavoué. Pour le M5 RFP, on ne fait pas jouer un joueur qui est l’origine de la défaite de l’équipe.

Enfin, le Général M’Bemba Moussa Keita souffre des mêmes évaluations, à savoir des insuffisances des résultats au poste de Chef d’Etat-major Général des Armées et  que Me Tapo au ministère des réformes, il a été lui aussi remercié. Pour rappel, c’est sous son commandement qu’il y a eu les grandes tueries d’Ogossagou avec à la clef plus de 150 morts.Le commun des mortels ne comprendra pas que le Président de la République ne puisse pas avoir au sein de l’armée des nouvelles figures, intègres, compétentes pour assumer ce poste hautement stratégique qu’est la sécurité,  au grand bonheur des maliens  au lieu de faire manger  chaque fois du plat réchauffé?Même si le Général M’Bemba Moussa Keita est militairement bon, pour avoir été remercié de la plus  mauvaise des manières, devrait refuser l’offre ne serait-ce que pour préserver sa dignité.

En somme, la résolution de la crise passe par une remise à plat de ce Mini gouvernement, une ouverture sans délai d’un véritable dialogue avec le M5 RFP afin d’aboutir à un compromis dynamique autour des institutions de la République dont la légitimité est mise à rude épreuve. Le plus tôt serait le mieux.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mini gouvernement pour juguler la crise :  Le Mali est&#45;il dirigé par IBK ou par le Chérif de Nioro ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mini-gouvernement-pour-juguler-la-crise-le-mali-est-il-dirige-par-ibk-ou-par-le-cherif-de-nioro-2888834.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 07:28:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidemment, la politique « du diviser pour régner » continue sous IBK. Alors même que dans une récente interview IBK avait  qualifié l’Imam Mahmoud Dicko d’islamiste, le voilà déroulé le tapis rouge devant l’allié principal  de ce dernier en l’occurrence le Chérif de Nioro, en lui permettant de nommer trois des six ministres qui composent le mini gouvernement. Cette attitude du Président de la République ne pourrait être qu’une mauvaise approche et une lecture erronée de la résolution de la gravissime crise multidimensionnelle qui bringuebale le Mali comme un vieil arbre sous une tornade depuis 2012.Ce n’est ni en soudoyant X, ni en promouvant Y qu’on pourrait résoudre la crise, il faudrait l’appréhender en proposant des solutions idoines pour la résoudre.A quand alors la catharsis  véritable pour juguler la crise ?Pourquoi ne pas attaquer le mal jusque dans ses racines avec des profondes réformes au lieu d’adopter la politique de l’Autriche ou celle du diviser pour régner ?</em></strong>

Toutefois, le simple fait que le Chérif de Nioro nomma trois des six ministres du gouvernement restreint, en plus du maintien de Boubou Cissé à la Primaturequ’il souhaita, est déjà une belle victoire pour celui-ci, en attendant les prochaines échéances politiques.

Le Président de la République devra comprendre que la crise qui sévit au Mali est profonde et  que ce n’est ni en faisant taire les leaders de la contestation, encore moins en achetant le silence des plus turbulents parmi eux, qu’on pourra la résoudre. Il faut un diagnostic approfondi assorti d’une ordonnance des spécialistes en crise pour guérir le mal qui est sur le point de se métastaser.Pendant sept ans, IBK n’a fait que gérer de façon artisanale le Mali. Sans programme, ni vision, les Maliens n’ont assisté qu’à un pilotage à vue, un saupoudrage. L’illustration parfaite de cette affirmation est le nombre très élevé de premiers ministres et de ministres. En effet, en sept ans de gouvernance le Mali a connu six premiers ministres et plus de deux cents ministres, mais pour un maigre résultat.Le Bateau Mali, en sept ans ne fait que tanguer et tous ses compartiments sont atteints. Jamais le Mali n’a été autant mal géré que sous IBK. Tous les secteurs sont minés par la corruption, le népotisme et le clientélisme. Jamais la culture de la médiocrité n’a atteint une telle proportion au Mali. Au point que nous assistons à un éternel conflit d’intérêts entre les gouvernants eux-mêmes. L’armée est en décrépitude, à cause de la corruption et de la  malversation dont certains généraux font l’objet. Mal équipée et composée d’hommes démoralisés et victimes de la détérioration de leurs conditions de vie et de travail, notre armée peine toujours à retrouver son lustre d’antan. L’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, la sécurité, l’emploi des jeunes, ces droits primaires pour tout citoyen, sont en passe d’être des luxes tant ils sont rares. C’est fort de ce constat à la fois amer et révoltant dans un pays où les ressources ne manquent pas, que des hommes et des femmes se sont mis ensemble pour dire ça suffit maintenant, le peuple aspire à un bien être. Le M5 RFP est la résultante de cette gouvernance chaotique, c’est pourquoi il est composé des partis politiques, d’associations de la société civile et des leaders religieux. Ce Mouvement dit hétéroclite, fait trembler le régime IBK par sa capacité de mobilisation. En effet, à trois reprises il a fait sortir des milliers de maliens pour réclamer le départ du Président de la République et de tout son régime. A cette revendication se sont greffées d’autres comme la dissolution de l’Assemblée Nationale, le démembrement de la Cour Constitutionnelle et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Comme réponse à ces revendications légitimes d’une frange importante du peuple, le régime IBK a ouvert le feu sur les manifestants tuant au moins 23 civils et plus de 200 blessés. Comme si cela ne suffisait pas il a mis en place un Mini  gouvernement de six membres dont trois sont proposés par le principal allié de l’Imam Dicko, à savoir le Chérif de Nioro. Ce dernier fort de cette marque d’estime et de considération tente de dissuader le Mouvement du 5 juin de ne plus entreprendre une quelconque action touchant les deux têtes de l’exécutif, à savoir IBK et le premier ministre Boubou Cissé.De par la composition du Mini gouvernement et les propos du guide des Hamallistes, il n’y a aucun doute que le Mali est dirigé par le Chérif M’Bouyé de Nioro.

En effet, à court d’initiative et faute de solutions, le Président de la République est allé se confier à un cet autre leader religieux. Alors pourquoi stigmatiser l’un en le qualifiant de djihadiste et aduler l’autre en déroulant le tapis rouge, alors même  qu’ils ont dit Urbi et Orbi qu’ils sont les deux mamelles d’un même corps ?

En somme, Le Président de la République devrait comprendre que la stratégie du diviser pour régner ne pourrait pas prospérer, car la crise malienne est tellement profonde qu’elle  va au-delà d’une simple question de personne, elle est à la fois structurelle et conjoncturelle. Donc, autant la prendre à bras le corps avant qu’il ne soit trop tard.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Trêve</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-treve-2888832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 07:24:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, est-il en perte de vitesse  ou bien la menace du Président de la République de sévir contre tout contrevenant à la loi  a-t-il  pesé sur la mobilisation ?  Cette question mérite d’être posée quand on sait que la tentative de reprendre la désobéissance civile après la fête de l’Aïd Al Adha n’a pas été un franc succès, pour ne pas dire qu’elle a échoué. C’est pourquoi les leaders du Mouvement, après une évaluation sans complaisance, sont arrivés à la conclusion qu’il faudrait continuer la trêve jusqu’au 11 Août 2020. Avant cette date qui est un autre rendez-vous important pour le M5 RFP, un réaménagement et une réorganisation s’imposent, car un rassemblement est prévu ce jour à14 heures à la place de l’Indépendance.

Ce quatrième rassemblement après celui du 5 juin, sera un nouveau test pour les opposants à IBK. Il permettra de savoir si le Mouvement est toujours suivi ou bien si la stratégie du Président de la République, celle qui consiste d’avoir à l’usure les leaders et même les nombreux militants  du Mouvement, a bien porté fruit. Pour l’instant, la victoire qui était à portée de mains du M5 RFP semble changer de camp pour être en faveur du Président de la République. Autrement dit, IBK requinqué par les résolutions de la CEDEAO, constatant une démobilisation du camp adverse, ayant le soutien ferme et entier du Chérif de Nioro, semble avoir le vent en poupe. Qu’est ce qui pourrait expliquer ce retournement de situation alors même qu’il n’y a pour le moment aucun début de solution à la crise à forte raison d’être résolue ? A cette lancinante question deux réponses s’imposent :

La première est le manque de coordination et d’organisation au sein du Mouvement. Regroupement hétéroclite, le M5 RFP est né avec cette tare qui n’a pas du tout facilité la congruence des actions de ses leaders. Il urge pour lui de trouver des solutions à leurs divergences internes, car si les principaux animateurs  ne trouvent pas très rapidement une solution, ce serait la mort programmée du Mouvement. Les divergences sont souvent tellement grandes qu’on a l’impression d’assister à une guerre de leadership permanente. A titre d’exemple, le Coordinateur de la CMAS, Issa Kaou Djim, agissant au nom de l’imam Dicko, ne cesse de tenir des propos démobilisateurs, surtout quand il a affirmé dans un ton à la fois arrogant et suffisant que la CMAS se désolidariserait  des casseurs. Il semble  laissé entendre que sa formation est la seule capable de mobiliser. Le Comité stratégique du M5 RFP doit pouvoir tracer des lignes de conduite de ses membres sur les médias et partout ailleurs.

La deuxième réponse est la position ambigüe et  discordante de certains membres du Mouvement, à commencer par l’Imam Dicko, qui ne semble plus faire du départ d’IBK sa revendication principale, tandis que celle-ci occupe une place de choix chez les autres leaders du M5 RFP comme Choguel Kokala Maiga, Mountaga Tall, Cheick Oumar Sissoko. Cette différence d’approche autour des points du mémorandum  désemparerait les militants du M5 RFP et les démobiliserait. Cette dichotomie dans les prises de position des principaux leaders du M5 RFP ne risque-t-elle pas de porter un coup fatal à leur combat ? Cette mini trêve ne doit-elle pas être une occasion de corriger tous les errements commis afin de faire  un bond qualitatif le 11 Août ? Ce grand espoir qu’une  très large majorité du peuple malien avait placé au M5 RFP va-t-il fondre comme duneige au soleil ? Vivement le 11 Août 2020 pour voir clair.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Libération immédiate et sans condition de Soumaila Cissé : La jeunesse URD interpelle les chefs d’Etats de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/liberation-immediate-et-sans-condition-de-soumaila-cisse-la-jeunesse-urd-interpelle-les-chefs-detats-de-la-cedeao-2887660.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 12:39:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présence de cinq chefs d’Etats de la CEDEAO au Mali  a donné l’occasion à la jeunesse URD, sous le leadership éclairé  de son Président Abdramane Diarra, d’interpeller IBK et ses homologues de la sous-région  pour la libération de l’honorable Soumaila Cissé. Enlevé le 25 mars 2020 dans le cercle de Niafunké, en pleine campagne pour les législatives, le chef de file de l’Opposition est toujours gardé par des hommes dont l’identité n’a jusque-là pas été révélée d’où des légitimes soupçons. IBK va-t-il enfin tenir sa promesse de faire libérer Soumaila Cissé avant la fête de Tabaski ? Pourquoi plus d’un mois après les déclarations du Président de la République sur la prise de contact  avec les ravisseurs de Soumaila Cissé, des pourparlers intenses, de  bonne santé et d’une libération imminente, le Président de l’URD n’a toujours pas retrouvé sa famille ? IBK pourrait-il permettre à la famille politique et même biologique d’avoir  des images attestant que Soumaila Cissé est en vie et qu’il se porte bien ?  </em></strong>

L’optimisme consécutif aux déclarations faites par le Président de la République au sujet de Soumaila Cissé et surtout de sa libération prochaine  semble céder la place à l’angoisse et à la hantise. La seule question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir qui détient Soumaila Cissé et pour quelle fin ? Nous savons tous que le mode opératoire que les  terroristes utilisent quand ils prennent un otage est connu, c’est d’abord une vidéo attestant qu’il est en vie ensuite des revendications. Elles peuvent être d’ordre pécuniaire, ou alors une demande de libération de leurs combattants arrêtés sur les théâtres des opérations.

Depuis le Kidnapping du chef de file de l’opposition, le 25 mars 2020, jusqu’à aujourd’hui, aucun groupe n’a revendiqué son rapt, d’où la grande inquiétude de sa famille,  des militants de son parti et de tous ses sympathisants. Tous les regards sont tournés vers le Président de la République, lui qui a affirmé à la face du monde que son jeune frère est bien vivant, qu’il se porte bien et qu’il sera bientôt libéré. C’est pour rappeler à IBK toute la crainte et l’impatience  que les militants de l’URD en général et sa frange juvénile en particulier éprouvent, que Diarra et ses camarades se sont mobilisés avec des pancartes à la main  pour aller devant l’hôtel qui abritait la réunion de haut niveau des cinq chefs d’Etats de la CEDEAO pour manifester leur colère face à la détention de Soumaila Cissé. Ils ont voulu signifier à la face du monde leur mécontentement et demander aux Présidents des cinq pays de la CEDEAO présents à Bamako de mener pression sur IBK afin  que Soumaila Cissé puisse retrouver sa liberté, sain et sauf.

Aujourd’hui, les supputations, les soupçons, les interprétations et même les accusations fusent de toutes parts, surtout après l’article de notre confrère du Sphinx faisant état de la probable détention de Soumaila Cissé dans un sous-sol vers Sebenicoro. Nombreux sont les maliens qui croient en une détention politique de Soumaila Cissé, en vue de lui barrer la route pour la Présidentielle de 2023.

En définitive, ce que souhaitent la famille de Soumaila Cissé et les nombreux militants et sympathisants de l’URD c’est la preuve de vie de Soumaila Cissé, à défaut de sa libération. Cette demande adressée au père de la nation qui est IBK,  est vraiment pressante.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Médiation de la CEDEAO : Le linge sale se lave en famille</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mediation-de-la-cedeao-le-linge-sale-se-lave-en-famille-2887667.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 11:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une nouvelle fois encore, le Mali, pays éminemment important dans la géopolitique sous-régionale, vacille. Le ballet diplomatique du jeudi dernier n’aura finalement pas eu grand effet sur la résolution de la crise socio-politique, et rendez-vous a été pris pour aujourd’hui, lors d’un sommet extraordinaire de la CEDEAO devant ouvrir la voie à une normalisation. Cependant, ce qui est outrant dans le cas du Mali, c’est que gouvernants comme gouvernés ne parviennent pas à tirer les leçons d’un passé pourtant point lointain. Résultat, le pays est une scène où se succèdent les mêmes protagonistes avec un éternel recommencement de scénarios. Ennuyant à souhait, et surtout écœurant.</em></strong>

Le tissu de honte et de déshonneur qui s’étale en ce moment sur tout le Mali rappelle un autre fait similaire, celui post-coup d’Etat du 22 mars. Ouagadougou avait abrité un sommet entre des acteurs sociopolitiques maliens en vue d’un apaisement de la scène publique. En ce moment, les Maliens sur place s’étaient donnés à un spectacle indigne, étalant à la face du monde, des mesquineries n’ayant d’autres buts que de jouir d’éventuels strapontins.

Aujourd’hui, encore une fois, et plutôt d’avoir le réflexe de regarder dans le rétroviseur et de décider de régler le problème en famille, les protagonistes campent sur leurs positions. Comme conséquence, nos voisins accourent, avec une mise en scène diplomatique assez soignée, pour vouloir régler une grave crise en seulement quelques heures. Face à la difficulté de la tâche, le président en exercice de la CEDEAO a annoncé un sommet extraordinaire, par visio-conférence, afin de prendre des mesures fortes pour régler une situation qui n’a que trop duré. Les chefs d’Etats de la zone parviendront-ils à accomplir le miracle d’apaiser les frustrations ?

Difficile d’envisager que la médiation de la CEDEAO aboutisse à quelque chose de potable, tant les positions des deux parties sont radicalement différentes. Néanmoins, cette médiation fait bien plus les affaires du camp présidentiel. Les chefs d’Etats de la zone prendront certainement le parti de la légalité tout en gardant IBK en poste de président de la République, même honorifique. Mais, une telle configuration posera le problème de son adéquation avec la constitution. Car quel serait la base juridique d’une telle solution ?

En tout état de cause, il est fort regrettable de constater que, malgré les mécanismes de dialogue dont le pays regorge, et qui sont assez souvent vantés à tout-va, qu’il faille encore faire du Mali, un portait loin d’être flatteur.

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>

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<title>Sommet extraordinaire de la Cedeao sur la crise  malienne ce lundi :  La montagne va&#45;t&#45;elle encore accoucher d’une petite souris ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sommet-extraordinaire-de-la-cedeao-sur-la-crise-malienne-ce-lundi-la-montagne-va-t-elle-encore-accoucher-dune-petite-souris-2887663.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 11:48:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après trois tentatives infructueuses de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, de sortir le Mali de la crise sociopolitique, ses chefs d’Etat organiseront un autre sommet dit extraordinaire, ce lundi 27 juillet 2020, par visio-conférence,  pour trouver une issue favorable au différend politique qui oppose le régime IBK au M5 RFP. Ce sommet, considéré par bon nombre d’observateurs comme celui de la dernière chance, se tiendra à moins d’une semaine de la fin de la trêve décrétée par l’Opposition. Donc tous les regards sont tournés vers les 15 Présidents des  pays de la CEDEAO qui plancheront sur la crise malienne et qui proposeront l’ultime solution de médiation. Vont-ils enfin poser les vrais diagnostics afin de proposer le remède qu’il faut pour ce grand malade qu’est le Mali ? Quelles pourraient être les propositions  pour résoudre la crise politique malienne ?</em></strong>

Le peuple malien tout comme ceux de la sous-région, a soif de paix, de stabilité et de bien-être social. Plongé dans une crise multidimensionnelle depuis 2012, le vaillant et intrépide peuple  refuse de céder à la fatale et cherche  avec détermination sa voie de sortie de crises. Les Maliens dans leur grande majorité sont victimes  de la  gouvernance chaotique du régime IBK, avec son corolaire de corruption, d’insécurité, de chômage, de précarité et de sous-développement. L’Organisation sous régionale qui est la CEDEAO, censée voler au secours des peuples en détresse, s’accoquine plutôt  avec les chefs d’Etats au détriment des populations. Au Mali, après trois tentatives infructueuses, elle tente de sauver ce qui pourrait l’être afin d’empêcher la digue qui protège les pays du sahel de céder et d’être inondés. Son sommet extraordinaire de ce lundi s’inscrit dans ce cadre.

Ce sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEDEAO,  considéré comme celui de la dernière chance, doit apporter la thérapie nécessaire au Mali pour éviter que ce pays ne s’effondre pas dans un sahel en proie au Djihadisme, dans une sous-région ouest africaine instable politiquement  et dans une Afrique confrontée au marasme économique dû au COVID-19.  Les chefs d’Etats de la CEDEAO doivent comprendre qu’un embrasement du Mali n’épargnerait aucun Etat de la sous-région d’où l’appellation de la dernière digue protectrice.

Pour rappel, le Mali, ce vaste territoire, trois fois plus grand que la France, est devenu l’épicentre du  combat contre le terrorisme depuis 2012. Pendant huit ans le peuple malien attend impatiemment la paix, la  sécurité, la stabilité, le bonheur et surtout une gouvernance vertueuse. L’espoir qui était celui d’une frange importante du peuple qui a élu IBK en 2013 afin de satisfaire les nombreuses attentes, a été déçu. L’insécurité est grandissante et s’est  généralisée, la corruption est endémique, l’école est agonisante, la santé est inaccessible pour un plus grand nombre des citoyens, la précarité touche un nombre considérable des citoyens, la liste est loin d’être exhaustive. C’est fort de cet amer constat qu’un Mouvement est né, le M5 RFP, pour dire non à la mauvaise gouvernance, à l’injustice, à la corruption. Comme  réponse aux légitimes revendications  le régime IBK a jugé bon  de faire taire la contestation en utilisant la force et surtout en tirant à  balles réelles  sur des manifestants  aux mains nues. Sidéré par la mort d’au moins 23 civils, le M5 RFP a tout simplement demandé la démission d’IBK, avant de décider de paralyser tout le pays par une désobéissance civile en attendant d’obtenir le départ du Président de la République.

Les chefs d’Etats de la CEDEAO, au lieu de se poser les bonnes questions au sujet du Mali, soutiennent aveuglement IBK en opposant une fin de non-recevoir à la demande de  démission de ses opposants et en rejetant toutes leurs revendications. Cette posture à la fois arrogante et dissuasive de l’organisation sous régionale n’a fait qu’exacerber  la tension sociale et radicaliser les leaders du mouvement du 5 juin qui n’ont pas manqué de lancer un appel patriotique à la résistance et à la mobilisation du peuple insoumis et non résigné du Mali.

La CEDEAO, pour parer au plus pressé et pour  ne pas exacerber la crise et susciter en les maliens le sentiment de nationalisme, doit, au cours de son sommet extraordinaire, intégrer les dimensions sociopolitiques et les revendications légitimes du peuple pour que le sommet extraordinaire sur la crise du Mali puisse aboutir à une décrispation totale de la situation, au grand bonheur des maliens et des peuples de la CEDEAO.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Echec prévisible de la Médiation sous&#45;régionale</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-echec-previsible-de-la-mediation-sous-regionale-2887655.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 11:39:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les cinq chefs d’Etat mandatés par leurs pairs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, ont échoué à trouver une issue favorable à la gravissime crise qui secoue le Mali<strong>. </strong>Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Mahamadou Issoufou du Niger, Macky Sall du Sénégal, Mahamadou Buhari du Nigéria et Nana Akufo Addo du Ghana ont pris leurs bâtons  de pèlerin le jeudi 23 juillet 2020 pour voler au secours du Mali malade. Leur mission de 24 heures a été un échec cuisant, car ils ne sont pas parvenus à faire bouger les lignes. Pourquoi ont-ils échoué ? La réponse est soit, ils n’ont pas  bien posé le diagnostic, ou bien, ils ont déployé la mauvaise volonté ou encore ils ont fait une très mauvaise lecture de la crise.  En tout état de cause,  le remède qu’ils ont proposé  est loin d’être celui qui guérira cette maladie qui a eu le temps de se métastaser. Les propositions qui sont celles de la médiation conduite par l’ancien Président Nigéria GoodLuck  Jonathan,  qui, elles aussi tirent leurs origines des propositions du Président IBK, n’ont pas satisfait les opposants regroupés au sein du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP.

La délégation présidentielle de la CEDEAO, loin d’avoir tenu compte des aspirations profondes et légitimes d’une frange importante du peuple malien, est venue sauvée leur pair IBK au détriment du Mali, plongé dans une crise multidimensionnelle depuis 2012. Pourquoi n’ont-ils pas été courageux, alors même que le Président en exercice de l’Organisation sous-régionale, Mahamadou Issoufou du Niger a reconnu sans détour que le Mali est confronté à  quatre crises majeures qui annihilent tous les efforts de développement, à savoir les crises sécuritaire, sanitaire, économique et politique.  Pourquoi sur la base de ce constat les Présidents de la CEDEAO n’ont pas pu  imposer à IBK une certaine ouverture, voir un partage de responsabilités avec ses opposants pour sortir le Mali de l’abime ?

Les cinq Présidents sont tout simplement venus soutenir IBK en dépit de son incapacité à sortir le Mali de l’ornière. Leur médiation ne pouvait qu’échouer parce qu’ils ont relégué au second plan les revendications légitimes du peuple malien, ce peuple qui s’est mobilisé sept ans au paravent pour élire celui qu’il conteste aujourd’hui  avec véhémence, à savoir IBK. De quoi ont-ils peur du même scénario chez eux si jamais IBK venait d’être chassé par la rue ? Ne dit-on pas que ce  sont les oiseaux du même plumage qui volent ensemble ? C’est certainement parce que tous  ces chefs d’Etats  sont contestés dans leurs pays qu’ils ont voulu soutenir IBK, mais ils doivent comprendre que la crise au Mali ne ressemble à aucune autre crise dans la sous-région, car elle touche les fondements mêmes de notre nation. Donc vouloir sauver un régime seulement sans apporter la thérapie nécessaire au pays tout entier, c’est rendre un mauvais service au vaillant peuple malien. Bon ! un échec des chefs d’Etat de la CEDEAO ne surprend guère quand on sait que cette organisation sous régionale n’a jamais réussi dans une médiation. Pour rappel, elle a échoué en Guinée Conakry, en Guinée Bissau, en Côte d’Ivoire et au Mali.

En somme, il est grand temps qu’elle change ses mécanismes de médiation. Qu’elle cesse d’être la CEDEAO des Présidents pour être celle des peuples. Que sa charte de la démocratie et de la bonne gouvernance intègre la dimension prévention des conflits et exigence des résultats pour les chefs d’Etats, afin de ne pas être là seulement à éteindre le feu.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique du web : Prévenir les abus sexuels sur internet</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/chronique-du-web-prevenir-les-abus-sexuels-sur-internet-2887652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 11:37:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les abus sexuels sur internet notamment sur les mineur-es ne sont pas un phénomène nouveau. Si nous ne connaissons pas directement de victimes dans notre entourage, nous en avons entendu parler à de multiples reprises, et le phénomène tend à prendre des proportions inquiétantes. A travers le monde, les services spécialisés – police, justice, ONG, associations de défense de l’enfance – ont noté une recrudescence de l’exploitation sexuelle des enfants liée à la crise du coronavirus. Selon Europol,  l’agence de police européenne, « <em>les enfants sont plus vulnérables que d’habitude à cause du confinement. Les malfrats ont élargi leurs activités sur les réseaux sociaux et le Darknet</em> ».

Europol indique que ces derniers mois, de nombreuses vidéos et images d’abus ont été partagés. Si habituellement Europol détecte 100.000 cas de maltraitance d’enfants chaque mois, au mois de mars dernier, il y en avait au bas mot un million. Déduction alarmante : « <em>Pendant le confinement, la vie des enfants est passée de plus en plus du monde réel au monde en ligne. Les auteurs des méfaits en ont profité pour augmenter leur groupe de victimes potentielles ».</em>

C’est ainsi que les enquêteurs d’Europol ont constaté que la demande de vidéos par webcam sur les forums de délinquants sexuels avait considérablement augmenté, laissant augurer que les abus d’enfants à la demande et les diffusions en direct de mineurs ne se multiplient. La perspective de la prolongation du confinement dans certaines régions du monde ou un nouveau <em>lockdown</em> en cas de seconde vague de la maladie à coronavirus fait craindre une amélioration de la stratégie des prédateurs sexuels.

Chez nous, combien de parents suivent les activités de leurs enfants sur les réseaux sociaux ? Très peu ! Soit par ignorance, par désintérêt soit pour toutes autres raisons liées à la quête de la pitance quotidienne, les parents ont la tête ailleurs. Ce qui laisse le champ libre à leurs enfants, parfois très jeunes, de s’exposer sur les réseaux sociaux. En plus créer des groupes et de se présenter aux autres, les adolescents communiquent abondamment sur les plateformes, flirtent entre eux, exposent leurs profils, photos et vidéos, créent des groupes d’intérêt, nouent de nouvelles amitiés, passent un temps fou à « mesurer » la taille de leur <em>fan’s club</em> et autres <em>followers</em>. Comme si cela ne suffisait pas, certains vont jusqu’à exposer leurs contacts – mail et téléphone- comme s’ils cherchaient à attirer davantage l’attention. Une situation qui profite aux prédateurs sexuels, lesquels s’inscrivent sur ces réseaux en vue d’entrer en contact avec des enfants et des adolescents dont ils pourraient ensuite abuser tranquillement.

En l’absence d’éducation aux médias et de surveillance des familles, les adolescents restent des proies faciles sur internet dont l’anonymat constitue un réel danger. En effet, bien malin qui pourrait deviner la personne qui se cache derrière un profil banal, et quel crédit faut-il accorder aux échanges virtuels.

Pour toutes ces raisons, les spécialistes conseillent aux jeunes et adolescents, d’une part, d’observer strictement des règles de prudences sur Internet chaque fois qu’ils font de nouvelles connaissances et, d’autre part, de s’habituer à respecter des mesures de prévention.

Quant aux parents, les attitudes ci-après sont fortement recommandées :

– se renseigner sur les communautés en ligne fréquentées par leur enfant.  Un parent pourrait créer lui-même un profil sur la plateforme qu’utilise son enfant (Facebook, Instagram, Twitter...) et s’informer sur les possibilités techniques afin d’aider son enfant à préserver au maximum sa sphère privée sur le Web. Dans la pratique, toutes les plateformes offrent la possibilité de protéger l’aspect confidentiel des données dans les sous-menus « Extras » ou « Paramètres ». Les parents peuvent aller même plus loin en posant directement des questions concernant ces paramètres aux modérateurs des sites concernés.

– Discuter avec son enfant du profil qu’il a posté sur un site communautaire. En toute responsabilité, vous pourrez lui parler des informations non appropriées (nom, adresse, téléphone, âge, photos et vidéos gênants ou aguicheurs) et de la manière dont des personnes malintentionnées pourraient s’en servir pour lui nuire.

– Se montrer circonspect en cas de rendez-vous avec une personne rencontrée sur l’Internet. Si votre enfant a moins de 16 ans par exemple, il convient de lui interdire toute rencontre avec des personnes connues sur l’Internet. Pour les plus âgés, il est important de discuter avec eux et surtout d’attirer leur attention sur les dangers qu’une telle rencontre représente. On pourrait aussi, de commun accord, fixer des limites très claires à ne pas dépasser.

– Contacter les administrateurs des sites communautaires si vous avez des questions concrètes ou si vous souhaitez signaler un abus (abus sexuel, cyber-intimidation, contenus non appropriés, etc.). On pourrait tout aussi rechercher du soutien autour de soi dans la mesure où ce qui arrive à votre enfant est peut-être déjà arrivé à d’autres enfants, et la façon dont les familles ont agi pourrait vous faire gagner un précieux temps.

Si votre enfant a été victime d’un abus sexuel avéré, il est conseillé de contacter immédiatement les services compétents pour porter plainte. De plus en plus dans nos pays, les services de police et de gendarmerie disposent de sections scientifiques et de lutte contre la cybercriminalité qui peuvent entrer en jeu pour traquer les délinquants sexuels. Il ne faut pas oublier, non plus, qu’en la matière il existe une collaboration internationale entre les services de police qui donne d’excellents résultats.

En tous les cas, les parents doivent être très vigilants et être fortement concernés par les activités de leurs enfants sur les réseaux sociaux. Pour leur part, les autorités devraient, d’une part, innover les curricula d’enseignement en y introduisant l’éducation aux médias et, d’autre part, étoffer les moyens des services de répression de la cybercriminalité.

Enfin, au plan international, nos pays ont ratifié de nombreux instruments juridiques tendant à protéger les enfants de l’exploitation et des abus sexuels sur internet. Il faut dépoussiérer ces instruments et les vulgariser et, au besoin, les traduire dans nos langues pour faciliter leur compréhension et leur utilisation.

<strong>Serge de MERIDIO</strong>

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</item>

<item>
<title>Lettre de l’ex&#45;première dame au Comité Exécutif de l’Adema : Adame Ba Konaré donne des leçons de morale aux abeilles</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lettre-de-lex-premiere-dame-au-comite-executif-de-ladema-adame-ba-konare-donne-des-lecons-de-morale-aux-abeilles-2887206.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 04:15:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidemment, c’est la saison des lettres au Mali. Après celle de la Cour Constitutionnelle adressée au Président de la République, c’est au tour de l’ex première Dame,Adame Ba Konaré, de jeter des cailloux dans le jardin du Comité Exécutif, C.E, de l’ADEMA-PASJ. Elle a réagi au communiqué du Comité Exécutif consécutif aux malheureux événements qui ont occasionné la mort d’au moins 23 personnes. Madame Adame Konaré, en sa qualité de membre fondatrice, de  Présidente d’honneur et de militante tout court de l’ADEMA PASJ, a non seulement condamné l’attitude de ses camarades, mais aussi et surtout, s’est désolidarisée de ce communiqué qui ne semble pas être à la hauteur de la gravissime crise sociopolitique et surtout des graves bavures des forces de l’ordre qui ont tiré à balles réelles sur des manifestants aux mains nues.Les membres du CE ne devraient-ils pas tirer tous les enseignements de cette lettre pour changer de fusil d’épaule ? Mme Adame Bah Konaré n’a-t-elle pas eu l’audace de dire plus haut ce que l’opinion nationale et même les militants et cadres du parti murmurent  plus bas ?</em></strong>

Chacune des rares  sorties de cette ex première dame est un cours de science politique, de morale et d’éthique aux cadres et militants de son parti, mais aussi à toute la jeunesse consciente du Mali. Dans sa lettre du 17 juillet 2020, adressée au CE, elle s’est non seulement désolidarisée du communiqué fait par ses camarades, mais aussi et surtout leur  a rappelé les sacrifices qui ont été ceux du vaillant peuple malien pour l’avènement de la démocratie.L’épouse d’Alpha Oumar Konaré s’est indignée eta du mal à cautionner qu’un régime qui se dit démocratique puisse tirer à balles réelles sur des manifestants. Pour elle,  cette attitude devrait être condamnée avec la dernière énergie au lieu de se scandaliser pour les dégâts matériels. Elle semble dire en filigrane que la démocratie est en passe d’être confisquée avec la complicité de ses camarades.

Pour Adame Bah Konaré, les manifestations des 10, 11 et 12 juillet 2020 qui ont été réprimées dans le sang par le régime, avaient un caractère pacifique et démocratique et il est inconcevable qu’on puisse utiliser des balles réelles face à des manifestants aux mains nues. Pour l’ex première dame, l’ADEMA qui devrait être la vitrine de la démocratie ne devrait pas faire un tel communiqué qui est à la limite un soutien au régime IBK qui tue son peuple.Elle ne voudrait pas que le parti ADEMA continue à être la risée des autres partis par la faute deses cadres.Au-delà de l’indignation, elle en appelle au patriotisme et au sens élevé de la responsabilité.

Au lieu de s’inspirer des sages conseils contenus dans cette lettre, d’un style combien de fois soigné, et d’une grande richesse en vocabulaire, les perroquets du régime et du parti s’adonnent à des invectives, souvent sans même comprendre la quintessence de cette correspondance écrite de mains de maître. A-t-elle réellement menti sur ses camarades ? La réponse est non, rien qu’à en juger par la posture prise par l’ADEMA depuis 2002 avec Amadou Toumani Touré. En effet, au lieu d’élaborer un minimum de programme commun avec ATT avant tout soutien à son régime, l’ADEMA s’est plutôt remis au nouveau prince pieds et mains liés sans garde fous ni préservation des acquis du parti. Les conséquences ont été l’affaiblissement du parti et sa perte de popularité, malgré le bilan élogieux de 10 ans de gouvernance, faute de porteur. La suite est connue,l’ADEMA a fini par payer un lourd tribut quand le régime ATT a chuté à la suite d’un coup d’Etat. C’est à l’ADEMA que l’opinion a attribué tous les errements du régime ATT, au point que le candidat du parti a été sanctionné en 2013 avec seulement 9 %. Cette déculottée au lieu de servir de leçon aux abeilles pour aller à l’opposition avec les autres partis du Front pour Sauvegarde de la Démocratie et de la République, FDR, front anti putsch, elles sont allées rasées le mur encore avec IBK. Sans un minimum de vision ou de programme commun de gouvernance comme cela sied bien dans toute bonne alliance, le parti de l’abeille a suivi encore comme du temps d’ATT, IBK moyennant quelques  porte feuilles ministériels et directions.Si avec ATT le parti avait encore gardé une certaine aura et jouissait d’un certain respect et d’une certaine considération, avec IBK c’est le mépris et surtout la course pour le poste et pour cela on est prêt à toutes les compromissions pour y parvenir d’où la grande  frustration au sein de la ruche.

En somme, Adame Bah Konaré invite ses camarades du  CE ADEMA  à regarder dans le rétroviseur de l’histoire, tout en se rappelant des martyrs qui ont accepté le sacrifice ultime pour qu’il y ait la démocratie. Elle demande enfin aux membres du CE de faire leur introspection et surtout de prier pour les victimes des manifestations des 10, 11 et 12 juillet 2020, qui sont des martyrs de trop pour notre démocratie chèrement acquise.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’étau se resserre véritablement autour du président de la République :  Après le M5 RFP et les Magistrats, c’est au tour de Manassa et compagnie de charger IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/letau-se-resserre-veritablement-autour-du-president-de-la-republique-apres-le-m5-rfp-et-les-magistrats-cest-au-tour-de-manassa-et-compagnie-de-charger-ibk-2887204.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 01:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une lettre confidentielle signée de ManassaDagnoko, de Baya Berthé et de Bamassa Sissoko, donnant lieu à une  requête pour annulation du décret présidentiel d’abrogation de la décision de nomination  des trois  membres non démissionnaires  de la Cour Constitutionnelle, circule sur les réseaux sociaux. Cette longue missive qui fait un tour d’horizon de tous les articles de la Constitution  violés par le Président de la République, concernant la révocation des trois magistrats de la CC, semble être un non-événement pour l’opinion nationale et même internationale. Elles sont toutes unanimes que  cette Cour Constitutionnelle est  la cause véritable de la crise politique qui secoue le Mali actuellement. L’institution dirigée par  Manassa Dagnoko et compagnie s’est tellement discréditée que les hommes et les femmes qui la composent ont  perdu toute légitimité. La légalité seule suffit-elle pour avoir gain de cause ? IBK ne pourrait-il pas dormir tranquillement sans être inquiété par Manassa Dagnoko et complices ? Le Peuple étant le seul détenteur de la légitimité va-t-il soutenir les révoqués, bien que la Constitution ait  été violée ?</em></strong>

C’est dans une longue rhétorique, digne d’un cours de magistrature que Manassa Dagnoko, Baya Berthé et Bamassa Sissoko se sont lancés pour demander au Président de la République de revenir sur sa décision d’abrogation du décret de nomination des trois  membres restant de la Cour Constitutionnelle.

Si la démocratie  confère à chaque citoyen de réclamer son droit surtout quand celui-ci est violé, l’éthique et la morale imposent à chacun de nous de rester digne, et de renoncer à ce droit, surtout quand on se rend coupable d’abus ayant  contribué à causer du tort à un grand nombre de personnes.Nul ne pourrait contester le bien-fondé de la requête de Manassa Dagnoko, de Baya Berthé et de Bamassa Sissoko, mais nul ne pourrait nier non plus  leur grande responsabilité dans la crise politique actuelle, laquelle crise a provoqué la mort de plus de 23 personnes, de 200 blessés et des dégâts matériels considérables. Pour rappel, la  profonde crise sociopolitique dans laquelle le Mali est plongée est consécutive à l’arrêt rendu par cette controversée cour lors de la proclamation des résultats des élections législatives dernières. Avant cet arrêt, la Cour Constitutionnelle de Manassa Dagnoko s’est d’abord rendue coupable des manquements graves à la Constitution quand il s’est agi d’organiser le référendum pour la révision de la Constitution. Face à une insécurité grandissante elle a eu le toupet de dire qu’elle était simplement résiduelle et que le referendum pouvait se tenir sur toute l’étendue du territoire. La suite est connue, c’est plus de mille morts de 2018 à maintenant.Comme si cette faute ne suffisait pas elle s’est également prononcée en faveur d’une prolongation du mandat des députés,  quand celui-ci était arrivé à terme. Elle semble accorder cette prolongation  pour des raisons évidentes d’insécurité généralisée, alors même qu’elle avait traité cette même insécurité de résiduelle.

Qui ne se rappelle pas des communiqués de la Cour Constitutionnelle, à la limite, menaçant des manifestants dont le seul tort, à ses yeux, était d’exprimer leur opinion face à la mauvaise gouvernance ou pour toute autre revendication légitime.

A la place de ces trois bourreaux, à savoir Manassa Dagnoko, Baya Berthé et Bamassa Sissoko, tout citoyen normal rendrait sa démission comme les quatre autres membres qui ont démissionné, pour sauvegarder le minimum de dignité et d’honneur. Mais en voulant trop tirer  sur la corde ils auront à affaire avec le peuple. Donc, le Président IBK, bien qu’affaibli, pourrait compter sur le soutien de son peuple dans le combat contre les trois membres de la Cour Constitutionnelle qu’il a chassés

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise sociopolitique :  Djoko Ni Maya Blon se démarque</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-sociopolitique-djoko-ni-maya-blon-se-demarque-2887210.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 01:03:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« Toutes ces deux tendances peuvent être considérées comme étant des enfants de la famille d’Attacher Maiga, père de la femme du président ». Abdoulaye Niang</strong>

<strong> </strong><strong>L’Economiste </strong><strong>impressionne par son aisance à répondre à toutes les questions, même les plus surprenantes. Cependant,  il est conscient de l’espoir placé en lui par les maliens réunis au sein de l’Association </strong><strong>Djoko Ni Maya Blon</strong><strong>et tous ses admirateurs. Depuis quelques temps, ce cadre émérite de l’administration malienne tient le gouvernail de l’Association </strong><strong>Djiogo ni maya Blon</strong><strong>amorce un tournant décisif en se démarquant de l’agitation en cours depuis quelques temps dans notre pays. Le bihebdomadaire InfoSept a eu un entretien avec le Professeur Abdoulaye Niang sur la situation du pays. </strong>

D’entrée de jeu de notre entretien, il précise : « Nous ne sommes pas acteurs de la scène politique, mais nous veuillons sur la scène politique. Cette crise est une crise sociale d’un coté les religieux de tendance Imam Dicko qui supporte une organisation politique et l’autre coté, la tendance Madani Chérif Haidara qui supporte une autre tendance de partis politiques. Toutes ces deux tendances peuvent être considérées comme étant des enfants de la famille d’AttaherMaiga, père de la femme du président. Cette crise est beaucoup plus sociale, morale et religieuse. Il n’y a aucune différence particulière pour le citoyen que nous sommes de Djoko Ni Maya Blon entre le leadership politique visible sur le podium de M5 et Ibrahim Boubacar Keita. Ils sont de même père et de même mère. Dans cette bataille d’enfants d’AttaherMaiga, s’il arrivait qu’un d’entre eux prenne le dessus, nous viendrons, après qu’ils nous ont nettoyé le terrain en éliminant au moins une partie de la famille, nous on viendra les chercher pour les éliminer. Ils en ont pour un temps de victoire. La bataille des enfants de la maison ne sera pas gagné par une des parties, mais stratégiquement ça va, ils n’ont qu’à s’affaiblir. C’est pourquoi, IBK les a traité, dimanche dernier,  comme ses petits frères : attentez d’abord que je joue !

Le problème est qu’IBK veut transférer le pouvoir à Karim.

Le M5 ne nous a pas amené une vision, ne nous a pas amené une stratégie, ne nous a pas amené un modèle, qui permet d’optimiser la réponse à notre demande. Ils ne méritent pas notre confiance par ce que jusqu’à présent tous les débats qui ont été menés de l’intérieur comme de l’extérieur, les médias n’ont pas posé la bonne question : quelle stratégie vous avez pour faire partir IBK ; pour répondre à notre demande à nous, citoyens (dignité retrouvée, croissance économique relancée, la rémunération revalorisée et la sécurité entre autres) ; quelle est la vision que vous avez du Mali en tenant compte que nous sommes dans un monde globalisé ; quel est ce modèle là, car nous citoyens nous n’avons pas une demande statique.

Ils n’ont de réponse, ils sont d’accord pour une seule chose « Koro ka bowdogo  ka na, an gasoro to dans la maison d’AttaherMaiga ».

Ils veulent continuer à manger, il n’y a pas beaucoup de place pour rentrer dedans. On ne va pas les laisser réussir. Nous, on n’a pas besoin de se lever. Dans la famille, il y a d’autres qui se sont levés, on laisse ces deux là mener la bataille (tendance imam Dicko et tendance Haidara). Ils vont se fragiliser. C’est toujours bon d’aller vers une nouvelle ère d’espoir démocratique. Premier ministre de plein pouvoir pour atteindre quel objectif. Qu’est ce que nous avons à faire avec un Premier ministre de plein pouvoir, si on ne connait pas les mesures de sécurité, les programmes et politiques de stimulation pour atteindre des objectifs que nous avons formulé.

On connait maintenant, on vous a écouté, on nous a analysé même si les bonnes questions n’ont pas été posées par les journalistes. Ils ont les coincé dans ceux qu’ils cherchent, ça montrer le manque d’intégrité de ces gens-là.

En guise de solution, le professeur propose de : « Déplacer le Président de la commission défense car il ne le mérite pas, enlevez Issaka Sidibé de la haute cour de justice et remplacez ceux qui ont démissionné de la cour Constitutionnelle ».

<strong>Propos recueillis par Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Si Boubou Cissé devrait être sacrifié au nom de la paix et la stabilité : Me Malick Coulibaly, Modibo Sidibé ou Mme Sy Kadiatou Sow pour la Primature</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/si-boubou-cisse-devrait-etre-sacrifie-au-nom-de-la-paix-et-la-stabilite-me-malick-coulibaly-modibo-sidibe-ou-mme-sy-kadiatou-sow-pour-la-primature-2886357.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 08:15:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>IBK, pour sauver sa peau et son fauteuil, est désormais obligé de faire beaucoup de concessions, pour ne pas dire compromissions. Contraint d’abroger le décret de nomination des trois membres récalcitrants de la Cour Constitutionnelle, il le sera également pour son Premier ministre Boubou Cissé, en qui il avait renouvelé sa confiance pour former un gouvernement d’union nationale. Le dernier acte de sauvetage de son fauteuil serait l’Assemblée Nationale. Si le M5 RFP demande sa dissolution pure et simple, les experts de la CEDEAO proposent un compromis dynamique, celui des élections partielles dans les circonscriptions litigieuses, ou bien à défaut de cela, que l’on admette les résultats proclamés par le Ministère de l’Administration Territoriale. Si Boubou Cissé devrait être sacrifié et qu’on permette au M5 RFP de désigner un Premier ministre, le choix pourrait se porter sur l’une des trois personnalités, à savoir Me Malick Coulibaly, Modibo Sidibé ou Mme Sy Kadiatou Sow. Forces et faiblesses de chacune des trois personnalités.</em></strong>

A l’impossible nul n’est tenu, sinon IBK avait   bien renouvelé sa confiance en Boubou Cissé pour qu’il poursuive les œuvres déjà entamées et cela en élargissant son équipe au Mouvement du 5 juin  et à toutes les compétences de quelque bord qu’elles soient. Face à la contestation qui gagne chaque jour un peu plus de l’ampleur et du terrain et au regard de l’immensité des défis à relever et enfin compte tenu des bavures commises par son gouvernement, IBK se voit encore contraint de se débarrasser de Boubou Cissé pour satisfaire à l’une des revendications du M5 RFP. Ce dernier pourrait choisir parmi ces trois grandes personnalités, à savoir Me Malick Coulibaly, Modibo Sidibé et Mme Sy Kadiatou Sow

<strong>Me Malick Coulibaly</strong>

L’ancien Garde des sceaux, a incontestablement  la faveur des pronostics et l’opinion nationale voir  même internationale ne verra aucun inconvénient à ce choix. Pourquoi Me Malick Coulibaly, pourtant membre de l’équipe sortante à qui on pourrait  reprocher de n’avoir pas été à hauteur de mission ? La réponse est que Malick  a été l’un des ministres du Gouvernement Boubou Cissé à avoir posé les bases d’une justice au service du peuple. Malgré tous les obstacles dressés devant, malgré les intimidations et autres menaces Malick  a pu faire ce qu’aucun autre  Ministre de la justice n’a  fait. Il a commencé au prime abord par changer tous les magistrats et juges qui ont non seulement duré à leurs postes et à propos desquels les justiciables se plaignent beaucoup. Les résultats sont on ne peut clairs pour l’une des rares  fois au Mali des anciens ministres, des Directeurs de services, des Maires de commune et du District de Bamako ont été écroués. N’eurent été les obstacles juridiques et la pression au sommet de l’Etat des anciens premiers ministres et barons du régime se seraient retrouvés au Gnouf. Donc quelqu’un qui a pu poser tous ces actes contre vents et marais ne mérite-t-il pas la primature pour continuer son noble combat ? Surtout qu’il est question aujourd’hui de refonder le Mali Koura. Son jeune âge aidant et pétillant d’énergie il pourrait apporter encore beaucoup de choses à notre pays. Le seul handicap que Me Malick Coulibaly a eu est son inexpérience politique, car le poste de premier ministre est hautement politique, mais en se faisant entourer par des hommes politiques il pourra tirer son épingle du jeu.

<strong>Modibo Sidibé</strong>

Ancien Premier ministre d’ATT, ancien ministre de la santé, des Affaires étrangères  sous AOK ? Président des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence, FARE Anka Wuli,  Modibo Sidibé est un homme d’Etat, au sens propre comme au sens figuré du terme. Sérieux, travailleur, intelligent, il a toutes les caractéristiques d’un homme d’Etat. Bien qu’étant incompris par son peuple, car les différents scores qu’il a obtenus au cours des deux présidentielles passées n’ont jamais été à  hauteur d’homme d’Etat  intègre  qu’il a toujours incarné. Aujourd’hui membre du M5 RFP, ce grand commis de l’Etat  pourrait être choisi comme premier Ministre  avec Pleins pouvoirs pour mener à bien les réformes tant souhaitées par le peuple. Modibo Sidibé traine deux handicaps majeurs aux yeux de l’opinion, à savoir son appartenance à la classe politique, celle du Mouvement démocratique  qui aurait failli et surtout de l’ancien régime ATT, l’une des sources de la crise actuelle. Pourrait-on faire du neuf avec du vieux ?  Pour ceux qui ont côtoyé Modibo Sidibé, ils ne tarissent pas d’éloges pour lui et  semble être capable de se métamorphoser s’il a les pouvoirs.

<strong>Mme Sy Kadiatou</strong>

<strong>A</strong>ncienne Gouverneure du District de Bamako, ancienne Ministre des Affaires étrangères, ancienne ministre de l’urbanisme et de l’habitat, Mme Sy Kadiatou Sow,  affectueusement appelée Salama, est une dame de fer et de conviction. Une véritable amazone qui ne recule devant rien. Cette ancienne militante de l’Adema PASJ est  aujourd’hui à la tête de l’ADEMA Association. Figure de proue du Mouvement An Té A Bana, grâce à sa détermination et à celle de tous ses compagnons de lutte, IBK a abandonné son projet de révision de la Constitution. Farouche opposante du régime, elle n’a jamais transigé dans le combat contre IBK qu’elle a  qualifié de Président médiocre. Membre du M5 RFP, au four et au moulin depuis le 19 juin pour qu’IBK parte, Mme Sy Kadiatou Sow pourrait être une bonne  première Ministre à la tête d’un gouvernement de politiques et de technocrates pour mener à bien les indispensables réformes pour la paix, la stabilité, la sécurité et le développement. Comme Modibo Sidibé, Mme Sy Kadiatou Sow porte la même  tare, même si leurs quotients personnels sont largement au-dessus de la moyenne.  Pour une bonne partie de l’opinion, Mme Sy  fait partie de la caste d’anciens dignitaires des régimes précédents ayant mené le bateau Mali à l’abîme.  Son second handicap, s’il en est un,  serait le fait d’être femme dans un pays à 95 % musulmans. Mme Sy Kadiatou Sow pourrait bien gérer la primature au grand bonheur des maliens

En somme, Par souci de neutralité et d’équidistance vis à vis de toutes les forces sociopolitiques  du Mali et compte tenu de la grande soif de justice et d’équité des maliens, Me Malick Coulibaly serait l’homme de la situation si Boubou venait à être démis de ses fonctions de premier ministre par IBK. Surtout que le premier dossier brûlant du nouveau gouvernement serait l’enquête sur le massacre des civils lors des manifestations des 10, 11 et 12 juillet 2020.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Le « Darknet » ou l’antre de la cybercriminalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/chronique-du-web-le-darknet-ou-lantre-de-la-cybercriminalite-2886356.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 07:49:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On n’est pas tous né avec la dernière pluie, certes mais combien sommes-nous à appréhender l’existence de cet internet parallèle prosaïquement appelé « Darknet »? Pas beaucoup, je parie ! Juste quelques curieux fureteurs qui aiment à passer du temps sur le réseau au gré de leur navigation.

En Français facile, le « darknet est un réseau superposé (ou réseau overlay) qui utilise des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d'anonymat. Certains darknets se limitent à l'échange de fichiers, d'autres permettent la construction d'un écosystème anonyme complet (web, blog, mail, irc) comme Freenet. Les darknets sont distincts des autres réseaux pair à pair distribués car le partage y est anonyme (c'est-à-dire que les adresses IP ne sont pas dévoilées publiquement) et que les utilisateurs peuvent donc communiquer sans grande crainte d'immixtion de la part de gouvernements ou d'entreprises. Pour ces raisons, les darknets sont souvent associés à la communication de type dissidence politique et aux activités illégales (ex. : la cybercriminalité) ».

Il faut s’empresser d’ajouter que pour les profanes que nous sommes, la frontière entre « Darknet » et « Dark Web » est très tenue, mais les interchanger ne serait pas correct.  Mais pas de panique, il existe un tas de ressources d’accès facile que chacun peut consulter sur simple requête via Google ou tout autre moteur de recherche.

Tout comme le réseau mondial dont vous et moi ne pouvons plus nous passer, la création du Darknet remonte aux années soixante-dix. Mais c’est véritablement en 2002 que le terme s’est imposé dans le domaine public avec la publication d’un article écrit par Peter Biddle, Paul England, Marcus Peinado et Bryan Willman, tous employés de Microsoft : <em>The Darknet and the Future of Content Distribution</em>.

Cet internet plutôt sombre et clandestin qui est l’une des causes de la migraine des polices du monde entier est, par excellence, le repaire des petits malins qui squattent le réseau mondial à des fins criminelles : blanchiment d’argent, pédopornographie, terrorisme, trafics en tous genres, autres formes de cybercriminalité.

Mon propos du moment n’est pas de vous proposer un tutoriel pour aller dans l’envers du décor, mais d’ouvrir votre champ de connaissance sur  les prédateurs qui sévissent là, tels ce français de 40 ans arrêté le 7 juillet dernier. Bon chef de famille et citoyen lambda, disent de lui les personnes qui le connaissent, il vivait avec ses trois enfants et sa femme à Frontenac, village reculé de quelque 750 âmes à l’est de Bordeaux entre Garonne et Dordogne, dans une campagne perdue de Gironde. Profil d’autant plus atypique qu’il travaillait aussi dans une collectivité locale, et était au-dessus de tout soupçon.

«<em>Identifié comme l'une des dix cibles prioritaires mondiales</em>» selon la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie, cet homme est « soupçonné d’avoir administré des plateformes pédo-pornographiques accessibles à des milliers d’internautes ». C’est assurément un joli coup que viennent de réussir les enquêteurs de l'office central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP), de la police judiciaire française, en collaboration avec EUROPOL, en charge de la lutte contre les réseaux pédopornographiques internationaux du darknet. Selon les limiers en charge de la lutte contre la cybercriminalité, la grosse huile qui vient de tomber était dans le radar des services de lutte contre la pédophilie depuis 2014 qui traquaient son adresse IP.

Les chefs d’accusation retenus contre lui sont aussi longs que le cours de la Gironde : «<em>diffusion en bande organisée</em>» et «<em>détention et enregistrement</em>» d'images pédopornographiques, ainsi que «<em>viols incestueux commis sur un mineur par un ascendant</em>», et «<em>agressions sexuelles incestueuses sur un mineur de 15 ans par un ascendant</em>».

Pour lui, y aura-t-il de circonstances atténuantes ? Pas si sûr même si, à l’issue de sa mise en examen le 9 juillet, l’homme dont l’identité et la nationalité n’ont pas encore été dévoilées a reconnu les faits à lui reprochés et s’est engagé à collaborer avec la justice, <strong>tout comme il a présenté des excuses plates pour ce qu’il a fait, </strong>a déclaré son avocat.

Autodidacte de l’informatique, cantonnier travaillant sur <strong>« trois ou quatre communes proches »</strong>, il se livrait à ses activités parallèles le plus souvent <strong>« la nuit »</strong>, <strong>« a priori, sans éveiller les soupçons de sa femme »</strong>, selon une source proche du dossier. D’ailleurs lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont saisi du matériel informatique. Ce qui surprend peu de monde puisque «pour être un administrateur, il faut pouvoir avoir du matériel, comme des serveurs», souligne une source proche du dossier.

L’une des caractéristiques majeures du darknet, c’est la préservation de l’anonymat de ses utilisateurs. Qui parle d’anonymat, parle forcément d’activités en général illégales. Sur cette partie d’internet, on peut acheter de la drogue, des armes à feu, conclure des transactions frauduleuses, louer les services d’un tueur à gages, etc.

Toutefois, disent les spécialistes, ramener le darknet à cette dimension criminelle au premier degré serait réducteur. En effet, des universitaires, des chercheurs, des journalistes, des dissidents… figurent parmi la population qui vit sur ce territoire méconnu de l’internet. Pour ne prendre que le terrain politique, il faut savoir que des militants dissidents qui combattent la dictature de leur pays choisissent le darknet pour communiquer en toute sécurité. Sans l’existence des darknets, ceux-là risqueraient leur vie à chaque fois qu’ils communiqueraient, connaissant l’efficacité redoutable des « Grandes oreilles ». Même des entreprises respectables comme Facebook vivraient dans le darknet où elles planqueraient des ressources importantes.

Ceci répond, en partie, à la question qu’on voudrait tous se poser : tout ce qui se trouve sur le darknet n’est-il pas illégal ? La réponse est naturellement non ! Toutefois, préviennent les spécialistes, s’aventurer dans le darknet suppose l’acquisition d’un minimum de compétences qui peut être à la portée de tout le monde. Quand bien même il n’y aurait pas de contre-indication formelle à vouloir explorer ce nouveau territoire,  la prudence est fortement recommandée, le risque n’étant pas nul de mettre son doigt dans l’engrenage.

&nbsp;

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Qui a tué ou qui a donné l’ordre de tuer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-qui-a-tue-ou-qui-a-donne-lordre-de-tuer-2886354.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 07:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[29 ans après la révolution sanglante et  populaire  de 1991 ayant abouti à la chute de l’un plus furieux Reis du 20<sup>e</sup> siècle, à savoir le Général Moussa Traoré, le Mali renoue encore avec la barbarie. Pour avoir dit non à la mal gouvernance, à la corruption, à l’insécurité généralisée, au chômage, à la faim, des Maliens se font tuer par dizaine par des forces de l’ordre censées les défendre. Ce massacre d’une autre époque n’a laissé aucun démocrate indifférent, d’où la condamnation avec la dernière énergie de l’opinion nationale et internationale. Quant au M5 RFP, mouvement contestataire, après s’être indigné, après avoir prié pour le repos de l’âme des disparus, demande que justice soit faite pour situer toutes les responsabilités. Devant les émissaires de la CEDEAO, les leaders du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, ont exigé que les auteurs de cette boucherie soient recherchés arrêtés et condamnés conformément à la loi et cela avant de discuter des autres points de leur mémorandum. Pour le M5 RFP, le seul point de revendication qui pourrait être discuté reste les conditions du départ du Président de la République. Ils disent ne plus reconnaitre IBK comme Président de la République depuis le 10 juillet 2020, début de la désobéissance civile. Cette conviction s’est renforcée après le massacre de plus de 20 personnes et d’une centaine de blessés. La CEDEAO a été  butée à cette dure équation à résoudre, qui du reste dépasse sa compétence, car elle relève de la souveraineté de l’Etat malien.

Quant au gouvernement, c’est le sauve-qui-peut, car le Premier ministre et le ministre de la Sécurité et de la protection civile  se rejettent  la responsabilité. Deux lettres confidentielles circulant sur les réseaux sociaux en disent long sur la responsabilité de ces deux personnalités. La première lettre confidentielle du Premier Ministre Boubou Cissé, datant du 14 juillet 2020,  était adressée au Ministre de la Sécurité et de la Protection civile et elle était  relative à l’ordre qui a été donné aux FORSAT, la Force spéciale antiterroriste, hyper équipée et armée, pour appuyer les  Unités des forces de sécurité déployées dans le cadre de la sécurisation des manifestations de désobéissance civile organisée par le M5 RFP. La deuxième lettre confidentielle du PM, date du 9 juillet et  avait pour objet la demande d’avance de fonds adressée à Madame la Ministre déléguée auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du Budget. Dans cette lettre, il est demandé à Mme la Ministre déléguée  de prendre toutes les dispositions  pour mettre 200 millions au compte du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile pour la prise en charge des opérations spéciales, des patrouilles, de grande envergure et de la couverture sécuritaire des manifestations sociales    Toutes les deux ont été  signées par le Premier ministre Boubou Cissé et toutes deux  incriminent le Ministre de la Sécurité le général Salif Traoré.  Aujourd’hui, la question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir qui a tué ou qui a donné l’ordre de tuer ? La tâche du juge qui serait chargé d’enquêter sur cette affaire serait  tellement facile, que les deux lettres sont des pièces à conviction et surtout des preuves irréfutables de la culpabilité du général Salif Traoré et compagnie. Tous ceux qui veulent nous faire croire que le gouvernement a démissionné et que les affaires courantes sont exécutées par les secrétaires généraux, se trompent lamentablement. Certains ministres proches du clan présidentiel comme le Général Salif Traoré, ont gardé toutes leurs prérogatives en toute violation de la loi. Donc, que les enquêtes soient menées au sein de la hiérarchie militaire, pour savoir qui a tué ou qui a donné l’ordre de tuer.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK, de héros providentiel à Chef d’Etat ultra contesté :  Qui l’aurait cru en 2013 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-de-heros-providentiel-a-chef-detat-ultra-conteste-qui-laurait-cru-en-2013-2886022.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 10:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’exercice du pouvoir politique et ses mystères ! Un art hautement ardu à comprendre pour le commun des mortels. L’homme providentiel d’aujourd’hui peut être ultra impopulaire demain, et le contraire est vrai. Ibrahim Boubacar Keita, celui à qui le pouvoir allait si bien, presque du sur-mesure, est aujourd’hui aux yeux de beaucoup de Maliens, un président qui aura déçu les attentes les plus essentielles. Alors qu’en 2013, après la gueule de bois du coup d’Etat du 22 mars 2012, il était l’homme qu’il fallait à Koulouba.</em></strong>

Après les douloureux évènements consécutifs  au putsch du 22 mars 2012, les Maliens étaient unanimes sur le fait que le pays avait surtout besoin d’une bonne dose d’autorité. Et ce, pour faire face au défi sécuritaire en restaurant la chaine de commandement inexistante à l’époque, et aussi et surtout, pour remettre la vertu au cœur de la gouvernance. Pour cela, Ibrahim Boubacar Keita, avec le charisme qui était le sien, et ses envolées lyriques à faire frémir tout Malien, semblait l’homme de la situation. Il fut élu sans conteste, plébiscité même. Au point que son challenger du second tour, SoumailaCissé, n’eut d’autre choix que de s’incliner et reconnaitre sa défaite. Ce dernier se rendit au domicile d’IBK accompagné de sa famille pour féliciter le futur président. Fait inédit en Afrique.

En 2013, les Maliens votèrent pour IBK, par conviction et non à la suite d’offrandes factices de billets roses ou de cartouches de thé. Jeunes et vieux, intellectuels et gens de la campagne, tous n’avaient qu’un même slogan à la bouche : IBK président ! Certains arguent que n’eut été le soutien de la junte militaire et de la classe religieuse, qu’il ne serait pas président, en tous cas, pas aussi facilement. Sur ce point, rendons à César ce qui revient à César. Le triomphe d’IBK ne souffrait d’aucune machination ou calcul politique. A l’époque, les Maliens voulaient réellement porter ce dernier au pouvoir car il semblait, et de loin, le candidat le plus intègre parmi tous les autres. L’espoir était au zénith, et ceux qui flirtaient avec les pratiques peu orthodoxes commençaient déjà à trembler de peur.

Hélas, un mandat plus tard, les attentes furent lourdement déçues. Malgré cela, il fut réélu en 2018, sans doute grâce à la machine électoraliste qu’il avait à sa disposition mais aussi parce que son challenger d’en face n’avait pas le charisme nécessaire pour le battre. SoumailaCissé souffrait aussi d’une image affreusement ternie par ses adversaires politiques.

Cependant, en 2013, très peu de Maliens auraient pu prédire qu’un mandat et deux ans plus tard, IBK se retrouverait contesté au point de faire face à une contestation populaire jamais observé dans ce pays. Et pour la première fois de l’histoire du Mali, l’on demande la démission d’un président démocratiquement élu. Il aurait déçu à tel point que même des alliés de la première heure se dressent contre lui. Aujourd’hui, le président IBK est très loin de l’image qu’il dégageait jadis, un homme à poigne qui n’a que faire des petits arrangements douteux. Aujourd’hui, son aura flétri à vue.

<strong>Et si le scénario inverse se réalisait ?</strong>

Certes, nous ne disposons pas d’une boule de cristal prédisant l’avenir. Mais pourquoi ne pas envisager le déroulement d’un scénario inverse dans un futur plus ou moins proche. Les Maliens élièrent un homme politique qui semblait avoir tout pour réussir et qui, au final, aura déçu beaucoup. Et ils ont rejeté celui-là qu’on traitait de tous les noms d’oiseaux car simplement n’ayant pas le charisme nécessaire. Sauf que ce dernier qui est en otage depuis plus de 100 jours, pourrait sortir de cette terrible épreuve avec une aura fortement ragaillardie. Surtout que le chef d’Etat en place en a perdu en cours de route. Donc, SoumailaCissé, que beaucoup donnaient pour fini politiquement, pourrait prendre sa revanche, et bénéficier d’un plébiscite semblable à celui d’IBK en 2013. Et comme au Mali, l’histoire n’est qu’un éternel recommencement, un tel scénario a son sens.

A moins qu’un parfait inconnu, fasse irruption sur l’arène politique, ou du moins un gros outsider, et occuper le fauteuil présidentiel.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Difficile résolution de la crise sociopolitique au Mali :  Après tant de manifestants tués, IBK peut&#45;il encore se maintenir au pouvoir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/difficile-resolution-de-la-crise-sociopolitique-au-mali-apres-tant-de-manifestants-tues-ibk-peut-il-encore-se-maintenir-au-pouvoir-2886012.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 08:45:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Tous les grands analystes politiques sont unanimes à reconnaître qu’un régime qui se rend coupable de massacre de sa population a toujours mal fini. Au Mali, malheureusement, c’est le cas aujourd’hui, alors qu’on pensait qu’après la révolution de 1991, personne ne pouvait imaginer que l’on allait connaitre ce que le pays a connu les 10, 11 et 21 juillet 2020, où les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles et sans sommation sur des manifestants mains nues et souvent dans un lieu de culte, faisant beaucoup de morts et de blessés. Le bilan macabre qui s’élève à plus d’une dizaine de morts et plus d’une centaine de blessés,  fait froid dans le dos. Le M5 RFP, après ce qu’on pourrait qualifier de tuerie dans son camp, est-il dans les bonnes prédispositions morales à dialoguer avec IBK ? Le régime résistera-t-il à cette violente  tempête? Fera-t-il exception à cette règle, selon laquelle  après le massacre des populations civiles non armées, aucun régime ne survivra à cet orage ?Les jours du régime ne sont-ils pas comptés ?</b></em>

Après des rixes mortelles entre manifestants mains nues  et forces de l’ordre lourdement armées, il serait difficile que les deux camps en conflit, à savoir le M5 RFP et le régime IBK, puissent se rencontrer et surtout accorder leurs violons.En conférence de presse le mardi 14 juillet 2020, les leaders du M5 RFP ont laissé entendre que le mémorandum, qu’ils avaient élaboré après avoir concédé à leur autorité morale qui est l’imam Dicko, le point relatif à la démission d’IBK, est désormais  caduque et qu’il n y a qu’une seule et unique revendication maintenant, la démission pure et simple du Président de la République. Ils l’ont dit et répété à satiété avec force conviction qu’IBK ne pourrait plus gouverner le Mali, car en plus du fait qu’il y ait les mains tachetées de sang, ils sont persuadés qu’IBK  ne jouit plus de légitimité pour se maintenir encore au pouvoir.

Qui a pu induire le Président de la République dans cette fatale erreur ? Qui a tiré et qui a donné l’ordre de tirer. Quand un régime se réduit à des tels questionnements ce qu’il est aux abois. Le scénario qui se passe  actuellement au Mali rappelle fort opportunément celui de 1991 sous Moussa Traoré, où après le vendredi noir un certain 22 mars 1991, certains caciques de l’UDPM ont abandonné le navire ivre, en l’occurrence Djibril Diallo secrétaire politique de l’UDPM et d’autres. 29 ans après ce souvenir macabre de 1991, l’histoire vient de se répéter avec  un autrecarnage. Et l’ironie de l’histoire c’est également un autre vendredi, en l’occurrence le  10 juillet qu’il y a eu ce carnage. Comme en 91,  certains caciques de la Majorité ont, soit rejoint le Mouvement  du 5 juin,  ou ont  prisleur distance pour ne pas être complice. La seule lueur d’espoir qu’IBK a est le soutien de la Communauté internationale, qui, en mesurant les conséquences d’une interruption du processus démocratique, craint un embrasement général. Donc elle plaidera auprès des manifestants d’accepter qu’il achève son mandat. Le M5 RFP, aujourd’hui en situation de force, acceptera l’offre de la Communauté internationale, si et seulement si IBK aussi sera  prêt à accepter de se contenter du titre honorifique de Président, proposé par le M5 RFP, mais également  et en se débarrassant de tous les éléments qui sont  sources de discorde. Cette petite ouverture est une véritable aubaine pour IBK afin de sauver son seul fauteuil. S’il  refuse ce compromis, il finira par subir le même sort que son grand républicain, le Général Moussa Traoré, car aucune armée ne pourra supporter éternellement un homme et son clan, surtout quand ils tuent des populations civiles. Il n y a plus trente mille solutions pour IBK, qu’il  négocie son maintien au pouvoir avec le M5 RFP pour préserver son honneur.  Pour ce faire la seule dissolution de la Cour Constitutionnelle ne règlera pas la crise, qu’il accède aux autres revendications pour la paix et la stabilité au Mali.

En somme, le Mali traverse l’une des épreuves les plus difficiles de son histoire. A la gravissime crise sécuritaire vient de se greffer la crise politique, le menaçant désormais dans ses fondements. Faut-il le sauver ou le laisser s’effondrer ? Seul IBK et son régime pourraient répondre à cette question.

<strong>Youssouf Sissoko. </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aviculture : Un travail incommode pour les jeunes entrepreneurs au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/aviculture-un-travail-incommode-pour-les-jeunes-entrepreneurs-au-mali-2886024.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 07:41:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En ces temps qui court dans notre pays, la consommation de chair blanche n’est plus une alimentation reversée à une couche surtout aisée, grâce efforts salutaire de jeunes, ayant troqués les débats interminables dans les grins, au profit du travail, en se lançant dans l’entreprenariat avicole. </strong>

En effet, la production de poulets de chair ou pondeuses est aujourd’hui une aubaine pour cette génération. Cependant, elle se voit confronter à un certain nombre de problèmes qui sont un frein pour la promotion dans ce secteur qui demande patience et professionnalisme.

Pratiquer l’activité à Bamako relève d’un miracle. Sans terres pour exercer cette activité et sans grande capacité financière. Ils sont nombreux à louer des espaces dans des zones péri urbaines, et pour nourrir et entretenir les volailles au quotidien, il faut débourser énormément, en temps et en argent.C’est le dur labeur auxquels ces jeunes doivent faire face pour traire de revenus substantiels.

L’agriculture familiale représente  la sécurité alimentaire familiale ainsi que les poules élevées dans des systèmes de production semi intensifs représentent plus de 75 % des poules des pays du Sud.

Ces champs et volatiles qui appartiennent à des petits exploitants, assurent une sécurité alimentaire et des revenus familiaux sûrs.

De plus, ils jouent un rôle important au niveau socioculturel, de lutte contre l’exode rural,  de lutte contre la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie

Force est de constater que les poulets sont élevés même lorsque les conditions de nourriture et de logement sont limitées.

La réussite d’un élevage commercial repose sur deux conditions : un marché fiable pour écouler les produits et un approvisionnement régulier d’aliments de qualité à un prix acceptable et disponibles localement.

Cette initiative toute simple s’inspire des opportunités d’améliorations des conditions de vie, d’emplois alternatifs stables et durables par et pour les femmes en situation de précarités à travers une exploitation rationnelle des potentialités qu’offrent l’agriculture et l’élevage des poulets de chair.

Comme plusieurs pays africains, le Mali fait face à la fois à une croissance rapide de sa population.

L'agriculture et l’élevage  au Mali, est un vecteur essentiel d'un développement local et durable, elle occupe la troisième place dans l’économie Malienne.

Pays classé parmi les moins avancé, les Maliens sont de plus en plus, contraint à innover et à prendre des initiatives efficaces, permettant de réaliser un développement harmonieux.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Silence de carpe et démissions au sein de la majorité :   Où sont les soutiens du Président de la République ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/silence-de-carpe-et-demissions-au-sein-de-la-majorite-ou-sont-les-soutiens-du-president-de-la-republique-2886015.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 07:35:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils étaient très nombreux, les associations, partis politiques et Mouvements religieux, à élever la voix pour non seulement dénoncer cette propension pour le M5 RFP de se targuer d’être le représentant légitime du Peuple, mais aussi pour soutenir sans ambages les institutions de la République à commencer par la première. Après plusieurs tentatives infructueuses de mobiliser la foule, certains leaders des Mouvements de soutien à IBK   se sont tus, tandis que d’autres ont pris la poudre d’escampette pour rejoindre le Mouvement du M5 RFP. Le mur de la Majorité s’est tellement  fissuré qu’il laisse transparaitre non seulement les divergences entre ses membres, mais aussi et surtout expose  les entrailles éparses du pouvoir qui semble être à son  crépuscule. La CFR, la CPM, l’EPM, l’ARP, l’Association pour la défense des valeurs traditionnelles ont-ils capitulé face à la machine  mobilisatrice du M5 RFP ? Ces mouvements ne faisaient-ils pas du boucan pour rien ? </em></strong>

Le Président de la République semble comprendre que ceux qui se font passer pour ses fervents  soutiens, ne sont  non  seulement pas capables de mobiliser, mais aussi et surtout sont, pour la plupart, des opportunistes en quête des dividendes et des strapontins. Ils se sont tus comme des carpes au moment où le Président de la République a le plus besoin d’eux pour équilibrer un peu le jeu politique.Si certains ne cachent plus leur pessimisme, d’autres sont tout simplement sur le point de rejoindre le Mouvement du 5 juin.

Le bateau de la Majorité se vide dangereusement alors qu’il navigue sur des eaux tumultueuses. Ce qui est aberrant c’est le mutisme des anciens ministres, qui partagent le bilan de sept ans de gouvernance. Seuls Amadou Koîta, Harouna Modibo Touré et Raky Talla  se sont battus un moment avant de lâcher devant la machine infernale du M5 RFP qui casse tout sur son passage. Les autres anciens ministres ont opté pour le silence et pourtant certains devraient accepter de  partager la souffrance que le régime endure. Notamment Mme N Diaye Ramatoulaye  Diallo, ancienne ministre de la Culture,  Mme Traoré Zeinabou Diop, celle des Travaux publics, Mohamed Ag Erlaf,  du commerce et de la concurrence, Moulaye Ahmed de l’Agriculture, pour ne citer que ceux-ci. Ces anciens  ministres qui ont fait des longues années au gouvernement ne devraient pas rester muets et inactifs quand le régime vacille.

Quant aux autres soutiens,  soit ils  se résignent impuissamment face au M5 RFP ou bien ils  virent à 180 degré à l’autre camp pour avoir une couverture en cas de chute.C’est le cas de Jeamille Bitar et d’autres. Un troisième groupe vient de voir le jour et il est composé d’Aliou Boubacar Diallo et Housseyni Amion Guindo. Ces deux fins calculateurs politiques ont décidé de s’éloigner d’IBK  pour ne pas être complice de ses bourdes.

En définitive, l’horizon semble se noircir davantage  pour IBK et ses soutiens.Et jusque-là, s’il n’est pas  resté seul c’est parce que certains espèrent toujours qu’il reprendra la main et ferait leur promotion. Le réveil risque d’être brutal pour ces vendeurs d’illusions.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Massacre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-massacre-2886009.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 07:20:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali  a-t-il ressemblé à la Tchétchénie les 10, 11 et 12 juillet 2020 ? Telle est la question que beaucoup d’observateurs se posent après le massacre perpétré par des hommes sans foi ni loi. Des tueurs en série sous la tenue des forces de Défense et de Sécurité du Mali. Ceux qui ont perpétré ces crimes odieux sont-ils réellement des maliens ? Comment peuvent-ils retourner l’arme contre leur peuple ? Les commanditaires n’ont-ils pas d’autres agendas?

Le bilan macabre de cette barbarie d’une autre époque, selon des sources hospitalières, serait de 15 morts et de plus de 125 blessés. Par ce massacre des populations civiles, le régime IBK semble franchir la ligne rouge et s’expose désormais à des poursuites de la Cour Pénale Internationale.Le régime, en franchissant le Rubicon du tolérable, passe aujourd’hui pour être l’un des régimes les plus sanguinaires du monde. Ce massacre d’une autre ère est la preuve que le régime IBK est prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. Sinon, comment comprendre qu’un Président de la République qui jouit d’une légitimité,  puisse réserver un tel triste sort à une frange importante de sa population dont le tort serait de réclamer sa démission et celle de son régime.

Le dialogue qui aurait dû être amorcé avant même les tueries, a désormais  du plomb dans l’aile, car les victimes que sont les militants du M5 RFP, ne seront plus prêtes à s’assoir autour de la même table que leur bourreau. Et du coup, les leaders du M5 RFP  ont remis en jeu la première revendication, celle relative à la démission du Président de la République. Ils sont tellement déterminés que les médiateurs nationaux et internationaux auront non seulement  du pain sur la planche, mais aussi et surtout, auront du mal à convaincre le M5 RFP à revenir autour de la table de négociation.

Ils auront fort à faire pour convaincre les leaders du M5 RFP qui, en plus de l’émotion et de la colère, sont arrivés à la conclusion qu’il n’y a rien à négocier, à part les modalités de la  démission  d’IBK et de son régime. IBK n’a-t-il pas semé le vent pour ensuite récolter la tempête ?

Le Président de la République a laissé la situation pourrir pour ensuite parer au plus pressé. Sinon  la mission de haut niveau  de la CEDEAO avait fait différentes recommandations de sortie de crise. Ces recommandations pouvaient être une base de discussion pour le régime, mais, comme maudit par les dieux de la paix et de la stabilité, le Président de la République  a tout simplement placé ces propositions dans les placards en pensant pouvoir canaliser les manifestants et les tenir à l’usure. Mauvais coaching de la part du Président de la République, car les manifestants sont sortis encore plus nombreux le 10 juillet 2020 et leur détermination n’a jamais faibli. S’en est suivi le plus grand massacre post révolution 91. Les mains des tenants du pouvoir sont tachées de sang des innocents. Ainsi, pour atténuer la colère des militants du M5 RFP, IBK a vidé la Cour Constitutionnelle, en abrogeant le décret de nomination des membres restant de l’institution. Comme si cela ne suffisait pas, Karim Keita, le Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale et non moins fils du Président de la République, a jeté l’éponge à la Commission. Ces deux  gestes, bien que significatifs, ne sont pas parvenus à calmer la colère des manifestants qui ne demandent rien d’autre que la démission d’IBK et celle de son régime.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre honte et déshonneur :  Quand est ce que le Mali se retrouvera ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/entre-honte-et-deshonneur-quand-est-ce-que-le-mali-se-retrouvera-2885373.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 14:00:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ça y est ! Le constat est désormais clairement établi. La situation globale du pays n’a guère changé depuis le malheureux évènement du 22 mars 2012. Le vendredi 10 juillet, et même pendant les deux jours suivants, les bamakois ont revu les spectres d’un passé récent empreint d’incertitudes et surtout de déshonneur. Les vieux démons ne sont jamais loin. Comment en pourrait-il être autrement puisque les maux n’ont pas été soignés à la racine. Aujourd’hui, les maliens patriotes et fiers, ont le cœur lourd. Et se demandent encore et toujours où est passé l’autorité.</em></strong>

Le vendredi 10 juillet 2020, appel a été donné à une foule nombreuse sur la place de l’Indépendance d’occuper les édifices publics pacifiquement. La désobéissance civile donc. Sauf que ceux qui ont fait un tel appel n’ont pas voulu investir le terrain aux côtés des plus investis pour la cause. Et pire encore, les têtes de proue du mouvement anti-régime IBK n’ont pas pris en compte le facteur éléments perturbateurs. Résultats, la désobéissance civile s’est mutée en une violence civile. De nombreux biens communs ont été saccagés et détruits. Et l’image du Mali a été encore une fois fortement ternie.

