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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Pélican</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Pélican</description>
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<title>Lutte contre le discours de  la haine et la désinformation : Les hommes de médias  formés en journalisme de solution</title>
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<description><![CDATA[ Du 18 au 19 mai 2026, le Groupe Mali-Tribune, en collaboration avec le PADOC, a organisé une session de formation de la deuxième vague ... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:07:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du 18 au 19 mai 2026, le Groupe Mali-Tribune, en collaboration avec le PADOC, a organisé une session de formation de la deuxième vague à l’intention des Hommes de Médias (journalistes, blogueurs)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur le journalisme de solution (JoSo). Cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dernière session a réuni 90 personnes au Centre Abbé David Traoré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Sébénikoro. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lutter contre le discours de haine et la désinformation, Alexis Kalambry, journaliste et promoteur du Groupe Mali-Tribune et …Diarra, Journaliste à l’AMAP (l’Essor) ont échangé avec leurs confères afin qu’ils soient initiés à la production d’articles de presse en JoSo. En fin de formation, les bénéficiaires étaient majoritairement satisfaits des échanges fructueux. Tant ils ont été dotés d’outils pratiques leur permettant de produire des articles de contenus responsables, constructifs très ancrés dans nos valeurs du vivre ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dorénavant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les Hommes de Médias formés sont en mesure de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>produire leurs articles de Presse en évitant la désinformation, les discours de haine. Ils sont en mesure de produire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des articles responsables sur la problématique de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’esclavage par ascendance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(qui continue de sévir dans certaines contrées de notre pays) et les conflits communautaires au Mali. Notamment entre populations sédentaires et nomades. Ils devront : promouvoir des narratifs positifs sur la coexistence pacifique entre communautés; valoriser les mécanismes locaux de médiation et de résolution des conflits;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>encourager l’esprit critique et la vérification de l’information avant partage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trajectoire des Premiers ministres au Sénégal : Entre fonctions de fusibles politiques et de serviteurs plus royalistes que le roi</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/trajectoire-des-premiers-ministres-au-senegal-entre-fonctions-de-fusibles-politiques-et-de-serviteurs-plus-royalistes-que-le-roi-3117240.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a démis son premier ministre Ousmane Sonko de ses fonctions, le 22 mai 2026 ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un secret de polichinelle, quand on sait que les démocraties subsahariennes-calquées sur le modèle politique français- sont des systèmes hyper-présidentiels. Pour ce faire, la fonction de premier ministre est sujette d’un équilibre en faveur du président et de son pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En outre, l’architecture institutionnelle rend fragile et délicate la fonction de premier ministre et soumet la durabilité de son exercice à la volonté présidentielle. Le chef du gouvernement est de ce fait, amovible pour jouer le rôle de « fusible politique » ou encore révocable quand il s’active des fonctions comme celles qu’Abdoulaye Wade appelle « rôles de présidents potentiels ». Si les anciens présidents sénégalais ont pu évincer facilement leurs premiers ministres, Diomaye Faye lui, semble prendre une décision contraignante. Difficile de se libérer de son ami, ancien collègue et maître politique pour lequel il a fait la prison. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Rupture Diomaye-Sonko : fin de la crise de compétences dans le camp majoritaire ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le décret mettant fin aux fonctions du premier ministre Ousmane Sonko révèle la réalité du pouvoir : il ne se partage pas. Pour tout observateur averti en sciences politique, il est clair que la recomposition politique et son corollaire de l’adversité continuent, même après la conquête du pouvoir. Toute forme de dissidence, même interne dévient encombrant et expose son auteur à la censure. En ce sens que le jeu politique implique pour le chef de l’exécutif un impératif d’équilibre : ménager les alliés tout en écartant les rivaux devenus gênants. Cela traduit une volonté manifeste de consolider le pouvoir et d’en assurer son plein exercice. En effet, le bicéphalisme au sommet de l’exécutif est difficilement tenable.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tandem Diomoye - Sonko s’est ainsi heurté à la réalité du pouvoir et surtout, à la divergence d’approches de deux hommes dont les trajectoires politiques ont fini par diverger. Ils ne partagent plus les mêmes priorités sur les questions de gouvernance stratégique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Après l’accession de Diomoye à la magistrature suprême et la nomination d’Ousmane Sonko au poste de premier ministre, le slogan de campagne « Diomaye Moye Sonko » s’est éteint comme un feu de paille.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’unité de la lutte cède souvent à la fragmentation du pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diomaye, de par ses fonctions régaliennes, devait refléter l’Etat en garantissant la stabilité sociopolitique, économique et sous-tendre la voie de l’unidirectionnel dans le camp du pouvoir. Sonko, quant à lui semble être plus préoccupé par les questions politico-stratégiques que l’action gouvernementale concrète. Les sorties de l’ex Premier ministre fragilisent la coordination au sein du duo exécutif, dès lors qu’elles paraissent plus audibles que les voix d’une opposition au tour de l’APR manquant de vigueur parlementaire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs divergences ou coup portés ont conduit à l’éjection du premier ministre. La première remonte en juillet 2025 lors de l’installation du conseil national de PASTEF, Sonko a déclaré en public et devant ses fidèles généraux : « Le Sénégal n’a pas une crise politique classique. Ce dont souffre le pays, c’est d’un problème d’autorité. Si nous continuons comme ça, c’est clair que nous n’allons pas durer au pouvoir ». C’est la première externalisation des différends opposant les deux amis : Sonko accuse Diomaye de légèreté dans la gestion de certains dossiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cette sortie troublante pour Diomaye et son nouveau cercle de fidèles, s’ajoute la sortie de Sonko lors du Tétra meeting du 8 novembre 2025.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le désormais ex premier ministre avait évoqué dans la foulée, de ce méga-rassemblement, des questions dont les compétences devaient relever du président de la république. Ce que Thiebeu N’Diaye n’a pas manqué à qualifier de « dissonance qui indispose toute la république ». A ces divergences, il faut ajouter les antagonismes dans la projection stratégique du PASTEF et de l’ensemble de la coalition Diomoye-Président.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chef de l’exécutif qui a mis quelques jours plus tôt en garde, contre un culte de la personnalité dans les rangs du parti des patriotes sénégalais, est redevable à l’ensemble de la coalition qui l’a porté au pouvoir : intra et extra PASTEF.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec cette éviction, les cartes se rebattent pour l’élection présidentielle 2029.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cependant, la séparation reste risquée pour les deux amis, au regard de la réalité du système politique sénégalais très favorable à l’alternance et à la surprise électorale. Le pari est d’autant plus risqué pour Diomaye qui pourrai perdre l’essentiel de ces soutiens issus du PASTEF avec ce limogeage. Ces derniers doivent faire le choix entre leur leader Sonko et le président Diomaye.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La vague de démission des lieutenants loyalistes à Sonko, expose davantage le parti des patriotes sénégalais à une scission.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout de même, la stratégie de victimisation sera-t-elle encore profitable à Sonko, quand on sait qu’une frange de l’opinion est favorable à son renvoi, y compris une partie de la jeunesse qui le soutenait face à Macky Sall ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les jours prochains seront déterminants dans l’avenir politique du PASTEF et de deux amis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trajectoire des premiers ministres au Sénégal <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal a déjà connu ce type de tensions au sommet de l’exécutif.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En ce sens que quand on feuillette les pages de l’histoire politico-institutionnelle, l'on découvre que tous les présidents on demis des premiers ministres s’ils n’ont pas supprimé cette fonction. En effet, en décembre 1962, le président poète Léopold Sedar Senghor, récusa son premier ministre Mamadou Dia qu'il accusa de malversation puis, supprima la fonction de premier ministre (pour 7 ans) avant de nommer Abdou Diouf en 1970. Ce dernier lui-même à son accession au pouvoir nomma Habib Tiam en 1981 puis le démit en 1983 pour nommer Moustapha Niasse la même année qui ne fit qu'un mois.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Président Diouf à son tour, supprime le poste de 1983 à 1991. Son successeur, le président Abdoulaye Wade nomma à son tour 6 premiers ministres dans son magister parmi lesquels Macky Sall et Idrissa Seck. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces limogeages de premiers ministres<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>s’expliquent d’abord par des dynamiques de changement stratégique pour satisfaire des mécontentements ; ensuite par des volontés présidentielles de fermer la porte à des premiers ministres très visibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Abdoulaye Wade déclarera plus tard : « Un premier ministre doit jouer son rôle de premier ministre, pas son rôle de président potentiel... ». Quant au Président Macky Sall, il nomma sous son magister respectivement Abdoulaye Mbaye puis Aminata Touré au poste de premier ministre avant de supprimer à son tour la fonction en 2019 pour gouverner directement. Cependant, il restitue la fonction avec la nomination d’Amadou Ba en 2022. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui fait de la fonction de premier ministre, un portefeuille instable au Sénégal.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Mohamed KIPSI, Doctorant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en Analyse du Discours</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face  à la crise multidimensionnelle :  N’est&#45;il pas temps que les maliens s’unissent ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/face-a-la-crise-multidimensionnelle-nest-il-pas-temps-que-les-maliens-sunissent-3117239.html</link>
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<description><![CDATA[ Cette interrogation  devient de plus en plus récurrente dans les grins, salons feutrés et même chez l’homme de la rue. .. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:02:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali traverse depuis plus d’une décennie une crise multidimensionnelle dont les racines sont profondes et complexes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais hélas, au lieu que les fils du pays s’unissent afin de crever<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’abcès<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>obtenir un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traitement adéquat<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la crise, ils s’entre-déchirent sur des questions majeures. Or, un jour ou l’autre, ils seront appelés à se réunir pour discuter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur toutes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les questions qui fâchent. Notre démarche<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est pas d’indexer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui que ça soit. Cependant, nous nous ne lasserons jamais de rappeller : Avec un dialogue constructif, les fils et les filles du Mali pourront aboutir à une meilleure thérapie pour circonscrire le mal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous n’ignorons pas les nombreux efforts du Pouvoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Transition dans ce sens mais nous souhaitons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’il aille davantage loin pour plus de concertations avec les populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>résilientes du pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La crise au Mali persiste et il faut nécessairement trouver<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une porte de sortie. Au risque de couper définitivement le cordon entre la résilience et l'espoir,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il serait beaucoup sage d’expérimenter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une autre logique. Oui une logique qui pourrait véritablement réunir toutes les filles et fils,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au chevet du grand Mali, bien malade depuis précisément 2012.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En bonne conscience,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toute personne bien avertie, les analystes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et les observateurs<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>politiques sont unanimes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que le pays va mal<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>malgré les efforts de tous. Le constat est que le quotidien de chaque citoyen est négativement impacté. La cherté de la vie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'est plus un secret pour personne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La preuve ? Lors de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la grande fête de TABASKI dernière,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>beaucoup de Chefs famille<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont peiné<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour l'obtention de leurs moutons d sacrifice<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusqu’à ce que, ont été nombreux, ceux qui ont cotisé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour sacrifier mutuellement un bœuf. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans compter la crise du carburant qui est dans la récurrence.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Alors que le social, propre à la culture malienne, est mis en mal par la rareté de l'argent. La solidarité qui permettait à chacun d'être utile à son prochain,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>devient rare de nos jours.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quand tout le monde n'a rien,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il est difficile de voir les bonnes volontés se manifester. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan sécuritaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les FAMAs font un travail exceptionnel pour la sécurisation du territoire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des personnes et de leurs biens. Tous les fils du pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certainement<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>derrière les FAMAs. En un mot,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'armée a le soutien indéfectible de la population. Et la complicité est manifeste. Toute chose qui est salutaire. Mais, la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>principale préoccupation est de savoir comment réunir tout le monde pour parler le même langage pour sortir de la crise ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réflexion qui relève de la volonté politique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>incombe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les dirigeants. C'est aux dirigeants de la transition de trouver les voies et moyens pour que tout monde soit associé aux réflexions pouvant sortir le pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de cette triste situation de crise. Le dialogue,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les concertations et approches pour la paix et la cohésion sociale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont plus que jamais nécessaires pour l'union nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de telles démarches ne sont pas aisées à faire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais il faut<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que tout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>essayer de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>placer le Mali au-dessus de tout.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le pays a plus que jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>besoin que ses fils s'unissent pour ensemble, faire face aux nombreux défis.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C'est dans l'union,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pardon, le dialogue que les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fils de la nation peuvent mieux aider à trouver la paix. Sachons garder raison ! Que Dieu bénisse le Mali ! Amen !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Monoko Toaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Sénégal : Vers une cohabitation institutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-senegal-vers-une-cohabitation-institutionnelle-3117237.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis le limogeage d’Ousmane Sonko, le 22 mai 2026, de son Poste de PM et sa réintégration, deux jours après, comme député ... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:52:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le limogeage d’Ousmane Sonko, le 22 mai 2026, de son Poste de PM et sa réintégration, deux jours après, comme député à l’Assemblée Nationale pour présider le Perchoir, le paysage politique sénégalais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est en pleine mutation. Et affiche une incertitude<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à travers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la nomination<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par le Président Bassirou Diomaye Faye d’un nouveau PM qui n’est pas membre de la majorité parlementaire. Une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>telle situation politique a toutes les chances de se radicaliser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, à la suite d’une infructueuse consultation du Comité Exécutif du PASTEF-Les Patriotes avec le président Faye, le Parti majoritaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous la houlette d’Ousmane Sonko, a décidé qu’il « ne participe pas au prochain Gouvernement ». Comme si cela ne suffisait pas, le Comité Exécutif du PASTEF<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>interdit à tous ses membres d’y participer même à titre individuel sous peine de sanction. Une décision tranchante qui a porté fruit lorsque l’on sait que le Gouvernement s’est finalement formé sans aucun ténor du PASTEF.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais peut-on bien gouverner sans la participation du Parti majoritaire qui dispose<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notamment de la majorité absolue à l’hémicycle ? Un président de la république dans un système démocratique a-t-il le droit d’ignorer la légitimité électorale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation politique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>très inédite au Sénégal, ouvre inéluctablement la voie à une cohabitation institutionnelle dont les principaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>acteurs sont le président de la République Bassirou Faye et le président de l’Assemblée Nationale, Ousmane Sonko.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le premier a décidé de mettre dans les placards le Projet de Société du Parti qui l’a propulsé au Pouvoir, en s’accommodant avec les anciens dignitaires du régime défunt Macky Sall que son parti a combattu. Alors que le second s’obstine à ce que le Projet de Société du PASTEF soit strictement exécuté. Ousmane<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sonko a tenté de rassurer, notamment dans son discours d’investiture,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne s’opposerait pas systématiquement au nouveau Gouvernement. Mais qu’il défendra<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au moyen de ses prérogatives législatives, les intérêts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>supérieurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du pays portés par le parti majoritaire-le PASTEF-dont il est le Chef incontesté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ores et déjà, beaucoup d'analyses et observateurs politiques sénégalais et étrangers estiment que les deux pouvoirs-Exécutif et Législatif-vont s'affronter sur de nombreuses questions politiques et économiques. D'autant plus que l'ancien PM, resté fidèle pour une exécution stricte du Projet de Société du Pastef-Les patriotes, va continuer d'user de ses prérogatives législatives pour contrôler l'action gouvernementale et même initier des projets de lois. L’Assemblée nationale pourrait aussi voter une motion de censure pour faire tomber le nouveau gouvernement sénégalais. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains analystes estiment que les deux hommes forts du pays feront tout pour éviter ce scénario catastrophe, alors que sa survenue est très plausible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si cela advenait, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>serait alors extrêmement difficile à Diomaye de bien gouverner le Sénégal. D’autant que, même s’il persiste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en continuant d'afficher son appartenance au PASTEF, la réalité est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu'il ne bénéficie plus d'aucun soutien de taille au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sein du parti. Le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prochain<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Congrès du PASTE, les 6 et 7 juin prochains,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va sans nul doute nous montrer le poids politique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des deux principales personnalités de l’Etat sénégalais. Avec le risque que le Chef d’Etat soit exclu du parti. Quoi qu'il arrive, la symétrie politique entre les deux personnalités politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est une triste réalité qui va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fragiliser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Chef de l'exécutif sénégalais !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(La Chronique Politique de Monoko) Arrestation extrajudiciaire de Me  Mountaga  TALL   : Un acte qui suscite de vives polémiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/la-chronique-politique-de-monoko-arrestation-extrajudiciaire-de-me-mountaga-tall-un-acte-qui-suscite-de-vives-polemiques-3116573.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;Avocat, maître MOUNTAGA TALL a été arrêté, le samedi 02 mai 2026,  à son domicile  par des hommes cagoulés pour une destination non encore précisée, au moment où nous mettions sous presse notre article. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 10:10:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette arrestation extrajudiciaire suscite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>multiples débats<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au niveau des<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>opinions. Lorsque<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliens,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sur les réseaux sociaux,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>établissent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un lien entre les tristes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et lâches attaques terroristes du 25 avril dernier sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>villes<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>garnisons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Kati, Sénou, Gao et Sévaré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et d’autres localités. D’autres, au contraire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>émettent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des doutes et affichent leur incompréhension. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceux qui défendent l'idée de la connexion des certains militaires et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>hommes politiques avec les terroristes, ils se réfèrent,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comme preuve irréfutable, à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la rencontre de Dr Oumar MARIKO avec les dirigeants et responsables du GNIM. La<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>circulation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les réseaux sociaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>messages audio, diffusant la voix de Dr Oumar MARIKO,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>si elle s’avère authentique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>viendrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étayer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leurs accusations contre les hommes politiques.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cependant, d'autres, dans l'opinion nationale, émettent des réserves quant aux rapports qui existeraient entre les hommes politiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliens et les mouvements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>terroristes.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Ils estiment qu'il pourrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’agir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plutôt<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>liens politiques avec le FLA, sur la base de leurs revendications politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Néanmoins,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avant ces actes de barbarie ne soient perpétrés, des rumeurs circulaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis des mois sur les réseaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sociaux, dénonçant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la complicité de mouvements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>terroristes avec certains hommes politiques maliens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>puisqu’une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>enquête<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>officielle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Procureur de la République est ouverte<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et fait d’ores et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>déjà mention de l'arrestation de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soldats et civils incriminés, ne faut-il pas attendre ses résultats avant tout jugement précoce des uns et des autres? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi l’arrestation extrajudiciaire de Me Mountaga Tall ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Serait-il devenu une voix discordante<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’il faut taire à tout prix ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ou l’ancien homme politique (il n’y a plus officiellement d’hommes politiques au Mali) serait-il vraiment un complice des mouvements terroristes ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour les gens qui connaissent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Me Mountaga, le doute et l’incompréhension<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>subsistent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maître MOUNTAGA TALL est une ancienne personnalité politique bien connu au Mali pour avoir été plusieurs fois ministre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la République<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais surtout Porte-parole du Gouvernement malien.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Homme de Droit, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a également été à plusieurs reprises candidat malheureux à la magistrature suprême. Il était le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leader politique, avant la dissolution des partis et mouvements politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de son parti, le<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>CNID Faso Yiriwaton. Qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constituait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’une des forces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politiques du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Me<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mountaga<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tall<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est l'un des principaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>acteurs de l'avènement du multipartisme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intégral<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>acquis au prix du sang, du mouvement démocratique de mars 91. C’est un avocat de renommée nationale et internationale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Maître MOUNTAGA TALL, qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'est pas un simple citoyen ordinaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est l'avocat de l'ex-premier ministre Moussa MARA<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(actuellement en prison) et des militaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>récemment radiés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses partisans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’arrivent à comprendre comment une telle haute personnalité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>très avertie,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourrait-elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se compromettre en collaborant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les mouvements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>terroristes contre son pays ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils refusent l’idée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’admettre une telle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>hypothèse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ousmane Ouattara, maire de Fourou : « L’un des principaux défis  de ma commune, reste l’orpaillage clandestin »</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/ousmane-ouattara-maire-de-fourou-lun-des-principaux-defis-de-ma-commune-reste-lorpaillage-clandestin-3116574.html</link>
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<description><![CDATA[ De passage à Fourou, du 18 au 20 avril 2026, pour des raisons familiales, j’ai fortement été intrigué par  la densité des sites d’orpaillage et l’apparence de prospérité dans le « Gros village » de Fourou et ses deux voisins de Diassa et Lollé. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 May 2026 02:02:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, j’ai décidé de rencontrer le Maire de la Commune Rurale de Fourou. Qui compte plusieurs villages.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>M. Ousmane Ouattara (c’est son nom) s’est volontiers prêté à mes questions. Lisez l’intégralité de notre entretien !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pélican : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">M.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Maire, pouvez-vous vous présenter ? Votre parcours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politique?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Le Maire : Je m’appelle Ousmane Ouattara. Je suis le maire de la Commune rurale de Fourou. Je<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>suis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>enseignant de formation.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Je suis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>engagé en politique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis 1986 au service de ma communauté. J’ai d’abord milité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’UDPM au temps de Moussa Traoré et je suis le dernier Secrétaire Général<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>UDPM de ma commune<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>J’ai occupé le poste de Secrétaire Général de la section ADEMA<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pendant 10 ans,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous Alpha Oumar Konaré. Et, j’ai occupé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’autres responsabilités politiques. Mon engagement politique repose sur mon attachement au développement local et à l’amélioration des conditions de vie des populations de Fourou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis maire de Fourou pour la deuxième fois. Au cours des différentes mandatures, mon parti (ADEMA) a obtenu des résultats significatifs : 18 conseillers sur 23 lors de la première ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>12 sur 23 à la deuxième, 9 sur 23 à la troisième et 13 sur 23 à la quatrième. Ces résultats traduisent la confiance de la population à mon parti et à ma personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">M. le Maire, comment se porte votre commune ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la sensibilisation, les populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>arrivent à nous comprendre. Leurs droits sont respectés et elles s’acquittent de leurs devoirs. Mais souvent, le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>recouvrement des taxes se fait par des mesures de contrainte lorsque cela est nécessaire. Actuellement (nous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sommes au quatrième mois de l’année 2026), nous sommes à un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>taux de recouvrement des taxes de 66 % Notre objectif est d’atteindre entre 80 et 85 %. Cependant, le taux de recouvrement des taxes (TDR) ne suffit pas à lui seul pour assurer les ressources de la commune. Il est donc nécessaire de mieux organiser les autres sources de revenus, notamment celles liées à l’activité minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de développement, plusieurs actions ont été réalisées : réhabilitation des routes (projet 2024), mise en place de l’éclairage public (projet 2023 démarré cette année), la restauration des 37 écoles de la commune dont 22 ont été clôturées. Actuellement, ma commune a son CAP d’enseignement qui s’est d’ailleurs classé premier dans les compétitions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sportives et artistiques de la région de Sikasso. Dans le domaine de la santé, cinq médecins ont été recrutés pour les centres de santé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communautaires, et des matrones ont été formées dans les villages pour renforcer la prise en charge sanitaire des femmes en ceinte. On a un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Agent de Santé Communautaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(ASC) dans chape village où il n’ya pas de matrone. Tout le personnel de la mairie et les fonctionnaires communautaires perçoivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>normalement leur salaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, l’un des principaux défis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ma commune, reste l’orpaillage clandestin. Certains exploitants utilisent des dragues<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ainsi que des produits chimiques dangereux comme le mercure. Alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces pratiques sont strictement interdites en raison de leurs conséquences sur l’environnement et la santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’avez-vous entrepris pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que ces pratiques cessent ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons tenté de mettre fin à ces activités illicites dans l’orpaillage, mais sans succès durable. Cette situation a provoqué des tensions avec la population. À un moment donné, du matériel des orpailleurs a été incendié par les populations locales, et j’ai été accusé à tort, ce qui m’a coûté environ 10 500 000 francs CFA d’amendes. Il est important de préciser que la mairie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Fourou ne dispose pas du pouvoir légal pour expulser ces exploitants qui ne respectent pas les normes environnementaux. Cette responsabilité relève du préfet et d’autres autorités compétentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Néanmoins nous avons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de cesse saisi certains services tels que : la gendarmerie, les eaux et forêts,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leurs directions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>régionales, lesquels<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>effectuent parfois des opérations de contrôle avec saisie de matériel. La question de la pollution des eaux par le mercure est également préoccupante, notamment en ce qui concerne les produits aloétiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(notamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les poissons) et la santé des populations locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Vos rapports avec les mines semi-industrielles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mine industrielle de Syama ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant l’activité minière industrielle et semi-industrielle, certains investisseurs étrangers, notamment chinois, interviennent en partenariat avec des opérateurs maliens titulaires de permis. Leur contribution se manifeste par certaines réalisations locales, comme l’aménagement de mares pour les animaux, la construction d’infrastructures hydrauliques ou encore la réhabilitation de certaines voies. La mine industrielle de Syama paye correctement sa patente. Elle contribue actuellement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à concurrence de 1 milliard de FCFA dans le budget communal. Mais aussi, à chaque fois que ma commune décide de faire un investissement, la mine nous assiste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le budget de la commune de Fourou ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le budget prévisionnel de la commune<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(avec une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>population<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>estimée à environ 85 000 habitants, dont près de 30 000 dans des zones d’orpaillage)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’élève à plus de 2 milliards de francs CFA. Toutefois, une partie importante des ressources a été affectée par le contexte national (crise multidimensionnelle), ce qui a ralenti<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la réalisation de certaines infrastructures. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les salaires des agents communaux sont régulièrement payés, y compris ceux des enseignants et des agents de santé communautaires (ASC), qui sont au nombre de 17.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mot de la fin, M. le Maire ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">La commune fonctionne globalement bien grâce à l’effort collectif de toute l’équipe administrative et du Conseil communal. Nous restons à l’écoute des autorités supérieures, notamment le préfet et le gouverneur, dont les conseils nous permettent d’améliorer notre gestion. Ainsi, malgré les difficultés, notamment liées à l’orpaillage clandestin et aux contraintes financières, la commune<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de Fourou poursuit ses efforts de développement et reste engagée au service de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Propos recueillis par Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">(En Encadré)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">La commune de Fourou, ses atouts<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Créée par la loi N°96-059 du 04 novembre 1996, la commune rurale de Fourou est administrée par un conseil communal de vingt-trois membres (23) membres dont le Maire et 3 Adjoints (bureau communal). Le conseil communal est l’organe de prise de décision au niveau de la commune. La commune de Fourou est située dans la partie Ouest du cercle de Kadiolo dont elle fait partie. Fourou, son chef-lieu de commune, est distant de Kadiolo de 55 km. Elle est composée de 23 villages et de 5 hameaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">La commune est arrosée par quelques cours d’eau dont les plus importants sont le Bagoué<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>entre la commune de Fourou et la république de la côte d’Ivoire ; le Banifing qui sert les communes de Tiongui (cercle de Kolondièba), Fourou (cercle de Kadiolo) et Lobougoula<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(Cercle de Sikasso). Les mares les plus importantes sont : Lollè<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à 7km de Fourou et Dièou à 12 km au Nord-est. La pluviométrie annuelle enregistrée par les services techniques avoisine les 1500 mm de pluies par an<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le climat est de type soudanien et se caractérise par une alternance très prononcée entre une raison sèche qui s’étend de Novembre à Avril, dominée par des vents secs venant du Sahara (harmattan) et une saison pluvieuse qui s’étend de Mai à octobre avec des vents humides venant du golfe de Guinée (mousson). Sur l'année, la température moyenne à Fourou est de 27.6°C et les précipitations sont en moyenne de 841.4 mm<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Des précipitations moyennes de 6.1 mm font du mois de décembre le mois le plus sec. En août, les précipitations sont les plus importantes de l'année avec une moyenne de 190.3 mm. Au mois d’avril, la température moyenne est de 31.3°C. Avril est de ce fait le mois le plus chaud de l'année. Décembre est le mois le plus froid de l'année. La température moyenne est de 25.2°C à cette période. Le record de chaleur est de 48°C enregistré le dimanche 24 février 1985 et le record de froid de 6°C enregistré le dimanche 22 août 1976 (source météo Sikasso).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">La végétation est dominée par des espèces telles que le Néré, le Karité, le Baobab et le Caîcedrat. Une forêt classée de 14 184 ha est située dans le village de Kamberké. Le relief est accidenté, caractérisé par des collines que l’on rencontre sur l’axe Diou-Fourou, des plaines et des bas-fonds autour des rivières. La commune dispose d’importantes superficies en plaines aménageables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">L’économie de la commune est basée sur l’agriculture et l’élevage. A ces deux principales activités s’ajoutent le petit commerce, l’artisanat, la pêche et la cueillette (Karité, Néré).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Les langues dominantes sont : le sénoufo, le samoghos, le bamanan<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et le Peuhl. L’agriculture constitue la principale activité économique pratiquée par la presque totalité de la population. Le système de production est de type extensif avec des rotations culturales entre quelques spéculations. Les principales spéculations sont : le coton, le maïs, le sorgho, le mil, le riz.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Le maraîchage est l’’activité est surtout pratiquée par les femmes dans les périmètres maraichers aménagés avec l’appui des partenaires aussi bien que dans ceux réalisés avec les moyens de bord (clôtures en haies vives et haies mortes). Les cultures maraîchères constituent de véritables sources de revenus pour les populations. Elles sont essentiellement réalisées en saison sèche et, portent principalement sur<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>le gombo, la tomate, l’oignon, l’échalote, etc. Elles contribuent à améliorer, d’une part, les revenus des populations, d’autre part, leur régime alimentaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arboriculture est beaucoup pratiquée dans la commune et porte surtout sur l’arboriculture fruitière : mangue, anacarde et agrumes. L’élevage est la deuxième activité pratiquée par les populations et sert de soutien à l’agriculture. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">La pêche est peu pratiquée dans la commune. Elle est surtout l’œuvre d’amateurs et est pratiquée dans ces dernières années en permanence dans certains cours d’eau de la commune. La pêche collective est réalisée annuellement au niveau de certains marigots. La cueillette est pratiquée surtout par les femmes. Elle constitue leur principale source de revenu et se résume à celle du néré, du karité, de l’anacarde, du zaban, des mangues, des agrumes, des feuilles de baobab.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Programme de Développement Social, Economique et Culturel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">               </span>(PDSEC 2018-2022) ; Commune de Fourou<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Afrique profonde  et ses mystères   : Le grand  fétiche  « LÉLÉFOUTÊ », désormais domicilié   au  Mali</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 07:40:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais une réalité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’un des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus grands fétiches d’Afrique de l’Ouest<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>revient au Mali. Dénommé, «  Léléfoutê »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce fétiche est désormais hébergé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par Djadjé <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Kanouté,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un grand détenteur des connaissances et <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pouvoirs <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>mystiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ancestraux. Ce grand féticheur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>est chanté régulièrement par des célèbres artistes qui font les louanges des détenteurs des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>connaissances et pouvoirs mystiques. Le grand chansonnier Sekouba TRAORE est parmi ces artistes qui <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ne se fatiguent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pas de louer les forces Mystiques de DJADJÉ KANOUTÉ. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chose bizarre <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>DJADJÉ,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dont le nom est chanté partout,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est un homme<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>discret <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et très effacé. Il se fait voir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rarement voir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en public. Il n'est généralement <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pas présent dans les cérémonies ni dans rencontres festives. Nous avons eu la chance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de rencontrer ce grand <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>homme aux connaissances et pouvoirs mystiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et ancestraux dans la commune de Kalabancoro, précisément à Kabala-Est dans le secteur de Niamakoro Courani.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le récit de notre rencontre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est à l'âge de sept (7) ans, raconte Djadjé Kanouté, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qu'il avait été porté disparu curieusement, alors qu'il était dans son <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>village en compagnie de sa mère.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C'est <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>au Sept (7) jour, qu'il fît sa répartition à la grande surprise de tous, mais au grand bonheur de tout le village de SOMANKIDY situé à 25 km de la ville de Kayes. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Après vérifications par les oracles, il a été conclu, que l'enfant avait été <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>bien enlevé par des génies. D'ailleurs,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les consultations pendant les jours de sa disparition avaient <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>déjà confirmé la présence des génies qui l'auraient arraché <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à sa mère. Selon ces mêmes consultations,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'enfant risquerait de ne plus être revu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette révélation <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>avait <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>malheureusement provoqué une crise cardiaque chez son père qui <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>avait fini par succomber. C'était au quatrième jour de la disparition de son enfant. Lequel ne verra plus jamais son père ! Dès son retour parmi les siens,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Djadjé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>féra <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ses premiers miracles, en demandant à sa mère de remplir des barils d'eau et d'en distribuer <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le contenu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux populations,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>que chacun reçoive la réalisation de ses vœux. Guérisons,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bénédictions,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>protections,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>travail,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>succès,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>entre autres.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ensuite, il distribua des plantes à ceux qui venaient lui <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>consulter. Face à chaque situation,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>arrivait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à donner <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>les plantes les mieux indiquées. Ainsi,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses prouesses mystiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>furent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reconnues à travers le monde. On venait de tous les horizons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Mali pour lui consulter dans son village natal dans la région de Kayes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela fait<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>plus de 45 ans <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>que les gens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parlent<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>de <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Djadjé, cet homme<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>doté des pouvoirs Mystiques. DJADJÉ KANOUTÉ <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>figure<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>répertoire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>historique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>hommes dotés de pouvoirs mystiques.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de nos jours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chanté <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>par plusieurs <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>artistes célèbres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la musique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traditionnelle <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Dozo <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Goni » dont Sékou TRAORE. Mais <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>lorsque<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’on demande<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à Djadjé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourquoi <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>il préfère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>garder <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le silence sur ses connaissances <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>mystiques ? Il <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>répond <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>simplement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en disant que les fétiches mais <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>surtout les génies, n'aiment <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ni le tapage, ni les mensonges. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>De sorte que celui qui travaille avec eux, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>doit être moins bavard et surtout respectueux de leurs principes et règles que l’on ne doit transgresser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous aucun prétexte. C’est pourquoi, soutient-il, sa mission est de se contenter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de régler les problèmes que chacun vient lui soumettre, en toute discrétion. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Donc tout, chez lui, se passe <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>dans le silence,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la discrétion, dans la confiance et le respect du patient, sans en faire de tapage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de sa part. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement, DJADJÉ KANOUTÉ a <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>atteint un niveau de connaissances.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Qui fait de lui le détenteur silencieux et <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>très respecté des pouvoirs mystiques <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>par les initiés. C'est donc à juste titre que l'un des plus grands fétiches de l’Afrique de l’Ouest en provenance de la Guinée<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>lui a été remis. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ce fétiche du nom de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« LÉLÉFOUTÊ », <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>est désormais domicilié au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela fait plusieurs années que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce fétiche était dans les mains des initiés de la Guinée. Mais <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>avant la Guinée,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce fétiche était au Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DJADJÉ KANOUTÉ nous assure, avant de le quitter,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>que les initiés savent bien <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>de quoi il parle. D’autant qu’ils savent que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le fétiche <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« LÉLÉFOUTÊ »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'est <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>donné à <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui que ce soit pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>l'héberger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A suivre!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alternance  Politique en Afrique : Le système démocratique, une meilleure voie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alternance-politique-en-afrique-le-systeme-democratique-une-meilleure-voie-3115901-3115901.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 07:39:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dix dernières années, le continent africain connaît<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des bouleversements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>socio-politiques, mettant malheureusement en mal la démocratie (le système démocratique),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quasiment toutes ses formes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Jusqu’au point où la question de l'alternance politique par la voie des urnes semble être remise en cause. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>circule-t-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur le continent noir, un narratif <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>discréditant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le système démocratique et les valeurs qui vont avec. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>videomen influenceurs vont jusqu’à <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>blâmer <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la démocratie et admettent que la seule et unique voie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour l’Afrique est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la dictature (le totalitarisme). Les auteurs de ce narratif, attribuent à la démocratie,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la responsabilité de tous les maux <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>dont souffre le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>continent noir. Ils prônent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la démocratie <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(le système démocratique)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a échoué dans la Gouvernance des pays africains. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le système démocratique est-il vraiment<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>responsable de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la corruption,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mauvaise gestion,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le non-respect <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des constitutions, des chartes et autres contrats sociaux ? Le non-respect <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des délais limitant les mandats présidentiels,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les modifications des constitutions (ou leur non-respect),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le non-respect de la parole donnée, que l’on<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évolue<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en système démocratique ou pas,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’existent-ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas dans la quasi-totalité des pays africains, pour se maintenir au pouvoir ? <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Peut-on, en toute sincérité, remettre en cause la démocratie et remettre en cause toutes ses valeurs cardinales ? Les politiques sont-ils les seuls responsables de l’échec de certaines expériences démocratiques ? Faut-il supprimer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tous les partis politiques et ne pas organiser d’élections<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour gouverner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la dictature afin que les pays africains puissent avancer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>économiquement et socialement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la pratique de la Gouvernance, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a été prouvé que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans certains pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>où<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le système démocratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est de mise,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Gouvernance est vertueuse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>font des percées socioéconomiques qui n’ont rien à envier aux démocraties occidentales. Un exemple réussi ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est le Botswana. Ce pays d’Afrique australe connait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’une des gouvernances les plus vertueuses au monde qui lui a permis un décollage économique et industrielle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est strictement impossible de frauder<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Botswana.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tout comme dans quelques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays africains gouvernés dans la dictature, la Gouvernance est plus ou moins vertueuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De notre point de vue, le système<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>démocratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’alternance au pouvoir dans la voie des urnes semblent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>être la panacée pour les pays africains. Evidemment, chaque pays est libre d’élaborer et voter sa constitution en tenant compte de ses valeurs socioculturelles et historiques. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La démocratie, évoluant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans une bonne pratique de ses règles, ne saurait être une mauvaise chose.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle est certainement la meilleure façon de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’est-ce pas pourquoi <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>certains pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>demeurent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>rattachés aux principes et valeurs démocratiques ? <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>De toute évidence <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la logique républicaine, garantissant à chaque citoyen ses droits et devoirs,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est un idéal dont aspirent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une majorité de citoyens africains. Le Ghana, le Nigéria et le Sénégal l'ont déjà prouvé, par l'organisation parfaite des élections présidentielles et législatives. Les résultats des urnes sont acceptés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toutes les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parties prenantes. Même la Guinée <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui a connu un coup d'état,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a fini par organiser les élections (même si l’on n’ignore pas dans quelles conditions, elles se sont déroulées). Avec l'organisation de <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>l’élection<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>présidentielle, la Guinée est revenue à l'ordre constitutionnel normal, pour une gestion républicaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un cas récent,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est celui du Benin. On vient de procéder dans ce pays d’Afrique occidentale à l’organisation d’élection présidentielle. Même s’il est une réalité que le président sortant Patrice Talon a d’abord éliminer de la course les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>meilleurs candidats de l’opposition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pays a pu voter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans un certain calme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour lui donner un successeur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui n’est autre que son propre dauphin. Qui a même été, dès le premier tour, élu à 94%<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>donc à la soviétique. Depuis les années 90, Mathieu Kérékou<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>a opté pour le pluralisme politique et l'alternance par les urnes. Cette dynamique continue avec<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>des hauts et des bas. Et depuis <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>cette date à maintenant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Benin n'a pas failli à logique républicaine, donc de la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vivement donc le système démocratique et l’alternance au pouvoir par les urnes !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alternance  Politique en Afrique : Le système démocratique, une meilleure voie</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 07:39:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dix dernières années, le continent africain connaît<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des bouleversements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>socio-politiques, mettant malheureusement en mal la démocratie (le système démocratique),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quasiment toutes ses formes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Jusqu’au point où la question de l'alternance politique par la voie des urnes semble être remise en cause. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>circule-t-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur le continent noir, un narratif <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>discréditant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le système démocratique et les valeurs qui vont avec. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>videomen influenceurs vont jusqu’à <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>blâmer <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la démocratie et admettent que la seule et unique voie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour l’Afrique est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la dictature (le totalitarisme). Les auteurs de ce narratif, attribuent à la démocratie,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la responsabilité de tous les maux <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>dont souffre le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>continent noir. Ils prônent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la démocratie <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(le système démocratique)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a échoué dans la Gouvernance des pays africains. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le système démocratique est-il vraiment<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>responsable de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la corruption,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mauvaise gestion,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le non-respect <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des constitutions, des chartes et autres contrats sociaux ? Le non-respect <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des délais limitant les mandats présidentiels,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les modifications des constitutions (ou leur non-respect),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le non-respect de la parole donnée, que l’on<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évolue<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en système démocratique ou pas,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’existent-ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas dans la quasi-totalité des pays africains, pour se maintenir au pouvoir ? <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Peut-on, en toute sincérité, remettre en cause la démocratie et remettre en cause toutes ses valeurs cardinales ? Les politiques sont-ils les seuls responsables de l’échec de certaines expériences démocratiques ? Faut-il supprimer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tous les partis politiques et ne pas organiser d’élections<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour gouverner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la dictature afin que les pays africains puissent avancer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>économiquement et socialement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la pratique de la Gouvernance, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a été prouvé que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans certains pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>où<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le système démocratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est de mise,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Gouvernance est vertueuse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>font des percées socioéconomiques qui n’ont rien à envier aux démocraties occidentales. Un exemple réussi ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est le Botswana. Ce pays d’Afrique australe connait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’une des gouvernances les plus vertueuses au monde qui lui a permis un décollage économique et industrielle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est strictement impossible de frauder<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Botswana.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tout comme dans quelques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays africains gouvernés dans la dictature, la Gouvernance est plus ou moins vertueuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De notre point de vue, le système<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>démocratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’alternance au pouvoir dans la voie des urnes semblent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>être la panacée pour les pays africains. Evidemment, chaque pays est libre d’élaborer et voter sa constitution en tenant compte de ses valeurs socioculturelles et historiques. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La démocratie, évoluant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans une bonne pratique de ses règles, ne saurait être une mauvaise chose.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle est certainement la meilleure façon de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’est-ce pas pourquoi <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>certains pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>demeurent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>rattachés aux principes et valeurs démocratiques ? <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>De toute évidence <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la logique républicaine, garantissant à chaque citoyen ses droits et devoirs,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est un idéal dont aspirent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une majorité de citoyens africains. Le Ghana, le Nigéria et le Sénégal l'ont déjà prouvé, par l'organisation parfaite des élections présidentielles et législatives. Les résultats des urnes sont acceptés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toutes les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parties prenantes. Même la Guinée <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui a connu un coup d'état,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a fini par organiser les élections (même si l’on n’ignore pas dans quelles conditions, elles se sont déroulées). Avec l'organisation de <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>l’élection<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>présidentielle, la Guinée est revenue à l'ordre constitutionnel normal, pour une gestion républicaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un cas récent,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est celui du Benin. On vient de procéder dans ce pays d’Afrique occidentale à l’organisation d’élection présidentielle. Même s’il est une réalité que le président sortant Patrice Talon a d’abord éliminer de la course les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>meilleurs candidats de l’opposition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pays a pu voter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans un certain calme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour lui donner un successeur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui n’est autre que son propre dauphin. Qui a même été, dès le premier tour, élu à 94%<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>donc à la soviétique. Depuis les années 90, Mathieu Kérékou<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>a opté pour le pluralisme politique et l'alternance par les urnes. Cette dynamique continue avec<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>des hauts et des bas. Et depuis <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>cette date à maintenant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Benin n'a pas failli à logique républicaine, donc de la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vivement donc le système démocratique et l’alternance au pouvoir par les urnes !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Rabat,  plus crédible qu’Alger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rabat-plus-credible-qualger-3115973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 01:53:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reconnaissance par le Mali de la souveraineté marocaine sur le Sahara, officialisée le 10 avril 2026 à Bamako, marque incontestablement un réalignement géopolitique majeur. Cette décision, quasiment inattendue par de nombreux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>analystes politiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va certainement renforcer davantage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les liens bilatéraux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec le Maroc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour, en même temps,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>affaiblir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Front Polisario et son allié algérien. Elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>place<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>également<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako dans une nouvelle dynamique de partenariat économique et sécuritaire avec Rabat.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dont le ministre des Affaires étrangères a opportunément profité pour annoncer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une augmentation<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>boursiers maliens (jusqu’à 300) devant étudier dans son pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais l’offre marocaine et sa contrepartie malienne (la reconnaissance de la marocanité du Sahara), créant une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nouvelle donne géopolitique, va-t-elle désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Rabat un partenaire alternatif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus crédible qu’Alger ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali reconnaissait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’autodétermination du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sahara occidental depuis juillet 1980, quatre ans après la déclaration d’indépendance en 1976.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en 2009,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la rupture entre Bamako et le Front Polisario, accusé de soutenir, avec l’Algérie, les mouvements indépendantistes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du septentrion malien, commençait. Depuis le 10 avril, la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par le Mali est officielle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constituer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un frein<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une éventuelle<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>reprise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapide de relations normales avec Alger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maroc apporte donc son soutien sécuritaire au Mali, il forme depuis quelques années<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos imams, le nombre de nos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étudiants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>augmente pour atteindre 300 par an, il promet plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’investissements dans l’économie malienne. En contrepartie, depuis le 10 avril, Bamako considère<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le plan d'autonomie marocain est « la seule base sérieuse et crédible ». Toutes les pièces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du puzzle sont ainsi réunies.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et, nul<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ne doute que le Maroc est parvenu à ses fins. Alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette nouvelle donne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>éloigne le Mali de la position onusienne classique. Mais si certains analystes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>considèrent que ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réalignement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diplomatique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec le Royaume Chérifien est de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la real<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politik.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D’autres, au contraire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>estiment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que Bamako aurait dû rester avec le positionnement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>initial du Mali en faveur de l’autodétermination du Peuple Sahraoui. Une ligne diplomatique jusque-là tenue par Bamako depuis 1980.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coopération du Mali avec l'Algérie ou avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Maroc, comme se redessine la nouvelle la nouvelle carte géopolitique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>connaître<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une reconfiguration majeure. Alors que l’Algérie, historiquement médiateur,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>voit son influence diminuer, suite notamment aux tensions diplomatiques et à l'annulation de l'Accord d'Alger en 2024. Le Maroc en profite pour renforcer ses liens par le biais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une coopération économique et militaire, se positionnant comme un nouveau partenaire stratégique majeur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'Algérie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>projetait, depuis des années,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec le Mali des projets<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Infrastructures structurants telle la route transsaharienne. Ce grand voisin du nord<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>était<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traditionnellement, outre<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>son rôle de médiateur dans le nord du Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partenaire militaire important (formation, logistique). Mais depuis la crise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diplomatique actuelle, consécutive au renoncement par Bamako<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l'accord de paix d'Alger avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les mouvements séparatistes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les relations, naguère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>solides entre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les deux pays voisins (partageant plus d’un millier de kms de frontière), ne cessent de se<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dégrader<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de façon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>exponentielle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>accusant<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Alger d'ingérence politique et miliaire en soutenant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses mouvements séparatistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De toute façon, même si aujourd’hui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la confiance est rompue entre Alger et Bamako, l'Algérie demeure<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>incontestablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un acteur géographique incontournable du Mali, les deux pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partageant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>longue frontière commune. Il y va de l’intérêt réciproque des deux voisins de chercher le plus rapidement possible à rétablir leur coopération multiforme dans le respect mutuel. D’ailleurs ne dit-on pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que le Mali constitue le Sud de l’Algérie et inversement, l’Algérie le Nord du Mali ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Liberté d&amp;apos;expression  en Afrique : Un droit inaliénable qu’il faut préserver !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/liberte-dexpression-en-afrique-un-droit-inalienable-quil-faut-preserver-3115509.html</link>
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<description><![CDATA[ Pourquoi vouloir renier aux  journalistes  la liberté d’exercer leur  métier ? Pourquoi faire des professionnels de médias des criminels à abattre à tout prix, parce qu’ils ont refusé de ne pas se taire ?   Le journaliste est  de toute façon, un professionnel qui exerce un métier qui consiste à informer l&#039;opinion nationale et internationale. Il bénéficie en principe d’une disposition constitutionnelle dans l’exercice de sa profession. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:21:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Toutefois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il a pour devoir de chercher, de fouiller,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de promener son regard partout, de tendre ses oreilles et ses yeux partout <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pour apporter une information saine au lectorat. Parfois dans l’exercice de son métier, il peut choquer les décideurs publics afin de les pousser d’être le plus juste possible. Mais le journaliste n’est pas simplement quelqu’un qui passe son temps à tout critiquer. Il arrive très souvent qu’il apporte ou propose des solutions aux décideurs publics. Il n’est donc nullement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un opposant politique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le journaliste est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un homme(ou une femme) <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>intéressé(e) <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>par les faits, les informations,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses sources, les témoignages des uns et des autres,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bref il a besoin de toutes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>preuves <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pouvant soutenir tout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce qu'il a à donner comme informations à l’opinion nationale ou internationale. Évidemment, dans une pratique saine, le journaliste se fait l'obligation de trier,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d'analyser et d'apprécier avant toute<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diffusion ou publication de ses informations. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il va constamment jusqu’à s'interroger,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s'il est en conformité avec les règles qui régulent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>son métier, à savoir, l'ÉTHIQUE et la DÉONTOLOGIE.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le journaliste professionnel,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>car c'est de lui qu'il s'agit,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est tenu d'être objectif, sincère et honnête, dans le traitement de l'information. Il n'est donc pas partisan ni militant, encore moins, un soutien,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans le cadre de l'exercice de son métier. Il lui est alors interdit toute subjectivité et tout préjugé dans le traitement d’une information.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est tenu de donner <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>les faits tels qu'il les a vécus. S’il doute d’un fait, parce qu’il n’a pas pu remonter les sources, il est tenu de raconter <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>les faits qui lui sont racontés en utilisant le conditionnel.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le journaliste professionnel doit faire son travail, sans aucune influence, ni contrainte. Le journaliste professionnel travaille en faisant appel à sa propre conscience professionnelle. Il n'est pas celui que l'on doit orienter ni téléguider par qui que ce soit, même pas par le Directeur de sa Rédaction. En la matière, il n'a pas pour ambition de plaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni de déplaire. Mais il est tenu de respecter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les règles de son métier en faisant <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>prévaloir <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>son unique <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>conscience professionnelle. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le journaliste professionnel est et demeure, strictement journaliste. Il n'est pas un footballeur. Il n'est pas un infirmier ni médecin. Il n'est pas un chauffeur de transport en commun. Il n'est pas un musicien. Il n'est pas un policier. Il n'est pas un gendarme. Il n'est pas un militaire. Il n'est pas un procureur. Il n'est pas un juge. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Encore moins un homme politique (opposant ou proche du pouvoir). Encore une fois encore, il faut que l’on sache que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>JOURNALISTE <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>doit rester professionnel pour le bien de tous et de la nation!<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Malheureusement, certains individus veulent faire du journaliste, un partisan, un militant, pire, un soutien à un régime quelconque. Ainsi dans les contextes de crises, comme ce que vivent certains pays africains, le journaliste professionnel est souvent mal vu et mal apprécié,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parce qu'il est resté fidèle aux règles qui commandent son métier. Le respect de L'ÉTHIQUE et de la DÉONTOLOGIE, étant <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>une obligation pour un professionnel. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Dans toute société,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chacun choisit son métier à exercer. Le journaliste a choisi le journalisme comme métier à exercer. Et il l'exerce dans l'espace et le temps, conformément à l'ÉTHIQUE et la DÉONTOLOGIE. Même dans des situations de crises,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le journaliste doit rester journaliste. Il ne doit pas céder à ses émotions ni à ses passions. Les jugements de valeurs des autres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne doivent pas influencer sa conscience professionnelle. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">C'est comme le cas d'un arbitre qui officie un <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>match du football. Lorsqu’ un match oppose son propre pays à un autre, devrait-il cesser d'être l'arbitre du match pour devenir subitement un supporteur de son pays afin de le favoriser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour faire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>éliminer le pays adverse ? Certainement que non ! Il nous faut alors avoir de la hauteur d'esprit, pour mieux apprécier un journaliste professionnel dans l’exercice de son métier. Cela, quelles que soient les circonstances. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Devrait-on demander aux médecins de tuer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou de laisser mourir, tous les patients dans les hôpitaux, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>parce qu’ils <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ne partagent pas <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>les <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>opinions des décideurs ? <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Devrait-on demander aux juges <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>de condamner tous ceux qui ont une opinion contraire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>aux décideurs du jour ? Alors, pourquoi l'on voudrait forcément en Afrique transformer le journaliste en militant, en partisan, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>en soutien à un pouvoir ? Pourquoi le journaliste est-il devenu la cible de toutes les menaces,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>critiques jusqu’à ce qu’il soit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fréquemment victime d’arrestation. Pourquoi les journalistes africains, à cause de leurs opinions, ont désormais la sensation d’avoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un pied dehors, un autre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en prison ?<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ces questions de fond méritent plus que jamais d'être posées, aux fins de pouvoir des réponses pouvant aider à atteindre la vraie liberté d'expression. N’est-il pas venu le temps de reconnaître au journaliste professionnel, qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>exercice<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en respectant l'ÉTHIQUE et la DÉONTOLOGIE, toute sa place dans l’édification d’une nation transparente ? Le journaliste peut être compris ou incompris,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>selon les contextes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais il faut l'apprécier en se basant sur la conformité avec les règles qui réagissent son métier. Le journaliste ne doit pas être considéré comme une proie facile à broyer à tout moment. D’ailleurs, pourrait-on imaginer un pays sans aucun journaliste exerçant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pleinement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et librement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>son métier ?<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Si cela n’est pas possible,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors n'éteignons <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pas<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>la lumière !<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Monoko Toaly<o:p></o:p></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Le Gouvernement doit empêcher l’inflation</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-gouvernement-doit-empecher-linflation-3115508.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Office Malien des Produits Pétroliers (OMAP), sur la base des prix fournisseurs du mois de mars 2026, a annoncé  une augmentation sur  les prix indicatifs plafonds à la pompe des produits pétroliers.  Une hausse,  déjà appliquée depuis le samedi 28 mars 2026 à 00heure.  Les prix  plafonds sont désormais  comme suit: le Super Carburant sans plomb (Essence) à 875FCFA,  le Gasoil à 925 FCA et le Distillat Diesel Oil à 940FCFA. Alors que le le Fuel Oil  180  est cédé à 675FCFA. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:18:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><o:p></o:p>Quant au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Gaz butane, le prix non subventionné du kilogramme est fixé à 1.179F. « Par conséquent, le prix de vente de la bouteille de 2,75 Kilogrammes est de 3.245 FCFA et celui de la bouteille de 6 kilogrammes est 7075FCFA » annonce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le même communiqué officiel. Du coup, on peut noter que le prix de l’essence a connu une hausse de 100 FCFA sur le litre. Le Gasoil, naguère moins cher que l’essence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est devenu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus cher que celui-ci.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p><span style="mso-fareast-language: FR;">La guerre actuelle Israélo-américaine contre l’Iran <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(au Moyen-Orient), c’est une évidence, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>impacte directement l'économie de l'Afrique de l'Ouest. En l’occurrence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Mali, via une inflation accrue, causée par la flambée des prix du pétrole et des engrais (chocs d'approvisionnement). Les coûts de transport <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>vont augmenter, les chaînes d'approvisionnement seront perturbées alors que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la croissance régionale va être <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>menacée par le ralentissement des investissements étrangers. Si le conflit perdure, nos pays vont certainement connaitre une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>insécurité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alimentaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et agricole par la hausse des prix du gaz. Toutes choses qui vont affecter la production<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’engrais, menaçant la productivité agricole jusqu’à causer une hausse des prix des fertilisants. Ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui va forcément aggraver la précarité alimentaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Les maliens doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’attendre,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les jours à venir, à une augmentation drastique des tarifs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des Transports (en commun et fret). Ce qui aura inéluctablement une répercussion sur toutes les denrées alimentaires que nous consommons. Bienvenus les renchérissements ! Oui les maliens, déjà paupérisés par la crise multidimensionnelle, devront davantage mettre la main dans leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>poches pour l’obtention des biens matériels. Et, toutes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>augmentations de prix seront systématiquement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>expliquées par les conséquences de la guerre au Proche et Moyen-Orient. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">S’il est certain que le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Gouvernement malien ne peut empêcher aux commerçants d’augmenter les prix<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de leurs marchandises, il doit, tout de même,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prendre des mesures d’urgence afin que le pays connaisse une situation caractérisée par une hausse généralisée et continue du niveau des prix. Il y va de l’intérêt des consommateurs mais aussi et surtout de celui du Gouvernement. Qui n’a nullement besoin, au jour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’aujourd’hui,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une fronde populaire qui pourrait se produire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>si rien n’est fait en urgence. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>. Qu’Allah nous en garde !!!<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Gaoussou Madani Traoré</b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La revanche des immortels :  Iran, Amérique, Israël : quand la géopolitique devient le théâtre d&amp;apos;une apocalypse annoncée</title>
