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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; La Preuve</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; La Preuve</description>
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<title>Lutte contre les insectes ravageurs : Course contre la montre pour le ministre Keïta</title>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 17:21:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le plus grand défi du ministre du Développement rural est d’arriver à vaincre les insectes ravageurs et les maladies qui s’attaquent aux cultures. En attendant l’arrivée de l’hivernage prochain, le ministre doit multiplier les initiatives pour éviter au pays la situation que certains producteurs ont connu pendant la dernière saison hivernale. En effet, les paysans maliens font face à la menace d’une espèce de ravageurs qui s’attaquent aux cultures maraichères et au cotonnier. Si rien n’est fait rapidement pour combattre ce fléau, les cultivateurs et l’économie nationale pourraient prendre un coup dur. </em></strong>

Déjà, cette espèce nuisible a causé des dégâts importants chez les producteurs de coton. Mais la réponse doit être au-delà du Mali, puisque la même espèce a perturbé la production du coton dans d’autres pays ouest-africains comme le Togo, le Sénégal ou encore le Bénin. On sait que le coton joue un grand rôle dans l’économie malienne. Selon les responsables du monde rural, l’espèce est déjà connue au Mali et dans le reste de l’Afrique. Mais le drame cette année est que les paysans ont à faire à une variété nouvelle qui résiste aux traitements jadis utilisés pour combattre le danger. Selon les experts, les espèces de jassides les plus fréquentes étaient facilement maîtrisables contrairement à la variété actuelle. Leurs populations sont fort heureusement limitées par la pilosité foliaire des variétés cultivées.

Cette année, les paysans maliens ont pu réaliser les plus grandes superficies de coton que le Mali ne soit jamais parvenu à faire. Les autorités ont pu emmener dans les coopératives les plus grandes quantités d'engrais que le Mali n'avait jamais connues. En termes de gestion de la fertilité des sols pour la durabilité de la production, les autorités ont apporté aux paysans les plus grandes quantités d'engrais organiques et de biostimulant que le Mali n'avait jamais connues. Mais ce sont les ravages du cotonnier par les jassides, exacerbés par l’humidité abondante.

Pour la première fois, le prix du coton par kilo avoisine 300 FCFA, ce qui représente une manne financière pour les paysans. La volonté de Nango est de donner au paysan l’envie de cultiver le coton et l’opportunité de sortir de la pauvreté. Rien qu’en 2021, les paysans de la région de Kita ont empoché 20 milliards de bénéfice après avoir payé leurs dettes aux banques qui prêtent de l’argent pour la campagne agricole. C’est du jamais vu, selon certains observateurs qui estiment qu’aucun projet ne peut investir autant d’argent dans une communauté au Mali.

Ce n’est que le début de l’ambitieux plan concocté par l’actuel directeur général de la Cmdt qui travaille d'arrachepied pour que les zones de production de la Cmdt puissent changer de visage sur le plan économique. Pour réduire davantage les charges de production pour les paysans, Nango Dembélé a obtenu du gouvernement une réorganisation des textes qui permette à la Cmdt de devenir l’unique fournisseur des paysans en intrants agricoles. Ce faisant, le directeur de la Cmdt s’attaque aux intérêts d’une poignée de privilégiés qui suçaient le sang des paysans.

C’est ainsi que les groupes d’intérêt qui faisaient de la spéculation sur le prix de l’engrais et autres intrants agricoles sont en train de battre campagne contre Nango Dembélé. Ils ont tenté à plusieurs reprises de passer par des organisations paysannes dont ils ont choisi quelques représentants pour combattre les initiatives de la Cmdt. Mais là où ils se trompent, c’est que le directeur de la Cmdt est au service du Mali et non à la solde de quelques privilégiés. Les tentatives de manipulation des organisations paysannes sont vouées à l’échec, puisque la majorité des producteurs de coton ont compris que leur salut est dans les champs.

La prévision initiale du Mail était de 760 000 ha, les intrants ont été commandés en fonction, et 743 000 ha ont été effectivement emblavées et fertilisés malgré tous les déboires qu'ont connus le processus d'approvisionnement en intrants : embargo, flambée des prix des intrants sur le marché mondial. Pour parler du retard des mises en place, notons que l'apport des engrais aux cultures est échelonné. Il se fait par phase de développement de la culture et par nature d'éléments fertilisants. Le cotonnier n'a pas besoin de tous les engrais au même moment. Cela rend flexible les périodes de mise en place.

A un moment donné de la campagne, nous avons assisté à une infestation massive des champs par les insectes, les jassidaes. L'espèce connue a toujours été maîtrisée au Mali, mais cette année la nouvelle variété qui a fait éruption dans les champs n'était pas connue et est restée insensible aux traitements classiques vulgarisés au Mali. Les dégâts ont concerné toute la sous-région : le Mali, le Burkina Faso, le Togo, la Côte d'Ivoire,... Le rythme de propagation de l'insecte était anormal, touchant toute la sous-région simultanément et presque toutes les cultures, même les arbres fruitiers, agrumes, manguiers, anacardiers.

Sur cette question, le collectif des producteurs de coton a organisé une conférence de presse le 20 janvier 2023, au cours de laquelle les bénéficiaires ont posé leurs doléances, mais ils n'ont jamais fait cas de scandales pour diaboliser une personne. Ils ont demandé aux manipulateurs et ennemis du coton d'être honnêtes. Depuis le 26 octobre 2014, le collectif des producteurs de coton a été créé et il se bat pour l'assainissement du secteur coton. Dès lors, deux groupes de producteurs de coton distincts existent. Ce collectif qui se bat pour assainir la confédération et ceux qui ont mal géré les fonds, en complicité avec des cadres véreux nationaux et internationaux depuis son installation en 2006. Ce qui est sûr, c’est que ce combat se fera sans un moindre recul. Le PDG de la Cmdt n'a rien à y voir. Seulement, les résultats que ce dernier a engrangés aiguillonnent les ennemis du coton malien.

Le Mali a une longue tradition de lutte contre ces genres de ravageurs. A en croire les spécialistes, en 1952, certaines lignées de coton présentant des faibles densités de poils avaient été presque totalement détruites par les jassides sur la station de N'Tarla. Ce même phénomène a par la suite été observé à plusieurs reprises, y compris dans d'autres localités comme Farako ou Sougoula dans le sud de la zone cotonnière en 1995 et 1996. Pour les spécialistes, ces observations montrent que ces ravageurs sont potentiellement très dangereux pour les cultures.

Les professionnels sont persuadés qu'il est donc nécessaire de maintenir dans les variétés un niveau de pilosité suffisant pour empêcher leurs attaques. En se nourrissant par des piqûres au niveau des nervures des feuilles, les jassides provoquent des jaunissements des bords du limbe, souvent accompagnés d’un enroulement vers le bas, qui par la suite s’étendent à tout le limbe pendant que les bords rougissent. La feuille finit enfin par se dessécher. Et la photosynthèse de la plante est perturbée par ces attaques et des chutes d’organes fructifères en résultent.

Les scientifiques expliquent qu’une autre espèce de jassides, O. cellulosus, est plus connue au Mali par la virescence florale qu’il transmet. Cette maladie, qui provoque la stérilité des plants puisque tous les organes floraux sont transformés en organes foliaires, reste très spectaculaire mais n’affecte qu’un pourcentage limité de plants. En culture cotonnière au Mali plus de 200 ravageurs ont déjà été répertoriés. Mais dans ce complexe, qui est dominé par les coléoptères et les hémiptères, seules quelques espèces sont réellement très nuisibles.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Guinée&#45;Burkina : Les exclus de la Cedeao s’unissent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-guinee-burkina-les-exclus-de-la-cedeao-sunissent-3010898.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 15:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’un des trains communs au Mali, au Burkina Faso et à la Guinée Conakry est d’avoir été tous suspendus des instances de décision de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Chacun de ces pays est dirigé par une transition conduite par des militaires arrivés au pouvoir par un coup d’Etat. Il est clair que ces régimes déchus avaient des insuffisances notoires, ce qui a conduit à la popularité de ces transitions. Mais cette popularité est contrebalancée par une mise à l’écart des nouveaux pouvoirs par les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao qui ont pris des mesures dissuasives.</em></strong>

Aujourd’hui, les exclus se voient dans l’obligation de se donner la main pour cheminer ensemble sur plusieurs plans. La rencontre entre les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée Conakry à Ouagadougou le 9 février est très importante. Les trois pays en transition qui ne cessent de s’aider mutuellement sont sur la voie de trouver une alternative à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Les responsables burkinabés ne cessent de proposer une sorte de fédération entre ces pays qui veulent réaliser le rêve des pères des indépendances africaines.

Ce qui est sûr, c’est que ces pays veulent réussir là où la Cedeao a échoué en travaillant ensemble sur le plan économique. Ces pays ont compris qu’il faut aller vite pour profiter de leur situation d’exclusion de la Cedeao. La Guinée Conakry qui dispose d’un port important voit déjà l’activité économique se développer grâce aux importations des pays comme le Mali et le Burkina Faso. Le Premier ministre guinéen qui sollicite une fédération souhaite éviter l’embargo qui frappe ses importations d’armes dont certaines ont été bloquées dans des ports de pays membres de la Cedeao.

Il s’agit d’une opportunité pour les exportations du Burkina Faso qui est l’un des grands pays producteurs de coton. Selon les estimations, la production de coton n'a baissé que de 3%, à 965 000 balles, la baisse de productivité liée aux insectes étant compensée en partie par la progression de 5% des superficies, à 625 000 hectares. En conséquence, en 2022/23 les exportations de coton du Burkina progresseraient de 7% pour atteindre le million de balles, faisant fondre les stocks qui restent à 18 000 balles à la fin de cette campagne contre 78 000 balles en 2021/22.

Le port de Conakry est aussi utilisé par le Mali pour ses exportations et importations. Ainsi, du 27 au 29 mai 2022, une délégation malienne conduite par le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, et le PDG de la Cmdt, Dr Nango Dembélé, s’est rendue à Conakry pour assister aux opérations d’empotage de la fibre de coton et à son embarquement dans le bateau vers des pays acheteurs. Le premier navire transportant 750 tonnes de fibres de coton a pu quitter le port de Conakry vers sa destination finale. Le Mali venait de trouver une alternative à l’embargo des pays de la Cedeao.

On se souvient que la délégation malienne, après la visite des installations de la société Alport-Conakry et aussi les magasins de stockage de balles de coton mis à la disposition de la Cmdt, a pu découvrir la zone d’extension du port qui fait partie du nouveau projet de la société pour augmenter les capacités du Port autonome de Conakry et également mettre les clients à l’aise dans l’optique de faciliter le transit des balles de coton et d’autres marchandises en provenance ou en partance pour le Mali.

Les trois pays marchent ensemble dans un espace économique déjà intégré, et les barrières que la Cedeao n’a pas su enlever entre les populations sont en train d’être démantelées. C’est ainsi que la libre circulation des personnes et de leurs biens est devenue une réalité entre le Mali et la Guinée Conakry en 2022. Par ailleurs, les trois pays représentent une réserve de richesses importantes. La Guinée dispose d’un potentiel minier important, considéré comme un des leviers de l’économie nationale. A ce titre, le secteur minier a été placé au cœur d’un vaste et profond processus de réforme visant à renforcer son impact sur l’économie nationale, et plus généralement sur le développement socioéconomique du pays.

Les trois délégations ont noté la tenue de consultations politiques et diplomatiques au plus niveau « afin de faire de ce partenariat Bamako-Conakry-Ouagadougou un axe gagnant pour le bien-être des populations », a affirmé Olivia Rouamba. Il s’agit du développement du commerce, des transports, de l’approvisionnement en produits de première nécessité, de la formation professionnelle, du développement rural, de l’exploitation minière, de la culture et des arts…

En perspectives, plusieurs points ont été retenus. Il y a la facilitation de la fourniture en hydrocarbures et en énergie électrique entre les trois pays ; le développement du commerce et des transports du port de Conakry jusqu’au Burkina Faso en passant par le Mali ; et l’organisation de l’exploitation minière entre les trois pays. Puisqu’il s’agit de développement, les trois délégations comptent mobiliser des ressources nécessaires en vue de réaliser le projet de construction du chemin de fer Conakry-Bamako-Ouagadougou et la construction des routes intermédiaires entre les trois pays « devant servir de leviers de croissance économique et faciliter la libre circulation des populations et de leurs biens ».

Pour y parvenir, Abdoulaye Diop pense qu’il faut tout simplement de la volonté. « Encore une fois, nous pensons que les difficultés auxquelles nos pays sont confrontés ne sont pas liées à des questions d’absence de moyens financiers. Il s’agit essentiellement de questions liées à l’absence de volonté, à l’absence d’engagement et au fait que nous ne cherchons pas de solutions dans nos pays », a-t-il insisté.

En ce qui concerne la lutte contre l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne, les trois délégations ont relevé la nécessité de conjuguer leurs efforts et ceux des pays de la sous-région et de la région pour faire face au fléau. « Elles appellent à une mise en cohérence des actions au niveau régional sur la base des efforts bilatéraux déjà mis en œuvre », a laissé entendre Olivia Rouamba du Burkina Faso.

La Guinée n’est pas confrontée au phénomène du terrorisme, mais Dr Morissanda Kouyaté, son ministre des Affaires étrangères, a indiqué qu’il faut être proactif et ne pas attendre que le mal frappe d’abord le pays. Et l’autre conviction, c’est celle du panafricanisme. « Comme le dit le colonel Mamady Doumbouya, le président de la transition, quand un pays africain est attaqué, la Guinée se sent directement attaquée », a-t-il déclaré. Les trois Etats ont déploré « les sanctions imposées de façon mécanique, et qui ne tiennent pas souvent compte des causes profondes et complexes des changements politiques ». Ils ont indiqué que ces décisions de suspension empêchent la participation de leurs pays aux instances statutaires de la Cedeao et à l’Union africaine, et particulièrement celles traitant des défis majeurs auxquels ils sont les plus concernés, tels l’insécurité, les questions humanitaires et de développement économique durable ».

Le Burkina Faso, la Guinée et le Mali ont, au cours de ce mini-sommet, réaffirmé leur attachement aux objectifs et principes de la Cedeao. « Nos trois pays en transition demandent à ce qu’on étudie profondément les causes des changements et, à partir de là, qualifie les instances et les éléments de décisions au niveau de l’Union africaine et de la Cedeao. Nous n’inventons pas la roue. Nous ne sommes pas contre l’Union africaine, nous ne sommes pas contre la Cedeao. Nous voulons plutôt donner l’exemple à travers ces trois pays que nous pouvons faire mieux, qu’on peut faire plus pour les populations africaines », a déclaré Dr Morissanda Kouyaté. Au terme de cette rencontre tripartite, les délégations se sont engagées à renforcer le partenariat entre leurs pays et à encourager la recherche de solutions endogènes aux défis auxquels ces pays sont confrontés.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au cœur du processus des élections :  Dr Ibrahim Sangho révèle les écueils compromettant le respect du calendrier électoral</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-coeur-du-processus-des-elections-dr-ibrahim-sangho-revele-les-ecueils-compromettant-le-respect-du-calendrier-electoral-3010894.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 15:05:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La transition n’a pas encore fini de faire parler d’elle avec en toile de fond tous les malentendus qui entourent le chronogramme électoral de la transition. Les obstacles s’annoncent ravageurs, selon les avis d’experts,  contre le respect du calendrier initial des échéances projetées. La junte militaire pourra-t-elle respecter le chronogramme électoral qu’elle a elle-même énoncé pour la fin de la transition ? En cas de micmac sur le processus électoral, synonyme de divergence notoire avec la Cedeao et les instances internationales, que risque-t-on pour notre pays ?</em></strong>

L’installation de l’équipe de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige), effective depuis le mois d’octobre dernier, n’y fera rien : autour du processus des élections de fin de transition, consignées dans un chronogramme détaillé par les autorités de la transition, il persiste encore de nombreux écueils.

Comme dans le cercle fermé du pouvoir, on est encore loin d’afficher une certaine sérénité quant au respect strict des échéances annoncées, il est clair qu’au sein de la société civile, tout comme dans le champ politique, l’ambiguïté est plus forte que jamais.

Cela se ressent fortement dans l’attitude du ministère de l’Administration territoriale qui, bien que n’ayant pas en charge la gestion pratique des futures joutes, continue, au vu et au su de tout le monde, d’escamoter à l’Aige certaines de ses prérogatives régaliennes, en matière d’organisation des opérations de vote. Sans connaitre la moindre récrimination de la part de cette structure, par essence indépendante, censée garantir désormais la sincérité du processus de vote dans notre pays.

Attendue, par les acteurs nationaux, sur sa propension à défendre, bec et ongle, son indépendance, en toute circonstance, face à la toute-puissance déclarée du ministère de l’Administration territoriale, l’Aige n’a pu, dès ses premières prises de contact avec les partenaires, dissiper tous les malentendus, se formulant, sur elle, quant à sa capacité réelle de gagner son pari ; celui de briser le cercle vicieux des élections bâclées, tout en mettant le cap sur la normalité constitutionnelle dans le pays.

Le très respecté avocat, Me Moustapha Cissé, ancien président de la Ceni, qui dirige aujourd’hui l’Aige, en sait quelque chose ; lui qui a récemment rencontré, entouré de son staff technique,  les acteurs de la société civile, autour du processus des élections de fin de transition.

A cette occasion, l’un des experts nationaux, les plus compétents en la matière, en l’occurrence Dr Ibrahima Sangho, président de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance, en même temps chef de mission de Modèle-Mali, a évoqué les risques qu’il a jugés potentiellement réels et actuels, susceptibles de plomber le processus électoral en cours. Si, soutient-il, l’Aige ne prend pas rapidement les initiatives pour éviter le chaos autour du chronogramme électoral.

Justement, sur cette question, l’expert n’a aucun doute sur le fait que le chronogramme électoral, tel qu’il est annoncé par le gouvernement de la transition, n’est pas tenable en l’état, en ce sens que la loi indique que les démembrements de l’Aige doivent être mis en place six mois avant le début des opérations électorales. De ce fait, prévient-il, le référendum, comme il est programmé au mois de mars prochain, ne pourra pas se tenir à date, en raison de l’exigence de la loi qui en fixe les contours pour les coordinations de l’Aige qui ne sont pas encore au rendez-vous, en ce mois de février 2023.

Ce n’est pas tout : la détermination du calendrier des élections ; prérogative revenant de droit à l’Aige, n’est pas de l’aval du gouvernement de la transition, comme c’est le cas présentement. Pour cela, dit-il, l’Aige doit prendre ses responsabilités, en comptant strictement sur son indépendance absolue, pour décider d’un calendrier électoral réaliste.Sur la nécessité de ne pas se faire prendre au dépourvu, compte tenu de la rigueur de la loi,  M. Sangho ne comprend pas du tout la décision de l’Aige de lier la mise en place de ses démembrements, encore non réalisée,  au découpage électoral qui n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Pour lui, il y a là un risque majeur qui pèse sur  la fiabilité du processus électoral et qui peut être évité par l’Aige si elle se décide à travailler avec l’existant du dispositif. L’existant, selon lui, est relatif aux dix nouvelles régions, aux quarante neufs cercles et aux consulats, à partir desquels dispositifs administratifs les démembrements de l’Aige peuvent être opérationnels, en attendant l’effectivité du découpage électoral qui pourra renforcer cet existant, une fois réalisé.

Face à de nombreuses autres questions non encore réglées, comme la carte d’identité biométrique, l’expert des élections, Ibrahima Sangho, dans son analyse technique, estime qu’il est important pour l’Aige de clarifier les choses, comme il en est de ses attributions légales, notamment en s’assumant pour fixer un calendrier électoral réaliste.

Une telle clarification, pour elle, est nécessaire, selon lui, en ce sens qu’actuellement, le gouvernement de la transition, lui, est dans l’optique de faire les élections avec  la carte d’identité biométrique. Une démarche du gouvernement qui devra nécessairement aboutir à la relecture de la loi électorale, avant même les élections proprement dites.

L’autre écueil de taille évoqué par l’expert des élections, susceptible d’impacter négativement le chronogramme électoral de la transition, c’est celui lié au report probable du référendum constitutionnel, annoncé initialement pour le 19 mars à venir, si ce n’est pas en fait son abandon pur et simple.

Il l’a estimé ainsi en raison du fait que la loi électorale en vigueur fixe les conditions d’organisation des élections qui ne peuvent plus être respectées, s’agissant du référendum constitutionnel qui est prévu, selon le calendrier du gouvernement de la transition, pour le mois de mars prochain.

Un facteur négatif qui peut alors régenter sur les autres échéances programmées, telles les élections des collectivités territoriales couplées des conseillers communaux, de cercles, régionaux et de district, annoncées, elles, en juin 2023, tout comme les législatives, prévues en octobre et novembre 2023.
Le même risque fâcheux guette le clou de ces échéances politiques ; celle de la présidentielle de février 2024, la mère des élections, la même qui annonce la fin définitive de la transition, qui peut se trouver chamboulée ou simplement compromise.

Outre ce scénario électoral catastrophique, l’expert, dans son estimation, relève également d’autres incongruités, qu’elles soient légales ou factuelles, qui peuvent anéantir dangereusement le chronogramme électoral de la transition.

C’est par exemple entre autres facteurs liés à l’avant-projet de la constitution dont les débats font rage au sein des acteurs nationaux. En fait, ici, il existe désormais une nouvelle disposition sur le mode de scrutin majoritaire, proportionnel ou mixte. Dès lors, cette nouvelle situation, si elle doit être entérinée,  entrainera forcément, selon l’avis de l’expert, la relecture de la loi électorale en cours, en même temps qu’elle influera sur la loi sur le découpage électoral et même sur la loi organique régissant le mode de désignation des députés.
Rien que pour ces nouvelles modifications, on peut s’attendre à la probabilité d’un report potentiel pour la présidentielle, prévue en février 2024, suite au décalage prévisible des législatives, en raison justement de ce changement introduit par l’avant-projet constitutionnel, relativement au second tour de la présidentielle, désormais programmé pour le troisième dimanche suivant.

A l’évidence, l’expert, en relevant les ombres sur le processus actuel de l’organisation des élections de fin de transition, est de plus en plus sceptique sur le respect strict du chronogramme électoral de la transition si l’Aige, dont la composition actuelle pose d’ailleurs problème, ne prenait pas toutes ses responsabilités pour parer à toute éventualité catastrophique sur le cours normal des choses.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Redynamisation de l’INPS : Des grands chantiers en perspective !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/redynamisation-de-linps-des-grands-chantiers-en-perspective-3010892.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 15:01:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Courant 2023, le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale, Ousmane Karim Coulibaly,  amorce les grands chantiers pour la redynamisation de l’Inps au bénéfice des assurés. Pour ce faire, il entend mettre  au cœur de cette refonte de l’Institut le capital humain.</em></strong>

Nommé à la tête de l’Inps en octobre 2021, Ousmane KarimCoulibaly, après une année et quatre mois d’observation des services et des agents, lance les grands chantiers pour le renouveau de l’Institut, espoir desmillions de Maliens.  Pour arriver là, leDG a entrepris plusieurs rencontres au sein de la haute sphère de l’Inps eteffectué plusieurs visites régionales, sans oublier les consignes du conseil d’administration.

Ainsi, après les départs à la retraite, le DG Coulibaly, inspecteur principal de sécurité sociale, technocrate, doté d’une expérienceinégalée, a procédé à un grand ménage pour combler les vides au sein desservices. Pour conduire les belles perspectives 2023 de l’Institut, une équipeforte a vu le jour en début janvier.

Deshommes pétris de plusieurs années d’expérience au sein de la boîte et sansreproche ont été choisis pour conduire les nouveaux projets devant conduireau renouveau de l’Inps au service des assurés.  Au cœur des grands chantiers, figurent la relance de la télé-déclaration, la réhabilitation des centres de santé existants, laconstruction des centres de santé ultra-modernes, la lutte contre la fraude (contrôle physique lancé depuis 2022), l’améliorationdes conditions de vie et de travail des agents.

<strong>Le capital humain au cœur des plans stratégiques</strong>

Dans le cadre de la transformation de l’Inps,  le directeur général a mis un accent particulier sur le développement desressources humaines, entraînant une refonte totale de la Direction des ressourceshumaines (DRH). Cette refonte de l’Institut verra la mise en place d’un dispositif degestion de carrière et de relève, la mise en place également d’un systèmed’informations des ressources humaines et d’un système d’évaluation parperformance pour répondre aux préoccupations de certains agents et des comitéssyndicaux.

<strong>Perspectives 2023</strong>

Pour l’exercice 2023, le DG Coulibaly  exhorte les agents à rester mobilisés pourrenforcer les acquis. Pour ce faire, il a invité les uns et les autres àmaintenir la cohésion sociale et professionnelle, le secret professionnel autour de l’objectif commun.  Parmi les grandes innovations en 2023, le DG a annoncé  le démarrage d’une vaste opération de recouvrementauprès des entreprises partenaires pour renflouer les caisses de l’Institut envue de faire face aux défis actuels.  Uneconsigne venant du conseil d’administration qui constate avec amertume le refusde certains partenaires de payer les cotisations de leurs personnels qui sevoient suspendre les droits. Le DG Coulibaly, lors de sa visite à Ségou, a eu à rappeler ce défi. La lutte contre la fraude va se poursuivre, sans relâche.

Plusieurs projetsphares sont aussi annoncés du côté de l’Inps. Cependant, il a sensibilisé les partenaires à adhérer à ce projet pour le bien-être des assurés.

À cela s’ajoute l’enrôlement denouveaux assurés pour étoffer les recettes. Les objectifs de l'exercice2023, soumis par le conseil d’administration, sont estimés en recettes à 245813 694 415 FCFA, contre 240 174 207 743 en 2022, soit une augmentation de2,35%. Un vrai challenge. Pour ce faire, le DG compte sur l’adhésion etl’implication de l’ensemble des travailleurs pour l’atteinte des objectifs2023, qui aboutira, selon lui, à une restructuration inéluctable pour réaliserl’organisme de prévoyance social du futur avec le soutien du département de tutelle.

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dr Amadou Albert Maïga, membre du CNT : « A ce rythme, la guerre est inévitable à Kidal »</title>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 14:57:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Excédé par les velléités indépendantistes des groupes armés séparatistes du nord, Dr Amadou Albert Maïga, membre du Conseil national de transition, très proche du président de ladite Institution, colonel Malick Diaw, a brisé le silence.  Dans une vidéo d’environ 12 minutes, il exprime son ras-le-bol  vis-à-vis du flou entretenu autour de ce sujet par certains partenaires du Mali, notamment la France.</em></strong>

Face à la lenteur dans le processus du retour intégralement de la région de Kidal dans les girons de la République du Mali, Dr Amadou Albert Maïga, membre du CNT, est monté au créneau. Vendredi 10 février  2023, il  a publié une vidéo dans laquelle il expose au monde entier la situation du Mali, plus précisément celle de Kidal. A l’en croire, aujourd’hui, nous remarquons de plus en plus de la belligérante dans les affaires internes du Mali de la part  non seulement de la France, mais aussi des pays amis de la France.

Dans son réquisitoire contre la France, Dr Maïga rappellera que la situation du Nord du Mali est l’émanation de la guerre de l’Otan contre la Libye, ayant  abouti à l’assassinat du guide Mouammar Kadhafi.  Malgré les dénonciations de cette guerre par le Mali, récrimine-t-il, l’Occident a assassiné Kadhafi, ouvrant ainsi  un boulevard aux terroristes. Ces terroristes, soi-disant Maliens, sont venus s’installer au nord du Mali. En complicité avec leur parrain, la France, indique l’orateur, lourdement armés, ils sont rentrés au Mali  pour réclamer leur indépendance. Ce, explique-t-il, après   avoir éventuellement apporté leur soutien à la France en trahissant le guide Kadhafi.Ces groupes armés ont obtenu de la France des garantis pour les aider à avoir leur indépendance. A en croire ce membre du CNT, les raisons de ce partenariat gagnant-gagnant entre ces deux entités s’explique  par la richesse des ressources naturelles du sous-sol du nord du Mali.  Ces ressources, poursuivra-t-il,  qui entre dans la fabrication des armes biologiques, chimiques et nucléaires  constituaient pour la France une aubaine  à saisir à tout prix.  Pour lui, la France compte  extraire ses ressources pour éventuellement fabriquer ses armes chimiques en vue de se positionner dans le concert des grandes nations. « Aujourd’hui, nous voyons que cette situation a empiré.  Parce qu’il faut rappeler que ces gens que la France soutient  avaient commis de crimes de guerre et des exactions en 2012, notammentà Aguelhok, où nos militaires ont été assassinés lâchement. Il faut également rappeler que ces amis de la France qui sont venus par infractions dans notre pays ont ouvert un boulevard à des terroristes qui sèment la terreur et la désolation  dans le Nord du Mali. Cela a continué. De l’accord de Ouagadougou, nous sommes passés à l’accord d’Alger en 2015. Et de l’accord d’Alger,  nous sommes dans une position où le Mali ne se retrouve dans cet accord ».

De son point de vue, la dégradation de cette crise qui nous a conduits à la transition en cours a affecté le centre du pays. Cela,  malgré la présence des forces françaises pour nous aider à éradiquer le fléau.

Dr Maïga voit en certains de ces groupes armés des représentants de la France. Toutefois, estime-t-il,   parmi les groupes   signataires de l’Accord, beaucoup sont avec l’État. Le Mnla a ses représentants au niveau du gouvernement, du Conseil national de transition et  des services étatiques. C’est pour vous dire qu’aujourd’hui, les Maliens peuvent se pardonner.

Aux renégats, il promet le feu. « La libération de la région de Kidal est sur la table. L’armée est bien cantonnée à Kidal. Nous ne voulons plus que Kidal soit le couloir pour faire transiter l'État islamique sous les ordres du terroriste d’aller attaquer Gao ou Ménaka. Il est temps  qu’on se donne la main pour combattre cette minorité de personnes qui veulent prendre notre pays en otage. Nous allons les libérer pour le bonheur de tous les Maliens. Nous resterons unis, débout et engagés pour faire cette guerre et libérer notre pays du joug du colonialisme, des terroristes et de la rébellion ».

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Deux sessions budgétaires du CA en une à la CMSS : Les chiffres au vert avec une hausse de 5,9% du budget de la Cmss et une baisse substantielle de 8,75% à l’AMO</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/deux-sessions-budgetaires-du-ca-en-une-a-la-cmss-les-chiffres-au-vert-avec-une-hausse-de-59-du-budget-de-la-cmss-et-une-baisse-substantielle-de-875-a-lamo-3010896.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 10:06:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce mardi 7 février 2023, les administrateurs de la Cmss se sont réunis pour la 30<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Caisse malienne de sécurité sociale (Cmss) et pour la 20<sup>ème</sup>session ordinaire de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Les points ci-après étaient inscrits à l’ordre du jour : examen et adoption du procès-verbal de la 28<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Cmss et de l’état d’exécution des recommandations de la 28<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Cmss ; examen et adoption des projets de budget et de plan d’actions de la Cmss au titre de l’exercice 2023.</strong>

Au titre de la 20<sup>ème</sup>session ordinaire de l’AMO, il s’agissait de procéder à l’examen et adoption du procès-verbal de la 18<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Cmss sur l’AMO ; examen et adoption des projets de budget et de plan d’actions de la délégation de gestion de l’Assurance maladie obligatoire à la Cmss au titre de l’exercice 2023 et les questions diverses.

Au titre de l’exercice 2023, le budget est arrêté en recettes et en dépenses à plus de 187,336 milliards de F CFA, soit une augmentation de 5,91% par rapport au budget 2022 qui était de 176,874 milliards de FCFA. Selon Souleymane Traoré, représentant du ministre de la Santé et du Développement xocial, présidente du conseil d’administration, ce budget qui s’inscrit globalement dans le respect des normes de la Cipres concourt au renforcement de la protection sociale et s’appuie sur son programme d’activités dont les objectifs généraux sont, entre autres, : assurer le suivi de la carrière et des cotisations des assurés ; optimiser le recouvrement des recettes ; réaliser la liquidation des droits ; effectuer le paiement régulier des prestations ; pérenniser les régimes ; assurer la gouvernance et la gestion administrative ; améliorer et renforcer le système d’information ; améliorer les services aux assurés.

Par ailleurs, en tant qu’organisme gestionnaire délégué de l’AMO, la Cmss reçoit deux dotations de la Canam. Une dotation technique destinée à couvrir les dépenses techniques servant à rembourser les feuilles de soins aux prestataires de soins et une dotation de fonctionnement destinée à couvrir les charges occasionnées par la délégation de gestion de l’AMO à la Cmss.

A ce titre, le projet de budget est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 33,520 milliards de FCFA, soit une baisse de 8,75% par rapport au budget 2022 qui était de 36,735 milliards de FCFA. Selon le représentant du ministre, cette baisse trouve sa justification dans les activités à mener par les deux organismes (Canam et Cmss) dans le cadre de la maitrise médicalisée des dépenses et de la lutte contre la fraude. « Ces actions concourent également à aller sereinement vers l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) souhaitée par les plus hautes autorités du pays », a-t-il laissé entendre.

Le représentant du ministre poursuit en affirmant que le projet de budget est adossé à un plan d’actions qui s’articule autour de certaines activités, parmi lesquelles l’intensification de l’immatriculation des assurés et des nouveaux bénéficiaires du régime à la suite des recrutements prévus sur l’exercice ; l’organisation des missions de supervision de la liquidation des feuilles de soins et de recouvrement des cotisations auprès des collectivités territoriales et le renforcement des capacités opérationnelles et des ressources humaines.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE, Scom/Cmss</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Insécurité au Sahel : La faim, cette arme des groupes terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-au-sahel-la-faim-cette-arme-des-groupes-terroristes-3009327.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 02:34:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la date du 4 septembre 2022 à Sebba, ville située au Nord du Burkina Faso, et ses alentours, on dénombre 08 personnes décédées de la faim, soit quatre enfants, deux adultes et deux personnes du troisième âge. La situation d’insécurité alimentaire a été instaurée et entretenue par l’insécurité due au terrorisme dans certaines parties du pays des hommes intègres, notamment dans la région du Sahel. A près de 523 km de là, dans la région de Mopti en terre malienne, l’insécurité alimentaire a aussi pignon sur rue. Les terroristes n’ont pas de limites. Tous les moyens sont utilisés pour soumettre les populations à leur diktat. Celles du centre du Mali, particulièrement du Cercle de Niono (principal grenier du Mali), sont prises entre le marteau de la crise sécuritaire et l’enclume de la crise alimentaire. Enquête transfrontalière sur le calvaire commun de deux régions du Sahel. </strong>

Depuis plusieurs mois, les « hommes de la brousse » (ndlr : appellation donnée aux terroristes par les populations locales) ont sommé les populations de la province du Yagha, à 100 km de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, de se plier à leurs désirs. « Le mot d’ordre est clair : personne n’entre, personne ne sort sauf à une seule condition, accepter les souhaits de ces hommes », lance un vieillard retrouvé couché à même le sol sous cet arbre qui voit ses feuilles jaunir sous le supplice du soleil. Nous sommes à Solhan, à une douzaine de kilomètres de Sebba, la ville qui a connu le 4 juin 2021 le plus grand massacre au Burkina Faso en termes de populations civiles tuées, avec plus de 160 âmes arrachées dans une attaque terroriste.

SOW Moussa habite Solhan depuis sa naissance en 1992. Pour lui, jamais les habitants de cette localité n’avaient été ainsi dans la peur : « Tu pouvais entendre leurs pas mélangés au bruit de leurs armes percer le silence de la nuit. Après, rien n’a été comme avant. Les villages qui abritent les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) sont dans le viseur des groupes armés ennemis ».

Pour Barry Hamadou, qui travaille pour le compte d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG) intervenant au profit des personnes déplacées internes, le déplacement massif des populations vers Sebba, chef-lieu de province, est due à une sommation par les groupes terroristes de vider les villages sous peine d’extermination de tous les hommes jusqu’au dernier nourrisson. L’orpaillage est la principale activité des habitants de la commune de Solhan, qui est considérée comme le poumon économique de la province du Yagha. Et en poussant les populations à se déplacer vers Sebba, laissant tout derrière elles, les terroristes s’y installèrent afin de profiter des sites d’orpaillage et des champs abandonnés.

<strong>A bout de souffle et coupés du monde, « ils pactisent avec le diable » pour survivre</strong>

Certains villages ont préféré pactiser avec les groupes armés que de « venir vivre le calvaire à Sebba », nous confie DickoKalilou. Il habite Sebba depuis sa naissance et travaille à la radio DaandeYaali de ladite ville. DaandeYaali est le nom d’une grande mare qui relie Sebba au Niger. Pour Kalilou, il y a des villages qui ont accepté les conditions imposées par les groupes armés terroristes, comme c’est le cas d’Ibal, de Gatougou, de Dina Layi, de Djamana : « Tous sont de gros villages. Et les habitants bénéficient de ravitaillement permanent de la part des terroristes mais on ne sait par quel canal ».

Des camions-citernes contenant du carburant n’arrivent jamais à destination car détournés vers la brousse. Mais aucun drone, aucun hélicoptère n’arrive à les retrouver. Le 14 juin 2022, 14 camions-citernes transportant du carburant ont été détournés sur l’axe Kantchari- Matiacoali dans la région de l’Est à 150 kilomètres de Sebba et deux jours après, vingt-huit camions disparaissaient encore dans la brousse de cette localité.

Se procurer du carburant pour vaquer à ses activités est donc devenu difficile dans la région du Sahel. De juin à août, les stations étaient ravitaillées difficilement. Tamboura Souleymane est le président de l’Organisation des Jeunes Africains pour le Développement et l'Émergence du Sahel (OJADE/Sahel). Selon lui, « cette situation de manque de carburant est en train d’engendrer d’autres problèmes ». « Des groupuscules se sont créés pour vendre du carburant frauduleux très cher. Le litre, dont le prix homologué est fixé à 750 CFA, est vendu à 1500 CFA, parfois à 2000 CFA. Cela occasionne des frustrations qui, mal contenues,peuvent inciter à des comportements violents aux conséquences désastreuses », craint-il.

Face à la dureté de la situation, les femmes sont sorties nombreuses et ont marché dans les rues de Sebba pour finir devant la brigade de Gendarmerie, la seule autorité avec les militaires qui sont toujours dans la province. C’était le samedi 17 septembre 2022. « Nous sommes vraiment à bout, nous avons trop supporté. Si le convoi ne vient pas aujourd’hui ou demain, nous allons emprunter le chemin qui mène à Dori, à pied quel qu’en soit les risques sur la voie », avait martelé une vieille dame aux gendarmes.  Quatre jours plus tard, aucun convoi de produits de première nécessité n’était arrivé ; alors les populations ont décidé de mettre à exécution leur menace. Lasses de se nourrir de feuilles des arbres, seuls aliments “gratuits” qu’elles pouvaient encore avoir. Elles ont ainsi pris le chemin pour Dori dans la matinée du 22 septembre 2022. Mais au dernier poste de contrôle, elles ont été obligées de rebrousser chemin sous l’autorité des gendarmes.

Face à une telle situation, les autorités de la transition burkinabè ont été contraintes d’agir. Le convoi de vivres qui était bloqué à Dori depuis le 5 septembre a enfin démarré le 22. Et dans      la matinée du samedi 24, Solhan s’est vu larguer des vivres par hélicoptère avec l’aide de la Force Barkhane. Toutes les routes d’accès à la ville étant parsemées d’engins explosifs improvisés.

Le calvaire ne s’arrête pas là. Un blocus imposé par les groupes armés montre les limites du plan de réponse gouvernementale aux populations qui sont menacées par l’insécurité alimentaire. Aladjogo, un nom d’emprunt, est ressortissant de Sebba. Il explique qu'avant le blocus, les réseaux téléphoniques émettaient à peine 40 minutes par jour. « Depuis qu’ils (les terroristes, ndlr) ont mis en exécution leur menace sur l’interdiction de sortie et d’entrée à Sebba le 25 juin 2022, nous avons un seul réseau sur les trois qui fonctionne. Mais là aussi c’est à minima, quinze minutes par moment dans la journée, dix dans la nuit. Nous ne buvons plus d'eau potable, les marchandises sont devenues extrêmement chères et on ne peut plus cultiver dans nos champs qui se trouvent hors de la ville », témoigne l’homme. « Le Rwanda et la Somalie ont longtemps été des histoires pour nous et aujourd’hui, nous sommes en train de vivre ce calvaire somalien que nous regardions jadis à la télévision », lâche-t-il dans un soupir qui a précédé des larmes.

<strong> </strong><strong>Vendre son bétail pour échapper aux vols et aux prélèvements</strong>

« Des situations de vols de bétails permanentes dans tous les villages du Sahel amènent les éleveurs à vendre tout leur bétail pour éviter que cela leur arrive », nous confie Dr Boyena Bassirou, directeur régional des Ressources animales du Sahel. « Difficile de chiffrer ces pertes, car la dénonciation se fait verbalement », renchérit le directeur régional. A côté de ces vols s’ajoute le prélèvement de la ZAKAT qui est la dîme que les terroristes réclament aux éleveurs dans les villages selon les têtes d’animaux qu’ils possèdent. « Là encore on ne peut pas vous donner des chiffres mais des faits. Pour éviter ce supplice certains éleveurs ou bergers préfèrent vendre tout le troupeau et se retrouver en ville. Mais quand l’argent finira, bonjour la souffrance car ils seront exposés à tout maintenant », poursuit Dr Boyena.

La route nationale N°3, l’axe Ouagadougou-Dori, n’a pas été épargnée des sévices terroristes. Dori a plusieurs fois été coupée des autres villes comme Kaya, Ziniaré et Ouagadougou. Le 30 juin, le pont de Naré à 40 km de Kaya a été dynamité, réduisant un instant le trafic entre le Niger, Dori et les autres villes du Burkina Faso.

Le 16 juillet, le second sabotage arrête le trafic pour une semaine avant que le pont ne soit réparé par la société minière basée à Essakane (localité à 40 km de Dori), avec l’appui technique de l’Armée burkinabè. Malgré cette réouverture de la route, l’axe est tout de même évité par les usagers. Les fonctionnaires de la région du Sahel, qui avaient eu l’occasion de se rendre à Ouaga, ne revenaient plus ; ralentissant ou rendant ainsi le service public quasi inexistant dans la région. On peut citer les 984 écoles fermées au Sahel sur les 3 683 établissements de 6 régions autres du Burkina Faso, selon le rapport statistique mensuel d’éducation en situation d’urgence du mois de février 2022.

<strong>L’aide humanitaire a du mal à parvenir</strong>

Le rapport de situation du 20 septembre 2022 du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaire (OCHA) rapporte que le nombre des déplacés internes dans la région du Sahel a augmenté de plus de 61 000 entre janvier et avril 2022 pour atteindre 574 000 dont la moitié (286 000) est abritée par Djibo. Par suite des attaques et des menaces des groupes armés enjanvier 2022, un grand nombre de personnes se sont déplacées vers Gorom-Gorom et Oursi (30 km de Gorom-Gorom dans la province de l’Oudalan).

A Gorom-Gorom, la restriction de la circulation des motos de type Sanili (250 cc avec une vitesse maximale pouvant aller jusqu’à 140km/h) et assimilés ainsi que les tricycles, imposée par l’Etat contribuent à tuer l’économie, s’exclame Tamboura Amadou : « Pour aller au travail même, c’est devenu un casse-tête. Avec les grosses motos et les tricycles, on gagnait notre      pain quotidien mais maintenant, cette mesure a fait que les prix ont flambé et certaines activités sont au ralenti ».

La situation humanitaire s’est dégradée sur l’ensemble de la région du Sahel. Si ce n’est pas le gouvernement qui prend des mesures qui contrarient le peuple, ce sont les terroristes qui dictent leur loi, soupire Amadou Tamboura. Et les populations assistent impuissantes, elles sont entre le marteau et l’enclume. Un membre de la société civile qui a requis l’anonymat est désolé de tout ce qui se passe : « Les hommes armés non identifiés procèdent à des contrôles d’identités à une dizaine de kilomètres de la ville de Gorom-Gorom sans que les Forces de Défense et de Sécurité ne puissent intervenir. Des personnes sont enlevées, souvent tuées ou reviennent semer la terreur dans la ville ». La peur est à son comble. Les terroristes semblent réussir leur mission d’occupation de la bande Liptako-Gourma. Cette zone représente une superficie de 370 000 km² soit 57,44 % de la superficie du Burkina Faso, 20,64% de celle du Mali et 9,70% de celle du Niger, selon l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma. L’agriculture, l’élevage, les mines constituent les activités économiques dominantes dans cette partie du Burkina Faso. “Les hommes de la brousse” arrivent plus ou moins à accaparer ces richesses. <a href="https://www.msf-azg.be/fr/blog/a-djibo-burkina-faso-ville-sous-blocus-%C2%AB-combien-de-temps-pensezvous-quune-famille-puisse">Dans une interview publiée sur le site de Medecin Sans Frontières le 24 octobre 2022</a>, Alfarock Ag-Almoustakine, un agent de l’ONG qui a travaillé à Djibo jusqu’en octobre 2022, déclare que le chef-lieu de la province du Soum situé à 190 km de Dori, est sous blocus depuis le mois de février 2022. Et les petits et rares déplacements qui pouvaient se faire ont cessé depuis le mois de mars 2022. D’importants ponts ont été dynamités pour couper carrément la ville des autres localités comme Arbinda à 100 km à l’est qui constitue la plus grande réserve naturelle sylvo-pastorale partiellement classée avec 16 000 km², ou Kongoussi à 86 km à l’ouest, une ville qui approvisionne Djibo en cultures maraîchères.

Les convois humanitaires peuvent prendre des mois pour arriver à Djibo. Parfois, ils sont obligés de rebrousser chemin parce que les routes menant à la ville sont tellement parsemées      d’engins explosifs posés par les terroristes. La récente explosion sur le tronçon Djibo-Kongoussi a fait trente-cinq (35) morts et trente-sept (37) blessés, tous des civils, selon le communiqué du gouverneur de la région du Sahel daté du 5 septembre 2022.

<strong>Au Mali, les groupes armés utilisent la technique « des champs brûlés »</strong>

Niono. Chef-lieu du cercle de Niono dans la région de Ségou compte selon le recensement de 2009 364 443 habitants. Ce cercle, qui compte 12 communes et avec plus de 100 000 hectares irrigués, est appelé “Grenier à riz du Mali”. En s’attaquant à ce grenier à riz, la stratégie des groupes terroristes était d’installer la famine dans cette zone et dans tout le Mali.<strong> </strong>

Entre le 07 et le 10 janvier 2021, sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, des vidéos de champs de riz en feu sont largement partagées. Il s’agit des rizières de KO1, KO2 et KO3 à Dogofry, dans la commune de Niono. Les auteurs ne sont autres que les groupes terroristes notamment la Katiba Macina de Amadou Kouffa qui ont envahi cette partie du pays depuis 2015.

Dans l’une des vidéos, le dénommé Hamed Biba, à visage découvert, témoigne de l’ampleur des dégâts dans son champ. Visible derrière lui, un vaste étendu réduit en cendres par la fureur des flammes. Sur place, les décortiqueuses, les motos n’ont pas été épargnées.

Deux mois plus tard, en mars 2021, les mêmes scènes ont été observées sur la toile. Les dégâts seraient «<em> inestimables</em> » selon les populations de Dogofry. Le 10 novembre, de la même année, c’était au tour des paysans de Bamakocoura, dans la même localité de voir partir en fumée plusieurs tonnes de riz récoltés. Par peur de représailles, le maire de la commune de Dogofry, Modibo Kimbiry, s’abstient de tout commentaire par rapport à ces incidents.

Mais cette situation à Dogofry dans le cercle de Niono n’est pas sans conséquence sur la sécurité alimentaire des Maliens. Niono avec l’Office du Niger fait partie des sept zones de production de riz du Mali. Avec les six autres zones, l’Office du Niger produit annuellement plus de 700 mille tonnes de riz selon les données de l’office.

Cette année, sur une prévision de 900 000 tonnes, les sept zones de production de l’Office du Niger (Kolongo, Niono, Ké-Macina, Molodo, NDébougou, Kouroumari et Mbéwani) vont produire 800 000 tonnes, selon Bamoye Keïta, directeur de l’informatique, de la planification et des statistiques de l’Office du Niger. Un manque à gagner de 100 000 tonnes de riz. L’insécurité, la menace terroriste sont entre autres raisons qui, selon lui, expliquent que les   objectifs fixés ne seront pas atteints.

Partant de son exemple et de celui des membres du regroupement des paysans de Macina dont il fait partie, Issa Ongoïba conteste ces données de l’office du Niger. « <em>Au vu des champs abandonnés dans les zones de production du fait de l’insécurité, de la psychose qui règne au sein des paysans, il est clairement difficile à mon sens que l’on puisse faire autant de rendement</em> ». Il en veut pour preuve : « <em>Personnellement, je viens de récolter mon champ en fin octobre 2022. Je n’ai eu que 30 sacs sur deux hectares là où les années précédentes je pouvais avoir en moyenne 60 sacs par hectare soit 120 sacs les deux hectares</em> ».

Pour expliquer cette chute de rendement, il pointe du doigt le coût des engrais qui a pris l’ascenseur cette année passant de 17 000 Fcfa à 43 000 Fcfa par sac pour l’engrais DAP granulé et de 12 500 Fcfa à plus de 30 000 Fcfa par sac pour l’urée. « <em>Cette augmentation vertigineuse est arrivée parce que l’État n’a pas pu subventionner l’engrais comme les années passées. Conséquences, beaucoup de paysans n’ont pu s’en offrir</em> », explique Issa Ongoïba.

<strong>La faim, cette autre arme des terroristes</strong>

Présent à Ségou en ce mois de juillet 2022 pour bénéficier d’un financement de l’Union Européenne en vue de mener des activités de sensibilisation pour la cohabitation pacifique, Mahamane Traoré témoigne des conséquences de l’insécurité sur les activités agricoles de Niono, sa ville : « <em>Les groupes terroristes se manifestent beaucoup plus à chaque début d’hivernage. Ils sillonnent les villages pour interdire aux paysans de cultiver leurs champs. Des paysans ont essayé de braver ces interdictions et ont étéfroidement tués dans leurs champs</em> ».

Cette arme non conventionnelle des terroristes de la Katiba Macina de Amadou Kouffa, qui consiste à affamer les populations, a eu raison de plusieurs paysans qui, à contre cœur, ont dû abandonner leurs champs pour d’autres horizons. C’est le cas de Bassékou Coulibaly, ami de Mahamane Traoré qui, après avoir reçu les injonctions des terroristes de ne pas cultiver ses trois hectares de rizière et deux hectares de champ de mil en 2021, a rejoint les sites d’orpaillage de Kéniéba au sud du pays pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants.

« <em>Le kilogramme du riz à Niono aujourd’hui est passé de 425 Fcfa à 450 Fcfa. Ce qui est très surprenant. Le prix du kilogramme de riz n’avait jamais excédé 325 Fcfa au mois d’Août. C’était le cas dans certains cercles de la région de Ségou mais ça n’a jamais été le cas à Niono », </em>se désole Mahamane Traoré avant de présager que si<em> « Niono a faim le reste du pays ne sera pas épargné </em>».

Dans son rapport d’Avril 2002 sur la situation alimentaire du Mali, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) indique avoir distribué 2,8 millions de dollars aux personnes touchées par la crise, soit les 120 mille déplacés internes et 250 mille résidents vulnérables. A cela s’ajoute l’assistance à 208 mille personnes de 198 villages des régions de Ségou, Ménaka, Tombouctou, Gao et Mopti. Dans cette dernière région, la situation n’est guère reluisante.

Pour tenir en attendant des lendemains meilleurs, les populations de Niono peuvent compter sur la générosité d’opérateurs économiques locaux pour soutenir les ménages.  Selon Mahamane Traoré, Diadié Bah, opérateur économique dans le secteur des engrais et actuellement membre du Conseil National de Transition (CNT) vient en aide avec des tonnes de riz pour soulager les populations de Niono suite aux mauvaises récoltes.

<strong>Le calvaire des femmes </strong>

Déjà difficile pour elles de se procurer des terres et de travailler à leur propre compte en temps de paix, les femmes se retrouvent dans une situation encore plus critique avec cette crise qui secoue le pays. A côté des travaux dans les champs de riz, à Niono et environs, elles font du maraîchage. Les revenus tirés de cette activité leur permettent de subvenir à leurs besoins et aussi de contribuer à alléger les charges de leurs époux. Cette activité génératrice de revenus pour elles, est depuis, menacée au même titre que les travaux des champs.

<em>« Nous sommes pratiquement sans revenus. À l’Office riz de Niono, plus de 50% de la main-d’œuvre est constituée par les femmes. Mais avec la menace terroriste, les superficies cultivées diminuent et avec elles les revenus des femmes</em> », témoigne la présidente d’un groupement féminin qui a requis l’anonymat car, selon elle, la citer dans cet article pourrait l’exposer à des représailles.

Et quand elles ne sont pas empêchées par les terroristes de cultiver leurs jardins, elles sont obligées par ceux-ci de se couvrir intégralement. Ce qui, selon notre interlocutrice, ne facilite pas leur travail, car les tenues de ce type ne sont pas adéquates pour le travail de la terre. Il s’agit selon elle d’une interdiction implicite de travailler.

En plus des terroristes, les chasseurs <em>« dozo</em> », généralement présentés comme les défenseurs des communautés, sont selon notre interlocutrice des bourreaux pour les femmes de la zone Office du Niger. « <em>A tchintchindougou, les dozo ont tiré à bout portant sur une femme qui était sortie avec d’autres femmes pour défendre les jeunes du village pris à partie par ces chasseurs</em> ».

Pris entre les feux des terroristes et des dozo, les femmes de la zone Office riz ne savent plus à quel saint se vouer.

De son côté le groupe d’autodéfense Dogon Dan Na Ambassagou réfute l’ensemble des accusations à leur encontre. Le samedi 17 décembre dernier, à Fatoma, dans le cercle de Mopti, les chasseurs dogons ont tenu une grande réunion pour faire le point de leurs actions et l’organisation stratégique du groupe. Au cours de cette importante réunion, Youssouf Toloba, le chef de guerre de Dan Na Ambassagou, dira que le groupe a pour mission de défendre les communautés, toutes les communautés, contre les violences terroristes et ne saurait être celui qui commet des violences sur les populations. Il estime que des incompréhensions peuvent survenir dans cette mission délicate, des incompréhensions à ne pas considérer comme des violences délibérées.

<strong> </strong><strong>Bandiangara n’y échappe pas</strong>

23 Octobre 2022. Le village de Bodio situé à 15 km de Bandiagara dans la région de Mopti a été attaqué par des terroristes. Repoussés par les villageois, les terroristes dans leur repli ont mis le feu aux champs de mil. Des dégâts filmés et massivement relayés sur les réseaux sociaux.

Daouda Ongoïba, la trentaine révolue, ressortissant du village de Yangassadjou, commune rurale de Mondoro, cercle de Douentza, en ce 11 août 2022, à 5 heures du matin, monte à bord du car de la compagnie Africa Tours, direction Sévaré et ensuite son village.

Cet ancien étudiant de la faculté des Sciences et Techniques de Bamako enseigne aujourd’hui la physique-chimie dans des établissements scolaires de la capitale, Bamako. Comme un pèlerinage, il fait l’effort de se rendre chaque année, au moins une fois, auprès des siens. Lui qui, avec d’autres frères de la capitale, consent déjà d’énormes sacrifices pour soutenir les parents restés au village.

« <em>Depuis plusieurs années, des frères et moi, cotis</em>ons <em>pour acheter de quoi nourrir les parents au village. Ils ne peuvent plus aller au champdepuis que la crise a atteint le centre du pays. Nos champs sont à 10, 15 voire 20 km du village. Plus ils s’éloignent, plus ils s’exposent aux attaques. C’est pourquoi, nos parents ne cultivent que les quelques champs qui bordent le village ce qui est loin de satisfaire les besoins</em> », dit Daouda Ongoïba, le cœur en peine.

Lui, le miraculé, ne cesse d’appeler ses parents à la prudence. « <em>Je ne veux plus perdre un membre de ma famille dans cette crise</em> », dit-il avant de se plonger dans ses douloureux souvenirs. « <em>C’était pendant les vacances de 2012-2013, j’étais revenu au village, comme chaque année, pour aider aux travaux champêtres. Alors que nous cultivions avec mes cinq frères, à l’heure du repos, l’un d’eux m’a envoyé chercher de l’eau à boire.  A mon retour, j’ai trouvé que mes frères avaient été tous assassinés par je ne sais qui. Aujourd’hui encore, personne ne sait qui est à l’origine de ces crimes odieux </em>» nous explique, non sans peine, Daouda Ongoïba.

Depuis ce drame, sa famille a abandonné ses plus de dix hectares pour se replier dans le village de Yangassadjou situé dans la zone dite des trois frontières (Mali- Burkina- Niger) et vivre des denrées achetées par ceux qui travaillent en ville comme Daouda.

<strong>Lueur d’espoir ?</strong>

Le plan national de ripostes 2022 des autorités de la transition malienne doit permettre d’apporter des solutions d’atténuation pour près de 6 millions de personnes. 64 000 tonnes sont nécessaires en termes de moyens de subsistance. Le Plan national de réponses 2021 a été mis en œuvre à plus de 99% pour 32 994 tonnes de céréales distribuées par l’État en faveur de 102 837 personnes.

D’ores et déjà, plus de 33 000 tonnes de céréales ont été distribuées par le Commissariat à la sécurité alimentaire pour venir en aide à 1,1 million de personnes, a confirmé l’Ambassadeur de la délégation de l’Union Européenne, Bart Ouvry, au cours d’une rencontre avec le Premier Ministre d’alors, ChoguelKokallaMaïga.

Pour faire face à cette insécurité alimentaire créée en partie par les groupes terroristes, l’État malien et ses partenaires, à défaut de fournir des chiffres exacts sur le nombre d’hectares incultivables du fait de la crise sécuritaire, sont mobilisés pour apporter des soutiens aux populations les plus affectées. Selon le programme Alimentaire Mondiale (PAM), de juin à décembre 2022, les besoins de financement pour assurer une relative sécurité alimentaire dans le pays s’élèvent à 83,9 millions de dollars, sachant que sur la seule année ce sont 162 millions de dollars qui ont été mobilisés par les partenaires pour venir en aide au Mali indique le PAM.

Une autre aide est celle de l’armée. Depuis quelques mois, la <em>« montée en puissance »</em> de l’armée vantée par les autorités est constatée et appréciée par les paysans de la zone Office du Niger. « <em>Les nombreuses patrouilles des forces armées maliennes dans la zone ont contribué à réduire sensiblement les attaques de nos champs</em> », reconnaît un habitant de Dogofry.

Cet effort doit être soutenu et continu. Jusque-là épargnés par les attaques, des champs de riz à Bougouwèrè dans la commune de Macina ont été brûlés au début du mois de novembre 2002, témoigne Madou Fané, vice- président du Regroupement des paysans de Macina.

Si les responsables locaux de l’Office du Niger reconnaissent du bout des lèvres que des initiatives sont prises pour permettre aux paysans de travailler en toute quiétude, impossible d’en savoir davantage sans une autorisation formelle de la hiérarchie malgré nos tentatives d’avoir un rendez-vous. Au niveau du commissariat à la sécurité alimentaire, après avoir envoyé le questionnaire qu’il nous a été demandé de soumettre, nous n’avons plus reçu de réponses, malgré nos nombreuses relances.

Aujourd’hui, c’est la peur au ventre que les paysans de la zone Office du Niger se rendent dans leurs champs avec toujours sur les lèvres la même prière « <em>Dieu fasse que nous ne croisons pas le chemin des terroristes </em>».

&nbsp;

<strong>Enquête réalisée par Cheick Yannick SOME (Burkina Faso) et Mohamed DAGNOKO (Mali), avec l’appui de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Relance du trafic ferroviaire : Les pièces de rechange des locomotives acquises bientôt à Bamako !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/relance-du-trafic-ferroviaire-les-pieces-de-rechange-des-locomotives-acquises-bientot-a-bamako-3009322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 02:27:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Grâce à la détermination des plus hautes autorités du Mali et au travail de fourmis du ministère des transports et des infrastructures, la reprise du trafic ferroviaire n’est qu’une question de jour. Le trafic Bamako-Kayes par train reprendra dans les prochains jours au grand bonheur des Maliens en général et des riverains en particulier. Certaines pièces sont déjà acheminées à Bamako. Les autres suivront dans les prochaines heures.  Les voies ferrées et les ponts sont prêts.</em></strong>

Déterminées à redonner au Mali son lustre d’antan, les autorités de la transition son au four et au moulin pour relancer les services qui faisaient la fierté du Mali. Ainsi, le Département chargé des transports et des infrastructures se met en première ligne afin que le train siffle à nouveau. Ainsi, depuis la semaine dernière, Madame le Ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, à la tête d’une délégation, séjourne à Dakar au Sénégal pour une visite de travail. Cette visite est relative aux modalités de récupération des pièces de rechange pour les locomotives maliennes (CC2205 et CC2207). Car, après la réparation des voies ferrées et les ponts, le redémarrage du train Bamako-Kayes était conditionné à l’acquisition des pièces de rechanges des locomotives. A en croire les sources proches du dossier, ces pièces  sont acquises aujourd’hui. Une partie  est arrivée à Bamako. L’acheminement du reste ne tardera plus afin que cet autre engagement de la transition soit réalisé.

Faut-il le souligner, pendant le séjour de la délégation malienne, après une séance de travail qui s’est déroulée dans une ambiance cordiale, le Ministre Dembélé Madina Sissoko et son homologue du Sénégal, Monsieur Mansour FAYE, ont effectué une visite d’inspection des pièces de rechange à Diamniadio et à Thiès. Ils ont pu voir de visu ces matériels essentiels à la reprise du trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes, précisent des sources concordantes.

Ouf de soulagement !

A l’issue de la visite, les techniciens cheminots du Mali et du Sénégal ont fait le tri des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes. Dénouement heureux pour ce processus qui peine depuis plus de 4 ans. Le leadership et le pragmatisme de Madame le Ministre des Transports et des Infrastructures ont pesé positivement dans la balance.

Selon les responsables du ministère de tutelle, l'issue heureuse de ce processus d’acquisition va consolider la relance définitive du trafic ferroviaire (Bamako-Kayes) qui était adossée à la disponibilité des pièces de rechange.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Enjeux et défis des élections générales au Mali : Malgré les avancées, les organisations de la société civile s’inquiètent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/enjeux-et-defis-des-elections-generales-au-mali-malgre-les-avancees-les-organisations-de-la-societe-civile-sinquietent-3009319.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 02:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quelques encablures des futures échéances électorales, les organisations de la société civile se sont penchées sur les questions. Après une analyse approfondie de la situation, elles notent des avancées portant sur l’organisation du  processus électoral. Toutefois, constatent-elles de nombreux obstacles pour la réussite des élections crédibles et transparentes.</em></strong>

Pour une meilleure organisation des élections transparentes et crédibles acceptées par tous, les membres du Comité Technique et Stratégique des Organisations de la Société Civile ont donné leur point de vue  à l’issue d’une réunion tenue à Bamako le jeudi 26 janvier 2023. <em> </em> Il s’agit  du Conseil National de la Société Civile du Mali (CNSC), du Forum des Organisations de la Société Civile (FOSC), de la Coordination des Associations et ONGs Féminines (CAFO), du Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ) et de la Plateforme des Femmes-leaders du Mali (PPFLM).

De leurs analyses, explique Alou Badra Sacko, il ressort des points de satisfactions portant sur l’organisation du processus électoral. Notamment : L’établissement d’un chronogramme général de tenue des élections ; le vote et la promulgation de la Loi Electorale ; la mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections au niveau national et la prise de fonction de ces membres au niveau national ; l’élaboration d’un avant-projet de constitution ; la désignation des membres de la commission pour la finalisation de cet avant-projet ; la révision des listes électorales ; le démarrage de l’établissement de la carte d’identité biométrique et le démarrage des concertations entre le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation et les partis politiques et la société civile sur le referendum.

Toutefois, le Comité Technique et Stratégique constate insuffisances et obstacles. Il s’agit entre autre de : la situation sécuritaire reste une préoccupation nationale ; le retard dans la mise en place des démembrements de l’AIGE aux niveaux des régions, communes, des Ambassades et Consulats du Mali ; le maque de précision dans la réorganisation territoriale à travers le découpage pour bâtir la situation des circonscriptions électorales ; le déphasage entre le fichier électoral et la réalité démographique notamment avec la prise en compte des nouveaux majeurs et des personnes déplacées. S’y ajoutent les articles 4 et 5 de la Loi Electorale sur les rôles du Ministère de l’Administration territoriale et de l’AIGE qui donnent une confusion dans la mise en œuvre des responsabilités ainsi que le contexte économique difficile sur le plan national et international pour faire face au financement des différents scrutins.

Pour le comité, ces différents constats pourraient avoir des conséquences fâcheuses  sur  la crédibilité des scrutins, l’acception des résultats par les parties prenantes, et le respect des engagements auprès du peuple malien et de partenaires.

Ce qui pourrait  avoir des conséquences sur la cohésion sociale d’une part et d’autre part nuire aux relations entre le Mali et la Communauté Internationale.

Au regard de ces constats et risques majeurs, le Comité Technique et Stratégique recommande de :poursuivre la stratégie sécurisation du territoire et des différents scrutins ; diligenter la mise en place des démembrements de l’AIGE au niveau régional, local, communal, dans les Ambassades et Consulats et leur opérationnalisation ; diligenter la réorganisation territoriale/loi découpage sur une base consensuelle.

A cet effet, Alou Badra Sacko estime qu’il est urgent d’inviter le Conseil National de Transition à une session extraordinaire pour le vote du projet de loi en objet. Ce, afin d’anticiper sur la révision du fichier électoral en y intégrant les nouveaux majeurs, les personnes déplacées, les réfugiés et les femmes rurales ; adopter une mesure d’application de la loi électorale afin de clarifier les rôles et attributions de l’AIGE par rapport au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation dans le processus électoral, entre autres.

<strong>Madou Coulou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorité indépendante de la gestion des élections :    Des urnes à l’opportunité d’emplois</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/autorite-independante-de-la-gestion-des-elections-des-urnes-a-lopportunite-demplois-3009310.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:35:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De nombreux Maliens pourraient avoir un emploi permanent ou temporaire à cause de l’installation des démembrements de l’Autorité indépendante de la gestion des élections (AIGE). Le comité de pilotage de cet organe chargé des élections à venir a récemment pris fonction. Ainsi, ils sont à pied d’œuvre pour la mise en place des différents démembrements à travers le pays. Des appels à candidature seront lancés dans les jours à venir pour le recrutement des représentants locaux de l’AIGE</em></strong><em>.</em>

Mais on ne sait pas encore combien d’emplois seront créés, puisque le processus de réorganisation territoriale est en cours. Le nombre des emplois créés par la mise en place des organes de base de l’AIGE sera basé sur ce processus de réorganisation du territoire. Ce travail, en plus d’être inclusif et participatif, est largement consensuel et ses conclusions sont conformes aux aspirations des populations et aux recommandations des Assises nationales de la refondation. Les autorités sont persuadées que la réorganisation permettra entre autres d’opérationnaliser et d’assurer le fonctionnement régulier de chaque Région en déterminant ses Circonscriptions administratives tout en promouvant le développement économique, social et culturel des différents terroirs.

Les agents du ministère de l’Administration territoriale sont dans une course contre la montre pour finaliser le découpage territorial. En effet, le nombre de cercles, d’arrondissements sans existence réelle est une menace pour la bonne organisation des élections. La question est d’autant plus urgente que nous sommes à moins de trois mois des préparatifs du référendum constitutionnel. Or, il va falloir rapidement que l’on sache le nombre des élus devant siéger au compte des nouvelles circonscriptions que sont les cercles et les arrondissements nouvellement créés.

En effet, plusieurs régions ont été créées par les autorités sans que les démembrements administratifs ne soient mis en place par les autorités administratives. Pour le moment, le véritable problème est que l’on est à quelques mois de l’organisation des premiers scrutins sous la transition. Cela laisse peu de marge de manœuvre au ministère de l’Administration qui est engagé dans une course contre la montre afin de trouver une solution aux nombreuses questions. C’est seulement le 19 octobre que le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a pris les choses en main. Ainsi le Conseil des ministres a adopté des projets de loi relatifs à l’organisation administrative et territoriale.

Au Mali, les élections sont organisées selon l’organisation administrative de la République qui repose sur les circonscriptions administratives et les Collectivités territoriales, qui trouvent toutes leur source dans la Constitution. Selon le gouvernement, conformément aux dispositions de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire, les circonscriptions administratives sont la région ou le District, le Cercle et l’Arrondissement.

Selon les mêmes dispositions, les Collectivités territoriales sont la Région, le District, le Cercle et la Commune. Mais la Loi n°2012-017 du 02 mars 2012 portant création des circonscriptions administratives en République du Mali a opéré une grande réforme administrative en créant les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit, Ménaka, Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza, Bandiagara et le District de Bamako.

De même la Loi n°2012-018 du 02 mars 2012 a créé les Cercles et Arrondissements des Régions de Tombouctou, Gao, Taoudénit, Ménaka et Kidal. Il en résulte que les Régions de Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara ne sont pas dotées de Cercles et d’Arrondissements. Il demeure nécessaire de déterminer les circonscriptions administratives et les Collectivités territoriales des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara.

Si les élections donnent des opportunités d’emploi, tout n’est pas prêt pour le bon fonctionnement des choses, selon la Mission d’observation des élections au Mali (MODELE Mali). Cette dernière a animé une conférence de presse, le samedi 14 janvier 2022 pour faire le point de son rapport sur la synthèse nationale de l’observation de la révision annuelle des listes électorales (RALE) de la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2O22. Selon le Dr. Ibrahima Sangho, le présent rapport comprend notamment la synthèse générale, les tableaux rectificatifs, les remarques spécifiques, le plan politique, la situation sécuritaire, les défis logistiques et les recommandations.

&nbsp;

Pour la synthèse générale, le chef de mission de la MODELE Mali la RALE s’est tenue au niveau de la majorité des communes, des 49 Cercles et des 6 communes du district de Bamako en l’absence des Coordinations de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE). Cela est, a-t-il fait savoir, en contradiction avec l’article 57, alinéa 2 de la Loi électorale. Au vu des données des tableaux rectificatifs de certaines zones, il précise que cette opération de RALE porte des insuffisances. De façon générale, la RALE s’est déroulée malgré des difficultés liées à la transmission tardive des documents nécessaires dans certaines localités ainsi qu’à l’insécurité.

Il y a eu une faible affluence des citoyens lors de cette opération de révision des listes électorales. Dans la région de Gao, les tableaux rectificatifs de certaines commissions administratives ne sont pas disponibles comme à Bamba et Temera (Cercle de Bourem). Les nouveaux majeurs ne sont pas pris en compte dans le Cercle de Ménaka dû à l’absence de la liste de validation. Le non-affichage des tableaux récapitulatifs a été observé au niveau des commissions administratives à Ménaka.

Selon lui, étant donné les difficultés récurrentes rencontrées par les commissions administratives ainsi que par les populations lors des périodes de RALE, il serait utile pour l’administration comme pour les partis politiques et la société civile de réfléchir à des modifications à ce sujet. En examinant la scène politique, les activités politiques sont presque inexistantes dans l’ensemble des régions couvertes par la MODELE surtout un déficit de communication autour des opérations de la RALE et de la vulgarisation de la nouvelle loi électorale par les partis politiques. Et précise que c’est le contraire dans d’autres régions aussi. « Dans la Région de Sikasso, les activités en rapport avec le processus électoral ont eu lieu dans le cercle de Sikasso, en l’occurrence la vulgarisation de la Loi électorale et de l’avant-projet de Constitution par le Conseil National de Transition à l’attention de l’administration locale et de la société civile. Dans la région de Mopti, on a noté l’organisation d’un tournoi de football de l’URD à Mopti, le lancement des activités du Mouvement politique BENKAN à Djenné. Dans la région de Tombouctou, des partis comme la CODEM, I’UM-RDA, I’ASMA, I’UDD, le MPR, l’APR et le YELEMA font beaucoup parler d’eux avec des structures qui changent de configuration selon les cercles (sections, sous-sections et comités) », a-t-il précisé.

&nbsp;

Dr. Sangho et ses camarades de la MODELE à l’issue de l’observation de la RALE (du 1″ octobre au 31 décembre 2022), et en vue des prochains scrutins, exhortent les autorités de la transition à un renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, pour permettre aux citoyennes et citoyens de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes et être en mesure de participer pleinement aux prochaines élections. Pour l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), MODELE Mali demande l’accélération du processus d’installation de ses coordinations (démembrements) dans les régions, cercles, communes, ambassades et consulats, conformément aux articles 22, 23 et 24 de la Loi électorale
<table>
<tbody>
<tr>
<td></td>
<td colspan="2"></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"></td>
</tr>
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<td width="5"></td>
<td width="2"></td>
<td width="3"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong>Madou COULOU </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>«Le congrès extraordinaire du 16 janvier 2022 était en parfaite application de l’article 58 de nos statuts»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-congres-extraordinaire-du-16-janvier-2022-etait-en-parfaite-application-de-larticle-58-de-nos-statuts-3009324.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:32:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Respectant la tradition instaurée par feu Soumaïla Cissé, Gouagnon Coulibaly, président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a présenté ses vœux les meilleurs à la presse malienne pour 2023. Il a saisi cette opportunité pour  notifier à la presse son accompagnement pour une presse épanouie avant de faire un tour d’horizon de l’actualité nationale. C’était le samedi 28 janvier 2023 à la maison de la presse.</strong>

Après la présentation de ses vœux de gloire, de paix, de souveraineté retrouvée, d’insécurité jugulée, d’épanouissement, pour l’ensemble du peuple malien, le président de l’URD  abordera des sujets relatives à la vie de son parti ; mais aussi et surtout sur la vie de la nation.

Parlant de l’URD, il reconnaît que le  parti a été éprouvé au cours de l’année 2022 par une crise interne qui a failli ébranler ses fondements. Pour lui, quelques camarades de la direction du parti, instrumentalisant la question de candidature de l’URD à une prétendue élection présidentielle, ont exposé leurs contradictions internes sur la place publique.

Contrairement à ce que l’autre camp affirme, Gouagnon Coulibaly déclare que le congrès extraordinaire le 16 janvier 2022 s’est tenu dans toute la légalité requise et avec une légitimité record. Car il était en parfaite application de l’article 58 des statuts du parti. « Le seul motif qui nous a guidé dans l’organisation dudit congrès était de pourvoir au poste de premier responsable du parti laissé vacant suite à la disparition brutale de notre regretté Président Soumaïla CISSÉ. Malheureusement, cela a servi de prétexte et de matière pour lesdits camarades avec à leur tête le professeur Salikou SANOGO , 1er vice – président du parti , pour engager l’URD dans un imbroglio judiciaire sans précédent, indique l’orateur . Pour empêcher la tenue dudit congrès, poursuivra-t-il,   ils ont introduit un recours juridictionnel au tribunal de grande instance de la commune 5 du district de Bamako et ils ont été déboutés.  Ce qui, du point de vue de Gouagnon Coulibaly aboutira à l’instrumentalisation cynique de la famille de feu Soumaila CISSÉ  par  le Pr  Salikou SANOGO et les siens.  «Le point d’orgue de cette attitude malveillante a été l’organisation d’une conférence dite de presse, le 07 janvier 2023, au cours de laquelle toutes les limites de la courtoisie, de la bienséance et du déni de justice ont été franchies », s’indignera M. Coulibaly. Toutefois, s’engage-t-il à œuvrer pour l’unité du parti.

Au sujet de la vie de la nation, le président de l’URD, indiquera que son parti  reste totalement solidaire des autorités de la transition dans la mise en œuvre des objectifs de refondation et de remise en ordre de la marche de notre pays vers des lendemains meilleurs. « C’est pourquoi, le parti a mis en place une plate-forme politique et électorale dénommée Coalition pour un Nouveau Mali (CNM), qui entend fédérer toutes les énergies positives pour le bien être de notre pays », soutiendra-t-il.

Nonobstant quelques points d’ombre relatif à l’insécurité, la vie chère, le débat sur l’avant- projet d’une nouvelle constitution, Gouagnon Coulibaly estime que d’’importants efforts ont été réalisés par les autorités de la transition pour juguler cette crise multiforme. « C’est le lieu de féliciter nos autorités pour le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces armées et de sécurité, notamment l’amélioration visible du vecteur aérien, et la dotation en matériels, équipements et engins militaires adéquats. Aujourd’hui notre armée, l’une des plus fortes de la sous région, fait la fierté de tous les Maliens», a martelé Gouagnon Coulibaly.  Partant l’URD, a salué la justesse des mesures prises par le gouvernement en faveur du pouvoir d’achat des Maliens et l’encourage à persévérer dans cette voie afin de soulager le quotidien de nos concitoyens.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sortie de la 3eme promotion de l&amp;apos;université Mary Saint Claire : Des assurances pour un emploi stable pour tous</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/sortie-de-la-3eme-promotion-de-luniversite-mary-saint-claire-des-assurances-pour-un-emploi-stable-pour-tous-3009333.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:22:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sous  la présidence de la promotrice, Mme Keïta Mariam Bouaré, la sortie de la  3<sup>ème</sup> promotion de l’Université privée Mary Saint Claire baptisé Pr  Akory AG Iknane, Directeur général de l’Institut national de Santé publique a été célébrée le vendredi 28 janvier 2023. Le présent événement couplé à celle de la 1<sup>ère</sup> et 2<sup>ème</sup> promotion  a été marqué par la remise de diplôme aux étudiants méritants, des attestations aux partenaires  et les témoignages des parents  qui ont manifesté leur satisfaction s’est déroulée  dans l’enceinte   de ladite université sis à Missabougou.</em></strong>

Créée en 2017, l’Université Privée Mary Saint Claire devient l’une des structures les plus viables  et fiables dans la formation des cadres maliens. Le groupe Mary Saint Claire de la maternelle à l’Université, intervenant au niveau de tous les ordres d’enseignement   contribue au renforcement  efficace du système éducatif malien.  L’Université privée dont il s’agit aujourd’hui  garantit l’employabilité de ses étudiants  par non seulement  la qualité des enseignements dispensés,   dans les filières porteuses, mais aussi  de l’engagement   de la promotrice, Mme Keïta Mariam Bouaré, aujourd’hui  icône dans le monde des entreprises.

Pour la circonstance, le Directeur général de l’Université, Cheikna Hamala Bathily indiquera que  l’Université Privée Mary Saint claire entend offrir aux bacheliers un cadre et un enseignement de qualité dans les domaines de la gestion, du droit et de l’ingénierie et de
l’informatique au niveau licence et Master. Aujourd’hui, indique-t-on, la notoriété de l’Université Mary Saint Claire dépasse nos frontières. Car, précise le DG Bathily : «Nos formations sont organisées selon les standards du LMD et nos programmes sont habilités par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et depuis décembre 2022 par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ». Des reconnaissances assurent inéluctablement aux diplômes de la présente université  une visibilité et une lisibilité sur le plan national, africain et  dans le monde. Car, explique Bathily,  le CAMES a pour mission de coordonner les systèmes d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements des pays membres.

Convaincue de la qualité des enseignements dispensés à ses étudiants, annonce le DG, la promotrice de l’université, Mme Kéita Mariam Bouaré, excellente entrepreneuse de renommée, a décidé d’ouvrir aux étudiants de l’université, les portes de ses entreprises évoluant dans plusieurs secteurs d’activités. Aussi, déclare l’orateur,  a titre exceptionnel, la Promotrice a décidé d’accorder un contrat de travail d’une durée de 6 mois au major de
promotion afin de lui faciliter son insertion professionnelle et 1er de chaque filière, un stage rémunéré de six mois.

S’agissant de la promotrice de l’Université privée Mary Saint Claire, Mme Keïta, Mariam Bouaré, elle a encouragé le corps enseignant à poursuivre l’enseignement de qualité qu’ils dispensent  avant de féliciter les étudiants pour leur assiduité et les parents d’élèves pour leur accompagnement. Ainsi, promet-elle son engagement continu à promouvoir les conditions de travail des enseignants et des étudiants ainsi que pour l’insertion socioprofessionnelle des étudiants.
Dans son intervention, le parrain de cette 3<sup>ème</sup> promotion de l’Université Mary Saint Claires composée de 33 étudiants, Pr Akory Ag Iknane se dit émerveillé à la découverte de cette université. De son point de vue, eu égard à l’enseignement des filières porteuses, il ne doit pas avoir d’inquiétude pour l’employabilité des récipiendaires. Car, ces filières sont en parfaite adéquation avec le marché de l’emploi. Pour le parrain, le master est infime dans le domaine du savoir. Le savoir s’acquiert tous les jours.  Partant, exhorte-t-il la 3<sup>ème</sup> promotion à poursuivre leur quête du savoir afin de devenir meilleur dans leurs. Aussi, conseillera-t-il, «  avoir la tête pleine ne suffit plus pour être meilleur, le savoir-faire constitue également un élément clé.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition :   Des champs à la place des armes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/transition-des-champs-a-la-place-des-armes-3009318.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:20:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités de la transition veulent rapidement mettre l’accent sur le développement de l’agriculture dans les zones sous exploitées en la matière. C’est surtout les zones souffrant de l’insécurité qui seront visées par des initiatives de développement agricole en plus des autres régions du Mali. L’objectif des autorités est de passer des zones de conflits à des zones de production agricole prospères et stables. C’est ainsi que certains estiment que plus rien ne s’oppose à l’entrée de la région de Tombouctou dans le cercle des grands bassins agricoles du Mali.</em></strong>

La région de Tombouctou a des atouts énormes que les autorités sont en train de mettre en valeur en mobilisant des financements. Disposant d’un long passage du fleuve Niger et d’un système de lacs sous exploités jusqu’ici, la région vient de bénéficier d’un programme de relance de la culture du riz. La bonne nouvelle a été annoncée lors du Conseil des ministres du 25 janvier 2023. La transition vient de s’attaquer à un des problèmes majeurs des régions du nord qui ont besoin d’investissements dans le secteur agricole.

Signé à Lomé le 1er décembre 2022, entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, l’accord de prêt pour le financement partiel du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou permettra de mettre en valeur la production locale du riz. Selon le gouvernement, par cet Accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 8 milliards de francs CFA.

Le prêt accordé est destiné au financement des travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres de Korioumé de 430 hectares, Daye de 417 hectares et Hamadja de 620 hectares à travers la réhabilitation du réseau intérieur d’irrigation, de drainage, de 11,5 km de pistes, le curage et la mise en place de garde-corps sur le siphon ainsi que l’aménagement de 10 hectares de périmètres maraîchers.

Il existe déjà des champs de riz dans la zone qui fait à la fois face aux menaces sécuritaires graves imposées par des groupes terroristes, ainsi que des difficultés climatiques. Le gouvernement a indiqué qu’il convient de signaler que les périmètres concernés ont été fortement inondés et endommagés par la montée des eaux du Fleuve Niger, rendant ainsi la campagne agricole 2022 quasiment incertaine pour les exploitants et consommateurs de la zone.

Les autorités de la transition viennent de prouver qu’elles agissent rapidement pour prendre en charge les problèmes de développement, malgré les multiples défis en matière de mobilisation des financements de l’économie nationale. En tout cas, la réalisation diligente de ce projet contribuera à l’atténuation des souffrances des populations pour les campagnes agricoles à venir, à l’amélioration de leurs conditions de vie et à la réduction de la pauvreté dans la zone du projet.

Les rizières de Tombouctou peuvent changer beaucoup de choses en termes de développement et de stabilisation de la région. Si les investissements continuent, les immenses parcelles dont dispose la région pourront réduire sa dépendance à d’autres régions du Mali en matière alimentaire. Bien que la menace climatique pèse sur les superficies et la disponibilité de l’eau, de nouvelles techniques pourraient relancer la production agricole.

Il n’y a pas que le riz qui pourrait faire le bonheur des producteurs de la région de Tombouctou. La zone est également réputée pour son adaptation à la production du blé, une culture introduite dans la région depuis la période médiévale. En attendant que les rizières reprennent vie, Tombouctou continue de se battre pour résister à toute sorte d’adversité.

Mais la persistance de l’insécurité est une menace grave pour le développement des zones de conflit comme les régions du centre. Le tourisme pourrait aussi être développé au Pays Dogon qui a tenu le festival Ogobagna pour la communauté Dogon de Bamako.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration du mérite : Malitel rend hommage à ses retraités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-du-merite-malitel-rend-hommage-a-ses-retraites-3009340.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est une tradition au sein de l’opérateur historique de télécommunications au Mali : célébrer les agents ; celles et ceux qui, après avoir donné le meilleur d’eux-mêmes pour la prospérité économique de l’entreprise, qui font valoir leur droit à la retraite. Cette année, ce fut l’apothéose avec les trente-trois agents concernés par la retraite ; ces hommes et femmes, qui ont été honorés pour leur engagement constant au service de Malitel.</em></strong>

L’atmosphère aux retrouvailles, dans le jardin angélique de l’hôtel Salam, embelli par les couleurs de Moov Africa Malitel, ce jeudi 19 janvier dernier, sous la présidence du DG, Abdelaziz Biddine en compagnie de ses principaux collaborateurs de la direction générale, notamment le PCA, Hamza Almadou Cissé, et le Secrétaire général, Sidi Dembélé où l’entreprise a célébré l’engagement de ses agents les plus méritants, non sans après avoir rendu un hommage mérité à ses agents qui ont fait valoir leur droit à la retraite.

Entourés des parents, amis et collègues, notamment les directeurs des centres et des services techniques et commerciaux, les 33 agents à la retraite, à l’image d’un Cheick Oumar Traoré, ce technicien des réseaux dans l’âme, qui a maitrisé la technique des entrecroisements comme les doigts de ses mains, affichaient la bonne mine, au cours de cette cérémonie de consécration pour le travail accompli au service de l’entreprise.

C’est ce sentiment de fierté, accumulé durant des années d’abnégation et de labeur au service de la société, qui a été exprimé, au nom des siens, par le représentant des retraités, Jacques Berthé, le désormais ex-patron des ressources humaines. Il n’a pas manqué de magnifier le sacrifice consenti par les retraités pour le rayonnement de la société, tout en remerciant les dirigeants de l’entreprise d’avoir su initier une fête pour les retraités pour rendre hommage à leur parcours au sein de la société.

Pour la circonstance, le représentant des retraités, qui s’est réjoui des « relations fortes d’amitié et de solidarité », tissées au sein de l’entreprise, durant de longues années de parcours,  a souhaité que les retraités sauront toujours porter en eux le souci de l’entreprise ; le bien commun à tous.

Quant au représentant de l’Association des retraités de la télécommunication (ARTEL), Dahirou Diallo, il a insisté sur le fait que la « retraite n’est pas une fin en soi ». Et cela, d’autant plus qu’ici les efforts des travailleurs sont toujours récompensés à leur juste dimension sociale.

« Nous garderons pendant longtemps votre engagement vis-à-vis du service », a lancé le doyen Dahirou Diallo à l’endroit des retraités, lequel en a profité d’ailleurs pour faire un vœu ; celui de voir les liens d'amitié et de fraternité noués au sein de l’entreprise survivre au-delà des activités.

Le patron de l’entreprise, lui, a mis l’accent sur la dimension historique de cette consécration des retraités qui, après trois ans de suspension, pour raison de crise sanitaire, coïncide, cette année, avec la fête du mérite.

Il a ainsi rendu hommage « aux carrières riches et parcours brillants » des agents à la retraite qui ont su mériter de l’entreprise par leur engagement de qualité. Et cela, dans leurs domaines d’intervention respectifs et dans chaque instant de la vie de la société.

En s’adressant particulièrement aux vingt collaborateurs primés, dans le cadre de la nuit du mérite, répartis entre  huit entités de l’entreprise, le PDG dira que le choix des insignes n’est pas fortuit, car  découlant de l’engagement constant des heureux récipiendaires pour le développement de la société.

En décrétant la mobilisation générale de tous les agents de la société, pour la réalisation des objectifs 2023, le patron de Moov Africa Malitel dira que la récompense du mérite, loin d’être un effet de mode, est bien au contraire un encouragement à mieux faire dans l’optique de relever les grands défis auxquels l’entreprise des télécommunications est confrontée.

Dans la ferveur de la nuit du mérite, couplée à la fête des retraités, Moov Africa Malitel a joint l’utile à l’agréable, comme il en a l’habitude dans sa culture d’entreprise citoyenne, en procédant à la remise de cadeaux à chacun des trente-trois agents retraités de l’entreprise, tout en octroyant des prix à une bonne vingtaine de collaborateurs, parmi le personnel actif ; histoire d’exalter leur engagement de qualité au service de la société.

<strong>Amadou DIARRA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice :  Plein de correctifs apportés par Kassogué</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-plein-de-correctifs-apportes-par-kassogue-3009331.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au-delà de la poursuite des grands délinquants financiers, des changements importants sont en cours pour que la justice soit mieux proche des citoyens maliens qui multiplient les critiques contre elle. On se souvient des rencontres récemment organisées par des soutiens de la transition qui estiment que la justice n’est pas encore à la hauteur des attentes des Maliens. Malgré la chute d’IBK, des pratiques mauvaises existent, selon le Mouvement Yerewolo, pourtant proche de la transition.</em></strong>

Ces cris de détresse semblent avoir été entendus par le l’autorité de tutelle, à savoir le ministre de la Justice Mamadou Kassogué qui a lancé, le 23 janvier 2023 la première édition de la semaine de la justice. Le renouveau de la justice n’est pas un vain mot pour les autorités de la transition qui travaillent à améliorer le système judiciaire.

Le garde des sceaux veut en réalité changer les choses dans le bon sens en mettant toute une semaine à profit pour rendre la justice plus proche des citoyens. Au-delà de l’opération de communication, le ministre de la justice entend tracer la voie d’un profond amour entre les justiciables et les hommes en toge. Kassogué a apporté de nombreux correctifs pour que la justice réponde aux aspirations des Maliens. Il est même arrivé au cours de 2022 que le ministère de la justice demande de revenir sur des cas de jugement dont la conclusion avait choqué l’opinion nationale après l’acquittement des présumés coupables de corruption.

En clair, le département de la justice veut perpétuer cette perception positive avec la Loi d’Orientation et de Programmation du secteur de la Justice, 2020-2024. A en croire le ministre de la justice, la finalité de cette loi est de bâtir un service public de justice accessible, efficace et performant de nature à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Kassogué a invité les acteurs de la justice à tous les niveaux à la distribution de la justice à s’engager. Pour lui, c’est à la justice de veiller à la saine et correcte application de la loi, de protéger les citoyens contre la violation de leurs droits, de décider et de mettre fin à des conflits dans différents domaines, mais aussi de sanctionner correctement les comportements interdits.

Le ministre de la Justice qui est connu pour sa probité veut que la rigueur de la loi soit la même pour tous. En 2022, le ministère de la justice a amélioré la façon de la distribution de la justice en créant : un premier pôle national financier, une école de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, un pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité, une agence de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués. Il inscrit au programme de la semaine: l’organisation des conférences de parquet sur l’état des lieux des lettres circulaires destinées à donner des orientations et des instructions correctives relatives aux dysfonctionnements du service public de la justice, mais aussi les errements et autres attitudes déviantes.

Ces rencontres regrouperont du 24 au 25 janvier des Procureurs généraux des Cours d’appel de Bamako, Kayes et Mopti, les Procureurs de la République et autres Magistrats du parquet. Il y aura des journées portes ouvertes au pôle économique et financier, dans les tribunaux de commerce, du Travail et pour enfants et une rencontre avec la presse et la société civile sur la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Kassogué est convaincu que la justice est peu connue des justiciables voire du citoyen tout court.

Une enquête menée en 2018 sur les besoins des maliens en matière de justice révèle, selon le garde des sceaux, que « 32% de nos compatriotes sont informés, sur la justice, par le canal familial ou parental contre 3% par l’Avocat et 2% par le Bureau d’Accueil et d’Orientation des services judiciaires ». La même étude indique que « 19% des maliens ne savaient pas ce qu’il fallait faire quand un problème de justice se posait et 30% des justiciables pensaient qu’ils n’avaient pas besoin d’être informés sur la justice ».

Ainsi, beaucoup de citoyens ignorent comment trouver l’information pertinente sur la justice au Mali. Pour Kassogué, la méconnaissance de la justice est une responsabilité partagée entre le système judiciaire et le justiciable pour la simple raison que la justice doit fournir des efforts pour se faire connaître et que le justiciable doit se faire l’obligation, de sortir du cadre familial, pour approcher les services judiciaires, à la quête d’informations fiables. Par ailleurs, cette triste réalité est atténuée par les chiffres fournis par l’enquête menée par « MALI-METRE » qui révèle que 56% des maliens avaient confiance en la justice en 2020.

A en croire le ministre de la justice, ce résultat est à l’actif des différents efforts fournis par la Transition qui a largement contribué à une certaine perception positive des concitoyens à la justice. Mais Kassogué veut faire mieux en mettant l’accent sur les dysfonctionnements dont il a parlé. Mieux que son serment de rendre une justice saine en tant que magistrat, le garde des sceaux est en train de rédiger un testament. Si les réformes qu’il est en train d’engager marchent, il aurait écrit une page glorieuse de l’histoire du Mali dont se souviendront les citoyens.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un an de présence russe au Mali :    Ce que pensent  les autorités maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/un-an-de-presence-russe-au-mali-ce-que-pensent-les-autorites-maliennes-3004108.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 14:27:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Présents au Mali depuis près d’un an, les instructeurs russes font l’objet de vives critiques de la part des Occidentaux. Pour les chefs militaires du Mali, il s’agit d’une campagne de diabolisation de l’armée malienne. Cette adversité est prise au sérieux par les autorités militaires qui souhaitent continuer la lutte contre le terrorisme. Le jeudi 8 décembre 2022, les Chefs d’Etats-Majors et Directeurs de services des Armées, ont été reçus par le président Assimi Goita dans la salle des banquets, à Koulouba. A l’occasion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio CAMARA, a rappelé que depuis son investiture, le 7 juin 2021, le Chef Suprême des Armées s’est fixé comme priorité absolue la sécurisation du territoire national.</strong>

Sadio Camara en est d’autant convaincu qu’il a toujours estimé qu’il ne saurait avoir de développement sans sécurité. « Cette priorité est justifiée par l’état de l’outil de défense, la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays, ainsi que la prise en compte des préoccupations fondamentales et des aspirations légitimes de nos populations », a expliqué le ministre, qui salue la dynamique de reconstruction de notre outil de défense. Car, elle a permis des avancées significatives dans le renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité.

Pour sa part, le président de la Transition a fait un tour d’horizon des problèmes auxquels le Mali est confronté. Au cœur de ces problèmes, des campagnes de manipulation de la part de certains anciens partenaires mécontents de la dynamique enclenchée pour la stabilisation et le développement du pays. Faisant le bilan des acquis depuis août 2020 jusqu’à nos jours, le président de la Transition s’est réjoui des résultats obtenus.

Selon le ministre de la Défense et des Anciens Combattants,le Colonel Sadio CAMARA, les nouvelles acquisitions d’équipements sophistiqués terrestres, aériens et aéromobiles ont rapidement permis aux forces de défense et de sécurité maliennes d’obtenir des résultats probants. À ces acquis s’ajoutent, selon le Général de Division Oumar DIARRA, Chef d’État-Major Général des Armées, une meilleure compréhension de l’environnement de travail.

Malgré les efforts consentis, les Groupes Armées terroristes ont réussi à réadapter leur stratégie au contexte. Une situation que les Forces armées maliennes doivent désormais intégrer dans leurs réponses, mais aussi et surtout procéder au renforcement des capacités en ressources humaines et matérielles, mais aussi en termes d’intensification d’opérations contre les sanctuaires des groupes armés terroristes. Le droit souverain et la responsabilité entière de tout État, a expliqué le Chef Suprême des Armées, sont d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Partant, réaffirmera le Chef de l’Etat son attachement et sa ferme détermination    au retour de l’État dans toutes les régions du pays tout en insistant sur le rôle crucial de l’armée dans ce processus. « Pour le retour de l’État et des services sociaux de base dans les localités éprouvées par le terrorisme, le rôle des Forces de Défense et de Sécurité est d’une importance capitale », a-t-il indiqué.

Ces raisons parmi tant d’autres font que la visite prochaine de Sergueï Lavrov au Mali est attendue avec beaucoup d’impatience de la part d’une grande partie de l’opinion nationale. Le chef de la diplomatie russe est annoncé en effet au Mali et dans d'autres pays de la région dans un contexte sécuritaire et diplomatique bouleversé. Lavrov jouit d’une certaine popularité au Mali et dans plusieurs pays de la zone où les terroristes continuent de semer la mort. Ainsi, le Mali deviendra le passage obligé pour les Russes qui s’installent peu à peu dans notre zone.

En attendant la venue de Lavrov, les préparatifs vont bon train. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu en audience le jeudi 08 décembre 2022, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Gromyko. Les deux personnalités se sont félicitées de la convergence de vues et du soutien mutuel entre le Mali et la Russie sur des questions importantes examinées dans les instances internationales.

En outre, des sujets d’ordre politique visant le raffermissement des liens d’amitié et de coopération bilatérale ont été abordés. Toute la stratégie de la défense du Mali dépend des Russes et de leurs technologies militaires. Les avions de combat et les images des satellites russes permettent aujourd’hui au Mali de mener des opérations militaires avec précision. Ces technologies dont disposent d’autres pays n’avaient malheureusement pas été mises à la disposition de l’armée malienne, précisent d’autres sources militaires.

Notons que la coopération entre Bamako et Moscou ne se limite pas qu’aux domaines de la Défense. Elle va plus loin. Le Mali et la Russie ont jeté les jalons d’une coopération économique fructueuse avec la signature d’importants accords économiques lors du déplacement Russie d’une délégation conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

La Russie fournira au Mali 60 000 tonnes d’hydrocarbures, 25 000 tonnes de blé et 35 000 tonnes d’engrais d’une valeur de 100 millions de dollars qui seront acheminés de Moscou à Bamako via le port de Conakry, a déclaré Alousséni Sanou, ministre de l’Economie et des Finances. « A la suite de nos échanges, une première expédition de marchandises doit arriver à Bamako dans quelques semaines. Il s’agit de 60 000 tonnes de produits pétroliers, 35 mille tonnes d’engrais et 25 mille tonnes de blé », a poursuivi le ministre de l’Economie et des Finances.

Alousséni Sanou a souligné que cette première expédition doit permettre de tracer toutes les autres difficultés liées aux opérations de commerce entre le Mali et la Russie. Les opérations doivent vérifier si toutes les conditions sont effectivement réunies pour des envois de quantités beaucoup plus importantes et les premières commandes doivent atteindre un montant maximum de 100 millions de dollars.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détention d’armes de guerre par sekou Bolly :  Mohamed Chérif Haïdara interpelle les autorités de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/detention-darmes-de-guerre-par-sekou-bolly-mohamed-cherif-haidara-interpelle-les-autorites-de-la-transition-3004106.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 14:27:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de son passage sur le plateau de Joliba Tv news, le président du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) non moins 4<sup>ème</sup> vice-président de TabitalPulaaku, Mohamed Chérif Haïdara a dénoncé Sékou Bolly auprès des autorités judiciaires. Il a interpellé les autorités maliennes, notamment les procureurs non seulement sur les propos de Sékou Bolly mais aussi la détention qu’il juge illégale d’armes de guerre par ce dernier. </strong>

Dans un pays comme le nôtre en proie à l’insécurité, Mohamed Chérif Haïdara juge intolérables les propos de Sékou Bolly et la détention illégale d’armes de guerre par ce dernier dans une interview. Lors de son passage sur les antennes de Joliba Tv, le président du CSDM, interrogé sur la question, n’a pas mâché ses mots. Il a craché ses vérités à qui veut l’entendre. Faisant entièrement confiance en la justice, il a interpellé les autorités maliennes, particulièrement les Procureurs. <em>« La suite réservée aux propos de Sékou Bolly incombe à la justice malienne », </em>a-t-il laissé entendre. Selon lui,

Pour lui, il est inconcevable qu’un un chargé de mission dans un ministère en charge de la Réconciliation et <em>« se mette à menacer, à vilipender, à insulter le peul avec une kalachnikov double-chargeur »</em>. Face à la gravité de la situation, il a interpellé les autorités, et plus précisément le tribunal de la commune IV. <em>« Toutes les autorités sont interpellées. Un citoyen ne doit pas avoir une kalachnikov avec des chargeurs et qui menace toute une communauté, qui menace tous les leaders, les notables, les cadres peuls à Bamako. Il doit être interpellé. Le ministère de la justice doit se saisir rapidement et l’interpeller », a-t-il défendu avant d’ajouter qu’il est </em>inconcevable quelqu’un qui est chargé de réconcilier les Maliens, de recoudre le tissu social, se fasse filmer avec une arme de guerre. Il doit être interpellé, insistera Mohamed Chérif Haïdara.

Outre cette sortie de Mohamed Cherif Haïdara, des sources concordantes confient que des dénonciations anonymes ont été faites contre Sékou Bolly auprès des autorités judiciaires. Parmi ces autorités figurent les Procureurs des communes IV et VI ainsi que le ministre de la Justice et des droits de l’homme, Mamoudou Kassogué. <em>« Je viens, par la présente, dénoncer auprès de vous le comportement de Monsieur Sékou Bolly, chargé de missions au département de la Réconciliation Nationale qui, selon moi, est susceptible de recevoir une qualification pénale. </em>

<em>En effet, à l’occasion d’un entretien dans les réseaux sociaux accordé par cet individu à des comptes Facebook de la place, il m’est donné de constater la présence d’une arme de guerre à ses côtés alors même qu’il n’est pas militaire »,</em> a-t-on lu dans la lettre de dénonciation qui nous est parvenues.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Insécurité :   Le retour du spectre des otages</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-le-retour-du-spectre-des-otages-3004097.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 14:13:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La plus grande peur de certains observateurs est que le Mali retombe dans le cycle des prises d’otages qui alimentent le terrorisme. Les évènements récents montrent une tendance du retour des preneurs d’otages. On se souvient notamment de l’opération spéciale qui a libéré trois otages chinois au cours de l’année. Il y a eu aussi la libération réussie de la religieuse colombienne Sœur Gloria. Mais depuis, plus aucun otage étranger n’a été libéré des mains des terroristes au Mali. Pourtant, le président Goïta avait réitéré à un émissaire américain la disposition du Mali à soutenir tous les efforts visant à la libération des autres otages.</strong>

Selon des experts, il y a au moins six Occidentaux otages au Sahel dont deux Américains. Le premier Américain, Jeffrey Woodke, est un humanitaire chrétien qui venait en aide aux populations nomades avec une ONG à Abalak au Niger. C’est dans ce pays qu’il a été enlevé le 14 octobre 2016 et conduit au Mali. Sa compatriote Suellen Tennyson, une religieuse de plus de 83 ans avait été enlevée par des hommes armés non identifiés, dans la nuit du 4 au 5 avril 2022 dans la paroisse de Yalgo dans le nord du Burkina Faso.

À ces deux Américains s'ajoutent d'autres étrangers : allemand, australien, italien, roumain ou togolais. Beaucoup pensent qu’ils sont détenus au Mali. Il y a le journaliste Français Olivier Dubois. L'Allemand Jörg Lange, qui travaillait pour une ONG, avait été enlevé le 11 avril 2018 dans l'ouest du Niger et emmené vers le nord, non loin de la frontière malienne. Arthur Kenneth Elliott, un Australien âgé de 82 ans et chirurgien de profession, avait été kidnappé au Burkina Faso le 15 janvier 2016 avec son épouse Jocelyn, une prise d’otage revendiqué par le groupe djihadiste Ansar Dine.

Le Roumain Iulian Ghergut, officier de sécurité dans une mine de manganèse dans le nord du Burkina Faso, près des frontières du Mali et du Niger, a été capturé le 4 avril 2015 par des hommes armés. Au mois de mai dernier, un couple italien avec leur enfant et un Togolais avaient été enlevés par des hommes armés non identifiés à Sincina dans le cercle de Koutiala près de la frontière avec le Burkina Faso.

C’est dans ce contexte qu’il y a quelque mois, le président de la Transition a reçu en audience, l’envoyé spécial du président américain, chargé des questions d’otages, Roger Carstens. Les échanges entre les deux parties ont porté notamment sur les efforts mutuels à déployer par les deux pays pour libérer les otages américains et d'autres étrangers aux mains des groupes terroristes au Mali. La délégation américaine a trouvé que le Président de la Transition est dans de bonnes dispositions pour aider les otages de toutes les nationalités.

Aujourd’hui, de nombreuses questions se posent au sujet des disparitions de personnes comme le père blanc que l’on continue de rechercher. Les djihadistes ont-ils pu enlever un missionnaire chrétien à Bamako au cœur de la capitale malienne ? La question est posée de plus en plus depuis le 20 novembre, date à laquelle le père Hans Joachim Lohre, membre des Missionnaires d'Afrique, est porté disparu. Pour l’instant, c’est seulement sa voiture qui a été retrouvée avec la porte ouverte. Les proches et la communauté du prêtre ont fait part de leur inquiétude. Le vieux prêtre enseignait à Bamako devait se rendre dans sa communauté de Kalaban Coura pour la messe dominicale, mais depuis, il n’y aucune nouvelle de lui, selon ses proches.

Plus de vingt jours après sa disparition, aucune revendication ni demande de rançon n'a été faite. Les enquêtes sont en cours et il n'y a toujours aucune piste encore moins une nouvelle du père blanc. Beaucoup se demandent si l’on a à faire à une simple criminalité. Les questions autour de cette disparition restent encore en suspens, selon les spécialistes qui savent que les enlèvements récents à Bamako ne sont pas tous l’œuvre de terroristes assoiffés d’argent.

Il y a quelques semaines, les forces spéciales maliennes ont mis aux arrêts des preneurs d’otages à Bamako. Plusieurs étrangers étaient parmi les ravisseurs dont des Français. Ces malfrats motivés par le gain facile étaient venus à Bamako pour prendre en otage les membres d’une famille et avaient réclamé près d’un milliard de FCFA comme rançon. Pour le cas du père Joachim, la thèse d'un enlèvement par les groupes djihadistes dans la capitale n’est pas à écarter.

Certains  affirment que le prêtre serait aux mains du JNIM, ce groupe djihadiste affilié à Al-Qaida. Dirigé par Iyad Ag Ghali, ce groupe fait d’habitude de la prise d'otage son principal business. Le groupe d’Iyad n'en est pas à son premier enlèvement dans la communauté chrétienne du Mali. En février 2017, la sœur colombienne, Gloria Cecilia Narváez, a été enlevée par des membres du JNIM et libérée plus de 4 ans plus tard contre une rançon de centaines de milliers d'euros payée par le Vatican.

On raconte que le père Joachim est un grand connaisseur du Mali où il résidait depuis 30 ans. Le missionnaire d'origine allemande avait pour mission, au sein de l'Institut de formation islamo-chrétienne de Bamako, la formation de laïcs et religieux dans l'objectif de promouvoir le dialogue entre chrétiens et musulmans. Partenaire de l'Aide à l'Église en Détresse (AED), il avait déjà évoqué auprès de l'ONG le danger qui le menaçait.

Selon plusieurs sources, la plupart des prises d’otages est l’œuvre de la katibat Macina, un groupe djihadiste actif dans le centre du Mali.

Faut-il le rappeler, en novembre 2018, l’armée française avait annoncé avoir « probablement » tué son chef, Amadou Koufa, ce qui s’est révélé faux. L’information avait ensuite été confirmée par le gouvernement malien, puis démentie par les faits : Amadou Koufa est réapparu dans une vidéo, et un dernier message diffusé début mai sur les réseaux sociaux lui est encore attribué.

A la tête de la katiba Macina, ce prédicateur radical est devenu ces dernières années une figure du djihadisme au Mali, et par extension au Sahel. Plus qu’un chef militaire, Amadou Koufa est un guide spirituel, catalyseur des frustrations des jeunes de sa région, principalement issus de la communauté peule, frustrations exploitées pour le projet djihadiste global. Agé d’une soixantaine d’années, il est devenu en janvier 2015 le fer de lance de l’insurrection islamiste dans le centre du Mali, désormais principal foyer de tensions de la région.

Début mars 2017, il apparaît aux côtés du Touareg malien Iyad Ag Ghali et de ténors d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et d’Al-Mourabitoune, sur une vidéo entérinant la fusion de leurs mouvements au sein du Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM). Tous ces hommes se placent alors sous le commandement d’Iyad Ag-Ghali, confirmant une nouvelle fois la stratégie d’ancrage local voulue par les chefs algériens d’AQMI.

Une forme de consécration d’Amadou Koufa intervient le 8 novembre 2018 avec la publication d’une nouvelle vidéo de propagande où, cette fois, l’homme n’est plus en retrait mais face caméra, flanqué de son mentor et de l’Algérien Djamel Okacha, qui aurait été tué en février par l’armée française. Le prédicateur accuse alors la France d’avoir envoyé « ses chiens dans le Macina » mais, surtout, son message est pour la première fois clairement destiné à rallier à la cause djihadiste, bien au-delà de sa région, les Peuls « massacrés parce qu’ils ont élevé le drapeau de l’islam ».

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>6ème édition de la journée du sport militaire :  Renforcer la cohésion et l&amp;apos;entente à travers le sport</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/6eme-edition-de-la-journee-du-sport-militaire-renforcer-la-cohesion-et-lentente-a-travers-le-sport-3004109.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:32:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Etat-major Général des Armées a organisé la 6ème édition de la journée du sport militaire, le vendredi 16 décembre 2022 à l'ex SNJ. Cette édition a enregistré la présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Col, Sadio Camara, du Chef d'État-major Général des Armées, le Gal de Division, Oumar Diarra et du directeur du Sport Militaire, le Col Sega Sissoko.</em></strong>

Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Col, Sadio Camara, pour magnifier cette journée, a souligné que la pratique des sports au sein des forces de défense et de sécurité est également un facteur de préservation de la cohésion et des valeurs humaines. « À cet effet, ces journées sportives traditionnelles initiées par la hiérarchie militaire, est une composante symbolique et importante de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité. À cela, s’ajoute cette dynamique participe au renforcement de la sécurité du territoire raison pour laquelle je suis toujours particulièrement satisfait et heureux de prendre part à ces journées sportives » à déclaré le ministre Sadio Camara.

Pour sa part, le chef d'État Major Général des armées, le Gal, Oumar Diarra, a signalé que cette initiative de cohésion à travers le sport vise principalement à renforcer les liens existants entre tous les personnels en uniforme ayant la même mission de défense de la Patrie quelque soit leur arme ou le service d'appartenance. Pour lui, la pratique du sport,  pièce maîtresse du maintien en condition physique de l'être humain, s'érige en obligation pour les militaires. À l'en croire, le sport favorise l'esprit d'équipe et de sacrifice, il stimule l'émulation et tout cela dans une atmosphère fraternelle qui renforce leur efficacité opérationnelle. Il contribue également à la sécurité et à la stabilité des forces armées grâce à l'assurance et à la confiance mutuelle. « Les sportifs ici présents constituent un ensemble homogène composé de toutes les structures qui ont l'uniforme en commun. Les éléments de ces structures se côtoient déjà dans les postes de commandement, sur les théâtres d'opérations ainsi que dans nos interactions quotidiennes » a-t-il indiqué.

Et le directeur du Sport Militaire, le Col, Sega Sissoko d'ajouter que cette journée, instituée par la hiérarchie militaire, vise à instaurer des rencontres d'échanges afin de créer un climat de fraternité, de brassage et d'accroître l'esprit de cohésion. Il estime que la vision clairvoyante des plus hautes autorités est de contribuer à faire du Sport Militaire au Mali un maillon essentiel dans la quête de la paix et de la cohésion au sein de nos forces armées et de sécurité. « C'est dans cette optique, que le commandement encourage la promotion du sport à travers ces différentes activités afin de maintenir le potentiel de combat et permettre l'affermissement de la cohésion. C'est fort de tout cela que, la direction du sport, hôte de cette 6ème édition de la journée du sport de cohésion, nourri comme rêve de faire de la pratique des activités physiques et sportives une activité essentielle dans la vie quotidienne du militaire afin de renforcer la cohésion et l'entente comme le dit un dicton populaire : il n'y a rien de mieux que la rencontre physique » a-t-il conclu.

<strong>Abréhima GNISSAMA</strong>

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<title>Lutte contre le terrorisme au centre :  Vaine  tentative d’intimidation  de Mohamed Chérif  Haïdara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lutte-contre-le-terrorisme-au-centre-vaine-tentative-dintimidation-de-mohamed-cherif-haidara-3004103.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:25:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre le terrorisme est une affaire de tous au Mali. Mais, il faudra la mener avec beaucoup de discernement afin de ne pas décourager les bonnes volontés qui se sont toujours sacrifiées pour le caractère républicain de l’Etat du Mali. C’est ce qui a failli se passer la semaine dernière avec la garde à vue de Mohamed Chérif Haïdara, président du Conseil Supérieur de la Diaspora malienne. </strong>

L’amalgame dans la lutte contre le terrorisme  peut être préjudiciable  pour l’atteinte des objectifs visés. Contrairement à des gens qui font de  la lutte antiterroriste un fonds de commerce très lucratif où certains ont choisi de pactiser avec le diable pour leur confort au détriment de la paix sociale et de la quiétude des populations d’autres  se battent pour le retour de la paix et le vivre ensemble dans notre pays, particulièrement dans la région de Mopti, appelée par certains le centre du Mali et devenue aujourd’hui épicentre du terrorisme. Parmi ceux-ci,  on peut citer sans risque de se tromper le bouillant président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (Csdm), Mohamed Chérif Haïdara, un homme de paix et engagé pour le vivre ensemble dans sa région natale. Sa dédicace pour la fin du conflit ethnico-religieux dans la région est sans équivoque et connue de tous. Toutes les initiatives allant dans ce sens ont eu des échos favorables auprès de lui. Il  n’hésite à appuyer aucune initiative relative à cet objectif. Manifestement, cet engagement patriotique, sincère, dénudé de tout gain politique ou tout autre avantage dérangerait certains évoluant dans des milieux mafieux ce qui pourrait expliquer la tentative d’actualisation d’une ancienne vidéo en date de février  2020. Histoire de ternir son image auprès des décideurs et de l’opinion publique.  Heureusement, cette tentative de culpabilisation a été infructueuse. Car, c’est avec professionnalisme que  les autorités judiciaires  traitent ce dossier.

Faut-il le préciser,  la semaine dernière, les détracteurs de Mohamed Chérif Haïdara ont cyniquement manipulé et fait circuler une vidéo dans laquelle le président du Csdm fait des prises de position courageuses concernant les négociations avec les terroristes maliens. Ils ont fait croire que cette vidéo a été réalisée récemment, alors qu’elle date du 1er février 2020. C’est une partie d’une interview demandée par les journalistes au président Haïdara après l’installation du Haut Représentant du Président de la République pour les régions du centre, Pr. Dioncounda Traoré, au Cicb, à Bamako. Ainsi, le  vendredi 9 décembre dernier, le président du Csdm est interpellé par les limiers du 5e arrondissement pour « apologie du terrorisme », où il a passé tout le week-end dans les bureaux du Commissariat de police. Très vite, cette accusation tombe comme un château de cartes, avec la présentation de la vidéo originale. Un autre chef d’accusation est trouvé. On parle désormais de « tenue et propagation de propos ou d’idées attentatoires à l’unité nationale par stigmatisation régionaliste, ethnique et religieuse via les nouvelles technologies de l’information et de la communication et faux délictuel ». Ce qui intrigue dans cette affaire, c'est en ce moment qu’on sort cette vidéo alors qu’elle date d’à peu près deux ans. Et puis, les propos tenus dans cette vidéo ne sont pas nouveaux en réalité. Demander à négocier avec les terroristes maliens est l’une des recommandations fortes du Dialogue national inclusif et des Assises nationales de la refondation, auxquelles l’ensemble des forces vives du Mali ont participé. Mieux, ces propos ont été tenus lors d’une rencontre avec le Haut représentant du chef de l’Etat pour le centre dont l’un des mandants était la négociation avec nos frères égarés. Alors question : pourquoi donc vouloir faire porter par Mohamed Chérif Haïdara le chapeau de la décision de toute une nation ?

Après son inculpation, le président du Csdm est rentré chez lui à la maison et son procès est programmé pour le 14 mars 2023. Après sa libération, il a remercié tous ses soutiens pour la mobilisation pour sa cause dont le commissaire du 5<sup>ème</sup> arrondissement  qui, dira-t-il a fait preuve de professionnalisme pendant son bref séjour dans ses locaux. Depuis  l’annonce de sa convocation, le monde entier s’est mobilisé pour lui, notamment la diaspora malienne et les Hamallistes.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Housseini Amion Guindo au 3eme congrès de la CODEM : “Nous suggérons au Président de s’impliquer pour apaiser les tensions”</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/housseini-amion-guindo-au-3eme-congres-de-la-codem-nous-suggerons-au-president-de-simpliquer-pour-apaiser-les-tensions-3004091.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:13:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Centre International de Conférence de Bamako ( CICB) a abrité la cérémonie du 3ème congrès ordinaire du parti  Convergence pour le Développement du Mali ( CODEM), le samedi 17 décembre 2022. Occasion pour le président de cette formation politique, Houseini Amion Guindo dit Poulo de dénoncer “la vie extrêmement chère, des grèves en cascade, une situation économique très grave … l’insécurité grandissante…“</em></strong>

Dans son intervention, Housseini Amion Guindo a exprimé des inquiétudes par rapport à la transition en cours.“Ces assises du troisième congrès ordinaire de notre parti – CODEM - nous permettent aussi et surtout, d’augurer notre combat pour le futur en fonction du contexte actuel du MALI et de notre offre politique”, a déclaré le leader du parti de la quenouille.

<strong>Situation socio-sécuritaire explosive</strong>

Pour le président de la CODEM, ce congrès se tient dans un contexte très particulier, caractérisé par : la vie – extrêmement - chère ; des grèves en cascade sur le front social ; une situation économique très grave née du cumul des effets de l’embargo de la CEDEAO, des séquelles de la pandémie du Covid-19 et de la guerre en Ukraine ; l’insécurité grandissante dans presque toutes les régions, voire les environs de Bamako ; la montée en puissance des groupes terroristes, notamment l’ÉIGS et le JNIM ; les affrontements récurrents, d’une part, entre les groupes terroristes, et d’autre part entre ces derniers et les mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.

Pour Poulo, le mécontentement grandissant des groupes armés signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR), notamment la CMA, rend très volatile la situation sécuritaire du pays. Et de souligner que l’expansion du terrorisme sur les zones de grandes productions agricoles avec la menace de famine en filigrane ; l’apparition d’un banditisme endogène causé par la confusion semée par les groupes terroristes, le manque d’emploi, l’effondrement de l’économie rurale, l’absence d’État et des services sociaux de base ; les désaccords avec certains de nos partenaires traditionnels; etc.

<strong>Vers le non-respect du chronogramme électoral</strong>

“Parallèlement à cette liste d’ingrédients qui remet en cause la fiabilité du Programme d’Action Gouvernemental, l’agenda politique de la Transition court des risques susceptibles d’entraver le respect des chronogrammes relatifs aux élections référendaire, communales, régionales, législatives et présidentielle, qui ont été rendus publics par le gouvernement le 03 juillet 2022”, a martelé le leader de la CODEM.

«il y a des signes qui nous permettent de douter de la bonne foi de certains acteurs de premier rang pour une organisation régulière, transparente, démocratique et inclusive desdites élections, en raison notamment de : la violation de la nouvelle loi électorale dans la mise en place des structures de l’AIGE ; le manque d’un dispositif transparent et inclusif d’approbation des candidatures aux prochaines élections ; l’applicabilité de la nouvelle Loi électorale, notamment l’article 155 relatif à la possibilité pour certains responsables de la Transition de se présenter, ce qui suscite déjà des débats dans les écuries politiques ; les nombreux griefs relatifs au projet de la nouvelle Constitution ; le manque de Fichier électoral fiable, jusqu’à nos jours ; l’intransigeance des autorités à rendre opérationnel l’AIGE sans la quasi-majorité de la classe politique ; l’inadaptation de l’actuelle Charte des partis politiques au contexte actuel ; etc..”

Pour l’orateur, l’expérience malheureuse des crises politiques vécues par certains pays de la sous-région, qui se sont muées en crises dites crises post-électorales, nous oblige à lancer un appel aux plus hautes autorités de prendre les dispositions idoines pour l’organisation et la tenue d’élections apaisées et sécurisées, devant garantir le succès du processus électoral de 2023-2024.

<strong>Le chef de la Transition interpellé pour des élections crédibles</strong>

“Nous suggérons au Président de la Transition de s’impliquer personnellement pour apaiser les tensions avec la classe politique et la société civile afin de créer des conditions idoines pour des élections crédibles et acceptées de tous”, a souligné Housseini Amion Guindo.

Pour lui, concomitamment à la préparation et à l’organisation des élections de 2023-2024, le Gouvernement devrait s’atteler à l’accomplissement sans réserve des missions régaliennes de l’État. “La bonne gouvernance desdites missions requiert l’homogénéité et la cohésion dans l’action gouvernementale, ce qui ne semble pas être le cas à ce jour”, a-t-il indiqué.Et Poulo de plaider pour des solutions urgentes. “Nous considérons que la situation de notre pays appelle à des réponses urgentes et de rupture”.

<strong>Abréhima GNISSAMA  </strong>

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<title>Vie chère :  Les ratés du ministre du Commerce</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-les-rates-du-ministre-du-commerce-3004093.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:13:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi dernier 16 décembre, les Maliens ont été surpris par un appel de Ousmane Chérif Haïdara, le président du Haut conseil islamique du Mali. Cet appel adressé au président Assimi Goïta est une alerte sur les dangers de la cherté de la vie. Cette situation aurait pu être évitée si les responsables du commerce avaient pris les mesures qui s’imposent pour mettre le pays à l’abri de ce phénomène. Malheureusement, à chaque fois que les critiques se multiplient contre la cherté de la vie, le ministre du commerce sort pour  amuser la galerie, histoire de tenter de calmer les esprits. C’est ainsi  qu’il a animé une conférence de presse il y a une semaine.</strong>

Une fois de plus, le ministre et ses collaborateurs en charge du commerce et de la concurrence ont fait une sortie ratée. Les Maliens s’attendent à des mesures concrètes contre la cherté. Mais au lieu d’annoncer des mesures et un plan efficace de réduction des prix, le ministre et le directeur du Commerce et de la concurrence se sont contentés de faire le bilan des actions inefficaces qui ont été prises sans avoir un impact positif sur le quotidien des Maliens. Car la vie chère continue à frapper de plein fouet les ménages. “C’est à travers des échanges et des négociations avec les opérateurs économiques et les détaillants que le gouvernement au sein du Conseil national des prix fixe les prix », a expliqué le ministre. Ce qui choque les Maliens, c’est que les produits cultivés au Mali sont chers alors en pleine période des récoltes.

C’est la preuve que les autorités n’ont pas pris des initiatives endogènes pour soutenir le commerce entre les lieux de production et les grandes villes du pays. En lieu et place de ces solutions,  le ministre, estime que  le gouvernement a aussi besoin de ses impôts, il ne peut pas abandonner ses impôts et taxes indéfiniment. Dans ses déclarations décousues, il indiquera : « Aujourd’hui, les produits importés, riz, huile, sucre, lait ont été taxés depuis 4 à 6 mois. Nous nous sommes mis d’accord avec les opérateurs économiques pour fixer les prix malgré la suppression de la subvention pour lutter contre la fraude, la surenchère. Après la subvention du gouvernement, les prix en cours sont les fruits de négociation, d’entente. L’évaluation de ces prix est suivie ».

Incapable de mener des réformes nécessaires, le patron de la Direction général du commerce et de la concurrence demande la patience aux Maliens parce que jusqu’à présent les mesures ne sont pas au top.  Tout en avouant la cherté ambiante des prix des marchandises. Pour lui, le haut fait du gouvernement contre la flambée des prix a été de se mobiliser pour lutter contre la rétention et les spéculations des marchandises.

Dans un discours au relent d’aveux d’impuissance, les responsables du ministère du commerce demandent aux Maliens de les accompagner dans la lutte contre la spéculation pour que les prix fixés soient respectés. Alors qu’ils avouent la suspension des subventions accordées au riz, au  sucre et à l’huile. Malgré tout, affirment les conférenciers, les prix qui ont été fixés de commun accord sont toujours respectés, même si de petites augmentations sont constatées. « Pour cette discipline, nous remercions et félicitons nos opérateurs économiques et les Maliens. Chaque fois que le gouvernement renonce à ses impôts et taxes, la direction générale du commerce et de la concurrence s’emploie à faire respecter les prix fixés et évite la rétention et les spéculations des marchandises. Nos équipes sillonnent les marchés pour éviter les la rétention et les spéculations des marchandises », a raconté le directeur du Commerce et de la concurrence.

Concernant les dispositions et les stratégies mises en place par le gouvernement pour renforcer le pouvoir d’achat et diminuer l’impact de hausse des prix, Alousséni Sanou, a dit que plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement. « Dans ce contexte, nous devrions faire face non seulement à une réduction drastique de nos recettes en sachant bien que la crise sécuritaire nous fait perdre au moins 3 à 4 % de notre PIB en recettes. Ne maîtrisant pas une grande partie de notre territoire, il va de soi que la douane ne peut pas percevoir le droit qu’il faut. Donc, nous avions un manque à gagner à l’époque de plus de 400 milliards de F CFA sur les frontières que nous ne maîtrisons pas ».

Aujourd’hui, la sécurité est en train de venir dans ces frontières et progressivement, le pays est en train de monter la pente. « Face à ces crises, il fallait que l’Etat puisse répondre aux besoins des populations. Il faut savoir que dans le même temps, il avait eu beaucoup de revendications salariales et là nous avons été obligés de voir ce que nous pouvions faire avec les partenaires sociaux pour permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Nous avons passé par une justice sociale avec nos partenaires sociaux ce qui nous a permis d’avoir une harmonisation de la grille salariale avec un impact annuel d’environ 200 milliards de F CFA pour permettre aux salariés d’avoir une augmentation afin de faire face aux différentes crises », a indiqué Sanou.

Dans cet exercice qui ne convainc guère, il ajoutera qu’au-delà des mesures qui visent à l’améliorer le niveau de revenu, il fallait également faire face à l’augmentation des grilles en essayant de déduire des subventions. C’est pourquoi l’Etat a continué à faire des subventions sur les produits de première nécessité. Par exemple : entre 2021-2022, il y a eu un manque à gagner de plus de 17 milliards de F CFA sur le riz. En 2022, il y a eu un manque à gagner de plus de 8 milliards sur le sucre. Sur le lait, il y a eu un manque à gagner de plus de 3 milliards de F CFA et sur l’huile alimentaire, plus 1 milliard de F CFA.

Le riz ne devrait pas connaître la cherté actuelle constatée dans les marchés de Bamako. Dans le cercle de Niono, on distingue deux principales saisons de production de riz, qui nécessite 120 à 135 jours de culture avant d'être récoltée. La première durant la saison des pluies, de juillet à novembre, et la seconde, en saison sèche chaude, de janvier à juin, également appelée contre-saison. Mais le Mali importe 10% de sa consommation de riz pour faire face à la demande nationale.

Selon l'Institut national de la statistique du Mali (INSAT), la consommation annuelle du riz a augmenté de plus de 600 % dans les 50 dernières années, faisant du riz presque l'aliment de base du pays. Le riz est ainsi la première céréale consommée en zone urbaine. La variété cultivée ici est le "paddy" communément appelée gambiaka. Il s'agit de l'espèce la plus recherchée par les consommateurs, et qui est généralement disponible sur le marché avec des impuretés.

C'est dans ce cadre qu'intervient depuis 2017 le Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Mali et son partenaire SOCODEVI, grâce à l'appui de la Banque Mondiale afin d'améliorer la qualité du riz et permettre de créer de la valeur ajoutée tout en limitant les pertes lors de la transformation. Pour promouvoir la chaîne de valeur, il est nécessaire de répondre aux besoins de renforcement des capacités tout au long de la chaîne et de mieux organiser les acteurs pour fournir un produit de qualité sur le marché. Réduire les pertes post-récoltes est un enjeu majeur à l'échelle du pays.

A Niono, la modernisation d'une unité de transformation a permis de créer de la valeur ajoutée et vendre le produit fini autour de 300 Francs CFA le kilogramme, lorsque le riz brut est généralement vendu à 150 Francs CFA. De nouvelles décortiqueuses, capables de traiter 900 à 1 200 kg de riz par heure, existent et sont gérées par des comités de gestion composés de 5 personnes membres.

De meilleures installations de séchage et de stockage et de meilleures pratiques de gestion introduites au niveau des Organisation Paysannes permettent de réduire les bris tout en améliorant la qualité afin d'augmenter la valeur finale. À travers l'amélioration de la chaîne de valeur, grâce au contrôle de la qualité et à une mécanisation accrue, à la formation et à la facilitation de l'accès aux services financiers et aux intrants, les organisations paysannes ciblées sont mieux préparées pour assurer la qualité du riz vendu par leurs agriculteurs.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali dans la tourmente :  Les bons offices de Chérif Ousmane Madani  pour sauver le pays</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:08:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il l’a annoncé lui-même, dans l’allure franche qu’on lui connaît, à l’endroit de la communauté nationale : sous la houlette du haut conseil islamique qu’il dirige, tous les acteurs nationaux ; classe politique, acteurs de la société civile, représentants de couches socio-professionnelles, seront conviés à un dialogue total pour décider du sort de notre pays, empêtré dans des difficultés de toutes sortes. Cherif Ousmane Madani Haïdara, président du HCIM, appelle ainsi les Maliens au chevet de leur pays qui va mal, et même très mal.</em></strong>

<strong><em>Est-ce les prémices d’une rencontre de trop ? Ou le déclic d’une union sacrée pour relever le pays de la tourmente existentielle qui le guette ? </em></strong>

Ça se discute sur tous les coins et recoins du pays : le Mali va mal et même très mal. La vie chère, les prix des denrées alimentaires qui prennent de l’envol, l’insécurité qui menace les zones jusqu’ici épargnées par le terroriste violent et meurtrier, la gouvernance boiteuse et chaotique qui menace la crédibilité de l’Etat, l’isolement diplomatique, le front social en ébullition…Voilà le triste décor d’un quotidien à la fois coriace et inquiétant qui s’offre aux Maliens.

Si certaines chapelles louangeuses continuent encore à vanter les mérites hypothétiques d’un système de gestion,  il est évident que le mal-vivre de la grande majorité des Maliens a fini à prendre le dessus sur tout, y compris jusqu’à pousser bon nombre de nos compatriotes, jadis partisans fieffés des militaires au pouvoir, à s’interroger sur le sort réservé au pays.

Ça ne pouvait pas durer assez longtemps, le manque de perspectives crédibles pour remettre le pays sur les rails. Eh bien ! Les choses ont changé ; tout le monde s’en aperçoit : les discours endiablés d’un Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre, ou du colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre intérimaire, ne font plus recettes, tant la réalité criarde du pays s’est imposée à tout le reste, rendant les Maliens de plus en plus sceptiques face à l’avenir d’un pays qui ne s’en sort pas, si vite, des maux qui le menacent, à longueur de journées, et qui s’aggravent davantage en l’absence d’une union sacrée des Maliens.

C’est en cela que veut remédier le guide religieux Chérif Ousmane Madani Haïdara, autorité morale du groupement des leaders religieux,  président du haut conseil islamique du Mali, en appelant les Maliens ; toutes sensibilités confondues, à se retrouver au chevet de leur pays, en proie à de grosses difficultés existentielles, pour lui trouver, au plus vite, une thérapie de choc.

A l’en croire, pas d’apriori, face à l’urgence des choses, comme c’est le cas pour notre pays, assailli de tous les côtés, le bon réflexe du bon religieux, comme le bon musulman,  est de se réfugier dans la prière et de faire beaucoup de bénédictions pour le salut public.

Comme le Mali est « dans une situation intenable », presque à genou, d’autant que «  tout le monde crie à la cherté de la vie, à l’insécurité » qui gangrène le pays, « nous n’allons pas croiser les bras », prévient le président du HCIM, Cherif Ousmane Madani Haïdara, qui annonce ainsi les couleurs. Sous l’égide de l’organisation islamique qu’il dirige, le guide religieux, très respecté, déclare publiquement les partis politiques, les organisations de la société civile ainsi que les représentants d’organisations socio-professionnelles du pays se rencontreront pour envisager une solution pour la sortie de crise du Mali

Mais ce n’est pas tout : le chef religieux, connu pour son franc-parler, aura une adresse pour les autorités de la transition. Celles-ci sont averties de s’ouvrir désormais aux autres et d’être réceptives aux voix discordantes. Il a exhorté les autorités de la transition à l’ouverture, au sens de l’écoute et au dialogue « pour qu’ensemble le Mali puisse respirer ».  Il le pense ainsi d’autant qu’il sait que dans un pays, chaque acteur national joue sa partition pour le progrès commun et que nul n’a le monopole du patriotisme.

C’est d’ailleurs pour cela, dit-il, que les autorités nationales seront en définitive saisie des recommandations et résolutions qui sortiront de l’ultime dialogue qui va réunir les Maliens autour de l’avenir de ce pays.

Pour le moment, le guide religieux ne dit pas sous quelle forme, ni par quelle stratégie ou méthodologie, le prochain dialogue va-t-il prendre pour qu’elle puisse engendrer les résultats, tant espérés. Mais, il est clair que cette annonce publique, provenant d’une telle entité respectable, aura une grande répercussion au sein de la communauté nationale.

Assurément, les Maliens, tant de la diaspora qu’à l’intérieur, des partisans déterminés au dialogue, seront au rendez-vous du pour donner le meilleur d’eux-mêmes quant à l’avenir immédiat de leur pays.
Reste à savoir comment les militaires au pouvoir, dont on sait qu’ils se méfient étrangement des religieux, toutes sensibilités réunies, réagiront face à cet appel au dialogue du président du Haut conseil islamique du Mali.

En état de cause, pour que ce nouveau dialogue inclusif entre Maliens ne soit pas une rencontre de plus, il faut qu’il soit le signe annonciateur d’une véritable union sacrée des cœurs et des esprits pour mettre le pays sur les rails. Et pour cela, il est impératif que les militaires de la transition jouent franc-jeu avec l’ensemble des couches socio-politiques pour redéfinir et appliquer à la lettre les voies de solutions envisagées pour le pays.

Et voilà justement l’énigme de ces nouveaux pourparlers inter-maliens…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CIPRES : Début des travaux du Comité d’experts à LOMÉ</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cipres-debut-des-travaux-du-comite-dexperts-a-lome-3004088.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:05:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les travaux du Comité d’experts de la Conférence Inter-africaine de Prévoyance Sociale ont débuté, ce mardi 13 décembre 2022. à l’hôtel du 02 février à Lomé, au Togo.

Le Mali, avec la Conseillère Technique en charge des questions Juridiques du Ministère de la Santé et du Développement Social, le Directeur national de la Protection Sociale, le Point Focal CIPRES/RAMU, les premiers responsables des Organismes de Prévoyance Sociale du Mali (INPS, CANAM, CMSS), accompagnés par leurs Conseillers respectifs, prennent part à la rencontre.

Cette réunion du Comité d’experts de deux jours prépare les dossiers du Conseil des ministres de la CIPRES dont la 33ème session ordinaire s’ouvre ce jeudi 15 décembre dans la capitale togolaise.

Le Comité d’Experts, faut-il le rappeler, est composé pour chaque État membre, du Directeur de l’Administration Centrale chargée de la Prévoyance Sociale, les Directeurs Généraux des Organismes de Prévoyance Sociale.

Pour la présente session, douze (12) points devant être soumis à l’examen du Conseil des ministres, sont examinés par les Experts.

Il s’agit de l’Election du Président du Conseil des Ministres; l’Examen et adoption du compte rendu de la 32ème session ordinaire du Conseil des Ministres de tutelle de la Prévoyance Sociale tenue le 03 juin 2022 à Genève (Suisse); l’Examen et adoption des projets du plan d’actions et du budget de l’exercice 2023.

Mais aussi, l’Examen et adoption du rapport annuel 2021; l’Examen et adoption des propositions de normes en matière de placements des fonds de réserve des Organismes de Prévoyance Sociale; l’Examen et adoption des projets de lignes directrices sur la couverture sociale des travailleurs de l’économie informelle dans les États membres.

A l’ordre du jour également,l’Examen et adoption du projet de lettre de mission de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale, conformément à la Décision N° 610/CM/CIPRES du 16 décembre 2021; la Note d’information sur la nomination de nouveaux membres de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale; le Point sur la transposition du Socle juridique de sécurité sociale dans les législations nationales des Etats membres.

Également, le Point sur l’état d’avancement de la révision du plan comptable de la Conférence; la situation des contributions des Etats membres au budget de la Conférence (huis clos) et les Divers.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme Myriam DOSSOU-d'ALMEIDA, Ministre du Développement à la Base de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes du TOGO.

La CIPRES, qui regroupe dix sept (17) États membres, a pour missions, entre autres, de fixer les règles communes de gestion des OPS, contrôler leur gestion, Réaliser des études et élaborer des propositions visant à l’harmonisation des dispositions législatives et réglementaires applicables aux OPS.

Mais aussi, faciliter la mise en œuvre, par des actions spécifiques au niveau régional, d’une politique de formation initiale et permanente des cadres et techniciens des Organismes de Prévoyance Sociale des Etats membres.

&nbsp;

<strong>CT GUINDO depuis Lomé</strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="37">&nbsp;</td>
<td width="21">&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après l’échec des sociaux&#45;démocrates au pouvoir : Le bloc libéral comme alternative au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-lechec-des-sociaux-democrates-au-pouvoir-le-bloc-liberal-comme-alternative-au-mali-2999968.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:44:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Réélu vice-président du Réseau libéral africain en charge de l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Ben Fana Traore, Président du Parti citoyen pour le renouveau (PCR), a tenu une Assemblée générale de restitution de cet événement dans sa nouvelle résidence à  Moribabougou N’Tabacoro droit le samedi 19 novembre 2022. Pour la circonstance, il s’est prononcé  sur l’actualité nationale, dont le projet d’un bloc libéral comme alternative.</strong>

L’Assemblée générale des partis politiques membres du Réseau libéral africain  tenue en octobre 2022 à Johannesburg, en Afrique du Sud, a honoré le Mali à travers la réélection de Ousmane Ben Fana Traoré. A l’occasion de la restitution de cet heureux événement aux autres membres de cette obédience politique, il brossera les sujets phares de l’actualité nationale et internationale.

Dans son intervention, Ousmane Ben Fana Traoré a exprimé sa fierté d’appartenir  au Réseau libéral qui, selon lui, constitue le meilleur avenir politique pour l’humanité.  Pour lui, aux problèmes africains, il faut des solutions libérales africaines pour relever les défis de notre temps. Au cours de cette Assemblée générale tenue en Afrique du Sud, indiquera-t-il, il a été question du populisme, de l’insécurité, de la mauvaise gouvernance et le désordre qui caractérise notre temps.

De son point de vue, il est indispensable de cadrer les 278 partis politiques du Mali. Il faut des valeurs et idéologies pour incarner nos partis politiques. C’est en cela, estime-t-il, que réside le salut des politiques pour la bonne gestion des affaires publiques.

A en croire Ousmane Ben Fana Traoré, les 3 pays de la sous-région qui ont connu des coups d’Etat à répétition sont ceux fondamentalement gérés par les socialistes. Ce qui prouve que le social-démocrate a atteint ses limites. Car, argumentera l’orateur, pendant que ces pays dirigés par les le social-démocrate sombre, ceux  dirigés par les libéraux sont en train d’engranger des résultats probants, de donner les fleurons  à leur économie. La Côte d’Ivoire, le Sénégal  et le Ghana sont des illustrations parfaites, se vente-t-il.

Pour promouvoir cette prouesse de l’idéologie libérale et en faire profiter au Mali, il préconise une synergie d’action pour la mise en place d’un bloc libéral comme meilleure alternative.

<strong>Insécurité, sources  et pistes de solutions</strong>

Pour le Président du PCR, Ousmane Ben Fana Traoré, l’insécurité ambiante qui sévit dans la bande sahélienne est causée par la crise libyenne. Une crise qui a contribué à la propagation des armes de tout calibre.  Cette situation pour laquelle la France a beaucoup contribué avec ses alliés de l’OTAN ne vent pas son image dans les pays de cette zone. S’y ajoutent sa condescendance et son caractère de puissance coloniale qui ne plaident pas en sa faveur.

Pendant l’intervention des forces françaises et ses alliés, le Mali s’attendait à des résultats plus tangibles. Après 9 ans d’assistance, argumente-t-il,  l’opinion publique a  légitimement jugé inacceptable que des camps entiers soient tombés entre les mains des terroristes.

Le manque de moyen du G5 Sahel a renforcé la frustration des peuples. Car, explique M. Traoré, nonobstant les lobbyings de nos chefs d’Etat légalement élus, l’appui nécessaire pour faire face aux menaces sécuritaires n’a pas été au rendez-vous.  « Le G5 Sahel aurait dû bénéficier du même élan de solidarité  que l’Ukraine. Cette politique de deux poids deux mesures a agacé plus d’un », regrette notre interlocuteur. Cette incompréhension et frustration, détaillera-t-il,   amènera nos pays à vouloir privilégier d’autres types de partenariat avec d’autres puissances.

Parlant de la gestion des affaires, Ousmane Ben Fana est convaincu que la meilleure façon de gouverner se fait par la politique. Pour lui, on doit cesser  de faire de l’amalgame en  jetant  l’anathème sur tous les politiques. Car, certains politiques méritent d’être respectés. Le Président  Modibo Keïta qui a été lapidé pour sa rectitude est une illustration du bien fondé de la gestion des affaires publiques par les politiques.

S’agissant de la posture actuelle de nos dirigeants, Ousmane Ben Fana les invite à la mesure. Parce que l’isolement politique et économique auquel notre pays fait face n’aura que des conséquences fâcheuses sur la vie de la nation. « On ne pourra pas vivre dans en autarcie. Il y a aussi des alliances séculaires qu’on ne pourra pas remettre en cause subitement. Nous ne sommes pas là pour être des souffre-douleurs de personne. On ne peut pas être dur jusqu’à nous faire du mal », a-t-il déclaré.

Précisons qu’à l’occasion de la présente rencontre, les partis  comme le Pacp de Yeah Samaké et le Parti Mali Emergence de Oumar Moussa Diawara ont manifesté leur intérêt pour adhérer à l’obédience libérale. Ils sont une dizaine de partis politiques à afficher leur volonté à devenir des libéraux, a indiqué Osmane Ben Fana Traoré

<strong>Ousmane Ben Fana honore le Mali </strong>

Faut-il le rappeler, pour la deuxième fois consécutive, le Mali a été honoré à travers la personne de l’Homme politique malien, Ousmane Ben Fana Traoré, président du Parti citoyen pour le renouveau (PCR), réélu vice-président du Réseau libéral africain en chargé de l’Afrique de l’Ouest pour un nouveau mandat de 2 ans. Ce choix par ses frères libéraux est un véritable témoignage de son leadership et de  son engagement militant au sein du Réseau.

Ce réseau, apprend-t-on, est connu pour être le plus grand regroupement des partis politiques d’Afrique affiliés à l’International libéral depuis plus de vingt-cinq ans.

Selon les responsables du réseau, la vision libérale est de créer une Afrique libre et responsable de ses choix. Une Afrique prospère et intégrée avec des démocraties florissantes, en paix les unes avec les autres, dans laquelle chaque peuple a le droit et la possibilité d’accroître son potentiel et de réaliser ce qu’il veut pour son propre développement. Une des missions du Réseau est de donner aux partis libéraux les moyens d'accroître leur influence et leur soutien sur le plan  politique et de mettre en œuvre des politiques libérales selon les réalités de chaque pays, notamment lorsqu'ils sont au pouvoir, a martelé Président Ousmane Ben Fana Traoré.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commerce : A quoi sert le contrôle des prix ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commerce-a-quoi-sert-le-controle-des-prix-2999963.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:37:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens sont majoritairement déçus par les autorités. Ils en veulent singulièrement au ministère du Commerce qui semble avoir renoncé à ses sorties, parfois médiatiques, pour contrôler les prix des denrées de première nécessité.</strong>

Rien  n’a changé dans le panier de la ménagère, et la baisse de l’intensité des activités a été suivie d’une tendance à la hausse des prix de certains produits comme le riz et le sucre. Dans des quartiers de Bamako, la population commence à se plaindre de la hausse du prix du sucre. Or, le gouvernement, à travers le ministre du Commerce, avait été clair sur le fait que les prix des produits subventionnés ne devraient plus être fixés n’importe comment.

En réalité, les autorités ne prennent pas au sérieux le contrôle des prix dans les boutiques qui sont situées dans les quartiers. Les gens se sont félicités de l’ouverture forcée des magasins de certains grossistes qui avaient voulu profiter de la subvention pour acheter et stocker du sucre en attendant le bon moment. Cette pratique vise à utiliser les facilités accordées par les autorités pour importer beaucoup de sucre, de riz et autres denrées de première nécessité. Mais de l’autre côté, les marchandises achetées au prix subventionné ne sont pas mises en vente chez les détaillants.

Les contrôleurs auraient dû continuer dans les quartiers de Bamako où des petits malins continuent de vendre du sucre à un prix plus élevé. Il ne fallait pas attendre la cherté pour que des unités de contrôle soient mises en service. Le contrôle doit être permanent, comme c’était le cas dans le passé. Par ailleurs, les contrôleurs ne devraient pas se focaliser sur les prix seulement. Il y a aussi les produits périmés qui doivent être débarqués des boutiques pour préserver la santé de la population qui achète les produits sans souvent se soucier de la date de péremption.

La vie chère est en réalité entretenue par une poignée de commerçants qui profitent des failles du ministère du Commerce pour faire grimper les prix. Les mêmes commerçants sont en train d’acheter du riz à 250 FCFA le kilo auprès des paysans de l’Office du Niger. Au même moment, à Bamako les citoyens continuent de se plaindre de la vie chère. Il est maintenant clair que les commerçants entretiennent la vie chère dans les grandes villes sans craindre la moindre représailles.

Les autorités refusent d’assister les paysans qui auraient voulu que les prix ne chutent pas dans les villages. Beaucoup de membres des coopératives paysannes assistent impuissantes à l’effondrement de leur pouvoir d’achat, alors qu’ils veulent vendre directement leur production dans les villes. Les coopératives ne sont pas malheureusement soutenues par le gouvernement qui continue de faire semblant d’aider les consommateurs.

L’huile alimentaire produite par les unités industrielles est malheureusement resté chère. En dépit des mesures prises par le gouvernement, le prix de l’huile n’a pas baissé. A Bamako, certains boutiquiers ont finalement choisi de ne plus vendre de l’huile depuis plus de six mois à cause de la cherté du prix du bidon que les détaillants achètent. Pourtant, le gouvernement avait pris des mesures, notamment la mise à disposition de la graine de coton dont l’exportation a été interdite en 2022.

Cette année, les commerçants n’ont pas été autorisés à exporter les graines de coton. Cette mesure aurait pu faciliter la production locale d’huile en mettant à la disposition des huileries une matière première abondante et bon marché, surtout que la production de coton avait donné de bons résultats lors de la campagne agricole dernière au Mali. Il n’y avait donc pas un problème de matière première en principe, mais les huileries ont été incapables d’inonder le marché local.

Selon des experts, l’une des causes de la cherté est que le niveau de la production locale est assez faible pour satisfaire le besoin national. Ces petites unités de production se trouvant en grande partie dans la région de Sikasso ne peuvent pas couvrir le besoin des Maliens. Elles ont en effet de la peine à combler le vide créé par la fermeture de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma), une usine dont la réouverture est encore attendue en vain par la population de Koulikoro.

L’urgence pour le Mali est de remettre sur les rails l’Huicoma qui a une capacité de production beaucoup plus importante. Aliou Tomota, le repreneur de la société, a pris l’engagement de la remettre en marche en rencontrant le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Mais on est encore loi de la remise en service de l’usine dont la production pourrait compléter celle des petites unités qui se battent.

<strong>Seydou SANGARE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Elections :  Inquiétant retard dans la distribution des cartes d’électeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/elections-inquietant-retard-dans-la-distribution-des-cartes-delecteur-2999969.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:35:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un gros nuage se dessine à l'horizon des élections générales. Beaucoup doutent de la capacité de la transition à organiser des élections conformes au chronogramme établi. Personne n’a encore vu un exemplaire de la carte d’électeur, à moins de trois mois des premières élections générales promises par la transition. On se demande comment le ministère de l’Administration territoriale procèdera pour mettre à la disposition des Maliens les cartes d’électeurs. Cette situation risque de compromettre la tenue des élections à temps, notamment le référendum constitutionnel. Il y a un retard inquiétant dans les préparatifs des élections. Mais le gouvernement fait semblant de ne rien voir et reste silencieux sur des questions importantes comme la carte d’électeur.

L’un des problèmes est que le gouvernement a fait le choix de cartes d’identité pouvant servir de cartes d’électeur. Malheureusement, la distribution de ces cartes a pris un retard conduisant à l’expansion de la spéculation autour de la carte d’identité nationale. Des policiers véreux ont profité du retard des cartes d’identité nouvelles pour fixer des prix arbitraires. Et le ministre de la Sécurité dit avoir en effet la preuve que la carte d’identité nationale est vendue à 10 000F CFA dans certains commissariats. Or, le prix normal est de 1700 FCFA.  De petits malins font tout pour créer une fausse pénurie de cartes d’identité afin de monter les enchères. Les demandeurs de carte se lèvent très tôt le matin, certains dès 5 heures, pour faire la queue devant les commissariats.

Le matin, les agents distribuent quelques cartes, une dizaine, pour ensuite dire aux demandeurs qu’il n’y a plus de cartes. Dans la même journée, ils vendent la carte à 10 000 FCFA à ceux qui sont prêts à dépenser beaucoup pour avoir le document. Plusieurs commissaires de police sont pointés du doigt dans cette affaire. Le ministre a demandé aux citoyens de dénoncer tous les commissaires qui se rendraient coupables de cette flambée orchestrée du prix de la carte d’identité nationale. Le ministre a promis de sanctionner les commissaires qui sont déjà impliqués dans certains cas connus du gouvernement.

Un appel a aussi été lancé aux citoyens qui devraient refuser d’acheter la carte d’identité nationale à des prix anormaux. Certains citoyens se disant pressés contribuent à la corruption en proposant d’acheter la carte d’identité à n’importe quel prix. C’est cette attitude collaboratrice des citoyens qui a favorisé la corruption autour de la distribution de la carte d’identité nationale. Des policiers ayant pris goût à l’argent facile ont tout mis en place pour créer une fausse pénurie de cartes.

A l’approche des élections, la pression monte sur les autorités, notamment les deux ministères impliqués dans la gestion des cartes d’identité. Le ministre de la Sécurité a annoncé la fin de cette situation pour bientôt. En effet, les premiers lots de la nouvelle carte d’identité nationale seront bientôt disponibles. Ces cartes seront données gratuitement aux populations qui doivent l’utiliser comme carte d’électeur également. La gratuité de cette carte biométrique mettra fin à la spéculation autour de la carte d’identité nationale. Sa validité est de 5 ans. En attendant que tout le monde obtienne la nouvelle carte, l’ancienne sera délivrée parallèlement.

En France, la carte électorale certifie l'inscription d'un électeur sur les listes électorales. Sa présentation lors d'un vote facilite le travail du personnel du bureau de vote. Toutefois, cette présentation est facultative ; une pièce d'identité suffit pour voter, et est exigée dans les communes de plus de 1 000 habitants.

La déclaration de perte de son passeport, de sa carte d'identité, de sa carte électorale ou de sa carte Vitale fait partie des démarches administratives en ligne qu'il est désormais possible d'effectuer via Service-public.fr, la plateforme internet officielle de l'Administration française créée début 2009, pour simplifier les démarches administratives des citoyens.

Depuis 2022, la carte électorale possède un code QR renvoyant sur le site du ministère de l'Intérieur dédié aux élections.

<strong>MADOU COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise campagne  cotonnière :  Désespoir et inquiétude dans les zones CMDT</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/mauvaise-campagne-cotonniere-desespoir-et-inquietude-dans-les-zones-cmdt-2999958.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:31:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La campagne cotonnière 2022-2023 a mal démarré à cause d’un manque criard d’engrais. Pour autant, le monde paysan n’avait pas perdu l’espoir d’une année prometteuse, en raison de sa détermination à vaincre l’adversité. Un optimisme vite ravagé par l’apparition, en fin de cycle du coton, des insectes nuisibles qui ont détruit les cultures. Dans l’impuissante totale d’une Cmdt qui n’a pu rien faire face au fléau ; prise qu’elle est au piège du manque d’anticipation. Etat des lieux sur une campagne cotonnière sinistrée…</strong>

Plombée par de nombreux problèmes, dont l’un des plus récurrents concernait le manque criard d’intrants agricoles, la présente campagne s’annonçait déjà compliquée.  Si dans l’ensemble, reconnaissons-le, les nouvelles ne sont pas très bonnes pour le coton (les autres pays ont été  affectés par le phénomène d’infection des plantes), au Mali, tels que les échos sur les champs de culture nous parviennent, il faudrait s’attendre au pire.

Et pour cause ? Ici, dans les champs, outre cette dangereuse infection des plantes par les insectes, s’y ajoute l’impréparation des structures étatiques d’encadrement, voire l’absence totale d’anticipation, à accompagner les paysans sur le déroulement du cycle de maturation du coton.

Ces derniers, on le sait, ont  pourtant déployé de gros efforts pour minimiser les nombreux facteurs négatifs du démarrage, quelque peu chaotique, de la campagne cotonnière, et qui redoutent, cette année, malgré eux, les pires conséquences d’une piètre production du coton.

En tout cas, les premières cueillettes de coton, dans de nombreuses zones de culture, laissent entrevoir une telle désolation dans le monde paysan.

A Fana, l’un des gros bastions cotonniers, c’est loin d’être l’optimisme. Face à la contreperformance chronique de la production cotonnière, les paysans expriment déjà leur désespoir et leur inquiétude. Nul doute là-dessus, ils aborderont la traite de  coton avec la peur dans le ventre.

« Dans les champs de 6 hectares, rares sont ceux qui arrivent à avoir 1,5 tonne. Chez nous, dans la commune de Massigui, plus de 97% des champs de cette superficie ne dépassent pas ce résultat. Dans les champs de 10 hectares, on ne dépasse pas 3,5 à 4 tonnes. Tout cela dénote de la fin précoce de la cueillette de coton dans plusieurs localités.  A calculer  le prix de vente de ces quantités, on se rend compte qu’on ne pourra aucunement faire face aux charges liées aux intrants. L’argent généré de la production ne pourra pas supporter plus de 40% des frais d’intrants », s’alarment déjà les responsables des sections de la filiale coton de cette filiale.

Désemparés qu’ils sont, les cotonculteurs, quant à eux, tablent sur la prise en charge des frais d’intrants par l’Etat pour pouvoir au moins sortir la tête de l’eau. Déjà, dans cette optique, plusieurs associations de cotonculteurs, et non des moindres, ont saisi la Compagnie malienne pour le développement du textile (Cmdt), holding chargé de la gestion du secteur, pour espérer retrouver un début de solution, ne serait-ce que fortuite.

A l’évidence, le collectif des producteurs du coton est dans l’offensive. Selon plusieurs de ses responsables contactés par nos soins,  une correspondance en bonne et due forme  a même été adressée  à la Cmdt, avec ampliation au président de la transition ; histoire d’alerter les plus hautes autorités du pays sur la crise inévitable du secteur du coton.

Dans ladite lettre, nous a-t-on rapporté de sources concordantes, il est très spécifiquement demandé au président de la transition, le colonel Assimi Goïta, de s’impliquer de toutes ses forces  afin que l’Etat puisse renoncer à tous les frais d’intrants. Et cela, pour la simple raison qu’en plus du manque d’anticipation des structures d’encadrement sur le couvert végétal, il est bien indiqué que la contreperformance de la production est liée à une calamité naturelle.

En attendant une réponse favorable à cette requête des paysans, expressément formulée à l’endroit du président Assimi Goïta,  c’est l’angoisse qui hante les millions de Maliens qui vivent directement du coton.  Vivant d’autant plus dans la hantise des lendemains qui déchantent, les paysans sont d’ores et déjà conscients qu’à défaut d’une telle renonciation de la part de l’Etat sur les frais d’intrants, la situation du monde rural, déjà insoutenable, connaîtra un bien mauvais sort avec son lot de pauvreté qui s’aggravera sans doute avec la vente démesurée, voire le bradage, du bétail, seconde source financière dans les zones Cmdt.

Pourtant, tel un signe prémonitoire, votre journal « La Preuve » avait  tiré la sonnette d’alerte, il y a juste quelques mois, sur l’éventualité d’un tel scénario catastrophe, à travers ce titre accrocheur : « Pénurie d’engrais au Mali : Péril sur la campagne agricole<strong> </strong>».

Un  danger aujourd’hui réel qui guette les paysans.

Malheureusement, pendant ce temps, plutôt que de prendre la menace très au sérieux et d’accentuer la vigilance sur le terrain, en anticipant sur les facteurs de déroulement de la campagne agricole, certains responsables, en charge de l’encadrement agricole, se lançaient dans de sordides opérations de séduction, visant à rassurer les acteurs du secteur cotonnier sur « l’engagement de l’Etat à tout mettre en œuvre pour satisfaire les besoins exprimés ». Rien de plus en termes de mesures concrètes d’assistance et d’anticipation sur l’état de développement des champs de culture.

Aujourd’hui, dans les zones de la Cmdt, si le coton est dans la tourmente des jours sombres ; cela ne semble surprendre aucun observateur averti du secteur cotonnier, pouvant anticiper, en fonction de l’accumulation des ratés du démarrage de la dite campagne, sur un tel résultat catastrophique, pour le pays, en fin de cycle du coton.

Nul n’en doute : avec le péril sur le coton, rien de bon ne s’annonce sur le Mali.

Peut-on encore éviter le pire dans les zones de Cmdt ?

Affaire à suivre donc….

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commission mixte de la Coopération Mali&#45;Guinée : La contribution utile de Mohamed Chérif Haïdara</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/commission-mixte-de-la-cooperation-mali-guinee-la-contribution-utile-de-mohamed-cherif-haidara-2999972.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:23:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Membre de la délégation malienne pour les travaux de la 9<sup>ème</sup> session de la grande commission mixte de la coopération Mali-Guinée, le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) a été d’un grand apport pour la réussite de la présente session.</strong>

Intervenant dans toutes les salles de la commission de l’intégration africaine et de gouvernance migratoire, les contributions de Mohamed Chérif Haïdara ont été appréciées. Car, elles ont porté sur la Convention de 1964. Il s’agit de la Convention d'établissement et circulation des personnes entre la République du Mali et la République et de Guinée. Elle est  relative à la gouvernance migratoire et d’intégration africaine entre les deux pays.

La présentation de ce document a été décisive à plus d’un titre. Car, elle permettra non seulement de gagner du temps, mais aussi elle prenait en compte beaucoup d’aspects inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit entre autres du commerce, l’établissement, la frontière, la sécurité et l’extradition contenue dans 18 articles. Un document dont M. Haïdara a toujours fait  de son cheval de bataille depuis 1994, au lendemain de son arrivée en Guinée après les USA.

La Convention d'établissement et circulation des personnes entre la République du Mali et la République  de Guinée indique que le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée, conscients des impératifs historiques, moraux  et matériels qui unissent les deux Etats, décidés à poursuivre leur œuvre en vue de la réalisation de l'Unité africaine, soucieux d'arrêter les principes selon lesquels les deux Etats entendent organiser  dans  l'égalité complète et le respect de leur indépendance, les liens d'amitié qui servent l'intérêt réciproque du Mali, et de la Guinée et qui sont propres à encourager et à développer les rapports entre leurs peuples, désireux d'assurer à leurs nation respectifs sur le territoire de l'autre Etat, un statut privilégié conforme aux rapports spécifiques entre les deux pays et déterminé, préserver et à renforcer la solidarité qui les unit, sont convenus des dispositions qui suivent .

L’article 1<sup>er</sup> indique que les nationaux de chacune des parties contractantes jouissent sur le territoire de l'autre partie contractante des libertés publiques dans les mêmes conditions que ses nationaux. Sont notamment garantis, conformément à la Déclaration Universelle des Droits  de l’homme le libre exercice des activités culturelles, religieuses, économiques, professionnelles, sociales, les libertés individuelles et publiques, telles que la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, d'opinion et d'expression, de réunion et d'association et la liberté syndicale.

Ces droits et libertés s'exercent, conformément à la législation en vigueur sur le territoire de chacune des parties contractantes.

L’article 2 ajoute que  chacune des parties contractantes déterminera par sa législation les conditions d'exercice  sur  son territoire des droits politiques par les nationaux de l'autre partie contractante

Pourvu qu'ils soient munis des pièces d'identité réglementaires de leurs Etats, les ressortissants des deux parties contractantes circulent librement de part et d'autre de la frontière. Tout ressortissant d'une des parties contractantes peut entrer librement sur le territoire de l'autre Etat, y voyager, y établir sa résidence dans le lieu de son choix et en sortir sans être astreint à un visa ou à une autorisation quelconque de séjour. Ces dispositions ne portent pas atteinte au droit de chaque Etat de prendre les mesures nécessaires au maintien de l'ordre public, à la protection de la santé, de la moralité et de la sécurité publique,  indique l’article 3.

En  son article 4, on précise que tout national d'une des parties contractantes jouira sur le territoire de l'autre Etat, de la pleine protection légale et judiciaire pour sa personne, ses biens et ses autres intérêts. Il a accès à toutes les juridictions dans les mêmes conditions que les nationaux de l'autre Etat. Il ne pourra, à cet égard, lui être imposé ni cautio judicatum solvi, ni dépôt quelconque à raison, soit de sa qualité de non-national de l'État de résidence, soit de l'insuffisance de ses biens sur le territoire dudit Etat.

Il bénéficie de l'assistance judiciaire dans les mêmes conditions que les nationaux de l'État.

Sans préjudice des conventions intervenues ou à intervenir entre les parties contractantes, les nationaux de chacune des parties pourront accéder aux emplois publics dans l'autre Etat dans les conditions déterminées par la législation de cet Etat, poursuivra l’article 5.

En ce qui concerne le problème de la sécurité, l’article 6  stipule que les forces de l’ordre de sécurité de l'une des parties contractantes ne feront aucune incursion en territoire voisin sans autorisation expresse préalable de l'autorité responsable. Les parties contractantes régleront par la rencontre des délégués ou par échange de notes les éventuels différends frontaliers. Les forces de sécurité des parties contractantes coopéreront dans la recherche des individus coupables de crimes ou de délits, dans la lutte contre les pillages et par la communication mutuelle des renseignements.

S’agissant de  l'ouverture d'un fonds de commerce, la création d'une exploitation, d'un établissement à caractère industriel, commercial, agricole ou artisanal, l'exercice des activités correspondantes, et l'exercice des activités professionnelles salariées, et des professions libérales, les ressortissants de l'une des parties contractantes, sont assimilée aux nationaux de l'autre partie contractant, sauf dérogations imposées par la situation économique et sociale] de ladite partie.

Ces dérogations ne doivent pas avoir pour effet de porter atteinte à l'essentiel des droite reconnus par le présent article au bénéfice des ressortissants de  chacune des parties contractantes sur le territoire de l’autre, précise l’article 7.

L’article 18 détaille, on ne peut plus clair : « Chacune des parties contractantes notifiera à l'autre, l'accomplissement des procédures constitutionnellement requises pour  l’entrée en vigueur de la présente Convention. Celle-ci prendra effet à la date de la dernière  obligation et pourra être révisée

Elle demeurera en vigueur jusqu'à l'expiration d'une année à compter du jour où l'une des parties contractantes aura déclaré vouloir en faire cesser les effets.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale de la fille : Le plaidoyer des filles de Konseguela</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-internationale-de-la-fille-le-plaidoyer-des-filles-de-konseguela-2999965.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:23:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les filles de Konseguela se sont fait entendre par les autorités de leur commune. Le 30 octobre 2022, la commune rurale de Konseguela, en partenariat avec World vision cluster de Koutiala, a célébré la Journée internationale de la fille. Cette journée a été une aubaine pour les filles d'interpeller les décideurs et autorités de leur localité sur le respect de leurs droits</em></strong><em>. </em>

Le Mali, à l’instar des autres pays de la communauté internationale, célèbre chaque 11 octobre la Journée internationale de la fille. Pour cette édition 2022 dans la commune rurale de Konseguela, au cluster de Koutiala, elle a été un espace d’échanges, de sensibilisation, d’information et d’orientation sur la nécessité du respect des droits des filles. Placée sous la présidence du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, cette journée s’est déroulée en présence de centaines de personnes de la commune rurale de Konseguela.

L'écrivain Francais Chistian Bobin disait : « Etre écouté, c’est être remis au monde, c’est exister, c’est comme si on vous redonnait toutes les chances d’une vie neuve. » Cette situation sied aux messages que les filles de Konseguela ont adressés à leurs autorités. A peine la mise en place terminée, le chef de village de la commune rurale de Konseguela, Daouda Malick Koné de souligner l’importance des femmes dans la société, avant de remercier tous les encadreurs et le staff de world vision Mali. Aux dires du chef de village, il n’y a pas de familles sans femme. D’ou la nécessité de ne pas nuire à leur avenir.

Pour sa part, la représentante du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, Mme Diallo Aïssata Dicko, a précisé que c’est le lieu de saluer le staff de World Vision Mali pour ses efforts envers les enfants. Elle a également souligné que la protection et le respect des droits des filles est une nécessité absolue pour le développement de nos hameaux, villages, communes et du pays en général. Et elle a conclu en interpellant tous les chefs de village, leaders religieux et élus locaux à ne ménager aucun effort pour faire respecter les droits des filles dans leurs localités.

Quant au manager du cluster de Koutiala, Jacob Dougnon, il a adressé ses salutations aux chefs de village, au sous-préfet, au maire, aux enseignants, les représentants des autres services techniques, les groupements de femmes et tous les autres partenaires de world vision. A l’en croire, le département de la promotion de Femme, de l’Enfant et de la Famille a joué un grand rôle pour la réussite de cette journée. Selon M. Dougnon, la communauté internationale a décidé de choisir le 11 octobre de chaque année pour célébrer la Journée internationale de la fille. L’objectif est d’une part de converger les efforts afin de faire respecter les droits des filles, et d’autre part promouvoir les droits des filles. Aussi, il dira qu’il s’agit de faire comprendre et de rappeler que les filles ont droit à l’éducation, la santé, au respect, la protection.

Par ailleurs, le manager dira aussi: « C'est une première édition pour notre cluster, et nous espérons qu'avec l'appui de toutes les autorités localités (chefs de village, maires, leaders religieux, représentants des services techniques, organisations féminines) chacun s'implique dans la promotion des droits des filles. Et nous espérons aussi que chacun de nous parviendra à célébrer chaque année cette journée dans sa localité. Les messages clés de cette journée sont entre autres: les conséquences de la non scolarisation des filles, la déscolarisation, le mariage précoce, mariage forcé des filles, les violences physiques ou mentales que les filles subissent, etc. »

Pour Zeba Mallé, maire de la commune rurale de Konseguela, il n’y a rien de plus important que le développement de nos villages et communes. Et pour réussir cela, c’est l’éducation et surtout celle des filles qu’il faut mettre en valeur. Selon ses dires, World Vision a beaucoup fait dans sa commune. « Ce combat de Journée internationale n’est pas un combat de World Vision, mais c’est plutôt le nôtre. Car si nos filles parviennent à être des grandes personnalités, c’est la commune qui en bénéficiera. Nous remercions les encadreurs des filles, nos chefs de village, et surtout notre partenaire infatigable, World Vision », a-t-il conclu.

Quant à la porte-parole des filles, elle a d’abord remercié World Vision, ses camarades et les encadreurs avant de poursuivre que les filles de Konseguela recommandent à leurs autorités de bannir le mariage des enfants, de prendre au sérieux la scolarisation des filles, de bannir le mariage forcé, de cesser la marginalisation des jeunes filles, de mettre fin à la maltraitance des filles.

Pour Dany N’Daw, représentante du service local de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille de Koutiala, celui qui éduque, protège et soigne une fille a rendu un grand service à l’humanité. Toujours dans sa conférence débat, elle a non seulement expliqué  l'importance de la scolarisation des filles, mais aussi les conséquences liées au mariage précoce et forcé dont les filles sont généralement victimes. Il faut noter que durant cette journée d'échanges et de sensibilisation, les filles de Konseguela ont encore interpellé les autorités locales sur le respect de leurs droits.

Notons que c’est l'assemblée générale des Nations unies du 19 décembre 2011 dans sa résolution N⁰ 60/170 qui a institué la date du 11 octobre comme Journée internationale de la fille (JIFi). L’objectif est de sensibiliser l'opinion sur les inégalités dont les filles souffrent à travers le monde.

Aussi, il faut rappeler que pour cette 10<sup>ème</sup> édition de la JIFi, le thème national est: « Participation des filles dans la promotion de leurs droits ».  Ainsi, World Vision Mali, en collaboration avec la Direction nationale de la promotion de l'enfant et de la Famille (DNPEF), a mis à profit la célébration de cette journée pour inviter les décideurs, les politiques, les leaders communautaires et le staff de World Vision Mali à œuvrer pour le respect des droits des enfants en général et ceux des filles en particulier.

Par ailleurs, il faut préciser que parmi les centaines de personnes présentes lors de la célébration de cette journée, il y avait environ 103 jeunes filles venues de divers villages de la commune rurale de Konseguela.

<strong>Seydou SANGARE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assurance maladie obligatoire:  La prescription rationnelle et la lutte contre la fraude au cœur des préoccupations</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assurance-maladie-obligatoire-la-prescription-rationnelle-et-la-lutte-contre-la-fraude-au-coeur-des-preoccupations-2999966.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:12:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La CANAM a organisé ce jeudi 17 novembre 2022 des ateliers de sensibilisation sur la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude à Bamako (dans la salle des Banquets du Centre International de Conférence de Bamako), Kayes (dans la Salle de la Chambre du Commerce et de l'Industrie), Koulikoro (au Centre Mary Delhez, Sikasso (à l’hôtel Maïssa), Ségou (dans la Salle de la chambre des Métiers), Mopti (au Centre Jean Bosco) et à Tombouctou à partir de la Direction Générale de l’hôpital régional.</strong>

Ces ateliers ont eu pour objectifs, entre autres  de : -sensibiliser et informer les prescripteurs sur la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude; rappeler les règles de la prescription rationnelle, de l’éthique et la déontologie.

Lesdits ateliers ont été suivis par visioconférence par les régionaux.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier de Bamako a été présidée par M. Souleymane Traoré, Conseiller Technique du ministre de la Santé et du Développement Social.

Il a remercié la Direction Générale de la CANAM et tous les partenaires impliqués pour le choix porté sur ce thème combien important portant sur un usage rationnel des médicaments, mais aussi lutter contre la fraude à l’AMO.

Selon M. Traoré, dans le monde, on estime que plus de 50% des médicaments prescrits, distribués ou vendus, le sont de manière irrationnelle.

Au Mali, dira-t-il, force est de constater que l’usage inapproprié et abusif des médicaments demeure un gaspillage de ressources, ce qui aboutit à un préjudice considérable pour le patient sous forme de résultats médiocres et de réactions négatives aux médicaments.

« Cette pratique, à n’en pas douter, occasionne un manque à gagner considérable pour la CANAM », précise-t-il.

Le Directeur Général de la CANAM, le médecin général de Brigade Boubacar Dembélé, a indiqué que la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude préoccupent au plus haut point la CANAM et ses partenaires. « Une raison suffisante pour le Comité de Gestion de la CANAM, sur instruction du Conseil d’administration d’inscrire, en bon ordre, cet atelier dans le programme d’activité ».

Le présent atelier qui réunit tous les acteurs impliqués, principalement les prescripteurs, a-t-il dit, permettra d’une part de rappeler les règles de la prescription rationnelle, de l’éthique et la déontologie et d’informer les prescripteurs sur des cas de fraude, d’autre part.

Selon lui, les résultats de l’étude actuarielle réalisée en décembre 2014 par la CANAM, le poids des médicaments dans les dépenses du régime AMO représente 80 pour cent.

« Pour qu’un régime d’assurance maladie soit viable et pérenne, le poids des médicaments dans les remboursements des soins ne devrait pas être au-delà des 50 pour cent de l’ensemble des dépenses ».

Pour ce qui est de la fraude à l’AMO, la CANAM, a-t-il indiqué, a détecté plusieurs cas de fraude consécutifs, entre autres, à l’abus de prescription et à la prescription complaisante.

« Ces typologies de fraudes interpellent fortement les prescripteurs dans le cadre de la responsabilité médicale, de la prescription rationnelle, de l’éthique et la déontologie ».

Il a tenu à féliciter et remercier tous les participants pour leur dévouement et leur disponibilité à soutenir et accompagner la CANAM.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Respect : Les filles de Dionkala interpellent leurs autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/respect-les-filles-de-dionkala-interpellent-leurs-autorites-2999957.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:10:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 29 octobre 2022, World Vision Mali cluster de Koutiala, en collaboration avec les populations de Dionkala, a organisé la Journée internationale de la fille dans la commune rurale de Diédougou. Cette journée d’information et de sensibilisation a été une occasion pour les filles d'interpeller les décideurs et autorités de leurs localités sur le respect de leurs droits. </em></strong>

Instituée par l'assemblée générale des Nations unies le 19 décembre 2011 dans sa résolution n⁰60/170, la date du 11 octobre a été fixée comme la Journée internationale de la fille (JIFi). Le but est de soutenir l'amélioration des perspectives d'avenir des jeunes filles et de sensibiliser l'opinion sur les inégalités dont celles-ci souffrent à travers le monde en raison de leur genre.

Et pour cette 10<sup>ème</sup> édition de la JIFi, le thème national est: « Participation des filles dans la promotion de leurs droits ».  Ainsi, World Vision Mali, en collaboration avec la Direction nationale de la Promotion de l'Enfant et de la Famille (DNPEF), a mis à profit la célébration de cette journée pour inviter les décideurs, les politiques, les leaders communautaires et le staff de World Vision Mali à œuvrer pour le respect des droits des enfants en général et ceux des filles en particulier.

Au total, environ 79 jeunes filles de Dionkala ont pris part à cette édition 2022 de la Journée internationale de la fille au cluster de Koutiala. Ainsi, cette journée a donc été un espace d’échanges, de sensibilisation, d’information et d’orientation sur la nécessité du respect des droits des filles. Placée sous la présidence du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, cette journée s’est déroulée en présence de toutes les autorités locales de la commune rurale de Diedougou et Konina.

Qui mieux que les filles pour exprimer leur volonté en matière de respect de leurs droits. Dans la commune rurale de Diedougou, à Dionkala AP (Area Programm), une étape importante a été franchie dans le cadre du respect des droits de la fille. Devant des centaines de personnes dont les chefs de village, les leaders religieux, les élus locaux, les représentants des services techniques et ceux des organisations féminines et de la jeunesse, les filles de Dionkala ne sont pas passées par mille chemins pour se faire entendre.

Les festivités de cette journée ont d’abord débuté par l’intervention du représentant des chefs de village de la commune rurale de Diedougou et Dionkala Siaka Mallé qui a exhorté les autres chefs de village à ne plus accepter que l’avenir des filles soit piétiné. A sa suite, la représentante du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, Mme Diallo Aïssata Dicko, a salué toutes les personnes impliquées pour la réussite de cette journée. Elle a également fait savoir que la protection et le respect des droits des filles est une nécessité absolue pour le développement de nos hameaux, villages et communes et du pays en général. Elle a conclu en interpellant tous les chefs de village, leaders religieux et élus locaux à ne ménager aucun effort pour faire respecter les droits des filles dans leurs localités.

Quant au manager du cluster de Koutiala, Jacob Dougnon, il a souligné qu'il s'agit d'une journée dédiée à la promotion et au respect des droits filles. À l'en croire, toutes les statistiques ont montré que les filles sont marginalisées et leurs droits ne sont pas respectés. Ainsi, la communauté internationale a décidé de choisir le 11 octobre de chaque année comme journée internationale de la fille. Le manager dira : « C'est une première édition pour notre cluster, et nous espérons qu'avec l'appui de toutes les autorités locales (chef de village, maires, leaders religieux, représentants des services techniques, organisations féminines) chacun s'implique dans la promotion des droits des filles. Et nous espérons aussi que chacun de nous parviendra à célébrer chaque année cette journée dans sa localité. Les messages clés de cette journée sont entre autres: les conséquences de la non scolarisation des filles, la déscolarisation, le mariage précoce ou forcé, les violences physiques ou mentales des filles, etc. »

Prenant la parole au nom des deux communes de Dionkala, Sounkalo Mallé, maire de la commune rurale de Diedougou, a affirmé que l'objectif recherché à travers cette journée est un défi collectif pour toute la population de sa commune et celle de Konina. Il s'agit pour eux (populations de Dionkala) de faire en sorte que les droits des filles ne soient plus violés au profit d'intérêt particulier.

Accueillie par une standing ovation, la porte-parole des filles de Dionkala a souligné que depuis 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée dans notre pays pour mettre en lumière leurs besoins réels et développer des réponses appropriées de l'égalité entre les filles et garçons de jouir de leurs droits. « Le thème national de cette 10<sup>ème</sup> édition permet d'examiner les progrès d'autonomisation et de participation des filles à prendre des décisions et identifier les défis pour orienter l'engagement des décideurs vers la protection des droits des filles. Les filles sont des forces motrices pour le développement de nos familles, nos communautés et de notre pays, le Malikoura. Nous, filles de Dionkala, demandons à nos chefs de famille, chefs de village et maires de mettre fin au mariage des enfants, de promouvoir la scolarisation des filles, de lutter contre les violences basées sur le genre, de soigner les enfants quand ils sont malades, de bannir le travail des enfants, de permettre aux filles d’être écoutées et de s’exprimer et enfin lutter contre le harcèlement en milieu scolaire. Nous remercions World Vision Mali pour son combat et son engagement quotidien pour notre communauté », a-t-elle conclu.

Quant à Dany N’Daw, représentante du service local de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille de Koutiala, elle a non seulement expliqué l'importance de la scolarisation des filles, mais aussi les conséquences liées au mariage précoce ou forcé dont les filles so

nt généralement victimes.  .

<strong>Seydou SANGARE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>5ème Journée Justice&#45;Presse : Rapports entre structures de contrôle et de vérification au menu</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:10:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous la présidence du  secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a eu lieu la 5<sup>ème</sup> journée d’échanges presse et justice. C’était le vendredi 11 novembre 2022 à la Maison de la presse.</strong>

Minée par la corruption et la mauvaise gouvernance, les services de contrôle et de vérification sont appelés à jouer un rôle prépondérant pour la bonne gestion des affaires publiques. Pour ce faire, les missions doivent  être connues du  public ; d’où l’importance de la présente session.

Pour la circonstance,  Dr. Boubacar Sidiki Diarra insistera sur l’importance des structures de contrôle dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. D’où le choix du thème de la présente journée : « Synergie dans les rapports fonctionnels entre les structures de contrôle, de vérification et de poursuite dans la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière et pratiques assimilées ».

Aussi bien pour les initiateurs que pour les bénéficiaires de la formation, cette thématique revêt une importance capitale, car le contrôle, la vérification et les poursuites sont des étapes essentielles tributaires de la réussite des procédures de lutte contre la corruption et de délinquance économique et financière. À ce titre, elle doit continuer à capitaliser les expertises des structures de contrôle et de vérification, a souligné le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

La  plupart des affaires judiciaires en matière de corruption ou de délinquance économique et financière sont consécutives à des missions de contrôle ou de vérification à la suite desquelles des constations opérées relèvent très souvent des comportements frauduleux ou attentatoires aux principes légaux de gestion des fonds publics, indiquera l’orateur.

« L’expérience et la pratique enseignent que l’appréhension des délinquants financiers, en matière de corruption et de délinquance économique et financière, est particulièrement périlleuse en raison du modus operandi, des contraintes sociales et du manque de civisme face aux biens publics », souligne Dr. Diarra.

Pour sa part, le chef de la coopération par intérim de l’ambassade du Canada au Mali, Marc Le Blanc, estime que la présente  journée  s’inscrit dans le renforcement de la crédibilité, l’efficacité et l’accessibilité de la justice pour l’ensemble de la population du Mali. Avant d’indiquer que la confiance de la population en la justice malienne ne pourra s’établir que si la performance du système judiciaire est accrue et des résultats visibles sont démontrés en matière d’amélioration de la qualité des services aux justiciables.

« La distribution d’une bonne justice est largement tributaire de la mise en œuvre efficace du travail combien important qui doit se faire en amont à travers cette chaîne », a-t-il expliqué. C’est dans ce cadre que son pays va appuyer le Mali d’un montant de 25 milliards.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Mao Makalou au sujet de l’aide au développement :  «Selon la Banque mondiale, l’aide publique au développement reçue par le Mali en 2020 s’élevait à environ 861 milliards FCFA »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/modibo-mao-makalou-au-sujet-de-laide-au-developpement-selon-la-banque-mondiale-laide-publique-au-developpement-recue-par-le-mali-en-2020-selevait-a-environ-861-mil-2999935.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 15:19:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la suspension de l’aide publique française au développement du Mali, nous avons approché Modibo Mao Makalou. Dans cette interview, cet économiste de renommée internationale nous édifie sur le volume de l’aide publique au développement,(APD) destinée au Mali et du nombre de projets qui pourraient être touchés par cette suspension.</em></strong>

<strong><em>Depuis les premières heures de  l'indépendance du Mali, la France l'accompagne à travers son aide au développement, quel est le volume de cette aide?  En quoi contribue-t-elle au développement du Mali ? </em></strong>

<strong>Modibo Mao Makalou :</strong> Selon la définition du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, on entend par « aide publique au développement » (APD) l’aide fournie par les États dans le but exprès de promouvoir le développement économique et d’améliorer les conditions de vie dans les pays en développement.

En effet, le Mali a constamment bénéficié de l'appui des  partenaires extérieurs depuis son accession à l'indépendance le 22 septembre 1960. Le Plan de Développement Économique et Social (1961-1965) communément appelé plan quinquennal était financé à hauteur de 40% par des partenaires extérieurs dont les 4 plus importants étaient d'abord l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS avec 23%, ensuite la France (17%) puis la Chine (16%) et le Fonds Européen de Développement (FED) avec un apport de 15% de l'APD.

<strong><em>En fin de semaine dernière, on a appris  la suspension de l'aide au développement de la France destinée au Mali.  Quelles peuvent être les conséquences de cette situation?</em></strong>

<strong>MMM</strong> : Selon le Gouvernement français, les pays africains sont les principaux bénéficiaires des dons d’APD française : le Sénégal, le Tchad et le Mali, qui font partie de la liste des pays prioritaires de la politique de développement de la France, figuraient parmi les 10 premiers bénéficiaires de dons de 2019.

Les 19 pays prioritaires de la politique de développement de la France ont bénéficié en 2019 d’1,6 milliards d’euros (environ 1050 milliards FCFA) d’APD française : le premier bénéficiaire était le Sénégal (281 millions d’euros soit environ 184 milliards FCFA), suivi de l’Éthiopie (158 millions d’euros,soit environ 104 milliards FCFA), du Mali (145 millions d’euros, soit environ 95 milliards FCFA) et du Burkina Faso (137 millions d’euros soit environ 90 milliards FCFA).

En 2020, le montant engagé d'APD de la France au Mali était de 233 millions d'euros (soit environ 153 milliards FCFA) y compris 95,6 millions d'euros (soit environ 62 milliards FCFA) de dons. La France est aussi le deuxième contributeur derrière l'Allemagne au sein du Fonds Européen de Développement (FED) qui agit au Mali dans les domaines du développement rural, de l'environnement, de l’aide humanitaire, des infrastructures routières, du développement urbain et social, de l’appui institutionnel et de la culture. Cet appui s'est matérialisé au Mali durant le 11ème FED (2014-2020) à hauteur de 403 milliards FCFA.

<em><strong>Quelles sont les secteurs qui seront fondamentalement touchés?   </strong></em>

<strong>MMM :</strong> L'APD de la France au Mali se concentre essentiellement sur les secteurs suivants : la santé, les banques et services, l'éducation, l'eau et l'assainissement, l'agriculture, les interventions d'urgence, l gouvernement et  la société civile, autres multisecteurs, les infrastructures et services et le soutien budgétaire.

Une lettre envoyée au Président français Emmanuel Macron, le mardi 15 novembre, signée par 35 organisations non gouvernementales (ONG) françaises actives au Mali et dans le monde a demandé à la France de reconsidérer cette suspension de l'APD de la France au Mali.

Selon ce collectif d'ONG, l’arrêt de l’APD française au Mali remet en cause près de 70 projets de développement en cours ou prévus dans le pays ces prochaines années au profit des populations maliennes vulnérables.

<strong><em>Le Mali pourra-t-il avoir une alternative immédiate pour combler ce vide?                       </em></strong>

<strong> </strong><strong>MMM :</strong> Selon la Banque Mondiale, l'aide publique au développement (APD) reçue par le Mali en 2020 s'élevait à 1,565 milliards $ soit environ 861 milliards FCFA. Le budget d’Etat 2023 qui prévoit des recettes de 2 199,908 milliards de FCFA et des dépenses s'établissant à 2 895,903

milliards de FCFA, présente donc un déficit budgétaire global de 695,995 milliards de FCFA contre 664,588 milliards de FCFA dans la Loi de Finances rectifiée 2022, soit une augmentation de 4,73%. Ce déficit budgétaire à défaut d'une augmentation des recettes fiscales ou des ressources budgétaires sera financé par la dette publique et l'APD.

<strong>Interview réalisée par Oumar Konaté/La Preuve </strong>

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<title>Tension entre la fédération malienne de cyclisme et le CNOSM :  Le président Bagayogo met fin au partenariat avec MoovAfricaMalitel par l’entremise du Cnosm</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/tension-entre-la-federation-malienne-de-cyclisme-et-le-cnosm-le-president-bagayogo-met-fin-au-partenariat-avec-moovafricamalitel-par-lentremise-du-cnosm-2998068.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 12:00:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Elu en 2021 à l’unanimité pour faire rayonner le cyclisme malien, le président, SidyBagayogo est dans le collimateur d’un groupuscule d’individus que sa méthode de gestion semble déranger. Tout vraisemblablement, le   Comité national olympique du Mali (Cnosm), est cité dans cette affaire. </strong>

C’est la rupture totale entre la fédération malienne de cyclisme et le Cnosm. La pomme de la discorde réside dans le fait que le président de la fédération de cyclisme, Sidy Bagayogo a notifié aux Cnosm sa volonté de ne plus renouveler le contrat de sponsoring qui la lie à ce dernier. Mieux, il souhaite désormais pouvoir traiter directement avec les potentiels partenaires de la fédération notamment, MoovAfricaMalitel, le sponsor officiel. Le Cnosm et son président ne l’entende pas de cette oreille, cela risque de donner des idées aux autres fédérations membres du Cnosm. D’où le lynchage en cours contre le président Bagayogo.

<strong>Comment en est-on arrivé là ?</strong>

Pour comprendre cette histoire digne d’une tentative de chantage, il faut remonter au 3 août 2022 où le président de la fédération de cyclisme envoie une correspondance au président du Cnosm pour demander la mise à disposition des documents relatifs à MoovAfricaMalitel.

En effet, dans la correspondance, le président Bagayogo indique que son bureau souhaiterait voir le contenu du partenariat qui le lie avec son sponsor officiel.

Suite à cela, le président du Cnosm a répondu. Mais au lieu d’envoyer les documents de sponsoring de MoovAfricaMalitel, il a plutôt donné le protocole d’accord entre le Cnosm et les fédérations, les recommandations et le logo de MoovAfrica.

Ne comprenant pas les raisons pour lesquelles, Habib Sissoko refuse de mettre à disposition le document de partenariat avec MoovAfrica, le président de la fédération malienne de cyclisme a signifié, dans une correspondance de notification en date du 26 septembre 2022, que la fédération ne se reconnait plus dans le protocole d’accord arrivé à terme. <em>« Après analyse du protocole d’accord signé le 9 janvier 2016 entre le Cnosm et la Fédération malienne de cyclisme, nous vous rappelons que ledit protocole ne couvre plus notre relation depuis un certain temps car l’alinéa 1 de l’article 7 dudit stipule que « le présent protocole est conclu pour une durée de 4 ans à compter de sa date de signature. Il est renouvelable sur l’accord expressément exprimé des parties. »</em>, a écrit le président Bagayogo.

Plus loin, il a indiqué « <em>Nous vous informons que la fédération malienne de cyclisme, à travers son calendrier de compétitions, ambitionne légitimement de pousser des nouvelles ailes afin de voler plus haut pour être bientôt parmi les plus grandes du continent. Or, le montant annuel que nous percevons de vos produits sponsorings avec MoovAfricaMalitel s’élevant à 18 millions F CFA moins 1,8 millions F CFA que vous retenez à la source pour des frais de bande annonce à la télé en vue d’organiser six compétitions dans l’année, n’est pas satisfaisant pour l’atteinte de notre objectif. Par conséquent, nous vous informons que nous sommes au regret de mettre fin à cette relation de partenariat avec MoovAfricaMalitel par l’entremise du Cnosm.</em>»

Apparemment, cette correspondance qui a mis le feu à la poudre. Et depuis, ce sont des tentatives de déstabilisation, de sabotage des activités de la Fédération malienne de cyclisme.

Mais de quoi a peur Habib Sissoko ? Pourquoi vouloir maintenir le contenu du protocole d’accord avec MoovAfrica caché ?

Pour sûr, la tension entre les deux camps est montée d’un cran et le clash est inévitable.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réformes institutionnelles : Quiproquo autour de la nouvelle Constitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reformes-institutionnelles-quiproquo-autour-de-la-nouvelle-constitution-2998073.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 07:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’avant-projet de Constitution du Mali a été remis au président Assimi Goïta, mais le texte continue de couler des salives et beaucoup d’encre. Les Maliens ne parlent plus que de la première mouture de la future loi fondamentale écrite par de hauts cadres maliens. L’une des particularités de ce texte est qu’il est écrit par des experts nationaux contrairement au texte proposé pour la révision sous l’ancien président IBK en 2017.</strong>

II semble y avoir un hiatus entre les experts et une partie du peuple qui est vent-débout contre l’article 31 de l’avant-projet de Constitution. Tout le monde semble vouloir tirer sur l’avant-projet de Constitution présenté au chef de l'Etat avant d’être vulgarisé. Ainsi, les syndicats de la magistrature ne sont pas contents de certains aspects qui constituent pour eux des reculs des droits de l’homme. C’est pourquoi le SAM et le SYLIMA ont clairement opposé une fin de non-recevoir à l’avant-projet de Constitution qui pourrait mettre en péril la démocratie et les droits de l’homme chèrement acquis avec les évènements de mars 1991 ayant abouti à un changement de régime.

L’un des aspects de la première mouture de la Constitution est le mariage qui est défini comme l’union entre un homme et une femme. En d’autres termes, l’homosexualité dont la promotion est faite par certains milieux occidentaux sera expressément interdite au Mali si la nouvelle Constitution est adoptée. Les Maliens ont réagi face à la perspective de l’interdiction de la culture gay dans la Constitution. En effet, beaucoup ont apprécié cette interdiction, notamment dans les milieux religieux.

Les premières critiques contre le projet de constitution viennent d’hommes et de femmes mécontents du fait que l’article 31 n’ait pas décidé l’officialisation des langues nationales en complément du français. Ce qui semble déranger certains, c’est le maintien du français comme seule langue d’expression officielle du pays. Mais il y a une divergence de point de vue chez les détracteurs de l’article 31. Certains veulent que le Bambara soit la langue officielle tandis que d’autres voient en cela les germes d’un futur conflit.

Certains estiment que des forces étrangères n’attendent que l’officialisation du Bambara seulement pour pousser et armer d’autres ethnies du pays contre l’Etat central. Pour éviter que la question de langue ne divise les Maliens, des défenseurs de la transition proposent l’officialisation de toutes les langues nationales au nombre de 13(treize). Ceux qui préconisent cette démarche estiment que des pays, comme l’Inde qui a 22 langues officielles ou encore l’Afrique du Sud qui en compte 11, sont des exemples en la matière.

<strong>Doute entre alliés</strong>

Au même moment, la transition est en train de perdre certains de ses soutiens depuis quelques mois en raison des erreurs de gouvernance. Dans un communiqué, le mouvement Yèrèwolo Debout sur les remparts ne cache plus sa colère tout comme des groupes et personnalités connues pour leur soutien à la transition. On est loin du divorce entre la transition et ses supporteurs, mais ces derniers n’hésitent plus à sortir contre certains choix en matière de gouvernance et d’orientation des actions publiques. L’une des raisons de la colère de ces défenseurs de la transition est liée à l’administration.

En cause, le maintien des mauvaises pratiques au sein de l’administration publique. Dans ce cadre, les milieux de la justice sont pointés du doigt par les critiques qui estiment que la transition doit et peut mieux faire pour que les tribunaux maliens rompent avec les anciennes pratiques. Beaucoup de citoyens se plaignent en effet des agissements d’hommes et de femmes agissant au nom de la loi en violant les principes de fonctionnement de la justice. Dans certains cas, il s’agit d’actes répréhensibles commis par des fonctionnaires censés rendre la justice en se mettant au service du peuple. Les personnes qui sont coupables de tels actes dans les tribunaux du pays sont connues de tous, mais il semble que le contrôle fait défaut de la part de la hiérarchie. On assiste ainsi à des cas de procès fleuves dont les dessous sont liés à la corruption et l’implication des spécialistes dans la complication des dossiers jugés. Certains responsables connus dans les tribunaux pour leur avidité ne sont pas inquiétés par les autorités judiciaires qui doivent travailler au changement.

Les soutiens de la transition reprochent aussi aux autorités le maintien des pratiques de favoritisme dans les services publics. Il s’agit notamment des recrutements qui sont le plus souvent entachés d’irrégularité. On a vu plusieurs preuves de la persistance des anciennes pratiques de corruption en matière de recrutement. Ces preuves se trouvent sur la place publique dans certains cas, ce qui montre que le changement tant souhaité par les Maliens reste difficile à atteindre.

Enfin, l’autre aspect du mécontentement des soutiens de la transition est lié au choix des personnalités censées jeter les bases du changement à travers l’avant-projet de constitution. Les premières critiques et les plus violentes contre cet avant-projet viennent des supporteurs de la transition. Les espoirs suscités chez les masses populaires ne sont pas pris en compte dans l’avant-projet de Constitution. Il y a eu de nombreux rassemblements notamment au sujet de l’article 31 de l’avant-projet.

Il faut retenir aussi que le choix des 26 nouveaux membres du Conseil national de transition (CNT) a fait plus de mécontents que de bien heureux. La décision du président de la transition d’impliquer d’anciens dignitaires du pays a été largement désapprouvée par l’opinion nationale qui estime qu’il y a suffisamment de personnes au Mali pour que ce soit toujours les mêmes têtes qui reviennent au-devant de la scène. Les gens ne comprennent pas la logique du président de la transition qui s’est montré peu soucieux des critiques de la plupart des citoyens contre les personnalités des régimes précédents.

Assimi Goïta a-t-il choisi les membres du CNT par affinité politique ou sociale ? Difficile à dire. Mais les reproches concernent surtout le choix des personnalités comme l’ancienne ministre de la Famille, Mme Sina Damba qui a été aux affaires sous le président Amadou Toumani Touré. Cette dame a eu tous les privilèges au Mali pour que ce soit elle qui représente à nouveau les populations au sein du Conseil national de transition alors que les femmes battantes sont nombreuses. L’ancienne ministre a même été recrutée spécialement dans la fonction publique à un âge avancé.

Au même moment, des milliers de jeunes et de citoyens honnêtes souffraient en faisant la queue pour déposer leurs dossiers pour les recrutements sans y parvenir. Il est clair que l’ancienne ministre a demandé à être au CNT, puisqu’elle avait trouvé une opportunité de pression en créant une organisation regroupant les anciennes ministres et femmes parlementaires du pays. On peut estimer que ce groupe de pression a dû payer en faisant du lobbying en faveur de l’ancienne ministre.

Assimi semble avoir choisi de faire de l’organe législatif de la transition une affaire d’élite au détriment du bas peuple. Les femmes et les jeunes ruraux ne sont pas représentés au sein du CNT. Les paysans non plus ne sont pas représentés bien qu’ils constituent une couche socio-professionnelle importante dont les efforts sont régulièrement loués par les membres de la transition. Personne ne peut dire avec exactitude ce qui a pu bien orienter la décision du président de la transition.

On imagine qu’Assimi n’a pas agi seul en sélectionnant les nouveaux membres du CNT. Il a dû tenir compte de l’avis du colonel Malick Diaw, l’un des cinq colonels. Quoi qu’il en soit, les Maliens ne sont dans leurs grandes majorités contentes de la décision des autorités de la transition. Le risque que courent les cinq colonels est une rupture du contrat de confiance entre le peuple et les dirigeants. Il est temps que les décideurs s’approprient les doléances de la population qui ne demande qu’un changement des choix de gouvernance en mettant l’intérêt général au-dessus.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité collaborative :   Le guide de poche lancé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/securite-collaborative-le-guide-de-poche-lance-2998066.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:45:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La salle de réunion du Conseil national de la société civile (Cnsc) a abrité le lancement du guide de poche sur la sécurité collaborative, le samedi 5 novembre 2022. Ledit lancement, présidé par le président du Conseil national de la société, Boureima Allaye Touré, a été financé par le Fonds d'appui aux moteurs du changement (Famoc).</em></strong>

La représentante de la coordinatrice du projet Force et Sécurité Intérieur (FSI) et Moi, Awa Coulibaly, a souligné que l'objectif majeure du projet FSI et Moi est de contribuer à une meilleure collaboration entre les différents acteurs de la sécurité. Pour elle, durant plus d'une année, le projet a mené des activités de sensibilisation entre forces de sécurité et population civile à Bamako et les communes environnantes,  mais également à Ségou et à Sikasso.  Le projet (FSI) et Moi a bénéficié de l'accompagnement salutaire du Fonds d'appui aux moteurs de changement. Elle a ajouté qu'ils ont contribué à expliquer les missions des différents acteurs de la sécurité afin de contribuer à asseoir une bonne collaboration entre eux.

À l'en croire, au cours des activités, les missions de la police, de la gendarmerie, de la protection civile, de la garde nationale ont été expliquées, de même que celles de la société civile qui sont les portes voix de la population. Elle estime que ce guide est le couronnement de plusieurs actions de réflexion en jetant les bases, axes et pistes de collaboration entre les différents acteurs. « Nous ne pourrions jamais oublier la mobilisation et l'accompagnement des autorités locales,  en l'occurrence les autorités coutumières et traditionnelles (les chefferies). Nous osons espérer que ce guide de poche riche de directives et d'orientations saura être un outil précieux pour tout un chacun, afin de contribuer à asseoir les bases d'une collaboration fructueuse entre les différents acteurs de la sécurité, pour la stabilité et la paix au Mali», a-t-il déclaré

Pour sa part, le président du Conseil national de la société civile, Boureima Allaye Touré, soutiendra que ce guide de poche de la sécurité collaborative est une avancée majeure dans la sécurité publique dans la mesure où la sécurité n'est pas seulement l'affaire des hommes de sécurité. Selon lui, les citoyens doivent s'investir. Et pour cela, estime-t-il, ils doivent être formés, sensibilisés et mobilisés. « Pour ce faire, le meilleur outil que nous avons en tant que Conseil national de la société civile, c'est la mise en place, la dynamisation et la formation de nos comités de veille citoyenne (CV) qui sont plus proches des populations, qui sont dans les villages, dans les quartiers, au niveau de toutes les communes. Rien ne peut se faire dans l'insécurité. Si nous dormons tranquillement, c'est parce que les hommes de sécurité s'investissent. Donc, il faut que la population, les citoyens, tout le monde s'y mettent pour que cette sécurité soit une sécurité réelle », a-t-il martelé.

Rappelons que l'objectif recherché de ce lancement est de rendre public le guide de poche sur la sécurité collaborative. Cette étape permettra de présenter le contexte d'élaboration du présent document et de faire valoir la plus-value de ce document dans la promotion de la gestion concertée de sécurité. Il s'agit notamment d'élargir la compréhension sur l'approche police de proximité.

<strong>Abréhima GNISSAMA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Suspension de Joliba Tv News :  L’indignation du groupe patronal de la presse écrite</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/suspension-de-joliba-tv-news-lindignation-du-groupe-patronal-de-la-presse-ecrite-2998081.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:32:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la suite de la suspension de JolibaTV News par la Haute autorité de la communication (HAC), la réaction du groupe patronal de la presse écrite ne s’est pas fait attendre. Avec  véhémence, il exprimera sa désapprobation et son indignation  de cette décision. Il l’a fait savoir à travers un communiqué de presse libellé ainsi qu’il suit :</strong>

« Le Groupe patronal de la presse écrite apris connaissance, avec stupeur, ce jeudi 3 novembre, de la suspension de Joliba TV News pour une période de deux mois par la Haute Autorité de la Communication(HAC). Cette dure sentence est d’autant moins surprenante qu’elle était annoncée dans le ton comminatoire d’une certaine mise en demeure émanant de la même autorité et qui présageait déjà de ses intentions répressives.

Le Groupe patronal de la presse écrite, fidèle aux mêmes principes lui ayant inspiré une précédente condamnation de cette démarche, s’insurge avec la même vigueur contre un verdict qu’elle juge disproportionné et attentatoire à la liberté de la presse ainsi qu’à la libre expression des opinions. Il traduit, en effet, un net recul des acquis démocratiques voire une intolérance notoire de la pensée plurielle combattue sous cette transition par des méthodes répressives d’un autre âge.

En vertu de sa vocation de sentinelle des droits et libertés en matière de presse, le Groupe patronal de la presse écrite ne saurait cautionner un revirement susceptible de porter les germes d’un musèlement du monde médiatique dans son ensemble.

Le Groupe patronal relève par la même occasion une vacuité criante des arguments sur lesquels repose la suspension de Joliba TV Newset constate avec regret que la HAC, au lieu de la boussole tant rêvée, s’érige plutôt en bouclier des autorités, lorsque ses démarches ne sont inspirées d’une personnalisation de ses missions régulatrices. En atteste son allusion à une soi-disant attitude défiante de l’organe incriminé à son égard.

En tout état de cause, le Groupe en appelle à plus de retenue et de modération de la part de la HAC, qu’il invite à examiner avec la sérénité requise le recours gracieux introduit auprès d'elle par Joliba NewsTV.

Il exhorte par ailleurs les acteurs de la presse à plus de mobilisation pour la sauvegarde des acquis obtenus au prix du sang. Autant la forme républicaine et la laïcité de l'état ne sont pas négociables, autant la liberté de la presse doit être préservée.

<strong>Fait à Bamako le 03/11/22</strong><strong> </strong>

<strong>Le président </strong><strong> </strong>

<strong>ElhadjChahanaTakiou</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Liste des membres additifs du CNT :  La déception du  Haut conseil islamique du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/liste-des-membres-additifs-du-cnt-la-deception-du-haut-conseil-islamique-du-mali-2998076.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:30:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La nomination des membres additifs du Conseil national de transition par décret présidentiel fait jaser. La frustration née de cette décision va au-delà  de la classe politique. Elle a frappé de plein fouet le milieu religieux. C’est du moins ce qu’il faut retenir de l’intervention du Chérif Ousmane Madani Haïdara sur ce sujet. C’était le vendredi 4 novembre 2022 à la faveur de la mobilisation des musulmans contre les propos blasphématoires du sieur Mama Dembélé se réclamant de la secte « Kamite » contre les symboles de l’islam.</strong>

Le vendredi 4 novembre 2022, des milliers de fidèles musulmans ont manifesté leur mécontentement au boulevard de l’indépendance pour condamner le blasphème d’un homme se réclamant de la secte Kamite. En marge des condamnations de cet acte démoniaque du nommé Dembélé, les circonstances de la nomination des membres additifs du CNT se sont invitées dans les débats. Le président du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara, a dénoncé le mépris que fait l’objet la communauté musulmane par les autorités de la transition.

Dans son intervention, il déclarera que bien étant au dessus des considérations politiques pour le moment, les leaders musulmans ne méritent pas le manque de considération qu’ils font l’objet de la part des autorités de la transition. « Toute autorité qui tourne dos aux musulmans finira  par se rendre à l’évidence.  Les autorités ont opéré plusieurs réformes en méprisant les musulmans. La plus récente est celle de la proposition des gens pour la liste additive des membres du CNT.  Elles ont demandé au Conseil Islamique de  proposer trois noms. Mais, au finish, aucune des propositions faites par notre organisation n’a été retenue. Sur ce point, je voudrais notifier aux autorités de la transition qu’au niveau du Haut Conseil Islamique, nous avons travaillé à étouffer  beaucoup de problèmes. Il faudrait que les dirigeants se réveillent», a-t-il déclaré.

Pour la même circonstance, Haïdara invitera les différentes confréries musulmanes à l’union sacrée en respectant scrupuleusement les principes édictés par l’Islam. Car, explique-t-il, la division est un facteur de déstabilisation de cette religion qui ne saurait se laisser faire. « Je jure par Dieu que c’est un complot concocté à l’international. La première phase a consisté à payer des jeunes pour s’attaquer et diffamer les leadeurs musulmans.  Certains de ces jeunes m’ont fait cette confidence. Aujourd’hui, qui est ce responsable qui n’a pas été vilipendé, s’est-t-il interrogé».  A en croire l’orateur, ce à quoi on assiste qui est condamné par tout le monde est une autre phase de cette conspiration. Mais, conseille-t-il, pour  contrer ce fléau, outre la cohésion, il faut de la fermeté. Car, un pays voisin avait connu  le cas similaire. Mais, l’auteur n’a été sauvé que  de justesse en se rendant chez les forces de l’ordre. Ce, après le saccage de tous ses biens. Aujourd’hui, notre division  nous porte préjudice. J’ose espérer que nous allons cheminer dans l’union, conclura le Président du Haut Conseil islamique.

<strong>Oumar KONATE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Signature de convention entre l’AGETIC et l’INPS :   Des ambitions à hauteur de mission</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/signature-de-convention-entre-lagetic-et-linps-des-ambitions-a-hauteur-de-mission-2998071.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:22:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après la réalisation de plusieurs activités, l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) et l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (AGETIC) renforcent leur collaboration avec la signature d’une convention axée sur l’Offre de domaine sur le point ml (.ml), la messagerie professionnelle, la gestion de courriers (Egescoplus) et la formation, assistances et transfert de compétence.C’était le jeudi 03 novembre 2022, à la faveur d’une cérémonie qui a eu lieu à l’INPS.

Auparavant, apprend-on du Directeur Général de l’’INPS, M. Ousmane Karim Coulibaly, les activités entre sa structure et l’AGETIC avaient porté sur la mise en place d’une commission ad hoc pour la détermination des activités, le suivi et l’évaluation du projet d’informatisation de l’INPS, l’attribution d’une adresse professionnelle de plus de 940 agents de l’INPS, la formation du personnel de l’INPS sur la messagerie.

La création et le déploiement de la plateforme du Conseil d’administration sans papier « e-ca » ainsi que la création et le déploiement de la plateforme e-réunion permettant de tenir des réunions en ligne avec la possibilité de faire des présentations de documents et autres supports, avaient été initiées.

Selon le DG Coulibaly, <em>« il nous appartient pour le développement de notre pays et de sa souveraineté de dynamiser la collaboration entre structures maliennes en faisant recours aux compétences locales. Cela permettra de rendre des services de qualité avec comme seul but l’atteinte des objectifs dans le respect de nos valeurs ».</em>

<em>« Dans un monde de plus en plus globalisé, la modernisation est aujourd’hui un passage obligé et incontournable pour qui veut aller loin et atteindre rapidement ses objectifs. Cela ne peut devenir une réalité que lorsque cette volonté est comprise et épousée de tous »,</em> a-t-il poursuivi, avant d’assurer de l’accompagnement total de la Direction Générale de cette initiative.

Pour sa part, le DG de l’AGETIC, après avoir salué le leadership des dirigeants de l’INPS, a relevé que <em>« les champs de collaboration du présent partenariat permet à l’INPS de se hisser parmi les structures publiques maliennes à fort taux de dématérialisation de ses processus et procédures de travail ».</em>

En effet, soit dit au passage, cette initiative fait suite à beaucoup d’autres depuis que M. Ousmane Karim Coulibaly préside aux destinées de l’INPS. L’homme du sérail avait déjà annoncé les couleurs de sa future mission. C’était déjà, l’on se rappelle, à la cérémonie de passation de service, le 25 novembre 2021. Un engagement qui n’a, du reste, point surpris ceux qui, loin des egos surdimensionnés ou des rivalités de clocher, jugent l’homme sur le « strictement professionnel ».

Méthodique et surtout très confiant pour l’avenir, le Directeur Général de l’INPS, a décidé de s’investir, corps et âme, avec le concours de tous ses collaborateurs, de ramener la grande maison des assurés sociaux à pleinement jouer lerôle d’organe stabilisateur social par excellence avec les ressources nécessaires pour être le contre poids de la précarité sociale des ménages des travailleurs.

Rappelons-le, comme avec l’AGETIC, l’INPSs’est inscrit dans un vaste programme de partenariat gagnant-gagnant entre les autres structures publiques, parapubliques et privées et lui.

<strong><em>Adama DIARRA, Service des Relations Publiques (SRP), INPS.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Moune Phan, analyste politique, sur l’avant&#45;projet de constitution ;  «Il est temps de respecter l’indépendance du pouvoir judiciaire»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mme-moune-phan-analyste-politique-sur-lavant-projet-de-constitution-il-est-temps-de-respecter-lindependance-du-pouvoir-judiciaire-2998083.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:18:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De passage à Bamako, Mme Moune Phan, géopolitique et stratégie, a accordé une entrevue  à votre rédaction sur  l’avant-projet de Constitution du Mali. L’opportunité,   les avancées  et les incommodités du présent document sont évoquées dans cette interview. Lisez-plutôt !     </strong>

<strong>La Preuve : Qu'est-ce que vous pensez de l'avènement d'une 4ème République et quel en est l'intérêt ? </strong>

<strong>Moune Phan</strong> : la Constitution de 1992 qui a été calquée sur celle de la France a montré ses limites.

Le monde change et notre nation a évolué. Il est important que nous ayons une constitution qui prenne en compte nos réalités et les besoins de notre société.

Il y a lieu qu'on aille vers une 4ème République pour poser la base d'une démocratie sincère, car nous sommes plutôt dans une démocratie de façade.

Quelles peuvent être vos critiques et vos suggestions vis-à-vis de ce document ?

En analysant ce texte, j'ai trouvé certains avantages et désavantages, des innovations.

Au niveau des innovations, il y a la création du Haut conseil de la Nation qui sera la deuxième chambre parlementaire. S’y ajoute le fait que tout le monde soit justiciable de droit commun.  Car, avant, l'immunité parlementaire faisait en sorte qu’on ne pouvait pas toucher aux députés.

Dans le cadre de leur fonction parlementaire, cette immunité fut supprimée. Si les députés commettent une infraction en dehors de la plénière, ils seront poursuivis devant les juridictions de droit commun.

Dorénavant avec cet avant-projet, même le Président, les ministres et autres seront  sujets de droit commun. Je trouve que ceci est une bonne chose car cela permettra de lutter contre  l’injustice.

Autre innovation, il y a le fait de donner de la valeur aux autorités traditionnelles (imams, chefs de quartier ou de village) qui pourront désormais régler à l'amiable les différends de la population, avant que cette dernière ne saisisse la justice. Ce domaine sera encadré par la loi.

De ce fait, le dernier recours sera donc la justice.

Toutefois, il faudra préciser les infractions qui peuvent être soumises à ces autorités.

Selon vous, y a-t-il des incongruités dans cet avant-projet?

Il y a des dispositions qui sont des lois de procédures (c’est-à-dire des lois ordinaires), et elles ne doivent pas apparaître dans une constitution.

Il y a aussi le respect de la séparation des pouvoirs. La constitution même s’engage dans le préambule de faire une lutte convenable contre la corruption. Or, on ne peut pas lutter convenablement contre la corruption sans le respect du principe de séparation des pouvoirs.

On doit reconnaître les prérogatives du pouvoir judiciaire tel qu'on les reconnaît pour le pouvoir exécutif. Et là j’interpelle le Président de la Transition et le ministre de la Justice sur le fait qu’il est temps de respecter l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Il ne faudrait pas qu'on mette dans les textes le mot « pouvoir » et qu'on ne lui accorde pas les avantages du pouvoir.

C'est une autorité judiciaire et non un pouvoir judiciaire pour la simple raison qu'il y a une immixtion d'un certain pouvoir dans les prérogatives d'un autre pouvoir. Le Président de la République qui représente l’exécutif ne doit pas s’immiscer dans le pouvoir judiciaire, le ministre de la Justice aussi ne doit pas pouvoir donner d'ordre aux procureurs de la République. Il peut faire des dénonciations au même titre que les justiciables, mais c’est aux procureurs de la République de décider de la suite à donner parce qu'ils ont l'opportunité de poursuite. Sinon, en faisant ce que fait le ministre de la Justice, l’exécutif risque d’abattre ses opposants. Au fait, c’est tout simplement l’instrumentalisation de la Justice avec l'immixtion de l’exécutif dans le domaine du pouvoir judiciaire.

J’interpelle ici les gendarmes et les policiers. Par rapport aux unités d’enquêtes, il faut scinder les choses. Il faut que les procureurs puissent noter les forces qui sont sous leur responsabilité, sinon ces forces risquent de toujours prêter allégeance à l'exécutif.

Concernant les budgets, je vais m’appesantir sur ce sujet car nous constatons que le CNT vote son propre budget, le pouvoir exécutif aussi vote son propre budget qui est ensuite adopté par le CNT. Et le pouvoir judiciaire dans tout ça ? Il doit aussi avoir une autonomie financière au même titre que les deux autres pouvoirs.  Il est temps d’accorder aussi une autonomie financière au pouvoir judiciaire pour une indépendance et une lutte convenable contre la corruption.

Quels sont les articles dans cette mouture qui vous a laissé sur votre faim, qu’est-ce qui peut être amendé afin qu’ils répondent aux aspirations du peuple malien ?

Dans un premier temps, je parlerais des articles 1, 6, 9 et 31 qui parlent de la langue. Mais aussi des article 35, 39 et 46 qui posent ici une discrimination d’opinion politique et d’origine.

L’article 1  est violé dans le texte et dans le corps, notamment avec la notion de « discrimination ».

Si cette disposition dit que « tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs », l’article 46 dit  la viole en stipulant que « tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d'origine et ne posséder aucune autre nationalité à la date du dépôt de la candidature. »

L’article 6 n’a pas sa place dans l'avant-projet de Constitution, mais plutôt dans le Code de procédure pénale.

Si on se réfère à  cet article qui dispose que « nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un magistrat indépendant », on se rend compte que le Parquet n’est pas indépendant. Parce que l’exécutif s’ingère dans les affaires judiciaires ; ce qui est déplorable

Je constate que cet avant-projet va en contradiction du Code de procédure pénale dont l’atelier de validation a eu lieu récemment. Car dans cette procédure, on octroie toujours la possibilité aux procureurs de décerner des mandats, mais dans l’avant-projet on leur retire ce pouvoir. Il y a donc contradiction.

L’article 9 aussi n'a pas lieu d'être ici car il est pris en compte par le Code des personnes de la famille.

S’agissant de l’article 31  se référant aux Assises Nationales de Refondation (ANR), je propose d’officialiser deux langues : le bamanankan et le français.

La preuve en est que vous allez constater dans les juridictions qu’il n'y a pas d'interprètes, mais le juge permet à ce que les parties s’expriment en bamanankan.

Dès à présent, on doit promouvoir cette langue au niveau de l’éducation, puis le temps que ça prendra pour qu’à un moment donné si nous nous sentions prêts, nous pourrions réviser la Constitution sur ce plan en annulant le français. Mais pour l'instant, nous ne pouvons rien faire car tout va se bloquer. Attention, je ne dis pas qu'il faut annuler la langue française, j'exprime ici juste une analyse et les possibilités sans donner mon opinion personnelle sur cet article. Même si on n’a pas l’habitude d'écrire le bamanankan, il serait peut-être temps de vulgariser cet aspect au niveau de l'éducation, et après si on se sent prêt, on pourra songer à réviser à ce moment-là.

Il ne faut pas penser que si nous votons une constitution elle est figée, non. Nous pouvons l'adapter selon l'évolution de la société. Avec le temps nous pouvons abandonner le français. Il faut tout simplement couper la poire en deux pour ne pas faire des frustrés. Certes cela prendra du temps, mais il faudra juste encadrer les administrations.

A un moment donné, ce seront les Maliens eux-mêmes qui demanderont à réviser la Constitution car prêts pour bannir le français. Mais est-ce la solution au final ? Est-ce une bonne idée ? Ne sommes-nous pas en train de nous laisser guider par nos émotions et manquer de jugeote quant au bon sens des choses ? Que dire alors de la langue peule, songhaï, tamashek, etc… ? Cela ne va-t-il pas créer une frustration entre ethnies ? Seul le temps nous le dira.

L’article 39  prête à confusion. Car, il précise que « seuls les partis politiques concourent à l’expression du suffrage ». Ce qui veut dire qu'une personne indépendante ne peut concourir, donc fini les candidatures indépendantes.

L’article  46 constitue un obstacle aux Maliens de la diaspora et une discrimination à l’origine et l’opinion politique ; c’est exclure directement les Maliens de la diaspora. Or, nous savons tous qu'ils peuvent développer le pays en fonction de leur valeur ajoutée.

Je vais prendre un exemple, Cheick Modibo Diarra, grand astrophysicien, ancien Premier ministre du Mali, malien et également citoyen américain et qui est une fierté, je ne vais pas rappeler sa biographie ici, j'invite tous à aller le regarder sur l’internet.

S’il décide de se présenter parce qu'il a des ambitions pour ce pays, il ne pourra pas le faire et cela  est bien dommage. Il sera dans l'obligation de renoncer à sa nationalité américaine. Que dire de ce jeune homme né au Mali, grandi au Mali et qui part en France pour terminer ses études et quelques années plus tard il obtient la nationalité française aussi, puis décide de rentrer au Mali pour briguer la magistrature suprême ? Et que dire de cette jeune femme née en France, ayant la double nationalité, connaissant parfaitement les réalités socio-économiques et politiques du Mali, décide de rentrer au pays afin de briguer la magistrature suprême ? Je pense qu'ici il faut soit la suppression de cette disposition, soit de la souplesse.

<strong>Réalisée par Abdrahamane Baba Kouyaté</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Port du casque :  Le plan B de Mme Dembélé Madina Sissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/securite/port-du-casque-le-plan-b-de-mme-dembele-madina-sissoko-2998078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:15:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le port obligatoire du casque par les motocyclistes fait déjà des mécontents au sein de la population, notamment les usagers de ses engins à deux roues. Mais c'est sans compter avec l’intelligence de la ministre des Transports et des Infrastructures qui opte pour un accompagnement des usagers. Elle a donné la preuve de cette stratégie qui prend en compte les souffrances des plus démunis. En effet, la ministre des Transports et des Infrastructures a procédé jeudi dernier à la remise symbolique de casques de protection à son collègue de la Sécurité et de la Protection Civile et au représentant du ministre de la Défense et des Anciens Combattants</strong>.

C’est une donation portant sur 600 casques de protection, selon les autorités. L’acte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues du Conseil des ministres du 24 août 2022. Par ailleurs, ce geste constitue également des mesures d’accompagnement et d’incitation des porteurs d’uniformes au port du casque. Selon l’article 27, alinéa 1 du Code de la route, le port du casque de protection est obligatoire pour les conducteurs de motos et leurs passagers. Dans son discours lors de la cérémonie, le ministre Dembélé Madina Sissoko est largement revenu sur l’importance de ce geste vital pour les utilisateurs d’engins à 2 et 3 roues. Selon elle, le casque diminue considérablement le risque de blessures graves à la tête et au cerveau car il réduit l’effet du choc sur la tête.

A en croire le gouvernement, une récente évaluation du taux de port de casque de protection réalisée par l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER) fait état de 8% pour les conducteurs et un taux insignifiant pour les passagers de motos. Ce pourcentage du port du casque de protection est en deçà des attentes du Gouvernement du Mali. C’est pourquoi l’ANASER mène depuis le mois de mars dernier des campagnes de sensibilisation sur le port du casque.

En procédant à des mesures d’accompagnement, le gouvernement pourrait désamorcer la colère des citoyens qui n’apprécient pas qu’on leur impose des dépenses. Ladite campagne sera intensifiée dans les jours à venir, selon le Directeur général de l’ANASER, en vue de toucher une grande majorité de la population. Monsieur Ousmane BahMaïga poursuit que des contrôles routiers seront organisés dès le mois de décembre 2022 suivis de l’application effective des dispositions réglementaires à partir du 1er janvier 2023. L’application de ce plan B permettra au gouvernement d’atteindre ces objectifs en matière de protection des usagers de la circulation. C’est un coup de maître pour la ministre des Transports qui fait face à d’autres défis. Le retour du train voyageur fait partie de ces défis qui tiennent à cœur la population locale.

<strong>L’importance du casque</strong>

Le casque fait partie des accessoires intégrants une moto. Il ne faut surtout pas s’en passer, car c’est un matériel indispensable. Il préserve les fâcheux imprévus qui peuvent entraîner des conséquences irréversibles. Les conducteurs d'engins à deux roues, motos et bicyclettes, sont les plus exposés au danger une fois sur la route. De par leurs tailles, ces derniers sont effectivement moins visibles sur l’autoroute par rapport aux autres voitures. Or, les motos empruntent la même circulation d’une voiture, d’un camion et d’un bus. Afin d'éviter les risques d’accident, le port du casque est obligatoire pour les motards.

Le rôle principal du casque c’est de protéger la tête en cas de danger. Sachez que le crâne de l’être humain est l’une des parties du corps qui restent très fragiles. Le moindre choc peut engendrer des blessures internes ou des traumatismes graves. Puisque la moto n’a pas de carrosserie, c’est le corps qui est directement à la merci de plusieurs lésions. Le port de casque réduit également la probabilité de décès. Les accidents à moto sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers temps. C'est à prendre au sérieux. Que vous soyez un as dans la conduite des engins à deux roues ou pas, un manque d’attention de votre part pourrait vous ôter la vie en espace d’une seconde.

Au cas d’un glissement sur la chaussée, le casque protège la tête des abrasions. En cas d’hospitalisation, la durée est passagère et les frais ne sont pas importants. Même si vous n’aimez pas mettre un casque par-dessus la tête, vous serez obligé sous peine de recevoir des pénalisations. En effet, la police délivre des amendes sévères aux conducteurs qui ne portent pas de casque en circulation. L’excès de vitesse et l’absence de casque risquent un retrait de permis. Il s'agit d'une des pires punitions auxquelles un scootériste puisse recevoir.

Les casques sont des accessoires conçus de façon à ce que les blessures soient moins graves ou même inexistantes. Par conséquent, il est obligatoire d’en porter à chaque fois que vous montez à bord d’un engin à deux roues. Il faut noter que cet accessoire protège les yeux et les oreilles du conducteur des insectes, du vent et des petites roches. C’est un excellent isolant phonique qui réduit les bruits à travers la route comme celui des moteurs et courants d’air. Les casques sont conçus pour lutter contre le vent et les intempéries. Les vitres sont pourvues d’antireflet pour éviter que les rayons du soleil éblouissent les yeux. Il existe le pratique casque à moto modulable qui s’adapte facilement à n’importe quelle situation.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos et actes blasphématoires contre l’islam : L’intolérable abus d’un illuminé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/propos-et-actes-blasphematoires-contre-lislam-lintolerable-abus-dun-illumine-2998074.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:10:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Beaucoup de Maliens ont été surpris de découvrir l’existence de groupes de personnes faisant outrage à la foi d’autrui. C’est la première fois que le Mali fait l’expérience de poursuites judiciaires en matière de blasphème. Dans ce contexte, le vendredi dernier, des milliers de musulmans ont pris part à un rassemblement à Bamako pour dénoncer des propos blasphématoires contre l’islam. </strong>

Avant ce rassemblement, Mama Dembélé, le coupable, dans une vidéo, a profané le Coran, le livre saint des musulmans, et tenu des propos injurieux contre plusieurs symboles de la croyance des musulmans. Le jeune homme qui se dit Kamite appartient à un courant de pensée afro centré. L’auteur du blasphème est en fuite est l’homme le plus recherché du Mali depuis la diffusion de sa vidéo. Il est à la fois recherché par les forces de sécurité et les fidèles musulmans.

La vidéo a provoqué la colère des oulémas du Mali. Cherif Ousmane Madani Haïdara, le président du Haut conseil islamique, a vivement dénoncé l’acte en invitant les autorités à prendre les mesures qui s’imposent pour punir l’auteur du blasphème et ses complices. Il a d’ailleurs porté plainte contre l’écrivain Doumby Fakoly Doumbia, considéré par beaucoup comme le père spirituel des Kamites.

A en croire le leader du Haut conseil islamique, Doumby Fakoly Doumbia a apporté son soutien au jeune Mohamed Dembélé. Haïdara a expliqué qu’il suit de près l’évolution du dossier que le ministre des Cultes et des Affaires religieuses a promis de punir. Aux dernières nouvelles, Doumby Fakoly et 5 autres personnes ont été mis sous mandat de dépôt par le procureur de la République près la commune IV du district de Bamako. Selon les textes, le blasphème n’est pas autorisé au Mali et aucun texte ne permet à quelqu’un de s’en prendre à la croyance d’autrui.

L’acte du jeune Mohamed Dembélé a également provoqué la colère de l’imam Mahmoud Dicko, l’ancien président du Haut conseil islamique et influent leader de la communauté sunnité du Mali. Ce dernier a lancé un appel à la mobilisation à la veille du rassemblement qui a eu lieu à la place de l’indépendance le vendredi dernier. Pour l’imam Dicko, tous les musulmans du Mali devraient témoigner de leur colère contre l’acte grave commis contre l’islam et dont les conséquences pourraient être graves pour le pays.

Le blasphème prend son sens à travers ce qu'il reflète du point de vue religieux et de l'état politique du pays où il est davantage une hérésie ou bien une atteinte à l'ordre public. Dans l'intervention au nom de l'ordre public, l'accusation de blasphème relève de l'interdiction de la liberté d'expression et constitue un instrument du pouvoir politique.

<strong>Le blasphème, un délit</strong>

Beaucoup d'idéologies, qu'elles soient religieuses ou non, conduisent à délimiter un domaine sacré exclusif du domaine profané. La protection de ce domaine sacré se caractérise par un système d'interdits. Par rapport à ces interdits, la société, lorsqu'il s'agit d'une société théocratique, peut intervenir pour « protéger Dieu » ou pour « protéger les pratiquants ». Dans une société nationaliste où la nation est au cœur de l'idéologie, c'est par exemple le « drapeau » ou l'hymne national qui sera sacralisé. On diabolise dans ce cas le « délit d'outrage au drapeau ou à l'hymne national ». Dans les États à religion officielle, lorsque le fait religieux est au centre fondateur de la société, la loi protège la religion.

Dans ce contexte, le blasphème peut être un délit, parce qu'il s'attaque au fondement même de l'ordre social. Lorsque l'État ne se fonde pas ou plus sur la religion mais sur un droit non divin, le blasphème peut constituer un préjudice pour les fidèles en tant que citoyens protégés par la loi qui les autorise à posséder leurs propres croyances. Le blasphème peut engager la responsabilité civile de celui qui le profère, lequel peut se trouver condamné s'il contrevient au droit de libre croyance.

Un blasphème n'est tel que de la part d'un membre de la communauté religieuse concernée qui ne se soumet pas aux règles et croyances d'une religion qu'il ne respecte pas. Venant de l'extérieur, les propos irrespectueux ne peuvent atteindre les croyants ni leur foi s'ils émanent de quelqu'un qui ne partage pas cette même foi. C'est pourquoi, il est impossible pour le droit de définir le blasphème. Ce dernier ne se comprend que de l'intérieur, au sein d'une religion et d'une croyance, et d'une communauté religieuse. En dehors d'elles, l'idée même de blasphème est difficilement perceptible par les non-croyants.

Un blasphème conscient trahirait, aux yeux des institutions religieuses, une volonté d'agression délibérée, un rejet de l'« autre » et de ses valeurs. À ce titre, un État théocratique peut être conduit à lutter contre le blasphème, tandis qu'un État laïc peut le sanctionner, mais indépendamment de toute considération religieuse, afin de préserver la paix sociale si nécessaire. La prévention du blasphème tend à la mise en place d'une censure dans les États théocratiques ou nationalistes. Selon ses défenseurs, « la liberté de conscience implique la liberté d’expression. Chacun est donc libre de s’exprimer, y compris sur des sujets religieux ». Ce principe conduit les laïques à considérer que la liberté, de pensée ou d'expression, est absolue ou elle n’est pas.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sécurité alimentaire au Mali :  L’Ajcad  plaide pour l’implication des jeunes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/securite-alimentaire-au-mali-lajcad-plaide-pour-limplication-des-jeunes-2998064.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Impliquer les jeunes dans le processus de sécurité alimentaire. Telle était la volonté affichée par l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie lors de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation cumulée au forum des jeunes sur la nutrition et le Wash. C’était le 26 octobre 2022 dans un hôtel huppé de la place.</strong>

« Il y a beaucoup de jeunes dans la salle qui écoutent l’intervention des spécialistes comme s'ils étaient dans un cours magistral. La plupart d’entre nous entend pour la première fois ces choses », témoigne Adam Dicko, directrice exécutive de l’Ajcad.

Les spécialistes sont unanimes sur la question, la santé humaine dépend de tout ce que « nous consommons ».

Selon le nutritionniste paneliste du jour, Dr Ibrahim Cissé, la sous-alimentation ou sous-nutrition est une forme de malnutrition qui se caractérise par un manque important de nourriture de telle sorte que l’individu dépense plus d’énergie qu’il n’en consomme. Cela a des effets néfastes graves sur la santé et peut entraîner la mort.

Pour Dr Cissé, il existe deux types de sous-nutrition : la malnutrition chronique et celle aiguë. D’après ses explications la malnutrition aiguë est le degré le plus grave de la malnutrition. Car à cause de celle-ci, le corps, à défaut de l’alimentation requise, commence à consommer ses propres tissus pour y trouver de l’énergie et des composants nutritionnels nécessaires à sa survie. Cela peut entraîner la mort.

La malnutrition chronique est, dit-il, la conséquence d’un manque de qualité de la nourriture. Elle se caractérise par un retard de croissance.

« La nutrition est la responsabilité de tous. C’est pourquoi l'ensemble des secteurs doivent intervenir dans la lutte contre la malnutrition », a laissé entendre Dr Issouf Traoré, responsable du volet santé nutrition. Selon lui, la sécurité alimentaire se positionne à différentes étapes que sont la disponibilité, l’accessibilité, la stabilité et une bonne utilisation.

En développant le thème « quel rôle pour la jeunesse », Adam Dicko confie : « On ne mange pour ne pas mourir, on mange pour satisfaire les besoins des organismes par des aliments compatibles et dont l’organisme a besoin ». Et Adam de souligner. « Nous avons voulu à travers cet espace impliquer les jeunes dans le processus de sécurité alimentaire, notamment les différentes politiques qui existent au Mali en matière de nutrition et alimentation, tout en formulant des recommandations qui pourraient être adressées aux autorités ».

En terme de recommandations dont la copie a été remise aux représentants du ministère de la Jeunesse, Dr Alidou Maïga, à celui de la Santé, Hamadoun Dicko et à l’adjoint du maire de la commune IV, Abdallah Yattara, on peut retenir entre autres : la continuité dynamique du conseil national de la nutrition ; la validation de la politique, l’obtention d’un site et l’installation des stations d’épuration des déchets liquides, l’implication des jeunes dans la mises en œuvre des politiques en lien avec le Wash et la nutrition.

L’activité a prix fin par la remise des prix de meilleures productions sur la nutrition et le Wash à Lamine Bagayogo de Mali-Horizon (catégorie presse écrite), Harouna Koné de Joliba TV (catégorie télévision) et Maïmouna Ibrahim Maïga de Klédu pour la radio.

A noter que cette activité s’inscrit dans le cadre d’un programme international dénommé « Rigt2grow », porté au Mali par World vision et Action contre la faim.

<strong>Abdrahamane Baba Kouyaté </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La transition face à l&amp;apos;épreuve du pouvoir :   Les affaires échappent&#45; elles aux autorités ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-transition-face-a-lepreuve-du-pouvoir-les-affaires-echappent-elles-aux-autorites-2998065.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 00:56:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moment où les chefs religieux, indignés par des propos blasphématoires proférés contre le prophète de l'islam par un illustre ignare, haranguaient la foule immense de fidèles, déchaînés contre les attaques répétées à l'encontre de leur religion, loin de là, dans les abords de Menaka, deux groupes terroristes, engagés dans une logique de positionnement, se livrent à une bataille implacable, d'une rare violence, dans une pays. Deux événements inédits, totalement différents, l'un de l'autre, quant à leur enchaînement idéologique, mais qui symbolisent la gravité d'un pays en tourmente.</em></strong>

Les autorités militaires qui dirigent la transition  ont-elles les coudées franches pour inverser la courbe fâcheuse des événements?

Insécurité grandissante, isolément diplomatique sans précédent, graves troubles sociaux en perspective, scandales de gestion répétitifs....Les défis, auxquels les autorités de la transition sont confrontées, reflètent la réalité d'un pays qui peine à retrouver son souffle. Au-delà de la polémique, née des difficultés liées à la vie chère, consécutive à la flambée des prix, le Mali, depuis plusieurs mois, confronté à l'épineux problème des militaires ivoiriens, détenus dans notre pays, n'arrive toujours pas à juguler une situation, pour le moins sensible, pour laquelle néanmoins presque tous les dirigeants du grand voisinage ont sillonné le nôtre. En dépit du grand ballet diplomatique, déployé auprès des autorités de la transition, aucune lueur d'espoir n'est apparue pour apaiser un dossier qui devient de plus en plus problématique. Autour de cette affaire des militaires ivoiriens détenus dans notre pays, les dernières informations rapportent que   Bamako a transmis une correspondance à Abidjan. Selon  toujours les mêmes sources, les autorités ivoiriennes ont rejeté la requête de Bamako. En d'autres termes plus clairs, ce dossier est au point mort. La diplomatie togolaise est semble-t-il d'arrache pied pour trouver plus efficacement les voies et moyens d'un règlement plus adéquat à ce dossier. En attendant que les efforts de la diplomatie togolaise reproduisent des résultats probants, c'est le monde entier qui observe le Mali du colonel Assimi Goita face à une situation qui a tout l'air de prendre une allure internationale. Autre goulot d'étranglement: l'insécurité grandissante qui touche une grande proportion du pays. Selon plusieurs avis éclairés, il n'est pas exclu que la révision constitutionnelle en perspective soit compromise du fait de la situation sécuritaire préoccupante du pays. A ce problème sécuritaire récurrent, susceptible de gêner le processus de la révision constitutionnelle en perspective, s'ajoutent les difficultés inhérentes à tout processus politique similaire; à savoir les frondes catégorielles qui risquent de compromettre la stabilité sociale. A ce titre, les magistrats et les représentations de la diaspora malienne et certains leaders musulmans sont, pour l'instant, les quelques corporations professionnelles les plus importantes du pays, qui ne sont pas les moindres, ayant manifesté de velléités réelles face à la question. En comptant les partis politiques et les acteurs de la société civile, qui ont tous, autant qu'ils sont, émis de sérieuses réserves contre des points sensibles de l'avant projet constitutionnel, l'on s'aperçoit que la transition aura fort à faire pour apaiser une situation potentiellement explosive. De plus en plus, les partis politiques, toujours plus insistants à exiger le retour à l'ordre constitutionnel, sont entre autres facteurs de pression sur des autorités de la transition qui ne pourront probablement pas bénéficier d'aucune période de grâce, surtout vis-à-vis d'une communauté internationale, de plus en plus implacable sur le retour rapide à l'ordre constitutionnel, et face à l'émergence religieuse, autrement plus forte dans le pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CNT :  Quid des exigences de la nouvelle Charte?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cnt-quid-des-exigences-de-la-nouvelle-charte-2994571.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 06:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[D’importantes réformes sont envisagées au Mali depuis le premier trimestre de l’année, mais les choses traînent. En matière politique, on avait espéré voir de nouveaux membres désignés du Conseil national de transition (CNT) dont la liste attend toujours d’être publiée par les autorités compétentes. Dans la classe politique on attend beaucoup de cette liste, de nombreux candidats se sont ainsi bousculés pour que leurs noms figurent sur la liste des heureux représentants devant joindre l’organe. Malgré le dépôt des candidatures pour la sélection de nouveaux membres du Conseil national de transition, aucun progrès n’a été réalisé.

Dans les états-majors politiques, l’attente devient trop longue pour les prétendants qui ont constamment l’oreille tendue. C’est un long processus qui est engagé. Pour rappel, le 21 février 2022, le président de la transition a convoqué en session extraordinaire le CNT pour l’adoption du projet de loi portant révision de la Charte de la transition. Ledit projet a été adopté à 120 pour, 0 contre et 0 abstention. On dirait que le CNT résiste au changement, puisque la gestion actuelle de la transition est loin de refléter la nouvelle orientation.

Plusieurs mois après la modification de la charte, aucun changement ne s’est réalisé. Il y a notamment l’augmentation du nombre des membres de l’institution, la réduction du nombre des membres du gouvernement limité à 25. Avec le temps, on se demande si cette révision n’était pas faite dans l’unique but d’adapter la durée de la transition aux recommandations des Assises nationales de la refondation. L’augmentation du nombre des membres du CNT a été décidée et les conseillers devraient passer de 127 à 147.

La réduction du nombre des membres du gouvernement limité à 25 n’a abouti à aucun remembrement de l’Exécutif. Les membres de l’organe législatif de la transition ont acté la révision de la charte de la transition. Avec cette révision, les autorités de la transition ne sont pas dans l’illégalité après le 27 février, date à laquelle les élections devraient se tenir pour un retour à la normale. La durée de la transition a été conforme aux recommandations des Assises nationales de la refondation.

Il y avait donc la nécessité de réviser la Charte de la Transition sur le fondement des dispositions de l’article 21, pour procéder aux ajustements nécessaires et permettre ainsi sa mise en œuvre efficiente et l’atteinte des objectifs de la Transition. L’adoption de ce projet de loi a permis également, entre autres, la suppression du poste de vice-président pour réduire le train de vie de l’État et autorisé le ministre chargé de la Défense et celui chargé de la Sécurité de recouvrer et d’exercer la plénitude de leurs attributions traditionnelles.

<strong>Gros nuage sur le référendum en vue</strong>

La nouvelle charte a jeté les bases des élections programmées. Mais là encore, il y a des inquiétudes. La pire crainte de la Mission d’observation des élections du Mali (Modele Mali) est de voir des obstacles s’ériger sur le chemin du référendum constitutionnel en vue. En fait, il y a retard dans la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections(Aige). Et cela n’est pas une bonne chose, selon Modele Mali. En réalité, au vu du chronogramme qui fixe le référendum au 19 mars 2023, tous les démembrements de l’Aigeauraient dû être mis en place au plus tard le 19 septembre 2022.

Malheureusement on est loin du compte. Pourtant, dans le cadre de la désignation des 15 membres du Collège, qui est l’organe délibérant de l’Aige, la Modele a noté que le lundi 22 août 2022 a eu lieu le tirage au sort des représentants des partis politiques et des organisations de la société civile. Ainsi 8 représentants des partis politiques et 6 de la société civile ont été tirés au sort.

A la fin du processus de sélection, 4 représentants des partis politiques et 3 représentants de la société civile seront nommés par décret pris en Conseil des ministres, ainsi que les 8 représentants des pouvoirs publics. Par ailleurs, la Modele Mali rappelle que le système de tirage au sort pour désigner les membres du Collège de l’Aige ne respecte pas l’article 7 alinéa 4 de la loi électorale qui ordonne que : « Les membres représentant les partis politiques et la société civile sont désignés selon les modalités fixées par ces institutions ou organisations ».

Ensuite, la Modele attire l’attention sur le délai de mise en place des démembrements de l’Aige, suivant l’article 24 de la loi électorale qui dispose que : « Les coordinations au niveau des régions, du District, des cercles, des communes, ambassades et consulats sont mises en place six (06) mois avant le début des opérations référendaires et électorales et leurs missions prennent fin un (01) mois après la proclamation des résultats définitifs. »

La Moedlle recommande aux autorités le respect du vhronogramme électoral 2022-2024 ; le respect des dispositions de la Loi électorale en ce qui concerne la désignation des représentants des partis politiques et de la société civile au sein du Collège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) ; la publication dans les meilleurs délais de l’avant-projet de Constitution et une large consultation autour de ce texte ; davantage de consensus dans la conduite des différentes réformes envisagées.

<strong>Madou COULOU</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>CANAM/BCIM  Diligence dans les paiements des prestataires et adhésion en vue des banques à l’AMO</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-bcim-diligence-dans-les-paiements-des-prestataires-et-adhesion-en-vue-des-banques-a-lamo-2994568.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:31:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les prestataires à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), notamment les pharmacies d’officines privées, montent souvent au créneau, arguant du fait que leurs factures ne sont pas payées.

La CANAM, organisme gestionnaire de l’AMO, en partenariat avec les OGD (Organisme Gestionnaire Délégués), l’INPS et la CMSS, s’efforce toujours de donner une réponse appropriée, et à temps pour payer lesdites factures.

A souligner que la CANAM offre des dotations techniques à l’INPS et à la CMSS afin qu’elles payent les prestataires et les prescripteurs de soins. Donc, la CANAM ne payent pas directement…

La Banque Internationale pour le Commerce et l'Industrie au Mali, BCIM, opérant au Mali, est prête à solutionner ce problème récurent qui a tendance à plomber les relations entre la CANAM et ses partenaires.

Le directoire de la BCIM, avec à sa tête le Président du Conseil d’Administration (PCA), M Niamé TRAORE, a été reçu ce jeudi 06 octobre 2022 par le Directeur Général de la CANAM.

De visite de courtoisie, la rencontre s’est muée en séance d’échanges.

Selon le PCA de la BCIM, son institution « peut positionner », via son système informatique, le paiement de toutes factures à n’importe quelle date.

Le Directeur Général de la CANAM, le médecin Général de Brigade Boubacar DEMBELE, juge cette proposition très opportune de nos jours.

Il a profité de la rencontre avec les banquiers pour soulever l’épineuse question relative à l’adhésion des banques et établissements financiers à l’AMO.

Certes, les banques, a-t-il noté, offrent des prestations à leurs adhérents, mais les laisse en rade à leur retraite. Ce qui est loin d’être le cas pour l’AMO qui prend en charge les retraités, les ascendants, avec aussi un nombre indéterminé d’enfants.

Le PCA de la BCIM était accompagné par le Directeur Général, M. Daniel TOURÉ, et son adjoint, M. Seydou COULIBALY, mais aussi de la gestionnaire du portefeuille de la CANAM, Mme Kanouté Fatoumata BOUARE.

&nbsp;

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malick Diaw à l’ouverture de la session d’octobre  du CNT ;  «Si ATT a été le soldat de la démocratie, Assimi se trouve être le soldat de la renaissance du Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/malick-diaw-a-louverture-de-la-session-doctobre-du-cnt-si-att-a-ete-le-soldat-de-la-democratie-assimi-se-trouve-etre-le-soldat-de-la-renaissance-du-mali-2994560.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sur un ton affichant le désir à la souveraineté et la  mobilisation à payer le prix de la liberté, le Président du Conseil national de transition (CNT) s’est adressé à ses collègues. C’était le 03 octobre, au Centre international de conférence de Bamako, en présence d’une forte délégation guinéenne exprimant une volonté d’amorcer l’unité africaine.   </strong>

Teinté des propos nationalistes et de décolonisation de l’Afrique, l’intervention du Président du Conseil national de Transition (CNT), colonel Malick Diaw a accroché l’assistance et au-delà.  Aussi, c’était une manière pour lui d’attirer davantage l’attention de ses collègues sur la responsabilité qui pèse sur eux dans le contrôle  de la gestion des affaires publiques. Ainsi, soulignera-t-il : « S’agissant de l’ordre du jour de la présente session ordinaire, il sera principalement consacré à l’examen du projet de loi de finances 2023. Le vote du budget d’Etat, faut-il le souligner, constitue un moyen privilégié pour le Parlement de contrôler, d’une part, les recettes de l’Etat à travers le système d’imposition des citoyens et, d’autre part, les dépenses publiques en veillant à leur pertinence et l’orientation des ressources financières disponibles. Vous mesurez donc, chers collègues, la grande responsabilité qui est la nôtre en la matière. Après l’intéressant Débat d’Orientation Budgétaire que nous avons eu sur le document de programmation pluriannuelle 2022-2023, faisons en sorte que le vote du budget 2023 soit une autre opportunité pour le CNT d’œuvrer avec le Gouvernement afin d’instaurer une culture financière plus efficace et plus efficiente de protection des deniers publics.

Outre la loi de finances 2023, d’autres projets de loi sont déjà inscrits dans notre tableau de saisines. Il s’agit, entre autres, du projet de loi de finances rectificative du budget 2022, de la loi de règlement du budget d’Etat 2018, du projet de loi fixant les règles générales relatives à la réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme, des projets de loi portant respectivement création de la Direction de la justice militaire, de la Direction centrale du service de santé des armées, de la Direction générale des douanes et de la société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali ainsi que du projet de loi relatif à la modification du Statut des fonctionnaires des collectivités territoriales.

A ceux-ci, s’ajouteront sûrement d’autres dépôts en cours de session. En plus, conformément au Règlement intérieur, nous allons examiner le Rapport de contrôle de l’exécution du budget du CNT, au titre du 4ème trimestre 2021, élaboré par la Commission de contrôle. Je voudrais en outre vous informer que l’élargissement en cours du CNT exigera naturellement une modification de notre Règlement Intérieur, cela, pour prendre en compte cette nouvelle situation dans la configuration et le fonctionnement des organes du CNT. Ce serait aussi l’occasion, lors de cet exercice, d’améliorer certaines procédures et de corriger les insuffisances décelées au cours de nos travaux parlementaires précédents. Pour cela, je mettrai en place au moment opportun une commission ad hoc qui sera chargée de mener à bien cette activité.

Il reste entendu que ce volet législatif sera couplé à diverses activités de contrôle de l’action gouvernementale, à des visites de terrain des commissions générales ainsi qu’à des séances de renforcement des capacités qui seront aussi au menu de nos travaux. Je demeure toutefois confiant quant à l’engagement patriotique de l’ensemble des membres du CNT à faire de la présente session une autre opportunité de renforcer nos acquis parlementaires et notre rôle primordial dans l’architecture institutionnelle de la transition ».

Dans une pédagogie de séduction du peuple à faire du sacrifice, prix à payer pour l’indépendance, Malick Diaw citera Frantz Fanon  qui nous enseigne : « Nous ne sommes rien sur cette terre si nous ne sommes d’abord les esclaves d’une cause : celle des peuples, celle de la justice et celle de la liberté. » Une opportunité pour lui de magnifier l’ensemble des autorités civiles et militaires de la transition dans le combat qu’elles mènent au quotidien pour la cause malienne, c’est-à-dire redonner au Mali sa dignité et sa place dans le concert des nations.

« Je tiens particulièrement à saluer le leadership et la clairvoyance du Président de la Transition, chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi Goïta. Martin Luther King disait, je cite : la grandeur d’un homme ne se mesure pas à ses moments d’opulence, mais plutôt quand il traverse une période de controverses et de défis.  A ce sujet, nous sommes tous témoins que malgré les multiples soubresauts et adversités auxquels notre pays est régulièrement confronté, le soldat Assimi Goïta n’a pas été désaxé d’un iota et il ne le sera sûrement jamais. Soldat dans l’âme et dans le sang, le Président Assimi que j’aime surnommer « le Soldat S » ne déméritera jamais, à l’instar des autres acteurs du 18 août 2020. Je pense profondément que si le Président Amadou Toumani Touré, paix à son âme, a été le soldat de la démocratie au Mali, son cadet Assimi se trouve être le soldat de la renaissance du Mali», a-t-il déclaré.

En votre nom, poursuivra l’orateur, je le félicite à nouveau pour tous les efforts qu’il ne cesse de fournir dans la conduite sereine de la transition et lui assure de toute notre détermination à œuvrer ensemble pour le renouveau de la mère patrie.

Le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga, aura également droit à la gratitude des membres du CNT qui estiment  que son intervention à la tribune de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies a été satisfaisante et brillante à plus d’un titre. « Nous nous réjouissons que son discours hautement patriotique et historique ait clairement exprimé les aspirations profondes du peuple malien et mis à nu les agissements sournois et discourtois de certains acteurs malveillants contre notre pays. Nous saluons en outre ladite intervention pour avoir été, à tous les égards, l’opportunité de réaffirmer à la face du monde l’indépendance et la souveraineté du Mali », a-t-il argumenté.

Dans le même registre, le colonel Diaw précisera que ce que  la République du Mali est en train de vivre n’est nullement une fatalité. Car, explique-t-il, tous les grands pays sont passés par des épisodes douloureux, souvent très douloureux. Notre chemin, il est vrai, n’est pas linéaire ; il n’est pas non plus un fleuve tranquille  mais ensemble, nous pourrons continuer à remporter des succès importants dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la réconciliation nationale et du développement durable. Ensemble, nous pourrons laisser un Mali meilleur à notre postérité.

Avant de poursuivre qu’il est de leur  devoir de rassurer les Maliennes et les Maliens qu’ils vont achever le chantier ouvert par nos pères de l’indépendance. «Avec fierté, nous notons déjà plusieurs pas importants. En effet, le jeudi 22 septembre 1960, la République du Mali est née et à la date du jeudi 22 septembre 2022, le nouveau Mali aussi est déjà né et se construit progressivement », se vente-t-il.  Le seul serment que nous devons maintenant prêter est celui que nous rappelle vaillamment cet extrait de l’Hymne des pionniers du Mali, je cite : « Même s’il faut notre sang, nous irons de l’avant. Même s’il faut notre sang, nous irons en courant. » C’est dire tout simplement que les Maliens n’ont nullement besoin de chance, mais plutôt de courage, a-t-il ajouté.

<strong>Gratitude aux autorités guinéennes</strong>

Se sentant abandonné par certains en ce moment crucial pour la survie nationale, les autorités de la transition du Mali ont salué la solidaire légendaire de celles de la Guinée Conakry à notre pays.

En ces moments décisifs de la vie des nations malienne et guinéenne, invitera Diaw, ayons seulement à l’esprit la célèbre déclaration de feu Président Sékou Touré : « Nous ne renoncerons pas et nous ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel à l’indépendance. Il n’y a pas de dignité sans liberté.Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage. »

Partant, il renouvèlera notre gratitude à l’endroit de tous les peuples frères, de tous les pays amis et partenaires qui ont déployé leur élan de solidarité sincère à l’endroit du Mali pendant ces moments difficiles. L’occasion est propice pour leur demander de continuer à œuvrer à nos côtés pour l’atteinte des objectifs de la transition, en ayant juste comme seule boussole la vision que les Maliens eux-mêmes ont de l’avenir du Mali.

« C’est le lieu de saluer spécialement, une fois de plus, le soutien multiforme apporté par le peuple guinéen au Mali. Merci très sincèrement à nos frères guinéens et aux plus hautes autorités guinéennes avec à leur tête le colonel Mamadi Doumbouya. Tenez-vous bien, mesdames et messieurs, que c’est le Président Doumbouya en personne qui a donné des instructions fermes à tous les niveaux afin que toutes les situations concernant le Mali soient désormais traitées en urgence, sans entrave de quelle que nature que ce soit. Qu’il en soit remercié !

Vous savez, dans les relations entre le Mali et la Guinée, il ya des signaux qui ne trompent pas. Les faits sont têtus dit-on mais ce qui s’est passé entre nos deux pays en l’espace de quelques mois est tout simplement historique. Je citerai, entre autres, la participation du Mali à la cérémonie d’investiture du colonel Doumbouya à Conakry le 1er octobre 2021 au moment où les pays de la Cedeao ont brillé par leur absence. Je précise d’ailleurs qu’à la fin de la cérémonie, la première audience officielle du Président Doumbouya a été accordée à la délégation du Mali que j’avais eu l’honneur de conduire au nom du Président de la Transition », a-t-il déclaré.

&nbsp;

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contentieux Cherif Haïdara&#45;Baidy Dramé :   La justice rejette la plainte de Baidy Dramé pour défaut de qualité</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/contentieux-cherif-haidara-baidy-drame-la-justice-rejette-la-plainte-de-baidy-drame-pour-defaut-de-qualite-2994559.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:22:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le verdict du  jugement n° 831/ n°2924/RG/21 N°1818/RC/21 n°831/JGT21 de l’audience publique ordinaire du 03 novembre 2021 du Tribunal de grande instance de la commune VI est tombé en mai 2022. Baidy Dramé a été débouté par le tribunal en charge de l’affaire.Le bureau du Conseil supérieur de la diaspora (Csdm) tient au respect strict de cette décision de justice. Et compte se battre contre toute forme d’usurpation. </strong>

Pour contester la légalité du mandat du Président du Conseil supérieur de la diaspora (Csdm), Baidy Dramé, le désormais ex-président Conseil supérieur de la diaspora malienne de France (Csdmf), avait assigné en justice, le 10 mai 2021, M. Haïdara.

Conformément au rôle d’impartialité qui lui est dévolu, la justice malienne a tranché l’affaire en faveur du Président du Conseil supérieur de la diaspora malienne.

À travers son audience du 09 juin 2021 et ses renvois successivement aux 06, 23 juin 2021, 07, 28 juillet 2021 et 04 août 2021 pour divers motifs à la demande des parties (réplique à l'assignation, observation et répliques aux observations), Baidy Dramé a été débouté par le tribunal de grande instance de la commune VI.

Faut-il le préciser, le Président du tribunal a clos les débats et l'affaire fût mise en délibéré pour le 06 octobre 2021, mais le délibéré fût prorogé au 27 octobre 2021, puis au 03 novembre 2021.

Le Tribunal a, après en avoir délibéré conformément à la loi, statué en ces termes : « Oui le demandeur et son conseil en leurs moyens, prétentions et conclusions; oui le défendeur et ses Conseils en leurs moyens de défense; Vu les pièces du dossier; outre le ministère public qui a déclaré s'en rapporter à justice; attendu par assignation en date du 10 Mai 2021 de Maître Mamadou Bala Camara, Huissier Commissaire de Justice près le ressort judicaire de la Cour d'appel de Bamako, Monsieur Baidy Dramé, a assigné Mohamed Cherif Haïdara devant le Tribunal de céans en contestation de la moindre disposition de ses statuts; Qu'au regard de ce qui précède et par voie de conséquence, il sied de rejeter la demande du sieur Baidy Dramé comme étant mal fondée ».

En discussion juridique, attendu qu'aux termes de l'article 118 du CPCCS constitue une fin de non-recevoir à tout moyen qui tend à faire déclarer l'adversaire irrecevable sur sa demande, sans examen au fond, pour défaut de droit d'agir, tel le défaut de qualité, le défaut d'intérêt, la prescription, le délai fixé, la chose jugée.

&nbsp;

Dans la présente décision, précise-t-on, « attendu qu'il est constant en l'espèce comme prouvé que M. Baidy Drame avait reçu mandat du Président du Conseil supérieur de la diaspora malienne Mohamed Cherif Haïdara en date du 19 août 2016 en vue de rassembler la communauté malienne de France pour la mise en place d'un démembrement du Csdm-pays; que par note d'information en date du 22 septembre 2019, le bureau du Csdm de France a retiré sa confiance à Baidy Dramé, prononcé une mesure d'exclusion immédiate contre lui avant de lui en notifier par correspondance en date du 1<sup>er</sup> octobre 2019 et d'informer par message d'alerte et d'information du 14 novembre 2019 les militants du Csdmf et du Csdm, la communauté malienne de France, les autorités maliennes et françaises en France; que l'argumentaire selon lequel l'exclusion d'un membre est prononcée après une suspension de 6 mois selon l'article 68 al.3 du R.1 et l'Assemblée générale tenue le 22 Septembre 2019 qui a valu son exclusion du Csdm-France violerait les dispositions du Règlement Intérieur du Csdm et la correspondance d'information à lui adressée relative à son exclusion n'est pas déchargée par lui pour lui permettre de faire valoir ses droits ne peut prospérer dans la mesure où Baidy Dramé qui soutient que l'Assemblée générale qui a décidé de son exclusion n'est conforme au règlement intérieur a pu connaître la sanction prise à son égard et n'a pas réagi à son temps; que dès lors, il n'a aucune qualité à agir au nom du Csdm dont les statuts et règlement intérieur, régulièrement modifiés lors de la conférence nationale statutaire ne laissent cette faculté qu'au seul président. Qu'il convient, en conséquence, de déclarer son action irrecevable pour défaut de qualité à agir. Par ces motifs : statuant publiquement, contradictoirement, en matière civile et en premier ressort; Déclare irrecevable l'action de Monsieur Baïdy Dramé pour défaut de qualité; met les dépens à sa charge».

Ainsi fait, jugé et prononcé par chambre civile de céans les jours, mois et an que dessus.

En conclusion, Baidy Dramé n’a aucune qualité pour agir au nom du Csdm. Alors, force doit rester la loi.

Du côté du Président du Csdm, on se dit déterminé à ne donner aucune chance aux éventuels actes tendant  à faire de l’usurpation.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Polémique autour du stade du 26 mars :  Des leçons à tirer du Maouloud 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/polemique-autour-du-stade-du-26-mars-des-lecons-a-tirer-du-maouloud-2022-2994558.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:22:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout comme la religion, le sport a aussi ses inconditionnels qui ne veulent abandonner les matchs de football pour rien au monde. Ainsi, un bras de fer entre religieux et supporters a été évité de justesse le weekend dernier autour du stade du 26 mars. Il y a d’un côté la célébration du Maouloud, date anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (paix et salut sur lui), un rendez-vous devenu un casse-tête pour la communauté Ansardine, dirigée par Chérif Ousmane Madani Haïdara.

De l’autre côté, il y a les compétitions sportives. Les deux évènements ayant lieu au même endroit à la même date, un compromis a été trouvé de justesse. Il y a des leçons à tirer de la coïncidence entre les deux évènements dont les adeptes sont les plus nombreux au Mali. La première leçon, c’est pour Haïdara et ses fidèles, mais aussi pour les autorités qui doivent contribuer à la bonne organisation des évènements nationaux. Depuis plus de 10 ans, les difficultés liées à l’organisation du plus grand rassemblement de Ansardine se révèlent année après année. Le nombre croissant des fidèles contraste avec les dispositions prises par les organisateurs qui sont obligés de travailler en urgence.

Cette année, il a fallu l’ingéniosité des autorités pour trouver un compromis afin que le prêche organisé par Chérif Ousmane Madani Haïdara et les deux matchs se tiennent au même stade. Les religieux ont attendu jusqu’au jeudi passé pour être situés sur la disponibilité du stade. La Confédération africaine de football(CAF) a refusé le report des matchs de la CAF en brandissant la menace de sanctions contre les équipes maliennes, à savoir le Djoliba et le Réal malien.

Selon des sources crédibles, c’est le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, qui a tout mélangé. Des émissaires d’Ansardine étaient allés le voir si le stade du 26 mars pouvait être disponible pour le prêche à l’occasion de la veillée du Maouloud. Les émissaires avaient eu vent de la tenue des matchs qui coïncident avec la célébration du Maouloud. Mais le ministre a confirmé aux émissaires que le stade serait disponible pour les religieux en lieu et place des matchs.

Le même ministre avait ensuite demandé à la CAF de reporter les matchs en question. Coup de théâtre, l’organisation panafricaine de football a refusé. Finalement, un compromis a été trouvé à la dernière minute. Après le match, les organisateurs du prêche vont installer leurs matériels de sonorisation et autres au stade. Et le lendemain matin, ils vont libérer le terrain pour que les techniciens du ministère des Sport préparent les lieux pour le match suivant de la CAF.

La leçon que l’on tire de cette situation est qu’il est temps qu’Ansardine trouve un autre endroit pour l’organisation de la célébration du Maouloud. Les stades sont faits pour les rencontres sportives. Par ailleurs, la taille de la communauté des fidèles est devenue trop grande pour les stades. On se souvient que le même problème a fait que le stade omnisports Modibo Keïta a été abandonné après une bousculade qui a fait une trentaine de morts en 2009, lors du Maouloud.

<strong> </strong>

<strong>De Bamako à Tombouctou</strong>

Les autorités aussi doivent être prévenantes, puisque le Maouloud est une fête nationale ancrée dans les mœurs depuis des siècles dans certaines parties du Mali. A Tombouctou par exemple, avant le Maouloud 2022, on se préparait à un évènement grandiose.  La ville de Tombouctou s’est préparée avec beaucoup de soin à donner un éclat particulier à l’édition de cette année. Dans la cité des 333 saints, la célébration a été placée sous la haute présidence de Dr Mahamadou Koné, ministre des Affaires religieuses et du Culte. Mieux, une dizaine de ministres du gouvernement de la transition est attendue.

La Commission d’organisation a prévu la participation des citoyens maliens et des étrangers qui vivent dans la région. Tombouctou renoue ainsi avec une partie de son passé de capitale islamique avec ses grands savants, ses mosquées aujourd’hui classées patrimoines mondiaux de l’humanité, ses érudits et ses saints. Selon l’ancien ministre Maouloud Ben Kattra, ressortissant de la ville, il s’agit d’une renaissance de la ville du savoir « avec ses manuscrits, ses bibliothèques » connus à travers l’histoire. Ouverte aux chercheurs, Tombouctou doit être la destination de tous les Maliens pour la célébration du Maouloud.

Le Maouloud est plus la grande fête de la cité des 333 saints depuis des siècles. Ces vingt dernières années, on a assisté à des éditions spectaculaires. Ainsi, on se souvient du passage de l’ancien guide libyen MouammarKadhafi dans la cité lors des célébrations grandioses du Maouloud. De nos jours, le vivre ensemble est désormais menacé à Tombouctou, à en croire Ben Kattra. Il fait notamment référence au constat que dans cette ville très métissée par excellence, « il y a des marches exclusives organisées par des communautés », et que l’autorité des chefs religieux et traditionnels est de plus en plus contestée, sans oublier que celle de l’Etat ne s’en porte pas mieux non plus.

Dans le cadre du Maouloud 2022, le 13 octobre 2022 dans la ville des 333 Saints, un colloque national sera organisé avec comme thème : paix, sécurité et développement, sous la présidence de Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre. Ensuite, un appel intitulé « l’Appel de Tombouctou pour la paix, la réconciliation et le vivre ensemble au Mali » sera publié et remis aux autorités.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Electricité :  Bamako renoue avec l’obscurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/electricite-bamako-renoue-avec-lobscurite-2994566.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:21:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les Maliens souhaitent, en plus de l’accessibilité, une modernisation de la chaine de valeur de la viande. Cela suppose des conditions préalables dont la disponibilité du courant électrique. Il faut une chaine de froid permanente pour permettre la bonne conservation et le transport des produits entre différentes localités. On attend beaucoup d’EDM dans ce contexte. Mais les choses ne s’annoncent pas bonnes en la matière, puisque les habitants de la capitale, Bamako, vivent un cauchemar à cause des coupures intempestives de courant.

Ce qui dérange les gens, surtout les clients de la compagnie publique chargée de vendre de l’électricité, c’est que ces coupures arrivent au moment où on s’y attend le moins. La majeure partie de l’électricité étant fournie à partir des barrages hydroélectriques, les consommateurs ne pardonnent pas à EDM les perturbations en plein hivernage. En cette période de l’année, les coupures de courant doivent être rares, puisque les turbines tournent à plein régime et que la chaleur a diminué.

Les deux grands fleuves qui arrosent le Mali et qui abritent les barrages électriques, à savoir les fleuves Niger et Sénégal, sont en pleine crue depuis plus de trois mois. Les gens voudraient donc entendre tout de la part d’EDM-SA sauf les coupures régulières de courant auxquelles on assiste.

Le nouveau directeur général de l’entreprise ne pouvait pas arriver au pire moment. Il prend en effet les rênes d’une boîte qui paye la rançon du business des investissements hasardeux. Pendant des décennies, l’entreprise a misé presque exclusivement sur les hydrocarbures afin de fournir du courant aux consommateurs maliens. Cela résulte aujourd’hui en une dépendance forte aux énergies fossiles, alors que l’immense potentiel des énergies renouvelables a été purement et simplement mis de côté.

Ainsi, en lieu et place des centrales solaires qui ont fait leur preuve dans des pays comme le Maroc, EDM a choisi les groupes électrogènes. La stratégie est simple. Cela permet à de nombreux intermédiaires de se remplir les poches à travers les marchés de fourniture en hydrocarbure et autres achats entrant dans le fonctionnement et l’entretien des groupes électrogènes qui fournissent aujourd’hui le courant aux consommateurs maliens.

En lieu et place des centrales à gaz et des stations d’énergie géothermique, de nombreux responsables du ministère chargé de l’Energie sont trempés dans une entente secrète sur le dos des Maliens. Ainsi, les contrats de fourniture d’électricité ont été signés avec des pays voisins dont la Côte d’Ivoire et la Mauritanie. Problème, le voisin ivoirien est en froid avec les autorités de transition. La fourniture de courant via la Côte d’Ivoire est mise en cause, même si le Mali payait pour le service rendu. Là aussi, ceux qui ont signé ces contrats de fourniture ne sont pas sortis bredouilles des transactions. Ainsi, toute la difficulté que le Mali rencontre aujourd’hui résulte de choix basés sur l’esprit du business depuis des décennies.

Le taux national d’accès à l’électricité est de 27,1%, la demande d’électricité a une croissance annuelle de 10%. Le taux d’accès à l’électricité est de l’ordre de 55% en milieu urbain, tandis qu’il ne représente que 15% en milieu rural. Au niveau du sous-secteur « électricité », les objectifs quantifiés de la Politique énergétique nationale consistaient à porter le taux d’électrification rurale de 1% en 2005 à 55% en 2015. Les résultats atteints à ce jour sont conformes aux objectifs. Le coût moyen de production de l’électricité sur le réseau est estimé à USD 0.24/kWh avec Énergie du Mali SA (EDM SA), alors que le coût moyen de production hors réseau s’élève à près de USD 0.47/kWh avec les sociétés de services décentralisées.

D’après les dispositions actuellement en vigueur, pour développer le secteur, l’Etat malien garantit le libre exercice de la concurrence et organise le service public de l’électricité. Les niveaux d’intervention assignés aux différents acteurs du secteur se déclinent entre l’Etat, la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau, la maîtrise d’ouvrage du service public (<u><a href="http://edm.sa/">EDM-HYPERLINK "http://edm.sa/"SA</a></u>), et les opérateurs privés.

Les formes de partenariat se présentent sous forme de régime d’exploitation en autorisation et en concession. Par ailleurs, un cadre pour le partenariat public/privé existe sous forme de contrat de concession en Boot ; cependant, on devrait davantage faire connaître ce système aux opérateurs locaux car il est insuffisamment utilisé. Les atouts majeurs de ce dispositif demeurent les avantages fiscaux et la simplification des procédures d’agrément par la mise en place d’un guichet unique.

&nbsp;

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Philanthropie d’Asfia : Les grandes œuvres de Fatouma M’Barka pour le confort social</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/philanthropie-dasfia-les-grandes-oeuvres-de-fatouma-mbarka-pour-le-confort-social-2994569.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:12:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mme Traoré Fatouma M’Barka Mint Hamoudy ? Cette dame charitable au grand cœur, qui a restauré à l’action humanitaire, en si peu de temps, son trait d’humanisme sahélien, un temps oublié par l’effet cumulé d’actes de promotion personnelle, qui ne l’a connait pas au Mali ? Promotrice de l'entreprise FH Africa Global Service Sarl, femme d’affaire de renom, Madame Traoré Fatouma M'Barka Hamoudy, en même temps présidente de l'association solidarité femmes d'ici d'Ailleurs (Asfia), est cette mère de famille, généreuse et forte, qui multiplie, à l’endroit de ses compatriotes, des œuvres sociales multiformes en vue de soulager leur vécu quotidien.

L’Association solidarité femmes d'ici et d'ailleurs (Asfia), pour son apport dans le confort quotidien des populations maliennes, est tout un symbole pour Mme Traoré Fatouma Mint M’Barka Hamoudy, cheffe d’une entreprise qu’elle a créée en 2013, dans le but de concourir durablement à la promotion sociale et économique de ses compatriotes.

Visage palpable de la réussite féminine au Mali, dans le monde très fermé de l’entreprenariat compétitif, cette jeune dame engagée et dynamique ne se contente pas seulement de réaliser des chiffres d’affaires prodigieux, à l’image d’une certaine bourgeoisie insolente, mais se soucie de l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes, de plus en plus confrontés hélas à un quotidien des plus incertains.

D’où sa force et sa détermination à se frayer du chemin dans ce monde sans pitié des affaires, pour lequel elle s’est préparée, en misant sur  l'entreprise FH Africa Global Service Sarl, qui s’est rapidement imposée par ses qualités de services, à appuyer les couches les plus vulnérables.

Chez cette dame au grand cœur, qui fait beaucoup parler de lui, dans son pays et ailleurs dans le monde, rien ne provient du hasard. C’est donc comptant sur ses performances professionnelles dans le business flamboyant, rien que par son flair de manager moderne, qu’elle a su forger définitivement son statut d’amazone, dédiée à l’action caritative, au service de l’humanité.

Son combat est robuste. Ses œuvres sont également herculéennes. La dame charitable, au grand cœur, touche à tout : l’autonomisation de la femme, la lutte contre le chômage des jeunes, le combat contre  la faim, la réalisation des adductions d’eau, l’appui aux établissements scolaires et sanitaires.

SikoroniSourakabougou, commune I du district de Bamako. Samedi 6     août 2022. L’ambiance est aux retrouvailles. La touche personnelle de l’amazone de l'association solidarité femmes d'ici et d'ailleurs, Fatouma M'Barka Mint Hamoudy, discrète mais efficace, en rajoute à l’émotion : ce sont deux cent sacs de riz soigneusement rangés qui vont être distribués à la population nécessiteuse. « Les mots sont faibles pour exprimer notre reconnaissance, celle des populations bénéficiaires, à l’endroit de la généreuse donatrice », a dit une notabilité de la localité, présente à l’événement. Lui qui n’a pas manqué de faire des bénédictions à la bienfaisante patronne d’entreprise.

<strong>Le cri du cœur des enfants</strong>

Au cœur de sa stratégie d’assistance sociale et d’épanouissement humain, les enfants n’y sont pas épargnés. Tout part de là et finit par-là : comme à ses habitudes, la patronne d’Asfia, connue pour sa tendresse pour les enfants, est également, pour joindre l’utile à l’agréable, au rendez-vous de la nouvelle rentrée scolaire 2022-2023, ce dimanche 02 octobre, veille de la rentrée des classes, avec à la clef la remise de 300 kits scolaires aux jeunes scolaires de Daoudabougou.

Un geste d’humanisme qui a donné le sourire aux enfants et soulagé en plus les parents d’élèves qui ont d’ailleurs exprimé, à l’occasion, toute leur satisfaction à la présidente Mme Traoré Fatoumata M'Barka Mint Hamoudy.

Le sourire des enfants de Daoudabougou a fait naître le bonheur chez d’autres enfants dans d’autres localités. La dame de cœur est de cette trame des génératrices donatrices, en respect à ses propres convictions, d’autant qu’elle a fait la promesse de poursuivre les bons gestes vers de nombreux quartiers de Bamako, ainsi qu’à l’intérieur du pays, au seul confort des jeunes scolaires du Mali.

Parallèlement aux activités liées à la rentrée scolaire, les enfants dans la rue n’ont pas été oubliés. Profitant de la grâce de la semaine de la solidarité, des dons de vêtements ont été organisés, sous la houlette d’Asfia, dans plusieurs quartiers de la ville de Bamako et ailleurs à l’intérieur du pays. Pour les jeunes filles désœuvrées, des activités d'insertion socioprofessionnelle et diverses formations ont été initiées à leur profit.