Alors que nombres de manifestants cassaient, saccageaient, pillaient, les cadors du M5 CFP et alliés étaient tranquillement chez eux, insouciants de l’appel qu’ils avaient lancés quelques heures plus tôt. Ces acteurs qui animent la scène politique et publique depuis des décennies devraient savoir que s’adresser à une masse populaire frustrée revient, assez souvent, à jouer avec des feux d’artifices. Il faudrait être prudent au risque de se bruler soi-même.

Ce qui est aussi rageant, c’est que l’on a l’impression que le pays est vide de gouvernants. Comment diable des éléments peuvent attaquer l’ORTM et l’Assemblée Nationale, s’adonner à de pires bassesses sans une prompte intervention des forces armées et de sécurité ? Mieux, ces dernières auraient dû être sur place en nombre bien avant l’arrivée de ces bandits.

Aujourd’hui encore, l’incertitude règne. Et l’on ne sait pas quelles seront les conséquences de cette manifestation qui a dégénéré en une sorte de guérilla urbaine ?

<strong>Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La crise au Mali menace la stabilité dans la sous&#45;région :   La CEDEAO ne pourrait&#45;elle pas brandir des sanctions contre X ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-crise-au-mali-menace-la-stabilite-dans-la-sous-region-la-cedeao-ne-pourrait-elle-pas-brandir-des-sanctions-contre-x-2885383.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 13:58:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est, sans nul doute,  indéniable  que la crise que traverse le Mali a des conséquences sur la paix, la quiétude et le développement des pays de la sous-région en général et ceux qui partagent les frontières avec lui, en particulier. L’organisation sous régionale qui est la CEDEAO, avait dépêché une mission de haut niveau pour comprendre les causes de la crise et a fini par proposer des solutions qui étaient supposées être un compromis pour toutes les parties. Quelles sont ses propositions de sortie de crise ? Pourquoi n’ont-elles pas été appliquées ? La CEDEAO, qui est la gendarme de la sous-région, ne pourrait-elle pas brandir des sanctions contre tout contrevenant à ses propositions ?</em></strong>

La sous-région ouest-africaine était l’une des plus paisibles en Afrique avant la guerre au sahel. Elle devient aujourd’hui l’une des plus instables, à cause du terrorisme et de la mal gouvernance. Le Mali longtemps considéré comme un havre de paix est devenu, ces dernières années, une zone de turbulence. Les terroristes dictent leurs lois au grand nord et au centre, le sud est mis en coupe réglée par une minorité prédatrice qui s’est accaparée de toutes les richesses. C’est fort de ce constat alarmant et  prenant  son destin en main, une frange importante du  peuple s’est soulevée pour dire non à la corruption, au népotisme, à la faim et pour plus de justice sociale. En réponse à ce cri de détresse  des manifestants, le gouvernement a dit  niet,  jetant le pays dans une insurrection. C’est pour parer au plus pressé, avant que la crise ne dégénère, que la CEDEAO a dépêché une mission de haut niveau afin de diagnostiquer et de proposer des solutions de sortie de crise au gouvernement. Les solutions préconisées par la mission de la  CEDEAO comprenaient entre autres  la tenue des élections partielles dans les circonscriptions qui font l’objet de contestation, le remembrement de la Cour Constitutionnelle, pour avoir été la cause immédiate de la crise, après l’arrêt qu’elle a rendu, suite aux élections législatives. Et enfin la mission de la CEDEAO a proposé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale regroupant toutes les forces vives de la nation.

Alors qui a enfreint à l’application de ces propositions qui semblent satisfaire toutes les deux parties en conflit ? Probablement le gouvernement qui n’a jusque-là pas  donné aucun gage de bonne volonté pour mettre en œuvre les recommandations de la CEDEAO. Donc il revient à la CEDEAO, qui est une institution supranationale, d’imposer sa volonté au gouvernement malien, qui semble opter pour la méthode forte pour faire taire la contestation.

Selon nos informations, après les manifestations du 10 juillet 2020, violemment réprimées, le gouvernement a procédé par des arrestations de certains leaders du M5 RFP. Ces arrestations ne sont pas de nature à décrisper la situation déjà tendue, pour preuve, toute la journée du samedi il y a eu des échauffourées entre les jeunes du M5 RFP et les forces de l’ordre, au siège de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko et aux alentours des ponts Fadh et Martyrs.

En somme, la CEDEAO a désormais du pain sur la planche, car si elle ne résout pas très vite cette crise sociopolitique, non seulement elle se décrédibiliserait et ferait également  un précédent fâcheux dans la sous-région. Donc qu’elle mette en branle ses mécanismes de résolution des crises pour résoudre le cas malien avant qu’il ne soit trop tard.

<strong>Youssouf Sissoko             <em> </em>          <em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali est, plus que jamais, sur une pente obséquieuse :  IBK est désormais face à l’histoire et à son destin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-est-plus-que-jamais-sur-une-pente-obsequieuse-ibk-est-desormais-face-a-lhistoire-et-a-son-destin-2885382.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 13:49:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si l’élection d’Ibrahim Boubacar Keita en 2013 avait suscité beaucoup d’espoirs, la fin de son deuxième mandat préoccupe plus d’un malien. Depuis son élection à la magistrature suprême du Mali le pays ne fait que s’enfoncer dans les crises, au point que les maliens dans leur écrasante majorité se demandent s’ils ne se sont pas trompés de marchandise. La déception est totale et aucun signe n’annonce la fin du calvaire. C’est pourquoi certaines organisations de la société civile, certains partis politiques et même des leaders religieux ont décidé de se donner la main pour former un front contre le régime considéré comme la cause de l’exacerbation de toutes les crises qui sévissent au Mali. A trois ans de la fin de son dernier mandat, IBK va-t-il répondre favorablement  aux multiples attentes de son peuple ? Va-t-il louper son rendez-vous avec l’histoire ? Par son incapacité à satisfaire les aspirations légitimes de son peuple, IBK n’est-il pas en train d’avoir un destin tragique ?     </em></strong>

Depuis sept longues années, le Mali traverse une crise multidimensionnelle aux conséquences graves sur les conditions de  vie et surtout sur le vivre ensemble  des maliens. Kidal s’est affranchi sous la tutelle du Mali, le centre est empêtré dans une guerre communautaire, où des communautés ayant vécu pendant des siècles s’entretuent rendant le vivre ensemble difficile et annihilant tous les efforts de développement. Le sud est en proie à une crise sociale aigüe, consécutive à la mal gouvernance.

En effet, le Mali sous le Général Moussa Traoré n’a rien à envier à celui d’IBK tant la corruption, le népotisme, la gabegie ont été érigés en mode de gouvernance, ce qui a suscité au sein de l’opposition et de la société civile une véritable levée de boucliers pour dire ça suffit. Le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP est la conséquence de cette mal gouvernance. Composé des partis politiques, d’associations de la société civile, le M5 RFP s’est engagé dans le combat contre le régime IBK après avoir fait le constat qu’il a échoué et qu’il serait à court d’idées pour sortir le pays du profond gouffre dans lequel il l’a plongé depuis 2013.

Pour rappel, la démission d’IBK avait été longtemps mise en avant, car disent-ils, il demeure le problème donc il ne pourrait pas faire partie  de la solution. Mais avec l’implication des médiateurs nationaux comme internationaux,  force est de constater que le M5 RFP avait mis sous veilleuse  cette revendication, pour donner une chance à la décrispation pour une sortie de crise. Les leaders du M5 RFP ont par contre  maintenu les autres points de revendication, qui devraient être une base de négociation. Il a fallu qu’IBK tienne un discours  à 48 heures du grand rassemblement pour mettre à l’eau les fragiles acquis. Et pourtant beaucoup de maliens avaient fondé de l’espoir sur ce discours pour apaiser les ardeurs des manifestants, mais c’est le contraire qui s’est produit, il  a plutôt mis de  l’huile sur le feu et  le M5 RFP a remis sa principale revendication qui est  relative à la démission d’IBK. Son discours a fini par convaincre les derniers des maliens qu’il n‘a ni la volonté, encore moins la capacité de sortir le Mali de sa crise multidimensionnelle d’où la sortie massive des citoyens pour demander sa démission est celle de son régime.

En définitive, à quelques années de la fin de son mandat et certainement de sa carrière politique, pour sortir par la grande porte de l’histoire, IBK ne pourra-t-il pas se démarquer de tous les clans mafieux qui s’agitent autour de lui pour prendre les décisions qui sont bonnes pour le Mali ? Son salut, s’il ne veut pas louper le rendez avec l’histoire, passera par des concessions, des compromis et une prise en compte de certaines revendications de ses opposants. Le plutôt serait le mieux.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Il y a péril en la demeure Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-y-a-peril-en-la-demeure-mali-2885377.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 12:49:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ni la rencontre entre l’Imam Mahmoud Dicko et le Président de la République de retour du sommet du G5 Sahel à Nouakchott, ni celle d’IBK et les leaders du  Comité stratégique du M5 RFP, encore moins le discours à la nation du chef de l’Etat, 48 heures avant le meeting géant du 10 juillet,  n’ont contribué à décrisper la situation sociopolitique. Ce qui devait arriver arriva, le M5 RFP a mis en exécution sa deuxième stratégie celle de la désobéissance civile. En effet, le vendredi 10 juillet 2020 fera date dans les annales de l’histoire récente de notre pays. Il semble être le deuxième vendredi noir après celui d’un 22 mars 1991. Bamako, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou  Mopti, Tombouctou, bref le Mali a vibré pendant quatre bonnes heures  au rythme des barricades, des casses, et d’occupation temporelle des lieux publics comme la Radio Nationale, l’Assemblée, les ponts et les routes nationales. Pour rappel, tout est parti du meeting géant organisé par le M5 RFP au boulevard de l’indépendance. Faisant le constat de l’échec des tentatives de rapprochement de deux positions, les leaders du M5 RFP ont adopté la ligne dure, celle de passer à l’acte, autrement dit, ils ont décidé  d’aller à la désobéissance civile. Cette stratégie, qui n’était rien d’autre que l’occupation des lieux et  services publics en empêchant toute activité, a été détaillée dans un document qu’ils ont intitulé les dix commandements du M5 RFP. Comme pour lier l’acte à la parole, après un bref meeting au boulevard de l’Indépendance, les nombreux militants du M5 RFP, en trois grands groupes,  se sont dirigés vers l’ORTM, considéré à tort ou à raison comme le média de propagande au service du régime IBK, ensuite un autre groupe s’est dirigé vers l’Assemblée Nationale, la deuxième institution de la République. Elle  est considérée par les manifestants comme étant le nœud gordien qu’il faut arracher. Qu’il soit dit en passant, c’est la proclamation des résultats du second tour des élections législatives par la Cour Constitutionnelle  qui a mis le feu aux poudres. L’Assemblée Nationale a été mise à sac par les manifestants.  C’est d’ailleurs à ce niveau que l’on a déploré le premier manifestant tué par balle. En fin un troisième groupe s’est dirigé vers la cité administrative, où se trouve la primature et beaucoup de ministères. Après ces trois endroits considérés comme stratégiques pour l’Etat, les manifestants ont allumé des pneus dans les ronds-points et sur les grandes artères de la ville au moins jusqu’à 22 heures. A Kayes la circulation sur la route nationale reliant Bamako à Dakar a été momentanée interrompue par des jeunes qui ont érigé des barricades. A Ségou le gouvernorat et l’ORTM régional ont été pris d’assaut par les manifestants. A Sikasso, à Mopti, à Koulikoro, à Tombouctou les manifestants ont scandé des slogans hostiles au régime IBK. Au sein de la Diaspora, en France, comme aux Etats Unis des maliens sont sortis pour dire à IBK de démissionner. Après ces violentes manifestations IBK va-t-il enfin se démarquer de ses partisans jusqu’auboutistes qui ne veulent rien céder ? A-t-il conscience que le jugement divin et celui du tribunal de l’histoire sont plus sévères que les critiques et mécontentements de certains de ses partisans ?

La demeure Mali est désormais menacée  dans ses fondements. La Nation est  en péril, car tous les ressorts sont sur le point d’être cassés. Il revient au Président de la République et à lui seul de se transcender pour apporter de l’eau au moulin des manifestants, pour le Mali.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique du web : Le Mali au cœur de la tempête</title>
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<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 12:23:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Je croyais avoir enfoui en moi définitivement les images capturées durant quatre décennies de protestations, de lutte – parfois clandestine- voire de combat, depuis le début des années quatre-vingt  où, jeune lycéen, nous nous battions à armes inégales contre le pouvoir militaire d’alors pour l’amélioration de nos conditions d’études et de vie, faisant ainsi écho au mal-être généralisé du corps social et surtout à la cristallisation des tensions politiques.

Même ayant changé d’enseigne, j’ai vécu intensément, participé quand c’était possible et subi parfois les évènements qui ont jalonné ces années généreuses d’apprentissage de la démocratie où des hommes et des femmes constitués en formations politiques s’affrontent dans les urnes pour recueillir le maximum de suffrages des électeurs.

Par moments, j’ai été au cœur des déchirures infligées au corpus politique et social par les vicissitudes de la conquête et la gestion du pouvoir d’Etat, et ai été témoin oculaire des frustrations qui ont contribué à façonner durablement voire irrémédiablement les lignes de fracture entre alliés d’hier devenus, aujourd’hui, plus que des adversaires, mais des ennemis.

Quand on vit dans un pays où des trouffions en guenille, pour des raisons fallacieuses, peuvent mettre à bas un régime démocratique, sans coup férir, on se dit qu’il y a des fragilités structurelles. Mais quand dans ce même pays, ces trouffions instrumentalisent la foule pour commettre l’irréparable, à savoir violer le sanctuaire du pouvoir démocratique, y extirper leur chef suprême, le  garant de la constitution, le rouer de coups et le laisser pour mort…, cette fois-ci, on se dit « la ligne rouge a été franchie, mais en plus on a touché le fond ». Et que penser des acteurs politiques qui ont bruyamment apporté leur onction à ces crimes nauséabonds ?

Dès l’instant que, en politique, on ne s’interdit rien, on ne devrait plus s’étonner de voir émerger un paysage rempli d’acteurs hybrides qui ne se sentent tenus par aucune réserve morale. Ils foulent allègrement au pied éthique et déontologie, et se trouvent au cœur d’alliance et de collusion invraisemblables. Et si par malheur, comme c’est le cas dans notre pays, politique, appât du gain, prestige et privilèges se mettent en ménage, il est fort à parier que la clé de lecture d’un tel maelstrom échappe même au marin le plus altruiste et le plus déterminé.

Pauvre de nous ! Ainsi se lamenterait tout naïf soucieux de ses trois repas quotidiens, de l’avenir de sa famille et du sort de son pays qui, au mieux fait du sur-place, au pire recule. Les boulets que traîne notre pays, à savoir entre autres, le fardeau du terrorisme, la mauvaise gouvernance, le chômage, la modicité des ressources matérielles et la mauvaise qualité des ressources humaines,  sont-ils une explication suffisante pour justifier que notre pays soit ainsi au cœur de la tempête tropicale ? Quand et comment pourrions-nous aller au-devant du vent du sable venu des côtes septentrionales, le dompter et transformer tous ces handicaps en opportunités réelles pour le bonheur des laborieuses populations du Mali ?

Si je dois me répéter, je redirai que je suis un optimiste indécrottable, un idéaliste, un naïf qui s’interroge douloureusement face à l’image que me renvoie mon pays. Je ne m’y reconnais pas. Je n’y vois aucun de ces personnages historiques dont nous avons les noms à la bouche du lever au coucher du soleil. Je n’y retrouve aucune de ces valeurs cardinales qui ont fait l’essence de l’« homo soudanicus » dont nous sommes si fiers. Suis-je sévère dans mon jugement ? Pas du tout ! Que faisons-nous de notre bonne vieille palabre que nous traduisons par « sigi k’a fo ye daamu ye » ? Que faisons-nous du compromis dynamique qui est rendu par la formule « ko to gnogon t’a la bè karata bougou min chi la » ?

Serions ce peuple d’amnésiques qui s’inflige une auto-flagellation permanente en effaçant, sans état d’âme, son disque dur, ce qui l’empêche d’avoir des repères pour conduire son action ? Sinon, comment comprendre les éternels recommencements qui sont, à la limite, étourdissants et abrutissants ? Comment décrypter notre attitude collective estampillée par la formule à l’emporte pièce « les mêmes causes produisent les mêmes effets » ? Y aurait-il une sociologie malienne à part  dont le fil d’Ariane est la perte de tous repères ?

Un sage de mon village répétait : « lorsque vous apercevez au loin un porteur de bonnet rouge, vous vous souvenez immanquablement des circonstances de la mort de votre père ». Traduction maladroite, s’il en est, qui me permet de jeter un regard sans fard sur les évènements qui ont cours en ce moment. Ils ne m’amusent pas. Ils m’intriguent. Ils m’inquiètent. Ils me désolent. Nulle part au monde, même pas dans le IIIème Reich où des jeunes adolescents étaient fanatisés à outrance par l’idéologie du national-socialisme, on n’a eu une maîtrise absolue de la foule. J’abhorre la foule et je voudrais partager ce sentiment à tous mes contemporains. Comme dit le rappeur, il faut se méfier du « jaama fèren tan », de cette foule immonde qui peut dévaler comme la lave qui s’écoule du cratère d’un volcan, brûlant et emportant tout sur son passage.

Si je dois parler aux acteurs politiques de mon pays, je leur dirais que les sièges sont certes chauds, peut-être dangereux puisque infestés d’épines et de scorpions, mais pour l’amour du pays, ils devraient braver ces sensations très désagréables et s’asseoir pour se regarder, dans le blanc de l’œil, se parler, se chamailler, au besoin en venir aux mains, pour finir par s’entendre.  J’ai l’intime conviction qu’il n’y a même pas besoin d’échanger des coups ; nous sommes entre « gens civilisés » et pour peu qu’on ait la volonté de mettre le pays au-dessus de la mêlée, de mettre en sourdine nos égoïsmes et rancœurs inutiles, de penser aux souffrances du peuple (mot valise qui a bon dos) pour lequel nous serions en service, les compromis dynamiques sont à portée de main. Ainsi éviterait-on de revoir les scènes du vendredi dernier qui trahissent notre échec collectif et notre incapacité à être à la hauteur des responsabilités historiques que nous voudrions pourtant tous exercer.

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise sociopolitique, IBK renvoie la balle dans le camp de sa majorité :  L’EPM, l’ARP et la CFR pourront&#45;ils avoir l‘audace de dire la vérité au Président de la République ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-sociopolitique-ibk-renvoie-la-balle-dans-le-camp-de-sa-majorite-lepm-larp-et-la-cfr-pourront-ils-avoir-laudace-de-dire-la-verite-au-president-de-la-republique-2884849.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 08:17:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ensemble pour le Mali, EPM, l’Action Républicaine pour le Progrès, ARP et la Convergence des Forces Républicaines, CFR sont les trois principaux regroupements politiques de soutiens à IBK. Et, semble-t-il, c’est vers eux que le Président de la République a renvoyé le M5 RFP afin de négocier le Mémorandum à lui  adressé par les leaders du Mouvement du 5 juin. En dirigeant le M5 RFP vers sa Majorité, IBK semble assigner une mission à la fois exaltante, difficile, mais honorable. Bocari Tréta, Tiéman Hubert Coulibaly et Cheick Oumar Gadjigo, pour ne citer que ces têtes des proues, sont désormais entre le  marteau d’IBK et l’enclume du M5 RFP, en tout cas si le Mouvement du 5 juin  acceptait de négocier avec eux. Vont-ils avoir le courage de  prendre date dans l’histoire de la jeune démocratie malienne en disant la réalité des choses à IBK ?Et s’ils lui proposaient de satisfaire aux doléances du M5 RFP gage de paix sociale et de stabilité ?</em></strong>

Ne dit-on pas que les hommes qui se sont rendus célèbres l’ont été souvent  par un seul acte ? Les leaders de la Majorité Présidentielle ont, aujourd‘hui une occasion idoine d’écrire leurs noms en lettres d’or dans les annales de l’histoire du Mali, en prenant fait et cause pour le peuple. Ils doivent avoir l’audace de dire à IBK,qu’au-delà du débat sémantico-politique autour du concept Peuple et au regard des deux grandes manifestations du 5 et du 19 juin, que le mécontentement est  général  et que le PEUPLE s’est largement prononcé en faveur du M5 RFP. Par conséquent il doit écouter avec humilité et patriotisme ce cri de cœur en négociant avec ses opposants.

Bien que les leaders du M5 RFP n’accepteraient pas de négocier avec la Majorité Présidentielle, qu’IBK lui-même a contribué à fragiliser en la reléguant au second plan, il est du devoir de tout bon patriote d’apporter sa petite pierre à la construction de l’édifice commun. Donc qu’elle soit véritablement impliquée ou pas, des propositions de sortie de crise peuvent émaner de cette même majorité pour le bien du Mali. En fléchissant devant IBK ou bien en privilégiant les seuls intérêts d’une minorité, en l’occurrence celle qui dirige, Bocari Tréta, Tiémoko Sangaré, Tiéman Hubert Coulibaly, Cheick Oumar Gadjigo, Amadou Koîta, pour ne citer que ces quelques figures emblématiques de la Majorité, se rendraient coupables d’un manquement grave à leur devoir vis à vis de la patrie. Et au lieu de passer comme des lions dans l’histoire, ils passeront comme des chats.

En somme, une page de l’histoire de notre jeune démocratie est en train de s’écrire. Cette crise quel que soit son issue donnera forcement naissance à un nouveau Mali. Donc malheur au patriote  qui n’apportera pas  sa petite pierre à la nouvelle bâtisse.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sociopolitique :  Le Mali, la République des bis repetita négatifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-sociopolitique-le-mali-la-republique-des-bis-repetita-negatifs-2884847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 07:48:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que beaucoup pensent que le pays est à la croisée des chemins et qu’il fait face à un péril dont la résolution rendra meilleure la situation globale, il est plus que probable qu’il ne s’agit là que d’une énième mise en scène orchestrée en coulisses par des hommes et des femmes motivés par des intérêts sordides. Aujourd’hui encore, l’histoire semble se répéter ; la monotonie règne. Depuis plus de trente ans, les ingrédients sont les mêmes : consensualisme à outrance, gabegie à ciel ouvert, impunité en religion….</em></strong>

Sauf rebondissement, se tiendra aujourd’hui un autre rassemblement du front anti-IBK, nommé M5 RFP. Un front qui entend résoudre la difficile situation du pays en un changement radical des tenants du pouvoir. Sauf que, de part et d’autres, « tenants du pouvoir » et anti-IBK, sont pour beaucoup les mêmes oiseaux d’un même plumage. Au gré des intérêts, et ce depuis l’avènement de la démocratie, ce sont les mêmes acteurs qui animent la scène politique. Pour les nommer, il s’agit de ceux qui sont considérés comme les principaux acteurs du mouvement démocratique. Beaucoup d’entre eux ont occupé différents portefeuilles ministériels, d’AOK à IBK. Et le constat rapide que l’on peut dresser, c’est que leur combat pour la démocratie est plus proche d’être un échec qu’une réussite. Pour résumer la situation en quelques mots, le Mali a jouit d’une démocratie de toutes les libertés individuelles, bien souvent dans l’excès, et a superbement méprisé la démocratie de la Loi et de la concorde privilégiant la justice sociale.

Sur le plan de l’exercice démocratique, après le coup d’Etat du 22 mars 2012, les nouvelles autorités auraient voulu appliquer la démocratie dans les règles de l’art. D’où le bannissement de la démocratie consensuelle, si souvent louangée par le président ATT, et la prise du chemin d’une démocratie où chacun défendra son idéologie politique, bec et ongle. Le statut de chef de file de l’opposition fut créé à cet effet, et durant plusieurs mois, le paysage politique malien semblait avoir enfin pris la démocratie à sa sauce, avec TiébiléDramé comme le véritable numéro 10 de l’opposition malienne.

Une fois le premier mandat d’IBK terminé, le même opposant en or, se retrouva dans le gouvernement, comme ministre en charge des Affaires Etrangères. Sous d’autres cieux, un tel acte, serait qualifié de sacrilège politique. Dans le sens inverse, d’autres qui étaient dans le gouvernement se retrouve dans une pseudo-opposition. Me MountagaTallet ChoguelKokallaMaiga, entre autres. Et voilà que, avec la crise politique actuelle, le concept de gouvernement d’union nationale resurgit. Le président IBK voudrait d’une telle solution pour apaiser le mercure social. Un partage de gâteau qui ressemble fort à la démocratie consensuel sous ATT. De plus, l’on parle aussi de Premier ministre de pleins pouvoirs. Ce qui rappelle un épisode peu glorieux de la transition de 2012.

En somme, la situation globale du pays ne semble guère s’améliorer. Certains prônent un changement radical de génération au sein de ce que l’on peut qualifier d’élite gouvernante du pays et placer la jeunesse en lieu et place. Cependant, peu importe, la tranche d’âge des Maliens qui prendront les rênes du pouvoir, l’essentiel est qu’ils soient motivés par l’amour de la patrie et doter de la matière grise nécessaire.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa  Mara, le nouvel opposant à l’hémicycle du Mali :  L’ancien premier Ministre veut&#45;il se revêtir du manteau de Soumaila Cissé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-le-nouvel-opposant-a-lhemicycle-du-mali-lancien-premier-ministre-veut-il-se-revetir-du-manteau-de-soumaila-cisse-2884845.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 07:30:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A César ce qui appartient à César. Après ses multiples bourdes, certaines inhérentes à la jeunesse, d’autres par pure prétention et calcul politicien, l’ancien premier Ministre Moussa Mara est sans nul doute le nouvel opposant à l’hémicycle, en l’absence de Soumaila Cissé. Il joue tellement bien ce rôle, avec les autres députés de son parti, le YELEMA, qu’il ne manque aucune occasion pour faire le scoop sur les réseaux sociaux et autres médias populaires sur leurs prises de position. Qu’elles soient relatives au vote de la motion de soutien aux Institutions de la République, ou encore à la participation des députés à un atelier commémorant l’anniversaire du très controversé  Accord pour la Paix et la réconciliation, initié par l’Assemblée Nationale, il y a vraiment une certaine constance dans les actes posés par Moussa Mara et les autres  députés YELEMA. L’ancien PM continuera-t-il sur cette lancée, même en dehors de l’hémicycle ? Pourquoi n’adhère-t-il pas à l’opposition classique incarnée par Soumaila Cissé et du coup au FSD ? Ne va-t-il pas décevoir encore ses multiples partisans,  en changeant au gré des événements ?</em></strong>

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, l’honnêteté intellectuelle exigerait de nous de reconnaitre qu’il a des idées. Moussa Mara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait faitses preuves en tant que Maire de la Commune IV du District de Bamako. Par ses innovations, il a indiqué la voie à suivre aux autres Maires du Mali, pour booster le développement dans leurs communes. Moussa Mara, par souci de bien faire, a non seulement axé sa gestion communale sur les résultats, mais aussi et surtout il a imposé une certaine transparence dans la gestion des deniers publics, ce qui lui a valu l’estime et le respect de beaucoup de maliens. Devenu Ministre en charge de la ville dans le premier gouvernement de l’ère IBK, Moussa Mara avait donné des gages de bonne conduiteet de transparente dans la gestion des affaires  publiques en reversant le reste de ses frais de mission au trésor, comme pour dire qu’en tant que Ministre et chef de son département il doit donner les preuves de l’exemplarité et de transparence. Le jeune loup aux dents longues, au regard de ces deux postes publics qu’il a occupés, était jusque-là exempt des reproches pouvant entacher sa crédibilité, sa sincérité et son patriotisme.

La première grosse erreur politique commise par Moussa Mara a été l’acceptation de la proposition de poste de premier ministre avec un seul député à l’Assemblée Nationale. Pour ceux qui ne le savent pas encore, un premier ministre  n’est fort que lorsqu’il a un soutien fort et ferme d’une grande majorité des députés à l’hémicycle. En effet, après la nomination de Mara comme premier Ministre, le communiqué du parti majoritaire, le RPM, qui était à la fois moins enthousiaste et discourtois, en disait long sur sa vulnérabilité à ce poste. La suite est connue, un manque d’autorité sur ses ministres, une marge de manouvre restreinte, bref un emprisonnement politico-idéologique qui ne dit pas son nom. En dépit de tous ces faiblesses, Moussa Mara n’a pas su se frayer un chemin vers la sortie, mais fracassante. L’expérience et le manque de courage  politique, lui ont fait défaut, car sachant bien que ses mois étaient comptés à la primature, il aurait dû poser des actes audacieux, quitte à être remercié le lendemain, mais, au lieu de cela il a multiplié les bourdes pour sauver son bienfaiteur IBK. Limogé comme un mal propre, Moussa Mara n’a toujours pas eu l’audace de quitter la Majorité et il a passé le clair de son temps  à se justifier par rapport à  des controversés actes qu’il a posés en tant que premier ministre. Notamment l’affaire de l’avion présidentiel, sa visite à Kidal et certains propos, à la limite humiliants, tenus à l’égard des anciens dignitaires du régime d’ATT et à l’endroit de certains caciques de l’Opposition. Ce passé politique peu glorieux semble être derrière lui.

Fraichement élu et de la plus belle des manières, comme député de la commune IV, Moussa Mara semble s’engager dans la voie de la repentance et de la rédemption politique.Il semble reconnaitre ses erreurs c’est pourquoi il se démarque totalement du régime IBK et va même plus loin en s’opposant à visage découvert à ce même régime qu’il a tant enchéri. Ainsi, après s’être désolidarisé de ses autres collègues députés lors  du vote de la motion de soutien aux institutions, il a ensuite  refusé de prendre part à l’atelier de commémoration de la signature de l’Accord pour la paix et la Réconciliation. Pour lui, il aurait été mieux de procéder à la mise en place d’une commission de relecture, comme préconisée dans les résolutions du Dialogue National Inclusif, DNI,  pour corriger les imperfections, au lieu de commémorer un accord loin de ramener la paix, la sécurité et le vivre ensemble. Son dernier acte qui semble séduire l’opinion nationale est sa condamnation sans ambages du traitement que le Président de la République a réservé au Mémorandum du M5 RFP. Pour l’ancien PM,par cet acte, IBK semble adopter une posture dangereuse pour la paix et la stabilité. Pour lui il  urge de donner une suite favorable aux revendicationsdu M5 RFP.

En définitive, l’ancien premier Ministre Moussa Mara est désormais dans la peau de l’opposant au régime IBK, ne serait-ce qu’à l’hémicycle. Il doit persévérer dans cette voie afin d’absoudre tous les péchés politiques qu’il a commis ces dernières années. Mara joue bien vraiment son rôle d’opposant en attendant le retour de celui qui a le titre de chef de file de l’Opposition, à savoir  Soumaila Cissé, Kidnappé et entre les mains de ses ravisseurs depuis le 25 mars 2020.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Piège</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-piege-2884835.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 07:16:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne ont vu, avec le Mémorandum du M5 RFP, un piège tendu devant le Président de la République, ce dernier, comme on pouvait s’y attendre, a fini par mordre à l’hameçon de l’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés du Mouvement du 5 juin. IBK est tombé dans un piège périssable en renvoyant les leaders du M5 RFP et leur Mémorandum  vers la Majorité présidentielle afin de convenir d’une solution de sortie de crise. Ce geste,qui s’apparente à un rejet systématique, est  à la fois méprisant  et dédaigneux, et ilen dit long sur le grand fossé qui sépare le Président de la République et son peuple. Pourquoi vouloir renvoyer le M5 RFP vers la Majorité Présidentielle afin de négocier la faisabilité ou non des points inscrits dans le mémorandum adressé à lui IBK ?  C’est seulement maintenant qu’il s’est rendu compte qu’il a une majorité, alors qu’il ne l’a jamais impliqué dans la gestion du pays ?Bocari Tréta, Tiémoko Sangaré, Tiéman Hubert Coulibaly et les autres leaders de la Majorité vont-ils accepter d’aller au charbon, alors même que l’issue est incertaine et qu’il y a un grand risque de se griller, alors qu’ils  ont encore une bonne dizaine d’années de carrière politique devant eux ?

En revoyant le M5 RFP aller négocier avec la Majorité présidentielle, IBK a tout simplement fait une fuite en avant, car le Président de la République est, au regard de notre Constitution, le garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale, il est le chef de l’Etat, le gardien de la Constitution, il veille au fonctionnement régulier  des pouvoirs publics  et assure la continuité de l’Etat. Auréolé de tous ces pouvoirs, qui, mieux que le Président de la République,est placé pour prendre langue avec les opposants afin de négocier avec eux les différents points de revendication contenu dans leur mémorandum. En dirigeant le M5 RFP vers la Majorité, qu’il a toujours traitée de dolosive, IBK semble tout simplement dire qu’il rejette son mémorandum et n’est nullement prêt à céder d’un iota devant les demandes de l’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés. C’est justement ce piège suicidaire qu’il aurait dû éviter. Le M5 RFP pouvait maintenir la démission du Président de la République, mais, c’est certainement  par intelligence politique et pour ne pas décevoir les médiateurs nationaux et même internationaux que L’Imam Dicko et ses alliés ont biffé ce point. Ce qui aurait d’ailleurs créé un malentendu entre les leaders du M5 RFP, mais connaissant IBK beaucoup d’observateurs étaient persuadés, à la lecture du Mémorandum, qu’il n’allait pas accepter et que le Mouvement reviendrait à la case départ, en remettant sur la table sa démission pure et simple.

Par ce mépris à l’endroit du M5 RFP, IBK a déjà provoqué deux situations, toutes périlleuses pour notre pays. La première est la radicalisation du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, et la deuxième est le risque d’affrontements, de paralysie générale,  car le M5 RFP passerait probablement à la vitesse supérieure en appliquant sa deuxième stratégie de lutte ce vendredi 10 juin, qui est celle de la désobéissance civile. Cette stratégie ankyloserait non seulement tous les secteurs socioéconomiques du pays, mais aussi et surtout exacerberait la tension sociale, et  si elle n’est pas bien encadrée risquerait de sonner le glas du régime IBK déjà très chancelant.

En définitive, le Président de la République devrait faire sien cet adage qui dit qu’aucun sacrifice n’est de trop pour sauver sa patrie.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : IBK est&#45;il victime de son ingratitude envers  AOK  et ATT ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ibk-est-il-victime-de-son-ingratitude-envers-aok-et-att-2883937.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 08:50:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[IBK qui a longtemps fait miroiter au peuple malien l’espoir de sortir le Mali de la profonde crise consécutive au pilotage à vue d’Amadou Toumani Touré, se trouve lui aussi empêtré dans la même crise. Qui ne se rappelle pas des propos à la limite haineux tenus par Ibrahim Boubacar Keita au cours de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007 quand il était opposé à ATT ? Il n’a pas hésité un seul instant de traiter ATT d’incompétent, d’incapable et de ne faire la promotion que de ses amis et parents. En le vilipendant en des termes qui frisent l’humiliation, et en prenant ses distances vis à vis de certains dossiers brulants, IBK est apparu aux yeux d’une frange importante des maliens comme étant la solution aux différents problèmes qui assaillent le pays.

Pour le commun des mortels, IBK était le sauveur, surtout qu’il avait fait croire à l’imaginaire populaire qu’il avait sauvé le bateau  d’Alpha Oumar Konaré d’un naufrage certain, avant d’être trahi par ce dernier. En réponse à IBK, les amis et collaborateurs d’Alpha Oumar Konaré  pensent au contraire qu’il doit politiquement tout à AOK qui lui a préféré  à ses anciens compagnons de lutte. La preuve est qu’il lui a permis de contrôler  à la fois le parti ADEMA et l’Administration avec les postes de Président du parti et premier ministre.

Il a juste  suffi d’un malentendu à propos de la gestion du parti pour qu’il y ait divorce entre les deux hommes. La suite est connue, IBK a été contraint à la double démission, il serait débarqué de la primature par Alpha Oumar Konaré, avant de jeter l’éponge à la tête du parti. Depuis lors il est allé en rébellion totale contre celui qui a été son mentor, à savoir AOK. Battu à l’élection présidentielle de 2002, il n’a pas tardé à crier à la fraude et à la manipulation tendant à lui voler sa victoire.

IBK sera ensuite réhabilité, politiquement parlant, par ATT qui a fait de lui le Président de l’Assemblée Nationale en 2002, alors même qu’il n’avait pas la majorité requise pour ce poste. Le RPM, le parti d’IBK qui ne s’est jamais inscrit dans l’opposition contre ATT, avait des ministres dans le Gouvernement et a présenté un  candidat contre le Président sortant. Battu encore, le candidat  du RPM, au lieu de rester pour animer l’Opposition, a repris sa place de compagnon d’ATT, même s’il n’est pas revenu au perchoir, parce que son parti n’a obtenu que 11 députés  contre 45 dans la précédente législature. Bien qu’étant dans la Majorité, IBK,  pour marquer des points contre son adversaire-allié ATT, ne rata aucune occasion pour faire des piques ou pour se démarquer de tel ou tel dossier impopulaire, comme pour se faire bonne conscience auprès de l’opinion. C’est pourquoi quand la mutinerie des soldats du camp de Kati s’est transformée en coup d’Etat, tous les regards se sont tournés vers IBK  Pour ; semble-t-il,  avoir été victime des deux régimes d’AOK et d’ATT, alors même qu’il partage leurs bilans. Fort de sa popularité, il sera par conséquent plébiscité en 2013 pour être le commandant suprême du bateau Mali.

Aujourd’hui, ce Bateau Mali ne tangue pas seulement, mais il est sur le point de chavirer, tant la gouvernance est chaotique. Le peuple malien est vent debout contre lui et ne demande que sa démission pour incompétence et incapacité à relever les multiples  défis qui menacent l’existence du Mali en tant que Nation. L’arroseur arrosé.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le mémorandum du M5 RFP est une aubaine pour IBK :  Le Président de la République va&#45;t&#45;il encore se laisser berner par les agitateurs de son camp ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-memorandum-du-m5-rfp-est-une-aubaine-pour-ibk-le-president-de-la-republique-va-t-il-encore-se-laisser-berner-par-les-agitateurs-de-son-camp-2883942.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 08:30:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les leaders du  Mouvement du 5 juin  Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, forts de leur grande légitimité ont non seulement  le vent en poupe, mais aussi et surtout, n’entendent pas lâcher du lest jusqu’à la victoire finale. Ils ont élaboré un mémorandum en neuf points adressé au Président de la République pour donner une suite favorable d’ici le 10 juillet. Cet ultimatum qui expire le 9 juillet  est accompagné d’un appel à la mobilisation le lendemain pour une désobéissance civile, si les points inscrits dans le mémorandum n’étaient  pas satisfaits. Le Président de la République va-t-il entendre la voix de son peuple ? Si tant est qu’il est fou du Mali, mais pas du pouvoir, IBK ne pourra-t-il pas épargner le peuple d’un bain de sang en satisfaisant les doléances du M5 RFP ? Va-t-il écouter le cri strident et opportuniste de ses partisans qui ont été incapables de mobiliser pour le soutenir ? </em></strong>

Le Mali est aujourd’hui au bord de la dislocation, le nord échappe depuis 2014 au contrôle de l’Etat central, le centre est devenu le nid des groupuscules armés terroristes qui se font en permanence la guerre, le sud est devenu, depuis un certain temps, l’épicentre de la contestation et de la protestation contre les autorités politiques. C’est dans cette atmosphère délétère et de quasi insurrection qu’un Mouvement est né pour porter la voix du peuple et demander aux autorités de changer de fusil d’épaule. Le M5 RFP, puis que c’est de lui qu’il s’agit, est un mouvement né du constat de ses fondateurs  que le pays est mal gouverné et qu’il était du devoir de tout citoyen d’apporter sa modeste contribution quand la nation est menacée.

Les leaders du M5 RFP, bien qu’étant  d’obédiences politiques différentes, sont mus par la seule volonté de sauver le bateau Mali d’un naufrage collectif. Après deux grandes mobilisations mémorables les 5 et 19 juin 2020, ils ont décidé d’élaborer un mémorandum en 9 points adressés au Président de la République, garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale, pour qu’il donne satisfaction dans un délai relativement court. Les leaders du M5 RFP demandent :<strong><em>La dissolution immédiate de l’Assemblée nationale, La mise en place d’un organe législatif de transition, Le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle, La mise en place d’un gouvernement de Transition, L’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’Etat et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation. Le respect des textes relatifs au droit et à la liberté syndicale, à la justice sociale et aux engagements entre les parties. L’adoption d’un pacte pour la stabilité sociale, la sécurité, la croissance et le développement. L’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel et enfin Le détachement des services exécutifs de l’Etat de la présidence de la République.</em></strong> Ces points de revendication loin d’être de la mer à boire pourraient être satisfaits à 90 %.

Le Président de la République aura intérêt à partager le pouvoir avec ceux qui sont aujourd’hui considérés comme des portevoix du peuple. Si tant est qu’IBK est conscient du danger qui guette notre pays, s’il mesure la gravité de la crise qui secoue le Mali et enfin pour éviter une situation dramatique, il doit accepter de dialoguer et surtout de satisfaire aux revendications des  manifestants. Le Président de la République ne doit nullement écouter le son de cloche de ses partisans qui ont été incapables de remplir le Palais des sports et incapables également d’organiser une contre marche. Donc à partir de cet instant IBK doit comprendre que ceux qui se réclament de lui ne pèsent pas lourds. Sans tergiversations ni orgueil le Président de la République doit donner une suite favorable, aux nouveaux détenteurs de la légitimité populaire.

En somme, rien qu’en se référant à la situation d’ensemble du pays avec une région de  Kidal  qui a un statut quasi autonome, un  centre qui  échappe à plus des 2/3 au contrôle de l’Etat centrale et où des groupuscules armés communautaro-terroristes s’entretuent. Et enfin le sud est en proie à une insécurité grandissante, une corruption à ciel ouvert  et une misère ambiante. Alors on en déduirait que le Président de la République doit faire une introspection et conclure qu’il ne pourrait plus changer la direction du vent donc à défaut d’abdiquer qu’il accepte de partager le pouvoir avec le M5 RFP.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Démissions en cascades de la majorité vers le M5&#45;RFP : Est&#45;ce des signes annonciateurs de la fin du régime ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/demissions-en-cascades-de-la-majorite-vers-le-m5-rfp-est-ce-des-signes-annonciateurs-de-la-fin-du-regime-2883943.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 01:18:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après une divergence de point de vue entre les membres de la Majorité présidentielle sur la méthodologie à adopter pour soutenir le Président de la République, il nous a été donné de constater que certains barons ont quitté déjà le navire et d’autres ont suspendu leur participation au prochain gouvernement. Pour ne rien arranger, c’est une vidéo, à la limite pornographique, du fils du chef de l’Etat qui circule sur les réseaux sociaux. Ces signes n’annoncent-ils pas le déclin du régime ? IBK pourra-t-il sauver la face en minimisant les dégâts ? </em></strong>

Voyant un vent violent souffler en direction du régime, le Bateau de la Majorité se vide avant le quai final, tandis que celui du M5 RFP commence à faire le plein au point de refuser certains à son bord. Cette confusion et ce sauve qui peut  au sein de la majorité, aujourd’hui hétéroclite, s’explique par le choc des intérêts de ses membres. D’un côté, il y a ceux qui veulent préserver leurs acquis et qui sont prêts à toutes les compromissions pour y parvenir, comme les leaders  de la convergence des forces républicaines, CFR et de l’autre côté les blasés du régime qui cherchent à revenir et à se faire une place au soleil, mais qui doutent aujourd’hui de la capacité du chef de l’Etat à redresser la barre presque cassée. A ce niveau, Il y a tous les caciques du régime en l’occurrence, Bocari Tréta, Tiémoko Sangaré, SoumeylouBoubèyeMaiga, Thiéman Hubert Coulibaly, Mamadou Diarassouba, Baber Gano, pour ne citer que ceux-ci.

Si le premier groupe est composé des gens qui ne peuvent se prévaloir d’aucune légitimité, le second par contre est constitué par ceux qui constituent  le noyau qui pourrait sauver le régime du naufrage, mais n’ayant aucune garantie d’être réhabilité ils jouent à la politique de l’Autriche en faisant semblant de soutenir, alors qu’ils sont de cœur avec les manifestants. C’est malheureusement dans cet imbroglio indescriptible que le régime est embourbé.

A la cacophonie au sein de la Majorité vient s’ajouter  une mal gouvernance gravissime, avec comme conséquences, la corruption, la délinquance financière, l’insécurité généralisée, le manque d’infrastructures routières, sanitaires, éducatives, la misère grandissante, le manque d’emplois pour les jeunes, touchant les fondements mêmes du Mali. C’est fort de ce constat qui ne souffre d’aucune contestation que le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, dans un sursaut patriotique, a demandé au Président de la République de démissionner et avec lui tout son régime. Faisant de la résistance et s’enfermant dans sa tour d’ivoire, IBK semble mépriser le Mouvement. S’il ne donne pas une suite favorable aux neuf points de revendication contenus dans un mémorandum élaboré par le M5 RFP, il court le risque de voir la contestation s’accentuée et si  une seule goutte de sang tombe se serait la fin du régime.

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : La sédentarité, ennemi du bien&#45;être professionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/chronique-du-web-la-sedentarite-ennemi-du-bien-etre-professionnel-2883944.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 00:58:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De nombreuses disciplines scientifiques, notamment la neuroscience, sont très soucieuses de notre bien-être au travail. Cela se mesure au nombre de conférences, colloques et séminaires qui se tiennent sur la question. Il y a aussi des articles très savants qui sont régulièrement publiés sur la problématique de la santé au travail, et qui tirent la sonnette d'alarme sur la trop grande sédentarité devenue la norme depuis que les nouvelles technologies ont gagné du terrain. Ce phénomène s’est également amplifié avec la « <em>tertiarisation</em> » progressive des emplois au détriment des emplois classiques qui, eux, impliquaient du mouvement dans l'activité professionnelle.

Trois spécialistes - Gaetan de Lavilléon, Marie Lacroix et Emma Vilarem – tous docteurs en neurosciences intégratives et cognitives, viennent de publier un article sur le site de <a href="http://usinenouvelle.com/">usinenouvelle.com</a> intitulé « <strong><em>Posture au travail : levez-vous pour votre cerveau !</em></strong> » qu’on peut lire en suivant ce lien : . Ils font des révélations glaçantes qui nous interpellent tous en tant que travailleurs et/ou employés. Citant une étude récente, les trois neuroscientifiques révèlent « <em>qu'une personne reste entre 1 à 7 heures par jour assise (4 heures en moyenne) pour son activité professionnelle </em>». Avec la crise sanitaire qui continue de nous éprouver, ils constatent que notre sédentarité a explosé dans des proportions inquiétantes « <em>réduisant encore plus nos déplacements et nos activités physiques </em>». Or, cela est connu depuis de nombreuses décennies, il existe une corrélation évidente entre la sédentarité au travail et les risques de santé dont les plus connus sont l'obésité, les troubles musculo-squelettiques et cardiovasculaires.

Mais la connaissance nouvelle qu'apportent ces trois spécialistes à la question, c'est le lien entre sédentarité et cerveau. Et ce lien, soutiennent-ils, est corroboré par des études qui nous encouragent vivement à réduire notre sédentarité pour espérer garder notre cerveau en alerte. Et la surprise du chef, c'est que les spécialistes soutiennent que « <em>la réduction de la sédentarité passe tout d'abord par la posture de travail </em>». En d'autres termes, même si votre activité professionnelle implique une position statique, rien ne vous oblige à la pratiquer sur une chaise, écrivent-ils. Ils se fondent sur les conclusions d’études qui privilégient la position debout, laquelle aurait d’évidents bienfaits sur les performances cognitives et le bien-être au travail. Ainsi donc, « … <em>travailler debout améliorerait les capacités d’inhibition, qui permettent notamment de se focaliser sur une activité et faire abstraction d'informations qui ne seraient pas utiles ou pertinentes</em> ». Autre chose, « <em>les performances en flexibilité mentale, qui permettent de changer plus facilement et rapidement de tâches, sont également améliorées. Ces deux fonctions cognitives participent au traitement efficace des informations, et sont donc essentielles pour le travail </em>». Les trois neuroscientifiques expliquent que « … <em>Cet effet facilitateur de la position debout proviendrait du fait que le contrôle de la posture met le corps et le cerveau en état d'alerte, améliorant le contrôle cognitif des informations</em> ».

Ces conclusions sont loin d'être isolées puisqu’elles sont mises en évidence par d’autres études qui se sont intéressées aux différences entre position assise et debout lors d’une véritable activité professionnelle. Autre conclusion, « <em>il semblerait donc que toutes les activités ne bénéficient pas de la position debout, qui serait à privilégier dans les environnements riches en sollicitations et des activités nécessitant de la réactivité </em>».

Dorénavant, les employeurs et leurs employés devraient intégrer ces informations capitales dans le management de leur vie professionnelle, en mettant surtout en avant le bénéfice qu'il y a à tirer de la pratique d'une activité sportive sur la santé au travail. Particulièrement, les recherches soulignent l'impact positif d’une telle activité sur l'amélioration des capacités cognitives du travailleur. Et l'activité physique à privilégier dans un environnement professionnel serait, par excellence, le pédalage ou la course, qui mettrait le cerveau dans un état actif, facilitant ainsi le traitement des informations et la prise de décision.

Toutefois, concluent les auteurs, les bénéfices n’apparaissent qu’après les vingt premières minutes de l’activité physique. Ces bénéfices seraient variables en fonction du type d’activités physiques et du type d’activités professionnelles. D’où la difficulté, écrivent-ils, de faire des recommandations universelles sur ce type de pratiques nécessitant un matériel spécifique et l’habitude de les réaliser.

Aussi, les bénéfices de l’activité physique ne se limitent pas seulement au moment de la pratique, mais se prolongent également dans le temps. En effet, l’amélioration des performances cognitives apparue pendant l’exercice se prolonge même lorsque l’activité est terminée. Ce dernier résultat est important dans le contexte professionnel car il sous-entend que pratiquer une activité physique au cours d’une journée de travail peut améliorer la réalisation des activités professionnelles arrivant ensuite. Faire des pauses "actives" au travail semble donc être important pour des questions de santé physique, mais également de bien-être et d’efficacité.

En définitive, il faut s'employer à combattre la « sédentarité excessive » au travail. Selon les chercheurs, on n'aurait que l'embarras du choix des actions à entreprendre pour conjurer les « risques associés ». Une modalité consisterait par exemple à « <em>proposer des bureaux surélevés ou modulables pour promouvoir la position debout. Elles peuvent également proposer des pédaleurs sous les bureaux pour permettre une activité physique en travaillant, ou des activités physiques individuelles ou collectives pour favoriser des pauses "actives"</em> ».

Pour prendre en exemple une salle de rédaction d’un grand journal, au lieu des bureaux classiques qui favorisent les problèmes de cervicale, on créerait des desks surélevés genre tabouret ou tables de cocktail dans les réceptions mondaines… ou comptoirs de bar. Et tous les journalistes seraient équipés de supports ajustables pour téléphones, tablettes, ordinateurs portables, le tout étant de placer l'écran du terminal dans l'axe de vision du rédacteur pour lui éviter de trop baisser la tête.

Une autre astuce serait d'équiper les salles de rédaction de postes de travail avec des écrans suspendus qui procureraient du confort au journaliste. Celui-ci serait alors plus enclin à se déplacer au lieu d'enchaîner des sessions de trois à quatre heures d'affilée.

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un autre sommet du G5 Sahel à Nouakchott : Les armées sahéliennes et leurs alliées  battent toujours de l’aile</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/un-autre-sommet-du-g5-sahel-a-nouakchott-les-armees-saheliennes-et-leurs-alliees-battent-toujours-de-laile-2883465.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 07:24:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En dépit de la présence pléthorique des forces armées des pays du Sahel et étrangères, le terrorisme n’est toujours pas vaincu. On pourrait même affirmer sans risque de se tromper que le phénomène s’est accentué comme en témoigne le nombre de victimes. Le G5 Sahel qui est la dernière prouesse de la Communauté internationale pour combattre l’hydre terroriste, peine toujours à se frayer véritablement un chemin pour être opérationnel. Après le sommet de Pau en France tenu le 13 janvier 2020, Emmanuel Macron, le Président de la République française et Pedro Sanchez Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne, ont participé aux côtés de leurs homologues du G5 Sahel un sommet  pour le suivi de la feuille de route du sommet de Pau. D’importantes recommandations ont été faites et un communiqué final a sanctionné le sommet. Va-t-il être enfin le sommet d’un nouvel espoir dans la lutte contre le terrorisme ?</em></strong>

Le sommet de Nouakchott semble battre tous les records en termes de participation des sommités mondiales. En plus du Président français et du Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne,le Sommet a enregistré la participation de : Moussa Faki MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union africaine, Madame Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Ont également pris part au Sommet, par visioconférence et par vidéo enregistrée Charles MICHEL, Président du Conseil européen, Madame Angela MERKEL, Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne, Giuseppe CONTE, Président du Conseil des Ministres de la République Italienne, Antonio GUTERRES, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, comme pour dire que l’insécurité au sahel est une préoccupation majeure mondiale. Ces sommités qui volent au secours des pays sahéliens semblent se soucier de la sécurité et de la stabilité d’une étendue plus vaste que l’Europe et dont la déstabilisation sèmerait le chaos dans le monde. Mohamed Cheick El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice du G5 sahel et hôte du sommet, entouré de ses homologues sahéliens commeIbrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, Idriss Deby Itno du Tchad, Mamadou Issoufou du Niger et Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso,  après avoir fait le point de la mise en œuvre de la feuille de route convenue lors du Sommet de Pau et d’évaluer la situation au Sahelavaient rassuré tous les partenaires de l’engagement sans faille de leurs pays à venir au bout du terrorisme. Le Communiqué final qui a sanctionné le sommet de Nouakchott a mis l’accent sur la mutualisation des efforts et surtout une formation des armées du sahel pour plus d’efficacité et plus de professionnalisme sur le terrain. Les chefs d’Etat sahéliens n’ont pas caché leur souhait de voir la dette extérieure annulée car le tout militaire ne résoudra pas le terrorisme il faut aussi des actions de développement. Voici quelques morceaux choisis dans le communiqué final : « <strong><em>Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont plaidé pour un engagement militaire accru de la Communauté internationale dans la lutte globale contre le terrorisme au Sahel. Ils ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par la France et les Etats-Unis, ainsi que celui de la MINUSMA au bénéfice de la Force conjointe du G5 Sahel. Ils ont salué les perspectives de déploiement des premiers soldats de la Force Takuba à l’été 2020, d’une brigade de la Grande Bretagne en appui à la MINUSMA en 2020, et d’un contingent de 3000 hommes de l’Union africaine. Ils ont, en outre, salué le renouvellement et le renforcement du mandat de la MINUSMA. »….. « Les Chefs d’Etat ont réitéré leur soutien à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Sur le volet sécuritaire, ils se sont félicités de la reprise du processus de Désarmement Démobilisation Réintégration (DDR) et du retour des premières unités des Forces armées maliennes reconstituées (FAMAR) au Nord, qui reste cependant à finaliser à Kidal. Sur les volets politique, institutionnel et de développement, ils ont constaté des progrès notables mais insuffisants, et ont appelé à la poursuite des efforts des différentes parties.</em></strong>

<strong><em>Les Chefs d’Etat ont également salué l’initiative de la CEDEAO d’envoi d’une mission ministérielle au Mali afin de trouver une issue pacifique à la situation préoccupante que traverse le pays. Ils condamnent toute violence et exhortent les parties au dialogue. Par ailleurs, ils encouragent la CEDEAO à poursuivre les efforts en vue d’aboutir à un apaisement social indispensable à la mise en œuvredes réformes et à la lutte contre le terrorisme»</em></strong>

<strong><em>En somme, une nouvelle coalition pour le  sahel a vu le jour, donc les populations du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, du Niger et de la Mauritanie pourraient espérer voir bientôt le bout du tunnel avec la fin du terrorisme.  Le rêve est de voir maintenant  des pays du sahel  véritablement engagés sur le chemin du progrès. Sinon nos armées à elles seules ne pourront pas combattre, car mal équipées, mal formées donc elles battent toujours de l’aile.</em></strong>

<strong><em>Youssouf Sissoko  </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour la libération du chef de file de l’opposition  Soumaila Cissé : La jeunesse URD met les bouchées doubles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-la-liberation-du-chef-de-file-de-lopposition-soumaila-cisse-la-jeunesse-urd-met-les-bouchees-doubles-2883467.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 07:20:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est par un point de presse, organisé conjointement par la jeunesse URD et les collectifs pour la libération de SoumailaCissé, le lundi 29 juin 2020, que l’Union pour la République et la Démocratie et ses alliés ont informé l’opinion nationale et internationale des actions qu’ils entendent mener pour la libération sans délai de l’honorable SoumailaCissé. Le Président de la jeunesse URD, principal conférencier, avait à ses côtés la Présidente des femmes,le troisième vice-président du parti, le secrétaire à la Communication, les présidents des collectifs pour la libération de Soumaila Cissé et d’autres cadres. Devant un parterre de journalistes, Abdramane Diarra, Président du MNJ- URD a égrené un chapelet d’actions que les militants, sympathisants de l’URD et tous les maliens agacés, angoissés et soucieux du sort qu’on est en train d’infliger à l’honorable Soumaila Cissé, entendent mener tout au long de la semaine pour la libération sans condition du chef de file de l’Opposition. Les autres partis politiques ne doivent-ils pas se joindre à l’URD pour réclamer la libération de la deuxième personnalité politique du Mali ?</em></strong>

C’est par un meeting géant sur l’esplanade de la Bourse du Travail le jeudi 2 juin  qu’a pris fin la semaine d’actions et de protestation contre la détention du chef de file de l’Opposition, Soumaila Cissé. Kidnappé le 25 mars 2020 à Niafunké par des inconnus, l’on est toujours sans nouvelle du chef de file de l’Opposition. Ce meeting qui a regroupé militants de son parti, membres des associations qui se battent pour sa libération, parents et sympathisants de Soumaila Cissé, avait pour objectif principal de rappeler au Président de la République, en tant que  père de la Nation, son devoir, celui de la protection de tous ses concitoyens. Il était également de dénoncer la grande lenteur qu’on constate depuis l’annonce du chef de l’Etat de sa probable libération très bientôt. Le meeting avait enfin comme objectif  de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale de l’atermoiement des autorités qui tardent à faire libérer l’honorable Cissé alors même qu’elles avaient pris contact avec ses ravisseurs. Donc qu’elles  doublent d’efforts pour que Soumaila Cissé puisse regagner sa famille sain et sauf.

Mais auparavant, des jeunes habillés en T-shirts à l’effigie de Soumaila Cissé et tenant des banderoles sur lesquelles, on pouvait lire « Libérez l’honorable SoumailaCissé »,«  Bientôt c’est quand ? »ont occupé  beaucoup de ronds-points de Bamako pour montrer à la face du monde que la détention de l’honorable Cissé est leur préoccupation majeure. Quand certains occupaient les artères, d’autres jeunes sillonnaient la ville à moto dans le cadre d’une caravane pour qu’on ne relègue pas au second plan la libération du chef de file de l’Opposition.

En somme, cette belle initiative de la jeunesse de l’URD et des collectifs pour la libération de Soumaila Cissé devrait se poursuivre jusqu’à la libération du chef de file de l’Opposition dont la détention jette aujourd’hui l’opprobre sur le Mali et discrédite particulièrement les autorités maliennes.  Au Président IBK cette question de la jeunesse URD : « Bientôt c’est Quand ? »

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Décrispation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-decrispation-2883466.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 07:19:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’angoissante crise politico-sociale dans laquelle le Mali est plongé depuis le 5 juin 2020 va-t-elle enfin connaitre un début de décrispation ? Voici la question qu’on est tenté de se poser au regard des pourparlers entre les différents protagonistes de la crise, de l’implication de la Communauté internationale et surtout de la volonté affichée de part et d’autre d’amorcer le dialogue afin de trouver un consensus. La Mouvance Présidentielle, Ensemble pour le Mali, EPM, avec à sa tête Bocari Tréta et Tiémoko Sangaré, avait déjà pris langue avec les leaders du M5 RFP pour que ces derniers inscrivent leurs actions dans le cadre d’un dialogue pour une issue heureuse à cette crise politico sociale. Acceptant la main tendue de la Majorité, les leaders du M5 RFP se sont dits favorables au dialogue, mais n’entendent pas céder d’un iota de leurs revendications dont la première est la démission du Président de la République.

En effet, après l’échec cuisant de la Convergence des forces Républicaines, CFR, à faire le plein du palais des sports de 5 000 places et sa tentative avortée de faire sortir « 2 millions de personnes » dans la rue le samedi 27 juin, le M5 RFP fort de sa popularité, est désormais en situation de force pour négocier avec le Président de la République. IBK désormais affaibli n’aura d’autres choix que d’accepter  le principe de négocier avec ses opposants et surtout de donner une suite favorable à leurs revendications.

Si celle relative à la démission du Président de la République  pourrait faire l’objet d’un consensus  à minima, les autres revendications, selon nos informations, seraient à prendre ou à laisser, mais non négociables. Parmi ces revendications, on pourrait citer entre autres la Dissolution de l’Assemblée Nationale, celle de la Cour Constitutionnelle, la nomination  d’un  Premier Ministre de pleins pouvoirs qui mettra en place un gouvernement d’union nationale. Les opposants voudraient également qu’IBK soit seulement un Président honorifique qui se contenterait des honneurs liés à sa fonction.

Le décor étant planté par les leaders du M5 RFP, IBK n’a d’autre choixque d’engager les négociations afin d’obtenir d’autres concessions, après celle de son maintien à son poste.Le Président de la République ne devrait pas manquer de ressources humaines compétentes et consensuelles pouvant faire figures de négociateurs auprès de ses opposants. IBK devra éviter une troisième sortie du M5 RFP. Ce Mouvement considéré par bon nombre des maliens comme l’ultime espoir de dresser la barre de la gouvernance chaotique du régime en place, enregistre chaque jour des nouvelles adhésions, donc il est capable de  faire chuter le régime.  Il est grand temps, avant qu’il ne soit encore trop tard qu’IBK sorte de son antre royal en revêtant son manteau présidentiel pour très rapidement prendre langue avec ses opposants afin de trouver une issue favorable à cette crise.

En définitive,tous les observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que la crise qui secoue le pays de Soundiata Keita est si profonde qu’il a besoin d’une thérapie de choc pour y remédier. Donc, une transition pour diagnostiquer les maux et prescrire les médicaments qu’il lui faut, semble être un impératif absolu. L’avenir de la démocratie et même  du Mali dépendra désormais de l’issue de cette crise.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assemblée générale  de la convention des forces républicaines au palais des sports :  Les initiateurs se battent&#45;ils pour défendre les institutions ou leur chapelle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-generale-de-la-convention-des-forces-republicaines-au-palais-des-sports-les-initiateurs-se-battent-ils-pour-defendre-les-institutions-ou-leur-chapelle-2882683.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 09:00:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’on est en droit de se poser la question de savoir si ceux qui ont organisé l’Assemblée générale le 25 juin 2020 défendent véritablement les institutions ou s’ils sont dans le combat pour des strapontins politiques. L’échec  du meeting du Palais des sports, qui était pourtant considéré comme le grand rassemblement avant le meeting géant, semble  servir de leçon aux organisateurs pour renoncer au meeting du samedi 27 juin 2020. Ils ont renoncé non pas parce qu’on leur a demandé d’y renoncer, mais pour ne pas être humilié, car faire comme l’Imam Mahmoud Dicko et alliés relève d’une crédibilité et d’une confiance à toute épreuve.Les organisateurs auraient dû évoquer des raisons évidentes des pourparlers entre Majorité présidentielle et M5 RFP, pour une issue heureuse et pacifique de la crise pour renoncer à l’Assemblée Générale, mais  ils ont persisté et signé et les résultats sont visibles aujourd’hui. Ils n’ont pas pu mobiliser  grand monde  donc ils sont obligés de renoncer au meeting et cela, en dépit des moyens financiers colossaux mis à la disposition des organisateurs,  les maliens ont boudé leur AG et étaient prêts à faire de même pour leur meeting. Les masques ne sont-ils pas tombés concernant les intentions des initiateurs ?Les Maliens n’ont-ils pas découvert la supercherie des cadres de la CFR qui se battent beaucoup plus pour la préservation de leurs intérêts que pour la défense des institutions ?</em></strong>

C’est au moment où la Majorité présidentielle et le M5 RFP sont  sur le point d’engager le dialogue pour une issue pacifique et consensuelle à la crise, que certains activistes, hommes politiques véreux, hauts gradés de l’armés et leaders religieux en mal de popularité s’activent pour disent-ils, soutenir les institutions de la République. Ils ont organisé un rassemblement au Palais des sports de Bamako pour jauger leur capacité de mobilisation. Ce premier coup d’essai a été un échec cuisant, car en plus du désordre, l’auditoire était composé en majeure  partie d’écoliers, des bambins  et d’étudiants qui ne savaient même pas pourquoi ils étaient  présents en ces lieux. Les différents  messages sont tombés dans les oreilles des sourds car l’assistance était plus intéressée par les sons des vuvuzelas que des propos allant dans le sens du soutien aux institutions. Les jeunes ont vite compris l’objectif recherché par les organisateurs qui était sans nul doute de faire croire à l’opinion nationale et internationale que c’est  juste une minorité qui s’oppose aux institutions sinon la grande majorité des maliens  est avec IBK. C’est pourquoi quand la supercherie  a été découverte le palais des sports s’est vidé, car les participants savent que les chefs de ces institutions sont à la base de leur malheur.C’est certainement cette première tentative infructueuse, qui a permis  aux organisateurs de tirer tous les enseignements objectifs et  de renoncer au meeting promis pour être plus grand que les deux précédents. Ils ne se sont pas  entêtés et  ont, semble-t-il, compris la leçon du 25 juin.

Tous les observateurs sont unanimes à dire que l’Assemblée Générale  de la CFR n’a ni mobilisé une grande foule encore moins donné une indication claire de la popularité d’IBK et des autres chefs d’institutions dont vantent les organisateurs. Heureusement que cet échec n’aura aucune incidence négative sur les négociations, car les organisateurs de la manifestation du 25 juin n’ont aucune légitimité pour défendre les institutions. Ils sont composés d’opportunistes et ne sont mus que par la défense de leurs intérêts égoïstes. C’est certainement cette posture opportuniste qui avait été sue par les maliens qui ont fait le choix du boycott.

En définitive, le combat des initiateurs de la Convention des Forces Républicaines est beaucoup plus  focalisé sur le maintien  de l’honorable Moussa Timbiné, au  poste de perchoir, pour que lui aussi à son tour puisse retourner l’ascenseur aux autres pour qu’ils soient ministres ou autres directeurs de services. Il est un combat de positionnement pour les uns et d’opportunités pour les autres.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : La CFR capitule, le M5 RFP a  désormais le vent en poupe</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-cfr-capitule-le-m5-rfp-a-desormais-le-vent-en-poupe-2882676.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 07:26:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le contre-meeting tant médiatisé par les militants, cadres et sympathisants de la Convention des Forces Républicaines, CFR, a finalement été annulé par les organisateurs.Il allait avoir lieu le samedi 27 juin 2020 à la place de l’indépendance de Bamako et allait  permettre à l’opinion nationale et internationale de savoir entre les deux mouvements lequel a le soutien du peuple.Officiellement, les organisateurs ont annulé à la demande de la MINUSMA pour donner toutes les chances aux négociations afin de trouver une issue pacifique à la crise. Mais, officieusement, c’est l’échec de l’Assemblée Générale organisée le  25 juin 2020 au Palais des sports de Bamako qui a émoussé les ardeurs des organisateurs. A cette déculottéesubie par Amadou Koîta, Lazare Tembély, Fatoumata Sacko et Hamane Touré, pour ne citer que ceux-ci, le M5 RFP semble avoir le vent en poupe. Il n’y a pas que l’échec de l’AG du 25 juin,  il faudrait également ajouter le fait que l’ADEMA-PASJ, le RPM et le PRVM se sont désolidarisés de la marche, pour donner au dialogue, qui est une vertu cardinale, toutes les chances d’aboutir à une solution consensuelle.

Cette clarification des positions des grands partis politiques, dont certains de leurs militants égarés font feu de tout bois, comme l’ADEMA et le RPM  vaut son pesant d’or, surtout quand on sait que ces deux partis, qui font d’ailleurs un seul, sont issus du Mouvement démocratique et ne sauraient remettre en cause les valeurs pour la défense desquelles ils se sont battus des années durant jusqu’à l’avènement de la démocratie multi partisane en 1991. Ceux qui s’agitent n’ont que faire de ces valeurs, ce qui compte pour eux ce sont les strapontins qu’ils pourraient tirer. Tiémoko Sangaré, Bocari Tréta et Mamadou Sidibé, respectivement présidents de l’ADEMA, du RPM et du PRVM, par cette prise de position sans ambages, viennent de prouver, qu’au-delà des divergences idéologiques, les maliens de quelque bord politique qu’ils soient,  peuvent se parler et se faire de concessions pour le Mali.

Quant aux activistes politiques, après leur cuisant échec lors de l’Assemblée Générale organisée au Palais des sports de Bamako, il ne leur reste plus rien que de suivre le mouvement. Pour rappel, la maladroite et cuisante défaite du 25 juin 2020 a tendance à fragiliser les institutions qu’ils prétendent défendre. Heureusement que le meeting du samedi 27 juin a été annulé, sinon un autre échec  allait précipiter la descente aux enfers des institutions, car le M5 RFP allait piquer une colère noire et se mettre en ordre de bataille pour battre encore le pavé et réitérer la demande  de démission du Président de la République  et de celle de tout le régime. Après l’annulation du meeting de la CFR, rivale toute trouvée du M5 RFP, l’imam Mahmoud Dicko, Modibo Sidibé, Mme Sy Kadiatou Sow,  Choguel Kokala Maiga, Cheick Oumar Sissoko, Issa Kaou Djim, Nouhoum Sarr, Pr Clément Dembélé, Mountaga Tall, Mohamed Ali Bathily, peuvent jubiler pour avoir engrangé une nouvelle précieuse victoire, car devant eux il n’y a rien. Ils peuvent négocier tranquillement les contours de la transition.

En somme, le M5 RFP a véritablement le vent en poupe. Il peut se targuer  maintenant d’avoir le peuple avec lui. les négociations peuvent se poursuivre tranquillement car les tonneaux vides ont été réduits à leur simple expression. Ils ont alors l’occasion de se taire une fois pour toute.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Résolution de la crise sociopolitique au Mali : Et si Moussa Timbiné et Manassa Dagnoko démissionnaient pour faciliter la tâche à IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/resolution-de-la-crise-sociopolitique-au-mali-et-si-moussa-timbine-et-manassa-dagnoko-demissionnaient-pour-faciliter-la-tache-a-ibk-2882680.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 07:25:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est toujours à la croisée des chemins. Menacé dans ses fondements, il traverse aujourd’hui  l’une des crises les plus graves depuis l’avènement de la démocratie en 1991. L’heure est aujourd’hui à la recherche des solutions idoines pour que le pays de Modibo Keita ne sombre pas dans la violence et dans l’incertitude totale.Le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques, M5 RFP, est celui qui est vent debout contre le régime d’IBK. Il a tenu deux mémorables meetings les 5 et 19 juin 2020  pour demander la démission du Président de la République et de tout son régime.Etant donné que l’Assemblée Nationale et la Cour Constitutionnelle sont les deux Institutions au cœur de la gravissime crise que traverse le Mali en ce moment, les deux chefs de ces institutions ne pourraient-ils pas démissionner pour faciliter la tâche au Président de la République ? La décrispation ne passera-t-elle pas par la réparation des préjudices causés par la CC et dont le corolaire a été l’élection du Président de l’Assemblée Nationale, l’autre Institution à problème?  </em></strong>

Si tous les observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que le départ du Président de la République est une équation à plusieurs inconnues, la plupart d’entre eux n’excluent pas non plus qu’une solution : soit trouver pour corriger ce qu’il convient d’appeler la bourde de Manassa Dagnoko, Présidente de la Cour Constitutionnelle du Mali. Pour rappel, la Cour Constitutionnelle a rendu, lors de la proclamation des résultats des élections législatives, un arrêt politique en tripatouillant les résultats issus des urnes. C’est cet arrêt qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, car il a provoqué une véritable levée des boucliers au sein de la population. A Sikasso, Kati, Bougouni, Koutiala, Communes I, V, VI du District de Bamako, les populations sont sorties pour réclamer la victoire des candidats pour lesquels elles ont voté. Des pneus enflammés, des routes barricadées, des véhicules saccagés, des bâtiments publics vandalisés, ce sont là les conséquences de l’arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle.

Dans l’euphorie de la contestation populaire, un premier mouvement est né, appelé la Troïka et composé de la CMAS, du FSD et de l’EMK. Ce Mouvement a organisé un grand meeting populaire le 5 juin 2020. Rejoint par d’autres forces sociopolitiques après le grand rassemblement du 5 juin, la troïka a été transformée par la suite  en Mouvement du 5 juin  Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP.L’Imam Mahmoud Dicko, tête de proue du dit Mouvement  coupe non seulement le sommeil aux autorités, mais aussi et surtout donne du fil à retorde à IBK et  à ses alliés. Ces derniers tentent tant bien que mal de s’organiser pour non seulement  porter la contradiction, mais aussi et surtout pour  sauver ce qui pourrait l’être du régime. C’est pourquoi les partisans du Président de la République  ont mis en place la CFR et ont sonné le rassemblement au Palais des sports de Bamako.

Cette stratégie de meeting de la CFR  ne fera qu’exacerber la tension et ne résoudra point les légitimes revendications d’une frange importante du peuple, portées par le M5 RFP. Ces revendications sont entre autres la démission du Président de la République, la dissolution de l’Assemblée Nationale et celle de la Cour Constitutionnelle, la mise en place d’un gouvernement d’Union nationale.Si le premier point, à savoir la démission du Président de la République, est  un point qui peut bien être négocié et que les leaders du M5 RFP n’en font pas une fixation,  les trois autres points pourront faire l’objet de solutions médianes, surtout quand Moussa Timbiné et Manassa Dagnoko accepteront de démissionner. Si ces deux démissions sont faites, pour l’Assemblée Nationale on pourra reprendre les partielles dans les circonscriptions à problèmes, car il ne fait aucun doute que  les députés controversés  imiteraient Moussa Timbiné en démissionnant à leur tour.

Si tant est qu’IBK joue le rôle de Papa pour Timbiné, il doit alors sauver son régime d’une déchéance en acceptant de rendre le tablier. Dans le cas contraire les autres députés doivent se désolidariser de lui en menant une certaine pression, car en cas de refus catégorique des « députés nommés par Manassa Dagnoko » de rendre le tablier  le Président de la République se verra dans l’obligation de dissoudre l’Assemblée Nationale au grand malheur de tous les députés.

Quant à Manassa Dagnoko, même si elle n’est pas le seul membre de la Cour Constitutionnelle, c’est vers elle que tous les regards sont tournés, en tant que Présidente. Donc sa démission après celle de trois autres membres, mettra fin à la longue angoisse, car les autres n’auront plus le choix que de rendre le tablier  et IBK, de concert avec le M5 RFP, procèdera  au remembrement de la Cour sur la base des critères d’intégrité morale, de compétence et d’aptitudes physiques. Manassa Dagnoko pourrait bien rendre ce service à son bienfaiteur qu’est IBK, pour éviter le chaos et certainement son humiliation aussi

En somme, l’honorable Moussa Timbiné, Président de l’Assemblée Nationale et Manassa Dagnoko, Présidente de la Cour Constitutionnelle sont aujourd’hui  les deux personnalités à avoir la clef de la solution de la crise sociopolitique. Qu’ils agissent très vite pour étancher la soif  de changer du peuple.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mouvement du 5 juin&#45;RFP versus convergence des forces républicaines : Lequel de ces deux mouvements serait proche du Peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mouvement-du-5-juin-rfp-versus-convergence-des-forces-republicaines-lequel-de-ces-deux-mouvements-serait-proche-du-peuple-2882224.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:39:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP et la Convergence des Forces Républicaines, CFR, sont désormais les deux camps qui vont s’affronter pacifiquement pour ou contre la défense des institutions de la République. Les militants et sympathisants du Premier Mouvement ont  fait deux démonstrations de force à Bamako, dans la plupart des capitales régionales et au sein de la diaspora pour demander la démission du Président de la République et le départ de tout son régime. Les leaders du M5 RFP, comptent même amplifier leur Mouvement pour que la prochaine  sortie puisse être un véritable sursaut national. Quant au nouveau Mouvement, la CFR, il entend faire son baptême de feu ce samedi 27 juin 2020 en mobilisant, selon ses leaders,  plus d’un million de maliens pour  soutenir les institutions de la République. Lequel de ces deux mouvements est-il proche du peuple ?  Le Mali va-t-il s’installer durablement dans une crise institutionnelle ? Forces et faiblesses de chaque mouvement.</em></strong>

Le Mali semble durablement s’installer dans une crise politico-institutionnelle sans précèdent. Cette crise sera désormais entretenue par deux Mouvements celui du Rassemblement des Forces patriotiques regroupant des partis politiques de l’Opposition, des associations de la société civile et des leaders religieux, tandis que le second mouvement a été mis sur les fonts baptismaux par des proches du Président de la République qui ne veulent plus rester inactifs face à ce qu’ils ont qualifié de projet de coup d’Etat. Si le M5 RFP demeure intransigeant sur la démission d’IBK et de tout son régime, la CFR dit niet en persistant qu’aucune institution ne bougera d’un iota avant la fin de leurs mandats selon la Constitution.

Avant la mobilisation de la Convention des Forces Républicaines ce samedi, on pourrait d’ores et déjà tirer une conclusion sur les forces et les faiblesses de chaque mouvement, à Commencer par le M5 RFP. Ce Mouvement à la fois hétéroclite et populaire, semble  capitaliser les frustrations des nombreux citoyens d’où la grande mobilisation les 5 et  19 juin 2020. Le Mouvement du 5 juin a su également fédérer les associations et partis politiques qui sont opposés au régime d’IBK ce qui explique sa diversité et fonde sa richesse. Le M5 RFP  en plus des messages qu’il  véhicule, dénonce aussi  les tares du régime qui sont entre autres la corruption le népotisme, l’insécurité, le  déficit démocratique, le péril sur l’intégrité territoriale, la crise sociale aiguë.Ces maux suffisent pour mobiliser car ils touchent une grande majorité du peuple.  Autre atout du M5 RFP serait  le leadership de l’Imam Mahmoud Dicko qui ; aujourd’hui joue pleinement  le rôle du chef de file de l’Opposition, Soumaila Cissé, kidnappé le 25 mars 2020. Mahmoud Dicko est crédité d’un capital- confiance qu’aucun leader politique malien n’a au sein de l’opinion, ce qui fait que son nom à lui seul suffit pour mobiliser. S’agissant des faiblesses du M5 RFP elles seraient liées à son caractère hétéroclite où se côtoient des partis politiques  et d’associations qui n’ont pas la même idéologie et souvent d’intérêts divergents.Une autre faiblesse du M5 RFP est l’absence d’un minimum de programme commun et surtout d’un manque de vision  partagée de l’après IBK.

Quant au second mouvement, à savoir la Convergence des Forces Républicaines, CFR, il aurait comme forces son accointance avec le pouvoir qui lui mettrait les moyens matériels et financiers nécessaires pour sa mission. Autre atout de ce mouvement serait l’apport inestimable de l’administration, à travers ses démembrements sur l’ensemble des zones qui sont sous contrôle de l’Etat. S’agissant des faiblesses, elles sont liées à la qualité des hommes et des femmes qui animent ce mouvement. La plupart des animateurs de la CFR n’inspirent non seulement  pas confiance, mais aussi et surtout changent de position au gré de leurs intérêts ce qui fait qu’ils ne sont plus crédibles. Les animateurs de la CFR souffrent non seulement d’un déficit de crédibilité, mais aussi et surtout  ne peuvent ni mobiliser, ni convaincre les citoyens à sortir.Autre faiblesse c’est le manque de leadership au sein du mouvement et la non justesse des causes défendues.