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<description><![CDATA[ I. Prologue : La surprise de ceux qui n&#039;ont rien lu ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:56:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi de commencer par une confession qui n'en est pas une : je ne suis pas surpris. Non, vraiment. Pendant que les éditorialistes du monde entier s'arrachaient les cheveux devant leurs écrans, pendant que les analystes formatés aux think tanks de Washington simulaient l'étonnement avec la conviction d'un acteur de série B, pendant que les diplomates ajustaient leurs cravates avec la solennité de gens qui découvrent que le feu brûle  moi, je n'étais pas surpris. Et si vous avez lu Montesquieu, vous non plus ne devriez l'être.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans Les Lettres persanes, publiées en 1721, ce génie gascon qu'était Charles-Louis de Secondat avait déjà entrepris de disséquer l'âme perse avec la précision d'un chirurgien et l'ironie d'un homme qui sait que la vérité fait rire ceux qui pensent et pleurer ceux qui ne pensent pas. Montesquieu avait compris, trois siècles avant les satellites espions et les frappes de drones, que le Persan est un être d'une profondeur vertigineuse, habité par un sens de l'honneur qui confine à la métaphysique, et par une mémoire longue comme les murailles de Persépolis. Un peuple qui se souvient de Cyrus le Grand, qui pleure encore Husayn à Kerbala chaque année avec des lamentations qui font trembler les fondations du temps  ce peuple-là ne pardonne pas. Il attend. Et l'attente perse n'est pas de la passivité : c'est de la patience stratégique élevée au rang de civilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors quand l'Amérique, dans toute sa superbe néo-impériale, décide de frapper l'Iran  que ce soit ses généraux, ses installations, ses proxies ou son orgueil  et qu'ensuite elle réclame un cessez-le-feu avec le sourire décontracté de quelqu'un qui vient de donner un coup de pied dans une ruche et demande poliment aux abeilles de se calmer, permettez-moi de sourire. Pas d'un sourire méchant, non  d'un sourire de lecteur. Du sourire de quelqu'un qui a vu ce scénario écrit bien avant que les acteurs ne montent sur scène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II. L'orgueil persan, ou : ce que trois mille ans d'histoire font à un peuple<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut comprendre quelque chose d'essentiel, quelque chose que les stratèges du Pentagone semblent avoir égaré entre deux PowerPoint et une tasse de café : l'Iran n'est pas un pays. C'est une civilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La différence est capitale. Un pays peut être intimidé, sanctionné, humilié, contraint à la table des négociations. Une civilisation ne négocie pas sa dignité  elle la recouvre, éventuellement dans le sang, mais elle la recouvre. Cyrus le Grand régnait sur le plus grand empire que le monde ait jamais connu, bien avant que Rome ne soit qu'un village de bergers sur les collines du Latium. Darius et Xerxès envoyaient leurs armées aux quatre coins du monde connu. Les Perses ont traversé Alexandre, les Parthes, les Arabes, les Mongols, les Ottomans  et ils sont encore là, parlant le farsi, récitant Hafez et Rumi, nourrissant dans leurs entrailles ce feu particulier que Nietzsche aurait reconnu : la volonté de puissance d'un peuple qui a été au sommet du monde et qui sait, au fond de lui-même, qu'il peut y retourner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Machiavel, dans Le Prince, nous enseigne que l'on peut vaincre un peuple par les armes, mais que l'on ne conquiert jamais vraiment un peuple qui se souvient de sa grandeur passée. "Les hommes oublient plus facilement la mort de leur père que la perte de leur patrimoine", disait-il. Imaginez alors ce que représente pour un Iranien la perte non de son patrimoine matériel, mais de son prestige civilisationnel. Les sanctions économiques, les assassinats de généraux, les sabotages de centrifugeuses  tout cela n'est pas perçu à Téhéran comme une politique de dissuasion. C'est perçu comme une insulte. Et une insulte perse se rembourse avec des intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La République islamique d'Iran  et c'est là où la chose devient théologiquement fascinante  a greffé sur cet orgueil persan millénaire une dimension eschatologique proprement vertigineuse. Pour les ayatollahs, ce n'est pas simplement la nation perse qui est en jeu : c'est le destin de l'islam chiite, la vengeance du sang de Husayn, la marche vers la réapparition du Mahdi. Quand vous combattez un ennemi qui est convaincu que la mort au combat lui ouvre les portes du paradis, les calculs de coût-bénéfice de vos économistes en chef perdent un peu de leur pertinence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">III. Le suprémacisme : ce vice que tout le monde pratique et que personne n'assume<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlons maintenant d'un mot que les bien-pensants ont tendance à réserver à quelques mouvements de banlieue américaine ou à des groupuscules européens en manque d'identité : le suprémacisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car enfin, soyons sérieux. Le conflit qui se joue sous nos yeux est, dans sa structure profonde, une collision de suprémacismes. Plusieurs, imbriqués, et chacun convaincu d'avoir Dieu, l'Histoire ou la Raison de son côté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a d'abord le suprémacisme américain  le plus puissant, le plus technologiquement sophistiqué, et surtout le mieux habillé. Depuis la doctrine Monroe jusqu'à la Pax Americana, les États-Unis ont toujours opéré avec la conviction tranquille que le monde leur appartient de droit, ou du moins qu'il leur appartient de le gérer. Cette conviction n'est pas nécessairement malveillante  elle est structurelle. Un empire ne se perçoit pas comme un empire ; il se perçoit comme une responsabilité. "Le fardeau de l'homme blanc" de Kipling, recyclé en kérosène pour F-35.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a ensuite le suprémacisme israélien  dans sa version la plus radicale, celle des colons de Cisjordanie et de certains membres de l'actuel gouvernement Netanyahu  qui procède d'une théologie de l'élection divine érigée en programme politique. L'idée que la terre promise est une réalité géographique à conquérir plutôt qu'une métaphore spirituelle à méditer a produit des effets que même les rabbins les plus conservateurs auraient du mal à entièrement endosser. Mais la politique a ses propres lois, et quand la survie d'une coalition gouvernementale dépend des partis les plus extrémistes de l'arc politique, la théologie devient un outil commode.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a enfin le suprémacisme islamique chiite  centré sur Téhéran, mais rayonnant jusqu'au Hezbollah libanais, aux Houthis yéménites, aux milices irakiennes. C'est la conviction que l'islam chiite est le dépositaire authentique de la révélation, que l'injustice de Kerbala doit être réparée dans l'histoire, et que l'Iran est le pivot de cette rectification cosmique. Ce suprémacisme-là est particulièrement puissant parce qu'il puise simultanément dans le nationalisme persan et dans la théologie martyre  un cocktail dont l'Histoire nous a appris qu'il produit des combattants d'une résolution que nulle sanction économique ne peut entamer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au milieu de tout cela, comme Tocqueville observant la démocratie avec un mélange d'admiration et d'inquiétude, on est fondé à se demander si ces différentes formes de suprémacisme peuvent coexister sans se consumer mutuellement. La réponse, que l'actualité nous offre chaque matin avec la régularité d'un journal de bord, semble être : non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IV. Trump, la Chine, et la stratégie du rhinocéros<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut maintenant parler de l'éléphant dans la pièce. Ou plutôt du rhinocéros  car l'éléphant, lui, a de la mémoire, tandis que le rhinocéros charge sans trop réfléchir à ce qui se trouve derrière la clôture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donald Trump est en mission. Pas une mission de paix, contrairement à ce que ses partisans aimeraient croire, ni une mission de guerre pure, contrairement à ce que ses détracteurs répètent en boucle. C'est une mission de repositionnement hégémonique. Et la cible principale n'est pas l'Iran. La cible principale, c'est la Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout dans la politique extérieure de Trump depuis son retour au pouvoir s'inscrit dans cette logique : les droits de douane punitifs, les restrictions technologiques, la pression sur les alliés pour qu'ils choisissent leur camp, et oui  la démonstration de force au Moyen-Orient. Car le Moyen-Orient, dans cette grille de lecture, n'est pas une fin en soi. C'est un message adressé à Pékin. Un message qui dit : "Regardez ce dont nous sommes capables. Regardez comme nous frappons vite et fort. Maintenant, parlez-moi de la mer de Chine méridionale."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais Xi Jinping, qui a lu Sun Tzu là où Trump a lu The Art of the Deal, a compris le message et a décidé d'y répondre non par la confrontation directe, mais par la multiplication des fronts. Si l'Amérique est épuisée au Moyen-Orient, si elle saigne des ressources, du prestige et de la crédibilité dans les sables de Perse, elle sera moins disponible pour Taiwan, moins crédible en mer de Chine, moins capable d'imposer sa vision de l'ordre mondial. La Chine a donc choisi de laisser l'Iran  qu'elle soutient discrètement en achetant son pétrole sous embargo  lui faire mordre la poussière par procuration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est du Clausewitz appliqué avec la subtilité confucéenne : "La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens." Et dans ce cas précis, la politique chinoise consiste à laisser d'autres faire la guerre à sa place pendant qu'elle consolide ses positions économiques et militaires à l'échelle planétaire. Machiavellien ? Absolument. Efficace ? L'Histoire le dira. Mais il faut reconnaître que c'est infiniment plus intelligent que de tweeter à trois heures du matin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à Trump, il ne lâchera rien. C'est sa nature, c'est sa marque, c'est son capital politique. Un homme qui a construit toute sa persona sur l'idée qu'il ne recule jamais ne peut pas, dans le contexte d'une riposte iranienne en bonne et due forme, aller expliquer à ses électeurs de l'Ohio qu'il a demandé un cessez-le-feu. Enfin, il peut  il vient apparemment de le faire  mais l'histoire ne s'arrête pas là. Ce cessez-le-feu, s'il advient, sera le cessez-le-feu d'un homme qui reprend son souffle avant de frapper à nouveau. C'est la dialectique de l'empire : avancer, reculer tactiquement, avancer encore.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">V. Israël, ou le pari de Samson<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettons-nous une parenthèse biblique, puisque nous sommes dans la région qui a inventé la Bible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a dans la stratégie d'Israël depuis quelques années quelque chose qui ressemble au pari de Samson : la conviction que si l'on frappe assez fort, assez vite, assez loin, on neutralisera l'ennemi avant qu'il ne soit en mesure de riposter de manière existentiellement menaçante. C'est une stratégie qui a fonctionné remarquablement bien pendant des décennies  et dont on commence à toucher les limites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car Samson, rappelons-le, a fini les yeux crevés, enchaîné dans le temple des Philistins. Il a certes tout fait s'effondrer dans sa mort  mais il est mort. La question que pose l'escalade actuelle est précisément celle-là : jusqu'où Israël est-il prêt à aller ? Et jusqu'où l'Iran est-il prêt à encaisser avant de répondre de manière véritablement stratégique, pas seulement symbolique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse iranienne en cours n'est pas seulement une démonstration de force. C'est une démonstration de capacité. C'est l'Iran qui dit à Israël  et à l'Amérique derrière Israël : "Vous pensez que nous sommes limités. Vous avez tort. Nous pouvons vous atteindre, nous pouvons vous surprendre, et nous pouvons durer." C'est le message géopolitique le plus important de cette séquence, bien au-delà du nombre de missiles tirés ou de kilomètres parcourus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Amérique et Israël risquent d'aller très loin dans cette affaire. Beaucoup plus loin qu'ils ne l'ont prévu. Pas nécessairement parce qu'ils le souhaitent  mais parce que dans une dynamique d'escalade entre une puissance qui ne peut pas paraître faible et une civilisation qui ne peut pas accepter l'humiliation, le frein rationnel a tendance à céder sous la pression de l'émotion nationale et du calcul électoral.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VI. L'Apocalypse comme grille de lecture<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et nous arrivons là à ce qui me semble être la lecture la plus honnête  et la plus terrifiante  de ce qui se passe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous assistons à une partie de l'Apocalypse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je n'emploie pas ce mot dans son sens de catastrophe totale. Je l'emploie dans son sens étymologique grec : apokalypsis, le dévoilement. La levée du voile. Ce qui est en train de se jouer sous nos yeux n'est pas seulement un conflit régional de plus dans une région condamnée à l'instabilité perpétuelle. C'est le dévoilement de la structure profonde du monde tel qu'il est, débarrassé des hypocrisies diplomatiques et des conventions de façade.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se dévoile, c'est d'abord la fin de l'unipolarité américaine. Le monde que l'Amérique a gouverné seule depuis 1991 est en train de se fissurer. Non pas que l'Amérique soit faible  elle reste militairement et économiquement la puissance dominante. Mais sa domination n'est plus inconditionnelle, et surtout elle n'est plus légitimée par l'adhésion des autres. Et un empire sans légitimité doit dépenser beaucoup plus d'énergie pour maintenir sa position  ce qui, mécaniquement, accélère son déclin relatif. Mais, jinsiste, elle a encore de beaux jours devant elle. Ibn Khaldoun, penseur maghrébin du XIVe siècle, avait théorisé ce cycle avec une lucidité qui devrait figurer dans tous les programmes de science politique américains : toute civilisation porte en elle les germes de son déclin, et la phase d'apogée contient toujours l'arrogance qui prépare la chute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se dévoile ensuite, c'est la résurgence des civilisations non-occidentales comme acteurs autonomes du jeu mondial. L'Iran, la Chine, la Russie  quelle que soit l'opinion que l'on peut avoir de leurs régimes respectifs  refusent désormais de se laisser assigner le rôle de figurants dans un théâtre dont l'Occident écrirait seul le scénario. C'est précisément ce que Huntington avait anticipé dans son Choc des Civilisations : non pas une guerre de religions au sens médiéval du terme, mais une compétition entre des blocs culturels qui ont des visions incompatibles de ce que devrait être l'ordre mondial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui se dévoile enfin, c'est la fragilité des structures internationales censées prévenir exactement ce type d'escalade. L'ONU regarde, les résolutions s'accumulent, et personne ne les lit. Le Conseil de sécurité est paralysé par les vétos croisés. Le droit international est invoqué par tout le monde et respecté par personne dès que des intérêts vitaux sont en jeu. Voltaire, dans Candide, avait fait rire son siècle de l'optimisme naïf du docteur Pangloss qui voyait le meilleur des mondes possibles partout où il regardait. Nos institutions internationales contemporaines ont quelque chose du docteur Pangloss : elles déclarent solennellement la paix et la justice universelle pendant que les bombes tombent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VII. Le cessez-le-feu, ou : la comédie des grandes puissances<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cessez-le-feu ! Voilà une invention merveilleuse. L'Amérique frappe, l'Iran riposte, et l'Amérique demande un cessez-le-feu. C'est un peu comme quelqu'un qui enfonce méthodiquement des épingles dans une ruche, puis qui lève la main pour demander un moment de silence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut saluer l'audace narrative. Vraiment. Il faut une certaine forme de génie  cynique, mais du génie quand même  pour frapper un pays, contribuer à l'assassinat de ses généraux, imposer des sanctions qui affament sa population, soutenir les forces qui cherchent à le déstabiliser de l'intérieur, et ensuite se présenter en artisan de la paix au moment où ledit pays décide de rendre la pareille avec les moyens du bord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Camus écrivait dans L'Homme révolté que "la violence, qu'elle soit du côté des opprimés ou des oppresseurs, est toujours solitaire." Ce qui veut dire qu'elle n'a jamais les amis qu'elle croit avoir, et qu'elle finit toujours par se retourner contre ceux qui croient la maîtriser. La demande américaine de cessez-le-feu révèle quelque chose d'important : elle révèle que la riposte iranienne a eu un effet suffisant pour que Washington calcule que le coût de la poursuite des hostilités dépasse le bénéfice escompté. C'est-à-dire que l'Iran a, au moins momentanément, réussi à imposer sa logique à la superpuissance mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas rien. Historiquement, c'est même considérable.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ne nous leurrons pas sur la portée du cessez-le-feu s'il advenait. Les cessez-le-feu au Moyen-Orient ont la durabilité d'un château de sable à marée montante. Ils permettent aux belligérants de recharger leurs munitions, de rebricoler leurs alliances, de renégocier leurs positions internes, et de préparer le prochain acte. Ils ne résolvent rien parce qu'ils ne touchent à rien de structural. Et la structure de ce conflit  l'incompatibilité entre la vision américano-israélienne de l'ordre régional et la vision iranienne de sa propre place dans le monde  cette structure-là ne se résout pas par un cessez-le-feu. Elle se résout par une transformation de l'ordre mondial lui-même, ce qui prend des décennies et implique des souffrances que personne n'a envie de regarder en face.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">VIII. L'Afrique regarde, et l'Afrique devrait tirer des leçons<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis Ivoirien. Je vis à Bingerville, pas à Téhéran ni à Washington. Et je me permets de dire à mes compatriotes africains, avec toute l'amitié que je leur porte et toute la franchise que l'amitié autorise : regardez bien ce spectacle. Prenez des notes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que vous voyez, c'est la grammaire nue du pouvoir international. C'est le monde tel qu'il fonctionne réellement, une fois qu'on a retiré le décorum des discours à l'Assemblée générale et les beaux principes des chartes fondatrices. Dans ce monde-là, la faiblesse n'est pas une option morale  elle est une invitation à être utilisé. Les grandes puissances ne vous respectent pas parce que vous avez de bons principes. Elles vous respectent parce que vous avez quelque chose qu'elles ne peuvent pas se permettre de perdre, ou parce que vous pouvez leur coûter plus cher qu'elles ne le souhaitent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Iran, avec tous ses défauts, avec toutes les critiques légitimes que l'on peut adresser à son régime théocratique, a au moins compris cette leçon. Il a investi dans la technologie militaire, dans les proxies régionaux, dans la résistance aux sanctions. Il a joué un jeu long dans un monde qui ne comprend souvent que le court terme. Et aujourd'hui, il force la plus grande puissance militaire de l'histoire humaine à demander un cessez-le-feu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tirez-en les conclusions qui s'imposent.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IX. Épilogue : Ce que l'Histoire a déjà écrit<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hegel disait que ce que l'Histoire nous enseigne, c'est que les peuples et les gouvernements n'ont jamais rien appris de l'Histoire. Je serais tenté de lui donner raison ce matin, en regardant les nouvelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais peut-être  peut-être  que quelqu'un, quelque part, dans une bibliothèque de Téhéran ou dans un bureau de Washington, est en train de relire Montesquieu. En train de comprendre que les Perses ont une mémoire que les bombes n'effacent pas. En train de réaliser que l'orgueil d'une civilisation millénaire ne se négocie pas contre des garanties de sécurité. En train d'admettre, enfin, que dans ce jeu d'empires que jouent les grandes puissances avec le destin des peuples comme jetons, il n'y a pas de victoire propre  seulement des destructions de différentes dimensions. L'Apocalypse est en marche. Pas dans son sens fantasmatique et télévisuel  pas encore. Mais dans son sens réel : le dévoilement. Le voile se lève sur la brutalité d'un monde que la diplomatie avait appris à maquiller avec élégance. Et sous le maquillage, on retrouve ce que Thucydide avait décrit il y a vingt-cinq siècles dans son récit de la guerre du Péloponnèse : "Les forts font ce qu'ils peuvent, les faibles subissent ce qu'ils doivent." Sauf que cette fois, les forts ne sont peut-être pas ceux qu'on croyait. Et les faibles ont appris à mordre. Je ne suis pas surpris. J'avais lu Montesquieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jacob Koné Katina, <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chroniqueur-Consultant en communication<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Quand le terrorisme d’Etat devient la norme</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-le-terrorisme-detat-devient-la-norme-3114939.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce 28 février 2026 à 2 h 30 (heure de Washington), Donald Trump annonce dans une vidéo publiée sur Truth Social que « les forces armées américaines ont commencé des opérations de combat majeures en Iran ». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:52:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Tout-Puissant président américain, érigé en GENDARME du MONDE, cette opération aéronavale de sa marine dénommée « Epic Fury » est extrêmement ciblée : « Détruire les missiles offensifs iraniens, anéantir leur production de missiles, détruire leur marine et leurs autres infrastructures de sécurité, afin que lIran ne produise jamais larme nucléaire. ». LAmérique aurait-elle été chargée dune mission divine civilisatrice pour sériger en GENDARME du MONDE, afin dempêcher que dautres pays souverains deviennent des puissances nucléaires ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs années, le programme nucléaire iranien est l'un des plus scrutés au monde et suscite de vives inquiétudes de la part des pays occidentaux. Ce programme est devenu une hantise pour lEtat sioniste et lactuelle administration américaine. Ces deux entités cherchent à tout prix dempêcher lIran denrichir son uranium. Alors que ce dernier na de cesse affirmer que ses installations nucléaires sont destinées à des fins exclusivement civiles, notamment la production d'énergie. Cela nest-il pas vraiment un droit naturel et souverain pour ce pays, membre de lAIEA et signataire du protocole de non-prolifération nucléaire, de poursuivre son programme nucléaire ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les USA de Trump et son appendice de lEtat hébreux, (dont les deux sont pourtant détenteurs darmes nucléaires et non signataires du traité de non-prolifération nucléaire), lIran ny a pas droit et ils sen occupent. Tous les moyens sont ainsi bons pour arriver à leur but. Doù lopération aéronavale « Epic Fury ». Une opération au cours de laquelle, ils arrivent même, dès les premières heures de conflit, à assassiner le GUIDE Iranien et certains généraux et hauts responsables de lIran.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du pur terrorisme dEtat pour empêcher ce pays du Golfe arabo-persique davoir sa souveraineté énergétique, tout en saccaparant de ses richesses dhydrocarbures. Une option désormais prise par lAdministration Trump II pour la préservation des intérêts économiques et géostratégiques des USA. Pour ce faire, le président républicain, en violation flagrante des règles internationales, démultiplie les opérations militaires à travers le monde. Des opérations militaires, qui vont désormais décider de la vie ou de la mort des dirigeants de pays souverains « récalcitrants ». Larmée américaine est désormais autorisée à kidnapper ou assassiner les dirigeants dautres pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous commandement Trump, elle va ainsi intervenir sauvagement au Venezuela pour kidnapper le président élu dun pays souverain. Elle lextrade au Etats-Unis pour le juger devant des tribunaux américains comme un malfrat, en laccusant dêtre un narcotrafiquant. Alors que nul nignore que Maduro avait tout simplement refusé que les hydrocarbures de son pays soient bradés par les USA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Si la campagne iranienne réussit, tous les pays du monde possédant des ressources minières et dhydrocarbures importantes passeront par loccupation américaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette option du terrorisme dEtat américain, plus facile que négocier les ressources dun pays tiers avec ses dirigeants légitimes, est malheureusement tolérée par lensemble du monde occidental. Qui est devenu depuis un moment le vassal du pays de l'Oncle Sam.Cette dynamique de la Loi du Talion est même devenue la norme chez les pays occidentaux. Elle est en train de sappliquer actuellement à lIran.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce pays héritier dune civilisation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vielle de 2500 ans,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parviendra-t-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à devenir un rempart insurmontable<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à lagression américano-sioniste ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>La Russie et la Chine vont-elles finir par simpliquer directement au conflit actuel pour contrer larmée américaine ? Sinon, seraient-elles des complices?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>GAOUSSOU MADANI TRAORÉ</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence Régionale de Bamako « Mise en oeuvre de l’Agenda 2030 » &#45; SDSN Sahel 16&#45;17/08/2016 :</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conference-regionale-de-bamako-mise-en-oeuvre-de-lagenda-2030-sdsn-sahel-16-17082016-3114938.html</link>
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<description><![CDATA[ Historique, Définition et perspective du Développement Durable
Historique ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:49:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le concept de développement durable trouve ses origines théoriques dans le milieu du XIXe siècle. Une littérature abondante permet de raffiner la définition conceptuelle de cette notion que lon associe souvent aux négociations internationales portant sur lenvironnement et le développement et surtout aux travaux de la commission Brundtland. En effet cest en 1980 avec la publication de la stratégie mondiale de conservation (SMC) que le terme «Développement Durable» a été employé au sens quil tend à prendre de nos jours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si lon effectue une classification cest entre la publication de la SMC et la déclaration de Rio en passant par le rapport Brundtland que le concept de développement durable a dune part grandement évolué et a été amplement diffusé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains attribuent à la Commission Mondiale sur lEnvironnement et le Développement Durable (CMED) la popularisation du terme « Développement soutenable » ou « Durable ». Des critiques y voient une définition Diplomatique très élargie mais sans application pratique car imprécise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On peut cependant dire que le concept de développement Durable tente de réconcilier le développement et le respect de la nature. Globalement le rapport Brundtland a été lélément déclencheur qui a permis le ralliement de tous ceux qui sintéressent au développement économique et à la protection de lenvironnement par lharmonisation de léconomie et de lécologie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Evolution du développement durable.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On doit la généralisation du terme « Développement soutenable » et «Développement durable» à la commission des Nations Unies sur le Développement et LEnvironnement (CMED) qui déposait après trois années dauditions et de rédaction, son rapport final en 1987. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le concept du développement durable a évolué et sest raffiné au cours des trente dernières années et plus particulièrement depuis 1987. Létude de cette évolution peut se limiter aux événements de développement durable : la conférence de Stockholm et sa déclaration (1972)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en relation au concept de croissance zéro du club de Rome (Halte à la croissance, 1972), la Stratégie mondiale de la conservation (1980), la commission mondiale des Nations Unies sur lEnvironnement et le Développement (CMED-Rapport Brundtland, Notre Avenir à tous) en 1988, la stratégie pour lavenir de la vie (1991) et la déclaration de Rio (1992),Tokyo,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Stokholm, Paris Cop21et Marrakech Cop22, chacune avec ses déclarations et ses engagements peu ou pas suivis <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Définition du Développement Durable pour les entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les entreprises, le développement durable (DD) permet délargir leurs actions économiques en y joignant des valeurs, des pratiques sociales et environnementales. Cette mission innovante qui élargit la notion de développement durable permet aux entreprises dassurer leur viabilité sur le plan national et international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La définition globale du Développement Durable est « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins » (CMED 1987).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Belle vision qui rallie le monde des chercheurs, des politiques et des hommes daffaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modèle définissant le développement durable selon Sadler et Jacobs<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interprétation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On peut interpréter le concept de développement durable comme faisant un pont entre le XXème et XXIème siècle. Le passage du millénaire lui sert de trajectoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette idée de passage nest seulement pas un effet. Tout un monde croit en cette idée généreuse, fédératrice, espoir déquité, de justice, dégalité et de liberté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cest dans la logique des grandes idées, mondialisation, globalisation qui dévalent les espaces et les civilisations. Certains points de son envergure tendent à le rendre attrayant à plusieurs égards.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Cest un projet à long terme qui tend à éclairer le début du millénaire et à lui donner un contenu acceptable par tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Il propose un avenir durable dans un contexte où les produits et les marchés sont éphémères et volatiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Dans les pays développés où le niveau de vie a assez baissé, lopinion est réconfortée par ce concept nouveau qui pourrait leur permettre de le maintenir avec les idées de valeurs qualitatives et environnementales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À lorigine lon se posait la question de savoir si lon pouvait être pour ou contre le Développement Durable?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup de chercheurs pensaient à lépoque que malgré ses défauts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la notion de Développement durable offrait des intérêts importants tant du point de vue théorique que pratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet en plus de lactualité et son opportunité pour nous les écologistes et environnementalistes ont trouvé leur terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Communication de Dr Ahmed Djabélession <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">TOURE Président Fondateur du Groupe des Universités GEMINI<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Liste des abréviations<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ACDI: Agence canadienne pour le développement international<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">CIRED: Centre international de recherche sur lenvironnement et le développement<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">CMED: Commission mondiale sur lenvironnement et le développement<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">FAO: Organisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">FMN (WWF): Fonds mondial pour la nature (World Wildlife Fund)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">IIED: Institut international de lenvironnement et du développement<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">OMS: Organisation mondiale de la santé<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PNUE: Programme des Nations Unies pour lenvironnement<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">SMC: Stratégie mondiale de la conservation (UICN)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">UICN: Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">UNESCO: Organisation des Nations Unies pour léducation, la science et la culture<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bibliographie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Vaillancourt, Jean-Guy. 1990. « Le développement durable ou le « compromis » de la Commission<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Brundtland; désarmement, développement et protection de lenvironnement » in Cahier de la<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">recherche éthique n°15. Éditions Fides. p. 17-44.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Vaillancourt, Jean-Guy. 1992. « Lhistoire du concept de développement durable » in Franc-Vert.vol.9, n°5, p. 30-32.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Vaillancourt, Jean-Guy. 1995. « Penser et concrétiser le développement durable » in Écodécision.n°15. p. 24-29.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Crabbé, Philippe J. 1997. Le développement durable: concepts, mesures et déficiences des marchés et des politiques au niveau de léconomie ouverte, de lindustrie et de lentreprise. Document hors-série n°16. Industrie Canada.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Villeneuve, Claude. 1998. Qui a peur de lan 2000? Guide déducation relative à lenvironnement pour le développement durable. Sainte-Foy: Éditions Multimondes et UNESCO. 303 p.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Strong, Maurice F. 1997. « Ranimer la flamme » in Écodécision; dossier Rio, cinq ans plus tard n°24, printemps, p.18-19.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’applicabilité des chaînes de valeur en Industries :  La 6è Edition  du SILEM dégage des pistes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/lapplicabilite-des-chaines-de-valeur-en-industries-la-6e-edition-du-silem-degage-des-pistes-3114196.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Salon International de Livres d’Economie Management  (SILEM) est organisé  tous les ans par Boubacar Traoré  sur un thème. Le Campus du Groupe Universités Privées GEMINI International  a été, le samedi 07 février 2026, l’hôte de la 6è Edition. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:55:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Thème de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette année : « Industries et Chaînes de valeurs applicables en Afrique-quelques pistes », a été excellemment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>débattu par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>trois (3) panélistes, tous des auteurs. Pr Ahmed Touré DJabelession, Auteur/Fondateur de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>GEMINI ; Dr Diakardia Bagayoko, Auteur/Magistrat et Amadoun Ousmane<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bocoum, Auteur/Expert du Secteur bancaire et Financier. Les trois conférenciers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont apporté des pistes sur l’applicabilité des chaînes de valeur en industries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des invités de marque telles que : Dr Lahamiss Ag Oyait, Auteur/ Directeur Général de la Construction Citoyenne, Dr Lamine KeÏta, Mme Diakité Rokiatou, Dr Daouda Mallé, Ousmane Diarra ont apporté, les uns, des contributions, les autres, de questions pertinentes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour rehausser le niveau des débats.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Corps<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Professoral et les Etudiants de GEMINI et plusieurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>élèves de lycées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>techniques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étaient massivement présents pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>magnifier l’évènement. La Sahélienne, PHANAM et GEMINI ont apporté leur sponsorisation au SILEM dont le jeune auteur Boubacar Traoré est le Promoteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Ahmed Touré DJabelession, dont le Groupe Universitaire était l’hôte de la cérémonie, a eu l’honneur de souhaiter la bienvenue à l’auditoire et aux panélistes. Le Président de l’Université GEMINI International<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’est,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’entrée de jeu, fait le devoir d’expliquer à l’auditoire majoritairement juvénile, quelques concepts de base de l’Industrie et de l’Economie. Il a ensuite procédé à un résumé de l’évolution des sciences économiques et l’Industrie depuis les ères mercantiliste, néoclassique, physiocrate jusqu’à l’ère industrielle que nous vivons actuellement. Pr Touré admet que « l’industrie est le véritable objet des investigations de l’économie politique qui en étudie l’organisation. ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ex Consultant dans le célèbre Cabinet McKenzie pendant les 80 à 90, Pr Touré a,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au cours de son intervention, partagé certaines de ses expériences vécues<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lors des différents audits de grandes sociétés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>financières et boursières. Pour dégager des chaînes de valeur,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pr Touré a pris l’exemple sur le beurre de karité que des coopératives de femmes d’Afrique de l’Ouest ont l’habitude de réaliser. De même que sur la transformation des mangues par des coopératives féminines de cette région ouest africaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vu l’importance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des chaînes de valeurs potentielles que possède le continent africain, Pr Touré prône une rupture avec<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>le système de rente, en vigueur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis des décennies,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sur certains produits dont : le karité, l’arachide, les mangues, le café, pour s’atteler à leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>transformation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur place.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dégager de nombreuses chaînes de valeurs. Dans la foulée, il a informé le public que GEMINI, outre un Etablissement d’Enseignement Supérieur, est un Cabinet de Consulting. Pour conclure, Pr Touré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a invité l’ensemble des participants à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>continuer la réflexion sur la création de chaînes de valeurs pour nos différents produits. Qui, hélas, continuent de pourrir pendant leur saison de production. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amadoun Ousmane Bocoum, auteur et expert Financier a surtout abordé sur la problématique relative aux produits bancaires de la place, la nécessité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du transport énergétique. Quant au Magistrat/auteur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Diakardia Bagayoko,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il s’est penché sur un problème qu’ignorent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de nombreux justiciables : le rôle du Procureur dans un Tribunal. C’est pourquoi, il soutient qu’il a écrit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour faire comprendre que « le Procureur n’est pas simplement un magistrat répressif, mais qu’il joue normalement, un rôle prépondérant dans le secteur économique que d’autres ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En fin de cérémonie, le SILEM a procédé à la remise de nombreux trophées aux lauréats/auteurs. Dr Diakardia Bagayoko,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>trophée de « Meilleur livre de Management Juridique » ; Hamadoun Ousmane Bocoum, trophée de « Meilleur livre Management de Banque », à travers son œuvre : « Le système financier malien à l’épreuve des crises : une décennie de résistance ». Une reconnaissance qui salue la résilience du système financier malien ; Ousmane Diarra, trophée de « Meilleur livre Management Médecine Traditionnelle »;<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Dr Keïta a reçu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le trophée du meilleur livre d’Economie ; Mme Diakité, le trophée de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« meilleur livre Management Vie de Couple » ; Dr Daouda Mallé, le « Meilleur livre Mangement Success story fonctionnaire » ; Pr Ahmed TOURE DJABELESSION, trophée de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Meilleur livre Management pour ses travaux sur l’Industrie » ; Kassim Sangaré, trophée de ‘Meilleur livre Management d’Investissements boursiers » ; Dr Boureïma Traoré, trophée de « Meilleur livre Management Success story ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Les incendies de marché sont évitables</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-incendies-de-marche-sont-evitables-3114195.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans la nuit  du 15 au 16 février 2026, le marché de Médine,  situé entre la colline de Point-G et les quartiers populaires de Médine et Missira, a pris feu. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:50:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le méga incendie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a quasiment tout détruit sur son passage. Des étals et marchandises (avec probablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une grande quantité d’argent liquide)<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ont été réduits en cendres, anéantissant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du coup des investissements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de plusieurs années de travail et de sacrifice. Une telle scène apocalyptique n’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>hélas pas rare dans notre pays. C’est presque récurrent de voir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les marchés incendiés. Les commerçants semblent même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se résigner à les voir se produire régulièrement sans essayer de se convaincre que ce sont des situations évitables, si l’on prend des mesures d’anticipation rigoureuses. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, les incendies dans nos marchés ne sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas des fatalités ! C’est certainement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les conséquences<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bazar dont les usagers de nos marchés sont délibérément responsables<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à travers leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>propre indiscipline.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La majorité de nos braves commerçants ignorent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le marché n’est pas seulement un lieu de commerce. Il est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aussi un espace de rencontre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quotidien où se côtoient des populations venant de tous les horizons et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de diverses classes sociales.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D’où la stricte nécessité de sécuriser nos marchés qui subissent régulièrement des incendies. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que font les autorités politiques et administratives du Mali pour que la survenue de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces sinistres soit moindre ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Œuvrent-elles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vraiment pour l’assainissement de nos marchés ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécuriser nos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>marchés pour prévenir les incendies, repose sur une combinaison de mesures techniques (électricité, stockage) et organisationnelles (formation, évacuation). Il est alors crucial de réaliser périodiquement un diagnostic des risques, d'installer des équipements de détection/extinction fonctionnels (extincteurs, alarmes) et de maintenir des allées dégagées pour l'évacuation et l'accès des secours.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le marché de Médine<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>répondait-il à ces exigences techniques et opérationnelles ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si oui, les Administrateurs du marché vérifiait-il régulièrement les installations électriques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par des électriciens qualifiés, pour éviter des surcharges et les câbles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>défectueux ? S’évertuaient-ils à proscrire dans leur marché,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les branchements sauvages, les rallonges multiples et les multiprises surchargées ? Les Administrateurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du marché de Médine s’évertuaient-ils à empêcher le stockage de cartons ou produits inflammables près des éclairages ou des endroits de chauffages ? Forment-ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les usagers du marché<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l'utilisation des extincteurs et aux procédures d'évacuation ? Avaient-ils mis en place une signalétique claire pour les sorties de secours ? Ce sont autant d’interrogations non exhaustives qu’un citoyen lambda avisé,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>serait à juste titre,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tenté de se poser. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A chaque fois qu’un incendie survient,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des commerçants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui, pour la plus part,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’endettent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>auprès des tiers ou banques, ne sont plus solvables<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soumis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à un effondrement de leurs business.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les conséquences sociales sont incommensurables. Certains commerçants sont carrément démunis alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’Etat est mis à contribution pour faire des subventions.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pourtant,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les incendies de marché sont loin d’être des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fatalités. Ils sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évitables dans la plupart des cas. Avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une prise de conscience collective, nous pouvons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>amoindrir leurs fréquences et ampleurs.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous devons plus que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>opter pour l’anticipation des cas d’incendies. L’etat ne doit-il pas contraindre<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>certaines catégories de commerçants (ceux qui ont un chiffre d’affaires important) à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>souscrire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’Assurance Incendie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Formation&#45;emploi :  Momentum Africa et la FSEG interpellent sur l’urgence de l’employabilité</title>
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<description><![CDATA[ La Plateforme MOMENTUM AFRICA, en partenariat avec La Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG), a organisé un panel, le jeudi 29 janvier 2026, sur la colline du savoir de Badalabougou, dans l’enceinte de la FSEG. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 11:51:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conférence a réuni des universitaires, des entrepreneurs, d’anciens Hauts Responsables du Mali et des acteurs sociaux autour du thème : « L’adéquation de la formation à l’emploi et les exigences de l’employabilité ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali fait face aux défis de l’employabilité depuis près quarante ans. Pour pallier cette situation, la FSEG et MOMENTUM AFRICA ont renforcé leur alliance afin de proposer des pistes d’actions et des solutions concrètes à ce fléau à travers cet événement scientifique de haut niveau. L’événement a mobilisé des étudiants, des décideurs et universitaires, des entrepreneurs tous concernés par les enjeux de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le discours d’ouverture du Doyen de la FSEG, Monsieur Boubacar SANOGO et les mots introductifs du président MOMENTUM AFRICA, Monsieur Salifou Diakité, suivis des interventions du Pr. Djénéba TRAORE, ancienne Rectrice de l’ULSHB ; du Pr. Ousmane O. SIDIBE, ancien Ministre du Travail et de la Fonction Publique et du Pr. Ousmane MARIKO, enseignant-chercheur à la FSEG ont débattu autour du thème du panel portant sur « L’adéquation de la formation à l’emploi et les exigences de l’employabilité ». A la suite de leurs présentations, un échange houleux s’est engagé avec auditoires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les intervenants ont signalé que la véritable raison du chômage des jeunes est multiple, mais revêt des dimensions politiques, économiques, culturelles et sociales. Pour le Pr. Ousmane O. SIDIBE, ancien Ministre du Travail et de la Fonction Publique, les facteurs sont : « le dynamisme démographique, la baisse des recrutements dans le secteur public depuis les années 1880 dans le cadre des PAS, alors que le secteur privé peine à prendre le relais, les aptitudes professionnelles des jeunes généralement jugées insuffisantes pour occuper des emplois qualifiés dans les entreprises du secteur moderne ». Il s’est également révélé que le problème d’employabilité au Mali est l’inadéquation générale entre les formations universitaires et les besoins du marché du travail. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Ousmane MARIKO, enseignant-chercheur à la FSEG a signalé que le manque d’emploi a accentué un décalage structurel entre la formation et l’emploi. En effet, ce déséquilibre a créé fossé, devenu aujourd’hui un gâchis de ressource humaine (les diplômés, le système de formation et les entreprises) au Mali. A cela s’ajoute de manque de formation continue pour les formateurs et les jeunes diplômés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le panel s’est inscrit dans une dynamique de recherche académique et de proposition de solutions aux problèmes de l’employabilité au Mali. Pr. Djénéba TRAORE, ancienne Rectrice de l’ULSHB a signalé : « l’importance de renforcer les partenariats stratégiques entre les universités et entreprises, de développer et valoriser les compétences transversales (développement personnel et leadership) des étudiants, ainsi que des réformes structurelles des programmes d’enseignement pour harmoniser la formation et l’emploi ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr. Ousmane MARIKO, enseignant-chercheur à la FSEG a ajouté que : « les contenus pédagogiques doivent être alignés au marché de l’emploi, l’intégration de stages pour l’acquisition de compétences professionnelles et le renforcement des services d’orientations et d’insertion professionnelle ». Les intervenants ont indiqué aux étudiants, aux jeunes diplômés, au grand public que : « l’employabilité se construit par la formation continue, l’acquisition de compétences adaptées, mais aussi par le développement personnel… ». Dans un environnement professionnel en mutation rapide, ces éléments deviennent indispensables pour lutter le chômage.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réunissant experts, universitaires et acteurs institutionnels, la FSEG et MOMENTUM AFRICA ont ouvert un espace de réflexion sur l’avenir de la formation et de l’emploi. Cette rencontre a rappelé que l’inadéquation formation-emploi constitue un défi majeur, mais non insurmontable. Le fossé entre la formation et emploi n’est pas une fatalité. Il est temps que la parole se transforme en action, pour que la jeunesse cesse d’être une personne trahie et devienne une force pleinement valorisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubacar Bani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Une coopération prudente avec les USA</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-cooperation-prudente-avec-les-usa-3113749.html</link>
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<description><![CDATA[ Lundi 2 février, Nick Checker, envoyé de l’administration Trump, qui dirige le Bureau des affaires africaines du département d’État américain, était en visite officielle à Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 11:48:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette visite illustre une tentative de rapprochement de la Maison Blanche à l’égard des membres de l’Alliance des États du Sahel. L’Administration souhaite relancer la coopération bilatérale dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment « la lutte contre le terrorisme aux niveaux national et sous-régional, ainsi que la promotion des échanges économiques et commerciaux, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reçu en audience par le Chef du Département des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale du Mali, Abdoulaye Diop, l’émissaire américain a, au nom des plus Hautes Autorités américaines, réaffirmé le respect des États-Unis pour la souveraineté du Mali et la volonté de l’administration américaine pour la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>redynamisation de la coopération bilatérale sur de nouvelles bases, empreintes de respect mutuel et sans aucune forme d’ingérence. Une annonce que la partie malienne a naturellement bien appréciée. Mais, au vu et au su de ce qui se passe aujourd’hui à travers le monde, l’Administration Trump est-elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sincèrement prête à respecter la souveraineté des autres Etats, notamment du Mali ? Ne reviendrait-elle pas que pour ses seuls intérêts économiques et stratégiques ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moins d’un millier de citoyens US vivaient au Mali en 2025. Mais le 30 octobre 2025, le Département d'État américain a ordonné aux employés non essentiels et aux membres de leur famille de quitter le Mali en raison des risques pour leur sécurité. Cette même année, l’Administration Trump<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a fortement déconseillé aux américains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de se rendre au Mali « en raison de la criminalité, du terrorisme, des enlèvements, des troubles et des problèmes de santé ». Cet avis aux voyageurs tiendrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>compte des mises à jour de la position de l'ambassade des États-Unis à Bamako au 9 janvier 2026. Comme si cela ne suffisait pas, cette même administration a décidé de durcir (et même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>suspendre)l’acquisition de visa US aux ressortissants maliens voulant se rendre aux USA. Comment, en si peu de temps, alors que l’insécurité y perdure, les USA peuvent vouloir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>retourner au Mali ? Le pragmatisme américain qui fait prévaloir les intérêts économiques et stratégiques américains, soutiendraient beaucoup d’analystes. Ce qui n’est pas faux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la relance actuelle de la coopération Mali-USA, « sur des bases de souveraineté et de respect mutuel », n’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’un moyen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ultime<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour les États-Unis de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire leur come-back au Mali. Ce,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin de pouvoir renforcer leur influence géopolitique au Sahel. Toute chose qui garantirait<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>leurs intérêts économiques et l’accès à de nouvelles opportunités économiques, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'énergie et surtout des mines. C’est évidemment un jeu d’intérêt que l’Administration Trump a in fine compris. Prendre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le plus vite possible une place<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux côtés de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses concurrents russes et chinois. Lesquels <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ont déjà pris une importante part dans les domaines minier, énergétique, militaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et stratégique. Les USA, à contrario de la France, sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui se fait guider par la real Politik. Pourquoi ne pas tenter à nouveau leur chance. Tant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les opportunités dans ce vaste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays du Sahel sont énormes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais face à ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>come-back<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>américain au Mali, désormais voulu par l’Administration Trump,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les autorités doivent fortement jouer la carte de la prudence. Prendre dans l’offre de coopération US, ce qui est essentiellement profitable pour notre pays. D’ailleurs, la conjoncture sécuritaire qui prévaut actuellement au Sahel doit amener nos autorités à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’accepter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>strictement aucune offre américaine dans le domaine de la défense : elle pourrait à terme s’avérer un piège mortel. En somme, oui à une coopération multiforme avec le Pays de l’Oncle Sam mais non à la coopération militaire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amélioration de la sécurité alimentaire à Sikasso : KIIC appuie  des unités de transformation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/amelioration-de-la-securite-alimentaire-a-sikasso-kiic-appuie-des-unites-de-transformation-3113209.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 09:19:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales de Koulikoro et de Sikasso », une mission de suivi du Kèwalé Inclusive Innovation Center(KIIC), en partenariat avec l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), s’est rendu à Sikasso, du 2 au 5 décembre 2025, pour évaluer l’état d’avancement des activités, la qualité de la mise en œuvre et les défis rencontrés dans le cadre dudit programme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conduite par monsieur Bouba Sacko, conseiller technique du KIIC, cette mission avait pour objectif d’évaluer la progression du programme et vérifier la conformité des activités menées par rapport aux objectifs, résultats et indicateurs fixés. Comme Objectifs spécifiques, M. Sacko explique : « Nous avons Vérifier le niveau de mise en œuvre des activités planifiées (Recyclage des relais, sensibilisations, équipements, démonstrations culinaires…) ; évaluer la fonctionnalité et la performance des 20 premières unités de transformation dotée et des 2 unités de référence ; apprécier le niveau de renforcement des 210 CBA/relais et leur capacité à sensibiliser les communautés; Contrôler l’état d’avancement de la mise en place des jardins potagers scolaires et de l’alimentation scolaire ; formuler des recommandations pour améliorer l’efficacité opérationnelle ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>permis a monsieur Sacko et ses collègues de visiter des unités de transformation de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Koumantou, Finkolo-Ganadougou, Farakala et de procéder à la signature de nombreux contrats de partenariat entre vendeurs(unités de transformations, petits exploitants ou commerçants) et revendeur et bien d’autres mais aussi de recueillir plusieurs témoignages. C’est le cas d’Aminata Sissoko, dite Ami ‘’Djouka’’, transformatrice à Koumantou qui témoigne : «<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Grâce à l’accompagnement du KIIC, en terme de formation et en équipements, mes activités marchent et j’en tire profit, car avec les machines, je transforme le soja en jus, en brochettes, avec plus de facilité et en un temps records. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A Finkolo-Ganadougou, Fanta Togola de l’Union des Société Coopératives Sabougnouan : « Nous trouvons les machines utiles et performantes, car grâce à elles, nous produisons plus qu’avant et on y gagne du temps.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle a aussi permis de visiter des cantines scolaires, notamment ceux de Zanikodougou, de Zérilaba, tous dans la commune rurale de Pimperna. Dans ces établissements, les parties se sont quittés sur de bonnes notes, car les acteurs scolaires promettent d’intégrer le soja, le sorgho et le maïs transformés dans leurs menus comme souhaité par la société KIIC, et celle-ci s’engage à les accompagnent en termes de matériels et de formation, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons que Kèwalé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Inclusive Innovation Center (KIIC) est une société active dans l’industrie agroalimentaire, spécialisée dans la production et la transformation, le conditionnement et le stockage, la commercialisation des produits agroalimentaires et forestiers. KIIC accompagne les producteurs, les transformateurs/trices et jeunes entrepreneurs dans la création de valeur ajoutée locale et la mise en place de chaine de valeur durables et inclusives, contribuant ainsi à une économie circulaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce programme est le fruit d’un partenariat entre Kèwalé Inclusive Innovation Center (KIIC) et Sustainably Grawing Africa’s Food Systems (AGRA).<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Moussa DIARRA, Envoyé spécial<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">xxxxx<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Ballo Rokia Togola, membre de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>coopérative « Djêkafo » <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nous sollicitons l’aide des opérateurs économiques céréaliers pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’approvisionner auprès de nos magasins » <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Ballo Rokia Togola est agricultrice et transformatrice agroalimentaire à Finkolo-Ganadougou, elle est membre de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>coopérative « Djêkafo ». Elle nous a accordé cette interview, afin de faire connaitre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leurs activités. En substance, elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>invite les femmes rurales à s'adonner à la transformation des produits locaux et les autorités à accompagner les femmes rurales. Lisez l’intégralité de notre entretien!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bonjour Madame, pouvez-vous nous parler un peu de votre regroupement et de vos activités ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes regroupées au sein d’une coopérative dans la ville de Finkolo dénommée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Djêkafo » depuis 2018. Dans la coopérative, nous faisons la culture des céréales notamment le riz; le maraîchage, la transformation agroalimentaire (…).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la coopérative, nous sommes également dans une union appelée « Sabougnouma » qui regroupe environ seize associations de la commune de Finkolo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avez-vous des appuis dans votre production ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coopérative a environ deux hectares pour la riziculture et récolte à peu près une tonne en fonction de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>situation pluviométrique de l’année. Nous avons des magasins aménagés au nom de la coopérative pour la vente de nos productions de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>riz transformés, de maïs, de miel, etc. On peut stocker dans ces magasins près de quarante tonnes environs de maïs et de riz dans l’année pour la vente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la transformation du riz, nous avons eu l’appui de l’organisation ADF comme la formation, la technique de vente, la production de qualité. Elle nous a fourni aussi des kits de travail pour la transformation, surtout avec des machines telles que la décortiqueuse, la blanchisseuse, la trieuse, l’étuveuse, la nettoyeuse de riz, la broyeuse, etc. Nous avons également des motoculteurs. Mais on manque de conducteur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avez-vous des employés ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un gardien, un vendeur et agent comptable en permanence. Sinon les autres sont des bénévoles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avez-vous des partenaires ? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrefois on avait beaucoup de partenaires. Malheureusement, ça reste quelques-uns présentement. Ils sont entre autres, Projet AGGRA KÈWALÉ Inclusive Innovation Center (KIIC) qui nous accompagne en terme de formation et matériels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles sont vos difficultés <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous rencontrons des difficultés parfois dans la vente de nos produits particulièrement, en 2025, qui n'a pas été facile, car il nous reste de nombreuses tonnes de maïs invendues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel appel avez-vous à lancer ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sollicitons l’aide des opérateurs économiques céréaliers de venir s’approvisionner auprès de nos magasins. Cela va nous aider à assurer nos productions et nos ventes et la survie de l’union. J’invite également toutes les femmes des zones rurales à une grande union et à valoriser également la transformation et la consommation locale de nos produits agricoles. En plus, j’invite aussi les autorités du pays à accompagner les femmes des zones rurales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa DIARRA, Envoyé spécial<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Baptême de la Rue Dr Keletigui Abdourahamane à Niamey : La famille Mariko rend hommage à son patriarche</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bapteme-de-la-rue-dr-keletigui-abdourahamane-a-niamey-la-famille-mariko-rend-hommage-a-son-patriarche-3113206.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le cadre de la cérémonie de  baptême de la Rue Dr Keletigui Abdourahamane MARIKO à Niamey (République du Niger), tenue le mardi 23 décembre 2025, sous le patronage  de l’Administrateur Délégué de la ville de Niamey, la famille Mariko a rendu  un vibrant hommage à son patriarche, décédé il vingt-huit ans. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 09:15:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie s’est déroulée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’espace contiguë à l’Hôtel Royal Palace, situé à la rue de l’échangeur Mali Béro. Lisez l’intégralité du discours lu par Abdourahamane Boubacar MARIKO !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parents, alliés et amis d’ici et d’ailleurs, Chers amis des médias, Mesdames et messieurs ! Permettez-moi, à l’entame de cette allocution, et au nom de la Famille Mariko, des familles alliées et amies présentes ici ce matin, ainsi qu’au nom de tous ceux qui au Niger, au Burkina Faso, au Mali et à travers le monde n’ont pas pu se joindre à nous, en ce jour mémorable, de vous exprimer, Monsieur l’Administrateur Délégué, notre profonde reconnaissance, notre gratitude et nos sincères remerciements, pour l’heureuse décision que vous avez prise, de rendre honneur et hommage au Dr Kélétigui Abdourahamane MARIKO, notre regretté et très-aimé disparu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais ensuite et avant de poursuivre mon propos, vous inviter, mesdames et messieurs, à observer une minute de silence en sa mémoire. Merci. Kélétigui Abdourahamane MARIKO, mon Grand-père, nous a quitté il y a exactement 28 ans et 20 jours, le 3 décembre 1997 à l’âge de 76 ans. Ce jour-là, alors que mon père dont c’était aussi l’anniversaire était à son chevet, il lui dit d’une voix lasse, inhabituelle : « Je suis fatigué, très fatigué ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et après avoir répété cette phrase 2 ou 3 fois, il rendit l’âme, paisiblement, dans les bras de son fils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette grande fatigue qu’il disait ressentir quelques instants avant de nous quitter, exprimait en réalité ce qui devait conclure la vie d’un homme entièrement et constamment dévouée au service de ses concitoyens, la vie d’un travailleur infatigable, que la nature avait doté d’une énergie exemplaire et pour qui il y avait toujours quelque chose d’utile à faire, pour le bien de tous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand sa mort fut annoncée, on put lire notamment dans le Sahel, le Sahel Dimanche, certains médias internationaux et de la sous-région, je cite : « Le mercredi 3 décembre 1997, une des grandes étoiles du Niger et du continent africain, le Dr Kélétigui Abdourahamane MARIKO, savant au vrai sens du terme, chercheur, environnementaliste, traditionniste, écrivain, journaliste, touche à tout que rien ne laissait indifférent, mourait à l’âge de 76 ans. » 2 <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« A l’âge où ceux de sa génération goûtaient aux délices d’une retraite bien méritée, lui servait encore à SOS-Sahel International Niger pour venir en aide à ses frères déshérités et défavorisés de la fortune, tout en continuant à écrire, ce qui était sa passion première. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il incarnait pour la jeune génération l’Afrique intemporelle des mythes et des légendes, celle des chasseurs invisibles, des dieux du fleuve, de la terre, des maîtres du feu et du fer et des questionnements essentiels. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Contemporain et ami d’Amadou Hampâté Bâ, de Birago Diop, d’Ousmane Socé, de Boubou Hama, de Damouré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Zika et de nombreuses autres figures illustres de l’Afrique qui se battaient pour l’indépendance, le Dr MARIKO a mené de pair une carrière professionnelle bien remplie et d’écrivain fécond, bien que de formation scientifique. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ainsi a-t-il côtoyé, observé, écouté, noté et discuté avec les meilleurs sachant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>disponibles, conteurs, griots, historiens, traditionnalistes dans toutes les régions où l’ont conduit ses activités de fonctionnaire de l’AOF puis du Niger, de Dakar à Bamako, Kita et Bafoulabé, de Gao, Ansongo et Ménéka<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à Ouahigouya en Haute-Volta, l’actuel Burkina Faso, de Magaria, Zinder et Matamèye à Agadès, de Niamey à Kokomani, Ouro Guéladio et Torodi, pour ne citer que cela. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Parcourant les vastes espaces de l’ouest africain, des plaines du Macina aux confins des montagnes de l’Aïr et du Ténéré, ou des rives du Lac Tchad, il consignait tout ce qu’il voyait ou entendait, dès lors que cela pouvait présenter un intérêt quelconque à son esprit vif, curieux, critique et toujours intéressé. » Fin de citations ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né à Zinder en 1921, il y fut inscrit à l’école primaire en 1929, bénéficiant de l’enseignement colonial le jour et l’enseignement coranique la nuit, avant d’aller à l’Ecole Supérieure de Niamey de 1935 à 1938, à l’Ecole William Ponty<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de 1938 à 1941, puis à l’Ecole Vétérinaire de Dakar de 1941 à 1944. Dans chacun de ces établissements, il fut désigné responsable de la bibliothèque et des archives, en raison de son amour pour les livres et les écrits d’une manière générale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue de ses études, il exerça les fonctions de Vétérinaire Principal au Soudan Français, l’actuelle République du Mali, en Haute-Volta, l’actuel Burkina Faso et au Niger de 1944 à 1960. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après l’accession de notre pays à l’indépendance en 1960, il occupa différents postes dans l’administration nigérienne, principalement au service du monde rural pour lequel il avait toujours nourri intérêt, respect, considération et dévouement. C’est ainsi qu’il fut successivement : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Directeur du Paysannat, de la Mutualité et de l’Habitat, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Directeur de l’Union Nigérienne de Crédit et de Coopération, UNCC, de 1961 à 1970 <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Directeur de la Caisse Nationale de Crédit Agricole, CNCA, de 1961 à 1970 <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Conseiller économique à l’Ambassade du Niger à Bruxelles auprès de la Communauté Economique Européenne, l’ancêtre de l’actuelle Union Européenne, de 1971 à 1973<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Représentant Permanent du Niger à la FAO de 1971 à 1973 <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Officier de Liaison de la Campagne Mondiale contre la faim avec rang de Chargé de Programme des ONG auprès du CILSS à Ouagadougou de 1974 à 1976, année où il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais comme vous l’imaginez aisément, pour un tel esprit, il ne pouvait y avoir de retraite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement à ses activités professionnelles, il fréquenta très tôt tout l’éventail des connaisseurs du domaine ésotérique qui peuplent l’Afrique subsaharienne, chefs traditionnels, leaders religieux, marabouts, féticheurs, griots, chasseurs, forgerons, adeptes des religions du terroir, auprès desquels,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il ne cessa de recueillir une importante moisson d’informations constituant une part essentielle de notre identité collective, dont le cousinage ou parenté à plaisanterie, dont il fut un actif promoteur et sur lequel il a beaucoup écrit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fondateur de SOS-Sahel International Niger en 1981, cet homme gardait 2 passions majeures, à savoir son pays le Niger et les questions de développement socio-économique du Sahel, dont il fut toujours un défenseur ardent, déterminé et infatigable, partout où il était question de nos pays et du sort de nos populations, de la FAO à Rome aux Nations Unies à New-York, de l’Union Européenne à Bruxelles à l’OUA à Addis-Abeba, etc. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Kélétigui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Abdourahamane MARIKO, seules comptaient la dignité des hommes, leur éducation en tant que citoyens et comme agents dynamiques du développement, dans le cadre de l’unité nationale, sans laquelle tout le reste est vain. Il répétait souvent, à la maison comme dans les médias et à l’occasion de divers fora et conférences publiques que les problèmes du Niger sont structurels, nombreux, complexes et préoccupants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Afin de les résoudre, son intime conviction était que les nigériens, par-delà leurs différences ethniques, régionales, religieuses, idéologiques ou politiques, devraient résolument se tendre la main fraternellement, sans calcul aucun, afin d’unir leurs efforts constructifs face aux enjeux et aux défis de l’heure, au lieu de gaspiller leur temps et leur énergie, à se dénigrer, à s’insulter et à se vouloir inutilement du mal. Il y a tellement de choses importantes et urgentes à faire dans notre pays disait-il, qu’il est inadmissible que les nigériens se laissent aller à des zizanies interminables pour de petites et de mauvaises raisons. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le citoyen optimiste qu’il était, nous nigériens, devrions poursuivre sans relâche ni distraction la construction d’une Nation nigérienne forte et fière de toutes ses composantes humaines et culturelles, objectif sacré qu’il plaçait toujours au-dessus de toute autre considération, quelle qu’elle fut. Et c’est sur ces bases qu’il formata sa descendance ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il rêvait d’un Niger de solidarité sociale et économiquement prospère, où chaque enfant de notre vaste pays irait à l’école dans de bonnes conditions et aurait les opportunités de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">réaliser par ses efforts propres et dans la dignité. Oui, il rêvait d’un Niger grand parmi les nations africaines et en réalité ce n’était pas qu’un simple rêve : il avait la conviction chevillée au corps que nous pouvons bâtir ce Niger-là, à la seule condition de le vouloir réellement et de nous en donner les moyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdourahamane Boubacar MARIKO</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Le temps de la vraie réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-temps-de-la-vraie-reconciliation-3113205.html</link>
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<description><![CDATA[ Le vendredi dernier lors de sa kutba, dans sa mosquée sise quartier Banconi, le Guide Spirituel des Ançardines a plaidé pour le retour « de l’Imam Mahmoud Dicko et des exilés  politiques », de même pour  celle des « Hommes politiques et leaders religieux emprisonnés ». ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 09:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chérif Ousmane Haïdara, bénéficiant du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>statut de leader d’opinion les plus écoutés dont la voix est grandement respectée,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>appelle solennellement les autorités de la Transition à « ouvrir le dialogue avec ceux qui sont en déphasage avec le régime transitionnel ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous partageons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pleinement les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>points de vue<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Guide des Ançardines, dans la mesure où, notre pays traversant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis une décennie sa plus grande crise multidimensionnelle, doit opter pour une vraie réconciliation entre ses fils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, nous estimons que les dirigeants de la Transition tout comme le citoyen lambda<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doivent sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’émotion, en tenant compte de la real politik de leur pays. L’heure est très grave et le temps est désormais venu pour que les dirigeants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prônent une vraie réconciliation entre l’ensemble de ses filles et fils. L’œuvre humaine est imparfaite.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nul ne peut détenir le monopole de la raison. C’est seulement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la complémentarité des idées et des compétences que les Hommes arrivent à bâtir de grandes œuvres pour les contemporains et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la postérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis que le monde est monde, la contradiction<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’idées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>existe entre les Hommes. C’est pourquoi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>on retrouve des voix discordantes de personnalités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à celles des tenants et partisans du régime transitionnel. Ce fait naturel doit être accepté par les tenants du pouvoir et leurs partisans. Ceux-ci doivent cesser de considérer leurs compatriotes qui portent des voix discordantes comme des ennemis à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>abattre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il que chacun respecte l’autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus que jamais, le dialogue inter-malien est une nécessité. Nous devons, chacun, abandonner son ego au profit de l’intérêt supérieur. Cela permettrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certainement aux maliens de se parler, s’entendre, se critiquer et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’autocritiquer afin de faire une bonne synthèse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des questions de la nation. Toute chose qui permettrait à notre pays de sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’impasse dans laquelle il se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>retrouve. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vivement un bon esprit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de fraternité et de patriotisme aux citoyens maliens mais aussi,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la bonne compréhension<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des autorités de la Transition !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Quand l’Elysée s’acharne contre Koulouba !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/quand-lelysee-sacharne-contre-koulouba-3111821.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour camper le décor, un petit rappel de quelques faits importants de notre récente histoire avec la France, permet une meilleure lecture possible, de l’évolution des relations entre celle-ci et le Mali. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 09:59:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Relations marquées ces dernières décennies, par de vives tensions liées au fait que la France entend encore au XXIè siècle, pour des raisons d’intérêts stratégiques et géostratégiques, maintenir sa présence dans le Sahel en général et au Mali en particulier, par tous les moyens, y compris le financement du terrorisme, la cabale médiatique versée dans la désinformation, le fantasmes, la perfidie, entre autres. Aussi, la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>création de la Confédération des Etats du Sahel le 6 juillet 2024, comprenant le Burkina Faso, le Mali et le Niger ayant décidé de prendre désormais leur destin en mains, marque un tournant décisif dans les relations de la France impérialiste et prédatrice, avec ces trois pays de l’Afrique Occidentale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment la France a-t-elle réussi à s’implanter en Afrique et au Mali et y imposer sa domination ? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ici, il ne s’agit pas de relater toute l’histoire de la conquête coloniale de l’Afrique par la France. Mais d’y tirer, un petit cliché de quelques-uns des faits saisissants de cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, après la Conférence de Berlin de 1884, la France coloniale, obtint un immense espace en Afrique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’Ouest qu’elle baptisera plus tard, l’Afrique Occidentale Francophone (AOF). Mais après la colonisation, son installation au Soudan français, l’actuel Mali, vaste territoire riche en ressources naturelles, fera face à de farouches résistances et ce, jusqu’à l’indépendance du pays en 1960. Depuis, la France y renforça sa présence, en vue d’une exploitation optimale de ces ressources, en changeant régulièrement de stratégies, selon les époques et les contextes. Ainsi, de sa « politique de diviser pour régner », à l’époque coloniale, elle passera à celle de la mise en place des infrastructures et des logistiques (construction et aménagement de routes, de voies fluviales, de chemins de fer, etc.), pour se donner plus de visibilité. Un semblant de politique de développement de façade, afin de détourner l’attention des tout nouveaux dirigeants du Mali et de se faire accepter le plus longtemps possible. En réalité, du Président Modibo Kéïta (1960-1968), aux autorités actuelles de la Transition de rectification (depuis mai 2021), sous le Général d’Armée Assim Goïta, la présence de la France a toujours été contestée. Chef d’Etat avisé, pragmatique, patriote, visionnaire et refondateur, c’est de lui que commencera la vraie rupture (du renvoi des forces françaises, au retrait des droits de transmission de certains médias incendiaires), qui remettra totalement en cause, près d’un siècle de domination française au Mali. Donnant ainsi, le point de départ d’une vraie révolution en Afrique et au Mali, en quête d’une réelle indépendance, cette fois-ci, non fictive ou illusoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand le duo paternaliste Elysée-Quai D’Orsay charge le Mali par des stratégies multifacettes : acharnement, mythomanie et désinformation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On entend ici par duo paternaliste, une relation d’une autorité, la France qui agit comme un « père », imposant à un pays de son pré-carré, sa domination qui se manifeste par une forte prise de contrôle des richesses ou ressources de ce pays, en échange de sa soumission et de son obéissance à cette autorité. Et par ses accords coloniaux imposés ou forcés à tous les pays sous sa coupole, la France coloniale, y avait le droit de vie et de mort sur ces derniers. Et pour consolider davantage sa présence en Afrique et particulièrement au Mali, la France entreprit il y a quelques années, des réformes importantes au sein<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ses deux instances nationales stratégiques que sont, l’Elysée et le Qai D’Orsay, qui ont vu leur rôle et leurs missions faits de stratégies à multifacettes, recadrés, marqués tant par leur diversité, que par leur adaptabilité à tous les domaines et à toutes les situations éventuelles possibles. L’objectif étant de doter à cette France, d’une meilleure visibilité dans la nouvelle configuration de la géopolitique mondiale. Un schéma dressé et scruté de façon parcimonieuse depuis des décennies par l’Elysée, le siège de la présidence de la République française où sont conçues ou prises, toutes les grandes décisions de la politique intérieure (questions politiques et institutionnelles, finances, budget, emploi, sécurité intérieure, etc.) et internationale de la France, notamment la sauvegarde de tous ses intérêts. Si l’Elysée est le centre des prises des décisions au nom de la République, il est appuyé par le Quai D’Orsay qui, par métonymie désigne le Ministère français de l’Europe et des Affaires Etrangères. Il est la structure la plus sollicitée par l’Elysée, en raison de ses nombreuses missions à l’étranger, hautement stratégiques, surtout en matière de déstabilisation des régimes et des pouvoirs des dirigeants africains qui ne se conformeraient pas à la politique et à la sauvegarde des intérêts français sur le continent. Il est aussi chargé entre autres missions, de venter l’image de la France à l’international, par le mensonge et l’infox. Pour ces différentes missions à l’étranger, appuyées et exécutées par les forces spéciales, le Quai D’Orsay reçoit de l’Elysée, des aides financières assez consistantes. Il est épaulé par la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), qui s’appuie surtout sur un faisceau de médias pyromanes de radios-télés (rfi, france 24, france 2, LCI, etc. ), aux attributs aussi tranchants que l’épée, en raison de leur acharnement à outrance, leur mythomanie, leur imagination, leur fantasme et de leur désinformation, etc., chaque fois que les intérêts de la France sont menacés en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Afrique et ailleurs. C’est le cas au Mali, quand les autorités de la Transition ont en toute connaissance de causes et en toute responsabilité, renvoyé certains médias et diplomates français, leurs forces armées (Barkhane, Takuba) et celles onusiennes qui, pendant plus d’une décennie, n’ont fait qu’exacerber la présence des terroristes au Mali, ainsi que leur dissémination à travers le pays. La suite est bien connue, car le Mali a décidé désormais, de s’orienter vers des partenaires stratégiques (Russie, Chine, Turquie, etc.), plus crédibles et respectueux de sa souveraineté et des choix vitaux de son peuple. Situation qui va pousser le président français Emmanuel Macron, aux excès. Avec son Ministre des Affaires Etrangères Jean Yves Le Drian, ils chargent les Autorités de la Transition qu’ils qualifient d’illégitimes. En vrais pyromanes, ils menacent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mettre le feu au Mali, avec la complicité de leurs suppôts de la CEDEAO. A vrai dire, Macron délire en se livrant à des diatribes virulentes, envers la Russie qu’il accuse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être responsable de la descente<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux enfers de la France, dans ses anciennes colonies en Afrique dont le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis, la France utilise tous les moyens, comme la redoutable guerre informationnelle véhiculant tous les jours, de l’infox et apporte un soutien financier et logistique important aux groupes armés terroristes (gat) dans le but de déstabiliser la République du Mali et ses institutions en place. Il faut rappeler aussi que, ces terroristes avaient dans les dernières semaines des mois d’octobre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et de novembre, multiplier des attaques d’une cruauté inouïe en s’attaquant aux bus des transports, en incendiant des citerne à carburant, afin de priver le pays en produits pétroliers et de pouvoir étrangler l’économie nationale. Ces actes criminels dans leur logique, visaient à faire retourner les populations contre les dirigeants du pays. Un un mode opératoire bien mûri et exécuté par les gat, au nom de la France, qui venait d’échouer dans sa énième stratégie de déstabilisation du Mali. Peine perdue, face à la détermination et à la puissance de feu des forces armées et sécurité du Mali et aussi, à l’implication des médias publics et privés du pays, qui déconstruisent chaque jour, les mensonges et le fantasme des médias occidentaux, mais également, à la résistance et à la résilience d’un peuple uni et débout sur les remparts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais la France pyromane et condescendante, toujours dans sa soif de vengeance et dans sa course effrénée de vouloir déstabiliser à tout prix le Mali et ses institutions, passe désespérément, à la cinquième vitesse, celle de tirer cette fois-ci, sur la fibre religieuse, pourtant très sensible, en mettant dos à dos, les différentes communautés qui vivent en parfaite symbiose depuis la nuit des temps. Pour une fois encore, peine perdue ! Le Mali est là, éternel ! Ce Mali où à l’exception de quelques uns de ses fils égarés qui apportent leurs soutiens à la France, il n’y a pas de place pour l’hypengyophobie, car chaque patriote malienne et malien, joue pleinement sa partition dans l’œuvre de reconstruction d’un Mali souverain, toujours plus fort et prospère. Face aux diktats et aux menaces des impérialistes occidentaux, le Mali légendaire ne tombera jamais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’entrée des trois héros du Sahel dans l’histoire, avec leur volonté de changement <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant l’aggravation et la récurrence des attaques des terroristes, financés, équipés et formés par la France, trois chefs d’Etat avaient pris le pouvoir afin de mettre fin aux désordres et à l’hégémonie de cette France au Sahel. Il s’agit du Général<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Armée Assimi Goïta, le 24 mai 2021, du Capitaine Ibrahim Traoré et du Général d’Armée Abdrahamane Tiani, arrivés respectivement au pouvoir au Burkina Faso et au Niger, le 30 septembre 2022 et le 26 juillet 2023. Pourtant, ni l’Elysée, ni le Qai D’Orsay, encore moins, la DGSE, en dépit de tous les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gros moyens financiers et logistiques dont ils disposent, n’ont pas vu venir ces coups d’Etat, dont ils se contenteront plus tard, de les qualifier d’inacceptables et de condamnables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce trio de chefs d’Etat faut-il le préciser, n’a jamais apprécié au passé comme au présent, la présence française sur la terre de ses aïeux. Une présence surtout pour le cas du Mali, marquée pendant plus d’un siècle, par des visées expansionnistes sur les ressources naturelles stratégiques si importantes et si variées (pétrole, lithium, uranium, hydrogène, or, etc.) du pays, qui restent encore inexploitées pour la plupart. C’est effectivement autour de ces ressources, que se situent tous les enjeux géostratégiques et géopolitiques de la France impérialiste et prédatrice, qui jure de faire tomber le Mali et toutes ses institutions, non pas par les seuls terroristes, mais aussi par ses suppôts et ses médias interposés. Et ce, quelle que soit la durée que son combat pourrait prendre. C’est encore autour de cela que, le duo paternaliste Elysée-Qai D’Orsay, use de toutes ses stratégies multifacettes, y compris l’acharnement, l’imagination, la perfidie et la mythomanie, via ses médias et leurs relais, pour tenter de semer l’anarchie et le chaos dans les trois Etats du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sahel où les trois héros, veillent bien au respect de la souveraineté vraie et de la prospérité de leurs pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant de ces trois héros du Sahel qui sont désormais entrés dans l’histoire, eux, savaient bien qu’ils n’avaient pas eu tort de prendre le pouvoir au moment où leurs pays vassalisés à tort, étaient dans un état de déliquescence avancée, économiquement, financièrement et socialement Donc méconnaissables à tout point de vue, et aussi, leurs peuples pleinement acquis à leurs causes, aspirant à plus de liberté et de dignité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et aussi, devant le refus du tombeur de Mohamed Bazoum de se plier aux diktats français, le président<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Emmanuel Macron prit rage et instruit à la CEDEAO de mobiliser ses forces, pour attaquer le Niger et destituer le président Tiani. C’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Ainsi, le vrai visage d’une France, soutien potentiel des terroristes au Sahel, venait pour une fois encore, d’être bien connu. Face aux velléités impérialistes de la France et aux éventuelles attaques de la CEDEAO, le Mali décide d’entrer en guerre, suivi du Burkina Faso. Par cette solidarité agissante, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, venaient de montrer à la face du monde, qu’ils rompaient pour toujours, l’ordre colonial établi, en décidant désormais de prendre leurs destins en mains au sein d’une Alliance dite, l’Alliance des Etats du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023 à Niamey au Niger, et devenue par la suite, la Confédération des Etats du Sahel, le 6 juillet 2024. Si au départ il s’agissait pour cette Alliance à trois, d’un accord de défense mutuelle pour faire face aux menaces des dirigeants de la CEDEAO encensés à bloc par l’Elysée et le Qai D’Orsay, ses objectifs seront élargis plus tard, axés sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la sécurité et la défense, pour faire face au terrorisme, la diplomatie et le développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, l’AES est plus qu’une réalité vivante. C’est une force avec laquelle il faut désormais compter. En moins de deux ans, que d’espoir ! Tout y est mis en œuvre par les trois chefs d’Etat, pour faire de cette vaste entité géographique, historique et culturelle superbement riche en ressources naturelles et très convoitée par les forces impérialistes qu’est le Sahel, un espace sécurisé, de paix, d’échanges féconds, de solidarité et de développement. C.est ainsi qu’à ce jour, beaucoup de projets structurants sont élaborés ou en cours d’élaboration, qui sont entre autres, la Banque Confédérale d’Investissements et de Développement, l’opérationnalisation des forces armées conjointes qui engrangent des succès éclatants sur le terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré le contexte international hostile à leur vision panafricaniste et souverainiste, les trois chefs d’Etat, croient fortement en l’avenir de l’AES, avec sa devise très évocatrice, « Un Espace,-Un Peuple-Un Destin ». L’AES avance face à l’ingérence flagrante et à l’hypocrisie des puissances étrangères, à la récurrence des attaques asymétriques et criminelles des terroristes et à l’indifférence de l’Union Africaine et de la CEDEAO, notamment autour des questions de sécurité et de stabilité de l’espace sahélien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Allaye Garango, professeur d’enseignement supérieur<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : L’orpaillage par dragage, pire que le terrorisme !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/can-2025-fouzi-lekjaa-fait-le-point-avec-les-ambassadeurs-africains-a-rabat-3111815.html</link>
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<description><![CDATA[ En fin novembre,  précisément 26 novembre 2025,  les autorités maliennes ont lancé une vaste opération contre les dragues utilisées pour l’orpaillage sur le fleuve Niger. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 09:08:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la région de Koulikoro,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vingt-trois (23) engins ont été détruits, après que des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>études menées par le ministère de l’environnement aient révélées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une dégradation considérable des cours d’eau sur le fleuve Niger. Il se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>trouvait que l’armée malienne avait déjà<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mené, du 21 au 23 juillet 2025, une opération contre l’orpaillage par dragage. Dénommée « Djoliba Saniya » (Propreté du fleuve en Bamanankan), cette première<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>opération a concerné cinq localités de la région de Koulikoro dans le Mandé : Bancoumana, Hamdallaye, Kangaba, Balanza et Danga.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Toutes les deux opérations de destruction des dragues ont été médiatisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la pratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>continue, alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’utilisation des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dragues est formellement interdite par la législation malienne. Le Code minier adopté en 2023 prohibe l’exploitation par dragage dans le lit des cours d’eau, une interdiction déjà posée par l’ordonnance n°2019-022/P-RM. Des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>arrêtés régionaux, notamment à Koulikoro et Ségou, rappellent cette restriction et autorisent la saisie immédiate<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des engins concernés. En dépit ce cadre réglementaire, des dragues continuent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourtant d’opérer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en masse dans certaines zones, parfois de nuit pour éviter les contrôles. L’orpaillage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par la drague<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est un business informel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lucratif qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>implique divers acteurs. Ce sont : les Somono (qui ne pêchent plus), les forgerons (qui fabriquent la coque des dragues), les propriétaires fonciers, les pouvoirs communaux, les agents des services techniques, les orpailleurs immigrés. Tous y voient dans cette pratique malsaine,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une façon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapide de gagner de la richesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En raison de l’hypothétique manne financière dont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces acteurs espèrent obtenir, la pratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’orpaillage par dragage ne faiblit pas dans cette région. Au contraire, elle se densifie. Pourtant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nul n’ignore<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cause de l’usage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>abusif du mercure par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les orpailleurs par dragage, l’eau du fleuve Niger n’est plus potable. Pendant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ressources halieutiques (notamment les poissons et les algues) se raréfient. Mais le drame ultime est que les populations riveraines,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>utilisant l quotidiennement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’eau du fleuve, n’accédant plus aux ressources halieutiques,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sont longuement confrontées à des maladies cancérigènes qui les tuent de façon insidieuse. Sans oublier que les produits agricoles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et d’élevage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des zones riveraines,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grandement contaminés. Ces conséquences avérées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur l’hygiène de vie des populations ne sont-elles pas suffisantes pour que chacun comprenne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous sommes face à un véritable drame collectif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>orchestré par les orpailleurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par dragage? Devons-nous alors rester impassibles en se résignant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pendant que des générations entières (actuelles et futures)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soient sacrifiées,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à cause des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>actions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perfides de quelques individus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cupides? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>études scientifiques et enquêtes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>récentes de terrain<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont décrit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’impact du dragage sur le fleuve Niger.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ces études alertent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en expliquant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que les engins<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>utilisés remuent les sédiments.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui augmente la turbidité de l’eau et perturbe les habitats aquatiques. Des observations menées près de Bamako et à Koulikoro indiquent une érosion accrue des berges et une modification du lit du fleuve. Une étude réalisée à Koursalé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapporte que 100 % des habitants interrogés estiment que la qualité de l’eau s’est dégradée à cause des dragues. Des recherches publiées sur les affluents du Niger signalent également une baisse des poissons dans les zones concernées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue de la connaissance de toutes études<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourquoi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les autorités maliennes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne prennent pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des décisions drastiques afin<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’arrêter ce drame<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collectif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’orpaillage par dragage,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pire que le terrorisme international ? Le Gouvernement ne doit-il pas soumettre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans l’urgence au CNT un projet de loi pour assimiler la pratique de l’orpaillage par dragage aux crimes de terrorisme ? De toute façon,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vu l’ampleur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>phénomène, nous sommes indubitablement face à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une véritable course contre la montre pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sauver les vies de nos populations !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tronçon  routier Sébénikoro&#45;Kalabambougou&#45;Kabalabougou&#45;Samaya : La croix et la bannière  pour  ses usagers</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/troncon-routier-sebenikoro-kalabambougou-kabalabougou-samaya-la-croix-et-la-banniere-pour-ses-usagers-3111591.html</link>
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<description><![CDATA[ Distant de seulement sept  kilomètres, le tronçon  routier Sébénikoro-Kalabambougou-Kabalabougou-Samaya,  est devenu  la croix et la bannière  pour ses usagers. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 07:32:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un tronçon qui fait partie de la première route de Guinée qui part de l’avenue Mohamed VI<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à Sébénikoro en passant par la zone de débarquement du sable sur la berge du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fleuve Niger de Sébénikoro<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>puis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le marigot "Bama Da Foloni", l’Hôpital Mali Gavardo,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en traversant les quartiers de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Kalabambougou, Kabalabougou, Samaya,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour rejoindre la ville mystique de Kangaba ou Kaba (pour les autochtones) et enfin la frontière Mali-Guinée à Djioulafono. Mais, en dépit du fait qu’il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>permet de désengorger l’avenue Mohamed VI,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il semble n’avoir aucun intérêt pour les différents Gouvernements maliens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ailleurs, cela fait maintenant deux ans que ce tronçon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>routier, pourtant très important,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'a bénéficié d'aucun entretien,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni de la part de l'Etat ni des communes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>CIV et Mandé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dont il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dessert, mais aussi des populations résidentes des quartiers de Kalambabougou, Kabalabougou et Samaya. Tout le monde affiche<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>son indifférence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’au moins, une dizaine de résidents des trois quartiers sont des milliardaires. Mais aucun d'entre eux ne se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soucie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’état calamiteux du petit tronçon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>routier qu’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>empruntent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quotidiennement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Engloutis dans leurs splendides véhicules 4X4, ces richissimes de Kalabambougou, Kabalabougou et Samaya préfèrent circuler<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à pas de tortue avant de rejoindre la voie récemment goudronnée qui va de la deuxième passerelle piéton de Sébénikoro sur l’avenue Mohamed VI<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au centre de Kalabambougou. Un autre fait notoire : les organisations et associations non gouvernementales<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui pullulent lesdits quartiers (des dizaines)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne font rien pour que leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"route de l’enfer" puisse être entretenue. Tout le monde semble se résigner pendant que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>route<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>continue d’être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parsemée de crevasses et dos d'ânes et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne cesse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de se dégrader. Devons-nous tous rester les bras croisés sans ne rien faire? Certainement pas ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avons décidé d’interpeler<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vivement les autorités de la Transition, en l’occurrence le ministère des Transports et des Infrastructures, le Président de la Commission Transports et Infrastructures du CNT, les délégations municipales des Communes IV<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et du Mandé, toutes les bonnes volontés,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour qu’elles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fassent illico presto un effort afin que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le petit tronçon Sébénikoro-Kalambabougou-Kabalabougou-Samaya,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’Avenue Mohamed VI en passant par la corniche (du fleuve Niger),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>puissent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>recevoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le meilleur entretien possible. Pourquoi ne pas le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>goudronner ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut le rappeler, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>y a quelques années, un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>richissime<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>homme d’affaires du nom d’Amadou Cissé (il est hélas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décédé depuis un an), avait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>financé tout seul environ cinq kilomètre du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tronçon routier de Kalambabougou jusqu’à l’Avenue Mohamed VI en passant par la zone de débarquement du Sable sur la corniche<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du fleuve Niger, « Bama Da Foloni », Hôpital Mali-Gavardo jusqu’à Kalabambougou. Paix à son âme ! Qu’Allah lui récompense pour ses biens faits !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux de ce bitumage avaient été effectués par une entreprise malienne de BTP du nom de LMC Ingénierie et Construction. Votre hebdo Le Pélican avait produit un article,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intitulé : Bitumage de la Route de « Bamada Foloni » : L’œuvre salvatrice de l’altruiste Cissé à imiter ». C’était dans la parution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>numéro 057 du mercredi 04 août 2021. Nous avions vivement invité, dans notre article, le Département des Transports et de l’Equipement à visiter le chantier routier en construction <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Madani Traoré</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’ORTM n’a  pas  vocation à faire  de la  propagande !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lortm-na-pas-vocation-a-faire-de-la-propagande-3111590.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plus d’une décennie,  notre pays traverse une crise multidimensionnelle.  Pour mieux  y faire face,  les populations maliennes  doivent être mieux informées afin  qu’elles comprennent les  vrais enjeux nationaux en tant de crise. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 01:46:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette tache informationnelle (ou de communication), pour qu’elle soit bien remplie, devrait se faire par une Presse professionnelle (privée et publique)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>responsable qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>répond<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à des normes conventionnelles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela, avec<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>des journalistes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(ou communicants) qui exercent leur profession en se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soumettant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au respect scrupuleux de l’éthique et la déontologie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce que,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusqu’à preuve du contraire, s’évertuent à faire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les medias publics et privés professionnels de notre pays. En l’occurrence, l’ORTM. Dont les journalistes, bien que soumis à la censure et l’autocensure, font tout pour que leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>productions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le plus professionnel possible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec l’avènement de nouvelles technologies<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’information et la communication, des médias sociaux sont nés avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les réseaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sociaux (Facebook, TikTok…)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>seul support informationnel et communicationnel. Les animateurs de ces médias<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sociaux provenant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de toutes les couches de la société (dont des Imams) font<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des buzz<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>la toile avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur publication (le plus souvent en vidéos). Ils se servent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>simplement d’un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>smartphone pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>effectuer leur « travail » lucratif. Mais le comble est que, non seulement les informations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diffusées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou publiées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne sont jamais traitées (en ont-ils vraiment besoin pour atteindre leurs cibles ?)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Encore que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la plupart d’entre eux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne sont ni instruits<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni intellectuels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, ces gens ont une certaine audience<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’improvisent en « journalistes »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour mener un débat (pardon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>monologue)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>insensé dans lequel, sans argumentaire, ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>embrigadent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur auditoire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>majoritairement composé de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la populace. Mais ce qui est marrant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur imposture semble<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même faire l’affaire de certains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>responsables qui se servent des videomen, majoritairement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des propagandistes, pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire la communication d’Etat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’est-ce pas que de nombreuses fois, certains de ces videomen se tapent la poitrine en affirmant que leur information<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>provient du Haut sommet ? Certains n’ont-ils pas menacé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de retirer la nationalité à des maliens, en les condamnant et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traitant d’apatrides ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Quelles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qualités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et titres officiels ont-ils ces videomen pour qu’ils se comportent ainsi ? Le rôle de la communication d’Etat n’est-il pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>normalement dévolu à des services spécialisés?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A quoi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>servent<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>donc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la DIRPA, les cellules de communication des différents<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>départements ministériels et d’autres structures étatiques ou paraétatiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’AMAP, l’ORTM ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est vrai, le « métier de videoman »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est aujourd’hui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un phénomène<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la mode. Il est très prisé et tout le monde cherche à le pratiquer.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est plus facile comme boire de l’eau.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Car, pour produire leurs vidéos, on utilise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>narratif. Et il n’y a pas assez de réflexion (ou pas du tout)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à faire, on essaye tout simplement à plaire aux autorités que l’on flatte pour avoir leur bonne grâce. D’ailleurs récemment des vidéos récentes, incriminant l’ORTM et ses journalistes (pourtant de vrais professionnels),<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>font le buzz<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les réseaux sociaux. Les animateurs, videomen, se réclamant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être de vrais patriotes maliens, reprochent aux journalistes des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Chaînes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nationales<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ne pas en être. Tout simplement, parce qu’ils ne s’érigent pas en propagandistes lorsqu’ils exercent leur métier PROFESSIONNEL (qu’ils ont pourtant appris, des années durant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans des grands Ecoles et Instituts de formations de journalisme).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exercice<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>métier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de journalisme dans une presse publique<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>recommande,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en dépit de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la censure et l’autocensure dont il est constamment soumis,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le respect de certaines normes professionnelles. Pourtant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par mépris ou ignorance, certains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>videomen estiment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’ils sont capables de se substituer aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>journalistes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’ORTM. Ils se donnent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même le culot de réclamer leur place. Mais ils ne savent-ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas que la Chaîne Nationale doit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>normalement effectuer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un service d’intérêt public<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour l’ensemble des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contribuables maliens. Qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>émanent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de tous les bords politiques. Alors, ces videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comprendre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que l’ORTM<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est pas censée défendre l’intérêt d’un POUVOIR quelconque mais de l’ETAT<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>malien et de la NATION.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce, avec des règles et réflexes professionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vu l’ampleur de la menace du phénomène de videoman dans notre pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>confrères, n’est-il pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>venu le temps que les vrais professionnels privés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou publics<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’Information et la Communication se donnent la main pour crever l’abcès médiatique que les videomen ont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>produit?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De toute façon,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nul doute<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vrais professionnels de médias<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous sommes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vivons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une situation très<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>critique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et existentialiste !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La malhonnêteté : Un véritable mal de société !</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/la-malhonnetete-un-veritable-mal-de-societe-3111141.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/la-malhonnetete-un-veritable-mal-de-societe-3111141.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;un des maux qui minent constamment le continent africain, et de façon dangereuse,  c&#039;est bien la malhonnêteté. Elle est tellement propagée dans nos sociétés que l&#039;on se demande si la bonne morale existe encore. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:54:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de cette crise du carburant qui étrangle actuellement toute population malienne et que tout le monde déplore,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains citoyens ont trouvé,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour eux, le luxe de s'ériger en hommes d'affaires pour la vente du carburant sur le marché noir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dépourvus du bon sens et de toute moralité humaine, sont devenus des revendeurs scrupuleux de carburant. Pendant que la population souffre avec de longues files d'attente,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous le soleil accablant pendant des jours,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour espérer avoir,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne serait-ce que quelques litres de carburant pour se dépanner,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces montres escrocs hors pairs, se font remplir des bidons et leurs voitures pour les revendre à la population à des prix exorbitants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils revendent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ainsi un litre d'essence à 3000 FCFA, et ils en sont très<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fiers. Ayant établi un sérieux réseau,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils sont présents dans toutes les stations d'essence où ils sont normalement servi à la pompe aux prix normal indiqué. Une fois chez eux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils vident tout le contenu de leurs véhicules dans les récipients pour en revendre. Ils sont partout dans les communes et quartiers de Bamako. Etant dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le grand<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>besoin, d'autres citoyens sont contraints d'en acheter au prix fort. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce comportement cynique a déjà été signalé à certains hauts niveaux. On fait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>état même de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>camions citernes détournés à des fins obscures. Ce triste comportement remet carrément en cause,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la vraie moralité africaine et pose clairement la question du gain facile. C'est ni plus ni moins qu’une attitude de la haute délinquance. L'immoralité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a désormais dominé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos sociétés. Le caractère social propre à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’africain, incluant la solidarité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a complètement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>disparu. La quête d'argent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>facile et à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout profit, est en train de ruiner nos valeurs sociétales. L'honnêteté est devenue très rare dans nos comportements. C'est le faux qui domine et qui malheureusement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>guide la conduite certains hommes de notre époque. Il y a donc lieu de revoir la question de l'éducation en Afrique. Nos valeurs humaines qui fondaient nos sociétés et les meilleurs rapports<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>humains ne sont plus observés. Et cela devient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien inquiétant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À une telle allure,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comment le terrorisme peut-il être vaincu de sitôt ? Surtout quand certains y trouvent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leurs sources de richesse ? Il faut sérieusement y penser et surtout y remédier !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Monoko<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Toaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La crise du carburant : Une autre cause de résilience ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-crise-du-carburant-une-autre-cause-de-resilience-3111140.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/la-crise-du-carburant-une-autre-cause-de-resilience-3111140.html</guid>