Dans le même sillage, en collaboration avec d’autres associations, comme la Cafl et Refam, une cinquantaine de personnes ont bénéficié de formation en anglais, sous la supervision de la mairie du district de Bamako.

<strong>Autonomisation des femmes </strong>

C’est connu de tous : Mme Traoré Fatouma Mint M’Barka tient à l’autonomisation des femmes. La preuve ? Dans le cadre des festivités du 22 septembre 2022, son association et ses partenaires traditionnels, à l’image de Cafl et Refam, ont fait parler leur cœur en procédant à la distribution de vivres aux femmes de la commune Vl du district de Bamako.

Une marque d’humanisme qui s’est poursuivie à l’intérieur du pays où, dans plusieurs contrées, les femmes ont pu bénéficier des actions et initiatives pour renforcer leur indépendance économique.

En matière de prévention contre les maladies, la dame charitable de l’Asfia est présente aux côtés des femmes. En témoigne cette journée de consultation gratuite, organisée le samedi 03 septembre dernier à Koulikoro, visant à détecter chez la jeune fille et la femme  les cancers de sein, du col de l’utérus et d’autres types d’infections nuisibles à la santé des femmes.

Les domaines d’intervention de l’Asfia sont nombreux et variés. Ils concernent par exemple la facilitation de la mobilité urbaine par le grattage des voies d’accès dans plusieurs  quartiers de Bamako et des activités d'assainissement dans plusieurs localités du pays, y compris les zones difficiles d’accès.

Lutter contre le chômage des jeunes est la priorité des priorités chez la présidente de Association solidarité des femmes d’ici et d’ailleurs (Asfia), Fatouma M’Barka Mint Hamoudy, qui a déjà implanté à Missabougou, en commune VI du district de Bamako, une unité industrielle de fabrique de briques ; dénommée FH briques.

“Notre objectif est de répondre efficacement à la demande des clients en ravitaillant nos chantiers en briques et autres produits de qualité. Ce projet, je n’en doute point, traduit en acte concret la vision des autorités de la Transition de réaliser des bâtiments de qualité au profit des Maliens”, dira la présidente de l’Asfia, en cette heureuse occasion.

Dans cette unité de production de briques se trouve le Centre de formation multifonctionnel des femmes qui sert à former en savonnerie, en coupe couture, la teinture, la transformation agroalimentaire, la coiffure esthétique, etc.

<strong>Les FAMa à l’honneur !</strong>

Comme une amazone qui veut défier les obstacles, Fatouma M’Barka Mint Hamoudy est sur presque tous les fronts pour porter assistance aux victimes et blessés de guerre. En guise de solidarité du peuple malien à l’endroit de son armée, le mardi 12 avril 2022, l’Association solidarité femmes d’ici et d’ailleurs (Asfia), à travers sa présidente, a remis des enveloppes symboliques à une quarantaine de blessés de guerre à la polyclinique des armées. Un geste humanitaire d’envergure nationale qui a été appréciée à sa juste dimension sociale par la haute hiérarchie militaire.

La dame charitable, au grand cœur, dont le credo est de se battre, comme un beau diable, pour l’épanouissement de ses compatriotes, là où ils vivent, n’a pas encore fini de faire parler d’elle. Tant qu’elle aura l’énergie et le souffle de se manifester pour le bien-être de ses contemporains, selon ses propres mots.

Bon vent, la championne des œuvres caritatives !

<strong>Oumar KONAT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Défense :   Les FAMa changent de posture</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/defense-les-fama-changent-de-posture-2992721.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 15:42:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plus rien ne doit échapper aux militaires qui ont entrepris une nouvelle campagne de surveillance dans les régions du centre. Ainsi, dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la région de Mopti et environnants, les autorités militaires de la région ont lancé, mardi 20 septembre 2022, une grande opération militaire dénommée « Dugulakana ».

Selon les responsables militaires, l’opération est coordonnée par l’Etat-major général des armées, et vise à mettre fin au regain des activités des groupes armés dans la zone et en plus à protéger les populations et leurs biens. Plusieurs actions civilo-militaires ont déjà été menées au cours de cette opération jugée salutaire par les populations de la Venise malienne.

Désormais, durant une semaine, les forces armées de défense et de sécurité de la région de Mopti vont minutieusement mener un large ratissage le long de la ville et ses environnants. L’objectif est de faciliter la libre circulation des personnes et de leurs biens dans le secteur.  Selon le commandant du secteur 4 de l’opération Maliko, le colonel Karim Traoré, l’Opération « Dugulakana » permet de faire face à tous ce qui est menace en direction des deux grandes villes de la région ».

Dans son intervention, indiquera-t-il, les FAMa dans le cadre du plan Maliko ont pour mission la sauvegarde de l’intégrité du territoire, la protection des personnes et de leurs biens sans oublier la participation au développement. Compte tenu des menaces qui sévissent, poursuivra-t-il, la mise en œuvre d’une telle opération était devenue plus que nécessaire. Il s’agit précisément pour les FAMa de permettre à la population locale de vaquer librement à ses occupations sans aucune crainte.

D’autre part, le rôle de la population civile est très important pour la réussite de cette opération. Pour cela, ajoute le colonel Traoré, la population doit permettre d’anticiper beaucoup d’actions des groupes armés terroristes ou des personnes mal intentionnées. Selon la hiérarchie militaire, la force des FAMa, c’est de pouvoir accompagner sa population et que cette même population l’accepte.

<strong>Guerre médiatique déclenchée</strong>

La montée en puissance des FAMa a déclenché un bras de fer entre les autorités françaises et la transition. Ce conflit a connu un tournant décisif avec les dernières déclarations de l’Elysée. Emmanuel Macron a ainsi publiquement appelé à l’offensive médiatique contre les attaques contre la France sur les réseaux sociaux. Mais le drame est que le président français a sollicité la mise à contribution du réseau France médias pour contrer les critiques en Afrique contre son pays. Dès le lendemain, on a commencé à voir des accusations graves contre l’armée malienne et ses soutiens dans la lutte contre le terrorisme.

Dans ce contexte, beaucoup doutent de la véracité des accusations de viol sur des femmes que la presse française impute aux forces maliennes. Ces accusations auraient eu des retentissements profonds si les déclarations de Macron sur l’offensive médiatique n’étaient pas venues semer le doute. Très rapidement, les Maliens ont lié les accusations de viol à la propagande française, un pays chassé du Mali pour incompétence dans la lutte contre le terrorisme après 9 ans d’essai. Ce qui est surprenant, c’est que les accusations de viol n’ont jamais été étayées par des sources locales dignes de foi.

En effet, on a du mal à imaginer les soldats maliens conduire des soldats russes dans les villages afin de violer leurs sœurs. Selon plusieurs analystes maliens, on est en face d’un montage grotesque sorti du fantasme des propagandistes de l’Elysée qui ne connaissent rien des réalités socioculturelles du Mali. L’objectif de la propagande médiatique française est de diaboliser les forces armées maliennes et leurs soutiens dont les résultats militaires contre les terroristes sont visibles.

Avant les accusations de violences sexuelles, les médias français ont été critiqués par les autorités maliennes pour avoir incité à la haine. RFI et France 24 sont actuellement interdites au Mali pour avoir diffusé des informations visant à monter les ethnies maliennes les unes contre les autres. Le gouvernement malien est allé jusqu’à comparer le travail des médias français au rôle joué par la radio Mille Collines dans le génocide au Rwanda, dans les années 1995.

Une chose est certaine, la France a perdu la bataille de l’opinion au Mali et en Afrique, et la communication de l’Elysée y est pour quelque chose. Baromètres des opinions africaines, les réseaux sociaux répliquent aux autorités françaises à chaque fois que les médias rapportent des faits graves au sujet des présumés exactions des forces armées maliennes contre les populations. Beaucoup indiquent que les autorités françaises ne peuvent pas aimer les Maliens mieux que les Maliens eux-mêmes.

<strong>Des renforts se préparent</strong>

L’armée renforce au même moment ses assises opérationnelles avec de nouvelles récures. La cérémonie de remise de diplôme de la 15ème promotion du Cours des Futurs Commandants d’Unité (CFCU) a eu lieu vendredi 16 septembre 2022, à la Place d’armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro. Elle s’est déroulée en présence du commandant du Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy, le Colonel-major Yacouba Z Traoré et plusieurs autres personnalités militaires, paramilitaires et civiles de la région de Koulikoro.

La 15ème promotion aujourd’hui mise à l’honneur compte 29 stagiaires dont 2 personnels féminins. Durant 4 mois, ces lieutenants et capitaines de l’Armée de Terre, de la Garde Nationale, de l’Armée de l’Air de la Gendarmerie Nationale, du Génie Militaire, de la DTTA, de la DSSA et du Matériel se sont familiarisés avec des matières telles que : la tactique, la topographie, le leadership, etc. Le major de la promotion est le capitaine Tapa Diallo avec une moyenne de 16,984. Il est secondé par le capitaine Seydou Traoré avec une moyenne de 16,696 suivi du Lieutenant Lassine Sissoko, 3<sup>ème</sup> avec une moyenne de 16,619.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Quête de justice de Bouare Fily Sissoko : Quel sens donné à la réconciliation prônée par Assimi Goïta ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/quete-de-justice-de-bouare-fily-sissoko-quel-sens-donne-a-la-reconciliation-pronee-par-assimi-goita-2992733.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 15:37:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La réconciliation des cœurs et des esprits, pompeusement célébrée la semaine dernière par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, rime-t-elle avec la soif de justice de Mme Bouaré Fily Sissoko qui veut prouver son innocence, à travers l’ouverture de son procès qu’elle appelle d’ailleurs de ses vœux ? Leurre ou réalité ? C’est bien au chef de l’Etat de donner un sens concret à la réconciliation nationale clamée sur tous les toits,  en donnant un signal fort à la quête de justice de cette justiciable malienne…   </em>

Jeudi dernier, la semaine de la réconciliation nationale a été lancée, au CICB, en grande pompe, par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. C’était en présence du gotha national, dans une ambiance carnavalesque.

Un peu plus loin de là,  quelques jours auparavant, dans l’enceinte de la prison pour femmes de Bollé, Mme Bouaré Fily Sissoko, ex-ministre de l’Economie et des Finances du temps d’IBK, incarcérée depuis plus d’un an, s’était, elle, adressée au même chef d’Etat, en lui exprimant, dans un cri du cœur, son désir de voir le dossier lui concernant s’ouvrir au cours d’un procès équitable.

Juste l’occasion pour elle de démontrer en face du monde qu’elle ne se reproche rien dans ce dossier judiciaire. Un dossier pour lequel d’ailleurs elle a toujours clamé son innocence.

Incontestablement, l’écho psychologique, fort prenant, qui s’attache à la quête de justice de cette mère de famille n’aspirant qu’à  laver l’affront causé à son honneur, en tant que gestionnaire de biens publics, ne manquera pas d’avoir une répercussion sur la réconciliation des cœurs et des esprits, prônée par les autorités nationales.

Ce n’est pas un hasard que l’ex-ministre de l’Economie et des Finances s’est adressée au président de la transition pour lui exprimer sa quête de justice sur des prétendus faits, pour lesquels elle est poursuivie et emprisonnée, depuis plus d’un an, dans le cadre de l’achat de l’avion présidentiel.
Eh bien ! Celle qui a toujours clamé son innocence, et qui n’attend que la tenue d’un procès équitable, pour le démontrer, sait bien qu’en tant que président de la transition, décidément premier magistrat du pays, le colonel Assimi Goïta, tout aussi interpellé sur cette question liée à la dignité humaine, est en quelque sorte, en bon lieu, comme une forteresse imprenable contre le désespoir d’un justiciable, avide de sa dignité retrouvée.

Quel effet la réconciliation des cœurs et des esprits, telle que proclamée par le président Assimi Goïta, peut-il avoir sur la conscience publique, indépendamment du clivage politique et idéologique, si la soif de justice de cette mère de famille, exprimée dans un tel contexte de déchirure sociale, devait restée lettre morte ?

Point de débat doctrinaire là-dessus : il n’y a pas de véritable réconciliation nationale sans justice assumée.

On le voit plus nettement, ce que Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de la  république, demande au Président Goïta, chef de l’Etat, à travers sa lettre à lui adressée, il y a quelques jours, pour demander justice, relève du domaine sacré du respect de la dignité humaine. Un principe sacro-saint qui orne la réconciliation des cœurs et des esprits

Voilà donc pourquoi il devient un leurre monumental sur la réconciliation nationale, annoncée en fanfare par les autorités nationales, et qui se traduit, à travers le pays, par des actes de dévotion et des actions humanitaires de toutes sortes, si elle est muette face à la quête de justice de cette mère de famille, traumatisée par son état d’innocence qu’elle n’arrive pas à assumer, en dépit des années de procédure.

Cette procédure judiciaire, à l’issue de laquelle elle veut à tout prix prouver son innocence, a d’ailleurs déjà fait une victime. En effet, l’ancien Premier ministre d’IBK, Soumeylou Boubèye Maïga, arrêté et emprisonné, en même temps qu’elle, dans ce dossier à rebondissement, est mort en détention, dans des circonstances troubles, pendant qu’il continuait également de réclamer justice.

A ce jour, en tout cas, pour l’instant, du côté de l’Etat, aucune action décisive n’est inscrite pour apporter la lumière sur les circonstances occultes de ce décès tragique et brutal.

Pourtant, avant le décès de cette ancienne personnalité de l’Etat, son état de santé s’était nettement dégradé, au point de l’admettre dans une clinique de soins de la place.  Les médecins, appelés à son chevet par l’Etat lui-même, ont appelé, en urgence, sans y parvenir, son évacuation sanitaire, en destination d’un tableau technique plus adapté.

Ne serait-ce que pour renforcer la confiance entre la justice et la population, il importe bien qu’au nom de la réconciliation nationale, proclamée à grands renforts de discours convenus, justice  soit faite, pour cette mère de famille qui n’a aucune colère, ni rancœur à le demander, en toute humilité, au premier magistrat du pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>62eme anniversaire de l’indépendance du Mali : ABD engage le Mali vers son destin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/62eme-anniversaire-de-lindependance-du-mali-abd-engage-le-mali-vers-son-destin-2992748.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 15:24:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A la faveur de la commémoration du soixante deuxième anniversaire de l’indépendance du Mali, journée, dit-il, de mémoire et de reconnaissance, le président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, comme à ses habitudes lors des grands événements nationaux, était au rendez-vous pour exhorter ses compatriotes à croire en l’avenir de leur pays, tout en dévoilant la vision qu’il a pour propulser le développement du Mali. </em>

La fête de l’indépendance, pour cet homme de convictions, est d’abord et avant tout un « devoir de mémoire et de reconnaissance envers nos illustres devanciers ». Il l’a évoqué avec une grande fierté, lors de son habituelle adresse à ses compatriotes, à cette occasion solennelle.

Le difficile contexte de ce soixante deuxième anniversaire de notre indépendance nationale lui offre également l’opportunité d’appréhender sans fard ni cire les enjeux, à la fois multiples et complexes, auxquels le pays est confronté au plan sécuritaire, social, sanitaire et du développement économique durable.

C’est en cela d’ailleurs qu’il rend hommage au courage de nos forces armées et de sécurité dans la lutte contre  le terrorisme, tout en appelant les Maliens à se mobiliser pour pérenniser, soutient-il, la montée en puissance des FAMa, perceptible sur le terrain.

« Depuis 2012, le Mali a connu dix ans de tueries, de pillages, d’exactions, de déplacements de populations, et d’exil d’une partie de nos frères et sœurs. Je prie pour le repos de l’âme des disparus civils et militaires, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », a-t-il déploré.

Voilà pourquoi l’homme politique s’attache à la paix, dans son pays, condition indispensable, selon lui, d’assurer la sécurité et le développement au Mali, un pays qui doit absolument réussir la refondation profonde de son armée.

« Notre armée doit être bien formée, bien encadrée et bien équipée, pour lui permettre de remplir sa mission régalienne de défense et de préservation de l’intégrité territoriale en assurant la sécurité de tous les Maliens et des Institutions de l’Etat », a-t-il préconisé, avant d’appeler les Maliens, de tous les bords, à « s’engager, de manière inconditionnelle, dans la lutte contre l’insécurité et l’instabilité ». Et cela, dit-il, en vue de retrouver le chemin de la paix.

Aliou Boubacar Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba, en plus d’être un dirigeant politique avisé, est aussi un opérateur économique de renom, le golden boy malien, comme l’appellent ses compatriotes, se rappelant de sa réussite économique, qui croit fermement que le développement du Mali passe nécessairement  par l’émergence d’un secteur privé robuste et conquérant.

« Tous les grands pays développés ont réussi à créer de l’abondance et une ère de prospérité économique grâce à leur secteur privé », est-il convaincu.

Il le croit d’autant plus pour son pays qu’il sait que « l’Etat ne doit pas se substituer au secteur privé, mais plutôt le promouvoir et l’accompagner ».

En tout état de cause, ABD se montre déjà très déterminé à créer les conditions propices pour l’émergence  d’un secteur privé puissant et créateur d’emplois, de richesses et de prospérité économique pour le bien de tous les Maliens.

Etant en avant-garde de toutes initiatives d’épanouissement pour ses compatriotes,  à travers la Fondation Maliba qu’il préside depuis quelques années, Aliou Boubacar Diallo, en tant qu’acteur de terrain, montre la voie du développement.

De l’eau potable, où il a réalisé partout dans le pays plus de 133 forages, à la  formation à la fabrique et à la commercialisation du savon, de détergent et autres produits d’entretien, en passant par  le recyclage des ordures ménagères pour en faire des pavés, la Fondation Maliba a su initier de nombreuses actions de développement pour assurer le bien être des Maliens.

A l’occasion de ce moment de grande fierté nationale, ABD, homme d’actions et de convictions, en dépit des enjeux énormes de développement auxquels le pays est confronté, renouvelle sa foi en l’avenir de son pays d’autant qu’il garde l’espoir que le Mali est bien en mesure de relever le défi de sa sécurité et de son développement durable.

« Je n’ai jamais cessé de croire en l’avenir de notre cher Maliba. Main dans la main, Inch’Allah, nous y arriverons et l’avenir sera radieux ». Voilà la profession de foi de ce candidat potentiel à la prochaine présidentielle, lequel a toujours eu à cœur de repousser loin les affres de la pauvreté et la misère dans son pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fête d’independance à Massigui  :  Diarrassouba appelle à la mobilisation générale  pour soutenir la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fete-dindependance-a-massigui-diarrassouba-appelle-a-la-mobilisation-generale-pour-soutenir-la-transition-2992739.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 15:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’instar des autres localités du pays, Massigui, dans le cercle de Dioïla, a célébré le 22 septembre, date commémorative de l’accession du Mali à l’indépendance. L’événement qui s’est déroulé ce jeudi devant la sous-préfecture a enregistré la présence effective des autorités administratives, politiques et coutumières de la commune de Massigui pour fêter dans la communion les 62 ans de notre indépendance.</strong>

22 septembre 1960, 22 septembre 2022, cela fait 62 ans que notre pays accédait à la souveraineté nationale et internationale, marquant de fait sa reconnaissance en tant que nation libre et indépendante. Cette occasion est saisie par le peuple souverain du Mali pour rendre un hommage mérité aux pères fondateurs du Mali indépendant qui se sont sacrifiés pour obtenir notre indépendance en montrant la voie de l’honneur et posant le socle de la construction nationale.

Outre  les aspects festifs de cette commémoration pour notre nation, un devoir de mémoire, cette date est une occasion de faire la rétrospection et tracer les perspectives afin de maintenir le flambeau légué par les aînés.

A cette heure de responsabilité, après une analyse rigoureuse de la situation, Mamadou Diarrassouba, membre du Conseil national de la transition, estime que 62 ans correspondent à l’âge de la raison et de la sagesse. Diarrassouba est convaincu que les autorités actuelles sont sur la voie tracée par les pères de l’indépendance, notamment l’acceptation de se sacrifier pour retrouver la fierté, l’honneur et la dignité perdue du vaillant peuple malien. A l’en croire, malgré leur jeune âge, les militaires qui dirigent la transition ont fait montre d’engagement patriotique qui convainc plus d’un. Les efforts consentis pour le renforcement de l’outil de défense national constituent une parfaite illustration. Notre diplomatie qui impose le respect de notre souveraineté à l’échelle internationale ressuscite la fierté malienne. Aujourd’hui, soutient-il, être malien est symbole de fierté dans la sous-région et au-delà.  S’agissant du village de Massigui, l’orateur exprimera sa gratitude au Président Goïta pour la réalisation de deux forages.

Eu égard la bonne trajectoire tracée, suivie de bonne actions, posant les jalons d’une vraie indépendance de notre pays, Mamadou Diarrassouba estime que les militaires méritent la gratitude et les encouragements de tout le peuple. Partant, invitera-t-il toute la population malienne en générale et celle de Massigui en particulier à soutenir sans relâche la transition en cours. Car, sa réussite déterminera l’avenir du Mali. « Nous avons l’obligation de soutenir les militaires qui ont accepté de se sacrifier pour l’intérêt supérieur de la nation. Il ne  doit y avoir d’opposition à cette transition. Nous devons nous donner la main pour qu’ensemble, on relève les défis qui s’imposent à l’Etat», a-t-il déclaré.

Pour sa part, Youssouf Haïdara, un jeune opérateur économique dévoué pour la cause des militaires, soutiendra qu’après plusieurs  fêtes commémoratives de notre indépendance de façade,  celle de cette année est la véritable fête à laquelle aspirait tant le peuple. « Je peux dire qu’après plusieurs années de domination coloniale, le Mali est parvenu à faire respecter sa souveraineté cette année. Pour moi, c’est cette année que nous célébrons la vraie indépendance du Mali », a-t-il souligné avant d’abonder dans le même sens que Mamadou Diarrassouba, appelant ses compatriotes à soutenir la transition.

Toutefois, son souhait est de voir aboutir le bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé qui contribuera au désenclavement de la localité.

Dans son intervention, Broulaye Sidibé, 2<sup>ème</sup> adjoint au maire,  représentant le maire de Massigui, exhortera sa population à plus de cohésion afin de maintenir le flambeau de l’honneur et de la dignité qui nous a été légué par les aînés. Pour la circonstance, évoquera-t-il la question de mobilisation des recettes communales. Sur une prévision de plus de 51 millions de mobilisation de ressources, seulement 34 millions ont pu être recouvrées, soit une réalisation de 66,25%. Après avoir invité les autres villages à s’acquitter du paiement de leurs taxes et impôts, il rendra un hommage aux villages qui sont actuellement à jour. Il s’agit deSerimambougou, Siokooro ;Koumambougou, Wolokoro, Diadjo, Fantola, Nimazana, Baba et Dioklébougou.

Aussi, le maire soulignera les chantiers de développement en cours dans la commune. Notamment la construction et la réhabilitation des écoles, la construction des centres secondaires d’état civil et l’appui aux centres de santé.

Faut-il le souligner, la célébration de l’indépendance était riche en couleur à Massigui. La course des cyclistes a enregistré une soixantaine de participants sur une longueur de 110 km. Arrivé premier, le jeune Yaya Doumbia a remporté le 1<sup>er</sup> prix fixé à 100 000 FCFA. Le deuxième et le 3<sup>ème</sup> ont respectivement eu droit à 75 000 et à 50 000FCFA.

Pour maintenir l’assistance en haleine, les instruments de musique traditionnelle, notamment le Tam-tam «Bari»  et le N’Goni étaient au rendez-vous.

<strong>Oumar KONATE </strong>

<strong>Envoyé spécial à Massigui</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction générale des transports :  De nouvelles missions plus ambitieuses et avantageuses</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/direction-generale-des-transports-de-nouvelles-missions-plus-ambitieuses-et-avantageuses-2992740.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 15:18:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A la suite d’un long  processus, soit plus de 18 ans, la réforme du secteur des transports est devenue une réalité  avec la création de la Direction générale des transports en lieu et place de la Direction  nationale des transports terrestres, maritimes et fluviaux (Dnttmf). </strong>

Pour le bonheur des usagers et du ministère en charge des Infrastructures et des Transports, le Conseil des ministres a décidé en sa session ordinaire du 18 mars 2022 d’ériger la Dnttmf en direction générale. Ce changement est intervenu grâce à la perspicacité de l’équipe dirigeante à convaincre les plus hautes autorités de la nécessité à opérer la réforme du secteur des transports.

Sous le magistère du ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, le rapport présenté en Conseil des ministres a été séduisant. Ainsi, elle a justifié les raisons de l’introduction de la réforme. Selon son rapport, le Dnttmf connaît actuellement des dysfonctionnements qui concernent principalement : la concentration au plan national des activités de production et de délivrance des permis de conduire, des certificats d’immatriculation et des autorisations de transports ; la prépondérance de l’activité de production informatique des documents de transports au niveau du service informatique et de documentation sur les autres activités du service et notamment la conservation, la sécurisation et l’archivage des documents, qui constituent pourtant ses activités essentielles ; la non attribution des compétences en matière de formation, de perfectionnement et de renforcement des capacités des agents aux divisions de la Dnttmf ; la non prise en charge dans les attributions des divisions des questions de communication ; la relégation au second rang du transport ferroviaire, du transport fluvial et du transport rural, nonobstant la stratégie nationale du transport rural, la méconnaissance du maillon urbain qui n’est attribué à aucune structure compétente pour assurer le respect de la réglementation de l’accès à la profession et contribuer à la gestion et à la régulation du trafic urbain..

Une situation qui, selon le rapport, ramène la Dnttmf à l’étroit dans son statut actuel. Car, la Direction assume en plus des missions de conception, de coordination et de contrôle assignées aux directions nationales. Alors même que les missions de la Dnttmf sont transversales et vont au-delà des missions ordinaires. Parce qu’elle effectue des prestations directes aux usagers avec entre autres : la facilitation des transports sur les corridors internationaux ; la production de documents de transports ; la perception de redevance pour service rendu.

Selon le document, en plus, la Dnttmf assume d’autres missions notamment le contrôle technique des véhicules, la confection et l’emboutissage des plaques d’immatriculation (actuellement en concession). La Dnttmf procède aussi à l’édiction de mesures d’incitation et de sanction justifiées par l’intérêt général.

Eu égard à tous ces aspects,  le ministre a estimé que la Dnttmf répond aux caractéristiques attribuées aux directions générales à l’article 10 de la Loi 2014-049 du 19 septembre 2014 portant principes fondamentaux de la création, de l’organisation et du contrôle des services publics.

D’où la nécessité de la relecture des textes organiques de la Dnttmf en l’érigeant en Direction générale des transports, précise le rapport.

<strong>Une nouvelle structuration mieux adaptée</strong>

Pour une structuration et un fonctionnement plus efficace, la réforme prend en compte les sous-secteurs et les maillons du transport qui sont éclipsés par le transport routier et fournissent une meilleure réponse aux exigences d’une gestion efficiente des transports. A cet effet, la nouvelle Direction générale sera structurée en un service en staff et cinq sous-directions, en ligne, à savoir : la sous-direction des études, de planification et de suivi-évaluation ; la sous-direction de l’organisation et de la sécurité des transports ; la sous-direction de la mobilité et de la facilitation ; la sous-direction des documents de transports et de l’informatique ; la sous-direction de la réglementation, des accords et conventions et du contentieux.

Toute chose qui nécessitera, selon le rapport du ministre, le renforcement du personnel qui passera de façon évolutif de 173 agents les deux premières années à 186 agents pour la troisième année, 191 agents pour la quatrième et 195 agents pour la cinquième année.

<strong>Les nouvelles missions plus ambitieuses</strong>

Selon le rapport du ministre, la réforme vise à améliorer l’efficacité du service dans la réalisation de ses missions de conception, de coordination et de contrôle, d'accroître sa fonctionnalité dans les missions transversales et opérationnelles et l’adapter aux changements institutionnels et juridiques intervenus.

De la mutation institutionnelle, il est  attendu les avantages  suivants: le recentrage des missions de la Direction autour d’une politique globale des transports, en vue d’un développement harmonieux de l’ensemble des modes de transports ; une meilleure articulation entre les différents modes de transports, particulièrement les transports routiers, fluviaux et ferroviaires ; le développement d’un système intégré et complémentaire de transports intérieur, pour la desserte, au moindre coût, dans des conditions de sécurité et de célérité ; une forte contribution à la mise en œuvre de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du désenclavement, dont l’axe stratégique N°1 concerne le renforcement de la capacité institutionnelle et humaine de l’administration et des autres acteurs, la modernisation des outils de travail, la poursuite et l’opérationnalisation des réformes institutionnelles.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Indépendance : Les recettes miracles d’Assimi Goïta</title>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 14:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’annonce des chantiers économiques destinés à assurer l’émergence du Mali a été faite par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. C’était à l’occasion de la célébration du 62è anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Par ailleurs, le chef de l’Etat a une fois de plus assumé son choix de cheminer sur la voie tracée par la majorité des Maliens.

La construction prochaine d’un hôpital de référence, la réhabilitation des industries locales et la transformation sur place des matières premières dont le coton, ainsi que la construction d’une raffinerie d’or sont des initiatives annoncées par Assimi Goïta lors de son discours à la nation le 22 septembre 2022.

Selon le président de la transition, l’œuvre de refondation de l’État initiée sur la base des recommandations des Assises nationales de la Refondation se poursuit à travers plusieurs actions comme l’adoption d’une nouvelle loi électorale et l’élaboration d’une nouvelle Constitution qui nous permettront de doter notre pays d’institutions démocratiques stables.

Ainsi, a-t- il déclaré, au regard du vœu ardemment exprimé par le peuple malien lors des Assises nationales de la Refondation, il était devenu indispensable de respecter la volonté populaire. D’où le Comité indépendant de suivi-évaluation des Recommandations des Assises (CINSERE-ANR).

Le colonel Goïta, tout en rendant à nouveau un hommage mérité au peuple malien pour sa mobilisation inconditionnelle pour la réussite de la Transition, a lancé un appel pressant à la jeunesse malienne dont le rôle a toujours été décisif dans la vie publique. « Cette Transition est aussi la sienne. C’est la raison pour laquelle elle ne doit nullement être en marge du processus de refondation de notre pays. Cela est d’autant plus nécessaire que l’attitude de la jeunesse a toujours eu un impact sur le pays », a-t- il affirmé.

A en croire le chef de l’Etat, plus que jamais, le Mali entend retrouver la place qui lui revient dans le concert des nations. « Je voudrais saluer notre diplomatie qui, de manière courageuse et professionnelle, porte la voix du Mali partout où cela se doit. Je voudrais également remercier tous les partenaires qui accompagnent notre pays dans la lutte contre les groupes armés terroristes et pour la restauration d’un État démocratique », a poursuivi le colonel Goïta.

Par ailleurs, il a indiqué que les efforts destinés à assurer la couverture des besoins en énergie électrique des populations et des activités socioéconomiques du Mali se sont poursuivis à travers le renforcement des capacités de production hydroélectrique et thermique. La mise en œuvre des projets et activités annoncés permet de projeter le taux national d’électrification à 55% à la fin de l’année contre 53% en 2021, l’ambition étant fixée à 58% pour 2023.

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<strong>L’après rectification</strong>

Il y a un peu plus de trois mois, la rectification de la transition a eu un an en mai dernier. Arrêtés puis mis en résidence surveillée, Bah N’Daw et Moctar Ouane sont aujourd’hui libres de leur mouvement. Selon des proches, le Président Bah N’Daw a retrouvé ses avantages d’ancien chef d’État, avec des bureaux vers Niarela. Quant au Premier ministre Ouane, il a retrouvé sa liberté de mouvement et passe son temps entre les visites sociales, la lecture et l’écriture. Il a des projets de déplacement, mais il attend que la situation s’améliore pour éviter que ses voyages ne donnent lieu à des interprétations », confie une source proche de Moctar Ouane.

Entre temps, il y a eu des convulsions : des sanctions économiques et financières de la Cedeao et de l’Uemoa, une brouille diplomatique avec la France, la fin de l’Opération Barkhane, la suspension définitive de RFI et de France 24, un retour aux sources avec le partenaire historique Moscou, le retrait du G5 Sahel, l’annonce d’une tentative de coup d’État avortée. Il faut ajouter la détention de soldats ivoiriens soupçonnés de tentative de subversion.

Sur les 64 actions à réaliser dans le cadre du Plan d’action du Gouvernement (PAG), selon le Bureau opérationnel de suivi, seulement 34,38% ont été entièrement réalisées. Par rapport au premier axe du PAG, à savoir le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, l’armée a adopté une position plus offensive et s’est efforcée de combler le vide sécuritaire que va laisser Barkhane. Le renforcement des capacités des FAMa s’est poursuivi, notamment avec « le recrutement de 6 000 éléments, l’acquisition de 9 aéronefs, la réalisation de 11 500 patrouilles de sécurité, la construction et l’opérationnalisation de 43 postes de sécurité, etc. »

Au titre de l’axe 2, les réformes politiques et institutionnelles, le peu d’actions réalisées concernent surtout la tenue des Assises nationales de la refondation et l’adoption du projet de loi électorale en Conseil des ministres. Il consacre la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections.

Parlant de l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, le dernier axe du PAG, des efforts ont été consentis dans la réduction du train de vie de l’État, notamment la réduction des fonds de souveraineté de la Présidence et de la Primature, « dont 2/3 ont été réaffectés aux œuvres sociales ». Cependant, la tenue de la Conférence sociale et la signature d’un pacte de stabilité sociale se font toujours attendre, alors que plusieurs mots d’ordre de grève sont suspendus et pourraient être déclenchés de nouveau en cas d’évolution négative de la situation politique avec la Cedeao et l’Uemoa

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Communiqué de presse :    Ségou : Cheko Lassana Kané apporte sa caution morale à Sentinelles Malikura</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/communique-de-presse-segou-cheko-lassana-kane-apporte-sa-caution-morale-a-sentinelles-malikura-2992730.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 14:43:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du 17 au 18 septembre 2022, une délégation du Mouvement Sentinelles Malihura s’est rendue dans la région de Ségou sous le leadership de son président Dr. Mohamed Kassoum Djiré. Le message principal du mouvement était de rappeler à la population que la refondation du Mali entamée par le colonel Assimi Goïta, le président de la transition, est un combat qui interpelle tous les Maliens. Les habitants de Ségou ont ainsi été informés que l’une des priorités du Mouvement Sentinelles Malikura est le prochain référendum constitutionnel qui jettera les bases de la refondation du Mali.

Pour atteindre ses objectifs, le Mouvement Sentinelles Malikura s’implante fortement dans les régions, particulièrement à Ségou, la cité des Balanza. Le grand marabout de la ville, Cheko Lassana Kané a soutenu le meeting géant organisé par la délégation dans la ville de Ségou. L’objectif de ce meeting était d’inviter la population de la ville à jouer sa partition dans le combat de la refondation du Mali et de soutenir l’engagement patriotique du président de la transition, le colonel Assimi Goïta et toute la transition.

Cheko Lassana Kané, d’ordinaire connu pour sa réserve dans les affaires publiques, a clairement soutenu le Mouvement Sentienelles Malikura dirigé par Dr. Mohamed Kassoum Djiré. «Je suis engagé pour celui-là », a- t-il affirmé, se déplaçant personnellement pour raccompagner à la porte de sa résidence la délégation qu’il a reçue deux fois au cours de son déplacement à Ségou. Il a surtout fait des bénédictions pour la réussite du combat du Mouvement Sentinelles Malikura, et prodigué des conseils utiles aux membres de la délégation.

Par ailleurs, les responsables du mouvement ont rendu visite à de nombreuses autres familles traditionnelles de Ségou avant la tenue du meeting. Ils se sont rendus chez les clans maraboutiques Thiam, Tall et Djiré, qui ont réservé un accueil chaleureux à la délégation en plus des bénédictions. La délégation s’est également rendue chez Nama Traoré, le chef de la confrérie des Donso qui a expliqué qu’il adhère à la cause du Mouvement Sentinelles Malikura qui perpétue le combat que les Donso mènent depuis longtemps. La chefferie des griots et le président de la Chambre du commerce et des industries ont été aussi à l’honneur lors de la visite.

Prenant la parole lors du meeting, l’autorité morale du M5-RFP de Ségou, Cheik Tidiane Guissé, a déclaré que le combat en cours est mené par les forces du changement en Afrique. « Ce dont le Mali a besoin maintenant, c’est l’unité de tous pour soutenir la transition. Unissons-nous en mettant de côté les querelles politiques et les politiciens qui divisent les gens. Cheko Lassana Kané dit qu’il soutient la transition, de Assimi à Choguel, en passant par Malick Diaw et tous les autres responsables de la transition », a-t- il déclaré.

Fait à Ségou le 18 Septembre 2022

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<strong>La Cellule de Communication du Mouvement Sentinelles Malikura</strong>

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<title>CEDEAO :  Trois chefs d’Etat en mission sécrète à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-trois-chefs-detat-en-mission-secrete-a-bamako-2992720.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 14:42:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le colonel Assimi Goïta recevra des chefs d’Etat qui ne sont pas acquis à sa cause. Officiellement, ils viennent plaider pour la cause des 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako. Mais au-delà de cette raison, c’est l’Amérique qui prend le relais de la France qui est en perte de vitesse et de crédibilité en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Mali. Et ce changement de stratégie passe par le Mali dont les autorités ne sont plus en odeur de sainteté auprès du pays de l’Oncle Sam.

Dans ce contexte, la journée de demain mardi sera décisive, des chefs d’Etat se rendant au Mali ayant déjà écouté les directives de la Maison Blanche. Le Mali est visé par une loi américaine dont le but est de combattre les autorités rebelles. Avant de passer à son plan punitif contre la transition malienne, Washington dépêche à Bamako demain mardi une délégation de trois chefs d’Etat ouest-africains. Il s’agit de Nana Akufo Ado de la République du Ghana, de Macky Sall du Sénégal et de Faure Gnasimbé du Togo. Tous les trois chefs d’Etat avaient pris part à un sommet tenu à New York la semaine dernière sur le Mali et la Guinée Conakry.

En réalité, on est face à un deal entre la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les Etats-Unis qui ont pris une loi pour contrer l’influence russe en Afrique. Comment comprendre la tenue d’un sommet de la Cedeao hors du continent africain en dehors du lobbying américain ?

La « loi sur la lutte contre les activités malveillantes de la Russie en Afrique » (Countering Malign Russian Activities in Africa Act) a été adoptée par 415 voix pour et 9 contre par les représentants du Senat américain en avril dernier, au moment où le Mali et la Russie renforçaient leurs relations commerciales et diplomatiques.

Les États-Unis souhaitent “demander des comptes aux gouvernements africains et à leurs responsables qui sont complices de l’aide à l’influence et aux activités malveillantes (de la Russie). Les chefs d’Etat ouest-africains qui se rendent à Bamako sont en mission des Etats-Unis, puisque la loi adoptée permet d’évaluer régulièrement l’ampleur et la portée de l’influence et des activités de la Fédération de Russie en Afrique qui compromettent les objectifs et les intérêts des États-Unis.

Elle permet également de déterminer comment traiter et contrer efficacement cette influence et ces activités. Le projet prévoit également de tenir pour responsables la Fédération de Russie et les gouvernements africains […] qui sont complices. La Cedeao est ainsi la porte d’entrée des Etats-Unis au Mali, même si ce dernier est suspendu de la communauté.

<strong>L’épouvantail des sanctions</strong>

Avant la rencontre de la Cedeao à New York, tout le monde redoutait un durcissement du cas malien. En effet, le 15 septembre, le pouvoir de transition a prolongé le bras de fer diplomatique et verbal avec la Côte d’Ivoire sur le sort de 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako, en mettant en garde à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à laquelle la Côte d'Ivoire demande de l'aide.

La transition affirme que l’affaire des militaires ivoiriens emprisonnés au Mali est purement judiciaire et bilatérale et met en garde contre toute instrumentalisation de la Cedeao par les autorités ivoiriennes pour se soustraire à leur responsabilité vis-à-vis du Mali. Cette mise en garde a été faite par le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, dans un communiqué lu à la télévision nationale. Pour rappel, la médiation engagée par le Togo est l’unique cadre de règlement du dossier et le Mali n’est nullement concerné par cette procédure devant l’instance communautaire. La transition accuse le gouvernement ivoirien d’être animé par une volonté d’adversité et d’avoir transformé un dossier judiciaire en une crise diplomatique.

En réalité, les relations entre le Mali et l'Etat ivoirien se sont dégradées depuis que des colonels ont pris par la force, en août 2020, la tête de ce pays confronté depuis 2012 à des attaques djihadistes et plongé dans une profonde crise sécuritaire et politique. Elles se sont encore détériorées avec l’interpellation de 49 soldats ivoiriens à leur arrivée à Bamako, le 10 juillet. Mais trois soldates ont récemment été libérées. Les 49 soldats devaient, selon Abidjan et l’ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des casques bleus au Mali. Bamako les considère comme des « mercenaires ».

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<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutien et reconnaissance au président de la transition :  Youssouf Haïdara érige le monument Assimi Goïta à Massigui</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soutien-et-reconnaissance-au-president-de-la-transition-youssouf-haidara-erige-le-monument-assimi-goita-a-massigui-2992716.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 13:41:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Placée sous le parrainage de Mamadou Diarrassouba, le monument Assimi Goïta réalisé par l’opérateur économique Youssouf Haïdara, majestueusement installé au grand carrefour de Massigui, a été inauguré ce jeudi 22 septembre 2022. </strong>

Fasciné  par le courage et l’engament patriotique du président de la transition, Youssouf Haïdara, opérateur économique de Massigui, a érigé un monument à l’effigie du colonel Goïta.  Considérant le chef de l’Etat comme le symbole de la vraie indépendance et de la dignité retrouvée du Mali, il a tout mis en œuvre pour que le monument  Assimi Goïta soit inauguré ce 22 septembre, date commémorative de l’indépendance du Mali.

Pour la circonstance, Youssouf Haïdara a loué les qualités d’Assimi Goïta qui a accepté de mettre sa vie en danger afin que le Mali soit libéré du joug colonial qui n’honore personne. «Aujourd’hui, je suis animé par la joie d’avoir réalisé ce modeste monument de Assimi Goïta. Il mérite mieux que tout cela, mais cet acte permettra de l’immortaliser. Nous allons faire de notre mieux pour accompagner Assimi Goïta. Car, il a accepté de se sacrifier pour redonner au Mali sa dignité perdue», a déclaré Youssouf Haïdara.  De son point de vue, Assimi Goïta a ressuscité la fierté malienne. Avec lui, précise-t-il, l’espoir renait, notre vie à un sens maintenant. Nous ne pourrons poser aucun acte qui récompensera le sacrifice de Goïta à sa juste valeur. Mais, on peut poser des actes de reconnaissance et d’encouragement à son endroit ; d’où la réalisation du présent monument. Selon Youssouf Haïdara, tous les bons citoyens doivent soutenir le Président Goïta et son gouvernement pour un Mali nouveau. Sur ces notes, il a exhorté tous les fils du pays en général, et ceux de la commune de Massigui en particulier à ne ménager aucun effort  pour soutenir la transition.

S’agissant de Mamadou Diarrassouba, il abondera dans le même sens que son prédécesseur. Enthousiasmé par ce geste, il invitera la population à s’inspirer du cas de  Youssouf Haïdara qui est le premier à poser un tel acte pour le Président Goïta. « Je salue cette initiative de Haïdara qui constitue non seulement une marque de gratitude au Président Goïta, mais aussi une fierté pour Massigui qui, à travers cette réalisation, perpétue sa tradition de reconnaître les grandes valeurs». Aussi, demandera-t-il à la population de prendre soin de ce joyau architectural. Avant de promettre des sanctions à ceux qui tenteront de saboter le présent ouvrage. Partant, Diarrassouba appellera toute la commune à l’union sacrée afin de relever le défi du développement.

Faut-il le souligner, au-delà de l’aspect symbolique du monument Assimi Goïta, ledit édifice est devenu un lieu d’attraction dans le village de Massigui.  En plus de la qualité artistique et l’éclairage du lieu, des habitants des villages environnants se bousculent pour  satisfaire leur curiosité.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle 2024 :  Situation compliquée pour l’UDD et l’URD</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2024-situation-compliquee-pour-ludd-et-lurd-2985960.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:36:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On savait que Boubou Cissé, Mamadou Igor Diarra et Tièman Hubert Coulibaly sont prêts à se battre pour être candidats à la prochaine présidentielle. Mais l’affaire Paramount sur laquelle enquête la justice malienne vient aboutir à des mandats d’arrêt international contre ces personnalités. </strong>

En plus des trois hommes politiques, l’enquête vise aussi Babaly Bah, un ancien patron d’une banque de la place. La justice a lancé ce mandat d’arrêt international dans le cadre de l’enquête sur des présumés détournements de biens publics, faux et usage de faux. Dans le box des accusés, il y a les deux nouveaux cadres, non des moindres, du parti de la poignée de mains : Dr. Boubou Cissé et Mamadou Igor Diarra.

Boubou et Igor sont deux hommes qui ne partagent pas que leur adhésion à un parti politique d’avant-garde: l’URD. Ils ont eu tous les deux à gérer le portefeuille du ministère de l’Economie et des Finances sous le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta. Avec ce mandat d’arrêt international lancé contre deux de leurs camarades, c’est la débandade chez certains militants actifs de l’Union pour la République et la démocratie (URD). Le parti de feu Soumaïla Cissé, qui était au bord de l’implosion, pourrait guérir ses plaies.

En effet, Boubou Cissé, ancien Premier ministre, et Mamadou Igor Diarra, ancien ministre de l’Economie, ont adhéré à l’URD en 2021. Mais le parti ne s’est jamais bien porté avec leur arrivée à cause des querelles de leadership

Cette poursuite est un coup dur pour ceux qui avaient entrepris une lutte intestine au sein de l’URD, afin de renverser le président par intérim, le Pr. Salikou Sanogo.

Cette dissidence dont fait partie Mamadou Igor Diarra et Boubou Cissé est en justice dans le règlement d’un différend autour du leadership du parti. Le bureau parallèle qu’ils ont mis en place pour faire pièce à l’autorité de Salikou Sanogo est dirigé par Gouagnon Coulibaly, un cadre chevronné du parti. La question est de savoir ce qui adviendra de cette dissidence, puisque Mamadou Igor et Boubou Cissé font partie des principaux bailleurs de fonds, ceux qui tiraient les ficelles.

Avec les mandats d’arrêts lancés contre ces deux hommes, le clivage au sein de l’URD est appelé à disparaître. En réalité, les frondeurs contre Salikou voulaient préparer le terrain à la candidature de Boubou Cissé à la prochaine présidentielle. On pense surtout que le vieux Salikou est plutôt favorable à Me. Demba Traoré qui souhaite être aussi le candidat du parti.

Pour certains, les velléités de Mamadou Igor Diarra pour la candidature de l’URD à la présidentielle ne sont autres choses qu’un subterfuge visant à fractionner les voix pour favoriser Boubou Cissé. Selon ce schéma, Igor se porte candidat à la candidature pour ensuite soutenir Boubou Cissé. D’ailleurs, Igor et Boubou étaient tous les deux parmi les signataires d’une pétition visant à débarquer Salikou Sanogo.

<strong>UDD, son patron et les affaires</strong>

Autre personnalité visée par le mandat d’arrêt international : Tièman Hubert Coulibaly, le président de l’Union pour la démocratie et le développement(UDD). L’ambition présidentielle de Tièman n’est plus un secret. Ancien ministre de la Défense, Tièman Hubert est soupçonné d’être impliquée dans un dossier de détournement de fonds de la loi de programmation militaire. Mais le patron de l’UDD est aussi un opposant farouche à la transition qui a trouvé refuge en Côte d’Ivoire.

Tièman Hubert Coulibaly est proche de plusieurs entreprises dont certaines sont sous pression. Ainsi, des chamboulements sont en cours pour mieux sécuriser les aéroports du Mali, cibles potentielles d’attaques ennemies. Pour faire face à la menace sécuritaire, le Mali a pris le soin de se doter de radars très performants et d’un système de batterie équipé de lanceurs de missiles comme le S-300 des Russes.

Le défi est de mieux travailler au sein des services déployés dans les aéroports. On se souvient que la société d’assistance aéroportuaire du Mali, ASAM SA est un maillon important des aéroports maliens et Tièman Coulibaly en était administrateur. Au moment où les autorités découvrent que les aéroports du Mali avaient été utilisés par des voyageurs suspects, on se demande quel rôle l’ASAM pourrait jouer dans l’avenir de la sécurisation du pays.

L’arrestation des 49 soldats ivoiriens à l’aéroport de Bamako-Sénou rend les choses compliquées pour l’agence qui doit son contrat à des accointances politiques selon certaines sources. Pour être efficaces, les autorités ont besoin d’avoir des prestataires engagés pour que les aéroports ne soient pas utilisés par des hors la loi.

Selon ses responsables, ASAM s’était préparée à plusieurs sortes de dangers. Ainsi, elle obtient sa validation R3 de l’Union européenne. Depuis les tentatives d’attentats aux colis piégés survenus en 2010, la Commission européenne a modifié sa législation aérienne et a mis en place une réglementation destinée à s’assurer de la sûreté du fret et de la poste à destination des Etats membres de l’Union. Les différents acteurs de la chaîne logistique doivent impérativement être validés RA3 (Agent habilité d’un pays tiers) pour continuer à exporter vers l’Union européenne. Une validation RA3 est le gage de l’engagement et du respect des conditions de sûreté par les entités concernées.

Dans les faits, l’obtention du statut RA3 suppose en effet la mise en place et le respect de certains dispositifs relatifs, entre autres, au recrutement et à la formation du personnel, aux procédures d’acceptation du fret, à la surveillance des expéditions une fois l’inspection filtrage effectuée, à un système de contrôle qualité. Suite à sa demande, la Société d’assistance aéroportuaire du Mali (ASAM-SA) a donc fait l’objet d’une visite de validation par un validateur UE de sûreté aérienne, chargé de s’assurer que l’entité était en conformité avec les objectifs d’une liste de contrôle établie par l’Union Européenne et de réaliser un rapport de validation.

A en croire les commentaires, grâce à cette validation, ASAM-SA est partie intégrante de la chaîne de sûreté du fret et est à même d’assurer le flux ininterrompu de colis de ses clients vers l’ensemble de l’Union européenne. Pour la direction de l’entreprise, cette labellisation faisait office de grande première, l’aéroport de Bamako Sénou étant en effet l’un des premiers aéroports africains à compter un opérateur ayant obtenu ce statut.

Mais des questions restent posées au sujet de l’efficacité de l’ASAM dont les responsables estiment que c’est un symbole fort pour toute l’économie africaine qui s’appuie à l’heure actuelle sur une croissance supérieure à 5% et qui devrait s’accélérer dans les années à venir. « Dans ce contexte d’essor pour le continent, la capacité d’exporter ses marchandises vers l’Europe est stratégique pour le développement de la région, et l’aéroport de Bamako a pour ambition de porter cette dynamique », soulignait la direction de l’entreprise.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Sy, ancien Ministre :  « Je plaide pour une Constitution qui institue une 4ème République. »</title>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La validité d’une constitution dépend non seulement de son contenu, mais aussi du processus de consultation populaire qui précède son adoption. Il est venu le temps de rompre avec les habitudes du passé où le contenu des constitutions n’est porté à l’attention du grand public que quelques semaines avant une soumission au seul vote de l’Assemblée nationale et l’adoption par référendum. En dehors de la parenthèse de la Conférence nationale de 1991 et des foras politiques régionaux et du forum national de 1998, les procédés qui permettent d’associer toutes les composantes de la nation à l’élaboration ou la réforme des constitutions sont restées du domaine de la caricature.

Très souvent les choix politico-institutionnels et juridiques, qui fondent nos constitutions ne sont mis en débat que dans des cercles restreints des responsables politiques et des spécialistes du droit. La caution populaire n’intervient que dans la phase d’adoption par le référendum, au cours duquel les électeurs sont plutôt appelés à se prononcer sur un « prêt-à-porter » politico-institutionnel qu’à effectuer un choix éclairé sur des changements voulus et dont ils comprennent les enjeux.

Aujourd’hui au Mali, il y a une unanimité sur la profondeur de la crise et les dysfonctionnements de l’Etat qui en sont les causes premières. Donc, il ne s’agit plus de reproduire les anciennes démarches qui ne suffiront pas pour nous sortir de l'ornière. De nombreuses opinions font observer que la reconduction des mêmes démarches remettra en selle les mêmes pratiques qui ont conduit le pays aux multiples crises.

Les changements à faire dans les domaines de la politique et des institutions sont si profonds qu’une simple révision de forme ne suffira pas pour sortir durablement le pays de la crise. Si l’ambition est de rebâtir un pays stable, uni, en paix et prospère, il faut envisager une redéfinition des fondements de l’Etat en le mettant en harmonie avec la Nation. D’où la nécessité d’aller à une « Assemblée instituante » qui se saisirait des recommandations majeures issues du processus des assises nationales de la refondation (ANR) et des propositions du comité d’experts mis en place par le Président de la transition en vue de proposer une nouvelle constitution. Cette assemblée devra rassembler des représentants dûment mandatés par toutes les communautés et corporations sociales et professionnelles en vue de poser les bases d’un Mali qui correspond aux attentes de la majorité des maliennes et maliens.

Cette constitution doit être le support d’un contrat renouvelé du vivre ensemble entre des communautés se reconnaissant un passé et un avenir commun et suffisamment d'affinités pour se sentir comptables de l'impact des actes de chacune sur les autres. C'est cette reconnaissance réciproque qui, dans tous les pays et à toutes les époques, cimente les fondements d’une nation. C’est ce substrat et les engagements communs qui en découlent que les systèmes institutionnels et juridiques devront consacrer à travers la constitution.

Le sentiment d'appartenance commune à une nation n'est jamais acquis pour toujours, sans des rites collectifs et une revitalisation du projet « du vivre ensemble » surtout après une crise telle que notre pays traverse. Une Assemblée instituante devra donc être un cadre l’échanges sur le passé, le présent et l'avenir, sur les normes et valeurs partagées, les règles communes et d’engagements collectifs, les types d’institutions qui peuvent ré-cimenter une nation en danger et les raisons de construire un avenir ensemble.

L’organisation et la tenue de cette Assemblée instituante, qui définira les fondements d’une 4ème République, se justifie en raison notamment de :

L’ampleur et la profondeur de la crise qui nécessitent le changement, maintes fois réclamé et émanant de tous les milieux. Il est indéniable que la 3ème République a gagné des combats. Mais pour l’opinion la plus répandue, elle a installé ou conforté l’impunité, le népotisme, la gabegie, le clientélisme et l’enrichissement rapide. Les « arrangements entre soi » ont été érigés en code de conduite à la place du comportement républicain. Les changements qui sont attendus exigent une nouvelle forme et organisation des institutions publiques, ainsi que de nouvelles modalités de choix et conditions d’exercice des responsabilités publiques. D’où la nécessité, d’aller vers une nouvelle constitution pour une nouvelle république.

Sans remettre en cause le caractère unitaire de l’État, il faut reconnaître que l’histoire de notre nation et la géographie du pays plaident aussi en faveur d’une décentralisation plus forte, comme recommandée par les ANR. En plus de la communalisation, la poursuite de la réforme de la décentralisation doit aller à la création de territoires régionaux autonomes et dotés de pouvoirs et de moyens (humains et financiers) suffisants et administrés sur une base démocratique. Il s’agit donc d’aller vers un État décentralisé qui uni divers territoires et diverses communautés sans avoir la prétention de les uniformiser. N’oublions pas que notre Nation, qui a la diversité au cœur, a précédé l’Etat actuel du Mali. C’est donc à l’Etat de se conformer aux fondements de la nation et non l’inverse.

Le modèle de démocratie représentative en cours est obsolète. Les appareils et le personnel politique qui le porte souffrent d'un discrédit général. Mais ce discrédit ne signifie pas autant un désintérêt à l'égard de la politique. C'est le modèle et la qualité des personnes qui l’anime qui sont questionnés. D’où la nécessité de revenir à l'enjeu premier de toute démocratie qui est de construire un avenir commun auquel tous se sentent associés, différent des modes de représentation actuels.

Encore de nos jours, la famille, le village/fraction et le quartier sont les premiers lieux de socialisation de chaque malienne et malien. Les évolutions non maîtrisées de la société et surtout la faible protection sociale ont fini par enlever aux chefs de famille toute autorité. Le soutien à la famille et sa remise au cœur du dispositif de l’éducation et de socialisation des enfants sont aujourd’hui une exigence. Quant aux autorités coutumières, devenues de simples auxiliaires de l’administration, elles n’ont aucune responsabilité propre reconnue. Ce qui a conduit à la marginalisation de ceux qui pourtant continuent encore de jouir du respect de leur communauté respective. Dans un pays religieux comme le Mali, l’islam ou toute autre religion ne doit être pas ignoré dans les textes fondateurs, sous le prétexte de la laïcité. Il est urgent de définir les principes de la pratique et des modalités de cohabitation harmonieuse des religions dans notre pays d’une part et de leur conformité avec les valeurs de la République d’autre part.

Enfin, la délibération collective c’est à dire la « palabre » reste encore bien ancrée dans l’imaginaire culturel de la majorité des acteurs maliens. Ainsi, « même si la décision finale n’est pas celle que je voulais, j’ai néanmoins eu la possibilité, soit directement soit à travers mon représentant dûment mandaté, de me faire entendre ». Ce trait culturel met en avant la recherche du consensus « dié ka fô » et du compromis « fô ka bin » pour une gestion inclusive, stable et pacifique de la société.

Pour aller vite et faciliter la tenue de cette instituante ; au mandat de la Commission d’experts que le Président de la transition a mis en place pourrait être ajouté l’organisation de cette rencontre avant la finalisation et le dépôt de leur rapport accompagné du projet de la nouvelle constitution.

L’Assemblée instituante devra regrouper les membres actuels du Conseil National de la Transition (CNT), auxquels pourraient être ajoutés trois (3) représentants de chaque cercle du pays désignés par les organisations politiques, professionnelles et de la société civile. La diaspora aussi devrait être représentée.

Pour atteindre les résultats escomptés, le mandat, les objectifs et le mode de déroulement de l’Assemblée instituante devront être partagés, à l’échelle du pays tout entier et de la diaspora, à travers une communication en vue d’une mobilisation générale.

&nbsp;

<strong>Ousmane SY</strong>

<strong>Ancien ministre</strong>

<strong>Grand Officier de l’Ordre National.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Administration :  Qui bloque donc la carte d’identité nationale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/administration-qui-bloque-donc-la-carte-didentite-nationale-2985955.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:26:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Aussi incroyable que cela puisse paraître, dans plusieurs quartiers de Bamako ainsi que l’intérieur du pays, les populations se plaignent. Elles n’arrivent pas à comprendre la crise de la carte d’identité nationale devenue difficile à trouver. Pour certains analystes, au lieu de donner le marché des cartes d’identité à une entreprise fiable pour soulager les populations, le ministre a choisi de se tourner vers un document de la Cedeao que l’on ne voit pas. </b>

En attendant, les gens souffrent pour renouveler leur carte d’identité. Ce que l’on sait de la prochaine carte, c’est qu’il s’agit d’une carte nationale d’identité biométrique qui va remplacer toutes les autres pièces d’identité personnelle en activité au Mali. Le gouvernement a annoncé le mercredi six avril 2022 en Conseil des ministres, cette nouvelle pièce d’identité qui jouera le rôle de carte d’identité, de carte d’électeur, et de carte Nina.

Avant la mise en circulation de la nouvelle carte, les citoyens sont en train de souffrir sur le terrain lorsqu’ils sont confrontés à des contrôles de police. Dans plusieurs commissariats et autres services de délivrance de la carte d’identité nationale, les gens font la queue dans l’espoir d’établir de nouvelles cartes d’identité.

Dans le rapport du Conseil des ministres du 06 avril 2022, il a été notifié que cette carte va non seulement faciliter la mobilité intra régionale, mais aussi offrir un titre sécurisé permettant de lutter contre les trafics et migrations irrégulières. L’autre avantage de ce document est sa fiabilité pendant les élections. Elle permettra de mettre fin à l’épineux problème de l’identification des Maliens qui refait toujours surface au cours de cette période électorale, explique le texte. Le gouvernement indique également que cette nouvelle carte nationale d’identité biométrique sécurisée sera établie à partir de la base de données du Ravec.

Plusieurs mois après, il n’y a rien alors que de nombreux citoyens se réjouissent de la prochaine arrivée de cette pièce d’identité biométrique. Toutefois, certains s’inquiètent déjà quant à sa distribution aux citoyens résidents dans les localités éloignées et celles en proie à l’insécurité. A en croire certains, le projet doit d’abord prendre en compte la problématique du recensement administratif à vocation d’état civil. Il s’agit de permettre le recensement de tous les Maliens, surtout ceux de l’extérieur et sans oublier les gens qui sont dans les zones d’insécurité.

Le ministre de la Sécurité doit expliquer aux Maliens ce qui ne va pas. Même si de nouvelles cartes doivent venir, cela ne doit pas empêcher la livraison de l’ancienne carte. Le problème pourrait aussi être lié à la cupidité de certains agents de la police. Il arrive que l’on fasse de la rétention de carte pour faire grimper les prix. En effet, certains citoyens sont prêts à corrompre des agents de police en offrant de fortes sommes pour obtenir la carte d’identité en cas de pénurie.

La carte d’identité est plus que jamais nécessaire d’accès, surtout avec la multiplication des attaques terroristes. Maintenant les habitants de Bamako savent qu’ils peuvent vivre ce que les régions du centre et du nord du pays vivent depuis des années. On a pris soudainement conscience, après l’attaque du camp de Kati, que les terroristes peuvent prendre pour cible les marchés et les commissariats de police, entre autres, pour faire du mal.

<strong>Poussée terroriste</strong>

Dans ce contexte tendu, les attentats se multiplient. Le vendredi 22 juillet, les terroristes ont attaqué le camp militaire de Kati. Tout le monde est persuadé qu’après l’attaque terroriste contre le camp de Kati, certaines choses doivent changer. Pour cela, il faudra répondre à de nombreuses questions. Allons-nous assister encore à un relâchement au niveau des contrôles sur les véhicules ? Quelle sera l’attitude de la population qui pourrait être la prochaine cible ? En attendant, les gens se mobilisent volontairement pour apporter leur soutien aux soldats. Mais jusqu’à quand durera cette solidarité civile ?

En tout cas, l’heure est à l’action pour les habitants de la capitale qui avaient jusqu’ici observé une certaine distance par rapport à leur implication dans le contreterrorisme. Après ce qui est arrivé à Kati, tout cela est en train de changer. On entend de plus en plus de simples citoyens admettre que dénoncer les suspects aux autorités est un devoir. D’ailleurs, les résultats de cette prise de conscience commencent à tomber au compte goût.

Avec tous les risques d’amalgame que comporte la mobilisation citoyenne, les habitants de Bamako sont déterminés à apporter leur pierre à la construction de l’édifice sécuritaire. Les gens sont persuadés que si tout le monde avait été vigilant, on aurait pu débusquer les auteurs de l’attentat kamikaze contre le camp de Kati et celui de Sénou. Ces endroits représentent beaucoup pour les Maliens en termes d’image.

Il n’y a rien d’étonnant au fait que les ennemis du pays s’en prennent aux lieux symboliques comme le camp Soundiata de Kati où réside le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. Ces attaques d’une intensité inouïe montrent à quel point il y a encore des efforts à fournir au Mali en matière de prévention sécuritaire.

Les assaillants ont pu traverser la ville de Bamako sans se faire débusquer par les services de sécurité. Ainsi, les failles de la sécurité intérieure sautent aux yeux, puisque les postes de contrôle n’ont rien pu faire pour éviter que ce qui est arrivé n’arrive pas. Il suffit de se rendre aux différents postes de sécurité à la sortie de Bamako pour se rendre compte de la porosité de ces lieux qui sont devenus plutôt des centres d’affaires.

Les agents de sécurité ne se préoccupent que du prélèvement de l’argent sur les pauvres transporteurs. Jamais les véhicules ne sont soumis à un contrôle digne de ce nom. Et cette faille sécuritaire n’a pas commencé aujourd’hui. Depuis le début de la crise en 2012, le même laxisme a continué au moment où des dégâts importants étaient infligés à des cibles militaires et civiles à travers le pays.

Par ailleurs, tout se passe aujourd’hui comme si le Mali était un pays stable, alors que la guerre ne fait que commencer. Les autorités auraient dû prendre des mesures comme l’instauration d’un couvre-feu sur certaines parties du pays. A défaut de déclencher des patrouilles d’envergure jour et nuit, cela allait permettre de réduire la possibilité de mouvement des terroristes qui ont infiltré Bamako.

Le contexte sécuritaire qui prévaut oblige l’adoption de certaines contraintes comme la limitation de certaines libertés. Au même moment, le Mali est acculé de toute part par ses voisins ouest-africains et des pays de l’Union européenne. A peine les sanctions économiques et financières ont été levées, que des difficultés d’ordre sécuritaire se sont amplifiées. La mission de l’ONU que l’on veut débarquer tente de résister à des pressions de la part de Bamako et d’une partie de la population.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise d’engrais :  Clément déballe, des paysans doutent</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/crise-dengrais-clement-deballe-des-paysans-doutent-2985966.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:24:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’engrais chimique qu’attendaient les paysans maliens n’est pas suffisamment présent sur le marché. Cela est un motif de colère pour Clément Dembélé qui multiplie les déclarations hostiles aux autorités. Mais l’amour soudain que le Pr Dembélé leur voue n’est pas du goût de tous les paysans maliens. L’homme politique qui tentent de soulever les paysans pour réclamer l’engrais n’arrive pas à faire adhérer les agriculteurs à sa façon de réclamer des choses que l’Etat doit au monde agricole.

Certains disent ne pas comprendre qu’au moment où le pays traverse une crise sécuritaire aiguë, Clément Dembélé demande aux paysans d’ouvrir un front contre les autorités. Les choses se passent comme s’il n’attendait que l’occasion de sortir de sa réserve pour reprendre la contestation politique. Il est vrai que Clément a parcouru le monde rural pour soutenir les paysans depuis quelques années. Mais les sorties de l’homme au sujet de la crise d’engrais semble être un plaidoyer qui dérange beaucoup de paysans.

Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, Clément Dembélé invite les paysans à la jacquerie parce que l'engrais est cher sur le marché international. Il invite clairement à la révolte tous les agriculteurs, prédisant l’apocalypse à cause du manque d’engrais chimique.

Les paysans qui savent que la cherté de l’engrais est due à des contingences internationales commencent à se plaindre des agitations du professeur. Ils ne veulent pas qu’il parle en leur nom ; ils n’apprécient surtout pas le fait qu’il prend la cause du monde rural pour en faire un escalier politique. Selon un paysan de la zone Office du Niger, il n’est un secret pour personne que les autorités veulent trouver une solution à la crise d’engrais. Et le paysan de dire que s’il y a un retard dans la livraison de l’engrais, cela doit être dû à des raisons indépendantes de la volonté du gouvernement.

Clément Dembélé est incapable d’aborder la crise avec le même discernement que les paysans. Le Mali ne disposant pas d’usine de production d’engrais est obligé d’importer l’engrais chimique. Or, l’embargo européen sur l’engrais qui vient de la Russie est difficile à contourner. Les ports européens qui ravitaillent les marchés ouest-africains sont interdits aux navires russes. Mais cela ne dit rien au Pr Clément Dembélé qui s’attaque à l’administration.

Aucun pays de la sous-région n’a su éviter le piège de l’embargo européen sur l’engrais chimique. Tout comme le Mali, le Ghana a fait appel à l’utilisation de l’engrais organique dans les champs. Ce que Clément Dembélé veut n’arrange pas les paysans maliens qui ne doutent pas de l’engagement des autorités pour le monde paysan. Si la Cmdt ou l’Office du Niger échoue, les autorités n’en tireront aucun bénéfice. Même si les paysans en sont les premières victimes.

En attendant, l’appel de Clément n’a trouvé aucun écho auprès du monde rural, préoccupé à travailler dans les champs. Selon quelques paysans qui ont visionné les vidéos où le professeur Dembélé appelle à la lutte, les intentions de l’auteur ne sont pas claires. Il s’agit d’une tentative de subversion qui n’arrange pas les paysans, encore moins les autres couches du pays.

<strong>Economie en berne</strong>

L’engrais chimique est difficile à trouver parce que c’est tout le secteur économique qui est bouleversé. Les hydrocarbures, qui sont le moteur de l’économie, sont en mauvaise passe. Ainsi, les entreprises qui bénéficiaient de gros profit sont menacées. C’est le cas d’Oryx Mali qui a presque tout perdu de ses privilèges. Les nouvelles autorités ont privilégié d’autres acteurs du secteur des hydrocarbures dont des sociétés locales qui se sont battues dans la difficulté pour ne pas disparaître.

La plupart des services étatiques sont abonnés à des fournisseurs qui n’ont rien à voir avec Oryx, dont la propriété est restée un mystère pour beaucoup de Maliens. On se souvient des polémiques autour des vrais propriétaires de l’entreprise. L’entreprise Oryx-Mali a perdu plusieurs avantages et passe-droits avec la fin brusque du régime d’IBK. En moins de 5 ans, cette entreprise spécialisée dans l’importation et la vente d’hydrocarbures au Mali a réussi à acheter des bouts du territoire national pour implanter ses stations. Bénéficiant d’une protection au sommet de l’Etat, Oryx Mali avait tous les honneurs dus à une société écran. Mais la concurrence locale et les changements au sommet de l’Etat malien ont tout bouleversé.

Mine de rien, Oryx s’est installé à Bamako avec la bénédiction d’hommes hauts placés dans les cercles du pouvoir. Karim Keïta, le fils de l’ancien président IBK, était cité comme l’un des actionnaires ou propriétaires de la multinationale. Mais l’ancien député et président de la commission défense de l’Assemblée nationale sous IBK avait nié tout en bloc. Des communiqués avaient circulé contre espèce sonnante et trébuchante pour justifier l’innocence de Karim Keïta. A l’époque, Oryx avait bénéficié des marchés juteux pour ravitailler certains services.

Depuis la fin du pouvoir d’IBK, c’est la descente aux enfers pour Oryx Mali qui pourrait céder dans l’avenir ses stations d’essence. Pour ne rien arranger à la peine de l’entreprise, le secteur pétrolier vit une période de crise sans précédent. Les soubresauts du marché international pourraient coûter extrêmement cher à Oryx Mali. Déjà, les nombreuses augmentations du prix des hydrocarbures sont des signaux qui traduisent la fébrilité des importateurs. Dans ce contexte, les pertes de parts de marché au Mali constituent des facteurs de fragilité pour Oryx Mali.

La concurrence aussi est une menace pour Oryx Mali. Au moment où les Européens refusent le pétrole de certains marchés en raison des sanctions économiques, de nouveaux fournisseurs s’ouvrent aux autres opérateurs pétroliers. Les concurrents d’Oryx et de Total pourront dans l’avenir se ravitailler sur le marché russe. C’est dire que les petits importateurs maliens ont la chance d’avoir accès au pétrole moins cher que le géant Oryx, victime des sanctions commerciales décrétées par l’Union européenne.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sprint final pour l’assaut de Koulouba :  ABD, un challenger pas comme les autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sprint-final-pour-lassaut-de-koulouba-abd-un-challenger-pas-comme-les-autres-2985954.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:23:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La course pour le palais de Koulouba n’est pas encore totalement enclenchée, mais les prétendants les plus coriaces, qui font tenir la dragée plus haute aux autres,sont connus de tous. Aliou Boubacar Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba, est bien celui-là avec qui il faut compter, tant son style et ses méthodes lui confèrent un bien meilleur sort</em></strong><strong>.</strong>

Election présidentielle ou pas ! Ferveur politique ou pas ! Aliou Boubacar Diallo, cet opérateur économique très respecté au pays et en dehors, fait figure d’un homme politique engagé pour la cause de son pays, qui vit au quotidien le rythme du vécu de ses compatriotes, indépendamment de leur appartenance idéologique et sociologique.

Voilà alors, en peu de mots, une différence de taille de cet homme pragmatique avec de nombreux autres postulants pour la conquête de Koulouba, déclarés ou non, lesquels n’apparaissent au grand jour qu’à la faveur des grandes joutes politiques. Et qui, pour cette raison, font soudainement semblant d’attention particulière sur le quotidien des populations maliennes.

Et bien ! Notre leader politique, très fort apprécié des Maliens, en raison de ses nombreuses et diversifiées actions de promotion en leur faveur, n’est pas cette posture attentiste ; lui qui est au four et au moulin pour soulager la souffrance de ses compatriotes.

Ainsi, discret et efficace, quand il s’agit de soutenir la cause de son pays, Aliou Boubacar Diallo, l’on ne le dit pas assez, a beaucoup contribué, ces derniers temps, auprès des dirigeants du proche voisinage, à la levée des sanctions économiques et financières qui frappaient le pays.

Sans tambour, ni trompette, l’homme, on le sait aujourd’hui par diverses sources concordantes, a initié et mené de solides et discrets pourparlers auprès de plusieurs dirigeants de pays de la sous-région dans la perspective heureuse de lever l‘étausur le pays.

Fort de ce résultat tangible, qui a été très fort apprécié par les populations, il est aussitôt l’objet, comme à l’accoutumée, d’attaques virulentes de la part de ses détracteurs, tapis dans l’ombre, qui pensent toujours, sans succès, ainsi l’anéantir et l’affaiblir, auprès des populations maliennes, pour qui l’homme n’a que résilience et reconnaissance.

Toujours déterminé à se sacrifier pour l’épanouissement économique de ses compatriotes, par son combat inlassable contre la pauvreté et la mauvaise gouvernance, source de tous les fléaux qui minent aujourd’hui notre pays, selon la vision de l’homme, ABD, en dépit des campagnes de dénigrement qui se multiplient à son encontre, est bien engagé, comme il le dit lui-même, à faire sortir son pays du marasme économique qui le frappe. Et à donner, par ricochet, aux populations maliennes un meilleur espoir d’envisager avec optimisme le futur de leur pays.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choguel Kokalla Maiga : Chronique d’une fin annoncée à la Primature</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/choguel-kokalla-maiga-chronique-dune-fin-annoncee-a-la-primature-2985956.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est un doux euphémisme de dire que l’étau se resserre autour de l’actuel Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, qui apparait aujourd’hui comme un homme, traqué de tous les côtés, de plus en plus délaissé, y compris dans ses propres entrailles, et qui ne semble plus tenir son fauteuil qu’à un filqui peut rompre à tout moment. </em></strong>

Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre de la transition, n’est plus cet homme adulé au début de sa prise de fonction à la tête de l’Exécutif central, qui faisait la bamboula auprès d’un public acquis à sa cause, surtout lorsqu’il entonnait à souhaitles promesses d’une « gouvernance de rupture ».

Ce moment idyllique, où l’homme se faisait passer comme le ténor d’un renouveau pour le pays et où il avait droit de cité, est révolu. Et pour cause ? Choguel Kokalla Maïga est en ce moment au creux de la vague, bousculé qu’il est par de nombreux acteurs nationaux, à commencer par ses propres camarades du bon vieux temps de la contestation populaire sur le boulevard de l’indépendance, qui ne lui voient aujourd’hui quedésastre et faillite au cœur des affaires publiques.

Les remontrances politiques se multiplient et s’accumulent contre lui : après récemment la charge de l’Untm, pourtant soutien déterminé de la transition, qui lui a adressé une vive réplique, suite à des manquements graves sur le respect des promesses non tenues, c’est désormais l’Adema, un autre allié de poids de la transition, qui est sorti de ses réserves pour demander carrément la démission de cet homme à la Primature.

Dans la même veine, le cadre des partis politiques et de regroupement de partis politiques pour une transition réussie avait sonné la fronde sur le Premier ministre, en lui demandant de quitter ses fonctions pour s’être pris au piège d’un déni républicain à lui reproché dans l’exercice de ses fonctions.

En fait, du haut de ses prérogatives primatoriales, Choguel Kokalla Maïga, comme à ses habitudes, n’a  pas hésité à rencontrer une frange des acteurs politiques nationaux, étiquetés comme ses soutiens politiques déclarés, en leur enjoignant de se mettre en ordre de bataille en vue de remporter les prochaines joutes politiques qui s’approchent à grands pas dans le pays.

Dans un pays démocratique comme le nôtre, un tel travail partisan et fort suspecté de connivence de la part d’un Premier ministre au service de l’intérêt public, et donc complètement insoupçonné de népotisme politique, n’est pas un jeu politique anodin.

Les partisans de l’homme ont beau crier pour défendre leur champion, au prétexte qu’aucune loi de la République ne lui interdit d’exprimer ses choix politiques, il est clair que le Premier ministre, dès lors qu’il a rencontré des partisans dans un cadre des plus officiels au niveau de la Primature, ce haut lieu du pouvoir central, pour un ordre du jour spécifiquement privé, s’est rendu coupable du déni républicain. Une faute politique impardonnable dans un contexte démocratique.

Voilà alors qu’aux yeux de nombreux acteurs nationaux, le Premier ministre actuel a perdu toute crédibilité républicaine de continuer à assumer les hautes charges officielles qui lui confèrent le fauteuil primatorial, synonyme de droiture, à la fois morale et intellectuelle, vis-à-vis des citoyens du pays, indépendamment du clivage idéologique etsociologique.

De ce fait, dit-on, il doit en payer les conséquences politiques. C’est bien pourquoi en ce moment très tendu pour lui, le Premier ministre de la transition fait l’objet de vives critiques ; les unes aussi tranchantes que les autres, lui demandant désormais de quitter son fauteuil, car n’ayant plus la légalité formelle, vu ses accointances politiques assumées à l’endroit de ses propres partisans, de conduire l’action publique au grand bénéfice des Maliens.

On le sait, l’homme était au cœur d’une vive polémique parmi ses propres camarades de la contestation populaire du boulevard de l’indépendance, où des voix plus fermes, et non des moindres, s’étaient faites entendre dire qu’il s’était déjà disqualifié à agir comme étant le porte-parole du mouvement de contestation, en optant pour le clivage pour écarter, dit-on, les empêcheurs de tourner en rond.

La plupart des ténors du M5-RFP avaient tout simplement pris leur distance vis-à-vis du Premier ministre Choguel Maïga, avec lequel ils n’entendaient plus jamais continuer une quelconque collaboration politique. Au motif qu’il s’était évertué à diviser le M5-RFP et à procéder à une épuration politique qui ne disait pas son nom.

A l’évidence, les hostilités politiques ne s’affaiblissent pas à l’encontre du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui est aujourd’hui un homme isolé, au sens propre du terme, et qui voit de plus en plus sa marge de manœuvre se réduire considérablement.

Ces appels à la démission, de plus en plus nombreux et retentissants, et qui prennent des proportionspour le moins piquantes, car dépassant de loin le milieu de ses détracteurs politiques naturels, finiront-ils par le fragiliser auprès du colonel Assimi Goïta, seul à lui accorder ou non un sursis ?

On le saura bientôt….

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion du secteur du tourisme au Mali :  Mali&#45;Tourisme mobilise 500 millions de nos francs</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/promotion-du-secteur-du-tourisme-au-mali-mali-tourisme-mobilise-500-millions-de-nos-francs-2985953.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:18:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour la relance du secteur du tourisme au Mali, l’Agence de promotion touristique dénommée Mali-Tourisme a organisé une conférence de presse, mardi 26 juillet 2022,  dans la salle de conférence du Mémorial Modibo Keïta de Bamako. Ladite conférence était animée par le secrétaire général du ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Hamane Demba Cissé, et le directeur général de Mali-tourisme, Sidi Keïta.

Dans son allocution, le Segal du ministère de la Culture, de l'Artisanat, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Hamane Demba Cissé, a souligné que le secteur du tourisme joue un rôle très important dans le cadre de la relance de l’économie malienne et de la refondation du Mali de façon générale. Pour lui, c’est un secteur indissociable de celui de la culture, de l’artisanat de l’hôtellerie, qui connait depuis une décennie une réelle difficulté due à la crise multidimensionnelle que traverse le pays. À l'en croire, cette crise est devenue un véritable handicap pour le secteur touristique au Mali. Et de mentionner que cette rencontre vise à aider davantage les acteurs à prendre des dispositions pour le déroulement de ce déplacement interne, afin que les Maliens puissent bénéficier de ce tourisme domestique dans de bonnes conditions.

Pour sa part, le directeur général de Mali-tourisme, Sidi Keïta, soutiendra que le ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié une série d’activités qui vise à développer et promouvoir des offres touristiques adaptées aux besoins de la clientèle nationale. Et de poursuivre que ce voyage intégrateur, considéré comme un moyen d’interpénétration culturelle, constitue un voyage de socialisation destiné aux enfants du Mali. « Il est à la fois pédagogique, culturel à l’intention des enfants, et plus précisément des jeunes élèves des différentes régions du Mali. Le nombre de participants est de 80 enfants par sélection, au niveau  de l’ensemble des académies d’enseignement du Mali, et qui donne comme critère les 3 meilleurs élèves admis au DEF session de juin 2022 », a-t-il déclaré.

Il a, en outre, précisé que les familles de nationalité malienne résidant à Bamako, les familles de nationalité étrangère résidant à Bamako et les vacanciers venant de l’extérieur du Mali sont les cibles de ce programme. Et le DG de déclarer que le coût total de cette campagne nationale de promotion des sites touristiques s’élève à 500 millions de francs CFA. Aux dires de Sidi Keïta,  les objectifs visés sont, entre autres, l’amélioration de la fréquentation des sites et attraits touristiques du Mali ; l’accompagnement des agences de voyage dans la promotion de la commercialisation de circuits de visites sur les sites et attraits touristiques ; l’amélioration d’accès à l’information sur les possibilités de visites et de découvertes des sites touristiques ; rendre accessible la visite des sites aux Maliens ; contribuer à la valorisation, à la promotion et à la protection des sites et monuments des différentes régions du Mali.

Rappelons que le top départ a été donné ce samedi 30 juillet 2022 et la campagne prendra fin le 27 septembre 2022, avec comme circuit (Bamako-Bougouni, Sikasso-Koutiala,  Ségou-Bamako).

<strong>Adama TRAORE</strong>

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<item>
<title>Dental Kagnama Konna :  Mamadou Landouré prend les rênes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dental-kagnama-konna-mamadou-landoure-prend-les-renes-2985967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:15:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres de l’association ‘’Dental Kagnama Konna’’ étaient en conclave pour leur assemblée générale extraordinaire le samedi 30 juillet 2022. Il s’agissait pour les membres de cette association apolitique d’élire une nouvelle structure dirigeante. Une élection qui se veut un cadre de régularité car cette association était dirigée par intérim après la disparition de son président.

‘’L’on n’est utile que lorsque l’on rend service à sa communauté’’. Un adage qui sied à la création de l’association ‘’Dental Kagnama Kona’’ en 1995. Une association qui œuvre pour le développement de la commune de Konna, et de créer la cohésion sociale entre ses membres résidant à Bamako aussi bien qu’à Konna, comme le stipule l’idée de la création. Lors de cette assemblée générale, le président par intérim, Dr Yaya Coulibaly, a présenté le bilan des activités réalisées lors leur mandature. Des activités qui d’ailleurs sont tous réalisées dans la commune de Konna. Parmi les activités citées figurent la réalisation d’un château d’eau, l’organisation des festivals,  la fourniture des kits médicaux pour leur hôpital, l’électrification solaire à travers l’installation des panneaux solaires, des reboisements, la participation des festivités du 22 septembre, la liste est loin d’être exhaustive. Malgré ce tableau réjouissant, l’association avait connu un délaissement, disait M. Coulibaly. Un délaissement qui ne sera qu’un mauvais souvenir à la tenue de cette assemblée qui donnera un souffle nouveau à cette association, espérait Yaya Coulibaly. ‘’Nous ne devons jamais nous soustraire de notre source’’, a conclu M. Coulibaly.

Au terme de cette assemblée générale, Mamadou Landouré a été choisi par consensus comme président actif pour un mandat de 3 ans renouvelables. Un mandat qui sera placé sous le signe de la consolidation des acquis et la renaissance. Une renaissance qui se focalisera sur 4 axes, en a fait croire le président fraichement élu.  Il s’agit d’œuvrer pour la reconnaissance, le respect, le résultat et la redevabilité, comme le disait le président Landouré. Un président qui ambitionne rayonner la commune de Konna dans le concert des communes. Pour ce faire, un programme détaillé, un plan d’actions et  un budget seront élaborés très prochainement et qui seront soumis à cette association, renchérit M.D’ores. Déjà, les axes paritaires sont dégagés. Il s’agit de la lutte contre l’insécurité, l’électrification à travers l’opérationnalisation de la centrale solaire, fournir de l’eau, la santé, la scolarisation, et la cohésion sociale entre la  population. C’est ainsi qu’il a invité les ressortissants et les résidents de Konna à l’union et à la cohésion.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>ADVG :  Lancement officiel des activités du Maouloud 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/advg-lancement-officiel-des-activites-du-maouloud-2022-2985962.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 01:10:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’annonce a été faite à la faveur d’un point presse organisé par les leaders de l’Association pour  le développement de la ville de Goundam (Advg). C’était ce samedi 30 juillet 2022, au Palais de la culture.</strong>

Les activités du Maouloud  2022 organisées par les ressortissants de Goundam sont officiellement lancées. Selon le président de l’Association pour  développement de la ville de Goundam, Issa Arsina Cissé, cette édition de 2022 se déroulera en deux axes. D’une part les activités à exécuter à Bamako et d’autre part celles qui seront réalisées à Goundam. En suivant ses propos,  les activités de Bamako sont consacrées à la lecture de Coran, sacrifices et bénédictions pour la paix et la stabilité du Mali, les  réunions statuaires du bureau national dans le cadre de la  mise en œuvre du plan d’actions, voire les stratégies de mobilisation de fonds pour la réalisation des activités de l’association. A l’en croire, ces activités visent également à maintenir la  mobilisation des ressortissants de Goundam pour renforcer les relations d’amitié, fraternelles et de solidarité avec les autres communautés.

Après Bamako, les activités du Maouloud 2022 de l’Advg se poursuivront à Goundam. Dans la même perspective, l’association a décidé la construction d’un forage devant la grande mosquée de Goundam. En addition à cela, il y aura une conférence débats pour sensibiliser les jeunes, à travers eux, toute la population autochtone sur le développement de la ville, la cohésion sociale, l’éducation, la santé, etc.

En outre, le président de l’Advg a saisi cette occasion pour affirmer le soutien de toute la population de Goundam aux autorités de la transition. Et d’ajouter que des prières et bénédictions seront dédiées à la réussite de la transition. « Beaucoup de sacrifices ont été faits par le gouvernement sur le plan sécuritaire. A titre d’illustration, les examens ont pu se tenir normalement », a-t-il apprécié. Avant de réaffirmer que toutes ces activés rentrent dans le cadre de la contribution de l’association aux autorités pour favoriser le retour des déplacés au nord, en l’occurrence ceux de Goundam. L’Association pour le développement de la ville de Goundam (Advg) apporte son soutien sans faille à la transition et appelle les Maliens à l’union sacrée autour du pays.

Auparavant, les ressortissants de Goundam ont effectué la lecture du Coran.

Rappelons que l’Advg est une association apolitique qui œuvre pour le développement sociale et économique de la ville de Goundam, la promotion de la cohésion et la paix. Goundam est une ville ancienne et cosmopolite composées notamment de Songhoy, de Tamachek, de Peulh, des Arabes et de Bambara. Cette ville existe depuis le 12<sup>ème</sup> siècle.

<strong>Jiadata MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique :  Que mijote Choguel sur le dos des associations ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-que-mijote-choguel-sur-le-dos-des-associations-2983954.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 16:22:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En regardant de près l’historique des audiences du Premier ministre Choguel   Kokalla Maïga, on s’aperçoit qu’il prépare quelque chose. Tout laisse croire que le chef du gouvernement qui est contesté par beaucoup de Maliens est dans la manœuvre pour prendre en otage l’opinion nationale en se cachant derrière le soutien de groupes associatifs et politiques. Il a reçu le mercredi 13 juillet 2022 une délégation de la Coordination pour la paix, l'entraide et le développement qui regroupe à ce jour 21 associations.

Cette association est sortie de nulle part, puisqueinconnue de tout le monde jusqu’à la semaine dernière. Dirigée par l’ancien ministre Adama Samassékou, la coordination se veut l’interface entre les populations et les autorités de la Transition. Elle se dit interpellée par la situation du pays, pour le moins préoccupante. Elle affirme avoir alerté plusieurs fois sur la détérioration de la situation et entend aujourd'hui passer aux actes en accompagnant les populations et surtout l'Etat dans ses missions.

Le ministre Samassékou a, au nom de la Coordination, salué les efforts des autorités qu’il qualifie de "processus de 2e indépendance du Mali", avant d’inviter les plus hautes autorités à l’Assemblée générale de lancement prévue pour le 11 septembre. Cette Coordination entend rassembler pour créer une société civile des terroirs.

Le Premier ministre a salué leur démarche, surtout qu’elle s’inscrit parfaitement dans le cadre des orientations du Président de la Transition, à savoir l’Union sacrée. Cette caractéristique de la Coordination est unique, a souligné Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement a transmis à ses hôtes, au nom du Président de la Transition, toute la reconnaissance des autorités au peuple pour sa résilience lors de l’embargo injuste qui avait été imposé à notre pays.

Et Choguel Kokalla Maïga d’ajouter que le centre de gravité de la transition reste le peuple ; voilà pourquoi les aspirations des populations comme la sécurisation la lutte contre la corruption et l’impunité, les réformes politiques et institutionnelles seront poursuivies afin de refonder un Mali stable et souverain.

Par ailleurs, le Premier ministre a reçu, jeudi 14 juillet 2022, le Comité stratégique du M5-RFP, élargi aux femmes, aux jeunes, et une délégation venue de Sikasso. Choguel a tenu à informer les membres de la situation survenue le 10 juillet 2022,relative à l’arrestation de 49 militaires ivoiriens. Selon ses communicants, le Premier ministre se veut clair sur la question. Le Mali veut la paix avec tous les pays du monde, en particulier ses voisins. Pour autant, a-t-il ajouté, les orientations du Président de la Transition dans cette affaire sont tout aussi claires et le colonel Assimi Goïta l’a fait savoir à tous ses interlocuteurs : notre souveraineté n’est pas négociable.

Il est clair que le Premier ministre cherche à communiquer sur les crises pour avoir des faveurs dans l’opinion. « Il s’agit ici pour vous de comprendre ce qui s’est réellement passé. Nous n’entendons plus fermer les yeux sur des pratiques aussi vieilles soient-elles, qui ne reposent pas sur des principes légaux, approuvés par le gouvernement du Mali, a estimé le Premier ministre. Notre sécurité est notre priorité ».

&nbsp;

Choguel veut avoir le soutien politique qu’il n’a pas eu avec les principaux partis politiques. Le Premier ministre a ainsi reçu jeudi 14 juillet, à la Primature, une délégation du regroupement de partis politiques dit « non alignés », conduite par un certain Boubacar Diallo. Ces acteurs sont venus témoigner et apporter leur soutien aux autorités de la Transition pour les résultats déjà obtenus, selon les témoignages.

Ce regroupement qui compte plus d’une vingtaine de partis politiques sollicite par ailleurs son implication dans la gestion de la Transition, convaincu qu’il est de la justesse des missions poursuivies par les autorités. Le chef du gouvernement a annoncé l’ouverture d’une nouvelle page du processus et a invité les acteurs qu’il considère comme une partie des forces acquises au changement à œuvrer pour le grand rassemblement de toutes les forces du changement, afin de rendre le processus irréversible.

Le Premier ministre a également reçu, le jeudi 14 juillet 2022, une délégation du Pôle politique du consensus (PPC), conduite par son président JeamilleBittar. Ce dernier est connu pour ses prises de position en faveur de la transition, surtout pour défendre le Premier ministre. Bittar a rassuré le chef du gouvernement quant au soutien de son mouvement. « Nous sommes comptables de la gestion de cette Transition; même si nous ne sommes pas directement impliqués dans la gestion des affaires publiques », a-t-il déclaré. Le Président du PPC a affirmé qu’il faut revoir la situation du Mali quant à sa place dans les organisations et même au niveau de la Francophonie, car beaucoup d’États rejoignent le Commonwealth.

Enfin, Bittar a demandé au Premier ministre le renforcement du contrôle au niveau de l’administration, afin de lutter contre les retards et l’absentéisme.

« Votre mouvement fait partie des principaux acteurs du changement, vous faites partis des soutiens les plus sûrs de la Transition », leur a affirmé le Premier ministre. Choguel Kokalla a rappelé à ses hôtes que le peuple et Dieu sont derrière la Transition. « Nous n'avons peur en tant que dirigeants que du peuple et de Dieu et ils sont derrière cette Transition », a-t- il déclaré.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relance du corridor Dakar&#45;Bamako : Les opérateurs économiques  maliens réclament l’annulation de toutes les exonérations sous l’embargo</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/relance-du-corridor-dakar-bamako-les-operateurs-economiques-maliens-reclament-lannulation-de-toutes-les-exonerations-sous-lembargo-2983959.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 15:19:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La salle de conférence du Conseil national du patronat du Mali a servi de cadre à la tenue d’une rencontre d’échange entre la Direction générale du Port autonome de Dakar (Pad) et  ses partenaires des chambres consulaires du Mali. Les deux parties se sont entretenues sur les conditions de relance du Corridor Dakar-Bamako après la crise de l’embargo. C’était ce jeudi 14 juillet 2022.</em></strong>

Après la levée des sanctions contre le Mali, une mission de la Direction générale du Port autonome de Dakar a été déployée à Bamako du 13 au 15 juillet 2022.  Selon le Directeur commercial du port autonome de Dakar, Papa Ibrahim Sow, les échanges ont porté d’une part sur la mise en œuvre des mesures annoncées par le Pad en faveur du transit malien et d’autre part sur le renforcement du partenariat stratégique pour une relance rapide du corridor Dakar-Bamako. En effet, la direction générale du Pad a décidé d’annuler les frais de magasinage de marchandises en transit Mali.  « Cette décision d’annulation des frais de magasinage prend effet à compter du début d’entrée en vigueur de l’embargo  contre le Mali ; le 09 janvier à Accra, jusqu’au 03 juillet date de la levée de celui-ci », a-t-il déterminé. Et de préciser que cela concerne les marchandises conventionnelles.

Cependant, pour  les opérateurs économiques du Mali, cette décision  du Port autonome de Dakar est partielle. Car, elle ne prend  pas en compte les exonérations de magasinages au niveau des partenaires du Port. Aux yeux des opérateurs maliens, il est injuste d’être contraint à payer aux opérateurs des terminaux du Pad des frais de magasinages exorbitants entrainés par la longue durée de l’embargo.

Pour sa part, le Président de la Chambre du commerce et de l’Industrie du Mali, Youssouf Bathily, a décelé par rapport à la décision du Port de Dakar : «  Nous avons écrit au Port de Dakar pour demander d’abandonner tous les magasinages  des  surcharges liées aux marchandises en transit sous l’embargo de janvier à juillet ». A  cet effet, le président de la Ccim a exprimé sa satisfaction  quant à la décision de l’abandon des  frais de magasinage, en plus de l’engagement du remboursement de tous les frais payés durant la période de l’embargo.

En perspective, Youssouf Bathily  a annoncé qu’une mission des chambres consulaires du Mali est prévue à Dakar cette semaine pour rencontrer les partenaires du port, afin de convaincre ces derniers à abandonner les frais de magasinage. « La rencontre portera sur les frais déjà payés et les frais à payer…», a souhaité le Président de la Ccim.

Dans cette circonstance, l’autorité portuaire du Sénégal s’est engagée à mener des négociations auprès  des opérateurs des terminaux pour un meilleur accompagnement  par rapport à la marchandise malienne.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élections au conseil malien des chargeurs : La Ccim devenue un QG de campagne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/elections-au-conseil-malien-des-chargeurs-la-ccim-devenue-un-qg-de-campagne-2983948.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 14:45:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’élection du bureau du Conseil malien des chargeurs prévue pour le samedi 30 juillet prochain provoque des remous au sein du monde des affaires, jusqu’à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, cette autre institution consulaire qui, malheureusement, se fait remarquer de plus en plus, notamment par deux de ses dirigeants dont les manœuvres visent à imposer un candidat autre que celui pressenti à ce jour. Question de faire main basse sur le CMC en y plaçant un pantin de président, disons un gestionnaire de leurs intérêts par procuration.</em></strong>

Que cherchent des sommités de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali en ce qui concerne le Conseil malien des chargeurs ? Il n’y a point de dépendance ou un quelconque lien hiérarchique entre les deux chambres consulaires, mais, de sources concordantes, la Chambre de commerce et d’industrie du Mali est devenue l’épicentre de la campagne pour l’élection d’un nouveau bureau du Conseil malien des chargeurs.

Non pas pour tenter d’œuvrer à une élection sans tension, mais plutôt pour raviver les divergences, en prenant position et en encourageant une candidature autre que celui qui était tête de la liste ayant remporté l’élection des membres consulaires, appelés à siéger le samedi 30 juillet 2022 pour élire un bureau dont le président national du CMC.

Pour être plus clair, disons que Bourama Mounkoro a toujours été pressenti comme candidat à la présidence du CMC. Il l’a déclaré bien avant même le déroulement du scrutin de liste et un consensus était tacitement constitué autour de sa candidature. Raison pour laquelle la liste victorieuse à cette élection des membres consulaires portait son nom. Des mois durant, il a décliné avec force sa vision et son projet de plan d’action une fois élu et les a consignés dans une brochure rendue publique.

Mais aujourd’hui, il y a une sorte de complot contre lui, ourdi par un groupuscule qui n’a proposé à ce jour ni programme ni vision pour l’avenir du CMC. Tout simplement, il faut placer à la tête du CMC un pantin qui leur obéira à la lettre pour ainsi assouvir des ambitions non avouées.

En effet, quand Bourama Mounkoro s’époumone à faire comprendre et accepter son programme d’activités, d’un autre côté, le seul son de cloche entendu à ce jour est : « <em>Au CMC il y a à boire et à manger</em> !». Simple comme motivation pour plonger le secteur privé dans une atmosphère de guerre de clans qui doit, en principe, relever du cimetière du passé.

Entre opérateurs économiques les nouvelles vont vite et il suffit de démarcher un membre consulaire au profit ou au détriment d’un candidat déclaré ou potentiel pour que cela se sache. Les manœuvres nocturnes et les réunions ponctuées de promesses de tout mettre en œuvre, y compris au plan financier, pour imposer un président pantin car « Tout sauf Mounkoro » dit-on, c’est devenu un secret de polichinelle. Pourvu que les caisses de la Ccim soient épargnées, ce que nous souhaitons ardemment à ses responsables qui doivent, en principe, se préoccuper du bruit assourdissant des casseroles en train de les suivre partout. Le peuple attend la clarification du dossier relatif à la gestion des fonds Covid où près de 10 milliards auraient été illégalement transférés dans des comptes en Côte d’Ivoire.

Pourtant, deux personnalités, citées dans cette Covid-gate de la CCIM sont celles-là même qui veulent faire main basse sur le CMC. Elles forment un bon tandem prêt à tout pour placer leur protégé. En ce qui concerne ce tandem qu’on retrouve aux sommités de la CCIM, est-ce à dire que les relations se solidifient beaucoup plus dans la gestion désastreuse des fonds publics ?

Le protégé de ce duo doit d’ailleurs murement réfléchir avant d’accepter d’être placé comme un président qui sera entouré par des membres du bureau national choisis non par lui-même, mais imposés par ses mentors. Un piège dangereux qui risque de se refermer sur lui-même. Comment doit-il retourner l’ascendeur ? Sait-il qu’il sera appelé à rendre compte de sa gestion en tant qu’ordonnateur des dépenses du CMC s’il était placé comme président de façade ? Acceptera-t-il de jouer au faire-valoir et de trahir, lui aussi, ceux avec qui il a fait route jusqu’à présent en leur promettant un poste dans le bureau national ?  Autant de questions qui méritent réflexion et réponses ! Et pourtant, il faudra faire un choix.

Les pouvoirs publics, informés de tout, savent de quoi nous parlons concernant l’implication intempestive de sommités de la Ccim dans ces élections au CMC. Mais faudrait-il tout simplement se demander pourquoi ces pontes de la Ccim courent-ils autant et tiennent-ils à contrôler le CMC ? Ou bien, c’est le CMC après la Ccim ? Question dont la vraie réponse coûte 10 milliards de francs CFA que le gagnant pourra récupérer, sans crainte, au contraire avec beaucoup d’impunité, par virement bancaire de Bamako à Abidjan, sous le regard passif des autorités de la Transition.

<strong> </strong>

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réformes politiques et institutionnelles :  Regards croisés des universitaires et des politiques</title>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 14:30:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Adema-Pasj a organisé ce jeudi 14 juillet 2022 une conférence débat sur les réformespolitiques et institutionnelles en cours au Mali. Laditerencontre avait pour thème : «La Constitution de février 1992, la Charte de la Transition, la loi électorale, le projet de nouvelle Constitution : avantages, limites et conséquences pour la réussite de la Transition, regards croisés des universitaires et des politiques». Animée par d’imminentes personnalités, dontMe Kassoum Tapo, avocat,  Dr Mahamadou Konaté, juriste publiciste et professeur d’université;  Pr Makan Moussa Cissoko, constitutionnaliste, et Pr Cheikh Hamalla Touré, président de l’Association malienne du droit constitutionnel, elle aura  été un véritable espace pour poser le diagnostic de la jeune démocratiemalienne.</strong>

Ces dernières décennies, la nécessité de la révision de la Constitution de février 1992 se fait de plus en plus pressante. Les coups d’Etat de 2012 et de 2020 ont davantage mis à nu les limites de la constitution en vigueur.  En effet, depuis le 18 août 2020, le Mali est régi à la fois par la Constitution du 25 février 1992 et la Charte de la Transition. Une situation qui ne favorise guère la bonne marche d’un pays démocratique comme le nôtre. D’où l’importance de cette conférence débat visant à faire un exposé succinct de la Constitution de 1992, la Charte de la transition, ainsi que les textes connexes : la loi électorale en vigueur, la Charte des partis politiques, etc. Il s’agissait également de  mener la réflexion sur les options envisageables : révision ou élaboration d’une nouvelle constitution dans le contexte actuel ;  faire la synthèse des différents points de vue afin d'alimenter la réflexion sur les sujets évoqués pour aider aux prises de décisions futures

Pour corriger les lacunes, les autorités de la transition ont initié des réformes institutionnelles et politiques. Ainsi, il est question de la rédaction d’une nouvelle loi fondamentale. Ce, après la promulgation d’une nouvelle loi électorale par le Président de la Transition. Une loi, d’ailleurs appréciée par une bonne partie de la classe politique et des organisations de la société civile, malgré des insuffisances relevées et diverses interprétations partisanes.

C’est dans ce contexte que l’Adema a initié la présente rencontre animée par des juristes publicistes et les acteurs politiques. Ce, afin de répondre aux différentes interrogations en vue d’amener les acteurs sociopolitiques à s'approprier les textes essentiels qui régissent leur quotidien pour une meilleure conduite de la Transition et le rétablissement de la démocratie.

Dans le contexte et la justification de cette conférence débat, les responsables de l’Adema reconnaissent la nécessité d’une révision de la Constitution du 25 février 1992 qui s’est faite sentir par les différents pouvoirs depuis 20 ans. Ce, pour corriger les imperfections et prendre en compte les innovations intervenues dans le cadre des organisations communautaires et certaines situations qui n’étaient pas prévues.

Nonobstant cette nécessité, l’Adema estime qu’on est en droit de se poser des questions suivantes: à partir de quel degré d’altération une révision constitutionnelle peut-elle être analysée comme une abrogation de la constitution en vigueur ? Une révision de la constitution peut-elle légalement – ou légitimement – procéder à  une abrogation de la constitution ?Quelles sont les précautions à prendre ou les conditions à réunir pour réviser la Constitution du 25 février 1992 ou rédiger une nouvelle Constitution, surtout dans un pays où presque les 2/3 du territoire échappent au contrôle de l’Etat central ? Lesautorités actuelles sont-elles fondées à réviser la Constitution en vigueur ou rédiger une nouvelle constitution ?

<strong>D’autres problèmes surgissent  </strong>

Aussi, souligne-t-on d’autres problèmes qui sont les suivants : pourquoi la « révision constitutionnelle» est-elle souvent considérée comme une opération limitée par nature ?  Que veut-on dire lorsque l’on évoque la révision ou la rédaction de « la constitution », alors même qu’il existe tant de normes constitutionnelles ?

A l’Adema, on estime que l’élucidation de ces quelques points permet de s’interroger, de façon plus générale, sur la signification profonde des débats relatifs à la limitation matérielle du pouvoir de révision constitutionnelle et de l’application des textes qui nous régissent dans un espace temporel.

De même, il est opportun de savoir, souligne l’Adema : quel rôle doivent jouer les élites universitaires et les cadres des partis politiques dans les débats pour orienter les Maliens.

De la révision à la rédaction d’une nouvelle Constitution en passant par l’abrogation de la Constitution en vigueur… formulé de la sorte, peut sembler recouvrir des questions assez diverses : “est-il licite/légal (ou légitime), dans la situation actuelle de notre pays, d’utiliser la révision de la Constitution pour abroger la Constitution en vigueur et rédiger une nouvelle ?” Ou “est-il (factuellement) possible d’utiliser la révision pour abroger une Constitution et rédiger une nouvelle ?” Ou bien encore : “à partir de quel stade peut-on dire que l’on a affaire à une véritable abrogation de la Constitution, et non à une simple révision ?”, etc.

Ces interrogations posent, en filigrane, l’un des problèmes les plus sensibles et les plus intéressants du Droit constitutionnel contemporain : celui des limites du pouvoir de révision constitutionnelle.

Tel était  le sens de l’opportunité de l’organisation d’une Conférence-débat pour alimenter la réflexion sur les textes qui doivent gérer les Maliens pour le futur.

Aux termes de la rencontre,  à la suite de la synthèse des différents points de vue,  les participants sont édifiés sur les sujets susmentionnés. Aussi, des propositions pour une constitution qui répondent aux aspirations des Maliens ont été formulées.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion des droits des enfants :    Assos Sahel se mobilise pour Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/promotion-des-droits-des-enfants-assos-sahel-se-mobilise-pour-tombouctou-2983943.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 14:22:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour sauver l’éducation et l’avenir des enfants déscolarisés dans la région de Tombouctou,  Assos Sahel a initié le projet ‘’Ehane Naratane ‘’ « la maison des enfants ». Il s’agit d’un centre de formation et d’apprentissage aux métiers au profit des  enfants en rupture scolaire de la région de Tombouctou. L’initiative a été lancée à travers un diner gala organisé ce samedi 02 juillet 2022 à l’hôtel Salam de Bamako. C’était sous la coprésidence de Dédéou Ousmane Sidibé, ministre de l’Education nationale, et Yeah Samaké, consultant Empower Mali. </em></strong>

« Le meilleur héritage qu’on peut léguer à un enfant, c’est de lui donner une bonne éducation », dit l’adage. C’est cette ambition que porte l’organisation Assos  Sahel  à travers le projet ‘’Ehane Naratane. En suivant les propos du Président d’Assos, Sahel Aguissa  Ag Mohamed Cissé,  ‘’Ehane Naratane ‘’ vise à construire et équiper un ensemble d’infrastructures sur une  parcelle d’un hectare. Ce, pour assurer l’encadrement des enfants.  D’après lui,  ce centre servira d’espace de formation, d’apprentissage et de jeux sains. Cela, dans le but d’éloigner ces derniers de la tentation du terrorisme et de la délinquance. A ses dires,  le coût de réalisation du projet  basé dans la région de Tombouctou est estimé à 400 millions de CFA. « Ces enfants vivent dans une situation d’extrême pauvreté qui ne présage pas un avenir sein. Face au fléau d’abandon scolaire, ils sont à la merci des comportements dégradants », a-t-il décrié.  A en croire Aguissa Ag Mohamed Cissé, ce centre sera doté de  plusieurs de salles de classe, un bloc administrative, une station radio, une salle informatique, des bibliothèques. Et d’ajouter que les filières de formation du centre Ehane Naratane seront choisies en  fonction des besoins de la région. Notamment l’agrobusiness, l’agropastoral, coupe et couture, maintenance informatique, électricité, plomberie, etc.  En outre, cet ambitieux projet permettra de développer un potentiel intellectuel  et créatif des enfants, de produire des forces productives futures pour le développement de la région, et afin réduire la précarité des enfants en rupture scolaire. C’est pourquoi Assos Sahel lance un appel pressant à toutes les bonnes volontés d’accompagner cette initiative avec un acte de bienfaisance afin de servir d’espoir pour ses filles et fils du pays en perdition. Environ 20 millions de FCFA ont été collectés au cours du diner gala.

Pour sa  part, la marraine,  Me Yacine Faye Sidibé, membre de l’Ordre des notaires du Mali, a salué l’initiative. Et de rappeler que l’éducation des enfants est un devoir aussi bien social que religieux. Elle s’est ainsi engagée à accompagner le projet pour donner une lueur d’espoir aux enfants déscolarisés.

Dans la même veine, la présidente de la soirée, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, ministre de l’Education nationale,  a réitéré sa reconnaissance aux initiateurs.  Etant elle-même  native de la région de Tombouctou, Dédéou Sidibé a rassuré les leaders d’Assos Sahel de son accompagnement. L’éclat de la soirée a été rehaussé par  la présence de plusieurs personnalités nationales et internationales dont  Bart Ouvry, ambassadeur de l’Union européenne, Mohamed  Ibrahim Cissé, Président d’honneur d’Assos Sahel. Avec les prestations de l’artiste Vieux Farka Touré.

Notons qu’Assos sahel est une organisation à caractère sociale et humanitaire,  pour le   développement et la  protection des droits des enfants démunis, basée dans la région de  Tombouctou depuis 2014. Elle a pour mission l’insertion socioéducative des enfants.

<strong>Jiadata MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pétrole malien :  Blackout sur l’identité des entreprises contractuelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/petrole-malien-blackout-sur-lidentite-des-entreprises-contractuelles-2983952.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 13:44:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au-delà de l’enthousiasme des Maliens sur la signature de nouveaux contrats de production du pétrole malien, des questions sans réponses se posent. En effet, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a présidé, jeudi 14 juillet 2022, une réunion du conseil de cabinet. Au menu des échanges : l’examen de trois (3 ) projets portant approbation de contrats de partage de production  entre le gouvernement  et des sociétés privées maliennes  pour la recherche, l’exploitation et le transport des hydrocarbures au Mali, ceci dans le cadre des nouvelles dispositions en vigueur.

Mais personne ne sait qui sont derrière ces contrats signés dans un contexte de méfiance des investisseurs étrangers. Ce que l’on craint, c’est la possibilité de céder des parts du territoire national à des privés maliens par favoritisme ou par népotisme. Le gouvernement qui ne tarit pas d’éloges sur les avantages de ces contrats ne dit rien sur l’identité des privés maliens impliqués dans le dossier en question.

Par contre, il s’agit d’un pas en avant dans le projet d’exploitation du pétrole malien. Les premières campagnes d’exploration de pétrole au Mali ont démarré juste après les indépendances, au cours des années 1960, notamment avec des levés aériens comme première étape. Les travaux ont avancé timidement et, en 20 ans, environ 9000 km2 de données sismiques ont été relevées, à travers quatre grandes zones : le bassin de Taoudéni, la fosse de Nara, le bassin de Tamesna et le Gao Graben.

Selon des experts, en 1983, Exxon Mobil a déclaré le bassin de Taoudéni comme étant le plus intéressant du Mali. De nombreuses perspectives pétrolières y ont notamment été détectées. Dans les autres régions pétrolières, les résultats étaient loin d'être aussi satisfaisants. Cependant, le pays reste globalement largement inexploré en matière de potentialités pétrolières et gazières, estiment des analystes.

Au total, seulement cinq puits d’exploration y ont été forés depuis. Du point de vue de l’industrie, c’est même l’aspect inexploré du pays qui lui donne du poids, car le potentiel pétrolier et gazier détecté lors des campagnes précédentes est très prometteur. On suppose toujours que le pays serait en mesure de produire du pétrole et du gaz à des fins commerciales. D'autre part, les études récentes montrent des formations géologiques très similaires aux formations pétrolières de pays comme l'Algérie, le Tchad et le Soudan.

Depuis 2004 et l’adoption d’un code pétrolier, ainsi que le découpage des zones explorables en 29 blocs pour 700 000 km2, on compte une quinzaine de compagnies étrangères qui se partagent les domaines, sous la forme d'un contrat de partage de production. Parmi elles, on compte la société australienne Baraka Energy, la Sonatrach (Algérie), HeritageOil (Qatar) ou encore Statoil (Norvège). Depuis 2004, une quinzaine de compagnies étrangères se partagent les domaines d’exploration.

Le bassin de Taoudéni est essentiellement une dépression centrée sur le nord du Mali, comprenant deux méga-séquences. La plus ancienne s’étend du Protérozoïque tardif au Paléozoïque précoce. Elle est composée de carbonates marins peu profonds et de schistes noirs inter-stratifiés. Avec ses 14 blocs, il s’étend de la Mauritanie au Mali, en passant par l'Algérie. C'est aussi le plus grand bassin sédimentaire du Nord-Ouest de l'Afrique. C’est en outre l'un des plus grands bassins du Paléozoïque précoce en Afrique, avec des épaisseurs de sédiments de plus de 5000 m par endroits.

En 2006, une évaluation indépendante de son potentiel, menée par le consultant RPS Energy, a montré que les cinq blocs détenus par la société Baraka Petroleum pourraient abriter jusqu'à 645 millions de barils d’huile et 9 Tcf de gaz naturel. Ce potentiel gazier, tout aussi important que celui de la zone de Muzarabani au Zimbabwe, ferait de la zone l’une des régions les plus prolifiques en gaz naturel du continent africain. Des géologues ont, par ailleurs, noté des similitudes entre les provinces riches en pétrole d'Algérie, du Niger, du Soudan et de la Libye et le bassin de Taoudéni.

Ce potentiel gazier ferait de la zone, l’une des régions les plus prolifiques en gaz naturel du continent africain. Entre 1974 et 1982, les programmes de forage exécutés dans la zone de Taoudéni ont permis de prélever des schistes noirs infra cambriens riches en matière organique, avec un contenu organique total (COT) allant jusqu'à 20%. Cela signifie que la zone est aussi potentiellement un important réceptacle pour d’immenses gisements de gaz de schiste.

A en croire des sources scientifiques, si le nord du Mali présente un potentiel pétrolier vanté par l’industrie, c’est aussi, pour elle, l’une des régions les plus dangereuses pour l’exploration pétrolière. En effet, depuis plusieurs années, la région est contrôlée par de nombreux groupes djihadistes qui y opèrent. Leur contrôle couvre surtout les zones pétrolières évoquées ci-haut.

Ces groupes ont une grande influence sur les populations locales et donc une plus grande permanence dans la région. Cela est dû en partie au fait qu'ils suppléent le gouvernement malien dont l’administration est défaillante dans certaines régions. Ainsi, depuis 8 ans, deux importants pôles aux idéaux opposés se partagent le contrôle de la région : la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chemin de Fer : La fin d’une longue attente</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/chemin-de-fer-la-fin-dune-longue-attente-2983949.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 13:42:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La bonne humeur de la ministre des Transports et des Infrastructures était perceptible lorsqu’elle donnait, mercredi 13 juillet 2022, le top départ du premier essai blanc du train de transport-voyageurs entre Bamako et Kayes. Mais l’enthousiasme des populations riveraines de la voie ferrée était beaucoup plus expressif. Sur les 400 kilomètres qui séparent la capitale et la ville de Kayes, la foule n’a pas manqué à l’appel du train qui roulait à nouveau après des années d’arrêt.

L'évènement a regroupé du monde à la gare ferroviaire de Bamako, le matin du 13 juillet. La locomotive CC-2207, avec ses 7 voitures-voyageurs, a pris le départ à 08h45mn à la gare ferroviaire de Bamako, à destination de Kayes (la Cité des Rails). Pour cette phase d’essai, l’honneur est revenu à Mme Alima Mariko, mécanicienne de son état, de conduire le train d’essai qui fait renaître l’espoir pour les populations de la cité des rails.

Dans une interview accordée à la presse, le ministre Dembélé Madina Sissoko a salué l’accompagnement du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui n’a jamais fait défaut tout au long de ce processus de relance du trafic ferroviaire au plan national. « C’est grâce à l’engagement constant du chef de l’Etat et au dévouement de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, que les techniciens du secteur ferroviaire du Mali ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs pour assurer la liaison Bamako-Kayes par voie ferrée’ », a-t- elle dit.

La ministre a ajouté que prochainement le Mali va procéder à l’acquisition du complément des équipements mécaniques et outillages pour les travaux de voie, notamment la bourreuse et la mise en place d’un système de télécommunication. Il est prévu aussi l’acquisition des pièces de rechange qui sont indispensables pour entamer l’exploitation commerciale effective du train-voyageurs entre Bamako et Kayes.

Pour rappel, le gouvernement de la République du Mali a signé avec la société russe STM un mémorandum d’entente pour réhabiliter d’autres locomotives se trouvant dans les ateliers centraux de Korofina, en acquérir de nouvelles et réaliser l’étude de migration de la voie métrique vers la voie standard. A cet égard, les experts russes sont attendus à Bamako dans les jours à venir, à en croire les autorités.

Dans le cadre de la relance du trafic ferroviaire, une délégation ministérielle du Mali, conduite à Moscou, est entrée dans la phase active vendredi 20 mai 2022 avec la rencontre de la société russe Trading House STM.  La ministre des Transports et des Infrastructures et son collègue de l’Économie et des Finances ont eu une séance de travail fructueuse aux vues de la qualité et la sincérité des échanges.

La société russe Holding, qui appartient à Sinara–Transport Machines (STM), est un important fabricant et fournisseur de matériels roulants et d'équipements ferroviaires, y compris des locomotives diesel et électriques, des unités multiples électriques, des wagons de fret et des machines de voie pour la construction, la réparation et rénovation et la maintenance de la voie ferrée.

Après des échanges sur les aspects techniques, les deux parties ont procédé à la signature d'un mémorandum d’entente entre les deux parties pour déclencher le partenariat et entamer les travaux. Cette signature a été faite sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

<strong>Historique</strong>

C’est la relance du trafic sur une voie ferrée vieille de plus d’un siècle. Le projet de construction de la ligne de chemin de fer Dakar-Niger est élaboré à la fin du XIXe siècle par le général Gallieni, commandant du Soudan français. L’objectif était de relier le fleuve Niger et le port de Dakar afin de permettre l’acheminement des matières premières vers la métropole. La construction de la ligne sera achevée au début du XXe siècle : le tronçon Kayes-Koulikoro sera inauguré en 1904 et la totalité de la ligne Dakar-Koulikoro, en 1924.

L'économie de l'Afrique occidentale française est en grande partie liée au secteur agricole, au sein duquel la culture de l'arachide joue un rôle croissant à partir des années 1920, puis des années 1930, et profite de la construction de la ligne de chemin de fer, puis un peu plus tard de cours très élevés au cours de la Seconde guerre mondiale.

À l’indépendance du Mali et du Sénégal, après l’éclatement de la Fédération du Mali, l’ancienne Régie des chemins de fer de l’Afrique de l’Ouest est scindée en deux compagnies distinctes, la Régie des chemins de fer du Mali (RCFM) et la Régie sénégalaise. Un accord entre le Sénégal et le Mali en 1962 détermine l’exploitation commune de la ligne par les deux régies.

Une grève a lieu en 1938 et la répression de l'armée fait six morts le 27 septembre 1938. En 1947, une grève des cheminots éclate et va durer plusieurs mois afin d’obtenir les mêmes droits que les cheminots français et une revalorisation de leur salaire. La grève dure du 11 octobre 1947 au 19 mars 1948 et aboutit à une augmentation des salaires de 20% malgré entre autres l'emprisonnement du leader syndical Ibrahima Sarr et le licenciement de grévistes. L’écrivain sénégalais Ousmane Sembène relate cette grève dans son roman Les Bouts de bois de Dieu publié en 1960.

Les difficultés de gestion et le manque d’investissements entraînent une dégradation des infrastructures et du matériel roulant. Les retards sont nombreux. En octobre 2003, le Sénégal et le Mali confient la gestion du réseau à un consortium franco-canadien, Transrail. Le capital de la société Transrail est réparti entre le repreneur canadien (51%), les États sénégalais et malien (20%), les salariés (9%), et des investisseurs privés maliens et sénégalais.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise au sein du basketball malien :  Les basketteurs suspendent toutes les activités sportives</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/crise-au-sein-du-basketball-malien-les-basketteurs-suspendent-toutes-les-activites-sportives-2983938.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 13:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Association des basketteurs du Mali  (ABM) a tenu une assemblée générale ce mardi 12 juillet 2022 à l’Ecica. Cette rencontre a été couplée à un point presse pour annoncer la décision des basketteurs du Mali relativement à la crise avec la Fédération  malienne de basketball. </em></strong>

Les basketteurs du Mali, unis au sein de l’ABM, apportent leur solidarité à leurs collègues de l’équipe nationale sanctionnés  par la Fédération malienne de basketball. Cela, suite à leur refus de jouer à Kigali.

Selon  Alassane Sangaré, Président  de l’Association des basketteurs du Mali (ABM), la rencontre a regroupé les représentants de l’ensemble des équipes nationales, seniors, juniors garçons et filles. D’après lui, les basketteurs ont décidé à l’unanimité de suspendre toutes les activités sportives jusqu'à la levée totale des sanctions injustes contre leurs camarades radiés et le paiement total de leurs primes.

En effet, 7 sept joueurs de l’équipe nationale seniors masculins ont été radiés par la Fédération malienne de basketball (FMB), suite au refus de l’équipe nationale de jouer à Kigali, au Rwanda, deux matchs des éliminatoires du mondial 2023.

Aux dires des joueurs, le motif de leur grève s’explique par le non paiement de leurs primes, voire une manipulation et le manque de respect de la part de la Fédération à leur égard

Toutefois, le président de l’Association des basketteurs appelle  au dialogue afin de trouver une solution à cette crise entre les basketteurs du Mali et les responsables sportifs du Mali.

<strong>M. COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Imam Mahmoud Dicko : «Après le parachèvement, la rectification, place au redressement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/imam-mahmoud-dicko-apres-le-parachevement-la-rectification-place-au-redressement-2983940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 13:21:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Figure emblématique du mouvement populaire qui a occasionné la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, l’Imam Mahmoud Dicko reste sur sa garde pour la réussite de la transition. Il l’a fait savoir ce samedi 16 juillet 2022, lors de la cérémonie d’hommage à ses compagnons victimes des événements des 10, 11, 12 juillet, et à toutes les victimes civiles et militaires tombées pour leMali.</strong>

Plus personne n’aura un chèque en blanc pour gérer les affaires publiques au Mali, indique Mahmoud Dicko à qui veut l’entendre. Conformément à cet objectif qu’il s’est lui-même imposé, il profitera de la journée d’hommage dédiée aux victimes des 10, 11 et 12 juillet pour se prononcer sur la marche de la transition. Car, estime-t-il, cet exercice est  un devoir pour moi. «Je me sens redevable vis-à-vis de ces jeunes qui ont donné leur vie pour me protéger et protéger la lutte ; ce pourquoi on se battait. C’est inconcevable pour moi de les oublier.  De leurs tombes, ils peuvent être déçus de nous si on venait à trahir les causes de la lutte. Pour l’honneur et la dignité, c’est ce qu’il faudra éviter », a déclaré l’Imam Dicko.

Sexagénaire, symbole de la sagesse et de la droiture, l’imam Dicko éprouve de la peine à mentir  à ses fils et petits-fils. « Je ne sais pas tricher, je ne tergiverse pas, voilà », souligne-t-il. Avant de déclarer : « Notre pays a connu plusieurs phases, notamment la révolution, le parachèvement, la rectification.Maintenant, il reste la phase qui, pour moi, est décisive. Celle du redressement. Dicko à lui seul ne peut pas, le président Assimi Goïta non plus, encore moins le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Nous avons aujourd’hui le devoir et l’obligation de nous mettre ensemble pour redresser cette situation. C’est le premier message que j’ai voulu délivrer à l’ensemble de ce peuple.  Le redressement se fera avec tout le monde. C’est cela le sens du manifeste que j’ai eu à publier parce que je voyais cette situation venir. J’ai publié ce document pour dire que nous avons l’obligation de nous mettre ensemble autour d’un pacte républicain. Je l’ai dit en son temps, je n’ai pas été compris et cela ne doit pas m’empêcher de revenir à la charge et appelé encore le peuple malien. Une seule personne ne peut pas, encore moins un groupe d’individus ; la charge est trop lourde. Il faut l’implication de tous. Laissons les rancunes personnelles, tenez-nous la main pour sauver ce pays. Il ne pressage rien de bon, que Dieu nous en préserve. Ce n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à parler. Je ne parle pas dans le vide, mais je le fais parce que je vois quelque chose venir. Comme j’ai eu à le dire dans le passé, je recule pour mieux réfléchir et je me suis posé d’énormes questions sur l’interminable faillite de notre pays. Pourtant, le Mali est l’un des pays bénis par Dieu. Ce qui reste, c’est de le valoriser ».

L’analyse de ce pays, poursuivra l’orateur,  m’a inculqué une expérience politique. Ce qui le contraint à s’interroger quotidiennement sur les raisons de la stagnation de notre pays.  « J’ai analysé la situation ; je me suis posé cette question : pourquoi nous peinons à avancer ? », regrette-t-il

A l’en croire, à chaque nouveau régime, on remet en cause nos textes et on prend la décision de reformer la constitution. Refondation, argumente-t-il, suppose de faire table rase du passé et de recommencer encore. Est-ce la solution, s’est-t-il interrogé.

Pour lui, la reconnaissance du mérite et le bannissement de l’ingratitude sont des valeurs qui constituent les fondements de notre nation. Ces valeurs, déplore Mahmoud Dicko, s’effritent de jour en jour. Alors que ces valeurs sont des piliers sur lesquels notre nation se penche. Ainsi, exhortera-t-il à faire énormément attention à cela. Car, poursuivra-t-il, le Mali est une vielle nation.   Nos ancêtres grâce auxquels on se glorifie  se sont fait distinguer avec des valeurs propres. Ces valeurs ont fait d’eux des grandes personnalités et notre pays une grande nation. Nous devons tout faire pour les sauvegarder. « L’une de ces grandes valeurs était la reconnaissance du bienfait et le bannissement de l’ingratitude. Pourtant, ce que j’ai constaté est que ce qui sont passés avant nous, ceux qui ont donné leur vie pour ce pays sont tombés dans l’oubli », rappellera-t-il. Il n’y a presque pas de reconnaissance pour eux. Ce n’est pas un bon exemple pour ce pays, se plaint l’orateur. De Modibo Keïta à aujourd’hui, la reconnaissance manque beaucoup dans nos œuvres. Au moment où tu es devant, tu es glorifié, on applaudit tout ce que tu dis. Mais le jour où tu es mis de côté, on ne veut plus t’entendre.Tous les malheurs du monde te sont  attribués. Ce pays ne mérite aucunement cela ; non ! Un pays se construit sur le présent, le passé, ensuite l’avenir.  C’est le passé et le présent qui construisent ensemble l’avenir. Celui qui ignore son passé et son présent, l’avenir reste incertain pour lui.

<strong>Les piques de Dicko à Choguel</strong>

Très amer contre les attitudes actuelles, Dicko ajoutera : « On a pris une posture de renier tout du passé. Celui qui vient au pouvoir fait tout pour qu’on ne parle plus de son prédécesseur, l’effacer totalement de l’Histoire. Dans les grands pays, il y a ce qu’on appelle la commémoration des grands évènements pour rétablir l’histoire du pays, pour qu’elle ne tombe dans l’oubli. Aujourd’hui, la commémoration de la date de l’indépendance du Mali passe inaperçue. On a banalisé cette date symbolique. Le 26 mars et ses martyrs, n’en parlons même pas. Ceux qui y sont morts sont considérés comme des fous. Cela veut dire que leur sacrifice ne représente rien pour ce pays. Un Malien ose faire ça à un autre. Ces martyrs sont des Maliens et le sang qu’ils ont sacrifié est ni plus ni moins celui d’un Malien. C’est vraiment extraordinaire !Des gens qui prétendent redonner le salut au peuple malien, qui veulent construire ce pays travaille avec des mentalités pareilles».

<strong>Hommages à Alpha Oumar Konaré</strong>

Outre la mésaventure de l’état actuel de la nation, Imam Dicko reconnaîtra le mérite de l’ancien président Alpha O. Konaré qui a su préserver l’une de nos valeurs ancestrales : la reconnaissance du travail bien fait. Il précisera que le seul qui a réussi à réhabiliter les autres, en raison notamment à sa formation, c’est le président Alpha Oumar Konaré. C’est lui qui a réhabilité FilyDabo Sissoko, Hamadoun Dicko, Ibrahim Ly et Modibo Keïta. Que tu l’aimes ou pas, son œuvre est et reste. Pourtant, c’est un président démocratiquement élu. Tout n’est pas mauvais en soi.

Sur ce, il invitera les autorités au rassemblement de tous les fils du pays. Ce, afin de procéder au redressement de la situation.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Formation professionnelle :   La 3èmepromotion du Centre « Muso Jigi » baptisée Soïbou Mariko</title>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 00:22:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Placée sous le haut parrainage de M. Soïbou Mariko, la cérémonie de sortie de la 3<sup>ème</sup>promotion du Centre de formation Muso Jigi de Markala a eu lieu ce samedi 16 juillet 2022.
Telle une récompense de son engagement en faveur de l'insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, cette promotion a porté son choix sur M. Mariko.</strong>

Elles sont 55 récipiendaires à recevoir leurs certificats en transformation agro-alimentaire, coupe et couture et en teinture.
Cet événement, riche en couleur, a enregistré la participation des autorités administratives et politiques de Ségou, les légitimités traditionnelles et religieuses de Markala et le représentant du ministre de la Promotion de la Femme.
Pour la circonstance, M. Soïbou Mariko a exprimétoute sa reconnaissance pour l’honneur qui lui a été fait non seulement de parrainer le présent évènement,  mais aussi pour le fait que cette promotion porte son nom.

"C’est avec un réel plaisir et une légitime fierté que je prends la parole ce matin ici dans cette ville historique et légendaire de Markala, à l’occasion de la sortie de 3<sup>ème</sup>promotion du centre de formation Muso Jigi.
En effet, quand j’ai été saisi par correspondance de la volonté des apprenantes et des responsables de ce centre de baptiser cette promotion au nom de ma modeste personne, je n’ai pas hésité à donner mon accord.
Je le considère comme un privilège, j’en mesure la portée et je vous en remercie très sincèrement.
Ma réponse ne pouvait être autre, car, je suis sensible à tout ce qui concerne les questions de promotion ou d’autonomisation des femmes d’une part, et, d’autre part, parmi mes références dans la vie, il y a feu Professeur Abdou Karim Traoré dit Diop, médecin, homme de lettres, homme de culture qui a tout donné à Markala, j’allais dire au Mali et à l’Afrique", a-t-il déclaré.
Pour M. Mariko, la femme est la mère de l’humanité. Ce qui lui fera dire qu'être au service de la promotion de la femme, c’est être au service de l’humanité. D'où la mobilisation des autorités administratives et politiques aux niveaux national et régional pour cette cérémonie d'une importance capitale. Une occasion pour lui de saluer la présence du  chef de cabinet du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, qui a donné un éclat particulier au présent évènement.
S’adressant aux 55 récipiendaires, Soïbou Mariko a été  on ne peut plus clair: " Cette journée marque, dit-il, le début de votre entrée dans une nouvelle phase de votre vie et je voudrais vous adresser mes sincères et chaleureuses félicitations.
Je ne doute pas que vous disposez désormais des capacités, des compétences et des qualifications nouvelles pour promouvoir vos activités et, à terme, assurer votre autonomie.
Je vous invite à faire preuve de courage davantage, d’être organisé dans votre travail, de veiller sur la qualité de vos produits et prestations, tout en respectant vos engagements avec les potentiels clients et partenaires.C’est à ce prix que vous serez de bons professionnels dans vos domaines respectifs".
Pour joindre l'utile à l'agréable,  le parrain de la présente promotion  annoncera certaines contributions afin de promouvoir le Centre. Il s'agit, entre autres, de la dotation du Centre en matériels informatiques avec connexion à internet, afin de faciliter l’échange avec le reste du monde ;
d’assurer la participation du Centre à une foire dans un pays de la sous-région avec au moins trois participants ; de trouver des partenaires pour assurer l’approvisionnement du Centre en matières premières pendant une campagne de production.
M. Mariko a conclu ses propos en formulant des vœux pour le retour de la paix et la stabilité au Mali.
<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Primature :  Les jours comptés pour Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-les-jours-comptes-pour-choguel-2981578.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 01:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Qu’il parte de la Primature maintenant ou plus tard, les jours de Choguel Maïga sont</strong> <strong>comptés. La fin de la transition se précise de plus en plus avec les mesures prises par les autorités. Ces mesures ont été appréciées par Goodluck Jonathan, le médiateur de la Cedeao, qui a mené une mission au Mali la semaine dernière. Ce dernier est arrivé le 23 juin 2022 à Bamako pour discuter du contenu du projet de chronogramme électoral et des réformes politiques et institutionnelles, ainsi que celui des élections générales devant clore la Transition. Comme pour le délai de 24 mois, le médiateur de la Cedeao a fait face à une transition décidée à imposer son point de vue et ses choix en matière de gouvernance électorale</strong>.

Les discussions ont été conduites, dans le cadre du comité politique par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en compagnie de ses trois collègues, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Matd) ; le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions (Mrecri) et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et institutionnelles (Mdrpi).

Parallèlement, le comité technique, conduit par le ministère de l’Administration territoriale prépare des échanges avec les forces vives maliennes pour partager les axes et de la méthodologie d’élaboration dudit chronogramme des réformes politiques et institutionnelles ainsi que de celui des élections. Cette méthodologie présentée au Conseil des ministres du mercredi 22 juin 2022, est basée sur la recherche de l’inclusivité et du consensus, conformément à la vision des autorités de la Transition.

Ainsi, les trois ministres rencontreront très prochainement les partis politiques et les organisations de la société civile pour échanger sur le chronogramme des réformes politiques et institutionnelles ainsi que celui des élections. Le Conseil des ministres a pris note des axes et de la méthodologie d’élaboration du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles ainsi que de celui des élections. A en croire des sources proches du dossier, cette méthodologie, basée sur la recherche de l’inclusivité et du consensus, est conforme à la vision du colonel Assimi Goïta, le président de la Transition.

Beaucoup ont salué le fait que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en collaboration avec le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, rencontre les partis politiques et les organisations de la société civile pour échanger sur le chronogramme des réformes politiques et institutionnelles ainsi que celui des élections.

&nbsp;

<strong>La pomme de discorde</strong>

&nbsp;

Les choses sont aperçues de façon différente que l’on soit du Conseil national de transition (CNT) ou du gouvernement. La pomme de discorde entre Malick Diaw et Choguel Maïga réside dans la gestion du temps. Selon le président du CNT, ce dont la transition ne dispose pas, c’est bien le temps. Ainsi parlait Malick Diaw à Ibrahim Ikassa Maïga, le ministre de la Refondation de l’Etat, lors du vote de la loi électorale, vendredi 17 juin 2022.

Malick Diaw semble être pressé, plus pressé que la plupart des membres du gouvernement dirigé par Choguel Maïga. C’est pour cela que le président du CNT a fait savoir que la transition ne doit pas être une période d’essai. Parlant ainsi, il donne de l’espoir à tous les partis politiques dont les membres craignent que les militaires ne s’éternisent au pouvoir à travers la transition. En clair, Malick Diaw veut pousser le gouvernement à avoir une approche urgente.

Ce n’est pas la première fois que le numéro 2 de la transition presse le gouvernement. Quelques jours avant d’inviter le Premier ministre à présenter son bilan, il déclarait que les négociations avec la Cedeao ne devraient pas ralentir le travail gouvernemental. Diaw qui est en bon termes avec les autres colonels a probablement dit haut ce que les autres militaires pensent tout bas. Les auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 donnent l’impression d’être déjà fatigués.

En tout cas, leur approche est clairement différente de celle de la Primature dont le patron, Choguel, a reconnu avoir perdu du temps en négociant avec la Cedeao. Le chef du gouvernement a fait savoir que depuis février 2022, la transition a pris des initiatives qui sont actuellement en train d’être annoncées. Le décret fixant la durée de la transition fait partie de ses mesures prises et mise sous le boisseau à cause des négociations avec la Cedeao en vue de lever les sanctions.

Le gouvernement a pris le contre-pied de Malick Diaw qui donne l’impression d’être un homme désabusé qui cherche plutôt à appliquer les principales décisions de la transition. Résultat : il y a un clivage entre le CNT et le gouvernement. Choguel qui sait que le temps à eux imparti est petit, mais il avait choisi de dialoguer avec les voisins du pays qui ont pris des sanctions économiques et financières contre son pays.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Débat sur la loi électorale :  Le M5 sur le point de tout gâcher</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/debat-sur-la-loi-electorale-le-m5-sur-le-point-de-tout-gacher-2981583.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 01:28:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un doigt accusateur est pointé sur le M5 RFP de Choguel Maïga qui a lancé une vaine polémique. Le président de la transition a promulgué la loi électorale vendredi dernier (24 juin), alors que le Premier ministre ne le voulait pas. Ainsi, les proches de Choguel Kokalla risquent de mettre en péril le fragile équilibre entre les pouvoirs qui composent la transition. Cela se voit à travers ce qui est arrivé après le rejet de la première mouture de la loi électorale.</strong>

Les amendements du CNT ont poussé le M5 RFP à poser des conditions au maintien de la cohésion au sein de la transition. Choguel qui est le patron du mouvement est particulièrement visé selon certaines sources qui ont parlé d’une possible démission du chef du gouvernement.

C’est que le M5 RFP exagère. Surtout en refusant les amendements apportés au projet de loi. Dès le lendemain du vote de ladite loi, certains ont indiqué qu’un ministre du M5 RFP envisageait de démissionner si jamais le président de la transition promulgue la loi. La loi n’est pas encore promulguée, mais aucune preuve de cette allégation n’existe.

En tout état de cause, le M5 RFP aurait dû éviter le bras de fer avec le Conseil national de transition dont certains membres ne cachent pas leur hostilité au Premier ministre. Néanmoins, pour l’intérêt du Mali, Choguel doit accepter le compromis. Les rumeurs sur sa démission de la Primature ont révélé le risque qui plane au-dessus de la transition et le Mali en général.

On sait que Choguel a pesé lourd dans la direction prise par la transition. Donc, il constitue un pilier de l’architecture de la transition qui a plus que jamais besoin de cohésion. Le M5 doit tout mettre en œuvre pour souder les différentes composantes de la transition, malgré les divergences de points de vue. Le départ des membres du M5 de la transition pourrait avoir de lourdes conséquences pour la stabilité politique voire sécuritaire du pays.

Cela affaiblira les militaires qui ont jusqu’ici été épargnés, Choguel ayant servi de bouclier visé par les attaques internes. Une partie de la classe politique vise principalement Choguel qui travaille sous les ordres d’Assimi Goïta. Le contexte actuel n’est pas favorable à un bras de fer entre le CNT et le gouvernement dont la mission est de sortir le pays de l’impasse sécuritaire.

Ce n’est pas au moment où l’émotion gagne les cœurs à cause des récentes tueries de civils par les terroristes au pays dogon que les responsables de la transition doivent se tirer les chignons. Les terroristes pourraient profiter de cette situation, puisque l’attention du gouvernement est détournée de l’essentiel qu’est l’unité autour de la patrie.

Au même moment, la Cedeao revient au-devant de la scène en vue de discuter avec les autorités. La mise à l’écart des responsables du M5 sera mise à profit par les chefs d’Etat de la communauté pour régler les comptes avec les militaires. Les négociations pour la levée des sanctions s’annoncent compliquées pour la transition dans cette situation. Le risque d’une paralysie de tout le processus de transition n’a jamais été aussi proche.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cherté du gaz :  La hausse des prix dérègle les bois</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cherte-du-gaz-la-hausse-des-prix-deregle-les-bois-2981595.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 01:21:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La ruée sur le charbon de bois ne fait que commencer. Avec la cherté du gaz, les forêts maliennes courent le risque de disparaître plus tôt. La transition qui ne fait rien pour apporter du gaz bon marché est en train d’assister à la liquidation du couvert végétal. Le charbon de bois est la seule source d’énergie à la portée de la population. Pourtant, le Mali s’est doté en 2010, d’une nouvelle loi forestière visant à réorganiser l’exploitation forestière, le transport et le commerce de bois dans un cadre législatif nouveau, techniquement et socialement plus adéquat</strong>.

Mais la flambée des prix du gaz a fait que la demande de charbon de bois est devenue plus forte. La loi ne pourra pas sauver malheureusement les forêts dans ce contexte. Selon des experts, c’est une loi aux allures salvatrices mais restée lettre morte suite à son application devenue pratiquement impossible à cause de la force et de la pression des cartels qui détruisent les forêts. Car, la plus grande menace contre les forêts vient de l’exploitation industrielle.

Ainsi, des témoignages indiquent que la région Kéniéba-Faléa est l’illustration parfaite de la destruction des forêts maliennes. En effet, la zone de Kéniéba-Faléa est mise en coupe réglée par les grands exploitants de bois, les compagnies minières industrielles, une multitude de petites sociétés minières chinoises associées à des dirigeants politiques et hommes d'affaires locaux, pour un coupage systématique, massif et dans l'illégalité totale des ressources forestières.

En plus, cette destruction est aussi aggravée par l’exploitation artisanale de l’or qui demande beaucoup de bois pour soutenir les galeries ; ainsi, des milliers d’hectares de forêts sont anéantis annuellement. Les méthodes de travail de ces exploitants locaux de l’or sont attentatoires à la nature à travers la coupe des bois, mais aussi les galeries géantes qu’ils laissent sur place.

En 2020, l’Union européenne dans un rapport sur l’état des forêts au Mali, estimait que 82% des superficies forestières ont été détruites depuis 1960 au Mali. En 2014, le pays ne possédait que 788.111 ha de forêts contre 4.475.000 ha en 1960. La superficie de forêt défrichée par an est estimée alors à plus de 500.000 ha, selon plusieurs rapports. En ce qui concerne la destruction des forêts au Mali, les activistes pointent du doigt certaines autorités, élus politiques, hommes d’affaires et surtout certaines sociétés étrangères, notamment des sociétés d’origine chinoise.

Incontournable dans l’industrie alimentaire, la gomme arabique est prisée par les producteurs de chewing-gum. Les pâtes dentifrices aussi lui doivent leur efficacité. La région de Kayes bénéficie de la source de cette richesse naturelle dont les pays développés ont fortement besoin : la gomme arabique. En dehors de l’or, Kayes peut compter sur la gomme arabique que produisent les acacias, arbustes résistant à la sècheresse. Les acacias qui donnent la gomme arabique sont très nombreux dans la brousse, poussant naturellement partout dans la région.

<strong>L’or vert de Kayes</strong>

La protection du fragile couvert végétal malien peut transformer les économies locales. L’un des exemples est la gomme arabique. Le gouvernement se tourne timidement vers cette filière dont l’exploitation relève encore de l’amateurisme. En ce moment, les stocks de la gomme arabique sont très faibles dans les centres de production tandis que dans les magasins de gros, surtout à Kayes, on note un peu de stocks destinés à la vente aux partenaires commerciaux dont les Indiens et les Sénégalais. Les Maliens qui interviennent dans le secteur ne sont pas nombreux malgré l’importance de ce commerce.

A Kayes, Yélimané, Nioro, Diéma, Kita et Ségou, les prix bord-champ de la gomme dure et les échanges en gros se maintiennent au même niveau évoluant entre 350 FCFA et 375 par kilo. Parfois, les prix peuvent aller à 400 FCFA ou 450.  S’agissant de la gomme friable, les prix bord-champ sont faibles. La demande est tellement forte que certains jeunes ont renoncé à la migration pour chercher de l’argent dans la cueillette de la gomme. Le commerce de la gomme arabique peut ainsi sortir de nombreuses familles de la précarité dans les villages de la région de Kayes.

La diaspora importante de la région doit investir dans la production de la gomme arabique en investissant dans la plantation des pieds d’acacia. Selon les experts, les retombées économiques d’un tel investissement sont rapides et rentables. Les compagnies étrangères peuvent être facilement séduites par des projets de plantation d’acacia. Les fonds d’investissement pour le climat constituent surtout une aubaine dont les Kayésiens doivent profiter.

On parle beaucoup de l’économie décarbonée. Il ne reste plus à la région de Kayes de donner un petit coup de pouce à la nature qui offre déjà de quoi dominer le marché ouest africain de la gomme arabique. La relance de ce commerce permettra au Mali de redevenir un pays fournisseurs des grandes firmes qui achètent la gomme arabique. Le développement des pays asiatiques qui disposent de nombreuses industries alimentaires donne au Mali et à la région de Kayes une grande opportunité commerciale.

<strong>Nampaga KONE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les ambitions d’ABD pour le Mali :  Le particularisme politique d’un bâtisseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-ambitions-dabd-pour-le-mali-le-particularisme-politique-dun-batisseur-2981584.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 01:19:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quand on parle du futur du Mali, un pays confronté aujourd’hui aux multiples défis de son développement économique, on est en droit de parler d’un homme d’actions, et de convictions, en la personne de Aliou Boubacar Diallo, ce golden boy malien, qui fait montre d’un particularisme politique, illustratif de ses ambitions pour son pays</em></strong><em>.</em>

Il est là, présent à toutes les occasions, n’hésitant pas à accompagner ses compatriotes, dans les pénibles épreuves, comme dans les moments de fierté nationale. Ce trait de présence remarquable est bien celui du président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, cet opérateur économique avisé, devenu par la force des choses un habile homme politique, dont l’engagement pour l’épanouissement de ses compatriotes, tant en ville que dans les campagnes, ne se démontre plus.

En effet, non versé dans la propagande politique tous azimuts, et dans le calcul politicien démesuré, ABD, qui prend le pouls de tous les événements nationaux, est l’un de ses rares hommes politiques maliens qui n’attendent pas les joutes électorales pour se faire voir.

Bien au contraire, au four et au moulin, il vit au quotidien les réalités d’un pays, en pleine tourmente sécuritaire. En ville, comme dans les campagnes, et auprès des Maliens de la diaspora, ABD partage la souffrance de ses compatriotes. La parfaite illustration de ce engagement citoyen se traduit par la détermination de l’homme de changer significativement les conditions de vie de ses compatriotes, en développant les initiatives économiques pour renforcer la vitalité économique, source de création de richesses et d’emplois dans son pays.

De ce fait, aucun segment économique, voire social, n’échappe à la vigilance de l’homme, dont les ambitions, pour son pays, il l’a redit à plusieurs reprises, est de faire en sorte que le Mali, en raison de la richesse de ses potentialités économiques, puisse atteindre, dans un temps record, le niveau économique du Qatar. Et même le dépasser grâce à sa puissance économique retrouvée.

Voilà un homme politique qui ne dort pas sur les lauriers, en attendant seulement d’engager ses efforts pendant les seules campagnes électorales, périodes favorables aux grandes manœuvres et intrigues politiques. ABD, comme il en a l’habitude, vit le quotidien de ses compatriotes, avec lesquels, indépendamment de son clivage idéologique, il est en parfaite symbiose.

Le malien lambda, s’agissant du futur de son pays, dans la grande majorité, ne fait aucune illusion autour de cet homme politique de conviction, pour lequel il n’a aucune réserve quand à sa volonté de transformation économique du pays.

« On sait qui peut faire quoi pour le pays en le faisant sortir du cycle pernicieux de la pauvreté qui touche les populations », a laissé récemment évoquer l’un des observateurs attentifs de la scène politique, lors d’un rassemblement culturel, organisé à l’initiative de cet homme dans la ville de Kayes, ayant regroupé les Maliens de toutes les régions.

A cette occasion, l’homme a révélé la diversité de ses actions au service de l’épanouissement humain dans son pays. Connu pour son apport dans le développement économique, ABD, à cette occasion, a mis l’accent sur l’apport culturel, comme moyen de renforcement de l’union sacrée des Maliens au service du développement de leur pays.

Un rendez-vous culturel qui a tenu toutes ses promesses, en ce sens qu’à travers les initiatives novatrices de résolution pacifique des conflits sociaux, l’homme politique a démontré à la face du monde que notre riche potentiel culturel, renforcé par la tolérance, le savoir-faire et le brassage, nous permet de récréer notre vivre ensemble qui a fait, au-delà des âges, la grandeur de notre pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelle loi électorale :  La classe politique félicite le CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/nouvelle-loi-electorale-la-classe-politique-felicite-le-cnt-2981586.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 01:16:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le toilettage et l’adoption de la nouvelle loi électorale par le Conseil national de transition (CNT) ont été salués par la quasi-totalité de la classe politique qui estime que le texte répond aux aspirations profondes du peuple malien. </strong>

Rarement, une loi aura enregistré au tant d’adhésion. De la classe politique à la société civile, en passant par les leaders communautaires et religieux ainsi que la diaspora, la présente loi a été approuvée. Hormis le Premier ministre et son groupuscule de courtisans, aucune entité  malienne n’a protesté contre la présente loi.

Dans cette optique,  l'Adema-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj) a produit un communiqué exprimant son satisfécit.   Dans le présent document, déclare-t-on : « L'Adema-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj) salue l'adoption par k Conseil National de Transition de la nouvelle loi électorale ce vendredi 17 juin 2022. Cette nouvelle loi qui trace véritablement la voie vers le retour à l'ordre constitutionnel,  reflète les aspirations profondes des forces vives de la nation et, certainement,  celles de la Communauté internationale.

Une opportunité l’Adema de saluer  les membres du Conseil National de Transition pour l'adoption de cette loi électorale. Un acte, juge-t-il  historique qui permet de rassurer les acteurs du processus électoral, ainsi que tous les partenaires de notre pays engagés pour la réussite de la Transition.

Ainsi, rappellera,  l'Adema-Pasjque cet acte historique posé par l'organe législatif de la Transition consacre un engagement fort des autorités à créer les conditions pour la réussite de la Transition a à mettre fin aux souffrances des populations victimes de sanctions économiques et financières de plus en plus insupportables<strong>.</strong>

Partant, le parti de l’abeille exhortera lacommunauté internationale,  notamment la Cedeao, à accompagner au mieux notre pays pour la réussite de sa Transition et dans sa lutte contre le terrorisme en vue d'un retour rapide à l'ordre constitutionnel.

Du côté du parti Yelema « Le Changement », on  félicite les autorités de la Transition, en particulier le Conseil National de Transition, et toutes les bonnes volontés s’étant impliquées dans le processus ayant abouti à ce vote. L’adoption de cette loi marque une étape importante dans le processus de retour à un ordre constitutionnel normal. Il  salue la démarche inclusive, constructive et démocratique conduite par le CNT et ayant permis une nette amélioration de la qualité du texte initial, et exhorte les autorités de la Transition à toujours privilégier une telle démarche face aux nombreux défis auxquels notre pays fait face dans cette phase cruciale de notre histoire commune.

Toutefois, Yelemaprévient de rester  vigilant sur le reste du processus. Sur ces notes, invitera-t-il les Maliens, de quelque bord qu’ils soient, au rassemblement autour de notre pays, dans un esprit de vérité et de transparence, pour faire face aux défis multiples qui s’offrent à nous en tant que nation.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Mairie du district de Bamako : Le budget 2022 chiffré à plus de 76 milliards FCFA</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 01:13:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mairie du district de Bamako a organisé sa 2<sup>ème</sup> session budgétaire de l'exercice de l'année 2022, jeudi 23 juin 2022, dans la salle de réunion de ladite mairie. L'occasion pour la 1re adjointe au maire, Mme Camara Fatoumata Traoré, d'indiquer qu'ils seront confrontés aux risques d'inondations à Bamako bientôt et que des dispositions seront prises par les services techniques pour parer à toutes éventualités.</strong>

La présidente de la session, Camara Fatoumata Traoré, non moins 1<sup>re</sup> adjointe au maire du district de Bamako, a rappelé que cette session a été consacrée principalement à l'examen et à l'adoption du budget additionnel au titre de l'exercice 2022. À l'en croire, 5 points étaient à l'ordre du jour, à savoir la lecture et adoption du PV de la 1<sup>re</sup> session ordinaire 2022, la situation financière de la mairie du District, l'examen et l’adoption du budget additionnel exercice 2022, le point de la situation d'assainissement, de balayage et de curage des caniveaux de la ville, et l'adoption du plan triennal de formation du personnel. Et d'ajouter que la tenue régulière de ces sessions est un indicateur indispensable de mesures de performance en matière de gouvernance locale.

Pour Mme Camara, chaque session est une occasion de faire le point de la gestion courante et d'informer le conseil de la conduite de la mission confiée. «Il est à noter que l'exécution du budget 2022 se fait dans un contexte difficile. Le budget additionnel est établi et voté dans les mêmes formes que le budget primitif. Il est appuyé du compte administratif et du compte de gestion. Le budget primitif est de 64 026 475 771 francs CFA, le budget additionnel est de 12 585 245 499 francs CFA et le montant total du budget révisé ajusté est de 76 611 721 270 francs CFA. Au-delà de cet exercice, nous serons confrontés aux risques d'inondations dans la ville de Bamako bientôt et pour lesquels nous allons examiner les dispositions prises par les services techniques pour parer à toutes éventualités», a-t-elle expliqué.

Pour elle, les dispositions préventives sont de la responsabilité collective du conseil du district de Bamako. Dans le cadre du renforcement de capacités des agents de la mairie du district de Bamako, estime-t-elle, ils examineront aussi, au cours de la présente session, le plan triennal de formation. Son exécution permettra, sans aucun doute, explique-t-elle, de rendre plus performant les rendements des agents dans un contexte où la mairie a besoin d'améliorer ses ressources pour faire face aux charges liées à ses compétences.

Parlant de l'éducation, la présidente de la session indiquera que les examens de fin d'année des différents établissements scolaires ont débuté. Avant d'espérer qu'ils se dérouleront dans un climat cordial et apaisé. «Vos décisions et vos éclairages permettront au bureau municipal et à l'ensemble de la mairie du District d'accomplir ses missions, au service des populations de notre cité. Je demeure convaincue que la vitalité des débats et l'engagement des conseillers que vous êtes vont encore se manifester à l'occasion de cette assisse », a-t-elle conclu.

<strong>Abréhima GNISSAMA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronogramme des réformes politiques et institutionnelles :  Diarrassouba appelle Dioïla à soutenir sans réserve la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronogramme-des-reformes-politiques-et-institutionnelles-diarrassouba-appelle-dioila-a-soutenir-sans-reserve-la-transition-2981589.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 01:01:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A pas de charge, Mamadou Diarrassouba était dans son fief électoral, Dioïla, le week-end dernier, pour expliquer  à la population de Dioïla le bienfondé des réformes politiques et  institutionnelles.  A cette occasion,   il a invité la population de la région à accompagner  les autorités de la transition, notamment dans ses efforts de sécurisation du pays. </strong>

Toujours auprès de la population du Banico, Mamadou Diarrassouba, membre du CNT, ne rate aucune occasion pour mieux informer la population sur l’actualité nationale. En cette période d’élaboration du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles, il a une fois de plus respecté la tradition.

Après la rencontre dans les communes, il a rassemblé la population des 23 communes du cercle de Dioïla pour donner les détails des motivations et contours des réformes en cours.  Dans son intervention,  Diarrassouba expliquera l’impérieuse nécessité de la mise en place des mécanismes visant à rendre nos institutions plus fortes et plus crédibles. Car, argumentera-t-il,  notre pays est confronté à des problèmes politiques et institutionnels depuis son indépendance.

Pour lui,  la présente transition doit être mise à profit  pour régler définitivement ces questions.  Après l’adoption d’une loi électorale qui a été promulguée la semaine dernière, précisera-t-il, les autorités de la transition se donnent les moyens et le temps nécessaires pour  élaborer un chronogramme des réformes politiques et institutionnelles.

Pour la même circonstance, Mamadou Diarrassouba a remercié le président de la Transition, Assimi Goïta pour la réalisation de nombreux forages dans la région de Dioïla. Sur ces notes, il a invité toute la population du Banico à soutenir sans réserve les autorités de la transition.

Au regard de la clarté de l’exposé de M. Diarrassouba, les représentants des différentes sensibilités du Banico ont exprimé leur satisfécit du bilan à mi-parcours de la transition. Ils ont  salué l'adoption par le Conseil National de Transition de la nouvelle loi électorale ce vendredi 17 juin 2022, qui trace véritablement la voie vers le retour à l'ordre constitutionnel et  reflète les aspirations profondes des forces vives de la nation.

Aussi, l’assistance a-t-elle fortement salué la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), avant de solliciter les autorités à maintenir ce cap afin d’anéantir la nébuleuse terroriste.

Dans cette dynamique optimiste, la population du Banico a exprimé son impatience pour l’adoption de la loi sur la réorganisation territoriale qui concerne Dioïla.  Elle a également sollicité les autorités à diligenter le bitumage de la route Dioïla-Koualé, en préparation par le ministère et des Transports et des infrastructures.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Adoption de la loi électorale :  Quand le CNT bloque l’ambition démesurée du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/adoption-de-la-loi-electorale-quand-le-cnt-bloque-lambition-demesuree-du-gouvernement-2980742.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 12:07:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En adoptant, vendredi dernier, la nouvelle loi électorale, le Conseil national de transition (CNT) a décelé, dans la monture initiale du gouvernement, de nombreuses lacunes ; sources d’éventuelles instabilités politiques. Sur  les 227 articles qui composent le projet de loi électorale du gouvernement, plus de 200 articles ont fait l’objet de 92 amendements. Un véritable désaveu pour un Choguel K Maïga, chef de gouvernement, qui se voit désormais recadré par l’organe législatif qui n’a pas hésité à lui fixer la ligne rouge à ne pas franchir.  </strong>

<strong> </strong>Entre le gouvernement et le CNT, ce vendredi 17 juin, au Cicb, autour du projet de loi électorale, c’était le cap sur le défi du consensus politique à tenir. Le colonel Diaw, président de l’organe législatif, et les membres du CNT, en le faisant, ont réussi à garantir l’inclusivité de la loi électorale.

Pour ce faire, il a fallu aux membres du CNT d’écouter environ  87 entités et 260 personnes issues de la classe politique, la société civile, des leaders religieux, de la diaspora et beaucoup d’autres experts acquis à la technique électorale.

D’où les raisons des nombreux amendements introduits sur la quasi-totalité des articles, initialement contenus dans le projet de loi, tel qu’il avait été formulé par le gouvernement et déposé sur la table de l’organe législatif. Voilà pourquoi, sans une dose d’ironie, certains observateurs n’ont pas hésité à qualifier la nouvelle loi électorale adoptée de « loi écrite par le CNT ».

A partir de là, de supputations en approximations sur le projet de loi électorale du gouvernement, on a conclu, dans les coulisses, que l’intention inavouée du chef du gouvernement, qui s’était fait la part belle dans les attributions des postes les plus sensibles de l’instance directionnelle chargée d’organiser les élections, était d’arriver à une « caporalisation du système électorale  au profit d’un homme et de son clan ».

Et ce n’est pas le président de la commission loi du CNT, Souleymane Dé, qui dira le contraire. Ni pour le très accrocheur Nouhoum Sarr, également membre du CNT, qui laisseront tous d’eux entendre, lors des discussions houleuses, dans la salle, qu’il  est important pour nous de « disposer d’un texte à la dimension du Mali et non pour un homme ou un clan ».

<strong>L’Aige et ses zones d’ombre </strong>

Dans la foulée des discussions, plusieurs observateurs ont détecté dans l’attitude du chef du gouvernement non seulement  une volonté manifeste d’affaiblir le ministère de l’Administration territoriale au profit de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) dans le processus électoral, mais aussi une tentative de caporalisation de cet organe.

Eh bien ! Dans les faits, cette tentative de hold-up électoral fut stoppée tout net. Les amendements proposés de l’article 52 à l’article 72 du projet de loi sont passés par là. Selon les avis éclairés, ces modifications à la loi ont été motivées par le rétablissement de la commission administrative et des attributions du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans l’architecture organisationnelle des élections.

En somme, un énorme camouflet au Premier ministre qui s’était initialement offert, aussi bien dans la composition de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) que  dans son mode de désignation, un pouvoir démesuré au détriment du président de la transition lui-même. Voilà qu’il a été recadré et désapprouvé par le CNT.

En effet, dans le projet de loi du gouvernement, tel qu’il a été conçu,  en son article 6, il est stipulé que « le Collège, organe délibérant de l’autorité, comprend neuf (9) membres recrutés par appel à candidature sur la base des critères de compétence, de professionnalisme et de probité dans les domaines juridique, informatique, financier  et des télécommunications ». Plus loin, il est annoncé qu’un « décret pris en Conseil des ministres détermine les profils, les conditions et la procédure de sélection des membres du collège de l’Aige ». Et qu’une « une commission de sélection composée de 7 personnalités indépendantes, neutres, et intègres, dont 4  désignées par le Premier ministre et les trois 03 autres par le Président de l’organe législatif est constituée ».  On en conclut « qu’après enquête de moralité, les membres de la commission de sélection sont nommés par décret pris en Conseil des ministres sur présentation du dossier par le Premier ministre ».  Cette disposition a été entièrement biffée.

En conséquence, dans son 6<sup>ème</sup> amendement, le CNT, lui, dans sa sagacité,  propose : « Le Collège, organe délibérant de l’Autorité, est composé  de 15 membres désignés sur la base des critères de compétence, de probité, de bonne moralité, d’impartialité ainsi que de jouissance des droits civiques et politiques. Il comprend des représentants des pouvoirs publics, des partis politiques et de la société civile, à raison de 8 membres pour les pouvoirs publics, 4 pour les partis politiques et 3 pour la société civile. Les membres représentants pour les pouvoirs publics sont désignés comme suit : trois (3) par le chef de l’Etat ; un (1) par le Premier ministre ; deux (2) par le Président de l’organe législatif ; un (1) par le président du Haut conseil des collectivités ; un (1) par le président du Conseil économique, social et culturel».

La suite, on la connait : « Les membres représentants les partis politiques et la société civile sont désignés selon les modalités fixées par ces institutions ou organismes », avant de préciser que les « membres du Collège sont nommés par décret pris en Conseil des ministres sur présentation du dossier par le ministre de l’Administration territoriale ou tout autre ministre délégué à cet effet, pour un mandat de 7 ans non renouvelable ».

Selon le CNT, cet amendement est motivé  par « le souci  d’élargir le collège de désignation aux institutions, aux partis politiques et à la société civile ». Mais plus nettement, et selon les mauvaises langues, il apparait  comme un cuisant désaveu au hold-up électoral planifié par le chef du gouvernement.

<strong> Le piège de trop évité de justesse</strong>

Dans une manœuvre dilatoire savamment orchestrée pour des desseins inavoués, le gouvernement avait voulu accorder aux futurs membres de  l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) une immunité presque parlementaire. Cette astuce est ainsi énoncée dans l’article 40 de son projet : « Les membre du Collège de l’Aige bénéficient de l’immunité et ne peuvent être poursuivis, recherchés,  arrêtés ou jugés du fait des opinions ou de votes émis dans l’exercice de leurs fonctions. Aucun membre du Collège de l’Aige ne peut, dans le cadre de l’exercice de son mandat, être poursuivi ou être arrêté en matière criminelle, sauf cas de flagrance ».

Mise sous la loupe des membres du CNT, pour ne pas être pris de mauvaises surprises, cette disposition a été littéralement balayée de la nouvelle loi électorale. Un piège de trop qui venait d’être mis sous les boisseaux. La protection juridique appropriée qui fut trouvée en la matière est ainsi énoncée, dans des termes non équivoques : « Les membres de l’Aige ne peuvent être poursuivis ou inquiétés pour les avis émis par eux dans l’exercice de leurs fonctions».

<strong>Le ministère de l’Administration territoriale est bien présent    </strong>

L’article 55 du projet de loi du gouvernement énonçait  « que les listes électorales soient établies ou révisées dans chaque commune, ambassade ou consulat par une commission d’établissement et de révision créée par décision du Coordinateur de l’Aige dans le district de Bamako, dans les juridictions d’ambassade ou consulat ». Et que « chaque  commission d’établissement et de révision est composée de membres désignés par l’Aige et les partis politiques ». Cet article non plus n’est pas passé. Il a été tout simplement rayé.

L’amendement 34 du CNT, qui contre-indique, prévoit que  « les listes électorales soient établies ou révisées dans chaque commune, ambassade ou consulat par une commission administrative créée par décision du représentant de l’Etat dans l’arrondissement ou dans le District, dans l’ambassade ou dans le Consulat ». Cela, dit-on, dans le but de rétablir les attributions du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans la révision annuelle des listes électorales.

Aussi, l’article 57 du projet de loi a fait l’objet d’amendement. Il stipulait qu’au titre des partis politiques, la commission d’établissement et de révision est composée d’un représentant de chaque parti politique présent dans la commune, l’ambassade ou le consulat. Que chaque représentant de parti est secondé par un suppléant qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement. « Les partis politiques sont invités par le Coordinateur de l’Aige dans la commune, le District, l’ambassade ou le consulat, au plus tard 15 jours avant le démarrage des opérations de révision, à désigner parmi les électeurs de la commune, de  l’ambassade ou du consulat, les noms de leurs représentants titulaires et suppléants. Ces noms sont communiqués au Coordinateur de l’Aige dans la commune, le District, dans la juridiction d’ambassade ou de consulta au plus tard 7 jours avant le démarrage des opérations de révision.

Ledit article est ainsi amendé : « au  titre des partis politiques, la commission administrative est composée d’un représentant de chaque parti politique présent dans la commune, l’ambassade ou le consulat. Chaque  représentant de parti est secondé par un suppléant qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.  Les  partis politiques sont invités par le représentant de l’Etat dans l’arrondissement,  l’ambassadeur ou le consul, au plus tard 15 jours avant le démarrage des opérations de révision, à désigner parmi les électeurs de la commune, de  l’ambassade ou du consulat, les noms de leurs représentants titulaires et suppléants. Ces noms sont communiqués au représentant de l’Etat dans l’arrondissement, ou dans le District, dans l’ambassade ou de consulta au plus tard 7 jours avant le démarrage des opérations de révision.

Là aussi, en définitive, on voit plus nettement que l’amendement porté par le CNT à cet article confus du projet de loi électoral est bien motivé par le souci de rétablir les attributions du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans la révision annuelle des listes électorales.

Pas à pas, détours par détours, les manœuvres distillées dans le projet électoral, tel qu’il a été présenté par le gouvernement pour assurer un contrôle savant du processus électoral, ont été décelées et tout simplement balayées dans l’architecture électorale du pays.

A Malin, malin et demi, dit-on…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Finances :  Jusqu’à quand le trésor peut tenir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/finances-jusqua-quand-le-tresor-peut-tenir-2980761.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:50:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Certains observateurs sont persuadés qu’il n’y a plus rien dans les caisses de l’Etat malien. Mais le gouvernement n’est pas alarmiste au sujet de l’avenir financier du pays qui est privé de fonds importants.

Le Trésor public malien est encore capable de payer les fonctionnaires en dépit des contraintes imposées au pays. Mais jusqu’à quand le Mali peut tenir, alors que les sanctions financières de l’Union économique et monétaire des Etats d’Afrique de l’Ouest (Uemoa) bloquent les transactions financières.

Récemment, le ministre de l’Economie de t des Finances, Aloussenou Sanou, a donné des éléments de réponse sur la façon dont le gouvernement se débrouille pour honorer ses engagements envers les fonctionnaires et d’autres prestataires de services. La grande partie de l’argent u Trésor public malien vient de l’activité économique qui ne s’est pas arrêtée au Mali.

Il est vrai que les limitations de transactions financières touchent certains services. Mais l’économie réelle est loin d’être touchée par les sanctions. Selon des experts, cela tient au fait que l’économie malienne est largement ancrée dans l’informel. Les sanctions financières n’empêchent pas les petits commerçants et autres contribuables maliens à mener leurs activités.

Les taxes et les impôts que payent ces travailleurs financent les salaires et autres dépenses importantes de l’Etat. On a observé il y a quelques mois une note du Trésor public informant les Maliens de la suspension des paiements électroniques des impôts et taxes. C’était une réponse du gouvernement aux sanctions financières. L’objectif est de ne pas mettre les impôts à la portée du système financier contrôlé par les institutions monétaires qui rendent compte à l’Uemoa.

La plupart des Maliens ne dispose pas de compte en banque, l’argent circule de main en main de façon générale. Tant que les marchés et les commerces sont loin d’être adossés aux banques et aux transferts d’argent, l’Etat peut être sûr de la disponibilité de fonds dans les caisses du Trésor public. Le marché financier international n’est plus une source de finances pour la transition qui préfère mobiliser les ressources internes pour faire face aux dépenses publiques.

Mais ce que le ministre des Finances ne dit pas, c’est que le Mali a pris les devants dans le bras de fer qui l’oppose à l’Uemoa et aux pays de la Cedeao. Le pays a en effet décidé bien avant les sanctions de rapatrier ses devises étrangères directement dans les caisses du Trésor public. Les gains provenant de la vente de l’or et du coton sont destiné au Trésor public, ce qui permet à l’Etat d’avoir des ressources énormes. L’or qui est une source de revenu sûre permet à l’Etat malien de ravitailler le pays sans passer par le système monétaire qu’utilisent les pays de la sous-région.

<strong>Vie chère</strong>

L’une des manifestations de la fragilité de l’économie nationale est bien l’inflation qui est en cours. La peur des Maliens est de se lever un matin pour constater une nouvelle augmentation des tarifs des transports. Depuis la seconde augmentation du prix des hydrocarbures par le gouvernement, les habitants de Bamako craignent la flambée des prix des produits de première nécessité. Les produits agricoles et les produits importés dépendent beaucoup du secteur des transports. Or, l’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe se répercute directement sur le coût du transport.

La cherté de la vie est intimement liée au coût du transport des produits, particulièrement entre Bamako et les autres localités du pays. Alors que le kilo de viande est vendu à 3000 F CFA dans la capitale, il est à 2000 F CFA dans le village de Siby. Cette localité est à une cinquantaine de kilomètres de la capitale où le prix du kilo de la viande a dépassé 2500 FCA il y a des années. C’est dire que le transport joue beaucoup dans la cherté des produits de consommation.

La récente augmentation du prix des hydrocarbures va en ajouter au pourrissement de la situation économique à Bamako. La baisse du pouvoir d’achat dans les grandes villes se répercute sur les villages dont les productions dépendent des intrants. Bamako est incontournable dans la fourniture des intrants agricoles qui pourraient arriver chez les paysans à un prix élevé à cause de la cherté des hydrocarbures.

C’est donc un cercle de feu que forme la flambée des prix des transports.

A la longue, c’est toute la chaine du commerce et de l’économie nationale qui sera touchée par les transports. Pour l’instant, le gouvernement n’a rien entrepris pour diminuer l’impact de la hausse des hydrocarbures sur le pouvoir d’achat de la population. L’Office des produits pétroliers (Onap) est loin d’avoir la solution. En effet, aussi longtemps que le ravitaillement du pays dépend des fournisseurs ordinaires, la flambée des prix ne pourra combattue, malgré les subventions de l’Etat.

La situation est loin d’être satisfaisante dans les ports des pays que le Mali utilise pour se ravitailler. En Guinée Conakry, nouvel accès du Mali vers la mer, la cherté des prix des hydrocarbures a provoqué une émeute. Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, deux pays limitrophes importants, c’est le même constat. Tout le monde se plaint de la cherté des hydrocarbures et de la diminution du pouvoir d’achat.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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</item>

<item>
<title>RGPH5 :  C’est parti pour la phase de terrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rgph5-cest-parti-pour-la-phase-de-terrain-2980771.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/rgph5-cest-parti-pour-la-phase-de-terrain-2980771.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:09:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est le  5<sup>ème</sup>du genre après ceux de 1976, 1987, 1998, et 2009. Le Mali  a donc entamé sa première expérience dans le cadre du recensement numérique. Et cela a débuté depuis le mercredi 15 juin 2022 sur toute l’étendue du territoire. En prélude de ce démarrage, le directeur général de l’Institut national des statistiques (Instat), Dr Arouna Sougané, a animé, le lundi 13 juin 2022, dans les locaux de ladite structure, une conférence de presse afin d’édifier l’opinion nationale et internationale sur les questions relatives à ce projet.

En effet, plus de 33 000 agents recenseurs ont été formés pour le 5<sup>ème</sup>Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph5). Ils sont composés de jeunes diplômés et qui ont commencé leur formation le mois de mai passé. Le projet est financé par la Banque mondiale, l’Etat malien et d’autres partenaires à hauteur de 25 milliards de FCFA. De 5 milliards de FCFA au départ, la contribution de l’Etat du Mali est passée à 10 milliards de FCFA.

Le Rgph est une exigence de la loi qui régit le recensement de la population et de l’habitat au Mali qui, selon le directeur général de l’Instat, est conforme aux dispositions de la commission statistique des Nations Unies. Celle-ci veut que les pays réalisent chaque dix (10) ans le Rgph. Dont l’objectif est de non seulement connaitre l’effectif de la population, sa structure et sa répartition géographique afin de pouvoir planifier le développement du pays. Mais aussi évaluer les progrès réalisés dans l’atteinte des programmes de développement non seulement au niveau national, mais aussi sous-régional et international, aux dires du directeur général.

Par ailleurs, une des particularités du Rgph5 est la numérisation qui permet d’améliorer la qualité et de réduire le délai du recensement, selon le directeur général de l’Instat. Pour cette édition, les données seront collectées à l’aide des tablettes contrairement aux 4 précédentes. Encore, les données sont collectées sur le terrain par des jeunes diplômés. Lors des éditions passées, elles étaient faites par les enseignants et certains individus qui avaient un certain niveau d’instruction dans les milieux respectifs. Ce qui permet notamment de réduire le taux de chômage pendant cette période, se réjouit le directeur général. Malgré l’insécurité dans plusieurs endroits du pays, Dr Arouna Sougané affirme que les 703 communes du Mali demeurent accessibles au recensement. Concernant les déplacés, dit-il, seuls ceux à l’interne seront concernés. Les premiers résultats sont attendus le 4<sup>ème</sup> trimestre de cette année, révèle-t-il.

Au sujet des protestations de certains agents pour non paiement de leurs frais de formation, des éclaircissements ont été donnés par le directeur général. Ce sujet fait couler beaucoup d’encre et de salives. Dans ses explications, il indique qu’il était convenu de faire le paiement par mobile money. Mais lors des paiements certaines irrégulières ont été constatées relatives à l’identité notamment des numéros de téléphone mentionnés par des agents sont révélés non conformes. Par exemple à Bamako, sur plus de 800 agents, plus de 300 avaient des problèmes d’identité, explique Dr Sougané. C’est dans ce sens que la direction générale de l’institut a fait recours au paiement par voie bancaire. « Nous allons faire payer tout le monde mais de façon correcte », déclare-t-il.

Pour terminer, Dr Sagouné lance un appel aux populations concernées d’accueillir les agents recenseurs et aussi de leur fournir des bonnes informations. « Leur fournir des bonnes informations, c’est de contribuer au développement futur du pays », conclut-il.

<strong>Adama TRAORE </strong>

<strong> </strong>

<strong>Déclaration du ministre de l’Economie et des Finances M. Alousseni SANOU relative au lancement des travaux du dénombrement du cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH5)</strong>

- Chers compatriotes.

Le Gouvernement a lancé, depuis plusieurs mois, à travers le Ministère de l’Economie et des Finances, les activités du Cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH5).

Dans ce cadre, j’ai l’honneur de vous informer du démarrage des travaux de terrain pour le dénombrement général de la Population et de l’Habitat à compter de ce mercredi 15 juin 2022.

La réalisation de cette opération nécessite, au-delà de la mobilisation d'importantes ressources, une bonne planification des activités sur tout le territoire préalablement découpé en zones de dénombrement.

Aussi, 26 327 Agents recenseurs, 4 504 Chefs d’équipes et 866 Contrôleurs TIC seront engagés sur le terrain auprès des ménages. Ces équipes seront encadrées par les Cadres et Responsables de l’Institut National de la Statistique, des autres structures du Système Statistique National, des Directions Régionales et des Services Locaux de la Planification, de la Statistique et de l’Informatique, de l’Aménagement du Territoire et de la Population.

Le Gouvernement les engage à se mobiliser pour la réussite de cette opération notamment par la collecte et l’acheminement de données reflétant fidèlement les réalités socio démographiques de notre pays.

- Chers compatriotes

Durant les trois prochaines semaines, les Agents recenseurs et les chefs d’équipe, chargés de collecter des informations sur les caractéristiques socioéconomiques, démographiques et culturelles de la population passeront dans vos familles respectives.

Je vous invite à les réserver un accueil chaleureux et à leur fournir les informations demandées qui concernent plusieurs aspects de la vie notamment l’état civil, l’éducation, la santé, l’emploi, la mobilité et les caractéristiques de l’habitat.

Conscient de l’importance de cette opération, le Gouvernement du Mali, a pris toutes les dispositions nécessaires pour relever le défi. Dans ce cadre, l’Etat a obtenu l’accompagnement de certains Partenaires Techniques et Financiers dont nous saluons, ici, l’engagement.

- Mesdames/Messieurs.

Pour la réussite de cette opération, nous voudrions compter sur :

+ L’engagement des chefs de quartiers dans nos villes et les chefs de villages et de fractions, en vue d’une meilleure orientation des Agents recenseurs déployés dans leurs localités ;

+ Le dévouement des autorités administratives et municipales (Gouverneurs, Préfets, Sous-préfet, maires), pour la coordination des opérations dans leurs circonscriptions ;

+ L’accompagnement habituel des forces de défenses et de sécurité en vue de la protection et de la sécurisation de cette opération.

- Maliennes et Maliens, Ressortissantes et Ressortissants d’autres pays vivant sur le territoire malien.

Ce Recensement nous concerne tous. Facilitons la tâche aux Agents Recenseurs en leur réservant un accueil chaleureux et en répondant clairement aux questions.

Ces Agents Recenseurs mènent une mission de service public. Chacun de nous doit contribuer à sa réussite.

&nbsp;

Aidez-nous à vous recenser pour le développement du Mali !

Je vous remercie!

Bamako le 14 juin 2022.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Premier congrès de l’Avpm&#45;Faso :  Le responsables appellent à l’union sacrée au tour du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/premier-congres-de-lavpm-faso-le-responsables-appellent-a-lunion-sacree-au-tour-du-mali-2980768.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:02:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Samedi 18 juin 2022, l’Alliance des volontaires pour le Mali (Avpm- Faso Baara) a organisé son premier congrès ordinaire au Mémorial Modibo Keïta. </strong>

Selon Hamadoune Dramé, secrétaire général,l'Avpm-FasoBaaraun mouvement politique créé formellement en février 2021. Il est né de la volonté des Maliennes et des Maliensd'unir leurs énergies, leur savoir-faire, leurs efforts afin d'amorcer une autre façon de faire de la politique. L'Alliance a pour objectifs de contribuer au rehaussement du niveau de participation des jeunes dans la vie politique et citoyenne ; participer aux élections communales, législatives et présidentielles ; contribuer aux actes volontaires allant dans le sens de la cohésion et de la préservation de la paix et de l'unité ; entreprendre et soutenir toute initiative dans le cadre des élections libres, crédibles et transparentes, etc.

C'est pourquoi il dira que le bureau national de l'Avpma rencontré le président du Haut conseil islamique,Cherif Ousmane Madani Haïdara ;l'imam Mahmoud Dicko ; le président Dioncounda Traore, le comité exécutif de l'Adema, la communauté malienne en Côte d’Ivoire. Avec ces personnalités et organisations, il a été question des voies et moyens pour apaiser le climat politique. Aussi, des actions ont été menées, notamment l'assistance aux personnes démunies, aux veuves et orphelins lors des festivités, en mettant à dispositions des vivres et des non-vivres dans des localités comme Baguinéda, Bamako, Markala ; la formation des femmes du groupement de Sénou en technique de fabrique de savon ; la dotation de 3 groupements de femmes de Garalo en divers équipements comme les chaises de cérémonie et les bâches ; l'organisation d'une coupe de football à Bamako. Toutes ces actions visent à renforcer les capacités du capital humain, surtout les femmes.

À l’en croire, ce congrès intervient à un moment où notre pays amorce une phase importante du processus de transition que notre pays connait depuis août 2020.

Il dira que le parti se réjouit  du vote du projet de loi électoraleau Mali. Il a également suivi avec beaucoup d'intérêts la publication des décrets relatifs d'une part à la composition du comité d'experts pour la rédaction d'une nouvelle constitution, et d'autre part la durée de la transition à 24 mois à compter du 26 mars 2022. « Nous osons espérer que ces avancées permettront de lever les sanctions injustes imposées à notre pays par la Cedeao et l'Uemoa car, les populations souffrent énormément des effets de l'embargo et de la crise internationale consécutive à la situation en Ukraine et la Covid-19 ».

S’agissant de la situation socio-politique, Moussocoura Samaké dira qu’après une analyse approfondie de la situation sociopolitique du pays, I'Avpm salue l'adoption de la nouvelle loi électorale car notre pays a beaucoup souffert des crises post-électorales.

Quant à la révision constitutionnelle, l'Avpm propose au gouvernement la création d'un cadre inclusif de concertation.

L'Avpm invite les acteurs politiques à tenir compte de la situation de fragilité de notre pays et  à accompagner la transition afin de doter notre pays d'institutions fortes. Pour cela, tous les acteurs doivent jouer la carte de l'apaisement, a-t-elle mentionné

<strong>A.T </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lucarne :  Quand le Pôle économique transforme le khoutba en meeting politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lucarne-quand-le-pole-economique-transforme-le-khoutba-en-meeting-politique-2980763.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 10:58:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'imam du jour (17/06/2022) à la mosquée Demba Wagué de Djélibougou a annoncé au début de son prêche de ce vendredi que le Pôle économique et financier de Bamako a demandé aux imams de parler sur le thème de la corruption.

À première vue, rien d'anormal qu'un imam parle des tares de la société lors du prêche hebdomadaire du vendredi. Mais, qu'un organe comme le Pôle économique demande que les imams traitent d'un thème spécifique dans les mosquées ; cela peut ouvrir la boîte de Pandore.

Aujourd'hui, l'imam Traoré n'est pas allé par le dos de la cuillère. Il avait un document certainement élaboré de façon conjointe par Limama et le Pôle économique. Il a révélé qu'entre 2005 et 2019, plus de 1000 milliards ont été détournés dans l'administration publique au Mali, que ce montant pouvait permettre de construire plus de 200 hôpitaux comme l'hôpital du Mali, plus de 40 ponts comme le troisième pont de Bamako, etc.

Ensuite, il s'est lancé, tel dans un meeting politique, dans un jugement à charge contre la classe politique, depuis ceux issus du coup d'État de 1968 à nos jours. Pendant 45 mn, il a fustigé, dénoncé, accusé, dénigré et même maudit, sans réellement donner les sources, ni de preuves qui étayent les allégations avancées. Tout seul, sans contradicteur, il a égrainé les malversations et généralisé la saleté des commis de l'État.

Dans la mosquée, on entendait beaucoup de murmures. Après la prière, les discussions devant l'enceinte religieuse étaient vraiment rudes et partaient dans tous les sens.

Nous nous demandons si cette méthode de sensibilisation du Pôle économique a une efficacité. Et puis ne va-t-elle pas produire l'effet contraire du résultat attendu? Enfin, les imams qui doivent apporter le message en mélangeant la foi, la politique, les analyses macroéconomiques, en mesurant les conséquences du vagabondage budgétaire tout cela en quelques minutes, ne vont-ils pas embrouiller des fidèles dont la majorité n'est vraiment pas en posture de faire le tri ?

Le Pôle économique doit se concentrer sur ses enquêtes pour faciliter aux juges de faire leur travail. Et de l'autre côté, les imams doivent assainir l'âme des croyants, apaiser l'opinion nationale et permettre aux citoyens de choisir le droit chemin. Chaque entité a sa voie déjà tracée, sa mission clairement définie, mais chercher à mélanger les genres pourra donner une chimère incontrôlable, surtout dans un pays qui cherche à s'orienter.

Qu'on ne me classe dans aucun camp, je ne fais qu'opiner sur un procédé que je ne trouve pas profitable à mon pays dans le contexte actuel.

<strong>Moussa Sey Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité :  Les otages au cœur de la méthode d’Assimi</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/securite-les-otages-au-coeur-de-la-methode-dassimi-2980756.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 10:47:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Qu’il s’agisse de la sécurité ou de la situation politique, Assimi Goïta travaille avec une touche personnelle. On croyait que les Occidentaux avaient oublié les otages entre les mains des djihadistes se trouvant au Mali. Les Américains viennent de signaler leur attachement au suivi de ces otages en rencontrant le président Assimi Goïta. Déjà, le président de la transition a montré sa capacité à libérer les otages dans un passé récent.</strong>

Les forces spéciales maliennes dont Assimi est le patron ont en effet libéré plusieurs otages célèbres à travers des interventions discrètes  des Forces armées maliennes (FAMa). Les progrès de l’armée nationale sur les groupes terroristes n’empêchent pas ces derniers de continuer à enlever des gens au Mali. Ainsi, les djihadistes détiennent plusieurs dizaines d’otages dont la majorité est constituée de citoyens maliens.

Mais ce qui attire le plus souvent l’attention est l’enlèvement  d’étrangers qui constituent généralement des sources de revenus pour  les terroristes. On comprend pourquoi les djihadistes ont tout fait pour prendre en otage deux ressortissants européens et un africain dans la localité de Koutiala au sud-est du pays. Cette localité est devenue une zone d’activité des terroristes qui n’ont pas pourtant revendiqué l’enlèvement des otages. Si les Occidentaux sont des proies privilégiées des preneurs d’otages, c’est à cause du prix que leurs pays d’origines sont prêts à payer aux terroristes. Ces rançons servent ensuite à financer une grande partie des activités des groupes terroristes. On sait que les djihadistes manquent actuellement de financement, ce qui pourrait expliquer la résurgence des prises d’otages occidentaux. En plus des deux occidentaux enlevés récemment, les djihadistes détiennent d’autres otages dont le journaliste français Olivier Dubois. Malgré la mobilisation des proches du journaliste français enlevé en 2021, les nouvelles le concernant sont rares. Le problème est que les autorités maliennes ont changé de politique vis-à-vis des terroristes qui font l’objet d’une chasse ouverte. Les forces armées maliennes sont dotées de moyens militaires importants pour traquer les djihadistes où ils se trouvent. Dans ce contexte, il y a peu de chance pour les négociations entre les preneurs d’otage et les familles des otages. Les pays européens n’ont jamais admis le paiement de rançons aux terroristes pour la liberté des otages, mais beaucoup  d’otage ont pu regagner leurs domiciles grâce à des rançons. Les seuls cas de libération d’otage sans rançon semblent être ceux des trois otages chinois libérés en fin 2021. Il y a aussi la libération de la religieuse colombienne Gloria Cecilia, elle qui avait été aussi enlevée dans la localité de Koutiala en 2017. Si Assimi a des succès certains sur le plan sécuritaire, il n’en est pas du tout sur le plan politique.

<strong>Loi fondamentale</strong>

Tout le monde n’est pas content de la décision du président de la transition de créer une nouvelle constitution. En effet, une nouvelle Constitution est en voie d’être écrite pour dessiner les contours juridiques du Mali en pleine refondation. Les Maliens qui s’étaient habitués à la Constitution de 1992 veulent d’un pays régi par une loi fondamentale reflétant les réalités sociopolitiques du pays. Tout le
monde n’est pas d’accord avec l’adoption d’une nouvelle constitution, surtout que certains partis politiques et organisations de la société civile pensent que le moment n’est pas venu pour le faire. Mais les citoyens dans leur majorité ne se reconnaissent plus dans une constitution empruntée aux institutions françaises. L’une des tares de la Constitution de 1992 est qu’elle ne prend pas en
compte des évolutions des mentalités. Il y a trente ans, les Maliens n’accordaient pas d’importance aux questions linguistiques dans le développement. Aujourd’hui, les citoyens ont compris que les pays qui ont mis l’accent sur leurs langues les plus utilisées par la population ont fait des progrès certains dans le développement des sciences et des techniques ainsi que dans l’éducation des masses. La Constitution de 1992 fait du Français la seule langue officielle du Mali, alors que la grande partie de la population ne comprend pas cette langue. Pourtant, le Mali n’est pas mieux que des pays comme l’Afrique du Sud (11 langues officielles), le Rwanda (le Rwandais) ou encore l’Inde (22 langues officielles). Tous ces pays sont aujourd’hui cités en exemples pour leurs modèles éducatifs et économiques. Il appartient donc aux Maliens de mettre fin au déni linguistique en reconnaissant toutes les langues nationales comme des langues officielles et de travail. Le ton de cette réforme a été donné par les Assises nationales de la refondation(ANR) qui a eu lieu en décembre 2021. La nouvelle constitution doit prendre en compte d’autres aspects de ces assises comme la nécessité de trouver un compromis entre les Maliens du nord au sud afin de consolider la paix. L’accord d’Alger qui n’est pas consensuel a cependant des aspects qui peuvent être utiles à la nouvelle constitution. Les circonscriptions électorales, le mode de scrutin et bien d’autres détails administratifs seront liés au contenu de l’Accord d’Alger dont l’application doit être « intelligente ». Plusieurs fois, la Constitution de 1992 a fait l’objet de tentative de révision, mais toutes se sont soldées par un échec. On se souvient de « An Tè A Bana » de 2018, un mouvement qui s’est opposé à la révision de la
Constitution. Aujourd’hui, la réussite du projet de constitution dépendra du contenu des  propositions. Le problème en 2018 était autour des pouvoir du président de la République. La nouvelle constitution s’attaquera à cette question, puisque les Assises nationales de la
refondation recommandent une diminution des pouvoir du président et la possibilité de révoquer le chef d’Etat en cas de faute grave.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le premier ministre à la fête du Sanke&#45;mo :  Choguel désemparé…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-premier-ministre-a-la-fete-du-sanke-mo-choguel-desempare-2980751.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 10:37:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Adepte du paraître et du sensationnel à tout vent, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été aperçu en grande pompe à la fête traditionnelle du Sanké-Mô, la semaine dernière, pendant que les dossiers chauds, pendants sur la table du gouvernement, ne comptent plus… Comme s’il se signalait lui-même épuisé par le poids de ses tâches primatoriales</em>.

Le Premier ministre de la transition, l’hôte de marque de la fête traditionnelle du Sanké-Mô ? Personne n’a de quoi à redire sur une telle présence remarquée. La fête du Sanké-Mô est un événement culturel d’une grande richesse civilisationnelle au Mali, voire dans la sous-région, qui s’est illustré au fil du temps et des âges.

De ce fait, il doit être visité par toutes les sommités du pays et même au-delà. Mais, malheureusement, comme à ses habitudes, puisqu’affilié au populisme débordant, et au maquillage tout venant, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a lourdement souillé cette première sortie pour un événement culturel aussi  marquant, par son geste inapproprié et totalement télécommandé pour les besoins d’une publicité communicationnelle de mauvais goût, en sortant lui-même du convoi officiel pour payer, par lui-même, le ticket de passage à un péage.

Eh oui ! Cameras braquées, le Premier ministre de la transition, dans un exercice surréaliste d’exhibitionnisme communicationnel réglé, dont il détient lui seul les codes, a fait sortir l’argent, de ses mains, de son grand boubou burkinabé, pour régler le droit de passage à un péage, sur le corridor menant à San.

Les usagers de la route le savent bien : sur les tronçons, au niveau des péages, aucun conducteur, compte tenu de l’organisation fluide du travail au niveau de ces guichets, ne sort de l’engin pour payer lui-même les droits de traversée. Non ! Les choses ne se passent pas ainsi, car très souvent, ce sont les jeunes recrutés et formés pour les besoins de la cause qui s’activent pour faciliter cette opération.

Pour le Premier ministre, c’est bien connu : c’est tout un dispositif fonctionnel et opérationnel qui s’occupe de ça. Mais çà, Choguel Kokalla Maïga, chef de gouvernement, n’en a cure ; lui qui ne se préoccupe que de l’aspect populiste  des choses, celui qui lui fait paraître au grand jour.

Propagandiste dans l’âme,  Choguel Kokalla Maïga, dans de pareilles circonstances, au risque de se mêler au ridicule et à l’approximative, n’hésiterait pas à tordre le cou au protocole sécuritaire et aux normes administratives pour jouer son jeu favori, celui de l’exhibition communicationnelle qui lui va à la merveille, comme un champion de cirque.

Il le fait, très souvent, au détriment du poids de ses charges officielles. C’est fut le cas, pour cette sortie publique à une si fête traditionnelle de grande volée culturelle, dont il a contribué à ternir l’image, pour une première présence, (de mémoire de maliens, il n’a jamais été aperçu auparavant, en tant qu’homme politique, manifesté un quelconque intérêt pour ce rendez-vous culturel), en s’adonnant, par ricochet, à un tel geste inopportun.

A croire qu’il est déjà fatigué par le poids de ses charges officielles qu’il n’arrive plus à supporter, malgré les défis énormes auxquels le pays est confronté. Sinon, comment comprendre que le chef du gouvernement puisse s’adonner à un tel spectacle pendant qu’il participait à l’un des événements culturels les plus attractifs et les plus fascinants de notre pays.

Il  aurait dû céder sa place au ministre de la culture, lequel aurait dû, lui, compte tenu de ses atouts, mieux valoriser l’onction gouvernementale à un tel riche rendez-vous culturel du pays.

Hélas !

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de crise :  Les partis politiques au chevet du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-de-crise-les-partis-politiques-au-chevet-du-mali-2978832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 08:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les partis politiques font du mieux qu’ils peuvent pour contribuer à l’apaisement de la crise politique. C’est dans ce contexte que le Cadre d’échange de partis politiques et des regroupements de partis politiques pour une Transition réussie au Mali a fait une déclaration le 30 juin. Selon la déclaration, le Mali vit une des périodes les plus difficiles de son histoire, caractérisée par une crise sécuritaire, sociale, politique et diplomatique depuis le coup d’État militaire du 18 août 2020.</strong>

Les partis de la coalition indiquent que l’isolement et les tensions diplomatiques du Mali avec une partie de la communauté internationale et certains Etats voisins, notamment de la Cedeao et de l’Uemoa, ayant conduit à des sanctions économiques et financières ainsi qu’à la fermeture des frontières continuent de plomber le pouvoir d’achat des Maliens.

Le tissu économique, financier, industriel se déchire tous les jours  en raison des sanctions imposées par la Cedeao et Uemoa  dont les seuls responsables sont les autorités de la transition en raison du non-respect des engagements pris. « Tous les secteurs sont fortement impactés négativement. Le gouvernement peine à rassurer l’opinion nationale de sa capacité à contenir les souffrances des populations », souligne la déclaration.

<strong>Vie chère</strong>

Dans le domaine alimentaire le constat est alarment, la famine guette le centre et le nord du pays. Dans les centres urbains les prix des produits de grandes nécessités ont pris de l’ascenseur : un œuf qui coûtait il y a peu de temps 75 francs se monnaie dans les boutiques entre 125 et 150 FCFA, 50 kg de sucre blanc coûte 28000 frs. Le mil coûte entre 45000 et 60000 frs le sac de 100 kg, le maïs aliment de base de la volaille est à 33000 frs le 100 kg.

La tonne du tourteau pour le gros bétail est entre 350 000 et 400000 frs le son de riz est 160 000 et 180 000 frs la tonne, celui des petits ruminants est cédé entre 2400000 et 250000 frs la tonne. Le litre d’huile est à 1500 frs le litre. Le gel des opérations des financements de certains partenaires financiers (BM BAD AFD…) ont un impact négatif sur plusieurs projets de développement et les opérateurs (bureaux d’études, entrepreneurs et les fournisseurs des consommables…)  qui travaillent pour le compte de ses partenaires.

Selon le cadre, les discussions entre les autorités de transition et le médiateur de la communauté économique des états d’Afrique de l’ouest Cedeao en vue de la levée des sanctions sont au point mort. Un ping-pong diplomatique sur le délai de la transition de 36 à 24 mois pour les autorités maliennes et de 12 à 16 mois pour la Cedeao s’est établi.

La déclaration rappelle aux autorités de la Transition d’inscrire fondamentalement leurs actions à un retour rapide du Mali dans le concert des nations africaines et mondiales et remercions le président Faure Gnassingbé Eyadema d’avoir accepté le rôle de facilitateur pour une sortie de crise au Mali. Elle exhorte les autorités de Transition et les chefs d’Etat de la Cedeao à mettre à profit le sommet du 4 juin à Accra au Ghana, pour trouver un compromis pour la levée des sanctions afin de soulager les souffrances de nos populations respectives.

<strong>L’Adema sort du silence</strong>

Longtemps critiqué pour sa responsabilité dans la faillite de l’Etat malien, le parti Adema tente de se racheter. Dans un contexte marqué par l’accroissement du fossé entre la population et les partis, l’ancien parti au pouvoir est comptable des errements de gouvernance qui ont conduit à l’effondrement de la jeune démocratie acquise au prix d’une révolte populaire en 1991. Pour se donner bonne conscience, le parti vient de se prononcer contre les sanctions qui pèsent sur le Mali.

En effet, le comité exécutif de l'Adema-Pasj, lors de sa réunion ordinaire du 28 mai 2022 à son siège à Bamako, a analysé la situation socio-économique et politique du pays, notamment les conséquences des sanctions économiques, financières et diplomatiques de la Cedeao et de l'Uemoa contre le Mali. A la faveur de la tenue d'un sommet de la Cedeao, le 04 juin 2022 à Accra, en République du Ghana.

L'Adema-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj), conformément au contenu de sa déclaration du 11 janvier 2022 et soucieux de la préservation des intérêts supérieurs du peuple malien et des autres populations des pays voisins, attire l'attention des autorités de la transition malienne, des chefs d'Etat de la Cedeao, de l'Uemoa et de l'Union Africaine sur les effets négatifs des sanctions imposées au Mali, depuis le 09 janvier 2022.

Selon l’Adema, les effets négatifs des sanctions se traduisent par le renchérissement du prix des produits de première nécessité, les difficultés d'approvisionnement et d'accès aux intrants agricoles, en cette période de campagne agricole, ainsi que les difficultés rencontrées dans les transactions financières par les opérateurs économiques maliens. A cet effet, l'Adema- Pasj exhorte toutes les parties prenantes à saisir cette ultime occasion pour créer les conditions d'un compromis responsable, en vue de la levée sans délai, desdites sanctions.

Les responsables de l’ancien parti au pouvoir restent persuadés que la levée des sanctions permettrait d'atténuer les souffrances des populations maliennes qui sont les premières à subir les effets négatifs des sanctions. Le soutien de l’Adema à la transition n’empêche pas des hauts cadres du parti de manœuvrer avec des regroupements qui sont opposés à la transition.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance :  Les chantiers d’un Etat à refonder</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernance-les-chantiers-dun-etat-a-refonder-2978841.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 08:19:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les chantiers de la refondation commencent à voir le jour, mais à un rythme lent. Ainsi, alors que la lutte contre la délinquance financière prend de l’ampleur au Mali, l’Etat prépare le terrain aux futurs prisonniers. L’engorgement de la prison centrale de Bamako et ses conditions déplorables ont longtemps été reprochés aux autorités judiciaires du Mali.

Pour remédier à ces problèmes, le gouvernement a investi pour la construction d’un pénitencier imposant par sa taille et sa modernisation. Ainsi, sur le 1<sup>er</sup> juin 2022, sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication relative à la réception provisoire de la nouvelle Maison d’arrêt de Bamako à Kéniéroba, non loin de la capitale, dans la région de Koulikoro.

Le gouvernement a rappelé que c’est en vue de désengorger la Maison centrale d’arrêt de Bamako, qui fait l’objet d’une forte surpopulation carcérale, que les autorités ont entrepris la construction d’une nouvelle Maison d’Arrêt à Kéniéroba. D’ailleurs, il y a quelques jours, Mamoudou Kassogué, le ministre de la Justice avait visité la nouvelle prison.

Le pénitencier est bâti sur une superficie de cinq (05) hectares avec une capacité d’accueil de deux mille cinq cents (2500) places au niveau des cellules ordinaires et soixante-treize (73) places au niveau des cellules exceptionnelles. Le coût de réalisation des travaux s’élève à 12 milliards 116 millions 453 mille 125 francs CFA entièrement financé par le Budget national.

<strong>Pour les droits de l’Homme</strong>

C’est une bonne nouvelle pour les défenseurs des droits de l’homme, surtout que des complaintes ont été faites au sujet des conditions difficiles dans lesquelles certains prisonniers de droit commun vivent. Cette nouvelle Maison d’arrêt, répondant aux standards internationaux, permettra d’améliorer les conditions carcérales des détenus.

Autre chantier, de la refondation, la restauration de la dignité des Maliens. C’est l’exemple de la nationalité. En effet, détenir la nationalité malienne est devenu un motif de fierté pour beaucoup d’Africains. Certains vont même jusqu’à poster sur les réseaux sociaux leur requête de naturalisation. Dans un contexte où les regards sont braqués sur le Mali en raison de la densité de l’actualité, il y a un engouement certain de la part de nombreux jeunes africains de l’espace francophone surtout.

Cette poussée de panafricanisme se constate même dans les textes du conseil des ministres. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des sceaux, le dernier conseil des ministres a adopté un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation.

Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne sont prescrites par la loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. A en croire le gouvernement, les demandeurs, au nombre de huit (08) personnes, remplissent individuellement ces conditions.

<strong>Depuis les assises de la refondation</strong>

Les hautes autorités de la transition se sont engagées dans une œuvre de refondation de l’Etat, à instaurer une gouvernance vertueuse, bâtir des institutions légitimes et reconstruire l’Homme malien de type nouveau incarnant les valeurs sociétales et républicaines. Le cadre stratégique de la refondation de l’Etat est initié dans ce cadre, selon le gouvernement.

L’objectif général du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat est d’assurer un véritable processus de la refondation du Mali à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation de l’Etat. La journée nationale de salubrité sera un point central de cette stratégie.

La mise en œuvre du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat qui est articulé sur la priorisation des actions réalisables à court, moyen et long termes, fera l’objet d’un suivi permanent et d’une évaluation régulière. En attendant, beaucoup de Maliens attendent avec impatience l’application des recommandations des assises nationales de la refondation.

C’est dans ce contexte que la fonction publique est prise comme exemple. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le conseil des ministres a pris acte d’une communication relative à la délibération et de la proclamation des résultats des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’Etat au titre de l’exercice budgétaire 2021. Au total, 843 emplois répartis entre différents cadres étaient à pourvoir. Sur 63.677 inscrits, 58.461 candidats ont pris part aux concours.

A l’issue des dits concours :807 candidats ont été déclarés définitivement admis ; 76 postes sont restés vacants pour non obtention de la moyenne requise par les candidats. Mais la vérification des diplômes des candidats admissibles a révélé vingt (20) cas de faux diplômes qui seront transmis à la justice.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Préservation de la biodiversité :  Quel avenir pour Sadiola après la mine ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/preservation-de-la-biodiversite-quel-avenir-pour-sadiola-apres-la-mine-2978830.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 01:50:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mine à ciel ouvert d'<a href="/wiki/Or">or</a> située à <a href="/wiki/Sadiola">Sadiola</a> dans la <a href="/wiki/R%C3%A9gion_de_Kayes">région de Kayes</a> au <a href="/wiki/Mali">Mali</a> depuis 1996, elle produira environ 6 tonnes d'or par an et est exploitée par <a href="/wiki/AngloGold_Ashanti">AngloGold Ashanti</a> et Iamgold. Aussi, ce village deviendra-t-il une destination massive pour toutes les nationalités, mettant ainsi en péril l’agriculture et l’élevage.

Zone aurifère par excellence depuis plus de 30 ans, le village de Sadiola devenu aujourd'hui siège  des grandes entreprises minières nationales et internationales est dépourvue de toute sa biodiversité naturel. Les associations et regroupements de protection environnementale sont réduits à leur simple expression. La faute : course à cette pierre précieuse (l’or).  Des gens venus de diverses localités du Mali et d’ailleurs font du village de Sadiola l’un des villages le plus peuplés, mais aussi le plus dangereux, où la préservation de la nature et la biodiversité laisse à désirer.

Une situation qui désole Bakany Keïta, présidente des femmes  de Sadila pour la protection de l'environnement. À en croie cette dernière, il est évident que les autorités locales, à savoir le maire et le sous-préfet, sont de mèche avec les responsables de la Semos. Aux dires  de la dame Keïta, cela fait plus de 4 fois qu'elles formulent des recommandations et démarchent le maire et le sous-préfet pour une éventuelle limitation des zones d’exploitation minière, artisanale et industrielle. Mais leurs revendications semblent tomber dans des oreilles de sourds.

« La plupart des légumes et fruits sont exportés des autres localités. Car il n’y a presque plus d’arbres et de terres cultivables. Ceux qui avaient une passion pour l’agriculture sont obligés de se convertir en orpailleurs artisanaux. Pour les plus chanceux qui ont des bras longs, ils sont embauchés par la société d’exploitation minière de Sadiola (Semos) », renchérît-elle.

Des trous partout, et aucun arbre n’est épargné malgré son importance, et l’eau du village semble être contaminée par les produits chimiques, poursuit Bakany Keïta. « Il ne nous reste plus que former une délégation et aller nous plaindre chez le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. Certes nous ne sommes pas contre l’exploitation minière industrielle et artisanale, mais je crois qu’il faut qu’il y ait des zones tampon que nul ne doit franchir. Notre survie en dépend », s’est-elle offusquée.

Pour Yacouba Coulibaly, tradi-thérapeute au marché de Sadiola, il n’y a plus rien que l’on puisse faire. « Je ne sais même plus comment vont vivre les habitants de ce village quand il n’y aura plus l’or. Déjà, les plantes médicinales se font rares », dira-t-il.

Pour Mahmoud Sangaré, éleveur à Sadiola, le pâturage d’animaux devient difficile. Car les mines artisanales rendent toute la brousse impraticable pour les animaux. « Je suis obligé à chaque hivernage et saison sèche d’aller là où mes animaux seront en sécurité », s’exclame Sangaré.

Si les responsables de la Semos, aujourd’hui exploitée par Allied Gold, font la sourde oreille comme le stipule ci-dessus la présidente des femmes de Sadiola pour la protection de l’environnement, les orpailleurs artisanaux quand eux, la protection de l’environnement un une affaire de blanc. Selon Ousmane Djibo, il n’y a pas lieu de réfléchir quand il s’agit de choisir entre protéger les arbres ou chercher l’or. La deuxième option est la plus prolifique, nous dira-t-il. Et l’un d’eux va encore plus loin en affirmant : « Ne croyez pas à toute bêtise des Blancs. Le Mali est vaste, si l’agriculture n’est pas faisable à Sadiola, c’est faisable ailleurs. Les gens de Sadiola qui veulent cultiver peuvent aller ailleurs ».

Du côté des responsables de la Semos, c’est silence radio. Car nos tentatives de recoupement auprès des responsables de Allied Gold (nouveaux propriétaires de mine d’or Sadiola) se sont soldées par des échecs.

<strong>Adama TRAORE</strong>

<strong>Envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guéguerre  au sein du RPM : Diarrassouba plaide pour la mise en place d’un cadre de réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gueguerre-au-sein-du-rpm-diarrassouba-plaide-pour-la-mise-en-place-dun-cadre-de-reconciliation-2978825.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 01:20:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le</strong> <strong>Collectif pour la défense des statuts et règlement intérieur du RPM (Cdsri-RPM), récent victorieux de la crise au sein du RPM suite à une décision d’annulation de la résolution du Comité central et la recommandation spéciale,  était face à la presse. C’était ce jeudi au siège de la section V du RPM. Face à la guéguerre à l’interne,  Mamadou Diarrassouba, connu pour son engagement en faveur de l’unité politique, et d’autres au cœur du parti ont appelé, de tous leur vœu, aux retrouvailles. Histoire de se rassembler pour la cohésion du parti.</strong>

Après le rejet de la requête du Collectif pour la défense des statuts et règlement intérieur du RPM (Cdsri-RPM) pour défaut de qualité par  le tribunal de la commune II, la Cour d’appel de Bamako est revenu à la charge. Son verdict d’annulation de la résolution du Comité central et la recommandation spéciale, rendu public, a  été salué par les responsables du Csdri qui se battent pour le respect des textes du parti.

A l’entame de ce point de presse, normalement convoqué pour faire le point de l’état du dossier, pour certains, c’était l’heure du triomphalisme affirmé du Cdsri, ils ont là tout faux. Et pour cause ? Mamadou Diarrassouba, secrétaire à l’organisation du RPM, l’infatigable adepte de la cohésion politique, était là, en compagnie d’autres, acquis à sa doctrine de paix, pour appeler à l’entente et à la cohésion au sein du parti.

Dans sa stratégie pour les retrouvailles, l’homme, on le sait plus conciliant et rassembleur, a exhorté tous les protagonistes à reconsidérer leurs ambitions. Et cela, au profit de l’idéal politique commun qui a permis à ce parti de gagner la confiance des Maliens et d’assumer la charge suprême de gouverner le pays. Un riche et rebondissant héritage politique, fait de hauts et de bas, qui engage tout le parti.

Il est donc normal, pour lui, qu’après une sentence judiciaire, la sagesse puisse prévaloir au sein du  parti. Et pour cela, argumente-t-il, les aînés doivent prendre la relève, en privilégiant l’option de la paix.

« Je ne veux pas qu’on associe les sections à cette guéguerre du sommet », s’est-il défendu, en estimant par ailleurs qu’en pareille circonstance, ce sont les aînés, censés constituer une référence en  sagesse ; qui doivent entreprendre des actions à concilier les deux camps dissidents.

D’ailleurs, croit-il savoir, « les sections ont un rôle prépondérant dans la gestion de cette crise. Et si elles entrent dans la danse, les bases s’éclateront et la réconciliation deviendra très difficile par la suite.  Voilà pourquoi le natif de Dioïla, l’homme politique au four et au moulin de toutes les bonnes initiatives du RPM, est décidément bien acquis à la mise en place d’un cadre de réconciliation entre les protagonistes.

L’homme politique y est attaché à son idéal de paix d’autant qu’il s’en convainc que « pour prétendre présenter un candidat à la présidentielle, il faut au préalable mesurer le poids du parti. Sans cela, rien n’est possible ; car, les données sur le terrain peuvent changer ». Et d’ajouter, pour conforter sa prise de position en faveur de la paix des braves : « Quand on construit un mur, on doit le crépir pour le consolider. En politique, crépir  un mur, c’est entretenir la cohésion, le rassemblement et faire des concessions. Qui parle de concession, parle de baisse d’ambitions ». Vérité politique de tous les temps. Reste maintenant à savoir jusqu’où cet homme réaliste, profondément acquis aux retrouvailles politiques, et ses compagnons politiques, qui le soutiennent dans cette initiative de main tendue au sein du parti, seront-ils suivis ? Pour la rédemption politique recherchée de ce grand parti.

Pour rappel, il est notable de savoir que le Rassemblement pour le Mali (RPM) a tenu les assises de son 4e congrès ordinaire, en octobre 2016, au Palais de la culture qui a élu un bureau pour un mandat de 3 ans. Dès lors, pas de renouvellement de l’instance dirigeante du parti.

A l’assaut de la cohésion au sein du parti, en dépit du verdict de la Cour d’appel qui donne parfaitement droit aux prétentions du Collectif, décidément victorieux de sa démarche de remettre le parti en bonne trajectoire, Mamadou Diarrassouba et les siens, favorables au grand rassemblement du parti, devront mettre leur talent politique pour empêcher le RPM de sombrer dans la désunion un an seulement après le décès brutal de celui qu’ils considéraient tous, avec une affection renouvelée, comme le président-fondateur.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire des 600 millions d’aide à la presse :  Quand les journalistes déjouent le piège de la division</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/histoire-des-600-millions-daide-a-la-presse-quand-les-journalistes-dejouent-le-piege-de-la-division-2978827.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 01:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’actualité est dominée, ces dernières semaines, par une prétendue aide de plus  de 600 millions de FCFA  alloués à l’aide à la presse pour ces trois dernières années. Une manière pour les pouvoirs publics  de semer les germes de la division au sein de la presse  qui a été dénoncée par le président de la MP, dans des termes sans équivoques.</strong>

Dans la nouvelle émission sur l’Ortm « Malikura Taasira », le ministre de la Communication, défendant son bilan de rectification, fait une remontée incroyable du temps, en se situant dans les années 2018.

A ce sujet, voilà ce qu’il prétend : «  de 2018 à maintenant, l’Etat a octroyé 600 millions FCFA à la presse au titre d’aide à la presse ».  Et puis après cette déclaration ministérielle, qui n’est pas contestée, c’est le Premier ministre, un peu comme à ses habitudes d’ « enflammeur »,  qui crée la tension au sein de la presse.

Et pour cause ? Au cours  d’une rencontre avec l’Association des éditeurs de la Presse écrite (ASSEP), organisation membre de la maison de la presse, il affirme tout de go que « l’Etat a accordé plus de 600 millions de FCFA à la presse, ces trois dernières années.

Alors là polémique ! Car les propos du Premier ministre, viennent en  contradiction flagrante avec ceux soutenus avec son  ministre de tutelle. Plus grave, le PM crée la confusion au sein de la corporation  d’autant qu’il est persuadé que les chiffres qu’il a avancés sont bien au-delà de la réalité vécue par les médias.

C’est donc tout naturellement, pour déjouer le piège de la division, volontairement entretenu par le gouvernement en vue de déstabiliser les médias, que  la Maison de la presse  a tenu une Assemblée générale,  ce jeudi 02 juin 2022, à son siège, au cours de la quelle des détails grouillants sur l’effectivité des  montants,  affectés par l’Etat à la presse,  de 2018 à 2021, ont été fournis.

Le tout est consigné, avec clarté et transparence, dans un document officiel de la MP, signé par son président, et  mentionné comme suit :

<strong> </strong><strong><u>L’aide à la Presse au titre de l’année 2018</u></strong>

En 2018, le Département en charge de la Communication a alloué à la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse soixante-onze millions deux cent cinquante mille francs (71.250.000) CFA sur une prévision de 90 millions de francs CFA.

Pour l’année 2018, la Présidence de la république n’a rien mis à la disposition de la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse.

Donc sur les 200 millions, seulement 71.250.000 FCFA ont été mobilisés, montant insuffisant pour un partage entre les organes radios plus de trois (300) et les journaux plus de deux cent (200) et la Maison de la Presse.

<strong><u>L’aide à la Presse au titre de l’année 2019 </u></strong><strong>: </strong>

En 2019, le Département en charge de la Communication a alloué à la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse un premier versement de quarante-cinq millions de francs (45.000.000) CFA puis un second versement de quarante-cinq millions de francs (45.000.000) CFA sur une prévision de 90 millions de francs CFA.

Pour l’année 2019, la Présidence de la république n’a rien mis à la disposition de la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse.

Donc sur les 200 millions, seulement 90 millions ont été mobilisés, montant insuffisant pour un partage entre les organes radios et les journaux.

Avec des montants  très insuffisants  à partager deux années consécutives (2018 avec 71.250.000 et 2019 avec 90 millions) ; le comité de Pilotage de la Maison de la Presse a sollicité et obtenu du Premier Ministre  Docteur Boubou CISSE un appui de la Primature.

En effet, la Primature a fait une rallonge de 200 millions, à travers le Ministère de la Communication.

Alors en 2019, le fonds d’aide à la Presse est de 290 millions de CFA.

En effet, le Ministère de la communication a décidé de convoquer la commission en janvier 2020, sur la base des 290 millions et du montant viré en 2018 (71.250.000).

Donc la commission a siégé sur la base des 361.250.000 FCFA. Le montant a été réparti comme suit : 150 millions aux radios (URTEL) ,150 millions aux journaux (ASSEP). 61.250.000 à la Maison de la Presse.

Cette commission a siégé en janvier 2020, au titre des aides de 2018 et 2019 sous la houlette d’Hassan DIOMBELE représentant le Ministère de la Communication et actuel Directeur général de l’ORTM.

Elle a regroupé les représentants du Ministère de l’Administration Territoriale, de l’Économie et des Finances, du Comité National de l’Égal accès aux médias d’État, de la Maison de la Presse qui assure le secrétariat, de l’URTEL et de l’ASSEP.

Pour les journaux, 167 ont postulé et tous ont bénéficié en fonction de leur périodicité et de leur régularité.  Naturellement la solidarité et la clémence ont prévalu comme toujours.

Pour les radios, 304 ont postulé et chacune d’elle a bénéficié en fonction de la grille des programmes, de la régularité de la tenue des émissions, de la qualité des contrats de travail avec le personnel. Solidarité et clémence légendaires ont prévalu surtout que les critères ne sont plus adaptés.

<strong><u>L’aide à la Presse au titre de l’année 2020</u></strong><strong> : </strong>

En 2020, le Département en charge de la Communication a alloué à la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse un premier versement de vingt un millions trois cent quatre-vingt-neuf mille huit cent francs(21.389.800) puis un versement de trente-trois millions huit cent quarante-trois mille sept cent cinquante (33.843.750) CFA  soit un total de  cinquante-cinq millions deux vingt-trois mille cinq cent cinquante francs  (55.223.550) CFA sur une prévision de 90 millions de francs CFA.

Pour l’année 2020, la Présidence de la république n’a rien mis à la disposition de la Maison Presse au titre du fonds d’aide à la Presse.

Donc sur les 200 millions, cinquante-cinq millions deux vingt-trois mille cinq cent cinquante francs (55.223.550) CFA ont été mobilisés, montant insuffisant pour un partage entre les organes radios et journaux.

Le Ministère n’a pas convoqué la commission.

<strong><em>Quid du versement des cinquante millions francs (50.000.000) CFA effectués en cette même année 2020 ? </em></strong>

En réalité, ces 50 millions de francs CFA n’étaient pas destinés à l’aide à la Presse au titre de l’année 2020. Ce montant était un appui de la Primature (sous la houlette de Docteur Boubou CISSE toujours) à la Maison de la Presse à travers le Ministère de la Communication dirigé par notre confère Yaya SANGARE, pour l’achat de matériels audiovisuels pour la Maison de la Presse, d’équipements pour les salles de conférences, de mobiliers de bureau. (Confer copie et libellé du mandat : AD N°2, objet prise en charge de l’appui financier pour l’acquisition de mobiliers de bureau, de matériels informatiques et audiovisuel au profit de la MP).

Pour rappel, tous les autres mandats sont libellés « prise en charge de l’aide à la Presse ».

<strong><u>L’élection d’un nouveau Comité de pilotage à la Maison de la Presse </u></strong><strong>: </strong>

En janvier 2021, la Maison de la Presse s’est dotée d’un nouveau comité de pilotage sous la houlette de Bandiougou DANTE.

Sur les fonds d’aide à la Presse le nouveau comité de pilotage de la Maison de la Presse a hérité du précédent comité de pilotage les   montants alloués à la Maison de la Presse en 2020.

<strong><u>L’aide à la Presse au titre de l’année 2021 </u></strong><strong>:</strong>

En 2021, le Département en charge de la Communication a alloué à la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse un premier versement de trente-huit millions quatre cent quarante mille francs (38.440.000) FCFA puis un versement de quatre-vingt-dix-sept millions six cent soixante -dix-huit mille quatre cent francs (97.678.400) CFA. Ce dernier versement a été constaté en février 2022.

Donc un total de   cent trente-six millions   cent dix-huit mille quatre cent francs (136.118.400) CFA pour l’année 2021

Pour l’année 2021, la Présidence de la république n’a rien mis à la disposition de la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse.

En 2021, le Ministère n’a pas convoqué la commission.

<strong><u>L’aide à la Presse au titre de l’année 2022</u></strong>

En 2022, le Département en charge de la Communication n’a encore alloué aucun montant à la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse.

Pour l’année 2022, la Présidence de la république n’a rien mis à la disposition de la Maison de la Presse au titre du fonds d’aide à la Presse comme en 2018, 2019, 2020 et 2021.

<strong>Situation récapitulative de l’aide à la Presse 2018 - 2022</strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="120"> Années</td>
<td width="218">Aide à la Presse</td>
<td width="275">Observation

&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">2018</td>
<td rowspan="2" width="218">361.250.000

&nbsp;</td>
<td rowspan="2" width="275">Aide partagée  en janvier 2020  entre 304 radios, 167 journaux et la MP par la commission présidée par le Ministère de la Communication</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">2019</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" width="120">2020</td>
<td width="218">50.000.000</td>
<td width="275">Achats d’équipements pour la MP</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">55.223.550</td>
<td width="275">Insuffisant pour un partage</td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="2" width="120">2021</td>
<td width="218">38.440.000</td>
<td width="275">Insuffisant pour un partage</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">97.678.400</td>
<td width="275">Insuffisant pour un partage</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">2022</td>
<td width="218">00</td>
<td width="275">Insuffisant pour un partage</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">Total</td>
<td width="218">602.591.950</td>
<td width="275">Montant total versé de 2018 à 2021</td>
</tr>
</tbody>
</table>
&nbsp;

<strong>Ce tableau indique les 600 millions évoqués dans l’émission MALIKOURA TASSIRA du gouvernement de rectification et déclarés détournés par une certaine Presse.</strong>

<strong> </strong>Il faut signaler que la Maison de la Presse a produit un rapport confidentiel à la demande du Ministère de la Communication par lettre N°2022 - 0156 / MCENMA-SG du 14 avril 2022 avec ampliation, la Primature.

Le 20 avril 2022 déjà, le rapport était remis à la Primature et au Ministère de la Communication.

Les montants évoqués n’ont jamais été contestés par la Maison de la Presse. D’ailleurs la MP a toujours rappelé ces montants lors de nos différentes rencontres à la Primature et au Ministère de la Communication et à travers différentes correspondances.

C’est l’occasion de réaffirmer qu’il y’a une traçabilité de ces montants, des mandats et les copies des chèques remis aux organisations professionnelles concernées.

Tout le monde peut vérifier ces informations y compris des organes de contrôle de l’État. Nous   ne sommes pas venus à la Maison de la Presse pour nous servir mais pour servir.  D’ailleurs nous y travaillons bénévolement comme élus.

La Primature s’est toujours contentée de dire qu’elle ne peut pas réclamer des arriérés à la Présidence : 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 soit près de 500 millions. Ce montant est valable lorsque nous restons dans le schéma qu’une partie de l’aide est à la présidence et l’autre au Ministère de la Communication depuis 2017.

Au regard de tout ce qui précède, les déclarations du Ministre ne sont pas gratuites quand on sait que les émissions MALIKOURA TASSIRA sont savamment élaborées.

<u>Interrogations sur la sortie du Ministre de la Communication dans l’émission MALIKOURA TASSIRA</u>.

Pourquoi annoncer plus 600 millions d’aide à la Presse maintenant dans une émission censée faire le bilan de la « Rectification » de la Transition ? Rectification commencée en mai 2021.

Pour rappel le gouvernement de la rectification a juste un an et plus de475 millions ont été payés, dépensés et justifiés avant le coup d’État d’août 2020.
<ul>
 	<li>Quelles sont les motivations réelles pour un gouvernement de semer le doute dans l’esprit des journalistes contre la Maison de la Presse à un moment de précarité sans précédent ?</li>
 	<li>Pourquoi ne pas dire que c’est le département de la Communication qui convoque et assure la présidence de la Commission de répartition de l’aide à la Presse ?</li>
 	<li>Pourquoi ne pas dire que c’est à cause du caractère insignifiant des montants que la commission n’a pas été convoqué par le Ministère de la Communication ?</li>
</ul>
Pour rappel, depuis janvier 2020, le département de la Communication n’a pas pu convoquer la commission à cause de la faiblesse des montants alloués à la Presse (les plus faibles montants dans la sous-région), d’Afrique et assurément du monde.

Par courtoisie, nous n’allons pas avancer des montants des pays de la sous-région moins nantis que le nôtre et ayant moins d’organes que le nôtre.

<strong>Pourquoi ne pas dire que la Maison de la Presse n’a bénéficié  ni de la  Primature , ni du  département de la Communication, depuis le début de ce qui convenu d’appeler par ses acteurs  la rectification,  un(1)  franc CFA,  même un  litre de carburant , comme appui à la réalisation différentes activités comme celles du 13 février (journée mondiale de la radio) , le 3 mai ( journée mondiale de la liberté de la Presse) , les différents ateliers de relecture des  textes régissant les médias maliens, les formations organisées à l’attention des journalistes, animateurs radios, acteurs des médias sociaux etc. </strong>

Pourquoi ne pas évoquer les mille et une promesses non tenues du Premier Ministre de la rectification en faveur de la Presse ?

Pourquoi ne pas reconnaître que la rénovation de la Maison de la Presse est une initiative du gouvernement d’avant rectification même si l’administration est une continuité ?

Pourquoi ne pas évoquer l’entretien d’un petit groupe de journaliste et d’un nombre indéterminé de vidéos men à travers le monde au service du Premier Ministre ?

Pourquoi, utiliser les canaux de l’ORTM, membre à part de la Maison de la Presse pour diffuser des informations incomplètes ?
<ul>
 	<li>Pourquoi chercher à diviser davantage la Presse malienne à un moment où seule l’unité de la nation est recherchée par tous ?</li>
</ul>
Pourquoi ne pas démentir les accusations de détournements de 600 millions avancés par une certaine Presse suite à la rencontre du Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga avec des éléments de l’ASSEP ? Association membre de la Maison de la Presse.
<ul>
 	<li><strong><u>Nos réponses</u>:</strong></li>
</ul>
Nous sommes en droit de penser qu’il s’agit de représailles suite :
<ul>
 	<li>Au différend entre les Autorités de la Transition et la Maison de la Presse sur la question de l’élection des membres des organisations professionnelles à la Haute Autorité de la Communication (HAC).</li>
 	<li>Les contre - vérités du Premier Ministre devant le CNT et démenties par le Président de la Maison de la Presse</li>
 	<li>L’affirmation claire et nette par la MP de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la Presse dans un contexte de précarité sans précédent. Journée largement médiatisée par la Presse nationale.</li>
</ul>
Enfin, on peut ajouter le mépris affiché du Premier Ministre contre les forces démocratiques notamment la Presse et des Partis Politiques.
<ol>
 	<li><strong>Les perspectives et les défis actuels :</strong></li>
</ol>
<ul>
 	<li><u>Différents projets de lois et de décrets au niveau du gouvernent</u></li>
</ul>
Projet de loi portant régime de la Presse et délits de Presse
<ul>
 	<li>Projet de loi régissant l’accès à l’information</li>
 	<li>Projet de loi portant modification de la loi N° 02022- 019 du 12 mars 2012 relative aux services privés de communication audiovisuelle.</li>
 	<li>Projets de décret régissant la Presse en ligne</li>
 	<li>Projet de décret déterminant les conditions d’attribution et de retrait de la carte de Presse des journalistes professionnels</li>
 	<li>Projet de décret déterminant les conditions d’éligibilité, d’attribution et de gestion de l’aide publique à la Presse</li>
</ul>
<u>La question du troisième représentant des organisations professionnelles à la HAC</u>: (Question sur la table de la Section Administrative de la Cour Suprême).

Du projet de décret déterminant les conditions d’éligibilité, d’attribution et de gestion de l’aide publique à la Presse

Dans ce projet, il est proposé au gouvernement 0,025 % des recettes de l’État à l’aide à la Presse.
<ul>
 	<li>Ce montant équivaut à 5 milliards de francs CFA d’aide par an</li>
 	<li>A 0,02%, il correspond à 4 milliards de francs CFA</li>
 	<li>A 0,01 % il correspond à 2 milliards par an.</li>
</ul>
Cette aide indexée au budget de l’État ne dépendra pas de la volonté du Prince du jour. Mais de celle de l’État démocratique.  En retour des conditions rigoureuses seront définies pour favoriser la promotion des organes les plus méritants (journaux, radios, Télévisions, Presse en ligne).

<strong><u>Conclusion</u>: </strong>

Notre défi   n’est pas de nous salir, de nous laisser   manipuler, de nous laisser diviser, de nous laisser dresser les uns contre les autres.

Notre défi est de nous battre pour l’adoption des textes de la refondation de la Presse malienne qui sont déjà sur la table du gouvernement.

Ce combat est indispensable car l’histoire récente de notre pays nous a prouvé que même pour être Premier Ministre, il faut se battre.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vide institutionnel impose au CMC : A qui profite le crime ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/vide-institutionnel-impose-au-cmc-a-qui-profite-le-crime-2978838.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/transport/vide-institutionnel-impose-au-cmc-a-qui-profite-le-crime-2978838.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/04/CMC.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 01:15:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En ce qui concerne la situation de vide institutionnel imposé au Conseil malien des chargeurs (CMC) en violation de la loi, nous avions pourtant tiré la sonnette d’alarme dans notre édition n°163 du lundi 16 mai, sous le titre : « Administration provisoire du CMC : Qui veut prolonger le mandat en violation des textes ? » Mais il semble bien qu’obsédées par l’esprit de prolongation du mandat de l’administration provisoire, les autorités en place, à défaut de signer un décret illégal en ce sens, ont créé un faux problème au niveau du Conseil en optant pour un vide institutionnel et illégal.</em></strong>

Comme nous l’écrivions dans notre édition n°163 du lundi 16 mai : « <em>Installée le 10 novembre 2021 pour une durée maximale de six (6) mois, le mandat de l’Administration provisoire du Conseil malien des chargeurs (CMC) a pris fin le 10 mai 2022. Mais des manœuvres sont en cours au sommet du gouvernement pour proroger ledit mandat, en violation flagrante du décret qui l’a établi</em> ».

Ceci, malgré la communication verbale assez édifiante faite en conseil des ministres par le ministère de tutelle du CMC, notamment le ministère de l’Equipement et des Transports, et dont nous avions livré des extraits significatifs dans notre livraison du lundi 16 mai : « <em>L’administration provisoire est entrée en fonction le 10 novembre 2021, pour une durée maximale de six (06) mois. Le mandat de l'administration provisoire du CMC arrive à son terme le 10 mai 2022 et le décret n°2021-0728/PM-RM du 12 octobre 2021 qui la crée n'en prévoit pas la prorogation. Nonobstant les arrêtés n°034 et n°036 du 27 janvier 2022 et l’arrêt n°216 du 07 avril 2022, par lesquels la section administrative de la Cour suprême débouta les plaignants de la région de Kayes, de la région de Ségou et du district de Bamako, des recours en rectification d'erreur matérielle ont été introduits. Les décisions rendues suivant ces recours sont dorénavant passées en force de chose jugée</em> », précise la communication verbale du ministère de l’Equipement et des Transports.

Présentement, le contentieux électoral au CMC est vidé dans toutes les régions et dans le district de Bamako. Les certificats de non recours ont été délivrés les 11 et 14 mars 2022, respectivement, indiquent les mêmes sources. Malgré la clarté du document ayant établi la présente administration provisoire, du haut sommet du gouvernement, apprenait-on, des manœuvres dilatoires étaient en cours pour piétiner les dispositions en vigueur. De toutes les façons, les membres consulaires élus depuis octobre 2021 ont leur droit à faire valoir, celui d’être installé dans leurs fonctions de membres consulaires.

Nous avons pourtant attiré l’attention que « <em>certains membres de ladite administration provisoire ont supplié le gouvernement de proroger le délai de 6 mois. Puisque le respect des textes n’est plus la chose la mieux partagée sous nos cieux, des manœuvres sont donc en cours pour satisfaire les désidératas des membres de l’administration provisoire qui veulent en faire un métier</em>. »

Il est donc clair que l’administration provisoire étant entrée en fonction le 10 novembre 2021, pour une durée maximale de six (06) mois, son mandat est arrivé à son terme depuis le 10 mai 2022. Mais il semble bien qu’à défaut de signer un décret illégal - et déjà tant décrié - de prolongation du mandat de l’administration provisoire, du haut de l’administration d’Etat, on a opté pour un pourrissement de la situation, en projetant le CMC dans un vide institutionnel. Une situation dont pouvait bien se passer la Transition qui prétend impulser un élan de rupture d’avec les anciennes pratiques néfastes dont celles relatives aux manipulations d’élections.

C’est donc un faux problème qui est ainsi créé au Conseil malien des chargeurs où des élections consulaires se sont bel et bien déroulées et les listes victorieuses sont bien connues aussi bien à Bamako que dans les régions où existent des délégations régionales du CMC.

Pourquoi donc attendre ce moment précis pour tenter de donner un coup d’arrêt à un processus électoral régulier et dont les résultats issus des votes, en dehors des urnes, bénéficient de l’onction de la justice ? S’il est vrai que la Transition se veut être le symbole de transparence et de justice, ce qui se passe actuellement au CMC, projeté dans un vide institutionnel en toute illégalité, relève de mauvaises pratiques qui rappellent de tristes souvenirs de manipulations de processus électoraux ayant conduit à la chienlit que tout le monde a vécu dans ce pays.

Au CMC, non seulement il faut urgemment convoquer l’Assemblée consulaire, mais il faudrait veiller à la poursuite régulière du processus électoral avec l’élection d’un président et d’un bureau exécutif. Cette phase est un test sérieux pour la dynamique de rupture proclamée par la Transition car lors des élections consulaires passées, que ce soit au CMC ou dans les autres établissements du genre, la phase de mise en place du bureau exécutif était une véritable foire où les voix se négociaient à vue d’œil pour être données au plus offrant.

Personne n’oublie d’ailleurs le piètre spectacle de la dernière élection du bureau exécutif de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, où un puissant opérateur économique, parrain et parent d’un des candidats, est venu s’installer sur place avec sa valise remplie d’argent, sans être inquiété parce que même des superviseurs prenaient leur enveloppe. Ah, l’achat de conscience, un phénomène qu’il faut éradiquer pour prétendre obtenir des élections propres et c’est là où la Transition doit jouer sa partition afin que les élections du CMC inspirent beaucoup de confiance en ce qui concerne toute élection désormais organisée au Mali.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cipres/Genève :   Tenue de la 32ème session ordinaire du conseil des ministres</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/cipres-geneve-tenue-de-la-32eme-session-ordinaire-du-conseil-des-ministres-2978837.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/cipres-geneve-tenue-de-la-32eme-session-ordinaire-du-conseil-des-ministres-2978837.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/INPS-CIPRES-Geneve.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 01:11:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La 32<sup>ème</sup> session du conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale s’est tenue vendredi 03 juin 2022 à Genève, en Suisse. </strong>

En prélude à ladite session, le comité des experts ont examiné du 1er au 2 juin les 8 points inscrits à l'ordre du jour : (voir les huit points). Participent aux travaux du comité des experts : Mme Seynabou Touré, conseillère juridique du Msds, chargée de la protection sociale ; Modibo Diarrah, point focal de la Cipres au Msds ; au titre de l'Inps : Ousmane Karim Coulibaly, DG ; Mahamadou Falké Maïga, conseiller technique ; au titre de la Cmss : Issiaka Koné, DG ; Teneman Samaké, conseiller technique ; au titre de la Canam : Boubacar Dembélé, DG ; Traoré Fatoumata Haïdara, conseillère technique.

La session du conseil des ministres du vendredi adoptera les points ci-dessous avec des décisions et des recommandations.

I -Examen et adoption du compte rendu de la 31e session ordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale, tenue le 16 décembre 2021 à Cotonou (Bénin) ;
<ol>
 	<li>Examen et adoption du rapport d’activités de l’exercice 2021 du Secrétaire exécutif ;</li>
</ol>
III. Examen et adoption du rapport du commissaire aux comptes et des états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2021 ;
<ol>
 	<li>Renouvellement du mandat des Inspecteurs régionaux de la prévoyance sociale recrutés à l’issue des 6e et 8e concours (huis clos) ;</li>
 	<li>Demande d’intégration de l’Institut national de sécurité sociale (Inss) de la République de Guinée-Bissau au portefeuille des Organismes de prévoyance sociale de la Cipres ;</li>
 	<li>Point sur l’état d’avancement de l’élaboration des lignes directrices sur la couverture sociale des travailleurs de l’économie informelle dans les États membres (décision n° 614/CM/Cipres du 16 décembre 2021) ;</li>
</ol>
VII. Point sur la situation des contributions des États membres au budget de la

Conférence (huis clos) ;

<strong>VIII. Divers</strong>

Il convient de rappeler que la Cipres est la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale. Créée le 21 septembre 1993 à Abidjan (Côte d’Ivoire) conjointement par les ministères des Finances et ceux en charge de la Prévoyance Sociale, la Cipres a pour missions : fixer les règles communes de gestion, instituer un contrôle de la gestion des Organismes de prévoyance sociale ; réaliser des études et élaborer des propositions visant à l’harmonisation des dispositions législatives et réglementaires applicables aux organismes et aux régimes de prévoyance sociale ; faciliter la mise en oeuvre, par des actions spécifiques au niveau régional, d’une politique de formation initiale et permanente des cadres et techniciens des Organismes de prévoyance sociale des États membres.

&nbsp;

<strong>(Avec le Service des relations publiques, Inps)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Madani Tall contre la falsification de l&amp;apos;histoire par le ministre des mines : « S’il souhaite que le  Mali Kura  se fasse dans la vérité, il n’a pas besoin d’exagérer pour expliquer pourquoi il est en difficulté »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/madani-tall-contre-la-falsification-de-lhistoire-par-le-ministre-des-mines-sil-souhaite-que-le-mali-kura-se-fasse-dans-la-verite-il-na-pas-besoin-dexagerer-pou-2978834.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/madani-tall-contre-la-falsification-de-lhistoire-par-le-ministre-des-mines-sil-souhaite-que-le-mali-kura-se-fasse-dans-la-verite-il-na-pas-besoin-dexagerer-pou-2978834.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Madani-Tall.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 01:08:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Bien qu’en désaccord avec la durée de la transition, nombre d’entre nous observons les actions du gouvernement avec bienveillance, pour la simple raison que certaines d’entre elles rejoignent notre propre lutte. A savoir, la souveraineté du Mali, le refus de base étrangère sur notre sol -combat de tous les présidents maliens de Modibo Keita à ATT, le refus des APE autorisant les produits européen en Afrique sans droits de douane et les accords de La Valette signés en 2015, qui obligent à rapatrier nos frères immigrés.

Pourtant, cette bienveillance ne signifie guère que nous acceptions sans réagir des propos qui dénigrent nos propres actions. Le Président ATT n’est plus, mais nous qui l’avons accompagné, nous devons de rectifier les dires du jeune ministre de l’énergie dont les propos ont sans doute dépassés la pensée lorsqu’il affirme avoir trouvé « un secteur confronté à une absence d’investissement pendant près de 20 ans ».

Or s’il souhaite que le « Mali Kura » se fasse dans la vérité, il n’a pas besoin d’exagérer pour expliquer pourquoi il est en difficulté. Il ne peut ignorer que près de la moitié de l’électricité consommé au Mali est le fruit d’investissements en seulement 6 ans sous ATT lorsque le Mali a récupéré EDM.

Il s’agit de la reprise totale des centrales de Darsalam (36 MW) et Balingué (24 MW), de l’Interconnexion Mali- Cote-d’ivoire (50 MW), de Kénié (27 MW), du financement de Gouina et de l’Interconnexion via Bougouni. Sans compter le travail de l’AMADER. L’autre moitié Sélingué (47 MW), Sotuba (5MW) et Manantali (104 MW) a été réalisé par les Présidents Modibo Keita, Moussa Traoré et Alpha Oumar Konaré.

Sur les les 760 km de ligne à haute tension 225V, , colonne vertébrale de l’électricité au Mali, 384 sont l’oeuvre de Moussa Traoré et 376km celle d’ATT. Sans compter les 398km Sikasso-Bougouni-Bamako, déjà financés depuis 2012, mais que les différents régimes successifs, peinent à réaliser.

Entre 2002 et 2011 nous sommes passés de 10% à 55% de couverture urbaine et de 1% à 17% de couverture rurale. Qui plus est, à cette époque 15 minutes de coupure dans un quartier suffisaient pour que le président interpelle le ministre ou m’envoie le faire. Sans oublier que la dette d’EDM qui ne dépassait 25 milliards avant le coup d’Etat de 2012 est atteint 300 milliards en 2022 avec un nouveau DG d’EDM par an.

J’ai le privilège d’être l’ingénieur financier de chacun de ces investissements, aux cotés de ministres valeureux. Je sais donc que ce n’est pas facile, mais il importe de s’atteler à la tache plutôt que de ternir la réputation de ceux qui ont accompli leur part du travail. Dieu veille.

<strong>Madani Tall</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre entre le PM et les ressortissants de Diré : Ibrahima Boubacar Yoro Maïga démonte les contrevérités de la Primature</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-entre-le-pm-et-les-ressortissants-de-dire-ibrahima-boubacar-yoro-maiga-demonte-les-contreverites-de-la-primature-2978824.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-entre-le-pm-et-les-ressortissants-de-dire-ibrahima-boubacar-yoro-maiga-demonte-les-contreverites-de-la-primature-2978824.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/05/CHOGUEL-PRIMATURE-13.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 01:06:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme à l’accoutumée, à l’issue de la rencontre entre le Premier ministre et l’association des ressortissants de Diré la semaine dernière, la page Facebook de la Primature nous a servi de la salade. Dans leur compte rendu, les communicants ont suscité de l’optimisme au sein de l’opinion publique à travers l’annonce de la libération des localités entières de Diré. Mais, cet optimisme n’a été que de courte durée.</strong>

De plus en plus, des Maliens commencent à se méfier des informations distillées par la Primature sur sa page Facebook. Une structure qui était  jusque-là créditée d’être incontestable. Mais, de plus en plus, les visiteurs prennent soin de vérifier le compte rendu les concernant avec le Chef du gouvernement. C’était le cas ce lundi 1<sup>er</sup> juin 2022.

Dans un compte rendu de la rencontre entre le Premier ministre et l’Association des ressortissants de Diré, ceux qui croient encore en cette page avaient été enthousiasmés par l’annonce de la libération des localités dudit cercle du joug de l’insécurité.  Dans leur commentaire, pardon, compte rendu, les services de la communication de la Primature indiquent : « Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a reçu le mardi 31 mai, les membres de l’Association des ressortissants de Diré, venus affirmer leur soutien total à la Transition, suite à leur satisfaction aux avancées remarquables constatées sur le plan sécuritaire. Des localités entières ont été libérées, ont constaté les ressortissants et la vie commence à reprendre son cours normal dans plusieurs zones. Toutefois, cela mérite d’être poursuivi et renforcé par le déploiement des forces de sécurité dans les zones encore instables, ont-ils recommandé.

Les ressortissants soulignent la place centrale de Diré dans le processus de développement avec son potentiel agropastoral.

Ils ont déjà réussi à mener de nombreuses actions dans le cadre de la souveraineté alimentaire et souhaitent l’appui technique de l’Etat. Diré doit relever aujourd'hui trois défis majeurs, ont-ils souligné avec force. Il s agit du défi sécuritaire, du défi alimentaire et du défi de la cohésion sociale.

Le Premier ministre n’a pas manqué de saluer les initiatives déjà prises par les ressortissants de Diré. Cela ne m’a pas surpris, dira Choguel Kokalla Maïga. Rarement le Premier ministre a rencontré une communauté aussi structurée que cette association qui n’a pas attendu l’Etat pour agir. Vos préoccupations font partie de nos missions, a conclu le chef du gouvernement qui a rassuré ses hôtes que les doléances exprimées seront transmises aux plus hautes autorités ». Malheureusement, ce message rassurant n’a été qu’éphémère. Car, la vigilance d’Ibrahima Boubacar Yoro Maïga ne s’est pas fait attendre. Il a vite déniché des contrevérités dans ce compte rendu.

Dans son démenti, M. Maïga déclare : «Je suis obligé d’apporter des corrections à ce compte rendu qui est loin d’être correct: Je ne pense pas que celui qui a rédigé ce résumé a participé à la rencontre car il n’a dit que le contraire sur le plan sécuritaire. J’ai été présent du début à la fin. Aucun village du cercle de Diré n’a été libéré, au contraire, le nombre de villages abandonnés par l’Etat a augmenté depuis deux ans maintenant.

Diré est le seul cercle pratiquement qui n’a pas de base militaire. Les ressortissants ont été clairs avec le Premier ministre sur ce plan, à savoir que Diré vit une insécurité jamais connue avant la transition.

Dans le cercle, c’est seulement à Diré-ville que l’école fonctionne. Toutes les écoles ont été fermées.

L’insécurité est grandissante à Diré et nous attendons la réaction de nos autorités pour que la population du cercle retrouve une vie normale.

J’ai le regret de constater que les comptes rendus des rencontres au niveau d’une institution de notre pays ne sont pas fidèles.

Seule la vérité est défendable à long terme».

<strong>Oumar KONATE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COP&#45;15 sur la désertification à Abidjan :  Le Refede&#45;Mali porte la voix des femmes du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/cop-15-sur-la-desertification-a-abidjan-le-refede-mali-porte-la-voix-des-femmes-du-mali-2976481.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/cop-15-sur-la-desertification-a-abidjan-le-refede-mali-porte-la-voix-des-femmes-du-mali-2976481.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/05/Cop-15.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:36:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Réseau des femmes pour les droits environnementaux (Refede-Mali), dirigé par Mme Kouyaté Goundo Sissoko,participe à la COP-15 contre la désertification qui se déroule du 9 au 20 mai à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les pays participants devront décider d’actions futures pour atténuer les conséquences de la progression de la sécheresse. À cet effet, la présidente du Refede-Mali ne manque pas l’occasion pour faire savoir aux partenaires la nécessité et le rôle incontournable des femmes dans le cadre de la protection environnementale. </strong>

La cérémonie d’ouverture de la COP-15 a été lancée officiellement le mercredi 11 mai en présence du président ivoirien et son épouse. La cérémonie a donné l’occasion pour le président sortant, le ministre de l’Environnement indien, de passer le témoin à son homologue ivoirien, Alain Danoiyé, pour présider la COP-15. Cette COP est placée sous le thème : « Terres -Vie-Patrimoine : D’un monde Précaire vers un avenir Prospère

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Cette édition est placée sous le thème : « Terres -Vie-Patrimoine : D’un monde Précaire vers un avenir Prospère ».

Le panel des organisations de la société civile de l’Unccd a organisé, dimanche 08 mai, une rencontre de mise à niveau et de coordination de la participation de la société civile pour plus d’impact et de visibilité. Cette rencontre s’est déroulée à l’hôtel Sofitel d’Abidjan, où se tiennent les assises de la COP.

Rappelons que pour une participation active à cette COP, les organisations de la société civile du Mali, sous la direction du Réseau des femmes pour les droits environnementaux (Refede-Mali), ont rédigé une déclaration sur leur position. C’était les 15 et 16 mars 2022, sous le thème : « Des solutions agroécologiques pour inspirer la transition », les assises d’Abidjan offrent l’occasion à la société civile du Mali pour défendre cette position.

Selon la présidente du Refede-Mali, le combat contre la désertification est un combat de survie. Car le désert amène la sécheresse et la sécheresse à son tour favorise la famine. C’est pourquoi, la présidente estime que cette COP-15 est une occasion de mettre les femmes aux devants de la scène. Elle précise que le Refede-Mali multipliera les efforts en faveur de la protection environnementale.

<strong>Adama TROARÉ </strong>

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<strong>COP-15 SUR LA DÉSERTIFICATION </strong>

<strong>Le capitaine Kaba Diallo fait le point sur la situation du Mali</strong>

<strong> </strong><strong>La COP-15 sur la désertification qui a débuté le 9 mai à Abidjan (Côte d’Ivoire) est une occasion pour tous les pays de prendre des directives visant à lutter contre la désertification. La délégation malienne espère à son tour convaincre les partenaires à prendre à bras-le-corps le cas malien. </strong>

Les acteurs engagés dans la lutte contre la désertification séjournent depuis une semaine dans la capitale ivoirienne dans le cadre de la 15<sup>ème</sup>conférence de la convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification (Cnulcd). Avec comme objectif principal : chercher des voies et moyens pour contrer l’avancée du désert, en particulier dans les pays du Sahel.

<img class="alignleft wp-image-2976484 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/05/COP-15-desertification-300x168.jpeg" alt="" width="300" height="168" />Cette rencontre de haut niveau qui doit permettre de tracer de nouvelles lignes directives pour lutter efficacement contre la sécheresse et la famine est l’une des missions essentielles qui interpellent la responsabilité du point focal du Mali de la Cnulcd, en l’occurrence le capitaine Kaba Diallo, qui espère orienter les partenaires techniques et financiers pour qu’ils accentuent leurs efforts et contributions en faveur du Mali.

Dans sa présentation PowerPoint en présence de tous les partenaires,il a mis l’accent sur la nécessité d’action contre la dégradation des sols au Mali. M. Diallo a aussi précisé que plusieurs localités du Mali sont concernées par l’avancée du désert à grande vitesse.

Dans sa présentation, il ressort qu’il y a de nombreuses localités qui sont menacées par la sécheresse. Il précise que des grandes actions de sensibilisation sont nécessaires. Car les feux de brousse et la coupe abusive des arbres sont des facteurs néfastes pour la biodiversité

Notons que la COP15 de la Cnulcdse tient du 09 au 20 mai 2022 à Abidjan en Côte d'Ivoire. Plusieurs thématiques sont à l’ordre du jour. Il s’agit, entre autres, de la restauration des terres et relance économique pos-pandémique; la résilience aux sécheresses ; rôle de la jeunesse dans la gestion foncière;l’impact de modes de production et de consommation sur la gestion des terres.

<strong>Adama TRORE </strong>

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<title>Agriculture :  Menaces sur la saison agricole</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/agriculture-menaces-sur-la-saison-agricole-2976471.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:31:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La période de soudure que les paysans maliens craignent le plus sera particulièrement difficile cette année. Plusieurs familles paysannes n’ont plus rien à manger depuis des mois à cause de la mauvaise récolte. Le gouvernement qui a été alerté au sujet de cette pénurie alimentaire ne propose rien aux paysans livrés au bon vouloir des spéculateurs.

Les banques de céréales qui avaient pour objectifs de prévenir de telles situations ont été pillées. Incapable d’imaginer des réponses claires et satisfaisantes aux paysans, le gouvernement est resté dans le dilatoire. Il n’a pas pris le soin de relancer les bonnes initiatives qui ont sauvé les paysans lors des périodes de faim.

Les magasins témoins et autres lieux de ventes promotionnelles des céréales ont fait le bonheur des paysans et de la population malienne en général. Mais ce gouvernement n’a pas encore été en mesure de prendre des initiatives salutaires. Malgré le slogan de la rupture avec les anciennes pratiques qui ont creusé le fossé entre la population et les gouvernants, le gouvernement continue de promouvoir les intérêts d’une poignée de personnes.

Les 18 milliards de subvention aux produits de première nécessité auraient pu être utilisés pour renflouer les magasins de l’Office malien des produits alimentaires. Cela aurait permis de relancer les banques de céréales qui sont des boutiques de proximité. Les populations rurales qui souffrent déjà du manque de nourriture n’ont plus que les aides des bailleurs de fonds.

Là encore, le gouvernement ne s’entend pas avec tout le monde, surtout les partenaires européens. Ainsi, la transition ne sera pas responsable de la gestion des 800 millions d’aide alimentaire de la France aux populations maliennes. Les autorités françaises ont été claires, l’argent qui a été annoncé ne tombera pas entre les mains du gouvernement malien. En effet, l’aide a été annoncée au lendemain de la dénonciation des accords militaires avec la France par la transition.

L’argent qui doit ainsi servir à soulager les personnes vivant dans l’insécurité alimentaire passera entre les mains des ONG. Le Programme alimentaire mondial (PAM) travaillera avec des partenaires locaux pour atteindre la population dans les milieux ruraux et dans les grandes villes. Le froid entre Bamako et Paris ne pourra donc pas être un frein à l’utilisation de l’aide alimentaire venant des contribuables français.

Le gouvernement de la transition ne s’opposera pas non plus à l’aide française pour des raisons évidentes. Il y a plusieurs millions de Maliens qui souffrent d’insécurité alimentaire cette année. Le pique sera la période de soudure, entre juin et août, où les paysans n’ont pas suffisamment à manger alors qu’ils doivent faire face à des travaux champêtres.

L’une des raisons de l’insécurité alimentaire au Mali est la mauvaise récolte faite lors de la campagne agricole passée. Les récoltes ont été catastrophiques dans plusieurs zones du pays à cause de l’insuffisance des pluies. Hormis la région de Sikasso, les pluies n’ont pas été au rendez-vous dans les zones agricoles du pays dont la production céréalière nourrit les zones arides plus au nord du pays.

La tendance des pays européens est d’isoler la transition sur certains plans. L’aide alimentaire dont il est question pourrait être utilisée par le gouvernement à des fins de propagande. C’est pour contourner ce risque que les Français ont choisi de passer par des organisations non gouvernementales.

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<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>infrastructures scolaires à Misseni :  Yeah Samaké offre une école au village de Zékoun</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/infrastructures-scolaires-a-misseni-yeah-samake-offre-une-ecole-au-village-de-zekoun-2976475.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:31:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de sa « politique action concrète » qui consiste à faire la politique autrement au Mali, Niankoro Yeah Samaké, président d’honneur du Parti pour l’action civique et patriotique (PACP), non moins directeur exécutif de la fondation Empower Mali, a procédé, jeudi 13 mai 2022, à l’inauguration de sa 42<sup>ème</sup> école à Zékoun, dans la commune rurale de Misseni, cercle de Kadiolo. Cette cérémonie a enregistré la présence du représentant du ministre de l’Education, Gérard Dackouo, du sous-préfet de Misseni, Bourama Samaké, et plusieurs autorités (administratives, scolaires, traditionnelles, religieuses…) et leaders d’opinion de la localité. </strong>

Le joyau architectural est réalisé à hauteur de 37 millions de FCFA grâce à la fondation Empower Mali et une contribution de 6 millions de FCFA des habitants du village bénéficiaire. L’infrastructure est composée de trois (3) salles de classe équipées, six (6) latrines, une cité de trois (3) logements pour les enseignants en deux chambres salon et une direction équipée avec secrétariat et magasin. Ce joyau architectural constitue le troisième du genre réalisé par Niankoro Yeah Samaké à travers sa fondation dans la commune de Misseni, dont un à Dofon, un autre à Siémè et celui-ci à Zékoun.

« Nous voulons développer ce pays ». D’où le slogan « Diriger c’est servir », déclare Niankoro Yeah Samaké qui soutient que la réalisation de ce projet architectural permet de rapprocher l’école des enfants de Zékoun. Il s’agit aussi d’améliorer les conditions de vie des enseignants qui sont généralement dans beaucoup de localités au Mali, confrontés à des problèmes de logement. L’ouverture de cette école est aussi une manière de soutenir les efforts des plus hautes autorités dans le cadre de l’éducation, ajoute-t-il. Une occasion pour lui de louer les efforts de madame le ministre de l’Education nationale, Sidibé Dédeou Ousmane . L’objectif affiché, selon le président de la fondation Empower Mali, est de réaliser l’initiative « un village une école » qui était portée par l’ancien président de la République du Mali Alpha Oumar Konaré. « Cette réalisation témoigne que le village de Zékoun n’est pas abandonné par l’État du Mali. Parce que nous soutenons les efforts du gouvernement », martèle-t-il.

Précurseur du concept « Politique d’action concrète », Yeah a saisi cette occasion pour inviter tous les Maliens à s’unir derrière les autorités de Transition au moment où le pays traverse des moments difficiles de son histoire, notamment les crises diplomatique et sécuritaire. Ces autorités ont rendu fiers les Maliens, ajoute-t-il. Pour rappel, le directeur exécutif de Empower Mali et président du parti PACP, à travers cette fondation, a fait beaucoup de réalisations en dehors de l’éducation à travers le Mali, notamment les dons de tracteurs à des villages, la réalisation des forages, l’octroi des bourses d’études, les dons de vivres à certains habitants des régions du centre du Mali frappées par la crise sécuritaire.

Notables, leaders d’opinion et autorités administratives et scolaires de la localité ont tous adressé des vifs remerciements au donateur grâce à qui ce village a reçu sa première infrastructure scolaire. Selon les uns et les autres, la première voie de développement d’un pays reste l’éducation. Ils ont par la suite invité les habitants de la localité à la scolarisation. « C’est avec Niankoro Yeah Samaké que Zékoun a vu la lumière ». Pour eux, la réalisation de ce projet a écarté tout le doute de la mise en œuvre de la politique du parti PACP qui consiste à faire la politique autrement. L’homme est un Messie pour les habitants de cette commune grâce à ses réalisations.

Le village de Zékoun est situé dans la commune rurale de Misseni, à une quarantaine de kilomètres de la ville de Kadiolo, non loin du territoire de la République de Côte d’Ivoire. Peuplé d’environ 1 400 habitants dont environ 845 femmes, sa population est composée d’ethnies Sénoufo, Bambara, et Peulh. L’activité principale des habitants est l’agropastoral, à laquelle s’ajoutent le commerce et l’orpaillage.

<strong>ADAMA TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Protestation des agents recenseurs :  Les éclaircissements du DG de l’Instat</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/protestation-des-agents-recenseurs-les-eclaircissements-du-dg-de-linstat-2976472.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:24:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 9 mai 2022, démarrait la formation des 34 000 agents recenseurs de l’Institut national des statistiques (Instat) pour le 5<sup>ème</sup> Recensement général des populations et d’habitation. Une phase de formation qui connaîtra des perturbations et protestations des agents concernant leurs conditions de rémunération, notamment les 3000 FCFA par jour. Face à cette situation, nous avons approché la direction de l’Institut qui, à son tour, a donné tous les détails justifiant ce tarif.</strong>

Financée par l’Etat malien, la Banque mondiale et 7 autres partenaires, la somme mobilisée pour ce recensement est de 25 milliards FCFA. Si les protestations ont été basées sur 3000 FCFA comme perdiems journaliers pour les agents recenseurs, le directeur général de l’Instat, Dr Arouna Sougane, lors d’un entretien qu’il nous a accordé,  a affirmé qu’actuellement, c’est la phase du dénombrement général qui est la plus importante, et qui va mobiliser 11 milliards 500 millions FCFA dont plus de 07 milliards pour la prise en charge des agents recenseurs et chefs d’équipe, des contrôleurs et des superviseurs TIC. Les 04 milliards représentent le coût de la logistique mobilisée pour l’opération.

Selon ses dires,  cette phase du dénombrement général va mobiliser plus de 34 000 personnes sur l’ensemble du territoire national. Ces agents sont regroupés par pôle de formation installés dans les chefs-lieux de région, cercle et de communes du pays. Ils sont encadrés par 866 contrôleurs (595 contrôleurs TIC et 271 contrôleurs Papi).

En effet, selon les explications du directeur général, c’est au niveau des Nations unies qu’il a été décidé de  réaliser un recensement numérique de tous les pays, et surtout les pays en voie de développement. Le Mali aujourd’hui a réalisé 4 recensements, en 1976, 1987, 1998, et 2009. « Ce recensement  que nous préparons, il y a un budget initial qui avait été conçu. Car le recensement est basé sur la taille de la population. Il y’a 34 000 agents. Nous avons commencé ce travail depuis 2016, mais ça devait se dérouler en 2019. Mais il y’a eu des reports.  Vu que le recensement numérique a été recommandé par les nations unies. Donc, nous sommes allés voir l’exemple de Sénégal et le Cap-Vert qui avaient déjà expérimenté.

Selon Dr Sougane, le budget est de 25 milliards FCFA financés par plusieurs partenaires. L’Etat est le premier partenaire avec une enveloppe 8 milliards FCFA, et nous-même on a un budget de 8 milliards FCFA, ce qui fait 38% des 25 milliards FCFA, il y’a la Banque mondiale à hauteur de 16%, environ 3,8 milliards FCFA. Il y a la Suède avec 2,9 milliards FCFA. Il y a les Pays-Bas,  2,98 milliards FCFA, le FUNUAB avec 1,110 milliards FCFA, la Norvège 930 millions FCFA, le Japon 600 millions FCFA mais dédié uniquement à lâchant des véhicules. L’Allemagne 1, milliard 400 millions FCFA, l’Unhcr avec 2 millions FCFA, l’Unicef 272 millions FCFA et la Suisse 720 millions FCFA, il y’a l’Usaid. En tout il y a 9 partenaires  qui interviennent dans le recensement en plus de l’Etat. Pour le recensement nous utilisons environ 27 000 tablettes. Tous les fonds sont gérés au niveau de la DFM du ministère de l’Economie et des Finances. Il y a d’abord la phase préliminaire, la phase préparatoire, les trois phases de terrain, le dénombrement, la cartographie, l’enquête post statutaire.

C’est tout cela fait 11 milliards FCFA. Ça prend en charge la location des salles, le carburant pour les déplacements, les déplacements et la prise en charge des agents, les billets d’avion pour le Nord, la location de véhicules au Nord.

S’agissant de la reste répartition des 25 milliards FCFA, Dr Sougane dira qu’il y a la logistique, dont les véhicules,  les tablettes ont été achetés à 7 milliards, 70 millions FCFA, la cartographie a coûté 3 milliards 35 millions FCFA, les activités préliminaires ont coûté 27 millions FCFA, les travaux préparatoires 39 millions FCFA, les recensements pilotes 140 millions FCFA, l’enquête post sentitaire pourrait nous prendre 188 millions avec l’appui technique. Nous rendons compte régulièrement aux partenaires.

Répondant à la question de protestation des agents  recenseurs sur certaines localités, le directeur dira : « C’est la mort dans l’âme que nous avons appris ces protestations sur les 3000 FCFA. Là où ça nous a fait mal, on sait que le Mali est un pays de concertation et de dialogue. Quel que soit le problème, la première doit être le dialogue, la discussion avant toute chose. Mais tenir des propositions violentes, c’est choquant. Mais au jour d’aujourd’hui, il y a l’accalmie partout d’après mes informations. On aurait dû prendre le temps, de se parler. Nous avons pris la peine d’écrire noir sur blanc toutes les conditions pour que les gens commencent à voir les conditions de participation au recensement. Comme le contrant est individuel, c’est à prendre ou à laisser. Celui qui sait que les conditions ne l’arrangent pas, refuse. Si on avait pris la peine de s’écouter, ce ne sont que des indemnités. Ce n’est pas un salaire. Si vous regardez l’utilisation qu’on va faire des résultats de ce recensement, c’est très important. La fierté d’avoir participé à ça doit être plus grande que toute autre chose. Ce sont les résultats des recensements qui vont permettre de planifier tout dans les années à venir. Il s’agit de l’éducation, la santé et d’autres domaines. Aujourd’hui, nous sommes en train d’utiliser les résultats de 2009. On doit tout faire pour disposer des données actuelles. On doit même aider les autorités à disposer ces données. Et comme le dise un vieil adage: « La meilleure récompense d’un travail bien fait, c’est le sentiment du devoir accompli ». Chacun de nous a l’occasion de contribuer au Mali de demain.

Concernant la réparation des agents recenseurs sur le terrain, il précise que l’Instat avait beaucoup  insisté sur le recrutement local. « On a été surpris de voir que les gens se sont retrouvés ailleurs, dans les localités où ils ne doivent pas y être. On n’a envoyé personne nulle part. Les gens nous ont envoyés leurs candidatures, affirmant qu’ils sont résidants dans les localités où ils ne sont pas. Car les candidatures ont été adressées en ligne. On n’a pas les moyens de vérifier leurs versions. Dans l’annonce de la candidature, les gens étaient censés être résidants dans les localités où ils postulent. (Les recrutements qu’on a fait c’était dans les communes et des cercles qui sont censés se déplacer. Mais notons que ce recensement est très important pour le développement de notre pays.

Par ailleurs, s’agissant d’une lettre  adressée au directeur du Cap de Bougouni sur l’abandon des salles de classe par les enseignants au profit de ce recensement, Dr Sougané dira que des instructions fermes ont été données pour qu’on ne recrute pas les enseignants. Et les mêmes instructions ont été données aux représentations locales pour qu’ils en fassent de même. On n’a aucun moyen de vérifier si tel ou tel est enseignant. Tous les enseignants qui ont été identifiés ont été retirés, à part les zones où les écoles sont fermées. C’est un recrutement local.

Revenant toujours sur la situation des protestations, il dira que la plupart de ceux qui se plaignent ont quitté Bamako et se sont inscrits en tant que résidants des localités, où ils ne sont pas censés y être.

S’agissant des conditions de prise de charge, Dr Sougané estime qu’ils ont été clairs lors du recrutement. Il était écrit que les gens doivent s’inscrire dans les localités de résidence. On n’a aucun moyen de pouvoir identifier. Ce que je peux dire, c’est que les gens comprennent que le Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph) est une opération majeure pour le futur de ce pays. On ne peut pas bâtir le « Malikura » si on n’a pas de données sûres sur la situation du pays.

S’agissant du cas des zones d’insécurité, il dira qu’à part les agents CAPI (le recensement numérique avec tablettes contenant l’application d’enregistrement), tous les autres sont censés être dans leurs localités de résidence. On sait que le risque zéro n’existe pas, mais on s’est dit que ceux qui sont dans leurs localités courent moins de risque. Les agents seront confiés aux autorités coutumières. On avait prévu un recrutement local. Chacun dans sa localité, sa commune, son quartier. Mais il s’est avéré que certains ont estimé qu’ils ont plus de chance à l’intérieur du pays qu’à Bamako. Et lors de leur dossier de candidature en ligne, ils se sont inscrits comme tel. Et on les a appelés, croyant qu’ils sont de ces localités.

S’agissant des plaintes des agents recenseurs sur le tarif de 3000 FCFA par jour, lors des formations, il faut noter que la donne a changé. Autrefois, on le faisait lors des vacances scolaires, dans les salles de classe. Maintenant, on est obligé de louer des salles ici à Bamako et dans les régions pour les formations. Nous sommes un établissement public à caractère scientifique et technologique. Et on a un accord d’établissement. Et c’est cet accord d’établissement qui fixe les tarifs, les montants des perdiems. Concernant cet accord d’établissement, c’est 10 000 FCFA pour les chauffeurs, et en même temps il y a un décret présidentiel qui fixe les taux des perdiems à 10.000 FCFA pour les fonctionnaires. Nous appliquons ça pour les chauffeurs fonctionnaires. Pour les agents recenseurs, il n’y a de tarif fixe pour ça. En fonction des discussions avec les partenaires, et en fonction des montants disponibles, nous fixons les tarifs des agents. Le coût d’un recensement est beaucoup élastique. Dès que vous décidez d’augmenter de 1000 FCFA par agent, vous aller vous retrouver à 34.000 000  FCFA par jour pour les agents. Mais nous pensons que le recensement est un acte tellement important que c’est beaucoup plus un acte patriotique et de considération. Ce n’est ni un perdiem ni  un salaire, mais plutôt une indemnité. C’est juste pour qu’ils supportent.

Il termine par une citation de Nelson Mandela qui dit : « Gouverner sans statistiques, c’est comme un automobiliste qui conduit un soir d’orage sans phare ».

<strong>Adama Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mandat de la MINUSMA :  Ça passe ou ça casse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mandat-de-la-minusma-ca-passe-ou-ca-casse-2976466.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:17:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des tractations sont en vue pour l’avenir de la Minusma qui comptait beaucoup sur la présence de Barkhane au Mali. Les récentes incompréhensions entre le gouvernement et les forces françaises compromettent donc l’avenir de la mission de maintien de la paix au Mali. Les autorités ne veulent plus d’un contingent n’ayant pas le droit de faire la guerre aux terroristes.

Le mandat robuste qui avait été demandé en vain par l’ancien président IBK est en train d’être offert à la transition. Malheureusement, les autorités maliennes ne sont pas très enthousiastes pour cette facilité qui avait été refusée au pays alors que les terroristes rayaient des villages de la carte du Mali. Entre-temps, le Mali s’est tourné vers d’autres partenaires militaires pour s’équiper face à la menace terroriste.

Les équipements militaires obtenus grâce à cette nouvelle donne militaire ont permis à l’armée malienne de réduire considérablement les capacités de nuisance des terroristes. La Russie qui est à la base de cette montée en puissance de l’armée malienne est devenue l’un des soutiens de taille du Mali au sein des Nations Unies. Les prises de position de Moscou au Conseil de sécurité de l'ONU soulignent que le Mali pourrait demander un rôle plus grand de Moscou au sein de la Minusma.

Mais les fonctionnaires de l’ONU travaillent d’arrache-pied à éloigner du Mali d’autres forces européennes ou non africaines. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors de sa dernière visite en Afrique de l’Ouest en début mai, a proposé l’idée d’une force ouest-africaine au Mali sous mandat de l’ONU. Cette force aura le mandat de faire la guerre aux terroristes.

Les armées ouest-africaines ne sont plus en odeur de sainteté au Mali. Beaucoup redoute un coup fourré de la part des chefs d’Etat de la sous-région qui imposent des sanctions économiques et financières au Mali. La transition peut-elle faire confiance à des gens qui privent les Maliens de leurs avoirs ? Les sanctions prises par la Cedeao pourraient être un prétexte pour le Mali de rejeter la présence des militaires de la Cedeao.

Les pays de l’espace régional sont considérés comme hostiles à la transition. Sur ce plan, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao auront du mal à convaincre les autorités maliennes. Bien que le Mali ait confié au Togo la responsabilité de plaider auprès des chefs d’Etat de la Cedeao, les sanctions pourraient se retourner diplomatiquement contre les chefs d’Etat et de gouvernement.

En tout cas, le cas malien donne du fil à retordre à la mission des Nations Unies au Mali, Minusma, dont le mandat s’achève dans l’incertitude. Le durcissement de la position du gouvernement malien pousse les responsables de l’ONU à faire des propositions qui risquent de ne pas passer auprès des autorités maliennes qui ont clairement affiché leur volonté de peser lourd dans les tractations.

Dans les rues de Bamako, certains jurent que les jours de la Minusma sont comptés au Mali. Pour eux, la mission onusienne n’a rien fait pour combattre les terroristes depuis son déploiement au Mali. Ainsi, la présence des casques bleus n’a pas empêché les pires massacres ayant visé les populations dans les régions de Mopti et de Ségou.

Les autorités de la transition elles-mêmes ne donnent pas cher de la peau de la Minusma. Les forces françaises qui assurent la sécurité de la Minusma n’ont plus la liberté de mouvement qu’elles avaient au Mali. La transition ayant mis fin aux accords de défense et de coopération militaire avec la France, il va falloir trouver un rapidement un remplaçant à l’appui français accordé aux contingents de la Minusma.

De fait, les casques bleus sont condamnés à se retirer du Mali si la situation actuelle se poursuit. Le Mali a récemment été soutenu par la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. Cela est intervenu le lendemain de l’annonce de la fin des accords militaires entre la France et le Mali. Dans ce contexte, la Russie pourrait jouer un grand rôle dans l’avenir de la Minusma.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pénurie d’engrais au Mali :  Péril sur la campagne agricole</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/penurie-dengrais-au-mali-peril-sur-la-campagne-agricole-2976468.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/penurie-dengrais-au-mali-peril-sur-la-campagne-agricole-2976468.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Secoué par une crise multidimensionnelle aiguë et affligé par des sanctions économiques et financières à lui infligées par l’organisation régionale, suite à une tergiversation interminable sur le délai de la transition, le Mali n’est pas au bout de ses peines. En cause : la grave menace sur la campagne agricole, causée par un incroyable et inexplicable manque d’engrais en ce moment de l’année. Un lourd péril qui n’est pas de nature à calmer une situation déjà insoutenable si les mesures urgentes ne sont pas envisagées entre temps. </strong>

Pays agricole de premier ordre, pour respecter la réputation de cette terre de culture, les signaux pour la campagne qui commence ne sont pas pour autant au beau fixe, à en croire les informations concordantes qui nous parviennent des milieux concernés, généralement plus alertes sur les difficultés de parcours. Selon ces sources, la campagne agricole à venir risque d’être dangereusement compromise. Et cela, à cause d’un retard inexpliqué de commande d’engrais par les autorités compétentes, en ce tournant crucial de l’année, où la marge d’erreur n’est pas admise. Cela, on le sait, de milieux avertis, pouvant  occasionner l’indisponibilité criarde de l’engrais dans les zones de culture. Notamment dans les zones Cmdt, fortement dépendantes de cette précieuse substance.

En fait, rien ne sort de la magie dans ce domaine. Et pour cause, dans ce pays, l’on passe habituellement la commande des engrais vers le troisième trimestre de l’année, précédant la nouvelle campagne. Mais, pour ce coup-ci, indique-t-on, à cause de la crise qui a ébranlé la toute puissante Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, la commande des engrais n’a pu se faire à temps opportun.