En somme, au regard de ce qui précède le M5 RFP a une ascendance certaine en termes d’adhésion, sur la CFR. Comme pour dire que le régime prendrait un risque certain en autorisant l’organisation d’un contre meeting, qui en cas d’échec radicalisera non seulement le M5 RFP, mais aussi prolongera la souffrance des maliens qui sont pressés de sortir de cet imbroglio.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Contre&#45;meeting</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-contre-meeting-2882219.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 07:39:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un autre Mouvement dénommé la Convergence des forces républicaines, CFR, et regroupant des associations, des partis politiques et des leaders religieux, entend organiser un contre-meeting le samedi 27 juin 2020,  pour soutenir les institutions, toutes les institutions de la République. Les têtes de proue de ce mouvement sont Lazare Tembély, président de la jeunesse ADEMA-PASJ et Amadou Koîta celui du Parti Socialiste, PS Yelenkura.Les deux  chefs d’orchestre de cette tragi-comédie ne sont autre que Moussa Timbiné, le controversé Président de l’Assemblée Nationale et Karim Keita, le turbulent fils du Président de la République et de surcroit Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale. Les initiateurs de ce contre-meeting ont-ils véritablement mesuré les conséquences de leur décision avant de se lancer dans  cette périlleuse aventure ? Pourront-ils mobiliser autant que le M5 RFP qui cristallise aujourd’hui toutes les frustrations sociopolitiques ?Les barons des partis politiques de la Majorité Présidentielle vont-ils être complices de la radicalisation du combat alors même qu’une issue pacifique est en voie d’être trouvée ? Le peuple acceptera-t-il que ces quatre agités  et leurs complices, qui ne sont mus que par leurs intérêts sordides, puissent prendre en otage notre démocratie ?

Nul besoin d’avoir de réponses à cette série de questions, mais il serait bon que ceux qui veulent suivre ces aventuriers sachent qui sont-ils et qu’est-ce qu’ils veulent ?  Le combat du Ministre sortant Amadou Koîta n’a d’autre but que d’être reconduit comme ministre dans le prochain gouvernement. C’est pourquoi, il multiplie des sorties médiatiques et invectives à l’égard des leaders du M5 RFP et s’érige en rempart pour protéger les institutions qu’il a eu par un passé récent à vilipender. Où est la morale quand on pourrait dire que le bilan est noir hier et blanc aujourd’hui ? Quant à Lazare Tembély, il se serait déjà mis dans la peau de ministre dans le prochain gouvernement avec ou sans être proposé par son parti. Son acte à la fois solitaire et d’indiscipline ne serait pas du goût de son parti, ADEMA-PASJ et surtout du Mouvement des jeunes dont il est le Président. Tous les caciques de la majorité, en comprenant bien les frustrations des manifestants, se battent pour avoir une issue favorable dans le cadre d’un dialogue fécond et responsable.

Par contre, ceux qui croient défendre les institutions ne sont en réalité en train de  se battre que pour le controversé Président de l’Assemblée Nationale, Moussa Timbiné, leur parrain, que le M5 RFP aurait mis la tête à prix. Moussa Timbiné est non seulement mal élu en commune V du District de Bamako, mais aussi, ne serait pas la personne idéale, selon le M5 RFP, pour diriger la deuxième institution de la République. C’est pourquoi, IBK pour avoir été complice de son élection à l’Assemblée Nationale et au perchoir, et au regard de son bilan jugé en deca des attentes d’une écrasante majorité de la population, fait face aujourd’hui à une fronde de plus en plus grande et de plus en plus virulente, demandant son départ  du pouvoir et celui de tout son régime. Son fils Karim Keita, un des artisans de ce sordide projet, se bat également pour sa survie politique et celle de son papa-Président dont le départ serait synonyme de descente aux enfers pour lui, car incriminé dans beaucoup de dossiers.

Sachant bien le machiavélique dessein des organisateurs  du contre-meeting du samedi 27 juin 2020, le peuple répondra-t-il à leur appel ? Avec le bilan qui est celui du régime, pourront-ils mobiliser autant que le M5 RFP ? Ne vont-ils pas faire saigner encore les caisses de l’Etat en déboursant des centaines de millions pour aller mobiliser dans les coins les plus reculés du Mali avec une sacoche remplie d’argent. Ainsi, comme pour le  meeting d’IBK au Stade du 26 Mars lors de la présidentielle de 2018, les initiateurs mobiliseront sur la base de l’argent

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 90 jours entre les mains de ses ravisseurs : IBK va&#45;t&#45;il tenir sa promesse de libérer Soumaila Cissé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/plus-de-90-jours-entre-les-mains-de-ses-ravisseurs-ibk-va-t-il-tenir-sa-promesse-de-liberer-soumaila-cisse-2882220.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 07:36:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’espoir que le Président de la République avait fait naitre au sein de la famille politique et biologique de l’honorable Cissé commence  à se  fondre comme neige au soleil. Plus de dix jours après avoir affirmé que Soumaila Cissé, le chef de file de l’Opposition, serait bientôt libéré des mains de ses ravisseurs il n y a toujours rien. Plus le temps   passe, plus l’angoisse et la peur deviennent grandes. Le Président a-t-il fait cette annonce pour démobiliser ne serait-ce que les militants de l’URD pour qu’ils ne participent pas à  la grande marche qui était prévue pour le 19 juin ?La détention prolongée de Soumaila Cissé n’alimente –t-elle pas les suspicions et exacerber les tensions ?</em></strong>

Organisé par  le M5 RFP et regroupant les partis politiques de l’Opposition et les associations de la société civile, le meeting du 19 juinavait comme objectif principal  la demande de démission pure et simple du Président de la République pour incapacité à gouverner le Mali. Le parti de Soumaila Cissé faisant partie de ce regroupement, connaissant la capacité de mobilisation de ce parti et sachant bien que la libération de Soumaila Cissé occupe une place de choix dans les points de revendications du Mouvement,  le Président de la République, pour diviser et affaiblir le M5 RFP a jugé opportun de sortir à la veille pour annoncer deux bonnes nouvelles. La première est l’application intégrale avec effet immédiat  de l’article 39 des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016, la seconde nouvelle a été l’assurance qu’il a donnée aux militants de l’URD, à la famille de Soumaila Cissé, relative à sa vie sauve, à la prise de contact avec ses ravisseurs, aux  négociations et bientôt à la libération de l’honorable Soumaila Cissé. Si certains militants et cadres de l’URD ont pris cette annonce pour de l’argent comptant, d’autres n’ont vu qu’une malice pour démotiver, démobiliser et décourager  les nombreux partisans de Soumaila Cissé. Sinon bientôt dix jours après l’annonce d’IBK et plus de 90 jours après son rapt  l’on est toujours sans nouvelle de Soumaila Cissé.

En définitive, la libération de Soumaila Cissé serait gage de paix, de stabilité et motiverait les cadres de l’URD à participer pleinement  à la  recherche de solutions de sortie de crise

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Deuxième grande sortie du M5 RFP le 19 juin 2020 :  A quoi pourrait&#45;on s’attendre maintenant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/deuxieme-grande-sortie-du-m5-rfp-le-19-juin-2020-a-quoi-pourrait-on-sattendre-maintenant-2881194.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 01:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après cette deuxième grande sortie du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, les regards des maliens sont tournés vers Koulouba ou Sebenicoro, le palais présidentiel pour le premier et la résidence du Président de la République pour le second, afin de scruter le moindre signe de décrispation. Aujourd’hui, tous les maliens retiennent leur souffle en attendant la réponse du chef de l’Etat aux différentes revendications du M5 RFP. IBK est désormais entre le marteau de ses partisans qui n’entendent pas lâcher du lest et l’enclume de ses adversaires qui sont vent debout et intransigeants. Va-t-il s’adresser encore à la Nation pour la troisième fois avec des propositions concrètes pour une sorte de crise ? A quoi pourrait-on s’attendre s’il venait à réserver un mépris aux manifestants ? </em></strong>

Le Président de la République a très peu de marge de manœuvre, tant les crises se sont entassées et le peuple plus exigeant. Son salut ne pourrait venir que de la satisfaction des revendications des manifestants et cela dans un délai relativement court. Pour rappel, si son régime a encore survécu après la manifestation du 19 juin, c’est grâce à la sagesse de l’Imam Dicko qui a su convaincre la foule surexcitée et prête à donner leur âme comme pendant le djihad pour débarrasser le pays d’IBK. La question que l’on se pose est celle de savoir jusque quand l’Imam va continuer à canaliser la foule qui attend impatiemment la réponse du chef de l’Etat. C’est pourquoi le rôle de persuasion qui incombe aux conseillers d’IBK, doit être vu à travers des actions concrètes. Il y a eu suffisamment de temps perdu et les manifestants et la communauté internationale et même ses partisans souhaitent qu’il y ait un dénouement heureux à cette crise institutionnelle pour faire face aux autres crises comme sécuritaire, sociale, scolaire et sanitaire.

Tout porte à croire que si IBK ne donne pas satisfaction aux manifestants dans un bref délai le pays pourrait basculer dans une violence que nul ne pourrait prédire les conséquences sur le vivre ensemble et  sur l’intégrité territoriale. Il doit parer au plus pressé afin de donner une suite favorable aux requetés du M5 RFP, surtout après le mépris souverain qu’il a réservé à la délégation envoyée pour aller lui remettre la lettre de démission au Palais de Koulouba. Le Mouvement du 5 juin est désormais vent debout, car il  enregistre au quotidien des nouvelles adhésions, comme pour dire qu’il est capable de frapper là où on l’attend le moins.

En somme, sans nous dévoiler ses stratégies, le Mouvement du 5 juin entend dans les jours à venir, faire la désobéissance civile en prenant toutes les grandes artères des grandes villes du Mali pour pousser le régime à faire la violence. Si une seule goutte de sang tombe le régime IBK sonnera son propre glas. Autant prendre alors le taureau  par ses cornes avant qu’il ne soit trop tard.

<strong>Youssouf Sissoko     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Faut&#45;il craindre une guerre sino&#45;indienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/chronique-du-web-faut-il-craindre-une-guerre-sino-indienne-2881172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 01:19:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La probabilité que les deux géants asiatiques s’affrontent ouvertement au plan militaire n’est  pas nulle, mais elle est extrêmement faible au regard des conséquences gravissimes qu’impliquerait une telle belligérance. De temps en temps et ça et là, le long de leur longue frontière de 3380 km, des escarmouches rythment la monotonie des troupes qui se regardent en chien de faïence depuis le siècle dernier.

Pour preuve, la semaine dernière, dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juin, une très violente confrontation a opposé la Chine et l’Inde à leur frontière commune, à plus de 4.000m d'altitude, faisant au moins 20 morts côté indien. Côté chinois, il y aurait aussi des victimes même si on n’en a aucune idée.

Selon les spécialistes du conflit frontalier qui oppose Chinois et Indiens au sujet de la région du fleuve Galwan au Ladakh, c’est le premier affrontement militaire meurtrier entre les deux pays en 45 ans. Ce n’est pas une anecdote, les soldats des deux camps se seraient affrontés dans un corps-à-corps d'une extrême violence, comme à l’ancienne, selon les témoignages de rescapés.

Après cette escarmouche, place à la guerre de la communication dans laquelle les deux parties excellent. Pékin qui est monté au filet très rapidement, a usé d’éléments de langage très rôdés accusant l'Inde d’être  responsable de l'incident, pour avoir effectué deux incursions au-delà de leur frontière querellée. «<em>Nous appelons une nouvelle fois l'Inde à maîtriser ses troupes frontalières (…) Ne franchissez pas la frontière, ne provoquez pas de troubles</em>», a martelé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Zhao Lijian.

Malgré une posture martiale, Pékin semble jouer à l’apaisement et soutient mettre tout en œuvre pour éloigner le spectre d’une confrontation directe.

Pour le moins énigmatique, le très nationaliste  Premier ministre indien NarendraModi a déclaré : «<em>Je veux assurer le pays que le sacrifice de nos soldats n'aura pas été en vain</em>». A son tour, comme pour donner le change à son puissant voisin, New-Delhi communique abondamment sur son engagement à construire la paix.

Pour ceux qui suivent les relations internationales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce n’est ni la guerre de Corée (1950), ni la crise des missiles de Cuba (1962), ni la Guerre des Six jours (1967), ni ces innombrables guerres qui ont émaillé la période de la Guerre froide, mais le coup de semonce est suffisamment rude pour que les très grands, les grands et les autres s’émeuvent. Ils ont bien raison car, selon les dernières statistiques publiées par Global Firepower, « … la République populaire de Chine dispose d'environ 2,2 millions de militaires d'active, ce qui constitue de loin l'armée la plus imposante en matière d'effectifs ». Elle est talonnée immédiatement par l’Inde avec un effectif de 1,4 millions de militaires. Suivent, bien loin, les <a href="https://fr.statista.com/themes/4072/les-etats-unis/">États-Unis</a> (1281900), la Corée du Nord (1280000) et la Russie (1013628).

Du coin de l’œil, Chinois et Indiens guettent la réaction des Russes et des Américains et celle de leurs soutiens traditionnels dont la géométrie est très variable, et s’apprécie au gré des intérêts du moment.

Mais ce que les uns et les autres ne perdent pas de vue, c’est la puissance de feu dont peuvent faire usage les protagonistes asiatiques. Et quand on sait aussi que l’Inde et la Chine sont toutes deux des puissances économiques, nucléaires et spatiales, on mesure à juste raison les enjeux d’une confrontation directe entre ces deux géants asiatiques.

Si l’équilibre de la terreur joue à éloigner la menace d’une guerre directe entre Pékin et New-Delhi, les diplomaties, pour leur part, ne sont pas demeurées en reste. C’est ainsi qu’on a pu voir le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se démener comme un beau diable et assurer que « des contacts entre les deux géants asiatiques ont été noués en vue d'une désescalade ».

Washington qui entretient plusieurs contentieux avec Pékin joue aussi aux intermédiaires, et profite de la conjoncture pour porter des coups à la Chine. Dans la perspective des élections de novembre prochain, Trump mis en difficulté par la crise sanitaire et les graves accusations de racisme portées contre lui et la police américaine, veut faire passer des messages à son électorat. Dans un tel contexte, la Chine apparaît comme un punching-ball idéal sur lequel le président-candidat peut déverser, sans retenue, sa rhétorique guerrière longtemps réprimée par la crise sanitaire.

Malheureusement, la Chine donne des arguments à ses voisins et aux Américains qui l’accusent d’expansionnisme. En effet, plusieurs pays entretiennent avec l’Empire du milieu des contentieux territoriaux qui datent de la fin de la seconde Guerre mondiale. On peut citer le vieux contentieux avec le Japon au sujet de la mer de Chine orientale. Un autre conflit frontalier a opposé la République populaire de Chine à l’ex-URSS qui a connu un dénouement heureux en 1991. Toutefois, les nouvelles républiques d’Asie centrale - Kazakhstan, République kirghize et Tadjikistan - ont hérité des survivances des crispations entre les deux anciens pôles du socialisme. Pékin a réussi à ramener le calme dans la région autonome chinoise du Xinjiang frontière de ces nouvelles républiques. Un calme certes précaire, mais suffisant pour que l’attention de Pékin se porte vers d’autres frontières plus susceptibles de constituer des foyers de tension. Ainsi de la région du Tibet annexée en 1951, au détriment de l'Inde. L'armée populaire de libération de l’époque prit pied dans le Ladakh en 1959 (Himalaya occidental) et y construisit une route reliant l'Aksai Chin à la province chinoise du Xinjiang.

Enfin, il faut noter que l’histoire du conflit frontalier sino-indien est inséparable du sort du Dalaï Lama, leader spirituel du Tibet, qui a fêté en février ses 80 ans de règne. Les adresses du vieil homme à ses compagnons tibétains depuis Dharamsala, au pied de l’Himalaya indien, où il vit en exil depuis 1959, irritent Pékin qui l’accuse d’être un "<em>loup en robe de moine</em>" dont la seule ambition est de chercher à diviser la Chine.

&nbsp;

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grande manifestation du 19 juin pour exiger le départ d’IBK :  Le Héros s’appelle l’Imam Mahmoud Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/grande-manifestation-du-19-juin-pour-exiger-le-depart-dibk-le-heros-sappelle-limam-mahmoud-dicko-2881197.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 01:07:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De mémoire d’homme, c’est la première fois dans l’histoire de la jeune démocratie malienne qu’il y ait autant de monde à un meeting politique au Mali. Tous les observateurs sont unanimes que la manifestation du 19 juin 2020 est celle qui a mobilisé le plus de foule que toutes les précédentes manifestations sous l’ère démocratique. Le Héros du jour s’appelle Mahmoud Dicko, Imam de son état, c’est grâce à son leadership, à son charisme et à sa droiture que les maliens sont sortis nombreux pour répondre à son appel à l’emblématique place de l’indépendance. L’Imam Dicko est incontestablement le leader politico-religieux le plus influent et le plus populaire du Mali. Son aura a dépassé aujourd’hui  les seules frontières du Mali et s’érige désormais en acteur incontournable du jeu politique malien. Qu’est ce qui a rendu l’Imam Dicko célèbre ? Jusqu’où pourra-t-il aller ? </em></strong>

En deux  petites semaines, le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, sous le leadership de l’Imam Dicko, a mobilisé des dizaines et des centaines de maliens à la place de l’indépendance pour demander la démission du Président de la République à trois ans de la fin de son mandat pour incompétence à gérer le pays.  Sans nul doute, c’est grâce à l’imam Dicko que plus de 80 % des manifestants sont sortis, car au Mali ils sont rares les leaders politiques qui sont en mesure de mobiliser. La question qu’on est en droit de se poser est celle de savoir comment un Imam pourrait-il descendre dans l’arène politique et chipé le leadership aux acteurs politiques traditionnels dont certains sont sur la scène politique depuis plus de 20 ans ? La réponse est à rechercher ailleurs, car les hommes politiques traditionnels sont très peu crédibles aux yeux de l’opinion, parce qu’ils sont pour la plupart versatiles et n’ont d’ambitions que pour la préservation de leurs intérêts personnels. Le nouvel acteur politique qui est l’Imam Mahmoud Dicko a su se forger une image, celle d’un défenseur des droits des plus démunis. Il n’a pas voulu troquer son manteau  de défenseur des causes des plus pauvres contre des privilèges et autres espèces sonnantes et trébuchantes que certains leaders religieux et politiques s’empresseraient à faire pour ensuite  se la boucler après. Pour arriver à cette posture de leader charismatique, l’Imam Dicko a parcouru un long chemin, souvent truffé d’embuches.

Qui ne se rappelle pas de son premier grand meeting au Stade du 26 Mars sous ATT, pour dénoncer le code de la famille et des personnes. Il s’est opposé à ce code au moment où tous les députés y compris IBK, avaient donné leur quitus. Nombreux sont les maliens à se rappeler de son intervention en tant que Président du Haut Conseil Islamique devant Amadou Toumani Touré lors d’une présentation des vœux à l’occasion du nouvel an à Koulouba. Sans détour, il a fustigé les comportements peu orthodoxes des dirigeants de l’époque, à commencer par le chef d’Etat lui-même. Il a mis ATT devant ses responsabilités face à la mauvaise gouvernance. Il jouait déjà le rôle de l’Opposition quand toute la classe politique s’est ralliée au régime ATT au non d’un consensus qui n’était rien d’autre qu’un partage de gâteau. Déçu par la gestion du régime ATT, il a pris fait et cause pour le candidat IBK en 2013 en s’affichant clairement avec ce dernier et en appelant la UMA islamique du Mali à voter pour lui. Au bout d’un an seulement il a commencé à reprocher des griefs à celui qu’il a toujours considéré comme son ami et frère, à savoir IBK, avant de  combattre ouvertement sa gestion des affaires. Il s’est farouchement opposé à sa réélection pour un second mandat en 2018. Malgré tout il a été réélu difficilement car sa réélection a provoqué une crise post-électorale sans précèdent au Mali. A trois ans de la fin de son mandat IBK fait face à l’une des contestations les plus virulentes et les plus énormes. Cette fronde, menée par celui qui était hier son ami et frère l’Imam Mahmoud Dicko, a pris de l’ampleur avec beaucoup de ralliement.

Quant à l’imam Dicko, le héros du jour dans tous ses discours, il présente ses excuses au peuple pour le choix porté sur IBK en 2013, et s’est dit déterminé à combattre le régime d’IBK.  Leader incontesté du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, l’imam Dicko passe aujourd’hui aux yeux de beaucoup de maliens comme le héros et le sauveur. C’est pourquoi il est crédité d’une confiance auprès des citoyens que nul autre acteur politique ou religieux ne jouit. Son passé plaidant fortement en sa faveur, il a la possibilité d’occuper toutes les hautes fonctions au Mali, mais il dit se limiter à son rôle d’imam et que son combat n’a d’autre signification que de voir son pays sortir des crises multidimensionnelles dans lesquelles il est plongé depuis belle lurette.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : IBK désormais contraint à faire des concessions</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ibk-desormais-contraint-a-faire-des-concessions-2881193.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 01:03:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le géant meeting du 19 juin 2020, organisé par le M5 RFP a fini par convaincre les observateurs de la scène politique malienne que le régime IBK est sur le fil du rasoir et qu’il pourrait s’effondrer à tout moment. Les maliens de l’intérieur et ceux de la diaspora sont sortis très nombreux  à l’appel de l’Imam Mahmoud Dicko et les autres leaders du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques, M5 RFP, pour demander la démission du Président de la République, IBK. Cette démonstration de force de l’Imam Dicko et ses alliés, à moins de deux semaines de la première,  est la preuve que le Mali se porte mal, que la gouvernance d’IBK est décriée par une frange importante du peuple. Les manifestations du 05 et ceux du 19 juin de par leur grande mobilisation et surtout compte tenu de la détermination des participants, doivent servir de leçons à IBK pour changer de cap au risque d’en pâtir.

Pourra-t-il continuer à faire la sourde oreille face aux légitimes revendications des manifestants ?  Ne risque-t-il pas gros en agissant tard ou en n’agissant pas du tout ?

Nul besoin de rappeler que les maliens dans leur grande majorité sont en colère contre la gouvernance actuelle du pays par IBK et son régime, qui pendant sept ans n’ont contribué qu’à détruire ce que les précédents régimes ont construit. Tous les secteurs socioéconomiques sont à terre, l’insécurité va crescendo, l’accès à la santé et à  l’éducation est réservé aux plus nantis, la corruption a atteint un niveau record dans la sous-région, voire en Afrique, la pauvreté est devenue le lot quotidien de l’écrasante majorité de la population. C’est face à ce tableau, on ne plus sombre, que les forces vives de la nation regroupées au sein du M5 RFP ont décidé de demander au Président de la République de rendre sa démission au peuple pour incompétence et incapacité à satisfaire les aspirations du peuple. IBK est désormais contraint à faire des concessions pour sauver son régime de la chute certaine. Il doit accéder aux revendications des  opposants en leur donnant une suite favorable pour éviter que le régime ne s’effondre.

Si tant est qu’il jouit encore de toutes ses facultés mentales et physiques, la manifestation du 19 juin devrait lui donner des sueurs froides et lui permettre du coup de prendre langue avec les leaders du M5 RFP. Il doit très rapidement répondre aux manifestants en s’adressant solennellement à la Nation et en donnant satisfaction à leurs  revendications, excepté sa démission. Mais, qu’il soit dit en passant, si jamais il traine encore les pieds, ou bien, méprise le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, le réveil risque d’être violent et brutal pour lui. Faudra-t-il qu’il sache que ce Mouvement pourrait empêcher n’importe quel régime de dormir.

En définitive, la balle est dans le camp d’IBK, il est à un tournant décisif de sa gestion des affaires publiques et de sa vie.  A deux ans et six mois de la fin de son deuxième et dernier mandat, il doit chercher à sortir par la grande porte de l’histoire de son pays. Ce pays qui lui a tout donné. Et sauf miracle, sinon, il lui serait difficile de redresser la barre totalement tordue. Ce qu’il pourrait faire maintenant, c’est faire une sortie honorable en acceptant les revendications de ses opposants, ce qui ouvrira la voie à une transition de deux ans. En refusant le minimum de compromis, il risquerait d’en pâtir.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Sonatam contre les grands moulins du Mali : Que la Justice soit appliquée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/affaire-sonatam-contre-les-grands-moulins-du-mali-que-la-justice-soit-appliquee-2880683.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 08:07:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’une des revendications du Mouvement Démocratique en 1991 a été l’instauration d’un Etat de droit afin que les citoyens quelques soient leurs conditions sociales, leurs couleurs, leurs races, leurs origines et leurs confessions religieuses, puissent se sentir protéger et égaux devant la loi. Plus de vingt-sept ans après l’avènement de la démocratie, le Mali souffre toujours d’un déficit criard de respect des droits des citoyens, sinon comment comprendre que les Grands Moulins du Mali-SA ne puissent pas rentrer en possession de son titre foncier après avoir gagné le procès de la première instance jusqu’à la Cour Suprême.</em></strong>

Cette rocambolesque affaire qui oppose la SONATAM-SA aux Grands Moulins du Mali-SA date de 2008 et malgré le jugement No 79 en date du 13 février 2008 du Tribunal de  première instance de la Commune II, malgré l’arrêt No 84 du 13 mars 2015 de la section judiciaire de la Cour Suprême, malgré la note technique en date du 09 octobre 2019 de la Direction Générale du Contentieux de l’Etat et enfin malgré la lettre de notification du chef du Bureau des Domaines et du Cadastre du District de Bamako, les Grands Moulins du Mali n’arrivent toujours pas à entrer en possession de leur parcelle. L’Etat de Droit est-il réel ou factice au Mali ? Certains maliens  sont-ils au-dessus de la loi ?A quand la fin de cet imbroglio judiciaire qui ne fait que ternir l’image de notre justice ?

Le Mali a encore un long chemin à parcourir pour être compté parmi les Nations les plus démocratiques, celles qui respectent et protègent les droits de citoyens. Et pourtant, le peuple a payé le prix fort pour que le Mali soit un véritable pays de droits de l’Homme. En effet, l’affaire foncière opposant la SONATAM-SA aux Grands Moulins du Mali, GMM-SA, est l’illustration parfaite d’une justice à deux vitesses.

Pour rappel, le litige foncier qui oppose la SONATAM-SA et les Grands Moulins du Mali-SA porte sur le titre foncier No 2474/ BKO val XIII fal 110 du livre foncier de Bamako. La Justice après toutes les procédures, a donné raison aux grands Moulins qui sont les seuls propriétaires de ladite parcelle, mais n’arrivent toujours pas à y avoir accès car après il y a eu d’autres acquéreurs qui se seraient présentés avec d’autres titres fonciers. Déboutés de leurs requêtes,  la justice ne reconnait aujourd’hui qu’un seul acquéreur que sont les Grands Moulins du Mali SA, comme en attestent d’ailleurs ces différents documents qui lèvent toute ambiguïté à l’appartenance de ladite parcelle aux grands Moulins du Mali SA. Il y acette correspondance No 00309 du Chef de Bureau des Domaines et du Cadastre du District de Bamako, faisant référence aux différents jugements. Il  a affirmé que la vente  portant sur le Titre foncier No 2474/ BKO val XIII fal 110 du livre foncier de Bamako a été déclarée valide et que le droit réel immobilier des Grands Moulins du Mali SA a été confirmé sur ledit  titre.

Que dire de la Note Technique de la Direction Générale du Contentieux de l’Etat qui a donné son avis à la Direction Nationale des Domaines, relative à l’arrêt No 84 du 13 Avril 2015 de la section judiciaire de la Cour Suprême. La Direction Générale du Contentieux de l’Etat a conclu que l’arrêt No 84 du 13 Avril 2015 de la section judiciaire de la Cour Suprême est exécutoire et d’ajouter que son exécution se fait à travers celle du jugement No 79 du 13 février 2008 du Tribunal Civil de la Commune IIdu District de Bamako qui est devenu définitif et exécutoire.

En définitive, ni la Correspondance adressée au Premier Ministre pour attirer son attention sur l’affaire et surtout de l’objectif visé par les Grands Moulins du Mali SA qui est de contribuer à la création des richesses et d’emplois pour les jeunes, ni le Certificat de Non Rabat du Greffier en chef de la Cour Suprême,  n’ont permis de débloquer cette affaire. La balle est dans le camp de la justice pour contraindre la SONATAM-SA à céder ladite parcelle aux Grands Moulins du Mali SA.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La démission du Président de la République est&#45;elle toujours  la principale revendication ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-demission-du-president-de-la-republique-est-elle-toujours-la-principale-revendication-2880680.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 07:45:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotes, M5 RFP sont toujours vent debout contre IBK. Ils comptent maintenir la pression, malgré ses déclarations de bonnes intentions et surtout son accord pour l’application de l’article 39 des enseignants. Les revendications du M5 RFP n’ont pas varié d’un iota, elles comprennent entre autres, la démission du Président de la République, la dissolution de l’Assemblée Nationale, celle de la Cour Constitutionnelle et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale afin de travailler pour l’émergence d’un Mali Kura. Le meeting géant prévu pour le 19 juin 2020 et qui est considéré par certains opposants comme étant l’assaut final, déterminera la suite à donner au combat du M5 RFP. </em></strong>

Le Président de la République, désormais dos au mur, est prêt à des compromis, voire des compromissions pour sauvegarder son fauteuil convoité par le Mouvement du 5 Juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP. Mesurant la capacité de mobilisation de ses adversaires, craignant la chute de son régime, IBK ne fait que multiplier des actions de séduction pour atténuer les conséquences de la prochaine mobilisation que d’aucuns qualifient déjà d’assaut final. Il s’est d’abord adressé à la Nation pour répondre à ses opposants. Il dit avoir entendu leur cri de colère, qui est, du reste, légitime et  IBK semble  même disposé à donner une suite favorable à certaines de leurs revendications. Comme si cette adresse ne suffisait pas, après avoir été informé d’une autre grande mobilisation le 19 juin, IBK s’est de nouveau adressé à son peuple via les organisations de la société civile, les légitimités traditionnelles et les leaders religieux. Devant un auditoire acquis à sa cause, il est passé à l’acte en acceptant l’application de l’article 39 des enseignants, objet de plus de huit mois de bras de fer. Il s’est dit prêt à examiner les autres revendications et a informé son peuple de la bonne santé du chef de file de l’Opposition Soumaila Cissé enlevé depuis le 25 mars par des terroristes et que sa libération ne saurait plus tarder.

L’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés n’étant pas satisfaits de ses déclarations et promesses contenues dans ses deux adresses à la Nation,  n’ont pas renoncé à  sortir encore pour réitérer à IBK leur demande de démission pure et simple du pouvoir tout comme son régime afin que le peuple puisse exercer pleinement sa souveraineté en choisissant des hommes et des femmes qui seraient à même de diriger le pays. Les leaders du M5 RFP seront-ils suivis dans cette aventure par le peuple ? Reverront-ils leurs revendications à la baisse, en acceptant que le Président de la République garde, ne serait-ce que honorifiquement, son poste, mais en exigeant la satisfaction des autres autres revendications ?

En arrivant à mobiliser comme le 5 avril 2019 ou même le 5 juin 2020, le Mouvement pourrait être en situation de force pour négocier avec le Président de la République qui n’aura plus le choix de tenir ses promesses relatives à la dissolution de l’Assemblée Nationale, au démembrement de la Cour Constitutionnelle et à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

En somme, l’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés ont tout simplement refusé de rencontrer le Président de la République avant le meeting du 19 juin 2020pour éviter non seulement une certaine manipulation des images et d’infos, mais aussi, pour mener une pression supplémentaire sur lui afin qu’il donne une suite favorable à leurs revendications.IBK pourra survivre de cette première tempête, s’il se montre humble, attentif, coopératif. Il pourra sauver ce qui peut l’être s’il donne satisfaction au M5 RFP. Donc, la balle est dans son camp et le plus tôt serait le mieux.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mot de la semaine : Capitulation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-capitulation-2880679.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 07:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est le couteau à la gorge que le Président de la Républiquea accepté l’application pleine, entière et complète du fameux article 39 des syndicats d’enseignements et cela après plus de huit mois de niet catégorique, de tergiversations et de mépris à l’endroit de la Synergie.Quel gâchis, quel temps perdu  pour ensuite aboutir  à cet accord, qui est une victoire sans gloire pour le corps enseignant !En effet, commeune dernière preuve de non culpabilité d’un condamné à mort prêt à être exécuté, IBK vient de céder à la pression du Mouvement du 5 juin  Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP,concernant l’éducation.Ce Mouvement des forces patriotiques qui depuis le 5 juin 2020 ne demande rien d’autre que le départ pur et simple d’IBK du pouvoir après, dit-il un échec cuisant à gérer les affaires du pays, reste vent débout et ne serait pas prêt à lâcher du lest. C’est pourquoi, sans se laisser distraire ou dévier de sa trajectoire qui est celle d’obtenir le départ du Président de la République et de son régime, le M5 RFP  projette un autre grand rassemblement ce vendredi 19 juin 2020 à la même place de l’indépendance pour réitérer sa demande de démission d’IBK.

Ce coup de grâce donné aux enseignants  par le Président de la République va-t-il jouer sur la mobilisation d’aujourd’hui ? Nul ne saurait répondre par un oui ou par un non, mais ce dont on est sûr c’est que le problème des enseignants n’est qu’une goutte d’eau dans le vaste océan à problèmes du Mali. Donc, si tant est que les maliens dans leur écrasante majorité ont pris conscience de la gravité des multiples crises auxquelles le Mali fait face et dont le régime actuel en est responsable à 90 %, ils sortiront encore nombreux, sinon plus nombreux que la fois dernière. Dans le cas contraire, ils continueront à croire aux promesses et aux déclarations de bonnes intentions du Président de la République en restant à la maison dans l’utopique espoir de voir se réaliser les belles promesses. Tout porte à croire qu’en acceptant l’application de l’article 39, à 72 heures du meeting du M5 RFP, le Président de la République veut diviser le Mouvement pour que la mobilisation ne soit pas comme celle du 5 juin 2020, surtout que les organisateurs du Rassemblement du 19 juin  qualifient ce meeting d’assaut final.

C’est certainement pour éviter la chute de son régime qu’IBK est en train de parer au plus pressé, en acceptant ce qu’il avait refusé, à savoir l’application de l’article 39, lequel refus a plongé notre école dans un noir absolu, compromettant dangereusement l’avenir des enfants. Les enseignants, pour avoir obtenu du Président de la République la promesse d’application de l’article 39 doivent-ils se dissocier du M5 RFP en boycottant le meeting du 19 juin ? La réponse serait non, car il nous a été donné de constater qu’entre la promesse et la réalisation, il y a  souvent, sous nos tropiques, un abyssal abime qui les sépare. Donc, en baissant la pression sur la base d’une simple promesse, les enseignants risqueraient d’être surpris désagréablement, car  les fleurs peuvent ne pas toujours respecter leur promesse de fruits. Donc, ils doivent continuer la lutte jusqu’à la satisfaction totale.

Quant au Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, il joue désormais sa crédibilité, car un éventuel  échec à mobiliser comme le 5 juin, ce qui n’est pas à exclure, serait synonyme de la fin de la carrière politique d’une génération, celle du Mouvement Démocratique, qui a aujourd’hui une occasion idoine de léguer un Mali démocratique à la nouvelle génération.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le mouvement du 5 juin RFP se renforce et durcit le ton contre IBK :  Cinq propositions pour sauver le régime d’une chute certaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mouvement-du-5-juin-rfp-se-renforce-et-durcit-le-ton-contre-ibk-cinq-propositions-pour-sauver-le-regime-dune-chute-certaine-2879698.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 08:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Front anti IBK s’élargit et se renforce  avec l’arrivée des nouvelles figures pas des moindres, comme les anciens premiers ministres Modibo Sidibé et Cheick Modibo Diarra, comme Mme SyKadiatouSow, l’ancienne gouverneur de Bamako, ancienne ministre et des nombreuses associations. La Troïka, qui était composée de la CMAS, du FSD et de l’EMK s’est agrandie pour devenir le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, avec  des nouvelles adhésions, au même moment la panique gagne le camp d’en face qui vient d’annuler sa marche qui était prévue pour le 13 juin. Le Président de la République à qui on a demandé la démission et celle de tout son régime pourrait-il compter sur les activistes alimentaires et des partis politiques de la Mouvance Présidentielle pour résister à l’assaut répété de l’Imam Mahmoud Dicko et alliés ? Voici cinq recettes pour éviter que le régime ne s’écroule.</em></strong>

<strong><em>Première proposition : </em></strong><strong>s’adresser à la Nation pour apaiser la situation</strong>

Cette adresse devrait être articulée sur trois grands axes, prendre bonne note de toutes les revendications faites par le M5 RFP en promettant de donner une suite favorable dans un bref délai, appeler au calme tant du côté des manifestants que de celui des partisans. Et enfin le troisième axe du discours présidentiel  devrait être consacré à une ébauche de solution après concertation avec les conseillers.

<strong><em>Deuxième proposition : </em></strong><strong>mettre en place une commission tripartite, gouvernement- M5 RFP- Communauté Internationale</strong>

A travers ses démembrements pour discuter point par point de toutes les revendications faites par les manifestants afin d’arriver à un compromis. Cette commission proposera au Président de la République une solution qui préservera la forme démocratique, républicaine et laïque de la République. Elle aura également pour mission de proposer un canevas pour la mise en œuvre des propositions retenues  avec une date d’exécution.

<strong><em>Troisième Proposition</em></strong><strong> : la mise  en exécution diligente des différentes recommandations et résolutions issues des pourparlers de la Commission Tripartite</strong>

Tout porte à croire que la Commission, à défaut d’avoir l’unanimité autour du départ du Président de la République, pourrait obtenir la dissolution de l’Assemblée Nationale, de la Cour Constitutionnelle, les deux institutions à problème et enfin  la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui aura pour principales missions la pacification du pays, la résolution des crises sociopolitiques, le toilettage de la loi fondamentale ce qui donnera naissance à la quatrième République et la réunion des conditions optimales pour la tenue des élections libres, transparentes et démocratiques.

<strong><em>Quatrième proposition : </em></strong><strong>La mise en place  d’un collège législatif en lieu et place de l’Assemblée Nationale pour légiférer en attendant l’élection d’une nouvelle Assemblée sur la base des nouveaux textes</strong>

Ce Collège législatif sera composé des partis politiques et des Associations de la Société civile sur la base des critères bien définis par la Commission Tripartite. La durée de cette Assemblée devra être la plus courte possible afin de doter le pays d’un Hémicycle plus légitime et plus représentatif de toutes les couches sociopolitiques. Il faut rappeler  que les législatives doivent avoir lieu avant la Présidentielle et à la proportionnelle.

<strong><em>Cinquième Proposition : </em></strong><strong>Elle est la dernière et le couronnement des autres propositions. </strong>

Si le Président venait à échapper à la démission forcée, il serait nécessaire, voire indispensable pour lui  de mettre à l’écart sa famille pour le reste de son mandat. Cette proposition vaut de l’or pour IBK, car ses enfants et leurs amis ont leur grande part de responsabilité dans l’affaiblissement de son pouvoir. En observant et en donnant une suite favorable à cette dernière proposition, il évitera à ses enfants un après IBK tumultueux.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Boubou Cissé reconduit comme PM au mauvais moment</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-boubou-cisse-reconduit-comme-pm-au-mauvais-moment-2879691.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 07:28:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est au moment où le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP est vent debout contre le régime IBK que le Premier ministre sortant Boubou Cissé a été reconduit par le Président de la République. Cette reconduction, si elle était attendue par bon nombre d’observateurs de la scène politique malienne, ne demeure pas moins maladroite parce que  faite au moment où le pays traverse une des crises politiques les plus graves. Le Mali est sous une tempête exécrable consécutive à la demande de démission du Président de la République  émise par  les manifestants sortis nombreux à l’appel du M5 RFP.

Boubou Cissé va-t-il conduire les négociations avec les manifestants qui ne demandent autre chose que le départ pur et simple de son patron ? Il risque de ne pas être entendu par Mahmoud Dicko, ChoguelKokalaMaiga, Cheick Oumar Sissoko, Modibo Sidibé, Mme SyKadiatouSow, Mohamed Ali Bathily, MountagaTall, NouhoumSarr, Clément Dembélé, pour ne citer que ces figures de proue, ces leaders veulent le départ du Président de la République.

IBK ne devrait-il pas prendre d’abord langue avec les manifestants avant de reconduire Boubou Cissé ?  Par cette reconduction sans la moindre concertation, IBK ne  va-t-il pas pousser les manifestants à radicaliser leur position ? Il y a comme une sorte de mépris, de manque de considération, sinon il aurait dû poser certains actes tendant à apaiser les contestataires, au lieu de se comporter comme si de rien n’était. Par cet acte, le Président de la République semble envoyer un message clair- obscur, celui du rejet de toutes les revendications faites par le M5 RFP. Sinon, comment comprendre qu’après la gigantesque mobilisation du 5 juin 2020 que le Président IBK n’ait pas daigné s’adresser à la Nation pour apaiser la situation, il s’est plutôt emmuré dans sa Tour en restant sourd à tous les appels et au cri de détresse des milliers de maliens qui ont bravé la chaleur, la maladie à coronavirus pour exprimer leur mécontentement face à la gouvernance actuelle. Ne pas tenir compte de tous ces cris de détresse c’est faire preuve d’autisme et d’irresponsabilité.

Boubou Cissé pourrait bien être reconduit si celui l’a nommé est satisfait de son rendement, mais ce ne serait  pas sur la base de son bilan qui est très squelettique, mais  certainement pour qu’il puisse apprendre de ses erreurs et rectifier tous les tirs maladroits qu’il a commis. Boubou pourrait être également reconduit pour éviter de se donner chaque fois le luxe de changer de premier ministre tous les douze mois.

En somme, il est temps, avant qu’il ne soit trop tard, pour IBK de donner une suite aux revendications du M5 RFP. Nous lui recommandons vivement de prendre langue avec les leaders du Mouvement de contestation afin de convenir d’un minimum de compromis pour éviter que le pays ne sombre dans la violence. Une prochaine sortie des manifestants doit être évitée en engageant dans l’urgence une franche discussion à bâtons rompus et sans tabous avec l’Imam Dicko et ses alliés du M5 RFP afin d’aboutir à des concessions de part et d’autre. Il serait mieux que le Président de la République lui-même prenne le leadership de ces pourparlers.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Le télétravail, mode passagère ou tendance lourde?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-le-teletravail-mode-passagere-ou-tendance-lourde-2879695.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 07:24:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a de cela plusieurs mois, j'avais consacré une chronique au télétravail, convaincu que cette approche, mal connue chez nous, pouvait apporter des réponses sérieuses à certains problèmes récurrents dans le monde du travail. A l'époque, je n'étais que séduit par la formule et loin d’imaginer que le télétravail s’imposerait au monde entier tout un semestre voire plus à la faveur de la crise sanitaire actuelle liée à la pandémie du nouveau coronavirus.

Qu'est-ce que le télétravail ? Je me suis interdit d’aller chercher une définition dans un quelconque dictionnaire, préférant une compréhension de professionnels disponible sur <a href="http://teletravailer.fr/">teletravailer.fr</a>  Selon ce site spécialisé, « <em>le télétravail s'inscrit dans une démarche d'amélioration de l’organisation du travail et s’appuie sur les technologies numériques. Il s'agit d'un travail effectué hors des locaux de l'employeur de façon régulière et volontaire</em> ».

Dans son approche, le site précise que « <em>le télétravail [En France] désigne une organisation du travail qui consiste pour le télétravailleur :</em>

-         <em>à exercer, de façon régulière et volontaire, un travail qui aurait pu être effectué dans les locaux de l'employeur, hors de ces locaux</em>

-         <em>en utilisant les technologies de l'information et de la communication (ordinateurs fixes et portables, Internet, téléphonie mobile, tablette, fax, etc. »</em>.

Depuis le début de la crise sanitaire mondiale, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les pouvoirs publics dans la quasi-totalité des pays affectés par le virus ont fortement recommandé le télétravail, espérant que l'absence de mobilité réduirait significativement les risques de propagation de la maladie. Six mois après le début de la crise sanitaire, la norme reste encore au télétravail dans de nombreux services gouvernementaux, dans les entreprises et dans plusieurs ordres d’enseignement (universités, secondaires, etc.) et aux réunions virtuelles (téléconférence).

Quant au eCommerce, les chiffres ont littéralement explosé et des plateformes comme Amazon, Magento, Shopify, WooCommerce, Alibaba…), ramassent l’argent à la pelle du fait de la persistance de la crise sanitaire.

Parallèlement, on assiste à une démocratisation vertigineuse des outils collaboratifs, des applications de télétravail et de visioconférence. 3CX, Klaxoon, Skype, Microsoft Teams, Zoom, Dekom, WhatsApp… et bien d’autres bidules ont eu leur fan club pendant la période de confinement.

Si malgré la grave crise sanitaire les économies ne se sont pas écroulées, c'est en partie grâce au télétravail en lequel de nombreux spécialistes voient « <em>une solution d’avenir, durable et efficace</em> ».

Julie, coach RH pour PME d’un pays de l’OCDE, décrypte une enquête et fait des révélations intéressantes sur son blog. Selon cette spécialiste, « … 86 % des employés travaillent autant, voire plus longtemps à domicile que lors d'une journée passée sur leur lieu de travail ; 92 % d'entre eux abattent autant, voire plus de travail ». Elle déduit que grâce au télétravail, le nombre d'heures de travail et le rendement est à la hausse. Autre conclusion intéressante de cette enquête : 36 % des employés interrogés soutiennent qu’ils réalisent autant d'heures de travail à domicile qu'au bureau et sont plus efficaces chez eux qu'au bureau.

Beaucoup de coachs RH comme Julie sont des fervents partisans du télétravail qui, disent-ils, a l’avantage de maintenir les collaborateurs en pleine forme pour effectuer leur travail quotidien du fait, par exemple, qu'il supprime le supplice que constitue le déplacement pour se rendre à son travail. Qui d’entre nous n'est pas confronté quotidiennement au stress des retards, des embouteillages, des intempéries,  des agressions diverses dans la circulation ?  C’est à vous essorer littéralement le matin avant même d'avoir commencé votre journée de travail.

Un autre bon point qui milite pour le télétravail, c'est l'accroissement de la productivité du travailleur du fait de sa concentration sur sa tâche. Dans le calme douillet de sa maison, le télétravailleur serait « plus concentré », commettra « moins d’erreurs », trouverait « plus de solutions » et « plus d’idées novatrices ». Bref, de ce point de vue, le télétravail serait une vraie aubaine pour les managers et les employés.

Et ce n'est pas tout. Les défenseurs du télétravail relèvent qu'il permet de concilier plus facilement vie privée et vie professionnelle. Ce faisant, le travailleur s'organise mieux et peut mieux gérer ses rendez-vous, tout comme il peut mieux profiter de ses moments de détente. Et détail important : il n'a plus aucune raison de rater ou de sauter son repas en famille.

Les militants du télétravail sont loin d'être à court d’arguments. Ils estiment que, même en cas de maladie, « le télétravail permet de prendre soin de soi sans pour autant abandonner les tâches du bureau ». En se ménageant davantage et en s'exposant moins aux aléas de la vie quotidienne, le télétravailleur guérit plus vite que son collègue dans le même état de santé qui est obligé de se rendre à son travail.

Constat : l'absentéisme pour maladie de courte durée (moins d'un mois) a été réduit de près de moitié en mai par rapport à avril dernier en Belgique. Une telle diminution est également constatée par rapport à mai 2019 selon les récentes statistiques d'un prestataire de services (RH SD Worx) qui s’appuie sur près d'1 million d’employeurs du secteur privé.

Enfin, grâce au progrès technologiques, chacun de nous peut avoir un <em>desk</em> virtuel dans le <em>cloud</em> où conserver des documents qui sont accessibles à tout moment. Plus besoin de trimballer des tonnes de dossiers difficiles à manipuler, qu’on peut dégrader ou perdre.

In fine, le télétravail serait tout bénéfice pour l'employé, l'employeur et les pouvoirs publics.

Que disent ses contempteurs ? Qu’il n’est ni plus ni moins qu’une fausse bonne idée par excellence d'autant que, argumentent-ils, « <em>le salarié se retrouve dans un tête-à-tête mortifère avec son ordinateur. Plus grave, il va se laisser déborder par sa vie professionnelle. L'absence de séparation bureau-domicile fait que le salarié va être hanté par son travail vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le soir, le week-end, les jours fériés. On n'est pas loin de l'esclavage ».</em>

Pour l’entreprise, ce serait aussi une très mauvaise solution dans la mesure où le télétravail bannit interaction qui est le levain de la créativité. Entre la mode passagère et la tendance lourde, y a-t-il place à une voie médiane qui serait la solution à expérimenter ?

&nbsp;

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Front social en éruption :    Entre liberté d’expression et droit de manifester, Tout ne serait qu’abus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/front-social-en-eruption-entre-liberte-dexpression-et-droit-de-manifester-tout-ne-serait-quabus-2879229.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 10:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En terme terre à terre, ça chauffe au Mali ! Après une manifestation de dizaines de milliers de citoyens pour dénoncer la mal-gouvernance et demander, oh non, exiger le départ du président IBK, une autre marche est organisée demain samedi pour contre balancer la première dans le but de soutenir le chef de l’Etat. Au Mali, le front social est tel est un volcan qui est rentré en éruption et qui pourrait, qu’à Dieu ne plaise, effuser des fleuves et des rivières de laves. Cependant, il semble curieusement, que près de trente ans d’exercice démocratique plus tard, le Malien ait du mal à appréhender la liberté d’expression dans le contexte qui est le sien : instrumentalisation politique et devoir citoyen.</em></strong>

Nos ainés, ceux qui vécurent les premières années de l’ère démocratique après le départ de Moussa Traoré, gardaient un souvenir un brin loquace de l’expérience du citoyen avec les libertés fondamentales dues justement à la démocratie. Après des années de privation de libertés fondamentales, le Malien avait tendance à abuser lorsqu’il s’agissait de jouir de ses droits inhérents à sa liberté retrouvée.  Et près de trois décennies plus tard, il semblerait que les libertés, plus particulièrement celle d’expression, aient assez souvent été  galvaudées.

La liberté d’expression, surtout dans le contexte actuel de front social en ébullition, est une arme redoutable pour tout politicien avisé. Se servir du peuple, ou d’une grande frange de celle-ci, est une vieille habitude dont les politiques usent et malheureusement abusent pour arriver à leurs fins.

Ainsi, le vendredi 05 juin, le boulevard de l’indépendance était noir de monde, pour dénoncer les tares de la gouvernance actuelle et exiger le départ du président. Et ce à l’appel majoritairement d’hommes politiques dont le député déchu Oumar Mariko qui aura empilé plusieurs mandatures, et de ChoguelKokallaMaiga, président du MPR, et qui aura aussi été ministre sous ATT et IBK, et surtout avoir été à la tête de la très juteuse AMRTP. Quelques semaines de tapages médiatiques de la part des organisateurs de la marche auront été suffisantes pour faire sortir des dizaines de milliers de maliens pour battre le pavé. De quoi souffler un vent de frayeur dans les rangs des pro-IBK.

Ces derniers, en tous cas des soutiens au président, ne comptent pas rester immobiles. Ils entendent bien, eux aussi, utiliser le peuple, pour prouver que le président IBK jouit bel et bien d’un soutien populaire. Le mouvement Ensemble pour le Mali, par le biais de son président par intérim, Lazare Tembely, entend donner de la voix pour dit-il soutenir « nos institutions, gage de la consolidation des acquis démocratique ».Là encore, la masse populaire est fortement sollicitée pour faire de cette manifestation une réussite. Là encore, ça sent l’instrumentalisation politique.

C’est à croire que la société civile, après tant d’années d’exercice démocratique, n’arrivent pas à s’approprier les libertés d’expression et de manifestation dans le but exclusif de la défense des intérêts de la Nation, sans aucune interférence politicienne.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manassa Dagnoko, Karim Keita et Moussa Timbine :  Les trois bourreaux du régime d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/manassa-dagnoko-karim-keita-et-moussa-timbine-les-trois-bourreaux-du-regime-dibk-2879214.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 07:29:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils porteront sur leur conscience la lourde responsabilité d’avoir contribué à affaiblir le régime d’IBK par leurs actes. Manassa Dagnoko, la présidente de la Cour Constitutionnelle, Karim Keita le député élu de la Commune II du District de Bamako et non moins fils du Président de la République et Moussa Timbiné, l’actuel Président de l’Assemblée Nationale du Mali et controversé député élu en commune V du District de Bamako, passent aujourd’hui pour être  les trois bourreaux du régime d’IBK. Suivez mon regard.</em></strong>

Pendant les sept ans du règne d’IBK, ces trois personnalités, à des degrés différents, ont été à la base de tous les déboires que le régime a connus. Manassa Dagnoko par ses contrevérités, les tripatouillages des résultats des élections présidentielles et législatives, ses arrêts politiques et ses avis violant la Constitution semble s’installer à demeure dans le déni du droit. Manassa Dagnoko et ses collègues passent pour être les membres de la Cour Constitutionnelle qui a causé plus de tort au Mali. Qui ne se rappelle de la bourde de la Cour  sur la révision de la loi fondamentale en 2017 ? Mme Manassa et ses conseillers ont eu le toupet de qualifier la gravissime crise sécuritaire d’insécurité résiduelle ne devant pas empêcher la tenue du referendum. La suite est connue, trois ans après le Mali peine toujours a assuré la sécurité des personnes et de leurs biens au point qu’on va enlever la deuxième personnalité politique du pays, à savoir Soumaila Cissé, le chef de file de l’Opposition. Que dire de  leur avis sur la prorogation du mandat des députés en violation de la Constitution ? Pour enfoncer davantage le régime, la Cour a rendu un arrêt politique sur les dernières élections législatives jetant de l’huile sur le feu. C’est à coup sûr le tripatouillage des résultats de ces élections législatives qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et le régime en pâtit.

Quant à Karim Keita, il serait legrand manitou de la République, il est à la base des nominations les plus farfelues et de révocations des cadres compétents. Karim Keita est au début et à la fin de la plupart des marchés publics attribués généralement à des affidés.  Il fait et défait tout au Mali sous le nez et à la barbe de son Papa. Selon nos sources même des marchés de dix millions sont donnés à des amis de Karim, tuant la concurrence et paralysant totalement l’économie qui se trouve aujourd’hui entre les mains des gens dont le rêve est d’amasser de l’argent pour aller les stocker quelque part. Comme si les affaires ne suffisaient pas, Karim est devenu faiseur de roi il fait nommer des amis par des ministres, il impose des Premiers ministres à son Papa sans autre critère que son amitié avec lui. Il a fait élire en 2013 son beau-père Issiaka Sidibé comme Président de l’Assemblée Nationale et lui-même comme Président de la juteuse Commission de Défense, parce qu’il est question d’achats d’armes et d’équipements militaires. La dernière bourde du fiston national a été l’imposition de Moussa Timbiné comme Président de l’Assemblée Nationale au détriment du choix du parti qui était Mamadou Diarassouba.

Le troisième bourreau du régime, à savoir  Moussa Timbiné, s’est fait remarquer tout au long du premier mandat par son abus de langage, son arrogance et son mépris à l’égard des députés de son propre parti et ceux d’autres partis. Il abusait à cause de ses relations privilégiées avec le cercle familial du Président de la République. Il aurait même dit à certains qu’il serait député quoi qu’il adviendra et sera le Président de l’Assemblée Nationale. Et c’est malheureusement ce qui s’est passé. Battu à la régulière en commune V, Moussa Timbiné s’est retrouvé Président de l’Assemblée Nationale avec la bénédiction de Manassa Dagnoko et le coup de pousse salutaire du Karim Keita.L’élection de Moussa Timbiné au perchoir a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les conséquences s’abattent désormais sur le régime.

En définitive, le Président de la République a été victime de son laxisme et de son manque de vision. Il a été laxiste vis à vis de sa famille et surtout de son enfant adulé Karim Keita et il a manqué de vision c’est pourquoi n’importe qui est devenu ministre sous lui.Il est désormais face à son destin.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Probable troisième transition au Mali :  Me Malick Coulibaly comme PM et Mamadou Kassogué comme ministre de la Justice ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/probable-troisieme-transition-au-mali-me-malick-coulibaly-comme-pm-et-mamadou-kassogue-comme-ministre-de-la-justice-2879224.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 07:26:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à un régime ayant montré toutes ses limites et une rue qui ne faiblit pas demandant la démission du Président de la République, le prix à payer  pour la paix et la stabilité, serait nécessairement une nouvelle  transition. Cette transition aura pour missions principales d’assainir le pays par une justice équitable, celle qui engagera une lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière, d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national,  dedoter le Mali  des lois à la fois démocratiques et consensuelles consacrant véritablement la séparation des pouvoirs. L’une des dernières missions serait d’organiser dans un bref délai des élections législatives et une présidentielle dans toutes les conditions de transparence afin de sortir le Mali des cycles infernaux d’élections contestées, truquées et tripatouillées. Qui, mieux que Me Malick Coulibaly, l’actuel ministre de la Justice, garde des sceaux, est à même de mener le bateau de la transition à bon port. Avec comme nouveau garde des sceaux l’intègre et le sérieux Mamadou Kassogué?</em></strong>

Nombreux sont les observateurs de la scène politique malienne à pointer un doigt accusateur sur la justice qui passe aujourd’hui pour être la véritable plaie de l’administration malienne. c’est pourquoi pour avoir fait ses preuves sous la transition en 2012, le choix s’est porté sur Me Malick Coulibaly pour sévir véritablement contre les malfrats et les délinquants financiers de la République. S’attelant à cette complexe et très sensible mission, celle de traquer jusqu’à leurs derniers retranchements les voleurs. Convaincu que pour la réussir, il faut des ressources humaines compétentes, Me Malick Coulibaly a fait preuve d’engagement et de doigter en choisissant des hommes et des femmes aux postes de responsabilités au sein de la justice afin de sévir contre les détourneurs de fonds publics, c’est ce  qui a donné les prouesses que nul autre garde des sceaux n’a obtenu jusque-là  depuis l’avènement de la démocratie au Mali.

Me Malick a certes buté sur beaucoup d’obstacles dressés devant lui, tant sur le plan juridique que politique, avec des hauts cadres protégés par l’immunité,  mais il a fait preuve de détermination, surtout avec une équipe dynamique pour obtenir des résultats tangibles. Jamais le Mali n’a connu autant d’arrestations de cadres pour corruption et délinquance financière que sous Malick. Donc, en confiant la Primature, c’est-à-dire la haute administration à celui qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, il pourrait lever tous les arsenaux juridiques bloquant la bonne marche de la justice, surtout qu’en cas de transition l’actuelle Constitution sera mise entre parenthèses. Me Malick Coulibaly à son tour nommera l’intrépide et l’incorruptible Mamadou Kassogué, l’actuel Procureur du Tribunal de la Commune III chargé du pôle économique, comme Ministre de la justice, Garde des sceaux. Ce tandem assainira le Mali.

En somme, si nous sommes tous unanimes que les problèmes auxquels les maliens sont confrontés sont relatifs à l’injustice, à l’impunité, à la malversation, à la délinquance financière, alors nous devrons tous nous convaincre que sans une bonne justice il n’y aura ni développement encore moins progrès social, éducatif et économique.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Contremarche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mot-de-la-semaine-contremarche-2879223.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mot-de-la-semaine-contremarche-2879223.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 07:26:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la gigantesque et mémorable marche patriotique du 5 juin 2020 pour réclamer la démission du Président de la République IBK, les partisans de ce dernier s’organisent tant bien que mal pour lui apporter leur soutien ferme et entier. Ce serait, si l’on en croit à ses partisans, au cours d’une contremarche qu’ils entendent organiser le samedi 13. Il s’agit d’associations et certains partis politiques ainsi que la jeunesse de la Mouvance Présidentielle J-EPM.Le hic est que tous les grands partis qui composent l’EPM se sont désolidarisés de l’une comme de l’autre marche pour donner une chance au dialogue entre les forces patriotiques regroupées au sein du Mouvement du 5 juin RFP et le gouvernement, autour des points de revendications dont le plus saillant est la démission d’IBK.

La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si les organisateurs de la contremarche mettent réellement le Mali au-dessus de tout ? Ils ne peuvent pas prétendre défendre le Mali et ne pas tenir compte de  certaines  revendications portées par les manifestants. Bon, ce n’est pas surprenant quand on sait la qualité d’hommes et de femmes qui composent ces deux groupes de contremarcheurs. Les contremarcheurs sont plus préoccupés parce qu’ils peuvent soutirer dans le cadre de l’organisation d’un tel évènement que pour sa réussite. Des leaders d’associations fictives aux activistes ignobles et impopulaires jusqu’aux prêcheurs versatiles  qui changent au gré des événements, voici les composantes du premier groupe des marcheurs. Le second groupe est composé des jeunes dont la première et unique  ambition est d’avoir des prébendes afin  d’être dans un confort insolent. Le Mali n’a jamais été leur préoccupation tout ce qui compte pour eux c’est ce qu’ils peuvent soutirer.

Les cadres des partis de la Mouvance présidentielle ont compris que l’heure n’est pas à la contremarche comme au temps du dictateur Moussa Traoré. Ils reconnaissent même sans le dire, la légitimité des revendications émises par l’Imam Mahmoud Dicko et ses alliés du M5 RFP, c’est pourquoi ils prônent le dialogue pour une issue consensuelle de la crise.Pourront-ils convaincre leurs cadets jeunes qui projettent d’organiser une contremarche ? Car en plus de l’échec qui serait patent, il y aura véritablement une exacerbation de la crise qui pourrait même aboutir à un affrontement entre pro et antirégime, aux conséquences incommensurables pour la stabilité et la paix dans le pays.

Quant au Président IBK qui depuis le début des manifestations, s’est emmuré dans son Bunker et dans un silence assourdissant, il doit maintenant comprendre que  l’heure est venue pour lui de sortir de son mutisme pour donner une suite favorable à certaines  revendications s’il voudrait bien sauver ce qui pourrait l’être encore. Sans faux fuyant, qu’il prenne l’initiative de rencontrer les manifestants pour discuter à bâtons rompus et sans tabou de tous les sujets de préoccupation nationale. Le Président de la République doit éviter une prochaine sortie des manifestants afin d’éviter  que la  situation  ne soit totalement déplorable pour le Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La correspondance  du chef d’état&#45;major général des armées fait polémique :   L’Armée est&#45;elle sur le point de  lâcher IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-correspondance-du-chef-detat-major-general-des-armees-fait-polemique-larmee-est-elle-sur-le-point-de-lacher-ibk-2878145.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/la-correspondance-du-chef-detat-major-general-des-armees-fait-polemique-larmee-est-elle-sur-le-point-de-lacher-ibk-2878145.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 10:33:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une correspondance du Chef d’Etat-major Général des Armées adressée aux chefs d’Etats-majors et Directeurs de services avec comme objet les dispositions sécuritaires à prendre pour la manifestation du vendredi 5 juin 2020, a fait le tour des réseaux sociaux et semble créer polémique et susciter une inquiétude  au sommet de l’Etat. Cette correspondance, à en juger par sa forme, est une correspondance d’une armée républicaine et responsable qui est au service exclusif du peuple, mais par son fond, elle donne une sueur froide aux hautes autorités qui l’assimileraient à une allégeance aux manifestants. Pourquoi cette correspondance suscite-t-elle autant de polémiques ? Est-ce le début de la prise de conscience de l’armée, après les errements qu’elle a commis par le passé ? Voudrait-elle être à équidistance de toutes les tendances politiques pour affirmer sa neutralité ?</em></strong>

En substance, voici ce qu’on pourrait lire dans la correspondance : <strong><em>« Une manifestation est prévue à Bamako le vendredi 5 juin 2020 à 14 h00. A ce titre il convient de sensibiliser les hommes placés sous vos ordres afin qu’ils restent en marge d’un tel évènement et qu’ils adoptent les mesures suivantes : 1- rester au camp et ne sortir que par stricte nécessité auquel cas en informer la permanence. 2-  Au besoin, se mettre en tenue civile pour aller en ville et rester loin des manifestants. 3- Mettre en place les piquets d’intervention au niveau de l’armée de Terre, de l’Armée de l’Air, de la Garde Nationale, de la Gendarmerie Nationale et du Génie Militaire. 4- les piquets doivent être dotés des véhicules d’intervention. 5- les piquets ne doivent intervenir que sur ordre du Major de  garnison sous l’autorité du Chef d’Etat-major des Armées ou sur la base de réquisition signée des autorités compétentes. ».</em></strong>

Doit-on trouver à redire après une telle correspondance à la fois responsable et professionnelle surtout face à une manifestation des hommes politiques mains nues ? Cette dépêche qui a fait le tour de la toile a donné du baume au cœur des manifestants et les a rassuré d’un déroulement sans heurts.

Si les contestataires ont applaudi des deux mains l’attitude responsable et professionnelle des forces de maintien de l’ordre, tel ne semble pas être le cas au sommet de l’Etat qui aurait  interprété cette attitude comme un sabotage, voire une allégeance aux manifestants.

En somme, nul ne doit perdre de vue que l’armée est une entité de la société et par conséquent elle ne saurait suivre la tête baissée et de façon permanente un homme ou un régime.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao :  La nouvelle destination aurifère du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/gao-la-nouvelle-destination-aurifere-du-mali-2878150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 07:47:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cité des Askia est devenue le nouvel Eldorado des orpailleurs du Mali et d’autres pays comme le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, la Mauritanie, le Soudan…Des gisements du métal jaune ont été découverts dans trois villages : Marsi, N’Tillit et Tinaïkorene. Ces trois sites d’orpaillage sont distants, respectivement de 20, 30 et 15 km de N’Tahaka, situé sur la RN7 à 90 km de Gao. C’est au mois d’avril dernier, en plein mois de Ramadan, que la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans le Septentrion et au-delà.</strong>

En effet, à l’annonce de la nouvelle, des dizaines de jeunes issus des différentes communautés de notre pays ont convergé vers N’Tillit, armés de pelles, de pioches, de bidons… Certains ont déboursé des fortunes pour s’équiper de piqueuses, en appareils détecteurs d’or et en compresseurs.

A ce jour, la située des Askia s’étouffe de pick-up qui assurent le transport des orpailleurs sur le site. Ces véhicules sont conduits pour la plupart, par des individus armés jusqu’aux dents.

Sur le site, certains orpailleurs ont installé des tentes de fortune, alors que d’autres y sont venus avec des containers. Les orpailleurs sont ravitaillés en eau par des camions citernes, dont les propriétaires se frottent également les mains, tout comme les restaurateurs qui se trouvent sur le site. Pour le moment, seuls les hommes travaillent sur le site et l’alcool est prohibé, car le site est sous le contrôle des « djiahadistes ». Ils ont dit qu’ils appliqueront la charia à tous ceux qui se rendront sur les trois sites.

Cette découverte rallonge la liste des revenus des « djihadistes » et les autres groupes armés

Selon un rapport publié le mercredi 13 novembre 2019,  l'ONG International Crisis Group (ICG) « a attire l’attention de l’opinion nationale et internationale que les  ressources minières notamment l’or est en passe de devenir la nouvelle source de revenus des groupes armés dans le sahel ». Ces nouveaux prédateurs profitent de l’inexistence et de la faiblesse du Mali pour mettre la main sur les sites d'orpaillage.

Selon le rapport : « leur convoitise est attisée par le boom du secteur aurifère artisanal depuis la découverte en 2012, d'un filon saharien. Le Mali, cet état pauvre peine à faire face à la présence des « djihadistes », malgré la présence de forces étrangères de l'ONU et de la France, dont les populations ont de la peine à comprendre le but de leur présence. Cette situation est d’autant plus délicate du faite la contribution de l’or aux recettes budgétaires de 2020 est estimée à 4O1 milliards de FFCA d’une part et d’autre part, le Mali est le troisième  producteur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana.

Depuis le milieu des années 2000, l’Afrique sahélo-saharienne connaît de multiples rués vers l’or. Ces événements spectaculaires mettent en mouvement des centaines milliers, voire des milliers d’individus qui, s’improvisent chercheurs d’or, partent à la recherche du précieux minerai dans des régions parfois très reculées.

La capacité de des autorités à réglementer les sites miniers, même indirectement, se détériore au fur et à mesure que la sécurité se détériore et que des groupes armés défient l'autorité de cet État. Cette pratique fait naitre de nouvelles préoccupations sécuritaires. Le Mali, est l’épicentre de l’insécurité au Sahel et de l’or a été découvert dans une région où l’État est historiquement faible ou s’est récemment retiré. Cet État dispose de trop peu de ressources humaines et techniques pour superviser un secteur en pleine expansion. Cela profite à divers acteurs armés (groupes d'autodéfense, bandits, trafiquants, groupes rebelles et « djihadistes ») qui défient l'État. L'État ne pourra reprendre pied sur ce site que s'il est capable de démontrer sa capacité de frappe.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Des milliers de maliens dans la rue pour réclamer le départ D’IBK :  La balle est désormais dans le camp du Président de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/des-milliers-de-maliens-dans-la-rue-pour-reclamer-le-depart-dibk-la-balle-est-desormais-dans-le-camp-du-president-de-la-republique-2878141.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 07:29:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils étaient des centaines de milliers des maliens  à la place de l’indépendance le vendredi 5 juin 2020, pour répondre à l’appel de la CMAS, du FSD, de la PCC, du SADI, du RPDM et de l’EMK. Ce meeting géant avait pour objectif principal de demander au Président de la République de rendre sa démission, à son fils Karim Keita de faire autant à Mme Manassa Dagnoko, présidente de la Cour Constitutionnelle de partir et au gouvernement de se démettre. C’est dans un sursaut  patriotique que les leaders de différents  mouvements et partis politiques de l’Opposition que sont entre autres  l’Imam Mahmoud Dicko de la CMAS, Cheick Oumar Sissoko de l’EMK, Clément Dembélé de la PCC, Oumar Mariko du SADI, Me Mohamed Ali Bathily de la société civile  et Choguel Kokalla Maiga du FSD  ont tenu en haleine pendant plus d’une heure une foule acquise à leur cause. IBK satisfera-t-il les revendications des manifestants qui ne semblent pas être de la mer à boire ?  Qu’est ce qui pourra advenir au cas où IBK refuserait de donner une suite favorable à ces différentes revendications.</em></strong>

C’est dans une place de l’indépendance bondée de monde que les leaders politiques et de la société civile des différentes organisations ont aminé leur meeting. Devant des milliers de maliens acquis à leur cause, l’Imam Mahmoud Dicko et ses co-initiateurs ont d’abord dépeint la situation socio-politique du pays avant de demander à celui qui est à la base de cette situation qu’ils ont qualifié de chaotique de démissionner. Sans détours, ils ont estimé que pendant sept ans le Mali est devenu la risée du monde. L’insécurité va grandissante, la crise scolaire s’est crispée pour devenir endémique, la crise politique s’exacerbe au point de devenir la fabrique de la démocratie malienne. La crise politique a  tout simplement  fragilisé nos institutions, la crise sociale avec son corolaire d’extrême pauvreté, de misère et de maladie, la corruption et le népotisme sont devenus la règle de gouvernance. Le tableau est loin d’être exhaustif. C’est fort de ce constat à la fois grave et inadmissible que certaines organisations sociopolitiques ont décidé d’agir au nom d’une frange importante du peuple en demandant à l’autorité suprême dans une République démocratique, à savoir le Président de la République de démissionner  pour permettre au peuple souverain, le seul détenteur du pouvoir, de prendre son destin en mains. Ils sont allés loin en donnant un ultimatum au Président de la République, qui a certes expiré sans qu’il ne rende sa démission, mais qui a eu l’avantage de prouver aux gouvernants que c’est loin d’être une partie de plaisir.

IBK va-t-il donner satisfaction aux manifestants ? Nul ne saurait donner une réponse exacte à cette question, mais on pourra faire des hypothèses pour non seulement éviter le scénario de 2012, mais aussi et surtout pour sauver la République d’une partition certaine en cas de crise institutionnelle au sud. La première hypothèse serait, à défaut de démissionner lui-même, il pourrait dissoudre l’Assemblée, le Gouvernement et la Cour Constitutionnelle, conformément aux vœux des manifestants. La deuxième hypothèse serait de garder l’Assemblée comme telle, mais en formant un gouvernement d’union nationale avec à sa tête un Premier ministre issu du rang de l’Opposition au régime. La troisième hypothèse serait d’organiser des élections présidentielles anticipées en étant pas lui-même candidat  pour transmettre le flambeau sans être humilié. Le Président de la République en balayant d’un revers de main toutes ces hypothèses et en refusant de démissionner comme demandé par les frondeurs qu’est ce  qui pourra advenir ? En cas de rejet de toutes les hypothèses, IBK court le risque d’être chassé comme ATT et en ce moment il perdra doublement. Il n’aura ni gloire, ni privilège et encourra des lourdes peines si jamais il est jugé par ses adversaires.

En somme, si tant est qu’il dit n’être pas fou du pouvoir, mais du Mali, il doit écouter la voix du peuple. IBK doit donner une suite favorable aux revendications des manifestants qui ne pourraient pas tous être ses ennemis.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique du web : Le monde d’après&#45;coronavirus en marche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-le-monde-dapres-coronavirus-en-marche-2878136.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 07:26:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout le monde le pense, le dit, l’écrit et, en quelque sorte, le souhaite : le monde d’après la pandémie du nouveau coronavirus ne sera plus le même. Là-dessus, le doute n’est pas permis. Qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou non, l’après-coronavirus inaugurera une ère nouvelle au cours de laquelle beaucoup de choses vont changer, en bien comme en mal. Mais en adéquation avec notre nature profonde et nos aspirations légitimes, nous espérons tous que cette nouvelle transformation qui est déjà en marche célèbrera le règne du Bien sur le Mal. Non pas que, par magie, notre monde se sera vidé de toute sa substance maléfique pour se régénérer, mais que l’impact de la pandémie aura provoqué un électrochoc tel que l’Homme prendra conscience de son impuissance et de sa vulnérabilité face à la nature et, en conséquence, œuvrera résolument à redessiner ses rapports à son prochain, au pouvoir, à l’argent, à son environnement ainsi qu’à toutes les grandes problématiques du moment et celles à venir.

Cette fin de deuxième décennie du XXIème siècle sera donc celle des grands questionnements philosophiques, des bouleversements économiques et, bien entendu, de notre résilience à concevoir un nouveau multilatéralisme face aux replis identitaires, à l’égoïsme, au  thèses racistes, suprématistes, complotistes… dont le chantre se trouve être Donald Trump, l’homme qui préside aux destinées de la nation la plus puissante au monde.

Soyons prudents dans les propos : la pandémie n’est pas encore derrière nous. Nous la vivons encore et toujours, et elle nous frappe de plein fouet. Au regard de son coût humain actuel – près d’un demi-million de décès en moins de six mois -, il n’est point besoin d’être une sirène du malheur pour pronostiquer le champ de ruines qu’il provoquera d’ici la fin de l’année. Ironie du sort, les pays occidentaux, ceux qui sont les plus développés, qui disposent de plus des ¾ des richesses actuelles, qui ont les plateaux techniques les mieux équipés et dont les systèmes de sécurité sociale sont les plus rodés, ces pays sont curieusement ceux qui paient le plus lourd tribut à la pandémie.

Il y a forcément quelque chose qui échappe à notre entendement et qui explicite l’extrême fragilité des pays développés face à cette terrible pandémie. Par contre, sans qu’aucune thèse scientifique n’étaye jusque-là les raisons de sa relative bonne tenue de route face à la pandémie, l’Afrique s’en tire à meilleur compte et joue à fond la carte du continent le moins touché par le virus. Mais comme le dit l’adage que nous connaissons tous, « gardons-nous d’aller présenter précipitamment les condoléances à ceux d’en face en plein feux de brousse ». Laissons aux scientifiques le soin de nous procurer les bonnes réponses !

Dans le monde développé, les faillites seront spectaculaires et les conséquences désastreuses. Des grands comme des petits ne se remettront jamais du choc ; des vies seront à jamais ravagées et des pans entiers de l’économie mettront de longues années à se relever. Dans le même temps, çà et là, des conflits sociaux à l’ampleur variable d’un pays à l’autre, essouffleront les forces en présence déterminées à prendre un nouveau départ à la lumière du passif de la crise sanitaire. En somme, comme nous l’écrivions plus haut, des bouleversements profonds sont à venir et de leur gestion dépendra la configuration du nouveau monde.

Au Nord comme au Sud, des sommes absolument faramineuses seront injectées dans les économies en lambeaux pour créer les conditions d’une reprise la plus robuste qui soit. L’Europe des 27, le bloc le plus homogène, frôle déjà les 800 milliards d’Euros en termes de réaction d’urgence face à la pandémie du COVID-19.

Aux Etats-Unis d’Amérique, déjà à la fin mars, un gigantesque plan d’aide à l’économie doté d’une enveloppe de 2000 milliards de dollars était en débat au Sénat. Avec le temps, ces chiffres seront corrigés pour garantir les conditions d’une reprise robuste et durable de sorte que personne ne reste sur le carreau.

Partout, les Etats, les entreprises, les fonds de pension, les philanthropes…, ont sorti la calculette pour manipuler les ordres de grandeur qui donnent le tournis.

Comparaison n’est pas raison, un gigantesque Plan Marshall à l’échelle mondiale est en train de se mettre en place, comme à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour les petits pays comme les nôtres, de formidables opportunités vont se présenter de pouvoir capter des ressources placées dans différentes cagnottes au titre des coopérations bilatérale et multilatérale. Pour sa part, le secteur privé pourra lui-aussi profiter de cette manne abondante pour apporter sa pierre à la construction d’un avenir que nous espérons tous meilleur.

Pour les uns comme pour les autres, l’argent ne tombera pas ciel dans une sébile tendue ; il sera gagné par ceux qui seront les plus aptes à le capter en ayant fait, en amont, un travail remarquable d’anticipation, de préparation et de lobbying.

On espère de l’après-coronavirus qu’il sera une période au cours de laquelle les Etats mettront à plat les vrais problèmes de société, engageront les réflexions et les réformes les plus performantes de nature à mettre l’humanité à l’abri d’un retour de bâton qu’on n’ose même pas envisager tant il pourrait être dévastateur voire fatal à notre espèce.

Une chose est sûre, petits comme grands, nous sommes tous les passagers d’un même bateau et la crise sanitaire aura eu le mérite de révéler à quel point nous sommes fragiles face à l’infiniment petit. La conviction est désormais faite que, en situation de paix comme de crise, les Etats et les sociétés n’ont pas d’alternative crédible en dehors des réponses collectives mieux préparées et coordonnées. Les arrogances des uns doivent se rabaisser au niveau de l’humilité des autres, de sorte à créer les conditions d’un cheminement harmonieux ne laissant personne en rade. On le savait déjà depuis Raoul Follereau (1903-1977), mais on le redécouvre à nos dépens : « Personne n’a le droit d’être heureux tout seul ».

&nbsp;

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : IBK doit sauver ce qui peut l’être encore !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ibk-doit-sauver-ce-qui-peut-letre-encore-2878137.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 07:15:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Réclamée par des centaines et de milliers de maliens, la démission d’IBK a été le principal slogan des manifestants du 5 juin 2020, rassemblés  à la place de l’Indépendance de Bamako. Les militants de l’Opposition, regroupés au sein du Front pour la sauvegarde de la Démocratie, FSD, ceux de la Coordination des Mouvements Associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko, CMAS et les nombreux adhérents de la plateforme de la société civile, dénommée EMK et beaucoup d’autres, sont sortis très nombreux pour demander non pas  le départ du premier ministre comme au meeting du 5 avril 2019, mais celui du Président de la République pour incompétence notoire à diriger le pays. IBK va-t-il enfin entendre la voix de son peuple, en  accédant à ses revendications  afin de sauver ce qui pourrait l’être ? Ou bien va-t-il continuer à suivre ses zélateurs et autres opportunistes qui ne lui disent jamais la réalité des choses ?

Qu’il sache que la situation  dans laquelle vit le Mali depuis plus de 7 ans ne pourrait  plus jamais perdurer et s’il ne veut pas être à la base d’une autre crise institutionnelle aux conséquences lourdes, qu’il saisisse cette opportunité pour opérer les changements demandés par les manifestants, à défaut d’avoir le courage de s’en aller lui-même. Le Président de la République semble avoir encore une petite marge de manœuvre, son fauteuil pourrait être sauvé, mais à condition de donner une suite positive et favorable aux autres revendications des manifestants.

IBK, désormais harcelé et voué aux gémonies par une écrasante majorité de son peuple n’a plus le choix pour les trois ans qui lui reste à la tête du pays. Après la tempête du 5 juin, il lui reviendra de saisir la petite  marge de tolérance que les manifestants dans leur très grande sagesse voudront bien lui accorder  pour rectifier les nombreux et maladroits tirs qu’il a commis. Il pourrait dissoudre l’Assemblée Nationale, l’endroit où siège Karim Keita, l’autre ennemi des manifestants. Pour rappel, nombreux étaient les manifestants qui réclamaient également la démission de Karim Keita le fils du Président de la République. Donc, en dissolvant l’Assemblée il satisfera deux revendications majeures faites par les manifestants, à savoir la mise à l’écart de Karim Keita et de Moussa Timbiné son poulain. L’autre revendication phare des manifestants était la dissolution du gouvernement pour certainement mettre en place un gouvernement d’union nationale regroupant toutes les sensibilités sociopolitiques. Ils ont demandé la démission de Mme Manassa Dagnoko, la présidente de la Cour Constitutionnelle. Cette dernière revendication ne semble pas être de la mer à boire pour le Président de la République, car Manassa et ses conseillers sont  presqu’en fin de mission, donc anticiper cette mission pour avoir la paix ne coutera pas de la quinine pour IBK.