<description><![CDATA[ La population malienne fait face à un nouveau défi. Celui de sa capacité de résister sans craquer face au manque du carburant. Les maliens ont  déjà prouvé qu&#039;ils ont  un  moral d&#039;acier quelle que soit la nature du problème. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, depuis le déclenchement de la rébellion du nord,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en 2012, le Mali ne fait que saigner. Alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la population se meurtrie profondément. La rébellion dans sa guerre qu'elle a mené contre le pouvoir central de Bamako,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour la création de l'État de l' « Azawad »,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a causé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>beaucoup de victimes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tant au niveau des militaires que des populations civiles. Notamment au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nord du pays où les habitants avaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>majoritairement abandonné<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leurs biens, pour trouver<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>refuge au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>centre (Mopti) et à Bamako. Certains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avaient fait le choix de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rester<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et avaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien tenu pendant des années. Ensuite,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vint la terreur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>terroriste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« djihadiste », avec sa répression d’amputations des pieds et bras sur des braves citoyens. D'autres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même morts par lapidation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces criminels se sont également attaqués aux paisibles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cultivateurs ou éleveurs,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en brûlant leurs récoltes et volant leur bétail. Comme si cela ne leur suffisait pas,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les terroristes ont aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>imposé aux populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>assujetties des impôts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chaque village et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>y font régner leurs lois. Après cette triste réalité au niveau sécuritaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la scène politique qui a entraîné la chute du régime IBK, a connu des conséquences,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dont l'embargo de la CEDEAO. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population a,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans faille résisté et a soutenu les autorités de la Transition.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais la douleur de la population connaîtra une autre phase avec la crise d'électricité. La solution préconisée par les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>autorités,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’instauration d’un fonds de soutien qui consiste à prélever 100 FCFA, sur chaque opération effectuée par chaque citoyen, au niveau des téléphones mobiles. Dans sa logique de la résilience,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la population a encore endossé une telle responsabilité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin que le pays soit sauvé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme par malheur infini,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les terroristes « djihadistes »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>criminels, se sont,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette fois-ci attaqués aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>transporteurs des hydrocarbures. Dans leur dangereuse opération criminelle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans nom,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont déjà brûlé des camions citernes en provenance du Sénégal et de la côte d'Ivoire. Et cela cause actuellement la rupture au niveau des stations d'essence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette autre crise à laquelle personne ne s'attendait à Bamako, dans la capitale malienne,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est désormais le nouveau défi de la population. Une résilience de plus ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>populations déjà très aguerries, peuvent-elles encore,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une fois de plus,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tenir la dragée haute ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Espérons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu'une solution durable soit trouvée ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Vivement un appel  à  toutes les compétences  nationales !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-un-appel-a-toutes-les-competences-nationales-3111139.html</link>
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<description><![CDATA[ Après avoir  longtemps espérer  des lendemains meilleurs,  la quasi-totalité des maliens  semblent  désormais se résigner.   La raison ? ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:46:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité sur les corridors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ravitaillement en hydrocarbures pèse lourdement sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les affaires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les transporteurs (chargeurs comme chauffeurs) n’arrivent plus à travailler sans escorte militaire. Le transport en commun connaît des difficultés, les maraichers, les tailleurs, les fonctionnaires, les élèves et étudiants, bref tous les corps du métier, ont de plus en plus de du mal à travailler, tant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la crise d’électricité et le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>manque de carburant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perdurent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette triste réalité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les braves populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliennes, partagées entre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la désillusion et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’incertitude, sont en train<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perdre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout espoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de vivre normalement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Alors que les groupes terroristes sont déterminés à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>asphyxier l’économie nationale et déstabiliser le pays. Ce sont autant de raisons qui doivent inciter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les autorités de notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays à<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>créer instamment un climat de dégel politique, en libérant les prisonniers d’opinion. Cela permettrait certainement à ce que toutes les compétences nationales puissent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réellement s’affirmer dans l’intérêt national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>confronté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à des défis sécuritaires et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>socioéconomiques depuis plus d’une décennie, est à bout de souffle. Les autorités maliennes ne doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>négliger la menace d’un blocus commercial dont les multinationales (toujours dominées par la France) serraient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>capables de nous imposer. Cela est d’autant plausible que, déjà le 04 novembre, le Groupe Méditerranéen Shipping Company(MSC), premier armateur mondial de transport de conteneurs, a annoncé la suspension de ses services à destination et en provenance du Mali. Ce, au motif de la persistance de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«l’insécurité sur les axes routiers et la pénurie de carburant» sur les axes de ravitaillement.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si, quelques jours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>après,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Bolloré Logistics, acteur majeur du fret terrestre et maritime en Afrique de l’Ouest,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rétracté<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>en démentant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la nouvelle de la suspension de ses services, invoquant simplement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réduction de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses opérations dans les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>corridors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Abidjan–Bamako et Dakar-Bamako, le temps de désengorger les entrepôts d’Abidjan et Dakar.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les autorités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliennes doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’attendre à tout. L’heure est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais à la vigilance. Les FAMAs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>forcément maîtriser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>deux corridors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin d’éviter que cette menace se concrétise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités politiques actuelles<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fortement s’atteler à fournir tous les moyens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>logistiques nécessaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>FAMAs afin qu’elles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>puissent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réaliser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur mission de défense du territoire national et des biens des citoyens.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>De toute façon,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’a nullement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>besoin d’une population résignée. Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>donc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faut agir le plus vite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>possible!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Deux semaines de suspension des cours : Une décision qui ne rassure pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/deux-semaines-de-suspension-des-cours-une-decision-qui-ne-rassure-pas-3110765.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis le 27 octobre 2025, les cours sont  désormais suspendues dans tous les ordres d’enseignement  du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 14:04:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce a été faite à la télé nationale, ce dimanche 26 octobre par le ministre de l’Education nationale. Cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>suspension<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des cours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit prendre fin en principe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dimanche 09 novembre inclus. Les maliens apprécient différemment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mesure.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quand les uns<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’estiment raisonnable, car permettant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les acteurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’éducation n’évoluent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas de façon anarchique. D’autres considèrent que la suspension des cours est une décision de facilité. Que c’est certainement <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>une façon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour le Gouvernement de faire comprendre aux maliens que la fin de la pénurie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de carburant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est loin d’être proche.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, le communiqué conjoint des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique expliquent que cette décision de suspension<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intervient à la suite de perturbations dans l’approvisionnement en carburant. Des perturbations qui affectent les déplacements des enseignants, des élèves et de l’ensemble des acteurs du système éducatif. Les autorités précisent que les cours reprendront normalement le lundi 10 novembre 2025. De même que le ministre de l’Education nationale assure que des dispositions sont déjà prises pour réaménager les calendriers scolaire et universitaire afin d’éviter tout impact durable sur l’année académique. Mais si par malheur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la pénurie s’amplifiait (nous prions Allah que cela n’arrive pas), les portes des établissements scolaires et universitaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vont-elles rouvrir à la date indiquée ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Boubacar Bani Traoré (Stagiaire)</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise de  carburant : Un embargo imposé par des criminels sans foi ni loi</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-de-carburant-un-embargo-impose-par-des-criminels-sans-foi-ni-loi-3110762.html</link>
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<description><![CDATA[ Actuellement,  la crise de carburant  est  en train d’étrangler  les  populations  de Bamako. Elle  est sur le point d’entraîner  la paralysie des activités. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 13:42:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La capitale malienne qui était régulièrement en mouvement,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>présente des rues quasi-désertes. Rares sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les voitures et les engins à deux roues qui y<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>circulent. La population a désormais pris d'assaut les stations-services en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>espérant y trouver quelques gouttes du carburant.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De longues files de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>véhicules<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont constituées autour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des stations d’essence sur des centaines de mètres. Des jours et de nuits durant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les engins y<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont stationnés. Mais hélas ! Le carburant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce précieux produit est introuvable, nulle part dans les pompes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre temps, les rumeurs de l'arrivée des citernes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contenant du carburant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne cessent de circuler. Spontanément des chercheurs d’ « or noir » reviennent dans les stations pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>y passer à nouveau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des nuits blanches dans l'attente d’être servis. Débout ainsi sous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le soleil impitoyable,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains ne trouvent plus l'idée d'aller manger de peur de reprendre le rang à zéro. Curieusement,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette douloureuse situation,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sert d'occasion d'affaires pour certains individus vereux. Qui revendent e litre du carburant autour de 2500 francs CFA<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à Bamako. C'est une triste réalité que personne ne peut nier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme on le voit, ces terroristes, ces criminels sans foi ni loi,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont en train de causer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un sérieux tort à la population de Bamako. Qui l'aurait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cru ! Mais c’est vrai les usagers de la route et les populations de Bamako manquent de carburant et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cela fait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au moins<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>deux semaines. Toutes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les activités sont quasiment bloquées. Les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>souffrent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>très sérieusement. Mais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le caractère résilient du peuple fait que tout le monde se calme et supporte. Mais pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>combien de temps va durer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette résilience? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nulle ne le sait ! Mais on espère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que les plus Hautes Autorités vont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapidement trouver des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>solutions à la crise. Mais entre-temps, la lutte contre les terroristes se multiplie. L'armée continue de faire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout son possible pour protéger le territoire national,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les personnes et leurs biens. Au niveau politique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la question de comment sortir le Mali de cette situation prédomine : Que faire, face situation devenue chaotique ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui résonne majoritairement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les oreilles,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est la nécessité de créer les conditions idoines pour que les maliens soient unis et faire efficacement face à leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ennemis. Tous les fils de la nation doivent être unis. Autrement dit,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>associer toutes les forces vives du pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour sauver la nation actuellement en péril. Il faut<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>donc songer d’éviter le pire. Pour cela, les Autorités politiques maliennes doivent impérativement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>impliquer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’ensemble des maliens sans exclusive<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la gestion de cette crise qui affecte toutes les couches du Pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Monoko Toaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Evitons, à tout prix, un scénario catastrophe !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-evitons-a-tout-prix-un-scenario-catastrophe-3110761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-evitons-a-tout-prix-un-scenario-catastrophe-3110761.html</guid>
<description><![CDATA[ Actuellement, il ne fait plus beau vivre dans la cité des trois caïmans et dans la quasi-totalité des villes de l’intérieur du Mali.  Ce mal vivre est essentiellement dû à une pénurie de carburant sans précédent dans notre pays. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/201911/Gaoussou-Madani-Traor%C3%A9.jpg" length="48759" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 13:39:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les ateliers, les chantiers, les imprimeries, les champs, ses conséquences sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>non seulement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>visibles mais incommensurables. Désormais des milliers de nos concitoyens se retrouvent en chômage technique, parce que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le carburant pour faire tourner les machines ou assurer les livraisons,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est plus visible. Cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>situation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>difficile se généralise jusqu’à<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>affecter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les travaux artisanaux mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les activités des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chauffeurs, livreurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et autres métiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette désolante conjoncture,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les populations ne décolèrent pas alors que les autorités de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tentent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de rassurer mais timidement. Le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>PM<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promet une mobilisation de tous les moyens possibles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ainsi, un plan d’actions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est en cours : sécurisation des convois, construction de nouveaux dépôts de carburant, mise en place d’une cellule de crise entre l’Etat et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les acteurs du secteur pétrolier pour juguler la crise. Néanmoins, la pénurie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de carburant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perdure<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les stations-services<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sa<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>revente s’effectue onéreusement sur le marché noir : le litre d’essence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se négocie (parfois) à 2500 FCFA contre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>775FCFA,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prix plafond fixé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par l’Office malien du pétrole (Omap) et de la Direction nationale du commerce, et de la concurrence (DGCCC).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour apaiser les populations, des annonces vaines d’arrivages d’hydrocarbures sont constamment faites sur les réseaux sociaux<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>par des videomen (souvent proches du pouvoir). Alors que sur le terrain, les choses ne bougent guère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes présentement à la fin de l’hivernage.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les paysans sont en train de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>procéder<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux récoltes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et battages<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des produits agricoles qui nécessitent du carburant. Or, cette substance énergétique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se fait de plus en plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rare dans des grandes zones de production agricole comme l’Office du Niger. Ce tableau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>non réjouissant doit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pousser le Gouvernement malien d’éviter, à tout prix, un scénario catastrophe. Où les récoltes (céréales)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’arriveraient pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à être transformées en produits finis. Encore qu’il y a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un risque<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que les produits<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>disponibles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne puissent pas parvenir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à leur lieu de consommation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>manque d’approvisionnement total des populations citadines du Mali en vivres et produits de première nécessité, risquerait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>indéniablement de mettre fin à la résilience<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dont les maliens ont longtemps fait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>preuve. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités de la Transition sont désormais avisées. Elles sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur piste glissante où aucune erreur n’est permise. Elles sont donc invitées à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire le jeu de la transparence en procédant à une meilleure communication de crise avec les canaux professionnels du métier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais si la transparence est recommandée,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est-ce que la décision des autorités en charge de l’enseignement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans notre pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>suspendre, pendant deux semaines (du 27<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>octobre au 09 novembre 2025),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les cours dans tous les ordres d’enseignement, aide-t-elle à faire baisser les doutes du citoyen lambda pour un retour rapide à un approvisionnement normal de carburant ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une chose est certaine, la pénurie de carburant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a désormais atteint un seuil critique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>où<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout espoir d’un ravitaillement normal des populations en carburant<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dans un bref est hélas en train de s’estomper<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>peu à peu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise de  carburant au Mali : est&#45;ce un complot ?  les populations  s&amp;apos;interrogent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-de-carburant-au-mali-est-ce-un-complot-les-populations-sinterrogent-3110319.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;actualité est quasiment dominée ces jours-ci  par la question de pénurie du carburant. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 02:13:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les mois d'août et de septembre avaient vu de nombreuses attaques terroristes dans les régions de Kayes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Koulikoro,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ségou,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Koutiala,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bougouni et Sikasso. Ces attaques criminelles avaient eu pour cibles,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des usines,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des véhicules de transport en commun,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des civils et des militaires. Mais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pire est survenu lorsque les attaques terroristes ont été menées contre les camions citernes transportant des hydrocarbures. Dont les terroristes sont parvenus à incendier une dizaine, sur les voies principales des régions citées. Contre toute attente,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils ont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>instauré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des blocus, par des embuscades,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour empêcher l'entrée des camions citernes en provenance des pays côtiers, à savoir le Sénégal et la Côte d'Ivoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>triste situation, la capitale malienne, n'était pas encore touchée par les difficultés liées au manque d'hydrocarbures. D'ailleurs,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>personne ne pouvait imaginer que Bamako serait atteinte par la crise. Mais les terroristes, en brûlant quelques citernes et en tuant certains occupants,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont fini par semer le désordre dans le trafic routier, conduisant à une pénurie d'approvisionnement des hydrocarbures dans la capitale, à l’instar des régions. Les conséquences ont été immédiatement constatées partout dans le pays : rupture<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>drastique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>carburant !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population de Bamako qui ne s'y attendait pas de sitôt à cette situation,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a paniqué. Deux jours, sans carburant dans les pompes, du jamais vu. Mais hélas, le constat est réel et personne ne peut nier les longues heures d'attente pour espérer avoir quelques litres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’essence. Et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la brutalité de la rupture suscite encore des interrogations chez les populations. Toutes les stations vendant des hydrocarbures de Bamako pouvaient-elles être totalement en rupture, seulement en deux jours ? Ces stations n'ont-elles pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">de stocks qu’elles refusent de vendre ? Que se passe-t-il réellement ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>première réponse est venue du patron de la gestion des hydrocarbures au Mali l’Office National des Produits Pétroliers (ONAP) du Mali. C’était au cours d'une conférence où il a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>indiqué<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que certaines stations-services auraient refusé de vendre le carburant aux usagers. Toutefois, l'on se demande pourquoi auraient-elles refusé la vente d’essence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux usagers ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une chose est à féliciter : les autorités maliennes ont réagi avec promptitude<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour gérer la crise du carburant. Elles ont rapidement activé la liaison Bamako-Abidjan, Abidjan-Bamako, en moins de 72 heures.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Qu’elles sécurisent à l’aide des forces armées maliennes. Les bonnes relations,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le bon voisinage et les liens séculaires entre les populations transfrontalières des deux pays frères, le Mali et la Côte d'Ivoire, ont prévalu, pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mieux diligenter les opérations de transit des hydrocarbures. Toutes les dispositions ont été prises dans l'urgence pour que les citernes puissent être vite chargées et immédiatement convoyées jusqu'à la frontière malienne. La question de logistique a été vite prise en charge pour éviter tout retard,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui aggraverait la situation de ravitaillement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des populations. La liaison Bamako-Abidjan<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien produit un résultat salutaire. Et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la crise a été ainsi atténuée. Mais ne soyons d’un optimisme béat. Car<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la semaine dernière, la pénurie d’essence était revenue, même si des nouvelles rassurantes nous indiquent que des convois de camions ont fait leur rentrée à Bamako, le dimanche dernier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Espérons une solution définitive, pour le bonheur de tous !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Monoko Toaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Bazar médiatique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bazar-mediatique-3110318.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis des années, le métier de l’information et de  la communication est de plus en plus exercé par des profanes qui s’improvisent journalistes. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 01:16:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces individus de tout bord qui reçoivent souvent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des informations confidentiels<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Etat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s‘adonnent, sans aucun traitement préalable, à leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diffusion sur les réseaux sociaux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sans aucune formation professionnelle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communication, ces videomen sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourtant devenus les principales sources d’information de la populace et même de certains cadres du pays. Animateurs improvisés du monde de la communication et de l’information, ces videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont hélas plus sollicités par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les décideurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du pays que la presse publique et privée. Dont les acteurs sont pourtant des vrais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>professionnels de la communication et de l’information, qui respectent rigoureusement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’éthique et la déontologie dans leur travail. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces videomen considérés comme journalistes par la populace, ne payent ni d’impôts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>taxes et ne supportent aucune charge. Ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se soucient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>guère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de recouper<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les infos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reçoivent. Chose gravissime, ces journalistes improvisés<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>n’ont pas la culture de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traiter leurs infos qu’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>balancent le plus rapidement possible sur les réseaux sociaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’aide d’un simple smartphone<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous forme de buzz. Le phénomène est devenu pire d’autant que n’importe qui s’improvise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>analyste économique, politique et militaire… Leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>thématiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>portent<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>le plus souvent sur des sujets dont ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ignorent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>carrément<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les connaissances basiques. Ils ignorent les débats intellectuels lors desquels, chacun donne poliment ses arguments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se caractérisent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aussi par l’absence de référence à des travaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’expertise. Ils affirment le plus souvent qu’ils ne connaissent pas un domaine mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains d’entre eux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contestent constamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des travaux d’expertise. Cela, sans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’ils ne fournissent aucun argumentaire sur la question. Ces videomen sont majoritairement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grands spécialistes en délation et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>discours violent et injurieux contre des citoyens honnêtes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bazar médiatique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vivons présentement dans notre pays, contribue grandement à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>accentuer la fracture entre les maliens. Qui sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>hélas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>catégorisés en « Malidenw jugu » et « Malidenw<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Niouman » par leurs soins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous vivons actuellement une crise de ravitaillement en carburant. L’Etat organise sa logistique militaire pour accompagner et sécuriser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les convois de camion-citerne sur les axes Bamako-Kayes-Dakar, Bamako-Sikasso-Abidjan, Bamako-Conakry pour l’acheminement de carburant dans les structures d’accueil.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ignorant ce qu’est une communication de crise, certains de ces videomen, sans aucune formation ni expérience<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>professionnelle sont en train de communiquer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au rabais au profit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des ennemis terroristes. Car, obsédés par la production de buzz, ils transmettent en temps réel la position<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des convois de ravitaillement. Ce qui facilite les attaques terroristes. N’est-il pas vraiment venu le temps que ces videomen se taisent afin de permettre aux forces armées maliennes d’exécuter leur travail de sécurisation dans la discrétion ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’information officielle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diffusée ou publiée par les medias d’Etat est présumée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fondée et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de sources fiables. Elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit normalement être l’une des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>principales<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sources<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’informations des medias privées en temps de guerre. Sans oublier que les medias professionnels privés doivent être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>instamment informés officiellement afin que leurs journalistes puissent exercer convenablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur métier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les autorités<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>maliennes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui gouvernent notre pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plongé depuis plus d’une décennie dans une crise multidimensionnelle, doivent privilégier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les structures<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étatiques qu’elles ont-elles-même créées, dont l’ORTM, l’AMAP, la Direction des Relations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Publiques de l’Armée (DIRPA),… pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communications<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Etat. Cette prérogative ne doit plus être déléguée à un quelconque videoman. Le pays y a tout intérêt !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Message de Félicitations</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/message-de-felicitations-3110320.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-politique/message-de-felicitations-3110320.html</guid>
<description><![CDATA[ Au nom de la Chefferie de Lafiabougou et de l’ensemble des notabilités, je tiens à adresser mes vives félicitations à notre Coordinateur, El hadj Seydou Sangaré, pour sa désignation en qualité de Parrain National de la 30ème édition du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 01:03:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette distinction est non seulement un honneur personnel mais également une grande fierté pour l’ensemble des chefs de quartiers du District de Bamako. Elle traduit la reconnaissance nationale du rôle déterminant que jouent nos légitimités traditionnelles dans la consolidation de la cohésion sociale, le renforcement de la solidarité et la sauvegarde des valeurs culturelles de notre cher Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En parfaite harmonie avec la vision de Son Excellence le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui accorde une place de choix aux autorités coutumières et traditionnelles, cette désignation vient confirmer que le Mali peut toujours compter sur ses valeurs et sur ses garants sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisse cette mission inspirer davantage d’initiatives pour l’unité, la paix et la solidarité entre tous les fils et filles du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec respect et considération,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El hadj Sinaly TRAORÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommages :  Ma  très chère sœur ainée, Madame Kaba Aïssata Traoré tu es demeurée proche de moi</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommages-ma-tres-chere-soeur-ainee-madame-kaba-aissata-traore-tu-es-demeuree-proche-de-moi-3109862.html</link>
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<description><![CDATA[ Tu t’es toujours   considérée  comme  ma mère que l’on a perdue  lorsque je n’avais que neufs mois alors que tu  en avais environ onze ans. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68de42d997f0f.jpg" length="109048" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:16:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>été, durant toute<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ton existence,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toujours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à mes côtés pour me soutenir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans toutes mes épreuves. Jamais, je ne cesserai de me souvenir de toi. Après la perte de notre père,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que tu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sois une femme, Aïssata, tu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’as<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de cesse joué<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le rôle de matriarche pour l’ensemble de la famille Traoré, en l’occurrence pour moi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire, tu ne t’es jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lassée de me soutenir matériellement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors que je bénéficiai d’une grande affection auprès de toi.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quand j’étais parti à Lomé au Togo pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>poursuivre mes études supérieures, bien que notre papa vivait, c’est toi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui as financé mes frais d’études. Je ne l’oublierais jamais. Quand j’ai fondé mon journal, Le Pélican, tu étais parmi le premier cercle qui m’a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aidé financièrement afin que je puisse payer les premiers frais de parutions. Tu te souciais constamment de l’évolution de mon canard. Je ne cesserai jamais de le reconnaitre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aïssata<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tu étais incontestablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’un bon commerce et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tu as toujours aimé ton prochain. Altruiste, tu n’as jamais cessé d’être aux côtés des autres pour les aider à surmonter leurs épreuves. A quelques minutes seulement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la fin de ton séjour terrestre, ce dimanche 21 septembre 2025,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même sous sérum, tu avais tenu à ficeler la liste des indigents dont tu devais fournir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Chef du Quartier de Hamdallaye dont tu étais une conseillère.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tu as, par la grâce d’Allah,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pu tenir ta promesse.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tu as pu affronter avec dignité et sérénité ta maladie. Elle ne t’a jamais empêchée de te déplacer. Puisque tu allais et revenais de tes visites médicales, faisais tes autres course avec ton chauffeur sans aucun recours.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ta famille, tes proches,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tes collègues et tous ceux qui t’ont aimé, se souviendront de ton altruisme, ta sociabilité et ta bravoure. Tu avais l’art de cultiver l’amour fraternel, la bonne humeur auprès de tout ton entourage. Tu as été une sœur, une confidente, comme une mère, bref une personne unique que je continuerai à aimer jusqu’à la fin de ma vie. Nous sommes et resterons heureux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’avoir partagé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec toi une partie de ta vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tu as toujours su me montrer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à quel point tu m’aimais comme tes propres enfants. Tu vas surement me manquer pour le restant de ma vie. Ton départ<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans retour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va laisser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un vide immense dans toutes les personnes qui t’ont connues ou rapprochées.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais la décision divine prime sur tout et nous l’acceptons! Dors en paix chère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grande sœur ! Puisse Allah t’accorder son pardon et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>t’ouvrir éternellement les portes de son Paradis ! Amen !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Message de condoléances à l'ensemble des familles Kaba et Traore</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec une vive émotion et une immense tristesse que j'ai appris hier par mon jeune frère Gaoussou Madani TRAORE, le décès de sa grande sœur MADAME KABA AISSATA TRAORÉ, votre épouse, qui est mon promotionnaire de l'ECICA. JE suis de cœur avec l'ensemble des familles KABA et TRAORE dans cette dure épreuve. Disons " INALILAYE WA INALILAYE RAJOUN "<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous appartenons à Dieu et nous retournerons à lui. L’homme est le produit de la nature. Nous sommes poussière et nous retournerons poussière. Sachons aussi que "TOUTE ÂME GOUTTERA LA MORT ". Ensemble prions le Seigneur Allah pour qu'il puisse préserver<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notre chère sœur et épouse des épreuves de la tombe ; qu'il lui accorde son pardon et lui réserve une place de choix dans son paradis éternel Amina yarabi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis à l'école, j'ai vu en AISSATA une personne pleine de sagesse et d'humilité. Elle était respectueuse et très respectable. Elle était une musulmane pratiquante et je dirais tout court une vraie croyante. Encore une fois toute ma compassion et mes sincères condoléances. Prions avec ferveur le seigneur Allah pour que AISSATA TRAORÉ<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>madame Kaba soit au rang de ceux et celles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui seront avec notre bien aimé prophète Mohamed (Paix et salut sur lui.)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">DORS EN PAIX,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>BIEN ESTIMÉE PROMOTIONNAIRE ET QUE LA TERRE TE SOIT LÉGÈRE. AMINA YARABI. COURAGE À MR KABA ET SA FAMILLE AINSI QUE LA FAMILLE TRAORÉ. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maître Koné Mamoudou dit le Grand <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ancien Greffier en Chef de la Cour Constitutionnelle du Mali à la retraite à Baco-Djicoroni ACI SUD GOLF rue 800 Lots 747</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Pouvoir  politique en Afrique :  Y  aurait&#45;il  un mystère dans le fauteuil présidentiel ?</title>
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<description><![CDATA[ Il est aujourd&#039;hui très triste de constater, partout sur le continent africain, que la majorité des dirigeants ne veulent pas quitter le pouvoir,  ne  respectent plus  la Constitution  de leurs pays, encore moins,  leurs propres paroles et engagements. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 08:54:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la quasi-totalité des pays africains a longtemps<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évolué, dans un contexte de parti unique, dans les années 90, après le discours du président François<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la Baule, ils ont voté des constitutions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui garantissent le multipartisme intégral. Toutes les libertés individuelles et collectives<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ainsi que la liberté d’expression<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étaient garanties.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous avions même vécu des alternances démocratiques au pouvoir. Tout le monde avait cru que les urnes allaient être désormais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la seule voie par laquelle l'on devrait accéder au pouvoir. Beaucoup d’observateurs et analystes politiques avaient, à tort, estimé que la dynamique était irréversible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais trente<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(30) ans après, certains pays, notamment en Afrique de l’Ouest francophone, ont connu des coups d’Etat militaires. Ceux qui n’en ont pas connu,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont vu leurs constitutions tripatouillées afin que leurs dirigeants puissent s’éterniser au pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le pouvoir politique aurait-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une autre définition en Afrique, notamment francophone ? Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>y<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aurait-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un mystère dans le fauteuil présidentiel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui pousserait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les dirigeants à se cramponner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à leur poste présidentiel?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une chose est certaine, sont nombreux, les pays africains qui sont actuellement retournés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à un régime dictatorial avec ses corollaires de confiscation des libertés individuelles et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collectives. Certains pouvoir ont procédé à la suspension des Constitutions précédentes ou tout simplement procédé à l’écriture d’une nouvelle Loi Fondamentale, taillée sur mesure, qu’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont fait voter au forceps.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Les acteurs ou partis politiques concurrents sont savamment éliminés de la course à la présidentielle et aux Législatives.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Visiblement, ces dirigeants s’accrochent au Pouvoir qu’ils ne veulent quitter sous aucun prétexte. Ils s’octroient ainsi des mandats présidentiels illimités. Pire, ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rejettent l’idée même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l'alternance démocratique au pouvoir.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans des cieux, le pouvoir devient l’incarnation de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur propre personne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il existe aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une autre catégorie de dirigeants,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui entretiennent le flou<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>permanent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>questions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>électorales,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans clairement situer leurs concitoyens sur l’éventualité d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Or,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>asseoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la paix et la cohésion sociale dans leurs pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les dirigeants politiques devraient strictement respecter leurs constitutions. Qui garantissent pourtant les libertés individuelles et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la libre opinion. L’on est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais en droit de poser la question : pourquoi les dirigeants ne veulent-ils pas quitter le pouvoir ? Quel mystère se trouve-il dans le fauteuil présidentiel ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il existe<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>quelques bons exemples de l'alternance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>démocratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au pouvoir sur le continent noir. Le Ghana, le Sénégal,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Liberia, le Cap vert, le Nigéria, en sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des exemples qui honorent le système démocratique. Par contre,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Cameroun et la Guinée Équatoriale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour ne citer que ces deux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont des tristes exemples. Quant au cas spécifique de la côte d'Ivoire, les paroles données par le président au Pouvoir,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'ont jamais été respectées. L'Afrique a encore du chemin faire. Car le pouvoir politique contribue hélas à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>transformer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>négativement les dirigeants. Qui prennent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la posture de se maintenir au pouvoir. Vaille que vaille !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chronique de Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Le Pélican, après un lustre, continue de résister</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-apres-un-lustre-continue-de-resister-3109859.html</link>
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<description><![CDATA[ Le jeudi  09 octobre 2025,  Le Pélican    boucle  dans l’intimité et la sobriété, tant la conjoncture économique et  sécuritaire  du Mali nous y oblige,  ses six ans  d’existence. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 08:49:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>première parution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(le numéro 000)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a été mise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les kiosques, un <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>mercredi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>09 octobre 2019.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>votre hebdomadaire préféré, après le 09 courant,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>va rentrer<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dans sa sixième année !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La rédaction souhaiterait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>organiser une fête. Mais elle n’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en mesure de le faire. Notamment,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à cause des conditions économiques et financières très catastrophiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que l’ensemble de la presse écrite malienne traverse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis déjà une décennie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous espérons, par la grâce d’Allah,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que la situation va s’améliorer afin que nous puissions fêter,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>encore et encore, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>une quantité d’autres anniversaires. Evidemment avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos lecteurs, annonceurs et partenaires dont l’appui financier nous est indispensable! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre édito de lancement, nous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avions promis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à nos lecteurs et annonceurs<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le Pélican »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions également<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la publication de plus d’articles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’analyses sociopolitiques objectives mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de rubriques diverses. Avec ces six<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>années<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de parcours,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>si<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est au lectorat d’en juger le contenu, notamment la ligne éditoriale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du journal,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous estimons en toute humilité que nos promesses se tiennent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout compte fait, malgré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le chemin est plein d’embûches,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le pélican », va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’efforcer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>continuer inexorablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>son envol<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>espérance et dans la résilience. Nul doute que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la ligne éditoriale de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pélican »<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dérange<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>animateurs de la vie sociopolitique de notre pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De même que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certaines<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de nos analyses<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>points de vue sur les questions de la nation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dérangent parfois les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décideurs, guère habitués à ce que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’autres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>voix<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur portent la contradiction pour exprimer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur avis : que chacun reste à sa place, semblent-ils penser ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En respectant ce postulat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la nôtre doit se cadrer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les Princes du Jour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>veulent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous taisions toutes critiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur leurs publiques. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous disons NON, mille fois NON !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela ne marchera jamais avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la rédaction intraitable<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et indépendante de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le Pélican » !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Puisqu’en choisissant notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>métier de journalisme, nous (les rédacteurs)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avons aussi opté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus objectif,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et surtout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toujours aux côtés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des plus faibles afin de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politiques). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire, nous ne nous lasserons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’aller crever<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit donc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>clair ! A cette fin,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous tenons à réitérer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>engagement ferme de demeurer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constant, malgré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des intimidations que nous pouvons rencontrer,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notre ligne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>éditoriale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous avons décidé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’elle soit indépendante et libre. C’est pourquoi, nous n’abandonnerons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à aucun prix<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’espace<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’expression<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous disposons. Car, celui-ci représente<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour nous,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la quintessence même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>existence sur la scène médiatique malienne, même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>internationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous ne cesserons de le rappeler, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soient convaincues d’une chose, cette indépendance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’autant normal que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la presse écrite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est un principal fournisseur<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>de service public. Si cela est une évidence, l’aide à la presse doit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vraiment cesser d’être la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>charité du prince du jour. Mais aussi et surtout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette requête,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusque-là ignorée de nos autorités ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A moins de trois mois de l’année 2026,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Rédaction<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le Pélican », profite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour souhaiter, par anticipation,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bonne et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>heureuse<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>année<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>à vous tous (toutes),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le peuple malien, très résilient.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Vive nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ! Puisse le Mali, notre Patrie, recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, l’entièreté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de son intégrité territoriale ! Puisse Allah nous donner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la chance de voir l’année 2026<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en pleine forme ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bon anniversaire et bon vent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’hebdomadaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Pélican ! Vivement le septième ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Gaoussou Madani Traoré, DirPub </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’insécurité au Mali :   Un véritable casse&#45;tête !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/linsecurite-au-mali-un-veritable-casse-tete-3109357.html</link>
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<description><![CDATA[ Au  Mali, la question d&#039;insécurité domine actuellement tous les débats depuis quelques mois. Ainsi, ces dernières semaines sont dominées par des informations faisant état d’attaques menées  par des terroristes  mais aussi de blocus imposés dans les régions de Kayes,  Koulikoro, Ségou et  Sikasso. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 08:38:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces informations seraient-elles fondées ? Seraient-elles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des erreurs<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ou des <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>mensonges ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; tab-stops: 49.2pt;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pire, c'est quand la vérité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mensonge<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et les rumeurs sont confondus. Alors que la voix <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la mieux autorisée pour informer les populations des vraies réalités sur le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>théâtre des opérations,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est l’Etat qui communique à travers <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la Direction de l'Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA). Son Directeur,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Colonel Major,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Souleymane<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dembélé, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>los de sa conférence de presse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a finalement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communiqué<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>populations <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la version officielle. Une version<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à laquelle nous nous en tenons. En effet,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Directeur de la DIRPA a donné des précisions et des détails concernant les supposés attaques et blocus des terroristes. Il a affirmé qu'il n'y en avait <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pas sur la principale voie routière qui mène de Bamako à Kayes. Que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>c'est <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>plutôt un accident de circulation qui était à l'origine de l'embouteillage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il a précisé que les forces de défense et de sécurité continuent de mener leur mission régalienne. La traque des terroristes et associés se mènent avec professionnalisme sur le terrain, a-t-il affirmé. Malgré cette version officielle rassurante, d'autres informations continuent de circuler en parlant des camions citernes qui auraient été incendiés par les criminels sans foi ni loi. Et que les régions ci-haut citées seraient en proie aux attaques terroristes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ces moments très sensibles et difficiles que connait le Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la bonne et vraie information mérite d'être donnée. Cela pour bien informer et orienter les populations. Cela éviterait la peur,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'angoisse et surtout la psychose chez les <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>populations dans les agglomérations, villes et régions. En vérité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'information et la communication,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doivent être gérées par des professionnels aguerris et bien expérimentés dont <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la conscience professionnelle est avérée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand tout est très sensible,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les auteurs de l'information et de la communication doivent <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>obligatoirement tenir compte de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'importance,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la nécessité et l'opportunité de l'information.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En clair, ils doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s'interroger si ladite information, une fois diffusée,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne va pas <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>nuire à la sérénité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la stabilité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la cohésion des populations. Malheureusement,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous assistons impuissant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la diffusion de toutes sortes d'informations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et de communications. Notamment sur les réseaux sociaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'insécurité est bien une réalité au Mali et au Sahel. Personne ne saurait nier ce fait. C'est pour cette raison que les forces de défense et de sécurité sont constamment aux fronts contre les ennemis. C’est pourquoi, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>un tel contexte exige, le sérieux dans le traitement des informations et des communications qui concerne la guerre conventionnelle ou asymétrique. Espérons que chacun à son niveau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>puisse prendre <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>conscience pour le bonheur de tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Libérons la parole pour une vraie réconciliation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberons-la-parole-pour-une-vraie-reconciliation-3109354.html</link>
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<description><![CDATA[ Avant-hier lundi,  le PM malien a lancé,  au nom du Chef de l’Etat,   la 4ème édition de la Semaine nationale de la réconciliation (Senare). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 08:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’évènement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui est en train de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se tenir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>15 au 22 septembre au CICB,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va traiter du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>thème : «Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l'espace AES». </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour sa réussite, le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Général Abdoulaye Maïga, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>a exhorté les Maliens à s’en approprier <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et à en faire « un moment inoubliable pour se parler, dialoguer, se comprendre et se pardonner ». <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Ces vœux du PM sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évidemment merveilleux. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour asseoir une vraie réconciliation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nationale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans l’AES, en l’occurrence dans <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>notre pays, plongé depuis plus d’une décennie dans une crise multidimensionnelle, ne devons-nous pas sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’exclusivité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des idées en acceptant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une vraie inclusivité. Où tous les citoyens,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quelques soient leurs opinions, puissent librement s’exprimer. Oui, notre pays, le Maliba, en a besoin. <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>devons, plus que jamais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>départir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une approche réductrice du concept de réconciliation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sa vision holistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Mais il semble un vœu pieux lorsque, au même moment où les dirigeants prônent la réconciliation, de nombreux citoyens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliens ont de plus en plus peur de donner leurs opinions sur des questions nationales au risque de se retrouver derrière les barreaux d’une prison. Ou être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>considéré comme un paria. N’est-ce pas que toute voix discordante<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à celle des autorités maliennes est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mal<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perçue ? Ces auteurs ne sont-ils pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traités par les soutiens présumés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du régime comme des traitres et apatrides ?<span style="mso-spacerun: yes;">        </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">L’appel du PM<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à faire de de la recherche de la concorde un réflexe quotidien » est une bonne chose.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cependant, il reconnait lui-même <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le chemin de la réconciliation et de la paix est long, certes, les défis sont immenses, mais avec notre volonté commune, la réconciliation est à notre portée et la paix est possible ». Des assertions <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui ne souffrent d’aucune fausseté. Mais hélas, on ne perçoit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aucun<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reflet dans nos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pratiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et comportement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quotidiens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Au contraire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains maliens se sont <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>donné<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pouvoir de catégoriser leurs concitoyens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en bons et mauvais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur la simple base des opinions. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Qu’est-ce que le pouvoir <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>envisage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour que ces gens, présumés défenseurs du régime, cessent in fine <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>leurs diatribes sur les réseaux sociaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’autres maliens ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Oui <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Sinankuya » <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(plaisanterie parentale), le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Siguignogonya » (conciliation), le « Bouranyan » <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et le « Nimogoya » (solidarité)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et « restent des leviers essentiels pour restaurer la confiance et renforcer la cohésion sociale ». <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ces traditions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>séculaires ont pu et continuent de régler<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les conflits familiaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intra et intercommunautaires. Nous les avons heureusement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>conservés au Mali. Cependant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elles ont tendance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à s’effacer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au profit hélas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comportements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de plus en plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>haineux<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sur les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réseaux sociaux. Où chacun voit son prochain en chiens de faïence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>asseoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une vraie réconciliation nationale au Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos autorités doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>instamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>créer un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vrai climat de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>confiance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec les populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans exclusive. Ce, afin<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que chaque individu puisse pleinement jouer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sa partition dans l’édification de la nation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais faudrait-il que la parole se libère !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jeu politique malien : Entre rupture et continuité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/jeu-politique-malien-entre-rupture-et-continuite-3104673-3104673.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/jeu-politique-malien-entre-rupture-et-continuite-3104673-3104673.html</guid>
<description><![CDATA[ Les relais du discours  politique ont pris le pas sur les traditionnels passeurs de langues. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 20:31:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Nous appelons relais du discours politique (contexte malien), l'ensemble des associations arrivistes ou opportunistes, des videomen, des émissaires informels qui expliquent à un peuple grand analphabète, ignorant des vrais enjeux, ce qu'il faut retenir de l'actualité politique le plus souvent (en langue véhiculaire locale). Ces gens n'ont-ils pas les mêmes fonctions que les jadis clubs de soutien "Karim Keita" et Boua? Peut-être une autre époque, une autre réalité. Cette nouvelle disruption dans le jeu politique émane d'un subterfuge à peine voilé, pour échapper aux vrais enjeux du moment et garantir la perpétuation du pouvoir des généraux. A quand les élections? Nous ne saurions le dire. Ces relais du discours politique ont pris le pas sur les passeurs de langues. Asso- la continuité, c'est le nouveau leitmotiv des relais du discours politique. La visée locutoire est de faire croire, de faire penser que choisir la continuité, c'est choisir la baguette magique qui allait résoudre tout ce dont nous souffrons durant quatre ans et bien au-delà. Il faut créer les conditions pour faire avaler l'amère pilule de la continuité à un peuple proche de l'agonie, submergé par l'insécurité, la conjoncture économique, la crise énergétique. Pour cela, on joue la carte de la promesse, d'un bel avenir et on suscite le rêve. En effet, Ils ne se trompent guère, car le discours politique est de nature promissif. A présent, des partis politiques et une bonne partie de l'intelligentsia y compris l'ancien PM sont pris dans leur propre piège. En ce sens qu'il y a une responsabilité plus ou moins partagée dans ce qui s'apparente à une affliction pour plusieurs maliens. Par ailleurs, toute communication politique au-delà de son caractère persuasif et la recherche d'adhésion, est aussi un sondage d'opinion. Dans ce cas de figure, un sondage est bien nécessaire après le clivage engendré par la clarification, sonnant la rupture avec l'aile droite et toute la batterie de mesures draconiennes qui sous-tendront la pensée unique.</p>
<p><strong>Mohamed Kipsi, doctorant en Analyse du Discours</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(La Chronique Politique de Monoko) Pour le Respect de la  Démocratie et  de la Constitution au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-chronique-politique-de-monoko-pour-le-respect-de-la-democratie-et-de-la-constitution-au-mali-3104671.html</link>
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<description><![CDATA[ Les partis et mouvements politiques se mobilisent  mais les soutiens de la Transition s&#039;y opposent ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 01:32:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers jours sont vivement animés par les partis et mouvements politiques qui entendent exiger la démocratie au Mali et surtout le strict respect de la Constitution. Le samedi 3 mars, devrait être organisé au Palais de la Culture, un grand meeting pour interpeller les autorités de la Transition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les dérives démocratiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et les entorses faites la Constitution Malienne. <o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces Partis et moments politiques dénoncent la confiscation des libertés, dont celles d'expressions, d'opinions, de réunions. Le pire qui justifie la <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>mobilisation de ces derniers,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est l'abrogation de la Charte des partis politiques du Mali. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>A la faveur de cette abrogation, les partis et mouvements politiques estiment que les autorités de la Transition projettent leur dissolution pure et simple. Toutes <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>choses <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui, selon eux, seraient une véritable entrave à la démocratie et au non-respect<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la Constitution Malienne qui,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elle,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>garantit<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>lintangibilité du <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>droit à la création <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des mouvements,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>associations et partis politiques. Cela, sans limite. Autrement dit, nul ne peut empêcher la création de partis politiques qui respectent les conditions, encore moins les dissoudre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche des partis et mouvements politiques pour le respect de la Constitution,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n'est pas apprécié par ceux et celles qui soutiennent la Transition. Ces soutiens et le Pouvoir de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>distillent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un narratif qui rend<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les partis politiques <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>responsables des crises et malheurs que connaît<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Mali depuis des années.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon eux, les politiques auraient vendu le Mali aux occidentaux et aux ennemis du pays. D'où le souhait de leur dissolution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les arguments avancés partis les soutiens de la Transition contre les partis et mouvements politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se résument par les mauvais comportements <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qu'auraient eus les politiques lors de leurs différentes gestions du pouvoir. S'ils s'étaient bien comportés, les militaires ne seraient pas aujourd'hui au pouvoir. En clair,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour eux, les militaires seraient la solution pour sortir le Mali de sa situation actuelle de crises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux tendances-Formations politiques et Pouvoir (avec ses soutiens)- <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ont des visions totalement différentes et même contradictoires. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les mouvements et partis politiques parlent du respect des principes de la Démocratie et surtout de la Constitution. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Évidemment,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la clarification de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la durée de la Transition et le retour à l'ordre constitutionnel normal, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>par l'organisation des élections. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ne veulent plus <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>dune transition sans limite,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni une quelconque proclamation du président de la T Transition comme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Président de la République, sans passer par la convocation d'un collège électoral. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Doù une animation intense de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la scène politique entre pro-Démocratie et anti-Démocratie. Les prochains jours risquent d'être davantage mouvementés. Mais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de quel côté se trouve l'intérêt supérieur de la nation ? La dissolution des partis politiques serait-elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la vraie solution aux difficultés du Mali ? Une Transition sans fin, serait-elle <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la solution ? Le retour à l'ordre constitutionnel normal sauverait-il le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les prochaines semaines nous édifieront pour <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pouvoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>davantage analyser et commenter les faits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monoko Toaly<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Respectons le Peuple Constitutionnel et Souverain !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-respectons-le-peuple-constitutionnel-et-souverain-3104670.html</link>
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<description><![CDATA[ Actuellement, le climat politique  au Mali est plus que jamais  délétère. Des activistes présumés soutiens   du Pouvoir ne cessent  d’invectiver,   par des propos très haineux,  notamment sur  les réseaux  sociaux, les dirigeants des partis politiques et dannoncer la dissolution prochaine de leurs formations politiques ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 01:28:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Alors que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le gouvernement de la Transition militaire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>a pris un projet de loi qui abroge la Charte des partis quil trouve obsolète. Et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>élaboré, sans les partis politiques, une nouvelle charte qui <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>permettrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de réduire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>drastiquement leur nombre. Ce qui, pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les partis et beaucoup dobservateurs politiques, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ne serait pas conforme avec les dispositions constitutionnelles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>actuelles. Qui garantissent le multipartisme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intégral<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et son principe dintangibilité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Ces nouvelles décisions <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>radicales exclusives ainsi que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le narratif du Gouvernement (certainement véhiculé par <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ses<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soutiens), faisant des formations politiques des parias, ont conduit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">e centaine<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de partis politiques à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de sa léthargie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour enfin<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>organiser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un méga meeting, le samedi 03 mars,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Palais de la culture Hamadou Ampâté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ba de Bamako sis quartier Badalabougou. Avec leurs militants, ces partis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décident de sopposer désormais <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à leur disparition programmée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la scène politique et rappellent que le <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">MULTIPARTISME INTEGRAL </b><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>est inscrit en lettres dor dans la Constitution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promulguée en <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>juillet 2023. Et,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que cest un principe intangible<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quune simple assise de « Forces Vives »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne peut mettre <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>en cause.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais leur meeting, par peur de la voix discordante, est saboté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par une poignée dantidémocrates-des soutiens affichés du régime de la Transition militaire dont un membre du CNT- occupant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les lieux la veille. Néanmoins,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>étaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des milliers,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les militants des partis politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>à se rendre massivement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>au Palais de la Culture Amadou Hampâté <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Bâ pour répondre à lappel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>patriotiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politiques. Ce qui contrarie le narratif des présumés soutiens de la Transition qui ne cessent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de véhiculer que les formations politiques nont plus de militants ou sympathisants qui les soutiennent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme lon peut aisément constaté, notre chère République-fracturée entre les autocrates et les démocrates-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se retrouve<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>actuellement<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sur une pente glissante et même très glissante. La République semble <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>désormais ignorée par le Pouvoir de la Transition militaire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui a décidé de ne plus respecter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le suffrage du Peuple Souverain et Constitutionnel,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en prenant <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des décisions hasardeuses. Qui tranchent avec lesprit de la Constitution. Ce faisant, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>il uvre à <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>faire taire toutes voix discordantes. Pendant que ses soutiens affichés ou présumés sont dans une dynamique<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>daffrontement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>physique contre <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>lopposition démocratique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour lempêcher de sexprimer sur les questions majeures qui engagent la nation malienne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui constitue un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>précédent dangereux dans lhistoire de notre pays depuis les évènements de mars 1991. Dont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>remake nest plus désormais à exclure si la sagesse ne revenait pas dans les décisions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des partis politiques, de nombreux maliens, notamment silencieux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont convaincus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que la question du multipartisme intégral est déjà prise en charge par la Constitution de juillet 2023.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et, quune<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>simple assise de « Forces Vives » organisée par le Pouvoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne peut mettre en cause un principe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intangible<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gravé dans une Loi Fondamentale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>votée par plus de trois millions de maliens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dailleurs, ces maliens silencieux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>considèrent que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des Assises Nationales, à travers leurs composantes (76 000 participants) et le Dialogue National,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>navaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aucune légitimité pour représenter le peuple<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constitutionnel <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et souverain du Mali. Encore moins<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quelques activistes qui portent hélas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la voix du Gouvernement <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>malien sur les réseaux sociaux. Ces maliens silencieux ignorent « les forces vives »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>récemment constituées par le Pouvoir qui ont pris<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des décisions majeures en leur nom. De même que de nombreux maliens, à travers les mêmes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réseaux sociaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les grins ou lors de tribunes, récusent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la dissolution programmée des partis politiques et linstauration de lautoritarisme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans leur pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, la Constitution de 2023 promulguée (normalement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en vigueur) tout comme la Charte de la Transition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>consacre le multipartisme intégral dans notre pays. Normalement, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne devrait plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avoir de débats sur cette question. Et nul ne peut<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mettre en cause ce principe intangible de notre Loi Fondamentale. Alors, pour lintérêt général du Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Transition militaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit strictement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>respecter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Constitution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quelle a, elle-même <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>voulu, rédigé et fait voter. Car,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>voix de tous les fils et filles du Mali doivent nécessairement compter lorsquune gouvernance veut prendre une décision aussi importante<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui engage le futur de toute une nation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Noublions pas !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Lors du référendum constitutionnel de 2023, plus de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>3 millions de maliens sur près de 10 millions en âge de voter,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étaient allés aux urnes pour se prononcer sur la question. La Transition militaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit, pour une fois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>éviter les tensions inutiles dans le pays, en respectant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces citoyens maliens. Qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont les vrais représentants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Peuple<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constitutionnel et souverain<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(Focus) : Affaire de drone abattu   Bamako doit éviter  le  piège d’Alger !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/focus-affaire-de-drone-abattu-bamako-doit-eviter-le-piege-dalger-3103189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 09:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à l’abattage d’un  drone malien par l’armée algérienne, Bamako           et ses partenaires de l’AES ont énergiquement  accusé Alger « d’acte d’agression prémédité ».  Mais aussi et surtout  d’être « le parrain du  terrorisme international ».  Le Mali s’est   retiré  avec effet immédiat du Comité d’Etat-Major Conjoint   (CEMOC), et  a déposé (avec ses partenaires de l’AES)  une plainte devant les instances internationales contre le régime algérien pour « actes d’agression ».  Les ambassadeurs des pays de l’AES en poste à Alger sont rappelés dans leurs pays  et  vice-versa. Les espaces aériens entre les pays de l’AES et de l’Algérie sont réciproquement fermés aux aéronefs militaires et civils. Alors qu’Alger suspend toute aide financière et universitaire à Bamako.