C’est finalement, nous a-t-on précisé, l’administrateur judiciaire  qui a  passé la commande des engrais, coïncidant avec la  flambée des prix  des intrants  et la crise russo-ukrainienne, avec son lot des coûts non maîtrisés, en a fait le reste<strong>.</strong>

Résultat catastrophique ? Estimés à plus de 108 tonnes pour le coton, pour un coût total de 66,9 milliards de FCFA, il y a moins de 10% des besoins en engrais qui sont  disponibles. Selon les informations recueillies, aucune zone à ce jour n’a reçu  de l’engrais à suffisance. Les plus chanceuses ont reçu la moitié de leur besoin habituel, indiquent les mêmes sources.  Cela est aussi valable pour le complexe céréalier qui exprime un besoin  de 58 300 tonnes pour un coût total de 35,8 milliards de FCFA.

Quant à l’urée, indispensable pour la production,  le Mali avait passé une commande de 94 300 tonnes. Mais, à la date du 13 mai 2022, elle demeurait  introuvable dans plusieurs zones de culture de coton. Dans certains villages, la situation devient un mystère, car ils  n’ont pas encore reçu un seul sac d’urée. C’est notamment le cas dans plusieurs contrées dans la commune de Massigui, cercle de Dioïla, un des fiefs du coton dans le pays.

En termes de prévision, et pour rassurer les cotonculteurs, il nous est revenu que l’administrateur judiciaire, Souleymane Fomba, a rencontré les  secrétaires généraux des Société coopératives des producteurs de coton (Scpc)du cercle de Dioïla. C’était le jeudi  12 mai, où il a effectivement reconnu les difficultés d’approvisionnement des paysans en engrais.

<strong>La diversion en règle</strong>

A la rencontre des secrétaires généraux des Sociétés coopératives des producteurs de coton (Scpc)    de Dioïla, on apprend que l’administrateur judiciaire Souleymane Fomba a tenté de minimiser le manque d’engrais. Pour ce faire, dans un jeu de diversion, il a voulu masquer l’indisponibilité de l’engrais en  invitant les paysans à réduire les superficies prévisionnelles pour le coton. Afin de privilégier les cultures vivrières pour, dit-t-il, faire face à la famine qui menace le pays. Une sortie hasardeuse de l’administrateur judiciaire qui n’a pas manqué du reste d’intriguer les acteurs du coton qui auront tout de suite compris  que ce message de sensibilisation pouvait être crédible s’il  avait été distillé au moment où la crise de l’engrais ne se posait pas.

Tel un refrain, dans son exercice de séduction, l’intéressé sans convaincre a tenté de rassurer les acteurs sur l’engament de l’Etat à tout mettre en œuvre pour satisfaire les besoins exprimés.

Dans ce contexte de crise, comme pour galvaniser les énergies, qui commençaient à s’estomper, il a été notifié aux représentants des cotonculteurs une augmentation  du prix du sac de d’engrais à crédit qui passe de 11660 à 13210 FCFA sac de kg ; soit une augmentation de 1550 FCFA. Ce, contre une augmentation de 5 Fcfa sur le KG de coton qui atteint les 285 FCFA.

Précisons qu’avec la campagne de réduction des superficies prévues pour la culture du coton, certains villages estiment leur approvisionnement en engrais à 60% et 10% pour l’urée. Pendant que d’autres attendent désespérément le 1<sup>er</sup> sac de l’Urée.

Du côté de l’administrateur judiciaire, Souleymane Fomba, joint par nos soins, a indiqué son indisponibilité cette semaine pour des raisons de déplacement à l’intérieur du pays.

Comparaison n’est pas raison, dit-on. Mais le Bénin, un pays qui suit les traces du Mali en matière de performance cotonnière,a passé sa commande d’engrais et eu la tonne à 400 000 FCFA environ,contre 620 000 FCFA pour le Mali.

On explique la différence de chiffres entre les deux pays par le fait que le Mali s’est engagé sur le marché très tardivement. Un bien mauvais sort pour un pays cotonnier qui risque de se brûler les ailes si des mesures exceptionnelles ne sont pas prises entre temps. Autrement, ce sera bien douloureux pour le 1<sup>re</sup> pays producteur du coton qu’est le Mali, de se voir classé au bas du tableau.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition :  Un saut dans l’inconnu pour Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-un-saut-dans-linconnu-pour-choguel-2976465.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:10:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A regarder de près, plusieurs actions du gouvernement sous l’impulsion de Choguel Kokalla Maïga conduisent à l’impasse. On voit que, le résultat n’est pas le souci du Premier ministre qui, après avoir occupé la scène médiatique pendant longtemps, a décidé de pousser les ministres de son gouvernement à aller parler au peuple. Une série d’interviews sur le plateau de la télévision nationale a été le prétexte de cette fuite en avant visant à partager le bilan négatif de sa gouvernance.

Le travail a été confié à une poignée de journalistes triés sur le volet pour poser des questions d’actualité aux ministres. La décision de pousser les ministres à parler est conforme aux instructions du président de la transition Assimi Goïta, selon le Premier ministre. Pour beaucoup, le chef du gouvernement laisse une peau de banane sous les pieds des ministres.

Les services publics sont fortement impactés par la baisse des budgets de fonctionnement décidée par la transition. La tâche est facile pour des ministres comme celui de la Défense, Sadio Camara, ou encore celui de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou. La montée en puissance de l’armée malienne est perceptible par les Maliens qui sont de plus en plus rassurés par les moyens aériens et terrestres visant à combattre les terroristes.

Quant à l’économie nationale, tout le monde sait qu’elle est affectée par une conjoncture internationale difficile. La flambée des prix est une réalité dans tous les pays du monde, donc le Mali ne saurait être un cas à part. Aloussemou Sanou qui a déjà été sur le plateau de l’Ortm s’est bien défendu ainsi. Mais les Maliens sont restés sur leur faim au sujet de questions difficiles.

Il y a notamment les avoirs financiers du Mali à l’étranger, dont on ne connaît pas le montant. Par ailleurs, les gens auraient aimé entendre Sanou se prononcer longuement sur la possibilité de la création d’une monnaie nationale pour défaire le Mali du joug du système du franc CFA.

Sur un autre terrain, le Premier ministre essaie de faire oublier ses carences. Il s’agit de la justice. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, fait l’objet d’une convocation en bonne et due forme de la part du juge anti-corruption de Bamako. Le tribunal de la commune III qui est chargé du Pôle économique et financier du Mali a convoqué le chef de la diplomatie française depuis le 20 avril 2022.

La justice de Choguel le poursuit pour atteinte au bien public et d’autres infractions aux dépens de l’Etat malien. La décision du juge malien fait suite à une plainte déposée par une association de la société civile malienne. Cette association reproche à Jean-Yves Le Drian d’avoir mis la pression sur le gouvernement malien pour obtenir un marché public en faveur de son fils Thomas Le Drian. L’affaire remonte au règne du président déchu, Ibrahim Boubacar Keïta.

L’ancien président a retiré le marché des passeports maliens à une entreprise canadienne au profit d’une entreprise française. Problème, cette entreprise est liée à la famille Le Drian à travers le fils du ministre français des Affaires étrangères de France. L’affaire a fait du bruit au moment des faits, mais la protestation n’est pas allée loin à cause de la position du gouvernement d’alors.

De guerre lasse, les opposants à l’attribution du marché des passeports maliens se sont calmés. Le fils de Le Drian a continué à bénéficier des commandes de passeports, alors que les Maliens se lamentaient. Le prix du passeport est resté élevé pour le pouvoir d’achat des jeunes maliens. Pire, les Français prennent une bonne partie de l’argent généré par la vente des passeports en laissant une petite partie au Trésor malien.

Cette saignée de l’économie malienne prive les caisses de l’Etat d’une importante source de devises. Pour l’association qui a porté plainte contre Yves-Le Drian, la pression du chef de la diplomatie française a été déterminante dans l’attribution du marché aux Français. Le gouvernement malien de l’époque n’a pas hésité à faire plaisir aux Français dont l’armée intervient au Mali dans la lutte contre le terrorisme

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO, abandon du FCFA …  Le Premier ministre lâche en plein vol ses activistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/retrait-du-mali-de-la-cedeao-abandon-du-fcfa-le-premier-ministre-lache-en-plein-vol-ses-activistes-2974260.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 09:27:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La séance de questions d’actualité initiée par le Conseil national de transition (CNT) aura été un exercice que certains laudateurs ne sont pas près d’oublier de sitôt. Car, elle a été une occasion pour briser l’espoir  des gens qui s’étaient donné comme métier l’organisation des marches et des meetings.  Car, le Premier ministre, n’étant dans ses beaux jours, a déclaré que leur fonds de commerce n’était plus consommable.</strong>

Avec l’avènement de la transition, on assiste à une floraison d’activistes.  Aujourd’hui, il suffit de se transformer en laudateur des princes du jour pour avoir une certaine audience et des privilèges. Le terreau  pour la plupart d’entre eux est d’organiser des marches et meetings pour réclamer le retrait du Mali de la Cedeao, l’abandon du FCFA à travers la création d’une monnaie nationale et le départ de la Minusma au même titre que les forces européennes : Barkhane et Takuba.

En réponse à la question  sur le retrait du Mali de la Cedeao, du FCFA, la création d’une monnaie nationale et le retrait de la Minusma, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été on ne peut plus clair : « Notre gouvernement,   jusqu’à preuve de contraire, n’a pas inscrit dans son agenda  la sortie de la Cedeao. A la date d’aujourd’hui, ce n’est pas dans l’agenda du gouvernement.<strong>  </strong>Nos relations avec la Cedeao sont très difficiles. C’est de l’arbitraire. C’est pourquoi nous parlons de mesures illégales, illégitimes, injustes et inhumaines ». Une déclaration qui fait froid dans le dos des laudateurs qui ont élu domicile sur la Place de l’Indépendance pour revendiquer le retrait du Mali de la Cedeao

S’agissant de la création d’une monnaie nationale, le Premier ministre prend encontre-pied ses soutiens qui passent le clair de leur temps dans les manifestations pour la création d’une monnaie nationale visant à mettre fin à l’usage du FCFA dans notre pays.  « La question de la création de notre monnaie. Je pense qu’il y a des étapes dans la construction de l’Etat où il faut aborder  avec beaucoup de discernement. Nous avions déjà créé une monnaie, il faut tirer les conséquences de sortie de cette monnaie. Nous avions créé  la monnaie en 1962 ; on a signé des accords franco- maliens en février  1967 pour dire qu’on retourne au CFA dans 5 ans, c'est-à-dire en 1972.  Si on décide de créer notre monnaie, je pense qu’on ne doit pas le faire dans la situation de tension actuelle. On crée un état solide et s’il est posé, on vous avisera », argumentera l’orateur.

Au sujet de la Minusma qu’une partie de son entourage conteste, à ce niveau aussi, il n’a pas rassuré ses soutiens. Car, expliquera-t-il, le mandat de la Minusma sera renouvelé. « Il n’y aura pas de changement notable  à ce niveau », a indiqué Choguel K Maïga.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Présidentielle :  Le M5 lorgne le fauteuil d’Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-le-m5-lorgne-le-fauteuil-dassimi-goita-2974241.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:55:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce n’est un secret pour personne que des partis alliés de la transition travaillent à trouver un candidat susceptible de remplacer le président de la transition, colonel Assimi Goïta. Dans la perspective de la tenue de la présidentielle à venir, il y a des discussions fortes pour trouver le candidat idéal. Il s’agit de l’œuvre de partis politiques et d’organisations de la société civile, sans oublier de simples citoyens qui estiment que la voie choisie par la transition est salutaire pour le pays. </strong>

Au premier rang, on peut citer le M5-RFP, le regroupement qui a été à l’origine du soulèvement ayant conduit au renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta. Le M5-RFP ne cache pas son agenda de trouver un candidat pouvant poursuivre l’œuvre d’Assimi Goïta. Le chronogramme électoral n’étant pas encore connu, le mouvement dirigé par le Premier ministre Choguel Maïga tente de resserrer ses rangs en attendant.

Les dissensions internes n’empêchent pas pourtant les responsables du regroupement à aborder les questions électorales. Bien avant son choix comme Premier ministre, Choguel avait évoqué la nécessité de faire bloc derrière une candidature à la présidentielle.

A l’époque, il avait jeté son dévolu sur feu Soumaïla Cissé, le fondateur et président de l’URD, le parti qui est arrivé deuxième à la présidentielle de 208. Avec le décès de ce dernier, l’unité du M5-RFP devra être construite autour d’un des responsables politiques des partis membres de la coalition. Mais la question que l’on se pose est de savoir comment départager les chefs de partis politiques membres du mouvement. Il faudra sûrement un vote pour désigner le candidat consensuel.

Il est clair que certains hommes politiques qui accompagnent la transition pèseront lourd dans la balance. On pense notamment à Modibo Sidibé du parti Fare Anka Wuli ; de Me Demba Traoré, membre de l’URD ; Cheick Oumar Sissoko du mouvement EMK ; Cheick Modibo Diarra du RpDM. Comment ne pas également citer Me Mountaga Tall, le président du Cnid Faso Yiriwa Ton? En attendant, la question constitue la pomme de discorde au sein de certains partis dont l’URD.

Ce parti est divisé entre un clan favorable à la transition et un autre favorable à des personnalités politiques opposées à la transition. Le contrôle du parti par le clan Gouagnon Coulibaly pourrait conduire à un schisme profond. Me Demba qui est proche du M5-RFP pourrait constituer une dissidence œuvrant sur l’agenda politique du M5 RFP.

<strong>Des trophées de guerre</strong>

Mais ceux qui veulent trouver un remplaçant à Assimi Goïta cherchent avant tout des trophées de guerre. C’est pour cela qu’ils font une campagne active dans la lutte contre la corruption. Ainsi, la veille de l’interpellation du Premier ministre devant le Conseil national de transition(CNT), le gouvernement voulait des résultats en ce qui concerne les poursuites sur le bradage des immeubles de l’Etat par des prédateurs.

Le début du mois d’avril aura ainsi été douloureux pour des opérateurs économiques impliqués dans les transactions et les intermédiaires. Beaucoup d’opérateurs ont été convoqués au Pôle économique pour justifier leurs rôles. Mais certains ont échappé, puisqu’ils ont pris la poudre d’escampette. Que ce soient des fonctionnaires intermédiaires ou des commerçants, nombreux sont des suspects à fuir les interrogations de la justice en quittant discrètement le pays avant de répondre à la convocation.

Pendant longtemps, rien n’avait changé dans la situation, même la moindre réaction des officiels. Alors que la population avait cessé d’espérer des poursuites contre les auteurs de la vente douteuse des bâtiments publics, le procureur en charge du Pôle économique et financier a ouvert en 2021 une enquête sur ce dossier entouré de zones d’ombre.

Aujourd’hui, ce procureur est devenu ministre de la Justice et il n’entend pas donner de répit aux auteurs de malversations autour des bâtiments publics. En 2021, dans un communiqué, le juge anticorruption a notamment cité la vente de l’immeuble abritant l’Institut national des arts (INA). Ce bâtiment au style néo-soudanais, datant de la période coloniale, en plein cœur du centre commercial de Bamako, est l’un des joyaux architecturaux.

La cession de ce bâtiment, faite en catimini, a été révélée au grand public lors de l’interpellation de Kadiatou Konaré, la ministre de la Culture et du Tourisme, par le Conseil national de transition (CNT).

La nouvelle avait provoqué un tollé au sein de la population. En effet, selon la ministre de la Culture et du Tourisme, au-delà du bâtiment de l’INA, plusieurs vieux bâtiments appartenant à l’ENA ont été cédés à des particuliers entre 2019 et 2020. Les conditions d’acquisition de ces immeubles restent floues, les transactions ayant été scellées dans l’anonymat.

Selon la justice, il faut clarifier les conditions de cession de ces immeubles de l’Etat. L’enquête ouverte par le procureur général près le tribunal de la commune III risque d’éclabousser de hauts responsables de l’Etat, mais aussi de très riches commerçants. Ces bâtiments publics ont été vendus à des milliardaires avec la complicité de cadres administratifs et politiques qui ont bénéficié de ces ventes. Le problème est que la plupart des immeubles ont été vendus à vil prix, plusieurs fois au-dessous de la valeur marchande des titres. Ce qui suscite le débat sur les vrais acquéreurs de ces bâtiments.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique :  L’arbitrage électoral divise toujours</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-larbitrage-electoral-divise-toujours-2974245.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:53:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les acteurs politiques ne se font pas confiance en matière d’arbitrage électoral. Dans ce contexte, le passage de Choguel Kokalla Maïga devant le Conseil national de transition n’a pas suffisamment édifié les Maliens sur l’organe unique de gestion des élections. Cet organe que les Maliens appellent de tous leur vœu devrait être mis en place depuis septembre 2021. Depuis, rien n’a été fait. Le Premier ministre devrait apporter des éléments de réponse aux questions que les gens se posent sur le blocage de l’organe.</strong>

<strong> </strong>On sait que les partis politiques qui étaient motivés pour cet organe unique de gestion ne sont pas tous d’accord. Une crise de confiance serait à l’origine de leur refus de suivre la transition dans sa volonté de mettre en place un organe indépendant pour gérer les élections générales à venir.

Ils se sont opposés aux autorités qui avaient rendu public le chronogramme de la mise en place de l’organe en 2021. Ce chronogramme détaille les dates, les différentes étapes de la mise en place de l’Organe unique de gestion des élections. Pour mémoire, la mise en œuvre du chronogramme a débuté le 26 août 2021 et devrait se terminer le 10 octobre 2021.

Mais personne ne sait ce qu’est devenu le projet. Pour l’indépendance de l’organe, un appel de candidature devrait être lancé pour le recrutement des membres. Beaucoup estimaient qu’en dévoilant ce calendrier de la mise en œuvre, les autorités de la transition veulent afficher leur détermination à organiser des élections transparentes, crédibles et acceptées de tous.

La tâche qu’attend l’Organe unique de gestion des élections est immense et nécessite de gros moyens. Il doit être représenté dans les communes, les cercles, les régions et le district de Bamako et sous la coordination d’une structure nationale. Son travail sera de s’occuper des différentes élections au Mali, y compris dans les représentations diplomatiques du pays.

A en croire les autorités, la création de l’Organe unique de gestion des élections permettra d’éviter les crises post électorales. On espère que cet organe sera différent de la CENI dont le rôle était limité en matière de litige et de décompte des voix. L’Organe unique de gestion des élections ne sera pas composé seulement que de la classe politique, l’appel à candidature sera largement ouvert à plus de sensibilités sociales.

Toute la bataille autour de l’organe unique de gestion des élections, c’est pour garantir le suffrage universel. Ce suffrage dit universel est le mode de scrutin adopté par les démocraties modernes, d'abord en tant que suffrage universel masculin puis en tant que véritable suffrage universel, étendu au droit de vote des femmes. Institué en France pendant la Révolution française, avec le décret du 11 août 1792, il fut supprimé par le Directoire avant d'être rétabli, presque par surprise, lors de la révolution de 1848.

En vigueur lors du Second Empire, bien que fortement limité en raison des conditions pesant sur la procédure, avec notamment la nomination des candidats par l'État, il fut ré-institué lors de la Troisième République et depuis accepté en tant que fondement de la démocratie. Bien qu'admis dès 1848, le principe du vote secret n'est réellement mis en place qu'avec l'institution de l'isoloir en 1913, tandis qu'il faut attendre 1944 pour que les femmes obtiennent le droit de vote, la première application eut lieu en 1945.

Dans de nombreux autres pays, à l'exception de la Suisse, l'écart entre le suffrage universel masculin, souvent adopté plus tardivement qu'en France et le suffrage universel proprement dit, incluant les femmes, est bien moindre.

L'histoire du suffrage universel ne concerne pas uniquement l'élection des représentants politiques, puisqu'elle croise aussi celle de l'institution des jurys populaires, ou l'élection des magistrats et autres responsables politiques. C'était le cas dans la France révolutionnaire, et ça l'est toujours aux États-Unis.

Par ailleurs, outre la proclamation du principe lui-même du suffrage universel, les conditions de son application concrète et l'extension du droit de vote à certaines catégories de la population qui pouvaient en être exclues font partie de son histoire. On pouvait en effet affirmer le principe du suffrage universel, tout en restreignant par certaines lois électorales sa portée. Des conditions de domicile ou d'alphabétisation (notamment lorsqu'il fallait soi-même écrire le nom des candidats sur les bulletins) ont ainsi été imposées. En France, il faut attendre par exemple la loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées pour que des personnes mises sous tutelle puissent voter, après autorisation d'un juge, la loi du 5 mars 2007 sur la réforme de la protection des majeurs faisant du droit de vote des majeurs sous tutelle la norme.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Appui à l’économie rurale :  Les bons points de l’ONG Geres</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/appui-a-leconomie-rurale-les-bons-points-de-long-geres-2974243.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:49:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Présente au Mali depuis 2007, I’ONG Geres dont les réalisations ne cessent de marquer les esprits dans les milieux ruraux, semble révolutionner le secteur de l‘économie rurale à travers l’accès à l’énergie en milieu rural.

Présente dans 10 pays, dont la France, Maroc, Mali, Benin, Sénégal, Myanmar, Cambodge, Tadjikistan, Mongolie et Afghanistan, I’ONG Geres a été créée  en 1976 en France. II s’agit d’une ONG de développement Internationale qui œuvre à l’amélioration des conditions de vie et lutte contre les changements climatiques et leurs impacts. En tant qu’acteurs de terrain, la transition énergétique est un levier majeur de leur action en faveur d’une plus grande solidarité climatique.

Pour un changement sociétal ambitieux, I’ONG encourage le développement et la diffusion de solutions innovantes et de proximité, et accompagne les politiques territoriales climat-énergie et elle mobilise tous les acteurs en les incitant à agir et à soutenir les plus vulnérables.

Dans le cadre de ses interventions, Geres travaille, à travers à l’accès à une énergie durable, au développement des très petites entreprises, car elles sont créatrices d’emplois et base pour un développement des services de qualité au niveau rural.

L’ONG Geres est également attachée à I ‘appropriation des actions par l‘ensemble des parties prenantes. L’association assure aussi un renforcement de capacités afin d’instaurer des dynamiques de changement, développer des stratégies de résilience et ouvrir le champ des possibles pour que chacune et chacun soit acteur d’un développement durable.

Notons que le Geres intervient au Mali depuis 2007 dans les domaines de l‘accès à l‘énergie en milieu rural et de la promotion des énergies renouvelables dans les régions de Sikasso, Ségou, Kayes et Koulikoro. Ainsi, par la mise en œuvre de divers programmes de recherche-action et de développement en partenariat avec les acteurs locaux, Geres a développé une connaissance fine de ses territoires d’intervention et des problématiques énergétiques auxquelles sont confrontées les populations résidentes. Parmi les interventions phares des dix derrière années, on peut citer: les actions contribuant à l’électrification rurale, notamment pour des usages productifs, les actions autour de l’efficacité énergétique dans le domaine de la cuisson en direction des ménages urbains et des femmes rurales, avec la promotion des foyers améliorés ; les actions autour de la promotion des filières

Agro forestières de Jatropha incluant l’insertion de la production dans les exploitations familiales, la production et l’utilisation d’agro-carburants paysans en circuit court au profit particulièrement des meuniers locaux et enfin la valorisation locale des coproduits en engrais organiques et/ou en savons dermatologiques.

L’ONG Geres est aussi fortement engagée dans l’accompagnement et le renforcement de capacités des acteurs locaux à mettre en œuvre leurs initiatives dans leurs territoires. L’établissement de partenariats stratégiques avec des organisations porteuses d’expertises complémentaires à celles de Geres permet d’aller au-delà de l’accès à l’énergie et de répondre ainsi plus globalement aux enjeux de développement économique de ces territoires, et notamment a l’inclusion des groupes vulnérables que sont les femmes et les jeunes.

S’agissant des projets de Geres au Mali, il s’agit entre autres de l’amélioration de l’accès aux services essentiels dans les centres de santé et les maternités au Mali ; des actions en faveur du climat et énergie en Afrique de l’Ouest.

Au Mali, Geres offre aussi un accès à l’énergie durable pour toutes et tous. Un projet a d’ailleurs été mis en œuvre en octobre 2018 pour une durée de 39 mois dans les régions de Sikasso, Ségou et Kayes, avec le soutien financier de l’Agence suédoise pour le développement international (Asdi).

<strong>Adama Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PAG en examen  au CNT : Le verbiage de Choguel Kokalla</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-pag-en-examen-au-cnt-le-verbiage-de-choguel-kokalla-2974259.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:45:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’était attendu comme un événement politique phare de la transition, depuis la rectification intervenue en son sein, il y a bientôt un an, avec la nomination de Choguel Kokalla Maïga au poste de Premier ministre : l’examen devant le CNT du Plan d’actions gouvernemental (PAG) du Premier ministre, jeudi dernier. A la fin, ce fut une véritable évasion politico-médiatiquepour lui,comme il en est le champion. Choguel Kokalla Maïga, comme pour noyer le poisson dans l’eau, n’a rien dit au cours de son show médiatique. Chronique d’un camouflage ‘’médiatico-événementiel’’ sans nom !</em></strong>

Ce jeudi, au CNT, l’organe législatif de la transition, délocalisé au CICB, c’est un Choguel Kokalla Maïga non sûr de son fait qu’on a perçu à l’entame du show médiatique, débuté sous la forme d’un examen de passage au ton vif et direct sur des réalisations de son bilan de près d’un an d’exercice.

A l’image d’un Nouhoun Sarr, fort inspiré par l’enjeu de l’événement, qui n’a certainement pas  voulu que ce premier exercice d’appréciation de l’action gouvernementale apparaisse  comme une formalité banalisée, et qui a directement asséné les coups.Le PAG du Premier ministre, à l’exception notable des prouesses militaires vantées et fièrement portées par tous, dans sa réalisation effective, n’est pas en fait une grande réussite. Le ton de l’événement est ainsi donné et le décor planté.

Selon Nouhoun Sarr, qui continue d’ailleurs d’essuyer, sur les réseaux sociaux, les foudres des nervis, mis à contribution par l’interpellé, pour avoir osé, comme il l’a fait, décrié l’action gouvernementale portée par unChoguel Kokalla Maïga, au-delà d’un populisme pompeux, qui n’a pas réussi à engranger des résultats probants sur son plan d’actions gouvernemental.

Le Premier ministre de la transition, ainsi interpellé au vif sur ses actions, comme on le sait, à l’ordinaire, n’a pas dérogé à sa réputation de se complaire dans un rôle de victime expiatoire. Il en a l’habitude de cette victimisation, dès qu’il s’agit, pour lui, de jouer au camouflage savant et orchestré, dans le but de se donner du beau rôle et de faire porter les responsabilités des échecs sur les autres.

« C’est le contexte, dit-il en substance, difficile, fait d’agression politique, diplomatique et médiatique, qui frappe le pays, pour avoir choisi la voie de l’honneur, qui explique pourquoi l’action gouvernementale a peiné à démarrer ».

Dans ce jeu de victimisation, tout y est : la France, comme une rengaine, a tout fait pour comploter contre le Mali. La presse locale, elle, n’est pas non plus épargnée, d’autant qu’elle est accusée de pilonner dans ses manchettes le Premier ministre, pourtant dédié à la cause publique.

Le beau rôle lui revient, lui, Choguel Kokalla Maïga, qui est pourtant violemment dénoncé par de nombreux interpellateurs  d’avoir usé du clivage en opposant les Maliens à partir de ses attributs officiels, parce qu’il estime, lui-même, qu’il a pris le pari de la défense des intérêts du peuple malien. Ce qui lui vaut toutes sortes de diatribes.

Voilà le jeu d’un homme, celui du tape-à-l’œil,  qui sait bien qu’il n’y a pas beaucoup de choses à mettre sous la dent pour l’effectivité des actions réussies à son actif, depuis qu’il a été nommé au poste de Premier ministre, il y a bientôt un an.

La parfaite illustration de la fuite en avant du chef du gouvernement lors de ce premier choc avec les membres du CNTse résume sans doute par le silence, à la fois assourdissant et intolérable, qu’il a entretenu sur les délestages monstres qui empoisonnent en ces moments la vie des citoyens et des ménages.

Le contexte de ces coupures sauvages de courant, qui n’épargnent aucun quartier de la capitale, devait empêcher le Premier ministre de la transition, à cette occasion solennelle, de passer sous silence un tel phénomène. Ne serait-ce que pour démontrer qu’il est le Premier ministre du quotidien.

Hélas ! Il n’en a cure d’autant qu’il sait très bien qu’il chemine sur du sable mouvant, en parlant de ce secteur ô combien stratégique.

En s’y murant dans un tel silence sur les délestages, le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, a bien usé, comme il sait bien le faire, de la ruse pour endormir les consciences. Il le sait d’autant plus dommageable, pour sa prestation, déjà maigre sur les réalisations qu’il a réussies, à la tête du gouvernement, qu’il a du mal lui-même à se défaire des échos malsains des scandales de toutes sortes qui ont gangréné la gouvernance, pompeusement présentée, comme celle de la rupture, au début de sa prise de fonction à la Primature.

A l’évidence, à part tenter de frapper les esprits, en l’occurrence en promettant des actions phares à venir, le Premier ministre de la transition, lors de cette séance publique, n’a rien dit. Très peu convainquant sur son bilan, qui est resté des plus mitigés, à près d’une année d’exercice primatorial, Choguel Kokalla Maïga a été incapable de démontrer à la face du monde qu’il était cet homme visionnaire, dont on s’était pris à rêver, au moment où il annonçait en fanfare, à sa prise de fonction, qu’il pouvait bâtir le renouveau du pays.

Pour cela, le maître des lieux, le colonel Diaw, a réussi un pari politique de taille : celui de mettre à nu un homme prétendument  et abusivement annoncé, un peu trop vite,  commeune compétence avérée et intrinsèque, au plan moral et professionnel, dont l’action, menée à la tête du gouvernement, pourrait forger le destin du Mali.

Il n’en est rien : le Premier ministre de la transition, au finish de cet exercice, n’a fait qu’étaler ses incohérences dans la conduite de l’action publique, dans une fuite en avant qui lui sied,  tout en excellant dans des domaines, où on le sait d’ordinaire, capable de tirer son épingle du jeu, à savoir les fausses promesses, les illusions et les imputations aux autres pour les péchés commis.

C’est d’ailleurs là, sur ce terrain, qu’il faut apprécier ce passage du Premier ministre de la transition, devant le CNT, qui a permis au colonel Diaw, fin stratège qu’on n’imaginait pas,  qui a réussi, devant tous, de prouver que le Premier ministre de la transition a atteint ses limites.

Eh bien ! Ce n’est pas un Nouhoun Sarr, plus incisif et plus tranchant, lors de ce premier face-à-face avec le Premier ministre au CNT, qui dira le contraire.Lui qui ne cesse de se faire traiter de tous les noms d’oiseaux  par les nervis lourdement compensés pour la basse besogne  sur les réseaux sociaux,  pour n’avoir fait seulement que son travail. A savoir : assurer un contrôle efficace et rigoureux de l’action gouvernementale.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agriculture :  Le business de l’engrais en détresse</title>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:43:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avec la cherté des prix sur le marché international, le business bâti au Mali autour de l’approvisionnement des paysans en engrais minéral est dans la tourmente. Les autorités ont décidé que l'engrais organique sera largement utilisé dans la production agricole pour enrichir les sols. Cela semble être une catastrophe pour les réseaux d’affaires liés à la vente de l’engrais subventionné. Ainsi en a décidé le président Assimi Goïta lors du conseil supérieur de l'agriculture tenu à Koulouba.

Pour la première fois, les producteurs de la fumure organique ont un soutien officiel à travers l'aide de l'Etat. À l’entame de ses propos, le Président du Conseil supérieur de l’agriculture, le colonel Assimi Goïta, a félicité tous les acteurs de la profession Agricole, ainsi que leurs partenaires nationaux et étrangers pour les résultats obtenus durant la campagne écoulée. Il a précisé toutefois que le résultat obtenu, loin d’être un satisfecit, doit « interpeler à plus d’efforts, de réflexion et d’innovation pour amorcer l’indépendance de notre pays du marché international des produits agricoles en vue d’assurer notre souveraineté alimentaire et nutritionnelle ».

Pour permettre au secteur agricole de jouer le rôle qui lui revient dans le processus du développement économique, politique et social, le Président de la Transition a formulé des recommandations au gouvernement. Il s’agit entre autres de doter le secteur du développement rural d’une loi de programmation des investissements dans le secteur agricole, de poursuivre le programme de pluies provoquées en début et fin de l’hivernage. Aussi, s’agit-il de mettre en place un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation et accroître l’utilisation des intrants locaux.

Outre ces recommandations, en vue d’améliorer les productions céréalières, cotonnières et animales, le Chef de l’État a décidé de la mise en place de certaines mesures incitatives. En raison de la hausse excessive du prix des engrais sur le marché mondial, le Président Goïta a décidé « que la quote-part du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral soit fixée à 12 500 francs CFA ». Quant à l’engrais organique, la quote-part est fixée à 2500 francs CFA le sac de 50 kg.

<strong>Comment financer ?</strong>

L’une des difficultés du Mali est le financement de la subvention qui coûte extrêmement cher à l’Etat. Le coût est insupportable par le budget de l’Etat, surtout que la monnaie utilisée risque d’être coupée au trésor national. Le bras de fer que la transition a engagé avec l’Uemoa et d’autres partenaires en est la cause directe. Or, cette crise est la mère de toutes les misères que font subir l’Uemoa et la Cedeao aux Maliens.

Certaines sources financières indiquent que les autorités de la transition ont pris le devant pour se protéger contre l’asphyxie financière des producteurs du franc CFA. Mais, les militaires qui ont choisi cette voie bénéficient de soutiende la part d’experts en finance internationaleet d’autres domaines. Ils sont maliens, ivoiriens ou béninois, pour ne citer que quelques-uns, à se mettre à la disposition des autorités maliennes. On a vu récemment l’ancien ministre ivoirien Mamadou Koulibaly rendre visite aux autorités maliennes pour les encourager.

Fervent détracteur du système CFA, Mamadou Koulibaly, économiste, a clairement expliqué aux autorités maliennes que c’est une bonne chose de vouloir se débarrasser de la monnaie coloniale que représente le franc CFA. Seulement, il précise que le moment n’était pas propice à la création de la monnaie malienne dans le contexte d’embargo.

En effet, la réserve d’or du Mali est bloquée par la France qui a choisi d’accompagner les sanctions économiques et financières des pays membres de la Cedeao et de l’Uemoa. Cette réserve devrait permettre au Mali de garantir une nouvelle monnaie pour ne plus avoir à verser ses recettes d’exportation au trésor français.

En dehors de Mamadou Koulibaly, de nombreuses personnalités ouest-africaines conseillent les autorités maliennes. L’écrivaine Aminata Dramane Traoré qui a longtemps combattu la mondialisation et ses effets pervers, apporte sa contribution. Elle qui a eu à organiser les états généraux du franc CFA à Bamako il y a quelques années est aussi hostile à l’instrumentalisation de la Cedeao par l’Union européenne.

Autre figure emblématique de cette « officine » qui encadre la transition est l’économiste togolais Kako Nubukpo. D’ailleurs, ce dernier est commissaire à l’Uemoa, mais cela ne l’empêche pas de demander aux autorités maliennes d’aller plus loin dans le divorce d’avec l’institution monétaire.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hac/Affaire Bassidiki Touré :  Choguel charge Assimi Goïta sans convaincre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/hac-affaire-bassidiki-toure-choguel-charge-assimi-goita-sans-convaincre-2974263.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:35:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’élection de de Bassidiki Touré parmi les trois représentants de la presse malienne à la Haute autorité de la communication (HAC), le monde des média a été sidéré de voir le nom de celui-ci écarté  par le décret présidentiel. Depuis lors, la presse cherche les motifs de cette décision injuste. Lors de la séance de questions d’actualité du Conseil national de transition, il a fallu l’interpellation du Premier ministre sur la question par l’un des représentants de la presse pour que ce dernier rejette la lourde responsabilité de cette affaire au Président de la transition, Assimi Goïta. </strong>

Injustice sous la transition, qui l’aurait cru ?

Au regard de l’injustice galopante qui s’érigeait en mode de gouvernance, l’avènement de la transition politique avait suscité  de l’espoir auprès de l’opinion nationale. Mais, le peuple a vite déchanté. Car, le sauveur est en train de devenir le bourreau.

En effet, l’affaire de désignation des membres à la Haute autorité de communication (HAC) a levé un pan de voile de la vraie nature des autorités de la transition.

Suite à la mise à l’écart de son représentant élu pour siéger à la HAC conformément aux textes en vigueur,  la presse a remué ciel et terre pour savoir les raisons d’une telle mésaventure. Ni la Primature s’était préalablement impliquée pour entériner cette forfaiture, si on s’en tient au témoignage du Président de la maison, ni la Présidence de la République n’a été en mesure de donner les raisons de l’absence de Bassidiki Touré sur le décret de nomination des membres de la HAC.

A en croire le président de la Maison de la presse, BandiougouDanté, il y a eu plusieurs entretiens entre lui,  le ministère de tutelle et la Primature voulant imposer  le remplacement de la 3<sup>ème</sup> personne élue par les faitières par la 4<sup>ème</sup>. Cela, sans aucun argument juridique. Acculé par les multiples demandes de motivation de cette décision de remplacement de Bassidiki Touré et la détermination de Danté d’aller jusqu’au bout,  le Premier ministre finira par annoncer au Président de la Maison de la presse : « Nous sommes d’accord sur notre désaccord ». Pour ainsi affirmer qu’il ne détient aucun argument pour justifier la décision envisagée par les autorités de transition.

Comme dans une jungle où le plus fort a toujours raison, elles ont fini par publier leur décret de nomination des membres de la HAC sans Bassidiki Touré. Depuis lors, la presse est sur le qui-vive. Vent débout, elle multiplie des actions afin que cette injustice soit corrigée.

Ainsi, après une première réunion d’information initiée par le Comité de veille des média,  une assemblée générale a eu lieu jeudi 14  avril à la Maison de la presse, où la non-reconnaissance de la HAC en l’état et d’autres actions sont envisagées, la représentante de la presse au CNT a enfoncé le clou le 21 avril. Suite à sa question relative au motif de l’absence de Bassidiki Touré parmi les membres de la HAC,  sur un ton hésitant, le Premier ministre prétexte dans un premier temps qu’il y a eu une enquête de moralité, sans dévoiler les conclusions. Ensuite, indique-t-il que le Président Goïta est  tenu par un devoir de réserve. Avant d’ajouter que seul le Président de la transition, Assimi Goïta, connait les motifs de la mise à l’écart de Bassidiki Touré, bien qu’il a été élu par ses confrères. Ces propos dubitatifs n’ont pas convaincu leur auteur, à fortiori son auditoire. Car, son implication personnelle dans ce dossier narré par le Président Danté ne permet pas de l’innocenter auprès des faitières de la presse.

<strong>Oumar KONATE        </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Office du Niger :  Reprise des travaux d’aménagement de 2850 hectares</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/office-du-niger-reprise-des-travaux-damenagement-de-2850-hectares-2974237.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En zone office du Niger, grâce aux opérations de sécurisation des forces armées maliennes (FAMa), les travaux de réalisation de 2850 hectares dans la zone office du Niger ont repris après plus de 10 mois d’interruption. La semaine dernière, le Président-directeur général de l’Office du Niger, Abdel Kader Konaté, était sur le site pour constater l’évolution des travaux, estimée à plus de 95%. </strong>

En se rendant sur le site des travaux de réalisation de 2850 hectares dans le casier de Tiongoni, zone de Mbewani, le PDG de l’Office du Niger voulait s’assurer du redémarrage des travaux de ce projet. Un projet financé à hauteur de 11 milliards de FCFA au compte du Fonds européen de développement.

Faut-il le rappeler, le projet avait connu un arrêt de travail de plusieurs mois suite à des attaques récurrentes des groupes terroristes. Grâce aux actions de sécurisation des forces armées et de défense,  aujourd’hui, la reprise des travaux est devenue une réalité.

Sur le terrain, les témoignages recueillis expriment les sentiments de joie et de fierté.

Dans son témoignage, Fatogoma Traoré, chargé des travaux, sourire aux lèvres, précisera : « On a commencé les travaux ; depuis le 14 avril on est là. Les travaux qui évoluent à hauteur de souhait sont exécutés à plus de 95% aujourd’hui. »

Pour sa part, le colonel Youssouf O. Cissé, commandant du  secteur 5 opération Maliko, avec un visage rassurant, indique : « Depuis un certain temps, notre hiérarchie nous a instruit de mettre en place une force pour pouvoir sécuriser ces travaux qui avaient été exécutés à 95%. Nous sommes là pour que les 5% puisse être réalisés ».

Ce redémarrage suscite un intérêt général pour les responsables de l’Office du Niger. Et surtout pour les producteurs qui attendent impatiemment l’exploitation de nouvelles parcelles dès la campagne agricole prochaine.

A en croire Ibrahim Coulibaly, coordinateur du projet, «l’aménagement des 2500 plus les 500 hectares qui étaient déjà aménagés il y’a deux campagnes environ, vont permettre de produire 18.000 tonnes. Ce que nous avons arrêté par principe pour une certaine viabilité au niveau de l’exploitation, c’est que les populations aient 3 hectares par exploitation. Ce qui va permettre d’améliorer conséquemment les revenus des populations et de rendre les exploitations viables. »

&nbsp;

S’agissant du chef de village, Salif  Diallo, la joie était au comble. « Nous sommes contents pour la reprise des travaux. On a un grand intérêt dans ça. Je demande aux travailleurs de venir travailler, et tout se passera bien s’il plaît à Dieu», a-t-il déclaré.

Pour la circonstance, le PDG de l’Office, Abdel Kader Konaté, a salué et encouragé la détermination des forces armées sur le terrain. Ainsi, invitera-t-il les bénéficiaires directs, notamment les autorités traditionnelles et les producteurs, à soutenir cet élan de collaboration franche avec les FAMa. «Le moins qu’on puisse dire, c’est que le redémarrage des travaux dans la zone de Tiongoni est une lueur d’espoir dans les zones de production de l’Office du Niger au regard de nombreux projets et programmes en souffrance dans la zone Office à cause de l’insécurité, et surtout une victoire certaine pour les FAMa dans leur avancée pour le retour de la paix et la sécurité », martèle le PDG de l’Office du Niger.

Colonel Youssouf O.Cissé, commandant secteur 5 opération Maliko: « Depuis l’offensive déclenchée par les FAMa il y a cela 5 mois, aujourd’hui le cycle de violence a fortement baissé. Aujourd’hui, on constate que les zones de production sont de plus en plus sûres. Notre ambition, c’est de continuer à maintenir la pression sur les groupes armés terroristes et tous ceux qui perturbent la quiétude des populations. »

Dans l’opinion publique, cette sécurisation réconforte davantage le géant de la rizicultrice malienne dans l’atteinte de ses  objectifs qui s’annoncent, à savoir plus de 900 000 tonnes de riz paddy, plus de 410 000 tonnes de produits maraîchers, et plus de 117 000 tonnes en culture de diversification.

<strong>Oumar KONATE avec l’ORTM</strong>]]> </content:encoded>
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<title>24èmesession de la CANAM :  Les travaux réalisés à 100,24%</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/24emesession-de-la-canam-les-travaux-realises-a-10024-2974266.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:11:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Caisse nationale d’assurance maladie (Canam) a tenu ce jeudi 14 avril dernier sa 24<sup>ème</sup> session du conseil d’administration. L’occasion pour les administrateurs de faire le point sur les différentes réalisations faites par la structure.  </strong>

<strong>Selon Pr Mamadou Kané, Président du conseil d’administration de la Canam, il </strong> ressort que le montant des recettes mobilisées par la Canam au 31 décembre 2020 s’élève à 67 milliards 303 millions 618 mille 825 de F CFA  avec un taux de réalisation de 100,24% par rapport au montant prévisionnel annuel qui se chiffre à 67 milliards 140 millions de F CFA.

À l’en croire, l’ordre du jour portait sur l’examen du procès-verbal de la 22e et 23e, de l’état de mise en œuvre des recommandations de la 23e session, le rapport d’activités 2020 et de l’état d’exécution du budget au 31 décembre 2020, les états financiers et du rapport du commissaire aux comptes.

Il ajouta qu’il y a eu 280 500 carnets de feuilles de soins maladie, 61 000 carnets de feuilles d’examen acquis, 150 cachets secs pour prestataires entre la Canam et les structures conventionnées de Bamako et Kati ville.Aussi, aux dires du PCA, 84 333 personnes ont été immatriculées du 1er janvier au 31 décembre 2020. Et que les cotisations de l’AMO reversées par les ODG se chiffrent à 65 milliards 714 millions 543 mille 232 F CFA, sur une prévision de 65 milliards F CFA.

Concernant les cotisations reversées par l’Institut national de prévoyance sociale (Inps) à la Canam, le Pr. Kané dira qu’elles se chiffrent à 39 milliards 551 millions 103 mille 474 de FCFA et celles de la Caisse malienne de sécurité sociale (Cmss) à 26 milliards 163 millions 439 mille 758 FCFA.

Toutefois, les dépenses de fonctionnement ont été liquidées à hauteur de 14 milliards 195 millions 451 mille 349 F CFA, soit avec un taux d’exécution de 83% selon le PCA.

Ajoutons qu’à la fin des travaux, le Pr Mamady Kané, président du Conseil d’administration de la Canam, a expliqué que le rapport d’activités de la Caisse au 31 décembre 2020 a été élaboré sur la base du programme d’activités de la onzième année de mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire.

<strong>Adama TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Restauration des écosystèmes sahéliens :  L’Initiative de la Grande muraille verte fait du chemin</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/restauration-des-ecosystemes-saheliens-linitiative-de-la-grande-muraille-verte-fait-du-chemin-2974261.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 01:08:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le but d’opérer des </strong><strong>changements transformationnels des zones difficiles en zones de prospérité économique et de développement durable, les acteurs nationaux se sont penchés sur la question. C’était au cours de l’atelier de validation </strong><strong>du Rapport National de Synthèse de la Situation de Référence de la GMV et de la Note Conceptuelle d'un Projet National en réponse aux défis environnementaux et socio-économiques dans la zone GMV. L’événement, dirigé par   le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné,  a eu lieu le 22 avril 2022 à l’Aedd (l</strong><strong>’Agence de l’environnement et du développement durable)</strong><strong>.</strong>

&nbsp;

L'une des régions du monde les plus vulnérables et exposées aux effets du changement climatique demeure le Sahel. Une région caractérisée par la désertification, la dégradation des terres et la perte de la biodiversité. Ces multiples défis ont extraordinairement contribué à accroitre la détérioration des moyens de subsistance et l'insécurité alimentaire des communautés rurales de cette région.

Pour y faire face, l’Initiative de la Grande Muraille Verte (IGMV) a vu le jour. Il s’agit d’un programme intégrateur et fruit d'une coopération régionale, représentant la réponse concertée et unifiée à ces défis des onze Etats saharo-sahéliens au Sud du Sahara, à savoir : le Burkina Faso, le Djibouti, l'Erythrée, l’Ethiopie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan et le Tchad.

Pour la circonstance, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné, saisira l’opportunité de s’exprimer sur cette problématique qu’est la problématique de la restauration et de la gestion durable des terres dans la région sahélo-saharienne, afin de lutter contre la dégradation des terres et la pauvreté.

De son point de vue, le Programme de Grande Muraille Verte (GMV) matérialise la volonté politique nationale au Mali d’engager des efforts importants de réhabilitation écologique et socioéconomique des zones sahélienne, sahélo-saharienne et saharienne. Avant de souligner que l’approche intégrée, multisectorielle et inclusive qui sous-tend la mise en œuvre de la GMV s’appuie sur des actions de gestion durable des terres, mettant l’accent sur la restauration, la récupération et la conservation des terres et la biodiversité, combinées à des activités de développement socio-économique, d’adaptation et de résilience au changement climatique.

« La mise en œuvre de l’Initiative par l’APGMV, sur la base de la Stratégie Globale Harmonisée assortie de Plans d’Actions sur deux cycles quinquennaux (2011 à 2015) et (2016 à 2020), a principalement porté sur : la mise en place des bases institutionnelles et organisationnelles des organes statutaires ; la structuration et renforcement des fondamentaux de la gouvernance avec la création des outils et mécanismes de planification et mobilisation des ressources ; l’appropriation du «Concept GMV» et son Approche-terroirs centrée sur les populations à la base et sur les fondamentaux de la gestion durable des terres prenant en compte les trois conventions principales des Nations unies (Désertification, Biodiversité et Changement climatique) ; les réalisations physiques concrètes avec une valeur ajoutée prouvée au profit des populations dans les Etats membres suivant des axes stratégiques majeurs définis », a-t-il poursuivi.

Toutefois, contraste le ministre Koné, nonobstant les avancées notoires révélées par le rapport d’évaluation de la première décennie de mise en œuvre globale de la Grande Muraille Verte, des contraintes majeures ont existé. Notamment  la mobilisation des ressources attribuée à la qualité des projets présentés aux potentiels bailleurs. Face à cette problématique, préconise-t-il,  il est opportun et nécessaire de renforcer les capacités des structures nationales dans l’élaboration des projets et programmes bancables.

C’est dans ce cadre que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), à travers le FEM, a appuyé les Etats membres de l’APGMV pour la réalisation de la présente étude afin d’établir la situation de référence de la GMV au niveau national et de disposer des données fiables pour la formulation de projets pertinents, soutiendra l’orateur.

Partant, il saluera  les efforts consentis par l’ensemble des acteurs de mise en œuvre de la GMV. Tout en précisant que cet atelier national de validation du Rapport National de Synthèse de Situation de Référence de la GMV, dont la finalité est l’élaboration de la Note Conceptuelle du Projet National, permettra d’apporter une solution pour le Mali à la problématique de projets bancables.

Pour  sa part, le directeur général de l'Agence nationale de la grande muraille verte du Mali, Toumany Diallo, saluera la présence du ministre de tutelle au présent atelier qui témoigne l’intérêt particulier qu’accorde le gouvernement malien à cette cause.

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Dans son analyse, le Directeur Diallo indiquera qu’au regard de son caractère transversal et multisectoriel, l'Initiative GMV vise globalement et de façon durable des changements transformationnels des zones difficiles en zones de prospérité économique et de développement durable. L'ambition 2030 de la Grande Muraille Verte est portée par un Plan d'Investissements Prioritaires Décennal (PIPD) 2021-2030, adopté le 29 juillet 2021 à Nouakchott par le Conseil des ministres auquel vous avez activement pris part.

Depuis la 4<sup>ème</sup> édition du One Planet Summit (OPS), précise-t-il,  la GMV fait l'objet d'une forte coalition internationale traduite par d'importantes annonces d'engagements financiers de divers partenaires techniques et financiers pour la période 2021-2025.

L'accélération de la mise en œuvre de l'ambition 2030 de la GMV, par l'exécution du PIPD 2021-2030, passe par la formulation de projets et programmes pertinents susceptibles de mobiliser les ressources financières adéquates auprès des partenaires et le renforcement de la capacité d'absorption de ces ressources par les Etats membres.

Au regard de l'importance du segment malien couvrant près de 20% du tracé global de la Grande Muraille Verte à l'échelle des 11 pays membres, le Mali constitue l'un des piliers de l'initiative ; d'où l'impérieuse nécessité de son implication dans l'implémentation de toutes ses composantes.

<strong> «</strong>C'est dans ce contexte que la vision de l'ANGMV est de s'attaquer résolument aux principaux fléaux environnementaux et climatiques dans le cadre d'une coopération sous-régionale et d'une synergie d'actions dans la bande du segment malien de la GMV», a déclaré Toumany Diallo.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<item>
<title>Sanctions économiques contre le Mali :  Le gouvernement  supplie les partenaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/sanctions-economiques-contre-le-mali-le-gouvernement-supplie-les-partenaires-2972641.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 02:02:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De plus en plus, notre économie se trouve impactée par les affres des sanctions économiques illégales et illégitimes qui nous ont été infligées par la Cedeao, appuyée par une importante partie de la communauté internationale. Conscient des difficultés auxquelles nous faisons face, comme une sorte de bataille difficile à gagner,  le  gouvernement a adressé une déclaration à différentes institutions au sujet des sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa. Mais cette déclaration peut aussi être le signe annonciateur d’un bouleversement.</strong>

La Cour de justice de l’Uemoa a,  par ordonnance n°06/2022/CJ du 24 mars 2022, ordonné le sursis à exécution des sanctions prononcées par la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Uemoa. A la surprise générale, les acteurs de ces sanctions font fi de cette décision qui permettrait à l’Etat malien de respirer économiquement.  Face à cette situation rocambolesque, dans un communiqué officiel,  le gouvernement a sollicité la clémence des partenaires.

Dans sa déclaration, le gouvernement constate avec regret, qu’en dépit de la double notification qui lui a été faite, par le Mali et par la Cour, la Commission et la Conférence n’ont pas daigné exécuter cette ordonnance qui est d’application immédiate et insusceptible de recours. Ces sanctions violent allègrement les règles communautaires, notamment les dispositions garantissant l’indépendance de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

En imposant des sanctions financières et économiques, la Cedeao ne disposant pas d’instruments lui permettant de s’assurer de leur exécution, s’est appuyée sur les outils de l’Uemoa. A partir du moment où la décision de l’Uemoa est remise en cause, la Cedeao devrait à son tour suspendre l’exécution des sanctions prononcées. Le gouvernement dénonce avec force cette attitude qui constitue un flagrant déni de justice et tranche avec les exigences de l’Etat de droit, lesquelles imposent le respect des décisions de justice.

Au regard de l’impact humain et social considérable des sanctions sur les populations du Mali mais également sur ceux des pays de la sous-région, et en raison de la décision de la juridiction communautaire ordonnant le sursis à leur exécution, le gouvernement prend à témoin la communauté nationale et internationale face au non-respect par l’Uemoa de ses propres textes et aux dangers que cela constitue pour la crédibilité et la fiabilité de cette institution.

Le gouvernement appelle la Cedeao, l’Union africaine et l’organisation des Nations Unies à s’engager activement, afin que l’Uemoa se conforme à la légalité internationale et aux décisions de son propre organe de contrôle juridictionnel. Les organisations internationales et régionales sont en effet bâties sur le principe de subsidiarité et la sacro-sainte règle du respect des textes auxquels tous les pays ont librement souscrit.

Au lieu de céder à la demande de la communauté internationale, les autorités maliennes se demandent si la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de cette institution de même que les autres organes exécutifs seraient au-dessus du droit communautaire dont ils tirent leur source. Il y a lieu de se demander s’il ne s’agit pas d’une politique de deux poids et deux mesures, motivée par un acharnement visant à asphyxier le peuple Malien. Cette posture est influencée par des agendas et pressions extérieurs à peine voilés pour punir un peuple pour ses choix politiques et obtenir par ces manœuvres un changement de régime.

Le gouvernement de la République du Mali, tout en réaffirmant sa détermination à œuvrer pour un retour à l’ordre constitutionnel normal, réitère sa disponibilité au dialogue et à la concertation en vue de parvenir à un compromis acceptable avec les organisations sous régionales. Un tel compromis doit nécessairement concilier les aspirations des Maliens à la paix, à la sécurité, aux réformes politiques et institutionnelles avec les attentes de la région et de la communauté internationale.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le premier ministre devant le CNT :  Pourquoi Choguel n’échappera pas à  Diaw</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-premier-ministre-devant-le-cnt-pourquoi-choguel-nechappera-pas-a-diaw-2972621.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 02:02:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la rentrée parlementaire du Conseil national de transition (CNT) au compte de la session d’avril, le président de l’organe législatif de la transition, le colonel Malick Diaw, est sorti de sa réserve naturelle vis-à-vis du Premier ministre, en lui mettant la pression d’une prochaine interpellation qui pourrait lui sonner le tocsin.  Jusqu’où Malick Diaw pourrait-il aller avec un Choguel Maïga, pilonné de tous les côtés ?</strong>

Longtemps critiqué pour son suivisme et son immobilisme face à une certaine léthargie de l’action gouvernementale, le  président du Conseil National de Transition, le colonel Diaw, a fait parler de lui, en tapant du poing sur la table. Une sorte d’alerte poignante à l’endroit du Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga qui a jusqu’ici bénéficié d’une certaine béatitude de l’organe législatif.

C’était à la faveur de la deuxième session ordinaire d’avril du CNT, qui couvrira une période de 90 jours et qui aura à examiner, en l’état actuel du tableau des saisines, près d’une trentaine projets et propositions de loi, à l’issue de laquellele maître du perchoir a haussé le ton en fixant les règles d’une interpellation parlementaire qui tiendra toutes ses promesses.

Dans le feu de l’action, comme l’a laissé entendre, dans son discours inaugural de session, le colonel Malick Diaw a visé le Premier ministre dans les actes majeurs de gouvernement, comme on pouvait s’y attendre, à l’image du bilan de la transition, de l’état d’avancement du chronogramme pour le retour à un ordre constitutionnel.

On le voit, il s’agit des dossiers chauds, sur lesquels le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, devra répondre et sur lesquels on sait qu’il a beaucoup trainé les pieds.

Il est donc plus clair que celui qui a jusqu’ici brillé par la guéguerre féroce qu’il a menée contre la Cedeao et la France, et qui constitue aujourd’hui ses seuls faits d’armes, devra faire montre de perspicacité et de pragmatisme pour convaincre un président du CNT, le colonel Malick Diaw, qui semble se décider à voir plus de vivacité dans l’action gouvernementale. « Je voudrais m’adresser solennellement au Premier ministre pour lui dire qu’indépendamment des évaluations périodiquesfaites du PAG, les Maliens veulent savoir exactement l’état d’avancement du processus de transition ainsi que le chronogramme
détaillé. Cela est d’autant plus important que c’est au peuple que revient la paternité des conclusions des ANR notamment celles devant aboutirà un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Les échanges en cours avec la Cedeao ne devraient en aucune manière constituer un facteur déblocage de notre processus de refondation. Sur cette question, le Premier ministre, vous serez certainement invité à passerdevant le CNT, conformément à sa mission de contrôle de l’actiongouvernementale, pour des échanges plus approfondis dans un brefdélai».

Voilà les mots du président du CNT sont pesés et le ton tranché sur ce qu’il attend effectivement du Premier ministre et de son gouvernement. Sur ces entrefaites, beaucoup d’observateurs attentifs de la scène nationale estiment qu’il s’agira pour le Premier ministre d’un test politique majeur au cours duquel il devra sortir de son train-train habituel, fait d’invectives et de discours va-t’en guerre contre tels ou tels partenaires, pour donner des appréciations claires et nettes sur les résultats effectivement engrangés.

Ce qui en réalité, comme le constatent pas mal de citoyens, n’est pas le point fort du Premier ministre qui n’a pas, sur son actif, des actes concrets de gestion, en dehors des scandales de gestion qui se sont multipliés sur son parcours et qui ont forcément écorné son aura.

On le voit, celui qui a pompé l’air, à sa nomination à la Primature, en annonçant à la face du monde qu’il est porteur, pour le nouveau Mali, d’une nouvelle gouvernance de rupture, est devenu très tôt le Premier ministre des scandales.

S’il doit s’expliquer, devant les membres du CNT, sur tous ces dénis de gestion, on le voit clairement vite rattrapé par ses propres frasques. Et à entendre parler un maître de perchoir, déterminé à assumer tout son rôle de veille sur l’action gouvernementale, on voit alors un Premier ministre en mal de sensation politique face à un organe législatif de la transition, contre qui il avait asséné les pires critiques.

Ce n’est pas encore le temps de la revanche contre un Choguel Maïga vindicatif et critique vis-à-vis du CNT, mais c’est tout comme, en ce sens que depuis qu’il a été nommé à ce poste, à la faveur de la rectification de la transition, c’est la première fois qu’il devra affronter les foudres des membres du CNT, lesquels savent qu’ils ont eux-aussi besoin de redorer leur blason à l’endroit du citoyen lambda, abusé et fatigué par le conformisme d’un organe législatif qui a eu du mal à s’affranchir de la toute domination de l’exécutif central. Et cela, pendant que le pays connaît les difficultés de toutes sortes.

Si le Premier ministre est déjà averti de l’accueil qui lui sera réservé au CNT, quand sonnera l’heure de son interpellation, pour le reste, le maitre du perchoir, le colonel Malick Diaw, toujours égal à lui-même, est resté droit dans ses bottes pour dénoncer les sanctions illégales et illégitimes qui frappent le Mali par la Cedeao.

De la même manière, le colonel a exprimé toute sa fierté quant à la montée en puissance de l’armée nationale dans la guerre implacable qu’elle mène contre les terroristes.

« Nul doute que la physionomie de la lutte que mènent les Forcesarmées maliennes contre les groupes terroristes a littéralement changé depuis des mois. En effet, nous notons avec satisfaction que les FAMa maintiennent avec constance leur démarche offensive de neutralisation des terroristes et de leurs nids criminogènes. Les nombreux résultats engrangés sur les différents théâtres d’opération et largement salués par nos populations dénotent de la montée fulgurante en puissance de notre Armée. S’y ajoute le retour volontaire de plusieurs milliers de réfugiés dans leurs localités d’origine. C’est l’occasion de renouveler nos vives félicitations et nos encouragements à l’ensemble des forces de défense et de sécurité maliennes dans l’accomplissement de leur mission régalienne et républicaine. C’est aussi l’occasion de leur notifier que le CNT œuvrera toujours aux côtés des plus hautes autorités de la transition pour doter notre pays de forces armées bien formées, bien équipées, motivées, performantes et résolument
engagées dans la défense de la patrie et dans la protection des personnes et de leurs biens», se félicitera-t-il.

Un état d’esprit favorable du colonel Diaw sur la marche victorieuse des FAMa, en dépit des difficultés inhérentes à la lutte contre le terrorisme, et que le Premier ministre Choguel Maïga aura du mal à bénéficier sur le bilan cahin-caha qu’il devra présenter devant le CNT.

Attendons de voir…

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Forte tempête à la primature :   Assimi pourra&#45;t&#45;il sauver la tête de Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/forte-tempete-a-la-primature-assimi-pourra-t-il-sauver-la-tete-de-choguel-2972634.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 01:57:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre de la transition, depuis sa visite mal préparée d’Abou Dabi, ne connait pas de répit. Contrarié jusque chez ses propres compagnons du M5-RFP, le chef de gouvernement de la transition, Choguel Kokalla Maïga, qui fait face à une forte contestation politique, voit de plus en plus le ciel s’assombrir sur lui. On se demande aujourd’hui si le président de la transition, toujours réticent à une solution musclée à l’encontre du Premier ministre, pourra le sauver de la forte tempête qui le menace ?</strong>

Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre de la transition, est désormais un homme politique traqué de toutes parts. L’homme, en si peu de temps, est parvenu à cristalliser sur lui toutes les tensions politiques. Qu’elles proviennent des propres entrailles de l’homme, à savoir au sein du M5-RFP, ou qu’elles émanent des profondeurs du marigot politique, les tensions politiques, fortes et violentes les unes que les autres minent le quotidien du maître de la Primature.

La dernière guéguerre en date, qui a vu un Choguel Maïga perdre son contrôle parmi les siens, est survenue ce jeudi, dans l’après-midi, quand le Premier ministre de la transition s’est déplacé dans les garages d’un de ses soutiens du M5-RFP, l’opérateur économique Jeamille Bittar, pour présider une réunion dudit mouvement qui a bien tourné au pugilat.

Sur les vidéos tournées par les hommes de Choguel, on voit le Premier ministre en personne s’expliquer sur un incident dont on a du mal à comprendre qu’il en est lui-même le propre instigateur.

Voici les faits relatés par Choguel Kokalla Maïga lui-même : un homme (dont il semble ignorer l’identité), parvient à se hisser à la réunion du M5-RFP. Une fois interpellé par le Premier ministre en personne, il s’est trouvé que l’intéressé n’était pas membre du comité stratégique dudit mouvement. Séance tenante, il sera expulsé manu militari de la salle par les éléments incontrôlés.

Problème ? L’homme en question, qui s’est fait expulser de la salle, n’était pas en odeur de sainteté avec le Premier ministre dont il ne cessait de critiquer l’approche de gestion, depuis un certain temps. Et puis, l’homme en question est un responsable du M5-RFP qui a participé avec le même Choguel Kokalla Maïga à de nombreuses réunions du comité stratégique sans recevoir aucune récrimination de ce genre de la part de ce dernier.

Dans tous les cas, cet incident de la réunion avortée du M5-RFP dans le QG de Jeamille Bittar a causé une grande effervescence au sein du M5-RFP, où de nombreuses voix, dans de nombreux segments dudit mouvement, ont dénoncé l’attitude du Premier ministre consistant à diviser les siens et à régner dans l’autoritarisme  dans le but de s’assurer du contrôle effectif du M5-RFP.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs responsables du M5-RFP, surtout chez les jeunes, ont réagi brutalement à cette intrusion, jugée dangereuse, de Choguel qui œuvre manu militari à expulser un responsable du mouvement à une réunion parce que ce dernier ne souffle pas dans la même direction que lui et ne se gêne pas à lui faire savoir.

Pour beaucoup de responsables du M5-RFP, le fait que Choguel Kokalla Maïga, en sa qualité de Premier ministre, vient s’imposer à une réunion du M5-RFP, à distribuer les rôles et les cartes, en tenant les commandes, est un fait gravissime qui dénote que l’homme n’a aucune conscience de ses responsabilités officielles dans un contexte national où le pays est confronté à de nombreux défis sécuritaires, diplomatiques et économiques.

Si bien pour cela qu’ils sont aujourd’hui très nombreux, au sein du M5-RFP, à demander sans ambages le départ de la Primature de Choguel Kokalla Maïga ; jugé aujourd’hui par les siens comme le fossoyeur de la stabilité du pays.

Déjà, on le sait, le Premier ministre, depuis un bon moment, a du mal à converger avec ses anciens collaborateurs du M5-RFP, au compte du comité stratégique, dont les plus illustres se sont petit à petit démarqués de la gestion solitaire qu’il mène des préoccupations et attentes de leur mouvement.

Ce n’est plus une tension larvée que Choguel Kokalla Maïga entretient avec certains de ses anciens amis du comité stratégique. Aujourd’hui, c’est la crise qui couve d’autant que plusieurs responsables du comité stratégique, et dont les moindres ont déjà fait entendre leur opposition à la politique de division et de clivage que le Premier ministre mène au sien du mouvement, depuis qu’il détient le portefeuille de la Primature, à travers lequel il pratique une véritable politique d’épuration à l’endroit de certains membres du dit mouvement.

Non content d’avoir ses anciens compagnons à dos, qui le trouvent totalement en déphasage avec les idéaux de leur mouvement, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui s’est transformé en un chantre de l’idéologie anti-démocratique, a trouvé les moyens de fédérer autour de lui tous les segments du mouvement démocratique, aujourd’hui divisé et éclaté en mille morceaux.

On dit dans certains milieux qu’il s’est précipité dans une mission à l’extérieur, pour ne pas avoir, ce jour de 26 mars 2022, à s’incliner sur la mémoire des martyrs de la révolution de mars 91.

Dedans, parmi  ses anciens compagnons du M5-RFP, comme à l’extérieur,  dans les profondeurs du marigot politique national, Choguel Kokalla Maïga, en si peu de temps à la Primature, a littéralement détruit le capital de sympathie qui l’a maintenu à ce niveau de responsabilités nationales.

Tout seul, il s’est grillé les ailes, dans de nombreux scandales de gestion qui lui collent à la peau, comme la peste, et dans ses approches cavalières et autoritaires à la Primature, au point de s’aliéner du concours du président de la transition qui jusqu’ici voulait, pour lui, une sortie honorable.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Filière coton : Les paysans proposent une voie de sortie de crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/filiere-coton-les-paysans-proposent-une-voie-de-sortie-de-crise-2972625.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 01:44:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec des propositions concrètes de sortie de crise, des paysans se sont engagés à aider le gouvernement. Si tout se passe bien, la grave crise qui divise les cotonculteurs sera bientôt derrière les paysans. C’est dans une lettre qu’ils se sont adressés à la ministre de la Santé et de l’Action sociale qui est la patronne des faitières de la corporation paysanne.</strong>

Ils ont d’abord fait un rappel sur les procédures d’organisation des élections. Selon les paysans, en novembre 2019, le Président par Intérim de leur organisation avait envoyé les termes de référence de renouvellement des instances des Sociétés coopératives aux quatre fédérations régionales des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali, à savoir : Koutiala, Sikasso, Kitaet Fana/Ohvn.

Les Sociétés coopératives des producteurs de coton (SCPC) à la base ont été renouvelées sans incident majeur en janvier et février 2020. Courant mars 2020, les renouvellements des Sociétés Coopératives des Unions secteurs ont démarré.Le 13 mars 2020, la Direction nationale de la Protection sociale et de l’ »économiesolidaire a adressé la lettre (n°054/Dnpses) au Président par intérim de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton en demandant la suspension des activités de renouvellement suite à des constats de dégradation du climat social dans certains secteurs de la fédération régionale des Sociétés coopératives des producteurs de coton de Koutiala.

<strong>Une mission de supervision</strong>

Quelques jours après, une mission de conciliation a été dépêchée sur le terrain pour échanger avec les producteurs afin de dissiper la tension. Après cette mission, la Direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire a adressé la lettre n°079/DNPSES du 07 mai 2020 au Président par Intérim de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton en demandant la relance des activités de renouvellement. A partir de cette lettre, les travaux de renouvellement ont repris.

La mission de supervision composée de deux cadres de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton, à savoir Mamadou Lamine Sylla, chargé des renforcements des capacités, Bocar Touré,conseiller juridique et deux cadres de la Direction nationale de la Protection sociale et de l’économie solidaire, à savoir Mamadou  Diarra,chef division promotion économie solidaire et NouhoumLandrouré,chef section réglementation et suivi des sociétés coopératives a sillonné la zone cotonnière. Il ressort des conclusions du rapport de mission que les renouvellements dans les Fédérations régionales de Sikasso, Fana/Ohvn et Kita se sont déroulés dans des conditions transparentes et conformément aux textes de l’Ohada.

La Fédération régionale des Sociétés coopératives des Producteurs de coton de Koutiala, après de longues procédures judiciaires, a été mise en place le 05 juillet 2021 sur supervision de l’Agent de la directionnationale de la Protection sociale et de l’Economie solidaire.

En outre, le rapport de mission a définitivement attesté la validité des élections dans sa conclusion, car 3 Fédérations sur 4 étaient renouvelées dans la transparence et conformément à l’acte uniforme de l’Ohada relatif aux droits des sociétés coopératives. Par la suite, le 05 juillet ; la Fédération régionale de Koutiala a été mise en place sans aucun incident selon l’agent du développement social et le PV de l’huissier de justice présent sur le lieu.

Après la mise en place de la Fédération régionale de Koutiala, l’Assemblée générale extraordinaire du 10 juillet 2021 a mis en place le Bureau de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton. Elle a vu la participation de toutes les Fédération Régionales des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton avec ses 20 délégués en raison de 05 délégués par Fédération Régionale des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton.

Il y avait 02 candidats : Bakary Togola et Bakary Koné. Après le vote par bulletin secret, Bakary Koné a eu 13 voix sur 20, contre Bakary Togola : 07 voix sur 20 donc Bakary Koné a été élu Président de la Confédération des Sociétés Coopératives Producteurs de Coton avec une majorité absolue. Un procès-verbal et une liste de présence ont été signés par tous les participants. Cette Assemblée s’est déroulée sous la supervision d’un huissier de justice assermenté.

Une plainte a été faite au niveau du Tribunal de Commerce déposée par Bakary Togola, au motif que demander l’annulation de l’Assemblée Élective du Bureau, le juge dans son ordonnance a débouté la partie plaignante sous motif que sa plainte n’est pas fondée et que le bureau ne souffre d’aucune irrégularité. Une autre plainte a été faite au niveau du Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako par trois associations demandant la dissolution du Bureau, là aussi la plainte a été jugée mal fondée pour défaut de qualité.

Ces décisions de justice attestent la régularité des membres du Bureau et démontrent les bonnes organisations des élections de renouvellement.

<strong>Propositions de solutions</strong>

Au regard de l’importance du coton dans l’économie malienne, une crise au sein de cette filière menacerait sérieusement la campagne 2022-2023. Pour une sortie de crise et soutenir le Président de la Transition et son Gouvernement dans les missions de refondation du Mali, le Bureau élu de la Confédération des Sociétés Coopératives propose une large ouverture des bureaux depuis le niveau secteur jusqu’au niveau national en passant par le niveau région pour que toutes les composantes des producteurs de coton se retrouvent dans une convergence de vue.

Le Bureau élu a plusieurs fois manifesté son souhait de rouvrir le Bureau sous le leadership des plus hautes autorités. Selon les paysans, l’ensemble du peuple malien doit faire un front commun afin que les défis de la sécurité alimentaire et la première place du Mali en Afrique de l’Ouest dans la production cotonnière soient maintenus.

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues afin de créer une véritable cohésion entre les producteurs de coton.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Prix plafond des denrées de première nécessité :  Chasse ouverte aux contrevenants</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/prix-plafond-des-denrees-de-premiere-necessite-chasse-ouverte-aux-contrevenants-2972630.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 01:44:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi 8 avril 2022, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, était face aux hommes de médias dans le cadre de sa traditionnelle rencontre d’information sur la situation de son département et les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la flambée des prix.</strong>

Entouré de ses directeurs techniques dont le Dgcc, le ministre a affirmé que cette rencontre se déroule dans un contexte marqué par la flambée des prix à travers le monde entier. La vie chère est partout et le Gouvernement de la République du Mali n’est pas resté insensible à la perte du pouvoir d’achat des populations, bien au contraire.

Il ajoute que l’objectif de cette rencontre n’est pas de polémiquer sur le phénomène de la hausse des prix, mais plutôt d’édifier les populations sur les causes des augmentations et les réponses apportées par le Gouvernement pour atténuer ses effets. « Oui, il y a de lieu de reconnaitre que pour certains produits, les prix ont effectivement augmenté. Mais, pour d’autres les prix sont restés stables grâce aux efforts du Gouvernement et de tous les acteurs économiques », a-t-il souligné.

Aux dires du ministre, pour mieux analyser l’évolution des prix, il y a lieu de distinguer 3 catégories de produits : les produits majoritairement importés : riz, sucre, lait, blé-farine et huile alimentaire ; les produits de contre-saison comme les légumes, les fruits et les tubercules alimentaires ; les cultures saisonnières, notamment les céréales locales : mil, riz gambiaka, sorgho et maïs.

Le ministre dira que le marché international est caractérisé par une augmentation du cours mondial de la plupart des denrées alimentaires, consécutive à la reprise des activités économiques post-Covid, ayant entrainé une hausse généralisée de la demande par rapport à l’offre. Et à titre d’exemple, il indique que le prix CIF Dakar de la tonne de riz brisé 100% est passé de 225 000 FCFA à 270 000 FCFA, soit une augmentation de 45 000 FCFA. Pour le sucre, le prix fournisseur de la tonne est passé de 275 000 FCFA à 370 000 FCFA, soit une hausse de 95 000 FCFA. S’agissant de l’huile de palme importée de la Côte d’Ivoire, le prix fournisseur de la tonne, qui s’établissait en 2020 à 784 000 FCFA, est revenu en 2022 à 900 000 FCFA, soit un accroissement de 116 000 FCFA. Au même moment, le fret maritime a augmenté de 20% entre 2020 et 2022, a ajouté le ministre.

C’est ainsi qu’il dira que face à ces augmentations, le Gouvernement a consenti une baisse de 50% de la base taxable sous forme de subvention à l’importation de 300 000 tonnes de riz, 60 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes d’huile alimentaire correspondant à deux mois et demi de consommation nationale.

Cette subvention n’avait pas pour but de diminuer effectivement les prix à la consommation, selon le conférencier, mais plutôt d’atténuer leur hausse car les droits et taxes exonérés au cordon douanier n’arrivent pas à compenser les augmentations intervenues sur les prix fournisseurs.

Ainsi, pour des augmentations du prix fournisseur de l’ordre de 45 000 FCFA, la tonne du riz brisure, 95 000 FCFA la tonne du sucre, et 116 000 FCFA celle de l’huile de palme, l’Etat a renoncé à percevoir au cordon douanier des droits et taxes évalués respectivement à 32 000 FCFA ; 49 800 FCFA et 48 720 FCFA.

S’agissant des prix indicatifs plafond, ils ont ainsi été réglementés par l’arrêté n°2022/0865/MIC-SG du 06 avril 2022 : le Riz brisure non parfumé : 350 000 FCFA la tonne 375 FCFA le kg ; sucre local : 23 000 FCFA le sac de 50 kg,  500 FCFA le kg, le sucre importé : 27 500 FCFA le sac de 50kg et  600 FCFA le kg ; l’huile locale : 18 000 FCFA le bidon de 20 litres, 1 000 FCFA le litre ; l’huile importée : 22 000 FCFA le bidon de 20 litres,  1 200 FCFA le litre, la Farine de blé : 25 000 FCFA le sac de 50 kg,  270 FCFA la miche de 250 g pain : 135 FCFA la miche de 125g , aliment bétail : 9 000 FCFA le sac de 50 kg, Ciment local : 105 000 FCFA la tonne,  Ciment importé : 115 000 FCFA la tonne. Selon ledit arrêté, le non-respect de ces prix est sanctionné conformément à la réglementation en vigueur du ministère de l'Industrie par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence.

Pour s’assurer du respect de ces prix, les brigades économiques de la Dgcc, appuyées par les forces de sécurité, sont déployées quotidiennement sur les marchés pour sanctionner les auteurs d’éventuelles infractions à la réglementation, a averti le ministre.

<strong>A.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CANAM :   Mise en œuvre du Ramu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-mise-en-oeuvre-du-ramu-2972624.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 01:32:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les facilitateurs au niveau national chargés d'animer les rencontres sont à Ségou pour expliquer davantage le régime.</strong>

Ce jeudi 07 avril 2022, la salle de réunion de la Direction régionale du développement social et de l' »économiesolidaire a abrité la cérémonie d’ouverture de l'atelier de lancement de la campagne d'information et de sensibilisation sur le Ramu.

C’était sous la présidence du représentant du gouverneur de la région de Ségou, Abdramane Dembélé, Conseiller aux affaires administratives et juridiques et du maire de la commune urbaine de Ségou,

Nouhoum Diarra.

&nbsp;

Cet atelier qui s'étendra sur 02 jours a pour objectif d'assurer une large diffusion du Ramu, afin que toutes les parties prenantes soient impliquées dans le processus de mise en place de cette réforme de l'assurance maladie dans le cadre de la protection sociale.

Prennent part à cette activité les représentants des services techniques de la région, les représentants de la société civile, les représentants des organisations syndicales de la région, les organisations faîtières artisanales et agricoles, les représentants des collectivités territoriales, les chefs de bureaux régionaux, les directeurs régionaux de la Cmss, de l'Inps, de la santé, du Développement Social et de l'économie Solidaire et de l'antenne régionale de l'Untm.

A l'issue de l'atelier, les participants seront informés sur l'état de mise en œuvre du processus d'instauration de l'Assurance maladie universelle et des recommandations pertinentes seront formulées pour l'opérationnalisation de l'assurance maladie universelle.

<strong>Cellule de communication CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival Kayes kan fuga de la fondation Adp&#45;Maliba :  Aliou Boubacar Diallo réconcilie les communautés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/festival-kayes-kan-fuga-de-la-fondation-adp-maliba-aliou-boubacar-diallo-reconcilie-les-communautes-2972635.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 01:28:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Fondation ADP</strong><strong>‐</strong><strong>Maliba a procédé, le samedi 26 mars dernier, au lancement du Festival Kayes Kan Fuga, une initiative destinée à réunir les représentants de toutes les communautés et groupes ethniques vivant sur le territoire malien. </strong>

L’événement, qui s’est tenu à Kayes Médine, visait à réfléchir et proposer des solutions aux multiples crises intercommunautaires qui ensanglantent le Mali depuis plus d’une décennie.

Le modèle calqué, rappelle Aliou Boubacar Diallo, est l’assemblée générale de Kuru Kan Fuga qui, en 1236, après la victoire sur Soumangourou Kanté, avait été convoquée par le nouvel empereur Soundjata Kéita, pour poser les fondements sociologiques de l’empire du Mali naissant.

Comme plus de 7 siècles plutôt, l’initiative  de Kayes kan Fuga propose la concertation entre toutes les composantes sociologiques et ethniques du Mali, en vue de restaurer les fondements du vivre ensemble multiséculaire né depuis donc la victoire de Kirina et qui avait perduré jusqu’à ces derniers années.

Le président de la Fondation ADP-Maliba avait tenu à battre le rappel des Peulhs, Bambaras, Dogons, Soninkés, Senoufos, Miniankas, Bobos, communautés sédentaires ou nomades du nord, autant que les peuples du monde des eaux, du pastoralisme et des champs et des villes,  etc. Le Mali des grands ensembles ethniques et communautaires avait été convié à ce rendez-vous du vivre ensemble et du brassage des peuplements qui ont durablement assis la réputation de vieille terre de tolérance, de solidarité communautaire et de paix qui ont constitué le socle de ce terroir du partage et de l’unité.

Pour Aliou Boubacar Diallo,  les éminents chercheurs et traditionnalistes invités, devaient plancher sur les raisons de cette situation qui a détruit les repères solides qui depuis des siècles, avaient fixés les différents rapports entre les hommes.

L’homme d’affaires et important mécène, connu aussi pour son engagement politique, vient donc d’ajouter à son arc la carte de la réconciliation nationale.

Kuru Kan Fuga a constitué un moment clé pour l’histoire universelle, au-delà des frontières du vaste empire naissant, hégémonique par son impact multipolaire dont d’autres peuples d’autres contrées se sont inspirés de maints aspects pour asseoir les fondements de leurs pays.

L’assemblée générale de Kuru kan Fuga, rappelle Aliou Boubacar Diallo,  a codifié dans le marbre les cadres régissant les rapports et relations d’échanges entre groupes ethniques, communautés, au sein d’une même communauté depuis la cellule de base familiale jusqu’à la hiérarchie de la gestion du nouvel État.

Le Mali et même d’autres pays de la sous-région doivent aux codes de Kuru kan Fuga des concepts rassembleurs et de paix entre les groupes sociaux comme le ‘’Sinakounya'', ou cousinage à plaisanterie mais aux termes duquel les rapports d’intercession et de facilitation avaient force de loi et devoir entre les groupes sociologiques avec exigence de s’y conformer.

De telles exigences avaient permis le brassage entre différentes communautés ethniques, dans la paix et la coexistence indispensables pour assurer le vivre-ensemble.

C’est la restauration de ces valeurs perdues qu’Aliou Boubacar Diallo appelle de tous ses vœux.

Le Président de  la Fondation ADP-Maliba fait le constat amer de la situation actuelle où les communautés et les groupes ethniques sont engagés dans des affrontements fratricides qui ont ensanglanté et déstructuré les lieux de vie,  détruisant durablement les repères sociétaux.

Les causes sont multiples, mais leur inanité, manifeste dans l’ignorance même des protagonistes, ne saurait expliquer, encore  moins justifier les massacres et les horreurs commis par des individus qui sont dans l’incapacité d'en expliquer une seule motivation fondée.

Kayes Kan Fuga, concept novateur en ces temps troublés mais reposant sur une somme d’expériences multiséculaires, vise à restaurer les gestes simples pour des rapports apaisés entre groupes sociaux qui ont toujours été engagés dans les mêmes relations d’échanges depuis les temps immémoriaux.

Concept de rassemblement, pour son initiateur, Kayes Kan Fuga est aussi un moment privilégié de  refondation de la dynamique unitaire qui a toujours caractérisé ce pays.

<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Stephen Omollo, Pdg Plan International :  « Ne pas agir maintenant, c’est laisser tomber toute une génération »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/stephen-omollo-pdg-plan-international-ne-pas-agir-maintenant-cest-laisser-tomber-toute-une-generation-2972639.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 01:21:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le nouveau PDG de Plan International, M. Stephen Omollo, a rencontré les jeunes d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Waca) au cours d’une journée d’échange. C’était samedi 26 mars 2022, dans la salle de conférence de ladite organisation, sise à Sotuba, en présence de M. Rotimi Djossaya, directeur exécutif régional Afrique de l’Ouest et du Centre ; Constant Tchona, Directeur-pays.</strong>

Après sa nomination en février 2022, le nouveau CEO de Plan International, M. Stephen Omollo a choisi le Mali, pays confronté à une crise multidimensionnelle, pour sa toute première mission en dehors du Royaume Uni.

Cette présente rencontre  d’échanges a regroupé plusieurs jeunes du Mali et du Centre de l’Afrique, dont certains en présentiel et  d’autres en visioconférence.

Ces 4 jours de visite du PDG Omollo au Mali est une opportunité de discuter de visu avec ses collaborateurs et de rencontrer les différents partenaires. Pour l’hôte du jour, plusieurs pays prennent part à cet échange, dont le Mali, la Guinée, le Ghana, le Benin, le Niger, etc.

Une occasion pour le PDG d’évaluer de visu la déclinaison locale de la stratégie quinquennale de Plan International qui vise à toucher plus de cent (100) millions de jeunes filles à travers le monde et trois (03) millions de filles dans le contexte particulier du Mali d’ici 2023.

Pendant son séjour, il va rencontrer les populations à la base, spécifiquement les partenaires impliqués dans l’assistance aux enfants, aux femmes et jeunes,  les plus vulnérables et plus affectées par la crise multidimensionnelle que vit le Mali depuis une dizaine d’années.

Trois sujets ont été débattus lors de cette rencontre, à savoir : l’impact du sommet mondial des filles au Togo, modéré par Mlle  Hadizatou Dao ; le deuxième sujet de discussion portait sur le Youth Challenge Funds, comment en faire davantage pour les jeunes, les fonds d’appui à la jeunesse et aussi l’impact de ces fonds et les réalisations dans le cadre de l’appuis à la jeunesse ; et le troisième portait sur l'activisme des jeunes au Mali, comment les soutenir dans un contexte multi-crise, piloté par Néné Goïta.

Pour les jeunes intervenants, le sommet fut une expérience très enrichissante à plusieurs niveaux. Il a beaucoup impacté sur leur combat d’activisme.

Après la série des questions et réponses, les jeunes activistes ont fait des recommandations au nouveau patron.

Stephen Omollo a rassuré de remonter les doléances au plus haut sommet car, il urge d’agir maintenant et tout de suite, car il est « essentiel de concilier approches globales et communautaires dans la mise en œuvre de toute stratégie ».

À l’en croire, face à l’aggravation des inégalités du recul stupéfiant en matière des droits des filles, « nous sommes tenus de faire plus, non seulement au niveau local communautaire, mais également sur le plan global ».

Il a déclaré qu’il doit travailler avec les filles et les jeunes activistes pour créer un monde plus juste et durable. « Ne pas agir maintenant équivaudrait à laisser tomber toute une génération ».

<strong>A.T </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>vie chère :  Un ramadan difficile pour tout le monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/vie-chere-un-ramadan-difficile-pour-tout-le-monde-2972631.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 01:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cette année, le mois de jeûne musulman a un goût particulier pour les Maliens qui souffrent déjà des errements politiques et économiques. Les circonstances dans lesquelles la gouvernance a plongé le pays s’ajoutent à des difficultés qui ne dépendent pas du pays. La forte chaleur qui brûle le pays aurait pu être plus supportable si le marasme économique n’était pas présent.

Hors, les Maliens tirent le diable par la queue en raison de certains choix politiques. En croisant le fer avec les partenaires, le gouvernement a entraîné le peuple dans un tourbillon dont la conséquence est un ravage systématique sur le plan social et économique. C’est pourquoi il y a eu une nouvelle flambée des prix, dès l’annonce du ramadan.

Cette cherté affecte les consommateurs maliens et il a fait réagir le gouvernement. Les prix indicatifs plafonds fixés par arrêté n°2022/0865/MIC-SG du 06 avril 2022 concernent plusieurs produits dont le sucre, le riz, l’huile alimentaire ou encore le gaz et la farine de blé. Après d’intenses tractations, les commerçants ont accepté de baisser les prix de certains produits.

Les consommateurs restent attentifs à l’application de ces prix dans les boutiques et les marchés. Le prix de la baguette de pain qui était monté à 300 f CFA est maintenant fixé à 270 FCFA.  Le mois de ramadan a été mis à profit par certains commerçants pour augmenter les prix. Cela est une habitude chez les commerçants maliens à chaque mois de jeûne.

Mais la situation cette année est due à d’autres facteurs dont une flambée des prix sur le marché international. La guerre en Ukraine fait partie des causes de cette flambée, puisque la plupart de la farine du blé utilisée au Mali vient de cette zone. Mais cette guerre est venue trouver la situation déjà critique à cause de différentes raisons dont la pandémie du coronavirus.

Selon le ministère du Commerce, il y a des précisions à apporter à la baisse annoncée des prix. « Le prix plafond grossiste correspond au prix bord magasin importateur et carreau usine en ce qui concerne la farine », souligne la direction du commerce et de la concurrence sur son site.

Quant au prix plafond détaillant, il correspond au prix au consommateur quelle que soit la quantité achetée. En attendant, beaucoup de consommateurs restent inquiets car ce n’est pas la première fois ni la deuxième fois qu’on annonce des baisses sans que cela ne réduise la cherté de la vie.

Le ramadan 2022 est difficile pour tout le monde, habitants de grandes villes comme les ruraux. L’obscurité liée aux coupures d’électricité n’arrange pas les choses. Au moment où les jeûneurs s’attendent à des nuits réparatrices, la chaleur les étouffe. Le calvaire de la journée se prolonge jusqu’aux heures avancées de la nuit.

En brousse, on n’a pas besoin de courant. Ce qui préoccupe les gens là-bas, c’est la perspective d’une saison agricole cauchemardesque. Alors que la contre-saison démarre dans la zone Office du Niger et dans la région de Sikasso, des voix s’élèvent pour réclamer un appui aux paysans.

Selon plusieurs témoignages de paysans, il est difficile actuellement d’avoir de l’engrais. D’aucuns affirment avoir acheté un sac d’engrais à 32 500 francs CFA dans la zone de Niono, région de Ségou. En général, les producteurs dénoncent la non-disponibilité de l’engrais.

Partout, c’est le même propos : les paysans déclarent avoir constaté qu’il n’y a pas d’engrais sur le terrain. Au niveau de l’office du Niger, ils disent qu’ils donnent la quantité dont ils disposent au niveau des zones. Le spectre de la guerre en Ukraine fait craindre une flambée des prix de l’engrais. Le manque d’engrais est également constaté dans la région de Koutiala qui fait partie de la région de Sikasso.

Avec l’embargo, toute la chaîne d’approvisionnement a des difficultés, mais certains pensent que cela ne va pas compromettre la campagne. Moussa Mara, le fondateur du parti Yelema a publié une tribune pour attirer l’attention du président Assimi Goïta sur le danger qui guette la campagne agricole à cause du retard de la livraison de l’engrais aux paysans. Selon lui, 40 % de la quantité d’engrais n’est pas sur place.

Le Conseil supérieur de l’agriculture qui doit se tenir très prochainement permettra de donner des orientations claires par le gouvernement. En attendant, tout le monde est inquiet, surtout que les paysans pourraient boycotter la production du coton si la mésentente autour de la confédération des producteurs de coton demeurait.

<strong>Madou COULOU </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance de rupture cauchemardesque à la Primature</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernance-de-rupture-cauchemardesque-a-la-primature-choguel-un-roi-desormais-nu-2968739.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 02:03:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il l’avait annoncé en grande pompe, en arrivant à la Primature, comme quoi il s’engageait à porter une « gouvernance de rupture ». Moins d’un an après sa prise de fonction, de scandale en scandale, d’agression brutale en agression brutale, sur fond de provocations et d’invectives interminables à l’encontre des partenaires, Choguel Kokalla Maïga s’est installé dans une gouvernance cauchemardesque, devenant du coup un roi qui perd de son souffle. Tout en se brouillant l’horizon.</em></strong>

Que reste-t-il de l’aura de cet homme, connu pour ses invectives répétées sur la scène nationale, depuis qu’il a atterri à la Primature, où il s’est autoproclamé adepte d’une gouvernance de rupture ?

Le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, n’en finit plus de compter les scandales de gestion qu’il a connus, depuis sa nomination à ce poste, il y a tout juste quelques mois. Celui qui s’était proclamé le grand maître de la bonne gouvernance, en annonçant en grande pompe la gouvernance de rupture qu’il comptait mettre en chantier, pour en venir définitivement avec les errements de gestion du passé, est en fait devenu, en l’espace de quelques mois de gestion, le prototype du déni de gestion.

Très vite, installé au poste de Premier ministre par le colonel Assimi Goïta, président de la transition, alors à la recherche d’une nouvelle vitalité politique, suite au processus de rectification de la transition qu’il avait engagé, Choguel Kokalla Maïga, nouveau s’est empêtré dans le scandale. L’affaire des hectares de terre de Baguinéda, abusivement attribuées à des membres de sa famille, en tant que chef suprême de l’administration d’Etat a récemment enflammé la toile.

Ce scandale des terres attribuées, dans les conditions que l’on sait, n’a jamais été élucidé. Bien au contraire, il a été entretenu volontairement dans un flou artistique, avec en toile de fond la nomination de l’ancien patron du service des domaines auprès du Premier ministre, celui-là même mis en cause dans l’affaire.

Depuis, plus rien. Tout a été obstrué sur ce dossier trouble. Le temps pour le nouveau chantre de la gouvernance de rupture de relever la tête et de continuer à occuper son terrain de prédilection, celui de l’invective et la provocation, en allumant la fibre patriotique, souverainiste, sur fond de populisme exacerbé, pour s’attirer quelques sympathies au sein de l’opinion publique.

Le Premier ministre de la transition sait bien qu’il en a besoin pour continuer à se mouvoir, comme un poisson dans l’eau, dans les profondeurs troubles des dénis de gestion. Il en raffole tellement qu’il ne peut pas se priver d’être pris la main dans le sac dans le dossier sombre des logements sociaux qui a éclaté, quelque temps seulement après celui des terres de Baguinéda.

Là, toute honte bue, ce sont les logements sociaux initiés et mis sur pied par l’ancien Président IBK, qui a été farouchement vilipendé par ce même Choguel, qui se sont alors retrouvés entre les mains de la fille de ce dernier, une fois devenu Premier ministre de la transition.

Poussant le ridicule jusqu’à son extrême, le même Premier ministre, coincé sur un plateau de télévision, pour avoir été pris la main dans le sac dans le ténébreux dossier de l’attribution de logements sociaux à l’un de ses rejetons, sans vouloir allé au fond de l’accusation qui le concerne, répondra laconiquement que sa fille, lorsqu’elle se mariait, se retrouva avec son mari dans un « entrer-coucher ».  Que du quiproquo. Car,  selon nos informations, sa fille est mariée au fils d’un ancien ministre nanti  du régime IBK, lequel ministre est largement à l’abri du besoin.

De qui cet homme se moque-t-il en faisant une telle sortie sur une obscure affaire de gestion catastrophique des logements sociaux. On le voit, le champion de la gouvernance de rupture ne peut même pas se passer de la simple gestion des logements sociaux sans prétendre à des gaffes de gestion.

D’ailleurs, nous rapporte-t-on, c’est dans ce dossier sombre des logements sociaux que le roi de la gouvernance de rupture est devenu un roi complètement déshabillé.

Si on s’en tient aux informations de dernière minute, il semble que le Premier ministre de la transition, depuis cette affaire cauchemardesque des logements sociaux, est au cœur d’une vive polémique politique au haut sommet de l’appareil d’Etat, en raison du fait que son autorité est plus bafouée qu’on ne peut le croire.

Des ministres du gouvernement, ayant compris le scandale des logements sociaux, tel qu’il a éclaté, en éclaboussant l’honorabilité du chef du gouvernement, ne sont plus en odeur de sainteté avec lui, accusé qu’il est de ternir l’image de  respectabilité de l’institution qu’il dirige.

Est-ce la raison pour laquelle des ministres boudent le conseil de ministres, comme certaines indiscrétions le font entendre ?

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DUBAÏ  Expo 2020 :  Les artisans crient à la trahison et accusent des ministres !</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/dubai-expo-2020-les-artisans-crient-a-la-trahison-et-accusent-des-ministres-2968736.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 01:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Collectif des artisans du Mali a animé une conférence de presse pour dénoncer la magouille dans le cadre de l’Expos Dubaï 2020. C’était jeudi 3 mars 2022, à la Bourse du travail.</strong>

L’exposition de Dubaï est une exposition universelle qui se tient aux Emirats arabes unis tous les 5 ans. Elle dure 6 mois, avec 192 pays retenus. L’édition 2020 était prévue du 1er octobre au 31 mars 2022, avec comme thème: « Connecter les esprits, créer l’avenir ».

Au cours de la conférence de presse, le président du Collectif des artisans, M. Hasseye Touré, a indiqué que pour la présente édition, 19 artisans étaient sélectionnés. Mais au moment arrivé, les acteurs de l’Agence de la promotion des investissements au Mali (API) et de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (Apex) ont chargé le container destiné aux artisans à leur profit, par des produits payés par ces fonctionnaires aux artisans pour aller les revendre à Dubaï.

Selon les conférenciers, face à cette trahison des ministres de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme et son collègue de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, ils interpellent le président de la transition, colonel Assimi Goïta, à rester vigilant. Selon lui, dans le Malikoura, il ne doit y avoir de la corruption et du favoritisme.

Ainsi, ils exigent un audit du container qui, selon nos sources, aurait été intercepté par les autorités sur place, exigeant le payement d’une TVA de 10%, soit 100 000 000 FCFA. Alors que le chiffre d’affaires des 19 artisans sélectionnés n’atteint pas 10 000 000 FCFA chacun.

En effet, le Collectif demande aux deux ministères chargés de ladite exposition la réparation des dommages causés à leur endroit après qu’ils se soient  endettés auprès des banques, afin de participer à la foire.

Le président Hasseye Touré a rappelé que plus de 5 millions de Maliens sont des artisans, donc la colonne vertébrale du développement de ce pays.

Pour exemple, ils ont affirmé qu’en 2005, à Osaka, au Japon, le Mali avait un espace de 200 m<sup>2</sup>, avec un appartement gratuit pour leur séjour. Mais les cadreurs maliens les ont obligés à payer 250 000 FCFA par mois ; et cela ; pendant 6 mois.

Avant de terminer, les conférenciers ont salué les efforts de l’ex-ministre de tutelle, Mme Nina Walet Intallou, qui a été à leurs côtés pendant son passage à la tête du département.

<strong>A TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cherté de la vie :  Le paradoxe de la viande</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cherte-de-la-vie-le-paradoxe-de-la-viande-2968723.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 01:20:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout le monde s’accorde sur le fait que la transformation agro-alimentaire des produits animaux au Mali est un impératif pour le renforcement du commerce intra et extra-régional. A en croire les spécialistes, le Mali possède l’un des cheptels les plus importants de l’Afrique de l’Ouest. Mais il y a encore des efforts énormes à fournir pour sortir le secteur du marasme.

En 2020, selon la Direction nationale des productions et industries animales (Dnpia), l’effectif du cheptel était estimé à plus de 14 millions têtes de bovins, plus de 20 millions têtes d’ovins, plus de 29 millions têtes de caprins, 2 millions 240 mille camelins. Ces chiffres placent le Mali au 1er   rang dans l’espace Uemoa et au 2<sup>ème</sup> rang dans l’espace Cedeao, après le Nigeria. D’où l’existence d’un potentiel de transformation du bétail en viande, et sous-produits (peaux et cuirs, lait et autres sous-produits du bétail).

Ce potentiel nécessite une valorisation en vue d’une meilleure commercialisation à l’intérieur du pays, dans la sous-région et à travers le monde. Selon des statistiques récentes de la Dnpia et de l’Insat, le sous-secteur de l'élevage contribue à lui seul pour environ 25% à la formation du PIB national. De par son importance stratégique, l’élevage figure en bonne place des actions prioritaires du Gouvernement. Il demeure l’un des secteurs économiques pourvoyeurs d’emplois et de revenus dans les zones où la production agricole est faible ou quasiment inexistante. Ce secteur fournit l’essentiel des revenus nécessaires aux dépenses de consommation alimentaire, de soins, d’habillement, etc. aux populations dont l’activité est concentrée sur le pastoralisme. L’élevage des animaux est pratiqué du nord au sud, quasiment dans toutes les zones géographiques du Mali. Il contribue à 80% des revenus des populations des zones pastorales.

Inverser la tendance du paradigme des exportations des produits maliens, et réduire de façon drastique l'exportation du bétail sur pied, et créer les conditions pour le développement de la production d'une viande saine. Tel est l'objectif que s’est assigné le Programme de développement à l’exportation de la viande du Mali (Prodevim). En clair, il s’agira de travailler à faire du Mali dans un horizon proche, un pays exportateur de viande rouge.

Le Prodevim est une initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère chargé de l’Elevage et de la Pêche, avec le soutien et l’accompagnement technique et financier du Pnud et de l’Onudi. A travers cette volonté affichée par le gouvernement du Mali et de ses partenaires, pour promouvoir l’exportation de la viande rouge du Mali et faire du Mali, un pays producteur et exportateur de viande, quatre composantes apparaissent comme des missions essentielles.

&nbsp;

Au nombre de ces missions, nous avons l’appui à l’organisation des éleveurs de bétail au Mali et à l’amélioration de la santé et de la production du bétail, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de transformation du bétail en viande et sa commercialisation et enfin, à l’apprentissage et au perfectionnement du personnel recruté pour la cause, au développement de l’exportation de la viande du Mali vers d’autres pays.

Selon le gouvernement, la mise en œuvre de ces différentes composantes permettra d’atteindre les résultats assignés au Programme et parvenir à faire du Mali dans un horizon proche, un pays exportateur de viande rouge. Les produits alimentaires ont une valeur qui, dans notre société, est réellement marchande en raison de leurs vertus nutritionnelles et du plaisir qu’ils procurent lors de leur consommation.

Pour les spécialistes, la balle sera bientôt dans le camp des producteurs locaux. La question qui se pose au producteur et au fournisseur de viande est donc d’être en mesure d’assurer ce plaisir et cette valeur nutritionnelle et, plus généralement, de répondre aux attentes des consommateurs.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ciment :  L’incapacité du gouvernement étalée au grand jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ciment-lincapacite-du-gouvernement-etalee-au-grand-jour-2968737.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 01:10:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le prix du ciment est encore reparti à la hausse malgré les efforts annoncés par le gouvernement pour baisser le prix. On a vu des équipes de contrôle sur les marchés, fermant les magasins des commerçants refusant de réduire le prix de vente convenu avec les autorités. Mais, tout cela n’a visiblement servi à rien, et le gouvernement est obligé de revenir vers les commerçants avec plus de respect.

La pire erreur que commet le gouvernement malien est de négliger les alternatives au ciment. Plus personne ne parle de la relance de l’usine céramique de Djicoroni. Tout est fait pour maintenir le béton roi. Pour la énième fois, le gouvernement dépêche une mission pour rencontrer les acteurs impliqués dans le commerce du ciment.

Avec une production nationale en deçà des besoins de la consommation locale, le Mali est obligé de se tourner vers des importateurs. Or, les sanctions de la Cedeao combinées à d’autres facteurs économiques font grimper les prix. Selon des professionnels du BTP, les acteurs de la construction de bâtiments sont au bord de l’effondrement.

C’est dans ce contexte que le ministre de l'Industrie et du Commerce a rencontré la semaine dernière les acteurs de la chaîne de production du ciment : industriels, cimentiers, grossistes et distributeurs. Objectif: ramener le prix du ciment à la baisse et trouver un équilibre afin que acteurs et consommateurs soient gagnants.

Tous étaient présents selon des sources proches de la rencontre: Ciment et matériaux du Mali, Diamond Ciment, et Ciments d’Afrique, etc. On notait la présence des importateurs et acteurs de la distribution, afin de trouver des solutions aux difficultés inhérentes à la hausse du prix du ciment. Le ministre Mahmoud Ould Mohamed rappellera l'importance de la rencontre qui se veut brève et fructueuse avec comme résultat le réajustement du prix de la tonne de ciment à la consommation.

Mais il est clair que le ministre fait fausse route en suivant la même politique de l’exclusion des autres matériaux dans la construction des bâtiments. Du Japon aux Etats-Unis en passant par l’Europe et la Chine, l’argile est privilégiée dans le BTP. Les briques rouges plus durables que le ciment peut atténuer le rôle du ciment dans la construction avec des immeubles sur plusieurs étages.

Le gouvernement qui est en train de courir derrière les importateurs de ciment depuis plusieurs décennies a abandonné l’usine céramique de Djicoroni. Le ministère de l’Habitat dont relève l’usine a laissé un administrateur sans moyens. Les marchés des logements sociaux qui étaient censés sortir l’usine de la torpeur ont été exclusivement destinés au béton roi. Conséquence : les chantiers sont à l'arrêt et le BTP prend un coup dur. Et le ministre refuse d’innover en faisant la promotion des matériaux bon marché et plus durables.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration du 8 mars à Dioila : Moussokoura Samaké, une amazone au service de l’autonomisation de la femme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-du-8-mars-a-dioila-moussokoura-samake-une-amazone-au-service-de-lautonomisation-de-la-femme-2968741.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 01:07:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Adepte du développement local, notamment la promotion socio-économique des femmes, Mme Maïga Moussokoura Samaké, ancienne députée élue à Dioïla, ne pouvait rater sous aucun prétexte l’opportunité de la célébration de la journée internationale de la femme sans s’illustrer. Ce jour, mardi 8 mars, elle l’a fait de belle facture au profit des femmes de la localité, par  la réalisation de plusieurs actions génératrices de revenus. </em>

Si on est d’accord que festivité est femme, il est aussi évident que la responsabilité en est tout autant. L’amazone de Dioïla, Mme Maïga Moussokoura Samaké, ancienne députée, au-delà du caractère festif du 8 mars, vient d’administrer la preuve que cette célébration, chargée de symboles, peut aussi servir à magnifier le combat d’émancipation de la femme en faveur d’un mieux-être collectif.

Par l’engagement de cette dame d’actions, connue de tous dans la région pour ses initiatives novatrices en faveur du progrès féminin, la journée internationale de la femme a pris, ici, une dimension nettement plus prometteuse.

Et pour cause, parfaitement imprégnée des dures réalités du quotidien des femmes dans la zone, « Mme du développement local », comme l’aperçoivent ses sœurs, s’attaque, en ce jour de fête, aux actions et initiatives de promotion et de défense des droits socioéconomiques, susceptibles de garantir aux femmes une réelle autonomie économique.

En lien avec les préoccupations quotidiennes des femmes de la localité, Mme Maïga Moussokoura Samaké, animée par son sens de réalisme et de responsabilité,  a initié pour la circonstance  de nombreuses actions économiques au profit des femmes. Des actions et initiatives jugées par les bénéficiaires comme répondant spécifiquement à leurs attentes ; donc forcément positives à l’affranchissement économique de la femme dans la localité.

Derrière chaque action de développement, il y a forcément un élan de générosité. La touche de Mme Maïga, l’amazone de Dioïla, n’échappera pas à la règle. Voilà pourquoi elle joindra l’utile à l’agréable, en dotant le centre de santé de la localité de trois lits d’accouchement et d’un important lot de médicaments, destinés à la santé des femmes et des enfants. Un geste altruiste apprécié par les siens à sa juste portée, en raison de l’immense besoin sanitaire ressenti dans la zone.

La générosité, quoiqu’efficace, surtout en matière de l’urgence des besoins, n’est pas le seul apanage de Mme Maïga Moussokoura Samaké pour l’appui aux femmes. Raison pour laquelle elle a déjà mis le cap sur le plein épanouissement des femmes. De ce fait, l’inauguration d’un forage, au compte de la mairie de la commune urbaine de Kaladougou, avec le soutien de Niankoro Yeah Samaké, a été l’un des temps forts de cette journée symbolique, dédiée à l’émancipation de la femme.

Très en phase avec les initiatives de développement local de la marraine de la journée, le Gouverneur de Dioïla, Abdallah Faskoye, ne pouvait pas rester en marge de l’événement. Le chef de l’Exécutif régional a salué l’engagement de Mme Maïga pour l’essor économique des populations de la zone, notamment les femmes, confrontées on le sait aux nombreux défis de leur pleine autonomie économique et financière.

Quant au maire de ladite ville, Yacouba Dawelé Marico, il manifestera sa gratitude à celle qu’il qualifie de femme battante qui fait la « fierté des femmes » de Dioïla. Cela, en raison du fait, dit-il, qu’elle n’est pas à sa première action pour la réalisation d’infrastructures de promotion et de l’épanouissement des femmes dans le cercle. Connaissant la donatrice pour son ouverture d’esprit et son sens du partage, l’édile de la localité en a profité pour formuler de nouvelles doléances, pour lesquelles, comme on pouvait s’y attendre, Mme Maïga a manifesté une grande bienveillance pour réalisation.

Moussokoura Samaké, de son côté, a montré un grand sentiment de fierté, en apportant sa part de contribution à l’édifice national, voire local. En se disant  heureuse de servir sa communauté locale à travers les activités génératrices de revenus, la marraine de cette édition de la journée du 8 mars y trouve en même temps le fond de son engagement politique, dédié, pour elle, en tout temps et en tout lieu, au service de l’homme.

D’où la promesse à lui faite par l’ancien maire de  Ouélessébougou, Niankoro Yeah Samaké, d’être toujours à ses côtés dans l’appui multiforme apporté aux populations de sa localité.

Actualité nationale brûlante oblige, Mme Maïga, farouchement ancrée dans la culture malienne, a auparavant préféré, comme tout bon Malien, entamé cette célébration symbolique par une séance de lecture du saint Coran pour saluer la mémoire des victimes du terrorisme et de toutes les autres formes de barbarie  que le Mali et le monde subissent.

A cet hommage aux victimes, l’amazone de Dioïla a associé nos vaillants soldats tombés au champ d’honneur, lors de l’attaque terroriste meurtrière de Mondoro, ainsi que les blessés, pour qui elle a souhaité prompt rétablissement.

Pour la circonstance, outre la présence des autorités administratives, politiques et coutumières, le Haut conseil islamique de Dioïla a réuni les leaders religieux au grand complet pour des bénédictions en faveur de la paix et le retour du vivre ensemble dans notre pays.

Un pays, dit-elle, qui doit rapidement retrouver sa stabilité pour s’attaquer aux nombreux défis qui l’assaillent.

<strong>Oumar KONATE</strong>

xxxx

<strong>FETE DU 8 MARS</strong>

<strong>Musonet n’est pas resté en marge </strong>

<strong>Mercredi 09 mars, au Centre national de documentation et d’information pour la femme (Cndife), le réseau de développement et de communication des femmes maliennes (Musonet), travaillant sur le plaidoyer et la communication, a célébré la Journée internationale de la femme « le 08 mars 2022 » sous le thème : « Contribution à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles dans un contexte de crise climatique ».</strong>

En prélude, cette célébration de la journée du 8 mars a été marquée par une conférence-débat, avec au moins 50 participants dans le district de Bamako. L’objectif global de cette conférence-débat était d’amener les autorités de la Transition à inscrire dans leurs priorités la prise en compte des femmes et des filles, premières victimes des crises, impactées négativement par les crises institutionnelles, sécuritaires et climatiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Amadou Dembélé. Elle a enregistré la présence de la présidente du réseau Musonet, Doumbia Mama Koïté, et de la représentante du ministre de l’Environnement.

Pour l’année 2022, cette journée est placée sous le thème : « Le rôle de la Femme dans la refondation du Mali » dans notre pays et celui de l’Organisation des Nations Unies est : « L’égalité des genres pour le développement durable ». Et conformément à l’objectif 13 de la commission de l’ONU, consistant à “ prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses effets”, le réseau Musonet travaille depuis quelques années sur la R1325 et Csnu, afin de lier la question des 4 piliers (prévention, participation, protection et, secours et relèvement.
Pour la présidente du réseau de développement et de communication des femmes maliennes (Musonet), Doumbia Mama Koïté, le rôle des femmes et des filles est essentiel dans l’adaptation et l’atténuation du changement climatique dans les secteurs clés tels que l’agriculture ou par la gestion durable des ressources naturelles et la conservation des écosystèmes. L’objectif, selon lui, est de comment mettre la dimension de l’égalité des sexes dans les questions climatiques et de politique de développement ? C’est pourquoi le réseau Musonet a choisi ce thème en liant à la situation du Mali car les femmes et les filles sont toujours victimes des crimes graves depuis 2012, dans le nord du pays, où la situation climatique est aussi désastreuse. « Quand on sait que c’est la femme qui lave les enfants, les habits, prépare le repas, donne à manger…, les raisons sont valables afin que le Gouvernement du Mali et les Nations Unies créent davantage des services sociaux de base pour accompagner les femmes maliennes », a insisté la présidente Doumbia Mama Koïté. Avant de déplorer les violences faites aux femmes.

Le représentant du ministre de Tutelle, Amadou Dembélé, a souligné que 45% des femmes de 15 à 49 ans ont subi des actes de violences physiques ou sexuelles, 49% en union ou en rupture d’union ont subi de violences émotionnelles, physiques, psychologiques ou sexuelles. Parmi ces victimes, 68% n’ont jamais cherché d’aide et n’en ont jamais parlé à personne. 58% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans.

<strong>Adama Traoré </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion des droits des femmes :  Mama Koïté, une fierté africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/promotion-des-droits-des-femmes-mama-koite-une-fierte-africaine-2968731.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 01:02:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience vendredi 11 mars 2022, à Koulouba, Mme Doumbia Mama Koïté, ancienne présidente du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale (CPI). </strong>

En tant que représentante des États d’Afrique, Mme Doumbia a été élue présidente du Fonds mondial. Durant son mandat, elle a eu à faire un travail qu’elle a souhaité partager avec ses camarades femmes et les autorités du Mali. Une occasion pour elle de présenter les distinctions qu’elle a reçues à la fin de son mandat.

Après sa sortie d’audience, elle a affirmé qu’elle a travaillé pendant six ans dans cette institution internationale pour aider les victimes par rapport aux préjudices subis pendant les conflits de masse.

À l’en croire, ce travail ainsi que les distinctions qu’elle a présentées au chef de l’État sont un honneur pour elle, pour le Mali, mais aussi pour l’Afrique. Elle précise que le président de la transition l’a félicitée pour ce travail et ses distinctions.

L’ancienne présidente du Fonds du conflit aux victimes de la CPI a exprimé qu’elle a souligné au chef de l’État la volonté et l’engagement des femmes à accompagner la Transition, mais aussi à participer au processus de refondation de notre pays.

<strong>A T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique :  Ces partis qui réclament le fauteuil d’Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-ces-partis-qui-reclament-le-fauteuil-dassimi-goita-2964921.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 12:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plusieurs Maliens ont été surpris par le rapport de synthèse de l’atelier du Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali. Le 9 février 2022, s’est déroulé à l’hôtel ex-Sheraton l’atelier dudit Cadre, portant sur la transition.

Après la présentation des différentes thématiques, les débats ont été ouverts. Les discussions ont essentiellement porté sur la durée de la nouvelle transition ; la relecture de la Charte de la transition en cours ; la non-reconnaissance des autorités actuelles de la transition au-delà du mois de mars 2022.

L’atelier a enregistré, outre les partis et regroupements des partis membres du cadre, des formations politiques et des associations. La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenue du président du Cadre, Dr Modibo Soumaré, qui a rappelé l’objectif de l’atelier qui se tient dans un contexte marqué par l’approche de la fin de la transition. Il a invité les participants à faire des propositions pertinentes de sortie de crise.

L’atelier a eu droit à cinq présentations à savoir :la décrispation du climat politique et social ; la présentation du mémorandum du Parena ; la relecture des textes du cadre les rendant adaptés au nouveau contexte. Il a été question des réformes politiques et institutionnelles ; l’organisation des élections présidentielle et législatives ; le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national (redéploiement de l’administration et des services sociaux de base…)

Ils ont parlé aussi du rejet de la loi électorale en examen au CNT, de la dissolution du CNT, de la nouvelle transition ; du chronogramme électoral. A l’issue des débats, les participants ont convenu de ce qui suit: 9 mois pour la durée de la nouvelle transition; améliorer la communication du cadre ; le rejet de la relecture de la charte en cours au niveau du CNT ; l’adoption d’un chronogramme électoral pour l’élection présidentielle et les élections législatives pour la fin de la nouvelle transition.

Ces partis qui veulent maintenant qu’AssimiGoïta quitte son fauteuil de chef de l’Etat le plus rapidement possible ont souhaité l’adoption d’une nouvelle loi électorale consensuelle. Autres décisions : la non reconnaissance des autorités actuelles à partir du 25 mars 2022 ; la mise en place d’une nouvelle transition avec un gouvernement de mission conduit par un Premier ministre neutre.

Le combat du Cadre a commencé il y a longtemps. Mais à partir du 2 janvier 2022, des partis politiques ont clairement fait savoir qu’ils ne sont pas d’accord avec la prolongation de la transition. Surtout pas pour le délai proposé à la Cedeao. En effet, le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a catégoriquement rejeté toute idée de donner 5 ans de plus aux autorités actuelles.

Le Cadre dit avoir appris avec stupeur la proposition d’un chronogramme par les autorités de la transition aux partenaires de la Cedeao, prolongeant la transition pour une durée cumulée de 6 ans et 6 mois. Parmi ces partis, il y a l’EPM, l’ARP, Jigiya Kura, Yelema, le Morema, l’Asma-CFP.

Pour le cadre, ce chronogramme transmis par le colonel Assimi Goïta, président de la transition et chef de l’Etat à la Cedeao, outre qu’il viole la Charte de la transition, n’a pas fait l’objet de discussions au Mali. Il ne saurait être en aucun cas une aspiration profonde du peuple malien. Par conséquent, le cadre rejette ce chronogramme unilatéral et déraisonnable.

Avant, il avait rappelé aux autorités de la transition qu’elles ont pour mission de créer les conditions d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel et les exhorte à cet effet au respect de la Charte de la transition et de leurs engagements pris devant le peuple malien et les partenaires du Mali.

Le cadre a aussi refusé de participer aux assises nationales dites de la refondation et son rejet de ses conclusions se justifient par la détermination des autorités de la transition de légitimer leur décision de prolongation du délai de la transition.

Le Cadre appelle l’ensemble des forces patriotiques ayant pris part à ces assises de bonne foi, pensant pouvoir donner la chance à des discussions franches et sincères, à se mobiliser afin que leur présence physique ne soit la caution pour la réalisation d’objectifs inavoués.

Pour faire barrage à la transition, les partis concernés invitent tous les démocrates et patriotes à se tenir débout pour mettre en échec la restauration et à toutes les velléités de remise en cause des acquis démocratiques de mars 1991.

Le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux afin que les principes démocratiques obtenus de longue lutte et au prix de nombreux sacrifices ne soient liquidés par une quelconque tentative de confiscation du pouvoir par la force et la ruse.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Alou Boï Diarra, chef d’état&#45;major de l’armée de l’Air :  «Grâce à la Lopm l’Armée de l’air a été équipée»</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/general-alou-boi-diarra-chef-detat-major-de-larmee-de-lair-grace-a-la-lopm-larmee-de-lair-a-ete-equipee-2964922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/general-alou-boi-diarra-chef-detat-major-de-larmee-de-lair-grace-a-la-lopm-larmee-de-lair-a-ete-equipee-2964922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 11:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour faire des journalistes des acteurs clés de la gestion des crises et conflits à travers  une communication de crise maîtrisée, le ministère de la Défense et des Anciens combattants, à travers la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a organisé  deux journées d’échanges avec les directeurs de publication. L’évènement,  présidé par le colonel-major Madani Dembélé, secrétaire général intérimaire du ministère de la Défense, représentant son ministre, a eu lieu  du 10 au 11 février 2022  à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye de Bamako (EMP-ABB).</em></strong>

Développer les enjeux, les problématiques liés à la communication en période de crise ;   renforcer la collaboration entre l’Armée et les médias, et amener les patrons de presse à prendre en compte la sensibilité de l’information militaire et sécuritaire dans le contexte particulier que nous vivons pour  la préservation de la cohésion sociale  étaient, entre autres, objectifs des présentes journées d’échanges. Un projet  financé par le Danemark à travers le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (Dcaf).

Pour atteindre les objectifs susmentionnés,  des panélistes de haut niveau, composés des officiers supérieurs de l’Armée  de l’air, de l’Armée de terre, de la Garde nationale, des responsables de la Dirpa et  des sommités de la presse malienne, ainsi que des universitaires ont animé  diverses thématiques.   Il s’agit de : introduction à la notion de la communication institutionnelle des FAMa ; relation entre l’Armée et sa population ; la lutte contre le terrorisme : quel rôle des forces armées maliennes ; améliorer la communication avec la population. Les présents thèmes et sous-thèmes ont été développés par les généraux de brigade Oumar Diarra, Bréhima Diabaté, Félix Diallo, Alou Boï Diarra, Moussa Toumani Koné, Elisée Jean Dao. S’y ajoute des doyens  de la presse, tels que  Gaoussou Drabo, Boubacar Diallo et BandiougouDanté, ainsi que des universitaires dont Dr N’golo Koné et Dr Adama Diabaté.

Pour la circonstance,  le chef d’Etat-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra, dans sa présentation de la vision de l’Armée de l’air de demain se montre optimiste. Car, indiquera-t-il,  si dans les années 2012 l’Armée de l’air était composée de 2000 hommes avec des équipements insuffisants, vieillissants et des infrastructures vétustes avec le moral très bas des combattants, elle connait une nette  amélioration. « La loi d’orientation et   de programmation militaire (Lopm) de 2015 à 2019 a eu le mérite d’apporter des équipements.  On dit beaucoup de choses, mais   grâce à la loi d’orientation et de programmation militaire l’Armée de l’air a été équipée », a-t-il déclaré. Aussi, se réjouira-t-il de l’augmentation du nombre de ses hommes à 4100, soutenue par l’acquisition de nombreux équipements  contribuant ainsi à la hausse du moral des troupes. Une occasion pour lui de se réjouir de la qualité d’entrainement de ses éléments.

Face à l’insuffisance des éléments de l’Armée de terre, le général Félix Diallose veut rassurant. Car, explique-t-il,  dans son plan d’action, figure des stratégies des hommes bien gérés et qui vivent mieux, ainsi que le soutien pour les forces par les forces  et la préparation à l’engagement adapté. Pour mener à bien les missions assignées à l’Armée de terre, il table sur 25 000 hommes à l’horizon 2024, contre les 21 000 de 2022.

Dans sa communication, Boubacar Diallo a exhorté les responsables de la presse à tenir en compte de contexte particulier que se trouve le Mali. Aujourd’hui, toutes les corporations sont confrontées au défi de responsabilité, auquel les forces armées et la presse ne pourront échapper. A l’en croire, dans l’Histoire, il n’y a eu aucune victoire militaire sans la presse.D’où l’importance des présentes journées d’échange. Sur ces notes, il invitera les hommes de médias à accompagner la reconstruction de l’armée.

Notons que le ministre Gaoussou Drabo abondera dans le même sens que Boubacar Diallo.

Faut-il le rappeler, lors de l’ouverture du présent atelier, le représentant du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Madani Dembélé, a souligné que l’une des préoccupations de l’institution militaire est la promotion d’une communication suffisante et maitrisée des armées, dans un contexte marqué par des crises et des doutes qui assaillent notre pays depuis des années. L’information est au cœur de notre politique de défense, faisant des journalistes non plus seulement des spectateurs, mais des acteurs clés de la gestion des crises et conflits. La communication de défense est devenue un des éléments essentiels de la stratégie miliaire face à la globalisation des menaces et au caractère des risques. Cela signifie que l’Armée et les médias, dans le contexte de notre pays, doivent entretenir des relations si fortes, étroites que l’une ne peut exister sans l’autre. Il ne peut y avoir une promotion de la sécurité sans un espace public nourri par le travail des journalistes, a ajouté le colonel-major Dembélé.

Quant au directeur de la Dirpa, colonel Souleymane Dembélé, il indiquera  que les questions de défense et de sécurité en ce moment suscitent un intérêt particulier auprès des médias qui sont les relais avec les opinions publiques. Selon lui, les journées d’échanges seront une opportunité permettant de susciter l’intérêt des hommes de médias, afin de favoriser une couverture médiatique positive et augmenter l’estime des opinions publiques nationale et internationale pour les FAMa. Ainsi, la Dirpa s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre l’institution militaire et la presse. Elle privilégie une communication accrue à travers les rencontres périodiques avec les médias sur la situation sécuritaire et les opérations militaires.

Seule une bonne et efficiente communication permettra d’éviter des amalgames et de déjouer les ruses de l’ennemi. Qui mieux pour effectuer cette immense tâche si ce n’est les médias. Et, comment bien faire ce travail sans des échanges avec l’armée pour comprendre ce qui se passe, ce qui est important, vital pour la sécurisation des populations, a déclaré le directeur de l’EMP-ABB, le colonel Souleymane Sangaré.

S’agissant du  chef de bureau du Decaf, M. Alexis Ndayizeye, il  a affirmé que les journées d’échanges du ministère de la Défense et des Anciens combattants est un pas de plus dans les efforts des acteurs du secteur de la sécurité pour la promotion de la gouvernance du secteur de sécurité. Selon lui, l’initiative vise à impulser la perfection et la performance dans la communication institutionnelle sur les thématiques de sécurité dans l’intérêt de la gouvernance du secteur de sécurité. Decaf reste engagé pour appuyer cette dynamique partenariale entre l’institution militaire et les médias autour des missions des Forces de défense et de sécurité.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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</item>

<item>
<title>L’amorce de la détente diplomatique :  Coup d’arrêt à la visée va&#45;t&#45;en guerre de Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lamorce-de-la-detente-diplomatique-coup-darret-a-la-visee-va-t-en-guerre-de-choguel-2964915.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 11:28:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tout indique à croire, dans les coulisses, que les autorités de la transition, décidément enclines à trouver une bouffée d’oxygène dans la guéguerre diplomatique qui mine les rapports entre le Mali et ses principaux voisins, veulent proposer à la Cedeao un nouveau calendrier pour la suite de la transition. Un nouvel état d’esprit qui met un coup d’arrêt à l’option va-t-en guerre d’un Choguel Kokalla Maïga, toujours aussi agressif que provocateur sur le plan diplomatique.</em></strong>

Tous les esprits bienveillants l’avaient prévenu en son temps : rien ne sert d’alimenter la polémique vindicative et stérile avec des partenaires traditionnels, en l’occurrence la Cedeao, si l’enjeu est toujours de revenir sur la table du dialogue pour envisager quelque solution de crise que ce soit.

Eh bien ! Nous y sommes : après la tempête diplomatique, renforcée par les sanctions économiques et financières imposées au Mali par la Cedeao, sur fond de répliques acerbes de la partie malienne, les voilà aujourd’hui, dans les profondeurs des coulisses, les autorités de la transition, entrain de chercher à prendre langue avec les représentants de l’organisation sous-régionale.

Histoire de calmer le jeu, en mettant balle à terre, comme le dira l’autre, pour amorcer la détente diplomatique autour du pays qui, il est certain, aura du mal à s’en sortir, en dehors d’une solution négociée à la fois au plan national et sous-régional.

Déjà, au plan interne, depuis quelque temps, des discussions préparatoires sont annoncées au niveau du ministère de l’Administration territoriale, mettant aux prises les acteurs nationaux, en vue de dégager, nous a-t-on confirmé, un calendrier consensuel  de la transition, acceptable par tous, qui sera présenté à la Cedeao.

Il est évident que les lignes bougent du côté des autorités de la transition, lesquelles ont de plus en plus tendance à rouvrir les canaux du dialogue avec la communauté sous-régionale, dans le but certain de desserrer sur le pays l’étau des sanctions économiques dont les conséquences néfastes, on le sait, commencent déjà à se faire sentir au niveau des familles.

Parallèlement aux initiatives de dialogue à l’interne, un véritable ballet diplomatique est mené, depuis quelques jours, par le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, celui-là même qui était également beaucoup actif dans les médias, appelant au respect diplomatique de son pays.

On l’a vu, ces derniers temps, en tant qu’émissaire du président Assimi Goïta auprès du président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, il  a entamé des questions politiques les plus difficiles et les plus sensibles sur les moyens d’un retour rapide et convenable du Mali à l’ordre constitutionnel normal.

Il est à rappeler que le froid diplomatique avait totalement assombri les relations entre le Mali et la Cedeao d’abord suite à l’expulsion de ce pays du représentant de l’organisation sous-régionale, ensuite après les sanctions drastiques imposées au Mali après la présentation par la junte militaire d’un chronogramme de cinq ans, comme durée effective de la transition.

Un chronogrammequi a été jugé non convenable et pas acceptable par la Cedeao, et sera également rejeté par l’UA. Dans  un communiqué rendu public il y a quelques jours, l’organisation continentale anon seulement approuvé les sanctions de la Cedeao contre le Mali, mais aussi  elle a incessamment invité les autorités de la transition à trouver plus rapidement les moyens d’amorcer le retour à l’ordre constitutionnel normal.

Dès lors que la diplomatie s’active, au plan sous-régional, à réchauffer les relations avec les pays de la Cedeao, on voit alors mal l’option va-t-en guerre du Premier ministre de la transition qui s’effrite. Un coup d’arrêt décisif est porté au scénario agressif du Premier ministre.

Ces derniers temps, tel que l’on a pu s’en apercevoir, Choguel Kokalla Maïga a, partout où il s’est trouvé, multiplié les propos va-t-en guerre au plan diplomatique, mettant à mal les relations avec plusieurs partenaires traditionnels, notamment la France, face à laquelle il ne s’est pas accommodé de subtilités diplomatiques pour asséner ses accusations.

L’expulsion de l’ambassadeur de la France a été le dernier épisode d’un bras-de-fer diplomatique entre les deux pays, au cours duquel le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, n’a ménagé ni les invectives ni les coups de gueule pour exprimer tout le bien qu’il pense de ce pays et de ses relations troubles avec le nôtre.

Pendant cette tempête diplomatique, à la fois trouble et agitée, si le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, moins expressif que jamais, n’a pas été aperçu publiquement de contredire le chef de gouvernement, ce n’est pas pour autant, selon certaines indiscrétions, que les deux personnalités soient en  phase  sur toutes les questions qui fâchent.

Et pour cause, les derniers événements sociopolitiques apparaissent, comme bon nombre d’observateurs l’ont confirmé, comme une sorte de désaveu à l’encontre d’un Premier ministre, volontairement agressif au plan diplomatique. Il s’agit notamment des commissions techniques, mises en place au niveau du ministère de l’Administration territoriale, et totalement hors de contrôle du Premier ministre et de son ministre chargé des Réformes constitutionnelles, devant discuter et proposer un chronogramme consensus pour la sortie de crise.

Il en est aussi des initiatives du réchauffement diplomatique avec la Cedeao qui sont menées par le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, échappant, on le voit, aux sanctions à la fois de la Cedeao et de l’UE, et qui a la latitude de voyager pour apporter le message du président de la transition à ses pairs.

On le voit bien, la posture va-t-en guerre du Premier ministre, trop longtemps actionnée sur les sujets qui fâchent, aussi bien qu’elle s’émousse au gré des circonstances, le propulse vers des lendemains bien incertains.

Tout cela, parce que le pays ne peut pas évoluer en vase-clos face à son environnement politico-économique immédiat, comme la Cedeao, et face au reste du monde.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bras de fer Mali&#45;Cedeao :  Le rétropédalage du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/bras-de-fer-mali-cedeao-le-retropedalage-du-gouvernement-2964907.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 11:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement de transition a finalement décidé de mettre en place une commission pour négocier avec la Cedeao. Cette stratégie est loin des tonitruantes déclarations de Choguel Kokalla Maïga, le Premier ministre malien considéré comme un va-t’en guerre. En réalité, le gouvernement malien redoute les conséquences des sanctions prises par la Cedeao.

Pour avoir osé affronter la Cedeao, les chefs d’Etat et de gouvernement ont voulu donner une bonne leçon d’humilité à Choguel. Le problème est que Choguel n’a ni les moyens de sa politique ni le courage de s’assumer en divorçant d’avec la Cedeao et l’Uemoa. Le Premier ministre sait que le Mali dépend de ces organisations.

Ce bras de fer n’a pas commencé maintenant entre la transition et les voisins appartenant à la Cedeao. On se souvient qu’en 2020, le dernier round des négociations entre la junte au pouvoir depuis une semaine au Mali et les émissaires de la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) s'est achevé ce lundi 24 août sans qu'aucun compromis n'ait été trouvé sur les conditions d'un transfert du pouvoir aux civils.

En revanche, il y a eu à l’époque des avancées importantes sur le sort de l'ex-président Ibrahim Boubacar Keïta et de son Premier ministre Boubou Cissé. Il faut rappeler que l'organisation régionale, inquiète des conséquences du putsch dans un pays en proie depuis des années à une profonde crise sécuritaire, économique et politique, avait dépêché une délégation de haut niveau au Mali pour obtenir un retour immédiat à l'ordre constitutionnel.

Au départ, la Cedeao avait fait du rétablissement d'IBK au palais de Koulouba une condition sine qua non de sa participation à un dialogue avec la junte. Mais le sujet n'était plus à l'ordre du jour lors des derniers rounds de négociation en 2020. Le chef d'État renversé par les militaires le 18 août a dit aux émissaires ne plus vouloir gouverner le Mali.

Depuis, la transition a connu des soubresauts, avec surtout le second coup d’Etat en mai 2021. Les crises se sont multipliées sur le plan économique. La politique de subvention des prix des denrées de première nécessité a montré ses limites.  Le plus grand risque que court la transition malienne est la flambée des prix.

C’est par cette faille qu’il sera possible d’abattre les autorités qui peinent à résorber l’envolée des prix. La perspective des lendemains difficiles fait des mécontents au sein de la population, surtout que la période de soudure pourrait être particulièrement difficile.

Il faut négocier avec la Cedeao avant que la situation économique ne s’empire. Les mauvaises récoltes dans plusieurs localités du pays plongent des millions dans l’insécurité alimentaire. Et le gouvernement donne l’impression de n’avoir aucun plan d’approvisionnement des marchés depuis la fermeture des frontières avec certains pays voisins par lesquels transitent les marchandises importées. La situation est tellement grave qu’il ne suffit pas de faire en sorte que les prix baissent.

Il faut un véritable plan de solidarité pour apporter des vivres à ces millions de personnes vivant sans revenus dans les milieux ruraux sinistrés. Les pluies n’ont pas été au rendez-vous, privant des paysans de sources de revenus. Par la même veine, les productions manquées de ces paysans sont aussi une perte pour les zones qui ne produisent pas de produits agricoles.

Sans aide internationale, le gouvernement doit compter d’abord sur ses ressources afin de réduire la crise alimentaire. Malgré le caractère international de la montée des prix, seul l’Etat peut intervenir pour casser drastiquement les prix.  Quitte à remettre en scelle les magasins publics de vente subventionnée des produits agricoles comme dans le passé.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition :  La Charte, objet de tous les désirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-la-charte-objet-de-tous-les-desirs-2964904.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 10:52:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La donne politique pourrait bientôt changer en ce qui concerne la conduite de la transition et les élections générales à venir. Dans la foulée de l’annonce des sanctions de l’Union européenne contre 5 responsables maliens, le gouvernement a précipitamment annoncé dans la nuit la convocation du Conseil national de transition (CNT) pour réviser la Charte de la transition.</strong>

Peu après, le microcosme politique malien a été secoué par une publication de l’ancien ambassadeur de France au Mali, Nicolas Normand. Ce diplomate qui scrute l’actualité malienne a jeté un pavé dans la mare en écrivant sur les réseaux sociaux que des hauts responsables de l’Adema et du RPM sont en train de préparer la candidature d’Assimi Goïta à la prochaine présidentielle.

L’annonce de l’ancien ambassadeur français n’a pas encore été démentie par les membres du Conseil national de transition (CNT) et les acteurs de partis concernés, des formations politiques qui ont déjà dirigé le Mali. Du point de vue moral, il sied mal à l’ancien ambassadeur de France de se mêler aux affaires intérieures d’un pays qui n’a pas de leçons à recevoir de lui.

Par contre, la carte Assimi pourrait être une opportunité pour les partis en question qui ont bien intérêt à rester dans les cercles du pouvoir. En outre, la rue soutient les militaires qui sont censés mener le pays à bon port. Avec la révision de la Charte de la transition et la loi électorale, rien ne pourrait s’opposer à ce que le président de la transition soit autorisé à se présenter à la présidentielle.

Il faut juste que les Maliens s’inspirent d’autres pays comme le Tchad, dont le président de la transition pourrait bien être candidat à la présidentielle. La candidature de ce putschiste ne dérange absolument pas Nicolas Normand et l’Elysée qui s’accommodent de son pouvoir, violant la constitution tchadienne.

Beaucoup de Maliens estiment que la caution populaire suffit à Assimi Goïta pour poursuivre l’œuvre entamée. On pense que les militaires maliens sont la soupape de sûreté pour le Mali et de nombreux hommes politiques. Pour rappel, le gouvernement a convoqué le 4 février 2022 le CNT à une session extraordinaire pour faire bouger les lignes politiques.

En attendant les conclusions de cette session. Le caractère urgent de l’annonce de la session, à travers un flash spécial de la télévision nationale, ne laisse aucun doute sur la volonté de sortir du dialogue de sourd avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le reste de la communauté internationale dont l’Union Européenne.

Beaucoup estiment que plus rien ne pourrait s’opposer à ce que les compétitions électorales soient ouvertes à tous les Maliens jouissant de leurs droits civiques. Cela pourrait aussi conduire à un délai court pour l’organisation des élections générales. Pour certains, il y a comme un recours aux conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR).

La révision de la Charte de la transition vient de commencer comme cela est sollicité par les assises. Et les spéculations vont bon train depuis l’annonce de la session extraordinaire. Le remembrement du CNT est considéré par certains comme l’un des motifs de la révision de la Charte. Cela aura l’avantage d’ouvrir les instances de décision à d’autres forces politiques.

Mais s’il faut s’en tenir aux recommandations des assises de la refondation, cette la relecture de la Charte va sauter certains verrous législatifs. Ainsi, on s’attend à ce que le CNT rebatte les cartes du jeu politique en fixant un nouveau délai à la transition. L’objectif est de trouver une alternative à la fin prévue de la transition pour le 27 février 2022.

La charte qui avait été élaborée par des concertations nationales sur la transition avait prévu d’organiser les élections générales avant cette date. Mais beaucoup de choses se sont passées entre-temps, ce qui a empêché l’organisation des élections selon le calendrier précédent.

Il y a eu notamment le renversement du premier président de la transition, Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane. La Charte est devenue caduque à partir de l’instant où, Assimi Goïta, alors vice-président de la transition, a pris les rênes du pouvoir. Le poste de vice-président est resté vacant et aucun aménagement de la charte n’avait été entrepris depuis ces évènements. Par ailleurs, aucune des élections prévues n’a pu se tenir.

C’est aussi l’occasion pour la transition de préparer son candidat à la présidentielle à venir, au moment où les partis s’impatientent. Le délai de la transition sera certainement l’élément le plus important de cette révision. Il permettra de mettre fin au débat sur la durée de la transition, en mettant la communauté internationale de côté pour avancer rapidement dans les réformes envisagées.

<strong> Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de défense nationale : Veillée d’armes à Koulouba après les menaces de la Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/conseil-de-defense-nationale-veillee-darmes-a-koulouba-apres-les-menaces-de-la-cedeao-2960848.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 14:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La journée du vendredi 4 janvier aura été des plus intenses à Bamako, surtout pour les membres de la transition. Avant la grande marche de soutien à la transition, le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé un Conseil supérieur extraordinaire de la défense nationale. Il s’agissait de valider le Plan de riposte du gouvernement aux sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa, tout en restant ouvert au dialogue.

&nbsp;

Selon les autorités, il s’agit d’un Plan qui a été annoncé immédiatement après les sanctions inhumaines et illégales prises par la Cedeao et l’Uemoa contre notre pays, le 9 janvier 2022. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, a indiqué que les autorités feront tout pour que les Maliens ne manquent de rien.

Le Gouvernement a réagi aux sanctions dans un communiqué suivant deux bases : la réciprocité, mais tout en restant ouvert au dialogue. « Dans ce communiqué gouvernemental, il a été annoncé l’adoption puis la validation d’un plan de riposte plus exhaustif », a rapporté le ministre Maïga. Le Président Goïta a validé, en Conseil supérieur de la défense, ce plan de riposte.

Il s’agit d’un plan exhaustif qui « essaie de prendre en compte les priorités et les préoccupations de nos populations en termes d’approvisionnement en produits de première nécessité ». Aussi s’agit-il d’un « plan transversal qui comporte plusieurs composantes : des questions diplomatiques, géopolitiques, économiques et financières ainsi que des questions sociales », a indiqué le ministre de l’Administration territoriale.

Le porte-parole du Gouvernement précise toutefois que « l’objectif de ce plan n’est pas d’être dans une posture de bras de fer avec la Cedeao et l’Uemoa. Le chef de l’État dans son adresse à la nation, le 10 janvier 2022, l’a bien rappelé : nous restons toujours ouverts au dialogue ». Et d’ajouter : « Notre souhait est que ces sanctions soient les plus brèves possible aussi bien dans l’intérêt du peuple malien que dans l’intérêt des États de la Cedeao et des États de l’Uemoa ».

La Cedeao a été particulièrement dure avec les Maliens, selon plusieurs citoyens. Tenant compte des développements récents dans la région, la Conférence des chefs d’Etat de la communauté a bien réaffirmé que la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance est essentielle pour le développement, la paix et la stabilité de la région.

En conséquence, la Conférence instruit le président de la Commission à initier le processus de réexamen du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de 2001 afin de renforcer la démocratie, la paix, et la stabilité dans notre région. Ainsi, les chefs d’État et de gouvernement ont exprimé leur profonde gratitude à Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, président de la République du Ghana, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de la Cedeao, pour son leadership dans la prise des sanctions contre le Mali.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Economie :  L’or de Gao attire les aventuriers de tous bords</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economie-lor-de-gao-attire-les-aventuriers-de-tous-bords-2960860.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 14:01:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’une des mines d’or artisanale qui font couler du sang et de l’énergie dans le nord du Mali est celle d’Igouzar. C’est à 50 km au sud-est de la ville de Kidal.Il a été découvert en décembre 2017.  Depuis, de nombreux orpailleurs de différentes nationalités viennent tenter leur chance dans ces mines. A en croire des témoins, c’est un secteur qui génère beaucoup d’activités et peut être un facteur de stabilité.

Selon les ressortissants de la zone, l’impact de l’or sur l’économie est très important. Les gens sont persuadés que depuis que les petits sites ont commencé à être installés, une grande partie de la jeunesse de Kidal a trouvé de l’emploi et a commencé à développer des activités génératrices de revenu grâce aux bénéfices issus de l’or.

Dans les régions avoisinantes, les sites aurifères sont nombreux. Une autre mine de la zone est à Indarstat, à 40 km au sud de Tessalit. Comme toujours, avant l’exploitation, il y a la prospection menée par des groupes de personnes qui se déplacent sur le terrain pour chercher de l’or.

Selon des sources crédibles, les sites lointains, les orpailleurs transportent ce qu’ils ont enlevé comme pierres et les acheminent vers les machines qui sont basées beaucoup plus à Kidal, Tinzawatène et autres lieux. Ces machines font le reste du travail pour les orpailleurs que l’on rencontre dans presque chacune des régions du nord du pays malgré l’insécurité.

Il existe beaucoup de sites d’orpaillage et de traitement. Après avoir trouvé de l’or, ils utilisent une autre technique pour le récupérer avec d’autres produits chimiques dans des endroits bien spécifiques déterminés par la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad, ndlr) pour éviter que ces produits se retrouvent dans la nature, afin de ne pas détruire l’écosystème ou être un danger pour les hommes et les animaux.

Comme au sud du pays, les mines artisanales du nord connaissent des accidents graves. C’est ainsi qu’en 2019, une dizaine de personnes ont perdu la vie dans l’effondrement des mines dans la zone de Tinzawatène.

Jamais l’or n’a été aussi abondant dans le Sahara malien que ces dernières années. Les gisements étaient déjà connus des initiés il y a bien longtemps. Mais aujourd'hui, les milices armées du nord rivalisent de combat pour le contrôle des minerais qui attirent de plus en plus d’aventuriers dans la localité. Hormis les djihadistes, les groupes d’autodéfense s’impliquent.

Ainsi, le Gatia et d’autres milices veillent malicieusement sur la mine d'or Intilit, située à environ 80 km de Gao. Cette mine artisanale à ciel ouvert attire les aventuriers des localités aussi diverses que le Soudan, le Nigeria, le Niger ou encore le Burkina Faso. Dans ce no man’s land, la violence est le moyen le plus utilisé dans les rapports de force.

On assiste régulièrement à des braquages, des assassinats et d'autres formes de violence. Cette manne financière a tapé dans l’œil des groupes armés. On raconte qu’avec l'arrivée des éléments armés du CSP,   dont le Gatia et les autres groupes signataires de l’Accord d’Alger, les attaques se sont ralenties. Beaucoup affirment que chacun gagne paisiblement sa vie en toute sécurité.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’Etat malien a laissé une si importante source de richesse filer entre ses doigts. Selon des témoignages d'orpailleurs, les groupes armés ont pris possession de la mine au nez et à la barbe de l’Etat. Si les bruits d'armes se sont tus depuis l'arrivée du CSP, l’or est devenu une source de financement des activités des groupes armés.

Les miliciens ne cachent pas leur intérêt pour cette mine importante au milieu du désert. Les responsables des groupes armés affirment qu'ils ont désarmé tous les détenteurs d'armes non identifiés. Il est formellement interdit de circuler dans la mine avec une arme si on n'est pas membre de la coalition des groupes armés. Et les groupes d’autodéfense n’entendent pas s'arrêter en si bon chemin, puisqu’ils affirment étendre leur périmètre sécuritaire à d'autres mines d'or en attendant que l’Etat ne prenne le relais.

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<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Les héritiers politiques devant le juge : Le camp Salikou Sanogo crie victoire</title>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 12:29:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est officiel ! La justice tranchera désormais le contentieux politique qui sévit au sein de l’Union pour la République et la démocratie, URD, le parti de feu Soumaïla Cissé, ancien chef de file de l’opposition malienne. Pour la première tentative de la journée du 14 janvier 2022, les juges ont rejeté les fins de non- recevoir pour le camp des congressistes et disent n'y avoir lieu à référé pour le camp Salikou Sanogo et laissent la charge des dépens au requérant. Dans un communiqué adressé aux militants et sympathisants du parti, le secrétaire général du bureau exécutif national, Daouda Touré, a été on ne peut plus clair. Selon lui, cela constitue déjà un avantage pour le camp du premier vice-président Salikou Sanogo, reconnu déjà pour être le seul décideur habilité à convoquer un congrès. A l’en croire, le juge des référés du tribunal de grande instance de la commune V, saisi en cessation de troubles, a déclaré qu'il n’y a pas lieu à référé. « Autrement, qu'il s'agit d'une affaire qui doit être examinée au fond et non en référé, qui est une procédure rapide.  Par contre, ce qui est important, qui constitue une grande victoire pour le Président Salikou Sanogo, c'est que les organisateurs du congrès avaient demandé que Salikou Sanogo soit déclaré comme n'ayant aucun pouvoir pour agir en justice au nom de l'URD.  Le juge a rejeté cette demande en précisant qu'il rejette les fins de non-recevoir », a souligné le Ségal.  Et d’ajouter que les fins de non-recevoir ont été soulevées par les organisateurs du prétendu congrès. Pour lui,  cela veut dire que Salikou Sanogo est le seul qui préside l'URD, et qu'il est compétent pour agir au nom de l'URD. «  Le juge des référés n'a jamais validé la tenue d'un congrès, encore moins leur prétendu congrès extraordinaire. Le juge des référés n'a pas qualité pour valider la tenue d'un congrès extraordinaire, contrairement aux fausses informations qui sont sur les réseaux sociaux, diffusées dans le seul et unique dessein de semer la confusion dans l'esprit des vrais et honnêtes militants de l'URD. C'est la preuve encore que leurs commanditaires ont décidé de s'installer à demeure dans le mensonge. Restez sereins et vigilants, il n’ya aucun congrès extraordinaire en vue dans l'URD. Ce procès est le début de la victoire pour le président Salikou Sanogo et ses fidèles compagnons », a expliqué Daouda Touré.

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<strong>Madou COULOU </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Mara :  «La refondation sera difficile à faire pendant cette transition»</title>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 12:26:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de sa tournée à l’intérieur du pays, le parti Yèlèma, à travers son président d’honneur, Moussa Mara, accompagné d’une délégation de la coordination régionale de Koulikoro, a effectué une série de visite de courtoisie chez les notabilités, chefs religieux, élus, etc. C’était le 9 janvier 2022, en présence du coordinateur régional du parti, Ousmane Bakary Coulibaly dit OCB. L’activité s’est clôturée par une rencontre dénommée « Grand Public » dans les locaux du conseil de cercle de ladite ville, sous le thème : « La situation sociopolitique au Mali ».</strong>

A l’entame de ses propos, le président d’honneur du parti Yéléma Moussa Mara a rappelé que cette visite dans la ville garnison de Kati est une exigence du parti, afin de permettre aux populations de donner leurs impressions sur la vie de la nation. Et d’ajouter que cela aide le parti pour ses actions futures.

Au cours de son intervention face au public, l’ancien Premier ministre a prêché l’unité des Maliens face aux défis actuels du pays, notamment le sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Oust (Cedeao) à Accra sur le Mali. « Quel que soit ce que la Cedeao dira, si on reste uni, nous allons toujours nous en sortir. Si nous sommes désunis, si nous sommes divergents, il n’y a pas de lendemain meilleur pour notre pays. Et cette unité, c’est aux autorités de la mettre en place. C’est aux autorités d’appeler les uns et les autres, de les écouter et puis d’essayer d’établir les termes du consensus pour qu’on sorte de la Transition de la bonne manière par la bonne solution », dit-il. Par ailleurs, il demande au peuple de savoir suivre la vérité et éviter de suivre quelque chose qu’on aime, même si cela est faux.

Parlant de la refondation de l’Etat, l’une des priorités des autorités de Transition, l’ancien maire de la commune 4 du district de Bamako affirme que cela est une nécessité pour notre pays. Pour lui, tous les secteurs de l’Etat doivent être reformés. Comme secteur prioritaire, il recommande la réforme du système électoral afin d’éviter les contestations après les élections, comme nous l’avons vu dans le passé. Il estime que cette refondation doit se faire avec le concours de toutes les forces vives de la nation, notamment la classe politique et la société civile. Est-ce que les Maliens sont prêts pour cette refondation ? S’interroge-t-il. « La refondation de l’Etat est un travail de longue haleine. Il serait très difficile de faire tout ce travail pendant la Transition», a-t-il dit.

Sur la tenue des élections dans notre pays, Moussa Mara affirme clairement que celle-ci ne doit pas être liée à la forme d’insécurité que nous vivons depuis des années. Il recommande par ailleurs aux autorités de faire comme le Burkina Faso qui a organisé ses élections dans une crise comme la nôtre en allant sur la base du consensus. « Il n’est jamais trop tard pour bien faire », conclut-il.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contre les sanctions de la CEDEAO et l’ingérence de la France :  Des milliers de Maliens dans la rue en soutien à la transition</title>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 12:21:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quelques jours après le sommet extraordinaire de la Cedeao et de l’Uemoa, ayant imposé des sanctions économiques et financières au Mali, des milliers de Maliens ont investi la Place de l’Indépendance vendredi 14 janvier 2022. Ce, afin d’exprimer non seulement leur désapprobation, mais aussi d’apporter leur soutien aux autorités de la transition. Surtout pour la prolongation de ladite transition.</strong>

A l’appel du gouvernement, tel un baroud d’honneur, aussi bien à Bamako que dans toutes les grandes villes du Mali, des centaines de milliers de personnes ont manifesté au Mali pour exprimer leur fierté.Il s’agissait surtout de s’ériger  contre les sanctions de la Cedeao, jugées illégales et inhumaines par l’ensemble du peuple malien et au-delà. En témoigne la présence des communautés d’autres pays africains  aux différents meetings organisés un peu partout à travers le Mali. Ces manifestations populaires à travers le pays, appuyées par les appels au soutien du Mali, légitiment à plus d’un titre les autorités de la transition. Car, dans l’opinion populaire, sous le magistère du colonel Assimi Goïta, le Mali commence à se faire respecter dans le concert des nations.

Ce sursaut patriotique à l’allure nationaliste visait à envoyer un double message à la communauté internationale qui, estime-t-on, fait une lecture erronée de la situation du Mali. Il s’agissait de dénoncer les sanctions injustifiées contre le Mali et de prouver que le peuple est avec la transition en cours. Mieux, le peuple se montre favorable à la prolongation de la période transitoire, allant de 6 mois à 5 ans, conformément aux recommandations issues des Assises nationales tenues en décembre 2021.  Afin de rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire nationale d’une part et d’autre part engager les réformes nécessaires pour l’organisation des élections crédibles, apaisées et acceptées par tous.

Pour la circonstance, on  pouvait constater le ressentiment des Maliens contre l’organisation sous-régionale et l’expression de la volonté collective à reconquérir une fierté perdue il y a des décennies. D’où les slogans hostiles aux dirigeants des pays de la Cedeao et une partie de la communauté internationale tels que « A bas la Cedeao. A bas la France. Vive l’armée malienne ; vive les autorités de la transition. La patrie ou la mort».

Pour la circonstance,  le porte-parole du gouvernement,  colonel Abdoulaye Maïga, réconforté par la mobilisation générale du pays, indiquera que la seule préoccupation de la transition demeure, outre la sécurisation du pays, le transfèrement du pouvoir aux civils dans les conditions transparentes et crédibles.  «La tolérance et le silence ne sont pas synonymes de peur», a-t-il lancé. Avant d’annoncer les mesures gouvernementales permettant de minimiser au mieux d’éviter les impacts de ces sanctions sur la population.

Face à ces mesures extrêmes prises à l’encontre d’un Etat membre sans littoral et en guerre contre le terrorisme depuis une décennie qui, malgré tout, enregistre des progrès notables dans la sécurisation du territoire et dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel, le Gouvernement de la République Mali  avait appelé l’ensemble de la population et de la diaspora à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national.D’où les manifestations de cevendredi 14 janvier 2022. Aussi, a-t-il élaboré un plan de riposte pour sauvegarder notre souveraineté et préserver l’intégrité de notre territoire national ;inviter l’ensemble des partenaires sociaux à une trêve afin de faire face aux défis de l’heure ; félicitéles Forces armées de défense et de Sécurité pour les résultats obtenus dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire et remercier l’ensemble des peuples africains pour leur soutien et leur solidarité.

Sur ces notes, le Gouvernement appelle la population à rester sereine et rassure que toutes les dispositions seront prises pour faire face aux effets des mesures édictées par la Cedeao et l’Uemoa. Des assurances qui ont été réitérées par le ministre de l’Administration territoriale, colonel Abdoulaye Maïga.

« Notre gouvernement mène des actions concrètes sur le terrain. Et comme décidé aux assises nationales, la sécurité de tous les Maliens est aujourd'hui la priorité des autorités du Mali. Au moment où l'armée est entrain d'enregistrer des résultats encourageants sur le terrain qui se soldent par l'arrestation de plusieurs terroristes, nous avons constaté que les chefs d'Etat de la Cedeao ont décidé de sanctionner notre pays.

Sous le leadership du chef de l'Etat, nous avons préparé une stratégie de riposte. Toujours nous donnons une chance au dialogue avec la Cedeao. Nous continuerons à rassurer ceux qui partagent le soutien des objectifs de la transition tout en continuant à poursuivre des stratégies afin de convaincre ceux qui hésitent à nous rejoindre. Nous-nous réjouissons de la solidarité africaine et d’outre-mer  dont nous bénéficions contre les sanctions de  la Cedeao », a déclaré le porte-parole du gouvernement devant les milliers de manifestants à la Place de l’Indépendance.

Pour sa part, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui a transmis les salutations du président Assimi Goïta a affirmé qu’il est important que la communauté internationale comprenne le peuple malien. « Aujourd’hui, le monde entier voit où se trouve la légitimité populaire. Qu’on nous restitue notre indépendance et notre dignité.Dans une certaine mesure, le destin de l’Afrique se joue au Mali aujourd’hui. C’est pourquoi les peuples africains, partout, soutiennent la lutte du peuple malien. Il ne faut pas qu’elle se trompe de peuple. Il ne faut pas se tromper d’époque, il ne faut pas se tromper de combat ». Car, parmi les terroristes capturés figurent des ressortissants des pays de la Cedeao. Ce qui prouve à suffisance qu’il y a des cellules dormantes dans ces pays. Il faudra faire face à cette situation, avant que ces cellules ne s’activent. Pour le Premier ministre, ce combat doit être celui de la Cedeao.

Dans un discours guerrier, le Premier ministre a expliqué les enjeux du moment, surtout la détermination des Maliens à s’assumer. Choguel K. Maïga a rappelé que notre peuple est vaillant. Avant de préciser :« Si le colonisateur a occupé certains pays  en 6 mois, il lui a fallu 38 ans de guerre pour pouvoir occuper notre territoire par les armes. C’est pourquoi nous n’avons peur que de Dieu et du peuple malien ».

Et d’ajouter : «En 6 mois, nous avons mieux équipé l’armée malienne plus qu’il ne l’a jamais été pendant les vingt dernières années. Il en est de même pour le nombre de terroristes neutralisés et de bases détruites par nos forces de défense», se félicitera-t-il.

Ce fut l’occasion pour le chef de gouvernement de remercier les Maliens de leur soutien à la transition, mais surtout la Guinée et l’Algérie pour leur engagement à nos côtés. Il a également remercié nos partenaires militaires comme la Chine et la Russie pour avoir opposé leur véto lors du dernier sommet de l’ONU sur la situation dans notre pays. Une motion de remerciement a été adressée à la Guinée Conakry  qui, bien que sous l’effet de suspension de la Cedeao, a refusé d’appliquer les mesures illégales et illégitimes de l’organisation sous-régionale en maintenantses frontières ouvertes avec le Mali.Partant, poursuivra Choguel Kokalla Maïga,  le plan de riposte pour  la sauvegarde de la souveraineté a déjà été adopté et a demandé aux Maliens d’être rassurés.

Une opportunité pour lui de féliciterla vaillante armée malienne qui ne cesse de faire des exploits ces derniers temps sur le terrain. Et de demander aux Maliens de faire entièrement confiance en cette transition qui travaille à redonner au Mali ses valeurs d’antan.

Ainsi, annoncera-t-il qu’à l’issue d’un conseil spécial de défense nationale tenu le 14 janvier 2021, il a été décidé d’élaborer une stratégie pour rentrer en résistance contre l’humiliation la Cedeao veut faire subir au Mali à travers ses mesures illégales et illégitimes.

<strong>Oumar KONATE   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transports :  Comme un ultimatum aux compagnies aériennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transports-comme-un-ultimatum-aux-compagnies-aeriennes-2960843.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 12:14:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministère des Transports est au-devant de la scène pour défendre les intérêts du Mali. Dans un communiqué ferme, la ministre des Transports et des Infrastructures invite toutes les compagnies aériennes qui desservent le Mali de bien vouloir confirmer à l'Agence nationale de l'aviation civile la continuité de leurs services dans 72 heures, à compter du samedi 15 janvier 2022.

Les autorités de la transition précisent que passé ce délai, les créneaux horaires desdites compagnies seront attribués à d'autres compagnies aériennes, en vue de la continuation des services. Cette mesure s'inscrit en droite ligne de la politique nationale des transports, des infrastructures de transport et de désenclavement, adoptée en 2016 par le gouvernement de la République du Mali. Par la même occasion, le ministre assure l'opinion publique que toutes les dispositions seront prises pour assurer la desserte du pays.

Peu avant, la ministre des Transports et des Infrastructures avait informé l'opinion nationale et internationale que la compagnie aérienne Air France a décidé, d'après l'information notifiée aux autorités aéroportuaires du Mali par sa représentante à Bamako, de suspendre tous ses vols en destination et au départ de Bamako, jusqu'à nouvel ordre.

Cette décision brusque a été prise par Air France sans consultation préalable et sans qu'aucune justification ne soit donnée aux autorités aéronautiques maliennes, alors que le mardi 11 janvier 2022, la compagnie avait soumis un plan de vol réorganisé en fonction de la situation. Le ministre des Transports et des Infrastructures a déclaré regretter les désagréments causés aux usagers du transport aérien par cette situation.

C’est dans ce contexte qu’il y a eu la grande mobilisation de la population vendredi dernier à l’appel de la transition. De mémoire de Maliens, aucune manifestation n’avait atteint le niveau de rassemblement qui a eu lieu la semaine dernière contre les sanctions de la Cedeao.

On imagine facilement la gêne des chefs d’Etat et de gouvernement de la communauté ouest-africaine après une telle démonstration de force.

Idem pour la France d’Emmanuel Macron qui appelle la communauté européenne à emboîter le pas aux pays de la Cedeao. L’Elysée n’a pas attendu le feu vert des Européens pour se joindre à la Cedeao en annulant les vols entre Paris et Bamako. Les autres pays européens pourraient ne pas suivre la France dans cette direction, surtout après la mobilisation du vendredi 14 janvier 2022.

La rue malienne vient de battre en brèche l’argument utilisé le plus souvent par la Cedeao et la France qui font passer les militaires pour des acteurs non désirés sur la scène politique malienne. Le gouvernement a réussi à faire comprendre à la communauté internationale qu’elle s’est lourdement plantée au sujet du Mali et du bonheur des Maliens.

L’onction populaire ainsi trouvée permet à Assimi Goïta de prendre le temps qu’il juge nécessaire à la réalisation des réformes, avant de passer le relais à un pouvoir civil élu. Ce qui se passe au Mali est bien le signe qu’une nouvelle page de l’histoire africaine est en train de s’écrire à partir du Mali. On imagine mal comment les Maliens pourraient encore faire confiance à la Cedeao.

Pire, la question monétaire est venue tout chambouler, avec la décision de l’Uemoa de vider les poches de la transition. L’asphyxie économique qui est visée par la fermeture des comptes du Mali à la Becao éloigne le Mali de la perspective d’un avenir commun avec cette union monétaire.

Dans le même contexte, un avion français inconnu a été aperçu sur le radar sur l’axe Abidjan-Gao, selon un rapport de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne. « Nous n’avions jamais été informé de son existence. Il est rentré en contact avec les centres de Ouaga et Niamey qui lui ont rappelé le Notam interdisant le survol de l’espace aérien malien ››, rapporte l’Agence.

Selon le même rapport, l’avion a coupé le contact avec les centres de Ouaga et Niamey et a poursuivi son vol. ‹‹ A 13h43, pendant qu’on cherchait des détails sur le vol CTM 210 relatifs sur l’axe Abidjan Gao, nous aperçûmes le même vol cette fois-ci sur l’axe Gao-Abidjan, évoluant à la limite de l’UTA de Ouaga et à la FTR d’Accra. Les informations recueillies au téléphone auprès de Ouaga et Niamey indiquent qu’il n’a pas contacté Niamey et est rentré en contact avec Ouaga ››, mentionne toujours le rapport.

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<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Mobilisation contre les sanctions de la CEDEAO :  Dioïla répond à l’appel des autorités de transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mobilisation-contre-les-sanctions-de-la-cedeao-dioila-repond-a-lappel-des-autorites-de-transition-2960857.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 11:35:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Contre les sanctions économiques et financières imposées à notre pays par la Cedeao, jugées inhumaines par tous, toute  la région de Dioïla s’est mobilisée pour non seulement condamner ces mesures, mais aussi apporter son soutien aux autorités de la transition. C’était ce vendredi 14    janvier 2022,  à la place de l’Indépendance de ladite ville.</strong>

A l’instar des autres localités du Mali, la région de Dioïla ne pouvait rester en marge de l’appel patriotique pour la reconquête de notre fierté perdue. Ainsi, les autorités politiques, à leur tête l’honorable Mamadou Diarrassouba, membre du CNT, les autorités administratives et coutumières de la région ont expliqué aux milliers de personnes venues des 23 communes les  enjeux de l’heure.

Devant une foule surexcitée, hostile aux épreuves imposées par la Cedeao, mais favorable à la prolongation de la transition, les responsables de la région ont trouvé les mots justes, confortant le peuple dans sa conviction à soutenir la transition. Sur les lieux, on a pu remarquer desmessages hostiles à la Cedeao, mais aussi ceux de soutien aux autorités de la transition.

A cette occasion, Mamadou Diarrassouba a convaincu la population de la nécessité à poursuivre  lamobilisation générale autour de la transition, afin de faire face aux sanctions illégales et illégitimes qu’on nous impose. Pour lui, l’heure est au sursaut patriotique.Aucun intérêt personnel, politique ou associatif ne doit prévaloir. Le Mali, notre dénominateur commun, a besoin de tous ses fils pour réaffirmer sa grandeur au reste du monde. «Nous avons été appelés par la mère patrie pour surmonter ensemble les défis qui s’imposent et nous avons répondu. C’est l’occasion pour moi de saluer la population de Dioïla qui a toujours répondu à tous les appels de la nation. La  présence de toutes les forces vives et politiques sur ce lieu est un symbole de l’unisson pour sauver le pays. Je profite de cette tribune pour réaffirmer la volonté des citoyens des pays de la Cedeao qui souhaitent avoir une Cedeao des peuples, en lieu et place d’une Cedeao des Etats. C’est le lieu pour moi de vous informer que les mesures de sanctions prises par la Cedeao ne sont prévues par aucun texte de l’organisation. Et de nous offusquer contre ces décisions illégales et inhumaines. Donnons-nous la main pour soutenir les autorités de transition ; ce, en évitant surtout la spéculation des prix de produits dans les marchés. Préparons-nous à assumer nos responsabilités en préservant notre dignité face à cette épreuve», a déclaré Mamadou Diarrassouba.

Pour lui, la seule lutte qui vaille aujourd’hui est de soutenir les autorités de transition qui déploient d’énormes efforts  afin de bâtir le Mali de nos rêves.

Joignant l’utile à l’agréable, Diarrassouba a  annoncé la bonne nouvelle. Il s’agit du lancement de  bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé, dont l’appel d’offre a été lancé.

Dans son intervention, le maire de la commune urbaine de Kaladougou (Dioïla), Yacouba DaweléMarico estime que la Cedeao, laxiste face aux incursions terroristes au Mali, veut se donner un droit de vie ou de mort sur le même pays. Cela est, dit-il, inacceptable. «Grâce à l’arrivée des militaires aux affaires, les lignes bougent favorablement au Mali ». Partant, il a invité la population à la résilience et au sursaut national contre les sanctions de l’organisation sous-régionale et l’ingérence de certaines puissances dans la conduite des affaires interieuresdu Mali.

<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sanctions de la CEDEAO : La communauté noire kel tamasheq donne de la voix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sanctions-de-la-cedeao-la-communaute-noire-kel-tamasheq-donne-de-la-voix-2960855.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 00:30:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Jeudi 13 janvier 2022, au siège du complexe Infaplus sis à Magnambougou-Faso Kanu, la communauté noire kel tamasheq (Cnkt) a tenu une conférence de presse en soutien aux autorités de la Transition suite aux sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa contre le Mali, le 9 janvier passé. Elle était animée par Pr Inamoud Ibn Yattara, président du Complexe Infaplus et secrétaire général du Réseau des acteurs, leaders, autorités et chefferies de la communauté noire kel tamasheq au Mali (Réseau Alac-Cnkt) et Abdoul Aziz Ag Haïballah, coordinateur de Bamako dudit réseau, en présence de plusieurs autorités communautaires.</strong>

Dans sa déclaration liminaire lue par son secrétaire général Pr Inamoud Ibn Yattara, le consortium « Complexe Infaplus et le Réseau ALAC de la communauté noire kel tamasheq » se dit engagé pour la mise en œuvre des recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR) d’une part. Et d’autre part, la préservation de la diversité ethnoculturelle des Etats et la protection et la promotion des droits de l’Homme à travers la promotion de la justice sociale et transitionnelle.

Par la voix de son secrétaire général, le consortium qualifie les sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa de décisions inhumaines, illégitimes, illégales, honteuses, disproportionnées. A cette occasion, le consortium dit approuver le rejet des sanctions qu’il trouve non fondées sur des objectifs réels, l’application immédiate du principe de réciprocité et reste solidaire des initiatives de mobilisation des Maliens pour la souveraineté du Mali.

Cependant, il invite les Maliens à saisir cette opportunité pour optimiser les mécanismes de résilience des communautés et d’anticipation sur l’évolution de la situation. Pour le consortium, ces moments sont des opportunités stratégiques pour les autorités compétentes d’impulser et innover la diplomatie malienne. Et d’ajouter que ceci permettrait de prévenir et réduire les effets et impacts du poids des sanctions sur les populations, notamment vulnérabilisées, témoins, victimes et survivantes des violations de droits de l’Homme et des crises sécuritaires, sanitaires, communautaires et politico-institutionnelles. Il demande par ailleurs aux deux organisations régionale et sous-régionale et à la France de privilégier le dialogue et la responsabilité de protection des populations comme meilleures approches politiques, démocratiques et pédagogiques pour réduire les nombreux obstacles aux incompréhensions et participer à la protection des économies locales et régionales.

Pour terminer, le consortium dit apporter son soutien et son appui au colonel Assimi Goïta, président de la Transition et chef de l’Etat pour la mise en œuvre de toute mesure renforçant la souveraineté du Mali et encourageant la coopération avec les pays sensibles aux préoccupations qui hantent les communautés maliennes et sahéliennes.

<strong>Adama Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Faboula Gold :  Une mine en souffrance</title>
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<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 10:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les travailleurs de la mine de Faboula Gold ne sont pas allés d’une main morte avec la direction de l’entreprise. Ils ont décrété une grève de 48 heures, un débrayage qui est un mauvais signal. La mine de Faboula Gold se trouve dans la localité de Kalana, dans le cercle de Yanfolila.

La grève déclenchée par les travailleurs de la mine d'or de Kodieran détenue par Faboula Gold a commencé le mercredi 5 janvier 2022. A en croire Lanssine Napo, le Secrétaire général du syndicat des travailleurs, cette grève fait suite à l’échec des négociations avec l'administration de la société. Les syndicalistes estiment que l’entreprise refuse catégoriquement les six points soumis à l’administration. Il y a au premier point le paiement intégral de la gratification de 2021 en fin décembre.

Le même point demande que la mine donne une date précise pour le paiement des salaires des travailleurs. Le deuxième point est le paiement sans délais des heures supplémentaires effectuées, les jours fériés et les primes de panier comme indiqué dans la convention collective des mines.

Le troisième point concerne l'avancement de tous les travailleurs comme prévu dans la convention collective des mines. Le quatrième point des revendications demande la mise en place d'un accord d'établissement.

Le cinquième point se rapporte à la prise en charge médicale des travailleurs et leurs familles. Enfin, le sixième point demande le paiement sans délais des avantages liés aux nouveaux postes d'affectation pour certains travailleurs dont les ouvriers de service Géologie et les manœuvres de l'Environnement qui ont été affectés au Labo, à l'usine, à la maintenance et au garage. Il y a aussi le cas de certains opérateurs au poste de superviseur à l'usine.

L’apport de la mine reste en deçà des attentes de la population du village de Kalana, chef-lieu de la commune de Gouandiaka. Cette commune regroupe 23 villages de la région de Sikasso (cercle de Yanfolila). Le village compterait environ 7 000 habitants.

Situé à la frontière guinéenne, en pleine aire Wassoulou, Kalana est connu pour son gisement aurifère: celui-ci est exploité à partir de 1985 dans le cadre d'un accord d'assistance technique avec l'Union soviétique. Lors de l'effondrement de cette dernière en 1991, personnels et financements quittent la région.

L'État malien lance un programme de privatisations en 1995 et propose la réouverture des opérations aux enchères. Après une première tentative avortée de la part d'AngloGold Ashanti vers la fin des années 1990, le permis d'exploitation est confié en 2003 à la société Avnel Gold, en partenariat (80/20) avec l'État, et la production reprend en 2004.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bitumage de la route Kenieba&#45;Sadiola : L’Autorité de régulation des marchés publics  tranche en faveur de Costain Limited</title>
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<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 09:59:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conforme aux textes en vigueur en matière de procédures des marchés publics au Mali, le comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public a tranché en faveur de l’entreprise Costain Limited en confirmant son statut du plus méritant.</strong>

La construction de la route nationale Sadiola-Kéniéba est un programme gouvernemental financé à cent pour cent par le budget national et mis en œuvre par le ministère de l'Equipement et des Infrastructures.

La Direction des finances et du matériel du département a donc ouvert un appel d'offres international le 04 août 2021 pour les travaux de construction et de bitumage de la route Sadiola-Kéniéba : tronçon Sadiola-Soumala, longue de 50 km. La commission d'ouverture des plis a siégé le 19 octobre 2021 et avait reçu 08 dossiers de soumissionnaires au marché, dont une offre de désistement faite par l'entreprise française Sogea Satom par courrier le 08 octobre 2021. A l'ouverture des plis, la sous-commission technique, après évaluation des offres, a délibéré et la société la moins-disante a été retenue. Il s'agit d'une entreprise britannique dénommée Costain Limited. Elle est suivie de trois autres entreprises que sont : Groupement CITP/EAK (deuxième), Cgps-SA/M'Bouna Logisticset Transports (troisième), et Sftp et Ecmk, respectivement quatrième et cinquième moins disant.

Après l'attribution provisoire du marché à l'entreprise Costain Limited, les entreprises CGPS-SA/M'Bouna Logisticset Transports, Sftp et Ecmk qui sont loin derrière, ont fait opposition auprès du Directeur des finances et matériels du département pour contester la décision d’attribution provisoire. Pourtant, les différentes lettres de la DFM qui leur sont adressées précisent pour chacune de ces trois structures les motifs de leur inéligibilité. Pire, deux des trois entreprises, des entreprises maliennes de surcroît, ne sont pas en règle avec les impôts car, les pièces fiscales fournies dans leurs dossiers ne sont pas à jour. C'est dire que ces deux sociétés sont des mauvais payeurs d'impôts, en témoignage leur situation fiscale. Néanmoins, la DFM répondra à leur demande qu'elle rejettera pour motifs non valables. La même demande de reprise de l'attribution du marché, adressée par l'entreprise burkinabé Cgps-SA/M'Bouna Logisticset Transports à la Direction des finances et du matériel fut rejetée dans une lettre confidentielle du 16 décembre 2021. Qu'à cela ne tienne, des entreprises défaillantes entament une campagne de dénigrement dans la presse, avec des arguments qui ne tiennent pas la route. Dans cette campagne de nuisance et à la recherche effrénée de preuves pouvant incriminer Costain Limited, en complicité avec un cadre d’une banque de la place, ils seraient allés jusqu’à espionner les comptes de la société britannique, ouverts dans les livres de cette banque. Ce qui est une violation du secret bancaire, préjudiciable à la société britannique, mais punissable si les responsables de cette entreprise décidaient de saisir les juridictions compétentes. C’est vous dire de quoi les entreprises  sont capables en termes de coups tordus pour atteindre leur but. Ils ont cherché à percer illégalement les secrets bancaires de Costain Limited dans une banque de la place.

<strong>Les précisions de l'Autorité de régulation des marchés publics </strong>

Cette structure est l'instance juridiquement habilitée à trancher les différents entre les entreprises en cas de contestation d’attribution d’un marché national. Les trois entreprises perdantes, s’estimant lésées, ont séparément saisi le Comité de règlement des différends de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public pour demander l'annulation de l'attribution provisoire du marché à Costain Limited.

Par une lettre en date du 14 décembre 2021, le Groupement de société burkinabé Cgps-SA/M'Bouna Logistics et Transports a saisi le Comité de règlement des différends. Elle sera suivie de deux plaintes des entreprises maliennes Ecmk et Sftp, enregistrées au secrétariat du Comité sous les numéros 45 et 46.

Statuant sur ces griefs le 24 décembre, puis le 31 décembre 2021, le Comité de règlement des différends de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public a rejeté les recours des trois sociétés susmentionnées,au motif qu'ils sont mal fondés. L’Autorité de régulation a en outre ordonné la poursuite de la procédure d'attribution du marché. Ces décisions ont été notifiées à la Direction des finances et du matériel du ministère de l'Equipement et des Transports, ainsi qu'aux trois entreprises plaignantes. Ce qui fera dire en clair que  l’entreprise britannique Costain Limited sort renforcée de la bataille juridique avec trois différentes décisions en sa faveur, parce qu'elle remplit toutes les conditions aux yeux des lois maliennes. Ce, grâce à sa longue expérience, à sa qualification et son grand sérieux dans le domaine.

Certes, aujourd'hui, la tendance actuelle des plus hautes autorités est de donner beaucoup plus la chance aux sociétés maliennes pour l'exécution des travaux publics, mais il faut reconnaître que certaines entreprises sont loin de remplir les conditions minimums pour obtenir les contrats et les exécuter correctement. C’est à nos entreprises locales de se montrer à la hauteur pour faciliter la tâche aux autorités. Ce, afin d’éviter d’énormes gâchis qui pourrait survenir si on leur confiait des travaux aussi importants pour la nation à des entreprises qui pourront bâcler le bitumage de cette route stratégique pour l’économie nationale. L'exemple est celui des deux entreprises maliennes (Sftp, Ecmk) qui crient au scandale alors que, selon les autorités compétentes,elles ne remplissent pas les conditions. Les simples règles fiscales et les expériences similaires ne sont pas respectées par ces deux sociétés maliennes, sans compter les conditions techniques et matérielles. Ils manquent aussi de personnel qualifié et dynamique pour réussir de grands travaux. Comment confier des travaux de cette envergure à des entreprises qui ne peuvent pas régulièrement payer leurs impôts et qui fournissent des documents falsifiés? Et paradoxalement, ce sont ces sociétés qui sont des championnes dans la contestation et le dénigrement à outrance.

Si nous voulons construire un Mali nouveau, c'est avec le respect des normes et règles indispensables à l'atteinte des résultats de qualité.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Cour suprême, la primature et la crise du patronat :  Qui veut empêcher Madou Coulou de reprendre son fauteuil ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-cour-supreme-la-primature-et-la-crise-du-patronat-qui-veut-empecher-madou-coulou-de-reprendre-son-fauteuil-2959838.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 09:50:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément, la crise du Patronat, qui a plongé le secteur privé dans la léthargie pendant plus d’une année, n’a pas encore fini d’agiter l’actualité juridico-politique du pays. En cause ? Une dangereuse intrusion de la plus haute sphère politico-administrative du pays dans le domaine judiciaire, en violation flagrante du principe de la séparation des pouvoirs, allant jusqu’à empêcher l’exécution d’une décision de la plus haute juridiction. De quoi s’agit-il réellement ?</em></strong>

A quoi ressemble désormais le Mali, par ces temps qui courent, si, par l’effet d’une alchimie juridico-politique, la plus haute sphère administrative du pays, par le truchement d’un dangereux mélange de genre, tente de bloquer l’exécution d’une décision de la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays ?

L’interrogation n’est pas anodine. C’est un professionnel du droit qui s’est exprimé ainsi, tout déboussolé qu’il est, ce mercredi 5 janvier, lorsqu’au siège du Patronat, sis à l’ACI 2000, sur décision, dit-on, de la Primature, il s’est trouvé en face d’un déploiement impressionnant des forces de l’ordre, requis pour la circonstance dans le but de bloquer une décision de la Cour suprême de s’exécuter.

Eh bien ! C’était le cas : la décision de la plus haute juridiction du pays, intervenue quelques jours plus tôt dans l’affaire du Patronat, confirmant la rétraction de l’ordonnance gracieuse ayant permis jusqu’ici au président autoproclamé du Cnpm, Diadié Amadou Sankaré, de patronner à ce haut lieu des affaires, venait d’être justement contrariée. Ce, par une mesure politico-administrative émanant de la Primature, en violation du sacrosaint principe de la séparation des pouvoirs.

A l’évidence, ce jeudi 23 décembre dernier, la Cour suprême, par décision irrévocable, a rendu son verdict dans le litige du Patronat, opposant depuis plus d’une année le président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, à son rival de tous les temps, Diadié dit Amadou Sankaré, autoproclamé président du Patronat, en confirmant la rétraction de l’ordonnance gracieuse,  permettant à ce dernier de s’établir au siège de cet important établissement pour les affaires.

C’est donc muni de cette grosse de décision sans recours de la Cour suprême que l’huissier requis par l’équipe victorieuse devra, ce mercredi, tôt le matin, ordonner la mise à disposition des lieux, conformément à la loi. Voilà ! Comme par enchantement, l’agent assermenté n’a pu se livrer à son ministère.

Et pour cause ? L’accès des lieux était infranchissable. Déjà, nous a-t-on confirmé, aux premières heures de la matinée,sur une mesure de la Primature, les forces de police avaient été déployées tout autour du géant bâtiment, abritant le siège du Patronat.

Manifestement, il s’agissait de bloquer l’accès des lieux pour ne pas ordonner l’exécution d’une décision de la Cour suprême.

Pourquoi la Primature a-t-elle voulu contrarier la Cour suprême ? Mais  justement à quelle fin ? Qui a intérêt à bloquer cette manière la marche de la justice ?

La controverse est désormais au cœur de cette mesure, jugée inqualifiable, par les professionnels du droit, de la plus haute sphère politico-administrative, qui vient en quelque sorte pour sauver la mise à un citoyen ordinaire, justiciable, fut-il le président autoproclamé du Cnpm.

En tout état de cause, pour beaucoup d’observateurs neutres, il apparait désormais plus clair que Diadié, qui patronnait jusqu’ici au siège du Cnpm, n’a plus aucune autorité pour ce faire, dès lors que l’ordonnance gracieuse qui lui servait de base légale pour cela est définitivement annulée par la justice.

Aux dernières nouvelles, on apprend de sources concordantes que les forces de l’ordre ont été retirées des lieux, sur décision du tribunal de la commune IV, pour, dit-on, assurer la bonne application de la loi.Dans les milieux d’affaires, beaucoup d’acteurs économiques s’interrogent sur l’évolution de ce dossier judiciaire qui a plombé, pendant de longs mois, la vitalité du secteur privé.

De fait, par cette décision de la Cour suprême, jugée définitive, ils étaient nombreux les professionnels des milieux d’affaires qui ont estimé que le président Mamadou Sinsy Coulibaly, qui a toujours contesté l’autorité de son grand rival, devait continuer à assumer les plus hautes charges au sein du patronat. En attendant, confirme-t-on de sources diverses, qu’une nouvelle assemblée élective soit désignée, en bon droit, pour doter le Cnpm de nouvelles équipes pérennes.

Si cette approche, en faveur de la reprise des élections au sein du Cnpm, est très largement partagée par les acteurs des milieux d’affaires, d’autant qu’elle semble mieux préservée les intérêts du secteur privé, il semble qu’elle n’emporte pas l’adhésion du président autoproclamé du Cnpm et de son clan.

Et c’est justement là où le bât blesse, en ce sens que cette équipe dont l’autorité au Patronat est contestée, et qui a tenté de s’y établir durant ce temps, au gré de procédures judiciaires interminables, est d’ores et déjà certaine qu’elle ne pourra remporter aucune élection digne de ce nom dans le milieu des affaires.

Comme quoi, même les procédures judiciaires les plus longues ont une fin.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Perspectives politiques au Mali :   Aliou Boubacar Diallo et ses ambitions pour son pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/perspectives-politiques-au-mali-aliou-boubacar-diallo-et-ses-ambitions-pour-son-pays-2959834.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 09:46:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aliou Boubacar Diallo, comme à ses habitudes, a bien  présenté ses vœux de Nouvel an à ses compatriotes, en dévoilant les grandes ambitions qu’il a toujours nourries pour faire rentrer son pays dans la cour des grands. Fort de son engagement politique pour son pays, il est aisé de faire le bilan d’une année de l’homme, à travers ses initiatives, les activités qu’il a menées tout au long de cette année écoulée, desquelles apparaissent en filigrane ses engagements. </em></strong>

Actif, ABD l’a certainement été au cours de ces 12 derniers mois ; lui qui n'a cessé de multiplier les descentes sur le terrain auprès des populations afin de toucher du doigt les réalités parfois difficiles auxquelles un nombre important de la communauté nationale est confrontée depuis plus d’une décennie.

<strong>Paix, Sécurité, Solidarité</strong>

Les maîtres mots de l’engagement du potentiel candidat de l’ADP-Maliba tournent autour du retour de la sécurité et de la paix, la reconstruction, la restauration des valeurs, avec diverses propositions pour sortir de la crise ainsi que des solutions pour réduire de façon drastique le chômage et la misère de masse auxquels le pays est durement confronté. Ce sont là quelques axes majeurs qui apparaissent dans la déclaration solennelle qu’Aliou Boubacar Diallo a adressée, à l’occasion de la commémoration de la fête de l’indépendance en ce 22 septembre.

L’homme d’affaires s’est particulièrement illustré par des actions engagées en faveur des populations dont l’altruisme éloigne de la démagogie ambiante et des querelles de chiffonniers qu’il  a été donné à la population d'assister au spectacle navrant tant elles paraissent éloignées des préoccupations de son quotidien difficile.

Le probable candidat de l’ADP-Maliba est aussi et avant tout un homme de terrain qui a cherché à connaître son pays et les hommes pour appréhender les défis auxquels ils sont confrontésafind’y apporter des solutions pérennes. Le bilan de certaines de ces actions transparaît dans sa déclaration solennelle, publiée à l’occasion des commémorations du 22 septembre dernier. On apprenait ainsi que Aliou Boubacar Diallo, à travers « <em>la Fondation Maliba, courant de cette année, a construit 122 forages </em>», un chiffre symbolique représentant deux fois l’âge du Mal qui, selon le Président d’honneur du parti éponyme de la structure humanitaire, « <strong><em>correspond à deux fois 61 pour exprimer notre volonté d’aller vers la deuxième indépendance dont rêve tous les maliens : l’indépendance économique que j’appelle la nouvelle indépendance</em></strong> ». Les 61000 arbres, plantés dans les 20 régions au cours de cette année 2021 écoulée, portent à la fois les espoirs de germination du nouveau futur du Mali, mais traduisent aussi l’originalité d’un engagement qui ne repose pas sur le folkloredémagogique classique.

Et pour cause, sur le plan du soutien désintéressé, l’homme n’a pas attendu les opportunités des fameuses ‘’œuvres sociales’’ du Président pour s’illustrer. Et pour cause, si Aliou Boubacar Diallo explique à bon escient son appui envers « <strong><em>l’armée avec la construction des forages, des dons de matériels de santé, mais aussi le soutien aux enfants et veuves des soldats tombé</em></strong>s ». Mais il faut rappeler que cet engagement date déjà de… 2012, quand l’armée malienne, alors en déroute, pulvérisait des records olympiques non homologués de course de vitesse et de fonds devant les colonnes djihadistes.

<strong>Le candidat du peuple</strong>

A l'instar du Président d’honneur de l'ADP-Maliba,  d’autres opérateurs économiques se disposent certes à s’aligner sur les starting-blocks. Pourtant, aucun d’eux ne peut prétendre disposer d’un parcours similaire à celui de l’étonnant troisième à la dernière présidentielle de 2018, quand, en dépit de l’acharnement des pouvoirs publics, à travers un incessant harcèlement fiscal mettant à contribution la machine judiciaire,  le capitaine d’industrie a taillé des croupières aux prétendus mastodontes de l’échiquier dont on sait aujourd’hui que l'apparente envergure politique se mesure non dans les urnes, mais à l’aune et à l'humeur des décrets de nomination du Prince du jour.

L’opérateur économique, qui se démarque du lot de ces nouveaux riches, a fait la preuve de son engagement politique et de sa proximité d'avec le vécu des compatriotes, contrairement à ceux-là qui n’ont d’envergure réelle qu’en cultivant avec obséquiosité les pouvoirs en place contre rétribution en avantages indus  et en prévarication.

La vision de l'homme, basée sur son projet économique pour le développement du Mali, explique qu’une trentaine de formatons politiques en ait fait leur champion pour la prochaine présidentielle.Pionnier iconoclaste, l’homme d’affaires a en effet constamment défriché les secteurs d’activités, jugés à risques avant que sa détermination n’en fasse apparaître les énormes potentialités : usine de karité, entreprise minière cotée en bourse toisant la mainmise des multinationales du secteur, énergies propres à travers la prospection et la mise à jour de l’important potentiel d’hydrogène du Mali, etc. Pour le candidat de l’ADP-Maliba, le développement économique du Mali passe nécessairement par la mise en valeur et l’exploitation des ressources pour lesquelles le Mali dispose d’un net avantage comparatif, avec de forts creusets d’employabilité. D’ailleurs selon lui, « <strong><em>pour combattre le terrorisme, il faut lutter contre la pauvreté et le chômage de masse des jeunes</em></strong> », avait-il déjà estimé dans son adresse du 22 septembre dernier.

<strong>La différence par l’engagement</strong>

A travers le secteur social et la dynamique à cet effet mise en œuvre, l'engagement politique du candidat de l’ADP-Mali  n’est guère un effet de mode, comme on en voit la floraison beaucoup plus démonstrative au demeurant, les prestations actuelles que multiplient ces candidats d’opportunité cachent davantage leur appréhension à devoir honorer les lourdes ardoises du pillage auquel ces nouveaux candidats opérateurs se sont livrés aux côtés de l’ancien régime. La multiplication de ces nouvelles candidatures, essentiellement d’opérateurs économiques quadrillant avant l’heure le terrain, n’est rien moins qu’une piètre tentative d’échapper aux inévitables poursuites judiciaires en s’oignant du label et de la dimension politique d’anciens candidats à une élection présidentielle. Car, une fois sous mandat de dépôt, ceux-ci ont beau jeu de crier à une cabale politique, une posture efficace à leurs yeux pour dissimuler leurs délits de prédation.

Au contraire de la tonitruante cohorte jappant aujourd’hui auprès des ors et des lambris de Koulouba,  ABD n’est ni un tard venu pour recycler le trop perçu de leur association au pillage écoulé sous l’ancien régime, encore moins un novice de la compétition politique pour proposer une alternative crédible à la population malienne.

Pour ne s’être reconnu aucun maître, hors son mentor religieux, le puissant Chérif de Nioro, Aliou Boubacar Diallo a payé un lourd tribut par la cabaleengagée contre lui par l’ancienne famille présidentielle, du fait de son indépendance d’actions et de son refus de se soumettre à la nouvelle culture de prédation, de laquelle procèdent aujourd’hui beaucoup de richesses récentes en cours de recyclage politique auprès de l’actuelle classe dirigeante militaire.

Bien qu'étant nanti au plan personnel, il a fait de : l’épanouissement humain, la bonne gouvernance, la restauration de l’ancien vivre-ensemble communautaire son cheval  pour relancer le rêve d’un Mali nouveau.  Le Mali vaut, à ses yeux, bien des sacrifices, et « <strong><em>le Mali ne sera que ce que nous en ferons...</em></strong> ».

<strong> </strong>

<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre des clans à l’Urd :  Les frondeurs annoncent le congrès pour ce dimanche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/guerre-des-clans-a-lurd-les-frondeurs-annoncent-le-congres-pour-ce-dimanche-2959828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 09:36:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce jeudi 6 janvier 2022, au Palais de la culture, le Collectif pour la sauvegarde de l’Union pour la République et la démocratie (URD) a animé un point-presse. Objectif : clarifier certains points, notamment la nécessité d’organiser le prochain congrès du parti. </em></strong>

Force est de constater que la mort subite de feu Soumaïla Cissé aura laissé des séquelles bien visibles au sein de l’Union pour la République et la démocratie. Inutile de rappeler que les nouvelles adhésions, dont celles de Dr Boubou Cissé et Mamadou Igor Diarra, ne semblent ramener le calme et la sérénité au sein du parti. Avec des tracasseries et dissensions de tous genres, l’URD ne qu’étaler les points de divergences entre les clans.

Dans une déclaration luminaire, le Collectif mentionne un certain nombre de  dysfonctionnements dans la gestion du premier vice-président, Pr Salikou Sanogo. À en croire le porte-parole du Collectif,Kalilou Samaké, depuis la mort de Soumaïla Cissé, il y a le non-respect de la fréquence des réunions tant du secrétariat exécutif que du bureau exécutif national (violation des articles 97, 102 des statuts, 45, 67 du règlement intérieur); les délais de convocation trop courts, plus fréquemment de 1 à 2 jours, faits volontairement pour que soit réduit de façon drastique le nombre de participants ; il n'est aucunement tenu compte du quorum ; la qualité de préparation des réunions laisse à désirer tout comme les décisions à soumettre aux réunions; il n'y pas de synthèse en fin de réunion et pas de comptes rendus ou de procès-verbaux tenus et validés en application des dispositions de l'article 56 du règlement intérieur; les réunions, de plus en plus rares, sont devenues l'objet de convoitise.

Conformément à la déclaration du Collectif, il est écrit que la conséquence de cette mauvaise gouvernance est que de nombreuses préoccupations de militants inquiets, frustrés et pas du tout rassurés sur la conduite du parti et sur son positionnement, n'ont pas de réponses ; les réunions font de plus en plus peur, d'autant que, plus généralement, elles se terminent sans conclusions précises, tellement les contradictions sont fortes et les positions tranchées.Il convient de noter que 7 mois après la réunion du BEN du 24 au 25 avril portant validation des résultats de l'atelier « réflexion et orientations stratégiques », le rapport de synthèse n'est toujours pas disponible et aucune des résolutions critiques n'est mise en œuvre par la direction du parti.

Aux dires de M. Samaké, il faut constater que l'organisation de la conférence nationale a été évoquée dès la réunion du SE du 24 novembre 2020 et qu'il a fallu attendre 5 mois, soit l'atelier des 24 et 25 avril, pour en retenir le principe. De même, il a fallu le BEN extraordinaire du 21 août 2021 pour convenir de la date de sa convocation.Ce, sous la pression de la majorité des membres du BEN qui exigeait une conférence nationale extraordinaire. Et qu’en définitive, il a fallu 9 mois pour faire aboutir la seule et unique décision statutaire nécessaire pour remobiliser le parti, en vue de la tenue de la conférence nationale. Sur un tout autre plan, on note l'utilisation des fonds du parti en ignorance des règles de la redevabilité. Dans ce registre, il convient de noter l'organisation et le financement de la conférence nationale, dans une totale opacité en particulier sur les aspects de financement qui n'ont fait l'objet d'aucune validation en SE et BEN, a conclu le porte-parole.

Selon  Mamadou HawaGassama,  « nos textes sont clairs : il n’y a pas d’anciens et de nouveaux militants. Il a également profité pour citer la liste de dix cadres de l’URD qui ont rejoint le parti ces dernières années. Il s’indignera en ces termes :« Pourquoi la venue de Boubou Cissé et Igor Diarra gène autant ?» Il dira que la seule solution est de tenter de remobiliser et réorganiser le parti le plutôt possible.

Aux dires d’Abdramane Diarra, président des jeunes de l’URD, la cellule de communication de l’URD a d’autres préoccupations que le parti lui-même. D’où les publications incessantes de communiqués incohérents sur les réseaux sociaux. « L’URD n’est pas un parti qu’on doit gérer sur les réseaux sociaux», dira-t-il.

Ainsi, au regard de cette situation de l’actuelle direction du parti, le Collectif pour la sauvegarde l’URD annonce l’organisation, le 16 janvier prochain, du congrès extraordinaire pour choisir un nouveau président.

Le Collectifrevendique des 2/3 des membres du bureau exécutif national. Et affirme que sur les 56 sections nationales, 40 ont déjà confirmé leur participation, y compris la section de Sikasso, pourtant dirigée par le Pr Salikou Sanogo, président intérimaire, dont la tendance est opposée au congrès annoncé.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Péage :  L’Autorité routière change les règles</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/peage-lautorite-routiere-change-les-regles-2958381.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 16:07:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En ces temps de vache maigre, l’Autorité routière cherche à rentabiliser ses gains et à mieux surveiller les entrées d’argent. Elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé le 20 décembre 2021. Cette décision est un pas de plus vers l’instauration de la confiance entre l’Autorité routière et les contribuables qui pensent que le péage sert à enrichir une poignée de fonctionnaires, alors que les routes se dégradent.

Selon l’Autorité, avec la modification du mode de perception de la redevance péage, de nouveaux tickets de péage routier avec de nouvelles valeurs faciales dont 600 FCFA, 750 FCFA, 900 FCFA, 1 200 FCFA, 1 800 FCFA et 3 000 FCFA ont été instaurés. Ainsi, les anciens tickets à valeurs faciales de 2 000 FCFA, 2 500 FCFA et 3 000 FCFA sont devenus obsolètes.

Les règles changent en matière de tickets ; mais afin de valoriser l’important stock des anciens tickets et éviter leur destruction, l’Autorité a été autorisée par son ministère de tutelle à utiliser les anciens tickets assortis de modification, notamment en masquant, à l’aide de marqueur, les noms du poste, la catégorie du véhicule et le tarif y afférant.

Par ailleurs, l’Autorité routière informe et rassure les chauffeurs que les tickets ainsi modifiés sont authentiques et doivent être acceptés par tous, sans crainte. En attendant, la directrice de l’Autorité routière sait compter sur la bonne compréhension de tous et reste à l’écoute de tous les usagers.

Egalement, la direction générale de l'Autorité a indiqué qu’elle constate depuis un certain temps des embouteillages de véhicules au niveau des différents postes de péage et de pesage. Cet état de fait susceptible de causer des ennuis chez des passagers et autres usagers de la route s'explique par l'absence de monnaie dans les guichets d'une part, et du fait que certains chauffeurs à se munir de pièces de monnaie ou de petites coupures en vue de faciliter le paiement rapide de la redevance péage avec la plus grande diligence.

La direction générale se dit déterminée à travailler inlassablement  pour permettre aux usagers de la route d'être à l'abri des embouteillages. Mais, elle invite les chauffeurs de transports en commun et des particuliers de bien vouloir se présenter aux guichets pour le paiement du droit de passage avec de la monnaie, sans besoin de grand ménage.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage à Soumaïla Cissé : Une fondation voit le jour en son nom</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/hommage-a-soumaila-cisse-une-fondation-voit-le-jour-en-son-nom-2958376.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 15:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce samedi 18 décembre 2021, de nombreux sympathisants, amis et collaborateurs de feu Soumaïla Cissé se sont retrouvés à Azalaï hôtel Salam de Bamako, dans le cadre du lancement des activités de la fondation qui porte désormais son nom. Cette fondation est dirigée par son épouse. </strong>

Les premiers mots furent ceux du maire de la commune III qui a aussi rendu un hommage à l’ex-député de Nianfunké pour ses différents actes. Pour sa part, le représentant du Premier ministre, Pr. Issiaka Singaré, dira que toute œuvre visant à poursuivre l’idéologie de Soumaïla Cissé est salutaire. À l’en croire, les plus hautes autorités restent attachées aux valeurs prônées par Soumaïla Cissé, précisément l’encouragement de l’excellence et la solidarité.

Ainsi, Soumaïla Cissé a été magnifié par différents intervenants, et chacun a tenu à rappeler ses caractéristiques.

Pour sa part, la présidente de la fondation, Mme Cissé Astan Traoré, prenant la parole, d'ailleurs pour la première fois en public depuis la disparition de son époux, a remercié, puis a rappelé l'engagement de son mari pour sa nation, pour laquelle il était prêt à tous les sacrifices. Elle a ensuite souligné avec force que son feu mari a toujours prôné l'excellence dans toute action.

« C'est pourquoi cette fondation va œuvrer pour créer l'espoir et promouvoir l'excellence. Elle va s'impliquer pour que les ruraux qui, selon ce que disait Soumaïla Cissé, étaient la base de tout développement, soient dans les conditions idoines pour tirer le Mali vers le sommet. Aussi, elle va être engagée dans l'accompagnement des meilleurs dans nos écoles auprès du ministère de l'Education nationale. Il est important de signaler que la fondation a déjà célébré trois jeunes excellents de la région de Tombouctou. Chacun d’eux a reçu un ordinaire et une enveloppe de cent mille francs CFA. Elle est également en train de doter toute une localité d'eau potable par la construction d'un forage », a-t-elle souligné.

Aux dires de la présidente, la fondation Soumaïla Cissé pour l'espoir et l'excellence saura convaincre ses donateurs pour faire rayonner le pays du fils de Sadio Kelly. Des donateurs qui seront partout, des amis du champion, des institutions qui ont apprécié l'homme, des fondations internationales qui pensent au Mali, et tous ses bienfaiteurs qui veulent apporter leur pierre à la construction du pays, dans la sérénité et dans le respect des valeurs d'excellence.

&nbsp;

<strong>Adama Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CANAM :  La nouvelle liste des médicaments entre en vigueur à partir du 02 janvier 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/canam-la-nouvelle-liste-des-medicaments-entre-en-vigueur-a-partir-du-02-janvier-2022-2958362.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 15:41:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’élaboration de la nouvelle liste des médicaments et dispositifs médicaux admis à la prise en charge de l’AMO dans le secteur pharmaceutique privé a enregistré la participation de tous les acteurs impliqués. Il s’agit du département de la Santé et du Développement social, les sociétés savantes, les ordres professionnels et les syndicats de la santé, les autorités de régulation pharmaceutique et les Organismes gestionnaires délégués, à savoir l’Inps et la Cmss.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire, des conventions doivent être signées entre le Canam et les prestataires de santé et approuvées par arrêté du ministre de la Santé et du Développement social. Conformément à l’article 10 du décret n°10-577/P-RM du 26 octobre 2010 fixant les délais et modalités de conclusion des conventions entre les prestataires de santé et la Canam, les annexes desdites conventions sont mises à jour annuellement par les institutions d’assurance maladie et d’assistance médicale et en tant que de besoin, selon une procédure déterminée par elles. Les listes des produits ou prestations autorisées au titre de la convention ainsi que leur tarif de référence et le ticket modérateur applicable font partie de ces annexes.

Il faut noter qu’au démarrage de l’AMO, les tarifs à tous les niveaux ont été approuvés par l’arrêté interministériel n°2011-1645/ Mdsspa-MS-MEF du 9 mai 2011 fixant la codification et la tarification préférentielle des médicaments essentiels et des consommables médicaux dans le cadre de la mise en œuvre de la convention sectorielle entre la Canam et les pharmacies hospitalières, les pharmacies d’officines privées, les dépôts de vente de médicaments, les Centres de santé de référence et les Centres de santé communautaires.

En application des dispositions du décret ci-dessus cité, la Canam a procédé à la révision de la liste des médicaments, pratiquée depuis 2014 dans les pharmacies d’officines privées.

Après sept années de mise en œuvre et à la suite de la mise sur le marché de nouveaux produits génériques de marques efficaces, innovants et peu coûteux, une révision de la liste des médicaments et des dispositifs médicaux admis à la prise en charge du Régime d’assurance maladie obligatoire dans le secteur pharmaceutique privé s’avérait nécessaire.

Dans le souci d’efficacité, d’adéquation et de l’économicité, la Canam a mis en place des critères d’exclusion de médicaments pris en charge par le régime d’Assurance maladie obligatoire.

Ce sont : les produits sans autorisation de mise sur le marché (AMM) ;  les produits utilisés comme fortifiants (antiasthéniques, réconfortants …) ; les multivitaminés utilisés comme compléments alimentaires ;  tous les vaccins en dehors du vaccin antitétanique et du vaccin antirabique ;  tous les produits amincissants, les modérateurs d’appétit, les produits de régime alimentaire, les produits diététiques de tous âges (lait nutritionnel, aliment pour bébés …) et les produits similaires ou dérivés quelle que soit la forme ; tous les antiseptiques sous forme de savon ;  les produits ophtalmologiques tels que les larmes artificielles, les lentilles de contacts ;  les produits d’odontostomatologie ; les pastilles ; les dentifrices et brosses à dents ; les bains de bouche ; les gargarismes et produits d’hygiène buccodentaire ; les apports fluorés ; les produits d’entretien des appareils prothétiques ; les produits gynécologiques et andrologiques, les tests de grossesse ; les contraceptifs ; les stimulants sexuels ; les lubrifiants ; les produits de traitement de la stérilité ; les produits dermatologiques tels que les anti-acnéiques ; les anti-séborrhéiques ; les anti- sudoraux ; les anti-alopéciques ; les produits de traitement des troubles de la pigmentation ; les topiques à activité trophique ou protectrice ; les produits cosmétiques ; les coricides ; et aussi les thermomètres ; les poires à lavement ; les ceintures lombaires ; les gants ; les phytothérapies…

Ces critères d’exclusion ont été appliqués à la nomenclature des médicaments et dispositifs médicaux à usage humain autorisé au Mali par la commission technique chargée de l’élaboration et de la validation de la liste des médicaments et dispositifs médicaux admis à la prise en charge de l’AMO dans le secteur pharmaceutique privé mis en place par la Canam.

Une commission composée de dix (10) représentants de la Canam, un (01) représentant de la Direction de la pharmacie et de médicament (DPM) et un (01) représentant de la Pharmacie populaire du Mali (PPM) a été mis en place pour produire et valider la nouvelle liste.

Dans le souci de rendre plus inclusive la liste, la Canam a organisé un atelier de validation de la liste des médicaments du 18 au 19 et du 21 au 22 janvier 2021 à la Maison des ainés qui a enregistré la participation de tous les acteurs impliqués, à savoir les sociétés savantes, les ordres professionnels et les syndicats de la santé, les autorités de régulation pharmaceutique et les organismes gestionnaires délégués. Ainsi, une liste a été arrêtée sous réserve d’intégrer les recommandations de l’atelier et d’organiser une session de restitutions avant son adoption.

Une réunion de restitution des travaux de l’atelier de validation de la nouvelle liste des médicaments et des dispositifs médicaux pris en charge par le régime d’Assurance maladie obligatoire dans les pharmacies d’officine privées s’est tenue dans la salle de Banquet de la maison des aînés, entre la Canam et les acteurs impliqués.

Ladite réunion a révélé un écart entre les prix proposés de certains médicaments et les prix appliqués dans les officines de pharmacie. Ainsi, la liste a été transmise au Conseil national de l’ordre des pharmaciens pour actualiser les prix des médicaments. Après cette étape, la commission technique chargée de l’élaboration et de la validation de la liste des médicaments et dispositifs médicaux admis à la prise en charge de l’AMO dans le secteur pharmaceutique privé a organisé une réunion pour examiner la liste. A l’issue de ces travaux, la liste des médicaments et dispositifs médicaux admis à la prise en charge de l’AMO dans le secteur pharmaceutique privé a été arrêtée.

Un arrêté du ministre de la Santé et du Développement social, signé le 08 novembre 2021, fixe la liste des médicaments et des dispositifs médicaux admis à la prise en charge du régime d’Assurance maladie obligatoire dans les pharmacies d’officines privées.

&nbsp;

<strong>Service Communication/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détérioration de l’état de santé de SBM :  Qui bloque son évacuation sanitaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/deterioration-de-letat-de-sante-de-sbm-qui-bloque-son-evacuation-sanitaire-2958357.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 15:05:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’alerte est venue récemment de sa famille et de ses avocats qui ont dénoncé les dures conditions de détention de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga (SBM), ayant dangereusement affecté sa santé, au point de le faire immédiatement évacuer à l’extérieur. Avant que l’irréparable ne se produise.

Qui bloque l’évacuation sanitaire de l’ancien Premier ministre SBM, détenu à la Maison centrale d’arrêt de Bamako depuis plusieurs mois, dans des conditions des plus déplorables ? Au cœur de ce dossier judiciaire, l’interrogation est prise très au sérieux, notamment du côté de la famille et des avocats de l’intéressé ; eux qui ne cessent, selon des sources proches du dossier, depuis plus d’un mois, à attirer l’attention des autorités de la transition sur la nette dégradation de la santé du détenu.

En fait, ce sont, toujours selon les mêmes sources, les conditions inhumaines de détention de l’ancien Premier ministre, SBM, maintenu, contre toute attente, dans une cellule de 90 personnes, qui ont provoqué cette soudaine et brutale détérioration de sa santé. Quand on sait que l’intéressé lui-même présentait des antécédents sanitaires, on se rend absolument compte de la nécessité qu’il y a lieu de prendre très au sérieux les préoccupations de sa famille.

A l’évidence, le cas de SBM est devenu plus préoccupant pour ses médecins traitants qui ont conclu en ce moment précis que l’état de santé du détenu, de plus en plus dégradant, nécessite une évacuation en bonne et due forme vers des plateaux techniques plus adaptés pour une prise en charge efficace.

En dehors de pareille évacuation sanitaire, il est clair, notent les rapports médicaux, que le pronostic vital de l’intéressé est bien engagé. Dès lors qu’un tel signal médical est avancé par les spécialistes, et en tenant compte que l’intéressé bénéficie, jusqu’à preuve du contraire, de la présomption d’innocence, tel qu’il est préconisé dans tous les pays de droit, il est évident que l’évacuation sanitaire ne devra poser aucun problème. Et surtout qu’en la matière, ce qui est recherché en définitive, c’est la manifestation de la vérité.

Autour de cette affaire, où certains membres de la famille de SBM n’hésitent plus à parler d’un otage politique, sur fond d’habillage juridique, en raison du fait que l’homme fait peur, on redoute de plus en plus une volonté délibérée d’humilier un homme.

Un sentiment de plus en plus dominant au sein de l’opinion publique. Ce dossier judiciaire prend désormais les allures d’une véritable machine de répression judiciaire, à partir du moment où il a été refusé à Mme Bouaré Fily Sissoko, ex-ministre de l’Economie et des Finances, également poursuivie dans ce dossier, et qui a toujours clamé son innocence, de participer aux obsèques de sa défunte maman, presque centenaire.

Dans un pays de civilisation comme le Mali, voilà un état de fait qui a heurté les sensibilités, comme étant la marque la plus saisissante d’une justice déshumanisée.

<strong>Madou COULOU </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agriculture :  La Cmdt à l’heure des défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/agriculture-la-cmdt-a-lheure-des-defis-2958365.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 15:05:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les chiffres officiels sur la production du coton par les paysans maliens sont attendus vers le 10 janvier 2022. Mais selon un responsable de la Compagnie malienne de développement des textiles (Cmdt), le Mali est sur le point de faire une récolte record. En effet, la Cmdt a donné un nouveau souffle à la production cotonnière. Selon un rapport du ministère américain de l’Agriculture (Usda) publié le 28 septembre 2021, les perspectives de production de coton de la zone franc de l'Afrique de l'Ouest pour la campagne de commercialisation 2021/2022 sont favorables. Cela est à l’actif de Nango Dembélé, le nouveau président-directeur général(PDG) de la Cmdt.

L’embellie rapportée par les Américains est due à l’exploitation d’une superficie presque record et des conditions météorologiques favorables à l'établissement et au développement des cultures du mois de juin à début septembre. Cette extension des superficies est au cœur de l’action de Nango Dembélé qui a pris la direction de l’entreprise pour mettre fin à une année de boycott de la production par les paysans.

Selon le même rapport de l’Usda, le Mali sera le plus grand producteur de coton en Afrique pour la campagne 2021/ 2022, suivi du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso. Ainsi, le Mali relèvera un double défi: celui de la sortie de crise cotonnière dû au boycott de la campagne écoulée par les producteurs de coton et la récupération de sa place de premier producteur de coton en Afrique qu’il occupait il y a quelques années.

S'il y a un secteur économique qui marche aujourd'hui, c'est bien le coton. Les autorités se réjouissent de la reprise de la production vers la hausse dont près de 98% sont exportés. C'est ainsi qu'un consortium de banques et le gouvernement mettent des fonds pour le financement qui sert également à assurer l’approvisionnement d’entreprises européennes de renom.

Le coton est un secteur économique vital et stratégique pour le Mali, contribuant avec 15% au PIB du pays. Sa production, sa commercialisation et sa transformation méritent d’être suffisamment soutenus, afin de procurer à la fois des revenus monétaires, des denrées alimentaires aux populations mais aussi contribuer au développement industriel du pays, d’après les acteurs.

Depuis 2016 et la création de la direction de l’environnement et du développement durable, la Cmdt a renforcé son cadre de responsabilité sociale et environnementale en s’engageant dans des initiatives de développement durable et environnementales. Parmi les actions menées en 2020 figurent des mesures visant à encourager la scolarisation, à renforcer la sécurité dans le contexte de travail de la filière cotonnière ainsi qu’à améliorer le cadre de vie et la sécurité alimentaire dans la zone de culture du coton.

En somme, Nango Dembélé réhabilite la Cmdt en plaçant les paysans au cœur de la politique de relance de l’entreprise. L’embellie actuelle du cours mondial du coton, l’existence d’un important stock report d’intrants et l’engagement du gouvernement à accompagner la Cmdt et les producteurs sont des gages de réussite de la relance de la culture du coton et la réalisation de l’objectif de production de 820.000 tonnes de coton pendant la campagne 2021/22, avait déclaré Nango Dembélé.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’efficacité de la transition dans l’équipement militaire et des hôpitaux :  Le casting gagnant du ministre de l’Economie et des Finances</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/lefficacite-de-la-transition-dans-lequipement-militaire-et-des-hopitaux-le-casting-gagnant-du-ministre-de-leconomie-et-des-finances-2958342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/lefficacite-de-la-transition-dans-lequipement-militaire-et-des-hopitaux-le-casting-gagnant-du-ministre-de-leconomie-et-des-finances-2958342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 14:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ça ne se dit pas assez dans l’opinion publique, mais le ministre de l’Economie et des Finances, cet homme discret et efficace, est au cœur de toutes les actions réussies de la transition malienne. Véritable artisan de l’ombre des performances jusqu’ici réalisées depuis le début de la transition, le maître de l’hôtel des finances, par sa vision et sa méthode, a su revigorer le domaine très fermé de l’armée et des forces de sécurité ainsi que le secteur de la santé ; deux domaines stratégiques de l’Etat, où l’exigence des citoyens est de plus en plus forte.

Au début de la transition, alors que le ministre de l’Economie et des Finances, Alhousséni Sanou, prenait ses fonctions, peu de Maliens le connaissaient. Quelques mois seulement après sa prise de fonction, ce banquier discret et très habile dans les arcanes des finances, qui a fait son parcours à la Bnda, s’est révélé d’abord à son entourage, composé pourtant de cadres doués et compétents, qui a commencé à apprécier le style commode de l’homme en matière de traitement de dossiers et d’organisation technique du travail.

Et puis, c’est l’extérieur, à savoir les partenaires et autres usagers de l’hôtel de finances, qui finit par adopter la méthode de ce fin connaisseur des arcanes des finances. En fait, très tôt, on a compris dans son entourage que le choix de cet homme à ce poste, à la fois sensible et complexe, ne procédait nullement du hasard.

En réalité, selon de nombreuses sources crédibles, le ministre des Finances, quoique déjà parfaitement apprécié par ses collaborateurs et les nombreux partenaires de son département, prenait définitivement la pleine mesure de ses compétences et de sa rigueur de gestion à la suite de ce qui est convenu d’appeler la « rectification de la transition », à la suite de la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta, devenu président de la transition ; qui lui a fait bien confiance pour le reconduire à l’hôtel des finances.

Le colonel Goïta n’a pas eu tort de faire confiance à M. Sanou. Loin s’en faut ! Le ministre des Finances qu’il est, de plus en plus imprégné des difficultés économiques du moment, n’a pas tardé à faire montre d’une certaine clairvoyance pour se fixer des priorités, dans un contexte de défis, où tout est priorité.

Les dossiers chauds du ministre du département, sur lesquels les observateurs ne tarderont pas à remarquer la dextérité professionnelle de l’homme, sont bien entendu liés à l’amélioration et à l’acquisition des matériels d’équipement des militaires et de nos hôpitaux.

D’une manière ordonnée, et dans un délai jugé relativement court, sans soulever la moindre polémique, de gros efforts financiers seront déployés avec tant d’habilité technique pour doter l’armée et plusieurs centres hospitaliers du pays d’infrastructures adéquates. Une prouesse réalisée en si peu de temps, et avec des moyens non extensibles à souhait. Toute chose qui fera dire à plusieurs observateurs, surtout parmi les plus avertis, que grâce au maitre de l’hôtel des Finances et à ses équipes pluridisciplinaires des résultats tangibles ont pu être engrangés par la transition. Des résultants bien visibles, qui permettront aux autorités de la transition de se targuer, à l’heure du bilan, de bien meilleures actions.

Si, comme on le dit, l’argent est le nerf de la guerre, le ministre des Finances, lui, sait qu’en dehors de la bourse, il lui faut un solide casting opérationnel et technique, à la fois en matière de ressources humaines qu’en termes d’organisation en vue de réaliser de grandes performances, surtout dans un environnement économique des plus difficiles.

Dit autrement, le modèle de management qu’il a su permettre sur pied, pour gagner pareils défis importants, a bien cadré avec la réalité du moment. D’où, se réjouit-on dans son entourage, la capacité du ministre Sanou de parvenir à une gestion efficiente des ressources.

On l’a dit sans cesse, l’une ces clefs de réussite du ministre Sanou, c’est sa capacité d’écoute des cadres et son sens d’anticipation. En fait, dit-on, juste après sa nomination à la tête de l’hôtel des Finances, Alhousséni Sanou s'est donné le temps d'observer son monde à l’œuvre, avant d’y apporter des ajustements nécessaires, en tenant parfaitement compte de la spécificité d’un environnement à la fois fluctuant et exigeant.

Il a tellement réussi à doser les maigres ressources disponibles, en raison de la faiblesse des appuis budgétaires, qu’il est rapidement parvenu à imprimer un rythme cohérent, parfaitement adopté à la situation, au fonctionnement normal de l'Etat.

La bonne illustration en est que des  investissements conséquents se font dans l'armée et les forces de sécurité, dans le but de renforcer la capacité opérationnelle de nos hommes en uniforme, dont la montée en puissance sur le terrain est incontestablement un motif de fierté accrue pour les populations maliennes.

Même constant dans le domaine sanitaire, où le relèvement des plateaux techniques est devenu l’un des travaux d’hercule du ministre de l’Economie et des Finances, lequel sait par devers tout que la refondation du secteur de la santé passe avant tout par la capacité opérationnelle de nos principaux centres hospitaliers.

Le ministre de tutelle, Mme Diéminatou Sangaré, n’éprouve aucune difficulté à travailler dans un tel environnement de défis. Elle a sans doute fait des bonds dans son domaine grâce surtout à l’entregent des financiers, lesquels ont dû diligenter les procédures en la matière. La résultante en est que l’équipement du service d’imagerie en  scanner ; la dotation des appareils de dialyse ; des ambulances et  minibus ont visiblement renforcé la capacité technique de nos centres hospitaliers.

Voilà pourquoi, pour le ministre de l’Economie et des Finances, la mobilisation des ressources internes a tout son sens. Forcément, dans un contexte comme le nôtre, les arbitrages sont justifiés et les procédures d'exécution des dépenses  adaptées et maîtrisées. On dit sans ambages que le maître de l’hôtel des Finances y accorde un intérêt capital. Ce n’est donc pas étonnant de voir que des services névralgiques du ministère de l’Economie et des Finances, comme le Budget, le Trésor, la Direction des marchés publics et les Douanes se voient de plus en plus investis de nouveaux challenges.

Des actions d’envergure dans des domaines sensibles comme l’armée et la santé, rendues possibles grâce au dynamisme du ministre de l’Economie et des Finances qui a du reste donné un sens réel et vivant à l’engagement du Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, en faveur du renforcement des capacités des Forces armées maliennes (FAMa), à l'amélioration des conditions de vie et de travail et au réarmement moral des troupes.

Toujours plus d’efforts, toujours plus de résultats tangibles pour concrétiser la refondation du pays, dans tous les domaines. Voilà le credo salutaire du ministre de l’Economie et des Finances, visant à moderniser plus rapidement et plus efficacement les infrastructures sociales et économiques du pays. Tel qu’il a été recommandé par le président de la transition en vue de permettre au pays de retrouver très rapidement sa notoriété d’antan.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grand Prix de la Nation 2021 :  Le PMU&#45;Mali respecte la tradition avec son cachet particulier</title>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 14:41:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En partenariat avec le Pari Mutuel Urbain (PMU Mali), la Fédération malienne des sports équestres l’organisation de la 78<sup>e</sup> édition du grand prix  de la nation a été une réussite le 19 décembre 2021, au Champ hippique de Bamako. La vedette du jour a été BouramaTolo, avec son cheval ‘’Tempête’’  qui a remporté le trophée de l’édition 2021 sur une distance de 2600 m, réservée aux  20 cracks. Un évènement dont l’éclat a été rehaussé par le  PMU-Mali, sponsor principal de sports équestres au Mali.</em></strong>

La présente édition s’est tenue sous de bons auspices si l’on s’en tient  au discours de la Fédération malienne des sports équestres, Mohamed Haïdara. Lui qui a évoqué les grandes avancées amorcées par sa fédération, notamment la participation du Mali à certaines compétitions sous-régionales. En illustre le titre de champion, remporté par le Mali au Burkina Faso, devant 8 pays.

Des prouesses, dit-il, rendues possibles grâce à l’accompagnement des autorités et des partenaires, dont le PMU-Mali, qui ne ménagent aucun effort pour la tenue efficiente de toutes ces activités. Une occasion pour lui de lancer un appel au président de la transition, Assimi Goïta, pour diligenter les travaux de construction du Champ hippique de Bamako.

Dans son intervention, le directeur général de PMU-Mali,Fassery Doumbia, a rendu un hommage aux autorités de la transition pour l’intérêt qu‘elles accordent au secteur. Quant au PMU-Mali, il soulignera les bons rapports entre sa structure et   la Fédération malienne des sports équestres depuis des années. Avant d’indiquer que dans ce partenariat de longue date, le PMU-Mali se base sur des jeunes afin de leur faire bénéficier des bourses de stage hors du Mali. Ce, afin de  faire de ceux-ci  les meilleurs de la sous-région.

Aussi, a-t-il annoncé que son ambition est d’avoir un tableau d’afficheur des courses, un poteau finish et contribuer à apporter plus de transparence dans les résultats des courses en 2022.

Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher,  rassurera le président de la Fédération malienne des sports équestres de la transmission de son message  au chef de l’Etat. Avant d’exprimer sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour le développement du sport équestre au Mali. Car, argumentera-t-il,  le cheval est culturel dans notre société et tout le monde est concerné par la promotion de l’équitation et la cause des chevaux. C’est pourquoi, révélera-t-il, dans le Budget spécial d’investissement (BSI 2022-2024) du département, les activités de cette fédération sont retenues. Dans le même document, poursuivra le ministre Ag Attaher, occupe une bonne place la réhabilitation du Champ hippique de Bamako. Dans cette perspective, ajoute-il, en rapport avec le ministre de l’Economie et des Finances et sous le leadership du président de la transition, une nouvelle tribune digne de ce nom sera construite au grand bonheur des amateurs des chevaux.

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Mamoudou Kassogué  a, au nom du Président de la Transition, exprimé ses sentiments de fierté pour avoir assisté à ce grand prix de la nation. Selon lui, le pays traverse une période difficile dans laquelle il importe d’avoir des moments de ce genre, qui montrent la cohésion des Maliens pour un objectif commun.

Faudra-t-il le souligner, à l’issue des différentes courses, le cheval ‘’Tempête’’ d’Adama Traoré (propriétaire) s’est imposé au niveau des cracks. Au niveau des demi-cracks, le cheval ‘’Petit génie’’ de Alima N’Diaye a occupé la 1<sup>ère</sup> place. Quant à la catégorie des super-cracks, le cheval ‘’Bagnéré’’ de Mamadou Alou Kouma s’est classé premier. Dans la catégorie des petits chevaux en groupe ‘’A’’, le cheval ‘’Khalanga’’ du jockey Demba Sidibé a pris la 1<sup>ère</sup> place. Dans le groupe ‘’B’’, le cheval ‘’Loucas Paqueta’’ du jockey Demba Sidibé a remporté la 1<sup>ère</sup> place ; dans le groupe ‘’C’’, c’est le cheval ‘’Cube jumbo’’ du jockey Mamadou Tangara dit Kara qui a caracolé en tête ; et le cheval ‘’Riyad Mahrez’’ du jockey Demba Sidibé s’est hissé à la 1<sup>ère</sup> place dans le groupe ‘’D’’. Le prix du meilleur joueur a été décerné à BouramaTolo de l’écurie ‘’Chelsea de Baraoueli’’. Le prix du meilleur cheval est revenu au cheval ‘’Saramani’’ de Mamadou Traoré. Le prix du meilleur entraineur a été décerné à Mamoutou Diarra.

Etaient présents à cette rencontre : entre autres le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, représentant le Président de la transition, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Modibo Koné, le ministre de la Jeunesse et des Sports,  Mossa Ag Attaher, le directeur de la PMU-Mali, Fassery Doumbia, le DGA de MoovAfricaMalitel, Sidy Dembélé et  l’Ambassadeur du Qatar au Mali.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong>xxxxx</strong>

<strong>POINTS DE COURSES EN DIRECT :</strong>

<strong> </strong><strong>Le PMU-Mali et les promoteurs privés évaluent leur partenariat</strong>

<strong> </strong><strong>Ce mardi 14 décembre 2021, le directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali) et les promoteurs privés des ponts de courses en direct se sont rencontrés à l’hôtel de l’Amitié pour échanger et faire la mise à jour d’un certain nombre d’axes primordiaux de leur collaboration.</strong>

Lors de la cérémonie d’ouverture de cette journée d’échanges, Mohamed Haïdara, représentant des promoteurs privés des points de courses en direct, dira que la nature de leur collaboration avec PMU a toujours été cordiale. À l’en croire, c’est à eux d’entreprendre aujourd'hui de bonnes initiatives qui serviraient de bases solides pour de futures collaboration. Il ajoutera que la bonne coordination des deux parties permettra aussi de corriger quelques insuffisances auprès de la population.

Fassery Doumbia, directeur général de PMU Mali qui dira qu’il y a déjà un cahier de charges pour les PCD. Et que les attentes des uns et des autres ont positivement changé grâce aux différentes innovations qui ont été enregistrées. À l’en croire, les trois principaux thèmes que sont l'aspect juridique, c’est-à-dire la dimension fiscale, le fonctionnement (ressources humaines, les matériels, l'image de PMU) et le volet, la question de recevabilité, sont essentiels pour renforcer la nature du partenariat qui lie le PMU-Mali et les PCD. Le but est de chercher à comprendre si chacun est entrain de remplir sa part de contrat.

Faut-il le noter, le PMU Mali a entrepris depuis 2007/2008 la gestion des points de courses en direct de concert avec les promoteurs privés. Près de huit ans après, un cahier de charges a été élaboré pour encadrer le partenariat. Il s'avère aujourd’hui nécessaire de procéder à une évaluation de la mise en œuvre de ce cahier des charges en prenant en compte l'évolution générale de l'environnement économique et social et des enjeux pour toutes les parties prenantes. Les échanges permettront de proposer des pistes de solutions et/ou d’identifier des zones d'amélioration de la gestion des PCD.

Ainsi, durant les travaux de cet atelier, les participants ont été répartis en trois groupes pour traiter les thèmes suivants : la gestion juridique et fiscale; la gestion juridique et fiscale (cahier de charges); la redevance imputable à PMU Mali (gestion fiscale des PCD); la question des ristournes; l’assurance; la gestion fonctionnelle et matérielle (gestion des équipements, l'entretien des groupes électrogènes, fonctionnement des salles VIP), la gestion du personnel (guichetiers); l'image de PMU Mali ; la gestion sécuritaire; l’implication des promoteurs dans la gestion des PCD; l’évaluation du personnel et l’atteinte des objectifs commerciaux.

Aux dires du directeur général de PMU et le porte-parole des promoteurs privés des ponts de courses en direct, les résultats attendus devraient permettre de concrétiser et identifier des éléments d’amélioration du cahier des charges. Aussi, les axes d'amélioration du fonctionnement des PCD seront  identifiés, tout comme les obligations réciproques des deux parties qui devraient également être rappelées et précisées.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire CNPM :  La justice met fin à la présidence autoproclamée de Diadié</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-cnpm-la-justice-met-fin-a-la-presidence-autoproclamee-de-diadie-2958356.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 14:40:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tel un couperet, la décision de la Cour suprême est tombée jeudi dernier dans l’affaire du Conseil national du patronat du Mali (Cnpm), annulant sans aucune autre forme de procès la présidence autoproclamée Diadié dit Amadou Sankaré au sein de cette prestigieuse institution du monde des affaires. Une décision ultime qui met sans doute fin à la crise ouverte du Patronat, ayant paralysé le secteur privé pendant près d’un an.</strong>

Certains diront que c’est la fin de la crise qui a paralysé le monde des affaires pendant plus d’une année. D’autres estimeront que c’est la justice qui a mis les choses en bon ordre au niveau de l’organisation patronale du Mali. Mais, ce qui est certain, c’est que la décision de la Cour suprême, intervenue jeudi dernier, aura droit de cité dans le monde des affaires, car elle a été reçue avec soulagement.

Ce jeudi, la Cour suprême a, par décision définitive, entériné définitivement la rétraction de l’ordonnance gracieuse qui a permis à Diadié dit Amadou Sankaré de se autoproclamer à la tête du Patronat du Mali et de s’installer dans les locaux de ladite organisation pendant près d’une année. Toute chose qui avait enclenché une longue et pénible bataille judiciaire pour les professionnels du secteur privé.

Eh bien ! Depuis ce jeudi 23 décembre, au sein de la plus haute juridiction du Mali, cette guéguerre judiciaire ayant lourdement affecté le monde des affaires est bien terminée. Le principal enseignement qui s’y dégage est que désormais le président autoproclamé du Patronat, Diadié Sankaré, n’a plus aucune base juridique pour continuer à siéger à la tête de cette prestigieuse institution du monde des affaires.

En fait, il y a un peu plus d’un an, en septembre 2020, à la suite d’un simulacre d’élections qui s’étaient déroulées en pleine rue, n’obéissant à aucune norme requise, M. Sankaré, suivi par certains de ses hommes, s’est porté à la tête du Patronat en usant d’une ordonnance gracieuse délivrée à l’époque des faits par le tribunal de la commune IV. Il avait alors pris ses quartiers au sein du Patronat.

Le camp d’en face, dirigé par le président Mamadou Sinsy Coulibaly, jusqu’alors le président incontesté du Cnpm, protestant contre ce coup de force, avait alors intenté une action en justice pour voir le tribunal rétracter cette ordonnance gracieuse, ayant favorisé la présidence autoproclamée de cet homme au sein du Patronat. On le sait bien, en son temps, le tribunal de la commune IV avait justement, en bon droit, rétracté cette ordonnance gracieuse.

N’ayant donc aucune légalité formelle, pour se maintenir à la tête de cette institution de cette manière, l’intéressé et ses hommes ne tarderont pas de faire appel de la décision du tribunal de la commune IV. Le voilà alors, contre toute attente, qui obtient gain de cause en ce sens que la Cour d’appel de Bamako lui trouvera les moyens d’invalider cette rétraction de l’ordonnance gracieuse.

Sans hésiter un seul instant, les adversaires du président autoproclamé du Patronat saisissent la Cour suprême pour les choses à leur bon ordre au sein de l’instance dirigeante du monde des affaires.

La suite, on la connait : depuis ce 23 décembre, la plus haute juridiction du pays, sans aucune possibilité de tergiverser, a définitivement tranché le litige judiciaire. Il est clair que désormais, au sein du Patronat, on parlera de tout sauf de la présidence autoproclamée d’un homme au sein de cette institution qui vient juste d’être annulée par la justice.

Au sein du camp victorieux, on se garde de tout commentaire superflu sur la situation, en estimant simplement que les choses ne devraient pas en être autrement. Ce, parce que le monde des affaires, confronté à de nombreux défis, n’avait pas justement besoin d’une telle tempête judiciaire, forcément préjudiciable à son image de marque.

Une décision de justice dans une décision de justice, pourrait-on schématiser le contentieux du Patronat, d’autant plus que cette décision de rétractation de l’ordonnance gracieuse de la Cour suprême est intervenue alors que le tribunal de la commune IV, il y a juste quelques semaines, avait annulé les deux élections à la tête du Patronat. Les deux équipes dirigeantes du Cnpm avaient systématiquement contesté à la justice la légalité du camp d’en face.

Et voilà, tout est bien qui finit bien, comme on le dit. Dans les milieux d’affaires, plus spécifiquement chez les organisations professionnelles, on ne cache pas une certaine satisfaction face à cette décision de la plus haute juridiction du pays, mettant fin à un imbroglio judiciaire qui n’avait que trop durer et dont les conséquences fâcheuses se sont durement ressenties sur le dynamisme du secteur privé.

En tout état de cause, le secteur privé a rapidement besoin de retrouver son lustre d’antan tant les défis sont nombreux et les perspectives bien sombres pour un pays qui se bat dans toutes sortes de difficultés économiques.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>ONAP : Un CA sur fond d’instabilité du prix du baril</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/onap-un-ca-sur-fond-dinstabilite-du-prix-du-baril-2958349.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 14:31:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, représentant le ministre de l’Économie et des Finances, ont eu lieu les travaux de la 43e session ordinaire du Conseil d’administration de l’Office national des produits pétroliers (Onap). C’était le 23 décembre 2021.</em></strong>

C’est un secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances satisfait, accompagné d’un directeur général de l’Onap, Modibo Diallo, rassurant que s’est tenue la 43<sup>ème</sup> session ordinaire du conseil d’administration de l’Onap, sous le signe de la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs.

Des sources proches du département de l’Economie et des Finances, cette 43e session se tient dans un contexte marqué par une instabilité des cours du pétrole brut et des produits raffinés sur le marché international, consécutive aux effets négatifs du Covid-19. Après avoir augmenté depuis le début de l’année 2021, à cause principalement de la reprise économique, précise-t-on, le prix du baril de pétrole brut a connu une baisse de 10% entre novembre et mi-décembre 2021.

Sur le plan national, les variations des cours du pétrole brut n’ont pas été répercutées sur les prix à la pompe durant l’année 2021, malgré leur hausse sur le marché international, afin de ne pas dégrader le pouvoir d’achat des consommateurs au Mali, déjà affectés par les effets de la pandémie de la Covid-19, se réjouissent les responsables chargés de la question.

Faut-t-il le souligner, la présente session a été mise à profit par les administrateurs d’examiner et adopter le projet Budget 2022 de l’Onap, qui se chiffre à 2,342 milliards de FCFA, et d’analyser le contrat annuel de performance.

« Placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances, l’Office national des produits pétroliers est un établissement public à caractère administratif (EPA), qui a pour mission de contribuer à la définition et à la mise en œuvre de la politique d’approvisionnement du Mali en produits pétroliers. À cet effet, il mène notamment des activités dans les domaines de l’approvisionnement, de la collecte et du traitement des statistiques pétrolières et de la définition des prix à la consommation», indique le service de communication du ministère de l’Economie et des Finances. Avant de préciser que l’Onap assure le secrétariat de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, placée sous l’égide du ministre de l’Economie et des Finances. Cette commission, composée des représentants de l’administration, des opérateurs pétroliers et des associations de consommateurs, est chargée de déterminer mensuellement les prix à la pompe des produits pétroliers.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sauvegarde et gestion des manuscrits anciens du Mali :  La Politique nationale arrive !</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/sauvegarde-et-gestion-des-manuscrits-anciens-du-mali-la-politique-nationale-arrive-2958343.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 14:27:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au regard de l’importance des manuscrits anciens que l’on retrouve un peu partout sur le territoire, mais plus précisément à Tombouctou, le Mali a décidé de se doter d’un Document cadre de politique nationale. Du 16 au 17 décembre 2021,  le Mémorial Modibo Keïta a abrité l’atelier de « validation du Document cadre de Politique nationale de sauvegarde et de gestion des manuscrits anciens du Mali ». </strong>

« Deux documents essentiels élaborés par nos experts vous seront soumis au cours de cet atelier : Il s’agit du projet de Document cadre de Politique nationale de sauvegarde et de gestion des manuscrits anciens du Mali et son Plan opérationnel », a indiqué le ministre en charge de la Culture. Pour la circonstance, il avait à ses côtés  Edmond Mukala, représentant résident de l’Unesco au Mali.

Le ministre Andogoly a ensuite  rappelé que ces documents sont issus de la réflexion collective sur les questions relatives à la préservation, l’accessibilité, l’exploitation et la valorisation des manuscrits anciens du Mali. «  Ils répondent ainsi aux objectifs de renforcement du cadre législatif, juridique, administratif et institutionnel permettant de définir le rôle et le statut des manuscrits anciens, des collections et bibliothèques, des détenteurs et familles détentrices de manuscrits et de lutter contre le trafic illicite des manuscrits anciens au Mali », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’atelier vise à améliorer et à parfaire le Document cadre de Politique nationale de sauvegarde et de gestion des manuscrits anciens. Ce sera, dit-il, une bonne occasion pour  recueillir l’adhésion des parties prenantes et les engager à la bonne mise en œuvre du Document-cadre de Politique pour les années à venir.

Le ministre en charge de la Culture a aussi salué et remercié les partenaires du Mali (les États membres de l’Union européenne présents au Mali, la Suisse, la Norvège et l’Unesco) pour les soutiens multiples et multiformes, surtout les appuis financiers  qui ont  permis l’organisation, le 28 juin 2021, au Cicb, de l’atelier national de réflexion sur l’implémentation d’une politique de préservation, de gestion, de valorisation et d’exploitation des manuscrits anciens du Mali, suivi du 15 au 30 septembre 2021 au Musée national et du 27 octobre au 10 novembre 2021, au Mémorial Modibo Keïta, des expositions des manuscrits anciens de Tombouctou à Bamako .

L’activité qui vise à doter le Mali d’une politique nationale pour la sauvegarde et la gestion des manuscrits anciens a été cofinancée par l’Agence espagnole de développement et l’Unesco.

<strong>B Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance culturelle : L’Afrique aura bientôt son baromètre</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/gouvernance-culturelle-lafrique-aura-bientot-son-barometre-2958341.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 14:25:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« La finalité de  ce document est d’être un outil de référence pour les pays africains, servant à collecter les données, à mesurer, à suivre et évaluer les indicateurs de performance des politiques culturelles et leurs impacts sur les économies ». La déclaration a été faite par Andogoly Guindo, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du document « Baromètre africain de gouvernance culturelle ».</strong>

Le 20 décembre 2021, au Centre international de conférence de Bamako, accompagné de Dr Kanel Engadja Ngoulou,  spécialiste de programme coopération et développement à la représentation de l’OIF en Afrique centrale, et Edmond Moukala, représentants du Bureau de l’Unesco au Mali, Andogoly Guindo, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du document « Baromètre africain de gouvernance culturelle ».

« Le Baromètre africain de gouvernance culturelle a été élaboré en vue d’apprécier la mise en œuvre des politiques culturelles, d’évaluer les indicateurs culturels de performance et de proposer des actions d’amélioration pour le développement économique et social des pays africains », a indiqué Andogoly Guindo.  Selon lui, la démarche vise à relever les défis qui assaillent notre continent par le développement des industries culturelles, la diversification des économies nationales, la génération de revenus et la création d’emplois et de richesses.

Il a ajouté que «  l’Afrique est l’un des continents les plus riches et diversifiés en ressources culturelles, héritées de plusieurs formations politiques ayant légué d’innombrables vestiges archéologiques et historiques, et d’impressionnants éléments immatériels, fruits du génie créateur humain ». Selon lui, au niveau mondial, certains de ces biens et éléments culturels, reconnus d’intérêt historique, architectural, culturel et spirituel, sont inscrits sur les listes du patrimoine mondial de l’Unesco. «  Dans le contexte socioculturel actuel, le constat est que la richesse culturelle africaine contribue très peu au développement et subit durement les nouveaux défis de l’heure, tels que l’émigration, les changements climatiques, la dégradation de l’environnement, pour ne citer que ces cas », a regretté le ministre en charge de la Culture au Mali.

Dans un tel contexte, il a soutenu que ce document, fruit de plusieurs réunions de réflexion et d’échanges entre les experts nationaux, internationaux et les représentants des organisations de la société civile culturelle africaine, a été élaboré en vue d’apprécier la mise en œuvre des politiques culturelles, d’évaluer les indicateurs culturels de performance et de proposer des actions d’amélioration pour le développement économique et social des pays africains. Andogoly Guindo a ajouté qu’il s’agit également de relever les défis qui assaillent notre continent par le développement des industries culturelles, la diversification des économies nationales, la génération de revenus et la création d’emplois et de richesses. « La finalité de document est d’être un outil de référence pour les pays africains, servant à collecter les données, à mesurer, à suivre et évaluer les indicateurs de performance des politiques culturelles et leurs impacts sur les économies », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que sa mise en œuvre permettra de faire de la culture un moteur de croissance et un levier de développement économique et social en mettant en évidence la contribution des industries culturelles dans le PIB.

Pour sa part, Dr Kanel Engadja Ngoulou de l’OIF a mis un accent particulier sur l’intérêt que son organisation attache à cet atelier qui doit permettre la mise en place d’un baromètre africain de la gouvernance de la culture. Il a levé le voile sur l’importance de la culture dans le développement socioculturel des pays africains. Et il a estimé qu’un tel document permettra de convaincre les plus sceptiques de  l’apport de la culture dans le développement économique et social en mettant en évidence la contribution des industries culturelles dans le PIB.

En sa qualité de représentant de l’Unesco,  Edmond Moukala a salué le Mali pour son engagement à continuer de mériter son titre de champion d’Afrique des arts et de la culture. Tout comme l’OIF, il semble que le baromètre est attendu par l’Unesco aussi. « L’Unesco attend avec beaucoup d’impatience le baromètre africain de gouvernance culturelle », a-t-il indiqué.

<strong>B. Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mouvements de femme et de jeune URD :  Le 4ème congrès ordinaire s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mouvements-de-femme-et-de-jeune-urd-le-4eme-congres-ordinaire-simpose-2955599.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 01:22:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la stabilité de l’Union pour la République et la démocratie (URD), les premiers responsables de cette formation doivent tout mettre en œuvre pour renouveler le plutôt que possible le mouvement national des femmes et celui des jeunes. Car, le climat de tension qui règne aujourd’hui dans le parti de la poignée de mains tire en partie sa source d’un désordre survenu  suite au retard accusé  dans le  renouvellement des mandats de ces mouvements, expirés depuis le mois mars 2021. </strong>

Ce quatrième congrès ordinaire toujours attendu devrait se tenir en mars dernier. Il a été reporté par la force des choses et reste toujours attendu. Au moment où personne ne parle du renouvellement de ces instances, curieusement, c’est la tenue d’un congrès extraordinaire du Bureau politique national qui intéresse certains. Mieux, pour des raisons inavouées, ils le réclament avec insistance dans une démarche à la limitd insolente ;e une fuite en avant.

Dans ce jeu politique suicidaire, il y a de cela quelques jours, constate-t-on, certains cadres du parti qui s’opposent à la gestion actuelle de la formation par le premier vice-président, Pr Salikou Sanogo, se sont livrés en spectacle. Ce, à travers un forcing de relecture des textes dans la perspective d’un congrès extraordinaire. Un prétendu congrès qui a d’ailleurs échoué plusieurs fois.

Des sources proches de l’URD, des éléments incontrôlés se cachent derrière cette forfaiture pour se passer aux yeux de l’opinion publique pour des victimes. Pire, crient-ils à la violation des textes, alors qu’il n’en est rien, selon un membre fondateur du parti.

A en croire cette source, la tenue de ce congrès extraordinaire devenue une question de vie ou de mort pour certains, en perte de vitesse, est acceptable. Mais, souligne-t-il, il faudra d’abord tenir le 4<sup>e</sup> congrès ordinaire des mouvements des femmes et des jeunes.

Le hic dans cette affaire rocambolesque dans la famille URD est de voir des proches de Soumaïla Cissé faire fi des réalités du parti et se mettent dans cette posture qui ne grandit ni eux ni leurs familles. Car, la loyauté fait non seulement partie des principes cardinaux de nos valeurs sociétales, mais aussi s’applique en la politique au malienne.

« Comment s’explique-t-il que des cadres de ce parti, malgré les mandats expirés des mouvements de jeunes et de femmes du parti depuis le mois de mars 2021, des instances aussi importantes du parti font fi de cet état de fait et scandent au même moment un congrès extraordinaire coûte que coûte, les yeux fermés », s’interroge un membre influent du bureau politique national URD.

Faut-il le rappeler, le parti de la poignée de mains tenait sa 7<sup>ème</sup> conférence nationale le 26 mars 2016, et le 2<sup>ème</sup> congrès ordinaire des mouvements de femmes et des jeunes, le 27 mars 2016. Ainsi, Abdrahamane Diarra et Mme Adjiwiarkoye Ramatoulaye Koné épuisaient leurs mandats de 5 ans, en mars dernier.

Décidément, le ridicule ne tue plus dans ce pays. Même dans cette situation d’irrégularité, ces deux personnalités aussi sont étiquetées d’être de mèche avec des gens qui pensent que le parti doit aller vers un congrès extraordinaire. Ce comportement de ces présidents s’appelle ‘’dormir dans une poubelle et tenter de balayer chez le voisin’’, ironise-t-on.

De toutes les façons, force est de reconnaître aujourd’hui que ces deux instances sont fortement secouées par le retard du renouvellement de ses membres. Pour le bureau de la jeunesse, nul besoin de rappeler les circonstances dans lesquelles a été élu l’actuel président. Mais, le rappel à Dieu de son 1<sup>er</sup> vice-président, Baba Sow de la commune V, a coûté énormément cher au parti de la poignée de mains.  Car, les démissions sont quasi-quotidiennes dans ces deux mouvements.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Choguel Kokalla dans ses diatribes tous azimuts : La fuite de tous les troubles…</title>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 01:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les audio du Premier ministre de la transition, Choguel K. Maïga, ont créé la polémique au sein de l’opinion publique. On l’entend dans une discussion à sens unique, comme à ses habitudes, s’en prendre, pêle-mêle, à plusieurs personnalités du pays, allant jusqu’à dénigrer la lutte héroïque du peuple malien en faveur de la démocratie. Des audio qui vont le mettre en mal vis-à-vis de plusieurs courants politiques du pays. Le conflit larvé qui pourrait en découler risque de faire réagir le président de la transition qui n’a pas besoin d’hostilités politiques autour de lui.</strong>

Le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, n’a pas encore fini avec les polémiques.

A peine la tempête des hectares dans la réserve forestière de Lassa passée, le voici au cœur d’un autre scandale des audio qui ont fait le tour des réseaux sociaux, en cette fin de semaine. L’actuel Premier ministre de la transition, comme à ses habitudes, se lâche et pourfend, sans ménagement, la quasi-totalité des acteurs politiques, y compris dans l’entourage proche de ses alliés du M5-RFP.

Pour le moment, nul ne sait à quand datent ces audio qui ont tout l’air d’avoir fuité. Et en fuite bien organisée par des commanditaires qui y ont bien intérêt. Les propos du Premier ministre sont acerbes et les accusations gravissimes.

Le mode opératoire est l’identique d’un Choguel K. Maïga qui a coutume de se donner les beaux rôles et de jeter l’opprobre sur tout le reste. C’est lui Choguel K. Maïga qui sait tout et qui sait déchiffrer tous les codes. Les autres, encore une fois, sont ceux-là qui portent le malheur du pays.

Au-delà des attaques de personnes, qui foisonnent dans ces propos, dans lesquelles il excelle comme un bon samaritain, Choguel Kokalla Maïga est carrément dans le négationnisme de la victoire démocratique des années 91. Sur ce terrain, il apparaît toujours le même, celui qui sait reconnaître aucun mérite à la lutte héroïque du peuple malien en faveur des libertés démocratiques, gagnées au prix du sang contre la dictature sanglante du général Moussa Traoré.

Et c’est justement là où le bât blesse. Choguel Kokalla Maïga est le Premier de la transition dont l’enjeu principal auquel elle est confrontée est lié au retour de la normalité constitutionnelle. Pour y parvenir, de manière plus apaisée, comme cela est le souhait de tous les acteurs, y compris les partenaires étrangers, le gouvernement de la transition doit nécessairement gagner le pari du consensus politique, le plus ordonné et le plus large possible.

Par la fronde politique qu’il entrainera sur lui, avec les accusations de toutes sortes, n’épargnant personne, ni même ses propres alliés politiques, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga sait bien que ces nouveaux enregistrements audio le feront éloigner progressivement des militaires au pouvoir, lesquels ne sont pas dans la logique du clivage malsain et inapproprié.

Le président de la transition, qui s’est logiquement engagé dans un véritable ballet diplomatique à l’endroit des acteurs politiques, dans la perspective de trouver une forte adhésion nationale autour des assises nationales en préparation, ne sera pas sûrement à l’aise en face de cette nouvelle sortie publique de son Premier ministre. Et pour cause. Ce dernier est bien plus avisé que les récents audio de l’homme auront forcément pour conséquence fâcheuse de désarticuler les nombreux pourparlers qu’il a jusqu’ici initiés auprès des acteurs politiques.

Autre point noir de ces audio qui n’ont pas encore fini de faire des vagues : l’allusion très aventureuse faite par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga vis-à-vis d’une franche plus sensible de l’armée. Il parle de cette couche particulière de l’armée, à savoir la troupe, comme s’il entretenait des liens réguliers et actuels avec elle.

Le fait que tout cela a un lien, plutôt émotionnel, avec l’ancien chef de la junte, le général Aya Sanogo, n’est plus rassurant dans les propos du Premier ministre qui est devenu lui-même soudainement un allié objectif à cet ancien putschiste, dont on sait très peu de choses dans ses relations avec l’actuel homme fort du pays.

On peut dès lors imaginer que les effets des audio du Premier ministre de la transition, au-delà du champ politique, déjà grouillant d’invectives et d’accusations de toutes sortes, se feront également bien entendre dans le cercle fermé de l’armée. Un milieu traditionnellement hostile aux bruits inopportunes et autres jeux politiques mesquins.

Pour l’heure, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga n’a pas réagi à ses propres audio. D’ailleurs, ces derniers, en dépit du fait qu’il est connu pour un dur pourfendeur, Choguel Kokalla Maïga n’a pas beaucoup répliqué contre les attaques, réelles ou supposées, dont il fait l’objet ces derniers temps.

Un silence volontairement entretenu par lui, dans un tel contexte politique brûlant, pour ne pas prêter le flanc à des adversaires irréductibles qui ne lui cherchent qu’ennuis, qui ne lui servira pas, cette fois-ci, dans ces audio brutaux et agressifs, à cause des graves accusations qu’ils portent contre plusieurs hommes politiques du pays.

Va-t-il alors se décider à rompre le silence ? Un dilemme choguelien…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Navigation :  Fin de misère au port de pêche de Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/navigation-fin-de-misere-au-port-de-peche-de-mopti-2955596.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 01:19:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D’habitude, le port de pêche de Mopti est un endroit grouillant de monde, entre eau salle, déchets et des pirogues mal garées. Tout cela vient prendre fin avec l’inauguration d’un nouveau port. Selon des experts, le coût des travaux de finalisation et de consolidation des aménagements de l’infrastructure est estimé à 778 millions de FCFA. Le joyau a ouvert ses portes mardi 30 novembre 2021.</strong>

L’infrastructure a été ouverte à l’exploitation sous la présidence du ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba.  Etaient également présents: l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Bart Ouvry ; l’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer et le maire de Mopti, Issa Kansaye.

En effet, c’est dans cadre du Projet d’appui à la filière halieutique (Pafha+), exécuté par l’Agence belge de développement (Enabel). Il est cofinancé par l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 15,5 millions d’euros, soit plus de 8 milliards de FCFA. Selon le maire Kansaye, ce nouveau port de pêche, doté des infrastructures et équipements modernes, permettra d’améliorer les conditions de travail. Il permettra au aussi de renforcer la qualité de la chaine de valeur de la filière du poison frais ou transformé.

Le nombre de bénéficiaires directs du nouveau port est estimé à une centaine de personnes. L’infrastructure permettra d’améliorer les conditions de travail et les revenus des acteurs de la filière poisson de la région. L’ambassadeur de la France au Mali a invité les bénéficiaires du projet à faire en sorte que l’espace soit bien géré et de façon équitable. Il reste convaincu que ce port va sans nul doute relever des défis du développement de la région.

Le ministre délégué a fait savoir que la pêche occupe environ 70 000 personnes actives, reparties en 33 000 ménages et génère près de 285 000 emplois, soit environ 7,2% de la population active. Il a affirmé que l’infrastructure est bâtie sur environ 3 ha. Selon lui, le débarcadère de Mopti, communément appelé « nouveau port de pêche de Mopti», est en effet l’une des cinq (05) grandes infrastructures réalisées dans le Delta central du Niger.

Le port comprend les infrastructures et équipements suivants : un (1) quai d’accostage et d’amarrage des pirogues et pinasses ; un (1) hangar de construction de pirogues ; un (1) hangar de réparation des filets de pêche ; deux (2) hangars de réception et de tri du poisson ; deux (2) hangars de commercialisation du poisson ; un (1) hangar de fumage du poissons ; une aire de séchage du poisson ; trois (3) magasins de stockage ; un (1) bloc administratif ; un complexe froid composé de 2 unités de production de glace ayant 2 containers aménagés avec chacun une zone de production de glace en barre et une chambre froide négative de stockage de la glace, deux groupes électrogènes, un bureau et une toilette ; 2 cuves d’eau de 5 m<sup>3</sup> chacune ; deux (2) chambres froides positives pour la conservation du poisson frais. Elle comporte également une (1) mini adduction d’eau potable composée de 4 bornes fontaines et des robinets de puisage ; les ouvrages d’hygiène et d’assainissement ; le Réseau d’électricité et d’éclairage public ; trois (3) blocs de latrines, avec 6 latrines par bloc ; la clôture du domaine.

Pour joindre l’utile à l’agréable, juste après la cérémonie d’inauguration du port de pêche, le ministre délégué a présidé la 6<sup>ème</sup>rencontre annuelle du Comité de concertation et de suivi (CCS) du Pafha+ au campement hôtel « la Venise ». C’était en présence des partenaires. Intervenant dans les régions de Mopti et de Ségou, le Pafha+ vise à contribuer à une pêche et une aquaculture durables dans les régions de Ségou et Mopti, génératrices de revenus, de sécurité alimentaire et de cohésion sociale.

Selon les autorités, après cinq années d’exécution du projet, les résultats saillants ont été enregistrés, parmi lesquels on peut noter la production de 52 tonnes de poissons frais en pisciculture communautaire au niveau de 59 villages, soit un rendement de 798kg/ha en moyenne. Ces productions permettent ainsi une contribution significative à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans ces villages.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Grève :  L’administration des Mines se fâche</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/greve-ladministration-des-mines-se-fache-2955623.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 01:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">C’est le branlebas de combat chez les travailleurs du ministère des Mines qui entendent observer une grève. En effet, les comités syndicaux de l’administration minière (Dngm, Pdrm, Onrp, DFM/Mmee, Cabinet Mmee, Bureau Diamant, Cadd, Mines ITIE, CPS, Drgm/Kayes, Drgm/Sikasso) observent un mouvement de grève de 96 heures à partir du mercredi 1er décembre 2021. L’information a été donnée lundi 29 décembre 2021 au siège de la Direction nationale de la géologie et des mines (Dngm) par le Secrétaire général du comité syndical de la Dngm, Abdoulaye  Kamissoko.</span></b></p>
<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Les représentants des travailleurs ont informé la presse sur les motifs de la grève en question. Ainsi, le Secrétaire général du comité syndical de la Dngm a indiqué que les travailleurs de l’administration minière ont droit  à la prime de découverte, une partie  de la prime d’intéressement  octroyée  aux agents de l’Etat de l’administration minière.  Cette dernière étant composée des pénalités qui sont déjà disponibles et de la prime de découverte qui tarde à se concrétiser par l’Etat.</span></p>
<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Le comité syndical  exige ainsi la mise en application immédiate et sans délai de l’article 72 du chapitre IV de la loi n°0015  du 27 février 2012 portant Code minier et son décret d’application n°2012-311/PRM du 21 juin 2012 relatif à l’institution de la prime de découverte pour les agents de l’Etat de l’administration  minière ;  la mise en application immédiate et sans délais de l’article 86 du chapitre IV de l’ordonnance  n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant code minier du Mali, citant l’intéressement des agents auteurs et de la prime de découverte ; la mise en application immédiate et sans délais des différents protocoles d’accord  entre le gouvernement et  le Synacome en 2010,  d’une part et les différents protocoles d’accord entre le gouvernement et la Secnami en 2014 et 2016,  d’autre part,  sur l’institution de la prime de découverte.</span></p>
<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Jusqu’à preuve du contraire, aucune avancée n’avait été enregistrée dans les négociations entre les différentes parties. Selon les syndicalistes, les comités syndicaux de l’Administration minière, suite à leur préavis de grève du 01 au 03 décembre 2021, observent un mouvement de grève reconductible du 08 au 10 décembre 2021. Cette pression syndicale continuera jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances.</span></p>
<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Dans ce contexte, les autorités maliennes ont entrepris des réformes au Conseil national de transition (CNT) pour adapter les textes. Les membres du CNT ont approuvé le projet de loi portant modification de la loi n° 2015-035 du 16 juillet 2015 portant organisation de la recherche, de l’exploitation et du transport des hydrocarbures. Les nouvelles dispositions de la loi consistent à rendre le Mali attractif et maximiser ses revenus, à encourager la promotion et l’exploitation du gaz naturel ainsi que de l’hydrogène.</span></p>
<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Mais aussi à rendre négociable le programme des travaux d’exploitation des sociétés, à relancer la recherche pétrolière en allégeant les conditions d’octroi des blocs et à assurer à l’État une part de production, quelle que soit la quantité produite en instaurant la taxe « ad valorem », selon le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui soutenait le texte. Ce projet de loi vise à combler les insuffisances constatées dans la loi de 2015.</span></p>
<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Il s’agit notamment du faible taux de recouvrement des coûts pétroliers (60%) comparativement à ceux du Niger et du Tchad (70%). Ce qui explique, selon le ministre Traoré, l’absence du contrat, à ce jour, depuis son adoption. Il a, par ailleurs, rassuré que son département travaillera, en collaboration avec ceux en charge de la Sécurité et de la Défense, pour prendre des dispositions idoines garantissant la sécurité des entreprises voulant opérer dans le secteur. Ce texte a été voté par 105 voix pour, zéro contre et zéro abstention.</span></p>
<p class="yiv6983986885msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Madou COULOU</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la transition :   Les suggestions du MNH</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-de-la-transition-les-suggestions-du-mnh-2955601.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 01:16:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce mardi 30 novembre 2021, le Mouvement Nouvel Horizon, dirigé par Cheick Oumar Diallo, a animé une conférence de presse afin de dévoiler sa proposition à travers un document visant la réussite de la transition. </strong>

En prélude, le coordinateur dudit mouvement a souligné que ce document est scindé en trois parties. À l’en croire, le début dudit document relate une synthèse des différents processus de la transition, du démarrage à nos jours. Il ajoute que le Mali est aujourd'hui isolé au niveau international à cause du non-respect des engagements pris devant la communauté internationale. Il ajoute que le gouvernement doit impérativement dévoiler un calendrier pour le retour de l'administration et des populations dans les zones d'insécurité.

La deuxième partie du document et comme expliqué par M. Diallo, est centrée sur les étapes politiques. Le MNH demande  la mise en place nouveau gouvernement national conjuguant l’inclusivité et compétences techniques;  la préparation d’un nouveau programme d’action gouvernemental; l’abandon du format actuel des assises et soumettre plutôt le nouveau programme d’action gouvernemental aux forces vives à travers un cadre de concertation entre le ministre de l’Administration territoriale, les partis politiques et la société civile; la présentation d’un nouveau plan aux ambassades et partenaires techniques et financiers accrédités au Mali; l’organisation des missions de lobbying diplomatique conduites par le ministre des affaires étrangères et certaines personnalités reconnues; l’élargissement du conseil national de transition et enfin faire adopter le PAG par le CNT. « Les propos peu rassembleurs du Premier ministre sont loin d’être une solution pour instaurer la confiance entre les acteurs sociopolitiques », a indiqué le coordinateur.

S’agissant de l’axe sécuritaire et le retour de l’administration, le coordinateur du MNH estime qu’il est urgent que le gouvernement établisse la cartographie des zones les moins sécurisées et des localités où l’administration est absente, ainsi qu’un calendrier de retour de l’administration. Il doit aussi renouer le dialogue avec les parties signataires de l’accord issu du processus d’Alger et aboutir à un consensus ; établir une stratégie pour obtenir la modification du mandat de la Minusma et l’adapter à la réalité et impliquer les forces du G-5 Sahel ; définir une stratégie de gestion humanitaire des réfugiés et déplacés.

Sur le front social et la cherté de la vie, les responsables du mouvement suggèrent : réduire pour l’année 2022 les budgets d’investissement de l’ensemble des départements excepté ceux en charge de la Santé, l’Education, de la Défense, de la Sécurité de l’Administration du territoire et de l’Emploi; mettre en place un programme de réparation pour toutes les victimes des conflits et des violences; mettre en mission un collège d’autorités religieuses et de légitimités traditionnelles pour obtenir un pacte de stabilité sociale.

S’agissant de réformes politiques et institutionnelles, le document stipule qu’il faut reprendre les conclusions des ateliers de mai 2021 sur la relecture de la loi électorale et la Charte des partis politiques; mettre en place un comité d’experts sur la révision ou réforme de la constitution qui présentera aux partis politiques et à la société civile une nouvelle constitution à soumettre lors d’un référendum couplé à l’élection présidentielle.

Dans le cadre de l’organisation des élections, ledit document souligne qu’à travers le cadre de concertation du ministère de l’Administration territoriale, obtenir un consensus sur les scrutins envisageables (couplage présidentiel/référendum et communales/régionales/législatives après ou présidentielle/référendum/législatives et communales/régionales après); établir un calendrier détaillant toutes les étapes aux scrutins consensus.

En conclusion, le porte-parole du mouvement pense que le gouvernement actuel a fortement fragilisé sa base sociale et isolé le Mali en raison de nombreux discours peu rassembleurs et de sa déviation des missions essentielles de la Transition. Le manque de résultats palpables, le report des Assises nationales et l'absence, jusqu'à ce jour, d'un chronogramme détaillé ont gravement entamé sa crédibilité. « Quels que soient les efforts fournis pour rectifier le tir, il est peu probable que le Gouvernement parvienne à mobiliser les énergies à l'intérieur et à l'extérieur pour la réussite effective de la Transition. Or, il urge de donner des signaux prouvant la bonne foi et l'engagement des plus hautes autorités à dégager un plan clair de sécurisation et de retour de l'administration sur tout le territoire, une stratégie de lutte contre la cherté de la vie et un chronogramme détaillé pour l'organisation des scrutins marquant la fin de la Transition. Enfin, le MNH-Faso Jo Sira exhorte les dirigeants actuels à prendre des mesures fortes pour apaiser le climat sociopolitique. Il y va de la cohésion et de l'unité nationale. « Nous encourageons le Président de la Transition à poursuivre ses efforts visant à rassembler les acteurs nationaux pour obtenir un consensus sur la poursuite de la Transition et les missions urgentes à accomplir pour qu'elle réussisse », a-t-il précisé.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le changement climatique : Le ministère du Développement rural et le Cilss se mobilisent</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/lutte-contre-le-changement-climatique-le-ministere-du-developpement-rural-et-le-cilss-se-mobilisent-2955597.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 01:09:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Le ministère du Développement rural, en collaboration avec le Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse  au Sahel (Cilss), et leurs partenaires de divers pays ont organisé un forum d’échange du 29 au 30 novembre 2021. Il s’agit pour le Mali et  les pays autres membres du Cilss de partager les connaissances sur la résilience et l’adaptation au changement climatique.</b>

Lutter contre le changement climatique est loin d’être une tâche aisée. Surtout pour un pays du tiers-monde. Bien que cette tâche soit hardie, le Mali, comme la plupart des pays du Sahel, est confronté aux effets du changement climatique. Des effets du changement climatique  qui sont drastiques pour l’agriculture, le développement forestier, l’élevage. A ses difficultés s’ajoute l’insécurité qui frappe de plein fouet l’existence des populations du Sahel. Pour inverser cette tendance,  une synergie d’actions se pose ; d’où la création du Cilss.  C’est dans le cadre des activités du Cilssque ce forum de 2 jours a été organisé. Une occasion de promouvoir le partage de bonnes pratiques et innovations en matière de résilience. Il était question au cours de ce forum  de partager des connaissances et des questions essentielles sur les entraves,  l’adoption et la mise à l’échelle des pratiques de résilience reconnus efficaces. Il s’agissait également d’échanger sur une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’identifier les financements innovants pour le renforcement de la résilience au Sahel.

Au cours de cette première journée d’échanges, Mahamadou Noumory Keïta,  secrétaire permanant du comité inter Etat de lutte contre la sècheresse  au sahel (Cilss), dira que la résilience demeure l’une des  activités majeures pour reconstituer les moyens d’existence des populations. D’ores et déjà,  le Mali a entrepris un certain nombre d’activités. Il s’agit de la maitrise de l’eau, l’appui en entrant agricole, la mise à la disposition des agriculteurs des bonnes pratiques à travers les bonnes  semences et les outils de sauvegarde et de protection de l’environnement, a laissé entendre M. Keïta. Aujourd’hui, la deuxième phase du Pdrs est en cours d’élaboration, qui prend en compte les programmes majeures de résilience.  Le   coût de ce projet  oscille entre 25 et 30 milliards de nos francs. Le Prea  a terminé sa première phase, ce projet continuera également sa mise en œuvre, dont le coût est estimé à 35 milliards de FCFA.  Par rapport à l’élevage,  plus de 200 milliards sont en cours de mobilisation dans le cadre de la mise en œuvre des projets de résilience,  a fait croire M. Keïta.

Malgré la mise en œuvre de ces projets qui d’ailleurs portent leurs fruits, le Cilss est confronté à un certain nombre de difficultés relatives à la mobilisation des ressources. Le financement des partenaires comme la BAD et la Banque mondiale  n’est pas facile. Toute chose qui va à l’encontre de la mise en œuvre des  programmes et des projets dans les différents pays. C’est pourquoi M. Keïta a demandé aux partenaires financiers d’être flexibles dans les outils de décaissement.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle tourmente à l’école :  Où est passée Mme le ministre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/nouvelle-tourmente-a-lecole-ou-est-passee-mme-le-ministre-2955607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 01:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la situation de l’école jugée explosive, en dépit d’une rentrée scolaire moins trouble, plusieurs membres du CNT, et non des moindres, avaient jugé nécessaire d’interpeller Mme le ministre de l’Education nationale, en vue d’anticiper sur la crise qui couve. Peine perdue ! La ministre est introuvable. Pour cause de maladie, dit-on dans son entourage.</strong>

Entre Mme la ministre de l’Education nationale et le CNT, c’est la grande attente. En cause : l’école ne semble pas retrouver l’accalmie escomptée. Selon plusieurs sources concordantes, au niveau du CNT, plusieurs membres de cet organe législatif de la transition, préoccupés par la situation actuelle de l’école, de ni guerre ni paix, comme dira l’autre, ont décidé d’interpeller Mme la ministre de l’Education nationale.

Mais, à ce jour, rien n’y fit ! Mme la ministre, interpellée, est introuvable sur les lieux. Officiellement, rapporte-t-on dans les milieux du ministère de l’Education, Mme la ministre, ces derniers temps, serait malade et n’est pas apte, à cause de son état de santé, de répondre à une interpellation parlementaire sur la problématique de l’école.

En fait, au sein même du CNT, personne ne met en cause l’état de santé de Mme la ministre de l’Education nationale qui pourrait répondre à l’appel de l’école, une fois que son état lui permet de répondre favorablement à l’interpellation à lui adressée par des membres de l’organe législatif de la transition.

En fait, ici, dit-on, on soutient qu’il urge que la principale autorité de l’éducation puisse être apte à faire face à la situation qui pourra certainement se dégrader si justement rien n’est fait entretemps pour rapprocher les positions.

Certes, la rentrée scolaire, selon plusieurs avis de responsables syndicaux, s’est déroulée dans un contexte favorable à la reprise, contrairement à une certaine position tranchée des syndicats d’enseignants qui ont fini par calmer le jeu. Mais, compte tenu de la polémique qui peut engendrer l’application de l’article 39 du statut des enseignants, tout peut basculer.

C’est d’ailleurs pour anticiper sur le risque d’embrassement de la situation, qui est réel, selon plusieurs responsables syndicaux, qu’il était nécessaire que Mme la ministre de l’Education, n’eut été son état de santé, puisse intervenir publiquement pour clarifier certaines situations avant qu’il ne soit trop tard.

En fait, soutiennent ces mêmes milieux syndicaux, les enseignants, rapporte-t-on, ont décidé d’accompagner la rentrée scolaire sans tirer sur la corde syndicale, en raison de nombreuses médiations menées en la matière. Mais il est clair que l’exigence de l’application de l’article 39 est une autre réalité  à laquelle les syndicats d’enseignants accordent le plus grand intérêt.

De ce fait, indique-t-on, si rien n’est entrepris pour rapprocher les positions jusqu’ici inconciliables sur la question, le gouvernement étant dans une logique de compensation par rapport à cet article incriminé, il reste entendu que l’affrontement est inévitable entre les deux partenaires stratégiques de l’école.

Ce qui, de l’avis de nombre d’observateurs, n’est pas dans l’intérêt de l’école, via de l’avenir de nos enfants d’autant que durant plusieurs années déjà, le constat est à la fois terrifiant et accablant du fait que l’école est au rabais dans notre pays.

D’où la nécessité absolue de la tirer là pour espérer un avenir certain à notre pays.

<strong>Nampaga KONE</strong>

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<title>Performances douanières de novembre : Un nouveau record de 60 milliards FCFA réalisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/performances-douanieres-de-novembre-un-nouveau-record-de-60-milliards-fcfa-realise-2955603.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 00:20:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En si peu de temps, l’équipe de l’inspecteur général Amadou Konaté donne des  signaux d’assurance et d’espoir. Ce, à travers la réalisation des performances jamais égalées aux douanes maliennes.  Après les prouesses en octobre passé, les Douanes maliennes viennent de battre leur propre record  en réalisant une performance de 60 milliards de FCFA de recouvrement des recettes.</strong>

Aussitôt nommé à la tête des Douanes maliennes, l’inspecteur général Amadou Konaté a aussitôt développé les stratégies permettant à sa structure d’améliorer les performances et les recettes en vue de participer pleinement à la résilience du peuple face aux conjonctures, ensuite à l’essor économique du pays. Parmi ces stratégies, il s’agissait de dénicher les plus méritants des hauts cadres de l’administration des Douanes pour leur faire jouer les rôles de premier plan. Ainsi, en octobre 2021, sur sa proposition, le ministère de tutelle a procédé à une  vague de nominations de directeurs régionaux et chefs de service.

En terrain connu avec une somme d’expérience de plus de deux décennies dans les rouages, les résultats d’Amadou Konaté sont sans commentaire.  Ils viennent  de réaliser la barre des 60 milliards. Deux mois, 2 records : 57 milliards de recettes en octobre, puis 60 milliards de FCFA en novembre 2021, battant ainsi son propre record. Sincèrement, il n’y a rien à dire ; l'équipe en place a cassé la baraque. Ces performances du mois d’octobreet de novembre sont éloquentes. Ce qui prouve à suffisance que le chef de l’équipe dirigeante, Amadou Konaté,ne s’est pas trompé du choix de ses hommes.

Agréablement surpris par ces performances, d’aucuns commentent ces résultats qui, selon eux, relèvent du miracle. Surtout en cette période conjoncturelle couplée aux pressions diplomatiques et politiques que subit le pays.

En comparaison avec les recettes du mois d’août qui étaient de 45 milliards de FCFA, les efforts du nouveau directeur général constituent un gage d’espoir pour le renflouement des caisses de l’Etat. Avec cette tendance progressive, l’on pourra s’attendre àce  le défi de 656,250 milliards de F CFA  de recettes au 31 décembre 2021 soit relevé.

D’ici là, le directeur général Konaté a salué tout le personnel pour l’effort collectif qui a abouti à ces résultats encourageants, tout en les exhortant à plus d’efforts pour l’amélioration continue les performances et les recettes en vue de participer pleinement à la résilience du peuple face aux conjonctures.

Dans les coulisses du département de l’Economie et des Finances, c’est le satisfécit et l’optimisme pour l’économie nationale

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mahmoud Dicko :  Une vie après la mosquée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mahmoud-dicko-une-vie-apres-la-mosquee-2954646.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:28:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’imam Mahmoud Dicko se définit lui-même comme un contre-pouvoir : celui qui a mis en échec une loi féministe de l’ancien président Amadou Toumani Touré en 2009. Mieux, le même contre-pouvoir a aidé au renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta(IBK) après avoir chassé son Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et malmené Boubou Cissé, un chef de gouvernement qu’il avait proposé au président déchu.