Sans arrogance, ni forfaiture, le Président de la République, si tant est qu’il veut sauver ce qui peut l’être, il doit accéder aux revendications des manifestants qui pourront accepter son maintien au poste s’il satisfait ces trois revendications.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mort d’Abdelmalek Droukdel :  Piqûre de rappel de la vraie situation au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mort-dabdelmalek-droukdel-piqure-de-rappel-de-la-vraie-situation-au-mali-2878147.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 00:38:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mouvement de l’extrémisme armé dans le nord malien a perdu un de ses chefs, en la personne d’Abdelmalek Droukdel. Chef d’Aqmi et ancien du GIA dans les années 1990, cet algérien faisait partie de ceux qui étaient à la base de l’instauration de la Charia au Mali en 2012, aux côtés de Mokhtar BelMokhtar et d’Abou Zeid abattu par les forces spéciales françaises. L’annonce a été faite par la ministre française de la Défense, Florence Parly, alors que Bamako venait de bouillonner aux sons des réclamations d’une frange de la société civile qui demandait la démission d’IBK.</em></strong>

La nouvelle eut l’effet d’une piqure de rappel pour les Maliens, de la dure réalité du pays : la guerre contre le terrorisme. Une réalité qui en rappelle une autre, c’est la perte de souveraineté du Mali, qui se veut curieusement un pays souverain. Car Droukdel, comme bon nombre de chefs terroristes qui ont écumé et qui écument encore le grand désert malien, sont des étrangers. Ils viennent souvent d’Algérie, de Mauritanie, de Niger ou encore de Lybie. Ayant échoués à mettre en œuvre leur besogne criminelle, ils se rebattent sur le nord du Mali, terroriste aussi vaste que vide, de peuplement mais surtout d’administration.

Le Mali  devint donc pour longtemps la base d’Aqmi avant d’être avalé par l’alliance de groupes terroristes dirigés par Iyad Ag Ghaly (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, GSIM).

Dès lors, l’on se demande, malgré une gouvernance loin d’être vertueuse, si le départ du président élu est une bonne chose pour un pays fragilisé par la guerre contre le terrorisme. Car toute instabilité institutionnelle, comporte un grand risque de replonger le pays dans les heures sombres de l’après 23 mars 2012. D’autant plus qu’IBK a été réélu dans une hostilité semblable à celle actuellement en cours. Donc demander le départ d’un président moins de deux ans après sa réélection sonne comme un non-sens surtout dans un pays où les incertitudes font légion.

Qu’à cela ne tienne, la neutralisation de Droukdel et de bon nombre de ses hommes est un grand pas dans la lutte contre le terrorisme.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réouverture des classes d’examens : Une bataille à pérenniser face au COVID&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/reouverture-des-classes-dexamens-une-bataille-a-perenniser-face-au-covid-19-2877589.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 07:11:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les élèves des classes d’examens ont repris le chemin des classes ce mardi 2 juin. Une équipe du journal InfoSept s’est rendue sur le terrain, notamment à l’école Solidarité de Banankabougou, pour toucher du doigt l’état de la reprise et le respect des mesures barrières. </strong>

Si le port de masque, par l’ensemble des acteurs, est l’une des conditions sine qua non pour la reprise des cours, son effectivité semble impossible dans certaines écoles à cause de l’incivisme voire l’insouciance de certains.

Un redémarrage qui s’effectue avec d’énormes défis.

Notre équipe a fait un passage à l’école solidarité de Banankabougou pour constater le respect des mesures barrières.

Le Censeur de l’établissement a accueilli notre équipe. M. Aboubacar Soumounou nous informe que le gouvernement a bel et bien honoré son engagement en ce qui concerne les kits de mesures barrières : « Le gouvernement nous a mis dans les conditions pour recevoir les élèves à partir desquels ils peuvent se protéger ». Selon Soumounou, le lundi 1<sup>er</sup>  juin un message téléphone l’informe qu’il peut aller récupérer les masques pour les candidats : « ils ont donné une quantité suffisante en fonction du nombre des candidats, chaque enfant a pu avoir un masque ». Vers 10h une inspection de l’académie rive droite est passée pour vérifier si tous les enfants ont pu avoir des masques et si les masques sont portés correctement « il ya 25 élèves par salle, chaque élève est assis sur une table et avec un masque », précise le censeur.

La délégation de l’académie est satisfaite, car, elle a pu constater aussi un kit de lavage devant la grande porte, supervisé par le gardien pour conditionner l’accès de la cour au lavage des mains et à la prise de température. Un autre kit de lavage est placé devant la direction.

Ces gros efforts face à la propagation de la pandémie risqueront de voler en éclat car les professeurs dans cette école n’ont pas bénéficié de masque.

A la question de savoir pourquoi les enseignants n’ont pas de masque, le censeur dit qu’ils « n’ont rien donné pour les enseignants des écoles privées ».

Force est de reconnaitre que la reprise <strong>des cours s’effectue dans un contexte de crise sanitaire, ajouté à l’hivernage qui démarre. Toute chose qui inquiète les parents d’élèves.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Sogodogo, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>70 jours sans nouvelle du chef de file de l’opposition Soumaila Cissé : L’URD et le FSD sonnent la mobilisation ce vendredi  pour sa libération</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/70-jours-sans-nouvelle-du-chef-de-file-de-lopposition-soumaila-cisse-lurd-et-le-fsd-sonnent-la-mobilisation-ce-vendredi-pour-sa-liberation-2877585.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 07:07:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément, le régime d’IBK est véritablement dans l’œil du cyclone. En plus de la mauvaise gouvernance avec son corolaire d’insécurité, de corruption, de népotisme et de crise sociopolitique, dénoncés par les organisateurs du meeting du 5 juin 2020, une autre affaire ubuesque vient assombrir la petite étincelle qui scintillait encoredans un ciel totalement noir, celle du Kidnapping de l’honorable Soumaila Cissé. Donc l’espoir d’une résolution pacifique de la crise entre gouvernants et une frange importante des gouvernés s’étiole quand on sait que les manifestants seront également composés des nombreux partisans de Soumaila Cissé. Son parti, l’URD et le regroupement politique, FSD, dont il est issu ont sonné la mobilisation aux côtés de l’Imam Dicko pour demander le départ d’IBK.</em></strong>

Tous les démembrements du parti de la poignée de mains, à savoir le Bureau Exécutif National, ceux des jeunes et des femmes étaient en conclave cette semaine pour peaufiner les dernières stratégies afin de mobiliser les militantes, militants et sympathisants de leur parti pour une grande participation au meeting du 5 juin 2020. Ils disent en avoir ras-le bol de cette patience qui n’a jusque-là aboutit à aucun résultat tangible concernant Soumaila Cissé. Les cadres et militants ne cachent plus leur agacement de voir que les autorités ne font pas assez pour ramener Soumaila Cissé après plus de 70 jours de rapt. Ils grossiront les rangs des mécontents, des frustrés et joindront leurs voix à celles de l’ensemble des blasés de la République pour demander le départ d’IBK. C’est pourquoi ceux qui doutent encore de la réussite du mouvement minimisent forcement l’ampleur de la crise et la profondeur des frustrations des maliens.

L’URD et le FSD ont intégré le mouvement  composé essentiellement de la CMAS et de l’EMK, non pas pour les beaux yeux de leurs initiateurs, mais parce qu’ils ont aussi, en plus des revendications d’ordre général auxquelles ils souscrivent,  leur  légitime revendication qui est la libération de Soumaila Cissé. Ils sont d’ailleurs beaucoup de cadres et militants qui murmurent plus bas sur une éventuelle complicité de l’Etat dans le rapt de Soumaila Cissé. La principale raison qui sous-tend cette affirmation est le fait que jusque-là aucun groupe Djihadiste n’a revendiqué le kidnapping de l’honorable Cissé. Le mode opératoire des djihadistes étant connu, il est impensable que Soumaila Cissé puisse être entre leurs mains sans demander des rançons ou exiger la libération de certains prisonniers djihadistes.

En somme, le régime IBK semble véritablement  semer la graine de sa propre failliteen frustrant l’ensemble des maliens excepté une infime minorité qui lui est inféodée. Si nous devions tous  nous ériger contre le départ prématuré d’un pouvoir démocratiquement élu, nous devrions aussi réclamer de profonds changements et une gouvernance vertueuse et surtout la libération sans délai de la deuxième personnalité politique de la République, à savoir Soumaila Cissé.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Appel à la démission du président IBK :  Elan patriotique ou sursaut intéressé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/appel-a-la-demission-du-president-ibk-elan-patriotique-ou-sursaut-interesse-2877584.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 07:02:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les tumultes du premier mandat d’IBK semblent se poursuivre encore et toujours. Des mouvements de la société civile, en plus de dénoncer les tares d’une gouvernance qu’ils qualifient de catastrophique, vont encore plus loin. Ils exigent la démission pure et simple du président IBK car ce dernier serait incapable de faire sortir le Mali de l’ornière. Une marche est prévue à cet effet, aujourd’hui même,  à l’appel de poids lourds de la scène publique malienne.</em></strong>

Beaucoup de Maliens ne savent pas tellement comment classer la démarche de l’Imam Mahmoud Dicko, du célébrissime ChoguelKokallaMaiga, du cinéaste Cheick Oumar Sissko et du professeur Clément Dembélé. Plaident-ils la cause exclusive du Mali sans aucune arrière-pensée gratuite ? Car, entre dénoncer les tares d’une gouvernance et même avec un ton qui frise l’insulte, et exiger la démission d’un président de la République, il y a plus qu’une nuance. Certes, aucune autorité ne saurait être épargnée par les critiques qu’elles soient bonnes ou mauvaises, mais il faudrait aussi que ces critiques soient suivies de propositions pertinentes et concrètes et qu’elles prennent en compte la situation générale du pays.

Evidemment, tout citoyen malien est en droit d’exercer le sacro-saint principe de la liberté d’expression surtout si c’est pour un devoir patriotique. Et dans toute démocratie, même celle titubante qu’est la nôtre, la critique doit exister. Mais, exiger la démission du président de la République, sans faire aucune mention à ce que la Loi dit à cet effet, rend la démarche du groupement mené par l’Imam Dicko, fantaisiste. Pour une raison toute simple : le problème de la mal gouvernance du Mali ne saurait être résolu que par le seul changement de locataire à Koulouba. Il est bien plus profond, et plus tôt que de changer de tête de président, c’est tout le corps institutionnel qu’il faudrait réformer en insistant sur une nouvelle mentalité qui prime la culture de l’excellence que celui des petits arrangements.

La démarche du groupement de Dicko et compagnie aurait bien plus d’impact et de sens si, en plus des dénonciations et des critiques, des propositions concrètes étaient faites. Cela aurait aidé l’Etat, aussi incompétent que puisse être le gouvernement dirigé par IBK. Par leur attitude qui frôle avec l’anarchisme, de nombreux maliens doutent de leur bonne foi. D’autant plus que le pays est loin d’être stable sur le plan institutionnel. Egalement, même si IBK venait à démissionner, ce qui arriverait par un concours de circonstances extraordinaire, quel serait le plan d’après ? Qui prendrait le pouvoir ? Et pour quelle vision, avec quels gens ? C’est à se demander si les initiateurs de la démarche ne se livreraient pas à une sorte d’agitation théâtrale dans un but dont ils sont les seuls à connaitre. User du populisme et des nombreuses failles de la gouvernance, avec très peu de propositions concrètes dans un pays qui traverse une crise existentielle est hautement risquée, très mal pensée, et antipatriotique, si et seulement si, ses initiateurs ont des visées personnelles.

Aussi, la figuration en leader d’un tel groupement de l’Imam Dicko et de Choguel Kokalla Maiga irrite nombres de Maliens. Le premier aurait compromis son travail de moralisateur religieux en la souillant avec la politique. Le second, après avoir jouit de maintes et maintes privilèges sous les présidents ATT et IBK, surtout à la tête de la très juteuse AMRTP, ne ferait du bruit uniquement que pour être, à nouveau, à l’ombre de Koulouba. Alors que quand il était dans les bonnes grâces, il ne pipait mot sur la mauvaise gouvernance.

Encore une fois, il est fort malheureux de constater que la société civile, en tous cas une grande frange de celle-ci, n’use pas comme il faut de la liberté d’expression dans sa quête, sincère ou simulée, pour le bonheur du Mali.

La société civile serait donc le problème du Mali, autant que l’est sa classe politique ?

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’Imam Mahmoud Dicko appelle IBK à la démission :  Le sort du régime se jouerait&#45;il ce vendredi à la place de l’indépendance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/limam-mahmoud-dicko-appelle-ibk-a-la-demission-le-sort-du-regime-se-jouerait-il-ce-vendredi-a-la-place-de-lindependance-2877581.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 06:53:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tous les maliens et les amis du Mali retiennent leur souffle ce vendredi 5 juin 2020, pour voir ce qui va se passer à la place de l’Indépendance de Bamako où se tient un meeting géant et inédit dans notre histoire démocratique. Animé par l’Imam Mahmoud Dicko,qui aura à ses côtés les leaders du FSD, ceux de l’EMK et de beaucoup d’autres organisations de la société civile, le meeting aura entre autres points inscrits à l’ordre du jour la démission du Président de la République du Mali pour des griefs assez  graves qui sont entre autre la corruption, la crise sociopolitique, la crise scolaire. </em></strong>

<strong><em> En dépit de tous ces griefs réels et justifiés, ne serait-il pas risqué de demander la démission d’un Président à mi-mandat ? A défaut d’obtenir sa démission, les manifestants ne pourraient-ils pas exiger des changements en profondeurs pour un nouvel envol du Mali ?</em></strong>

Il serait attendu  ce vendredi 5 juin 2020, à la célèbre place <strong><em>Tahrir</em></strong> de Bamako, une marée humaine qui répondrait à l’appel de l’Imam Dicko et compagnie. Pour rappel,Les manifestants dans leur déclaration liminaire lue à la veille du meeting, évoquent entre autres, une gestion catastrophique et prédatrice de la crise multidimensionnelle, des atteintes graves à la souveraineté et à l’intégrité territoriale, une armée laissée à l’abandon, la remise en cause des valeurs et principes de la République, les droits et libertés individuels et collectifs en péril. Ce diagnostic, loin d’être exhaustif, reflète la réalité sur le terrain d’où la détermination d’une écrasante majorité des maliens qui seront prêts  à sortir pour dire au revoir à leur Président de la République.Le meeting annoncé comme géant  serait l’initiative de trois grands regroupements, à savoir la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de Mahmoud Dicko, CMAS, le Front pour la Sauvegarde  de la Démocratie, FSD et le Mouvement Espoir Mali Kura, EMK. Il  est non seulement inédit dans notre histoire démocratique, mais aussi et surtout il se tient à un moment très crucial dans la vie de notre jeune Nation, d’où la légitime inquiétude des citoyens sur son épilogue.Les citoyens ne sont pas les seuls à avoir peur. Il en est de mêle des plus hautesautorités politiques, administratives et même religieuses, à commencer par le Président de la République qui   serait parti  dans un autre pays en attendant la fin de la tempête.

Tentatives de sabotage ou psychose de contre meeting et probables affrontements entre les camps opposés, rien de tout cela ne dissuaderait les organisateurs qui se disent déterminés et droits dans leurs bottes. Selon nos informations, le camp du Président de la République serait en train de préparer un contre-meeting sur l’échangeur menant à la résidence du Président IBK pour constituer une sorte de boucliers humains. Seront-ils nombreux comme le camp d’en face ? Une autre information fait état des tractations pour convaincre les organisateurs du meeting de la CMAS- du FSD et de l’EMK à y renoncer. Apparemment les tractations ont échoué donc le meeting aura lieu, malgré les tractations pour son annulation en raison de l’insécurité et  de la propagation de la COVID-19. Les organisateurs n’entendent pas de cette oreille et disent même que les autres  maux dont souffrent les maliens sont plus graves que la maladie à coronavirus et que celui qui est à la base est le Président de la République IBK, c’est pourquoi ils demandent sa démission.

Si Mahmoud Dicko et compagnie  réussissaient à mobiliser une si énorme foule comme le 5 Avril 2019, à défaut d’obtenir la démission du Président de la République, pèseront sur toutes les décisions et obtiendront des garanties de réformes et des changements escomptés. Donc ne vaudrait-il pas mieux d’être une force de pression et avoir son mot à dire dans la gestion des affaires plutôt que d’être aux affaires alors qu’on est pas sûr  d’avoir la clé de la solution aux crises qui secouent le Mali.

En définitive, si IBK venait à être chassé du pouvoir par la rue, surtout après le départ forcé d’ATT en 2012, le Mali s’installera en tête de peloton des pays chasseurs de présidents. Donc que les deux camps mettent de l’eau dans leur vin.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Démission</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-demission-2877580.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 06:52:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le régime IBK est suspendu à la décision que prendront ce vendredi 5 juin les militants et sympathisants de l’Imam  MahmoudDicko, des partis politiques du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, FSD et ceux du Mouvement Espoir Mali Kura,EMK.Les trois entités sociopolitiques ont décidé de battre le pavé ce vendredi pour demander la démission du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, pour des griefs qu’ils ont jugé gravissimes pour un chef d’Etat. Pourront-ils y parvenir ? A quoi devrait-on s’attendre après une telle manifestation ?

Les organisations sociopolitiques initiatrices de la marche reprochent essentiellement au Président de la République un avilissement du pays sur tous les plans : scolaire, sanitaire, économique, social, politique, sécuritaire et même humanitaire. Ils disent ne pas comprendre comment celui qui a promis une gouvernance vertueuse pouvait tomber aussi bas ? Ils ont rappelé à IBK ses anciens propos ceux qu’il a tenus à l’encontre de l’ancien Président de la République Amadou Toumani Touré. Sans détour et dans un langage empreint de discourtoisie, IBK avait dépeint tout ce que l’ancien Président ATT avait fait. Il l’a qualifié d’incompétent, d’incapable et d’illettré. Il a passé au crible sa gouvernance avec son corollaire de corruption, de népotisme et de gabegie pour en conclure que s’il était ATT face aux manquements graves aux principes de bonne gouvernance, il aurait révoqué immédiatement ses ministres qui se seraient rendus coupables. Comment celui qui a tenu des tels propos pourrait  en faire autant sinon plus graves que son prédécesseur à qui il a égrené un chapelet des griefs ? L’Imam Dicko  au micro de notre confrère de Renouveau TV, et en guise de réponse à ses détracteurs qui trouvent excessive sa demande de démission, il a tout simplement rappelé les mêmes propos qu’IBK a tenus à l’encontre d’ATT. Donc l’Imam pense qu’il n’est nullement excessif de demander démocratiquement à un président de la République de démissionner surtout sur la base des gravissimes faits à lui reprochés. Pourront-ils obtenir cette démission et quelles en seront les conséquences sur la précaire stabilité de notre pays ? Voici la logique question que tout bon citoyen doit se poser.

Les manifestants ont bel et bien le droit de réclamer la démission du Président de la République. Ils se seraient inspirés de certains exemples  commel’Algérie, l’Egypte, et la  Tunisie, mais en le disant et surtout en l’obtenant il faudrait s’attendre à des graves conséquences sur la stabilité du pays. La première conséquence est l’anarchie, voire la chienlit généralisée que son départ créerait. Le camp du Président comme celui des manifestants ne vont jamais s’entendre sur le reste du processus jusqu’aux élections présidentielles. Dans un désordre indescriptible, l’armée s’invitera dans les débats pour mettre de l’ordre. Cette dernière ne va-t-elle pas confisquer le pouvoir comme en 1968 ? La deuxième conséquence de la chute prématurée du régime pourrait être la désagrégation totale du pays. En cas de crise institutionnelle, comme en  2012,  on risque d’assister à une levée des boucliers au nord avec la CMA, au centre avec les différentes communautés demandant toutes, leur indépendance.La troisième conséquence de la démission du Président IBK en plein mandat pourrait être les sanctions de la communauté internationale.Ne serait-ce que par principes, on mettra le Mali  en quarantaine avec  une suspension de toutes coopérations bilatérales multilatérales jusqu’au retour des institutions démocratiques. Le pays pourrait-il résister à un embargo ?  La réponse est non, donc la démission d’un Président de la République est le pire des scénarios pour une République comme la nôtre, pauvre et  enclavée.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reprise des cours à Kalabancoro :  Dans le respect des mesures barrières</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/reprise-des-cours-a-kalabancoro-dans-le-respect-des-mesures-barrieres-2877586.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 00:55:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les élèves de Bamako notamment ceux de Kalabancoro à l’instar de leurs camarades des autres communes du Mali, ont repris le chemin de l’école, le mardi 2 juin 2020. Une équipe du  bihebdomadaire d’analyses et d’informations générales InfoSept a visité certaines écoles afin de s’assurer de l’effectivité de la reprise des cours et du « respect » des mesures-barrières édictées dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus.</strong>

Fermées depuis plus de deux mois, en raison de la maladie à coronavirus, les écoles fondamentales et secondaires (classes d’examen) du Mali, dans la partie sous contrôle malienne ont ré-ouvert leurs portes le mardi 2 juin 2020. En vue de s’assurer de l’effectivité de la reprise des cours et du « respect » des mesures-barrières édictées dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus, une équipe du journal, a visité certaines écoles de la commune de Kalabancoro. Elle s’est rendue d’abord au groupe scolaire Mamadou Sidibé. Des dispositifs de lave-mains étaient visibles dans la cours. Les élèves des classes de Terminale et de 9<sup>ème</sup> ainsi que les enseignants à notre passage portaient des cache-nez « estampillés Mamadou Sidibé». A en croire le directeur, Mamadou Sidibé, les dispositions sont prises pour respecter les mesures- barrières. « Les classes sont divisées en deux. Les emplois du temps avec l’avis des enseignants ont subi des changements », a-t-il avancé. Le lavage des mains, le port obligatoire du masque et le respect de la distanciation physique sont de rigueur, a-t-il poursuivi. Le Directeur nous précise que le contrôle de la température est systématique. Apres le groupe scolaire Mamadou Sidibé, nous sommes rendus au groupe scolaire Alou Koné où pour avoir accès à la classe, les élèves, subissent un test de prise de température à l’aide du thermo flash. Ensuite, elles se prêtent au lavage des mains. Autre cadre, même constat. A l’école Youhouao, le lavage des mains et le port des cache-nez sont obligatoires avant d’accéder aux classes, foi du directeur. Le groupe scolaire fourmi solidarité a marqué le dernier passage de l’équipe du journal. «Les mesures-barrières sont respectées dans l’ensemble »,par ailleurs, nous invitons et encourageons ces écoles à garder le cap.

Les cache-nez promis par le ministère en charge de l’éducation nationale ne sont pas suffisants dans certaines écoles.

« Tout est mis en œuvre afin que les cours reprennent dans les conditions édictées par le gouvernement », assurance de Mamadou Sidibé.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fête de Ramadan : « Au lieu de coudre des habits, c’est les masques que nous cousons »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fete-de-ramadan-au-lieu-de-coudre-des-habits-cest-les-masques-que-nous-cousons-2876554.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 10:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À quelques heures de la célébration de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois de Ramadan, l’affluence était moins grande dans les ateliers de couture ; loin de celle qu’on avait l’habitude de voir à l’approche d’une grande fête. La crise sanitaire du COVID-19 a tout chamboulé. Du constat fait par le journal Infosept, les ateliers de couture étaient quasiment déserts.</strong>

En effet, il n’y eu pas de rassemblements surtout dans les espaces culturels (concerts) et les parents sont invités à garder les enfants à la maison et sursoir sur le « sambésambé » salutations de fête, pour empêcher la propagation du nouveau coronavirus au Mali. A ceux-là, s’ajoute une conjoncture économique difficile. Autant de raisons qui expliquent le manque d’engouement pour l’événement.

Pour Fatim Coulibaly, habitante à ATTbougou, la situation n’est pas favorable à des grandes festivités. « <em>Pourquoi investir beaucoup si la situation n’encourage pas les sorties ? On se coud des nouveaux vêtements et on s’achète des nouvelles chaussures, c’est quand on a où aller pour se divertir. Mais rien n’est possible cette année, car les lieux de loisirs sont quasiment infréquentés. Une telle fête, c’est du jamais vu. Le jour de la fête, on mange très bien et on regarde la télé si Energie du Mali (EDM) le veut bien </em>», explique la mère de famille.

Le manque d’engouement des femmes pour la fête a des conséquences directes sur les activités des couturiers. Abdoulaye Guindo, propriétaire d’un atelier de couture dans la banlieue de Bamako, se plaint de la rareté de la clientèle. « <em>Il n’y a pas d’affluence comme on l’aurait voulue. L’année dernière à pareil moment, je vous assure que vous n’auriez même pas où mettre vos pieds. La quasi-totalité de nos clients sont des femmes. Ce sont elles qui font vraiment bouger nos affaires. Mais cette année, la crise sanitaire liée au COVID-19 a mis toutes les activités au ralenti. Au lieu de coudre des habits de fête, c’est les masques que nous cousons</em> », fait-il remarquer.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Circulation routière les comportements des agents de police sont décriés : . Que faut&#45;il faire ? ou est le gouvernement ? Ce qui s’est passe à la descente du pont.</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/circulation-routiere-les-comportements-des-agents-de-police-sont-decries-que-faut-il-faire-ou-est-le-gouvernement-ce-qui-sest-passe-a-la-descente-du-pont-2876536.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 07:27:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au petit soir de la fête du Samedi 23 mai 2020 un drame inqualifiable s’est produit à la descente du pont notamment à la descente ou stationnent des policiers à quelques mètres de la descente la mission de la circulation routière, comme son nom l’indique est d’assurer sur les grands axes la fluidité de la circulation et à rappeler à l’ordre les mauvais usagers de la route. Cela s’appelle la mission régalienne de la compagnie de circulation routière. Dans l’accomplissement de cette mission il ya toujours à dire et à redire dans les relations souvent conflictuelles entre chauffeurs et policiers. Mais, comme le dirait cet adage de chez nous « pousse-pousse » s’arrête au mur, le jour de la fête, lors d’un entretien d’Ibou SY dans une vidéo a affirmé par le magistrat lui-même qu’un agent de police a raclé son arme sur lui voici les faits relatés dans la vidéo, un policier a sifflé le juge Fodé Ousmane DIAKITE vers 20 à 20h 30 et lui demanda de s’arrêter en demandant les papiers du véhicule et le magistrat en question donne la carte grise du véhicule et l’agent non satisfait demandant encor son permis de conduire « le magistrat rappel que lui en tant que professionnel à la matière pense rectifier le policier que ce n’est pas l’infraction du permis puisqu’il n’a pas brulé le feu ni fuir donc la carte serait suffisant pour ce contrôle et l’agent de la police a insiste jusqu’à ce qu’il montre sa carte professionnelle » auquel mentionne de laisser passer au détenteur de la carte qui est attribué non seulement aux juges , aux députés et aux ministres …et puis signé par un décret présidentiel toujours l’agent insatisfait demande le permis du juge Fodé, il a rappelé le chef de fil pour l’explication et ce dernier a été plus pire que son agent a avoué le magistrat que dit l’art. 25, Il est interdit au fonctionnaire de police d’exercer dans le service comme en dehors du service des tortures, sévices ou traitements, cruels, dégradants ou humiliants et de constituer, d’une manière générale, une entrave à la jouissance des droits fondamentaux de la personne humaine, sauf cas expressément prévus par la loi.

En Somme il appel tous les agents de la police de travailler dans la légalité des textes et respecter l’autorité en plus la police n’est que civile comme nous arrivé à la maison l’uniforme ne servira pas grande chose et la vie en société va recommencer donc qu’ils se calment.

<strong>Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une nouvelle  équipe attendue au Mali :  Cinq critères pour figurer dans le nouvel attelage gouvernemental</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/une-nouvelle-equipe-attendue-au-mali-cinq-criteres-pour-figurer-dans-le-nouvel-attelage-gouvernemental-2876545.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 07:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale, il est attendu la démission du Premier ministre et la composition d’une nouvelle équipe gouvernementale. Cette équipe doit non seulement être restreinte, mis aussi et surtout, doit être composée d’hommes et des femmes pétris de talents, de savoirs, répondant à des critères objectifs et moralement irréprochables, afin de  mener à bien les délicates et urgentes missions à eux confiées par le chef de l’Etat. Ces critères vont de la compétence à l’expertise en passant par l’appartenance à un mouvement politique ou associatif, le genre, l’équilibre régional, jusqu’à l’intégrité physique et morale. En plus de ces qualités, il faudrait que tous les ministres qui ont fait plus de cinq ans ne soient plus reconduits. Ceux qui sont dans le gouvernement par lien de parenté doivent être également  remerciés.</em></strong>

IBK est-il prêt à nettoyer les écuries d’Augias pour un nouvel élan afin de soigner son image pour le peu de temps qui lui reste à la tête du pays ? Le Premier Ministre, sous l’impulsion du chef de l’Etat, va-t-il avoir la main heureuse en choisissant les meilleurs parmi nous pour animer une équipe gouvernementale  assez resserrée ?

Il est de bon ton républicain, qu’après la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale, de procéder à un remaniement ministériel pour la mise en place d’une équipe gouvernementale reflétant la configuration des forces politiques à l’Assemblée Nationale. Au-delà de cet exercice démocratique et républicain, il y a une nécessité pour le Mali de procéder à un changement  en profondeur pour remercier la plupart des ministres qui ont montré leurs limites objectives et de permettre à d’autres têtes bien pensantes d’y figurer. La gravissime situation dans laquelle le Mali est embourbé depuis plus de six ans, nécessite des mesures courageuses et des choix judicieux pour pouvoir la résoudre. C’est pourquoi, il importe cette fois-ci de porter son dévolu sur des hommes et des femmes qui répondent à cinq critères majeurs indispensables pour réussir.

<strong>Premier critère : la Compétence</strong>

La nomination à un poste ministériel devrait nécessairement obéir au critère de compétence. Autrement dit, le titulaire du poste ministériel doit avoir une expertise poussée dans le domaine et une expérience à toute épreuve pour ne pas se laisser  berner par ses collaborateurs internes comme externes. Un ministre incompétent aura non seulement du mal à manager son cabinet, mais aussi et surtout à obtenir des résultats probants et escomptés.

<strong>Deuxième critère : l’intégrité physique et morale</strong>

Avant toute nomination, il sied bien de procéder à une enquête de moralité sur ceux ou celles qui sont  pressentis pour figurer dans le gouvernement. Cette enquête aura l’avantage d’éviter à notre pays d’avoir des ministres repris de justice, ou délinquants financiers, ou encore des narco trafiquants. A cette enquête de moralité il faudrait ajouter une visite médicale pour vérifier leur intégrité physique voire psychique, nécessaire pour mener à bien sa mission.

<strong>Troisième critère : le fait majoritaire </strong>

Pour donner un sens à notre démocratie, il demeure nécessaire, voire indispensable de respecter le fait majoritaire. S’il est vrai que dans la gestion d’un pays tout ne pas que politique, il est tout aussi fondamental de se baser sur les partis politiques pour gérer les affaires publiques. Pour ce faire, le gouvernement doit refléter la configuration des forces politiques en présence à l’Assemblée Nationale. IBK a malheureusement foulé au pied ce principe sacro-saint de la démocratie. Donc qu’il redevienne républicain en demandant aux partis politiques de lui proposer une liste des ministrables quitte à choisir parmi ceux qui seront proposés.

<strong>Quatrième critère : le respect du genre </strong>

C’est désormais une tradition dans toutes les démocraties modernes, celle de tenir compte de l’équilibre du genre dans les fonctions nominatives comme électives. Mais le cas du Mali défraie la chronique, car les dames qui sont généralement choisies ne le sont pas sur la base de leurs compétences ou intégrité morale, mais sur celle de leurs relations avec ceux qui ont voix au chapitre. Donc cette fois-ci il faudrait choisir parmi les femmes leaders qui ont fait leurs preuves dans les instances internationales ou nationales. Après plus de six ans à la tête du pays les amis d’enfance, les camarades politiques ou leurs enfants et autres affidés, semblent être servis. Donc l’heure est au redressement du pays,  pour ce faire ne doivent être conviés au tour de la table  que ceux qui le méritent.

<strong>Cinquième critère : l’équilibre régional</strong>

En demandant de choisir les ministres en tenant compte de l’équilibre régional certains crieront aux clivages ethnico-communautaires. Il n’en est rien, mais un gouvernement qui se veut national doit être reconnu par les gouvernants de Kayes jusqu’à Kidal en passant par Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudenit. Au Mali les petits détails ont leur très grande place dans la paix et la stabilité du pays. Pour soutenir un gouvernement il faudrait que tous les maliens se reconnaissent en lui. Donc l’équilibre régional voir communautaire dans les instances dirigeantes du pays est gage de cohésion sociale et d’unité nationale.

<strong>Youssouf Sissoko                     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’Hémicycle est&#45;il devenu un bureau de placement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lhemicycle-est-il-devenu-un-bureau-de-placement-2876539.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 06:54:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jamais de l’indépendance à nos jours, la deuxième institution de la République qu’est l’Assemblée Nationale, n’a autant fait l’objet des critiques acerbes que sous IBK. Que ce soit en 2013 ou encore en 2020, notre Assemblée n’a été autant banalisée que maintenant.   Comment celui dont le slogan phare était la culture de l’excellence, en l’occurrence IBK, pourrait-il s’accommoder pour ne pas dire être complice d’une telle décrépitude de notre démocratie ? Acquise au prix d’énormes sacrifices en vies humaines, notre démocratie est aujourd’hui menacée dans ses fondements. La corruption, le népotisme et le clientélisme ont gangréné tous les secteurs de la vie sociopolitique du pays.

En effet, le Mali, depuis l’avènement d’IBK au pouvoir va de mal en pis. Il est tellement devenu la risée du monde que sa voix ne porte plus sur l’échiquier mondial. Au lieu de prendre conscience de cet état de fait en rectifiant certains tirs maladroits  pour améliorer son image et faire une sortie honorable à la fin de son mandat, IBK en rajoute chaque jour davantage à la crise. En soutenant Moussa Timbiné pour la présidence de l’Assemblée, IBK semble envoyer un message fort à son peuple, celui de son peu d’entrain pour lui et du seul souci de protéger ses arrières. Aujourd’hui malheureusement, c’est cette dynamique qui se poursuit avec la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale. Le clan victorieux s’accapare de tous les postes juteux en sacrifiant la compétence et le profil sur l’autel du profit et de la médiocrité. Pour rappel, les tractations pour la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale  ont duré plus de 72  heures  et les débats étaient loin d’être focalisés sur la compétence de celles et de ceux qui doivent occuper les postes stratégiques afin d’honorer notre institution en tout lieu et en toutes circonstances, mais qui doit être mis  à tels postes pour tirer le maximum de profit.

La première vice-présidence a été attribuée à Hadi Niangadou du MPM. Est-elle la personne la mieux indiquée ? La réponse serait non pour beaucoup, car Hadi Niangadou en plus de n’avoir pas le niveau intellectuel requis, n’est ni la première, ni la deuxième force politique à l’hémicycle. C’est certainement sa proximité avec Karim Keita, le manitou du Mali qui lui a valu cette consécration. La deuxième vice-présidence échoit à l’ADEMA à travers Marimantia Diarra  tout comme la 4<sup>ième</sup> vice-présidence et la questure. Là également le parti de l’Abeille récolte les fruits de son aveugle accompagnement, de sa docilité et de sa propension à toujours se mettre au service du parti majoritaire. Quant au RPM, en plus de la Présidence de l’Assemblée, il s’est également taillé certains postes stratégiques comme la 3<sup>ième</sup> vice-présidence qui est revenu au candidat malheureux au perchoir, à savoir Mamadou Diarassouba. Des secrétariats parlementaires et surtout la présidence de certaines commissions de travail, telles que la  stratégique et juteuse commission de défense qui est encore et toujours revenue à Karim Keita. Pas pour son expertise poussée dans les questions de défense et de sécurité, mais pour les avantages liés à ce poste.

En somme, on ne se bouscule plus au portillon de l’Hémicycle pour venir servir son peuple, mais pour tirer profit. Le peuple est relégué au second plan par les députés et seuls comptent les avantages qu’ils pourraient bénéficier, en termes pécuniaire, d’immunité, de passeport diplomatique, d’exonérations  d’où la présence massive d’hommes d’affaires.

<strong>Youssouf Sissoko                </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>89ème  session du Conseil d’Administration de la CMDT :  Un chiffre d’affaires de 313,060 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/89eme-session-du-conseil-dadministration-de-la-cmdt-un-chiffre-daffaires-de-313060-milliards-fcfa-2876548.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 02:05:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Compagnie Malienne de Développement de Textile (CMDT Holding) a tenu, le jeudi 28 Mai 2020,  sa 89<sup>èmz </sup>session du Conseil d’Administration. C’était à l’hôtel de l’Amitié de Bamako sous la présidence de Baba Berthé, président du Conseil d’Administration.</strong>

<strong>Il est important de rappeler la </strong>mission et organisation de la C.M.D.T.

La Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (C.M.D.T.) est une société anonyme d’économie mixte créée en 1974. Maillon essentiel de la filière cotonnière du Mali, elle assure les missions ci-après : le conseil agricole auprès des producteurs de coton ; la commercialisation primaire du coton graine ; le transport et l’égrenage du coton graine ; la vente de la fibre de coton à l’exportation et aux industries textiles maliennes ; la vente de la graine de coton aux industries locales de trituration.

Le Capital de la C.M.D.T. Holding est détenu à 99,49% par l’Etat malien et 0,51% par GEOCOTON.

Le capital des quatre Filiales de production de la C.M.D.T. est détenu à 20% par les producteurs à travers la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton (C-SCPC) et 80% par la C.M.D.T. Holding.

La C.M.D.T. est gérée par un Conseil d’Administration composé de 11 membres, dont 08 pour l’Etat du Mali, 02 pour les producteurs de coton et 01 pour GEOCOTON (société française).

Elle est dirigée par un Président Directeur Général, appuyé par 01 Directeur Général Adjoint, 09 Directeurs Centraux et 05 Administrateurs Généraux des Filiales (Sud.sa, Nord Est.sa, Centre.sa, Ouest.sa et l’Office de Classement du Coton basé à Koutiala).

Véritable outil de développement, la société emploie à ce jour 1 729 agents permanents et 3 335 agents saisonniers pendant la campagne d’égrenage et de commercialisation.

<strong>Le conseil a approuvé le procès verbal de la 88ème session du conseil d’administration de la Holding CMDT- SA tenue le 26 décembre 2019 ; approuve le rapport de gestion du président Directeur Général de la CMDT, et a donné mandat au Président de présenter le rapport à l’Assemblée Générale Ordinaire ; le conseil a finalement arrêté les états financiers de l’exercice clos le 31 décembre 2019, qui dégagent les résultats suivants :</strong>

313,060 milliards FCFA du chiffre d’affaire. C’est le chiffre d’affaire de l’an 2019 de la Compagnie Malienne de Développement de Textile, le résultat net s’élève à 2,803 milliards de francs CFA en fin le total du bilan donne 214,037 milliards de francs CFA a indiqué le PDG de la CMDT. Tout en se félicitant du fait que cette mesure vise en <em>«stimuler la production à partir d’un prix de base plus incitatif»</em><em>.</em>

Le coton est la deuxième source de recettes d’exportation du Mali après l’or. La contribution du secteur coton au PIB est estimée à 15% ; Il procure aux producteurs des revenus pour la satisfaction de leurs besoins monétaires et la sécurité alimentaire à travers la production de céréales ; Il soutient les activités des industries textiles et de trituration de la graine, des banques, des transporteurs,     des fournisseurs de pièces détachées, d’intrants et de carburant.

En somme La filière coton, avec l’appui des autorités du pays, joue et jouera un rôle important dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Elle apparaît de plus en plus comme un puissant vecteur de lutte contre la pauvreté et l’insécurité. Son apport à l’économie nationale et à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire sera important, et le sera davantage dans le futur.

Le personnel de la société reste engagé pour la réalisation des objectifs fixés par le Programme de Développement Stratégique qui font échos à la politique gouvernementale en matière de production agricole et de transformation locale.

<strong>Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Contexte général morose :  Les premières pluies de l’espoir s’abattent sur Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/contexte-general-morose-les-premieres-pluies-de-lespoir-sabattent-sur-bamako-2876058.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 May 2020 01:14:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’espoir fait vivre, dit un célèbre dicton. Après d’interminables jours de chaleurs, voilà que le mercredi 27 juin, les premières pluies de la saison hivernale tombent sur Bamako et environs. Il s’agissait là des premières véritables pluies, celles que les Maliens attendaient depuis longtemps. En ce jour, malgré la morosité ambiante, l’on pouvait voir sur les visages de beaucoup la joie et le soulagement. Comme si ce changement de saison qui s’annonce allait balayer tous les soucis du moment qui pèsent sur les frêles épaules du citoyen lambda.</em></strong>

Le Mali croule sous le poids des problèmes : insécurité territoriale et alimentaire, crise sociale et scolaire, conjoncture économique aigue, et la toute dernière à ne point négliger, le Covid-19. Le tout donne une fresque d’une morosité rarement vécue de mémoire de Maliens. Mais, il semblerait que le vent songe à changer de direction. De nombreux citoyens en sont convaincus. N’ayant plus que leur foi pour tenir debout, ils savent qu’après une triste période, aussi longue soit-elle, ne peut être suivie que par une bonne période pleine de bonheurs. «  Après toute difficulté survient certes un soulagement », cela est un commandement divin. Et lorsqu’ils ont constaté que tomba du ciel une pluie abondante causant un climat doux et frais, après de longues semaines de canicules, pour eux, c’est le début du soulagement.

Et quel que soit les défis auxquels sont confrontés l’Etat, tout d’un coup, la tendance est positive. Il semble même que cela soit une tendance mondiale. Car, le confinement qui avait été la disposition mondiale adoptée face au Covid-19, laisse peu à peu la place, au déconfinement, et à un semblant de reprises des activités çà et là. Idem au Mali, le couvre-feu qui avait rythmé les nuits des citoyens n’est plus. C’était comme si, tout d’un coup, la vie reprenait ses droits.

Une vision empreinte de naïveté, vous en diriez. Mais, mieux vaut aller de l’avant avec un poids sur son dos que de rester immobile, dos nu.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Délestage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-delestage-2876061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 May 2020 01:03:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[S’il est vrai que les coupures intempestives du courant ne sont pas propres au régime IBK seulement, il demeure établi que c’est sous lui qu’elles se sont généralisées paralysant l’économie déjà fragilisée par la pandémie du Coronavirus et la corruption. Le Mali est au bord de l’implosion sociale, à cause du délestage. Si certains quartiers ont l’électricité quatre heures par jour d’autres sont entièrement sevrés d’elle toute la journée. Cette situation à la fois chaotique et annihilant plonge dans l’extrême pauvreté la majeure partie de la population qui ne vit que dans l’informel. Comment un régime dont le slogan est le Mali avance pourrait-il s’accommoder d’une telle situation sans trouver les voies et moyens pour la circonscrire ? Les détracteurs d’IBK n’ont-ils pas raison de dire que « BouaDésera » ? Il n’y a aucune lueur d’espoir  et ce qui semble rester au peuple c’est la manifestation pour exprimer son ras-le bol. Marches et meetings s’enchainent de façon ininterrompue dans beaucoup de quartier de Bamako. Le Mali pourra-t-il rester en l’Etat jusqu’à la fin du mandat d’IBK ? De la crise politique latente ne va-t-elle pas se greffer une crise sociale aiguë ?

Si rien n’est fait d’ici quelques jours pour soulager la souffrance du patient peuple malien que l’on ne soit pas  surpris d’une véritable levée de bouclier de la population, surtout celle de Bamako qui est la principale victime de ce délestage. Aujourd’hui on pourrait affirmer sans risque de se tromper que les conditions d’un soulèvement semblent réunies, car en plus de l’insécurité dans 75 % du territoire, il y a la pandémie du Coronavirus et un délestage encore plus grave sinon autant grave que les deux crises. Les solutions manquent –elles au point de ne pas pouvoir juguler la crise énergétique ? Où sont passés nos milliards qui sont débloqués  dans le domaine énergétique ?

Le Président de la République a la réponse à toutes ces interrogations, lui qui doit répondre face à son peuple et à l’histoire. Le Mali sous IBK est un vaste chantier en ruine où se rivalisent d’ardeur corruption, népotisme, clientélisme, réduisant l’écrasante majorité en sa simple expression. Le Mali d’aujourd’hui ne réserve aucune perspective d’avenir à la nouvelle génération, qui souvent désemparée, s’adonne à des pratiques peu orthodoxes.  Il est donc temps avant qu’il soit trop tard, que le gouvernement réagisse pour éviter à notre pays et à son peuple une situation désastreuse, car à ces manifestations sporadiques  que le gouvernement ne soit pas surpris de voir des grandes manifestations avec des nouvelles revendications comme celle relative au départ pur et simple des autorités actuelles pour incompétente.

En somme, il est une impérieuse nécessité, voire une urgence pour les autorités de trouver une issue favorable.

<strong>Youssouf Sissoko                      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sougounikoura :  Les activités économiques touchées de plein fouet par la crise du COVID&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/sougounikoura-les-activites-economiques-touchees-de-plein-fouet-par-la-crise-du-covid-19-2876070.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 May 2020 00:48:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour limiter la propagation du COVID-19 au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta a décrété, en  mars dernier, l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national, impliquant entre autres la suspension des déplacements de personnes entre Bamako et l’intérieur du pays. Quant aux transporteurs de marchandises, ils sont autorisés à continuer leurs activités mais soumis depuis à des mesures drastiques. Ces mesures préventives impactent sérieusement les activités économiques tant dans la capitale malienne qu’à l’intérieur du pays.</strong>

Si Bamako enregistre la quasi-totalité des quelque 2 000 cas confirmés de coronavirus en Mali, les activités économiques, elles, sont touchées de plein fouet par la crise sanitaire dans toutes les grandes villes du pays. C’est le cas à Bamako, singulièrement au marché de Médine « Sougounikoura » où les activités économiques tournent au ralenti. C’est le constat que nous avons fait au marché des briques et des broques.

Entre la crainte de contracter le nouveau coronavirus et continuer de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, Ina a fait son choix. « J<em>e ne suis pas malade et aucun de mes parents ne souffre de cette maladie. Pour nous, c’est comment trouver de quoi nourrir nos familles qui nous préoccupe</em> », déclare la vendeuse de mangues assise au bord du goudron.

Salématou Coulibaly, évoluant dans le commerce de légumes à Sikasso que nous avons joint au téléphone, souligne la perte économique engendrée par la crise sanitaire. « <em>Aujourd’hui, il y a une surabondance des produits que nous vendons sur le marché, parce que pratiquement on ne peut pas se rendre à Bamako pour la vente. Quelques fois, la marchandise pourrit avec nous, c’est pourquoi nous avons arrêté de se rendre dans les villages pour l’approvisionnement</em> », explique la commerçante.

Cependant, le ralentissement des échanges avec la capitale ne fait pas que des mécontents. « L<em>es vendeuses de condiments qui viennent très tôt le matin pour écouler leur marchandise sont obligées de faire un rabais sur les prix de leurs produits, et cela nous arrange. Car on achète les condiments moins cher qu’auparavant</em> », se réjouit Aicha Camara, ménagère, vivante près du marché.

Amadou Diallo, vendeur de pièces de rechange, se plaint lui du retard accusé dans la réception de sa marchandise. « <em>Depuis près d’une semaine, j’attends l’arrivée de ma marchandise. Certains de mes clients qui avaient déposé leur argent pour les chambres à air sont revenus le récupérer. Je suis actuellement en manque de plusieurs pièces de rechange</em> », souligne-t-il, reconnaissant que cela affecte sérieusement son économie.

Près du parking moto, Alpha Oumar Sow se dit inquiet du fait qu’il sera bientôt en rupture de stock dans son magasin de riz. « <em>Mon magasin est presque vide</em> », indique le commerçant qui regrette la hausse rapide du prix du riz ». explique-t-il.

Le secteur du commerce n’est pas le seul impacté par la pandémie du COVID-19 à Bamako. Aboubacar Cissé, soudeur au quartier Darsalam, se plaint également de la conjoncture actuelle. « <em>Les activités sont actuellement au ralenti dans mon atelier. Mes clients qui me font la commande sont à 80% à l’intérieur du pays. Mais il n’y a pas de route. Vraiment, les choses sont devenues encore plus dures</em> », estime-t-il.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président du Conseil National du Patronat fait l’objet d’attaques ciblées : Mamadou Sinsi Coulibaly est&#45;il victime de sa conviction de lutter contre la corruption ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/le-president-du-conseil-national-du-patronat-fait-lobjet-dattaques-ciblees-mamadou-sinsi-coulibaly-est-il-victime-de-sa-conviction-de-lutter-contre-la-corruption-2876064.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 May 2020 00:41:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis qu’il a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille afin de sortir l’économie malienne des griffes des nouveaux prédateurs, le richissime homme d’affaires malien est la cible d’attaques en règles pour salir son image. Mamadou Sinsi Coulibaly, puisque c’est de lui qu’il s’agit, qui aurait dû être considéré comme le AlikoDangoté du Mali  tant par la place qu’il occupe dans la promotion de l’investissement privé que dans celle des jeunes en termes d’emplois, mérite plus de protection de la part de l’Etat contre ces prédateurs saisonniers qui ne sont mus que par leurs intérêts sordides. Les détracteurs de Mamadou Sinsi Coulibaly alias Madou Coulou ne sont que ces nouveaux opérateurs économiques qui sont dans ce domaine par effraction et dont leurs seules sources de marché restent l’Etat et ses démembrements. Que reproche-t-on réellement à Madou Coulou pour mériter une telle levée de boucliers contre lui ? L’Etat n’a-t-il pas le devoir de le protéger pour avoir été le deuxième plus gros employeur ? Son noble combat contre la corruption ne doit-il pas être poursuivi afin d’extirper les mauvaises graines et permettre l’épanouissement de notre économie ?</em></strong>

Le marché que la société dont il est l’un des actionnaires majoritaires, à savoir ImprimColor, a eu est celui relatif aux supports électoraux pour les législatives de 2020 qui viennent de s’achever. Pour rappel, depuis plus de vingt ans, le marché gré à gré est une pratique courante dans les processus électoraux au Mali. Selon nos informations,  le marché de gré à gré qu’ImprimColor a eu n’était ni frauduleux encore moins népotique, cette imprimerie, l’une des plus performantes de la sous-région, a,  au contraire  chaque fois volé au secours des différents gouvernements de 1997 à nos jours, en exécutant dans des délais relativement courts les contrats en matière des supports électoraux, comme entre autres les bulletins de vote, les spécimens des candidats, des listes d’émargements et même des urnes. Pour quelles raisons les détracteurs de Madou Coulou lui jettent à la figure des accusations pour les moins fallacieuses de non-respect de procédure de passation de marché gré à gré dans la confection des supports électoraux étant entendu que la structure incriminée à un responsable ?

La réponse à cette question est à rechercher plutôt dans le noble combat contre la corruption dans lequel il s’est engagé. Tous les observateurs avisés de la scène politique malienne savaient que Madou Coulou allait être confronté à la mafia prédatrice tant au niveau de la justice qu’à celui du monde des opérateurs économiques véreux.

Le Président du Patronat, selon nos investigations, serait également  la cible de certains hauts gradés de l’armée qui ont troqué leurs tenues contre le business en se lançant dans le trafic de tous genres en violation de leur serment et de  toutes les législations au Mali. La plus part de ces hauts gradés sont des généraux. Comme si ces accusations infondées  ne suffisaient pas, ses détracteurs vont jusqu’à faire un lien entre l’octroi de ce marché à la société dont il n’est qu’un actionnaire comme tant d’autres actionnaires et son supposé  rapprochement avec le PM Boubou Cissé. Faudrait-il répéter à satiété qu’ImprimColor avait tout le temps exécuté ce marché depuis 1997 et le mode opératoire d’octroi du marché par le gouvernement  n’a jamais varié.  Ne dit-on pas qu’il ne faudrait jamais monter sur l’arbre de la transparence avec le pantalon troué ?

Mamadou Sinsi Coulibaly en s’engageant dans la lutte contre la corruption savait qu’il  était  en règle avec le fisc,  sinon il n’allait non seulement  jamais s’aventurer sur le terrain de la lutte contre la corruption, mais aussi et surtout, il n’allait pas s’attaquer au baobab de la justice qui est  le Président de la Cour Suprême. C’est pourquoi des maliennes et des maliens épris de justice ont décidé de le soutenir dans ce combat contre la corruption et la délinquance financière. Qu’il soit sûr d’une chose, tant qu’il ne dévie pas de son droit chemin il pourrait compter sur de nombreux maliens.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Reconduction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-reconduction-2875435.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il est de tradition républicaine dans toutes les démocraties modernes, qu’après chaque élection législative, que l’on procède à un remaniement ministériel en tenant compte de la nouvelle configuration de l’hémicycle. Ainsi, conformément à ce principe  démocratique, il est attendu dans les jours voire heures à venir la démission du Premier ministre Boubou Cissé et de toute son équipe. Il reviendra ensuite au Président de la République, en vertu des pouvoirs que la Constitution lui confère et en se référantaux forces en présence à l’Assemblée Nationale, de nommer  un Premier ministre. L’idéal aurait voulu qu’il soit issu du parti qui a la majorité absolue, mais pour le cas de notre Assemblée Nationale, aucune force politique n’a à elle seule obtenu cette majorité nécessaire pour fournir le Premier ministre. Alors, il revient au Président de la République après consultation de sa majorité plurielle de désigner le PM. En ce moment, le Président de la République pourrait avoir les mains libres de choisir un chef de gouvernement.

Le sortant, à savoir Boubou Cissé, a toutes les chances d’être reconduit à ses fonctions, pas parce qu’il a un bon bilan, mais pour qu’il puisse apprendre de ses erreurs et se racheter. Sinon, à en juger par son bilan à la tête du gouvernement issu de l’Accord Politique de Gouvernance, APG, on en conclurait qu’il faut une nouvelle tête pour réparer les dégâts causés par son équipe à la fois pléthorique et incompétente dans sa très grande majorité. Excepté quelques ministres, tous les autres ont brillé par leur carence à satisfaire la forte demande du peuple dans tous les domaines. Ce peuple, meurtri, affamé, et en insécurité totale, a besoin d’un nouveau souffle pour rebondir. En reconduisant Boubou Cissé, serait-il à mesure d’assécher les larmes, qui coulent déjà à flot, des populations du nord, du centre et même du sud ?La réponse est que le Président de la République pourrait lui donner une seconde chance en réduisant ses pouvoirs, autrement dit en lui retirant le portefeuille de l’Economie et des Finances.

Boubou Cissé pourrait bien être reconduit pour éviter au régime IBK de choisir un Premier ministre tous les douze mois. Sans parti politique donc n’ayant pas d’ambitions présidentielles, il pourrait être reconduit pour éviter le scenario de son prédécesseur Soumeylou Boubèye Maiga, qui une fois à la Primature s’est positionné pour Koulouba en 2023, la suite est connue, débauchage, trafic d’influence, chantage, promotion de ses amis, affaiblissement de ses adversaires et le tout dans un relent de mépris et d’arrogance. Boubou Cissé a les faveurs des pronostics pour pouvoir mener à bien  les réformes déjà entamées, surtout avec sa position de neutralité. Le Président de la République pourrait enfin lui renouveler sa confiance pour continuer à plaider la cause du Mali auprès des bailleurs de fonds en sa qualité de technocrate invétéré.

En somme, en plus du Premier Ministre Boubou Cissé, ils sont un nombre restreint des ministres qui doivent être reconduits, toute la grande majorité doit être remerciée pour insuffisance des résultats

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La France adopte le projet de loi mettant fin a la monnaie coloniale :  Le Franc CFA est mort, vive l’Eco ?!</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/la-france-adopte-le-projet-de-loi-mettant-fin-a-la-monnaie-coloniale-le-franc-cfa-est-mort-vive-leco-2875441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 01:14:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Considéré comme l’un des derniers vestiges de l’occupation coloniale, le Franc CFA continue tranquillement sa mue pour devenir à terme, Eco. Le mercredi 20 mai 2020, est une date importante à cet effet, puisque c’est ce jour que le gouvernement français, dans son Conseil de ministres, a entériné un projet de loi dans ce sens. Certes, il s’agit là d’un grand pas, mais les partisans purs et durs d’une rupture totale crient au bricolage.</em></strong>

Et pour cause, l’arrimage de la nouvelle monnaie, comme le Franc CFA, à l’euro, ne passe pas. Les tenants de la ligne dure veulent une indépendance totale et une souveraineté monétaire acquise. Pour rappel, cette décision du gouvernement français fait suite à l’accord signé à Abidjan entre le président Macron et les gouvernements des Etats de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), le 21 décembre 2019.

La nouveauté, c’est que les représentants de la France au sein de la BCEAO et des autres instances monétaires ouest-africaine plieront bagages. De plus, les Etats concernés n’auront plus à déposer la moitié des réserves de change de la BCEAO à Paris. La garantie monétaire qu’offre la France serait une assurance dans le milieu des affaires.

Néanmoins, c’est uniquement à la mise en circulation de la nouvelle monnaie que la grand public pourra se faire une idée que la question. Une mise en circulation pour le moment sans date.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Résilience des populations vulnérables dans le contexte de COVID&#45;19 : L&amp;apos;Allemagne fait don de 7 milliards 200 à travers le ministère de l’Agriculture et le PAM</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/resilience-des-populations-vulnerables-dans-le-contexte-de-covid-19-lallemagne-fait-don-de-7-milliards-200-a-travers-le-ministere-de-lagriculture-et-le-pam-2875447.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 May 2020 00:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette contribution fait partie d’un soutien pluriannuel de l’Allemagne dans tout le Sahel et permettra au PAM d’assister 144 000 personnes, 43 500 enfants, femmes enceintes et mères allaitantes bénéficieront d’un soutien nutritionnel et 86 000 personnes recevront des transferts en espèces pour la création d’actifs. Enfin, il permettra de nourrir 15 100 écoliers.</strong>

L’irruption de la pandémie du COVID-19 pourrait aggraver une crise alimentaire et nutritionnelle majeure préexistante au Mali et dans le Sahel en général. Des dizaines de millions de personnes sont menacées et la stabilité régionale pourrait être.

Le Mali fait face à une superposition de plusieurs menaces affectant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables. La campagne agropastorale 2019-20 a été globalement bonne avec une production céréalière en hausse de 12 % comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Cependant, les marchés de produits agricoles connaissent déjà une tendance haussière des prix qui pourrait s’accélérer avec les mesures de lutte contre le COVID-19.

L’environnement économique se dégrade sous l’effet de facteurs multiples. De même, la chute du prix du coton et le risque de son effondrement avec la crise sanitaire pourraient impacter dangereusement l’économie maliennes et fragiliser les revenus et les moyens d’existence des ménages. Les mesures prises pour limiter la propagation du COVID-19 (limitation de la mobilité) viennent aggraver cette situation économique déjà tendue. L’insécurité civile persiste dans le centre et le nord, voire dans tout le pays. Elle provoque d’importants flux de populations déplacées, la fermeture de nombreuses écoles et de centres de santé. Elle perturbe également le bon fonctionnement des marchés et entrave l’accès aux terres de culture et de pâturage. L’arbitrage budgétaire entre urgences sécuritaires, sanitaires et alimentaires est de plus en plus difficile, voire impossible.

Pendant que le gouvernement affine sa stratégie et mobilise des moyens pour contrer la pandémie du COVID-19, plusieurs milliers de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire et nutritionnelle immédiate. Si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement, les effets cumulés des crises sécuritaire et sanitaire pourraient faire basculer la quasi-totalité de la population dans une situation de crise alimentaire d’ici la soudure. C’est notamment le cas des régions du centre et du nord. La situation pourrait se dégrader rapidement avec les fermetures des écoles et des centres de santé du fait des crises sécuritaire et sanitaire.

Il est urgent d’agir immédiatement en s’appuyant sur des approches innovantes, anticipatives, flexibles et coordonnées.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un gouvernement de large ouverture sans l’URD :  La libération de Soumaila Cissé devrait être la seule préoccupation de son parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/un-gouvernement-de-large-ouverture-sans-lurd-la-liberation-de-soumaila-cisse-devrait-etre-la-seule-preoccupation-de-son-parti-2874795.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 May 2020 07:36:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bientôt deux mois que l’on est sans nouvelle du  chef de file de l’Opposition malienne, SoumailaCissé. Enlevé dans le cercle de Niafunké par les hommes armés, le 25 mars 2020 en pleine campagne pour les législatives, la libération de l’honorable Soumaila Cissé devrait être la priorité des priorités au plus haut sommet de l’Etat. Quant à sa propre formation politique qui est l’URD, elle est fortement interpellée face à la léthargie du gouvernement afin d’user de tous les moyens légaux pour obtenir sa remise en liberté sans condition et dans un bref délai. L’URD va-t-elle enfin suspendre sa participation au reste des travaux de mis en place du bureau de l’Assemblée Nationale en guise de protestation contre la situation de Soumaila Cissé ? Va-t-elle conditionner son entrée au gouvernement d’union nationale ou de large ouverture à la libération de Soumaila Cissé ?</em></strong>

Tout porte à croire qu’après la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale, le premier ministre remettra sa démission  au  Président de la République, qui pourrait le reconduire afin de constituer un nouveau gouvernement. Au regard des multiples crises qui secouent le Mali et pour mener à bien les réformes en cours, IBK demandera au Pm de constituer un gouvernement de large ouverture avec toutes les forces politiques, en général et celles présentes  à l’Assemblée en particulier.  L’URD ne devrait pas participer à ce gouvernement en signe de protestation contre la détention arbitraire de SoumailaCissé. Les cadres, militants et sympathisants du parti de la poignée des mains, doivent à l’unisson conjuguer les efforts pour la libération de SoumailaCissé.  Ils doivent interpeller le gouvernement, lui qui avait donné toutes les assurances que la campagne, suivie des élections pourrait avoir lieu dans des conditions sécuritaire améliorées. Donc, pour avoir pris pour de l’argent comptant les allégations du gouvernement, SoumailaCissé s’était lancé dans la campagne pour les législatives. Kidnappé par des hommes en armes circulant en motos, il tend vers les deux mois sans qu’aucun groupuscule armé n’est ni revendiqué encore moins demander des rançons d’où la légitime inquiétude sur son sort.

Tous les patriotes, de quelque bord politique qu’ils soient, et qui ont le souci de la préservation de la bonne image du Mali, doivent se mobiliser afin d’obtenir la libération de l’Honorable SoumailaCissé, chef de file de l’Opposition. La République doit-elle rester muette quand sa deuxième personnalité est entre des mains ennemies ? La classe politique ne devrait-elle pas se mobiliser, au-delà des clivages partisans, pour réclamer SoumailaCissé. L’URD qui est sa formation politique doit être en première ligne du combat pour la libération de SoumailaCissé.

En somme, le slogan de l’URD devrait être : «   sans libération de SoumailaCissé, le parti de la poignée de mains boycotterait toutes les activités politiques au Mali ».

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les députés de l’opposition  ont voté pour le candidat de la majorité : Incohérence ou suite logique des alliances aux législatives ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-deputes-de-lopposition-ont-vote-pour-le-candidat-de-la-majorite-incoherence-ou-suite-logique-des-alliances-aux-legislatives-2874793.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 May 2020 07:33:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nombreux sont les observateurs de la scène politique malienne à s’indigner après avoir constaté que  les députés de l’Opposition et particulièrement ceux de l’URD ont voté pour le candidat de la Majorité au lieu de s’exprimer négativement ou de façon neutre. Cette attitude peu orthodoxe des élus de l’Opposition n’a pas manqué de susciter inquiétudes et légitimes interrogations sur l’avenir de notre démocratie. Si pour certains, ils auraient pris de l’argent pour voter, d’autres qualifient simplement leur acte de trahison. Ne fait-on pas un mauvais procès aux députés de l’Opposition ? N’ont-ils pas suivi la logique qui a prévalu lors des législatives ? Doivent-ils être sanctionnés par leurs partis respectifs pour indiscipline notoire voir trahison ?  </em></strong>

La démocratie malienne va, ces derniers temps, dans tous les sens. Malmenée par des nouveaux acteurs qui ne jurent que par l’argent et le business, notre démocratie chèrement acquise risque de s’effondrer au détriment du vaillant peuple et en toute violation de la mémoire des martyrs.  En effet, c’est contre toute attente et aux antipodes des principes qui régissent le bon fonctionnement de la démocratie, que les listes ont été constituées pour les législatives. Mais ce qui est a  le plus irrité  l’opinion, c’est l’alliance entre les deux principales forces politiques de la Majorité et de l’Opposition, à savoir le RPM et l’URD. Cette alliance à coup sûr  a défrayé la chronique. Si certains avaient vu en elle un complot contre le peuple, d’autres disent  être normale, car au lieu de s’attaquer au tyran, il vaudrait mieux s’en prendre à la tyrannie, autrement dit  tant que les textes restent en l’état où ils sont, il n’est pas à exclure qu’il y ait ce genre d’alliance où chaque parti se bat pour sauver sa face.  C’est pourquoi beaucoup appellent à des réformes en profondeur pour que notre démocratie puisse retrouver toutes ses lettres de noblesse.

Après les législatives, chaque député devrait suivre un des trois  chemins qui s’offrent à lui, à savoir la Majorité, l’Opposition et les non-alignés. A la grande surprise, comme tétanisés, les députés de l’opposition  sont restés statiques ne sachant pas à quel saint se vouer. Malgré l’appel à la retenue et à l’abstention de la direction de l’URD, les députés du parti  du chef de file de l’Opposition ont  accordé leurs suffrages au candidat de la Majorité pour le perchoir, à savoir Moussa Timbiné. Ont-ils suivi la logique des législatives en votant par sentiment et par gratitude, surtout sachant bien que  l’Opposition n’avait pas de candidat ? Ou bien ils ont voté contre espèces sonnantes et trébuchantes ?

Si tant est qu’ils ont voté par reconnaissance et par gratitude au candidat de la majorité à cause  des députés qui se trouvent être leurs colistiers et certainement  avec lesquels ils ont battu campagne, nous ne pouvons qu’applaudir, mais si c’est contre espèces sonnantes et trébuchantes, ils sont blâmables, car tout député qui prend de l’argent pour voter pourrait trahir à la première occasion, son parti. Donc les partis politiques ont le devoir d’interpeller leurs élus pour une demande d’explication.

En définitive, les députés de l’URD, en absence du Président de leur parti, ont la lourde responsabilité de tenir la dragée haute derrière leur leader en captivité depuis près de deux mois. Ils doivent adopter un comportement responsable afin de préserver la bonne image que leur leader, SoumailaCissé a toujours su incarner.

<strong>Youssouf Sissoko           </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le RPM va&#45;t&#45;il être comme le PDS d’Abdoulaye Wade ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-rpm-va-t-il-etre-comme-le-pds-dabdoulaye-wade-2874792.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2020 07:29:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’élection de Moussa Timbiné au perchoir de l’Assemblée Nationale ne pourrait procéder que d’une arrière-pensée politique tendant à écarter tous les caciques du RPM afin de laisser le boulevard ouvert à Karim Keita, le fils du Président de la République pour être candidat en 2023.

Sinon, comment comprendre que celui qui occupe la dernière place du Bureau Politique National, BPN, par ordre de préséance, puisse se hisser à la première marche de l’institution la plus politique qu’est l’Assemblée Nationale ? Pour rappel, l’honorable Timbiné est le Président de la Jeunesse RPM. Ainsi, dans la structuration des partis politiques,  les premiers responsables des mouvements affiliés que sont la jeunesse et les femmes bouclent généralement la composition du Bureau. Donc, Moussa Timbiné était opposé à trois candidats qui étaient hiérarchiquement supérieurs à lui, à savoir BaberGano, Mamadou Diarassouba et Issiaka Sidibé. Le deuxième constat qui se dégage après le choix de l’honorable Timbiné  est le choix porté sur Moussa Timbiné  par le Président fondateur du RPM, alors même que le parti a jeté son dévolu sur Diarassouba. L’on se souvient, comme si c’était hier, des propos tenus par IBK, relatifs au choix d’Issiaka Sidibé en 2013. Pour lui, malgré qu’il ait son candidat, il se plie au choix d’Issiaka Sidibé,  par le parti, pour être le Président de l’Assemblée Nationale. Pour le Président fondateur du RPM, bien que son candidat fût AbdramaneNiang, il accepta de céder au choix du parti. Pourquoi IBK s’est dédit en s’opposant cette fois-ci à la décision du parti ?

Les masques semblent tomber, la  réalité est, que ça soit en 2013 ou en 2020,  IBK a toujours cédé aux désidératas de Karim Keita. Le choix de Moussa Timbiné est celui de Karim Keita qui voudrait gérer l’Assemblée Nationale par procuration et se pré-positionner pour les élections présidentielles de 2023. Quant aux caciques du RPM que sont BocariTréta, Mamadou Diarassouba, BaberGano et tous les autres qui ne sont pas prêts à suivre les jeunes dans leur aventure, c’est le début de leur pénible traversée du désert.

IBK fera sans nul doute comme Abdoulaye Wade du Sénégal en neutralisant toutes velléités oppositionnelles à son machiavélique projet de porter au trône son fils adulé.

La prochaine étape sera le congrès ordinaire du RPM  qui pointe à l’horizon. Le duo infernal constitué de  Karim Keita et de Moussa Timbiné s’imposera et imposera ses hommes à des postes stratégiques du Bureau. Ils seront aidés dans cette aventure par le Président de la République, IBK qui, voue un soutien sans faille à ce tandem. BocariTréta, Mamadou Diarassouba et tous les autres caciques sont plus que jamais dans l’œil du cyclone. Vont-ils continuer à raser le mur ou décideront-ils de prendre leur destin politique en mains en  quittant le RPM pour créer un autre parti politique comme les MackySall et les Idrissa Seck ont  quitté le PDS pour se frayer des chemins au   Sénégal ?

En somme, les hommes politiques, en Afrique en général, et au Mali en particulier, tiennent rarement compte de l’avis de l’opinion dans leur prise de positions et de décisions d’où la surprise désagréable. Le peuple est le seul détenteur de la souveraineté et est le seul à avoir le dernier mot. « <strong><em>Donc laisser mouton courir, Tabaski viendra</em></strong> ».

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Covid&#45;19, des chiffres qui donnent le tournis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-covid-19-des-chiffres-qui-donnent-le-tournis-2874789.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 May 2020 07:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Peut-on déjà raisonnablement parler de bilan de la pandémie de coronavirus dans le monde ? L’exercice semble prématuré pour, entre autres, deux raisons principales : la courbe de la maladie s’aplatit certes progressivement mais n’est pas encore enrayée, et le mode de calcul des victimes diffère d’un pays à l’autre quoique l’OMS a fait des préconisations dans ce sens. Pour le moment, malgré la volatilité des chiffres, les bilans communiqués quotidiennement par différentes sources semblent crédibles.

&nbsp;

Ainsi, à la date du vendredi 15 mai 2020, 188 pays sont touchés par la pandémie et 4,3 millions de personnes ont été affectées. Si 1,62 million de personnes ont complètement guéri, on enregistre malheureusement plus de 300.000 décès dus au nouveau coronavirus. L'Europe, avec 1,62 million de cas et 152.233 décès, paie le plus lourd tribut à la maladie<strong>.</strong>

&nbsp;

Dans le détail de ce décompte macabre, les États-Unis tiennent le haut du pavé avec 84.136 décès pour 1.390.764 cas et 243.430 personnes déclarées guéries. Suivent, dans l’ordre, le Royaume-Uni avec 33.186 morts pour 229.705 cas, l'Italie avec 31.106 morts (222.104 cas), l'Espagne<strong> </strong>avec 27.321 morts (229.540 cas) et la France avec 27.074 morts (178.060 cas).

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l'épidémie a débuté fin décembre, a officiellement dénombré au total 82.929 cas dont 4.633 décès et 78.195 guérisons.

Au plan régional, l'Europe totalisait jeudi à 13h 161.406 décès pour 1.815.627 cas, les Etats-Unis et le Canada 89.545 décès (1.463.042 cas), l'Amérique latine et les Caraïbes 24.355 décès (426.321 cas), l'Asie 11.449 décès (327.360 cas), le Moyen-Orient 7.888 décès (248.664 cas), l'Afrique 2.490 décès (72.746 cas), et l'Océanie 126 décès (8.330 cas).

Certes, il est peut-être trop tôt d’applaudir les performances africaines face à la maladie. Mais il est indéniable que, en gros, le continent fait mieux que se défendre. Les oiseaux de mauvais augure qui avaient prédit une catastrophe sanitaire pour le continent en sont pour leurs frais. Et il faut espérer que le coup de semonce de la pandémie sonne durablement le tocsin sur le continent.

Malgré le déconfinement amorcé presque partout fin avril-début mai, la pandémie reste encore et toujours une grave source de préoccupation pour les autorités politiques et sanitaires mondiales.  D’où le débat récurrent sur l'imminence d'une deuxième vague de l'épidémie de coronavirus. Si la population parait plus sensibilisée aux risques, et que l'impact du réchauffement des températures reste inconnu, les chercheurs restent prudents quant à l’éventualité d’un rebond. Toute la communauté scientifique mondiale garde un œil grand ouvert sur l'Allemagne et la Corée du Sud qui ont été amenées à rétablir des restrictions après de nouveaux cas de contamination. Mais en gros, même si les spécialistes restent prudents, ils n’envisagent pas cette redoutée seconde vague.  Pour une des rares fois, ils sont en phase avec les politiques qui gardent le pied sur la pédale de frein, rappelant régulièrement aux populations que l’effectivité du déconfinement sera fonction des indicateurs de base sur lesquels ils travaillent depuis le début de la crise.

Quant à ces dernières qui n’ont aucune envie de retourner entre quatre murs, elles mettent un point d’honneur à respecter les mesures barrières dont la fameuse distanciation sociale.  Selon Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’Hôpital Tenon à Paris, tous les outils sont en place pour éviter la deuxième vague. S’exprimant sur Europe 1, cet infectiologue déclarait notamment : « On est toujours très prudents, mais là, on est dans une situation très différente, avec une population qui a été sensibilisée. Les gens vont globalement appliquer ces mesures, et cela aura un impact sur la diffusion du virus. À condition, toutefois, que ce civisme sanitaire soit respecté dans le temps.

Pour d’autres infectiologues, la saisonnalité du virus reste encore à prouver. En outre, ils soutiennent qu'avec des températures plus élevées et des lieux de vie plus ouverts sur l’extérieur, le Covid-19 devrait avoir plus de mal à se propager.

Selon Jean Sibilia, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, la deuxième vague ne devrait en tout cas pas être pour tout de suite. « Il y a des scénarios optimistes, d'autres qui le sont moins, avec un scénario dominant qui est celui d'une deuxième vague qui apparaîtrait à l'automne, avec l'espoir qu'elle puisse bénéficier des progrès de la science ». Un tel argumentaire se fonde sur l’espoir qu’un répit de plusieurs mois devrait permettre aux scientifiques de mettre en place des traitements et peut-être même un vaccin.

Dans l’attente d’un hypothétique vaccin, le port du masque est fortement recommandé voire exigé des populations. Dans beaucoup de pays européens, pas question d’emprunter les transports en commun sans cet accessoire qui, en seulement deux mois, s’est invité dans notre quotidien. Quid de la distanciation sociale ? Dans les premiers jours du déconfinement, beaucoup de pays ont signalé un relâchement du à une forme d’euphorie et de soulagement de pouvoir enfin sortir au grand air. Mais très rapidement, le bon sens et la répression aidant, la raison a repris le dessus.

Avec ou sans seconde vague, le monde entier y compris les régions où existent de grosses fractures numériques, s’est converti au télétravail. La crise a permis de vulgariser le concept, d’améliorer les outils et la pratique et de consentir un gros effort d’investissement. Il n’est pas exclu que dans certains secteurs d’activités, le télétravail devienne la règle avec des aménagements à effectuer pour maximiser les rendements.

Parions que le plus dur est passé et quoiqu’il advienne, la communauté internationale saura tirer les leçons de la présente crise sanitaire pour ne plus jamais se laisser surprendre par un autre virus.

<strong>Serge De Meridio</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le nouveau président de l’assemblée nationale  reçu en audience par IBK :  L’entrée en matière semble ratée pour Moussa Timbiné</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-nouveau-president-de-lassemblee-nationale-recu-en-audience-par-ibk-lentree-en-matiere-semble-ratee-pour-moussa-timbine-2874177.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 May 2020 09:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le tout  Nouveau Président de l’Assemblée Nationale a été reçu par le Président de la République au Palais de Koulouba le mardi 12 mai 2020  soit tout  juste 24 heures après sa consécration. Cette audience, au lieu de démentir le préjugé que certains ont, à savoir qu’il ne fera pas mieux que son prédécesseur, l’honorable Moussa Timbiné a, au contraire donné raison à ses détracteurs sur son incapacité à faire de l’Assemblée Nationale le haut lieu du débat démocratique et du contrôle citoyen de l’action gouvernementale. Il dit être venu prendre conseil auprès d’IBK et de discuter avec lui sur les grandes questions de la Nation comme l’école, la corruption et la sécurité. Ne sait-il pas  déjà qu’il a la même légitimité que le Président de la République et qu’il est  désormais chargé de veiller sur lui ? Saura-t-il défendre les intérêts du peuple à qui il doit sa légitimité ? </em></strong>

Le Président de l’Assemblée Nationale  est incontestablement la deuxième personnalité de la République par la place qu’il occupe et est le dauphin constitutionnel du Président de la République  en cas de vacances du pouvoir. Alors fort de cette honorabilité et au nom de la séparation des pouvoirs en République démocratique, le Président de l’Assemblée se doit d’être une personnalité forte et consciente du rôle qui est le sien dans l’architecture institutionnelle. Notre jeune et nouveau Président de l’AN ne semble pas comprendre cette dimension du poste qu’il occupe d’où les propos qu’il a tenus au sortir de son audience à Koulouba.

Honorable Moussa Timbiné votre rôle n’est pas de faire allégeance au Président de la République, mais de le surveiller, de contrôler l’action du gouvernement afin qu’il réponde aux aspirations  légitimes du peuple. Vous devriez être la voix des sans voix et défendre bec et ongle les intérêts du Mali et des maliens. Qu’IBK soit celui qui vous a permis d’avoir ce poste, votre gratitude  vis à vis de lui s’arrêtera le jour de votre élection au perchoir. Vous êtes le député du peuple et vous devrez défendre en tout lieu et en  toutes circonstances  les droits de vos mandants et cela passe  par être même ingrat envers ceux qui vous ont porté sur la première marche de l’Assemblée Nationale.

Si Issiaka Sidibé a été un piètre Président de l’Assemblée Nationale c’est parce qu’il n’a jamais su faire la différence entre jouer son rôle de neutralité, d’équidistance vis-à-vis des forces politiques présentes à l’hémicycle  et sa partisannerie aveugle d’un camp pour la défense des intérêts  duquel il était prêt à insulter ses collègues députés. Issiaka Sidibé passe aujourd‘hui pour être le plus médiocre Président de l’Assemblée Nationale du Mali indépendant.