Comme l’on peut aisément constater, rien ne va plus entre Alger et  Bamako alors que les deux autres pays de l’AES sont solidaires à toutes les décisions de Bamako. D’où  le constat  d‘une montée progressive de la tension entre  les deux voisins. Idem Niamey et Ouaga.  Va-t-on  s’arrêter simplement  aux accusations mutuelles après ces incidents de frontière? S’il est difficile de répondre à la question, il nécessite tout de même de faire  un bref rappel des faits.  Qui permettrait  de comprendre le véritable enjeu des incidents qui surviennent  constamment  dans la zone de Tin Zawatin.

Depuis un certain moment,  les Forces Armées Maliennes, en synergie avec celles du Burkina Faso et du Niger donc de l’AES, ont décidé  d’engager  des opérations  de ratissage contre les bases des mouvements terroristes  dans le Liptako-Gourma et  du  nord du Mali. Leurs avions sans pilotes  sont fortement  utilisés  dans  ce combat noble pour le recouvrement   de l’entièreté du territoire de l’AES. Toutefois,  leur  Grand voisin du nord œuvre inlassablement  pour les empêcher   de  traquer  les Groupes Armés Terroristes (GAT).  Car  Alger , c’est un secret de polichinelle,  leur  accorde   des bases de replis sur son territoire mais aussi,  fournit  des  informations  sur les positions  des forces armées  AES.  D’où la survenue  de nombreux incidents lors de la surveillance de leur espace aérien et la traque des GAT. L’armée algérienne intervenait  déjà discrètement  dans les combats aux côtés des  GAT contre les pays du  Sahel.