A présent, il se tourne contre la transition dont les membres lui doivent beaucoup. Les gens semblent oublier qu’il y avait un accord tacite entre les militaires et l’imam Mahmoud Dicko aux premières heures du coup d’Etat du 18 août 2020. Il s’est proposé de les conseiller dans la conduite des affaires publiques depuis sa mosquée de Badalabougou. Sauf que l’imam sunnite est resté sur sa faim en matière de paix.

Ce n’est donc pas une surprise si le dimanche 28 novembre, l’ex-autorité morale du mouvement M5-RFP est revenu sur la scène politique sous le couvert d’une lecture du Saint Coran. Sa prise de parole sur l’espace public de Bacodjicoroni ACI, dans le district de Bamako, est le signal d’un divorce commencé il y a bien longtemps. Pendant plusieurs semaines, l’imam critiquait indirectement la transition dans ses sermons de vendredi.

Les choses se sont beaucoup plus compliquées depuis l’arrestation de Issa Kaou N’Djim, ancien membre du Conseil national de transition(CNT). Mais d’autres motifs expliquent l’animosité du leader religieux envers la transition, particulièrement le Premier ministre Choguel Maïga. Et les gens se posent la question de savoir ce que les autorités transitoires ont bien pu faire pour que l’autorité morale du M5-RFP se tourne contre ses alliés à travers des messages codés et des menaces voilées.

Dans une déclaration récente, il a expliqué pourquoi il a le devoir de dire son point de vue sur la marche du pays. Ainsi, la lecture de Coran qu’il prévoit dans la journée du dimanche sera l’occasion de faire des bénédictions pour le pays. Mais il en profitera pour dire son point de vue sur la situation du pays, au moment où les pressions viennent de toutes parts pour recadrer la transition en difficulté au Mali et ailleurs en Afrique et en Occident.

Selon certaines indiscrétions, Mahmoud Dicko en veut aux autorités pour n’avoir pas été satisfait. L’imam lui-même a reconnu que tout ne va bien entre lui et les autorités dont certaines sont allées le chercher en tant que vieux pour les conseiller. D’aucuns estiment que l’imam a voulu rencontrer l’un des hauts responsables du pays, mais ce dernier n’a pas voulu le recevoir. « Mais cela ne peut pas être une raison de rupture », a déclaré l’imam dans une vidéo le 23 novembre.

Cette vidéo visait à démentir les rumeurs selon lesquelles l’ambassadeur de France a rendu visite à l’imam nuitamment. Beaucoup pensent en effet que Dicko fait le jeu de la France qui ne veut pas de Choguel à la Primature, surtout après le discours tenu aux Nations Unies sur l’abandon du Mali en plein vol par la France. Une coalition serait en train d’être mise en place par plusieurs forces hostiles au Premier ministre, notamment des coalitions de partis politiques et d’activistes payés pour semer le doute.

Issa KaouN’Djim, le beau-frère de l’imam Dicko et ancien membre du CNT, avait pris position contre l’orientation de la transition. Il a notamment critiqué Choguel d’avoir engagé un bras de fer avec la Cedeao qui a pris des sanctions contre les responsables de la transition. Certains pensent que l’une des raisons de la colère de l’imam Dicko est liée à l’éviction de M.N’Djim. On se souvient que ce dernier a été arrêté, puis exclu de la transition après ses multiples sorties contre Choguel.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Haut Conseil des Maliens de l’extérieur :  Le ministre A Ilyène accusé de manipulation</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/haut-conseil-des-maliens-de-lexterieur-le-ministre-a-ilyene-accuse-de-manipulation-2954651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:22:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La symbiose qui a toujours caractérisé les Maliens établis à l’extérieur est malmenée.  Elle  est en passe d’être compromise du fait du comportement du ministre de tutelle, Alhamdou Ag Ilyene, jugé tendancieux. Des sources proches du dossier, il y a des manœuvres subversives que le ministre Ag Ilyène concocte au profit d’un clan qui ne représente rien dans la diaspora.  </em></strong>

Maillon important dans la vie de la nation de par son apport économique, le vivre ensemble est la chose la mieux recommandée au sein de la diaspora malienne. Un aspect jusque-là bien partagé par les Maliens de l’extérieur  qui étaient enviés par d’autres communautés.

Mais, apprend-on, ces derniers temps, cette cohésion de la diaspora malienne serait mise à rude épreuve.

Dans les coulisses, il se raconte que  l'ex-gouverneur de Nioro du Sahel ne travaille pas à la cohésion des Maliens établis à l’extérieur.  D’autres estiment qu’il n’a pas digéré la réélection d’Habib Sylla à la tête du Haut conseil des Maliens de l’extérieur.

Depuis août 2021, ces manœuvres  dilatoires ont été décelées  au cours de sa   tentative d’explication  des conditions et les contours qui ont marqué le report à plusieurs reprises de la 7<sup>ème</sup>conférence du Haut conseil des Maliens de l'extérieur.  A cette occasion, loin des faits, ces explications ressemblaient à un réquisitoire du Haut conseil. Ce qui fera rougir  un membre de la délégation du Hcme, venu pour la rencontre. Ce dernier, excédé par les propos du ministre de tutelle, indique-t-on,  s'est permis de l’interrompre et de le contredire en des termes quasi désobligeants, créant l’émoi chez les officiels, y compris  le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui n'en revenait pas. Toutefois, c'est ce sentiment de "ras-le-bol" était partagé par les délégués venus pour la cause.  Car, ils avaient aussi différé toutes leurs activités pour participer à une conférence du renouvellement du bureau du Haut conseil censé n'excéder trois (3) jours. Malheureusement,  la conférence élective du Président de la faîtière des Maliens de l'extérieur a connu trois reports. Au lieu de trois jours, les Maliens de la diaspora s'en sont retrouvés à des mois d'attente sans réel fondement.

<strong>Les faits</strong>

Plusieurs sources concordantes rapportent que  ces manœuvres  n’étaient pas fortuites. Elles préparaient minutieusement la mise en selle d’une autre association qui a du mal à s’affirmer  auprès de la diaspora. Ce,  à travers la mise en application des manœuvres dilatoires visant à faire barrage à la candidature de Habib Sylla. Pire, ladite association, qui prétend défendre les intérêts de la diaspora, n’a de représentation qu’à l’intérieur du pays.

Eu égard aux récriminations susmentionnées, d’aucuns sont tentés de conclure que le  manque de vision du ministre Ilyene à rassembler les Maliens de l'extérieur divise.

<strong>Une mission inopportune en Afrique centrale</strong>

La mission de prise de contact du ministre des Maliens établis à l'extérieur et de l'Intégration africaine Alhamdou Ag Ilyene, effectuée du 30 septembre au 11 octobre 2021, n’aura été qu’échec et mat. L’objectif principal, qui était de s'enquérir  des préoccupations des compatriotes afin d'apporter des solutions idoines, n’a quasiment pas été atteint. Car, en la matière, pour entrer dans l’Histoire, la mission devrait se rendre dans les pays où nos compatriotes sont en grande difficulté. Notamment en  Libye, Algérie, Mauritanie et Guinée Équatoriale, où nos compatriotes ont récemment fait l’objet d’agressions barbares. Mais, il se trouve que lors de la tournée du Département, ces pays ont  été écartés.

Au cours de cette mission, précise-t-on, la délégation ministérielle a visité 4 pays dont 36 personnes à Brazzaville (Congo Brazzaville), 68 à Kinshasa (RDC), 60 à Douala (Cameroun) et à Libreville (Gabon), 46 personnes. Pour un séjour qui s’est étalé sur 12 jours, Alhamdou Ag IIyene n’a rencontré que 210 Maliens.   Ce qui fera dire à bon nombre de personnes que cette visite a été inopportune.

Après cette tournée, des messages d’indignation de certains Maliens établis à l’extérieur ont retenti. D’aucuns estiment  qu’elle  a révélé l’intention réelle du ministre de vouloir avoir une mainmise sur l’association faîtière des Maliens établis à l'extérieur.  D’où son acharnement à vouloir coûte que coûte mettre sur orbite une autre association dénommée Camex.

<strong> Madou COULOU     </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Remise en cause des acquis démocratiques au Mali : Choguel décrié de  toutes parts…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/remise-en-cause-des-acquis-democratiques-au-mali-choguel-decrie-de-toutes-parts-2954642.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:21:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, décrié pour avoir osé foulé aux pieds les acquis démocratiques, aura du mal à refaire surface. Etant donné que parmi ses pourfendeurs, se trouvent ses alliés politiques d’hier, regroupés au sein du mouvement 5-RFP, qui l’ont propulsé au firmament de sa carrière politique. Le sort du PM est-il pour autant scellé ?</em></strong>

Les temps sont durs actuellement pour le Premier ministre de la transition, Choguel K. Maïga. Il se retrouve au cœur de l’actualité politique brûlante, et dont les torrents de plus en plus dévastateurs pourront lui coûter son fauteuil si, entretemps, aucune accalmie ne venait à calmer la tension.

En cause ? Les propos récents de l’homme, jugés anti-démocratiques par une grande proportion des acteurs politiques nationaux, y compris ceux qui sont considérés comme étant ses alliés politiques, du moins de circonstance. En fait, c’est au cours d’une rencontre officielle avec les notabilités traditionnelles que le Premier ministre de la transition a eu des mots durs contre la démocratie, soutenant que celle-ci n’a apporté qu’un nombre important d’associations et de partis politiques.

Des propos considérés comme des attaques en règle contre les acquis démocratiques. Si l’on voit que cette démocratie a été arrachée au prix du sacrifice ultime, on comprend alors mieux la réaction de nombreux acteurs nationaux, lesquels ont fustigé Choguel Kokalla Maïgade porter un tel coup contre la démocratie au Mali.

Le fait est trop flagrant pour passer inaperçu : des amis du Premier ministre, comme Jeamille Bittar, ancien président de la Cicm, lui ont emboité le pas en profanant le jeu démocratique dans le pays. Ce dernier, connu pour être un flagorneur agité de l’actuel Premier ministre, n’aurait pour rien au monde passé une telle occasion, où son mentor s’est illustré contre la démocratie, sans y ajouter son lot de déniet de négation.

Cette volonté de souiller le jeu démocratique dans le pays, les acteurs du mouvement démocratique, fer de lance du combat héroïque contre le régime dictatorial du général Moussa Traoré, ne pouvaient pas le laisser passer de la part d’un Choguel revanchard, qui a toujours publiquement défendu le lourd legs politique du régime honnis du parti unique.

Çà et là, des réactions virulentes ont surgi contre les propos jugés anti-démocratiques du Premier ministre de la transition qui, mine de rien, s’est retrouvé au cœur de cette violente et vive polémique politique, dont les contours lui dépassent aujourd’hui.

En fait, comme on devrait s’y attendre, plusieurs acteurs du mouvement démocratique, qui ont jugé les propos du Premier ministre inacceptables et totalement insultants pour la mémoire des martyrs tombés pour l’avènement de la démocratie, ont directement saisi le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, seul garant de la cohésion nationale. Ce, en vue de recadrer pareils manquements inqualifiables de la part d’un homme, décrié de toutes parts.

Siplusieurs courtisans de l’homme le soutiennent dans ces propos anti-démocratiques en affirmant que l’heure n’est pas la stigmatisation politique contre lui, en raison du fait que le pays a besoin de cohésion autour de la transition, en plein doute, il est évident qu’ils auront du mal à calmer la tension politique autour de Choguel K. Maïga. Un homme qui s’est lui-même mis dans la gueule du loup, lui qui est connu pour ses penchants anti-démocratiques, depuis belle lurette.

La polémique des propos anti-démocratiques est intervenue dans un contexte politique trouble pour le Premier ministre qui n’est pas manifestement parvenu à rassembler le plus grand nombre des acteurs nationaux sur les principales préoccupations de l’heure.

Et pour cause ? Ce n’est pas sur un coup de tête que le panel des personnalités en charge de l’organisation de ces assises nationales a décidé du report de l’événement qui vient d’être probablement renvoyé aux calendes grecques. Cela veut dire clairement que le Premier ministre a eu du mal à fédérer les énergies nationales autour de cet événement, comme cela est le souhait de tout le monde.

C’est donc au président de la transition, le colonel Assimi Goïta, interpellé par nombre d’acteurs politiques nationaux, de mettre de l’ordre dans la démarche quelque peu désinvolte de son Premier ministre.Lequel n’est pas également au mieux de sa forme au plan diplomatique, frappé qu’il est par les dernières sanctions de la Cedeao.

A l’évidence, les choses se compliquent pour le Premier ministre, Choguel K. Maïga qui est présentement lâché par ses anciens camarades du M5-RFP, qui lui reprochent publiquement son manque d’ouverture politique. Les amis d’hier du Premier ministre, de plus en plus critiques sur la gestion de l’homme, affirment à qui veut l’entendre qu’il est loin d’être la solution de la situation explosive du pays, à l’exacerbation de laquelle il n’est pas d’ailleurs innocent, à leurs yeux.

Le colonel Assimi Goïta a récemment initié des rencontres  tous azimuts à l’endroit des chapelles politiques nationales ; lesquelles rencontres ont mis à l’écart le Premier ministre. On voit bien que l’homme, esseulé par la politique de division et de clivage dont il s’est rendu champion depuis qu’il au cœur des affaires, n’est pas bien embarqué ces derniers temps.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sadio Camara a la réception des clés des 4 hélicoptères :  «Cette capacité additionnelle  donne une nouvelle liberté de manœuvre à notre armée»</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/sadio-camara-a-la-reception-des-cles-des-4-helicopteres-cette-capacite-additionnelle-donne-une-nouvelle-liberte-de-manoeuvre-a-notre-armee-2954650.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/sadio-camara-a-la-reception-des-cles-des-4-helicopteres-cette-capacite-additionnelle-donne-une-nouvelle-liberte-de-manoeuvre-a-notre-armee-2954650.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:16:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la réception de 4 hélicoptères en octobre 2021 par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, colonel Sadio Camara,  le Président de la transition, colonel Assimi Goïta, a procédé à la remise des clés des appareils au Département chargé de la question. </strong>

Au regard de la dégradation de la situation sécuritaire au Mali, les autorités de la transition fondent beaucoup d’espoir sur cette nouvelle acquisition dans la lutte contre le terrorisme. Surtout dans un contexte où l’éventail des choix se rétrécit.

Pour la circonstance, le ministre de la Défense, colonel Sadio Camara, indiquera que le présent événement favorisera la reprise d'une vie normale sur un territoire de nouveau  sous le contrôle souverain de l'État. Car, explique-t-il,  le renforcement de la sécurité sur l'ensemble du territoire constitue le premier axe du Plan d'action du Gouvernement présenté par le Premier ministre et validé par le Conseil national de Transition. Pour lui, notre pays traverse une période critique de son histoire, due à l’aggravation et la propagation de la menace sécuritaire conjuguée aux pressions internes et externes.  Face à cette situation, se convainc-t-il, « nous devons nous redresser pour remonter  la pente. Et redonner à la nation toute sa gloire. Il le faut, où nous seront condamnés à sombrer collectivement dans l’abîme de l’Histoire», a déclaré le ministre Camara. Il appartient aux Maliens de s’unir autour de l’essentiel, de faire front commun contre la barbarie et l’obscurantisme. C’est tous ensemble que nous réussirons la stabilité nécessaire pour remettre cette nation sur la voix de la prospérité et du développement, soulignera-t-il.

Partant, il saluera l’engagement constant du Président de la transition en faveur de la construction d’une armée robuste à même de mener à bien ses missions régaliennes. A l’en croire, le chef de l’Etat a manifesté sa volonté constante pour  le renforcement des capacités des Forces armées maliennes (FAMa), à l'amélioration des conditions de vie et de travail, et au réarmement moral des troupes. Les investissements significatifs consentis, poursuivra-t-il,  pour l'équipement et les infrastructures n'en sont que la partie visible. Ils témoignent  non seulement l’engagement du Président de la transition  d'outiller les forces de défense et de sécurité du Mali pour accomplir leurs missions régaliennes, mais aussi prouve éloquemment l'accompagnement et le soutien de la Nation toute entière à son armée.

« À l'issue de l'arrivée des quatre (04) hélicoptères de manœuvre de type Mi-171, les réactions, enthousiastes du peuple malien, exprimaient leur espoir de voir notre armée devenir encore plus conquérante,  plus déterminée. Les messages d'encouragement ont prouvé aux militaires que la  mère patrie pense à eux, d'autant plus que l'acquisition de ces hélicoptères, des pièces de rechange, ainsi que la formation du personnel navigant et technique, ont été entièrement financés le budget national.

Je souligne qu’il s’agit d’appareils neufs achetés auprès de la société d'État russe en charge de l’exportation de matériels de guerre, dont le contrat a été signé  en décembre 2020, pour un montant total de trente-six milliards soixante-dix-sept millions six cent trente-cinq mille (36 077 635 000) francs CFA ».

Faut-il le noter, à la présente cérémonie,  le Président de la transition a tenu à effectuer un vol tactique  à bord des hélicoptères, avec nos équipages. Ce, afin de leur témoigner son entière confiance, mais aussi pour se rendre compte de la qualité des appareils et apprécier leurs performances.

Requinqué, le ministre Camara rassurera que  nos forces suivront cet exemple et mettront tout en œuvre pour exploiter de manière judicieuse et efficace ces engins performants. J’y engage le chef d’état-major des armées ainsi que l’ensemble des chefs militaires et j’y veillerai personnellement, insistera-t-il.

A en croire l’orateur, nos aviateurs sont à pied d’œuvre pour s’approprier leur machine avec l’appui des assistants militaires  techniques  de l’armée de l’air de la Fédération de Russie. De plus, la constitution de  notre capacité interarmées d’assaut héliporté a déjà commencé comme montré ici à travers l’arrivée des groupes  des forces spéciales à bord de l’hélicoptère  aux côtés du Président de la transition.

Il est à noter que cette capacité a été exploitée il y a quelques semaines lorsqu’un commando a  été engagé pour récupérer et exfiltrer les travailleurs chinois pris en otage.

Pour le ministre Camara, «cette capacité additionnelle augmente le champ d’action de notre armée, et lui donne une nouvelle liberté de manœuvre, permettant une plus grande autonomie de nos forces. Sachant que cette remise n'est qu'une étape de plus  dans le processus de montée en puissance de nos forces, j’exhorte l’ensemble de nos forces armées maliennes,  à redoubler d’efforts pour le renforcement de la cohésion, de l’unité  et de la discipline au sein de notre belle institution », conclura le ministre de la Défense.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élections :  Un projet de loi électorale au forceps ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/elections-un-projet-de-loi-electorale-au-forceps-2954644.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:14:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En attendant la fixation de la date des élections générales prochaines, les états-majors politiques sont divisés au sujet de certaines réformes entamées. Ainsi, plus rien ne marche entre le gouvernement et le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali.</em></strong>

Ce regroupement de partis politiques opposés au report des élections de 2022 dit avoir appris, le mercredi 24 novembre 2021 à travers le communiqué du Conseil des ministres, l’adoption d’un projet de loi portant loi électorale sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et institutionnelles. Selon le communiqué du gouvernement, ledit projet de loi serait « le résultat d’une démarche consensuelle, inclusive à travers une série de concertations avec les acteurs des partis et regroupements de partis politiques et de la société civile ».

Faux, rétorque le Cadre des partis pour une transition réussie au Mali qui a fait aussi un communiqué pour manifester son désaccord. Le communiqué a été signé par les présidents des partis et regroupements de partis politiques : EPM, Espérance Nouvelle-Jigiya Kura, ARP, Asma-CFP, Yelema, RDS, Morema, Adrp, Icap. Par ailleurs, le communiqué du gouvernement annonce que la nouvelle loi apporte des « innovations relatives entre autres aux circonscriptions électorales de référence pour les élections législatives, au mode de scrutin et autres ».

Le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali a donc décidé d’informer l’opinion publique nationale et internationale que le processus unilatéral d’adoption par le Gouvernement de cette nouvelle loi n’a été ni consensuel, ni inclusif, ni participatif tel que prôné à maintes reprises par le Président de la Transition. Il dénonce la non prise en compte des préoccupations justes de la classe politique et la mise à l’écart du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chargé des questions électorales suivant le décret n°2021-0474/PT-RM du 26 juillet 2021 fixant les attributions spécifiques des membres du Gouvernement en son article 5. Selon le Cadre, l'organe unique de gestion des élections est certes un souhait de la classe politique et de la société civile, mais dans des conditions bien différentes de celles envisagées par le Gouvernement de la Transition.

Le cadre des partis rappelle que le temps imparti pour le reste de la transition est largement insuffisant pour la mise en place d'un tel organe et son opérationnalisation aux fins d’assurer son indépendance et sa transparence. Il affirme que la fixation des circonscriptions électorales région et district de Bamako pour les élections législatives n’a pas fait l’objet d’accord au sein de la classe politique. Il en est de même que le mode de scrutin.

En conséquence, le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali ne se reconnaît pas dans le projet de loi électorale ainsi adopté. Il invite les autorités de la transition à œuvrer dans le sens du consensus, de l’inclusivité et de la neutralité du Gouvernement ;  à se conformer à l’avant-projet de loi validé par l’ensemble de la classe politique et de la société civile en concertation avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à l’issue de « l’atelier de réflexion sur la mise en place de l’organe unique de gestion des élections pour les échéances électorales de la Transition », tenu les 29 et 30 juin 2021.

Le cadre demande de respecter les dispositions de l’article 2, alinéa 1 du Protocole A/SP1/12/01 de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité qui stipule, qu’« aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ».

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Projet de loi de finances 2022 :  Le déficit global chiffré à 617,564 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/projet-de-loi-de-finances-2022-le-deficit-global-chiffre-a-617564-milliards-de-fcfa-2954629.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:12:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le projet de finances de 2022 prévoit 2130,721 milliards de FCFA de recettes contre 2 748,285 milliards, soit un déficit global de 617,564 milliards de FCFA, contre 652,927 milliards de FCFA en 2021.  Lapremière partie consacrée aux conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier a été adoptée par le Conseil national de transition, (CNT). </strong>

Après des heures de débats, les membres du Conseil national de transition (CNT) ont adopté la première partie de la loi de Finances, présentée par le ministre de l’Économie et des Finances ce jeudi 25 novembre 2021, par 101 voix pour zéro voix contre et zéro abstention.

Cette première partie présentée dans un Document de programmation budgétaire économique pluriannuel (Dpbep) évalue le niveau global des recettes de l’Etat, décomposé par grandes catégories d’impôts et de taxes et des dépenses budgétaires décomposées par grandes catégories de dépenses. Il s’agit des conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier de la loi de finances.

La seconde partie du vote, relative aux programmes, fera également l’objet d’un vote lors d’une autre séance plénière du CNT, prévue le 16 décembre 2021.

<strong>Amélioration du déficit budgétaire </strong>

A en croire des sources proches du département de l’Economie et des Finances, le déficit budgétaire est maîtrisé. Au Mali, l'exécution du budget de l'Etat a été marquée par un déficit de 127,86 milliards FCFA à fin septembre 2021, contre un déficit de 225,31 milliards FCFA à fin septembre 2020, soit une forte réduction de 76,22% en glissement annuel, selon les chiffres officiels.

Cette évolution, commente-on dans certains médias,  est due à une progression plus importante des recettes (+15,08% à 1 363,88 milliards FCFA) par rapport aux dépenses publiques (+10,87% à 1 486,89 milliards FCFA).

Aussi, on note la bonne orientation des recettes qui est essentiellement imprimée par les recettes fiscales qui se sont accrues de +17,44% pour atteindre 1 297,17 milliards FCFA au 3<sup>ème</sup> trimestre 2021, contre 1 104,52 milliards FCFA à la même période de l'année précédente.

S'agissant des dépenses, leur accroissement est en lien avec la hausse de +16,8% à 1 104,88 milliards FCFA des dépenses courantes, en dépit de la baisse de 2,7% à 382 milliards FCFA des dépenses d'investissement.

De même, précisent les mêmes sources, les dépenses consacrées au paiement du service de la dette ont progressé de +48,41% pour s'établir à 385,62 milliards FCFA.

Pour financer ce déficit, l'Etat malien a mobilisé 784,8 milliards FCFA sur la période via l’émission de titres publics sur le marché monétaire et financier régional.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Budget national :  Un déficit en chasse un autre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/budget-national-un-deficit-en-chasse-un-autre-2954627.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:10:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour la deuxième année consécutive, le Mali va connaître un déficit important de son budget national qui se chiffre à plus de 600 milliards de nos francs. Cet état de santé économique assez fragile pourrait ne pas connaître d’amélioration. En plus d’une saison agricole catastrophique par endroit, les signaux sont au rouge dans plusieurs secteurs économiques. La guerre a privé le pays de recettes fiscales venant de plusieurs régions, notamment les régions de Ségou, Koulikoro, Sikasso et Mopti. Des pans entiers de ces régions sont maintenant bouleversés par les terroristes.

Les régions nord du pays, à savoir Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka sont depuis bien longtemps sous la coupe de ces islamistes qui privent l’Etat des impôts. Le projet de loi de Finances 2022 que le CNT a adopté, dont la première partie est consacrée aux conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier, ne rassure pas. Les membres du Conseil national de Transition ont adopté cette première partie de la loi de Finances présentée par le ministre de l’Économie et des Finances ce jeudi 25 novembre 2021 par 101 voix pour, zéro voix contre et zéro abstention, après plusieurs heures de débat.

Cette première partie est présentée dans un Document de programmation budgétaire économique pluriannuel (Dpbep) qui évalue le niveau global des recettes de l’Etat, décomposé par grandes catégories d’impôts et de taxes et des dépenses budgétaires décomposées par grandes catégories de dépenses. Il s’agit des conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier de la loi de finances.

La seconde partie du vote relative aux programmes fera également l’objet d’un vote lors d’une autre séance plénière du CNT prévue le 16 décembre 2021. Pour rappel, les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2022 s’élèvent à 2 130,721 milliards de francs CFA, tandis que les prévisions des dépenses budgétaires s’élèvent à 2 748,285 milliards de francs CFA. Le Budget 2022 présente un déficit global de 617,564 milliards de FCFA, contre 652,927 milliards de FCFA en 2021.

Pourtant, le contexte macroéconomique prévoit des améliorations. La croissance moyenne du PIB attendue serait de 4,8% sur la période 2020-2022 contre 5% prévue en 2019. Il ressort qu’entre 2020 et 2022, il serait enregistré un fléchissement du rythme de la croissance dans les secteurs primaire et secondaire et une légère hausse de celle-ci au niveau du tertiaire. En effet, le secteur primaire enregistrerait une croissance moyenne de 4,3% sur la période 2020-2022 contre 4,7% prévue en 2019. La production dans le primaire serait tirée par l’agriculture vivrière et les activités extractives.

S’agissant du secteur secondaire, sa croissance s’établirait en moyenne à 4,8% entre 2020-2022 contre 5,9% en 2019. La croissance dans ce secteur serait soutenue par la production de l’électricité-eau, les Industries agroalimentaires, les textiles et la branche construction.

Quant au secteur tertiaire, sa croissance se situerait à 5,1% en moyenne, soit le même niveau qu’en 2019. Les branches motrices de la croissance dans le tertiaire seraient entre autres le commerce, les transports et télécommunications, les activités financières et les activités des administrations publiques. Le déflateur du PIB ressortirait en moyenne à 2,2% sur la période 2020-2022.

Le gouvernement poursuivra une politique budgétaire soutenable et propice à la croissance économique tout en s’inscrivant dans le respect des critères de convergence communautaire de l’Uemoa et de la Cedeao. La politique budgétaire viserait à maintenir le solde budgétaire global conforme au critère de convergence de l’Uemoa et compatible avec la viabilité de la dette publique au Mali. Sur la période 2020-2022, le déficit budgétaire de base se situerait en moyenne à 0,9% du PIB contre 1,3% en 2019.

Quant au solde budgétaire global (dons inclus), il resterait stable autour de -3,0% du PIB sur la période. Durant la période du cadrage, le gouvernement poursuivra les efforts de mobilisation accrue des recettes intérieures à travers le renforcement des mesures déjà en cours dans le cadre du Programme économique et financier avec le FMI. Le niveau de déficit s’expliquerait en partie par la prise en charge de certains engagements du Gouvernement relatifs à l’incidence de la Loi d’orientation et de programmation militaire (Lopm) et la Loi de programmation relative à la sécurité intérieure (Lpsi), la mise en œuvre de l’engagement présidentiel d’allocation de 15% du budget d’Etat au secteur du Développement rural la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale et la mise en œuvre du programme Présidentiel d’urgencessociales et la consolidation des acquis des secteurs sociaux.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Madina Sissoko, ministre des transports : « Au Mali, un accident mortel sur trois est imputable à la vitesse excessive»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/madina-sissoko-ministre-des-transports-au-mali-un-accident-mortel-sur-trois-est-imputable-a-la-vitesse-excessive-2954657.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 01:05:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Placée sous la présidence ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, le Mali a célébré la Journée mondiale du souvenir des victimes de la route. C’était dimanche 21 novembre 2021, à l’Ecole de maintien de la paix.  </em></strong>

Accompagnée par ses homologues de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, et celui de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, le ministre des  Transports et des Infrastructures a rappelé que la route tue. « Un tué sur la route est un mort de trop pour notre pays », elle-t-elle déploré, exhortant les uns et les autres au respect du Code de la route.

Au cours de son allocution, elle dira qu’une personne meurt toutes les 24 secondes dans le monde, suite aux accidents de la route. Et qu’à en croire un rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde, publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2018, le taux d’accident mortel le plus élevé est celui du continent africain, estimé à 26,6% pour 100 000 habitants. Aussi, dira-t-elle, la plupart des victimes sont des piétons et des usagers des engins à deux roues, majoritairement des enfants et des jeunes de la tranche d’âge allant de 5 à 29 ans.

Aux dires de madame le ministre, les  accidents de la route coûtent à la plupart des pays entre 1 et 3 % de leur produit intérieur brut. En raison du taux élevé de mortalité dû à la route au Mali, les plus hautes autorités du pays ont maintenu le thème: « Réduire la vitesse pour sauver des vies sur la route».

« Au Mali, plus d’un accident mortel sur trois est imputable à la vitesse excessive. On constate de plus en plus que le développement enregistré dans le domaine de la vitesse a induit un accroissement dramatique de l’insécurité routière. Pourtant, le Code de la route interdit de dépasser la vitesse maximale autorisé. Il faut respecter les 50 km/h en agglomération ; 110 km/h hors agglomération sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central ; 90 km/h, hors agglomération sur les autres routes revêtues. Le Code de la route précise qu’en cas de mauvaise visibilité, notamment inférieure à 50 mètres, ces vitesses sont ramenées à 50 km/h sur l’ensemble du réseau routier et autoroutier. L’excès de vitesse entraineun allongement de la distance d’arrêt, l’accroissement de la vulnérabilité physique des usagers, le rétrécissement du champ visuel du conducteur. L’accident ne choisit pas sa victime. Pourtant, il n’est pas une fatalité », a-t-elle précisé.

Aux dires de Mme Dembélé Madina Sissoko, il est primordial pour les motocyclistes de porter des casques, et aux conducteurs et propriétaires des motocycles vélomoteurs et tricycles à saisir l’opportunité de la réduction tarifaire accordée par le gouvernement pour se mettre en règle vis-à-vis du Code de la route concernant le permis de conduire, la carte grise et les plaques minéralogiques.

Elle ajoute que la commémoration de cette journée est une incitation à la mobilisation de tous les acteurs pour accomplir plus d’actions sur le terrain, afin de faire reculer le fléau de l’insécurité routière.

Il faut noter que plus d’une cinquantaine de journalistes et parents de victimes de la route furent formés sur le Code de la route et les règles de base de secours aux accidentés.

<strong>Adama Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la transition :  Assimi Goïta, désormais seul maître du jeu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-assimi-goita-desormais-seul-maitre-du-jeu-2953647.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-assimi-goita-desormais-seul-maitre-du-jeu-2953647.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La sanction ciblée de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre les autorités de la Transition porte désormais des noms. La quasi-totalité des personnalités connues de la transition sont dans la trappe. Seul le colonel Assimi Goïta, pour l’instant épargné, et le ministre des Affaires étrangères peuvent souffler. Un statut particulier que peut mettre à profit le chef de la junte militaire pour renforcer son emprise…</em></strong>

<em> </em>Le fait est trop gros pour passer inaperçu : quand la liste des sanctions de la Cedeao contre les autorités de la Transition, trop longtemps attendue ces derniers temps, a été rendue publique, personne ne pouvait raisonnablement penser (excepté les initiés de la chose diplomatique) qu’elle ne mentionnerait pas, en bonne place, le colonel Assimi Goïta, président de la Transition. Celui-là même qui a pris les rênes du pouvoir après avoir mis à l’écart l’ancien président de la Transition, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane.

Eh bien ! C’est bien le cas : sur la liste des personnalités sanctionnées par la Cedeao ne figure pas le maître à bord, le colonel Assimi Goïta. Un fait qui a provoqué beaucoup d’interrogations au sein de l’opinion publique qui, profondément divisée sur le régime de ces sanctions décidées par les chefs d’Etat de la sous-région, n’a pas bien compris comment le nom du chef de la junte avait été omis.

Et cela, du fait qu’à priori, l’organisation sous-régionale, qui a rendu publique la liste des sanctions, n’a même pas daigné avancer la moindre justification à son geste à l’égard de l’homme fort de Bamako. Et cela, d’autant qu’il n’est pas le seul absent parmi les autorités sanctionnées.

Déjà, du fait que le chef des chefs est, pour l’instant, épargné par les sanctions, on se demande dans plusieurs chapelles politiques si une telle opportunité politique ne sera pas mise à profit par l’intéressé pour étendre son emprise sur l’ensemble de l’architecture politico-administrative du pays, voire de la transition, y compris sur la mouvance militaire, au sein de laquelle, il est clair que même désigné autorité suprême, il était contraint, avant cette situation, lui le colonel Assimi Goïta, à une sorte de jeu d’équilibrisme avec les autres composantes militaires au pouvoir.

Désormais seul maître à bord en raison du fait qu’il est l’une des rares personnalités nationales à garder son attribut de représentant du pays, en compagnie de son ministre des Affaires étrangères, également personnalité malienne épargnée par les sanctions, le colonel Assimi Goïta est dans une bien meilleure posture lui permettant de peser sans encombre dans la balance.

Dans une junte militaire, de surcroit de jeunes officiers,  ayant jusqu’ici, sans histoires, partagé les attributs au pouvoir, cela n’est pas rien pour lui d’autant qu’il aura les coudées franches pour redistribuer, à son entendement, les cartes entre les différents segments.

En dehors de lui, au milieu de tous les autres compagnons, toutes les autres têtes d’affiche connues de la junte militaire au pouvoir, sont concernées par les sanctions décidées par la Cedeao. Etant ministres ou membres du CNT, organe législatif de la Transition, tous les jeunes officiers au pouvoir sont à ce titre pris dans la nasse de la communauté sous-régionale.

C’est bien un statut singulier qu’aurait bénéficié le colonel Assimi Goïta de la part de l’organisation sous-régionale qui a durci ses sanctions contre les autres compagnons militaires du président de la transition.

Beaucoup d’observateurs y voient la possibilité, plus subtile, pour lui d’élargir sa marge de manœuvre politique ; histoire de passer à la vitesse supérieure dans la perspective de fixer un nouveau cap pour la transition. Il en aura désormais la pleine capacité d’en décider ainsi d’autant qu’il gardera, par dévers lui, les fils conducteurs de tout le mécanisme du jeu politique et institutionnel de la transition.

Va-t-il en profiter pour revoir la copie de la transition ?

C’est là toute l’énigme politique de la chose. Le fait que le ministre des Affaires étrangères, en l’état actuel des choses, puisse être épargné par les sanctions renforce toujours la main mise du colonel Assimi Goïta sur ses compagnons militaires, en ce sens que ce dernier, le très agissant Abdoulaye Diop, est considéré comme un homme clef du président de la transition, avec lequel il a toujours su compter pour pousser les pions.

De cette posture, plusieurs opportunités s’offrent désormais au colonel Assimi Goïta qui sait bien qu’il doit obligatoirement desserrer l’étau des pénalités et des sanctions sur son pays, déjà en proie à de gros périls existentiels.

Tout d’abord, à l’évidence, le président Assimi Goïta serait bien inspiré de profiter de cette nouvelle posture pour tenter d’opérer un nouveau cap sur la conduite des affaires publiques. La transition, qui a du mal à créer une dynamique de cohésion en son sein, en a fort besoin pour se donner très rapidement un nouveau souffle.

De plus, le colonel Assimi Goïta, qui a beaucoup tergiversé sur le sort de la transition, a lui aussi besoin d’un meilleur cadrage des objectifs et des priorités de la transition. Pour y parvenir, il lui faut prendre l’initiative des choses. Il en a alors aujourd’hui l’opportunité avec le fait qu’au-delà des  intrigues de pouvoir, imaginables ou non, il est devenu le seul capitaine à bord du bateau, capable d’orienter, de ce fait, les choses autour de la transition. Et cela, avant que les choses se ne corsent avec la Cedeao qui pourrait envisager de nouvelles sanctions. Si la situation intérieure du pays ne s’améliorait pas.

&nbsp;

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la santé et du développement social :  Le Département par lequel respire la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/ministere-de-la-sante-et-du-developpement-social-le-departement-par-lequel-respire-la-transition-2953651.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/ministere-de-la-sante-et-du-developpement-social-le-departement-par-lequel-respire-la-transition-2953651.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aujourd’hui, le Département de la Santé et du Développement social, devenu l’épine dorsale du gouvernement par la force des choses, multiplie les actions pour le bonheur  des Maliens. En effet, la performance de Diéminatou Sangaré et son équipe contraint désormais des officines tapies dans l’ombre à vouloir vendre du vent.</strong>

Plus d’une année après le coup d’Etat, plusieurs départements ministériels peinent à imprimer leur marque. Mais, comme par miracle, la nouvelle équipe du département de la Santé et du Développement social, dirigé par Diéminatou Sangaré, réalise des prouesses.

En un laps de temps, Diéminatou Sangaré a en effet prouvé son mérite pour diriger ce département  stratégique. Ce, à travers des actes révélateurs. Il s’agit, entre autres de l’équipement du service d’imagerie de  l’hôpital du Point G en  scanner ; la dotation dudit  hôpital  de 10 appareils de dialyse pour davantage atténuer la souffrance des malades. Aussi, a-t-elle doté cet historique centre hospitalier universitaire de cinq ambulances destinées au transport des patients et deux minibus pour assurer le transport du personnel socio-sanitaire.

Epaulé par un Secrétaire général qui n’a d’yeux que pour le travail bien fait, l’engagement de Diéminatou Sangaré est en train de donner une nouvelle image à nos structures de santé. De la volonté du département de renforcer le plateau sanitaire, l’hôpital Gabriel Touré n’est pas resté en marge. Ainsi, les services d’urgences et de pédiatriquesde ce CHU ont reçu des équipements ultramodernes.  Des lits de réanimation avec leurs accessoires, tels les respirateurs, les moniteurs et les pousse-seringues ont été également livrés, traduisant ainsi en actes  la vision du chef de l’Etat.

Dans cette même dynamique, la ministre Sangaré est engagée à redorer le blason des structures sanitaires en général et des maternités en particulier. Ce, à travers l’élargissement et la pérennisation de l’initiative recrutement et déploiement  de 323 sages-femmes au profit des collectivités territoriales dans les zones d’intervention du Swedd (projet autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel).

Au cours de la cérémonie solennelle de lancement de cette initiative, lundi 8 novembre 2021, à l’hôtel Radisson Collection (ex-Sheraton), la ministre de la Santé et du Développement social s’est montrée réceptive des doléances  des sages-femmes qui constituent l’ultime recours  pour sauver les femmes des localités reculées. Il s’agissait, entre autres,du renforcement des capacités opérationnelles de la santé maternelle et infantile, mais aussi de l’intégration des 323 sages-femmes dans la fonction publique à la fin de l’initiative. Au regarddes prouesses susmentionnées, ajoutées à la modernisation et la gestion transparente de l’AMO, le ministère de la Santé est incontestablement l’un des rares départements du gouvernement Choguel par lesquels la Transition respire.

Nonobstant ces performances qui, en principe, devraient permettre à certains détracteurs de dégonfler leurs biceps, ils demeurent à l’affût. Ainsi, dans leur logique, ils pondent des pamphlets contre ceux qui font barrage au désordre ambiant qu'ils voudraient installer. Dans leurs manœuvres, ils font croire que le ministre et le Segal ne sont pas du monde médical. Pour se rendre à l’évidence que l’efficacité d’un département de la Santé n’est pas qu’une affaire de médecin, il suffit de faire un tour chez nos voisins, notamment le Sénégal, où ni le ministre et ni le secrétaire général de la Santé n’est un médecin.

L’essentiel pour le peuple, ce sont les résultats. Et les résultats, on en a assez.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Respect des prix :  Vers la mise en place d’une brigade de veille</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/respect-des-prix-vers-la-mise-en-place-dune-brigade-de-veille-2953658.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:12:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est presque devenu un exercice hebdomadaire pour Mahmoud Ould Mohamed, ministre de l’Industrie et du Commerce.  Sa mission : apporter des clarifications et  les mesures prises par l’Etat dans le but d’amoindrir le prix de panier de la ménagère. Pour la conférence de presse de ce vendredi 19 novembre 2021, le ministre de l’Industrie et du Commerce a  déclaré la mise en place d’une brigade de veille pour faire respecter les prix.</strong>

Comment soulager l’opinion publique face à la flambée des prix des produits de première nécessité dans un pays qui traverse des crises multidimensionnelles. Voici, entre autres, la tâche du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. À l’en croire, la stabilisation des prix des produits de première nécessité demeure une des préoccupations majeures du Président de la transition, colonel Assimi Goïta.  Aux dires du ministre, c’est la raison pour laquelle, au cours de sa session ordinaire du 10 novembre 2021, le Gouvernement a marqué son accord pour l’octroi d’une subvention sous forme de réduction de 50% de la base taxable à l’importation de 300 000 tonnes de riz, de 60 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes d’huile alimentaire.

Il ajoute que ces mesures d’urgence viennent conforter celles déjà en cours, à savoir la subvention du gaz, des hydrocarbures, des médicaments essentiels, de l’eau, de l’électricité, des intrants et équipements agricoles, des engrais et des exonérations douanières et fiscales accordées aux entreprises en difficulté pour le maintien des emplois. « Tous ces efforts du Gouvernement se chiffrent à des centaines de milliards de nos francs délaissés pour le bien-être des populations maliennes dans un contexte de rareté des ressources budgétaires », a déclaré le ministre.

Dans ses clarifications, il a laissé entendre que sur le marché international, le prix du riz indien a baissé de 25%, tandis que celui du riz thaïlandais est resté stable. Le riz se négocie sur les plateformes portuaires à 230 000 FCFA la tonne, contre 215 000 FCFA la tonne, il y a trois (03) mois. Le cours mondial du sucre s’établit à 524 dollars la tonne, enregistrant ainsi une hausse de 27% par rapport à l’année dernière. L’huile est négociée à 1 181 dollars la tonne, contre 918 dollars la tonne l’année dernière, à la même période. Le cours mondial du blé de meunerie a enregistré une hausse de 39% par rapport à l’année passée, pour s’établir à 295 euros la tonne.

Par ailleurs, il dira que ces actions de contrôle seront précédées d’une campagne de communication, d’éducation et de sensibilisation dans la mise en œuvre de laquelle la contribution de tous les organes est vivement sollicitée. Il ajoute : « Pour l’effectivité des prix indicatifs plafonds fixés des équipes de brigade de la Dgcc, appuyées des éléments des forces de sécurité seront bientôt déployées sur le terrain », dira-t-il.

Et par la même occasion, il appelle les associations des consommateurs à se joindre aux services techniques du ministère pour amplifier ces actions citoyennes à l’endroit de leurs membres.

Et pour assurer l’opinion sur l’ensemble des prix de quelques produits, il dira que le pain de la baguette de pain de 300g est maintenu à 250 FCFA, jusqu’à la tenue des états généraux du pain. Interrogé sur les initiatives pour booster la production locale en sucre et blé, il dira que l’insécurité est le seul frein. Par la même occasion, il dira que la capacité de production des deux usines de sucre est de 100 000 tonnes.

Selon Modibo Keïta, PDG du groupe Gdcm, non moins président de la filière blé, il a souligné que les efforts du ministère sont considérables. Mais la situation actuelle du blé dépasse le département. Car c'est une situation mondiale. Le prix du sucre du carburant et le transport ont aussi augmenté, dira-t-on.

Pour Mamadou Lamine Haïdara, président de la filiale pain, c'est un problème qui date de longtemps. Mais le département est en train de faire d'énormes efforts. « Nous sommes en pourparlers. Car c'est une situation qui change du jour au lendemain. Pour l’instant, nous  nous engagerons avec le gouvernement à fixer le prix du pain  à 250 FCFA. Mais cet accord prend fin au mois de décembre », a-t-il dit.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique :  L’Adema&#45;Pasj obligé par Marimantia</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-ladema-pasj-oblige-par-marimantia-2953656.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La guerre fratricide que certains hauts cadres de l’Adema-Pasj se livraient semble bien être derrière l’ancien parti au pouvoir. Il y a seulement deux mois, on pouvait difficilement imaginer ce parti prendre position en faveur d’un possible report des élections générales de 2022. Entre-temps, le parti a changé de mains en échappant au contrôle de l’ancien ministre de la Défense Tiémoko Sangaré, précédemment président de la formation politique.

La tendance Marimantia Diarra a finalement orienté l’Adema vers la direction de la transition. Fini le temps où le parti s’associait à des forces opposées aux Assises de la refondation. Ce revirement n’est pas une surprise lorsqu’on sait que le président de l’Adema est membre du Conseil national de transition (CNT). Cette option du parti coupe de l’herbe sous les pieds de certains partis qui comptaient créer une fronde élargie contre le choix du Premier ministre Choguel Maïga d’aller vers les assises dites de la refondation.

L’engagement de l’Adema a été officiellement annoncé lors d’une rencontre avec le Président de la Transition, Assimi Goïta. En plus du cabinet du Président de la transition, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, était présent à cette rencontre importante pour l’Adema et la transition. « Nous avons pensé que nous avions un mot à dire sur les Assises nationales de la refondation et que les Termes de références ne devaient pas être considérés comme bouclés, mais toujours susceptibles de recevoir une participation des autres forces politiques pour la réussite complète de ce processus », a confié Marimantia Diarra à sa sortie d’audience.

Le Président de l’Adema-Pasj a souligné la position de son parti qui vise à prendre part à ces Assises nationales qui se tiendront en décembre prochain. Cette décision du parti de l’Abeille est consécutive au « congrès qui a mis en place une nouvelle direction et qui a donné des instructions d’aller dans le sens des Assises nationales pour la refondation ».

Selon les militants, le souci majeur de ce parti politique était surtout l’inclusivité de ce processus essentiel pour la réforme de l’État au Mali. Mais à travers cette rencontre avec le président Goïta, les hôtes du jour se sont rendu compte, après avoir donné les orientations de leur position, qu’ils poussaient une porte déjà ouverte. Et le président de la transition les a rassurés que la réussite des Assises reste possible à condition que tous les Maliens veulent s’inscrire dans la même dynamique d’échange sur la situation du pays pour une issue favorable.

Le souhait du président de l’Adema est de voir l’essentiel des forces politiques maliennes participer à ces assises pour que tous les Maliens parlent d’une même voix. Cela permettra de résoudre les problèmes qui assaillent le pays, à en croire Marimantia Diarra. Cet appel semble avoir été entendu par Assimi Goïta qui a reçu en audience les partis les plus hostiles à la tenue des Assises de la refondation, le 19 novembre 2021.

En un mot, Marimantia Diarra oblige l’Adema à aller dans le sens des assises de la transition. Finalement, deux des plus grands partis se sont alliés à la transition, à savoir l’Adema et l’URD. Cette dernière a toujours été favorable aux positions exprimées par le gouvernement de transition, bien avant que le M5 n’ait la Primature.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lynchage politico&#45;médiatique contre ADB :  Pourquoi veut&#45;on  abattre cet homme ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lynchage-politico-mediatique-contre-adb-pourquoi-veut-on-abattre-cet-homme-2953649.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:08:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il est au cœur des campagnes de dénigrement tous azimuts : Aliou Boubacar Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba, candidat très crédible de la course pour Koulouba, est toujours visé par les adversaires politiques qui lui cherchent, en tout temps, des poux sur une tête rasée.  Le prétendu trafic de l’or vénézuélien n’est que la manche cachée d’une sordide campagne de lynchage qui finira comme toutes les autres, à savoir dans l’indifférence du citoyen lambda.

Ces derniers temps, les campagnes de dénigrement, à la fois sordides et grotesques, se multiplient contre le président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, candidat très sérieux à la prochaine élection présidentielle

La dernière en date est la prétendue vente de l’or vénézuélien, à laquelle on a vite fait d’impliquer l’homme d’affaires malien, Aliou Boubacar Diallo, également homme politique influent, arrivé troisième lors de la dernière joute présidentielle organisée au Mali.

Cette dernière, comme toutes les autres, cousue en fil blanc, ne repose sur rien. Sinon qu’à profiter du statut flatteur de l’homme, visionnaire politique et opérateur économique très respecté, à travers le monde, pour le faire tremper dans des affaires louches. Histoire de diaboliser un homme au parcours politique exceptionnel, fin connaisseur des réalités maliennes, qui ambitionne de réaliser pour son pays de grands desseins.

L’objectif caché ? C’est de chercher, par tous les moyens, à freiner, aux yeux de l’opinion publique, l’ascension fulgurante d’un homme. Et à briser par ricochet la grande sympathie qu’il jouit auprès de ses compatriotes, dans les quatre coins du pays.

Peine perdue ! Car, comme un rocher, rien ne peut entamer la détermination de cet homme qui, à cette épreuve similaire, a su rebondir. Contre les calomnies et les lynchages planifiés, Aliou Boubacar Diallo, le golden boy malien, comme à ses habitudes, depuis ce fameux procès dit des exos, dans les années 2003, où il a été injustement mis en cause, avant d’être blanchi par le tribunal, s’est toujours tiré d’affaire en apportant le démenti cinglant.

La grotesque affaire de la vente de l’or vénézuélien est passé par là. L’homme d’affaires malien prospère et intègre a déclaré qu’il n’y a est rien lui concernant dans cette rocambolesque affaire.

En fait, il est clair que contrairement à ce qui a été dit et entretenu par les médias qui ont relayé cette fameuse implication de l’homme d’affaires malien dans ce trafic d’or vénézuélien, Aliou Boubacar Diallo, l’homme à abattre, n’était ni président du Mali ni directeur des aéroports au moment des faits.

C’est donc par l’étonnement et l’indignation que le proche entourage d’Aliou Boubacar Diallo a constaté que le nom de leur mentor a été assimilé à cette sordide vente de métal précieux d’un pays étranger par des esprits malveillants, lesquels n’ont autre visée machiavélique que de ternir la réputation d’un homme de conviction.

D’ailleurs, ce n’est pas un fait du hasard que les adversaires de cet homme tentent chaque fois de le pousser dans des affaires d’or. Ils agissent ainsi car ils savent que cet homme, investisseur hors pair, est l’un des premiers nationaux à rivaliser dans un domaine jadis réservé aux  grandes multinationales, à savoir la production aurifère. Et cela, grâce à ses avoirs propres avec l’appui avec de ses partenaires commerciaux étrangers qui lui vouent une confiance sans faille.

Des manœuvres vouées désormais à l’échec cuisant. Et pour cause ? Les Maliens, dans leur grande majorité, qui ont appris à connaître cet homme de terrain, savent bien ce qu’ils attendent maintenant d’ABD qui a démontré, par le passé,  son engagement sans réserve à propulser le Mali dans la cour des grands.

La politique d’Aliou Boubacar Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba, en faveur de la paix et du développement, a convaincu le plus grand nombre des Maliens que ce ne sont pas les invectives sordides, ni les calomnies les plus honteuses qui peuvent avoir raison de la détermination de cet homme à se battre pour éloigner les frontières de la pauvreté et de la précarité dans son pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice :  Les journalistes à l’école de la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/justice-les-journalistes-a-lecole-de-la-cour-supreme-2953654.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:08:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’initiative du Cadre de concertation des directeurs de publication (Ccdp), s’est tenue une journée d’information avec les hommes de média sur le rôle et le fonctionnement de la Cour suprême. C’était mardi 16 novembre 2021, dans les locaux de l’institution</strong>.

Dans le cadre de son programme d’activités 2021, où un certain nombre de services publics ou privés de l’Etat sont sollicités pour édifier la lanterne des journalistes sur leurs missions et fonctionnement, intervient la présente journée d’information sur la Cour suprême.

Cette journée d’information se tient à un moment où  la Cour suprême domine l’actualité nationale, contextualise le Coordinateur du Ccdp, Aboubacar Bani Zan. Il s’agit, précise-t-il,  des récentes actions relatives au jugement des anciens ministres, jugées courageuses par la majorité des Maliens.

Pour Aboubacar Bani Zan, cette journée permettra de mieux outiller les journalistes afin de pouvoir édifier les lanternes des citoyens lambda qui méconnaissent généralement le rôle de Cour suprême. Ce qui fait même dire certains qu’ils ont été condamnés par la Cour suprême. Ignorant que celle-ci ne tranche pas le contentieux des parties, mais plutôt la conformité du jugement rendu.

« Monsieur, le Président de la Cour suprême, les patrons de presse sont à votre école ce jour mardi 16 novembre 2021, magistrat de classe exceptionnelle, entouré des experts du droit public et des relations publiques, pour apprendre ce qu’est la Cour suprême Mali dans toute sa dimension. Cela, dans un français que le Ccdp a toujours souhaité facile, auprès de nos partenaires », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé, s’est réjoui de la présente rencontre. Car, estime-t-il, cette  rencontre entre le monde des médias et les membres de la Cour suprême du Mali est un moment à la fois spécial et important. Elle constitue une retrouvaille entre deux familles complémentaires qui ont beaucoup de points communs. La première, les gens des médias et de la communication, ayant une bonne connaissance de l’actualité tandis que la seconde, les professionnels du droit, a un solide socle de connaissances dans les matières fondamentales du droit. Elles partagent des valeurs telles que l’indépendance, l’impartialité, l’objectivité, la recherche de la vérité et la protection des libertés. Elles sont toutes deux profondément attachées au respect du secret tant des sources que des enquêtes et de l’instruction judiciaire.

« Ce rendez-vous du donner et du recevoir entre vous et nous permettra, sans nul doute, de partager nos sciences infinies dans nos domaines respectifs. Il permettra aussi d’ouvrir à chacun de nous, avec un sens remarquable de la méthode, de la pédagogie et de la responsabilité un domaine jusque-là perçu comme hermétique ou tout au moins difficile à appréhender », soulignera M. Cissé. Il ne peut y avoir d’antagonisme entre justice et presse car, ces deux mondes ont vocation à contrebalancer les autres pouvoirs.

Vous et nous, poursuivra-t-il, devons être à l’abri d’une instrumentalisation ou d’une manipulation  d’où qu’elle vienne. Vous et nous devons retisser un lien de confiance
avec lecteurs, auditeurs et justiciables. L’association de nos prérogatives, l’impact de nos actes et la délicatesse de nos missions sont autant de pistes pour saisir la corrélation entre justice et presse. D’où, l’importance de cette rencontre qui doit se
situer dans le long combat pour la consolidation et l’affirmation de la liberté de presse et  notre indépendance de l’indépendance de la justice.

«Juridiction suprême en matière judiciaire, administrative et de comptes, elle présente deux originalités essentielles : elle est unique pour toute la République. Elle a une mission d’unification de la jurisprudence sur tout le territoire national. Elle ne juge pas les parties au procès, mais les jugements et arrêts rendus en dernier ressort. Elle est appelée non pas à trancher les litiges mais à dire
si la décision attaquée par le pourvoi fait ou ne fait pas une exacte application de la loi. Dans le premier cas, elle rejette le pourvoi, alors que dans le second, elle casse la décision attaquée. Et dans cette dernière hypothèse, sauf, si exceptionnellement la cassation intervient sans renvoi, l’affaire doit alors être rejugée par d’autres juges du fond », a-t-il précisé.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>règlement 14 de l’UEMOA, immatriculation des tricycles, ouverture du Viaduc :  Les bons points du ministère des Transports et des Infrastructures</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/reglement-14-de-luemoa-immatriculation-des-tricycles-ouverture-du-viaduc-les-bons-points-du-ministere-des-transports-et-des-infrastructures-2953662.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:06:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A pas de charge, la semaine dernière a été charnière pour Mme le ministre des Transports et des infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Accompagnée des responsables de ses services centraux, elle a procédé à l’ouverture du viaduc de Yirimadio et les 2×2 voies de la route reliant le 3<sup>ème</sup>pont de Bamako à la RN6 Ségou et de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio à la circulation.</em></strong>

Soucieuse de la sécurité routière et la libre circulation des usagers, la ministre des Transports et des Infrastructures met tout en œuvre afin de soulager les usagers de la route. Dans cette optique, elle initie les visites quasi quotidiennes des chantiers en cours pour donner un coup d’accélérateur, pendant que les infrastructures utilisables sont mises à la disposition de la population. C’est le cas du viaduc de Yirimadio et les 2×2 voies de la route reliant le 3<sup>ème</sup>pont de Bamako à la RN6 Ségou et de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio, ouvert à la circulation avant la fin des travaux. Mais, en maintenant un suivi régulier pour la qualité du reste des travaux.

A cette occasion, lundi 15 novembre 2021, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, accompagné de plusieurs autres membres de son gouvernement,a tenu à l’accompagner.

Eu égard à la démographie galopante de Bamako, notamment au niveau de la Rive droite, favorisée par les logements sociaux, il était urgent de réaliser et de mettre en circulation les présentes infrastructures.« Avec les logements sociaux, l'extension de la ville de Bamako vers, l'est c'est-à-dire Tabakoro-Niamana, et les centres administratifs de l'autre côté, le besoin se faisait sentir », a confié le ministre des Transports et des Infrastructures Dembélé Madina Sissoko.Financé entièrement par le Budget national du Mali pour un coût global d’environ 40 milliards de FCFA, cet œuvre d’art apporte une fluidité totale à la circulation,estime-t-elle. Avant de préciser que les populations de Baguinéda, Niamana,  Yirimadio qui avaient énormément de difficultés pour rejoindre Bamako vont être fortement soulagées avec ce viaduc qui permettra de fluidifier la circulation, éviter un certain nombre d’accidents et plus généralement rendre agréable de vue et pratiquement dans la vie au quotidien, la ville de la capitale, renchérie le premier ministre Choguel KokallaMaïga. C’était le même sentiment de joie qu’on pouvait lire  sur le visage des populations ayant effectué le déplacement pour être témoin de l’ouverture de ces infrastructures.

Pour sa part, la directrice de l'Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), Doumbia DiadjiSacko,exhortera les usagers aux respects stricts du code de la route et à faire preuve de prudence en évitant l’excès de vitesse. Ce, afin de protéger leur vie et celle des autres.

<strong> Immatriculation des tricycles, motos-taxis et vélomoteurs</strong>

Dans la même journée du lundi 15 novembre 2021, Mme Dembélé Madina Sissoko a procédé au lancement de l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, motos-taxis et vélomoteurs ainsi qu’a la délivrance des permis de conduire.

«Avec l’autorisation de la mairie du District pour les tricycles pour utiliser la chaussée, à notre niveau au ministère des Transports et des Infrastructures, nous avons décidé de réglementer ce secteur. Car, du début de l’opération à maintenant, nous avons constaté des accidents graves, parfois mortels. Il  fallait donc prendre des dispositions pour réglementer conformément au Code de la route. Il de faire en sorte que chaque conducteur puisse apprendre et obtenir son permis de conduire et que chaque propriétaire puisse avoir une carte grise, une assurance et les numéros d’immatriculation sur les motos», a-t-elle déclaré. Aussi, argumentera Mme Dembélé, cette opération facilitera le contrôle des conducteurs et des engins. Avant de préciser la présente opération s’étend du 15 novembre 2021 à août 2022 à des tarifs moyens permettant à chacun de se munir de ses documents. Pour éviter d’éventuels désagréments, trois centres ont été retenus à Bamako. Il s’agit de la Direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux sur la rive Droite, à Sotuba, le centre de la subdivision des routes et le garage administratif à Dar-Salam. A l’intérieur du pays, toutes les directions régionales des transports terrestres, maritimes et fluviaux sont retenues comme des centres d’examen et de délivrance de ces documents de transports.

Mme le ministre inviterales conducteurs à la prudence et à l’application correcte de ce qu’ils apprendront des inspecteurs au cours de leur formation.

Pour sa part, le Directeur régional des transports terrestres, maritimes et fluviaux du District de Bamako indiquera que l’objectif recherché est d’accompagner les conducteurs des tricycles et des motos-taxis. Car, argumente-t-il, il y a une prolifération de ces engins qu’il faut encadrer. Pour ce faire, il a été décidé d’alléger les procédures administratives et économiques. Les conducteurs sont donc invités à se mettre à jour avant août 2022. Au-delà, la réglementation en vigueur sera appliquée. Il s’agira en ce moment du paiement de 5 000 FCFA pour les permis et 7 500  pour les cartes d’immatriculation, précise le Directeur régional des transports terrestres, maritimes et fluviaux du district de Bamako.

<strong>Règlement 14, le Mali prend le train en la marche </strong>

Ce 15 novembre 2021, la ministre chargée des Transports et des Infrastructures, accompagnée de ses services techniques, s’est rendue au poste de péage et de pesage à Kati. L’objectif était de donner officiellement  quitus au personnel des péages d’appliquer le règlement n°14 de l'Uemoa, relatif au contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l'essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.

A la traine dans l’application du règlement n°14  de l’Uemoa,  le Mali a finalement décidé de faire respecter cet engament  sous-régional. En effet, cerèglement est relatif à l'harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l'essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Pour les responsables du département de tutelle, cette décision réconfortera davantage non seulement les usagers de la route, mais aussi les transporteurs qui peinent énormément à cause de la dégradation soudaine des routes dues notamment au non-respect de la charge à l'essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.

Du point de vue de Mme Dembélé Madina Sissoko, si le véhicule est trop chargé, on peut s’attendre à des conséquences énormes,  notamment : la fatigue du conducteur, sans parler des pneus  qui n’auront pas une durée de vie convenable, la dégradation des routes, les marchandises dilapidées, constituant ainsi des facteurs provocateurs d’accidents souvent atroces. « Je pense que le respect de cet article est une bonne chose. Car il permet de limiter les dépenses dans l’entretien des véhicules et des routes», a-t-elle affirmé.

Partant, rappelle l’oratrice, il est instruit à l’ensemble des pays de l’Uemoa des directives par rapport à l’utilisation du réseau routier, parmi lesquelles, il y a la charge à l’essieu qui est relative au poids du chargement qu’un véhicule ne doit pas dépasser. Sous peine de s’exposer à des sanctions.

À l’en croire, le Mali, après vive réflexion, a décidé d’aller à l’application strict du règlement qui profitera non seulement à l’Etat dans la préservation du réseau routier, mais aussi aux transporteurs qui feront des économies par rapport au carburant lubrifiant et au frais de maintenance.

<strong>Oumar KONATE/ Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Projet de port sec à Nossombougou :  Le Bèlèdougou interpelle le ministre des Transports</title>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 01:01:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En attendant une communication officielle sur le changement du lieu d’implantation du futur port sec de Nossombougou, la ministre des Transports, Mme Dembélé Madina Sissoko, est fortement interpellée. On estime que les éclairages de la patronne du département aideront à comprendre les choses, surtout après la conférence de presse sur le projet de délocalisation du site connu sous le nom de «Plateforme logistique de Nossombougou ». </em></strong>

A en croire plusieurs sources locales, ce projet devenu l’espoir de plusieurs villages du Bèlèdougou est sur le point d’échapper aux riverains du site choisi par l’Etat de façon officielle. Au cœur de la mêlée : le décret n°2020-0244/PR-M du 08 mai 2020 portant approbation du contrat de concession relatif à la conception, au financement, à la construction, à l’exploitation, à la maintenance et au transfert de la plateforme logistique de Nossombougou.

Selon Madian dit Tièman Diarra, secrétaire général du Congrès d’initiative pour le développement du Bèlègougou(Cideb), ce décret est signé par le président de la République et six (6) ministres concernés. « Ce décret a déjà force de loi », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse tenue à Bamako le 15 novembre 2021. Les membres du Cideb rapportent que les études pluridisciplinaires, sociologiques, économiques, anthropologiques, topographiques et environnementales ont été menées sur le terrain, sous l’égide d’un ministère désigné à cet effet.

Au cours de ces études, de fréquentes rencontres avec les populations concernées et structures économiques, culturelles et de développement sont organisées pendant des années. « L’élaboration d’un rapport technique de présentation du projet de décret à partir des résultats des études de terrain est faite par le ministère concerné. L’adoption par le conseil de ministres du projet de décret qui devient décret à sa signature par le président de la République et les ministres concernés », a expliqué Madian dit Tièman.

Le Mali, après avoir créé des entrepôts dans les pays côtiers partenaires, a trouvé la nécessité de construire à l’intérieur du pays des plateformes logistiques et des ports secs.« La plateforme logistique de Nossombougou » et la route de désengorgement des postes de Kati répondent à ce besoin. Une mission technique de la région de Koulikoro, du district de Bamako et du cercle de Kolokani a visité l’espace en amont de l’embranchement des deux routes : la RN3 et la nouvelle route en construction (Nossombougou-Safo-Dialakorodji).

Le premier site retenu coïncidait avec le site de la bataille de Kwodialanda, déjà classé dans le patrimoine national.

Le représentant du Cideb, présent à cette visite, en la personne Oumar Diarra de Ouarala, n’a pas manqué de le faire savoir aux visiteurs. En même temps, il en a informé le président et le secrétaire du Cideb à Bamako. A la demande de la mission si un autre site était disponible, le Cideb et son représentant lui ont proposé l’espace jouxtant la frontière nord du site de la bataille de Kwodialanda.

Cet espace (bien qu’occupé par des champs, forêts classées et autres) était libre de tout titre foncier, d’infrastructures ou d’habitats. Il est cependant à cheval entre les communes de Ouolodo et de Nossombougou. Il fallut plusieurs missions à la direction du Cideb pour pallier toutes les inquiétudes, réticences et méfiances des propriétaires de l’espace et aboutir à un consensus entre les villages et les deux communes concernés.

Un accord pour la gestion par intercommunalité a été conclu entre les différentes parties. Donc, il n’y avait plus d’objection sur la mise à disposition de l’espace devant recevoir la plateforme. Le nom « Plateforme de Kwodialanda », même s’il n’a pas été retenu par l’administration, a été proposé par les populations des villages environnants du site. Et c’est sur la base des résultats des différentes missions que le ministère de tutelle a élaboré un projet de décret que le gouvernement a adopté le 08 mai 2020.

Les populations des communes concernées et le Bèlèdougou en entier se sont réjouis de la prise de ce décret répondant à leur aspiration et espoir. Dans sa quête de réponses aux nombreuses interrogations, les ressortissants demandent l’implication des autorités concernées. Le conférencier de s'interroger: "Que s’est-il donc passé depuis pour que les éléments du ministère des Transports et des Infrastructures, les autorités administratives de Koulikoro et de Kolokani se rencontrent pour proposer la délocalisation ?"

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition :  Des jeunes disent non au fait accompli</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-des-jeunes-disent-non-au-fait-accompli-2953648.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 00:55:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une déclaration en date du 18 novembre, la plateforme « Unis pour le Mali » s'est clairement exprimée contre les choix des autorités actuelles en matière politique. Ces jeunes se battent contre vents et marées pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel au Mali. Contrairement à d’autres forces politiques, cette plateforme estime qu’un pouvoir légitime doit être mis en place dans le délai imparti par la communauté internationale.</strong>

<strong> </strong>Après des meetings qui ont mobilisé des milliers de participants au Palais de la culture de Bamako, la plateforme n’entend pas se taire.

« Nous, jeunes leaders, associations et mouvements, acteurs de la société civile, nous sommes réunis le vendredi 5 et lundi 8 novembre 2021 à la mythique Bourse du travail de Bamako pour parler du Mali et passer en revue, sans complaisance ni faux-fuyant, la situation générale du pays. Quarante et une organisations et leaders d’opinion couvrant une grande diversité d’acteurs sociaux sont arrivés à la même conclusion : l’heure est grave », souligne la déclaration.

Et c’est pour plusieurs raisons que les jeunes de la plateforme pensent que l’heure est grave. Selon le rapport de mai 2021 de l’ONU, plus de 787 écoles sont fermées dans le seul Centre du Mali, affectant plus de 236 100 enfants. Dans les autres établissements ouverts, en raison de la crise scolaire entre le Gouvernement et les enseignants, les enfants du Mali sont laissés à eux-mêmes. L'insécurité galopante a entraîné des déplacements massifs des populations dans le même Centre du pays et une sous-administration générale avec seulement 36 administrateurs présents sur 224 dans les régions du Nord et du Centre du Mali.

La conjoncture internationale mal anticipée par le gouvernement, les destructions des récoltes, les enlèvements de bétail et le dynamitage des points d’eau concourent à l’augmentation incontrôlée du prix des produits de première nécessité. La cherté de la vie, qui en est le corollaire direct, pousse les jeunes et les femmes à céder aux pires tentations : terrorisme, délinquance urbaine, corruption des mœurs.

Les déguerpissements anarchiques, les recrutements aléatoires et bien d’autres injustices sociales ont fini de tuer l’espoir de populations démunies et désabusées.

Le Gouvernement actuel ne semble pas prendre la mesure du drame que nous vivons. A ce jour, il n’a proposé comme solution à ces enjeux majeurs que des discours et une assise dite nationale. « Tirant ces constats alarmants, nous avons décidé de nous unir et de faire front commun au sein de la Plateforme ‘’Unis pour le Mali’’ », rapporte la déclaration.

Les jeunes du mouvement disent que leur objectif est d’alerter l’opinion sur la gravité de la situation et d’obtenir des autorités plus d’actions et de résultats. Ils souhaitent la réussite de la transition, mais une transition qui se concentre sur l’essentiel et apporte des solutions concrètes, réelles et immédiates aux problèmes que nous venons de citer.

Les membres de « Unis pour le Mali » appellent les plus hautes autorités à se départir des dangereux discours tendant à diviser les maliens et à catégoriser leur nationalisme. Par ailleurs, « Unis pour le Mali » exhorte le gouvernement à publier un chronogramme réaliste de sortie de crise détaillant le plan de sécurisation et de retour de l’administration dans le Centre et le Nord du pays, le programme des réformes prioritaires et la solution définitive à la lancinante crise enseignante.

Tout en prenant acte des mesures de subvention de certains produits alimentaires, « Unis pour le Mali » appelle le gouvernement à lutter effectivement contre la spéculation et les détournements des produits dits « subventionnés ». Elle appelle les plus hautes autorités à prendre la mesure du blocage dans lequel le pays se trouve. « Nous appelons encore une fois la plus haute autorité du pays à s’investir pour apaiser un débat national pris en otage par l’intolérance, l’invective et les discours haineux entretenus par ceux-là même censés nous rassembler », indique la déclaration.

Selon les membres de la plateforme, il y va de la cohésion nationale et de la stabilité. « Enfin, nous lançons un vibrant appel à toutes les filles et tous les fils du Mali qui se reconnaissent dans cette déclaration à nous unir pour que les autorités se concentrent sur l’essentiel : la sécurité, la lutte contre la cherté de la vie et l’injustice sociale, la résolution de la crise scolaire », conclut la déclaration.

<strong> </strong>

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les emissaires de la junte en visite dans la sous&#45;region:  Les militaires ont&#45;ils lâché Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/les-emissaires-de-la-junte-en-visite-dans-la-sous-region-les-militaires-ont-ils-lache-choguel-2951547.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 02:14:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Plusieurs émissaires maliens, ces derniers temps, ont été dépêchés auprès des chefs d’Etat de la sous-région. Si rien n’a filtré autour de ce soudain ballet diplomatique de Bamako, certains observateurs n’écartent pas une probable fin de parcours pour le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, cristallisant aujourd’hui tous les récents quiproquos politico-diplomatiques que le pays a connus.</em>

C’est un véritable ballet diplomatique qui se déploie de Bamako vers les capitales ouest-africaines : le président du CNT, le colonel Malick N’Diaw, est en visite à Ouagadougou, tandis que le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, lui, est en mission auprès du président ivoirien, Alassane Ouattara, à Abidjan.

En si peu de temps, des barons de la junte militaires sillonnent certaines capitales ouest-africaines pour porter officiellement des messages du président de la transition, le colonel Assimi  Goïta, à ses homologues de la sous-région. Le fait diplomatique est inhabituel pour passer inaperçu, en raison justement du contexte particulier dans lequel se déroulent ces visites diplomatiques bien ordonnées.

En effet, le contexte diplomatique est tendu entre le Mali et plusieurs pays de la sous-région, suite à l’expulsion du représentant de la Cedeao au Mali par les autorités maliennes. Si, à en croire les informations très crédibles des milieux diplomatiques, ce dossier était en voie d’un règlement pacifique entre les autorités maliennes et burkinabé (tout le processus du dénouement heureux du remplacement du diplomatique burkinabé en cause était pratiquement clos), beaucoup d’acteurs politiques de la sous-région n’ont pas apprécié la soudaine tournure, jugée brutale et extrême, qu’a prise cette affaire à Bamako.

D’où le point de départ, dans la sous-région, de plusieurs incompréhensions, ayant cristallisé les rapports entre Bamako et de nombreuses capitales ouest-africaines. A voir également que le sommet des chefs d’Etat de la Cedeao est déjà programmé pour ce dimanche, et qu’il est annoncé comme celui de la dernière chance pour la transition malienne, on comprend alors bien pourquoi les autorités maliennes dépêchent des émissaires dans la sous-région, dans le but certainement d’aplanir certains malentendus.

Une volonté d’ouverture vers la communauté des autorités de la junte qui n’est pas sans intérêt dans le contexte actuel, marqué par une certaine hostilité contre la Cedeao, entretenue dans la rue. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le ministère des Affaires étrangères, ces derniers temps, a jugé utile de publier un communiqué officiel, dans lequel il apporte un démenti cinglant sur les propos prêtés au chef de la diplomatie malienne, justifiant un retrait probable du Mali de la Cedeao.

S’il est de bon ton d’admettre que le Premier ministre Choguel K. Maïga, pour des raisons qui lui sont propres, est désigné comme étant le catalyseur de toutes ces controverses diplomatiques, nées, on le sait, depuis ses accusations en règle contre certains partenaires du Mali, comme la France, et qui se sont poursuivies avec la décision du gouvernement de la transition d’expulsion du représentant de la Cedeao au Mali, il est évident qu’il risque d’en essuyer les conséquences immédiates.

<strong>Désaveu du CNT</strong>

L’autre actualité brûlante, à l’interne, qui n’est pas sans conséquence directe sur les relations entre les institutions de la République, et qui risque d’assombrir l’aura du Premier ministre, c’est bien sûr la récente résolution prise par le CNT dans l’affaire de Kaou N’Djim, 4<sup>ème</sup> vice-président du CNT, interpellé et écroué à la prison centrale de Bamako par le juge du tribunal de la commune IV pour « atteinte au crédit de l’Etat et troubles à l’ordre public ».

A y regarder de près, cette résolution du CNT, suite aux travaux de la commission ad hoc, ayant demandé la suspension de la détention de l’intéressé, est un véritable désaveu politique vis-à-vis du gouvernement de la transition. Un acte de grande déviance que le Premier ministre doit absolument assumer les conséquences.

Dans leurs récriminations, les membres du CNT, d’une écrasante majorité de voix, ont désapprouvé la procédure judiciaire ayant conduit à l’incarcération d’un des leurs, estimant, en toute connaissance de cause, qu’il y a eu violation de la loi, en ce sens que l’intéressé, comme membre du CNT, bénéficie absolument de l’immunité. Une grosse entorse à la loi, si opportunément révélée par une institution de la transition qui reste comme une grosse épine dans le pied du chef du gouvernement.

Si ce n’est pas un nouveau bras-de-fer qui éclate ainsi au sein des institutions du pays, jetant le trouble dans la marche d’une transition qui peine à focaliser sur elle toutes les énergies politiques nationales, c’est quand même une situation bien malaisée entre cet organe législatif de la transition et le gouvernement qui aura certainement des répercussions immédiates.

Pour toutes ces raisons, et bien pour beaucoup d’autres, liées à la brûlante actualité politique se rapportant sur les conditions difficiles d’organisations des prochaines assises nationales, dont le caractère d’inclusivité est mis en mal, plusieurs analystes politiques ne vendent plus cher la peau du Premier ministre Choguel Maïga, qui a pensé un moment qu’il peut, lui, se faire une place au soleil en se mettant dans le clivage et dans la stigmatisation tous azimuts.

Il peut en faire aujourd’hui les frais d’autant que les militaires de la junte, eux, ballotés par les nombreuses menaces qui s’entassent sur la transition, pourront très rapidement opter pour une solution, toute pratique, de se décharger d’un Premier ministre, devenu encombrant et problématique, pour tenter une certaine ouverture politique, bien nécessaire en vue de mettre le cap sur une transition moins orageuse et plus consensuelle.

<strong>Oumar KONATE      </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assises nationales de la réfondation  :  Choguel a&#45;t&#45;il oublié l’essentiel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assises-nationales-de-la-refondation-choguel-a-t-il-oublie-lessentiel-2951544.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:43:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce jeudi 28 octobre, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a donné quitus aux 30 membres de la commission d’organisation des Assises nationales de la refondation. En s’adressant à ces derniers, il a estimé qu’en dehors des opérations militaires sur le terrain, le gouvernement n’a d’autres priorités que la tenue des assises nationales.</em></strong>

Le poète français Alexandre Romanès disait : « Le pouvoir politique ne tient qu’à un fil, mais un fil solidement tenu par des hommes et des femmes prêts à tout». Des sorties médiatiques controversées à la négligence des maux sociaux, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga s’accroche contre vents et marées à la tenue des assises nationales de la refondation qui, pourtant, ne donnent aucune garantie d’un avenir meilleur pour le Mali.

Si certains affirment qu’il a déjà avalé plusieurs chapeaux en moins d’une année de gestion, à la recherche d’une popularité perdue, de nombreux Maliens estiment clairement que les recommandations de la Conférence d’entente nationale et celles du Dialogue national inclusif sont largement suffisantes pour poser les jalons du nouveau Mali tant crié par le Premier ministre.

En prélude, Mamadou Hachim Koumaré, président de la commission nationale d'organisation des assises nationales de la refondation, a estimé qu’il s'agit plus spécifiquement, entre autres: d'assurer la préparation scientifique, matérielle et logistique des assises nationales de la refondation; d'élaborer des plans opérationnels, de préparer des documents de référence devant servir à animer et encadrer les échanges, de mettre en œuvre le plan de communication, d'assurer la liaison entre les administrations de l'Etat et le panel des hautes personnalités, d'organiser et de suivre le déroulement des assises, de faciliter le transfert à temps des ressources nécessaires aux autorités déconcentrées; de transmettre les directives de la conduite des assises, d'élaborer et soumettre le projet de rapport des assises.

Pour sa part, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a estimé que son gouvernement n’a d’autre priorité que la tenue des assises. Si pour l’instant le choix de ces hommes et femmes pour cette mission n’a pas fait grand écho, le plus écœurant est la négligence par le Premier ministre des véritables problèmes que sont la crise scolaire, le risque de famine dans plusieurs localités du pays et la non-réduction du train de vie par son gouvernement.

Par ailleurs, des voix s’élèvent déjà pour décrier la hausse ou flambée des prix des denrées de première nécessité.

Que dire de la sortie médiatique du Chérif Ousmane Madani Haïdara, mercredi 27 octobre, lors de sa traditionnelle conférence de presse d’après Maouloud, quand il disait : « Le Mali mérite des dirigeants qui se soucient réellement du pays et non leurs propres intérêts ». Si le premier aime dire que les assises nationales de la refondation se tiendront sur toute l’étendue du territoire, plusieurs Maliens se demandent par quel miracle cela se passera dans les zones qui échappent au contrôle de l’Etat.

Cette énième sortie médiatique du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga signifierait que ni famine ni la cherté de la vie, encore moins la dégradation du climat social n’a de place aux préoccupations du gouvernement actuel. À croire que la réduction du train de vie gouvernementale tant souhaitée par les Maliens semble désormais n’être qu’un mirage. Si l’actuel Premier ministre se vente d’entamer les jalons d’un Malikoura, tout prouve qu’il s’agirait d’une cascade.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahamoud Dicko:	 « On ne peut pas construire un Etat avec les réseaux sociaux »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mahamoud-dicko-on-ne-peut-pas-construire-un-etat-avec-les-reseaux-sociaux-2951558.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:28:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le silence prolongé de l’Imam Mahamoud Dicko face à la complication de la gestion de la transition devenait de plus en plus inquiétant. Finalement, en fin de semaine dernière, le leader religieux a profité de son sermon du vendredi 05 novembre pour  briser le silence à travers les paraboles.     </strong>

Ancienne autorité morale du M5-RFP, mouvement contestataire qui a occasionné la chute du Président Ibrahim Keïta, l’imam Mahamoud Dicko demeure insatisfait de la gestion des affaires publiques par la transition. Si pour l’instant il n’a pas énoncé des manifestations contre la transition, il a tout de même exprimé son amertume vis-à-vis de conduite de la cité.

Devant ses fidèles, l’imam a indiqué : « Dans un  pays  où  on ne s’écoute pas, où on ne se tolère pas, ce pays est destiné à la ruine. Notre pays souffre de manque de repère. Si, dans un pays où  on refuse de se faire guider par  les hommes vertueux,   de foi et de culture, il faut s’inquiéter pour l’avenir de ce pays.  On ne peut pas construire un pays avec les réseaux sociaux ». Car, explique-t-il, ce sont des illustres inconnus qui distillent des informations sur ces réseaux sociaux. Pour lui, il  faut impérativement des hommes  de repères, des guides.  A défaut de cela, poursuivra-t-il, on finira par se faire diriger par des gens qui n’en n’ont pas le mérite. « Notre  prophète a prévenu que si on confie quelque chose à quelqu’un qui n’en n’a pas le mérite, il faudra s’attendre au pire », soutiendra l’orateur. Avant de souligner que le Mali a besoin  de bénédictions, de conseils, de tolérance, de concorde et d’écoute.  Toute personne qui te souhaite le bonheur, écoute-la et tends lui la main. « N’incite pas à la révolte. Eteint le feu à chaque fois que tu peux. Tels sont des conseils du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui). C’est cela un bon croyant »,  rapporte l’iman Dicko.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Separation des pouvoirs :  Les magistrats droits dans leurs toges</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/separation-des-pouvoirs-les-magistrats-droits-dans-leurs-toges-2951556.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:25:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les syndicats des magistrats entendent affirmer leur indépendance face aux autres pouvoirs, notamment le pouvoir législatif. Au moment où certains pensent qu'il y a une justice aux ordres du régime, certains syndicats de la magistrature sortent du silence. L'Association malienne des procureurs et poursuivants (Ampp) et la Référence syndicale des magistrats (Refsyma) disent prendre acte de la résolution n° 2021-0001 en date du 04 novembre 2021 du Conseil national de Transition. Résolution largement partagée et saluée par des acteurs politiques et les défenseurs des droits de l’Homme au plan national et au faible niveau international.

Les parlementaires invitent d’une part le Gouvernement au respect scrupuleux des lois de la République, notamment en ce qui concerne l’immunité conférée aux parlementaires par l’article 62 de la Constitution, et ordonne d’autre part la suspension de la détention de Issa Kaou N’Djim, membre du Conseil national de Transition, faisant actuellement office de pouvoir législatif du pays.

Mais les magistrats n'entendent pas les choses de cette oreille. Ils soutiennent que cette mesure, quoique diversement appréciée par les réseaux sociaux, ne constitue ni une menace, ni une atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire, encore moins une entrave à la liberté de poursuite des magistrats du ministère public, au regard du célèbre adage unanimement admis selon lequel : « Il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir...», dans les conditions et formes prévues par la Constitution.

Les magistrats estiment en tout état de cause que force doit rester à la loi et que l’indépendance du pouvoir judiciaire implique la soumission du magistrat à la constitution et aux lois de la République. En tout cas, les magistrats restent droits dans leurs toges, expliquant que l'action judiciaire est au-dessus des pouvoirs.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Karim Coulibaly à la tête de l’INPS : Un homme du sérail pour booster les prestations sociales</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/ousmane-karim-coulibaly-a-la-tete-de-linps-un-homme-du-serail-pour-booster-les-prestations-sociales-2951553.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/people/portrait/ousmane-karim-coulibaly-a-la-tete-de-linps-un-homme-du-serail-pour-booster-les-prestations-sociales-2951553.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:20:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tel un signe annonciateur de la matérialisation du Mali nouveau, la nomination d’Ousmane Karim Coulibaly à la tête de l’Institut national de prévoyance sociale (Inps) au conseil des ministres du 20 octobre 2021 est unanimement saluée.  </strong>

En terrain connu et doté d’une expérience avérée et des compétences à en revendre, la nomination de l’Inspecteur principal de sécurité sociale, Ousmane Karim Coulibaly, en qualité  de Directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (Inps) est saluée par tous. Il  remplace ainsi  à ce poste stratégique Mme Sidibé Zamilatou Cissé, qui était aux commandes depuis 2019.

Avec une expérience de plus de 40 ans  à l’Inps en qualité d’Inspecteur principal de sécurité sociale, le nouveau Directeur général de l’Inps a gravi tous les échelons pour se hisser au sommet de l’Inps. Cette somme d’expérience et de compétence sera mise à profit par M. Coulibaly pour  restaurer l’image de marque des prestations sociales au Mali.

Déjà, dans les coulisses de l’Inps, cette nomination est jugée opportune. Car, précise-t-on, elle affirme non seulement  la récompense du mérite, mais aussi constitue une source de motivation pour ceux qui se font distinguer de par leur don de soi. Il se révèle également  que le nouveau patron de l’Institut possède de  l’expérience nécessaire pour tirer l’Inps vers le haut, au grand bonheur des salariés, des migrants et des travailleurs indépendants maliens.

De même que son parcours professionnel qui frise la perfection, son cursus académique est sans reproche.

Doté d’un riche parcours académique avec à la clé une Maîtrise en Droit privé(option judiciaire), obtenue à l’Université de Dakar au Sénégal, promotion 1980-1983, et un diplôme supérieur de sécurité sociale du Centre ivoirien de formation des cadres supérieurs de sécurité sociale (6<sup>e</sup> promotion), c’est en août 1984 qu’Ousmane Karim Coulibaly intègre l’Inps en tant qu’agent de poursuite au contentieux.

Une responsabilité  qu’il accomplira jusqu’en décembre 1988 avant d’être désigné chef du service du recouvrement des cotisations de janvier 1988 à décembre 1989.Il occupera ensuite successivement les postes de chef du service contentieux (janvier 2000-décembre 2001) ; directeur du recouvrement des cotisations et du contrôle des employeurs (janvier 2002-décembre 2009) ; directeur des prestations en espèces (janvier 2010-décembre 2015) ; directeur de l’immatriculation et de la gestion de la carrière des assurés (2016-2018).

Eu égard aux performances réalisés dans ces différentes fonctions, il sera nommé en décembre 2019 conseiller technique du directeur général. A ce niveau stratégique de responsabilité, il lui sera confié le suivi des activités des directions techniques. Un poste qu’il cumulera  avec ceux de chargé de mission auprès de la conférence Interafricaine de prévoyance sociale « Cipres » pour la bonne gouvernance des caisses de prévoyance sociale ; de membre du Comité d’experts de la Cedeao pour le compte du Mali pour l’application de la Convention générale de sécurité sociale de la Cedeao de juillet 2013 ; de correspondant de l’Inps auprès de l’association internationale de sécurité sociale « Aiss », dont le siège est à Genève, en Suisse.

Sexagénaire, Ousmane Karim Coulibaly compte mettre son expérience et son leadership à profit pour redonner à la sécurité sociale au Mali ses lettres de noblesse. Quoi de plus normal, lorsque ses qualités professionnelles irréprochables s’allient avec des valeurs cardinales, telles que la discrétion, la magnanimité, la générosité.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Produits de premiere necessité :  Le point par le ministre Ould Mohamed</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/produits-de-premiere-necessite-le-point-par-le-ministre-ould-mohamed-2951551.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:19:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce vendredi 5 novembre 2021, le ministre de l’Industrie et du Commerce Mahmoud Ould Mohamed a animé une conférence de presse afin de présenter les efforts du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la flambée des prix. </em></strong>

<strong> </strong>Accompagné par le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali et le Directeur général du commerce et de la concurrence, Mahmoud Ould Mohamed, ministre de l’Industrie et du Commerce, dira que plusieurs facteurs endogènes et exogènes menacent l’approvisionnement de notre pays. Au plan national, la persistance de l’insécurité et des conflits communautaires en plusieurs endroits du centre et du nord du pays perturbe les circuits commerciaux intérieurs.

À l’en croire, cette situation, couplée à la baisse de la pluviométrie ou son arrêt précoce par endroits, laisse planer de fortes incertitudes dans l’atteinte des objectifs de la campagne agricole en cours en termes de disponibilité alimentaire. Les offres de céréales sur les marchés ruraux suivis par l’Observatoire du marché agricole (OMA) suffisent à peine à couvrir les demandes des collecteurs et des marchands en ce début de démarrage des récoltes. Au titre des facteurs exogènes, notre pays, qui importe 70% de ces besoins alimentaires, reste vulnérables aux perturbations du marché international, a-t-il précisé.

Ainsi, la reprise des activités économiques, après une année 2020 marquée par l’adoption par plusieurs pays de mesures de riposte visant à contenir la pandémie à coronavirus, se caractérise par une forte demande mondiale des produits de base, créant une vive tension sur les prix mondiaux des matières premières.

Ainsi, malgré l’adoption par le Gouvernement de transition de mesures d’incitation fiscales au cordon douanier en réponse aux effets de la Covid-19, les opérateurs économiques retenus n’arrivent pas à effectuer à souhait leurs transactions commerciales en raison de la rareté des conteneurs, du renchérissement des prix des denrées sur le marché international et des frais maritimes et logistiques.

Selon le ministre, les importations effectuées durant les trois premiers trimestres de 2021 ne correspondent qu’à quatre (04), dix (10), sept (07) et trois (03) mois de consommation nationale respectivement de riz, sucre, huile alimentaire et lait.

Il dira qu’à la date d’aujourd’hui, les stocks disponibles auprès des principaux importateurs sont évalués à 50 000 tonnes de riz, 33 000 tonnes de sucre, 6 000 tonnes de lait et 8 000 tonnes d’huile alimentaire ne couvrent que respectivement 17, 58, 60 et 20 jours de consommation nationale.

Par ailleurs, il dira que l’inadéquation entre la forte demande mondiale des produits de base et l’offre mondiale qui stagne couplée au renchérissement du coût du fret maritime et de la logistique (indisponibilité des bateaux, raréfaction des conteneurs) engendre l’augmentation de leurs cours mondiaux.

Ainsi, le cours du sucre s’établit à 502,2 dollars la tonne, en hausse de 12% par rapport au mois de juillet 2021. Celui de l’huile alimentaire est à 1 256 dollars la tonne soit une augmentation de 21% comparativement à son niveau du mois de juillet 2021. Le blé et le riz, tout comme l’huile et du sucre, connaissent des hausses de 33,13% et 4% par rapport à l’année passée culminant respectivement à 278,250 euros la tonne et 360 dollars la tonne.

À l’en croire, les différents marchés couverts par les services techniques du ministère de l’Industrie et du Commerce, les prix des produits de première nécessité relevés, au cours de la semaine du 18 au 24 octobre 2021, sont en hausse par rapport à l’année dernière à l’exception du sorgho et du lait en poudre dont les prix sont restés pratiquement stables.

Ces prix sont également en hausse par rapport au mois passé, sauf ceux de l’aliment bétail et du lait en poudre qui sont pratiquement stables. Depuis la suspension des opérations d’abattage subventionnées, la viande avec os est cédée entre 2 800 et 3 000 FCFA sur les marchés de Bamako et de Kati, soit leur niveau d’avant subvention.

Cependant, les matériaux de construction connaissent une tendance générale à la baisse. Le ciment, qui était vendu à 120 000 FCFA durant le premier trimestre 2021, est cédé aujourd’hui à 90 000 FCFA la tonne, soit une baisse de 25%. Les barres de fer à béton de 6,10 et 12 mm de diamètre, qui était vendue à 750 FCFA, 2 150 FCFA et 3 150 FCFA l’unité reviennent respectivement à 600 FCFA, 1 850 FCFA et 2 850 FCFA.

Cette situation peu reluisante affecte tous les pays du monde, qu’il soit développé ou en développement, le Mali ne faisant pas exception. En dépit de l’enclavement du Mali et de son contexte sociopolitique difficile, la plupart des produits de première nécessité coûtent moins cher, comparativement à certains pays de la sous-région.

Parlant des prix de quelques denrées et non d’autres produits, le ministre dira que le sucre qui coûte 500 FCFA le kilogramme au Mali est vendu à 700 FCFA, voire 800 FCFA dans des pays où transitent nos importations. Il en est de même pour le riz brisure, l’huile alimentaire, le carburant, les matériaux de construction, la pomme de terre, les céréales sèches. Il dira que cette situation dénote des efforts financiers considérables de l’Etat malien en termes d’abandon des droits et taxes au cordon douanier<strong>. </strong>

Le ministre Mahmoud Ould Mohamed dira que le cadre du programme jumelage le gouvernement a mis en place, la  fixation des prix indicatifs plafonds du riz brisure non parfumé importé et de l’huile alimentaire en exécution d’un programme de réduction de la base taxable de 50% au cordon douanier ; l’application de prix consensuels du pain, de la farine boulangère et du ciment à travers la signature de protocole d’accord ; l’homologation du prix des hydrocarbures par un mécanisme de prise en charge du différentiel de coût de revient du gaz butane et de modulation du taux de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP) et de la valeur en douane des hydrocarbures ; la négociation des marges des grossistes ; la surveillance du marché pour faire respecter les prix convenus.

S’agissant des mesures sociales du gouvernement, il souligne la distribution de vivres et d’aliments bétail ; transfert monétaire ; le financement des travaux à haute intensité de main-d’œuvre ; le financement des activités génératrices de revenus ; l’augmentation de salaires ; les réformes des pensions de retraite.

Aux dires du ministre, la filière farine, le prix du pain fait l’objet d’un consensus entre le gouvernement et l’ensemble des acteurs du sous-secteur au sein d’un cadre de concertation mis en place à cet effet.

En application du protocole d’accord signé le 30 mars 2021, le prix consensuel du pain aux consommateurs a été fixé à 250 FCFA pour le pain de 300g et 125 FCFA pour celui de 150g et celui de la farine aux boulangers à 20 000 FCFA le sac de 50kg au maximum. L’application du protocole a été interrompue le 1<sup>er</sup> novembre 2021 suite à une déclaration unilatérale d’augmentation du prix indicatif sur les réseaux sociaux par un groupe de boulangers mécontents de la fluctuation du prix de la farine aux boulangers.

Il dira qu’en réaction, son département a pris des mesures de représailles pour maintenir l’ordre commercial et faire respecter les prix consensuels fixés. Et qu’à cet effet, le cadre de concertation a été mis en place auprès de son département.

<strong>Adama  TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion de la transition:  Le rang des dépités grossit</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-le-rang-des-depites-grossit-2951563.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la suite d’un coup d’Etat perpétré contre le Président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020, beaucoup de Maliens étaient animés par l’espoir de voir un nouveau vent souffler au Mali. Malheureusement, cet espoir  cède la place au scepticisme ;  d’où l’impatience d’une bonne frange de la population. </strong>

Après plus d’une année de transition, les maux auxquels sont confrontés les Maliens demeurent d’actualité. Il s’agit entre autres de l’insécurité, la crise de l’école, la détérioration du climat des affaires, les problèmes d’approvisionnement correcte des ménages. Face à cette situation d’inertie, certaines voix commencent à s’élever. Parmi celles-ci, un nouveau regroupement dénommé « Plateforme Unis pour le Mali ». À l’issue d’une réunion tenue le vendredi 5 novembre à la Bourse du travail, elle a rendu public un communiqué dont nous vous livrons la quintessence.

<strong> </strong>«Nous, leaders, associations, mouvements et acteurs de la société civile, réunis à la Bourse du travail ce vendredi 5 novembre 2021, après analyse de la situation sociale, politique  économique  et sécuritaire, constatons avec regret une dégradation généralisée marquée par la flambée des prix des denrées  de première nécessité affectant le panier de  la ménagère ; la privation de centaines de milliers d’enfants de leur droit fondamental  l’éducation, consacré dans la constitution de 1992 ; l'insécurité galopante et l'escalade des  violences ;  un déficit de justice sociale.

Tirant ces constats, Nous avons donc décidé de faire font commun  pour le Mali et pour les Maliens. Nous lançons un appel à toutes les forces vives de la nation à nous unir pour le  bien être de la population malienne.

Nous exhortons les autorités de la transition  à apporter des solutions concrètes, et immédiates aux problèmes  auxquels font face les populations plongées dans le désarroi».

Ont signé le présent communiqué : Ajvd, Alliance démocratique pour le rassemblement du peuple, association  Faso Kanu, Bamako Kanu, BKK, Cmas de l’Imam Dicko, Coalition pour le changement, le Collectif contre la vie chère,  le Collectif zéro violence, Fpcvc, Front du respect du délai de la transition, Hamza B Sow, Jeunes citoyens, Kourouka fouga, MCM, mouvement Antè an sen boala, mouvement Génération engagée, Mouvement pour la liberté du peuple, MSP, Nouveau type de Malien, Nouvel horizon Faso Jo sira, Pafa, Plaforme zone aéroportuaire, Puma…

Faut-il le rappeler, outre les difficultés susmentionnées, les autorités de la transition doivent s’atteler à circonscrire au plus vite l’insécurité grandissante dans la zone Office du Niger  qui constitue une menace de famine pour le Mali. S’y ajoute la gestion diligente de l’ébullition du front social qui entrave la bonne marche du pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Defense et securité :   Les FAMa et les dessous de la libération des otages chinois</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/defense-et-securite-les-fama-et-les-dessous-de-la-liberation-des-otages-chinois-2951545.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:14:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La libération des otages chinois enlevés par des terroristes sur la route de Kwalé et Mourdia dans la région de Koulikoro livre peu à peu ses secrets. Aucun détail n'a été donné sur les préparatifs et l'exécution de l'opération, mais des bribes d'information indiquent que les FAMa ont été en première ligne dans la libération des otages.</strong>

Selon des sources crédibles, elles ont bénéficié de l'appui d'autres forces en matière de renseignements. Le sujet a été évoqué lors du dernier point de presse de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) qui a organisé, le jeudi 4 novembre 2021, sa traditionnelle conférence de presse. L’invité du jour était le Directeur de la justice militaire, le colonel-major Issa Coulibaly.

La directrice par intérim de la Dirpa, le Colonel Mariam Sagara, a brièvement fait le point de la situation sécuritaire du pays.

Elle a déclaré que les FAMa poursuivent la mission de protection des personnes et de leurs biens. Selon elle, l’armée malienne n’a d’autre mandat que de sécuriser le territoire national.

La directrice par intérim de la Dirpa a invité la population à collaborer franchement avec son armée. Les renseignements fournis par les populations civiles facilitent la mission des FAMa. Le colonel Mariam Sagara a noté que les trois otages chinois ont été libérés grâce à une intervention militaire appuyée par l’aviation malienne, selon elle.

Mariam Sagara a également signalé que le pont entre Dogofry et Diabaly, récemment détruit par les terroristes, a été réparé par les FAMa. La Dirpa a indiqué qu’en octobre 2021, les FAMa ont été victimes de plusieurs attaques complexes, faisant des morts et des blessés.

Selon la directrice par intérim, les groupes terroristes ont également enregistré de lourdes pertes dans le centre du pays. Mariam Sagara a remercié les forces partenaires du Mali qui n’ont ménagé aucun effort pour accompagner les FAMa dans la lutte contre le terrorisme. Elle a aussi souligné que les FAMa ont désormais changé de posture pour aller vers l’ennemi. Pour cela, les plus hautes autorités du pays ont mis en œuvre des moyens pour renforcer les conditions de vie et de travail des FAMa.

Ce sont ces moyens qui ont été déterminants dans la libération des otages chinois, selon certaines sources. Avant les Chinois, les FAMa ont libéré d’autres otages quelques semaines plus tôt. Parmi ces otages il y a la religieuse colombienne Sœur Gloria Cecilia, enlevée dans la région de Sikasso en 2017. Pour le moment, on ne sait pas si des rançons ont été payées aux ravisseurs pour qu’ils libèrent les otages.

Dans les rues de Bamako, beaucoup pensent que les FAMa n’ont pas pu libérer ces otages par la force. Toutefois, des opérations de l’armée malienne ont eu lieu dans le silence à certains endroits qui seraient des caches des terroristes, notamment dans les régions de Tombouctou, Mopti et Koulikoro. D’aucuns indiquent que ces opérations ont abouti à des combats avec l’appui d’avions militaires, neutralisant plusieurs djihadistes.

<strong>Nampaga KONE       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diplomatie :  Le Mali en froid avec ses voisins</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/diplomatie-le-mali-en-froid-avec-ses-voisins-2950447.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 10:03:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali et ses pays voisins ne parlent plus le même langage sur le plan diplomatique. La Cedeao dont sont membres la plupart des Etats frontaliers du Mali veut des élections en février prochain. Mais la transition n’entend pas les choses de cette oreille. Surtout pas le chef de l’Exécutif, Choguel Kokalla Maïga. C’est sous l’instigation de ce dernier que les autorités maliennes ont entamé une série d’actions que certains considèrent comme de la provocation à l’endroit de la communauté internationale, la France en tête.</em></strong>

<strong> </strong>Le dernier développement de cette stratégie de provocation a été l’expulsion d’un diplomate burkinabé qui officiait au nom de la communauté sous-régionale qu’est la Cedeao. Pour faux et usage de faux, falsification des faits, demande de sanction contre le Mali en collaboration avec d'autres partis politiques, les autorités de la transition ont déclaré Hamidoun Boly, représentant de la Cedeao au Mali persona non grata. A la date du lundi 26 octobre, il avait 72h pour faire ses valises.

Selon des sources crédibles, le diplomate de la Cedeao s’était associé à des partis politiques pour demander des sanctions contre le Mali. On évoque la découverte de correspondances écrites par Boly au nom des partis et des organisations de la société civile maliennes. La décision de son expulsion intervient après plusieurs mois de tensions entre la communauté et les autorités maliennes. Quelques semaines plus tôt, la Cour de justice de la Cedeao a suspendu toutes les procédures concernant le Mali et la Guinée, deux pays membres dirigés par des militaires.

Pour faux et usage de faux, falsification des faits, demande de sanction contre le Mali en collaboration avec d'autres partis politiques, le greffier de la Cour de justice de la Cedeao (16 pays), Tony Anene-Maidoh, a expliqué cette décision par l'article 78 du règlement intérieur de la Cour qui dispose que "la procédure peut être suspendue dans tous les cas, par le président sauf pour les renvois préjudiciels ».

Aucun acte de procédure ne sera enregistré par le greffe dans toutes les affaires provenant de ces deux pays", précise le greffier en chef. A la suite du putsch du 18 août 2020, la Cedeao avait pris des sanctions essentiellement économiques et suspendu le Mali de l'organisation. Ces sanctions avaient été levées à la suite de l'engagement des militaires dirigés par le colonel Assimi Goïta sur la voie d'une transition de 18 mois maximum. Mais depuis, le colonel Goïta a mené en mai un nouveau coup de force en déposant le président de transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre Moctar Ouane.

La communauté internationale exprime des inquiétudes croissantes sur le respect des échéances. Lors d'un sommet le 16 septembre, à Accra, l'organisation régionale a exigé des militaires maliens le respect strict du calendrier de la transition vers le rétablissement d'un pouvoir civil. Se disant "très préoccupée par la lenteur dans la préparation des élections" prévues fin février, elle a affirmé que leur tenue dans les délais était non négociable.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chantier de la route Kati&#45;Kolokani&#45;Didieni   :   Les travaux réalisés à 58% pour un délai consommé à 86%</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/chantier-de-la-route-kati-kolokani-didieni-les-travaux-realises-a-58-pour-un-delai-consomme-a-86-2950441.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 01:56:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accompagnée des services techniques de son département ainsi des membres du bureau de contrôle (Cira), la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a effectué une visite sur le tronçon Kati-Kolokani-Didiéni ce samedi 30 octobre 2021. Ce, afin de donner un coup d’accélérateur aux travaux de réhabilitation dudit tronçon.</em></strong>

<strong> </strong>Conformément à la volonté des autorités de couvrir l’ensemble du territoire d’un réseau d’infrastructures modernes et conformément à la  Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement,   les plus hautes autorités du Mali ont prévu les travaux de réhabilitation/renforcement du tronçon Kati-Didiéni de la route nationale n° 3 du corridor Bamako-Dakar par le Nord (150 km), qui se trouve dans un état de dégradation très avancé. Ce, afin d’améliorer le niveau de service de la route en vue de contribuer à la croissance économique du pays.

A pas de charge, la ministre des Transports et des Infrastructures, lors de ses échanges avec ses partenaires chargés de la réalisation de ce projet, a insisté sur la qualité des travaux et le respect du délai d’exécution.

A l’issue de la visite, Mme Dembélé Madina Sissoko indiquera que malgré le retard constaté, les travaux avancent. Pour un délai consommé de 86%, on est à un taux  d’avancement de 58%.  Mais, les explications ont été fournies. Avec les services techniques du ministère, pour pouvoir se mettre d’accord sur les différents variants qui ont été proposés par le bureau d’étude Cira, il fallait tenir compte de l’enveloppe financière disponible dans la mesure où le présent projet est entièrement financé par le budget de l’Etat, a-t-elle souligné. Avant de préciser que le variant retenu en exécution sur ce tronçon est d’environ 94 milliards Fcfa TTC.

Au sujet des parties dégradées avant la fin des travaux qu’elle a constatées, la ministre des Transports et des Infrastructures  indique que sur certaines parties réalisées, elle a remarqué des dégradations dont il a été demandé de situer les causes.  Déjà, poursuivra-t-elle, le bureau d’étude Cira fournit certaines  explications. Ce trafic  a été dimensionné avec un trafic béton, mais la surcharge des porte-chars qui transportent plus de 45 tonnes à l’essieu est l’une des causes de la dégradation prématurée sur certaines parties du tronçon.  Aussi, ajoute Mme Dembélé, on a demandé à l’entreprise de faire les essaies de la classe de bitume  utilisée par l’entreprise, on attend les résultats des prélèvements qui ont été effectués.

Pour minimiser les effets néfastes des gros porteurs, depuis le poste de péage de Kati, elle a attiré l’attention des agents sur la nécessité de mettre fin à l’utilisation de la chaussée par les gros porteurs comme parking, alors qu’elle n’a pas été dimensionnée pour cela.  Avec le ministère de la Sécurité, rassure l’oratrice, son département initiera des rencontres pour mettre fin à cette pratique d’utilisation de la chaussée comme parking.

De toutes les façons, indique la ministre des Transports, les travaux n’étant pas encore réceptionnés,  les insuffisances sont à la charge de l’entreprise. Conformément au cahier des charges, martèlera-t-elle, des instructions fermes ont été données pour le respect de la clause  où la qualité est une exigence absolue.

<strong> Scandale au poste de pesage de Kati</strong>

La rencontre des gros porteurs surchargés, garés sur les chaussées avant le péage a attiré l’attention de la ministre des Transports et des Infrastructures. Ainsi, s’arrêtera-t-elle pour s’assurer du travail des agents du pesage et du péage. Au niveau du péage, la surprise fut désagréable pour elle. Car, le pesage était  fait sur une seule voie au lieu des deux, c’est-à-dire, sur la voie retour. « J’ai demandé aux péagistes de prendre toutes les dispositions pour que l’ensemble des véhicules qui viennent soient pesés. Qu’ils disposent d’un ticket de voyage soit à Diboli ou à Mahinamine. Parce qu’on a constaté que les véhicules qui sortent de Mahinamine ou Diboli respectent les normes. Mais au cours du trajet, des charges sont ajoutées. Aussi, les essieux sont surmontés alors qu’ils permettent de repartir les charges à la chaussée. Mais compte tenu d’autres facteurs, on a vu que les conducteurs ont des essieux mobiles qu’ils soulèvent et vous allez trouver que les charges sont concentrées sur la chaussée. Mais, nous sommes dans les préparatifs pour la mise en œuvre complète du règlement 14 de l’Uemoa que le Mali a transposé, qui prendra toutes ces questions en charge», a déclaré la ministre des Transports et des Infrastructures.

<strong>Oumar KONATE    </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élections :  Chérif Ousmane appelle les Maliens à une prise de conscience</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/elections-cherif-ousmane-appelle-les-maliens-a-une-prise-de-conscience-2950434.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 01:51:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme à l’accoutumée, le guide spirituel de Ançar Dine international,  Chérif Ousmane Madani Haïdara, a animé ce mercredi 27 octobre 2021 une conférence de presse pour faire le point sur le Maouloud. Lors de cette rencontre, il lancé quelques pics au gouvernement de transition.</em></strong>

Est-ce le début d’un désamour entre Ousmane Chérif Madani Haïdara et les autorités de la transition ? De la procédure judiciaire au dialogue avec  les djihadistes, en passant par les assises nationales et la gestion de la transition, Haïdara a touché à tout.

Après  ses mots de remerciement aux milliers d’adeptes qui ont fait le  déplacement pour le Maouloud, le Chérif Haïdara a affirmé que son souhait est que Dieu donne au Mali des dirigeants qui se soucient uniquement du pays et non leurs intérêts personnels.

Par ailleurs, interrogé sur ses nombreuses médiations pour l'apaisement du climat social, il dira qu'aucun effort n'est de trop pour l'amour de son pays. De même pour le dialogue avec les chefs djihadistes que sont Amadoun Kouffa de la katiba Macina et Iyad Ag Ghali, le Chérif dira que cela doit être le travail de tous les Maliens. C’est-à-dire l’instauration de la paix et la cohésion sociale entre toutes les couches sans exception, a-t-il précisé. Aussi, il ajoute : « Avant que les autorités actuelles ne prennent cette initiative, nous étions déjà sur ce chemin. Moi, je sais ce que j’ai à faire et ce que je fais. Je suis déjà au travail ».

Concernant l'apport du gouvernement au Maouloud de cette année, il dira que la simple présence des autorités est significative. « On est quand même reconnaissant pour leur apport pour la sécurisation et la disponibilité des forces de l’ordre », a-t-il évoqué.

<strong>Les autorités ne convainquent pas Chérif Ousmane </strong>

Le guide spirituel des ançars a fait savoir que nos autorités estiment que le Maouloud est une affaire de Haïdara. Ce qui n’est pas le cas. « Que Dieu donne au Mali des autorités qui ont le soucis que c'est un événement du Mali. Nous n’irons nous courber auprès de qui que ce soit. Et Dieu merci, on n'est pas encore fauché…» a-t-il clarifié.

Par ailleurs, il dira qu’il est temps que les Maliens se réveillent, et qu’ils ne se laissent plus  tromper par les 1000 FCFA pendant les élections.

Interrogé sur le processus de lutte contre la délinquance financière entamée par les autorités, il dira que c’est une bonne chose si réellement c’est fait dans la cohérence, mais dans le cas échéant, s'ils le font sur du faux, les Maliens ne se laisseront pas faire.

Interrogé sur un éventuel contrôle financier sur des sommes injustifiées lors d’une mission de déplacement du Haut conseil islamique à l’intérieur du pays, il y a bien des années, il dira qu’aucun responsable du Haut conseil islamique ne perçoit de salaire. Et inutile de croire qu’ils puissent outrepasser leurs missions. « Donc, on ne se soucie pas d'un éventuel contrôle financier », a-t-il rassuré.

Pour ce qui est de l’apport du Haut conseil islamique du Mali à la réussite des assises nationales de la refondation, le guide spirituel des Ançars dira qu’on ne leur a rien dit. Et qu’il serait très tôt de se prononcer sur la question.

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<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Housseini Amion Guindo :  « Nos autorités ne savent plus ce qu’elles veulent »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/housseini-amion-guindo-nos-autorites-ne-savent-plus-ce-quelles-veulent-2950429.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 01:41:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Invité du Grand jury de nos confrères de Renouveau TV  ce jeudi 28 octobre 2021,  Housseini Amion Guindo dit Poulo a dénoncé la démarche des autorités de la transition.</em></strong>

Selon Housseini Amion Guindo, il ne faut pas confondre transition et acteurs de la transition. À l’en croire, la transition c’est un moment d’interruption d’un pouvoir légal et consistant à transmettre le pouvoir à un autre pouvoir élu. « Il s’agit de cela et je ne fais pas la confusion entre la transition et ceux qui dirigent la transition. Notre cadre est pour une transition réussie, une transition réussie c’est quoi ? C’est une transition qui respecte la charte qui l’a cadre, une transition réussie c’est quoi ? C’est une transition qui respecte les engagements pris, pour engager la transition, donc  ça peut être considérer comme une opposition à ceux qui sont là, mais non, notre devoir est de rappeler à ceux qui sont là plutôt les engagements pris au début de la transition. C’est de cela ; sinon ce n’est pas une opposition quelconque », a-t-il dit.

« C’est une réalité nous voulons que la transition réussisse, nous sommes maliens, nous sommes des patriotes, nous aimons notre pays, et nous n’avons d’autre pays. Une transition comme je le dis a été bâtie sur la base d’engagements, il y a eu une concertation nationale alors donc tous les acteurs nationaux se sont retrouvés ensemble, on s’est mis ensemble, on s’est accordé sur des choses, on a juré la dessus, on s’est confié au monde entier sur ces bases puisque nous sommes liés aussi au moins à nos voisins à travers des organisations sur tout qui concerne la gouvernance. Donc pour nous il est important que si des engagements que le Mali prend comme ça, il est important effectivement que le Mali travaille à respecter nos engagements c’est cala dont il s’agit, ce n’est aucune opposition, je pense que demander à quelqu’un de respecter son serment, demander à un médecin de respecter son serment, demander à un magistrat de respecter son serment je pense que cela ne peut pas être contre ce médecin, contre ce magistrat ou contre ce président, nous parlons de serment et c’est juste cela et il n’ y a aucune animosité derrière», a-t-il renchéri.

Il dira qu’aujourd’hui, il n’y a que ça. « On ne parle plus du Mali, on ne parle plus du vivre ensemble, on ne parle plus de la sécurité, on ne parle plus de la vie chère ; on ne dit rien sur le Mali. Tout ce qu’il y a c’est effectivement le débat qui existe aujourd’hui au Mali : est-ce qu’il faut proroger, est-ce qu’il ne faut pas proroger il n’y a que ça. Pour moi, l’essentiel c’est le travail. Nos autorités ne savent plus ce qu’ils veulent. Ils sont au pouvoir mais continuent de manifester dans les rues », a-t-il souligné.

« Ce qui est proposé aujourd’hui, ce n’est pas une relecture de la Charte. Si on doit relire la Charte, entre Maliens on peut s’assoir. Je pense que ce n’est pas à des assises nationales honnêtement de le déterminer, surtout que ces assises ne sont pas consensuelles. Il faut reconnaitre que ce n’est pas des assises consensuelles. Le cadre que je dirige regroupe la majeure partie de la classe politique malienne et ce regroupement n’est pas partant pour ces assises. Donc, il faut reconnaitre qu’il y a un défaut de consensus déjà autour de ces assises. Or, ce qu’il faut rechercher à notre avis, c’est un consensus entre Maliens, ce n’est pas annoncer par exemple sur France 24 ou sur RFI qu’il y aura prorogation. Mais non ! Que ce soit entre Maliens, qu’on se retrouve pour dire bon voici ce qui a été fait, voici le travail qui a été fait, la sécurité est en train de reculer. Alors, permettons à ce que cette tendance continue pour que nous puissions dans 6 mois, dans 8 mois aller à de bonnes élections. Mais l’argument qui est avancé pour parler de prorogation, c’est de dire : nous avons fait 14 mois, l’insécurité s’est aggravée ; donc permettez-nous de rester», a martelé  Housseyni Amion Guindo.

Par ailleurs, M. Guindo ajoutera que le Mali et les autres nations ont une vie et ce n’est pas 10 ans, ce n’est pas 20 ans. Le Mali que nous avons aujourd’hui a commencé il y a des siècles. Je pense que nous sommes en démocratie. C’est très simple, tous ceux qui proposent les assises sont les hommes politiques. Ceux qui dirigent aujourd’hui le gouvernement sont les hommes politiques, alors il est plus simple que chaque homme politique, tous ceux qui ont un projet dans ce sens pour le Mali, le soumettent au peuple, que le peuple dise, alors, nous sommes d’accord pour cette refondation, nous sommes d’accord pour ce que vous proposez. Et ça ne peut se faire que par un vote. Autrement, ça serait un forcing. Mais quand le gouvernement même dit que le Mali n’est pas accessible que dans les grandes villes, alors c’est quel peuple qui autorise cela aujourd’hui, s’est-il indigné.

Dès lors qu’un militaire est chargé de gérer les pays, il est également chargé de gérer les affaires internationales, est chargé de gérer les finances d’un pays la fonction est politique. La fonction militaire ne permet pas de gérer les affaires étrangères ; la fonction militaire ne permet pas de gérer les finances. Dès lors qu’un militaire se trouve à la tête d’un pays pour gérer les paysans des éleveurs, alors la fonction devient une fonction politique.

Aussi, il dira que le représentant de la Cedeao au Mali, bien avant tout cela et d’ailleurs même pas son représentant seulement, même les responsables de la Cedeao, les chefs d’Etat de la Cedeao qui sont venus ici, les médiateurs de la Cedeao, tous ceux de la Cedeao qui viennent ici depuis toujours ont écouté toutes les parties, que ce soit pendant IBK. Alors, on écoutait le gouvernement, on écoutait la majorité, on écoutait aussi l’opposition. Alors  je pense que cela est normal ; nous nous avons adressé une correspondance au Président de  la transition, au Premier ministre, au Président du CNT, au représentant de la Cedeao ; donc à toutes les faîtières au plan national, au collège des religieux pour aller expliquer ce pourquoi nous avons cette position. Donc, nous ne pouvons que faire la politique après l’obtention d’un récépissé pour se faire conforment au contrat social malien soit une activité subversive ou une activité incompatible avec un acteur politique.

« Le bon sens est la chose la mieux partagée. Je  ne répète personne nous sommes maliens, nous vivons au Mali, nos familles vivent au Mali ici. J’ai écouté Kaou  N’Djim mais je veux dire, je ne répète pas mais le bon sens est la chose la mieux partagée. Quant on a des problèmes, alors, on ne s’essaie pas d’ouvrir beaucoup de front. On essaie effectivement, plutôt d’éteindre les fronts ; mais malheureusement nous avons ouvert beaucoup de fronts. D’abord, à l’interne ici, tous ceux qui sont d’avis contraire sont des ennemis de la nation et diviser le pays  en deux entre les bons Maliens et les mauvais Maliens à un moment où le langage politique, le langage des dirigeants doit consister  à dire que, Maliens, donnons nous la main. Donc, un front à l’interne nous la guère que nous avons depuis dix ans, une guère qui ne vient pas de nous, une guère qui nous concerne pas, une guère qui concerne un conflit entre puissance  sur notre sol et aujourd’hui, nous sommes en train de l’exacerber. Effectivement, je suis professeur d’histoire, j’ai enseigné la guère froide aux enfants et très souvent quand je vois ce qui se passe chez nous aujourd’hui, quand j’entends l’ambassadrice  de Russie aux Nations Unies  dire qu’il y a un consensus au Mali pour aller aux assises nationales, permettez alors aux assises de se faire et de l’autre coté, il y a l’ambassadrice des Etats-Unis qui dit non, nous attendons la transmission du pouvoir. A mon avis, notre pays aujourd’hui, ma crainte c’est que si nous mêmes  on n’a pas une bonne politique, nous mêmes on ne sait pas ce qu’on veut, avoir une doctrine au plan national, il sera très difficile pour nous dans un monde où le nouvel ordre mondial est en train de se jouer en Afrique ; si on ne fait pas attention ; on ne s’en sortira pas », a déclaré Poulo.

<strong>Adama TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tentative de division de l’URD :  Salikou s’assume, la fronde piétine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tentative-de-division-de-lurd-salikou-sassume-la-fronde-pietine-2950437.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 01:21:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La salle Bazoumana Sissoko du Palais de la culture Amadou Hampâté Bah a servi de cadre pour la tenue de la  10<sup>ème</sup> conférence nationale du parti l'Union pour la République et la démocratie (URD). À cette occasion, le vice-président Pr. Salikou Sanogo a insisté sur le respect de la mémoire du feu Soumaïla Cissé. C’était ce samedi 23 octobre 2021, à Bamako. </strong>

Deux grands points étaient à l’ordre du jour : le compte rendu des rapports d’activités du parti depuis la dernière conférence tenue en 2019, et l’intégration des nouveaux cadres du parti dans les postes vacants au sein du Bureau national. A l'entame de ses propos, Pr. Salikou Sanogo,  vice-président de l'Union pour la République et la démocratie, a vivement remercié toutes les  personnes qui ont  effectué le déplacement pour venir participer à cette rencontre importante du parti de la poignée de mains. A cette occasion,  il a rappelé que pendant dix-huit ans, feu le Président Soumaïla Cissé s'est battu corps et âme pour que l'Union pour la République et la démocratie soit ce qu’elle est aujourd’hui.

Compagnon de première heure de M. Cissé dans la gouvernance de bureau politique nationale de l’URD, Pr. Sanogo a regretté le fait que la conférence se tient sans Soumaïla Cissé. « Il devrait être là, sur cette place d'où je suis arrêté en train de m'exprimer, mais Dieu en a décidé autrement », a-t- il exprimé.

Selon le vice-président, depuis 2012, cette partie statutaire de l'Union pour la République et la démocratie a lieu à ce jour en l'absence du feu Soumaïla Cissé. Par la même occasion, le vice-président n'a pas manqué d'adresser ses remerciements à l'endroit des militants  de la diaspora pour leur engagement dans la libération de feu Soumaïla Cissé. De ce fait, il a déclaré que cette conférence a pour ordre du jour l'adoption du rapport d'activité et le remembrement du bureau.

A l'endroit des membres du parti, il les a invités à la sérénité pour honorer Soumaïla Cissé. « J'invite le peuple URD à la sérénité pour la mémoire de Soumaïla Cissé», a-t- il invité. Pour pouvoir affronter l'adversité, Salikou a invité ses camarades à sortir de l'émotion. Et dira : « Pour être clair avec tout le monde, je n'ai ni ambition ni agenda caché.  Ma dignité et mon honneur m'interdisent toute espèce de clanisme. Je n'exclus personne de la gestion du parti. Je n'ai jamais eu la moindre espèce d'agenda », a-t-il fait entendre.

Concernant  l’appel  à candidature initié par de nombreuses  sections, il dira que ce semblant de primaire n'existe nulle part dans les textes de l'Union pour la République et la Démocratie (URD).

Il affirmera qu'une commission nationale a été mise en place pour proposer des candidats. « Celui qui sera choisi par le bureau national sera investi pour être candidat à l'élection présidentielle», a-t-il déclaré. En d’autres termes, le vice-président du parti de la poignée de mains a rappelé aux membres  du parti  que l’URD est un grand parti, et qu’il ne doit y avoir question de nouveaux ou d'anciens membres ».

Ses derniers mots furent des mots de soutien aux autorités de la transition. D’où la participation de l’URD aux assises nationales dites de la refondation.

<strong>Adama TRAORÉ</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Expulsion du représentant de la CEDEAO au Mali :  Et si la vérité était ailleurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/expulsion-du-representant-de-la-cedeao-au-mali-et-si-la-verite-etait-ailleurs-2950445.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 01:10:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une fois encore, le pays est au cœur de l’actualité diplomatique brûlante avec en toile de fond la décision des autorités de la transition d’expulser du territoire national le représentant de la Cedeao, accusé « d’agissements incompatibles avec son statut ». Regret de la Cedeao et du Burkina Faso, le pays d’origine du diplomate mis en cause, de voir Bamako agir si brutalement dans une affaire où le dénouement diplomatique était si proche.

<strong>L’énigme d’un quiproquo diplomatique…</strong>

Au moment où ces lignes sont entre vos mains, le représentant de la Cedeao à Bamako, le Burkinabé Boly, est certainement bien loin de la capitale malienne. Jugé personae non grata, et expulsé du pays, quelques jours plus tôt, le diplomate de la Cedeao, en poste à Bamako, il y a seulement un an, n’est pas en bons termes avec les autorités de la transition qui ont ainsi décidé qu’il quitte le pays dans les 72 jours qui suivent son interpellation.

Si, à Bamako, on se réjouit de cette décision, estimant que le diplomate mis en cause avait été auparavant mis en garde ; lui et sa hiérarchie, sur les « agissements, jugés incompatibles avec son statut », auxquels il s’adonnait à Bamako, depuis un certain moment. Il est vrai que ce n’est pas la même expression diplomatique qu’on entend de cette décision qu’il s’agisse de la Cedeao, la hiérarchie diplomatique, comme l’indiquent clairement les autorités maliennes, ou au niveau du Burkina Faso, où l’on pense très clairement que Bamako est allé plus vite, dans la brutalité, pour gérer une affaire, dont le processus de dénouement amiable était enclenché, voire même en cours.

En fait, dans un communiqué, paru dans la foulée de la décision de Bamako, la Cedeao, après avoir exprimé son regret face à l’expulsion de son représentant, fait savoir clairement que ce dossier, en accord avec les Maliens, était en voie de règlement diplomatique et que le processus du remplaçant même du diplomate burkinabé à Bamako était bien lancé.

Même son de cloche à Ouagadougou, où les autorités n’ont pas manqué d’exprimer elles-aussi leurs vives préoccupations face à un problème diplomatique qui n’en était plus un puisque étant littéralement tranché.

Le ministre des affaires étrangères du Faso, notre confrère Alpha Barry, sur les ondes de la télévision burkinabé a dit clairement à qui veut l’entendre que le dossier relatif au représentant de la Cedeao était parfaitement à l’étude entre lui et son homologue malien, Abdoulaye Diop, avec lequel ils ont régulièrement discuté sur la procédure du remplacement du diplomate en cause ainsi que les dispositions pratiques y afférentes.

C’est tout naturellement que le ministre Barry exprime son étonnement face à la tournure prise par cette affaire à Bamako qui n’aurait pas dû prendre cette proportion violente. Cet état d’esprit des choses, côté burkinabé, a tout son sens d’autant qu’en diplomatique, les choses sont strictes et ont leur effet induit sur les relations entre les pays concernés.

Et pour cause ? Le poste du représentant de la Cedeao au Mali, en ce moment, et ce, pour un certain temps, relève du mandat du Burkina Faso. Aller dans une telle extrémité, pour expulser un tel diplomate, ressortissant d’un pays qui partage tout avec le Mali, en raison de sa proximité immédiate, peut s’avérer problématique, pour nous, dans un autre contexte, surtout qu’en l’espèce, il est évident que la concertation ; le remède pour les pays de régler les malentendus diplomatiques, n’a pas été la chose la mieux partagée par les autorités de la transition, notamment dans le dernier virage du règlement de cette affaire.

Et alors pourquoi, depuis quelques temps, la diplomatie est du coup malmenée dans notre pays ? A-t-on soudainement au Mali un intérêt quelconque à ramer en contrecourant diplomatique avec les pays amis et autres partenaires ? Qui a intérêt à un tel quiproquo diplomatique qui ne tardera pas à nous rattraper ?

Au-delà des tendances à la flagornerie tous azimuts, qui rejaillissent au sein de l’opinion, face à cette situation, pour le moins inhabituelle dans nos relations avec les autres pays, l’énigme de ce nouveau malentendu avec la Cedeao, et de tous les autres errements diplomatiques, est décidément bien ailleurs.

<strong>Oumar Konaté </strong>

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</item>

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<title>Direction nationale des routes : Abdoulaye Daou s’en va la tête haute</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/direction-nationale-des-routes-abdoulaye-daou-sen-va-la-tete-haute-2950443.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 00:59:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au-delà des préjugés, l’honorabilité de l’ancien Directeur national des routes, Abdoulaye Daou, reste intact. Son remplacement n’est qu’un phénomène de l’administration publique qui est une continuité.  Les insanités des officines qui ont tenté de ternir son image à travers une interpellation imaginaire n’entame en rien sa détermination à servir son pays. Une rumeur qui a été  d’ailleurs   vite démentie par les auteurs eux-mêmes.   </em></strong>

<strong> </strong>Sorti de l’École Nationale d’Ingénieurs dans les années 90,  Abdoulaye Daou est cadre valable qui a gravi tous les échelons au ministère de l’Equipement et des Transports.  Chevalier de l’Ordre National, il a fait ses armes dans des grandes entreprises de construction (Somafrec) et d’études (Cira). Son engament permanent pour le travail bien fait dans les structures susmentionnées et à la Direction nationale des routes en qualité de chef de projet et de section a été couronné par sa nomination  à la Cellule des travaux routiers d’urgence (Cetru) en qualité de directeur adjoint.

Devenu incontournable de par son expertise avérée dans le domaine des routes, Abdoulaye Daou a été vite repéré. Il  sera rappelé en 2015 à la Direction nationale des routes pour occuper les fonctions de Directeur national adjoint. Un poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination comme Directeur national des routes en 2020.

<strong>La réalité  </strong>

De  par la nature de la fonction publique, l’administration  rime avec mobilité faite de hauts et de bas.  La mutation n’est pas le plus souvent fondée sur les  réalités endogènes. Conformément  à cette loi naturelle, Abdoulaye Daou a passé le témoin   de la Direction générale des routes à Mamadou Samaké.

Après un hommage mérité de ses anciens collaborateurs, vendredi dernier, lors de la cérémonie de passation,  signale-t-on des sources proches de la Direction nationale des routes, le satisfecit des partenaires sociaux du secteur routier était palpable.  Le louable travail abattu par cet ingénieur au parcours exceptionnel  a été apprécié à sa juste valeur par ses collaborateurs et les partenaires.

Ces félicitations ont dû provoquer la crise des officines tapis dans l’ombre, qui lui en veulent.  Prenant leur désir pour la réalité, ils ont inventé une prétendue interpellation de M. Daou au Pôle économique et financier de Bamako, avant de se démentir pour ne pas certainement s’exposer à des ennuis judicaires. Car, ils ont pris le malin plaisir de dénigrer les gens sur les réseaux sociaux.  Une attitude qui a d’ailleurs contribué au départ d’Abdoulaye Daou. Cette fois-ci, les manœuvres dilatoires des valets à la solde des détracteurs de Daou n’ont pas marché. Les autres idées malveillantes qu’ils concoctent pour atteindre l’honorabilité de ce valeureux cadre se retourneront à nouveau contre ces auteurs.

« Autrement dit, Abdoulaye Daou a fait les frais d’une sortie médiatique manquée. Venu dans un contexte très complexe marqué par des fortes pluies et l’état de dégradation accentuée des routes pour prêcher la bonne parole au bénéfice de son département, l’homme se retrouvera esseulé et voué aux gémonies. Pire, des cadres de son département de tutelle n’ont pas manqué de se joindre indirectement au mouvement de contestation ayant conduit à son limogeage », précise les confrères de Bamakonews.

<strong>Un cadre confiant en son avenir  </strong>

Consolant ses collaborateurs avant la passation, Abdoulaye Daou les exhortera à se projeter dans l’avenir, tout en les conseillant   de prendre son départ comme un phénomène naturel. Quant à lui-même, il s’inscrit dans une logique constructive et orientée vers les vrais défis du secteur routier. « Le plus important n’est pas mon départ, mais plutôt ce qui reste à relever. C’est pourquoi je souhaite plein succès à mon prédécesseur. Je suis un cadre du département et reste, à cet effet, au service du pays. J’ai été beaucoup vilipendé, mais je comprends. Je n’ai pas été compris, mais j’en assume la responsabilité car j’ai la satisfaction morale », a-t-il  confié.

«Lâché comme un malpropre, sans moyens ni défense, après seulement une sortie ratée, Abdoulaye Daou est aujourd’hui le seul à ramasser les pots cassés d’une défaillance systématique et d’un échec collectif. Son cas risque d’encourager le repli communicationnel auprès des cadres de l’administration, tout en exacerbant davantage la crise de confiance entre les médias. Le contexte dans lequel l’homme a été débarqué pourrait le présenter comme un incompétent ou un parvenu. Que nenni ! L’homme a un brillant parcours et capitalise de très bons résultats techniques. Il va sans dire que la sortie médiatique ratée aura eu raison du Directeur national des routes, sans pour autant entacher la compétence technique et les loyaux services de l’homme Abdoulaye Daou qui, du reste, devra tirer les conséquences de cette expérience enrichissante et se tourner vers de nouveaux horizons, au service de la nation », renchérit Bamakonews.

<strong>Des acquis concrets </strong>

Homme d’action, l’ancien Directeur national  des routes, Abdoulaye Daou a cumulé des acquis au bénéfice du département de tutelle.   Il a bouclé plusieurs financements et passé autant de marchés dont la matérialisation est attendue depuis de nombreuses années par de nombreux concitoyens, apprend-on. Parmi ces actions concrètes, on retient les études APS, APD et DAO des routes Banamba-Boron-Mourdiah et Banamba-Niono. S’y ajoute la signature, avec l’Agence française de développement (AFD), d’un protocole de financement pour conduire les études d’actualisation des deux ponts de Bafoulabé et ceux de la route Kayes-Bafoulabé-Toukoto-Kati-Kita.

Egalement, sous son magistère,  la Direction nationale des routes a obtenu l’inscription d’une ligne budgétaire dédiée aux études sur le budget national et le financement avec la Boad pour les travaux du tronçon urbain de la route nationale 27, Bamako-Koulikoro.

Après autant d’acquis et de réformes en si peu de temps, Abdoulaye Daou peut s’estimer fier avec une satisfaction morale. Aussi,  pourra-t-il se glorifier de la matérialisation du projet de décret portant application de la loi relative à la protection de la voie publique et des textes de création de la Direction générale des routes.  C’est ainsi qu’il s’en va la tête haute.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Formation des agents de la SONATAM :  Signature d’une convention avec le Ciem</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/formation-des-agents-de-la-sonatam-signature-dune-convention-avec-le-ciem-2950432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/formation-des-agents-de-la-sonatam-signature-dune-convention-avec-le-ciem-2950432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 00:46:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Société nationale des tabacs et allumettes du Mali (Sanatam),  et le Conseil des investisseurs européens au Mali (Ciem) ont procédé à la signature du premier projet  « Fast-Track » financé par le Royaume du Danemark à travers le fonds pour la formation professionnelle du secteur privé,  pour la formation d’une quarantaine de ses agents.  Le coût  total de cette formation se chiffre à 29 721 800 FCFA. C’était vendredi 29 octobre 2012, en présence de l’Ambassadeur du Royaume du Danemark au Mali. </em></strong>

L’objectif professionnel  du projet « Fast-Track » est de  former des agents de production, capables de faire fonctionner les équipements, d’assurer leur maintenance et d’optimiser l’offre et  les coûts de production en respectant les  standards de qualité.  Toutefois,  la présente convention  permettra la formation d’une quarantaine d’agents de production sur une durée de 8 mois, et  se fera en partenariat avec Istam (Institut supérieur de technique appliquée et de management), un centre de formation avec laquelle la Sonatam travaille  depuis  plusieurs années.

Par ailleurs, pour  Youssouf Traoré, Directeur  général de la Sonatam, le but du  projet  « Fast-Track »  est de renforcer les capacités  des employés des entreprises privées  pour une croissance économique inclusive par la génération de revenus et la promotion de l’emploi stimulé par le secteur privé. « Ce projet  soutient l’approche ‘’chaine de valeurs ‘’et cible des secteurs par leur haut potentiel en croissance, notamment dans les secteurs  industriels, agricoles et des services », a-t- il déclaré.

Quant au président du Ciem, Serge Lepoulter, il dira que  depuis plusieurs années au Mali, le secteur privé n’a cessé de soulever une des problématiques majeures qui est  un déséquilibre notoire entre la demande et l’offre de ressources humaines formées et spécialisées.  Toute  chose qui, selon lui,  a obligé les entreprises locales  d’orienter leurs recrutements vers les pays de la sous-région.

A noter que « Fast-Track » est  le projet pilote  de formation professionnelle  lié aux besoins du secteur privé financé à hauteur  de 2,64 milliards de FCFA sur une durée de 28 mois. Il comprend un fonds « compétitif » pour l’amélioration et la diversification de l’offre de formation en relation avec les besoins des entreprises du secteur privé, mais aussi l’appui au développement des entreprises du secteur formel à travers la formation et l’offre de formation aux jeunes,  femmes diplômés et vulnérables en vue de faciliter leur insertion socioprofessionnelle.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OPAM :   Le Végal décèle un trou de 830 millions et dénonce des faits à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/opam-le-vegal-decele-un-trou-de-830-millions-et-denonce-des-faits-a-la-justice-2948777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 15:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A travers son rapport rendu public la semaine dernière, la mission de vérification  financière et administrative 2020 du Bureau du vérificateur général a constaté des irrégularités financières estimées à plus de 830 millions de FCFA. </em></strong>

<strong><em>
</em></strong>De par sa mauvaise gestion, l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) est régulièrement cité dans les différents rapports du Vérificateur général de ces dernières années.

La présente vérification financière,qui porte sur la gestion de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (31 août), est aussi accablante que les précédentes. Elle révèle que la régularité et de la sincérité des
opérations de recettes et de dépenses ainsi que du respect des conditions d’emploi du personnel en stage de qualification ne sont pas au rendez-vous.

<strong>Au titre des irrégularités financières </strong>

Dans le présent rapport, le tableau dressé au compte de l’Opam est sombre. Le montant total des irrégularités financières s’élève à 830 438 105 FCFA.Ces irrégularités sont détaillées par le bureau du vérificateur général ainsi qu’il suit :la Directrice financière et comptable n’effectue pas un suivi régulier du recouvrement des frais de location des magasins. Des locataires de magasins ont cumulé des retards de paiement des frais de location et les dossiers correspondants n’ont pas été transmis au service chargé du contentieux en vue d’engager la procédure contentieuse. Suite aux travaux de la mission de vérification, la Directrice financière etcomptable a recouvré, à travers les services d’un huissier recruté à
cet effet, un montant total de 19,68 millions de FCFA, soit un restant à recouvrer de 60,91 millions de FCFA.
Les membres de la commission de réception ont accepté 100 425
sacs vides neufs en jute inappropriés pour l’ensachage des céréales pour un montant de 68,79 millions de FCFA. La Direction générale a revendu lesdits sacs pour un montant total de 60,26 millions FCFA, d’où une perte de 8,53 millions de FCFA. Aussi, poursuivra le rapport, la Directrice financière et comptable n’a pas appliqué des pénalités aux fournisseurs qui ont accusé des retards dans la livraison des commandes. Les pénalités non appliquées s’élèvent à 27,25 millions de FCFA sur lesquelles 1,03 million de FCFA ont été régularisés, soit un reliquat de 26,22 millions de FCFA à recouvrer.

La Directrice financière et comptable, précise-t-on, n’a pas reversé l’intégralité des recettes issues des ventes du Stock d’intervention au Secrétariat technique et financier du Dispositif national de sécurité alimentaire (STF/Dnsa). Le montant total des ventes de céréales non reversé au STF/Dnsa durant la période sous revue s’élève à 734,77 millions de FCFA.

<strong>Les irrégularités administratives</strong>

Il ressort du présent rapportdes dysfonctionnements du contrôle interne. A ce sujet, indique le document, la Direction générale ne dispose pas de manuel de procédures validé par la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les organismes publics pilotée par le Contrôle général des services publics. Aussi, dénonce le rapport, la Direction générale n’a pas soumis des marchés au visa du Contrôleur financier. Elle a ordonné l’exécution de 71 contrats nonvisés par le Contrôleur financier dont 27 en 2016 et 44 en 2018. Non seulement l’Opam ne dispose pas d’un agent comptable régulièrement nommé, mais aussi son PDG a nommé une directrice financière et comptable assurant les attributions de l’agent comptable, par décision, en lieu et place d’un arrêté conjoint du ministre de tutelle et du ministre chargé des Finances. Comme si cela ne suffisait pas, il a été révélé que la Direction générale ne procède pas au contrôle phytosanitaire des céréales. Elle n’a pu fournir aucun bulletin d’analyse et de vérification d’usage matérialisant l’effectivité du contrôle de la qualité phytosanitaire des céréales achetées pendant la période sous revue. Elle n’a pas prévu de garantie de l’avance
de démarrage dans trois (3) marchés relatifs au transit et au dédouanement de riz. Elle n’a pas également procédé à une mise en concurrence des fournisseurs lors du transport des céréales du Stock national de sécurité des exercices 2016 et 2018 ainsi que lors des achats des biens de l’Opam. Elle n’a pu fournir aucune preuve justifiant la mise en concurrence dans le choix des prestataires et fournisseurs retenus.
L’autre manquement est l’absence de mise en place des commissions deréception des céréales du Stock national de sécurité. Les céréales achetés dans le cadre du Stock national de sécurité sont admises en magasin sur la base d’un bon d’achat signé par le magasinier et le représentant du fournisseur en lieu et place d’une commission régulièrement constituée. Aussi, regrette le Vérificateur général, la Direction générale n’a pas soumis des marchés à la numérotation de la Dgmp-DSP. Il s’agit de dix-neuf (19) marchés, dont quatre (4) de 2016 et quinze (15) de 2018, exécutés sur financement de la Banque islamique de développement dans le cadre de la constitution du Stock d’Intervention de l’Etat. La Directrice Financière et Comptable (DFC) n’a pas mobilisé, aux fins d’encaissement, des cautions de bonne exécution des prestataires défaillants dans le cadre de l’exécution des marchés n°19, 21, 22 et 26 de 2017, tous relatifs à la livraison de céréales à l’Opam. La Directrice Financière et Comptable n’effectue pas de suivi régulier des comptes de dépôts à terme de l’Opam dans les différentes banques. En effet, les intérêts sur les dépôts à terme ne sont pas crédités à temps sur les comptes de l’Opam, conformément aux délais des conventions, en l’absence de toute action de la part de l’Opam.

Pour corriger les manquements, le Bureau du vérificateur général invite le PDG à faire valider le manuel de procédures par la commission compétente ;  soumettre les marchés au Contrôleur financier pour visa avant toute exécution ; prendre les dispositions nécessaires pour la nomination d’un Agent comptable conformément à la réglementation en vigueur ; procéder au contrôle phytosanitaire lors de toutes réceptions de céréales
achetées conformément à la réglementation en vigueur ; prévoir dans les marchés une clause relative au paiement de l’avance de
démarrage ;  procéder à la mise en concurrence des fournisseurs lors des achats conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les modalités de réception des céréales conformément à la réglementation en vigueur. Et à procéder à la numérotation des marchés conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
A la Directrice financière et comptable, le vérificateur général recommande à : mobiliser les cautions de bonne exécution des prestataires défaillants et à suivre régulièrement l’imputation des intérêts des dépôts à termes sur les comptes de l’Office des produits agricoles du Mali conformément aux
conventions en cours.

&nbsp;

&nbsp;

Les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des
irrégularités administratives et financières. Les irrégularités administratives sont assorties de recommandations tandis que les financières donnent lieu à des transmissions et dénonciations aux autorités judiciaires.
Au titre des irrégularités administratives.

<strong>Dénonciation faite au Pôle économique et à la Cour suprême</strong>

Au titre de réparation des irrégularités financières, le Bureau du vérificateur a fait une transmission et dénonciation de faits   au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, charge du Pôle économique et financier relativement à la non-application des procédures de recouvrement des frais de location des magasins ayant entraîné des retards de paiement des frais de location pour un montant de 60,91 millions de FCFA ; à des pertes dues à la livraison de sacs non conformes pour un montant de 8,53 millions de FCFA ;
à la non-application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 26,22 millions de FCFA ; au non-reversement des recettes issues de la vente du Stock d’Intervention
pour un montant de 734,77 millions de FCFA.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OCLEI :  Le dossier d’un ministre envoyé à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/oclei-le-dossier-dun-ministre-envoye-a-la-justice-2948772.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 15:00:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout le monde se pose la question de savoir quelle est l'identité du ministre dont le dossier vient d’être transmis à la justice par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). Selon cette structure de contrôle, c’est la preuve que la loi est appliquée à tout le monde. Les ministres et d’autres personnalités qui bénéficient de privilège de juridiction ne peuvent plus se cacher derrière les textes.</strong>

<strong> </strong><strong> </strong>Ainsi, Moumouni Guindo, le président de l’Oclei, a fait des révélations surprenantes le 12 octobre sur des déclarations de biens par des personnalités. Ainsi, plusieurs personnalités ont déposé des déclarations de bien qui suscite des interrogations au regard de leur rang. Un responsable a ainsi déclaré n’avoir que 5000 FCFA de bien. Une autre personnalité a fait savoir à la justice qu’elle la valeur de ses biens est de 25 000 FCFA.

Ces cas font déjà l’objet d’une enquête de la part des autorités judiciaires, et des sanctions pourraient suivre. L’analyse des 229 déclarations en 2020 a fait ressortir 204 cas de variation positive par rapport à l’année 2019. En valeur nominale, l’augmentation va de 5 278 FCFA à 2 402 563 630 FCFA. En taux, elle varie de 5% à 126%. Dans le cadre de l’exploitation des déclarations communiquées par la Cour suprême, l’Oclei a analysé les variables statistiques significatives afin d’apprécier la variation des déclarations de biens d’année en année.

Cette analyse vise à systématiser le choix des dossiers à mettre en investigation de façon à ne rien laisser au hasard ou à l’arbitraire, tout en s’assurant d’un traitement équitable des assujettis dans le choix et l’appréciation des dossiers. En effet, « lorsqu’il apparaît des incohérences manifestes et injustifiées entre l’évolution du patrimoine de l’assujetti, ses revenus et ses activités déclarés, l’Office central de Lutte contre l’enrichissement illicite peut décider d’enquêter sur les éventuelles inexactitudes ou omissions contenues dans la déclaration des biens de l’assujetti. A cette fin, il peut se faire communiquer tous les documents ou pièces justificatives de nature à le renseigner sur les éléments de déclaration de l’intéressé et procéder à l’audition des personnes dont il estime le témoignage nécessaire, sans que ces dernières ne puissent lui opposer un éventuel secret professionnel».

L’analyse de la population des personnalités assujetties à la déclaration de biens au moyen de caractéristiques statistiques a permis d’appréhender les variations de patrimoine susceptibles de conduire à des cas d’enrichissement illicite. Pour approfondir les présomptions issues des variations relevées par les méthodes statistiques, l’Oclei a fait effectuer une étude. A partir des conclusions de cette étude, le Conseil a adopté une méthode d’identification des déclarations de biens à investiguer. Cette méthode vise à apporter aux investigations une démarche méthodique, objective et systématique dans la détermination des déclarations de biens devant faire l’objet d’investigations approfondies.

Dans ce cadre, le Conseil de l’Oclei a adopté le 29 septembre 2020 un seuil à partir duquel toute variation de patrimoine doit enclencher l’ouverture d’une enquête pour présomption d’enrichissement illicite.  Article 19 du décret n°2015-0606/P-RM du 5 octobre 2015 fixant les modalités d’application de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Le seuil a été déterminé à l’issue d’analyses statistiques. Il peut être modifié par le Conseil de l’Oclei en fonction des données et des moyens humains et financiers disponibles.

Sur un total de 1 633 déclarations de biens déposées à la Cour suprême de 2016 à 2020, l’Oclei a traité 1 048 déclarations, transmises par 815 assujettis. Au terme des travaux, il ressort que de 2016 à 2020, 48 personnalités ont connu une variation de patrimoine atteignant le seuil défini par le Conseil de l’Oclei. Celui-ci a décidé d’ouvrir des enquêtes concernant ces 48 personnalités. En raison de la présomption d’innocence, les personnes sont désignées par une série alphanumérique dans le présent rapport. Les variations de patrimoine sont déterminées par comparaison de deux déclarations d’une même personne. Les ratios des variations constatées vont de 57,41 à -15,42. 44. Une variation positive indique une augmentation de patrimoine

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>

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</item>

<item>
<title>Economie :  Menace sur la grève des banquiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/economie-menace-sur-la-greve-des-banquiers-2948775.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 14:52:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Non content des motifs de la grève annoncée par les banquiers, le comité syndical de la BDM se désolidarise du Syndicat national des banques et établissements financiers (Synabef).  Une assemblée générale du comité syndical de la BDM en a décidé ainsi le 12 octobre. « Depuis plus d'un an, nous assistons avec vous à une panoplie de sorties médiatiques d’un Groupuscule du Synabef, sorties exclusivement dirigées contre la BDM-SA », a dénoncé Papa Sadio Traoré, le secrétaire général de la BDM.

Il a expliqué que le conférencier principal du groupuscule, Hamadoun Bah, est en réalité le premier Secrétaire général adjoint du Synabef (cf. congrès de novembre 2018), aujourd’hui en service dans le Système des Nations Unies suite à un abandon en plein vol (signature d’un PV d’autorisation de versement, de retrait et de virement en pleine grève de la centrale Untm). Les dessous de cette signature compromettent l’éthique syndicale, selon le syndicat de la BDM : « Nous nous interrogeons quelques fois : pour qui travaille-t-il ? Quel est l’agenda du Mouton de panurge à la Rabelais ?"

Le Comité syndical de la BDM-SA s’est opposé à une forme de mercantilisme syndical, mettant les intérêts personnels d’un groupuscule au-dessus de ceux des travailleurs. Cette forme est caractérisée par des visites de courtoisie, des demandes personnelles (en nature et/ou en espèces), de l’acharnement, du 2/6 harcèlement. Exemple : Cadre juriste syndicaliste qui menace pour être Directeur du Recouvrement.

Le Comité BDM-SA a fait de la production et de la présentation du rapport financier du compte du Synabef la condition sine qua non pour le paiement des cotisations. Le Comité estime que certaines valeurs sont antérieures à la carrière syndicale : Le patriotisme, l’éducation familiale, le langage de vérité, la crainte de dieu, l’éthique…

En date du 29 juin 2020, le Comité a convoqué sa base en AG. Celle-ci a décidé, à l'unanimité, de se désolidariser du mot d’ordre de grève dans une fausse affaire dite Fatoumata Sangho. Le Comité a déploré et exigé le respect du principe de la hiérarchie syndicale (Comité syndical-section des banques-Synabef-Untm) et des valeurs syndicales dont la droiture et la transparence. "Le Comité estime que le syndicalisme est un sacerdoce règlementé qui ne saurait être synonyme de sorcellerie (Si tu ne me donnes pas, je te mange). La grève est l’arme du petit soir du syndicat à ne pas brandir dès l’aube", a déclaré Papa Sadio Traoré.

Parmi les points du préavis de grève du Synabef du 07 octobre 2021, il y a l’Affaire licenciement de Kane Djénéba Sall. Selon le syndicat de la BDM, cette dernière a été licenciée pour un double motif : malversations de FCFA 44 585 000 du GAB de l’Agence de Missira et opérations frauduleuses sur les comptes de clients en sa qualité de chef de ladite agence, en substituant son nom à celui des clients pour brouiller les contrôles quotidiens.

Preuves: elle n’a pas respecté la dualité des clés depuis sa nomination comme chef d’agence contrairement aux procédures. Il y a aussi la reconnaissance verbale devant sa hiérarchie, son adjointe et les services de contrôle à son domicile du manquant de FCFA 44 585 000 ; reconnaissance écrite et signée de sa responsabilité à la direction de la conformité et du contrôle permanent concernant le même montant.

&nbsp;

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :  Des officiers généraux attendus au Pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-des-officiers-generaux-attendus-au-pole-economique-2948767.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 14:34:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans l’affaire des équipements militaires, la justice malienne veut entendre des généraux de l’armée malienne. Personne n’avait été inquiété jusqu’à présent parmi les généraux qui seraient impliqués dans les détournements et les pratiques de corruption entourant le financement de l’armée à travers la loi d’orientation et de programmation militaire (Lopm). </em></strong>

Pourtant, on sait que rein ne saurait être fait dans la mise en œuvre de cette loi sans l’implication des généraux qui commandaient à l’époque les services stratégiques de l’armée. Pourtant, la justice a procédé à de nombreuses arrestations et contrôles dans le cadre des poursuites engagées contre les auteurs du détournement des fonds de l’armée et leurs complices.

Des civils ont ainsi été arrêtés et de nombreux opérateurs économiques en font partie. D’autres sont sous un contrôle strict, leurs mouvements étant surveillés par la justice. Du côté militaire, des officiers du ministère de la Défense ont été aussi arrêtés au cours des derniers mois, mais aucun général n’avait été entendu dans le cadre des poursuites.

Seulement la semaine dernière, des généraux ont été mis à la disposition de la justice, dit-on, dans le cadre de l’audit de la Lopm. C’est dans la foulée de l’inculpation et du placement sous mandat de dépôt de l’ancien DFM, le colonel Abdoul Wahab Touré, son adjoint avec deux de ses collaborateurs militaires et deux civils (le contrôleur financier Mme Sangho Fatoumata Bocoum et son prédécesseur, Toumaye Traoré, en poste actuellement à Gao).

Ces personnalités sont accusées de « faux et usage de faux ». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, vient d’informer des généraux, conformément à la règlementation militaire, de s’apprêter à leur éventuelle mise à la disposition de la justice. Ces hauts gradés sont des ex-chefs d’état-major généraux de l’armée, des généraux qui ont géré des matériels et équipements militaires dans l’exercice de leurs fonctions.

Une partie de l’opinion nationale attend impatiemment le prochain passage de ces hauts gradés devant le parquet du Pôle économique et financier de Bamako se déroule dans le cadre de l’audit de la Loi de programmation militaire (Lopm). Beaucoup sont convaincus qu’ils ont joué un grand rôle dans la descente aux enfers de l’armée. Pour rappel, l’audit a été demandé par le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta suite au rapport du Vérificateur général.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Préparatifs des élections et mise en œuvre de l’accord :  Le Conseil de sécurité de l’ONU regrette le retard constaté</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/preparatifs-des-elections-et-mise-en-oeuvre-de-laccord-le-conseil-de-securite-de-lonu-regrette-le-retard-constate-2948768.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/preparatifs-des-elections-et-mise-en-oeuvre-de-laccord-le-conseil-de-securite-de-lonu-regrette-le-retard-constate-2948768.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 14:14:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Bien que le Plan d’action du nouveau Gouvernement a été approuvé le 2 août 2021 par le Conseil national de transition, organe législatif de la transition, les préparatifs des élections législatives et présidentielle programmées pour février et mars 2022 et devant mettre un terme à la transition ont pris du retard. Parallèlement, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé en 2015, n’a que peu progressé, l’attention des principaux acteurs politiques s’en étant détournée. C’est du moins ce que note le dernier rapport du Conseil de sécurité de l’Organisations des nations unies (ONU).</strong>
Dans le dernier rapport du Conseil de sécurité des nations unies, les indicateurs ne sont pas au vert pour la stabilité du Mali. Si l’on s’en tient au dit document, l’élection présidentielle et les législatives devant permettre le retour à la normalité constitutionnelle du Mali se tiendront difficilement dans le délai indiqué. A en croire le rapport, de grosses difficultés ont entravé les préparatifs des élections présidentielle et législatives prévues pour février et mars 2022. Car, explique-t-on, le coup d’État du 24 mai et ses conséquences ont retardé certaines activités essentielles, notamment la révision et la vérification des listes électorales, mais pas l’achèvement de l’opération spéciale d’inscription des électeurs lancée en décembre
2020, qui s’est conclue le 30 juin (après avoir permis d’inscrire 789 403 personnes sur les listes). En outre, les mécanismes de coordination mis en place en avril dans
l’objectif de parvenir à un consensus au sujet des opérations électorales ont été
suspendus, supplantés par les consultations relatives à la création d’un organisme indépendant de gestion des élections. Ce, nonobstant la poursuite des activités de la Minusma visant à favoriser des conditions propices aux élections. Dans ce cadre, elle a organisé une série d’ateliers portant surla transparence électorale (du 17 au 30 juin), le rôle des médias et des médias sociaux (les 1er et 2 juillet) et les droits humains et l’incidence des médias sociaux sur les élections (du 29 juin au 8 juillet). En outre, elle a fourni deux installations de stockage du matériel électoral pour les régions du nord, en juin, et dispensé un soutien technique spécialisé aux fins du renforcement des capacités des membres de la Cour constitutionnelle et du Conseil national de transition. Par ailleurs, la communauté diplomatique à Bamako a entamé des préparatifs en vue d’apporter un appui aux
opérations électorales.

<strong> Accord pour la paix et la réconciliation au Mali </strong>

Selon le rapport du Conseil de sécurité, les parties à l’Accord n’ont pas été en mesure d’avancer réellement vers son application intégrale, en raison, principalement, de divergences persistantes.Le 27 juillet, lors de la quarante-quatrième session du Comité de suivi de
l’Accord, la Médiation internationale s’est dite préoccupée par l’absence de progrès dans la mise en œuvre de l’Accord, rappelant qu’elle était prête à aider les parties
maliennes à donner suite aux recommandations du Comité non encore appliquées,
notamment celles relatives : à l’opérationnalisation des bataillons de l’armée reconstituée à Gao, Kidal et Tombouctou et à la mise en place d’une compagnie reconstituée à Ménaka ; au déploiement des 1 265 combattants restants dans le cadre
du processus accéléré de démobilisation, désarmement et réintégration ; à la reprise
des discussions concernant le projet de loi sur la création d’une police territoriale ; au
lancement des 16 projets autorisés au titre du Fonds pour le développement durable.

<strong>DDR et redéploiement des Forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées</strong>

En dépit des efforts de la Minusma, et de la Médiation internationale, regrette le Conseil de sécurité, la miseen œuvre des dispositions de l’Accord relatives à la sécurité et à la défense n’a que très peu avancé. Les mouvements signataires ont continué de subordonner tout
progrès dans ce domaine à la conclusion d’un accord avec le Gouvernement sur le
processus de désarmement, démobilisation et réintégration ainsi qu’à des avancées
sur le plan des réformes institutionnelles.
Le 23 juin, les 111 soldats restants du bataillon des forces armées reconstituées de Kidal qui avaient été intégrés aux forces de défense et de sécurité ont été
redéployés de Bamako et Gao à Kidal, escortés par un convoi de la Minusma. Le 23 août, avec le soutien de la Minusma, 241 soldats des forces armées maliennes
reconstituées ont été redéployés de Bamako à Ménaka, pour compléter le bataillon.
Au 28 août, 2 300 combattants avaient suivi le processus accéléré de
désarmement, démobilisation et réintégration. Sur ce nombre, 1 765 avaient été
formés et intégrés aux forces de défense et de sécurité maliennes, contre 3 000 prévus initialement. La plupart des soldats intégrés avaient été redéployés dans les quatre
bataillons reconstitués de Gao, Kidal, Ménaka et Tombouctou. Les bataillons
reconstitués de Gao, Ménaka et Tombouctou effectuaient des patrouilles régulières
ainsi que d’autres tâches, selon les besoins des Forces armées maliennes. Celui de
Kidal n’était, quant à lui, pas encore pleinement opérationnel, mais avait déjà effectué
une première patrouille le 26 août, à titre symbolique.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relance économique :  Les efforts du Mali salués par le FMI et la Banque mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/relance-economique-les-efforts-du-mali-salues-par-le-fmi-et-la-banque-mondiale-2948769.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 13:51:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de l'Économie et des Finances M. AlousséniSanou et le Vice-président de la Banque mondiale en charge de l’Afrique de l’Ouest et du Centre M. Ousmane Diagana se sont entretenus par visioconférence, ce jeudi 14 octobre 2021, en marge des assemblées annuelles virtuelles 2021 du FMI et de la Banque mondiale

L’état de la coopération Mali-Groupe de la Banque mondiale, la situation du portefeuille projets-programmes, les priorités du gouvernement malien, l’appui au secteur privé, ont été au cœur des discussions, dans un contexte socio-politique, sécuritaire et sanitaire particulier qui commande à accélérer la fourniture des services de base aux populations.

Au cours des discussions, le ministre de l'Économie et des Finances a exposé la situation socio-politique et économique du Mali.

Le ministre Sanou a rappelé les priorités du gouvernement tout en insistant sur la volonté ferme du gouvernement à poursuivre les programmes et projets engagés au Mali avec la Banque mondiale.

Il a exprimé les avancées enregistrées en matière de consolidation du cadre macroéconomique, avec un taux de croissance à 4% en 2021 (1% en 2020), les efforts en matière de lutte contre la pandémie du Covid-19 et de relance économique ainsi que les actions liées à la baisse des prix des denrées de premières nécessités.

L’appui au monde agricole, la réduction du train de vie de l’Etat, la lutte contre la pauvreté, l’appui au secteur énergique et l’accès à l’emploi ont été également évoqués.

&nbsp;

Enfin le ministre de l'Économie et des Finances a réitéré  l’engagement des plus hautes autorités et du gouvernement sur la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques, gages de confiance et de crédibilité.

&nbsp;

Pour sa part, le vice-président de la Banque mondiale M. Ousmane Badiagaa rappelé l’importance des défis et la place de choix que le Mali occupe dans le dispositif de la Banque mondiale dans la région du Sahel, en témoigne la reprise de la coopération avec le Mali. Il a salué l’action du ministre Sanou à poursuivre les programmes et des projets de la Banque déjà en cours au Mali et il a insisté sur les réformes à mettre en place afin d’éviter les crises successives que le Mali connaît depuis un certain temps.
<ol>
 	<li>Diagana a également félicité les autorités maliennes pour la mise en œuvre des mesures de relance économique et de soutien aux populations vulnérables et il a réitéré l’accompagnement de la banque mondiale aux efforts de développement du Mali. Il a suggéré un recalibrage du portefeuille de projets afin d’aboutir à une plus grande efficacité et à plus d’impacts pour les populations maliennes. Il s’est félicité des avancées observées sur le terrain lors de sa visite au Mali, il y a juste quelques semaines.</li>
</ol>
&nbsp;

Plusieurs hauts cadres de la Banque mondiale ont pris part à ces discussions, dont les directeurs sectoriels régionaux de la Banque mondiale (infrastructures, santé, eau, énergie, urbanisation…), l’économiste principal pour la Région Afrique M. Albert G. Zeufack, la Directrice des opérations de la banque mondiale au Mali Mme Rosa Ana de Sousa et plusieurs cadres du ministère de l'Économie et des Finances.

&nbsp;

Par la suite, le ministre de l'Économie et des Finances a échangé avec les autorités de la Société financière internationale (IFC) qui est la branche de la Banque mondiale consacrée au secteur privé. L’objectif étant de mieux répondre aux attentes du gouvernement malien en matière d’accompagnement technique et financier du secteur privé notamment dans les domaines énergétiques et des filières agricoles (beurre de Karité et Mangue).

&nbsp;

Auparavant, le ministre s’était entretenu avec le Directeur du département Afrique FMI sur les questions de finances publiques.

Les deux personnalités ont échangé sur les défis et perspectives liés à la maîtrise des dépenses publiques et des recettes, notamment les ressources internes, dans le cadre du respect des critères de convergence (Uemoa et Cedeao) et du programme de la facilité élargie de crédit du FMI (FEC).

<strong>Cellule de communication du ministère de l’Economie et des finances </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Souleymane Fomba, mandataire judiciaire de la C&#45;SCPC :  « J’exhorte tous les candidats à se préparer bases pour les élections »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/souleymane-fomba-mandataire-judiciaire-de-la-c-scpc-jexhorte-tous-les-candidats-a-se-preparer-bases-pour-les-elections-2948763.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 13:44:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Désormais seul maître de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-Scpc) du Mali, Souleymane Fomba a tenu à jouer la carte de l’apaisement avec les contestataires. C’était au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi 13 octobre 2021 dans la cour de ladite structure.</strong>

Cette sortie médiatique de cet ancien fonctionnaire de la Bnda avait pour but d’informer l’opinion publique sur l’historique des événements qui ont conduit à sa nomination par décision de justice. Auparavant, la police était intervenue pacifiquement pour évacuer le camp contestataire, dirigé par Bakary Koné, qui avait confisqué les clés de la salle de conférence. D’entrée de jeu, M. Fomba a rappelé que les difficiles crises au sein de la faitière remontent au renouvellement des mandats à la base par le président.  Selon lui, ces élections ont été organisées en violation de la loi et des textes de l’union. C’est pourquoi, il a annoncé que sa nomination par ordonnance gracieuse sollicitée par le ministre de la Santé et du Développement social et celui du Développement rural  est une des recommandations des assises nationales sur le coton. À l’en croire, avec un mandat de 6 mois, sa mission est d’organiser des élections crédibles et transparentes au niveau de la coopérative, de la base au sommet. Parlant de ses objectifs, il a annoncé entreprendre une tournée dans toutes les régions de la Cmdt pour expliquer aux producteurs son mandat et inviter les coopératives retardataires à se mettre à jour, afin qu’elles puissent participer aux élections. « Nous ne laisserons personne sur le côté. Tout producteur de coton qui remplit les conditions exigées par les statuts peut participer aux élections. Donc, j’exhorte tous les candidats à se préparer dans leurs bases. Qu’ils se rassurent, mon but est d’organiser des élections transparentes. Et je ne serai pas candidat », a-t-il martelé.

A en croire Fomba, le clan adverse a droit de protester. Toutefois, il a déploré le fait que ces derniers lui empêchent de travailler malgré l’arrêt de la Cour d’appel. Le mandataire judiciaire de l’U-Scpc a ensuite déclaré : « Mon objectif est que le monde des producteurs de coton puisse avoir à leur tête une équipe dirigeante élue dans la transparence ». C’est pourquoi il a laissé entendre: « Nous ferons les élections dans la transparence pour que le plus méritant soit vainqueur ».  A ce niveau, il   a souligné : « Je ne suis pas candidat au fauteuil de président de l’Union, je ne peux même pas prétendre à ce poste. Je ne suis pas producteur de coton ». Pour finir, il a invité toutes les tendances à revenir en famille pour restaurer l’honneur des producteurs de coton.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion des produits locaux :  Le riz et le fonio au menu d’une formation à l’intention de la Cofersa</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/promotion-des-produits-locaux-le-riz-et-le-fonio-au-menu-dune-formation-a-lintention-de-la-cofersa-2948764.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 01:42:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le groupe de réflexion du projet de Promotion des produits locaux en Afrique de l’Ouest (PPL/PSA) a initié un atelier de formation des membres du groupe de travail et représentantes des coopératives de la Convergence des femmes rurales pour la souveraineté rurale (Cofersa) sur le plan d’action marketing pour la campagne de promotion du riz étuvé et du fonio précuit. La cérémonie d’ouverture s’est tenue le lundi 11 octobre 2021, à la Maison des ainés de Bamako. </strong>

Dans le cadre de la commémoration du mois de la promotion et de la valorisation du consommé local au sein de l’espace Uemoa, suite à l’initiative prise par les ministres en charge du  Commerce des Etats membres, le 25 octobre 2019 à Ouagadougou, une formation de trois jours allant du 11 au 13 octobre a été organisé à l’intention des membres du groupe de travail et représentantes des coopératives de la Convergence des femmes pour la souveraineté rurale (Cofersa) sur des modalités du plan d’action marketing pour la campagne de promotion du riz étuvé et du fonio précuit pour un plein succès de la campagne.

Le Coordinateur national des femmes rurales pour la souveraineté alimentaire, non moins responsable-pays sur le programme Promotion des produits locaux en Afrique de l’Ouest PPL/PSA), Youssouf Traoré, a souligné que la Cofersa est dans la dynamique de la promotion des produits locaux depuis 6 mois.

À l’en croire, cette formation de 3 jours destinée à la Cofersa s’inscrit dans la dynamique d’inviter les Maliens à consommer nos produits bio, afin de lutter contre le chômage des jeunes et des femmes rurales

Cependant, il dira qu’au niveau du Mali, un groupe de réflexion travaille sur les autres activités du mois dont : la journée de dégustation avec les plus hautes autorités ; la confection et la distribution des outils de marketing à certains acteurs intervenants dans lesdits domaines.

Selon à Ibrahim Souleymane Tounkara, promoteur du Restaurant Bafing au quartier du fleuve, ce sont nous Maliens qui n’avons pas valorisé nos produits locaux par leur transformation et consommation. Il profitera également pour interpeller l’Etat à subventionner les produits locaux maliens, pour leur valorisation car selon lui, c’est le moment d’agir.

« Au moment des indépendances c’était Baguinéda qui était reconnu par les produits de ses usines de transformation, vendus même à l’international », a-t-il martelé.

Aussi, a-t-il à la réouverture de la Comatex et la Batex-CI pour la valorisation du ‘’ Made in Mali ‘’ dans le vestimentaire et la consommation des produits locaux, afin de rehausser la productivité de ses  acteurs.

Pour Consultant Youssouf Sanogo, cette formation a pour objectifs spécifiques de familiariser les participants avec les notions de marketing ; d’amener les participants à s’approprier les outils de marketing ; renforcer les compétences des participants par l’acquisition de nouvelles connaissances et le partage d’expériences ; développer le potentiel des participants par la prise de conscience autour de la promotion des produits locaux en général, et du riz étuvé et du fonio précuit en particulier ; éclairer les participants sur l’organisation pratique et le déroulement de la campagne d’octobre à décembre 2021.

A l’en croire, cette démarche marketing consiste à analyser les besoins des consommateurs (connaissance du marché) et à proposer le produit ou le service devant permettre de satisfaire ces besoins : proposer au client le produit (satisfaction) qu’il souhaite, à l’endroit, au moment et au prix qui lui convient.

Rappelons que le partenaire financier de cette formation est le projet de Promotion des produits locaux en Afrique de l’Ouest (PPL/PSA) ; basé à Genève, en Suisse, pour une durée de 5 ans, avec un budget de 38 millions de nos francs pour la phase pilote.

« La phase pilote s’étend jusqu’en juin 2022. Nous prétendons avoir pendant cette période des idées claires sur les activités de la promotion des produits qu’on pourrait mener lors  des vraies activités du projet », a déclaré le Youssouf Traoré.

Un sketch de sensibilisation pour le changement de comportement vestimentaire et alimentaire a été présenté par le groupe Niogolon et une visite des stands de produits locaux « Made in Mali », composé de : fonio précuit riz étuvé, miel, ‘’soumbala’’, ‘’datou’’ et beurre de karité ont été les temps forts du lancement des activités.

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<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bamako dans une crise diplomatique latente :  Le PM et le risque d’isolement du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/bamako-dans-une-crise-diplomatique-latente-le-pm-et-le-risque-disolement-du-mali-2947712.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 14:20:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour l’une des rares fois de son histoire diplomatique, le Mali, en face de ses voisins et de ses nombreux partenaires, est en passe de faire l’unanimité sur lui, menacé qu’il est d’un isolement, au cœur d’un projet sécuritaire, au sujet duquel on lui rétorque qu’il n’a pas concerté les autres. Une menace d’isolement diplomatique que tente de minimiser les autorités de Bamako, dont le Premier ministre Choguel K. Maïga, qui n’en est pas le moindre instigateur.</em></strong>

Décidément, diplomatiquement parlant, ça ne va pas fort entre le Mali et plusieurs de ses voisins et partenaires internationaux. Au cœur de la polémique : le recours à des mercenaires d’une société privée militaire russe avec en toile de fond des accusations tonitruantes du Premier ministre Choguel K. Maïga à l’encontre de la France à la tribune des Nations Unies, loin des convenances diplomatiques des relations bilatérales entre partenaires respectueux.

Si, depuis son retour de New-York, sur les réseaux sociaux, des lauriers lui sont régulièrement tissés pour avoir haussé le ton en face d’un partenaire, la France, savamment et méthodiquement téléguidés par des coteries partisanes, mises à contribution, sur fond dithyrambique, Choguel K. Maïga est bien au cœur d’une controverse, sachant pertinemment bien que la diplomatie n’est pas un spectacle, car obéissant en tout à des règles tangibles et que, de ce fait, le glissement vers l’escalade des tensions est très facile, suite à l’inobservation de ces règles immuables.

En fait, tout est lié aux bruits, non jamais démentis, mais non vraiment assumés par Bamako, liés au recours par les autorités de la transition à la société Wagner, un groupe privé militaire russe. Pour tenter de justifier cela, encore que déjà le gouvernement n’ait pas la bonne posture, hormis les soutiens dithyrambiques des partisans, d’autant que la primeur d’une telle annonce importante se fait à l’intérieur (respect des citoyens oblige), le Premier ministre Choguel K. Maïga, sur la tribune des Nations Unies, à New-York, parlait de plan « B », en portant des accusations sur la France, accusée, par lui, d’avoir « abandonné son pays en plein vol ».

La riposte française, également disproportionnée qu’elle était, a ouvert la voie à une vive polémique d’autant que les autorités françaises, aussi bien les responsables du ministère de l’Europe  et des Affaires étrangères que le président Macron lui-même, ont tenu à révéler, des termes diplomatiques acerbes et non convenus, l’inexactitude des faits dans les propos du Premier ministre malien.

Quoiqu’il en soit, cette polémique diplomatique entre Bamako et Paris, qui n’avait pas justement lieu d’être, ne va pas occulter les tirs croisés diplomatiques dont Bamako est de plus en plus l’objet de la part de ses grands voisins et même des membres du G5 Sahel au sujet du recours à cette société privée militaire russe, ayant recours aux mercenaires pour lutter contre le terrorisme.

Là également, pour justifier ce choix sécuritaire stratégique, le Premier ministre Choguel K. Maïga, toujours à la tribune des Nations Unies, évoque, lui, la souveraineté du pays de pouvoir contracter avec le partenaire qu’il souhaite, dans le domaine d’activités diplomatiques qui lui chante.

Mais, en le faisant, notre Premier ministre ne savait pas qu’il ouvrait ainsi, dans son propre voisinage, loin des sirènes encensoirs de ses partisans zélés, des tirs croisés diplomatiques tous azimuts. L’un et l’autre, de lointains aux plus proches, les pays, via les ministères des Affaires étrangères si ce ne sont pas les dirigeants d’Etats eux-mêmes, ont pris la parole, le plus officieusement du monde, pour dénoncer ce qu’ils ont appelé le manque de concertation de Bamako sur ce sujet sécuritaire, brûlant et complexe.

En somme, il a été reproché à Bamako d’avoir agi en solo, dans un choix unilatéral, s’agissant de sa volonté de contacter avec la société Wagner pour lutter contre le terrorisme. Là, ce n’est pas la France, encore moins son président, qui enfonce le clou. Ce sont les partenaires africains du Mali ; au compte du G5, comme le Niger ou la Mauritanie, et au nom du voisinage, à l’image du  Sénégal ou la Côte d’Ivoire, qui se plaignent de notre absence de concertation sur un sujet aussi sensible et comme complexe, comme le terrorisme, qui intéresse tout le monde.

Les présidents ivoirien, mauritanien et nigérien, on le sait, ont tour à tour dénoncé cette option des autorités de la transition d’avoir voulu recourir au service des mercenaires d’une société privée militaire pour lutter contre les djihadistes, sans se référer aux autres. La ministre des Affaires étrangères du Sénégal, un pays qui a le plus grand contingent du proche voisinage au Mali,  a dit, pour sa part, que ce n’est pas la souveraineté du pays de négocier avec le partenaire qu’il souhaite qui est en cause, mais le fait, pour Bamako, de décider unilatéralement d’un choix qui a des répercussions sur tous les autres.

La dénonciation aux conséquences dramatiques est venue de N’Djamena, ayant la plus grande représentation militaire africaine et du G5 au Mali, du côté du président de la transition du Tchad, qui a officiellement déclaré, dans son pays, que les insurgés, venus de la Libye, qui ont conduit les assauts ayant provoqué la mort du président Deby, ont été encadrés et formés par les mercenaires de la société Wagner.

Une accusation gravissime qui n’est pas sans rapport avec la polémique diplomatique qui se joue entre Bamako et plusieurs capitales africaines, en dehors des coups de sang diplomatiques retentissants avec Paris et qui n’ont pas encore fini de nous révéler tous leurs dessous sombres.

Comme pour dire au Premier ministre Choguel K. Maïga que la diplomatie n’est pas un spectacle ; instrument de promotion carriériste.

<strong>Oumar KONATE   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;France :  Le changement de langage du Premier ministre malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/mali-france-le-changement-de-langage-du-premier-ministre-malien-2947715.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 14:18:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jeudi, Choguel a changé de langage au sujet des relations entre le Mali et la France. Dans un entretien accordé à des médias français, le chef du gouvernement malien a fait référence à un couple, en parlant de la France et du Mali. Ainsi, il a déclaré que des scènes de ménage existent entre les deux pays, mais qu’il n’y a pas de divorce entre eux.

&nbsp;

Cette sortie de Choguel n’a pas manqué de susciter la colère chez certains Maliens qui l’ont soutenu après avoir déclaré à la tribune des Nations Unies que la France abandonne le Mali en plein vol. Pour ceux qui sont fâchés, Choguel aussi est en train de faire faux bond aux Maliens qui demandent à la France de plier bagage pour quitter le Mali.

Avant ce changement de ton de Choguel, en pleine crise de confiance entre Bamako et Paris, le président français Emmanuel Macron, a attisé le feu. Quand il s’agit du Mali, depuis 2012, les autorités françaises tiennent un discours paternaliste. Pendant longtemps, les Maliens ont ainsi encaissé le ton désobligeant du discours des autorités françaises. Plus maintenant, clame Choguel Maïga, le Premier ministre.

C’est ainsi que le 6 octobre, l’ambassadeur de France a été convoqué par Bamako suite aux critiques de Macron. La convocation de l'ambassadeur de France est intervenue après les propos jugés "regrettables" du président français à l'encontre de la junte militaire au pouvoir et à son appel à ce « que l'Etat revienne » au Mali.

Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères, a invité les autorités françaises à la retenue, en évitant des jugements de valeur. Un communiqué diffusé par le gouvernement malien fustige les « propos inamicaux et désobligeants » d'Emmanuel Macron et exprime une vive protestation contre ces propos « regrettables ».

Un jour plus tôt, Emmanuel Macron avait appelé à ce que l'Etat revienne au Mali, dans un contexte de fortes tensions avec le pays sahélien. « Il faut que l'Etat revienne avec sa justice, son éducation, sa police partout, en particulier au Mali », avait laissé entendre le chef de l’Etat français. Il a affirmé que des pans entiers de territoire restent livrés à eux-mêmes face aux djihadistes, aux tensions intercommunautaires et aux trafics.

Quelques jours avant, le président français avait qualifié de « honte » les accusations d'"abandon en plein vol du Mali’’ par la France. Ces accusations avaient été portées par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l'ONU, à New York. Le ministre des Affaires étrangères, dans son communiqué, appelle la France à se concentrer sur l'essentiel, notamment la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Sans concertation avec les autorités maliennes, la France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire avec une réduction de ses effectifs d'ici à 2023 à environ 2500 hommes, contre plus de 5.000 hommes présentement. Dans ce contexte, la transition s’est tournée vers d’autres partenaires sécuritaires pour contrer la menace terroriste.

La France ne veut pas surtout que la transition malienne se rapproche de la Russie. Les médias occidentaux ont beaucoup commenté la possibilité d’un partenariat entre les autorités maliennes et les paramilitaires russes du groupe Wagner. Paris rappelle fréquemment qu’une présence de ces mercenaires au Mali serait incompatible avec le maintien de la présence militaire française au Mali.

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<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Candidature URD pour la présidentielle 2022 :  Les soutiens de Dr Madou Diallo se mobilisent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/candidature-urd-pour-la-presidentielle-2022-les-soutiens-de-dr-madou-diallo-se-mobilisent-2947707.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 13:58:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce samedi 9 octobre 2021, au Carrefour des jeunes de Bamako, un regroupement de jeunes de l’URD, dénommé Coordination des soutiens à la candidature de Dr Madou Diallo, a organisé un point-presse pour donner les raisons de leur choix dans la perspective de la présidentielle de 2022. </strong>

Selon Adama Sidibé, président de la Coordination des soutiens à la candidature de Dr Madou Diallo, la lettre en date du 23 août 2021 du 1<sup>er</sup> vice-président du BEN, appelant à l'ouverture des candidatures au niveau des sections de l'URD, a rappelé aux responsables du parti le lourd défi qui les attend depuis la disparition du Président Soumaïla Cissé (paix à son âme). La question de désignation du porte-étendard de leur héritage commun se pose et interpelle chacun d’entre eux. Il leur faut donc trouver la réponse adéquate, bien que la formation dispose des brillants cadres, désireux de poursuivre le combat.

À l’en croire, dans cette démarche, la candidature d'un homme désintéressé, mais un tacticien de l'ombre, a incontestablement capté leur attention, tant par son éloquence que par sa simplicité et sa pédagogie. Il s'agit de celle du Dr Madou Diallo, vice-président du BEN- URD et ancien Président du Mouvement national des jeunes de l’URD.

Aux dires du conférencier, l’objectif principal de cette coordination est de soutenir et partager les idéaux de Madou Diallo jusqu'à son élection future comme président de la République du Mali. La coordination vise aussi à aider la jeunesse à comprendre les enjeux de notre siècle (mondialisation, géostratégie, migration, modèles de gouvernance, politique.) et les défis à relever à travers la formation, la sensibilisation, les conférences-débats.

Le conférencier dira que sa conviction et son amour pour la patrie, ainsi que la confiance de ses camarades ont permis au Dr Madou Diallo de vivre une expérience exceptionnelle d'engagement. Il est ainsi devenu en 1999 Secrétaire général de la section Adema-Pasj de l'Algérie, mandataire du candidat Soumaïla Cissé à l'élection présidentielle de 2002, à Lyon, en France, et Secrétaire général adjoint du comité URD de Lyon à la création du parti en 2003, avant de rejoindre la section de Kati et d'avoir l'honneur plus tard de présider aux destinées du Mouvement national des jeunes du parti, de février 2011 à mars 2016. Secrétaire général adjoint de la section de Kati, il sera aussi le président d’honneur de la section de Nioro du Sahel, responsable du secrétariat des relations extérieures ; d'où il a piloté le processus d'adhésion de l'URD à l'international-Libéral et à l'International des démocrates du Centre, avec le choix de l'option sociale libérale. Aujourd’hui vice-président du BEN du parti, Dr Diallo a été de tous les combats, avec souvent de lourds sacrifices. Il a surtout été parmi les cadres au cœur des réflexions et réformes initiées par le parti.

À l’en croire, ces éléments fondent à penser qu'il est bien placé pour affronter les défis qui se posent à notre pays et les solutions qu'ils appellent, afin de résoudre la crise sécuritaire et politico-institutionnelle que nous traversons depuis une décennie, tout en créant les conditions d'une véritable réconciliation nationale. « Il s'agit pour nous de répondre aux attentes légitimes de nos populations, notamment en ce qui concerne la sécurité, la justice et les infrastructures sociales de base en redonnant l'espoir aux femmes et aux jeunes, en encourageant la production économique et les investissements publics et privés dans le domaine de la transformation industrielle, en valorisant la société civile, en promouvant nos richesses culturelles, traditionnelles et intellectuelles ainsi que le sport comme facteur de développement et de cohésion sociale. Ce Mali du renouveau est bien possible, mais il doit être porté par des hommes et des femmes qui puissent incarner les valeurs et les principes pouvant permettre à notre pays de se redresser fièrement. Il est temps de réaliser les réformes politiques et institutionnelles afin de doter notre pays d'institutions fortes, garantes de la Constitution et d'une société», a-t-il affirmé

Les conférenciers affirment être convaincus que Dr Madou Diallo peut incarner le consensus pour maintenir l'unité du parti et fédérer une grande majorité des forces vives de la Nation, notamment de la classe politique ; condition indispensable pour le succès de l'URD aux prochaines échéances électorales.

Toujours aux dires des conférenciers, Dr Madou Diallo est un ancien élève du Lycée Askia Mohamed, où il a décroché son baccalauréat en Sciences humaines (SH). Après l’obtention d’une Maîtrise en Diplomatie à l'Ecole nationale d'administration (ENA) d’Alger, il s'envole pour la France. Dans l'Hexagone, il décroche un DEA/Master en Droit international et Relations internationales à l'université Lyon 3, et un Doctorat en Droit public à l'université Descartes Paris 5, avec mention très honorable. Conseiller des affaires étrangères de profession, il fut pendant plusieurs années l'une des pièces maitresses du ministère des Relations avec les institutions, en sa qualité de conseiller technique. Il a également été secrétaire général de l'Assemblée nationale, avant sa nomination en qualité de directeur des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avec titre d'ambassadeur.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>

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<title>Affaire dite zone aéroportuaire :  Les autorités appelées à respecter leurs engagements</title>
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<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 13:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce mardi 5 octobre 2021, à Sénou, les responsables de la Plateforme des habitants de la zone dite aéroportuaire (Phza) ont animé une conférence de presse afin de faire part de leurs préoccupations. Au cours de cette conférence de presse, certains n’ont pas hésité à rappeler au Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga de respecter ses engagements.

L’étau est-il en train de se resserrer autour du Premier ministre Choguel Maïga ? En tout cas, tous les signaux semblent désormais le confirmer. Car les centaines de victimes de démolition des maisons de la zone aéroportuaire attendent impatiemment le PM au tournant.

« Nous ne sommes pas des délinquants financiers. Au contraire, nous sommes des victimes de la situation dite aéroportuaire. L'aéroport est venu trouver nos villages et quartiers ici. Personne ne va désormais nous manipuler à des fins politiques ou personnelles. Le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga n’a d’autre choix que joindre l’acte à la parole. Puisqu’il nous avait assuré qu’une fois aux affaires, il va impérativement résoudre la situation de la zone aéroportuaire. Car la démolition a été, disait-il, faite sur du faux», a scandé Abdoul Salam Togola, porte-parole de la plateforme de son côté, Aboubacar Sidiki Kanta, coordinateur de la Phza, dira qu’au cours d’une rencontre avec les autorités, en l’occurrence le ministère du Domaine et celui des Transports, il est ressorti que le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga et le président de la transition sont tous d’accord qu'une commission soit mise en place pour trancher sur la question de la zone aéroportuaire. Aux dires de M. Kanta, après plus de 3 mois, rien n’a été fait. Ce qui est très inquiétant.

« Nous demandons aux autorités de mettre en place le plutôt possible cette commission. Car nous les habitants de 11 villages et quartiers sommes en attente depuis fort longtemps », précise t-il

À l’en croire, on peut, avec fierté, dire que grâce à l'intervention de Chérif Ousmane Madani Haïdara, on a pu éviter un autre bain de sang dans ce pays. « Nous demandons par la même occasion aux autorités d'honorer les engagement, pris en présence du président du Haut conseil islamique», a rappelé le coordinateur.

Pour sa part, Abdoul Salam Togola de révéler qu’ils ont appris que le gouvernement compte mettre en place la commission, pour une durée de 3 mois. Ce qui est trop long. « Nous pensons que c’est une manière de traîner le processus et gagner du temps. Nous disons au PM qu’on ne veut nullement un autre bras de fer. C’est pourquoi nous espérons que les autorités vont honorer leurs engagements », a estimé M. Togola.

Par ailleurs, le coordinateur dira qu’une procédure judiciaire a déjà été enclenchée par la plateforme contre ceux qui ont démoli leurs maisons. Il dira qu’il y'a des escrocs qui se font passer pour des représentants de la plateforme en soutirant aux gens 100.000 FCFA.

Par ailleurs, en commun accord, la plateforme a formulé quatre recommandations à l’endroit des autorités. Il s’agit : 1- de déplacer l'aéroport vers Sanakoroba; 2- de  dédommager les victimes le plus tôt possible; 3- de ne plus toucher plus aux autres maisons qui sont dans la zone aéroportuaire; 4- de traduire en justice les présumés coupables de la démolition.

Quant à Boyo Kanta, elle dira que l’ancien ministre Djonké Diarra a posé un acte criminel en démolissant leurs maisons. « Certains ont leurs enfants qui ne vont plus à l'école. Quant à Choguel, il nous a reçus chez lui quand il était président du comité stratégique du M5.  À l’époque, il nous avait dit que le gouvernement Moctar Ouane nous avait commis du tort. C’est une démolition qui a été faite sur du faux. Ce sont ses mots. Nous étions accompagnés par le chef de quartier de Faladiè. Aujourd’hui, je veux savoir  si Choguel nous a oubliés ? A-t-il oublié ses propres engagements ? Si Choguel tente de nous rouler dans la farine, les conséquences seront très lourdes pour lui », s’est indignée Mme Boyo Kanta.

S’adressant toujours aux journalistes, le coordinateur dira qu’après la nomination de Choguel Kokalla Maïga, la plateforme a demandé une audience avec la Primature. Mais on l’a renvoyée vers le ministère du Domaine. Et lors de  la rencontre, on a clairement spécifié aux membres de la plateforme que le PM a pris la question dans les projets gouvernementaux. Après trois mois, on n’a rien vu. Ni commission ni autre garantie n’a été donnée aux victimes. À quoi joue le Premier ministre, s’est-il interrogé.

« Certes, on fait confiance aux nouvelles autorités, mais on commence à perdre espoir. On veut qu'on restitue nos maisons et nous rembourser convenablement», a souhaité M. Kanta

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de la transition : Azhar incite le Malien lambda à s’impliquer dans le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-azhar-incite-le-malien-lambda-a-simpliquer-dans-le-debat-2947710.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 00:49:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but d'inciter la population à s'impliquer pour une transition réussite au Mali, l’ONG Azhar a initié le projet Participation citoyenne au débat économique sur la transition au Mali (Pacid). C’était ce jeudi 7 octobre 2021 à l’Hôtel Millenium. </em></strong>

Financé par le National Endowment for Democracy (NED) en partenariat avec l’ONG Azhar, ce projet vise à impliquer les citoyens lambda dans la gouvernance et la gestion de la transition, comme souligné par Gisèle Flanda, cheffe du dit projet.

En effet, au cours de son discours d’ouverture, la cheffe du projet de Participation citoyenne au débat démocratique sur la transition au Mali (Pacid), Gisèle Flanda, a indiqué que ledit projet est une initiative qui s’étendra d’août 2021 à février 2022, soit sur une période de 07 mois.

À l’en croire, le projet vise à susciter l’intérêt du citoyen lambda  malien sur les grandes questions de la transition en cours au Mali, de le faire participer au débat et recueillir la perception des acteurs à la base. Pour ce faire, le projet créera des espaces de débats citoyens sur les grands enjeux de la transition, à savoir : informer et sensibiliser les citoyens sur les thématiques de la transition (réformes électorales, révision constitutionnelle, lutte anti-corruption, l’accord pour la paix) ; et réaliser des sondages d’opinion sur les enjeux de la transition.

Pour Gisèle Flanda, cette initiative proposée par l'ONG Azhar et financée par le NED a pour objectif de contribuer à la réflexion et la participation citoyenne au débat démocratique sur les grandes questions de la transition. Il intervient dans un contexte de transition démocratique.

Il est à rappeler que le projet cible les citoyens dans leur ensemble, mais aussi le gouvernement de transition, certaines institutions nationales, les acteurs stratégiques comme les organisations de la société civile, les partis politiques et les partenaires techniques et financiers.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Palu, Tuberculose, Sida et Covid&#45;19 : Le Fonds mondial accorde 130 milliards FCFA au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/palu-tuberculose-sida-et-covid-19-le-fonds-mondial-accorde-130-milliards-fcfa-au-mali-2946753.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 01:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, a présidé ce mardi 28 septembre 2021 la  présentation des subventions  dont le Mali a obtenu plus 130 milliards de F CFA  de la part du Fonds mondial, soit 229,2 millions USD. Cette enveloppe vise à aider le gouvernement à lutter contre le sida, la tuberculose, le paludisme et le renforcement du système sanitaire. </strong>

Dans son allocution, Dr Awa Diarra, présidente du Comité de coordination du Mali (CCM), a affirmé que  de 2021 à 2024, l’augmentation de l’enveloppe financière du Fonds mondial est assez remarquable. Et que le cycle 2020/2022 connait plus de 60% d’augmentation de l’enveloppe habituelle du cycle de financement, sans oublier divers autres investissements contre la Covid-19 et le renforcement du système de santé. Aussi, dira-t-elle que le volet de la mobilisation et du suivi des différentes subventions a besoin d’être  amélioré de façon continuelle pour aider le Mali.

Pour ce faire, il est aussi nécessaire, dit-elle, de mettre en place un dispositif pour rassurer le Fonds mondial et au-delà, celui-ci tous les partenaires. D’autre part, elle dira que dans le cadre du partenariat avec le Fonds mondial, le Mali s’est engagé à cofinancer les subventions à hauteur de 15%.

Autour de Diéminatou Sangaré, ministre malien de la Santé, d’ajouter que cela traduit une ambition réelle et forte, celle de faire en sorte que le Mali figure parmi les pays où ces subventions sont utilisées judicieusement.

Elle a ainsi remercié le Fonds mondial et tous les autres partenaires pour leur engagement sans faille aux côtés du Mali. Aussi, a-t-elle rappelé que le Fonds mondial, malgré le contexte difficile du pays, n'a jamais interrompu son financement. « Ce sont des subventions importantes qui viennent d’être octroyées gratuitement à notre pays par le Fonds mondial. En outre, il y a lieu de noter un fait important marqué ; c’est le retour de la gestion des subventions du Fonds mondial à des structures nationales, dont mon département. Dans le contexte de crise sanitaire de l'ampleur de la Covid-19, où toute l'attention est attirée vers la prévention et la prise en charge des cas, il est important de maintenir et d’accentuer les prestations de qualité et spécifiquement l'accès et l'utilisation des soins de santé liés à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Si la Covid-19 impacte fortement la santé publique, les infrastructures de santé et la prestation des soins de santé en général, son impact est donc autrement plus marqué pour les catégories vulnérables. Le montant des subventions octroyées est de 201 264 465 euros pour le VIH, la tuberculose, le paludisme, le renforcement du système de santé et la Covid, soit un peu plus de 131 828 224 575 FCFA pour la période 2021 à 2024 », a déclaré la ministre Sangaré.

Aussi, a-t-elle évoqué qu’il appartient au Mali, à l’entame de cette nouvelle collaboration marquée par le retour des structures nationales dans la gestion, de prendre les dispositions utiles pour une gestion efficiente et efficace des ressources en vue d’une mise en œuvre effective des interventions. « Je vous donne l’assurance que mon département, les structures directement responsables de la gestion programmatique et financière des subventions et moi-même ne ménagerons aucun effort pour une gestion rigoureuse, efficace et efficiente des fonds pour l'atteinte des objectifs contractuels.

Il faut noter que les subventions en cours d’exécution sur la période 2021-2023 sont réparties comme suit: 72 824 694 euros pour le VIH, 9 440 423 euros pour la tuberculose, 70 685 656 euros pour le paludisme et 22 000 000 euros pour le renforcement du système sanitaire.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Acquisition de nouveaux hélicoptères :  Après le soulagement, quid de l’opérationnalité des appareils?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/acquisition-de-nouveaux-helicopteres-apres-le-soulagement-quid-de-loperationnalite-des-appareils-2946747.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 01:38:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Gagnés par la fibre patriotique, et requinqués de voir l’armée malienne en possession de nouveaux équipements aériens, les Maliens, dans leur écrasante majorité, ont vécu avec fierté ces moments inédits, symbolisés par la cérémonie deréception de quatre nouveaux hélicoptères MI-171 de marque russe. Ces nouvelles acquisitions, saluées par tous, comme étant une grande avancée dans la lutte contre le terrorisme, seront-elles pour autant capables de renforcer la capacité opérationnelle de la flotte aérienne pour combattre l’hydre djihadiste ? L’énigme de ces équipements aussi ultramodernes qu’ils soient est là…</strong>

Ces nouvelles  acquisitions ; quatre nouveaux hélicoptères MI-171 de marque russe, à n’en pas douter, viennent à point nommé pour renforcer l’arsenal de la défense aérienne contre l’hydre terroriste qui envahit le pays. En tout cas, c’est cela qui est espéré par les Maliens, nombreux à montrer leur satisfaction face à cela, mais qui savent aussi que les acquisitions d’équipements militaires, surtout les avions de combat comme les avions de transport, le pays en a toujours  bénéficié.

En fait, si l’acquisition de ces avions de combat a toujours suscité l’enthousiasme populaire, c’est bien évidemment parce que les gens supposent, dans leur grande majorité, que ces engins militaires vont renforcer ainsi la capacité opérationnelle de la flotte aérienne, dont nous avons aujourd’hui besoin pour combattre lesterroristes.

La capacité de frappe de la flotte aérienne va-t-elle se renforcer contre la traque de l’ennemi avec ces nouvelles acquisitions ?

C’est là l’équation à la fois sensible et complexe qui se pose à nous, chaque fois qu’il s’agit d’acquisition de matériels militaires, surtout les avions de combat, en cette période très critique, où la menace terroriste a atteint des proportions inquiétantes.

Il en est ainsi du scepticisme des citoyens d’autant que depuis le déclenchement de la crise sécuritaire, dans le pays, de l’irrédentisme des séparatistes du Mnlaà partir des années 2012 à la vague des attaques terroristes, jusqu’à l’exacerbation des conflits intercommunautaires, les autorités maliennes, indépendamment des conjonctures, ont toujours misé sur les moyens militaires susceptibles de renforcer la riposte aérienne, en dotant l’armée de capacités opérationnelles en la matière.

Ainsi, dans le cadre de Loi d’orientation et de programmation militaire, estimée à plus de 1 200 milliards de FCFA, l’ancien régime a pu disposer, en son temps, de moyens aériens. Importants pour faire face à la situation. Certes, aujourd’hui la gestion de cette manne financière est fortement décriée, mais il n’empêche que la capacité opérationnelle de l’armée s’en est trouvée améliorée dans plusieurs domaines, notamment des véhicules blindés, des avions de transport et  d’hélicoptères de combat.

En juillet 2018,on s’en souvient, l’ancien Président IBK avait réceptionné  à la Base aérienne 101 de Bamako-Sénou, dans une ambiance festive,des avions de chasse destinés à assurer à l’armée de moyens opérationnels suffisants pour contrer l’ennemi.

Des avions de  type Super Tucano, des aéronefs de type Y12 et des hélicoptères de combat de type MI-35,aux appareils obtenus auprès du fabricant Airbus, un consortium européen, en passant par les Supers Tucano, livrés par le fabricant Ambrayer, une société brésilienne.Il est donc clair que l’armée malienne, hier comme aujourd’hui, en dépit des difficultés conjoncturelles, a disposé des moyens opérationnels aériens et autres pour se positionner dans cette lutte implacable contre les terroristes.

<strong> Cap sur la capacité opérationnelle</strong>

La capacité opérationnelle de notre armée s’est-elle pour autant améliorée avec les acquisitions d’avions de combat ?

La problématique se tient à plusieurs niveaux. L’un de ses aspects cruciaux a été révélé récemment par l’actuel Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, qui a annoncé sur les antennes de RFI que« huit ans après, l’Etat malien n’a toujours pas sa souveraineté sur l’ensemble du territoire ».

Pire, toujours dans ses récriminations, à l’orée de ses 100 jours passés à la Primature, le Premier ministre a déclaré que les partenaires nous empêchent de survoler certains espaces aériens au motif qu’il s’agit de la zone d’entrainement d’autres forces. « On nous accuse de vouloir changer de stratégie. Le président a dit simplement à la Cedeao qu'on ne peut pas, dans une situation où on apprend par exemple qu'il ya une attaque quelque part ; on a un hélicoptère qu'on veut faire voler pour aller, et on nous l'interdit, au motif que c'est une zone d'entraînement pour d'autres forces partenaires. Cette situation ne peut pas continuer. On ne peut pas nous interdire d'acheter du matériel avec un pays si on a un accord, parce qu'un autre ne veut pas. On ne peut pas nous empêcher d'envoyer des gens à être formés dans un pays donné, parce que un autre pays ne veut pas », a dénoncé Choguel Kokalla Maïga.

Face à l’attitude de « certains partenaires », qui agissent ainsi, comme il l’a déploré, en changeant d’option militaire sur le terrain, le Premier ministre, après avoir soulevé l’équivoque de l’espace aérien », va jusqu’à s’interroger sur l’adoption d’un« plans B », quant à la possibilité pour les Maliens de se parer de nouveaux partenaires militaires.

Comme il a évité de parler, à l’espèce, de la société militaire privée russe Wagner, dont il s’est agi, le Premier ministre Choguel K. Maïga a également occulté plusieurs d’autres questions, pourtant cruciales, dans l’appréciation de ces nouvelles acquisitions d’avions, en terme de capacité opérationnelle intrinsèque sur le terrain.

C’est par exemple la formation du personnel et le transfert de technologie, autres aspects militaires cruciaux à prendre forcément en compte pour renforcer la puissance de frappe de la flotte aérienne malienne. Dans le cas présent, aucune de ces dispositions ne semblent être prises en compte d’autant que ni le ministre de la Défense, colonel Sadio Camara, ni le Premier ministre Choguel K. Maïga n’a évoqué cela.

Et pourtant, rien n’interdisait à notre pays, en plus d’être doté de ces avions militaires, de contracter avec la partie russe pour obtenir non seulement la formation du personnel, mais aussi le transfert de technologie ; deux éléments fondamentaux, indispensables pour la montée en puissance de notre armée, dont nous réclamons tous, étant conscients que nous savons tous que la guerre contre les terroristes, aussi tactique qu’elle soit, se gagnera par la mise à disposition adéquate des moyens technologiques.

Eh bien ! Le Nigéria, cet autre pays de la Cedeao, qui lutte contre les mêmes agressions terroristes, est allé plus loin dans ses relations militaro-diplomatiques avec la Russe en signant une convention en béton, prévoyant l’octroi des avions de combats, mais également la formation du personnel et le transfert de technologie. Cette convention vient d’être signée entre les deux pays, sous le regard bienveillant des présidents des deux pays, dans le cadre de la lutte implacable contre BokoHaram.

Si on se réfère à l’existant dans notre pays, en lien avec les acquisitions d’avions de combat ou de transfert, il est net que les autorités de la transition n’ont pas fait mieux que par le passé, en ce sens qu’en dehors de la disponibilité des engins militaires concernés, aucune autre possibilité n’existe entre les deux parties, permettant à l’armée malienne de disposer de capacités technologiques requises pour faire face à la situation.

C’est justement pour cette raison que notre pays doit sortir des sentiers battus, en évitant de brandir  toujours les acquisitions d’avions comme des trophées. Compte tenu de la complexité de la lutte contre le terrorisme et la nécessité de revoir plus tactiquement nos différentes approches militaires en la matière, il est urgent, pour nous, de se réajuster, en mettant l’accent sur les moyens de renforcement de notre capacité opérationnelle, surtout dans les airs, pour nous permettre plus efficacement de lutter contre la menace terroriste qui n’épargne plus aucune portion de notre territoire.

On le voit en entier, au-delà de l’acquisition des avions de combats, toujours célébrée avec un air d’autosatisfaction démesurée, il reste entendu que des questions militaires essentielles, non résolues ; comme la formation du personnel aérien et le transfert de technologie se posent sur ces avions réceptionnés, sans lesquelles la capacité opérationnelle de ces engins reste sujette à caution.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique : Le piège va&#45;t&#45;il se refermer sur Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/politique-le-piege-va-t-il-se-refermer-sur-choguel-2946748.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 01:28:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le sort du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga pourrait dépendre de la suite de la colère qu’il vient de provoquer sur la scène politique. Tenant aux assises de la refondation et à la possible prolongation de la transition, le chef du gouvernement se fait des ennemis de jour en jour. Certains critiques ont choisi de sortir de la cachette, c’est notamment le cas des membres du Cadre d’échange de partis et de regroupements de partis politiques pour une Transition réussie au Mali. Le 29 septembre 2021, ils ont dénoncé l’entêtement du Premier ministre.</strong>

Il s’agissait de partager avec la presse leur analyse de la situation politique de la nation, notamment en ce qui concerne la marche de la transition dans notre pays. En ce mois de septembre, anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale, ils ont voulu rendre un hommage mérité aux pères de l’indépendance. Ils ont honoré également les forces de défense et de sécurité et leurs partenaires internationaux qui continuent de payer un lourd tribut dans la lutte contre l’insécurité, de plus en plus grandissante.

Selon leurs militants, les partis et regroupements politiques du Cadre pour une transition réussie au Mali demeurent profondément attachés au succès de la Transition pour le bien du peuple. Dans cette optique, ils disent avoir participé à tous les ateliers organisés par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Matd) en janvier, mai et juin 2021 sanctionnés par des propositions partagées par une grande majorité de la classe politique et de la société civile.

C’est ainsi que fut publiée la déclaration du 26 juillet 2021, suivie du mémorandum du 24 août 2021 dans lequel ils ont détaillé une série de quatre points de préoccupations relatifs à la gestion de la transition. Il s’agit du respect du délai de la transition pour assurer le retour rapide à l’ordre constitutionnel normal ; du chronogramme électoral et des réformes politiques et institutionnelles ; de l’Organe unique de gestion des élections (Ouge) ; de la tenue des « Assises nationales de la refondation » (ANR).

Selon le cadre, les inquiétudes soulevées dans le mémorandum ont été confirmées lors de la table ronde de validation des termes de référence (TDR) des « Assises nationales de la refondation » et l’organe unique de gestion des élections, tenue les 24, 25 et 26 septembre 2021. La majorité des partis et regroupements de partis politiques n’a pas participé ou n’a pas été invitée à cette rencontre.

Certaines organisations de la société civile se sont tout simplement vu refuser l’accès à la salle. Outre les conditions chaotiques dans lesquelles ces ateliers se sont déroulés, ses détracteurs ont relevé, entre autres, la faible participation de la classe politique, l’exclusion, le flou qui entoure la composition, le fonctionnement et le caractère indépendant de l’Ouge.

Le projet d’Ouge et des TDR des « Assises nationales de la refondation » produit par le M5-RFP, regroupement de partis politiques et d’associations dont est issu le Premier ministre, a servi le document de base des travaux de la table ronde. Cela pose de réelles interrogations sur l’impartialité de la Primature, selon les partis opposés aux choix de Choguel Kokalla Maïga.

&nbsp;

Beaucoup d’entre eux déplorent le fait que le document relatif à l’Ouge reconnaît une totale impuissance face aux questions de crédibilité, de transparence et de participation. L’irréversibilité proclamée de l’Ouge par le Premier ministre, la non-inclusivité dans l’organisation des Assises nationales de la refondation, le chronogramme électoral inadapté et les réformes politiques et institutionnelles irréalistes sont autant d’indices qui présagent le non-respect du délai de la transition.

Les adversaires de Choguel s’étonnent et demandent comment interpréter le fait que certaines des plus hautes autorités de la transition méprisent ouvertement et publiquement le rôle des organisations politiques dans la vie de la République.

Les mêmes responsables sont accusés d’exposer devant les micros de médias internationaux les raisons d’une prorogation éventuelle de la transition, alors qu’au même moment elles annonçaient à la la tribune des Nations Unies le respect du délai de cette même transition. « Comment interpréter la dispersion de tant d’efforts entrepris dans tous ces domaines et projets à l’exception des réformes politiques indispensables à l’organisation d’élections générales libres, crédibles et transparentes pour permettre un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal ? »

Par ailleurs, le 25 septembre 2021, à la tribune des Nations Unies, le Premier ministre a tenté de présenter la situation de dégradation sécuritaire profonde dans un langage peu diplomatique et conflictuel. « Nous nous inquiétons de la démarche entreprise par le Premier ministre », souligne la déclaration liminaire des partis indignés. Le piège pourrait se refermer sur Choguel au rythme où vont les choses.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Paix, sécurité, développement et innovations : Aliou Boubacar Diallo sur les chantiers de la reconstruction !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/paix-securite-developpement-et-innovations-aliou-boubacar-diallo-sur-les-chantiers-de-la-reconstruction-2946766.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 01:12:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Reconstruction, restauration, retour à la sécurité et la paix, le tout sur fond de propositions de sortie de crise et pour soulager le chômage et la misère de masse auxquels le pays est durement confronté. Voilà quelques axes majeurs de la déclaration solennelle que Aliou Boubacar Diallo a adressée, à l’occasion de la commémoration de la fête de l’indépendance  en ce 22 septembre.</em></strong>

<strong>Restaurer l’espace de vie, et donc la paix</strong>

61000 arbres plantés dans les 20 régions que compte le Mali pour 122 forages en faveur des populations les plus démunies du pays ; voilà quelques-unes des étrennes offertes aux Maliens, pour ce 22 septembre, par le Président d’honneur de l’ADP-Maliba, l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo.

Décidément, la troisième place de Aliou Boubacar Diallo à la présidentielle de 2018 n’était pas le fruit du hasard. L’homme d’affaires qui a taillé des croupières aux mastodontes du landernau, en les reléguant à leurs dimensions réelles, est plutôt un iconoclaste de la politique par ses innovations et l’originalité de ses engagements auprès du peuple. Car, jusqu’alors, la restauration du couvert végétal représentait le cadet des soucis des acteurs connus de l’échiquier politique malien. C’est donc une première qu’un leader politique et même d’opinion annonce ainsi inscrire son agenda et sa détermination à relever, à travers un engagement écologique affirmé, le défi de la sauvegarde de l’environnement et la lutte contre la déforestation et l’avancée rapide de la désertification. Ceci constitue d’autant une originalité et certainement une vision intégrée des maux multiformes d’un pays dans lequel le partage des espaces de vie participe tout aussi des conflits communautaires récurrents aujourd’hui exacerbés. La symbolique des 61000 arbres plantés porte donc fortement les promesses d’une future germination à la fois de l’espoir et du vivre ensemble séculaire sur lequel reposait jusqu’il y a peu la coexistence entre les différentes communautés, aujourd’hui déchirées.

A la préservation de l’environnement et donc de l’espace de vie des populations, le candidat de l’ADP-Maliba annonce ainsi que « <em>la Fondation Maliba, courant cette année, a construit 122 forages </em>», représentant deux fois l’âge du Mali. Et ce choix n’est pas anodin : pour Aliou Boubacar, « <em>ce chiffre correspond à deux fois 61 pour exprimer notre volonté d’aller vers la deuxième indépendance dont rêve tous les Maliens : l’indépendance économique que j’appelle la nouvelle indépendance</em> »pour relancer le pays vers un futur prometteur.

L’objectif de ce pionnier dans plusieurs domaines des affaires au Mali, c’est de renouer avec le Mali du rêve des pères fondateurs, « <em>le Mali d’une école performante, le Mali d’un bon système de santé de proximité, le Mali des unités industrielles ambitieuses, le Mali du plein emploi sans chômage de masse de nos jeunes</em> ». Mais ce Mali-là d’antan auquel il aspire contraste profondément avec « <em>la corruption, l’impunité, la gabegie, les grèves dans les secteurs clés </em>(qui) <em>sont devenues notre quotidien</em> », déplore Aliou Boubacar Diallo.

<strong>Renouer avec l’espoir et Relancer le pays</strong>

Plusieurs chantiers ont fait l’objet d’engagements résolus du candidat de l’ADP-Maliba, initiés à travers la Fondation du même nom. Ce dernier a ainsi multiplié « <em>des actions en faveur de la santé, de l’éducation, de la lutte contre le chômage</em> (et)... <em>également formé plus de 1000 femmes à la fabrication du savon et d’autres produits d’entretien</em> », entre autres. Car, « <em>pour combattre le terrorisme, il faut lutter contre la pauvreté et le chômage de masse des jeunes</em> », croit fermement le candidat.

De même, le candidat, comme à son habitude, n’a jamais cessé de soutenir « <em>l’armée avec la construction des forages, des dons de matériels de santé, mais aussi le soutien aux enfants et veuves des soldats tombé</em>s » pour la patrie au champ d’honneur.

Par ailleurs, le Président d’honneur de l’ADP Maliba, Aliou Boubacar Diallo, a saisi l’opportunité de l’adresse à ses compatriotes, en ce 61<sup>ème</sup> anniversaire de l’indépendance, pour dérouler également une série de propositions pour sortir le Mali de « cette crise multidimensionnelle qui perdure depuis 2012, avec son lot de meurtres, de tueries, de déplacés, d’instabilité politique, mais aussi de trafics de tous genres ».

Certes, l’avenir de ce pays et de sa jeunesse paraît sérieusement hypothéqué, mais « <em>ce tableau sombre ne doit pas nous faire perdre espoir</em>… (le) <em>Mali peut se relever fièrement et reprendre sa place dans le continent africain mais également au niveau mondial</em> », est convaincu l’homme d’affaires.

Mais, c’est un impératif selon le candidat de l’ADP-Maliba. « <em>Il en faut plus pour soigner les maux du Mali</em> ». Et pour cela, il faut restaurer  les vertus qui ont fondé et constitué le ferment de cette nation, à travers « <em>plus de solidarité, de cohésion, détermination, de transparence et plus d’initiative auprès du peuple malien</em> ». Ce sont là les « <em>actions que nous menons à travers la Fondation Maliba </em>(complémentaires de). <em>Toutes les autres actions de solidarité menées par d’autres compatriotes et des partenaires au développement</em> (et qui) <em>n’auront d’effet durable que si nous arrivons à construire une paix durable</em> », explique Aliou Boubacar Diallo.

Pour trouver donc une solution durable à la situation de crise interminable, dans laquelle le pays se débat depuis d’une décennie maintenant, celui-ci « <em>propose au gouvernement de transition de procéder à la sélection d’une personnalité consensuelle à Bamako qui sera accompagnée par des délégués ayant une légitimité traditionnelle et qui seront choisies dans chaque cercle du Mali</em> ». En restaurant les légitimités, fondées sur la confiance du terroir profond en ses représentants réels, Aliou Boubacar Diallo estime que « ceci permettra de trouver une solution à la crise multiforme que traverse le Mali ».

« <em>Le Mali ne sera que ce que nous en ferons, nous pouvons ensemble relever le défi de la stabilité sécuritaire et du développement socio-économique</em> …», conclut l’homme d’affaires dans cette adresse aux allures de profession de foi pour l’avenir de son pays, le Mali.

<strong>CORRESPONDANCE PARTICULIERE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ressources minières :  Au moins 600 milliards échappe au Mali par an, révèle FER&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/ressources-minieres-au-moins-600-milliards-echappe-au-mali-par-an-revele-fer-mali-2946750.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 01:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce jeudi 30 septembre 2021, la salle de conférence du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau a abrité la cérémonie de remise solennelle par le Front pour l’émergence et le renouveau au Mali (FER-Mali) d’un Manifeste pour la souveraineté économique du Mali à travers l’exploitation de l’Or. Au cours de cette cérémonie, le président du FER-Mali en a profité pour révéler le manque à gagner par l’Etat malien à cause des fausses déclarations douanières.</strong>

L’objectif de cette remise du manifeste pour la souveraineté économique du Mali  du Front pour l’émergence et le renouveau (FER-Mali) au ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, est de contribuer à faire sortir le pays de sa dépendance économique vis-à-vis de l’extérieur.

Selon son président, Sory Ibrahim Traoré, ce manifeste est un outil élaboré avec l’ensemble des acteurs qui opèrent dans le domaine de l’exploitation aurifère au Mali, dont l’Union des comptoirs et raffineries d’or du Mali (Ucrom) ; des différentes sociétés et coopératives d’exploitants de l’orpaillage Kéniéba, Sadiola et Syama ; avec  les différents groupes d’experts qui ont travaillé sur les questions.

Fort du constat qu’au Mali : « Plus de 4000 milliards de nos francs sortent à travers l’exploitation minière par des fausses déclarations douanières ; plus de 600 milliards échappent à l’Etat malien annuellement ; la quantité de l’or extraite au niveau de l’orpaillage traditionnel est sous-estimé ; parce qu’au lieu de 50 tonnes, seule une dizaine de tonnes est déclarée annuellement ». FER-Mali a pu évaluer ce que le pays aurait gagner si  le secteur de l’exploitation aurifère était mieux organisé  et mieux contrôlé par l’Etat malien, a stipulé M. Traoré.

Aussi, a-t-il rappelé que souvent la viande des bœufs payés au Mali et exportés au Sénégal est vendue aux miniers par des bouchers sénégalais. Il dit regretter le fait qu’un pays aussi riche en ressources minières  puisse dépendre de l’aide extérieur. D’où l’élaboration de ce manifeste qui dispose des actions concrètes qui pourront faire en sorte que le budget national du Mali, à l’horizon 2023, puisse être totalement pris en charge par les ressources internes à travers l’or du Mali

Prenant la parole, l’expert en gestion des ressources minières et membre de FER-Mali, M. Aliou Traoré, a  souligné avoir travaillé sur deux projets dont celui de la création de l’Agence de régulation et de contrôle des intérêts du pays dans les mines et une proposition de loi 80% des achats des contrats au Mali et 20% à l’étranger, appelée loi 80-20.

« Pour l’Agence, une proposition a été faite à ce que l’Etat puisse fournir des agents qui seront mis dans les différents points stratégiques dans toutes les mines du Mali, à savoir : la production, l’approvisionnement, la comptabilité, les ressources humaines et la salle d’or afin de mieux contrôler les intérêts du pays», a-t-il commenté.

Quant à Moussa Toumani Sidibé, expert en développement communautaire avec les Mines, il a expliqué les dures conditions des travailleurs nationaux du secteur minier.

Après avoir exprimé leurs reconnaissances aux efforts louables effectués par les autorités maliennes pour permettre aux travailleurs nationaux du secteur de pouvoir de maintenir leurs emplois, il dit déplorer la manière dont les sociétés minières continuent de bafouer le code de travail et surtout la constitution du Mali, en continuant à licencier des nationaux et les remplacer par des expatriés.

« Nous avons confiance en vous et à votre département pour arrêter cette situation incroyable et inadmissible par notre nouveau Mali, afin de permettre aux nationaux de souffler le vent du respect et de la considération dont vous êtes l’un des acteurs majeurs de ce changement », a-t-il laissé entendre.

«Nous sommes loin d’être dans une activité de revendication, nous croyons et sans démagogie, nous le disons et nous l’avons dit à Syama, à Kéniéba, à Sadiola : aujourd’hui, le département des Mines est vraiment en droite ligne de faire briller l’or du Mali pour les maliens», a évoqué M. Sidibé.

Pour sa part, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Seydou Lamine Traoré, a salué l’initiative citoyenne de la remise dudit manifeste qui, selon lui, vise à conquérir la souveraineté économique du Mali. Il s’est réjoui de très bonnes propositions qui ont trait au renforcement du contrôle de l’Etat sur le secteur minier, à la valorisation des contenus locaux qui sont des questions traitées dans le nouveau code minier.

« Nous avons une convergence de vue à ce niveau, car nous pensons que l’exploitation minière devrait être un outil privilégié de croissance économique et de développement social, mais aussi dans ce contexte difficile de sécurité que nous connaissons. Un outil de  rapprochement entre tous les Maliens pour la consolidation de la paix et de la réconciliation dans notre pays », a-t-il conclu.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Certification iso 9001 version 2015 de la CANAM :   Le précieux sésame à portée de main</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/certification-iso-9001-version-2015-de-la-canam-le-precieux-sesame-a-portee-de-main-2946760.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 01:09:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Canam s’est résolument engagée dans la mise en œuvre du Système de management qualité en vue de la certification ISO 9001 version 2015.

&nbsp;

Le Cabinet Afrique compétences s’emploi, à travers différents ateliers, d’outiller les équipes de la Canam, à savoir le Comité de pilotage et l’équipe projet.

&nbsp;

Ce vendredi 01 octobre 2021, un atelier de quatre (4) jours a pris fin à Bamako auquel ont pris part de nombreux responsables de l’Organisme en charge de la gestion de l’AMO.

&nbsp;

Le Directeur général adjoint, Abdou Alouseini Touré, a présidé la cérémonie de clôture de cet atelier portant sur la certification ISO dont il a vanté les mérites.

&nbsp;

Selon M. Touré, la certification permet d'identifier les processus au sein d’une entreprise et faire ressortir les éléments susceptibles d'être améliorés. Pour lui, l'adhésion aux normes ISO favorise l'engagement et la productivité des employés.

&nbsp;
<ol>
 	<li>Touré s’est dit convaincu qu’avec cette certification, l'organisation et le fonctionnement de la Canam seront améliorés, ce qui impactera positivement sur la qualité des services offerts aux assurés.</li>
</ol>
&nbsp;

Il a rappelé que la Canam, en charge de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), a été désignée par les plus hautes autorités du pays pour gérer le Ramu qui touchera l’ensemble des Maliens.

&nbsp;

« Avant sa mise en œuvre, notre Caisse, je veux parler de la Canam, sur laquelle nous devrions veiller comme sur la prunelle de nos yeux, doit avoir des fondements très solides », dira-t-il.

&nbsp;

« Ne nous leurrons pas, sans une Canam forte, assainie, délestée de ses tares, le Ramu serait un vœu pieux, une vue d’esprit », a-t-il poursuivi.

&nbsp;

« J’invite chaque agent, chaque responsable de notre maison commune à s’impliquer ».

&nbsp;

Au nom du Directeur général de la Canam, il a félicité le cabinet Afrique compétences et ses consultants pour leur appui combien salutaire à la Canam, en vue de la certification ISO.

&nbsp;

Le Directeur général adjoint de la Canam n’a pas manqué de saluer la présence représentants des OGD, notamment l’Inps et la Cmss à cet atelier, « deux entités dont l’apport à la réussite de l’AMO est indéniable ».

&nbsp;

« Transmettez chers partenaires nos amabilités à vos directeurs généraux respectifs pour leurs constants appuis à la Canam et à l’AMO », a-t-il ajouté.

&nbsp;

Il a pris l’engagement qu’un suivi régulier sera fait du Projet tout au long de son déroulement. Le chef de Projet, dira-t-il, doit y veiller en faisant régulièrement un compte rendu sur les différentes étapes au premier responsable de la Canam.

&nbsp;

A rappeler que les participants ont planché sur :

-l’approche et l’identification des risques ;

-la restitution des risques ;

-le découpage des procédures ;

-la formation sur le système documentaire qualité ;

-la rédaction des procédures ;

-la présentation des fonctionnalités du logiciel et les canevas de

reprise de données SMQ.

&nbsp;

<strong>SERCOM/CANAM</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amouyon Saye, Président de l’association ‘’La Case Sacrée’’ :  « Nous ambitions sont énormes, mais les moyens font défaut »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/amouyon-saye-president-de-lassociation-la-case-sacree-nous-ambitions-sont-enormes-mais-les-moyens-font-defaut-2944836.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 01:12:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Etat seul ne peut tout faire. Et les membres de l’association la case sacrée du Hogon l’auront compris. Résidant au Canada, Amouyon Saye, connu sous le pseudonyme « Dynamique », non moins président de ladite association, nous a accordé une interview pour dévoiler les axes prioritaires de son association au bénéfice des enfants des déplacés. </em></strong>

<strong>La Preuve:<em>Parlez-nous de l’historique de votre association ?</em></strong>

<strong>Amouyon Saye : </strong>La case sacrée du Hogon a germé des cendres du feu qui a longtemps calcinéet qui continue de brûler la falaise gigantesque de Bandiagara et tout le centre du Mali. Elle demeure le fruit d’une profonde réflexion des enfants et des amis du peuple souverain que nous sommes. Il n’est de secret pour personne que notre pays traverse l’un des pires moments de son existence.Du coup, nous ne pouvions plus attendre et regarder le mal détruire ce que l’humain a le plus cher au monde, c’est-à-dire la paix. Et on ne doit pas laisser tout sur les épaules de l’Etat.

Pour un début, nous nous sommes regroupés en Club de mobilisation humanitaire pour aider les victimes de conflits dans les camps de déplacés, un peu partout au centre du pays. Avec l’appui de nos deux amies françaises, tombées amoureuses du peuple malien, nous avons jugé noble d’intervenir en offrant des kits de première nécessité : vêtements, fournitures scolaires, sanitaires et autres vivres. Aujourd’hui nous sommes une association et en même temps, une ONG humanitaire. D’où l’appellation ‘’humanitaire-art-culture’’, ayant pour slogan : <strong><em>« Servir, mais ne jamais se servir ».</em></strong>

La Case sacrée se réclame d’un pont reliant les bornes de la paix et de la réconciliation dans la diversité harmonieuse, entre les peuples belligérants.Nous avons comme objectifs de militer farouchement pour la promotion de l’art, l’artisanat et la culture emblématique dogon singulièrement et celle du Mali globalement. L’un des objectifs phares est d’aider les plus nécessiteux avec le volet humanitaire. Et aussi, nous sommes dans la lancée d’ériger un centre culturel qui abritera des ateliers et formation (<em>Slam, danses folkloriques, traditionnelles, déambulations des masques funéraires, art culinaire, teinture bogolan, indigo, sculpture</em>) et par la suite émerger en ONG avec l’accord-cadre. Cela permettra de conserver jalousement nos acquis patrimoniaux.

<strong><em>L’association compte combien de membres ? Et comment génère-t-elle ses fonds ?</em></strong>

Franchement, malgré son jeune âge, la Case sacrée englobe des centaines de membres repartis en échelles. Nous avons le bureau exécutif qui compte six membres permanents (points focaux) dont le Président que je suis, le Secrétaire général, le Trésorier général, la Chargée des relations extérieures, la Chargée des actions humanitaires et le Coordinateur terrain. Nous avons aussi le conseil d’administration, avec un président et des vice-présidents. La grande majorité est constituée de membres sympathisants un peu partout dans le monde, puisque nous sommes désormais une organisation internationale. En clair, le bureau exécutif est composé comme suit: je suis le président et Moïse Togo est secrétaire général. Point focal Lille (France), Mariam Taleb est Chargée des relations extérieures. Point focal Paris (France), OgomonoDouyon: trésorier général, il est le Point focal Bamako, SalimaBaha: Chargée des actions humanitaires. Point focal Bordeaux (France), et enfin Félix Sagara: Coordinateur Terrain. Point focal Bandiagara.

L’association vit grâce à la cotisation des membres et sympathisants, essentiellement grâce aux dons des organismes partenaires et des particuliers sensibles aux causes nobles telles que les actions humanitaires. Au moment où je vous parle, il y a un appel aux dons que nous avons lancé sur nos différentes plateformes de communication (réseaux sociaux). Nous récupérons des vêtements, chaussures, kits scolaires et transferts d’argent pour les déplacés du centre et appuyer les parents d’élèves en situation de précarité. Déjà, deux gros lots de kits sont en convoi via le Canada et la France.

<strong><em>Quelles sont les localités dans lesquelles vous comptez intervenir ou intervenez déjà?</em></strong>

Toujours fidèles à nos engagements, nous couvrons pour l’instant les zones les plus touchées par la crise au centre. Il faut alors entendre par-là les villages, les camps des déplacés, les associations et regroupements des femmes, hommes, jeunes et surtout les plus vulnérables. Nous mettons un accent pointu sur le « centre du pays », sans aucune distinction ethnique ni de groupe social.Nous aidons tout le monde. Déjà, nous avons offert cette année deux puitsforages à deux villages en besoin pressant d’eau, qui est source de vie, dans la commune de Sangha, financés par deux partenaires français. Des réfections de deux ponts à haut risque sont aussi en cours de négociation avec d’autres partenaires, des dons de vivres, entre autres. Conjointement, nous avons aussi lancé la 1<sup>ère</sup> édition de l’opération <strong><em>« Sac à Dos »</em></strong> qui vise à offrir des kits scolaires aux élèves en soutien aux parents défavorisés et <strong><em>« Moustiquaires Pour Tous »</em></strong> avec pour objectif de donner 5000 moustiquaires aux familles des déplacés dans nos différentes zones d’intervention.

Nos ambitions sont énormes, mais les moyens font défaut. Dans notre plan d’action, il est prévu de couvrir non seulement le centre mais aussi partout où le besoin se pointe. Une chose est sûre : jusque-là, le combat contre le terrorisme n’est pas encore gagné et que le Ciel nous en préserve ! Nous ferons de notre mieux pour aider les autorités dans la quête de la paix et du vivre ensemble. Alors pourquoi ne pas couvrir tout le grand Sahel un jour, avec l’appui des partenaires ?

<strong><em>Combien de personnes seront touchées par votreopération « Sac à Dos » et « Moustiquaires Pour Tous »?</em></strong>

Je dirais des milliers d’écoliers. Nous avons un rapport frais sous la main, émis par notre coordinateur terrain qui a sillonné les zones les plus touchées et malheureusement beaucoup d’entre eux n’iront pas à l’école faute de moyens. Il faut agir vite, il ya urgence, car nombreux sont les déplacés qui dorment à ciel ouvert, pas une simple natte, à plus forte raison une moustiquaire. Ils sont en risques énormes de contracter le paludisme à cause des piqûres de moustiques. Les dons seront distribués sur les sites des déplacés, dans les écoles et dans certains villages avant la reprise des classes éventuellement. Autant, nous voulons harmoniser nos efforts avec les acquis de l’État du Mali qui a su placer le mois d’octobre sous le symbole de la solidarité et l’entraide. C’est en ce sens que nous travaillons dur et espérons vivement que le ministère tutelle nous accompagnera dans cette dynamique pour que ces futurs cadres puissent renifler le goût du sourire qui fuit leur visage de jour en jour.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tenue des assises dites de la refondation :  Le Premier ministre veut sauver la face</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tenue-des-assises-dites-de-la-refondation-le-premier-ministre-veut-sauver-la-face-2944849.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 17:48:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les défections aux assises nationales dites de la refondation programmées se multiplient dans les milieux politiques. Et depuis que Choguel a laissé entendre que ces assises pourraient déterminer la durée de la transition, il est de plus en plus isolé sur la scène politique. Il ne reste plus qu’au chef du gouvernement de se rabattre sur les petites associations de la société civile. Sauf que la réticence de la classe politique et la récente prise de position de la Cedeao rendent les choses bien plus compliquées pour le chef du gouvernement.</strong>

Dans ce contexte, le Haut conseil islamique a été invité aux assises nationales de la refondation. Choguel Kokalla Maïga a reçu pour l’occasion, jeudi 16 septembre 2021, le bureau du Haut conseil islamique. Mais il n’est pas certain que le Premier ministre ait eu satisfaction, puisque les leaders religieux sont pour le respect du délai de la transition. Les leaders religieux étaient venus rendre compte de leurs réflexions sur des questions majeures dont la résolution aidera à bien des égards à réussir la Transition.

Par ailleurs, leur porte-parole, Mohamed Maki Bah, dira que les questions religieuses méritent une réponse religieuse. Il a souligné, entre autres, l’emploi des arabisants afin d’éviter qu’ils ne se retrouvent emballés dans cette situation où les activités criminelles se drapent dans un manteau religieux. Maki Bah dira que même les imams formés au Maroc se trouvent désœuvrés, sans oublier l’effectivité du mariage religieux, en passant par le statut des médersas et la gestion rigoureuse du contenu de la formation.

Le Premier ministre a rassuré ses interlocuteurs quant à la suite qui sera réservée aux questions posées, avant de les inviter à prendre toute leur place dans la préparation, l’organisation et la mise en œuvre des conclusions des prochaines assises.

Autre groupement important invité par Choguel: les mouvements signataires de l’Accord d’Alger. Dans le cadre des rencontres qu’il a entreprises avec les forces vives de la Nation, le Premier ministre a reçu, le 15 septembre 2021, la Coordination des mouvements de l'Azawad, la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger et la Coordination des Mouvements de l'Inclusivité.

Il a informé ses invités de la tenue des assises nationales de la refondation, et leur a demandé de jouer leur partition pour la réussite de cette rencontre. « Le Gouvernement aura l’obligation de mettre en œuvre les décisions prises au cours de ces assises », a déclaré le Premier ministre.

En réponse, Mohamed Ould Mataly de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger a déclaré que le gouvernement s’est engagé à appliquer les recommandations des accords. Cela les encourage à participer aux assises, dans l’intérêt des Maliens.

Le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires aussi a été à la Primature. Une délégation conduite par Mme Maïga Sina Demba, vice-présidente de l’organisation, a été reçue, le 14 septembre 2021, par Choguel Kokalla Maïga. Le chef de l’administration publique a annoncé à ses hôtes la tenue prochaine des assises et a souhaité leur participation active pour la réussite de cette rencontre.

Ces assises devront déboucher, selon le Premier ministre, sur un « calendrier malien assorti d’un chronogramme élaboré de manière endogène ». «Nous sommes là, prêtes à apporter notre contribution à ce processus pour que le Mali qui est notre bien commun puisse rayonner dans le concert des Nations », a déclaré Sina Demba.

Le chef du gouvernement a tenu à informer ses invités sur la pertinence des réformes attendues, notamment l’Organe unique de gestion des élections dont la création vise à minimiser les risques de contestations post-électorales. Choguel a saisi l’occasion pour rappeler les raisons profondes des manifestations qui ont abouti aux événements du 18 août 2020.

Enfin, il a aussi tendu la main aux universitaires dans le cadre de sa série de rencontres. Le chef du gouvernement a invité les sommités maliennes à participer aux prochaines assises qui, selon lui, s'inscrivent dans une démarche de rupture. Il entend capitaliser tous les acquis des réflexions antérieures, afin de réussir la refondation souhaitée par tous. Ces rencontres tous azimuts interviennent dans un contexte où la classe politique dans son écrasante majorité, une frange de la société civile et la Cedeao rejettent les assises voulues par le PM qui, à vrai dire, est dans une situation inconfortable.

<strong>Nampaga KONE</strong>

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<item>
<title>Transition :  La Cedeao déjoue le plan Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/transition-la-cedeao-dejoue-le-plan-choguel-2944854.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 17:47:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La pression est plus que jamais forte sur le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Lui qui entend établir un chronogramme électoral par les Maliens sans tenir compte des injonctions de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. Les sanctions seront sévères contre les autorités transitoires si les élections ne sont pas tenues dans les 18 mois de la transition. Telle est la décision des chefs d’Etat de la communauté qui étaient réunis à Accra en sommet extraordinaire le 16 septembre 2021.</strong>

Bamako n’a fait aucun commentaire après le communiqué de la Cedeao sur la situation politique au Mali. Cette rencontre qu'on pourrait qualifier de dernier cri du cœur des chefs d’Etat de la région contre les coups d'Etat a pris des mesures dissuasives contre les chefs militaires actuellement au pouvoir au Mali et en Guinée. Les putschistes des deux pays seront punis en cas de refus de mettre en œuvre les recommandations de la Cedeao.

On constate que le ton est dur, en analysant certains extraits du communiqué final à l'issue du sommet extraordinaire d'Accra du 16 septembre 2021, et concernant l'évolution de la transition politique du Mali. Tenant compte des développements récents dans la région, la Conférence réaffirme que la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance est essentielle pour le développement, la paix et la stabilité de la région.

En conséquence, ajoute le communiqué, la Conférence instruit le président de la Commission à initier le processus de réexamen du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de 2001 afin de renforcer la démocratie, la paix, et la stabilité dans notre région. A la lecture de cet extrait, il y a lieu de se poser des questions. Pour certains, la résolution est plus que contradictoire, puisque les chefs militaires maliens ont justifié les différents coups d'Etat par une situation sécuritaire dramatique aggravée par la mauvaise gouvernance des hommes politiques.

Pour se montrer plus menaçante, la Cedeao brandit des sanctions qui incluent l’interdiction de voyages pour ces personnes et leurs familles, sans oublier le gel de leurs avoirs financiers. Les défenseurs des putschistes rétorquent en mettant en avant le fait que les dirigeants déchus ont bafoué la démocratie, violé les constitutions de leurs pays, pillé les ressources, érigé la corruption et l'injustice sociale en règle de gouvernance.

Ce qui est reproché à la Cedeao, c’est son silence lorsque les populations souffrent, dans leurs ignorances et l'analphabétisme, alors que les dirigeants déchus ne font rien.  On commente beaucoup le fait que la Conférence décide de sanctions ciblées contre tous ceux dont les actions impactent négativement sur le calendrier de la transition tel qu’arrêté par les chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cedeao.

La Conférence demeure très préoccupée par la lenteur dans la préparation des élections prévues en République du Mali pour fin février 2022. La Conférence réitère sa demande pour un respect strict du calendrier de la transition devant conduire à la tenue effective des élections dans le délai non négociable de février 2022. A cet effet, la Conférence demande aux autorités de la transition de soumettre au plus tard à la fin du mois d’octobre 2021, le chronogramme devant conduire aux étapes essentielles pour les élections de février 2022.

Seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre. Par rapport à ce point, indique une source proche du pouvoir, la Cedeao doit s'assurer de la bonne foi des chefs militaires qui n'ont jamais montré qu'ils ont un agenda politique.

Les autorités maliennes, à chaque occasion, affichent leur volonté de respecter la date échue de la transition en amenant le bateau à bon port. Les mêmes autorités n'ont jamais fait un communiqué officiel pour soutenir ou adhérer à un quelconque mouvement qui manifeste son désir de voire prolonger le délai de la transition. Elles respectent, selon la même source, la liberté de manifestations et d'opinions.

Au plan sécuritaire, la Conférence dénonce fermement la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali et est très préoccupée par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région.

&nbsp;

Au Mali de crise multidimensionnelle depuis 2012 maintenant aggravée, par la Covid-19 depuis avril 2020, il vaut mieux accélérer la diversification du partenariat, notamment stratégique, avec beaucoup d’autres pays, améliorer et renforcer en même temps ceux existants pour pouvoir s'en sortir rapidement. Le constat est que les jeunes militaires sont conscients du fait que les temps ont changé et que les gouvernants doivent être contemporains de la nouvelle génération.

La Cedeao, en fixant la date de la transition en Guinée à six mois, fait coïncider les élections dans les deux pays en crise politique. On dirait que le protocole de l'organisation est désormais au-dessus des constitutions. Mais le bras de fer est loin d’être fini.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la COVID&#45;19 :  Les fonds dilapidés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-la-covid-19-les-fonds-dilapides-2944857.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 17:31:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les audits révèlent le détournement de plus de 50 milliards du fonds destiné à lutter contre le Covid-19, la pandémie reste une menace au Mali. Les miettes qui restent doivent servir toujours la cause des plus vulnérables. Ainsi, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a présidé, le week-end dernier, la cérémonie de remise d’un chèque de 700 millions de francs aux secteurs de l’artisanat, de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme, fortement impactés par la pandémie.</strong>

Mais ce que les Maliens souhaitent, ce sont des poursuites contre ceux qui ont gaspillé l’argent destiné à la lutte contre le coronavirus. En attendant, le chef du gouvernement garde le silence. Il a rappelé que l’appui fait la semaine dernière est une promesse du gouvernement à ces secteurs, afin d’amoindrir l’impact de la crise sanitaire sur les professionnels concernés qui se sont montrés particulièrement vulnérables aux restrictions liées à la Covid.

Le Premier ministre a également annoncé un appui exceptionnel et par personne de 90 000 francs, qui sera bientôt versé à 15 000 acteurs des secteurs de l’artisanat, de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme, via le Programme de filets sociaux « Jigisemejiri ». Le président de la Fédération des artistes du Mali (Fedama), Adama Traoré, a remercié le Premier ministre pour la remise de ce chèque, venu à point nommé.

Mais il faut plus d’argent pour continuer à lutter contre le coronavirus au Mali et les conséquences des restrictions sanitaires. Il est clair que le fonds Covid a été mal géré. L’équipe de vérification du Bureau du vérificateur général (BVG) a constaté que, par lettre confidentielle M°00609/MEF-SG du 19 mai 2020, le ministre de l’Economie et des Finances a ordonné, sur demande du ministre de l’Industrie et du Commerce, suivant sa lettre N°0055/MIC-SG du 11 mai 2020, une subvention de 2 085 600 000 FCFA au profit du Moulin Moderne du Mali (3M) pour la prise en charge des surcoûts liés à la vente de produits alimentaires à Kidal et à Ménaka sur trois mois en réponse aux impacts de la maladie à coronavirus (Covid -19).

Il ressort des travaux de vérification que cet appui a été accordé à un fournisseur sous forme de subvention des surcoûts de ses opérations de vente dans le cadre de l’approvisionnement des régions de Kidal et de Ménaka, en réponse aux impacts de la maladie à coronavirus (Covid-19) sur trois mois. Ladite subvention est composée d’un montant de 1 443 888 000 FCFA par le mandat n°27 du 14 août 2020 pour la région de Ménaka et de 641 712 000 FCFA par mandat n°34 du 18 septembre 2020 portant prise en charge du plan d’urgence d’approvisionnement de la région de Kidal sur trois mois.

Ce montant a été payé à l’opérateur 3M pour qu’il vende des produits alimentaires à Kidal et à Ménaka sans rehausser ses prix, contrairement à la politique de subvention de l’État à travers le CSA. Pourtant, Kidal avait reçu du CSA 77 tonnes de céréales, Taoudénit 875 tonnes, Abeïbara 59 tonnes, Tessalit 92 tonnes, Tin-Essako 28 tonnes.

En plus, elles ont bénéficié du transport de riz kr 17 de Bamako vers le Centre et le Nord (1 009,140 tonnes). La subvention a été réglée avant la réalisation desdites ventes et l’opérateur n’a pas pu fournir la preuve de l'effectivité des ventes effectuées. Ainsi, du début de la pandémie au 25 janvier 2021, neuf mois plus tard, sur un total de 7 983 cas positifs confirmés à la Covid-19 au Mali, la région de Kidal n’a enregistré que 61 cas dont l’ensemble provient du camp de la Minusma (aucun cas dans la population de Kidal). Et à Ménaka, il n’a été détecté que trois cas le 25 décembre 2020 et un cas le 08 janvier 2021.

Les responsables de la santé n’ont pas connaissance de vente de produits alimentaires de l’opérateur en question. Ces deux régions, Kidal et Ménaka, étant les régions les moins touchées avec respectivement 0,8% des cas et 0,1% des cas, étaient loin d’être les plus impactées par la pandémie pour recevoir une subvention, au-delà des céréales reçues dans le cadre du Plan national de réponse du Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA).

&nbsp;

<strong>Madou COULOU</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les assises de la polémique : Choguel en grande difficulté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-assises-de-la-polemique-choguel-en-grande-difficulte-2944855.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 17:27:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a désormais du pain sur la planche. Contrarié par une Cedeao déterminée à prendre l’initiative politique au Mali au regard du manque d’empressement du chef du gouvernement dans les préparatifs des élections, ce dernier est de plus en plus esseulé sur la question de la tenue des assises nationales de la refondation. Avec le boycott actif de plusieurs acteurs politiques, l’échec de ce rendez-vous présenté comme le point de départ d’un nouveau cap dans la conduite de la transition ne fait plus l’objet de doute.</em>

Sur la tenue des assises nationales de la refondation réclamées à cor et à cri par le Premier ministre, rien n’est encore sûr. En milieu de semaine dernière, plusieurs partis et regroupements de partis politiques, et non des moindres, ont directement saisi le chef du gouvernement de la transition pour lui signifier leur décision de ne pas y participer.

C’est là un coup dur pour Choguel Kokalla Maïga, lui qui est dans logique de foncer, tête baissée, dans la tenue desdites assises nationales, ignorant toute voix discordante. C’est d’ailleurs pourquoi il a multiplié les contacts avec d’autres acteurs nationaux, allant jusqu’à laisser entendre que les « partis politiques » ne sont les seules entités organisées du pays.

Le voilà aujourd’hui fort embarrassé sur l’équation politique de la tenue des assises nationales avec la décision expresse des chefs d’Etat de la Cedeao. L’organisation sous-régionale vient, en effet, stopper net Choguel Maïga dans son jusqu’auboutisme. Ce rendez-vous, maintes fois réclamé, ne vise, selon lui, qu’à apprécier l’opportunité ou non de la prolongation du calendrier de la transition. Une attitude tout à fait nouvelle chez lui, car le Premier ministre Maïga s’était déclaré jusqu’ici favorable au respect du délai de la transition, tel que consigné dans la Charte de la transition.

Eh bien, la Cedeao vient de lui mettre un bémol dans ce choix, en lui mettant la pression sur le respect strict du calendrier de la transition « qui n’est pas négociable », selon les chefs d’Etat de la sous-région, au cours de leur récent sommet, tenu à Accra. Au titre du renforcement de la démocratie en Afrique de l’Ouest, de plus en plus engluée dans des coups d’Etat, ils ont instruit au « président de la commission d’initier le processus de réexamen du protocole additionnel de la démocratie et de la bonne gouvernance, afin de renforcer la démocratie, la paix, et la stabilité » dans la zone.

Autrement dit, il devient plus compliqué pour le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga de pouvoir réussir à crédibiliser, à l’échelle de la sous-région, des résolutions issues des assises nationales, sur lesquelles il n’a obtenu le moindre consensus de la part des acteurs politiques. Cela, justement parce que ledit protocole additionnel auquel font référence les chefs d’Etat de la Cedeao, interdit clairement toutes réformes politiques importantes à moins de six mois de la date des échéances électorales majeures dans le pays.

D’ailleurs, comme pour lui enjoindre à s’en tenir à l’essentiel, la Cedeao a clairement défini un schéma directeur pour le respect strict du calendrier de la transition.

Sans attendre les désidératas de l’organisation sous-régionale, le cadre de concertation des partis et regroupements de partis politiques, dans une correspondance adressée au Premier ministre, a rejeté les assises nationales, tout en dénonçant la création de l’organe unique de gestion des élections dans le peu de temps dont il dispose pour atteindre son plein régime.

Ces derniers ont insisté sur le fait qu’un atelier organisé par le ministère de l’Administration territoriale avait conclu sur la mise en parenthèse dudit organe, trouvant bien évidemment que le temps restant à la transition ne permettait pas de mettre en place un tel dispositif organisationnel, dont l’inexpérience pouvait conduire à de véritables scènes de chaos politico-électoral.

La classe politique a même signifié au Premier ministre qu’il sera tenu pour seul responsable de tout dérapage au regard de son attitude unilatérale à vouloir coûte que coûte organiser les assises nationales et mettre sur pied ledit organe unique.

Choguel K. Maïga, qui prétend que ce sont les assises nationales qui détermineront le sort du calendrier de la transition, se voit du coup menacé par les nouvelles décisions de la Cedeao.

Selon des sources crédibles, les réserves contre les assises, telles qu’elles ont été programmées par le Premier ministre, proviennent de divers horizons. A l’évidence, nous a-t-on appris, des voix se sont élevées dans la propre coterie du chef du gouvernement pour dénoncer la tenue de ces assises nationales, les présentant comme non pertinentes, inappropriées et non consensuelles.

On le voit plus nettement, si la fronde contre les assises nationales concerne bien l’entourage de Choguel Maïga, censé lui apporter le soutien politique nécessaire pour la réussite des missions de la transition, c’est bien parce qu’il a du mal à convaincre sur la pertinence politique de ce rendez-vous.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PTBA 2021 : Vers la révision des objectifs initiaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ptba-2021-vers-la-revision-des-objectifs-initiaux-2944852.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 17:26:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances, M. Diakaridia Dembélé, a présidé la sixième session ordinaire du Comité de pilotage du projet d'appui à la compétitivité de l'économie malienne (Pacem). C’était le 15 septembre 2021, dans la salle de conférence dudit département, en présence du Directeur général de la Dette publique ; du Coordinateur du Pacem, M. Sory Bamba ; ainsi que l’ensemble des administrateurs.</strong>

Financé par la Banque africaine de développement (BAD) et l’Etat malien, cette 6<sup>ème</sup> session ordinaire du conseil d’administration permettra aux membres du Comité de pilotage de s’assurer que les activités du projet s'exécutent correctement et conformément au planning prévisionnel validé par la session précédente.

Cette session visait spécifiquement à faire le point de l'état de mise en œuvre du Plan de travail et du budget annuel (Ptba) 2021 à mi-parcours; de partager les difficultés rencontrées dans l'exécution dudit Ptba au cours des huit (08) premiers mois de l'exercice 2021 en vue de recueillir les conseils et orientations du Comité sur la conduite à tenir pour les derniers mois dudit exercice ; faire, en lien avec ces difficultés identifiées, des propositions concrètes de solutions susceptibles de favoriser l'atteinte des résultats escomptés ; faire une proposition de révision du Ptba 2021 à la baisse par rapport à la prévision de décaissement annuelle compte tenu de toutes les difficiles qui ont hypothéqué sa bonne exécution au cours des premiers mois de l'année 2021; d’examiner éventuellement toute autre question pertinente liée à la mise en œuvre du Projet.

Au cours de son intervention, Diakaridia Dembélé, conseiller technique au ministère de l’Economie et des Finances, a rappelé que la Pacem est un appui institutionnel sous forme de don de la Banque africaine de développement (BAD) au Gouvernement du Mali pour une durée de quatre ans. Le coût total du projet est de onze millions UC (soit environ 8.44 milliards de FCFA), dont 10 millions d'unités de compte de la BAD et 1 million d'unités de compte au titre de la contribution de l'Etat du Mali au financement du Projet. Sa date actuelle de clôture et prévue pour le 31 décembre 2022, sauf accord contraire entre la BAD et le Gouvernement du Mali.

À l’en croire, il a pour objet de contribuer  à stimuler une croissance économique forte, inclusive, durable et créatrice d'emplois à travers la mise en place des conditions permettant l'amélioration de la compétitivité de l'économie malienne et le développement du secteur privé.

Il estime qu’il ressort que le rapport soumis à l’appréciation que la mise en œuvre des activités planifiées au cours de la période sous revue a été butée à des difficultés qui n'ont pas permis à la Cellule d'exécution du Projet de réaliser convenablement les prévisions des objectifs du semestre écoulé. Cependant, en termes de constats : le taux de décaissement du Projet au 30 juin 2021 est de 9.26% contre un taux de 8,93% au 31 décembre 2020, soit un taux de progression de 0.73% après six mois de mise en œuvre des activités du Piba-2021. D’où la nécessité d'une révision à la baisse des objectifs initiaux dudit Ptba, a déclaré le conseiller technique.

Dembélé dira aussi que cette contreperformance s'explique par les difficultés liées aux longs délais observés par la BAD à donner ses avis sur les dossiers qui lui sont soumis ; la crise sanitaire de la Covid-19, rendant difficile l'accès aux chargés de Projet au niveau de la BAD en temps réel; à l'annulation de trois contrats en cours d'exécution par la BAD issus des procédures nationales suite à un contrôle à postériori ; à la suspension de la coopération entre la BAD et le Gouvernement du Mali au moins pendant deux mois, suite aux événements survenus au Mali le 24 mai 2021 ; et à la faible qualité des dossiers d’acquisition soumis à l'appréciation de la BAD.

Par ailleurs, le conseiller technique a laissé entendre que, dans ce contexte difficile, il revient aux membres du Comité de pilotage de donner des orientations stratégiques assez claires à l'équipe du Projet aux fins de faire face diligemment aux goulots d'étranglement qui empêchent la bonne mise en œuvre du Projet.

« Le Ptba révisé donne une prévision de progression des activités d'ici la fin de l'année 2021 malgré une révision à la baisse du niveau du taux de décaissement. Selon les prévisions du Ptba révisé, un bon nombre de contrats pourraient être signés dans les mois à venir, donnant ainsi un gage de performance pour l'année 2022 », a-t-il conclu.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Défense et sécurité :  Quand l’attitude des forces ‘’alliées’’ agacent les autorités maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/defense-et-securite-quand-lattitude-des-forces-alliees-agacent-les-autorites-maliennes-2944848.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 17:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Assimi Goïta a fait savoir à la Cedeao que le Mali ne veut plus que son armée soit interdite d’intervenir dans certaines zones du pays. C’est pour cette raison que la révision de l’Accord de défense est sollicitée par la Transition. Choguel Maïga, le Premier ministre, a brisé le silence sur ces tractations entre le pouvoir malien et la France. Ce qui passe mal auprès des nouvelles autorités maliennes,c’est l’attitude des forces alliées à ne pas laisser l’armée malienne s’équiper.

Les Maliens ne veulent plus que des pays dits amis interdisent à l’armée malienne de survoler par hélicoptère ou tout autre type d’appareils volant certaines zones au prétexte que ce sont des zones d’entrainement des forces amies. Selon le Premier ministre, les pays censés appuyer le Mali refusent que même des soldats maliens soient formés à l’étranger dans certains pays. La question est de savoir quel est le rôle de la France dans ces interdictions faites aux forces armées maliennes sur le sol malien.

Aussi longtemps que dureront ces obstacles et atteintes à la souveraineté du Mali, le sentiment antifrançais ne cessera de grandir. La France semble ne pas mesurer la profondeur du clivage entre elle et la majorité des Maliens. Au nord du pays, ce clivage est encore plus profond que l’on ne l’imagine. Partout, presque tout le monde veut une plus grande autonomie d’action des FAMa contre les groupes armés terroristes et les milices qui endeuillent quotidiennement la population.

De hauts responsables de l’Etat français sont visés par des associations maliennes qui s’apprêtent à porter plainte auprès des juridictions internationales. Cette plainte pourrait franchir une nouvelle étape dans le bras de fer entre des Maliens et les responsables de l’Etat français. L’ex-puissance coloniale est accusée d’être un facteur aggravant de la crise sécuritaire qui consume le Mali depuis près de dix ans.

La plainte en préparation a été annoncée par Adama Ben Diarra, connu sous le sobriquet de Ben le cerveau. Elle vise des personnalités comme l’ancien président français Nicolas Sarkozy, les anciens Premiers ministres Alain Juppé et François Fillon. Ces anciens dignitaires français sont accusés d’avoir participé à la déstabilisation du Mali en soutenant une milice (le Mnla) contre la République du Mali. Plus de dix ans après, il ne reste du Mali que ruines et désolation, selon les initiateurs de la plainte.

Ben le cerveau, aujourd’hui membre du Conseil national de transition(CNT), est connu pour son hostilité à la France conquérante. Membre de la jeunesse M5-RFP, il a participé à de nombreuses manifestations contre le pouvoir d’IBK et a même été arrêté en 2020, lors de la désobéissance civile contre le pouvoir malien déchu. Mais il n’y a pas que les jeunes du M5-RFP qui sont opposés à la façon dont la France gère son intervention au Mali.

La plainte qui sera bientôt déposée est sous-tendue par de nombreuses organisations de la jeunesse malienne. Certaines d’entre elles préfèrent faire profil bas pour préserver une certaine image. Cependant, elles apportent un soutien précieux en termes de conseils et d’orientations. En clair, la jeunesse malienne est fatiguée de voir des groupes armés bénéficier du soutien extérieur, alors que des milliers de citoyens sans défense sont victimes de la violence.

C’est surtout le contexte actuel qui pourrait pousser plus de jeunes à s’opposer à la politique sécuritaire de la France au Mali. Au sujet d’un possible accord entre le Mali et la Russie, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a justifié l’option de la diversification des partenaires sécuritaires du Mali. Ainsi, les Russes apparaissent comme le plan B du gouvernement malien pour combler le vide laissé par Barkhane qui s’apprête à quitter certaines zones du territoire malien.

<strong> Oumar Konaté </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Effectif pléthorique, usage des tickets parallèles :  Un frein à la mobilisation correcte de fonds pour l’entretien routier ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/effectif-plethorique-usage-des-tickets-paralleles-un-frein-a-la-mobilisation-correcte-de-fonds-pour-lentretien-routier-2944846.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/effectif-plethorique-usage-des-tickets-paralleles-un-frein-a-la-mobilisation-correcte-de-fonds-pour-lentretien-routier-2944846.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 15:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis quelques années, nous constatons des pratiques illégales au niveau des postes de péage avec notamment des ventes de tickets parallèles. Un groupe d’agents s’enrichissent sur le dos du contribuable malien de façon illégale. Ces pratiques ont été maintes fois dénoncées par la presse et sur les réseaux sociaux. Notre rédaction s’est intéressée au sujet. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

De sources dignes de foi nous apprend  que des mesures sont envisagées par le Département des Transports et des Infrastructures pour assainir le secteur du péage au Mali. Le nombre trop élevé des agents de péage et les pratiques aux antipodes de l’orthodoxie financière constituent un frein à la collecte des recettes pour l’Etat. Pour garantir une gestion harmonieuse des ressources générées par les postes de péage, le ministre des Transports et des Infrastructures a instruit  la modernisation du péage.

Créés pour obtenir des meilleures routes et maintenir les infrastructures existantes en bon état, les péages à leur état actuel ne donnent pas les résultats escomptés. A cause du détournement des recettes par le biais de l’usage de tickets parallèles, les péages ne profitent pas à l’Etat malien. Ils  constituent beaucoup plus un problème qu’une solution.   En effet, l’Autorité routière compte en son sein 450 agents de péage pour 24 postes à travers le pays. Il s’agit des deux types de postes de péage dont dispose l’Autorité routière, à savoir les postes informatisés et ceux manuels.

Faut-il le souligner, le franchissement d’un poste de péage routier se fait après le paiement de la redevance. C’est alors que les barrières s’ouvrent pour laisser passer l’usager. Ces  opérations d’ouverture et de fermeture des barrières se font automatiquement au niveau des postes de péage informatisés, grâce au dispositif informatique.

Quant au niveau des postes de péage manuels, il a été fait recours à des journaliers pour assurer la gestion des barrières (opérations d’ouverture et de fermeture) ; et ceci, à l’image des postes de contrôle routier de la gendarmerie. Cette initiative contribuait à donner de l’emploi aux personnes habitant les localités environnantes d’un poste de péage.

En effet, les personnes qui s'occupent de la gestion des barrières au niveau des postes de péage sont des journaliers qui étaient payés au départ à la fin de la journée. Par la suite, ils ont sollicité auprès de la direction de l'Autorité routière le rassemblement de leurs gains quotidiens pour les leur verser sous forme de salaire mensuel. D’ailleurs, les émargements au titre de rémunérations desdits journaliers continuent de se faire toujours quotidiennement.

A la grande surprise de la direction de l’Autorité routière, ces derniers réclament leur intégration dans l’effectif des travailleurs des postes de péage et pesage. Ils n’ont aucun contrat avec la direction de l’Autorité routière.

De nos jours, la gestion des barrières manuelles par des agents autres que les seuls péagistes ne sied plus. Au regard de leur grand nombre dans un monde en pleine révolution technologique et du projet d’automatisation et d’informatisation des postes en cours, cette méthode est archaïque. Désormais, cette activité fera partie des attributions des agents de péage, comme c’est le cas dans les pays voisins, voire de l’Afera (Association des fonds d’entretien routier africain) dont le Mali est membre et assure la présidence du Gfao (Groupe focale de l’Afrique de l’Ouest) à travers l’Autorité routière.

Pour pallier ce phénomène, le ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, a décidé d’assainir le secteur. Ainsi, il est envisagé la réduction drastique de l’effectif pléthorique  qui engendre des coûts énormes. Ce, afin de permettre à l’Autorité routière de faire des économies qui pourraient être affectées au fonds dédié à l’entretien routier.

Dans cette optique de modernisation du système,  le ministre des Transports et des Infrastructures, instruira-t-elle à la direction de l'Autorité routière de mettre fin aux activités des journaliers chargés de la gestion des barrières.

Aussi, sur ordre de la ministre des Transports et des Infrastructures, l’Autorité routière a entrepris un processus de numérisation du système de péage au Mali. Une étude de faisabilité est en cours et devra situer les difficultés et montrer la voie à un changement de management de nos postes de péage.

Ce qui mettra fin aux cas de détournement de recettes par les agents de péage sur le dos du contribuable malien à travers l’utilisation illégale des tickets  parallèles.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>République de Guinée :  R&#45;P&#45;G Arc&#45;en&#45;ciel exige la libération sans condition du Président Condé</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/republique-de-guinee-r-p-g-arc-en-ciel-exige-la-liberation-sans-condition-du-president-conde-2944842.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 15:23:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le coup d’Etat contre le Président Alpha Condé, le Bureau fédéral du Mali-Burkina Faso-Niger de l’ancien parti présidentiel  monte au créneau. Il condamne le coup d’Etat et exige la libération sans condition du Président déchu.</strong>

Pendant que plusieurs structures du R-P-G Arc-En Ciel font allégeance à la junte, son bureau fédéral Mali-Burkina-Niger se montre cohérent en affichant sa loyauté et son soutien au Président Condé. Il l’a fait savoir à travers un communiqué dont notre rédaction a reçu copie.

l’une  des rares structures aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’international  à condamner ce putsch et à manifester publiquement son soutien au Président déchu, le bureau fédéral du Mali-Burkina6niger entend s’assumer à travers le présent communiqué dont nous vous livrons sa quintessence.

« NOUS militants et sympathisants du RPG Arc-en-ciel du Mali-Burkina

Faso et du Niger avons appris depuis le       05 septembre 2021, la chute de notre          Champion, notre Idole, l'éclairé très respectueux Président de la République suite à une haute trahison des personnes qu’il  a entretenu Pendant des années.         Cette journée noue est certes historique, mais aussi douloureuse pour peuple de Guinée. Notre leader bien aimé, le professeur Alpha CONDÉ, le patriote, le  panafricain, qui n'a cessé d'être la cible de la       France colonialiste depuis 2010 est sur le point d'être sa victime Et  il est victime de son idéologie qu’il  a toujours voulu pour l'émergence d'une Guinée unie et prospère.

En effet, nous les militants et sympathisants du parti au  Mali-Burkina Faso-Niger condamnons avec force  ce coup d’état lâche et barbare, orchestré par  les impérialistes occidentaux  à travers les cadres  corrompus  et les militants lâches sans dignité.

Nous exigeons la libération immédiate sans condition de notre éclairé et le très respectueux président, le professeur Alpha CONDÉ

Nous demandons à tous lès militants et sympathisants du  parti de se  lever sur les remparts afin de défendre les acquis du professeur Alpha CONDE car si ses valeurs tombent, c'est la Guinée qui tombe.

Nos gigantesques progrès dans les domaines sociaux- sanitaires, miniers et portuaires etc. Et  leurs retombées compromises nos magnifiques projets, nos belles perspectives  suspendues est ce que cela est normal ? Non

Alors, la question est Pourquoi ce coup d'Etat ?

Cher militants et sympathisants à travers le monde entier c'est maintenant ou jamais que le professeur Alpha Condé, notre champion a besoin de notre soutien a tout prix

Montrons à l'opinion nationale et internationale que notre président n’est pas isolé comme le dise certains médias corrompus.

Le professeur Alpha CONDE ne peut avoir fait tous ces efforts pour rien. Militants et militantes restez debout sur les remparts

Vive le RPG ARC-EN —CIEL Vive le Président Alpha CONDE Que le tout puissant ALLAH veuille sur le président Alpha CONDE Que Dieu sauve la Guinée »

<strong> Madou COULOU </strong>

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</item>

<item>
<title>Présidence du HCME : Habib Sylla réélu sans coup férir</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/presidence-du-hcme-habib-sylla-reelu-sans-coup-ferir-2944843.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 15:22:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travaux de la 7<sup>ème</sup> conférence ordinaire du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (Hcme), ont pris fin ce jeudi 15 septembre 2021 au Centre international de conférence de Bamako. À l’issue des deux jours de travaux, le président sortant Habib Sylla a encore été plébiscité pour un nouveau mandat de cinq ans.</strong>

Grand favori à sa propre succession, Habib Sylla a obtenu 60 voix contre 3 pour son concurrent,Issiaka Traoré. Cette 7<sup>ème</sup> conférence statutaire et élective du Haut conseil des Maliens de l’extérieur a d’abord été reportée à plusieurs reprises pour diverses raisons, notamment la Covid-19, la non-disponibilité des autorités.

Au terme des deux jours de travaux intenses au Cicb, le président sortant Habib Sylla du Comaga (Conseil des Maliens du Gabon) a d’abord reçu toute la gratitude du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga lors de la cérémonie d’ouverture. Ainsi, dès sa réélection, M. Sylla a affirmé toute sa disponibilité à relever le défi des Maliens de l’extérieur. À l’en croire, les Maliens vivant à l’extérieur du pays constituent un véritable levier pour le développement et l’entrepreneuriat. « Il y a certes d’énormes efforts à faire mais l’engagement du Haut conseil desMaliens de l’extérieur ne fera jamais défaut», a-t-il précisé.

Pour cet important rendez-vous des Maliens de la diaspora, plusieurs délégués des conseils de base ont répondu présent. Faut-il le souligner, le Hcme est l'organisation faîtière représentative des Maliens établis à l'extérieur. Il a été créé à la suite de la Conférence nationale de 1991 puis agréé en 1993. Il est présent dans 77 pays à travers le monde. Dans ces différents pays, l'institution est représentée par des conseils de base qui regroupent toutes les associations locales au niveau de chaque pays. C'est l'ensemble des délégués de ces conseils qui élisent tous les 5 ans le président du Haut conseil des Maliens de l'extérieur.

Aussi, le Hcme a-t-il comme mission, selon la loi, de rassembler les Maliens établis à l'extérieur, de contribuer à leur protection, de les assister et de contribuer à l'image du Mali à l'extérieur, en complément de ce qui se fait par les autorités maliennes et les pays d’accueil.

<strong>Adama Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Espaces pastoraux :  La Febevim obtient 75 000 ha à l’Office du niveau</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/espaces-pastoraux-la-febevim-obtient-75-000-ha-a-loffice-du-niveau-2944840.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 15:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre d’assurer l’alimentation à bétail, l'Office du Niger, la Fédération du bétail et de la viande du Mali (Febevim) et le Programme de développement de l'exportation de la viande du Mali (Prodevim) ont procédé à la cérémonie de signature du Protocole d’accord sur les conditions d’attribution d’une superficie de 75 000 hectares extensibles à 280 000 hectares. C’était ce lundi 13 septembre 2021, à l'Espace Maeva, en présence du ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l'Elevage et de la Pêche, M.  Youba Bah.</strong>

Cette initiative implique en plus de l’Office du Niger, la Febevim et le Programme de développement de l’exportation de la viande du Mali (Prodevim). Elle vise à assurer l’approvisionnement du pays en bovins de qualité, à travers la réalisation d’équipements et d’infrastructures fourragères, d’espaces pastoraux pour la culture fourragère, la réalisation d’activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes.

Lors de cette rencontre, le Président -directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, a précisé que ce protocole d’accord est intervenu suite à la demande des éleveurs aussi bien qu’à la bonne compréhension des plus hautes autorités du pays et de l’Office à faire de l’élevage et de la pêche l’une des priorités du développement. Il a également informé que cette signature est la deuxième du genre après celle intervenue entre l’Office du Niger et le conseil régional de Ségou, pilotant un projet qui a aussi bénéficié de 73000ha de terres qui relient la région de Ségou à celle de Tombouctou.

Il a rappelé que parmi les motivations et avantages du Gouvernement, du ministère de l’Elevage et de la Pêche à travers l’Office du Niger pour cette mise à disposition de 75000ha à la Febevim, on note l’implication ou la promesse faite par les éleveurs à amener tous les animaux des villages environnants sur ces 75000ha moins fertiles à l’agriculture du riz. Aussi, des plantes que les animaux broutent seront reboisées dans ces zones. Et des abattoirs peuvent y être installés par toute personne qui désire le faire, afin d’assurer l’alimentation à bétail.

A en croire le président de la Fédération du bétail et de la viande du Mali (Febevim), Aboubacar Bah, l’attribution de ces 75 000 hectares permettra de résoudre beaucoup de maux du secteur de l’élevage. Les retombées économiques de cet aménagement sont énormes et répondent à beaucoup de soucis de développement et de bien-être. « Il s’agira d’assurer l’approvisionnement des centres-villes en bovin de qualité et réduira non seulement le prix de la viande, mais aussi l’insécurité et les conflits entre éleveurs et agriculteurs ; contribuera au retour des cinq millions de têtes de nos bovins qui résident aux pays frontaliers, aidera le programme pour le développement de l’exportation de la viande (Prodevim) dans sa mise en œuvre », dira M. Bah.

Quant au ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, il a souligné que la mise à disposition de ces 75000 ha va conforter une fois de plus les potentialités des productions animales. Selon lui, ce protocole ouvrira la voie à la Febevim pour la réalisation d’investissements importants en matière de pastoralisme, afin de booster les chaînes de valeur des filières animales au Mali. Par ailleurs, il asalué les efforts déployés par le Président-directeur général  de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté dit Empé en faveur du développement.

Il poursuivra en disant que cet accord augure d’énormes possibilités dont la création d’espaces pastoraux et irrigables pour les cultures fourragères pérennes, rendant disponible la bonne alimentation du cheptel en toute saison ; l’installation de ranchs pour l’intensification de la production des bovins de boucherie de qualité propice à l’exportation ; l’installation d’une industrie de transformation créatrice d’emplois salariés ruraux pour les femmes et des jeunes.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire du pays : Le point par la Dirpa</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/infrastructures-routieres-le-pdg-de-cira-eclabousse-parla-pluie-2942925.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 09:50:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On note qu’il y a eu plusieurs morts dans les rangs des FAMa et des donzos, ainsi que des dégâts matériels importants au cours de récents accrochages avec les groupes armés terroristes, notamment à Boni.</strong>

La Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a animé hier jeudi 2 septembre sa conférence de presse mensuelle, en présence de son Directeur, colonel Souleymane Dembélé, du Directeur central des services de santé des armées (Dcssa), colonel-major, Mohamed Alpha Diaw.

Dans son exposé sur les opérations militaires et les attaques terroristes ayant visé les FAMa ou les civils, il est surtout revenu sur l’attaque meurtrière de quatre villages de la commune de Ouatagouna, le 8 août dernier, ayant causé la mort de 52 civils, 6 blessés et des dégâts matériels (plusieurs engins à deux roues calcinés). Il a indiqué que des opérations de ratissage sont en cours dans la zone afin d’enrayer la menace terroriste et de traquer les auteurs de cette tuerie. Il a également été question des accrochages survenus, le 8 août, entre les groupes terroristes et les chasseurs «donzos» dans le secteur de Dlonguebougou (région de Ségou). Au cours desquels 16 chasseurs ont été tués et beaucoup d’autres blessés. Les accrochages sont devenus réguliers entre chasseurs et groupes terroristes dans cette zone, courant fin juillet et début août.

Le bilan de l’attaque à la voiture piégée contre un convoi de l’Armée, le 19 août, entre Boni et Nokara, s’est alourdi, passant de 15 à 17 morts et 32 blessés. Quelque 10 véhicules ont été emportés et quatre autres détruits. Ajoutons que, toujours dans le secteur de Boni, deux militaires ont trouvé la mort, le mercredi 1er septembre, dans une attaque aux engins explosifs improvisés (EEI).

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<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ping&#45;pong au sommet de l’état : L’écran de fumée autour d’Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ping-pong-au-sommet-de-letat-lecran-de-fumee-autour-dassimi-goita-2942974.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:41:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Transition a entamé le dernier virage de son terme échu. L’invraisemblable est qu’elle ne marque aucun point significatif pour son actif : peud’actes concrets à  comptabiliser, comme un fait fondateur de la refondation du pays ; l’œuvre historique pour laquelle elle a suscité tant d’espoir chez le citoyen lambda. Pire, des actions bling-bling sont inventoriées à longueur de journées pour redorer un blason quelque peu terni des autorités de la transition. Le chef suprême de la transition, colonel Assimi Goïta, n’y échappe pas, en s’installant dans le bling-bling éclatant, au détriment des préoccupations nationales, désormais reléguées au second plan. </strong>

Dans le train-train quotidien de Koulouba, sur les hautes manches du pouvoir d’Etat, on est encore loin de marquer le rythme endiablé d’un régime au galop, aux prises à tous les grands défis d’un Etat au bord du gouffre, comme c’est le cas pour le nôtre, empêtré dans toutes sortes de crises existentielles : insécurité grandissante, menace terroriste, tension sociale, crise politique et institutionnelle…

<strong>Opérations tape-à-l’œil</strong>

Dans un tel décor explosif, synonyme de défis énormes, pour le pays, il serait logique de voir le champion de Koulouba, le colonel, Assimi Goïta, s’attaquer frontalement, avec courage et détermination, aux grands problèmes qui assaillent le pays. Plutôt que le contempler se complaire à inaugurer des chrysanthèmes, tel cet automate sur les circuits de rallye automobile, confondant vitesse et précipitation, sur le parcours de la compétition, au point de perdre de précieux point sur la ligne d’arrivée.