Quant à Moussa Timbiné, loin d’avoir la faveur des pronostics quant aux comportements exemplaires avant ce poste, a aujourd’hui un véritable challenge à relever, celui de l’exemplarité, de la neutralité, de la compétence et de l’humilité à toute épreuve, pour que la nouvelle génération, en laquelle il se reconnait, puisse être fière de lui. Surtout qu’il est le premier Malien, c’est-à-dire qui est né après l’indépendance du Mali, à être Président de l’Assemblée Nationale, cela est une chance, mais en même temps une lourde responsabilité. Sa réussite sera celle de toute une génération et son échec jettera l’opprobre sur tous les jeunes et donnera raison à ses détracteurs qui doutent et de sa capacité intellectuelle et de son aura pour diriger cette importante institution qu’est l’Assemblée Nationale.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Clément Dembélé et Nouhoum Sarr ont été interpelés :  Sommations extra&#45;judiciaires au Mali,un autre challenge pour le SAM et le SYLIMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/clement-dembele-et-nouhoum-sarr-ont-ete-interpeles-sommations-extra-judiciaires-au-maliun-autre-challenge-pour-le-sam-et-le-sylima-2874188.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 May 2020 01:10:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est-il devenu un pays de non droit où on peut interpeller  en dehors des instances habilitées à cet effet ? Après le Professeur Clément Dembélé, Président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage des jeunes, ce fut le tour de Nouhoum Sarr, Président du Front Africain pour la Démocratie d’être interpellé par la Brigade d’investigations judiciaires, BIJ. Si le second a retrouvé sa liberté, le premier demeure introuvable. Ce genre d’arrestations ternissent non seulement l’image du pays en termes de respect  des Droits de l’Homme, mais aussi  et surtout doivent interpeller les professionnels du Droit. Le Syndicat Autonome de la Magistrature, SAM et le Syndicat libre de la Magistrature, SYLIMA, sont interpellés pour que cessent des telles pratiques, surtout au moment où la justice sous le leadership éclairé  de Malick Coulibaly  donne de la lumière au peuple désemparé et désabusé. Les deux syndicats monteront-ils au créneau pour s’ériger en véritables remparts contre ces pratiques d’une autre époque ?</em></strong>

C’est au moment où la justice malienne se bat pour redorer son blason et se réconcilier véritablement avec son peuple, que se passent des actes, à la fois éhontés et archaïques en ce vingt unième siècle où la technologie  à rapprocher toutes  les zones du monde et où le monde est devenu un petit village planétaire. L’interpellation de Clément Mamadou Dembélé et celle de Nouhoum Sarr sont perpétrées à un moment crucial de l’évolution de notre justice, celle qui pendant longtemps n’a servi que du faire valoir et qui, aujourd’hui avec un ministre de la justice déterminé et engagé, a décidé de rompre avec le passé noir pour devenir une justice au service exclusif du peuple au nom duquel elle est rendue.

Les deux syndicats de la magistrature, à savoir le SAM et le SYLMA sont fortement interpellés pour sévir contre les auteurs de ces actes erronés qui ternissent l’image de notre justice. Le Syndicat Autonome de la Magistrature et le Syndicat Libre de la Magistrature au-delà de leurs revendications corporatistes ont aussi le devoir de préserver l’image des magistrats. Ils sont réclamés pour  sanctionner les contrevenants aux droits et pour que cessent ce genre de pratiques qu’on ne verra nulle part dans les pays dits démocratiques et d’Etats de Droits. Le Mali ayant ratifié toutes les conventions relatives aux droits de l’homme, se doit de respecter ses engagements. Donc que les syndicats réclament la judiciarisation des dossiers des détenus illégaux afin qu’ils soient présentés devant des juges qui vont statuer sur leurs cas conformément à la législation en vigueur. Que les deux syndicats réclament Clément Dembélé et qu’ils menacent d’observer un arrêt de travail s’il n’est pas remis à la justice.

En définitive, la justice est  la colonne vertébrale d’un pays, donc sans elle il n y a pas de vie, sans la justice il n y’a pas de développement. C’est pourquoi dans un pays,comme le Mali, qui vacille, la justice semble être le seul remède pour qu’il ne s’effondre pas définitivement. Nous devons tous soutenir la justice sous le leadership du Ministre Malick Coulibaly pour que notre pays puisse retrouver sa belle image d’antan. Seule une bonne justice est gage de paix, de prospérité et de sécurité

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Perchoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-perchoir-2874174.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 May 2020 01:05:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Enfin, le neuvième Président de l’Assemblée Nationale du Mali indépendant a été élu le lundi 11 mai 2020 au CICB. L’honorable Moussa Timbiné, député élu en commune cinq du District de Bamako, est  désormais l'occupant du prestigieux fauteuil de l’hémicycle. Son élection à 134 voix pour sur les 147 députés que compte l’Assemblée Nationale, bien que large ne finit pas de susciter beaucoup d’émois, de surprises et de légitimes questionnements au sein de l’opinion nationale. Comment celui qui a été repêché par la Cour Constitutionnelle pourrait se retrouver à la plus haute marche de l’Assemblée Nationale ? Est-il le plus méritant au sein de son parti le RPM ? IBK en prenant fait et cause pour Timbiné n’a-t-il pas cédé comme en 2013 aux caprices de son fils adulé qui est Karim Keita ?L’élection de Timbiné ne va-t-elle pas sonner le glas de l’unité et de la cohésion au sein du parti des tisserands ?Faut-il s’attendre à des démissions dans les jours, voire mois à venir ? Que prépare-t-on au sommet de l’Etat ?

Comme un coup préparé au sommet de l’Etat, sinon qui pouvait s’attendre à un tel exploit, battu dans sa commune par l’Alliance ADEMA-URD-ADP, Moussa Timbiné a retrouvé le sourire après la proclamation définitive des résultats du second tour par la Cour Constitutionnelle. Manassa Dagnoko et ses collègues  qui semblent agir sous ordre ont chamboulé en faveur de Timbiné les résultats issus des urnes. Cette étape passée, à la surprise générale, c’est l’honorable Karim Keita, le fils du Président de la République qui a été le premier à s’afficher clairement en faveur de la candidature de Moussa Timbiné pour le perchoir et cela  sur sa page face book.  Comme en 2013 avec Issiaka Sidibé, le Président IBK a suivi son fils pour faire de Timbiné aussi le Président de l’Assemblée envers et contre la volonté du parti des Tisserands qui avait jeté son dévolu sur Mamadou Diarassouba. A la question de savoir s’il est le plus méritant, la réponse est non car il est seulement le Président de la jeunesse RPM et par conséquent,  par ordre de préséance dans le parti il ne pourrait venir  qu’après Baber Gano, Issiaka Sidibé  et Mamadou Diarassouba. Du point de vue de l’expérience les autres candidats le battent également. Donc son choix pour occuper le fauteuil de Président de l’Assemblée Nationale  ne pourrait procéder que d’une arrière-pensée politique. Aujourd’hui tout porte à croire que le Président de la République a cédé à la volonté de son fils comme d’ailleurs en 2013 avec Issiaka Sidibé et pourtant il a dit Urbi et Orbi que le choix de M. Sidibé était la volonté de son parti et que  Abdramane Niang étaitson choix. Question si tel était le cas en 2013 pourquoi, le parti, après avoir  choisi Diarassouba comme candidat IBK n’a-t-il pas soutenu cette candidature ? Donc ma famille d’abord a, semble-t-il, prévalu dans le choix de Timbiné.

Aujourd’hui, l’unité et la cohésion sont mises à rudes épreuves au sein du RPM, car la victoire de Timbiné ne serait que celle d’une minorité sur la grande majorité des RPMIste et il est à parier que cette déculottée subie par Tréta, Diarassouba, Gano et Sidibé ne sera pas sans conséquences au sein du RPM. Il n’est même pas à exclure qu’ils quittent le navire, en tout cas si tant est qu’il y a une petite dose de morale en politique.

Nombreux sont les maliens à s’interroger sur le projet qui se cache derrière ce coup de poker du clan présidentiel. Le syndrome à la PDS d’Abdoulaye Wade du Sénégal est-il en marche au sein du RPM ? Neutraliser tous les caciques du RPM pour préparer le terrain à Karim Wade et pardon ! Karim Keita en vue de la Présidentielle de 2023 ?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Location de chaises, tables et tentes :  Les bonnes affaires de la location</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/location-de-chaises-tables-et-tentes-les-bonnes-affaires-de-la-location-2874193.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 May 2020 00:59:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sollicitées lors des événements heureux et/ou malheureux, elles sont rentables pour leurs propriétaires, ce malgré quelques revers souvent essuyés.</strong>

<strong>Dans la cour d’une concession sise à Kalabancoro, sont stockés sous un hangar construit en matériaux locaux provisoires, des barres de fer sur lesquels sont posées des bâches de plusieurs couleurs. Il s’agit du matériel devant servir à l’installation des tentes. </strong>

Dans ce domaine, le travail rapporte plus les week-ends. La location des
chaises, tables et tentes est en effet devenue une activité florissante pour les opérateurs à Bamako.

En saison sèche comme en saison des pluies, le besoin ne tarit pas. La pléthore d’événements heureux et/ou malheureux organisés toutes les fins de semaine met en exergue sa rentabilité. Outre les lieux de location qui se multiplient dans la ville, ce secteur tend à migrer vers les réseaux sociaux. Les prix de ces dispositifs varient selon les dimensions et les périodes. « La location d’une tente oscille entre 15.000 et 20.000 Fcfa pour une durée de 24h », confie notre interlocuteur, avant d’ajouter. Cet interlocuteur, nous informe qu’il a une connaissance dans une agence spécialisée dans l’évènementiel. Cette dernière « propose également des chapiteaux. Dans plusieurs structures qui mènent cette activité, la fin d’année est propice aux bonnes affaires. « A partir du mois de novembre, la demande est forte au point où le chiffre d’affaires passe souvent au million », nous confie la source qui au passage, affirme faire recours à d’autres structures partenaires lorsque son matériel est inférieur à la demande.
Une fois les tentes réservées et ce parfois plusieurs jours à l’avance, le client se tourne vers d’autres poches de dépenses ; notamment la location des chaises et des tables.
Ces dispositifs d’accueil et de confort ont également leur prix respectif. « Les chaises en plastique coûtent 100 à 150 Fcfa l’unité.

Celles en fer à 50 FCFA. La tendance actuelle propose des chaises considérées comme VIP (Very Important Person, Ndlr). Pour leur part, les tables coûtent 1000 Fcfa l’unité », nous informe, un autre pratiquant de cette activité. Certains clients ajoute-t-il, sollicitent parfois d’autres accessoires de décoration comme les housses et les nappes. En cas de déplacement hors de la ville, le transport du personnel et du matériel, la ration et le logement sont assurés par le client. Pour des locations supérieures à 04 tentes, 200 chaises et 15 tables par exemple, le client s’occupe également de la manutention qui inclue le chargement, le déchargement
et l’installation. Pour effectuer cette activité, il est nécessaire de réunir un bon pactole pour l’acquisition du matériel de location. « La fabrication d’une tente peut coûter 350.000 Fcfa, les chaises entre 5000 et 7.000 Fcfa, les tables à 10.000 à 20.000 Fcfa et les chapiteaux importés à près de 700.000 Fcfa », affirme notre source anonyme. Des aléas tels la perte et le vol du matériel sont malheureusement à déplorer. Ces derniers ont causé la chute de plusieurs tenanciers qui se sont essayés dans cette activité. C’est pourquoi les plus téméraires dans l’activité, exigent de leurs clients, une caution remboursable après restitution du matériel en bon état.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>UEMOA :  L’indicateur du climat des affaires en baisse au mois de mars 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/uemoa-lindicateur-du-climat-des-affaires-en-baisse-au-mois-de-mars-2020-2873337.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 May 2020 07:45:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’indicateur du climat des affaires dans la zone UEMOA a baissé au mois de mars 2020 pour se situer à 65,7, soit en dessous de sa moyenne de long terme (100), indique le Bulletin mensuel des statistiques de la BCEAO pour le mois de mars, publié jeudi 7 mars 2020. Cette baisse traduit notamment l’opinion pessimiste des chefs d’entreprise sur l’évolution de la conjoncture économique, explique la publication. Elle constate par ailleurs un recul de l’indice de la production industrielle de 7,2% en glissement annuel au cours du mois de mars 2020. Le mois précédent, il avait enregistré une hausse de 3,0%. « L’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail s’est inscrit également en baisse de 6,0%, en rythme annuel, au cours du mois sous revue (mars), contre une hausse de 3,4% le mois précédent », constate le bulletin. L’indice du chiffre d’affaires dans les services marchands a connu "un accroissement de 4,5%, en glissement annuel, contre 8,1% en février 2020.</strong>

La croissance de la zone Uemoa pourrait chuter de moitié suite à la pandémie du Covid-19. Baisse des principaux produits d’exportation, diminution des transferts des migrants, secteurs à l’arrêt, chute de recettes publiques et accroissement du poids du service de la dette sont les principales conséquences du coronavirus sur les pays de la zone selon une étude de Bloomfield Investment.Le taux de croissance économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pourrait connaître un repli de trois points de pourcentage à cause de la pandémie de coronavirus, a-t-on appris du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), TiémokoMeyliet Koné.

Les résultats préliminaires des travaux en cours à la BCEAO montrent que le taux de croissance économique de l’Union, qui se situe actuellement à 6,6%, pourrait se replier de trois points de pourcentage ou plus, en fonction de la gravité de la crise.

La baisse de l’activité économique mondiale va entraîner une baisse de la demande des principaux produits d’exportation de la zone, et donc des recettes d’exportation. Ce sont l’or, le cacao, le pétrole, la noix de cajou et le coton, qui représentent près de 65% des exportations totales. Ils sont destinés à l’Union européenne (44%), l’Afrique (21%), l’Asie (20%) et l’Amérique (8%). Les impacts de cette diminution seront différenciés selon les pays, le Burkina et le Mali pâtiront des moindres exportations et ou de la chute des prix de l’or et dans une moindre mesure du coton, le Bénin par le coton, la Côte d’Ivoire pour le cacao mais aussi la noix de cajou ainsi que le pétrole, le Niger et le Sénégal par le pétrole, la Guinée Bissau par la cajou.

L’européens, dont part la majorité des transferts de fonds vers l’Uemoa, et en premier lieu la France et l’Italie, sont à l’arrêt ce qui va réduire, les disponibilités financières. Les pays les plus exposées seront, souligne Bloomfield, le Sénégal, le Mali et le Togo, les transferts représentant respectivement 10%, 5,5% et 7,7% de leur PIB en 2018.

Comme pour les autres continents, les mesures prises pour combattre le Covid-19 impactent directement de nombreux secteurs, tels que le tourisme, la restauration, les transports, le BTP, le pétrole.

« <em>Le secteur agricole pourrait pâtir de la baisse des subventions ou distribution d’intrants réalisés par certains Etats dans leur Plan National d’Investissement Agricole, et de la baisse de la demande. Le maintien de la Côte d’Ivoire du prix bord champ du cacao pour la campagne intermédiaire est une bonne nouvelle pour les paysans de ce sous-secteur. En Guinée Bissau, la situation pourrait être critique pour le secteur agricole, avec un cours baissier de la noix de cajou. La conséquence sera un découragement des petits producteurs entrainant ainsi une baisse de la production nationale</em> » observe Bloomfield Investment.

En outre, le Bénin et le Niger pourraient être aussi impactés indirectement par la baisse du prix du pétrole <em>via </em>le Nigeria avec un recul des réexportations et des activités agropastorales, respectivement.

Avec la baisse des recettes budgétaires ressources fiscales et douanières la pression sur le paiement des services de la dette sera forte, estime Bloomfield Investment. Selon le cabinet ivoirien, les pays les plus exposés seront le Bénin, le Burkina Faso et le Togo compte tenu du ratio service de la dette totale sur les recettes publiques hors dons pour 2020 projeté par le FMI. La Banque mondiale et le FMI ont toutefois officiellement demandé aux créanciers bilatéraux officiels de suspendre les paiements de la dette.

Face à cette situation, pour l’instant, seuls la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont engagé de vastes plans de soutien à leur économie. Les institutions régionales se sont également impliquées, comme la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ou la BOAD, mais aussi les institutions multilatérales, BAD, BADEA, Banque mondiale, etc.

Selon M. Koné, les études préliminaires menées par la BCEAO indiquent que la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus (Covid-19) aura un « impact significatif »sur les économies de l’Union.

Selon M. Koné, l’institution financière commune aux huit pays de l’UEMOA a mis à la disposition des banques opérant dans ses Etats membres 5.037 milliards de francs CFA, au taux préférentiel de 2,50%, soit une hausse de 600 milliards de francs CFA.

Selon des informations provenant de diverses sources, la maladie à coronavirus s’est propagée dans les huit pays de l’UEMOA, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OMS :  Le  COVID&#45;19 pourrait tuer près de 190. 000 personnes en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/oms-le-covid-19-pourrait-tuer-pres-de-190-000-personnes-en-afrique-2873326.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 May 2020 07:32:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Covid-19 pourrait causer la mort de 83.000 à 190.000 personnes en Afrique et infecter 29 à 44 millions d’autres au cours de la première année de la pandémie en cas d’échec des mesures de confinement, selon le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique.  </strong>

<strong>Ces chiffres sont le fruit d’une nouvelle étude de l’OMS Afrique basée sur la modélisation. Cette étude porte sur 47 pays de la Région africaine de l’OMS, soit une population totale d’un milliard d’habitants.  </strong>

Les nouvelles estimations sont basées sur la modification du risque de transmission et de la gravité de la maladie, avec des variables spécifiques à chaque pays, afin de tenir compte de la particularité de la Région.

Le modèle prévoit un taux de transmission plus lent, un âge plus bas des personnes atteintes de maladies graves et des taux de mortalité plus faibles que ceux observés dans les pays les plus touchés du reste du monde.
« Bien que le COVID-19 ne se répandra probablement pas de manière aussi exponentielle en Afrique qu’ailleurs dans le monde, il couvera probablement dans les zones à risque de transmission’’, a déclaré Dr MatshidisoMoeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Elle estime que la maladie pourrait perdurer au cours des prochaines années "si de nombreux gouvernements de la Région n’adoptent pas une approche proactive’’. « Nous devons tester, retracer, isoler et traiter’’, a-t-elle préconisé.

Selon l’OMS, « le nombre prévu de cas nécessitant une hospitalisation dépasserait les capacités médicales disponibles dans une grande partie de l’Afrique ».
« On estime qu’il y aurait 3,6 à 5,5 millions d’hospitalisations dues au COVID-19, dont 82 000 à 167 000 seraient des cas graves nécessitant l’administration d’oxygène, et 52 000 à 107 000 des cas critiques requérant une assistance respiratoire », précise-t-elle.

L’organisation onusienne affirme qu’avec un nombre aussi important de patients hospitalisés, les capacités sanitaires des pays seraient mises à « rude épreuve ».

Le continent ne dispose en effet en moyenne que de neuf lits d’unité de soins intensifs par million d’habitants, précise-t-elle, citant une enquête sur les services de santé dans la Région africaine, entreprise en mars 2020.
« En outre, l’accès à ces services pour la population de façon générale est très faible, ce qui laisse supposer que de nombreuses personnes n’auraient même pas la possibilité d’accéder aux soins nécessaires. Cette situation pourrait compliquer la prise en charge d’autres maladies », prévient l’OMS.

L’étude recommande aux pays d’Afrique d’augmenter la capacité des hôpitaux primaires en particulier et de veiller à ce que les soins d’urgence de base soient inclus dans les systèmes de santé primaires.

Le Dr Moeti souligne que « l’importance de promouvoir des mesures de confinement efficaces est d’autant plus cruciale que la transmission soutenue et généralisée du virus pourrait gravement submerger nos systèmes de santé ».

« Freiner une épidémie à grande échelle est bien plus coûteux que la mise en place des mesures préventives que les gouvernements prennent actuellement pour contenir la propagation du virus », a-t-elle ajouté.

OMS merci pour le souci « Covid-Organics » est là.

Le début de la pandémie annoncé pour être une hécatombe en Afrique, cependant, plusieurs pays africains réalisent des prouesses avec de nombreux guéris et zéros décès. Ces chiffres démentent le tableau sombre peint par les spécialistes outre-mer, relayé par la presse : « C’est la grande inconnue, qui pose la question de la disponibilité des tests de dépistage. Malgré la générosité du milliardaire chinois Jack Ma, qui a promis d’en faire livrer plus d’un million, leur insuffisance est criante.

L’Afrique du Sud, qui dispose du système de santé le plus développé d’Afrique subsaharienne, revendique plus de 73 000 tests réalisés à ce jour, pour une population de 57 millions d’habitants. C’est beaucoup trop peu pour le type de défi auquel (notre pays) est confronté, a toutefois estimé son ministre de la Santé ZweliMkhize, qui a prévu de monter la capacité quotidienne à 30 000.

À titre de comparaison, le Nigeria n’affiche à son compteur officiel que 5000 tests pour... 190 millions d’habitants. Le système de dépistage est complètement saturé », confie un médecin d’une clinique privée de Lagos, et on ne sait même pas si les résultats sont fiables.

Par manque de tests, de nombreux pays en sont réduits aux estimations.

Le Kenya avait anticipé fin mars jusqu’à 10 000 cas positifs au 30 avril. Il n’en compte à ce jour que 189. Nous ne faisons pas de tests dans les communautés, a reconnu vendredi le directeur général du ministère de la Santé, le Dr Patrick Amoth. Mais nous nous en tenons à nos projections, on verra bien.

Le Dr John Nkengasong, chef du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, concède que, faute de tests, les statistiques ne sont pas parfaites.

Mais il écarte l’idée que de nombreux cas passent sous les radars. Les hôpitaux seraient envahis de malades », ce qui n’est pas le cas, s’est-il réjoui ».

Les Africains doivent savoir, que la communauté dite internationale n’accordera de crédit qu’à un remède sortie des laboratoires occidentaux détenus par le lobby international, capable de vendre son âme aux diables pour l’argent.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office du Niger :  Le Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) concrétise l’appel à la diaspora</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/office-du-niger-le-haut-conseil-des-maliens-de-lexterieur-hcme-concretise-lappel-a-la-diaspora-2873323.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 May 2020 07:29:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office du Niger au Mali a attribué un site de 5.000 hectares dans la zone de production de Kolongo au Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) avec l’objectif d’inciter la diaspora à investir et à valoriser cette zone, lors d’une rencontre fin avril 2020 entre Mamadou Camara représentant du HCME et Hamadoun Sidibé, directeur de l’aménagement et de la gestion du foncier de l’Office du Niger.</strong>

Le Mali fait régulièrement appel à sa diaspora pour qu’elle investisse dans l’agriculture. Cela a été le cas lors du dernier Salon international de l’agriculture en France. « <em>Venez nous aider à cultiver nos terres, c’est chez vous, investissez dans l’activité agricole, vous aurez aidé le Mali, vous aurez aidé votre descendance. Chacun qui est parti c’est pour aller chercher quelque chose et revenir. J’ai été chef de cabinet au ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, je sais ce qui se passe, je connais les flux, plus importants que l’aide au développement. De grâce, il faut que l’on se remette au travail </em>» Moulaye Ahmed Boubacar, lors de la journée de promotion et d’investissement dans le secteur agricole du Mali organisée en marge du Salon International de l’Agriculture (SIA), qui s’est déroulé du 22 février au 1er mars à Paris.

Au Mali, la migration est une pratique très ancienne. Le nombre de Maliens vivant à l’extérieur est estimé à plusieurs millions dont près de deux cent mille en France.Compte tenu de l’importance de la question migratoire, l’Etat a élaboré une politique nationale de la migration pour mieux gérer la migration afin qu’elle soit un atout pour le Mali. L’un des aspects positifs majeurs de l’immigration, c'est la mondialisation économique. Elle permet un recul du sous-développement et de la pauvreté ce qui engendre une réduction des écarts de développement.

Le Mali, un pays à gros potentiel. Il présente cependant un paradoxe. Le pays est également doté d'un potentiel hydraulique largement inexploité, d'une main-d'œuvre bon marché et enfin d'un marché dynamique tiré par la croissance démographique. Malgré ces excellents atouts, le Mali reste encore aujourd'hui pays importateur de denrées alimentaires et ne parvient toujours pas à assurer sa sécurité alimentaire, et encore moins sa souveraineté alimentaire.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Pour l’amour du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-pour-lamour-du-mali-2873320.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2020 07:24:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au Mali, c’est connu, personne n’a tort. Chacun a raison. Donc, tout le monde a raison. Tout le monde voit midi devant sa porte. Dit autrement, nous serions tous, en quelque sorte, sortis de la cuisse de Jupiter, n’ayant que des droits sans limites et refusant avec une obstination farouche que ceux-ci soient assortis de quelque contrepartie. Là-aussi, c’est bien connu, les devoirs, les obligations, les contraintes, les règles…, c’est pour les autres.  Enfin, et je fais économie du reste des constats pour faire court, l’erreur et la faute, c’est toujours l’autre qui les commet. Soi-même, au mieux on sombre dans le confort douillet mais totalement naïf de celui qui est absolument irréprochable, et au pire on s’emmure dans une posture de victimisation perpétuelle. Mais de ce mode de fonctionnement [égoïste], sommes-nous réellement conscients ? Sans volonté aucune de conditionner votre questionnement, j’ai envie de répondre par la négative et, un tantinet provocateur, d’enfoncer le clou : nous serions une espèce à part dans un environnement pourtant très dynamique mais qui n’aurait aucune prise sur nous.  </span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Je voudrais bien que ce grossier cliché ne soit que l’esquisse du scénario mal fignolé d’une fiction de Série B. Mais à beau analyser l’évolution chaotique de notre pays sous différents angles, j’en arrive toujours au même constat : il y a un problème malien. Sans aucune intention de nous comparer à un Néron s’extasiant devant le spectacle de la Ville éternelle qui s’embrase, je me risque à croire que nous développons une forme méconnue de narcissisme qui, progressivement, nous interdit toute empathie pour notre pays. Si nous prenons les années d’indépendances comme repère, il y a peu de place au doute : les maliens d’aujourd’hui sont aux antipodes de leurs devanciers qui débordaient d’amour pour leur pays, dont le patriotisme, par moments, culminait au chauvinisme.  </span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Qu’avons-nous fait de l’héritage de nos pères ? Quel Mali sommes-nous en train de bâtir pour nous représenter dignement dans le concert des Nations ? Quel héritage allons-nous léguer à la postérité ? Serions-nous capables d’inscrire notre démarche dans le tempo normal du devoir de génération qui nous fait obligation de féconder par nos apports successifs le legs reçu et à transmettre ?  </span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Honnêtement, malgré mon optimisme légendaire teinté d’idéalisme, j’ai des doutes. Je doute fort que, en prospérant dans la vaine dynamique de contestation, de destruction et d’exacerbation inutile des contradictions telle qu’elle se manifeste maintenant, nous soyons à même de nous relever, d’être dans les starting-blocks, de piquer le sprint pour coller au train des nations et de poursuivre ensemble le marathon de l’Histoire.</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En nous inscrivant durablement dans le perpétuel recommencement, je doute que nous ayons d’autre perspective que l’absence de perspective. Autrement dit, l’impasse. Au lieu de privilégier les petits pas en avant, je fais l’amer constat que dans bien de domaines, nous privilégions les grands pas en arrière. Il y a comme un complot à l’interne qui, telle une force d’inertie, nous tire vers le bas. Il est toujours commode d’avoir l’accusation facile, mais très difficile de se convaincre que la cinquième colonne, si elle existe, c’est bien nous-mêmes. Il n’échappe à personne que le malien est devenu, au fil du temps, un loup pour son prochain, et a une forte inclination à se servir et à dévoyer sa mission pour l’accomplissement de laquelle il a prêté un serment.</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En proie à un jeu dangereux des forces centrifuges et des forces centripètes, notre pays ressemble à un malade en manque d’oxygène. Le constat est flagrant qu’il lui manque l’indispensable accalmie à mettre à profit pour se réaliser à travers chantiers et réformes à aboutir. Les poussées d’adrénaline cycliques engendrées par les contradictions internes de toutes natures, couplées aux assauts des forces du mal ainsi que les coups de boutoir que ne manque pas de nous porter un environnement international très défavorable, constituent un cocktail détonnant. A l’évidence, notre planche est savonnée et nos jarrets coupés. Dans ces conditions, réaliser des performances olympiques équivaudrait à accomplir les 12 travaux  d’Hercule.</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Encore une fois, comme je l’ai écrit plus haut, je reste nécessairement optimiste. Mais cet optimisme a un coefficient de pondération : notre capacité à réussir le sursaut national par-delà nos chapelles d’appartenance dérisoirement artificielles et insignifiantes. Il nous faut aussi, et c’est vital, mettre le Mali au-dessus de toutes les contingentes qui peuvent opposer momentanément des individus, des formations politiques, des intérêts, etc.</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pouvoirs publics, entités socio-politiques et économiques de toutes natures et citoyens, il incombe à tous de créer, en toute responsabilité, les conditions d’un apaisement propice à la réalisation des vastes chantiers en jachère, à l’éclosion de nos talents ainsi qu’à l’expression de nos ambitions sur la scène internationale.</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les arguments, nous les avons en profusion. Et malgré notre propension à nous autoflageller, nous avons toujours démontré que si nous voulons, nous pouvons. Comme nous l’ont enseigné les sages, il nous faut, en toute humilité, réapprendre à nous relever lorsque nous trébuchons. Et malgré l’urgence des besoins, des quêtes et des requêtes, il nous faut nous éloigner de cet autre mal, la « revendicationnite », qui fonctionne sur le mode tout obtenir ici et maintenant.</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">On oublie volontiers que dans la marche d’une nation, tout ramener à sa modeste dimension personnelle et/ou catégorielle relève d’une vision à court terme susceptible de charrier, malheureusement, des éléments conflictogènes plus ou moins inflammables.</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Soixante ans d’indépendance à l’échelle du temps, tout comme dans la vie d’une nation, c’est une broutille. Une peccadille. Mais en soixante ans, un pays et ses citoyens se forgent un destin, se fixent un cap et se donnent les moyens de l’atteindre. Peu importe les incidents et les accidents de parcours ! Evitons d’être ces mammifères au comportement irrationnel qui pratiquent le matricide, l’infanticide ou ces arthropodes dont certaines femelles tuent les mâles pour des raisons encore inconnues.  </span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour l’amour du Mali et par allégeance à notre devise – Un Peuple, Un But, Une Foi – retenons nos coups !</span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv7555846765msonormal" style="background: white;margin: 0cm 2.85pt .0001pt 2.85pt"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Serge de MERIDIO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La démocratie malienne est&#45;elle confisquée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-democratie-malienne-est-elle-confisquee-2873315.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2020 07:22:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’arrêt politique rendu par la Cour Constitutionnelle, la contestation des résultats va bon train et la mobilisation ne faiblit toujours pas. De Kati à Sikasso en passant par Bougouni, Koutiala et dans trois des six communes du District, à savoir les communes I, IV et VI des manifestations s’y passent quasi quotidiennement. Si certaines ont été pacifiques, celles de Sikasso ont pris le jeudi 7 mai 2020 une tournure dramatique avec à la clé une dizaine de blessés par balles et de nombreuses arrestations. Comment Sikasso la docile pourrait brusquement devenir Sikasso la rebelle en défiant le pouvoir central ? La réponse est que trop c’est trop. Les Sikassois en ont assez de se voir imposer des gens  qu’ils n’ont pas élus. Ils disent ne plus accepter que ceux qui les a spoliés puissent encore parler en leur nom à l’hémicycle, ils pensent être suffisamment matures pour prendre leur destin en mains en élisant dignement ceux et celles qui pourront parler en leur nom et place à l’Assemblée Nationale.

ManassaDagnoko et ses huit collègues membres de la Cour Constitutionnelle endossent déjà les conséquences de leur légèreté, de leur laxisme et de leur décadence. Ils sont les seuls responsables de la chaotique situation dans laquelle le Mali se trouve. La démocratie malienne acquise au prix d’énormes sacrifices mérite-t-elle un tel sort ? N’a-t-elle pas été confisquée par cette minoritaire prédatrice prête à toutes les compromissions pour se maintenir au sommet de l’Etat ?  Les martyrs du 26 mars 1991 vont se retourner dans leurs tombes en apprenant que la démocratie, pour l’avènement de laquelle ils ont donné leur vie, est en train d’être malmenée par des gens sans foi ni loi mus simplement par leurs intérêts sordides. Jamais, de mémoire d’homme, une élection législative n’a donné lieu à de telles contestations entrainant des violences, à des échauffourées. Jamais, après les journées chaudes de 1991 sous la dictature du Général Moussa Traoré,  un maintien d’ordre n’a fait autant de dégâts et de blessés que celui du 7 mai à Sikasso. Par cet acte d’une autre époque,  le régime a non seulement montré son vrai visage, mais aussi et surtout, est dans la logique de confisquer notre démocratie.

IBK mesure-t-il véritablement l’ampleur de la crise postélectorale, une des filles de la crise  multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis 2012 ? Le Mali cité en exemple comme modèle de démocratie  partout en Afrique n’est-il pas en train de dégringoler à la queue ?   Le Président de la République garant de la stabilité devrait sortir de sa réserve pour calmer le jeu. Il devrait, pour les trois ans qui lui reste à la tête du pays, faire preuve de sagesse en demandant à la Cour Constitutionnelle de dire le droit rien que le droit pour qu’il puisse sortir par la grande porte de l’histoire de son pays.

En somme, l’opinion nationale est à la fois sidérée et scandalisée de constater qu’on puisse mater avec une violence inouïe une contestation  pacifique.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BAD :  Vers un renouvellement du mandat du président</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/bad-vers-un-renouvellement-du-mandat-du-president-2873329.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2020 01:00:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Banque Africaine de Développement (BAD) s’oriente vers un vote formel à bulletin secret pour le renouvellement du mandat du président AkinwumiAyodejiAdesina, ancien ministre nigérian de l'Agriculture et du Développement rural, a été élu 8ème Président le jeudi 28 mai 2015. Elu par le  Conseil des gouverneurs, pour un mandat de 5 ans, renouvelable une fois. L'actuel président est entré en fonction le 1er  septembre 2015. Son mandat prendra fin le 31 août 2020. Le scrutin se tiendra soit par vote électronique, souhait des membres non régionaux, soit par vote physique, option défendue par le camp du président de la BAD. Le vote aura lieu à la fin août 2020. Il a succédé le rwandais Donald Kaberuka (2005-2015)</strong>

L’option du vote formel par bulletin secret et voie électronique est défendue par la majorité des actionnaires, notamment des membres non régionaux (Etats-Unis, Japon, France en particulier). Arrivé en 2015 et crédité d’une augmentation de capital record en 2019, le président de la BAD a vu son bilan secoué par un rapport particulièrement documenté de cadres internes agissant sous le régime protégé des “lanceurs d’alertes” prévu par le règlement de la Banque Africaine de Développement.

En réaction au brûlot paru dans la rubrique “Afrique” du journal Le Monde, le président Adesina s’est attaché les services du cabinet new-yorkais Elie Whitney Debevoise pour défendre ses droits. Selon nos informations, l’ambiance est particulièrement tendue entre la présidence, le comité d’audit dirigé par l’américain Steven Dowd (resté de marbre face aux sollicitations de Financial Afrik), et le comité d’éthique dirigé par le japonais TakujiYano, un homme discret qui a la lourde tâche de rendre public une enquête fort attendue sur les révélations contenues dans le document des lanceurs d’alerte.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Imminence d’un remaniement ministériel :   Trois bonnes raisons de ne pas reconduire Boubou Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/imminence-dun-remaniement-ministeriel-trois-bonnes-raisons-de-ne-pas-reconduire-boubou-cisse-2873319.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 May 2020 00:01:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> Après la démission avec fracas de SoumeylouBoubèyeMaiga de la Primature, IBK a jeté son dévolu sur le jeune docteur Boubou Cissé pour former un gouvernement de large ouverture. Un an après la formation de ce gouvernement issu d’un accord politique de gouvernance, la  montagne semble accoucher d’une souris, car le Mali est toujours à la case départ. La crise sécuritaire n’a guère connu un début de solution, la crise sociale va crescendo, avec comme  conséquences la précarité, la maladie  et la famine, l’économie est toujours en berne sans aucun espoir de création des richesses. Comme une malédiction divine, la pandémie vient de s’abattre sur le Mali et le reste du monde, provoquant ainsi une autre crise, cette fois-ci sanitaire, qui a fini par   mettre à vau-l’eau les fragiles acquis sociaux. En un an de gouvernance sous Boubou Cissé, il n y a eu ni sécurité, ni amélioration des conditions de vie des citoyens, encore moins relance de l’économie. Pourquoi alors maintenir un Premier ministre qui a échoué ? Voici les trois  raisons pour ne pas reconduire Boubou Cissé comme Premier ministre.</em></strong>

Le sixième Premier ministre de l’ère IBK, à savoir Boubou Cissé, n’a guère fait mieux que son prédécesseur SoumeylouBoubèyeMaiga, SBM, et pourtant il avait la faveur des pronostics surtout avec sa double casquette de jeune et technocrate. Les fruits n’ont pas respecté la promesse des fleurs, aucune des grandes préoccupations nationales  qui ont fait partir SBM n’a connu un début de solution. Comment pourrait-on maintenir Boubou Cissé à ce haut poste de l’administration qu’est la Primature alors que, pendant un an, il n’a même pas pu présenter sa Déclaration de Politique Générale, DPG. Voici cinq raisons pour ne pas le reconduire.

<strong><em>Première raison : son immaturité politique </em></strong>

Comment peut-on garder à un si haut poste politique qui est celui de la Primature, un homme qui a du dédain pour la politique ? Boubou Cissé, après la signature de l’accord politique de gouvernance, n’a même plus daigné démarcher les partis politiques non signataires de l’accord  pour qu’ils puissent intégrer le grand ensemble autour du Mali. Il les a même méprisés par son désintérêt et sa surdité à toutes propositions et réactions venant d’ailleurs.

<strong><em>Deuxième raison : son incapacité à résoudre les questions majeures</em></strong>

A moins d’avoir une myopie, l’image du Mali sous Boubou Cissé est loin d’être reluisante. Un an après sa nomination comme Premier ministre, aucune  des crises majeures  n’a connu son épilogue. Si l’insécurité battait son plein au centre et au nord sous SBM, elle s’est fortement accentuée sous Boubou Cissé au point de se déplacer vers le sud du Mali. Kayes et Koulikoro sont touchés. Que dire de la crise sociale ? De moins en moins de maliens mangent à leur faim, boivent de l’eau potable et ont accès aux centres de santé. Une certaine paupérisation a désormais pignon sur rue chez les maliens dans leur grande majorité. Sur le plan politique,  les réformes, qu’elles soient administratives ou politiques, qui auraient dû être menées avant les législatives pour  nous éviter ce genre de contestations postélectorales, n’ont pas vu le jour. Pendant plus de deux semaines, le Mali est en proie à des actes de violence des citoyens qui contestent les résultats du scrutin législatif.

<strong><em>Troisième raison : son incompétence à relancer l’économie</em></strong>

L’une des raisons qui ont d’ailleurs favorisé la nomination de Boubou Cissé est sa supposée maitrise des dossiers financiers et sa crédibilité vis-à-vis des bailleurs de fonds pour relancer l’économie. A la surprise générale, c’est dans ces deux domaines que Boubou Cissé a le plus échoué. Malgré qu’il soit à la fois Premier ministre et ministre des Finances, le Mali, pourtant troisième puissance économique de l’UEMOA, se trouve toujours à la traine des autres pays de la sous-région au point que l’on a aujourd’hui des difficultés à payer les salaires des fonctionnaires. D’après l’ancien ministre des Finances, Mamadou Igor Diarra, rien qu’en faisant un tour au grand marché, on se rendra compte qu’il y a un problème d’argent au Mali. En tous les cas, les enseignants ne vous diront pas le contraire, eux qui sont à plus de trois mois sans salaire.

En définitive, IBK gagnerait en crédibilité en choisissant un autre Premier ministre plus politique, rassembleur, intellectuellement bien assis et qui a un carnet d’adresses plus fournis pouvant lui permettre de convaincre les partenaires techniques et financiers de se tourner vers le Mali. Le gouvernement que ce nouveau Premier ministre sera chargé de composer doit être de large ouverture ou pourquoi pas un gouvernement d’union nationale pour juguler toutes les crises au Mali.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rôle de la justice dans un état de droit : Le Mali doit s’inspirer de l’exemple des pays où la justice n’est pas sous  ordres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/role-de-la-justice-dans-un-etat-de-droit-le-mali-doit-sinspirer-de-lexemple-des-pays-ou-lajustice-nest-pas-sous-ordres-2872760.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/role-de-la-justice-dans-un-etat-de-droit-le-mali-doit-sinspirer-de-lexemple-des-pays-ou-lajustice-nest-pas-sous-ordres-2872760.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 08:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b>La crise de confiance entre gouvernants et gouvernés tire sa source d’une  distribution à la fois mauvaise et sélective  de la justice. L’injustice est non seulement mère de tous les conflits, mais aussi et surtout, elle est à la base de la souffrance et de l’inégalité, sources de conflits interethniques, de guerre fratricide ou communautaire. Le Mali mis sur le banc des accusés des pays mal gouvernés où la corruption, la délinquance financière, le népotisme sont les maîtres-mots de l’administration, est aujourd’hui  sur le point  de respirer à pleins poumons grâce à une prise de conscience d’une nouvelle génération d’hommes en robes noires et rouges, autour du Ministre Malick Coulibaly. Cette génération ne mérite-t-elle pas  d’être aidée ? Quel est le rôle de la justice dans un Etat de droit ? </b></em>

L’Etat de droit selon le lexique des termes juridiques est une expression employée pour caractériser un Etat dont l’ensemble des autorités politiques et administratives, centrale et locale, agit en se conformant effectivement aux règles de droit en vigueur et dans lequel estime-t-on , généralement tous les individus bénéficient également de garantie et de liberté fondamentales. L’Etat de droit s’incorpore techniquement dans le principe de légalité, il se concrétise par l’existence d’une institution  chargée du contrôle de constitutionnalité des lois.

En effet, dans sa mission de protection des intérêts de la société, l’Etat doit se doter de moyens humains et matériels pour atteindre ses objectifs. La cité à travers ses maux quotidiens doit être un environnement au sein duquel chaque membre parviendrait à satisfaire ses besoins personnels tout en respectant les prérogatives ou les droits de ses semblables. Mais la loi de la nature est telle que certains construisent et d’autres démolissent d’où la coexistence entre le bien et le mal. Au sein de l’Etat de droit, la protection des libertés individuelles et collectives est garantie par le pouvoir judiciaire. La quiétude de l’ordre social dépend en grande partie de l’efficacité de ce pouvoir si noble sans lequel la cité tomberait dans un univers de non droit, dans un brouillard chaotique. A quoi sert-il de voter une loi si cette même loi n’est pas en mesure d’être appliquée ? La protection pénale de la société passe par le ministère public au plus haut niveau et par la police judiciaire, ses auxiliaires.

Le Mali qui a souscrit à toutes les conventions et principes de l’Etat de droit et de bonne gouvernance, a pendant longtemps mis à vau-l’eau ces sacrosaints principes pour n’être qu’un Etat où règnent la gabegie, le clientélisme, la corruption dans des proportions  tellement inquiétantes que tous les efforts sont en train d’être annihilés. Face à l’anarchie, la justice n’est-elle pas le dernier rempart d’un peuple qui veut éviter de tomber ? Nous devons soutenir la justice, celle qui s’est engagée véritablement dans un combat sans concession contre la corruption et la délinquance financière et pour un pays où tous les citoyens sont égaux devant la loi.Ce noble combat doit être celui de la jeunesse qui a le souci de son progrès et de son épanouissement. Car comme avait si bien schématisé le guide de la révolution Burkinabé, Thomas Sankara : « une jeunesse mobilisée est une puissance qui effraie même les bombes atomiques ».

En somme, les Etats-Unis, la France, le Canada, l’Allemagne doivent leur stabilité et leur développement à la justice, pas factice, mais  celle qui juge selon les lois.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Banque Africaine de Développement :   L&amp;apos;Irlande devient  actionnaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/banque-africaine-de-developpement-lirlande-devient-actionnaire-2872773.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 07:28:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Irlande est devenue le 81<sup>ème</sup>  actionnaire du Groupe de la Banque africaine de développement, a annoncé le président de l'institution, le Nigérian AkinwumiAdesina, le 24 avril 2020. La demande d'adhésion de l'Irlande au Groupe de la Banque africaine de développement, l'on s'en souvient, avait été approuvée lors des Assemblées annuelles du Conseil des gouverneurs du Groupe tenues à Malabo, en Guinée équatoriale, en juin 2019 .</strong>
« L'adhésion de l'Irlande à la Banque africaine de développement est une marque de grande confiance. Je suis ravi d'accueillir l'Irlande en tant que 81<sup>ème</sup>  membre de la Banque africaine de développement. L'adhésion de l'Irlande et le soutien de ses actionnaires renforceront encore la mission de la Banque africaine de développement, qui est d'accélérer le développement économique de l'Afrique », a déclaré le président Adesina, selon le communiqué de l'institution qui siège à Abidjan.
Le texte rappelle que c'est en février 2020, lors d'une visite de sa délégation au siège de la Banque, que l'Irlande avait déposé l'instrument de ratification de l'Accord établissant le Fonds africain de développement auprès du secrétaire général du Groupe de la Banque, franchissant ainsi une étape supplémentaire vers la conclusion du processus d'adhésion.
Commentant cette adhésion, poursuit le communiqué, le ministre irlandais des Finances également chargé des Dépenses publiques et de la réforme, PaschalDonohoe, a déclaré : « La Banque africaine de développement et le Fonds africain de développement, jouent un rôle important dans la promotion d'une croissance et d'une prospérité socio-économiques durables et inclusives, en aidant l'Afrique à réaliser son potentiel et d'être un continent d'opportunités, prometteur. Je considère notre adhésion à la Banque et au Fonds comme un investissement dans ce potentiel. Le partenariat de l'Irlande avec ces importantes institutions multilatérales régionales fera progresser nos priorités de développement communes et ouvrira de nouvelles perspectives aux entreprises irlandaises dans la région ».
La Stratégie pour l'Afrique 2025 de l'Irlande, comprend un engagement à collaborer avec l'institution financière essentielle du continent, ainsi qu'à explorer de nouveaux partenariats pour soutenir l'élaboration des politiques et la mise en œuvre des programmes ; et à approfondir l'engagement dans les mécanismes de financement mixte pour la création d'emplois, poursuit le texte.
Simon Coveney, ministre des Affaires étrangères et du Commerce, a noté une forte concordance entre les priorités de la Politique de développement internationale de l'Irlande, intitulée Un monde meilleur, et la Stratégie globale High5 de la Banque africaine de développement. « Notre adhésion arrive à un moment critique, alors que la Banque joue son rôle dans le soutien aux pays africains pour répondre à la pandémie de COVID-19 », a déclaré Coveney, selon la même source.
Qui poursuit: « L'adhésion de l'Irlande à la Banque africaine de développement est également l'expression forte de notre engagement et de notre investissement dans le système multilatéral, ainsi que de notre contribution à la paix, à la sécurité et au développement durable en Afrique. Ce partenariat nous aidera à atteindre d'abord les plus vulnérables », a ajouté Coveney.
L'adhésion au Groupe de la Banque, rappelle la BAD, est obtenue après la signature des accords portant création du Fonds et de la Banque, le dépôt des instruments d'acceptation/d'approbation des accords relatifs aux deux entités, ainsi que le paiement des souscriptions initiales au Fonds et au capital social de la Banque.
Selon le communiqué rendu public, "L'Irlande a rempli ces conditions, car s'étant acquitté du paiement de ses souscriptions initiales et ayant également déposé son instrument de ratification de l'Accord relatif à la Banque auprès des Nations unies, le dépositaire statutairement désigné. Elle a aussi initialement déposé auprès du secrétaire général du Groupe de la Banque, l'instrument d'acceptation de l'Accord relatif au Fonds".
Le capital autorisé de la BAD est ainsi souscrit par 81 pays membres, dont 54 pays africains (dits membres régionaux) et 27 pays non-africains (encore appelés membres non régionaux).

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<title>Liberté de la presse :  Le SG des UN tire son chapeau à ces hommes et femmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/liberte-de-la-presse-le-sg-des-un-tire-son-chapeau-a-ces-hommes-et-femmes-2872770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 01:25:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>« Les journalistes et autres professionnels des médias sont indispensables : leurs informations nous aident à prendre des décisions. À l’heure où le monde est aux prises avec la pandémie du Covid-19, ce sont parfois des vies qui sont en jeu. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, nous appelons les gouvernements et autres acteurs à faire en sorte que les journalistes puissent faire leur travail, pendant la pandémie et au-delà.</strong></em>

La propagation de la pandémie du Covid-19 en a fait naître une nouvelle, celle de la désinformation, où de dangereux conseils de santé côtoient les théories conspirationnistes les plus folles. Le remède, c’est la presse : des informations et des analyses vérifiées, scientifiques et fondées sur des faits.

Pourtant, depuis le début de la pandémie, restrictions et sanctions s’accumulent contre de nombreux journalistes qui ne font que leur travail.

Il est inévitable de restreindre temporairement la liberté de circulation pour venir à bout du Covid-19. Cela ne doit pas être un prétexte pour empêcher les journalistes de travailler.

Nous remercions aujourd’hui les médias, qui nous apportent faits et éclairages, qui tiennent les dirigeants, tous secteurs confondus, comptables de leurs actes, et qui savent exprimer les vérités qui dérangent. Nous saluons tout particulièrement celles et ceux qui sauvent des vies en informant sur la santé publique. Et nous appelons les gouvernements à protéger les professionnels des médias et à renforcer et protéger cette liberté de la presse indispensable pour un avenir de paix, de justice et de respect universel des droits humains ».

&nbsp;

Chaque 3 mai est célébrée <strong>la journée de la liberté de la presse</strong>. Une journée qui permet de faire le point sur la<strong> liberté de la presse dans le monde</strong><strong>, </strong>de <strong>défendre des médias dont l’indépendance est mise à mal </strong>ou encore de <strong>rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie </strong>dans l’exercice de leur métier au cours de l’année.

En 2020, selon Reporters Sans Frontières (RSF) 21 pays africains sur 48 apparaissent encore en rouge ou noir sur la carte du Classement mondial de la liberté de la presse. La situation de celles et ceux qui tentent de produire des informations est difficile, voire critique. RSF confie que « la décennie à venir sera décisive pour l’avenir du journalisme sur le continent. »

En publiant son Rapport 2020 sur la liberté de la presse, elle dévoile que l’Afrique subsaharienne reste « très fragile » en terme de liberté en soulignant que « la chute de nombreux dictateurs et régimes autoritaires ces dernières années, comme a permis de desserrer un peu l’étau sur les journalistes dans ces pays. »

Cependant, RSF indique que les changements profonds, seuls à même de favoriser l’essor d’un journalisme de qualité, libre et indépendant, sont encore trop rares. Pire, certains pays comme la Tanzanie (124e, - 6) ou le Bénin (113e, - 17) connaissent des reculs très importants.

« Arrestations et détentions arbitraires de longue durée sont en recrudescence sur le continent, à l’instar des attaques, notamment en ligne, et de nouvelles lois répressives qui, au nom de la lutte contre la désinformation ou de la cybercriminalité, peuvent être utilisées pour restreindre abusivement la liberté d’information », révèle-t-elle.

Dans ce classement, le Sénégal (47e + 2) gagne deux places à l’échelle mondiale. Il intègre le cercle des pays africains où la liberté de la presse est plutôt stable.

« Considéré comme l’une des démocraties les plus stables du continent, le Sénégal dispose d’un paysage médiatique pluriel, et la Constitution de 2001 y garantit la liberté de l’information », peut-on lire sur le site de RSF.

La Namibie (23e) et le Cap-Vert (25e) affichent les meilleurs scores à l’échelle continentale comme l’an dernier. Cette année encore – c’est le cas depuis 2017, la Norvège occupe la première place du classement mondiale sur les 180 pays. La Corée du Nord occupe la dernière place.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le terrorisme au Sahel :  Le Pentagone songe, l’Elysée frémit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-au-sahel-le-pentagone-songe-lelysee-fremit-2872763.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 01:18:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même si, en ce moment, l’effort de guerre tend vers la lutte contre la pandémie du Covid-19, il ne faut surtout pas oublier que le monde fait face aussi au terrorisme de l’extrémisme violent. Les pays du Sahel sont particulièrement touchés par ce fléau. Des forces armées étrangères, à leurs têtes la France, luttent tant bien que mal contre les terroristes qui minent la région. Cependant, depuis le début de l’année, alors que la France souhaitait étendre le cercle de pays partenaires dans cette guerre, les USA, leurs alliés de premier rang, songent à réduire leur présence dans la zone. Du coup, l’Elysée se fait de la bile, et jusqu’à l’heure, le Pentagone n’en pipe mot.</em></strong>

La mort de deux légionnaires de la force Barkhane (Dmytro Martynyouk et Kévin Clément), en l’espace juste de quatre jours, rappelle la triste réalité du moment. C’était les vendredi 24 et le lundi 27 avril.

La vérité largement méconnue en Afrique subsaharienne, est que la France se sent bien seule dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les pays de la zone trainent derrière eux des années de délaissement de la chose militaire et une parfaite ignorance de la géopolitique locale ; et au niveau des pays occidentaux, l’on s’en lave les mains préférant faire face aux obligations domestiques. Et si, en plus de ce tableau peu luisant, les US, alliés indispensables de la force Barkhane, songent à réduire leur présence militaire, c’est le cauchemar qui prend vie.

<strong>Et pourquoi donc, les Etats-Unis d’Amérique songeraient à réduire leur présence militaire en Afrique, eux qui ne consacrent que 3% de leur force en Afrique ?</strong> Pourtant, première puissance militaire au monde, ayant largement les moyens d’y maintenir sa présence, voire de la renforcer, le président américain ne jurerait que par « America first ». Et ce, jusqu’à l’extrême. Même si, pour l’instant aucune décision n’est prise, la simple évocation d’une telle idée suscite l’effroi au sein du commandement de Barkhane. Au niveau aérien, sans l’aide logistique du pays de l’Oncle Sam, la France devrait engager toute sa flotte. Rien que ça ! Sans compter également, les exercices d’entrainement flintlock dispensés auprès de soldats africains.

Donald Trump, président instable et imprévisible, peut à n’importe quel moment prendre la décision de réduire considérablement la présence militaire américaine au Sahel, en méprisant les conséquences sur le terrain. Après tout, prendre des décisions en solitaire, sans se soucier des probables effets néfastes, n’est-ce-pas sa marque de fabrique ? A titre de rappel, il n’a pas hésité à retirer le pays de l’accord sur le nucléaire iranien, de l’accord sur le climat. Et tout dernièrement, il a suspendu la contribution américaine à l’OMS. Au regard de tous ces éléments, les craintes de la France sont légitimes.

Une chose semble sûre, la présence de forces étrangères au Sahel est partie pour durer. Mais, elle aura beau duré, en sera-t-elle  indéfiniment ? Quel sera la réaction des pays concernés quand ce sera le cas ? Autant de questions qui reste sans réponses jusqu’à l’heure.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Bourde</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-bourde-2872757.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 01:15:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les neuf sages de la célébrissime Cour Constitutionnelle du Mali ont fini par distribuer des postes de députés aux partis politiques en réservant la part du lion au RPM, le parti du Président de la République. Les membres de l’Auguste Cour se sont tellement embourbés, car mus par la seule  volonté de favoriser le parti d’IBK  au détriment des autres,qu’ils ont finis par semer les germes de la discorde, de la chienlit dans un pays fortement ébranlé par des crises multiples. Bamako, Kati, Sikasso, Bougouni, Communes I, V et VI sont à feu depuis le jour de la proclamation des résultats définitifs.

C’est dans une atmosphère de totale  confusion, marquée par des manifestations de protestation et de contestation des résultats du second tour du scrutin législatif  que les députés de la 6<sup>ème</sup> mandature se sont fait enregistrés le mardi 5 mai 2020. Les 147 députés  que compte l’Assemblée Nationale du Mali ont tous répondu présents pour recevoir leurs Kits et porter l’écharpe aux couleurs nationales. Si certains députés pourraient gaillardement  et fièrement enjamber le perron de l’hémicycle, sans souffrir d’un manque de légitimité, d’autres par contre marcheront la tête baissée tout au long de leur mandat, car ils doivent leur présence à l’Assemblée Nationale à la Cour Constitutionnelle.

En effet, certains députés ne seront présents que parce que Manassa Dagnoko et les huit autres conseillers l’ont voulu, car ils auront  fait preuve de laxisme, de légèreté et de paresse intellectuelle en commettant l’une des plus grosses bourdes de toute l’histoire de notre démocratie, celle d’attribuer des voix à des candidats pour les faire passer, alors qu’ils devraient être recalés.

Affichant leur ferme volonté d’aider coute que coute le parti présidentiel, les membres de la Cour Constitutionnelle ont mélangé torchons et serviettes, semant du coup une terrible confusion dans l’addition des voix obtenues par les différents candidats. Ilsse sont tellement  mélangés les pédales qu’ils n’ont même pas été capables de résoudre les plus petites équations d’addition ou de soustraction. Par leur bourde, des députés légitimement élus vont  se trouver dehors et ceux qui avaient même avoué leur défaite répondront présents à l’hémicycle.Par la seule décision des membres de la Cour Constitutionnelle, certains partis ont vu leur nombre de députés réduit de moitié, comme d’autres, rejetés par les électeurs, se sont finalement taillésla part du lion en obtenant de la Cour Constitutionnelle ce qu’ils n’ont pas pu  obtenir dans les urnes.

Encore une fois, la démocratie malienne vient de subir un véritable coup de massue par la faute de ceux qui devraient jouer le rôle de sentinelle ou de gardiens du temple. Manassa Dagnoko et ses huit collègues de la Cour Constitutionnelle répondront devant l’histoire et devant Dieu de leurs actes. Enfin, pour la quatrième fois, la Cour Constitutionnelle dirigée par Manassa Dagnoko, vient de semer l’instabilité dans le pays. Va-t-on assister à une autre crise post-électorale au Mali ?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte acharnée  pour le perchoir  de l’assemblée nationale :  Et si le RPM renonçait à ce poste pour son principal allié, l’ADEMA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lutte-acharnee-pour-le-perchoir-de-lassemblee-nationale-et-si-le-rpm-renoncait-a-ce-poste-pour-son-principal-allie-ladema-2872756.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 01:15:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La bataille pour la présidence de l’Assemblée Nationale fait rage au sein du RPM. Selon des informations concordantes, ils seraient quatre au sein du parti présidentiel, le RPM, à nourrir l’ambition de briguer le prestigieux fauteuil de l’AN. Le Président sortant Issiaka Sidibé, son premier vice-président, Moussa Timbiné, le questeur Mamadou Diarassouba et le ministre de l’intégration africaine, nouvellement élu  député, Baber Gano. Une ambition fort légitime car ils appartiennent tous au parti qui a le plus grand nombre de députés à l’hémicycle.Mais, si et seulement si, ils pouvaient lire les votes des électeurs pour ensuite se faire une religion. Savent-ils pourquoi  les électeurs n’ont pas donné à un seul parti la majorité absolue ? Ne faut-il pas envisager maintenant une gestion consensuelle et partagée du pouvoir ? Alors si le RPM a la Présidence de la République, pourquoi ne pas donner celle de l’Assemblée à son fidèle allié l’ADEMA ? La Primature pourrait également échoir à la troisième force politique à l’Assemblée, à savoir l’URD.</em></strong>

Le schéma d’une gestion consensuelle et partagée du pouvoir est celui qui sied au Mali d’aujourd’hui, afin de sortir des multiples crises qui secouent le pays depuis 2012. En tous les cas, les électeurs ont ouvert la voie aux partis politiques en empêchant  un seul  d’avoir la majorité absolue. Cette leçon, à défaut d’être appliquée à la lettre, doit servir de bonne boussole au Président de la République pour terminer, sans coup férir, le reste de son mandat.

Ainsi, pour que le Président de la République puisse terminer en beauté son mandat,il doit envisager la gestion consensuelle du pouvoir. Pour ce faire, il doit s’impliquer et non s’immiscer dans les affaires de l’Assemblée Nationale pour que le perchoir puisse revenir à l’ADEMA son principal allié depuis 2013. Ce parti, qui est la mère nourricière du RPM, s’est dédié corps et âme au candidat IBK en 2013 et au Président de la République au point qu’il n’a pas voulu présenter un candidat contre lui en 2018. Pour avoir été fidèle à IBK et par souci de stabilité et de partage de responsabilité, le parti du Pr Tiémoko Sangaré mérite le perchoir.

Quant à la troisième force politique, à savoir l’URD de Soumaila Cissé, bien qu’étant le principal parti politique de l’opposition, elle pourrait occuper  le Matignon malien, c’est à  dire la Primature, pour deux raisons. La première raison serait son ardent désir de prendre part à la gestion du pays pour mener à bien les indispensables réformes, afin que la démocratie malienne puisse renouer avec sa renommée d’antan. La deuxième raison est d’avoir l’appareil d’Etat lui permettant de négocier avec les ravisseurs du Président de l’URD, SoumailaCissé, afin d’obtenir sa liberté. Pour rappel, Soumaila Cissé a été enlevé par des hommes armés non identifiés à Niafunké le 25 mars en pleine de campagne pour les législatives.

En plus de ces deux partis, les autres comme le MPM, l’ASMA, l’ADP- Maliba,  la CODEM, le YELEMA pour ne citer que ces partis et même ceux qui sont en dehors de l’hémicycle, pourraient intégrer le gouvernement d’union nationale qui en découlera. Ce gouvernement, par souci d’équité et de justice, devra être composé de toutes les sensibilités, quitte à donner plus de quota au parti  RPM. Tous les partis qui comptent,  en fonction de leurs poids politiques, doivent figurer dans le gouvernement.

En somme, aucun sacrifice n’est de trop pour la stabilité d’un pays comme le Mali qui, depuis 2012, se débat sur plusieurs fronts sans succès. Pour les trois ans, qui restent d’ici la fin de son mandat, le Président IBK doit faire preuve de lucidité, de compréhension et surtout d’engagement pour le Mali. Il doit se rendre à l’évidence qu’’il a échoué et pour sortir par la grande porte de l’histoire, il doit corriger certains errements en rassemblant tous les maliens autour du Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO :   La chenille légionnaire et l’invasion prochaine de criquets pèlerins, la prochaine pandémie dans l’espace</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-la-chenille-legionnaire-et-linvasion-prochaine-de-criquets-pelerins-la-prochaine-pandemie-dans-lespace-2872772.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 01:10:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le problème est que dans la CEDEAO, il n'y a pas que le Covid-19 qui impacte l'agriculture, les pays font face à une bombe à retardement. L’arrivée du Covid-19 a provoqué d’une part- le confinement partiel ou intégral des populations, une limite de la mobilité, la fermeture des frontières et des marchés. Ces mesures, utiles au ralentissement de la propagation du virus, ont causé des hausses de prix des denrées de premières nécessité et un faible accès aux vivres pour les personnes vulnérables. D’autre part, les producteurs agricoles subissent une chute importante de la commercialisation des produits maraichers ainsi que des fruits périssables, des transports plus coûteux, une raréfaction des semences et des engrais et une main d’œuvre beaucoup plus chère. Une situation critique à laquelle il faut ajouter les ravages de la chenille légionnaire et l’invasion prochaine des criquets pèlerins. En conséquence, plus de 15 millions de personnes sont touchés chaque année par une situation alimentaire difficile, ce chiffre pourrait au mieux atteindre les 50 millions de personnes entre les mois de juin et août prochain.

C'est pour traiter de l'ensemble de ces questions que dès le 31 mars, les ministres de l’Agriculture, de l’El<a name="_ftnref1"></a>evage et des Pêches de la CEDEAO se sont entretenus par vidéo conférence.

L’occasion pour chaque Etat de dresser son analyse de la situation. En résumé, les pays souhaitent préserver, sécuriser les capacités de production et assurer l’approvisionnement des marchés, ainsi que d’assurer l’alimentation à un prix abordable et en particulier pour les plus vulnérables.

Concernant les recommandations, elles concernent la préservation des moyens d’existence des capacités de production ainsi que l’approvisionnement des marchés. Elles réclament l’accès à tous -et aux populations vulnérables notamment- à une alimentation abordable, et la poursuite des investissements dans le secteur agro-sylvo-pastoral.

Plus précisément, il est demandé de préparer le campagne agricole 2020/2021 en approvisionnant tous les producteurs en kits d’intrants agricoles, en développant les capacités de stockage et de conservation de produits frais, ainsi que les capacités de transformation (lait, fruits et produits maraichers). Il est demandé de préserver la libre circulation des camions transportant des produits agricoles tout en renforçant la surveillance épidémiologique des maladies transfrontalières animales. Et la poursuite des projets de fourniture d’eau aux populations vulnérables et déplacées.

Quelques précisions sur certains Etats

Au <strong>Bénin</strong>, le ministre décrit que les marchés ne sont plus fréquentés dans les zones de confinements, les vivres se font rares et des comportements spéculatifs s’observent. La fermeture des frontières étant une des causes du des difficultés d’approvisionnement des marchés. Cependant, la production affiche des taux excédentaires capables d’alimenter des stocks de sécurités alimentaires (maïs, manioc, igname).

Au <strong>Burkina Faso</strong>, les aléas climatiques et l’insécurité civile ont provoqué le déplacement de 779 741 personnes à l’intérieur du pays. Actuellement, 1,5 million de personnes sont en situation de vulnérabilité alimentaire et ce chiffre pourrait atteindre 2 038 000 personnes avec l’arrivée de la période de soudure. En outre, la fermeture des frontières provoque un déficit d’approvisionnement de 702 337 tonnes de riz et de blé, ainsi que 1,5 million de tonnes de céréales. Ainsi, une assistance alimentaire est programmée et la création de 150 points de vente à prix subventionné pour la délivrance de 25 000 tonnes de céréales ainsi que la vente à prix social de 4 796 tonnes de céréales.

Au <strong>Cap Vert,</strong> le ministre rappel que le pays entame sa 3<sup>e</sup> année de sécheresse qui conduit le pays à entreprendre des mesures de désalinisation de l’eau potable et de l’eau agricole. Une production affectée par la chenille légionnaire et les criquets pèlerins portant ainsi la contribution de l’agriculture de 8 à 3 % du PIB du pays. Le Covid-19 impacte l’économie du pays -via le tourisme- qui contribue à 22 % du PIB national. Depuis les premiers cas recensés et le premier décès, le pays se trouve en Etat d’urgence, les transports entre les îles sont arrêtés. Les marchés sont également affectés, puisque le pays importe 80 % de ses aliments de base et l’inquiétude demeure au fur et à mesure que les prix augmentent.

En <strong>Côte d’Ivoire</strong>, le Covid-19 va considérablement impacter par l’arrêt des aménagements hydroagricoles et l’arrêt des projets de développement agricole. Ces perturbations provoqueront une baisse de la production agricole de 15 à 20 %. Parallèlement, la fermeture des frontières pèse sur la sécurité alimentaire du pays et de ses pays voisins. Le ministère de l'Agriculture et des ressources animales lance en urgence un processus d’acquisition et la distribution de kits d’intrants agricoles, la fourniture d’appui techniques aux producteurs, l’encadrement de la récolte des produits agricoles, et l’approvisionnement d’Abidjan et éviter une famine (lire notre article.

En <strong>Gambie</strong>, le pays fait face à la sécheresse et au Covid-19 qui plongent 82 000 personnes en crise alimentaire et ce nombre pourrait atteindre 137 000 personnes si aucune action n’est entreprise. Le ministre précise que ce combat ne peut être mené que grâce à la livraison d’intrants et l’accès à des dispositifs d’assistance et de vulgarisation.

Au <strong>Sénégal,</strong> le ministre rappelle que le confinement est indispensable mais que les conséquences sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables sont majeures. L’inquiétude est d’autant plus vive que les risques d’invasion de chenilles légionnaire et de criquets son bien réels. Le ministre souhaite revoir la politique alimentaire des Etats en facilitant l’accès aux intrants, en développement les cultures vivrières et céréalières (mil, maïs, riz, niébé) et en réduisant toute dépendance à l’égard des importations. Le pays souhaite porter la production alimentaire à 4 millions de tonnes dès le prochain hivernage. Le coût de la stratégie de sécurité alimentaire et d’invasion acridienne est estimé à FCFA 127,4 milliards.

Au <strong>Sierra Leone</strong>, le déficit de la campagne agricole est de 500 000 tonnes de riz. Une bien mauvaise nouvelle à laquelle il faut ajouter une augmentation sensible des prix des denrées alimentaires. Le pays enregistre ses premiers cas de Covid-19 et 4,6 % de la population se trouve en insécurité alimentaire.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Forum de la jeunesse africaine pour le dialogue et la paix, African Youth Forum For dialogue and Peace (FJADP) :  La prise de conscience n’attend point le nombre d’année</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/forum-de-la-jeunesse-africaine-pour-le-dialogue-et-la-paix-african-youth-forum-for-dialogue-and-peace-fjadp-la-prise-de-conscience-nattend-point-le-nombre-dannee-2872766.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 May 2020 01:04:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bannir le sentiment de spectateurs silencieux, c’est le crédo de ce mouvement, car, les jeunes ont besoin d’espace adéquat pour donner toute la mesure de leur talent. C’est le sésame d’un séjour de jeunes africains au royaume chérifien. </strong>

Selon le Président que nous avons reçu dans les locaux du journal InfoSept : A ce jour, nous travaillons aux côtés des jeunes du Mali pour réaliser des projets civils qui visent à servir les questions de paix, de dialogue et de coexistence pacifique. Parmi ces projets figure un projet appelé « Paix avant tout » (Peace First) a avoué le président National M. Maïga au nom du Président International Dr. Alhaiba ADDI.

Le Forum de la jeunesse africaine pour ledialogue et la paix a été  créé à Rabat au Maroc le 01/10/2013. Il  opère dans son domaine de pratique, indépendamment de l’Etat, des partis politiques, des organismes syndicaux tout en  respectant les principes éthiques  dans le cadre des lois en vigueur dans le Royaume du Maroc. Le siège du Forum se situe au boulevard Al Abtal, rue Oum Rabiâ II, appt n° 13, 4<sup>ème</sup>  étage - Rabat Agdal, et peut être transféré à un autre endroit par décision du Bureau exécutif, comme il peut créer d’autres sièges de la filiale.

La réalité des guerres, des ravages du colonialisme et des situations vécus par des peuples africains pendant le long passé.

Des massacres, des conflits, des maladies, de la violence, de l’ignorance et de la pauvreté obligent, comme jeunes générations, de penser et agir afin de contourner cette réalité difficile qui est devenu un facteur important nuisant à notre présent et notre avenir a déclare le président  du forum de la jeunesse africaine pour le dialogue et la paix (FJADP) Dr. Alhaiba ADDI.

Le forum des jeunes africains pour le dialogue et la paix est un espace social Independent qui a pour objectifs d’encourager les jeunes africains à s’engager dans la concrétisation et le renforcement des valeurs de paix, de dialogue, de sécurité et de coexistence entre les civilisations africaines.

En plus de combattre les idées d’extrémismes religieux et de fanatisme intellectuel chez les jeunes africains.

Chaque initiative est porteuse de compétences développées dans un cadre associatif ou acquises dans un parcours individuel et mises au service d’une association. La somme de ces compétences est le prisme par lequel les atouts et potentiels propres à cette génération sont présentés. En effet, au-delà des origines et appartenances de ces jeunes à tel ou tel territoire de référence, ce sont les engagements et actes citoyens portés par ces jeunesses qui sont mis en avant ici.

&nbsp;

<strong>Mohamed SOGODOGO, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique du web : Les britanniques célèbrent « Captain Tom »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-les-britanniques-celebrent-captain-tom-2871850.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 01:22:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le philosophe français Gustave Thibon (1903-2001) écrivait : <em>« Les nations ont besoin de héros et de saints comme la pâte a besoin de levain </em>». En ces temps de doute où le Royaume-Uni est durement éprouvé par la pandémie du Covid-19 – plus de 26000 morts au dernier décompte –, le pays recherche un héros, une figure capable de rassembler toute la monarchie au-delà des traditionnels clivages politiques <em>Tories-Labour</em>. Ce héros, la nation britannique l’a trouvé en la personne du vétéran de la Seconde Guerre mondiale, Thomas Moore, affectueusement surnommé Captain Tom. Le vieil homme, bon pied bon œil, célébrait ce jeudi 30 avril, son 100<sup>ème</sup> anniversaire. Ce genre d’évènement privé, passe en général incognito. Mais dans le contexte particulier d’une nation qui cherche un facteur d’union/d’unité, Thomas Moore, né le 30 avril 1920, a eu droit à une célébration nationale.

Il n’est pas jusqu’à Sa Gracieuse Majesté qui lui a envoyé ses royales félicitations par courrier. « Captain Tom » a même eu droit à une exceptionnelle parade de la Royal Air Force, emmenée par deux chasseurs de la Royal Air Force généralement déployés pour des événements commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale, un Spitfire et un Hurricane qui ont volé dans le ciel du Bedfordshire (comté au nord de Londres). Il a aussi reçu un message vidéo du Premier ministre Boris Johnson ainsi que 140 000 cartes d'anniversaire. Excusez du peu !

Il faut dire  que <em>Captain Tom</em> est un sacré personnage au Royaume-Uni. Outre ses états de service dans l’armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale qui forcent respect et admiration, notamment en Inde et en Birmanie, et sa brillante carrière dans le civil comme directeur général d’une entreprise de béton, « Captain Tom s’est illustré par son œuvre philanthropique. Le 6 avril 2020, le monde entier découvrait médusé ce homme marqué par les épreuves en train de relever un défi dantesque pour son grand âge : réaliser cent traversées de son jardin, long de 25 mètres, à l’aide de son déambulateur.

Cette marche atypique qui a été « homologuée » par l'Académie Guinness comme « <em>le record du monde de la personne seule ayant récolté le plus d'argent lors d'une marche caritative</em> » visait à collecter 1 000 £ au profit de l’association NHS CharitiesTogether, pour soutenir le personnel de la National Health Service (système de santé public anglais), en première ligne de la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Le challenge fut un succès monumental, avec un retentissement au-delà des frontières des Iles britanniques. A la date du 30 avril 2020, c’est-à-dire le jour des 100 ans du vétéran « Captain Tom », la cagnotte lancée en ligne le jeudi 9 avril a collecté la bagatelle de 30 millions de livres (soit près de 23 milliards de FCFA) et un montant supplémentaire de 3,7 millions de livres en Gift Aid à la date du 17 avril. A l’arrivée, les compteurs de la générosité affichaient 88.000 donateurs qui ont puisé dans leur bas de laine pour récompenser cette initiative très originale.

Et comment réagit le vieil homme face au succès planétaire de son initiative ? « <em>C'est à peine croyable</em> », a-t-il simplement dit avant d’ajouter : « <em>Quand vous pensez à ceux à qui l'argent est destiné -tous ces braves et super docteurs et infirmières- je considère qu'ils méritent chaque centime et j'espère que nous récolterons plus pour eux </em>». Sans se démonter face à l’ardoise particulièrement salée de la pandémie, Tom Moore a déclaré : « <em>Nous avons connu des problèmes avant -nous les avons surmontés- et nous surmonterons ceci</em> ». Et comme il joint toujours le geste à la parole, notre centenaire s'est mis à la chanson pour continuer de soutenir les soignants. Son enregistrement de « <em>You'll Never WalkAlone</em> », l'hymne des supporteurs de Liverpool, et cri de ralliement de la fabuleuse mobilisation pendant la pandémie, est numéro 1 des ventes de singles au Royaume-Uni.

Pour services rendus à la nation, notamment en temps de guerre - au propre comme au figuré - Tom Moore a été nommé colonel honoraire. C’est le lieutenant-colonel Thomas Miller, commandant du 1er bataillon du Yorkshire Regiment, qui est venu en personne au domicile du centenaire pour l’en informer.

Même Sa Gracieuse Majesté qui fêtait ses 94 ans le 21 avril n’a pas eu droit à autant d’égard. En raison de la pandémie du Coronavirus, la souveraine a renoncé aux traditionnelles salves d’honneurs, les jugeant inopportunes.

Pour conclure cette belle odyssée, j’ai envie de réfléchir ou de m’interroger à haute voix : « les Africains en général et les Maliens en particulier ne sont-ils pas capables de s’inspirer de ces <em>best practices</em> venues d’ailleurs ? ». Si, prendrai-je le risque de répondre, à condition que l’initiative soit portée par une personnalité crédible, qui ne soit pas clivante et qui soit convaincue de son utilité. Et cet oiseau rare, existe-t-il sous nos latitudes ? Là-aussi, je répondrai par l’affirmative. Il est simplement à regretter que ce genre d’initiatives ne fasse pas encore partie de nos pratiques et de nos habitudes. Portées par des personnalités consensuelles, elles pourraient avantageusement suppléer le (prétendu) manque de crédibilité des pouvoirs publics ou une certaine forme de défiance des citoyens à leur encontre en levant des fonds qui seraient utilisés pour des grandes causes. Nos concitoyens qui sont friands des médias étrangers et sont de grands voyageurs devant l’Eternel finiront bien par ouvrir leurs yeux sur ce qui se fait de mieux ailleurs pour l’adapter à notre contexte. Je suis convaincu que la générosité est une mine d’or qui n’attend qu’une chose : être exploitée pour livrer ses fabuleuses richesses. Les médias en général et l’internet et les réseaux sociaux en particulier pourraient jouer un formidable rôle de catalyseur dans la manifestation de notre générosité au profit des nôtres que Dame Nature éprouve ou lèse.

Vivement des « Captain Tom » maliens pour nous inciter à faire parler notre cœur !

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Manassa Dagnoko en fin de mandat à la cour constitutionnelle :  Fin de carrière tumultueuse pour une dame de carton, pourtant jadis considérée comme de fer</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/manassa-dagnoko-en-fin-de-mandat-a-la-cour-constitutionnelle-fin-de-carriere-tumultueuse-pour-une-dame-de-carton-pourtant-jadis-consideree-comme-de-fer-2871862.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 01:09:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Personne n’aurait parié sur une telle fin de carrière professionnelle de ManassaDagnoko.  Ce magistrat a séduit la jeune génération lors de l’historique procès « crimes de sang » du Général Moussa Traoré et ses trente-deux co-accusés, tant elle a tenu d’une main de fer le ministère public. C’est indéniablement ce procès qui a révélé au grand public cette Dame de fer et qui lui a rendu célèbre, car son  réquisitoire a été suivi avec grand  intérêt par les victimes et a contribué à la manifestation de la vérité. Plus de vingt ans après ce grandiloquent acte, ManassaDagnoko, au lieu de continuer à entretenir cette flamme, cet espoir  pour la nouvelle génération, est en passe aujourd’hui  de devenir  le bourreau de cette même démocratie, à l’avènement de laquelle elle a fortement contribué. Par ses arrêts successifs inopportuns, légers et téléguidés qu’elle a rendus  à la tête de la prestigieuse institution, ManassaDagnoko semble sacrifier l’honneur, le prestige sur l’autel de ses intérêts immédiats. Pourra-t-elle se ressaisir pour le temps qui lui reste à la tête de la Cour Constitutionnelle ? Acceptera-t-elle de mettre fin à sa carrière avec ces taches noires qui sont sur le point de ternir son image à jamais ?</em></strong>

Nul n’aurait pu trouver à dire quand le choix du Président de la République s’est porté sur ManassaDagnoko, pour diriger la Cour Constitutionnelle, tant elle a laissé une image séduisante lors du procès « crimes de sang » du Général Moussa Traoré et compagnie. Mieux encore, son choix se justifiait parce qu’elle a été radiée de la fonction publique pour faute professionnelle, selon ses détracteurs, pour ses activités politiques selon ses partisans, donc l’une des nombreuses victimes du régime dictatorial de GMT. Auréolée de ce passé glorieux, cette  dame magistrat à la tête de la Cour Constitutionnelle, ne pourrait être qu’une récompense aux immenses efforts qu’elle a déployés pour l’avènement de la démocratie au Mali.

Il a fallu qu’elle exerce cette haute fonction, qui est la présidence de la Cour Constitutionnelle et surtout qu’elle pose certains actes  pour que les langues commencent véritablement à se délier à son sujet. Pour beaucoup de citoyens maliens, jamais une Cour Constitutionnelle n’aura été autant  manipulée par l’exécutif que celle dirigée par ManassaDagnoko. La conformité des arrêts et décisions de la Cour ne se mesure pas  à l’aune de la  Constitution, mais à l’humeur du chef de l’exécutif. Qui ne se rappelle pas de l’avis de la Cour Constitutionnelle sur la prolongation du mandat des députés en  violation de la loi? Que dire de sa décision d’autoriser la tenue du referendum au moment où les 2/3 du territoire échappaient au contrôle du pouvoir central. La Cour Constitutionnelle avait qualifié l’insécurité qui sévissait au nord et au centre de résiduelle. Par cette décision de la Cour Constitutionnelle, le Mali a frôlé la catastrophe, celle d’une crise majeure, pouvant même entrainer une guerre civile entre les partisans du non au referendum et ceux du oui. Comme si cela ne suffisait pas en 2018, saisi par l’opposition aux fins d’annuler les élections présidentielles, qui semble-t-il a été une parodie d’élections, la Cour Constitutionnelle dirigée par ManassaDagnoko a rejeté tous les recours et a proclamé IBK Président de la République sans sourciller, plongeant le Mali dans une crise postélectorale sans précédent. Le Mali patauge toujours dans cette crise.