C’est dans ce contexte déjà délétère  que l’Algérie  monte au créneau pour reconnaitre  l’abattage d’un   drone de l’armée de l’Air  malienne qui aurait pénétré de deux kilomètres sur son espace aérien dans la zone de Tin Zaouatine. Une information vite démentie par son allié du « Front de Libération de l’Azawad (FLA) » qui annonce avoir  abattu  le même drone à l’intérieur du territoire malien. Alors que les Autorités maliennes,  tout en reconnaissant la perte de leur aéronef  sans pilote,   persistent avec  des preuves de cordonnées  publiées  que l’engin volant  sans pilote a été attaqué en territoire national. Cette escalade militaire entre Alger et Bamako pourrait-elle  s’acheminer  vers une guerre ouverte entre les deux pays voisins?

Des analystes qui suivent de près la situation qui prévaut au Sahel (notamment le long des frontières algériennes)  estiment  qu’Alger œuvre à piéger Bamako  dans une guerre directe entre les deux pays.  Ces mêmes analystes redoutent   qu’une telle guerre (si elle a lieu) ait  des  conséquences géopolitiques aux conséquences incommensurables  pour toute la  région sahélo-saharienne.  D’autant  qu’il y aurait  l’intervention directe de l’OTAN aux côtés d’Alger  (avec lequel, elle aurait noué des alliances militaires) contre la Russie désormais partenaire militaire et géostratégique de la Confédération des Etats du Sahel.  L’AES  et la Russie pourraient recevoir   l’appui de la Turquie ou l’Iran qui fourniraient des drones et d’autres équipements militaires de dernière génération. La région  frontalière Algéro-malienne  deviendrait une zone de confrontation entre l’Otan et la Russie, à l’instar de ce qui se passe en  Ukraine.

&nbsp;

Compte tenu de cette  réalité : l’hypothèse d’une guerre entre Alger et Bamako demeure  plausible. Mais le Mali et ses partenaires de l’AES, étant déjà confrontés à une guerre asymétrique contre le terrorisme international, doivent tout mettre en œuvre pour l’éviter. Surtout que les enjeux géostratégiques et économiques  de la région sahélo-saharienne sont si importants.  Les appuis  militaires internationaux  des deux belligérants comprendront-ils  cela  pour in fine  empêcher qu’ils se fassent la guerre?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’obsession   au Pouvoir  absolu en Afrique francophone Pourquoi  personne n&amp;apos;y résiste ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lobsession-au-pouvoir-absolu-en-afrique-francophone-pourquoi-personne-ny-resiste-3103187.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 01:26:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La question de l’obsession au  Pouvoir absolu en Afrique francophone est celle à laquelle nous avons beaucoup de peine à répondre. En Afrique francophone,  lorsque l'on est à la conquête du  Pouvoir politique,  l’on  se met  logiquement  à l'écoute des  populations auxquelles on promet monts et merveilles.  Mais une fois le Pouvoir acquis, l’on oublie toutes les belles promesses et l’on devient distant  et même  très  distant  du peuple.

C’est un secret de polichinelle,  lors de  la conquête du Pouvoir politique en Afrique francophone,  tous les  candidats   se donnent  la peine de se confondre avec son électorat, hélas  constitué  essentiellement par la populace.  Ils  se mettent  ainsi   à l'écoute des populations  qui lui expriment  leurs problèmes et revendications. A cette période, chaque candidat s’arrange  d’être  disponible  et promet  aux  populations  de résoudre tous problèmes  auxquels  elles font face. Notamment,  les problèmes relatifs à la pauvreté,  au manque : d'emplois,  de soins,  d’écoles  etc.  Ainsi,  le comportement  de  chaque prétendant à la magistrature suprême, crée une certaine   confiance au sein des populations.  Ce qui procure  un  sentiment  de  lendemain meilleur  dans la conscience collective.

Pour davantage convaincre les populations (leur électorat),  chaque prétendant  promet  de  respecter avec rigueur  l’ensemble  des dispositions  de  la Constitution du pays. Notamment,  le respect des délais des mandats présidentiels  définis  par la Constitution. Il  promet le respect de l'exercice  des libertés individuelles et collectives.  Mais, une fois que l’un des candidats  accède à la magistrature suprême,  il  s’attache à faire  autres choses  que celles  qu’il  a promises.

En Afrique francophone,  nous avons  encore du chemin à parcourir.  Car la parole et les promesses d’un Homme Politique, même devenu un Chef d’Etat,  n'ont aucun sens. D’ailleurs, après  les premiers  moments  de sa prise  de  fonction,  ses  premières  décision  consistent   à  restreindre les libertés fondamentales  sous toutes leurs formes.  Le Chef de l’Etat  s’érige en despote qui   interdit toute voix discordante  à la sienne et finit par imposer la pensée unique.  Même  un citoyen  qui tient un discours qui  critique,  dénonce objectivement   ses actions  gouvernementales  en proposant des solutions  est  traité comme un ennemi de son régime.  Il est persécuté  pour finir en prison ou  devient exilé politique.

Hélas, en Afrique francophone,  les Chefs d’Etat, une fois  les rênes  du Pouvoir acquis, deviennent  des tyrans, ils deviennent allergiques aux  voix discordantes, s’accrochent au Pouvoir aux côtés de leurs clans et laudateurs.  Ils décident de s’éterniser au Pouvoir   et font fi des dispositions constitutionnelles qui limitent les mandats présidentiels à deux consécutifs. On assiste ainsi à des tripatouillages constitutionnels   qui ouvrent la voie  à un troisième, quatrième  ou énième  mandat  présidentiel   dans de nombreux pays.   Alors que  le Chef de l’Etat met  aussi  tout en œuvre  afin  d’empêcher la  candidature  de challengers sérieux. C’est notamment le cas dans un pays de l’Afrique de l’Ouest  qui doit aller à la présidentielle cette année.

Des élections sont alors organisées de façon bien taillées sur mesure  où les opposants autorisés à y participer  n'obtiennent que zéro à 5% du suffrage exprimé.

En Afrique,  le goût du pouvoir  absolu  sans fin  n’a fait  que du tort aux populations. Rappelons les cas de :  Paul Biya  au Cameroun qui règne depuis plus de quarante ans et qui incarne désormais le Pouvoir absolu dans son pays ;  Blaise  Comparé  au Burkina Faso qui  avait fait  vingt-huit (28)  ans au pouvoir ; Moussa Traoré au Mali avec  vingt-trois  (23)  ans.  En Côte d’Ivoire,  Dramane Ouattara a tripatouillé  la Loi Fondamentale  afin de s’éterniser au Pouvoir. Mais l’histoire nous a toujours  enseigné qu’un jour  ou l’autre, d’une façon  ou l’autre, l’on perdra le  Pouvoir. Pourquoi ne pas désormais  retenir cette leçon  lorsque l’on accède au Pouvoir en Afrique francophone, afin que les populations connaissent enfin l’alternance au Pouvoir  par la voie des urnes ?