En fait, l’opération dite de campagne de réalisation de forages du colonel-président de la transition, le colonel Assimi Goïta, s’inscrit dans cadre, où, selon les spécialistes du marketing politique, c’est désormais la gouvernance bling-bling qui prend alors le dessus sur les actions concrètes, vitales pour le redressement d’un pays, où tout devient à la fois priorité et défi.

Rien qu’à voir le contexte sociopolitique du pays : une crise sécuritaire des plus aiguës, menaçant gravement le fondement même de l’Etat, arrimée à une sorte d’errance de gouvernance monumentale, le tout imbibé dans une morosité économique ambiante et une tension politique  exacerbée, on a du mal à voir que les actions d’éclat de l’homme fort de Bamako soient réduites à des opérations tape-à-l’œil, à l’image des manifestations de distribution de vivres, de réalisation de forages…

« Tout ça, pour ça », s’indigne-t-on dans les milieux populaires, où on est confronté à un quotidien d’enfer, dans un pays qui est à la croisée des chemins, tant les défis sont énormes et les attentes encore plus nombreuses.

A la prise du pouvoir par la junte militaire, il y a juste une année, après la chute du pouvoir d’IBK, si les Maliens, dans une certaine mesure, et dans une grande proportion d’entre eux, avaient émis des réserves contre les sanctions prononcées par la Cedeao contre leur pays, pour condamner le coup d’Etat militaire perpétré par la junte militaire de Kati, c’était parce qu’ils avaient hâte de voir le pays prendre le chemin de l’avenir avec tout le bien que l’on pense de la soldatesque au pouvoir.  Avec au moins le vœu sacret que serait désormais banni, dans tout le pays, le désordre ambiant qui a fini de faire du Mali le pays où tout peut arriverà tout moment.

Mais hélas ! Rien n’y fit. Bien au contraire, l’exercice du pouvoir par la soldatesque de Kati a très vite déchanté nombre de Maliens.

Si le chef de la junte militaire, très longtemps confiné dans son rôle taillé sur mesure de « vice-président de la transition », s’est par la suite décidé à prendre les rênes de l’Etat, en arrêtant le duo Bah N’Daw- Moctar Ouane, c’était justement, ou du moins selon le discours officiel, pour changer le cap.

<strong>Un souvenir refoulé </strong>

Aujourd’hui, à quelques encablures de la fin annoncée de la transition, si les échéances étaient respectées à la lettre, la volonté et la capacité des autorités de la transition sont sujettes à caution.Lors de son investiture à la plus haute manche du pouvoir, les propos entonnés de manière martiale par le colonel Goïta sonnent encore dans l’esprit des Maliens comme un souvenir refoulé : « Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique : celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays, pour préserver son intégrité territoriale et pour créer les conditions d’un développement socioéconomique nous permettant d’offrir un avenir meilleur à notre postérité».

Tel un candidat embusqué à la présidentielle à l’occasion, il s’est empressé d’ajouter : « Je m’emploierai  à la réduction du train de vie de l’État. D’ores et déjà, j’ai décidé d’allouer les deux tiers du fonds de souveraineté du président, soit un milliard huit cent millions annuels, aux œuvres socio-sanitaires, notamment pour faciliter l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaire dans les zones difficiles de notre pays. Face à ces impératifs, aucune couche, ni aucun groupe ne sera écarté, car le Mali a besoin de chacun et de tous».

Voilà, en ce moment-là, le doute n’était pas permis : Assimi Goïta qui venait de prendre les rênes de l’Etat bénéficiait du bénéfice du doute chez un grand nombre de Maliens. Et cela, d’autant plus qu’en militaire aguerri, de surcroit artisan d’une nouvelle gouvernance vertueuse, comme il l’avait annoncé dans son discours d’investiture, on attendait beaucoup plus de lui. Ne serait-ce que sur le plan sécuritaire, où les menaces les plus violentes pèsent sur notre pays.

Les Maliens gardent encore à l’esprit que le colonel-président, pour justifier la prise du pouvoir par l’armée, avait déclaré que « l’armée a connu plusieurs morts dans ses rang ». Histoire, dit-on, de reconnaître que ça suffisait ainsi et qu’il faille mettre fin à un tel scénario macabre.

Certes, il est bien connu que la lutte conte les terroristes est très difficile à mener, compte tenu du caractère asymétrique de la guerre dont il s’agit. Et c’est justement pour cette raison et pour ce défi que le président de la transition, officier aguerri de terrain, bombardé chef suprême des armées, doit se départir des actions d’éclat à but de promotion politique inavouée pour se consacrer à ce défi sécuritaire, sensible et complexe à la fois, sur lequel il devra s’attendre ou non à des lauriers.

Non pas ceux tissés à sa gloire par des laudateurs zélés qui trouveront en toute matière, même les plus futiles, pour flatter son égo. Mais ceux à lui décernés par la nation reconnaissante.

<strong>Oumar KONATE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dégradation des routes à Koulikoro : La population en colère suite à l’arrestation des manifestants</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/degradation-des-routes-a-koulikoro-la-population-en-colere-suite-a-larrestation-des-manifestants-2942970.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:37:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les Maliens n’arrivent pas à comprendre que les jeunes ayant manifesté à Koulikoro contre la dégradation des routes soient privés de liberté. Pour eux, les responsables de la dégradation des routes devraient être à la place des manifestants qui ne font que réclamer justice. En tout cas, dans la ville de Koulikoro, la colère de la population ne retombe pas après ces arrestations qui ont eu lieu le 1<sup>er</sup> septembre.

Selon les habitants de la ville, c’est toute la population qui soutient les jeunes ayant manifesté contre la dégradation du réseau routier. L’une des raisons de la colère est l’impunité accordée aux entreprises qui construisent de mauvaises routes qui sont rapidement dégradées en une seule année. Ce mouvement de colère pourrait s’étendre à d’autres localités du pays.

Tout le Mali souffre de la dégradation des routes.Que ce soit des routes nationales ou régionales. Pourtant, le tableau présenté par les autorités routières est différent. Selon le gouvernement, en 2020, le Mali a étendu son réseau routier de 338 km de voies bitumées avec la finalisation de 7 projets majeurs, d’un montant total de 288 millions d’euros.

Les mêmes sources indiquent que le pays veut faire de 2021 l’année d’achèvement des chantiers prioritaires. Mais la mobilisation des financements reste le défi majeur. Malgré les contraintes, sept projets dont deux ponts pour un linéaire estimé à 338 km ont été réalisés en 2020, à en croire MakanFilyDabo, ancien ministre des Transports et des Infrastructures.

Tous ces travaux ont coûté 189 milliards FCFA (288 millions EUR). Il s’agit notamment de l’aménagement en 2x2 voies de la route Bamako-Koulikoro ; des routes Kangaba-Djoulafoundo, Yanfolila-Kalana, Kangaba-Djoulafoundo, Kayes-Sadiola. Il y a aussi la construction du 2e pont de Kayes (et ses voies d’accès) et du pont de Kayo (et ses accès) sur le fleuve Niger à Koulikoro.

Parmi les projets en cours, il y a une dizaine de routes d’un linéaire total de 270 km, dont l’aménagement en 2x2 de la voie reliant le 3e pont de Bamako à la RN6.

Le gouvernement a investi des moyens conséquents pour l’entretien des voies existantes. Le programme annuel de ces entretiens a, en 2020, porté sur un linéaire total de 15 300 km, dont 5 600 km de routes revêtues, soit 36,7%, et 9 700 km de routes en terre ou 63,3%.  Mais, le réseau routier malien laisse à désirer.

A en croire des sources proches du dossier, le pays dispose d’un linéaire total de 89 024 km de routes dont 6 605 km sont bitumées, avec seulement 2 667 km (40,38 %) en bon état. Et 2 352,7 km (35,62 %) sont dans un état passable. Pour réparer régulièrement et mettre le réseau routier à niveau, le pays a besoin de 80 milliards FCFA par an.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forcing  des policiers à la MCA : L’ordre malmené, l’autorité bafouée, la République à terre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/forcing-des-policiers-a-la-mca-lordre-malmene-lautorite-bafouee-la-republique-a-terre-2942967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:35:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous la transition dirigée par le colonel Assimi Goïta, l’horizon s’assombrit. Les signes ne présagent rien de bon pour l’avenir du pays. L’événement de ce vendredi, orchestré par des policiers pour extraire l’un des leurs des mailles de la justice, est un précédent fâcheux. </strong>

Force doit rester à la loi, avait-on coutume de clamer au Mali. Mais, ce principe fondamental est en train d’être foulé aux pieds. De plus en plus, ce sont les muscles qui font la loi dans notre pays, sous le regard impuissant des décideurs. C’est du moins ce que l’on retient ces derniers temps.

Ce vendredi 03 septembre 2021, tel dans un film western, les Maliens ont assisté à un spectacle inédit. Il s’agit du mouvement d’humeur des policiers, ayant abouti à la libération par force du commandant de la <a href="https://www.facebook.com/hashtag/forsat?__eep__=6&amp;__cft__%5b0%5d=AZWgiFcOifAOs_9OWjEQQYfMsZqkudakyjETb5cU4RjOFPyA7mU_K35rLMvwqKmFbXRANM5CkK7aJdwmU65A3dd9cOyl4YAUy4VVx6KoRQA1iTDrJAUxb3NNEETFAbV-No0Ow23Nd10MRQ3FZ2FNTwk3&amp;__tn__=*NK-R">FHYPERLINK "https://www.facebook.com/hashtag/forsat?__eep__=6&amp;__cft__%5b0%5d=AZWgiFcOifAOs_9OWjEQQYfMsZqkudakyjETb5cU4RjOFPyA7mU_K35rLMvwqKmFbXRANM5CkK7aJdwmU65A3dd9cOyl4YAUy4VVx6KoRQA1iTDrJAUxb3NNEETFAbV-No0Ow23Nd10MRQ3FZ2FNTwk3&amp;__tn__=*NK-R"orsat</a>, commissaire divisionnaire Oumar Samaké. Après sa libération, aux environs de 17h00, par ses camarades d’armes, des tirs de sommation pour manifester leur victoire ont sidéré les populations riveraines  de Bolibana, les BadialanI, II et III et celle de N’Tomikorobougou, le quartier qui abrite le GMS.

Faut-il le rappeler,  dans le cadre des enquêtes sur les tueries  des manifestants contre le régime IBK en juillet 2020, le commissaire divisionnaire Oumar Samaké, commandant de la Forsat au moment des faits, a été placé sous mandat de dépôts. Aussitôt la nouvelle rependue,  les policiers se sentant frustrés par ce qu’ils appellent une justice sélective ont entrepris cette action vigoureuse pour « rendre justice ».  Car, estiment-ils, d’autres responsables de cette unité spéciales, issus d’autres corps, ne sont pas inquiétés. Mieux, s’offusquent les policiers, les commanditaires et le M5-RFP, tous mouillés dans cette affaire, vaquent à leur occupation.  C’est pour ainsi s’opposer à ce qu’ils estiment une justice à double vitesse que cette intervention musclée  est intervenue.

Est-ce pour autant suffisant pour justifier un tel acte ?  Que non ! Ce n’est qu’un signe de l’affaissement de l’autorité de l’Etat. Un désordre et une humiliation de la République du Mali.

Précisons que l’événement des policiers fait suite à d’autres, intrigants les uns que les autres. Il s’agit de la composition du gouvernement Moctar Ouane II,  sans deux ministres issus des rangs de la Garde nationale. Cela qui a coûté son règne au Président de la Transition d’alors, Bah N’Daw. L’un des cerveaux du putsch, Assimi Goïta, a repris les choses en main en intégrant dans le gouvernement qu’il mettra en placeles deux ministres issus de la Garde nationale.

Ensuite, interviendra l’échec de l’interpellation des leaders religieux, les imams Mohamed Traoré et Ibrahim Diaby, suite à la mobilisation de leur confrérie. Pire, un ministre de la République, Oumarou Diarra, était aux côtés des manifestants. Ce, pour  leur apporter son soutien, indiquent certaines sources. Pour d’autres, il était venu sensibiliser les manifestants. Quoiqu’il en soit, aucune de ces raisons énoncées ne pourrait justifier la présence du ministre Diarra, si ce n’est le désordre.

L’autre fait, et non des moindres, s’est déroulé en août 2021, à Boni.  Selon des sources locales, une délégation composée d’officiers des FAMa et d’autorités de la région de Mopti, venue présenter les condoléances  à l’occasion de la mort de 17 personnes dans une attaque terroriste, a été prise en otage par les soldats.  “L’hélico qui les a amenés est sommé de ne pas atterrir pour les ramener à Sévaré. Les militaires ont exigé que la délégation retourne par la route. Une manière de faire vivre à la hiérarchie militaire l’insécurité que les hommes vivent dans cette région, alors que les officiers sont terrés à Bamako... »

Le cumul de ces faits fait craindre le pire. Ils ne présagent rien de bon, à moins que les autorités n’arrivent à s’affirmer dans un délai raisonnable.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>FISA 2021 : 200 entrepreneurs féminins échangent leurs expériences</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/fisa-2021-200-entrepreneurs-feminins-echangent-leurs-experiences-2942965.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:31:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l’Industrie et du Commerce Mahmoud Ould Mohamed a présidé, jeudi 2 septembre, l'ouverture du Forum sur l'industrialisation agroalimentaire et l'entreprenariat au Sahel (Fisa 2021). Il s’agit d’une rencontre qui se déroulera à l'hôtel Azalai Salam, avec plus de 200 participants de divers pays d’Afrique.</strong>

Cette rencontre de Bamako sera l'occasion pour les participants de procéder au lancement de « accélérer le Mali», le premier accélérateur d'entreprises, lancé par les femmes et pour les femmes en Afrique de l'Ouest. Cette structure porte aussi la première plateforme de rôles modèles dans le but de booster les activités de l'entrepreneuriat féminin en Afrique de l'Ouest.

La vision de ce "Fisa 2021" est de valoriser les innovations en matière de leadership porté par les femmes dans le domaine de l'industrie agroalimentaire au Sahel. Il s'agira d'apporter une "plus value" en matière de création d'emplois sur la chaîne de valeur agricole, à travers le partage d'expériences et de compétences, fera remarquer Mme Aïssata Diakité, promotrice de “ Zabban Holding”.

Lors de cette rencontre, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a exprimé son satisfecit pour un tel forum qui, pendant 48 heures, sera l'occasion pour les 200 entrepreneurs féminins issus de divers milieux d'affaires, et venant de plusieurs pays africains, d'échanger leurs expériences à travers des sessions de coaching, de renforcement de capacités pour mieux entreprendre dans le domaine de l'agro-alimentaire, en lien avec les nouvelles technologies. Elles se mettront en réseau afin de relever un double objectif à savoir : créer des emplois décents et durables,  et participer au développement de la production agricole.

Les représentants de l'ambassade de France du Mali, du Centre pour le financement du développement local ainsi que d'autres partenaires techniques et financiers ont, eux, réitéré leur soutien et leur accompagnement à ce forum qui marquera un pas de plus dans le processus de l'autonomisation des femmes.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce conclura la rencontre en informant les femmes entrepreneures de la tenue très prochaine de "Dubaï Expo". Il les a ensuite appelées à s'investir davantage dans la campagne d'information et de sensibilisation des autres femmes pour une pleine participation du Mali à l'exposition universelle qui durera 180 jours.

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<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vie chère :  Au cœur du plus grand échec de Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-au-coeur-du-plus-grand-echec-de-choguel-2942960.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:25:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Transition n’a pas encore tenu sa promesse de prospérité aux Maliens qui attendent toujours la fin de la cherté des prix des denrées de première nécessité. Pourtant, les nouvelles autorités avaient donné l’impression d’avoir des recettes faciles pour mettre fin aux problèmes alimentaires du pays. Choguel qui avait semblé travailler dans la rupture avec les anciennes pratiques n’est toujours pas l’homme de la situation, selon les consommateurs.

Jeudi dernier, une marche contre la persistance de la hausse des prix des produits de première nécessité était prévue. La persistance de cette manif indique qu’il n’y a toujours pas d'amélioration concernant la flambée des denrées de première nécessité. En plus de l'huile et de la viande, d'autres denrées prisées par les consommateurs connaissent également une hausse. Le gouvernement tâtonne entre sanctions et négociations pour apaiser la situation.

Les Maliens sont restés sur leur faim au sujet des contrôles sur les marchés et dans les quartiers, afin de détecter les commerçants qui n’appliquent pas les prix subventionnés semblent ne servir à rien. C'est dans ce cadre que le front populaire contre la vie chère est de nouveau mobilisé pour arracher aux autorités des actions concrètes et rapides pour freiner la montée des prix.

Il y a plusieurs mois, le front avait entamé la mobilisation comme ce fut le cas le 22 juin 2021. Un sit-in avait eu lieu devant la cité administrative pour attirer l'attention des autorités. Un mémorandum avait été remis au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Ils étaient sortis nombreux avec des paniers vides, des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Non à l'augmentation des prix des denrées alimentaires », « une transition réussie équivaut à une baisse du tarif des denrées alimentaires » ou encore « nous avons faim ».

Les manifestants affirmaient, entre autres, que la vie est devenue plus chère avec les nouvelles autorités. « Rien ne peut s'acheter ; tout est devenu cher et nous les femmes souffrons trop et nos familles en subissent les conséquences », dénonçait une manifestante en colère.

Les responsables du Front populaire contre la vie chère estiment qu’il n’est plus acceptable que les produits de première nécessité se vendent au triple de leur prix normal. Mariam Koné, présidente du Front, a expliqué que les femmes maliennes souffrent à cause de la cherté de la vie, alors que la plupart des produits de première nécessité est issue de la production locale.

Pour certains, Choguel a lamentablement échoué dans la lutte contre la cherté des prix. Au lieu de se limiter au contrôle des prix sur les marchés et dans les boutiques de quartier, le gouvernement aurait dû trouver plus de sources d’approvisionnement du pays à partir des ports des différents pays frontaliers.

Dans le contexte de crise que le Mali connait, beaucoup n’arrive pas à comprendre que le Sénégal et la Côte d’Ivoire soient les seuls où passent les marchandises. Si le gouvernement avait entrepris la diversification des sources de ravitaillement, on aurait pu éviter la crise actuelle.

<strong>Oumar KONATE      </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Effondrement de l’état malien :  Soumana Sako prédit un scénario catastrophe</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/effondrement-de-letat-malien-soumana-sako-predit-un-scenario-catastrophe-2942944.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:17:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président de la CNAS Faso Hèra, Dr. Soumana Sako, ne cache pas son pessimisme quant à l’issue de la crise sécuritaire au Mali en particulier, et le Sahel en général. « Depuis les événements de 2020, y compris ceux précédant le coup de force du 18 août 2020, tout porte à croire que l'ex-puissance coloniale cherche à reproduire au Mali le scénario Donald Trump/Taliban », a déploré l’ancien Premier ministre de la transition de 1992. Ainsi, il a attiré l’attention des Maliens sur le danger qui guette le pays. Pour lui, l’engagement militaire des forces étrangères est loin de répondre au besoin de sécurité et de stabilité.

Dans une déclaration rendue publique le 2 septembre, l’éphémère ministre des Finances du général Moussa Traoré a exprimé ses inquiétudes après la débâcle des Occidentaux en Afghanistan. « Depuis la prise de Kaboul par les Talibans en Afghanistan, les puissances occidentales versent des larmes de crocodile, feignant d'oublier que le retour des Talibans au pouvoir a été organisé par l'Accord que les USA ont conclu avec les Talibans en février 2020 dans le dos du gouvernement afghan, une marionnette il est vrai », a-t-il écrit.

Sako a rappelé qu’en 1996 déjà, les USA avaient aidé les Talibans à accéder au pouvoir. Les USA ne se sont retournés contre les Talibans qu'après les attentats du 11 septembre 2001, lorsque le Mollah Omar et ses Talibans ont refusé de leur livrer Ossama Ben Laden. Lors de la rencontre de septembre 2020, tenue à Doha, au Qatar, les USA ont clairement ouvert la voie aux Talibans pour l'application de la Charia au sein de l'État islamique d'Afghanistan.

L’ancien Premier ministre a indiqué que les USA entraînent leurs alliés occidentaux dans l'erreur conceptuelle consistant à faire une distinction artificielle entre le " djihadisme local '' qui n'aurait pas de visées sur d'autres pays en dehors du sien propre, tels que les Talibans en Afghanistan, d'une part, et le '' djihadisme international '' qui ambitionnent d'étendre sa Charia à d'autres pays, tels Al Qaeda et l'Etat islamique/Daesh.

Le président de la Cnas a affirmé que les Occidentaux font croire que le premier groupe ne représenterait aucune menace, contrairement au second. « Les faits démontrent qu'il existe plutôt une osmose entre ces différentes composantes de la nébuleuse djihadiste », a-t-il dit. Or, poursuit-il, depuis les événements de l'année 2020, y compris ceux précédant le coup de force du 18 août 2020, tout porte à croire que l'ex-puissance coloniale cherche à reproduire au Mali le scénario Donald Trump/Taliban.

En attendant, les Français continuent de préparer leur retrait du Mali dont la situation sécuritaire ne s’est jamais améliorée malgré les dix ans de présence militaire internationale. Les Maliens estiment que le fiasco de la coalition militaire internationale est dû à un manque de confiance aux forces nationales censées combattre les terroristes. On déplore surtout des obstacles à l’amélioration de l’équipement des forces nationales présentées par l’Occident comme une armée de soudards.

Plus récemment, les Maliens ont déploré le rapport des Nations Unies, soulignant que l’armée malienne tue des civils au nom du terrorisme. Ces accusations de violation des droits de l’homme irritent beaucoup les Maliens qui voudraient que les terroristes ne soient pas présentés comme des civils, alors qu’ils sont armés et engagés dans la belligérance.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lynchage politico&#45;juridique planifie contre Aliou Boubacar Diallo :  Qui veut la peau de cet homme?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lynchage-politico-juridique-planifie-contre-aliou-boubacar-diallo-qui-veut-la-peau-de-cet-homme-2942972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:10:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aliou Boubacar Diallo, président d'honneur de l'ADP-Maliba, est un investisseur de renom.S’il est aujourd'hui ce qu'il est dans le monde très convoité et très fermé des mines (étantdans notre pays la chasse gardée des expatriés), c'est après avoir connu pas mal de déboires. Sous le régime d'échu d'IBK, des pressions de toutes sortes ont visé l'homme d'affaires en vue de le réduire au néant. Mais c'était sans compter sur la détermination de cet acteur économique avisé, de renommée internationale, qui sait par dessus-tout que l'ambition qu'il nourrit pour son pays pouvait le prédisposer aux pires hostilités de ses adversaires, tapis dans l'ombre du pouvoir, contre lesquels il fallait résister. Histoire secrète d'un homme de réussite qu’on veut abattre à tout prix.</em></strong>

Ce n'est pas donné à tout le monde: faire des affaires et y prospérer dans son, en se tenant loin des accointances financières occultes et nébuleuses des hommes de pouvoir. Et de surcroit, tenir la dragée haute à la machine d'Etat répressive, qui broie au passage tous les "récalcitrants" qui aspirent se donner un destin national. Dans le but de forger l’avenir du Mali. Et cela, au-delà de tous les risques et de tous les sacrifices.

Eh bien! Cette expérience personnelle, riche d'enseignements, mais parsemé d'embûches de toutes sortes, il faut aller la rechercher chez le promoteur de la mine d'or de Faboula, Aliou Boubacar Diallo, opérateur économique avisé et connu dans le monde entier.

En fait, tout seul, pendant longtemps, Aliou Boubacar Diallo, victime expiatoire de la convoitise des hommes de pouvoir de l'ancien régime, voulant amasser les ressources du pays à leur seul profit, a dû faire à toutes formes de brimade juridico-administrative. L'objectif planifié, comme il le dit lui-même, dans une tribune restée célèbre dans les arcanes financiers, de ces énormes assauts contre lui, en son temps, c'était de l'anéantir à jamais et de lui déposséder par voie conséquence, de son énorme patrimoine financier et économique, bâti à la sueur de son front.

Un fonds économique, dont il a posé, centimètre par centimètre,  les fondements, durant de longues années d'efforts et de sacrifice, dans le seul espoir, dit-il, de faire du Mali un pays de rêve.

Aliou Boubacar Diallo, puisque c'est de lui qu'il s'agit, avec l'honorable score électoral qu'il a engrangé dès sa première participation à la présidentielle de 2018, en s'étant classé cinquième, a su imposer sa formation d'origine, ADP-Maliba, créée en quelques années seulement, parmi les mastodontes politiques du landernau national.

<strong>Descente aux enfers</strong>

Une fois que Aliou Boubacar Diallo a découvert la mine de Faboula, un investissement de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, et a commencé son exploitation, voilà que les pires ennuis commencent pour lui. Un véritable cauchemar né à partir de la volonté de la pègre, tapie dans la galaxie de l’ancienne famille présidentielle, voulant faire main baisse sur cet énorme potentiel économique de l’opérateur minier.

La mine d’or de Faboula, une réussite économique et financière locale qui était une parfaite réponse à la mainmise des multinationales dans le secteur minier, symbolisée par cet acteur économique de renom, devait tomber à tout prix dans le giron des affairistes de l’ancien régime. Ces derniers, sans foi ni loi,  fort de leurs privilèges, ont tout planifié pour avoir la mainmise sur l’énorme investissement de l’opérateur minier.

Et pourtant, la mine d’or de Faboula était la marque d’un homme avisé, symbole de réussite nationale dans un monde dominé par les expatriés et les multinationales, dans laquelle il avait injecté« plus de 25 milliards de francs CFA dans la recherche, l’exploration et les études de faisabilité». Ces chiffres sont annoncés par l’intéressé lui-même.

Mieux, la fabuleuse réussite de la mine d’or de Faboula avait aussi permis à l’opérateur minier de pouvoir la faire coter environ 25%  à la Bourse de Francfort, en Allemagne.

C’est là une grande première qui ne laissera personne indifférentdans le secteur très convoité des mines. Car ici, comme dans toutes matières économiques, si la réussite passe par la cotation boursière, c’était la toute première fois qu’un Malien avait ce privilège économique et financier, en inscrivant sa mine d’or à la bourse financière. Et cela, pas à n’importe quelle destination. Mais bien à la très prisée Bourse de Francfort, en Allemagne. Un symbole de confiance, de solidité et de rentabilité dans les affaires dont avait fait preuve le visionnaire opérateur minier du Mali, Aliou Boubacar Diallo.

Ah ! Pour accaparer cette réussite personnelle et mettre son véritable promoteur sous les bottes, l’appétit destructeur de l’ancienne famille présidentielle, à travers le très contesté ancien président de la commission-défense de l’Assemblée nationale, Karim Keïta, fils de son père, s’est aussitôt mis en branle.

A partir de Bamako, via les Emirats arabes unis, en passant par la France, la nouvelle pègre politico-étatique, sous le contrôle du fils de l’ancien président de la république, s’est arrogé le droit de faire main basse sur la mine d’or de Faboula. Tout ce manège, dénonce l’intéressé lui-même, a été planifié autour d’un homme de main, un Français, considéré à juste raison comme le cerveau de l’opération. C’était, dit-on, dans les années 2013, dans la foulée de la victoire du président IBKà l’élection présidentielle. Autour de ce plan de démolition économique, tout était planifié pour déposséder l’opérateur minier Diallo de l’exploitation de sa mine d’or de Faboula.

Dans cette opération de racket économico-financier, planifiée contre Aliou Boubacar Diallo, pour le déposséder de ses avoirs commerciaux et financiers, des noms sont régulièrement cités dans l’entourage de l’opérateur minier. Il s’agit de ce ressortissant français, très proche de Karim Keïta, fils de l'ancien Président IBK, Soumeylou Boubèye Maïga et Boubou Cissé(alors Premier ministre et ministre des Finances).

Pour cette machinerie économique aux ramifications financières douteuses, le schéma d’attaque contre Aliou Boubacar Diallo, bien huilé et téléguidé, vise à multiplier procès, procédures et poursuites, ici même au Mali, mais à l’extérieur, par exemple devant la Cour arbitrale de l’Ohada, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et devant les tribunaux allemands et français.

En bien ! L’homme d’affaires malien a la baraka. La preuve ! Une à une, comme un château en papier, les gens de pouvoir, tapis dans l’ombre de la machine prédatrice étatique, ne gagneront aucun de ces énormes procès, maladroitement intentés contre l’homme pour le déposséder de son dû financier et commercial. Peine perdue…

Face à la mafia prédatrice contre ses avoirs,  Aliou Boubacar Diallo lui-même criera son amertume en ces termes : « Les uns animés de volonté de prédation pour me voler la mine et les autres d'une volonté de freiner mon ascension politique en essayant de me barrer la route ».

Si quelqu’un au Mali ou ailleurs doute de l’implication de l’ancien ministre des Mines, Boubou Cissé, devenu après ministre des Finances, avant d’échoir à la Primature, l’entourage d’Aliou Boubacar Diallo répond tout net, avec preuve à l’appui, que «  dans un desPV de réunions de Pearl Gold en Allemagne, c’est lui qui a conseillé le pourvoi en cassation auprès de la Cour d’arbitrage d’Abidjan ».

<strong>Divorce politique</strong>

Par la suite, et pour ne pas tout perdre dans son investissement financier initial, Aliou Boubacar Diallo, fin connaisseur des arcanes économiques, va « abandonner 93 milliards de francs CFA (environ 143 millions d’euros) de créances certaines et exigibles (détenues) sur la mine ».Contraint et forcé, il n’aura autre choix que de s’y conformer dans le but, dit-il lui-même, de sauver sa mine d’or, ou de ce qui en reste encore, dans la perspective d’obtenir  l’homologation du plan de redémarrage de la mine d’or.

Pour l’opérateur minier, ce fut un énorme gâchis financier et économique pour lui, au grand dam du pays, mais qui était nécessaire pour sauver ce qui pouvait l’être.

Au-delà de l’objectif économique, celui de le déposséder de sa mine d’or, on s’aperçoit nettement que la pègre « pouvoiriste » malienne voulait aussi, par ce procédé de destruction systématique, l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2018 contre IBK, qui était candidat à sa propre succession.

La suite est connue de tous : non seulement il a été candidat à l’élection présidentielle, avec un score tellement honorablepour une première participation qu’il a détrôné tous les pronostics. Mais aussi, il a bel et bien continué à diriger sa société d’exploitation. En allant même jusqu’à étendre les travaux de production de la mine.

Aliou Boubacar Diallo, on le sait, dans le sillage du Chérif de Nioro, son mentor religieux, avait soutenu activement IBK à l’élection présidentielle 2013. Il est d’ailleurs, selon plusieurs sources, l’un des artisans les plus ingénieux de cette victoire éclatante. Cependant, il ne tarde pas à s’en détourner dès qu’il a vu et constaté que le régime ne prenait pas la bonne direction.

La méthode à la staliniènne est là implacable : dès lors qu’un opposant politique, de surcroit l’homme d’affaires, se met à critiquer le régime, alors bonjour les harcèlements fiscaux et autres redressements judiciaires pour l’anéantir et l’obliger à rentrer dans les rangs. Aliou Boubacar Diallo n’échappera pas à ce schéma de destruction programmée. Mais, lui, puisqu’il s’agit de sauver son potentiel économique pour le confort de son pays, ne s’en offusquera pas. Bien au contraire, homme de conviction, de foi et très courageux, il va braver les interdits pour se faire une place au soleil. Et cela, dans le dessein de se rendre utile pour son pays qu’il a l’ambition de ramener dans la cour des grands ; ceux qui comptent dans le concert des nations, pour leur potentiel économique, mais aussi pour la marque de leur réussite.

<strong>Correspondance particulière</strong>

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</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire du pays : Le point par la Dirpa</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/situation-securitaire-du-pays-le-point-par-la-dirpa-2942963.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:00:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On note qu’il y a eu plusieurs morts dans les rangs des FAMa et des donzos, ainsi que des dégâts matériels importants au cours de récents accrochages avec les groupes armés terroristes, notamment à Boni.</strong>

La Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a animé hier jeudi 2 septembre sa conférence de presse mensuelle, en présence de son Directeur, colonel Souleymane Dembélé, du Directeur central des services de santé des armées (Dcssa), colonel-major, Mohamed Alpha Diaw.

Dans son exposé sur les opérations militaires et les attaques terroristes ayant visé les FAMa ou les civils, il est surtout revenu sur l’attaque meurtrière de quatre villages de la commune de Ouatagouna, le 8 août dernier, ayant causé la mort de 52 civils, 6 blessés et des dégâts matériels (plusieurs engins à deux roues calcinés). Il a indiqué que des opérations de ratissage sont en cours dans la zone afin d’enrayer la menace terroriste et de traquer les auteurs de cette tuerie. Il a également été question des accrochages survenus, le 8 août, entre les groupes terroristes et les chasseurs «donzos» dans le secteur de Dlonguebougou (région de Ségou). Au cours desquels 16 chasseurs ont été tués et beaucoup d’autres blessés. Les accrochages sont devenus réguliers entre chasseurs et groupes terroristes dans cette zone, courant fin juillet et début août.

Le bilan de l’attaque à la voiture piégée contre un convoi de l’Armée, le 19 août, entre Boni et Nokara, s’est alourdi, passant de 15 à 17 morts et 32 blessés. Quelque 10 véhicules ont été emportés et quatre autres détruits. Ajoutons que, toujours dans le secteur de Boni, deux militaires ont trouvé la mort, le mercredi 1er septembre, dans une attaque aux engins explosifs improvisés (EEI).

&nbsp;

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Soumeylou Boubeye Maiga :  L’ASMA&#45;CFP dénonce ‘’un acharnement’’ à des fins politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaire-soumeylou-boubeye-maiga-lasma-cfp-denonce-un-acharnement-a-des-fins-politiques-2941640.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 15:19:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le jeudi 26 août 2021, l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est sous mandat de dépôt dans l’affaire dite de l’avion présidentiel. À peine 24 h après la détention de SBM, son parti a dans un communiqué décidé de dénoncer ‘’un acharnement’’.</strong>

Réunis en session extraordinaire le jeudi 26 août, les responsables de I’Alliance pour la Solidarité au Mali - Convergence des Forces Patriotiques (ASMA CFP) affirment dans leur communiqué ne pas être surpris de cette situation depuis les prises de position du président de leur parti sur des sujets politiques, notamment sur le respect de la durée de la transition. Ils en veulent pour preuves la sortie du procureur général près la Cour suprême sur les antennes de la télévision nationale et la célérité de la convocation, sans motif, précis de Soumeylou Boubèye Maïga et le décernement du mandat.

Aussi, ledit communiqué de l’ASMA note qu’au regard de la constitution, de la loi organique n<sup>°</sup> 97-001 du 13 janvier 1997 relative à la Haute Cour de Justice et du Code de Procédure pénale, ce placement sous mandat est intervenu avant sa mise en accusation par I’Assemblée nationale et la saisine par cette dernière de la Cour suprême.

Dans ledit communiqué, le parti dit rappeler que le dossier, après enquête, avait été classé  sans suite par le Parquet près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier de Bamako, suivant I’avis de classement sans suite du 23 novembre 2018, que la Cour suprême elle-même n'a pas relevé d'infraction dans son rapport d'enquête du 15 septembre 2014 et qu'elle a eu à condamner l’Etat du Mali par Arrêts n° 027 du 25 janvier 2018 et n° 302 du 24 mai 2018 a payer au fournisseur son dû et a enfin par Arrêt du 15 mars 2021 annulé les actes de la procédure d’instruction et la réouverture.

Par conséquent, le parti ASMA souligne qu’avec la réouverture décidée par le passé par le ministre de la Justice de I’époque n’est que I’aboutissement d'un acharnement qui ne dit son nom. Ainsi, l’ASMA dit condamner énergiquement ledit acharnement ainsi que les vices graves de procédure qui confèrent au dossier une connotation purement et uniquement politique. Aussi, le parti dit condamner  toute manipulation de la justice à des fins politiques.

Toujours selon le communiqué, le parti réaffirme toujours sa confiance en I’Etat de droit fondé sur la loi et la présomption d’innocence ainsi qu’en la justice. Et engage par la même occasion les autorités, et toutes, au respect de la loi et du droit et à ne pas faire de la justice un instrument de règlement de comptes personnels et politiques.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Dossier de l’aéronef présidentiel et des équipements militaires :  Le magistrat Chérif Koné met en garde contre « l’instrumentalisation » de la justice</title>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 15:18:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Si l’impunité est à bannir, dans une société démocratique, il est aussi crucial que la primauté du droit y soit affirmée et préservée. Pour ne pas sombrer, comme le dénonce le magistrat Chérif Koné, dans « la république des juges ». Avec, dit-il, « ses tristes conséquences ».</em>

Tout est parti, ce jeudi, avec l’incarcération d’anciennes hautes personnalités de l’Etat ; à savoir l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, plusieurs fois ministre, et l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, dans l’affaire dite de l’acquisition d’un aéronef et de fourniture aux forces armées maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campagne et d’alimentation (HCCA).

Autour de cette affaire, des plus rocambolesques aujourd’hui, tant la polémique procédurière y est tenace, il y a la sortie de l’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) et la référence syndicale des magistrats (RFSYMA), à travers le président Mohamed Chérif Koné, qui ont fustigé le manquement du droit dans le déclenchement du dossier.

Si à l’image de ce magistrat chevronné, les Maliens sont particulièrement très révoltants contre l’impunité, qui est une gangrène dans une société démocratique, ils sont en revanche tout acquis à la primauté du droit, en tout acte de procédure judiciaire.

Pour le très courageux magistrat, président de l’AMPP et de la RFSYMA, qui déplore les « violations graves » de la loi dans le déclenchement de la procédure, allant jusqu’à mettre en garde contre l’instrumentalisation éhontée de la justice, aux fins de règlement de comptes politiques, il est tout simplement regrettable de constater qu’en l’espèce, cette « saisine irrégulière par la Cour suprême non prévue par aucune disposition de la charte de la transition, pour connaitre des dossiers sus spécifiés, est contraire à la constitution et aux lois de la République en ce qu’elle viole la loi portant organisation judiciaire, tout en desservant la justice ».

En conséquent,  les deux mouvements de magistrats, à travers leur président actif, selon ses mots, « souffrent de voir la Cour suprême donner à l’opinion publique, le sentiment d’un organe instrumentalisé en mission commandée en fin d’une période transitoire, pour anéantir des candidats potentiels déclarés aux futures échéances électorales, lesquels seraient gênants ».

En termes de dénonciation de procédure, on ne plus clair de la part d’un magistrat qui pointe du doigt les manquements graves et répétés, constatés dans un dossier d’accusation, fut-il relevant de la plus haute juridiction du pays, à l’effet de broyer, comme une machine juridico-répressive, les justiciables pour des considérations partisanes.

De la part d’un haut magistrat de la trempe du président de l’AMPP et de la RFSYMA, pourtant attaché à la lutte contre l’impunité, qui dénonce un coup flagrant porté à la justice, c’est une chance pour les justiciables maliens de voir un homme de droit s’ériger contre les violations de leurs droits.

Mais hélas ! Plutôt que de se féliciter du courage exceptionnel de ce magistrat et des membres de sa corporation syndicale, sur les réseaux sociaux, des esprits malveillants, partisans de la justice spectacle, l’ont dépeint de tous les noms d’oiseaux, allant jusqu’à le confondre à un opportuniste.

Si ce dossier lié à l’achat de l’avion présidentiel et des équipements matériels, très attendu par les Maliens, pour être un grand moment de la manifestation de la vérité judiciaire, c’est qu’il a, selon sa sensibilité, un intérêt stratégique crucial pour le pays. Et de plus, il concerne de hautes personnalités de l’Etat qui ont toujours clamé leur innocence dans la matérialisation des faits évoqués.

Pour cette nécessité vitale de vérité judiciaire, il était bon, dans l’intérêt même de la justice, que la procédure concernant ce dossier judiciaire soit exempte de micmacs de droits, comme l’a dénoncé ouvertement le magistrat Koné.

Si, comme le magistrat Koné l’a vivement critiqué, il s’agit, dans ce dossier d’instruction au niveau de la Cour suprême,  d’emprunter la voie judiciaire, pour éliminer certains des potentiels candidats à la future élection présidentielle, il faut désormais craindre l’instrumentalisation de l’institution judiciaire.

L’heure de vérité judiciaire n’est plus alors qu’un gros leurre si tant que la justice obéit, sous nos cieux, à une instrumentalisation politique pour des raisons de règlement de compte politique. Le dossier lié à l’achat de l’avion présidentiel et des équipements matériels, sur le cheminement duquel les citoyens ont droit de savoir la vérité la concernant, n’est pas en reste.

Et pour cause ? Aussi longtemps, comme l’ont protesté les professionnels du droit, notamment le très rigoureux président de l’association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) et la référence syndicale des magistrats (RFSYMA, que le dossier de l’acquisition d’un aéronef et de fourniture aux forces armées maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campagne et d’alimentation(HCCA), qui est aujourd’hui plongé dans une telle flagrante polémique procédurière, il est fort à parier que le droit ne soit plus une sentinelle imprenable contre les abus de toutes sortes.

<strong>  Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Konate aux commandes des douanes :  Un cadre rompu à la tâche pour de meilleures perspectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/amadou-konate-aux-commandes-des-douanes-un-cadre-rompu-a-la-tache-pour-de-meilleures-perspectives-2941627.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 15:00:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre du renouveau des douanes maliennes, Amadou Konaté, Inspecteur des Douanes de classe exceptionnelle, a été promu Directeur général.  L’information a été rendue publique à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 26 août 2021. </strong>

En remplacement de Mahamet Doucara à la tête des Douanes maliennes, les autorités de la transition ont porté leur choix sur ce cadre chevronné, Amadou Konaté. Ce, pour insuffler une nouvelle dynamique aux services douaniers.

<strong>Expérience professionnelle : </strong>

Directeur de l’Administration des Ressources Humaines, des Finances et du Matériel en Février 2017, Amadou Konaté   était Directeur des Recettes, de la Planification et des

Programmes de Vérifications par depuis le 06 Décembre 2018.

Avec une somme d’expérience et de compétence à revendre l’Inspecteur des douanes de classe exceptionnelle, Amadou Konaté est un homme rompu à la tâche et très respecté par ses collègues.

Directeur Régional des Douanes de Kayes en 06 mars 2015 où il a servi avec brio, les ségoviens aussi gardent de lui de bon souvenir pour avoir été Directeur Régional des Douanes de Ségou en  mars 2014.

Cette ascension de M. Konaté, apprend-t-on, s’explique par son sens élevé d’écoute et du travail bien fait aux différentes charges qu’il a occupées.  Il s’agit entre autre de :

<strong><u>Mai 2013</u></strong><strong> :  </strong>Chef du Bureau Principal des Douanes de Kayes par décision n° 0012/MEFB-DGD du 14/05/2013 ;

<strong><u>Juillet 2011</u></strong><strong> : </strong>Chef du Bureau Principal des douanes de Bamako-Fer par la Décision n°2011-006/MEF-DGD du 25 Juillet 2011 ;

<strong><u>Janvier 2010</u></strong><strong> : </strong>

Sous Directeur Adjoint de l’Administration Générale, Direction Générale des Douanes par Décision n°10-002/MEF-DGD du 27 Janvier 2010 ; <strong><em>A ce titre, il fut membre des commissions ou comités de pilotage de la Direction Générale des Douanes sur : la relecture des textes organiques de la Direction des Douanes et des Directions régionales, suite aux recommandations des missions d’audit ; la relecture des textes statutaires ainsi que le plan de carrière de l’agent des douanes, la relecture des textes ayant abouti à l’adoption d’un code d’éthique et de déontologie de l’agent des douanes ; </em></strong>➢<strong><em>L’adoption et la mise en œuvre du Plan Stratégique 20112015 de la Direction des douanes et des plans d’action opérationnels ; la relecture des projets de décret et d’arrêté portant répartition du produit des amendes et confiscation, pénalités, frais de poursuites et primes sur les recettes ; l’adoption des textes sur le mécanisme de gestion des moyens logistiques</em></strong>.

<strong><u>Juillet 2008</u></strong><strong> :  </strong>Chef de la division des Services Généraux par Décision N°005/MF-DGD du 22 Juillet 2008 ;

<strong><u>Juillet – 2006</u></strong><strong> : </strong>Chef du Bureau Principal des Douanes de Koutiala par Décision

N°144/MEF-DGD du 03 juillet 2006 ;

<strong><u>Juin 2003</u></strong><strong> : </strong>

Chef du Bureau Principal des Douanes de Kayes par Décision

N°061/MEF-DGD du 20 Juin 2003 ;

<strong><u>Février – 2002</u></strong><strong> : </strong>

Chef de la division Compensations Financières par intérim par Décision N° 014/MEF-DGD du 18 Février 2002 ;

<strong><em>A ce titre, chargé de la centralisation, de l’acheminement et du suivi avec la Commission de l’UEMOA des moins-values de recettes du Mali et membre du comité des agréments et du Comité de gestion du </em></strong>

<strong><em>Tarif Extérieur Commun (TEC) de cette organisation sous-régionale</em></strong><em>. </em>

<strong><u>Mai – 2001</u></strong><strong> :</strong>

Chef de la section Compensation Hors Afrique à la Sous Direction des

Recettes et Etudes par Décision N°053/MEF-DGD du 21 Mai 2001 ;

<strong><u>Mars – 2001</u></strong><strong> : </strong>Chef section de la Réglementation et de la Fiscalité à la Sous Direction de Règlementation de la Fiscalité et des Relations Internationales (SD/RFRI) par Décision N° 035/MEF-DGD du 23 Mars 2001 ;

<strong><u>Avril – 2000</u></strong><strong> : </strong>

Chef du Bureau Principal de Ségou par Décision N° 014/MEF-DGD du 07 Avril 2000 ;

<strong><u>Janvier 1998</u></strong><strong> : </strong>Chef de Brigade Commerciale de Ségou par Décision N°003/MFC-DGD du 12 Janvier 1998 ;

<strong><u>Août – 1997</u></strong><strong> : </strong>Chef de la Section Recevabilité du Bureau National des Produits Pétroliers par Décision N°0024/MFC-DGD du 04 Août 1997 ;

<strong><u>Décembre – 1996</u></strong><strong> : </strong>Chef de la Cellule de Contrôle de la valeur et du Commerce Extérieur du Bureau de l’Aéroport par Décision N°058/MFC-DGD du 26 Décembre 1996 ;

&nbsp;

<strong><u>Janvier – 1994</u></strong><strong> : </strong>Chef de la brigade Touristique de Surveillance de Koury par Décision

N°001/MFC-DGD du 10 Janvier 1994 ;

<strong><u>Septembre – 1993</u></strong><strong> : </strong>Affectation à Sikasso ; Chef BMI par Décision N°042/MEFP-MDCD du 23 Septembre 1993 ;

<strong><u>Mai – 1991</u></strong><strong> : </strong>Affectation à la brigade de Ségou, ensuite Adjoint au Chef de Subdivision de Ségou par Décision N°91-009/MEF/B/Cab du 23 Mai 1991 ;

<strong><u>Avril – 1990</u></strong><strong> : </strong>Affectation à la division de la Statistique et des Etudes Economiques (Direction Nationale des Douanes) après le stage d’imprégnation dans les différentes Bureaux de Bamako, par Décision N°058/MFC-DGD du 21

Avril 1990 ;

<strong>Formation- parcours académique et scolaire</strong>

Avec Baccalauréat malien Série SBT en poche en 1983, le nouveau Directeur des Douanes, Amadou Konaté, obtient sa Maîtrise de l’Ecole nationale d’Administration (ENA) en Juin – 1987.

En Octobre – 1987, il passe au concours d’intégration à la fonction publique : corps des Inspecteurs de Douanes (Arrêté d’intégration n° 6257/MEFP-DNFPP-D21).

En Année 1988 -1989, il suivra la formation militaire - Service National des Jeunes (SNJ).

L’année 1991 a été consacrée aux Différents séminaires sur la valeur en douane (DVB) et le Contentieux Douanier.

En Mai 1992, il enchainera le Stage de Formation des Formateurs sur les Stupéfiants à Bamako avec les Instructeurs de l’Ecole de Brigade de La Rochelle (France). Avant d’effectuer un Stage relatif aux règles d’origine, analyse du risque, ciblage dans la lutte contre la fraude en 2000.

Suivra sa formation en Gestion axée sur le résultat (GAR), organisée par le PAGAM ; Séminaire sur la Construction et la Gestion de la Zone de développement économique pour les pays africains francophones en République Populaire de Chine ; Formation des Cadres Supérieurs Etrangers à Tourcoing France ; Formation des Cadres Supérieurs Etrangers à l’ENB de la Rochelle en France en 2010.

En 2017,  interviendront la Formation sur le rôle de l’Etat dans l’intelligence économique organisée par l’Ecole Nationale d’Administration de Paris et le Séminaire International sur l’optimisation de la gestion des Ressources Humaines dans les Administrations fiscales organisé par le Fonds Monétaire International (FMI) à Casablanca (Maroc).

En 2018, prendra-t-il part à la 5<sup>ème</sup> édition bis du Congrès International annuel des Directeurs des Ressources Humaines Paris du 10 au 18 Septembre ;  au 8<sup>ème</sup> Atelier des Gestionnaires de Formation et de Ressources Humaines des Administrations Douanières de la Région AOC-OMD du 24 au 26 Septembre 2018, à Lomé (TOGO).

<strong><u>COMPETENCES REQUISES DANS LA MISE EN ŒUVRE DESINSTRUMENTS DE L’OMD</u></strong><strong> : </strong>

Acteur dans la mise en œuvre de l’Accord sur la Facilitation des Echanges de l’OMC au niveau de la Direction Générale des Douanes (exposé lors de la Conférence des donateurs à Lomé sur la mesure de facilitation liée aux courtiers en douane-article 10.6 de l’AFE) ; Bonne maitrise des instruments de l’OMD liés à la Facilitation des Echanges (CKR, cadre des normes SAFE, manuel de Transit et directives de l’OMD sur le Transit) ; Participation à la mise en œuvre de la Stratégie régionale de renforcement des capacités en collaboration avec le bureau régional de renforcement des capacités à travers l’auto-évaluation et les ateliers régionaux ; Participation aux travaux du comité de réformes de l’Administration des Douanes du Mali ; Participation comme expert aux différentes réunions des Directeurs Généraux des douanes de la région OMD-AOC ;Participation comme expert aux différentes rencontres bilatérales entre administrations douanières ; Chef du projet MADAO de la Direction Générale des Douanes du Mali ; Bonne maitrise des instruments de négociation de la Direction Générale des Douanes avec le Fonds Monétaire International (FMI) ; Chef du groupe-projet réappropriation de la fonction d’évaluation en douane.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Mara :  « Cette transition manque trois choses »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-cette-transition-manque-trois-choses-2941635.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 14:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce vendredi 27 août 2021 à la Maison de la presse, l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD-Mali) a organisé le 8<sup>ème</sup> numéro de son Café citoyen. Il s’agissait pour les panelistes d’évaluer les 12 mois de la transition et jeter un regard sur les perspectives.</em></strong>

En prélude, les quatre conférenciers que sont Mossadeck Baly, Moussa Mara, Adam Dicko et Moussa Kondo ont tous indiqué que le bilan de la transition était mitigé et sans actes concrets. Interrogé sur sa position sur la gestion de la transition, Mossadeck Baly, parrain de cette cérémonie, a déclaré que le changement de régime intervenu en 2020 devrait mettre fin aux manquements de trois décennies de gouvernance. Malheureusement les acteurs de la transition n’ont pas de bilan positif. « Je pense que les problèmes qui ont précipité la chute du régime d’IBK demeurent toujours. Sur le plan éducatif, social, économique, politique, il n’y a eu aucun changement visible», a-t-il évoqué.

Aussi, M. Baly, dans ses propos, dira qu’on est au même point de départ depuis les 30 dernières années. À l’en croire, il n’y a pas d’actions entreprises par les acteurs de la transition. Et ceux qui estiment que les récentes arrestations sont convaincantes, il faut comprendre que la lutte contre la corruption ne doit pas être un prétexte pour s’éterniser au pouvoir. Et qu’il faut terminer avec cette transition le plus tôt possible.

Quant à Moussa Mara, il estime que les équipes qui gèrent cette transition ne sont pas prêtes. Et qu’on ne peut rien espérer d’elles. Selon M. Mara, nous sommes dans une transition qui n’a pas d’inclusivité. Ce qui fait qu’elle peut difficilement répondre aux espoirs qui sont placés en elle depuis août 2020. « Cette transition peut conduire difficilement les réformes dont le Mali a besoin. Car la transition a mal démarré. Même les autorités de la transition sont convaincues qu’il y a une déception générale. Nos autorités doivent faire la tenue des élections générales une priorité. Aujourd’hui, il est impossible de croire qu’on puisse avoir un projet de loi constitutionnelle avant octobre. Cette transition manque trois choses : manque de temps, de volonté et de connaissance. Les gens voient en cette transition une gestion partisane. Le gouvernement devrait déjà publier un chronogramme actualisé sur les réformes qu’il dit mettre en place », a précisé Mara.

Sur la question de lutte contre l’impunité, il dira qu’il ne faut en aucun cas ni leader religieux, homme politique et opérateur économique soit au-dessus des lois. Et qu’à travers les textes, on donne la possibilité aux citoyens de sanctionner par scrutin les élus (députés, maires, présidents) en mettant fin à leur mandat en cas de mauvaise gouvernance.

Pour Adam Dicko, directrice exécutive de l’Ajcad, au début de cette transition, les Maliens avaient placé beaucoup d’espoir. Malheureusement la déception est imminente. La cherté de la vie a pris une autre dimension et les tensions sociales y demeurent également. Pour elle, les acteurs de la transition se sont engagés dans des chantiers qu’ils ne peuvent en aucun cas résoudre. A ses dires, malgré le changement de régime les problèmes demeurent. « En 12 mois les acteurs de la transition étaient également des spectateurs espérant un miracle quelconque. Le bilan est mitigé. Pire, on ne voit pas la direction que veut prendre cette transition. Aussi, nous constatons que cette transition a été surchargée par les revendications et requêtes. On devrait déjà avoir un chronogramme des réformes. Malheureusement, on ne voit rien», a renchéri la directrice de l’AJCAD.

S’agissant du rôle de la société civile, elle dira que certaines organisations de la société civiles se sont reconverties en politique. Et ceux qui doivent contrôler la société civile sont animés par des ambitions politiques. Par ailleurs, elle dira que la prolongation de la transition n’est pas une solution. Il faut mettre en place des réformes qui sont possibles avec délai.

Au tour de Moussa Kondo de AccontabilityLabs de rappeler que cette transition est la conclusion d’une série de protestations. Mais avec un bilan insatisfaisant. À l’en croire, les problèmes ne peuvent être résolus du jour au lendemain. Selon M. Kondo, certes certains actes sont posés, mais qu’il faut aller jusqu’au bout. « Le renouveau que veulent les Maliens passe par la bonne gouvernance et la sécurité. Le plus grand chantier auquel les autorités doivent s’attaquer, c’est la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Il faut nécessairement un réveil de la justice», a-t-il insisté.

Concernant le respect du délai de la transition, il a fait savoir qu’il est impossible de croire que les autorités envisagent de respecter le chronogramme des élections.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition :  Assauts contre la prolongation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-assauts-contre-la-prolongation-2941630.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 14:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ancien Premier ministre Cheick Modibo Diarra ne cache pas le fait d’être contre la prolongation de la transition. En tout cas, il s’oppose au fait que le président et le Premier ministre, ainsi que les autres organes de la transition, puissent être autorisés à dépasser les 18 mois impartis aux autorités pour le retour à l’ordre constitutionnel. Selon lui, celui qui est de bonne foi peut organiser toutes les élections en vue dans un délai de 3 mois.

Cheick Modibo Diarra estime que si en 18 mois la transition n’arrive pas à organiser des élections, cela signifie que les autorités actuelles sont incapables. Même si on leur donne 10 ans dans ce contexte, elles ne pourront rien faire pour remettre le pays sur les rails. L’ancien Premier ministre a ainsi expliqué que si par hasard la transition n’arrivait pas à organiser les élections, les forces vives devraient s’entendre pour que d’autres autorités soient choisies pour les remplacer.

Des partis politiques et autres mouvements de la société civile ont multiplié les déclarations pour dénoncer la volonté du gouvernement d’aller vers une prolongation de la transition. Plusieurs coalitions politiques se concertent actuellement pour s’opposer de façon claire et nette aux autorités en place. On voit bien que la prolongation de la transition est loin d’être le souhait des Maliens, contrairement à ce que des manifestations télécommandées montrent dans la capitale.

Adam Dicko, présidente d’une association de jeunes, ne cache pas sa volonté de combattre les autorités transitoires si ces dernières n’arrivent pas à organiser des élections dans les 18 mois de la transition. Elle l’a fait savoir la semaine dernière. « Si l’élection présidentielle et les législatives ne sont pas tenues dans le délai de 18 mois, nous allons demander aux autorités actuelles de céder le pouvoir », a-t- elle déclaré.

Ce n’est pas la première fois que la jeune dame fait une prise de position claire sur des sujets politiques. Déjà, elle s’était opposée au coup d’Etat du 18 août 2020 contre le président IBK qui a été démocratiquement élu. Adam Dicko n’avait pas été soutenu à l’époque, les Maliens ayant choisi de combattre le régime corrompu d’alors. Ainsi, les militaires qui ont renversé le pouvoir ont eu de nombreux soutiens pour mettre en place une transition dirigée par des militaires et des civils.

Une année après la chute d’IBK, les problèmes du pays demeurent, surtout sur le plan sécuritaire. De nombreux mécontents sont aujourd’hui enclins à rejoindre la position d’Adam Dicko qui estime que le rôle de l’armée est de défendre le pays en allant sur le front pour combattre les terroristes. Les militaires n’ont su réduire l’insécurité sur le terrain, pire d’autres parties du pays sont tombées entre les mains des terroristes qui imposent leur loi dans les villages sans défense.

C’est sur le terrain politique que les choses semblent se compliquer pour la transition qui est appelée à organiser des élections. Malheureusement, après 12 mois écoulés sur les 18 fixés dans la Charte, le gouvernement ne donne pas la preuve qu’il veut respecter le délai de la transition. Au contraire, des mouvements sont créés de toute pièce pour demander la prolongation de la transition.

Adam Dicko, amazone des causes perdues, se tient sur le rempart avec la Synergie 22 des Organisations de la Société Civile (OSC). Elle s’interroge sur la volonté réelle des autorités de la transition pour un retour à l’ordre constitutionnel dans le délai prescrit. « Si l’élection présidentielle et les législatives ne sont pas tenues dans le délai de 18 mois, nous allons demander aux autorités de transition de céder le pouvoir », a-t- elle déclaré lors d’une conférence de presse le samedi 21 août à Bamako.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Blocage du CASA malien :  L’Ambassadeur américain donne les raisons</title>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 14:40:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis Hanskin, a finalement levé l’équivoque sur le blocage de l’avion de transport de troupe acheté par le Mali. Le diplomate américain a expliqué que son pays pose comme condition la tenue des élections dans les 6 mois à venir, ainsi que le respect des droits de l’Homme par la transition. Le pays de l’oncle Sam n’est pas à sa première tentative de mettre la pression sur les militaires qui ont pris le pouvoir par un coup d’Etat en 2020.</strong>

Avant le renversement du gouvernement dirigé par Moctar Ouane, les Etats-Unis avaient exigé des autorités maliennes un calendrier électoral clair et précis. C’est ainsi qu’un chronogramme a été établi par l’ancien Premier ministre Moctar Ouane. Mais le second coup d’Etat qui a renversé le président Bah N’Daw a définitivement rompu la confiance entre les Américains et la transition malienne.

Pire, ces derniers temps, des groupuscules créés du néant s’organisent pour demander la prolongation de la transition. Washington qui avait décidé de prendre des sanctions contre les militaires passe à l’action à cause de ces demandes de prolongation de la transition. Le blocage de l’avion CASA destinée à l’armée n’est que la partie visible de l’Iceberg.

A Bamako, le gouvernement a servi un autre discours sur les raisons du blocage de l’avion de transport militaire, un CASA C-295, acheté auprès du constructeur européen Airbus, bloqué en Espagne. L’appareil, qui devait être livré fin juin, ne l’est toujours pas, faute de transpondeur, un appareil dont les Etats-Unis refusent de délivrer la licence, à en croire plusieurs sources officielles maliennes.

Cette situation est à l’origine d’un séjour de cinq jours aux États-Unis du ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Ce dernier a échangé avec David Diaz, directeur chargé des affaires africaines à la Maison Blanche, et Robert Godec, Secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines. « J’ai sollicité l’appui de ces personnalités pour la levée du blocage en vue de permettre la livraison de l’aéronef CASA-C295 acquis sur fonds propre du Mali », a dit le ministre sur la page Facebook de son département.

Le transpondeur a été refusé au Mali officiellement parce que les Etats-Unis soupçonnent le recrutement d’enfants soldats par l’armée malienne. « En réalité, ce n’est pas le gouvernement qui est en cause. Il s’agit de recrutement dans certains groupes armés qui ont rejoint le gouvernement », a expliqué Abdoulaye Diop dans une interview à la VOA. Mais ces explications n’arrivent pas à convaincre les Maliens qui pensent que le Mali est puni pour des raisons injustifiées.

Aboubacar Sidik Fomba, membre du Conseil national de transition(CNT), a expliqué que l’attitude des Américains est surprenante. Il estime que les Etats-Unis connaissent bien le système de recrutement dans l’armée malienne et savent bien que l’âge de recrutement dans l’armée malienne est de 18 ans. « Les Américains devraient au contraire aider l’armée malienne à obtenir des avions de combat, mais ils ne le font pas et on peut comprendre cela. Par contre, ils ne doivent pas bloquer l’avion que nous avons acheté, ils auraient dû dire qu’il y a des problèmes avant que l’argent ne soit déboursé », a déploré Fomba.

Le Mali dispose de 2 avions de transport de troupes, mais l’un est en révision. Dans son plaidoyer au Etats-Unis, le ministre a mis l’accent sur l’utilité de l’avion pour le Mali, confronté au terrorisme depuis 2012. Le premier CASA, a-t-il défendu, a servi dans les zones d’accès difficiles au Mali. 50 000 personnes ont été transportées entre 2016 et 2020, dont 75% de civils.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>ANASER :  9309 cas d’accident recensés en 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/anaser-9309-cas-daccident-recenses-en-2020-2941604.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 14:37:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER), Contrôleur Général de Police Brahima Diarra, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 21ème session ordinaire de ladite agence. C’était mercredi 18 août 2021, dans la salle de conférence de l’ANASER.</strong>

Dans son discours d’ouverture, le  Président du Conseil d’Administration de l’ANASER a déclaré que le premier semestre 2021 a permis d’organiser l’atelier de validation des statistiques d’accidents de la circulation routière au titre de l’année 2020. Il ressort de cette validation 9309 cas d’accident pour 8231 blessés et 622 tués.

Selon lui, concernant l’état de mise en œuvre des activités du 1er semestre 2021, sur 49 activités programmées en 2021 : 4 ont été totalement exécutées, soit un taux d’exécution de 8% ; 18 ont été partiellement exécutées, soit un taux d’exécution de 37% ; 27 n’ont pas été exécutés, soit un taux de non-exécution de 55%.

Ce faible taux s’explique par la pandémie du Covid-19 et les problèmes socio-sécuritaires récurrents qui ont négativement impacté la liberté de circulation des populations.

Quant aux recettes, au 30 juin 2021, les ressources ont été réalisées à hauteur de 1 386 437 036 FCFA sur une prévision annuelle de 2 270 675 000 de FCFA, soit un taux de réalisation de 61,06% contre un taux de 49,47% à la même période en 2020.

Ainsi, cette présente session permettra de faire le point de l’état d’exécution des recommandations issues de la 20ème session ordinaire et l’examen du rapport d’activités au 30 juin 2021 et de la situation d’exécution du budget au 30 juin 2021.

Le PCA, Contrôleur général de la police Brahima Diarra, s’est félicité de la baisse du nombre personne tuées sur la route en 2020 par rapport à 2019, le constat a été fait que le nombre d’accidents et de blessés a augmenté.

Face à cela, il dira que  le second semestre sera marqué par l’intensification des campagnes de communication, notamment sur la promotion du port du casque, le renforcement de la réglementation en matière de sécurité routière, la protection des piétons dans la circulation routière, la poursuite des actions de renforcement de l’éducation à la sécurité routière dans le système éducatif de notre pays, etc.

Car,  le bon déroulement d’un tel programme nécessite une synergie d’actions pour combattre le fléau de l’insécurité routière et rendre les routes maliennes plus sûres.

En effet, il a réitéré ses félicitations à la Directrice générale et à toute son équipe pour les différentes distinctions pour services rendus à la nation qu’elles ont reçu ces derniers temps et, les a exhorté à persévérer sur cette lancée pour une meilleure visibilité de l’ANASER au grand bonheur des usagers de la route.

Pour sa part, la Directrice générale de l’Agence nationale de sécurité routière Mme Doumbia Diadji Sacko a rassuré que sa structure mettra les turbos durant le reste de l’année afin d’atteindre leurs objectifs. Pour ce-faire, elle reconnaît que les routes sont dégradées, mais estime que la population doit avoir confiance à l’État pour plus de routes sûres. Elle a réitéré aux structures de l’État et la population de multiplier l’information et la sensibilisation afin d’éviter les accidents sur nos routes.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cour Constitutionnelle :  Le président de l’institution plaide pour le recrutement des assistants juridiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/cour-constitutionnelle-le-president-de-linstitution-plaide-pour-le-recrutement-des-assistants-juridiques-2941610.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 14:34:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En partenariat avec le Cadre de Concertation des Directeurs de Publication (CCDP), la  Cour Constitutionnelle a tenu une journée d’échange avec la presse sur la thématique : « Les pouvoirs des Cours Constitutionnelles africaines en matière électorale». C’était le mardi 24 août 2021 à Maeva Palace.</em></strong>

Pour faire mieux connaître le fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, le CCDP, en collaboration avec ladite institution, a initié le présent atelier.

De prime à bord, le Président de la Cour Constitutionnelle, Amadou Ousmane Touré, a manifesté son attachement à des réformes pour adapter son institution aux exigences du moment.  «<strong> </strong>Après la prise de nos fonctions à la Cour Constitutionnelle et conformément aux bonnes pratiques en cours, nous avions voulu commanditer un audit institutionnel et organisationnel, afin d’évaluer d’une part le cadre juridique en déterminant les dispositions législatives et réglementaires inadaptées, incomplètes ou désuètes ou aux applications extrêmement sensibles, et d’autre part la structure organisationnelle relative aux fonctions support. Par manque de moyens financiers, cette activité absolument importante pour tracer notre vision et nos lignes de force dans la conduite de la gestion institutionnelle et juridictionnelle de la Cour Constitutionnelle n’a pu se réaliser », soutiendra-t-il.

&nbsp;

Parlant de Cour Constitutionnelle, il cite  l’article 85 qui stipule : « La Cour Constitutionnelle est juge de la constitutionnalité des lois et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques.

Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des Pouvoirs Publics ». Et l’article 86 qui renchérit: «  La Cour Constitutionnelle statue obligatoirement sur : la constitutionnalité des lois organiques et des lois avant leur promulgation ; les règlements intérieurs de l’Assemblée nationale, du Haut Conseil des Collectivités et du Conseil Economique, Social et Culturel avant leur mise en application quant à leur conformité à la Constitution ; les conflits d’attribution entre les institutions de l’Etat ; la régularité des élections présidentielles, législatives et des opérations de référendum dont elle proclame les résultats. »

Au sujet des pouvoirs des Cours Constitutionnelles africaines en matière électorale, indique l’orateur, « lorsqu’elle fait droit à une requête, la Cour peut, selon le cas, annuler l’élection contestée ou réformer les résultats et proclamer le candidat qui a été régulièrement élu».

L’article 165 de la loi électorale qui stipule: « La Cour Constitutionnelle procède au recensement général des votes, examine et tranche définitivement les réclamations et statue souverainement sur la régularité de l’élection des membres de l’Assemblée nationale. Dans le cas où elle constate l’existence d’irrégularités, il lui appartient d’apprécier si, au regard à la nature et à la gravité de ces irrégularités, il y a lieu de maintenir les dits résultats, soit de prononcer leur annulation totale ou partielle. Le Président de la Cour Constitutionnelle proclame les résultats définitifs du scrutin en audience solennelle. »

Partant, le Président Touré a appelé  à la culture de l’indulgence, et de la tolérance, parce que, cite-il l’écrivait Rousseau, « la qualité de  la démocratie c’est certainement la mesure, la modération, c’est le symbole des balances, l’équilibre. Et un équilibre, d’une part, entre le suffrage universel et les droits fondamentaux, et d’autre part, un équilibre entre les pouvoirs constitutionnels ».

A l’en croire, le débat politique actuel sur la Cour Constitutionnelle est plus que préoccupant. Parce qu’il donne le sentiment que la Cour Constitutionnelle « est finalement responsable de la ruine lente de notre démocratie.» En vérité,  argumente-t-il, « les difficultés politiques actuelles  sont en réalité les résultats tangibles d’une gouvernance publique désastreuse, de stratégies de développement aventureuses se basant sur des politiques publiques hasardeuses aux contours, de prime à bord,  insincères et irréels. Le discours politique de certaines personnalités politiques sur la Cour Constitutionnelle est totalement abscons tant il voudrait selon notre lecture faire passer le juge électoral pour un acteur politique et les hommes politiques pour des nouveaux juges électoraux ».

Et, comme le dit ce moraliste, « c’est dans les défauts de l’autre qu’on trouve la justification de sa propre transgression ».

Tocqueville ne disait-il pas à ce sujet: « Les politiques ne se bornaient plus à désirer que leurs affaires fussent mieux faites, mais à vouloir les faire eux-mêmes ».

Pour lui, il est évident qu’une bonne organisation administrative, matérielle et logistique des élections affaiblirait substantiellement et considérablement la nature et le volume du contentieux devant le juge électoral.

Il reste tout aussi évident qu’un seul dossier de contentieux électoral, même juridiquement excellemment bien traité, mais ayant fait l’objet d’une communication partisane, sensationnelle et évènementielle pourrait créer le chaos social.  Car, en politique, à chacun son champion qui ne doit en aucun cas perdre. On gagne ou on gagne ! La fameuse formule ivoirienne.

Pour faire face à cette situation, Amadou Ousmane Touré sollicite les autorités à recruter des assistants juridiques qui seront mis à la disposition de la Cour Constitutionnelle. Car, se plaint-t-il, nous ne sommes que 9 pour plancher sur plus de 22 000 bureaux de vote. Sans tenir compte de la dictature du délai de 15 jours.

Dans son intervention, le Coordinateur du CCDP, Boubacar Bani Zan,  a salué la confiance que la Cour Constitutionnelle a placée en sa structure et l’intérêt qu’elle accorde à la presse pour l’organisation du présent événement. Partant, il a précisé qu’en initiant cet échange, leur regroupement entend inciter les hommes de médias dans une dynamique de compréhension des rôles, missions et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, ses pouvoirs et ses décisions en matière électorale, à l'instar des autres Cours Constitutionnelles africaines. <em>«Tel est le but principal tant recherché par le CCDP, lui permettra également de contribuer en sa manière à l'instauration d'un climat de paix et de quiétude dans notre pays »,</em> a-t-il dit. Avant d’inviter ses confrères à faire des connaissances acquises lors de ces échanges un instrument d’apaisement du climat pré et pos-électoral.

Faudra-t-il préciser que les échanges du présent atelier se sont articulés autour de  trois (3) thèmes.  Il s’agit entre autres de : les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle, présentée par Maître Moustaph Cissé, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, qui dispose d’une rare expertise et une très grande expérience dans le domaine électoral ; les pouvoirs de reformation des résultats et d’annulation du scrutin constituent des pouvoirs exceptionnels, redoutables, exorbitants. Dr Ousmane Traoré, un grand commis de l’Etat, excellent universitaire tentera de vous expliquer le cadre et les conditions d’exercice de ces pouvoirs ; et enfin, l’autorité des décisions de la Cour Constitutionnelle, qui s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales. Beaucoup plus redoutés et contestés, ces pouvoirs appellent un Etat de droit fort, juste et équitable. Ce thème a été développé par Dr Fousseyni Doumbia.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’AMDH appelle au respect des droits élémentaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lamdh-appelle-au-respect-des-droits-elementaires-2941632.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 04:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 27 août 2021, l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) a déclaré prendre acte des actions judiciaires en cours en faveur de la lutte contre l’impunité liée à la corruption et la délinquance financière. Rappelant les liens fusionnels entre la bonne gouvernance et la jouissance effective des droits humains, l’AMDH a encouragé les autorités judiciaires à respecter les droits élémentaires des auteurs présumés et le droit de toutes les parties au procès équitable.</strong>

Le 26 août 2021, la Cour Suprême du Mali a placé sous mandat de dépôt Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, et Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Economie et des Finances, tous auteurs présumés de corruption et de détournements de deniers publics. D’autres personnalités du pays sont entendues par la justice qui cherche à mettre la main sur tous les auteurs du crime économique et leurs complices.

Selon l’association, ces délinquances financières constituent des obstacles à la réalisation par l’État et la jouissance par les citoyen (ne)s de certains droits élémentaires garantis par les normes nationales et internationales. L’AMDH a par ailleurs rappelé que courant 2019, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune 3 de Bamako et celui de Kayes avaient inculpé au moins 25 personnes dont 19 placées sous mandat de dépôt et 6 autres sous contrôle judiciaire.

Ces prévenus sont poursuivis par les autorités judiciaires pour les charges relatives entre autres au « détournement présumé des ristournes », «d’atteinte aux biens publics», «usage de faux », «favoritisme », «détournement » et «complicité de détournement ». Le montant total incriminé dans ces différentes affaires s’élevait à au moins 11 milliards de francs CFA.

Les sorties médiatiques de l'ancien Premier ministre ont été contre-productives, car les tribunaux ont accéléré les procédures contre lui. Le procureur général de la Cour suprême, Mamoudou Timbo, a démenti les déclarations de l'ancien chef du gouvernement qui disait que le dossier a été classé sans suite. "La deuxième phase de l'enquête est venue avec de nouveaux éléments d'appréciation et désormais les deux rapports d'enquête ajoutés au rapport du Bureau du vérificateur général constituent une moisson d'informations à laisser à l'appréciation de l'"autorité compétente", a déclaré Procureur général à la télévision nationale.

Il a dit que lorsque des ministres sont impliqués, ils jouissent du privilège de juridiction. Leur cas est jugé par la Haute cour de justice. Mais la Haute cour de justice n’est pas fonctionnelle, car l'Assemblée nationale est dissoute. "La Haute cour de justice ne peut plus fonctionner, mais les magistrats doivent instruire les affaires par l'intermédiaire de la Cour suprême", a-t-il déclaré.

Selon le Procureur général, même si la Haute cour de justice ne fonctionne pas, le travail de l'enquête se fait à la Cour suprême. « Le fait qu'aujourd'hui nous n'ayons pas de Haute cour de justice ne signifie pas que nous devons rester en toute impunité. Au bout de dix ans, si les affaires ne sont pas jugées, les faits seront prescrits, ils ne pourront plus être poursuivis », a déclaré le procureur général.

Mamoudou Timbo a ajouté que le travail judiciaire se fera avec ou sans la Haute cour de justice. "Si nous restons ainsi, l'opinion publique ne comprendra pas cet attentisme de notre part, mais les faits seront prescrits et après dix ans nous ne pourrons plus reprocher quoi que ce soit aux suspects", a-t- il déclaré.

&nbsp;

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soumeylou B. Maïga sur l’affaire des équipements militaires : «C’était un instrument politique pour certains, mais…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/soumeylou-b-maiga-sur-laffaire-des-equipements-militaires-cetait-un-instrument-politique-pour-certains-mais-2940757.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 23:04:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Longtemps accusé de détournement d’une importante partie des fonds alloués à l’équipement militaire, l’ancien ministre de la Défense et ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, déballe tout au sujet de cette affaire. C’était à l’occasion d’un débat télévisé le week-end passé, sur les antennes de Renouveau TV.</strong>

Au sujet de l’affaire dite des équipements militaires, Soumeylou Boubèye Maïga a eu l’occasion de se défendre publiquement en donnant le moindre détail sur cette affaire rocambolesque. <strong> </strong>

Dans son intervention, SBM estime que cette affaire servant de fonds de commerce politique, certains ont longtemps entretenu les rumeurs autour de ce sujet. Sinon, indique-t-il, il y a beaucoup de ragots insoutenables qui se racontent à ce sujet.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappellera-t-il le contexte qui a motivé l’adoption de la loi d’orientation et de programmation militaire estimé à 1230 milliards de francs CFA. Pour lui, face au contexte de guerre dans lequel se trouve le Mali, il fallait relever le niveau de l’armée afin de faire face aux défis qui s’imposaient à nous. «Notre armée était sous-équipée. Les rations de l’armée étaient entre 20 à 40%.  Nous étions en situation de guerre. Les ressources financières étaient rares. Beaucoup de nos partenaires ne souhaitaient pas que notre armée soient rééquipée jusqu’à un certain niveau. Il fallait donc trouver la formule. D’où l’initiative de la loi d’orientation et de programmation militaire », soutiendra l’orateur.

Dans l’application de cette formule, précisera-t-il, la réglementation en vigueur a été scrupuleusement respectée, en l’occurrence l’article 8 des marchés publics.

Pour surmonter les contraintes financières, poursuivra-t-il, un intermédiaire prêt à financer l’acquisition des équipements a été trouvé. C’était sur la base de remboursement sur 3 ans. Après la conclusion de cette convention, souligne Soumeylou Boubèye Maïga,  le Bureau du vérificateur général a fait un contrôle de conformité ; la Cour suprême aussi. Mais les deux n’ont pas abouti aux mêmes conclusions. Pour différentes raisons le rapport du Bureau du vérificateur général a eu plus d’écho. Et il y a eu un parcours judiciaire. « J’ai été détenu pendant deux jours en France. Et puis il y a eu une procédure qui a été ouverte au Pôle économique, où j’ai été entendu comme d’autres. En novembre 2018,  la Cour suprême a rendu un arrêt qui a condamné l’Etat à payer ce qu’il devait payer. Le contentieux a fait un appel. En mars 2018 la Cour suprême a confirmé son arrêt ». Puisse que ce sujet alimentait le fonds de commerce politique de certains, laisse entendre l’orateur,  plus tard par voie de presse nous avons encore appris la réouverture de ce dossier alors qu’il n’en était rien. « En mars dernier, la Cour suprême a pris un arrêt pour fermer définitivement ce dossier. C’était un instrument politique pour certains. Tout mon entourage a été écouté. La justice a été rendue sur la base du droit. Et il n’y avait aucune possibilité de manipulation politicienne. Si toutes les supplications étaient fondées, je ne serai pas là », se glorifie M. Maïga.

<strong>SBM, un homme serein</strong>

En réponse à la question de savoir s’il était inquiet  par rapport à une éventuelle réouverture de ce dossier, Soumeylou Boubèye Maïga a été on ne peut plus clair : «Je ne m’en suis jamais préoccupé ni inquiété. J’ai toujours fait confiance en la justice. Il y a des gens qui sollicitent la justice en permanence, mais dès que la décision ne va pas au sens qu’ils veulent, ils crient au scandale».

<strong>Soutien au Mali, pas aux militaires </strong>

S’agissant de la transition en cours, l’ancien Premier ministre rappelle les actions qu’il a posées dès les premières heures de la chute d’IBK, afin qu’on ait une transition réussie. Son parti fut en effet le premier à proposer une architecture pour la transition. « Quand il y a eu le coup d’Etat en 2020, il y avait des perspectives d’une transition civile. Nous avons dit à l’époque que si des militaires s’engagent dans de telles initiatives, ils ont trois préoccupations : la reconnaissance de leur action; leur présence dans les rouages permettant à mettre en place ce à quoi ils sont venus; leur sécurité. Si nous partions dans le sens de l’époque, nous serions dans une situation d’insécurité totale », se souvient-il. Aussi, SBM dit avoir fait comprendre à la communauté internationale qu’il faut soutenir le processus en cours.

De son point de vue, nonobstant les erreurs et tentatives d’isolement des acteurs clés du coup d’Etat et de la transition par l’ancien Président de la transition et son Premier ministre, leur détention extrajudiciaire ne saurait s’expliquer. Partant, il exprimera son soutien au Mali et non aux militaires. « Je  pense que la détention actuelle de l’ancien président de la transition et son PM n’est pas normale. Je ne soutiens pas les militaires. Je soutiens le Mali », indique-t-il.

<strong>L’exigence du respect de la durée de la transition </strong>

De l’analyse de Soumeylou Boubèye Maïga, la gestion de l’équipe gouvernementale dirigée par Choguel Kokalla Maïga ne rassure guère. Le tâtonnement du chef du gouvernement suscite beaucoup d’interrogations. Car, estime-t-il, la réussite d’une transition, c’est d’en sortir. Or, s’inquiète-t-il, aucune action perceptible de finir cette transition n’est visible. Aujourd’hui, rien n’est sûr, affirme l’ancien Premier ministre Maïga. Mais, souligne-t-il, face à cette tentative de divertissement du peuple pour obtenir une éventuelle prorogation du délai de la transition, la classe politique ne se laissera pas faire. D’ores et déjà, un regroupement de partis politiques, dans lequel notre parti est partie intégrante, a fait des mises en gade le mois passé au sujet du respect du délai de la transition et du calendrier électoral. Car, s’indigne SBM, aujourd’hui, aucun acte du gouvernement ne présage la tenue des élections générales aux dates indiquées. A ce jour, si on était de bonne foi, on aurait déjà fini avec le ficher électoral. Malheureusement, il n’y a aucun acte concret pour la réalisation du calendrier électoral. Si nous ne respectons pas le calendrier, cela sera un grand échec de la transition. Les conséquences seront énormes. La transition doit mettre en œuvre les réformes qui sont compatibles avec le calendrier électoral. Car, nous restons attachés à la Charte de la transition, sachant bien que beaucoup de gens qui sont aux affaires dans cette transition ne veulent pas qu’elle prenne fin. De toutes les façons, indique SBM, les Maliens ne sont pas prêts pour une prolongation de la transition.

<strong>Disponibilité réaffirmée pour servir le Mali</strong>

Cette tribune aura été l’occasion pour le président de l’Asma-CFP de rappeler à certains de ses compatriotes qu’on peut servir le pays sans être président de la République, Premier ministre ou ministre. On peut être utile à son pays sans être aux commandes, insistera-t-il. Avant de préciser les domaines où il peut être très utile pour le Mali, notamment la reconstruction de l’unité nationale, le travail pour garantir la souveraineté de l’Etat et l’approfondissement de la démocratie.

<strong>Aucune alternative à l’Accord d’Alger</strong>

Etant l’un des acteurs clés de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, Soumeylou Boubèye Maïga martèle que beaucoup de points contestés par la population ont été faits sur la base de consensus national. «Il ne faut pas se faire d’illusion. On n’a pas d’alternative à la mise en œuvre intégrale de l’Accord. Les derniers états généraux de la décentralisation de 2013 avaient également axé sur la régionalisation. Il avait été décidé que la région soit le pivot de la décentralisation et que son président soit élu par suffrage universel. Ce n’est pas l’Accord qui nous a amené ça. Et c’est ce qui est revenu dans l’Accord. La centralisation crée une inégalité entre les citoyens. Il faut une tertiairisation de nos politiques publiques. Si vous voyez l’inégalité sociale, il faut savoir quelle tire sa source au niveau des territoires. La grande centralisation crée une inégalité au niveau du développement. Les gens doivent s’approprier des réformes qui ont été annoncées il y a longtemps pour comprendre la nécessité de cet accord », a-t-il soutenu.

Il est en tout cas convaincu que le Mali aura à gagner sur le plan militaire en mettant en œuvre l’Accord. Car, étant un pays très vaste, nos effectifs actuels ne peuvent pas combler le vide sécuritaire, selon SBM.

<strong>Tirer des leçons du cas afghan </strong>

Au sujet de l’Afghanistan, l’ancien Premier ministre invite l’Etat à la vigilance. Car, la situation en Afghanistan confirme qu’on ne peut pas bâtir une stratégie sur une intervention étrangère. Dans la lutte contre le terrorisme, il faut le volet militaire et le volet politico-idéologique. Chaque fois qu’il y a une action militaire, il faut qu’il y ait une coordination des autres démembrements. C’est-à-dire une reconquête administrative territoriale, la mise en œuvre d’une reconstruction politique et sociale. Notre histoire récente montre que tout ce qui est possible ailleurs peut se reproduire ici. Il faut une doctrine d’ensemble. Nous avons besoin de l’appropriation par la politique nationale. Dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, nous sommes dans un champ de confrontation internationale. Il faut une continuité dans l’administration. Nous avions déployé 8000 hommes à l’intérieur. Nous avons essayé de les traquer dans leur retranchement. Tant que nous ne ferons pas comme l’Algérie, nous nous en sortirons difficilement. C’est-à-dire entreprendre parfois des offensives, même s’il n’y a pas d’attaques.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Insecurité :  Les djihadistes rasent les postes de sécurité</title>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 11:17:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La semaine dernière, la localité de Mafounè dans le cercle de San a été la cible d’une attaque terroriste. Cette attaque intervient après plusieurs incursions visant les postes de sécurité qui sont particulièrement ciblés par les djihadistes. Quelques semaines plus tôt, dans la même zone, un douanier a été tué lors d’une attaque à Sienso. Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2021, le poste des douanes de Sienso (San) a été attaqué par des individus non identifiés. Le bilan: un agent des douanes en service commandé a perdu la vie dans les combats, ainsi que d’autres civils.

En riposte à ces incursions, on avait vu le Colonel Didier Dembélé galvaniser ses troupes après l'attaque du poste de Tominian. Après l'attaque du camp du Poste de sécurité, de développement et de gouvernance (Psdg) de Tominian, le Commandant du secteur 5 du théâtre centre de l’opération Maliko, le Colonel Didier Dembélé, accompagné par le gouverneur de la région de San, le Colonel Ousmane Sangaré, se sont rendus sur le lieu des faits, le jeudi 13 mai 2021.

C'est aux environs de 2h 45 mn du matin que les éléments du Pôle de sécurité, de développement et de gouvernance ont été victimes d'une attaque terroriste. Après une riposte déterminante ces éléments ont infligé une perte énorme aux assaillants. Le bilan côté FAMa était d’un mort et 3 du côté terroriste. Trois autres avaient été interpellés et des matériels récupérés.

Dans la région de Sikasso, les postes de sécurité ont été ciblés depuis le début de l’année par les terroristes. Après le poste de Mamasoni, à la périphérie de la ville de Sikasso en avril, il y a eu l’attaque contre le poste de contrôle PK de Bougouni le dimanche 30 mai 2021, entre 3 h 30 et 04 h du matin. Ce poste de contrôle est situé à quelque 6 km de la ville de Bougouni. Le bilan de l’attaque: cinq morts, dont 1 policier du nom d'Adama Coulibaly et quatre civils (deux apprentis de camion, un chauffeur et un agent de l'agriculture), deux  véhicules incendiés et des blessés.

Au nord-ouest de Bamako, le 29 mars, le poste de gendarmerie de Nèguèla, à 40 km de Kati, a été attaqué. Le poste et des véhicules ont été incendiés. Selon des témoins, les assaillants étaient arrivés du côté de la forêt du Baoulé, du côté de Kita, en suivant un bus de transport en commun. Quand le bus s'est immobilisé devant la barrière de sécurité des gendarmes, tenue pas un manœuvre, la horde venue en pickups et à motos a commencé à tirer des rafales sur le poste.

Au même moment, 100 mètres avant, des coups de feu retentissent au Camp des eaux et forêts de la ville. Les terroristes avaient donc eu le temps de préparer minutieusement leur plan. Un groupe était au poste de gendarmerie, un autre au camp des Eaux et Forêts, un autre vers la sortie Nord de la ville vers la route de Neguebabougou. Les grandes issues du petit arrondissement étaient donc toutes bloquées par les assaillants. Les 5 éléments de la gendarmerie dont une dame (ex-otage à Mopti), les 2 éléments des Eaux et Forêts n'ont pas eu le temps de mener un combat. Les assaillants ont brûlé les deux postes (gendarmerie et eaux et forêts contiguës), emporté un véhicule de patrouille des gendarmes et brûlé le second.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après&#45;IBK :   Le M5 s&amp;apos;embourbe, Choguel tâtonne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-ibk-le-m5-sembourbe-choguel-tatonne-2940765.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 11:13:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un an après la chute du président IBK, le M5-RFP et ses alliés militaires sont loin de convaincre les Maliens. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la sortie de Cheick Oumar Sissoko, le coordinateur national de Espoir Mali Koura (EMK) et membre du M5-RFP. Il estime que les Maliens font face à des signes inquiétants de l’effondrement total de la nation, avec une économie arrêtée, l’école en panne, les structures de santé à terre et une administration en déroute.

Le problème, selon lui, c’est qu’il y a la guerre au Mali et on semble fermer les yeux sur la dérive du pays. Ainsi, l’ancien ministre de la Culture s’est interrogé : « Pourquoi les Maliens ne veulent pas comprendre qu’il y a la guerre ? ». Il estime que tant qu’on n’arrivera pas à résoudre le problème sécuritaire, on n’arrivera à rien faire. Le plan d'action du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga passe à côté de la priorité sécuritaire avec un recrutement planifié de 12 000 hommes dans les forces sécuritaires et de défense.

Le gouvernement prévoit l’achat du matériel militaire pour 220 milliards de FCFA et veut organiser 1000 patrouilles tous les trois mois, ce qui représente environ 12 patrouilles par jour. Le problème, a-t- il dit, est que quand les forces armées maliennes(FAMa) vont couper la route aux terroristes, ils ne peuvent pas rester. Et lorsqu’ils partent sécuriser ailleurs, les terroristes occupent l’endroit dont ils ont été chassés. « Il faut faire la déclaration de l’état de guerre et de légitime défense. La déclaration de l’état de guerre, c’est avec les instruments juridiques nationaux et internationaux et l’exposer au monde entier et engager la légitime défense », a-t-il poursuivi.

Cheick Oumar Sissoko est persuadé que cette guerre va au moins continuer pendant 10 ans et va s’amplifier avec le flux des terroristes affaiblis au Moyen Orient vers le Mali et le reste du Sahel.  Le Mali et la Cedeao sont en train de fermer les yeux sur cette réalité, selon Sissoko.

Il y a l’urgence d’un recrutement massif, étant donné que tous les cercles du Mali sont aujourd’hui atteints sauf 9 cercles. « Donc, il faut recruter pour qu’il y ait un bataillon dans chaque cercle. Il faut appeler les réservistes, militariser la police », a-t-il dit.

On ne peut pas continuer à compter sur la France et la Minusma, selon Cheick Oumar Sissoko. Pour s’en sortir, il faut recruter beaucoup de jeunes et les former. Les militaires au pouvoir sont invités à faire preuve de don de soi. La meilleure chose qu’ils ont à faire, c’est de sauver la patrie en allant sur le front.

Cheick Oumar Sissoko pense qu’il y a de l’argent au Mali pour financer la guerre contre le terrorisme. La solution est « d’engager les procédures judiciaires contre ceux qui ont volé l'argent destiné à l'équipement des forces de défense et de sécurité », a-t-il ajouté. La guerre contre le terrorisme est loin de connaitre un changement profond de stratégie. On attend toujours une montée en puissance des forces de sécurité et de défense qui doivent rapidement aider l’administration à retourner sur le terrain dans les régions du Nord et du Sud du pays. Cette reconquête est nécessaire à l’organisation des élections générales.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>URD : Salikou Sanogo a&#45;t&#45;il perdu la face?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/urd-salikou-sanogo-a-t-il-perdu-la-face-2940759.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 11:08:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Remplaçant feu Soumaïla Cissé à la tête de l’Union pour la République et la démocratie(URD), le professeur Salikou Sanogo est mis en minorité dans son propre parti. Une pétition signée par 70 membres du directoire du parti exige la tenue du congrès. Le 16 août, il avait adressé un message aux membres du bureau exécutif et aux secrétaires généraux des sections pour attirer leur attention sur la nécessité de travailler à la cohésion au sein du parti.</strong>

« Conformément aux dispositions des articles 50 et 54 des statuts de l’Union pour la République et la démocratie et de l’article 46 de son règlement intérieur, nous, membres du Bureau exécutif national, demandons au premier vice-président du parti la convocation et la tenue d’une conférence nationale extraordinaire dans un délai de 20 jours à partir de la signification de la présente. L’ordre du jour de cette conférence nationale extraordinaire porte sur le remembrement du bureau exécutif national de l’URD », souligne la pétition.

Salikou Sanogo avait demandé aux initiateurs de la pétition de mettre fin à leur initiative en vue de préserver l’entente au sein du parti. La pétition vise à inviter le premier vice-président à tenir une conférence nationale extraordinaire. Parmi les signataires, il y a des figures importantes connues pour leur militantisme de longue date comme Gouagnon Coulibaly, 14<sup>ème</sup>vice-président. La conférence nationale extraordinaire voulue devra porter sur le remembrement du Bureau exécutif national (BEN).

Il est clair, selon le Pr. Salikou Sanogo, que cette démarche comporte des dangers. Dans la journée du samedi, une réunion du Bureau exécutif national du parti se penchait sur la question.

Ladite pétition est signée par plus de 70 cadres du parti dont des figures importantes. En dehors de Gouagnon Coulibaly, il y a Mme Diawara Salimatou Keïta, Racine Thiam, Béffon Cissé, Madani Traoré, Eli Diarra, Mme Michelle Moncourt, Abdoul Aziz Dicko. Gouagnon Coulibaly qui a été député du parti et directeur de campagne de Soumaïla Cissé a confirmé l’authenticité de la pétition qui circule sur les réseaux sociaux.

La crise est perceptible au sein du parti. Le Pr. Salikou Sanogo, adressait une lettre au BEN et aux secrétaires généraux des sections de l’URD pour attirer leur attention sur la gravité de la signature d’une pétition dans le but de l’organisation d’une conférence nationale extraordinaire. Il a rappelé à ses camarades membres du BEN sollicités pour la signature de la pétition qu’ils n’ont nullement besoin de passer par des voies détournées pour demander l’organisation d’une conférence nationale du parti, en dehors des réunions statutaires.

Son appel à l’unité semble avoir été vain, malgré la pertinence du danger qui guette son parti et le contexte politique. « Le regard de tous les Maliens est tourné vers l’URD. Notre parti est aujourd’hui perçu comme celui autour duquel pourra se construire la dynamique qui sortira notre pays de cette crise dans laquelle nous vivons depuis si longtemps », souligne sa lettre, adressée aux militants. Mieux, Pr. Sanogo ajoute que « ce n’est pas le moment de s’offrir en spectacle. Ensemble, unis, nous réussirons. »

Beaucoup pensent que des cadres du parti sont en manœuvre pour trouver un candidat à l’élection présidentielle de 2022. On s’attend à de chaudes empoignades entre des candidats potentiels comme le Dr. Boubou Cissé, Me Demba Traoré, Mamadou Igor Diarra, Dr. Madou Diallo.  A ce rythme, on se demande si le Pr. Salikou Sanogo n’a pas perdu la face, puisque sa lettre n’aura servi à rien.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’AN I de la transition :  L’espoir déçu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lan-i-de-la-transition-lespoir-decu-2940754.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 10:22:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a quelques jours, dans une ambiance pour le moins pâle pour un événement qu’on a voulu inédit, et célébré comme tel avec fastes,  l’an I de la transition a vécu dans la morosité. Les principaux acteurs du coup d’Etat militaire qui a renversé, ce 18 aout 2020, le régime du président IBK n’ont pas franchement jubilé à cette occasion, se rendant compte que l’espoir d’une période dite fondatrice a été désappointé.</em></strong>

« Il n’y a pas grand-chose à mettre sous la dent ». Cette phrase de cet internaute, résumant l’an I de la transition, qui a débuté un certain 18 août 2020 après le renversement du régime d’IBK par la junte militaire de Kati,est en réalité un doux euphémisme. Ce, pour ne pas noircir un tableau déjà terni d’une transition en manque d’initiatives fondatrices pour le renouveau du pays tant attendu, mais toujours relégué.

Tout est parti pour la transition, il y a une année,  sur fond de polémique, voire de déni, sur les deux patrons de l’Exécutif central ; à savoir le président et le vice-président de la transition. C’est un dosage savant qui a été maintenu pour l’équilibre de ces deux  importants postes, dont l’un manifestement, à l’image du vice-président, sans ancrage institutionnel fixe, était une institution de trop.

Fini les atermoiements sur l’équipe des deux principaux responsables de la transition, voilà la controverse qui s’est installée sur le CNT, l’organe législatif de la transition, qui a été contestée dans sa composition et dans ses attributions, par ceux-là mêmes qui en sont les laudateurs zélés.

La belle illustration de cette controverse violente porte la marque du M5-RFP, le mouvement de contestation, qui a eu raison du régime d’IBK, lequel a introduit, depuis les premiers pas de cet organe législatif, un recours en annulation auprès de la Cour suprême du Mali. Un recours juridictionnel qui attend d’être vidé et qui est loin de révéler toutes ses faces cachées.

La suite est connue de tous : après quelques neufs mois passés d’une difficile cohabitation entre les deux segments de la transition, des événements sociopolitiques viendront bouleverser, en mai dernier, le processus de la transition. Le président Bah N’Daw et le Premier ministre, Moctar Ouane seront arrêtés par la junte militaire de Kita, annonçant en fait un processus de rectification de la transition qui n’est en faite que le second coup d’Etat perpétré au Mali en l’espace de dix mois.

En dehors de cette lourde controverse sur le mécanisme du jeu politico-institutionnel, mal vécu par la transition et ses institutions, qui ont peiné à insuffler des mesures fortes et vigoureuses pour la refondation de l’Etat, tel qu’il a été souhaité par les Maliens, c’est la vie chère incontrôlable qui est devenu le lot quotidien.

Tout est enflammé : les prix des denrées premières, telle la manifestation d’une maladie cancéreuse, se sont métastasés. Sans aucune mesure sociale concrète ne soit envisagée, de manière durable, pour endiguer ce phénomène croissant d’augmentation de prix qui touche tous les produits sur le marché.

Parallèlement, le front sécuritaire s’est dégradé avec des contrées entières du pays, totalement assiégées par des groupes djihadistes qui se promènent partout sur le territoire national, en semant au sein de la population, tant civile que militaire, des scènes de désolation.

Avant, comme après le processus de la rectification de la transition, avec ce que cela entraine comme violation répétée et prolongée des droits humains (depuis près de  trois mois, les deux anciens chefs de l’Exécutif de la transition, arrêtés par les militaires, sont en résidence surveillée, privés de leur liberté de mouvement sans aucune base légale), les attentes du peuple ont été déçues. Faute de perspectives viables et crédibles, annonçant pour l’essentiel la refondation du pays.

Au plan diplomatique, peu, et même très peu de signaux favorablessont à signaler pour renforcer l’image de respectabilité du pays qui prend chaque jour que Dieu fait un sacré coup. Même si le pays a évité les sanctions économiques suite aux coups d’Etat survenus,  il reste entendu qu’il gère avec beaucoup de peine une suspension des instances à la fois africaines et internationales, dont il a leplus grand mal à s’en sortir.

Les défis, de ce fait, sont nombreux. Et le temps restant de la transition, si son terme échu devait être respecté, comme l’ont promis les autorités, n’est pas le grand allié de la transition. D’ici les échéances politiques, qui sont prévues pour la fin de la transition, les autorités devront, comme lancées dans une course contre la montre, se faire échos de grandesmesures refondatrices de l’Etat.

Si elles doivent pouvoir réussir quelques coups d’éclat d’ici à la fin des fins pour redorer une certaine image à la transition, l’un des grands défis pour cela, c’est de réussir à éviter la cacophonie entre les différents segments de l’Etat. Un état de fait chaotique qui a bien mis à mal beaucoup d’initiatives politiques et institutionnelles.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Industrialisation :  Le coût de l’électricité, un frein pour le développement du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/industrialisation-le-cout-de-lelectricite-un-frein-pour-le-developpement-du-mali-2940769.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 01:20:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un entretien sur l’impact de la Covid-19 sur l’industrie malienne, M.Abdramane Traoré, directeur commercial de la Société africaine de chaussures et articles en plastique (Soacap), a laissé entendre que le coup de l’électricité et l’acquisition de certaines matières premières freinent le rayonnement de certaines industries du Mali.</em></strong>

En prélude, il dira que la pandémie a eu un impact considérable sur l’offre et la demande.  À l’en croire, la Société africaine de chaussures et articles en plastique (Soacap) a aujourd’hui 30 années d’expérience. Et leur unité de production a connu la plus grande pénurie de matières premières en cette période de pandémie mondiale. «Nos matières premières viennent des USA et d’Asie…», a-t-il évoqué.

Par ailleurs, M. Traoré dira que les industries maliennes souffrent beaucoup du coût de l’électricité. « Le coût de l’électricité est trop élevé. Si vous enlevez les dépenses de l’électricité, nous serions encore plus productifs. Nous faisons le maximum pour satisfaire au mieux les clients malgré les difficultés. Il y a aussi la concurrence des produits exportés, mais nous sommes fiers de ce que nous faisons», a-t-il déclaré.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>inefficacite des autorites face au terrorisme :  Le Parena et les Fare appellent à un sursaut national</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/inefficacite-des-autorites-face-au-terrorisme-le-parena-et-les-fare-appellent-a-un-sursaut-national-2940762.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 01:20:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’immobilisme des autorités de la transition face aux défis qui assaillent le Mali fait de plus en plus jaser. L’attente du peuple devient longue et même très longue.</strong>

A bout de patience pour la réalisation de l’espoir qu’avaient suscité les acteurs du coup d’Etat du 18 août 2020, les forces politiques et sociales commencent à hausser  le ton contre les autorités de la transition.

Après les inquiétudes exprimées par plusieurs formations et associations politiques dont la Codem et la Cmas de l’Imam Mahamoud Dicko, c’est le tour du Parena de Tiébilé Dramé et des Fare AnkaWuli de Modibo Sidibé.

Au cours d’une rencontre entre  une forte délégation des Fare, conduite par le Président Modibo Sidibé, reçue  au siège du ParenaparTiébilé Dramé, entouré des principaux dirigeants du parti du bélier blanc, mardi 17 août 2021, l’insécurité a dominé les échanges.Les inquiétudes des deux formations politiques sont relatives à la détérioration de la situation sécuritaire et le climat politique tendu, dû à la mauvaise volonté affichée par le Premier ministre d’organiser les élections aux dates indiquées par la Charte de la transition.

Dans le communiqué conjoint desdites formations politiques, le Parena et les Fare estiment que sur la sécurité, la quiétude n’est pas rendez-vous malgré la gestion des pouvoirs publics par les militaires.  Les deux partis expriment leurs vives préoccupations face à la dégradation de la situation sécuritaire, marquée par les récentes attaques dans le secteur de Ouatagouna, cercle d'Ansongo. Avant de condamner ces lâches et ignobles agressions sur de paisibles citoyens.

L’occasion a été saisie par eux pour déplorer« l'insuffisance » de la réponse des autorités militaires et civiles face aux activités des groupes djihadistes qui entravent les travaux champêtres en cette période de campagne agricole. Ce, en prenant en otages les habitants de plusieurs villages dans les régions de Mopti et de Ségou.

« Les deux parties estiment que la sécurisation des populations et de leurs biens sur l'ensemble du territoire national est de la responsabilité première de l'Etat, et doit être assurée à tout prix », stipule ledit communiqué.

Sur la situation politique, la méfiance s’installe entre le gouvernement et ces partis politiques.

« En ce qui concerne les élections, le Fare et le Parena réitèrent leur attachement au respect des engagements souscrits par les autorités de la Transition face au peuple malien et à la communauté internationale, fixant la fin de la transition au 1<sup>er</sup> trimestre de 2022.Ils invitent le gouvernement à actualiser le calendrier électoral conformément à cette échéance et à le publier», précise le document.

Pour  les assisesnationales de la refondation (ANR) envisagées, les deux formations politiques ont affirmé que ce processus ne doit pas être lié au calendrier des élections devant mettre fin à la transition en cours. Lesassises nationales de la refondation (ANR) doivent être organisées non par les autorités, mais par un collège désigné par les forces politiques et sociales. C'est un processus ascendant qui nécessitera plusieurs mois, visant à refonder toutes les composantes de l'État et dans le consensus et l'inclusivité les plus larges possibles, poursuit le communiqué.

Au regard de ces insatisfactions susmentionnées, le Parena et les Fare ont  saisi l'occasion de leur rencontre pour, affirment-ils, « lancer un vibrant appel au sursautnational afin d'ouvrir une ère de renouveau démocratique au lendemain des prochaines élections générales ». Avant de conseiller les autorités issues des élections de fin de la Transition et celles qui suivront à créer les conditions d'une période d'union nationale et de profondes réformes pour stabiliser et reconstruire l'État du Mali dans toute sa plénitude.

Ainsi, s’engageront-ils à œuvrer à la mobilisation et à la rénovation de la classe politique aux fins de crédibiliser à nouveau l'action politique.

<strong> Oumar KONATE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Examens de fin d’année :  La Synergie dénonce ‘’une mascarade’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/examens-de-fin-dannee-la-synergie-denonce-une-mascarade-2940753.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 01:15:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vu les conditions dans lesquelles les examens de fin d’année sont organisés cette année au Mali, les enseignants des syndicats signataires du 15 octobre 2016 dégagent toute responsabilité. C’était au cours d’une conférence de presse</strong><strong> tenue</strong><strong> le 17 août 2021, à la </strong><strong>M</strong><strong>aison de l’enseignant à Bamako. Elle était animée par Ousmane Almoudou, porte-parole de la </strong><strong>S</strong><strong>ynergie</strong><strong>,</strong><strong> et plusieurs </strong><strong>deses compagnons.</strong>

&nbsp;

Après le mot de boycott des examens de fin d'année lancé par les syndicats de l'éducation signataires du 15 octobre 2016, les autorités de la Transition, dans le dessein de forcer la tenue des examens de fin d'année, ont fait appel à n'importe qui pour surveiller ces examens. Pour la circonstance, « elles ont sollicité les vigiles, les mécaniciens, les élèves ainsi que les analphabètes », se sont indignés les syndicalistes.

Selon Ousmane Almoudou, en plus de la fuite généralisée des sujets, ayant entrainé la diversité des sujets pour un même examen, les autorités de la transition sont dans une dynamique de bâcler l’avenir des enfants. À l’en croire, au regard de cette mascarade orchestrée par les autorités de la transition, la Synergie informel'opinion publique nationale et internationale que ces examens n'engagent en rien les enseignants du Mali. En outre, ils appellent leurs militants et tous les enseignants du Mali à ne pas participer à lasurveillance et la correction de « ces fraudes orchestrées » par les autorités de la Transition.

Par ailleurs, les conférenciers n’ont pas hésité à mettre en garde les autorités de la transition sur les incidents qui se seraient déroulés lors des examens de fin d’année des BT1 et 2. Ils estiment que ces derniers temps, les enseignants du Mali, dans la quête de leur droit, ont été violentés et arrêtés dans plusieurs localités par les autorités de la Transition. Pour eux, ce comportement des autorités vise uniquement à démoraliser les vaillants combattants des syndicats de l'éducation signataires du 15 octobre 2016. Ils ajouteront que les auteurs ou co-auteurs de ces actes d'une autre époque ignorent la détermination et l'engagement des enseignants du Mali à préserver leurs acquis syndicaux. C'est pourquoi, les syndicats invitent les braves militants et sympathisants à se mobiliser davantage pour l'atteinte de leur objectif commun qui est l'application entière de l'article 39 du statut du personnel enseignant. Au terme de cette lutte, selon eux, les enseignants envisageront une lutte contre tous les administrateurs scolaires qui œuvrent à nuire aux mouvements des syndicats de l’éducation et mettent en garde leurs détracteurs zélés contre les sabotages.

Aussi, les conférenciers demandent-ilsà leurs militants de ne pas tomber dans le piège des autorités de la transition qui consiste à ternir leur image auprès de l’opinion publique. C’est ainsi qu’ils demandent à leurs camarades de ne fermer aucun centre d’examen pendant les épreuves du baccalauréat.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soutien aux PME :  7,7 milliards FCFA dans la cagnotte</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/soutien-aux-pme-77-milliards-fcfa-dans-la-cagnotte-2940749.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 01:12:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou,  et le Directeur général du Fonds de garantie pour le secteur privé, (Fgsp-SA) M. Adrien Sarr, ont signé, le 17 août 2021, un accord relatif à la gestion du fonds de Garantie partielle de portefeuille de crédits (Fonds GPP) à hauteur 7,7 milliards de F CFA (14,7 millions USD) en soutien aux micros petites et moyennes entreprises.</strong>

&nbsp;

« L’objectif de cet accord est d’inciter les banques et systèmes financiers décentralisés à prêter aux micros, petites et moyennes entreprises (Mpme) pour répondre à leurs besoins de financement à court terme, découlant de la crise sanitaire, ainsi qu’aux problèmes structurels d’accès au financement en général », a indiqué Alousséni Sanou, ministre malien de l’Economie et des Finances.

Aux dires du ministre, cet argent permettra la mise  en place un mécanisme de Garantie partielle de portefeuille de crédit (GPP) pour les Mpme. En plus de ce fonds, un montant supplémentaire de 2 millions de dollars US, soit environ un milliard cent millions (1 100 000 000) FCFA, sera dédié à l’assistance technique pour le Fgsp-SA.

Il faut noter que cet accord s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de Promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (Pafeem) qui avait fait l’objet de signature entre le Gouvernement du Mali et la Banque mondiale le 20 avril dernier (d’un montant de 33,08 milliards FCFA).

Cependant, afin d’améliorer l’accès des micros, petites et moyennes entreprises (Mpme) au financement, le Pafeem a décidé de s’appuyer sur les mécanismes institutionnels existants en sélectionnant le Fonds de garantie pour le secteur privée pour mettre en œuvre la sous-composante 2.1 « Partage des risques », afin de fournir des instruments appropriés.

« Cet accord signé définit également les attributions respectives des deux parties : l’Etat (propriétaire des fonds) et le Fgsp-SA (gestionnaire des fonds), le cadre de supervision de l’Etat, l’encadrement du mécanisme de gestion du fonds par le Fgsp-SA et de préciser le rôle de l’Unité de gestion du Pafeem notamment la préservation, la sécurisation, et la pérennisation du Fonds », a précisé le ministre.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Restauration des terres au Sahel : La plantation de l’acacia, une alternative ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/restauration-des-terres-au-sahel-la-plantation-de-lacacia-une-alternative-2939730.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 17:04:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’avancée du désert et les changements climatiques demeurent  des défis pour de nombreux pays. À cet effet, l’Agence belge de développement (Enabel), présente au Mali depuis une trentaine d’années, ne cesse de multiplier les initiatives afin d’aider de rendre le maximum de terre. Lors de sa dernière note d’information de juillet, elle place ses espoirs en l’acacia comme un rempart pour freiner l’avancée du désert.</strong>

&nbsp;

Selon la note d’information d’Enabel, bien que la vie soit dure pour l'homme au Sahel, le sol et le climat rigoureux de la zone, également connue sous le nom de « ceinture de gomme », est hospitalier à l'<em>Acacia Sénégal</em> , l'arbre à gomme arabique de la meilleure qualité. Ce type d'acacia est rustique. Il peut survivre dans des endroits avec 11 mois de sécheresse. Il offre également de nombreux avantages écologiques, des avantages économiques et des opportunités sociales. Sa sève est la gomme arabique, qui était autrefois achetée et vendue lorsque les pharaons régnaient sur l'Égypte. Désormais, un dérivé de la gomme arabique, connu sous le nom de E414, est utilisé comme émulsifiant dans les sodas, épaississant dans les bonbons, liant dans les encres et les médicaments, et stabilisateur de mousse dans la bière. La gomme arabique pourrait renforcer la sécurité environnementale du Sahel. L'acacia gommier fait partie des arbres fixateurs d’azote (NFT) qui absorbent le gaz de l'atmosphère et le transforment dans le sol en azote dont dépendent d'autres plantes. Ces arbres sont donc de précieux engrais naturels. Les racines de ces arbres s'étendent largement et profondément dans le sol ; ce qui les rend extrêmement résistants à la sécheresse, aidant à protéger les sols de la désertification et de l'érosion des terres. Cette capacité à créer un environnement hospitalier pour d'autres espèces fait de l'acacia un pionnier dans les zones arides. C'est-à-dire qu'une fois planté, l'acacia facilite la croissance d'autres plantes dans son environnement.

<strong>L’acacias comme source de sécurité alimentaire et de l'eau</strong>

Aussi basique que cela puisse paraître, planter autant d'acacias que possible permet de rétablir la biodiversité du Sahel et d'assurer la sécurité de l'eau.  Planter plus d'acacias peut améliorer la saison pluviale ou pluvieuse et rendre plus d'eau disponible pour les pâturages.  Par évapotranspiration, les arbres absorbent l'eau du sol et la rejettent dans l'air sous forme de vapeur, qui se transforme en nuage​générant du liquide. Les arbres et les forêts attirent également l'humidité de la mer grâce à un mécanisme de pompe biotique.  En soutenant les nuages, les arbres contribuent aux précipitations, ce qui améliore l'approvisionnement en eau et la végétation pour l'homme et le bétail.  Les arbres, et en particulier les acacias (comme discuté précédemment), empêchent l'eau de s'écouler et facilitent son infiltration pour améliorer les eaux souterraines nécessaires à la culture vivrière et assurer un approvisionnement adéquat en eau de surface.  Par conséquent, les affrontements intercommunautaires sur la pénurie d'eau pourraient diminuer.  Et des animaux, que tout le monde supposait avoir disparu, ont été repêchés dans la nature.  Au Niger, les spécialistes de l'agroforesterie utilisent la technique de la culture intercalaire (plantation du gommier avec d'autres aliments de base) dans les exploitations pour augmenter la productivité de la terre.  Cette pratique peut empêcher la perte de terres agricoles.

&nbsp;

<strong>L’acacia comme facteur de réduction de pauvreté </strong>

Toujours selon la note d’information d’Enabel, les arbres à gomme arabique améliorent également la sécurité économique et la sécurité sociale.  J'ai découvert que les villageois mettaient de côté les différences pour travailler ensemble, échanger des idées et construire une cohésion sociale autour de la gomme arabique. Économiquement, la gomme est une denrée prometteuse à l'échelle nationale car elle est la source d'un additif ou d'un émulsifiant très convoité par les entreprises multinationales.  Au niveau local, un commerce rudimentaire existe entre les éleveurs et les femmes qui cueillent à la main la résine, ou pépites de sève d'acacia durcie, et les intermédiaires qui viennent chaque semaine sur les marchés traditionnels pour acheter le produit.

L'arbre à gomme arabique s'aligne sur une stratégie de subsistance des ménages.  À mesure que les habitants du village épuisent les stratégies d'adaptation des ménages, ils se tournent vers des activités non agricoles, telle que l'exploitation minière, qui à leur tour endommagent l'environnement.  Lorsque les villageois collectent la résine à la place, ils peuvent augmenter leur pouvoir d'achat et diminuer leur dépendance à l'égard d'autres activités moins savoureuses pour l'environnement pour leur survie.

Au fur et à mesure des efforts de reboisement ou de plantation d'arbres à gomme arabique là où il n'y en avait pas auparavant, ils favorisent les échanges intra et intercommunautaires avec la collaboration du secteur privé, de la communauté internationale et du gouvernement local.  Dans le village de Tchida, j'ai découvert que les arbres ont un potentiel en tant qu'outils pour la consolidation de la paix environnementale.  C'est-à-dire que lorsque différentes parties prenantes collaborent autour de l'Acacia Sénégal pour protéger et améliorer l'environnement, leurs efforts peuvent conduire à une paix durable dans la région, car leur travail permet de s'attaquer aux problèmes sous-jacents des conflits violents.

C'est le meilleur des cas.  Cependant, un autre scénario est possible.  Si la production de gomme arabique est modernisée et que les gens en viennent à considérer la terre comme une ressource de valeur, l'accaparement des terres pourrait suivre.  Les entreprises étrangères ou les élites nationales pouvaient acheter ou louer des terres fertiles, laissant les pauvres sans terre.  La clique au sommet de la hiérarchie sociale pourrait en profiter au détriment des plus vulnérables.  Les conséquences indésirables d'investissements bien intentionnés dans la production de gomme arabique peuvent conduire à la frustration, ce qui peut créer plus de violence.  Au lieu de cela, les gouvernements locaux et les partenaires externes doivent faire plus d'efforts pour planter autant d'arbres de gomme arabique que possible dans les fermes et dans la nature et restructurer la commercialisation de la résine de gomme arabique en supprimant les intermédiaires, afin que les collecteurs de résine puissent vendre directement à  entreprises connectées au marché mondial.  Cela protégera et améliorera l'environnement et renforcera la stratégie de survie des pauvres qui peuvent vendre la résine à des prix plus élevés.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice :  Ben Souck vaut son pesant d’or</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice-ben-souck-vaut-son-pesant-dor-2939726.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 16:59:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une publication sur internet, Grah Ange Olivier, magistrat ivoirien, affirme que la mise en œuvre d'une demande d'extradition exige du pays demandeur qu'il fournisse les éléments motivant sa demande. Pour lui, tel n’a pas été le cas dans l’arrestation de Sess Soukou Mohamed. Exilé depuis plusieurs années afin d’échapper à une justice qu’il dit être aux ordres du pouvoir ivoirien, l’homme politique a été arrêté à Bamako la semaine dernière.

Le magistrat ivoirien ayant réagi à cette arrestation s’interroge : « A quoi jouent les autorités maliennes ? » Selon lui, un mandat d'arrêt dit international est un mandat d'arrêt accompagné d'une demande d'extradition motivée. Il ne donne lieu à aucune enquête. Seule la procédure d'extradition qui implique qu'une fois arrêté le fugitif soit conduit directement devant le Procureur pour être présenté devant la juridiction de jugement qui va autoriser ou refuser la demande, peut être appliqué.

Pour le magistrat, ce n'est pas au pays auprès duquel la demande d’extradition a été introduite de faire une quelconque enquête pour soutenir la demande. Il pense donc que cela démontre la forfaiture des autorités maliennes qui se conduisent en juges parties.  « A la lecture du communiqué du Procureur, il n'existe aucun élément justifiant qu'il soit porté atteinte au droit à la liberté de mouvement du mis en cause », indique-t-il.

S'agissant de quelqu'un qui bénéficie ou qui a seulement introduit une demande d'asile politique, la situation est encore plus scandaleuse pour l'Etat malien qui, en vertu de la Convention de 1951 relative aux réfugiés et de celle contre la torture, a le devoir de protéger Soukou Mohamed contre les risques de persécutions et de tortures dont il pourrait faire l'objet en Côte d'Ivoire.

Le Mali dont la coopération judiciaire est sollicitée voit à son obligation d'obtenir l'autorisation préalable du juge pour l'extradition, s'ajouter l'obligation de respecter le principe du non refoulement tel que résultant de l'article 33 de la Convention de 1951 relative aux réfugiés et de l'article 3 de la convention contre la torture qui dispose qu' aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre Etat, où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle  risque d'être soumise à la torture. Tel est le cas en Côte d'Ivoire, comme l'attestent différents rapports d'ONG et de certains Etats parties comme la France qui ne classe pas en matière de demande d'asile, la Côte d'Ivoire, parmi les Etats d'origine sûrs.

Le magistrat ivoirien ajoute que le Mali, en initiant une enquête préliminaire totalement illégale après une arrestation et une détention qui l'est tout autant, prouve qu'il n'est pas un Etat de droit en violant non seulement les deux conventions susvisées, mais également celle de la Cedeao sur l'extradition. « C'est indigne du titre de Malibadont le peuple frère du Mali s'enorgueillit, avec un engagement pour que cela soit une réalité, digne d'être loué ».

A Bamako, le procureur de la République du Mali avait fait un communiqué pour expliquer que l’opposant ivoirien a été arrêté en exécution d’un mandat d’arrêt international. L’affaire prend une tournure politique. SessSoukou Mohamed, connu sous le sobriquet de Ben Souck, est l’ancien député-maire de Dabou. Il est aussi membre de Générations et Peuples Solidaires, mouvement politique de Guillaume Soro.

Selon le communiqué de son parti, c’est sous la contrainte d’armes que Sess a été forcé à monter à bord d’un véhicule 4X4 aux vitres teintées, ne portant aucune plaque d’immatriculation. « Il est porté disparu depuis lors », et malgré tous les efforts déployés pour recueillir des informations sur son lieu de détention, sa famille demeure sans nouvelles de lui.

Le camarade de Guillaume Soro avait trouvé refuge au Mali, à en croire son parti, suite à la violente répression qui s’était abattue sur Générations et Peuples Solidaires en décembre 2019, conduisant à l’arrestation et à la condamnation de plusieurs opposants.

L’arrestation de l’opposant ivoirien intervient au moment où les autorités maliennes affirment leur attachement à l’état de droit et soulignent leur détermination à engager le pays sur la voie de la démocratisation. Dans ce contexte d’insécurité, les responsables de Générations et Peuples Solidaires demandent avec insistance au gouvernement de Transition au Mali de rendre à SESS sa liberté et sa sécurité.

En attendant, les regards sont tournés vers les autorités maliennes qui semblent s’entendre avec le pouvoir ivoirien. Alors que Soukou Mohamed se faisait arrêter dans une rue de Bamako, le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga se rendait dans la capitale ivoirienne pour représenter Assimi Goïta, le président de la transition.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’administration en zones de conflit :  Les risques d’un possible redéploiement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ladministration-en-zones-de-conflit-les-risques-dun-possible-redeploiement-2939728.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 16:10:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Allemagne propose et finance un ambitieux plan de sécurisation du Mali, a rapporté le gouvernement au moment où le pays entamait un deuil national après l’exécution de 51 personnes dans le nord du pays, par des terroristes. C’est ainsi que le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel-Major Daoud Aly Mohammedine, a reçu le mardi 10 août l'Ambassadeur de la République Fédérale d'Allemagne, Dietrich Pohl, accompagné du représentant du Pnud. </em></strong>

Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du projet Mécanisme de stabilisation de la région du Liptako Gourma pour accompagner le retour de l'administration et le maillage sécuritaire du pays. Mais le Mali glisse inexorablement vers l’emprise des groupes djihadistes qui ne font que gagner du terrain de jour en jour. Comme l’Afghanistan, les Maliens se laissent entrainer par une élite corrompue incapable d’investir dans le réarmement des forces nationales censées combattre les terroristes.

Alors que le France s’apprête à partir, le pays est loin de gagner le pari de la mobilisation contre les forces obscures profitant de l’absence de l’Etat dans les zones rurales reculées. On espère que la proposition allemande aidera à changer la donne. Il s’agit en effet d’un plan costaud, un mécanisme concernant les régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao et Ménaka.

C’est l'Allemagne qui est le premier bailleur du projet à travers le fonds fiduciaire, aux côtés de l'Union européenne. Les Allemands espèrent voir d'autres partenaires se joindre au projet dont les premières expériences sont saluées en matière de stabilité dans des zones d’insécurité voisines du Mali. L’année dernière, le Mécanisme de stabilisation a été mis en œuvre, avec succès, au Burkina Faso et au Niger. Il s’agit maintenant de l’appliquer au Mali.

Ainsi, Dietrich Pohl a sollicité l'accompagnement du ministère de la Sécurité et de la Protection civile qui, selon lui, a un grand rôle à jouer dans le mécanisme, dans la mesure où l'on ne peut parler de retour de l'Administration sans sécurité à long terme. En clair, le projet vise à accompagner le retour de l'Administration, des déplacés et assurer une cohésion sociale, avec une présence effective des forces de sécurité sur le terrain dans l’espace concerné.

On parle de mener un sursaut civil dans la région pour redynamiser le secteur de la gouvernance et du développement. Il a également été question, au cours de l’audience entre le diplomate allemand et le ministre de la Sécurité de la prévention, de l'insécurité et l'extension des Pôles sécurisés et de gouvernance (Psdg) aux régions du Sud, à savoir Sikasso, Kayes et Koulikoro.

Le Colonel-Major Daoud Aly Mohammedine ne pouvait que sauter sur l’occasion, lui qui a remercié son interlocuteur pour cette visite qui s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération. Dans un contexte électoral, c’est une occasion inespérée pour faire revenir l’administration dans ces localités. Mais la question reste de savoir si le sursaut voulu par le diplomate allemand aura bien lieu. Le plus difficile sera d’amener les forces de sécurité à retourner dans les villages en proie à la violence dans des régions coupées des centres de commandement des forces nationales sous équipés et manque de renseignements.

<strong>Nampaga KONE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>visite de prise de contact avec les partenaires de la CMSS :   Le nouveau DG dans le sillage de son prédécesseur pour relever le challenge</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/visite-de-prise-de-contact-avec-les-partenaires-de-la-cmss-le-nouveau-dg-dans-le-sillage-de-son-predecesseur-pour-relever-le-challenge-2939720.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 15:50:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[S’inscrivant dans la continuité des actions de son prédécesseur, le nouveau directeur général de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), Ichaka Koné, s’est engagé dans une série prises de contact, 24 heures après sa prise de fonction. Il a consacré ses premières visites de courtoisie aux partenaires de la Cmss que sont le Directeur général du budget, le Directeur général du trésor et le Directeur général de la Canam. Le nouveau Directeur général de la Cmss a sollicité l’accompagnement et la coopération de ses collègues, tout en soulignant sa disponibilité pour renforcer les fructueuses relations de collaboration qui existent si heureusement entre les services concernés.

Le Directeur général du budget, Ahmadou Tijani Haïdara, a apprécié à sa juste valeur cette marque de considération et a rassuré son homologue de l’accompagnement de la Direction nationale du budget dans le partenariat qui lie les deux structures

visiblement heureux de cette visite de courtoisie, les deux hommes qui se connaissaient bien par le canal de la gestion de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) se sont donné beaucoup de conseils.

Quant au Directeur général de la Canam, le médecin général de brigade, Boubacar Dembélé, il a souligné qu’avec cette visite « la Canam se déplace à la Canam », comme pour dire que les deux établissements sont de la même famille. Donc, pour lui, cette visite s’inscrit dans la dynamique de la continuité des processus enclenchés avec son prédécesseur, Mme Sangaré. « Nous sommes ensemble avec les mêmes objectifs. Il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas réussir ».

Au Trésor, le Directeur général, Boubacar Ben M’Bouillé Haïdara, et son adjointe, Samaké Aminata Sow, ont à leur tour réitéré leur engagement à faciliter le paiement des pensions à terme échu et réaffirmer leur disponibilité à remédier en cas de problèmes.

Pour sa part, le Directeur de la Cmss, confirmant son engagement à maintenir l’équilibre que Mme Diéminatou Sangaré s’est battue pour atteindre, s’est dit comblé par tant de disponibilité de la part de ses collègues qu’il remercie avec humilité et modestie. Il a affirmé que la collaboration, la compréhension et la complémentarité entre ces différentes structures sont déjà une réalité palpable. En effet, le budget assiste la Cmss à optimiser le recouvrement et aide à la mise à disposition des mandats des collectivités pour permettre au Trésor de payer les pensions dans les délais requis. En ce qui concerne la Canam, M. Koné se rappelle que le ton avait été donné aux premières heures de la nomination du DG de Canam et qu’il s’inscrit dans cette dynamique pour relever le challenge et ensemble, nous allons réussir.

Ensuite, le Directeur général de la Cmss a rencontré ceux et celles qui ont fait valoir leurs droits à la retraite à travers la Fédération nationale des associations de retraités (Fnar) pour bénéficier de leurs riches expériences et les rassurer quant au paiement régulier et à terme échu de leurs pensions. « Que le nouveau DG vienne vers nous pour solliciter des bénédictions ne nous surprend guère. Votre démarche nous comble. Nous vous souhaitons la bienvenue et nous ferons le devoir de vous accompagner », a précisé le président de la Fnar, Abdoul Karim Tangara, au nom de ses collègues. La Fnar a aussi remercié Mme le ministre pour avoir décidé d’assurer une promotion interne qu’ils saluent, tout en appelant les agents de la Cmss à se mobiliser solidairement autour du nouveau Directeur général pour faire avancer l’héritage légué par son prédécesseur. Les membres de la Fnar ont formulé des vœux de plein succès au nouveau DG et à son staff.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE, service Communication et Relations Publiques/CMSS.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vadrouille de Choguel à Koutiala : Quand les communicants du PM tentent de noyer la colère des paysans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vadrouille-de-choguel-a-koutiala-quand-les-communicants-du-pm-tentent-de-noyer-la-colere-des-paysans-2939722.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 15:16:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a rendu visite aux paysans de la région de Sikasso en début de ce mois. Il leur a demandé de soutenir la transition. En attendant, le gouvernement doit trouver des réponses aux interrogations des producteurs de coton. Selon les leaders des paysans de Koutiala, la production du coton a été difficile l’année dernière, et il y a des raisons à cela. </strong>

Les paysans ont rappelé au Premier ministre que les assises nationales sur le coton ont été organisées cette année pour résoudre les difficultés. Ils ont expliqué au gouvernement que les recommandations devraient être appliquées. Le but des assises, c’est de reconnaître l’importance de la place du coton dans le pays et chercher des solutions aux difficultés.

Les paysans et le gouvernement s'étaient mis d’accord qu’avant le 30 avril des mesures devraient être prises conformément aux recommandations. « Mais nous sommes en août, les paysans n’ont pas eu ce qui leur a été promis. Or, il était prévu que toutes les recommandations soient mises en œuvre. Nous demandons au ministre de nous édifier puisque l’agriculture ne peut avancer sans l’entente, le pays non plus ne peut pas avancer sans la vérité », a affirmé un leader paysan de la localité.

Les producteurs de coton attendent donc l’application des recommandations des assises nationales sur le coton. En attendant, beaucoup ont montré aux autorités qu’ils ne sont pas contents. Pour cause, l’entente au sein des organisations paysannes est loin d’être une réalité.

Mais la communication officielle autour de la visite du Premier ministre ne laisse rien voir de cette tension. « En souhaitant la bienvenue au Premier ministre et à sa délégation, le maire de la capitale de l'or blanc n'a pas caché la satisfaction de la population de voir le Premier ministre au contact des acteurs sur le terrain », rapporte un texte publié par la cellule de communication du Premier ministre. Selon le gouvernement, cette satisfaction était partagée par le représentant de la chambre d’agriculture locale.

SanoussiBouya Sylla, le président de l'Assemblée permanente de la chambre d'agriculture du Mali(Apcam), a d'abord remercié les populations de Koutiala pour l'accueil réservé à la délégation, avant d'annoncer l'engagement des producteurs de coton à battre les records au terme de la campagne agricole en cours.

Il s’est dit fier d'entendre le Premier ministre affirmer la disponibilité du gouvernement d'accompagner les producteurs. Le Premier ministre a affirmé toute sa satisfaction de voir des acteurs mobilisés et engagés comme pour donner la preuve que la détermination paye. Choguel Kokalla Maïga a informé ses interlocuteurs sur le sens de sa mission. « Je suis venu dans cette mission sur instruction du Président de la Transition qui entend que le gouvernement soit un gouvernement de terrain, un gouvernement d’action », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a aussi affirmé être venu connaître les préoccupations des paysans, le type d'Etat qu’ils veulent. Il a déclaré être venu au nom du Président de la transition informer les populations de la région sur le Plan d'Action adopté par le CNT. «Le Mali nouveau, c'est à vous de le proposer. Cela passera par les Assises nationales de la refondation. Des assises que nous voulons légitimes et inclusives. Pour réussir ce challenge, nous avons besoin de vos bénédictions », a dit le Premier ministre.

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<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>48eme session ordinaire du conseil d’administration de l’Office du Niger : Des efforts de gestion consentis malgré la crise sécuritaire, climatique et économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/48eme-session-ordinaire-du-conseil-dadministration-de-loffice-du-niger-des-efforts-de-gestion-consentis-malgre-la-crise-securitaire-climatique-et-economique-2-2939724.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 15:10:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ils portent, entre autre, sur une diminution des principaux postes de charges, notamment les achats (carburants, fournitures, consommables, eau et électricité…), l’entretien des véhicules. S’y ajoutent la maintenance à hauteur de souhait des réseaux hydrauliques et l’appui conseil aux exploitants malgré les restrictions de mouvements dues à l’insécurité. Des efforts de gestion appréciés par les membres du Conseil d’administration qui n’ont pas manqué de féliciter la Direction Générale.  </strong>

L’hôtel Djoliba de Ségou a servi de cadre, le mardi 10 août 2021, pour la 48<sup>ème</sup> session ordinaire du Conseil d’administration de l’Office du Niger. Présidée, comme à l’accoutumée, par le Président Directeur Général, Abdel Karim Konaté dit Empé, cette session avait à l’ordre de jour : l’examen des états financiers de l’exercice 2020, du rapport de gestion 2020 ainsi que des rapports du Commissaire aux comptes de l’exercice 2020.

Il est un secret de polichinelle de soutenir que le Mali traverse, de nos jours, une crise multidimensionnelle qui s’articule autour de l’insécurité grandissante, les fortes précipitations liées au changement climatique et la cherté de la vie. Ainsi, comme bien d’autres entreprisses publiques ou privées, l’Office du Niger a, évidemment, eu sa dose de difficultés. Il s’agit de la faiblesse des quantités d’engrais subventionnés accordées aux producteurs, l’inondation au niveau de certains champs et villages avec leur corollaire de développement de maladies cryptogamiques. Ce n’est pas tout, toute la zone Office du Niger, singulièrement le cercle de Niono, a été marquée par l’insécurité avec de nombreuses pertes en vies humaines, des enlèvements de personnes, des cas de vols et de destructions de biens et d’ouvrages hydrauliques, notamment le dynamitage de 5 ponts ayant eu pour conséquences l’isolement des villages et l’impossibilité d’accéder à certains champs arrivés à maturité. Ainsi, dans le seul village de Farabougou, zone de Kouroumari, 572 ha n’ont pas pu être récoltés, soit la totalité des superficies cultivées.

Dans le but de soulager les producteurs victimes de l’insécurité et cela, en droite ligne des conclusions et recommandations du forum de Niono sur la paix et la réconciliation tenu du 05 au 07 novembre 2020, l’Office du Niger leur a accordé un dégrèvement spécial sur 2 050,57 ha, en casiers et hors-casiers avec un manque à gagner en redevance-eau de 115 042 315 F CFA, soit un dégrèvement total de 5 271,67 ha pour un manque à gagner en redevance-eau de 303 157 002 F CFA.

Par ailleurs, pour compenser les pertes de récoltes dues aux inondations et à l’insécurité, avec l’accompagnement de la Direction Nationale de l’Hydraulique, l’Office du Niger a autorisé la mise en valeur, à titre exceptionnel, de 45 000 ha en contre-saison (dont 15 000 ha de riz, 15 000 ha de maraichage et 15 000 ha de canne à sucre). Ainsi, la Direction de l’Office du Niger a pris des dispositions en termes de maintenance des réseaux hydrauliques qui permis d’assurer un service de l’eau satisfaisant. Par ailleurs, l’appui conseil aux exploitants a pu être assuré malgré les restrictions de mouvements dues à l’insécurité. Mieux, des efforts de gestion consentis ont permis une diminution de près de 30% des principaux postes de charges, notamment les achats (carburants, fournitures, consommables, eau et électricité…), l’entretien des véhicules… Des efforts de gestion apprécié par les membres du Conseil d’administration qui n’ont pas manqué de féliciter la Direction Générale.

Au cours de cette 48<sup>ème</sup> session ordinaire du Conseil d’administration, le PDG de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté a dressé le bilan provisoire de la campagne agricole 2020-2021. Ceci fait ressortir une production de 837 136,72 tonnes de riz paddy ;326 299 tonnes de produits maraicherset 71 950 tonnes de produits de diversification.

En qui concerne la campagne agricole 2021/2022, en cours, les objectifs de production sont de :903 537,55 tonnes de riz paddy ;396 332,34 tonnes de produits maraîchers et 116 361 tonnes de produits de diversification.

L’atteinte de ces objectifs dépendra, dans une large mesure, de l’évolution du contexte sécuritaire, de la réalisation des aménagements prévus et aussi de la mise à la disposition des exploitants à temps opportun des engrais subventionnés.

Sur le Plan financier, l’exercice clos le 31 décembre 2020, le chiffre d’affaire affiché au compteur est de 7 614 654 496 de FCFA.

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<title>Communiqué de l&amp;apos;Institut National de Prévoyance sociale (INPS):  Audits, malversations et agents incarcérés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/communique-de-linstitut-national-de-prevoyance-sociale-inps-audits-malversations-et-agents-incarceres-2939718.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 14:59:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Face aux dépenses de pensions de plus en plus croissantes, de nature à déséquilibrer ce régime, et cela depuis plusieurs années, et suite à certaines recommandations des missions de contrôles de la Cipres et du cabinet d'expertise comptable Diarra relatives à l'audit générale de l'Institut, la Direction Générale a instruit à l'Inspection Générale et à la Direction de l'Audit Interne d'intensifier leurs missions auprès des services techniques, en vue d'une meilleure maîtrise des procédures de liquidation et de paiement d. prestations servies.

C’est ainsi que, conformément aux programmes d'activités 2020 et 2021, la Direction de l'Audit Interne a entrepris des missions d'audits des procédures de traitement, liquidation et paiement des prestations (pensions, prestations familiales et accidents du travail et maladies professionnelles, entre autres), tandis que l'Inspection Générale, en plus d'autres types de contrôle, a effectué des contrôles relatifs aux paiements de pensions liquidées sur I’exercice allant de 2014 à 2020.

Les conclusions des différents rapports font état de constats de dysfonctionnements, d'insuffisances, voire de malversations qui se sont traduits par des paiements d'indus obtenus par la modification du montant de base de la pension.

La technique de fraude consiste à ajouter des chiffres avant, au milieu ou à la fin du montant de base de la pension initiale. Ce qui a pour conséquence de démultiplier le montant des pensions en question, d'où des taux d'augmentation variant en. 8,27% et 8777,73%.

Ainsi, du premier rapport de l'Inspection Générale sur le contrôle des pensions liquidées en 2014, il ressort des paiements indus pour 16 pensionnés d'un montant de 126 323 096 FCFA.

Quant au deuxième rapport, il révèle 109 pensionnés ayant bénéficié de paiements indus de 758 675 532 FCFA dont 59 972 875 FCFA occasionnés par Ies défaillances du système informatique se rapportant à 41 pensionnés et 698 702 647 FCFA d'origine frauduleuse en faveur de 61 pensionnés.

Le rapport de la Direction de l'Audit Interne relatif au second rapport de l'Inspection Générale fait ressortir des rappels injustifiés de montants de 35 369 849 FCFA.

A titre de mesures conservatoires, tous les paiements relatifs aux dossiers concernés ont été suspendus en attendant la suite d’investigations.

Les agents responsables de ces modifications ont été identifiés et ont reçu des lettres d'explication. Et ceux impliqués dans des cas de détournements de pension, dont les montants sont virés dans leur compte bancaire et non celui du pensionné, les investigations se poursuivent pour identifier d'autres types d'irrégularités.

Ces cas n'étant pas exhaustifs, les investigations se poursuivent au niveau dot structures de contrôle pour identifier d'autres types d'irrégularités.

Ainsi, la Direction Générale a porté plainte contre les suspects (agents de l’INPS et pensionnés) et tous autres que les enquêtes en cours découvriront Les dossiers ont été transmis à la justice, qui fait actuellement son travail

La Direction Générale vous rassure, chers assurés et partenaires sociaux de son engagement continu de sécurisation et de protection]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Redevance de régulation des marchés publics :  Le comité syndical de la Dgmp&#45;DSP réclame sa part</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/redevance-de-regulation-des-marches-publics-le-comite-syndical-de-la-dgmp-dsp-reclame-sa-part-2939716.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 14:56:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Privé de la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public, le  comité syndical de la Direction générale des marchés publics et des délégations de service public (Dgmp-DSP) semble à bout de patience.Il a ainsi décidé d’entreprendre des actions légales pour être mis dans ses droits. Un préavis de grève de 72 heures a été déposé dans ce sens. </strong>

Pour  faire l'état des lieux de ses points de revendication soumis au ministre de l’Economie et des Finances,  le bureau du comité syndical de la Direction générale des marchés publics et des délégations de service public a tenu une réunion le 7 juillet 2021. A la suite de cette rencontre, ledit comité a décidé de ne point faiblir face à ce qu’il appelle l'injustice dont sont victimes ses militants. Ainsi, il a déposé un préavis de grève de 72 heures sur la table du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social.

Il ressort du réquisitoire du comité syndical que les dispositions de l’espace Uemoa  prévoient l’octroi d’une partie de la redevance de régulation des marchés  au personnel de la Dgmp- DSP. Mais, s’offusque l’organisation syndicale, le Mali traine les pieds. Ce, malgré l’existence du protocole d'accord conclu le 27 décembre 2016 entre le ministre de l'Economie et des Finances et la section syndicale des Finances ; la lettre confidentielle re 0506/MEF-SG du 09 avril 2018 du ministre de l'Economie et des Finances au Premier ministre, relative à la gestion de la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public, et  la lettre du ministre du Travail et de la Fonction publique adressée au ministre de l'Economie et des Finances, demandant l'incidence financière de points de revendication de la Dgmp-DSP.

Aussi, le syndicat dénonce-t-il l'application discriminatoire du protocole d'accord à l'égard de la Dgmp-DSP et  des textes de la passation des marchés publics dans l'espace Uemoa. Avant de préciser : « Considérant le projet de loi portant modification de laloi n°08-023 juillet 2008, modifiée, relative à l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public ; considérant le projet de décret b4.09-687/P-RM du 29 décembre 2009, modifié, fixant les taux de le redevance de régulation des marchés publics, des produits des ventes des dossiers d'appels d'offres versés à l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public et des frais d'enregistrement des recours non juridictionnels ; considérant la volonté manifeste des nouvelles autorités de respecter les engagements de l'Etat contenus le protocole comme l'attestent les projets de loi et de décret sus mentionnés ; considérant que lesdits projets de loi et de décret ont été élaborés sur instruction du ministre de l'Economie et des Finances. Le comité syndical de la Direction générale des marchés publics et des délégations de service public demande la satisfaction des points de revendication contenus dans le protocole, à savoir :

1- Relecture de décret n°01 -208/P-RM du 19 juin 2001 sur la base du contre schémas proposé par le ministère de l'Economie et des Finances, schémas d'ailleurs concédé par le comité Dgmp ;

2-l'octroi d'une partie de la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public aux personnels de la Dgmp-DSP conformément aux proportions contenues dans le projet de décret susmentionné». A défaut, le syndicat décide d'une grève d'avertissement de soixante (72) heures, allant du mercredi 18 au vendredi 20 août 2021.

Si ses doléances ne sont pas satisfaites, il envisage de relancer ladite grève pour une durée de cinq (O5) jours, soit du lundi 30 août au vendredi 03 septembre 2021, qui sera suivie d'une grève illimitée à partir lundi 06 septembre 2021.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2022 :  Pourquoi ABD est une alternative crédible pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2022-pourquoi-abd-est-une-alternative-credible-pour-le-mali-2939714.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 14:49:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le pays, avec lui la transition, s’achemine doucement et sûrement vers les élections, cruciales pour le retour du Mali à la normalité. Compte tenu du contexte sociopolitique autrement plus lourd de périls, le choix des futurs candidats devient un enjeu majeur de ces joutes politiques. C’est pour cela qu’un homme, grand connaisseur du pays et ses hommes, Aliou Boubacar Diallo, opérateur économique prospère de son état, sort du lot. Avec son idéal politique, forgé à partir de ses nombreuses années d’expérience de terrain, et qui est de « transformer le Mali en ce pays de grandeur économique et de paix où il fera bon vivre », la candidature de cet homme d’actions est jugée comme une alternative crédible par de nombreux Maliens, à l’intérieur comme à l’extérieur du Mali.</em></strong>

Le dernier fait politique de l’homme : la semaine dernière, pendant que l’école croule sous le poids des grèves cycliques, suite à un bras-de fer qui se profile entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement, le président de la fondation Maliba, toujours égal à lui-même, décide de rencontrer in extremis les syndicalistes. En cause: l’année scolaire, déjà fortement troublée, est menacée.

L’heure est grave et la tension forte autour de l’école. Le président d’honneur de l’ADP-Maliba, qui sait bien qu’un pays débout, prêt à affronter son avenir, comme il le rêve pour le Mali, en proie à de graves périls sécuritaires et autres, ne peut gagner son pari avec une école malade, va rapidement rencontrer les syndicats d’enseignants, avant que les choses n’empirent. Il est décidé à évoquer avec ses interlocuteurs syndicaux l’ambition qu’il nourrit pour l’école.

Les enseignants sont satisfaits de leur face-à-face avec le président de la fondation Maliba, Aliou Boubacar Diallo, qui les a exhortés, pour le bien de l’école, et donc pour l’avenir des enfants du pays, à privilégier la voie du dialogue en vue de retrouver l’accalmie.

A y voir de près, l’attitude de l’homme à l’égard des syndicats d’enseignants n’est pas circonstancielle. Loin s’en faut !Aliou Boubacar Diallo a pris l’habitude de rencontrer, sur les grands problèmes existentiels, les Maliens, indépendamment du clivage idéologique ; histoire de partager avec eux l’espoir de solutions qui s’offre au contexte.

C’est le style de l’homme : tâter la réalité du terrain pour appréhender les préoccupations de ses compatriotes. Ce qui lui a permis, au-delà des considérations partisanes, de percer les difficultés vécues au quotidien dans le pays, tout en se sentant constamment près des citoyens, en dehors de leur zone d’habitation et de leurs conditions socioculturelles.

De la même manière, le président d’honneur de l’ADP-Maliba, qui ne fait plus mystère de ses ambitions présidentielles, et qui, de jour en jour, renforce son crédit d’homme de la situation, est quotidiennement présent au-devant de l’actualité brûlante pour intervenir directement pour donner ses appréciations sur les difficultés ressenties et les perspectives favorables pour le pays.

De ce fait, pas un seul événement ne se déroule dans le pays sans que cet homme de convictions n’apparaisse au grand jour pour non seulement aborder le vif du sujet avec les populations, en exprimant sans fard sa position. Que cela dérange ou pas, le président Diallo ne s’en préoccupe pas du tout d’autant que pour lui, aucun sacrifice n’est trop grand pour le confort du Mali et de son population.

Quand il évoque les divers sujets de préoccupation nationale, comme il en a l’habitude, il le fait avec tellement d’engagement et de conviction qu’il ne se contente plus de déclarations de circonstance, comme cela est le propre du champ politique national.Mais, dans son style bien à lui, il donne des solutions concrètes et appropriées sur les problèmes abordés.

Voilà donc une culture d’habilité politique qu’il a pu forger en lui et qui le distingue clairement sur le champ politique national, comme un homme politique courageux et assumant clairement ses prises de position publiques. C’est en somme le destin de l’homme qui a bien cherché de connaitre en profondeur le payspendant de longues années, avant de le servir. Et même si l’on ne le dit pas très assez, dans son entourage, c’est ce qui fait que l’image de cet homme économique, pragmatique. Aliou Boubacar Diallo, qui s’est beaucoup investi dans l’humanitaire, ne laisse personne indifférent dans son pays, tout comme à l’intérieur, où il continue de gagner davantage la confiance des populations.

Cette réputation de proximité avec les gens de tous bords, indépendamment de leurs conditions sociologiques qu’il a su cultiver au fil des années de contact sur le terrain, nul ne dira que cela procède du hasard. Et pour cause ? S’il parvient aujourd’hui à rallier de plus en plus de Maliens, au-delà de leurs aspirations sociales, à sa cause, c’est parce que le président Diallo a démontré qu’il est, pour le futur, une alternative crédible pour le Mali ; un pays qui est en proie aujourd’hui au doute et à l’incertitude, tant les défis de son développement sont nombreux et complexes.

La parfaite illustration de ce dynamisme politique est traduite par le maillage politique, fort appréciable, qu’il a su réaliser pour la visibilité de l’ADP-Mali ; un parti implanté dans les moindres contrées du pays, et dont la percée est fulgurante, alors qu’il est relativement plus jeune. Grâce à la vision de son fondateur qui a mis en exergue les vertus de patriotisme et de panafricanisme, il est clair aujourd’hui que ce jeune parti joue dans la cour des grands.

Au-delà de la force de frappe de son parti, le président Aliou Boubacar Diallo, pour prétendre jouer tous ses atouts de futur gagnant des joutes à venir, pour le pays, doit compter sur l’adhésion massive de nombreuses autres sensibilités. A vrai dire, c’est un challenge politique qui n’est pas au-dessus des efforts de l’homme, lequel vient tout juste de faire réunir une bonne vingtaine de partis et d’associations à sa cause pour la grandeur du Mali.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Revalorisation du bogolan :  La 5ème édition du FIMAB prévue du 24 au  27 août.</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/revalorisation-du-bogolan-la-5eme-edition-du-fimab-prevue-du-24-au-27-aout-2939710.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 14:46:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'association paraître pour séduire ( APPS) organisera du 24 au 27 août à l’hôtel Olympe, la 5ème fois le festival international de la mode autour du bogolan. L’information a été relayée lors d’une conférence de presse ce jeudi 12 août au palais de culture par les organisateurs. </strong>

Avec 10 pays invités lors de ce festival, les organisateurs espèrent encourager les habitants au port quotidien de la cotonnade traditionnelle en l’occurrence le Bogolan. À cet effet, lors de cette conférence de presse, le représentant du ministre de l’artisanat de la culture de l’hôtellerie et du tourisme, M. Maïga a indiqué que le département reste attaché aux valeurs traditionnelles du Mali, en l’occurrence celles qui rayonnent le savoir-faire malien.

Pour sa part, Mme Haïdara Oumou Touré représentante du maire de la commune V dira qu’il s'agit de revaloriser le bogolan dans notre quotidien vestimentaire. Et que c’est le lieu de remercier les organisateurs. Le bogolan a longtemps été un  modèlede fierté pour le Mali. Cela doit être renouvelé.

Pour sa part, le président de l'association paraître pour séduire (APPS) Fousseyni TRAORÉ a affirmé que son association ne cesse de multiplier les initiatives pour faire connaître le bogolan malien. Pour cette 5ème édition, les pays invités viendront aussi avec leur stylistes et mode vestimentaire traditionnel. Tous les confectionneurs du Bogolan maliens sont sont associés au festival. Et les activités sont entre autres : défilés de mode, des prestations d’artistes, des expositions, et des sketchs théâtraux sur le vivre ensemble et la revalorisation des mœurs.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’insécurité :  La hiérarchie militaire rassure la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-contre-linsecurite-la-hierarchie-militaire-rassure-la-population-2939709.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 10:23:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Jeudi 12 août 2021, la salle de conférence de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a abrité une conférence de presse sur les formations et stages au sein des FAMa. Elle était co-animée par le directeur adjoint des Ecoles militaires, colonel Moussa Yoro Kanté ; le chef division opération de la sous-chefferie formations et stages de l’Etat-major général des armées, colonel Mamadou Massaoulé Samaké; ainsi que le directeur de la Dirpa, colonel Souleymane Dembélé.</strong>

Cette  rencontre mensuelle de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) avec les hommes de médias a pour objectif d’établir la confiance entre les forces armées maliennes et les hommes de médias et d’établir une communication d’approche entre les FAMa et les populations.

Après une brève présentation de leurs structures respectives, les trois  conférenciers ont édifié les journalistes sur les voies d’accès aux différentes écoles militaires et aux formations classiques, en plus des stages de perfectionnement à l’étranger.

Cependant, la situation des opérations des forces armées maliennes et le bilan sur le terrain ont été au centre des échanges.

Le Directeur de l’information et des relations publiques des armées, colonel Souleymane Dembélé, a, en prélude, fait le point des opérations du mois de juillet.

Aussi, il a rappelé que les forces armées maliennes ont connu quatre opérations de grande envergure: l’opération Badinko de 2011 à 2014, l’opération Maliba de 2014 à 2017, l’opération Dambé de 2017 à 2020 et l’opération Maliko qui est en cours. Cette dernière a pour mission de contrôler et de stabiliser le centre du pays, neutraliser les groupes criminels et terroristes, soutenir les autres actions de normalisation, empêcher l’expansion du terrorisme vers le sud, tout en coopérant étroitement avec les forces partenaires en vue d’assurer l’Etat de droit, la protection des personnes et leurs biens.

En effet, il a déclaré que l’opération Maliko a désorganisé les groupés armés terroristes (GAT) dans les zones de conflit, diminué les braquages sur les RN1, RN3, RN23.

Selon le colonel Mamadou Massaoulé Samaké, l’instauration du tronc commun pour la formation commune de base vise à mettre les militaires et les paramilitaires dans une même moule, afin de créer l’esprit de cohésion et d’appartenance à une même corporation.

À l’en croire, l’Armée a une hiérarchie à l’instar des autres structures. S’agissant de l’absence des officiers généraux sur le théâtre des opérations, il a expliqué : « De la manière qu’on ne verra jamais un professeur chirurgien soigner une plaie, on ne verra jamais un général jouer le rôle d’un soldat sur le terrain », a-t-il justifié à titre d’exemple.

Il a également expliqué que la réduction de la durée des formations classiques cette année s’explique par le besoin des hommes sur le terrain pour faire face aux défis sécuritaires actuels. Aussi, a-t-il rassuré que la hiérarchie veille à ce que les connaissances essentielles soient acquises par les hommes.

Répondant aux questions des hommes de médias, le directeur de la Dirpa a déclaré que les Maliens peuvent retenir que les FAMa montent en puissance : « Si vous constatez sur le terrain, il y a des mois les GAT attaquaient les positions FAMa. Mais de nos jours, plus on constate l’évolution des activités opérationnelles, on voit que ces djihadistes ne s’adonnent plus jamais à s’attaquer aux FAMa sur leur position. Par contre, ils évitent les affrontements avec les FAMa. Leur mode opératoire actuel a changé. Ils profitent des mouvements des hommes qui sont en déplacement. Et en cela, ils attendent le projet d’embuscade, ou de projet d’engins improvisés ».

Il est indispensable aujourd’hui de rassurer les citoyens à travers une veille d’information, a conclu le directeur de la Dirpa.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enseignement supérieur :  La grève gronde de nouveau</title>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 11:01:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’expiration du délai de grâce accordé au gouvernement pour répondre à leurs doléances, les enseignants du supérieur s’apprêtent à entrer en guerre. Le préavis de grève de leur syndicat, le Snesup, déposé le 13 juillet, prévoit une grève de 48 heures et de 72 heures. Le gouvernement n’avait réagi qu’en début de semaine dernière à travers le département du Travail et de la Fonction publique.

Selon Dr Abdou Mallé, secrétaire général du Snesup, tous les participants aux négociations étaient présents : les six membres du comité exécutif du Snesup, les conciliateurs et la partie gouvernementale. Sur les cinq points qui figurent dans le préavis de grève, il n’y a eu qu’un seul point d’accord. Il s’agit de l’intégration immédiate dans la Fonction publique des 59 travailleurs contractuels issus des 502. Le gouvernement a proposé le test d’intégration concernant 48 d’entre eux sur 59, le 7 août 2021.

En ce qui concerne le point sur les 11 dossiers litigieux qui se trouvent au niveau de la Primature depuis plusieurs mois, la partie gouvernementale s’est engagée à gérer ces dossiers dans un bref délai. Le litige pour ces 11 dossiers concerne la validation du reclassement en catégorie professionnelle supérieure de ces camarades qui quittent la catégorie B pour la catégorie A.

Le Directeur du Centre national des concours de la fonction publique, Magassy Ousmane, n’est pas d’avis que ceux-ci puissent composer en catégorie A. Pour lui, la date de leur reclassement est postérieure à la date de signature du protocole d’accord du 18 mai 2017. Le Snesup n’entend pas les choses de cette oreille. Pour cause : ce protocole a été signé le 18 mai 2017 et il prévoit l’organisation de ce test en août de la même année.

Selon Abdou Mallé, c’est seulement le 14 septembre 2019 que le test a pu être organisé pour les 502 travailleurs contractuels, soit un retard de 4 ans. Ils ne doivent plus tarder, car la formation est un droit pour les travailleurs. C’est pourquoi les syndicalistes n’acceptent pas que le directeur Magassy Ousmane casse les salaires de leurs camarades au motif qu’il estime que leur reclassement est arrivé après la signature du protocole.

Abdou Mallé affirme que ce n’est pas à Magassy de juger le protocole d’accord signé avec son ministre. Magassy affirme que l’intégration se fait selon l’emploi, et les syndicalistes soutiennent le contraire. Et Dr. Mallé de déclarer : « Si tu n’as pas de diplôme, tu n’as pas d’emploi. Il faut que la jurisprudence soit acceptée, que la justice soit rendue. Ces camarades méritent cela.Ils sont des citoyens comme nous autres. Nous disons non à cette tentative de cassation !».

Il y a aussi des points de désaccord, dont la signature immédiate de l’ordonnance sur les nouvelles grilles indiciaires planchers 755 et 850 et plafonds 1555 et 1650 et sur l’augmentation de 02 ans de l’âge de départ à la retraite pour les enseignants-chercheurs seniors. Il y a un désaccord en ce qui concerne le délai de programmation de l’ordonnance au conseil des ministres. Le Snesup a proposé une semaine pour que l’ordonnance soit programmée pour passer au conseil des ministres. Les négociateurs au nom du gouvernement ont proposé deux semaines.

Quand le préavis a été déposé le 13 juillet dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur a transmis l’ordonnance au secrétariat général du gouvernement pour la réunion interministérielle, le 16 juillet. Mais cette réunion ne s’est pas tenue, à en croire les responsables syndicaux. Le dossier devait partir au conseil des ministres dans la programmation normale. C’est pourquoi le Snesup avait donné une semaine pour que le conseil des ministres adopte l’ordonnance sur les nouvelles grilles pour les seniors au conseil des ministres du mercredi 4 août 2021.

Le point de désaccord concerne l’application immédiate de la prime de recherche sur les salaires des enseignants-chercheurs, conformément à l’article 34 du décret n°2017-0850/P-RM du 09 octobre 2017, fixant les modalités d’application du statut des enseignants-chercheurs du 27 septembre 2017. Le troisième point de désaccord concerne le paiement immédiat et intégral des arriérés d’heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens qui sont cumulés depuis 2016-2017. Le quatrième point de désaccord porte sur la signature immédiate du décret n°2017-0850/P.RM du 09 octobre 2017 relu en vue de la hiérarchisation des assistants et des attachés de recherche.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vie de la nation :   Diby Nankouma Keïta  charge les acteurs de 1991</title>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 10:29:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors d’une récente sortie médiatique sur le plateau d’Africable Télévision, le président du mouvement Devoir de génération, Diby Nankouma Keïta n’est pas passé par quatre chemins pour cracher le fond de sa pensée sur les acteurs dits de la démocratie.

Le président du mouvement Devoir de génération estime que le Mali d'aujourd'hui est le résultat chaotique des individus qui n'ont pensé qu'à leurs poches. « Ce n'est pas le Mali qui a changé mais, c'est plutôt le comportement de certains hommes politiques qui ont jeté le discréditsur le Mali et les Maliens", souligne-il.

Sans tergiverser, Diby Keïta pointe du doigt les acteurs des événements de mars 1991. « Ce pays est dans une mauvaise passe à cause ducomportement odieux des acteurs du mouvement démocratique. Ils ont fait de la République leur vache laitière.

L’orateur de  s'indigner de la manière dont ces hommes se sont reconvertis en acteurs du changement, alors qu'ilsdoivent rendre des comptes au peuple malien.  «Allons-nous continuer à chercher le Mali Kura avec les mêmes acteurs. 80% de ceux qui sont au pouvoir sont cela qui sont à la base dela destruction de ce pays», fustige le président deDevoir de génération.

Selon lui, ceux qui sont aux affaires peuventapporter beaucoup à ce pays, mais ils seront empêchés par ces hommes politiques véreux. «J’ai du respect pour les membres du M5-RFP, maistous les acteurs de ce mouvement n’étaient pas pour lechangement», ajoute-t-il.

Interrogé sur une collaboration des militaires et les hommes politiques, M. Keita souligne qu'on aurait dû laisser les jeunes militaires faire leur choix, dénicher leshommes qui pouvaient faire leurs affaires, au lieu de leur imposer des idées fallacieuses sous prétexte  « qu'on nepeut pas gérer cette transition sans les hommes politiques». M. Keïta dit s’étonner de voir comment les acteurs du Mali Kura ont accepté de composer avec ceux qui ont semé le désordre dans ce pays. Des anciens qui ont apporté la désolation et qui doivent être reniés dans ce pays parviennent au-devant de la scène pour contaminer la nouvelle génération.

Par ailleurs,M. Keïta s’est lâché sur l’effondrement des  mœurs. À l’en croire, avant le respect dû aux aînés s'imposait à tous. « Alors, il faut réadapter  ces pratiques et pour rendre celapossible, il faut un grand rassemblement pour une prise de conscience collectif», s’est-il indigné.

En d’autres termes, M.Keïta dira que le mouvement Devoir de génération est apolitique. Ses actions visent à interpeller la jeune génération à faire face à sa destinée, à regarder en arrière, d'adopter des bons actes du présent, afin d’aider le Mali à surmonter ses difficultés.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Justice :  La loi sur la cybercriminalité court&#45;elle à sa révision ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice-la-loi-sur-la-cybercriminalite-court-elle-a-sa-revision-2938705.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 00:31:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La loi sur la cybercriminalité pourrait empêcher les journalistes de faire bien leur travail, surtout la presse en ligne. Les faîtières de la presse demandent une révision de cette loi qui a déjà envoyé certains journalistes derrière les barreaux. Pour une simple interview, un journaliste peut avoir des ennuis. Mais les problèmes ont commencé bien avant l’adoption de cette loi. On se souvient de l’incarcération de Salif Diarra de Mali Actu et la confiscation de ses outils de travail.

La loi sur la cybercriminalité a été adoptée dans la foulée de cette affaire qui avait braqué les projecteurs sur le pouvoir IBK. Mais le remède semble être pire que le mal qu’il est censé soigner. La presse n’est plus la seule cible des poursuivants. De nombreux citoyens ont été mis aux arrêts pour avoir diffusé des informations « attentatoires » à la loi. Même des faits antérieurs à l’adoption de la loi ont fait passer de sale quart d’heure à leurs auteurs.

La plupart des rappeurs peu respectueux dans leurs chansons et sorties médiatiques ont fait l’expérience de la prison, en application de la loi sur la cybercriminalité. Dans ce milieu juvénile, les grands noms comme Tal B, Iba Montana et plus récemment WiziWoso ont tous eu leur part de rééducation carcérale. D’autres peoples ne sont pas épargnés. DiabaSora, la charmante jeune dame connue sur les réseaux sociaux, a elle aussi été envoyée en prison.

Le caractère dérangeant de la loi sur la cybercriminalité avait été dénoncé par la presse. Mais rien n’y fit. Finalement, cette loi draconienne se retourne contre des responsables de l’Etat. C’est le cas de Lamine Seydou Traoré, ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Il ne reste plus que la même loi s’en prenne aux distributeurs de la justice pour que l’on comprenne qu’elle est très osée. Lamine Seydou Traoré est visé par une plainte au tribunal de grande instance de la commune IV.

En effet, il est soupçonné de violation du secret professionnel pour avoir mis sur les réseaux sociaux le vocal d’un échange téléphonique entre lui et le Secrétaire général du gouvernement. Le vocal concerne l’abrogation du permis minier attribué à LittleBig Mining et qui est en contentieux avec la Société B2Gold. Le vocal incriminé concernant l’échange téléphonique entre le ministre et Salifou Diabaté, alors Secrétaire général du gouvernement, a été mis sur les réseaux sociaux.

Selon un communiqué judiciaire, une plainte est déposée contre lui par le Secrétariat général du gouvernement auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune IV. Le ministre est visé pour violation du secret professionnel, divulgation de renseignement, de document. Par ailleurs, la Direction générale du contentieux de l’Etat s’est constituée partie civile.

Au moment où Lamine Seydou Traoré n’était plus ministre, entre la dissolution du gouvernement Moctar Ouane et le coup d’Etat, une enquête préliminaire a été ouverte contre lui. En attendant la suite de cette affaire, certains pensent que le ministre qui est revenu aux affaires grâce au coup d’Etat contre Bah N’Daw, court un grand risque. Une autorisation de mise à la disposition du tribunal de la commune IV est envoyée au Conseil des ministres.Il pourrait faire l’objet d’un examen judiciaire.

On voit bien que la loi sur la cybercriminalité peut attraper tout le monde. Selon des sources judiciaires, la « violation du secret professionnel et mise à la connaissance du public, divulgation de renseignement, de document » est prévue et punie par la loi sur la cybercriminalité. La lecture de cette loi pourrait maintenant être défendue par des voix autres que celles des journalistes.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition de Dr. Keb et ses compagnons :  Les proches des disparus interpellent les autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/disparition-de-dr-keb-et-ses-compagnons-les-proches-des-disparus-interpellent-les-autorites-2938698.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 00:14:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parti pour une série de concerts dans la région de Tombouctou depuis jeudi dernier, le rappeur Amadou Kébé, connu sous le pseudonyme Dr Keb, et ses compagnons sont toujours introuvables. À cet effet, ses proches ont animé un point-presse pour non seulement faire le point sur cette disparition mystérieuse, mais aussi appeler à la libération de l’artiste et ses accompagnateurs. </em></strong>

Dans sa narration chronologique sur les événements de la disparition de la Team Drdans la région de Tombouctou, le président de la cellule de crise,Amadou dit Moboguiri Togo, dira que la délégation a quitté Bamakojeudi 29 juillet,à bord d’un vol de la Minusma. Ils sont arrivés à Tombouctou, où ils ont pris une voiture de location pour Rhaous. Malheureusement, ils ne sont jamais arrivés. Le vol de la Minusma qui devait les ramener de Tombouctou à Bamako nous a informés qu'ils ne sont pas revenus de Rhaous. Ils sont au nombre de 3 personnes.Ceux qui pensaient que c'était un buzz se trompent. Les familles des disparus sont sous le choc.Certains nous accusent d'avoir pris un tel risque. Nous leur disons que la Team Dr s'est engagée dans un processus de vivre ensemble et de cohésion sociale sur toute l'étendue du territoire.     Actuellement, nous savons que le chauffeur et la voiture de location sont aussi introuvables, selon le point focal de la Team Dr à Tombouctou. Et dès le début, nous avons écrit par voie officielle au ministère de la Culture, au ministère de la Sécurité intérieure et celui de la réconciliation », a-t-il souligné

En larmes, Maïmouna Traoré, mère de Amadou Kébé dit Dr Keb, affirme que son fils et ses camarades n’ont jamais voulu choquer qui que ce soit. « S’il est dans les mains de ravisseurs, je les implore de le libérer. Et depuis le début de cette situation, tous ses camarades se sont mobilisés», souligne-t-elle.

Quant à Mme Touré AïssataMaïga, mère de l’un des jeunes disparus, elle dira qu’il est temps que l'opinion nationale et internationale s’implique davantage pour les aider à retrouver leurs enfants. De son côté,Amadou Coulibaly, frère d'un des disparus,affirme: « La liberté, c'est dans la tête. Ce ne sont pas seulement eux qui sont en otage. Nous le sommes également.»

Le représentant de la Fédération des artistes du Mali (Fedama) a salué les efforts de la cellule de crise.« Dès qu'on a appris la nouvelle, on a activé nos réseaux. Plus on monte la pression sans savoir à qui on a à faire, plus on risque de compliquer la tâche. Nous soutenons la cellule de crise qui fait un travail formidable ».

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CVD&#45;Mali :  Les droits des 118 travailleurs licenciés payés intégralement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cvd-mali-les-droits-des-118-travailleurs-licencies-payes-integralement-2937819.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 11:29:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après leur licenciement pour « raison économique », le Centre pour le développement des vaccins du Mali (CVD-Mali) vient de payer l’intégralité des droits de ses 118 ex-employés, indique-t-on. </em></strong>

Rappelons que ces travailleurs avaient été licenciés à la demande des bailleurs de fonds du CVD-Mali. A cause des difficultés de financement liées au manque de stabilité dans le pays et à la Covid-19, ceux-ci avaient demandé une réduction des dépenses, notamment la masse salariale et le budget de fonctionnement. Le chargé des ressources humaines du CVD, Magnakalé Diawara, a fait savoir que cette mesure a entrainé la réduction du personnel. Selon lui, 118 personnes, dont des médecins, des laborantins, des techniciens de santé, des gestionnaires, des plantons, des chauffeurs, des techniciens de surface ont été concernées par ladite mesure sur un effectif de plus de 700 personnes. Après ce licenciement, 70 travailleurs ont décidé d’intenter un procès contre le Centre. Alors que 40 autres ont opté pour une solution à l’amiable. M. Diawara a indiqué que sur conseil de ses avocats, le Centre a payé en premier lieu les droits des 40 personnes ayant opté pour la solution à l’amiable. Pour ce faire, précise-t-il, chacun a signé un protocole qui a été homologué par le Tribunal du travail. Et après cette homologation, leurs droits ont été calculés et payés en intégralité. Ensuite, ce fut le cas des huit (8) autres personnes qui n’étaient pas parties en procès. Après la fête de Tabaski, celles-ci sont venues au CVD pour signer leurs protocoles qui sont en voie d’être homologués par le Tribunal du travail, a expliqué Magnakalé Diawara. Parlant des personnes qui ont décidé d’aller au procès, il dira qu’il y a eu une tentative de conciliation au niveau du Tribunal du travail. Et après cette réunion, deux personnes ont décidé de se retirer de toute histoire de procès. Lesquelles ont également signé leurs protocoles. Le chargé des ressources humaines a précisé qu’au lieu de 70, ce sont aujourd’hui 68 personnes qui sont allées au procès. Mais, selon lui, plusieurs d’entre elles se sont rétractées et veulent désormais une solution à l’amiable après le payement des droits des 40 personnes qui ont opté pour cela dès le départ. Magnakalé Diawara est formel : à ce jour, insiste-t-il, 40 personnes ont été mises dans leurs droits. Il a souligné que les droits des autres ayant décidé d’aller au procès ont été calculés et virés en intégralité dans le compte Carpa des avocats. Avant de préciser que ce sont plus de 182 millions de FCFA qui ont été virés dans ce compte pour payer les droits des 78 personnes restantes.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grève :  Désordre dans la fonction publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/greve-desordre-dans-la-fonction-publique-2937815.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 11:25:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme une épidémie, chaque corps de la fonction publique courait derrière son statut particulier. Les syndicalistes rivalisent de grève aujourd’hui pour consolider ces particularités divisant les travailleurs de la fonction publique. Mais les difficultés ne font que commencer, malgré la décision du gouvernement d’harmoniser les grilles salariales. Ce faisant, l’Etat se trompe de bonne foi, selon des observateurs.  De toute évidence, la fonction publique malienne est devenue un problème pour l’Etat qui fait face à des grèves sans fin depuis plusieurs années.

On n’est pas encore près de sortie de l’auberge, puisque le secteur le plus touché par les grèves est celui de l’éducation, avec des années de paralysie partielle des établissements publics. Beaucoup croyaient que le Mali allait connaître une longue période d’accalmie avec l’octroi de l’article 39 aux enseignants fin 2020. La transition qui a acté cette promotion des enseignants est aujourd’hui embourbée à cause des grèves dans la fonction publique.

Les services publics sont dominés par un esprit compétitif de gain personnel faisant de la fonction publique une entité problématique. L’Untm, la centrale syndicale la plus majoritaire, n’a pas aimé l’obtention de l’article 39 par les enseignants. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, les responsables de l’Untm ont fait savoir que l’article 39 n’est pas juste par le fait qu’il crée une discrimination entre les fonctionnaires. Dès que les enseignants ont obtenu l’article 39, l’Untm est allée en grève.

Cette grève qui a pris fin il y a quelques mois par un accord a provoqué l’ire des enseignants. Ces derniers ne sont pas d’accord avec l’harmonisation des grilles des salaires de la fonction publique. Selon certains, grâce à l’article 39, les enseignants doivent avoir une augmentation chaque fois qu’il y a une augmentation chez les autres corps de la fonction publique. Mais le gouvernement a annulé l’article 39 en harmonisant les salaires des fonctionnaires.

C’est dire que l’on est passé de la fonction publique à la fonction pagaille. Le gouvernement se trompe de bonne foi. Comment vouloir harmoniser les grilles salariales en mettant de côté les primes ? Certains estiment que les enseignants ont bien raison de vouloir aller en grève parce que l’harmonisation des grilles annule l’article 39 mais elle ne combat pas l'enrichissement illicite dans les autres corps de la fonction publique. On s’attend donc à une crise sans fin dans la fonction publique aussi longtemps que dureront les inégalités de salaire entre les fonctionnaires.

Le gouvernement a intérêt à résoudre cette injustice chez les travailleurs de la fonction publique. Plus rien ne doit justifier que les fonctionnaires qui n’ont fait que deux ans d’études après le DEF soient dans toutes les bonnes conditions, alors que les détenteurs de doctorats souffrent. Il s’agit de mettre fin à l’enrichissement illicite, et cela est juste une question de volonté politique, selon des enseignants.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’URD et la présidentielle de 2022 : La candidature du Dr Madou Diallo sollicitée par la base</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lurd-et-la-presidentielle-de-2022-la-candidature-du-dr-madou-diallo-sollicitee-par-la-base-2937817.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 10:57:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les tapages médiatiques de certains arrivistes, les candidatures sérieuses, celles des militants convaincus de  l’Union pour la République et la démocratie (URD), se précisent. Notamment la candidature de Dr Madou Diallo, de plus en plus sollicitée dans les différentes sections du  parti, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur.    </em></strong>

A quelques encablures de la présidentielle de 2022, les militants de l’Union pour la République (URD) sont en train de tirer le vrai de l’ivraie. La mayonnaise des arrivistes<strong>  </strong>n’a pas pris. Les candidatures opportunistes annoncées jusque-là à des coups de millions sont loin de convaincre les militants sûrs de l’URD. D’où la mobilisation continue en faveur  des candidatures sérieuses pour se défaire des ceux qui tentent d’hypothéquer  les idéaux du parti. Dans cette démarche républicaine,  la candidature du Dr Madou Diallo fait presque l’unanimité dans les différentes instances de l’URD.

Militant convaincu et déterminé pour les causes de son parti, Dr Diallo  a su insuffler un nouveau souffle au Mouvement national des jeunes de l’URD lors de son passage à la tête de cette structure, de 2011 à 2016. A ce niveau, il a réussi à rassembler tous les jeunes du parti avant d’en faire la cheville ouvrière de l’URD. Sous  son magistère,  c’est  une jeunesse exaltée  qui a payé la caution (10 millions) de feu Soumaïla Cissé lors de la présidentielle de 2013, se rappelle-t-on. Ce, après avoir galvanisé les troupes dans les 55 sections du parti au plan national  ainsi que celles de la diaspora.  A l’époque, feu Soumaïla Cissé n’avait cessé d’exprimer sa fierté et  de vanter le dynamisme de la jeunesse de son parti.  Un dynamisme qui a permis au candidat du parti de la poignée de mains d’arriver 2<sup>ème</sup> à l’issue des deux tours du scrutin présidentiel.   Ce, nonobstant la campagne de dénigrement qui a été orchestrée à l’encontre de  celui-ci par les autorités en charge de l’organisation de la présidentielle de 2013.

Réputé être un homme intègre, discret et très efficace  dans le management des hommes, Dr Madou Diallo a de l’expérience et la compétence à  revendre dans la gestion administrative.

Détenteur d’un Master en Droit international et Relations internationales à l’université Lyon 3 et un Doctorat en droit public à l’université Descartes Paris 5, avec mention très honorable, à 25 ans,  Dr Madou Diallo devient l’un des plus jeunes chargés d’enseignement de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et chercheur au Centre de recherche en Droit international (Cdi) de Lyon. Il devient également chercheur au Centre d’études et de recherches en Droit international, européen et comparé (Cediec) de Paris.

Après son séjour parisien couronné par une nouvelle distinction au Centre des études diplomatiques et stratégiques, ce fut le début d’une riche carrière pour ce jeune cadre. Conseiller des Affaires étrangères de profession, Dr Diallo est un cadre rompu à la tâche qui occupera le poste de directeur adjoint des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avant d’être sollicité au secrétariat général de l’Assemblée nationale. C’est lui qui a guidé les premiers pas de l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, qui continue de garder de bons souvenirs de lui. Car, a-t-on appris, c’est sous des pressions politiques qu’Isaac a été contraint de se séparer de ce cadre valable.

Il regagne ainsi son service d’origine mais monte cette fois-ci en grade. Il devient alors  le directeur  des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Avant d’être nommé, en mars 2019, Ambassadeur Directeur des organisations internationales. Comme pour dire que son appartenance politique (opposition) ne l’a pas empêché d’être maintes fois sollicité par le régime pour servir la nation.

Eu égard à cette somme d’expérience soutenue par son intégrité, Dr Madou Diallo est perçu aussi bien au sein de l’URD qu’au sein d’autres formations politiques comme le candidat idéal pour le renouveau du Mali.

Faut-t-il le rappeler, il fut pendant plusieurs années l’une des pièces maitresses du ministère chargé des Relations avec les institutions, en sa qualité de conseiller technique. Madou Diallo est depuis plusieurs années chargé de cours à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bamako, où il dispense des cours en Droit public et Relations internationales.
<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong>

</strong>]]> </content:encoded>
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<title>École :  L’article 39 remet le feu aux poudres</title>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 10:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus rien ne marche entre les enseignants et le gouvernement qui vient de sortir les muscles au sujet de l’organisation des examens de fin d’année sur toute l’étendue du territoire national. Au lendemain du meeting géant d’information des enseignants au Palais des sports du stade Modibo Keïta, le gouvernement a choisi la manière forte pour contourner le plan des enseignants qui veulent prendre les examens en otage.</strong>

Pour le ministre de l’Education, il est hors de question de laisser les enseignants saboter la tenue de ces examens. Dans une correspondance adressée aux directeurs d’académie, le gouvernement demande de recourir aux enseignants des écoles privées pour organiser les examens de fin d’année. Il est demandé de recourir également aux parents d’élèves et aux membres des comités de gestion scolaire de remplacer les enseignants grévistes.

Pour rappel, les enseignants affiliés à la Synergie des syndicats ont lancé un nouveau préavis de grève pour réclamer la restitution de l’article 39, une disposition légale qui leur donne des avantages financiers. C’est un pavé dans le jardin du nouveau gouvernement qui a annulé l’application de cet article en harmonisant les grilles salariales des fonctionnaires. A présent, tout le monde s’accorde à dire que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga doit agir vite pour éviter une nouvelle crise scolaire.

Au regard de l’enjeu de la grève annoncée, le pire pourrait advenir de l’école malienne en cette période d’examens de fin d’année. Les enseignants ont décidé, en effet, de prendre en otage les examens de fin d’année dans les établissements scolaires publics. Il s’agit pour les syndicalistes d’obtenir le rétablissement de l’article 39 avant d’organiser les examens en question ou de publier leurs résultats.

Tout le processus des examens de fin d’année est contrôlé par les enseignants qui entendent mettre le gouvernement dans une situation difficile. Deux examens importants sont concernés par cette grève dure : le Diplôme d’études fondamentales (DEF) et le baccalauréat.

Un autre niveau secondaire dont les études sont couronnées par un diplôme, ce sont les centres de formation professionnelle dont les élèves apprennent des métiers. Ces centres sont très nombreux dans la capitale, même s’il y en a de plus en plus dans les régions. C’est dire que la rétention des résultats des examens de fin d’année pourrait être dure pour l’école malienne en général, mais aussi pour les enseignants eux-mêmes.

L’harmonisation des grilles salariales des fonctionnaires est en principe une initiative salutaire, mais elle ne résout pas la question des inégalités de revenus entre les travailleurs disposant du même niveau d’études. Tout l’enjeu du bras de fer entre le gouvernement et les enseignants réside à ce niveau. On entend le plus souvent dire que les enseignants n’ont pas la possibilité d’obtenir des revenus supplémentaires en plus de leur salaire.

L’article 39 est devenu un gros caillou dans la chaussure de Choguel Maïga qui sait bien que chez d’autres travailleurs de la fonction publique les opportunités d'enrichissement existent. Si le Premier ministre ne veut pas perdre la face dans cette histoire, il doit vite prendre des mesures pour augmenter les primes des enseignants. Dans cette perspective, certains proposent un alignement des primes de la plupart des corps de la fonction publique. Une autre solution serait une lutte implacable contre l’enrichissement illicite au niveau de plusieurs services dont les services d’assiette de l’Etat.

Il s’agit de verrouiller systématiquement la scandaleuse richesse que certains corps professionnels étalent. Le gouvernement doit faire en sorte que certains fonctionnaires ne s’enrichissent pas illégalement alors que d’autres végètent dans la misère crasse. Il y a déjà un début de ce toilettage inscrit dans l’agenda de l’Office central de la lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei).

Ce service astreint les ordonnateurs et les gestionnaires de budget à déclarer leurs biens. Selon les responsables de l’Oclei, les travailleurs abonnés à l’enrichissement illicite combattent de toute leur force cette loi barrant la route à la fraude dans la fonction publique.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement a le dos au mur, et sa conférence sociale annoncée risque de connaître un échec face au refus des enseignants de reculer. Choguel qui est d’habitude prompt à rencontrer ses adversaires peine à trouver la parade qu’il faut pour dialoguer avec les enseignants. Depuis la fin du mois de juin, le Premier ministre aurait pu rencontrer rapidement les enseignants afin d’échanger sur ce qui pourrait être fait pour désamorcer la bombe à retardement qu’est la grève annoncée.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prix du ciment : Le gouvernement veille au grain</title>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 10:23:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La chasse aux spéculateurs autour du ciment cher est ouverte par le gouvernement, dont les émissaires sillonnent les quartiers. Le ciment fait en effet partie des produits subventionnés par l’Etat qui a signé un accord avec les revendeurs. Grâce à cet accord, la tonne du ciment doit être vendue à 90 000 FCFA dans tous les points de vente du pays. Mais on a constaté que des commerçants contournent ce prix consensuel pour vendre la tonne à 100 000 FCFA ou plus.

Des magasins dont les propriétaires s'adonnent à ce jeu de tromperie ont été fermés vendredi 30 juillet, sur décision du gouvernement. C’est un communiqué officiel, notamment du ministère chargé du Commerce, qui a donné l’information. Les commerçants sous le coup de la sanction sont tous à Bamako, où de nombreux marchands n’avaient pas respecté la consigne du gouvernement, qui vise à mettre du ciment bon marché à la disposition de la population.

Le gouvernement a par ailleurs lancé un appel aux citoyens afin qu’ils dénoncent aux autorités les commerçants qui refusent de vendre le ciment au prix plafond fixé. Ainsi, il est demandé aux acheteurs d’envoyer par WhatsApp les factures d’achat fournies par ceux qui entretiennent la cherté du ciment. Des numéros vers ont également été diffusés sur Internet, à travers les réseaux sociaux, pour que les gens dénoncent directement les commerçants indélicats.

La réduction du prix du ciment avait été décidée d’un commun accord avec les commerçants dont les représentants ont négocié avec l’Etat. Mais très rapidement, la baisse des prix n’a pas dépassé une semaine. Pendant un bout de temps, les commerçants ont joué le jeu en appliquant correctement les consignes du gouvernement. Mais dès que les plaintes des consommateurs ont diminué, le prix de la tonne du ciment est reparti à la hausse sur toute l’étendue du territoire national.

Face à la réticence des commerçants, le gouvernement a choisi de prendre des mesures coercitives. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’utilisation des sanctions pour ramener à la raison les spéculateurs. Les ordres du gouvernement sont clairs : ceux qui ne respectent pas la décision de vendre au prix fixé par l’Etat devront faire face à la rigueur de la loi, au-dessus de laquelle aucun citoyen ne devrait se trouver.

Le gouvernement surveille le prix du ciment comme de l’huile sur le feu. Ce produit joue un rôle primordial dans l’économie malienne, surtout que le BTP est en pleine croissance, suivant l’extension des villes. Bamako, la capitale, est devenue la plaque tournante de l’économie nationale. C’est donc une obligation que la taille de la ville puisse suivre l’évolution démographique du pays dont le taux de natalité est en progrès.

<strong>Nampaga KONE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Plan d’action du gouvernement :   Choguel, les deux mille milliards de francs CFA et les élections</title>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 10:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme attendu, dans l’après-midi de ce vendredi 30 juillet, le Premier ministre de la transition, Choguel K. Maïga, dans un récital aux accents anecdotiques imagés dont il a le secret, a présenté devant les membres du CNT le Plan d’action du gouvernement (PAG) qu’il a l’entière responsabilité de mettre en route. Fait inédit : il a parlé de plus de deux mille milliards de francs CFA comme coût de ce gigantesque plan, sans exactement dire sur comment les avoir, tout en occultant sciemment de se prononcer sur le chronogramme des élections de fin de la transition. Un pis-aller verbal qui est le reflet de l’homme tout craché, donnant dans le spectacle et l’effet d’annonce</em></strong><em>.</em>

Tout de blanc vêtu, comme à son accoutumée, le  Premier ministre de la transition, Choguel Maïga, a donné devant les membres du CNT, l’organe législatif de la transition, le ton du Plan d’actions du gouvernement (PAG), dont il a la charge d’actionner d’ici la fin de la transition. Moment de grande ferveur oratoire qui lui a permis de disséquer son PAG en quatre points essentiels ainsi fragmentés : renforcement de la sécurité ; réformes politiques ; élections et bonne gouvernance.

D’entrée de jeu, le maître de la Primature, qui a dit avoir pris son boulot très au sérieux, à la mesure de la confiance en lui placée par le président de la transition, a eu des mots très forts pour articuler son PAG dans l’esprit des citoyens, en parlant du Mali « d’un grand corps malade  qui a besoin d’une thérapie » de choc.

Ainsi, pour lui, les maîtres mots de l’action du gouvernement qu’il dirige s’articulent désormais autour du « sens des responsabilités » et « l’exigence de l’engagement », le tout baignant dans « la gouvernance de rupture » et « d’exemplarité ».

Pour soigner le corps malade, il a annoncé, comme il l’a déclaré, une thérapie de choc qui prend en compte les actions nécessaires pour y faire face. Il l’a dit lui-même (et c’est justement la première fois qu’un plan est ainsi budgétisé pour sa réalisation), il devra disposer de quelque deux mille milliards soixante-trois millions de francs CFA pour financer son PAG.

Du point de vu des analystes politiques, le présent Plan d’action du gouvernement est trop ambitieux et très coûteux par rapport au temps restant de la transition, si tant est que la volonté de Choguel K. Maïga est de respecter le délai imparti à la transition, comme il l’a promis de s’y conformer.

Si le plan Choguel, à la différence des autres jusqu’ici présentés dans notre pays, est détaillé en termes monétaires pour son coût de réalisation, il n’en est rien quant à la manière, pour lui et son gouvernement, dont cette manne financière sera recouvrée pour y faire face. Choguel K. Maïga, futé comme il est, ne pipe pas un mot de comment ce budget se réalisera, ni quel chapitre de cet énorme plan engloutira quel montant, dans combien de temps de réalisation et sur quel indicateur précis, pour le temps restant de la transition.

Voilà qui fait que le PAG de Choguel K. Maïga, au-delà de l’effet d’annonce, n’innove en rien, par rapport aux autres plans gouvernementaux jusqu’ici présentés ; en ce sens que le montant colossal qu’il a lui-même présenté, comme le coût de réalisation de ses actions, paraît en réalité tombé du ciel, tout droit sorti de son chapeau, car ne reposant sur aucun élément d’appréciation pouvant justifier une telle énonciation de chiffres.

Choguel K. Maïga, comme cela lui est classique, est dans le tape-à-œil dans cette articulation de montant chiffré pour, dit-il, faire la différence avec les autres. S’il voulait convaincre sur la gouvernance de rupture et d’exemplarité qu’il veut désormais incarner, dans le pays, il lui était alors judicieux de préciser, centime par centime, quel montant réel sera alloué à quelle action précise du PAG. C’est cela la clarté de l’action publique et c’est cela la marque de la transparence ; en somme la clef de voûte de la gouvernance vertueuse.

Ce n’est pas le cas pour lui : le montant chiffré est ainsi lancé en l’air, comme un fétichisme budgétaire, n’obéissant à aucune orthodoxie financière, ni comptable, en matière de financement d’actions publiques.

Pour les élections, autre chantier non achevé du PAG de Choguel K. Maïga, le même effet d’annonce est de mise. Le PM, devant les membres du CNT, passe le plus clair de son temps à parler de la nécessité de la création d’un organe unique de gestion des élections qu’à évoquer l’architecture technique et matérielle de ces élections qui doivent se dérouler dans un temps requis pour être crédibles et transparentes.

Si l’organe unique de gestion des élections, vœu si cher au PM de la transition, est un outil nécessaire pour la sincérité et la régularité des opérations de vote au Mali, il reste toutefois entendu que l’organisation des scrutins, étant dévolue toujours au ministère de l’Administration territoriale, une clarification précieuse devrait être faite par le PM entre les rôles et les responsabilités de ces deux entités concernées par l’organisation des futures joutes électorales.

Ce ne fut pas le cas. Par l’effet d’une pirouette, le PM n’en dit pas un seul mot de cette démarcation entre les deux entités et se contente seulement d’évoquer, sous forme de vœux pieux, la volonté de son gouvernement de mettre sur pied ledit organe dont on sait de lui, il n’y a pas encore longtemps, que son illustre devancier à la Primature avait déclaré dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que le restant de la transition ne permettait pas l’opérationnalité d’un tel outil, dont par ailleurs personne ne remet en cause la pertinence.

En tout état de cause, si Choguel K. Maïga est aujourd’hui, en toute sérénité, devant le CNT, c’est  parce qu’il a fait semblant d’oublier, en enfuyant dans son subconscient,  le fait qu’il avait lui-même déclaré à qui veut l’entendre que cet organe de la transition était « illégal » et «illégitime ». Aucune feinte politique ne fera effacer cela de l’esprit du citoyen lambda qui a assimilé cette nouvelle volte-face primatoriale à une marque déposée de l’homme, dont l’agissement, quoique paré des plus rayonnants maquillages, ne peut et ne saurait être dédié à la cause collective.

Puisque Choguel K. Maïga retrouve aujourd’hui, grâce à la générosité du président de la transition, le fauteuil de chef de gouvernement, subitement alors, comme par l’effet d’un reniement dont il est devenu le champion incontesté, le CNT, cet organe législatif de la transition, jadis banni et honni par un Choguel frondeur, devient fréquentable et se trouve du coup réhabilité, comme un organe digne de son prestige et de sa configuration. Devant lequel, il lui est loisible, en que PM, de présenter, sans cire ni fard, et dans l’intérêt bien compris de la nation, le nouveau PAG qui porte en lui-même les germes du Mali Kura.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Navigation :  Le rêve brisé de la Comanav</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/navigation-le-reve-brise-de-la-comanav-2935888.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 09:00:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hormis le cabotage entre Bamako et certaines localités sur le fleuve Niger, le rêve de rendre les fleuves maliens navigables est loin de se réaliser. Le gouvernement vient de donner un bateau de sauvetage à la Compagnie malienne de navigation (Comanav), mais cette compagnie peine à atteindre ses objectifs de départ. Le fleuve Niger peut être remonté par des bateaux de commerce: - de Bamako à Kouroussa (374km) - ou en empruntant le Milo affluent du Niger de Bamako à Kankan (385km).

Mais, il n’existe pas une liaison offerte par la Comanav sur ces trajets entre le Mali et la Guinée Conakry. Le cours supérieur du Niger permet une deuxième liaison de la mer à Bamako. La Guinée a entrepris la rénovation complète du port de Conakry. La navigation est assurée habituellement sur ce bief de fin juin à début décembre.

Le Niger dans son bief Sud coule sur des formations rocheuses. La Comanav avait l’habitude d’assurer sur ce bief un faible trafic annuel de 500 tonnes de produits alimentaires. Il n’existe pas de bonnes données sur la Comanav depuis des décennies. Il faut remonter loin dans le passé pour comprendre que le fleuve peut être utile en matière de transport. Ainsi, l’exploitation de la liaison Bamako-Kankan par bateau remonte aux années 1918 et s’est développée avec la construction de la voie Kankan - Conakry.

Le Trafic fluvial de la Comanav sur le réseau en amont du Niger a évolué de 63 tonnes de produits et 4308 passagers durant la campagne de 1967/68 à 926 tonnes de produits et 1926 passagers en 1976/77. Actuellement, on enregistre seulement quelques produits et passagers. Le réseau en amont fait également l’objet d’une exploitation informelle par des pinassiers, dont les activités sont orientées essentiellement sur le transport fluvial de bois de chauffe et du sable vers Bamako.

On espère que tout cela va bientôt changer avec les autorités de la transition qui viennent d’offrir un engin de sauvetage de bateaux à la Comanav. Cet engin, financé par la Banque mondiale dans le cadre du Projet de réhabilitation économique et environnementale du fleuve Niger, a une puissance de 700 chevaux et une capacité de dégagement de sable de 800 mètres cube par heure.

Il permettra, entre autres, le remorquage de navires et l’ouverture de voies du chenal de navigation. En outre, les balises qui seront disposées entre Ke-Macina et Akka (dans le delta intérieur du fleuve Niger) faciliteront la navigation dans cette zone.

Le montage du bateau a été effectué sur place, par des ingénieurs et techniciens maliens. Ce bateau permettra d’assurer la sécurité des voies fluviales et d’éviter les accidents sur le fleuve. En somme, il permettra aux Maliens d’emprunter les voies navigables, en toute sécurité et atténuera considérablement la souffrance des populations. Mais la navigation sur les fleuves maliens reste un rêve brisé pour la Comanav qui attend toujours l’ouverture de la voie fluviale entre Kayes et l’Océan atlantique.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>HUICOMA :  AliouTomota sur les ruines d’un joyau</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/huicoma-alioutomota-sur-les-ruines-dun-joyau-2935886.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 08:36:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il aura fallu que l’Untm brandisse la menace d’une reprise de la grève dure pour que le gouvernement prenne au sérieux la question de la relance de l'Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma). C’est ainsi que l’on comprend les démarches entreprises ces derniers jours pour relancer la fameuse usine de l’Huicoma, à Koulikoro, un patrimoine industriel tombé en désuétude malgré la demande de ses produits sur le marché local.

Le Premier ministre Dr.ChoguelKokallaMaïga a reçu, vendredi 9 juillet 2021, Aliou Tomota, Président-directeur général du groupe Tomota.Au menu des échanges entre les deux personnalités : les voies et moyens pour relancer l’Huicoma.Choguel a rappelé à son interlocuteur la place qu’occupe cette usine dans la vie économique et sociale du pays.

Pour le PDG du groupe Tomota, la relance de cette unité industrielle est un impératif aujourd’hui. Il a même déclaré qu’un « pays sans industrie est la pire chose qui puisse arriver à un Etat ». Mais beaucoup en veulent à Tomota d’avoir laissé tomber une usine qui a tout pour réussir, en mettant au chômage des milliers de travailleurs, sans droits.

A Koulikoro, plus rien ne reste de la réputation de cité industrielle par excellence qu’était la ville. La localité ne dispose pas d’autres ressources économiques importantes. Tout le dynamisme de la capitale régionale était essentiellement rattaché à l’unité industrielle de l’Huicoma. Plus de10 ans après la privatisation de cette industrie, l’économie a été entièrement asphyxiée et la vie sociale effondrée dans le Méguétan.

Selon les anciens employés, ce n’est pas en fuyant ses responsabilités qu’on résout un problème. Quand il y a des problèmes de ce genre, le gouvernement doit s’impliquer. Pendant longtemps, on a dénoncé le non-respect des engagements du gouvernement pour la mise en place d’un plan social issu du licenciement des travailleurs qui a entraîné cette situation dégradante.

Les habitants de la ville ont beaucoup souffert de la fermeture de l’usine qui traitait des graines de coton. Leurs revenus ont baissé, la majeure partie des leaders ont été emprisonnés au vu et au su de tout le monde, parce que Tomota était intouchable.En clair, la fermeture de cette usine a eu de nombreuses conséquences sociales et économiques pour les anciens travailleurs et la population en général.

La mairie aussi a souffert des conséquences de la fermeture de l’Huicoma, avec des effets dévastateurs sur les recettes et la masse salariale de ses travailleurs. La mairie avait une patente de plus de 60 millions par an que l’Huicoma payait. Une manne financière de 90 millions était injectée dans l’économie locale. L’entreprise seule employait plus de 600 personnes de la population de Koulikoro. C’est dire qu’AliouTomota est assis sur les ruines d’un joyau industriel que le gouvernement veut relancer.

<strong>Madou COULOU </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Litige foncier à Kouralé : Une décision de justice crée le désarroi chez les notabilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/litige-foncier-a-kourale-une-decision-de-justice-cree-le-desarroi-chez-les-notabilites-2935893.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 07:55:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce dimanche 27 juin 2021, les membres du collectif des détenteurs des parcelles administratives sur le lotissement de la mairie de Kalaban-Coro se sont réunis pour une assemblée générale, afin de demander à la Cour suprême de revoir  sa position sur le litige qui les oppose aux membres de l’Association des détenteurs des parcelles de Kouralé (ADPK). </strong>

Décidément, le Mali n’en finit plus avec ses problèmes fonciers. Et tout semble prouver que c’est un autre bras de fer autour de 42 hectares à Kouralé dans la commune rurale Kalaban Coro qui est loin d’être fini. Et déjà, les autorités locales, en particulier le chef village, se disent dépassées par la tournure des événements. Les deux parties opposées sont : le collectif des détenteurs des parcelles administratives sur le lotissement de la mairie de Kalaban-Coro et l’Association des détenteurs de parcelles de Kouralé (Adpk). La situation s’est aggravée quand la Cour suprême a d’abord confirmé la décision du tribunal administratif en faveur du collectif des détenteurs des parcelles administratives sur le lotissement de la mairie de Kalaban-Coro, au détriment de ceux de Adpk en 2019, avant de revenir sur sa position en annulant cette même décision du tribunal administratif.

À cet effet, lors de cette assemblée générale qui s’est tenue en présence du chef de village de Kouralé, les membres du collectif des détenteurs des parcelles administratives ont tenu à montrer leur désarroi face à cette situation. Selon Abdoulaye Baby, l’un des porte-paroles du collectif des plaignants, il y a un regroupement de prédateurs fonciers appelé Associations des détenteurs de parcelles à Kouralé (Adpk), qui tente de spolier des milliers de personnes de leurs parcelles et maisons. À l’en croire, lors de leur première comparution devant les juridictions, le tribunal administratif leur a donné raison. « Pour comprendre le problème, il faut savoir qu’il y a un nommé Sorry Diarra qui a créé une association appelée Adpk (Association des détenteurs de parcelles de Kouralé). Ladite association a été créée en 2015. Mais quand nous sommes allés pour la première fois devant le tribunal administratif, nos adversaires nous ont dit que leur association a eu ses parcelles en 2003. Comment comprendre qu’une association qui n’était pas encore créée puisse avoir des parcelles. Pire, on a aussi compris lors des tractations que l’association qui prétend être le propriétaire de nos parcelles n’a aucun document administratif livré ni par les autorités ni par les chefs coutumiers. Alors que nous avons nos documents dûment signés et attestés par le chef de village, et la mairie de Kalaban-coro», s’est plaint M. Baby

Aussi, d’après l’arrêt n°325 du 16 mai 2029 de la Cour suprême, il est mentionné que  contrairement à la motivation de l’arrêt, l’association Adpk n’a aucun droit coutumier sur les 42 hectares 13a 13c de parcelle à Kouralé. Sur le même arrêt, il est écrit :« Que le faux n’étant jamais parfait, la Cour constatera que le chef de village Kognan Koné n’a jamais vendu de terre à l’association, en l’occurrence 42 hectares ». Et comme annoncé ci-dessus dans cet arrêt, lors de cette assemblée, l’actuel chef de village Madou Koné a aussi indiqué qu’il n’a jamais vendu une parcelle à une association dénommée Adpk confirmant ainsi les écrits de l’arrêt du tribunal administratif.

En effet, lors de cette assemblée générale, les membres du collectif s’étaient armés de plusieurs documents justifiant leurs propos. C’est ainsi que Oumar Coulibaly, l’un des porte-paroles du collectif, dira que cette affaire concerne environ 3000 personnes. Selon lui, les membres de l’Adpk n’ont aucun document administratif, conformément à la décision du tribunal administratif. « Au début la Cour suprême affirme que l’Association des détenteurs de parcelles de Kouralé n’ont pu présenter ni un document administratif, ni un celui décerné par un chef coutumier en l’occurrence. Et maintenant, la même Cour suprême décide de rétracter cette même décision qui avait été confirmée par le tribunal administratif. Nous demandons une fois de plus aux membres de la Cour suprême de revoir leur position », s’est-il lamenté.

Par ailleurs, selon la représentante de la mairie de Kalaban Coro, Mme MaïmounaDougoumalé, les membres de l’Adpk n’ont aucun document livré par la mairie pour les 42 hectares qu’ils revendiquent. Alors comment se fait-il que quelqu’un qui n’a aucun document légal puisse prétendre être propriétaire d’une si vaste surface, s’est-elle lamentée.

Aussi, elle dira que la Cour suprême devrait envoyer des émissaires sur le terrain, afin de s’enquérir des réalités. On ne peut pas comprendre que quelqu’un qui n’a jamais pu présenter un document justificatif puisse prétendre être propriétaire de plusieurs hectares dans un village, sans le consentement des autorités coutumières et administratives », s’est-elle indignée.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Guerre de tranchées à l’URD:  Abdrahamane Diarra regrette l’instrumentalisation des jeunes contre Boubou Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/guerre-de-tranchees-a-lurd-abdrahamane-diarra-regrette-linstrumentalisation-des-jeunes-contre-boubou-cisse-2935869.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 07:30:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Considérée jusque-là comme l’une  des formations politiques maliennes les mieux structurées et les plus ouvertes, l’Union pour la République et la démocratie (URD) est en train de prouver le contraire.  Elle se laisse découvrir au fil du temps. C’est le moins qu’on puisse retenir de la publication du Président du Mouvement national des jeunes de l’URD, Abdrahamane Diarra, qui dénonce les agitations de certains cadres dudit parti  ces derniers temps.</strong>

La brusque disparition de Soumaïla Cissé a laissé au sein de sa formation politique, l’URD, un grand vide qui s’amplifie chaque jour. Etiquetée de parti très ouvert, comme l’a d’ailleurs toujours clamé feu Soumaïla Cissé, l’Union pour la République est en train de sombrer dans la sélection des adhérents. Reniant ainsi les principes fondamentaux qui le caractérisaient jusque-là.

Cette image de parti ouvert quel parti a toujours eu n’appartient désormais qu’au souvenir. Car, l’annonce de l’adhésion de certains militants, notamment celle du Dr Boubou Cissé, fait grincer les dents à certains cadres de l’URD. Comme pour dire que pour adhérer au parti de la poignée de main, il faut passer un examen où tous les cadres doivent valider. Du moins, si l’on a de l’étoffe qui peut faire ombrage à ceux qui se croient les anciens militants du parti. C’est malheureusement à ces scènes que nous assistons chez les héritiers de Soumaïla Cissé.

Faut-il le rappeler, l’adhésion du Dr Boubou Cissé, ancien Premier ministre du Président IBK, crée des remous au sein du parti. Après les passes d’armes par presse interposée et sur les réseaux sociaux, place à l’instrumentalisation des gens qui n’ont souvent rien à avoir avec la politique. Si l’on en croit au président des jeunes de l’URD, Abdrahamane Diarra, c’est ce qui s’est passé la semaine dernière,  où certains jeunes ont brandi des pancartes hostiles à Boubou Cissé, au motif de contester l’adhésion de ce dernier au parti.

Face à cette situation, le président du mouvement des jeunes a brisé le silence pour clarifier les choses.

« C'est regrettable d'assister à ce qui se passe à l'URD aujourd'hui. Mais, je tiens à rassurer toutes et tous que les agitateurs qui sont à l'œuvre ne sont pas de la jeunesse URD. Mais plutôt des jeunes malheureusement instrumentalisés par certains cadres de l'URD pour semer la division au sein de notre parti que nous avons construit avec nos efforts depuis 2003. Que ces agitateurs et leurs manipulateurs sachent que nous allons réagir non seulement pour éclairer l'opinion sur les insanités qu'ils brandissent sur du faux depuis un certain temps et rappeler les faits qui ont été la vie de l’URD depuis 2003 », a-t-il déclaré.

La stratégie du moi ou le chaos ne marchera pas et on ne laissera pas faire, poursuivra-t-il.

«J'organiserai et animerai très bientôt un point de presse sur l'actualité de l'URD. Nous avons pensé au nom de la cohésion que les porteurs de rêves impossibles se raviseront néanmoins à respecter le jeu politique et les textes de l'URD », a-t-il conclu.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestation des élections:  Choguel peine à porter sa croix</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/gestation-des-elections-choguel-peine-a-porter-sa-croix-2935871.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 07:26:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Dr ChoguelKokallaMaïga veut briser le mur de méfiance entre lui et la classe politique au sujet de l’organe unique de gestion des élections. La plus grande résistance à la création de cet organe électoral vient d’anciens cadres ayant été impliqués dans la gestion des élections, comme Me Kassoum Tapo. Mais il y a aussi des résistances de la part d’acteurs politiques qui doutent de la sincérité des nouvelles autorités</strong>.

L’atelier organisé par le gouvernement pour réfléchir sur la question de la gestion des élections a rejeté l’option de la création d’un organe indépendant de l’administration. Le principal obstacle souligné par les conclusions de l’atelier est l’insuffisance du temps imparti pour la transition. S’il faut organiser les élections dans le délai des 18 mois, il serait mieux de ne pas perdre du temps à la création de l’organe de gestion.

Cet atelier a déjà abouti à un début de polémique.Certains proches du gouvernement comme JeamilleBittar indiquent que la décision du gouvernement ne doit pas être remise en cause par un atelier. C’est dire que les militants du M5-RFP n’entendent pas aller dans la direction prise par Kassoum Tapo et les experts qui ont expliqué que la création d’un organe unique serait un échec.

Mais, l’avis de MeTapo n’est pas un avis d’expert, selon les détracteurs de l’avocat. Ces derniers rappellent que Tapo a échoué malgré les moyens mis à sa disposition parce qu’il a mal géré. En attendant, la polémique enfle entre partisans et non partisans de la décision prise par les autorités qui entendent mettre fin aux querelles politiques qui se déclenchent au Mali après chaque élection.

Pour briser la résistance, Choguel a rencontré, jeudi 8 juillet 2021, au Centre international de Conférence de Bamako, (Cicb), la classe politique autour de la création de l’organe unique de gestion des élections.Le Premier ministre, au préalable, a décliné devant ses hôtes, les principaux axes prioritaires de la Transition, à savoir la sécurisation du territoire, les réformes politiques et institutionnelles, l’apaisement du climat social et l’organisation d’élections crédibles.

Dr ChoguelKokallaMaïga, dans une introduction liminaire, a ensuite rappelé la volonté politique des autorités de la transition de mettre en place un organe unique de gestion des élections. Durant près de quatre heures de débats intenses, les différents intervenants ont conclu à la quasi-unanimité de la nécessité de la création d’un organe unique. Cependant, une divergence de points de vue est apparue sur sa mise en œuvre dans le délai restant de la transition. Aux préoccupations soulevées par les intervenants, les experts commis sur la faisabilité de l’organe unique ont tour à tour donné des réponses et des assurances techniques.

En conclusion, le Premier ministre a souligné la nécessité de la refondation de l’État, avant de demander le soutien des partis et regroupements politiques afin de réussir les missions dévolues au Gouvernement. Il a aussi rassuré ses interlocuteurs de la volonté des autorités de la transition à mener le changement dans un esprit de dialogue consensuel avec tous les Maliens, en toute inclusivité.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Organe unique de gestion des elections :  Qu’est&#45;ce qui fait courir Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/organe-unique-de-gestion-des-elections-quest-ce-qui-fait-courir-choguel-2935835.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 07:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’organe unique de gestion des élections est au cœur de la polémique. Tandis que certains estiment qu’il faut le mettre en place tout de suite, pour organiser les prochaines élections, certains disent que ça peut attendre, car le temps imparti ne permet pas l’opérationnalité de ses actions. Le Premier ministre Choguel Maïga et ses hommes, eux, se pressent et veulent, contre toute logique, aller à ça. Y a-t-il un agenda caché derrière tout ça ? Pourquoi tant d’oppositions pour une structure dont personne ne discute la pertinence technique et politique ? L’arbitrage du président de la transition est-il attendu ?</em></strong>

A le voir, lors de la rencontre qu’il a initiée, au CICB, ce jeudi, avec les partis politiques sur la question, Choguel K. Maïga, décidément bien pressé de mettre la chose en route, avait l’air rassuré sur l’organe unique de gestion des élections, en dépit de nombreuses réserves formulées quant à son opérationnalité immédiate.

<strong>Risque d’un chaos politique</strong>

Au cours de cette rencontre, il a lui-même donné les assurances. Mais, en fait, les lignes n’ont pas bougé : si la pertinence technique et politique de l’organe unique de gestion des élections ne fait pas de débat ; chacun des acteurs ; politiques, société civile et décideurs, ayant validé sa création, il est clair que l’idée de le mettre en place, pour gérer les élections de fin de transition, pendant que le temps imparti est strictement réduit, n’est pas acceptée par tous.

D’ailleurs, avant de rencontrer la classe politique sur la question, Choguel Maïga le savait bien, car l’atelier du ministère de l’Administration territoriale, toujours chargée de l’organisation des élections, convoqué à cet effet, avait clairement tranché la question. Là aussi, si aucune opinion ne mettait en cause la pertinence d’un tel organe, dont on pense qu’il pourra contribuer à calmer les crises postélectorales, il s’est avéré que sa mise en place soudaine n’est pas acquise.

A l’évidence, tous ceux qui estiment qu’il va falloir repousser la création de cet organe unique soutiennent sans ambages que le temps restant ne permet pas son opérationnalité. Et que vouloir se précipiter pour le mettre en place, c’est justement prendre le risque d’un chaos politique, dont les conséquences seront autrement bien dommages pour le pays.

Beaucoup d’acteurs impliqués dans la gestion des élections avaient alerté sur les risques d’une telle précipitation à mettre l’organe en place, alors que le temps restant est manifestement insuffisant pour lui garantir une totale autonomie d’actions et de moyens sur le terrain.

Dès lors, on a pensé le débat clos sur la mise en place immédiate de l’organe unique de gestion des élections, étant donné que ledit atelier avait été initié par le ministère de l’Administration, la structure ministérielle chargée de l’organisation des élections. Mais, voilà.C’estsans compter sur la détermination du Premier ministre Choguel Maïga et ses hommes qui sont revenus à la charge pour remettre les choses sur le tapis.

<strong>La malheureuse expérience de la Ceni</strong>

On ne sait pas encore quel sera la réaction du ministère de l’Administration territoriale, qui sait à quoi s’en tenir sur ces questions.Mais ce qui est sûr, c’est que dans la foulée, des deux rencontres initiées par le ministère et par le Premier ministre lui-même ; des hommes de ce dernier, ses lieutenants, comme on le dit, avaient tenté de vanter la trouvaille comme une nécessité politique absolue pour la refondation du nouveau Mali. Certains d’entre eux, sans faire référence aux risques sous-jacents, avaient même promis que l’organe unique allait se mettre en place coûte que coûte. Comme si le jeu était déjà fait.

En tout état de cause, le pays a connu une malheureuse expérience de cette précipitation politique autour d’un organe indépendant de gestion des élections. C’était en 1997, avec l’histoire de la première Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui s’est soldée par une violente crise politique. A cette époque, la nouvelle Ceni, à peine six mois de sa création, était au four et au moulin dans l’organisation des législatives. La suite est connue de tous : le fiasco électoral, suite à l’annulation de ce scrutin, avait plongé le pays dans une crise politique aiguë. Et ce n’est pas à un Choguel Maïga, opposant dans l’âme à l’époque, qu’il faut raconter ce chapitre politique tourmenté du pays.

On dit, à l’époque, que l’administration, l’expérimentée du champ des élections, avait laissé faire sur le terrain, sans s’y mêler. Et le désastre électoral a été consommé. Avec l’expérience acquise de cette tourmente politique, la Ceni à l’époque a pu se rattraper, des mois après de travail sur le terrain, pour tenir des élections correctes.

<strong>Le nécessaire arbitrage du chef de l’Etat</strong>

De la même chose on dit de l’agissement du Premier ministre Choguel Maïga et ses hommes d’aller, au plus vite, dans la mise en place de l’organe unique, en sachant pertinemment que le temps de son adaptation, vu la difficulté du terrain, qu’il pourra s’agir du contrôle de la manne financière, liée à l’organisation de ces élections. Certains de ses hommes, opérateurs économiques attitrés, s’activant avec toutes leurs énergies en faveur de cet organe unique, seraient intéressés par les contrats mirobolants qui s’y attachent.

D’autres, plus tranchants, attribuent tout cela, surtout du côté de la Primature, à la volonté politique déguisée d’aller au-delà du temps limite accordé pour la fin de la transition. Histoire, redoute-on dans certains milieux, d’obtenir une certaine prorogation de la transition.  Une possible prorogation suggérée par l’un des proches du Premier ministre au cours d’une sortie publique, qui n’a laissé personne indifférent.

Voilà pourquoi, en prévision de tout risque, synonyme de rupture politique violente, pour le pays, l’arbitrage du président de la transition, sur qui repose la responsabilité des engagements souscrits par le pays, est fort heureusement attendu.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démolition de la zone aéroportuaire :  Choguel rattrapé par ses propos ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/demolition-de-la-zone-aeroportuaire-choguel-rattrape-par-ses-propos-2935841.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 06:53:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce samedi 3 juin 2021, la Plateforme des habitants de la zone dite aéroportuaire a organisé un meeting afin de faire le point de la situation. Les responsables de ladite plateforme en ont également profité pour rappeler au Premier ministre des propos tenus dans ce dossier. </strong>

S’est-il fait piéger par ses propres mots ? Aujourd’hui, le Premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga est sûrement face à un dilemme qui ne dit pas son nom. Car ils sont plusieurs villages et quartiers aux environs de Bamako, soit 11 au total, à être concernés par cette affaire dite de la zone aéroportuaire. En effet, depuis le début de la démolition, en janvier dernier, c’est un véritable bras de fer qui est enclenché entre les victimes et l’ancien gouvernement. À l’époque, les membres du comité stratégique du M5-RFP, en l’occurrence l’actuel Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga, avait clarifié sa position. Telle une balle de ping-pong, l’histoire refait surface et mettra sûrement le chef du gouvernement dans un embarras de choix.

Et aujourd’hui, les victimes, regroupées au sein d’une plateforme, ne demandent qu’une chose: être dédommagées jusqu’au dernier centime.

Lors du meeting de ce samedi, les premiers mots furent ceux du représentant du chef de quartier de Niamakoro. Ce dernier a appelé toutes les victimes  à l’union jusqu’à la victoire finale.

Pour sa part, Mohamed Aly Sidibé, président de la commission d’organisation, dira qu’il s’agit d’une affaire qui concerne plusieurs milliers de personnes. Selon lui, les autorités doivent faire le nécessaire afin d’éviter des fronts de mécontentement.

Oumar Konta, représentant des déguerpis de de Niamakoro, dira que le Haut conseil islamique a joué un rôle primordial comme médiateur. Et ce, grâce aux efforts de son président, Ousmane Chérif Madani Haïdara. À l’en croire, lors de la démolition de Niamakoro, en 1995, sous le président de la République Alpha Oumar Konaré, nombreuses sont les victimes qui n’ont vu la moindre couleur d’une quelconque parcelle lors du dédommagement.

Pour sa part, Sitan Kanté, porte-parole des victimes de Faladiè, dira que l’heure de vérité semble sonner pour les nouvelles autorités. « Avant que Choguel ne soit Premier ministre, il nous a clairement dit que la démolition des maisons par l’ancien gouvernement était basée sur du faux. Il nous l’a dit à plusieurs reprises et nous avons les preuves. Maintenant, la balle est dans son camp», a-t-elle martelé.

En sa qualité d’invité d’honneur lors de ce meeting, Aboubacar SidikiFomba du CNT dira que cette zone n’est pas une zone aéroportuaire ; mais une zone appelée d’utilité publique. Ce qui signifie la présence de plusieurs structures. C’est-à-dire que l’Etat a la possibilité de déclasser une partie et la revendre à qui il le veut. Il dira que c’est ce qui signifie la vente de 50 hectares à Togouna Agro-industrie, et une autre partie à la Femafoot, etc. Il dira qu’il est temps que les autorités actuelles résolvent le plus tôt possible cette énième crise. En plus du Premier ministre, le président de la transition peut aussi mettre fin au suspense et soulager les victimes, a-t-il déclaré. Aussi, M. Fomba dira qu’il a déjà introduit au CNT une procédure afin que la lumière soit faite sur les biens immobiliers de l’Etat qui ont été bradés.

Quant à BoyôKonta, porte-parole des femmes de la plateforme, l’heure n’est pas encore aux réjouissances. « Je ne peux pas applaudir Choguel. Beaucoup de politiciens nous ont longtemps trahis. J’attends d’abord pour le voir à l’œuvre. Car les promesses d’un homme politique ne valent plus grande chose dans ce pays. Choguel nous a dit à plusieurs reprises que nos maisons ont été démolies sur du faux. Donc, on l’attend », s’est-elle lamentée.

De son côté, le coordinateur général de la Plateforme des habitants de la zone dite aéroportuaire, M. Aboubacar SidikiKanta, dira que le Premier ministre a le devoir de joindre l’acte à la parole. En effet, selon M. Kanta, l’heure n’est plus à une longue attente. Car l’angoisse et le suspense n’ont que trop duré. Aussi, dira-t-il que la plateforme n’acceptera qu’une commission soit composée d’individus qui ignorent tout de la réalité de cette affaire. « Si jamais on tente de nous imposer des personnes de mauvaise foi, on se fera entendre. On n’acceptera jamais qu’en plus de la démolition de nos maisons, que d’autres viennent nous spolier», s’est-il exclamé. À l’en croire, la plateforme propose trois doléances aux nouvelles autorités du Mali pour la résolution de cette crise. Il s’agit : de dédommager les victimes; de déménager l’aéroport àSanankoroba et laisser les gens récupérer leurs parcelles; d’accélérer la procédure judiciaire contre les fautifs de cette démolition et qu’ils soient jugés à la hauteur de la situation. En d’autres termes, il dira que le Premier ministre Choguel Maïga leur a clairement dit que l’ancien régime a commis l’erreur. Donc, il est temps qu’il rectifie le tir en mettant les gens dans leurs droits, insistera-t-il.

Au tour du secrétaire général de la plateforme, M. Abdoul Salam Togola, de dire que les futurs membres de la commission n’ont plus droit à l’erreur.Et d’éviter un bras de fer. «En cas de manquement nous sommes prêts. Œil pour œil, dent pour dent », a-t-il averti.

<strong>Adama TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil Malien des Chargeurs : Le fauteuil d’Ousmane Babalaye Daou mis en jeu</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/conseil-malien-des-chargeurs-le-fauteuil-dousmane-babalaye-daou-mis-en-jeu-2933832.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:26:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vieil Ousmane Babalaye Daou dirige sans partage le Conseil malien des chargeurs depuis plusieurs années. Son mandat étant terminé il y a longtemps, il doit se résoudre à mettre son fauteuil en compétition. Mais le renouvellement de cette chambre consulaire a pris du retard alors que de nombreux chargeurs affichent leurs ambitions de tourner la page Babalaye</em></strong>.

Selon des sources proches du secteur des transports, une coalition de chargeurs a décidé de soutenir la candidature d’un homme issu d’une communauté dont les membres sont influents dans le secteur privé malien. Ils sont propriétaires de la plupart des entreprises de transport des marchandises au Mali.

Ceux qui veulent débarquer Ousmane Babalaye Daou du Conseil malien des chargeurs sont impatients de voir le ministre des Transports fixer la date de l’élection consulaire. Selon beaucoup d’entre eux, le CMC est l’une des rares chambres consulaires dont le bureau n’est pas renouvelé malgré la fin du mandat du bureau sortant. Le nouveau gouvernement pourrait décider bientôt d’agir dans ce sens après le conseil des ministres du 25 juin 2021 qui a pris un décret pour modifier le mode d’élection qui a porté Ousmane Daou à la tête de la chambre consulaire.

Ainsi, sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le conseil des ministres a adopté un projet de décret portant modification du décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil malien des chargeurs. Selon le gouvernement, le CMC a été créé par l’Ordonnance n°99-036/P-RM du 23 septembre 1999, avec pour mission l’organisation et la représentation professionnelle des chargeurs.

Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999. L’application de ce décret a révélé des insuffisances relatives notamment au mode d’élection des membres consulaires qu’il convient de corriger. Le projet de décret adopté corrige ces insuffisances en remplaçant le mode de scrutin uninominal par le mode de scrutin de liste comme mode d’élection des membres de l’assemblée consulaire du Conseil malien des chargeurs.

Le processus doit s’accélérer, d’autant plus que les chargeurs sont appelés à jouer un grand rôle dans l’approvisionnement du pays qui connaît une flambée des prix sur les marchés. La vie chère qui inquiète la population pourrait être combattue avec l’implication des chargeurs qui sont incontournables dans le ravitaillement du pays en produits de première nécessité.

<strong>Nampa KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique :  Boubou Cissé ouvre la guerre des clans à l’URD</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-boubou-cisse-ouvre-la-guerre-des-clans-a-lurd-2933833.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:18:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A force d’insister, l’ancien Premier ministre Boubou Cissé est sur le point de terrasser ses adversaires lui barrant la route à l’URD. On a ainsi appris la semaine dernière son adhésion à la section URD de Djenné.Ce qui n’est qu’une étape de son plan de la conquête du parti de la poignée de mains. Mais l’ambition de l’ancien Premier ministre se heurte à des résistances farouches au sein des héritiers de feu Soumaïla Cissé.</em></strong>

On assiste en ce moment à une bataille rangée entre les différents camps opposés. Les compagnons de longue date du regretté président-fondateur du parti ne voient pas tous d’un bon œil cette ruée de jeunes cadres venant d’autres horizons pour prendre en otage le parti dont le président est le Pr. Salikou Sanogo.

Boubou Cissé arrive avec la ferme volonté de se faire élire candidat de l’URD à la présidentielle de 2022. La porte d’entrée qu’il a trouvée est celle de Djenné, dans la région de Mopti. Et tout semble bien marcher pour lui, au regard du positionnement récent de certains jeunes leaders du parti qui avaient, dans un premier temps, manifesté de l’hostilité à l’égard de l’ancien Premier ministre d’IBK.

C’est dans la région de Mopti, selon certaines indiscrétions, que sera choisi plus tard le candidat de l’URD à la présidentielle. On avait cru l’ambition de Boubou Cissé enterrée lorsque la direction du parti avait déclaré dans un communiqué que le candidat de l’URD sera uniquement un militant du parti. Cissé qui a plus d’un tour dans son sac ne s’est pas avoué vaincu.

C’est ainsi qu’il revient en force, avec la complicité de certains cadres du parti, en adhérant officiellement à l’URD. Il fait ainsi un croc-en-jambe à des cadres comme Me. Demba Traoré qui veut être le prochain candidat du parti à la présidentielle de 2022. Même le vieux Salikou Sanogo, accroché aux principes, ne s’attendait pas à entendre parler à nouveau de Boubou Cissé de cette manière-là.

Le jeune loup aux dents longues coupe le sommeil aux vieux du parti qui ont choisi de marcher sur les traces de Soumaïla Cissé. Ce dernier a ouvert les portes de son parti à tout le monde. C’est ainsi que Me. Demba Traoré a été accueilli à bras ouverts après avoir quitté le Cnid de Me. Mountaga Tall ; Me. Boubacar Karamoko Coulibaly, un ancien de l’Adema, a aussi été accueilli par Soumaïla Cissé.

En 2018, le vieux fondateur de l’URD avait ratissé large au sein des partis politiques et de la société civile autour de sa candidature à la présidentielle. C’est ainsi que TiébiléDramé, le président du Parena, un parti de l’opposition, avait été choisi comme directeur de campagne de Soumaïla Cissé après avoir renoncé à sa candidature.

Plus récemment, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, a rejoint l’URD avec armes et bagages. Lui aussi nourrit l’ambition de se présenter à la présidentielle sous les couleurs de l’URD. C’est dire que la guerre des clans fera rage au sein du parti qui a l’obligation de réussir le parti de la cohésion avant de réussir celui de la conquête de la magistrature suprême du pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assainissement des villes de Bamako et Kati :  Une multitude de raisons pour soutenir  cette initiative du  Gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/assainissement-des-villes-de-bamako-et-kati-une-multitude-de-raisons-pour-soutenir-cette-initiative-du-gouvernement-2933843.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/assainissement-des-villes-de-bamako-et-kati-une-multitude-de-raisons-pour-soutenir-cette-initiative-du-gouvernement-2933843.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:13:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour promouvoir la santé humaine et parer à d’éventuelles inondations, le ministère chargé  de l’Environnement et de l’Assainissement se veut anticipatif. Ainsi, il vient d’engager des travaux d’envergure pour débarrasser les villes de Bamako et de Kati des ordures. Le coup d’envoi a été donné, il y a quelques jours, sous la présidence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Des actions similaires  sont envisagées dans d’autres localités du pays. </strong>

Résolu à assurer un environnement sain aux Maliens, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable ne lésine pas sur les moyens.  Dans cette optique, il a sorti la grosse artillerie la semaine dernière à travers le lancement des travaux d’évacuation des dépôts de transit des ordures qui assaillent les populations. Le coût de l’opération est estimé à plusieurs milliards de FCFA.

Il importe de souligner au passage que le fonctionnement correct des affaires publiques voudrait  que les autorités communales gèrent efficacement la gestion des déchets liquides et solides. Mais, force est de constater qu’il y a un blocage au niveau des municipalités. Des études à la dispositiondu ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, il ressort que la seule ville de Bamako produit plus de 3 000 m3 de déchets par jour, alors que seulement 40% de cette production journalière sont évacués vers les dépôts. Une situation qui a occasionné  le cumul de  2 239 350 m<sup>3</sup> sur   des dépôts  à la date  du 15 juin 2021.

Face à cette problématique, le nouveau ministre en charge de l’Environnement question, Modibo Koné, a, conformément aux orientations des plus hautes autorités de la transition, décidé d’agir. Ce, pour non seulement garantir les services d’assainissement à la population, mais aussi prévenir les éventuelles inondations qui, chaque année, portent des préjudices aux citoyens.

Mais, curieusement, cette promptitude du département en charge de l’Environnement semble gêner certaines autorités communales. Au motif que les travaux en cours relèvent de leurs prérogatives. Une manière pour eux d’inviter le ministre de l’Environnement à croiser les bras, comme le font certaines municipalités, pour assister au désastre auquel nous conduira inéluctablement le stockage des déchets.  Incapables de jouer leur rôle dans le domaine de l’assainissement, certains  responsables communaux sont en train d’entreprendre des actions visant à saboter l’initiative salvatrice du gouvernement.

Au sein de l’opinion publique, et même chez les partenaires techniques, on estime que ces travaux d’Hercule doivent être soutenus par les autorités communales.  Elles doivent, au  lieu de s’en offusquer, accompagner le département en charge de l’Environnement qui déploie des efforts à leur place.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ansongo :  Irganda réclame la création d’une banque de céréales</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ansongo-irganda-reclame-la-creation-dune-banque-de-cereales-2933849.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La coordination Irganda du cercle d’Ansongo a organisé une assemblée générale d’information afin d’identifier des pistes de solutions sur le problème de l’insécurité qui y prévaut. C’était ce vendredi 25 juin, à la Maison des ainés de Bamako.</em></strong>

La situation alimentaire et sécuritaire du cercle d’Ansongo était, entre autres, le sujet d’actualité de cette assemblée générale. Aux dires de la présidente des femmes, Dr Mariam Djibrilla Maïga, les femmes jouent un rôle important et très intelligent dans l’apaisement des tensions entre les différentes communautés. Elles peuvent jouer un rôle important pour éviter que les enfants soient embarqués dans la prolifération des armes légères.

Pour le Coordinateur d’Irganda du cercle d’Ansongo, Dr Yéhia Idrissa Maïga, cette rencontre a pour but de regrouper tous les  ressortissants du cercle d’Ansongo résidant à Bamako pour réfléchir sur le problème de l’insécurité  qui prévaut dans le cercle. « Viol, enlèvement d’hommes et de bétails, braquage, arrestations de véhicules de transport, des violences sur les personnes, déplacement forcé des populations, enlèvement massif  des personnes et du bétail sont entre autres le quotidien triste des habitants du cercle d’Ansongo», a-t-il décrit.

A l’en croire, une bonne partie des villages ont perdu leurs populations, qui se sont déplacées en direction des grandes villes. Et il va falloir qu’une solution soit trouvée pour alimenter ces populations et leur prise en charge entière.

Pour Sadou Abdoulaye Yattara, ressortissant de Watagouna, la situation sécuritaire est vraiment préoccupante. Il faut que la sécurité revienne, dit-il, sur l’ensemble du territoire par le redéploiement de l’armée pour faire face à la situation.

Selon le président du mouvement Irganda, Ousmane Issoufi Maïga, la commission défense et sécurité va analyser la situation pour ressortir des solutions, afin de ramener la sécurité dans les villages.

Aussi, a-t-il profité de l’occasion pour inviter la population, particulièrement les jeunes, à ne pas tomber dans l’extrémisme violent, mais plutôt à collaborer avec les FAMa. Pour terminer, il a demandé aux autorités de créer une banque de céréales afin de prévenir l’insécurité alimentaire à Ansongo et dans les localités d’Irganda, touchées par les conflits armés.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Traoré Fatoumata Zahara Haidara :  «La détection des abus et des fraudes sont des défis et enjeux majeurs de la Canam »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/traore-fatoumata-zahara-haidara-la-detection-des-abus-et-des-fraudes-sont-des-defis-et-enjeux-majeurs-de-la-canam-2933842.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:07:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour plus d’efficacité des services liés à l’Assurance maladie obligatoire, la Caisse nationale d’assurance maladie engage une guerre sans merci contre la fraude. C’est ce qui ressort de l’exposé de Mme Traoré Fatoumata Zahara Haïdara. C’était lors de l’atelier de formation du Réseau des journalistes citoyens, action pour la République (Jcar). Le thème était : « Défis et enjeux de l'impact négatif de la fraude dans l'AMO ».</em></strong>

<em> </em>Dans sa lutte contre la fraude,  la sensibilisation constitue une arme redoutable pour la Canam. D’où l’intérêt du présent atelier dédié aux hommes de média.

Dans son exposé, Mme Traoré Fatoumata Zahara Haïdara, chef Service juridique et contentieux de la Canam, a fait une communication, sous l’égide du conseiller technique Sériba Traoré.  A cette occasion, elle a rappelé que la  lutte contre la fraude est consacrée par la loi n°09-015 du 26 juin 2009, ainsi que le décret n°09-552/P-RM du 12 octobre 2009 fixant les modalités d’application de cette loi, le décret n°10-579 /PRM du 26 octobre 2010 portant approbation de la Convention type de délégation de gestion dans le cadre de l’AMO et le contrat d’objectifs et de moyens entre la Canam et les organismes gestionnaires délégués (Inps et Cmss). <em>« La détection des abus et des fraudes sont des défis et enjeux majeurs de la Canam, entre autres, par rapport à la maitrise des risques et par conséquent à la viabilité et la pérennité du régime de l’Assurance maladie obligatoire. C’est dans ce cadre que la Canam a mis en place les organes de lutte contre la fraude. Ces organes comprennent : le Comité de pilotage ; la Commission médicale ; le Comité technique»,</em> indiquera-t-elle. Le comité de pilotage est l’instance suprême de la lutte contre la fraude à l’assurance maladie. Il a pour mission de définir et de conduire la lutte contre la fraude à l’assurance maladie obligatoire. A cet égard, il détermine les choix stratégiques ; valide le plan d’actions de prévention et de répression ; coordonne les activités de lutte contre la fraude ; évalue les résultats atteints ; propose les améliorations, a-t-elle expliqué.

S’agissant de la commission la commission médicale, elle a pour mission d’examiner tous les cas de suspicion de fraude, de faute, d’abus à l’assurance maladie dans les domaines médicaux, chirurgicaux et pharmaceutiques. Elle émet un avis motivé sur chaque cas de suspicion de fraude, de faute, d’abus avant transmission du dossier au comité technique.

A en croire l’oratrice, l’examen d’un dossier par la commission médicale peut aboutir à un classement sans suite ou à une suite en termes de prévention ou de répression. Elle détermine ainsi les niveaux et/ou seuils de déclenchement de la lutte contre la fraude à l’assurance maladie dans les domaines médicaux, chirurgicaux et pharmaceutiques.

Le comité technique, détaille Mme Traoré Fatoumata Zahara Haïdara,  est la structure d’exécution des décisions de la lutte contre la fraude à l’assurance maladie en relation avec le conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam). A ce titre, précise-t-elle, il élabore le plan d’actions de la lutte contre la fraude. Après validation par le comité de pilotage, il en assure la mise en œuvre.

<strong>Typologie de la fraude à l’AMO </strong>

Afin d’améliorer la lutte contre la fraude, les constats ont permis d’établir une typologie qui, sans être exhaustive, constitue un outil destiné à permettre aux acteurs de la lutte contre la fraude de mieux identifier les comportements délictuels.

Les fraudes constatées sont diverses, changeantes à la mesure de la capacité des fraudeurs de repérer les actions de contrôle et de s’efforcer de les déjouer.

Ainsi, énumérera-t-elle les types de fraude à l’AMO. Il s’agit de  la fraude documentaire, la fraude aux cotisations et les actes fictifs facturés par les prestataires.

Pour la fraude documentaire, il s’agit de fournir une fausse pièce d’état civil (falsifiée usurpée ou échangée) pour prendre en charge d’autres personnes, autres que les ayants-droit.

En ce qui concerne les actes fictifs facturés par les prestataires, le professionnel de santé perçoit les sommes correspondantes à des actes qu’il n’a pas réalisés ou des produits qu’il n’a pas délivrés.

Parlant de la fraude aux cotisations, il s’agit pour certains employeurs de prélever les cotisations sur les salaires et non reversées à la Canam ou de minorer l’assiette de cotisation.

<strong>Cas de la fraude la plus fréquente</strong>

Parmi les cas de fraudes les plus fréquents, Mme Traoré mentionnera l’utilisation de la carte d'un assuré au profit d'un non-assuré (complicité entre prescripteur et patient) ; l’abus dans la prescription médicale : quantité et nature du produit (prescripteur et/patient) ; l’utilisation de tickets d'accréditation de la même série sur plusieurs ordonnances (complicité entre prescripteur et pharmacien). S’y ajoute l’utilisation d'anciens tickets d'accréditation sur des feuilles d'ordonnance récentes (complicité entre prescripteur et pharmacien) ; la surfacturation du prix de certains produits pharmaceutiques (pharmacien).

En clair, on note une collusion entre prescripteur et pharmacien: prescription médicale d’une structure sanitaire dont les ordonnances sont servies dans la même officine avec des montants qui varient entre 50 000 et 190 000 F CFA.

Dans son exposé, elle révèle que la majorité des ordonnances d’un prescripteur est servie par la même officine avec des montants qui varient entre 60 000 et 93 000 F CFA (Bamako).

-16 ordonnances d’un même prescripteur servies par la même officine dont le montant varie entre 50 000 et 90 000 FCFA (Tombouctou).

Aussi, note-t-elle la prescription non rationnelle : ordonnances servies par une officine avec une répétition neuroleptiques, l’abus de consommation où il y a  prescription irrationnelle.

Ainsi que les fausses factures. Il s’agit essentiellement de la facturation d’actes médicaux non effectués ou de médicaments non délivrés.

<em>« le contrôle médical a permis le remboursement des prestations frauduleuses dans certaines officines de pharmacie pour un montant de 7 300 000 F CFA; les cabinets privés ont remboursé un montant de 5 513 000 F CFA; des assurés ont remboursé un montant de 3 049 170 F CFA pour les prestations frauduleuses et trois cabinets de soins de Bamako ont eu à rembourser 14 462 170 F pour des cas avérés de fraude »</em>, argumentera Mme Traoré.

<strong>Sanctions </strong>

Dans sa communication, l’oratrice précisera : « La loi instituant le régime d’assurance prévoit des sanctions qui peuvent être civiles, pénales, conventionnelles ou ordinales pour la répression de la fraude. Ces sanctions sont mentionnées dans les articles ci-dessous cités: article 60 : <em>« Est puni d’une amende de 65 000 à 325 000 F CFA et du remboursement des sommes indument perçues au titre de l’AMO quiconque se rend coupable de fraude ou de fausse déclaration pour obtenir des prestations qui ne sont pas dues, sans préjudice des poursuites judiciaires ».</em> Article 61 : <em>« Est passible d’une amende 130 000 à 650 000 F CFA le prestataire de soins qui se rend coupable de fraude ou de fausse déclaration sans préjudice des poursuites disciplinaires qui peuvent être prononcées à son encontre par l’ordre professionnel concerné ou de la mise hors convention et d’autres poursuites judiciaires. Les conséquences et sanctions encourues peuvent être: le remboursement des sommes indûment perçues ; un avertissement écrit ; une  mise en surveillance pendant une période déterminée ; une suspension de la convention ; une dénonciation de la convention ».</em>

<strong>Propositions de solutions </strong>

A la lumière des difficultés ci-dessus évoquées, indique la communicatrice,  les solutions suivantes sont proposées: le contrôle physique des assurés; le renforcement du partenariat avec les prestataires de soins (pharmacien); le renforcement de la campagne de communication et de sensibilisation sur la fraude; la communication sur les cas de fraude ayant l’objet de poursuite judiciaire; l’envoi aux assurés l’état récapitulatif de leur consommation de prestation AMO.

Aussi, énonce-t-elle la révision du délai de paiement des feuilles de soins pour les officines de pharmacies, le délai de 15 n’étant pas tenable, quels que soient les efforts déployés. S’y ajoutent le renforcement du contrôle médical aussi bien au niveau des établissements de soins qu’au niveau du traitement des feuilles de soins ; les échanges de données avec des administrations telles que l’Inps, la Cmss, la Dnfpp, les impôts, la Direction nationale de l’état civil; le recrutement des enquêteurs externes et des médecins référents.

<strong>Assurer la pharmacovigilance</strong>

A ce niveau, elle préconise de mettre en place un mécanisme permettant aux pharmaciens de demander l’accord de la Canam pour les prescriptions douteuses; mettre les prestataires et la Canam en réseau et faire le plaidoyer auprès des grossistes pour revoir le délai d’approvisionnement des pharmacies.

« Compte tenu du rôle du régime de l’AMO dans le dispositif sanitaire du pays, il est nécessaire aujourd’hui que tous les acteurs (prescripteurs, pharmaciens, gestionnaires de l’AMO, bénéficiaires…) conjuguent leurs efforts pour circonscrire le risque de fraude à l’AMO qui menace sérieusement la survie du régime.

La lutte contre la fraude est l’affaire de tous», conclura-t-elle.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Economie&#45;finances : Le Mali vers un budget de 3000 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economie-finances-le-mali-vers-un-budget-de-3000-milliards-fcfa-2933836.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:05:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avec l’augmentation des charges salariales de la fonction publique et les dépenses sociales, le budget du Mali pourrait atteindre près de trois mille milliards de francs CFA. Les autorités en place ont déjà déclenché le processus d’une telle augmentation. En témoigne une communication du ministre de l’Economie et des Finances, présentée au conseil des ministres le 25 juin 2021. Selon nos sources, le conseil a pris acte de cette communication écrite relative au document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2022-2024.

En effet, le document de programmation budgétaire et économique pluriannuel permet au gouvernement d’informer les députés sur l’évolution des finances publiques, sur les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme en matière d’équilibre budgétaire et financier.

Ce document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période allant de 2022 à 2024 prend en compte les priorités d’allocation du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable 2019-2023 et les actions contenues dans le Programme d’actions du gouvernement, adopté par le Conseil national de transition.

Ledit document est établi sur la base d’une prévision de croissance de 5,3% en moyenne et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,4%. Ainsi, les ressources budgétaires du Mali sont estimées en 2024 à 2 717, 6 milliards de francs CFA.Elles connaîtront une croissance moyenne de 9,5%. Les dépenses s’élèveraient en moyenne à 2 942,9 milliards de francs CFA sur la période 2022-2024, avec un rythme de progression moyen de 5,8%.

Le gouvernement explique que sur la période 2022-2024, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes diverses et variées. Ces contraintes sont, entre autres, l’obligation de respecter les critères de convergence communautaire de l’Uemoa et de la Cedeao, la mise en œuvre des engagements souscrits avec le Fonds monétaire international dans le cadre du Programme économique et financier et le service de la dette intérieure.

Selon les experts, les dépenses seront orientées vers la prise en charge des engagements du gouvernement pour lesquels la priorité sera accordée en termes d’allocations budgétaires, notamment : le renforcement de la défense et de la sécurité ; l’organisation des élections générales; le renforcement du système judiciaire. Il y a également la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger; la refonte du système éducatif; le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement; la consolidation des acquis sociaux et le renforcement du capital humain.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly :  &amp;quot;On n’a pas besoin d’homme fort, mais d’entreprises fortes&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mamadou-sinsy-coulibaly-on-na-pas-besoin-dhomme-fort-mais-dentreprises-fortes-2933845.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:03:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le diagnostic de la phase II de la Transition du président du Conseil national du patronat du Mali (Cnpm) et ses propositions de sortie de crise dans l’interview ci-dessous.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Lors du dernier sommet des chefs d’Etat de la sous-région, tenu à Accra (le samedi 19 juin, Ndlr), la Cédéao a été clair : pas question de lever la suspension qui frappe le Mali depuis le dernier coup d’Etat perpétré par les militaires en dépit de la nomination d’un Premier ministre de la Transition. A l’interne, le contexte sociopolitique n’est pas reluisant : manque d’inclusivité, méfiance, tension sociale. Le nouveau gouvernement de la Transition fait face à d’énormes défis. Comment analysez-vous cette situation pour le moins préoccupante du pays ?</strong>

<strong>Mamadou Sinsy Coulibaly :</strong> Le climat social est très fragile et la méfiance très grande à l’égard de la Transition et de son gouvernement. A vrai dire, on n’a pas besoin d’un nouvel homme fort au Mali. Ce dont on a le plus besoin, pour le pays, ce sont des entreprises fortes. On a besoin que les investisseurs soient plutôt rassurés, sécurisés et protégés.

Le gouvernement de la Transition, dirigé par le Premier ministre Choguel Maïga, dès l’annonce de sa composition, a essuyé beaucoup de critiques de la part de nombreux acteurs nationaux quant à son manque d’inclusivité. Il s’agit là d’un réel coup de froid d’autant que l’une des exigences du sommet extraordinaire des chefs d’Etat, à Accra, portait justement sur le caractère d’inclusivité du gouvernement de la Transition.

On est loin du compte au regard de la configuration actuelle du gouvernement. Il faut pourtant y faire face, en évitant de se surcharger avec des chantiers non nécessaires à l’objectif de la Transition de tenir les élections dans le délai imparti. Or, à y regarder de près, en établissant un diagnostic clair sur les quatre priorités énoncées dans le programme du nouveau gouvernement, on se pose des questions.

Voyons ensemble les priorités annoncées par le nouveau Premier ministre : renforcement "quantitatif et qualitatif" des forces de défense et de sécurité ; mise en place de "structures appropriées" pour finaliser les réformes et la révision de la Constitution ; mise en œuvre "efficiente" de l’Accord d’Alger ; organisation d’élections crédibles et transparentes aux échéances prévues, "tout en poursuivant les chantiers déjà ouverts".

On le voit plus nettement, ce programme de gouvernement paraît totalement irréaliste par rapport à l’accord d’Accra, qui prévoit de se concentrer avant tout sur la mission de la tenue des élections aux dates prévues.

<em><strong>Si l’on en croit aux critiques émanant de plusieurs acteurs politiques et autres, le risque de voir la Transition se prolonger ou s’écourter n’est pas écarté. Croyez-vous en cela ? Ne serait-ce pas, pour vous, une régression, un échec de la Transition ?</strong></em>

Je pense que les défis sont énormes et complexes pour notre pays pour qu’on évite de se focaliser sur des spéculations stériles et des jugements de valeur.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous n’avons plus droit à l’erreur et il est crucial, pour les autorités de la Transition, de se concentrer sur leurs missions essentiels, celles qui sont annonciatrices d’une fin tranquille de la Transition. C’est avec cela que nous pourrons éviter, à notre pays, de connaître bien de tourments.

En cas d’écourtement ou de prolongation de la Transition, comme le redoutent certains, il est clair que cela se fera avec ou sans les militaires. Et les conséquences qui en résulteront, au plan économique, politique et géostratégique seront énormes pour notre pays qui pourra également connaître des difficultés avec les pays voisins, en raison du caractère d’interdépendance de nos économies.

Alors, s’il est évident, pour certains, que le souci principal de la junte est de se cramponner au pouvoir, et donc de prolonger la Transition, elle doit réfléchir, par deux fois, et se détourner de cela. Et éviter ainsi de mettre le pays à nouveau sur le banc des accusés.

<em><strong>Faut-il s’inquiéter, selon vous, d’une telle remise en cause de la Transition ? Les conséquences pourront être dramatiques pour le pays…</strong></em>

Déjà, ce n’est caché à personne que l’effet du double coup d’Etat et la nomination d’un  nouveau Premier ministre, qui ne fait pas l’unanimité parmi les acteurs politiques, ne s’annoncent pas prometteur pour le pays.

La remise en cause de la Transition, dans ces conditions, je le pense très sincèrement, se traduira par le ralentissement des activités entrepreneuriales, en ce sens que les investisseurs ne seront pas au rendez-vous. L’économie va chuter, car il n’y aura pas de recettes fiscales. Et l’entreprise, dans un tel contexte de faillite, se portera alors mal.

Le monde économique, les investisseurs privés, institutionnels, les entrepreneurs, tous sont très inquiets de cette situation d’autant que la méfiance va gagner tous les milieux, y compris ceux de la communauté internationale.

Voilà déjà que la Banque mondiale, premier injecteur d’argent frais dans l’économie malienne, a interrompu ses paiements sur le pays qui touche tous les secteurs. Bon an mal an, ce sont près de 900 milliards de F CFA (équivalent à la moitié du budget du Mali !) qui sont ainsi bloqués.

Il en résulte aussi pour les banques maliennes, une surliquidité. Cela, je le pense, est un très mauvais signe pour nos banques et nos entreprises qui arrêtent ainsi d’investir dans les secteurs vitaux. Alors, pas de création de richesses, pas d’emplois.

Barkhane a suspendu ses missions communes avec l’armée malienne qui donnaient de très bons résultats : selon de nombreux témoignages de soldats au nord, la confiance des militaires maliens dans le commandement français, l’organisation, le matériel et la qualité des munitions ainsi que les soins, en cas de blessure ou de décès avec la prise en charge des ayant-droits, rendaient les militaires maliens particulièrement efficaces au combat ! Or ces bons résultats sécuritaires sont pourtant nécessaires pour organiser les élections. Sans Barkhane, l’armée malienne perdra une énorme capacité opérationnelle sur le terrain !

Il est donc nécessaire et vital d’européaniser Barkhane pour ne pas laisser la place vide de la France. De plus, il est impératif d’impliquer l’Europe, avec l’appui de la France, dans des discussions avec la Cédéao en vue d’alléger la mesure de suspension qui frappe le Mali.

<em><strong> </strong><strong>Où situerez-vous les points de faiblesse de cette Transition qui risque d’être talonnée de toutes parts ?</strong></em>

Le front social avec l’Untm se raidit fortement, car l’argent manque dans le pays et l’entente des différentes composantes du M5 est aujourd’hui mise à rude épreuve. Cela risque de faire gripper la machine de la Transition finalement d’autant qu’il n’est pas exclu que les produits de première nécessité connaissent une certaine augmentation.

Dans ce climat général, auquel peut se joindre à tout moment le soulèvement de la jeunesse, le risque d’embrasement et d’enlisement à court terme est réel.

Attention encore une fois de plus, le point de non retour est presque attient…

Le risque d’écourter la Transition actuelle par la violence et une radicalisation d’une partie de la population sont des menaces réelles à ne pas négliger.

<em><strong>Concrètement, comment pouvons-nous nous en tirer ? La solution, selon vous, passerait-elle par un recadrage des missions de la Transition ? </strong></em>

Je crois qu’il est important de s’en tenir aux accords d’Accra. Il faut agir, et le faire très rapidement dans le but de recentrer la Transition sur ses objectifs définis à Accra : celui de la tenue des élections dans le temps imparti et qu’elle clarifie ses objectifs vis-à-vis de la communauté internationale, de la société civile et de la jeunesse malienne.

De plus, qu’elle maintienne sa demande des 96 milliards de F CFA pour l’organisation des élections et s’en tienne là.

<em><strong> </strong><strong>Parlerez-vous, comme d’autres, de la responsabilité des hommes politiques qui ont semble-t-il laissé faire certaines choses ?</strong></em>

Je le confirme et le réaffirme : c’est bien leur faute et ils doivent nous sortir de cette impasse au lieu de nous faire comprendre que ce qui nous arrive, c’est bien la faute des autres.

<em><strong>Vous avez beaucoup insisté, ces derniers temps, dans vos débats, sur la nécessité d’investir massivement dans l’économie. Selon vous, la solution pour notre pays, en proie à des périls de toutes sortes, passerait-elle par l’économie ?</strong></em>

Tous les grands pays qui ont développé leurs économies, l’ont fait en étroite collaboration avec le secteur privé, fondé sur une vision très claire du développement humain.

C’est avec une telle assurance du développement qui permet aux bailleurs de fond, notamment la Banque mondiale, de débloquer les fonds, en ciblant principalement les secteurs vitaux comme l’éducation, la santé et les infrastructures avec l’objectif d’injecter de l’argent dans l’économie et de créer le maximum d’emplois.

On peut donc passer du bilatéral au multilatéral, à travers les forces spéciales européennes, tout en cherchant les bons points d’appui dans l’armée malienne (et celles du G5-Sahel) et en mettant les moyens financiers et humains à hauteur des besoins.

<em><strong> </strong><strong>Pourquoi, après tant d’années, en dépit de l’aide internationale, l’économie malienne ne parvient toujours pas à décoller réellement ? Si vous devez conseiller les dirigeants de ce pays, dans ce sens, que leur diriez-vous ?</strong></em>

Il est stratégique d’investir massivement, avec les partenaires financiers du Mali, dans l’économie. En même temps, il est crucial de suspendre tout financement d’aide publique, de budget, de dettes et de projets d’aide spécifique…

<em><strong> </strong><strong>Vous avez bien l’habitude d’exprimer votre optimisme en l’avenir… Mais, selon vous, que faudrait-il changer, dès aujourd’hui, pour gagner le pari du futur ?</strong></em>

Je pense bien qu’il faille faire confiance aux entrepreneurs privés, aux entreprises maliennes et pourquoi pas à la mondialisation.

<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ingerence politique dans la crise du CNPM : Le jeu dangereux de Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ingerence-politique-dans-la-crise-du-cnpm-le-jeu-dangereux-de-choguel-2933831.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 00:25:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A peine installé dans son fauteuil primatorial, le voilà qui multiplie les faux-pas au sommet de l’Etat : non content de violer la charte de la transition, en allant au-delà de 25 ministres requis pour la formation du gouvernement, il se met à enfreindre une règle essentielle du jeu républicain et démocratique, qui lui fait obligation de respecter la justice, en s’immisçant, en tant qu’Exécutif, dans une affaire judiciaire ; celle relative à la crise du patronat. Ce qui lui ôte toute notoriété à assumer les privilèges d’une charge qui lui requiert une grande aptitude républicaine</em></strong><em>.</em>

A quel jeu dangereux joue le Premier ministre Choguel Maïga à s’immiscer dans une affaire judiciaire, en l’occurrence celle concernant la crise du Conseil national du patronat malien (Cnpm) ; un dossier toujours pendant devant la justice ?

En s’octroyant, comme il l’a fait en début de semaine dernière, le droit de rendre visite, au siège du patronat, à l’un des protagonistes de ce conflit larvé, en l’occurrence le clan Diadié dit Amadou Sankaré, le Premier ministre Choguel Maïga, connu pour ses diatribes répétées contre les potentiels adversaires, a jeté de l’ombre sur la fonction qu’il incarne au nom de la république, et dont l’un des principes fondamentaux est celui de la séparation des pouvoirs.

En effet, en se rendant auprès de Diadié Sankaré, président autoproclamé du CNPM, dont l’autorité est très fortement contestée par l’autre camp rival, le chef de l’Exécutif de la transition sait, au-delà de tout, qu’il a violé l’une des normes cruciales du mécanisme du jeu républicain et démocratique, par lesquelles lui-même tire le fondement légal de sa fonction.

D’où l’interrogation fondamentale qui en découle, à savoir s’il est désormais apte à assumer les attributs fondamentaux  de sa fonction, en tant que Premier ministre de la transition, dès lors qu’il s’est intentionnellement mis au travers de la légalité institutionnelle et républicaine en faisant une telle immixtion grave et dangereuse dans une affaire judiciaire.

En plus, Choguel Maïga, en commettant un tel impair, inqualifiable au regard des normes institutionnelles, savait pertinemment ce à quoi il devait s’attendre. Et pour cause ? Il avait été mis au parfum de cette crise ouverte au sein du Patronat, dès sa prise de fonction, par le camp rival, notamment le bureau dirigé par Mamadou Sinsy Coulibaly. Ce dernier lui avait demandé la stricte neutralité dans ce dossier, en attendant que le fond de l’affaire soit tranché par la justice.

Tenez-vous-même : à la date du 14 juin dernier, une correspondance en bonne et due forme lui parvenait de M. Mamadou Sinsy Coulibaly, l’autre tendance rivale du conflit du patronat, pour lui expliquer clairement le fond de cette crise et les procédures judiciaires y afférentes non encore vidées, en lui sollicitant de ce fait la stricte neutralité.

Dans cette correspondance à lui adressée par le camp dissident qui revendique l’organe dirigeant du Cnpm, en même temps que le président autoproclamé, l’évolution du dossier judiciaire concernant le Patronat est entièrement portée à sa connaissance. En l’occurrence, il lui est rapporté ceci : « Nous avons donc aujourd’hui deux bureaux et deux présidents du Cnpm qui revendiquent tous la légalité et la légitimité en qualité d’organe dirigeant du Cnpm.Compte tenu de la spécificité du secteur et malgré l’impact de cette crise sur notre pays, toutes les tentatives de règlement à l’amiable se sont soldées par un échec. Nous, membres du bureau de la liste de Mamadou Sinsy Coulibaly, rappelons donc que la liste de bureau dirigée par Amadou dit Diadié Sankaré n’a ni la qualité, ni le mandat pour agir et parler au nom du secteur privé ».

Voilà qui est clair et qui devrait conduire le chef de l’Exécutif qu’il est, ayant parfaitement une haute conscience de ses responsabilités au regard des normes démocratiques, à observer une attitude républicaine en la matière. Et cela, d’autant plus que la correspondance du camp dissident, qui lui a été transmise, poursuit en ces termes, après avoir fait le point des procédures judiciaires y afférentes : « En raison de ces procédures judiciaires non encore vidées, nous voudrions solliciter de la Primature d’observer une neutralité dans cette crise du Cnpm. Nous osons croire que Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, comprendra notre démarche légitime et citoyenne ».

Toutes ces précautions d’usage, le Premier ministre de la Transition, Choguel Maïga, n’en a que faire, en raison justement du peu de respect qu’il a des normes démocratiques, l’autorisant, lui, sans se sourciller,  à s’octroyer une telle immixtion grave et pernicieuse dans une affaire judiciaire, en tant qu’autorité administrative centrale.

Rien ne peut arrêter Choguel K. Maïgaà franchir une telle ligne rouge, ni même la haute conscience qu’il devrait avoir de ses responsabilités publiques, encore moins le nécessaire et indispensable esprit républicain qui devrait l’habiter dans la plénitude d’une telle charge. Dès lors que lui-même, au-delà de toutes autres considérations, ne mesure pas, en premier lieu, le coup fâcheux qu’une telle méprise sur la légalité institutionnelle peut lui porter, à lui, et à la charge publique qu’il porte.

Pauvre de nous…

<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANAC :  La création d’une compagnie aérienne nationale à l’ordre du jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/anac-la-creation-dune-compagnie-aerienne-nationale-a-lordre-du-jour-2933838.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 00:08:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mme Aminata Sidibé, présidente du conseil d’administration de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), a présidé la 29<sup>ème</sup>session  ordinaire dudit conseil. C’était le jeudi 23 juin 2021, dans la salle de conférence de l’Agence.</em></strong>

Il s’agissait de présenter les procès-verbaux et les points d’exécution de la précédente session avant d’entamer les travaux de la nouvelle session. À cet effet, la présidente du conseil d’administration, Mme Aminata Sidibé, au cours de son allocution, a rappelé que cette session intervient à un moment où notre pays est confronté à une crise institutionnelle, sécuritaire et sanitaire dont les effets ont conduit à un ralentissement des activités économiques. À l’en croire,  les travaux de cette session doivent porter principalement sur l’examen et l'approbation du compte rendu d'activités et du compte de gestion de l'exercice 2020, le point d'exécution à mi-parcours des activités programmées pour l'exercice 2021, ainsi que l'examen du projet de modification de l'organigramme et du cadre organique de l'Agence.

A ses dires, le budget 2020 rectifié de l'Anac est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de FCFA de 4 633 397 684. En recettes, les émissions ont été réalisées pour un montant de 4 584 220 666 FCFA, soit un taux de 98,94% par rapport aux prévisions. Les recouvrements se chiffrent à 4 404 884 862 FCFA, soit un taux de 96,09% par rapport aux émissions.

Malgré une révision en baisse  de son budget due à la pandémie de coronavirus, qui a créé un manque à gagner de 60%, des réalisations de l’Anac, on note : le renouvellement du certificat de l'Aéroport international président Modibo Keïta-Sénou (Aipmk-S) ; le renforcement des mesures de sécurité et de sureté sur les plateformes aéroportuaires au Mali, notamment à Bamako Sénou, qui a enregistré l’installation de détection des systèmes d’explosif  de troisième génération ; la fourniture de 02 machines X-ray double vue pour bagage de soute et 02 machines pour fret ; la réhabilitation des  aéroports de Tombouctou et Gao qui ont commencé à recevoir des vols, qui en plus de l’aéroport de Kayes;  une étude a été réalisée pour l’extension des aéroports de Kayes et de Sikasso ; des requêtes ont été introduites pour le financement de la réalisation des aéroports de Kidal, Ménaka et Taoudénit.

Au titre des activités programmées, l’Anacnourrit de nouvelles perspectives : « Nous  projetons une étude pour la création d’une compagnie aérienne nationale.Enfin, nous allons poursuivre et recommander  la libération  et la sécurisation du domaine  aéroportuaire, démarrée en 2020 et qui sera poursuivie, car c’est une des réserves de la certification », a-t-elle martelé.

Il ressort des comptes rendus des activités de l’Agence qui avaient été fortement touchées par la crise sanitaire recommencent progressivement, au titre de l’évolution du trafic aérien, les mouvements d’avion à Aipkk-S ont connu une baisse de 28,8% en 2020 par rapport à 2019. Le trafic passager a également connu une baisse d'environ 57,3% en 2020 par rapport à 2019. Ce qui s'explique par la suspension, à compter du 19 mars 2020 au 25 juillet 2020, des vols commerciaux passagers à destination du Mali, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Électrification de la ville de Bamako :   Un projet de 130 milliards verra bientôt le jour à Sanankoroba</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/electrification-de-la-ville-de-bamako-un-projet-de-130-milliards-verra-bientot-le-jour-a-sanankoroba-2933101.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 13:33:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avec un coût de 130 milliards FCFA, le système des solutions énergétiques (E2S) de la Société africaine d’études et de réalisations (Saer-group) et la mairie du District de Bamako ont franchi un cap important dans le but de transformer les déchets en énergie renouvelable. La signature de protocole d’accord s’est déroutée le jeudi 17 juin 2021 à l’hôtel Radisson Collection, en présence du ministre des Mines de l’Energie et de l’Eau.

À en croire Fodié Ibrahima Maguiraga, directeur du système des solutions énergétiques (E2S), les études de faisabilité sont unanimes. C’est un projet aux multiples bénéficiaires, a-t-il souligné dès sa prise de parole. « Ce projet, nous comptons le réaliser pour résoudre au mieux le problème d’ordures auquel le district de Bamako est confronté. Il s’agit pour nous non seulement de protéger l’environnement, mais aussi de créer des milliers d’emplois. Les déchets seront transformés en énergie renouvelable pour appuyer l’EDM. Ce projet connu sous “Energy solution system (E2S), cadre parfaitement avec les ambitions du projet “ grand Bamako”.

À l’en croire, le projet Energy solution system est spécialement basé sur la construction et de gestion d’une unité de transformation des déchets en énergie. Le site sera implanté à Sanankoroba.  Et le coût du projet est estimé à 130 milliards FCFA pour 6000 emplois directs et indirects. Aussi, M. Maguiraga a précisé que les Groupements d’intérêt économique (GIE), les habitants où se situe le site seront hautement représentés lors des emplois.

Pour sa part, Lamine Seydou Traoré, ministre des Mines de l’Energie et de l’Eau a souligné que ce projet marque encore tout l’intérêt que le gouvernement accorde à la question énergétique. « Nous l’avons signalé, qu’il est arrivé à un moment où il faut inverser la tendance qui est composée aujourd’hui à plus de 70% des centrales thermiques qui est une énergie coûteuse. Il s’agit de quitter une énergie coûteuse pour aller vers une énergie renouvelable et moins chère. Ce protocole est une pierre à deux coups. Il s’agit d’une part d’assainir Bamako, et d’autre part de tenter de combler le vide énergétique avec une capacité de production de 40 mégawatts. Ce qui équivaut à la moitié de ce que nous importons de la Côte d’Ivoire», a indiqué le ministre.

Aussi, a-t-il profité pour instruire au directeur du projet et au maire du district qu’il ne s’agit pas seulement de signer un protocole, mais de respecter le délai de réalisation. « Nous veillerons à cela, tout en apportant l’accompagnement nécessaire à ces deux partenaires qui ont eu cette initiative salutaire», a insisté le ministre.

Selon Diadié dit Amadou Sankaré, président de Saer groupe, ce projet nécessite l’accompagnement de la mairie du district de Bamako. Car 40 mégawatts de cette unité de transformation a pour but d’appuyer l’EDM-SA. « Tous les acteurs intervenants dans le milieu des déchets seront impliqués. Nous pensons mettre à la disposition de la ville de Bamako cette idée dont nous croyons révolutionnaire dans l’innovation du secteur de l’énergie renouvelable et de l’assainissement du Mali. La présence du ministre de l’Energie prouve que nous pouvons compter sur l’accompagnement du gouvernement dans la réalisation de ce projet», a laissé entendre le président de Saer group.

Quant au maire du district de Bamako, Adama Sangaré, il dira que cela fait plus de 10 ans que la ville de Bamako a vu passer des projets  similaires, sans suite. « J’ose espérer que cette fois-ci ça sera la bonne initiative. Déjà l’engagement du directeur général de Saer group qui a multiplié les rencontres avec tous les acteurs peut susciter l’espoir.  C’est le manque d’engagement de l’Etat qui a conduit la ville de Bamako dans tous ces problèmes d’ordures. Depuis 2007, la mairie n’a jamais reçu un centime de l’Etat pour l’assainissement. Je demande au ministre de l’Energie à porter le message des collectivités auprès du gouvernement. Il faut inviter tous les habitants à changer de comportement pour faciliter l’assainissement de la ville de Bamako. Il faut que les gens paient leurs taxes. Les taxes sont recouvrées à moins de 10%. Nous voulons assainir Bamako. Et nous sommes en train de faire le maximum, mais il faut que les autres aussi nous accompagnent», a conclu le maire.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Changements climatiques au Mali : « Chaque année, le désert avance d’un kilomètre »</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/changements-climatiques-au-mali-chaque-annee-le-desert-avance-dun-kilometre-2933118.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 11:57:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 16 au 17 juin 2021 à l’hôtel Radisson, des experts venus du Japon et du Sénégal ont pris part à l’atelier national de partage et promotion de l’initiative africaine pour la lutte contre la désertification (AI-CD).</em></strong>

En prélude, le capitaine Kaba Diallo, point focal de l’AI-CD, a affirmé qu’il urge de prendre au sérieux la menace désertique qui guette le Mali. À l’en croire, à l’instar des autres pays du Sahel, le Mali est profondément touché par les effets des sécheresses récurrentes qui ont engendré la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles. Les changements climatiques, la désertification, la perte de la diversité biologique ont eu des répercussions sur la production et la productivité. Depuis la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad) tenue à Nairobi du 27 au 28 août 2016, l’initiative africaine pour lutte contre la désertification a été officiellement lancée. Il s’agit d’une initiative qui vise à renforcer la résilience des nations et des communautés aux changements climatiques en promouvant des mesures de lutte contre la désertification dans le sahel et la corne de l’Afrique.

Selon M. Kaba Diallo, les statistiques au Mali indiquent que 5 millions de Maliens vivent sur des terres dégradées. Il dira aussi que les résultats attendus de l’AI-CD sont, entre autres: contribuer à la prise de conscience de la communauté internationale par rapport à la désertification en établissant un solide réseau entre les parties prenantes de la région; rehausser l’efficacité des efforts engagés pour le développement dans la région en partageant les connaissances et les expériences en matière de lutte contre la désertification;promouvoir les mesures de lutte contre la désertification dans la région en améliorant l’accès aux financements internationaux disponibles pour le développement.

Par ailleurs, le point focal de l’AI-CD a ajouté que de l’indépendance à nos jours, 500.000 hectares de nos terres ont été ravagées, soit par des changements climatiques ou soit par des actes posés par les humains.

Après ces cris d’alarme du point focal de l’AI-CD, le représentant du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Dr Modibo Sacko, a pour sa part appelé les uns et les autres à prendre à bras-le-corps les défis de changements climatiques qui menacent toute l’humanité. À l’en croire, il est primordial que tout un chacun songe à ce que sera le monde sans arbres ni faune.

De son côté, Juyi Takahashi, conseiller à l’aide publique au développement de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), a souligné que leur structure reste attachée au respect de la biodiversité. Aussi, dira-t-il que la Jica accorde une place importante aux objectifs de l’AI-CD.

Venu du Sénégal, le colonel Boubacar Dia, consultant international auprès de l’AI-CD et de la Jica, a indiqué qu’aucun effort ne doit être ménagé pour que le Mali rattrape son retard par rapport à ses paires de la sous-région.

Il faut noter que l’initiative africaine pour la lutte contre la désertification (AI-CD) est présente dans 8 pays du Sahel, à savoir : le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, le Cameroun, le Niger, le Tchad, le Nigeria et la Mauritanie. Il est également présent dans 7 pays de la corne de l’Afrique que sont l’Erythrée, l’Éthiopie, le Djibouti, la Somalie, le Soudan,  le Soudan du Sud, et le Kenya.

<strong>Adama TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Respect de la durée de la transition :  Le Parena dénonce la mauvaise foi du Premier ministre Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/respect-de-la-duree-de-la-transition-le-parena-denonce-la-mauvaise-foi-du-premier-ministre-maiga-2933114.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 10:56:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si le chef de l’Etat, Colonel Assimi Goïta, tente de rassurer l’opinion nationale et internationale de sa bonne foi pour le respect du calendrier électoral, tel n’est pas le cas de son Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Les balades de santé et les vastes chantiers émanant d’un régime légitime que celui-ci entend réaliser pendant le reste de la période transitoire fait douter plus d’un de sa volonté à respecter la durée de la transition, fixée à 18 mois</strong>.

&nbsp;

Eu égard aux discours et gestes du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le scepticisme marque  de plus en plus les esprits des Maliens au sujet du respect du délai de la transition. Car, chargé de coordonner les actions du gouvernement pour aboutir à l’organisation des élections crédibles et apaisées, le Premier ministre a un agenda de quinquennat. Un agenda qui ne rime pas avec celui du chef de l’Etat qui veut donner bonne impression. C’est pourquoi, les observateurs les plus avisés commencent à dénoncer ce désordre qui s’installe au sommet de l’Etat. C’est le cas du Parti pour la renaissance nationale (Parena). Dans un communiqué rendu public la semaine dernière, le parti du bélier blanc a exprimé son inquiétude face à la cacophonie qui s’installe au sommet de l'État sur des questions fondamentales.

Pour le comité Directeur du Parena, le PM semble ne pas comprendre les orientations du chef de l’Etat.

Alors que dans son discours d’investiture, le 7 juin, le Président de la Transition s’engage solennellement à mettre en œuvre de façon judicieuse les conclusions du Dialogue national inclusif, le Premier ministre, lors de sa réunion avec les membres de son gouvernement, le 13 juin, ignorant l’engagement présidentiel, annonce l’ouverture d’un chantier hasardeux comme celui des «Assisses nationales de la refondation », sur « instructions », dit-il, du président de la Transition, s’indigne le Parena. Pire, s’inquiète le parti du bélier blanc,  dans son discours d’investiture, le président de la Transition s’engage, sur la base d’une feuille de route, à conduire «la mise en œuvre des actions prioritaires nécessaires à la réussite de la Transition, notamment l’organisation d’élections crédibles, justes et transparentes aux échéances prévues», au même moment, le Premier ministre entretient un flou artistique sur le respect de la durée convenue de la Transition.

« Il est clair que les chantiers que le Premier ministre veut ouvrir visent à préparer les conditions d’un prolongement de la période transitoire.En effet, il est évident que le temps restant ne saurait suffire pour entreprendre l’organisation non consensuelle d’«assises de la refondation » aux contours et à la durée imprécis, ensuite conduire des réformes et organiser la présidentielle et les législatives», a déclaré le comité Directeur du Parena.

Pour mettre fin à cette confusion que crée Choguel Kokalla Maïga, le Parena invite les autorités à s’asseoir avec les représentants des forces vives pour actualiser la feuille de route et convenir des modalités d’organisation des élections devant marquer la fin de la Transition.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La feuille de route de la transition en difficulté :  Déjà des couacs se multiplient au sommet de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/la-feuille-de-route-de-la-transition-en-difficulte-deja-des-couacs-se-multiplient-au-sommet-de-letat-2933098.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 10:35:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le couple Assimi Goïta-Choguel K. Maïga n’est pas au beau fixe. En témoignent les fausses notes répétitives entre les deux hommes. Toute chose qui risque de gripper la marche d’une transition déjà boiteuse.</em></strong>

Les relations entre Assimi Goïta, président de la Transition, et son Premier ministre Choguel Kokalla Maïga ne semblent pas être régies par une parfaite complicité, comme on l’aurait imaginé.Entre les deux patrons de l’Exécutif, la convergence de vues n’est pas au rendez-vous.

Même si ce n’est pas encore la grande confusion autour d’une feuille de route qui a du mal à être interprétée, selon qu’il s’agit du palais de Koulouba ou de la Primature, il est davantage connu que la cacophonie entre les deux instances suprêmes du pays a pris le pas sur certaines orientations définies à l’ordre de la transition.

Et cela, dès les premiers pas de cette nouvelle collaboration, où manifestement le colonel Assimi Goïta et son Premier ministre ont laissé clairement entendre, côté opinion, qu’ils n’ont pas forcément la même cadence, encore moins la même perception des dossiers chauds, devant constituer, dans le contexte actuel du pays, la priorité des priorités pour une équipe gouvernementale qui sait par avance que le temps n’est plus son meilleur allié.

Cet air de désordre manifeste, imputable au Premier ministre, qui fait un peu trop dans les effets d’annonce, n’est, pour le moment, que le reflet d’une difficile cohabitation entre les deux hommes, n’ayant pas les mêmes priorités face à la feuille de route de la transition.

En fait, ce n’est pas un hasard si le Parena, le parti de TiébiléDramé, dans un communiqué qu’il a rendu public la semaine dernière, a alerté sur les incohérences d’approche et de style entre les deux hommes qui risquent de gripper la machine institutionnelle au sommet de l’Etat.