En fin de mandat et de carrière, au lieu d’écrire comme en 1992 une nouvelle page glorieuse  de l’histoire de notre jeune démocratie, elle s’est plutôt fourvoyée  en mélangeant les pédales lors de la proclamation des résultats définitifs du second tour des élections législatives. Jamais les élections législatives n’ont connu un tel chamboulement, qui s’apparente à une falsification des résultats sortis des urnes, d’où des manifestations spontanées un peu partout. Elle vient de louper une autre occasion de se  racheter vis à vis de l’histoire.

En somme, celle qui était considérée comme une dame de fer, à savoir ManassaDagnoko, n’est en réalité qu’une tigresse en carton. Le visage qu’elle a montré à l’opinion nationale et internationale, lors du procès contre le Général Moussa Traoré, est loin d’être son vrai visage. Manassa était mue par une haine viscérale et elle était déterminée à prendre sa revanche contre le régime déchu de Moussa Traoré. Son passage à la tête de la Cour Constitutionnelle a été une véritable catastrophe pour la démocratie malienne.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marché à betail : Le feu n’a pas eu Pitie des déplacés de Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marche-a-betail-le-feu-na-pas-eu-pitie-des-deplaces-de-mopti-2871868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 01:08:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Situé au sud de la capitale malienne, le marché à bétail de Faladié, qui abrite le principal camp des déplacés de Mopti n'existe plus. Détruit par un incendie, le mardi 28 avril 2020, il abritait plusieurs centaines de déplacés, notamment des Peuls venus il y a plusieurs mois du centre du pays. Le feu n’a pas fait de victimes humaines, mais il n'a rien épargné d'autre : les habitations de fortune, les vivres et bétail.
Assis le long d’un trottoir à côté de leur baluchon, dans un quartier sud de la capitale, les déplacés s’apprêtent pour les préparatifs de la rupture du jeûne lorsque survint un feu attisé par un vent qui soufflait sur la capitale.
Le marché à bétail de Faladié en commune 6 du district de Bamako a pris feu aux environs de 13h. A une dizaine de kilomètres du site, on pouvait apercevoir les fumées obscurcir le ciel de Bamako. Le site du marché à bétail, communément appelé « garbal », marché à bétail, abrite aussi depuis deux ans des centaines de déplacés venus du Centre du Mali. D’énormes dégâts matériels sont à déplorer dont de nombreux animaux brûlés vifs, des petits commerces, les abris et les biens des déplacés. A cause de la flambée de violences intercommunautaires dans le centre du Mali, environ 263 personnes ont trouvé refuge dans deux camps de fortune, situés dans la périphérie de Bamako, la capitale. Le premier camp est installé à Faladié et abrite 30 ménages. Le second, à Niamana, accueille 26 familles. Les heurts entre Peuls et Dogons dont étaient victimes ces hommes et femmes ont fait environ plusieurs milliers de morts dans la région de Mopti. Depuis l'installation des deux camps destinés accueillir les déplacés, à la périphérie de Bamako, des personnes de bonne volonté tentent de leur venir en aide. Ces déplacés selon les spécialistes souffrent de traumatismes, de phobie, c'est-à-dire la peur des autres. Malgré leurs difficiles conditions d'existence, certains déplacés gardent l'espoir de retrouver la quiétude et de vivre décemment.
Le gouvernement malien a promis une aide aux déplacés du camp.
<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre le COVID&#45;19 :  Les chefs d’état de l’UEMOA tablent sur 5.284,9 milliards fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/lutte-contre-le-covid-19-les-chefs-detat-de-luemoa-tablent-sur-5-2849-milliards-fcfa-2871875.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 01:07:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En session extraordinaire par visioconférence, le lundi 27 avril sur la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, les Chefs d’Etat de l’UEMOA ont évalué à 5.284,9 milliards de F CFA, les ressources financières nécessaires pour faire face aux besoins en équipements sanitaires, assurer une mise en œuvre effective des mesures sociales et relancer l’activité économique dans la région.</strong>
« Il en résulterait une aggravation du déficit budgétaire dons compris pour représenter 5,5% du PIB contre 2,7% initialement prévu », lit-on dans le communiqué final signé par le président de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, Alassane Ouatarra.
Dans ce contexte, indique la même source, les chefs d’Etat soutiennent l’initiative de l’Union Africaine relative à la dette des pays Africains.
Ils ont, par ailleurs, adressé des « remerciements à l’ensemble des partenaires », en particulier l’Union Africaine, la Banque africaine de développement, le Fonds monétaire international, la Banque Mondiale et le G20 pour les initiatives qui ont déjà été engagées et « les invite à soutenir encore plus le continent Africain dans sa lutte contre la pandémie ».
Affectée par la pandémie, l’Union qui regroupe les huit Etats ouest-africains ayant le franc CFA en commun s’attend désormais en 2020, à « une dégradation sensible avec notamment un taux de croissance moyen qui ressortirait à 2,7%, soit une réduction de près de quatre points de pourcentage par rapport à la prévision initiale de 6,6% », d’après le communiqué.
« Nous devons donc agir vite et prendre des mesures à la fois sur les plans sanitaire, économique et social, afin d’atténuer les conséquences de la crise sur nos économies et réduire ainsi les souffrances de nos concitoyens », avait déclaré Alassane Ouatarra au début des travaux.

Créée le 10 janvier 1994 à Dakar, l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a pour objectif essentiel, l’édification, en Afrique de l’Ouest, d’un espace économique harmonisé et intégré, au sein duquel est assurée une totale liberté de circulation des personnes, des capitaux, des biens, des services et des facteurs de production, ainsi que la jouissance effective du droit d’exercice et d’établissement pour les professions libérales, de résidence pour les citoyens sur l’ensemble du territoire communautaire.

Huit Etats côtiers et sahéliens, liés par l’usage d’une monnaie commune, le FCFA et bénéficiant de traditions culturelles communes, composent l’UEMOA : le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’UEMOA couvre une superficie de 3 506 126 km2 et compte 120,2 millions d’habitants.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;

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&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COVID&#45;19 et gouvernance :  Reconnaitre ses lacunes et aller de l’avant</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-et-gouvernance-reconnaitre-ses-lacunes-et-aller-de-lavant-2871857.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-et-gouvernance-reconnaitre-ses-lacunes-et-aller-de-lavant-2871857.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 01:02:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, comme bon nombre de pays africains, dispose d’un système de santé qui peine à combler convenablement les attentes des patients, et ce en temps normal. Aujourd’hui, alors que des pays largement en avance sur le plan socio-économique ont du mal à endiguer la maladie à coronavirus, le monde entier s’inquiète pour le continent africain. Malgré un avenir sanitaire proche qu’on annonce morose, il peut y avoir du bon dans une telle situation. Et si nos Etats en profitaient pour doter la Santé des moyens de base pour soigner tout patient ?</em></strong>

Des plus noires des cendres, naissent les roses du succès. Ce très beau proverbe appelle à une chose essentielle dans la vie humaine, l’espoir. Et aujourd’hui, le coronavirus a mis à mal les systèmes de santé à travers le monde. Pour une fois, la providence a voulu que ce péril prenne pied dans des pays développés, d’abord en Chine, et ensuite en Italie, en Espagne, en France pour violemment frapper les Etats-Unis. Sans oublier certains pays du Moyen et Proche-Orient, assez durement frappés par la pandémie. Face à ce constat, les autres pays ont eu une certaine marge afin de réagir face à la maladie contrairement aux pays qui ont été frappés en premier. Les informations quant à la nature de la maladie sont une mine d’or inestimable pour tout acte de prévention.

Au Mali, on frôle les 600 cas. Et à l’instar des pays de la sous-région, le pays se retrouve tiraillé entre habitudes sociales et précarité, surtout en ce mois de Ramadan. Habitudes sociales en raison des obligations domestiques classiques qui ont trait au mariage, baptêmes et autres raisons du même genre. Mais aussi et surtout, Ramadan oblige, aux séances de prières collectives. Beaucoup se demandent encore comment se feront les prières nocturnes, celles qui commencent à minuit, en raison du couvre-feu qui commence à 21 heures. Précarité parce qu’en Afrique, plus on bouge et qu’on rencontre des gens, plus on a de la chance de gagner son pain quotidien.

Néanmoins, le système de santé du Mali, aussi défaillant soit-il, devrait apprendre de cette pandémie pour se refaire, au grand bonheur des patients. En fait, il s’agit d’une approche globale, notamment à travers les bons gestes d’hygiène comme le lavage constant des mains avec du savon. Concernant les bons réflexes, il peut s’agir également de l’élan de solidarité qui consiste à aider les plus démunis.

Les institutions de breton Woods étudie la possibilité d’annuler la dette des pays africains. Ce qui leur permettra de faire face plus efficacement à l’aspect économique du combat contre le coronavirus. L’heure est donc à la mobilisation, à la prise de conscience et surtout à l’optimisme. Le tout en se mettant à la tâche.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : La Démocratie malienne prise en otage par la Cour Constitutionnelle</title>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 01:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cour Constitutionnelle s’est encore installée à demeure dans la manipulation et le déni de Droit. La proclamation des résultats définitifs du deuxième tour des élections législatives a donné lieu à des échauffourées dans beaucoup de localités du Mali comme entre autres Sikasso, Kati, Communes I, V et VI du District de Bamako. Les citoyens sont sortis pour réclamer leurs victoires qui, semble-t-il, avaient été usurpées par la Cour Constitutionnelle au profit du parti du Président de la République et de ses alliés.  ManassaDagnoko et les huit conseillers qui composent l’auguste Cour auraient non seulement fait preuve de légèreté, voire de favoritisme, mais aussi et surtout, seront désormais  tenus pour responsables de tous désagréments et de toute crise postélectorale pour n’avoir pas dit le droit, mais plutôt rendu un arrêt politique en faveur du prince du jour. La Cour, par cet arrêt, vient encore une fois de plus, d’écrire une nouvelle page sombre de l’histoire de notre jeune démocratie et s’érige désormais en véritable bourreau. En analysant sans complexe et sans passion  l’arrêt de la Cour Constitutionnelle, deux constats généraux se dégagent : le premier est que toutes les falsifications, tous les chamboulements qui ont été faits l’ont été en faveur du parti du Président de la République, à savoir le RPM. Le Peuple malien a sanctionné dans les urnes le régime IBK à travers son parti, et la Cour Constitutionnelle  lui a octroyé la victoire par la manipulation du droit. Ce fut le cas en communes I, V et VI du District de Bamako, ensuite dans les circonscriptions électorales de Kati, de Sikasso, de Bougouni. Dans ces circonscriptions, le parti présidentiel avait été laminé par des écarts de voix très considérables, mais par la manipulation de la Cour Constitutionnelle, les premiers se sont retrouvés à la dernière place non élective. Le second constat est que toutes les requêtes  soumises à l’appréciation ou au jugement de la Cour ont été soit presque toutes annulées sauf celles du parti RPM et alliés de la Mouvance Présidentielle. Les requêtes ont été fondées selon la Cour et la décision qui s’en est suivie a été favorable au RPM et alliés. Comme pour dire que la Cour Constitutionnelle, au lieu de dire le droit, a plutôt rendu un arrêt politique en faveur du Prince du jour. Sinon, prenons juste deux cas, celui de la Commune I et de la Commune VI où les plaignants n’ont demandé autre chose que l’annulation pure et simple des résultats dans certains bureaux de vote. Et à la surprise générale, c’est le contraire qui a été constaté. La Cour, par excès de zèle, et   dans sa  grande magnanimité a  annulé purement et simplement  les voix des différents centres défavorables aux candidats qu’elle souhaite voir à l’Assemblée Nationale.

Comme un coup préparé, le parti présidentiel et ses alliés se sont vus octroyés gracieusement des sièges au grand dam des électeurs qui se sont mobilisés avec conviction et détermination pour infliger un coup dur au régime dont le bilan est en déça des attentes. En votant massivement  pour les candidats sur lesquels ils ont fondé un nouvel espoir, les électeurs ont envoyé un signal fort aux hommes politiques véreux. Malheureusement,  Manassa et les huit autres conseillers ont fait fi de cette mobilisation pour donner gracieusement une éclatante victoire au RPM et compagnie.

En somme, place est maintenant aux conséquences de l’arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle. Kati, Bamako, Sikasso et Mopti étaient sous la braise, déjà quelques heures  seulement après la fin de la cérémonie de proclamation des résultats. Il faut maintenant redouter une véritable crise postélectorale dans un pays déjà fragilisé par de nombreuses crises.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Météo :  Une saison humide annoncée au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/meteo-une-saison-humide-annoncee-au-sahel-2871870.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 00:52:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La saison des pluies 2020 devrait être globalement humide dans la zone sahélienne, avec des quantités de pluies supérieures à équivalentes aux moyennes saisonnières de 1981-2010. C’est ce qui ressort du Forum 2020 sur les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones soudanienne et sahélienne (PRSEASS - 2020) le 24 avril à Niamey.</strong>

« La saison des pluies 2020 serait globalement humide. En effet, des quantités de pluies supérieures à équivalentes aux moyennes saisonnières 1981-2010 sont attendues sur toute la bande sahélienne », indique un communiqué publié à l’issue de la rencontre, organisée en ligne en raison du Covid-19.  Le forum a été organisé par le Centre régional AGRHYMET, l’ACMAD et les services météorologiques et hydrologiques (SMNH) des pays d’Afrique de l’Ouest et du Tchad, en partenariat avec l’Organisation météorologie mondiale (OMM).

Les prévisionnistes évoquent « un démarrage précoce à la normale, une fin tardive à la normale, des séquences sèches plus courtes en début de saison et moyennes vers la fin de saison ». Ils indiquent aussi que « des écoulements globalement moyens à supérieurs à la moyenne sont attendus ».

Plusieurs recommandations ont été émises à l’issue des travaux pour leur atténuation. Au regard des cumuls pluviométriques globalement supérieurs à la moyenne et des écoulements des cours d’eau excédentaires, les risques d’inondations sont élevés.

Pour atténuer ces risques sur les personnes, les animaux, les cultures et les biens matériels, il est recommandé de suivre de près les seuils d’alerte dans les différents sites à haut risque d’inondation, de renforcer la communication des prévisions saisonnières et la sensibilisation des communautés vulnérables.

Il est préconisé à cet effet d’impliquer les acteurs étatiques et les différentes plateformes de réduction des risques de catastrophe dans la chaîne de communication et de gestion des crises.

Les prévisionnistes recommandent également la prévention contre l’occupation anarchique des zones inondables, en particulier dans les zones urbaines, de renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires.

De même, ils préconisent le curage régulier des caniveaux d’assainissement et des exercices de simulation dans le cadre de la préparation des plans de réponses aux inondations.<strong> </strong><strong>
</strong>Ils estiment par ailleurs « qu’il est très probable d’observer une incursion d’essaims de criquets pèlerins, à la faveur du démarrage précoce prévu pour la saison des pluies dans la bande sahélienne ».

Conjugué à la situation liée à la pandémie COVID-19, ce risque d’invasion acridienne pourrait aggraver le risque d’insécurité alimentaire pour des millions de personnes au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

A cet égard, il est recommandé aux Etats de renforcer la surveillance vis-à-vis de l’invasion acridienne dans les zones à risque des pays de la ligne de front, et de maintenir la vigilance contre les autres ravageurs des cultures comme la chenille légionnaire.

En dépit du caractère globalement humide attendu pour la saison des pluies 2020, il est probable d’observer par endroit des déficits hydriques pouvant retarder la mise en place de la biomasse fourragère, entraîner des échecs de semis et affecter la croissance des plantes. Ces déficits hydriques pourraient aussi favoriser le développement d’insectes ravageurs des cultures.
A cet effet, il est recommandé de diversifier les pratiques agricoles, à travers notamment la promotion de l’irrigation, du maraîchage, pour réduire le risque de baisse de production dans les zones exposées, de veiller à une gestion intégrée des ressources en eau pour une meilleure prise en compte des différents usages.

D’autre part, pour réduire le risque de maladies liées à l’eau (choléra, malaria, dengue, bilharziose, diarrhée, etc.) dans les zones humides ou inondées, il est fortement recommandé de sensibiliser sur les maladies climato-sensibles.

Et compte tenu du caractère globalement humide attendu de la saison des pluies, il est recommandé aux agriculteurs, éleveurs, autorités, gestionnaires des ressources en eau et de l’hydro- électricité, projets, ONG et OP de soutenir le déploiement de techniques d’augmentation de rendements des cultures.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face à l’injustice, à la corruption et au chômage massif :  La jeunesse malienne est fortement  interpellée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/face-a-linjustice-a-la-corruption-et-au-chomage-massif-la-jeunesse-malienne-est-fortement-interpellee-2871865.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 00:46:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La proclamation dans des conditions ubuesques, des résultats  définitifs du second tour de l’élection des députés à l’Assemblée Nationale a fini par convaincre les plus optimistes que le régime IBK a montré toutes ses limites et qu’il n’est plus à mesure de trouver des réponses adéquates à ses préoccupations, d’où la nécessité pour la jeunesse  d’aller à  un éveil de conscience pour défendre l’avenir. L’injustice, la corruption, le népotisme ont atteint une proportion tellement inquiétante que le Mali ne pourrait plus continuer sur cette lancée, au risque de s’effondrer totalement au grand dam de la jeunesse. Alors pour éviter sa démolition, il faut que la jeunesse prenne à bras le corps son avenir en constituant un rempart solide pour protéger les fondamentaux. La jeunesse malienne est-elle capable de se défendre et de défendre la patrie en danger ? Par où faut-il commencer le combat pour le Mali ? </em></strong>

Le Mali n’est pas pauvre, mais il est pauvrement géré, a dit un célèbre leader de la société civile. Et pourtant, à analyser de près et au regard des immenses ressources que le pays regorge, on pourrait affirmer sans risque de se tromper que le Mali a tout simplement un problème de leadership et de bonne gouvernance. De l’avènement d’IBK au pouvoir en 2013 jusqu’à nos jours, le Mali est loin de sortir de l’ornière, il s’enfonce un peu plus tous les jours dans la crise et au même moment une petite minorité s’accapare illégalement de toutes les richesses laissant dans la misère la grande majorité. La corruption et le népotisme sont devenus les deux  mamelles nourricières de la petite minorité embourgeoisée. Cette classe minorito-prédatrice est soutenue par une justice tout aussi corrompue et complice qui lui a donné carte blanche pour sucer le sang des innocents et cela pendant plus de deux décennies.  La jeunesse a été, et est toujours, la première victime de cette gestion clanique, d’où son invite à la prise de conscience afin de constituer un bloc opaque contre les prédateurs de la République. Elle est aujourd’hui, par son nombre, la seule force capable de faire bouger la montagne, mais cela ne sera rendu possible que quand elle s’organisera en menant le combat par étapes.

<strong><em>La première étape</em></strong> serait le soutien sans faille à la justice, celle du Ministre Malick Coulibaly et de Mamadou Kassogué, pour qu’elle appréhende tous les malfrats de la République afin qu’ils rendent au peuple ce qu’ils ont illégalement pris. Cette première étape est la plus cruciale, car de sa réussite dépendront les autres étapes. En soutenant  la justice, celle qui n’est pas corrompue, pour lutter contre toutes les formes d’injustice, la jeunesse fera non seulement  œuvre utile à la nation, mais aussi balisera le terrain pour des investissements dont la finalité serait la création des richesses et d’emplois. Sans une bonne justice, il n’y a point de progrès et le pays ne sera jamais une bonne destination pour les investisseurs.

<strong><em>La deuxième étape</em></strong> du combat de la jeunesse devra être la formation de qualité pour être des citoyens ou des soldats du développement. Une jeunesse mal formée est non seulement  une bonne à retardement mais aussi et surtout  une grande perte pour la Nation. Donc, elle doit exiger en deuxième ressort la formation de qualité. Cette légitime revendication, loin d’être de la mer à boire est un droit reconnu par la Constitution.

<strong><em>La troisième étape </em></strong>serait celle du droit à l’emploi pour elle et à l’accès aux services sociaux de base pour tous les citoyens. Il n’y a pas l’ombre d’aucun doute quand un pays est bien gouverné, tous les citoyens auront accès aux services sociaux de base, au bien être social qui sont des droits reconnus à tout le monde.

En somme, le Mali est à la croisée des chemins, donc il a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles et particulièrement à la frange juvénile  pour le soutenir afin qu’il ne s’effondre pas. La balle est alors dans le camp de la jeunesse, à elle de la saisir.

<strong>Youssouf Sissoko                  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Difficile cohabitation entre crise alimentaire et lutte contre le COVID&#45;19 : Le CILSS crie de toutes ses forces</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/difficile-cohabitation-entre-crise-alimentaire-et-lutte-contre-le-covid-19-le-cilss-crie-de-toutes-ses-forces-2871872.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 00:35:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La pandémie du COVID-19 masque une crise alimentaire et nutritionnelle majeure qui frappe déjà la région et pour laquelle l’urgence d’agir s’impose. L’irruption de la pandémie du COVID-19 pourrait occulter et aggraver une crise alimentaire et nutritionnelle majeure préexistante au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Des dizaines de millions de personnes sont menacées et la stabilité régionale pourrait être en jeu. </strong>

La région fait face à une superposition de plusieurs menaces affectant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables. La campagne agropastorale 2019-20 a été globalement bonne avec une production céréalière de 74 millions de tonnes, en hausse de 12 % comparée à la moyenne des cinq dernières années. Cependant, des baisses importantes sont observées au Cap Vert (-80 %), en Gambie (-47 %), en Sierra Leone (-15 %) et au Niger (-6 %).

La situation pastorale est tendue en raison de déficits fourragers dans certains pays comme la Mauritanie, le Niger et le Sénégal, des mesures de restriction de la transhumance transfrontalière prises par certains pays, mais aussi l’inaccessibilité aux pâturages du fait de la crise sécuritaire. Les marchés de produits agricoles connaissent déjà une tendance haussière des prix qui pourrait s’accélérer avec les mesures de lutte contre le COVID-19.

L’environnement économique se dégrade sous l’effet de facteurs multiples. L’inflation et la dépréciation des devises locales affectent l’accès des ménages à une alimentation et une nutrition convenables en Gambie, en Guinée et plus particulièrement en Sierra Leone et au Libéria. De même, la chute des prix du coton et le risque de leur effondrement avec la crise sanitaire pourraient impacter dangereusement les économies locales des pays producteurs et fragiliser les revenus et les moyens d’existence des ménages. Les mesures prises pour limiter la propagation du COVID-19 (fermeture des commerces non essentiels, limitation de la mobilité) viennent aggraver cette situation économique déjà tendue. L’insécurité civile persiste dans le bassin du lac Tchad, au Liptako-Gourma, au nord et nord-ouest du Nigéria. Elle provoque d’importants flux de populations déplacées, la fermeture de nombreuses écoles et de centres de santé. Elle perturbe également le bon fonctionnement des marchés et entrave l’accès aux terres de culture et de pâturage. Dans les pays concernés, les arbitrages budgétaires entre urgences sécuritaires, sanitaires et alimentaires sont de plus en plus difficiles, voire impossibles.

Pendant que les gouvernements de la région affinent leurs stratégies et mobilisent des moyens pour contrer la pandémie du COVID-19, 17 millions de personnes, dont 7 millions pour le Nigéria seul, ont besoin d’une assistance alimentaire et nutritionnelle immédiate. Plus de 1 million d’entre eux sont en situation d’urgence. Si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement, les effets cumulés des crises sécuritaire et sanitaire pourraient faire basculer environ 51 millions de personnes supplémentaires dans une situation de crise alimentaire d’ici la soudure. La situation des pays les plus touchés par la crise économique mérite aussi l’attention des pouvoirs publics. C’est notamment le cas de la Sierra Leone qui, pour la première fois, enregistre près de 1.3 million de personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle. Malgré les efforts des États, la malnutrition aiguë persiste dans la région. Près de 2.5 millions d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par le fléau dans le Sahel. La situation pourrait se dégrader rapidement avec les fermetures des écoles et des centres de santé du fait des crises sécuritaire et sanitaire. Les plans nationaux de réponse aux crises alimentaires définis par les pays souffrent d’année en année d’un déficit de financement. À peine 50 % des financements requis ont été mobilisés en 2019. La situation en 2020 nécessite un engagement politique fort et des moyens financiers plus conséquents. Les mesures de santé publique liées à la pandémie du COVID-19 constituent une sérieuse menace d’aggravation de la crise alimentaire et nutritionnelle. La crise sanitaire pèse lourdement sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et aura de nombreuses implications.

Il est urgent d’agir immédiatement en s’appuyant sur des approches innovantes, anticipatives, flexibles et coordonnées, construites autour d’un leadership fort des organisations intergouvernementales (CEDEAO, UEMOA, CILSS).

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Appel au putsch: le député battu Oumar Mariko récidive à nouveau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/appel-au-putsch-le-depute-battu-oumar-mariko-recidive-nouveau-2871265.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 00:58:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La marche annoncée par le Parti SADI, à Kolondiéba, ce lundi 27 avril, pour protester contre les bourrages d’urnes, lors du second des législatives, a été annulée sur décision de ladite formation politique. En lieu et place, Oumar MARIKO a organisé un entretien avec les militants au cours duquel il a réitéré son appel à renverser le régime IBK.

Pour dire non aux résultats provisoires du second tour des législatives dans la circonscription électorale de Kolondiéba, le bureau local du Parti SADI avait envisagé de marcher.  Cette marche devrait partir du siège dudit Parti pour se diriger vers la Préfecture de Kolondiéba pour dire non à l’achat des consciences, au tripatouillage des suffrages des électeurs.

Les militants de SADI, à travers cette manifestation annoncée pacifique, voulaient aussi dénoncer la complicité de la CENI locale, l’Administration, des présidents de bureaux de vote et des assesseurs, et les services renseignement contre Oumar MARIKO et son colistier.

Toutefois, la manifestation annoncée en grande pompe n’a pas eu lieu. C’est le Parti, selon Oumar MARIKO, lors d’un entretien avec sa base, qui a décidé d’annuler la manifestation. Parce que, explique-t-il, il y a une forte chance que les autorités prennent une sanction contre le Maire pour avoir autorisé la marche.

« Après que le maire ait autorisé la marche, des menaces ont été brandies contre l’élu local. Déjà, dans une lettre, le préfet le prend pour responsable des conséquences de la manifestation. On sait également que son accord pourrait être un prétexte pour le sanctionner. Donc, c’est pour protéger notre maire que nous avons dit qu’il faut annuler la manifestation », a justifié Oumar MARIKO devant ses militants.

Par ailleurs, le Président Oumar MARIKO a rappelé à ses militants que le Parti SADI a introduit des requêtes auprès de la Cour constitutionnelle, afin d’invalider le vote dans certains centres au motif de bourrage d’urnes.

« On va savoir maintenant si la Cour constitutionnelle est réellement indépendante. Si la Cour est indépendante, elle va trancher en faveur du Parti SADI. Je suis convaincu de cela. C’est pourquoi j’émets des réserves à la sincérité de leur décision », a indiqué Oumar MARIKO.

Pour lui, il n’est pas évident que le Parti aura gain de cause à la Cour constitutionnelle parce que, soutient-il, des membres de l’institution sont des partisans du Parti présidentiel.

Toutefois, le Parti SADI a quand même le droit de protester, de dire non et de résister.

Avant d’inviter les militants du Parti et d’autres victimes du système à ses mobiliser contre le pouvoir en place. « Si la Cour valide la liste RPM-URD de Kolondiéba, on doit s’organiser par tous les moyens possibles pour renverser le régime. C’est ce qu’il faut, il n’y a pas d’autre solution », a-t-il galvanisé. Selon lui, « On doit tout faire démocratiquement pour faire partir le Président IBK ».

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cabale de l’exécutif contre le judiciaire :  Pourquoi ce silence assourdissant des organisations de la société  civile ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cabale-de-lexecutif-contre-le-judiciaire-pourquoi-ce-silence-assourdissant-des-organisations-de-la-societe-civile-2870727.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 08:45:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La justice, après avoir fait un bond qualitatif dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière, en arrêtant des grosses pointures, fait aujourd’hui  l’objet des tirs croisés de la part de l’exécutif. Elle est dans la ligne de mire de ceux qui doivent rendre compte au peuple de leur gestion des deniers publics. C’est aux forceps que la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako a annulé les poursuites contre Mahamadou Camara dans l’affaire de l’achat du Boeing présidentiel et des équipements militaires des forces armées et de sécurité. Les  partis politiques, les associations et mouvements de la société civile vont-ils croiser les bras face à cette cabale contre la justice ? De l’Imam Mahmoud Dicko, au Professeur Clément Dembélé en passant par le chef de file de l’Opposition politique et tous ces nombreux activistes qui ont fait de la défense des intérêts du Mali leur priorité vont-ils rester inactifs et laisser la justice entre les griffes  de ceux qui ont pillé le Mali ? </em></strong>

Le Président de la République devrait pourtant comprendre  que s’il y a une digue qui protège son régime c’est bien la justice, avec à sa tête le ministre de la Justice,  garde des sceaux, Me Malick Coulibaly. C’est grâce à l’engagement de ce dernier à traquer les bandits à col blanc, que les citoyens ont commencé à avoir confiance en leur justice. Aujourd’hui cette même justice fait l’objet de pression de la part de l’exécutif pour qu’elle libère ceux qui ont pillé les deniers publics. L’annulation des poursuites contre Mahamadou Camara  et compagnie dans la sulfureuse affaire d’achat du Boeing présidentiel et des équipements militaires est la preuve matérielle de la dangereuse immixtion de l’Exécutif dans le domaine sacré du judiciaire.

S’il est vrai que la justice est rendue au nom du peuple, il n y a pas de raison que ce même peuple reste silencieux quand son droit est bafoué. Où est le héros du 5 Avril, à savoir l’Imam Dicko, qui a fait partir le premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga au prétexte qu’il gérait mal le pays. Va-t-il rester muet quand l’exécutif met le pied dans le plat du judiciaire ? Pourquoi ce silence assourdissant du Professeur Clément, lui qui a, pendant longtemps, fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille ? Comment les partis politiques qui aspirent  venir au pouvoir et proposer une autre alternative à la gestion actuelle, puissent adopter une telle posture, à savoir le silence, voir  l’indifférence ? Quid des syndicats dont le crédo est la bonne gouvernance du pays pour que leurs adhérents puissent  voir améliorer leurs conditions de vie  et de travail ?

Le Mali est véritablement à la croisée des chemins et il est menacé dans ses fondements. Quand une Nation est en danger,tous ses enfants doivent se considérer comme  des soldats pour la défendre vaillamment. Tous pour le Mali et le Mali pour tous ses enfants, doit être la devise de chaque citoyen.

<strong>Youssouf Sissoko    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mois de Ramadan :  La douane rassure</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/mois-de-ramadan-la-douane-rassure-2870730.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 08:29:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction générale des douanes a annoncé vendredi 17 avril des mesures drastiques interdisant l’exportation et la réexportation des produits comme le riz, le mil, le sucre, le lait, les pâtes alimentaires, l’huile, l’aliment-bétail, le gaz butane, les masques et les hydro-alcooliques. Cette interdiction intervient dans un contexte macro-économique difficile du fait des conséquences économiques du covid-19 et l’insécurité, ont précisé les autorités. La mesure devrait assurer la continuité de l’approvisionnement de nos marchés locaux en denrées de première le mois de Ramadan et même après. </strong><strong>Cette mesure sera en vigueur jusqu’à nouvel ordre, selon le patron des gabelous.</strong>

Au Mali, la situation économique cette année est dans une phase critique et cela se ressent partout.Les moments sont critiques. Au moment où le mois de carême commencent, la population malienne en général et celle bamakoise en particulier fait de plus en plus face à la « dèche » et cela n’est pas un secret de polichinelle. Alors que, ce mois est celui des doubles dépenses. Aujourd’hui, on se limite juste à l’achat de l’essentiel et non à ce que l’on veut. Trois jours à peine du début du mois du ramadan, bon nombre de familles bamakoises sont inquiètes déjà. Si cette période est un l’un des moments forts du calendrier musulman, le ramadan, un mois de jeûne et d’introspection. Il n’en reste pas moins que c’est une période où les prix des produits de première nécessité s’envolent au grand désarroi des familles aux revenus modestes. Du coup, les chefs de famille, surtout les moins nanties ne savent plus à quel saint se vouer.

Les soldats de l’économie font attendre leur bruit de botte à travers cette mesure.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le COVID&#45;19 : un front uni s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-covid-19-un-front-uni-simpose-2870732.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 07:36:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les médecins sont mécontents. Le sommet de l’Etat se livre à des querelles de leadership. Les politiciens accusent à tout va. Les citoyens persistent dans l’incivisme et la défiance de l’Etat. Les commerçants véreux augmentent le prix des produits de première nécessité. La liste peut être allongée à souhait. Tous les éléments du puzzle sont réunis pour la propagation du virus au Mali. La preuve, c’est que les cas augmentent de jour en jour et que le pays enregistre 325 cas positif, avec 21 morts à la date du 24 avril, le plus fort taux de décès en Afrique de l’Ouest. A ce jour 2172 cas contactés font l’objet d’un suivi quotidien. Il n’est pas encore tard pour mettre en place un véritable front uni contre le COVID-19. Majorité, opposition, OSC,  coutumiers et religieux,  syndicats, toutes les forces vives  significatives du pays doivent être impliquées  dans la riposte au covid-19.</strong>

Cette crise ne saurait faire l’objet de marchandages politiques.  Pour éviter  l’hécatombe, les maliens doivent nécessairement s’unir.

Au Mali, nous souffrons beaucoup plus de nos désaccords, de nos égos surdimensionnés que du manque de ressources et de compétences.   La crise du coronavirus doit conduire à un changement de paradigme.  Les bonnes pratiques  qui sont actuellement en vigueur (lavage des mains, désinfection des espaces, promotion de l’hygiène et de l’assainissement) doivent demeurer après le covid-19. De nombreuses maladies sont simplement dues au manque d’hygiène. Les campagnes de communication et de sensibilisation ne doivent pas se limiter seulement à la période du covoid-19.

Il faut aller bien au-delà pour un changement radical de comportement. Si la pratique du lavage des mains se généralise par exemple après le Covid-19,  de nombreuses vies seront sauvées. Sur le plan économique, le covid-19 est une opportunité pour appuyer les entreprises burkinabè spécialisée dans la fabrication  du gel hydroalcoolique ou des masques.  Pour les masques, le pays  a suffisamment de coton qui ne demande qu’à être valorisé. Pourquoi continuer à importer à prix d’or ce que nos artisans et industriels savent si bien produire ici même?

Le pays dispose de tellement de compétences qu’il ne peut guère être la risée  du monde.  Il faut juste un zeste de bonne volonté et d’humilité de part et d’autre pour vaincre l’adversité. Face à un ennemi invisible, pernicieux et redoutable, la seule réponse qui vaille est celle de l’union sacrée.  Il faut plus que jamais un front uni contre le covid-19 au Mali.  Une telle initiative est bien réaliste et réalisable.

Il est vrai qu’aucun pays ne dispose de la solution miracle face au covid-19.  Mais si d’autres pays arrivent à contenir la propagation et les effets de la maladie, c’est que le Mali peut aussi parfaitement y arriver.  Le pays court vers des lendemains incertains si le tir n’est pas rectifié à temps.  Il faut donc dès à présent  mettre fin à toutes les tergiversations, les suspicions et les fausses promesses.

La pandémie de Covid-19 teste les limites de la société et de l’économie malienne, et elle risque de lui porter un coup particulièrement dur.

La crise du Covid-19 risque également de provoquer une crise alimentaire au Mali.

En raison de la pandémie de Covid-19, les conjonctures économiques nationales et régionales sont très fluctuantes et sujettes à des évolutions quotidiennes.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Ramadan et COVID&#45;19 riment avec paupérisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ramadan-et-covid-19-riment-avec-pauperisation-2870723.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 07:28:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les Maliens, dans leur écrasante majorité, ne savent plus à quel saint se vouer en ce début du mois béni de ramadan tant les crises s’enchainent et les solutions rarissimes. En effet, jamais, de l’avènement de la démocratie à nos jours,  le Mali n’a  connu une période aussi triste que décadente que celle que nous connaissons aujourd’hui caractérisée par une multitude de crises.

Depuis 2013, les gouvernements successifs se sont battus pour enrayer la  crise sécuritaire qui sévit au nord et au centre, mais  en vain. A cette  gravissime crise s’est greffée une autre tout aussi alarmante, à savoir la crise  sociale avec son cortège d’extrême pauvreté touchant les 3 /4 de la population malienne. Comme si celles-ci ne suffisaient pas, une pandémie d’une rare violence  vient  de s’abattre sur l’humanité toute entière.

C’est dans cette atmosphère désespérée et désespérante pour les maliens  qu’a débuté le vendredi 24 avril 2020 le ramadan. Pourtant un mois béni, un mois de pardon, un mois de pénitence pour tout musulman afin  que le miséricordieux puisse absoudre les péchés. Mais cette année, ce mois sera le plus difficile, à cause de trois facteurs majeurs, à savoir l’insécurité, la mal gouvernance et la pandémie du COVID-19.

L’insécurité empêche les populations de se mouvoir sur le territoire, surtout au nord et au centre. L’Etat malien n’’exerçant son autorité que sur le 1/3 de la vaste étendue du territoire malien ne pourrait  pas assurer la libre circulation des personnes et des marchandises. Conséquences, les prix des denrées de première nécessité vont non seulement prendre l’ascenseur, mais aussi et surtout seront fixés dans une anarchie totale. Si en 2013, seules les zones dites du nord et du centre faisaient face à  l’insécurité, en 2020, soit sept ans plus tard elle  s’est même déplacée jusqu’au sud et les gens ne vivent que recroquevillés.

La mal gouvernance, avec son corollaire de corruption à ciel ouvert, a gangréné tous les secteurs productifs du Mali,  à telle enseigne que toutes les ressources sont entre les mains de la petite bourgeoisie au détriment  de la grande majorité qui broie du noir. Plus de 80 % de la population malienne vivent en dessous du seuil de pauvreté et cette situation, loin d’être une fatalité, est simplement la conséquence de la mal gouvernance et de l’inéquitable répartition des ressources du pays. Le Mali était déjà agonisant avant l’arrivée de la pandémie du COVID -19, il est maintenant sur le point de tomber.

Le COVID-19, cette pandémie ravageuse n’épargnant personne, est venue amplifiée une situation sociale  déjà  grave au Mali. Avant cette pandémie, le pays était déjà dans  l’impasse financière, car incapable de faire face  aux revendications d’ordre syndical. Donc, le coronavirus, qui  touche aujourd’hui aux fondements économiques et sociaux  des Nations les plus développées, n’épargnerait pas celles qui balbutient, comme le Mali. A cause de cette pandémie, toutes les activités sont au ralenti, ce qui complique davantage l’approvisionnement des citoyens en denrées de première nécessité.

C’est dans cette atmosphère triplement alourdie que les musulmans ont entamé le Ramadan.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OMVS : L’organisation au chevet de ses membres</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/omvs-lorganisation-au-chevet-de-ses-membres-2870728.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 01:00:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal a décidé de soutenir la lutte contre la pandémie du Coronavirus dans les quatre Etats membres de l’OMVS. Une contribution de quatre cent millions (400 000 000) de F CFA, soit cent millions par Etats membres, a ainsi été versée cette semaine au profit des organismes nationaux (comité, agence…) chargés de gérer la crise sanitaire en  Guinée, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal, pour appuyer ses Etats membres dans la lutte contre le nouveau coronavirus</strong>

Selon le haut-commissaire de l’organisation, Hamed Diane Séméga, cette initiative cadre avec la philosophe de l’institution sous régionale. A cet égard, il a rappelé que : « la solidarité est une valeur fondatrice de l’OMVS et qu’elle doit s’exercer à tous les niveaux et en toutes circonstances ».

Les sociétés du système OMVS et le haut-commissariat avaient, dans un premier temps, déjà versé chacune une contribution dans leur pays-siège. Cette initiative s’ajoute aux dispositions préventives internes prises au sein du système OMVS pour protéger les personnels, tout en préservant autant que possible la bonne marche de l’institution.

Plusieurs semaines après les premiers, le continent comptait au 14 avril 16 000 cas de COVID-19. L’espace OMVS reste l’une des zones les moins affectées du monde. Cependant, le développement de la pandémie dans les pays de l’organisation pourrait avoir un impact important en raison de plusieurs raisons structurelles. Dans de nombreux pays de l’OMVS, une part importante de la population vit dans une extrême précarité. Il semble ainsi impossible de confiner ces personnes qui doivent continuer à travailler coûte que coûte. Ensuite, les mesures de distanciation sociale ne pourront pas être mises en place dans de nombreux bidonvilles (lorsque l’on doit aller chercher l’eau à une borne-fontaine par exemple). Le COVID-19 risque de frapper ces États aux systèmes de santé défaillants. Les systèmes de santé de l’OMVS sont parmi les plus fragiles de la planète, et ce quels que soient les indicateurs utilisés : nombre de médecins et autres personnels de santé, nombre de lits d’hôpitaux, taux d’équipements, etc. Ainsi, les données de la Banque mondiale (BM) évoquent un taux moyen de 2,2 médecins pour 10 000 habitants, contre 35 dans l’Union européenne (UE).

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubou Cissé, un an plus tard à la primature :  Bilan d’une année de gestion par une équipe de mission</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/boubou-cisse-un-an-plus-tard-a-la-primature-bilan-dune-annee-de-gestion-par-une-equipe-de-mission-2870724.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 00:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le départ aux forceps de Soumeylou Boubèye Maiga de la Primature, le choix du Président de la République s’est porté sur le jeune technocrate, auparavant ministre de l’économie et des finances, Docteur Boubou Cissé pour constituer une équipe de mission. Un  an après la mise en place de cette équipe, le Mali est toujours à la case départ, tant les crises se sont multipliées et les solutions quasi absentes. Hormis les élections législatives qui viennent de se tenir et qui ne sont pas d’ailleurs exemptes de reproches, les autres grandes préoccupations n’ont guère connu d’avancées notoires. De la crise sociale, à la relance de l’économie en passant par la crise sécuritaire, le Mali est toujours la risée du monde. La montagne d’espoirs  que la nomination de Boubou a fait miroiter  n’a-t-elle pas accouché d’une souris ?Après les législatives, le Président de la République n’a-t-il pas l’occasion de rectifier le tir ? Boubou Cissé a-t-il fait mieux que Soumeylou Boubèye Maiga ? </em></strong>

La nomination du jeune docteur en économie, Boubou Cissé avait suscité beaucoup d’espoirs pour deux raisons fondamentales. D’abord sa neutralité politique et ensuite sa technocratie. C’est, semble- t-il, ces deux atouts qui ont guidé  IBK , en plus de la Primature, à lui donner la clé des finances. Ces deux données qui auraient dû être des qualités, ont fini par être ses principaux défauts. En un an de gestion  des affaires publiques, les attentes sont loin d’être comblées, car la situation globale du pays  va de mal en pis. En français facile, rien ne va au Mali. Doit-on reconduire une équipe qui a échoué ? Seul le Président de la République est à même de répondre à cette question, lui qui a été investi de la mission de conduire les affaires du peuple. En attendant, nous allons essayer de jeter un regard critique sur le bilan d’une année de gestion par l’équipe dirigée par Boubou Cissé.

<strong><em>Sur le plan politique </em></strong>

C’est une première fois au Mali qu’un Premier ministre fasse un an sans présenter la Déclaration de politique générale de son gouvernement. En plus de la violation d’un des sacro saints principes de la démocratie, le gouvernement dirigé par Boubou Cissé n’a fait qu’un pilotage à vue. Et pourtant,nombreux étaient les acteurs politiques qui avaient nourris l’espoir de voir mener des réformes politiques majeures avant la tenue des législatives. Parmi ces réformes, on pourrait citer, entre autres, la relecture de la loi électorale afin de pouvoir réviser le mode de scrutin concernant les législatives et minimisant  surtout les cas de fraude. Ces réformes ont été renvoyées aux calendes grecques. Que dire du nouveau découpage administratif qui devrait avoir comme conséquence non seulement  la création réelle et non pas factice,  de nouvelles régions, mais aussi et surtout,leur prise en compte dans  les législatives qui viennent de se dérouler.  C’est d’ailleurs pour parer au plus pressé et  faire plaisir aux ex rebelles que le gouvernement voudrait organiser des élections anticipées dans certaines localités du nord, ce qui ne manquera pas  de susciter un tollé général au sein de la classe politique et même de la société civile.

<strong><em>Sur le plan sécuritaire</em></strong>

Alors que le prédécesseur de Boubou Cissé, à savoir SoumeylouBoubèyeMaiga, avait été accusé à tort ou à raison d’être le pompier pyromane dans la grave crise sécuritaire au centre du Mali, Boubou n’a pourtant pas fait mieux que lui.  La situation s’est même empirée sous son règne laissant ses fervents défenseurs dubitatifs. Il ressort aujourd’hui de toutes les statistiques qu’il y ait eu plus de morts sous Boubou Cissé que sous son prédécesseur SBM. L’insécurité s’est tellement propagée un peu partout dans le pays que même la première région qui était jusque-là épargnée  des attaques a eu sa dose. La preuve la plus irréfutable de l’exacerbation de la situation sécuritaire est l’enlèvement en pleine journée de la deuxième personnalité de la République, Soumaila Cissé à Niafunké dans la région de Tombouctou.

<strong><em>Sur le plan socio-sanitaire</em></strong>

Jamais le Mali n’a connu une telle crise socio-sanitaire aux conséquences dramatiques. Qu’on ne s’y trompe pas la pandémie du COVID-19 a trouvé une crise sociale aiguë, caractérisée par plus de trois mois d’arrêt des cours à l’école. Quant à La pauvreté, elle  n’a jamais reculé et rares sont les citoyens maliens qui mangent les trois repas quotidiens. Ils sont tout aussi rares ceux qui ont accès aux  services sociaux de base. Si beaucoup d’analystes dédouaneront le gouvernement Boubou Cissé par rapport à la pandémie du COVID-19, sa responsabilité reste entière dans la gestion de cette pandémie. Laquelle gestion est loin d’être orthodoxe.

<strong><em>Sur le plan économique </em></strong>

La relance de l’économie a été l’une des raisons fondamentales de son choix pour diriger le gouvernement. Là également, les fruits n’ont pas respecté la promesse des fleurs. Rarement,  notre économie ne s’est portée aussi mal que maintenant. Le Premier ministre qui se trouve être le ministre des Finances, a créé une certaine lourdeur privant  les opérateurs économiques de fonds au nom d’une certaine bonne gestion. La corruption censée être le principal frein bloquant la relance économique a de beaux jours devant elle car sa lutte véritable a été semble-t-il ignorée. L’économie serait même en récession et le seul combat que le gouvernement est en train de mener est celui du paiement régulier des salaires des fonctionnaires, dont certains sont déjà à trois mois de retard, en l’occurrence les enseignants.

En définitive, l’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé et le Mali est toujours à la case départ. Le Président de la République est le seul au Malià avoir la clé de la solution, surtout après les législatives qui ont donné une nouvelle configuration du jeu politique malien.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Annulation des poursuites contre M. Camara dans l’affaire du Boeing présidentiel et des équipements militaires :   Le pouvoir Judiciaire a&#45;t&#45;il capitulé face à l’Exécutif ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/annulation-des-poursuites-contre-m-camara-dans-laffaire-du-boeing-presidentiel-et-des-equipements-militaires-le-pouvoir-judiciaire-a-t-il-capitule-face-a-lexecutif-2870296.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 10:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 21 avril 2020, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako a annulé les poursuites contre les présumés coupables dans l’affaire dite de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires  pour les Forces Armées du Mali, FAMa. Cette annulation a eu comme conséquences la libération de Mahamadou Camara, arrêté pour favoritisme dans ladite affaire, et surtout le classement sans suite, comme en 2018, de cette rocambolesque affaire. Par cette décision de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako, l’espoir de tout un peuple qui rêvait de voir s’éclater au grand jour la vérité sur cette affaire vient de s’effondrer. Le Ministre de la justice va-t-il rendre le tablier après cette déculottée ? IBK mesure-t-il les conséquences du départ de Me Malick Coulibaly ? A quand la levée des boucliers  des associations pour dire non à cette décision controversée de la justice ?</em></strong>

La décision d’annuler toutes poursuites contre Mahamadou Camara par la chambre d’Accusation de la Cour d’appel de Bamako a fait l’effet d’une bombe car pour beaucoup, elle était  inattendue, inappropriée et inopportune au regard de la gravité des faits qui sont reprochés à M. Camara et compagnie. Elle a également fini par convaincre le commun des mortels que le mal de la justice malienne est si profond que Malick seul ne pourrait le soigner. Donc, la véritable catharsis de la justice ne pourrait  venir que du peuple à travers une insurrection populaire non violente, mais exigeante pour des changements qualitatifs.

Sinon, comment comprendre qu’une affaire qui a défrayé la chronique en 2014 et qui a même valu une suspension de la coopération entre le Mali et les institutions de Breton Woods, puisse être classée sans suite par la justice. Aucun argument ne saurait étayer cette décision de la justice malienne, car les faits reprochés aux présumés coupables que sont Mahamadou Camara, chef de cabinet du Président de la République au moment des faits, Mme BouaréFily Sissoko, ministre de l’économie et des Finances, SoumeylouBoubèyeMaiga, ministre de la Défense, M. Kagnassy et M. Kouma les deux opérateurs bénéficiaires du marché   sont  tellement clairs,  que pour la crédibilité de la justice, les dossiers devraient au moins connaitre leur épilogue, quitte à les blanchir après. Mais, elle en a décidé autrement. Si réellement l’adage selon lequel nul n’est au dessus de  la loi est une réalité, alors pourquoi annuler les poursuites contre Mahamadou Camara et compagnie ?  Par cet acte, la justice malienne a encore renoué avec ses anciennes pratiques, celles qui ont terni son image et qui ont fait  d’elle un instrument au service du prince du jour. Le hic est que  c’est au moment où elle avait commencé à redorer son blason et  à  se réconcilier avec le peuple, grâce au leadership de Me  Malick Coulibaly Ministre de la justice, garde des sceaux, qu’elle tombe encore à bras raccourci.

Par cette décision que nul ne saurait justifier, le pouvoir  judiciaire  semble faire définitivement le choix  de rester inféoder à l’exécutif en jetant en pâture l’écrasante majorité du peuple. Face à une telle situation, Me Malick Coulibaly qui a fait le serment d’être du côté du droit, a-t-il encore sa place dans le gouvernement ?

Pour certains oui, car pour combattre un système on ne s’écarte pas de lui. Donc, en restant,  il pourrait continuer à empêcher les délinquants financiers de tourner en rond, tandis qu’en   démissionnant, il aurait facilité la tâche des prédateurs de la République. Sa présence gênerait jusqu’au sommet de l’Etat.

Pour d’autres non, car en restant, il va perdre toute crédibilité et courir le risque d’être humilié et poussé vers la sortie . Pour les opposants à son maintien au gouvernement, la décision relative à l’annulation de toutes poursuites contre Mahamadou Camara et compagnie  est prise à dessein pour mettre du bâton dans la roue du Ministre de la Justice et toute sa dynamique  équipe.

Tout porte à croire que c’est le premier épisode d’une longue série dont la finalité est d’humilier Malick Coulibaly avant de le mettre à la porte du gouvernement. Bref, la dernière décision lui revient. Dans tous les cas, le plutôt serait le mieux.

<strong>Youssouf Sissoko           </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retournement inattendu au second tour des législatives en commune VI : Me Demba Traoré tient sa revanche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/retournement-inattendu-au-second-tour-des-legislatives-en-commune-vi-me-demba-traore-tient-sa-revanche-2870294.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 09:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parmi toutes les batailles électorales attendues lors du second tour  des législatives au Mali, celle de la Commune VI avait fait l’objet d’une attention particulière des observateurs de la scène politique, car au-delà des deux listes qui s’affrontaient, deux hommes semblaient jurer d’en découdre pour affirmer leur leadership au sein de la Commune. Il s’agissait de Me Demba Traoré, avocat à la Cour et secrétaire à la Communication du Bureau Exécutif National de l’URD et Boubacar Keita, Maire URD démissionnaire. Ces deux hommes, en guerre larvée depuis la démission fracassante du Maire de l’URD, se regardaient en chiens de faïence.  Bien que n’étant pas eux-mêmes candidats, ils sont les deux têtes de proue de deux listes qui se sont affrontées au second tour et la bataille a tourné en faveur de Me Demba Traoré. Cette victoire, claire, nette et sans ambages a eu l’avantage de mettre fin à la guerre de leadership qui opposait Me Demba Traoré à Boubacar Keita.</em></strong>

Personne n’aurait cru que moins de quatre mois seulement après le départ du Maire de la Commune VI et ses partisans de l’URD, que le parti de la poignée de mains allait remporter les élections législatives surtout face à une grande coalition composée de l’ADEMA, du RPM et des transfuges de l’URD. Et pourtant, ce fut  le cas ce 19 avril. L’URD doit cette éclatante victoire au génie d’un homme, Me Demba Traoré. Le secrétaire à la Communication du parti de SoumailaCissé, entouré des jeunes cadres  compétents comme MoustapheDoumbia De Niamakoro, l’ex Maire Alou Coulibaly, du vieux sage Ousmane Samassekou et de l’intrépide amazone Mme Soumaré, a su réorganiser le parti après le départ à grands renforts médiatiques de Boubacar Keita et compagnie.  Avec une équipe dynamique, ils ont su relever l’immense défi de la victoire contre celui qu’ils considèrent comme un adversaire politique, à savoir Boubacar Keita. Il a appris à ses dépens et comprendra que la politique est loin d’être une affaire de saisonnier.

En effet, par cette cuisante et humiliante défaite, Boubacar Keita, le maire démissionnaire, aurait signé son arrêt de mort politique, surtout à moins de deux ans des élections municipales. Pour les détracteurs du Maire, cette défaite de la grande coalition est sans nul doute la sienne, lui qui a dit sous tous les toits qu’il est parti avec toute l’URD de la Commune VI. La preuve du contraire vient d’être donnée au cours de  cette législative, qui a vu la victoire sans ambages de ses adversaires politiques.  Il a maintenant  l’occasion de se taire à jamais, s’il ne peut pas appeler Me Demba Traoré pour le féliciter. Les conséquences de cette défaite pour le Maire seraient non seulement son discrédit vis à vis de ses partisans, mais aussi et surtout  sa probable révocation du poste de maire qui revient de droit à l’URD. S’il n’est plus militant du parti de la poignée de mains donc il doit également céder son poste, dans le cas contraire le parti doit  se réserver le droit d’intenter une procédure de destitution.

Quant à Me Demba Traoré, il a des bonnes raisons d’être aux anges, lui qui a été vilipendé même par certains cadres de l’URD, surtout quand SoumailaCissé avait tranché le contentieux qui l’opposait à Boubacar Keita, en sa faveur. Sa joie serait double, car en plus du renforcement de son aura à l’URD et  auprès de SoumailaCissé,  il pourra également jouir d’une grande légitimité à la base. Comme pour dire que l’horizon politique s’éclaircit véritablement devant  ce jeune Avocat.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COVID&#45;19 :  Le FIDA cree un fonds en faveur des populations rurales pauvres</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/covid-19-le-fida-cree-un-fonds-en-faveur-des-populations-rurales-pauvres-2870301.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 07:57:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que la pandémie de Covid-19 prend de l’ampleur, le Fonds international de développement agricole (FIDA) inquiet des conséquences de l’expansion de la pandémie du Covid-19 sur le bien-être, les moyens d’existence et la sécurité alimentaire des ruraux pauvres, a créé le Mécanisme Covid-19 de relance en faveur des populations rurales pauvres (RPSF). Le fonds devrait être opérationnel le 4 mai et articulera ses interventions autour de quatre axes : la fourniture d’intrants et de moyens de production élémentaires ; la facilitation de l’accès aux marchés ; l’octroi de fonds ciblés pour les services de finance rurale et la promotion de l’utilisation des services numériques. Le FIDA alimentera ce fonds d’une dotation de 40 millions $ et appelle les autres donateurs à y contribuer en espérant lever au moins 200 millions $.</strong>

Selon le Fida, la crise sanitaire actuelle risque d’anéantir les avancées réalisées dans le monde en matière de recul de la pauvreté rurale et d’aggraver l’insécurité alimentaire. Pour tenter de l'empêcher, cette agence de l'ONU lance un fonds appelé « Mécanisme Covid-19 de relance en faveur des populations rurales pauvres ». Il s’inscrit dans le cadre de la réponse socio-économique apportée par le système des Nations unies face à la crise sanitaire actuelle.

Selon le président du Fida, Gilbert Houngbo, les ruraux « pourraient être davantage encore plongés dans la pauvreté, la faim et le désespoir, ce qui constituerait une véritable menace pour la prospérité et la stabilité mondiales ».

Pour éviter un tel scénario, « il faut, précise-t-il, prendre des mesures immédiates et donner aux populations rurales les moyens de s’adapter et de se relever plus rapidement, de façon à éviter une crise humanitaire de plus grande ampleur ».

Le Mécanisme de relance est une stratégie à court terme qui participent des objectifs de développement à long terme du FIDA. Le Mécanisme vise à améliorer la sécurité alimentaire et la résilience des populations rurales pauvres en soutenant la production, l’accès aux marchés et l’emploi. L’objectif final est d’aider les populations rurales pauvres et vulnérables à se relever plus rapidement de la crise liée à la COVID-19. Cela se fera de différentes manières: accent porté sur les groupes cibles du FIDA ayant la capacité, les actifs et la résilience nécessaires pour faire face aux chocs; intégration à l’action du FIDA des enseignements tirés de la mise en œuvre et des innovations du Mécanisme de relance; renforcement de la capacité d’appui numérique.

Les interventions prévues s’articulent autour de quatre axes principaux:

<strong>Fourniture d’intrants et de moyens de production élémentaires</strong> pour les cultures végétales, l’élevage et la pêche

<strong>Facilitation de l’accès aux marchés</strong> pour aider les petits exploitants à vendre leurs produits dans les lieux où l’ouverture des marchés a été restreinte

<strong>Octroi de fonds ciblés pour les services de finance rurale</strong> pour garantir un niveau suffisant de liquidités et pour assouplir les exigences de remboursement, de manière à préserver les services, les marchés et les emplois

<strong>Promotion de l’utilisation des services numériques</strong> pour faciliter la mise à disposition d’informations clés sur la production, la météo, les financements et les marchés

Tous les programmes de pays appuyés par le FIDA, dont les résultats en matière de développement sont mis en péril par la COVID-19 peuvent bénéficier du Mécanisme de relance. La préférence sera donnée aux pays qui présentent des capacités institutionnelles et financières limitées pour faire face à la crise. Au fur et à mesure que des fonds se dégageront, la liste des pays bénéficiaires sera progressivement élargie, de même que les éventuelles mesures de soutien aux autres populations vulnérables. Les plafonds de financement applicables aux pays et aux projets seront déterminés en fonction du montant total des financements disponibles.

Le Mécanisme de relance sera exécuté dans le cadre des projets et programmes du FIDA, ainsi que par l’intermédiaire de structures non étatiques comme les organisations paysannes, les organisations non gouvernementales ou des acteurs du secteur privé, partout où ils peuvent apporter une valeur ajoutée à la riposte.

Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies, dont le siège est à Rome, en Italie. Le Conseil des gouverneurs est le principal organe de décision du FIDA. Il comprend tous les Etats membres du FIDA et tient une session annuelle, à laquelle participent tous les représentants officiels des Etats membres, à savoir les gouverneurs, leurs suppléants et tout conseiller désigné.

Avec les conditions climatiques extrêmes, les conflits, la fragilité et les migrations qui menacent les systèmes alimentaires, c’est pour quoi, les dirigeants devront investir davantage dans les populations rurales qui cultivent la nourriture. Ils n’ont que dix ans pour atteindre l’objectif d’éradication de l’extrême pauvreté et de la faim à l’échelle mondiale. Cela signifie qu’ils devront intensifier les investissements là où la pauvreté et la faim sont concentrées, à savoir dans les zones rurales.

Avec un soutien accru de la part des États membres, le FIDA vise à augmenter la production de plus de 200 millions de petits producteurs, à améliorer la résilience de plus de 100 millions de personnes en milieu rural et à accroître les revenus d’environ 260 millions de femmes et d’hommes en milieu rural d’au moins 20% d’ici 2030.

Il apparaît de plus en plus clairement que le chemin vers la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) passe par les zones rurales, où vivent 80% des personnes les plus pauvres du monde. Investir dans l’agriculture et le développement rural est le moyen le plus direct de voir s’accroître leurs revenus et leur sécurité alimentaire. Des études montrent que la croissance économique dans l’agriculture est deux à trois fois plus efficace à réduire la pauvreté que celle dans tout autre secteur.

Le FIDA étant la seule institution multilatérale exclusivement axée sur les zones rurales, il intervient dans des endroits reculés où arrivent peu d’autres projets de développement. Dans la décennie qui vient, le FIDA mettra à profit ses compétences et son expertise uniques pour concevoir et mettre en œuvre des projets d’investissement rural ciblant les groupes les plus vulnérables du monde, notamment les femmes, les jeunes et les populations autochtones dans les zones rurales.

Le FIDA agit également en tant qu’assembleur de financements et il est considéré comme un intermédiaire de bonne foi, notamment par les populations rurales et leurs organisations. En travaillant avec les gouvernements, la société civile, le secteur privé et d’autres partenaires, le FIDA mobilise des investissements croissants qui transforment les zones rurales sur le plan économique et social.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Couvre&#45;feu :  La vache laitière des forces de l’ordre</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/couvre-feu-la-vache-laitiere-des-forces-de-lordre-2870298.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 07:54:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’instauration du couvre-feu en mars par le Président de la République, les forces de sécurité se sont données à cœur joie par l’interpellation de 4.982 personnes, la saisie de 2.422 engins dont 2.017 à deux roues. Ces chiffres portent sur les activités de la police pendant la période du couvre-feu à la date du 26 mars au 15 avril 2020.
</strong><strong>Des </strong><strong>images de violence </strong><strong>des agents, chargés de faire appliquer le couvre-feu, notamment la police, après les premières</strong><strong> nuit</strong><strong>s</strong><strong> de ont inondé la toile. Tandis que certains internautes justifiaient le comportem</strong><strong>ent des agents</strong> « <em>Sans force de l’ordre, la guerre contre le covid-19 est perdue</em> », <strong>d’autres, et avec eux, des organisations des droits de l’homme se sont insurgés contre cette violation des droits humains en cette période sensible. </strong>

Toutefois, ces hommes et ses femmes qui ne comprennent que le langage de la verbalisation, sont au même titre que les soignants, souffrent du manque de moyens de protection. Alors que pendant la nuit, ils font des rassemblements pour faire un débriefing et départager la troupe, les forces de l’ordre  non seulement s’accumulent, s’entassent dans les voitures mais aussi ils n’ont aucun matériel pour se protéger du coronavirus.

En l’absence de syndicats, la grande muette continue de protéger la population contre le coronavirus. Mais qu’en-est-il de leur propre protection et celle de leur famille en cette période où la pandémie fait des ravages? Pire encore, en l’absence de matériel de protection individuelle? Tant de questions auxquelles seules les autorités pourraient apporter des réponses. Il s’impose alors aux gouvernants de protéger  les forces de l’ordre car leur rôle est bien sûr essentiel pour faire respecter les mesures prises pour lutter contre la propagation du covid-19 tout en assurant la sécurité et la protection des biens et des personnes.

Beaucoup d'États ont eu recours à ce dispositif qui permet pour faire face à un péril. Il permet d'adopter des mesures réduisant, temporairement, les libertés individuelles.

Cependant, à quelques jours du mois béni, de Ramadan, nombreux sont maliens qui s’interrogent sur le comment va se passer cette période de raquette pour les forces de l’ordre ? Si un nombre important de maliens avaient applaudi le président pour avoir rassuré les maliens qu’il y’aura pas de confinement, ils l’attendent revoir les heures du couvre-feu. Afin que les fidèles musulmans puissent bien s’acquitter de ce pilier qui fait partie des cinq du bon croyant musulman.
<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mot de la semaine : Contentieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/mot-de-la-semaine-contentieux-2870291.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 07:44:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le second tour des élections législatives s’est tenu  le 19 avril 2020 sans heurts majeurs hormis quelques incidents signalés au centre et au nord. Ce second tour n’a non seulement pas mobilisé les électeurs, à cause du COVID-19, mais aussi et surtout, a donné lieu à des contestations de la part des candidats qui sont supposés être des perdants après les résultats provisoires proclamés par l’Administration territoriale. Désormais, l’heure est à la gestion des contentieux électoraux par la Cour Constitutionnelle.

Jamais cette institution, objet de beaucoup de critiques auparavant, n’a été autant sollicitée que maintenant. Jamais sa Présidente, Manassa Dagnoko, n’a fait l’objet d’autant de sympathie, de considération et d’attention de la part des candidats qui ont leur destin entre ses mains,  que cette période post-électorale, car elle a non seulement le dernier mot, mais aussi et surtout, sa décision est irrévocable et sans appel. Les neuf sages de la Cour Constitutionnelle sont attendus sur des dossiers aussi délicats, que juridiquement compliqués. C’est pourquoi avant de déposer les requêtes  à la Cour Constitutionnelle, tous les plaignants ont abattu des efforts gigantesques afin de réunir toutes les preuves matérielles et physiques, via leurs conseils, pour convaincre Manassa Dagnoko et ses conseillers.  Donc, un travail fastidieux attend les vieux sages de la Cour Constitutionnelle, surtout qu’ils doivent être conscients du rôle éminemment important qui est le leur dans la stabilité de la deuxième institution de la République.

Le premier grand contentieux, de par sa nature et surtout de l’étroitesse de la marge qui sépare les deux listes, est celui de la Commune V du District de Bamako, où la coalition URD- ADEMA-ADP déclarée vainqueur par l’Administration territoriale, fait l’objet d’une plainte de la part des candidats du RPM et de l’APR. Ils contestent les résultats et crient à la manipulation. La bataille s’annonce difficile pour Moussa Timbiné et ses colistiers, car n’ayant pas  le soutien de son parti, le premier vice-président de l’Assemblée  s’est en même temps attiré la colère jusqu’au haut sommet de l’Etat. Donc, sa chance de l’emporter face à la liste concurrente serait minime.

Le deuxième épineux dossier est celui de Kati, où la grande coalition composée du RPM, de l’ADEMA et de l’URD semble se voir infligée une gifle par l’alliance menée par l’ASMA-CFP de l’ancien premier ministre SoumeylouBoubèyeMaiga. En effet, se sentant humiliés, les trois grands partis  ont décidé d’attaquer les résultats à la Cour Constitutionnelle. Sans être dans les secrets de leurs dossiers, selon nos informations en provenance de leurs états-majors, les trois grands partis disent avoir suffisamment d’arguments et de preuves pour  arracher les 7 précieux sièges de la circonscription de Kati. Si le camp déclaré vainqueur commence déjà à crier à la manipulation et au complot contre sa liste, celui du vaincu compte fortement sur la Cour Constitutionnelle pour laver l’affront.

Le troisième contentieux est celui qui oppose Moussa Mara à Hamady Sangaré  dit Zé. Bien que les résultats provisoires donnent  Mara et Sidibé  vainqueurs, le camp adverse ne s’est pas avoué vaincu et porte plainte contre la liste de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Avant même le verdict final de la Cour Constitutionnelle, leurs partisans se livrent à un spectacle désolants, d’injures et de menaces de tous genres sur les réseaux sociaux.

Les autres contentieux, sont ceux de Sikasso, de Kéniéba, de la Commune I, de Bougouni, de Nara, de Koutiala, de Mopti pour ne citer que ces quelques circonscriptions. ManassaDagnoko et ses conseillers auront alors du pain sur la planche.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Identité malienne de la démocratie :   Nécessité d’inclure l’éducation politique au cursus scolaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/identite-malienne-de-la-democratie-necessite-dinclure-leducation-politique-au-cursus-scolaire-2870292.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 07:40:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une fois encore, le citoyen malien assista hagard à des alliances défiant toute logique politique lors des législatives. Qualifiées depuis bien longtemps d’alliances contre natures, elles font désormais partie du paysage électoral malien. Alors que chaque république a pris le temps et fourni les efforts nécessaires pour s’approprier la démocratie, il serait judicieux de s’interroger quelle est la compréhension malienne de ce système politique universel. Et ce, plus de trente ans après l’avènement d’une démocratie qu’on saurait difficilement définir.  </em></strong>

Si la démocratie était une religion, le politicien malien serait un grand pêcheur. Grand blasphémateur devant l’éternel, il n’hésiterait pas à faire un pacte avec le démon dans le seul but de parvenir à ses fins. Il se rend coupable d’inceste politique, de prostitution politique, et même d’adultère politique. Pardonnez ces mots qui frisent la vulgarité. Mais comment peut-on autrement qualifier un être humain qui méprise la baraka du modeste citoyen, remue dans la boue sa dignité uniquement pour jouir de quelques privilèges éphémères. Eh oui, il est fréquent d’entendre dans les causeries réchauffées par les braises servant à faire du thé vert, que le politicien malien ne craint point Dieu. Et qu’il serait même le disciple de Satan puisqu’il est passé maitre dans l’art de travestir la vérité.

Trêve de littérature, appelons les mots par leurs vocables. Les partis politiques qui écument le paysage politique malien sont-ils mus par une quelconque idéologie ? Au vu de ces législatives, et des autres échéances électorales passées, la réponse est un grand non. Et si idéologie il y a, elle n’est certes pas politique ni civique. Qu’est-ce qui motivent donc ces énergumènes qui s’agitent partout pour avoir une place à l’ombre ? C’est certainement cela, une place à l’ombre ! Un poste juteux qui ouvrirait la porte sur autre poste, encore plus juteux, et ainsi de suite. Quid alors de l’intérêt national ? Existe-t-il vraiment ? Probablement pas. Ou peut-être uniquement dans l’esprit des rares patriotes encore debout dans le sérail politique. Mais ils sont si peu nombreux que leurs voix deviennent inaudibles.

Que faire alors pour pallier à un tel drame ? Il faudrait très certainement amorcer un travail de longue haleine de sorte que le résultat qui en serait issu soit le plus durable possible. En plus de l’éducation civique dispensé sur beaucoup de nos bancs, pourquoi ne pas ajouter celle politique, de manière à inculquer à nos plus petits la bonne attitude en matière de politique. Ils grandiraient avec la bonne acception de la matière et seraient mieux outillés à faire face aux thématiques de la gouvernance du pays. De même, quand ils seront plus grands, ils sauront assez facilement que chaque formation politique est mue par une idéologie qui en fait son identité. Et de fil en aiguille, ils pourront forger une démocratie malienne, celle qui nous sied presqu’à merveille. Ce dernier travail de customiser notre système politique, ses bases peuvent être jetées dès maintenant. Il s’agira de déclencher un véritable travail d’orfèvre qui devra être accompli avec minutie.

De nos jours, le constat fait froid dans le dos. Les militants à la base sont très peu formés aux aspects de civisme et d’idéologie politique. Les chefs de partis sont plus préoccupés à agrandir leur cercle d’influence au sein d’un système de petits arrangements. En même temps, le citoyen lambda est partagé entre se battre pour intégrer ce cercle fermé de sorciers « <em>choubaga ton</em> » et un désintérêt total pour la chose politique.

Bâtir la démocratie malienne en forgeant un système politique adapté, une autre urgence du Mali contemporain.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Les réseaux sociaux et le devoir de mémoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/chronique-du-web-les-reseaux-sociaux-et-le-devoir-de-memoire-2869231.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 01:14:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pendant combien de temps devrions-nous encore subir la pandémie du Covid-19 ? Dieu seul le sait ! Mais les pauvres humains que nous sommes aimeraient bien que la minute d’après soit l’épilogue de la pire crise sanitaire de ces cinquante dernières années. En plus de l’addition particulièrement salée – plus de 2,1 millions de cas avérés dans le monde, plus de 150 000 morts, au moins 4,5 milliards de personnes confinées, 110 pays ou territoires touchés – ce sont l’overdose d’infox, les statistiques ahurissantes, la sinistrose généralisée et la récession économique annoncée qui risquent de faire davantage mal.

Pour autant, la vie devrait-elle s’arrêter ? Que non ! Et à l’instar de l’Holocauste, le jour viendra très prochainement où, à travers le monde, on se souviendra de chaque personne tombée du nouveau coronavirus, sans distinction de sa race, de sa religion, de sa condition socio-économique, de ses convictions politiques… C’est ce travail de mémoire que réussit si bien aujourd’hui le Musée d'Auschwitz qui s’est converti aux réseaux sociaux en publiant quotidiennement textes, photos, vidéos d’archives sur Facebook, Instagram et Twitter. Une mission que le musée prend très au sérieux pour préserver la mémoire des victimes du camp nazi allemand et, en même temps, une initiative qui s’avère payante puisque le compte Twitter @AuschwitzMuseum est suivi par plus d’un million d’abonnés et la Page Facebook <a href="https://www.facebook.com/auschwitzmemorial/">https://www.facebook.com/auschwitzmemorial/</a> affiche fièrement 328K (328.000) abonnés.

Selon un article publié le 15 avril dernier qu’on peut lire à cette adresse , le CM (Community Manager) au Musée d'Auschwitz, Pawel Sawicki, poste chaque jour plusieurs photos des victimes du camp nazi allemand sur un compte Twitter. Pawel Sawicki qui abat un véritable boulot de conservateur numérique indique : « n<em>ous montrons les gens le jour de leur anniversaire en fournissant des éléments biographiques, parfois très succincts, en notre possession. Il est important pour nous de montrer des destins individuels car il est parfois difficile de comprendre l'échelle du crime ». </em>A Auschwitz-Birkenau, il s’est passé l’innommable, un effroyable crime contre l’humanité, une entreprise d’extermination pensée et mise en œuvre méthodiquement par les nazis. « <em>L'année 2020 marque le 75e anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau, devenu le symbole de tous les camps de la morts nazi allemands où périt la moitié de 6 millions de Juifs assassinés dans l'Holocauste, ainsi que des centaines de milliers de personnes d'autres origines. La mémoire des événements distants de trois générations demande un effort constant pour être préservée</em> ».

Le travail que réalise M. Sawicki pour le musée d’Auschwitz-Birkenau reçoit un écho très favorable dans les milieux touchés par la Shoah. « <em>Les gens sont très touchés par les photos rappelant les victimes. Souvent, ils nous envoient des photos de leurs proches morts dans le camp et demandent de les publier, ce que nous faisons </em>». Pour son travail de mémoire, le Musée d’Auschwitz combine Facebook, Twitter et Instagram ; il considère les réseaux sociaux comme « <em>une véritable extension de la mission de mémoire et d'éducation réalisée sur le site avec plus de deux millions de visiteurs ces dernières années</em> ». Mais c’est Twitter qui fait montre d’une redoutable efficacité. Selon  M. Sawicki, « <em>en janvier 2020, à la suite d'une action soutenue notamment par l'acteur Mark Hamil, plus d'un million d'observateurs le suivent sur Twitter. 98% d'entre eux viennent de l'étranger </em>». A la même période, « <em>à l'occasion du 75e anniversaire de la libération du camp, le musée a eu 270 millions d'interactions sur Twitter (...) Twitter sert à transmettre la mémoire et à éduquer mais il permet également d'agir rapidement</em> ».

Mieux encore, les réseaux sociaux permettent à cet ancien journaliste de 39 ans de devenir un fact-checker : « <em>Nous corrigeons parfois les médias qui commettent de temps en temps des erreurs. Avant, on téléphonait à la rédaction, nous écrivions des mails, cela prenait parfois des semaines pour faire une correction. Aujourd'hui, grâce à Twitter ce temps se réduit, parfois il suffit de quelques minutes, quelques heures pour réagir et corriger un article</em> ».

Mais il n’y a pas que les journalistes que le Musée recadre. Il doit aussi mettre dans le droit chemin des hommes politiques partisans de raccourcis. C’est notamment le cas du président de la Douma russe Viatcheslav Volodine qui en janvier a demandé aux responsables en Pologne de s'excuser pour des camps d'extermination que l'Allemagne nazi y a installés. Poliment mais fermement, M. Sawicki lui a alors recommandé de suivre en ligne des cours d'histoire sur le camp et la Shoah préparés par des spécialistes.

Derrière cette veille, la volonté est claire : « <em>Nous ne voulons pas que le lieu de mémoire soit exploité de quelque manière que ce soit dans quelque débat politique actuel</em> ». En toute modestie, Pawel Sawicki est très fier de son travail. Il raconte qu’il y a un an, lui et ses collaborateurs ont décelé de nombreuses erreurs historiques dans le livre à succès « <em>Le Tatoueur d'Auschwitz »</em> de Heather Morris qui « <em>créent une version déformée d'Auschwitz ». </em>En 2019<em>, </em>Pawel Sawicki a réussi le tour de force de « <em>pousser le géant américain du commerce en ligne Amazon à interdire la mise en vente de décorations de Noël comprenant des images de l'ancien camp</em> ». Une bataille permanente qu’il livre également, c’est d’empêcher que l’on utilise le terme « <em>camp polonais</em> » au lieu de « <em>camp nazi allemand</em> ».

Sur le camp d’Auschwitz, il existe une abondante littérature. Pour sa part, l’Encyclopédie libre Wikipédia précise que le « camp de concentration d'Auschwitz » est le plus grand complexe concentrationnaire du Troisième Reich. Il était à la fois camp de concentration et camp d'extermination. Il est situé dans la province de Silésie, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Cracovie, sur le territoire des localités d'Oświęcim (<em>Auschwitz</em> en allemand) et de Brzezinka (<em>Birkenau</em> en allemand), annexées au Reich après l'invasion de la Pologne en septembre 1939.

Le camp de concentration, dirigé par les SS, est créé le 27 avril 1940 à l'initiative de Heinrich Himmler. Il est complété par un camp d’extermination (dont la construction démarre à la fin de 1941) et par un second camp de concentration destiné au travail forcé (créé au printemps 1942). Ces camps sont libérés par l'Armée rouge le 27 janvier 1945.

En cinq ans, plus d’un million cent mille personnes meurent à Auschwitz, dont 900 000 le jour même de leur arrivée. Les victimes de la « Solution finale » furent assassinées dans les chambres à gaz ou parfois par arme à feu, mais moururent aussi de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d'expériences médicales.

Une abomination qu’il convient de préserver pour que, plus jamais, l’humanité ne sombre dans une folie semblable.

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Couvre&#45;feu :  Les employés des bars et restaurants en chômage technique à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/couvre-feu-les-employes-des-bars-et-restaurants-en-chomage-technique-a-bamako-2869242.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 01:14:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour éviter la propagation du coronavirus (COVID-19) au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta, dans une adresse à la nation décrétait le couvre-feu en mars 2020. Depuis cette date, des mesures de restriction dans les maquis, bars et restaurants sont édictées. Des restrictions qui ont entrainé certains bars de la ville des trois caïmans à l’arrêt de leurs activités et mettre leurs employés au chômage.</strong>

Rabi, âgée de vingt ans environ, est une hôtesse d’un maquis- restaurant dans la ville de Bamako. Elle gagne sa vie à la tâche, c’est-à-dire en fonction du travail fait. Avec le couvre-feu pris par le chef de l’Etat, IBK, pour éviter la propagation de la pandémie du coronavirus (COVID-19), son lieu de travail a mis la clef sous le paillasson. La jeune adolescente s’est retrouvée du jour au lendemain sans emploi. Les jours se suivent et se ressemblent avec son corolaire de misère pour l’hôtesse de bar qui confie traverser une période difficile, voire pénible. Le visage attristé, les yeux hagards et pleins d’interrogations, Rabi, ne cache pas son amertume et la misère qu’elle vit à la suite de la fermeture du maquis-restaurant dans lequel elle travaille. « Je n’ai plus de travail. Par conséquent, pas de revenus pour me prendre en charge. Souvent, je passe par des acrobaties pour avoir de quoi manger », confie-t-elle presque larmoyante. Tout comme la vingtaine, ils sont nombreux les employés des maquis et bars et restaurants qui confient traverser une période de désert en ces temps de COVID-19.

« La situation est dure à tel point que nous n’avons pas de quoi manger ni payer nos loyers.», renchérit Safi, une autre hôtesse de maquis. Cuisinier dans un restaurant de la place, Jack, confie vivre péniblement cette fermeture de son lieu de travail. « En temps normal, on pouvait faire des recettes de plus de cent mille F CFA la journée, mais aujourd’hui avec l’arrêt des activités, c’est la galère. En dehors de quelques commandes qui ne nous permettent même pas d’avoir dix mille F CFA, il n’y a pas de ventes », lance tout déboussolé le cuisinier Jack.