<strong>Monoko Toaly</strong>

<strong>(La Chronique Politique de Monoko)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Evitons l’abus de pouvoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-evitons-labus-de-pouvoir-3103186.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 01:15:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« En cas de poursuite pour diffamation ou injure, le journaliste ne peut être placé  sous mandat de dépôt ».  D’après cette disposition de la Loi portant régime de la presse et délit de presse  en vigueur  au Mali,  notre confère Alfousseyni Togo, Directeur de Publication de Le Canard de la Venise, accusé « d’atteinte au crédit de la Justice »,  devait  être  simplement  poursuivi  sans être mis sous mandat de dépôt.  En d’autres termes, il  devait  rester libre jusqu’à son éventuelle condamnation  après un procès.   Pourquoi le Procureur  du Pôle de lutte contre la cybercriminalité près le Tribunal de Grande Instance de la CVI ne lui  a-t-il  pas fait   bénéficier  cette disposition légale ? Sa mise sous  dépôt, aussitôt après son audition marathon, doit-elle être  comprise comme  une sommation  à l’endroit des Hommes de Presse afin qu’ils se taisent  à jamais  sur d’éventuels dysfonctionnements  de l’appareil judiciaire de notre pays ?  En somme,  la presse malienne doit-elle  strictement  obéir à la  censure  de la Justice ?

Une chose est certaine, nous Hommes et Femmes de Presse, nous ne pourrions  jamais  avoir  la prétention  d’affirmer  que  tous les écrits ou  propos  publiés  ou diffusés  par des journalistes  dans l’exercice de leur profession  sont avérés. Puisque,  à l’instar  de   toute profession,  les journalistes  commettent aussi des erreurs  voire des fautes.  C’est pourquoi  la Section 2 : Délits contre l’autorité et la chose publique de  la Loi 00-046 AN RM du 07 juillet 2000 portant Régime de la presse et délit de presse, stipule en son  Article 37 : « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, sera punie d'un emprisonnement de onze jours à six mois et d'une amende de 50.000 à 150.000 francs ou de l'une de ces deux peines seulement ».

Dès lors, il s’avère   évident que tous faits de diffamations   ou d’injures proférés par voie de presse  contre une autorité publique, en l’occurrence la magistrature  sont punissables.  Pour autant, il existe    une autre voie  plus souple (extra judiciaire)  de traiter cette affaire de diffamation qualifiée comme  « une atteinte au crédit de la Justice » : Le Droit de Réponse.   Le substitut du Procureur du Pôle de lutte contre la cybercriminalité, au lieu  de mettre  immédiatement  sous mandat de dépôt  notre confrère Togo,    pouvait  simplement  lui signifier sa mise en cause  puis  lui imposer la publication d’un Droit de réponse  provenant  de l’appareil judiciaire. Cette procédure pédagogique et extrajudiciaire  permettrait au citoyen lambda d’être édifié de façon  transparente.

Oui  l’on pouvait bel et bien, à  travers  le Droit de réponse,  solder cette affaire « d’atteinte au crédit de la Justice » !  D’autant que  la Section 2 : Du droit de réponse  de la Loi portant Régime de la presse et délit de presse,  en son  Article 30,   stipule  que : « Toute personne physique ou morale citée ou mise en cause dans un organe médiatique dispose du droit de réponse dans les mêmes conditions fixées à la section 1. La réponse doit être diffusée ou publiée dans les conditions techniques équivalentes à celles dans lesquelles a été diffusé ou publié le message contenant l'imputation invoquée ».  Mais l’on voit bien que le Procureur a préféré la voie de la sanction en faisant emprisonner notre confrère. Alors que la prison doit être une  option exceptionnelle.

De toute  façon,  le métier  de journaliste  a principalement  pour rôle de servir <strong> de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives au sein des Institutions de l’Etat mais aussi de simples citoyens.</strong> Pour ce faire, le journaliste engagé et indépendant   ne pourra  jamais se taire et  il  ne se  lassera   jamais  d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Bien sûr, en respectant l’éthique et la déontologie  de notre métier mais aussi et surtout  les dispositions constitutionnelles et légales de notre pays.  Que cela soit donc  clair, on  n’abandonnera   à aucun prix  l’espace  d’expression  dont on dispose. Car, celui-ci représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence au plan national.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>&amp;quot;Repenser le statut du Travail: Une Contribution africaine&amp;quot; :  À l&amp;apos;ENA, Ousmane Oumarou édifie les étudiants sur son ouvrage</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/repenser-le-statut-du-travail-une-contribution-africaine-a-lena-ousmane-oumarou-edifie-les-etudiants-sur-son-ouvrage-3098646.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:29:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Think Tank Momentum  Africa a  organisé, le samedi 22 février 2025  à l’Ecole Nationale d’Administration sise route de Kati,   une  conférence où le  Prof Ousmane Oumarou Sidibé, l’auteur de  "Repenser le statut du Travail: Une Contribution africaine", a brillamment présenté  (et dédicacé) son ouvrage. </em><em>Le Prof Salif Diakité, président du </em><em>Think Tank Momentum  Africa,</em><em>  et le Directeur de l’ENA,… étaient au présidium pour assister le conférencier. On notait aussi dans la salle, la présence  de responsables syndicaux dont : Yacouba Katilé, Segal  de l’UNTM, non moins président du CESC du Mali et Ousmane Amion Guindo, Segal de la CSTM.  Des parents, amis et proches de  l‘auteur ainsi que des sommités du monde universitaire  (notamment de l’ex ENA),  y étaient  au rendez-vous.</em>

Si  l'auteur croit  que <strong>"le débat actuel sur la souveraineté nationale est un débat réel"</strong>. Il estime  aussi qu'il faut le placer dans un contexte intellectuel afin de lui donner un contenu scientifique. Ousmane  Oumarou Sidibé estime que son ouvrage est un regard salutaire, pertinent et décentré sur la question du travail aujourd’hui ! D’après lui,  « La globalisation marchande n’a cessé de se heurter aux diversités géographiques, historiques, religieuses et culturelles des sociétés humaines. Aujourd’hui, elle touche à sa limite, avec son cortège de guerres, de pandémies, d’insécurités économiques et alimentaires, de migrations forcées et de destructions des milieux physiques et biologiques nécessaires à la vie humaine. Le modèle de développement et la fiction d’un travail- marchandise  qu’elle promeut sont désormais en faillite. Il est temps de les repenser à la lumière des savoirs et des cultures qu’elle a disqualifiés ou écrasés ».

Fort  donc de son expérience et de ses réflexions sur le droit social en Afrique de l’Ouest, Ousmane Oumarou Sidibé permet, grâce à son ouvrage,  de rompre avec l’unilatéralisme et les malentendus hérités de la colonisation et fait place à l’échange d’idées et de connaissances entre les continents. Il s’agit, selon lui,  de suivre la voie d’une véritable mondialisation, échappant aussi bien aux impasses de la globalisation qu’à celles des replis identitaires. Dans une langue limpide et accessible à tous, l’auteur réfute la prétention à l’universalité des catégories normatives véhiculées par les sciences sociales, pour penser et agir au plus près des réalités et des expériences du travail.

Son ouvrage réhabilite les formes de travail inadéquates avec la définition forgée dans les pays industriels au tournant des XIXe et XX e siècles. Renvoyé à ce qu’on appelle le « travail informel », ce secteur abrite en réalité de multiples « formes » institutionnelles, riches de savoirs, de mécanismes de solidarité, d’interdits et de rituels. Ce livre participe ainsi au processus d’apprentissage réciproque, sans perdre de vue la nécessité de la diversité des modèles sociaux tout autour du monde. Car il ne s’agit pas de trouver des « ressources » appropriables et exploitables à grande échelle, mais plutôt d’établir un nouvel ordre du monde rendu solidaire par le respect des différences et l’enrichissement mutuel des expériences et des connaissances.

A l’heure où l’Organisation Internationale du Travail  (OIT)  vient – pour la première fois de son histoire centenaire – de désigner un directeur général originaire d’Afrique, le livre  du Pr Ousmane Oumarou Sidibé propose d’établir un nouveau style de rapports avec l’Afrique francophone en s’intéressant particulièrement au statut du travail et de la protection sociale.  Sur certains points, les normes du travail en Afrique paraîtront au lecteur  étonnamment ” modernes “… C’est le cas par exemple des mécanismes de conciliation de la vie au travail et hors-travail ou des tontines. La lecture de l’ouvrage s’imposera à tous ceux qui souhaitent comprendre les métamorphoses du statut du travail à l’échelle du monde.

À l’heure d’une crise de la globalisation marchande, le Professeur Alain Supiot,  qui a préfacé le livre <em>« Repenser le statut du travail : Une contribution africaine »</em>, estime que la fiction d’un travail-marchandise  véhiculée  par les pays industrialisés dès le XIX siècle doit être interrogée par les savoirs et les cultures jusqu’alors disqualifiés.  « En Afrique, si la tendance est à l’uniformisation du droit du travail portée par des firmes multinationales et des législations influencées par le néolibéralisme, Ousmane Oumarou Sidibé appelle à repenser le statut du travail à l’aune des sociétés dans lesquelles il s’inscrit. Sans idéaliser les systèmes normatifs hérités de la tradition, Ousmane Oumarou Sidibé  donne à concevoir autrement que par le biais d’un modèle occidental, qui les a longtemps réduits à l’archaïsme, le « travail informel », les savoirs empiriques ou encore les solidarités traditionnelles.

En invitant à mieux comprendre les spécificités de la culture juridique africaine, l’auteur ouvre la voie à un statut du travail effectif, vers plus de justice sociale », explique le Prof Supiot dans la préface de l’ouvrage. En raison du fait que l’auteur  rompt avec l’unilatéralisme,  le Professeur Supiot  jubile  que ce livre s’inscrit dans une réflexion générale sur le statut du travail dans nos vies et rappelle l’existence d’autres modes de relations professionnelles et de conceptions de l’entreprise, là où le management néolibéral tend à privilégier la productivité et la rentabilité.

Lors de cette dédicace à l'ENA, il y a eu de nombreux témoignages et contributions pour magnifier la valeur intrinsèque de l'auteur mais aussi, vanter la grande qualité de son œuvre. Le Segal de l'UNTM Yacouba Katilé, non moins président du Conseil Économique, Social et Culturel du Mali (CESC), dans son intervention, a d'abord fait l'éloge de l'auteur qu'il dit bien connaître au pays mais surtout dans des nombreux fora à l'extérieur du Mali. Il affirme qu'il est un intellectuel malien qui a beaucoup soutenu les positions de son pays dans le concert international. C'est donc fort de tout cela que, après avoir lu son livre, estime qu'il est resté dans la même dynamique de penseur engagé. Il trouve que son livre est un instrument de travail pour tout le monde, notamment des travailleurs et des employeurs du Mali. Car cela  permet aux seconds de tenir en compte l'approche traditionnelle du monde du travail dans notre pays. Qui est différente de celle du monde occidental, basé principalement du seul travail effectué par les employés. Yacouba Katilé pense que son livre est venu à point nommé parce qu'il met en évidence la nécessité d'une réforme de la législation du travail au Mali.

Dans son  intervention, Amadou Amion Guindo, Segal de la CSTM, s’est dit fier de constater que le livre d’Ousmane Oumarou Sidibé est un pur produit made in Mali. Il a révélé au public présent, essentiellement estudiantin, que l'auteur, au-delà de son statut d’intellectuel et de Chercheur, est très attachant aux réalités socio-économiques de son pays dans son  appréhension  de  la question du Droit du Travail. Il pense que M. Sidibé est de ceux qui croient que les africains, en l'occurrence les maliens,  doivent savoir : « qui, ils sont et où, ils vont ». Ce,  afin de  pouvoir prendre en charge leur propre destinée. Ainsi, d’après M. Guindo,  l’auteur appelle le monde du travail à formaliser les relations traditionnelles qui existent entre l'employeur et l'employer dans notre pays. Lors de cette dédicace à l'ENA, il y a eu de nombreux témoignages et contributions pour magnifier la valeur intrinsèque de l'auteur mais aussi, vanter la grande qualité de son œuvre.

<strong>NB : Le livre « Repenser le statut du travail : Une contribution africaine » </strong>de <a href="https://editionsatelier.com/boutique/brand/213-ousmane-sidibe?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-text-block">Ousmane Sidibé</a> contient  254 pages. Il <strong> </strong>est préfacé par  Alain Supiot, Professeur émérite au Collège de France. Son avant-propos  est de Cyril Cosme, Directeur du Bureau de l’OIT en France et Dramane Haïdara, Directeur du Bureau régional de l’OIT à Dakar.  Il est en vente en librairie depuis  le 22 août 2023. Les éditions de l’Atelier (Paris) et Jimsaan  (Dakar) ont  publié  en coédition ce  livre du professeur Ousmane O. Sidibé. L’ouvrage est aussi disponible en vente à Bamako à la Libraire  Bah à Azalaï Grand Hôtel et sur Amazon

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au Congrès International de Simulation d’Oujda :  Prof Sirima A Koïta honore la Faculté de Médecine  de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/au-congres-international-de-simulation-doujda-prof-sirima-a-koita-honore-la-faculte-de-medecine-de-bamako-3098642.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>À la faculté de Médecine et de Pharmacie d’Oujda au Maroc  s’est tenu,  du 20 au 22 février 2025, le Congrès International de Simulation en Santé.  Dix-huit  (18) conférenciers,  dont notre compatriote  Prof Sirima Abdoulaye Koïta,  ont participé  aux travaux.  La rencontre était  placée sous l’égide de Sa Majesté le Roi Mohamed VI.</em> <em>L’objectif de cette  conférence était de  démontrer  que la simulation est un bon levier de l’Enseignement en Santé. Mais aussi, que c’une technique qui  permet  de palier la pléthore d’étudiants  et les  infrastructures  très limitées  pour  les recevoir.</em>

Au cours  de ce  Congrès international de Simulation à Oujda  au Maroc, notre compatriote  Prof KOITA,  Chef de Service Anesthésie-réanimation  au CHU  Luxembourg de Bamako et Prof à la Faculté de Médecine  de Bamako, a été sollicité  dans ce Congrès pour partager l’expérience malienne dans ce domaine. Il a ainsi  démontré  à ses collègues  que la <strong>SIMULATION </strong>était et est toujours utilisée comme la meilleure technique de formation des <strong>PILOTES ET DES MILITAIRES AMÉRICAINS. </strong> « Depuis  quelques années,  cette procédure est validée et appliquée aux USA, CANADA, en  EUROPE mais aussi  au MAROC (pays pionnier de l’Afrique) comme technique pédagogique pour former des médecins et cela permet de  minimiser les risques d’erreur », a-t-il rappelé  aux  congressistes.

<em>« Au MALI,  je suis fier de dire que notre faculté de médecine a commencé à emboîter le pas des Grandes puissances économiques et cela avec nos moyens très modestes. Ma présence et ma contribution à ce congrès était de porter à l’échelle internationale,  l’expérience malienne. Qui a d’ailleurs été  très appréciée et félicitée à travers ma modeste personne, c’est un travail d’équipe. Ainsi, je remercie tous  les collègues de même  que nos maîtres de nous avoir permis de nous lancer dans cette aventure, pour éviter un isolement de notre chère patrie dans ce domaine de </em>Simulation<em> », s’est réjoui   </em>Prof KOITA.

&nbsp;

Ainsi a-t-il saisi l’occasion pour  lancer un appel pressant  aux  autorités  du Mali  d’œuvrer  à   doter  la  Faculté de médecine de Bamako,  d’ enseignants très  engagés afin  d’emboîter  le pas des pays occidentaux et du Maroc dans l’enseignement par la simulation. Tant il est convaincu  que  <em>« la simulation est une vraie révolution dans l’apprentissage et la formation des futures médecins ».</em> De nos jours, ajoute  Prof Koïta,  il est nécessaire  d’acquérir des mannequins  et des outils  de pointe  pour soutenir la faculté de médecine dans le domaine de l’enseignement et la recherche dans le domaine de Simulation. Le  Conférencier malien  n’a pas manqué de remercier les   organisateurs de ce géant concert scientifique. Il a aussi remercié  Sa Majesté le Roi Mohamed VI pour  avoir  été le Parrain de la rencontre.

<strong>La Rédaction</strong>

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<title>Intégration des ex&#45;rebelles aux FAMAs  par le DDR :  Le Mouvement  « Tabalé »  s’y oppose fermement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/integration-des-ex-rebelles-aux-famas-par-le-ddr-le-mouvement-tabale-sy-oppose-fermement-3098641.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:24:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après avoir  murement  écouté la déclaration du  Ministre de la Réconciliation et de la Cohésion Sociale, Gal  Ismaïl Wagué, sur le processus du DDR (Désarmement-Démobilisation<strong>[1]</strong>Réinsertion), le Mouvement « Tabalé » propose  son approche sur la question.  Dans une déclaration, en date du 25 février 2025 signée de son Président  </em>Fabou  KANTE<em>,  le Mouvement  « Tabalé »  demande l’arrêt immédiat du processus de DDR et propose de le repenser intégralement   pour mieux contribuer au processus de paix et de réconciliation. La synthèse ! </em>

<em> </em>Ainsi, la plateforme panafricaine de veille citoyenne, ayant développé une nouvelle approche de l’équation Paix-Sécurité-Réconciliation-Développement, pour contribuer à sa résolution en Afrique de façon générale et dans le Sahel en particulier, a soumis à l’appréciation de ses organes les déclarations du Ministre Wagué. A cet effet,  le Gouvernement Panafricain Tabalé, le Parlement Populaire Panafricain Tabalé, la Commission des Sages Tabalé, et le Groupe d’Experts Panafricains pour le Développement de l’Afrique (GEPDA),  se penchant objectivement  sur les propos du Ministre,  ont produit des questionnements dont : Sommes-nous dans un processus de DDR ?  Ce DDR aboutira-t-il réellement à la paix ?   De 1991 à nos jours, quel DDR a pu empêcher une nouvelle rébellion au Mali ?  L’Etat aurait-il tiré les leçons des DDR passés ?

A l’issue d’une forte réflexion de ses membres, la plateforme mondiale des acteurs du changement a conclu que le DDR, tel que présenté par l’Etat, est à la fois dangereux pour la paix et la cohésion sociale au Mali, et hypothèque la réconciliation nationale. A partir de ces analyses, et partant des réponses corollaires et connues des différents questionnements, , le Mouvement Tabalé : Demande à l’Etat l’arrêt immédiat de ce processus de DDR ; Suggère l’abandon définitif du DDR à la faveur des recrutements directs dans l’armée, par les voies régaliennes auxquelles tous les citoyens sont soumis.

A défaut, il  propose de repenser intégralement le DDR pour mieux contribuer au processus de paix et de réconciliation. Il appelle le Gouvernement à prendre l’initiative d’ouvrir un dialogue franc et sincère avec tous les Maliens opposés à l’Etat, y compris ceux qui ont versé dans le terrorisme, conformément aux résolutions de l’ensemble des assises organisées dans notre pays de 2018 à nos jours. Le mouvement « Tabalé »  exhorte les autorités de la Transition, à consacrer et à orienter l’essentiel des efforts publics sur le développement socio-économique, qui est la réponse la plus appropriée aux défis du moment, dont l’insécurité.

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  EDM, tenez votre promesse, c’est une dette…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-edm-tenez-votre-promesse-cest-une-dette-3098639.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-edm-tenez-votre-promesse-cest-une-dette-3098639.html</guid>
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<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:21:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il n’est un secret pour personne  que de nombreux quartiers de Bamako  sont fournis avec moins de six heures de courant par jour. Pour pallier le problème, à court et moyen terme, le  chef de l’Etat, Gal  Assimi Goïta, s’est engagé, le 31 décembre, pour  favoriser une amélioration de  la fourniture de l’électricité. <em>Afin de donner une âme à la déclaration présidentielle, le  nouveau   ministre de l’Energie et de l’Eau </em>Boubacar Diané<em>, en compagnie du DG de l’Energie Du Mali (EDM), Abdoulaye Djibril Diallo, a  solennellement  annoncé  devant  les medias,  un programme d’alimentation électrique de 19 heures par jour durant tout le mois de Ramadan. Qui est dénommé  </em>« Plan Unique ». <em>Par la grâce d’Allah, ce mois béni est arrivé  depuis quelques jours. Mais l’application du  « Plan Unique » de l’EDM n’est pas perceptible dans de nombreux quartiers de la ville des trois caïmans.  </em>

Eh oui, nous sommes au 5è jour de mois de Ramadan, mais  beaucoup de maliens,  constatant  le statuquo,   commencent à douter  que   les responsables  actuels  soient vraiment capables  de concrétiser  leurs promesses. <em>Ces  nombreux  consommateurs du courant électrique  de l’unique société de distribution  du pays  demeurent insatisfaits. Néanmoins,  ces maliens  espèrent  aussi  que la promesse sera in fine et dans un bref délai  tenue  par le ministre de l’Energie et le DG de l’EDM. </em>Cela, même s’ils  se rappellent   que  les responsables successifs en charge de la fourniture du courant électrique au Mali,  n’ont de cesse eu à faire  des promesses non tenues aux consommateurs maliens. De sorte que,  jusqu’à l’heure actuelle, aucun plan de délestage  n’a été respecté à la lettre.

Pourtant, vu la solennité des propos tenus par l’actuel ministre,  une majorité de maliens avaient espéré  sur une distribution optimum ce mois de Ramdam, à défaut des 19 heures promises, tant  cette ressource  est cruciale pour   leurs entreprises et  leurs ménages. Encore que  pendant le mois de Ramadan,  l’accès à l’électricité est fortement demandé. Les maliens  tiennent encore sur leur pari, surtout  en ces moments de canicule. Mais peut-on encore espérer  que le ministre de l’Energie et le DG de l’EDM arrivent in fine  à tenir  leur promesse ? Il  vaut  mieux  rester  positif. Le mois de Ramadan ne vient que de commencer.  Certainement qu’il y a encore des ajustements à opérer.

Toutefois, il  est  nécessaire de rappeler à nos responsables en charge de la fourniture d’électricité que  la promesse  est  universellement définie comme une formule solennelle  par laquelle nous nous engageons à faire ce que l’on dit, à tenir notre propre parole par laquelle nous augmentons  nos forces  puisque, grâce à elle, nous espérons que nos paroles auront plus de poids.  En raison de la gravité  de cette assertion,  une sagesse nous enseigne même  que : <em>« Il vaut vieux se taire et être traité de tous les noms que de promettre  ce que l’on  n’est pas sûr  de pouvoir tenir ».</em>  En d’autres termes, une promesse est une dette qu’il faut payer quoi qu’il arrive. Alors  EDM, tenez votre promesse, car les hôpitaux, universités, entreprises et ménages dépendent de votre distribution  d’énergie !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’arrêt brutal de l’USAID va&#45;t&#45;il impacter négativement l’Afrique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/larret-brutal-de-lusaid-va-t-il-impacter-negativement-lafrique-3096353.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 08:31:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>C’est désormais une réalité, Donald Trump a brusquement décidé d’arrêter l’aide américaine à tous les programmes étrangers. Cela  va-t-il impacter négativement en priorité les pays africains vivant déjà en crise multidimensionnelle ?  </em>Si la réponse  à cette question  est  difficile et complexe, une chose est certaine, <em>le  président américain s'est  fortement engagé à mener, lors de son mandat actuel,  sa  politique “America  first”. C’est le reste du monde, notamment l’Afrique,  qui doit riposter pour montrer aux USA qu’ils ont aussi dépendants des autres.</em>

<em> </em>De notre point de vue, c’est une décision souveraine  qui pourrait réveiller  le monde entier, en l’occurrence le  continent africain  qui doit désormais  affirmer  son importance aux  USA. Qui ont aussi fortement besoin des ressources énergétiques et minérales du continent noir. Sans oublier que notre continent occupe  une position géostratégique sans égale sur la planète terre.

<em> </em>Oui, les conséquences du gel (ou la liquidation) de l’USAID est une réalité. Déjà, ses employés sont en chômage. Et <a href="https://www.lepoint.fr/monde/comment-elon-musk-et-ses-doge-kids-secouent-l-etat-americain-sans-garde-fou-07-02-2025-2581753_24.php">Elon  Musk</a>, nommé à la tête du tout nouveau département américain de l'Efficacité gouvernementale (DOGE), ne cesse de  qualifier  l'agence américaine, qui distribuait  l'aide américaine via des programmes et organisations partenaires, d'« organisation criminelle ». Il va jusqu’à déclarer  mordicus  qu’il  est « temps pour elle de mourir », Alors que  l'aide américaine se déployait depuis des décennies  dans 150 pays sur la planète terre. Et que six  pays africains  figuraient  parmi ses 10 premiers bénéficiaires. Mais  l'Afrique est-elle vraiment  dépendante de l'aide américaine pour la survie de ses populations, notamment  les plus fragiles ? Cette  question pertinente  doit avoir une réponse mieux élaborée.

Par ordre de milliards d'aide au développement US, l'Éthiopie se positionne en tête, suivie par le <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/que-se-passe-t-il-au-soudan-du-sud-21-03-2017-2113638_3826.php">Soudan du Sud</a>, le Nigeria, l'Ouganda, le Kenya et la République démocratique du Congo. Pour chacun de ces six pays, l'aide américaine constitue plus de la moitié de l'assistance étrangère perçue. Et  selon un rapport de l'OCDE, elle représentait tout simplement un tiers de l'aide publique américaine qui a inondé le continent africain en 2022.

L'aide américaine deviendrait  donc cruciale pour les populations et son  gel soudain aurait, sans nul doute,   des conséquences à très court terme sur des dizaines d'ONG qui travaillent en Afrique et qui  sont  obligés de  stopper leurs projets du jour au lendemain. La suspension de l’aide américaine  va  plonger  des dizaines d'ONG dans une extrême fragilité,  tant elles sont dépendantes de l'USAID. Ce sont des cas de  Solidarité Internationale, par exemple, qui dépendent  à 36 % des aides américaines.

Ainsi l'Éthiopie, confrontée à une des catastrophes humanitaires les plus aiguës  d'Afrique, est le deuxième pays bénéficiaire de l'aide américaine au développement. Selon un  rapport de l'OCDE, 1,45 milliard de dollars ont été versés à l'Éthiopie en 2022.Parce que les États unis sont un soutien de longue date de l'Éthiopie, certainement  en raison de sa position stratégique sur le continent africain. Ce pays serait  dans une situation économique et politique alarmante, conséquence d'une guerre civile qui perdure depuis trois ans. Ce qui fait que  l'aide humanitaire pour  l’Éthiopie est une course contre la montre pour la survie de 20 millions d'habitants, dont des enfants qui souffrent de malnutrition.

Des analystes estiment  même que ce gel  de l’aide américaine va porter un  coup fatal à la lutte contre le sida en Afrique. De sorte que la dernière victime africaine de la suspension de l’aide américaine  n'est pas un pays, mais une maladie : la lutte contre le sida fera les frais de ce décret de Donald Trump. Plus de 20 millions de personnes sont aujourd'hui soignées par les traitements financés par le programme Pepfar, la plus importante initiative de lutte mondiale contre le VIH, mise en place au début des années 2000. L'Afrique étant  le continent le plus touché par le VIH aujourd'hui,  en stoppant ces aides et ces traitements, des milliers de personnes ne pourront plus être soignées.

<strong> </strong>Toutefois, même s’il est une réalité que le gel brutal des aides américaines à l’Afrique n’est pas sans conséquence, il n’en demeure pas moins que ce gel  de  l’USAID  va  aussi  contribuer  à déclencher  un électrochoc aux Gouvernements  et populations africains pour qu’ils cessent enfin d’être des éternels assistés. Alors que le continent noir  est potentiellement très riche. Et qu’il  peut bien peser sur la scène internationale  si jamais les africains et leurs autorités optent pour une gouvernance vertueuse, en ne bradant plus nos matières premières aux Gouvernements et compagnies multinationales occidentales. Ce faisant, la manne  financière que les pays africains  obtiendraient  de la vente juste de leurs matières,  dépasserait  de loin la masse financière que leur allouait l’USAID. En ce moment, le continent noir pourrait prendre en charge ses propres besoins sur tous les plans.

<strong>La réponse du berger à la bergère</strong>

Dans une décision audacieuse et sans précédent, le gouvernement sud-africain aurait  officiellement suspendu toutes les entreprises américaines sur son territoire et aurait  suspendu les exportations de minéraux vers les États-Unis. Cette mesure drastique fait suite à la décision de Donald Trump de couper tous les financements américains à l’Afrique du Sud, y compris l’USAID. Le gouvernement sud-africain aurait  clairement fait savoir qu’il ne tolérerait plus le manque de respect et le mépris affichés par le monde occidental.

« L’Afrique n’est pas un continent mendiant », a déclaré un porte-parole du gouvernement sud-africain. « Nous ne serons plus pris pour acquis. Si les États-Unis pensent qu’ils peuvent simplement couper les financements et s’attendre à ce que nous revenions en rampant, ils se trompent lourdement. ». Cette mesure devrait avoir des répercussions économiques importantes pour les deux pays. Les États-Unis réalisent plus de 25 milliards de dollars de bénéfices annuels en Afrique du Sud, et la suspension des entreprises américaines et des exportations de minéraux va sans aucun doute frapper durement l’économie américaine.

Toutefois, l’Afrique du Sud devrait également en ressentir les effets. Le pays dépend aussi fortement des exportations vers les États-Unis, et la perte de ce marché entraînera probablement des pertes d’emplois et une instabilité économique.  Malgré cela, le gouvernement sud-africain reste déterminé. « Nous sommes prêts à prendre position et à affirmer notre souveraineté », a déclaré le porte-parole. « Nous ne nous laisserons plus intimider par les États-Unis. »

Cette décision  du Gouvernement  sud-africain a été saluée comme une mesure audacieuse et courageuse par de nombreux Africains, qui y voient une affirmation de la souveraineté et de l’indépendance africaines qui n’a que trop tardé. Alors que la situation continue d’évoluer, une chose est claire : l’Afrique du Sud a tracé une ligne rouge et les États-Unis seront obligés de réévaluer leurs relations avec le continent.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>En exil  « doré »  en Algérie : L’ex « autorité morale » du M5&#45;RFP regretterait&#45;il   la chute d’IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/en-exil-dore-en-algerie-lex-autorite-morale-du-m5-rfp-regretterait-il-la-chute-dibk-3096346.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 07:53:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La réponse est logiquement affirmative. L’Imam Mahmoud  Dicko  récent   certainement un profond regret  d’avoir  été l’un des  principaux  artisans de la chute d’IBK et son régime.  Mais qui l'aurait  cru, il y a cinq ans ? Notamment  lorsque  des méga meetings  étaient  organisés par le M5-RFP,  dont  son mouvement politico-religieux (la Coordination des mouvements, associations et Sympathisants  (CMAS) de Mahmoud Dicko)   était  une principale composante.  Alors que lui-même   jouait le rôle d’ « Autorité Morale » de la contestation  qui  a œuvré   à  renverser   le régime du « Mandé Mansa ».</em>

En 2020,  la place de l’Indépendance de  la capitale malienne était  régulièrement prise d'assaut chaque vendredi, pour davantage mobiliser et préparer la population à mener la lutte pour le renversement du régime d'Ibrahim Boubacar KEITA  (IBK). En cette période, l'IMAM était  pleinement devenu un incontournable  acteur du jeu politique national,  loin de la sphère de sa mosquée et de  la théologie  musulmane.  A cette époque, il bénéficiait   de tous les qualificatifs de la part   des nombreux manifestants.  Dont certains, ses fans, lui ont  attribué  le qualificatif  de <strong>" l'ÉCLAIRÉ, LE TRÈS RESPECTÉ ET LE SAGE".</strong>

Lors de  ces contestations, l’Imam Dicko  aura tout  dit pour humilier et affaiblir le président Ibrahima Boubacar KEITA.  Et finalement  son mouvement de contestation eut gain de cause, car  celui-ci  perdit le pouvoir. Mais hélas, une donne  très importante   avait échappé à  l’ex  « Autorité  Morale »  et  à tous ceux qui  combattaient IBK et son régime :  <strong>l'intervention des militaires pour  s’accaparer du pouvoir d’Etat  pour   le conserver.</strong>  Cela, au-dépens  du M5-RFP et des membres  de son Comité Stratégique.

Oui, l’hypothèse de  l’irruption  des militaires  sur la scène politique n'aurait pas été envisagée  par les acteurs politiques de la contestation. Même si elle  avait été envisagée,  certainement  pas  la conservation du pouvoir.  D’ailleurs, ils  étaient rarissimes, les analystes et observateurs qui auraient  fait des  réflexions et analyses dans ce sens.

Depuis la chute du régime d'Ibrahim Boubacar KEITA et l'arrivée de l'armée au pouvoir, les principaux auteurs  politiques et  sociaux, à l’origine des grands meetings organisés au boulevard de l'indépendance, ont été écartés de l’exercice du pouvoir. Certains sont toujours en prison. Les acteurs des partis politiques classiques, à quelque exception près,  ne sont plus audibles, ni visibles sur la scène politique. Ce sont désormais les mouvements de  propagande  politique, présumés proches du pouvoir transitionnel, qui ont pignon sur rue au Mali.

L'IMAM DICKO qui, depuis les premières heures  n'était  plus en odeur de sainteté avec les militaires au pouvoir, a dû s’exiler. Son protégé  Issa Kaou Djim, qui a été trop vite débarqué du Conseil National de Transition  (CNT), séjourne actuellement en prison. Même sort pour   Clément Dembélé  et Ben le Cerveau, et d’autres acteurs qui étaient pourtant proches du pouvoir militaire transitionnel. Tous, y compris bien sûr l’Imam Dicko, sont certainement dans le regret d’avoir  milité pour  faire chuter IBK. Quoi qu’il en soit,  ils seraient  aujourd'hui très nombreux à avoir perdu  la fougue et le dynamisme  politique  de l'année 2020 où ils étaient  face IBK.  La  donne a beaucoup  changé. Le pouvoir est  strictement détenu par les militaires qui n'ont rien à avoir avec  les calculs de la politique politicienne des partis politiques classiques. Les détenteurs du pouvoir transitionnel ont tracé et clairement défini leur  ligne de conduite politique : <strong>soit  vous êtes avec eux ou vous  êtes considérés comme opposés à eux. </strong>C’est désormais, la seule alternative politique au Mali. Dès lors,  toute  personne qui se positionne comme un obstacle à leur logique ou leur vision actuelle de la gestion, est considérée comme un ennemi. Surtout que la lutte contre le terrorisme semble être la seule préoccupation des militaires au pouvoir. Qui  surveilleraient  de près  les fanatiques religieux musulmans, adeptes de la Charia.

L'IMAM DICKO qui est bien respecté, fait souvent l'objet des critiques. Certains  milieux  proches du pouvoir transitionnel le soupçonnent de militer en faveur de l'instauration d'un État islamique.  Et cela expliquerait  sa distance   politique  avec les militaires au pouvoir. Son séjour prolongé en Algérie ne  renforce-t-il pas  les doutes que les uns et les autres émettent  sur  sa propension à s’accaparer par tous les moyens du pouvoir pour proclamer un Califat ?

Son faux  retour  annoncé au pays, le 14 novembre dernier, par son entourage,  n’était-il pas un test pour  jauger  sa popularité auprès  des masses. Mais aussi et surtout, pour se faire une idée de la réaction des autorités transitoires maliennes.   Ce qui est sûr, le faux retour annoncé par ses proches va continuer à faire l’objet de  plusieurs interprétations politiques. Mais  l’Imam serait-il  vraiment   contraint  de rester à l’exil ? Jusqu’à quand ?

<strong>La Chronique Politique de Monoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Vivement une Gouvernance  vertueuse au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-une-gouvernance-vertueuse-au-mali-3096345.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 07:35:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au moment où  les maliens sont  majoritairement en train de vivre depuis  quasiment cinq ans dans la résilience  , avec  la raréfaction de l’argent dans leur portefeuille, l’insécurité alimentaire  grandissante  ou la famine (dans certaine contrée du pays), la fermeture d’une quantité  d’entreprises par  manque de courant électrique (avec son corollaire de chômeurs), était-il  vraiment  opportun  que les Autorités  gouvernementales   leur fasse supporter  de nouvelles  taxes  sur les télécommunications et de nouvelles redevances  pour les entreprises de presse et autres?

Une chose  réelle, les Institutions de la République coûtent chères et même  trop chères au <strong>CONTRIBUABLE MALIEN</strong>. Cependant, leur  budget ne diminue jamais (s’il n’augmente pas).  A titre d’exemple : Le budget alloué au Conseil National de la Transition coûte  une dizaine de milliards de Francs CFA avec une masse salariale qui avoisine les 4 milliards. Celui de la présidence coûte également plus d’une dizaine de milliards. Les  budgets  alloués  à  la Primature, à l’OCLEIL, au Bureau  du Vérificateur, ou à d’autres Institutions de la République  sont  aussi  énormes.  Eu égard à  la conjoncture financière difficile  que traverse notre pays, depuis plus d’un lustre, pourquoi l’Etat du Mali ne passerait  pas (en premier)  à  l’orthodoxie budgétaire, en  réduisant drastiquement son  propre train de vie ?  Par exemple,  le travail  effectué  par les membres du CNT  pourrait être ramené  au bénévolat mais avec un simple paiement de prime de session ?   De telles mesures, si elles sont prises,  pourraient  convaincre les  citoyens qu’ils  ne sont pas les  seuls à serrer la ceinture  mais  que l’Etat aussi fait de même.

Les nouvelles taxations continuent de faire un  tollé dans l’opinion nationale.  Une frange importante  de l’opinion nationale  mais  aussi  des Organisations  de la Société Civile  et de la Classe politique,   sont en train de s’insurger (sur les plateaux de télé,  radios et les réseaux sociaux, dans les grins de thé et dans d’autres  forums ) pour  montrer  leur  désapprobation. Alors que   les Autorités  transitoires tentent  de vanter  l’opportunité et la nécessité  de faire supporter ces  nouvelles taxes aux  consommateurs (contribuables) et de nouvelles redevances aux entreprises de presse et autres,  dans le  seul but de  renflouer  les caisses de l’Etat pour faire face aux crises sécuritaires et énergétiques. Un véritable dialogue de sourds est né entre dirigeants et dirigés.

Désormais  la classe politique , protestant contre l’inopportunité de la survenue de nouvelles taxes et redevances  mais aussi,  l’absence de perspective  pour  un  retour  rapide  à l’ordre constitutionnel,  est en train de sortir   de sa léthargie. Idem pour la Société Civile.  Le pacte social entre  les organisations syndicales et l’Etat est en train d’être rompu. D’autant plus que  des syndicats de travailleurs, tels que ceux de l’Enseignement Supérieur,  sont déjà en grève illimitée  pour réclamer le paiement des primes de leurs adhérents. Ce qui constitue un risque énorme pour la stabilité  du Gouvernement.

La Transition malienne   est  certainement en train de marcher  sur des œufs. D’autant que  les  citoyens maliens, de plus en plus lassés par cinq années de  résilience,  ne comprennent  plus  comment  l’Etat peut ignorer qu’ils  vivent  déjà dans une précarité totale. Tout comme,  ils sont aussi de plus en plus nombreux, ces maliens qui ne comprennent pas comment leur Etat peut  leur imposer encore plus de sacrifice  fiscal   alors  qu’il ne réduise  pas d’abord son propre train de vie. Ont-ils tort  ces contribuables? Certainement pas ! N’est-ce pas que la Gouvernance doit être vertueuse, notamment dans un pays en crise, afin de favoriser  une gestion plus saine  des affaires publiques, tout en mettant l’intérêt du citoyen au centre de tous ses objectifs ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion du Livre  d’Economie et de Management  au Mali : Prof Dioncounda Traoré est l’invité d’honneur de  la 5e  édition du SILEM</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/promotion-du-livre-deconomie-et-de-management-au-mali-prof-dioncounda-traore-est-linvite-dhonneur-de-la-5e-edition-du-silem-3096350.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 03:23:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le cadre de leurs efforts de promotion du livre d'économie et de la lecture au Mali, EMAMEDIACOM et  CONSULTINGSO ont organisé, le samedi 08 février 2025, la 5e édition du Salon International du Livre d'Economie et de Management (SILEM). Le Prof Dioncounda Traoré, ancien Président par Intérim du Mali de 2012 à 2013, était l’invité d’honneur  de la cérémonie. Qui s'est déroulée dans la salle des 200 places du Mémorial président Modibo Keita. Le thème retenu pour cette édition est: "Le Livre, levier de l'industrie et du Commerce?". Plusieurs auteurs primés par le SILEM et des Chefs d'entreprise sont intervenus pour  défendre leurs œuvres ou partager leurs expériences professionnelles au public, essentiellement estudiantin.</em>

La cérémonie a débuté par l'intervention du Secrétaire Général de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali  qui,  dans un Style pédagogique,  a remercié le Pr Dioncounda TRAORÉ pour sa grande disponibilité. Mahamadou Sanogo  n’a pas manqué de souligner l'importance du livre dans nos actions de tous les jours. Dans cette optique, il a  exhorté  les jeunes à lire comme pour dire que le savoir se trouve dans les livres.

Le Segal de la Chambre du Commerce et d'Industrie du Mali, lors de sa brillante intervention, a  magnifié  l'importance de l'écriture (du livre) dans la transmission du savoir dans toute sa dimension. Il a rappelé que c'est grâce à l'histoire écrite que nous connaissons aujourd'hui beaucoup d'événements passés, il y a des siècles et des milliers d'années. Il a ainsi invité les jeunes étudiants à aimer la lecture afin d'acquérir plus de connaissances livresques.  M. Togo, écrivain récipiendaire du SILEM, a dédié son œuvre à l'ancien président par intérim du Mali. Qui lui a félicité et encouragé.

Le Professeur  Ahmed TOURE  Djabélession  a clôturé le salon par un excellent exposé sur le thème retenu.  Auteur de plusieurs publications  d'ouvrage économiques, Pr Ahmed Touré DJabelession  est le récipiendaire du Prix du Meilleur Livre d'Economie  SILEM 2025. Il était  le principal intervenant de cette 5e édition. Il  s'est alors  fait le devoir d'expliquer au public le contenu de ses deux livres,  intitulés « Comment le Maroc a lancé son émergence sur la période 1996- 2007 »,  primés par le SILEM. D’entrée de jeu, Prof  Touré a indiqué que les deux livres sont  publiés  en deux tomes. Le premier  tome traite la thématique du « Système Productif Industriel et Financier Marocain ». Alors que le deuxième tome s’est penché sur les « Relations Banques et Entreprises du Maroc ».