Les faits sont têtus : d’abord, le président de la Transition, dans son adresse à ses concitoyens après la prestation de serment, en tant que chef d’Etat, a insisté sur le respect du délai de la transition, en ciblant l’application stricte des conclusions du DNI, la tenue d’élections crédibles et propres, dans le temps imparti. Et puis ce fut le tour au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, dans le cadrage des priorités à l’adresse des membres de son équipe, d’étendre le champ d’application de la transition à des activités comme l’organisation prochaine des assises nationales et la révision de la constitution. Pire, il parle de l’application intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, dont les citoyens cherchent toujours à comprendre ce qu’il veut dire par « application intelligente».

On l’aperçoit très clairement.En termes de casting des priorités annoncées, les deux hommes de l’Exécutif central de la transition ne sont pas forcément sur la même logique d’approche. Ce qui manifestement ne suscite pas un grand enthousiasme au sein de l’opinion publique qui sait par avance qu’une telle dichotomie n’est pas nécessairement le signe d’une parfaite collaboration qu’on a le droit d’attendre en pareille circonstance.

Si les choses se tiennent à l’état, et que le chef du gouvernement doit continuer à planifier les actions qu’il a déjà prescrites au compte de la transition, ne serait-ce que pour la révision de la constitution et l’organisation des assises nationales, le temps imparti pour ce genre de casting opérationnel ne saurait suffire pour le restant de la transition, d’autant que le consensus, souhaité et voulu pour en constituer le ciment, serait bien difficile à mettre sur pied pendant ce laps de temps.

On le voit, avec Choguel Maïga, qui n’hésite pas à étendre le champ d’application de la transition bien au-delà des limites fixées par le président de la transition, la nouvelle feuille de route de la transition, elle, est bien extensible à souhait, au point d’intriguer pas mal d’observateurs sur les intentions réelles du Premier ministre à bien vouloir achever, à temps convenu, comme cela lui a été demandé, le restant de la transition.

Rien ne se fait au hasard dans ce genre de timing et de casting sur les actions menées, constatent les analyses politiques, qui soutiennent clairement qu’une clarification de la feuille de route de la nouvelle transition est bien nécessaire à faire.Histoire de recadrer les choses et d’éviter des quiproquos fâcheux à la tête de l’Exécutif, au moment où les défis et les priorités se multiplient à la charge d’une transition qui n’a pas du tout besoin d’éparpiller ses efforts, compte tenu de la contrainte liée au facteur temps.

Le Premier ministre le sait d’autant mieux qu’il n’a aucune logique pour ce faire : il n’a aucun intérêt politique, ni réel ni actuelà se faire, en allant au contre-sens du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, sur les grandes orientations de la transition, sauf à créer volontairement les conditions d’un blocage périlleux pour une fin apaisée de la transition, synonyme de retour du pays à une normalité constitutionnelle. Un scénario qui pourrait nous ramener à la case de départ.

Ce qui est le souhait de tout le monde, à commencer par les acteurs internationaux, qui estiment d’ailleurs à juste titre que certains chantiers cruciaux, comme la refondation de l’architecture institutionnelle du pays, émanent d’une autorité légitime, issues directement du peuple, et qui échappent, de ce fait, rien que par leur originalité politico-institutionnelle, au ressort limité de la transition.

Pour le cas du Mali, c’est connu que la révision de la constitution de 92 est emblématique : à plusieurs reprises, et par différents protagonistes politiques, depuis 2001 à ce jour, le processus de révision de la constitution a connu de grands bouleversements politiques. Compte tenu de ce facteur historique, on voit mal, et même très mal, comment la transition, sujette déjà à plusieurs contestations sociales et politiques, peut-elle réussir là où des régimes démocratiquement élus, légitimes y ont laissé des plumes d’autant plus que, pour elle, le facteur temps ne joue pas à sa faveur.

Autre goulot d’étranglement : l’organisation des assises nationales tant réclamée par le Premier ministre. Plusieurs observateurs neutres de la scène politique, là-dessus, ont alerté, en insistant sur sa non pertinence dans un contexte où les conclusions du DNI, prônées par le chef de la transition comme inclusives, peuvent valablement suffire. Sauf si par extraordinaire l’actuel locataire de la Primature a d’autres idées en tête, en annonçant pompeusement cette nouvelle trouvaille liée aux assises nationales.

Aussi, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui devrait s’inspirer de l’exemple du chef de l’Etat à réduire ses fonds de souveraineté, semble se préoccupé d’une balade de santé chez ses prédécesseurs. Plus de deux semaines après sa nomination, il esquive cette question de réduction des fonds alloués à la Primature comme attendu par le peuple. Histoire d’être en harmonie avec le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta.

Dans tous les cas, les intentions, de part et d’autre, sont affichées pour une transition dont la durée de vie est claire pour tout le monde. En allant à l’encontre des orientations de la feuille de route, telles qu’elles sont annoncées par le chef de la transition, le Premier ministre, lui, est bien conscient qu’il sème, par-dessus tout, les germes d’une cacophonie inutile et ennuyeuse au sommet de l’Etat, dont les tourbillons peuvent bien lui coûter une sacrée chandelle.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion des collectivités :  Cafouillage à Sitakily</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-des-collectivites-cafouillage-a-sitakily-2933096.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 10:33:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est à travers un SOS pour la commune de Sitakily que l’on apprend que l’or et la perspective des milliards débloqués pour le développement local sont devenus des problèmes. Selon des militants du parti Sadi, une mafia veut coûte que coûte siphonner les caisses de la municipalité.Elle aurait tout planifié pour faire annuler la délégation de signature du maire, en violation de l'article 237 du Code des collectivités, au profit d'un inculpé, non détenu à ce jour. Ce dernier ne répond à aucun critère légal de choix, même si le maire est écarté et mis en prison, selon Alaye Bocoum, un responsable de Sadi.

Le fonds du problème, c’est que l'argent coulerait à flot ; 15 millions sont mis sur la table. Aux dires des ressortissants de la localité, 1,9 milliard de francs CFA seraient déjà tombés dans les banques au compte de la mairie, à travers le payement de patentes des entreprises aurifères de la place.  « Cette information aurait rendu dingues tous ceux qui étaient habitués à faire la java avec les sous de la commune avant l'arrivée de Sadi aux affaires », rapporte Bocoum.

Pour lui, ce qui se passe dans cette affaire est unique en son genre en matière de délinquance financière et de gestion publique, vu la cohorte d'intéressés de tous bords qui se sont coalisés pour empêcher une gestion saine des ressources de la commune par le maire Sadi. Ce dernier est détenu depuis deux mois, presque sans être encore entendu sur le fond, même une seule fois. « Il paraît que cette mafia veut se servir de la justice à Kayes (justice en laquelle je crois encore) pour annuler, ce vendredi 18 juin 2021, je ne sais par quel moyen juridique, la délégation de signature faite en bonne et due forme par le maire depuis le 27 avril 2021 pour ne pas bloquer le salaire des 156 personnes (enseignants, infirmiers, autres agents) qui sont payés par la mairie », apprend-on.

Les politiciens locaux affiliés au Sadi estiment que les organisateurs du coup ont échoué sur tous les plans concoctés auparavant. Et coincés par leurs créanciers, ils veulent qu'un juge de Kayes annule la délégation de signature alors même que la loi est claire et le maire délégué a déjà commencé à travailler et a même signé dans la légalité certains mandats pour permettre à la commune de mener ses activités courantes. « J'exhorte la justice malienne, principalement le Procureur de la République, à poursuivre ces bandits pour mettre en prison les fautifs parmi eux en lieu et place du maire de Sadi, qui ne peut être et ne doit répondre de leur gestion à eux.Il a été installé juste le 11 février 2021.Ce serait plus juste et plus courageux », affirme Bocoum.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Corruption au Mali :  La  justice, la police et les douanes en tête du classement de Mali&#45;Mètre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/corruption-au-mali-la-justice-la-police-et-les-douanes-en-tete-du-classement-de-mali-metre-2933092.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 10:23:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Que pensent les Maliens de la gestion des affaires publiques ? C’est la question posée pour la 12<sup>ème</sup> fois dans cette édition du Mali-Mètre. A l’analyse du présent sondage, on note l’insatisfaction des Maliens dans plusieurs domaines. Notamment au niveau de la justice, la police et les douanes. La présente édition de « Mali-Mètre » s’est déroulée du 08 au 26 mars 2021, sur un échantillon global de 2258 personnes âgées de 18 ans et plus.    </strong>

Depuis 2012, apprend-on,  Mali Mètre est un instrument d’analyse socio-politique qui a pour but non seulement de recueillir les perceptions et les opinions politiques des Maliennes et des Maliens, mais aussi de les porter à la connaissance des décideurs politiques.

Selon les responsables de Mali-Mètre, les enquêtes d’opinion sont appropriées pour orienter les décisions politiques et incitent les populations à s’engager dans la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques. Une manière pour apporter une contribution au discours politique malien. Un document  accessible au public qui mérite d’être relayé autant que possible.

Toutefois, précisent-ils, Mali Mètre est une cartographie des perceptions des populations maliennes à un moment déterminé. Par conséquent, les résultats ne sauraient être considérés comme des vérités absolues. La présente édition s’est déroulée du 08 au 26 mars 2021, sur un échantillon global de 2258 personnes âgées de 18 ans et plus, réparties dans le district de Bamako et l’ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudénit.

La douzième édition s’articule autour des points saillants suivants : la situation générale du pays ; les défis majeurs pour le Mali ;la transition (confiance dans les institutions, priorités et réformes indispensables); la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation ; a stabilisation et la sécurisation du Mali;la justice et la bonne gouvernance ;les perspectives.

<strong>Appréciation du niveau de corruption au Mali et secteurs les plus concernés</strong>

L’analyse des résultats de ce document montre que 47,7% des Malien(ne)s ont confiance en la justice, contre 45,0% qui pensent le contraire. Cependant, dans les régions de Koulikoro (54,2%), Sikasso (54,7%), Taoudénit (59,8%), plus de la moitié de la population ont confiance en la justice. Cette statistique est de 69,1% dans la région de Gao. Par contre, dans les régions de Kayes (54,9%) et de Bamako (56,4%), plus de la moitié de la population n’ont pas confiance en la justice. A Ménaka, cela concerne trois personnes sur cinq.

L’analyse du graphique montre que le niveau de confiance en la justice baisse avec le niveau d’instruction: aucun niveau (43,4%), niveau primaire (44,1%), niveau secondaire (44,7%), niveau supérieur (51,9%). On ne note pas de différence significative suivant l’âge.

L’analyse des résultats dans le figure ci-dessous montre que plus de huit Malien(ne) sur dix pensent que la justice est corrompue, les procédures sont méconnues des populations; que les procédures en justice sont longues et compliquées ou que la justice est trop chère.

« Le niveau de corruption au Mali est jugé élevé par neuf personnes sur dix (68,5% très élevé et 22,8% plutôt élevé). On observe les mêmes tendances dans presque toutes les régions sauf Kidal où trois personnes sur quatre jugent élevé le niveau de corruption au Mali.Il n’y a pas de différence significative suivant le sexe, le niveau d’instruction ou la tranche d’âge car, au moins neuf personnes sur dix jugent le niveau de corruption élevé au Mali.

Quant aux secteurs ou domaines les plus concernés par la corruption, la justice, la police et la douane sont les plus cités», indique Mali-mètre.

Dans ce document,  53,5% ont cité la justice, 50,1% la police et 28,4% la douane. Dans les régions de Kayes, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudénit, la justice est le secteur le plus cité comme étant le secteur le plus corrompu au Mali; pendant que pour les régions de Sikasso et de Ségou, il s’agit de la police, citée par respectivement 68,0% et 41,0%.

<strong>Evolution de la situation générale du pays</strong>

Au cours des douze derniers mois, pour un tiers des Malien(ne)s (33,1%), la situation générale du pays s’est améliorée, alors que pour 41,6% de la population, elle s’est détériorée et est restée au même niveau pour 24,2% de la population. L’analyse des résultats montre que dans les régions de Kayes et Sikasso, plus de 50% de la population estime que la situation générale du pays s’est détériorée au cours des douze derniers mois alors que dans les régions du Nord Tombouctou (53,3%), Ménaka (54,5%) et Taoudénit (75,5%), plus de la moitié de la population pense que la situation générale du pays s’est améliorée au cours de la même période.

<strong>Niveau de satisfaction de la gestion de la transition</strong>

Près des deux tiers de la population sont satisfaits de la gestion de la transition en cours au Mali (16,4% très satisfaits et 49,1% plutôt satisfaits). Plus particulièrement dans la région de Kidal, plus de la moitié (53,3% : 41,1% plutôt insatisfaits et 12,1% très insatisfaits) est insatisfaite de la gestion de la transition. Aussi dans la région de Mopti, un tiers de la population n’est pas satisfait de la gestion de la transition.

&nbsp;

<strong>Actions prioritaires à mettre en œuvre par le gouvernement </strong>

S’agissant des actions prioritaires à mettre en œuvre immédiatement par le gouvernement de transition, plus de la moitié de la population a cité la lutte contre l’insécurité et la criminalité (57,6%), suivie de l’amélioration du système éducatif (38,6%), de la paix et de la stabilité (34,6%), la création d’emploi (32,8%) et la lutte contre la pauvreté citée par un quart de la population.

Dans le même ordre, lutter contre l’insécurité ou la criminalité, améliorer le système éducatif et restaurer la paix et la stabilité sont les trois principales priorités auxquelles devrait s’attaquer le gouvernement de transition tant pour les hommes que pour les femmes. Ensuite, un tiers des hommes cite la création d’emploi et un tiers des femmes cite la lutte contre la pauvreté.Quel que soit le niveau d’instruction, plus de la moitié des citoyen(ne)s citent la lutte contre l’insécurité ou la criminalité comme priorité dans la gestion de la transition. Elle est suivie de la restauration de la paix et la stabilité pour ceux n’ayant aucun niveau (39,8%) et de l’amélioration de l’éducation pour ceux des niveaux primaire (38,6%), secondaire (50,2%) ou supérieur (40,7%).De même, par tranche d’âge, lutter contre l’insécurité ou la criminalité est la priorité identifiée par la population. Elle est suivie de l’amélioration de l’éducation pour les plus jeunes 18-24 ans (45,8%), 25-35 ans (38,4%). Alors que pour les plus âgés, restaurer la paix et la stabilité vient en deuxième position des priorités. Elle est citée par 37,5% des 35-56 ans et 39,5% des 56 ans et plus.

<strong>Niveau de connaissance de l’Accord pour la paix</strong>

Globalement, le niveau de connaissance de l’accord pour la paix et la réconciliation est faible. En effet, près des deux tiers des Malien(ne)s (66,1%) n’ont aucune connaissance de l’accord pour la paix et la réconciliation, 15,7% estiment en avoir une faible connaissance et 1,5% une bonne connaissance. Toutefois, dans les régions de Kidal, Ménaka, Taoudénit et dans le district de Bamako, plus d’un quart des citoyen(ne)s juge moyen leur niveau de connaissance de l’accord pour la paix et la réconciliation.

Le niveau de connaissance de l’Accord pour la paix et la réconciliation évolue positivement avec le niveau d’instruction. Une proportion de 5,0% et de 6,4% de ceux n’ayant aucun niveau ou ayant le niveau primaire estime avoir une connaissance moyenne de l’accord. Cette statistique est de 11,0% et de 17,5% pour ceux ayant le niveau secondaire ou supérieur respectivement. De même le niveau de connaissance de l’accord augmente avec l’âge. Si 12,0% des personnes âgées de 56 ans et plus ont une connaissance moyenne de l’accord, seulement 5,9% de celles ayant 18-24 ans en ont une connaissance. Cette statistique est de 7,8% pour les personnes de 25-35 ans et de 9,2% pour celles ayant entre 36 et 55 ans.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel Maïga à la primature :  Mission impossible pour un champion en tactique de reniement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/choguel-maiga-a-la-primature-mission-impossible-pour-un-champion-en-tactique-de-reniement-2-2932053.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 11:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Choguel Kokalla Maïga, à la Primature, aura la lourde mission, en si peu de temps, de dresser une trajectoire prometteuse pour un pays en proie à de graves menaces, tant sécuritaires que géostratégiques, au point de perdre son souffle. Un contexte sociopolitique lourd de périls de toutes sortes, qui n’est pas favorable à l’homme, n’étant pas lui-même étranger à son  propre handicap, au moment où il devra compter sur tout le monde pour tenir le cap. </em></strong>

Choguel Kokalla Maïga, nouveau Premier ministre de la transition, a été nommé à ce poste, ce lundi 7 juin, par le colonel Assimi Goïta, après que ce dernier a acquis la plénitude de ses fonctions auprès de la Cour suprême. En réalité, depuis que le nouvel homme fort du pays avait, dans la foulée de son coup de force perpétré contre la transition, rencontré des responsables du mouvement de contestation, dont Choguel est bien évidemment le  guide en chef, la nouvelle n’a pas fait beaucoup de sceptiques au sein de l’opinion.

Bien au contraire, avant cette confirmation, une fois le coup de force consommé contre la transition, avec la décision de la Cour constitutionnelle d’envoyer le colonel Assimi Goïta à l’exercice de ses charges suprêmes, au sein du M5-RFP, appelé à la rescousse par les militaires pour renforcer l’onction populaire du coup d’Etat, tout le monde ou presque parlait du choix de cet ancien contestataire affiché des idéaux du mouvement démocratique comme le nouveau Premier ministre.

Eh bien ! Au sein de ce mouvement populaire hétéroclite, qui a poussé jusqu’au bout la contestation contre le régime d’IBK, Choguel Maïga, bien qu’ayant été l’un des fervents soutiens de ce régime déchu, a également été l’un des ténors irréductibles pour contraindre à la démission un président élu.

Justement, par contre, ce qui a intrigué plus d’un dans le choix de cet homme, véritable pourfendeur devant l’éternel de la conquête des libertés démocratiques, lors de l’insurrection populaire du 26 mars 91, c’est bien sa propension, à lui, de se porter sur le choix du premier ministrable, demandé au M5 pendant qu’il en était le chef déclaré.

Voilà qui taraude encore  les esprits, chez l’homme, dont on pourrait penser que tout ce qu’il a entrepris durant tous ces moments d’agitation, c’était pour se faire de la place au soleil, après qu’il a été éjecté de son poste ministériel, dans des conditions troubles, par le président déchu. En fait, note-t-on dans les chapelles politiques, avant cette disgrâce de l’homme, synonyme de passage en vide, pour lui, personne ne l’avait d’ailleurs vu ou entendu émettre le moindre doute sur la gestion du président IBK.

Loin s’en faut ! Il en était bien sûr l’un des défenseurs zélés, dès lors que son « pain » était bien garanti. Voilà un homme qui quitte brutalement le navire et qui, par hargne et par dépit, arrive à cristalliser sur lui la contestation contre le président déchu. Pour cela, s’indignent certains observateurs politiques, un tel homme avait forcément autre chose à faire prévaloir à ses compatriotes pour les convaincre de son souci pour le pays, si ça n’en est un, que de se faire nommer, lui-même, au poste suprême, une fois que cette occasion s’est présentée à lui par la force des choses.

En s’y accordant, au-delà de son monde qui l’adoube, au sein du mouvement de contestation, Choguel Maïga, une fois propulsé à ce poste, n’apparait rien d’autre qu’un affamé de pouvoir, pressé de se la couler douce après des moments de braise, consécutifs à la contestation tous azimuts, dont il a pris les commandes contre son ancien allié politique, et qui lui vaut aujourd’hui cette récompense usurpée.

Comme il a toujours laissé planer l’image grandiloquente d’un homme au service de son peuple, il aurait mieux à faire, après un tel couronnement politique, que de se porter lui-même postulant à une telle fonction octroyée. Comme l’a si bien affirmé l’un des proches des militaires, en parlant de « compromis nécessaire », pour le choix de Choguel Maïga comme le nouveau Premier ministre de la transition.

Mais, apparemment, selon le constat de nombreux observateurs politiques, c’est mal connaître cet homme que de penser que l’élégance et la vertu politiques l’auraient contraint à faire autre chose et autre choix, face à titre choyé, en dehors de lui-même.

Autre déficit: la tactique de reniement politique qui est son fort pour dompter les événements et les chocs, auxquels il fait face continuellement. Voilà un homme qui n’hésite pas à se faire maitre du plus grand reniement à son actif. Histoire, dit-on, d’avoir ce qu’il veut, en dépit de tout.

Ainsi, on rapporte l’anecdote de son passé d’opposant, quand il passait son temps à dénigrer l’action publique de ses adversaires politiques et qui, une fois aux affaires, n’a pas manqué de dire que « l’opposant voit toujours autrement les choses » alors que c’est « le pouvoir qui est la réalité des choses ».

Belle leçon de reniement de convictions, tout cru, si familière à la doctrine politique de Choguel Maïga qui est décidément bien attendu sur ce terrain d’autant qu’il n’en manquera pas d’en multiplier à son compte, au cours de ce tournant politique.

D’abord, pour la révolution de mars 91, dont il a toujours dénié le caractère sacré en faveur de la démocratie, il aura fort à faire à ne pas respecter la mémoire des martyrs, surtout s’il est chargé, comme le propulsent à une telle charge, les privilèges de sa fonction, d’honorer la mémoire des victimes de la barbarie de mars 91.

Ensuite, la polémique, ouverte et frontale, qu’il a volontiers créée autour du processus de paix et de la réconciliation, à travers l’accord d’Alger, pour s’illustrer dans ce domaine, le rattrapera à coup sûr. Etant le chef du gouvernement, il aura fort à se montrer sincère vis-à-vis des acteurs, nationaux et internationaux, sur cette équation centrale, sans renier ses propres convictions politiques et idéologiques.

On le voit, de reniement en reniement, sur fond de jeux de mots occasionnels dont il est d’ailleurs le champion, en toutes disciplines confondues, le nouveau chef du gouvernement de la transition n’aura certainement, s’il n’y prend garde, aucune force mentale, ni morale, à la longue, de sauvegarder l’image de respectabilité dont il a besoin pour conduire efficacement, et avec sérénité, les affaires publiques.

Mais hélas ! Si l’échéance de la transition devrait être strictement respectée, comme l’exigent les recommandations de la Cedeao, il sait que le laps de temps dont il dispose, en tout état de cause, lui suffira, sans grand dommage, pour qu’il récolte, en fin de carrière administrative, les attributs d’une telle fonction primatoriale. Quitte à essuyer frontalement, au fil des reniements successifs, les effets pervers de ses multiples excès verbaux passés qui le rattrapent aujourd’hui.

Il pourra certainement surpasser cette épreuve politique tourmentée, pour lui, et conduire à coup sûr la transition à bon port, indépendamment des nouveaux défis qui l’attendent désormais, à condition d’éviter habilement les excès verbaux, et même les coups-bas qu’il affectionne tant comme mode de positionnement politique, tout en s’affranchissant de ses veilles chimères politiques.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Politique :  Oumar Mariko éventre le complot contre Bah N’Daw</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/politique-oumar-mariko-eventre-le-complot-contre-bah-ndaw-2932051.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 10:32:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est dans une vidéo datant du début du mois de juin 2021 que l’homme politique Dr. Oumar Mariko a démonté le gros mensonge dont est victime Bah N’Daw, l’ancien président de la Transition. Selon le patron du parti Sadi, le président évincé par le colonel Assimi Goïta n’a jamais été impliqué dans un complot contre l’Etat malien au profit de la France. Mariko a affirmé avoir parlé à Bah N’Daw qui l’a appelé jusqu’à trois reprises depuis son lieu de détention, à Kati.

En réalité, c’est une lutte de positionnement entre les militaires et la composante civile du pouvoir qui est à l’origine du coup d’Etat. Bah N’Daw n’a jamais été impliqué dans un complot, selon Oumar Mariko. Pourtant, les réseaux sociaux ont été inondés par de fausses informations sur la découverte d’un plan entre Bah N’Daw et la France. Ceux qui ont organisé le coup d’Etat ont savamment monté cette histoire de toutes pièces pour que la population soutienne le deuxième coup d’Etat.

Au contraire, Bah N’Daw, en larmes, a expliqué à Oumar Mariko qu’il est victime d’un mensonge dont le but est de cacher les vraies raisons du coup d’Etat du 24 mai 2021. L’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et d’autres hommes politiques avaient voulu rencontrer Bah N’Daw en France. Mais ce dernier a refusé de les rencontrer, préférant que la rencontre se tienne à Bamako.

Cette tentative de Soumeylou et ses camarades qui voulaient imposer un Premier ministre à Bah N’Daw a fuité sur les réseaux sociaux. On a même entendu que les militaires s’apprêtaient à l’arrêter dès son retour à Bamako. Mais très rapidement, Soumeylou a démenti l’information sur sa présence en France. D’autres hommes politiques dont les noms ont été associés à la tentative de rencontrer Bah N’Daw à Paris ont démenti leur présence à Paris.

Mais le président de la transition ne pouvait pas échapper au complot selon des sources bien renseignées. Dès qu’il a voulu former un nouveau gouvernement, certains putschistes ont refusé de quitter leurs postes, selon Oumar Mariko. Quand le gouvernement a été formé, les militaires évincés de leurs postes ont pris les armes pour renverser le pouvoir avec l’aide d’Assimi Goïta.

C’est donc une lutte intestine qui est à la base de tous les mensonges qui ont été colportés au sujet de Bah N’Daw. Le seul tort de l’ancien président de la transition est d’avoir voulu travailler en tant que supérieur hiérarchique des jeunes militaires qu’il considère comme ses enfants. Oumar Mariko, proche de la Russie plus que tout autre homme politique malien, affirme que ceux qui marchent pour l’intervention de la Russie ont été bernés.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement Choguel :  M5&#45;junte, un mariage de raison</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernement-choguel-m5-junte-un-mariage-de-raison-2932049.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 10:31:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est pour se rendre mutuellement service que le M5-RFP et les militaires putschistes se sont donné la main. Dr. Choguel Kokalla Maïga, dont la nomination officielle en tant que Premier ministre a été officialisée le lundi 7 juin 2021, a formé un gouvernement de large ouverture. La signature du décret de nomination est intervenue après la prestation de serment du colonel Assimi Goïta, mais il aura fallu attendre jusqu’au 10 juin pour que le gouvernement soit formé.

Choguel a fait face à un dilemme, celui de former une équipe restreinte tout en ouvrant les portes du gouvernement à tout le monde. Le M5-RFP est sans doute bien représenté au sein du gouvernement qui aura pour mission de traduire en actes les orientations du soulèvement populaire contre l’ancien régime d’IBK. Les camarades de Choguel sont les mieux placés pour concrétiser les engagements militants du mouvement dont les membres comptent rectifier enfin la trajectoire de la transition.

Par contre, les militaires impliqués dans le changement de régime sont l’épine dorsale du nouveau gouvernement. Selon Choguel lui-même, les deux légitimités se mettent ensemble maintenant pour mener à bien les réformes voulues par la transition. On s’attendait à revoir aux affaires les têtes de proue de la junte dont les colonels Sadio Camara, Modibo Koné, Abdoulaye Maïga et Ismaël Wagué. Cela a été fait sans problème.

Cependant, beaucoup estime que le nouveau gouvernement est une déception au regard de sa composition. Les autres forces vives de la nation ne sont pas pourtant mises de côté. Plusieurs coalitions politiques comptant des partis seront représentées ainsi que des figures de la société civile comme Wadidjé Founè Coulibaly, la ministre chargée de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

La surprise aura été la nomination de l’ancien ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. Par contre, les anciens ministres de la liste de Moctar Ouane n’ont pas été reconduits dans l’équipe de Choguel, même s’ils sont proposés par leurs formations politiques. D’ailleurs, ces partis ayant de nombreux cadres n’ont pas pris la peine de proposer les mêmes noms, selon certaines sources.

Quant aux mouvements armés du nord dont la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et les mouvements signataires de la Plateforme, ils ont été bien servis en reconduisant leurs anciens ministres. Toutes les coalitions de groupes armés sont représentées au sein du nouveau gouvernement. Pour rappel, Assimi Goïta et Choguel Maïga ont rencontré ensemble les membres de la CMA quelques jours avant la formation du gouvernement. En somme, il s’agit d’un mariage de raison entre le M5-RFP et les militaires putschistes qui se portent mutuellement assistance.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel Maïga à la primature :  Mission impossible pour un champion en tactique de reniement</title>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 09:59:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Choguel Kokalla Maïga, à la Primature, aura la lourde mission, en si peu de temps, de dresser une trajectoire prometteuse pour un pays en proie à de graves menaces, tant sécuritaires que géostratégiques, au point de perdre son souffle. Un contexte sociopolitique lourd de périls de toutes sortes, qui n’est pas favorable à l’homme, n’étant pas lui-même étranger à son  propre handicap, au moment où il devra compter sur tout le monde pour tenir le cap. </em></strong>

Choguel Kokalla Maïga, nouveau Premier ministre de la transition, a été nommé à ce poste, ce lundi 7 juin, par le colonel Assimi Goïta, après que ce dernier a acquis la plénitude de ses fonctions auprès de la Cour suprême. En réalité, depuis que le nouvel homme fort du pays avait, dans la foulée de son coup de force perpétré contre la transition, rencontré des responsables du mouvement de contestation, dont Choguel est bien évidemment le  guide en chef, la nouvelle n’a pas fait beaucoup de sceptiques au sein de l’opinion.

Bien au contraire, avant cette confirmation, une fois le coup de force consommé contre la transition, avec la décision de la Cour constitutionnelle d’envoyer le colonel Assimi Goïta à l’exercice de ses charges suprêmes, au sein du M5-RFP, appelé à la rescousse par les militaires pour renforcer l’onction populaire du coup d’Etat, tout le monde ou presque parlait du choix de cet ancien contestataire affiché des idéaux du mouvement démocratique comme le nouveau Premier ministre.

Eh bien ! Au sein de ce mouvement populaire hétéroclite, qui a poussé jusqu’au bout la contestation contre le régime d’IBK, Choguel Maïga, bien qu’ayant été l’un des fervents soutiens de ce régime déchu, a également été l’un des ténors irréductibles pour contraindre à la démission un président élu.

Justement, par contre, ce qui a intrigué plus d’un dans le choix de cet homme, véritable pourfendeur devant l’éternel de la conquête des libertés démocratiques, lors de l’insurrection populaire du 26 mars 91, c’est bien sa propension, à lui, de se porter sur le choix du premier ministrable, demandé au M5 pendant qu’il en était le chef déclaré.

Voilà qui taraude encore  les esprits, chez l’homme, dont on pourrait penser que tout ce qu’il a entrepris durant tous ces moments d’agitation, c’était pour se faire de la place au soleil, après qu’il a été éjecté de son poste ministériel, dans des conditions troubles, par le président déchu. En fait, note-t-on dans les chapelles politiques, avant cette disgrâce de l’homme, synonyme de passage en vide, pour lui, personne ne l’avait d’ailleurs vu ou entendu émettre le moindre doute sur la gestion du président IBK.

Loin s’en faut ! Il en était bien sûr l’un des défenseurs zélés, dès lors que son « pain » était bien garanti. Voilà un homme qui quitte brutalement le navire et qui, par hargne et par dépit, arrive à cristalliser sur lui la contestation contre le président déchu. Pour cela, s’indignent certains observateurs politiques, un tel homme avait forcément autre chose à faire prévaloir à ses compatriotes pour les convaincre de son souci pour le pays, si ça n’en est un, que de se faire nommer, lui-même, au poste suprême, une fois que cette occasion s’est présentée à lui par la force des choses.

En s’y accordant, au-delà de son monde qui l’adoube, au sein du mouvement de contestation, Choguel Maïga, une fois propulsé à ce poste, n’apparait rien d’autre qu’un affamé de pouvoir, pressé de se la couler douce après des moments de braise, consécutifs à la contestation tous azimuts, dont il a pris les commandes contre son ancien allié politique, et qui lui vaut aujourd’hui cette récompense usurpée.

Comme il a toujours laissé planer l’image grandiloquente d’un homme au service de son peuple, il aurait mieux à faire, après un tel couronnement politique, que de se porter lui-même postulant à une telle fonction octroyée. Comme l’a si bien affirmé l’un des proches des militaires, en parlant de « compromis nécessaire », pour le choix de Choguel Maïga comme le nouveau Premier ministre de la transition.

Mais, apparemment, selon le constat de nombreux observateurs politiques, c’est mal connaître cet homme que de penser que l’élégance et la vertu politiques l’auraient contraint à faire autre chose et autre choix, face à titre choyé, en dehors de lui-même.

Autre déficit: la tactique de reniement politique qui est son fort pour dompter les événements et les chocs, auxquels il fait face continuellement. Voilà un homme qui n’hésite pas à se faire maitre du plus grand reniement à son actif. Histoire, dit-on, d’avoir ce qu’il veut, en dépit de tout.

Ainsi, on rapporte l’anecdote de son passé d’opposant, quand il passait son temps à dénigrer l’action publique de ses adversaires politiques et qui, une fois aux affaires, n’a pas manqué de dire que « l’opposant voit toujours autrement les choses » alors que c’est « le pouvoir qui est la réalité des choses ».

Belle leçon de reniement de convictions, tout cru, si familière à la doctrine politique de Choguel Maïga qui est décidément bien attendu sur ce terrain d’autant qu’il n’en manquera pas d’en multiplier à son compte, au cours de ce tournant politique.

D’abord, pour la révolution de mars 91, dont il a toujours dénié le caractère sacré en faveur de la démocratie, il aura fort à faire à ne pas respecter la mémoire des martyrs, surtout s’il est chargé, comme le propulsent à une telle charge, les privilèges de sa fonction, d’honorer la mémoire des victimes de la barbarie de mars 91.

Ensuite, la polémique, ouverte et frontale, qu’il a volontiers créée autour du processus de paix et de la réconciliation, à travers l’accord d’Alger, pour s’illustrer dans ce domaine, le rattrapera à coup sûr. Etant le chef du gouvernement, il aura fort à se montrer sincère vis-à-vis des acteurs, nationaux et internationaux, sur cette équation centrale, sans renier ses propres convictions politiques et idéologiques.

On le voit, de reniement en reniement, sur fond de jeux de mots occasionnels dont il est d’ailleurs le champion, en toutes disciplines confondues, le nouveau chef du gouvernement de la transition n’aura certainement, s’il n’y prend garde, aucune force mentale, ni morale, à la longue, de sauvegarder l’image de respectabilité dont il a besoin pour conduire efficacement, et avec sérénité, les affaires publiques.

Mais hélas ! Si l’échéance de la transition devrait être strictement respectée, comme l’exigent les recommandations de la Cedeao, il sait que le laps de temps dont il dispose, en tout état de cause, lui suffira, sans grand dommage, pour qu’il récolte, en fin de carrière administrative, les attributs d’une telle fonction primatoriale. Quitte à essuyer frontalement, au fil des reniements successifs, les effets pervers de ses multiples excès verbaux passés qui le rattrapent aujourd’hui.

Il pourra certainement surpasser cette épreuve politique tourmentée, pour lui, et conduire à coup sûr la transition à bon port, indépendamment des nouveaux défis qui l’attendent désormais, à condition d’éviter habilement les excès verbaux, et même les coups-bas qu’il affectionne tant comme mode de positionnement politique, tout en s’affranchissant de ses veilles chimères politiques.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>22ème quinzaine de l’environnement :  Consolider l’engagement national, autour des ODD</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/22eme-quinzaine-de-lenvironnement-consolider-lengagement-national-autour-des-odd-2932042.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 00:59:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour promouvoir l’écosystème et lutter contre la dégradation de l’environnement, le Mali a mis à profit la Quinzaine de l’environnement pour engager des actions de grande envergure. L’évènement a eu lieu du 4 au 18 juin 2021.</strong>

Déterminé à préserver, voire récréer les ressources naturelles pour un environnement viable, le Mali, à travers le ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, multiplie des initiatives.

Avec l’accompagnement constant des partenaires techniques et financiers, les efforts déployés par les autorités en charge de l’environnement, on note une nette évolution dans la lutte contre la dégradation de l’environnement.

En vue de pérenniser ces acquis, outre les réformes en cours, notre pays organise  la Quinzaine de l’environnement. Durant cette période, des actions de grande envergure sont opérées, afin de renforcer le dispositif existant.

A cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a réaffirmé l’engagement du Mali à faire de l’environnement un levier de développement socioéconomique.

« Comme vous le savez, l’édition 202 de la Quinzaine de l’environnement  vient magnifier deux dates importantes inscrites dans l’agenda environnemental international, à savoir : le 05 juin<strong> : </strong>Journée mondiale de l’environnement dont le thème est : «<strong> </strong>Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030». Le  17 juin<strong> </strong>: Journée internationale de lutte contre la désertification dont le thème est : «restauration. Terre. Reprise. Des terres saines pour reconstruire en mieux».

Ces deux thèmes étroitement liés résonnent comme un vibrant appel pour l’amélioration du cadre de vie et la gestion rationnelle de nos ressources naturelles, a-t-il déclaré dans son discours de lancement de la Quinzaine.

En effet, poursuivra le secrétaire général du département en charge de l’Environnement,  la tenue de cette 22<sup>ème</sup> édition à Bamako se justifie par la volonté clairement affichée de son ministère  d’impliquer tous les acteurs dans la lutte contre les changements climatiques,  l’érosion, la biodiversité et la désertification/dégradation des terres qui sont actuellement des défis planétaires.

Faut-il le rappeler, cette édition a été axée  sur la communication mass/médias et a visé à accompagner tous les départements ministériels, les universités et les écoles qui forment les futurs dirigeants aux débats sur les questions de protection de l’environnement et d’amélioration du cadre de vie.

Pour le Ségal du ministère de l’Environnement, a cette fin, la Quinzaine de l’environnement permettra, à coup sûr, de consolider l’engagement national, entre autres, autour des Objectifs de développement durable (ODD), de l’agriculture intelligente face aux changements climatiques, des recherches sur la biotechnologie, du financement de l’environnement, de la Contribution déterminée au niveau national (CDN), de la pollution en vue de conscientiser l’ensemble des parties prenantes sur les objectifs de la Politique nationale de la protection de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie des citoyens.

Car, explique-t-il, la sensibilisation du public à propos de ces questions est d’une importance vitale, non seulement en ce qui concerne les conséquences négatives, mais aussi les effets sur la santé publique des paisibles citoyens. Ce qui implique en conséquence de promouvoir des modes de production et consommation durables.

Sur ces notes d’espoir, il se dira convaincu que la conscientisation de toutes les parties prenantes à la Quinzaine de l’environnement 2021 permettra l’adoption de nouvelles approches plus judicieuses et respectueuses de l’environnement.

« Je ne doute aucun instant que tous les citoyens se donneront la main pour la décennie des Nations Unies 2021-2030 en vue de la restauration des écosystèmes et qu’ensemble, nous ayons des terres saines pour reconstruire en mieux<strong>, </strong>au grand bonheur des populations du Mali », a-t-il conclu.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pro&#45;Russe :  L’erreur de communication de la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/pro-russe-lerreur-de-communication-de-la-junte-2930290.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:40:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la suite de Paris, Washington est sorti de son silence pour affirmer que l’interruption du processus de transition au Mali par les militaires de Kati est inadmissible. Dans un communiqué rendu public le 26 mai, au lendemain du coup d’Etat contre le président de la transition, les Américains ont fermement condamné l’acte d’AssimiGoïta. Et très vite, le problème s’internationalise avec des déclarations contradictoires des soutiens de la junte qui ont choisi d’inviter la guerre froide sur le sol malien, faisant croire qu’il s’agit d’un bras de fer entre l’Occident et la Russie. </strong>

Il faut reconnaître que le coup de tête de la bande d’Assimi Goïta plonge le Mali dans une situation difficile, avec le risque d’une instabilité grande dans la capitale et ses environnants. En attendant, l’administration Biden a choisi de suspendre immédiatement «l’assistance à la sécurité qui profite aux forces maliennes de sécurité et de défense que nous avions poursuivies auparavant conformément aux autorités disponibles ».

Dans le but de dissuader les fauteurs de trouble, les États-Unis examinent également des mesures ciblées contre les dirigeants politiques et militaires qui entravent la transition du Mali vers la gouvernance démocratique dirigée par des civils. Ainsi, Washington emboîte le pas à la France qui a été le premier pays de l’Union européenne à évoquer des sanctions ciblées contre les auteurs du coup et leurs complices.

Ce qui est déplorable, c’est que les militaires aggravent leur cas en misant sur une communication faisant croire que les ministres écartés par Bah N’Daw et Moctar Ouane sont des pro-russes. Si cette communication ne vient pas de Kati, Assimi et ses camarades se doivent d’éclaircir rapidement les choses. En voulant ressusciter le bicéphalisme Est-Ouest, du temps de la guerre froide, les militaires ou leurs soutiens se tirent une balle dans le pied.

Il est vrai que la Russie est bien opposée aux Occidentaux sur bien de points. Et la Russie pourrait opposer un veto au Conseil de sécurité de l’ONU au sujet de toute résolution visant les militaires. Mais rien n’est gagné d’avance, car Poutine ne verrait pas d’un bon œil que cela serve d’exemple chez lui. Par ailleurs, on voit que cette histoire de pro-russes évincés par Bah N’Daw n’a aucun fondement.

Si c’était aussi sérieux que cela, pourquoi avoir attendu tout ce temps ? C’est seulement avec le changement de gouvernement que les deux ministres laissés sur la touche, les colonels Sadio Camara et Modibo Koné, sont devenus des défenseurs acharnés de la Russie ? Il y a un vide dans cette façon de vouloir mobiliser le peuple pour soutenir AssimiGoïta et sa bande.

En attendant, le plus difficile pour la junte sera d’échapper aux sanctions qui ne vont se limiter à des interdictions de voyages et du gel de leurs avoirs. Par ailleurs, le Mali est suffisamment infiltré par des agents de forces spéciales en contact avec plusieurs protagonistes de la crise. Or, il est clair que l’armée malienne n’a pas la capacité de combattre les autres forces. Tout est possible au Mali aujourd’hui, et l’intégrité du pays est plus que jamais menacée. Certains observateurs posent la question de savoir si Kati a les épaules suffisamment larges.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Arrestation de Bah N’daw et de Moctar Ouane :  Les arguments peu convaincants de la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/arrestation-de-bah-ndaw-et-de-moctar-ouane-les-arguments-peu-convaincants-de-la-junte-2930300.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:27:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ayant cédé la présidence de la transition sous la pression de la communauté internationale au Colonel-major à la retraite Ba N’Daw en septembre 2020, le chef de la junte,  Colonel Assimi Goïta, n’a jamais renoncé à son projet de diriger ladite transition. Il avait même inventé un poste de vice-président pour s’accrocher aux rênes du pouvoir en attendant la mise en œuvre de son plan savamment orchestré.  Un rêve qu’il a réalisé ce 25 mai 2021.</strong>

A la suite d’une contestation populaire dirigée par le M5-RFP, un groupe d’officiers, conduit officiellement par le colonel Assimi Goïta, s’empare du pouvoir en contraignant le président IBK à la démission. Ce,  disaient-ils, pour parachever la lutte du M5-RFP, afin de bâtir un Mali nouveau. A cette époque, ils ont voulu occuper le poste de Président de Transition, sans succès. Sous la pression internationale, il y a eu des simulacres de concertations pour produire un document intitulé « Charte de la transition ». Avant de créer une cohabitation entre la Charte et la Constitution qui n’a malheureusement jamais marché. Dans le fameux document, l’invention du poste de vice-président avait indigné les observateurs les plus avertis. Ainsi, l’organisation sous-régionale (Cedeao) avait recommandé des dispositions interdisant le remplacement du Président par son vice-président en cas d’empêchement du premier. Cette disposition n’a pas été appliquée. En tout cas, la version finale de la Charte publiée dans le Journal officiel ne mentionne pas l’interdiction pour le vice-président de remplacer le Président. Dès lors, juste après la prestation de serment par les « deux présidents », le marquage à la culotte a commencé.

A  chaque fois que le Président Ba N’Daw effectuait un déplacement à l’étranger, son vice-président se rendait quelque part.Histoire d’affirmer son existence. Dans ce climat de méfiance, le gouvernement dirigé par  Moctar Ouane avait du mal à imprimer sa marque. Les crises ont continué à s’accumuler. La grogne sociale s’amplifiait face à la passivité de l’équipe Ouane. Entre temps, pour s’affranchir de la junte, le Premier ministre démissionnaire a été reconduit « en catimini » par le  chef de l’Etat. Ayant compris la stratégie de son affaiblissement par ces deux personnalités, les officines ont repris service pour diaboliser le chef de l’Etat et le chef du gouvernement.  Dans ce bras de fer, apprend-t-on, le Premier ministre aurait fait des consultations pour former son gouvernement, sans se référer au Vice-Président, véritable détenteur du pouvoir. Ainsi, quelques minutes après la lecture de la liste des membres du gouvernement à la télévision nationale, à la surprise générale, le peuple apprendra que le Président N’Daw et son Premier ministre sont conduits manu militari  à Kati, fief du Vice-président Goïta. C’est le lendemain qu’un autre communiqué sera lu à la télévision nationale par le porte-parole du Vice-président, annonçant que Ba N’Daw et Moctar Ouane « ont été mis hors de leurs prérogatives ».

<strong>Les arguments qui ne convainquent guère</strong>

Comme si le premier communiqué expliquant les conditions de l’arrestation du Président ne suffisait pas, le porte-parole de Assimi Goïta, le Commandant Baba Cissé, s’est livré à un  autre exercice d’explication visant à légitimer cette énième coup d’Etat. Mais, jusque-là, aucun analyste n’est convaincu des arguments avancés par celui-ci lors d’une rencontre avec les «vidéomen».

Dans son One man Show, indiquera-t-il que ces démissions font suite à une série d’événements qui avaient empêché le fonctionnement normal de la transition.

En ce qui concerne la défense et la sécurité, il reste constant que les différents problèmes rencontrés allaient nous conduire à l’effritement et la cohésion au sein des forces  armées. Il  évoque aussi  une « violation de la Charte de transition ». Parmi les faits reprochés au duo N’Daw-Ouane, indique le commandant Cissé, le Vice-président avait nourrit l’ambition de faire  faire l’audit de la Loi d’orientation et de programmation militaire qui a été bloqué. S’y ajoute l’opposition du chef de l’Etat  l'arrestation de certains dignitaires de l'ancien régime impliqués dans la mauvaise gestion financière, selon M. Cissé. A Ouane, désormais ex-Premier ministre de la transition, la junte reproche « la gestion clanique » et son implication « trop insistante » dans le processus électoral de 2022, son « manque de coordination gouvernementale » et la démission du gouvernement à la veille de la grève l’Untm.

Des facteurs qui ne tiennent pas en raison du principe de la séparation des pouvoirs. Nonobstant son statut de chef suprême de la magistrature, en aucun moment nousn’avons constaté une ingérence du Président dans une décision judiciaire. Mieux, celui qui connait l’administration ne pourrait se plaindre de l’implication d’un Premier ministre dans le processus électoral.

Le regard hagard, le Commandant Baba Cissé a évoqué  le changement abusif des postes de certains militaires, créant ainsi une discorde entre les militaires. Ce dernier aspect qu’on tente de minimiser semble être l’une des vraies raisons de la démission forcée du Président de la Transition. L’avenir nous en dira plus.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Renouvèlement du bureau du CSDM :  Baidy Dramé remplace Mohamed Chérif Haïdara</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/renouvelement-du-bureau-du-csdm-baidy-drame-remplace-mohamed-cherif-haidara-2930297.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (Csdm) a tenu les 28 au 29 mai 2021 un conseil d’administration extraordinaire pour le renouvellement du bureau national. A l’issue de ces travaux, le président du CSDM France, Baidy Dramé, a été élu à l’unanimité.</em></strong>

Avec 40 voix pour, zéro voix contre et zéro abstention, Baidy Dramé a été élu président du Conseil supérieur de la diaspora malienne. Des délégués de 25 pays ont effectué le déplacement et 15 mandats de vote ont été présentés. Le nouveau bureau regroupe près de 40 pays, notamment la France, la Suisse, la Gambie, le Burkina Faso, le Mozambique, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Angleterre, l’Espagne, l’Autriche, entre autres.

Ce nouveau mandat vise à insuffler un souffle nouveau au Conseil supérieur de la diaspora malienne (Csdm), a annoncé le tout nouveau président.

Selon lui, le Csdm a été mis en place pas pour créer des discordes entre les Maliens, mais plutôt dans un élan de rassemblement de tous les Maliens, sans distinction de race, d’ethnie ou de religion. Il se veut une association d’aide aux Maliens de l’extérieur en situation de détresse.

Baidy Dramé se montre à première vue comme un rassembleur. Selon lui, le Csdm a été créé pour épauler le Haut conseil des Maliens de l’extérieur. ‘’Le père fondateur du Csdm, feu Mahamane Hamidou Touré, voulait d’une association qui travaillera en étroite collaboration avec le Hcme, l’organisation faitière des Maliens de l’extérieur’’, souligne Baidy Dramé.

Pour montrer sa bonne foi, M. Dramé adresse une lettre d’invitation au président Habib Sylla qui s’est fait représenter lors de la cérémonie. Mieux, il a adressé une motion spéciale au président Sylla.

A noter que cette rencontre s’est effectuée dans un contexte de forte tension, ou l’ancien bureau dirigé par Mohamed Chérif Haïdara a essayé d’empêcher les travaux. En effet, le premier jour des activités, Chérif Haïdara a porté une plainte contre Baidy Dramé pour « usurpation de titre ». Une plainte qui a fait long feu car M. Dramé a en sa possession les documents administratifs du Csdm.

<strong>Adama Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Transition militaire au Mali :  Des partis  politiques se liguent contre la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-militaire-au-mali-des-partis-politiques-se-liguent-contre-la-junte-2930289.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:20:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis un certain temps au Mali, des autorités politiques sont cueillies et conduites manu militari dans un camp selon l’humeur des militaires. Ce phénomène commence à agacer des politiques qui veulent y mettre fin.</em></strong>

Après le coup d’Etat contre Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020, la junte avait promis dans un premier temps une transition civile. Au fil des événements, ce langage a évolué. Elle finira par se dédire en proposant une transition civilo-militaire qui n’aura duré que 8 mois.

A la suite de la formation du gouvernement Moctar Ouane II ce lundi 24 mai, mécontent du quota   qui lui a été réservé, la junte a décidé de mener une transition militaire en contraignant le Président de la transition et le Premier ministre à la démission.

Ce mouvement  inattendu a irrité plus d’un, particulièrement la classe politique où les plus courageux commencent à donner de la voix. C’est le cas d’une nouvelle coalition de partis politiques dénommée « Les Partis, Mouvements et Associations ». Elle est composé de Ensemble pour le Mali (l’ancienne majorité présidentielle) ; Espérance Nouvelle Jigiya Kura ; Sauvons la Démocratie des Putschistes ; Forces Nouvelles ; Sentinelles de la Démocratie et le Parti pour le Développement et Social (Pdes).

Dans une déclaration rendue publique le week-end passé, ledit regroupement politique a décidé, pour  la nécessité d'une union au-delà des clivages, de  condamner toute prise du pouvoir par la force; dénoncer la rupture unilatérale du processus de la Transition politique et civile en cours dans notre pays ; exiger la poursuite de la Transition par des autorités civiles. Et ce, dans le strict respect des délais de 18 mois ; assurer une gestion consensuelle et inclusive de la Transition politique et civile ; saluer les efforts de la communauté internationale (Cedeao, UA, ONU, UE...) en vue du retour rapide du Mali à l’ordre constitutionnel normal, conformément à la Constitution et à la Charte de la Transition et inviter tous les patriotes et démocrates à une large concertation pour préserver les acquis démocratiques dans notre pays.

Les Partis, Mouvements et Associations s'engagent sans relâche à rester vigilants pour assurer la veille citoyenne pour le salut public.

A cette allure, on peut croire que ce regroupement est une nouvelle opposition en gestation contre la nouvelle directive de la transition en  cours.

<strong>Oumar KONATE </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;Etat du 24 mai :  Les remontrances d’Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/coup-detat-du-24-mai-les-remontrances-dassimi-goita-2930298.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 01:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le but de justifier son second coup d’Etat, le colonel AssimiGoïta, vice-président de la transition, a produit un communiqué au lendemain du putsch. Sans hésiter, il met en cause le président de la transition Bah N’Daw. « Suite à une crise de plusieurs mois au plan national prenant en compte des grèves et manifestations diverses des acteurs sociaux et politiques, le gouvernement dirigé par Moctar Ouane s’est montré incapable de constituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux », souligne le communiqué.</strong>

Ensuite, l’auteur du coup d’Etat a indiqué que dans la foulée et de façon unilatérale, le président de la transition a accepté la démission du gouvernement et reconduit immédiatement le Premier ministre avec pour mandat d’aller à la formation d’un nouveau gouvernement. La conséquence a été une consternation générale marquée par la persistance des grèves de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm), dont l’issue est finalement une grève illimitée. Cet état de fait constitue une véritable asphyxie de l’économique malienne et partant, la garantie d’une instabilité aux conséquences incommensurables.

La crise de confiance va se compliquer davantage avec la constitution d’un nouveau gouvernement par le Premier ministre nouvellement reconduit. Assimi n’a pas digéré que Moctar Ouane ait établi une liste des membres du gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président, en charge des prérogatives à lui conférées par la charte, à savoir la Défense et la Sécurité. « Une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition, contrairement au serment prêté lors de son investiture le 25 septembre 2020 », ajoute le communiqué.

Selon le communiqué, Assimi a fait diverses interpellations et négociations auprès des chefs d’Etat de la sous-région et de certaines chancelleries présentes au Mali en vue d’amener le Président de la transition et le Premier ministre à respecter les prescriptions de la Charte de la transition. Le vice-président de la transition s’est vu dans l’obligation d’agir pour préserver la Charte de transition et défendre la République en mettant fin aux prérogatives le Président et son Premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation.

Le problème, c’est que Assimi lui-même a délibérément violé la Charte de la transition en s’arrogeant le droit d’arrêter le président Bah N’Daw et Moctar Ouane. Beaucoup de citoyens ont reproché cette méthode musclée de la part du vice-président. En réalité, il y avait une crise de confiance au sommet de l’Etat entre les auteurs du coup d’Etat du 18 août 2020 et les autorités civiles de la transition.

Le moins qu’on puisse dire est que le peu de crédit qu’avait la transition s’est volatilisé le 24 mai avec l’arrestation du président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane. Les causes immédiates, c’est l’éviction des colonels Sadio Camara et Modibo Koné du nouveau gouvernement formé par Moctar Ouane ce jour-là. Au-delà des principes, il apparait clair que l’armée malienne est devenue aux yeux de beaucoup une milice dont les membres s’autorisent tout ce qu’ils veulent au détriment de la loi et du pays.

<strong>Nampaga KONE</strong>

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<title>Invité de Macron au sommet de Paris : L’agenda chargé de Madou Coulou auprès des autorités françaises</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/invite-de-macron-au-sommet-de-paris-lagenda-charge-de-madou-coulou-aupres-des-autorites-francaises-2-2930351.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 00:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Invité du président français au sommet économique de Paris, où il était question des opportunités économiques de l’Afrique, et dont plusieurs présidents africains y étaient, Mamadou Sinsy Coulibaly, le grand patron des patrons du Mali, y était également. En marge de ce sommet d’une grande opportunité économique pour notre continent, le président du Patronat a eu des contacts nourris et poussés avec de nombreuses personnalités françaises. L’occasion pour lui de porter encore plus haut une voix plus forte et mieux écoutée sur les questions économiques en Afrique.
En toute vraisemblance, c’est ce samedi 29 mai, en début de soirée, que le président du CNPM, Mamadou Sinsy Coulibaly, est rentré au Mali, en provenance de Paris, où il a achevé une visite intense, à l’invitation du président français, au nombre des participants officiels du sommet de Paris, consacré aux opportunités économiques de l’Afrique.
Ce sommet qui s’est tenu le 18 mai dernier, à l’initiative du président français, a vu la participation de plusieurs chefs d’Etat du continent ainsi que leurs homologues européens, avec la bienveillance de nombreux organismes de développement et de coopération impliqués dans le développement durable de l’Afrique.
Le président du Patronat malien, Mamadou Sinsy Coulibaly (Madou Coulou pour les intimes), à l’image de certains de ses pairs du continent et de l’Europe, était au nombre des invités officiels de ce sommet inédit qui a vu une fois de plus le rôle accru des opérateurs économiques privés dans le décollage économique de l’Afrique, confrontée, on le sait, aux graves conséquences sanitaires et financières du Covid-19.
En marge du sommet économique, au cours duquel le patron des patrons du Mali abeaucoup discuté avec les officiels, ainsi que les acteurs économiques privés ; africains ou européens, de nombreux atouts de l’Afrique, en dépit de cette période sanitaire trouble, Mamadou Sinsy Coulibaly, ce véritable capitaine d’entreprise très respecté en Europe, pour ses idées, a également connu un fort ballet diplomatique dans la capitale française.
L’une des étapes les plus fructueuses de cette visite à Paris, nous a-t-on confirmé, a été consacrée à l’entretien qu’il a eu avec le conseiller du président français sur l’Afrique, M. Franck Paris ; celui-là qui a multiplié, ces derniers temps, les discours optimistes sur le progrès économique de l’Afrique. Avec le conseiller sur les questions africaines, le président Mamadou Sinsy Coulibaly, selon la presse internationale, a discuté, pendant plus d’une heure d’horloge, les diverses questions économiques et commerciales de l’Afrique et du Mali.
Tout le monde connait le penchant de cet homme avisé sur la promotion du secteur privé et des moyens adéquats pour en assurer le financement, en dehors des circuits financiers classiques. Entre les deux hommes, il a été aussi question du contexte économique actuel, difficile et lourd de périls, au niveau du Mali. A n’en pas douter, selon des sources concordantes, le patron des patrons du Mali a évoqué les sujets brûlants avec le franc-parler qu’on luireconnait, tout en faisant ressortir les pistes innovantes, par lesquelles les difficultés économiques pourront être réglées. Franck Paris, le conseiller de Macron sur les questions africaines, y a manifesté un intérêt certain, selon plusieurs médias de l’Hexagone.
Autres rencontres, autres perspectives dynamiques : Mamadou Sinsy Coulibaly, le président du Patronat malien, a rencontré les hommes d’affaires français et européens, les responsables du Patronat français, ainsi que les représentants d’organismes publics et privés de financement de l’économie, d’une manière générale. Ici, le patron des patrons du Mali était sur son terrain de prédilection ; en ce sens que les questions liées au financement des entreprises, au franc CFA, à la dette africaine ont été abordées sans détour.
Une fois n’est pas coutume, dit-on. Avec les parlementaires français, le président Mamadou Sinsy Coulibaly a eu des discussions ouvertes sur la situation malienne. Il le dit lui-même sans ambages ; pour l’une des rares fois, cette rencontre avec les députés français a eu un impact positif sur l’appropriation et la compréhension de certains problèmes, à la fois complexes et sensibles, liés au contexte sociologique actuel du pays. Là aussi, nous a-t-on indiqué, les parlementaires français ont marqué un intérêt accru à échanger avec l’opérateur économique privé qui n’a pas manqué d’aborder des sujets d’intérêt commun.
Au ministère des Armées, où il donne des cours aux officiers français, il a été également reçu par des généraux français, intéressés, comme on l’imagine, à aborder avec lui des questions sécuritaires, compte tenu de l’actualité brûlante du pays.Ici, on le dit ; ce n’est pas avec moins de huit générauxfrançais qu’il a abordé les sujets aussi variés et cruciaux, comme l’engagement militaire français au Mali, la montée en puissance des FAMa, la coordination entre les différentes troupes militaires engagées sur le front de la guerre avec les terroristes et l’état réel du terrain.
A l’issue de cette visite à Paris, il a été fort opportunément apprécié que la voix du patron des patrons au Mali, plus forte que jamais, porte de plus en plus loin, en dehors des frontières réduites de son pays, concernant les sujets les plus variés et les plus intéressants. De plus, il est une constance, ici en France, et en Europe, que cet homme d’affaires atypique, défenseur obstiné des questions liées à la promotion du secteur privé, est très bien respecté, tant par ses idées que par ses approches, plus pragmatiques pour le mieux-être économique de son pays et de l’Afrique.
Oumar KONATE]]> </content:encoded>
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<title>Grève :  La détermination de la médiation, l’intransigeance de l’Untm</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/greve-la-determination-de-la-mediation-lintransigeance-de-luntm-2929455.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 May 2021 09:07:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De mémoire de Maliens, jamais une grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) n’aura mobilisé autant de médiateurs. Mais le secrétaire général de la centrale syndicale reste droit dans ses bottes, faisant courir au pays le risque d’un effondrement plus poussé. Les notabilités traditionnelles et religieuses ont tout mis en œuvre pour que les responsables de l’Untm renoncent à la grève. </em></strong>

Mais c’était sans compter avec l’intransigeance de Yacouba Katilé, tout puissant secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm). Ce dernier a catégoriquement refusé de renoncer à la grève, quand bien même le gouvernement a été dissout par le président de la Transition qui a aussitôt renouvelé sa confiance à MoctarOuane pour former un nouveau gouvernement.

Après les notabilités, les organisations internationales ont dépêché des médiateurs pour demander aux grévistes de surseoir à leur mouvement. Ainsi, des émissaires de la Minusma et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont tour à tour défilé à la Bourse du travail, siège de la centrale syndicale. Mais Katilé et ses collaborateurs ont expliqué que le mot d’ordre de grève est antérieur à la dissolution du gouvernement.

Selon les soutiens des syndicalistes, les autorités ont réussi à mettre dos à dos l’Untm et les magistrats. Les deux camps sont à couteaux tirés à cause des primes et indemnités. L’Untm demande l’augmentation des primes et indemnités en rappelant que les magistrats ont eu des indemnités de judicature à hauteur de 1,2 million F CFA. Le souhait de l’Union est d’obtenir au moins 750 000 FCFA d’indemnités. Mais les magistrats n’ont pas apprécié le fait que leur traitement soit pris comme référence par les responsables de l’Untm.

Le torchon brûle entre les deux camps au sujet des textes de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), lesquels ont été révisés, avec la participation de l’Untm et des magistrats lors des travaux à Sélingué. Selon des sources proches du dossier, la volonté des autorités de la transition est de nuire à des responsables de l’Untm, dont Katilé et un de ses lieutenants, Ousmane Traoré, chargé des questions économiques de la centrale syndicale. Leur seul tort est de défendre avec insistance les intérêts des travailleurs maliens.

On raconte également que le gouvernement a voulu tromper l’Untm avec la signature du décret de nomination des membres du Conseil économique, social et culturel dont Yacouba Katilé est membre. Mais le jeu a été rapidement compris. En effet, il y a deux autres décrets qui n’ont pas été pris, à savoir le décret de convocation des membres du collège et le décret de nomination des membres associés (des fonctionnaires mis à la disposition du Conseil). C’est dire que les autorités n’ont pas la volonté de faire bouger les lignes en ce qui concerne cette institution qui a un droit de regard sur toute proposition de texte.

Autre problème, selon les responsables de l’Untm, c’est la « tentative de division » de la centrale syndicale, menée par l’ex-ministre de tutelle,Me HarounaToureh. Ce dernier est accusé d’instrumentaliser l’appartenance ethnique de certains membres de l’Untm en vue de promouvoir un schisme au sein de la centrale syndicale. Des ressortissants du nord, y compris des personnalités de premier plan, sont ainsi mis à contribution pour saboter la grève depuis plusieurs mois, rapportent des sources proches du dossier.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Loi sur l’entraide judiciaire Mali&#45;France :  Ben Le Cerveau recadré par son collègue Amadou Maïga du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/loi-sur-lentraide-judiciaire-mali-france-ben-le-cerveau-recadre-par-son-collegue-amadou-maiga-du-cnt-2929449.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 May 2021 08:49:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Membre du Conseil national de Transition (CNT), Adama Diarra alias Ben Le Cerveau s’est livré à un exercice d’explication ou de manipulation sur la loi relative à l’entraide judiciaire entre le Mali et la France, adoptée par le CNT. Il a expliqué ladite loi dans un langage qui incite à la révolte. D’où la réaction de son collègue Amadou Albert Maïga pour mettre les choses dans leurs contextes.</strong>

A l’allure d’une tentative de manipulation de l’opinion publique sur la loi d’entraide judiciaire entre le Mali et la France, Adama Diarra dit Ben le Cerveau indique que la présente loi vise à nous maintenir dans la dépendance coloniale.  « La France a demandé l’entraide judiciaire entre elle et le Mali sous IBK, avec  TiébiléDramé comme ministre des Affaires étrangères. Cela consiste à rendre possible l’extradition d’un Malien condamné au Mali à aller purger sa peine en France. Cette loi a été adoptée par le CNT il y a de cela moins d’un mois. Nous étions 13 à voter contre. Par contre, un condamné en France ne peut pas être extradé au Mali pour purger sa peine. C’est pour vous dire que les autorités ont décidé de placer le Mali sous tutelle française », a-t-il déclaré sur les antennes de la Radio Peace FM.  Cet  exercice qui fait dormir débout a contraint Amadou Albert Maïga, aussi membre du CNT, à recadrer son collègue.

Dans son intervention, Amadou Albert Maïgamartèlera qu’Adama Diarra s’est donné en spectacle sur le plateau de Peace FM en tenant des propos« fallacieux et totalement mensongers ».

A en croire l’orateur,  Ben le cerveau, vice-président de la Commission promotion de la femme, de la famille, de la protection de l’enfant, de la jeunesse, des sports du travail et de l’emploi, fait partie des abonnés absents auxtravaux du CNT.

« Le camarade Ben n’a jamais participé à une activité de sa commission, excepté son déplacement à Gao pour assister au tournoi de foot.Le camarade Ben n’est jamais venu en salle de plénière à l’heure. Le camarade Ben n’a jamais assisté au début et à la fin d’une séance plénière. Le camarade Ben n’a pas participé à plus de trois séances plénières et donne toujours une procuration », a précisé Amadou Albert Maïga.Or, poursuivra-t-il, on ne peut prétendre vouloir se battre pour son peuple, pour un idéal pour un changement et ne pas avoir le temps matériel pour faire son travail correctement, un travail pour lequel tu es payé.

« Les jeunes français se réveillent tôt pour aller défendre l’intérêt de la France dans l’hémicycle », tentera-t-il ainsi de conscientiser son collègue Diarra.

S’agissant de la fameuse loi  que pourfend  Ben le Cerveau, Amadou Albert Maïga déclare que feu le Président Modibo Keita, père-fondateur de l’indépendance du Mali, avait signé un accord de coopération judiciaire avec la France en 1962.

Suite à l’évolution du monde, cette loi a montré ses limites et sa relecture était en cours bien avant la mise en place du CNT. Ainsi, demandera-t-il d’informer son camarade que cette loi n’extrade pas/jamais les nationaux et dans les deux sens (du Mali vers la France et de la France vers le Mali).

« Cette convention a été réélue pour prendre en compte les spécificités économiques (crimes économiques et financiers) et aussi les cas du terrorisme. Donc, qu’on n’induise pas les Maliens établis à l’extérieur en erreur », a-t-il clarifié.

Partant, Maïga invitera  Ben le Cerveau à venir travailler, contrôler l’action gouvernementale, s’améliorer, s’entrainer et surtout proposer des solutions.

« Les sages sont capables d’utiliser les inimitiés à bon escient ».

&nbsp;

Selon l’orateur, les deux conventions ratifiées par le CNT : entraide judiciaire entre le Mali et la France/extradition entre le Mali et la France  sont  deux conventions qui ont été ratifiées par le Mali depuis mars 1962 par la première République, sous le règne de Modibo Keita.

En ce qui concerne la  Convention d’entraide judiciaire,  le Mali et la France ont tout simplement rajouté des infractions nouvelles, à savoir le « terrorisme, les infractions douanières, fiscales, économiques qui n’existaient pas dans la première convention d’entraide judiciaire », explique-t-il.

De son point de vue, ces conventions sont motivées et contiennent des avantages, en tout cas pour notre pays. Car, la première permet de rapatrier nos capitaux « volés » ou sortis en contournant les services de la douane et le fisc malien.La seconde  permet au Mali de demander l’extradition de tous ceux qui ont commis des infractions sur le sol malien afin que les juridictions maliennes puissent les juger au Mali.Ces deux conventions sont fondées sur le principe de réciprocité.  Avant d’ajouter que les deux conventions sont de véritables instruments de lutte contre l’impunité.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Administration :  Sur la voie d’un découpage territorial coûteux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/administration-sur-la-voie-dun-decoupage-territorial-couteux-2927558.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 11:27:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le nouveau découpage administratif présenté par le gouvernement fait l’objet de critique de la part de certains groupes dont la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Hormis ce groupe armé signataire de l’accord d’Alger, d’autres voix s’élèvent au nord pour demander le statut de région pour des localités enclavées. Mais le véritable challenge du gouvernement est de trouver les moyens pour faire ces réformes, surtout que le débat sur leur implication dans le processus électoral n’est pas tranché.
Le gouvernement doit clarifier si les nouvelles régions seront déterminantes pour la définition de nouvelles circonscriptions électorales ou non. En attendant, avec la nouvelle disposition administrative, le territoire du Mali comprendra vingt régions plus le district de Bamako qui composera également 10 communes urbaines au lieu de six (6). Les 20 régions seront donc : Kayes (1er région) ; Koulikoro (2èmerégion) ; Sikasso(3èmerégion) ; Ségou(4èmerégion) ; Mopti(5èmerégion) ; Tombouctou (6èmerégion) ; Gao(7èmerégion) ; Kidal(8èmerégion) ; Taoudénit (9èmerégion) ;Ménaka(10èmerégion) ; Bougouni (11èmerégion) ; Dioïla(12èmerégion) ; Nioro(13èmerégion) ; Koutiala(14èmerégion) ; Kita (15èmerégion) ; Nara(16èmerégion) ; Bandiagara  (17ème région) ; San(18èmerégion) ;Douentza(19èmerégion) ; Gourma(20ème région).
Quant au district de Bamako, il sera régi par un statut particulier, et comprendra dix (10) communes urbaines dont le ressort territorial sera déterminé par une nouvelle orientation de quartiers. La commune I sera composée de 8 quartiers : Boulkassoumbougou, Banconi, Fadjiguila, Djoumanzana, Djélibougou, Korofina-nord, Korofina-sud et Sotuba.
La commune II sera composée de 14 quartiers à savoir Bagadadji, Sikoroni, N-Gomi, Niaréla, Médina-Coura, Missira, Bozola, Zone industrielle, Hippodrome, Bakarybougou, Sans-fils, Bougouba, Quizambougou et Konébougou. 20 quartiers pour la
La commune III. Il s’agit de Darsalam, N’Tomikorobougou, Ouolofobougou-Bolibana, Centre commercial, Bamako-Coura, Bamako-Coura-Bolibana, Dravela, Dravéla-Bolibana, Badialan I, Badialan II, Badialan III, Niominanbougou, Sogonifing, Samé, Sirakoro-Dounfing, Koulouba, Point G, Kodabougou, et Kouliniko.
La commune IV sera composée de six quartiers qui sont : Lafiabougou Hamdallaye, Dogoudouma, Grimgoumo, Lassa et Taliko. Les quartiers de la commune V sont : Sema I Badalabougou, Torokorobougou, Quartier-Mali, Bakodjikoroni, Sabalibougou, et Daoudabougou.
Les quartiers de la commune VI sont : Sogoniko, Magnambougou, Banankabougou, Faladiè, Dianéguéla, Sokorodji, Missabougou, Niamakoro, Yirimadio, Sénou, Sirakoro-Méguétan, Niamana, Tabakoro et Diatoula.
Commune VII aura comme quartiers Djicoroni-Para, Sénénikoro, Sibiribougou, Kalabambougou,Samaya, Kanadjiguila, Mamaribougou, Samanko-Plantation, et Kabalabougou.
Les quartiers de la commune VIII sont Kalabancoro, N’Golobougou, Kouralé, Gouana, Missala, Missalabougou, Sabalibougou et Kabala. La commune IX sera composée des quartiers comme Dialakorodji, Notéguédo Sirakoro, TéguédoSamassébougou, Sangarébougou, Seydoubougou, etSarambougou.  Enfin la commune X aura dix (10) quartiers qui sont : Souleymanebougou, Moribabougou, Titibougou, Dogobala, G’Ngabagoro-Droit, Djinconi, Solokono, Sikolou, Sala, et Monounouba.
<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Front social : Désamour entre l’Untm et le gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/front-social-desamour-entre-luntm-et-le-gouvernement-2927553.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 11:24:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La joie a cédé la place au mécontentement, moins de deux mois après la signature d’un protocole d’accords entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm).  Yacouba Katilé, secrétaire général de la centrale syndicale, ne veut plus rien entendre si ce n’est l’application de l’accord signé. Pour manifester son hostilité au pouvoir en place, la centrale donne juste 5 jours au gouvernement pour réagir à un nouveau préavis de grève déposé en fin avril 2021.

L’Untm reproche au gouvernement de n’avoir pas honoré les engagements pris dans le protocole d’accord dont l’application était prévue pour fin mars dernier. Malheureusement, rien n’a été fait par le gouvernement. Pourtant, ce dernier a déjà procédé à une augmentation de salaire pour les magistrats, alors que cette faveur salariale n’était pas entrée en vigueur sous IBK.
Les enseignants ont eu droit à l’application de l’article 39 qui a permis une amélioration de leur salaire. Mais l’Untm n’a rien eu malgré la signature du protocole d’accord il y a plus d’un mois. Les partants volontaires à la retraite n’ont pas reçu leur dû alors que le gouvernement avait promis d’agir rapidement dans ce sens.
Les travailleurs compressés comme ceux de l’Huicoma continuent de souffrir dans la pauvreté tandis qu’on leur avait promis un début de solution à leur souffrance. La commission censée travailler à l’identification des victimes n’a toujours pas été mise au travail conformément au contenu du protocole d’accord. L’alignement des grilles salariales est aussi loin d’être une réalité, bien que cela doit gommer les disparités actuelles de salaires entre les fonctionnaires de la même catégorie.
Le gouvernement est aussi accusé au sujet du renouvellement du Conseil économique, social et culturel. Tout est fin prêt pour permettre la mise en place d’un nouveau bureau du conseil. Mais l’Untm ne fait pas confiance au président de la Transition, Bah N’Daw, et au vice-président Assimi Goïta, sans oublier le Premier ministre Moctar Ouane. Ces officiels seraient dans la logique de ne pas renouveler le bureau de l’institution.
Selon des sources fiables, la liste des membres de l’Untm devant siéger au sein du conseil est disponible depuis plusieurs mois, mais le gouvernement n’a rien fait pour mettre en place le nouveau bureau. Pour certains, l’Untm devrait avoir des positions bien placées dans cette institution que le pouvoir ne souhaite pas valider.
Le désamour entre le gouvernement et l’Untm est donc plus compliqué qu’on ne l’imagine. Dans le camp des mécontents, il y a aussi le Syndicat national des administrateurs civils et le Syndicat des secrétaires de greffe et des greffiers. Ces derniers avaient déjà envisagé de déposer leur préavis bien avant la décision de l’Untm. Ainsi, le Syndicat autonome des greffiers et secrétaires de greffe et parquet fait partie des protagonistes importants.
<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Souleymane Kone, demissionnaire des FARE :  « Modibo Sidibé a installé  un climat tendant  à  culpabiliser les cadres du parti »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/souleymane-kone-demissionnaire-des-fare-modibo-sidibe-a-installe-un-climat-tendant-a-culpabiliser-les-cadres-du-parti-2927458.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/souleymane-kone-demissionnaire-des-fare-modibo-sidibe-a-installe-un-climat-tendant-a-culpabiliser-les-cadres-du-parti-2927458.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 01:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après son apogée en 2012, le parti Fare Anka Wuli a commencé sa descente aux enfers suite aux législatives de 2013,quand cinq de ses six députés avaient démissionné au profit d’autres formations.  Cette déchéance  se poursuit pour le parti l’ancien Premier ministre d’Amadou Toumani Touré.</strong>

Peu à peu, le parti Fare Anka Wuli se fragilise. Après la démission de ses députés en 2013 et l’un de ses bras financiers, en l’occurrence Zoumana Mory Coulibaly, certains cadres avaient jusque-là tenu bon. Mais, à l’approche des prochaines échéances électorales, les quelques cadres les plus fidèles à Modibo Sidibé sont en train de plier bagage. C’est le cas de Souleymane Koné, l’un des derniers piliers du parti Fare, connu pour ses prises de position, qui jette l’éponge. L’information a été rendue publique ce week-end en ces termes : « Ce 22 avril 2021, j'ai officiellement donné ma démission de toutes les instances et structures des FARE. Ci-contre ma lettre de démission.... »

Dans sa lettre démission devenue virale sur les réseaux sociaux, M. Koné précise que depuis plus de deux(2) ans, il ne participe plus aux instances du parti. Espérant, dit-il, la tenue du deuxième congrès ordinaire pour informer la direction sortante et les militants de son retrait de toutes les instances et structures du parti. Mais ce congrès tardant à se tenir, en violation  des statuts et du règlement intérieur du parti, il s’est vu  dans l’obligation de procéder autrement.

« Aussi, par la présente, je viens vous notifier ma démission avec effet immédiat, de toutes de toutes les instances et structures du parti », indiquera-t-il.

Et d’ajouter : « Je présente mes excuses à toutes celles et tous ceux d’entre les militants/es qui pourraient être contrariés par ma décision.

Toute ma vie durant, en politique comme dans d’autres domaines, j’ai érigé les valeurs de loyauté et de transparence avant toute autre chose. C’est pourquoi pendant cinq ans aux côtés des camarades très engagés dans le parti, j’ai personnellement œuvré à préserver l’intégrité morale et du parti et de son premier responsable », a-t-il déclaré.

Toutefois, se plaint-il, vous auriez tous remarqué comment le parti, ses cadres et ses responsables ont été ignorés et marginalisés,  voire humiliés par le président du parti pendant les dernières élections présidentielles.

« Ils ont été totalement écartés de toutes décisions concernant la marche de la campagne et vilipendés par le président lui-même et son équipe informelle sortie de nulle part et  sans concertation au sein du parti. Le résultat est connu ; ce fut l’échec, même si on reconnaît que les élections ont été totalement tronquées, les résultats ne pouvaient être autrement pour les Fare.

De l’échec de sa candidature à  l’élection présidentielle passée, le président du parti n’en tire aucune leçon. Pire,   il a installé  un climat tendant  plutôt à  culpabiliser les cadres du parti ».

Or, sans sanction politique dans nos mœurs, il est impossible de  faire la politique autrement. Faire la politique autrement devient un slogan creux, surtout quand on a conduit le parti au désastre  dans lequel il se trouve depuis les élections présidentielles», précise Souleymane Koné.

Pour le démissionnaire, il était attendu que le premier responsable, de surcroit le candidat, se doit de se remettre en cause, tirer toutes les leçons de son échec. Malheureusement, regrette-t-il, tel ne fut le cas. Après l’échec de la présidentielle et des législatives qui ont suivi, poursuivra l’orateur,  la  déloyauté  a continué  dans la démarche solitaire du président du parti  dont la caricature a été donnée par la mise en place d’une prétendue plateforme dénommée « Pacte pour la Refondation du Mali », dans la création duquel les instances du parti sont encore totalement ignorées.

Pire, martèle M. Koné, pendant longtemps,  sur un autre registre, les tentatives de  rapprochement avec le pouvoir IBK  et les  manipulations pour ce faire avaient  dénaturé  l’indépendance  des FARE et rendu illisibles ses démarches et prises de position dans l’opinion.

« Il m’a été impossible de continuer à travailler  dans le contexte ainsi décrit avec le premier responsable des FARE qu’il mène à la dérive au gré de ses humeurs et surtout qui obstrue le développement de toute autre initiative de construction d’un parti ne venant pas de lui ou de son cercle d’obligés.Aussi, par la présente, je vous prie de  recevoir ma démission formelle de toutes les instances et structures des Fare. Mon combat pour la démocratie, pour le Mali continue. Je le continuerai avec ceux d’entre les Maliens qui y croient au sein du parti ou en dehors. Je vous prie de recevoir, monsieur le président, à  l’expression de mes sentiments distingués », a-t-il conclu.

<strong> Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élections, réformes politiques et institutionnelles :  Les 10 propositions de Modibo Kadjoké</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 01:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce mercredi 28 avril 2021, l’Alliance pour le Mali (APM-Maliko)a organisé une conférence de presse afin de donner sa position sur la situation du pays. </em></strong>

&nbsp;

Au cours de cette rencontre, le président du parti, Modibo Kadjoké, a affirmé qu’il est facile de comprendre et d’appréhender les attentes de la communauté nationale suite aux crises socio-politiques successives depuis quelques décennies. Le Mali a besoin de plus de réformes et de moins d’élections. Et la communauté internationale se satisfera certainement au moins de l’élection de président de la République.

S’agissant du choix du gouvernement concernant le calendrier électoral, le conférencier dira que nos autorités ont choisi plus d’élections et moins de réformes. À l’en croire, aucun de ces scrutins n’est lié aux nombreuses réformes dont le Mali a besoin. La Cour constitutionnelle a besoin d’une réforme majeure allant dans le sens du rétablissement de la confiance entre elle et les citoyens.

Toujours selon le conférencier, le ministre de l’Administration territoriale a fait savoir que le gouvernement envisage de réduire le taux de participation. Et que  le Comité national de l’égal accès aux médias et la Haute autorité de la communication coûtent extrêmement cher à l’Etat. Car ledit comité ne fonctionne que pendant les campagnes électorales. « Il serait donc particulièrement important pour notre pays d’expérimenter un organe unique de régulation des médias», a suggéré M. Kadjoké.

Parlant du référendum et de la nouvelle constitution, le conférencier dira que dans la note d’information du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, il est dit que 5 mois, à compter du mois d’avril, devront permettre de recueillir et de prendre en compte les aspirations du peuple. À cet effet, le conférencier estime que ce délai est trop court.

Ainsi, selon le président de l’APM-Maliko a fait 10 propositions à savoir : 1 Le Comité d'orientation, présidé par le Premier ministre, doit jouer réellement son rôle : définir le périmètre des reformes; 2 Établir un calendrier consensuel des réformes, suivi d’un chronogramme et d'un plan de sécurisation des élections; 3. Respecter la fin de la Transition en organisant les 2 scrutins essentiels : les législatives et la présidentielle ; 4. Partant du fait que la nouvelle constitution n'a pas de lien avec ces 2 scrutins, prendre le temps d'un débat démocratique le plus large, le plus profond possible et le plus inclusif ; organiser le scrutin référendaire à partir de 2022 5. Préparer les meilleures conditions pour l'élection au niveau des collectivités en 2022 ; 6. Ne jamais organiser d'élections pour les collectivités dans les zones sécurisées par des armes non étatiques ; 7. Organiser la révision ordinaire des listes électorales aux dates prévues ; 8. Désigner les membres de la Ceni (elle « veille à la régularité du referendum et des élections générales »- art. 14) avant la loi électorale) début des opérations de révision des listes électorales (article 10 de 9. consacrer le maximum d'énergie du Gouvernement à créer les conditions d'élections les moins contestables possibles pour rompre le cycle d'instabilité politique chronique que connait notre pays; 10. Recadrer la Transition afin de la rendre plus inclusive (CNT, Gouvernement y compris).

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Adema et la présidentielle 2022 :  Yaya Sangaré écarte&#45;t&#45;il  l’option d’une candidature interne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ladema-et-la-presidentielle-2022-yaya-sangare-ecarte-t-il-loption-dune-candidature-interne-2927454.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 01:23:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la percée des hommes d’affaires et l’ascension de nouvelles figures politiques, certaines grandes formations politiques, ou du moins leurs des barons,    sont dans la rétractation. C’est le cas à l’Adema, où Yaya Sangaré, l’un cadres du Pasj, non moins ancien député élu à Yanfolila, étale sa position sur les réseaux sociaux.</strong>

Après près de 30 ans de gestion des affaires publiques, l’Adema et ses « filiales», en l’occurrence le RPM et l’URD, sont en difficulté sur le terrain.  Car leur bilan semble jouer en leur défaveur. Ce, à  telle enseigne qu’à moins d’une année de la présidentielle annoncée pour février et mars 2022 pour les 1<sup>er</sup> et second tours, ces traditionnelles formations politiques sont dans l’expectative. Après le décès du Président de l’URD, Soumaïla Cissé,qui était pour être le super-favori de ce scrutin, les partis politiques susmentionnés semblent épuiser toutes leurs cartes et attendent le plus offrant.C’est  du moins la conclusion à laquelle sont arrivés des observateurs politiques.

A l’Adema, même si certains cadres se montrent évasifs dans leur publication, on est à même de comprendre qu’ils se laissent découvrir progressivement. Des langues commencent à se délier. Les récentes publications de l’ancien député Yaya Sangaré n’affirment pas le contraire. « L'Adema-Pasj doit se positionner dans une alliance forte de partis politiques et de forces sociales. Réputé pour être une véritable machine électorale, l'Adema-Pasj reste un enjeu majeur pour l’élection présidentielle de 2022. Comme en 2018, quand son choix a fait basculer tous les pronostics.Le réalisme politique exige des responsables du parti de l’abeille de privilégier l’intérêt supérieur général en optant pour un vaste rassemblement au-delà d'une seule formation politique.Un rassemblement politique et électoral qui garantirait un avenir radieux pour les abeilles et qui aura pour effet de ressouder ses rangs, partagées entre doute et certitude quant à un choix définitif de candidat, et de projeter notre Maliba dans un avenir meilleur», a-t-il publié sur sa page Facebook.

Comme si cela ne suffisait pas,  quelques heures plus tard, Yaya Sangaré se montre offensif dans ses tentatives  d’influencer la position du parti. Ainsi, ajoutera-t-il : «L’Adema-Pasj : s’unir et s’engager !L’Adema-Pasj ne saurait se contenter de participer à l'élection présidentielle pour le plaisir de participer comme d’autres partis politiques. Par contre, il se doit de se positionner pour peser sérieusement sur les événements, en négociant âprement ses conditions dans une alliance politique forte après une analyse objective de la situation interne. Cela, en s’inscrivant avec de solides arguments, dans une vaste coalition de partis politiques et d'organisations de la société civile partageant les mêmes valeurs et la même vision d’une gouvernance vertueuse. Il est évident qu'aucune formation politique ne saurait gagner à elle seule, l'élection présidentielle annoncée, surtout si celle-ci est couplée aux législatives. A cet effet, que devons-nous faire pour rassembler autour du parti le maximum d'acteurs engagés dans la vie socio-politique du pays ? Depuis son dernier congrès en 2015, à part quelques actions timides sur la scène politique pour convenir sur un paquet minimum autour du Mali, le parti n'est parvenu à convaincre aucune formation politique à s'associer à ses démarches politiques. Qui blâmer ? ».

<strong>L’Adema, le RPM et l’URD : des proies faciles</strong>

A l’instar des déclarations de l’ancien député Adema élu à Yanfolila, toutes les éventualités sont à prévoir. Car, face à cette fragilisation de la crème politique au Mali, des nouvelles têtes sortent de l’eau, dont celles de l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé, Seydou Mamadou Coulibaly et Aliou Boubacar Diallo. Ces trois potentiels candidats qui ont déjà affiché leur intention de briguer la magistrature suprême ne comptent pas que sur l’argent qu’ils ont amassé ces derniers temps. Ils comptent aussi sur les barons  de l’Adema, du RPM et de l’URD, qui constituent pour eux des grands électeurs.

L’Adema, habitué à des copinages politiques, semble être le parti le plus exposé quand on se réfère aux dernières élections présidentielles (2013 et2018), oùon a assisté à des activités de fraction où une bonne partie a soutenu le candidat IBK contre celui du parti au 1<sup>er</sup>  tour. En 2018 également, le Comité exécutif a officialisé son soutien à Ibrahim Boubacar Keïta pour un second mandat.

Pour celle de 2022, le  scénario de dislocation se dessine. Les cadres tentent désespérément d’accorder le violon sur le choix de candidatures déclarées, où la conduite à tenir pour une coalition politique. A l’Adema, apprend-on, les « vendeurs » du parti sont à l’œuvre. Ils sont en train de remuer ciel et terre pour aligner le parti derrière une candidature externe. A défaut, ligueront des bastions électoraux pour le mieux offrant. Au même moment, certains conservateurs cherchent un candidat à l’interne, fut-il un figurant au scrutin présidentiel.

S’agissant du RPM, cet ancien parti présidentiel n’a pratiquement rien profité de la gestion du pouvoir de son candidat, IBK. Au contraire, il est sorti très fragilisé du règne de son président fondateur qui a visiblement travaillé à cela. Aujourd’hui, le RPM regorge des cadres valables, mais la guerre intestine de la gestion du pouvoir qui n’ont pas réussi à le détenir a laissé des traces. Personne, y compris son actuel président, Dr Bocary Tréta, ne parvient à créer un consensus autour de lui, à fortiori l’unanimité. C’est un parti très exposé qui doit travailler à créer une coalition politique dans laquelle il figurera pour présenter un candidat. A défaut,  chacune des candidatures sérieuses peut «piocher» au détriment de l’unité du parti. Ce qui présage le déclin d’un parti qui n’a pas connu d’apogée. Car, le RPM est différent de l’Adema qui, à chaque fois, arrive à recoller les morceaux après ce genre de dislocation qui se dessine.

Quant à l’URD, elle se trouve dans une situation pathétique. La mort de son Président, Soumaïla Cissé,qui était donné pour être le grand favori de la prochaine présidentielle, a faussé les calculs. Le timing ne lui permettant pas de se réorganiser convenablement, l’URD est devenue une proie aussi facile que les autres. Au sein de cette formation politique où certaines sections sont financées par les proches de certains potentiels candidats, il sera difficile de maintenir le cap. Au sein même du Bureau exécutif national (BEN-URD), la crise de leadership est en passe d’anéantir le peu d’espoir qui animait les militants. Il se raconte que Me Demba Traoré, qui se croit l’héritier légitime de Soumaïla Cissé, est près de la famille Cissé, mais distant du parti. Mamadou Igor Diarra qui a une carrière et une carrure d’envergure internationale est traité d’arriviste par certains. Leur tiraillement par médias interposés complique davantage les choses.  Au même moment, précise-t-on, les prédateurs rôdent autour du parti.

Dans les coulisses, ils sont nombreux, les cadres de l’URD, qui affichent leur intention de soutenir l’éventuelle candidature du Dr Boubou Cissé. Pendant que le reste du parti est divisé entre Mamadou Igor Diarra et Me Demba Traoré.

Au state actuel des choses, l’Adema, le RPM et l’URD sont des ‘’butins’’   que Boubou Cissé, Seydou Mamadou Coulibaly et éventuellement Aliou Boubacar Diallo vont se partager pour la présidentielle de 2022.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Primature :  Ouane enquiquiné par N’Djim</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/primature-ouane-enquiquine-par-ndjim-2927467.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 01:16:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Moctar Ouane est entre la pression du M5-RFP et les tirs d’une poignée de responsables de la transition dont le plus visible est Issa Kaou N’Djim, quatrième vice-président du Conseil national de transition (CNT). Ce dernier qui est connu du public pour ses sorties médiatiques inopportunes a réussi à braquer une partie des membres de la transition contre le Premier ministre. En fin calculateur, Issa Kaou N’Djim essaie de profiter de la contestation du Premier ministre par les opposants restés fidèles au M5 RFP.</strong>

En réalité, Kaou N’Djim en veut à Moctar Ouane depuis que celui-ci s’est montré un peu plus à l’écoute des membres du M5-RFP et des soutiens de l’imam Mahmoud Dicko entrés en rébellion contre lui. N’Djim n’a jamais apprécié la nomination d’un proche de l’imam Dicko, Amadou Donga Maïga, comme conseiller à la primature. C’est d’autant plus gênant pour Kaou N’Djim que Dounga avait été chassé de la Cmas de l’imam Dicko par ses soins.

C’est en fait une guerre par procuration qui est menée contre les proches de Mahmoud Dicko qui ont décidé de combattre à leur tour Kaou N’Djim. Plusieurs membres de la Cmas de l’imam Dicko ont déclaré la guerre au quatrième vice-président du CNT, dont l’agenda est de préserver les avantages de la Transition. En fait, Moctar Ouane n’a pas suivi Kaou N’Djim dans son aventure, voulant mettre des bâtons dans les roues de la Transition, afin de créer une crise pour prolonger la période transitoire.

L’hostilité de N’Djim envers Moctar Ouane est devenue plus manifeste lorsque celui-ci a dévoilé le chronogramme électoral. Dans une sortie récente, N’Djim a promis de faire sortir le peuple contre le gouvernement qui n’a rien entrepris pour apporter des changements dans la gouvernance du pays. C’est étonnant de la part d’un homme qui crie sur tous les toits son opposition au chronogramme électoral qui met fin à la Transition en un peu moins de 10 mois.

Bien qu’inquiété par un responsable de la Transition, Moctar Ouane reste droit dans ses bottes. Il a pris des initiatives visant à adoucir le cœur des membres du M5-RFP en créant une commission d’orientation de la transition. Il a entrepris plusieurs rencontres avec la classe politique pour mieux prendre en compte les préoccupations des membres de cette catégorie importante de la nation. Or, c’est tout le contraire que veut Issa Kaou N’Djim qui a tout fait pour écarter les hommes politiques du processus de la Transition.

L’une des raisons de l’animosité de N’Djim est donc la réhabilitation des partis politiques, entamée par Moctar Ouane. Non seulement cette ouverture aux autres forces vives de la nation est bien fondée, elle procède également d’une demande pressante de la communauté internationale. Que ce soit le médiateur de la Cedeao, les Etats-Unis ou l’Union européenne, tous les partenaires du Mali réclament une ouverture du processus de la Transition aux autres forces.

Mais Kaou N’Djim n’en a cure, habitué qu’il est à saboter les initiatives de promotion des partis politiques. C’est d’ailleurs lui qui est le seul à réclamer haut et fort la suppression de l’aide publique aux partis politiques. Un débat est en cours sur cette suppression, les partis n’ayant pas obtenu jusqu’ici l’aide au titre de 2020 à fortiori celle de 2021.

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bras de fer gouvernement&#45;UNTM :  Comment Moctar Ouane va&#45;t&#45;il s’en sortir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bras-de-fer-gouvernement-untm-comment-moctar-ouane-va-t-il-sen-sortir-2927471.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 01:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Untm rompt le calme du climat social autour du Premier ministre Moctar Ouane en déposant sur la table du gouvernement un préavis de grève de 96 heures.Assortie d’une menace de généralisation du mouvement qui risque, cette grève, si elle n’est pas arrêtée à temps, pourrait perturber gravement le maigre équilibre économique du pays. Mais aussi de freiner net la Transition dans son élan. Face à cette équation pour le moins périlleuse pour le pays, le Premier ministre aura-t-il la marge de manœuvre suffisante pour parer à toute éventualité ?</em></strong>

Avec cette nouvelle hostilité de l’Untm, c’est encore une fois la pression sur le Premier ministre Moctar Ouane, qui va devoir se battre comme un beau diable pour ramener l’accalmie sur le front social. Un front apaisé dont il a besoin en ce tournant décisif de la Transition. Ce, pour se mettre à l’évidence sur des questions importantes de la vie de la nation.

Les  responsables de la centrale syndicale, en menaçant le gouvernement d’une nouvelle grève, à caractère illimité, si les revendications ne sont pas satisfaites, savent bien qu’ils mettent sous pression le Premier ministre qui, ces derniers temps, est interpellé sur divers sujets de la vie nationale, les uns aussi préoccupants que les autres.

Eh bien, dans ce cocktail explosif, au plan des urgences et des contraintes, notamment sur les questions politiques et institutionnelles, si l’Untm s’y mêle avec cette probabilité de perturber le climat social, il est donc évident que le Premier ministre aura du pain sur la planche. Lui qui a jusqu’ici réussi à maintenir une certaine accalmie sur le front social, aura certainement du mal à voir s’effriter ce maigre acquis, d’autant qu’ilsait par ailleurs que l’entente sociale, ce forum social qu’il doit organiser, selon la charte de la transition, ne s’en sortira pas indemne.

Voilà pourquoi il est plus qu’urgent pour le Premier ministre d’anticiper sur ces discussions corporatives qui vont nécessairement débuter entre les deux partenaires stratégiques et de ne pas, pour cette raison, laisser trainer les choses jusqu’au pourrissement des rapports sociaux.

Certes les négociations syndicales engagent plus particulièrement des négociateurs gouvernementaux, sous l’égide du département de tutelle, avec l’œil bienveillant d’une commission de médiation.Mais, pour ce coup-ci, en raison même de l’enjeu politico-social sous-jacent, il est important que le Premier ministre Moctar Ouane soit proactif et prévoyant, ne serait-ce que dans les coulisses, pour ne pas se laisser dépasser par les évènements.

On a appris dans l’entourage des travailleurs que les syndicalistes de la Bourse du travail ont reproché un moment au Premier ministre de  trainer les pieds sur des points revendicatifs qui ont déjà fait l’objet d’accord avec le syndicat et qui sont aujourd’hui remis en question du fait qu’ils n’ont pas connu un début d’application, conformément au procès-verbal de conciliation, signé entre les deux parties. Si tel est le reproche de l’Untm à l’endroit du Premier ministre, ce dernier doit incessamment activer le cadre de concertation existant en la matière et se mettre à la disposition des syndicalistes de la Bourse du travail.Lesquels, pour la circonstance, ont besoin d’un signal fort du côté des décideurs, allant dans le sens de la satisfaction de leurs doléances.

Rien n’est trop important pour le Premier ministre que la confiance retrouvée et renouvelée avec les partenaires sociaux, à l’image d’une Untm déterminée à se faire entendre par les autorités nationales. Le gouvernement de la Transition, qui n’aura plus à espérer sur quelque délai de grâce que ce soit, en raison justement de l’urgence et des priorités qui s’annoncent devant ellesait bien que les choses vont aller très vite, à un rythme infernal, tel qu’elle ne pourra pas se passer de l’accompagnement des partenaires sociaux pour pouvoir maintenir le cap.

La menace de la grève de l’Untm est intervenue en ce moment crucial, de la trajectoire de la transition, où les contraintes s’entachent ; les unes plus préoccupantes que les autres, pour les autorités nationales qui devront faire face également à l’ébullition du front politique. Qu’il s’agisse du chronogramme des élections ou de la suppression de l’aide publique allouée aux partis politiques, en passant par la sempiternelle question liée aux réformes politiques et institutionnelles, la transition cherche le compromis difficile sur toutes ces questions en vue de s’acheminer vers une fin tranquille de son terme échu.

C’est donc pour toutes ces raisons que le Premier ministre Moctar Ouane doit s’employer, y compris en scrutant la voie prisée de la diplomatie souterraine, pour tenter de garder l’initiative du dialogue avec les syndicalistes, engagés dans cette nouvelle épreuve de force avec le gouvernement. Les points qui fâchent, inscrits dans l’ordre des discussions, n’ont aucun mystère pour le Premier ministre, lequel sait sur chacun de ces points ayant déjà fait l’objet d’accord, ce qu’il faut, dans la juste proportion, pour retrouver plus rapidement la confiance des syndicalistes.

Sur cet aspect diplomatique des choses, on peut compter sur l’approche participative du Premier ministre qui lui permettra à coup sûr non seulement de briser le mur de méfiance vis-à-vis des travailleurs syndicaux, mais aussi de les faire partager, au bénéfice des vertus du dialogue, la nécessité de ne pas rompre le fragile équilibre social dont ils auront tous besoin en tant que partenaires sociaux, pour faire avancer les choses.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Culture :  Les Bwa se désolidarisent d’un festival organisé en leur nom</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/culture-les-bwa-se-desolidarisent-dun-festival-organise-en-leur-nom-2927450.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 01:10:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Alifa Habib Koné, Pierre Dakouo  et Jean Paul Koné ont co-animé un point de presse afin de dénoncer l’organisation d’un festival international des Bwa, du 25 au 29 mai 2021, sur la place du cinquantenaire, en leur nom sans  pour autant les associer. C’était le mercredi 27 avril 2021, au Centre Djoliba.</strong>

Selon les conférenciers du jour, un Festival international des Bobo (Bwa) est en préparation du 25 au 29 mai 2021, avec pour  directeur Aboubacar Diawara et président de la commission d'organisation, Michel Zerbo.

Ce festival serait organisé par l'Association des jeunes pour le développement humanitaire (Ajmdh), avec pour thème : « Culture et réconciliation nationale : Place des valeurs sociétales dans la gestion des questions identitaires, dans le processus de la paix et de la réconciliation nationale ».

Il est à noter que « le peuple bô est certainement celui qui a le plus intégré les communautés étrangères.Ce qui transparait avec la diversité des noms de famille: Diarra, Coulibaly, Dembélé, Dao, et même Cissé et Sangaré qui revendiquent fièrement leur appartenance à ce peuple pacifique mais téméraire. La preuve de sa coexistence pacifique avec les autres communautés maliennes remonte dans le temps: la preuve, la guerre de libération de 1916, connue largement sous l'appellation: révolte des Bobos » de 1916 qui a vu combattre côte à côte le colon français, des Bwa, mais également des Dogon, des Mianka et autres Dafing.

Avant d’indiquerqu’à ce jour, « si vous souhaitez mettre en avant une culture à titre d'exemple pour prôner la tolérance et la réconciliation, il n’y a pas mieux à choisir que la culture bobo ».

A ses dires, le festival annoncé sur financement public est entrain de s'organiser sans associer les organisations bwa, en dépit de l'interpellation des organisateurs. « Les personnes qui soutiendraient cette initiative parlent en leur nom propre et non au nom des associations ou groupements de la communauté, comme on peut le constater aisément par leurs dénominations respectives. Si nous comprenons qu'il revient au ministère chargé de la Culture d'accompagner toute initiative culturelle, il n'est pas non plus contestable que cette promotion ne peut se faire en marge des communautés qui ont la pleine connaissance desdites cultures ni en leur absence. Or, il est évident que toutes les politiques nationales ne peuvent se conduire en occultant les concertations avec les bénéficiaires que nous sommes, surtout en cette ère de démocratie et qui plus est de décentralisation tout en ignorant tout de la culture bô et de l'architecture sociale».

Au cours de son intervention, le Président de Niima Présence Buwa, Alifa Habib Koné, a rappelé qu’après plusieurs rencontres de plus d’une trentaine d’associations bwa pour protester contre le projet de réalisation d’un festival international des Bwa de parler officiellement aux citoyens maliens, face aux rumeurs, dire la réalité afin que les uns et les autres s’investissent pour avoir de solutions possibles.

Selon  ses dires, les initiateurs de ce festival ne sont pas de la communauté bwa, mais elle est allée vers ces derniers pour des explications sur le contenu du festival, ce qui sera présenter au nom des Bwa, afin d’éviter des incidents du genre de l’affaire de Mme Togola Assétou Koné à l’Espace d’interpellation démocratique (EID).

Il est donc évident qu’en l'absence du caractère participatif et d'inclusion si chère à la transition, cette activité ne contribuera pas à réaliser les objectifs de la transition, même si elle permettait de justifier un décaissement au nom d'une communauté qui désapprouve une activité menée en leur nom, contrairement au traitement réservé aux autres communautés qui comptent au Mali.

« C'est contre ce traitement discriminatoire d'une communauté qui est un exemple de participation à la construction de la Nation malienne que les différentes associations bwa disent maintenant  non, après avoir fait le bilan de leur intégration au Mali depuis l'indépendance », ont-ils martelé.

Ainsi, pour toutes ces raisons, les conférenciers estiment qu'il ne serait pas indiqué que le décaissement des fonds publics pour une telle activité soit faite au profit d'associations au lieu d'un individu qui refuse complètement d'associer les communautés Bwa, au nom desquelles l'activité est réalisée. Si l'objectif de cette activité est de présenter l'intégration et la diversité de la communauté bô comme un exemple de cohabitation parfaite, en son sein et avec les autres communautés, celui-ci est faussé dès lors que ladite activité divise même cette communauté.

Cependant,  les conférenciers ont tout de même souligné n’avoir pu avoir officiellement les documents pour s’assurer que ce qui se prépare pour la communauté était bien pour elle.

« Pas un festival international dit des Bobo sans les Bwa eux-mêmes! », concluront les conférenciers.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grève de l’UNTM : Où est passée la médiation du Patronat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/greve-de-luntm-ou-est-passee-la-mediation-du-patronat-2927469.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 May 2021 00:47:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avant le conflit judiciaire qui a plombé le Patronat, on savait que ce dernier, grâce à l’entremise de son président Mamadou Sinsy Coulibaly, avait développé une dynamique de médiation, menée à coup de maîtres, pour apaiser les conflits sociaux. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : un patronat, affaibli par un bicéphalisme rampant à sa tête, n’est plus à même de peser sur les conflits sociaux, de plus en plus violents, menaçant le fragile équilibre social dans le pays.</em></strong>

Depuis que la crise judiciaire couve au sein du patronat, affaibli par une longue et périlleuse querelle de leadership, rien n’est plus comme avant, en matière de négociation syndicale. Habitué à jouer l’interface dynamique et efficace entre les différents protagonistes des conflits sociaux, le Cnpm, sous l’égide d’un Mamadou Sinsy Coulibaly, combatif et entreprenant, parvenait toujours à tirer son épingle du jeu en créant les conditions favorables à l’accord minimum entre les acteurs sociaux.

C’est ainsi qu’il se trouvait au cœur de la mêlée dès qu’il s’agissait de la cause économique et des moyens de sa mise en valeur. Avec le Cnpm, c’était cela où on voyait les négociations s’ouvrirent avec les différents segments de la vie économique, y compris les milieux des travailleurs, pour tenter de trouver l’entente parfaite susceptible d’apaiser le front social. Au-delà de l’équipe, c’était le président du Cnpm lui-même, Mamadou Sinsy Coulibaly, qui montait au créneau pour apporter la caution du Patronat, cette organisation syndicale patronale, dans l’apaisement du front social, gage d’une parfaite compétitivité économique.

Dans certains milieux économiques, on estime clairement que si la première vague de la grève de l’Untm a autant perturbé les activités économiques pendant le mois de décembre dernier, c’est bien parce que le Cnpm, habitué à jouer cet interface dynamique dans les négociations corporatistes, était déjà grippé par cette procédure judiciaire interminable qui lui a été imposé de subir suite au désir du front dissident, conduit par Amadou Sankaré dit Diadié, de s’autoproclamer à la présidence de cet organisme, jadis respectueux et efficace, suite à une parodie d’élections, totalement organisées en pleine rue.

Déjà, à cette époque, le Cnpm était fragilisé par ce combat de chiffonniers à l’intérieur, l’empêchant, comme il en était habitué, au grand dam des intérêts économiques du pays, de s’impliquer résolument dans la crise syndicale pour trouver une juste approche, permettant aux deux parties de s’accorder sur l’essentiel. La suite on la connait : l’Untm mettra en exécution sa menace de grève, à moins de trois mois seulement du démarrage effectif de la transition, causant en son temps de lourdes pertes financières et économiques au pays.

On le voit bien, la Transition, en optant pour l’indifférence face à la crise du Patronat, certains d’ailleurs, pour la bonne cause, parleront de l’interférence politique dans ce dossier (le Cnpm par son poids social et politique était devenu un véritable contrepoint à l’Etat), s’est fait mal à elle-même, en définitive.

Et pour cause ? Elle aurait pu avoir en face d’elle aujourd’hui, en ce temps de crise sociale aiguë avec l’Untm, un allié de taille, comme le Patronat, fort de ses initiatives de dialogue et son expérience de négociation corporatiste, capable de trouver avec la centrale syndicale, à défaut de trouver une solution définitive, un moratoire conséquent pour la mise en application de tous les points qui fâchent.

Le Patronat, dans le temps, avant qu’il ne soit affaibli par cette crise artificielle, a montré, dans bien de circonstances pareilles, où le front social était en ébullition, qu’il en était capable. Ce n’est pas une fatalité pour lui de parvenir, chaque fois que cela était nécessaire, d’apaiser la tension dans le milieu des travailleurs. Le Patronat avec Mamadou Sinsy Coulibaly, avec méthode et responsabilité, s’y était employé parce qu’il en avait été convaincu que seule l’accalmie au front social était source d’épanouissement ou de vitalité économique dans le pays.

Hélas ! Qu’on n’a pas songé à le perpétuer, avec la transition qui n’a pas joué beau rôle, dans ce sens, voilà aujourd’hui qu’on en est à regretter une telle époque.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chute de Bah N’Daw :  Le M5 pris à son propre piège</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chute-de-bah-ndaw-le-m5-pris-a-son-propre-piege-2930288.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 May 2021 01:54:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sollicité pour proposer un Premier ministre, le M5 RFP est resté silencieux sur le coup d’Etat du 24 mai contre Bah N’Daw, le président de la transition. Incapables de s’entendre sur la marche à suivre, les membres du M5 ont été réduits à des condamnations personnelles du plus grand crime qui puisse exister contre la démocratie. C’est ainsi que l’on a entendu Madame SyKadiatouSow du mouvement Anw ko MaliDron condamner avec fermeté le coup d’Etat.</strong>

Cela aurait pu se faire dans le cadre d’une déclaration commune du M5 RFP après le coup d’Etat, bien que les membres du mouvement aientfait plusieurs réunions. D’abord, avec les auteurs du coup d’Etat dans la plus grande discrétion. Et au cours de cette rencontre, selon des sources fiables, il a été demandé au M5 de proposer le nom du Premier ministre parmi les personnalités issues de ses rangs.

Modibo Sidibé, le président des FareAnkaWuli a aussi condamné le coup d’Etat dans la foulée de la publication du communiqué de SyKadiatouSow. Membre influent du M5, Modibo Sidibé n’a pas voulu se conformer à l’attitude générale du M5 RFP. Ces condamnations isolées de la part des mouvements formant le M5-RFP prouvent que les acteurs de la contestation du pouvoir d’IBK ne s’entendent pas depuis que la junte a miroité le poste de Premier ministre.

Selon plusieurs sources, le M5 a accepté de donner le nom d’un Premier ministre aux militaires qui ont renversé le pouvoir de Bah N’Daw. Mais là où les choses se compliquent pour les membres du M5, c’est que ses leaders avaient mis la pression sur Bah N’da pour que ce dernier rectifie la transition qui était mal partie à leurs yeux.Ils avaient notamment exigé que la réalité du pouvoir ne soit pas détenue par les militaires. C’était une de leurs exigences pour entrer dans le second gouvernement de Moctar Ouane.

La formation de ce gouvernement a tout chamboulé, puisque la mise à l’écart des militaires que le M5 avait voulue a tourné au drame. La mise à l’écart de deux militaires, les colonels Sadio Camara et Modibo Koné, a mis le feu aux poudres. Le résultat a été un coup d’Etat, ce qui a renforcé les pouvoir des militaires. Le M5 qui voulait que la réalité du pouvoir ne soit pas détenue par les militaires est tenté par le poste de Premier ministre. Pris à son propre piège, ChoguelMaïga, le principal animateur du M5, devra avoir plus que du talent s’il venait à accepter l’offre des militaires d’être le Premier ministre.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Invite de Macron au sommet de Paris :  L’agenda chargé de Madou Coulou auprès des autorités françaises</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/invite-de-macron-au-sommet-de-paris-lagenda-charge-de-madou-coulou-aupres-des-autorites-francaises-2930293.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 May 2021 01:19:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Invité du président français au sommet économique de Paris, où il était question des opportunités économiques de l’Afrique, et dont plusieurs présidents africains y étaient, Mamadou Sinsy Coulibaly, le grand patron des patrons du Mali, y était également. En marge de ce sommet d’une grande opportunité économique pour notre continent, le président du Patronat a eu des contacts nourris et poussés avec de nombreuses personnalités françaises. L’occasion pour lui de porter encore plus haut une voix plus forte et mieux écoutée sur les questions économiques en Afrique.</em></strong>

En toute vraisemblance, c’est ce samedi 29 mai, en début de soirée, que le président du CNPM, Mamadou Sinsy Coulibaly, est rentré au Mali, en provenance de Paris, où il a achevé une visite intense, à l’invitation du président français, au nombre des participants officiels du sommet de Paris, consacré aux opportunités économiques de l’Afrique.

Ce sommet qui s’est tenu le 18 mai dernier, à l’initiative du président français, a vu la participation de plusieurs chefs d’Etat du continent ainsi que leurs homologues européens, avec la bienveillance de nombreux organismes de développement et de coopération impliqués dans le développement durable de l’Afrique.

Le président du Patronat malien, Mamadou Sinsy Coulibaly (Madou Coulou pour les intimes), à l’image de certains de ses pairs du continent et de l’Europe, était au nombre des invités officiels de ce sommet inédit qui a vu une fois de plus le rôle accru des opérateurs économiques privés dans le décollage économique de l’Afrique, confrontée, on le sait, aux graves conséquences sanitaires et financières du Covid-19.

En marge du sommet économique, au cours duquel le patron des patrons du Mali abeaucoup discuté avec les officiels, ainsi que les acteurs économiques privés ; africains ou européens, de nombreux atouts de l’Afrique, en dépit de cette période sanitaire trouble, Mamadou Sinsy Coulibaly, ce véritable capitaine d’entreprise très respecté en Europe, pour ses idées, a également connu un fort ballet diplomatique dans la capitale française.

L’une des étapes les plus fructueuses de cette visite à Paris, nous a-t-on confirmé, a été consacrée à l’entretien qu’il a eu avec le conseiller du président français sur l’Afrique, M. Franck Paris ; celui-là qui a multiplié, ces derniers temps, les discours optimistes sur le progrès économique de l’Afrique. Avec le conseiller sur les questions africaines, le président Mamadou Sinsy Coulibaly, selon la presse internationale, a discuté, pendant plus d’une heure d’horloge, les diverses questions économiques et commerciales de l’Afrique et du Mali.

Tout le monde connait le penchant de cet homme avisé sur la promotion du secteur privé et des moyens adéquats pour en assurer le financement, en dehors des circuits financiers classiques. Entre les deux hommes, il a été aussi question du contexte économique actuel, difficile et lourd de périls, au niveau du Mali. A n’en pas douter, selon des sources concordantes, le patron des patrons du Mali a évoqué les sujets brûlants avec le franc-parler qu’on luireconnait, tout en faisant ressortir les pistes innovantes, par lesquelles les difficultés économiques pourront être réglées. Franck Paris, le conseiller de Macron sur les questions africaines, y a manifesté un intérêt certain, selon plusieurs médias de l’Hexagone.

Autres rencontres, autres perspectives dynamiques : Mamadou Sinsy Coulibaly, le président du Patronat malien, a rencontré les hommes d’affaires français et européens, les responsables du Patronat français, ainsi que les représentants d’organismes publics et privés de financement de l’économie, d’une manière générale. Ici, le patron des patrons du Mali était sur son terrain de prédilection ; en ce sens que les questions liées au financement des entreprises, au franc CFA, à la dette africaine ont été abordées sans détour.

Une fois n’est pas coutume, dit-on. Avec les parlementaires français, le président Mamadou Sinsy Coulibaly a eu des discussions ouvertes sur la situation malienne. Il le dit lui-même sans ambages ; pour l’une des rares fois, cette rencontre avec les députés français a eu un impact positif sur l’appropriation et la compréhension de certains problèmes, à la fois complexes et sensibles, liés au contexte sociologique actuel du pays. Là aussi, nous a-t-on indiqué, les parlementaires français ont marqué un intérêt accru à échanger avec l’opérateur économique privé qui n’a pas manqué d’aborder des sujets d’intérêt commun.

Au ministère des Armées, où il donne des cours aux officiers français, il a été également reçu par des généraux français, intéressés, comme on l’imagine, à aborder avec lui des questions sécuritaires, compte tenu de l’actualité brûlante du pays.Ici, on le dit ; ce n’est pas avec moins de huit générauxfrançais qu’il a abordé les sujets aussi variés et cruciaux, comme l’engagement militaire français au Mali, la montée en puissance des FAMa, la coordination entre les différentes troupes militaires engagées sur le front de la guerre avec les terroristes et l’état réel du terrain.

A l’issue de cette visite à Paris, il a été fort opportunément apprécié que la voix du patron des patrons au Mali, plus forte que jamais, porte de plus en plus loin, en dehors des frontières réduites de son pays, concernant les sujets les plus variés et les plus intéressants. De plus, il est une constance, ici en France, et en Europe, que cet homme d’affaires atypique, défenseur obstiné des questions liées à la promotion du secteur privé, est très bien respecté, tant par ses idées que par ses approches, plus pragmatiques pour le mieux-être économique de son pays et de l’Afrique.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Economie :  A qui profite l’or du Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economie-a-qui-profite-lor-du-mali-2925484.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 16:36:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La question de l’utilité de l’or pour le développement du Mali est de plus en plus posée depuis quelques années. Avec plus de 11 mines modernes disposant de leurs usines de traitement du minerai, le Mali peine à décoller sur le plan économique. La question est d’ailleurs évoquée par Bah N’Daw, le président de la transition, qui a promis que l’or du Mali appartiendra désormais aux Maliens. Cela sous-entend que des étrangers tirent plus de profits du métal jaune l’or que les Maliens, à cause de la corruption.</strong>

Le président de la Transition parlait de transparence en promettant de destiner l’or malien au seul bénéfice du peuple. Le problème est que l’or du Mali est pillé, avec la complicité des Maliens employés dans les mines, mais aussi dans la haute de l’administration publique, notamment dans les services relevant de ministères impliqués dans le processus de commercialisation de l’or.

Il faudra donc que le président de la Transition se batte contre des loups déguisés en agneaux au sein des services publics concernés. En tout cas, les rapports officiels de vérifications et d’autres audits sont disponibles.Il ne reste plus que pour le chef de l’Etat de les transmette au jugecensé traquer les coupables. Mais Bah N’Daw devra aussi mettre un peu plus d’effort personnel dans le suivi des dossiers de corruption concernant l’or malien. Les autorités judiciaires ont besoin de la volonté politique pour faire avancer la justice sur les sujets délicats comme l’or.

On a appris des cas de détournement graves comme celui des quoteparts de l’Etat entre 2018 et 2019. Selon des sources bien renseignées, la part de l’Etat n’a jamais été versée dans les caisses de l’Etat, et personne n’a levé le petit doigt pour dénoncer au sommet de l’Etat cette pratique. Les auteurs de cette forfaiture ont bénéficié de la couverture de hauts cadres de l’Etat. Jamais un tel vol n’avait été organisé au Mali sans suite judiciaire.

Alors, le président de la Transition doit s’intéresser à cette affaire dont les responsables sont encore parmi nous au Mali. Mais il n’y a pas que les cadres de l’administration qui sont impliqués dans le vol de l’or. Les autorités locales, notamment dans les mairies, sont pointées du doigt. Rares sont les maires qui utilisent pour le bien des populations les fonds débloqués par les mines dans le but de booster l’économie locale, entretenir les services locaux.

Dans plusieurs localités, il manque d’électricité, d’eau potable, d’écoles et d’enseignants. Pourtant, des milliards sont débloqués chaque année par les grandes firmes qui interviennent au Mali. Cet argent est mis à la disposition des maires dont la responsabilité est de construire des écoles, des routes communales et d’autres investissements locaux. Le vérificateur général doit regarder plus près dans la gestion de ces fonds que l’Etat et les mines attribuent aux collectivités locales. Ce qui est clair, l’or ne brille pas encore pour les Maliens qui vivent dans les zones minières.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ingérence politique dans la crise du patronat :  Pourquoi les militaires sont coupables…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ingerence-politique-dans-la-crise-du-patronat-pourquoi-les-militaires-sont-coupables-2925485.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 15:39:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La crise couve au patronat, au Mali, depuis la prise du pouvoir par la junte militaire. Avec ce feuilleton judiciaire interminable qui paralyse ce haut lieu des affaires, c’est toute l’économie du pays qui s’effrite inexorablement. Une destruction du tissu économique qui se passe sous un silence assourdissant des autorités militaires de la transition, soupçonnées, dans cette procédure judiciaire par bon nombre de professionnels du secteur comme ayant ouvertement entravé la marche normale de la justice.</strong>

Le Conseil national du patronat malien (Cnpm) n’est le plus même organisme, dans le dynamisme qu’on lui connait, sur la scène publique, pour le rôle d’interface virevoltant vis-à-vis des pouvoirs publics, depuis qu’il est plongé dans une crise judiciaire aux relents politiques aigus. Conséquence prévisible : lastagnation économique a gagné du terrain dans un pays, complètement miné par des difficultés de toutes sortes.

Il n’en pas fallu autant de chocs économiques, durement ressentis par les secteurs névralgiques, pour certains du secteur économique, les plus avisés, s’interrogent sur les desseins cachés des nouvelles autorités militaires sur cette question centrale, touchant les intérêts économiques vitaux de notre pays.

En termes plus clairs, les autorités de la Transition sont ouvertement taxées par plusieurs opérateurs privés d’ingérence politique inexplicable dans le feuilleton judiciaire qui a éclaté au sein du Patronat. La raison en est toute simple ; en ce sens que beaucoup d’acteurs économiques ne comprennent pas que l’intrusion d’un président autoproclamé à la tête de l’institution, à l’issue d’une élection bâclée et organisée en pleine rue, ne pouvait pas être validée, au plan de la procédure normale, si l’interférence politique n’avait pas pris pied dans cette affaire judiciaire.

Il en est ainsi, depuis l’avènement des militaires sur la scène publique, dans le but, dit-on, de stopper tout net un Conseil national du patronat malien, dynamique et pris, à juste raison, comme une institution soucieuse de la défense du secteur privé, et qui, de ce fait, le démontre bien dans chacune de ses actions avec les pouvoirs publics. Raison pour laquelle elle estconsidéré, pour la même raison, comme un empêcheur de tourner en rond, pour les autorités militaires, outrées qu’elles sont de se voir en face d’un contrepouvoir crédible, à l’image du Patronat qui n’hésiterait pas, chaque fois que cela est nécessaire, d’intervenir pour défendre les intérêts du secteur privé.

En tout cas, c’était le cas, depuis belle lurette, avec l’équipe du président du Patronat, Mamadou Sinsy Coulibaly,  qui a su galvaniser à la fois les énergies internes et les canaux de la diplomatie économique, à travers les partenaires étrangers, pour renforcer la vitalité économique des entreprises. Une notoriété publique acquise par le Patronat qui ne va pas sans quelques éraillures avec les décideurs nationaux, surtout lorsque le secteur privé est menacé par certaines des mesures politiques contraignantes.

Cependant, à contrario, ce que le pays, notamment les ménages et les contribuables, gagnait à travers le dynamisme du Patronat, c’est que ce dernier, par la qualité de ses actions menées auprès des acteurs économiques, jouait également bien le rôle de médiateur assidu et compétent avec les différents segments de la vie productive, dès lors que la fronde des milieux économiques menaçait de rompre le climat social et économique.

Tous ces acquis engrangés par le patronat, les autorités de la transition n’en ont cure, puisqu’il s’agit de fragiliser un empêcheur de tourner en rond. Voilà pourquoi la crise du Patronat est devenue, mine de rien, un enjeu politico-judiciaire qui n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets. Même si le Patronat ne doit être que l’ombre de lui-même, maintenu et affaibli dans un feuilleton politico-judiciaire à plusieurs rebondissements, avec comme conséquence fâcheuse de plonger le pays dans une morosité économique, il faut le faire absolument. Pourvu qu’il ne soit pas ce contrepouvoir gênant, capable de donner du fil à retordre à des autorités militaires, insensibles à la contestation.

C’est justement la raison pour laquelle de nombreux professionnels du secteur n’hésitent plus à dénoncer la grave interférence des autorités du pays dans la crise du Patronat. Ils en donnent la parfaite illustration par l’attitude de celles-ci às’opposer carrément, et à plusieurs reprises, à l’exécution d’une décision de justice (la seule décision qui existe à ce jour dans cette affaire rocambolesque et qui bénéficie, comme l’atteste la grosse de justice, l’autorité de la chose jugée), au profit du président duCnpm. Une volonté manifeste d’entretenir et d’envenimer une crise qui n’a que trop duré.

Si récemment, dans la presse, le président du Patronat a dénoncé l’absence de perspectives économiques dans le PAG, présenté par le Premier ministre, Moctar Ouane, devant le CNT, l’organe législatif de la transition, qu’il a jugé comme une grande déception, il était bien dans son bon droit, selon plusieurs observateurs avisés.Le président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, dont on dit de lui qu’il est intraitable quand le secteur privé n’est pas jugé dans ses justes proportions, avait estimé, en son temps, que c’est décevant pour un PM qui présente son PAG au peuple, et qui ne fait ni « référence au secteur privé créateur de richesse », ni un clin d’œil à « l’endroit des hommes et des femmes qui risquent les jours pour financer le développement économique du Mali ».

Peut-être qu’il paye aujourd’hui pour son courage face à des autorités du pays qui n’hésitent plus à lui rabattre le caquet, en optant pour une si dangereuse et périlleuse interférence politique dans ce dossier judiciaire, aujourd’hui plus fortement décriée, loin, au-delà des frontières closes de notre pays, et dont les échos négatifs dégradent autrement plus lourdement le climat des affaires dans le pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délestage à Bamako :  L’aveu d’impuissance du ministre Lamine Seydou Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/delestage-a-bamako-laveu-dimpuissance-du-ministre-lamine-seydou-traore-2925481.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/delestage-a-bamako-laveu-dimpuissance-du-ministre-lamine-seydou-traore-2925481.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 15:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face aux multiples délestages, les Maliens s’attendaient à de propositions concrètes de la part du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Malheureusement, chacun devra encore prendre son mal en patience, car non seulement il n’a fait aucune proposition concrète ; pire, il va même jusqu’à prendre une Fatiha attestant son impuissance face au fléau</strong>.

Face à la problématique de délestage, les Bamakois semblent loin de voir le bout du tunnel. En effet, ce jeudi 15 avril 2021, l’annonce de sa conférence de presse avait mobilisé plus d’une cinquantaine de journalistes. Tous impatients de connaître les mesures prises par le ministre des Mines, de  l’Energie et de l’Eau. Finalement, tout semble prouver que le ministre s’avoue déjà vaincu.

« Nous comprenons qu’il fait chaud. Nous avons été chargés pour fournir l’électricité. C’est notre job. Mais il faut que vous sachiez qu’il y a un certain nombre de raisons qui justifient ce délestage. Nous avons évalué la situation. Aujourd’hui, le Mali consomme 400 mégawatts. Et seule la ville de Bamako utilise 300 sur les 400 mégawatts, soit les 3/4. Il y a longtemps nous avons signé un contrat de partenariat d’interconnexion avec la Côted’Ivoire qui nous fournit 100 mégawatts sur les 400. Aujourd’hui, pour pallier tout délestage et fournir de l’électricité à tous la m’aliéna, il nous faut 2 300 milliards FCFA »,a expliqué le ministre de l’Energie.

Toujours dans ses explications, le ministre dira que ce qui n’a pas été fait en 30 ans, ce n’est point en 4 mois qu’on pourra le réaliser. Pire, il ajoute que les équipements qui produisent de l’électricité n’ont pas connu les entretiens nécessaires. Et que la vétusté desdits équipements était un frein pour répondre favorablement à la demande.

S’agissant des mesures contre le délestage, le conférencier dira qu’une centrale thermique est déjà à 30% de réalisation à Sirakôrô. Et que ladite centrale devra produire 100 mégawatts en compensation de l’apport de la Côte d’Ivoire. Aussi, ajoute-t-il que des investigations avaient conclu que la Côte d’Ivoire ne fournissait pas la quantité demandée.

« Il faut retenir qu’aucune solution ou projet ne saurait être exécuté avant les 18 mois. Nous avons demandé aussi à tous nos prestataires de service s’ils pouvaient mettre en place une centrale thermique d’une capacité allant de 20 à 40 mégawatts. Et seul deux prestataires ont pu nous garantir la fourniture de 20 mégawatts. Nous avons aussi décidé de nous orienter vers l’énergie solaire. Et à la date d’aujourd’hui, trois conventions de partenariat ont déjà été signé en Conseil de ministres. Il s’agit d’un partenariat avec des structures privées de produire de l’électricité solaire et de revendre à l’Etat. Et depuis notre arrivée, nous avons décidé de faire un entretien complet sur les barrages. Car ces derniers n’avaient pas connu d’entretien depuis longtemps», a laissé entendre le ministre.

Par ailleurs, le ministre, dans ses explications, dira que trois engagements majeurs ont été pris. Il s’agit de sécuriser la fourniture et le respect du contrat avec les pays voisins, notamment qui est la Côte d’Ivoire ; de prendre soins des positions de secours qui sont installées à Badalabougou et à Sotuba. Nous comprenons la situation, nous implorons l’indulgence de la population.En conclusion, en 2022, nous aurons déjà réalisé la centrale de Sirakôrô. Nous sommes venus trouver que l’EDM devait 180 milliards FCFA aux prestataires. Nous avons donc cherché des groupes électrogènes pour assurer la relève. Notre bilan serait plus visible en 2022. Et il faut retenir que nous avons signé avec l’agence internationale solaire un contrat de production de 500 mégawatts. C’est une première expérience pour cette agence, et nous espérons que cela sera utile au peuple malien. Plusieurs partenaires ont déjà investi des milliards, mais nous continuons toujours de multiplier les efforts afin de lever les fonds nécessaires pour résoudre définitivement le problème de l’électricité », a promis le ministre.

Interrogé sur la mise en place d’une solution immédiate, le ministre dira une fois de plus que la population devra être indulgente. « Je n’ai pas de baguette magique. Et si j’avais le pouvoir de changer immédiatement la situation, je l’aurais déjà fait »,a avoué Lamine Seydou Traoré.

Faut-il le souligner, le ministre a terminé cette rencontre par une Fatiha qui a beaucoup amusé la galerie sur les réseaux sociaux. Et déjà, un hashtag a déjà fait le tour sur le net, qualifiant le ministre tutelle de « ministre fatihalogue».

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élections au Mali : Un calendrier électoral au forceps</title>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 15:13:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités maliennes ont enfin rendu public un calendrier électoral définitif mettant fin à la transition déclenchée après la chute du régime d’IBK. Il reste à l’Etat de trouver les moyens financiers et humains pour l’organisation de ces scrutins importants pour le processus démocratique. Il s’agit de revenir à l’ordre constitutionnel normal avec l’élection d’un président de la République à l’issue d’un vote dont la transparence est exigée par les partenaires du Mali.</strong>

L’annonce du calendrier électoral a été faite par le porte-parole du gouvernement, Mohamed Salia Touré. Le plus difficile sera de trouver de l’argent pour la présidentielle et les législatives, deux scrutins couplés. On estime que le coût de ces deux joutes électorales s’élève à plus de 98 milliards de FCFA. Les premiers tours de la présidentielle et des législatives auront lieu le 27 février 2022, et d'éventuels seconds tours respectivement les 13 et 20 mars.

En une dizaine de mois, le gouvernement doit organiser ces importants scrutins avec certainement l’aide des pays partenaires. C’est à la demande de l’un de ces pays, les Etats-Unis, que les autorités maliennes ont annoncé les dates des différentes élections. Lors d’une rencontre avec les représentations diplomatiques à Bamako, plusieurs pays amis avaient annoncé leur volonté d’apporter un soutien considérable pour la bonne réussite des élections générales.

Mais les diplomates n’avaient aucune assurance sur le calendrier électoral provisoire qui leur avait été soumis. L’actuel calendrier prévoit d’organiser également le référendum constitutionnel le 31 octobre 2021. Quant aux élections communales et celles des conseillers régionaux, de cercle et du District, elles se tiendront le 26 décembre 2021. Ces élections sont censées se tenir sur l’ensemble du territoire national alors que le Mali n’a pas encore le contrôle de plusieurs localités du pays.

Les régions de Mopti et Ségou sont toujours sillonnées par des groupes terroristes qui déploient leur réseau dans les villages. Les écoles où se tiennent les votes sont fermées dans la plupart des localités à cause des groupes islamistes hostiles à l’école moderne et aux représentants de l’Etat. Les sous-préfets et les préfets dans certains cas ont ainsi plié bagages pour leur sécurité.

Dans le nord du pays, on est encore loin de la paix entre le gouvernement et les groupes armés signataires de l’Accord d’Alger. Cet accord qui doit être révisé n’est pas en mesure d’apporter une paix définitive au Mali. Par ailleurs, les groupes islamistes influents comme l’Etat islamique et Al Qaeda au Maghreb islamique sont très actifs, menant régulièrement des attaques sanglantes contre les forces maliennes et internationales déployées dans la zone.

Même le sud du pays connait des remous à cause des groupes islamistes qui tentent de s’implanter dans les régions de Sikasso, Koulikoro et Kayes. Depuis plusieurs semaines, des attaques sanglantes sont portées contre les postes de sécurité de la région de Sikasso. Plusieurs écoles sont fermées dans les localités de la région proches du Burkina Faso. La situation sécuritaire s’est également dégradée dans la région de Koulikoro, notamment les cercles de Nara et de Banamba.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Huile de Jatropha :  Koulikoro, l’usine de bio gasoil à vau&#45;l’eau</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/huile-de-jatropha-koulikoro-lusine-de-bio-gasoil-a-vau-leau-2925473.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 15:10:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le village de Mafeya, au sud du Mali, Fadel Traoré ne tarit pas d’éloges sur les avantages du jatropha, plante oléagineuse dont les amandes sont utilisées pour produire une huile transformée en gasoil. "J’ai motivé tous les paysans du village (plus de 20) à planter le jatropha et tout le monde s’est engagé," explique-t-il, debout au milieu des pieds de jatropha plantés en ligne dans son champ, à proximité du village.</strong>

"Je peux gagner 5 sacs de graines après la récolte du jatropha. Vendues à 100F CFA le kilo, ces graines apportent 50,000 CFA (environ 100 dollars)," commente Fadel – bien plus que son revenu précédent. L’intérêt des paysans maliens pour le jatropha est lié au développement du biocarburant pour lequel le gouvernement a créé l’Agence nationale de développement des biocarburants (Andeb) en 2009. «Il s’agit de faire face à des défis internationaux: la raréfaction des ressources énergétiques fossiles et les changements climatiques. Nous, on n’est pas importateurs de pétrole, » a expliqué Madani Diallo, ancien directeur de l’Anadeb.

Le changement climatique touche surtout les paysans qui sont affectés par l’instabilité de la saison des pluies, avec des poches de sécheresse ou des inondations qui détruisent les cultures. Avec la production du biocarburant, les autorités espèrent booster l’économie rurale, plus de 70% de la population du pays vivant en milieu rural. "En même temps, ça permet de faire face aux défis du changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, conformément au protocole de Kyoto et à l’accord de Paris," a poursuivi Madani Diallo.

Cette plante était déjà cultivée par les paysans qui en faisaient des haies vives pour délimiter les parcelles, empêcher les animaux errants d’entrer dans les champs. "Autre utilité pour les paysans, le jatropha garde de l’humidité dans les champs, limite l’érosion du sol en constituant une barrière contre les vents et les eaux de ruissellement,"  a raconté Issaka Dembélé, président de l’Union des planteurs de jatropha dans la région de Koulikoro.

Plus de 5,000 hectares de jatropha existaient dans cette région où se trouve l’unique usine d’Afrique de l’Ouest produisant du diesel à base des graines de jatropha. Selon Issaka, les paysans sont encouragés à faire de la culture en couloir, ce qui permet d’utiliser le jatropha et les céréales dans un champ afin d’éviter une insécurité alimentaire. Actuellement, plus de 70,000 hectares de jatropha sont plantés à travers le territoire malien. En 2017, la production a atteint 818,000 litres d’huile.

Ce carburant alimente les moulins, les groupes électrogènes dans des villages et les zones d’activité économique électrifiées utilisant à la fois l’énergie solaire et le biocarburant.

Les paysans gagnent avec le commerce des graines du jatropha dont les résidus sont aussi utilisés pour fabriquer du savon, produire du tourteau qui est un excellent engrais.

Mais cela n’est pas suffisant, selon le président de l’Union des planteurs de jatropha. « Il faut que nous puissions vendre le crédit carbone aux grandes usines qui polluent l’environnement; c’est pour cela que la production du jatropha a été encouragée lors de la COP21, » a rappelé Dembélé.

A présent, les paysans de la région de Koulikoro cherchent désespérément un soutien pour saisir l’opportunité du crédit carbone. "Pour que la production puisse décoller, il faut valoriser la vente du crédit carbone. Et nous attendons que des gens viennent nous aider à le faire," a-t-il indiqué.

La petite usine de production de biocarburant, située à la sortie Nord-Est de la ville de Koulikoro, a temporairement arrêté la vente du diesel (en raison de la chute du prix du pétrole sur le marché international), bien que l’offre dépasse la demande. « Nous produisons 2,000 litres de carburant par jour. Actuellement, nous faisons seulement de l’huile qui est directement utilisée pour faire fonctionner les moulins et les groupes électrogènes. Mais nous allons reprendre la production du diesel bientôt," a expliqué Seydou Poudiougou, responsable de la production de l’usine de biocarburant.

Sans se substituer au pétrole, le jatropha pourrait être une source d’énergie pour le Mali et contribuer à la séquestration du carbone. Selon Issaka Dembélé, tout ce que la production de cette plante demande en termes d’effort est l’entretien des plantations pendant une année. "Après les deux premières années, le paysan ne fournit aucun effort à part les récoltes," a-t- il affirme.

Toutefois, il y a des difficultés, selon l’Union des planteurs de jatropha. D’abord, la variété cultivée au Mali ne donne pas beaucoup de graines. Par ailleurs, la période de récolte du jatropha coïncide avec les autres travaux du monde rural comme la collecte des noix de karité, l’entretien des champs de céréales. En réalité, l’usine de bio gasoil de Koulikoro est à vau-l’eau, aucune autorité locale n’en fait une priorité. Pourtant, c’est l’une des meilleures solutions à la mort économique de la ville.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>4èmesession du PROFAC :  Le satisfecit du ministre Harouna Niang</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/4emesession-du-profac-le-satisfecit-du-ministre-harouna-niang-2925478.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 12:11:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce jeudi 15 avril 2021, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements a présidé la 4<sup>ème</sup>session ordinaire du comité de pilotage du Projet de formalisation des acteurs du commerce du détail. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Selon Harouna Niang, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements a martelé que la présente session intervient au moment où notre pays amorce sa phase de reconstruction et sortir de ces différentes crises, à la fois sécuritaire et sanitaire. Est-il besoin de rappeler que la mise en place d'un projet de formalisation des acteurs du Commerce du détail répond à une préoccupation majeure du Gouvernement de contribuer à la promotion du Commerce intérieur à travers : la création de nouveaux centres de gestion agréés qui ont pour missions d'assister leurs adhérents en matière de gestion d'une comptabilité; l'amélioration de la gouvernance des Centres de gestion agréés (CGA); le développement des services non financiers pour permettre aux centres de gestion agréés de générer des ressources propres et pérennes; l'amélioration des conditions d'accès des adhérents des centres de gestion agréés aux prêts bancaires; l'amélioration des conditions de commercialisation des produits à travers la construction d'équipements marchands.

À l’en croire,en 2020, le projet a bénéficié d'une dotation de 300 000 000 F CFA du Budget spécial d'investissement (BSI), à laquelle il faut ajouter 48 967 000 F CFA du reliquat du don hors projet japonais et une prévision de 30 000 000 FCFA de participation des bénéficiaires au projet. Les dotations réellement ouvertes par la Direction générale du budget, au titre du BSI 2020 s'élèvent à 264 345 060 F CFA, soit 88.11%. Aussi, concernant le don hors projet japonais, le montant restant était de quarante un millions de francs CFA (41 000 000 F CFA) après la prise en charge du reliquat des frais de suivi et de contrôle des 3 000 étals. Quant aux réalisations de l'exercice 2020, elles s'élèvent à 303 345 000 F CEA, soit un taux de réalisation de 80.04%, a déclaré le ministre.

Aux dires du ministre, les différentes dotations budgétaires de 2020 ont permis la réalisation d'activités majeures, à savoir: la création et le renforcement des centres de gestion agréés; la formation de 104 responsables de conseils d'administration de 12 centres de gestion agréés en gouvernance des CGA, lobbying, recherche de partenariat ; la formation de 360 adhérents des CGA en comptabilité simplifiée, l'entreprise et la famille, la gestion des stocks, le germe, la fiscalité; le renforcement des capacités de 96 membres des conseils d'administration de CGA en gestion déléguées des équipements marchands, l'initiation à l'élaboration des demandes types de partenariat, l'acquisition de 10 motos djakarta, 08 imprimantes multifonctions, 10 fauteuils, 10 bureaux avec retour, 18 chaises visiteurs et des fournitures de bureau pour les centres de gestion agréés; l'appui à la tenue de 09 réunions statutaires de centres de gestion agréés; la prise en charge des salaires de 12 agents contractuels des CGA, chargés de l'enregistrement des adhérents et du suivi des remboursements des prêts; la conception d'un logiciel en vue de la constitution de base de données des adhérents des CGA.

A l’en croire, à la date d’aujourd’hui, il a été enregistré dans la base de données 4 287 adhérents des CGA du district de Bamako et de Koulikoro; l'organisation d'un atelier d'échanges sur les CGA et leurs partenaires, en effet, compte tenu de la pandémie du Covid-19, une nouvelle approche a été d'organiser des rencontres séparées notamment entre le département et les Directeurs des CGA, les conseils d'administration des CGA, la direction générale des impôts, la direction de Nyésigiso. Dans le domaine de l'appui au financement des activités des acteurs, il y a eu le renforcement du fonds de garantie à hauteur de 18 635 000 F CFA pour le financement des activités des adhérents des centres de gestion agréé ; la prise en charge des honoraires de certains directeurs des centres de gestion agréés ; l'organisation des campagnes de sensibilisation et de communication pour le changement de comportements à l'endroit des bénéficiaires en faveur du remboursement des prêts à travers la conception et la réalisation d'un sketch de sensibilisation, a martelé M. Niang.

S’agissant du budget de l'année 2021, le ministre a affirmé que le Profac a bénéficié de 300 000 000F.CFA à travers le Budget spécial d'investissement. Et qu’à cela, il faut ajouter l'accompagnement de la Chambre de commerce qui s'élève à 50 000 000 F CFA.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Commune du Mandé :  Une nouvelle équipe réclamée à la tête de la mairie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-du-mande-une-nouvelle-equipe-reclamee-a-la-tete-de-la-mairie-2924692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 10:32:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mairie de Ouenzindougou a abrité une conférence de presse du Collectif des associations de la commune du Mandé. Objectif : dénoncer la présence de Nouhoum Kèlèpily et de Mamourou Keïta comme autorités intérimaires et demander la mise en place d’une nouvelle équipe intérimaire dans la commune rurale du Mandé. C'était le lundi 5 avril 2021.</strong>

&nbsp;

En présence des autorités  traditionnelles et coutumières des 25 villages du Mandé, avec comme invité d'honneur Salif Keïta, fils du terroir, non moins membre du Conseil national de transition (CNT), l’atmosphère était très tendue.

En effet, dans un mémorandum remis aux hommes de medias, le Collectif a  rappelé qu’à la faveur de l'annulation de l'élection communale 2016 dans leur circonscription, s’est instauré conflit sans précèdent, dû au non-respect des textes par l'administration, notamment la loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des collectivités territoriales.

«  A l'instar des communes du nord, une équipe intérimaire fut installée le 07 janvier 2018, présidée par Nouhoum Kèlèpily, le deuxième adjoint au maire de l'équipe sortante, a été nommé par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, en la personne de Ag Erlaf.

Malgré des oppositions, des marches et des contestations de la population, celui-ci fit quand même ces dix-huit (18) mois. En décembre 2019, une nouvelle équipe fut constituée et présidée par Mamourou Keïta, ex-maire de 2009-2016, par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, Vice-président national de l'Adema », a indiqué Boubacar Diarra, président du Collectif des communes du Mandé.

Selon les conférenciers, cette situation crée le refus de passage de témoin entre les deux présidents. « Le premier estime que le deuxième n'est pas réglementaire et le deuxième, quant à lui, dit que le premier était caduc », explique-t-il.

En effet, le duplicata des officiers d'état civil dans les centres, la représentation de la commune par deux présidents ont provoqué des actes qui ne contribuent qu'au flanchement et la destruction d'une commune, créant ainsi « l'accroissement de l'incivisme de la population pour non-paiement des taxes et impôts ; la fausseté des actes d'état civil délivrés aux usagers par des autorités non réglementaires ; la dilapidation du fonds publics de la collectivité; la réticence des partenaires à intervenir dans une commune instable; la guerre clanique et fratricide entre les frères et sœurs d'une même commune; le non suivi des actions de développement communal ; l'obstacle et le refus de la continuité des projets de développement à l'endroit de la population, soi-disant que l'initiateur est de l'équipe 1 ou 2; l'enclenchement de procédures interminables devant les tribunaux ; l'enclenchement de conflit intercommunautaire entres les villages ou les populations du même village ; la destruction des biens de l'Etat et de la collectivité; la méfiance entre les usagers et l'administration communale; la division au niveau du personnel communal; le règlement incessant de comptes par les autorités du jour ».

Aux dires du président du Collectif, l’administration n’a fait que piétiner les textes dans leur commune, aux fins d’intérêts partisans, créant un conflit intercommunautaire et entravant pendant plus de 5 ans le développement régulier de ladite commune.

Pour clore cette conférence, Salif Keïta, artiste de renommée internationale et membre du Conseil national de transition (CNT), a pris l’engagement de transmettre le cri du cœur du Collectif aux autorités de la transition.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La transition face au défi du respect du délai :  Place à l’amertume des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-transition-face-au-defi-du-respect-du-delai-place-a-lamertume-2924694.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 10:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au fil des mois, la sérénité qui régnait autour de la Transition et de la volonté des autorités de s’en tenir à l’échéance initiale fait place à l’inquiétude, de plus en plus exprimée par les Maliens. La raison ? L’absence totale de perspectives réelles sur les nombreux défis qui se posent à la Transition.</em></strong>

La Transition, dans la compréhension de bon nombre de Maliens, est loin de connaître son plein régime. A moins d’un an de sa fin, aucun signe concret n’est à mettre sous la dent, s’agissant de la satisfaction des mesures qu’elle a elle-même initiées, à son début, marquant ce qu’on a appelé la refondation du Mali.

Le tableau est aujourd’hui franchement noir : en témoigne la dernière trouvaille du Premier  ministre, intitulée Comité stratégique sur les réformes politiques et institutionnelles, mis en place par le chef du gouvernement, et mis sous sa responsabilité directe. Six mois après le démarrage de la transition, qu’il s’agisse du ministère de l’Administration territoriale celui des Réformes, l’illustration de la faillite institutionnelle est caractéristique de la création d’un tel comité, apparaissant, en tout état de cause comme une déviance vis-à-vis des ministériels sectoriels, chargés de ces questions stratégiques,  qui ont eu du mal à bien articuler le processus en cours.

Le fait de ramener à son seul profil les compétences dédiées à ces deux ministères n’est rien d’autre que la manifestation d’une certaine impuissance gouvernementale à conduire plus efficacement les mesures annoncées.

Pareil pour le rejet d’un organe unique de gestion des élections, une demande forte des acteurs nationaux.  Là-dessus, la controverse est toujours vive et entière. Tandis que le Premier ministre, lors de la présentation de son PAG, soutient que cet outil, quoique indispensable pour la transparence des élections, ne peut pas être disponible, à l’état actuel des choses, les partis politiques et acteurs de la société civile, eux, soutiennent mordicus sa mise en place.

Pour le chef du gouvernement, il n’y a aucun moyen pour cela, car le temps imparti à la transition ne permet pas l’opérationnalité de ladite structure. Pour les acteurs nationaux, point d’avancée sur la raison d’être de la Transition tant que cet organe unique de gestion n’est pas mis en place, garantissant, en tout point de vue, la transparence et la crédibilité des futures échéances politiques. Il est donc clair qu’entre les deux bords, il y a hiatus. Une cacophonie qui est synonyme de rupture d’approche entre les deux camps.

L’autre facteur de tension : le manque d’inclusivité de la Transition. Sous ce vocable, les partis politiques, une grande proportion des acteurs de la société civile,  dénoncent le fait qu’ils sont, en tant qu’acteurs nationaux privilégies, totalement exclus des initiatives de la transition, laquelle leur est littéralement fermée.

On voit alors mal comment le processus des réformes, qui a certainement accusé un retard fou, peut véritablement prendre corps, dans le laps de temps pour la Transition, sans l’implication réelle et pleine de ces acteurs nationaux. De plus en plus, tel un cri du cœur, les différents acteurs nationaux, s’estimant exclus de la marche de la Transition, élèvent la voix, en exigeant une plus grande ouverture politique.

Pendant ce temps, en dépit d’un ciel assez brumeux autour de la Transition, le temps, qui n’est plus l’allié de cette transition, file à grands pas et ne laisse apparemment qu’une marge de manœuvre aussi réduite que compromise pour la transition de conduire tranquillement le processus en cours.

C’est donc pour tous ces écueils, prévisibles sur le terrain, sur lesquels la Transition a montré très peu d’efficacité pour les régler, au plus vite, qu’aujourd’hui, à moins d’un an sonné de la fin de la Transition, beaucoup de nos citoyens estiment que le challenge sur le respect du délai requis, sur lequel la crédibilité de cette période transitoire se mesurera, est d’ores et déjà compromis, devenant du coup un pari difficile à gagner.

Sauf à être plus inventives et plus entreprenantes, en initiant des mesures rigoureuses et radicales, allant dans le sens de la refondation du pays ; et cela, en alliant ouverture politique et performance intrinsèque, les autorités de la transition, pendant le laps de temps qui leur est compté, auront du mal à respecter l’échéance prévue des 18 mois.

<strong>Oumar KONATE</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Emploi : Abba Immobilier lance l’opération 300 motos&#45;taxis à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/emploi-abba-immobilier-lance-loperation-300-motos-taxis-a-bamako-2924676.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 10:00:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce mercredi 7 avril 2021, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Mohamed Salia Touré, a présidé la cérémonie de lancement de l'opération 300 motos-taxis dans la ville de Bamako. L’opération est du Groupe Abba Immobilier (volet Transport), sous la houlette de l'Anpe.</strong>

Cette cérémonie a été marquée par deux interventions : celle du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et celle du Directeur général de Abba Immobilier. Cette opération vise à créer 300 emplois directs. À cet effet, Mohamed Salia Touré, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a affirmé que de telles initiatives constituent de véritables opportunités pour les jeunes. Enfin, il a félicité les responsables du groupe Abba Immobilier pour l’initiative.

Pour sa part, le directeur général du groupe, Abba Dembélé, dira que Abba Immobilier, qui évolue dans les BTP, a jugé nécessaire d’élargir ses activités. Et l’idée vise à réduire le taux de chômage des jeunes à travers des emplois directs. À l’en croire, en tant que Malien de la diaspora, son souci est d’éviter que des jeunes empruntent la voie de l’immigration clandestine.

Aussi, dira-t-il que le groupe Abba Immobilier envisage de faire tout pour que ces nouveaux conducteurs soient en règles vis-à-vis de la loi.

La rencontre a pis fin par la coupure du ruban, suivie de la remise symbolique des clés aux récipiendaires.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Elections :  Washington tient à l’œil la Transition</title>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 09:47:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les nouvelles autorités américaines viennent de donner la preuve de leur intérêt pour la situation politique au Mali. En effet, Washington réclame un calendrier électoral définitif aux autorités maliennes. Les Etats-Unis ont réclamé, mardi 6 avril, aux autorités du Mali, un calendrier définitif confirmant les dates du processus électoral. « Nous devons nous assurer que des élections libres et équitables se déroulent à temps », a souligné l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, lors d'une visioconférence du Conseil de sécurité consacrée au dossier malien.</strong>

Selon la diplomate américaine, la priorité absolue doit être l’organisation et la tenue d’élections libres et équitables d’ici à la fin de la période de transition, administrées par des autorités électorales compétentes et impartiales. Ce, afin de publier un calendrier définitif confirmant les dates du processus électoral. Bien que des forces spéciales soient présentes, l'aide militaire américaine aux Maliens est suspendue jusqu'à des élections.

Tout le monde a entendu le gouvernement parler des élections en principe prévues début 2022, au terme d'une période de transition de 18 mois ayant suivi le coup d'État militaire d'août 2020. Mais les Américains estiment qu’aucune date précise n'a encore été annoncée par le gouvernement en place.

Même son de cloche chez le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix. Ce dernier a aussi souligné l'importance d'un processus électoral mené dans les temps. « J'encourage les acteurs politiques maliens à travailler dans un esprit de compromis et à promulguer des réformes visant à créer un environnement propice à des élections pacifiques, inclusives, transparentes et crédibles. Ces élections représentent le test décisif de la transition actuelle et une étape nécessaire vers le retour du Mali à la règle constitutionnelle », a-t-il fait valoir.

A cela s’ajoute la déclaration d’autres personnalités influentes des Nations Unies pour qui la tenue des élections est une nécessité. « Nous encourageons les autorités de transition à accélérer les préparatifs en vue des élections de mars 2022 », a affirmé l'ambassadrice française adjointe à l'ONU, Nathalie Broadhurst. Cette dernière a indiqué qu’il est essentiel que le processus soit accompagné d’un dialogue ouvert et approfondi avec l’ensemble de la classe politique et des représentants de la société civile.

Selon plusieurs sources, il a été question de la situation sécuritaire du pays qui se dégrade de jour en jour depuis le coup d’Etat. Depuis le début de l'année, les troupes de la Minusma ainsi que les Forces de défense et de sécurité maliennes ont subi des attaques répétées et d'importantes pertes, tandis que plusieurs grandes agglomérations vivent sous la menace permanente de groupes armés. La Minusma a encore subi, début avril, une attaque meurtrière faisant 4 morts, 34 blessés parmi les casques bleus. Il y a eu 40 assaillants tués.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Front sociopolitique :  Les conseillers de Bah N’Daw tentent un miracle</title>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 09:47:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec plus ou moins de chance, les autorités de la Transition doivent circonscrire la montée de la colère dans les rangs de la population. Quelques décisions administratives, principalement à Bamako, sont en train de créer un front social contre la Transition. Un doigt accusateur est pointé sur certains responsables agissant au nom du pouvoir, des personnalités que la population considère comme des ennemis de la nation. </em></strong>

Face à la fronde, les conseillers du président de la Transition essaient de calmer les ardeurs des plus mécontents, essayant de redresser le tort causé par l’Etat à travers certains ministres. Mais les dégâts sont trop importants pour que l’image des autorités intérimaires soit fortement entachée auprès de la population qui risque de se joindre des acteurs politiques.

Ismaël Sacko, conseiller spécial de Bah N’Daw, a tenté de dissuader les responsables de ce front qui se met en place peu à peu. Il avait organisé un meeting à Bamako, en mars dernier, pour soutenir la Transition, avec le concours du colonel-major Mamoutou Traoré, chef de cabinet du président de la Transition. Là où se trouve le problème, c’est que les représentants des couches les plus malmenées étaient dans la salle.

Les victimes de la démolition des maisons dans la zone aéroportuaire étaient massivement présentes. Le paradoxe est que des responsables de la Transition ont ordonné la démolition de ces maisons. Dans la foulée de ces évènements, un meeting de soutien à cette Transition est organisé, avec comme invités les victimes. L’effort des conseillers de Bah N’Daw est louable, mais les victimes de la démolition ne pouvaient pas cacher leur mécontentement.

Beaucoup de participants ont exprimé leur colère sans être autorisés à prendre la parole. Avec des gestes de la main, certains ont tenté d’interrompre les intervenants qui voulaient caresser les autorités dans le sens des poils. En réalité, les conseillers de Bah N’Daw ont eu vent de la tentative de certains acteurs politiques de fédérer tous les frustrés de la République.

Pour couper l’herbe sous les pieds de ces opposants, Ismaël Sacko et le colonel-major Mamoutou Traoré ont invité tous les groupes socioprofessionnels susceptibles de joindre le front contre la Transition. Le représentant des commerçants détaillants et celui des communautés du nord ont eux aussi été invités au même titre que les victimes de la démolition des maisons de la zone aéroportuaire. Tous ont tenu le langage de la vérité aux autorités : les Maliens sont fâchés.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Précampagne électorale :  Désordre à l’Adema, expectative à l’URD</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/precampagne-electorale-desordre-a-ladema-expectative-a-lurd-2924670.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 09:42:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que certains partis politiques écument le pays profond pour être en contact avec la population locale, l’Adema, qui reste l’un des plus grands partis du pays, ne sait pas sur quel pied danser. Le congrès du parti qui était fortement attendu en mars dernier n’a pas pu se tenir à cause des divisions internes. Beaucoup de membres influents veulent se présenter à l’élection présidentielle de 2022, tandis que certains sont en mission pour mettre la machine électorale au service de nouveaux militants.</strong>

Les grandes figures du parti comme son président sortant, Tiémoko Sangaré ; le maire de Sikasso, Kalifa Sanogo ; l’ancien ministre Dramane Dembélé, et bien d’autres veulent se présenter. Dans la région de Sikasso, plusieurs candidatures ont été annoncées. Mais le congrès n’a pas pu se tenir pour des raisons non encore éclaircies. Certains pensent qu’il existe en réalité un désordre dans la ruche en ce qui concerne la tenue du congrès du parti qui doit décider de la personne qui sera le candidat du parti.

Quant à l’URD, le parti de feu Soumaïla Cissé, il vient de tenir une importante rencontre au cours de laquelle des responsables comme le Pr. Salikou Sanogo ont été clairs sur le fait que le parti présentera un candidat à l’interne pour la présidentielle de 2022. S’agira-t-il de Mamadou Igor Diarra, ancien ministre de l’Energie sous ATT et ministre de l’Economie et des Finances sous IBK ?

Ce dernier vient d’adhérer à l’URD. Le décès de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, a provoqué un malaise au sein de son parti qui était sûr de remporter la présidentielle prochaine. La disparition de M. Cissé rebat toutes les cartes en matière politique. De nombreuses figures politiques voient un vide à combler. Des observateurs estiment cependant que l’URD peut encore avoir la chance de gouverner si elle jetait son dévolu sur des jeunes comme Oumar Tatam Ly ou Mamadou Igor Diarra.

Candidat à la présidentielle de 2018, Mamadou Igor Diarra peut être un atout pour le parti de la poignée de mains qui vient de l’accepter comme membre.

Pour certains, l’option de la succession de Soumaïla Cissé par son fils aîné n’ayant pas fait l’unanimité au sein du parti, c’est Mamadou Igor Diarra qui devient le profil idéal pour être le candidat à la présidentielle de 2022, selon certaines sources. Des indiscrétions faisaient croire que quelques cadres de l’URD comptaient sur la candidature de Boubou Cissé, ancien Premier ministre d’IBK. Une réunion secrète du parti a eu lieu en février dernier pour examiner le cas Boubou.

Igor Diarra est le bon profil, selon ses soutiens, le candidat qui peut bénéficier du soutien et de la confiance des Maliens et de la communauté internationale. Il ne faut pas oublier surtout le mouvement politique de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances : « le Mali en Action ». Les structures de ce mouvement sont implantées dans beaucoup de coins et recoins du pays. Un grand nombre de jeunes militent au sein du regroupement dont les bases sont toujours actives à travers le pays.

L’URD est en tout cas dans l’expectative en attendant que le choix définitif du parti soit fait par les militants. Une des chances du parti, c’est la possibilité de fédérer certains membres du M5-RFP derrière sa candidature. Le parti a tout donné pour ce mouvement qui s’est battu pour la libération de Soumaïla Cissé. Il reste à espérer que les tombeurs d’IBK inscrivent leur action pour une candidature unique comme l’avait souhaité Choguel Kokalla Maïga.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conférence régionale :   Le RPM déjoue les pronostics à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conference-regionale-le-rpm-dejoue-les-pronostics-a-gao-2924674.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 09:37:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Requinquées, les sections du Rassemblement pour le Mali (RPM) font bloc derrière les responsables de la fédération de Gao pour maintenir la cadence du parti en se maintenant première force politique de la région. C’est ce message que le secrétaire général de la section RPM de Gao, Abdrahamane Diakité, et ses camarades des autres sections de la région ont donné aux dirigeants du BPN-RPM le week-end dernier. Il s’agit notamment des sections de Gao, Bourem, Almoustarat et Ansongo.</strong>

La saignée annoncée au sein de la fédération régionale RPM de Gao serait une chimère au regard de l’engouement qui continue d’animer les militants du parti.

Depuis le vendredi soir, les tisserands avaient préparé du lourd pour la 2<sup>ème</sup> conférence régionale de leur parti à travers une mobilisation inégalée. Mais la propagation inquiétante de la Covid-19 a fait changer la donne. Car, en parti républicain, les responsables du RPM ne pouvaient se soustraire des mesures restrictives édictées par le gouvernement afin de lutter contre cette pandémie.

Toutefois, force est de reconnaitre que les militants RPM avaient déjà annoncé les couleurs le vendredi 9 avril 2021, à la veille du Conseil de défense tenu pour lutter contre la Covid-19. Ce qui prouve son dynamisme dans la cité des Askia.

Faut-il le souligner, au finish, les éléments clés de la fédération du RPM ont tenu la présente conférence de façon sobre pour se conformer aux mesures gouvernementales.

Échanger avec les militants sur la vie du parti, remobiliser et redynamiser les militants pour face aux échéances électoraux à venir, et renforcer la foi des militants en leur parti et de prouver la présence et la vitalité du parti après les événements d’août 2020 étaient entre autres au menu du présent événement.

Dans son intervention, le Pr. Amidou Issoufi Saraoui, nouveau président de la fédération RPM de Gao a, après avoir invité les participants au respect strict des mesures barrières,salué l’ensemble des membres du bureau politique national en général, et en particulier le camarade président Dr. Bocari Tréta pour avoir accepté, en dépit des contraintes d’agenda du BPN, la demande de report de la tenue de la présente conférence. Pour lui, cette dérogation qui a été oh combien salutaire ne leur a point surpris au regard de l’attachement de DrTréta au travail bien fait et proprement fait.

A l’e croire, le président du RPM, l’un des acteurs majeurs du mouvement démocratique, est de ceux qui savent qu’aucun sacrifice n’est de trop pour construire le parti. « Toujours débout sur les remparts,il nous apporte ce matin, comme un Messie, le message de la foi en notre idéal, en notre projet de société en notre parti, le Rassemblement pour le Mali ».  Du point de vue de l’orateur, la mobilisation de toutes les sections de Gao dénote que « rien n’est perdu » et que le dévouement et l’attachement aux idéaux du parti sont restés intacts à Gao.

Parlant des partis alliés, Pr Amidou Issoufi Saraoui a adresséune mention spéciale à son fidèle compagnon et frère, Sadou Diallo,qui est, selon lui,un exemple de dignité et de fidélité, un vrai partenaire au sens étymologique du mot.

&nbsp;

« Notre pays est à un tournant décisif de son histoire moderne. En effet, les évènements d’août 2020 ont dessiné un nouveau paysage politique transitoire dont la réussite dictera le nouveau visage du Mali. Très tôt le bureau politique national du RPM s’est engagé vigoureusement dans la préparation des troupes pour les combats électoraux qui vont suivre la période transitoire en cours. La présente conférence se situe en droite ligne de cette légitime préoccupation. Elle aura pour objectif essentiel», a-t-il indiqué.

L’occasion a été propice pour lui de rappeler les problèmes qui assaillent sa région. Il s’agit du manque d’emploi pour les jeunes diplômés ou non diplômés du parti etle faible taux de promotion des cadres qui démotive les militants.

Toutefois, rassure le nouveau président de la fédération, ces difficultés n’entament en rien aujourd’hui leur détermination car l’heure est à la reconquête. Il faut reprendre les choses en main pour apporter des vraies solutions aux problèmes soulevés. Pour ce faire, indique-t-il, aucun sacrifice ne sera de trop.

«Rassurez-vous, hier comme aujourd’hui, la Fédération de Gao est déterminée plus que jamais à jouer toute sa partition dans la réalisation de notre projet commun. Rien n’est perdu pour nous. Bien au contraire, c’est seulement maintenant que nous sommes réellement ensemble, plus forts, plus solidaires et plus confiants», déclarePr Amidou Issoufi Saraoui.

S’agissant des départs enregistrés en fin mars, les responsables du RPM Gao estime qu’ils constitueront sans nul doute le levain qui propulsera le parti au-devant de la scène politique régionale. Car, explique-t-il, certains sont partis, d’autres son en train de venir et en grand nombre.

Malgré toutes les difficultés évoquées ici et là, poursuivra-t-il, le RPM se porte bien et même très bien dans la région de Gao. « Le Rassemblement pour le Mali est irréfutablement la première force politique de la région. Nous nous engageons, mes camarades et moi, à tout mettre en œuvre pour préserver cette position. C’est pourquoi nous n’allons pas dormir sur nos lauriers. Nous nous battrons contre vents et marrées pour mériter notre place. Nous avons foi en notre projet de société et en nos capacités. Ensemble, nous vaincrons», promettra-t-il.

Satisfait de l’accueil et du dynamisme que caractérise la fédération de la région de Gao, le Président RPM, Bocary Tréta a exprimé sa satisfaction et son optimisme pour des meilleurs scores à l’issue des prochaines élections.  Après avoir invité ses militants à plus de cohésion, il a rassuré Gao de l’accompagne « sans faille » du bureau politique national.

<strong>Oumar KONATE       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assassinat de Cabral : Ce que Laama sait de la disparition de son beau&#45;frère</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assassinat-de-cabral-ce-que-laama-sait-de-la-disparition-de-son-beau-frere-2924671.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 09:34:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de 40 ans après la disparition d’Abdoul Karim Camara dit Cabral,le feuilleton est loin de connaître son épilogue. Suite aux témoignages de certains membres de la famille Camara lors des séances d’écoute de la Commission-vérité, justice et réconciliation (Cvjr), sur l’arrestation et la disparition de Cabral, sa belle-sœur, Lala Fatouma Koïta dite Laama, a décidé de briser le silence pour livrer sa version des faits.</em></strong>

Institutrice de 1962 à 1992, Lala Fatouma Koïta dite Laama, épouse de feu Saliou Camara, grand-frère d’Abdoul Karim Camara, s’est entretenu avec des hommes de médias sur les conditions de la disparition de son beau-frère.

Du haut de ses 76 ans, Lala Fatouma Koïta se souvient de la manière dont Cabral a été déniché de sa cachette  comme si c’était hier.

Dans cette entrevue, notre interlocutrice indique qu’à la suite des débrayages des élèves et étudiants, le régime Moussa Traoré a traqué les meneurs, dont Abdoul Karim dit Cabral, issu d’une famille polygame (son père avait 4 femmes). C’est ainsi que, raconte-elle, la famille Camara a fait l’objet de sérieuses pressions. Un jour, se souvient-elle, le commissaire de la poudrière, actuel 2<sup>ème</sup> arrondissement, Baba Diallo, a demandé à mon mari, Saliou Camara,   de l’aider à retrouver Cabral afin qu’il l’amène pour lui trouver des circonstances atténuantes.  Puisquecelui-ci ignorait sa cachette, il n’y pouvait rien.  Vers 2 heures du matin, martèle Laama,  « ils sont venus arrêter  à la maison l’un de ses frères, du nom de Madou Camara, avant de le conduire au 2<sup>ème</sup>arrondissent. Aussi, la mère de Cabral a été conduite au même commissariat. L’un de ses grands frères en service à Bougouni, venu à Bamako,été aussi arrêté pour la même cause. Ceux-ci ont été rejoints par tous les frères et sœurs de même mère. Sa sœur ainée, enceinte et sous la menace d’électrocution, a dénoncé Cabral. Elle a indiqué qu’il était chez leur cousin du nom de Kaba à Djicoroni Para. Les éléments du régime ont arrêté ce dernier, puis l’ont conduit au 2<sup>ème</sup> arrondissement. Sous la torture des agents, Kaba a à son tour avoué qu’il a transféré Cabral à Namakana, frontière Mali-Guinée, chez Kolo, le demi-frère de la marâtre de la mère de Cabral. Kolo a été lui aussi cueilli au marché par les agents du Général Moussa Traoré. Sous la torture des hommes en uniforme, il a indiqué que Cabral est chez lui à la maison. C’est ainsi qu’il a été arrêté et conduit au 2<sup>ème</sup> arrondissement. Ainsi, sa mère, ses frères et sœurs ont été libérés, a narré Lala Fatouma Koïta.

Partant, raconte l’instructrice à la retraite, après l’arrestation de Cabral, on l’a contraint à lire un communiqué où il appelle les élèves à reprendre les cours. Chose qu’il a faite.  Le lundi, vers 11 heures, il a été conduit au camp Para. «En ma qualité d’instructrice, je suis partie à l’école. C’est là-bas qu’un collègue m’a informé du décès de Cabral. A mon retour à la maison, j’ai trouvé que la devanture était envahie par les élèves. Dans cette euphorie, Morimousso, la sœur de Kolo chez lequel a été arrêté Cabral, a menti publiquement que c’est mon mari Saliou qui a donné de l’argent aux policiers pour arrêter Cabral.  Mon mari a enseigné Cabral jusqu’à la 8<sup>ème</sup> année ; il l’aimait autant que ses autres frères», témoigne Lala Fatouma Koïta. « Aussitôt informé, mon époux a décidé de se rendre au Comité militaire de libération nationale (Cmln) pour protester. Il a été pris à partie par un groupe d’élèves suite à la déclaration de Morimousso. Il a fallu l’intervention d’un élève qui connaissait bien mon époux pour convaincre les autres que Saliou n’y était pour rien dans cette affaire. Ainsi, ajoute l’oratrice, son mari a pu atteindre la devanture du QG du Cmln, où il a été éconduit manu militari.

<strong>Le début des ennuis pour Saliou et sa famille</strong>

Dans son récit, la belle-sœur de Cabral, Lala Fatouma Koïta dite Laama, raconte qu’à la suite de cette déclaration de Morimousso qu’elle juge calomnieuse, les militaires ont passé un mois devant la famille Camara. Aussi, son mari, ses enfants et elle-même ont fait l’objet de rejet et de tortures aussi bien dans le quartier que dans l’enceinte de la famille paternelle, où ils habitaient tous. « Je ne connais pas un de mes oncles qui ne m’a pas frappé pour cette affaire parce qu’on leur a fait croire que c’est mon père qui a payé les policiers pour arrêter son frère», chuchotait l’une des filles de Lala Fatoumata.

Dans cette atmosphère délétère, poursuit notre interlocutrice, « mon mari a demandé une mutation afin de pouvoir élever ses enfants dans la quiétude. Ainsi, il a été muté à Niafunké comme percepteur de trésor. A en croire l’oratrice, on était encore loin de la fin du martyr. Car, un camarade de Cabral muté aussi à Niafunké a raconté aux gens que c’est mon mari qui a livré Cabral au régime de Moussa Traoré.  Une incitation qui a poussé une partie de la population à être à nouveau hostile à ma famille et moi. Même à l’école où je servais comme secrétaire après notre mutation, le Directeur d’école se montrait méchant envers moi. Il voulait m’interdire d’utiliser la chaise de l’école en me demandant d’apporter ma chaise de chez moi. Chose que j’ai refusée. Pour atténuer cette situation, mon mari a envoyé des correspondances au Synec à Bamako, à Sékou Ly, et à Tombouctou.

Pour mes filles, elles ont été contraintes d’abandonner l’école. Car, on leur demandait de faire des briques, un travail réservé aux garçons, pendant que les autres filles étaient destinées à la couture ».  A la suite des correspondances de mon époux, ajoute Lala Fatouma, un enquêteur a séjourné dans la région de Tombouctou pour non seulement régler un conflit autour d’un lac entre Niafunké et Soumpy, mais aussi notre cas.« Lors de la réunion de ce dernier, au-delà de ce qu’on a fait subir à ma famille, j’ai étalé les mauvaises pratiques qui sont légion à l’école. Ainsi, le commandant de cercle a été muté, 7 enseignants mutés dans la brousse, mon mari aussi muté à Macina à sa demande, avec instruction de réintégrer mes enfants à l’école », a-t-elle raconté.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prise en charge de la grossesse de sept fœtus :  Dr Fanta Siby sauve plusieurs vies</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/prise-en-charge-de-la-grossesse-de-sept-foetus-dr-fanta-siby-sauve-plusieurs-vies-2922965.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 01:42:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a cela deux semaines, les messages d’aide et de secours avaient envahi les réseaux sociaux sur la situation critique Mme Arby Halima Cissé, ressortissante de Tombouctou,âgée de 29 ans. Elle avait été évacuée de toute urgence pour Bamako. Alertée, le ministre de la Santé et du Développement social n’a pas tardé à réagir. </em></strong>

Informée par la direction générale du CHU du Point G de l’admission au service gynéco-obstétrique dudit hôpital d’une grossesse multiple de sept (7) fœtus d’environ vingt-quatre semaines, le ministre de tutelle, Dr Fanta Siby, a brillé par sa promptitude.

Le tout s’est déroulé dans la journée de mardi 23 mars 2021, selon le chargé à la Communication du ministère de la Santé et du Développement social, Markatié Daou. À l’en croire,aussitôt informée de l’état de Arby Halima Cissé, le même jour,le ministre de la Santé et du Développement social s’est renduau chevet de la dame et ses proches à hôpital Point G, sans médias.

Elle était à son 6<sup>ème</sup>geste. En plus d’une enveloppe symbolique qu’elle a apportée pour l’occasion, la ministre a instruit à la direction de l’hôpital de faire de cette grossesse l’objet d’un suivi rigoureux.

Aussi,un comité d’experts composé de gynéco-obstétriciens, de pédiatres, d’anesthésistes-réanimateurs a été mis en place à cet effet. Au terme de plusieurs jours de travail, ces éminents spécialistes sont unanimes sur l’urgence d’une évacuation sanitaire, sachant que le plateau technique national ne permet pas de faire face à une telle grossesse.

Dès lors, le département de la Santé et du Développement social est immédiatement entré en contact avec une clinique spécialisée au Maroc qui lui a d’ailleurs fourni un devis estimatif pour le reste du suivi de la grossesse. Le coût estimatif de la prise en charge de cette grossesse est évalué à plus d’une centaine de millions de nos francs.

Daoua aussi précisé que le ministère de la Santé et du Développement social, à travers le ministre Dr Fanta Siby,ne ménage aucun effort pour une meilleure issue de cette grossesse.

<strong>Adama Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nomination des militaires dans les entrepôts :  Aucun fait  nouveau</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/nomination-des-militaires-dans-les-entrepots-aucun-fait-nouveau-2922964.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 01:42:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la mi-mars,  une liste d’agents nommés au niveau de quelques entrepôts du Mali a circulé sur les réseaux et dans certains médias. Certains esprits malsains ont  tenté d’en faire un scandale.</strong>

<strong>Dans leur tentative de manipulation, ils ont voulu faire croire que c’est le prolongement de ce qu’ils appellent  « colonélisation » de l’administration.  Mais,  en réalité, il  n’y a rien de nouveau. Ces nominations relèvent de la continuité de l’administration. </strong>

De plus en plus, on assiste à des situations abjectes au Mali. Des gens qui ont encore besoin de distinguer l’Est de l’Ouest deviennent des spécialistes dans tous les domaines. Ils essayent d’expliquer des phénomènes qu’ils ne maîtrisent pas. C’est exactement ce qui se passe avec le dossier dit nomination des militaires dans les entrepôts. Dans leur machination, tenteront-ils de convaincre qu’à  la surprise de tous les Maliens et des agents techniques des différents services compétents dudit ministère, le ministre des Transports a procédé à la nomination d’officiers de l’Armée dans tous les entrepôts du Mali à l’étranger. Une tentative de dénigrement qui ne tiendra pas longtemps. Et qui ridiculise davantage les auteurs de cette manœuvre.

Car, depuis la création des entrepôts du Mali dans les pays côtiers, des agents des forces de défense et de sécurité sont nommés au Bureau de contrôle et de sécurité. Il s’agit d’un officier, chef de bureau, et d’un sous-officier, agent de contrôle. Ils veillent sur la sûreté de tous les produits qui transitent par les ports à destination du Mali. Pour des raisons de souveraineté de l’Etat, ces agents sont nommés pour une durée bien déterminée et travaillent en parfaite intelligence avec les autres agents des entrepôts et les douanes maliennes. Ainsi,  les agents nommés la semaine dernière l’ont été en remplacement de ceux en poste, dont les mandats ont pris fin il y a une année. Certains sont même déjà rentrés et promus à d’autres fonctions. « Autrement dit, c’est un remplacement poste pour poste, rien d’autre. Aujourd’hui, vouloir faire un lien entre la transition et ces nominations relève de la pire méchanceté », indique-t-on. Aujourd’hui, tous  les patriotes s’interrogent de l’opportunité à vouloir coûte que coûte jeter le discrédit sur une transition déjà mal en point, dont la réussite demande le concours  de tous les fils et toutes les filles du pays. Ces genres de désinformation à travers les réseaux sociaux auxquels on veut nous habituer  contribuent à saborder les efforts des autorités de la transition en cours. Mais, pour ce qui est des présentes nominations dans les entrepôts, vaquez à vos occupations, car il n'y a rien de nouveau dans ce dossier.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La transition face à la montée des périls :  Qui pour sauver la face ?</title>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 01:28:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Essoufflement ou manque de perspectives pour une transition qui peine à imprimer son tempo ? Après six mois de gestion des affaires d’Etat, la transition n’arrive pas à se montrer efficace, cohérente et décisive comme on s’y attendait. La cause : un manque de coordination efficiente entre ses différents segments et son manque d’ouverture vis-à-vis d’autres acteurs nationaux. </em></strong>

La transition, depuis qu’elle a été mise en place, fait face à des mouvements de colère. En effet, des revendications d’ordre catégoriel tous azimuts succèdent à des prises de positions ouvertes et violentes contre la gestion des affaires publiques. La dernière en date, la plus surprenante, est venue de Mahmoud Dicko, l’ex-autorité morale du M5-RFP. L’ancien président du Haut conseil islamique du Mali n’a pas porté de gants pour dénoncer des dirigeants de la de la transition.

« Un président de la transition inaccessible ; un Premier ministre froid ; un vice-président je ne sais quoi », avait-il qualifié respectivement Bah N’Daw, Moctar Ouane et Assimi Goïta. Des mots qui ont retenti dans l’esprit du citoyen lambda comme une vive alerte à l’endroit des autorités de la transition. Il en est ainsi aujourd’hui, six mois après l’installation de la transition, de la perception générale des Maliens d’autant qu’il est évident que leur sentiment dominant sur la vie de la nation est que les choses ont du mal à se mettre en place, depuis le départ de l’ancien président IBK.

C’est dire donc que la période de grâce a été écourtée pour la transition qui a véritablement eu du mal à imprimer ses marques. Certes le Premier ministre, Moctar Ouane, comme on s’y attendait, a obtenu des membres du CNT le quitus pour mettre en œuvre son PAG.Mais il reste entendu que les difficultés soulevées et non résolues sur son financement et son manque de chronogramme indiquent clairement qu’il est encore loin du bout du compte.

D’ailleurs, concernant ce PAG, le président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, l’une des figures marquantes du secteur privé, a mis le doigt sur le manque total de perspectives économiques du document, tel qu’il a été présenté et défendu par le Premier ministre Moctar Ouane.

Dans une réflexion qu’il a faite sur ce sujet brûlant et qu’il a partagé avec les partenaires et les investisseurs étrangers, dont de larges extraits ont inondé les médias, il a dénoncé les choses en ces termes : « Dans ce discours, les questions économiques, l’entreprise, le développement ont été occultés. Ce discours ignore le financement de la mise en œuvre du contenu du document. Comment trouver les moyens et la création. Va-t-on  encore quémander ou s’endetter au lieu de mettre des conditions de création de richesse ? Une fois de plus, ce discours  est antidémocratique, anti-initiative, anti-mobilité sociale. Prononcé par un individu riche mais qui ne sais pas comment il a accumulé sa richesse. Dommage que ce personnage pense qu’il a une machine de fabrique de billets de banque au sous-sol de Koulouba ».

A l’évidence, la transition prend des coups partout et le front social est loin de se calmer depuis. On l’a vu, dès le début, la colère populaire est montée d’un cran avec les mouvements de revendication tous azimuts qui se sont multipliés au point d’irriter, en son temps, le président de la transition, Bah N’Daw, en visite de travail en Côte d’Ivoire. Lui qui a eu des mots pas tendres à l’endroit des responsables de la centrale syndicale. Ceux-ci ont immédiatement répliqué en suspendant toutes discussions et relations avec le gouvernement.

Si après les choses sont redevenues à la normale entre l’Untm et le gouvernement qui a permis aux deux partenaires de signer un accord très crucial pour apaiser le climat social avec la syndicale centrale, il est évident que le front social ne s’est pas pour autant calmé en raison de multiples fronts bouillants existants.

La belle illustration est née de la fronde des transporteurs et des acteurs de marché qui continuent de mettre la pression sur la transition quant à la gestion de passage de péage et la flambée des prix de certains produits de grande consommation. A deux reprises, la ville de Bamako notamment a été paralysée par la grève des transporteurs, lesquels ont promis de remettre ça, tant que le gouvernement ne prend pas à bras-le corps la fameuse affaire de passage de péage.

Comme si tout cela ne suffit pas, le front politique, le plus dangereux et le plus explosif, ne se clame pas également. Pour plusieurs observateurs de la scène publique, la situation ressemble à un calme apparent avant la tempête ; en ce sens que les acteurs politiques, indépendamment du clivage idéologique, ont exprimé vis-à-vis du gouvernement des préoccupations qui sont loin d’être résolues.
Il s’agit principalement de la création d’un organe unique de gestion des élections qui n’est pas, pour l’instant, une urgence pour le gouvernement.

D’ailleurs, dans son PAG, qu’il a présenté au CNT, le PM a laissé clairement entendre que la mise en place d’un tel organe n’est pas à l’ordre du jour d’autant que la transition manque visiblement, selon lui, du temps concret pour son opérationnalité. Ce qui, comme on le redoute, ne sera pas du goût des acteurs politiques et même ceux de la société civile, lesquels ont estimé ouvertement que la transparence et la sérénité autour des nouvelles échéances électorales, auxquelles tout le pays aspire, passent justement par la mise en place d’un tel organe unique.

Plus sensible aussi l’équation politique qui rentre en ligne de compte : pour beaucoup d’observateurs nationaux et internationaux sur la problématique de la transition malienne, il est évident que cette dernière manque d’inclusivité. Le dernier rapport de l’ancien représentant de l’ONU au Mali, le tchadien Annadif, en fin de mission dans le pays, au compte de la Minusma, le dit sans ambages : la transition souffre gravement d’inclusivité. Il a ainsi appelé les acteurs de la transition à y veiller sans délai pour ne pas compromettre l’équilibre politique interne souhaité.

A mesure que la date limite pour la transition s’approche,  il apparait plus nettement que le temps n’est pas son meilleur allié du fait justement que les acteurs nationaux sont loin d’accorder leur violon sur certains équilibres politiques et institutionnels, nécessaires à la bonne articulation des affaires publiques.

Il importe donc que les autorités de la transition fassent preuve de doigté et d’ouverture pour endiguer à temps les facteurs de blocage. Ceci est un impératif politique et actuel pour toute réussite de la transition. C’est bien pour cela que le leadership du président Bah N’Daw, le Colonel à la retraite, est requis pour faire désamorcer la tension et la flexibilité du gouvernement souhaitée pour amener tous les acteurs nationaux à regarder dans la même direction.

Avant que les rapports de force ne se durcissent…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique :  Le destin tourmenté d’Abdoulaye Idrissa Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-le-destin-tourmente-dabdoulaye-idrissa-maiga-2922968.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 01:28:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La semaine dernière a été marquée par le lancement du mouvement politique d’Abdoulaye Idrissa Maïga, l’ancien Premier ministre d’IBK. L’homme connu pour sa rigueur a cependant de sérieux handicaps pour la présidence de la République qui est son but ultime. Son parcours politique n’est pas un grand atout. Ancien militant du Rassemblement pour le Mali(RPM), Abdoulaye Idrissa Maïga n’a jamais fait l’unanimité autour de lui à la tête de cet ex-parti au pouvoir auquel appartenait IBK.</strong>

La création d’un mouvement devenu aussi tôt un parti politique traduit l’échec de l’ancien Premier ministre à rassembler autour de lui. C’est bien beau de bénéficier d’un certain nombre de soutiens, mais la conquête du pouvoir demande un dépassement de soi et un esprit de rassemblement qu’Abdoulaye Idrissa n’a pas encore. Il devra donc se décarcasser pour aller à la rencontre des autres forces afin d‘avoir un peu plus de chances.

Sur le plan professionnel, l’ancien Premier ministre est crédité d’un rigorisme dont l’avantage pourrait être l’intransigeance sur des principes de gouvernance. Certains évoquent des attitudes de bonne gouvernance chez lui, indiquant qu’il est l’archétype du bon chef qui n’est pas tenté par l’argent facile. Dans son service d’origine du développement rural à son expérience en tant que directeur de campagne d’IBK, on relève des faits et gestes qui sont appréciés en matière de transparence dans la gestion des finances.

Les plus grands soutiens d’Abdoulaye Idrissa Maïga pourraient venir des milieux de la société civile, surtout les milieux religieux. C’est lui qui avait confié à l’imam Mahmoud Dicko la mission de bons offices dont le but était de négocier avec des groupes armés islamistes. A l’époque, dialoguer avec les religieux était perçu comme une mauvaise chose par certains partenaires qui ont combattu l’initiative.

L’ancien Premier ministre au destin politique tourmenté a été chassé de la Primature à cause de cette option. Aujourd’hui, il peut capitaliser son initiative. On a fini par comprendre que les Maliens qui ont choisi le camp djihadiste pouvaient être écoutés. D’ailleurs, même l’ONU travaille aujourd’hui dans le sens de ce dialogue avec les mouvements armés djihadistes afin qu’ils déposent les armes pour construire la paix.

En fin, il serait important qu’Abdoulaye Idrissa Maïga réussisse à prendre langue avec ses anciens camarades du RPM. S’il veut conquérir le pouvoir politique, il doit commencer par la conquête des cœurs de ceux qui ont milité avec lui quand tout allait bien au sein de l’ancien parti au pouvoir.  Quels que soient les différends, il doit dépasser les clivages pour prouver sa capacité à encaisser et rassembler.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger :  Annadif libère la parole</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/accord-dalger-annadif-libere-la-parole-2922973.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 01:04:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le désormais ancien représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a attendu jusqu’au dernier moment de ses fonctions au Mali pour dire tout le mal qu’il pense de l’accord d’Alger. Pendant tout le temps que les défauts de cet accord pour la paix étaient dénoncés par des acteurs non signataires, Annadif avait gardé le silence. Sa sortie récente au micro de Mikado FM, la radio des Nations Unies, montre que le chef de la Minusma était en quelque sorte muselé.</strong>

Avec la fin de sa mission au Mali, Mahamat Saleh Annadif est sorti de sa réserve face à ce que lui-même considère comme des péchés originels de l’Accord d’Alger. Selon l’ancien patron de la Minusma, l’accord d’Alger n’a jamais été présenté à l’Assemblée nationale afin que son contenu soit appréhendé par les Maliens. Ainsi, Annadif donne raison à Choguel Kokalla Maïga, l’homme politique qui répète à toutes les occasions que l’accord n’a pas été présenté à l’Assemblée nationale.

Mahamat Saleh Annadif a aussi pointé du doigt le fait que les groupes armés n’ont pas été transformés en partis politiques ou incorporés dans des partis déjà existants. En d’autres termes, il a dénoncé le blocage du désarmement des groupes armés, dont les éléments ont continué à se promener en armes partout dans le nord du pays. Jamais l’ONU, encore moins les partenaires français, n’ont fait d’une priorité le désarmement des milices.

En parlant ainsi, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU libère la parole sur les défauts de l’Accord d’Alger. Il apporte en quelque sorte un soutien de taille à ceux qui demandent la révision de l’Accord. En dehors des problèmes soulignés par Annadif, l’accord d’Alger souffre de plusieurs autres handicaps qui expliquent son rejet par la population malienne.

Ce qui est regrettable, c’est que les responsables des Nations Unies qui savaient pertinemment que rien ne marchait ont préféré garder le silence. Les efforts d’Annadif sont à saluer. Mais il doit davantage s’impliquer pour que la situation malienne change. Bien qu’ayant quitté son poste de Bamako, il reste un élément important du dispositif des Nations Unies travaillant sur l’Afrique de l’Ouest. Il joue à présent un rôle plus important pour la question malienne à ce poste dont la compétence dépasse le cadre étriqué du Mali.

On espère que l’ONU ne freinera pas l’élan visant à apporter des changements au niveau de l’Accord d’Alger. La révision de l’accord est un challenge pour les autorités maliennes qui ont surtout besoin de l’appui des Nations Unies. En effet, c’est l’ONU qui garantit l’accord d’Alger, donc le changement de son contenu passe obligatoirement par l’implication du système des Nations Unies. La réticence des groupes armés peut être facilement levée par les Nations Unies qui financent une bonne partie des activités des groupes signataires de l’Accord.

<strong>Madou COULOU</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réformes politiques et institutionnelles :  La contribution de l’Ajcad bientôt remise aux autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reformes-politiques-et-institutionnelles-la-contribution-de-lajcad-bientot-remise-aux-autorites-2922974.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 00:58:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (Ajcad-Mali) a organisé du 23 au 24 mars 2021 un Forum national axé sur les réformes constitutionnelles et électorales. Il s’agissait pour les participants de faire de recommandations visant à apporter une modification sur certaines lois qui ne sont pas adaptées à la réalité.

Il s’agit d’un forum axé sur les réformes constitutionnelles et électorales. L’objectif est de détecter les points qui handicapent les réformes et faire des recommandations dans un document qui sera remis aux plus hautes autorités du pays.

C’est dans ce cadre qu’après la cérémonie d’ouverture présidée par Baba Dakono, représentant du Premier ministre, chef du gouvernement, accompagné par Souleymane Dé du CNT, les participants ont au cours des deux journées de travaux formulé plusieurs recommandations allant de la bonne gouvernance à la modification de la loi électorale.

Lors du point de presse de clôturer ce forum national, dans la journée de 24 mars, la directrice exécutive de l’Ajcad Adama Dicko, a affirmé qu’il y’avait deux groupes de travaux qui ont travaillé d'arachide-pied pour en faire un document de recommandations qui sera  remis aux plus hautes autorités.

Selon Adam Dicko, les experts sont tous unanimes que l’actuelle constitution est un frein pour aboutir à de véritables changements. À l’en croire, au cours des deux jours, les participants ont pu identifier plusieurs points désuets dans la loi électorale. Ainsi, la Commission électorale nationale indépendante doit être composée de trente (30) membres et non 15 dans la loi électorale. Et que nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République, s’il n’est de nationalité malienne d’origine, jouissant de tous ses droits civiques et politiques et s’il n’est âgé d’au moins trente (30) ans et soixante-dix (70)  ans au plus à la date du scrutin. Ce qui est contraire à la loi électorale qui ne précise pas une limite d’âge pour les candidats aux fonctions de président de la République.

Pour finir, la directrice de l’Ajcad a affirmé qu’une délégation sera chargée de remettre le document final de ce forum aux plus hautes autorités. Car elle estime que les acteurs de la transition pourraient être les premiers acteurs pour apporter des changements à la loi électorale.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OHADA :  Bah N’Daw rassure les Etats membres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ohada-bah-ndaw-rassure-les-etats-membres-2922970.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 00:50:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mercredi 24 mars 2021, le président de la transition, Bah N’Daw, a présidé la 50<sup>ème</sup>session du conseil des ministres de l’Ohada. Ce fut l’occasion pour le chef de l’Etat de rassurer les pays membres de la volonté du Mali de faire rayonner cette organisation sous-régionale. </strong>

&nbsp;
<ol>
 	<li>Darankoum, secrétaire permanent de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) a salué le gouvernement malien pour l’accueil chaleureux. À l’en croire, nul ne doute que le Mali sera à la hauteur de la tâche qui lui est conviée. « Je sais que le Mali a toujours été un bon exemple pour la gestion de l’Ohada. Et c’est pourquoi ce conseil des ministres sera l’occasion de trouver de nouvelles pistes de solution pour l’amélioration de cette organisation » a déclaré M. Darankoum.</li>
</ol>
Pour sa part, Bah N’Daw, président de la transition, a déclaré que la présente session abordera plusieurs points, à savoir : les dossiers financiers, le projet budget de l’Ohada, le rapport du commissaire aux comptes pour l'exercice 2019, les activités normatives du conseil des ministres, le programme annuel d’harmonisation, les actes uniformes en cours de révision, le projet de révision de l’acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution. Selon le président de la transition, les participants ont également la lourde tâche  d’aborder les chantiers normatifs en contexte Ohada-Zlecaf, les transactions électroniques, la responsabilité sociale des entreprises et le cadre juridique relatif au statut des juges de la Cour commune de justice et d’arbitrage et l’éventualité de la révision du traité Ohada.

À l’en croire, le Mali fera le maximum pour faire rayonner cette organisation sous-régionale.

Il faut noter que cette session a regroupé, outre le secrétaire permanent de l’Ohada, le président de la Cour commune de justice et d’arbitrage ; le Directeur général de l’école régionale supérieure de la magistrature ; le président de la commission nationale Ohada du Mali, les membres du Comité des experts, les représentants des partenaires techniques et financiers de l’Ohada et les représentants des organisations d’intégration sous-régionales et régionales.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aménagement de la Route Sevaré&#45;Mopti : Le ministre Dabo au cœur  de la relance économique du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/amenagement-de-la-route-sevare-mopti-le-ministre-dabo-au-coeur-de-la-relance-economique-du-mali-2921980.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 12:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6 (RN6), soit 10 km de voiries, dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km dans la ville de Sévaré, et la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo ont été lancés ce samedi 20 mars 2021, pour une durée de 32 mois. C’était sous la présidence du Premier ministre Moctar Ouane, accompagné du ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo. </strong>

En terrain connu, le ministre des Transports et des Infrastructures fait partie des rares ministres de la transition a atteindre leur vitesse de croisière. Même si d’aucuns estiment que le chef du gouvernement est ‘’froid’’, au ministère des Transports et des Infrastructures, les lignes bougent à une cadence accélérée. Car, le chef de ce département, Makan Fily Dabo, est convaincu que  la route constitue un maillon essentiel dans le développement socioéconomique d’un pays. C’est pour cela que les autorités de la transition, à travers le ministre des Transports et des Infrastructures, font de la construction et la réhabilitation des routes leur credo. Fort de cet engagement,  Makan Fily Dabo est sur tous les fronts de désenclavement intérieur et extérieur du Mali.  Après des missions sur Sikasso pour donner un coup de fouet aux travaux de la bretelle Sikasso-Kadiolo, à Kayes pour l’inauguration du 2<sup>ème</sup> pont, il a accompagné ce week-end le Premier ministre Ouane pour le lancement des travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6 (RN6), d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km dans la ville de Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo.  Ce, en attendant la reprise des activités ferroviaires et la construction d’autres routes pour le bonheur des populations.

Le coût des présents travaux, fiancés par la Boad, est estimé à plus de 32,6 milliards de FCFA.

Faut-il le souligner, les présents travaux visent à décongestionner le trafic sur la voie reliant les villes de Sévaré et de Mopti et à l’intérieur desdites villes par la mise en place d’ouvrages modernes permettant d’améliorer la sécurité et la qualité de vie des citoyens. Ce qui contribuera à  réduire le temps de parcours et le coût des transports, tout en améliorant la sécurité routière et le confort des usagers.

A cette occasion, le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, a réaffirmé son engagement à doter le Mali des infrastructures routières de qualité. Ce, afin que le désenclavement soit une réalité, gage de  la relance économique du pays.

Dans son intervention, il indiquera qu’à travers le lacement des présents travaux,  un soleil nouveau et d’espoir se lève  à Mopti et environs. Car, explique le ministre, la route est un vecteur d’intégration. Elle  participe à la cohésion sociale, relie les quartiers, les villages, les villes et les pays ; contribue à la sécurité, à la réduction de la pauvreté et au renforcement des échanges commerciaux.

« En un mot, la route est un levier essentiel du développement économique, social et culturel. Oui, un levier essentiel puisque la route représente dans notre pays ce que représente le sang est dans le corps humain au regard de notre continentalité. Excellence Monsieur le Premier ministre, en acceptant de présider la cérémonie officielle de lancement des travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti qui est le cordon ombilical entre Sévaré et Mopti, la voie de contournement de l’aéroport et l’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km à Mopti et 5 km à Sévaré, vous indiquez clairement les priorités qui sont celles de votre Gouvernement, sous la direction éclairée et responsable de Son Excellence Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat, en matière de développement des infrastructures pour trouver les voies et moyens d’améliorer les conditions de vie et d’assurer le bien-être de nos populations dans un Mali qui bouge, dans un Mali qui se construit et dans un Mali d’espérance », a déclaré Makan Fily Dabo .

Partant, l’orateur précisera : «Le maillage de notre pays en routes de qualité est et demeure notre ambition». A cet égard, sous l’autorité du Premier ministre, il se dit déterminé, avec l’ensemble de mes collaborateurs, à poursuivre les actions de développement et de promotion des infrastructures routières.

Le présent projet, ajoutera-t-il, s’inscrit dans cette dynamique de progrès économique et social. Avant d’ajouter que d’autres projets similaires verront le jour  dans la région de Mopti. Ainsi, le ministre a annoncé  le démarrage très prochain des travaux de construction et de bitumage du tronçon Sévaré-Boré, long de 111 km et de la route Sévaré-Gao. S’agissant des travaux d’entretien courant des routes, ils se poursuivront avec ardeur et détermination, a-t-il promis.

En ce qui concerne les présents travaux, précise Makan Fily Dabo, ils visent l’aménagement d’environ 37 km de routes bitumées avec des couches de chaussées en grave latéritique, d’un revêtement en béton bitumineux, l’aménagement des ronds-points, des trottoirs, l’éclairage public des voies, la signalisation et les équipements de la route, l’assainissement à travers des caniveaux et des dalots ; toute chose qui contribuera à réduire les cas d’inondations.

Faut-il le souligner, le marché des travaux a été attribué à l’Entreprise Générale Mamadou Konaté (EGK) pour un montant de 32,6 milliards de FCFA et un délai d’exécution de 30 mois.

Quant aux prestations de contrôle et de surveillance des travaux, elles seront assurées par le Bureau d’études Cira-SAS pour un montant de 2,026 milliards et un délai d’exécution de 32 mois.

<strong>Oumar KONATE </strong>

<strong><u>Caractéristiques techniques des voies du projet :</u></strong>

-Aménagement de la section de la route RN6 entre Sévaré et Mopti sur environ 12,127 km à partir du carrefour RN16-RN15-RN6 à Sévaré jusqu’au château d’eau à l’entrée de Mopti :

Niveau d’aménagement : Route bitumée (Section de la RN6 : Sévaré et Mopti) ; Cette route sera empruntée par les poids lourds. La traversée de la zone urbaine (3,800km) et le tronçon périurbaine de la RN6 (8,175km) avec une bretelle de 147,22ml.

-Aménagement de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo dans la ville de Sévaré sur environ 14,047km, y compris la rue 124 (0,288 km) à Sévaré Secteur III, qui assure la liaison entre la voie CAN et la voie de contournement:

Niveau d’aménagement: Route bitumée (Sections de plusieurs routes communales); cette route sera principalement empruntée par les poids lourds qui contourneront la ville de Sévaré et l’aéroport de Mopti à partir de Barbé pour rejoindre la RN16 à Socoura.

-Aménagement de voiries à Mopti sur 5,321km, soit la rue Medina Coura à partir du stade Baréma Boucoum en traversant le quartier Taikiri jusqu’au cimetière à la sortie de Médina Coura:

Niveau d’aménagement : Route bitumée (Sections de plusieurs routes communales); tronçon urbain avec 5 km de traversées en zone urbaine importante (de Taikiri à Médina-Cour

-Aménagement de voiries à Sévaré sur 5,396km composés des rues suivantes rue n°70 (447 m), rue n°62 (515 m), rue n°12 (622 m), rues n°5 et n°3 (1015m), rue n°48 (1 240 m) et la rue de l’hôpital Gavardo au village CAN (1 556 m):

Niveau d’aménagement : Route bitumée (Sections de plusieurs rues); tronçons urbains avec 5 km discontinus de traversées en zone urbaine importante à Sévaré).

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</item>

<item>
<title>Environnement : L’orpaillage empoisonne le fleuve Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/environnement-lorpaillage-empoisonne-le-fleuve-niger-2921987.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 12:16:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il faut se promener au bord du Niger à Bamako pour prendre conscience de l’empoisonnement de ce fleuve que nous utilisons pour nos besoins quotidiens. La présence de métaux lourds (cyanure, arsenic, plomb) empoisonne hommes et animaux dans le silence total face à ce drame. C’est l’orpaillage qui est de loin la cause principale des inquiétudes. Cette activité désormais interdite sur les cours d’eau au Mali est toujours pratiquée en dépit des actions musclées du gouvernement.

L’exploitation aurifère par dragues est une opération qui consiste à extraire l’or contenu dans les sables, les graviers et les sols des cours d’eau. Elle est pratiquée aussi bien dans le lit du cours principal que sur les grands affluents: Sankarani, Wassoulou Balé, Baoulé. Cette activité avec l’utilisation du mercure et du cyanure dans le processus de traitement et de récupération de l’or, la technique même de dragage, constitue une grave menace pour les écosystèmes fluviaux.

En 2017, les mesures faites par le Laboratoire national des eaux pour certains produits utilisés dans l’activité minière sont connues. Les mesures ont été effectuées à Kangaba, Kénioroba, Sanakoro, Gouala, Fièda, Yanfolila, Fourou et Machoko. Les valeurs pour certains paramètres (couleur par exemple) dépassent largement les normes requises et, on remarque la présence de métaux lourds (cyanure, arsenic, plomb) avec des valeurs non conformes. A Fourou et Misseni, la valeur de cyanure dépasse 18 fois la norme requise.

Selon des experts, depuis une vingtaine d’années, plusieurs études ont été menées pour mesurer la qualité de l’eau du fleuve Niger au Mali. L’ensemble de ces études ont mis en évidence une pollution des eaux, même si cette pollution est assez relative. Mais personne ne saurait garder son sang-froid après avoir constaté de vue tous les déchets toxiques déversés dans le fleuve.

De façon générale, la pollution est toute contamination ou modification directe ou indirecte de l’environnement, provoquée par un acte susceptible d’influer négativement sur le milieu, de provoquer une situation préjudiciable pour la santé, la sécurité, le bien-être de l’homme, de la faune, de la flore ou des biens collectifs et individuels (loi 01-020 du 30 mai 2001 relative aux pollutions et nuisances). Plus spécifique, la pollution des eaux fluviales est toute modification nocive dans la composition, le contenu ou les qualités naturelles des eaux d’un bassin hydrographique, due à une activité humaine.

Cette pollution de l’eau obéit à des causes multiples, toutes intimement liées à l’environnement physique et humain du cours d’eau. Les sources de pollution sont autant diversifiées que disproportionnées. Les principales sources sont l’exploitation aurifère (principalement l’orpaillage par dragage dans le lit des cours d’eau), les unités industrielles et artisanales, les ménages, l’agriculture et l’élevage.

Les pressions agricoles sur la qualité de l'eau proviennent des systèmes de culture, d'élevage et d'aquaculture, qui se sont étendus et intensifiés pour répondre à la demande alimentaire croissante liés à la croissance démographique et aux changements dans les habitudes alimentaires. Cette pollution provient tant des pesticides et des engrais utilisés dans les cultures, que des résidus de l’élevage de bétail. La pollution de l’eau par le biais de l’agriculture a des effets négatifs directs sur la santé humaine. Elle impacte également les écosystèmes aquatiques.

Les mesures effectuées en 2017 par le Laboratoire national des eaux pour certains produits utilisés dans l’activité agricole ont été faites. Les mesures ont été effectuées à Pankourou, Sélingué Aval, Molodofalla bief III, Kolongo, Retenue de Kokri Aval, Ké-macina, Youwarou. Au niveau de tous les points, les concentrations en phosphore et en azote, la couleur et autres indicateurs sont non conformes. La concentration en phosphore dépasse plus de 180 fois la norme requise.

<strong>Oumar KONATE </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Deuxième phase de la démolition dans la zone aéroportuaire :  Les mises en garde des déguerpis</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/deuxieme-phase-de-la-demolition-dans-la-zone-aeroportuaire-les-mises-en-garde-des-deguerpis-2921984.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 11:44:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir appris le démarrage de la deuxième phase de la démolition dans la zone aéroportuaire, la plateforme des habitants de ladite zone ont décidé d’avertir les autorités. C’était lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 18 mars 2021, à Sénou. </em></strong>

La tension monte entre le gouvernement et les habitants de la zone dite aéroportuaire. Et un bras de fer semble profiler à l’horizon.

« Les ministre Djonké Diarra ne cherche que la déstabilisation dans ce pays. Et il n’est pas le seul. Il y a des gens qui sont entrés dans ce gouvernement avec des agendas cachés. Ils sont en train de piétiner le droit coutumier. Les arguments du ministère Djonké Diarra ne sont pas fondés. Il doit demander pardon aux habitants de la zone aéroportuaire ou démissionner. Nous disons à Bah N’Daw de prendre sa responsabilité pour éviter un autre front », a averti Aboubacar Sidiki Kanta, porte-parole de la plateforme des habitants de la zone dite aéroportuaire.

À l’en croire, le président de la transition doit faire attention. « Nous sommes prêts, et nous allons faire le maximum pour que nous soyons mis dans nos droits. Tout  ministre qui démolira encore nos maisons se verra démolir sa maison aussi. Nous avertissons tout le monde. Aucune machine de démolition ne passera par la zone aéroportuaire. Et nous allons stopper tous les chantiers qui sont en cours. On ne peut pas démolir les maisons de certains et autoriser d’autres à construire sur les mêmes lieux. Les procédures judiciaires sont également en cours. Et nous avons déjà saisi les organisations des droits de l’homme et la communauté internationale, à savoir Amnesty International, l’Union européenne. Car nous voulons que les premières victimes soient dédommagées et que le gouvernement s’oriente vers les priorités du moment que sont la sécurité, la santé,  et la grogne syndicale », dira M. Kanta

Quant à Mme Konaté Boyo Konta, porte-parole des femmes de la plateforme, elle dira que le gouvernement est en train d’humilier leurs époux. « Nous considérons que ce gouvernement est une déception. Au lieu d’unir les Maliens, il va précipiter sa propre chute. Nous allons défendre nos maris face à ce gouvernement rempli d’incapables », a-t-elle déclaré.

Pour Abdoul Salam Togola, un autre porte-parole de la plateforme, il est inadmissible que le gouvernement démolisse leurs maisons et octroie au même moment des hectares à la Femafoot. Selon M. Togola, le Mali fait déjà face à d’énormes problèmes. Et ce n’est pas le moment d’en créer d’autres. Il dira aussi que le nom de la zone est juste un prétexte pour spolier les pauvres de leurs maisons. « Nous sommes au courant que c’est un projet pour revendre cet emplacement à des  grandes agences immobilières, précisément à l’ACI et d’autres opérateurs économiques. Nous n’allons jamais accepter. Et nous demandons au gouvernement de trouver un lieu pour recaser les premières victimes, d’arrêter cette deuxième phase de démolition, de déplacer l’aéroport, et faire face aux priorités. Et tous ceux qui sont impliqués dans ce projet machiavélique, nous allons engager des procédures judiciaires contre eux », a conclu Abdoul Salam Togola.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comité d’orientation stratégique sur les reformes :  Que peut faire Moctar Ouane ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/comite-dorientation-strategique-sur-les-reformes-que-peut-faire-moctar-ouane-2921988.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 11:01:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est acté à la Primature : le Premier ministre Moctar Ouane, dans la foulée de la présentation du PAG, dont il réussi devant le CNT, a décidé de la mise en place, sous son l’égide d’un comité d’orientation stratégique sur les réformes politiques et institutionnelles au Mali.

Une fois qu’il est placé sous l’autorité du PM, et donc soumis à son bon vouloir, le comité va-t-il ainsi perdre son indépendance d’action ? Serait-il finalement une coquille vide, insusceptible de conduire le processus des réformes, tel qu’il est attendu de la transition ?

Manipulation ou volonté réelle de conduire efficacement le processus de réformes, auquel tout le Mali aspire ? Voilà de manière prosaïque les réserves les plus acerbes et les plus nombreuses, qui sont formulées au sein de l’opinion publique concernant le choix manifeste du Premier ministre Moctar Ouane de mettre en place un comité stratégique sur les réformes politiques et institutionnelles dans le pays.

Si, pour ce choix stratégique, le contexte a été abondamment expliqué par le PM, pour décider de la mise en place d’un tel outil dont les membres, choisis selon les propres critères du chef du gouvernement, pour l’impératif de l’enjeu, il n’en demeure pas moins que le scepticisme gagne du terrain, dans de nombreux secteurs de la vie publique. En cause ?  La volonté réelle du gouvernement de changer les choses en profondeur. Et cela, compte tenu de la réalité malienne (plusieurs tentatives de réformes ont échoué), qu’il ne faut pas minimiser, dès qu’il s’agit d’engager certaines réformes politiques, comme par exemple celle impliquant la révision de la constitution.

Si, par ce comité d’orientation stratégique, le PM, comme il l’a clairement spécifié, dans les termes de référence dudit organe, cherche à gagner une plus grande implication des forces vives du pays dans le processus des réformes, il est indispensable de réussir l’inclusivité là-dessus. Pour ne pas risquer de passer à côté de l’essentiel.

Et pour cela, le plus difficile à réussir, au Mali, c’est l’union sacrée, dès qu’on parle de réformes majeures. L’histoire récente de notre pays nous incite à la plus grande prudence, à ce sujet, ô combien, stratégique, car ce sont au bas mot près de trois tentatives massives de réformes qui ont lamentablement échoué, depuis les années 2000 à nos jours, où la dernière en date remonte à seulement en 2018, avec un énième report du processus de révision de la constitution, dont personne, absolument personne, au Mali, ne conteste les lacunes graves et dangereuses.

Hélas ! La voie des réformes, comme sous d’autres cieux, n’est pas de tout repos, sous nos tropiques. Le PM le sait d’autant plus qu’il a lui-même évoqué toutes ces vaines tentatives de refondation, depuis les tout premiers pas de la démocratie au Mali.

Voilà donc pourquoi, pour mieux se servir des erreurs du passé, et éviter les pièges susceptibles d’en résulter, le comité stratégique, ainsi proposé par le gouvernement, devrait nécessairement disposer d’une plus grande autonomie d’action et d’initiative pour ne pas être catalogué comme ce machin du PM.

Bien évidemment, la bonne volonté exprimée du PM de réformer le pays, à travers son fameux comité d’orientation stratégique, ne suffira pas pour gagner la confiance des divers acteurs nationaux, concernés par ce processus de changement. Dès lors que ces derniers, qui tardent d’ailleurs à manifester leur pleine adhésion à la chose, auront le sentiment que ledit comité vient, à l’état actuel des choses, tel qu’il a été planifié par le PM, comme une déviance à l’endroit des structures officielles existantes, y compris le ministère de tutelle, dédié carrément à cette tâche primordiale.

Tant que les acteurs nationaux, auxquels le PM appelle à adhérer massivement à son projet, auront le sentiment de déviance du comité vis-à-vis des structures existantes, chargées des questions de réformes du pays, ils mettront du temps à se l’approprier convenablement. Et cela, par la faute qu’elle ne jouit pas d’une trop grande liberté d’action, s’agissant d’un organe consultatif, comme il l’est, qui en a réellement en besoin pour connaître son plein régime.

<strong>Oumar KONATE    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social :  Des nuages s’amoncellent dans le ciel du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/front-social-des-nuages-samoncellent-dans-le-ciel-du-gouvernement-2921983.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 10:56:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les responsables de plusieurs syndicats évoluant dans les secteurs des transports, du bétail et de la consommation durcissent le ton contre le gouvernement. C’était lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 19 mars 2021. </strong>

Une nouvelle série de grèves s’annoncent pour la transition. S'agit-il d'une mauvaise foi du gouvernement ou d’une réclamation de trop des syndicats pour l'amélioration des conditions de vie de leurs membres ?  En tout cas, plusieurs syndicats ont déposé sur la table du gouvernement un préavis de grève.

Il s’agit du Groupement des syndicats des transporteurs et conducteurs routiers du Mali (Gstcrm); le Collectif national des acteurs des marchés du Mali (Cnam-Mali), l'Association nationale des transformateurs de bétail viande du Mali (Anatrabevim) et l'Association libre des consommateurs Maliens (Alcom).

Le gouvernement malien ne pouvait que s'attendre à une telle réponse à cause de son inertie face à la cherté de la vie à laquelle le peuple est confronté.

En prélude à cette rencontre, les conférenciers ont indiqué que le motif réel est de dénoncer la récente flambée des prix des denrées alimentaires, ainsi que le paiement de la redevance péage par passage des véhicules.

Selon Moussa Diallo, représentant des conducteurs routiers, après avoir épuisé toutes les voies de recours administratives pour être entendu par les autorités compétentes sur leurs doléances, il est temps de se faire entendre. « Nous nous engageons à mener une synergie d'actions jusqu'à la satisfaction totale de nos doléances ci-dessus mentionnées. La non-satisfaction desdites doléances avant le 22 mars   2021 entrainera immédiatement une grève de soixante douze (72) heures, allant du 23 au 25 mars 2021 », ont-ils déclaré

S'agissant du secteur de transport, leur représentant, Issouf Coulibaly, a indiqué qu’ils ont mainte  fois revendiqué l'annulation du nouveau système de péage, du pesage des bennes de transport de sable, de graviers, de banco et des marchandises locales sur le pont-bascule ; l'application immédiate du Ptac; le maintien de la validité des permis de conduire à cinq (5) ans ; la réduction du coût de la vignette ; la fin des tracasseries routières par la police, la gendarmerie, la douane et les agents des eaux et forêts.

Pour sa part, Malick Diallo, représentant du Collectif national des Acteurs des Marchés du Mali (Cnam-Mali), demande l'attribution à chaque  marché un titre foncier ; l'annulation de tous les contrats de bail et portant souvent la mention promesse de vente sur les marchés; l'autorisation de construire et de gestion déléguée des marchés du Mali au CNAM-Mali; la réduction de 50% les droits de douane ; l’établissement d'un barème fixant le droit de tout article importé; la création d'un guichet unique...

Quant à Ousmane Diakité de l’Association nationale des transformateurs de bétail viande du Mali,  il réclame de l'hygiène dans les abattoirs et l’amélioration de la qualité du plateau technique ; la formation en technique de découpe et en gestion d’entreprise; la subvention ;  la mise en place de l’interprofession qui pourrait résoudre beaucoup de problèmes des différentes filières de profession bétails.

Par ailleurs, il a sollicité l'appui des autorités pour la mise en place de l'interprofession de la filière bétail viande, tout en demandant de confier la mission à l'Apcam pour une question d'impartialité.

S'agissant de l'Association libre des consommateurs maliens, son représentant a exigé le respect de la circulation des personnes et de leurs biens dans l'espace Cedeao. Il dénonce aussi la flambée des prix des denrées alimentaires dans les différents marchés du Mali.

Ensuite, il a dénoncé le contrôle de la vignette par la police sans un agent de la mairie du district et les autres mairies des régionales. À l’en croire, il y’a une malversation des factures d'électricité. « C’est le lieu de demander au gouvernement de subventionner les aliments bétails, l'instauration du consommer malien; faire un programme sur la création d'emploi des jeunes à travers la reprise de toutes les usines en arrêt de travail (Umpp, Segma, TAO, cimenterie de Diamou, etc.), mettre les travailleurs de l'usine Comatex dans leurs droits.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Armée :  Bamako a&#45;t&#45;il lâché la Russie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/armee-bamako-a-t-il-lache-la-russie-2921975.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 10:35:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La question que l’on est en droit de se poser est de savoir si le pouvoir malien a définitivement abandonné son allié militaire russe. Une chose est sûre, c’est que le pourrissement de la situation sécuritaire du pays commence à pousser les citoyens à s’interroger. Comment la Russie qui était bien partie pour jouer un rôle important dans le renforcement des forces armées maliennes a subitement disparu de l’agenda officiel ? Les Maliens sont nombreux à se poser la question après une série d’attaques dont l’armée a été la cible.
Pourtant, il y a un accord de coopération militaire entre le Mali et la Russie. L’accord signé par l’ancien ministre des Affaires étrangères Tiébilé Dramé a été renforcé par l’implication d’autres ministres concernés. Mieux, les militaires qui ont renversé IBK avaient fait de la Russie un allié de premier plan dès leur arrivée aux affaires.
Ainsi, l’ambassadeur russe au Mali a été l’une des premières personnalités reçues par les militaires. Mais curieusement, la Russie semble être abandonnée au bord de la route. Les accords censés permettre aux militaires russes de mettre en l’Etat les avions militaires maliens sont foulés aux pieds, selon certaines sources. En tout cas, la montée en puissance de la Russie semble avoir pris un coup dur.
Les Maliens attendent toujours la visibilité de l’appui russe aux forces armées maliennes qui ont besoin de moyens et de renseignements précieux sur tout ce qui se passe au nord comme au sud du pays. Moscou dispose en effet de moyens de renseignements aériens très sophistiqués, s’appuyant sur son expérience de pionnier en matière de la conquête spatiale.
L’opinion malienne est favorable à une meilleure implication de la Russie dans la stabilisation du Mali dont la crise a trop duré. Un espoir était né avec l’arrivée aux affaires de militaires maliens ayant fait une partie de leur formation dans les académies militaires russes. Le président de la transition, Bah N’Daw, est un ancien militaire qui a étudié dans les écoles de formation en Russie.
Assimi Goïta, le vice-président de la transition, a aussi fait la Russie, tout comme de nombreux hauts gradés de l’armée malienne actuellement aux affaires. Ils connaissent bien la Russie et ses moyens de défense. Ils savent également que le Mali n’a pas besoin de se limiter à une seule coopération militaire, étant donné que le pays est lié depuis des décennies à plusieurs alliés en Occident et en dehors de ce bloc.
Ce que la Russie est prête à faire sur le plan militaire est rarement égalé par d’autres partenaires internationaux. Vladimir Poutine n’hésite pas à mettre toute sa technologie militaire au service de ses alliés. C’est ce genre de coopération dont le Mali a besoin pour faire face à des terroristes bénéficiant d’un soutien indirect de pays riches et de la manne du trafic de stupéfiants entre l’Afrique et l’Europe pour financer leurs opérations.
<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tessit :  L’antre du diable malien qui échappe aux Américains</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/tessit-lantre-du-diable-malien-qui-echappe-aux-americains-2921978.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 10:34:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le nom de Tessit défraie la chronique ces deniers jours après la mort de 33 soldats maliens dans une attaque terroriste le 15 mars dernier. Pour mieux comprendre ce qui s’est passé, il faut aller au-delà de cette attaque. La zone située vers le Niger voisin est l’une des plus dangereuses du pays. C’est notamment le champ d’action de combattants affiliés au groupe Etat islamique, avec une présence de terroristes venus de l’étranger. Mais c’est surtout la cachette d’islamistes maliens qui n’ont pas hésité à lancer une attaque au Niger pour tuer des soldats américains.
Il s’agit de la fameuse attaque non loin du village nigérien Tongo Tongo en 2017. Les assaillants sont venus du Mali, selon les rapports militaires américains. Dans cette zone où se trouve Tessit, une patrouille de militaires américains et nigériens a fait une brève incursion au Mali, à la recherche d’un terroriste se cachant entre les deux pays. Les patrouilleurs cherchaient à capturer mort ou vif ce fameux djihadiste, considéré comme un élément important de la chaine de commandement des islamistes.
Armés jusqu’aux dents et venus à bord de pick-up et de motos, les assaillants ont croisé le fer avec la patrouille sur le territoire nigérien. Pendant plusieurs heures, les Américains et les Nigériens ont échangé des tirs avec les terroristes. Selon les sources militaires, les combats ont été d’une violence rare. L’appel au renfort des forces spéciales nigériennes et américaines avait mobilisé un appui aérien. Mais les avions français décollés n’ont pu rien faire puisqu’il était impossible, selon les sources françaises, de distinguer les deux camps.
L’attaque s’est soldée par la mort de trois soldats américains et de plusieurs autres soldats nigériens. Plusieurs véhicules ont été emportés par les djihadistes. Plus tard en 2019, un de ces véhicules a été retrouvé dans le nord du Mali. C’est dire que les soldats maliens ont eu à faire à des combattants aguerris dans une région connue pour la présence de dangereux terroristes recherchés par les forces spéciales américaines et africaines.
Depuis ces évènements, la zone a continué à abriter des combattants islamistes extrêmement entrainés au combat et à la manipulation des explosifs. Le groupe Etat islamique, affaibli en Syrie et en Lybie, cherche à faire de cette localité comprenant des parties maliennes et nigériennes une place forte. Il y a d’ailleurs une rivalité entre l’Etat islamique et les groupes djihadistes affiliés à Al Qaeda au Maghreb islamique(Aqmi). De violents combats éclatent de temps à autres entre ces groupes djihadistes rivaux. Tessit est donc tout un symbole, celui de l’antre du diable malien qui échappe aux forces spéciales américaines.
<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PRVM&#45;APR : Vers la mise en place d’une commission paritaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/prvm-apr-vers-la-mise-en-place-dune-commission-paritaire-2921990.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/prvm-apr-vers-la-mise-en-place-dune-commission-paritaire-2921990.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 02:01:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mercredi 17 mars 2021, le siège du parti Prvm Fasoko a reçu la visite de courtoisie d’une forte délégation de l’Alliance Pour la République. Les deux partis s’accordent sur une éventuelle convergence dans les jours à venir. </strong>

&nbsp;

Au cours de son intervention, le président du Parti  pour la restauration des valeurs du Mali (Prvm Fasoko), Samba Coulibaly, a exprimé sa satisfaction de recevoir cette forte délégation de l’APR.

À l’en croire, ces deux formations politiques ont pratiquement un dénominateur commun. Puisqu’elles ont été créées la même année, ont le même nombre de conseillers, de députés et de sections. Au-delà de cette coïncidence, les deux partis ont des hommes et des femmes qui se connaissent bien dans d’autres domaines différents de la politique.

Il a également laissé entendre que les deux partis doivent travailler ensemble aujourd’hui. Et mettre en place un cadre de collaboration par la mise en place d’une commission paritaire de 5 membres des deux partis.

Pour Oumar Ibrahim Touré, président de l’APR, il s’agit d’une prise de contact avec le nouveau bureau du Prvm Fasoko, pour échanger avec la vie des deux formations politiques, afin de voir ensemble tout ce qui est possible de faire ensemble, particulièrement de se projeter à l’avenir.

A l’en croire, les deux partis vont mettre en place un cadre dans les jours à venir. Il s’agira aux responsables desdits partis de se réorienter  sur l’ensemble des questions, notamment sur la vie des deux formations politiques, et envisager cette alliance forte pour aller de l’avant.

Il s’est dit très satisfait des premiers échanges, dans la mesure où le Prvm et l’APR ont beaucoup de similitudes et de points de convergence. Avant de terminer son intervention, il a révélé qu’il s’agit pour eux d’exploiter ces points  de convergence, non seulement pour les deux partis, mais aussi pour le pays qui vit une période délicate.

« Nous allons nous battre pour que la transition soit une véritable réussite, pour que les réformes envisagées puissent être tenues, qu’on arrive à de bons résultats sur une base consensuelle », dira le président de l’APR.

Il faut noter que le Prvm Fasoko, à son tour, rencontrera l’APR le mardi 23 mars prochain, afin de décliner des stratégies pour travailler main dans la main, aider la transition pour faire sortir le Mali du gouffre par de bonnes élections.

<strong>Adama Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahmoud Dicko :  « Les autorités doivent sortir de leur repli»</title>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 02:11:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après quelques moments de silence, Mahmoud Dicko revient sur le ring. Le week-end dernier, l’imam s’est déchainé contre  les autorités de transition, lesquelles, selon lui, gèrent  les affaires publiques avec mépris.Le leader politico-religieux a exprimé ce sentiment le dimanche 7 mars, au Palais de la culture Amadou Hampâté, au cours de l’assemblée de l’alliance« Djiguiya Kura » de Poulo.</em></strong>

Principal instigateur de la chute du régime d’Ibrahim  Boubacar Keïta, Mahmoud  Dicko est l’un des premiers soutiens des autorités de transition. Mais ces derniers temps, il se démarque de plus en plus de celles-ci.

Après sonrécent manifeste, où il dénonce l’incompétence des autorités actuelles, l’Imam est revenu à la charge le week-end dernier.

Dans son intervention, l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali s’est montré très amer contre les dirigeants de la transition.  Pour lui, les Maliens doivent unir pour réussir, ou se diviser pour périr. Or, fera-t-il remarquer, ceux qui gouvernent actuellement le Mali n’évoluent pas dans ce sens. Ils ne travaillent pas pour rassembler le peuple afin de promouvoir le pardon et la réconciliation nationale.  On ne saurait bâtir une nation à travers la gestion solitaire du pays par les autorités.

Du point de vue de l’Imam Mahmoud Dicko, il est bon qu’on aille aux élections, mais la cohésion sociale d’abord. Si onorganise les élections dans ces conditions, prévient-il, on  n’aura pas des institutions capables de faire face aux défis qui s’imposent à nous. Or, précise-t-il, l’étau se resserre autour du Mali.

<em>«Je suis au regret de co<strong>n</strong>stater la gestion solitaire du pays. Il n’y a pas une seule entité sociopolitique qui est concertée,ou associée à la gestion du pays. On ne peut pas gérer le pays dans ce mépris»</em>, a-t-il déclaré. Pour lui, on ne peut pas gérer le peuple sans le peuple.  Comme ce fut le cas sous le régime IBK, indique-t-il,  je ne crains pas de dénoncer les dérives quand il le faut.  Il faut que les nouvelles autorités gèrent le pays avec beaucoup de considération pour le peuple. Vous ne consultez personne, mais qui est-ce que vous gérez enfin, s’offusque l’Imam.  Aujourd’hui, avertit-il,  les autorités doivent mettre de l’eau dans leur vin. Elles doivent sortir des petites considérations et se défaire de l’arrogance et du mépris. Qu’ils dialoguent avec le peuple. Car nous sommes condamnés à dialoguer. C’est la seule voix du salut.

<em>« Il faut que le repli dans lequel les autorités de transition se sont mises, qu’elles sortent de cela.  Vous ne pouvez pas avoir un Président distant du peuple, un Premier ministre froid et un Vice-Président je ne sais pas… et tout le monde est là à regarder cela. Non! Cela e marchera pas»</em>, a déclaré l’Imam Dicko.

L’occasion fut propice pour lui de rappeler qu’il n’y a aucune divergence entre lui et qui que ce soit.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élection du président de la CCIM :  Une affaire compliquée</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 02:03:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au moment où le président sortant de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim), Youssouf Bathily, présente son plan pour sa réélection, des surprises apparaissent. Ainsi, Cheick Oumar Sacko vient de perdre son fauteuil de président de la Chambre régionale de Bamako au profit d’un autre candidat moins connu du grand public. Cheick Oumar Sacko, président du Syndicat national des commerçants détaillants, est parmi les soutiens de Youssouf Bathily.</strong>

&nbsp;

Ce dernier, après un premier mandat, sollicite les membres consulaires de Bamako à soutenir sa candidature. Le remplaçant de Sacko va-t-il le soutenir ? Il y a lieu de s’interroger. En tout cas, la semaine dernière, un rassemblement avait regroupé les commerçants, les industriels et les prestataires de service à l’Hôtel Sheraton de Bamako. Objectif : aider Youssouf Bathily pour un second mandat à la Ccim.

Mais la Ccim est une histoire compliquée. Un consensus avait permis de tenir l’élection des membres de l’Assemblée consulaire. Ce consensus risque de voler en éclats, s’agissant de l’élection des nouveaux membres du bureau. Ainsi, Sanou Sarr, un membre consulaire de Bamako, ne veut pas soutenir le président sortant.

&nbsp;

Par contre, Bathily est soutenu par les plus grosses fortunes de la ville, dont le doyen des opérateurs économiques, Soya Golfa. Ce dernier a souhaité que l’unité prévale autour de la candidature de Youssouf Bathily. Selon lui, c’est dans l’entente, l’unité et l’écoute mutuelle que le pays avance. Mieux, il dira que si les opérateurs économiques avancent, c’est le pays qui va aussi avancer. Il a rappelé que seul Dolo Traoré a fait plus de 20 ans à la tête de la Ccim.

Madiou Simpara, industriel, a fait savoir que la liste commune présentée par l’ensemble des opérateurs économiques à Bamako a passé lors de l’élection des membres de l’Assemblée consulaire. Il a souligné que plusieurs régions soutiennent Youssouf Bathily, notamment Kayes, Sikasso, Ségou et Gao. C’est pourquoi il a demandé que Bamako soutienne la candidature du président sortant.

Prenant la parole, Youssouf Bathily lui-même a déclaré que le rassemblement de tous les opérateurs économiques autour de sa personne est le résultat de sa politique d’inclusivité. Il a longuement parlé de ses réalisations à Bamako et dans plusieurs localités du pays. Il a par exemple construit 5 sièges pour la Ccim dans les régions et doté les présidents de bureau de véhicules pour faciliter leurs missions. Il a aussi promis de travailler à la reconstruction du marché rose de Bamako.

Plusieurs témoignages ont été faits sur la qualité d’homme rassembleur de Youssouf Bathily. Cheick Oumar Sacko, président des commerçants détaillants, a expliqué qu’il n’était pas avec Youssouf Bathily au départ. Mais aujourd’hui, il le soutient à cause de son bilan et de ses qualités respectives. Les mêmes raisons ont été avancées par Boubacar Tandia qui a aussi expliqué qu’en 2015, il était contre Bathily. Mais en 2021, il le soutient grâce aux efforts qu’il a consentis pour mettre les opérateurs économiques ensemble

Ibrahim Diawara a surtout salué l’intelligence de Youssouf Bathily. Madiou Simpara a particulièrement insisté sur l’appel aux opérateurs économiques de Bamako afin qu’ils soutiennent M. Bathily pour un second mandat à la tête de la Ccim.

<strong>Nampaga KONE</strong>

<strong>                                   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transports :  Kayes, le train dans tous les esprits</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transports-kayes-le-train-dans-tous-les-esprits-2919946.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:52:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La question de la relance du train entre le Mali et le Sénégal a été évoquée par presque tous les intervenants lors de la cérémonie d’inauguration du deuxième pont de Kayes. D’abord, ce sont les représentants de la population, notamment le maire de Liberté Dembaya. Ce condisciple du Premier ministre Moctar Ouane a été ovationné par les habitants lorsqu’il a souhaité que les autorités prennent des mesures pour que le train siffle à nouveau dans Cité des rails.</strong>

Les Kayesiens veulent être à nouveau dérangés par le bruit du train, a-t-il laissé entendre, sollicitant le soutien de Moctar Ouane. Le défi est de taille pour les autorités qui doivent faire face à une demande des plus importantes pour la population locale. Une grande partie des habitants de la ville vivait des activités liées à la circulation du train entre le Mali et le Sénégal. L’arrêt du transport ferroviaire a provoqué une crise sociale dans la ville et dans plusieurs autres localités riveraines des rails.

La relance du train entre le Sénégal et le Mali est une question vitale pour cette population, notamment la frange jeune. Les jeunes sont obligés de se lancer dans la quête de meilleures conditions de vie en affrontant les dangers de la migration clandestine. Beaucoup trouvent la mort en tentant de traverser la Méditerranée, pour aller en Europe. La région de Kayes a ainsi payé un lourd tribut ces dernières années.

La relance du train est une préoccupation pour les autorités aussi. Le ministre des Transports, Makan Fily Dabo, a longuement expliqué en quoi le transport ferroviaire est important pour la région de Kayes. Etant lui-même de la région, il se montre très soucieux. Il a ainsi promis de tout mettre en œuvre pour achever la remise en circulation du train dans un bref délai, sans préciser la date. Déjà, des efforts ont été entrepris dans le cadre de l’achat des locomotives et autres matériels dont le transport ferroviaire a besoin.

Le Premier ministre connait la région de Kayes pour avoir fait une partie de ses études primaires dans la capitale régionale. Lui aussi s’est engagé à faciliter la relance du train entre le Mali et le Sénégal. Il a ainsi instruit au ministre des Transports de tout faire pour lever les derniers obstacles à la reprise du transport ferroviaire. En attendant, la population meurt d’impatience pour la réouverture des gares qui faisaient tourner l’économie locale.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital du quartier Mali :  Le geste citoyen des amis de Kassim Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/hopital-du-quartier-mali-le-geste-citoyen-des-amis-de-kassim-traore-2919961.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:19:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce samedi 6 mars 2021, le club des amis de Kassim Traoré de la radio Kledu a offert un important lot de kits sanitaires dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Le lot est composé de 5 cartons de savon, des gels hydroalcooliques et des masques.</em></strong>

Selon Mamadou Cissé, secrétaire général dudit club, le but est de faciliter le travail du personnel soignant. A ses dires, l’initiative de ce club est d’aider le journaliste Kassim Traoré de Kledu à travers des œuvres caritatives. « C’est notre première activité et nous avons l’ambition de multiplier des initiatives de ce genre. Aussi, on aimerait que les jeunes journalistes prennent l’exemple sur Kassim Traoré qui a toujours fait son travail de façon patriotique», a-t-il martelé.

Pour sa part, Mamadou Traoré, secrétaire administratif du club, dira que la valeur de ce premier lot est estimée à plus de 100 000 FCFA. À l’en croire, c’est dans le cadre de la mise en œuvre de leur plan d’actions 2021. D’autres activités seront programmées pour faire connaître le club, dira-t-il. « Notre don à l’hôpital entre dans le cadre de nos activités de solidarité. Le club existe il y a à peine une année; donc nous comptons élargir nos activités dans d’autres domaines. Car notre plan d’actions est d’œuvrer dans divers horizons. Nous ne cesserons jamais de le dire, seule la solidarité envers les structures sanitaires peut aussi faciliter la lutte contre la Covid-19», a-t-il-déclaré.

Pour sa part, Ousmane Keïta, surveillant général de l’hôpital de Quartier Mali, dira : « Tous les jours, ils font face à des malades qui viennent de partout.Le plus évident est de les prendre en charge, surtout en cette période de Covid-19.Ces lots vont beaucoup nous aider.  En tant que bénéficiaire, je ne pourrais que remercier les donateurs pour cette initiative. Nous sommes fiers de bénéficier de cet acte et nous les encourageons à persévérer dans ce sens».

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielles 2022 :  Les chances de Seydou Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielles-2022-les-chances-de-seydou-coulibaly-2919948.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:15:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On n’y est pas encore, mais c’est tout comme : les échéances politiques de 2022, qui doivent concrétiser la fin de la transition, par le truchement d’élections crédibles et propres, ne sont pas encore à l’ordre du jour. Mais n’empêche que des noms circulent pour le grand rendez-vous à venir. L’un des candidats en vue, qui part dans la compétition avec l’handicap d’être moins connu du grand public, mais qui garde toutes ses chances de figurer parmi les grands, pour sa compétence à transformer la structure de son pays, comme il a réussi dans les affaires, c’est bien Seydou Coulibaly, opérateur économique de renom, qui n’a pas encore dit son dernier mot. </em></strong>

Sans doute, la bataille de la prochaine élection présidentielle sera épique. D’après des avis éclairés, pas mal de candidats s’afficheront dans la course infernale. Des plus connus ; les habitués, aux grands inconnus, en passant par les nouveaux challenges, ceux-là qui pourront créer la surprise, il est évident que l’on s’attend que ces joutes 2022 seront âprement discutées.

Il en faut d’ailleurs, le jeu en vaut la chandelle : la prochaine présidentielle, pour le contexte très préoccupant de notre pays, confronté à de nombreux défis de son développement, sera décisive. En tout cas, bon nombre de nos compatriotes l’en appréhendent dans ce sens, en se disant que ce seront les joutes de la dernière chance pour le Mali.

Pour cela, on mise sur des candidats sérieux, valables et qui peuvent à eux-seuls, par leur compétence intrinsèque, leur capacité à transformer les choses, nous tirer d’affaire. Là, ne compte pas le facteur novice, ou peu connu du grand public. Ce qui compte en fait, c’est la capacité de résilience de l’homme, de son intelligence à fédérer autour de lui des compétences diverses et multiformes et de sa volonté à transformer durablement et plus efficacement la structure même du pays, pour le rendre plus compétitif et plus attrayant.

A l’évidence, Seydou Coulibaly, cet ancien de l’ENI, patron de Cira, qui a réussi à forger au fil des âges, dans un environnement compétitif, une entreprise qui compte parmi les grands, au Mali et même à l’extérieur, et qui ambitionne de transformer son pays en un pays émergent qui peut se développer à partir de ses atouts, sera l’un des plus conquérants des joutes politiques à venir.

A son détriment, on parle de plus en plus de son inexpérience politique. On dit de lui qu’il n’est pas connu d’une grande chapelle politique et qu’il est peu connu du grand public. Certes, l’entrepreneur hors pair, qu’il représente, et qui a déjà fait valoir ses galons dans de nombreuses rencontres internationales, tant au Mali qu’à l’extérieur, n’est pas le chouchou du public, en tant que tel. Mais, voilà, ce n’est pas en soi un handicap insurmontable qui doit empêcher ce capitaine d’entreprise, fort en management des hommes et des institutions, à faire prévaloir ses qualités d’actions et d’initiatives pour la transformation structurelle de notre pays, pour les années à venir.

Et c’est de là qu’il s’agit, pour les enjeux du futur : le Mali, ce grand pays à potentialité économique énorme doit pouvoir se développer par ses propres atouts, en comptant sur ses hommes et la bonne disposition de ses institutions. Et c’est justement là où l’apport de ce créateur de richesses peut être décisif pour le futur du Mali.

Il lui sera une grande opportunité de s’engager, pour le futur de son pays, s’il réussit à se tisser un faisceau de relations politiques importantes, comme déjà il en a l’étoffe, tant dans son pays qu’à l’extérieur, en se montrant, en toute circonstance, comme ce nouveau challenge, ayant une profonde et parfaite maitrise des enjeux de développement tous azimuts, auxquels son pays est soumis, et sur la concrétisation desquels son apport intrinsèque est un atout capital pour sa candidature prochaine.

Ailleurs, des parfaits inconnus au grand public ont provoqué l’onde de choc dans les joutes politiques, en se rendant incontournables dans la gestion des affaires publiques. Opérateurs économiques, acteurs sportifs, magnats des affaires, artistes chevronnés, généralement peu enclins au clivage populaire, ont pu tirer leur épingle du jeu, lors des compétitions électorales importantes, à l’issue desquelles ils ont pu s’imposer comme de véritables champions politiques, remportant tout sur leur passage.

Pourvu qu’il gagne davantage en confiance sur le terrain, en allant à l’écoute de ses compatriotes, partout sur les quatre coins du pays, pour découvrir, avec eux, le poids de leurs ambitions pour leur pays, Seydou Coulibaly, le patron de Cira, ce parfait connaisseur des arcanes économiques et financiers, à l’échelle du monde, peut être une alternative crédible, pour le Mali, en termes de plus-value opérationnelle et structurelle à imprimer pour la refondation du pays.

Comme quoi tout est ouvert, pour lui, pour le grand rendez-vous face à l’histoire…

&nbsp;

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaques djihadistes :  Briser la méfiance entre population et FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaques-djihadistes-briser-la-mefiance-entre-population-et-fama-2919950.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:12:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La population, en contact avec tous acteurs armés, peut être très utile aux FAMa, confrontées à un ennemi invisible. Mais elle est le plus souvent intimidée par les agents déployés sur le terrain pour sécuriser le pays. Depuis quelques jours, les attaques se multiplient contre les postes de sécurité. Très vite, on a compris que l’aide de la population est plus que jamais nécessaire dans la lutte contre l’insécurité partout.</strong>

&nbsp;

On s’est surtout interrogé comment personne n’a rien vu venir au sujet de l’attaque du poste de San, dans la région de Ségou. Une telle attaque est quasiment impossible sans que la population n’aperçoive les assaillants. Pourtant, il y a eu des signes annonciateurs dans le cas de San. Les réseaux sociaux avaient beaucoup relayé un fait divers qui en dit long sur ce qui s’est passé peu après. Voulant rentrer au domicile d'un magistrat, 4 suspects avaient été mis aux arrêts.

Selon les témoins, les 4 individus et le véhicule à bord duquel ils opèrent ont tenté de rentrer au domicile de l’homme de droit. Appréhendés, ils ont tous été envoyés au niveau de la police pour des enquêtes plus approfondies. Dès lors, les autorités chargées de la sécurité auraient dû intensifier la communication auprès de la population locale. Il est pratiquement impossible de venir dans la ville sans être remarqué par les habitants qui savent généralement reconnaitre des suspects parmi eux.

C’est la notion de la police de proximité actuellement promue qui aurait dû servir les agents de sécurité. Peu après le drame de San, où deux personnes sont mortes lors de l’attaque, la Gendarmerie nationale, en partenariat avec la Minusma, a initié, le jeudi 04 mars 2021, une journée de sensibilisation sur la police de proximité dans les écoles et centres de formation de la gendarmerie nationale. Cette journée, présidée par le directeur général de la gendarmerie nationale, le Colonel-major Sambou Minkoro Diakité, avait réuni des responsables des différentes unités en charge de la sécurité.

Etaient également présents des partenaires nationaux et internationaux, des associations de femmes ainsi que des étudiants de l’Ecica, de l’Injs, du Lycée technique et du lycée « Le Progrès ». La police de proximité reste un concept privilégié pour la réussite des missions régaliennes des forces armées et de sécurité. Il s’agit de mettre la population au cœur des préoccupations en matière de gestion concertée de la sécurité. Il permet aussi au personnel de mieux s’imprégner des réalités du terroir, d’échanger avec les couches saines de la population afin d’améliorer les prestations de service. La journée a été également l’occasion de sensibiliser le public sur les dangers des armes légères et de petit calibre, et des engins explosifs improvisés (EEI).

Il convient de multiplier les initiatives pour briser le mur de méfiance entre la population et les forces de sécurité. Le 1er mars 2021, quelques jours avant l’attaque contre San, aux environs de 03heures du matin, le poste de Hèrèmakono, situé à 30 kilomètres de Sikasso, en allant vers le Burkina Faso, a été aussi attaqué par des bandits armés non identifiés. Les différents bureaux ont été incendiés, ainsi que les véhicules, même ceux qui sont dans le processus de dédouanement. Selon les autorités, un mort a été déclaré du côté FAMa, un chauffeur routier aurait été tué par les balles perdues et un autre blessé.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil national des prix :  Quatre mesures fortes pour soulager le panier de la ménagère</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conseil-national-des-prix-quatre-mesures-fortes-pour-soulager-le-panier-de-la-menagere-2919955.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:11:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la tension sur les prix de certains produits de grande consommation, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des investissements a décidé de sortir la grosse artillerie pour soulager les populations. </strong>

« Ramener le prix de la baguette de pain de 300 g à 250 FCFA dans les semaines voire les jours à venir ; la vente du kilogramme de pomme de terre à 200 F CFA par la société GDCM jusqu'au mois d'avril 2021 ; la distribution par le Commissariat à la sécurité alimentaire de 33 milles tonnes de vivres aux populations vulnérables ; la signature ce vendredi 05 mars, par le ministre de l'Economie et des Finances, de l'arrêté portant exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux importations et aux achats locaux de graines de coton des unités industrielles de production d'huile alimentaire ». Telles sont les quatre mesures que le gouvernement a prises pour atténuer la souffrance des populations face à la sensible flambée des prix de certains produits. L’annonce a été faite par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang, vendredi dernier. C’était à la faveur de la première session du Conseil national des prix au titre de l’année 2021.

&nbsp;

II s'agissait, à travers cette rencontre, de passer en revue l'évolution des prix des produits de première nécessité et dégager les voies et moyens susceptibles d'apporter des solutions appropriées aux problèmes constatés.

À l'issue de la session, le Conseil a noté avec satisfaction l'évolution à la baisse ou à la stabilité des prix moyens de l'ensemble des produits suivis par la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence par rapport au mois passé à la même période, à l'exception du riz local, du maïs, du pain, de la farine, de l'huile alimentaire et de la viande bovine.

Aussi, le Conseil a-t-il félicité le Gouvernement pour tous les efforts consentis en vue de la stabilisation du prix des denrées alimentaires.

Il a encouragé les autorités à renforcer et à consolider les mesures déjà en cours pour parvenir à l'objectif de baisse du prix pour l'ensemble des produits de première nécessité. Occasion pour le ministre Harouna Niang d'annoncer l'adoption très prochaine par le Gouvernement d'autres mesures incitatives additionnelles en consolidation de celles déjà en cours pour soulager les populations en prélude au mois de Ramadan.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inauguration du deuxième pont de Kayes :   Le ministre Dabo plus que jamais déterminé à relever le défi du désenclavement du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/inauguration-du-deuxieme-pont-de-kayes-le-ministre-dabo-plus-que-jamais-determine-a-relever-le-defi-du-desenclavement-du-mali-2918683.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le désenclavement intérieur et extérieur, au cœur de l’agenda des autorités maliennes, est en marche. Le rêve de 2<sup>ème</sup> pont des Kayesiens et usagers de route Bamako-Dakar est devenu une réalité. Le Premier ministre Moctar Ouane et le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, accompagnés par plusieurs autres membres du gouvernement, ont procédé à l’inauguration du 2<sup>ème</sup> pont de Kayes et ses voies d’accès, entièrement financés par le Budget national à hauteur de plus 58 milliards de FCFA.</strong>

<strong> </strong>Confrontée à des problèmes de mobilité et à l’immersion de la ville par les gros porteurs, situation exacerbée par la vétusté de 1<sup>er</sup> pont, la population de Kayes a accueilli avec enthousiasme la réalisation du 2<sup>ème</sup> pont. Le soulagement des Kayesiens est d’autant justifié que le premier pont ne répond plus aux besoins du trafic.

Originaire de Kayes, le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, est l’un des artisans de la réalisation de ce 2<sup>ème</sup> pont de Kayes. L’occasion était propice pour lui  d’exprimer sa satisfaction et son enthousiasme pour la poursuite des actions de désenclavement par les autorités de la transition. Ainsi, exprimera-t-il au Premier ministre sa ferme conviction que sous son autorité et sous l’impulsion du Président de la Transition,  d’autres infrastructures seront réalisées.  Car, argumentera le ministre, «  je sais que vous êtes porté sur l’action, engagé à poser des actes concrets sur le terrain dont l’objectif est, bien sûr, d’abréger la souffrance des Maliennes et des Maliens à l’effet d’améliorer leurs conditions de vie à travers le désenclavement. Selon un proverbe africain : ‘’quand les actes parlent, les paroles sont inutiles’’».

Pour lui, la réalisation de ce pont vient à point nommé. Car, le 1er pont, mis en service en 1999, ayant joué un rôle important dans l’approvisionnement de notre pays en denrées de première nécessité pendant la crise de 2002 qu’a connue la Côte d’Ivoire, était est devenu fragile.

En effet, explique-t-il, 80% du trafic des poids lourds, soit environ 1000 camions, transitent quotidiennement par le 1<sup>er</sup> pont. Ce qui a rendu la structure de l’ouvrage très fragile et exposé les usagers à des risques majeurs d’insécurité. L’administration des routes a dû intervenir ces dernières années pour remédier aux dégradations récurrentes.

«Soucieux de préserver la sécurité des usagers sur le pont, mon département a dès lors pris des mesures importantes et notamment l’interdiction du trafic des poids lourds de plus de 40 tonnes sur le pont. Pour ce faire, des missions de sensibilisation ont été effectuées à Kayes avec l’implication des autorités politiques et administratives de la région de Kayes »,a-t-il rappelé.

A en croire le ministre Dabo, l’objectif global du projet est de contribuer au désenclavement intérieur et extérieur du Mali. Aussi, l’ouvrage doit   assurer une liaison pérenne entre Bamako et le port de Dakar ; contribuer au renforcement de l’intégration économique et de la coopération sous-régionale ; favoriser le développement de la recherche et l’extraction des ressources minières dans la région; renforcer les échanges commerciaux; réduire le coût de transport et le temps de parcours; améliorer la sécurité routière et le cadre de vie des populations; et contribuer à la réduction de la pauvreté.

Dans son intervention, le ministre a précisé que le coût des travaux du 2<sup>ème</sup> pont et ses voies d’accès, y compris le contrôle et la surveillance, s’élève à 58 milliards de francs CFA, entièrement financés par le budget national.

<strong>L’optimisme du ministre Dabo</strong>

Au regard de l’engament du Premier ministre en faveur du désenclavement intérieur et extérieur du pays, le ministre des Transports et des Infrastructures ne cache pas son optimisme. « Votre soutien constant, jamais démenti, sans cesse confirmé me donne espoir que d’autres inaugurations suivront dans les jours et mois à venir car, nous croyons profondément à l’importance capitale des routes et des ponts pour la valorisation des potentialités agricoles, minières, touristiques et culturelles, pour l’accès aux infrastructures socioéconomiques de base et pour l’écoulement des produits, d’une localité à l’autre, d’un village à l’autre, d’une région à l’autre et d’un pays à l’autre. Je voudrais saisir l’occasion qui m’est offerte pour annoncer que les travaux de construction et de bitumage du tronçon Kayes-Sadiola de la route Kayes-Kéniéba ont été achevés et réceptionnés. La réflexion est engagée sur la possibilité de réaliser les travaux du tronçon Sadiola-Kéniéba, long de 160 km, ainsi que la construction de deux ponts à Bafoulabé, entre autres, au regard de leur importance dans le désenclavement intérieur », a-t-il déclaré.

<strong> La relance du trafic ferroviaire en vue </strong>

En véritable combattant contre l’enclavement, le ministre Makan Fily Dabo annonce  des perspectives prometteuses dans le domaine du transport ferroviaire car, indique-t-il,  sous l’autorité du chef du Gouvernement, son département est résolument engagé  à assurer la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du Chemin de fer Bamako-Kayes en vue de redonner espoir aux riverains et usagers des rails. Ce, afin de réduire la paupérisation et prolonger la durée de vie de nos routes.

Après avoir salué l’engagement de ses prédécesseurs dans l’accomplissement de cet édifice, il invitera les bénéficiaires à prendre soin  de cet ouvrage.

« Pour préserver ce joyau, je lance un appel pressant aux usagers de ce pont et de ses voies d’accès, l’appel du civisme, l’appel du patriotisme, l’appel de la responsabilité pour qu’ils évitent la surcharge, ennemi n°1 du pont et de la route », a-t-il indiqué.

<strong>Les instructions du Premier ministre</strong>

A l’occasion du présent événement, le Premier ministre Moctar Ouane a estimé l’Etat malien devait faire cette réalisation à Kayes. Avant de  narrer l’importance de ce 2<sup>ème</sup> pont  qui, de son point de vue, ouvre la ville aux échanges multiples et renforce nos relations économiques avec le Sénégal. Ce qui lui fera dire que ce pont constitue ‘’un puissant vecteur’’ de désenclavement. Pour lui, la réalisation de cet ouvrage sur fonds propre de l’Etat atteste notre volonté affichée à compter sur nous-mêmes pour le développement du pays. Le gouvernement, promettra-t-il, poursuivra ces actions pour réaliser des projets similaires. Ce, afin de transformer notre handicap en atout. Aussi, le Premier ministre a-t-il engagé le ministre des Transports et des Infrastructures « à œuvrer pour  lever toutes les entraves à la relance des activités ferroviaires».

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong>CARACTERISTIQUES DU PONT ET SES VOIES D’ACCES</strong>

Le 2<sup>ème</sup> pond de Kayes, réalisé par la Somafrec, répond à un type de structure mixte, alliant l’acier et le béton. Sa longueur est de 541,30 mètres. Le pont compte 14 travées de 40,30 mètres. Il est porté par 15 appuis, dont 2 culées et 13 piles-colonnes, et soutenu par des fondations constituées de 68 pieux forés de 10 à 20 mètres de profondeur. La largeur de la chaussée est de 2x7,00 mètres. La largeur des pistes cyclables est de 2x2,00 mètres, la largeur des trottoirs de 2x1,50 mètres et celle du Terre-plein central est de 2,00 mètres. A ces éléments précités, il convient d’ajouter l’éclairage public qui permet d’assurer la sécurité des usagers de la route et des riverains.

Aussi, la réalisation du pont a permis : la réalisation des ouvrages de protection des berges sur les deux rives avec des matériaux locaux, afin de lutter contre l’érosion régressive au droit du pont; la construction de trois (03) exutoires sur la voie n°3 pour diriger les eaux de pluies vers le fleuve Sénégal et l’aménagement de la rivière Kamankolé sur 700 mètres qui a sauvé de nombreuses habitations contre l’érosion régressive.

Les travaux du Lot 2, réalisés par l’entreprise Covec, ont permis l’aménagement de 16,7 km de routes bitumées, réparties entre plusieurs voies.

Les voies n°1 et 2 concernent les principales voies d’accès au pont. Elles ont été aménagées en 2x2 voies avec 2 pistes cyclables et 2 trottoirs sur une longueur de 1 400 mètres. La voie n°3 permet d’accéder au quartier Kayes N’Di. Elle a été aménagée sur une longueur de 4 530 mètres. La voie n°4 facilite l’accès au pont à partir du centre-ville. Elle a été aménagée sur une longueur de 1 300 mètres. Elle dispose d’un parking de stationnement pour les véhicules poids lourds en provenance du Sénégal.

La voie n°5 permet de desservir le nouveau pont à partir de la RN1. Longue de 9 500 mètres, elle constitue la rocade de contournement du centre-ville et est aménagée avec 2 accotements. Cette dernière voie est destinée principalement au trafic des poids lourds et présente une importance capitale pour le décongestionnement du centre-ville de Kayes et singulièrement de la zone du grand marché.

En plus de l’aménagement des différentes voies citées, les travaux du lot 2 ont également permis la construction de près de 15 000 mètres linéaires de caniveaux et d’ouvrages d’assainissement ; la réalisation de l’éclairage public le long de toutes les voies sur environ 17 km et la plantation de plus de 1300 arbres d’alignement.

Enfin, il faudrait noter que le financement des travaux de construction du  2<sup>ème</sup> Pont sur le fleuve Sénégal et ses routes d’accès a été entièrement pris en charge par le budget national pour un coût global de 58 156 134 751 F CFA TTC.

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commerce :  Mangues maliennes, trésor pour l’exportation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/commerce-mangues-maliennes-tresor-pour-lexportation-2918681.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:47:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Fragiles, les mangues pourrissent en 7 jours après récolte à température ambiante. En 2007, le Plaza (Périmètre de logistique aménagé en zone aéroportuaire) de Bamako a donc ouvert ses portes aux professionnels de la filière. Financé par la coopération néerlandaise, la Banque mondiale et le gouvernement du Mali, le centre comprend six salles de conditionnement, une zone logistique de mise en froid avec une chambre de pré-refroidissement, deux chambres froides de stockage et une zone de chargement réfrigérée. Le Plaza est équipé pour qu’en sorte chaque mois une cinquantaine de conteneurs, soit 3 000 à 3 500 tonnes de mangues pour une campagne de 3 mois.

Parmi les principaux producteurs de mangues d’Afrique de l’Ouest, le Mali a multiplié par trois ses exportations de mangues ces dix dernières années, après la construction de centres de conditionnement et de stockage. La construction de ces centres de conditionnement des fruits a permis aux grossistes locaux d’accéder à des marchés internationaux et de réduire les importantes pertes post-récoltes.

La possibilité de stocker de plus grandes quantités de mangues permet d’exporter davantage. “Avant, on ne pouvait faire que des expéditions par avion. On n’exportait que 200 à 300 tonnes par campagne”, explique Mahamadou Yaffa, directeur commercial de Yaffa et Frères, l’un des principaux exportateurs du pays. “Avec la chambre froide, nous faisons des expéditions par bateau (via la Côte d’Ivoire avec des camions frigorifiques), soit 900 à 1 000 tonnes par campagne.” L’entreprise paie 550 000 FCFA (840 €) par conteneur pour utiliser le Plaza.

En 2018, l’Europe a importé 7 200 tonnes de mangues maliennes, mais l’essentiel des exportations est destiné au Burkina Faso, au Maroc, à la Mauritanie, au Gabon, au Ghana, au Niger et au Sénégal. Au total, le Mali a exporté 22 214 tonnes de mangues en 2018, pour une valeur de 8,9 milliards de francs CFA (13,65 millions d’euros). Cependant, les pertes sont considérables. “En 2006, une étude a montré que nous avions un potentiel de production de 575 000 tonnes, mais que le Mali n’arrivait à en exporter que 6%”, rappelle Fodé Konaté, coordinateur du Programme de compétitivité et de développement agricole (Pcda), mis en place par le gouvernement du Mali, avec le soutien de la Banque mondiale, pour intensifier et diversifier la production agricole.

Le Plaza de Bamako a atteint un record de 1 914 tonnes exportées en 2016, mais le centre ne fonctionne qu’à 54% de ses capacités. Pour Fodé Konaté, l’approvisionnement est insuffisant. D’après Mahamadou Yaffa, “les chambres froides (du Plaza) sont petites par rapport à notre capacité de production journalière, les camions frigorifiques mettent du temps à quitter la Côte d’Ivoire pour Bamako, les banques refusent de nous financer car, il s’agit de produits périssables et nous importons tous les matériaux d’emballage.”

Il est prévu que plusieurs programmes nationaux s’attaquent à ces obstacles, promet Fodé Konaté. En les surmontant, le Mali pourrait profiter de la demande européenne croissante pour la mangue.

<strong>Nampaga KONE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Finances :  Mali&#45;FMI, un mariage de raison</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/finances-mali-fmi-un-mariage-de-raison-2918680.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:46:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On peut oublier à présent les brouilles de 2014 où le Fonds monétaire international (FMI) talonnait les autorités maliennes. L’achat d’un aéronef et d’autres dépenses de l’Etat malien avait suscité plusieurs missions de l’institution de Bretton Woods à demander des comptes. Six ans après, le Mali obtient un décaissement immédiat de 31,09 milliards de FCFA.

&nbsp;

Pour soutenir son programme de réforme économique, la République du Mali obtient un accord de décaissement immédiat d’un montant de 57,6 millions de dollars US, soit environ 31,09 milliards de FCFA de la part du Fonds monétaire international (FMI) à l’issue de son conseil d’administration, qui s’est tenu ce lundi 22 février 2021 à Washington (USA).

Les réformes mises en œuvre par le Gouvernement, orientées vers la lutte contre la Covid-19 et ses conséquences sur le plan économique et social, la réduction des dépenses non prioritaires, la stabilité macroéconomique à court terme et la viabilité budgétaire à moyen terme ainsi que les mesures favorables à la croissance et à la lutte contre la pauvreté ont été saluées par les membres du conseil d’administration du FMI.

Le renforcement de la mobilisation des recettes internes à travers les télé-procédures (télé-déclaration et télépaiement), la poursuite de la mise en œuvre du Compte unique du trésor, l'aide aux ménages pauvres et vulnérables, conformément au Plan d’action du gouvernement (PAG) adopté par le Conseil national de transition (CNT) sont, entre autres, des réformes qui ont retenu l’attention des administrateurs du FMI.

Entre le Mali et le FMI, il s’agit d’un mariage de raison dont l’un des fruits est ce financement. Il intervient au terme de la conclusion des 2<sup>ème</sup> et 3<sup>ème</sup> revues du programme économique et financier avec le FMI, soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 28 août 2019. Il permettra de soutenir les efforts du gouvernement pour faire face aux besoins de financement du pays, de soutenir les dépenses sociales et la relance économique post-pandémique. Cette approbation constitue un signal fort pour le décaissement des appuis budgétaires des autres partenaires techniques et financiers.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Blanchiment de capitaux :  La Centif saisie de 420 déclarations de cas suspects en 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/blanchiment-de-capitaux-la-centif-saisie-de-420-declarations-de-cas-suspects-en-2020-2918673.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:36:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Olympe a abrité, le lundi 23 février 2021, la 5<sup>ème</sup> édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption de la communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption. La rencontre a été une occasion pour les responsables des structures concernées de faire le point et proposer des pistes de solution. </strong>

En présence de M. Boubacar Badjaga, représentant du ministre de la Justice, Garde des sceaux, du président de l’Office central de lutte contre l’’nrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo ; le Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Marimpa Samoura ; le chef de la Coopération de l’Ambassade de Canada au Mali, François Picard et bien d’autres invités,  cette 5<sup>ème</sup> édition a réuni plusieurs autres acteurs du secteur privé.

&nbsp;

Au cours de son discours introductif, la présidente de la Communauté de pratique de lutte contre la corruption, Mme Traoré Mariétou Sénou, a souligné que la problématique de la corruption prend de l’ampleur dans le débat public, du fait de l’accroissement d’une demande sociale de plus en plus exigeante et des besoins d’une croissance économique plus inclusive et durable.

Selon elle, la Semaine de la jeunesse contre la corruption se veut un espace d’échange d’idées, de partage de bonnes pratiques et de mutualisation des efforts pour un assainissement de la gestion des affaires publiques.

Pour François Picard, chef de mission à l’Ambassade de Canada au Mali et chef de file des PTF, cette activité a été créée dans le cadre du projet Justice, Prévention et Réconciliation, mis en œuvre par trois organisations canadiennes dont : Avocats sans frontières Canada, le Centre d'étude et de coopération internationale et l'École nationale de l'administration publique.

Il dit être fier de constater que même après la fin du financement canadien du Juprec, le Mali a su préserver cet acquis du projet et trouver des moyens de financement par lui-même.

Toutefois, il a souligné qu’au Mali, on constate un effet néfaste de la corruption sur le développement économique et social, notamment celui des femmes. « On voit aussi que la corruption porte tout aussi significativement atteinte à la stabilité des institutions démocratiques maliennes et aux efforts de paix. La corruption inclue également le transfert illicite d'argent et de biens, et nous profitons de la présence du président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite et de la Centif pour réitérer toute l'importance que le Canada accorde au mandat de ces organes ».

Au tour du  Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières, M. Marimpa Samoura, de rappeler l’importance de la signature de convention de partenariat  avec la Communauté de pratique de la lutte contre la corruption le 05 août 2020, à l’Hôtel Radisson. « Depuis cette signature, nous convergeons les efforts afin de réduire au mieux la corruption et la délinquance financière », a-t-il insisté.

« De 2008 au 31 décembre 2020, la Centif n’a reçu que 420 déclarations suspectes, alors que certains pays voisins de la sous-région en reçoivent plus, en une année ! Les montants suspectés portent sur des centaines de milliards de nos francs », a-t-il déploré.

Faut-il le rappeler, la Centif est créée par la loi n°2016-008/AN-RM du 17 mars 2016, relative au blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elle est dotée de l’autonomie administrative et financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence. A ce titre, elle dispose d’une autonomie fonctionnelle et d’une indépendance opérationnelle pour mener des enquêtes sur les faits de blanchiment du terrorisme dont elle est saisie et de formuler, en toute indépendance, un avis portant sur la caractérisation de ces faits transmis au Procureur de la République sous forme de rapport.

&nbsp;

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PAG sans perspectives économiques :  Coulou enfonce le clou</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/le-pag-sans-perspectives-economiques-coulou-enfonce-le-clou-2918672.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:33:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<table>
<tbody>
<tr>
<td width="605">
<table>
<tbody>
<tr>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong>Le PAG sans perspectives économiques : </strong>

<strong>Coulou enfonce le clou</strong>

<strong><em>On avait l’habitude de ses prises de parole tranchées, on le pensait  émousser par  le  feuilleton judiciaire imposé au Conseil national du patronat malien qu’il dirige. Mais, le revoilà, avec sa qualité, qui le distingue des autres, qui est aussi son trait de caractère mordant. Cette capacité de dire ce qu’il pense dans une ambiance de défi. Mamadou Sinsy Coulibaly, il s’agit de lui, patron des patrons au Mali, remet ça encore. Il s’insurge contre le Plan d’actions gouvernemental (PAG), présenté par le Premier ministre Moctar Ouane. Un PAG sans perspectives économiques, « rien que du mépris pour le pays », s’indigne l’investisseur international malien.  Et, il n’est  pas le seul à penser, bien peut être, que le « Malicoura » n’est pas pour demain ! Décryptage trempé du président du Cnpm qui remet en cause sans ambages le manque de perspectives économiques du PAG du PM Ouane.</em></strong>

&nbsp;

Et, pourtant, la présentation du PAG avait bénéficié d’une grande pompe d’annonce par les grands prêtres communicants de la Primature. Lui-même, Moctar, Premier ministre, chef du gouvernement, s’était  mis dans cette mouvance sur sa page Facebook, en invitant ses amis de le suivre, ce jour-ci, 18 février, face aux membres du CNT, pour la présentation de son PAG, voulu alors comme la charte du Mali nouveau. En substance, le PAG de Ouane comporte 6 axes, déclinés en 23 objectifs, adossés à 275 actions à évaluer à travers 291 indicateurs.

Le  PM Ouane, dans son plaidoyer, indique que « cet ensemble cohérent d’actions vise à atteindre, dans un horizon précis, des objectifs définis, avec des moyens identifiés dans le respect du temps imparti et des équilibres macroéconomiques et financiers ». La mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement contribuera aux réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie, c’est-à-dire à renforcer la stabilité des institutions démocratiques et républicaines et à améliorer la gouvernance, affirmera le PM, sans grande conviction.

En effet, le PM Ouane n’a rien dit sur les moyens à mobiliser  pour la mise en œuvre de son PAG et a occulté la synergie d’actions nécessaire pour ce faire, quand bien même, deux semaines auparavant, il avait  appelé la classe politique à l’union sacrée autour du Mali. Voici que cette classe politique est restée  encore à la touche, comme acteur majeur, dans la mise en œuvre de son PAG.

Une classe politique qui, par son saut d’humeur, est souvent sollicitée par les acteurs de cette Transition. Tel n’est pas le cas de ceux qui font l’économie, c’est à dire le secteur privé et ses acteurs. Jusque-là le PM n’a  pas  encore pris langue avec  cette catégorie d’acteurs dans sa politique de redressement du Mali. Mais de là à les ignorer dans son PAG, cela s’appelle de d’indifférence. Laquelle fait sortir les dits acteurs de leur confort habituel, à l’image du président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, toujours fidèle à lui-même. Lui qui ne se fait pas prier pour dénoncer ce qu’il assimile à un « mépris du secteur privé ».

Mamadou Sinsy Coulibaly n’est plus à présenter quand il s’agit  de promouvoir ce secteur et, de ce fait, ne va pas par quatre chemins pour apprécier le document du PM Ouane. Alors, il y voit  tout simplement « un  document de  29 pages porté par un  discours sans faire référence au secteur privé créateur de richesse, même pas une phrase à l’endroit des hommes et des femmes qui risquent leurs jours pour financer le développement économique du Mali ».

Il va plus loin, dans une réflexion qu’il a faite sur ce sujet brûlant et qu’il a déjà partagét avec les partenaires et les investisseurs étrangers, en affirmant que « dans ce discours les questions économiques, l’entreprise, le développement ont été occultées. Ce discours ignore le financement de la mise en œuvre du contenu du document. Comment trouver les moyens et la création. Va-t-on  encore quémander ou s’endetter au lieu de mettre des conditions de création de richesse. Une fois de plus, ce discours  est antidémocratique, anti-initiative, anti-mobilité sociale. Prononcé par un individu riche mais qui ne sais pas comment il a accumulé sa richesse. Dommage que ce personnage pense qu’il a une machine de fabrique de billets de banque au sous-sol de Koulouba ».

Il reste que bien des observations et des analystes se posent les mêmes questions, y compris le PM Ouane lui-même. En effet, sinon comprendre autrement son  one man show  à l’Ortm, pendant que le CNT lui offrait la tribune idéale pour convaincre le peuple du bien-fondé de son PAG. Quelle  portée accordée à sa récente sortie médiatique pour démontrer  que le PAG est ce qu’il faut pour le Mali nouveau.

Oui bien sûr, à sa décharge, les six axes du PAG comportent le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; la promotion de la bonne gouvernance ; la refonte du système éducatif ; les réformes politiques et institutionnelles ; adoption d'un pacte de stabilité sociale ; organisation des élections générales. Mais l’on voit clairement que le PAG occulte les questions de production, de transformation, de commercialisation, de financement de l’entreprise et de bien d’autres services.

Or, presque tous les experts de développement reconnaissent que le secteur privé est le moteur du développement dans un pays en développement, comme le nôtre. Qu’est-ce qui explique donc le blackout du PAG sur les questions économiques, ce d’autant que plus d’un connaisseur expliquait que le régime défunt devait sa survie à l’économie qui a tenu bon lorsque le pouvoir lui-même ne tenait plus à rien d’autre.

Moctar Ouane ignore-t-il la place de l’économie dans l’équilibre social, même si la Transition pour laquelle le PAG a été fait n’a plus que 14 mois, à moins qu’on ne tire la conclusion que le programme de réformes politiques et institutionnelles, comme celui lié aux élections générales, rend impossible la fin de la transition au délai initialement prévu (18 mois).

Certes, il n’y a pas de développement sans la sécurité, encore moins sans mettre un frein à la corruption et la mal gouvernance, mais l’économie reste la pierre angulaire, si l’on ne veut pas connaitre la banqueroute de la Transition. Les réformes et l’organisation des élections générales auront plus de chance d’aboutir lorsque l’économie se maintient sur des jambes solides.

Il  a été observé que, dans les interventions, les membres du CNT n’ont pas occulté le silence du PAG sur le financement de sa propre mise en œuvre. Comment trouver les moyens et continuer de créer la richesse ? Le document n’en dit mot et le Premier ministre interpellé non plus n’est pas assez explicite et audible sur la question des finances. La crise socio-sécuritaire et sanitaire, les difficultés économiques que traversent les familles maliennes nécessitent un clin d’œil des autorités de la Transition sur l’économie, la situation de la dette intérieure et le secteur privé qui mobilise plus de 80% des opérateurs économiques au Mali.

Le Premier ministre a donc réussi la prouesse de consacrer 29 pages de discours au Mali, sans aucune référence au secteur privé créateur d’emplois, de croissance et de stabilité sociale. Selon de nombreux opérateurs économiques qui nous ont dit leurs sentiments, c’est «frustrant et décevant», comme l’a exprimé le président du Cnpm, que le Premier ministre ait fait l’impasse sur « les hommes et les femmes qui prennent des risques pour financer le développement économique du Mali ». Et la situation inquiète les opérateurs privés du Mali, affirme Mamadou Sinsy Coulibaly.

Si des progrès sont enregistrés dans le domaine sécuritaire grâce à l’action des FAMa et de leur coopération avec Barkhane, reconnait bien Mamadou Sinsy Coulibaly, il est évident, prévient-il, que le phénomène de la corruption est bien plus présent au Mali que jamais. L’illustration en a été faite par le patron des patrons du Mali qui a révélé qu’un des ténors de la Transition, à peine installé dans son fauteuil gouvernemental, s’est porté acquéreur d’un immeuble à Bamako pour 200 millions de nos francs, réunis en  moins de six mois.

Un fossé se creuse inexorablement entre le Malien de la rue, de plus soucieux du sens que l’on donne au nouveau Mali, auquel il aspire, et des caïds de la Transition qui retombent dans les travers qu’ils disaient vouloir combattre. C’est bien pour cette raison que Mamadou Sinsy Coulibaly, comme à son habitude, sonne l’alerte contre le danger qui guette les entreprises, à savoir le racket généralisé pour financer un PAG qui manque cruellement de perspectives économiques.

<strong>Oumar KONATÉ </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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<item>
<title>Médiation :  La transition en phase avec la Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mediation-la-transition-en-phase-avec-la-cedeao-2918677.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:21:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les autorités maliennes avaient promis de poursuivre le dialogue pour la bonne marche de la transition. C’était à l’occasion de la dernière visite de Goodluck Jonathan, le médiateur de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La mission conduite par l’ancien président du Nigeria a écouté les protagonistes de la crise malienne en vue de résoudre les difficultés de la transition déclenchée par la démission du président IBK.

Le président Bah N’Daw a ainsi travaillé à l’apaisement du climat politique depuis quelques semaines. Son Premier ministre Moctar Ouane a rencontré la classe politique en début de février pour aplanir les divergences de vue sur le processus électoral et d’autres questions d’intérêt national. Cette initiative a été saluée par les hommes politiques qui ont longuement évoqué leurs inquiétudes sur la marche du pays.

Le chef du gouvernement avait également expliqué au médiateur de la Cedeao son intention de présenter son Plan d’action gouvernemental (PAG). Cela fut chose faite en février, et les négociateurs de la Cedeao qui tenaient à avoir une idée claire sur la feuille de route de la transition sont largement édifiés. Le Plan d’action présenté aux membres du Conseil national de transition (CNT) a été suffisamment discuté lors des débats qui ont suivi la présentation faite par Moctar Ouane.