Même si ces acteurs vivent difficilement ces mesures « drastiques » qui ne visent qu’à stopper la propagation du COVID-19, ils reconnaissent dans leur ensemble que ce n’est la faute à personne. « Individuellement, l’on ne peut pas nous plaindre du moment où c’est une question de santé publique qui concerne tout le monde entier », admet le gérant du maquis. Tout de même, ces victimes collatérales du coronavirus souhaitent une assistance qui pourrait leur permettre de traverser dignement cette période difficile de leur vie. <em>De nos jours, Bamako, la capitale malienne «abrite» plus de 500 bars sans compter les restaurants. Une véritable industrie du plaisir, qui est en train de prendre de l’ampleur, transformant la ville en un far West au sud du Sahara, un haut lieu de débauche où argent, drogue, alcool et sexe coulent à flot. Ils se la coulent douce, ces gérants et tenanciers d’établissements avec un chiffre d’affaires journalier avoisinant ou même dépassant les 500.000 F CFA. Enquête sur l’essor économique d’un milieu en pleine prospérité aux dépens de nos us et coutumes.</em>

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Un second tour de tous les risques</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-second-tour-de-tous-les-risques-2869232.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 01:11:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il n’y a plus l’ombre d’un doute. Le coronavirus est bel et bien présent au Mali et il se propage à un rythme accéléré. Les chiffres des cas testés positifs, communiqués quotidiennement par le gouvernement, attestent de la dure réalité. Le mal est là et menace sérieusement tout le pays. Alors faudrait-il faire fi de cela et laisser continuer  le processus électoral ? C’est finalement ce qu’avait décidé le gouvernement, pour des raisons évidentes, mais qui ne sauraient valoir la vie de tout un peuple. Que dire des contestations qui profilent à l’horizon et qui risquent d’entacher la crédibilité, la légitimité et mettre en mal la cohésion sociale ?

La démocratie malienne est mise à rude épreuve ces temps-ci. Si aucun démocrate ne souhaite encore  ce qui est arrivé au Mali un 22 mars 2012, les autorités aussi ont le devoir de servir avec loyauté et droiture  le vaillant  peuple malien. Le second tour des législatives a été certes tenu, mais il n’aura pas mobilisé une grande foule, et a été de tous les risques. Risques de contamination du COVID-19, risques de contestations des résultats par certains candidats, risque de troubles post-électoraux et risque de mettre en mal la légitimité des députés qui vont en être issus. Le gouvernement en maintenant vaille que vaille la date du second tour, ce qui du reste était l’avis de beaucoup d’acteurs, aurait dû prendre des mesures beaucoup plus rigoureuses pour la protection des électeurs et des organisateurs. Mais tel n’a pas été le cas partout sur toute l’étendue du territoire. Selon nos informations,  dans certaines localités du pays, il n’y avait ni  eau encore moins de savon  pour  laver les mains.

Si Bamako était la zone la plus infectée, les bulletins quotidiens communiqués par le ministère de la santé, pendant les  trois derniers jours avant la tenue du second tour prouvent à suffisance que la maladie s’est propagée partout au Mali. Toutes les régions ont connu des cas testés positifs, donc le second tour pourrait être un véritable  incubateur pour propager le mal.

Le gouvernement endossera désormais la responsabilité d’avoir propagé le virus, non seulement en maintenant le second tour, mais aussi et surtout, en ne réunissant pas toutes les conditions de sécurité sanitaire, comme la distanciation sociale, les masques de protection et les autres mesures barrières indispensables pour minimiser les risques de contamination. A cette défaillance technique, s’est ajouté le manque de transparence, ce qui risque de provoquer dans les jours à venir une levée des boucliers de certains partis politiques et candidats.

En somme, après une profonde analyse de la situation sanitaire dans notre pays, le second tour des législatives aurait dû être reporté, comme le second tour des municipales en France, pour la même raison, à savoir le COVID-19.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dépistage du COVID&#45;19 :  L’Union africaine (UA) va distribuer un million de tests</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/depistage-du-covid-19-lunion-africaine-ua-va-distribuer-un-million-de-tests-2869238.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 01:10:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« Le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l’Union africaine prévoit de distribuer à partir de cette semaine un million de tests pour dépister le Covid-19 », a annoncé, le 16 avril 2020, son directeur, le Dr John Nkengasong. Une information rapportée par l’Afp. Il est ainsi question pour le continent africain d’augmenter sa capacité à réaliser des tests à grande échelle.
</strong>Depuis l’apparition du Covid-19 en Afrique, de nombreux pays peines à mener des tests par faute de moyens disponibles. Ce qui ne permet pas d’apprécier l’ampleur de la pandémie sur le continent. Il faut noter que l’on recense en Afrique plus de 17000 cas et 911 décès. Le manque de moyens ne permet donc pas de faire des dépistages conséquents. « Le Nigeria a jusqu‘à présent mené 6.000 tests pour une population de quelque 200 millions d’habitants. En Ethiopie, qui compte plus de 100 millions de personnes, le nombre de tests plafonne actuellement à 5.000 », a souligné Dr John Nkengasong.

Moins impacté que le reste du monde, le continent africain fait face, lui aussi, à la propagation du Covid-19. Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) craint que l'Afrique ne puisse <em>affronter </em>la pandémie,<em> </em>les États prennent leurs dispositions. Le directeur de l’OMS a d'ailleurs appelé l’Afrique à <em>se réveiller </em>et à <em>se préparer au pire </em>face à la pandémie de Covid-19. Sur 54 pays africians, 52 sont touchés par le coronavirus. Au 15 avril, le continent africain comptait 894 décès confirmés pour 16.744 cas enregistrés, selon le comptage de l'Agence France-Presse.

La pandémie de coronavirus va plonger cette année les pays d’Afrique subsaharienne dans leur première récession depuis un quart de siècle, avec une baisse de -1,6% de leur produit intérieur brut (PIB), a anticipé, le mardi dernier, le Fonds monétaire international (FMI). Les deux géants économiques du continent, le Nigeria, son principal producteur de pétrole, et l’Afrique du Sud, la plus industrialisée, vont ainsi voir leur PIB reculer de respectivement 3,4 et 5,8%, selon les prévisions trimestrielles mondiales publiées par le FMI. Sous réserve de l’ampleur que prendra l’épidémie de Covid-19 sur le continent, l’institution table toutefois sur un fort rebond des économies africaines dès 2021, avec un retour à une croissance subsaharienne estimée à +4,1%. L’Afrique reste pour l’heure relativement épargnée par l’épidémie, avec un total de quelque 15.300 cas officiellement recensés pour 835 morts, selon un décompte de l’AFP. Mais de nombreux experts continuent à redouter une catastrophe sanitaire sur ce continent pauvre et aux systèmes de santé défaillants. Tous les pays africains “sont confrontés à une crise sanitaire, un choc sévère de la demande extérieure, un resserrement considérable du contexte financier mondial et un plongeon du prix des matières premières qui aura un impact sévère sur l’activité des exportateurs de matières premières”, a résumé le FMI. Cette tendance confirme celle publiée la semaine dernière par la Banque mondiale, qui avait anticipé une “chute brutale” de la croissance de la zone subsaharienne.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Second tour des élections législatives :  Quand l’ADEMA, le RPM et l’URD se donnent en spectacle sur le terrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/second-tour-des-elections-legislatives-quand-ladema-le-rpm-et-lurd-se-donnent-en-spectacle-sur-le-terrain-2869239.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 01:08:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Partout où ils ne sont pas alliés, ils sont des adversaires redoutables, donnant parfois l’image d’être des ennemis jurés. L’ADEMA, le RPM et l’URD, les deux premiers sont de la majorité et le troisième de l’opposition, sont solidaires quand les intérêts à  défendre sont communs au trois, mais ils sont antagoniques  quand ceux-ci ne profitent qu’à deux au détriment du troisième. A Kati, ils sont ensemble, à Kolondiéba,  l’ADEMA  combat la liste du RPM et de l’URD, à Bougouni l’ADEMA et sa coalition sont à couteaux-tirés avec l’URD et le RPM, à  Yanfolila, l’URD est opposée à  la liste ADEMA- RPM, en commune trois du District de Bamako, l’URD n’a pas le soutien de deux autres. Egalement, tous éliminés dès le premier tour, en commune V l’ADEMA et l’URD sont opposés au RPM, en commune six l’URD est opposée à la coalition ADEMA-RPM-PS. Quelle leçon faudrait-il tirer de tous ces micmacs politiques ? N’y a-t-il pas une nécessité de réformer en profondeur les textes afin d’éviter ce genre de scénarios propres aux démocraties antiques ?</em></strong>

Tantôt fervents alliés, tantôt farouches opposants, l’ADEMA, l’URD et le RPM viennent de montrer à l’opinion la vraie face de l’homme politique. Ce dernier, face à ses intérêts, est prêt à faire fi de tous les principes édictés par la morale, la politique et la démocratie. Ces législatives ont fini par donner raison aux détracteurs de ces trois partis, qui pensent qu’ils sont les enfants d’une seule et même maman. Ils peuvent souvent être en brouille quand les intérêts s’entremêlent, mais ils ne se trahiront jamais face aux autres.

Tous les trois sont en alliances dans beaucoup de circonscriptions, comme Kayes, Kati, Mopti, pour ne citer que ces trois localités. Dans ces circonscriptions, les antagonismes sont mis sous le  boisseau  et c’est la lune de miel. Mais partout où ils ne sont pas ensemble, c’est une guerre ouverte. C’est le cas de la Commune V où l’URD est en alliance avec l’ADEMA contre le RPM. Dans cette commune, c’est une lutte sans merci, qui donne parfois l’occasion de déballer les secrets. En commune VI du District de Bamako, l’URD et la LDC se battent corps et âme contre la coalition RPM-ADEMA et PS. En commune III, aucun de deux autres partis, à savoir le RPM et l’ADEMA, n’a apporté son soutien au candidat de l’URD en ballotage contre une indépendante. A Kolondiéba où le second tour s’est joué entre l’alliance RPM-URD contre le parti SADI, l’ADEMA a apporté son soutien au parti SADI dont le leader est l’un des bourreaux du régime IBK que l’ADEMA chérit tant. Selon nos informations, cette option prise par la ruche serait consécutive au soutien que l’URD a apporté à la liste concurrente qui était opposée à l’alliance RPM-ADEMA à Yanfolila. A Bougouni, ce fut un combat épique entre la coalition ADEMA-CODEM- CDS et ADP qui en découdrait  avec  l’alliance RPM-URD-MPM. A Sikasso, il  y a eu un combat de titans entre la coalition menée par le RPM, l’URD et la CODEM  contre celle menée par l’ADEMA. Ce genre de combats ont eu lieu dans d’autres localités du pays comme Dioila, Koutiala, Ténenkou où deux partis ensemble s’opposent au troisième dans des combats sans concession.

Le hic est que ces alliances ont été conçues en mettant en avant les intérêts des différents partis sinon tous ces trois partis ne sont pas de la même mouvance. L’ADEMA et le  RPM sont de la Majorité et l’URD est le principal parti de l’Opposition. Donc, leurs alliances consistaient tout simplement à obtenir des sièges à l’hémicycle et une fois élu chacun regagnera son camp pour mener sa bataille. Maintenant ce qu’ils feignent d’oublier, c’est le jugement du peuple qui, médusé, désabusé, a fait le choix de s’abstenir mettant en doute la légitimité de nos députés.

<strong>Youssouf Sissoko    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le second tour des élections  législatives au Mali :  Entre l’appel au boycott de Me Tall et celui à la mobilisation du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-second-tour-des-elections-legislatives-au-mali-entre-lappel-au-boycott-de-me-tall-et-celui-a-la-mobilisation-du-gouvernement-2869233.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 01:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le second tour des élections législatives s’est déroulé hier dimanche 19 avril sur plus de 40 circonscriptions à travers le pays. Ce second round de la députation s’est passé sous une forte tension entre les acteurs politiques, divisés entre la tenue et le report à cause entre autres du COVID-19. Me MountagaTall est l’un des fers de lance du mouvement pour le boycott du second tour. A l’opposé du Président du CNID Faso Yiriwa Ton, c’est un gouvernement déterminé, avec à sa tête le Président de la République, qui dans une adresse solennelle à la Nation, a donné toutes les garanties d’un second tour sécurisé, transparent et avec toutes les mesures sanitaires appropriées. Après le second tour, qui d’IBK ou de Me MountagaTall a eu raison ? Que nous  réservent les jours d’après second tour ? Une concertation nationale n’est-elle pas nécessaire pour cicatriser la plaie restée béante par ces législatives ?</em></strong>

C’est, sans conteste, sous une faible mobilisation que les électeurs se sont déplacés pour aller accomplir leur devoir citoyen. Sans avoir les statistiques officielles, le taux de participation du second tour  ne dépasserait pas  les 15 % national et Bamako, l’épicentre du COVID-19 ne ferait pas 8 %. Ce lamentable taux ferait non seulement  souffrir les nouveaux élus d’un problème sérieux de légitimité, mais aussi et surtout, affaiblirait l’exécutif  qui ne serait pas adossé à un législatif fort.

A en juger par le taux de participation, il ne fait l’ombre d’aucun doute que Me MountagaTall a eu raison et son appel au boycott ne serait pas tombé dans l’oreille d’un sourd. D’aucuns diront qu’avec ou sans cet appel, les maliens ne se seraient pas déplacés, rien qu’en se référant au bilan journalier des cas de contamination au COVID 19. Certainement une coïncidence, en tout état de cause, il a le mérite d’avoir eu le courage de dire aux maliens de ne  pas se déplacer pour aller voter.  En attendant de mesurer les autres conséquences dues à la tenue du second tour, le constat est que les maliens ne se sont pas bousculés de peur de ne pas  contracter le coronavirus, mais aussi, pour ne pas être complice de la mise en place d’un parlement sans nom à cause des alliances. La démocratie malienne mérite-t-elle une telle Assemblée ? Que faut-il faire pour corriger ce manquement grave aux principes démocratiques ?  Sans tomber dans un auto satisfecit, le gouvernement doit plutôt tirer toutes les leçons de ces législatives afin d’entreprendre toutes les démarches utiles à l’endroit de ceux qui étaient opposés et cela pour préserver la cohésion sociale en ce temps périlleux caractérisé par la propagation du COVID-19.

Les législatives sont désormais derrière nous, mais les conséquences sont devant, donc pour minimiser celles-ci, il s’avère indispensable pour le gouvernement de dialoguer avec  toute la classe politique et de ce dialogue qu’un plan de gouvernance consensuelle soit proposé. Un gouvernement d’union nationale serait la réponse la plus appropriée pour faire face au péril qui est déjà à nos portes.

En définitive, quand la maison est en feu on ne cherche pas à savoir pour qui elle appartient, mais on éteint l’incendie d’abord. Le Mali est au bord du chaos, donc il importe à tout citoyen de s’impliquer pour éviter qu’il ne s’effondre totalement.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le chef de file de l’opposition toujours entre les mains des Djihadistes :  La détention prolongée de Soumaila Cissé laisse planer le doute sur la bonne foi des autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-chef-de-file-de-lopposition-toujours-entre-les-mains-des-djihadistes-la-detention-prolongee-de-soumaila-cisse-laisse-planer-le-doute-sur-la-bonne-foi-des-autorites-2868764.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:11:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Enlevé le 25 mars 2020 alors qu’il battait campagne dans le cercle de Niafunké pour les élections législatives, l’on est jusqu’à présent sans nouvelle de l’honorable  Soumaila Cissé. Cette situation inédite commence à irriter véritablement les militants, cadres et sympathisants de son parti, l’URD,et même ses amis politiques du FSD, qui ne cachent plus leur colère vis-à-vis des autorités qui ne semblent pas faire assez pour la libération de Soumaila Cissé. L’heure est non seulement  à la prière pour que Soumaila Cissé revienne sain et sauf, mais aussi et surtout, aux questionnements sur la bonne foi des autorités qui ne semblent pas fournir des efforts à hauteur de souhait pour obtenir la libération du chef de file de l’Opposition. IBK mesure-t-il la gravité, voireles conséquences  de la détention prolongée de Soumaila Cissé, septuagénaire comme lui ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette lenteur ?Les militants de l’URD et du FSD n’ont-ils pas d’autres moyens de pression sur le gouvernement ?</em></strong>

Une frange importante du peuple malien, toutes tendances politiques, toutes obédiences religieuses confondues, s’indigne aujourd’hui de la détention prolongée du chef de file de l’opposition, enlevé depuis le 25 mars 2020 à Niafunké par des terroristes. Cette situation très inconfortable pour notre pays et pour les nombreux fans et militants du parti de Soumaila Cissé, semble laisser indifférent les autorités maliennes, en tout cas à en juger par les actes posés jusque-là. Il a fallu attendre 72 heures après son enlèvement  pour voir mettre en place, disons verbalement, un comité de crise dont le décret de nomination de son chef, qui se trouve être l’ancien Premier Ministre Ousmane Issoufi Maiga, n’a pas été signéjusque-là. Pourquoi cette lenteur ? Ne donne-t-on pas l’occasion aux détracteurs du Mali de rappeler le manque de rigueur de nos autorités ? En effet,  de la mise en place de ce comité jusqu’à maintenant, les maliens n’ont vu aucun acte concret donnant  l’espoir d’une libération imminente de Soumaila Cissé. Au point que le FSD et l’URD, la main dans la main, ont tenu une conférence de presse pour fustiger le comportement du gouvernement et exprimer leur ras-le bol face au statu quo.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’UA, la CEDEAO et l’UEMOAn’ont pas caché leur préoccupation face à ce qu’elles ont qualifié de détention prolongée de Soumaila Cissé et ont instruit au gouvernement malien de tout mettre en œuvre pour la libération sans délai de l’Honorable Cissé. Le hic est que malgré tout ce cri de cœur, le gouvernement d’IBK ne semble bouger d’un iota. Ce comportement pour le moins incompréhensible des plus hautes autorités du Mali, ne manque pas de susciter beaucoup de réactions. Certains vont jusqu’à soupçonner les autorités d’être complices de son enlèvement. Beaucoup sont unanimes à dire que l’inertie du gouvernement ne pourrait avoir d’autres explications que sa volonté de voir  garder longtemps le chef de file de l’Opposition, dans le seul but de l’humilier avant de le libérer. Sinon, plusieurs jours après la libération de tous les membres de sa délégation, il n y a pas de raison que Soumaila Cissé ne puisse pas retrouver sa liberté. Beaucoup d’observateurs lient la détention de Soumaila Cissé à son statut de principal opposant au régime, donc un homme très gênant qui a donné du fil à retordre à IBK, et pour lui faire payer sa farouche opposition le régime aurait fait le choix de trainer les pieds, afin de le voir souffrir. C’aurait été un député français, enlevé au Mali, toute la République se serait mise en branle pour le retrouver.

En somme, si IBK savait les conséquences de la détention prolongée du chef de file de l’Opposition, tant  sur son régime que sur le Mali, il se débattra pour  le faire libérer, car l’image du pays s’en trouve ternie.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2ème tour des élections législatives en commune V :  Horizon sombre pour Moussa Timbiné</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/2eme-tour-des-elections-legislatives-en-commune-v-horizon-sombre-pour-moussa-timbine-2868770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:11:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La quasi-totalité des partis politiques présents en commune V vont fédérer leurs forces dans une synergie active d’actions pour porter l’Alliance URD-Adéma-ADP Maliba, le Dimanche 19 avril 2020 partout en Commune V, à travers un manifeste signé le 13 avril au siégé du CNID-FYT sis à Garantiguibougou-300 logements.</strong>

Ils sont au total une vingtaine de regroupements de la commune v composés de partis politiques et mouvements de la société civile qui ont décidé de fédérer leurs forces pour soutenir l’alliance URD – Adema – ADP Maliba au compte du 2ème tour des législatives. Cette force qui représente 60% des électeurs en commune V du district de Bamako est en train de tout mettre  en œuvre sur le terrain pour la victoire de l’Alliance URD – ADEMA – ADP Maliba.
Sans doute, la course à l’Assemblée nationale s’annonce rude en commune V du district de Bamako et très compliquer pour la liste RPM-APR pourtant donnée au départ comme favorite. <strong>Car selon, les observateurs, elle </strong>dispose d’arguments solides pour contenir les autres listes et surtout déjouer le désamour de la commune son parti RPM.

A l’approche des échéances déterminantes, les citoyens s’interrogent encore sur l’utilité des élections, la nécessité d’aller voter, se demandant à quoi servent les élections dont les résultats sont connus d’avance ?

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconstitution institutionnelle du Mali : Une Assemblée Nationale fantôme se dessine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reconstitution-institutionnelle-du-mali-une-assemblee-nationale-fantome-se-dessine-2868768.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:06:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement malien ne jurerait que par la légalité constitutionnelle. Car après un premier tour des élections législatives très laborieux, le second tour aura bel et bien lieu comme prévu pour le dimanche prochain. Ainsi, les hautes autorités entendent bien en finir avec la précarité institutionnelle du pays et aller de l’avant dans le processus de normalisation sur le plan de la gouvernance. Cependant, un tel forcing a un sacré coût. Et nombre de Maliens prient pour que le second tour ne soit point comme le premier.</em></strong>

Le Mali a certes tenu le premier tour des élections législatives, mais à quel prix ? Des agents électoraux ont été enlevés au nord sans oublier le malheureux chef de file de l’opposition qui demeure jusqu’à l’heure entre les mains de ses ravisseurs, des urnes ont disparu et des civils ont été tués dans des attaques terroristes au nord. Aussi, le manque de matériels sanitaires dans certains endroits en réponse à la pandémie du Covid-19 a été constaté. De ce fait, il est à craindre une forte chute du taux de participation au second tour.

De plus en plus de Maliens s’interrogent : « si le chef de file de l’Opposition a pu être enlevé, alors que dire de la sécurité du citoyen lambda ? ». Cette interrogation prend tout son sens dans des zones relativement reculés. Les terroristes profitèrent du premier tour pour faire mal au processus de normalisation voulu par l’ensemble du pays. Et il est fort probable qu’ils récidivent.

Le président de la République, lui, justifie, entre autres, le maintien du second tour par la volonté exprimée des Maliens à travers le Dialogue National Inclusif et par la nécessité de rentrer dans la légalité constitutionnelle. Il s’agit d’arguments valables à première vue sauf qu’au moment de l’enregistrement des recommandations du DNI, le contexte socio-sécuritaire n’était point le même. Aujourd’hui, en plus du désintérêt qu’éprouvent les Maliens pour la chose politique, s’ajoute la délicate question sanitaire du Covid-19 et la sécurité des électeurs dans les régions à fort risque d’attaques terroristes. Ce qui induit un sentiment de délaissement au sein de la masse publique de la part des hautes autorités. Celles-ci par les membres qui la composent seraient des privilégiés du pays, et pour cela, seraient à l’abri de tout désagrément lié à la maladie ou à l’insécurité. Ils ne se soucieraient guère du bien-être général de la population. D’ailleurs, beaucoup s’indignent de constater qu’en même temps, le conseil des ministres se tient par visioconférence.

Qu’à cela ne tienne, le Mali se dotera au niveau de l’Assemblée Nationale de 147 nouvelles mandatures. Peu importe leur légitimité pourvu qu’elles soient légales.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>COVID&#45;19 : La Banque mondiale approuve un don de 25,7 millions de dollars pour aider le Mali</title>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:03:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Banque mondiale a approuvé un don de 25,7 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA) pour aider le Mali à faire face au coronavirus, a annoncé lundi le bureau de la Banque mondiale à Bamako dans un communiqué. Ce don vise à financer « le Projet de riposte d'urgence » à la pandémie de COVID-19 afin d'améliorer l'accès aux services de soins de santé et de promouvoir une réponse intégrée à la pandémie grâce au renforcement des moyens de dépistage, de détection et de traitement des patients.</strong>

La pandémie du COVID-19 ébranle fortement l’économie du Mali, dont les perspectives à court terme se détériorent rapidement.

Après la crise de 2012, le Mali a renoué avec le dynamisme économique à partir de 2014 où le taux de croissance était de 7,1 %. En effet, la croissance du PIB a atteint 5,3 % en 2017 et 4,7 % en 2018, la croissance devrait être atteindre 5,6 % en 2019. Les perspectives sont bonnes en matière de développement économique même si les disparités entre le milieu urbain et le milieu rural rendent difficile la consolidation des acquis de développement.

Le Mali est un pays dont la structure économique est fortement dominée par les secteurs primaire et tertiaire.

En 2017, la contribution du secteur primaire représentait 38,34% du PIB avec une large part pour l’agriculture (19,% du PIB). En 2019, elle est estimée à 38,43% du PIB.

Le classement Doing Business 2019 classe le Mali à une place de 145 sur 190 pays avec une facilité à faire des affaires à 43,86.

« La Banque mondiale apportera son soutien au Mali en cette période difficile en renforçant les capacités de préparation du système de santé publique et en garantissant que les patients reçoivent les tests de dépistage, le traitement et les soins nécessaires » a indiqué Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, citée par le communiqué.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Maintien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-maintien-2868763.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 01:01:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En dépit de la propagation de la maladie à coronavirus, communément appelée COVID-19, le second tour des élections législatives aura bel et bien  lieu le 19 avril 2020. Telle est  l’une des  décisions phares  prises par le chef de l’Etat, dans son adresse à la nation le 10 avril 2020. Si les autres mesures ont été applaudies par une écrasante majorité de la population, celle relative au maintien du second tour divise jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Selon certaines indiscrétions, le ministre de la Santé et celui des Affaires étrangères seraient favorables à un report du second tour comme la France en a fait pour les municipales, afin d’éviter la propagation du virus. Notre source indique que le Président de la République a catégoriquement refusé, avançant comme prétexte la nécessité de renouveler l’Assemblée Nationale pour éviter à notre pays une autre crise politique aux conséquences incommensurables. Il serait même dans les bonnes dispositions de mettre en place après les législatives, un gouvernement de large ouverture qui aura comme principale mission de procéder aux réformes qui sont aujourd’hui indispensables pour la bonne marche de notre République et sa démocratie.Entre le camp des adeptes du maintien du second tour et celui des fervents adversaires, qui a raison ou qui a tort ? Tous les deux certainement.

Pour le Président de la République, fervent partisan du maintien, bien que le COVID-19 se propage à un rythme accéléré, la tenue du second tour est devenue un devoir  citoyen pour éviter au pays d’autres crises. Car pour lui, le Coronavirus a tapé déjà à nos portes, il revient maintenant aux populations d’observer toutes les mesures barrières, d’hygiène et de distanciation socialepour éviter la contamination. Son souci est partagé par un grand nombre de citoyens qui estiment qu’au-delà du 2 mai 2020, date de l’installation de la nouvelle Assemblée Nationale, s’il n’y a pas une nouvelle Assemblée, il faudrait  redouter une certaine levée des boucliers d’une certaine classe politique, qui ne sera plus d’accord  que cette Assemblée illégitime agisse au nom du peuple. Donc, le Mali ne serait pas à l’abri d’une crise politique aux conséquences graves. Les partisans du maintien de la tenue du second tour des législatives, tout en redoutant le risque de propagation du COVID-19 pensent que ce serait une bonne chose d’y aller, mais en préservant les mesures édictées par les plus hautes autorités. Il revient  à ces dernières de réunir toutes les conditions pour le bon déroulement du vote.

S’agissant des opposants à la tenue du second tour des législatives, pour dit-on, éviter le risque de propagation du coronavirus. Ils ont leur raison, surtout quand on voit le nombre de morts que cette maladie a causé en Occident et en Chine. On en déduirait qu’il faille reporter pour éviter le pire. Ils ont d’autant plus raison qu’il n y a pas l’ombre d’un doute que les élections sont une occasion tout trouvée pour une contamination en masse.

Le peuple a désormais le choix entre le mal et le pire.Le mal est de  tenir les élections qui occasionneraient certainement  beaucoup de contaminations et le pire est de ne pas tenir le second tour. Ce second scénario provoqueraitune crise politique pouvant déboucher à une insurrection populaire. Ce schéma serait le plus dramatique pour notre démocratie et pour la République. Donc, prenons le juste milieu, celui d’aller aux urnes, en respectant les mesures barrières et en se dotant d’équipements indispensables pour le bon déroulement du scrutin.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : L’Assemblée Nationale sera&#45;t&#45;elle  privée de ses grands animateurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lassemblee-nationale-sera-t-elle-privee-de-ses-grands-animateurs-2867968.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 01:30:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les résultats définitifs du premier tour des législatives 2020 ont été proclamés le jeudi 9 avril par l’institution habilitée à le faire, à savoir la Cour Constitutionnelle. Cette proclamation définitive des neuf sages de la Cour Constitutionnelle a fait 22 heureux, a  renvoyé certains  aller demander encore les électeurs le 19 avril, et a mis fin au rêve d’autres.

La nouvelle Assemblée qui profile à l’horizon sera malheureusement privée des grands animateurs et  grands défenseurs du peuple. A commencer par le bouillant <strong>Mamadou HawaGassama</strong>, le député de Yélimané. Bien qu’il soit analphabète, il n’en demeure pas moins le plus engagé pour la cause des démunis de son cercle et de tout le Mali. Gassama passe aujourd’hui pour être l’un des députés qui ont marqué d’une tache indélébile leur passage à l’hémicycle. Il a fait le choix de ne pas  être candidat à sa propre succession après plus de vingt ans passés à l’Assemblée Nationale. <strong>L’honorable Moussa Diarra</strong>, député RPM de la Commune IV du District de Bamako ne foulera pas, pour cette mandature, le sol de l’hémicycle en tant qu’élu. Il fut rejeté par sa propre formation politique, le RPM, pour ses prises de positions courageuses sur une question aussi cruciale comme celle de la présence des troupes françaises au Mali. Moussa Diarra avait été même qualifié de député singleton par IBK. Il n’a pas pu obtenir de son parti une nouvelle investiture, il est allé en indépendant. Incompris par les électeurs, il tomba les armes à la main dès le premier tour. Moussa Diarra va-t-il continuer son combat pour le Mali sous d’autres formes ?

<strong>Bafotigui Diallo</strong>, député du RPM, est élu en commune VI du District de Bamako. L’honorable Diallo ne reviendra pas lui aussi pour continuer son combat contre la corruption et la délinquance financière. Surnommé le député des paysans, l’honorable Diallo fait partie des députés qui ont révélé la mauvaise qualité des engrais importés par le Gouvernement et surtout la surfacturation qui avait été faite au sommet de l’Etat. Comme si cela ne suffisait pas, il a fourré le nez dans la rocambolesque affaire des tracteurs surfacturés. Ces actions ont été qualifiées à tort ou à raison par ces collègues députés de la Majorité de populistes. Harcelé par son parti, le RPM, il a fini par rendre le tablier en allant militer  au YELEMA. Ce parti n’ayant pas un solide encrage dans la commune de l’honorable Bafotigui Diallo, il tomba également au premier tour laissant les paysans orphelins.

Quant à l’enfant terrible de la politique malienne, en l’occurrence <strong>Oumar Mariko</strong>, il se démène comme un beau diable à Kolondiéba. Il n’est pas tombé d’abord comme les trois précédents, mais ses chances de gagner sont minimes, surtout qu’il a deux obstacles à surmonter : le grand écart qui le sépare de la liste concurrente, constituée de Sidiki N’Fa Konaté du RPM et de Daouda Moussa Koné de l’URD. Le deuxième obstacle serait la Cour Constitutionnelle, proche du pouvoir, elle rejetterait tous recours de Mariko. Et  même si l’autre camp venait à commettre une irrégularité, Mariko n’aurait pas de chance d’être entendu par la Cour. Donc l’honorable Mariko, le défenseur des sans voix, l’empêcheur de tourner en rond des autorités, sauf miracle, il  serait  absent de l’hémicycle.

Mariko, Diarra, Gassama comme Diallo doivent désormais inscrire leurs actions dans la société civile.

En somme, les réformes tant attendues seront les bienvenues pour permettre à certaines figures emblématiques de rester au-devant de la scène politique pour le bonheur du peuple. Parmi ces réformes, il y a la proportionnelle et surtout la constitution de la liste nationale par parti politique.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conseil des ministres par visioconférence :  Maitre MountagaTall s’indigne</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conseil-des-ministres-par-visioconference-maitre-mountagatall-sindigne-2867981.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 01:27:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« Le Gouvernement, pour se protéger contre le Coronavirus se barricade derrière les écrans pour délibérer. Bravo !
Sauf qu'au moment, le même Gouvernement envoie les malie(nes) s'agglutiner aux meetings électoraux et dans les bureaux de vote. Le droit à la santé et à la vie ne vaut-il pas pour tous ? »</strong>

La peur créée par les médias fait plus de mal que la maladie, le gouvernement malien est-il victime ?

En décembre 2019, le coronavirus a fait son apparition à Wuhan, dans le centre de la Chine continentale où des mesures draconiennes ont été prises pour limiter la diffusion. Le virus a toutefois débordé des frontières du pays, suscitant une psychose aggravée souvent par les médias.

Ce nouveau virus, le Covid-19, est devenu la maladie la plus médiatisée, probablement grâce à la super-démocratisation des technologies de l’information et de la communication.

Ces dernières ont créé, à leur tour, un autre virus qui est encore plus dangereux

La médiatisation à grande échelle a surtout mis en exergue les cas confirmés et les morts, contribuant ainsi à créer la psychose au sein de la population mondiale en général et particulièrement dans les pays les plus touchés.

Les médias ont certainement, quelque part, été à la base de la panique. Sur tous les plateaux de télé et antenne de radio voire sur les réseaux sociaux, on ne parle que de la maladie à coronavirus. A cela, s’ajoutent les images dramatiques des populations infectées par cette maladie mais aussi les « fake news » qui sèment la paranoïa au sein de la population.

La psychose créée par le virus engendre en fait plus de dégâts que le virus lui-même. Alors, n’est-il pas mieux de le prendre avec raison et surtout de véhiculer les informations donnant espoir ?

Ce n’est pas encore le confinement au Mali mais les dernières précautions de prévention sont aussi restrictives plus que « l’état d’urgence » ou le « couvre-feu ».

Au Mali, le gouvernement a pris des mesures comme : Tous les voyageurs qui se présentent au Mali recevront aux portes d’entrée (aériennes, terrestres, une prise de température systématique, ainsi que les recommandations du gouvernement sur les mesures d’auto-isolement, d’hygiène individuelle et collective et un N° vert 36061 pour toutes fins utiles ; Les voyageurs avec symptômes mineurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) en provenance des pays fortement touchés par le Covid-19 (avec plus de 500 cas), seront soumis à un auto- isolement pendant 14 jours et recevront un suivi journalier par une équipe médicale ;

3-Les voyageurs avec symptômes majeurs, qui arrivent avec la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) et d’autres signes et symptômes respiratoires en provenance de pays fortement touchés par Covid-19 (avec plus de 500 cas) seront transportés à un site d’isolement pour être testés.

Concernant les mesures individuelles et collectives ; Réduire au maximum les grands rassemblements non nécessaires ; Suspendre la participation des cadres maliens aux grandes ou fora dans les pays fortement touchés ; Suspendre la tenue des regroupements importants au Mali (Conférence, colloques, symposiums, festivals, etc.) ; Renforcer les mesures d’hygiène individuelle et collective (lavage des mains au savon, utilisation du gel hydro alcoolique devant tous les services publics et les lieux de cultes) ;

8-Eviter de serrer les mains et de donner des accolades en tous lieux et toutes circonstances.

Concernant  la prise en charge des cas ; Les personnes testées positives au Covid-19 seront prise en charge dans les sites retenus par le ministère de la santé et des affaires sociales ; Compte tenu de la présence d’un grand nombre de forces étrangères, une coordination étroite est indispensable avec les ambassades, la Minusma, l’opération Barkhane, la Mission de formation de l’Union Européenne et les Organisations internationales pour la prévention et la prise en charge des cas.

La maladie à coronavirus n’est pas pire que les autres épidémies

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la contagiosité du Covid-19 est estimée à entre 1,4 et 2,5. Ce qui signifie que chaque personne malade risque d’infecter en moyenne deux nouvelles personnes. Ce taux de contagiosité est beaucoup moins que la rougeole qui infecte en moyenne 12 à 18 personnes en contact avec un malade.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le COVID 19 :  Les maliens veulent le beurre et l’argent du beurre</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-covid-19-les-maliens-veulent-le-beurre-et-largent-du-beurre-2867978.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 01:26:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme il fallait s’y attendre,  le gouvernement malien a décidé d’apporter une réponse plus énergique à la crise causée par le Covid-19, en maintenant les écoles fermées jusqu'au 9 mai prochain et la fermeture des marchés à 16h jusqu'au 30 juin. Cependant, malgré ces mesures En dépit des efforts qui sont faits, certains continuent de manifester leur mécontentent en estimant qu’ils ont été laissés pour compte face à la lutte contre la pandémie covid-19. Les produits pharmaceutiques tels que les gels hydro alcoolisés désinfectants, les masques ou protège-nez, les gangs ont vu leur prix grimper après l’enregistrement des cas de covid-19 au Mali et les transporteurs demeurent insensibles à la gravité de cette maladie. Malgré, l’annonce de mesures édictées par leur ministère de tutelle, ces derniers font comme leur semble. Les commerçants insouciants, profitent de cette crise sanitaire pour se faire encore plus d’argent. </strong>

Face à la propagation de la pandémie Covid-19 au Mali, le Conseil National des Prix a recommandé,  au Gouvernement  l’ouverture et la fermeture des  marchés, supermarchés, alimentations et marchés permanents à bétail de 6 heures du matin à 16 heures. L’ouverture et la fermeture des  marchés, supermarchés, alimentations et marchés permanents à bétail de 6 heures du matin à 16 heures. En  ce qui concerne les pharmacies, stations-services d’hydrocarbure, boulangeries et boutiques de quartiers, le conseil a souhaité, qu’elles s’ouvrent à 6 heures du matin et se ferment à  20 heures. Pour ce qui est des  foires hebdomadaires  en milieu rural,  l’heure d’ouverture a été fixée à 6h et l’heure de clôture à 14 heures.

Cependant, il a exhorté  les structures de contrôle  à veiller  sur l’application stricte des prix plafonds  convenus entre les autorités   et les opérateurs économique bénéficiaires des allègements fiscaux.

Les maliens doivent comprendre que nous sommes dans un cas de force majeure ; face à une crise qui a pris le monde entier de court.  Même les « grandes puissances » sont déboussolées du fait de  la propagation du virus.  Le Mali, pays aux ressources très limitées, déjà frappé par le la crise sécuritaire depuis 2012,  arrive quand même à tenir malgré les vagues et les tumultes.  Dans tous les pays du monde, il y a des divergences idéologiques et politiques. Mais dès que  l’avenir de la nation est menacé, les uns et les autres  font l’effort de se coaliser pour affronter l’ennemi commun. Au Mali,  en période de crise, nous sommes champions dans la surenchère, les règlements de compte, la diabolisation de l’autre.

Certains États sont en train de prendre des mesures importantes pour endiguer la propagation de la maladie à coronavirus et ses conséquences sur les économies et les finances. En effet, des entreprises les plus solides sont en difficulté. Ce qui les pousse à la suppression d’emplois. Toute chose qui fait dire à des experts que les effets économiques du Covid-19 seront plus graves que la crise économique de 1929.

Notre pays n’y échappe pas. Les hôtels, les restaurants, les agences de voyage, les transports en commun, tout le monde est en train de sentir les mesures de restriction prises par les autorités pour pouvoir bien lutter contre le Covid-19. Les premières évaluations faites par le gouvernement pour aider les entreprises à faire face à la situation sont estimées à près de 400 milliards de Fcfa. «Des mesures fiscales, sociales, économiques seront annoncées par le gouvernement dans les heures à venir. Tous les secteurs vont en bénéficier, notamment les secteurs les plus touchés : hôtellerie, transports, restauration, PME/PMI, banques, etc. L’incidence financière de ces mesures a été, pour l’instant par rapport à ce qu’on a pu mesurer, estimée à près de 400 milliards de Fcfa. Cette manne financière correspond à des renonciations à des recettes qui nous sont dues et auxquelles nous allons renoncer, des mesures d’accompagnement dont on a pu mesurer l’incidence financière », a déclaré le Premier ministre, ministre de l’économie et des Finances.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conséquence post&#45;législatives au Mali : Un gouvernement d’union nationale pour diligenter les réformes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/consequence-post-legislatives-au-mali-un-gouvernement-dunion-nationale-pour-diligenter-les-reformes-2867969.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 01:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les élections législatives et au regard des immenses défis qui se posent au Mali, il devient un impératif absolu pour les acteurs, de quelque bord politique qu’ils soient,  d’accorder leurs violons pour rendre non seulement notre démocratie moderne, mais aussi et surtout, pour sortir le pays de la crise socio-politico-sécuritaire. La démocratie malienne, âgée de vingt-huit ans, semble atteindre son apogée, alors pour éviter son déclin il est une impérieuse nécessité de procéder à son rajeunissement pour l’adapter au contexte nouveau.Les réformes en vue s’inscrivent dans le cadre de la modernisation de notre démocratie et des lois de la République. Le gouvernement de Boubou Cissé a-t-il la capacité de mener à bien ces réformes ? Un gouvernement de large consensus n’est-il pas la solution pour des réformes concertées? IBK  va-t-il s’en priver pour le peu de temps qui lui reste au pouvoir afin de sortir par une porte honorable ?</em></strong>

Rien qu’à en juger par la constitution des listes des députés dans les circonscriptions électorales, laquelle constitution a foulé aux pieds les véritables règles de la démocratie, alors on en déduirait que des réformes sont nécessaires pour que  le Mali soit au diapason des nations dites démocratiques et modernes. Ce sont des électeurs désemparés qui se sont rendus aux urnes pour mettre leurs bulletins, tant certaines alliances, pour ne pas dire toutes, prêtes à confusion. Et pourtant, certains acteurs politiques rétorquent en affirmant à satiété qu’au lieu de s’attaquer au tyran, pourquoi ne pas s’en prendre à la tyrannie ? Car tant que le mode de scrutin pour les législatives reste la majorité à deux tours, les partis se battront pour mettre toutes les chances de gagner de sièges de leurs côtés pour ne pas être ridicule, d’où la nécessité aujourd’hui  d’opérer des réformes ou  changements qualitatifs.

Ces changements ne pourraient s’opérer que dans un gouvernement de large consensus, qui ne serait ni un partage de gâteaux, encore moins un gouvernement de copains et autres affidés du régime, mais celui d’hommes et de femmes choisis Es-qualité, après un minutieux contrôle de leur intégrité physique et morale. Dans ce gouvernement, ne devraient figurer que ceux qui sont estampillés politiques et surtout qui ont des représentants à l’Assemblée Nationale. A ceux-ci pourraient s’ajouter quelques technocrates de la société civile. Ainsi pour plus d’efficacité, Il doit être un gouvernement de mission et le plus restreint possible pour non seulement réduire les charges de l’Etat, mais aussi et surtout, se débarrasser des gens qui ne sont nommés que sur la base de leurs affinités avec certains hauts placés, ne répondant pas forcement aux critères de compétence.

Les grandes missions qui seront confiées à cette équipe sont, entre autres, la révision de la Constitution en y mettant toutes les réformes indispensables pour la bonne marche de notre démocratie et du pays. La mise en œuvre du fameux Accord d’Alger, qu’il soit dit en passant cette mise en œuvre doit concerner toutes les régions du Mali. Et enfin, la relance de l’économie pour une amélioration des conditions de vie et de travail. Cette équipe aura  trois ans et la fin de sa mission doit coïncider à l’organisation de la présidentielle de 2023. Donc,  une occasion de tester les résultats du travail abattu par  l’équipe gouvernementale.

En définitive, la révision de la loi fondamentale qui entrainerait à coup sûr un changement de République ne devra nullement permettre au Président de la République de nourrir une nouvelle ambition, celle de vouloir briguer un troisième mandat. Il doit se retirer comme Alassane Ouattara au terme de son second et dernier quinquennat conformément à la Constitution.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>500 milliards promis par IBKpour soutenir les plus vulnérables :   Le COVID 19 va&#45;t&#45;il faire de nouveaux milliardaires au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/500-milliards-promis-par-ibkpour-soutenir-les-plus-vulnerables-le-covid-19-va-t-il-faire-de-nouveaux-milliardaires-au-mali-2867975.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/500-milliards-promis-par-ibkpour-soutenir-les-plus-vulnerables-le-covid-19-va-t-il-faire-de-nouveaux-milliardaires-au-mali-2867975.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 01:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de la République du Mali s’est adressé, pour la deuxième fois depuis le début du COVID 19, à la nation pour annoncer des mesures sociales fortes en faveur des plus démunis et des entreprises les plus vulnérables. IBK a donné lui-même le ton en renonçant à trois mois de salaires, deux pour son  Premier ministre, un mois pour les ministres et une contribution de taille pour les chefs d’institution. Le discours présidentiel a été tenu avec la solennité requise et  dans un ton à la fois attendrissant et grave. Des belles promesses, mais au relent utopique tant les fonds annoncés sont difficiles à réunir dans un contexte socio-économique morose et surtout dans une psychose due  à la mauvaise  gestion, ce qui   compliquerait la contribution des bailleurs de fonds.</em></strong>

<strong><em>Ce fonds ne va-t-il pas être géré comme ceux de la loi d’orientation et de la  programmation militaire ? Ou bien des 15 % du budget  alloués à l’agriculture qui s’est soldé par un vaste détournement ?  Ou encore des fonds collectés pour soutenir l’effort de guerre sous la transition ?  </em></strong>

Le discours présidentiel est séduisant et plein d’espoir dans la forme, mais flou, discriminatoire  et utopique dans le fonds. Il donne l’impression du déjà entendu tant il y a eu des fonds mobilisés, mais qui ont fini dans les poches de quelques individus. C’est le cas de la gestion des 1230 milliards décaissés dans le cadre de la Loi d’orientation et de la programmation militaire, mais qui semble avoir été utilisés pour d’autres fins. Qui ne se rappelle pas  des milliards consécutifs au 15 % du budget  pour soutenir l’agriculture ? Ce fonds devrait servir à acheter des tracteurs et des intrants agricoles pour être accessibles à un plus grand nombre de paysans et  à des prix très abordables, mais ils ont pris une autre destination et ont  donné lieu à un vaste scandale de corruption touchant le sommet du pouvoir. Que dire de la gestion des milliards collectés pour soutenir les Forces armées du Mali en guerre contre le terrorisme. L’on se souvient des milliards déboursés pour l’achat des équipements militaires et qui font aujourd’hui l’objet d’enquêtes pour détournement

Revenons-en à la promesse présidentielle des 500 milliards. La première question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir comment en période de récession économique l’Etat  pourra-t-il  mobiliser ce fonds, sans l’aide des bailleurs ?  Quant à l’utilisation de ce pactole dont 100 milliards serviront à venir en aide aux familles les plus vulnérables ; sur la base de quels critères ces familles seront-elles  choisies étant entendu que 90 %  des familles maliennes sont vulnérables ? Quant à la gratuité de l’électricité et d’eau pour ces mêmes familles démunies comment se fera la sélection ? Et celles qui ont des compteurs prépayés ?  Qui sera cette personnalité moralement intègre à la tête de la commission chargée de gérer ce fonds quand on sait que la corruption a gangréné  l’Etat malien, dans tous ses compartiments

Le projet semble déjà vouer à l’échec, parce que le Président  a oublié  dans son discours  ceux qui sont à plus de deux mois sans salaires, à savoir les enseignants.  Quel sort sera réservé aux populations qui sont dans des zones non accessibles à l’Etat ? Comment comprendre que  le Président IBK  puisse parler de soutien aux plus  démunis  sans faire allusion à 70 000 enseignants confinés depuis plus de trois mois dans la précarité sans salaires.

Tout porte à croire que la gestion de ce fonds, que l’Etat aura d’ailleurs de la peine à réunir, sera encore donnée à ceux qui ont échoué ailleurs ou aux cadres du parti présidentiel qui vont en faire un moyen d’implantation et de remobilisation des militants. Quant au soutien aux entreprises, ne seront concernées que celles qui sont inféodées au régime ou qui appartiennent aux plus hauts placés. S’agissant des 56 000 tonnes de denrées de première nécessité qui doivent être distribuées gratuitement à celles qui en ont besoin, il y a une forte odeur de détournement à ce niveau également. Il faut même craindre que ces denrées ne servent   à alimenter les magasins de certains commerçants proches de ceux qui sont chargés de gérer le stock.

En définitive, nombreux sont les citoyens qui s’interrogent sur la réalisation  des promesses présidentielles quand on sait qu’il n y a ni données statistiques fiables sur le nombre de familles vulnérables, ni moyens financiers conséquents pour réaliser cet ambitieux projet, encore moins des cadres valables et moralement irréprochables pour gérer avec transparence tous les fonds qui seront alloués pour la circonstance.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique du web : Il y a cinquante ans, les Beatles se séparaient</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-web-il-y-a-cinquante-ans-les-beatles-se-separaient-2867938.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 01:14:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis décembre 2019, date de l’apparition des premiers cas de Covid-19 à Wuhan, dans la province chinoise du Hubei, le monde vit au rythme du macabre décompte quotidien des victimes de la pandémie. Face à la maladie, notre impuissance collective n’a d’égale que l’étendue du champ de ruines que sont devenus nos hôpitaux, notre assistance sociale, notre économie, … bref, notre humanité. Atterrés, groggy et désemparés, nous en sommes au point d’avoir oublié que nous fûmes heureux. Oui, nous fûmes heureux ! Avec un peu d’effort, en fouillant dans notre court passage ici-bas, nous trouverons des périodes de légèreté qui nous rappellent la joie de vivre, l’autre versant de notre triste [condition humaine] actuelle. Si nous étendons cet exercice à notre mémoire collective, l’évidence saute à nos yeux que des séquences certes très brèves de notre « chienne de vie » ont été merveilleuses. Pour les ados que nous étions dans les années soixante-dix, les pêches collectives, les battues au village au cours desquelles on capturait des gros rats, les compétitions d’adresse de tir au lance-pierre, les danses athlétiques sur la place du village, les commémorations du 22 septembre avec les mille et un jeux hilarants, les baignades, les travaux collectifs aux champs… ou les sorties en pré-vacances qui préfigurent l’écologie moderne… sont autant de moments inoubliables qu’on évoque avec une pointe de nostalgie et, parfois, une larme au coin de l’oeil.

Mais le monde se souvient aussi qu’il y a eu les Beatles : John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr. Ce sont « Quatre garçons dans le vent » partis des docks de Liverpool, en Angleterre, pour conquérir le monde. En une décennie, la « bande des quatre » est passée à la postérité comme « les quatre garçons dans le temps », écrivant alors qu’ils n’avaient même pas encore 30 ans chacun la « fabuleuse aventure du XXème siècle… ». Mais pour les férus d’histoire, faisons un arrêt sur image ! Le 10 avril 1970, il y a donc exactement 50 ans, un communiqué laconique rendu public par Paul McCartney annonce la dissolution du groupe. Les termes exacts du communiqué seraient « les "Fab Four" n'enregistreraient plus rien ensemble ».

Pour les centaines de millions de fans des Beatles à travers le monde, ce 10 avril 1970 est à marquer d'une pierre noire. C’est un deuil. C’est une catastrophe. C’est la fin d’une ère. La rivalité, la crise de leadership originelle qui opposait deux amis inséparables depuis leur rencontre le 6 juillet 1957 à Liverpool, John Lennon et Paul McCartney, est passée par là. Ceux qui avaient encore quelques illusions en furent pour leurs frais lorsque pressé par le New York Times quant à la reprise de sa collaboration avec son ami John Lennon, Paul McCartney claqua une réponse sèche : « non ».

Peu de temps après cette interview fatidique, la dissolution de leurs liens d'affaires devant un tribunal britannique scellait définitivement la fin du groupe. Pour de nombreux fans, la fin définitive du groupe, c’est quand le 8 décembre 1980, à 22 h 52 à New York, un certain Mark David Chapman assassinait John Lennon, âgé alors de 42 ans. Ironie de l’histoire, l'assassin portait sur lui quatorze heures d'enregistrements des Beatles, une bible et 2000 dollars. Et la formule qui boucla la boucle, on la doit à George Harrison : <em>« Les Beatles ne se reformeront pas tant que John Lennon sera mort »</em>. Avec cette passion que seule sait produire l’innocence, les drames (la disparition de John Lennon et<em> </em>George Harrison) et l’œuvre du temps, la « beatlesmania » n’en est que mieux repartie. C’est comme du vin qui se bonifie avec l’âge.

A propos justement de goût et de couleurs, la discographie des Beatles laisse une des palettes les mieux fournies et ouvertes du rock et de la pop music. Comme l’écrit Wikipédia, en dix ans d'existence et seulement sept ans d'enregistrement (de 1962 à 1969), les Beatles ont gratifié le monde de douze albums originaux et composé près de 200 chansons majoritairement écrites par le tandem Lennon/McCartney, dont le succès dans l'histoire de l'industrie discographique reste inégalé. Les annales de la discographie retiennent que les Beatles restent les artistes les plus vendus de tous les temps et le groupe, selon les propos de John Lennon, était « plus connu que Jésus Christ ». Je vais forcément titiller mes aînés et les connaisseurs en leur proposant ce Top 50 des meilleurs titres des Beatles : <a href="https://tinyurl.com/yx2akyl7">https://tinyurl.com/yx2akyl7</a>

Vous comprendrez que ce n’est pas mon classement, mais celui de spécialistes qui ont parfois consacré de nombreux livres à la carrière des Beatles. Beaucoup seront déçus de ne pas trouver dans le listing un titre qu’ils affectionnaient particulièrement sur un disque vinyle passé de mains en mains dans les années soixante dix au gré des « boom » et « surprise-partie ». Pour ma part, je suis en colère de n’y trouver aucune trace de ce que je considère comme ma chanson-culte de fan des Beatles sur le tard : « Ob La Di, Ob La Da ».

En ces temps de doutes où le Covid-19 et une récession économique annoncée risquent de soumettre le monde à rude épreuve, comment puis-je conclure cette petite page d’histoire sans vous proposer ne serait-ce qu’une note d’espoir ! Let itbe (1<sup>er</sup> couplet) composé par Paul McCartney <em>himself</em> ferait bien l’affaire :<strong> </strong>

Let It Be
When I find myself in times of trouble, Mother Mary comes to me<em> </em>Speaking words of wisdom, let it be
And in my hour of darkness she is standing right in front of me<em> </em>Speaking words of wisdom,

Let it be<em> </em>Let it be (x4)

<em>Ainsi Soit-Il</em>
<em>Lorsque j'ai des soucis, Mère Marie vient me voir</em>
<em>Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il</em>
<em>Et dans mes heures sombres, elle se tient juste en face de moi</em>
<em>Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il</em>
<em>Ainsi soit-il (x4)</em>

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme :  Le Tchad se borne à ses frontières, le G5 Sahel menacé ?</title>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 01:11:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elément majeure de la force conjointe du G5 Sahel, le Tchad n’interviendra plus sur le théâtre des opérations en dehors de son territoire. L’annonce a été faite par le président tchadien jeudi dernier. Comment faut-il la comprendre ? Est-ce le début du retrait de l’armée tchadienne de toute initiative sous-régionale visant à lutter contre le terrorisme ?</em></strong>

A en lire entre les lignes des déclarations faites par le président Déby, les craintes d’un début de désengagement des forces tchadiennes du G5 Sahel sont fondées. « Nos soldats sont morts pour le lac Tchad et le Sahel. A compter d’aujourd’hui, aucun soldat tchadien ne participera à une opération militaire en dehors du Tchad (…). Nous nous sommes battus jusqu’aux confins du lac Tchad sans l’apport des pays qui sont censés nous aider », a-t-il déclaré jeudi dernier. Une courte déclaration certes, mais assez forte pour envoyer un message aux différents chefs d’Etat de la zone. D’autant plus qu’elle a eu lieu à Bagassola où le poste de commandement d’une opération contre les terroristes de BokoHaram au lac Tchad avait été installé dix jours plus tôt.

Le timing également n’est pas anodin. En effet, l’armée tchadienne venait d’achever une opération militaire de grande envergure dans la région du lac Tchad. Bilan, selon les autorités locales, 1000 morts côté assaillants et 52 côté forces armées. Pour rappel, ladite opération fait suite à l’attaque qu’avait subie l’armée tchadienne le 23 mars où une centaine de militaires avait été tués. Le Tchad venait donc d’assurer sa vengeance et du même coup prouver à la face du monde qu’elle est bien capable de défendre son territoire. L’armée tchadienne aurait tellement bien fait son travail, qu’elle l’a continué jusqu’au Niger et Nigéria voisins. Déby a vite fait de donner jusqu’au 22 avril à ces pays avant que ses soldats ne quittent la zone.

Le Tchad en aurait assez d’être le seul pays de la zone à fournir les efforts nécessaires dans la lutte contre le terrorisme, et de ce fait, d’en payer un plus lourd tribut. Le pays serait donc frustré et déçu au plus haut point. Mais alors, jusqu’à quel niveau doit-on comprendre la déclaration de Déby. Le Tchad est aussi membre de la force conjointe du G5 Sahel. Et on ne sait pas encore si le déploiement d’un bataillon tchadien dans la zone dite des trois frontières est compromis alors qu’elle était prévue pour fin mars.

Que ce soit à la MINUSMA ou encore au sein de la coalition de lutte contre le terrorisme au lac Tchad, le pays a été de tous les combats et il fournissait l’essentiel des contingents. Il semblerait que Déby et beaucoup de tchadiens soient exaspérés de cette situation au point de vouloir se désengager dans un futur plus ou moins proche de toute initiative militaire sous-régionale. Et se consacrer uniquement aux limites du Tchad.

En tous cas, cette déclaration prend l’allure d’une énorme pique envoyé aux présidents de la zone. « Qu’ils montrent qu’ils sont concernés en fournissant des efforts concrets ou nous serons dans l’obligation de ne plus servir de chair à canon au profit des autres », semblait-il dire.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le coronavirus :  L’eau potable, un luxe pour les Narois</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-coronavirus-leau-potable-un-luxe-pour-les-narois-2867330.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:45:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On ne cesse d’entendre parler du lavage des mains à l’eau et au savon comme une mesure barrière efficace dans la lutte contre le coronavirus. Mais ce message est-il adressé à l’ensemble des  Maliens de toutes les localités ou à une frange de la population.  </strong>

Avant même le coronavirus, cinq personnes meurent chaque minute de suites de maladies liées à l’eau insalubre dans le monde, selon « Solidarités International ». Donc quand on nous demande de se laver les mains plusieurs fois dans la journée avec de l’eau pour se protéger, c’est inquiétant. Cette situation dramatique, avait poussé, les populations à chercher des moyens alternatifs pour avoir de l’eau même si ce n’était pas le plus souvent les sources adéquates à explorer. C’est ainsi les populations, au risque de ne pas mourir de soif, s’était résignée en allant s’approvisionner dans les étangs d’eau qui restaient suite à la saison hivernale, et les trous béants que les confectionneurs de briques laissaient derrière eux. Cette situation ouvrait la voie, à toute sorte de maladie, hydrique dont le choléra. La même situation qui était devenu insupportable, avait poussé, il y’à quelques années les élèves de l’IFM et des écoles fondamentales de la ville à battre le pavé, pour demander aux autorités locales de chercher une solution au plutôt.

Apparemment cette sortie des élèves a payé, car deux groupes électrogènes ont été envoyés dans la ville afin de remplacer le matériel défaillant et étancher la soif des braves populations de Nara. Aujourd’hui, la situation, est à 90% résolue, grâce au branchement de la station de pompage au réseau EDM. La nuit les populations peuvent désormais avoir de l’eau, pour les besoins. Même si beaucoup reste à faire.

Les habitants de la ville de Nara ne sont toujours pas au bout de leur peine. En plus d’insécurité résiduelle dont ils sont victimes, les habitants de Nara souffrent de la pénurie d’eau.

En cette période chaude, certains sont obligés de faire des nuits blanches pour remplir leurs récipients, alors que le couvre-feu, pour la sécurisation de la localité, est institué de 22 heures à 6 heures avant même le couvre-feu corona.

« Cette mesure pourrait en aucune manière être respectée car on a soif… », Indique un habitant de liberté qui dit parcourir des kilomètres pour s’approvisionner dans d’autres quartiers proches du château.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Alors que les flots deviennent de plus en plus tumultueux :  Le bateau Mali doit arriver à bon port !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alors-que-les-flots-deviennent-de-plus-en-plus-tumultueux-le-bateau-mali-doit-arriver-a-bon-port-2867334.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tant bien que mal, le Mali tient bon. Le gouvernail du navire ne cesse de changer de direction au gré de fortes vagues. Et les passagers à bord ne cessent de prier tous les saints afin que chavirement n’en s’en suive point. En plus des scrutins organisés aux forceps, d’une insécurité galopante, d’un front social en ébullition, voilà que le pays fait face à une épidémie dont nul ne peut prédire l’issue. De plus en plus, il est évident que la gouvernance au Mali est une des plus dures de l’Afrique subsaharienne, toute nuance gardée.</em></strong>

Pendant que les esprits du monde entier étaient sur la pandémie du Covid-19, beaucoup pensèrent, assez naïvement, que les pays en proie aux cycles du terrorisme extrémiste violent connaitraient un répit. C’était sans prendre en compte, la perfidie et la soif de sang de ces hordes de bandits sans foi ni loi. Car lundi dernier, les FAMa furent encore une nouvelle fois victime d’une attaque terroriste, cette fois-ci dans la région de Gao. Bilan, 25 morts. Coté terroristes, une dizaine ont été neutralisés. D’autres attaques sont à craindre, fort malheureusement. Et si les assaillants pensaient profiter de la période actuelle, pour affaiblir encore plus l’Etat central ? Si c’était le cas, ils n’en seront pas à leur premier coup d’essai. A titre de rappel, c’est à la faveur du coup d’Etat du 22 mars 2012 que les narco-terroristes et leurs alliés de la rébellion avaient mener un offensive meurtrière contre les positions des FAMa afin de prendre possession du septentrion malien. La suite appartient au côté sombre de l’histoire.

Au sein de la masse populaire, l’heure est au recueillement et à la prière car bon nombre de citoyens maliens n’attendent plus grand-chose des hommes politiques plus enthousiastes à chercher leur pain privé que l’intérêt supérieur de la nation. En témoigne le premier tour des législatives avec un taux de participation bas (35,73%). Le deuxième tour est prévu pour le 19 avril prochain, avec, en toute logique, un taux beaucoup plus bas.

Quant à l’école malienne, encore une fois, l’année scolaire en cours est menacée. Et si elle devait s’achever, ce serait au détriment des élèves qui ont très peu foulés les cours de l’école.

Autant dire que les signes positifs en république du Mali sont très peu visibles. Qu’à cela ne tienne, la république tient bon. Et si Koulouba ne tremble pas d’ici 2023, alors une lueur d’espoir naitra, et l’avenir pourra s’annoncer, contre toute attente, radieux.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nara :  Les FAMa infligent une correction aux bandits qui sévissent dans la zone</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/nara-les-fama-infligent-une-correction-aux-bandits-qui-sevissent-dans-la-zone-2867327.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi 4 avril 2020, les FAMa ont neutralisé quatre bandits à la frontière mauritanienne. Ces bandits avaient braqué deux véhicules ce jour dont celui du chef de bureau de la douane de Nara. </strong>

<strong>Après le forfait,  l'armée et un agent des douanes de Nara ont engagé des poursuites et arrêté les bandits. Trois sont morts et un demeure vivant. Grâce à ce dernier, les complices seront identifiés et neutralisés. Il s’agit d’un grand ouf de soulagement pour les populations traumatisées par toutes ces attaques et enlèvements.</strong>

C'est juste à la frontière mauritanienne qu'il y a eu accrochage entre les FAMa et les bandits. Les deux véhicules ont été récupérés. Côté FAMa pas de perte en vie ni de blessé. Ces assaillants sont auteurs de plusieurs braquages sur l'axe Nara Mourdiah. En rappel, ces bandits avaient braqué le véhicule de la candidate de l’URD aux législatives Mme Keïta OumouTounkara le 8mars et le 20 mars le véhicule du candidat de PRVM FASOKO a été enlevé par ces bandits sur le même axe.

Les militaires de la 322<sup>ème</sup> compagnie de Nara sont à pied d’œuvre nuit et jour pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Ils effectuent des opérations de ratissage dans la forêt de Wagadou afin de dénicher les bandits armés. Des patrouilles sont aussi organisées à la veille et le lendemain des foires en plus de celles ordonnées par la hiérarchie en début de soirée jusqu’au matin. Malgré les efforts de ces braves militaires, les populations de Nara vivent dans une angoisse totale.

Dans cette localité, les activités tournent au ralenti et les populations subissent au quotidien la psychose d’une quelconque attaque de la part des bandits armées qui sillonnent toute la zone. Le calvaire commence dès Kwala, le premier village où l’on abandonne le goudron pour emprunter la route en terre malgré la presence d’un poste de sécurité des FAMA, longue de près de 200km. Sur ce tronçon, la traversée de la vallée du serpent, connue sous l’appellation la « forêt de Gringalet’ », est considérée par les usagers, comme le plus dangereux tronçon. Que ce soit pour ceux qui souhaitent se rendre à Nara ou à Bamako. Cette forêt est le prolongement de la forêt du Wagadou.

Il s’agit de l’axe Mourdiah-Kaloumba distante de plus de 52 km dont la route est impraticable avec un paysage forestier jusqu’à Kaloumba. C’est à ce niveau que les voyageurs sont le plus souvent victimes des attaques. D’ailleurs, ce fut le cas du Commandant de Brigade de la commune de Guiré. Il y a été enlevé avec son véhicule par les bandits armés après avoir lâchement tué son chauffeur.

Les acteurs des ONGs sont obligés de restreindre leurs activités à cause de l’insécurité  et le mauvais état des tronçons. Selon notre interlocuteur, les jours de mission sont choisis et les missions n’arrivent plus dans certains villages.

Avant 2012, l’on parlait de l’insécurité dans plusieurs régions au nord du pays, sous forme de banditisme résiduel. Mais, depuis la crise de 2012, en plus des régions au nord du pays, le centre du Mali est sous le joug d’une insécurité exceptionnelle. Et, les cercles de Nara et de Banamba n’échappent pas à cet état de fait.

Les administrateurs, les élus locaux, les enseignants et même des chefs de villages, y ont été contraints à abandonner leur poste. Comme un vent planifié qui souffle du nord vers le sud, l’insécurité est en train d’élire domicile dans la région Koulikoro, notamment dans les cercles de Banamba et de Nara. Et, à analyser la situation de prêt, l’on pourrait sans risque de se tromper dire, si rien n’est fait dans l’urgence pour rassurer les populations, dire que le Mali est en passe de perdre le contrôle d’une grande partie de la région de Koulikoro, notamment les cercles de Banamba et de Nara.

Aujourd’hui, tout porte à croire que l’insécurité est en passe de s’installer en demeure dans la région de Koulikoro. Contrairement à ceux qui pensent que cette insécurité est « résiduelle », nous disons qu’elle est réelle et permanente dans plusieurs localités des cercles de Banamba et de Nara.

A Nara, l’armée est sur le qui-vive, simplement à la vue du camp militaire de Nara, l’on comprend tout le sérieux de l’armée malienne à défendre cette ville. Mais, comme le cercle de Nara, avec une population de 242 990 habitants, est vaste de 30 000 Km2, avec 11 communes (Allahina, Dabo, Dilly, Dogofry, Fallou, Guénéibe, Guiré, Koronga, Nara, Niamana et Ouagadou), il faut dire que la tâche n’est pas aisée, surtout quand la menacé n’est pas localisée, elle peut surgir à tout moment, là où on s’attend le moins. Et, cela suffit pour installer les populations dans une peur quotidienne.
<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubacar Keita versus Me Demba Traoré en commune VI : Soumaila Cissé avait&#45;il  raison de trancher en faveur du second ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubacar-keita-versus-me-demba-traore-en-commune-vi-soumaila-cisse-avait-il-raison-de-trancher-en-faveur-du-second-2867326.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/boubacar-keita-versus-me-demba-traore-en-commune-vi-soumaila-cisse-avait-il-raison-de-trancher-en-faveur-du-second-2867326.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le premier tour des élections législatives, tenues le 29 mars 2020, a permis aux partis politiques et aux candidats indépendants de se faire une opinion sur leurs forces et leurs faiblesses sur le terrain. Tous les regards des militants et cadres de l’URD étaient tournés vers la commune VI du District de Bamako pour voir enfin se confirmer ou infirmer l’affirmation selon laquelle le Maire de la commune VI était parti avec toute l’URD de sa commune. Boubacar Keita, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait claqué la porte de l’URD à la veille du congrès du dit parti, au motif que le Président de l’URD a tranché en faveur de la tendance opposée,un différend  au sujet des structures du parti. Soumaila Cissé, contre toute attente, avait donné raison à la tendance de Me Demba Traoré, ce qui précipita celle du Maire à la sortie. Après le premier tour des législatives qui a mis  la grande coalition ADEMA-RPM et la branche dissidente de l’URD en ballotage très serré contre l’URD de Me Demba Traoré, l’histoire n’a-t-elle pas donné raison à Soumaila Cissé ? Le Maire de la Commune VI, Boubacar Keita, ne s’est-il pas trompé de combat ?</em></strong>

Nombreux étaient les militants et cadres du parti de la poignée des mains à critiquer la décision prise par le Président de l’URD et cela après plusieurs tentatives de médiation entre les protagonistes. Chaque tendance est restée campée sur sa position et chacune pensait avoir raison. C’est à quarante-huit heures de la cérémonie d’ouverture du congrès ordinaire de l’URD que le Bureau Exécutif National a donné mandat à Soumaila Cissé de trancher. Le verdict, qui était sans appel, est tombé en faveur du jeune avocat et au détriment du Maire, au grand désarroi de beaucoup de cadres et militants et cela compte tenu de la place qu’occupe Boubacar Keita. Certains militants se sont interrogés. Comment l’URD peut-il se donner le luxe de perdre l’unique Maire qu’elle a dans le District de Bamako ?

Pour SoumailaCissé, il vaudrait mieux accorder de l’importance au futur plutôt que de s’agripper sur le présent. Le choix de la tendance de Me Demba Traoré participait de cette perception qu’a Soumaila Cissé de la politique et ne pourrait avoir d’autres explications que cela. Heureusement pour le Président de l’URD, l’histoire lui a donné raison, car bien qu’une séparation même souhaitée laisse une trace indélébile, mais celle d’avec le Maire a, au contraire, renforcé l’URD qui vient de mettre en ballotage la grande coalition composée de l’ADEMA, Le RPM et les Dissidents de l’URD contre l’URD originelle.Pour le second tour, les jeux semblent  très ouverts, et malheur à qui pronostiquerait le premier.

En définitive, c’est une victoire éclatante pour la tendance de Me Demba Traoré et un échec cuisant pour celle de Boubacar Keita, qui après tous ces boucans ne doit certainement son salut qu’aux deux partis que sont l’ADEMA et le RPM. Et si jamais cette coalition est battue au second tour  par l’URD, s’en est fini pour le Maire et il aura l’occasion de se taire à jamais.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Second tour des élections  législatives au Mali :  Les deux Moussa, Mara et Timbiné, dans le creux de la vague</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/second-tour-des-elections-legislatives-au-mali-les-deux-moussa-mara-et-timbine-dans-le-creux-de-la-vague-2867323.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:21:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien Premier ministre, Moussa Mara, et le premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Moussa Timbiné, arrivés premiers respectivement en communes IV et V du District de Bamako, ne dorment plus, tant ils font face à des forte coalitions déterminées à leur barrer la route au second tour. L’ancien Premier ministre et son colistier Hassane Sidibé  ont récolté au premier tour plus  de suffrages  que l’alliance UDD-PSDA, mais auront en face d’eux une coalition composée outre de l’UDD-PSDA, de l’ADEMA, l’URD, le RPM, le PARENA et d’autres partis ou candidats indépendants. Quant à Moussa Timbiné, il est arrivé en légère avance en commune V et sera opposé à l’alliance ADEMA-URD-ADP, qui aura le soutien ferme et entier de la quasi-totalité des autres candidats recalés au premier tour.Les deux Moussapourront-ils desserrer l’étau pour passer au second tour ? Qu’ont-ils fait pour mériter cette inimitié, voire haine, contre eux ?N’ont-ils pas leur part de responsabilité dans ce qui leur arrive ?</em></strong>

On aurait crié à une cabale contre la jeunesse si les deux jeunes candidats, à savoir Moussa Mara et Moussa Timbiné, étaient des modèles par leurs parcours politiques ou s’ils étaient  exempts de reproches. Selon nos informations, l’ancien Premier ministre Moussa Mara serait victime de sa versatilité. Tantôt il est de la majorité, tantôt de l’Opposition, et même souvent non aligné. Ses détracteurs lui reprochent son manque de courage et ses ambitions machiavéliques qui se sont transformées en prétentions. Cette lecture serait-elle celle des électeurs qui lui ont propulsé en tête au premier tour ?Rien n’est moins sûr, mais en se référant aux élections législatives de 2007 où il a mis en ballotage l’actuel Président de la République IBK, candidat dans la même commune et qui a gagné grâce à la forte coalition, ADEMA-URD-RPM, on pourrait  alors en conclure qu’il  sera difficile  pour Moussa Mara de gagner au second tour.

Pour le RPM, après avoir été Premier ministre au nom de la Majorité Présidentielle où il n’avait que quelques députés, Moussa Mara aurait dû rester loyal à IBK jusqu’à la fin de son mandat. Pour cette forfaiture, le RPM tout comme les autres partis de l’EPM ne donneront jamais leurs voix à YELEMA.La position du RPM, en tant que parti majoritaire dans l’ensemble, sera celle des autres partis de la Mouvance Présidentielle, surtout que les deux partis qui sont opposés à Mara, à savoir l’UDD et le PSDA, sont tout aussi membres de la majorité. Quant à l’URD, le principal parti de l’Opposition, elle aurait dû soutenir Moussa Mara si après sa démission de la Majorité présidentielle, il avait débarqué à l’Opposition. L’ancien premier ministre  a toujours eu des mots très durs vis-à-vis des partis qui ont géré le pays de l’avènement de la démocratie à nos jours, et particulièrement  l’URD, alors doit-on espérer avoir le soutien de celui à qui tu méprises tant ? Donc il n’aura que ses deux yeux pour pleurer, s’il venait à être battu au second tour le 19 avril.

Quant à Moussa Timbiné, bien qu’étant le candidat du parti présidentiel, il n’échappera pas à la même cabale que son homonyme. Le premier vice-président de l’Assemblée Nationale aurait eu tort de constituer tout seul sa liste, surtout après avoir exclu tous les caciques du parti des Tisserands en commune V dont  le Président du RPM Bocari Tréta et le Maire Ouattara. Par cet acte, Moussa Timbiné  aurait créé la dissidence, voire la rébellion contre lui-même au sein de sa propre formation politique. On reproche à l’ancien leader estudiantin d’être arrogant, irrespectueux et trop imbu de sa personne, toutes choses qui pourront être des handicaps pour le second tour. Sinon, il est arrivé en tête au premier tour avec un plus de 25 %, contre 22 % pour la seconde liste. Cette dernière bénéficiera d’une très large coalition dirigée par les dissidents du RPM qui jurent d’en découdre avec Moussa Timbiné, pour enfin récupérer leur parti entre les mains « d’un aventurier politique ».

En somme, Moussa Mara et Moussa Timbiné, deux noms, issus de deux partis politiques distincts, mais certainement ont un même destin, celui d’un homme incompris. Si malgré les grandes coalitions contre eux, ils arrivent à gagner, ils auraient démenti tous les préjugés fallacieux, mais s’ils perdaient leurs détracteurs auraient alors raison sur eux.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tourisme :  COVID&#45;19, le cercueil du tourisme au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/tourisme-covid-19-le-cercueil-du-tourisme-au-mali-2867337.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:17:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’impact du Covid 19 sur le tourisme n’est plus un secret pour personne. Le secteur de  tourisme et l’hôtellerie déjà dans une situation de survie, avec à la crise sécuritaire, s’achemine lentement vers une mort certaine à cause des mesures prises contre le coronavirus. De nombreux touristes ont déjà annulé leurs déplacements. S’il n’y a plus d’avions qui viennent au Mali, il est évident qu’il n’y aura plus de touristes. Et dans ce cas, les hôtels seront obligés de fermer leurs portes. C’est une impossibilité absolue pour un hôtel de garder des agents sans avoir des clients.  Toutes les rencontres sont annulées. Les hôtels seront bientôt des endroits fantômes. La situation est très grave et il faudra s’attendre, qu’on le veuille ou pas, aux conséquences sociales, à savoir le chômage technique total ou partiel.  La situation est extrêmement grave et exige des mesures énergiques. </strong>

<strong>Le secteur du tourisme est touché de plein fouet par l’épidémie de coronavirus (Covid-19). Le nombre de touristes dans le monde devrait baisser de 3% en 2020. C’est ce qui ressort des premières estimations de l’Organisation mondiale du tourisme.</strong>

Le secteur du tourisme commence à compter ses pertes. Pour des voyages d'affaires, on fait appel au virtuel ou à la communication à distance pour les conférences.

Dans un avenir proche, le tourisme local ou tourisme de proximité, peut être une alternative, pour redonner vie au secteur. Cependant, une chose est certaine, les maliens ne se pressent pas pour visiter les nombreux sites touristiques, dont, regorgent le pays, berceaux des trois grands empires au Sud du Sahara. Combien de Maliens peuvent ou veulent se déplacer pour voir un site touristique dans une localité ? Pourtant, nous avons des merveilles à découvrir. C’est pour quoi,  l’Etat doit soutenir le tourisme scolaire à travers des voyages d’études pour permettre aux jeunes maliens de connaître le pays de leurs ancêtres dans sa diversité. Disons-le sans langues de bois et même vertement, le secteur du tourisme est dans l’agonie et les acteurs se rechignent les bambines. Le tourisme représente un secteur pourvoyeur d’emplois et contribue à l’économie nationale. Ce secteur qui était en pleine expansion dans notre pays a connu un coup d’arrêt depuis 2012, année de l’éclatement de la crise sécuritaire dans le Septentrion, suivi du coup d’état militaire. Depuis, notre pays peine à redonner confiance aux touristes qui redoutent les enlèvements, ou respectent simplement les consignes de leurs pays d’origines, qui classent, le pays en zone rouge. Ces pays dressent, à tort ou à raison, un état des lieux préoccupant et en interdisent à leurs ressortissants d’embarquer vers la destination Mali. Ainsi, les touristes ne se sentent plus en sécurité dans notre pays, dont le genou à terre. C’est à partir de la crise multidimensionnelle, que le secteur du tourisme est totalement à terre. Le département de l’Artisanat et du Tourisme, à travers la direction nationale du tourisme et de l’hôtellerie, et d’autres acteurs du secteur privé travaillent à lui redonner son lustre d’antan. Ils multiplient les initiatives de relance et s’emploie à donner des garanties sur la destination Mali. Le tourisme n’est cependant pas qu’un chapitre de jouissances ; il demeure une industrie culturelle, une dynamique économique qu’il faut certes «assainir», mais surtout construire dans la durée. Voilà pourquoi on le définit par ailleurs par son aspect transversal, catalyseur d’un ensemble d’activités économiques, sociales et culturelles. « l’activité touristique résulte de la mise en mouvement d’un grand nombre d’éléments et de partenaires : sites naturels, conditions climatiques, attractions et équipements touristiques, hébergement, informations, transport, mise en marché, professionnels divers, revenus disponibles et choix des clients, situation sociopolitique des espaces visités, état de l’environnement...». Il faut rappeler que la timide reprise du tourisme au centre du pays surtout après 2013, a été contrariée stopper net du fait de la barbarie et de la violence, notamment présenté sous l’appellation du conflit communautaire Peulh/Dogons. Et la situation est redevenue catastrophique avec la psychose qui s’est installée dans la zone. Personne ne peut reprocher aux touristes de mal s’accommoder d’une situation d’insécurité et de menaces réelles. Au-delà de notre pays, c’est tout le Sahel qui est menacé par l’insécurité.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mot de la semaine : Urgence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-urgence-2867322.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:17:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’humanité tout entière est confrontée à la pandémie du Coronavirus. Jamais, après la seconde guerre mondiale,  le monde n’a été autant secoué et n’a perdu autant de personnes que maintenant, à cause du COVID-19. Toutes les grandes puissances du monde ont décrété l’état d’urgence sanitaire. De la Chine, aux Etats Unis, en passant par la France, l’Italie, la Russie, la Grande Bretagne, l’Espagne jusqu’au Sénégal, c’est véritablement la troisième guerre mondiale.Les décès se comptent par milliers tandis que le remède tarde à voir le jour.