Ainsi, dans le premier tome, Prof  a indiqué qu’il a traité la théorie du système productif en déclinant les concepts et outils d’analyse de l’économie industrielle. Par la suite, il a présenté les éléments constitutifs du système productif industriel et financier marocain.  Il dira que sa démarche a pour rôle de définir le système productif et financier marocain à travers l’étude détaillée de ses composantes  de ses composantes, en montrant  pour chacune que les crédits reçus de l’économie (système bancaire national et international, Bank Al Maghrib, Trésor) pour leur seul financement sont largement  insuffisants pour couvrir les besoins. D’où  la recherche d’une alternative au financement par l’intermédiation.  Où c’est le financement  par la Bourse. Qui constitue une solution cédille pour pallier, dans un environnement concurrentiel international mondialisé et globalisé,  l’insuffisance du financement  bancaire.

Dans le second tome, analysant les relations entre banques et entreprises, le Président du Groupe Université GEMINI International a dit que son ouvrage  essaye de montrer comment  sont orientés  les rapports de force nés entre les deux entités dans l’économie marocaine, autour de financement dans le cadre de l’intermédiation.  Le Prof Touré dira que le tome 2 de son ouvrage  analyse le déséquilibre de ces rapports qui est à l’avantage des banques marocaines, lesquelles,  en position de force, appliquent une politique de financement de l’économie en fonctions de leurs seuls intérêts. Ce qui se caractérise  par un financement sectoriel discriminatoire, où le financement du secteur primaire est abandonné au profit du secteur tertiaire.

En conclusion de son exposé, le Prof Touré  rappelle que la position actuelle du Maroc,  est  non seulement privilégiée en Afrique eu égard à ce qui précède. Le Maroc   devrait être encouragé et imité. « En effet, nous avons constaté  que le concept d’émergence est d’origine asiato-européenne », soutient  le Président du Groupe Université GEMINI International. Il estime que « la Communauté économique internationale  entend développer  ou sous-développé à ses gouts. Pour notre part, la notion d’émergence, devrait prendre en compte le potentiel humain (la jeunesse, 75%  de la population). La grande quantité de matière première (or, fer, pétrole) de l’Afrique et sa proximité avec le continent  européen  et pas seulement le taux de la croissance à deux chiffres du PIB. Cela ouvrira les portes à l’inscription de grands nombres  de pays africains. ».

Aussi, le Prof Touré invite  le public  estudiantin   à s’offrir  les deux tomes de son livre afin de comprendre davantage tous les enjeux du système productif industriel et financier marocain mais aussi, les relations entre banques et entreprises du Royaume Chérifien.

Des attestations de reconnaissance de SILEM ont été remises à des Universités  par Pr Dioncounda Traoré. Qui a, à son tour,  aussi reçu du  SILEM un trophée Ciwara. Pr Dioncounda Traoré, dans sa courte intervention,  a fait savoir que la cérémonie de la 5e édition lui donne assez d'espoir pour la promotion du livre dans son pays. Il  a vivement salué les initiateurs de ce salon. Tout en indiquant  que l'espoir est permis quand   les jeunes s'intéressent à la lecture sans manquer  de saluer la pertinence de la thématique retenue par le Salon. En tant qu’ancien  Professeur d’Enseignement Supérieur de son Etat, il a fait  un bref rappel de la genèse de l'enseignement dans son pays qu'il estime performant au début des indépendances mais qui connait actuellement une baisse. Il a donc incité les jeunes maliens  « à lire et à lire ».

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Le Président SE Gal Assimi Goïta : La Révolution du Textile au Mali » : Élégance Italo&#45;Malienne et ISFMI portent la totalité du projet</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/le-president-se-gal-assimi-goita-la-revolution-du-textile-au-mali-elegance-italo-malienne-et-isfmi-portent-la-totalite-du-projet-3096354.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 01:10:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Convaincu que le la Révolution du Textile au Mali est " Moteur de Croissance, d'Intégration, de création de Richesses et d'emplois Durables", les Autorités Maliennes, en compagnie de l'entreprise "Élégance Italo-Malienne et Université ISFMI  ont officiellement organisé, le samedi 08 février 2025 dans la salle des 1000 places du CICB, une grande soirée du coton. La cérémonie, sous le haut patronage de son Excellence Gal  Assimi Goita, président de la Transition, était présidée par Alassane Diallo, </em>Ministre de l'Industrie et du Commerce<em>. Après des défilés de Haute Couture 100% Coton Malien, il a été procédé une Remise du "Trophée Coton Malien" au meilleur jeune Styliste Talent AES.</em>

D’après  la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, en 2022   les exportations du coton Malien vers les Marchés Internationaux s'élèvent à Deux Cent Soixante Seize Milliards Cinq Cent Trente Sept Millions Sept Cent Trente Cinq Mille Trois Cent Quatre Vingt Quinze (276.537.735.395) Francs CFA contre Cent Treize Milliards Trois Cent Cinquante Deux Millions Cinq Cent Quatre Vingt Mille Trois Cent (113.352.580.300) Francs CFA en 2021 soit une augmentation de 144%.

Elégance Italo-Malienne, qui  a offert quatorze Machines Piqueuse Élégance Italo-Malienne, est une SARL avec 11 ans d'expériences professionnelles en Italie. Elle est spécialisée en Stylisme-Créateur de Mode, du Textile et du Design Haute Couture, Prêt à Porter et Accessoires, Rideaux et Fabrication de Tissus. Alors que l'ISFMI est un complexe universitaire et scolaire qui a en son sein: le Lycée Privé Simon de Sotuba, l'ITP-Simon de Sotuba et l'Université IPSFMI. L'ISFMI a plusieurs partenaires stratégiques

Après les mots de bienvenue de la mairie de la Commune III, le projet de Développement du Textile au Mali a été présenté par Prof Toumani Bagayogo, représentant de l'Elégance Italo-Malienne et l'ISFMI. Tout en louant le leadership  du  Général d'Armée Assimi GOITA, dont  les  déclarations invitent l'ensemble de la jeunesse Malienne à s'investir dans l'édification du Malikura, chacun dans son domaine, Prof  Toumani Bagayogo  est  convaincus que  le Projet  « La <strong>Révolution du Textile au Mali : " Moteur de Croissance, d'Intégration, de création de Richesses et d'emplois Durables"  </strong>va donner au Coton Malien, toute sa place au plan national qu’international.

Prof Bagayogo   a  indiqué que   l’extrait  du discours  du président  de la Transition : « Si j'échoue, c'est toute la Jeunesse Malienne qui aura échoué »  a contribué  à  motiver   l'implication de l'Elégance Italo-Malienne SARL et de l'Université  Institut Simon Finance et Management International  (ISFMI) à accompagner  ce  Projet Textile. C’est pourquoi,  dit-il, les deux entités sont les seuls  Sponsor qui  ont pris en charge la totalité de son  Budget estimé à environ Cent Millions de Francs CFA.

Le Représentant de de l'Elégance Italo-Malienne SARL et l’ISFMI  a rappelé  que deux raisons essentielles justifient la pertinence de ce projet Textile et obligent le  Mali  à transformer sur place sa production   cotonnière. En l’occurrence : l'échec des Négociations sur le Coton au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce (l'OMC) et la nécessité de changer de paradigme en accordant la primauté au développement endogène par la transformation du Coton sur place  au Mali ; Le Mali est le second producteur du coton au niveau Africain mais il ne transforme qu'environ 1 à 2% de sa production.

Prof Bagayogo est convaincu  que, avec  des Investisseurs Maliens, Italiens, Russes, Indiens, le coton de la CMDT sera désormais transformé en Fils pour la Fabrication des Tissus. Pour  in fine,  assuré la Confection de Vêtements de haute qualité vers les marchés nationaux mais également internationaux.

Prof  Bagayogo a révélé  que le projet de Développement du Textile au Mali comprend deux Volets: « Volet Entièrement exécuté et financé à hauteur de Cent Millions Francs CFA par Elégance Italo-Malienne SARL et ses Partenaires : Ils sont au total 28 Jeunes Stylistes Talents AES, (c'est dire 19 Jeunes Stylistes Talents Maliens des 19 Régions du Mali, des 6 du District de Bamako et celui de la Commune Rurale de Kalabancoro plus les 2 participants de l'AES). Ces 28 Artisans sont sélectionnés par l'APCMM à travers la Fédération Nationale des Tailleurs Professionnels des Couturiers et Stylistes du Mali. Ils sont formés et accompagnés dans leurs Projets Textiles par l'Université ISFMI et ses Partenaires. Partenaires qui sont : Euromode  School Italia  créé depuis 1939 à Bergamo en Italie; Ecole Européenne des Métiers de l'Internet (EEMI) Leader du Web en Europe ».

Prof  Toumani  a solennellement remis au  Ministre de l'Industrie et du Commerce une copie des méthodes et techniques exclusives  de l'Euromode School Italia  (une école de très grande renommée Internationale) de la part de son Président. Une copie personnellement  traduite de l’Italien en Français par ses propres soins. Le meilleur Jeune Styliste Talent AES, à l'issu du concours organisé à l'occasion de cet évènement a reçu : Une enveloppe d'Un Million de Francs CFA plus Deux Machines Piqueuses Industrielles d'une valeur d'Un Million de francs CFA plus  « Le Trophée Coton Malien Excellence Le Général d'Armée Assimi GOITA ».

Le 2ème et le 3ème Lauréat plus Sept Prix d'Encouragement  ont  tous  reçu  des Machines Piqueuses Industrielles plus des Enveloppes d'Encouragement. Tous les 28 Jeunes Stylistes Talents AES ont reçu  leurs Attestations ISFMI.

Le 2ème Volet  va concerner   la création au Mali de trois grandes Industries Textiles qui sont: des Projets  de Création de Deux Usines de Filature à Bamako et à Koutiala Usine de Fabrication de Tissus ; Usine de fabrication de tenues militaires ; Usine de fabrication Tenues Scolaires ; Usine de Confection et Vente des Vêtements de qualité sur les Marchés Nationaux et Internationaux. Au total ces Industries Textiles vont créer environ 1260 Emplois directs et des milliers d'Emplois indirects pour donner une réponse durable au chômage massif de nos Jeunes, les Femmes et contribuer à la culture de la Paix au Mali.

D’après le représentant de l’Elégance Italo-Malienne et l’ISFMI,  la contribution de ses deux entités  consiste à un transfert de Compétence, de Technologie, de Savoir Faire et d'innovation dans le domaine Textile entre les Industries Textiles Italiennes vers les Industries Textiles Maliennes.  «Comme le Lithium à Bougouni ma ville natale, le coton est aussi une chance pour le Mali et sa qualité exceptionnelle est beaucoup appréciée par les investisseurs. Personnellement, en tant qu'Enseignant Chercheur à la FSEG de l'Université de Bamako, je suis le Directeur de thèse de Doctorat de Monsieur Vanama  Amedée  Pierre SANOU. Le Thème de sa Thèse de Doctorat est intitulé : <strong>«  Le Coton Malien et ses Potentialités Commerciales: Tendances vers les Marchés du Groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et l'Afrique du Sud) » </strong>a-t-il expliqué.

Il a vivement  remercié  El Hadj Boubacar Sidiki TRAORE, Président du Conseil d'Administration de ECOBANK-Mali, Président Directeur Général de MATOKORA DOUTIGUI SA pour ses appuis multiformes pour la réussite du Projet. Mais il a fait   au  Gal Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, deux doléances dont: une audience aux  investisseurs Italiens ; et  la sollicitation des finances islamiques pour boucler le financement du 2ème Volet de ce Projet de Développement du Textile au Mali.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

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<title>Traditions et Cultures africaines : Le Pr  Babou Niang en croisade en terre ivoirienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/traditions-et-cultures-africaines-le-pr-babou-niang-en-croisade-en-terre-ivoirienne-3094109.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 09:21:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3724082856s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3724082856bumpedfont15"><i><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le </span></i></span><span>Pr </span><span>Mamadou Babou NIANG est l'un des rares africain</span><span>s,  détenteurs des Pouvoirs et S</span><span>avoirs Ancestraux,  qui luttent </span><span>afin </span><span>que</span><span> les richesses culturelles et traditionnelles d'Afrique puissent être </span><span>reconnues  et </span><span>pérennisées. </span><span>Et </span><span>sa démarche </span><span>est atypique, dans </span><span>la </span><span>mesure où, depuis son jeune âge, il </span><span>a pris faits et causes  pour la valorisation des Cultures </span><span>A</span><span>fricaines</span><span> Ancestrales</span><span>. </span><span>Il séjourne actuellement en Côte d’Ivoire.</span></p>
<p class="yiv3724082856s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv3724082856bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour mener à bien </span></span>sa mission de reconnaissance et de pérennisation des Cultures Africaines, cet érudit  des sciences occultes a choisi  de procéder par des croisades de restauration à travers toute l'Afrique, pour expliquer et enseigner les savoirs et connaissances propres à l'Afrique ancestrale. Alors que le cela fait plus de quarante(40) ans qu'il est engagé pour  mener à bout cette noble lutte. C'est d'ailleurs, à juste titre que plusieurs pays lui ont décerné des prix et attestations de reconnaissance.</span></p>
<p class="yiv3724082856s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv3724082856bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est </span></span>notamment le cas  des plus Hautes Autorités de la Transition malienne qui lui ont reconnu le mérite du défenseur des traditions et cultures africaines, en le nommant <b></b>TRÉSOR HUMAIN VIVANT. Pr Babou Niang  est incontestablement  parmi les hommes  qui ont marqué  (ou qui sont en train de   marquer) l'histoire du monde des mystères et traditions en Afrique. En réunissant durant plus 15 joursen février 2024, tous les Rois et détenteurs des secrets de plusieurs pays à Bamako en République du Mali, , une première en Afrique, Pr Babou Niang  est un homme quil faut respecter et féliciter.  Car  son exploit est du jamais vu au Mali, ni ailleurs en Afrique. </span></p>
<p class="yiv3724082856s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv3724082856bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au cours de ses croisades, le </span></span>Pr Babou NIANG   anime des conférences pour expliquer et démontrer de nombreuses formes de Savoirs et Pouvoirs Mystiques qui existent dans le monde. Il qualifie aisément certains comme des Magies. Mais aussi, il catégorise les Pouvoirs et Savoirs  de façon précise, en les définissant. Ainsi, lors de ces conférences,   il explique ce que sont : la Magie Noire, la Magie Rouge et la Magie Blanche et forme de nombreuses populations africaines  sur ces  sciences  occultes. À la faveur de ses connaissances occultes,  le Pr Babou NIANG démystifie, traite les maux et guérit les malades.</span></p>
<p class="yiv3724082856s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv3724082856bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il est actuellement en Côte d'Ivoire où il </span></span>est en train d’animer une série de conférences, dans plusieurs régions et villes du pays. Dans son calendrier, bien rempli, y figurent les villes de Korhogo, Daloa, Bouaké,  Man et San-Pedro. Évidemment, il a déjà réussi  sa conférence de Korhogo. Le cap serait mis sur la ville Daloa. Il faut noter que son séjour ivoirien   se passe déjà très bien. Accueilli avec honneur et dignité par les autorités administratives et traditionnelles, le Pr Babou NIANG est en train de bien mener ses croisades. Il pourra sûrement séjourner en Côte d'Ivoire avec sa délégation, pendant au moins un mois,  pour animer assez  de conférences dans toutes les régions et villes citées. </span></p>
<p class="yiv3724082856s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv3724082856bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ce grand détenteur de Pouvoirs et Savoirs </span></span>(connaissances) Mystiques, est vraiment un modèle qui mérite d'être davantage soutenu et appuyé, pour <b></b>la pérennisation des Us, Coutumes et Traditions de l'Afrique. Nous lui souhaitons donc plein succès et bon séjour en Côte dIvoire. Quoiqu'il en soit, c'est l'Afrique qui gagne !</span></p>
<p class="yiv3724082856s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span><span class="yiv3724082856bumpedfont15"><b><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Monoko Toaly</span></b></span></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Retour à l&amp;apos;ordre constitutionnel normal : Une  simple  question  de  démocratie, devenue  un casse&#45;tête chinois</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/retour-a-lordre-constitutionnel-normal-une-simple-question-de-democratie-devenue-un-casse-tete-chinois-3093216.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 09:35:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La question du retour à l'ordre constitutionnel normal, depuis la chute du régime d'Ibrahim Boubacar KEITA,  en 2020, n'avait  certainement pas été un souci majeur des Autorités militaires de la Transition. Dans la pratique, ces dernières qui  ont pris les rênes du pouvoir au Mali  n'ont jamais  fait  de mystère sur la question.  Alors que  lors de  leur première sortie, pour commémorer avec le peuple à la place de l'indépendance,  avaient  clairement exprimé leur  volonté de vite retourner dans les casernes, pour  laisser la place aux civils. Cela pour respecter les recommandations  de retour à l’ordre constitutionnel de la CEDEAO.</em>

Aujourd’hui, la réalité en est autre chose.  Désormais le Mali s’est  retiré  de la CEDEAO qui ne peut plus faire des injonctions.   Depuis,  les autorités militaires de la Transition qui a repoussé  à  plusieurs reprises des  chronogrammes électoraux, n’en proposent plus. Alors que  les partis politiques  maliens ne cessent de réclamer  un chronogramme  consensuel pour  la fin de la transition.  Les récents  échanges entre le ministère de l’Administration Territoriale  et les partis politiques n’ont pas été fructueux.  Les derniers réclament un calendrier  et un fichier électoral consensuel s afin d’aller vite aux élections pendant que le Pouvoir traine les pas. Est-ce parce que le Mali est devenu membre d’une Confédération qui  aurait   décidé de reléguer au second plan toute idée de démocratie ?

Une  est  certaine, même si le Gouvernement  est parvenu à faire voter une Loi de finance 2025, constituant  une ligne budgétaire  alloué  à l’organisation des élections générales mais sans en fixer de période ni de date, la question  d’aller aux consultations  ne semble pas être à l'ordre du jour.  Le discours de fin d’année du président de la Transition, qui  a carrément snobé les questions électorales, en dit long. ,  la question de la fin de la transition n'a pas été évoquée.

L'on est  désormais  en droit  de se poser la question : A quand la convocation du Collège électoral pour élire démocratiquement un président de la République, une Assemblée Nationale et autres ?   La question la remise du pouvoir des militaires  aux civils est devenue un  tabou.  Les présumés soutiens du pouvoir  ne cessent de véhiculer un narratif : Pas d’élections tant que le pays est en guerre. Mais peut-on continuer de gouverner  pendant  un temps indéterminé  un peuple  qui aspire à la liberté et la démocratie ?

Les autorités de la Transition ont eu  à  clarifier leurs lignes de conduite qui se résument  en la souveraineté  du Mali sur l’entièreté de son territoire national,  au libre choix de ses partenaires et à la défense des intérêts  stratégiques  de la  nation.  Ce qui est très normal pour un pays  qui aspire prendre en main sa propre destinée.  Mais malheureusement  ces lignes de conduite,   pourtant bien claires et simples à comprendre,  sont en train d’être  très mal interprétées par certains présumés soutiens du pays  qui  caricaturent les maliens en  bons fils du pays,  et  mauvais fils du pays.

Dans cette confusion,  l’exercice  démocratique  au Mali  sera difficile.  Il va s’en dire que le système démocratique  par perdre  de l’aile. Puisque  certains  propagandistes   œuvrent à véhiculer  que le système démocratique  n’est autre  qu’une astuce  des occidentaux.   Alors toute personne qui évoquera la démocratie est ciblée et qualifiée  par ces gens-là  comme  d'élément  vendu au service  de l'occident,  donc de la France.  Pire,  d'autres  vont  carrément attribuer  tous les malheurs du pays  au système  démocratique  et aux  « démocrates ». Cela, avec  un narratif  extrême  qui propage  l’idéologie  que   ces derniers   ne doivent plus être écoutés, encore moins être sollicités pour les élections.  Les anciens hommes  politiques sont ainsi stigmatisés aux points de les haïr. Ils doivent bannis, alors que ce sont eux qui sont les instigateurs de la chute d’IBK.

Après une longue  léthargie, les acteurs politiques se réveillent enfin  et réclament une fin de la Transition militaire par l’organisation d’élections libres et transparentes. Pour cela, ils demandent au Pouvoir de définir un chronogramme pour les élections. Rien que cela pour permettre l retour à  l‘ordre constitutionnel ! Les deux parties parviendront-elles par s'entendre sur la  question du chronogramme des élections ?

Espérons-le!

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotrice de Figuira Editions, Mme Niaré Fatoumata Kéita : « Période d’Essai est l’un des meilleurs manuscrits »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/promotrice-de-figuira-editions-mme-niare-fatoumata-keita-periode-dessai-est-lun-des-meilleurs-manuscrits-3093225.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 07:52:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Mamadou Blaise Sangaré a écrit un essai politique de 72 pages et reparti en 5 grandes parties, intitulé «Période d’essai». Ce livre, édité par Figuira  Editions,  a été  </em> lancé <em>le 25 janvier 2025 au  Mémorial Modibo Kéita. On notait la présence d’importantes personnalités comme le Représentant-Résidant au Mali de National Dmocratic  Institute (NDI), Dr Badié  Hima. Mais aussi, de nombreuses personnalités politiques ont participé à l’évènement.</em>

«Le concept de Mogotiguiya » prôné par l’auteur  mérite d’être retenu comme cas d’école pour promouvoir la quête de légitimité, gage du regain de confiance populaire et garant de la « méritocratie».  Il faut rappeler  que   Mamadou Blaise Sangaré a commencé sa carrière politique  au sein de  l’Union Démocratique du Peuple Malien, à travers  l'UNJM, en passant par le Parti pour la Démocratie et le Progrès (PDP) jusqu'à la naissance de son propre parti, la Convention Sociale-Démocrate (CDS Mogotiguiya) qu'il préside.

L’édition de cet ouvrage, selon la Promotrice de Figuira Editions, Mme Niaré Fatoumata Kéita, a été une belle expérience. Cette entrepreneuse  a remercié l’auteur, un grand intellectuel et une figure politique connue de la scène publique,  pour sa confiance en elle  pour la publication de son œuvre littéraire.  «C’est l’un des meilleurs manuscrits déposés à Figuira Editions. Le livre était fin prêt pour être publié. Il n'ya juste eu que quelques petits échanges pour améliorer certains aspects». a-t-elle avoué. Ce livre, explique Mme Niaré, porte sur un pan important de la démocratie malienne. L'éditrice a invité les Maliens à se l’approprier  pour le lire et animer le débat. «C’est un livre qui mérite d’être lu pour connaître une partie de l’histoire de la démocratie malienne», a-t-elle expliqué. La Promotrice de Figuira Editions a vivement  lancé un appel aux intellectuels afin  qu'ils se mettent à écrire. Car, d’après  elle, la belle œuvre de générosité est d’écrire.

La sobriété, la courtoisie et l’efficacité sont les termes choisis par l’auteur pour décrire l’organisation de l’évènement. Des qualités qui se confirment dans son livre écrit à la troisième personne du singulier pour parler de lui-même. Cet effacement du «moi» est ce qu’il faut, selon lui, pour entraîner le lecteur par immersion. Il s’agit de changer le regard péjoratif de l’opinion sur l’homme politique qui se distingue du politicien. <em>«Je veux que l’opinion ait un autre regard sur les hommes politiques»,</em> a reconnu Mamadou Blaise Sangaré. Qui estime que : «la politique est un métier noble. La politique est un art et n’importe qui ne doit pas la pratiquer et n’importe qui n’est pas destiné à faire la politique».

Si l’auteur est convaincu  que la soixantaine est le bel âge pour la politique, il   persiste et signe : «il n’y a pas de génération spontanée en politique». Le Président de la Convention Sociale-Démocrate (CDS Motiguiya) estime que les acteurs politiques ne devraient pas garder le silence. «Nous avons le devoir de nous expliquer», a-t-il lancé. L’auteur reproche ainsi  aux formations politiques leur déficit de communication. Il appelle les partis politiques « d’aller quérir la confiance de leurs militants pour un vrai démarrage de la démocratie qui est un processus ».

Trois fois candidat à l’élection présidentielle au Mali, Mamadou Blaise Sangaré appelle à renouveler le contrat politique et les leaders politiques à vendre l’espoir aux  populations.  L’auteur s’est réjoui de  la présence des compagnons de lutte, des représentants de groupements politiques, des intellectuels, des amis, des collaborateurs et amoureux du livre au lancement de son livre.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assemblée Générale de l’Association du Développement du  Cercle de Tonka : Hamadoun Abba prône l’union des adhérents</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assemblee-generale-de-lassociation-du-developpement-du-cercle-de-tonka-hamadoun-abba-prone-lunion-des-adherents-3093215.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 07:50:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce samedi 18 Janvier 2024 s’est tenue  la 1ère Assemblée Générale ordinaire de l'Association des Ressortissants Pour le Développement  du Cercle de Tonka  (ADCT).  Cette rencontre, présidée par Hamadoun Abba, non moins Directeur Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises Industrielles (BRMN),   a servi aux adhérents   de faire le bilan des actions passées, mais aussi de tracer ensemble les grandes lignes de leur Association.  Toutefois,  cette Assemblée  Générale, qui a vu la présence de plusieurs notabilités et cadres administratifs,  s’est tenue  dans un contexte de crises multidimensionnelles,  notamment sanitaires et sécuritaires, avec des conséquences néfastes pour l’économie nationale et locale. </em>

Le cercle de Tonka est situé au Nord du Mali dans la région de Tombouctou. Il a été érigé cercle par la loi N°2023-006 du 13 mars 2023 portant création des circonscriptions administratives en République du Mali. Il est constitué de deux arrondissements: Tonka Central et Mékoré.  Le cercle de Tonka est limité au Nord-Ouest par le cercle de Goundam, au Sud par le Cercle de Niafunké et à l'Est par le cercle de Diré. Le cercle de Tonka compte 27 villages (Tonka Central: 19 villages et Mékoré: 8 villages) avec une population de 81 749 habitants composés de Sonrhais, de Peulhs, de Tamacheck, de Bozos, de Bambara vivant au tour des lacs Horo et Fati  en pratiquant l'Agriculture, l'Elevage, la Pêche, l'Exploitation forestière et le commerce. Les principales cultures sont le riz, le mil, le sorgho, le maïs, la patate, la pomme de terre, le manioc et des cultures maraichères comme la salade, le choux pomme, la tomate etc. Le cheptel du cercle est constitué de bovins, ovins,  caprins, camelins et volailles.

. L'Association Pour le Développement du Cercle De Tonka (ADCT) a été créée suivant Récépissé n° 0119/G. AB-CAB du 20 Février 2024 à Bamako par des ressortissants du cercle de Tonka ayant pour mission de contribuer au développement, économique, social, culturel et environnemental du cercle de TONKA. Le siège est à Faladié en commune VI du District de Bamako.  L'Association Pour le Développement du Cercle De Tonka (ADCT) est dirigée par un bureau exécutif composé de quarante-cinq (45) membres et un comité de Veille Stratégique de cinq (5) membres tous élus pour un mandat de Trois ans renouvelables une fois par plus de cent (100) adhérents à l'assemblée Générale constitutive du 02 décembre 2023.

Les organes de l'Association sont : L'Assemblée générale, Le Bureau exécutif et Le comité de veille stratégique. L'Assemblée Générale est l'instance suprême de l'association. Elle se compose de tous les membres de l'Association dont seuls ceux en règle vis-à-vis de l'association sont électeurs et éligibles. Le quorum de l'assemblée générale est constitué des cinquante pour cent plus un des membres à jour de leurs cotisations. Les décisions sont prises à la majorité simple des voix des membres ayant droit de vote. L'Assemblée générale se réunit une fois par an sur proposition du bureau exécutif en rapport avec le comité de veille stratégique.

.Le président Hamadoun Abba Macinanké  a d’entrée  de jeu rappelé que   l'Association pour le développement du Cercle de Tonka (ADCT) a pour  mission essentielle  de contribuer au développement  économique, social, culturel et environnemental du cercle de TONKA à travers des objectifs pertinents. Il a fait observer une minute de silence à l'endroit de nos victimes militaires et civiles tombés sur les champs de l'honneur suite aux attaques barbares perpétrés par des apatrides sans foi ni loi et souhaiter prompt rétablissement pour les blessés et disparus.

Hamadoun Abba a vivement remercié  les Parrains (M. MAIGA Tiemogo, M. DIALLO Oumar, M. SALL Garba et M. TRAORE Souley) de l'Association pour le Développement du Cercle de Tonka  dont l’accompagnement n’a jamais fait défaut. L'ADC, continue-t-il,  « vous promeut de porter haut les idéaux que vous avez enraciné chacun de vous lors son passage dans l'Arrondissement/ sous-préfecture plus tard de Tonka. Pour une fois encore souffrez que je nomme M. Kariba Konaté, M. Cheick Ahmed Tidiane TALL et M Abdoul Salan DIEPTILE ».

<strong>Aux </strong><strong> </strong><strong>Présidents </strong><strong>des Associations et Coordinations des 12 Cercles de la Région de Tombouctou </strong>et aux  Présidents des Associations/ Coordinations des cercles de Tombouctou, de Goundam, de Diré, de Niafunké et de Gourma-Rharous, aux  Présidents des Associations/Coordinations des cercles de Bintagoungou, de Saraféré, de Bambara Maoudé, de Léré, de Gossi, de Ber et de Gargando tous promotionnaires avec Tonka Cercle avec un même acte de naissance; la loi N°2023-006 du 13 mars 2023 portant création des circonscriptions administratives en République du Mali, le président de l’ADCT a  recommandé  d’être  « unis par le sang et d’agir ainsi pour le Bonheur de la Région de Tombouctou ».

Hamadoun Abba a vivement remercié  les  Partenaires de télécommunications Société Orange Mali et Société Moov  Malitel pour leurs actions dans le cercle de Tonka pendant les temps difficiles. Toutes choses qui ont été  salvatrices.  Car sans eux,  dit-il, l'ADCT n'allait pas faire parvenir son appui dans le cercle à un moment crucial. Il les a invités a  d'avantage assister ensemble les populations du Cercle de TONKA.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Commémoration du 20 janvier 2025 : Le  « Réseau Cohésion Sociale » réaffirme son soutien indéfectible aux Famas</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/commemoration-du-20-janvier-2025-le-reseau-cohesion-sociale-reaffirme-son-soutien-indefectible-aux-famas-3093218.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 07:48:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A l’occasion  de la célébration du 20 janvier 2025, commémorant l’anniversaire de la création de  l’Armée Malienne,  le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba  Sanogo, assistée par la présidente du « Réseau Cohésion Sociale », Traoré Pinda  Sylla,  a procédé, le lundi 20 janvier 2025 sur le terrain Chaba de Lafiabougou,  à la remise de vivres et non-vivres aux veuves et orphelins de militaires.  Des veuves civiles vulnérables de Bamako et Kati ont aussi reçu  de l’aide. </em>

On notait la  présence de plusieurs  ministres dont : Oumou Sall Seck de l’Entreprenariat national, , Doumbia Mariam Tangara de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable  mais  aussi, des autorités communales et des légitimités  coutumières (dont le coordinateur des Chefs  de quartiers de Bamako, El Hadji Seydou Sangaré),  ainsi  que  religieuses de la Commune IV.  Il y avait des membres du CNT et l’ambassadeur du Nigéria.

Lors  de la célébration de ce  64 è Anniversaire de l’Armée malienne (Famas), les donations  du gouvernement malien étaient  composés de 5 tonnes de riz, 200 sachets de 5 kg de lait en poudre, 4 tonnes de sucre, 200 sachets de 5 kg de pâtes alimentaires, 200 bidons d’huile de 5 litres.  À travers la remise aux bénéficiaires de 7 machines à coudre et 7 machines de broderie, des équipements de transformation de produits agro-alimentaires et de saponification ainsi que des fonds de roulement, le gouvernement escompte aider à l’autonomisation des femmes. Au  nom des bénéficiaires, Mme Yattara Aminata Samaké, présidente des veuves des militaires de Kati a vivement  remercié les autorités maliennes, particulièrement le président de la transition, pour «son geste de solidarité et de reconnaissance à l’endroit des familles des militaires tombés au front».

La présidente du « Réseau Cohésion Sociale », Traoré Pinda Sylla,  après avoir remercié le Gouvernement malien pour cette donation,  a rappelé que « Nous vivons un des moments décisifs pour l’avenir de notre pays ». En raison de cela, elle est convaincue qu’il est primordial  que chacun se lève pour apporter son soutien indéfectible aux autorités de la Transition. Ce, afin  qu’elles puissent atteindre leurs objectifs  de stabilité, développement et de paix. Pour ce faire, Traoré  Pinda Sylla a demandé à l’ensemble des femmes  maliennes  de  pleinement jouer leur rôle de citoyennes  modèles  et responsables. Tant leur influence dans  les foyers et leurs actions  dans la société, de même que leur encagement  pour la paix,  sont indispensables pour la construction d’un Mali uni et prospère. La présidente du « Réseau Cohésion Sociale » a  aussi recommandé aux femmes maliennes d’être porteuses  des valeurs de civisme, de solidarité et de patriotisme.

Mme Diarra Djénéba Sanogo, ministre de la Femme de l’Enfant et de la Famille a déclaré : «C’est un grand honneur d’être là aujourd’hui pour offrir ces denrées alimentaires de première nécessité aux veuves et familles des vaillants soldats tombés sur le champ d’honneur». Elle s’est dite convaincue   que «ces dons vont permettre d’améliorer leurs conditions de vie».

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<strong>Bata Kamissoko,  Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Divorce CEDEAO&#45;AES  consommé mais…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-divorce-cedeao-aes-consomme-mais-3093213.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 07:40:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce mercredi, 29 janvier 2025,  le retrait  du Burkina, du Mali et du Niger de la CEDEAO est désormais consommé. Ce divorce des pays de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, constitue  incontestablement un coup dur pour la réalisation des  grands ensembles de regroupement spatial en Afrique.  Mais aussi et surtout, c’est  une rupture stratégique majeure  de trois Etats s  avec l’ancienne puissance coloniale.

Par la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, le Burkina, le Mali et le Niger, ces trois pays  du Sahel ambitionnent  d’imposer  une nouvelle configuration de l’espace ouest africain après le déclin du G5 sahel.  Mais un flou persiste quant à  l’application  des  règles de procédures liées au retrait  de la Confédération du cadre communautaire (CEDEAO). Ainsi,  les populations  ne cessent de s’interroger : Quels  effets vont  induire  cet  exit stratégique de la Confédération de l’AES  de la CEDEAO ?

D’ores et déjà,   si les  conséquences  du divorce  restent encore difficilement mesurables pour l’un et l’autre des deux cadres communautaires, l’option d’un minimalisme régional est motivée par la nécessité pour les pays de l’AES d’assurer avec une grande autonomie,  leur défense collective. Mais la confédération devra alors  tirée toutes les leçons des échecs cumulés de la CEDEAO. Ce  regroupement des pays de l’Afrique de l’Ouest, ayant bien débuté pendant les premières décennies de sa création, mais qui  a fini par signer son propre déclin par la prise successive de décisions inappropriées.

Du principe initial de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, la révision du Traité de Lagos va consacrer  l’extension du domaine d’application à celui de la promotion et de la consolidation d’un système démocratique de gouvernement dans chaque État membre. Le cadre communautaire va  même s’autoriser, dès lors, un regard sur le fonctionnement des institutions internes, la désignation des gouvernants et la promotion des droits de l’homme.

Tout cela étant favorisé (ou commandité) par ses principaux  bailleurs de fonds occidentaux. Lesquels vont lui imposer leur idéologie institutionnelle. Qui privilégie une orthodoxie politique définie par le modèle historique occidental de la démocratie libérale. Désormais, au nom du principe de la Démocratie  en Afrique, la CEDEAO pourra  intervenir dans ses pays membres pour faciliter un retour à l’ordre constitutionnel en cas de rupture. Une bêtise qui va lui couter très chère.

Sur le fondement de ce cadre normatif évolué, vont intervenir des sanctions de la CEDEAO (qui vont davantage paupériser les populations locales) à l’encontre des régimes issus de coups d’état militaires, en l’occurrence  du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Alors que les coups  d’Etat constitutionnels, comme   en Côte d’Ivoire, ne sont jamais sanctionnés. Cette condamnation à géométrie variable  va provoquer  la polarisation  des opinions autour d’une controverse sur l’application différenciée des règles de la CEDEAO.

La Confédération des Etats de l’AES, si elle veut se pérenniser,  devra tirer toutes les leçons de l’échec de la CEDEAO. Elle devra  alors  cesser de privilégier  la consolidation des pouvoirs actuels dans les pays respectifs  au détriment de la vraie intégration des peuples qui la composent. Ce  qui a  réellement manqué  à la CEDEAO.  Il faudra créer illico presto toutes les conditions idoines  pour qu’advienne  une  Confédération AES des peuples. Les dirigeants ne devant être  que des facilitateurs.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour  ses nombreux  services rendus  à la nation : Le DGA  des Routes, Abdoulbacou, Chevalier de l&amp;apos;Ordre National</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-ses-nombreux-services-rendus-a-la-nation-le-dga-des-routes-abdoulbacou-chevalier-de-lordre-national-3092329.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 14:30:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Un gros travailleur,  reconnu par sa hiérarchie,  l'ensemble de ses collègues et collaborateurs,  est enfin récompensé, pour tous les efforts inlassables  qu'il ne cesse d'abattre au sein de la Direction Générale des Routes. Cet homme n’est autre  qu’Abdoulbacou  ABDOURHAMANE.  Qui a été élevé, <strong>par  </strong>le</em> <em>Décret n°2024-0621/PT-RM du 01 novembre 2024,  au grade  de  <strong>Chevalier de l'Ordre National</strong>. La remise  des médailles a eu lieu  lors d’une cérémonie  solennelle organisée  au sein du ministère des Transports et des Infrastructures. </em>

Ingénieur  des constructions civiles, Abdoulbacou,  de Chef de Division des Travaux au poste d'Adjoint du Directeur Général, a été et fait toujours  partie des grands planificateurs des projets de route au Mali.  Notamment : les routes Bamako-Ségou; Bamako-Koulikoro; Zantièbougou-Kolondièba;  l'axe  routier Tour d'Afrique à Faladiè-Carrefour Waraba Tchatcho  à Yirimadio, le tronçon routier  reliant le troisième pont à la RN6; celui du  Viaduc de Yirimadio et récemment des axes routiers reliant Bamako-Kati et Samé-Kati.

En effet, ingénieur  chevronné  de classe exceptionnelle qu'il est, Abdoulbacou  ABDOURHAMANE MAÏGA  est  celui qui a expliqué au Président de la Transition, le Général d'Armée Assimi GOÏTA et sa délégation,  dont le Ministre des Transports et des Infrastructures, DEMBÉLÉ Madina SISSOKO, le projet lors du lancement des travaux des routes reliant la ville de Bamako à Kati en passant par Koulouba et, de Samé à Kati en passant par le rond-point GMS. Ces axes routiers, dont le démarrage des travaux ne devrait pas tarder, faut-il le rappeler, seront construits en 2x2 voies.

Respecté et respectable, la Médaille d'honneur décernée à  Abdoulbacou ABDOURHAMANE MAÏGA a été accueillie avec joie par le Ministre des Transports et des Infrastructures  DEMBÉLÉ Madina SISSOKO  et l'ensemble du personnel de la Direction Générale des Routes avec à sa tête le DG Cheick Oumar DIALLO.

<strong>Le parcours académique et professionnel d’Abdoulbacou</strong>

Abdoulbacou ABDOURHAMANE, est Ingénieur des constructions civiles, de classe exceptionnelle, premier échelon. Il est diplômé de l’Ecole nationale d’Ingénieurs (ENI) de Bamako, session de juin 1997. En août 2011, il a obtenu un Master en Administration des Affaires (MBA) de l’Ecole des Sciences de la Gestion de l’Université de Québec à Montréal. Il a effectué plusieurs stages et  formations au Mali et à l’extérieur, notamment au Burkina Faso, en Belgique, en Chine, en France au Maroc, au Sénégal, en Tunisie, en leadership et management, le travail gouvernemental et élaboration des textes normatifs, les outils d’opérationnalisation du budget-programme, en passation de marché, gestion administrative des marchés de travaux routiers, en PPP, en entretien routier et problèmes environnementaux, planification et construction de l’infrastructure pour l’Afrique francophone, le suivi-évaluation des projets, la gestion axée sur les résultats (GAR), les techniques de négociations.

Le nouveau Chevalier de l’Ordre national a une expérience professionnelle générale de <strong>27 ans, dont 24 ans </strong>dans la planification, la  conception, la mise en œuvre des projets  et le suivi-évaluation des projets d’infrastructures routières, acquise au sein de l’Administration routière, en l’occurrence la Direction nationale des Travaux publics devenue Direction nationale des Routes en 2002 et Direction générale des Routes depuis 2021.

Il a occupé successivement les postes suivants : Chef section études, Chef de la division études et planification, Chef de la division travaux, contrôle et technologie, Directeur national adjoint des Routes en novembre 2020 puis Directeur général adjoint des Routes depuis septembre 2021. Il a été pendant trois (03) ans,  Chef de l’Unité de Gestion du Projet de l’Autoroute Bamako-Ségou avec le plus gros investissement de la Chine au Mali. En outre, M. ABDOURHAMANE possède des compétences dans la passation des marchés avec une bonne maîtrise des procédures nationales et celles des bailleurs de fonds notamment la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) la Banque Islamique pour le Développement (BID).

Abdoulbacou a aussi eu des expériences professionnelles dans le privé. De 1999 à 2000, il  a été  Conducteur des travaux de l’entreprise CDE sur le chantier de construction de la route en terre Bandiagara-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso, appelée « route du poisson » sur financement de la BOAD ;

De 1998 à 1999, il est  Ingénieur surveillant des travaux d’entretien courant  de la région de Koulikoro, au compte du bureau d’études GIC-Mali ;

De 1997-1998, il est  Ingénieur chargé des métrés des ouvrages hydrauliques sur le chantier de construction de la route en terre Didiéni-Diéma (180 km), au compte de l’entreprise Imprégilio, sur financement du  FED.