Reste à savoir si les contestations du pouvoir vont diminuer. A l’occasion de la visite de Goodluck Jonathan, des groupes de pression dont le M5-RFP avaient présenté ce qu’ils considèrent comme des obstacles à la réussite de la transition. Ils ont dressé une longue liste de « violations » des engagements pris lors des discussions visant à instituer une transition apaisée. Ainsi, le porte-parole des contestataires, Choguel Kokalla Maïga, avait expliqué que « l’engagement partagé d’instaurer au Mali une transition civile est violé ». Il a ajouté que le Premier ministre civil est manifestement dans l’impossibilité d’exercer pleinement son autorité de chef d’un gouvernement qui lui a été imposé.

Beaucoup de représentants des forces politiques avaient affirmé que des menaces très fortes pèsent sur la tenue d’élections régulières, libres et transparentes. Pour eux, « les autorités de la transition s’éloignent de plus en plus e la mise en place d’un organe unique et indépendant de la gestion des élections qui demeure une exigence quasi-unanime de la classe politique et des acteurs sociaux et un gage de la crédibilité des élections ».

Du côté des autres acteurs politiques dont le Parena de Tiébilé Dramé, on avait estimé que le temps n’est pas l’allié de la transition. Selon Dramé, « la CEdeao court le risque d’un échec au Mali si à l’issue de la période transitoire en cours, il n’y a ni réformes ni organe indépendant en charge des élections ». Ces réformes que souhaite le Parena sont parmi les principales résolutions des assises nationales de décembre 2019.

Fort heureusement, le chef du gouvernement promet dans son plan d’action de prendre soin des résolutions des assises de ce dialogue, répondant aux aspirations de l’écrasante majorité des partis politiques et de la société civile engagée dans le processus électoral. Le Premier ministre avait aussi rencontré le médiateur de la Cedeao et il a été question des réformes à venir.

Le médiateur de la Cedeao a surtout demandé aux autorités une feuille de route détaillée de la transition, assortie d’un chronogramme. Il vient d’avoir une réponse à travers le Plan d’action gouvernemental. En clair, les autorités ont détaillé dans un document officiel tout ce qui est consigné pour la réussite de la période transitoire. Selon Moctar Ouane, la feuille de route était élaborée depuis plus de trois mois, mais elle attendait seulement d’être validée par le CNT.

Ce qui est clair, c’est que la transition est en phase avec la Cedeao qui avait demandé aux autorités de rectifier le tir pour que le pays ne plonge pas davantage dans l’incertitude. La médiation avait insisté sur la nécessité de renforcer les concertations à travers un dialogue plus ouvert à l’ensemble des parties prenantes pour assurer un processus de transition inclusif. Cela est en cours.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>AJCAD :  87 millions mobilisés pour la seconde phase du YAP</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ajcad-87-millions-mobilises-pour-la-seconde-phase-du-yap-2918675.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:18:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (Ajcad) a procédé au lancement officiel, pour la deuxième année, de son projet Youth action for peace (YAP). C’était ce mercredi 24 février 2021, au siège de ladite association. Ce fut à la faveur d’une conférence de presse animée par Adam Dicko, directrice exécutive de l’Ajcad, et les responsables du projet.</strong>

&nbsp;

Il s’agit d’un appel à candidature à l’intention des associations et regroupements ayant les projets dans le domaine de la paix. Les zones concernées sont : Kayes, Ségou, Mopti, Gao, Bamako, Tombouctou.

Selon Adam Dicko, directrice exécutive de l’Ajcad, le projet « action de la jeunesse pour la paix » vise à soutenir les groupes de jeunes à travers des petites subventions et l’accompagnement en République Centrafricaine, République démocratique du Congo, au Mali et au Pakistan.

À l’en croire, l’Ajcad Mali a été choisie  par l’ONG britannique Peace Direct suite à une mission d’identification.

Selon lui, pour la deuxième phase du projet YAP, Peace Direct a mis à la disposition de Ajcad 87 millions FCFA pour trois axes majeurs: le renforcement des capacités organisationnelles, institutionnelles et opérationnelles des groupements de jeunes et associations œuvrant pour la consolidation de la paix; l’appui aux actions de prévention et de consolidation de la paix et de la cohésion sociale ; le soutien aux actions tendant à renforcer la sécurité humaine (actions urgentes, socio-économique et culturelle).

Selon les responsables de l’Ajcad, la première catégorie est surnommée “micro subvention”, dont le montant varie entre 1 000 000 et 2 000 000 de francs CFA. Elle concerne tout individu, groupement de jeunes ou association informelle de jeunes de 15 à 40 ans. La durée d’exécution est de trois mois, maximum.

La deuxième catégorie est appelée “ la petite subvention ”. Elle concerne les petites actions communautaires portées par des organisations formellement établies, qui touchent plusieurs communautés. Et le financement de ce volet va de 2 à 5 millions  FCFA, sur  une durée de six mois maximum. Cette catégorie concerne aussi les associations formelles, ou celles travaillant directement avec les jeunes.

Et enfin, la dernière catégorie est la “moyenne subvention”. Elle concerne les actions de réseautage au niveau national ou régional. Et son montant va de 5 à 15 millions FCFA, avec une durée d'exécution  de neuf mois. Les potentiels bénéficiaires sont les associations formelles, légalement reconnues, les réseaux, les ONG nationales et les plateformes.

Par ailleurs, les conférenciers ont fait savoir que pour des projets nécessitant une intervention urgente d'une durée d'un mois maximum, ce montant va de 25 000 FCFA FA à 1 million FCFA. Il faut noter que le dépôt des candidatures est ouvert depuis le 26 février et prend fin le 17 mars prochain.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Office du Niger :  Le PDG soulage les exploitants de Kourimari, Molodo et N’Débougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/office-du-niger-le-pdg-soulage-les-exploitants-de-kourimari-molodo-et-ndebougou-2917583.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 02:04:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En responsable soucieux et avisé, le PDG Abdel Karim Konate a rencontré les exploitants de trois zones de production de l’Office. Au cours de cette rencontre, il fut question de dégrèvements et de la redevance eau de l’année 2021. La rencontre a eu lieu le jeudi 18 février 2021, dans la salle de réunion de l’Office du Niger, zone Niono.</strong>

Cette rencontre entre les exploitants agricoles et les responsables de l’Office avait d’énormes enjeux eu égard à la situation. Le dégrèvement spécial initié par l'Office du Niger pour l’année 2021, les désagréments subis par les exploitants, l'insécurité grandissante dans la zone et le recouvrement eau étaient au cœur des échanges.

En effet, il s’agit d’une grande première dans la zone Office du Niger. Un dégrèvement spécial de 2025 hectares équivalant à 114 millions de francs CFA et répartis entre trois zones de production vient de voir le jour. Les zones concernées par ce dégrèvement sont : Kourimari, Molodo, et N'Débougou. Aussi, l'Office du Niger renonce à la redevance eau de 2025 ménages pour diverses raisons, dont l’insécurité.

En effet, ce dégrèvement spécial intervient en sus du dégrèvement normal qui, cette année, a concerné 3221 hectares. Car la forte pluviométrie de l’année dernière a occasionné un faible rendement et  le nombre d'hectares dégrevés a augmenté.

Au cours de cette rencontre, il y a eu également une remise symbolique d'équipements agricoles aux exploitants de la zone de Molodo, sur financement du “ projet Molodo nord”.

Le PDG de l’Office, Abdel Karim Konaté, a réitéré son engagement et sa disponibilité à répondre favorablement aux besoins de tous les paysans de l’Office. Ainsi, un élu local de la zone de Kourimari a salué ce geste du PDG de l'Office à l'endroit du monde rural.

Les responsables l'Office du Niger viennent encore de prouver que la solidarité demeure un pilier essentiel pour la cohésion et le développement du monde rural.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mine : Le Mali, scandale géologique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mine-le-mali-scandale-geologique-2917549.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:43:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Qui aurait pu imaginer il y a quelques années seulement le Mali parmi les pays producteurs du lithium, cette matière entrant dans la production des batteries des téléphones et autres gadgets de la télécom. Le projet Goulamina dans la région de Bougouni n’a rien à envier aux plus grands actifs de lithium exploités dans le monde. Selon l’étude de faisabilité définitive publiée par Mali Lithium, il peut livrer près de 450 000 tonnes par an de concentré de lithium, avec à la clé des revenus de plusieurs milliards de dollars.</em></strong>

&nbsp;

Les chiffres sont astronomiques concernant la compagnie minière Mali Lithium Limited (MLL) qui a publié les résultats de l’étude de faisabilité définitive pour son projet de lithium Goulamina. La mine aura la capacité de produire annuellement 436 000 tonnes de concentré de spodumène pendant 23 ans au moins.  Pour concrétiser ce potentiel, MLL devra débourser un total de 194 millions $, récupérables en 2 ans. Selon les experts, les avantages financiers du projet sont aussi intéressants avec des revenus estimés à 524 millions $ pour les deux premières années d’exploitation uniquement.

Concernant la durée de vie de la mine, les revenus totaux devraient atteindre 6,67 milliards $, avec plus de 158 millions $ par an durant les cinq premières années.  Goulamina exige une attention particulière et ses exploitants veulent examiner toutes les options pour y parvenir. Le président exécutif de la compagnie, Alistair Cowden, indiquait que l’entreprise est consciente des conditions actuelles du marché du lithium et, compte tenu de la qualité du projet, elle sera patiente pour veiller à ce que le rendement pour les actionnaires soit maximisé. Les recherches ont estimé à 108,5 millions de tonnes les ressources minérales de Goulamina, et à 52 millions de tonnes les réserves prouvées et probables.

En dehors du lithium, le Mali est l’un des rares pays au monde à avoir de l’hydrogène naturel dans son sous-sol. Après des années de phase expérimentale, HydromaInc, le précurseur de l’hydrogène naturel au Mali passe à la vitesse supérieure. Les puits d’hydrogène naturel exploités par cette entreprise serviront désormais à produire de l’électricité propre à grande échelle pour satisfaire les besoins énergétiques du Mali et même d’autres pays du continent africain.

L’ingénieuse et innovante aventure énergétique dont jouissent les habitants de Bourakébougou depuis 2012, va bientôt faire le bonheur d’autres personnes à travers le Mali et même du continent africain. Dans ce petit village situé à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Bamako la capitale, des sources d’hydrogène naturel sont exploitées pour la production de l’électricité. Cette énergie est ensuite distribuée gratuitement aux populations riveraines par la société malienne Hydroma Inc.

Selon les promoteurs de cette énergie rare, l’exploitation future de l’hydrogène naturel du Mali ouvrira la voie à une Afrique en pointe dans les technologies de futur. Pour amorcer la seconde phase du projet, à savoir l’exploitation de l’hydrogène naturel à l’échelle industrielle, les promoteurs se sont lancés en décembre 2019 à la recherche de partenariats en Europe, notamment en Allemagne.

En réalité, le Mali est un scandale géologique dont tous les secrets sont loin d’être révélés au grand public. La recherche scientifique elle-même n’a pas été poussée loin. L’or, qu’on pensait limité au sud du pays, est également exploité dans le nord de façon artisanale. Ce qui est aberrant, c’est l’incapacité des autorités à soutenir la production industrielle des gisements de métaux précieux à travers le pays.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise au CNPM :  L’inerte coupable des autorités face au déclin de l’économie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-au-cnpm-linerte-coupable-des-autorites-face-au-declin-de-leconomie-2917559.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:37:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Au-delà de la crise de leadership qui paralyse le siège du patronat, c’est le déclin de l’économie nationale qui est ainsi amorcé. Plus le feuilleton judiciaire, qui n’a pas encore fini de livrer tous ses dessous scabreux, se prolonge au sein du CNPM, plus l’économie du pays, déjà malmenée par tant de conjonctures, s’en sort fragilisée.  Plutôt que d’être plus prévoyantes pour arrêter l’hémorragie annoncée des circuits économiques, les autorités de la transition, elles, apparaissent plus mollesses face à la crise. Décryptage d’une inertie coupable aux conséquences dramatiques pour l’économie…</em>

La crise du patronat est partie pour durer. Ce constat, depuis le début du feuilleton judiciaire qui a éclaté au siège du CNPM, opposant deux camps adverses pour le contrôle de la prestigieuse institution du monde des affaires, tout le monde, à commencer par les acteurs du secteur privé, parmi les plus crédibles d’entre eux, au-delà de leur clivage partisan, l’a déploré. Sans ambages !

Connu pour son dynamisme et son sens d’anticipation, le patronat, on le sait, a beaucoup pesé, ces derniers temps, sur les politiques publiques en restituant au secteur privé tout le crédit dont il avait besoin pour activer positivement et durablement les canaux commerciaux et économiques du pays.

Sur tous les chantiers de la refondation économique et financière, grâce à l’entregent de son équipe dirigeante, sous le leadership de Mamadou Sinsy Coulibaly, Kledu Coulou pour les intimes, le Patronat est parvenu, en si peu de temps, à se forger une solide réputation qui lui a permis, selon plusieurs observateurs neutres, de se positionner vis-à-vis des autorités gouvernementales comme un interlocuteur crédible et responsable, capable d’impulser du sang nouveau dans les affaires.

Petit à petit, par son influence qui se renforçait, tant au plan national qu’à l’extérieur du pays, le CNPM, grâce à la confiance retrouvée entre les acteurs économiques, était parvenu à insuffler un dynamisme aux différents segments de la vie productive et commerciale, pourtant lourdement affectés, ces temps-ci, par de nombreuses crises conjoncturelles. D’où un certain élan économique qui se faisait sentir dans le monde des affaires.

Voilà que cette embellie économique est brutalement mise à mal par les derniers soubresauts vécus par le Patronat à travers cette bataille judiciaire à l’issue improbable que se livrent les deux camps opposés depuis la controverse née des dernières élections. Dès lors, on le sait, à cause de cette procédure judiciaire interminable, le CNPM, jadis enclin à se montrer plus déterminé pour la cause des entreprises, se trouve du coup déstructuré, incapable de jouer son rôle de catalyseur dynamique des initiatives favorables à l’essor du secteur privé.

C’est désormais cette vitalité économique qui est anéantie, suite à ces soubresauts intérieurs au patronat qui, comme on le voit, englué dans cette interminable et coûteuse bataille judiciaire, ne pourra plus répondre efficacement aux nombreuses attentes du secteur économique.

Comme on le répète à longueur de journées, si la priorité des autorités de la transition, c’est de galvaniser les secteurs productifs du pays, en créant les réelles conditions d’une reprise rapide et durable de l’activité économique, on voit mal alors l’inertie qu’elles manifestent face à cette crise chez le patron des patrons dont l’une des conséquences les plus dramatiques, c’est de plonger inéluctablement l’économie du pays dans l’agonie.

De procédures judiciaires en recours juridictionnels qui se suivent au niveau du Patronat depuis l’éclatement de la crise, les initiatives de promotion du secteur privé sont à l’abandon, en ce sens que les multiples projets de ce haut lieu des affaires sont gelés. Il en est de même pour les transactions financières qui sont ainsi stoppées d’un trait.

Tout cela cause un telessoufflement aux secteurs productifs ; ce qui devrait normalement pousser les autorités de la transition à  plus d’initiatives et d’actions pour déjouer les dessous sombres de ce feuilleton judiciaire, visant à long terme à plomber l’économie nationale.

Déterminés à faire sortir le Patronat de cette torpeur juridictionnelle qui ne fera qu’affecter les circuits économiques du pays, les groupements professionnels ont décidé de prendre leurs responsabilitésen jetant les bases d’un collège transitoire, susceptible de redorer le blason du secteur privé.

Il s’agit là d’une initiative parmi tant d’autres, émanant des acteurs économiques, pour gérer au plus vite la crise des affaires qui se profile à l’horizon. Mais toutes ces actions, aussi cruciales qu’elles soient, ne réussiront pas à impulser le dynamisme souhaité du secteur privé si les autorités nationales, comme elles le font actuellement, continuent à jouer à l’indifférence, face à la tempête judiciaire qui secoue le monde des affaires. Comme si, du reste, elles n’ont aucune emprise sur l’agonie annoncée de l’économie malienne.

Ce qui est, pour elle, et le pays,en fait une aberration politique.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nord du Mali :  Le découpage territorial empoisonne le vivre ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-le-decoupage-territorial-empoisonne-le-vivre-ensemble-2917580.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:20:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les communautés du nord du Mali sont plus que jamais déchirées à cause de l’application de certains points de l’accord d’Alger. Dans ces régions, on y rencontre des populations de cultures diverses, des Sonrhaïs, Arabes, Touaregs, Bellahs, Peulhs, Bozos, Bambaras, Soninkés, Dogons, Mossis. L'évolution historique culturelle et démographique sur la même aire géographique a créé un brassage des populations, au point de créer et d'entretenir un sentiment d'appartenance à une même nation. Mais cela n’est plus le cas depuis à cause notamment de l’arrêté n°2020-3388/Matd-SG du 31 décembre 2020, portant nomination des membres du Conseil consultatif de la Zone de développement du Nord.

Dans la situation actuelle du découpage territorial de la partie Nord du pays et dans la perspective de la régionalisation poussée, les populations sédentaires, bien que majoritaires démographiquement, se retrouvent contre toute logique face à des mesures visant à fabriquer une majorité territoriale, administrative et politique pour une minorité ethnique, comme c’est le cas actuellement avec la nomination des membres du Conseil consultatif de la Zone de développement des régions du nord (Zodern) par le gouvernement de la République du Mali. La levée de boucliers est partie de la communauté sonrhaï.

Selon les responsables de cette communauté sédentaire, cette décentralisation ne devait nullement aboutir à un arrangement institutionnel qui favoriserait une partie identifiée des communautés par rapport à une autre. « Nous assistons depuis un certain temps à une volonté d’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger à travers une feuille de route actualisée des actions prioritaires des autorités de la transition allant de décembre 2020 à août 2022 dont le point d’orgue fut la signature et la publication de l’arrêté ci-dessus cité », souligne la communauté dans une lettre ouverte au président de la transition.

Pour les Sonrhaïs, la composition de la Zodern en dit long sur les vraies intentions des autorités quant au découpage territorial des régions du Nord : sur 26 conseillers, 05 seulement sont sédentaires de culture songhaï pourtant démographiquement largement majoritaire au sein de cet espace imposé. « Nous le rappelons, si besoin est, que ces intentions longtemps cachées, dévoilées sous forme de mesures iniques et injustes n’ont qu’une finalité : fabriquer une majorité territoriale, administrative et politique pour une minorité ethnique, au détriment des populations sédentaires de culture songhay, démographiquement majoritaires », soulignent les auteurs de la lettre.

La communauté sonrhaï refuse d’accepter la mise en application de la décision tout comme celle du découpage territorial de l’entité dans laquelle l’Etat les oblige à rester. Cinq ans après sa signature, l’accord reste difficile à appliquer, car il est ressenti par la majorité de la population comme injuste et discriminatoire, ne traitant pas tous les citoyens maliens avec équité comme le voudrait la constitution du pays. Et les responsables de la communauté sonrhaï de s’interroger : « Faut-il rappeler que les travaux du Dialogue national inclusif de décembre 2019 ont recommandé sa relecture ? »

Indignés par la décision du gouvernement de la République du Mali pour passer en force sans tenir compte des conclusions du Dialogue national inclusif, sans concertation des populations concernées par la mise en application de la zone de développement des régions du nord, les Sonrhaïs ont décidé de s’opposer par les moyens appropriés à la décision jusqu’à ce que réparation soit faite pour les communautés marginalisées.

Afin de préserver la cohésion sociale et le vivre ensemble, les sédentaires demandent la création des régions suivantes.  GAO : régions de Bamba ; de Bourem ; d’Ansongo ; de Koukiya ; de Gao et de Gabéro. Tombouctou/ régions de Niafunké ; de Goundam ; de Tombouctou ; du Gourma Rharous et de Diré. Par ailleurs, ils demandent une concertation avec les populations concernées du nord afin de redéfinir les limites des zones de développement pour les adapter. Les sédentaires demandent conformément aux recommandations du dialogue national inclusif tenu du 14 au 22 décembre 2019, la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, dans le but de prendre en compte, sur le même pied d’égalité, les préoccupations de tous les Maliens et particulièrement, celles des communautés vivant au Nord.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grotesque mic&#45;mac décisionnel à la tête de l’ORTM :  Pourquoi Moctar Ouane doit ordonner des enquêtes sérieuses…</title>
<link>https://www.maliweb.net/ortm-tele-radio/grotesque-mic-mac-decisionnel-a-la-tete-de-lortm-pourquoi-moctar-ouane-doit-ordonner-des-enquetes-serieuses-2917577.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:11:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A la surprise générale, il y a eu à la tête de l’ORTM un changement de dirigeant qui n’a laissé personne indifférent : c’est un ancien de la boîte qui a remplacé un autre ; tous deux considérés, dans le milieu, comme des professionnels, des gens rompus à la tâche. Jusqu’ici aucun problème ne se pose d’autant qu’il s’agit de la mobilité traditionnelle au sein de l’administration publique. Mais quand la décision de la relève de chef à l’ORTM heurte violemment les règles usuelles, au point de choquer la morale ; on en vient à s’interroger sur les mobiles réels. D’où l’intérêt pour le PM, acquis à la transparence, d’ordonner des enquêtes impartiales pour faire éclater la vérité au grand jour…</em>

Au début de cette histoire de changement à la tête de l’ORTM, il y a quelques jours ; quand, à la surprise générale, Alassane Diombélé, un ancien de la boîte, a remplacé Salif Sanogo ; tous deux professionnels confirmés, à la faveur d’un conseil de ministres, comme c’est généralement le cas pour les nominations à de hautes fonctions de l’Etat, il n’y avait aucun problème à signaler.

Cela intervient, le plus souvent, dans le cadre de la mobilité traditionnelle des services  de l’administration publique qui se renouvelle à chaque fois par des mouvements de départs et de promotion.  Même si, pour le cas d’espèce, à l’ORTM, la nouvelle de la relève de l’ancien DG a provoqué quelque surprise, il est évident que ce service public stratégique est habitué à ce genre de mouvements en son sein.

Mais voilà, une fois n’est pas coutume, dit-on ! Il nous est revenu que le micmac décisionnel, qui a été à la base de ce mouvement à la tête de l’ORTM, n’est pas anodin, propre à la mobilité ambiante des structures administratives. Loin s’en faut ! De sources proches de la boÏte, il semble que la récente relève à la tête de ce service public, à grande sensibilité ‘’médiatico-politique’’, soit liée, d’une manière ou d’une autre, à la crise qui secoue actuellement le Patronat et qui pose, comme l’ont redouté certaines sources concordantes, de graves problèmes moraux au gouvernement de Moctar Ouane qui a très vite entériné la mesure du changement à la tête de l’ORTM, dans le vif des sentences ordonnées par l’autorité de tutelle.

En fait, selon nos sources, il est évident que c’est sur la base du traitement opéré par l’ORTM, à partir de l’une des interventions du président autoproclamé du CNPM, Diadié Sankaré, que le quiproquo est arrivé, en obligeant le gouvernement à agir promptement. Pour limiter, comme on le dit, les dégâts. La plainte du camp adverse, déterminé à corriger ce qu’il a assimilé à un affront médiatique, commis à son détriment, est passée par là.

Pourtant, selon plusieurs indiscrétions, l’ancienne direction, rompue à la rigueur et à l’exigence professionnelles, avait pris toutes les précautions d’usage en la matière, en allant jusqu’à, comme c’est le cas en pareille circonstance, se munir de dispositions pratiques auprès de la hiérarchie, avant justement de se décider à rendre l’élément querellé sur la place publique.

Ainsi que l’on s’aperçoit, comme l’ont rapporté nos sources, l’ex-direction, quoique malheureusement frappée par la sentence du gouvernement, avait auparavant bénéficié du quitus de l’autorité ministérielle de tutelle pour ce faire. Rigueur professionnelle oblige…

Mais cela n’a pas suffi qu’elle ne fasse connaitre la sanction. Sans autre forme de procès. En tout état de cause, si l’ancien patron de l’ORTM, relevé de ses fonctions dans ces conditions pour le moins obscures, peut être considéré comme le maillon faible du dispositif sur lequel le châtiment est tombé, il est évident que la mesure prise par le gouvernement, telle qu’elle est intervenue, pose bien d’interrogations à toute conscience civilisée, avide de justice et de transparence.

L’autorité ministérielle de tutelle, dans le secret de son cabinet, était-elle en intelligence avec le président autoproclamé du CNPM au moment où l’élément incriminé par l’autre camp rival passait sur les antennes de l’ORTM ? L’ancienne direction de l’ORTM a-t-elle bénéficié du quitus de la hiérarchie pour ce faire ? Le Gouvernement, avant d’envisager les sanctions, était-il suffisamment bien informé par l’autorité de tutelle de l’ORTM sur les tenants et les aboutissants de cette affaire ? La morale et la transparence requises dans l’action publique ont-t-elles été suffisamment garanties dans cette mesure gouvernementale prise à l’encontre d’un agent public ?

Voilà autant d’interrogations qui planent sur ce dossier, sans les réponses desquelles il est clair qu’à la fin de cette histoire de relève à la tête de l’ORTM, il s’agit ni plus ni moins que d’un grotesque micmac décisionnel, auquel le gouvernement de transition gagnera à ordonner des enquêtes sérieuses et crédibles.

Ne serait-ce que pour faire honneur à une réputation qu’il se pare, depuis qu’il est installé aux affaires ; celui de la rigueur ou la transparence.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sécurité :  Idriss Deby mise beaucoup sur le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/securite-idriss-deby-mise-beaucoup-sur-le-mali-2917581.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:02:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Militairement engagée depuis des années dans le Sahel, l’Elysée semble hésiter à couper immédiatement dans ses effectifs. Par contre, les Français comptent sur le passage du témoin aux armées nationales que la France forme avec l'Union européenne. Idriss Deby Itno a lui-même reconnu lundi les faiblesses des armées locales et invité tous les Etats membres à s'atteler à une autonomisation complète de la force conjointe du G5 Sahel en la dotant de moyens financiers et logistiques propres.</em></strong>

<strong> </strong>Ainsi, en marge d'un sommet des cinq pays du Sahel avec la France à N'Djamena, le président tchadien Idriss Deby Itno a annoncé lundi l'envoi de 1200 soldats dans la zone dite des « trois frontières», entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pour lutter contre les djihadistes. Les ministres de la Défense du G5 Sahel (Tchad, Niger, Mauritanie, Niger, Burkina Faso) se sont rendus lundi à N'Guigmi, au Niger, près de la frontière avec le Tchad, où sont stationnés les soldats qui seront ensuite déployés dans la région des «trois frontières», selon la télévision d'Etat tchadienne.

La décision tchadienne n’est pas une nouveauté.L’envoi de soldats tchadiens avait été initialement annoncé il y a un an lors du précédent sommet de Pau (Sud-Ouest de la France). Mais l'opération avait été retardée par la menace djihadiste grandissante sur les bords du lac Tchad, et par un désaccord entre N’Djamena et ses partenaires sur les modalités, notamment financières, de ce déploiement. En dépit des succès tactiques revendiqués, le tableau demeure très sombre dans les trois principaux pays affectés.

Plus de huit ans après le début de la crise au Mali, quasiment pas un jour ne passe sans une attaque armée, l'explosion d'une mine artisanale ou des exactions contre les civils. La barre des deux millions de déplacés a été franchie en janvier. L'armée française revendique d'avoir sérieusement affaibli l'organisation Etat islamique (EI) et tué plusieurs chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le nombre d'attaques de camps militaires a baissé en 2020. Mais les deux principales nébuleuses djihadistes restent très actives.

La France, confrontée chez elle aux interrogations croissantes sur un engagement anti-djihadiste financièrement et humainement coûteux (50 soldats tués depuis 2013), convient que le remède ne peut être seulement militaire. Paris juge que trop peu a encore été fait par ses partenaires sahéliens sur le front politique, par exemple au Mali pour appliquer un accord de paix signé avec l'ex-rébellion du Nord, ou pour faire revenir les instituteurs et les médecins dans les localités qu'ils ont désertées.

Par ailleurs, politiquement, Paris martèle qu'il est temps de consolider les réussites militaires des derniers mois en réinstallant l'Etat là où il est absent. « Beaucoup d'efforts sont consentis par nos gouvernements pour (...) assurer le retour de l'Etat et des administrations sur les territoires », a plaidé Idriss Deby Itno qui mise tout sur le Mali. Mais, pour lui, la situation socio-économique du pays n'est pas très reluisante, et c'est pourquoi il lance un appel pressant à tous les partenaires afin d’apporter les ressources additionnelles qu'ils ont promises pour permettre de réaliser les programmes de développement.

<strong>Madou COULOU</strong>

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<item>
<title>Samanko :  Le ministre de l’Agriculture au contact des structures agricoles</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/samanko-le-ministre-de-lagriculture-au-contact-des-structures-agricoles-2917585.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:01:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Dr Mahmoud Ould Mohamed, a effectué une visite de terrain dans les structures agricoles de Samanko. C’était le mardi 17 février 2021, dans la commune du Mandé.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Cette visite de terrain du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Dr Mahmoud Ould Mohamed, s’inscrit dans le cadre de la prise de contact avec les acteurs du monde agricole, afin de s’imprégner des conditions de travail et de fonctionnement du Centre d’apprentissage agricole (CAA), l’Antenne du service semencier national (Assn), l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides, Icrisat-Toubaniso, le Périmètre maraîcher de Samanko, Mali-Tracteur/SA, et le Centre d’étude et d’expérimentation  du machinisme agricole (Ceema).

Créé en 1962, le CAAde Samanko avait pour but : la formation initiale des moniteurs d’agriculture dont le niveau de recrutement était la 6<sup>ème</sup> année fondamentale. Selon le directeur du CAA, Yaya Coulibaly, en 1980 le recrutement se faisait par voie de concours avec le niveau 9<sup>ème</sup> année fondamentale et admission de la première promotion des filles.

En 2006, il a été mis en place le cycle de Brevet de technicien en Vulgarisation grâce à un accord tripartite entre la Direction nationale de l’appui au monde rural (Dnamr), l’Institut polytechnique rural (IPR) et le Fonds Sassaka de formation à la vulgarisation en Afrique ;d’où l’appellation en anglais (Safe). Aussi, en 2007,ce fut la création du cycle des techniciens d’agriculture.En 2007, le cycle des techniciens d’agriculture a vu le jour, et en 2011, ce fut la création du cycle de techniciens du Génie rural, a souligné le directeur dudit centre.

En effet, ce Centre couvre actuellement une superficie d’environ 110 ha (TF 165041)<em> </em>qui est un morcellement du TF 1209, dont la superficie était de plus de 1 700 ha. Il a pour missions : la formation initiale des agents techniques d’agriculture,  des techniciens d’agriculture, des techniciens du génie rural et des techniciens spécialisés en vulgarisation agricole ; le recyclage et le perfectionnement des agents du développement  rural; la formation continue des producteurs.

Ses 04 cycles/niveaux de formation sont : (agents techniques d’agriculture et du génie rural, dont le diplôme est le Certificat d’aptitude professionnelle agricole (Capa); techniciens d’agriculture, le diplôme obtenu est le Brevet de technicien d’agriculture (BTA); techniciens du génie rural, le diplôme obtenu est le Brevet de technicien du génie rural (Btgr); techniciens spécialisés en vulgarisation agricole, le diplôme délivré est le Brevet de technicien en vulgarisation agricole (Btva).

Il compte actuellement 26 formateurs dont 14 fonctionnaires/permanents et 12 vacataires/prestataires de service ; 371 élèves, dont 149 femmes/filles (40,16%) et 222 hommes/garçons (59,84%); 6 agents de soutien, dont 1 secrétaire, 1 berger, 2 chauffeurs, 1 tractoriste et 1 gardien.

Les principaux partenaires techniques et financiers externes du Centre sont: Safe (Sassawa african fund for Extenl).

La seconde étape de visite a été celle de l’Icrisat, une organisation à but non lucratif et apolitique, qui fait de la recherche agricole pour le développement en faveur de ces zones en Asie et en Afrique subsaharienne.

En effet, avec ses partenaires, il aide les habitants de ces zones à surmonter la pauvreté, la faim, la malnutrition et la dégradation de l’environnement, grâce à une agriculture meilleure et plus résiliente.

Selon le Directeur régional de l’Afrique de l’Ouestet du Centre, Dr Ramadjila Tabo, Icrisat-Mali, c’est le centre régional de l’Afrique. Il couvre une superficie de 124 hectares et dispose des infrastructures dont des champs et des laboratoires d’expérimentation.

Il a précisé que, de concert avec les institutions de recherche et de développement actives au Mali et dans la région, l’institut mène des activités de recherche afin de mettre au point des technologies améliorées en vue d’accroître la productivité agricole du sorgho, du mil et de l’arachide. Son programme s’articule autour des quatre principaux thèmes : « Amélioration des cultures ; gestion intégrée des cultures ; analyse des systèmes ; et politiques et impact ».

Pour le ministre, ces deux structures sont très importantes et transversales au département en terme d’apport et stratégiques en terme d’appui au niveau du monde paysan.

Par conséquent, il a espéré ne pas continuer à faire des visites sans comprendre l’apport spécifique que ces structures comptent faire au département, et aussi apporter sa contribution pour voir comment aider ces structures à surmonter un certain nombre de difficultés. Avant d’ajouter: « L’apport de l’Icrisat en termes de recherche et de protection du patrimoine génétique semencier doit être appuyé et valorisé, le faire connaître au niveau national, et d’en profiter le maximum avec toutes les autres structures du département ».

Il dira aussi que le souci du département est de préparer la campagne agricole  2021-2022. « Car nous avons des variétés qui sont porteuses, et qui peuvent apporter un plus en terme de productivité pour l’agriculteur et pour l’éleveur ».

Au terme de la visite à Mali-Tracteurs et au machinisme agricole, le ministre Ould Mohamed s’est dit très impressionné par le professionnalisme par lequel l’équipe malienne et indienne de Mali-Tracteurs sont entrain de faire le démontage des tracteurs, les rendre disponibles, et surtout au service après vente.

S’adressant au personnel de la mécanisation agricole, il a déclaré avoir vu des personnes qui se battent avec des moyens presque rudimentaires.  « <em>Si nous voulons la modernisation et la mécanisation des machines agricoles, nous devons donc faire beaucoup plus et mieux avec nos services techniques qui sont spécialisés, et qui se battent pour donner le meilleur d’eux-mêmes pour faire de l’agriculture une mécanisation et de renforcer la production et la politique au niveau de l’agriculture </em>», dira-t-il.

La dernière étape de cette visite fut effectuée au Périmètre maraîcher de Samanko. D’où il  a souligné la nécessité de mettre les services de son département au travail pour rendre l’eau disponible : « C<em>’est un<strong> </strong>programme, et on a un cahier de charges avec ces maraîchers. On va forcément apporter l’eau pour ces maraîchers</em> », a-t-il conclu.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle de 2022 ? Mahmoud Dicko entretient mieux le flou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/presidentielle-de-2022-mahmoud-dicko-entretient-mieux-le-flou-2917557.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 16:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sur les antennes de RFI ce vendredi, la réponse de l’imam Mahmoud a plutôt servi à en rajouter à l’ambigüité au sujet de son éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle.</strong>

«Je n’ai pas d’agenda. Mais si le peuple demandait ma candidature ? Bon, je ne prédis pas l’avenir et je ne répondrai pas à cette question», a déclaré Mahmoud Dicko. Une manière pour lui de se cacher derrière le mot « peuple » pour mieux justifier ses prises de position,  comme il en a l’habitude.

Ces sorties médiatiques répétées de l’Imam dénotent, selon plusieurs observateurs, de sa volonté de vouloir rester en homme incontournable sur la scène politique nationale. Depuis les récentes sorties du coordinateur de la Cmas, Issa Kaou N’Djim, qui laisse planer le doute sur leurs relations, l’imam Dicko est au four et au moulin afin de se faire comprendre.  En prenant le risque de participer pour la première fois à un débat avec plusieurs intervenants, l’imam pensait avoir le meilleur espace pour véhiculer ses intentions.

Aussi, Mahmoud Dicko, en comparant le Mali au Vatican ou au Maroc, oublie qu’il n’y a aucune similitude entre les systèmes et régimes de ces pays. L’ancienne autorité morale du M5-RFP, pour éviter de se faire piéger, n’hésitait pas de changer de casquette. Tantôt il se servait de la casquette religieuse, tantôt il utilisait le mot citoyen ou peuple.

Au cours du débat, l’ancienne autorité morale du M5 a mainte fois voulu porter le costume de démocrate.Chose très aberrante quand on sait combien de fois il a bloqué des réformes institutionnelles au nom de l’Islam.

Ainsi, l’homme qui dit se tromper sur le compte de chaque régime a encore perdu des milliers de sympathisants au nom d’un idéal qui ne convainc guère.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Action gouvernementale :  Le Plan chimérique de Moctar Ouane</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/action-gouvernementale-le-plan-chimerique-de-moctar-ouane-2917554.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 15:52:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Plan d’action présenté par le Premier ministre de transition, Moctar Ouane, au Conseil national de transition (CNT) ce 19 février est trop ambitieux et irréalisable. C’est le constat global fait les analystes politiques.</strong>

A 13 mois de la fin de la transition, les Maliens attendaient beaucoup plus le Premier ministre sur l’organisation des élections générales dans le délai imparti.Ce, afin de permettre au nouveau régime légalement installé de faire face aux grands défis qui se posent à notre pays. Mais, dans son programme d’action présenté au CNT, Moctar Ouane se croit dans un régime normal.

Dans son intervention, le Premier ministre indique que l’esprit, la lettre de la Charte et de la feuille de route sont les instruments dontil se servira dans son Plan pour matérialiser les orientations du Président de la Transition, Ba N’Daw.

Ce Plan, tenez-vous bien,  comporte 6 axes déclinés en 23 objectifs, adossés à 275 actions à évaluer à travers 291 indicateurs.

A analyser de près ce gouvernement qui a du mal à atteindre sa vitesse de croisière après cinq mois d’exercice, l’espoir n’est pas au rendez-vous pour réaliser ce Plan. Car, le Premier ministre Ouane n’a ni le temps nécessaire ni les ressources humaines et financières nécessaires pour  atteindre ces objectifs qu’il décline comme suit : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; la promotion de la bonne gouvernance ; la refonte du système éducatif ; les réformes politiques et institutionnelles ; l’adoption d'un pacte de stabilité sociale et l’organisation des élections générales.

<strong>Renforcement  de la sécurité sur l’ensemble du territoire</strong>

S’agissant du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, le Chef du gouvernement dit prioriser quatre actions. Il s’agit de diligenter la relecture, l’appropriation et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger;  accélérer le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des combattants dans le Nord et le Centre du pays.

Procéder à la dissolution effective de toutes les milices d’auto-défense et redéployer les forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national.

En vue de matérialiser le souhait populaire de la relecture de l’Accord, il est prévu d’organiser des concertations avec les parties prenantes sur la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali; organiser de débats, production et diffusion de magazines et de microprogrammes sur l’Accord et le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants ;  de financer des projets éligibles sur les ressources disponibles du Fonds de développement durable (FDD).

<strong>Désarmement, démobilisation et de réinsertion des combattants</strong>

A ce sujet, nul besoin d’être un expert en sciences politiques pour imaginer le temps que prendront ces nouvelles concertations.

Pour le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des combattants dans le Nord et le Centre du pays, le gouvernement entend  poursuivre le rappel des ex-combattants déserteurs des rangs des FAMa; achever  l’intégration et la formation de 5325 combattants restants;          intégrer  6350 ex-combattants dans les forces paramilitaires et dans la Fonction publique; financer 3000 emplois jeunes.

A ce sujet, le scepticisme domine l’opinion publique. Car l’Etat a passé plus de cinq ans à rappeler sans succès des rebelles déserteurs des rangs de l’armée régulière. Ce ne sera pas facile de l’obtenir comme par coup de baguette magique.

S’agissant du redéploiement des forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national, les mesures suivantes sont envisagées : le renforcement des capacités opérationnelles des FAMa à travers l’augmentation des effectifs de 25 000 nouvelles recrues ;             la construction de 42 postes de sécurité ; l’acquisition de matériels et d’équipements militaires et la formation d’unités organiques.

Après cette annonce, le gouvernement se montre rationnel sur ce chapitre. Car, il reconnait que le redéploiement de nos forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national est une tâche ardue, mais pas impossible.

<strong> Promotion de la bonne gouvernance</strong>

En ce qui concerne la promotion de la bonne gouvernance, c’est du déjà entendu.

Dans son catalogue de bonnes intentions, le Premier ministre ambitionne de: accentuer la lutte contre la corruption,  rationaliser les dépenses publiques en réduisant le train de vie de l’État ; auditer la gestion des fonds alloués aux secteurs de la sécurité, de la défense et de la justice dans le cadre des lois d’orientation et de programmation.

Ce beau discours ne fait pas foi auprès de l’opinion publique dans la mesure où des structures de contrôle créées à cet effet par les autorités légales et légitimes n’ont servi à rien pour le moment.

L’axe 3 de la théorie du gouvernement relatif à larefonte du système éducatif est aussi utopique que les autres. Car, l’Etat n’est pas à son premier essaie de moratoire avec les partenaires sociaux de l’éducation. Quant à larefonte du système éducatifà laquelle on fait allusion, ce n’est pas en un laps de temps qu’on peut obtenir une école performante.

<strong>Réformes  politiques et institutionnelles</strong>

Au sujet des réformes politiques et institutionnelles, le gouvernement entend les réaliser à travers 4 actions prioritaires: le parachèvement du processus de réorganisation territoriale ; la réforme du système électoral en prenant en compte les Maliens établis à l’extérieur ; l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle constitution ; ainsi que la poursuite du chantier de la régionalisation. La réalisation  de ce point est un mirage. Car, les  réformes politiques et institutionnelles, positionnées à l’axe quatre malgré son indispensabilité dans le processus actuel prouve le manque de sérieux du document présenté au CNT.

Les priorités déclinées pour sa mise en œuvre sont difficilement tenables dans le délai imparti à la transition. Car l’Histoire a démontré au Mali que ce n’est pas en un an qu’on peut élaborer une nouvelle constitution dans un contexte politique très tendu<strong>. </strong>

<strong>L’adoption d'un pacte de stabilité sociale</strong>

A ce sujet, l’équipe Ouaneprévoit d’organiser une conférence sociale et engager le débat sur les questions de société comme le rôle des autorités coutumières et religieuses, la question de la pratique de l’esclavage ainsi que le statut de la femme ;relancer le dialogue avec les groupes radicaux maliens ;engager le dialogue entre les communautés et acteurs locaux en conflit ;créer les conditions favorisant le retour des déplacés et réfugiés et accélérer le processus d’indemnisation des victimes depuis 1960.

Il parle d’indemnisation des victimes depuis 1960. Ce qui amènera à se poser la question relative au temps qu’il faudra pour identifier toutes les victimes avant de procéder à leur indemnisation.  A moins que l’actuel gouvernement n’ait une notion de temps différente de celle universelle. Sinon, il n’a ni l’étoffe, ni le temps, ni les moyens, encore moins les compétences pour prétendre mettre en œuvre tous ces chantiers susmentionnés.

<strong> Organisation des élections générales</strong>

Pour les élections générales, le gouvernement entend élaborer un chronogramme pour les futures échéances électorales ; organiser les opérations référendaires et les élections générales.

A quelques encablures d’avril 2022, date fixée pour la tenue des élections générales, le gouvernement est encore au stade d’élaboration de chronogramme. La  faisabilité desdites élections  demeure une problématique à prendre au sérieux. Car, après la dissolution de la Ceni, il est question de la création d’un organe unique chargé des élections. En un mot, nous sommes au point mort.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réformes politiques et transitionnelles au Mali : L’ancienne majorité présidentielle se prononce</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reformes-politiques-et-transitionnelles-au-mali-lancienne-majorite-presidentielle-se-prononce-2916653.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/reformes-politiques-et-transitionnelles-au-mali-lancienne-majorite-presidentielle-se-prononce-2916653.html</guid>
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<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 15:58:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’alliance Ensemble Pour le Mali (EPM) a organisé, ce samedi 13 février 2021, une journée de réflexion sur le processus de la transition. Cette rencontre a été l’occasion pour les responsables de ce regroupement politique de clarifier leur position sur les réformes politiques au Mali. </strong>

Dès l’entame de cette rencontre, le président de l’EPM, Bocari Tréta, a souligné que le regroupement « Ensemble Pour le Mali (EPM) » a décidé d'organiser cette journée de réflexion en vue d'apporter sa contribution à la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles, indispensables à la bonne organisation des élections transparentes.

À l’en croire,le besoin d'améliorer le cadre juridique et institutionnel de la troisième République et plus concrètement des élections au Mali s'est fait sentir dès la fin de la première mandature du Président Alpha Oumar Konaré (1992-1997).En témoignent les tentatives de révision de la Constitution en 2001, 2011 et 2017. Plus récemment encore, la thématique « Réformes politiques et institutionnelles » a été au centre des débats du Dialogue national inclusif, tenu du 14 au 22 décembre 2019.

Toujours dans son allocution, DrTréta a affirmé que le 18 août 2020, le Comiténational pour le salut du peuple (Cnsp), en annonçant sa décision de prendre toutes ses responsabilités d'assurer la continuité de l'Etat, venait de confirmer qu'un coup d'Etat était intervenu au Mali. Toutefois, la Constitution du 25 février 1992 n'a pas été suspendue. Il s'est créé dès lors un vide institutionnel concernant les trois principales institutions constitutionnelles du Mali, notamment le Président de la République, le Gouvernement et l'Assemblée nationale ; mais pas de vide constitutionnel. Une période de transition politique et civile en a été ouverte par le décret 2020- 0072/PT- RM du 1er octobre 2020 portant promulgation de la Charte de la transition et l'annexe au décret 2020- 0072/PT- RMportant promulgation de la Charte de la transition, dira Bocari Tréta.

« L'article 2 du chapitre II de la Charte de la Transition consacre les missions de la transition du Mali qui sont entre autres : le lancement des chantiers des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives; et l'organisation des élections générales », a souligné Bocari Tréta. Mieux, la feuille de route de la transition adoptée par la concertation nationale des forces vives de la nation, organisées les 10, 11 et 12 septembre 2020, prévoit, dit-il, dans son axe 4 relatives aux réformes politiques et institutionnelles, les actions ci-après : parachever le processus de réorganisation territoriale; reformer le système électoral en prenant en compte les Maliens établis à l'extérieur; élaborer et adopter une nouvelle constitution.

Aussi, Bocari Trétaa ajouté que la même feuille de route, dans axe 6 se rapportant à l’«organisation des élections générales », prévoit l’élaborationd’un chronogramme pour les futures échéances électorales; l’organisation les opérations référendaires et les élections générales. Toujours selon le président de l’EPM, le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), ministère de tutelle des partis politiques, a organisé l'atelier des 25, 26 et 27 janvier 2021 pour lancer le processus de la révision de la Constitution du 25 février 1992  ainsi que la relecture des textes qui régissent les élections au Mali.

À l’en croire, les participants dudit atelier, dont les représentants des partis, ont produit un rapport final de l'atelier de relecture des textes de lois sur le cadre juridique des élections au Mali. Celui-ci contient des propositions et recommandations pertinentes, relatives à chacun des documents soumis à leur examen. « Il estattendu de chacune et de chacun de prêter une oreille très attentive à l'endroit de nos éminents présentateurs des thèmes qui viennent d'être déclinés par le Directeur scientifique de l'atelier.Je voudrais vous demander d'être constructifs dans les débats en ayant souci de la concision et la clarté. N'oublions jamais que l'objectif général du présent atelier est de nous emmener à faire de meilleurs choix et formuler des positions et points de vue clairs, harmonisés et partagés sur l'ensemble des points qui ont fait l'objet d'examen lors de l'atelier de relecture des lois du cadre juridique des élections au Mali, voire même au-delà. Compte tenu de tout ce qui précède, notre regroupement, l'Alliance "Ensemble Pour le Mali" doit œuvrer par tous les moyens légaux pour faire partager la position que la mission essentielle de la transition du Mali est de créer les conditions pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel normal; réaliser la révision de la Constitution; la relecture de la loi électorale, la loi organique et la charte des partis politiques; organiser des élections générales propres, transparentes, inclusives et crédibles conformément aux normes et standards internationaux», a indiqué M.Tréta.

À l’en croire, la réussite des prochaines élections générales nécessite le retour de la confiance entre les acteurs du processus électoral malien; la recherche de l'inclusivité et du consensus politique autour du processus et le respect strict de la durée de la transition. A cet effet, dit-il, leur regroupement note avec une certaine satisfaction la réactualisation par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation du cadre de concertation nationale Matd-partis politiques-société civile et mouvements signataires.

« Toutefois, nous demandons que son fonctionnement soit profondément amélioré. Aussi, nous réjouissons-nous de la première véritable concertation de la classe politique malienne par monsieur Moctar Ouane, Premier ministre de la transition, chef du Gouvernement, le mercredi 10 février 2021 au Cicb, autour des réformes politiques et institutionnelles. Nous saluons son engagement à ‘’mettre au point (avec la classe politique) des mécanismes aptes à répondre aux urgences et surtout à préparer l'avenir’’ », a déclaré Bocari Tréta.

À cet effet, il dira que l’alliance “Ensemble Pour le Mali” exprime toute sa disponibilité pour contribuer à la conception des mécanismes annoncés ci-haut. Il alancé un appel à tous les partis et regroupements politiques à une grande concertation interpartis sur les réformes politiques et institutionnelles, à savoir la révision de la Constitution du 25 février 1992 ; les modalités de création, d'organisation et de fonctionnement de l'organe unique de gestion des élection; le mode de scrutin aux élections législatives de 2022; le mode d'inscription sur les listes électorales; la circonscription électorale de référence aux élections législatives 2022, et la question de la rationalisation du nombre des partis politiques au Mali.

Quant à Adama Tiémoko Diarra, directeur scientifique de cette journée, il a souligné que la présente rencontre doit permettre de traiter tous les points d’ambiguïté,afin d’entamer les réformes politiques. À l’en croire, nous sommes à 5 mois de parcours de cette transition. Il dira  aussi que cet atelier est le résultat de réflexion sur les réformes politiques du pays.

Le représentant résidant de NDI au Mali, Badié Hima, dira pour sa part que ça fait une année que l’alliance EPM se prépare pour se conformer aux différentes réformes. « Je salue la pertinence des sujets de cette journée qui sont d’actualité. De l’ensemble des sujets qui seront débattus, le NDI avait déjà entrepris des démarches auprès des départements concernés pour appuyer les réformes. Et nous, au sein du NDI, nous ne pouvons que remercier l’alliance pour l’anticipation et la consolidation de la démocratie malienne», a affirmé M. Hima.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Entretien routier :  Le péage, une arme indispensable pour le combat</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/entretien-routier-le-peage-une-arme-indispensable-pour-le-combat-2916650.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 15:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le pays est en guerre. Ça, personne ne le nie. Dans une telle conjoncture économique, où l’urgence le dispute à la rareté des ressources pour un Etat, pris à la gorge par des dépenses publiques, le paiement de la redevance  péage devrait être perçu comme un acte patriotique. En somme, comme une participation citoyenne à "l’effort de guerre". Ce, dans le but de réhabiliter les infrastructures routières, vitales pour le désenclavement d’un pays continental comme le Mali.</strong>

&nbsp;

Après trois reports en un seul mois, la nouvelle date d'entrée en vigueur de l’arrêté interministériel n°08-1390/MF-MET-Matcl-Msipc du 14 mai 2008, instituant en République du Mali le paiement par passage de la redevance péage, est fixée au mercredi 17 février 2021. C’est du moins ce que le département de tutelle annonce après la vague de contestation qui a agité le secteur des transporteurs, il y a quelques jours.

L’état de dégradation très avancé de nos routes bitumées nationales, régionales et communales n’est plus à discuter. Voilà une situation désastreuse, indiquent des spécialistes, qui provoque plus de 80% des accidents de la circulation.

Au Mali comme ailleurs dans le monde, un tel fléau ne pas être  une fatalité. De surcroit, aucun Etat moderne ne doit être condamné à vivre ce désastre, dans la mesure où l’application correcte des  lois nationales et internationales constitue des remèdes à pareille déconvenue.

Longtemps buté à des obstacles dans l’application de cet arrêté interministériel, le ministère des Transports et des Infrastructures a pourtant privilégié le dialogue et la sensibilisation dans la mesure du possible en vue, dit-on, d’entretenir et de maintenir les routes, là où elles sont, en bon état. A cette logique de modernisation des infrastructures routières, découle d’une autre exigence économique, celle de favoriser la productivité et l’attractivité du  pays dans ses rapports commerciaux avec les autres.

C’est justement dans ce cadre que l’article 3 de l’arrêté interministériel n°08-1390/MF-MET-Matcl-Msipc du 14 mai 2008 conserve tout son sens. Il énonce que le concessionnaire va dorénavant percevoir un droit obligatoire sur chaque passage de véhicule à quatre roues ou plus. On le voit bien, il s’agit de « chaque passage » et non « par jour », comme tentent de le faire croire certaines pratiques.

Ainsi, le montant du droit de passage est fixé comme suit : 500 F CFA pour un véhicule léger d’une hauteur inférieure à 2,55 m ; 1000 F CFA pour tout véhicule admis au transport public de plus de 15 personnes payantes ; 500 F CFA par essieu pour tout véhicule poids lourd ou d’une hauteur supérieure ou égale à 2,55 m.

Autre fait important : le  paiement par passage de la redevance péage est une pratique universelle, en cours notamment dans les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

En fait, seul le Mali était à la traine de cette tendance. Une situation qui ne s’explique pas dans un Etat comme le nôtre, pris en tenaille par les difficultés de toutes sortes. A voir sous cet angle, le citoyen lambda, prompt à l’investissement humain pour le pays, doit s’imposer cette règle première, celle du paiement par passage de la redevance péage.

A défaut d’un réveil citoyen, souhaité et voulu, les autorités doivent s’assumer en prenant toutes leurs responsabilités en la matière. Et pour cause ?L’Etat, sous le poids de nombreuses contraintes économiques, confronté qu’il est aux nombreuses urgences liées à son développement, n’a plus les moyens de faire face, à lui seul, aux énormes charges de l’entretien routier.

A l’évidence, chaque année, selon les statistiques officielles, l’Etat continue de consentir des efforts importants en matière d’entretien et de renforcement des infrastructures routières. De ce fait, des centaines de millions, voire des dizaines de milliards de nos francs, sont engloutis pour la modernisation de ces infrastructures.

Malgré tout, les citoyens, d’une manière générale, non satisfaits de l’existant, ne cessent de réclamer des routes bien faites et bien entretenues. Mais, le plus souvent, ils n’imaginent pas les efforts colossaux déployés pour y parvenir, en dépit d’un contexte difficile, où tout est urgence.

En matière d’épanouissement humain, auquel est dédié l’Etat, nul ne peut contester le bien-fondé de la demande sociale en matière d’infrastructures et d’équipements. D’où l’engagement des autorités nationales à prendre, depuis près de 13 ans, l’arrêté interministériel n°08-1390/MF-MET-Matcl-Msipc, instituant le paiement par passage de la redevance péage.

Une décision du reste conforme à une directive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), qui voit en cela, selon les services de communication du ministère desTransports et des Infrastructures, des mécanismes susceptibles de rallonger la durée de vie des routes dans cet espace sous-régional.

<strong>"La route, un facteur incontournable pour le développement"</strong>

Il faut le dire clairement, c’est depuis 2008 que lepaiement par passage de la redevance péage a été institué. A cette époque, sa mise en application avait provoqué un grand tollé au sein des transporteurs, lesquels n’avaient pas hésité de demander un report. Pour ainsi apaiser le climat, le gouvernement a décidé de reporter l'échéance.

Il y a juste une année, précisément en février 2020, face au manque de ressources financières pour faire face au coût de plus en plus élevé de l'entretien routier, le gouvernement avait autorisé l’application intégrale de la mesure, à travers une communication écrite,  prise en conseil de ministres du 19 février 2020.

Aussitôt, l'Autorité routière (AR), chargée de la mise en œuvre de la mesure, a mené une campagne de communication et de sensibilisation sur le sujet. La décision d'application sera toutefoisajournée.

Avec l’avènement de la transition,  en fin décembre 2020,  le gouvernement de Transition a autorisé le ministère des Transports et des Infrastructures à appliquer le paiement par passage de la redevance péage. Animés de bon sens, les responsables départementaux ont procédé à une campagne de sensibilisation sur la mesure, à travers des sketches et annonces dans la perspective d’une meilleure appréhension de la mesure par les populations. Là aussi, il y a eu des manipulations ourdies pour saborder l’initiative.

Trois tentatives pour l’effectivité de la mesure, à savoir le 11 janvier, le 25 janvier 2021, et récemment le 1er février 2021, ont échoué. Desdifférents reports qui prouvent la détermination des autorités de la Transition à apaiser le climat social, à privilégier le dialogue social pour une meilleure adhésion des populations à la mesure.

Au-delà de la pertinence et de la souplesse de la législation nationale en la matière,  le péage, nous apprend Wikipédia, est un droit que l'on doit acquitter pour franchir un passage ou emprunter un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouvrage_d%27art">ouvrage d'art</a>. Il s'applique aux personnes, aux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9hicule_(transport_physique)">véhicules</a> ou aux marchandises transportées. Le terme désigne aussi dans le langage courant le poste de péage (ou barrière de péage), dans lequel ce droit est perçu.

A l'origine, ça ne concernait qu'un "passage à pied". Actuellement, mais déjà très tôt, avant le 12e siècle, il a été associé à l'idée de droit de passage payant, quel que soit le moyen de transport ; il peut s'appliquer aux personnes, aux animaux, aux marchandises ou aux véhicules. Les termes « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Octroi">octroi</a> et barrière de péage » sont aussi usités.

Dans la sous-région, le péage est devenu un véritable facteur de développement et de promotion des routes.  Le Sénégal est devenu un cas d’école qui mérite de retenir l’attention des usagers  et même des autorités.

Selon des sources bien introduites, l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, au Sénégal, s’avère présentement un projet fondamental pour le développement de la région de Dakar qui concentre 80% de l’activité économique du pays et 25 % de sa population.

L’autoroute reliant Dakar à Diamniadio permet aujourd’hui à deux millions de Sénégalais, vivant à Dakar et dans les villes environnantes, de bénéficier d’avantages sociaux et économiques importants.

Les temps de déplacement entre la capitale et les centres urbains environnants sont fortement réduits et l’accès aux services essentiels, comme la santé et l’éducation, est facilité.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Augmentation du prix de la viande :  Le gouvernement et les bouchers en négociation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/augmentation-du-prix-de-la-viande-le-gouvernement-et-les-bouchers-en-negociation-2916648.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 15:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A cause d’une situation conjoncturelle, le prix du kg de la viande a connu une légère augmentation la semaine dernière sur le marché national. Pour atténuer la souffrance des consommateurs à travers la stabilisation des prix, le gouvernement a ouvert des négociations avec les responsables de la filière bétail viande.</strong>

En ce mois de février, le prix de viande a connu une augmentation par rapport à la même période de l’année écoulée, selon les statistiques des services techniques du ministère du Commerce. Mais le gouvernement n’entend pas laisser cette situation perdurer ; d’où son engagement à échanger avec les acteurs clés, en vue de diligenter  une solution.

Selon les services techniques de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (Dgcc), à travers le pays, le kilogramme de la viande avec os est vendu entre 2 000 et 2 500 FCFA, soit un prix moyen de 2 078 FCFA/kg. Ce prix moyen a augmenté par rapport à l’année dernière à la même période (2 064 FCFA/kg).

À Bamako, constate-t-on, des  fluctuations du prix du kilogramme de 2 200 à 2 300 Kg voire 2 400 FCFA ont été observées par endroits.

A en croire les mêmes sources, ce phénomène s’explique par les facteurs ci-après :la  baisse de l'approvisionnement des marchés urbains en bétail de boucherie. L’insécurité au centre du pays, qui complique la transhumance des animaux vers les centres urbains de consommation. En conséquence, l’offre de bétail est passée de 2 700 têtes le mois dernier à 1 490 têtes, provoquant aussi la cherté du prix du bétail avec une moyenne de 325 000FCFA la tête à 335 000 FCFA.

A ces facteurs, s’ajoutele renchérissement du prix de l'aliment bétail, dérivé de la graine de coton dont la pénurie a déjà été signalée. Le prix moyen du sac de 50 kg est de 8 451 FCFA, en hausse de 13% par rapport à son niveau de l’année passée à la même période ; l'exportation des animaux sur pied vers les pays voisins à forte demande et à des prix attractifs. Le nombre de bovins exportés pendant ce mois est estimé à 18 547 têtes contre 10 520 têtes le mois précédent, soit une hausse de 76%, rapporte la Direction nationale de la production industrielle et animale  (Dnpia).

Face à des difficultés d'acquérir les animaux de boucherie à des prix raisonnables, apprend-on,  les syndicats des boulangers de Bamako, de Kati et de Sikasso ont saisi les structures de la Dgcc dans la perspective d'augmenter les prix du kilogramme de la viande bovine avec os.

Des négociations ont été ouvertes en rapport avec les structures de la Dnpia, notamment à Sikasso, en vue de parvenir à un accord avec les représentants de cette corporation.

Ces négociations doivent se poursuivre à Bamako et à Kati, sous l’égide du département en charge de l'Elevage qui assure la tutelle du secteur à travers la Dnpia.

<strong>Des efforts consentis, des solutions préconisées</strong>

Faut-il le souligner, pour prévenir cette situation, le Gouvernement a consenti une exonération de la TVA à l'achat et à l'importation de la graine de coton. Cependant, la pénurie de la graine de coton à l'issue de la campagne cotonnière 2019-2020 de la Cmdt risque d'annihiler ces efforts de stabilisation du prix du tourteau de coton et par ricochet, celui de la viande.

Qu’à cela ne tienne, le gouvernement, à travers ses services techniques, est en train de développer des mécanismes visant à trouver une solution rapide à la flambée du prix de la viande.

Ainsi, pour renforcer l’offre de bétail sur le marché, la Dgcc envisage de prendre des mesures suivantes :la suspension temporaire de la délivrance des intentions d’exportation de bétail sur pied et du tourteau ; le contrôle des exportations de bétail à travers des patrouilles mixtes avec d'autres services au niveau des points de sortie du territoire national.

Par ailleurs, des dispositions doivent être prises pour sécuriser le trajet des marchands de bétail vers les villes de consommation.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dialogue politique : Moctar Ouane réussit son grand oral</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/dialogue-politique-moctar-ouane-reussit-son-grand-oral-2916642.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 15:50:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La première sortie du Premier ministre, Moctar Ouane, devant les représentants de la classe politique le 10 février a été saluée. Le chef du gouvernement qui disait faire « honneur à la démocratie, celle qui se nourrit de dialogue et se fortifie dans la concertation », avait attendu longtemps pour prendre langue avec ceux qui sont considérés comme les acteurs clés de la République. La Cedeao qui a demandé et obtenu l’élargissement du dialogue à tous peut désormais compter sur le chef du gouvernement.</strong>

La sortie de Moctar Ouane s’annonçait comme un test de sa capacité à mobiliser la classe politique, au moment où une cabale est orchestrée contre lui. « Aujourd’hui, par cette rencontre, nous réaffirmons notre engagement collectif à relever les défis qui assaillent le Mali, notre navire commun, héritage légué par nos illustres devanciers », a-t- il laissé entendre. Le Premier ministre a indiqué que sa conviction demeure que la classe politique a un rôle de premier plan dans la promotion de la jeune démocratie et une place centrale dans les réformes politiques et institutionnelles que le pays attend avec impatience.

Pour lui, les réformes politiques et institutionnelles ne sont pas le fait d’un effet de mode, mais une nécessité en raison de l’obsolescence des pratiques de tous les jours de la démocratie, dans les services rendus aux usagers ainsi que dans l’inadéquation entre les actes et les espérances de concitoyens.  Ouane est convaincu qu’il n’est point besoin d’être grand clerc pour constater les limites objectives des textes qui nous gouvernent, ainsi que les menaces qui pèsent sur les vertus qui guidaient nos relations sociales et nous valaient admiration et respect au-delà des mers et des océans.

Au moment où des acteurs de la société civile et de la scène politique s’organisent pour faire échec à l’application de l’accord d’Alger, le Premier ministre pose des questions. « Qu’est-ce qui n’a pas marché pour que nous en soyons là ? Que faire aujourd’hui pour que tout aille mieux ? Que faut-il surtout faire pour que les générations montantes soient, comme nous le fûmes, fières de l’héritage et puissent mettre en accord le souhaitable et le possible ?»

Moctar Ouane a souhaité approfondir de telles interrogations et leur trouver des réponses dans les semaines et mois à venir avec les acteurs politiques. Pour cela, il veut mettre au point avec des mécanismes aptes à répondre aux urgences mais surtout à préparer l’avenir. En somme, il a brillamment passé le grand oral, il lui reste l’examen de passage.« Aujourd’hui, de plus en plus, l’horizon se dégage. La Transition a achevé son architecture institutionnelle avec l’installation du Conseil national de la transition (CNT), organe devant lequel je vais présenter, le 19 février 2021, le Plan d’action du gouvernement de la transition (Pagt), conformément aux dispositions pertinentes de la Charte de la Transition », a-t- il estimé.

Mais ce qu’il faut maintenant, selon le Premier ministre, c’est accélérer la cadence pour hisser le pays à la hauteur des espérances du peuple aux niveaux sécuritaire, sanitaire, politique, économique et social. Dans cette quête de mieux-être, personne ne sera laissé sur le quai car tous les acteurs ont une contribution à apporter à la réussite de la Transition. Une transition réussie signifie un climat politique apaisé, un environnement social serein, une économie qui se développe et un pays qui gagne.

<strong>Madou COULOU</strong>

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<title>Kidal :  Les esprits de l’Ifoghas s’apaisent</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-esprits-de-lifoghas-sapaisent-2916643.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 15:47:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La ville de Kidal, dans l’extrême est du Mali, est devenue la plaque tournante des activités officielles depuis quelques semaines. Après la visite de plusieurs ministres de la République, c’est le tour du Comité de suivi de l’Accord d’Alger de siéger dans la cité qui était interdite aux membres du gouvernement pendant près de 7 ans. On est loin de l’époque où l’ancien Premier ministre Moussa Mara faisait sa visite endeuillée dans la ville, en 2014.</strong>

&nbsp;

Depuis cette date, les choses ont lentement évolué entre les groupes armés dirigeant la ville de Kidal et l’Etat central. Au fil des ans, l’animosité des leaders indépendantistes envers le Mali s’est étiolée. Les habitants de la cité eux-mêmes sont fatigués de vivre en autarcie, et les soutiens internationaux de la cause touarègue savent que les vrais maîtres du désert sont les djihadistes qui n’ont rien à foutre de la scission d’un si vaste territoire.

Au fils des ans, le clivage ethnique qui sous-tendait le brasier entre Ifoghas et Imghad s’est réduit considérablement. Le Gatia ne compte plus conquérir la ville par la force, mieux El Hadj Gamou et les siens sont libres de vadrouiller dans la ville. Les attaques terroristes sont devenues moins fréquentes, et les manifestations de femmes et enfants téléguidés par les groupes armés ont quasiment disparu.

Néanmoins, Kidal reste comme une femme fatale, consciente de son charme et de ses atouts physiques. Plus récemment, elle a provoqué ses prétendants à travers un communiqué annonçant la création de deux zones militaires dans le Gourma par la Coordination des mouvements de l’Azawad(CMA). Loin d’être un acte belliqueux, il s’agit d’une déclaration d’amour, selon les responsables de la CMA qui disent agirent par affection pour les populations victimes d’exactions.

Mais la volonté expansionniste de la CMA ne passe pas du tout auprès des Maliens, notamment certaines communautés du nord. Pour la majorité des ressortissants des régions nordistes, il est hors de question qu’un groupe armé nourri et blanchi à Kidal aille foutre la pagaille dans le Gourma qui souffre déjà trop de l’insécurité. Oser sortir de la cité des Ifoghas pour s’implanter dans d’autres localités est une stratégie militaire qui ne plait pas aussi au gouvernement dont la réaction tardive a permis de comprendre que la CMA a agi en solo dans ce dossier.

Tout compte fait, les esprits de l’Ifoghas se sont apaisés ces derniers mois, sinon depuis 2020, où pour la première fois les irrédentistes Touaregs ont accepté le principe d’une révision partielle de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali. A la faveur du Dialogue national inclusif à Bamako en décembre 2019, les délégués de Kidal ont affirmé pleinement leur appartenance au Mali un et indivisible. L’un des tenants de ce discours, Mossa Ag Attaher, est actuellement le ministre de la Jeunesse et des Sports.

Plusieurs autres ressortissants de la ville de Kidal sont dans le gouvernement, comme Alhamoudou Ag Iliyène, ministre des Maliens établis à l’extérieur. Cet ancien gouverneur de la cité des Ifoghas sous le président ATT n’est pas un inconnu dans le milieu touareg de Kidal. Si les ministres et les délégations officielles ont repris le chemin de Kidal, c’est sans nul doute à cause de cette ouverture des portes du gouvernement aux enfants de la zone qui demeure une plaie pour la République.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Emploi et formation professionnelle :   Une conférence en vue pour mettre la diaspora à contribution</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/emploi-et-formation-professionnelle-une-conference-en-vue-pour-mettre-la-diaspora-a-contribution-2916641.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 01:43:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le secrétaire général du département de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Drissa Guindo, et celui des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Dr Tangara Néma Guindo, ont co-animé, mardi dernier, un point-presse sur l’organisation de la conférence de haut niveau pour la mobilisation des compétences de la diaspora pour l’emploi au Mali. Ladite rencontre est prévue les 15 et 16 février 2021. Dans la salle de conférence du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.</em></strong>

Le Gouvernement du Mali, à travers les ministères de l’Emploi et de la Formation professionnelle ; des Maliens de l’extérieur et celui de l’Intégration africaine, et le Système des Nations Unies ont conjointement organisé, du 15 au 16 février, une  conférence  de haut niveau  pour  la mobilisation des compétences de la diaspora malienne pour l’emploi au Mali.

Selon les statistiques, le nombre de Maliens vivant à l’étranger est estimé à 6 millions de personnes, dont plus des 2/3 résident en Afrique. La migration est pour le Mali à la fois une opportunité et un défi.

Aussi, la Banque mondiale a estimé dans son étude sur les migrations et le développement en Afrique que le Mali occupe la 10<sup>ème</sup> place dans le classement des pays africains qui ont reçu le plus d'argent de leur diaspora en 2017.

C’est dans ce cadre que les autorités maliennes ont choisi comme thème  de cette conférence : « Mobilisation des compétences de la diaspora pour l’emploi au Mali ».

Devant les hommes de médias, la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Dr Tangara Néma Guindo, a rappelé que la migration est l’une des trames importantes de la population malienne, depuis le temps des grands empires. Elle est aussi considérée comme une stratégie de lutte contre la pauvreté et un facteur  d’enrichissement culturel. Aujourd’hui, dira-t-elle, elle est devenue l’un des défis majeurs  pour tous les Etats.

« Ainsi, le contexte actuel est caractérisé par le nombre de drame de la migration irrégulière par des morts par milliers, annuellement, sur les routes migratoires, un cas de traumatisme et de violation des droits de l’Homme. Cette situation nécessite la prise en charge sociale importante  de l’Etat et de ses partenaires en faveur de nos jeunes candidats.D’où l’initiative du programme de mobiliser les compétences  de la diaspora pour l’employabilité de nos jeunes », a indiqué la secrétaire générale.

Elle dira aussi que le rôle de la diaspora malienne dans le processus de développement du Mali n’est plus à démontrer, avec  son apport qui se présente sous deux principales formes: l’apport financier, l’apport technique et même intellectuel.

« Pour ce programme précis,  nous nous intéresserons  au second volet, qui est  l’apport technique et intellectuel de la diaspora. Il convient de signaler que nous allons nous inspirer  de la  réussite du programme Tockten qui est en cours depuis 1998.Le nouveau programme prévu sur une durée de cinq (5) ans est une initiative innovante à impact rapide  pour  le transfert de la compétence  et d’expertise de la diaspora  dans tous les domaines pour répondre aux besoins de  formation  et l’employabilité des jeunes », a-t-elle déclaré.

Pour terminer, elle dira que cette conférence de haut niveau vise à l’amélioration  de la contribution de la diaspora au développement du Mali à travers l’employabilité dans les secteurs prioritaires retenus.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>UNTM&#45;Gouvernement :  Accord après plusieurs mois de tensions</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/untm-gouvernement-accord-apres-plusieurs-mois-de-tensions-2915574.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 15:38:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travailleurs du Mali affiliés à la centrale syndicale Untm ont signé un accord avec le gouvernement et le patronat dans la journée du 5 février 2021. Les parties signataires viennent ainsi de mettre fin à un bras de fer qui a tenu en haleine toute la République. Yacouba Katilé, le secrétaire général de l’Untm, et Harouna Toureh, le ministre de la Fonction publique,enterrent par la même occasion la hache de guerre. </strong>

L’accord est intervenu quelques jours après une circulaire dans laquelle les syndicalistes expliquaient les raisons de cette tension. Le document s’attaquait au ministre de la Fonction publique qui refusait de signer deux fois le mémorandum d’entente entre l’Untm et le gouvernement. Avant que les choses ne se gâtent, Katilé a expliqué que, du 21 décembre 2020 au 21 janvier 2021, des rencontres ont eu lieu tantôt avec le ministre du Travail et de la Fonction publique seul, tantôt avec certains de ses collègues dont le ministre de l’Economie et des Finances en particulier<strong>.</strong>

Les négociateurs étaient parvenus à des accords qui ont été validés sous réserves que les observations de la plénière de validation soient intégrées au texte final. Les rapporteurs devaient y travailler en respectant les réserves formulées. Tout se passait bien jusque-là, selon le secrétaire général de l’Untm.Mais la partie gouvernementale, pressée pour assister à une rencontre avec le Premier ministre, avait procédé à la signature d’un procès-verbal dit de conciliation remis par le rapporteur gouvernemental.

Katilé estimait que les rapporteurs de l’Untm et du Patronat n’ont pas participé à l’ultime changement apporté au texte. Il a indiqué que  rien ne permettait de l’attester car des changements de formulation de délais et des absences de dates précises ont rendu le texte méconnaissable à des négociateurs.L’Untm a exigé, suite à une rencontre entre le Premier ministre et le secrétaire général de l’Untm, d’intégrer ses remarques. On ne sait pas tout ce qui s’est passé dans le « bureau » de Moctar Ouane, mais les lignes n’ont pas bougé, selon l’Untm.

La partie gouvernementale conduite par le ministre du Travail et de la Fonction publique a refusé de signer quoi que ce soit. Et Katilé de poursuivre : « Selon les informations, cela serait une humiliation pour lui qui a déjà apposé sa signature au bas du texte altéré par des changements. Même si le Cnom et les conciliateurs aussi l’avaient fait, tous reconnaissaient avoir fait confiance aux rapporteurs et n’avaient pas vérifié si toutes les observations avaient été prises en compte.Ce sont ces changements inappropriés, garantissant pas aux travailleurs la mise en œuvre correcte des accords, qui ont finalement motivé le refus de signature de notre centrale ».

L’accord intervenu le 5 février est sûrement le résultat des bons offices qui œuvraient à faire entendre raison à la partie gouvernementale.La grève dure que prévoyait Katilé n’aura donc pas lieu.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Manifestation pour la refondation du Mali :  L’Imam Dicko en a&#45;t&#45;il marre du jeu des militaires ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manifestation-pour-la-refondation-du-mali-limam-dicko-en-a-t-il-marre-du-jeu-des-militaires-2915572.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 14:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après s’être muré dans un long silence volontaire, suite aux événements du 18 août dernier, ayant conduit à la chute du régime d’IBK, et l’avènement des militaires sur la scène politique, l’imam Mahmoud Dicko a brutalement occupé les devants de l’actualité dominante, ce vendredi 5 février, en se faisant écho d’un manifeste pour la refondation du Mali. Une déclaration de foi à sens fortement politique de l’homme qui le met face à lui-même et face à l’Histoire. Décryptage d’un message politique d’un religieux qui se dessine à coup sûr un destin national à assumer.</strong>

« Mon esprit est tourmenté par le sort du Mali et de mes concitoyens. Les sources d’inquiétude s’amoncellent, mon âme affectée finit par déchirer mon cœur. Je ressens une tristesse infinie à la lumière de l’Islam, religion de paix, de tolérance et expression d’une existence hors de modèles imposés par autrui ». C’est en ces mots que le religieux, l’imam Dicko, énonce la trame de son manifeste pour la refondation du Mali, rendu public ce vendredi 5 février, à la surprise générale.

Point de doute, le religieux, qui s’est jusqu’ici muré dans un lourd silence, après les événements du 18 août 2020, ayant renversé le régime du président IBK, a trouvé une réelle opportunité de marquer le coup médiatique, comme il s’est le faire, en frappant, depuis toujours, la fibre sensible des citoyens Maliens, englués dans des difficultés existentielles de toutes sortes.

Pourquoi justement en ces moments précis le religieux sort de son silence volontaire pour s’adresser à son public ? Que vise-t-il par un tel message à grande sensation politique ?

<strong>Manque de largeur idéologique</strong>

De prime abord, l’imam Dicko, à part une brève et sibylline allusion à la religion, pour donner le ton de son discours politique, ne fait en réalité un lien direct et profond avec la religion du Prophète Mohamed pour expliquer la ligne directrice d’un message qui reste profondément politique et qui, en l’espèce, a complètement manqué de largeur idéologique, en occultant de saluer la mémoire des martyrs, ces morts de la contestation populaire, ensevelis et mis sous terre avec la bienveillance d’un imam plus que jamais déterminé à prendre l’initiative politique.

Si l’imam a justement visé ce moment, pour faire une telle déclaration fracassante, où il est connu d’être un allié stratégique avec les autorités de la transition, où de surcroit on lui prête d’avoir réussi à placer tous ses hommes clefs aux postes clefs des organes de la transition, ce n’est certainement pas un fait du hasard.

On le voit, cela découle d’un jeu subtil de la part d’un homme qui en a l’habitude : par bien de fois, dans le passé, l’imam soutient publiquement des hommes publics dans leurs actions, et très souvent arrive même à donner sa caution morale pour leur nomination à des postes stratégiques des rouages de l’Etat, avant de se rétracter habilement et de les bannir proprement.

Souvenons-nous du cas de l’ancien Premier ministre, Boubou Cissé, avec l’imam Dicko. Après avoir soutenu le choix de cet homme, considéré à l’époque comme « son fils », l’imam a fini par vouer à cet homme une inimitié sans borne, jusqu’à demander publiquement son départ.

Dans son manifeste pour la refondation du Mali, il le dit lui-même, en espérant en tirer quelques profits politiques auprès de ses compatriotes, en estimant s’être trompé de certains de ses choix d’hommes, au parcours de l’histoire du pays.Ce ne sera donc pas nouveau pour lui de se détourner de l’alliance des nouvelles autorités de la transition pour des choix stratégiques politiques à venir.

C’est bien pourquoi il trouve un détour plus délicat dans cette nouvelle sortie publique en s’exprimant ainsi : « C’est aussi avec gravité que j’observe les risques d’échec du combat de ce noble peuple épris de paix et de justice pour une gouvernance vertueuse ».Les mots utilisés pour faire la démarcation avec le contexte actuel du pays sont subtils, et même très pesés, mais portent la marque d’un imam, toujours à l’offensive politique.

<strong>Démarcation subtile</strong>

« La situation est périlleuse et j’ai conscience que convaincre nos concitoyens demeure aujourd’hui une exigence forte dans un Mali gangrené par la faiblesse de l’éducation, l’absence de perspective pour notre jeunesse, l’incivisme, la corruption endémique, les actes obscurantistes et les vendeurs d’illusions. Le tout sur fond de mal gouvernance ». En parlant ainsi dans son manifeste, l’imam se place, comme à ses habitudes, dans la démarcation subtile avec les alliés du jour pour réclamer son combat en faveur de l’épanouissement humain dans son pays. Un combat politique ouvert, mais dont les desseins ne sont toujours pas dévoilés.

Il n’est donc pas surprenant qu’il ne trouve pas la pirouette, avec les maux actuels auxquels le pays est dangereusement confronté, pour marquer le coup avec les autorités de la transition ; jusqu’y compris les militaires, avec lesquelles il a eu pourtant une parfaite entente. Un tel reniement des militaires de la transition, chez l’imam, ne sera ni surprenant ni dramatique d’autant qu’il relève d’une tactique bien rodée du religieux qui a toujours ébranlé ses anciens alliés, largués au gré des circonstances, ponctuées par des rhétoriques politiques.

<strong>Rupture du pacte</strong>

De la mosquée, où il avait promis désormais de rester après le grand coup du 18 août, entrainant le renversement d’un régime démocratique, l’imam, après quelque quatre à cinq mois seulement, sort de ce silence, rompt ce nouveau pacte qu’il avait noué avec ses compatriotes, pour se voir une nouvelle posture publique, celle de « porter ici la voix d’un nouvel élan d’émancipation, d’une urgence à agir, à penser haut et vrai, devant l’histoire pour de nouveaux horizons, avec l’espoir que le génie malien entendra l’écho de cette voix et élèvera à mes côtés, en pèlerin, notre destinée ».

L’imam a tranché, comme à ses habitudes, il aborde une nouvelle étape de son combat politique. Il le dit en ces termes crus : «J’ai inlassablement écouté et observé, mais la situation me paraît trop grave pour que je garde silence. Si nous ne réagissons pas maintenant, activement et collectivement, l’État qui nous gouverne n’a plus de sens. Il faut sauver le pays ».

Si le choix est fait, comme il le laisse entendre, il lui reste maintenant à clarifier le sens politique de son engagement en faveur de l’émancipation de son peuple.

Et çà, tout le monde le sait, ce sera la prochaine étape du combat politique de l’imam, dont il ne mettra pas du temps certainement à dévoiler au grand jour.

<strong>Oumar KONATE </strong>

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</item>

<item>
<title>Paiement de redevance péage :  Force doit rester à la loi</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/paiement-de-redevance-peage-force-doit-rester-a-la-loi-2915578.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 13:51:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Homme de terrain, le ministre des Transports et des Infrastructures ne se fait pas raconter des choses relevant de son département. Makan Fily Dabo est en perpétuel mouvement pour rester en contact avec  tous les acteurs des transports. Dans cette optique qu’il a effectué une visite inopinée en fin de semaine dernière aux péages dans les communes du Mandé</strong>.

Institué en 2008, le paiement des droits de péage découle d’un arrêté interministériel qui résulte du Règlement n°14 de l’Uemoa. Le paiement de la redevance péage par passage des véhicules procède de la mise en œuvre des mesures tendant à réussir la viabilité du système de financement de l’entretien routier.

Intégralement entré en vigueur dans les autres pays de l’Uemoa depuis 2016, le Mali a plusieurs fois  suspendu l’application complète de ce texte sous-régional relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les États membres de l’Uemoa. Or, le Mali ne peut se soustraire à l’application de cette disposition sans s’exposer à des sanctions de l’organisation sous-régional. Lesquelles sanctions seront préjudiciables pour les actions prioritaires de la politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du développement. Car l’application intégrale du Règlement 14 dans tous les pays membres de l’Uemoa a pour but de préserver les infrastructures routières et de contribuer à la durabilité des investissements réalisés dans les routes.

Au regard des reculades des différents gouvernements face à l’application  du présent Règlement, l’actuel ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, entend prendre le taureau par les cornes. Ce, afin de rester conforme aux recommandations de l’Uemoa,redonnant ainsi au Mali son lustre d’antan

A la suite de quelques reports de son application, le ministre Makan Fily Dabo indique que le nouveau mode de paiement du péage est établi conformément aux décisions et recommandations du Conseil des ministres du mercredi 19 février 2020. Et sera entré en vigueur à compter du 15 février 2021.

Dans l’optique de matérialiser ce projet pour le grand bonheur du Mali, le ministre Dabo a effectué une visite inopinée le jeudi 04 février 2021 à Sébénikoro et aux postes de péage dans la commune du Mandé.

A cette occasion, il a rappelé aux usagers la pertinence du  respect des dispositions légales et réglementaires en la matière. Pour lui, force doit rester à la loi. « Les textes sont faits pour être appliqués», a-t-il précisé. Avant d’expliquer  que le paiement de ces droits découle d’un arrêté interministériel datant du 14 mai 2008. Pour lui, ces textes ne sont pas susceptibles d’interprétation.

« Le ministre a souligné qu’au-delà du Mali, les droits de passage sont perçus dans tous les pays de la sous-région et même partout dans le monde. Et le Mali, a-t-il indiqué, ne peut pas faire exception à cette règle », apprend-on de la cellule de communication de son Département. Mieux, indique-t-on, parmi ceux qui se braquent contre l’application de ce règlement au Mali, il y en a qui s’y soumettent sans murmure dans les pays voisins.

Makan Fily Dabo a aussi rappelé que son département a privilégié la sensibilisation. D’où les reports successifs de la date d’entrée en vigueur de la mesure, poursuivent les mêmes sources.

Toujours animé d’un esprit de convivialité, il demeure sur la lancée du dialogue et la sensibilisation.

Ainsi, il a saisi cette sortie pour inviter les opposants  à  la perception de ces droits à plus de retenue, de mesure et de responsabilité. Ce, argumentera-t-il, afin d’obtenir des meilleures routes et de maintenir les infrastructures existantes en bon état comme le souhaite tout le monde.

Faut-il le souligner, la présente visite de terrain a été mise à profit par le ministre Dabopour  constater de visu  les conditions de travail des agents collecteurs des droits de passage au niveau des postes de péage dans la commune du Mandé. Ce fut aussi l’occasion pour lui de visiter le chantier de la rénovation du poste de péage de Farabana, saccagé quelques jours plus tôt par certains individus.

A l’issue de cette étape, M. Dabo a exprimé sa satisfaction des conditions de travail des agents ainsi que l’opérationnalité du poste de péage de Farabana, dont il annonce l’ouverture pour ce lundi8 février 2021.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Contrôleur General Soulaïmane Traoré, DGPN :   « La peur doit changer de camp »</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/controleur-general-soulaimane-traore-dgpn-la-peur-doit-changer-de-camp-2915571.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 12:23:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Directeur général de la Police nationale, Contrôleur général Soulaïmane Traoré, a animé une conférence de presse ce mercredi 03 février 2021. Elle a eu lieu dans la salle de conférence de la direction de la police, en présence des différents directeurs de services et unités.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>A l’entame de son allocution, le Directeur général de la Police nationale, Contrôleur général Soulaïmane Traoré, a remercié les plus autorités du pays pour sa nomination à la tête de la police nationale, avec pour mission essentielle la protection des personnes et de leurs biens.

Face aux hommes de médias, il a aussi félicité l’ensemble de la police pour le travail abattu, notamment des arrestations, des interpellations et des saisies importantes de matériels et d’objets volés.

Aussi, le premier responsable de la police a-t-il affirmé que « l’insécurité et la peur doivent changer de camp et la police doit être le cauchemar des délinquants et des criminels». S’adressant à la population, il a déclaré que la sécurité et l’ordre public ne sont pas que l’affaire de la police seule, mais c’est l’affaire de tous. C’est pourquoi il souhaite développer un partenariat véritable entre la population et la police, lequel partenariat se situera dans le cadre de l’information, pour permettre la localisation et l’arrestation des délinquants.

Parlant du recrutement des 3250 élèves sous-officiers, il a précisé que cela s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’effectif des éléments de maintien d’ordre.

Faut-il le souligner, en plus des agressions physiques, des braquages, des trafics d’armes, de drogues et de cigarettes,la police malienne fait désormais face à la cybercriminalité partout au Mali.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Police nationale :  Alerte à toutes les unités fâchées!</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/police-nationale-alerte-a-toutes-les-unites-fachees-2915564.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 12:01:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il est clair pour tout le monde que le sentiment de frustration au sein de la police nationale monte au Mali. Le ton d’un mouvement de colère a été donné par la Synergie des syndicats de la police, composée de dix organisations syndicales, le 28 janvier 2021. La tenue d’une assemblée générale dans les locaux du Groupement mobile de sécurité (GMS) fut la première phase. Cette rencontre visait à informer les militants sur les activités futures qu’elle compte mener pour l’aboutissement de ses points de revendication et l’amélioration des conditions de vie et de travail des policiers.</strong>

Avant, on savait les policiers très fâchés dans certaines zones de leur déploiement, notamment dans le nord du pays. Selon l’Adjudant Josué Kamaté, la synergie des syndicats de la police partage parfaitement les points soulevés par le Comité syndical du GMS. Ainsi, il les rassure du soutien de tous les autres syndicats de la Police.  Il a décrié le manque de sérieux et de volonté des autorités à appliquer les accords signés en présence du représentant  du département de la Sécurité, notamment le procès-verbal de conciliation du 27 octobre 2020.

A Bamako, les porte-paroles des policiers dénoncent ce qu’ils appellent « les injustices dont sont victimes les éléments de cette unité de la police nationale ». Les policiers dénoncent des faits de corruption, le détournement des per diems et le non-paiement de la prime Covid. Pour les limiers, une amélioration du niveau de leurs per diems est nécessaire.

Selon les syndicalistes, plus encore question que les effectifs fictifs soient envoyés par la hiérarchie dans les missions. L’aménagement de la cour, de la salle de repos et du poste de garde du GMS sont demandés pour que ce service soit mis dans les meilleures conditions de vie et de travail dans le but de motiver les éléments qui y travaillent dans l’exécution de leurs missions.

Par ailleurs, ils s’insurgent contre le manque de volonté de l’administration d’exécuter les décisions de justice qui mettraient fin à des injustices. Le 27 novembre 2020, s’est tenue une commission de conciliation entre les syndicats de la police et l’administration policière. À l’issue des négociations, la direction avait pris une série d’engagements, dont aucun n’est respecté jusqu’à ce jour.  Les limiers avaient, au cours des négociations, exigé la relecture du décret n°351 portant primes et allocations des agents de la police. À la suite de cet accord, les parties syndicales avaient demandé la mise en place d’une commission technique pour faire des propositions.

Déjà, l’Adjudant Kamaté a lancé une alerte à toutes les unités fâchées. Même les officiers de police sont frustrés, car ils vivent une situation d’injustice. À la suite des négociations entre l’Untm et le gouvernement, tous les détenteurs d’une licence ont été classés dans la catégorie A de la fonction publique malienne. Pourtant, les officiers recrutés avec la licence sont toujours maintenus dans la catégorie B2 au niveau de la police.

Les syndicats ont exigé la mise en œuvre de l’accord du 29 janvier 2018 entre l’Untm et le gouvernement, relatif à l’augmentation de la grille indiciaire à hauteur de 20% pour les fonctionnaires et celle de l’âge de départ à retraite.  Mais en novembre 2019, les agents qui ont été admis à la retraite avaient saisi la section administrative de la Cour suprême qui a reconnu qu’ils n’avaient pas atteint l’âge de la retraite en raison de l’accord signé avec l’Untm.

Cette décision de justice semble ne servir à rien, aucun des agents n’a été rappelé à ses fonctions. Pire, en 2020, l’administration policière a encore procédé à la mise à la retraite de certains agents, en violation de leurs droits. La prime Covid avait été promise par le gouvernement à la police, mais rien n’a été fait. Des agents de police ont subi des préjudices pendant la période du couvre-feu. Plusieurs d’entre eux ont été agressés et blessés et continuent de traîner des séquelles, sans assistance.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agriculture :  Quelle place pour le blé du Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/agriculture-quelle-place-pour-le-ble-du-mali-2915587.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/agriculture-quelle-place-pour-le-ble-du-mali-2915587.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 00:59:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La crise du pain que nous vivons révèle à quel niveau les consommateurs maliens sont redevables au blé dont la farine est transformée en pain. La cherté de cette farine que nous importons beaucoup risque de ne pas finir de sitôt. La fermeture des frontières en raison de la crise sanitaire a déclenché en 2020 un ralentissement des échanges commerciaux. Pourtant, le potentiel de la production locale pourrait mettre le Mali à l’abri d’une crise pareille.</em></strong>

Au Mali, depuis la fin des années 1990, il n’y a plus de chercheur travaillant sur le blé, selon certaines sources. Le travail de la station de recherche de Diré qui relève de l’Institut d’économie rurale (IER), consiste essentiellement à procéder à la production de semences de base. Mais cinq variétés ont été multipliées et certifiées par cette station: le SieteCerros originaire du Mexique (blé tendre),le Hindi Tosson originaire de l’Egypte (blé tendre), le Biskri bouteille originaire d’Algérie (blé dure), l’Alkamaberi écotype local (blé tendre) et le Tétra écotype local (blé tendre).

Les autorités ne parlent plus de la culture du blé au Mali comme une priorité, malgré l’augmentation du budget consacré à l’agriculture les dix ou vingt dernières années. Selon une étude, les rendements et résultats aux tests de panification obtenus par la station de Diré au cours de la campagne 2002 se présentent comme suit : la variété Tétra qui est la plus utilisée (80%), présente les meilleurs résultats aux tests de panification et peut atteindre un rendement de 4t/ha en milieu paysan lorsque le paquet technique et le calendrier de production sont respectés.

La question est donc de savoir ce qu’il en est de la production de semences de base qui était normalement assurée par la station de recherche agronomique de Diré (Srad). Dans le passé, celle-ci avait une capacité de production de 5 tonnes par an. Toutefois, faute de disposer de moyens adéquats, la station avait limité ses activités au cours des années au seul maintien de la pureté génétique des cinq variétés mentionnées ci- dessus.

Dans le but de redynamiser le processus de recherche, l’expérimentation de nouvelles variétés résistantes à la chaleur et la production de semences était en cours. Cela a abouti à la production de 5 tonnes de semences mises à la disposition des producteurs semenciers pour multiplication en 1999. Cette opération a permis la production de 18 tonnes de semences. Elle n’a plus été renouvelée à cause d’un manque de coordination entre le service semencier et la station de recherche ainsi que d’un problème d’irrigation des parcelles semencières.

Les spécialistes affirment que la multiplication des semences en milieu paysan a constamment diminué, passant de 80 tonnes en 1999 à 950 kilogrammes en 2001. Au cours de la campagne 2002, aucune multiplication de semences n’a eu lieu.

Quatre types de production coexistaient dans la région de Tombouctou à savoir: le métayage, les prestations de services, le groupement de producteurs et les coopératives. Les variétés faisaient entre 3, 5 et 4 tonnes à l’hectare. La recherche recommande l’utilisation de 100 kg de phosphate d’ammoniaque et de 100 kg d’urée par hectare. Ces normes n’étaient pas toujours respectées à cause notamment des obstacles comme l’enclavement de la région de Tombouctou et des zones de production.

Dans la zone, on n’utilisait pas les équipements agricoles ordinaires : charrue, tracteur, charrette, bœuf de labour, batteuse.  Les différentes tentatives d’introduction de la culture attelée ont échoué. On a initié de nouvelles tentatives de mécanisation (charrue et batteuse de blé) mais les initiatives ne permettaient pas pour de tirer des conclusions positives. La main d’œuvre constitue le plus important facteur limitant le développement de la culture du blé. Selon les spécialistes, « la mise en culture de 1577 ha de blé en 2001/2002, qui n’a mobilisé que 5% de la population active lors des opérations de labour, a pourtant causé de fortes pressions sur le marché de la main d’œuvre occasionnant un étalement des opérations culturales ».

Des études révèlent que pour plus 5 000 ha, il y a un besoin estimé à 263 000 hommes/jour pour les opérations de labour, dont le grattage superficiel et la confection des cuvettes (soit environ 9.000 personnes pour réaliser ces travaux). Sans l’introduction de la mécanisation (charrue, motoculteur, batteuse, etc.), il n‘est pas possible d’envisager une augmentation importante des superficies à emblaver.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernement :  Opération de charme à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernement-operation-de-charme-a-kidal-2914693.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 17:58:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La ville de Kidal aura rarement vu autant de ministres de la République sur son sol que ceux qui s’y sont rendus la semaine dernière. La délégation ministérielle qui s’est rendue le 25 janvier 2021 dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas n’est pas passée inaperçue. C’est au total quatre ministres qui ont effectué le déplacement dans la cité qui est restée interdite aux officiels maliens depuis 2012. </strong>

<strong> </strong>Ce déplacement de certains membres du gouvernement est un clin d’œil de la transition aux mouvements rebelles de la cité de l’Adrar des Ifoghas. Et la composition de la délégation en dit long sur la volonté de séduire les habitants de Kidal. Il s’agit notamment de Modibo Koné, ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Le processus de paix est l’un des chantiers de ce ministre qui a connu le théâtre des opérations.

Le rôle et la place des forces de sécurité et de défense nationales dans la région est l’une des préoccupations de Modibo Koné. Dans le cadre du processus de paix d’Alger, sa présence dans la cité des ex-rebelles est tout à fait à une nécessité. Dans la même veine, Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, faisait partie de la délégation.

Autre ministre présent, c’est Fanta Siby, ministre de la Santé et du Développement social. Lamine Seydou Traoré, ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, était aussi présent dans la ville. On notait également la présence de deux secrétaires généraux du gouvernement dans la délégation. Tous ces ministres sont allés au contact des habitants de la ville qui rechigne encore à intégrer la République.

L’opération de charme a cependant eu un bémol : le report de la session du Comité de suivi de l’Accord d’Alger (CSA). Au moment où on ne parle plus de la révision de certains aspects de cet accord contesté, le gouvernement déploie des moyens pour se rapprocher davantage des habitants de Kidal. Le report de la rencontre du CSA à la demande du médiateur algérien donne l’impression que le dialogue reste difficile.

Pourtant, la région de Kidal et les mouvements armés signataires de l’accord d’Alger sont hautement impliqués dans le gouvernement en place. L’un des fils de la ville de Kidal, Alhamoudou Ag Iliène, est un ministre ; un des représentants du groupe séparatiste Mnla, Mossa Ag Attaher est également ministre.

La ville de Kidal a une histoire difficile avec la République. Elle est située à 350 km au nord de Gao, au cœur de l'Adrar des Ifoghas. En plus d'être la capitale de la région, Kidal est le chef-lieu du cercle du même nom, qui regroupe les localités de Kidal, Essouk et Anéfif. Cette ville rebelle est reliée à la frontière algéro-malienne (Tin Zaouatine) par une piste qui représente un cordon vital entre le Nord du Mali et l'Algérie, appelée « piste Clauzel » (du nom de l'administrateur français Jean Clauzel qui l'inaugura dans les années 1950.

<strong>Madou COULOU</strong>

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<title>Lutte contre l’insécurité : Bamako, une surveillance ratée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-linsecurite-bamako-une-surveillance-ratee-2914691.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 16:53:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako, l’immense capitale du Mali, est parsemée de caméras de surveillance qui ont surgi de nulle part. C’est à l’insu de la population que ces caméras ont été installées entre 2012 et 2013, dans la plus grande discrétion. Mais ces « yeux » de la ville semblent ne rien voir, notamment en ce qui concerne les crimes et attaquées armées qui se produisent dans la ville en plein jour. Ailleurs, ces genres de caméras ont envoyé les voleurs au « chômage » et rendu les villes plus sûres en matière de sécurité.</strong>

Les habitants de Bamako souhaitent que les caméras de surveillance soient plus utiles à la population, surtout que l’opinion nationale n’est pas contre la surveillance des voies publiques par les caméras. Les mois de décembre et de novembre derniers ont particulièrement été violents dans la ville à cause des braquages de banques et de personnes dans la rue en plein jour. On n’imaginait pas que ces genres de scènes violentes pouvaient se produire au Mali.

Ce qui est étonnant, c’est que la vidéosurveillance n’a servi à rien alors que les images des vidéos installées par le ministère de la Sécurité peuvent être complétées par les images des caméras installées par les individus. Mais tout s’est passé comme si les voleurs armés qui terrorisaient la population en plein jour étaient protégés. Certains estiment que les caméras publiques sont installées pour autres choses, notamment la sécurisation des déplacements des officiels.

Les seules fois où on a vu les images des caméras de surveillance, c’était lors des rassemblements d’opposants. En 2018, les gigantesques manifestations sur le Boulevard de l’indépendance ont été filmées par ces caméras, et des arrêts sur image étaient diffusés pour montrer les manifestants. Le plus souvent on voyait que les manifestants étaient moins nombreux que sur d’autres images illustrant les mêmes évènements.

Le Mali semble pourtant suivre un phénomène en vogue. Entre la fin de l'année 2013 et le début de l'année 2020, le nombre de caméras de surveillance dans les 50 villes les plus peuplées de France a été multiplié par 2,4, passant de près de 4 800 caméras à plus de 11 400, selon un classement réalisé par «la Gazette des communes ». C’est à peine si on connait le nombre de caméras installées par l’Etat dans la ville de Bamako.

Toujours en France, en 2013, la Gazette avait réalisé un palmarès de la vidéosurveillance pour les villes les plus peuplées. Mais six ans plus tard, en 2019, le classement a été remis à jour. On comptait ainsi en 2013 environ 4 760 caméras dans 35 communes parmi les 50 les plus peuplées, les villes de plus de 90 000 habitants.  En 2019, le total atteignait 11 470 et quelques caméras dans 47 communes, selon un décompte réalisé par la Gazette à partir d’informations recueillies dans les médias et auprès des mairies.

Selon les spécialistes, dans le monde, les caméras de surveillance n'en finissent pas d'envahir l'espace public. A en croire un classement, la Chine est championne en la matière: pas moins de 8 des 10 villes les plus surveillées du globe s'y trouvent. Ce qui peut intéresser les habitants de Bamako dans l’exemple chinois, c’est la sureté apportée dans les villes par les caméras de surveillance qui aident les autorités policières.

La ville chinoise de Chongqing se trouve en tête du classement avec 2,6 millions de caméras recensées, soit une caméra pour six habitants. Londres est en sixième position avec 630 000 systèmes de vidéosurveillance. A Chongqing comme dans toute la Chine, les caméras sont souvent équipées d'un système de reconnaissance faciale, censé permettre d'identifier les criminels. L'étude ne voit cependant qu'une faible corrélation entre hausse de la surveillance et baisse de la criminalité.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bitumage Dioïla&#45;Massigui&#45;Kouale&#45;Kebila :  Les populations de Dioïla et de Bougouni saisissent le ministre des Transports</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/bitumage-dioila-massigui-kouale-kebila-les-populations-de-dioila-et-de-bougouni-saisissent-le-ministre-des-transports-2914699.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 16:43:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous la houlette des ex-députés Mamadou Diarrassouba et Zoumana N’Tji Doumbia, les populations des régions de Dioïla et de Bougouni ont tenu une assemblée générale ce samedi 30 janvier 2021, à Massigui. Au menu de cette rencontre : la problématique du bitumage du tronçon Dioïla-Massigui-Koualé- Kébila. </strong>

Pour faire entendre le cri du cœur des populations,  les leaders politiques des deux régions susmentionnées ont tenu à appuyer l’association « Baniko Sirako» pour la réalisation du bitumage du tronçon Dioïla-Massigui-Koualé- Kébila. Pour ce faire, les populations d’une douzaine de communes desdites localités se sont regroupées autour de Mamadou Diarrassouba, Zoumana N’Tji Doumbia et des présidents des conseils de cercle de Dioïla et de Bougouni. Il s’agit des communes de Massigui, Kaladougou, Degnekoro, N’Golobougou, Banco, Niantjila, Sanso, Dèbelai, Domba, Koumantou, Kebila et Wola. Après avoir écouté les cris de détresse des uns et des autres, il a été question de peaufiner les plans d’actions. Ce, afin de parler d’une seule voix, dans le but de se faire entendre au plus sommet de l’Etat.

Au cours de la présente rencontre, les populations ont exprimé leur ras-le-bol face aux tracasseries routières auxquelles elles sont confrontées depuis des décennies.

Pour les populations des deux régions, le désintérêt des autorités pour ce tronçon est incompréhensible. Car, expliquent-elles, non seulement lesdites localités regorgent des potentialités en termes de production de coton, mais aussi du beurre de karité et divers produits agricoles. Aussi, après la réalisation des études de faisabilité dudit tronçon par l’entreprise Cira-Sa en 2018, apprend-t-on, les entreprises maliennes et chinoises se bousculent pour exécuter ledit marché. D’autres sources proches du dossier affirment que le financement est déjà acquis par certaines entreprises qui n'attendent que l'avis favorable du gouvernement sur les modalités de remboursement du financement sur 20 ans. Pour accélérer le processus déjà enclenché, les fils des régions de Dioïla et ceux de Bougouni ont décidé de parler de la même voix. Ce, afin de susciter la volonté politique des décideurs, l’un des gage de l’atteinte d cet objectif.

C’est dans cette optique que l’ex-député élu à Dioïla, Mamadou Diarrassouba, qui a la facilité de mobiliser cette population du sud, a tenu la présente assemblée générale. A l’issue de la rencontre, il a été décidé en un premier temps d’adresser une correspondance au ministre chargé des Transports et des Infrastructures. Qui sera suivi d’autres actions légales et républicaines.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Démolition dans la zone aéroportuaire :  Les victimes plus que jamais déterminées à faire échec aux opérations</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/demolition-dans-la-zone-aeroportuaire-les-victimes-plus-que-jamais-determinees-a-faire-echec-aux-operations-2914689.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 16:00:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que les travaux de démolition de la zone aéroportuaire sont à l’arrêt, les habitants des quartiers et villages concernés, réunis au sein d’une plateforme, ont tenu un meeting ce samedi 30 janvier 2021, à Sirakoro. Objectif : inviter les autorités à lâcher prise. Ce meeting a été l’occasion pour plusieurs chefs de village de faire la genèse de la zone dite aéroportuaire. </em></strong>

Décidément, un bras de fer profile à l’horizon entre les autorités et les populations des zones concernées. En effet, ce meeting qui a réuni des milliers de personnes a permis de mettre en place une plateforme afin de faire barrage au projet de démolition entamé par les autorités.

« Nous sommes installés ici avant même la colonisation. L’aviation est venue nous trouver ici. Ce sont les habitants qui doivent faire déplacer la zone aéroportuaire et non le contraire. Nous nous remettons au Tout-Puissant », se résigne le chef de village de Sirakoro, Fousseyni Traoré.

Pour Madou Traoré, conseiller du chef de village, c’est inadmissible de dire que Sirakoro est dans la zone aéroportuaire. Il affirme que le ministre et ses conseillers doivent savoir que Sirakoro fait partie des quartiers qui ont donné leur accord pour l’installation de la zone aéroportuaire.

« Ceux qui sont derrière cette histoire de démolition n’ont fait que rassembler des mensonges pour tenter de faire d’autres victimes. Nous n’allons prendre ni machettes, ni couper la route. Mais nous allons mener ce combat de manière stratégique et légale. Nous avons déjà entamé des procédures judiciaires avec nos avocats. Aussi, nous sommes allés présenter nos doléances aux autorités religieuses,en l’occurrence les membres du Haut conseil islamique. Et notre délégation a rencontré Ousmane Chérif Madani Haïdara, Cheick Soufi Bilal Diallo. Ces derniers ont à leur tour approché le ministre de tutelle, Djonkè Diarra.Mais le ministre semble être intransigeant, sous prétexte que nous sommes installés de façon illégale. Sur ce, nous disons au ministre que l’Asecna et les structures publiques qui ont été épargnées ne valent pas mieux que nous. Nos documents sont fiables. Nous disons au ministre et à Bah N’Daw que la prochaine fois les machines devront nous marcher dessus avant de toucher nos maisons. Aussi, nous demandons au ministre d’aller jeter un coup d’œil sur le droit coutumier. Nous les victimes restons mobilisés car c’est une lutte noble que nous menons », peste Aboubacar Sidiki Kanta, Coordinateur général de Plateforme. Pour lui, « le ministre ne maitrise pas le dossier ».

Aussi, a-t-il poursuivi son allocution en disant qu’avec autant de victimes de Sirakoro, Kourale, Niamakoro, Faladiè Kalaban, Gana, Missala et  Sénou, les autorités n’ont fait que se créer un autre problème.

Pour sa part, le représentant du chef de village de Missala, Sitapha Samaké, dira qu’aucun ministre ne démolira et s’en tirer impunément. Au tour de Mme Touré Mariam Cissé, une déguerpie de Niamakoro, d’ajouter que les autorités ont commis une erreur dont les conséquences sont inestimables. « Nous n’allons pas accepter. Et nous sommes prêts à mourir pour défendre nos intérêts », s’est-elle plaint.

<strong>Adama Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transition : Bah N’Daw s’impose enfin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-bah-ndaw-simpose-enfin-2914694.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 15:58:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la transition malienne, Bah N’Daw, est à présent maître du pays après avoir été un peu effacé au début. Certains avaient pensé que la présence d’Assimi Goïta, vice-président, aux côtés du chef de l’Etat était une preuve de la détention du pouvoir réel par ce dernier. C’est à présent que l’on voit de plus en plus Bah N’Dawau-devant de la scène, surtout lorsqu’il s’agit de représenter le Mali dans le concert des nations.</strong>

La visite du chef de l’Etat en France est le signe d’une reconnaissance de la transition par Paris que l’on sait opposé par principe au renversement d’un pouvoir démocratiquement élu. En réalité, Bah N’Daw, qui a été invité à l’Elysée, inspire confiance à la communauté internationale. Il n’est pas perçu de la même façon que les militaires qui ont mis fin au pouvoir d’IBK, puisque c’est un colonel à la retraite, donc un civil.

D’ailleurs, Bah N’Daw a presque fait l’unanimité au Mali dès sa nomination, à cause de sa forte personnalité. Son arrivée a mis fin à la polémique autour du choix d’un militaire ou d’un civil à la tête de la transition. Une partie des Maliens ne voulait pas des militaires aux affaires, notamment à la présidence. De l’autre côté, les militaires et leurs soutiens ne voulaient pas non plus d’un civil, surtout un civil issu des rangs des partis politiques, à la présidence.

Bah N’Daw a donc été le choix des Maliens et de la communauté internationale. Les pays occidentaux qui ont suivi avec inquiétude la contestation du pouvoir d’IBK dans la rue ont préféré ne pas s’opposer au renversement du pouvoir. Les militaires avaient la caution populaire, ce qui a légitimé le coup de force aux yeux de la communauté internationale. La France qui est présente au Mali avec la force Barkhane a fait le choix de s’abriter derrière la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Et c’est la Cedeao qui a exigé et obtenu des militaires la mise en place d’un régime dirigé par les civils au Mali. Bah N’Daw qui est le choix des chefs d’Etat de la Cedeao est devenu naturellement leur interlocuteur incontournable au Mali. Et peu à peu, le pays retrouve sa place auprès de ses voisins. Le président de la transition a ainsi effectué deux sorties hors du Mali pour se rendre dans les pays voisins. On imagine combien de fois il pourrait être désagréable pour le président Alassane Ouattara d’accueillir un chef d’Etat malien si les recommandations de la Cedeao n’avaient pas été respectées.

On peut dire que Bah N’Daw fait aussi de son mieux pour faciliter les choses. Il s’emploie à concrétiser les exigences de la communauté internationale. La dissolution du Cnsp a été promise et obtenue par le président de la transition. C’est également le chef de l’Etat qui s’est impliqué pour donner des garanties sur le respect de la durée de la transition. Mieux, il a fait savoir à tout le monde qu’il est le garant des élections à venir et qu’elles seront ouvertes à tous, nul ne pourra les prendre en otage.

Sur d’autres sujets d’intérêt national, on a vu Bah N’Daw prendre la parole pour rassurer les Maliens. Il avait ainsi observé un long silence pendant les grèves qui ont marqué plusieurs secteurs de l’Etat. Par la suite, il est sorti de sa réserve pour expliquer sa vision de la situation des syndicats. Même si ses propos n’ont pas été appréciés par beaucoup de syndicalistes, dont les membres de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm), le président de la transition a voulu juste attirer l’attention des grévistes sur les difficultés que traverse le pays en ce moment. Et la mayonnaise semble avoir pris puisque les menaces et autres invectives entre syndicalistes et partisans du régime ont cessé.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cotonculture :  Fin des assises régionales pour la relance de la filière</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/cotonculture-fin-des-assises-regionales-pour-la-relance-de-la-filiere-2914701.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 15:12:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, Mohamed Ould Mahmoud a effectué une tournée régionale de supervision des travaux des assises sur le coton. </strong>

C’est par la filiale sud à Sikasso que le ministre Mohamed Ould Mahmoud a commencé cette tournée, le 27 janvier 2021.

Dans cette zone, il a rendu une visite aux autorités coutumières pour demander leur soutien au processus de relance de la culture du coton, avant de tenir une rencontre avec les acteurs de la filière.

Après ses mots de bienvenue, le maire de la localité rappellera qu'il s’agit de relever le défi de la crise. "Si elle n’est pas résolue, elle mettra notre économie à rude épreuve", a-t-il mis en garde. Il a aussi rassuré le nouveau PDG de l’accompagnement des paysans. « Nous sommes ensemble pour nous soutenir mutuellement », a-t-il indiqué.

Pour sa part, l’Administrateur général de la filiale Sud,  Abdoulaye Diarra, a évoqué toutes les difficultés de la campagne dernière. C'est pourquoi, a-t-il justifié,  ces assises permettront de réconcilier.

Pour le représentant de la confédération,  le ministre de l’Agriculture a tenu parole. « Je suis sûr qu’on trouvera la solution. On se doit d’être solidaire. Sans coton, il n’y a pas de confédération ni de Cmdt », a souligné le président de la confédération. Il a ensuite appelé ses collègues à soutenir le nouveau PDG de la Cmdt. "Les autorités ont eu confiance en Dr. Nango, accompagnons-le et soutenons-le, car une seule  personne ne peut rien faire", a-t-il exhorté.

De son côté, le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche a salué les autorités politiques et administratives de la localité, les cadres et responsables de la Cmdt, les responsables des organisations faitières. Il dira que le président de la transition, ainsi que le Premier ministre suivent avec intérêt ces assises. "Ils pensent que les solutions seront trouvées. Ils apporteront tous les moyens possibles pour que ces assises réussissent", a souligné le ministre. Il a aussi rappelé que  la Cmdt fait partie du patrimoine mondial. De ce fait, a-t-il averti,  on n'acceptera pas que cela soit remis  en cause pour des questions de tempérament. Pour ce faire, Mohamed Ould Mahmoud a promis de s'investir pour que la Cmdt revienne  à ses missions d’antan : le développement de la filière du coton. Raison pour laquelle le choix s'est porté sur Dr Nango Dembélépour diriger la Cmdt. "Nous connaissons les compétences du Dr. Nango. Il connait bien la problématique du coton",a-t-il reconnu. Et le ministre d'espérer: "Nous avons la chance d’avoir un manager comme lui au département.On fera tout pour l’appuyer. Dr Nango a déjà commencé à travailler avec le ministère de l'Economie et des Finances pour reprendre les choses en main".

Il faut rappeler que les assises sur le coton ont été officiellement lancées le 18 janvier dernier. Elles contribueront à la relance de la culture cotonnière en vue de la rendre compétitive, rentable, stable et durable.

Les ateliers régionaux sur le coton se sont déroulés du 25 au 30 janvier dans les quatre filiales de la Cmdt (Compagnie malienne pour le développement textile), en plus de la zone Ohvn(Office de la haute vallée du Niger).

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eliminatoires CAN U 17 : Quel pays abritera le tournoi de l’UFOA A ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/eliminatoires-can-u-17-quel-pays-abritera-le-tournoi-de-lufoa-a-2913624.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 17:47:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La société marocaine semble définitivement fragilisée. En tout cas, les artères principales de Bamako sont envahies de poussière. Spécialisée dans le transport et le nettoyage des voies publiques de la capitale malienne, Ozone battait déjà de l’aile bien avant la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK. La révolution de palais a davantage enfoncé l’entreprise. Conséquence : elle est incapable de rendre la ville propre, conformément à l’accord qui la lie aux autorités maliennes.</strong>

Partout à Bamako où les agents d’Ozone devraient être présents, il n’y a que du sable et de la poussière. Rien que sur le boulevard partant de Sébénicoro à la sortie de la ville vers la Guinée Conakry, le sable s’est entassé aux abords de la route, provoquant parfois des patinages accidentels aux conducteurs de motos. La situation s’est singulièrement accentuée au niveau des passerelles enjambant la route au niveau le marché de Sébénicoro. On y voit des monticules de sables de tous les côtés de la voie.

Avant cet abandon du nettoyage des routes, Ozone avait été réprimandée par Housseïni Amion Guindo, alors ministre de l’Environnement et de l’Assainissement. Ce dernier menaçait de mettre fin au contrat si l’entreprise ne s’assumait pas. La colère du ministre Guindo était due au fait que l’entreprise avait baissé les bras dans le nettoyage et le transport des déchets sur les voies publiques de Bamako. A l’époque, les agents d’Ozone se comptaient du bout des doigts dans les rues bamakoises.

Aujourd’hui, ces agents ont purement et simplement disparu de la circulation. Les camions de transport de la boîte, auxquels les habitants de Bamako s’étaient habitués, ont disparu comme par enchantement. Les femmes et les hommes habillés en tenue estampillée Ozone ne sont plus que des souvenirs pour certains habitants de Bamako.

Dans tout cela, le ministre en charge de l’Assainissement nedit rien au sujet de cette entreprise qui est liée à l’Etat malien par un contrat de plusieurs milliards de nos francs. La question est de savoir si le contrat d’Ozone Malia été écourté. Si tel est le cas, qui recevra l’argent dépensé sur le budget national pour nettoyer nos routes ? En tout cas, à l’heure du bilan, il est clair qu’Ozone a été une déception. Il s’agira alors de savoir si les bonnes dames de nos quartiers auront la chance de bénéficier de cet argent pour nettoyer à la place de l’entreprise marocaine.

<strong>Nampaga KONE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Manœuvres pour le retour des services de base</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-manoeuvres-pour-le-retour-des-services-de-base-2913631.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 17:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retour de l’administration dans les régions nord du Mali est un travail difficile que la transition a entamé. Mais depuis l’installation des nouvelles autorités, les lignes n’ont pas beaucoup bougé dans le sens du redéploiement des services partis des régions du nord, sous la domination des groupes armés. Dans la perspective de la rentrée scolaire et des élections générales en vue, l’Etat compte implanter les services de base dans ces régions.</strong>

Pour les écoles, les choses semblent être plus compliquées que prévues par l’Etat. D’abord, le report de l’ouverture des classes a été une aubaine pour les enseignants déplacés de ne pas rejoindre leurs postes. Les autorités avaient voulu que les enseignants qui ont quitté les localités du nord face à la pression des hommes armés reviennent avant la fin de 2020. Ce plan de réouverture des classes a été chamboulé par le report de la date de la rentrée à cause de la Covid-19. C’est seulement à partir de cette semaine que les enfants reprennent le chemin des écoles.

Dans ce contexte, les autorités scolaires ne pouvaient pas exiger des enseignants d’être à leurs postes avant la rentrée officielle. Certains gouverneurs avaient voulu prendre des sanctions contre les enseignants absentéistes, mais ils ont dû se ressaisir à cause du report de la date de la rentrée scolaire. De nombreux enseignants touchent en effet leurs salaires sans être dans les régions où ils sont déployés par l’administration. La solution envisagée pour qu’ils retournent à leurs postes est un durcissement du contrôle à travers leurs salaires.

En ce qui concerne la situation sécuritaire, les autorités mettent les bouchées doubles pour redéployer sur le terrain les services liés à la sécurité. La Gendarmerie et la Garde nationale joueront ainsi un important rôle dans la sécurisation de l’administration dont les représentants sont conviés à être aux côtés des populations. Les préfets et sous-préfets sont donc invités à être à leurs postes respectifs avec l’accompagnement des forces de sécurité, dont la présence est appelée à s’élargir àdes localités plus éloignées.

Les services économiques aussi sont attendus dans les régions du nord abandonnées par les douaniers et autres agents de la répression économique. Les agents des impôts déployés dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou ont quitté leurs postes depuis des années, et les services économiques n’existent plus dans ces zones. Le 18 janvier, une réunion importante avait eu lieu à Bamako pour le retour des douanes dans le septentrion malien.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection de l’environnement :  Trois mois pour assainir le fleuve Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/protection-de-lenvironnement-trois-mois-pour-assainir-le-fleuve-niger-2913627.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 17:07:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre du plan d’action de l'ASFN au titre de l’année 2021, en partenariat avec le ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable et l'association Dragui Nieta, l'Association sauvons le fleuve Niger a lancé le dimanche 17 janvier 2021, sur la place du Cinquantenaire, la campagne nationale de nettoyage du fleuve Niger. </em></strong>

La campagne nationale de nettoyage du fleuve Niger est organisée par l’Association sauvons le fleuve Niger, en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.  Cette initiative salutaire vise uniquement à promouvoir la protection et la sauvegarde de l’environnement gage du développement durable, en valorisant  notre artère nourricière. Elle se déroulera en trois (3) mois, du 2e pont de Bamako à Samaya, et se fixe comme objectifs de désensabler le fleuve Niger ; débarrasser le fleuve des ilots et herbes aquatiques et enfin sensibiliser les populations sur la protection et la sauvegarde du fleuve Niger.

De 2017 à nos jours, l'association Sauvons le Fleuve Niger a posé des actes, notamment des formations et sensibilisations sur la protection du Fleuve Niger contre les maladies liées aux changements climatiques, le reboisement en  partenariat  avec la Société de Gestion Forestière et le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, laplantation de  plus de dix mille (10 000) pieds d’arbres sur les berges  du Fleuve Niger.

L'ASFN a pris part à  la  CO- 25 à Madrid, en Espagne,  sur invitation du l’Unccc (United Nations Climate Change Conférence).

Cette opération, qui contribuera à la protection du fleuve, va augmenter son hydraulicité sur cette section et s’inscrit dans le programme de la sauvegarde et la gestion intégrée des ressources du bassin du fleuve Niger du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, et du coup, à l’objectif spécifique 4.2 de l’Axe stratégique 4 du Cadre de relance économique et du développement durable du Mali (Credd 2019 – 2023), portant Protection de l’environnement et renforcement de la résilience au changement climatique.

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Bernadette Keïta, a expliqué que pour la bonne marche de cette campagne, dans le strict respect des mesures environnementales et des prérogatives du Département, des dispositions sont prises pour le suivi et le contrôle des travaux. Une commission mixte se réunira régulièrement pour un contrôle de proximité, a-t-elle ajouté.

Il est à noter que cette initiative est à encourager, étant donné que le département ne peut pas, à lui seul, tout faire et que le fleuve a besoin du concours de tout le monde pour continuer à servir les populations pour les différents usages.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique d’une fin annoncée au CNPM :  Le secteur privé, le grand perdant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-dune-fin-annoncee-au-cnpm-le-secteur-prive-le-grand-perdant-2913621.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 15:43:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis quelques mois, le Conseil national du patronat du Mali (Cnpm), ce haut lieu des affaires, jadis connu pour sa notoriété publique, au point de passer comme une véritable institution du pays, est en passe de sombrer dans une féroce bataille judiciaire de leadership qui ne sert pas les intérêts du secteur privé. Un secteur privé qui avait pourtant gagné des marques dans l’échiquier national et qui risque de tout perdre de son crédit, arraché de haute lutte, si la déflagration judiciaire n’est pas arrêtée à temps chez les patrons des patrons. Chronique d’une fin annoncée…</em>

Avant le feuilleton judiciaire qui secoue le Cnpm, et indépendamment du camp où l’on se trouve, il y avait, au Mali, une évidence dans le monde des affaires : grâce à l’entregent et le dynamisme d’un homme et de son équipe, le secteur privé, ces derniers temps, avait progressivement gagné des galons sur l’échiquier national. Au point de faire passer le Cnpm, à peine connu par les Maliens, il y a seulement quelques années, comme une véritable institution nationale, incontournable dans le monde des affaires.

Il a fallu quelques mois de tourmente judiciaire, à partir d’un bicéphalisme imposé à la tête du patronat, pour voir tous les acquis économiques engrangés par le secteur privé partir en fumée. Au-delà de la lutte pour le contrôle du Cnpm, qui met aux prises le président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly, ce capitaine d’entreprises dont l’entregent est connu par tout le monde, et Diadié dit Amadou Sankaré, l’un des vice-présidents du bureau sortant, c’est la fin de la notoriété publique pour le secteur des affaires qui est véritablement en jeu.

Avec le déclin du monde des affaires, à la suite de ce feuilleton judiciaire imposé aux acteurs économiques, c’est en fait une certaine vision du secteur privé qui est ainsi gravement atteinte. Une vision futuriste et dynamique, portée par l’équipe dirigeante du Cnpm, et qui, en dehors des segments réels de l’économie, cherchait à imprimer à la marche même des affaires de la nation, dans sa globalité, une certaine orthodoxie juridico-politique et institutionnelle, susceptible non seulement de crédibiliser la capacité d’action de l’Etat, mais aussi de renforcer la confiance des acteurs nationaux, y compris le citoyen lambda, dans la gestion des affaires nationales, en tant que telle.

Voilà le credo du Cnpm au cours de ces cinq dernières années, où l’on a vu une équipe dirigeante à l’avant-garde du combat contre la corruption et la mauvaise gouvernance, sur toutes ses formes. C’est pourquoi contre vents et marées, et envers tous, le patron des patrons, dans sa quête d’un développement économique harmonieux du pays, n’a pas porté de gants pour dénoncer les manquements à l’orthodoxie financière et économique à travers la gestion des affaires nationales. Ce combat pour l’assainissement public, il l’a placé au cœur de sa vision stratégique pour permettre à l’Etat de jouer pleinement son rôle de régulation de la vie publique.

Eh bien ! Il est clair pour tout le monde, sans aucun parti pris, que le président sortant du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, n’a jamais vouluse hisser à ce poste prestigieux pour en bénéficier, à titre personnel, quelques attributs ou prébendes qu’ils soient. Non ! Loin s’en faut : il est donc de notoriété publique que ce chef d’entreprises hors pair, doublé d’un visionnaire à toute épreuve, lorsqu’il est arrivé à la tête du patronat, il y a cinq ans, était animé d’une vision de refondation de l’univers des affaires dans son pays.

Une action de réformateur au Cnpm, concrétisée par de nombreuses initiatives, aussi courageuses et prometteuses, visant à garantir la moralisation des mœurs publiques. Et cela, dans tous les compartiments de la vie nationale, aussi bien dans la sphère publique que privée. En fait, par sa volonté inébranlable  de changer en profondeur les choses, et les actions hardies qui vont avec, le Cnpm, sous le leadership de cet homme, s’est inscrit dans une logique de création de richesses à la fois diversifiées et pérennes. Cela a permis au pays de s’atteler au seul combat qui vaille pour son futur, celui de son développement économique, partant de l’épanouissement humain de ses citoyens, indépendamment de leur clivage idéologique et sociologique.

A y regarder de près, en dehors des contingences culturelles et linguistiques, les pays qui ont réussi le développement économique au fil des âges et assuré le progrès social à leur peuple, ce sont ceux-là mêmes qui ont su renforcer la conquête des libertés individuelles et collectives des citoyens, tout en garantissant leurs droits sociaux et économiques.

C’était l’option choisie par l’équipe dirigeante du Cnpm, pendant toutes ces années de leadership de Mamadou Sinsy Coulibaly, dont la vision, à long terme, s’acheminait vers la garantie totale de la sécurité alimentaire dans le pays qui est, à n’en pas douter, l’un des axes majeurs de la politique économique qu’il a entreprise à la tête du Patronat. Il s’agit là, au-delà de la rhétorique économique, d’un trait dominant de l’attribut humain, sous tous les cieux ; aucune richesse ne vaut que la garantie de la sécurité alimentaire, à travers l’ensemble national, via les ménages et les communautés.

C’est cette vision futuriste, assurant le plein épanouissement humain, qui animait ce dirigeant d’entreprises à la tête du Cnpm. Et c’est, depuis toutes ces années qu’il s’est  dédié, aux commandes du patronat, pour ces travaux d’Hercule au service de l’épanouissement économique de son pays. Une vision stratégique qu’il a partagée avec pas mal d’acteurs nationaux et étrangers, dont beaucoup d’entre eux reconnaissent en lui ce défenseur infatigable de la promotion du secteur privé.

Hélas ! Comme un coup de massue, c’est cette vision futuriste pour le redressement économique et social du pays qui vient d’être brutalement interrompue par cette bataille pour le leadership qui n’a aucun sens aujourd’hui, et dont nul ne prévoit les conséquences dangereuses pour le pays et pour le monde des affaires.

Gageons que la raison prime rapidement sur l’exacerbation des ambitions demeurées, à la fois sordides et égoïstes pour le rayonnement futur du secteur privé malien.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commerce :  Stabilisation progressive du prix du ciment</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/commerce-stabilisation-progressive-du-prix-du-ciment-2913619.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 15:43:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après deux ou trois semaines de crise dans le secteur du ciment, due à plusieurs facteurs, le prix de ce matériau de construction se normalise de plus en plus, selon plusieurs acteurs.</strong>

L’évolution du prix du ciment sur le marché a connu une oscillation, passant dans la fourchette de 100 000  à 105 000 FCFA la tonne, voire 95 000 FCFA par endroits.

Si le prix du ciment n’est pas homologué au Mali, cette soudaine flambée s’est estompée la semaine dernière et devrait progressivement revenir à la normale, rassurent les services techniques de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Après une prise de langue avec les cimenteries et conformément à leur convention d’établissement, les trois usines ont accepté de fixer leur prix carreau usine à 87 000 FCFA, c’est-à-dire sans remise et sans les frais d’approche.

Ce prix carreau usine, il faut le rappeler, est resté inchangé, cependant la remise qui permettait aux distributeurs de faire face à la concurrence du ciment importé a été supprimée durant la crise.

Lors de sa rencontre avec les acteurs du secteur, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements s’est engagé à poursuivre les efforts pour régler définitivement les difficultés auxquelles sont confrontées les unités, en vue de leur permettre d’atteindre leur pleine capacité avant la fin de la période de transition.

A ce titre, il est envisagé la restructuration du prix carreau usine et la négociation d’un avenant à la convention d’établissement afin de parvenir à la fixation d’un prix plancher et un prix plafond du ciment local.

Aussi, il est important de rappeler que la crise qu’a connue le secteur due est principalement à deux facteurs : une grève des transporteurs sénégalais qui a duré trois semaines et le confinement de la principale usine de production de ciment au Mali. A ce jour, la situation s’est normalisée et les importations devront se poursuivre. La production locale a aussi repris.

Pour sûr, les services de la Dgcc ont joué un rôle important pendant cette période de crise et ce, conformément à leur mission de contrôle. Ils ont procédé à plusieurs interpellations de spéculateurs et ont infligé aux contrevenants des sanctions prévues en la matière.

<strong>Hamadoun MAHAMANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Environnement :   Où est donc passée Ozone Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/environnement-ou-est-donc-passee-ozone-mali-2913629.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 12:09:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La société marocaine semble définitivement fragilisée. En tout cas, les artères principales de Bamako sont envahies de poussière. Spécialisée dans le transport et le nettoyage des voies publiques de la capitale malienne, Ozone battait déjà de l’aile bien avant la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK. La révolution de palais a davantage enfoncé l’entreprise. Conséquence : elle est incapable de rendre la ville propre, conformément à l’accord qui la lie aux autorités maliennes.</strong>

Partout à Bamako où les agents d’Ozone devraient être présents, il n’y a que du sable et de la poussière. Rien que sur le boulevard partant de Sébénicoro à la sortie de la ville vers la Guinée Conakry, le sable s’est entassé aux abords de la route, provoquant parfois des patinages accidentels aux conducteurs de motos. La situation s’est singulièrement accentuée au niveau des passerelles enjambant la route au niveau le marché de Sébénicoro. On y voit des monticules de sables de tous les côtés de la voie.

Avant cet abandon du nettoyage des routes, Ozone avait été réprimandée par Housseïni Amion Guindo, alors ministre de l’Environnement et de l’Assainissement. Ce dernier menaçait de mettre fin au contrat si l’entreprise ne s’assumait pas. La colère du ministre Guindo était due au fait que l’entreprise avait baissé les bras dans le nettoyage et le transport des déchets sur les voies publiques de Bamako. A l’époque, les agents d’Ozone se comptaient du bout des doigts dans les rues bamakoises.

Aujourd’hui, ces agents ont purement et simplement disparu de la circulation. Les camions de transport de la boîte, auxquels les habitants de Bamako s’étaient habitués, ont disparu comme par enchantement. Les femmes et les hommes habillés en tenue estampillée Ozone ne sont plus que des souvenirs pour certains habitants de Bamako.

Dans tout cela, le ministre en charge de l’Assainissement ne dit rien au sujet de cette entreprise qui est liée à l’Etat malien par un contrat de plusieurs milliards de nos francs. La question est de savoir si le contrat d’Ozone Malia été écourté. Si tel est le cas, qui recevra l’argent dépensé sur le budget national pour nettoyer nos routes ? En tout cas, à l’heure du bilan, il est clair qu’Ozone a été une déception. Il s’agira alors de savoir si les bonnes dames de nos quartiers auront la chance de bénéficier de cet argent pour nettoyer à la place de l’entreprise marocaine.

<strong>Nampaga KONE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le CNT face à l’équation de sa cohésion interne : Qui veut déstabiliser N’Diaw ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/le-cnt-face-a-lequation-de-sa-cohesion-interne-qui-veut-destabiliser-ndiaw-2912611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/le-cnt-face-a-lequation-de-sa-cohesion-interne-qui-veut-destabiliser-ndiaw-2912611.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 16:44:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la surprise générale, en fin de semaine dernière, pendant que l’organe législatif de la transition tentait de donner une orientation politique claire à son mandat, son président, le colonel N’Diaw, d’un ton appuyé, a mis en garde certains membres affiliés de l’institution, cherchant, comme il le dénonce, « à décrier la présence militaire française au Mali ». Le CNT souffre-t-il d’un manque de cohésion à l’interne ? </strong>

Le communiqué, par lequel le président de la CNT, le colonel Malick N’Diaw, dénonce le comportement de « certains mouvements et regroupements au sein desquels militent quelques » uns de ses membres, est sans appel : le CNT ne saurait être un tremplin pour des motivations inavouées de la part de ses membres.

Voilà la mise en garde ferme de la part de celui qui veut que l’image de l’institution qu’il dirige ne soit pas dégradée du fait de certains de ses membres dont les motivations, inavouées sont ailleurs. Pour le président du CNT, le colonel N’Diaw, l’alerte vaut son pesant d’or, en ce sens qu’il nous a été donné de constater, comme beaucoup de nos concitoyens, que des membres attitrés du CNT, et non des moindres, se font échos de déclarations, pour le moins osées, visant à décrier la présence militaire de la France dans notre pays.

De tels propos malveillants, on le sait, simplement distillés par de simples citoyens, à l’encontre de la France, qui continue de payer le prix le plus cher par son engagement militaire au Mali et dans le Sahel, ne passent pas inaperçus. Et entonnés à grands renforts médiatiques par des membres d’un organe important, comme le CNT, pour manifestement dénoncer la présence militaire française, ils peuvent constituer un véritable tollé diplomatique dont les conséquences sont forcément désastreuses pour les relations entre les deux pays.

Prenant la mesure d’une telle déconvenue diplomatique, le président du CNT, le colonel Malick N’Diaw, est bien dans son rôle d’appeler les uns et les autres à leurs responsabilités vis-à-vis de l’institution à laquelle ils appartiennent, mais aussi à l’endroit de leur pays, dont la stabilité dépend en grande partie aujourd’hui, au-delà des discours de circonstance, de la présence, aux côtés des FAMa, des forces armées étrangères, dont les soldats français.

Etre membre d’une institution comme le CNT, qui doit constamment veiller sur sa crédibilité, pour jouer pleinement son rôle dans la conduite de la transition, exige du patron de cet organe sensible qu’il hausse le ton pour recadrer les manquements de certains des membres à l’orthodoxie parlementaire. Cette vigilance à toute épreuve, le colonel l’a fait observer en toute responsabilité en ciblant directement les membres du CNT qui s’adonnent à des déclarations à l’emporte-pièce contre la présence militaire française dans notre pays.

Il l’a si bien rappelé aux fauteurs de trouble qu’il leur a indiqué clairement qu’ils n’ont pas le droit d’user leur titre, en tant que membres du CNT, pour autre motif en dehors de leur mandat. Ce rappel à l’ordre est d’autant plus crucial que la diplomatie parlementaire, à l’heure actuelle, dans les relations entre les Etats, joue un rôle clef dans l’affermissement de la coopération sur toutes ses formes entre les Etats, au plan bilatéral que multilatéral.

Le Mali n’échappe pas à cette règle cardinale du jeu diplomatique international. Et de la même manière, la transition ne sera pas un refuge pour aucun de ses membres de se barricader derrière des artifices pour se livrer à des gestes inappropriés.

En un moment crucial, où le pays est à la recherche de la paix et de la stabilité, nécessaires à son progrès économique, des membres du CNT ne peuvent pas aller, au-delà de leur mandat, pour fustiger publiquement la présence militaire d’un partenaire stratégique comme la France, qui s’illustre, chaque jour que Dieu fait, dans la guerre implacable contre les terroristes.

Pour cela, le président du CNT, en toute responsabilité, prend à témoin l’opinion publique nationale, et internationale, comme quoi les déclarations des membres du CNT contre une telle présence militaire n’engagent que leurs propres auteurs et ne sauraient en aucune manière refléter la position officielle de la respectueuse institution.

De la même manière, ces derniers sont clairement appelés à respecter le sens de leur mandat au sein de cette institution qui ne saurait nullement être assimilé à une quelconque expression de dessein personnel et inavoué. Il est désormais établi que le CNT ne peut tolérer ce genre de manifestations inappropriées de la part de ses membres, lesquels, pour le prestige même de leur institution, doivent strictement se garder d’user leur titre pour d’autres motifs en dehors de leur mandat expresse.

Point de désordre au sein du CNT. Tel est le sens de l’appel du président du CNT, le colonel Malick N’Diaw, qui entend par tous les moyens assurer le respect scrupuleux de l’image de marque de l’institution qu’il dirige, aussi bien à l’interne qu’à l’extérieur.

Même si le communiqué ne le laisse pas entendre clairement, il est évident, selon plusieurs avis éclairés, que le président du CNT ne saurait se contenter, pendant longtemps, de déclaration de condamnation des agissements de certains membres de l’institution qui jurent avec l’orthodoxie parlementaire. Il importe alors qu’il œuvre à agir dans le sens de la sanction exemplaire pour prévenir, dit-on, de tels agissements individuels, visant à discréditer le CNT.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé publique en danger au Mali :  Quand la  PPM distribue des produits en l’absence de résultats de test de qualité</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-publique-en-danger-au-mali-quand-la-ppm-distribue-des-produits-en-labsence-de-resultats-de-test-de-qualite-2912621.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/sante-publique-en-danger-au-mali-quand-la-ppm-distribue-des-produits-en-labsence-de-resultats-de-test-de-qualite-2912621.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 15:56:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’issue de la mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification de performance du système de mise à disposition des médicaments aux clients par la Pharmacie populaire du Mali (PPM),  le constat demeure amer. Selon ladite mission qui a concerné les exercices 2015, 2016 et 2017, plusieurs recommandations non mises en application constituent des dangers pour la santé publique.   </strong>

A l’instar des autres secteurs d’activité, la légèreté s’installe confortablement dans le secteur de la santé. Car, les résultats de la mission de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification de performance du système de mise à disposition des médicaments aux clients par la Pharmacie populaire du Mali (PPM), initiée par le VGAL, sont alarmants.

A en croire le dernier rapport du Bureau du Vérificateur, la présente mission vise à  s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification de performance du système de mise à disposition des médicaments aux clients par la PPM ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Les recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale effectuée en 2018 concernant les exercices de 2015, 2016 et 2017 étaient  sont au nombre de 19.  Dont  14 pour la PPM, 1 pour le Laboratoire national de la santé (LNS), 2 pour le ministère de l’Economie et des Finances, 1 pour le ministère de la Santé et des Affaires Sociales et 1 à la fois pour les deux départements ministériels suscités.

La présente mission de suivi qui couvre les exercices 2019 et 2020 (1er semestre) a constaté assez de recommandations non mises en œuvre. Pour le bureau du Vérificateur général, le ministère de l’Économie et des Finances ne respecte pas ses engagements financiers du contrat plan. Car, la mission initiale a recommandé audit ministère de respecter ses engagements du contrat plan par le paiement intégral et régulier de la subvention à la PPM, nécessaire à l’exécution du plan d’investissement et conformément au plan de financement. Mais, constatera-t-elle, l’État n’a pas accordé l’intégralité de la subvention à la PPM conformément à ses engagements dans le cadre du CP. Afin de s’assurer du respect des engagements financiers de l’État à l’égard de la PPM, la mission de suivi a examiné le contrat plan 2017-2019 et a rapproché les engagements de l’État de l’année 2019 aux montants payés sur la subvention accordée à la PPM pendant la même période.

Elle a constaté que l’État n’a toujours pas payé l’intégralité de la subvention pour laquelle il s’était engagé dans le cadre du CP avec la PPM. En effet, en 2019, pour un engagement total de 59 435 000 F CFA, l’État a payé 45 171 000 F CFA.93.

Quant à la Pharmacie populaire, il ressort que la PPM n’établit pas de programme annuel d’approvisionnement. Or, la mission initiale a recommandé à la PPM d’établir un programme annuel d’approvisionnement. Elle avait constaté que la PPM n’établit pas de programme annuel permettant de maîtriser les approvisionnements, d’améliorer la disponibilité des médicaments essentiels dans les formations sanitaires et d’assurer une gestion adéquate des médicaments. Ainsi, indique le rapport, la mission de suivi s’est entretenue avec les responsables du service département approvisionnement de la PPM et a ensuite demandé les programmes annuels d’approvisionnement de 2019 et 2020.Toutefois, constatera-t-elle, la PPM n’établit pas de programmes annuels d’approvisionnement.

Pire, note-on dans rapport du Vérificateur, la PPM ne requiert pas le certificat d’analyse avant toute distribution. Ce, conformément à la recommandation de la mission initiale. Car, elle avait constaté que la PPM a procédé à la distribution de plusieurs produits pharmaceutiques en l’absence de résultats de test de qualité fournis par le Laboratoire national de la santé (LNS). En effet, poursuit le document,  en 2016 et 2017, le LNS a procédé à des prélèvements pour lesquels aucun certificat d’analyse n’a été fourni. «Afin de s’assurer que tous les produits distribués sont conformes aux normes, la mission de suivi a échangé avec les responsables de la PPM et leur a requis tous les certificats d’analyse de médicaments délivrés par le LNS pendant la période sous revue (2019 et 2020). Mais elle a constaté que la PPM a continué de distribuer des produits pharmaceutiques durant la période sous revue en l’absence de certificats d’analyse ou de résultats provisoires sur les échantillons prélevés. Les responsables de la PPM évoquent l’urgence des besoins exprimés par les clients pour ne pas attendre les résultats des analyses qui accusent des retards importants, dénonce le Vérificateur général.

En ce qui concerne le Laboratoire national de santé (LNS), il ne respecte pas le délai de délivrance des certificats d’analyse, apprend-on du rapport. Tandis que la mission initiale a recommandé au LNS de respecter les délais réglementaires d’analyse des échantillons de médicaments, elle constatera  que le LNS ne délivre pas de certificat d’analyse à la PPM dans le délai réglementaire. A titre illustratif, en 2017, le LNS a transmis à la PPM des certificats d’analyse dont le délai de traitement varie entre 17 et 308 jours. En 2016, ce délai a varié entre 14 et 472 jours, indique-t-on.

Afin de s’assurer du respect des délais réglementaires d’analyse des prélèvements de médicaments, la mission de suivi a rapproché les dates d’un échantillon de 20 prélèvements pour analyse de la période sous revue aux dates des certificats d’analyse et au délai fixé à 8 jours par l’article 10 de l’arrêté interministériel n°08-0345/MS-MF-MEIC-MEP-MA du 12 février 2008 fixant les modalités pratiques et tarification des opérations de contrôle de qualité des médicaments, aliments, eaux et boissons. Elle a constaté que le LNS ne parvient toujours pas à respecter ce délai réglementaire. En effet, pour un échantillon de 20 prélèvements, elle a constaté que les délais de livraison du certificat d’analyse varient entre 20 et 160 jours pendant la période sous-revue.

Au niveau du département de tutelle, c’est le laisser-aller. Il ressort des résultats de suivi des recommandations de la mission du Vérificateur que le ministère de la Santé et des Affaires sociales (MSAS) ne prend pas les mesures nécessaires pour rembourser la totalité des impayés. Alors que la mission initiale a recommandé au ministère de la Santé et des Affaires sociales (MSAS) de prendre les mesures nécessaires pour rembourser la totalité des impayés, elle avait constaté que le ministère de la Santé doit à la PPM à la date de février 2018 un montant de 3,17 milliards de FCFA (dernier pointage effectué par la commission bipartite ministère-PPM, sur la base des BL et des factures).

Afin de s’assurer de la mise en œuvre de cette recommandation, la mission de suivi s’est entretenue avec les responsables du ministère de la Santé et des Affaires sociales.  La mission de suivi a constaté que le ministère de la Santé et des Affaires sociales n’a pris aucune mesure visant à rembourser les impayés.

La PPM ne respecte pas les délais de livraison. Car, explique le présent rapport,  la mission initiale a recommandé à la PPM de revoir les délais de livraison aux structures sanitaires. Malheureusement, remarque-t-elle, les livraisons par la PPM à l’Hôpital du Mali pour la période sous revue ont été effectuées respectivement dans un délai moyen de 50, 35 et 57 jours. Or, le guide de bonne pratique de distribution prévoit 72 heures et le ministre de la Santé et celui en charge des Finances dans leur lettre recommandent également le même délai.

Afin de s’assurer du respect du délai de livraison de 72 heures, la mission de suivi a demandé à la PPM les bons d’achats (BA) de médicaments et consommables de l’hôpital du Mali, les bordereaux de livraison (BL) et les procès-verbaux de réception y relatifs pour les périodes de 2019 et 2020. Elle a ensuite procédé à un rapprochement entre les dates des bons d’achats de médicaments et consommables de l’hôpital du Mali et les bordereaux de livraison (BL). Elle a constaté que les livraisons faites par la PPM à l’Hôpital du Mali pour la période de 2020 ont été effectuées dans les délais variant entre 26 jours et 93 jours.

En conclusion, selon le rapport du Vérificateur, la mise en œuvre des recommandations issues de la mission initiale de 2018 n’est pas satisfaisante. Elle est de 26%.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Politique : Ces groupes debout pour la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/politique-ces-groupes-debout-pour-la-transition-2912615.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 15:50:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que la transition fait l’objet de vives critiques de la part de certains Maliens, des hommes et des femmes se réunissent pour défendre la bonne marche de la période transitoire. Le ton a été donné par Issa Kaou Ndjim de la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko. Il a ainsi pris la tête d’un regroupement appelé ACRT Faso Ka Wele, un mouvement qui regroupe des leaders d’opinion de plusieurs localités du Mali.

Les réunions de l’ACRT Faso Ka Wele se tiennent à Bamako, dans les locaux de la CMAS. Mais ses animateurs soutiennent qu’il ne s’agit pas d’une initiative de l’imam et que ledit mouvement est ouvert à toutes les forces voulant la bonne marche de la période transitoire. Le regroupement est né dans la foulée de la grève de l’UNTM qui a secoué le pays, entre novembre et décembre derniers.

A l’époque, Issa Kaou Ndjim était le seul à crier sur tous les toits pour défendre la transition dont la dernière institution, le Conseil national de transition (CNT), venait d’accueillir ses membres. L’ACRT mise sur une démarche pédagogique pour défendre la transition, en allant au contact de la population pour expliquer les objectifs de la transition. Il ne s’agit pas de défendre les responsables de la transition, mais de dire que l’échec de la transition serait une catastrophe pour le Mali.

L’ACRT ne veut pas soutenir la candidature de qui que soit ce soit pendant la transition et sa mission s’arrêtera à la fin de la transition. Pendant un moment, l’ACRT avait fait cavalier seul sur le terrain de la défense de la transition. Les militaires qui ne sont pas rompus au débat politique peinèrent bien à expliquer que leur mission est de transmettre le pouvoir à un civil élu démocratiquement au terme de la période transitoire.

Mais d’autres acteurs ont commencé à emboiter le pas à l’ACRT Faso Ka Wele. Ainsi, l’ancien ministre d’IBK, Moussa Boubacar Bah de Sabati 2012, a constitué un front pour appuyer la transition. Pourtant, l’ancien ministre dit n’avoir pas regretté d’aider le régime défunt. « Si c’était à refaire, je ne vais pas hésiter à le soutenir de nouveau », a-t- il déclaré la semaine dernière.

Pour Moussa Boubacar Bah, la réussite de la transition est une question de survie de la nation. Si la transition venait à échouer, c’est le Mali qui risque de ne plus se relever. C’est pour cette raison que Sabati est debout pour la transition, puisque le Mali doit survivre à l’après IBK. Pour joindre l’acte à la parole, l’ancien ministre d’IBK a pris le courage d’aller vers Issa Kaou Ndjim et ses amis. Le but est de combattre ensemble, afin que le pays ne sombre.

Il y a aussi des acteurs qui s’agitent pour remettre la transition sur le droit chemin. Un mouvement de recadrage de la transition a donc entrepris de se faire entendre. Il est formé par la frange jeune de certains partis politiques inquiets de la façon dont la transition est gérée. En clair, les Maliens commencent à se réorganiser autour de la transition, chacun avec un agenda plus ou moins personnel.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconquête du pouvoir :  L’Adema joue  la carte de la victimisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reconquete-du-pouvoir-ladema-joue-la-carte-de-la-victimisation-2912613.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 15:47:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après dix années passées au pouvoir et 17 autres de concubinage, l’Adema-Pasj, l’une des premières forces politiques du Mali, ambitionne de reconquérir le pouvoir en 2022  si la présidentielle a lieu. C’est la principale information que le président du parti, Tiémoko Sangaré, a voulu faire passer le week-end dernier. C’était  à l’occasion de sa présentation de vœux à la presse.</strong>

Après avoir fait un tour d’horizon des événements malheureux qui ont caractérisé l’année écoulée, notamment la pandémie du coronavirus, la fragilité de notre système démocratique, mis en mal suite au coup d’Etat militaire du 18 août 2020,  et  les attaques terroristes récurrentes avec leur lot de pertes en vies humaines,  il s’est penché sur  les questions politiques.

Au sujet de la transition en cours,  le Président de l’Adema, Tiémoko Sangaré  estime qu’elle ne sera une réussite que si, dans un sursaut national, nous parvenons à placer l’intérêt supérieur du Mali au-dessus de toutes autres considérations.

De son point de vue,  le seul baromètre de la réussite de la transition en cours est la conduite des réformes indispensables et compatibles avec le délai imparti, ainsi que l’organisation d’élections inclusives, transparentes et crédibles. Toute autre démarche pouvant disperser ou éparpiller nos efforts ne sera que divertissement préjudiciable.

Certes l’année 2020 a été une année difficile pour le Mali, pour l’Afrique et le monde. Elle l’a été aussi pour notre famille politique, l’Adema-Pasj, mais la fidélité de nos militants est et demeure la plus belle réponse à ceux qui avaient parié sur l'explosion de ce parti au rôle historique avéré, souligne-t-il.

« Depuis sa création, que le parti se bat pour le Mali, nous avons tenté de développer une solide image dans l’opinion nationale et internationale. Mais la campagne de dénigrement systématique et de diabolisation dont il a été l’objet depuis quelque temps, amplifiée depuis le coup d’Etat militaire du 18 août 2020, a laissé des traces. Nous devons faire la preuve, aux yeux de l’opinion nationale comme internationale, de notre capacité à incarner la nouvelle espérance que constitue le Mali nouveau, (Mali Kura) », s’est-il plaint.

Tiémoko Sangaré entend adapter son parti à l’évolution sociopolitique du pays. Ainsi, affirmera-t-il,  au demeurant, la quête du Mali Kura est au cœur du projet « Adema » si tant est que le Mali nouveau tant réclamé est celui où, en prenant appui sur les premiers pans de nos conquêtes réalisées, nous allons tous assumer la responsabilité de nos actes et nous acquitter de nos devoirs et de tous nos devoirs, le Mali où force reste à la loi en toutes circonstances.

C’est pourquoi aujourd’hui, l’Adema doit donner la preuve qu’il est un parti sérieux et rigoureux, proche du peuple et dédié exclusivement au service de celui-ci, un parti digne de confiance et apte à gouverner à nouveau et de façon vertueuse.

«C’est dans la douleur, au prix de mille et un sacrifices, que l'Adema-Pasj, s’est construit ; c’est dans la foi, la détermination et la persévérance qu’au fil des années, il a consolidé ses bases et son histoire pour conquérir le pouvoir d’Etat, accompagner dans la loyauté les régimes successifs ayant bénéficié de la confiance du peuple souverain qui se sont engagés à inscrire leurs actions dans la continuité de la mise en œuvre du projet Adema.

C’est pourquoi, nous devons œuvrer au profit de l’intérêt général. Nous devons dépasser nos blessures personnelles, nos frustrations même les plus légitimes, nos colères même les plus justifiées pour nous engager dès aujourd’hui sur la voie menant à la construction de lendemains meilleurs pour nos enfants, pour les générations futures.   L'Adema-Pasj, notre parti est plus que jamais engagé pour reconquérir le pouvoir d’Etat, car il a vocation à gouverner demain le Mali. Pour ce faire, il travaillera pour reconquérir ville par ville, quartier par quartier, village par village, fraction par fraction le cœur des Maliens.

Dans cet élan, notre parti reste ouvert à toutes les forces démocratiques et républicaines éprises de paix et de justice, car c’est ensemble que nous pouvons bâtir le Mali nouveau », a déclaré Tiémoko Sangaré.

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<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cercle de Niono : Au moins 63 villages prêtent allégeance aux islamistes, selon le président de Sabati 2012</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/cercle-de-niono-au-moins-63-villages-pretent-allegeance-aux-islamistes-selon-le-president-de-sabati-2012-2912609.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 15:42:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le cercle de Niono, où se trouve le tristement célèbre Farabougou, est devenu le baromètre de l’insécurité au Mali. Les groupes djihadistes ont conquis des pans entiers de territoire dans cette zone hautement stratégique de la région de Ségou. Selon les ressortissants de la localité, plus rien ne peut s’opposer à l’avancée des groupes terroristes qui brûlent des champs de riz dans le but d’affamer la population des villages qui échappent à leur contrôle.

Selon l’ancien ministre en charge de l’insertion des arabophones, Moussa Boubacar Bah de Sabati 2012, plus de 63 villages du cercle de Niono ont récemment signé un accord avec les djihadistes. Pour lui, la situation du Mali est actuellement semblable à celle de la Somalie avant que ce pays ne bascule dans l’anarchie dont il n’est pas toujours sorti. Face à l’absence des forces de défense et de sécurité nationales, tout le monde s’est armé dans le cercle de Niono, non loin de la ville de Ségou, où sont délocalisés certains services de l’Etat.

Les groupes djihadistes ne rencontrent malheureusement pas assez de résistance sur le terrain idéologique. Sabati 2012, qui a formé des milliers de jeunes arabophones sur les techniques d’endoctrinement utilisées par les groupes radicaux, constate le vide créé par l’absence d’efforts allant dans le sens de la sensibilisation. Il existe chez certains spécialistes de l’Islam des discours pour contrer l’idéologie radicale des groupes islamistes, mais la situation est hors de contrôle dans des localités du cercle de Niono, tombées dans la violence.

Selon un habitant du village K6, un juge a été nommé par les djihadistes dans le cercle de Niono pour régler les litiges. Dans chaque village sous leur contrôle, il y a un représentant qui rapporte tout ce qui se passe aux chefs dont le passage se fait par intervalle de temps. Ceux qui refusent par exemple de payer les tributs demandés sont dénoncés aux chefs par ces représentants qui sont des natifs du village, donc des gens qui connaissent tout le monde.

Pour contrer la poussée djihadiste, les villages ont mis leur destin entre les mains des dozos qui, eux, aussi commencent à être coûteux. Pour être protégés, les villageois cotisent entre 3 et 2 millions, selon les cas, pour les dozos. Dans tout ça, on ne sent pas assez d’inquiétude à Bamako pour l’avenir du pays. Selon le président de Sabati 2012, aucune armée ne peut résoudre le problème malien dans les régions de Ségou et de Mopti.

<strong>Nampaga KONE</strong>

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<item>
<title>Frappe de Boundy :  A qui profite la manipulation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/frappe-de-boundy-a-qui-profite-la-manipulation-2912607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 15:30:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A la suite de la frappe aérienne des forces françaises de Barkhane, survenue à Boundy, dans la région de Mopti, contre un groupe armé terroriste, des dénonciations fantaisistes ont fusé de toutes parts, mettant en cause une tuerie de masse de population civile. L’objectif affiché de ce tollé visait certainement à salir la réputation internationale d’un pays engagé dans la guerre implacable contre le terrorisme violent et meurtrier. Mais qui a intérêt à salir la réputation de notre pays</strong> ?

Telle une attaque virale, à l’espace de quelques jours, les réseaux sociaux ont été envahis de fausses informations, distillées à dessein, comme quoi une frappe aérienne des forces françaises de Barkhane, survenue dans la localité de Boundy, région de Mopti, a fait plusieurs morts parmi la population civile. Celle-ci, en pleine cérémonie de mariage, selon les mêmes intoxications, a été prise pour cible par des tirs militaires avec un bilan forcément macabre.

Prise sous cet angle, et littéralement déversée sur les réseaux sociaux, l’information, qui a fait le tour de la planète, a forcément pour effet négatif de replonger le Mali au cœur de l’actualité brûlante, en le mettant sous les tirs nourris de milieux réactionnaires, friands de telle accusation fantaisiste.

Plusieurs semaines après la frappe de Boundy, quoique des démentis formels proviennent à la fois de la partie française et malienne, des accusations de dommages collatéraux, suite à ces tirs contre les terroristes, continuent à enfler les réseaux sociaux. Comme si l’objectif affiché était de chercher à dénigrer la présence militaire étrangère, notamment française, sur le sol malien.

Et pourtant, la frappe militaire, survenue à Boundy, a bel et bien visé un groupe armé terroriste, identifié comme tel par les enseignements militaires, et prêts à agir contre les positions militaires. Dans le passé, selon les mêmes renseignements militaires, c’est dans cette partie du pays où les groupes armés terroristes sont les plus actifs, où régulièrement ils attaquent les convois militaires par des engins explosifs improvisés qui endeuillent à la fois les populations civiles et les forces militaires, présentes dans la zone.

Il y a encore quelques temps, la Mauritanie voisine, poursuivant sur le sol malien, au cours d’une frappe similaire contre un groupe armé terroriste, avait été accusée de meurtre de populations civiles sur un véhicule. A l’époque des faits, des élus locaux avaient crié au scandale et avaient même menacé de porter plainte contre les auteurs de cette attaque.

On connait la suite : le pays, accusé à tort, avait brandi des photos satellites, montrant des personnes installées dans des véhicules, conduites par des terroristes. Comme quoi l’amalgame est très souvent facile à entretenir par certains milieux dans ces genres d’opérations militaires qui visent pourtant à neutraliser les groupes terroristes.

Le président de la transition, le colonel Bah N’DAOU ne cesse de le dire : aucune bavure militaire ne saurait tolérée au Mali. Dans ce pays de paix, aucune conscience civilisée ne saurait supporter des victimes civiles, survenues à la suite de bavure militaire.

Mais de là à souiller la réputation de tout un pays, à l’international, sans que les accusations puissent être corroborées par des faits tangibles vérifiés à partir d’enquêtes crédibles, certains esprits chagrins, prompts à la manipulation des images, poussent plus facilement le pion de la désinformation qui ne saurait passer.

Le hic est que toutes ces campagnes de dénigrement contre les FAMA et ses alliés étrangers, engagés dans la lutte contre le terrorisme, enregistrent de plus en plus des résultats probants sur les différents théâtres d’opérations militaires. De plus en plus, avec détermination et engagement, des colonels criminels de terroristes sont neutralisés par l’action cumulée des forces maliennes et étrangères.

C’est justement dans ce contexte particulier, où les FAMA remontent en force le terrain, que ces accusations de type sordide sont portées à l’encontre des forces militaires dominatrices. Au point qu’on se demande, en toute logique, les motivations réelles de ces campagnes de dénigrement contre le pays et ses alliés.

Comme ce fut le cas, pour empêcher toutes rumeurs à se répandre, comme une trainée de poussière, sur une telle accusation fantaisiste, les autorités militaires maliennes, suivant en cela l’exemple français, doivent désormais être plus promptes à informer la population malienne sur la réalité des événements vécus.

Ce qui sera de nature à accentuer la confiance, toujours grande, entre la population et son armée qui n’a besoin que de ça que pour monter en puissance.

<strong>Madou COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Consommation :  La vie chère s’installe à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/consommation-la-vie-chere-sinstalle-a-bamako-2912617.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 14:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Du jour au lendemain, les prix de certains produits ont commencé à prendre l’ascenseur à Bamako. Il y a eu d’abord la hausse soudaine du prix de l’huile alimentaire dont le détail pour 50 F CFA a disparu des boutiques. Cette flambée du prix de l’huile était prévisible d’autant plus que la production de l’huile alimentaire du pays dépend en grande partie des graines de coton. Or, le Mali n’a pas produit assez de coton cette année.</strong>

Les autorités savaient que l’huile alimentaire allait manquer, provoquant ainsi une flambée du prix de la denrée. Dans les marchés de Bamako, les ménagères se plaignent de cette pénurie qui ne fait que commencer. Les presses qui produisent de l’huile dans la région de Sikasso sont à l’arrêt depuis quelques mois. Celles qui ont fait le plein de réserves de graines tournent encore, mais cela ne pourra pas durer, selon les spécialistes.

Les unités de production de l’huile seront obligées de se tourner vers l’importation des graines de coton de certains pays frontaliers ou de la sous-région. Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire pourraient fournir une bonne partie des graines, mais le coût de l’importation jouera sur les prix. D’autres pays comme le Benin et le Togo produisent aussi du coton en grande quantité, et il y a des échanges commerciaux poussés entre le Mali et ces pays. Là aussi, des obstacles existent à cause de la distance et du coût des importations.

Le Mali peut compter aussi sur l’huile produite dans les pays de la sous-région, particulièrement l’huile de palme. Mais la vie chère sera plus ressentie par les ménages lorsque le prix de la viande augmentera à cause de la pénurie de l’aliment pour bétail. Le tourteau produit au Mali est lié aux graines de coton. Avec le boycott de cette culture par les paysans, les éleveurs craignent une flambée des prix de l’aliment pour bétail. La meilleure façon pour les éleveurs de compenser la cherté des prix est de vendre plus cher leurs animaux.

Par conséquence, le prix du kilo de la viande prendra l’ascenseur aussi. Pour l’instant, rien ne semble renverser cette tendance. Les éleveurs ne manquent pas encore de fourrage dans les pâturages, selon un producteur de coton. Mais dans deux ou trois mois, ajoute-il, il y aura des problèmes que tout le monde va sentir. Une augmentation du prix de la viande aura des conséquences directes sur toute la chaine économique du pays. A en croire un paysan syndicaliste, même le prix des transports en commun peut augmenter.

Autre denrée dont le prix a augmenté subitement : le ciment. Que ce soit le ciment malien ou celui importé, la situation est la même. L’une des trois usines maliennes est à l’arrêt, et le Sénégal a durcit les conditions d’exportation pour favoriser ses projets de construction. Pour éviter une situation plus préoccupante, les autorités doivent chercher rapidement des solutions qui ne manquent pas forcément.

<strong>Adama Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Dabo sur le chantier de la bretelle Katele&#45;Kadiolo&#45;Zegoua :  « Nous devons privilégier l’action pour donner espoir au peuple…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/le-ministre-dabo-sur-le-chantier-de-la-bretelle-katele-kadiolo-zegoua-nous-devons-privilegier-laction-pour-donner-espoir-au-peuple-2912604.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 14:41:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour abréger la souffrance des populations bénéficiaires de la bretelle Katélé-Kadiolo-Zégoua  et les voiries urbaines de Kadiolo, longue de 32,5 km; les voiries urbaines de 10 Km de Sikasso ainsi que le viaduc et l’échangeur de Sikasso, le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu sur le terrain. Ce, afin d’instruire aux entreprises d’accélérer les travaux pour respecter le délai contractuel. C’était du 14 au 16  janvier 2021.</strong>

Sous le magistère du ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, fini le dépassement à répétition des délais contractuels et les travaux bâclés. Il veille sur les chantiers comme il tient à la prunelle de ses yeux. Pour ce faire, Makan Fily Dabo est constamment sur le terrain pour instruire aux entreprises, dont la plupart est habituée aux vieilles habitudes, à respecter les délais contractuels convenus avec le gouvernement. C’est dans cette optique qu’il a visité la bretelle Katélé-Kadiolo-Zégoua ; les voiries urbaines de 10 km de Sikasso ainsi que le viaduc et l’échangeur de Sikasso, en fin de semaine dernière.

La réalisation de ces infrastructures qui entrent dans le cadre des actions prioritaires de la politique nationale des transports des infrastructures de transports et du développement tient à cœur le Ministre Dabo. C’est pour cela qu’au cours de la présente visite, il s’est montré intransigeant pour le respect des délais contractuels.

Après avoir instruit au groupement d’entreprises ECGF/ EMCM, chargé de l’exécution de ces ouvrages, le ministre a insisté sur la qualité du bitume qui sera réalisé. Car, explique-t-il, il faut poser les bases d’un Mali nouveau. Ce, non seulement en respectant les délais contractuels, mais aussi en garantissant une qualité meilleure à nos infrastructures.  « Nous devons privilégier l’action pour donner espoir au peuple d’un Mali nouveau. Nous voulons des routes qui ont une durée de vie d’au moins 15 ans sans intervention, et qui respectent les normes de la Cédéao.  Je suis prêt à accompagner toutes les entreprises partenaires dans ce sens », a soutenu Makan Fily Dabo.  Nous allons être aussi fermes sur le respect de l’environnement, soutiendra-t-il.

<strong>Le satisfécit du ministre Dabo </strong>

Au cours de la présente visite, le ministre des Transports et des Infrastructures a constaté que les entreprises ont obéit à ses instructions lors de son dernier passage. Car, fera-t-il remarquer, des entreprises sont en train de rattraper les retards causés.

Sur la bretelle Katélé-Kadiolo-Zégoua et les voiries urbaines de ladite localité, le terrassement est fini, le revêtement commence demain mardi 19 janvier 2021. La fin des travaux est prévue au plus tard le 15 mai 2021. Un délai qui, selon le ministre, n’est pas négociable.

Du côté des entreprises, la motivation est au rendez-vous. Car, expliquent les responsables, les retards administratifs et financiers qui causaient des préjudices à l’évolution des travaux diligentés par les nouvelles autorités ont été réglés. Donc, il n’y a plus de raison qui empêcherait la diligence des travaux.  D’ores et déjà, estiment-ils, les travaux sont exécutés à hauteur de plus de 71% à la date du 15 janvier. Ils promettent de terminer l’ouvrage dans le délai imparti.

Partant, Makan Fily Dabo exprimera sa satisfaction quant à l’évolution des travaux de la bretelle à travers ses gratitudes pour le groupement d’entreprises et la mission de contrôle pour leur assiduité.

S’agissant de la traversée de Sikasso, nonobstant le chantier en finition, le ministre n’a pas manqué de sermonner l’entreprise en charge des travaux. Car, elle est en train d’accuser du retard.  Toutefois, il se dit satisfait par rapport à sa dernière mission.  « Je suis satisfait par rapport à ma dernière mission il y a de cela un peu plus d’un mois. Surtout, au sujet du projet traversée Sikasso qui est extrêmes important. Aujourd’hui, la voie a été mise en circulation. Mais il y a encore quelques travaux de finition, notamment l’éclairage public qui devrait s’achever assez rapidement ; dans tous les cas avant la fin de mars 2021. Tous ces travaux de finition, qu’il s’agisse d’éclairage public, du traitement des parois, des signalisations verticales et horizontales doivent s’achever au plus tard en mars 2021. Mais en ce qui concerne la route, les travaux sont terminés.   Sur la base de ce que j’ai vu lors de ma mission précédente, il n’y a pas d’inquiétude pour le moment par rapport au respect du délai contractuel. Ce que j’ai vu me réconforte, me rassure. Mais nous allons rester à l’affût, afin que le délai soit respecté », a-t-il déclaré.

Faut-il le souligner, le chantier de l’échangeur demeure confronté à l’occupation des emprises par des riverains qui attendent d’être indemnisés. Pour sauter ce verrou, le ministre des Transports et des Infrastructures envisage de saisir ses collègues concernés par le présent dossier.

D’ores et déjà, le ministre Dabo entend anticiper la sensibilisation pour l’amélioration de la sécurité routière. Car, argumente-t-il, la route a trop tué. Il faudrait que nous changions de comportement. Ce, afin de lutter contre l’insécurité routière qui constitue la 3<sup>ème</sup> cause de mortalité au Mali. Pour gagner ce pari, M. Dabo sollicite l’engagement de tous.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong>Envoyé spécial à Sikasso</strong>

<strong>ACCELERATION DES CHANTIERS ROUTIERS A SIKASSO</strong>

<strong>La fermeté et la pédagogie du ministre Dabo saluées par la population</strong>

La ferveur que le lancement des travaux d’aménagement de la traversée de Sikasso, l’échangeur, du viaduc et des 10 km des voiries avait suscitée s’estompait au rythme de la lenteur dans l’évolution desdits chantiers.

La lenteur des travaux perturbait non seulement la fluidité de la circulation dans la ville de Sikasso, mais aussi la quiétude sociale. Car, expliquent les riverains, l’inaccessibilité prolongée des concessions devenait de plus en plus intenable. Surtout que les chantiers semblaient être aux arrêts. Mais, poursuivent-ils, « nous commençons à retrouver la joie de vire ». Car, ajoute un taximan, à la suite de la dernière mission du ministre des Transports et des Infrastructures, « nous avons constaté une accélération inattendue des travaux ». Vous-mêmes, vous pouvez constater, témoignent des bénéficiaires, il a fallu la fermeté du ministre  des  Transports pour le respect du délai contractuel par  les entreprises en charge de ces ouvrages.  Aussi, précisent-ils, sa pédagogie et son management ont permis de calmer les ardeurs de certains qui commençaient à être débordés.  Avec l’engagement du ministre Dabo, la population de Sikasso retrouve la joie de vivre, raconte-t-on dans la ville. Aussi, dans la famille fondatrice, les Traoré, les sages ont apprécié le franc-parler du ministre Makan Fily Dabo. Car, il a annoncé des pénalités contre l’entreprise qui lui avait fourni des informations erronées, relatives à la finition de la traversée de Sikasso, initialement fixée au 31 décembre 2020. Sa surprise aura été grande de s’apercevoir que ces travaux n’ont pas été achevés. Ce qui le met dans une colère noire. Contrairement à cette entreprise fautive, l’ECS,  celle en charge de l’échangeur en trompette, l’EGK, est sur une bonne voie. Cette dernière est même en avance sur le délai malgré quelques difficultés liées à la libération des emprises. Toute chose qui lui a valu les félicitations du Ministre Dabo.

<strong>O.K</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Direction nationale des transports :  Qui veut instrumentaliser les syndicats</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/direction-nationale-des-transports-qui-veut-instrumentaliser-les-syndicats-2911595.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:44:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Engagé dans un vaste programme d’assainissement du secteur des transports, le Directeur national des transports terrestres, fluviaux et maritimes, Mamadou Sow, entend mener à bout ce chantier. Mais,  les services défaillants  se sentant menacés se sont mis à la manœuvre.  Certains tentent même d’instrumentaliser le syndicat afin de saboter le processus.</strong>

Depuis un certains temps, les usagers ne cessent de se plaindre de l’accessibilité de certains services des transports. Aussi, les services rendus par endroit nécessitent un peu plus de rigueur. Ce, afin de protéger les usagers qui préfèrent la faciliter d’obtention de certains certificats qui peut leur être préjudiciable dans le futur.  C’est souvent le cas au niveau du marché des plaques d’immatriculation, des visites techniques et même de l’obtention des permis de conduire. Pour corriger ces lacunes de façon exponentielle,  les responsables du Département veulent imprimer une nouvelle marque plus honorifique.

Pour ce faire, il fallait juste une volonté politique permettant aux hommes plus rigoureux  de donner corps à ces nouveaux chantiers.  Ce qui est le cas actuellement.

Depuis sa nomination au poste de Directeur national des transports terrestres maritimes et fluviaux, il y a quelques mois, Mamadou Sow, sous le magistère du Ministre Makan Fily Dabo, est sur les chantiers du renouveau du secteur. En toute discrétion, il est en train de poser des jalons afin d’adapter les structures rattachées et partenaires du Département des Transports et des Infrastructures aux normes requises. Cet engagement  soutenu  par le ministre de tutelle à ce que les services soient plus rigoureux semble déranger certains abonnés à la facilité. Ceux-ci sont en train de mettre les bouchées doubles afin de faire échec au processus de redynamisation du secteur qui a besoin de redorer son blason.

Pour arriver à leurs fins, certains sont en passe d’infiltrer des syndicats qu’ils poussent à enclencher des hostilités contre les responsables du département des Infrastructures et des Transports. Seulement, ces mains invisibles sont à peine cachées.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Présidentielle 2022 :  La candidature du patron de Cira , Seydou Coulibaly, se précise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2022-la-candidature-du-patron-de-cira-seydou-coulibaly-se-precise-2911593.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la perspective de la présidentielle officiellement prévue en 2022,  les prétendants ont déjà commencé à placer leurs pions. Parmi ceux-ci, il y a un prétendant très sérieux, qui est en train de faire bouger la quasi-totalité de la classe politique à son rythme. Il s’agit de Seydou Mamadou Coulibaly de l’entreprise Cira.</em></strong>

Le coup d’Etat d’août 2020 ayant fragilisé la classe politique, les compteurs ont été remis à zéro en ce qui concerne la conquête de la magistrature suprême. Au moment où les militaires, nouveaux maîtres du jeu, sont à la manœuvre, des opérateurs économiques placent leurs pions. Au nombre de ceux-ci, une figure emblématique émerge du lot, en l’occurrence le promoteur de l’entreprise Cira, Seydou Mamadou Coulibaly.

Sa candidature sera probablement portée par une frange de la classe politique qui, en quête de virginité, tente déjà de se réorganiser.

Proche de plusieurs leaders religieux au Mali, dont l’Imam Mahmoud Dicko, Seydou Mamadou Coulibaly  est convoité dans beaucoup d’autres milieux du pays. Candidat de la junte, des religieux ou de la classe politique, cela importe peu aujourd’hui, car il aurait réussi à placer ses pions  dans ces différents cercles.

De sources sûres, à travers ses conseillers occultes, dont Oumar Barou Soumono, ancien député Adema élu à Ségou, la candidature de l’opérateur économique est en train de susciter de l’engouement auprès des  grandes formations politiques du Mali.

En contact avec plusieurs personnalités influentes de la classe politique malienne,  Seydou Mamadou Coulibaly semble être sur un terrain conquis.  Car, apprend-on,  plusieurs barons des partis politiques lui sont  redevables. Ce, parce qu’il a contribué au financement des récentes  campagnes  législatives de plusieurs  listes. A ce titre,  on ne lui refuse rien aujourd’hui dans le marigot politique, surtout qu’il détient le nerf de la guerre, pièce maîtresse du jeu politique actuel.  En clair, Seydou Mamadou bénéficie du soutien de plusieurs cadres de l’Adema, le RPM, l’URD et bien d’autres. Son adhésion officielle à la sous-section Adema de Markala ne serait pas fortuite.

Docile et large  avec les leaders religieux, notamment musulmans, il garde un capital de confiance auprès de ceux-ci.  Mieux, au regard de sa proximité avec  l’Imam Dicko, d’aucuns estiment que Mohamed Salia Touré, actuel ministre en charge de l’Emploi, est sa fabrication. Et qu’au moment opportun,  celui-ci ne ménagera aucun effort pour lui prêter main-forte.

Sur le plan international, Seydou Mamadou Coulibaly est crédité d’avoir un carnet d’adresse très riche. A travers son influence dans le monde des affaires, précise-t-on, il a réussi à  établir des contacts avec plusieurs chefs d’Etat de la sous-région. Ce qui constitue un grand atout dans  le contexte des élections, surtout la présidentielle.

En attendant, il nous revient que sa candidature est presque irréversible. Mieux, il a la chance d’être le candidat de l’Adema, voire le candidat d’un groupement de partis politiques en 2022.

<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sécurité :  L’économie derrière les milices d’autodéfense</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/securite-leconomie-derriere-les-milices-dautodefense-2911600.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:31:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour ne pas être à la merci des islamistes armés, chaque famille est obligée de mettre la main à la poche pour financer la défense collective. C’est ainsi depuis plus d’un an, dans les villages de la commune de Dogofri, dans la région de Ségou, en zone Office du Niger. Le retrait de l’Etat et des forces de défense et de sécurité de certaines parties du territoire national ont permis à une économie souterraine de prospérer, une manne financière venant de la poche des villageois abandonnés.</strong>

Selon les habitants de la commune de Dogofri, la sécurité de la population repose sur les chasseurs dozos qu’il faut bien rémunérer. Les villageois sont pris entre deux feux, notamment celui des groupes islamistes qui ratissent le coin pour s’emparer des animaux des villages qu’ils croisent dans leurs offensives. Ainsi, le butin ramassé permet aux combattants de disposer d’une source supplémentaire de revenus pour mener la guerre.

Dans le meilleur des cas, raconte un habitant de Dogofri, les villages qui refusent de se soumettre au pouvoir des représentants des groupes islamistes sont obligés de payer un impôt s’ils veulent récupérer leurs bêtes à la suite de négociations. Dans le pire des cas, les djihadistes confisquent le bétail sans aucune autre forme de procès, puisqu’ils sont les seuls maîtres des lieux, où les soldats et les agents de l’Etat ne sont pas les bienvenus.

D’un autre côté, les villages peuvent compter sur les chasseurs dozos qui se sont constitués en rempart contre l’invasion djihadiste. Mais les chasseurs traditionnels ne sont que des paysans nés dans la zone et n’ayant aucune autre source de revenus que le travail de la terre. Pour financer la défense des villages, les dozos prélèvent aussi une contribution auprès des villageois qui ne refusent pas de coopérer généralement. Une fois que le montant à payer est indiqué par les chasseurs, les familles se cotisent rapidement pour être sur la liste des villages surveillés.

Les sommes demandées par les dozos diffèrent selon les localités. Un habitant du village K6 a indiqué que chaque village a payé entre 3 et 2 millions de FCFA. Les dozos qui n’ont pas de salaire, a-t-il expliqué, ont besoin de moyens financiers. Dans la zone, les paysans ne peuvent pas récolter ou pratiquer la contre-saison. Les paysans affirment qu’une grande partie de ce qu’ils gagnent est investie dans la protection de leurs biens et matériels. Cette protection est assurée par les chasseurs dozos qui tiennent tête aux islamistes armés.

<strong>Madou Coulou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lancement de la bourse de l’emploi à Bandiagara : Que du folklore</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lancement-de-la-bourse-de-lemploi-a-bandiagara-que-du-folklore-2911599.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:19:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’espoir de bâtir un Mali nouveau tant attendu  par le peuple semble s’estomper. A travers le comportement de certains membres du gouvernement, le Malikoura devient de plus en plus un mirage. C’est du moins ce qu’on peut retenir du lancement de  la Bourse de l’emploi par le ministre Mohamed Salia Touré.</em></strong>

Censé valoriser et promouvoir l’entreprenariat à travers le pays, la 3<sup>ème</sup> édition de la Bourse de l’emploi, tenue du 26 au 28 décembre 2020 à Bandiagara, a été vidée de son sens.  La présente édition s’est effectuée à une allure de balade de santé du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mohamed Salia Touré. Car, il s’est fait encombrer à cette occasion par des amis de circonstance et des invités spéciaux dont les comédiens et d’autres personnes n’exerçant aucune profession.

Au plan technique, la Bourse était vide de contenu.  Car, il n’y avait rien eu à visiter dans les quelques stands installés.  Cette  cérémonie de lancement n’a été que du folklore, accompagné des annonces pompeuses. Il s’agit notamment de l’offre de  11840 bourses   à 12 000 femmes alphabétisées, dont 60%  seront des jeunes femmes en 2021. Ce, pour  une durée de 8 ans et pour un montant de 26 milliards  de francs CFA. Quant aux bourses de l’Iniforp, apprend-on,  elles portent sur 2 offres en formation. Ainsi, 20 formateurs CFP/IFP de Bandiagara ont bénéficié d’une formation en évaluation, selon l’approche par compétence (APC) en 2020.

A l’instar du volet technique de l’évènement, l’aspect politique n’était pas non plus au rendez-vous.  La présence d’un membre du gouvernement pouvait symboliser la  présence de l’Etat et par ricochet, donner une certaine assurance aux populations. Hélas ! Elle aura été un facteur  qui a au contraire aggravé l’anxiété des braves populations de Bandiagara. Car, il a fallu l’implication de la milice locale, Dan-Amassagou,  en appui à nos forces régulières, pour assurer la sécurité de la délégation ministérielle.  Si à l’arrivée de la délégation ministérielle la milice dogon se voulait discrète, au retour, après le départ du ministre,  elle a joué un rôle prépondérant dans la sécurisation du reste de la délégation conduite par le chef de Cabinet du ministre de l’Emploi. Elle a joué le rôle d’éclaireur pour cette mission.  Une situation qui constitue une humiliation pour la nation toute entière. Car, il s’agissait là d’une mission gouvernementale qui n’a pas pu être assurée par l’Etat. Quid pour la sécurité des citoyens lambda ?

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le COVID&#45;19 : Issa Kaou N’Djim au&#45;dessus des lois de République</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lutte-contre-le-covid-19-issa-kaou-ndjim-au-dessus-des-lois-de-republique-2911608.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Véritable menace pour la santé publique, la pandémie du Covid-19  est combattue par tous les Etats. Au-delà des mesures communes, chaque Etat a développé ses propres  stratégies  de lutte. Et le Mali n’est pas resté en marge.</em></strong>

Pour rompre la chaîne de transmission de la maladie à coronavirus et l’endiguer, les autorités maliennes se sont voulues rassurantes.

A travers le Conseil supérieur de défense nationale tenu le 1<sup>er</sup>  décembre  2020 sur la situation de la Covid-19 au Mali, six mesures ont été prises au cours de cette rencontre présidée par le chef de l’Etat, Bah N’Daw. Ce, afin de renforcer la surveillance épidémiologique.  Il s’agit de  la fermeture des rues marchandes, à savoir les foires, mais aussi les marchés, très prisés des Maliens qui s'y approvisionnent en très large majorité au jour le jour. La suspension des festivals et spectacles culturels pour deux semaines. Les rassemblements limités à <strong>cinquante personnes jusqu'au 10 janvier</strong>, lors des cérémonies de mariages, baptêmes et les funérailles. Des comités de veille et de suivi des gestes barrières seront mis en place. Nonobstant ces mesures prises au haut sommet de l’Etat, l’émotif Issa Kaou N’Djim défie la République. La semaine dernière,  il était en tournée à Kayes. Pour, dit-on, une assemblée générale d'information et de sensibilisation pour la réussite de la transition. A cette occasion, un grand nombre de personnes étaient entassées. Non seulement la plupart d’entre elles ne portait pas de masque, mais aussi, la mesure de distanciation a été foulée aux pieds.  Comme une décision à géométrie variante, Issa Kaou N’Djim semble ne pas être concerné par les décisions  du Conseil supérieur de défense. En tout cas, c’est le moins que l’on puisse retenir des mouvements de ces derniers jours.

Faut-il le rappeler, outre l’Etat d’urgence décrété, il a été question d’encourager  la rotation des équipes de travail des services, du télétravail, ainsi que des cours en ligne. Des tests rapides sont prévus pour les voyageurs entrants au Mali sans certificat de PCR Covid-19 au niveau des frontières terrestres. La  communication et la mobilisation sociale face à la seconde vague de Covid-19 seront renforcées à travers la sensibilisation.

<strong>Oumar KONATE</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Déstabilisation présumée de la transition : « Les poursuites engagées ne reposent sur rien », dixit Me Ceccaldi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/destabilisation-presumee-de-la-transition-les-poursuites-engagees-ne-reposent-sur-rien-dixit-me-ceccaldi-2911592.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le feuilleton judiciaire des personnalités arrêtées pour tentative de déstabilisation de la transition bat son plein. Après les accusations du Procureur général de la République, Mamoudou Kassogué, les avocats des inculpés montent au créneau. Ils étaient face à la presse le vendredi 08 janvier 2021. </em></strong>

L’inculpation et l’incarcération des personnalités pour « tentative de déstabilisation de la transition » alimentent les débats aussi bien dans les milieux judiciaires qu’ailleurs. Il s’agit  de  la série d'interpellations menées par la Direction générale de la sécurité d'Etat (Dgse) le lundi  21 décembre. Elles ont visé Vital Robert Diop, directeur général du Pari mutuel urbain (<a href="https://www.lepoint.fr/tags/pmu">PMU</a>), Mahamadou Koné, trésorier payeur général ; Souleymane Kansaye, receveur général du district de Bamako ; Sékou Traoré, secrétaire général de la présidence de la République ; et  Aguibou Tall, directeur général adjoint de l'Agence de gestion des fonds d'accès universel (Agefau), non moins  demi-frère de l’ex-Premier ministre Boubou Cissé.

Au bout d’une semaine d’interprétation et de spéculation,   le procureur de la République Mamoudou Kassogué fini par donner des précisions. Dans un communiqué rendu public, il indique : « À la suite d'une dénonciation des services de sécurité faisant état de faits d'atteinte à la sûreté de l'État, une enquête préliminaire a été ouverte au niveau du Service d'investigations judiciaires (SIJ) de la gendarmerie nationale ». Le parquet a soutenu cette information à travers un autre communiqué annonçant l'ouverture d'une information judiciaire contre six personnalités, dont l’ancien Premier ministre   <a href="https://www.lepoint.fr/economie/mali-boubou-cisse-l-image-du-pays-ne-correspond-pas-aux-efforts-entrepris-15-06-2018-2227498_28.php">Boubou Cissé</a>, pour « complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs, offense à la personne du chef de l'État et complicité ». Le juge a ordonné leur placement sous mandat de dépôt.

Nonobstant les démentis de  Boubou Cissé affirmant n’être  ni directement ni indirectement associé à un projet de déstabilisation des institutions de son pays, il a reçu la visite des hommes armés, le 24 décembre 2020.

Dans sa cachette, comme annoncé par une presse étrangère, Boubou Cissé clame toujours son innocence. Pour les tirer d’affaire, un pool d’avocats maliens et français est monté au front pour assurer la défense de Boubou Cissé et de ses coaccusés qui se trouvent déjà en prison. Il s’agit de Me Kassoum Tapo, Me Marcel Ceccaldi et Me Éric Moutet.

Au cours de la présente conférence de presse, les avocats des personnes incriminées se sont livrés à un exercice de démontage des faits reprochés à leurs clients.

Dans son intervention,   l’avocat français Me Marcel Ceccaldi  affirme que la procédure employée est une atteinte directe volontaire aux principes pour lesquelles les Maliens se sont sacrifiés. « L’impartialité est consubstantielle à la justice. Il ne peut pas avoir de justice qui ne soit pas impartiale. Lorsque l’action politique se mêle de la justice, ne parlons plus de justice. Parlons tout simplement d’arbitraire », indique-t-il. Dans son commentaire, il a noté que le Mali devrait s’inspirer de la transition Burkinabè qui n’a pas eu besoin d’une année, à fortiori 18 mois pour mettre en place des institutions légales et légitimes à travers l’élection présidentielle. « Une révolution peut être fondée. Mais une révolution doit avoir des objectifs immédiats. Un  objectif dont elle ne peut pas se soustraire. C’est le respect des droits et libertés des citoyens tels qu’ils sont garantis par les textes internes et internationaux signés par le Mali. Notamment la Charte universelle des droits de l’homme, le Pacte international des droits civils et politiques…», a-t-il indiqué. Nous allons refuser de nous prêter à une palinodie judiciaire. Eviter  M. le juge d’être l’otage d’action politique que vous ne maîtrisez pas, qui vous sera toujours dissimulée. S’il n’y a toujours rien dans ce dossier, nous ne serons pas l’otage de cette palinodie judicaire.  Ce dossier sera ouvert sur la table. Chacun pourra dire que des poursuites qui sont engagées ne reposent sur rien, a poursuivi Me Marcel Ceccaldi. « Il n’y a rien dans la procédure qui permette de fonder les poursuites qui ont été engagées. C’est la première fois dans ma carrière d’avoir connaissance d’un dossier de cette nature. Ce dossier est scandaleux. Ce qui le met en cause n’est pas seulement la situation des personnes  mises en examen et incarcérées, ce qui est  en cause  dans cette procédure, ce sont les droits et des libertés des citoyens maliens», se plaint-t-il.

Pour sa part, Me Éric Moutet affirme que les conditions de détention ne sont pas réunies dans ce dossier. Pour lui, du dossier judiciaire, on glisse dans l’immatériel. Il y a un jeu d’ombre  qu’il faudra élucider. Ce refus des autorités  de s’expliquer à ce stade sur ces indices graves et concordants qu’on reproche de manière itérative qui ont conduit à leur mise en détention est incompréhensible.

Du point de vue de Me Kassoum Tapo, le réquisitoire informe que Boubou Cissé nourrit une ambition présidentielle. Et dans ce cadre, il aurait constitué un noyau de groupe pour déstabiliser la transition au profit de cette ambition. Ce qui lui fera dire qu’il y a contradiction, puisqu’on ne peut pas vouloir devenir président et tenter de désorganiser la transition qui est censée organiser ces élections. « Ça me parait pour le moins aberrant », commente-t-il.  S’agissant des présumées réunions secrètes, il souligne que les personnes citées n’ont jamais tenu une réunion autour de Boubou Cissé.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Scrutins 2022 :  L’Adema en embuscade</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scrutins-2022-ladema-en-embuscade-2911607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:15:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Adema, l’ancien parti au pouvoir, affûte ses armes dans le plus grand secret afin de reprendre la main dans le jeu politique. Disposant de cadres et de bras financiers discrets, le parti de l’abeille est mobilisé pour avoir des attaches jusqu’au sommet de l’Etat. Alors que certains acteurs politiques font dans la polémique autour de la gestion de la transition, les barons de l’ancien parti au pouvoir ont compris que c’est le moment de se repositionner sur l’échiquier politique.</strong>

Certains chefs de services pourvoyeurs d’argent sont mis à contribution, selon des sources proches du parti, pour financer les opérations de séduction. Malgré sa mise à l’écart de la présidence de la République depuis la fin du régime d’Alpha Oumar Konaré, l’Adema est resté une source de réconfort pour de nombreux cadres qui servent le pays dans l’anonymat. Ainsi, de grosses pointures du parti seraient en train de séduire de hauts responsables de la transition avec des propositions alléchantes.

L’Adema peut compter aussi sur les relations personnelles de son président Tiémoko Sangaré qui est en parfaite entente avec des figures clés de la transition. On évoque des attaches remontant à long temps, bien avant l’avènement de la démocratie. L’idéal, selon un observateur, c’est que l’Adema soit une sorte de garantie de l’après-transition pour que les gouvernants du jour lui offrent le pouvoir sur un plateau d’argent.

Le parti de l’abeille compte également sur son implantation dans le pays profond, où de nombreux élus locaux peuvent déblayer le terrain pour les joutes électorales à venir. Avec un nombre important de conseillers municipaux, le parti est sûr de pouvoir faire un maillage du territoire national très rapidement. Bien qu’étant concurrencé par des partis comme le RPM, l’Adema croit ainsi à sa bonne étoile.

Le parti est bien en embuscade dans la perspective des élections à venir, mais le plus difficile sera de départager ceux qui nourrissent une ambition présidentielle. Les candidatures à la candidature du parti aux présidentielles ont toujours été des moments de déchirement pour l’Adema. Chaque fois qu’il s’agissait d’élire un président de la République, les ambitions individuelles mettaient le feu aux poudres. Ces crises cycliques ont conduit à la naissance d’autres partis politiques pour grossir les rangs ennemis.

Mais les acteurs doivent avoir appris des leçons pour que la même erreur ne se répète pas sous la transition actuelle. Pour sûr, le temps ne permet plus de réaliser le vieux rêve d’unifier les partis issus de l’Adema, un rêve si cher à beaucoup de cadres comme l’ancien ministre Moustapha Dicko. Par contre, les divisions auxquelles l’Adema avait habitué les Maliens à chaque échéance électorale devront être derrière. En attendant, Tiémoko Sangaré, le président du parti, semble bien parti pour être le candidat des abeilles. Toutefois, on ne peut jurer de rien, surtout en politique.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique :  Mouvement démocratique, l’héritage galvaudé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-mouvement-democratique-lheritage-galvaude-2911605.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:13:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On assiste au procès du mouvement démocratique avec l’arrivée de nouveaux acteurs politiques qui mettent tout en œuvre afin de mettre au garage les vieux politiciens. La chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) risque ainsi de déboucher sur un conflit à long terme entre la vielle classe politique et les jeunes loups aux dents longues, pour qui tous les malheurs du pays viennent des acteurs du mouvement démocratique.</strong>

Issa Kaou N’Djim, le coordinateur de la Cmas, jure la main sur le cœur d’achever les vieux politiciens avant la fin de la transition. Il raconte à qui veut l’entendre que l’aide publique aux partis politiques est « inutile et sans impact » sur la démocratie. C’est pourquoi qu’il souhaite abolir cette aide et mettre fin aux privilèges de certains dignitaires de la République qu’il estime grassement payés.

L’ancien porte-parole de l’imam Mahmoud Dicko n’est pas seulement hostile au mouvement démocratique. Il ne porte pas dans son cœur non plus tous ceux qui ont servi le pays pendant les trente dernières années. Et il n’est pas le seul au sein du M5-RFP à penser ainsi. Le professeur Clément Dembélé, inconnu du public jusqu’en 2018, aime bien s’en prendre à la vieille classe politique, accusée à tort ou à raison d’être la source des misères du peuple après la fin du régime du général Moussa Traoré.

C’est ce clivage entre nouveaux et anciens acteurs politiques qui a mis un frein à l’unité du M5-RFP, le mouvement de contestation, ayant déraillé avec le départ d’IBK du pouvoir. Les frondeurs qui ont mis tout en œuvre pour saboter le processus démocratique avaient parmi eux des acteurs du mouvement démocratique et non des moindres. Les figures comme Me. Mountaga Tall, patron du parti Cnid Faso Yiriwa Ton, ont été des acteurs de premier plan dans l’avènement de la démocratie en 1991.

Cet avocat a surpris du monde en s’impliquant dans la contestation d’un pouvoir démocratiquement élu. Mais, il n’était pas le seul du mouvement démocratique à mettre en péril l’héritage des tombeurs de Moussa Traoré. Mais cet héritage a été galvaudé par tout le monde. Ce qu’on reproche aux hommes politiques, à savoir la corruption, a été encouragé par tous.

Les citoyens ont longtemps fermé les yeux sur la petite corruption qui a fini par légitimer la corruption à ciel ouvert. Même les électeurs ont pris l’habitude de pousser les acteurs politiques à leur payer leurs votes. Lors des dernières élections, on a constaté devant les centres de vote de Bamako des citoyens se balader avec leurs cartes d’électeur, en attendant l’arrivée de potentiels corrupteurs qui leur donneraient 2000 FCFA ou 5000 FCFA pour accomplir leur devoir civique.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Paix et réconciliation au Mali : La situation demeure préoccupante, selon Antonio Guterres</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/paix-et-reconciliation-au-mali-la-situation-demeure-preoccupante-selon-antonio-guterres-2911602.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:06:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son dernier rapport trimestriel de 2020, sur le plan sécuritaire, le Secrétaire général des Nations Unies ne donne pas une bonne note au Mali. Aussi bien que sur le volet de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix que sur la gestion de la crise au centre, le tableau n’est pas reluisant.</em></strong>

La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, le sujet qui tient le plus à cœur la communauté internationale, demeure caractérisée par une lenteur qui s’explique difficilement.

A l’instar d’autres rapports, le récent document indique que la mise en place des institutions de transition a contribué à détourner encore davantage les parties prenantes maliennes de la mise en œuvre de l’Accord. Toutefois, souligne le document, la transition a néanmoins fait apparaître de nouvelles possibilités de faire avancer l’application dudit accord.

En octobre, pour la première fois, des représentants des groupes signataires ont rejoint le Gouvernement de transition, avec la nomination de quatre ministres, à savoir Harouna Toureh et Alhamdou Ag Ilyene, de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014, une coalition de groupes armés, et Mossa Ag Attaher et Mohamed Ould Mahmoud de la Coordination des mouvements de l’Azawad. En outre, pour la première fois également, neuf femmes ont intégré le Comité de suivi de l’Accord en tant que représentantes des parties signataires, soutient le document. Après une interruption de cinq mois, poursuivra-t-il, le Comité de suivi de l’Accord a repris ses réunions; sa quarante et unième session s’est tenue le 16 novembre. La délégation malienne, composée de neuf ministres, était dirigée par le M. Ouane. Le Commissaire la paix et à la sécurité de l’Union africaine, les envoyés spéciaux de l’Union européenne pour le Sahel et des représentants du Royaume-Uni étaient présents, et le ministre algérien des Affaires étrangères a participé par visioconférence. Le Premier ministre a réaffirmé la volonté des autorités de transition de mettre en œuvre l’Accord. Toutes les parties signataires ont convenu de revitaliser le cadre de concertation intermalien. Comme suite à la recommandation du Comité de suivi de l’Accord, les parties signataires ont organisé un atelier de quatre jours, du 24 au 27 novembre, visant à établir un plan révisé des mesures prioritaires à mettre en œuvre pendant la transition. Redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées, réformées et inclusives.

« Au cours de la période considérée, les parties signataires sont convenues de lancer la deuxième étape du processus accéléré de désarmement, de démobilisation et de réintégration d’ici la fin de l’année. À l’issue de cette étape, 1687 combattants auront été intégrés dans les forces de défense et de sécurité en vue d’atteindre le plafond autorisé, fixé à 3 000 combattants. Au 24 novembre, 1313 combattants avaient été intégrés et 451 avaient été enregistrés dans le cadre de la phase de «rattrapage», et tous attendaient d’être transférés du nord au sud du Mali pour recevoir une formation préalable à leur intégration et à leur redéploiement. Des délibérations sont en cours entre des parties signataires pour résoudre la question des quotas d’intégration, qui retarde les processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Le programme socioéconomique relatif aux combattants non intégrés devrait démarrer au cours du premier trimestre de 2021 avec l’appui de la Minusma et de la Banque mondiale», précise le rapport trimestriel du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Partant, souligne Guterres, le Représentant spécial a continué d’user de ses bons offices pour faire avancer les questions liées au redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées et réformées. Du 18 au 19 novembre, il s’est rendu à Kidal où il a tenu une série de réunions à ce sujet avec les dirigeants de la Coordination des mouvements de l’Azawad, le Gouverneur de Kidal et des représentants de la société civile. Réformes constitutionnelles et institutionnelles 26. Après des mois d’inaction, la mise en place, début décembre, du Conseil national de transition, le parlement de transition, devrait permettre de progresser dans la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles ainsi que dans l’organisation des élections législatives dans les régions de Ménaka et de Taoudenni, dans le nord du Mali.

Au cours de la période considérée, les consultations entre les parties signataires sur la pleine opérationnalisation de la Zone de développement des régions du nord ont repris, avec l’appui de l’équipe de médiation internationale. Lors des débats sur la création du secrétariat du conseil consultatif interrégional, ont notamment été abordées les questions relatives au rôle des autorités locales, régionales et de district ainsi que du conseil consultatif interrégional dans la gestion transparente des revenus des impôts locaux, des fonds transférés par l’État et des ressources financières provenant du Fonds pour le développement durable et des donateurs. Cependant, les rivalités internes entre les représentants des cinq régions du nord ont entravé l’achèvement de ce processus. En outre, la sélection des projets devant être financés par le Fonds pour le développement durable a continué de prendre du retard.

<strong>Stabilisation et rétablissement de l’autorité de l’État dans le centre du pays </strong>

Selon le récent rapport, la situation dans le centre du Mali reste très préoccupante. Une série de violences graves a été enregistrée dans la région de Ségou où, depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la commune de Dogofri, dans le cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes. Pire, soutien le document, le siège et le blocus des villages ont causé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés, et se sont traduits par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2000 familles des villages des communes de Dogofri, de Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail. On estime que près de 4000 personnes sont actuellement bloquées dans le village de Farabougou, privées d’accès aux biens de première nécessité et aux soins de santé et constamment menacées de violences. Plusieurs initiatives de médiation et d’aide humanitaire ont été mises en place autour de Farabougou, avec des objectifs distincts, notamment l’accès humanitaire, l’atténuation et la désescalade des conflits et la réconciliation. La force de la Minusma a effectué 25 sorties d’hélicoptères militaires dans les zones touchées afin de transporter 64 soldats des Forces armées maliennes et de livrer plus de 30 tonnes de vivres et autres fournitures.

Dans la région de Mopti, les milices d’autodéfense et les groupes extrémistes ont continué d’exploiter les conflits intercommunautaires, alimentant la violence contre les civils et entraînant des atteintes à la sécurité, principalement dans les cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro.

Plus inquiétant, de nouvelles dynamiques et rivalités inquiétantes ont été constatées au sein des groupes armés communautaires. Ainsi, Dan Nan Ambassagou, un groupe armé affilié aux Dogons, a fait face à une opposition croissante de la part de villages dogons dissidents. Les groupes terroristes, en particulier le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim) et l’État islamique du Grand Sahara (Eigs), ont continué d’étendre leur influence dans le centre, et ont attaqué et menacé les populations locales de plusieurs villages. Les affrontements entre communautés et groupes terroristes se sont poursuivis, entraînant le blocus de plusieurs villages, avec des conséquences désastreuses pour de nombreux civils. Le blocus le plus important a été signalé dans le village de Farabougou, dans le cercle de Niono (région de Ségou). L’utilisation d’engins explosifs improvisés par des groupes armés a continué d’entraver la liberté de mouvement des civils et des forces de sécurité. Six officiers ont été blessés dans deux attaques menées contre l’armée malienne à l’aide d’engins explosifs improvisés, les 1eret 11 novembre, dans les cercles de Mopti et de Douentza, dans la région de Mopti. L’explosion d’un tel engin dans le cercle de Bandiagara, dans la région de Mopti, a fait deux blessés parmi les soldats de la paix de la Minusma.

<strong>Oumar KONATE.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition militaire :  Attention, le Mali va droit dans le mur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-militaire-attention-le-mali-va-droit-dans-le-mur-2906689.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 08:02:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La prévarication, l’oligarchie, la mauvaise distribution des ressources de l’Etat, le manque de vision et de priorisation dans la gestion  des affaires de l’Etat. Voilà, entre autres, les maux que le peuple malien vit sous cette transition dirigée par Bah N’Daw.</strong>

Secoué par la rébellion déclenchée en janvier 2012, le régime d’Amadou Toumani Touré, ATT, a été combattu, parce que jugé incompétent pour faire face à la crise. Il  fini par laisser sa peau dans cette affaire. Ainsi, cette rébellion muée en terrorisme a eu de l’ascension sous la transition civile dirigée par le Pr Dioncounda Traoré, en 2012. Ainsi, le peuple a réclamé Ibrahim Boubacar Keïta qui jouissait d’une crédibilité inébranlable. A l’issue du scrutin présidentiel de 2013, IBK est élu avec un score sans appel, plus de 77% des suffrages exprimés. Pendant sept longues années, hormis la signature de l‘Accord pour la paix et la réconciliation nationale  ayant permis un cessez-le-feu entre l’armée régulière et les rebelles, presque rien d’autre n’a bougé en faveur du Mali. Aussi, l’investissement de plus de 1 200 milliards de FCFA pour l’équipement de l’armée n’aura pas suffit pour  résoudre cette crise ou calmer le jeu. Bien au contraire, les foyers de tension ont connu une extension du nord au centre du pays. Face à cette situation dramatique, couplée à des forts soupçons de corruption au haut sommet de l’Etat, le peuple a commencé à s’agiter de nouveau contre ce régime.

Les mouvements de contestation initiés par le M5-RFP ont servi à un groupe d’officiers pour s’emparer du pouvoir le 18 août 2020.

Fondant l’espoir sur la capacité de ce groupe de colonels à diligenter des actions pour faire face à l’insécurité récurrente, la population a vite déchanté. Les nouvelles autorités, après des manœuvres dilatoires, finiront par garder tous les leviers  du pouvoir. Trois petits mois ont  suffit  pour découvrir la cupidité des nouveaux dirigeants.

Depuis le coup de force contre IBK, les lignes sur le front n’ont pas bougé en notre faveur. Le centre du pays s’embrase davantage. Pire, outre les enlèvements et exécutions sommaires, des forces obscurantismes se livrent à des scènes abjectes. Elles dynamitent les ponts et incendient les champs de culture. Aussi intriguant que cela puisse paraître, ces atrocités ne se butent à rien que le silence coupable des autorités de la transition dominée par les militaires. Les cas de Farabougou, Dogofry et environnants illustrent cette page sombre de notre histoire. Cet immobilisme, cachant certainement une incapacité notoire des tenants du pouvoir, laisse croire que nous allons droit dans le mur. Et qu’il faut un nouveau sursaut national afin d’éviter le pire au Mali. Car l’attitude de cette transition aphone prouvant inélégamment son manque de vison et d’orientation ne pourrait qu’être préjudiciable pour la patrie.

L’opinion populaire conclut que ce qui intéresse les autorités transitoires est le partage de gâteau : comment faire pour avoir la mainmise sur le Conseil national de transition ? Comment contrôler les directions nationales et profiter du luxe de Bamako, au détriment du théâtre des opérations, où ils sont attendus par des populations martyrisées ?

<strong> Boulimie du pouvoir</strong>

Les attributions des membres du cabinet du Vice-président dont l’efficacité demeure incertaine sont des motifs à vomir la démarche budgétivore de la transition militaire en cours. Nonobstant les réticences de la population face à la mise en place de ce cabinet du vice-président, un communiqué officiel a été pondu pour déterminer les attributions dudit cabinet. Qui du reste n’est ni nécessaire ni indispensable.

Parlant du rôle des membres du cabinet du Vice-président, l’article 5 du décret  précisant les attributions du Colonel Assimi Goïta indique : « Les membres du Cabinet sont nommés par décret du président de la transition sur proposition du Vice-président ». L’article 6 précise que le Directeur de cabinet du Vice-président de la transition assure le suivi des dossiers qui lui sont confiés par le Vice-président de la transition. Selon le même article, le Directeur de cabinet a pour attributions : « L’organisation des contacts personnels du Vice-président de la transition, la supervision de l’organisation matérielle des déplacements du Vice-président de la Transition à l’intérieur du pays et à l’étranger, en rapport avec le Secrétariat général de la présidence de la République, la préparation des réunions tenues sous la présidence du Vice-présidence de la transition, il en rédige notamment les comptes rendus ou procès-verbaux. Il veille ensuite à l’application des instructions du Vice-président relatives aux matières relevant des attributions, enfin le suivi des relations du Vice-président de la transition avec les organisations de la société civile et les confessions religieuses ».

Selon l’article 7, le Directeur de Cabinet a rang de ministre. L’article 8 stipule qu’il signe les correspondances relatives aux matières pour lesquelles il a reçu délégation du Vice-président. Dans l’article 9, les conseillers spéciaux sont chargés de l’étude, de l’institution et du suivi des dossiers. Leurs attributions spécifiques sont fixées, au besoin, par une instruction du Directeur de cabinet du Vice-président de la Transition.

L’article 10 rapporte que les chargés de mission assistent les conseillers spéciaux. L’article 11 prévoit que le Secrétaire particulier tient l’agenda du Vice-président de la Transition. Il assure aussi le classement des dossiers du Conseil des ministres, des autres réunions interministérielles ainsi que  tout autre document à lui confié par le Vice-président de la Transition. Il a rang de chargé de mission.

Selon l’article 12 du décret, l’attaché de Cabinet suit toutes les questions personnelles à lui confiées par le Vice-président de la Transition. Dans l’article 13, on rappelle que les conseillers spéciaux, les chargés de mission et l’Attaché de Cabinet sont placés sous l’autorité directe du Directeur de Cabinet.

Ensuite, dans l’article 14 on peut lire que l’Aide de camp est chargé des affaires privées du Vice-président de la Transition. Il peut être aussi assisté par un adjoint. Ils sont exclusivement choisis parmi les officiers de l’armée, de la Gendarmerie nationale ou encore de la Garde nationale. L’Aide de Camp et son adjoint sont nommés par décret du Président de la Transition sur proposition du Vice-président.

L’article 15 stipule que le Secrétaire particulier du Vice-président de la Transition est chargé de réaliser les travaux de dactylographie, de classement et de conservation des archives propres du Vice-président et courrier classé « Secret » adressé au Chef de l’institution. Il exécute aussi toute tâche à lui confiée par le Vice-président de la Transition. Il a rang de conseiller technique et relève de l’autorité directe du Vice-président. Il dispose ensuite d’un assistant nommé par décret du président de la Transition, qui a rang de chargé de mission.

On peut aussi lire à l’article 16 que dans l’ordre de préséance, les conseillers spéciaux, les chargés de mission et l’Attaché de Cabinet du Vice-président prennent rang immédiatement après les agents auxquels ils ont été assimilés au niveau de la Président de la République.

L’article 17 affirme qu’une instruction du Président de la Transition détermine les rapports fonctionnels entre le Vice-président, l’Etat-major particulier et les directions des services des renseignements. En outre, l’article 18 montre que les dépenses de fonctionnement de la Vice-présidence de la Transition sont prises en charge sur le budget national.

<strong>Le cas du ministère de la Réconciliation</strong>

Le Département dédié à la réconciliation ne donne pas bonne impression. Car, à ce niveau, on confond vitesse et précipitation à travers des nominations fantaisistes. Il s’agit notamment des capitaines d’aviation qui abandonnent les airs au profit des bureaux climatisés, des combattants entassés aux abords du bâtiment abritant ledit Département, comme une façon de dire : ‘’nous avons eu ce que nous cherchions, débrouillez-vous’’. En tout cas, ce qui se passe au niveau de ce département n’est guère rassurant.

De toute évidence, cette transition se montre aussi budgétivore que le régime sortant. Il ne se veut pas non plus rassurant. Au contraire, à cette étape de la transition qui doit hâter les pas, on note une nonchalance qui cacherait le manque de vision des nouvelles autorités maliennes.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le blanchiment de capitaux :   Les Notaires s’activent</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/lutte-contre-le-blanchiment-de-capitaux-les-notaires-sactivent-2906690.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 08:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Sidda Dicko, a présidé la cérémonie d’ouverture de l'atelier de formation des notaires en matière de lutte contre  le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. C'était mardi 24 novembre 2020, à l'Hôtel Millenium.</strong>

Après avoir  souhaité la bienvenue  à l'assistance, la représentante du Président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), Mme Touré Aminata Dembélé, a rappelé que les notaires font partie de la grande catégorie d’assujettis appelés Entreprise et Professions Non Financières désignées (ou EPNFUD). Ils constituent un maillon privilégié dans le dispositif de lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBCFT) au Mali.

Elle a ensuite souligné qu'il manquait juste aux notaires une formation préalable, susceptible de les aider à s’approprier le contenu de la législation en la matière. Avant de rappeler que l’essentiel était de faire les premiers pas  l’un envers l'autre ; d'organiser ce genre de forum du « donner et du recevoir » ; d’échanger en toute convivialité et transparence pour pouvoir tisser des liens féconds.

Pour le Président de l'Ordre des Notaires, Me Yacouba Massaman Kéita, c'est après des demandes formulées  par écrit et réitéré verbalement  lors de plusieurs rencontres au bureau du CENTIF que cet atelier de formation est organisé. Selon lui, les participants seront suffisamment armés en vue d'une application judicieuse de la Loi du 17 mars 2007, portant lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, faisant du notaire une personne assujettie.

Cette Loi est un instrument entre les mains des acteurs de la lutte. Cependant, une lutte efficace contre le terrorisme et les infractions connexes passent nécessairement par une synergie d'actions des intervenants à différents niveaux.

Le ministre Dicko a rappelé que le Mali, à l'instar des pays du Sahel, est confronté à la montée et à la persistance des phénomènes liés au terrorisme et aux autres formes de criminalité transnationale organisée.

Il dira que les notaires occupent une place de choix parmi les assujettis de la Loi, en raison de la nature des opérations et de l'importance des flux financiers qui passent par leurs cabinets. « Une telle formation à l'intention de cette corporation me semble parfaitement justifiée, permettant, d'une part, à ses membres d'être à jour par rapport au contenu de la loi, et d'autre part, à la CENTIF d'accéder à une base substantielle de renseignements », a-t-il précisé.

La corporation des Notaires constitue un maillon essentiel dans la prévention et la répression contre la criminalité financière. C'est la raison pour laquelle la Loi du 17 mars 2016 portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment d'argent au Mali impose aux notaires un devoir de vigilance accrue ayant pour corollaire une obligation de déclaration auprès de la CENTIF en cas de suspicion de blanchiment. L'importance des déclarations d'opérations suspectes par les offices notariaux à la CENTIF et les appréhensions des Notaires par rapport à la protection de leur clientèle sont des préoccupations conciliables dans la mesure où il s'agit du respect de Loi.

Selon lui, ce séminaire offre, non seulement, un cadre de dialogue entre la CENTIF et la corporation notariale, mais aussi une occasion pour les Notaires de s'approprier désormais la Loi pour en assurer une saine application.

« Le blanchiment est défini comme un délit ou un crime qui consiste à faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l'origine des biens ou des revenus de l'auteur d'un crime ou d'un délit ayant procuré à celui-ci un profit direct ou indirect. Constitue également un blanchiment le fait d'apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d'un crime ou délit », a-t-il souligné.

Ainsi, le notaire est un témoin privilégié, et comme tout témoin, « il a l'obligation de témoigner de ce qu'il a vu et entendu. Le dispositif mis en place, selon la Loi, repose sur une évaluation des risques de blanchiment ou de financement du terrorisme que le Notaire doit effectuer pour chaque client ou opération, le conduisant à opérer des vérifications plus ou moins poussées ».

L'organisation de cet atelier par la CENTIF démontre, une fois de plus, le rôle indispensable des assujettis de la Loi en ce qui concerne la transmission des déclarations d'opérations suspectes, sans laquelle elle ne saurait remplir valablement sa mission. Aussi, les actions de formation constituent le meilleur moyen pour doter les acteurs de la chaine de lutte contre la corruption.

Pour terminer, il a déclaré que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est un devoir pour nous, dans un pays durement frappé par les conséquences d'actes en lien avec ces phénomènes.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Visite du chantier  Banconi&#45;Dialakorodji&#45; Nionsombougou :  Le Ministre Dabo échappe à un lynchage</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/visite-du-chantier-banconi-dialakorodji-nionsombougou-le-ministre-dabo-echappe-a-un-lynchage-2906682.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 07:35:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ancien secrétaire général du même département, le nouveau ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, tente de se donner bonne impression. Mais sa responsabilité dans la récente  gestion du département qu’il occupe le rattrape. Sa visite sur le chantier de l’axe Banconi Dialakorodji-Safo-Nionsombougou de ce samedi 28 novembre 2020 a failli tourner au vinaigre, rapportent des sources dignes de foi. </strong>

Décidément, le ministre des Transports a fait une sortie ratée ce samedi, en tentant de dégager sa responsabilité dans le retard accusé dans les travaux du chantier Banconi Dialakorodji-Safo-Nionsombougou.  La population riveraine, remontée contre le retard dudit chantier et le refus d’arroser la route, inclus dans le cahier des charges,    a en effet voulu régler son compte au ministre en visite sur ledit chantier, rapporte-on.

Au cours de cette  visite, la population, souffrant le martyre dû au retard dans l’exécution du chantier, avec son corollaire de poussière rouge, a voulu échanger   directement avec le ministre Makan Fly Dabo.  Le public sur place était tellement surexcité que l’hôte du jour est passé à un doigt du tabassage.  Grâce à son ingéniosité, indique-t-on, le ministre a écourté son  temps à Dialakorodji. Malgré tout, certains le poursuivaient pour faire passer leur message.

Faut-il le souligner, si la population n’a pas réussi à lui asséner ses vérités crues, le maire de Banconi Dialakorodji ne s’est pas du tout montré tendre avec lui.  « Je veux vous tenir le langage de la vérité. Nous, en notre qualité de responsables des collectivités, sommes quotidiennement interpellés et assaillis par les populations riveraines  sur les conséquences de la poussière rouge sur la santé des familles», a-t-il souligné. Or, martèle le maire, depuis le lancement des travaux, ni un ministre ni un autre responsable du Département n’a effectué une visite sur le terrain.  Ce qui offusque davantage la population.  En plus, souligne-t-il, beaucoup de déguerpis n’ont pas été indemnisés.  Suite à ces différentes plaintes, le ministre Dabo  a promis de prendre en charge les doléances de la population.  De toute façon, le maire se dit  prêt  à dégager sa responsabilité de cette situation de plus en plus intenable.  Dans la mesure où l’état d’avancement  des travaux de ce tronçon de 57 km est estimé à seulement  56%. Malgré tout,  l’entreprise en charge de la question est curieusement chouchoutée par le gouvernement.

<strong>Le deux poids deux mesures du ministre Dabo</strong>

Lors de sa visite de chantier à  Sikasso, le ministre des Transports et des Infrastructures  avait menacé les entreprises travaillant sur les 10 km de voies urbaines et l’échangeur, les invitant à respecter le délai. Ce, sous peine de résiliation de leur contrat. Au regard  de son insistance, les responsables des ces entreprises avaient expliqué le retard dans l’exécution du chantier par l’instabilité institutionnelle, le retard de décaissement,  la Covid-19 et la  fermeture des frontières …. Malgré ces explications, le ministre Dabo  leur a tenu rigueur de respecter les délais contractuels, à savoir le 31 décembre 2020. Vu que le taux d’exécution des travaux n’était que de 70%, il sera quasiment impossible pour lesdites entreprises de  ternir le délai en un mois. Alors, pourquoi Makan Fily Dabo leur met-il autant de pression alors qu’il était Secrétaire général du département, donc censé connaitre les difficultés des entreprises, s’interroge-t-on.

Aussi, il ressort de cette visite que les personnes affectées par le PAP attendent leurs indemnisations. Ils ont voulu  saboter la visite du ministre à travers des barricades pour lui bloquer l’accès   à Sikasso. Après des conciliabules, le ministre Dabo les a rencontrés et a rassuré que l’Etat va les mettre dans leurs droits.

Les mêmes menaces ont été faites aux  entreprises travaillant entre la Tour de l’Afrique,  Niamana et l’échangeur du troisième pont.

Au même moment,  le chantier  Banconi-Dialakorodji-Safo-Nionsombougou, confié à l’entreprise Cogeb, dont le délai d’exécution était de 15 mois, accuse un grand retard. Démarré en 2017, le chantier a bénéficié de deux avenants de 12 mois. Et un autre au dernier conseil des ministres, qui proroge le délai jusqu’en février 2021. Pourquoi les autres entreprises ne bénéficient-elles pas d’avenant, murmure-t-on dans le milieu des affaires. Pire, lors de sa visite à Banconi-Dialakorodji, on a constaté que sur une bonne partie du tronçon, des matériaux de mauvaise qualité ont  été utilisés. En plus, l’entreprise est censée arroser la voie pour empêcher la poussière rouge, mais elle ne fait rien dans ce sens. Sur dénonciation du maire de Dialakorodji, le ministre a constaté le manque de sérieux de ladite entreprise dans l’arrosage de cette route.  Partant, il instruira à l’entreprise  de respecter le cahier de charges qui prend en compte l’arrosage.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Stabilisation du centre du Mali :  Lancement des projets à impact rapide pour un coût de 82 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/stabilisation-du-centre-du-mali-lancement-des-projets-a-impact-rapide-pour-un-cout-de-82-millions-fcfa-2906686.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 01:41:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’équipement des radios en matériels audio de haute qualité (</em></strong><strong>Enregistreur numérique ZOOM H6 avec ses accessoires</strong><strong><em>, </em></strong><strong>Kit Micro Behringer M1800S de 3 micros, Casque d’écoute Behringer BH770, etc.) </strong><strong><em>et la campagne radiophonique sur six mois (octobre 2020 à mars 2021) ont respectivement coûté 27 566 000 et 55 104 000 de francs CFA, soit un total de 82 670 000 de francs CFA.</em></strong>

Les capitales régionales de Mopti et de Ségou, dans le Centre du Mali, ont respectivement abrité les 24 et 26 novembre 2020 le lancement des projets à impact rapide axés sur la remise de matériels audio à 46 radios des 17 cercles des deux régions et la campagne radiophonique de sensibilisation pour le retour de la paix.

Les cérémonies ont été présidées par les Gouverneurs respectifs, en présence du Secrétaire permanent du Cadre politique de gestion de la crise du Centre, l’Ambassadeur Boubacar Gaoussou Diarra, ainsi que les représentants des partenaires de la Minusma et de l’URTEL.

Les projets, fruit du partenariat entre le Secrétariat permanent du Cadre politique de gestion de la crise du Centre, la Minusma et l’URTEL, s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Stratégie de stabilisation des régions du Centre du Mali.

Le premier projet, relatif à l’appui à la diffusion des émissions radiophoniques, estimé à <em>cinquante-cinq millions cent quatre mille (55 104 000) francs CFA,</em> est axé sur le contenu de la stratégie de stabilisation des régions du Centre et va durer six (06) mois pour 1200 émissions couvrant tous les quinze (15) cercles des régions de Mopti et de Ségou. Les émissions produites et diffusées vont être intensifiées sur la diffusion de messages de sensibilisation – à travers des tables rondes, des microprogrammes et des interviews - sur la cohésion sociale, la paix, la réconciliation et le vivre ensemble.

Le second projet, qui porte sur le renforcement des capacités techniques de 46 radios – Mopti 24 radios et Ségou 22 radios, a coûté27 566 000 de francs CFA. Ces kits sont des matériels audio de pointe et peuvent constituer un vrai studio ambulant pour réaliser des tables rondes, des débats.

A l’occasion du lancement desdits projets, l’Ambassadeur Boubacar Diarra a remercié la MINUSMA pour son appui financier et l’URTEL pour son accompagnement. Il a salué et magnifié l’important rôle que peuvent et doivent jouer les radios de proximité dans le contexte de crise que connait notre pays. Pour lui, la radioest un outil magique au service de la paix et de la cohésion. Mais, alerte-t-il, la radio peut aussi se révéler comme une arme de destruction massive, si l’on ne prend garde. Il a étayé la thèse par la désormais très tristement célèbre radio des Milles Collines au Rwanda, en 1994.

La représentante de la MINUSMA, madame Myrline SANOGO-MATHIEU, (Public Information Officer Team Leader, Strategic Communications and Public Information Office-Mopti) a rappelé le mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies  relatif à «<em> faciliter l’application par les acteurs maliens de la Stratégie de stabilisation du centre du Mali, dans le cadre d’une action globale à orientation politique, afin de protéger les civils, de réduire les violences intercommunautaires et de rétablir l’autorité et la présence de l’État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du pays</em> ». Elle a ajouté, qu’à la lumière des derniers évènements dans le pays, le Président du Conseil de sécurité a demandé à la MINUSMA, le 15 octobre 2020, de poursuivre la mise en œuvre de ses tâches prioritaires au cœur desquelles réside la stabilisation du centre du Mali.

fin, madame Myrline SANOGO-MATHIEU a rassuré que la MINUSMA et le système des Nations Unies restent disponibles et mobilisés pour accompagner les maliens et maliennes à aller vers une paix durable, en retrouvant le vivre-ensemble et la cohésion sociale d’antan.

&nbsp;

Les deux chefs exécutifs régionaux de Mopti et de Ségou ont appelé les femmes et hommes de radios à plus de professionnalisme et de sens de responsabilité pour préserver et prêcher la paix et l’entente entre les communautés, et non attiser le feu de la méfiance, de la division et de la haine entre les populations.

Président de l’URTEL, Bandiougou Danté s’est félicité de la qualité des matériels mis à la disposition des radios, avant de rassurer de la meilleure exécution du projet.

<strong>Correspondance particulière</strong>

<strong>Alfousseiny Sidibé, Expert Communication SP-CPGC*</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’ex&#45;Dg de l’Azi&#45;Mali encore incarcérée :  Les dessous d’un dossier qui ne finit pas d’intriguer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lex-dg-de-lazi-mali-encore-incarceree-les-dessous-dun-dossier-qui-ne-finit-pas-dintriguer-2898331.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 01:51:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme si ce dossier judiciaire s’éternisait, sans que l’on ne sache un peu trop sur le pourquoi, l’ex-directrice générale de l’AZI-Mali, Mme Kane Makoye Sissoko, dans l’intervalle de quelques mois seulement, est à nouveau conduite à la prison pour femmes de Bollé. Un rebondissement judiciaire qui n’apporte pourtant aucun fait nouveau dans le dossier d’instruction. Qu’est-ce qui se cache autour de ce dossier qui intrigue toute conscience éprise de justice.

On ne sait trop pourquoi la procédure judiciaire, concernant cette ancienne dirigeante de la société AZI-Mali, traîne avec en toile de fond une nouvelle incarcération de la bonne dame qui, depuis le début de cette affaire, ne fait que clamer son innocence.

Dit-on dans l’entourage de ce dossier, même si cette fois-ci ce sont de nouvelles incarcérations qui se sont opérées dans le dossier, notamment avec le cas de l’ex-PDG de la société, on ne comprend toujours pas pourquoi on s’acharne contre une pauvre dame, cadre politique de surcroît, qui n’a émis, ni encaissé aucun faux reçu délivré à des clients, en contrepartie des versements opérés pour l’acquisition de leurs parcelles.

Au cœur de ce dossier, toutes ces histoires de faux reçus émis sont bien connues : depuis le temps de l’ex-PDG de la société, des agents avaient été identifiés comme étant les auteurs de ces faits incriminés, suite à des erreurs commises par eux sur les numérotations, décelées par l’ancienne direction. Si à l’époque des faits, aucune sanction ni disciplinaire ni pénale n’a été envisagée contre les intéressés, ce n’est évidemment pas la faute de l’ex-directrice commerciale qui n’en avait pas la responsabilité.  D’ailleurs, on sait bien que c’est sur décision de l’ex-PDG (aujourd’hui détenu) que la responsabilité de la caisse a été confiée à une tierce personne de la société qui bénéficiait, elle, de ce fait, d’une prime de caisse avec un coffre-fort logé dans son bureau et dont elle détenait à elle seule le code de fonctionnement.

Le hic de cette procédure, déjà confuse, est que c’est cette personne qui est citée comme témoin contre l’ex-directrice commerciale, devenue bien après directrice générale de la société après un appel à candidature d’une quinzaine de postulants, parmi lesquels elle était la seule femme dont le choix a été motivé à l’époque par l’autorité compétente.

D’ailleurs, dit-on dans l’entourage de l’ex-directrice, ses déboires datent de cette époque d’autant qu’elle avait émis des réserves à signer le dossier de passation avec l’ex-PDG. Elle avait notamment fait remarquer, entre autres points, la non certification des comptes depuis 15 ans, la falsification des documents comptables pour l’obtention de prêts, l’utilisation frauduleuse de plus de 500 millions de nos francs de provision en remboursement de reprise de parcelles sur les clients défaillants, etc.

Ensuite, il y a eu son refus de signer un document de prêt pour l’aménagement de la zone industrielle de Ségou, dénoncée en violation de la convention de prêt (un montant estimé à 6,8 milliards de francs CFA), montée à l’époque des faits par le ministre Mohamed Aly Ag Ibrahim.

La suite de cette affaire est connue de tous : le ministre, mécontent d’elle, l’a évincée de son poste de directrice générale après avoir éjecté également de ses fonctions l’ex-PCA de la société. Même munie d’une grosse en bonne et due forme de la Cour suprême (elle avait intenté un procès pour abus d’autorité contre la décision du ministre), elle n’aura jamais gain de cause.

C’est cette bonne dame qui a toujours clamé son innocence, et qui n’a jamais fait mystère à la justice de son désir de voir la vérité éclatée au grand jour, qu’on traîne en prison, comme si, pour son cas, l’acharnement judiciaire était la règle de la procédure.

Comme dira l’autre, c’est bien là les méfaits de la justice spectacle.

<strong>Oumar KONATE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la transition :  Le M5&#45;RFP coiffé au poteau</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-le-m5-rfp-coiffe-au-poteau-2898332.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 01:46:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après quelques mois de contestation qui a conduit au renversement du régime IBK, le Mouvement du 5 juin</strong>-<strong>Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP)  s’estime lésé dans l’attribution des postes de responsabilités de la transition politique. C’est du moins ce que laissent entendre les responsables de son comité stratégique. </strong>

Vent debout contre la gestion du Président Ibrahim Boubacar Keïta, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques a envahi la rue  jusqu’à la chute de régime le mardi 18 aout 2020, à travers un coup d’Etat. Dans l’euphorie, sa mobilisation simultanée après l’arrestation des dignitaires a été magnifiée par la présence des militaires putschistes. A cette occasion, les émissaires de la junte ont annoncé avoir parachevé la lutte du M5-RFP à travers ce coup de force. Une manière de réconforter et de  légitimer le mouvement contestataire. Ainsi, les responsables dudit mouvement se prenaient pour un allié privilégié et incontournable des nouvelles autorités militaires,  sous l’appellation du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp). Malheureusement pour le M5-RFP, cette victoire n’a été que de courte durée. Car, a-t-on constaté, au fil du temps, les signes et gestes du Cnsp ne présageaient  pas les résultats escomptés. Marginalisé dans la prise des décisions, le M5 se sent méprisé par les militaires. Car, à l’heure du partage de gâteau qui ne dit pas son nom, Choguel Kokalla Maïga et les siens sortent bredouilles. Le M5 n’a non seulement obtenu le poste de Président de la transition, mais il a aussi perdu celui de Premier ministre. Une situation qui est assimilable à un désenchantement au sein du mouvement contestataire.

<strong>Méfiance : </strong>le torchon commencera par brûler entre le CNSP et le M5-RFP à partir de l’organisation des journées de concertation nationale pour définir la charte de la transition. A cette étape, un premier communiqué appelant les Maliens à ces assises a été fait par la junte, sans particulariser le M5 qui réclame la paternité de chute d’IBK. Le tir étant rectifié après le premier report, le M5  jugera très peu la quarantaine de cartes d’invitation à lui attribuées par le Cnsp. Cette situation a d’ailleurs créé une dissension interne au mouvement. Car, le  clan Issa Kaou N’Djim, proche de l’autorité morale du mouvement, critiquait publiquement le président du M5, Choguel Kokalla Maïga, d’avoir procédé à une répartition disproportionnée desdites cartes.

Dans son schéma de conservation du pouvoir, le Cnsp avait floué tout le monde, y compris son allié logique, le M5, en gardant au secret la charte élaborée à l’issue de la concertation. Il a fallu la pression de l’organisation sous-régionale, la Cedeao, pour que ce document soit rendu public. Dès lors,  la méfiance s’est installée entre le Cnsp et le peuple. Pour ne rien arranger, la junte a procédé à la mise en place d’un collège de désignation du Président de la Transition, sans le M5. C’est dans les conditions obscures que ce collège a été mis en place. Là aussi, les membres dudit collège n’ont pas pu se faire valoir. Car sans critère, elle a annoncé son choix porté sur le Colonel-major à la retraite Bah N’Daw.  Le collège n’a fait que prendre acte de ce choix, tout en promettant de l’accompagner, a-t-on appris.

S’agissant du choix du Premier ministre, comme dans un jeu d’enfants, le Cnsp a fait semblant d’associer le M5-RFP. Le plus avertis et moins avides comme Choguel  Kokalla Maïga, ayant compris le jeu, ont refusé de se donner en spectacle en envoyant des multitudes de CV. Car, ils savaient que la junte avait son agenda préétabli. La suite leur donnera raison. Car non seulement  aucun des 14 CV envoyés n’a été retenu, mais aussi le Cnsp n’a trouvé personne de crédible au sein du M5 pour occuper la primature. Il a ainsi jeté son dévolu sur l’ancien ministre des Affaires étrangères d’ATT, Moctar Ouane.

<strong>Les plaintes du M5-RFP </strong>

<strong> </strong>Après sa marginalisation, Choguel Kokalla Maïga, responsable du M5-RFP,  n’a pas caché son amertume face à la gestion oligarchique à laquelle s’adonne la junte. Après  la désignation du Président Bah N’Daw le 21 septembre, le M5-RFP laisse croire une volonté de confiscation de sa victoire par les militaires. Car, rappelle Choguel K. Maïga,  <em> </em> c’est le M5-RFP qui a commencé la lutte. Avant de prévenir  le Cnsp qui devrait savoir  que les Maliens n’aiment pas l’ingratitude. La personne qui a applaudi le pouvoir aujourd’hui est la même personne qui se retourne contre lui, quand il constate qu’il y a eu ingratitude et trahison<em>,</em> a-t-il déclaré.  Même s’il reconnait que son organisation  a été prise en contrepied par le Cnsp,  Choguel Maïga  affirme reconnaitre la qualité du Président nommé. Toutefois, regrette-t-il, la méthode par laquelle le choix a été fait n’est pas bonne.

« <em>Nous avons entendu   dans un communiqué lu sur les antennes de l’Ortm   que le collège qui a désigné le président et le vice-président de la transition aurait en son sein deux représentants du M5 RFP. Ça ne correspond pas à la vérité. Le M5-RFP n’a pas siégé au sein du collège. Le M5 RFP a été saisi par écrit, par le président du CNSP, pour demander de designer deux représentants qui devraient siéger au sein du collège qui, à son tour, devait choisir le président et le vice-président de la transition. En retour, le M5-RFP a adressé un courrier au CNSP pour lui demander de lui donner un certain nombre d’informations, en l’occurrence la composition du collège, la qualité de ceux qui y participent, la clé de répartition, les critères de désignation du président et du vice-président », a-t-il expliqué. </em>

Aussi, poursuivra Choguel Maïga, le M5-RFP a demandé au CNSP   de lui communiquer la version finale consolidée issue des travaux qui se sont passés entre les experts du M5-RFP et ceux du Cnsp<em>. ‘’En réponse à votre courrier cité en référence, je vous informe que le Comité stratégique du M5-RFP se réjouit de l’aimable invitation qui lui a été adressée pour participer au Collège de désignation du président et du vice-président de transition le lundi 21 septembre 2020. Toutefois, le Comité stratégique du M5-RFP souhaite, préalablement à sa participation audit collège, avoir par écrit de la part du Cnsp, des précisions sur son mode de fonctionnement, sa composition, les conditions de réception des candidatures et de désignation du président et du vice-président de transition. Au besoin, le Comité stratégique du M5-RFP est disposé à participer à une réunion d’urgence pour harmoniser nos positions. Aussi, le Comité stratégique du M5-RFP souhaite avoir les versions finales consolidées issue des travaux qui se sont passés entre les experts du M5-RFP et ceux du Cnsp</em>. <em>Mais cette requête est restée sans suite. Nous avons constaté avec regret que tout ce qui avait été convenu et acté entre les deux délégations il y a deux jours a été purement et simplement biffé</em> », s’est-t-il plaint. Pour lui, Mahmoud Dicko a invité a été invité au sein du collège comme personne ressource.

<strong>L’amertume de Cheick Oumar Sissoko</strong>

Dans l’une de ses récentes sorties médiatiques, le patron de EMK, Cheick Oumar Sissoko, membre du comité stratégique du M5-RFP, a exprimé son désenchantement. De son point de vue, le M5-RFP  a été driblé par le Cnsp. Il s’est finalement retrouvé « laissé au bord du quai ». Car, explique-t-il dans les colonnes de nos confrères de l’Indépendant, « le partenariat que nous avons mis en place a été conclu en ces deux points. Nous prenons la présidence de la Transition, vous prenez la primature …». Mais pour des raisons encore inavouées, le M5-RFP s’est vu coiffé au poteau. Acclamé hier par le M5 après la chute d’IBK, le Cnsp est aujourd’hui vomi par une grande partie du  mouvement contestataire.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ageroute : Environ 900 millions d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ageroute-environ-900-millions-dirregularites-financieres-2898334.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/ageroute-environ-900-millions-dirregularites-financieres-2898334.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 00:51:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er octobre), tout semblait être au rendez-vous à l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute) sauf le sérieux. C’est du moins ce que la mission de vérification du Vérificateur général laisse croire à travers la découverte de 895 512 029 FCFA par ses services. </em></strong>

Pendant que la population malienne dans son ensemble se démêle pour tant bien que mal effectuer les déplacements dans les conditions souvent dramatiques, l’Ageroute, chargéé d’assurer la gestion des travaux d’entretien routier, excelle dans la prévarication.

C’est ce  qui ressort de la vérification du bureau du vérificateur général qui  porte sur l’examen des dépenses exécutées sur le Fonds d’entretien routier par l’Ageroute, financé  sur budget national au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er octobre).

Les conclusions de la présente mission qui a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité desdites dépenses ne sont pas satisfaisantes au niveau de l’Ageroute.

Selon le rapport du vérificateur général, le  montant  total  des  irrégularités  financières  à l’Ageroute  s’élève  à 895 512 029 FCFA.

Le DG de l’Ageroute a attribué des marchés d’entretien routier en violation des procédures, indique le même document.

«  Le manuel de procédures particulières, suivies de passation de marchés précise en son point 3.4.2.2.3 relatif à la présélection et post qualification, a  pour  objectif  de  réduire  le  nombre  de  soumissionnaires  aux  seules  entreprises présentant la capacité et la compétence requises. La liste des entreprises présélectionnées pour chaque nature de travaux et chaque taille de marché sera établie après avis public sollicitant les candidatures. Pour mettre en œuvre ladite procédure, l’Ageroute procède à une pré-qualification chaque année en publiant un dossier de pré qualification des entreprises pour les travaux d’entretien routier au titre du programme de chaque exercice. Sur la base dudit dossier, les critères de pré qualification sont donnés et ainsi, les entreprises présentant avoir la capacité et la compétence requises sont qualifiées. Cette  pré-qualification  est  sanctionnée  par  un  «  rapport  d’analyse des offres de la pré qualification au programme d’entretien routier » qui contient la liste des entreprises qualifiées pour chaque nature de travaux, chaque taille et chaque niveau (montant) de travaux. En cours d’exercice, les entreprises qui seront consultées pour la suite de la procédure seront celles qui figurent en amont sur la liste des entreprises pré qualifiées.  Afin de s’assurer que les entreprises titulaires de marché sont celles qui sont éligibles, la mission a examiné la liste des entreprises pré-qualifiées figurant dans les rapports d’analyse des offres de la pré-qualification de chaque exercice. Elle a constaté que le DG de l’Ageroute n’a pas respecté la procédure de sa mise en concurrence. En effet, des marchés ont été attribués à des entreprises qui ne figurent pas sur la liste des entreprises sélectionnées suivant le rapport d’analyse des offres pour la pré-qualification.

Il s’agit du : marché  N°T1-ER4I-0118-7701/2018/Ageroute/MTD  relatif  aux travaux d’entretien courant de la RN17 (Gao-Ansongo- Labbezanga- Fleuve-Niger) d’un montant de 185 320 000 FCFA. Le mandataire du groupement ne figure pas sur la liste des entreprises pré-qualifiées de 2018 ;  marché   N°T1-ER4I-0119-0701/2019/Ageroute/MTD   relatif aux travaux d’entretien de la RN16 (Wami-Gao) d’un montant de 682 788 970 FCFA. Le titulaire dudit marché n’a pas candidaté pour», dénonce le rapport du vérificateur.

Aussi, indique-t-on, le Conseil d’administration a accordé des avantages indus au délégué du contrôle financier.   L’article  22  du  décret  n°2016-0214/P-RM  du  1er  avril  2016  fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction nationale du contrôle financier indique : « les délégués du contrôle financier sont indépendants vis-à-vis des structures et organismes qu’ils contrôlent et relèvent de l’autorité du Directeur national du contrôle financier ou du directeur régional en ce qui concerne les délégués locaux ».

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, la mission a examiné les pièces justificatives des dépenses et a procédé à des entrevues, la  mission  a  constaté  que  le  PCA  a  octroyé  des  avantages  indus  au  délégué  du  contrôle  financier.  En  effet,  le  délégué  du  contrôle financier auprès de l’Ageroute perçoit une indemnité mensuelle de 300 000 FCFA. Ladite indemnité a été autorisée suivant la délibération n°13-02/CA-Ageroute  du  04  avril  2013  portant  autorisation  de paiement d’une indemnité forfaitaire mensuelle au délégué du contrôle financier.  L’Ageroute  continue  à  payer  à  ce  jour,  ce  montant  au délégué du contrôle financier. Le montant total des avantages indûment accordés suite à cette pratique s’élève à 14 700 000 FCFA pour la période sous revue. De plus, il a bénéficié de jetons de présence de 1 600 000 FCFA pour la période sous revue alors qu’il n’est pas membre du CA de l’Ageroute. Le  montant  total  des  jetons  de  présence  irrégulièrement  accordés  et  des avantages indûment accordés au contrôleur financier se chiffre à 16 300 000 FCFA pendant la période sous revue.

Du présent rapport, il ressort également que le chef de la Division recettes de la Direction des grandes rntreprises a minoré les droits d’enregistrement et le DG de l’Ageroute a ordonné le paiement d’un contrat de marché irrégulièrement enregistré. Il s’agit des dossiers de marchés des biens et fournitures où la mission   a  constaté  que  le  contrat  de  marché  n°017/DAB-Ageroute 2016, d’un montant de 65 000 000 FCFA, relatif à l’achat de véhicule a  été  enregistré  par  le  chef  de  la  division  recettes  de  la  Direction  des  grandes entreprises pour un montant de 1 250 FCFA, contrairement aux dispositions légales qui exigent un taux de 3% du montant hors taxe, soit 1 950 000 FCFA au lieu de 1 250 FCFA. Le montant compromis s’élève à 1 948 750 FCFA.

Le DG de l’Ageroute a ordonné le paiement d’un contrat de marché sans l’acquittement de la redevance de l’Armds.  En examinant les  dossiers  de  passation  et  de  paiement  des  marchés  de  biens et fournitures, la mission  a constaté que le Directeur de l’Ageroute a ordonné le paiement du contrat n°017/DAB-Ageroute 2016, d’un montant de 65 000 000 FCFA,  en  l’absence  de  la  perception  de  la  redevance  de  régulation.  Le montant non perçu au profit de l’Armds s’élève à 325 000 FCFA.

Le DG de l’Ageroute n’a pas reversé les produits issus de la vente des DAO à l’Armds.  Pour s’assurer du respect de cette disposition, la mission a analysé et calculé, à partir des souches des reçus remis aux soumissionnaires, la totalité des fonds collectés à la suite des ventes des dossiers d’appel d’offres. Elle a également demandé à l’Ageroute la mise à disposition des preuves du versement des 20% des produits des ventes des DAO à l’Armds. La mission a constaté, pendant la période sous revue, que l’Ageroute n’a pas reversé à l’Armds les 20% des produits issus de la vente des Dossiers d’appel d’offres. Le montant des produits non reversés s’élève à 2 777 000 FCFA.

La  mission a examiné le contrat de bail n°002/DAB/ Ageroute du 1er janvier 2016 portant location du bureau du Président du conseil d’administration ainsi que les factures y afférentes.  Elle a constaté que l’agent comptable n’a pas retenu à la source l’impôt sur le revenu foncier (IRF) ainsi que la Taxe foncière sur les paiements effectués pendant la période sous revue sur le contrat de bail n°002/DAB/Ageroute relatif à la location du bureau du PCA de l’Ageroute pour un montant annuel de 5 256 000 FCFA TTC. Le montant total compromis s’élève à 2 310 000 FCFA dont respectivement 1 848 000 FCFA pour l’IRF et 462 000 FCFA pour la taxe foncière.   De plus, précise le document l’agent comptable n’a pas retenu l’Ibic sur des paiements effectués au profit des prestataires locaux non titulaires d’un numéro d’identification fiscal sur leur facture. Le montant total de l’IBIC non retenu se chiffre à 6 519 309 FCFA.

De toutes les façons, rassure le bureau du vérificateur général, la dénonciation a été faite   Président de la section  des comptes de la  Cour  suprême et au  procureur de la  République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier relativement:- à la passation irrégulière de marchés pour un montant de 868 108 970 FCFA ;- au paiement d’avantages indus au Délégué du contrôle financier pour un montant de 16 300 000 FCFA ;- à un contrat de marché irrégulièrement enregistré de 1 948 750 FCFA ;- au non reversement au profit de l’Armds de la redevance de régulation pour un montant de 325 000 FCFA ;- à la non-retenue de l’impôt sur le revenu foncier, de la Taxe foncière et de l’impôt sur les Bénéfices industriels et commerciaux pour un montant de 8 829 309 FCFA.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assainissement en commune VI :   La mairie épinglée par l’Amasbif</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assainissement-en-commune-vi-la-mairie-epinglee-par-lamasbif-2898329.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:39:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ONG Association malienne pour la sauvegarde du bien-être de la famille (Amasbif), en partenariat avec l’ONG International Water Aid, a organisé une conférence de presse ce mercredi 30 septembre 2020. Objectif : faire la restitution d’une étude consacrée à la collecte des données du budget et les activités de renforcement des capacités réalisées en faveur de l’assainissement en commune VI du district de Bamako. C’était sous la coprésidence de Mme Barry Aminata Touré, Présidente de l’Amasbif, Mamadou Keïta de Water Aid et Amadou Sow.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

En prélude à la conférence de presse du 30 septembre 2020, l’ONG Amasbif a organisé une réunion de restitution des résultats de l’étude et des renforcements des capacités de 20 personnes, dont : 3 membres de la commission Aepha, 2 membres de la commission finances de la commune VI du district de Bamako, 2 membres de la coordination de Cogevad, 1 membre des services techniques déconcentrés de la mairie, 1 représentant de Water Aid, 1 représentant de Enabel, 3 représentants de l’ONG Amasbif, et 5 membres du jury citoyen, 2 de la presse.

Au cours de son intervention, la Présidente de l’ONG Amasbif a indiqué que cette étude entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet de plaidoyer en assainissement, financé par la Fondation Bill &amp; Melinda Gates. En plus de plusieurs autres activités, ce projet a prévu la réalisation d’une étude pour faire le point de la part du budget de la mairie de la commune VI dans l’assainissement. Pour la commune VI du district de Bamako, le Programme de développement social, économique et culturel (Pdsec) de 2016 à 2020, a prévu un budget de 3 milliards de FCFA. L’étude a révélé qu’en plus de leur insuffisance, les montants exécutés, qui pourraient donner une idée des réalisations, ne sont pas visibles dans les comptes administratifs.

« <em>Dans le cadre de cette étude, après analyse des comptes administratifs ; des budgets primitifs et des budgets additionnels de la commune VI en faveur de la prise en compte de l’assainissement dans le budget, nous sommes au regret de constater que le budget du sous-secteur assainissement connait des difficultés réelles dues à l’insuffisance des moyens budgétaires accordés et des ressources humaines capables à relever les défis de ce sous-secteur</em> », a exprimé la président de l’Amasbif.

Elle a aussi estimé que même si la commune VI du district de Bamako a prévu dans son Pdsec de 2016 à 2021 de consacrer 3 milliards de FCFA, l’étude réalisée par l’Amasbif a révélé que les montants exécutés, qui pourraient donner une idée des réalisations, ne sont pas visibles dans les différents comptes administratifs, année après année. Avant de souhaiter une augmentation des ressources consacrées à l’assainissement en commune VI du district de Bamako.

Il est à rappeler que sous l’égide de Water Aid, l’ONG Amasbif, en collaboration avec la mairie de la commune VI du district de Bamako, a mis en œuvre l’extension du projet de plaidoyer en assainissement en commune VI.

Dans cette optique, ladite ONG a conduit plusieurs activités, dont les principales sont : l’organisation des rencontres semestrielles avec la coordination de Gogevad; l’appuie à l’élaboration d’un plan d’action des GIE; le renforcement des acteurs et du Jury citoyen sur les collectes et l’analyse des données en faveur de l’assainissement; la participation des jurys citoyens sur le débat budgétaire et la restitution des comptes administratifs de la Commune ; la dotation des GIE en kits d’assainissement ; l’organisation des sessions des renforcements des capacités sur le suivi et le contrôle du budget alloué à l’Aepha. S’y ajoute l’organisation des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer sur le budget alloué à l’assainissement ; et enfin l’analyse des comptes administratifs ; des budgets primitifs et des budgets additionnels de la commune en faveur de la prise en compte de l’Assainissement dans le budget.

<strong>Adama TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre de mission au nouveau gouvernement :  IBK loue les qualités du Dr Boubou Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lettre-de-mission-au-nouveau-gouvernement-ibk-loue-les-qualites-du-dr-boubou-cisse-2889701.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>IBK sur la reconduction du premier ministre boubou cisse</strong>

<strong>« Je vous ai reconduit dans vos fonctions car vos compétences techniques sont avérées» </strong>

<strong> </strong>

<strong>Dans sa lettre de mission au Premier ministre, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a justifié la reconduction de Boubou Cissé avant de lui donner des directives pour la bonne marche de l’Etat.</strong>

Loyal et compétent, comme le décrie la lettre de mission,  le Premier ministre jouit de la confiance totale du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta.

S’il est rare de voir un Président de la République faire les éloges de son Premier ministre, Dr Boubou Cissé fait partie des exceptions.

En effet, dans sa lettre de mission au gouvernement, IBK  justifie le choix de reconduction de Boubou Cissé. « Je vous ai reconduit dans vos fonctions de chef de gouvernement, le 11 juin dernier. Ce n’était là nulle complaisance, nulle faveur mais un choix dicté par le mérite : votre mérite. Vos compétences techniques sont avérées.

Votre loyauté également que j’ai eu loisir à vérifier pendant la quarantaine de jours où vous vous êtes tenu à mes côtés pour gérer la crise sociopolitique que le pays traverse. Enfin, vous avez un sens élevé de l’Etat et de l’éthique. Je n’ai aucun doute que vous vous assumerez en tant que coordinateur de l’action gouvernementale, chef de l’administration publique, chef de la majorité présidentielle, et qu’il plaise à Dieu, chef possible d’une majorité pour l’avancement et le progrès du Mali, le seul progrès du Mali», a-t-il soutenu.

Cette majorité, poursuivra le chef de l’Etat, vous savez combien je la souhaite, combien je l’ai voulue et la veux avant même qu’elle fasse partie des recommandations de la CEDEAO. Je continue d’y croire et d’y travailler. Pour lui, un gouvernement d’union nationale en ce temps d’épreuves constituerait une solide garantie. Elle sera la vitrine du Mali rassemblé, réuni et remobilisé pour le seul combat qui vaille : celui pour la sécurité et l’intégrité du territoire, celui pour le bien-être du peuple, celui enfin pour un avenir serein pour l’écrasante majorité de la population, à savoir la jeunesse, dont vous savez combien elle m’est chère, l’avenir du pays.

<strong>Les cinq grandes lignes édictées au gouvernement restreint</strong>

A en croire le chef de l’Etat,  en droite ligne des recommandations du sommet de la CEDEAO tenu le 27 juillet, l’Exécutif restreint doit, de manière volontariste et dans la plus grande solidarité : Travailler au retour de la normalité, de la concorde et de la paix sociale et créer, ce faisant, les conditions propices à la formation d’un gouvernement d’union nationale ;

Diligenter une enquête minutieuse et crédible sur les pertes en vies humaines ainsi que sur les atteintes aux biens publics et privés tant à Bamako les 10, 11 et 12 juillet que précédemment lors des manifestations qui ont eu lieu à Kayes et Sikasso notamment. Toutes les responsabilités devront être situées pour que des mesures soient prises et des sanctions efficaces sur la base du droit. Il lui est également instruit d’accélérer l’opérationnalisation des mécanismes de suivi de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue national inclusif ; d’étudier les voies et moyens de la mise en place d’un fonds d’indemnisation des victimes desdites manifestations ou de leurs ayant droit et de  mobiliser toutes les énergies et les ressources requises pour l’application immédiate et complète de l’article 39.

En plus des départements régaliens qu’il vous incombe d’animer, Monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, vous devrez surveiller l’évolution globale du pays et en rendre compte. En particulier, il vous incombera de vous pencher de toute urgence sur deux aspects des plus stratégiques. Il s’agit des contingences de la saison agricole et des complexités de la pandémie du corona virus. Tous les crédits nécessaires pour une bonne campagne agricole devront être libérés, a instruit le Président IBK.

« Monsieur le Premier ministre, Messieurs les membres du gouvernement,

La recette, pour accomplir la mission ardue qui est la vôtre, sera de savoir rester humble, de garder vos portes ouvertes et vos mains tendues. Je vous en sais capable les uns et les autres. Faites en sorte que les compétences existant tant dans la majorité que dans l’opposition et la société civile puissent venir vous aider à conforter la marche du Mali. Nous sommes tous fils de ce pays, tous en soucis de ce pays, tous à la stabilité de ce pays. Cela sera à votre honneur, à notre honneur, et au seul bénéfice du grand pays que nous sommes.

Je souhaite être le président d’un Mali dont les enfants se redonnent la main. Car c’est ma conviction profonde que, malgré les incompréhensions et les malentendus, nous n’avons pas le choix, nous sommes appelés à rester ensemble. Notre destin est solidaire. Notre salut n’est pas dans les barricades. Il est dans notre complicité. Nul ne se sauvera sans les autres. Nous nous sauverons ensemble. Qu’à Dieu ne plaise nous périrons ensemble. Inchallah nous survivrons et de la plus belle façon », a déclaré le chef de l’Etat.

<strong>Oui au dialogue, mais pas au désordre </strong>

A en croire le chef de l’Etat, il est dans leur capacité à entendre les cris et les plaintes, et à répondre à une demande sociale forte. Sur ce, engage-t-il le Premier ministre. Toutefois, rappelle-t-il,  la loi et l’ordre doivent prévaloir. Il est impossible de transiger là-dessus. Ce sont là les prescriptions et les préalables de l’Etat de droit que nous ambitionnons de construire, indique l’orateur. Ces prescriptions ne sont pas l’ennemi du dialogue et du rassemblement auxquels j’appelle notre peuple, ajoute IBK. Ma rencontre avec le Conseil supérieur de la magistrature, souligne-t-il, m’a rassuré quant au dire du droit dans notre pays, à la qualité de dire le droit dans notre pays. « Les magistrats maliens m’ont rassuré. J’ai vu des hommes et femmes de qualité, soucieux du droit et son effectivité au service du peuple malien. Je comprendrais également que la recherche du consensus ne doit pas se faire au détriment des urgences et de la norme. Car il y a un peuple à servir et de pressants défis à relever, il est important de fixer des délais et des garde-fous », a-t-il précisé.

Partant, le Président Ibrahim Boubacar Keïta   redonne  l’assurance qu’il tenterait, tout ce qui est dans son pouvoir, pour apporter aux brûlants dossiers du pays les solutions idoines.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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</item>

<item>
<title>Redressement  de l’office du Niger :    Empé évite de justesse l’effondrement   du géant agricole</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/redressement-de-loffice-du-niger-empe-evite-de-justesse-leffondrement-du-geant-agricole-2889704.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:18:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le choix d’Abdel Karim Konaté alias Empé à la tête de l’Office du Niger a été judicieux. Car, son arrivée a permis d’éviter  une hémorragie qui conduisait l’office à son affaissement.  Ce, à travers des prises de décisions courageuses ayant permis le redressement de la structure.  </strong>

Des dizaines de milliards recouvrés en quelques mois, des  centaines d’emplois sauvés de justesse. Voilà, entre autres, les prouesses réalisées par le nouveau PDG de l’entreprise.   La déconfiture qui nous faisait perdre progressivement tout espoir d’autosuffisance alimentaire est en passe d’être corrigée. C’est du moins le constat général fait par certains cadres de l’Office du Niger. De sources concordantes, la corruption et le clientélisme qui y régnaient appartiennent désormais à un triste souvenir. Car, explique-t-on, sous le magistère d’Abdel Karim Konaté, la nouvelle équipe a engagé des mesures visant à redresser le géant agricole. Il s’agit, entre autres, de l’audit de la gestion de l’Office du Niger pendant les trois dernières années, confié au  Cabinet d’expertise Diarra ; la normalisation des dettes sociales et fiscales. Aussi, l’amélioration du recouvrement des dus de l’Office sur les baux. Des  responsables véreux détenteurs de parcelles qui ne payaient rien à l’Etat pendant plus de 10 ans ont été décelés et contraints à payer  leurs dus. Lesquels contribueront à coup sûr à combler le manque à gagner qu’ils avaient créé.  Aussi, apprend-on, sous Empé, les missions non nécessaires ne sont plus à l’ordre du jour. Les manœuvres de soustraction frauduleuse de fonds de l’Office à travers diverses  missions à petit groupe  ont été  contenues. Bref, les dépenses sont aujourd’hui assainies à l’Office.

A la suite de ces mesures d’harmonisation du secteur, l’Office du Niger regagne la confiance des partenaires qui n’hésiteront plus à répondre à sa sollicitation pour non seulement  le bien-être de la structure, mais aussi du personnel qui a échappé in extremis  à une mise en congé technique, comme c’est le cas aujourd’hui à la Comatex.

C’est dans cette optique qu’au dernier Conseil d’administration de l’Office du Niger, des mesures fortes ont été prises  pour le bon déroulement de la campagne.  Car, indique le PDG, l’Office a exécuté des travaux d’entretien des infrastructures afin de garantir aux exploitants un bon service de l’eau d’irrigation et de drainage. Toujours selon lui, les objectifs de production s’inscrivent en droite ligne de celui du Contrat plan 2019-2023, visant à renforcer la contribution de l’ON à l’atteinte de la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté par une croissance économique accrue.

Pour le Conseil d’administration, les productions attendues sont de 896.935 tonnes de riz paddy, 392.424 tonnes de produits maraîchers, 81.500 tonnes de produits de diversification.
Faut-il le souligner, l’atteinte de ces objectifs dépendra dans une large mesure surtout de la réalisation des aménagements prévus et de l’approvisionnement à temps des exploitants en intrants agricoles subventionnés. S’y ajoute la mobilisation à temps de la dotation budgétaire de l’État pour la prise en charge des activités de conseil rural, d’entretien du réseau primaire, de maîtrise d’ouvrage déléguée et d’aménagement. La situation sécuritaire dans les zones d’intervention a été relevée comme une préoccupation.

Toute chose qui laisse présager que le choix des hautes autorités porté sur lui ne relève pas du hasard.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution de l’assemblée nationale : Le chérif de Nioro réticent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dissolution-de-lassemblee-nationale-le-cherif-de-nioro-reticent-2889706.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/dissolution-de-lassemblee-nationale-le-cherif-de-nioro-reticent-2889706.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le guide des hamallistes, Mohamed Ould Cheicknè Haïdara alias Bouyé, comme à ses habitudes, s’est prononcé sur la situation sociopolitique du Mali, dans sa « Zawya » de Nioro du Sahel, en fin de semaine dernière. Il était entouré de ses disciples et de plusieurs de ses fils. Pendant plus d’une heure, il a abordé ses relations avec de l’imam Mahmoud Dicko, la formation du mini gouvernement de Boubou Cissé et les actions du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui mobilise la rue pour exiger le départ du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. </strong>

Pas de revirement de position à l’égard du régime, a précisé d’emblée le Chérif. Selon lui, ce n’est pas la nomination de certains proches dans le gouvernement qui le fera changer. Ainsi, Bouyé, dans son sermon de ce jour, a réitéré son combat contre le pouvoir. Ce, malgré la prise en compte de certaines de ses propositions dans la formation du gouvernement. En effet, il avait exprimé ses soutiens au Premier ministre, au ministre Tiébilé Dramé, Ibrahim Dahirou Dembélé et à Abdoulaye Daffé, qui sont tous membres du gouvernement restreint. Les réactions tardives du président IBK à ces propositions seraient à l’origine de cette position très catégorique du Bouyé.

<em>« Je constate que certaines de mes propositions sont en train d’être prises en compte par le président. Je dis que cette réaction du chef de l’Etat est tardive. Il aurait dû agir avant que des citoyens ne soient tués », </em>s’est indigné le Chérif, tout en affirmant qu’il allait agir auprès d’autres personnes pour aider IBK à surmonter cette tempête si le président avait réagi un peu tôt à sa lettre contenant des propositions.

Contrairement à des allégations, Bouyé clarifie que sa position n’a pas changé. Il n’est pas pour le régime. De même, il affirme ne pas être partisan de la violence et de la déstabilisation du pays. <em>« J’ai des amis dans le mouvement de contestation contre IBK. Je soutiens les causes qu’ils défendent, mais dans le calme et dans la tranquillité. Je pense qu’il faut privilégier le dialogue, le consensus en lieu et place de la violence », </em>a-t-il déclaré. Conformément à son statut, il ne doit pas être le soutien à la violence, à fortiori  son instigateur».<em>   </em>

Au sujet du contentieux électoral, le Chérif de Nioro n'est pas favorable à la dissolution de l’Assemblée nationale comme solution à la crise née des dernières législatives. Il estime que dissoudre l’hémicycle, alors que certains ont été légalement élus, est injuste. Toutefois, la solution, selon lui, serait de trouver une réponse à la situation des députés contestés.

&nbsp;

Dans son sermon, le Chérif a démenti qu’il n’a pas de problème avec l’imam Mahmoud Dicko. Entre eux, ils gardent toujours de bonnes relations, a-t-il soutenu. Leur désaccord sur le maintien ou le départ du Premier ministre, explique-t-il, est lié à un déficit de communication. <em>« Personne ne viendra créer de problème entre nous. (…)A ce jour, Mahmoud Dicko ne m’a rien fait de mal. Je pense également ne pas faire du tort à Dicko», </em>a indiqué Mohamed Ould Cheickné Haïdara.

Profitant de l’occasion, il a conseillé l’imam Dicko de faire attention à sa collaboration avec des hommes politiques au sein du M5. Leur bonne foi pour le Mali dans ce combat n’est pas sincère.

<em>« Je te jure mon ami Mahmoud que ces politiques n’hésiteront pas à t’abandonner si jamais ils trouveront quelque chose. Parce qu’ils ne cherchent que leur intérêt », </em>a-t-il mis en garde<em>.</em> Car, poursuit-il, la plupart de ces hommes sont engagés contre IBK à la quête de leur ambition personnelle.

Pire, il y a certains dans le groupe qui ne veulent pas la paix. Leur stratégie est de maintenir le désordre afin qu’ils puissent obtenir gain de cause, a affirmé Bouyé.

<em>« En ce moment, je conseille à Dicko de les guider vers le chemin de la construction, de la paix conformément à son statut de religieux »,</em> a conseillé le Chérif.

A cet effet, il rappelle à Mahmoud que les hommes politiques ont failli. C’est pourquoi, ils s’allient aux religieux pour mener un combat politique. Ils ont failli parce que chacun d’entre eux ne voit  et ne cherche que son intérêt.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sortie de crise sociopolitique : Le RPM opte pour des législatives partielles</title>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:17:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la crise sociopolitique qui perdure, le Rassemblement pour le Mali (RPM), parti au pouvoir, a adressé au Président de la République un mémorandum contenant des propositions de sortie de crise.  Dans ledit document, le parti met l’accent sur l’éthique et les principes démocratiques.   </strong>

De l’analyse de la situation sociopolitique du Mali, le bureau politique du Rassemblement pour le Mali estime que  la désobéissance civile lancée par M5 RFP (Forces de l'opposition) déstabilise les institutions de la République du Mali, paralyse les services publics de l'Etat et menace les pouvoirs du Président IBK, ainsi que le fonctionnement des pouvoirs publics et la continuité de l'Etat. Pour y faire face et répondre aux aspirations du peuple, une  délégation du RPM  conduite par son président, Dr Bakary Tréta, a rencontré le Président IBK à son domicile, à Sébénicoro, le samedi 25 juillet 2020. A en croire le document produit par le RPM, les échanges ont porté sur la crise sociopolitique au Mali et les recherches de solutions avec le Président IBK pour une sortie honorable et renforcée du parti RPM de la crise.

Aussi, le parti a-t-il exprimé sa position sur les actes qui ont été déjà posés par le Président IBK dans ses adresses à la nation, les recommandations de la Cedeao au cours des deux missions qu'elle a effectuées à savoir la Mission de bons offices et la mission de Médiation conduite par l'ancien Président de la République Fédérale du Nigeria, Goodluck Jonathan, le mini-sommet des chefs d'Etat tenu à Bamako, le jeudi 23 juillet et enfin la position du  parti face au mémorandum du M5 RFP pour la démission  du Président, la dissolution de l'Assemblée nationale

Ainsi,  le bureau politique national du RPM a décidé de s’assumer en réclamant son statut de parti majoritaire avant de revendiquer le poste de Premier ministre pour la formation du futur gouvernement d'Union nationale, en considération des recommandations et résolutions issues du DNI.

S’agissant des questions électorales, le BPN RPM s'oppose à toute dissolution de l'Assemblée nationale et exprime son soutien indéfectible au Président de la République IBK pour la mise en œuvre de toutes ses offres et décisions ainsi que des recommandations actuelles et futures de la Cedeao pour les résolutions de sortie de crise. Il s'engage à garantir au Président IBK dans les règles de la loyauté et de la confiance la stabilité des Institutions de la République, l'apaisement du climat politique et social, le fonctionnement des services publics et réclame pour parvenir à ces fins la gestion du pouvoir et des institutions de la République. Il soutient également l'offre politique du Rassemblement national proposé par le Président IBK et s'engage à sa mise en œuvre efficiente et efficace avec l'ensemble des forces politiques et sociales de la crise sociopolitique au Mali dans la sincérité, la confiance et la loyauté.

Partant, le parti présidentiel félicite et salue le Président IBK pour son écoute et sa disponibilité constantes pour le RPM et l'ensemble du peuple malien et l'encourage à poursuivre toutes les voies et moyens politiques et légaux pour la recherche de solution pour les listes dont l'Administration territoriale les avaient données gagnantes du scrutin.

A cet effet, précise le document, « le parti exprime sa position clairement favorable aux partielles et s'oppose à toute dissolution de l’Assemblée nationale».

Partant, les responsables du RPM indiquent accorder un grand intérêt à toutes les prises de position et initiatives du groupe des 03 conseillers de la Cour constitutionnelle à travers le recours gracieux que la Présidente de la Cour Manassa Danioko a adressé au Président contre le décret n°2020-0312/P-RM du 11 juillet 2020n demandant son annulation gracieuse pour les vices de forme et de fond constitutionnels qu'elle argue et propose au Président d'activer au cas où le recours a retenu son attention, l'article 50 de la constitution pour les prérogatives exceptionnelles du Président, de consulter au besoin la Présidente de la Cour, le Président de l'Assemblée nationale, le Premier ministre tous avant leur départ pour rapporter son décret en prenant un nouveau décret dans le même sens afin de donner un fondement constitutionnel à sa décision et sortir des bras de fer juridico-politiques qui pourraient alimenter les débats politiques sur la cour constitutionnelle et l'Assemblée Nationale.

Aussi, le parti présidentiel soutient et s'approprie des recommandations de la Cedeao qui s'adossent sur le protocole additionnel de la démocratie et de la bonne gouvernante dans l'espace communautaire de la Cedeao ratifié par le Mali, pays membre et partage la position de la Cedeao sur la recomposition de la Cour constitutionnelle pour une révision de l'arrêt de la Cour au second tour des élections législatives en ce qui concerne les 30 sièges des députés à l'Assemblée nationale sont concernés.

Aussi, le parti s'oppose à toute dissolution de l'Assemblée nationale qui serait pour le M5-RFP un moyen détourné pour mettre en place une constituante à l'Assemblée nationale ; position qu'ils ont défendue et perdue au DNI.

Le M5-RFP espère dans sa tentative de dissolution de l'Assemblée nationale de reconquérir une légitimité auprès du peuple et de déstabiliser le pouvoir par l'accaparement de l'Assemblée nationale à travers une constituante et l'organisation d'une conférence

nationale dont les résolutions vont s'imposer au Président de la République par l'abrègement du mandat et la révision constitutionnelle pour y insérer des dispositions renforçant la « Charia » et l'Etat islamique.

Le RPM s'oppose au choix du Premier ministre dans les rangs de l'opposition.

Le RPM défend cette position à travers le choix libre et éclairé que le peuple malien a exprimé en sa faveur lors des consultations populaires pour les échéances électorales des législatives de mars-avril 2020 organisées par le gouvernement du Mali à la suite des résolutions du DNI adoptées par le peuple malien.

Le RPM se satisfait des résultats qu'il a obtenus lors de ce scrutin et qui le conforte dans son statut de parti majoritaire, avec 51 députés et leaders incontestés de la classe politique malienne.

En conclusion de toutes ces analyses qui précèdent et eu égard à la situation sociopolitique que le Mali traverse actuellement, le RPM entend s’assumer pour le pouvoir de IBK et son mandat dans les règles absolues de la loyauté, de la sincérité.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front anti&#45;IBK : Vers la reprise des hostilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/front-anti-ibk-vers-la-reprise-des-hostilites-2886501.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 19:48:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une importante délégation de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), conduite par l'ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, est arrivée, mercredi 15 juillet, à Bamako. Objectif : décrisper la crise sociopolitique qui secoue le Mali depuis bientôt deux mois. Depuis son hôtel, la délégation a rencontré les représentants du Mouvement du 5 juin-RFP, de la majorité présidentielle, des délégués de la société civile, ainsi que les députés recalés par la Cour constitutionnelle. </em></strong>

Conformément aux points de revendication des contestataires, qui se résument en la démission du président, la nomination d’un Premier ministre pleins pouvoirs, la dissolution de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale, la Mission, après avoir écouté presque toutes les parties, a proposé le maintien d’IBK dans les fonctions de président de la République. Elle a également décidé la recomposition de la Cour constitutionnelle, à raison de trois membres désignés par le Conseil supérieur de la magistrature, trois choisis par le président de la République parmi 5 à 7 personnes proposées par les forces vives.

Selon les explications de Choguel Kokalla Maïga, cette Cour constitutionnelle de six membres sera présidée par le  doyen d’âge. La Cour constitutionnelle nouvellement constituée de six membres statuera sur le règlement du contentieux né du deuxième tour des élections législatives. L’Assemblée nationale nouvellement reconstituée sera présidée par l’actuel président, s’il est confirmé par la Cour constitutionnelle, ou désignera son nouveau président, le cas échéant, qui choisira les trois membres restants de la Cour. La Cour constitutionnelle désignera son président définitif.

Enfin, la mission de la Cedeao a préconisé la formation  d'un gouvernement  d'union nationale, avec à sa tête un Premier ministre consensuel. Et c’est ce gouvernement qui sera chargé de situer les responsabilités dans les tueries du 10 juillet et engager les réformes administratives et institutionnelles nécessaires.

Dans un communiqué, le M5-RFP, qui dit avoir priorisé l’ouverture immédiate d’enquêtes judiciaires en vue de poursuites contre les auteurs, commanditaires et complices des tueries du 10 juillet ainsi que la libération de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, a rejeté en bloc les propositions de sortie de crise qui, à ses yeux, «sont des arrangements qui ne tiennent pas compte du contexte sociopolitique et des risques majeurs de la gouvernance d’IBK… et ne correspondent pas aux aspirations et attentes portées par le peuple malien. » Autre cause du rejet : ces propositions, ajoutent le mouvement dans son communiqué, « sont les mêmes que celles antérieurement formulées par IBK. »

Conséquence : tout en restant campé sur sa position initiale, qui est « la démission du président et de son régime », le M5 a appelé ses militants à demeurer mobilisés et déterminés, sans préciser la démarche à suivre. Comme quoi, les hostilités vont reprendre après le calme précaire qui a accompagné le séjour de la mission de réconciliation.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Majorité présidentielle :  ADP&#45;Maliba donne les raisons de son retrait</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/majorite-presidentielle-adp-maliba-donne-les-raisons-de-son-retrait-2886505.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 18:55:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite aux événements tragiques qui ont secoué le Mali, le parti "Alliance démocratique pour la paix  (ADP-Maliba)" a animé une conférence de presse le mardi 14 juillet. Objectif : annoncer son retrait de la majorité présidentielle. Selon les responsables dudit parti, il s’agit pour eux de mieux servir le Mali. </em></strong>

ADP Maliba était, faut-il le rappeler, venu dans la majorité présidentielle il y a juste moins de 3 mois, pour « aider à l'application des résolutions et recommandations du DNI ».  Le parti n'a signé l'accord politique de gouvernance que 8 mois après les autres et après que toutes ses exigences aient été prises en compte.