Que faut-il faire face à cette pandémie qui menace l’humanité au plus profond d’elle-même ?  S’en remettre certainement à la volonté divine ou procéder à des prières dans toutes les langues et toutes les confessions religieuses, en attendant impatiemment la grâce de Dieu à travers un remède. Aujourd’hui, c’est toute affaire cessante que le monde fait face à cette pandémie du siècle, pourtant banalisé au départ par certaines puissances comme les Etats Unis et la grande Bretagne.

En effet, quand le COVID-19 faisait des ravages en Chine, épicentre de la maladie, le Président américain Donald Trump ironisait presque Xi Jinping  en faisant passer ce virus comme celui de la Chine. Aujourd’hui, son pays est sur le point de dépasser la Chine, tant le nombre de décès s’accroit de façon inquiétante, au point qu’il a lancé un cri d’alarme et appelé au secours. Quant au Premier Ministre Britannique Boris Johnson, il se serait comporté de la même façon que le Président américain. Si Trump  n’a pas contracté la maladie, le Premier Ministre Britannique n’a pas eu la même chance, car il a été foudroyé par la maladie, au point qu’il a cédé momentanément son fauteuil au Ministre des Affaires étrangères et est soumis à des  soins intensifs pour être guéri. Le Président Russe, Vladimir Poutine, beaucoup plus rusé et fin tacticien est en train de faire face à la pandémie sans tambour ni trompète, surtout qu’il est aidé par son peuple plus discipliné et civique.

Rendons hommage à la Chine pour avoir vaincu la pandémie et même volé au secours des autres nations, afin de former un front unifié contre le COVID-19. La Chine vient d’engranger une glorieuse victoire sur la maladie et sur ses rivaux comme les Etats-Unis et elle s’affiche clairement comme étant la première puissance du monde. Quand à Donald Trump, il passe aujourd’hui pour être  le Président américain le plus médiocre. Par sa médiocrité, il est en train de faire perdre à son pays tous les prestiges et l’aura qu’il avait. Le déclin de l’empire américain est très proche, comme l’apogée de la Chine.

En définitive, toutes les autres urgences, qu’elles soient sécuritaires, sociales, politiques, cèdent la place à celle liée à la recherche de remède  contre le COVID-19, car cette pandémie est en train de bouleverser l’ordre mondial et mettre à plat la suprématie occidentale sur les autres. Tous les hommes naissent libres et égaux devant la maladie.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COVID&#45;19 :  Vers une chute de la croissance dans la zone UEMOA</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/covid-19-vers-une-chute-de-la-croissance-dans-la-zone-uemoa-2867345.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 01:11:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La croissance de la zone UEMOA pourrait chuter de moitié suite à la pandémie du Covid-19. Baisse des principaux produits d’exportation, diminution des transferts des migrants, secteurs à l’arrêt, chute de recettes publiques et accroissement du poids du service de la dette sont les principales conséquences du coronavirus sur les pays de la zone selon une étude de Bloomfield Investment « L’impact du covid-19 sur la zone Uemoa ».</strong>

Le taux de croissance économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pourrait connaître un repli de trois points de pourcentage à cause de la pandémie de coronavirus, a-t-on appris du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), TiémokoMeyliet Koné.

Les résultats préliminaires des travaux en cours à la BCEAO montrent que le taux de croissance économique de l’Union, qui se situe actuellement à 6,6%, pourrait se replier de trois points de pourcentage ou plus, en fonction de la gravité de la crise.

<em>Baisse des exportations</em>

La baisse de l’activité économique mondiale va entraîner une baisse de la demande des principaux produits d’exportation de la zone, et donc des recettes d’exportation. Ce sont l’or, le cacao, le pétrole, la noix de cajou et le coton, qui représentent près de 65% des exportations totales. Ils sont destinés à l’Union européenne (44%), l’Afrique (21%), l’Asie (20%) et l’Amérique (8%). Les impacts de cette diminution seront différenciés selon les pays, le Burkina et le Mali pâtiront des moindres exportations et ou de la chute des prix de l’or et dans une moindre mesure du coton, le Bénin par le coton, la Côte d’Ivoire pour le cacao mais aussi la noix de cajou ainsi que le pétrole, le Niger et le Sénégal par le pétrole, la Guinée Bissau par le cajou.

<em>Moindres transferts des migrants</em>

Les pays européens, dont parte la majorité des transferts de fonds vers l’Uemoa, et en premier lieu la France et l’Italie, sont à l’arrêt ce qui varéduire, comme lors de la crise de 2008, les disponibilités financières. Les pays les plus exposées seront, souligne Bloomfield, le Sénégal, le Mali et le Togo, les transferts représentant respectivement 10%, 5,5% et 7,7% de leur PIB en 2018.

<em>Ralentissement économique</em>

Comme pour les autres continents, les mesures prises pour combattre le Covid-19 impactent directement de nombreux secteurs, tels que le tourisme, la restauration, les transports, le BTP, le pétrole.

« <em>Le secteur agricole pourrait pâtir de la baisse des subventions ou distribution d’intrants réalisés par certains Etats dans leur Plan National d’Investissement Agricole, et de la baisse de la demande. Le maintien de la Côte d’Ivoire du prix bord champ du cacao pour la campagne intermédiaire est une bonne nouvelle pour les paysans de ce sous-secteur. En Guinée Bissau, la situation pourrait être critique pour le secteur agricole, avec un cours baissier de la noix de cajou. La conséquence sera un découragement des petits producteurs entrainant ainsi une baisse de la production nationale</em> » observe Bloomfield Investment.

En outre, le Bénin et le Niger pourraient être aussi impactés indirectement par la baisse du prix du pétrole <em>via </em>le Nigeria avec un recul des réexportations et des activités agropastorales, respectivement.

<em>Dette et finances publiques</em>

Avec la baisse des recettes budgétaires – ressources fiscales et douanières – la pression sur le paiement des services de la dette sera forte, estime Bloomfield Investment. Selon le cabinet ivoirien, les pays les plus exposés seront le Bénin, le Burkina Faso et le Togo compte tenu du ratio service de la dette totale sur les recettes publiques hors dons pour 2020 projeté par le FMI. La Banque mondiale et le FMI ont toutefois officiellement demandé aux créanciers bilatéraux officiels de suspendre les paiements de la dette.

Face à cette situation, pour l’instant, seuls la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont engagé de vastes plans de soutien à leur économie. Les institutions régionales se sont également impliquées, comme la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ou la BOAD, mais aussi les institutions multilatérales, BAD, BADEA, Banque mondiale, etc.

Selon M. Koné, les études préliminaires menées par la BCEAO indiquent que la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus (Covid-19) aura un « impact significatif »sur les économies de l’Union.

Selon M. Koné, l’institution financière commune aux huit pays de l’UEMOA a mis à la disposition des banques opérant dans ses Etats membres 5.037 milliards de francs CFA, au taux préférentiel de 2,50%, soit une hausse de 600 milliards de francs CFA.

Selon des informations provenant de diverses sources, la maladie à coronavirus s’est propagée dans les huit pays de l’UEMOA, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

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<item>
<title>Le gouvernement sollicite les bonnes volontés pour contrer la pandémie :  Quand le COVID 19 devient un autre moyen d’arnaquer le peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/le-gouvernement-sollicite-les-bonnes-volontes-pour-contrer-la-pandemie-quand-le-covid-19-devient-un-autre-moyen-darnaquer-le-peuple-2866456.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 10:05:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du Rwanda, au Sénégal, en passant par la Côte d’Ivoire, le Niger, le Tchad, la quasi-totalité des pays où le COVID 19 a été découvert, se débattent pour atténuer les souffrances de leurs peuples, à cause du confinement dû à la pandémie. Au lieu de s’inspirer de l’exemple de ces pays le gouvernement malien a plutôt  choisi  de soutirer de l’argent aux banques et autres établissements financiers et même à des individus pour prendre en charge les personnes affectées ou infectées par le virus. Un numéro vert circule en bas de l’écran de l’ORTM pour ceux qui veulent  bien venir en aide au gouvernement. Par cette opération ne va-t-on pas assister au même scénario que sous la Transition où le peuple s’est fortement mobilisé  pour un effort de guerre contre les terroristes ? Pourquoi le gouvernement ne commence-t-il pas par lui-même en renonçant  à deux mois de salaires ? Idem pour les Institutions de la République.</em></strong>

Décidément, le Mali sous IBK va de mal en pis, car à la crise socio-sécuritaire vient s’ajouter une crise sanitaire, liée à la pandémie du Coronavirus. Ce qui est encore inquiétant c’est la stratégie adoptée par le gouvernement pour arrêter la progression et prendre en charge les cas avérés. Pour une pandémie d’une telle ampleur les mesures les plus adaptées et les plus appropriées sont les seules recommandées pour minimiser la propagation. Beaucoup de pays africains ont compris cette leçon, c’est le cas du Rwanda, du Sénégal,  de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Gabon, du Togo, de la Guinée, pour ne citer que ces quelques pays.  Les gouvernements des pays cités ont mis en place un fonds pour venir en aide à leurs populations afin de juguler les difficultés auxquelles elles seront confrontées pendant cette période particulièrement grave. Ce fonds consistera selon les Etats, au ravitaillement en nourriture, en eau et en électricité, bref à une prise en charge sociale pour ne pas souffrir du confinement et du ralentissement des activités économiques. Certains pays ont totalement rendu gratuit l’eau et l’électricité pendant  toute la période de confinement.

Au Mali, la réalité est tout autre, car le gouvernement, au lieu de donner le ton en s’imposant des mesures restrictives, allant du renoncement à certains avantages, jusqu’au paiement d’un certain montant pour constituer un fonds de guerre, c’est plutôt le peuple qui est sollicité pour une contribution. Un numéro vert a été rendu public pour d’éventuelles contributions. Pour beaucoup d’observateurs, la stratégie mise en place par le gouvernement pour constituer un fonds, est à la fois mauvaise et contre-productive, car le peuple malien se souvient d’un cas précèdent, celui de la transition où des milliards ont été collectés pour contribution à l’effort de guerre. Jusque-là, ni Dioncounda Traoré, Président de la Transition, ni son ministre des Finances de l’époque Abdel Karim Konaté, dit Empé, n’ont expliqué au peuple l’usage qui a été fait de ces milliards. Donc, avec la corruption à ciel ouvert et dans une impunité totale, créant une crise de confiance entre gouvernants et gouvernés et compte tenu du train de vie dispendieux  des autorités, l’appel lancé par le gouvernement ne sera entendu que par des sourds.

En définitive, la charité bien ordonnée commençant par soi-même, il revient aux hautes autorités de la République de donner le premier pas pour que les autres puissent suivre.

<strong>Youssouf Sissoko       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>70 000 enseignants confinés dans la precarité par le gouvernement : Le terrorisme d’Etat est&#45;il en marche au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/70-000-enseignants-confines-dans-la-precarite-par-le-gouvernement-le-terrorisme-detat-est-il-en-marche-au-mali-2866452.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 10:02:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour avoir observé des jours de grève, le gouvernement de Boubou Cissé a décidé de bloquer totalement les salaires des enseignants. Ils sont  désormais à plus de deux mois sans salaires, toute chose qui les confine dans une misère noire. Les enseignants du secondaire, du fondamental et de l’enseignement préscolaire sont désormais entre la vie et la mort sous le regard complaisant et complice des associations de Défense des Droits de l’Homme. A-t-on le droit de priver un homme du minimal vital sous prétexte qu’il a refusé de travailler ? IBK ne porte-t-il pas la responsabilité de tous désagréments dont ces pauvres enseignants seront victimes ?  Pourquoi ce silence assourdissant des autres centrales syndicales et du peuple malien face à ce qui s’apparente à un génocide social ?</em></strong>

Le Gouvernement de Boubou Cissé, après avoir violé son engagement d’appliquer sans détour la loi relative à toute augmentation de salaire concernant les fonctionnaires du statut général, à ceux des statuts particuliers, s’adonne maintenant à une autre violation celle des droits les plus élémentaires liés à la vie humaine. En privant plus de 70 000 ménages du minimal vital, IBK se rend coupable de génocide moral et même physique d’une bonne partie du peuple malien. Aucun argument ne saurait justifier le blocage total des salaires des enseignants. Aucune législation ne pourrait s’accommoder d’une telle sanction, même dans les monarchies les plus autoritaristes. Le gouvernement en adoptant cette stratégie pour faire fléchir les enseignants se rend coupable de grave violation des droits à la vie, à la santé et au minimal vital reconnu pour tout être humain. Ce qui est aberrant, c’est le silence coupable et complice  de tout un peuple face à cette entreprise de démolition de notre pays par un groupuscule dont le seul souci est de continuer à jouir des privilèges liés à leurs postes. Sinon, comment comprendre qu’à une période aussi charnière de la vie de l’humanité, caractérisée par la pandémie du COVID 19, qu’on puisse ajouter une autre crise, plus grave que la pandémie, car elle touche au fondement même de l’être humain ?

Arrêtons-nous un peu sur les conséquences du blocage des salaires  des enseignants. Ils sont plus de 70 000 qui ont en charge le triple du nombre d’enseignants. En ne payant pas les salaires, le gouvernement se donne le luxe de priver des milliers de familles d’eau d’électricité, de nourriture, de couverture sanitaire, bref des services sociaux de base auxquels tout citoyen a droit. Comment IBK pourra-t-il dormir à point fermé en observant tout autour de lui des familles qui sont en train de crever de faim. Le Président de la République est le seul à être redevable de son peuple, de ses électeurs, car c’est lui qui a été investi de la mission de le servir, non pas un Premier ministre encore moins un ministre. Donc, ceux qui s’en prennent au PM Boubou Cissé, lui font un procès d’intention, car il n’est nullement  responsable de la situation, il n’est à cette place que par la volonté d’un homme, IBK et la main qui a signé son décret, pourrait l’abroger sans coup férir.

Donc, IBK est le seul responsable du confinement moral et même physique de plus de 70 000 familles qui broient aujourd’hui du noir, sous le regard complice du peuple, en général et des centrales syndicales des travailleurs dont la première mission est la préservation des intérêts de tous les travailleurs sans exclusive. YacoubaKatilé de l’UNTM, AmadounAmionGuindo  de la CSTM et Mme Dédéou Traoré du CDTM répondront devant le tribunal de l’histoire pour s’être tu, au moment où des travailleurs, qu’ils soient affiliés à leurs centrales ou pas, sont en train d’être martyrisés sans rechigner.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fermeture de la frontière mauritanienne : Nara suffoque</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/fermeture-de-la-frontiere-mauritanienne-nara-suffoque-2866463.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 07:33:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’annonce des mesures prises par le Gouvernement mauritanien dans le cadre de la lutte contre la propagation de la maladie liée au COVID – 19, les prix de certains produits de première nécessité importés ont connu une légère hausse sur le marché de Nara. Un tour dans le marché notamment dans les boutiques tenues par les mauritaniens, les 30 et 31 mars 2020, nous a permis de constater une augmentation des prix du sucre, d’huile, du lait en poudre et tous les produits mauritaniens.</strong>

L’économie du cercle de Nara reste dominée par le secteur tertiaire notamment le commerce des produits mauritaniens.

Nara, est une zone sahélienne dont l’économie est fortement dépendante du secteur primaire, l’élevage. L’agriculture est tributaire des aléas climatiques, la sécheresse a pour conséquence une faible production agricole avec la baisse des rendements des superficies agricoles. Par ailleurs, 80% de la population naroise dépend de l'agriculture pour leur subsistance primaire et source de revenu.

La crise sécuritaire déclenchée en mars 2012 a significativement contribué à la détérioration des conditions de vie des populations en raison de l’instabilité sécuritaire qui fragilise davantage non seulement leurs moyens d`existence (bétail, récoltes, sources de revenus, emplois, réduction des activités économiques, etc.), mais aussi leur accès à l’eau potable et aux services de base dont la santé.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marchés à bétail :  Les acheteurs se font rares ainsi que les bouchers</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/marches-a-betail-les-acheteurs-se-font-rares-ainsi-que-les-bouchers-2866461.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 01:20:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’instauration du couvre-feu par le Président de la République dans le but de lutter contre la pandémie dite du coronavirus, les marchands de bétail ne voient plus beaucoup de clients. La situation est telle que certains ont du mal à trouver le prix de carburant encore moins le prix des condiments. En fait, à cause du couvre-feu, les bouchers ne disposent plus d’assez de temps pour les abattages, du coup ils achètent moins de têtes de bœufs ou de petits ruminants.</strong>

Le Mali dispose d’un cheptel très important et fait de lui un pays exportateur de bétail qui ne le profite pas assez, cela à cause d’un certains nombres de facteurs contraignants. Le coût de production de bétail fortement élevé est dû principalement aux prix d’achat de l’aliment bétail malgré l’existence de potentialités (semences fourragères). Le coût et le mode de transport (transport dans des camions inadaptés et convoyage à pieds) jouent fortement sur la compétitivité de la filière. Les abattoirs sont pour la plupart sous équipés et ne répondent pas aux normes internationales, cet état de dégradation avancée des abattoirs freine l’exportation de la viande et booste celle du bétail sur pied privant ainsi le pays d’une manne financière considérable. En effet, l’extrême vulnérabilité des systèmes pastoraux traditionnels liés aux aléas climatiques, les coûts élevés des services et soins vétérinaires constituent un véritable défi pour amorcer un développement de l’élevage à la base et ce en dépit de plusieurs projets et programmes.

Cette mesure de couvre-feu a un impact direct sur le commerce du bétail au Mali. La quantité des animaux qui parviendraient à ces marchés vont sous a diminué.

<strong>Mahamadou Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du web : Des ballons pour booster l’internet au Kenya</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/chronique-du-web-des-ballons-pour-booster-linternet-au-kenya-2866440.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 01:19:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La semaine dernière, dans cette même chronique, nous évoquions la surexploitation du réseau mondial internet par le fait que, en réponse à la pandémie du Covid-19, de nombreux pays avaient conseillé à leurs citoyens de se mettre au télétravail. Dans la même veine, nous passions en revue l’initiative de quelques géants de la nouvelle économie qui avaient, volontairement ou sous pression – de l’Union Européenne -, accepté de diminuer leurs bandes passantes afin de prévenir un effondrement du réseau internet qui aurait des conséquences très fâcheuses pour l’activité humaine. Cette semaine, nous mettons à l’honneur un pays africain, le Kenya, qui vient de conclure avec la société Loon, une filiale d’Alphabet (maison-mère de Google), un projet novateur consistant à déployer des antennes-relais à des ballons stratosphériques – montgolfières - pour assurer la couverture internet sur son territoire dans la perspective de l’explosion du télétravail du au Covid-19.

Très concrètement, comment cela fonctionne-t-il ? Selon Samuel Kahn (Le Figaro du 25 mars 2020), « <em>Portés par le vent, des ballons stratosphériques équipés en 4G et suspendus à 20 kilomètres d’altitude vont donc converger ces prochaines semaines vers l’Afrique de l’Est. D’autres seront lancés depuis les États-Unis pour les rejoindre. Chacun d’entre eux couvrira une zone de 80 kilomètres de diamètre et sera en mesure de connecter des milliers de personnes à internet</em> ».

La prouesse technologique réside dans le fait que ces ballons d'hélium, équipés d'antennes et alimentés par des panneaux photovoltaïques vont former un réseau géré par l’intelligence artificielle. Cette dernière va élever ou abaisser la montgolfière dans le ciel pour prendre profit des courants d'air, et ainsi se déplacer de manière optimale. Le ballon a une durée de vie de six mois avant d'effectuer une descente contrôlée vers la terre ferme.

Quid de l’appréhension du profane qui pourrait bien se demander si ces ballons volants ne vont pas entrer en collision avec les avions de ligne ou d’autres types d’engins en gravitation dans l’espace. Il faut simplement l’amener à revisiter sa leçon sur les couches atmosphériques qui sont de quatre ordres : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère et la thermosphère. Nous nous situons dans la stratosphère (entre environ 15 et 50 km) et à cette altitude, les ballons gonflés à l’hélium se situent bien au-dessus des tempêtes et des avions de ligne.

D’un point de vue purement économique, le Kenya choisit les ballons de la société Loon plutôt que les antennes fixes qui, soutient-il, sont lourdes en infrastructure et peu efficaces notamment en cas de relief. Le pays fonde l’espoir que les ballons formeront un réseau capable d’atteindre des régions isolées, mais également d’épauler les infrastructures existantes si elles viennent à faillir. Selon l’autorité kényane des télécommunications, le pays compte presque autant d’abonnements internet que d’habitants. Mais ces derniers sont majoritairement connectés via des forfaits mobiles, sans solution de secours. En tous les cas le Kenya assume pleinement son choix et, par la voix du PDG de Telkom Kenya, MugoKibati, se réjouit de ce que « <em>Cet accord va permettre au gouvernement de combattre la propagation du coronavirus, qui a désormais pénétré nos frontières</em> ».

Selon l'autorité nationale des communications, le Kenya serait déjà un des pays les mieux connectés d'Afrique avec un taux de pénétration d'Internet de 77%. Mais avec des montagnes dépassant parfois les 5000 mètres d'altitude, de nombreuses zones sont encore privées de réseau. Si le contrat est globalement accueilli avec enthousiasme, il suscite aussi des inquiétudes vis-à-vis de l'établissement d'un possible monopole. En effet, les utilisateurs couverts uniquement par Loon ne pourraient pas se tourner vers la concurrence en cas de prix trop élevés. Ceci pourrait constituer un problème quand on sait que, de bonne source, 1 Go de données mobiles coûte en moyenne 18% du revenu mensuel sur le continent africain.

Loon n’est pas à sa première tentative de charmer le Kenya. En effet, en 2017, une des dix montgolfières déployées en test dans le pays s'était écrasée sur une exploitation agricole suite à des vents violents. Débordé par les centaines de curieux venus approcher l'engin, l'agriculteur concerné avait menacé Alphabet de porter plainte.

Il faut rappeler que les ballons de Loon ont déjà fait leurs preuves, ayant été déployés avec succès dans des territoires en crise, notamment à Porto Rico après l’ouragan Maria en 2017 et au Pérou suite à un tremblement de terre en 2019. Le carnet d’adresse de Loon affiche fièrement aussi les sociétés de télécoms de Nouvelle-Zélande et du Brésil, qui voient dans sa technologie l’opportunité d’étendre leur couverture réseau dans des territoires difficiles d’accès.

Enfin, notons que les quatre milliards d'humains encore privés d'Internet dans le monde attisent les appétits des géants de la nouvelle économie dont Facebook. La firme de Mark Zuckerberg était également dans la course pour connecter des régions reculées avec son projet de drone Aquila. Après tergiversation, ce projet a récemment été abandonné, la firme de Zuckerberg préférant laisser les aspects matériels à des entreprises spécialisées pour mieux se concentrer sur le versant logiciel de la distribution d'Internet.

Malgré les efforts des gouvernements et des entreprises, l’objectif qui consiste à connecter le monde entier à l’internet d’ici 2030 ne semble plus à portée de main. Il est à craindre que le monde va s’installer dans une période de récession économique plus ou moins longue suite à la crise du Covid-19, et la reconstruction des systèmes de santé publique tout comme la relance de l’outil économique, va nécessiter de lourds investissements qui vont nous éloigner des engagements initiaux. D’ici là, qui sait si des ogres technologiques ne vont pas naître sur le continent et porter l’ambitieux projet de connecter toutes les régions rurales à l’internet ? Pour y arriver, l’Afrique dispose de ressources (humaines, matérielles…) de qualité, d’un environnement incitateur et d’une opportunité historique. Manquerait plus que la volonté de s’assumer pleinement en prenant, une fois pour toute, son destin entre ses mains. Là réside tout le défi qui est de taille.

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Imam Dicko, ou le dernier espoir  pour une libération de Soumaila Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/edito-imam-dicko-ou-le-dernier-espoir-pour-une-liberation-de-soumaila-cisse-2866444.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 01:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Unanimement nommé  par les deux camps politiques, à savoir la Majorité et l’Opposition, comme grand négociateur avec les ravisseurs afin d’obtenir la libération du chef de file de l’Opposition malienne, SoumailaCissé, l’Imam Mahmoud Dicko serait en terrain connu, et semble retrouver ses réflexes d’antan, ceux du médiateur ou du dernier rempart de la République. Il était connu jusqu’aux événements malheureux qui ont conduit à la chute d’ATT, pour ses prises de position en faveur des plus démunis, des blasés de la République, des opprimés, avant de s’afficher clairement pour le candidat IBK en 2013.

Sinon, qui ne se rappelle pas de ses diatribes vexatoires contre le régime ATT ? Quel est le malien qui n’a pas apprécié les sorties de l’Imam contre le fameux  code de la Famille sous ATT ?  L’imam Dicko a bâti sa réputation dans le combat pour plus de justice, d’équité et pour la défense des valeurs qui ont fait le Mali. Homme de foi et de conviction, l’Imam  a failli trébucher en prenant fait et cause pour un candidat en 2013, en l’occurrence IBK, au détriment des autres, alors qu’il était censé être neutre compte tenu de son aura et surtout du rôle qu’il serait amené à jouer dans le pays, tant en termes de négociations qu’en notoriété auprès d’une frange importante de la population malienne. Il avait trébuché un moment avant de  reconnaitre  s’être lourdement trompé de marchandise et se ressaisir. Même  si le mal était déjà fait car le pays s’est effondré sous le magistère de son candidat.

Tard vaut mieux que jamais. L’Imam Dicko a repris du service en redevenant ce qu’il a été par le passé, à savoir le dernier rempart du peuple. En étant unanimement choisi par la commission de crise mise en place par le gouvernement et le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, FSD dont est issu SoumailaCissé. L’imam Dicko a fait preuve de sagesse. En  acceptant avec humilité  de jouer le premier rôle afin que le chef de file de l’Opposition puisse recouvrer la liberté. Il aura marqué l’esprit de beaucoup de citoyens en acceptant sans condition de jouer le premier rôle afin que cette grande figure politique du Mali puisse retrouver les siens sain et sauf surtout quand il parviendra à obtenir la libération, avec ou sans condition de SoumailaCissé.  Il aura également écrit une page glorieuse de l’histoire de notre jeune démocratie et devenir du coup l’une des figures emblématiques du Mali contemporain alors qu’il règlera définitivement cette crise idéologique  qui oppose d’une part les djihadistes à l’Etat malien et d’autre part, entre les communautés au centre.

Le seul handicap que le très respecté Imam a aujourd’hui est sa présence comme acteur majeur sur la scène politique. Donc, pour être davantage utile à son peuple, l’Imam Dicko doit quitter la scène politique pour se consacrer à son noble combat contre l’injustice et pour plus  d’équité et surtout pour que les droits des opprimés soient respectés. Avec cette nouvelle mission qui est celle de la médiation, il devient le Moro Naba malien. Son salut est de se retirer de la CMAS pour être à équidistance de tous les citoyens et être également le médiateur de la République.

En définitive, le très respecté Imam Mahmoud Dicko retrouve ses premiers amours, celles d’un homme au combat pour son peuple.

<strong> Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entrepreneuriat au Mali : Le Domingo de la musique malienne lance «NAFEN»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/entrepreneuriat-au-mali-le-domingo-de-la-musique-malienne-lance-nafen-2866459.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 00:50:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’artiste musicien de renommée internationale, Salif Keïta, se lance dans la production et la transformation des produits alimentaires,  «Nafen», 100% bio.

«Nafen» consiste à produire, à transformer sur place et à les emballer dans des sachets   les condiments provenant de nos jardins maraîchers tels que le piment, le poivre ‘’fêfê’’ et même des fruits de cueillette comme le ‘’néré’’ dont la graine sert à fabriquer le ‘’soumbala’’.

Sur une radio internationale Salif Keita dit qu’il entend contribuer à l’autonomisation et à la promotion de la femme et à la réduction de la pauvreté en employant une quarantaine de femmes.

Cette initiative de Salif pour permettre l’autonomisation de la femme renforce les initiatives en cours. Car depuis l’aube des temps, il a été établi et accepté que la femme a beaucoup souffert et continue malheureusement de souffrir. Ainsi, la question des femmes, de leur droit et de leur émancipation, de leur pleine et équitable participation au développement de la nation constitue des questions d'une grande importance. Il a toujours existé un écart entre l'homme et la femme. Cette image négative de la femme est transmise de génération en génération à travers les religions, les mythes, les contes et autres pratiques sociales qui sont à l'origine de la différenciation des statuts et des rôles et même du travail selon le sexe.

L'école des filles n'a pas été facile du fait de certaines pesanteurs sociales. On lui apprend bref, une vie de subalterne par rapport à l'homme. Il n'est pas rare d'entendre dans notre vie de tous les jours des affirmations sinon des clichés du genre comme : « une femme n'est qu'une femme...elle est comme un enfant... » ; S'ajoutent à cela certains propos conservateurs comme : « la place de la femme, c'est son foyer » ou «C'est l'homme qui fait la dignité de la femme». Cette exclusion des femmes expose certaines à toute sorte de violences physique et psychologique. L'ouverture démocratique fut un déclic pour la femme malienne, qui s'est vue accorder de nombreux droits. Présentes en nombre croissant sur la scène politique, les femmes au Mali, au même titre que les hommes participent à tous les combats et sur tous les fronts pour la prospérité du Mali et le bien-être des populations.

L'autonomisation des femmes fait encore peur à beaucoup d'hommes au Mali. Pourtant, elles effectuent deux tiers du nombre d’heures de travail et produisent plus de la moitié des aliments selon des études.

En dépit de leur courage à entreprendre, les activités économiques ne profitent que peu aux femmes maliennes à cause du taux élevé d’analphabétisation, ce qui pourrait expliquer en partie la difficulté pour elles d’accéder aux technologies et aux formations pour optimiser leurs entreprises.

Les femmes maliennes conçoivent entrepreneuriat comme une activité  annexe qui permet de couvrir les petites dépenses familiales. Avec cette mentalité, il est difficile de développer le business.

La plupart des entrepreneures sont dans le secteur dit informel. Elles ne bénéficient ni de couverture sociale ni des appuis. Elles n’ont donc pas accès aux institutions de financement conventionnel. Les femmes ont recours au micro finance ou aux tontines pour financer leurs activités. La limitation de ces fonds ne leur permettent pas d’atteindre une certaine maturité.

Dans une étude de la RECOFEM en date de Septembre 2007 porte sur la situation de la femme au Mali. Elle traite des avancées enregistrées suite aux différentes initiatives pour la promotion socioéconomique et politique de la femme. L’étude révèle que : « les femmes sont également restées en marge des activités d’alphabétisation en raison de leurs multiples occupations, de la réticence des maris, des pesanteurs socioculturelles et de l’extrême pauvreté des populations surtout en milieu rural ».

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Soumaila Cisse plébiscité à Niafounké et Bakary Togola sanctionné à Bougouni :  Les deux plus célèbres détenus du Mali s’en sortent tant bien que mal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-plebiscite-a-niafounke-et-bakary-togola-sanctionne-a-bougouni-les-deux-plus-celebres-detenus-du-mali-sen-sortent-tant-bien-que-mal-2865937.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:24:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le plébiscite de Soumaila Cissé à Niafounké, les regards étaient tournés vers Bougouni pour savoir si les populations du Banimonotié avaient eu également de la compassion pour leur fils Bakary Togola qui séjourne actuellement à la grande prison de Bamako. Tous deux privés de leur liberté, le premier, est entre les mains de des terroristes,  tandis que le second est un prisonnier de droit commun. Donc, Niafounké s’est mobilisé pour que M. Cissé et les autres membres de la délégation regagnent leurs foyers, alors que  Bougouni voudrait que Bakari Togola paye cher la faute qu’il a commise. C’est pourquoi ce dernier fut sanctionné au premier tour en classant sa liste loin derrière avec un grand écart. Son souhait d’obtenir  dans les urnes une immunité doublée de légitimité populaire s’est fondue comme de la neige au soleil. Bakary Togola répondra de ses actes, c’est ce que semblent décidés les électeurs de Bougouni. Va-t-on assister à un dénouement heureux dans  l’affaire de Soumaila Cissé, et un jugement dans celle de Bakary Togola ?</em></strong>

Les élections législatives ont été émaillées d’incidents graves parmi lesquels l’enlèvement du chef de file de l’Opposition, SoumailaCissé, au cours de la campagne dans le cercle de Niafounké. Elles furent aussi le théâtre de beaucoup de surprises dont l’échec cuisant de l’ancien Président de l’APCAM, Bakary Togola, à la recherche d’une immunité parlementaire pour se tirer d’affaire de la rocambolesque situation dans laquelle il se trouve.

Selon certains électeurs interrogés à la fin des opérations, les populations de Bougouni sont déterminées à faire payer à Bakary Togola toutes les fautes qu’il a commises. Et pourtant, à la veille des élections, on entendait qu’un seul son de cloche, celui des partisans de M. Togola qui chantaient et scandaient le même slogan, le Takokelen. Au terme du dépouillement des votes, les partisans de Bakary Togola ont été déçus, car les résultats ne sont guère reluisants pour leur mentor. Les sondages lui donnent vaincu au second tour. Le message n’est-il pas suffisamment fort et clair ?

La grande majorité des électeurs de Bougouni voudraient bien que Bakary Togola  réponde des gravissimes faits qui lui sont reprochés. Ils ne veulent pas que ce haut lieu de débats démocratiques puisse être souillé par des gens de moralité douteuse. L’Assemblée, dans toutes les grandes démocraties, est un lieu de retrouvaille  des dignes fils d’un même pays. Même s’il est très tôt de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu, tout porte à croire que sa liste sera battue au second tour, et en ce moment il deviendra encore plus fragile.

En somme, si le plébiscite de SoumailaCissé pouvait être un déclic et permettre sa libération, la sanction de Bakary Togola ne serait qu’un tremplin pour lui. Et il risque de connaitre une accélération, voire une diligence  dans la procédure judiciaire.

<strong>Youssouf Sissoko       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coronavirus et géopolitique :  Chine, USA, Europe et Afrique, … Qui tirera son épingle du jeu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/coronavirus-et-geopolitique-chine-usa-europe-et-afrique-qui-tirera-son-epingle-du-jeu-2865928.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Défi sanitaire majeur imposé à la communauté scientifique mondiale, le COVID-19 est devenu aussi un enjeu géopolitique majeur au fil des jours. Car parvenir à endiguer la propagation du virus sur son territoire, revient à prouver que l’on est digne d’exercer pleinement et entièrement sa souveraineté. Oui ! Etre capable de protéger son peuple de toute pathologie, c’est aussi un attribut essentiel de l’autorité politique. Et ça force le respect sur l’échiquier international, dans le concert des nations. Quid de l’Afrique dans ce jeu, qui est le moins armé pour faire face à la pandémie ? </em></strong>

La Chine, point de départ du Coronavirus, de la province de Wuhan plus précisément, semble aujourd’hui avoir pu endiguer le virus sur son territoire. La toute-puissance de l’empire du milieu, le monde entier l’a constaté, à travers la construction d’un hôpital pour 1000 patients en seulement 10 jours. Vaincre le virus, le pays en a fait une fierté nationale, avec une campagne de propagande bien empeignée à la sauce communiste. Alors que les autorités avaient tenté d’étouffer les alertes du docteur Li Wenliang décédé des suites de la maladie, plus tard, elles ont maintes fois rendu hommage aux « martyrs de Hubei ». Et les autorités chinoises d’accuser l’étranger d’avoir exporté le virus en Chine, et plus précisément une autre super puissance, les Etats-Unis d’Amérique. Aujourd’hui, beaucoup doutent de la fiabilité des chiffres donnés par la Chine. Néanmoins, il faut reconnaitre que le pays réussit plutôt bien son combat contre le virus. L’on peut même parler de modèle chinois, puisque les autres pays de la planète lui ont, en grande partie, emboité le pas.

La rhétorique nationaliste, populiste, n’est pas une marque déposée chinoise. Ainsi, au pays de l’Oncle Sam, le président Trump avait lui aussi tenté de minimiser l’impact meurtrier du virus arguant que la chaleur allait sans doute avoir raison de celui-ci. Et que la grande Amérique allait très rapidement, et trop  facilement même, anéantir la maladie. Il a vite fait de se raviser quand il constaté que cette affaire sanitaire était du sérieux. Aujourd’hui, le pays compte plus de cas contaminations que n’importe quel autre (près de 200 000 personnes infectées pour plus de 4000 décès. Cependant, il peut compter sur le dynamisme et l’inventivité du secteur pharmaceutique américain. Ainsi, le géant du secteur, Johnson &amp;Johnson, a affirmé vouloir commencer un test vaccin en septembre qui semble très prometteur. Et il est même très probable que sa commercialisation commence  dès le début de l’année prochaine.

La catastrophe, en ce qui concerne la rengaine du populisme, est sans doute l’avis du président brésilien, JairBolsonaro. Pour lui, le coronavirus ne serait qu’une petite grippe. Prenant exemple sur lui-même, et de son passé de grand athlète, il a dit que le virus ne pourrait rien contre sa personne. Les réseaux sociaux ont vite fait de supprimer des vidéos de Bolsonaro l’accusant de désinformation. La population brésilienne se mobilise de plus en plus contre de telles aberrations et appelle leur président à plus de vigilance, faute de quoi une hécatombe est à craindre dans ce pays, première économie d’Amérique latine. Si Jair ne se ravise pas à temps, c’est tout son régime qui est désormais menacé.

Que dire alors de l’Europe qui est aujourd’hui le continent le plus touché, avec l’Italie et l’Espagne, qui compte chacun plus de 100 000 cas détectés et respectivement 12 428 et plus de 9 000 morts ? A eux deux, elles comptabilisent plus de la moitié des décès dans le monde suite au coronavirus. Là, la riposte s’organise avec une certaine réussite, et le pic de la pandémie semble,  d’ores et déjà, dépassé. La France, de son côté, guette son pic, cap quasi indispensable pour la stabilisation du nombre de morts. Le Royaume-Uni est également touché, et par son Premier ministre, Boris Johnson.

L’Afrique semble suivre la tendance actuelle, qui est de limiter le plus possible les flux humains au sein des frontières nationaux, et de multiplier les gestes de prévention. Cependant, le tout à l’épreuve du vivre à l’africaine, est malmené. De ce fait, le miracle sanitaire africain aura-t-il lieu ? C’est le souhait absolu des africains, conscients du fait que leur continent est très peu préparé à une telle virulence du COVID-19. Pour le moment, il est un peu tôt pour savoir ce qu’il adviendra.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mot de la semaine : Législatives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mot-de-la-semaine-legislatives-2865933.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:11:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Enfin, après tant de tergiversations, d’atermoiements, les élections législatives ont eu lieu dans la presque totalité des circonscriptions électorales du Mali. De Kayes à Kidal, en dépit de la menace de la pandémie du Coronavirus, les électeurs sont sortis pour porter leur choix parmi les candidats en compétition. Si le premier tour, tenu le 29 mars, n’a pas permis d’avoir une lisibilité claire en termes d’ancrage réel des partis politiques sur le terrain et de grandes capacités de mobilisation, un constat général se dégage, celui du statuquo des forces politiques sur le terrain.  Au vu des résultats du premier tour, ce sont les  trois grands partis que sont le RPM, l’ADEMA et l’URD qui caracolent en tête avec  13  sièges au premier tour, dont 8 du RPM, 3 de l’URD et 2 de l’ADEMA sur les dix-sept sièges pourvus. Les compteurs seront à zéro dans les autres circonscriptions, mais à analyser de près, les trois partis se tailleront inéluctablement la part du lion.

En effet, s’ils n’ont pas  obtenus une part conséquente de sièges  au premier tour, ils sont en ballotage favorable dans beaucoup de circonscriptions d’où la forte probabilité du maintien en tête sur l’échiquier politique  du trio. Au regard des résultats du premier tour, ils seront suivis du MPM de Hadi Niangadou, de l’ADP Maliba du richissime homme d’affaires Alou Diallo, de la CODEM de HousseyniAmionGuindo et de l’ASMA-CFP de l’ancien Premier ministre SoumeylouBoubèyeMaiga. Tous ces quatre partis tireront leur épingle du jeu, puisqu’ils sont adossés aux trois éléphants et pourraient espérer engranger  des résultats satisfaisants.

En attendant la validation par la Cour Constitutionnelle des résultats du premier tour, jetons un regard sur les résultats obtenus par certains leaders politiques, à commencer par les premiers responsables  des partis. Le chef de file de l’Opposition, Soumaila Cissé, malgré sa détention par les terroristes, sort largement vainqueur dès le premier tour dans la circonscription électorale de Niafounké. Alou Boubacar Diallo, président d’honneur de l’ADP Maliba, fait de même à Kayes sa circonscription. Moussa Mara, président de YELEMA, est en ballottage favorable en commune IV. En plus de ces trois chefs de partis, d’autres listes ont fait l’objet d’attention particulière. Il s’agit de la liste du premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Moussa Timbiné en commune V du District de Bamako, de celle du Questeur, Mamadou Diarassouba dans la circonscription électorale de Dioila. Le rêve de ces deux leaders du RPM risque de se transformer en illusion, car même s’ils sont arrivés premier au 1<sup>er</sup> tour, ils disposeraient de peu de réserves de voix pour le second tour. Donc, ils marchent sur le fil du rasoir. Deux autres listes les plus scrutées par les observateurs sont celle du célèbre prisonnier Bakary Togola, candidat à Bougouni et la liste du richissime opérateur économique AhamadaSoukouna de l’ADEMA, candidat dans la circonscription de Yélimané. Tous ces deux candidats sont en très mauvaise posture dans leurs circonscriptions. Ils sont tous deux arrivés deuxièmes et leur chance d’être élus est très mince.

En définitive, les élections législatives de 2020 réservent beaucoup de surprises et permettront de renouveler à plus de 70 % l’équipe sortante. Comme pour dire que chacun récolte, généralement, ce qu’il a semé.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élections législatives du 29 mars 2020 : Un dimanche de Coronavirus.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/elections-legislatives-du-29-mars-2020-un-dimanche-de-coronavirus-2865939.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:10:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les Maliens étaient appelés aux urnes pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale. C’était le dimanche dernier. Ces élections se sont déroulées dans un contexte sanitaire lié à la propagation de la pandémie du coronavirus dont le Mali est plus que jamais concerné puisque plusieurs cas sont positifs.

L’affluence n’était pas au rendez-vous à l’occasion du premier tour des élections législatives de ce dimanche dans plusieurs centres de vote à Magnambougou. C’était la distribution de voix comme un casting dans un théâtre où les rôles sont repartis entre les différents acteurs. C’était un dimanche pas comme les autres. Chaque électeur avait alors un choix, entre aller voter et rester à la maison afin d’éviter tout risque de contagion au COVID19. Nonobstant la réticence face à la propagation de la pandémie du coronavirus, plusieurs Maliens se sont rendus aux urnes pour accomplir leur devoir de citoyens.

Et cela malgré le risque de contagion au COVID19. Dans les centres de vote que j’étais président du Bureau en commune VI, centre de Magnambougou projet du district de Bamako, l’ambiance n’était pas à la hauteur. Les électeurs n’ont pas répondu comme il se doit. À des moments, les bureaux et les assesseurs attendaient désespérément les électeurs. Car le coronavirus était présent dans l’esprit de chacun. La crainte de s’approcher à son prochain. Les gels hydro-alcooliques étaient à la disposition des électeurs et le mètre de distanciation était tant bien que mal respecté. Malgré ces mesures barrières pour prévenir tout risque de contagion, certains électeurs craignaient.

Parmi nos interlocuteurs, certains disent que ces élections législatives ne devraient pas se tenir ce dimanche, car le spectre de la pandémie du coronavirus plane dans l’air. La Commune VI est concernée, car il y a eu deux cas. D’autres exprimaient surtout leur désapprobation face aux mesures mises en place par le Conseil Supérieur de la Défense Nationale qui avait interdit un regroupement de plus de 50 personnes. Or, ces élections législatives contredisent clairement cette mesure. Reporter, ce scrutin devrait être la première mesure prouvant qu’ils ont un intérêt ou une inquiétude s’agissant de la protection de leurs concitoyens. Cela pourrait, peut-être, être un moyen pour masquer le contour frauduleux afin de gagner la majorité à l’hémicycle, a dit un interlocuteur.

<strong> Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique du web : Le nouveau Coronavirus met l’Internet à cran</title>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’infrastructure Internet est-elle au bord du crash par la faute du <em>lockdown</em>? Je n’ose pas me prévaloir indûment de compétences qui ne sont pas miennes pour risquer quelque réponse qui prêterait à sourire si l’heure n’était pas très grave. Cependant, je constate que depuis que le confinement est devenu la principale riposte à la pandémie du nouveau Coronavirus en l’absence d’un hypothétique vaccin, que le télétravail a été fortement recommandé voire imposé par les Etats et organisations internationales en charge de la lutte contre la pandémie, la question de la saturation du réseau internet n’a jamais été autant évoquée. Manifestement, il y aurait un gros risque que l’infrastructure s’effondre comme un château de cartes s’il n’était pas soulagé par des attitudes plus responsables des entreprises qui sont les plus « dataphages » et qui, à elles-seules, accaparent l’essentiel des bandes passantes existantes.

La préoccupation est telle que de nombreux géants du net ont dû consentir des sacrifices sous la forme de réduction drastique de leurs bandes passantes afin de permettre la continuité du service internet. En début de semaine, Netflix, YouTube, Facebook, Amazon et Canal+ ont annoncé qu’ils réduisaient leurs débits pour éviter de bloquer l'internet. Malgré la course aux parts de marché et la concurrence impitoyable que cela engendre, les géants de la nouvelle économie ont pris la sage décision de « … limiter la pression sur l'infrastructure d'Internet alors que le confinement exigé par la pandémie de Covid-19 provoque une augmentation du trafic ».

A la vérité, en ce qui concerne l’Europe, il faut reconnaître que la décision des géants n’a pas été prise de façon spontanée. En effet, il aura bien fallu un lobbying volontariste du français Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur qui <em>« … a demandé aux plateformes de diffusion en continu de coopérer avec les fournisseurs de télécommunications pour adapter le débit de la diffusion vidéo en continu en proposant temporairement la définition standard plutôt que la haute définition, en tenant compte des heures de travail les plus critiques ».</em> Techniquement, les discussions entre Thierry Breton, et Sundar Pichai, le CEO d'Alphabet (maison-mère de Google) ont abouti à un accord au terme duquel l’entreprise basée à San Bruno, en Californie, s’engageait à « <em>… basculer temporairement tout le trafic de l'UE en définition standard par défaut (…) Cela signifie que les vidéos [ </em>YouTube<em> ] seront lues en 480p, sauf si l'internaute choisit manuellement une qualité d'image supérieure ».</em>

De son côté, la firme de Marc Zuckerberg a annoncé dans un communiqué qu’il allait  <em>« </em><em>temporairement brider le débit des vidéos sur Facebook et Instagram en Europe pour éviter une congestion de l’internet, sollicité en pleine épidémie de coronavirus</em> ». Le communiqué poursuit : « <em>Pour aider à limiter toute congestion potentielle du réseau, nous allons réduire temporairement les débits binaires pour les vidéos sur Facebook et Instagram en Europe</em> ».

Quid de Netflix ? La  plate-forme de vidéo à la demande a pris une décision similaire le 19 mars 2020 en limitant pour 30 jours les débits binaires sur tous ses flux pour les pays de l'UE. « <em>Cette mesure permettra de réduire la bande passante qu'elle consomme de 25%, tout en conservant une qualité d'image correcte pour les clients</em> », annonce-t-elle.

Autre géant à consentir de baisser sa consommation d’internet : Canal+. Dans un communiqué, l’entreprise française annonce : «<em>Face au risque actuel de saturation des réseaux, le groupe Canal+ décide de procéder à des opérations techniques afin de baisser la consommation (...) relative à ses offres (…). Dans ce cadre, afin de maintenir au mieux la bande passante, nous laisserons aux FAI (fournisseurs d'accès à internet) la faculté de suspendre la diffusion de nos chaînes 4K sur les box »</em>.

A terme, ces mesures de précaution éviteront également de devoir sacrifier la neutralité du net, principe auquel la Commission européenne est très attachée. Dans un communiqué, elle a demandé aux opérateurs télécoms de ne pas discriminer certains flux d'information malgré la hausse du trafic.

Déjà en juin dernier, un confrère français constatait que « <em>Plus de la moitié du trafic internet en France est accaparé par quatre fournisseurs de contenus, selon le rapport d’activité 2019 de l’état d’internet en France publié par l’Arcep (</em><em>l'autorité </em><em>administrative indépendante chargée de réguler le secteur des communications électroniques). Il s’agit de Netflix, Google, Akamai (un CDN distribuant du contenu pour Apple) et Facebook. Ces quatre fournisseurs représentaient 53% du trafic, tandis que Netflix, tout seul, pesait quelque 23%, soit 9 points de plus par rapport à l’année précédente</em> ».

Depuis quelques années, le boom Netflix est devenu irrésistible et la France qui compte plus de 5 millions d’abonnés à Netflix, représente un gain de 47 millions de dollars chaque mois pour le service de streaming, soit un total de 565,8 millions chaque année. D’après les chiffres officiels, l’Hexagone est le 7e marché le plus important en termes de revenus et du nombre d’abonnés. Les statistiques placent la France juste derrière l’Allemagne (5,1 millions d’abonnés), mais devant l’Espagne (4 millions) et le Japon (3,27 millions). Rapporté à la population, 7,4% des Français ont souscrit à Netflix, contre 6,16% des Allemands, 8,5% des Espagnols et 2,5% des Japonais.

En tous les cas, période de confinement oblige, la résistance des réseaux internet est rudement mise à cran par le nouveau Coronavirus. Et les inquiétudes face à une possible saturation des réseaux fixes et mobiles ne relèvent pas de quelque théorie complotiste. Selon le patron d’Orange, rien qu'en France, « <em>le télétravail a été multiplié par 7, les visioconférences par 2, et le trafic WhatsApp par 5 »</em>. Tout porte à croire que le visionnage de vidéos en streaming, le téléchargement ou encore le jeu en ligne suivent la même courbe ascendante.

Pour autant, faut-il redouter un inévitable « collapse » de l’infrastructure mondiale Internet ? N’allons pas si vite en besogne et faisons confiance aux hommes et femmes formidables qui nous garantissent la continuité du service.

<strong>Serge de MERIDIO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Le 26 Mars en passe d’être classé dans les oubliettes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-26-mars-en-passe-detre-classe-dans-les-oubliettes-2865233.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:17:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir qualifié le Général Moussa Traoré de grand républicain, le projet de démolition de notre démocratie par IBK est en marche. La date symbolique du 26 Mars, qui est le couronnement des longues années de lutte des patriotes pour plus de démocratie et de libertés, est véritablement en train d’être malmenée par celui-là même qui jouit des prouesses de ces combats de longue haleine, à savoir IBK.  De l’avènement de la démocratie à nos jours, jamais un régime n’a autant relégué au second plan la date de libération du peuple malien de la dictature du Général Moussa Traoré que celui d’IBK. Même si le Coronavirus s’est invité dans les débats cette année, il est inadmissible qu’on puisse faire du 26 Mars un non-événement, tant cette date est pleine de symbole et de signification pour la nouvelle génération. Elle est un repère, une source d’inspiration, le top départ du Mali démocratique et moderne, libéré du joug de la soldatesque.

Le Président de la République s’est adressé à la nation après la découverte de deux cas avérés de personnes atteintes par le Coronavirus. S’il était juste de rassurer ses compatriotes angoissés et déboussolés, il était tout à fait normal, qu’à la veuille du 26 Mars, qu’IBK puisse faire allusion à cette date. A ce rythme, les nouvelles générations ne sauront pas davantage les grandes dates historiques du Mali contemporain. A qui pourrait profiter cette entreprise de démolition de notre glorieuse démocratie ? Aux anciens dignitaires du régime déchu du Général Moussa Traoré, eux qui ne se sont nullement avoués vaincus. Revigorés par la grande réhabilitation de leur leader Moussa Traoré, les anciens dignitaires de l’UDPM s’étaient lancés dans une campagne de renaissance et de rectification de l’histoire. Fort du soutien d’IBK, ils ont estimé que la démocratie a apporté plus d’anarchie, de déperdition scolaire, de délinquence juvénile, de corruption dans tous les secteurs de l’administration.  Si ces allégations sont loin d’être mensongères, ne sont-elles pas insuffisantes pour démolir, voire même blasphémer notre démocratie acquise au prix du sang des martyrs ?  Ne  faudrait-il pas  s’attaquer aux acteurs, au lieu de plaindre le précieux bijou ?

IBK n’aurait aucune excuse en démolissant notre démocratie, et il répondra devant l’histoire et devant la mémoire de ceux qui ont accepté de donner leur vie pour que le peuple puisse recouvrer l’entièreté de ses libertés. Il sera jugé par le tribunal de l’histoire pour avoir trahi les martyrs, en foulant aux pieds la sacro-sainte date du 26 Mars.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coronavirus au Mali :  Les citoyens partagés entre habitudes sociales et survie économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/coronavirus-au-mali-les-citoyens-partages-entre-habitudes-sociales-et-survie-economique-2865232.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:15:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Longtemps redouté, finalement advenu. Le Mali n’aurait pu être épargné par le coronavirus, qui est devenu très rapidement une pandémie. Aujourd’hui, alors que la tendance mondiale est au confinement et au respect strict des mesures sanitaires, le Mali, et les pays africains de façon générale, peut-il valablement appliquer la prévention ? Entre survie économique et limitation de plus en plus croissante des flux humains, le pays s’apprête, une nouvelle fois, à faire face à des jours difficiles.</em></strong>

Aux premières heures de l’épidémie et jusqu’à très récemment, les Maliens n’avaient pas pris toute la mesure de la gravité du Covid-19. Et même maintenant qu’elle est devenue une pandémie, ces derniers, bien qu’au fait des mesures sanitaires à observer, continuent de vaquer pour la plupart à leur occupation. En même temps, le confinement largement observé dans bon nombre de pays européens n’est pas encore en vigueur dans la sous-région ouest-africaine. En revanche, des couvre-feux sanitaires sont observés. Et d’ailleurs, le confinement tel qu’on le constate en France, en Espagne ou même en Arabie Saoudite, peut-il être appliqué au Mali, au Sénégal ou encore en Guinée Conakry ?

En Afrique, les réalités sont toute autres. Sur le plan social, les prises de thé quotidiennes, les franches poignées de mains, et les vendeuses de jus bissap continuent malgré l’alerte sanitaire émis par les autorités. Et sur le plan économique, la règle depuis presque toujours, c’est de vivre au jour le jour en multipliant les déplacements et les rencontres avec les potentiels clients. L’informel y est plus actif que le formel. Et très peu de subsahariens peuvent se permettre le luxe de « télé travailler », c’est-à-dire, travailler à partir de la maison par vidéos interposées.

Autant dire que l’Afrique est mal outillé pour faire face au coronavirus, défi scientifique imposé au monde entier, puisque jusqu’à l’heure, aucun vaccin ne put être trouvé. Sans oublier, bien évidemment, les systèmes de santé en place, avec un plateau technique vétuste, voire inexistant, et des moyens financiers très limités.

Mais, pour une des rares fois, diront beaucoup d’africains, le destin semble du côté du continent noir. Car jusque-là, les pays africains sont très peu touchés par le virus. Le gros lot des contaminations et des décès liés au Covid-19 se trouve en Asie, en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. Dès lors, il faut tordre le cou aux idées reçues selon lesquelles la chaleur anéantirait le virus ou encore, que la maladie ne saurait toucher un africain. La maladie n’est point raciste. Et il suffit que le virus soit en contact avec un individu donné pour qu’il soit touché à son tour. La vérité est que si les pays développés ont du mal à endiguer ce fléau sanitaire avec tous les moyens dont ils disposent, des motifs d’inquiétudes sont à avoir concernant les pays africains.

Le cas du Mali est particulièrement inquiétant. Le pays est en proie depuis près de 10 ans à une crise multidimensionnelle. Et celle sécuritaire est particulièrement violente, aggravée par des conflits intercommunautaires d’une rare violence. De plus, le mercure social avait atteint des sommets jamais égalés notamment à cause de la crise scolaire en cours depuis des années. Et depuis le mercredi 25 mars, le pays est à son tour touché par le coronavirus et doit désormais emboiter le pas aux autres pays sur le plan sanitaire. Les autorités en place ne savent plus où donner de la tête surtout que l’épée de Damoclès de la communauté internationale planait depuis un bon moment sur le pays concernant l’organisation des législatives, indispensables pour un retour à la normale. Le tout dans un contexte où la chose politique était devenue le dernier soucis des Maliens. D’où le taux fantomatique de participation aux législatives.

Qu’à cela ne tienne, le fatalisme n’est point une conduite à tenir. Il faut suivre autant que possible les mesures de prévention sanitaires dictées par l’Etat avant de compter sur la providence. Et qui sait, peut-être que d’ici le mois de Ramadan, la situation change du tout autre, de la morosité pessimiste à l’espoir gai.

<strong>Ahmed M. Thiam</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaila Cissé enlevé  à Niafunké par les terroristes : L’image du Mali de nouveau ternie</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/soumaila-cisse-enleve-a-niafunke-par-les-terroristes-limage-du-mali-de-nouveau-ternie-2865226.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:15:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La campagne pour les élections législatives a connu deux faits majeurs. Le premier est la découverte des cas avérés des personnes atteintes par le COVID-19. Le deuxième fait majeur est l’enlèvement du chef de file de l’Opposition malienne Soumaila Cissé dans le cercle de Niafounké. Par ce kidnapping, en pleine journée du chef de file de l’Opposition,   nul n’est en sécurité au Mali. Le rapt de Soumaila Cissé a non seulement mis à nu les failles du dispositif sécuritaire malien, mais aussi et surtout, renforcé le sentiment que certains ne cessent de nourrir vis à vis des forces étrangères et même de la faillite de l’Etat, qui n’est pas à mesure d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. De têtes vont-elles tomber, après ce grave enlèvement ? Le Chef de file de l’Opposition n’a-t-il pas été imprudent en allant sans escorte  dans des zones considérées comme dangereuses ? Le gouvernement n’a-t-il pas sa grande part de  responsabilité, en ne garantissant pas la sécurité du chef de file de l’Opposition ? </em></strong>

C’est avec une grande indignation que les maliens ont appris, par la cellule de Communication de l’URD, la disparition de la délégation du chef de file de l’Opposition entre Saraféré et Komaira dans le cercle de Niafounké, où séjourne SoumailaCissé dans le cadre de la campagne pour les législatives du 29 mars 2020. Le lendemain, le secrétaire à la communication du parti de la poignée des mains, Me Demba Traoré, a animé un point de presse pour donner plus d’informations. Il ressort de sa brève conférence que le chef de file de l’Opposition était accompagné par une délégation de 11 personnes et qu’à la suite de l’attaque de son convoi, son garde de corps a perdu la vie. Trois blessés sont aussi à déplorer. Selon Me Demba Traoré, les ravisseurs ont libéré cinq personnes dont le corps du défunt et ont disparu dans la nature avec sept personnes dont le chef de file de l’Opposition, SoumailaCissé, aurait même eu une blessure à la main, mais qui ne met pas en danger sa vie. Selon le conférencier, tous les sept otages sont en vie et se portent bien. Au sein du parti de SoumailaCissé, l’indignation a cédé la place à la révolte, voire la colère noire. Certains crient même à un complot. Car comment est-ce que des hommes à motos peuvent enlever facilement la deuxième personnalité de la République sans coup férir.

S’il ne fait l’ombre d’aucun doute que SoumailaCissé est la deuxième personnalité de la République, en termes d’aura et de charisme, son enlèvement jette du discrédit sur l’Etat malien et terni du coup l’image du pays aux yeux des observateurs et autres partenaires du Mali.

« Si on est parvenu à enlever SoumailaCissé au Mali cela veut dire que même IBK n’est pas à l’abris », s’est indigné un habitant qui ne pouvait pas imaginer un tel scénario. Par ce kidnapping, en pleine journée et qui rappelle au film hollywoodien ou aux pratiques de la  Mafia Sicilienne, le gouvernement du Mali vient de prouver son incapacité à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Cet acte crapuleux perpétré par un groupuscule de bandits armés est le signe qu’au-delà du discours de plus hautes autorités du Mali, il n’y a que le vide, sinon que SoumailaCissé ait décliné l’offre du Gouvernement d’assurer sa sécurité, comme avaient laissé entendre certains, il revient à l’Etat d’imposer sa puissance, surtout quand il va mesurer les conséquences des actes posés. Le Gouvernement a failli à son devoir et le Mali en pâtit. Dans un Etat sérieux, des têtes doivent tomber, en l’occurrence celles chargées de sécuriser les personnes et leurs biens. Idem pour la hiérarchie militaire dans la zone qui a été tout aussi laxiste.

En définitive, tout le Mali prie pour que le chef de file de l’Opposition et la délégation qui l’accompagne puissent retrouver la liberté et regagner leurs domiciles sains et saufs. Le rapt d’une si grande personnalité, aurait découragé beaucoup d’électeurs au nord comme au centre, qui réfléchiront mille fois avant d’emprunter le chemin des bureaux de vote.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les élections législatives ont eu lieu sans grande affluence :  Le Coronavirus privera les nouveaux députés d’une grande légitimité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-elections-legislatives-ont-eu-lieu-sans-grande-affluence-le-coronavirus-privera-les-nouveaux-deputes-dune-grande-legitimite-2865235.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:12:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils étaient plus de 6 millions d’électeurs attendus hier pour aller départager des milliers de candidats en compétition pour avoir un siège parmi les 147 que comptent l’Assemblée Nationale. Sans connaitre officiellement  le taux de participation, il ne fait aucun doute que les électeurs ont boudé les urnes, à cause de la pandémie du Coronavirus. Il faut alors en conclure que ni les députés sortants, encore moins les députés entrants ne jouissent d’aucune légitimité d’où le cri de cœur de certains leaders politiques et de la société civile pour une annulation pure et simple des résultats, non pas pour non-conformité à la loi, mais pour un défaut de légitimité. Seront-ils entendus par les plus hautes autorités du pays ? Quelle autre voie de recours pourraient-ils avoir pour invalider les résultats de ces législatives controversées ? La rue pourra-t-elle être l’ultime solution pour imposer la volonté du peuple souverain aux gouvernants ?</em></strong>

Jamais une élection législative n’a été autant boudée par les électeurs que celle du 29 mars 2020. On a même eu l’impression, dans certains centres de Bamako, que les classes sont fermées et que les élèves sont en vacances, tant les cours étaient vides et on avait  de la peine à voir les présidents des bureaux et leurs assesseurs. De même, les délégués des candidats sont introuvables dans la pénombre des classes, s’ils n’étaient pas confinés dans les coins pour s’éloigner des autres.

C’est dans une telle atmosphère anxiogène que se sont déroulées les opérations de vote du premier tour des législatives du 29 mars 2020 au Mali. Il n’y a pas eu de mobilisation des électeurs donc tout taux de participation qui avoisine même les 5% est fantaisiste et mensonger. Seuls les candidats et leurs proches parents, certains militants convaincus des partis et ceux qui pensent qu’ils doivent participer à la construction de notre démocratie, se sont mobilisés  pour aller glisser leurs bulletins de vote dans l’urne. Donc, le gouvernement ne pourrait que donner un taux de participation lui permettant de camoufler ces législatives et paraitre comme un bon élève de l’occident qui a les yeux rivés sur le Mali et qui fait des réformes en vue une condition sine qua non de sa collaboration et de sa franche coopération avec le Mali.

En sommes, les nouveaux députés issus des élections législatives du 29 mars et du 19 avril  seront légaux ; mais  pas légitimes. Donc, le Gouvernement a fini par faire le choix entre la légalité et la légitimité

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La candidature  d’Amadou Gon Coulibaly divise le RHDP en RCI :  Le spectre d’un éclatement plane&#45;t&#45;il sur la majorité présidentielle ivoirienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/la-candidature-damadou-gon-coulibaly-divise-le-rhdp-en-rci-le-spectre-dun-eclatement-plane-t-il-sur-la-majorite-presidentielle-ivoirienne-2864535.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 01:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A peine choisi par Alassane Ouattara et le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la paix, RHDP, Amadou Gon Coulibaly, l’actuel Premier ministre, est désormais dans de beaux draps. Sa désignation comme candidat de la Majorité à la présidentielle ne semble pas faire l’unanimité. Les vannes de la division semblent désormais  ouvertes. Il y a eu d’abord  la démission avec fracas de Guillaume Soro, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale  et ses partisans, ensuite celle  du ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh. Ces départs et d’autres en perspectives prouvent qu’il y a un malaise au sein du Rassemblement des Houphouetistes. Alassane Ouattara, après un  bilan élogieux, ne va-t-il pas connaitre une succession tumultueuse ? Le RHDP connaitra-t-il ce qu’avait connu l’ADEMA-PASJ d’Alpha Oumar Konaré en 2002 ou le PDS d’Abdoulaye Wade en 2012 ? Pourquoi, c’est généralement dans les pays francophones que l’alternance  donne lieu à des crocs en jambes, voire des dissensions internes gravissimes ?</em></strong>

Désigné comme candidat du RHDP, en présence de plusieurs cadres et militants du Rassemblement, par acclamation lors d’un conseil politique extraordinaire tenu le 12 mars 2020,  M. Amadou Gon Coulibaly est dans des eaux troubles. Et pourtant, les images du Conseil politique extraordinaire ont laissé voir un grand consensus et une cohésion à nulle autre pareille au sein des Houphouetistes. Beaucoup d’observateurs de la classe politique Ivoirienne avaient cru à un véritable rassemblement des héritiers du Président Houphouët Boigny, car la salle était pleine à craquer et les cadres et militants étaient tous enthousiastes, comme à une cérémonie de prestation de serment d’un nouveau Président. Une petite semaine seulement après la désignation d’Amadou Gon Coulibaly dans une ambiance festive, le rassemblement s’est fissuré avec la démission de Marcel Tanoh Amon. Donc, la mise en scène savamment orchestrée par Alassane Ouattara pour faire croire à l’opinion nationale voire internationale que tout marche comme sur des roulettes au RHDP a été démentie. Le rang des blasés s’élargit désormais, car après Guillaume Soro et ses partisans, c’est autour de Marcel Tanoh Amon de claquer la porte pour montrer son désaccord face au choix de l’actuel Premier ministre pour porter le brassard de capitaine du RHDP à la compétition pour le fauteuil présidentiel d’octobre 2020

Pour Marcel Amon-Tanoh, Alassane Ouattara s’est cherché un dauphin en violant les principes du choix démocratique au sein du RHDP. Le désormais ex-ministre des Affaires Etrangères de la Côte d’Ivoire  et compagnon de longues années de M. Ouattara pense à tort ou à raison que le choix d’Amadou Gon Coulibaly comme candidat du RHDP à la présidentielle d’octobre n’a pas été fait dans les règles de l’art. Son souhait était de voir organisées des primaires pour que le meilleur candidat puisse être choisi. C’est l’une des raisons pour lesquelles il a préféré boycotter le conseil politique du parti, le 12 mars, lors duquel Gon Coulibaly a officiellement été désigné.

On pourrait affirmer que la grande saignée au sein du RHDP a commencé et après la candidature de Guillaume Soro et celle d’Amadou Gon Coulibaly, il faudrait s’attendre dans les prochaines semaines à la candidature de Marcel Tanoh Amon et d’autres encore. Cet imbroglio inédit en Côte d’Ivoire rappelle fort opportunément l’ADEMA-PASJ d’Alpha Oumar Konaré, en 2002 et le PDS d’Abdoulaye Wade en 2012. Le premier parti, à savoir l’ADEMA a connu le même scénario, après le choix du candidat du parti à l’élection du Président de la République. SoumailaCissé vainqueur des primaires de l’ADEMA a eu en face de lui deux  autres candidatures issues du rang du parti de l’Abeille à savoir celle de feu  Mandé Sidibé et la candidature d’El Madani Diallo. La suite est connue, le parti de l’Abeille a perdu le pouvoir au profit d’un indépendant ATT.

Quant au Sénégal, le PDS a connu sa zone de turbulence quand le Président sortant, Abdoulaye Wade, a voulu d’abord briguer un troisième mandat et ensuite  imposer son fils Karim Wade. Le parti avait alors volé en éclats et beaucoup de cadres avaient quitté le navire PDS. Pour rappel, c’est un transfuge du parti, en l’occurrence MackySall, qui a fini par succéder au Président sortant et s’installer au pouvoir au grand dam du PDES.

En définitive, le compte à rebours semble commencer en Côte d’Ivoire et Alassane Ouattara, après une crise postélectorale qui a fait plus de 3 000 morts n’aura gagné son pari  que lorsqu’il transmettra le pouvoir sans heurt à son successeur dans les conditions les plus transparentes, qu’il soit du RHDP ou de l’Opposition.

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Associations et partis politiques vent&#45;debout  pour le report des législatives.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-associations-et-partis-politiques-vent-debout-pour-le-report-des-legislatives-2864531.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 01:26:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Beaucoup d’associations de la société civile et même certains partis politiques sont montés au créneau pour demander le report pur et simple des législatives. Si les raisons du report évoquées par les demandeurs  sont bien  valables, à savoir se préserver contre la propagation de la pandémie du COVID 19, les conséquences  du report sur la stabilité et même sur notre démocratie  sont malheureusement reléguées au second plan. Que  cachent réellement ces leaders de partis politiques et d’associations  en menant cette campagne tous azimuts pour un report sine die des législatives ? N’ont-ils pas un autre agenda différent de celui du Mali ?

Le temps nous le dira après, mais d’ores et déjà, il demeure opportun  d’évoquer quelques-unes des conséquences du report, à ce stade du processus électoral, de ces législatives censées trouver des solutions au problème de légitimité des députés et permettre de mener des réformes idoines. En effet, ces législatives, bien que difficiles à être tenue dans certaines localités et dans toutes les conditions idoines, sont aujourd’hui  un mal nécessaire, après deux reports successifs. Sans démagogie et sans langue de bois, ni esprit politicien partisan,  les conséquences de la non-tenue des législatives seront multiples tant sur la paix, la stabilité que sur la démocratie.

La première conséquence est le vide constitutionnel que la non-tenue des élections occasionnera au-delà du 2 Mai 2020, date d’expiration de la deuxième prolongation du mandat. Le hic est qu’aucun leader de ceux qui demandent le report ne propose de solutions alternatives, si ce n’est la mise en place d’un collège transitoire, ou encore, permettre au Président de la République de gouverner par ordonnance. Quelle aberration en entendant ces propositions qui donneront des pleins pouvoirs  à celui dont la légitimité est mise à rude épreuve par une frange non importante de la classe politique, à savoir IBK.  Légiférer par ordonnance est la preuve d’un manque de conviction dans le combat politique mené jusque-là par ces leaders.

La deuxième conséquence serait la mise entre parenthèses des réformes  non seulement indispensables pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, mais aussi et surtout, celles relatives à la modernisation du système électoral pour des élections crédibles et transparentes, gages de paix et de stabilité. Ces différentes réformes nécessitent une révision Constitutionnelle. Cette même Constitution porte en elle les tares de la non-modernisation. Donc, elle doit s’adapter à l’évolution du monde. Un report des législatives mettra fin à tout ce processus et notre démocratie en pâtira.

La troisième conséquence, serait le trouble sociopolitique que le report engendrera. Au-delà du 2 mai 2020 une chienlit généralisée s’installerait et ceux qui ne peuvent même pas mobiliser leurs familles se taperont la poitrine en se faisant passer pour les dignes représentants du peuple et envahiront la rue pour demander le départ de ces députés. De marche en contre marche, la grande muette risque de s’inviter dans les débats  pour soit disant mettre de l’ordre dans le pays et c’est la démocratie qui prendra un coup de massue mortel.

En somme, le gouvernement a pris ses responsabilités en maintenant la date de tenue des législatives quoi qu’il advienne. Si report il devrait y avoir, c’était en amont de la campagne, mais en aval, après avoir englouti des sommes faramineuses, si le gouvernement venait à reporter, les candidats se réserveront les droits de réclamer à l’Etat des dédommagements énormes. Donc, tenir les législatives, c’est choisir entre le mal et pire.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement rural : Visite du PDG de l’office du Niger dans les zones de production :  Empé met le turbo !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/developpement-rural-visite-du-pdg-de-loffice-du-niger-dans-les-zones-de-production-empe-met-le-turbo-2864508.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 01:26:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Du 10 au 12 Mars derniers, le nouveau Président Directeur Général de l’Office du Niger M. Abdoul Karim Konaté communément appelé Empé s’est rendu la semaine dans les zones de production. La visite qui a enregistré la participation de l’ensemble du staff technique avait pour objectif de recueillir les préoccupations des exploitants agricoles, de partager avec eux sa vision de l’entreprise et en fin de réactualiser les termes du contrat social entre l’office du Niger et les producteurs</em>

La visite a commencé par l’étape du Macina qui a regroupé à Kolongotomo, les zones de production de Kolongotomo et de Ké-Macina.Après avoir rendu les civilités aux représentants de l’Etat qui en contrepartie lui ont assuré de leur accompagnement, le PDG et sa délégation ont rencontré le monde des producteurs dans la grande salle de conférence. Les deux Zones totalisent plus de 15000 chefs d’exploitations repartis entre 106 villages se partagent 23200 ha environs.En plus du phénomène « petit paysan »(superficie économiquement non viable), le Macina souffre d’une crise récurrente d’eau.En effet les besoins en eau dépassent largement les capacités du réseau d’amener. Conçu pour irriguer tout au plus 1500ha, le distributeur qui dessert Macina doit de nos jours, satisfaire aux besoins hydriques de plus de 10.000ha. La situation devient encore critiquepar ces temps de dérèglement climatique où la pluie qui devrait épauler l’installation des cultures se fait attendre et arrive quand on en a plus besoin. Si bien que sècheresse et inondation cohabitent à Ke-Macina. De soncôté, Sossé- Sibila, l’ancien casier de l’office riz qui est revenu à l’office du Niger en 2011 attend toujoursle réaménagement de ses 3000 ha pour passer de la submersion contrôlée à la maitrise totale de l’eau. Certes les études sont disponibles, mais la réalisation traîne le pas. L’eau n’est pas le seul problème ; il y a des mauvaises pratiques qui consistent à percer le réseau pour se servir individuellement et les branchements clandestins ; des pratiques qui se font au détriment de tout le système.

<strong><em>Espoirs certains pour Ké-Macina </em></strong>

A la suite du Délégué Général qui renouvelé la loyauté et la disponibilité de l’ensemble des exploitants à l’accompagner dans sa mission, le PDGa introduit ses propos par rappel de la vison politique du Chef de l’état sur le secteur agricole. L’agriculture dira-t-il est une préoccupation des plus hautes autorités de la république qui veulent en faire la locomotive de la croissance économique Les efforts déployés par l’état (l’allocation de à au secteur de 15% du budget national, les subventions des intrants et du matériel pour la mécanisation) en sont des preuves palpables.

Pour le PDG l’office du Niger est un maillon essentiel pour traduire dans les faits cette volonté politique affirmée par le Président de la République. Le potentiel en terre et en eau de surface contraste avec la réalité en termes de production nationale agricole, de sécurité et de souveraineté alimentaire du Mali. La mission à lui confiée revient à donner un coup de fouet aux actions déjà entreprises pour faire de l’office pôle de prospérité à l’entrée du Sahel.

Revenant aux questionnements des producteurs le PDG assure que les études de faisabilité de l’ensemble du réseau primaires depuis le Point A seront bientôt lancées et les fonds nécessaires (800 millions) sont disponibles. Aussi10 milliards en promesses fermes du Premier ministre attendent pour le démarrage des travaux une fois les études validées. Cette réponse durable de l’état à la crise de l’eau du Macina qui vient appuyer les solutions à cours termes prévues dans les Programmes Annuels d’Entretien (PAE) des zones auxquels il faut ajouter les travaux pouraméliorer le mieux-être des populations.

Toutefois le PDG en s’engageant a invité les autres à jouer leur partition avant de se montrer inflexibles sur certains points comme le payement régulier de la redevance et le traitement à réserver aux auteurs des pratiques néfastes sur le réseau hydraulique.

Le PDG a rappelé la dévolution de la redevance (l’entretien du réseau et le fonctionnement de l’entreprise) Son non payement a-t-il martelé signifierait l’arrêt de l’entretien du réseau secondaire et par ricochet de la production sans oublier celui du fonctionnement de l’office. S’agissant de ceux qui attentent au <strong><em><u>réseau</u></em></strong> pour quelque motifs que ce soit en violation de la procédure à suivre, ils seront poursuivis conformément aux lois et règlements en vigueur. Par ailleurs le PDG à convié les producteurs et le conseil rural à élargir la base du dialogue dans le respect réciproque.

<strong><em>Discipliner les eaux du Falla</em></strong>

La seconde journée de la visite s’est tenue à NIONO qui a reçu les Zones de production de Kouroumary, N’Débougou et Molodo. La visite de courtoisie rendue aux représentants de l’état a permis à l’hôte du jour de dérouler sa perception de sa mission et de ses attentes. En réponse ces derniers lui ont assuré de leur sincère collaboration. Dans la salle pleine comme un œufs le maire de Niono a dans son allocution de bienvenue souhaité un approfondissement de la collaboration entre l’office du Niger et les collectivités territoriales décentralisées

De la présentions des différentes zones de production par leurs premiers responsables on peut retenir les points suivants :

La forte pression foncière au motif que la progression des aménagements ne suit pas forcement celle de la poussée démographique et surtout du solde migratoire.A l’exception du retail IV bis et dans la zone de Molodo dans une moindre mesure où les aménagements et réhabilitation sont en cours, les exploitants vivent de petits lopins de terres par rapport au seuil viable de trois (3) ha minimum.La vétusté du réseau quiimpacte négativement sur la qualité du service de l’eau et surtout l’état du Falla de Molodo. Cette dépression naturelle qui alimente l’essentiel du système du sahel a besoin d’un traitement de choc en certains endroits. L’affaissement des cavaliers ici et les ruptures des digues de ceinture là mettent à rude épreuve le schéma de l’irrigation. Conséquences des cas d’inondation sont fréquentsdans la zone de KOUROUMARY à cause des débordements du Falla qu’il va falloir discipliner au moyen de travaux appropriés.

La présence de groupe armés souvent non identifiés participent à faire peser une atmosphère d’insécurité sur le sahel avec une dose particulière sur Molodo où des entreprises ont repliés et KOUROUMARYoù les attaques et enlèvement sont monnaie courantes. L’accès à l’engrais de qualité et en quantité ferme la listes des préoccupations des producteurs.

En réponse le PDG a rappelé tout comme dans le Macina le vision politique du président de la république et de ce qu’il attend de l’office du Niger en tant qu’outil privilégié de sécurité et de souveraineté alimentaire pour le Mali. Pour ce faire le PDG entend réchauffer, réactualiser tous les dossiers de projets. En rappelant à chacun son devoir, le PDG a invité les producteurs et l’encadrement à conclure un pacte social reposant sur des valeurs comme l’équite, le respect mutuel, le respect du droit à la différence, le dialogue et la concertation par une grande capacite d’écoute et en fin la participation de plus en plus accrue des tous à la conception, la mise en œuvre et le suivie des plans et programmes.

Pour ce qui le concerne personnellement, il s’est engagé à moraliser la commande publique à l’office à fin d’imprégner une efficience de plus en plus accrue.

<strong><em>Un exutoire pour M’bewani.</em></strong>

La zone de M’Bewani qui a reçu la dernière phase de la visite du PDG partage presque le même quotidien que ses homologues à la différencequ’elle connait de sérieux problèmes d’évacuer ses eaux après usage. Ici les inondations et les noyades de superficies sont monnaies courantes.

En réponse à, la détresse des populations en proie à la famine, l’état malien a décidé d’aménager la zone de M’bewani en 1996 C’était contre certaines réserves techniques bien fondées   car la zone se trouve en hauteur, mais on n’avait pas le choix devant la détresse de tout un terroir tenaillé par la famine suite à la rareté des pluie et l’assaut répété des oiseaux granivores.

Premier aménagement participatif de l’office à cette échelle, M’Bewani a dépassé le succès escompté sur le plan de la mobilisation sociale. Les politiques y ont récupéré pour étendre l’envergure sans prendre en compte le système d’évacuation des eaux à grande échelle. Aujourd’hui il faut un drainage adéquat pour protéger les populations venues de partout et leurs champs. Heureusement que les techniciens ont anticipé la solution durable par la conception du schéma d’ensemble. Mais avant le PAE a pris des mesures pour parer à l’urgence. Comme on le voit les trois jours de terrain ont permis au nouveau PDG de se frotter avec la réalité, d’assener ses attentes

<strong>MOC </strong>]]> </content:encoded>
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