Selon le communiqué, dès la fin de l'élection présidentielle de 2018, l'Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba) a entrepris des démarches en vue de juguler la prévisible crise sociopolitique et d'engager un processus devant permettre la réalisation de l'union sacrée de tous les fils et filles du Mali. A cet effet, l'ADP-Maliba a appelé le 22 septembre 2018 à l'organisation sans délai d'un dialogue national inclusif entre tous les enfants du pays. Quatorze mois plus tard, le Président de la République a annoncé le Dialogue national inclusif. L'ADP-Maliba a pris part à toutes les étapes de ce dialogue avec des contributions et propositions de taille.

Il est à rappeler que l'ADP-Maliba a intégré la majorité présidentielle au sortir dudit dialogue pour la mise en œuvre de ces recommandations et résolutions, dont l'organisation des élections législatives au plus tard le 02 mai 2020.

« <em>Nous avons toujours rappelé la nécessité d'une diligence rapide dans la mise en place du comité d'experts pour accélérer la mise œuvre des recommandations et résolutions du Dialogue national inclusif lors des différentes rencontres avec les partis et regroupements de la majorité. Malheureusement, l'arrêt d'une Cour constitutionnelle aux pratiques douteuses en date du 30 avril 2020 proclamant les résultats définitifs du 2<sup>ème</sup> tour a été fortement contesté ayant conduit à une crise postélectorale. Aussi, la voix du parti n'a pas été entendue dans une ambiance délétère entre majorité, EPM, CFR et CPM<strong> </strong></em>», a déclaré le président du parti, M. Youba Bah.

Pourtant, avant l'enlisement de cette crise, le président d'honneur du parti, lors d'une communication tenue le 18 juin 2020 à l'Assemblée nationale, avait proposé des solutions de sortie de crise, reprises le 19 juin 2020 par la mission de la Cedeao dépêchée au Mali.

L'ADP-Maliba estime que le dernier développement de la situation sociopolitique du pays a occasionné des morts et de nombreux blessés lors des manifestations des 10 et 11 juillet 2020. L''ADP- Maliba  exige l'ouverture d'une enquête indépendante menée par les acteurs des deux tendances, des représentants de la société civile, de la police scientifique et des experts de la communauté internationale pour situer toutes les responsabilités suite à ces tueries par balles réelles.

Ainsi, le parti condamne les pertes en vies humaines et les jets de gaz lacrymogènes contre les Zawiya et les mosquées, ainsi que les actes de vandalisme perpétrés contre des biens publics et privés. A cet égard, conformément aux résolutions de la réunion extraordinaire de son comité exécutif, tenue le 13 juillet 2020, après consultation des coordinateurs régionaux du parti; <em>« l'ADP-Maliba, en toute responsabilité, décide de se retirer de la majorité présidentielle à compter de ce jour et s'ériger en sentinelle de la liberté et de la démocratie de manière indépendante pour servir le Mali et réconcilier ses enfants »</em>.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manque de courage  politique de l’Adema : Dramane Dembélé  exprime sa déception</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/manque-de-courage-politique-de-ladema-dramane-dembele-exprime-sa-deception-2886484.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 17:39:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Première force  politique au Mali aux premières heures de la démocratie, aujourd’hui faiseur de roi, l’Adema Pasj est en passe de décevoir plus d’un. C’est du moins le constat tiré d’une publication de l’un de ses responsables sur les réseaux sociaux, en l’occurrence Dramane Dembélé.</strong>

A des problèmes sérieux, il faut des solutions bien réfléchies. Mais l’Adema jouerait au mouton de panurge dans la situation que vit le pays. Certes, <a href="https://citation-celebre.leparisien.fr/citations/81146">c’est dans les moments difficiles que l'on doit être solidaire ; mais, on  ne doit pas fuir ses responsabilités</a>. Telle semble être la leçon que le candidat malheureux de l’Adema à la présidentielle de 2013 veut enseigner à son parti.

Au regard de la délicate situation que traverse notre pays, certaines formations politiques ont, en toute responsabilité, fait des communiqués de sortie de crise. Mais celui de l’Adema était en deçà des attentes. C’est le sentiment que Dramane Dembélé a partagé avec l’opinion publique.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, sous forme de tribune,  intitulée « Ma conviction », Dramane Dembélé  estime que l’Adema-Pasj a failli par son attitude. Pour lui,  ce parti aurait dû amener IBK à ne pas avoir du sang sur sa main. «Nous sommes en présence du choc le plus violent depuis la révolution de Mars 1991. Qu'est ce qui nous arrive? Qu'avons nous fait? Pour citer le Cardinal Zerbo. La situation appelle et interpelle. Monsieur le Président, ressaisissez-vous ! Je salue le courage politique de la Codem et du Parena », a-t-il déclaré.

Dans sa conviction, il estime que le peuple souverain est le gardien de l’opinion publique critique et constructive à la fois.  Il invite alors à faire le sacrifice, à rester debout, car, résister est une mission sacrée. De son point de vue, l’horizon au Mali s’assombrit. « Les jours paisibles progressivement s'éloignent du cœur des Maliens. Les discours tenus ici et là ne rassurent plus et nous renvoient à l'Etat méprisant et répressif. Je ne crois pas en l'Etat répressif. Je crois en l'Etat qui dialogue », regrette ce responsable de l’Adema. Pour lui, le challenge est de comprendre, de respecter, de convaincre et d'agir. Sinon, prévient-il, « l’absence d’écoute renvoie à l’image de la marmite qui bout sans que le couvercle laisse le plus petit espace pour évacuer la chaleur. Assurément, le couvercle saute en étant susceptible d’ébouillanter le cordon-bleu, en l’occurrence l’élu de son temps.  L’écoute est une capacité à aller plus au-delà de nos certitudes », conclu Dramane Dembélé.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>‘’Dissolution’’ de la cour constitutionnelle : Manassa menace d’attaquer la décision d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/dissolution-de-la-cour-constitutionnelle-manassa-menace-dattaquer-la-decision-dibk-2886496.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 16:58:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Esseulé et affaibli face à la contestation de la rue, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, dans une ultime tentative d’apaiser la tension sociale, a fait une annonce à la fois osée et périlleuse : l’abrogation du décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle. C’était lors de son adresse à la nation, le 11 juillet dernier. Mais, la principale concernée, l’ancienne présidente de ladite institution, semble n’avoir pas dit son dernier mot.</strong>

La protestation violente contre le président IBK, enclenchée par le M-5, qui a pris les allures d’une insurrection politique, a atteint un point de non-retour ce 10 juillet 2020, lorsque des édifices publics et des propriétés privées ont été saccagés à Bamako, donnant ainsi l’image d’une ville dévastée et calcinée, avec mort d’hommes. Dès le lendemain de cette scène de désolation, dans un ultime élan d’apaisement de la colère des manifestants, lors d’une énième adresse à la nation, le chef de l’Etat reconnaissait lui-même que « l’arbitrage du dernier scrutin par la Cour sortante a posé́ problème ». Il est même allé plus loin en disant que « les démissions enregistrées en son sein jettent un doute sérieux sur l’auguste institution ».

Dès lors, on s’attend que les choses puissent changer à ce niveau, d’autant que plusieurs avis éclairés avaient annoncé une certaine nouvelle structuration de cette institution juridictionnelle qui avait cristallisé, on le sait, la colère des protestants contre le président IBK et son régime.

« Il est alors hautement probable que les solutions trouvées par la nouvelle Cour constitutionnelle résolvent la question de l’Assemblée nationale. Vous n’êtes pas sans savoir que la dissolution de l’Assemblée nationale est une demande portée à mon attention. Si la paix du Mali passe par là et que j’ai les moyens constitutionnels de le faire sans plus tard risquer de créer un vide constitutionnel dommageable pour tout le pays, je le ferai sans hésiter. Pour autant, aurais-je été juste ? Il ne saurait y avoir de justice en privant de leurs sièges mérités tous ceux qui ont été élus sans contestation, et certains dés au premier tour, pour tenter de régler le problème que nous ne saurions sous-estimer des candidats qui contestent ouvertement le verdict de la Cour constitutionnelle ».
Tout est dans ces mots du président IBK, prononcés au sujet de la crise post-électorale. Il n’a pas donc hésité, même s’il a perçu la portée politique et juridique de son acte, d’abroger le décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle. Par cette mesure, le président IBK, comme on le sait, a donné droit aux recommandations issues d’une précédente mission de la Cedeao au Mali.

<strong>Une autre paire de manches</strong>

Cette mesure envisagée par le président IBK pour calmer la contestation, si elle devait être appliquée à la règle, était la bienvenue. Mais hélas ! Il semble que ce n’est pas le cas. Et pour cause : Manassa Danioko, la présidente de la Cour constitutionnelle, qui avait refusé de démissionner, estimant qu’aucune autorité ne peut la démettre de ses fonctions, n’a pas encore dit son dernier mot. Il nous est revenu que Manassa Danioko, remettant en cause les qualités du chef de l’Etat à la démettre, menacerait d’attaquer cette décision du Président de la République.

C’est donc le branle-bas juridico-judiciaire dans certains cercles constitutionnalistes bien fermés. Pour parer à toute éventualité, nous a-t-on rapporté de sources bien introduites, le Président IBK consulte des juristes et pseudos juristes de tous genres, du dedans, comme du dehors. C’est d’ailleurs dans cette logique imparable que certaines sources ont placé la rencontre, aussi inédite que discrète, entre le président IBK et son ancien ministre, Mohamed Aly Bathily, caïd de la contestation contre lui.

Sur les réseaux sociaux, Me Mohamed Ali Bathily, toujours égal à lui-même, affirme avoir rencontré le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta à la demande de ce dernier, pour évoquer, dit-il, des sujets cruciaux.

L’abrogation de la décision de nomination des membres de la Cour Constitutionnelle a-t-elle été le sujet crucial lors de cette rencontre discrète ? L’ancien ministre de la Justice affirme avoir prodigué des conseils utiles au président IBK pour se sortir d’affaire. Celui-ci souligne aussi avoir pris bonne note de cette rencontre. De toutes les façons, Manassa dit détenir des arguments pour arriver à ses fins.

Comme quoi, rien n’est encore définitif en cette matière politico-juridique, si trouble….

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion du bien&#45;être de la population :  La mairie de Banco offre un CSCOM à Diangarla</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/promotion-du-bien-etre-de-la-population-la-mairie-de-banco-offre-un-cscom-a-diangarla-2886474.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/promotion-du-bien-etre-de-la-population-la-mairie-de-banco-offre-un-cscom-a-diangarla-2886474.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 15:07:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En partenariat avec l’</strong>Agence<strong> Nationale d'Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT), la mairie de la commune rurale de Banco a réalisé un centre de santé communautaire (Cscom) pour le village de Diangarla, situé à 22 km du chef lieu de commune. Cette infrastructure estimée à plus de 28 millions de FCFA a été inaugurée ce samedi 18 juillet 2020 par le maire initiateur du projet, aujourd’hui député, Issa dit Bafing Coulibaly accompagné de l’honorable Mamadou Diarrassouba et les responsables sanitaires du cercle de Dioïla. </strong>

Des infrastructures éducatives en passant par celles sanitaires et religieuses, rien n’échappe à Mamadou Diarrassouba et à ses compagnons politiques dont Bafing Coulibaly pour le développement harmonieux du cercle de Dioïla. Ce qui plaide toujours en leur faveur lors des échéances électorales.

Faut-il le souligner, le Cscom de Diangarla initié sous le magistère de Bafing Coulibaly à la tête de l’équipe communale vient de soulager une population longtemps confrontée à l’évacuation des patients vers d’autres aires de santé très éloignées.

A cette occasion, le représentant du Chef de village de Diangarla, Madou Fomba a exprimé la joie de tout un village d’accueillir cette infrastructure tant attendue pour améliorer leur quotidien. Partant, il a salué les autorités politiques et administratives, notamment Diarrassouba et Bafing Coulibaly qui n‘ont ménagé aucun effort pour que le présent édifice soit.

Pour sa part, l’honorable Bafing Coulibaly a salué les partenaires de l’ANICT pour leur accompagnement conséquent dans la réalisation du présent CScom pour le grand bonheur de la population de Diangarla, Mètela et de kola qui constituent cette nouvelle aire de santé. Pour lui, l’enregistrement de plus de 1 000 consultations en seulement trois mois de l’existence de ce centre de santé témoigne son importance dans la communauté. Après avoir indiqué que des villages d’autres aires de santé peuvent effectuer des consultations à Diangarla, il a exhorté la population à promouvoir des mesures encourageant les consultations prénatales. Ce afin de garantir aussi la santé de la mère et de l’enfant.

Dans son intervention, l’honorable Mamadou Diarrassouba a salué la mairie de Banco pour son engagement constant en faveur du bien être de sa population. Aux responsables de santé du cercle, il a magnifié leur professionnalisme qui a été d’un grand apport pour la réalisation du présent centre de santé. Pour la consolidation de cet acquis, Diarrassouba a invité la population à une bonne collaboration avec les agents affectés au niveau de ce nouveau centre de santé et à en faire bon usage.

Le représentant du Medecin Chef du CSRF de Dioïla, Dr Abdrahamane Diabaté, indiquera que la construction de ce centre est la réponse au besoin exprimé par la population de Diangarela et à l'un des objectifs majeurs que s'est fixé notre politique de santé, celui de rapprocher l'offre des soins à proximité des utilisateurs de service. Elle permet de renforcer la couverture sanitaire et la lutte contre la maladie au bénéfice des populations de Diangarela. A l’en croire, ce  Centre de Santé répond aux normes requises en matière de construction de CScom et comporte : - Une unité de consultation médicale ;- Une maternité;- Un dépôt de vente de médicament;- Et deux logements d'astreinte. Au personnel de santé, il l’exhorte à se conformer aux règles de déontologie et aux bonnes pratiques professionnelles.  Et faire de sorte que, les recettes de la pharmacie ne servent qu'au réapprovisionnement afin d'éviter des ruptures de stocks de médicaments. « Quant à vous, populations de Diangarela, je voudrais rappeler que ce centre de santé est désormais le vôtre. Aussi, voudrais-je vous exhorter à en prendre le plus grand soin pour le bénéfice de toute la communauté », a-t-il déclaré.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Création d’une nouvelle majorité présidentielle :  Qu’est&#45;ce qui fait courir Tiémoko Sangaré ?</title>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 14:35:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le terrain politique a cela de fâcheux: des ambitions politiques cachées émergent toujours des tourments politiques. La crise post-électorale qui secoue dangereusement notre pays n’y échappe pas, du côté de la majorité présidentielle, où certains barons politiques, affidés, tentent de se défaire de l’ancienne structuration pour se faire une nouvelle virginité. La nouvelle trouvaille politique s’appelle « Coalition pour le Mali » (CPM) qui est sortie des flancs de l’actuelle majorité présidentielle, comme par enchantement, pour, dit-on, élargir la base de la mouvance présidentielle face à cette crise politique. </em></strong>

<strong> </strong>Tourmentée et ballottée par cette nouvelle épreuve politique, face à laquelle elle se bat comme un beau diable, la majorité présidentielle ne semble pas trouver la bonne trajectoire politique pour parler d’une seule voix. Dans un mouvement de sauve qui peut, certains de ses membres, et non des moindres, à l’image de l’Adema Pasj de Tiémoko Sangaré, tente de s’offrir une nouvelle virginité politique à travers la création d’une nouvelle majorité, composée des partis lilliputiens, comme la Force démocratique pour la prospérité (FDP Mali-Koura) d’Amadou Thiam.

Au lancement de cette nouvelle trouvaille politique, il a été entonné par ses initiateurs qu’il s’agissait d’élargir la base de la majorité présidentielle aux partis politiques qui se sont inscrits dans l’accord politique de gouvernance, signé, il y a un peu plus d’un an. A en croire le Pr Tiémoko Sangaré, président de l’Adema, cette coalition a été élargie à partir de la signature de l’Accord politique de gouvernance à d’autres forces qui ont décidé de soutenir le Président de la République. Pour lui, la création de la CPM formalise l’adhésion desdites forces politiques ainsi que les associations et organisations de la société civile qui se sont levées pour se battre afin de préserver la république et ses institutions. De son avis, et par ce fait politique, il est plus efficace de créer une jonction entre les partis politiques de la majorité et l’ensemble des associations et organisations de la société civile qui soutiennent les institutions.

« La Coalition pour le Mali est née et ce sera l’outil de combat que nous sommes décidés à mener pour préserver la République, sortir notre pays des difficultés auxquelles il est confronté et permettre à la nation de prendre son envol vers des rivages, où chaque Malien sera heureux de vivre sur la terre de ses ancêtres ». Au-delà de l’incantation, le président de l’Adema, en annonçant les objectifs suprêmes de la nouvelle création, se lance dans un lyrisme politique, comme les hommes politiques savent le faire, qui ne trompe personne.

De ce fait, de part et d’autre des chapelles politiques, on entend dire que les raisons politiques de cette nouvelle création sont bien cachées, englouties dans les ambitions politiques de ses initiateurs, lesquels veulent bien prendre leurs distances avec la majorité présidentielle existante, regroupée au sein de « Ensemble pour le Mali ». Ce, afin de vouloir se faire une nouvelle virginité politique.

Pour bon nombre d’observateurs attentifs, il est clair que l’exercice politique auquel s’adonne l’Adema n’est pas de tout aisé. Prétendre défendre la République et ses institutions, avec la réussite politique qu’on souhaite, en cherchant à émietter les forces à l’interne, plutôt que d’aller vers l’union sacrée, est totalement utopique.

La preuve en est que de son lancement, en début de ce mois de juillet, jusque-là, le nouveau regroupement ne donne toujours pas de signal d’efficacité. Il demeure inaudible, invisible et illisible, selon nombre d’observateurs qui pensent d’ailleurs que sa création ne répond à aucune logique de pérennité et de vivacité dans la défense des valeurs républicaines.

Est-ce bien pour cette raison, et pour se donner bonne conscience, que Tiémoko Sangaré a été aperçu aux côtés de Dr. Bocary Tréta, président de l’EPM, à la rencontre des émissaires de la Cedeao, en médiation dans notre pays ?

<strong>L’Adema n’est pas à sa première contradiction</strong>

Même si le Pr Tiémoko Sangaré tente de nier vouloir prendre ses distances avec l’EPM, tel n’est pas le cas pour certains barons du parti, comme le Ministre Yaya Sangaré, qui s’embourbent dans de nouvelles postures politiques, aussi hétéroclites que spontanées, avec de nouvelles figures politiques, destinées à se donner plus d’élan et plus d’écho dans la résistance politique en faveur des institutions de la République.

Même si le président Tiémoko Sangaré continue de se réclamer de la majorité présidentielle dans son ensemble, en nuançant l’apport de la CPM, le ministre Yaya Sangaré, de son côté, connu pour son franc-parler, ne cache pas que l’Adema est en train de prendre ses distances avec l’EPM qui a, dit-il, un problème de coordination et de vision.

Il est donc facile d’imaginer, à travers les positions de ces deux caïds de l’Adema, que la fissure de l’EPM a bel et bien commencé au sein du parti de l’Abeille qui n’est pas d’ailleurs à sa première contradiction avec ses alliés politiques.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tueries lors de la manifestation du 10 juillet :  Le gouvernement ouvre une enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tueries-lors-de-la-manifestation-du-10-juillet-le-gouvernement-ouvre-une-enquete-2886492.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 01:54:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la rue depuis le 5 juin 2020, le M5-RFP, composé d’opposants politiques et de composantes de la société civile ainsi que de religieux opposés à IBK, a manifesté à Bamako le 19 juillet dernier</em></strong>.

A cette occasion, des dizaines de milliers de manifestants ont pris d’assaut la place de l’indépendance à Bamako, ainsi dans plusieurs capitales régionales. Objectif : réclamer « la démission du président IBK et son régime ».

Après deux rassemblements sans l’effet escompté, le mouvement contestataire est rentré dans une phase insurrectionnelle en  déclenchant « la désobéissance civile » en  10 commandements : entre autres le blocage des entrées des services de l'Etat, des entrées et sorties des principales villes, des villes secondaires et de tous les grands axes routiers ; occupation de tous les ronds-points et ponts. Comme baptême de feu, les leaders du mouvement ont appelé les militants à occuper la devanture de la Primature, de l’Ortm et de l’Assemblée nationale et bloquer les accès aux différents ponts de Bamako. Chose ordonnée, chose faite. Seulement voilà. En lieu et place du mot d’ordre initial, des manifestants se sont mis à piller et brûler tout au passage, notamment à l’hémicycle et à l’Ortm. La cité ministérielle a pu être sauvée de justesse. Et pour cause, les visiteurs inhabituels n’y ont laissé que tristesse et désolation.

Après une nuit et une journée sanglantes, les forces de l’ordre ont pu dégager les manifestants de tous les bâtiments et accès occupés et sécuriser le domicile de certaines personnalités comme la présidente déchue de la Cour constitutionnelle. Cependant, leur exploit a été couronné, de sources médicales, par 11 personnes tuées et plus de 124 blessés par balles. On déplore également des dégâts matériels estimés à plusieurs centaines de millions de FCFA, selon le Premier ministre Boubou Cissé.

Condamné par les représentants des organisations africaines, de l’ONU et de l’Union européenne (UE), de nombreuses voix, notamment celles de partis et d’organisations de la société civile, se sont élevées pour dénoncer l’usage excessif de la force pour réprimer la manif. Ils sont venus presque en soutien aux leaders du mouvement du 5 juin, qui ont accusé les autorités pour l’utilisation de la Forsat, une unité d’élite antiterroriste. Ils exigent exiger l’ouverture d’une enquête afin de situer et mettre les auteurs à la disposition de la justice. Etait-elle sur le terrain ? Qui a engagé la Forsat ? Intrigantes questions que le cabinet du Premier ministre a presque répondues dans une lettre adressée au ministre de la Sécurité et de la Protection civile, afin d’ordonner l’ouverture d’investigations en vue de préciser, entre autres, les raisons de l'engagement de la Forsat, l'autorité ayant ordonné son engagement et la procédure prévue en la matière a été respectée. Le hic est qu’il n’existe pas de ministre de la Sécurité. Pour cause : il n’y a pas de gouvernement. Dans un communiqué, le Premier ministre, tout en regrettant les pertes en vies humaines lors l’opération du maintien de l’ordre, a indiqué qu’« une enquête est en cours pour faire toute la lumière et situer les responsabilités ».

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sociopolitique : L’histoire se répétera&#45;t&#45;elle au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-sociopolitique-lhistoire-se-repetera-t-elle-au-mali-2886494.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 00:57:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En tout cas, nombreux sont les observateurs avisés qui craignent déjà que l'histoire des évènements de 1991 ne se reproduisent. Car l'atmosphère sociopolitique  laisse déjà croire le cas. Après plusieurs tentatives de négociations, une première ligne rouge a déjà été franchie selon certains, avec le massacre de manifestants les 10, 11 et 12 juillet 2020 par la Forsat. </em></strong>

Depuis l’après-midi du vendredi 10 juillet dernier, les évènements ont pris une tournure dramatique, avec l'utilisation par les forces de l'ordre des balles réelles contre les manifestants. Il est difficile d'admettre l'idée que des policiers maliens conditionnés pour tirer sur des Maliens, préfèrent porter ces bavures au compte des miliciens venus d'un pays limitrophe du Mali.

Cependant, il n’est pas niable que la contestation populaire a tout fait pour éviter les violences et, d'ailleurs, l'absence de ripostes sanglantes de sa part atteste qu'elle a été victime d'agressions préméditées. Déjà, dans sa première adresse de minuit à la nation, IBK avait laissé entendre que par devoir, il garantirait l'ordre public, "<em>cela se fera</em>". Comme pour signifier qu'il n'hésitera point à user des moyens, alors même que dès les premières mobilisations citoyennes contre lui, le M5-RFP avait administré la preuve que ses manifestations étaient pacifiques.

Chose qui indexe clairement le pouvoir comme fauteur de troubles et coupable d'exactions réfléchies et mûries à l'avance. Les évènements du vendredi ayant eu lieu à moins de 72 heures d'intervalle du discours du 08 juillet, le président IBK a tenté d'inverser les culpabilités dans une nouvelle adresse à la nation datée du 11 juillet. Certes, ses derniers propos, comme les précédents, n'auront servi qu'à exacerber les tensions, car ils ont été jugés  moqueurs, narcissiques et irrespectueux par les populations. Alors qu'il ordonna l'arrestation de plusieurs responsables du M5-RFP qu’il qualifiait : <em>« Tous de démolisseurs du pays en s'octroyant le beau rôle d'amoureux du même pays</em> ».

Le lendemain, dans la journée du samedi, les choses ne tarderont pas à s'envenimer malgré une pluie torrentielle. Les manifestants ont continué les actes de désobéissance civile, au moment où les forces de l'ordre faisaient usage de leurs armes en tuant plusieurs personnes dans différents endroits de Bamako. Le comble a été atteint chez l'imam Mahmoud Dicko, où plusieurs victimes ont perdu la vie en s'interposant devant les agents envoyés pour se saisir du dignitaire religieux et non moins autorité morale de la contestation populaire.

Dans l’après-midi du dimanche, sept des victimes ont été enterrées après la prière mortuaire sur leurs âmes, dirigée par Mahmoud Dicko, à la mosquée de Badalabougou, où le sinistre s’est produit.

IBK n'ayant aucun souci des souffrances des Maliens ne reculera devant rien pour se maintenir au pouvoir, un hasard de ressemblance avec les chaudes journées de mars 1991.

Selon des sources sûres, le général Moussa Traoré avait fait sortir des blindés, des Brdm, des miliciens et autres mercenaires pour tirer sur les manifestants. Aujourd'hui, ce sont les forces de l'ordre qui  tirent à balles réelles sur des manifestants à mains nues.

Des forces de répression qui ont brutalisé et arrêté des responsables du M5-RFP alors qu'une convocation du procureur de la République aurait suffi à les interpeller si tant est que l'État de droit est une réalité et que la justice est respectée.

Pire, IBK affirme que les circonstances des pertes en vies humaines et des blessés seront élucidées par une enquête.

Qui a donc donné l'ordre de tirer à la Forsat ? Car pendant que le Premier ministre Boubou Cissé cherche un bouc-émissaire sur les tueries, les responsables du M5-RFP jurent sur tous les toits que cette situation ne restera pas impunie.

&nbsp;

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion des PME : Dr Boubou Cissé débloque 150 millions de FCFA pour 500 micro&#45;entreprises</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/promotion-des-pme-dr-boubou-cisse-debloque-150-millions-de-fcfa-pour-500-micro-entreprises-2884031.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 12:43:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Boubou Cissé a présidé la cérémonie de remise d'un fonds de 150 millions de FCFA à 500 jeunes promoteurs de micro-entreprises fragiles. C’était le  jeudi 02 juillet 2020, au siège du Conseil National du Patronat du Mali.</em></strong>

La cérémonie de remise d’un fonds de 150 millions de CFA à 500 jeunes promoteurs de micro-entreprises fragiles, s'inscrit dans le cadre du volet entreprenariat des jeunes non diplômés du Projet de Développement des Compétences et Emploi des Jeunes (PROCEJ).

Ce dit projet est destiné aux jeunes entrepreneurs peu ou non scolarisés, ou encore en situation de handicap, en leur apportant le concours financier nécessaire à la réalisation et à la pérennisation de leurs entreprises dont 63% des bénéficiaires sont des femmes. Selon le Premier ministre, cet appui destiné à soutenir 500 micro entreprises fragiles : « <em>vient à point nommé dans le contexte d'un marasme économique induit par les effets néfastes de la maladie à coronavirus sur le secteur productif national</em> ».

A l’en croire : « <em>Il est voulu comme une réponse complémentaire aux mesures de ripostes économiques et sociales mises en œuvre par le Gouvernement pour atténuer les méfaits de cette pandémie sur la vie de nos concitoyens</em> ».

La cérémonie s'est déroulée en présence du Secrétaire général du Ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle, du représentant de la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale, du Directeur général de l'Agence pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes, de celui de l'Observatoire national de l'Emploi et de la Formation professionnelle, du Coordinateur national du Projet de développement des Compétences et Emploi des Jeunes (PROCEJ) et du Directeur de l'Observatoire national de l'Emploi et de la Formation professionnelle.

&nbsp;

<strong>Adama TRAORE </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Situation sociopolitique du pays :  La position ambigüe de la CODEM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-sociopolitique-du-pays-la-position-ambigue-de-la-codem-2884020.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:27:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Membre de la majorité présidentielle, la Convergence Pour le Développement du Mali(Codem) adopte une position confuse face à la conduite à tenir pour la sortie de la crise sociopolitique que traverse le Mali. C’est du moins ce qu’on peut retenir de son communiqué du 02 juillet.  </strong>

Au moment où certains responsables de la majorité présidentielle se battent contre ce qu’ils appellent la tentative de coup de force du regroupement politico-religieux agissant sous l’autorité morale de l’Imam Mahmoud Dicko, la Codem brille par son absence. Pire, son communiqué de ce week-end est illisible. A telle enseigne que certains hauts cadres du régime la soupçonnent de vouloir regagner le mouvement de contestation M-5 de Mahmoud Dicko.

En effet, il s’agit du  communiqué issu de la session extraordinaire  qu’a tenu le bureau national de la Convergence Pour le développement du Mali (CODEM)   ce jeudi 02 juillet 2020 à son siège.

De l’avis des responsables du parti de la quenouille, cette réunion avait comme ordre du jour une communication du secrétariat général sur les activités de la Coalition des Forces Patriotiques COFOP notamment l'envoie des CV pour la formation du futur gouvernement.

« Après des échanges approfondis sur ce sujet, le Parti estime qu'au regard de la situation sociopolitique que connait le pays en ce moment, la formation d'un gouvernement d'union nationale étant une nécessité, il serait judicieux d'observer avec sérénité toutes démarches allant dans le sens de la mise en place d'un gouvernement.

Conformément à la réunion tenue le mardi 29 juin 2020 tous dossiers déposés n'engageraient pas le Parti CODEM

Cependant la CODEM tout en restant engagée dans la poursuite de sa mission dans la mouvance Présidentielle reste disponible dans le cadre des recherches de solution pour l'apaisement du climat social et la stabilité du pays», indique le document.

A l’œil nu, impossible de cerner le message. A la loupe, on peut déduire qu’il s’agit d’une fuite de responsabilité. Car, les analystes politiques ont du mal à déceler en quoi l’envoi  du CV des membres  de la Coalition des Forces Patriotiques COFOP   pour la formation du futur gouvernement pourrait empêcher la formation d’un gouvernement d’union nationale comme le souhaite la Codem. A pareille circonstance où l’adversaire politique est en position de force, la rédaction des communiqués à l’emporte-pièce est à éviter, murmure-t-on dans les coulisses du pouvoir.

De toutes les façons, ce document produit par la Codem laisse plus d’un sur sa faim. Mais les jours à venir nous édifieront.

<strong>Oumar KONATE</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coton culture  à Dioïla : Mamadou Diarrassouba sauve la campagne agricole</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/coton-culture-a-dioila-mamadou-diarrassouba-sauve-la-campagne-agricole-2884010.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:00:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hésitants et méfiants vis-à-vis des responsables de l’agriculture, les paysans, dans une logique de boycott, n’étaient pas dans un dispositif de cultiver du coton cette année.  Mais à la suite d’une médiation, conduite par l’élu RPM de Dioïla, Mamadou Diarrassouba, un compromis a été trouvé avec les acteurs du coton. </strong>

A chaque turbulence connue, l’honorable Mamadou Diarrassouba, fort de sa fidélité au président IBK, part au charbon. Dans un passé encore récent, pendant que certains caïds de la république, se la coulaient douce à Bamako, cet homme de terrain a fait le tour du pays pour sensibiliser les citoyens sur le projet de la révision constitutionnelle qui faisait débat, à l’époque. Il en fut de même pour l’épisode de la grève illimitée des magistrats, où l’enfant de Dioïla aura fait monstre d’une détermination forte pour ramener l’accalmie.

Aujourd’hui, encore, il est à l’œuvre avec le dénouement heureux du malaise qui a prévalu entre le monde paysan et l’Etat. On ne le dit pas assez-bien : son intervention a été décisive pour amener aujourd’hui les paysans des zones CMDT à cultiver le coton dans les champs, en levant le mot d’ordre de boycott de cette culture qui avait fait le tour du pays.

N’en déplaise à ses détracteurs, qui multiplient scènes de dénigrements et campagnes d’intoxication, dès qu’il s’est impliqué dans ce dossier, le député a bien tenu son rôle, en jouant parfaitement bien et mieux le rôle d’interface dynamique entre l’exécutif et le citoyen lambda. Pour un réel apaisement du front social, synonyme, ici, d’une entente parfaire entre les acteurs concernés pour la culture du coton, partout dans le pays.

Eh bien, en bon négociateur, et en parfait connaisseur des subtilités de la zone, l’honorable Mamadou Diarrassouba, accompagné de certains de ses collègues élus et du Chef de la filière coton de Fana, a tenu une réunion avec l’ensemble des acteurs du secteur. C’était le samedi 27 juin 2020 au cœur de la filière, à Fana. Au cours de cette ultime rencontre, qualifiée par bon nombre d’acteurs comme le rendez-vous de la dernière chance, le député de Dioïla a tenu à sensibiliser et à convaincre les paysans à ne pas boycotter la culture du coton qui risque d’être préjudiciable à la productivité agricole du pays. Ce, d’autant que le gouvernement a décidé de ramener le prix du coton à 250 FCFA et de maintenir le sac de l’engrais à 11 000 FCFA, comme souhaité par les paysans.

Faut-il le rappeler, le point de discorde était au tour du prix du coton et de l’engrais qui était respectivement de l’ordre de 200 FCFA et 18 000 FCFA. Ces propositions de prix avaient été rejetées à l’unanimité par les paysans qui ont décidé par la suite de surseoir à la culture de l’Or Blanc, pour la campagne agricole 2020-2021.

Les hostilités sont devenues vives dans le secteur quand les cotonculteurs ont déploré que les prix du coton et du sac d’engrais ont été arrêtés sans aucune concertation avec les acteurs concernés. Rien n’y fut : toutes les sollicitations des paysans, vis-à-vis des responsables concernés, en vue de revoir la copie des choses, ont été vaines.

Pour ramener l’accalmie dans le milieu, le député de Dioïla a beaucoup insisté sur l’engagement personnel du président IBK en faveur du monde agricole pour convaincre les paysans à éviter un bras-de-fer avec les autorités cotonnières. Ce, d’autant que le grand champion de la cause agricole ne pourra pas accepter que le moral du paysan soit sapé par des décisions tardives qui ont été prises, concernant l’avenir du secteur.

Face à l’importance de ce secteur sur le développement socio-économique du pays, et surtout compte tenu de la position stratégique du pays en matière de production cotonnière, le député de Dioïla, toujours égal à lui-même, a mis les cotonculteurs à l’aise face à leur appréciation de la situation, en disant que la décision intervenue n’était pas appropriée.

« <em>Une campagne sans la production du coton aura une conséquence très fâcheuse au plan économique et social dans notre zone. Des usines seront aux arrêts en augmentant le taux de chômage. Aussi, de milliers de jeunes vont s’installer dans les sites d’orpaillage. Et c’est tout le pays qui le sentira. La seule chose qui peut nous épargner cette situation, c’est de semer du coton. C’est pourquoi, malgré votre colère et déception, je vous implore, cette année, de cultiver du coton</em> », a-t-il préconisé à ses interlocuteurs.

Et à Mamadou Diarrassouba de conclure : « <em>Je n’ai aucun problème avec personne. Tout ce que je fais c’est pour le Mali. Et tout ce que je peux faire pour aider le président Ibrahim Boubacar Keïta, je le ferai parce qu’à un moment de l’histoire j’ai pris l’engagement de le soutenir. Je tiendrai cette promesse</em> ».

Pour sa part, l’administrateur général de la CMDT de Fana, Ibrahim Sissoko, a rassuré les paysans qu’il n’est pas encore tard de cultiver. Il leur dira ceci : « <em>Nous sommes dans une fourchette où il est encore possible de semer. Cette année, la saison des pluies n’est pas trop avancée dans la région cotonnière de Fana. Vous avez encore jusqu’au 15 juillet pour cultiver</em> ».

Tout est bien qui finit bien, dit-on. A l’actif du député Mamadou Diarrassouba, qui s’est déployé comme un beau diable pour l’accalmie dans la zone cotonnière, les acteurs, tous réunis au grand complet, ont promis de s’y mettre pour que les champs fleurissent de coton, comme le souhaite le député-médiateur qui a su trouver les bons mots pour ramener tout le monde à la raison pour la culture du coton.

Pour la petite histoire, les producteurs de coton, à cette circonstance, ont déploré l’absence de Bakary Togola. Ils ont exprimé leur inquiétude en ces termes : « <em>Nous sommes convaincus que si Bakary Togola était là avec nous, ce problème n’allait jamais se poser d’autant qu’il n’allait pas convenir d’un prix sur le coton sans l’avis de la base. Il nous a toujours consulté à cet effet </em>».

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong>                </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise sociopolitique au Mali : Attention à un affrontement entre confréries musulmanes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-sociopolitique-du-mali-attention-a-un-affrontement-entre-confreries-musulmanes-2884021.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:00:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la croisée des chemins, le pire est à craindre pour le Mali. Le ton commence à monter entre deux courants de la communauté musulmane au Mali. En fin de semaine, le Président de l’Union des jeunes Musulmans du Mali (UJMA) Mohamed Macky Bah a haussé le ton contre, dit-il ceux qui se cachent derrière le manteau de la région pour faire de la politique.</strong>

Désavoués par la population, nombreux sont les politiques maliens qui font recours à des services des leaders religieux. Prenant goût à ces multiples sollicitations, certains leaders religieux envisagent investir le terrain politique. Cette pente glissante risque de porter préjudice au bon fonctionnement de notre société. Les faits récents ne présagent rien de bon.

En effet, la Coordination des mouvements et associations et sympathisants de Mahmoud Dicko (<em>CMAS</em>) appuyée par quelques formations politiques se sont conglomérés dans un regroupement dit « Le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Leur objectif : pousser le Président Ibrahim Boubacar Keïta à la démission.  Au motif que ce dernier   et son régime sont les seuls responsables des maux qui menacent aujourd’hui le Mali dans son existence. Pour ce mouvement sous l’autorité morale de l’Imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique, la corruption, l’impunité, et l’instauration d’une oligarchie par l’immixtion flagrante d’intérêts privés dans la gestion des affaires publiques, prouvent à suffisance l’incapacité du Chef de l’Etat à satisfaire la demande sociale. Ainsi, elle multiplie des actions pour obtenir la démission du Chef de l’exécutif.

Au même moment, le Haut Conseil islamique dirigé par Chérif Ousmane Madani Haïdara reconnait la mauvaise gouvernance qui caractérise la gestion du Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Toutefois, il s’oppose à la demande de démission de celui-ci   estimant que d’autres pistes de solutions  peuvent être explorées pour redresser le pays.

Quelques semaines après ses prises de position, le M5-RFP a maintenu la pression sur le régime qui a du mal à se défendre convenablement.  Mais, un autre courant de la communauté musulmane proche de Chérif Madani Haïdara semble venir à la rescousse de l’Etat. Il s’agit du président de l’Union des jeunes Musulmans du Mali, membre du groupement des leaders religieux, Mohamed Macky Bah. C’est du moins ce que l’on retient de sa récente déclaration où il affirme : « <em>au niveau du groupement des leaders religieux, le contexte actuel du pays et du monde nous impose à nous lever pour éviter la surprise désagréable. Nous allons tenir notre nouveau congrès où le monde y prendra part. C’est pour prouver que ce sont nous qui dirigeons l’islam au Mali et faire des bénédictions pour le Mali. C’est en cela que notre leader, Chérif Ousmane Madani Haïdara nous appelle. Certes, la politique ne nous intéresse pas, mais se cacher sous le couvert de la religion pour faire de la politique ne marchera plus</em>».

De l’analyse des observateurs avertis, ces différents positionnements au sein du monde religieux est à craindre.

<strong>Oumar KONATE     </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sortie de crise sociopolitique :  La convergence des forces républicaines rejette les propositions du M5</title>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 09:42:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a été enclenché pour obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et son régime, jugés responsables des maux qui menacent aujourd’hui le Mali dans son existence. Ce Mouvement a fait une proposition de sortie de crise. Estimant que cette proposition est anticonstitutionnelle et antidémocratique, la Convergence des forces républicaines (CFR), soutien du régime, a rejeté avec véhémence ce mémorandum.  </strong>

Ces derniers temps, le Mali est au bord de la paralysie  à cause d’une crise politique provoquée par, dit-on  l’incapacité du Président Ibrahim Boubacar Keïta à gérer le pays.  Après avoir secoué le cocotier, le Mouvement contestataire, (le Rassemblement des Forces Patriotiques M5-RFP) a décidé de changer sa méthode de mise à l’écart du Président de la République dans la gestion des affaires publiques.  Initialement prévu pour faire partir le Chef de l’Etat à travers un mouvement populaire, les responsables semblent revoir leur copie afin de ne pas subir les sanctions de la communauté internationale. Aussi, l’un de ses principaux soutiens, en l’occurrence, le Chérif de Nioro s’est montré réticent à un départ forcé du Président IBK.

Ainsi, le Mouvement de contestation a changé de stratégie en maintenant le même objectif. A savoir, obtenir la démission du Président Ibrahim Boubacar Keïta, mais cette fois-ci avec un peu de ruse. Car, juge-t-il, les pratiques actuelles érigées en système de gestion ont conduit le Mali dans l’abîme. Il s’agit de  la corruption comme mode de gouvernement, de l’impunité, de l’instauration d’une oligarchie par l’immixtion flagrante d’intérêts privés dans la gestion des affaires publiques, des violations réitérées de la Constitution et des libertés, de l’abandon de secteurs entiers de la vie socio-économique (école, santé, secteur agricole, infrastructures…), du non-respect de nombreux engagements pour la décrispation de la situation sociopolitique nationale, de la détérioration de la situation au nord et au centre du pays, de l’abandon des populations à leur sort, de l’absence de l’Etat et la perte de souveraineté sur des pans entiers du territoire national, de l’échec de toutes les tentatives de dialogue, des détournements des fonds alloués à nos Forces de défense et de sécurité, de l’affaiblissement du Mali sur la scène internationale, des fraudes électorales ne permettant plus aux élections de jouer leur rôle régulateur, de l’affaiblissement et de la delégitimation des institutions de la République.

Pour  rebâtir la nation malienne, à l’issu de leur rencontre tenue le 30 juin, les responsables  du Rassemblement des Forces Patriotiques M5-RFP  ont proposé entre autres : la dissolution immédiate de l’Assemblée nationale ; la mise en place d’un organe législatif de transition ; le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle ; la mise en place d’un gouvernement de transition, avec les caractéristiques ci-après : le Premier ministre est désigné par le M5-RFP ; il ne peut être demis par le président de la République que dans les conditions prévues par la Charte de transition ; il forme son Gouvernement en entier ; il nomme aux hautes fonctions nationales (Administration, Justice, Forces armées et de sécurité, ...). s’y ajoutent l’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’Etat et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation ; de respect des textes relatifs au droit et à la liberté syndicale, à la justice sociale et aux engagements entre les parties ; l’adoption d’un pacte pour la stabilité sociale, la sécurité, la croissance et le développement ; l’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel ; le détachement des services exécutifs de l’Etat de la présidence de la République.

Un accord politique sur l’ensemble de ces points sera dûment signé avec de solides garanties de sa mise en œuvre jusqu’à la fin du mandat en cours. Aussi, précise le document, une Charte de transition précisera et formalisera les termes convenus dans l’accord politique pour concilier les dispositions constitutionnelles actuelles avec les organes pertinents de la Transition.

A l’analyse du contenu du présent mémo des contestataires du régime, la Convergence des forces patriotiques rejette lesdites propositions en l’Etat.

Dans son communiqué du 1<sup>er</sup> juillet, la Convergence des forces patriotiques indique avoir appris avec étonnement et grande déception  le contenu de la proposition du M5-RFP.

« La CFR dénonce énergiquement cette proposition antidémocratique, antirépublicaine et anticonstitutionnelle qui n'est ni plus ni moins qu'une tentative déguisée de coup d'État et un appel à la violence au moment où des négociations sont en perspective  grâce aux  efforts de la Communauté Internationale et aux nombreuses médiations nationales », indique le document. Sur ce, elle qualifie illégitime et illogique les propositions du M5-RFP qui, dit-elle,  ne sont fondées ni sur une représentativité issue d'élections,  ni sur les lois de République. Elle dénote le manque de bonne foi qui permettrait pourtant de faciliter le dialogue pour soulager le pays, argumentent les responsables de la Convergence des forces patriotiques.

« La CFR dénonce également l'amalgame que tente cyniquement de créer le M5-RFP en associant la libération de l'Honorable Soumaïla Cissé aux tentatives de déstabilisation alors que les autorités sont fortement et sincèrement mobilisées pour qu'il retrouve les siens dans les meilleurs délais. La CFR réitère son soutien indéfectible aux institutions de la République du Mali cibles d'une campagne de dénigrement du M5-RFP et rappelle son attachement constant à la Constitution du Mali et au dialogue. La CFR appelle l'ensemble des militants et sympathisants à se tenir mobilisé pour barrer la route aux fossoyeurs de notre Constitution », conclu le document.

<strong>Oumar KANOUTE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise socio&#45;politique :  La majorité présidentielle sort de sa torpeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-socio-politique-la-majorite-presidentielle-sort-de-sa-torpeur-2884005.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 09:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La coalition politico-religieuse qui réclamait jusqu’ici la démission du président et de son régime est revenue à de meilleur sentiment, du moins en apparence. En effet, depuis le passage d’une certaine mission de la CEDEAO, la fronde incarnée par Mohamoud Dicko a revu en baisse ses priorités en proposant dans un mémorandum rendu public le 1<sup>er</sup> juillet, lors d’un point de presse, un gouvernement de transition, assorti de certaines conditions, dont la dissolution de l'Assemblé nationale et le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle. Et ce n’est pas tout. Si IBK reste à Koulouba, il sera selon l’esprit dudit mémorandum un Président honorifique dépourvu de ses prérogatives constitutionnelles. Et pour cause, tenez-vous bien. En plus de la mise en place d’un organe législatif de transition, le M5 réclame le privilège de choisir un Premier ministre sans possibilité au président de la République de le démettre de ses fonctions que dans les conditions prévues par la Charte de transition. Le premier ministre toujours selon le mémorandum du M5, nommera aux hautes fonctions nationales, notamment dans l’administration, au niveau de la justice, et des Forces armées et de sécurité. Voilà qui n’est pas acceptable aux yeux des partisans du régime IBK, notamment les deux pôles politiques de la majorité présidentielle (Ensemble Pour le Mali, Action Républicaine pour le Progrès) et la Convergence des Forces Républicaines (CFR). Ils ont réagit respectivement, à travers des communiqués de presse. Et pour cause, pour les acteurs du M5 qui  menacent de battre le pavé à nouveau, ce mémorandum est à prendre ou laissé.

En effet, pour les Partis et Regroupements Politiques de la Majorité Présidentielle, présidé par Bokary Tréta, président du Rassemblement Pour le Mali, le mémorandum du M5 contient des propos inacceptables qui s'apparentent davantage à un schéma de conquête du pouvoir par des voies non constitutionnelles que de propositions réelles pouvant aboutir à l'apaisement du climat social et à une sortie de crise. En conséquence, ils ont réaffirmé leur soutien au Président et aux Institutions de la République tout en restant disponible au dialogue pour une sortie de crise.

L’ARP (Action Républicaine pour le Progrès)  dirigée par Tièman_Hubert Coulibaly, président de l’UDD, a également privilégié le dialogue. Toutefois, il a qualifié les propositions du M5 « <em>contraires aux valeurs de la République</em> ». Et, il a mis en garde contre «  <em>toute action qui s’apparenterait à un pronunciamiento et une mise à bas de la République</em> ».

Déjà engagée contre les revendications du M5, la Convergence des Forces Républicaines (CFR), a pour sa part dénoncé les propositions de Mohamoud Dicko et alliés sur fond de contradiction avec la démocratique, la constitution et les valeurs de la république. Ces propositions à ses yeux en effet, ne sont ni plus ni moins qu’une tentative déguisée de coup d’État et un appel à la violence. Réitérant son soutien indéfectible aux institutions de la République, le directoire de la CFP a au passage  appelé ses militants et sympathisants à se tenir mobilisés pour barrer la route aux fossoyeurs, sans préciser la démarche à suivre.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Un chef, c’est pour dégonfler les biceps...</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-chef-cest-pour-degonfler-les-biceps-2884000.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 09:19:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Gérer, c’est prévenir. Une maxime connue de tous : la gestion prévoit l’anticipation. Il va donc sans dire que celui qui veut bien gérer doit être pétri d’humilité et d’un grand esprit de rassembleur.

Comme le dirait Matthieu Ricard, « l’humilité est une composante de l’altruisme, car l’humble est naturellement tourné vers les autres et attentif à leur bien-être». Et Alexandra Julien de renchérir que « c’est en prenant la voie de l’humilité que l’on parviendra à la plus belle des grandeurs ».

De ce fait, pour un homme d’Etat, comme pour un dirigeant d’entreprise, il est utopique de vouloir faire sortir les muscles pour prétendre à conduire les affaires. Le Mali et ses soubresauts récents n’y échappent pas : au-delà du contexte démocratique, qui s’y oppose irrémédiablement, l’esprit d’ouverture doit être la règle pour tout dirigeant, soucieux de résultats probants.

On le voit avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui dans une approche bien intelligente et plus pragmatique, n’a pas hésité à tendre la main à ses adversaires politiques, dès que la crise politique a éclaté. Plutôt que de sauver les apparences, le président IBK se met dans cette posture de dialogue et d’ouverture pour permettre, avec l’intelligence, qui sied à toute gestion concertée, d’éviter au pays des périls autrement plus graves.

Comme lui, tout chef d’institutions de la république, dans un tel contexte chargé de périls, comme le nôtre, doit avoir la même attitude vis-à-vis des autres acteurs nationaux ; politiques ou non, surtout s’agissant de sa propre chapelle.

Hélas ! Ce n’est pas ce qui nous a été donné de constater, ces temps-ci, chez certains leaders institutionnels, tout haut perché dans leurs nouveaux privilèges, qui n’ont pas encore compris qu’ils doivent s’ouvrir à tous les autres segments de la coterie politique afin que la dynamique se maintienne. Ce n’est donc pas par les biceps que ces chefs d’institutions pourront réussir à faire leurs marques.

Il a raison l’autre quand il disait que « nul ne se sauvera sans l’autre ». Plutôt que de chercher à neutraliser tout, sur son passage et son entourage, par la force des muscles, le chef d’institutions, eu égard aux prérogatives liées à sa charge publique, doit s’ouvrir vers les autres segments politco-institutionnels. Et cela, pour ne pas compromettre l’équilibre du jeu institutionnel.

L’équilibre du jeu institutionnel et républicain, dont la majorité présidentielle a besoin, pour récréer la confiance envers les institutions du pays, synonyme de décrispation politique et sociale, ne se réalisera pas à coups de manœuvres et de dénigrements, orchestrés en de hauts lieux, par certains chefs, mais plutôt par le sens de responsabilité et d’ouverture, dont ils doivent se prévaloir. Pour mériter d’assumer, au nom de la république, les attributs moraux de leurs charges régaliennes.

Heureusement que le peuple, le juge suprême, n’est pas dupe…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Des vidéos privées » de Karim Keïta font polémique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/des-videos-privees-de-karim-keita-font-polemique-2884036.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 00:01:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors qu’un mouvement incarné par l’Iman Mahamoud Dicko, réclame la démission du Président IBK et tout son régime, son fils, l’honorable Karim Keita, non moins président de la commission de défense, sécurité et protection civile de l’Assemblée Nationale, a encore fait parler de lui, après le sulfureux épisode de la fête d’anniversaire du chef de la Sécurité d’Etat.</strong>

En effet, dans des vidéos très peu orthodoxes, qui ont fait le tour des réseaux entre le 2 et le 3 juillet, on le voit, en compagnie de ses amis et de jolies filles, danser le « Coupé-décalé », une danse ivoirienne qui s’est révélée à l’Afrique de l’Ouest à parti des années 2003.  Pour quelle occasion ? Nous n’avons pas la moindre idée. Et pour cause, au moment où on mettait sous presse, ni la date ni le lieu des événements n’ont été confirmés. Et si l’auteur de cette fuite est toujours inconnu, tout porte à croire qu’il s’agit d’un proche de la famille présidentielle. Qui que ce soit, l’occasion était bonne pour les détracteurs du régime  pour traiter pour le président  de tous les péchés d’Israël. En tout état de cause, les dites vidéos ont fait polémique sur les réseaux sociaux, et cela malgré les explications apportées pour la circonstance.

Sur Twitter son réseau social préféré, l’honorable Karim Keita a réagi en ces termes « des esprits mal intentionnés veulent me mêler à une cérémonie privée organisée à l’étranger par des amis ou je n’ai  fait qu’une brève apparition et dont je n’étais chargé ni du menu ni de la liste des invités.» Et de se défendre « Ce déplacement à titre privé n’a pas coûté le moindre centime au contribuable. » Et malgré le renouvellement de son engagement pour le Mali et le peuple malien, si certains l’ont défendu en insistant sur le caractère privé de ces images, d’aucuns au contraire ont dénoncé la gabegie en rappelant le contexte sécuritaire au Mali, où les attaques contre l’armée et les populations civiles continuent des faire de nombreuses victimes. La dernière date du 02 juillet 2020, à Bankass, faisant 36 morts, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels. Et même si le célèbre député s’est défendu en précisant que « Ce déplacement à titre privé n’a pas coûté le moindre centime au contribuable », toujours  sur Twitter, d’aucuns ont réclamé tout simplement sa démission de la tête de la commission chargée  de la défense de la 6e législature.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Baisse des frais de retrait Orange Money :  De l’espoir au désespoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/baisse-des-frais-de-retrait-orange-money-de-lespoir-au-desespoir-2884037.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 00:01:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est l’un des pays ayant les frais de retrait les plus élevés à Orange money. Le 1<sup>er</sup> juillet 2020, les clients de Orange Mali, donc de Orange Money, ont reçu un message de leur opérateur téléphonique annonçant la baisse des frais de retrait. Cependant, l’engouement qu’avait suscité cette nouvelle n’a été que de courte durée.</strong>

De par l’évolution du temps et des nouvelles technologies, les opérateurs de téléphonie globale ont greffé  à leurs activités traditionnelles le transfert d’argent. Cette facilité de manipulation de l’argent fait partie du quotidien des citoyens. Et, aujourd’hui, la population malienne, du moins, la grande majorité dépend de l’usage de Orange Money.

Mais, en comparaison avec certains pays de la Sous région, on estime que la société Orange Mali dans toutes ses composantes, développe des politiques tarifaires difficiles à supporter par les usagers maliens. Des tarifs de communication au forfait Internet en passant par les frais de retrait de Orange Money, les clients du Mali se sont toujours plaints. Ils ont toujours décrié le taux élevé de ces tarifs.

Entre temps, un message tombe chez les clients Orange Money annonçant la baisse des frais de retrait en ces termes : « Taré taré! Baisse des frais de retrait Orange Money jusqu’à 50%. Découvrez les nouveaux tarifs dans les points de vente, au #144# ou sur Orange Mali Sugu». Aussitôt, nombreux sont les clients qui ont procédé à la simulation de transfert d’argent. Désagréable aura été leur surprise. Car, ils ont constaté, non seulement la baisse sur les transferts courant n’est pas significative, mais aussi, l’opérateur a procédé à un réajustement des paliers de transfert.

Confus par cette annonce à l’allure d’une publicité mensongère, nous sommes rentrés en contact avec la responsable communication des services Orange Money pour y voir clair. Cette dernière visiblement disponible a précisé que comme l’indique le message, la baisse des frais de retraits va de 3% à 50% selon les paliers. Mais, en réalité, même si on ne peut pas se permettre d’appeler cette stratégie de communication de publicité mensongère,  elle n’en est pas loin. Car c’est seulement le frais de retrait de 1 000 005 à 2 000 000 qui bénéficie de ce 50% de baisse.

Faut-il le souligner, non seulement ce palier n’est pas connu du grand public, mais aussi demeure hors de la portée de la majorité des clients. En plus, les petites transactions, de 5 000, 10 000 … qui se font permanemment n’ont connu aucune baisse d’où la déception des clients de Orange Money.

<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contremarche de soutien à IBK : Les non&#45;dits d’une annulation salvatrice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/contremarche-de-soutien-a-ibk-les-non-dits-dune-annulation-salvatrice-2879776.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 14:37:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En réponse à la grande mobilisation politico-religieuse du 5 juin 2020, les jeunes pro-régimes avaient initié une contremarche pour soutenir le président de la République. Ajourné pour éviter des affrontements, ledit rassemblement était prévu pour le samedi 13 juin, à la Place de l’indépendance. C’est en tout cas ce qui avait été annoncé à la faveur d'une conférence de presse, le 9 juin, animée par le vice-président de la jeunesse EPM, Lazare Tembely.</em></strong>

Au cours de ladite rencontre, le principal conférencier a félicité le gouverneur du district d’avoir autorité la tenue du rassemblement de Mahamoud Dicko et alliés. Un rassemblement qui a presque dégénéré quand des manifestants surexcités se sont dirigés vers la résidence du président de la République, sise à Sébénicoro. Toute chose que le 1er vice-président de la jeunesse pro-IBK a déplorée, avant d’inviter le gouvernement à ouvrir une enquête afin de traduire les responsables de cette insurrection devant la justice. Tout en engageant la jeunesse EPM à être le premier défenseur de la légalité et de la légitimité du Président de la République démocratiquement élu, il a recommandé au gouvernement d’engager des pourparlers  avec les initiateurs de la manifestation du 5 juin et d’accélérer la mise en œuvre des résolutions du Dialoguer national inclusif. Il a ensuite annoncé l’organisation d’un rassemblement le samedi 13 juin  2020 pour soutenir IBK. Avec l’objectif de plus d’un million de manifestants, les organisateurs ont multiplié les réunions afin de faire adhérer plus de monde, quelques heures seulement après leur conférence de presse. Ce fut le cas au mémorial Modibo Keïta et à l’hôtel Maeva, dans la journée du 9 juin.

Seulement voilà, ledit rassemblement annoncé par certains observateurs comme un test grandeur nature pour le camp présidentiel a été annulé sur fond d’intervention du Président IBK, a-t-on appris auprès des organisateurs. Si la décision du président de la République n’a pas été motivée, tout porte à croire que la position des différentes formations politiques de la majorité présidentielle a pesé dans la balance. En effet, certains partis politiques signataires de l'accord politique de gouvernance ont prôné le dialogue avec la fronde en lieu et place d’une contremarche qui, à leurs yeux, ne pouvait que diviser davantage les Maliens.

La Preuve. Dans une publication sur sa page Facebook, l’Adema-Pasj, après avoir qualifié l’initiative du président des jeunes abeilles de « coup de canif ravageur », s'est désolidarisé de la contremarche en demandant à la jeunesse Ensemble Pour le Mali (EPM) de donner la primauté au dialogue. Comme quoi, Lazare Tembely n’avait le soutien de son parti, du moins du comité exécutif, pour assurer l’exigence de la mobilisation, condition sine qua non à la tenue de ce rassemblement. Cependant, cette décision hautement saluée du président IBK ne l’a toujours pas sauvé. Et pour cause, la troïka Cmas-FSD-EMK, transformée en Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), projette de battre le pavé.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconduction de Boubou Cisse à la primature : Un désaveu pour Mahmoud Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reconduction-de-boubou-cisse-a-la-primature-un-desaveu-pour-mahmoud-dicko-2879778.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 14:10:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le divorce entre le religieux Mahmoud Dicko et le politique Ibrahim Boubacar Keïta, c’est désormais la guerre ouverte entre les deux personnalités.</strong>

Craint pour sa grande capacité de mobilisation, les mouvements d’humeur de l’Imam Dicko  pesaient  dans la balance ces derniers temps pour le choix du chef de gouvernement. Il était devenu l’homme qui faisait et défaisait les gouvernements.

On se rappelle   de la marche du  5 avril 2019, à la faveur de laquelle l’Imam et les siens avaient appelé à la démission de  l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. L’objectif officiel de ladite marche  était une protestation contre la recrudescence de l’insécurité au centre du pays.  Dans  les faits, certains responsables de cette manifestation dénonçaient  la manipulation au centre pour opposer les Dogons aux Peulhs. Au finish, Dicko a eu raison de SBM. Car, sa mobilisation a contraint l’Assemblée nationale à déposer une motion de censure contre le Chef du gouvernement afin de sauver le régime. Sous la pression, avant même le vote de la motion de censure, Soumeylou démissionnera de sa fonction de Premier ministre, donnant satisfaction aux religieux qu’il qualifiait d’acteurs hybrides.

Ainsi, Boubou Cissé est nommé Premier ministre. Mahmoud Dicko semble être le plus grand gagnant. Car son fils, disait-il,  dirige le gouvernement. Mais, il a fallu moins d’une année après la prise de fonction de son fils pour qu’il y ait des brouilles. Depuis quelques mois, l’Imam Dicko dénonce la gestion du Dr Boubou Cissé. Pour l’imam, non seulement le gouvernement manque de vision, mais il excelle aussi dans la délation,  en opposant les uns aux autres. Ayant échoué dans ses démarches de corruption, ajoute-il, le régime dont le PM est un acteur clé, a utilisé la méthode forte. Notamment   la répression pour faire taire toute personne qui oser s’opposer à sa façon de faire.

Dans l’une de ses réactions, Mahmoud Dicko précise que le Premier ministre Boubou Cissé était au centre de la conspiration visant à le mettre au gnouf en mars dernier. D’où sa colère contre son « fils ». Face à la grande mobilisation en réaction à sa convocation devant le juge, l’appareil judiciaire a fait marche arrière, donnant l’impression d’une justice à géométrie variable.

Suite à cette dénonciation de l’Imam, suivie de la grande mobilisation du 5 juin, l’opinion populaire imaginait le départ de Boubou Cissé. Mais, cette fois-ci, le Président de la République a décidé de défier son ami d’imam en renouvelant sa confiance au Dr Cissé.

Dans les coulisses, il se dit que cette décision de reconduction de Boubou Cissé serait encouragé par la communauté internationale qui jugerait inadmissible les changements récurrents  de gouvernement pour satisfaire les désirs d’une personne fut-elle grand imam.

De toutes les façons, les analystes politiques s’accordent sur le fait que cette reconduction de Boubou Cissé est un désaveu pour Mahmoud Dicko et son clan. Mais pour combien de temps ? L’avenir nous édifiera.

<strong>Oumar KONATE  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Coopération bilatérale :    L’Usaid apporte son appui financier au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-bilaterale-lusaid-apporte-son-appui-financier-au-mali-2879786.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 13:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Mali, Dennis Hankins ont procédé, le mardi 09 juin 2020, à la signature du 19<sup>ème</sup> amendement à l’Accord d’objectif de développement entre les deux pays.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Cette signature du 19<sup>ème</sup> amendement à l’Accord d’objectif de développement entre le Mali et les Etats-Unis d’Amérique, d’un montant de 1 378 230 650 francs CFA, complète ainsi la série des mises à disposition objet des amendements 17 et 18 portant sur un montant total de 54 954 317 920 francs FCA. Sur cette enveloppe, plus de 16 milliards sont destinés au secteur de la santé pour faire face à la Covid-19. Les autres domaines bénéficiaires sont : l’éducation, l’agriculture, les droits humains, la bonne gouvernance, la lutte contre le terrorisme, etc.

Dans leurs interventions, le ministre Dramé et le diplomate américain se sont réjouis de l’exemplarité de la coopération qui lie les deux pays.

Il est à signaler que la présente cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé.

&nbsp;

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sociopolitique du Mali : IBK face à un risque de soulèvement populaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/situation-sociopolitique-du-mali-ibk-face-a-un-risque-de-soulevement-populaire-2879773.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 13:30:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après sept ans sans avoir résolu la crise du Nord, sans parler de la situation du centre, l’étau se resserre peu à peu sur le président de la république Ibrahim Keita. Face à une crise multidimensionnelle, le rang des frustrés et contestataires se multiplient plongeant le Mali dans un climat de méfiance et  d’instabilité institutionnel. </strong>

Comme le diraient certains, après avoir floué une fois de plus le RPM au poste de la primature, le rang des frustrés ne cesse de rallonger au fil du temps. D’aucuns lui reprocheraient de convier la gestion du pays à sa famille en l’occurrence son fils Karim Keita dont la popularité ne tient qu’à un fil.

Lee RPM qui est encore sorti bredouille sans avoir la primature en ce récent remaniement, ne fera que confirmer l’hypothèse qui stipule que le président veut à tout prix enterrer le RPM. Ce qui lui pourrait être aussi fatale. Aussi, après le fiasco de la conquête du perchoir qui a vu le choix du bureau politique nationale remis en cause, les maliens ont encore été témoins d’une situation que qualifieraient certains de très dramatiques.

En effet les récentes violences post-électorales des législatives a déjà prouvé que la grogne sociale et le ras-le-bol s’est installé. Ainsi la bavure policière de Kayes et l’amateurisme des autorités à Sikasso en sont des preuves palpables.

Encore ce vendredi 12 juin, le Cherif de Nioro a encore fait savoir qu’il m’apprécie guère la gestion du pays par la famille présidentielle et ses proches. &lt;&lt;Les Présidents qui sont tombés avaient également l'armée à leur côté un moment, cela n'a pas empêché leur chute. IBK  votre fils et votre famille ne vous apporteront que des ennuis. Éloignez-les.  Je suis convaincu que IBK n'a pas de plan de sortie de crise pour le Mali. Nous avons porté IBK au pouvoir mais nous nous sommes rendus compte qu'il ne peut pas.&gt;&gt; s’est indigné le Cherif de Niono devant ses adeptes.

Aussi malgré que le haut conseil islamique s’est opposé à la démission du président de la république, son président Ousmane Cherif Madani Haïdara quant à lui a averti le régime en ces termes: &lt;&lt; J’ai eu des échos rassurants sur la probable résolution de la crise des enseignants pour in délais prévu. Et passer ce délais, je serai également dans la rue pas pour demander la démission du président, mais pour montrer mon mécontentement. Et si ça ne tenait qu’à ce régime je serai déjà devant les marcheurs. Nos autorités actuels ne te prennent au sérieux que lorsque tu montre tes muscles. Nos dirigeants sont inacceptables. Les gens ont souvent besoin d’eux mais ils n’ouvrent pas leurs portes&gt;&gt;. Cette mise en garde du prêcheur Ousmane Madani Haïdara pourrait aussi donner une tournure contre défavorable au régime.

Et si l’on se fie de la grande sensation avec la démonstration de force du M5 RFP dirigé par Mahmoud Dicko, la voie pour la stabilité est loin d’être acquise. Car les adhésions se multiplient. Ce qui n’est nullement pas rassurant pour le régime déjà au bord du gouffre.

Le prochain gouvernement de Boubou Cissé pourrait-il sauver IBK? À méditer !

&nbsp;

<strong>Le Génie </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives 2020 :  Un collectif de candidats ne lâche toujours pas prise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2020-un-collectif-de-candidats-ne-lache-toujours-pas-prise-2879764.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 13:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que la nouvelle législative a pris fonction, le Collectif des députés élus par le peuple et spoliés par la Cour constitutionnelle (Cdepsc) a tenu, jeudi, un point-presse. Objectif : inviter le gouvernement au rétablissement de la vérité des résultats des élections législatives.</strong>

L’objectif était de présenter le collectif et d’informer l’opinion nationale sur des faits et actes relevés et vérifiables, subis avant et surtout à la suite de la proclamation des résultats définitifs du second  tour des élections législatives par  la Cour constitutionnelle.

Ce collectif mis en place après la proclamation des résultats définitifs regroupe les « élus spoliés » de plusieurs circonscriptions électorales. Il s’agit de Bougouni, Bafoulabé, Kati, Mopti, Sikasso, Teninkou, Youwarou et les communes I, V et VI du district de Bamako.

Selon son président, Bourama Tidiani Traoré dit Bananzolé Boura, après la proclamation des résultats provisoires par le ministère de l’Administration territoriale, la Cour constitutionnelle a soit inversé les résultats, soit ignoré les requêtes en faveur de certaines listes.

A l’en croire, Cdepsc pratiques aux antipodes de la démocratie ont été constatés à Sikasso et à Kati. « Nous avons produit un mémorandum restituant les faits, puis remis aux missions diplomatiques pour informations », a souligné le président Traoré.

Il soutiendra qu’après les premières protestations populaires dans leurs circonscriptions respectives, son collectif a entrepris des démarches responsables et citoyennes. « Pour plaider notre cause auprès des autorités, nous avons sollicité l’intermédiation des leaders religieux. Le président du Haut conseil Islamique nous a conduit chez le Premier ministre », a-t-il dit. Et de préciser : « Lors de cette rencontre, nous avons réitéré notre position au Chef du gouvernement, celle de restituer nos victoires indument attribuées à des listes adverses ». Cependant, dit-il, le Collectif n’a pas reçu la suite réservée à sa revendication de la part du Premier ministre.

Pour faire face à la crise actuelle, il a invité le gouvernement au rétablissement de la vérité des résultats des élections législatives dans les circonscriptions concernées. « Sur la base de nos constats et observations, nous attirons l’attention des pouvoirs publics sur des risques réels de perturbations de la paix sociale dans les localités concernées par les frustrations subies », a prévenu Bourama Tidiani Traoré.

<strong>Gaoussou Kanté </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Appel à la démission d’IBK :  Le radicalisme de Mahmoud Dicko bute sur la prudence de Bouyé et de Haïdara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/appel-a-la-demission-dibk-le-radicalisme-de-mahmoud-dicko-bute-sur-la-prudence-de-bouye-et-de-haidara-2879755.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 11:30:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Engagée pour obtenir la démission du Président de la République, la Cmas, un mouvement politico-religieux parrainé par l’Imam Mahmoud Dicko, est en difficulté. La raison : les partis politiques qui la soutiennent n’ont pas de crédibilité. Le Haut conseil islamique, dirigé par Chérif Ousmane Madani Haïdara, et le Chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, potentiels soutiens à une telle démarche, ne sont pas dans cette logique. Ceux-ci prônent le dialogue et se montrent prudents par rapport à l’appel à la démission du chef de l’Etat. Cela pourrait être préjudiciable au Mali, selon Bouyé et Haïdara.</strong>

Ces derniers temps, la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de Mahmoud Dicko (<em>CMAS</em>) se mobilise contre le régime IBK et demande sa démission pour, dit-elle, le bonheur du Mali. Car, estime-t-elle, le chef de l’Etat est  incompétent pour faire face aux défis de l’heure.

<strong>Les tacles de Mahmoud Dicko</strong>

Allié du Président IBK hier et l’un des principaux artisans de son élection à la tête du Mali en 2013, l’Imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique, juge ‘’catastrophique’’  la gouvernance d’Ibrahim Boubacar Keïta. « Je suis un témoin vivant de l’incompétence du gouvernement qui nous a conduits à la perte de Kidal. Je fais partie de ceux qui ont déconseillé la visite du chef du gouvernement à Kidal. Cet entêtement a eu comme conséquence l’humiliation du Mali.  Jamais, le Mali n’a été humilié autant que sous IBK.  Il a fallu que le Président d’un pays voisin intervienne en urgence à Kidal pour négocier un cessez-le feu.  Ensuite, sous l’égide de la communauté internationale, nous avons été contraints, le couteau sous la gorge, de négocier. En pareille circonstance, où on part en négociation en position de faiblesse, on ne pouvait pas s’attendre à mieux que ce qu’on a obtenu.  Cinq ans après la signature de cet accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, qu’est-ce qui a marché ?   Ce n’est pas de gaité de cœur qu’on dénonce...», fulmine Mahmoud Dicko. Pire, analyse l’Imam,  le chef de l’Etat manque de vison politique pour mener à bon port le bateau Mali.  Dans son argumentaire, de par l’amateurisme du chef de l’Exécutif,   le centre du pays est devenu l’épicentre des problèmes, où les communautés s’entretuent sans savoir les raisons. Et l’Etat se montre une fois de plus impuissant face à cette situation. Le Président IBK contribue, selon lui, à la partition du pays. « Au moment au cette situation s’embrase, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta commet l’erreur politique en nommant quelqu’un appelé Haut représentant du Président au centre. Pendant  qu’il y a le ministre de l’Administration territoriale, le ministre de la Réconciliation, le Gouverneur, les préfets de cercles et  les autres composantes de l’Etat qui peuvent permettre de trouver un mécanisme de réconciliation, il se permet de nommer un  haut représentant, comme si cela constituait une autre entité. Donc, il consacre lui-même la partition du pays », expliquera-t-il.

<strong>L’aveu d’échec d’Issa Kaou Djim</strong>

Pour le coordinateur de la Cmas, Issa Kaou Djim, le salut du Mali passe impérativement par la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta.  Dans cette logique, la Cmas a multiplié les  démarches. Mais, hormis les partis politiques en quête de popularité et certaines associations dormantes de la société civile, elle n’a pas pu obtenir l’onction de la puissante organisation islamique, le Haut conseil islamique. Son allié naturel, le Chérif de Nioro, ne croyant plus à la réussite de cette mission, se montre prudent.

En tout cas, le meeting du 5 juin, annoncé en fanfare, était donné comme le vendredi de tous les dangers, et même le dernier pour le régime en place. Mais, rien n’y fit. Ce fut un meeting comme tant d’autres. Et pourtant, les responsables de la Cmas avait juré de faire partir le Président IBK ce jour. En réponse à la question des confrères sur l’atteinte des objectifs, il reconnaîtra que son mouvement a raté sa cible. « Nous avons tapé poteau. Mais, la prochaine fois, nous marquerons le but » se lamente-t-il.

<strong>Le rétropédalage de Bouyé </strong>

Ayant fixé comme objectif prioritaire le départ du Président Keïta, le Chérif de Nioro semble reculer.  Dans  ses derniers discours de vendredi, on constate un ramollissement de Bouyé. Le vendredi 12 juin, il a en effet appelé les protestants et le régime au dialogue.  Il incite chaque camp à faire des concessions, notamment le pouvoir à cesser l’arrogance qui le caractérise. Je suis fatigué de conseiller le Président IBK. Mais, je continuerai à le conseiller d’autant plus qu’il continue à diriger le pays, dans l’espoir qu’il prendra en compte un jour mes conseils.  Partant, il invitera le régime au respect des droits du peuple.

Après avoir soutenu le régime d’IBK à hauteur de 700 millions, Bouyé Haïdara s’estime lésé par la gouvernance d’IBK.

Pour le Chérif de Nioro, depuis le départ du Général Moussa Traoré, les régimes successifs sont tous issus du même système Adema. A la différence d’ATT et d’IBK,  Alpha Oumar Konaté  était intelligent dans la gestion du pays.  « Aujourd’hui, dit-il, il n’y a qu’une seule famille, celle d’Ibrahim Boubacar Keïta.  IBK travaille sous les ordres de sa famille. Lui-même, il n’a aucun plan de sortie de crise ou de développement du Mali. L’Etat s’est affaissé,  le Mali est sous occupation ». L’exacerbation de la crise multidimensionnelle du Mali est causée par le laxisme du régime ATT et celui en place.

A l’en croire, IBK est incapable de gérer le pays. Même s’il a la volonté de le faire, il n’a ni la compétence ni l’expérience de gérer l’Etat. Ibrahim, interpelle-t-il, écarte ta famille de la gestion du pays. Occupe-toi du peuple. Implique les partis politiques. Car, explique-t-il, la gestion patrimoniale du pouvoir n’apportera que la désolation et pour le pays et pour le chef de l’Etat lui-même.  « Ne vous trompez pas en pensant que la police, la gendarmerie et les militaires sont sous tes ordres ; que rien ne pourra donc t’arriver. Tes prédécesseurs avaient tous ces forces avec eux. Mais, certains sont partis dans les conditions que tu connais.  Tous ceux-ci sont partis. Vous aussi, vous allez partir. Méfiez vous, Ibrahim », a-t-il averti.

<strong>L’appel au dialogue de Chérif Ousmane </strong>

Très influent dans la communauté musulmane, la sortie du président du Haut conseil islamique, Chérif Ousmane Madani Haïdara, était très attendue. C’est ce jeudi qu’il a finalement brisé le silence.

A l’occasion de la conférence de presse animée par son organisation le 11 juin, il indiquera que les autorités maliennes sont à la base de tous les problèmes du pays. Partant, précise Haïdara,  « je n’accuserai personne d’avoir manifesté contre ce régime. Car, lesdites autorités qui doivent être à priori disponibles pour trouver des solutions aux problématiques de la nation   sont généralement absentes. Ma stratégie, c’est de tenter de résoudre les problèmes dans la discrétion. On m’a promis des terrains pour la construction d’une école, mais rien. D’autres promesses ont été faites, mais on n’a rien vu. Tout ce que nous faisons, c’est par patriotisme. Sinon, si ça ne tenait qu’à ce régime, je serais déjà  devant les marcheurs. Car, s’il y a quelqu’un qui devrait marcher contre ce régime, c’est moi. Mais, je préfère des pourparlers et le dialogue d’abord.

Dans cet ordre d’idée, le président du Haut conseil islamique se désolidarise de l’appel à la démission du chef de l’Etat. Car, soutiendra-t-il,  le remède d’un mal de tête n’est jamais la décapitation.

« Nous ne soutiendrons pas la démission du Président.  Car  cela ne semble pas être la solution aux problèmes du jour. Toutefois, nous l’invitons à changer sa mode de gouvernance pour le bien-être de la population », précise Chérif Ousmane Madani Haïdara.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cherif Ousmane Madani Haidara :  « je suis contre la démission du président, mais il doit changer sa méthode de gouvernance »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cherif-ousmane-madani-haidara-je-suis-contre-la-demission-du-president-mais-il-doit-changer-sa-methode-de-gouvernance-2879769.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/cherif-ousmane-madani-haidara-je-suis-contre-la-demission-du-president-mais-il-doit-changer-sa-methode-de-gouvernance-2879769.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 10:32:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce jeudi 11 juin 2020, le Haut conseil islamique a abrité un point-presse dans le but d’informer l’opinion nationale sur son point de vue sur la situation sociopolitique du Mali. La rencontre a réuni les responsables des différentes confessions religieuses. </em></strong>

Selon Ibrahim Kontao, vice-président du Haut conseil islamique, suite à la manifestation du juin 5 dernier, le HCI a entrepris des démarches pour la cohésion nationale. Ce n’est nullement pas une prise de position pour X ou Y. Mais pour  sauver le Mali. Selon le secrétaire général du HCI, Dr Diamoutani, face à la dégradation de la situation sociopolitique que travers le Mali, particulièrement depuis l’organisation des dernières élections législatives, les religieux et la société civile ont décidé de réunir leurs forces au sein d’un cadre dénommé « Cadre d’actions, de médiation et de veille des confessions religieuses et des organisations de la société civile ». Objectif : contribuer à l’apaisement du climat sociopolitique ; la recherche de solution durable aux problèmes majeurs auxquels le Mali est confronté.

Selon leur déclaration, le Cadre dénonce avec force la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays ; la crise scolaire ; la mauvaise gouvernance ; la mauvaise distribution de la justice ; les problèmes de santé et la mauvaise gestion des élections législatives. Le Cadre appelle les autorités et l’ensemble des acteurs à la retenue pour sauver le Mali du chaos et du vide constitutionnel. Le Cadre dit soutenir et appuyer toute initiative visant la stabilité du pays, notamment le dialogue qui constitue un mécanisme de gestion de crise. Il invite le président de la République à accorder plus d’attention aux revendications légitimes et aux problèmes du pays.

Aussi, dans la même déclaration, les confessions religieuses demandent aux autorités de prendre des mesures tendant à instaurer un climat de confiance et de transparence dans la gestion dans la gestion des affaires publiques.

Par ailleurs, elles s’engagent davantage à jouer leur partition dans la recherche de solutions définitives à la crise. Et cela, à travers des pourparlers et des négociations avec les plus hautes autorités du pays et les principaux acteurs pour une sortie de crise durable.

Selon le Cardinal Jean Zerbo, Archevêque de Bamako, l’homme de Dieu doit être une sentinelle pour la cohésion et l’entente. Travailler à la stabilité est la meilleure issue pour l’entente nationale. Aussi, ajouta-t-il que le pouvoir doit être à l’écoute du peuple.

Selon Ousmane Madani Haïdara, nous n’avons que Mali. « Aujourd’hui  les gens souffrent. Les autorités sont injoignables. Donc, souvent, il est impossible de dialoguer, a-t-il fait savoir. Ce que je dis n’engage que moi et non le Haut conseil islamique. Le problème du pays, ce sont les dirigeants. Donc, je n’accuserai personne d’avoir manifesté contre ce régime. Et pour une meilleure solution, les autorités doivent être joignables. Puisqu’elles sont généralement aux abonnés absents. Ma stratégie, c’est de tenter de résoudre les problèmes dans la discrétion. On m’a promis des terrains pour la construction d’une école, mais rien. D’autres promesses ont été faites, mais on n’a rien vu. Tout ce que nous faisons, c’est par patriotisme. Sinon, si ça ne tenait qu’à ce régime, je serais déjà  devant les marcheurs. Car s’il y a quelqu’un qui devrait marcher contre ce régime, c’est moi. Mais, je préfère des pourparlers et le dialogue d’abord.  Le remède d’un mal de tête n’est jamais la décapitation », a renchéri Haïdara.

Et le chérif d’ajouter : « On ne veut pas que le président démissionne. Car, telle n’est pas la solution. Mais, il devrait changer de stratégie de gouvernance. On ne dirige pas avec les muscles. Sa stratégie, c’est seulement prendre en compte les revendications de ceux qui sortent leurs muscles. Je le dis haut et fort. Il faut que les autorités changent de comportement. Ma vison de la situation est que je propose et  réagis.  Aujourd’hui, Ançar Dine a déjà fait un don de plus de 76 millions FCFA aux veuves de militaires. Les gens souffrent au quotidien.  Je le répète, le ras-le-bol est général. Et les gens souffrent.  Les gens crient partout à l’injustice et à la mauvaise gouvernance. Les plus hautes autorités doivent changer de stratégie. Toutefois, je n’approuve pas la démission du président. On peut tenter  de négocier pour les autres postes. Une fois de plus, que les autorités soient intègres. Nous appelons les acteurs à la retenue », a-t-il fait savoir.  Dans un ton menaçant, il avertit le gouvernement : « Si on ne résout pas la situation des enseignants, je sortirai, non pas pour demander la démission du président, mais pour montrer mon mécontentement. Et je ne voudrais pas  que cela arrive ».

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exactions au centre  du Mali : Tabital Pulaaku appelle à l’ouverture d’une enquête internationale indépendante</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/exactions-au-centre-du-mali-tabital-pulaaku-appelle-a-louverture-dune-enquete-internationale-independante-2879761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/exactions-au-centre-du-mali-tabital-pulaaku-appelle-a-louverture-dune-enquete-internationale-independante-2879761.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 10:21:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La jeunesse Tabital Pulaaku Mali a tenu à informer l'opinion publique nationale et internationale sur l'exacerbation de la situation particulièrement tragique que vivent les populations peules du Centre du Mali depuis le début de l'année 2020. C’était le lundi 8 juin 2020, au siège de ladite association.</em></strong>

&nbsp;

La jeunesse Tabital Pulaaku Mali, à travers cette conférence de presse, a attiré l'attention de l'ensemble de la population du Mali, des autorités nationales, des représentants des partenaires internationaux et de la presse nationale et internationale sur les graves violations des droits humains dont est constamment victime la communauté peule dans les régions du centre du pays. Ce, du fait des agissements inhumains et non républicains de certains éléments des forces de défense et de sécurité.

Au cours de son intervention,  le président de la jeune association, Mohamed Dicko, a déploré que, « <em>sous le couvert de la lutte contre le djihadisme, tout Peul dans le centre du Mali et le long de ses frontières sud, rencontré derrière son troupeau, sur le chemin de son travail, dans les marchés et foires, est une cible militaire propre à abattre. La simple apparence physique vaut culpabilisation suivie d'une arrestation arbitraire qui finit dans les meilleurs des cas par un emprisonnement à durée indéterminée, sinon une exécution sommaire... Cette situation s'est exacerbée à partir de 2018 et a pris des tournures dramatiques et inquiétantes depuis le lancement de l'opération «Maliko» en févier 2020, avec le massacre de civils peuls </em>».

Et Dicko d’ajouter : « <em>Nous avons répertorié les cas les plus récents portés à notre connaissance et étayés de preuves irréfutables. Il s'agit d'exécutions extrajudiciaires, d'arrestations arbitraires et massives, de disparitions forcées de personnes. Tout laisse croire à une volonté affichée d'épuration ethnique visant la communauté peule, en commençant naturellement par les populations rurales</em> ».

Avant de rappeler à titre illustratif : « <em>Quelques cas qui nous paraissent bien refléter la situation. En seulement 96 heures, plus de 64 personnes ont été froidement abattues par les éléments des FAMa dans les cercles de Koro, Douentza et Niono dont deux chefs de village égorgés. Les victimes sont toutes de paisibles populations civiles trouvées et tuées dans leurs villages, sur les marchés ou dans les foires, qui n'ont commis pour tout crime que celui de leur appartenance ethnique. Le vendredi 05 juin 2020, un détachement de l'armée malienne composé de plus de 40 véhicules pick-up lourdement armés s'est rendu dans le village peul de Binédama (commune de Madougou, cercle de Koro). Après avoir encerclé et investi le village, les militaires ont arrêté et froidement abattu 40 personnes dont deux femmes (de 70 et de 63 ans) et une fille de 9 ans. Les militaires ont ensuite volontairement incendié toutes les habitations, réduisant en cendre quasiment tout le village »</em>.

Face à cette tragédie, la jeunesse Tabital Pulaaku Mali demande qu' « une enquête internationale indépendante soit diligentée par les organisations de défense des Droits de l'Homme et par les des Nations Unies aux fins d'établir la véracité des faits. Ainsi, elle rappelle à l'armée le caractère sacré et républicain de sa mission et condamne énergiquement les massacres d'innocentes populations civiles perpétrés à Binédama, Niangassadiou, Massabougou et ailleurs.

Tout en s'inclinant pieusement devant la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires tombées au centre du pays du fait de la crise sécuritaire, l’association condamne avec les exactions délibérées perpétrées contre sa communauté, directement ou indirectement par les forces de défense et de sécurité.

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du fonds COVID&#45;19 :  Le Csdm demande des comptes à Boubou Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/gestion-du-fonds-covid-19-le-csdm-demande-des-comptes-a-boubou-cisse-2879766.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 02:24:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (Csdm) a, au cours d’un point-presse tenu hier jeudi, invité le Premier ministre à décaisser les 5 milliards 750 millions francs CFA restants sur les 6 milliards de francs CFA alloués aux Maliens établis à l’extérieur dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.    Le rapatriement des Maliens bloqués à l’étranger et au Mali, l’attribution des 5 000 hectares alloués à la diaspora en zone Office du Niger et le remaniement ministériel. Tels étaient les points inscrits à l’ordre du jour du point-presse organisé par le Conseil supérieur de la diaspora malienne.   </em></strong>

Selon le président de cette organisation, Mohamed Chérif Haïdara, après la fermeture des frontières, à la mi-mars, pour cause de Coronavirus, le Président de la République a alloué 6 milliards de francs CFA pour aider la diaspora malienne à faire face à cette situation.  Il a rappelé que lors de son adresse à la Nation concernant les mesures sociales, IBK a instruit au Premier ministre de tout mettre en œuvre pour le rapatriement des Maliens bloqués à l’étranger. « Malgré cette instruction du Président, le ministère des Maliens de l’extérieur n’a reçu que 250 millions de francs CFA. Vu le très grand nombre de Maliens encore bloqués ou en situation précaire à l’étranger, ce montant est insignifiant pour notre ministère de tutelle d’organiser les rapatriements », a-t-il souligné.

C’est pourquoi, il a demandé au Chef du gouvernement, non moins ministre des Finances, Boubou Cissé, de faire décaisser les 5 milliards 750 millions francs CFA restants et de les allouer au ministère des Maliens de l’extérieur.

Evoquant les 5000 hectares alloués à la diaspora en zone Office du Niger, il indique que ce projet a été initié par Abdramane Sylla, alors ministre des Maliens de l’extérieur. Mais, il dénonce un courrier du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, daté du 30 mars dernier, concernant l’attribution de ces hectares.  Selon lui, les procédures d’attribution des hectares doivent être gérées par le ministère des Maliens de l’extérieur, le Csdm, le Hcme, l’Office du Niger et le ministère de l’Agriculture.

S’agissant du remaniement ministériel, il a soutenu que vu le grand nombre des Maliens établis à l’étranger et vu leur apport dans l’économie malienne, il est primordial de garder le ministère des Maliens de l’extérieur voire d’en faire un ministère de souveraineté nationale, doté de moyens financiers et techniques assez conséquents pour mener à bien sa mission.

<strong>Gaoussou Kanté</strong>

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<title>Meeting  du 5 juin :  Que peuvent&#45;ils faire ensemble ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-du-5-juin-que-peuvent-ils-faire-ensemble-2878545.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 14:38:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Vendredi dernier, à Bamako, ce fut la démonstration de force, côté organisateurs, sur la place de l’indépendance, où une marée humaine a scandé des slogans hostiles au régime d’IBK. Dans la foulée, en ce qui concerne l’aspect idéologique de la chose, il y avait à la foi la chose et son contraire : des démocrates auto-proclamés grands prêtres de la démocratie qui ont scellé l’alliance avec un prédicateur religieux ; le tout réunit avec un seul créneau ; celui de l’invectives et de l’injure publique contre un homme. Et le pays, dans tout ça ?

Du point de vue mobilisation, ce fut la grande démonstration de force : à l’appel du prédicateur musulman, l’imam Mahamoud Dicko, ancien président du HCIM, et des responsables politiques, auto-proclamés les grands prêtres républicains, comme Choguel Maïga, Cheick Oumar Sissoko, Me Tall, Moussa Sinko Coulibaly et tous les autres, une foule immense de gens a pris d’assaut la rue pour scander des messages hostiles au régime d’IBK, accusé de tous les noms d’oiseaux.

Certes, la démocratie, pour l’avènement de laquelle le sang a été versé dans ce pays, autorise cela : pour manifester en faveur ou contre les initiatives du pouvoir en place, les citoyens maliens ont le droit de se manifester. Ça, c’est un droit constitutionnel qui le consacre, pour lequel tout le monde s’accorde, en tout cas, du côté de la conscience nationale, qui, depuis fort longtemps, s’est enracinée dans la démocratie.
Le hic, c’est que dans la démocratie elle-même, c’est le respect absolu des valeurs fondamentales qui la fondent, ici, et ailleurs, sous tous les cieux. A voir sur le même plateau de la contestation, des hommes se réclamant des valeurs démocratiques ; défendant à cor et à cri les principes républicains, avec des concepteurs de l’idéologie religieuse radicale, hantés par les délices du pouvoir politique, faire chemin ensemble, côte à côte, relève de la grossière manipulation propagandiste, dont seuls sont friands les obsédés de pouvoir, prêts à toutes les basses manœuvres. Peu importe ce qui arrive au pays pourvu que les intérêts sordides et mesquins prennent le dessus sur l’intérêt vital du pays.

On en est là : des anciens soutiens au régime d’IBK, qui se sont s’égosillés, dans le passé, pour vanter les mérites du régime, pendant qu’ils étaient aux affaires d’Etat, se retournent aujourd’hui contre ce régime, pour faire bloc avec des mercenaires politiques, des chefs religieux auto-proclamés, ayant eux-aussi fait fortune dans l’accompagnement avec le régime d’IBK, voilà le spectacle politique affreux qu’offrent ces pseudo-démocrates qui ne se battent plus pour les valeurs démocratiques, qui sont, elles, rigoureuses et implacables,  mais pour les circonstances et les conjonctures.

Comment peut-on espérer de l’union entre ces acteurs hybrides, reniant tout jusqu’à y compris leurs propres idéologies ; le prédicateur religieux, de son côté, qui n’a jamais adhéré aux thèses fondatrices des valeurs républicaines, et les pseudo- démocrates, qui ont jadis prôné la séparation du culte et de l’Etat, qui s’accouplent, au gré des circonstances, pour faire obstacle à un régime démocratique ?

En politique, on n’a rien, en reniant ses propres valeurs. La conscience politique nationale, suffisamment ancrée dans les valeurs démocratiques, ne se trompe pas : elle sait que les marchands d’illusions font légion dans le champ politique ; eux qui sont prêts à tout faire, dès qu’il s’agit de préserver leurs propres intérêts sordides et mesquins.

Hier, appelés à la soupe des affaires d’Etat, ces messieurs étaient les bons samaritains de l’orthodoxie démocratique, où le régime d’IBK, grand bienfaiteur des conforts personnels, était adoubé, flatté et magnifié. Aujourd’hui écartés des délices du pouvoir, pour des raisons diverses, les mêmes flagorneurs politiques sont devenus des chroniqueurs aigris, crachant du feu contre l’homme qui leur a tout donné.

Ce qui unit cet aéropage d’acteurs hétéroclites ; venant de bords et d’idéologies différents, c’est l’injure sauvage et malsain qu’ils ont dans la bouche contre le régime d’IBK et rien d’autre. Cette invective grossière et abjecte qu’ils ont en commun, contre un homme et son régime, ne peut pas constituer une alternative crédible et solide à leur action pour le salut du pays.

Loin s’en faut ! Rien n’indique objectivement qu’un démocrate, même auto-proclamé à la sauce d’un Choguel, d’un Moussa Sinko ou d’un Cheick Oumar, qui ont tous géré et quitté les affaires publiques, sans rendre compte publiquement de leur gestion publique, peut faire chemin avec un prédicateur religieux, adepte du culte de la personnalité.

Mais, on le voit, l’intérêt vital du pays, ils s’en contrefichent. Le saut à l’inconnu, qui est entrevu, à l’issue de cette alliance grotesque, est leur seul créneau, pour lequel ils sacrifient tout jusqu’à leurs propres valeurs et principes de la démocratie.
Et c’est justement sur ce registre que le peuple les attend. Et cela, en dehors de l’immense foule qui s’est dressée devant eux, ce jour de meeting, où le sort public de nombreux d’entre eux s’est scellé…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée mondiale de lait : Le Mali importe 20 milliards FCFA en produits laitiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/journee-mondiale-de-lait-le-mali-importe-20-milliards-fcfa-en-produits-laitiers-2878539.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 14:31:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dr Kané Rokia MAGUIRAGA, ministre de l'Élevage et de la Pêche, a présidé lundi 1<sup>er</sup> juin 2020, la cérémonie officielle de la célébration de la journée mondiale du lait, édition 2020. Dans son discours d'ouverture, elle a souligné la problématique de la collecte et de la transformation du lait cru local. </em></strong>

Au cours de son intervention, Dr Kané Rokia Maguiraga a rappelé qu’ : « <em>avec 12 111 128 bovins, 19 183 500 ovins, 26 486 240 caprins et 1 241 093 camelins au 31 décembre 2019, le Mali est l'un des plus grands pays d'élevage de la sous-région »</em>. Toutefois, se plaint-elle : « <em>en dépit de tout ceci, notre pays importe pour 18 à 20 milliards de F CFA en lait et produits laitiers par an pour couvrir les besoins de la population </em>». Pour pallier à cette problématique et booster la production laitière afin d’améliorer la consommation du lait et des produits laitiers, le Gouvernement du Mali a posé des actes de très grande importance.

Il s'agit entre autres de : « <em>l'adoption de la Politique nationale de développement de l'élevage; la mise en œuvre de la Stratégie de Valorisation du lait cru local à travers le Projet de Développement et de la Valorisation de la Production Laitière au Mali (PRODEVALAIT)</em> » ; avec comme objectifs : « <em>accroitre sensiblement la production locale de lait;  assurer l'accessibilité et la collecte du lait local pour les industries de transformation; et - implanter à travers le pays des industries de valorisation du lait local ». </em>

Rappelons que la cérémonie s'est terminée par une remise symbolique de lait aux couches les plus vulnérables.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les remontrances de l’Imam Dicko au régime en place :   « Jamais, le Mali n’a été humilié autant que sous IBK »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-remontrances-de-limam-dicko-au-regime-en-place-jamais-le-mali-na-ete-humilie-autant-que-sous-ibk-2878536.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 14:29:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> Hier, allié du Président IBK et l’un des principaux artisans de son élections à la tête du Mali en 2013, l’Imam Mahmoud Dicko juge catastrophique  la gouvernance d’Ibrahim Boubacar Keïta. Dans l’une de ses interventions sur les réseaux sociaux ce lundi 1<sup>er</sup> mai, il dénonce avec véhémence l’oligarchie qui caractérise le régime en place.</strong>

Très remonté contre son désormais ex-ami, Mahmoud Dicko ne rate aucune occasion pour faire des remontrances au Président IBK.  A l’occasion de l’une de ses sorties en prélude à la tenue de son meeting du 5 juin 2020, il s’est montré très amer contre la façon dont le pays est géré.   Il se dit déterminé à dénoncer  tant qu’on ne change pas le mode de gouvernance.  Pour lui, faire la prison ou se sacrifier pour la bonne gestion du pays est un honneur.  Dans son argumentaire, Dicko  appelle à la mobilisation générale pour sauver le Mali avant que ce ne soit trop tard. Ce qui nous reste est de dénoncer. Car, affirme-t-il, « depuis l’arrivée d’IBK au pouvoir, il n’a rien fait de bon.  Si  c’est mal fait, c’est mal fait.  Si ce n’est pas bien fait, on ne peut pas bien dire ».

Pour l’Imam Dicko, l’injustice cause toujours les troubles dans un pays. « Dans tout pays où les citoyens sont privés de leur droit, on assiste à des situation de trouble provoquées par les dirigeants. La mauvaise gestion du pays nous a fait oublier Kidal. Nous l’avons perdu. Or, en 2014 les représentants et symboles de l’Etat étaient à Kidal avec 400 militaires. J’ai échangé avec tous les Chef de services centraux à Kidal. Kidal faisait partie des girons de l’Etat. Je suis un témoin vivant de l’incompétence du gouvernement qui nous a conduits à la perte de Kidal. Je fais partie de ceux qui ont déconseillé la visite du Chef du gouvernement à Kidal. Cet entêtement a eu comme conséquence l’humiliation du Mali.  Jamais, le Mali n’a été humilié autant que sous IBK.  Il a fallu que le Président d’un pays voisin intervienne en urgence à Kidal pour négocier un cessez-le feu.  Ensuite, sous l’égide de la communauté internationale, nous avons été contraints le couteau sous la gorge de négocier. En pareille circonstance où on part en négociation en position de faiblesse, on ne pouvait pas s’attendre à mieux que ce qu’on a obtenu.  Cinq ans après la signature de cet accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, qu’est qui a marché ?   Ce n’est pas de gaité de cœur qu’on dénonce. Mais se ce n’est pas bon, ce n’est pas bon.», fulmine Mahmoud Dicko.

Pour l’orateur, la seule chose qui a servi à quelque chose, c’est la cessation des hostilités. Mais à quel prix, s’interroge-t-il. Nous avons perdu la guerre, le Mali est absent à Kidal. Le représentant de l’Etat n’est au courant de rien, excepté la réunion du comité de suivi à la quelle il assiste.

<strong>L’erreur d’IBK qui consacre la partition du pays</strong>

A l’analyse des propos de Dicko, on retient que le Chef de l’Etat manque de vison politique pour mener à bon port le bateau Mali.  Car, explique-t-il le centre du pays est devenu l’épicentre des problèmes où les communautés s’entretuent sans savoir les raisons. Et l’Etat se montre une fois de plus impuissant face à cette situation. « Au moment où cette situation s’embrase, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta commet l’erreur politique en nommant quelqu’un appelé Haut représentant du Président au centre. Pendant  qu’il y a le ministre de l’administration territoriale, le ministre de la réconciliation, le gouverneur, les préfets de cercles, et  les autres composantes de l’Etat qui peuvent permettre de trouver un mécanisme de réconciliation, il se permet de nommer un  haut représentant comme cela constituait une autre entité. Donc, il consacre lui-même la partition du pays. Il y a un problème. Le pays est mal gouverné. On ne gouverne pas un pays en opposant les gens, les uns contre les autres. Et vouloir faire sortir ce pays de la crise alors que ton point fort est d’opposer les gens. Ils ont opposé tout le monde en commençant par les religieux. Ils servent de catalyseurs entre les leaders religieux.   Nous allons dénoncer et citer  ces catalyseurs dans les jours à venir. Leur méthode de gouvernance est intenable. Le pays est en train de rétrécir, l’espoir s’estompe ».

Pour Mahmoud Dicko, le régime ayant échoué dans ses tentatives de corruption des gens avec l’argent, et l’opposition des un contre les autres,  il passe par la méthode forte, il s’agit de la répression pour faire taire toute personne qui s’opposera à leur façon de faire.  « Nous disons non à cela. Nous ne sommes pas un peuple soumis », a-t-il souligné.

<strong>Ils ont mis le grappin sur les ressources du pays </strong>

Dans son intervention Mahmoud Dicko dénonce l’oligarchie érigée en mode de gouvernance. Pour lui, ils ont mis le grappin sur les ressources du pays pensant que le peuple n’a pas de dignité face à l’argent. Nous allons leur prouver le contraire. Surtout, rappellera-t-il, le Président nouvellement élu avait sollicité les leaders religieux à le  rappeler à l’ordre à chaque fois qu’ils constatent des dérives.  Mais, au fil du temps, regrette-t-il, on a constaté qu’il n’était pas sincère dans sa déclaration.  La preuve, quand nous avons dénoncé le 29 février l’affaire des véhicules blindés qu’on a appelé à l’époque les « blindés en carton », cela leur a fait mal. Ils ont conspiré contre moi. Ainsi, précise Dicko, ils voulaient se servir de la justice pour m’arrêter et me conduire au camp I. J’avais été mis au parfum de leur plan machiavélique. A travers cet acte, ajoute l’orateur, le régime a prouvé sa mauvaise fois pour le bon fonctionnement de la démocratie chèrement acquise. IBK a-t-il oublié son discours sous ATT  en 2008 à Ségou où il dénonçait la mauvaise gouvernance de ce dernier au motif que ce dernier est incapable et  que quand on ne peut pas, on dégage. S’il se montre incapable aujourd’hui, pourquoi ne pas lui dire la même chose, rappelle l’Imam Dicko. Le peuple doit s’assumer en affirmant ce qu’il veut. « J’ai l’habitude de conseiller le Président dans son Palais de créer les conditions pour instaurer un cadre de Dialogue entre lui et le peuple, il va vouloir s’exprimer sans interlocuteur  dira ce qu’il veut. Mais nous sommes un peuple mature qui ne posera pas d’acte pouvant déshonorer notre pays », conclura l’Imam Mahmoud Dicko.

<strong>Promesse non tenue de Dicko</strong>

A l’occasion de cette interview, Mahmoud Dicko avait promis de diriger la prière collective du vendredi avec les manifestants tout en les invitant d’être présents. Mais, à l’heure venue, Dicko n’était pas sur les lieux. Il a signalé sa présence aux environs de 14 heures. Des informations nous sont parvenues  qu’il a préféré prier dans sa mosquée à Badalabougou. Cette, promesse, il ne l’a pas tenue. Et jusque-là, il n’a fourni aucune explication à ses militants, pardon, à ses invités.

<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme au Mali :  Faut&#45;il croire à la mort d’Abdelmalek Droukdel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-au-mali-faut-il-croire-a-la-mort-dabdelmalek-droukdel-2878531.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 14:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La ministre française des Armées Florence Parly a annoncé le vendredi 5 juin 2020, la mort du chef d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel et de « plusieurs de ses proches collaborateurs », lors d'une opération militaire menée par les forces françaises et leurs partenaires, le 3 juin 2020 au Mali. C’était au nord de l'Adrar des Ifoghas, à 80 km à l'est de Tessalit, près de la frontière avec l'Algérie. Une information confirmée par le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major des armées, ajoutant qu'il y a également un prisonnier. « L'un des membres du groupe terroriste s'est rendu sans combattre. On ne connaît pas encore son identité. » Cette opération a été réalisée par un module d'intervention composée d'hélicoptères et de troupes au sol, le tout étant appuyé par l'aviation.

Cependant, même si  la France semble avoir joué de la prudence dans la confirmation de cette information, il vaut mieux prendre cette information avec des pincettes, tant des djihadistes annoncés morts ont ressuscité. Le hic est que ces informations tombent  seulement quand la France éternelle est indexée. En effet, à chaque fois que des maliens tentent ou expriment leur sentiment anti-français, l’hexagone sacrifie un pion, du moins dans un communiqué pour calmer les tensions. Ce communiqué qui tombe un 5 juin 2020, alors que Mohamoud Dicko et ses  adeptes étaient encore dans les rues de Bamako, en dit long. Cependant, si les manifestants ont demandé le départ de la France du Mali, le 5 Avril 2019, les forces étrangères n’étaient pas dans la ligne de tirs lors de la manif du 5 juin 2020. Des maliens estiment également que la France profite de ses morts sur papier pour motiver certaines décisions au Nord Mali.

En 2013, l’armée tchadienne avait annoncé la mort du chef d’Al-Morabitoune, Mokhtar Belmokhtar après la bataille de Tigharghâr, dans l’Adrar des Ifoghas au nord Mali. Deux ans plus tard quand, en 2015, ce fut le tour du Pentagone a annoncé sa mort « probable » suite à une série de bombardements près d’Ajdabiya, en Libye. Et, un an plus tard, il signe un communique d’Aqmi. En novembre 2016, l’armée Française annonce à son tour l’avoir abattu avant qu’il ne réapparaît comme un fantôme.

Amadou Koufa, chef de la katiba Macina a été également annoncé pour mort, avant qu’il ne réapparaisse dans une vidéo quelques mois plus tard. En effet, en Novembre 2018, l'armée française a annoncé la mort probable de Koufa. Une information affirmée respectivement par les ministres des Armées  Françaises, Florence Parly et malien de la défense et des anciens combattants. « Une action complexe et d'ampleur ayant permis de neutraliser un important détachement terroristes au sein duquel se trouvait probablement l'un des principaux adjoints de Iyad ag Ghaly, Amadou Koufa, chef de la katiba Macina… dans un premier temps, grièvement blessé avant de mourir ». En réalité, Amadou Koufa est « ni tué, ni blessé. » Et c’est le même Abdelmalek Droukdel dans un enregistrement audio diffusée par Alakhbar qui avait indiqué que « le cheikh n’était pas sur le site de l’opération et il n’a été ni tué, ni blessé », avant que Kouffa ne réapparaisse.

<strong>Bill Carson</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonctionnement des institutions de la République : « Manassa Danioko un problème pour la démocratie malienne »</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/fonctionnement-des-institutions-de-la-republique-manassa-danioko-un-probleme-pour-la-democratie-malienne-2878527.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/fonctionnement-des-institutions-de-la-republique-manassa-danioko-un-probleme-pour-la-democratie-malienne-2878527.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 14:22:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Accusée de faire la pluie et le beau temps,  la présidente de la Cour constitutionnelle Manassa Danioko s'est faite encore indexer par Mahmoud Dicko et les siens. Une situation qui est loin d'être synonyme de paix dans un pays déchiré par la crise sociopolitique. </strong>

Après avoir été la cible de toutes les critiques après la proclamation des résultats des récentes élections législatives, les neuf sages de la Cour constitutionnelle, notamment sa présidente Manassa Danioko, étaient encore au centre de la manifestation du 5 juin 2020.

En effet, lors du meeting organisé par la CMAS, l’EMK et FSD, l'imam Mahmoud Dicko s'en est  pris à la présidente de la Cour constitutionnelle dont il juge ses prises de positions très ambiguës. &lt;&lt;  Je ne veux pas proposer le nom de quelqu'un, mais c'est une vielle dame. C'est à cause d'elle que j'ai dit à la CMAS de ne pas participer aux élections législatives. Car la connaissant bien, je ne voulais pas entraîner les gens dans une autre situation dérisoire. Ou même être partisan d'une injustice &gt;&gt;, s'est indigné Dicko dans un ton sarcastique.

Et si on se référait à la très controverse déclaration de la Cour constitutionnelle, suite à la déclaration des regroupements CMAS, EMK Mali Koura, et FSD d'organiser un meeting dénonçant la mauvaise gouvernance et de demander la démission du président de la république le vendredi 5 juin, la Cour constitutionnelle a  aussitôt réagit. Une réaction qui n'a pas été du goût des  principaux  regroupements.

Il n'en fallait pas. La Cour constitutionnelle aussi à travers un communiqué a ordonné le Gouvernement de s'attaquer sans raison aux Partis politiques et Mouvements, qu'elle accuse de tenir des propos insurrectionnels, subversifs et séditieux pour avoir appelé les forces patriotiques à un rassemblement. Elle ordonne au Gouvernement, l'application scrupuleuse des sanctions pénales et celles liées à la charte des Partis et à la loi sur les associations.

Toujours selon les trois regroupements, c'est un mépris, qu'elle s'écarte des prescriptions déontologiques de l'article 8 de la loi 97-010 du 11 Février 1997, modifiée, portant loi organique déterminant les règles d'organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Libération de Soumaila Cissé :  Un Collectif de femmes interpelle la communauté internationale</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 14:21:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce jeudi 4 juin 2020, le Collectif de femmes pour la libération de l'honorable Soumaïla Cissé était au Monument de la paix pour un sit-in demandant sa libération immédiate.</strong>

Kidnappé il y'a plus de 70 jours par des hommes armés non identifiés, dès lors les efforts n'ont cessé d'être multipliés pour demander sa libération. Et c'est dans ce cadre que plus d'une centaine de femmes du collectif des femmes pour la libération de l'honorable Soumaïla Cissé ont une fois de plus demandé sa libération.

Mme Adiawiakoye Ramatou Koné, présidente des femmes de l'URD,  a martelé qu'il s'agit d'interpeller le pouvoir central pour que Soumaila Cissé soit libéré dans les meilleurs délais. Ce n'est pas seulement un combat pour les femmes de l'URD, mais un combat pour toutes les femmes du Mali. &lt;&lt; Nous demandons aux maliens de tous bords de se joindre à nous, pour amener le pouvoir à prendre ses responsabilités. Le même message est adressé à nos amis de la communauté internationale pour qu'ils intensifient les efforts auprès des autorités maliennes pour la libération imminente du chef de file de l'opposition &gt;&gt;,  a-t-elle précisé.

Avec des pancartes et banderoles (Liberté pour tous les prisonniers politiques ou encore IBK où est Soumaïla Cissé) certains manifestants jugent la réaction de l'État pour la libération de Soumaila Cissé trop ambiguë. C'est le cas de Paul Ismaël Boro, président du rassemblement des maliens (RAMA). À l'en croire,  les autorités ont pris du temps avant de se rendre compte de la gravité de la situation. Selon ses mots, comment se fait-il que la deuxième personnalité politique du pays se fasse kidnapper dans le pays dans une période électorale sensée être sécurisée par l'État.

Pour sa part, Mme Sy Kadiatou Sow a affirmé qu'on ne peut pas être en paix alors que des citoyens se font assassiner ou kidnapper sur le sol malien. La détention de Soumaila Cissé à plus de 70 jours c'est trop. &lt;&lt; Les autorités parlent de négociations. Le processus est engagé, et je pense qu'il faut accélérer les efforts de négociations. Nous comptons sur la communauté internationale qui dans le temps avait appuyé les autorités maliennes pour obtenir la libération des otages de l'État et étrangers. 70 jours c'est trop, nous appelons les uns et les autres à la mobilisation générale jusqu'à sa libération &gt;&gt;, a conclu Mme Sy.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’oligarchie, la mauvaise gouvernance et le manque de vision :  Des milliers de Maliens dans la rue pour demander la démission du Président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/loligarchie-la-mauvaise-gouvernance-et-le-manque-de-vision-des-milliers-de-maliens-dans-la-rue-pour-demander-la-demission-du-president-ibk-2878530.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 14:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce vendredi 5 juin 2020, au monument de l'indépendant, plusieurs milliers de Maliens ont répondu à l'appel de Mahmoud Dicko et d'autres regroupements  pour demander la démission du président de la république. Devant une foule déchaînée,  l'imam Mahmoud Dicko en a profité pour lancer plusieurs pics au chef de l'État. </strong>

En déphasage avec le peuple depuis quelques moments, le Président IBK est en train d’être vomi par les Maliens<strong>. </strong>C’est du moins ce qu’on peut retenir du rassemblement tenu le vendredi 05 juin sur le boulevard de l’Indépendance. Si certains voulaient justes exprimer leur mécontentement de la gestion des affaires publiques par le Président IBK et son clan, d’autres réclamaient sa démission pure et simple au motif qu’on ne peut plus rien espérer de lui. <strong> </strong>D'aucuns disent déjà &lt;&lt; Jamais deux sans trois &gt;&gt;. Voila ce qui résume désormais l'atmosphère sociopolitique du Mali. C'est la deuxième grande manifestation qui a encore secoué le régime du président de la république Ibrahim Boubacar Keita. En effet cette nouvelle démonstration de force de Mahmoud Dicko accompagné de certains partis politiques et mouvements, prouve déjà que le Mali est loin d'être un pays stable. La ville de Bamako a encore été le théâtre d'un véritable règlement de comptes dont furent témoins des milliers de manifestants venus de divers horizons.

Avec différents intervenants et sangles d'attaques, les organisateurs en avaient beaucoup à la gorge. Selon Clément Dembélé,  porte-parole de la plateforme pour la lutte la corruption et le chômage : &lt;&lt; Ils sont entrain de mentir à la communauté internationale que nous voulons transformer le Mali en Etat islamique. Ce qui n'est qu'une stratégie des moindres pour nous diviser. Et cela ne marchera pas. Un régime incapable de répondre aux aspirations et besoins du peuple ne mérite pas de compassion. Où sont les 200.000  emplois annoncés depuis belle lurette ? L'État est absent au Nord et dans une grande partie du centre. Les maliens ont besoin d'eau et d'électricité. Une administration  remplie de fonctionnaires corrompus, voici résumé  les sept années d'incapacité et mauvaise gouvernance &gt;&gt;.

Quand à Moussa  Sinko Coulibaly, il a souligné que c'est le lieu de demander à ceux qui sont à la maison de les rejoindre pour rendre le pouvoir au peuple. Au tour de  Cheick Oumar Sissoko  de Espoir Mali Coura qui s'est interrogé : &lt;&lt; Comment avons nous pu s'assoir pour attendre que la situation se dégrade de telle sorte ? Le départ du régime va signifier aussi la démission de l'Assemblée nationale qui est une déception de trop pour le peuple malien &gt;&gt;.

Quand à Me Moutaga Tall,  il a décrit la situation du pays à travers l'histoire d'un village qui serait mal gouverné par son chef de village.

Acclamé dès sa prise de parole, l’Imam Mahmoud Dicko, en prélude, a affirmé qu'il demande pardon aux maliens  en son nom et en celui du chérif de Nioro pour avoir trompé le peuple à suivre Ibk en 2013. À l'en croire, le chérif ne peut haïr quelque chose ou quelqu'un et que celui-ci soit béni dans ce pays. Il poursuivra que même si le président lui donne toute la richesse de ce pays, cela ne l'empêchera pas de lui cracher la vérité s'il gouverne mal.

Selon Mahmoud Dicko, IBK a laissé ses proches dilapider le pays. Et qu'il faut qu'il sache que son régime et lui sont éphémères, tandis que le Mali demeurera. &lt;&lt; Nous sommes opposés à la démagogie, à la corruption et à l'impunité. Il s'agit de sauver la patrie Mali. Nous ne sommes pas un peuple résigné,  mais un peuple debout. Le clanisme a trop duré. Cette façon de gouverner le Mali qui consiste  à diviser, à opposer les uns aux autres, est pitoyable. Il a transformé notre digne armée en une armée clandestine. Et ce n'est pas avec une telle armée sous équipée qu'on va récupérer l'AZAWAD. Il laisse les jeunes gens dilapider les ressources du Pays, et se donne encore l'audace de se taper la poitrine disant qu'il aime le Mali. Ça c'est pitoyable. IBK soyons honnêtes. Je lui dis que ce n'est qu'un début. Et il est temps pour qu’il soit raisonnable et qu'il sorte par la grande porte, sinon il verra ce qui  adviendra. IBK a humilié le Mali et continue de l'humilier tous les jours. Ils ont humilié le Mali à Sikasso, où une unité de la force antiterroriste a tiré à balles réelles sur des civils. C'est IBK qui a fait subir l'humiliation ultime au peuple malien &gt;&gt;, a-t-il déclaré.

Parlant de la cour constitutionnelle, il n'a pas caché son désaccord avec la présidente de cette institution. &lt;&lt; C'est une vielle dame qui depuis qu'elle a fait ses heures de gloire lors d'un procès,  elle a cru qu'il n’y'a plus d'homme. Et 'est à cause d'elle que j'ai instruit à la CMAS de ne pas aller aux élections législatives. Car je savais ce qui se tramait. Je ne veux pas être partisan d'une injustice. Cette dame m'inspire pas confiance &gt;&gt;, a-t-il ajouté.

S'adressant de nouveau au président de la république,  Mahmoud Dicko a averti : &lt;&lt; On n'est pas des populistes. Si jamais il tente de nous négliger il verra. &gt;&gt;

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>5ème édition de Integrity  Icon Mali : Accountability lab Mali lance le processus de célébration des fonctionnaires intègres</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/5eme-edition-de-integrity-icon-mali-accountability-lab-mali-lance-le-processus-de-celebration-des-fonctionnaires-integres-2878540.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 00:26:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la relance de ses activités annuelles, Accountability Lab Mali et ses partenaires ont procédé au lancement de la 5<sup>ème</sup> édition de la Campagne Integrity Icon Mali. C’était le jeudi 4 juin 2020, à l’Hôtel ‘’ Les Colibris ‘’, en présence de Souleymane Bouaré, directeur résident Accountaility lab ; d’Aïchata Tapo de Global Shapers Community Bamako ; de la présidente du Conseil d’Administration Mme Gnama Koné ; ainsi que de la gagnante  de l’édition précédente d’Integrity Icon Mali, Coulibaly Aminata Goïta, médecin-chef au CSRef de Sikasso.</em></strong>

Accountability Lab Mali, membre du réseau international Accountability Lab basé à Washington-DC aux Etats-Unis, se charge de la mission principale d'organiser et de promouvoir la redevabilité, l'intégrité et, par voie de conséquence la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique Malienne

Le programme Integrity Icon Mali est une activité de lutte contre la corruption en changeant de paradigme. Il est un mouvement national qui a pour objectif d'identifier et de célébrer les fonctionnaires honnêtes et intègres de l'administration publique afin qu'ils inspirent les jeunes. Avec un but de générer une conversation constructive sur l'intégrité et la responsabilité et de construire un réseau de fonctionnaire pour lutter contre la corruption.

Pour le directeur des opérations d'AL Mali Souleymane Bouaré c'est le lieu de parler des effets de la mauvaise gouvernance et de la corruption dans le pays et de la façon dont cela entrave le développement du pays.

Quand au directeur-pays, Moussa Kondo  il a souligné que : « <em>le projet Integrity Icon met en évidence l'intégrité dans le secteur public pour permettre aux Maliens de s'interroger sur les challenges existants; de soutenir les changements susceptibles d'améliorer les vies des populations </em>».

A l’en croire : Integrity Icon est une campagne annuelle dont l'objectif est d'amener les Maliens des différentes régions à se joindre au débat sur l'importance de l'intégrité, l'éthique et la redevabilité. Le défi central du Mali est lié au manque d'intégrité, qui est au cœur de la corruption, de l'inégalité et de l'insécurité. La campagne vise à rendre hommage aux fonctionnaires qui vont au-delà de leur devoir, à travers leurs efforts pour réaliser un changement sociétal collectif vers une plus grande responsabilisation.

« <em>Forts du succès des campagnes précédentes Accountaility Lab et ses partenaires ont lancé Integrity Icon Mali. Ce présent lancement, donne le ton à entamer le recrutement et la formation des nouvelles localités à l'intérieur du pays pour permettre au programme d'atteindre tous les fonctionnaires qui travaillent avec honnêteté et intégrité et "font ce qu'il faut, même quand personne ne les regarde</em> », a laissé entendre le directeur-pays.

Pour clore son intervention Moussa Kondo dira que <em>: « c’est à travers un gala annuel organisé très généralement le 9 décembre, journée internationale de lutte contre la corruption, au cours de laquelle, plus de 200 invités, nos partenaires techniques et financiers, les autorités et d'autres personnalités. Le tout sera couronné par l’annonce du nom du lauréat de l'année par un huissier</em> ».

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incendie au marché de bétail de Faladiè : 2 509 sinistrés dans la détresse</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/incendie-au-marche-de-betail-de-faladie-2-509-sinistres-dans-la-detresse-2871966.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 14:12:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 28 avril 2020, le HCR au Mali a été informé d'un incendie qui s'est déclaré dans le site de Faladié à Bamako, abritant des personnes déplacées internes, parmi  les 2 350 à Bamako ainsi que 159 réfugiés Burkinabé. Selon des sources locales, et à la suite d'un déploiement immédiat pour s'enquérir de la situation, le HCR a appris que cet incendie aurait été provoqué par des pneus brûlés par les habitants du site, à proximité du foin pour les animaux. </em></strong>

Survenu dans l’après-midi de la journée du mardi 28 avril 2020, au marché de bétail de Faladié, le site abritant plus de deux mille  personnes déplacées, fuyant les affrontements au centre du pays était en feu. Selon des sources locales, l’incendie aurait été provoqué par des pneus brûlés par les habitants du site, à proximité du foin pour les animaux.

Au cours de ce drame, des centaines d’animaux attachés ont été calcinés, la majorité des tentes et les biens de personnes déplacées ont été détruits par les flammes, et d’importantes sommes d’argent sont parties en fumée. Jusque-là, le bilan humain de la catastrophe n'a pas encore été déterminé. En outre, l'impact du feu a été limité par l'intervention des sapeurs-pompiers, notamment pour éviter son expansion aux stations d'essence à proximité du site.

Le Ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, qui s'est rendu sur place, a identifié un lieu où les familles affectées pourraient rester à titre provisoire, le temps de leur trouver une solution plus durable. Il a également sollicité l'appui du HCR en termes d'abris et de biens non-alimentaires pour les personnes affectées. De ce fait, le HCR se mobilise pour s'approvisionner en biens non-alimentaires / abris et prévoit, à la demande d'OCHA, de coordonner une visite conjointe avec d'autres acteurs pour évaluer les besoins et apporter une réponse immédiate.

L'incident intervient au moment où la saison chaude est à son apogée, rendant la vie des personnes déplacées plus difficile et créant une tension autour des ressources existantes. Ce triste sort en est peut-être la preuve. À titre de rappel, et à la suite de la récente déclaration d'urgence au Mali par le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR avait déjà approché le Gouvernement du Mali pour initier une procédure de mise en place d'un site de déplacés à Bamako, avec une infrastructure plus adéquate et des services opérationnels pour une prise en charge complète des personnes déplacées de force. L'objectif est de faire déménager les personnes se trouvant actuellement dans le site de Faladié, géré par le gouvernement et d'autres acteurs de la société civile.

En coordination avec l'équipe humanitaire du pays, le HCR continuera de suivre de près la situation et apportera son appui aux personnes affectées par cet incident. Le HCR au Mali réitère sa volonté d'accompagner le gouvernement dans la relocalisation des personnes déplacées de force sur un ou des sites d'accueil plus convenables.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives 2020 :  Un 4e tour en perspective ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/legislatives-2020-un-4e-tour-en-perspective-2871973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 12:35:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quelques heures après la proclamation des résultats définitifs par la cour constitutionnelle, le 30 avril 2020, les populations des circonstances électorales, apparemment les partisans des alliances perdantes ont pris d’assauts les rues. Objectifs, dénoncer ce qu’ils appellent mascarade électorale et manifester leur désaccord avec l’arrêt de la cour qui est en principe  irrévocable, en attestent les slogans hostiles « aux résultats proclamés » des législatives qu’ils jugent arbitraires et frauduleux : « Non à la dictature de la fraude », « Respectez le vote des Maliens », « le dernier mot revient au peuple », « abas IBK, abas Manassa ». Et comme une provocation, la plus part de ces manifs ont eu lieu nuitamment, en cette période de couvre-feu. Largement diffusées sur les réseaux sociaux, notamment, Facebook, on apprend qu’un policier aurait été blessé en commune I, une voiture de police incendiée à Sikasso, la circulation sur l’axe Bamako-Sikasso coupée dans la journée du 1<sup>er</sup> mai 2020.

Contrairement aux autres manifestants, les Sikassois ont des arguments accablants qui mettent en cause, la crédibilité de l’arrêt des 9 sages de la république. En effet, après examen des pièces du dossier, notamment les procès-verbaux du déroulement du scrutin, la cour dit avoir constaté de multiples irrégularités, qui ont sérieusement compromis la sincérité dudit scrutin dans des communes. Conséquences, elle a procédé à l’annulation de l’ensemble des bureaux de vote des communes de Lobougou, Kolokoba, Farakala, Kofan, Niena, Blendio, Benkadi, Kapala Kourma, Finkolo Ganadougou et Diomantenin. Et c’est finalement l’alliance RPM//URD/Codem qui est déclarée vainqueur au détriment de l’alliance Adema/Asma/ADP-Maliba/FCD.

Cependant, selon les manifestants de la troisième région, le total des communes annule 20 350 voix à l’Alliance Adema/Asma/ADP-Maliba/FCD et 9 578 voix à l’alliance RPM/URD/Codem. En enlevant les 20 350 voix annulées à l’alliance Adema/Asma/ADP-Maliba/FCD, qui venait en tête avec 61 723 voix, il lui reste 41 373 voix. Quant à l’alliance RPM/URD/Codem  qui venait en 2<sup>e</sup> place avec 50 780 voix selon les résultats provisoires, il ne lui reste que  41 202 voix avec l’annulation des 9 578 voix. En définitive, c’est l'Alliance Adema/Asma/ADP-Maliba/FCD demeure vainqueur avec une différence de 171 voix. Ils exigent qu’on rétablisse la vérité des urnes.

A Yanfolila également, il semble que la présidente de la cour constitutionnelle s’est trompée en attribuant la victoire à l’alliance Adema/RPM en lieu et place de l’alliance PMK-PDES. Ne sachant pas la primauté entre ce qui a été prononcé et ce qui est écrit, les habitants de cette circonscription ont également paralysés le chef-lieu du cercle en guise de protestation.

Des jeunes de Kati, menacent également de paralyser la république, comme ils l’ont fait en 2019 pour exiger le démarrage de travaux de l’axe Bamako-Kayes.

Il nous revient par ailleurs que la cour constitutionnelle aurait accepté des requêtes sur des erreurs matériels, notamment à Bougouni. L’étoile de Bakary Togola va-t-elle briller à nouveau ? C’est une probabilité à ne pas écarter, même l’arrêt de la cour constitutionnelle est de nature irrévocable, et que revenir sur ses erreurs peut amener les autres candidats dont les requêtes ont été rejetées  à mettre en cause l’impartialité de la cour constitutionnelle.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résultats définitifs des législatives :  Avec 51 élus, le RPM confirme sa suprématie</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/resultats-definitifs-des-legislatives-avec-51-elus-le-rpm-confirme-sa-suprematie-2871971.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 12:16:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les urnes ont rendu leur verdict, le dimanche 19 avril 2020 pour le second et dernier épisode des législatives. Il s’agit d’une des plus agité des élections législatives au Mali, en témoignent les 79 requêtes introduites par les protagonistes. La cour constitutionnelle a rendu sa délibération irrévocable, le 30 avril 2020. </strong>

Le RPM, avec plus de 70 sièges parlementaires au sein de la législature sortante, se retrouve avec une cinquantaine d’élus. Cependant, il a confirmé sa suprématie représentative des formations politiques de la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale. En effet, avec une quarantaine de sièges, selon les résultats provisoires, il gagne 11 de plus, perd deux et fait profiter ses alliés, en occurrence l’Adema et l’URD. Il s’agit entre autres des circonscriptions électorales de Sikasso, Kati, les communes I, V et VI du district de Bamako. En effet, la cour sur des requêtes introduites par le parti au pouvoir a relevé une série d’irrégularités suffisantes pour annuler des opérations électorales dans les centres et bureaux  de plusieurs circonscriptions électorales. Les motifs sont nombreux mais dans la plus part des cas, il s’agit du remplacement des présidents de bureaux de vote initialement nommés par les représentants compétents de l’Etat par des personnes qui ne figurent pas sur la liste des assesseurs dans les bureaux des circonscriptions électorales. Toute chose ayant permis de renverser la tendance en faveur de plusieurs candidats, éliminés par les résultats provisoires proclamés par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation.

En commune I du district de Bamako, ou l’alliance RPM/Adema qui venait en seconde position contre l’alliance Prvn-Faso/Yelema, avec une différence de plus de 2000 voix, a été repêchée, après annulation des centres de vote de Doumanzana, Fadjiguila et Sikoro. Au motif que les opérations de vote ont été entre autres perturbés par des actes de violence commis par des partisans de l’alliance Yelema/PRVM, émaillés par des actes de violences orchestrés par les mêmes individus favorisant l’usage de bulletins prévôtés et des bourrages d’urnes au passage. Après recomptage, c’est finalement les candidats de l’alliance RPM/Adema qui sont déclarés députés.

En commune VI du district de Bamako, des bureaux de votes ont été également annulés. On y dénombre en tout 46 bureaux, dont 7 à Banankabougou, 6 à Dianeguéla, 18 à Faladiè, 20 à Niamakoro, 4 à Yirimadio et 1 Missabougou. En tête selon les résultats provisoires, avec 52,31%, l’alliance URD/LCD, perd finalement ses deux sièges au profit de l’alliance RPM/Adema.

A Kati, c’est dans la commune du Mandé que le scrutin a été entaché d’irrégularités. Tenez-vous bien, soit soixante-deux (62) sur soixante-seize (76) des bureaux de vote que compte la commune ont été annulés sur fond de remplacements illégaux des présidents de bureaux de vote par une décision sans signature mais revêtue du cachet du Secrétaire Général de la Mairie de la Commune du Mandé. Suffisant à ses yeux pour annuler les dits votes. La cour a cet effet, annulé 2 bureaux de vote à Dakana, Nafadji et Samanyana, 1 à Faraba, Kamalé, Koursalécoro, Kirina-Somono, N’Tanfara, Samalé, Katibougou, Samanyana-Somono et Kakelé, 4 à Djoliba, Samanko et à Kabalabougou , 14 à Kanadjiguila, 3 à Farabana et Koursalé et Samaya, 5 à Mamaribougou et 8 à Ouezzindougou. Toute chose qui a profité au trio RPM/URD/Adema, qui selon les résultats provisoires occupait la deuxième place avec quelques milliers de voix.

A Sikasso, le miracle de l’alliance RPM/Codem/URD est venu des communes de Lobougou, Kolokoba, Farakala, Kofan, Niena, Blendio, Benkadi, Kapala Kourma, Finkolo Ganadougou et Diomantenin. En effet, après examen des pièces du dossier, notamment les procès-verbaux du déroulement du scrutin, la cour dit avoir constaté de multiples irrégularités, qui ont sérieusement compromis la sincérité dudit scrutin dans les communes ci-dessus. Conséquences, elle a procédé à l’annulation de l’ensemble des bureaux de vote de ces dites localités, apparemment défavorables aux tisserands et alliés, déclarés vainqueurs.

Enfin, en commune V du district de Bamako, les pièces fournies dans la requête de l’alliance RPM/APR, la cour après examen a révélé la matérialité des irrégularités invoquées. Après avoir fait recours aux fiches de décomptes de la CENI pour rétablir la réalité des suffrages valablement exprimés dans certains bureaux de vote, elle a procédé à l’annulation des résultats issus des bureaux jugés incriminés et ordonné le recomptage des voix. 42 bureaux de vote seront ainsi annulés. Suffisant pour le 1er vice-président de la 5e législature de se tirer d’affaire et de siéger au sein de la 6e législature. Ce réajustement, pardon cet arrêt de la Cour Constitutionnelle donnant 51 députés au RPM confirme la suprématie du parti au pouvoir.

Si le RPM a gagné des sièges à la cour, il a également perdu deux à Bougouni. Le président de la commission des lois, Zoumana N’tji Doumbia et Bakary Togola étaient en lice contre la CDS de Blaise. Après l’annulation de 8 bureaux de vote, notamment à Diendio, Woman, Soliba, Faraba et Sanankourouni pour cause de manœuvres frauduleuses ayant consisté à recenser des votes fictifs de personnes absentes ou décédées, sur fond d’une requête introduite par l’alliance CDS/Adema, le célèbre prisonnier et son colistier de marque, ont vu s’envoler leur victoire, qu’ils avaient déjà commencé à fêter.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Baisse drastique du prix du coton au Mali :   Le prix est fixé à 200 FCFA/Kg contre 275 F l’an passé</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/baisse-drastique-du-prix-du-coton-au-mali-le-prix-est-fixe-a-200-fcfa-kg-contre-275-f-lan-passe-2871977.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 11:23:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’un des piliers de notre économie est durement affecté. Le cours du coton est en baisse.  Et, du coup cela sera ressentie par les paysans maliens. Le prix du coton graine a été fixé à  200 FCFA le kilogramme pour la campagne 2020-2021contre 275F la campagne précédente. C'est ce qui ressort de la rencontre annuelle de fixation des prix</strong>.

A l’issue de la rencontre annuelle de fixation des prix du coton, tel l'épée de Damoclès, le monde paysan apprend à la télévision nationale la baisse du prix de coton de 75 FCFA sur le kilogramme.

<strong>  « </strong>Entre avril 2019 et avril 2020, le prix de la fibre du coton a perdu a peu près 270 FCFA.  Nous avons fait nos projections qui nous donnent 200 FCFA. C’est le prix de base que le marché mondial nous offre aujourd’hui », a déclaré le Président Directeur général de la CMDT, Baba Berthé.

Selon des sources proches du dossier, la fixation du prix de coton à 200 FCFA se tient dans un contexte marqué par la baisse des cours des matières premières dans le monde liée à la pandémie du COVID 19.

Pour sa part, le ministre de l’agriculture, Baba Moulaye Haïdara, affirme que l’Etat fera en sorte que tous les citoyens profitent des avantages annoncés par le gouvernement pour soutenir les difficultés que nous vivons. « Particulièrement pour les paysans, le Département de tutelle est à pied d’œuvre pour trouver les meilleures solutions pouvant aboutir à une très bonne campagne. Le gouvernement maintien sa subvention de 10 milliards aux coton culteurs.  Les 10 milliards seront transformés cette fois-ci en bonus, proportionnellement à la production. Sur le prix de vente du kilo de coton graine, il y aura un bonus de 15 FCFA. Et nous sommes allés sur la base de 700 000 tonnes qui ont été produites cette année. Il va de soit que ce bonus puisse varier en fonction du prorata de la production.  Chaque paysan qui vendrait une certaine quantité sera évaluée à l’unité de mesure », précise, le ministre de l’agriculture. D’autres sources affirment que ce prix de 200 F pourrait connaître une amélioration en fonction de l’évolution du marché mondial.

De toutes les façons, dans le monde rural, les paysans affirment que cette nouvelle fait froid au dos. Et qu’elle est perçue comme si le ciel venait de tomber sur leur tête.  Démotivés par cette annonce, apprend-on, plusieurs agriculteurs ont décidé d’abandonner la culture du coton cette année, tandis que d’autres envisagent un réajustement de leur programmation initiale.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Appui à la diaspora malienne : L’Office du Niger offre 5 000 hectares au HCME</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/appui-a-la-diaspora-malienne-loffice-du-niger-offre-5-000-hectares-au-hcme-2871976.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 11:21:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le  vendredi 24 avril 2020, le bureau du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) représenté par Mamadou Camara,  a reçu M. Hamadoun Sidibé,  Directeur de l’Aménagement et de la Gestion du Foncier de l’Office du Niger. C‘était au siège du HCME, sise à la Cité UNICEF de Bamako. </em></strong>

Les échanges entre le Directeur de l’Aménagement et de la Gestion du Foncier de l’Office du Niger, M. Hamadoun Sidibé et Mamadou Camara, représentant le bureau du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, ont porté sur la présentation du site de 5.000 hectares, dans la zone de production de Kolongo, attribué au HCME, par l’Office du Niger et sur les modalités pratiques d’un partenariat entre les deux structures. Ce partenariat va permettre d’installer les entrepreneurs de la diaspora dans cette zone de l’Office du Niger.

Cette réunion, entre le Directeur de l’Aménagement et de la Gestion du Foncier de l’Office du Niger et le bureau du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur représenté par Mamadou Camara, est la suite logique d’une visite de terrain qu’une délégation du HCME avait effectué dans la zone de production le 04 mai 2019. Pour rappel, les échanges ont porté sur le potentiel, les opportunités, les défis et contraintes de l’Office du Niger, la relation de l’Office du Niger avec la diaspora malienne et avec les institutions financières de la place, les modes de tenure des terres à l’Office du Niger.

Impressionné en son temps par les potentialités de l’Office du Niger, le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur par la voix de son chef de mission, Mamadou Camara, s’était engagé à investir dans un grand projet d’aménagement hydro agricole dans la zone de production de Kolongo. Il prévoyait aussi de réaliser des équipements collectifs : centre de santé, école et point d’eau pour les populations qui seront concernées par leur projet.

Avec cette réunion du vendredi 24 avril 2020, entre les cadres des deux structures, l’on peut soutenir qu’un partenariat entre l’Office du Niger et le HCME est en passe d’être scellé.

<strong>Adama TRAORE </strong>

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<strong>Office du Niger :</strong>

<strong> </strong><strong>Le PDG offre 1000 masques aux agents pour lutter contre le Covid-19</strong>

Le Secrétaire Général de la Section syndicale UNTM de l’Office du Niger, Amadou Abdoulaye Touré et son homologue au niveau régional, Issa_Touré, (tous deux cadres de l’ON) ont reçu, des mains du PDG Abdel Karim Konaté, 1000 masques lavables made in COMATEX-SA. C’était le mercredi 29 avril 2020, à la Direction Générale de l’entreprise.

Le choix du produit de la COMATEX-SA, une unité industrielle sino-malienne, vise à valoriser la production et la consommation locale, condition sine qua non du développement de tout pays.

Cette initiative de remise des masques est motivée par l’une des mesures de sécurité prises par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta pour lutter contre la maladie à coronavirus. Ainsi, le Chef de l’Etat avait annoncé dans son discours du 10 avril 2020 : ‘’Un malien, un masque’’. Pour atteindre cet objectif, le patron de l’Office du Niger invite les agents à porter le masque en permanence pour se protéger et de sauver des vies humaines contre la pandémie de Covid-19.

Le port du masque permet de briser la chaine de contamination parce que, difficilement les porteurs sains (scientifiquement appelé personne asymptomatique) et les malades ne pourront contaminer d’autres personnes. C’est un combat pour la survie que nous devons gagner impérativement. D’où le geste du Président Directeur Général de l’Office du Niger.

&nbsp;

<strong>NAPAGA KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Couvre&#45;feu et confinement :  Des violences conjugales refont surface</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/couvre-feu-et-confinement-des-violences-conjugales-refont-surface-2871961.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 11:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si le couvre-feu est l'une des mesures préventives de lutte contre la propagation de la pandémie de coronavirus, il est pour de nombreuses femmes un supplice et une source de violences conjugales. En tout cas c'est le constat des responsables de certaines ONG de défense des droits des femmes.</strong>

Il n'en fallait pas plus. C'est désormais une situation amère et de traumatisme qui minent de nombreux couples. En cette période de couvre-feu, et d'autres mesures drastiques comme la descente du travail à 14 h risquent d'être cauchemardesque pour de nombreuses femmes.

En effet selon Salif Zonou, coordinateur des associations des femmes battues, la situation est très critique. &lt;&lt;  Actuellement elles sont nombreuses à venir nous exposer leurs problèmes mais à visage couvert. Elles sont également nombreuses à ne pas être prêtes à convoquer leur mari aux commissariats ou devant les tribunaux pour les violences qu'elles subissent en cette période de couvre-feu &gt;&gt;, a-t-il indiqué. Selon ses dires depuis le début du couvre-feu, les appels téléphoniques anonymes pour les besoins de conseils se sont multipliés. « D'autres par contre sollicitent des solutions de médiation externes », dira t-il.

&lt;&lt; Ce jeudi 30 avril 2020, une femme qui avoisine les 40 ans, en larmes est venue dire que son mari veut la chasser de la maison qu'ils ont pourtant construite ensemble. On lui a demandé qu'est-ce qu'elle voudrait qu'on fasse pour elle ? Elle a affirmé qu'elle ne veut pour le moment pas entrer dans un bras de fer avec son époux. Et qu'elle a peur de la réaction de ses proches et de ceux de son mari. Et pour l'instant qu'elle envisage d'en parler à un oncle pour que celui-ci tente de raisonner son mari &gt;&gt; a-t-il souligné.

Il a aussi ajouté qu'il a reçu une femme qui dit que son mari a pris une machette contre elle. Et qu’il a fallu l'intervention des voisins pour qu'elle ait la vie sauve. Et selon ses dires, cette dernière a décidé d'entamer le processus de divorce.

Interrogé sur les différentes options de son ONG, il a mentionné que l'AFB a quatre services à savoir : la prise en charge juridique et judiciaire à travers des conseils ou avec des avocats au tribunal s'il y a lieu. Il y'a le volet santé qui prend en charge tous les dépenses liées aux violences physiques. Le volet AGR (activités génératrices de revenus) qui propose des solutions de travail pour les femmes battues. Et enfin le volet activités génératrices alimentaires qui consiste à faire des dons de céréales aux femmes démunies qui ont des problèmes dans leur foyers.

Avec en moyenne 10 femmes par jour, Mr Zonou affirme qu'avec le couvre-feu combiné au confinement, leur ONG a senti une légère augmentation de chiffre en termes d'appels téléphoniques. &lt;&lt; La situation nous inquiète. Certaines femmes nous appellent pour nous dire que le comportement de leur mari a brusquement changé. Il y en a certaines qui ne cachent pas leur désarrois face au calvaire qu'elles subissent &gt;&gt;,  a déclaré Zonou Salif.

Interrogé sur leur mode d'emploi,  il dira que l'ONG l'association des femmes battues donne la priorité au dialogue comme stratégie de résolution des mésententes et incompréhensions. Et si la femme décide qu'elle veut coûte que coûte le divorce, nous mettons à sa disposition un avocat pour le bon déroulement du processus.

À l'en croire, la demande dépasse l'offre. &lt;&lt; Nous sommes actuellement débordés. On a du mal à satisfaire toutes les demandes. Avec une insuffisance financière et technique, nous demandons à tous les leaders d'opinions de s'impliquer davantage en termes de sensibilisation afin d'éviter les violences de tous genres.

Quant à Mme Bouaré Bintou Founè Samaké, présidente de l'ONG Wildaf, les appels et les rencontres, en cette période spéciale, ont augmenté. Et toujours, selon ses propos, il y'a de fortes chances à craindre un pic de violences conjugales en cette période de couvre-feu.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Promesse de 20 millions de masques d’IBK : Le rêve se transforme en cauchemar pour certains tailleurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/promesse-de-20-millions-de-masques-dibk-le-reve-se-transforme-en-cauchemar-pour-certains-tailleurs-2871981.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 10:35:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La forte mobilisation des tailleurs locaux, qui ont accueilli la nouvelle de la promesse présidentielle de confectionner 20 millions de masques dans le cadre de la campagne « un Malien, un masque », est aujourd’hui en chute libre.  Et pour cause, les autorités chargées de passer les commandes auprès des entreprises de couture locales ont manqué d’assurance et motivation dans le payement des tailleurs qui n’est pas spontané à la livraison des produits. Conséquence aujourd’hui, beaucoup de tailleurs ont le moral au talon et abandonnent le projet pour se consacrer aux commandes de la fête de Ramadan.  </em></strong>

Le rêve des tailleurs s’est transformé en cauchemar. Suite à la promesse du président IBK de fabriquer localement 20 millions de masques protectrices contre le Covid-19, beaucoup de tailleurs à travers le Mali avaient fermé leurs ateliers au profit du projet présidentiel ou transformé leur lieu de couture en une usine de confection de masques. Et conformément aux termes des contrats qu’ils ont signés avec les autorités, il est dit que le tailleur ne sera payé qu’après livraison des masques. Ce qui signifie que toutes les dépenses liées à la fabrication des maques sont pré-financées par les tailleurs qui signent ledit contrat.  Et c’est ce qui fut fait par tous les tailleurs ayant postulé au marché public. Si certains, connaissant les lenteurs de l’administration malienne sont allés avec le dos de la cuillère, mais d’autres plus gourmands y voyaient dans cette affaire la poule aux œufs d’or et n’ont pas compté au moment de dépenser dans les matériels entrant dans la fabrication des masques.

Selon certains témoignages, des patrons d’entreprises de couture ont même investi des millions de F CFA dans cette affaire.

Aujourd’hui, à en croire certains de ces tailleurs ayant participé à la campagne présidentielle, ils ne sont pas loin du regret d’y avoir participé. « Je pensais que c’était de l’argent rapide. Donc j’ai transformé mon atelier en une usine de fabrication de masques. Pire, j’ai dépensé toutes les économies dans cette affaire. Mais, malheureusement au moment de faire la livraison, ils m’ont fait savoir que le payement n’est pas automatique. J’ai failli pleurer. Je regrette un peu d’avoir participer à la campagne. Mais pas totalement. Je crois qu’ils vont rapidement corriger cette lacune pour ne pas décourager les tailleurs », confie un chef d’atelier en attente d’être payé.
<p class="yiv9573009566msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><b><span style="font-size: 11.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Z KEITA  </span></b></p>
<p class="yiv9573009566msonormal" style="line-height: 115%; margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm;"><span style="font-size: 11.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alexis Kalembri, Baba Dakono, Mahamadou Konaté, Etienne Fakaba Sissoko :  «Mamadou Diarrassouba est le plus méritant pour le perchoir»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alexis-kalembri-baba-dakono-mahamadou-konate-etienne-fakaba-sissoko-mamadou-diarrassouba-est-le-plus-meritant-pour-le-perchoir-2871962.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 10:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les élections législatives 2020, c’est la question du perchoir qui domine les débats et les esprits. Toutes les analyses et tous les commentaires y sont consacrés. Qui sera le nouvel occupant du perchoir de Bagadadji ? Parmi les noms cités, sur la base de la légitimité, l’on voudrait savoir le plus méritant. Sur la chaîne de Renouveau TV, Alexis Kalembri, directeur du journal « Malitribune », Baba Dakono, juriste, Mahamadou KONATE et Etienne Fakaba Sissoko, politologue ; tous des analystes politiques confirmés, ont tranché l’équation politique en faveur de Mamadou Diarrassouba, l’élu RPM à Dioïla.</strong>

Ce jeudi 30 avril 2020, jour de proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, Renouveau TV a tenu une édition spéciale sur le choix des prétendants au perchoir de cette 6<sup>ème</sup> législature.  Les invités étaient Alexis Kalembri, directeur du journal « Mali tribune », Baba Dakono, juriste, Mamadou KONATE, ancien ministre et observateur politique, et Etienne Fakaba Sissoko, économiste.

De leurs analyses, une seule candidature est sérieuse, pertinente et crédible. A n’en pas douter, c’est celle de Mamadou Diarrassouba, cet homme politique influent dans le camp présidentiel et qui est apprécié, bien loin au-delà de sa famille politique, pour son commerce facile et sa grande sociabilité.

Alexis Kalembri, journaliste talentueux, connu pour son sens aigu de décryptage, indique sans ambages que la présidence de la future Assemblée revient de droit à Mamadou Diarrassouba. «  Le RPM mérite le perchoir. Au sein du RPM, on doit choisir entre les plus méritants parmi ceux qui le désirent. Logiquement, le député au sein du RPM qui doit prétendre et mériter la présidence est Mamadou Diarrassouba. Car il a réussi un pari risqué à travers l’élection de 4 députés avec lui-même sur une liste propre à Dioïla. Ce qui prouve qu’il est un homme de défi, un rassembleur dont le Mali a aujourd’hui besoin. Aussi, il fait partie des hommes de confiance du Président IBK », a-t-il indiqué.

S’agissant du président sortant, Issaka Sidibé, le chroniqueur n’a pas été tendre avec lui.  Issaka ne doit même plus prétendre au poste du Président de l’Assemblée nationale. Car n’ayant posé aucun acte pendant son mandat pour rehausser l’image de l’institution parlementaire. Au contraire, il a contribué à ternir son image. « A mon avis, il ne va même pas prétendre au perchoir », a sèchement déclaré Alexis Kalembri.

Etienne Fakaba Sissoko trouve, lui, que « tous les prétendants sont issus du même système appartenant à la même famille politique ». Toutefois, il ne fait pas de fine bouche en disant que « le parti RPM est méritant ».

Pour le perchoir, il est catégorique : « Au sein du RPM, celui qui a amené avec lui 4 députés, (NDR Mamadou Diarrassouba), soit un total de 5 avec plus de 58%, est méritant. L’analyste est tout de même prévoyant quand il a fait observer « un partage de postes de responsabilité » pour une « meilleure stabilité du pays », dit-il.

Dans son intervention, Baba Dakono, estime que pour des raisons de légitimité, le futur président de l’Assemblée nationale  doit être issu du RPM.  Au plan politique, juge-t-il, il faut quelqu’un d’engager et de rassembleur. « Je ne partage pas l’avis d’Etienne Fakaba Sissoko… On n’a pas besoin d’un PHD ou d’un Doctorat pour gérer une Assemblée nationale. Ce n’est pas une question de diplômés. Il s’agit de choisir un parlementaire qui a de l’expérience politique pour gérer l’administration parlementaire et les aspects politiques qui s’y attachent. Aujourd’hui, si on procède à un vote, au sein de la famille RPM, entre les candidats pressentis, c’est Diarrassouba qui va remporter la victoire », tranche tout net Baba Dakono.

Mahamadou Konaté, pour sa part, trouve que le parcours politique de Mamadou Diarrassouba est un cas d’école.  A l’en croire, il n’y a pas de critère spécifique, outre la légitimité, pour occuper le perchoir. « Je crois que Diarrassouba est le plus méritant parmi les noms cités, tels que Baber Gano et Moussa Timbiné. Car Me Baber Gano traine des casseroles à telle enseigne que nous ne souhaitons pas qu’il soit le Président de notre parlement. Moussa Timbiné aussi est impliqué dans beaucoup de choses au niveau de l’école malienne. Concernant Mamadou Diarrassouba, il est réputé être un homme honnête et rassembleur qui est allergique à des courbettes », a renchérit le chroniqueur.

Comme pour dire que le bon sens est la chose la mieux partagée, en dehors de ces avis de chroniqueurs avisés, il est rapporté par de sources diverses et crédibles que depuis l’annonce définitive des résultats de ces législatives, par la Cour constitutionnelle, nombreux sont les députés qui commencent à donner de la voix en faveur de Mamadou Diarrassouba.

Une affirmation, pour cet homme politique engagé, vers un destin national, au cœur d’une institution de la république, dont tout le monde sait de lui qu’il a la grande connaissance et l’expérience avérée pour la mener à bon port…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>RPM en commune V :  S’achemine&#45;t&#45;on vers l’exclusion du maire Ouattara ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rpm-en-commune-v-sachemine-t-on-vers-lexclusion-du-maire-ouattara-2870784.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rpm-en-commune-v-sachemine-t-on-vers-lexclusion-du-maire-ouattara-2870784.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 11:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En commune V du district de Bamako, certes Moussa Timbiné a mis fin au destin parlementaire de son président Dr Bocari Tréta, mais, au regard des textes dudit parti, le clan Amadou Ouattara qui soutient Tréta, s’expose à des sanctions. Car, apprend-on, il a ouvertement soutenu une liste indépendante contre celle de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), au 1<sup>er</sup> tour des législatives,  avant de soutenir  la liste Adema ADP-Mali contre son parti au second tour du scrutin.</strong>

A défaut d’une médiation accrue entre le maire RPM de la commune V, Amadou Ouattara, et le candidat Moussa Timbiné, le parti présidentiel pourrait connaître des exclusions ou des démissions. Car, lors des législatives 2020 en commune V, si le Président du parti, Dr Bocari Tréta, n’a pas ouvertement battu campagne contre son parti, tel n’a pas été le cas pour  le maire RPM de la commune V, qui a fait un travail factionnel. Il a bataillé dur en faveur de la liste Adema-ADP-Maliba, au détriment des candidats de son parti. Il l’a fait ouvertement avant de l’annoncer dans les média. Cela, en violation flagrante du Règlement intérieur du RPM, en son article 49 alinéas 2, qui stipule: est également exclu du parti tout militant qui se présente contre un candidat du parti ou aura soutenu un candidat autre que celui du parti. C’est ce qu’a fait Amadou Ouattara si l’on en croit ce qu’il a affirmé dans les colonnes de votre journal « La Preuve » en mars dernier.

Dans sa déclaration, le maire Ouattara indiquait: «Je ne soutiendrai jamais cette liste RPM».      Contrairement aux rumeurs sur sa démission du parti des tisserands, qui faisaient écho en  commune V, compte tenu de la situation très controversée de la localité en cette période des législatives, M. Ouattara apportera un démenti cinglant. Il avait son propre projet. Il s’agissait d’affaiblir son parti en commune V avant quoi que ce soit.    « Je suis toujours au RPM. Je ne vais jamais démissionner volontairement du parti. Je ne dis pas que le RPM ne peut pas m'exclure.  Je ne quitterai jamais le parti face à une telle situation. Si c'est un souhait, je n'offrirai jamais ce cadeau. Je ne suis pas un adhérant au RPM, mais un membre fondateur de ce parti en commune V », précisera-t-il.

Au sujet de ses rapports avec la liste RPM-APR, conduite par Moussa Timbiné, il a indiqué que personne ne pourra l'obliger  à soutenir une liste dirigée par ‘’un incapable’’. Estimant que M. Timbiné  a passé toutes ces années à l'Assemblée sans bilan.   Au lieu de travailler pour stabiliser la commune, il n'a fait que créer des problèmes. Il n'est un secret pour personne des actes ignobles qu'il a tentés contre la commune. Des actes immoraux ne sauront être tolérés, s’est-il plaint. Pire, s’emporte Ouattara, « tant que c'est M. Timbiné est à la  tête de cette liste, je ne la soutiendrai pas. Je la combattrai avec la dernière rigueur. D'ailleurs, je ferai voter contre ». En Clair,  ce désamour installé entre Ouattara et Timbiné a considérablement fragilisé le parti en commune V. Les résultats restent en deçà des attentes si on s’en tient aux résultats provisoires.

Si on doit appliquer l’article 49 alinéa 2  des textes du RPM sui stipulent: est également exclu du Parti tout militant qui se présente contre un candidat du parti ou aura soutenu un candidat autre que celui du parti, on peu déduire qu’on s’achemine vers l’exclusion du maire  Amadou Ouattara du Rassemblement pour le Mali.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enseignement à distance :  Pourquoi ça va consolider nos pratiques éducatives</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-a-distance-pourquoi-ca-va-consolider-nos-pratiques-educatives-2870788.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 10:05:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>On y est désormais : la formation à distance sera ancrée dans notre système éducatif. Telle est la vision du ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Mahamoudou Famanta, que rien, ni aucune critique malsaine, ne pourra faire changer d’optique, convaincu qu’il est que l’enseignement à distance est un moyen sûr, efficace et pérenne d’élargir les offres éducatives au service de l’apprenant.</em>

Tout le monde le sait: c’est la fermeture des classes, suite à la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, qui a amené les autorités scolaires à mettre en place le dispositif de la formation à distance. Si avec la menace de la maladie, la continuité pédagogique sera assurée par les cours à la télévision, la radio et autres supports de communication, il est certain que la formation à distance, elle, va s’inscrire dans la durée, en ce sens que c’est une approche qui viendra consolider nos pratiques éducatives, en nous permettant d’être en phase avec le reste du monde.

Voilà pourquoi, pour certains avis très éclairés, si ce système de la formation à distance n’existait pas, il fallait le créer. Heureusement d’ailleurs qu’il existe, même au Mali qui l’a pratiqué dans le passé, à travers plusieurs expériences qui n’ont pas malheureusement fait tâche d’huile.

Aujourd’hui, avec la nouvelle expérience en cours, où avec l’accompagnement de l’Ortm et de plusieurs partenaires de l’école, on voit des cours diffusés sur la chaine nationale, il s’agit, pour le contexte actuel, d’assurer la continuité pédagogique pendant la période de fermeture des classes, pour cause de maladie, mais, dans un futur très proche, d’implanter ce dispositif dans le système éducatif du pays.

C’est d’ailleurs pour cela qu’au niveau du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, un dispositif huilé, pour chaque ordre et type d’enseignement, a été mis en place, comprenant des comités pédagogiques, chargés, de ce fait, de la production des ressources pédagogiques.

En fait, c’est toute une philosophie qui sous-tende l’élaboration et la conception de ces ressources pédagogiques qui sont réalisés par des professeurs chevronnés, expérimentés et aimant follement leur métier. Selon de sources crédibles, ces cours, ainsi travaillés, avant qu’ils ne soient diffusés sur l’Ortm, bénéficient d’abord de l’avis technique d’experts qui valident le produit fini. On le voit bien, en dehors d’un tel contexte, les cours dispensés en classe le sont par des professeurs individuels, lesquels prennent l’initiative éducative, tout seul, en aucun apport extérieur, susceptible d’enrichir la matière dispensée.

Sans aucun doute, du point de vue de l’apport pédagogique, ces cours, sortis des griffes des comités pédagogiques, sont nettement plus améliorés et donc plus aptes à renforcer les aptitudes pédagogiques et académiques des apprenants.

Selon plusieurs observateurs, adeptes déterminés de la formation à distance, par ce biais d’élargissement des offres éducatives, n’importe quel élève, au Mali, à n’importe quel coin du pays, à travers une telle offre minimale d’éducation par la télévision, la radio, Internet, du téléphone (WhatsApp), peut disposer, sur place, des meilleurs cours, émanant des meilleurs professeurs de son pays et voire même au-delà.

Voilà un bonus qu’apporte la formation à distance qu’il convient absolument de consolider, au grand bénéfice des apprenants, lesquels ont besoin d’améliorer ainsi le niveau, jugé très faible par tous les analystes sérieux des arcanes scolaires. Dans le même temps, pour les élèves des contrées éloignées des centres urbains, pour lesquels on se plaint de la fracture numérique, la production des supports physiques, réalisés sur le quitus des comités pédagogiques, devra permettre aux élèves de ces contrées éloignées de disposer de ressources conséquentes pour renforcer leur niveau.

Comme la formation à distance a de beaux jours devant elle dans notre pays, où l’option est désormais prise de généraliser cette nouvelle offre éducative au profit de tous les apprenant.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fermeture des frontières aériennes :  Un casse&#45;tête pour  l&amp;apos;Anac</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/fermeture-des-frontieres-aeriennes-un-casse-tete-pour-lanac-2870781.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 10:00:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir mis un tiers de son personnel en congé technique, l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac) est l'une des structures obligées de s'adapter à la réalité du Covid-19. Malgré les difficultés financières, son rôle d'intermédiaire est aujourd'hui très crucial.</strong>

À l'heure de cette pandémie de coronavirus, nombreux sont les secteurs qui sont touchés. En dehors de ses pertes économiques dues à l'interdiction des vols commerciaux,  l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac) est de loin la structure qui fait le sacrifice. Selon Oumar Mamadou Ba, directeur de l’Agence, en cette période de pandémie, il s'agit d'une situation exceptionnelle. Et comme dans toute situation exceptionnelle, on emploie des mesures adaptées. Il a aussi mentionné  que l'Agence nationale de l'aviation civile fait des bénéfices grâce aux vols commerciaux.

À l'en croire, l'Anac joue un rôle de facilitateur entre l'aéroport, l'Asecna et les autorités. «Depuis que nos autorités ont ordonné la fermeture, nous avons pris toutes les dispositions. Nous sommes toujours à l'écoute », affirmera-t-il.

Parlant de la situation des Maliens de l'étranger, il dira que ce n'est pas la joie de voir ses compatriotes dans cette situation de détresse. Selon lui, les négociations sont en cours avec les pays qui veulent venir récupérer leurs compatriotes.

Faut-il le rappeler, depuis la fermeture des frontières, nombreux sont les Maliens qui sont coincés à l'étranger. «Nous avons cependant envoyé une correspondance à toutes les ambassades et consulats pour qu'ils enregistrent  les Maliens qui y sont. Notre structure est là pour exécuter les ordres transmis par les supérieurs. Il y a 150 Maliens bloqués au Maroc. Et 80 aux Émirats arabes unis. Les avions qui atterrissent à notre aéroport, même en détresse, ni les passagers ni les pilotes ne sortent. C'est pareil pour les cargos », a-t-il dit.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Législatives 2020 :   Quel portrait&#45;robot pour le futur détenteur du perchoir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2020-quel-portrait-robot-pour-le-futur-detenteur-du-perchoir-2870780.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 09:58:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les législatives ont révélé leurs secrets, du moins provisoirement, en attendant le verdict, fort attendu, de la Cour constitutionnelle, qualifié, à tort ou à raison, par certains, de troisième tour du scrutin. De ce fait, la configuration de la nouvelle Assemblée nationale n’a pas connu de chamboulement significatif: le RPM, même dégraissé par son rapport à son score précédent, est tout de même en tête. L’Adema détrône l’URD qui conserve son titre de principal parti d’opposition. Des petits poucets font leur entrée sur la scène nationale tandis que d’autres vieux briscards sont en net déclin. Autopsie d’un scrutin à plusieurs équations…</em></strong>

Ce n’est pas encore annoncé, mais il est déjà murmuré dans tous états-majors politique : c’est la fatidique question du choix du prochain détenteur du perchoir de Bagadadji. Dans les coulisses politiques, on dit que les joutes seront âpres à ce sujet, car ce poste est donné, compte tenu des enjeux politiques liés à la nouvelle législature, pour être décisif.

Le RPM, même égratigné par rapport à son score d’antan, est la principale attraction de ce scrutin. Il est donc clair que le jeu pour le nouveau perchoir devra se jouer en son sein. C’est de cela que la règle démocratique trouve toute sa signification; le plus grand parti doit pouvoir en fixer les contours et les conditionnalités.

De ce fait, le RPM, pour gagner une certaine crédibilité au sein de l’opinion publique, doit refuser de se montrer en spectacle pour le choix du nouveau détenteur du perchoir, en fixant, dès le départ, comme dans toutes compétitions politiques dignes de ce nom, avec comme conséquence de régenter la vie politique et institutionnelle du pays, des critères de notoriété, d’expérience et de connaissance avérée des rouages parlementaires.

In fine, le souvenir du président sortant de la future défunte Assemblée nationale ne fait pas ni recette, ni miracle. Essoufflé et n’ayant pas été un leadership flamboyant, surtout empêtré dans des scandales, le président sortant, qui a réussi miraculeusement à sauver sa réélection, à la suite d’une combinaison de liste plutôt fantaisiste, n’a pas beaucoup de soutien pour prétendre défendre valablement son fauteuil.

Dans l’entourage de son propre parti, ils ne sont pas nombreux à se mobiliser pour lui pour ce challenge qui lui semble perdu d’emblée. Ici, les gens veulent une nouvelle notoriété politique ; une forte personnalité, bien élue, et qui, par sa connaissance des intrigues parlementaires, pourrait être capable de porter une présidence décisive et déterminée au service de l’action parlementaire, plutôt de sombrer dans de sorte d’exhibitionnisme politique à consonance égocentrique.

Parmi les nouveaux et les anciens élus du RPM, certains (même si pour la morale politique on tait ici les noms) ont pu montrer à la face du monde qu’ils ont une grande carrure politique, capables, à eux-seuls, d’aller défier de grands rivaux sur leur chemin, et de montrer, par cette occasion, que le RPM détient encore la sève politique nourricière en lui-même pour faire honneur à sa réputation de première force politique du pays.

Ils ont été rares, et même très rares, y compris le président sortant de l’Assemblée nationale, à l’issue de ces élections, de voler par leurs propres ailes pour sauver leur mandat. En définitive, selon les analystes politiques les plus avisés, une telle posture doit compter pour faire le portrait-robot du futur détenteur du perchoir de l’Assemblée nationale. Il s’agit ici d’honorer la combativité politique, l’engagement acharné au service de l’action parlementaire.

En quelque sorte, comme dans d’autres matières dans la vie pratique, ce sera une juste reconnaissance pour l’altruisme politique, incarné chez le combattant politique, durant des années d’efforts politiques, que de dresser le portrait-robot du futur patron de l’hémicycle de Bagadadji à travers un homme ou une femme, dont l’élection ou la réélection, à l’issue de ce scrutin, s’est réalisée en concédant au parti sa véritable légitimité politique.

A partir de ce choix cornélien, tout le reste suivra : prestance politique, expérience des années de pratique parlementaire, grande connaissance de l’environnement politique national et sous-régional, ouverture politique…Si le RPM joue sur ce registre, pour le choix du nouveau détenteur du perchoir, il fera œuvre politique utile, pour lui, pour ses alliés, et pour le pays qui a lui-aussi besoin de connaître de nouvelles étapes parlementaires pour se donner une nouvelle image de sa respectabilité en Afrique et dans le monde.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>2e tour des législatives :  Des candidats et partis crient au tripatouillage</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/2e-tour-des-legislatives-des-candidats-et-partis-crient-au-tripatouillage-2870777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 09:53:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Trois jours après la proclamation des résultats provisoires des législatives du 19 avril 2020, des candidats et partis politiques  crient déjà à la falsification en commune V du district de Bamako, dans les régions de Mopti (circonscriptions de Mopti, Tenenkou, Douentza), Tombouctou (Gourma Rharous) Ségou (Ségou). Ils l’ont manifesté soit à la faveur de marche, de communiqué et de simples requêtes auprès de la Cour constitutionnelle. </em></strong>

A Mopti, lors d’une marche de protestation, la population a accusé le préfet et les sous-préfets de bourrage d’urnes, en disant non « au vol, à l'imposition d’une tyrannie ou dynastie. » Dans les communes de Dialloubé, Koubaye, Sasalbé, Soye, Ouroumodi ou les sous-préfets sont délocalisés à Mopti depuis des années, pour cause d’insécurité, il n’y a pas eu de vote, selon les habitants. Seulement voilà, selon les résultats provisoires l’alliance Adema-URD-RPM vient en tête avec 54,76% des voix, contre 45,24% pour son adversaire, l’alliance Yelema-PS-UDD. Sur sa page Facebook, le président du parti UDD, l’ex-ministre Tiéman Hubert explique : « A Dialloubé, les bureaux ont fonctionné pendant deux heures.  Et de 10.000 électeurs ont voté dans cette commune. À Koubaye et Ouromody, où personne n’a voté, des urnes ont été bourrées et acheminées vers un préfet afin qu’il procède à la manipulation nécessaire ». Ces résultats sont fabriqués, a-t-il conclu.

A Tenekou, le président de l’UDD dit avoir gagné les élections avec une différence de 96 voix, si des 200 voix fraîches et opportunes étaient fournies au bénéfice des perdants, au nom du village de Dioboye, dans la commune de Sougoulbé, ou il n’y pas eu de vote.

A Douentza, sur les 15 communes que compte la circonscription électorale, juste 5 communes ont voté. Et dans ces 5 communes, l'alliance Adema-Asma aurait gagné avec plus de 70% des voix. Au niveau des autres 10 communes, aucun des bureaux de vote n'a ouvert pour cause de présence djihadiste.

L’Alliance Pour la République (APR) a dans un communiqué dénoncé un banditisme électoral à Gourma Rharous et informé l'opinion nationale et internationale qu'elle a été lésée dans ses droits politiques, électoraux, juridiques et citoyens. Ce banditisme électoral s'est poursuivi par des pratiques honteuses se caractérisant, entre autres, par l'intrusion visible de l'administration régionale, le bourrage des urnes (cas des 11 bureaux de vote de Benguel), la confiscation et la destruction du matériel électoral, une déclaration publique avec preuve sonore du candidat du RPM, déclarant tout faire pour empêcher le déroulement du scrutin du second tour dans des communes dont Gossi. Pis, l'administration régionale et locale, garante de la bonne organisation du scrutin et de la neutralité, a fait une intrusion scandaleuse en faveur du candidat du RPM, privant les communes de Gossi, d’Adjora et d'Inadjatafane de leurs droits de vote.

A Ségou également, la population, avec à sa tête Sylla, candidat de l’URD en alliance avec l’Asma-MPM-UDD-Codem, a également battu le pavé pour protester contre les résultats provisoires qui annoncent l’alliance RPM-Adema-ADP-Maliba gagnante avec 54,54% des voix. Dans sa déclaration liminaire, le candidat Sylla affirme que « ceux-là qui ont brûlé les urnes et motos ne sont pas des bandits armés. Ils sont connus de tous. C’est quand le parti Fare s’est rallié à notre cause, sachant la victoire inévitable, qu’ils ont payé des gens pour aller commettre ces actes contraires au jeu électoral. C’est un recule de la démocratie. Nous ne reconnaissons pas ces résultats. Et nous réclamons justice l’implication du président de la République, du Premier ministre et de son gouvernement, sans lesquels il n’y aura plus d’élection au Mali. »

En communes IV et V du district de Bamako, les deux protagonistes réclament tous la victoire. Il s’agit de Moussa Mara et Hamady Sangaré en commune IV  et Moussa Timbiné contre l’alliance Adema-URD en commune V.

En fin, à Bougouni, la CSD Mogotiguiya, venue en deuxième position avec une différence de 0,40%, compte sur sa plainte introduite auprès de la  Cour constitutionnelle, la victoire est proche.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>FAFPA :  D’ambitieuses perspectives, malgré un budget à la baisse</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/fafpa-dambitieuses-perspectives-malgre-un-budget-a-la-baisse-2870789.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 01:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fafpa) a tenu, le mardi 21 avril dernier, à l’hôtel Sheraton de Bamako, la 28<sup>ème</sup> session ordinaire de son Conseil d’administration, sous la présidence de Ousmane Traoré. </strong>

Conformément à sa mission, la direction générale du Fafpa envisage de réaliser 183 actions et projets de formation, tous secteurs confondus, pour environ 7000 agents. Cette vision sera aussi corroborée par des actions de soutien à la formation, notamment le suivi évaluation, la promotion, la communication et le partenariat.

Cette session essentiellement budgétaire du Fafpa intervient après  la 23<sup>ème</sup> session budgétaire extraordinaire, tenue le 27 août 2019 sur la base des ressources liées à la Contribution forfaitaire à charges de l’employeur (CFE), d’un montant de 4 milliards de FCFA, communiqué par le ministre de l’Economie et des Finances le 17 avril 2019. D’où l’adoption par le Conseil d’administration de la structure d’un Plan d’action en vue de l’exécution diligente des activités prévues à cet effet.

Dans son intervention, le DG du Fafpa s’est réjoui au même titre que les autres administrateurs de la tenue de cette 28<sup>ème</sup> session du Conseil d’administration. Mohamed Albachar Touré a  rappelé qu’en 2019, sur un budget de plus de 7,4 milliards de FCFA ils ont pu faire une réalisation financière à hauteur de 63,17%, contre une réalisation technique de plus de 92% de leurs activités. A cet effet, il a saisi l’occasion pour remercier chaleureusement le Premier ministre Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances, pour son soutien au Fafpa, dans le cadre de la mobilisation de ses ressources. Il a aussi salué le ministre de tutelle, Jean Claude Sidibé, pour son soutien et ses orientations éclairées.

En dépit de ces conditions difficiles, sur 80 actions/plan et projets de formation prévus, 74 actions/plan et projets de formation ont été réalisés, soit un taux d’exécution technique de 92,50%. En outre, explique-t-il, la Direction générale du Fafpa a poursuivi la mise en œuvre des projets et programmes en coopération. Il s’agit notamment du Projet de développement des compétences et emploi des jeunes (Procej), financé par la Banque mondiale et de la Convention de délégation de fonds et de mise en œuvre (Cdfmo) de la Composante MLI/022 du PIC III, financée par la Coopération luxembourgeoise (Lux Dev). Et Mohamed Albachar Touré de rappeler d’une part que la Direction générale du Fafpa a élaboré et présenté ses comptes de gestion retraçant ainsi, la clarté et la performance de l’orthodoxie financière de gestion du fonds et d’autre part, l’élaboration d’un nouveau cadre organique du Fafpa en vue d’une meilleure gestion du plan de carrière du personnel.

Par ailleurs, concernant l’année 2020, le DG du Fafpa a rappelé qu’avec l’accompagnement des plus hautes autorités du pays, sur un budget initial de 2,72 milliards de FCFA que sa structure vient de recevoir un complément budgétaire de 3 milliards de FCFA, grâce à l’implication du Premier ministre Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances. Comparativement au budget 2019, sa structure a connu une régression de 04,18% du budget. Selon lui, cela est dû fondamentalement au fait qu’en 2019, ils ont pu recevoir un  reversement de leurs arriérés sur la Taxe de formation professionnelle (TFP) 2018, sinon le budget initial était de 4 milliards de FCFA.

En perspectives, selon  Mohamed Albachar Touré, pour cette année, la Direction générale du Fafpa envisage de réaliser 183 actions/plans et projets de formation, tous secteurs confondus, pour environ 7000 agents ainsi que des actions de soutien à la formation, notamment le suivi évaluation, la promotion, la communication et le partenariat.

Ces activités seront financées sur la base d’un budget équilibré en recettes et dépenses à plus de 6,71 milliards de FCFA contre 7,011 milliards en 2019, soit un taux de régression de 04,18%.

Pour ce faire, le PCA, Ousmane Traoré, dit pouvoir compter sur les contributions des administrateurs afin de donner à la Direction générale du Fafpa les orientations et les recommandations lui permettant d’atteindre les résultats espérés.

<strong>Adama TRAORE </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>20 milliards annoncés en soutien au secteur privé :  Les précisions de Moustapha Adrien Sarr, DG du Fgsp</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/20-milliards-annonces-en-soutien-au-secteur-prive-les-precisions-de-moustapha-adrien-sarr-dg-du-fgsp-2870793.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/20-milliards-annonces-en-soutien-au-secteur-prive-les-precisions-de-moustapha-adrien-sarr-dg-du-fgsp-2870793.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 00:30:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son adresse à la nation, la troisième depuis l’apparition du coronavirus au Mali en fin mars, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé, le 10 avril, une enveloppe de 20 milliards de francs CFA, en soutien aux entreprises privées et à la microfinance. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à nos confrères de Infos24, le Directeur général du Fons de garantie pour le secteur privé (Fgsp-SA), Moustapha Adrien Sarr, gestionnaire desdits fonds, donne des précisions utiles. Nous vous proposons l’entretien.</em></strong>

<strong>Infos-24: <em>le Président de la République a fait une annonce de taille en direction du secteur privé dans le cadre des mesures d’adoucissement des impacts de la crise du Covid-19. Pouvez-vous dire le rôle précis que votre structure jouera dans la mise en œuvre de ce programme.</em></strong>

<strong>Moustapha Adrien Sarr : </strong>le Fonds de garantie pour le secteur privé (Fgsp-SA) est un établissement financier créé en 2014 à l’initiative de l’Etat du Mali afin de faciliter l’octroi de financements bancaires aux entreprises privées. Une entreprise porteuse de projet a très souvent besoin de crédit bancaire pour le mettre en œuvre. Il est constant que quelles que soient les prévisions de rentabilité dudit projet ou l’attractivité de son modèle d’affaire, lorsque l’entreprise porteuse en vient à solliciter la banque pour son financement, elle se trouverait certainement dans la nécessité de fournir une garantie. Et dans la plupart des cas, ces garanties ne sont pas à la portée du promoteur, ou se révèlent insuffisantes aux yeux de la banque pour couvrir le risque pour lequel son financement est sollicité. Notre rôle est justement de combler cette insuffisance en donnant notre garantie à la banque pour que le projet soit financé. Nous sommes une société anonyme de type bancaire, dans laquelle en plus de l’Etat, l’actionnariat est composé de l’Inps, du Patronat, de la Chambre de commerce et d’industrie, de l’Apej, de l’Anpe et de quelques banques et compagnies d’assurance. Pour répondre à votre question, notre rôle dans ce programme sera principalement de garantir les entreprises privées touchées par cette crise afin qu’à la fois les banques leur consentent plus de facilité dans le remboursement des crédits actuellement en cours et, au besoin, continuer à octroyer des crédits supplémentaires lorsque la nécessité se présentera. Le circuit d’engagement se conçoit donc nécessairement dans un ménage à trois : les acteurs qui empruntent, les banques et nous-mêmes Fonds de garantie.

<em><strong>Quelle est la nature de cette mise à disposition de 20 milliards de l’Etat que le Fgsp-SA devra gérer dans le cadre de cette crise ?</strong></em>

Comme vous le savez, cette pandémie a toutes les allures de « mal du siècle » en termes d’impact socio-économique. Aux dires d’éminents experts, le monde est certainement plongé dans la crise la plus grave du centenaire, autrement dit, bien plus que ne l’aurait été la fameuse crise de 1929. C’est dans ce contexte que son Excellence le Président de la République, Chef de l’Etat, dans sa troisième adresse à la nation depuis le début de cette crise, a annoncé la mise à disposition en faveur du Fonds de garantie pour le secteur privé d’une dotation de 20 milliards de F CFA, afin de soutenir les entreprises privées durement touchées, ainsi que les institutions de microfinance dans leur relation de financement.

C'est le lieu de remercier les plus hautes autorités pour cette initiative salutaire que le secteur privé en général, et le sous-secteur financier en particulier, accueille avec grand soulagement, mais également avec toute la gravité inhérente aux circonstances du moment.

Pour revenir précisément à votre question, cette mise à disposition n’est ni un don ni une subvention. Les fonds, dont la gestion est ainsi confiée au Fgsp-SA, sont appelés un jour ou l’autre à être remboursés. Dans cette optique, l’institution que nous représentons se doit de les engager d’une façon bien précise et dans des conditions limitativement indiquées. Ceci voudrait également dire que le Fgsp-SA devra rendre compte, de la façon la plus détaillée possible, tant de la justification comptable de son utilisation que de la pertinence économique et financière des choix opérés.

<em><strong>Quels sont les cibles et les secteurs visés par cette dotation ?</strong></em>

Les fonds alloués visent à soutenir les entreprises privées (PME-PMI, quelques grandes entreprises) et les institutions de microfinance dans leur relation de financement. Et qui parle de relation de financement réfère nécessairement aux banques. Il s’agira donc, via des conditions d’intervention suffisamment souples et peu couteuses, de favoriser par le biais de la garantie, le financement de ces acteurs en souffrance.

Le mécanisme d’intervention envisagé nécessite donc une relation tripartite banques/acteurs en besoin de financement et Fgsp dans une synergie qu’il faut nécessairement et efficacement mettre en œuvre. Les secteurs concernés sont, entre autres : l’hôtellerie; le transport; le tourisme;  l’exportation de fruits de saison (la mangue notamment); la microfinance; et de façon générale, toutes les entités ayant une forte corrélation avec les secteurs ci-dessus. Vous voyez donc que le périmètre d’intervention est assez large.

<em><strong>Pouvez-vous nous décrire à partir d’exemples précis quel sera  le rôle de chaque acteur dans ce programme ?</strong></em>

Concrètement, le Fonds de garantie donne l’assurance aux banques non seulement pour reporter les échéances de leurs clients entreprises et SFD, mais aussi pour leur accorder de nouveaux crédits en toute sérénité pour leur permettre de surmonter la crise.

Par exemple, un hôtel ayant un encours de crédit auprès d’une banque est certainement dans la difficulté de continuer à payer les échéances. Il faut donc reporter ces échéances et cela augmente le risque lié au crédit pour la banque. Le Fonds de garantie vient soulager la banque en se portant garant du crédit et en enlevant une bonne partie du risque sur la banque, toute chose qui l’encourage à procéder au report.

L’hôtel en question peut également avoir besoin d’un crédit de trésorerie pour supporter notamment ses charges fixes. Le Fonds de garantie se porte également garant de ce crédit, incitant ainsi la banque à accéder à la demande du client, qui, en cette situation de crise, présente plus un profil risqué. J’ai cité le cas de l’hôtel, mais ce pourrait être aussi le cas de cette autre entreprise exportatrice de mangues dont le chiffre d’affaires est complètement compromis parce qu’elle a des difficultés pour honorer ses commandes à l’étranger du fait de la crise.

Quant aux SFD, ils sont pratiquement tous en relation avec les banques de la place, auprès desquelles ils portent probablement un encours. Du fait des difficultés de leur clientèle à honorer les échéances, eux non plus ne peuvent plus rembourser les banques. Il faut donc repousser les échéances, mais également leur assurer des refinancements d’urgence pour qu’ils puissent continuer à accorder de nouveaux micro-crédits de trésorerie à leur clientèle touchée par la crise. Tout comme pour le cas de l’hôtel et de l’entreprise exportatrice de mangues, le Fonds de garantie vient permettre à la banque d’accéder à ces demandes qu’elle aurait du mal à financer sans un schéma de garantie suffisamment rassurant.

Les banques, en tant que partie prenante essentielle, ont besoin d’être rassurées de la capacité financière du fonds à les couvrir en temps opportun. C’est toute l’importance de la dotation.

<em><strong>A quoi peut-on s’attendre en termes d’impacts sur l’économie ?</strong></em>

Cette mise à disposition viendrait mécaniquement multiplier par deux (2) les capacités d'intervention du Fgsp-SA. Concrètement, en tenant compte de la particularité de  son activité et de ses limites de risque, le Fgsp-SA est aujourd'hui en capacité de faire mobiliser un financement total de <strong>170 milliards de FCFA</strong>. Et, sur la base des prévisions moyennes, ces financements pourraient bénéficier à <strong>3.500 entreprises et SFD </strong>et permettre la sauvegarde d’environ <strong>20.000 emplois.</strong>

<strong> </strong><em><strong>Quel est votre dernier mot, M. le Directeur général ?</strong></em>

<strong> </strong>Je voudrais lancer un appel à l’ensemble des parties prenantes engagées dans ce programme en les invitant à saisir cette perche tendue par les plus hautes autorités en faveur d’une économie dont la résilience est déjà bien éprouvée par des années de crise sécuritaire. Chaque acteur est, à priori, crédité de la présomption de bonne foi. Il est important que cette présomption se traduise en actes et faits concordants ; que les entreprises ne disent pas que c’est une occasion pour nous de jouer des tours à la banque et que la banque à son tour s’astreigne à des règles d’analyse et de gestion efficientes et diligentes. Le Fgsp-SA que nous représentons s’engage à jouer sa partition en toute transparence et rapportera régulièrement le résultat des actions à toutes les parties prenantes.

<strong>Propos recueillis par Ibrahim Mohamed GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Union sacrée de Baniko pour les tisserands : Les raisons d’un plébiscite politique hors&#45;norme</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 10:00:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ultra-favoris des joutes politiques du 29 mars prochain, dans la circonscription électorale de Dioïla, les postulants du RPM, par l’engouement et l’enthousiasme qu’ils suscitent au sein de la population, sont attendus pour ratisser large. Un score électoral digne de leur rang. Ici, dans cette localité, personne ne doute d’une telle prouesse politique, en raison justement de la carrure des candidats du RPM. Un prestige politique dont ils jouissent au sein de la population, au profit de laquelle, durant des années, ils ont tout donné, à l’image d’un certain Mamadou Diarrassouba qui a tissé le pont avec les siens. Tel un retour de l’ascenseur, la population est dans la ferveur de leur rendre cela : la victoire sans bavure, dès le 1<sup>er</sup> tour de ces législatives. Rien que par le gigantisme des rassemblements politiques provoqués autour des candidats RPM, le ton de cette victoire politique majeure est donné par les citoyens qui retiennent leur souffle jusqu’au jour « J ». Les traits d’un plébiscite politique qui va marquer les esprits…</strong>

<strong>Dans la ferveur de la campagne électorale pour les législatives du 29 mars prochain, qui bat son plein, tout le monde s’accorde à reconnaitre qu’il est dur de vouloir concurrencer l’honorable Mamadou Diarrassouba et ses colistiers, Issa dit Bafing Coulibaly, Yiri Keïta, Moussokoura Samaké et Marie Noël Coulibaly dans la circonscription électorale de Dioïla. Par l’enjeu politique qui se profile sur ces échéances politiques, les citoyens, ici, comme ailleurs, ont compris qu’un bon choix des candidats, sortis des urnes, est gage de développement.</strong>

<strong>Et à y regarder de près, chacun de ces candidats du RPM inspire la grande confiance quant à sa capacité de résilience vis-à-vis des initiatives de développement de la zone. Sur les cinq candidats de cette liste, Mamadou Diarrassouba et Yiri Keïta n’ont plus rien à démontrer, eu égard à leur implication réelle et constante dans l’animation de la vie du terroir au cours de la législature finissante.  Au-delà du rôle classique du député, et du fait que le mandat parlementaire est national, ils ont compris, ces deux grands messieurs de la politique malienne, que le député est avant tout l’interface entre le citoyen et l’administration publique. </strong>

<strong>Ils l’ont tellement bien compris dans leur localité qu’ils ont su mobiliser des alliances politiques fortes et dynamiques, bien au-delà de leur propre famille restreinte. A ce point, Mamadou Diarrassouba et Yiri Keïta sont imbattables ; eux qui ont cultivé, depuis longtemps, l’esprit de solidarité politique dans la zone, en vue de créer, à partir des atouts et potentialités existants, au niveau de la circonscription de Dioïla, un puissant pôle de développement, profitable à tous les habitants. Ces deux grands messieurs ne sont pas seuls dans la course. Ils sont épaulés par d’autres bâtisseurs du cercle, en l’occurrence Issa, alias Bafing Coulibaly, Moussokoura Samaké et Marie Noël Coulibaly.</strong>

<strong>Comme pour soutenir que le travail parlementaire suppose également l’implication locale, ces derniers ne ratent aucune occasion pour rallier les populations de leur contrée, avec lesquelles ils se sont engagés dans une dynamique de développement durable. Par leur apport sur le terrain de tous les jours, ils ont donné un sens citoyen à l’effort du développement local. Ce qui a fait d’eux, au-delà de leur simple appartenance politique, des hommes acquis à l’épanouissement économique et social de leur localité.     </strong>

<strong>L’honorable Diarrassouba, la cheville ouvrière du développement endogène</strong>

<strong>Pendant le quinquennat finissant, cet homme n’a jamais tourné le dos à la souffrance des populations de la localité.</strong>

<strong>Au cours d’une caravane de presse en 2018, les journalistes s’en sont rendus compte. Ils l’ont exprimé eux-mêmes à travers des reportages effectués sur le terrain, en mettant l’accent sur les énormes réalisations accomplies par ce député de terrain au profit des populations</strong>. L’une de ces réalisations phares concerne les 100 logements sociaux de Fana, les Cscom de Togo, de Mansara, Séguéla, Bouya, Tiontala, Gouana les mosquées de Dioïla, Bouya, Mansara, Massigui et plusieurs autres localités des arrondissements Béléco, Fana, Mena et Banco. S’y ajoutent, pour la bonne cause, les kits solaires, scolaires et de sonorisation offerts aux populations concernées.

<strong>100 logements sociaux gratuits : une première dans histoire du Mali </strong>

Pour contribuer à la lutte contre la pauvreté à travers la facilité de l’accès des populations à des logements décents et à l’essor de la ville, des infrastructures modernes ont vu le jour, au grand soulagement des populations. C’est bien le cas pour les 100 logements sociaux entièrement réalisés et qui seront attribués dans les jours à venir. Ce projet a été réalisé grâce à l’ONG Al Farouk qui a toujours répondu aux sollicitations des élus de la localité.

A Fana, ce projet relève du miracle, apprend-t-on, car, estiment les citoyens, aucun élu n’a initié un tel projet dans le cercle de Dioïla depuis l’indépendance à notre pays.

Selon Sidi Mohamed Traoré, agent de la Cmdt, c’est une première dans notre pays que des logements soient construits et proposés à être gratuitement distribués aux populations. Même sentiment de satisfaction chez Modibo Diallo, chauffeur de son état, qui trouve que l’honorable Diarrassouba est un bâtisseur. Selon M. Diallo, il doit sa popularité au fait qu’il dit la vérité sans démagogie.

«<em> Nous avons entendu parler de ce genre de réalisations dans des pays comme la Libye. Mais c’est la première fois que cela se réalise au Mali. Je suis satisfait de tout ce qu’il fait en tant que député pour le cercle. Même récemment, il a fallu son intervention pour que la question du poste de Fana soit définitivement réglée</em> », a-t-il témoigné. La réalisation de ces logements participe de la visibilité de la localité.

Chez le député Diarrassouba lui-même, connu pour son humilité, c’est le sentiment de la solidarité citoyenne qui domine : « Je suis un fils du tiroir et je n’ai pas besoin d’être sollicité pour leur venir en aide ».

Au-delà de ses nombreuses réalisations, le député estime que la principale préoccupation des populations du cercle de Dioïla reste aujourd’hui le bitumage d’un certain nombre de voies, notamment l’axe Dioïla-Massigui-Koualé, long de 140 km. C’est pourquoi il se dit toujours déterminé à accompagner les populations vers le progrès économique, objectif suprême de son engagement politique.

<strong> A la découverte des œuvres d’un député adulé par les siens    </strong>

A la différence de certains élus, accusés, à tort ou à raison de tourner le dos à la base une fois les joutes électorales finies, Mamadou Diarrassouba est resté en contact direct avec les populations, avec qui il partage toutes les initiatives de développement local.

La réussite étant au bout de l’effort, dit-on, Mamadou Diarrassouba est porté aujourd’hui par les efforts qu’il a déployés depuis fort longtemps au bénéfice des populations. Il n’est pas exagéré de dire que le progrès économique de la contrée de Baniko repose en grande partie sur les efforts de ce député de conviction.

Revisitons certains de ces acquis. Comme le dirait l’autre, les faits sont sacrés, les commentaires sont libres. Depuis  son élection en 2013 pour un 3<sup>ème</sup> mandat à l’Assemblée nationale, il n’a eu de cesse  de multiplier les initiatives pour attirer les partenaires au développement dans la localité en vue de changer le quotidien des siens.  La réussite étant au bout de l’effort, aujourd’hui, ses efforts ont porté fruit et de nombreuses infrastructures socioéconomiques de base dont des Cscom, des mosquées, des logements sociaux  sont à mettre à  son actif. Pour la plupart, il s’agit d’infrastructures réalisées grâce à l’appui de certains partenaires, notamment l’ONG Al Farouk, qui a cru à son engagement auprès des populations dans une localité où tout restait à faire.

Grâce à ces réalisations, le secrétaire à l’organisation du Rassemblement  pour le Mali (RPM) jouit actuellement d’une popularité sans équivoque auprès des populations du Banico qui ne tarissent pas d’éloges pour ce digne fils du terroir.

Des différents témoignages recueillis, il ressort que  Diarrassouba est un député très proche de ses concitoyens qui n’hésitent pas en retour de lui accorder leur soutien indéfectible.

Bouya est un village situé à quelques 33 km de Dioïla, en direction de Massigui. Là-bas, grâce à l’appui de l’ONG Al Farouk, une mosquée a été rénovée et un Cscom construit.

Selon l’imam Abdoulaye Sékou Diarra, cette mosquée, bâtie en banco depuis 50 ans, s’est écroulée plusieurs fois avant d’être reconstruite en ciment grâce à l’apport du député Diarrassouba et ses partenaires.

«<em>Quand nous avons reçu les émissaires de l’honorable Diarrassouba, ça nous a soulagés.  Il était très difficile de prier dans la mosquée, tellement qu’il faisait sombre à l’intérieur. Nous remercions l’honorable pour ce geste. Il nous aide beaucoup</em>», a-t-il confié. Aujourd’hui, cette moquée est entièrement rénovée et équipée de kit solaire pour l’éclairage au grand bonheur des fidèles. En plus de la mosquée, le député et son partenaire (ONG Al Farouk) ont aussi construit un Cscom, recruté des enseignants, payé des kits scolaires pour les enfants. De même, il a construit 3 salles de classe. Ce que retient  Broulaye Sanogo, représentant le chef de village, c’est que tout a été rapide et la contribution des populations locales se limite aux travaux de manœuvre, l’apport en sable et en gravier.

«<em>Nous remercions infiniment l’honorable. Nous avons connu beaucoup de députés, mais aucun d’entre eux ne nous a aidés comme Diarrassouba»</em>, a félicité M. Sanogo.

A N’Golobougou, situé à quelques km plus loin, Diarrassouba et ses partenaires ont installé un kit solaire dans le Cscom, où les femmes accouchaient dans le noir depuis sa création en 1991. Ici, les problèmes avaient pour noms: manque de salle d’hospitalisation, problème de prise en charge du salaire du médecin. Ces questions ont trouvé réponses.

Dans son intervention, la porte-parole des femmes, Aminata Sanogo, a exprimé la reconnaissance de ses sœurs à l’honorable Diarrass.

Chez les habitants de Togo, situé à 55 km de Dioïla, c’est l’effervescence. Dans ce village, le gouvernement a répondu à la sollicitation des populations, transmise par  Mamadou Diarrassouba, en réalisant un Cscom entièrement équipé et doté de personnel qualifié, et une adduction d’eau. «<em>IBK et son gouvernement nous ont soulagés. Il y a plus de 20 ans, nous n’avons cessé de solliciter les autorités maliennes pour la réalisation d’un Cscom dans notre aire sanitaire qui compte plus de 5 000 habitants. Grâce à Diarrassouba, ce rêve est devenu une réalité. On ne peut pas saluer Diarrassouba à hauteur de ses actions</em>», s’est réjoui le président de l’Asaco, Daouda Sylla. Il a souligné que la réalisation de ce Cscom a permis de rapprocher les soins des populations. <em>«Aucun député ne nous a jamais aidés comme lui</em>», a-t-il dit.

A Sanankoro-Kouloubadougou, situé à 62 km environs de Dioïla, Mamadou Diarrassouba et ses partenaires ont doté le Cscom d’un kit solaire pour l’éclairage des lieux.

A Séribila, en plus d’une contribution financière, l’honorable a contribué à l’équipement de la mosquée en matériel de sonorisation et de kit solaire. Aussi, grâce à son intervention, le Cscom a été doté d’une ambulance et renforcé avec la construction d’une salle d’hospitalisation supplémentaire.

A Séguéla, situé à l’Ouest de Massigui,  les populations ont exprimé leur reconnaissance après la construction de leur centre de santé. Selon le chef de village, Seydou Haïdara, pour la première fois depuis l’indépendance du Mali, ses habitants ont su que l’Etat central pense à eux en apportant une solution à leurs problèmes de santé. Avant de s’engager à ne jamais abandonner leur député au profit de qui que ce soit.

<em>«Nos femmes étaient souvent victimes de fausses couches avant qu’elles ne rallient Massigui, situé à 10 km de là. Ce centre de santé sera d’un apport inestimable, notamment dans le cadre de la santé maternelle et infantile»</em>, a indiqué  Zeyna Haïdara.

La ville natale de Mamadou Diarrassouba (Massigui) n’est pas aussi en marge des réalisations. Là-bas, les témoins oublient volontiers certaines réalisations à son actif.  Mais on peut tout de même souligner la dotation en laboratoire du Cscom, ainsi que le recrutement et la prise en charge du salaire de l’agent du labo. Ce qui permet  de sauver la vie de 500 enfants par an.  A cela s’ajoutent la dotation du même Cscom en kit solaire pour l’éclairage et d’autres besoins énergétiques. S’y ajoute sa contribution pour la réalisation d’un ouvrage d’adduction d’eau potable.

De leur côté, les responsables techniques du Cscom de Massigui ont exprimé leur reconnaissance au député  Diarrass  qui, estiment-ils, est en train de faire de son mieux pour le bon fonctionnement de cette structure. <em>«Pour les transfusions, c’était un problème, parce que nous sommes à 80 km de Dioïla. En 2015, nous avons approché Mamadou Diarrassouba qui nous a répondu favorablement pour qu’on puisse avoir un mini-labo. Il nous a ensuite appuyés pour le recrutement d’un laborantin qu’il a même payé pendant des mois avant que l’Association de santé communautaire (Asaco) ne prenne le relai.  En début 2018 également, il a amené un kit solaire qui a réglé tout le problème d’électricité à notre niveau »,</em> a reconnu le médecin, Seydou Koné. Dans le même registre, le lobbying de l’élu RPM à Dioïla auprès des autorités du pays continue à porter des fruits. Car, le département de la Santé a décidé de construire un Centre de référence à Massigui. Le site a été identifié, les travaux ne sauront plus tarder, confie un cadre du département de la Santé.

A Mansara, un village situé à moins de 4 km de Massigui, les populations se réjouissent de la réalisation d’une mosquée et d’un Cscom qui contribuent à l’amélioration de conditions de vie des populations.

La population de Dioïla dit devoir tout à Mamadou Diarrassouba. Car, au-delà de son engagement ayant permis à l’équipement du Centre de santé de référence (CSRéf) en groupe électrogène, une machine de radiographie estimé à plus de 130 millions a été acquis par le CSRéf .

Au plan religieux, Dioïla, particulièrement le quartier Bolibana se dit comblé. Car, expliquent les autorités religieuses dudit quartier, grâce au député surnommé « Grand Bâtisseur »,  une  nouvelle mosquée  a été construite à Dioïla-Bolibana. La reconstruction de cette mosquée, datée de 1930, ne pouvait qu’être bénéfique pour les citoyens.

L’imam Almoustapha Sangaré, rencontré sur place, a salué cette réalisation qui constituait une préoccupation majeure de la communauté musulmane de Dioïla. En plus du bâtiment principal, se félicite-t-il, nous avons eu un point d’eau. Toutefois, il a souhaité voir cette mosquée s’agrandir jusqu’au premier niveau pour permettre d’accueillir plus de monde. Une demande qui a été examinée par le donateur avec un intérêt particulier.

Selon le président du comité de gestion de la mosquée, Abdoulaye Tounkara, cette mosquée existe depuis 1930 et était en état de délabrement avancé. Ainsi, sa réalisation contribue à l’épanouissement de l’islam dans la ville de Dioïla. C’est pourquoi, il a tenu à saluer et remercier le généreux donateur et son partenaire.

Faut-il le souligner, trois autres Cscom sont en cours de réalisation dans le cercle, dont ceux de Tiontala et de Baba.

A l’analyse des actions susmentionnées, on s’aperçoit aisément que Mamadou  Diarrassouba  est un élu national en contact direct avec la population. Il vit le quotidien et partage les préoccupations de cette dernière. D’où son engagement aux côtés des partenaires pour atténuer les souffrances des Maliens.

Grâce à ces réalisations, le secrétaire à l’organisation du Rassemblement pour le Mali (RPM) jouit actuellement d’une grande popularité auprès des populations du Banico qui se reconnaissent en lui.

<strong>Quid de ses colistiers ?</strong>

L’honorable Yiri Keïta qui n’est plus à présenter dans le cercle de Dioïla a fait ses preuves avant de devenir député. Il a poursuivi des actions similaires à celles de l’honorable Mamadou Diarrassouba dans le cercle de Dioïla.

Quand à Issa, alias Bafing Coulibaly, il fait partie de la jeune génération qui a révolutionné l’entreprenariat dans le cercle. Partageant son avoir avec la population, il a fait de la facilité de mobilité des citoyens son cheval de bataille à travers la réparation des routes de plusieurs villages. Des mosquées et écoles sont aussi à son actif dans le cercle.

A côté de ce dernier, le ministre secrétaire d’Etat Adama Sangaré, directeur de campagne de la liste RPM, fait trembler des adversaires de par ses actions de développement. Notamment, la construction des ponts et des routes depuis des années.

S’agissant de  Mme Maïga Moussokoura Samaké, fille du Capitaine Soungalo Samaké, elle symbolise l’humanisme.  Tout comme son père, elle a répondu présente partout où elle a été sollicitée. Notamment dans l’accompagnement des associations de femmes, la réalisation des forages et la prise en charge de certains enseignants communautaires. S’y ajoutent les consultations ophtalmologiques gratuites dans le milieu scolaire et des dons de médicaments d’une valeur de 4 millions aux CSRéf de Dioïla, on oublie volontiers les donations dans les maternités.

L’autre jeune bâtisseur qui fait un travail remarquable dans l’ombre pour atténuer la souffrance des siens s’appelle Soïbou Marico. Il ne ménage aucun effort pour appuyer l’éducation des enfants du cercle et la promotion de l’auto-emploi des jeunes. Sa commune natale, Niantjila, et la ville de Dioïla peuvent en témoigner.

Marie Noël Coulibaly, plébiscitée par la sous-section RPM de Béléko pour figurer sur cette liste, est réputée être une femme engagée pour l’autonomisation des femmes de la circonscription électorale de Dioïla.

Avec lui, ses colistiers Issa dit Bafing Coulibaly, Yiri Keïta, Moussokoura Samaké et Marie Noël Coulibaly forment une équipe de compétiteurs redoutables sur le terrain. Chacun de ces candidats, compte tenu de son engagement citoyen auprès des populations de la contrée, aura son mot à dire lors de ces joutes électorales.

Dans le Banico, il n’y a pas une seule localité où les populations ne se souviennent pas des réalisations accomplies par ces hommes et femmes qui portent dans leur cœur et dans leurs ambitions politiques le développement durable des communautés.

Au-delà de la ferveur électoraliste suscitée par le scrutin du 29 mars prochain, ces joutes politiques constituent un test grandeur nature pour ces candidats du RPM qui se présentent face à des communautés auxquelles ils ont tout donné.

Un rendez-vous politique décisif qui donne un sens à l’engagement citoyen, indépendamment du clivage idéologique et politique.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>DDR :  1 330 membres des groupes armés ont achevé le processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ddr-1-330-membres-des-groupes-armes-ont-acheve-le-processus-2863900.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 09:57:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le dernier rapport adressé au Conseil de sécurité par le Groupe d’experts créé en application de la résolution 2374 (2017) du Conseil de sécurité sur le Mali, on note que des progrès ont été enregistrés en matière de désarmement, de démobilisation et de réintégration : 1 330 membres de groupes armés ont achevé le processus accéléré en la matière.</strong>

L’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger signé en 2015 peine à être appliqué. Selon le rapport du groupe d’experts, cette lenteur s’explique   principalement par la non-tenue de réunions pendant six mois au Comité de suivi de l’Accord et par la nécessité de mener à bien un dialogue national inclusif laborieux. Pour le groupe d’experts, certains faits avaient porté atteinte à la confiance entre les parties. S’agit de l’annulation unilatérale par le gouvernement malien d’une réunion du Comité qui devait se tenir à Kidal. Ce, à la suite des déclarations publiques du Niger selon lesquelles la région était un sanctuaire pour les terroristes et des allusions à une éventuelle révision de l’Accord dans le cadre du dialogue national, qui avait poussé la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) à se retirer, avant de se raviser.

Malgré l’agitation politique qui a entouré l’exécution de l’Accord, indique le document, les parties ont continué de coordonner les mesures prises pour accélérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration ainsi que l’intégration de nouveaux membres dans l’armée, dans le cadre de la Commission technique de sécurité du Comité. «<em>Au total, 1 330 membres de groupes armés ont achevé le processus et, en janvier 2020, les premiers bataillons de l’armée malienne reconstituée, forte de plus de 400 hommes, ont commencé à se déployer à Kidal, Tombouctou et Gao. Cependant, l’accélération du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration a connu quelques difficultés, comme le peu d’intérêt du Gouvernement à l’égard des membres nouvellement intégrés des Forces armées maliennes, un retard de trois mois dans la publication des décisions officielles d’attribution des grades et des nominations militaires et l’insuffisance du matériel</em>», précise la lettre du groupe d’experts.

Il souligne toutefois que le processus a subi des retards et ne suscite guère d’intérêt. Le 2 septembre, à la cérémonie marquant la fin de la formation de 1 006 des 1 330 membres nouvellement intégrés à l’armée, qui s’est tenue au centre de formation militaire de Bapho, le chef d’état-major de l’armée malienne, le général Keba Sangaré, a annoncé que les 1 006 soldats se verraient accorder une permission de 15 jours, ce à quoi les représentants des groupes armés présents se sont opposés, estimant qu’elle entraînerait la dispersion des troupes et créerait de nouveaux risques.

Pendant plusieurs mois, poursuit le même document, les 1 006 nouveaux membres de l’armée malienne ont été abandonnés à eux-mêmes. Beaucoup sont restés chez des proches à Bamako, mais d’autres n’ont eu d’autre choix que de réintégrer leur lieu d’origine dans le nord. Plus de 20 personnes auraient été enlevées le 4 septembre dans un car public entre Douentza et Hombori alors qu’elles se rendaient à Gao, moins de 10 jours après avoir achevé leur formation. Les appels répétés des groupes armés à l’état-major des forces armées n’ont pas été suivis d’effet. On ignore à ce jour où se trouvent ces personnes qui auraient été enlevées. Quatre membres de l’armée nouvellement intégrés ont été arrêtés par des agents de la sécurité du Burkina Faso alors qu’ils traversaient la frontière. Ils sont détenus à la prison centrale de Ouagadougou, en attendant l’ouverture d’une enquête.

Sous un autre chapitre, pour le groupe d’experts, le regain de violence transfrontalière et la recrudescence des attaques contre les forces nationales de sécurité et de défense au Niger et au Burkina Faso, suscitées par un dispositif de sécurité défaillant du côté malien de la frontière, ont poussé à bout la patience des pays voisins et des institutions régionales à l’égard des protagonistes, comme l’indiquent les déclarations faites en septembre sur le statut de Kidal par le Président du Niger, Mahamadou Issoufou, et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Cependant, souligne le groupe d’experts, au Mali, l’équilibre des pouvoirs entre les groupes armés signataires et les groupes armés coopérant à l’application de l’Accord a considérablement changé en 2019. Comme décrit en détail dans le rapport final le plus récent du Groupe d’experts (S/2019/636), les chefs des principaux groupes armés du nord du Mali se sont réunis à Bamako à l’initiative du général El Hadji Ag Gamou des Forces armées maliennes, commandant militaire de fait du Groupe d’autodéfense des Touaregs Imghad et leurs alliés (GATIA), pour former une large alliance destinée à combattre le terrorisme et à reprendre le contrôle du terrain perdu d’abord face au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et ensuite à la « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CVJR :  Le rapport final bientôt prêt</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cvjr-le-rapport-final-bientot-pret-2863897.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 09:52:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<ol>
 	<li><strong> Hatt Ag Bayes, 2<sup>ème</sup> Vice-président de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) a présidé la cérémonie d’ouverture de l’Atelier de Préparation de Rédaction du Rapport Final de la CVJR. C’était le mardi 11 mars 2020, à l’Hôtel Massaley, en présence de plusieurs acteurs du processus. </strong></li>
</ol>
&nbsp;

Daniel Coulibaly, coordinateur de la sous-commissions des études, des rapports et de la documentation (SCERD), non moins 2ème vice-président de la CVJR, a précisé que ce rapport, d’une très haute importance, sera le couronnement du travail de la  CVJR, et restera une référence dans les annales  de la justice transitionnelle au Mali de 1960 à nos jours. Il sera aussi un instrument  de mise en œuvre de cette justice transitionnelle par le Gouvernement.

Il a précisé que, pendant deux jours, les sous-commissions feront une revue du travail accompli jusqu’à ce jour, et au terme  de l’atelier, exploitera au mieux les contributions faites par les participants pour améliorer la qualité  à la CVJR, conformément à son mandat.

Il a aussi souligné que l’équipe est composée d’une part des membres  de la sous-commission des études, des rapports et de la documentation y compris ses experts, et d’autre part, des experts représentants les partenaires techniques et financiers de la CVJR, à savoir l’ONU femmes, l’ASFC, la GIZ, la MINUSMA et l’UNICEF.

Quand à Mme Karin Grimm, représentante de ONU-Femmes, dans le cadre des actions relatives à la réconciliation nationale, à travers la justice et le traitement des questions humanitaires, l’Accord a prôné la mise en place de mécaniques de justice transitionnelle, notamment la CVJR. Elle a rappelé que la CVJR a pour mission de contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la reconnaissance, la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques.

A l’en croire, dans le cadre de cette mission, la CVJR est chargée entre autres d’enquêter sur les cas de  violations graves des droits de l’homme individuelles et/ou collectives commises dans le pays et, spécifiquement, celles commises à l’égard des femmes et des enfants ; de promouvoir auprès des communautés le respect de l’Etat de droit, des valeurs républicaines, démocratiques, socioculturelles et du droit à la différence.

<em>&lt;&lt; </em>Pour ONU Femmes, la CVJR est un champion de l’Egalité du Genre dans le processus de paix au Mali. Depuis 2016, nous accompagnons l’approche Genre de la CVJR ; cette  approche est concrétisée par l’existence d’une sous-commission Genre…&gt;&gt;, a-t-elle martelé.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et cohésion sociale :   L&amp;apos;Ajcad lance le sommet national intergénérationnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/paix-et-cohesion-sociale-lajcad-lance-le-sommet-national-intergenerationnel-2863895.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 09:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (Ajcad) a tenu son sommet national intergénérationnel sur la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. Il s'agit d'une rencontre de deux jours tenue du 13 au 14 mars 2020, au Centre international de conférence de Bamako.</em></strong>

Selon Adam Dicko, directrice exécutive de l'Ajcad, il est plus qu'opportun aujourd’hui d'impliquer les jeunes en tant qu'acteurs et non simples bénéficiaires dans les actions de consolidation de la paix et de la sécurité. Cette participation passera par la création d'espaces d'échanges et de concertation entre les jeunes eux-mêmes dans toutes leur diversité religieuse, sociale et culturelle. Elle ajoute qu'il est temps que les parents multiplient les efforts dans l'orientation, la sensibilisation et l'éducation des enfants.

À l'en croire, ce projet dénommé " Passerelles intercommunautaires et intergénérationnelles par la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Mali " envisage de valoriser le dialogue au niveau national entre les jeunes du Mali. L'Ajcad et ses partenaires, à travers ce sommet, visent à identifier les défis et les avancées en matière de construction de la paix et de la cohésion sociale. Il s'agit d'engager des discussions sur la nécessité de créer une passerelle intergénérationnelle et intercommunautaire;  de formuler des recommandations pour relever les défis liés à la construction du vivre ensemble. Et enfin, l'un des objectifs de cette rencontre est de lancer des messages pour l'engagement des jeunes dans le processus de consolidation de la paix et de la cohésion sociale, a poursuivi Adam Dicko.

Par ailleurs, la directrice exécutive de l'Ajcad a remercié les représentants de l'Aide de l'Église norvégienne pour leur appui auprès des autorités maliennes, en particulier aux côtés des jeunes maliens. Elle a aussi mentionné que les leaders religieux et traditionnels constituent des acteurs incontournables pour la paix. Car, selon elle,  ces derniers sont des repères moraux pour de nombreux jeunes. Et enfin, ses derniers mots furent adressés aux délégations de jeunes venus de différentes régions du Mali.

Pour Habib Kane, représentant du ministre des Affaires religieuses et du Culte, il s'agit d'un combat de bien-être. Il a également affirmé que son département ne ménagera aucun effort pour la stabilité et la cohésion sociale. Partant, il dira que ce projet est d'une importance capitale pour la paix et la stabilité du pays. Pour M. Diaby, représentant de ministre de la Jeunesse, le gouvernement ne cesse de multiplier les initiatives allant dans le sens de la cohésion et le développement durable.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Escroquerie et abus de confiance :  Sous mandat d’arrêt, Drissa Traoré échappe à la vigilance de la police</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/escroquerie-et-abus-de-confiance-sous-mandat-darret-drissa-traore-echappe-a-la-vigilance-de-la-police-2862690.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 10:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Recherché par le Commissariat du 13è arrondissement en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par le Tribunal de la commune VI de Bamako, le fils ainé de San Zou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, reste introuvable. Il est soupçonné de faits d’escroquerie d’une somme estimée à 32 millions de nos francs et d’abus de confiance. S’il est encore au Mali, c’est que l’héritier du richissime pétrolier devrait être un fantôme pour échapper aussi habilement à la vigilance des limiers mis à ses trousses.

<strong>Les faits</strong>

Apparemment reconverti en promoteur immobilier, Drissa Traoré a proposé ses services à sa victime. En effet, moyennant la somme de 55 millions, il s’est engagé à construire une villa à deux niveaux. Pour le démarrage  des travaux, Abdoulaye Traoré dit lui avoir remis la somme de 32 millions FCFA, tout en s’engageant de payer le reliquat après la remise des clés de la maison. Seulement voilà, la maison s’est effondrée au premier niveau parce que les matériaux de construction ne répondaient pas aux normes requises. Et depuis, Drissa Traoré a rompu tout contact avec  Abdoulaye Traoré, qui dit avoir été victime d’une arnaque malicieusement orchestrée par Drissa Traoré qui reste introuvable en dépit du mandat d’arrêt décerné contre lui.

Aujourd’hui à la retraite, ce journaliste de carrière implore l’implication des autorités politiques et administratives, afin qu’il soit mis dans droits. Il ne réclame que la restitution de ses 32 millions, qui sont ses économies d’au moins 35 ans de services.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Syama :  Silence, on pille notre or et on nous tue</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/syama-silence-on-pille-notre-or-et-on-nous-tue-2862688.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 10:35:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dernier rapport du Bureau du vérificateur général épingle la gestion financière et environnementale de la mine d’or de Syama, dans le cercle de Kadiolo (Sikasso). Elle concerne les années 2015, 2016, 2017, et 2018. Les irrégularités financières constatées par la mission sont estimées à plus de  227 milliards FCFA.</strong>

Le Mali est un pays riche en or.  Cet or  qui constitue la principale ressource minière d’exportation n’a toujours pas été profitable pour la population. Classé   4<sup>ème</sup> producteur d’or au plan africain avec 49 tonnes de production en 2018, notre pays demeure à la traine. Après le bradage d’une importante quantité d’or par  l’empereur Kankou Moussa lors de son pèlerinage à la Mecque en 1324, la mine de Syama est en train de bazarder à nouveau notre or. C’est du moins ce que l’on peut retenir du dernier rapport de la vérification de conformité du BVG: mise en œuvre de la convention d'établissement Société des mines de Syama (Somisy-SA).

<strong>Comment les populations riveraines sont exposées aux dangers environnementaux</strong>

Dans le présent rapport, on dénonce le manque de respect des normes environnementales par les sociétés des mines de Syama.  Il s’agit des pratiques portant atteinte à l’environnement et au développement durable. Notamment le manque d’entretien des canalisations d’eaux usées, l’inobservation des normes au niveau du garage de la société sous-traitante, ZFM, le non-respect des modalités de gestion des rejets polluants dans l’atmosphère, le manque d’équipement du système d’épuration de gaz (poussières et fumées) des cheminées de la centrale électrique et de l’usine de production d’or.

La mission a également constaté que la nature et la quantité des déchets dangereux incinérés ne sont pas mentionnées dans les rapports annuels de 2015, 2016 et 2017. Pire, la mine ne fait pas de rapports circonstanciés sur les cas de dépassement de normes survenus. De plus, les rapports annuels ne font pas état des actions correctives mises en œuvre ou envisagées lors des dépassements de normes. Par ailleurs, aucune information n’a pu être fournie à la mission sur les résultats d’analyse des différents paramètres de pollution attestant les performances des équipements de traitement des polluants atmosphériques, précise le document.

<strong>La braderie d’une richesse nationale</strong>

A en croire le rapport du Vgal, les sociétés des mines de Syama sont caractérisées par des  irrégularités financières.  La mission a évalué le montant des irrégularités  à 227 874 613 295 FCFA qui se présentent comme suit :  le Président du Conseil d’administration de la Somisy-Sa a mis en place un emprunt non justifié pour le compte de la société pour 242 302 677 428 FCFA, tirés d’un emprunt irrégulier de 168 655 374 517 FCFA adossé à un accord non documenté signé entre les responsables de Resolute ML.

Cet emprunt de Resolute ML est constaté sur la base des seules inscriptions dans le compte <em>“1851 Resolute interco non bloqué”</em> de Somisy-SA. Malgré plusieurs demandes de la mission, la Somisy n’a fourni aucun document justifiant le montant inscrit en emprunt.

Le rapport indique aussi que  l’Assemblée générale de la Somisy n’a toujours pas autorisé la distribution de dividendes à l’État, alors que la société a réalisé des bénéfices cumulés à hauteur de 356 828 155 198 FCFA en fin 2017. Le bénéfice distribuable de la période sous-revue est de 159 585 519 835 FCFA, dont 31 917 103 967 FCFA devraient revenir à l’État malien. Le directeur général de la Somisy n’a pas remboursé un emprunt auprès de l’État du Mali, alors que l’article 10 des statuts de la société stipule: <em>“Les actionnaires peuvent mettre ou laisser à la disposition de la société toutes sommes produisant ou non intérêts, dont celle-ci peut avoir besoin. Les modalités de ces prêts sont arrêtées par accord entre le Conseil d’administration et l’intéressé”.</em>

Pire, épinglent les vérificateurs, le Directeur général de Somisy n’a toujours pas remboursé, à l’État malien, un emprunt figurant dans les états financiers de la société pour un montant de 2 719 334 414 FCFA avec des intérêts cumulés de 1 932 666 382 FCFA. Le montant total à rembourser à l’État du Mali s’élève à 4 652 000 796 FCFA. Comme si ceux-ci  ne suffisaient pas, poursuit le document,  le directeur général de la Somisy n’a pas payé la totalité de la patente et des droits connexes dus.  A  l’exception de son Bureau de Bamako, la Somisy-SA n’a pas calculé et payé la patente sur ses bâtiments administratifs. Et le montant total des droits compromis s’élève à 102 266 780 FCFA pendant la période sous revue dont 88 927 635 FCFA pour la patente, 4 446 382 FCFA pour la taxe de voirie et 8 892 763 FCFA pour la cotisation due à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim).

Sur la dénonciation et transmission de faits par le Vérificateur général au président de la section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République du Mali près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, la mission a estimé que celles-ci sont relatives à l’emprunt non justifié de 168 655 374 517 FCFA mis en place pour le compte de la Somisy-Sa, aux dividendes non distribués à l’Etat du Mali pour un montant de 31 917 103 967 FCFA, à l’emprunt non remboursé à l’Etat du Mali pour un montant de 4 652 000 796 FCFA, aux intérêts payés sur la facilité d’emprunt irrégulièrement mise en place pour un montant de 20 470 989 008 FCFA, à l’Impôt sur les sociétés dû sur les intérêts irrégulièrement déduits du résultat fiscal de la Somisy pour un montant de 2 076 878 227 FCFA, aux patentes et droits connexes non payés pour un montant de 102 266 780 FCFA. Ainsi, les dénonciations de faits au directeur général des impôts sont relatives à l’Impôt sur les sociétés dû sur les intérêts irrégulièrement déduits du résultat fiscal de la Somisy pour un montant de 2 076 878 227 FCFA, aux patentes et droits connexes non payés pour un montant de 102 266 780 FCFA.

De toutes les façons, précise la mission du Bureau du vérificateur général, ces irrégularités financières estimées à 227 874 613 295 FCFA  seront transmises aux autorités judiciaires et fiscales. Ce, afin de mettre l’Etat et les citoyens dans leurs droits.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la victoire dès le 1er tour aux législatives à Dioïla : Six partis politiques font bloc derrière les Tisserands</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-la-victoire-des-le-1er-tour-aux-legislatives-a-dioila-six-partis-politiques-font-bloc-derriere-les-tisserands-2862684.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 10:30:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A Dioïla, fief politique de l’incontournable Mamadou Diarrassouba, la fièvre électorale est au beau fixe dans la perspective des législatives qui rentrent aujourd’hui dans sa phase cruciale. Dans la ferveur de la campagne électorale qui bat son plein, depuis ce dimanche, la liste propre du Rassemblement pour le Mali (RPM) bénéficie d’un large soutien à la fois politique et populaire. Ces partenaires politiques de terrain, qui viennent en renfort pour les champions des Tisserands, jouissent de grande réputation : ce sont Yelema, Sadi, le Parena, l’UM-RDA, le Cnid et le Pacp qui s’engagent auprès du RPM pour donner une victoire éclatante à Mamadou Diarrassouba et à ses colistiers que sont : Yiri Keïta, Bafing Coulibaly, Moussokoura Samaké et Marie Noël Coulibaly. Objectif affiché : Le takokelen…

&nbsp;

Donnés comme des compétiteurs politiques redoutables, compte tenu du rang de première force politique dans la circonscription électorale de Dioïla dont jouit leur parti, les candidats du RPM à ces joutes électorales sont fort attendus par l’opinion ; d’autant qu’ils y sont, au-delà des enjeux politiques, pour respecter cette hiérarchie politique locale de leur formation politique. Si pour certains le pari est risqué du fait de la liste propre dans un contexte de grande hostilité, pour les autres, qui connaissent le stratège Mamadou Diarrassouba, il n’y a pas de contrainte majeure qui se dresse sur le chemin du RPM.

&nbsp;

Lors des dernières communales de 2016, auréolé avec ses 13 maires sur 23 et plus de 150 conseillers sur les 409 au niveau du cercle, le parti présidentiel est bien parti pour rééditer cet exploit politique lors de ces législatives. Pour cela, nous a-t-on confirmé, c’est la stratégie développée par l’homme de terrain ; Mamadou Diarrassouba, rassembleur politique, au-delà de sa chapelle d’origine, qui fera le reste. Pour le jeu d’alliance qu’il a su concocter, il est en passe de doubler ses concurrents avec la ruée politique dont il bénéficie au sein de sa mouvance. Une adhésion politique et populaire qui se poursuit sans relâche et qui fait que l’homme se bonifie davantage au gré des soutiens et autres ralliements à sa cause. Aux dernières nouvelles, il est crédité de 16 maires et plus de 200 conseillers communaux…

&nbsp;

A la dernière présidentielle, c’est avec un ratissage politique propre et sans bavure que le parti du Tisserand a mené la bataille politique dans la région, en ne réservant que portion congrue à ses adversaires politiques. Au premier tour, son candidat, Ibrahim Boubacar Keïta, le grand vainqueur de cette présidentielle, a obtenu plus de 54 000 voix, soit 53,38%. Au second tour du scrutin, sous le leadership de Mamadou Diarrassouba, l’enfant du Baniko, le président sortant a été plébiscité avec près de 79%.

&nbsp;

C’est dire que le RPM a une histoire politique grâce à l’entregent d’un homme d’action, l’honorable Diarrassouba, sur laquelle il devra compter pour concrétiser ses ambitions politiques lors de ces législatives. Ce n’est pas par hasard que les alliances stratégiques se dessinent en faveur de la liste RPM de Dioïla. Ce n’est pas non plus par un système mécanique simple que les ralliements se font au grand bénéfice du RPM. Tout cela a un socle, et un très solide socle politique qui a été savamment façonné par l’honorable Mamadou Diarrassouba, durant des années de travail de terrain. Pour ces élections législatives, la belle illustration de ce soutien politique de terrain qui ne fait pas défaut est le renfort porté par les six partis politiques : Yelema, Sadi, Parena, Cnid, UM-RDA et Pacp, qui ont décidé de rallier la cause de la liste, conduite par Mamadou Diarrassouba dans la circonscription électorale de Dioïla.

&nbsp;

Il est un fait politique majeur qui est à souligner : ce n’est pas seulement la performance du parti qui a prévalu pour la composition de la liste propre du RPM dans cette circonscription. En fait, par le truchement d’un jeu d’alliance locale, basé sur l’esprit de compagnonnage politique, dont le leader local du RPM a le secret, qui le prédispose à aller vers d’autres horizons politiques, bien au-delà de sa coterie politique d’origine, qui a donné à cette liste du RPM toutes ses couleurs. S’y ajoute l’engagement des ressortissants de la localité qui voient dans l’action du député Mamadou Diarrassouba le confort de toute une contrée, confrontée, on le sait, depuis des années, aux multiples défis de son développement endogène.

Le fait que les cinq candidats, apprend-on de sources concordantes, ont une très bonne réputation auprès de la population, eu égard à leur profond ancrage politique et social qu’ils ont réussi à tisser au sein de la population, depuis des années de militantisme sur le terrain, est également l’un des facteurs importants, sur lequel la bataille électorale de Dioïla se fera.

Pour cela, tout le monde en convient : lors de ces prochaines joutes politiques à Dioïla,  il faut compter sur cette liste RPM, pilotée par le député Diarrassouba, qui est bien dans la dynamique de ratisser plus large…

&nbsp;

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Échanges transfrontaliers d&amp;apos;énergie électrique :  La Banque mondiale et le Mali renforcent leur collaboration</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/echanges-transfrontaliers-denergie-electrique-la-banque-mondiale-et-le-mali-renforcent-leur-collaboration-2862675.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/echanges-transfrontaliers-denergie-electrique-la-banque-mondiale-et-le-mali-renforcent-leur-collaboration-2862675.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 10:28:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Boubou Cissé a présidé la cérémonie d’ouverture de la rencontre sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest. C'était ce mardi 3 mars 2020 au ministère de l'Economie et des Finances. </strong>

En effet, cette rencontre a réuni les ministres en charge de l’Energie et ceux en charge des Finances du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Liberia, du Mali et de la Sierra Léone. Dans son intervention, le Premier ministre Dr Boubou Cissé a affirmé que la lutte contre la pauvreté, la quête d’un bien-être quotidien pour nos populations et la prospérité économique de nos Etats ne pourraient aboutir sans que des jalons importants ne soient posés dans des secteurs cruciaux comme celui de l’énergie. Aussi, dit-il se réjouir que la Cedeao ait porté le secteur de l’énergie au centre des priorités de la Communauté, tout en comprenant la nécessité d’accroître la coopération régionale dans ce secteur à travers la mise en commun des ressources énergétiques et la commercialisation de l’électricité à travers des échanges transfrontaliers.

Aux dires du ministre, c'est le lieu d'insister sur la nécessité d’entreprendre toutes les actions idoines pour renforcer le commerce de l’électricité et de mettre en place des règles claires de gestion des contrats dans le cadre de ce commerce. Félicitant  ainsi la Banque mondiale pour  sa constante sollicitude et la qualité de sa coopération avec les pays de la Cedeao, le Premier  ministre Dr Boubou Cissé se dit très rassuré pour le bien-fondé  de telle initiative qui pourrait être  très efficace pour le secteur de l’énergie.

Pour sa part, la directrice des opérations de la Banque mondiale a annoncé la mise au point de deux instruments visant à renforcer immédiatement la confiance dans le commerce et à soutenir la mise en œuvre de la nouvelle directive de la Cedeao. Il s’agit de financer un appui budgétaire régional pour les six pays concernés,  afin d'accompagner la mise en œuvre des réformes et de créer un fonds renouvelable de soutien aux liquidités (Lerf) qui permettrait aux exportateurs d’électricité d’avoir accès à des liquidités en cas de non-respect des dispositions contractuelles des importateurs d’électricité et vice-versa.

Il faut aussi noter que cette importance rencontre, à laquelle  a participé les experts des pays concernés, ceux de la Banque mondiale, du Wapp ( Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain  ou en anglais West african power pool), de l’Arrec (l'Autorité de régulation régionale du secteur de l'électricité de la Cedeao) permettra de trouver, d’une part, un mécanisme durable de paiement des factures d’achats d’électricité par les importateurs et la garantie d’une énergie disponible et fiable, et d’autre part  de veiller à ce que chaque partie prenante joue pleinement son rôle, tel recommandé par la directive C/DIR/2/12/18 de la Cedeao, mise en vigueur le 1<sup>er</sup> janvier 2020.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Konimba Sidibé dans la tourmente à Dioïla :  Un vrai procès en sorcellerie contre le Secrétaire d’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/konimba-sidibe-dans-la-tourmente-a-dioila-un-vrai-proces-en-sorcellerie-contre-le-secretaire-detat-2862687.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 00:31:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mal-aimé politique de Dioïla, l’ancien ministre Konimba Sidibé, candidat aux législatives, est au plus bas dans sa circonscription électorale. Après avoir cherché vainement à trouver des failles chez son redoutable concurrent, aux fins d’annulation de sa candidature, il s’épuise aujourd’hui dans le dénigrement stérile et dans l’invective la plus abjecte.</em></strong>

Incapable d’affronter l’électorat qui l’attend de pied ferme, le candidat du Modec, Konimba Sidibé tombe dans la démesure politique.  Dans un communiqué alambiqué, dont il a lui seul le secret, M. Sidibé dénonce une activité ministérielle effectuée dans la zone par le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, chargé de l’Aménagement et de l’Equipement rural, Adama Sangaré. Le seul tort du ministre, évoqué par M. Sidibé lui-même, est qu’il se rend sur le terrain auprès des populations, en étant un responsable du parti présidentiel.

C’est désormais clair, pour Konimba Sidibé et comparses, dès qu’il y a les législatives, aucun ministre ne doit se rendre en mission sur le terrain. Pour lui, dès lors qu’il y a mission de terrain du ministre, cela favorise à coup sûr le parti au pouvoir. Drôle de manière d’un homme politique au plus bas des sondages, qui a été pourtant ministre de la République et qui sait qu’il y a bel et bien des activités ministérielles programmées sur le terrain. Mais, Konimba Sidibé n’en a cure : dès qu’il s’agit de dénigrer un adversaire politique, quitte à employer les basses manœuvres, il y va de tout son égo surdimensionné. Tout est visé pour faire mal, au risque de se ridiculiser et de tomber dans la déchéance politique.

Sinon comment un ancien ministre comme lui peut-il faire l’amalgame entre une mission régalienne de l’Etat, à travers un département ministériel, de surcroit chargé du développement rural, avec une prétendue campagne électorale qui n’était pas encore officiellement lancée, au moment de ce vrai faux amalgame ?

En réalité, Konimba Sidibé, pour avoir été ministre, sait plus que quiconque que la mission du secrétaire d’Etat n’a rien de particulier et qu’il s’inscrit bien dans le cadre des objectifs assignés par le département en question, sur l’évaluation desquels le travail ministériel est apprécié.

Loin des calculs politiques mesquins et abjects, auxquels Konimba Sidibé veut s’adonner pour ternir la mission du Secrétaire d’Etat dans la zone, celle-ci, comme on le sait, à renforcer la compétitivité agricole. D’ailleurs, comme il ressort de son agenda, le secrétaire d’Etat a mené récemment de nombreuses missions dans plusieurs localités du pays. La plus récente est cette effectuée à Kita, en fin février.

Il est donc clair que Konimba Sidibé, le pourfendeur devant l’Eternel, est pris dans son propre piège. Au lieu de s’intéresser à peaufiner ses stratégies politiques en vue d’engranger des scores électoraux honorables, cet homme, vindicatif dans l’âme, est dans le dénigrement stérile à l’encontre d’un ministre qui n’a fait que son travail sur le terrain. Qu’il s’agisse de Dioïla, de Kita, ou d’autres localités du pays, le Secrétaire d’Etat est au contact des producteurs maliens pour renforcer la productivité agricole et moderniser l’équipement.

La déclaration de M. Sidibé, à la suite de la visite du Secrétaire d’Etat à Dioïla, apparait comme un aveu d’impuissance politique d’un homme à la réputation sulfureuse, qui utilise tous les moyens, y compris les plus abjectes, pour atteindre un adversaire politique. La morale est dans tout, même dans la politique, où les actions doivent imprimer le minimum de sincérité et de conscience.

Est-ce à dire que l’Etat s’arrête de fonctionner une fois que les législatives sont programmées ?

Si ce ne sont pas ceux candidats à ces législatives, on a vu ces derniers temps les ministres de la République en pleine mission de terrain, sans que cela n’entraine la moindre polémique. C’est le cas des ministres dont le ministre AG Erlaf, qui ont séjourné à Kidal pour préparer la visite du Premier ministre dans cette région.

Comme on peut s’en apercevoir, la mauvaise foi est bien au rendez-vous chez M. Sidibé dans sa manie à interpréter la mission d’un ministre, fut-il du RPM, comme une activité de campagne électorale, pendant que celle-ci n’était pas encore officiellement lancée.

Manigance politicienne, quand tu nous tiens...

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autopromotion des femmes et des enfants :  Plus de 64 millions FCFA pour la réhabilitation du centre de Yirimadio</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/autopromotion-des-femmes-et-des-enfants-plus-de-64-millions-fcfa-pour-la-rehabilitation-du-centre-de-yirimadio-2862682.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 00:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministère de la Promotion de la Femme de l'Enfant et de la Famille, Dr. Diakité Aïssata Kassa Traoré, a procédé à la remise officielle des clés du Centre d'autopromotion de la femme et de l'enfant de Yirimadio ce vendredi 6 mars 2020. Financé à 64 659 035 FCFA sur le budget national, ce centre servira à renforcer la capacité des femmes et enfants. </strong>

<strong> </strong>

Créé par le décret n°10- 126/P-RM du 05 MARS 2010, le Centre d'autopromotion de la femme, et de l'enfant de Yirimadio a pour vocation de favoriser l'autonomisation des femmes, et l'épanouissement des enfants en milieu semi urbain et rural. La réhabilitation dudit centre a coûté au budget national la somme de 64 659 035 FCFA. Ce nouveau  joyau architectural est composé  d'une unité de production performante, une salle de formation en coupe et couture rénovée et équipée, une unité de formation en alphabétisation et une administration qui répond aux normes du travail. Cette rénovation permettra le renforcement de capacité et la création des activités  génératrices de revenus pour les femmes.
<ol>
 	<li>Sangaré, coordinateur des chefs de quartier de la commune VI, a salué le ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Dr. Aïssata Kassa Traoré, pour sa promesse tenue.</li>
</ol>
Pour sa part, Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré a mentionné que l'opérationnalisation du centre de Yirimadio va être d'un apport remarquable dans le développement de la commune VI en général et celui des femmes et des enfants en particulier. Il s'agit de contribuer à l'amélioration du cadre et des conditions de vie des populations au niveau de la commune; de favoriser la promotion du mouvement associatif et l'émergence d'un partenariat entre différents acteurs; d'organiser et participer à l'organisation des activités de renforcement des capacités des femmes par  l'alphabétisation fonctionnelle et la formation technique; d'encourager et valoriser les productions agricoles pastorales et artisanales des femmes; d'organiser et participer à l'organisation des activités socio-éducatives pour les enfants de six (06) à seize (16) ans; de promouvoir les activités de loisirs, pour les enfants de moins de six (06) ans, etc.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorité intérimaire  du mandé : Le torchon brûle entre Kèlèpily et ses successeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/autorite-interimaire-du-mande-le-torchon-brule-entre-kelepily-et-ses-successeurs-2861874.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Mar 2020 13:30:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce samedi 29 février 2020, dans la mairie de rurale du Mandé, s'est tenue une conférence de presse animée par les responsables de la nouvelle équipe de l'autorité intérimaire. L'objectif de la rencontre était d'informer les hommes de medias sur l'altitude du président sortant qui, selon eux, s'est lancé dans une campagne de désinformation et de dénigrement du bureau </strong>

En prélude de son allocution, Bernard Dakouo, 3<sup>ème</sup> adjoint du président de l'autorité intérimaire de la commune du Mandé, a mentionné que depuis le 05 décembre dernier, la commune vit des soubresauts juridico-administratifs et des intoxications et/ou désinformations de toutes sortes, consécutifs à l'arrêté n°2019-4599/Matd-SG portant nomination des membres de l'autorité intérimaire de la commune rurale du Mandé. En effet, après les annulations des élections du 20 novembre 2016, une autorité intérimaire a été installée par arrêté n° 2018-0072/MCT- SG du 24 janvier 2018.

À l'en croire, la loi sur les autorités intérimaires donne un mandat de six mois, qui peuvent être prorogés de douze mois et est non renouvelable. Autrement dit, le premier mandat de l'équipe intérimaire expirait au mois de juillet de la même année. La prorogation ultime étant de douze mois, à partir de la fin du mois de juillet 2019, l'autorité intérimaire du Mandé était devenue caduque, plongeant  ainsi la commune dans un vide juridique, puisque l'Etat n'a pas pu organiser les élections partielles dans ladite circonscription.

Toujours dans ses clarifications, il a souligné que dans un vide juridique de ce genre, qui doit prendre ses responsabilités? Evidemment l'Etat à travers son ministère chargé de la décentralisation et des collectivités territoriales. C'est ainsi que l'arrêté du 05 décembre 2019 a vu le jour. Mais curieusement, à la notification de l'arrêté aux présidents sortant et entrant le 21 janvier 2020, le premier a crié sur les toits. Les campagnes médiatiques, avec son cortège de mensonges contre notre ministre, ont été monnaie courante ; des réunions dans les villages et autres hameaux, rien n'a été épargné.

Selon M. Dakouo, le 03 février 2020, le préfet de Kati, accompagné du sous-préfet de Kalaban-Coro, en mission des plus hautes autorités du pays, sont venus installer la nouvelle équipe intérimaire et qui a aussitôt pris fonction. Paradoxalement, le sortant n'a pas daigné se présenter, exhibant quelques jours plus tard une grosse de la Cour suprême qui ordonne un sursis à l'exécution de l'arrêté N°2019-4599/Matd-SG, en attendant de juger sur le fond pour une éventuelle annulation de l'arrêté querellé.

&lt;&lt; Toutefois, il faut noter que la nouvelle équipe installée est en train de travailler et assure la continuité de l'administration en attendant la passation. Ce qui est déplorable, c'est le manque de fair-play du président intérimaire sortant, lequel organise à longueur de journée des conférences de presse et réunions dans les villages. Dans le but de désinformer la population d'une part et d'«intimider » les autorités juridico-administratives. Il est malheureusement aidé en cela par trois chefs de village en mal de popularité, à la limite pratiquement haïs dans leurs propres villages », a-t-il dit. Le hic est que le président sortant de l'autorité intérimaire, Nouhoum Kèlèpily, aura du mal à faire la passation puisqu'en deux ans, malgré ses tapages médiatiques pour tromper les paisibles citoyens, sa gestion a été catastrophique, affirme M. Dakouo.

Il a aussi ajouté que sur le plan financier, rares sont les marchés qui ont été attribués dans les règles de l'art. Les surfacturations et même des détournements ont été monnaie courante (achat du véhicule Toyota 4x4, achat des tables-bancs, et autres. Pire, il dira qu'au cours de certaines restitutions, celui qui disait avoir payé toutes les dettes de la collectivité se trouve embourber à plus de cent millions, alors même qu'une autorité intérieure ne peut s'endetter ou emprunter au nom de la collectivité, selon la loi. Sur le plan foncier, le président sortant a procédé à des morcellements illicites de toutes sortes, même en dehors de la zone d'urbanisation, a renchéri le conférencier.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grève des enseignants : A qui profite le chaos de l’école ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/greve-des-enseignants-a-qui-profite-le-chaos-de-lecole-2857916.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 02:19:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De la rentrée scolaire, le 1<sup>er</sup> octobre dernier, à ce jour, les grèves des enseignant se suivent et se ressemblent, entrainant une paralysie programmée de l’école qui, on le sait, a encore du mal à se remettre de la turbulence qui l’a secouée, au cours de l’année écoulée. De trois jours à 14 jours, on en est aujourd’hui à 20 jours de grève annoncée, dans un intervalle de trois mois à peine d’activité scolaire. D’où le spectre de l’année scolaire compromise qui se profile. Voire le risque d’un chaos orchestré qui guète le système éducatif, tout entier</em></strong><em>.</em>

Contre cela, le Premier ministre, Boubou Cissé, veut anticiper, en empêchant que l’école, qui a tant souffert, ces dernières années, des perturbations prolongées et répétées, ne soit pas à nouveau endommagée par la série de grèves, annoncées par les syndicats d’enseignants, signataires du 15 octobre 2016. Les  mêmes qui ont, on le sait, secoué l’année scolaire écoulée de longs mois de contestation catégorielle, dont les conséquences sont loin de se cicatriser au niveau de la qualité d’apprentissage des enfants.

Le point de discorde de cette année scolaire qui commence mal, entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, tient à une question de détails. Au regard des textes qui régissent le statut des enseignants, ces derniers doivent bénéficier des augmentations obtenues au niveau du statut général des fonctionnaires.

Là-dessus, le gouvernement est d’accord et reconnait d’ailleurs la légitimité des revendications des enseignants formulées dans ce sens. Seul bémol : l’Etat insiste sur le rééchelonnement de ces augmentations entre le 1<sup>er</sup> janvier 2020 (sur 1.100 points) et le 1<sup>er</sup>janvier 2021(sur 1.200 points), soit une augmentation de 20% étalée sur cette période. Cette démarche du gouvernement s’explique par la conjoncture actuelle difficile du pays, en proie à d’intenses efforts de guerre. Il s’agit aussi d’honorer un engagement qui s’est soldé pour l’Etat, à l’origine, au compte du statut général des fonctionnaires, de manière échelonnée.

Les syndicats d’enseignants, eux, rejettent en bloc cette proposition du gouvernement en adoptant une attitude intransigeante basée sur « le tout ou rien ». Les grévistes veulent tout et tout de suite et exigent en outre que les augmentations concernées soient annexées sur leur grille salariale. Ce qui ne semble pas être soutenable pour l’Etat d’autant que cela risque de constituer la boite de pandore pour les autres corporations qui n’hésiteront pas à réclamer les mêmes avantages.

On en est à ce point de blocage quand les négociations, entamées sous l’égide de la commission de conciliation, ont débouché sur un désaccord patent, à partir d’un mot d’ordre de grève de 14 jours, déposé sur la table du gouvernement. A partir de ce moment, le Premier ministre sort de sa réserve pour présenter un ensemble de mesures destinées à garantir le temps d’apprentissage effectif à l’école.

De là, un nouveau tollé éclate sur le front syndical avec les grévistes qui durcissent leur ligne d’attaque. Dans le feu de la contestation, un nouveau préavis de grève de 20 jours est déposé sur la table du gouvernement qui ne recule pas sur les mesures annoncées pour empêcher la paralysie de l’école. Le recrutement de plus de 15 mille volontaires est lancé, depuis la semaine dernière. La retenue de salaire pour les grévistes et la réquisition sont entre autres mesures en application dans le but d’empêcher la paralysie à l’école et de garantir le droit à l’apprentissage des enfants.

Le caractère sauvage des grèves et le refus des grévistes d’accepter les propositions du gouvernement, dans ce contexte de crise aiguë pour le pays, pendant que l’Etat reconnaît la légitimité des revendications des enseignants, font que l’action des grévistes passe mal au sein de l’opinion publique qui croit aujourd’hui, dans sa majorité, à un sabotage orchestré du système éducatif de la part de ceux-là mêmes qui en constituent pourtant l’un des segments importants.

Les enseignants, tout comme l’Etat et d’autres partenaires de l’école, sont des éléments importants du système éducatif. Comme tous les autres éléments constitutifs de ce dispositif, ils ont la responsabilité ; les enseignants de tous bords, de ne pas compromettre la pérennité du système. Or, vraisemblablement, le caractère sauvetage des grèves des enseignants, qui se suivent selon un rythme dangereux et compromettant pour la stabilité de l’école, est perçu comme une menace sérieuse contre le système éducatif, dont la stabilité incombe à tous les partenaires, au même titre que les enseignants, qui en constituent l’un des plus importants segments.

Sans système éducatif, point de partenaire de l’école et donc pas d’enseignant. Il est donc évident que la survie du système éducatif passe par la responsabilité de tous ses éléments constitutifs, à l’image des enseignants qui doivent nécessairement s’impliquer pour jouer pleinement leur rôle dans sa pérennité.

Le gouvernement joue alors la leur, en adoptant cet ensemble de mesures destinées à sauver l’école du chaos qui la menace du fait de ces grèves sauvages qui sont ainsi programmées.

Les mesures annoncées par le gouvernement, sous cet angle, ne déplaisent pas à l’opinion publique, dans sa grande franche majorité, d’autant qu’elle les considère comme salutaires pour la stabilité de l’école, donc forcément garantes de la pérennité du système éducatif malien. Pour cela, les grévistes ont tout intérêt à mettre de l’eau dans leur vin pour ne pas apparaître comme de vils démolisseurs d’un système éducatif dont ils ont la responsabilité, devant Dieu et les hommes, d’en assumer la survie.

L’école ne doit pas être compromise par ces grèves sauvages et le refus des enseignants d’accepter les propositions faites par le gouvernement qui, lui, reconnaît par ailleurs la justesse de ces mêmes revendications catégorielles. Dès lors que l’esprit du dialogue est garanti par le gouvernement qui parvient, lui, à faire des propositions concrètes, dans ce sens, les grévistes, eux, pour la responsabilité qui les incombe, pour la pérennité du système éducatif, doivent aller à l’école, enseigner les enfants, qui sont en réalité la seule finalité de l’action éducative, d’autant qu’il s’agit en définitive de l’avenir de tout un pays.

Cet enjeu ultime ne doit pas être occulté par les enseignants qui doivent savoir, qu’en tant qu’éléments indispensables de la pérennité du système éducatif, aucun autre élément important de ce dispositif, fut-il gouvernement, ne peut jouer à leur place, leur rôle dans la stabilité de cet ensemble national. Si les grévistes oublient cela, en se comportant comme les ravageurs désignés de l’école, voire du système éducatif, ils en assumeront, devant l’histoire, la charge négative sur eux et sur leur profession qui n’est que don de soi et sacerdoce, ici et ailleurs, sous d’autres cieux.

Il n’est pas mauvais, dans un tel contexte de déviance vis-à-vis de l’école, loin s’en faut, que le gouvernement, avant que le chaos ne s’installe à l’école, en menaçant de sclérose généralisé tout le système éducatif, puisse agir, vite et bien, en prenant des mesures de sauvetage de l’école, dans la durée et dans la fermeté.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :Le refus de la soumission</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-le-refus-de-la-soumission-2850388.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 16:19:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La gestion de la crise malienne est entrée dans une phase décisive avec le réveil et l’implication de la société civile à tous les niveaux. Les questions essentielles sont désormais posées et il faudra bien y répondre. En effet, pendant que les éléments des groupes armés circulent librement de Kidal à Bamako, allant même jusqu’à se faire recevoir à Koulouba, il y a entrave à l’entrée des autorités maliennes dans la ville de Kidal. Qui maintient ce verrou et à quelle fin ?

<strong>ENTRE EXIGENCES ET ERREURS À NE PAS COMMETTRE </strong>

Certains citoyens français dont des intellectuels et des politiques dénoncent régulièrement les abus et les torts causés au Mali à aux anciennes colonies françaises en général. C’est pourquoi, on ne peut s’attaquer à toute la France sans discernement. Les première et seconde générations d’hommes politiques français ont cédé le pas à la troisième qui hérite d’une situation en fin de cycle car, la jeunesse africaine qui  n’a pas connu la colonisation ne nourrit aucun complexe de colonisé. Elle est confrontée au chômage, au refus du visa européen et au refoulement systématique. Cette jeunesse constitue aujourd’hui une masse suffisamment critique pour troubler le sommeil des hommes politiques tant en Afrique qu’en Europe. Comme l’attitude des dirigeants politiques français n’a presque jamais varié face aux anciennes colonies, la plupart des dirigeants africains ont choisi le confort d’éviter les débats qui fâchent avec la France, au risque d’affronter leur propre peuple qui sait que les intérêts sont totalement divergents. L’Afrique est riche mais ses richesses ne profitent pas aux Africains. Ceux qui en profitent ne veulent plus des Africains sur leur sol. A qui la faute ? Aux dirigeants africains d’abord et à ceux qui, au sein de la communauté internationale ont mis en place et maintiennent un système de vampirisation des ressources au détriment des pays pauvres. La morale n’a aucune place dans cette compétition pour la survie dans laquelle les plus forts ont choisi l’expropriation par tous les moyens des pays pauvres, souvent en complicité avec leurs propres dirigeants qui se trouvent ainsi pris dans un piège mortel. Le pouvoir malien doit préciser ce qu’on attend de la France ainsi que les limites à son action, car l’enclave de Kidal ne semble être que la partie visible de l’iceberg. Pourquoi construire un aéroport aux normes internationales dans une localité de moins de cinquante mille habitants, pendant que les autorités maliennes n’y ont pas accès?

<strong>Qui contrôlera et gérera cet aéroport ?</strong>

N’est-ce pas la preuve de l’aliénation du pays sous le couvert d’une assistance dont personne ne voit l’efficacité sur le terrain ?  Le peuple malien peut-il rester indifférent devant ce spectacle humiliant des décisions concernant Kidal dictées de l’extérieur ?

<strong>LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR CHANGER LA DONNE</strong>

Malgré les déclarations sans équivoque de responsables politiques africains et européens, à quelques exceptions près les hommes politiques maliens sont muets sur l’intervention française, ressassant la même rengaine qui ne convainc personne. Le manque de confiance dans les institutions et ceux qui les incarnent d’une part, l’indiscipline et la corruption au sein de l’administration d’autre part, sont devenus les signes du mal être malien. On est allé de mal en pis depuis l’avènement de la démocratie. Comment faire face à un péril aussi grave que celui que nous vivons en ce moment, si les forces étrangères venues et accueillies en sauveurs n’inspirent plus confiance? L’analyse de la situation montre que la solution ne viendra que des Maliens eux-mêmes. Après avoir été presque plébiscité, IBK a laissé la politique politicienne reprendre le dessus en voulant faire du neuf avec du vieux . Le naturel est revenu au galop et le voilà au pied du mur dans une position plus qu’inconfortable, et dans une gêne que ressent amèrement le peuple malien. Non seulement l’administration n’exerce ses prérogatives qu’au sud du pays mais ailleurs, on ne sent que la présence des forces étrangères, ce qui crée un terreau fertile pour les islamistes constitués en grande partie et dirigés par des Maliens bon teint. Les acteurs de la société civile qui se sont relayés ces derniers temps pour dénoncer la gestion de la crise et le rôle de la France seront-ils  entendus ? En tant que père la Nation, IBK doit parler à son peuple de façon claire et intelligible sur la situation du pays, ainsi que son projet pour sauver le Mali. Vivre  de la charité internationale n’est pas une option digne d’un peuple comme le Mali. Le pays est en guerre et le président doit se comporter comme un vrai chef de guerre qui a certes besoin d’alliés extérieurs, mais qui compte d’abord sur son peuple et son armée. Le peuple malien a les moyens humains et culturels de réduire l’islamisme de l’intérieur, alors qu’on a choisi de le combattre de la pire des façons, c’est-à-dire de la façon dont on combat des séparatistes. Si l’on ne change pas rapidement le fusil d’épaule, l’enlisement n’est pas loin et on risque à terme de voir une partie de la population se rallier aux islamistes face aux troupes françaises.

Le Mali a fait appel à la France en 2013 dans un contexte particulier mais six ans après, la présence militaire française est perçue comme une partie du problème parce que de Serval à Barkhane, s’est opérée une transposition incompréhensible. En effet, pour le commun des maliens, la crise a été provoquée par les groupes rebelles qui ont introduit les djihadistes dans leur sillage. On ne règlera donc pas le problème en protégeant Kidal et en créant de fausses pistes.

<strong>Mahamadou Camara</strong>

Email :camara.mc.camara@gmail.com]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Housseini Amion Guindo, ministre de l’environnement :  « Notre ambition est d’offrir un dépôt à chaque quartier et de mettre fin aux déchets plastiques »</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/housseini-amion-guindo-ministre-de-lenvironnement-notre-ambition-est-doffrir-un-depot-a-chaque-quartier-et-de-mettre-fin-aux-dechets-plastiques-2850374.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 15:04:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Engagé pour Bamako une ville propre, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Housseïni Amion Guindo, a visité les locaux de Macrowaste, sis à Quinzambougou. C’était le vendredi 28 novembre  2019, en compagnie du Directeur national de l’assainissement, Col-major Ousmane Sidibé, et des membres de son cabinet.</em></strong>

Leader dans l’industrie de gestion des déchets au Mali, Macrowaste, selon son PDG Lamine Dembélé, offre une variété de solutions à un groupe de clientèle diversifiée, allant du résidentiel à l’industriel. A travers une collection de déchets bien organisée et un processus d’élimination propre, elle offre des produits et services qui soutiennent une meilleure approche environnementale, le tout en conformité avec les réglementations en vigueur au Mali en la matière, a-t-il ajouté. « Nous opérons à Gao et dans les six (6) communes de Bamako, avec l’ambition de s’entendre dans toutes les régions du Mali. Avec ses 45 employés, dont 7 femmes, Macrowaste est un pourvoyeur d’emplois.

Parlant du fonctionnement de son entreprise, il dira qu’avec « un serveur et d’une technologie en pointe, nous contrôlons les camions sur le terrain. Le superviseur vérifie avec certitude que les camions ont passé. Et des patrouilles s’assurent que ces superviseurs font à souhait leur travail. » Objectif : écarter les éventuelles frustrations des clients, a-t-il expliqué.

En ce qui concerne les ambitionnes de Macrowaste, il dira que celles-ci consiste à «devenir l’acteur majeur au Mali dans le secteur de l’assainissement. » Et cela, avec une vision, un projet déjà en cours, notamment la construction d’un centre de transfert et de recyclage des déchets ménagers dans la zone industrielle, en commune II du district de Bamako.

Et dans 50 à 100 ans, selon le PDG, Macrowaste ambitionne également de mettre une station de transfert prêt à accueillir toutes sortes de déchets. Autre ambition, c’est la transformation des déchets en énergie et en intrants agricoles, pour respectivement le fonctionnement des usines et même de familles et l’augmentation de production céréalière. Gage de création d’emplois, permettant de booster l’économie.

Emerveillé, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a laissé entendre que Macrowaste est un exemple que le gouvernement est tout fondé d’accompagner. En effet, dans la mesure du possible, ajoute le ministre Guindo, les camions de l’Anacpn pourront servir Macrowaste  pour son renforcement en équipement. Et pour cause, a-t-il souligné, l’assainissement est un cauchemar dont Macrowaste s’offre en solution pour mettre un terme à la sous-traitance avec des GIE qui ne vont transporter le problème en ramassant des ordures par des charrettes. « Il nous soutient aujourd’hui en matière d’assainissement et prouve à suffisance qu’on peut compter sur nos expertises nationales », s’est-il réjoui.

Aujourd’hui, a-t-il signalé, Macrowaste n’a pas les moyens de prendre en charge la ville de Bamako, à lui seul. Pour lancer un appel à toutes les initiatives afin qu’elles s’unissent pour former l’excellence.

Parlant des projets phares du gouvernement en matière d’assainissement, le ministre dira : « Notre ambition est d’offrir un dépôt à chaque quartier, d’encourager la transformation des déchets et de mettre fin aux déchets en plastique. » Toujours selon le ministre, le gouvernement du Mali projette de doter les GIE en tracteurs et de faire en sorte d’avoir une décharge finale à Noumoubougou.

Il a en profité pour écarter certaines équivoques dans la responsabilité du ramassage des ordures. En effet, selon le ministre, «  dans un secteur à concurrence et avec le transfert de compétences aux collectivités, le ministère n’est plus responsable, mais plutôt Ozone et la mairie du district et des collectivités territoriales.

<strong>Bill Carson</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Plaintes de la ministre des infrastructures contre la DNR :   «J’exhorte la Direction nationale des routes à plus de professionnalisme…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/plaintes-de-la-ministre-des-infrastructures-contre-la-dnr-jexhorte-la-direction-nationale-des-routes-a-plus-de-professionnalisme-2850367.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 13:57:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la réunion annuelle des services des routes tenue à Sikasso le 21 novembre 2019, Mme le ministre des Infrastructures et de l’Equipement, Seynab Diop, a étalé son insatisfaction du travail fait par le Directeur national des routes (DNR). Ce, en dénonçant à demi-mot le manque de professionnalisme du Directeur national des routes. C’est le moins qu’on puisse retenir de son discours</strong>.

Cadre privilégié de concertation pour faire le bilan des réalisations de l’année écoulée et envisager les actions à mener pour la  nouvelle année,  cette  réunion annuelle des services des routes a servi de tribune pour la ministre des Infrastructures et de l’Equipement pour exprimer sa désapprobation du manque de rigueur du Directeur national des routes.

Dans son intervention, elle instruira  ses collaborateurs de  relever les insuffisances, toutes les insuffisances, sans complaisance, qui doivent être corrigées à l’effet de faire des propositions concrètes concernant les actions projetées, en vue de prendre en charge, à temps, les préoccupations de nos concitoyens. Aussi, c’est maintenant qu’elle les invite à être à l’écoute permanente, notamment des populations, des élus et des usagers de la route. Ce, afin d’anticiper, d’agir et de réaliser des actions visibles sur le terrain.

A l’en croire, le chemin reste encore long pour doter notre pays d’infrastructures routières adaptées et de qualité. Car, le département reçoit des sollicitations de plus en plus fortes de nos concitoyens qui exigent des infrastructures routières offrant les meilleurs niveaux de service. C’est pourquoi, déclare-t-elle, je saisis cette occasion qui m’est offerte pour inviter instamment la Direction nationale des routes, la Direction générale de l’autorité routière, la Direction générale de l’Ageroute et l’ensemble de tous les services intervenant dans le secteur des routes à plus de rigueur et de proactivité dans l’exécution et le suivi des travaux.

« Concernant particulièrement la Direction nationale des routes, je l’exhorte à plus de professionnalisme, je dis bien : plus de professionnalisme, aussi bien dans l’analyse des rapports d’études que dans l’exécution des travaux afin d’éviter au maximum les multiples avenants. Je l’ai indiqué l’an dernier, dans mon discours, au cours de la réunion annuelle des routes, que le recours aux avenants doit être une exception. En effet, si certains avenants peuvent s’expliquer, il n’en est pas pour d’autres. D’où, l’impérieuse nécessité d’interroger nos méthodes d’approbation des études techniques.

Aussi, voudrais-je demander à la Direction Nationale des Routes de jouer pleinement ses missions de supervision afin que les délais de réalisation des travaux soient respectés. Les retards relevant de votre responsabilité ne sont pas acceptables. Pour ce faire, la Direction Nationale des Routes doit effectuer fréquemment et régulièrement des missions de terrain et veiller strictement au respect des engagements contractuels», se plaindra-t-elle.

Toutefois, la ministre des Infrastructures et de l’Equipement estime que l’année qui s’achève a été marquée par une série d’activités. Notamment: l’achèvement des travaux d’aménagement en 2x2 voies de la route Bamako-Koulikoro ; l’achèvement des travaux de construction et de bitumage de la route Bénéna-Mandiakuy ; l’achèvement de la route Yanfolila-Kalana; l’achèvement de la route Tamani-Baraouéli; l’achèvement des travaux de construction du pont de Kayo sur le fleuve Niger à Koulikoro et celui de Dioila et leurs voies d’accès;  l’achèvement de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée ;  l’achèvement des travaux d’aménagement de 445 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et de Sikasso dans le cadre du Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Rurale (Paar) ; la poursuite des travaux de construction des routes Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire, Kayes-Sadiola, Banconi-Dialakorodji-Safo-Nossombougou, Katélé-Zégoua-Kadiolo avec l’aménagement de 4 km de voies urbaines dans la ville de Kadiolo et la voie de Kouloubléni dans la commune rurale de Kalabancoro; la poursuite des travaux de construction du 2<sup>ème</sup> pont de Kayes et ses voies d’accès ; le lancement et la poursuite des travaux d’aménagement en 2x2 voies de la traversée de la ville de Sikasso. S’y ajoutent le lancement et la poursuite des travaux d’aménagement en 2x2 voies de la Tour de l’Afrique-Yirimadjo-3ème pont de Bamako ; le lancement et la poursuite des travaux de réhabilitation/renforcement du tronçon Kati-Didiéni long de 150 km ;  le démarrage des travaux de construction de 547 km de pistes rurales dans les régions de Koulikoro et de Sikasso dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (Paar),Phase II ; le démarrage des travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara (section1 : Kwala-Kaloumba et section 2 Kaloumba-Nara) ; le démarrage des travaux d’élargissement en 2x2 voies de l’échangeur « Place des Martyrs » y compris ses voies d’accès (travaux à l’arrêt à cause de l’occupation des emprises) et  le lancement des travaux de construction d’un  échangeur, d’un viaduc et l’aménagement de 10 km de voiries urbaines dans la ville de Sikasso ; sans oublier, bien sûr, tous ces travaux d’urgence réalisés par la Cetru et toutes les études routières achevées et en cours.

Cependant, regrette Mme Traoré Seynab Diop, en 2019, leurs  interventions n’ont pas été à hauteur de souhait et leurs démarches n’ont pas été toujours accompagnées et cela dans un contexte socioéconomique difficile que connaît notre pays.

Dans une contradiction notoire, elle estime que les arguments susmentionnés ne doivent pas servir d’excuse. Car, selon un proverbe arabe, cite-t-elle, « Celui qui veut faire quelque chose trouvera les moyens. Celui qui ne veut rien faire, trouvera une excuse ». Nous nous inscrivons dans la dynamique de faire quelque chose. C’est pourquoi, poursuivra la ministre,   j’exige de l’ensemble des acteurs, à savoir l’administration des routes (Direction nationale des routes, Ageroute et Autorité routière) et les attributaires de marchés et de contrats plus de synergie d’actions, d’efficacité et de profondeur dans les interventions. Vous devez être des modèles et avoir comme seul souci de servir le Mali, rien que le Mali.

<strong> Les travaux d’Hercule prévus pour 2020</strong>

Si ce ne sont pas des effets d’annonce, comme elle nous en a habitués, la cheffe  du département des Infrastructures annonce 2020 comme une année charnière pour la réalisation des routes.  A ce titre, elle dit avoir des ambitions. Il s’agit de, entre autres : la  poursuite et/ou l’achèvement des travaux démarrés en 2019 ; le lancement des travaux de construction et de bitumage de la route Bourem-Kidal ; le lancement des travaux de construction et de bitumage de la section Sévaré-Boré de la route Sevaré-Gao ; le démarrage des travaux de construction et de bitumage de la section Mourdiah-Nara ; le démarrage des travaux d’aménagement de 100 km de pistes rurales dans les Cercles de Bougouni et de Kolondiéba; le démarrage des travaux de construction de 5 km de voies urbaines dans la ville de Kolondiéba ; la reprise des travaux de bitumage de la route Goma coura-Leré et Léré–Niafunké et de la route Macina-Diafarabé ; la poursuite de l’aménagement de 547 km de pistes rurales dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (Paar), Phase II, ainsi le démarrage du processus des phases III et IV.

Encore, exhortera-t-elle  la Direction nationale des routes, l’Ageroute et l’Autorité routière à bannir de leur langage des expressions telles que : « On a l’habitude de faire comme ça ». Toute action que nous posons doit avoir une base légale, a-t-elle insisté.

<strong>Les aveux de clientélisme dans la passation des marchés</strong>

Dans l’intervention de Mme Traoré, Seynab Diop, inutile  d’être dans le secret des dieux pour comprendre la magouille et la négligence qui caractérisent les marchés de réalisation de nos infrastructures. C’est pourquoi, l’orateur a invité l’ensemble des responsables en charge de la commande publique à avoir comme seules règles dans leurs analyses des offres et surtout dans leurs propositions d’attribution des marchés et contrats, l’équité, la transparence, l’impartialité et la célérité.

<em>« Ces règles, dis-je, doivent guider toutes vos décisions et demeurer constamment votre boussole. Enfin, nous devons mettre fin au népotisme, au clientélisme et au retard dans l’exécution des travaux. Nous devons rechercher constamment la performance et l’action sur le terrain</em>», conclura-t-elle.

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<strong> Oumar KONATE</strong>

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<title>Malversations présumées a la mairie de Kalaban&#45;coro :  Les partisans du maire rompent le silence</title>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 13:48:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à de nombreuses informations qui circulent sur le maire de la commune de Kalaban Coro, les partisans de l’édile ont décidé de sortir du silence non seulement pour présenter son bilan, mais aussi lancer un appel aux « détracteurs »  de rejoindre la marche du développement de la commune. C'était ce samedi 30 novembre 2019, à la mairie de Kalaban Coro, à la faveur d'une conférence de presse. </strong>

&nbsp;

Devant les hommes de médias, Lamine Sangaré, 3<sup>ème</sup> adjoint au maire et porte-parole  des conseillers, a, en prélude, remercié les hommes de médias pour leur rôle dans la consolidation de la démocratie. À l'en croire, les accusations contre l'actuel maire de Kalaban-Coro n'ont que trop duré. C'est pourquoi, le conseil a à son tour décidé de sortir du silence pour contrecarrer le plan machiavélique des six conseillers sur les 37 que compte la commune de Kalaban-Coro.  Pour lui, en 2017, suite à la révocation du maire de la comme VI du district de Bamako, certains de leurs conseillers ont nourri des ambitions démesurées pour parvenir à une succession,  en créant du désordre au sein du conseil et en se lançant dans des campagnes de dénigrement sans précédent, dans le seul but de parvenir à la révocation du maire.

Un mouvement conduit depuis lors par le 2<sup>ème</sup> adjoint au maire, Mahamadou Keïta, suivi par cinq autres conseillers. Leur stratégie est de véhiculer des informations erronées dans la presse, créant une psychose au sein de la population, a ajouté le conférencier. &lt;&lt; Nous voudrons que la population comprenne que derrière tous les bruits et tapages autour de notre gestion, c'est l'ego démesuré de certains de nos collègues, de jouer les premiers à tout prix. Ceux-ci parlent très souvent de morcellements illicites effectués par le maire, ne recueillant même pas les avis des conseillers. Nous informons que le conseil communal a donné mandat au maire à travers une délibération, pour effectuer des opérations de morcellement à chaque fois que cela s'avère nécessaire », a-t-il poursuivi.

Aux dires du conférencier, contrairement aux allégations qui disent que les engins lourds, dont une niveleuse, un tractopelle, un compacteur ont coûté 35 millions FCFA,  le porte-parole a martelé que ces engins qui contribuent beaucoup dans la réalisation des travaux de la commune ont coûté  99 417 360 FCFA. Il ajouta également qu'au moment où l'actuel maire venait, la mairie avait une facture d'électricité impayée qui s'élevait à 17 millions FCFA. Aussi, la mairie a aussi réalisé l'achat de 4 Toyota Hilux toutes neuves.

Parlant toujours du bilan, il dira que la mairie a déjà entamé la construction de six centres secondaires d'état civil et six salles de classe à Tièbani. En plus, elle a éclairé certaines artères isolées pour lutter contre l'insécurité, appuyé constamment les services de sécurité pour mieux protéger les personnes et leurs biens, réhabilité des salles de classe. Selon lui, la mairie a connu une hausse de recettes de 5 millions à 50 millions par mois, mais aussi la positivité du bilan du maire lui a valu un prix africain de développement,  top 100 des maires de la Cedeao et de l'Union africaine. Notons que tout au long des échanges, les conférenciers ont lancé un appel aux six conseillers concernés de revoir leur position dans l'intérêt de la commune.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>IBK réaffirme sa bonne foi :  Maintenant, tous au dialogue national inclusif</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-reaffirme-sa-bonne-foi-maintenant-tous-au-dialogue-national-inclusif-2850351.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 13:41:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis son avènement à la tête de la magistrature suprême, le Président Ibrahim Boubacar Keïta n’a de cesse engagé des actions visant à rassembler tous les fils du pays autour de l’agenda Mali. Il a réaffirmé cette bonne volonté au cours de son adresse à la nation ce 30 novembre 2019. </strong>

Pour la réussite du Dialogue national inclusif, le chef de l’Etat a accepté toutes les concessions possibles permettant à tous les acteurs d’y prendre part. Du changement de l’appellation de ces assises à l’acceptation des thématiques proposées, IBK fait tout pour la réussite de cet événement prévu ce 14 décembre. La balle est dans le camp de l’opposition, de la CMA et d’autres réticents qui doivent  faire valoir leur esprit patriotique.

A l’occasion de son adresse à la nation, il a réitéré son invite à toutes les forces vives de la nation à participer et contribuer au Dialogue National Inclusif, entré dans la dernière ligne droite.
Pour lui, depuis quelques mois, les concertations se déroulent dans ce cadre, à tous les échelons de notre pays, avec en arrière-plan la triple crise institutionnelle, sécuritaire et politique de 2012, qui a révélé toutes nos forces mais aussi toutes nos faiblesses.
« Mon adresse à la Nation du 16 avril 2019 a ouvert la voie à l’éventualité d’un audit de notre histoire immédiate, de nos institutions, de notre société, de notre capacité et de notre volonté à vivre ensemble.
Au vu de la mobilisation générale, de la passion que suscitent les débats, la question n’est donc plus de savoir si le pays va vers un dialogue mais quand et avec qui », a-t-il déclaré..

Depuis plusieurs semaines déjà, a-t-il annoncé, l’intitulé retenu pour ce forum est Dialogue National Inclusif. Dialogue en raison de l’opportunité d’échanger qu’il promet; inclusif ensuite parce que ce dialogue doit être représentatif de nos terroirs et de nos préoccupations ; national enfin parce qu’embrassant l’étendue du territoire national, à l’instar des 605 communes où les débats eurent lieu sur les 611 prévues ; les 46 Cercles et les 6 Communes du District de Bamako ; les 10 Régions administratives et le District de Bamako ; les 25 Ambassades et Consulats où la Diaspora malienne a pu apporter sa contribution, expliquera-t-il.

Pour le Président IBK, nous n’avons d’autre choix que de nous unir pour relever les défis de l’heure. Car, après tout, renchéri-t-il, nous sommes le peuple de Kouroukan Fougan dans le Mandé, nous sommes le peuple du batou mawdo dans le Macina.
«Tous d’accord qu’il est devenu crucial de revérifier le projet, d’évaluer sans complaisance le chemin parcouru par la 3è République née dans les clameurs, dans la fureur et dans le sang, nous devrions saisir l’opportunité offerte de la mise à plat, et du diagnostic profond, dans la plus grande courtoisie et dans la plus grande convivialité», indique-t-il. Avant d’inviter le peuple à réfléchir  à la solidité du pays.

«Vérifions une fois de plus ses piliers et faisons en sorte qu’aucune lézarde, qu’aucune fissure ne nous échappe, et qu’à l’appel immortel du Roi Ghezzo, nous assemblions nos mains » !, déclare le Chef de l’Etat.

Partant, IBK exhorte tous les citoyens de faire en sorte que la belle diversité de notre pays soit une richesse et non pas un aléa qui donnera libre cours à toutes les velléités, y compris celles de faire bande à part parce qu’une minorité armée ou vocale en impose à une majorité silencieuse !

« Faisons en sorte que tous les acquis des assises précédentes soient pris en compte, en particulier les Etats généraux de la Décentralisation, dont les recommandations dessinent le Mali de demain où la dévolution du pouvoir aux populations à la base devient une réalité tangible !

Faisons en sorte que la démocratie se conforte d’un taux de participation conséquent, que la communauté nationale s’approprie plus la langue et le langage par lesquels le pays est gouverné !

Faisons en sorte que ce pays préserve et accroisse ses niches d’excellence dans le but d’enrayer la pauvreté ! », soutient le Président Keïta

Pour rappeler les efforts fournis, il précise que pour  cette phase nationale, il s’est lui même, impliqué en rencontrant des personnalités politiques et de la Société civile afin que ce Dialogue d’intérêt national ne laisse aucune malienne, aucun malien au bord de la route.

Car c’est du Mali qu’il s’agit. Toutes les préoccupations peuvent et doivent y être exprimées sans tabou, estime l’orateur.
« Toutes les forces, toutes nos forces, sont convoquées et invitées.
Je réitère mon appel au Chef de file de l’opposition, aux partis politiques et associations à regagner ce grand moment, qui n’appartient pas à Ibrahim Boubacar Keita, lequel passera, mais au peuple du Mali et à son avenir.

J’en appelle également à mes frères de la CMA, de la Plateforme et de tous les autres mouvements qui participent au processus de paix, pour qu’ils viennent à ce carrefour d’échanges que je pressens féconds et refondateurs.
Autorités religieuses et traditionnelles, vous qui avez toujours été les piliers moraux de notre Nation, je vous exhorte une fois de plus à poursuivre votre engagement heureux, sensible depuis la phase communale.

Garant de la Constitution, je tiens à rassurer l’ensemble national que la mise en œuvre des conclusions et résolutions issues de ce Dialogue National Inclusif, sera assurée par le mécanisme indépendant de suivi-évaluation dont les Congressistes me proposeront, et le format et la composition », conclura le Président Ibrahim Boubacar Keïta..

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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