<strong>Abdoulbacou </strong>a une bonne connaissance des logiciels de conception et de planification. Il maîtrise les logiciels : World, Excel, Power Point. Il a une adaptation facile pour des nouveaux logiciels. Il parle couramment : le Français (parlé et écrit : Très bon), l’Anglais (parlé: Passable), Sonrhaï (parlé : Très bon), Bambara (parlé : Bon). Il aime le football, la lecture et le cinéma.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Pour appréhender le   métier de l&amp;apos;Imprimerie :    Des étudiants de GEMINI font une immersion dans les ateliers de Bama  Impression</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/pour-apprehender-le-metier-de-limprimerie-des-etudiants-de-gemini-font-une-immersion-dans-les-ateliers-de-bama-impression-3092326.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 14:17:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Afin de pouvoir lier la théorie à la pratique, des étudiants en Gestion L1 et L2 du Groupe Universitaire  GEMINI International, accompagnés  du Président, Pr Touré Ahmed DJabelession et du Surveillant Général, Karim Diarra, ont  visité, le jeudi 09 janvier 2025, les  installations  de Bama Impression sise à Baco Djicoroni Golf. La visite était guidée par le Promoteur   et Directeur Général  (DG)  de l'imprimerie, Nouhoum Sacko.  Le premier responsable de Bama Impression a notamment expliqué aux étudiants  comment fonctionne  la chaîne graphique d’une imprimerie. Qui commence à partir de la salle des Infographes (où des spécialistes du design  élaborent  des maquettes selon les besoins et envies du client, pour se terminer par la production du produit fini (par exemple un livre).</em>

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Le DG Nouhoum  Sacko  a naturellement commencé  sa visite  guidée  dans la salle des Infographes dans laquelle des spécialistes de l’infographie  créent  des maquettes, à l’aide  d’un Programme Assisté sur Ordinateur (PAO).  Ce  Programme, a-t-il  expliqué,  créée  et assemble des éléments graphiques et textuels en vue de la  réalisation  des documents destinés à être imprimés ou visualisés à l'écran.

Les infographes, après avoir  réalisé une maquette conformément au souhait du client, impriment sur  papier le visuel qu'ils ont produit. Ils mettent ensuite leur design sur des plaques d'aluminium pour impression. C'est après que le visuel imprimé est acheminé à la presse machine dans l'atelier de presse. Où ce sont des machines Offset  qui font tout le  travail d'impression en chaîne.
<ol>
 	<li>Nouhoum Sacko  a notifié aux  visiteurs  de retenir   que  l’impression offset nécessite la fabrication de plaques en aluminium  sur lesquelles sont gravés les textes et les images à imprimer, et qui sont ensuite encrés. Le papier passe dans des gros rouleaux qui transfèrent  l’encre en y appliquant successivement les différentes  couleurs primaires (cyan, magenta, jaune) et le noir, ou juste le noir pour du texte seul. Il expliquera  que  la presse offset rotative est alimentée par un grand rouleau de papier appelé bobine. Ce procédé  étant  adapté pour l’impression de masse, et permet   une vitesse de production très élevée.</li>
</ol>
Les visiteurs sont ainsi  passés  par toutes autres étapes  de production (dans notre exemple d’un livre) dans la salle de presse jusqu’au magasin de livraison d’où sort le produit fini (les livres) emballé dans des cartons sur lesquels sont marquées les  quantités.

<strong>Le DG de Bama Impression partage ses expériences professionnelles avec les étudiants </strong>

Après la visite guidée des installations et des explications sur le processus de la chaîne graphique, le DG de Bama  Impression a longuement partagé ses expériences professionnelles aux étudiants. Nouhoum Sacko les  a aussi révélés que lorsqu'il commençait à Bama Impression, il a d'abord travaillé comme simple manœuvre. Après, , il a travaillé dans tous les postes de la chaîne de production. Ce qui lui permet aujourd'hui de se faire une idée d'ensemble sur  tout se qui se passe (ou qui est susceptible de se passer) dans les ateliers comme dans les magasins de stockage. Le DG de Bama Impression a ainsi vivement recommandé aux étudiants de GEMINI de passer par le même chemin afin de pouvoir mieux manager leur future entreprise, quel que soit le genre. Interrogés, les étudiants ont unanimement apprécié leur visite à Bama Impression. Dont le DG leur a promis toute sa  pleine disponibilité à  les accueillir lorsqu'ils le désireront. Une photo de famille a servi de clou à la visite.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutenance à l’université GEMINI Management International : Maïmounata Touré et Moussa Doumbia innovent dans l’industrie minière !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/soutenance-a-luniversite-gemini-management-international-maimounata-toure-et-moussa-doumbia-innovent-dans-lindustrie-miniere-3091161.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/soutenance-a-luniversite-gemini-management-international-maimounata-toure-et-moussa-doumbia-innovent-dans-lindustrie-miniere-3091161.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 10:40:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Groupe Université GEMINI Management International a sacrifié la tradition  en organisant, le 21 décembre 2024  dans son campus,  les soutenances de deux  de ses étudiants. La première avait pour thème : « Développement et mise en œuvre de systèmes de gestion intelligents des déchets dans un environnement minier : cas de la mine d’or de Syama ».  Il a été soutenu brillamment  par  Maïmounata  TOURE. La seconde soutenance a été faite par Moussa Doumbia. Qui  a excellemment soutenu son  thème : « -Techniques de découverte d’un gisement d’or : cas du permis de Bérila ». Leurs  parents, amis, camarades  et proches étaient venus nombreux pour les soutenir.</em>

Les travaux de la première  soutenance, celle de Maïmounata Touré  dont le thème est : <strong>« Développement et mise en œuvre de systèmes de gestion intelligents des déchets dans un environnement minier : cas de la mine d’or de Syama »</strong>, ont essentiellement consisté à analyser  les déchets dans les industries minières. Ce, afin d’apporter la lumière sur les différentes catégories de déchets produits. Notamment dans le site aurifère de Syama. Les travaux de recherche de Mlle Touré  ont permis de dégager les enjeux  environnementaux et socioéconomiques de la production de déchets. Cela lui a permis de faire des recommandations qui visent à améliorer  la collecte, le tri et le traitement de ces déchets par l’adoption de technologies intelligentes et de pratiques modernes. Maïmounata  Touré estime qu’en adoptant ces nouvelles technologies, la mine d’or de Syama pourrait non seulement réduire l’impact environnemental des déchets, mais aussi, devenir un modèle dans leur  gestion durable dans le secteur minier au Mali. Au regard de l’excellent  contenu de son mémoire qui innove dans la gestion des déchets minier, le Jury  a gratifié <em>ses travaux de recherche en   lui décernant  le Master en Environnement minier avec la mention : Très Bien.</em>

Quant à la deuxième soutenance, celle de Moussa Doumbia, elle portait sur  les  « -Techniques de découverte d’un gisement d’or : cas du permis de Bérila ». Le permis de  Berila a fait l’objet d’une campagne d’exploration minière dans la Région de Bougouni, au Sud du Mali. Les travaux de mémoire de Moussa Doumbia avaient  pour objectif de mettre en évidence un prospect. Il a alors divisé son  mémoire de Master en trois grandes parties. La première partie traite les  généralités et la présentation de la zone d’étude ; La seconde partie passe en revue la méthodologie de recherche ; La troisième partie  a concerné l’analyse et  l’interprétation des résultats de l’exploration minière. Pour ce faire, il a d’abord  présenté les différentes méthodes d’explorations utilisées pour mettre en évidence le  Prospect de Berila. Ensuite, il a mis en évidence la présence de corps minéralisés. Après, il  a procédé à une étude de faisabilité pour l’exploitation de ce gisement d’or.

L’intérêt de ses recherches est énorme pour  la recherche minière au Mali. Car la campagne d’exploration de surface a donnée des informations sur : les types de roches de Surface, les structures présentes, la susceptibilité magnétique et électrique des roches sans oublier la présence de certaines anomalies indicatrices de processus minéralisateurs. La campagne d’exploration de sub-surface avec les méthodes de tranchées et de forage ont donné  les différentes formations litho-stratigraphiques du permis de Berila et les déblais et  les Carottes prélevées ont mis en évidence, après analyses,  la présence de particules aurifères.

Aussi, les résultats de ses recherches  ont prouvé qu’il  existe quatre anomalies géochimiques dans la zone nord-est du permis ; ainsi a-t-il recommandé  de  tester pour un enracinement dans les périodes à venir. Le sondage à la tarière a recoupé des intersections minéralisées dont l’extension sera testée pendant que le programme de prospection continue dans la nouvelle  année. Au regard des cibles minéralisées et anomalies en or circonscrites, il a  recommandé de tester  ces cibles aussi bien latéralement et en profondeur. Il recommande  d’œuvrer  d’avantage  dans la recherche de cibles d’exploration dans le permis  de Berila.  Vu l’importance de son innovation dans la recherche aurifère au Mali, mais aussi,  la qualité de son texte de mémoire, le Jury a unanimement  accepté  ses travaux de recherche. Et lui a décerné  un Master en Mines, Pétrole  et  Energies avec la mention Très Bien.

<strong>Qu’est-ce que l’Université GEMINI Management  International ?</strong>

Le Groupe Université GEMINI Management international qui existe depuis plus de 15 ans,  est une référence dans le domaine de  l’enseignement supérieur privé au Mali  avec des filières de choix. Qui répondent aux besoins du marché. Ce sont au total, 16 filières toutes orientées idéologiquement et pédagogiquement en LMD, dont trois piliers supportent l’architecture pédagogique. En l’occurrence :-Les filières techniques industrielles que sont : les Mines et pétrole, le Génie Civil, l’Énergie Solaire et Développement Durable, Agro-alimentaire, Statistiques appliquées ; -Les filières administratives ou de management constituées de : Management des Affaires, Gestion des Ressources Humaines, Finance Comptabilité fiscalité, Marketing Communications, Logistique Transit Transport, Droit des Affaires et Fiscalité, l’Administration et la Gestion des Entreprises ; -Les filières informatiques Soft/hard et intelligence artificielle qui  comprennent: L’Informatique de Gestion, L’Informatique Réseaux Télécoms, Électronique et Maintenance  Informatique (englobant l’intelligence artificielle).

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong> </strong>

<strong>Pour appréhender le   métier de l'Imprimerie </strong>

<strong> </strong><strong>Des étudiants de GEMINI font une immersion dans les ateliers de Bama  Impression </strong>

<strong> </strong><em>Afin de pouvoir lier la théorie à la pratique, des étudiants en Gestion L1 et L2 du Groupe Universitaire  GEMINI International, accompagnés  du Président, Pr Touré Ahmed DJabelession et du Surveillant Général, Karim Diarra, ont  visité, le jeudi 09 janvier 2025, les  installations  de Bama Impression sise à Baco Djicoroni Golf. La visite était guidée par le Promoteur   et Directeur Général  (DG)  de l'imprimerie, Nouhoum Sacko.  Le premier responsable de Bama Impression a notamment expliqué aux étudiants  comment fonctionne  la chaîne graphique d’une imprimerie. Qui commence à partir de la salle des Infographes (où des spécialistes du design  élaborent  des maquettes selon les besoins et envies du client, pour se terminer par la production du produit fini (par exemple un livre).</em>

Le DG Nouhoum  Sacko  a naturellement commencé  sa visite  guidée  dans la salle des Infographes dans laquelle des spécialistes de l’infographie  créent  des maquettes, à l’aide  d’un Programme Assisté sur Ordinateur (PAO).  Ce  Programme, a-t-il  expliqué,  créée  et assemble des éléments graphiques et textuels en vue de la  réalisation  des documents destinés à être imprimés ou visualisés à l'écran.

Les infographes, après avoir  réalisé une maquette conformément au souhait du client, impriment sur  papier le visuel qu'ils ont produit. Ils mettent ensuite leur design sur des plaques d'aluminium pour impression. C'est après que le visuel imprimé est acheminé à la presse machine dans l'atelier de presse. Où ce sont des machines Offset  qui font tout le  travail d'impression en chaîne.
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 	<li>Nouhoum Sacko  a notifié aux  visiteurs  de retenir   que  l’impression offset nécessite la fabrication de plaques en aluminium  sur lesquelles sont gravés les textes et les images à imprimer, et qui sont ensuite encrés. Le papier passe dans des gros rouleaux qui transfèrent  l’encre en y appliquant successivement les différentes  couleurs primaires (cyan, magenta, jaune) et le noir, ou juste le noir pour du texte seul. Il expliquera  que  la presse offset rotative est alimentée par un grand rouleau de papier appelé bobine. Ce procédé  étant  adapté pour l’impression de masse, et permet   une vitesse de production très élevée.</li>
</ol>
Les visiteurs sont ainsi  passés  par toutes autres étapes  de production (dans notre exemple d’un livre) dans la salle de presse jusqu’au magasin de livraison d’où sort le produit fini (les livres) emballé dans des cartons sur lesquels sont marquées les  quantités.

<strong>Le DG de Bama Impression partage ses expériences professionnelles avec les étudiants </strong>

Après la visite guidée des installations et des explications sur le processus de la chaîne graphique, le DG de Bama  Impression a longuement partagé ses expériences professionnelles aux étudiants. Nouhoum Sacko les  a aussi révélés que lorsqu'il commençait à Bama Impression, il a d'abord travaillé comme simple manœuvre. Après, , il a travaillé dans tous les postes de la chaîne de production. Ce qui lui permet aujourd'hui de se faire une idée d'ensemble sur  tout se qui se passe (ou qui est susceptible de se passer) dans les ateliers comme dans les magasins de stockage. Le DG de Bama Impression a ainsi vivement recommandé aux étudiants de GEMINI de passer par le même chemin afin de pouvoir mieux manager leur future entreprise, quel que soit le genre. Interrogés, les étudiants ont unanimement apprécié leur visite à Bama Impression. Dont le DG leur a promis toute sa  pleine disponibilité à  les accueillir lorsqu'ils le désireront. Une photo de famille a servi de clou à la visite.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Mara est bien  dans  son rôle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mara-est-bien-dans-son-role-3091154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 10:14:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ancien PM du Mali, depuis des mois, fait l’objet de diatribes acerbes de la part de soutiens présumés du Pouvoir transitionnel. Notamment, de la part des videomen en mal de repères et  même de certains  Conseillers du Conseil National de Transition (CNT). Ces partisans de la pensée unique œuvrent inlassablement à ce que tout le monde se taise. Or Moussa Mara a courageusement décidé de ne pas se taire.  Contre vents et marées,  l’ancien PM donne constamment ses points de vue sur l’ensemble des questions de la nation malienne.

Les canaux qu’il utile pour porter ses idées,  sont  le plus souvent des interviews, des tribunes politiques ou des sorties auprès de ses compatriotes de l’intérieur comme de la Diaspora.  Souvent, il apprécie,  à sa juste valeur, des actions gouvernementales lorsqu’il trouve que c’est bien. Toutefois, il  critique aussi mais surtout,  celles qu’il  considère  comme mauvaises.  Tout en proposant aux décideurs du jour  ses solutions qu’il trouve meilleures.  Dans un système démocratique, cela n’est-il pas  vraiment le rôle qu’un leader politique assumé,  doit normalement jouer ?

Que les partisans de la pensée unique reviennent à la raison pour accepter  le jeu démocratique. Nul citoyen malien n’est supérieur aux autres. Chacun a droit au respect de l’autre et  doit accepter qu’il porte aussi  ses idées. C’est certainement cet exercice démocratique que Mara est en train de faire. Ce que  certains  proches présumés  du pouvoir transitionnel, à l’extérieur  comme au Mali ne comprennent pas lorsqu’ils  traitent   et continuent de traiter l’ancien PM de tous les maux d’Israël. Mais  Moussa Mara, qui est aujourd’hui l’un des rares Hommes politiques à braver le pouvoir transitionnel, même s‘il ne se considère pas comme un opposant  à   ce pouvoir,  n’est-il pas  dans tous ses droits d’aller à la rencontre de ses concitoyens ?  N’est-il pas aussi dans son rôle de politicien assumé lorsque,  très courageusement et  en acteur politique, il critique objectivement certaines actions gouvernementales, tout en proposant des solutions ?

Le Mali est constitutionnellement   un pays de <strong>DEMOCRATIE MULTIPARTISTE</strong>  dont les autorités ont le devoir de  respecter   les  droits fondamentaux  de tous les citoyens. En admettant ce postulat, les  tournées  de Moussa Mara pour rencontrer la diaspora malienne partout où elle se trouve (notamment en Occident),  n’ont  rien d’apatride et ne doivent  être nullement  considérées  comme un complot  contre son pays. De même que ses critiques objectives  de certaines actions du Gouvernement  et  de ses acteurs, au lieu d’irriter certains cercles et partisans de la Transition, doivent, au contraire,  permettre aux décideurs actuels de se ressaisir.   Il est  désormais temps que  les soutiens de la Transition (militants, Videomen et autres)  comprennent que l’on est bien en régime démocratique (promulgation de la Loi Fondamentale de 2023 par le Président de la Transition). En conséquence,  l’ancien PM, Homme Politique assumé  et candidat déclaré pour briguer la prochaine présidentielle, est  bel et bien dans tous ses droits et son rôle  pour effectuer une précampagne électorale auprès des siens et partout.

Notre pays plongé, depuis plus d’une décennie,  dans une crise multidimensionnelle n’a nullement besoin que certains  de ses citoyens s’érigent  en justicier  pour blâmer  les autres. Au contraire, le Mali a plus que jamais besoin de  la contribution d’idées de tous ses fils. Il faut  donc  que nous acceptions la différence d’opinion et bannissions la politique de la pensée unique. Aucun malien ne vaut absolument  mieux que les autres et nul n’a le droit de classifier les maliens en patriotes et apatrides. Car la crise multidimensionnelle que  nous subissons actuellement, n’est pas la faute des seuls Hommes politiques,  mais  elle est  collective.

Oui, l’honnêteté  intellectuelle  nous oblige   à  reconnaitre que   la faute  est collective !  Tout le monde a sa part de responsabilité dans la crise dont notre pays est plongé.  Alors, cessons  donc  de diaboliser les Hommes politiques, en l’occurrence ceux qui étaient au pouvoir ! C’est vrai, certains ont commis des fautes graves même  gravissimes  mais pas tous. Avons-nous d’ailleurs le droit de les juger en lieu et place de la JUSTICE ? Mais que valent les nouveaux politiciens, ces présumés proches du pouvoir transitionnel ? En excluant  du jeu politique les premiers,  comme l’entendent certains cercles et partisans de la Transition,  les seconds  auraient-ils  vraiment la capacité de relever seuls  les nombreux défis que notre pays doit relever ?

De toute évidence, la réponse à la dernière interrogation est négative. En raison de cela, la Transition actuelle est vivement appelée à prôner  une véritable et sincère politique de réconciliation nationale dans notre pays. Cela passe nécessairement par la libération de tous les prisonniers politiques. Au-delà de la libération des onze leaders politiques issus des rangs des signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024, il faut  aussi  élargir  les prisonniers d’opinion. En l’occurrence,  ceux frappés par la Loi de la Cyber criminalité.

Un tel geste  des autorités transitoires  contribuerait certainement  à la décrispation du climat sociopolitique et à la réconciliation nationale, tant prônée par elles-mêmes,  depuis le 18 août 2020 (date de leur prise de pouvoir). Ainsi, il s’impose  à toutes  parties engagées dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel (pouvoir, partis politiques et Société Civile) d’œuvrer instamment à  créer toutes les conditions propices à  l’avènement d’un  climat  apaisé dans notre pays. Ce,  en vue d’une  bonne organisation des futures élections annoncées pour 2025.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Remise de diplômes des licences et masters à l’ISFMI La promotion 2024  Feu Adama Samassékou,  désormais employable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/remise-de-diplomes-des-licences-et-masters-a-lisfmi-la-promotion-2024-feu-adama-samassekou-desormais-employable-3092332.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 02:33:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’institut Simon Finance et Management International (ISFMI) a organisé,  le samedi 12 octobre 2024 à l’hôtel de l’Amitié, sa traditionnelle  cérémonie de remise de diplômes des licences et masters.  Cette  année 2024 est baptisée  promotion  « Feu Adama Samassékou».  La cérémonie studieuse et festive a eu lieu en présence de la quasi-totalité des étudiants, de leurs familles et proches, du Corps professoral, de la famille  du parrain et  des  autorités en charge de l’Education nationale ainsi que  d’autres invités de marque.</em>

L’ISFMI, reconnu  et réputé pour son excellence académique dans les domaines de la finance, de la gestion et du management, a honoré les diplômés de la licence et du master promotion 2024, pour  leurs efforts de persévérance et d’abnégations  de plusieurs années. Ces étudiants, issus de divers horizons, sont aujourd’hui prêts à relever les défis du monde professionnel grâce aux compétences acquises au cours de leur parcours académique au sein de l’institut Simon Finance et Management International.

La cérémonie a débuté par un discours inspirant du président du Groupe ISFMI, Pr. Alhousseyni Camara,  non moins président de l’ISFMI. Il  a rappelé les objectifs de son institut avant de procéder au lancement de nouvelles filières, notamment MBA Digital Design UX-UI et MBA Management de la cyber sécurité  de l’EEMI. « La vocation de l’ISFMI est de former de véritables managers internationaux des organisations de troisième millénaire dotés des qualités de polyvalence d’initiatives et de communication et capables de décider, d’entreprendre et d’agir avec un sens fébrile de la responsabilité et de l’éthique. L’ISFMI comprend une dimension internationale permettant  de nombreux partenariats avec d’autres universités et des entreprises d’organisation sur les cinq continents. Depuis la rentrée académique 2015-2016, l’ordre de formation de l’ISFMI s’est élargi dans les domaines spécifiques notamment : MBA Finance et développement de l’entreprise, le Management de projets, le Doctorat Business  and Admiration » a-t-il précisé.

Au nom de la famille du regretté parrain de la promotion, Mohamed Coulibaly, ancien ministre, a adressé les mots de remerciement à la direction, au personnel enseignant et aux étudiants de l’ISFMI. Par ailleurs, il a retracé le parcours du parrain,  Feu Adama Samassékou. « Pr. Feu Adama Samassékou  est un illustre fils du Mali et de l’Afrique. Il nous  a quittés cette année même. Il était un homme simple, croyant et pieux. Ceux  qui l’ont  connu, le reconnait. Car, il était de tous les combats pour la cause de l’humanité (…) » a-t-il rappelé.

Quant à Bacari Camara, porte-parole des récipiendaires et major de la promotion, au nom de ses camarades, il  a vivement  remercié le promoteur, la Direction Générale et les professeurs de l’ISFMI,  pour tous les efforts consentis. « Merci Monsieur le représentant de la famille du parrain pour avoir accepté de parrainer la sortie de notre promotion, malgré la lourdeur de vos charges. Merci ISFMI pour le savoir, le savoir-être, le savoir-faire et le savoir-faire-faire dont on a appris. Vous avez fait de nous des cadres dotés de la hauteur intellectuelle requise, totalement décomplexés et certainement capables d’impulser  dès demain, le développement économique, social et culturel de notre pays » a-t-il remercié.

Pour la suite de la cérémonie, les étudiants ont ensuite reçu, un à un,  leurs parchemins. Parmi les autres moments forts de la soirée, on retiendra  aussi la présentation de la nouvelle  <strong>«</strong> <strong>toge Malikura »</strong> pour la Cour suprême, la Cour Constitutionnelle et les Sciences académiques,  confectionnée par <strong>Elégance Industries</strong> dans le cadre du  lancement du  développement textile pour la promotion du coton au Mali. La soirée s’est achevée sur une note festive avec la coupure du gâteau et par  un cocktail offert aux invités,  permettant à tous de partager  agréablement  ce  moment de réussite et de convivialité.

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<strong>Boubacar Idriss Diarra, </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sur  Proposition du  ROTARY Mali :  Université  GEMINI décerne le Doctorat  Honoris causa à Benoît  Clément II</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sur-proposition-du-rotary-mali-universite-gemini-decerne-le-doctorat-honoris-causa-a-benoit-clement-ii-3080265.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/sur-proposition-du-rotary-mali-universite-gemini-decerne-le-doctorat-honoris-causa-a-benoit-clement-ii-3080265.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 07:57:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>C’était  en marge  de la 102e édition de "Livres en Liberté",  un espace littéraire où  l’écrivain haïtien Benoît Clément II a éloquemment animé une conférence, dont le thème est «De la passion de la lecture à l'amour de la patrie ».  À l’issue de cette  conférence, le Groupe  Universitaire  GEMINI Management  International, sur proposition du ROTARY Mali, lui a décerné  le grade  de Docteur  Honoris Causa. La remise de l’attestation a été solennellement faite par  son président  fondateur, Prof  Ahmed TOURÉ DJABELESSION.  Le récit de l’évènement !</em>

On notait la présence de : Monsieur le PDG THEODORE DIOP ;  la présidente du Rotary club Bamako Titibougou Asmaa Coulibaly ; le Past Assistant Gouverneur du District (PADG) Aboubacar Sidiki N'Diaye ; Messieurs les ADG ; Mohamed Sissako. Après  les mots de bienvenue de  la présidente du Rotary Club Bamako Titibougou, le Chant de l'Hymne du Rotary Club,  le Conférencier  et l’heureux  promu  au grade de Docteur  Honoris Causa, Benoît Clément II  a exposé sur son thème. A cet effet, il a non seulement  procédé à une autobiographie mais aussi et surtout, l’écrivain et le Haut Fonctionnaire haïtien  a fait découvrir au public  rotarien ses  nombreuses  œuvres littéraires.  Egalement,  <em>Benoît  </em>Clément II, a procédé à un peu de  la littérature comparée. Et,  il  s'est fait le plaisir de faire un petit cours de critique littéraire sur certaines œuvres, notamment celles de Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Bernard Belin Diadié.

Le désormais Docteur Honoris Causa de l’Université GEMINI International,   est partisan de la doctrine de souveraineté prônée par les pays de l'AES (Burkina Faso-Mali-Niger). Il estime  que c’est le même cas  en Haïti. Benoît  Clément  II a beaucoup remercié les membres des Rotary Club de Bamako. Il a promis de faire un don pour les enfants par la remise de Kits scolaires. Au cours de son exposé, il avait déjà  remis 100 dollars américains à la présidente du Rotary Club de Bamako Titibougou. Un geste qui a déclenché une avalanche  d’autres donations.

Dans son allocution, professeur Ahmed Touré DJabelession, le Président-Fondateur du Groupe Universitaire Gemini  Management international, a rappelé  que son groupe est  parti d’une seule Université en Décembre 2009 à Bamako. Mais,  à  ce jour, le Groupe Universitaire GEMINI Management International  compte une dizaine de filiales qui sont : Mopti, Kita, Sikasso, Bougouni, Zégoua, Fana, Loulou-Kéniéba (zone minière), SYAMA-Fourou (zone minière), Bamako et à l’international, GEMINI Abidjan et GEMINI Congo Kinshasa.  Prof  Touré  a informé que  le Groupe a formé plusieurs centaines d’ingénieurs BAC+5, Master, plusieurs centaines d’ingénieurs BAC+3 dans les huit (8) filières avec la supervision  du Ministère de l’Enseignement Supérieur.  Qui a octroyé à son université  plus de quarante-deux (42) diplômes reconnus par l’Etat malien et ce, en raison de la  performance pédagogique de ses enseignants.

Ahmed Touré DJabelession  a  vivement loué et salué  les œuvres  humanitaires de son   partenaire, le ROTARY club Mali. Qui selon lui,  « est une association  philanthropique mondialement reconnu, celui qui nous invite aujourd’hui le Rotary  Mali n’est pas en reste car très actif dans le pays pour ses aides aux réfugiés, aux victimes des inondations, au secours des personnes vulnérables. Le Rotary club œuvre depuis des années pour le bien-être de la communauté mondiale en général et de celle du Mali en particulier».  Il a indiqué que  son  Groupe Université GEMINI MANAGEMENT INTERNATIONAL  décerne  son DOCTORAT HONORIS CAUSA aux personnes exceptionnelles pour leurs actions touchant le cœur de l’humanité. C’est pourquoi cette  prestigieuse distinction  honorifique  a été décernée à  M. BENOIT CLEMENT II  sur proposition  du  ROTARY Mali. Il  devient donc  le  premier récipiendaire du prestigieux DOCTORAT HONORIS CAUSA du Groupe Universitaire Gemini Management International.

En lui remettant sa haute distinction universitaire, Prof Touré a grandement  vanté les mérites littéraires de Benoit Clément II, qui, d’après lui,  est de la lignée littéraire d’Aimé Césaire qui a écrit le roi Christophe. Il dit voir en lui,  un grand successeur des dignes fils de l’Afrique et de sa diaspora tels : Léon  Gontran Damas, Léopold Sédar  Senghor, Seydou BADIAN, Bernard Belin Diadié  (Climbié),  Cheick Hamidou Kane  (l’Aventure ambiguë…avec la Grande  Royale des Diallobé…). Prof  Touré explique que « Benoit Clément II appartient aussi à la lignée des grands philanthropes tels Raoul FOLERO……, c’est en rappel de ces éminentes personnalités et  de son <strong>mérite  propre qu’il obtient cette HAUTE DISTINCTION Universitaire ».</strong>

Prof Touré  a vivement remercié son  ami past Président KANLIN SOU FREUDY ancien  professeur à GEMINI UNIVERSITE  qui a permis de  faciliter  les relations avec le DISTRICT GOVERNOR ROTARY Mali. Il a aussi remercié  le Comité Scientifique du Groupe Université Gemini Management International pour son travail qui a abouti à la nomination et à la réussite de cette cérémonie de remise du Doctorat Honoris Causa à M. BENOIT CLEMENT II. De même, il a remercié le Président de Rotary Mali, Monsieur SUNNY AKOUAFA pour les très nombreuses actions caritatives de son association si utiles au Mali, et surtout d’avoir honoré Monsieur BENOIT CLEMENT II.

En fin de cérémonie, le  président du Rotary club Bamako, au nom de l'ensemble des clubs, a remis un diplôme de reconnaissance à M. Benoit Clément II, en reconnaissance de ses services exceptionnels rendus pour la réalisation des livres. De même, le Rotary club Bamako Hôtel Amitié lui a remis un diplôme de reconnaissance. <strong>Prof Touré Ahmed Djabélession  a également nommé le désormais Dr honoris causa comme ambassadeur du Groupe Université GEMINI Management  international  de Haïti et des Caraïbes.</strong> Il lui a aussi remis quelques exemplaires du  livre d'Economie Politique intitulé « Economie Politique, Economie Industrielle et Systèmes Productifs »  que lui-même a écrit.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(En Encadré) A propos de  BENOIT CLEMENT</strong> II

Né à Limbé en Haïti le 20 avril 1979,  Benoît Clément II est  écrivain  et auteur de 102 éditions de livres. Il est fonctionnaire  et bibliothécaire haïtien. Il affirme  écrire ses livres pour dénoncer les maux dont souffre  la société haïtienne. A cette fin, il a fait le  choix du genre littéraire, "La poésie". Lors de sa conférence, il a longuement parlé de la littérature contemporaine haïtienne. <strong>Il est convaincu que le plus beau voyage que l'homme puisse effectuer, c'est la lecture.</strong> Benoît Clément  II  se réclame d'être un patriote. Il  trouve que l'heure est grave au Mali, Niger, Burkina mais aussi à Haïti, son propre pays, confronté au banditisme récurrent  avec des bandes armées. Lesquelles plongent la première république noire indépendante du monde dans une totale insécurité.

Ça n’est tout car Clément II Benoît est : Coordonnateur de Plaisance Culture, Septembre 2015 ; Fondateur de l’Interact Club Soleil du Limbé ; Coordonnateur de vendredi culturel ; Fondateur de la bibliothèque Dany Laferrière de Petit-Trou de Nippes inaugurée le 26 janvier 2014

Instigateur de Tours en Liberté; Fondation du Rotary Club Lumière de Port-au-Prince (mars 2013) ; Fondateur de la bibliothèque Georges Castera du Limbé 8 juillet 2001 (première bibliothèque du Limbé) Etc

Par ailleurs Monsieur BENOIT CLEMENT a été décoré par YMCA d’Haïti, le 20 aout 2016. Il est décoré par la Jeune Chambre Internationale/Ouanaminthe, 14 aout 2016. Il a reçu  les prix : Découverte Haïti, le 19 décembre 2015 et d’Excellence du GRAHIN 10 décembre 2015 Etc. <strong>Il a a également écrit :</strong>Koulè lapli (2015) ; Tach solèy (2011) ; Nanm vil okay (2004) ; Soleil de mes nuits (2000) ; Mélancolie (1998) ; Ton nid dans mon cœur (1996). Découverte Haïti, le 19 décembre 2015 et d’Excellence du GRAHIN 10 décembre 2015 Etc. <strong>Il a a également écrit :</strong>Koulè lapli (2015) ; Tach solèy (2011) ; Nanm vil okay (2004) ; Soleil de mes nuits (2000) ; Mélancolie (1998) ; Ton nid dans mon cœur (1996).]]> </content:encoded>
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<title>Et si Robert Bourgi  était simplement un imposteur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/et-si-robert-bourgi-etait-simplement-un-imposteur-3080263.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 07:54:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sinistre  symbole  de la « Françafrique », Robert Bourgi  a abordé, pour la toute première fois dans un livre intitulé : « Ils savent que je sais tout : Ma vie en Françafrique » , sa vie, ses rapports avec son mentor Jacques Foccart et l’ensemble des « missions »  secrètes  effectuées pendant près de quarante  ans en Afrique,  pour le compte des présidents africains et français parmi lesquels,  des principaux ténors de la droite (Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua, Jacques Toubon, Dominique de Villepin, Claude Guéant, François Fillon etc.).    Il affirme révéler  dans son fameux livre,  paru ce 02 octobre, les circuits de la Françafrique.  Robert Bourgi  affirme ainsi partager  ses derniers « secrets ». Mais cet homme (de main)  trouble, qui essaye  de  s’arranger avec la vérité, ne serait-il pas simplement un imposteur ?

Une chose est certaine, Robert Bourgi   a joué  les intermédiaires entre responsables politiques français et africains.  A ce titre, il  est captivant. Frédéric LEJEAL, co-auteur de « Ils savent que je sais tout »  témoigne  dans Lefaso.net  que : « On ne peut résumer Robert Bourgi aux convoyages de fonds des présidents africains ».  Mais pourquoi  c’est   maintenant  que  le presque octogénaire   franco-libanais   a préféré  jeté  ce pavé dans la mare de la Françafrique ?  Pour quelles motivations ? <strong>Quelle crédibilité accordée  aux  confessions et révélations de M. Bourgi, </strong>cet  homme  qui n’avait  de cesse monnayé son carnet d’adresse  pour faire  du  lobbyiste pour ses propres intérêts ?

<strong> </strong><strong>De toute façon, un homme politique ivoirien réfute  catégoriquement  les propos de Bourgi à l’endroit de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Il s’agit de Charles Blé Goudé. </strong>En réponse aux accusations de financement occulte des campagnes politiques en France, l’ancien compagnon de <strong>Gbagbo </strong> a pris la défense de  celui-ci, expliquant que ce dernier tentait d’acheter la paix pour la Côte d’Ivoire face à des pressions internationales. Il a qualifié ces pratiques de « mafia française », où des sommes étaient versées en échange de tranquillité politique.

La leçon à retenir  du livre de Robert Bourgi  est la suivante : les Hommes qui détiennent actuellement le pouvoir en Afrique devront dorénavant  faire attention aux français, notamment les hommes politiques français  et de leurs « hommes de main » de la même lignée que Bourgi. Ils vous approchent, se servent de vous et accèdent à tous vos secrets. Une fois que leurs intérêts ne sont plus assurés de votre côté, parce que vous n’êtes au pouvoir, ils n’hésitent pas à déballer au grand jour tous vos secrets. Blaise Compaoré a dû  comprendre cette  triste leçon, depuis son exil ivoirien.

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Désaccord entre  Pouvoir de Transition et  Classe politique :  Pour combien de temps encore ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/desaccord-entre-pouvoir-de-transition-et-classe-politique-pour-combien-de-temps-encore-3080262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 07:53:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le constat  du vide  sur la scène politique  au Mali est bien patent.  Cela fait plus de deux ans que les partis politiques sont  pratiquement invisibles dans leur sphère de compétence. Toute  chose qui a  alourdi  le climat politique  et ne favorise pas la cohésion nationale.  Pour combien de temps la scène politique  nationale  va restera inanimée ?</em>

La  participation  des  partis  politiques  aux différentes rencontres d'intérêts nationaux  est très cruciale. Car, ce sont les partis politiques qui ont pour mission d'animer les débats publics. Ce sont les partis politiques qui doivent  normalement  s'exprimer sur la vie de la nation, et même apprécier les différentes orientations que  le pouvoir  peut  donner à chaque question  concernant la vie de la nation. De même la société civile organisée en associations, peut également porter son regard sur la vie de la nation. Des critiques,  des appréciations et même des encouragements,  voire des soutiens, sont également du ressort de société civile.

De sorte que  constat de l'absence des formations politiques sur la scène politique  est une autre difficulté qui,  malheureusement  va  s'ajouter  à la situation déjà critique du pays. En vérité,  le Mali traverse des crises profondes. Les terroristes et les terroristes mettent en mal le développement économique et social  sur le territoire national,  par des actes hautement barbares causant des pertes en vies humaines chez les civils et militaires. Ces difficultés  ont  été érigées en défis par le pouvoir de Transition. C'est ce qui est d'ailleurs normal et même légitime, notamment  lorsqu'il s'agit recouvrer l'entièreté du territoire national.

Il est à préciser que la Transition est une transition militaire. Ainsi la mission régalienne qui s'impose à la transition actuelle, est d’imposer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national pour favoriser le  redéploiement de l'administration. Aussi,  pour débarrasser le pays des terroristes et autres bandits. Ce qui  garantira  la sécurité et la quiétude des  populations. Dans un tel contexte,  il est bien évident que le pouvoir soit très rigoureux et même méfiant sur les possibles liaisons des criminels terroristes sans foi ni loi.

Cela dit, il donc  important de reconnaître que les partis politiques ont un rôle très important à jouer dans la vie d'une nation. Dans le contexte de la Transition,  ils pourront aussi accompagner,  suggérer, proposer des  solutions. Ensemble,  en conjuguant leurs efforts, il est évident que la Transition bénéficierait de la paix sociale et de la cohésion nationale.

Il est alors  permis de penser  à leur retour rapide sur la scène politique,  pour un

[caption id="attachment_2947106" align="alignright" width="225"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Monoko-Toaly.jpg"><img class="size-medium wp-image-2947106" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Monoko-Toaly-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a> Monoko Toaly[/caption]

apaisement qui sera bénéfique à toutes les composantes  du pays. Si cette logique n'est pas privilégiée, on  pourrait aisément se demander à quand le retour des partis politiques sur la scène ? Sinon, pourrait-on  gérer un pays sans l'existence des partis politiques ?

Un jour  ou l’autre, ce sont  des formations politiques  qui succéderont à cette  Transition, même si  les hommes politiques  pourraient changer. Espérons donc que la bonne volonté de vivre ensemble pour la paix sociale prévale.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Le Pélican, après un lustre, continue  de s’envoler!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-apres-un-lustre-continue-de-senvoler-3080259.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 07:48:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aujourd’hui,  mercredi 09 octobre 2024,  Le Pélican    boucle  dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique et  sécuritaire  du Mali nous y oblige,  son premier lustre d’existence.  Sa   première parution  (le numéro 000)  a été mise  dans les kiosques, un  mercredi  09 octobre 2019.  A travers ce cent-quarante et troisième (143è) numéro, votre hebdomadaire préféré, Le Pélican est donc  rentré  dans sa sixième année !  La rédaction devrait normalement organiser une fête qu’elle n’est malheureusement pas  en mesure. Notamment,  à cause des conditions économiques et financières très catastrophiques  que l’ensemble de la presse écrite malienne traverse  en cette année  2024.  Mais par la grâce d’Allah,  nous espérons que la situation va s’améliorer afin que nous puissions fêter,  encore et encore,  une quantité d’autres anniversaires. Evidemment  avec  nos lecteurs, annonceurs et partenaires dont l’appui financier nous est indispensable!

Dans notre édito de lancement, nous  avions promis  à nos lecteurs et annonceurs   que  « Le Pélican »  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions également  promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses. En cinq  années  de parcours,  même  si  c’est au lectorat d’en juger le contenu (notamment la ligne éditoriale) du journal,  nous pensons en toute humilité que ces promesses se tiennent. De toute façon, malgré  que  le chemin est plein d’embûches,  « Le pélican »,  qui a désormais cinq  printemps révolus, va  inexorablement continuer son envol  avec  espérance.

Nul doute que  la ligne éditoriale de  « Le  Pélican »   dérange  certains   animateurs de la vie sociopolitique de notre pays.  De même que  certaines  de nos analyses  et  points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois des  politiciens et décideurs, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction pour exprimer  leur avis : <strong>que chacun reste à sa place, semblent-ils penser !</strong>  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Alors à ceux-ci, nous disons NON, mille fois NON !  Cela ne marchera jamais avec  la rédaction intraitable  et indépendante de  « Le Pélican » !  <strong>Puisqu’en choisissant ce  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être   objectifs,  mais aussi  et surtout  d’être  toujours aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs  politiques).</strong> A cet effet, nous ne nous lasserons  jamais  d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit donc  clair !

A cette fin,  nous tenons à réitérer  notre  engagement ferme de demeurer  constant, malgré  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Dont  nous avons voulu indépendante et libre. C’est pourquoi, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Car, celui-ci représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne, même  internationale.

Toutefois,  nous ne cesserons de le rappeler, <strong>l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat</strong>. <strong>Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! </strong>Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse écrite  est un principal fournisseur   de service public. Si cela est une évidence, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais aussi et surtout  cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement donc la satisfaction de cette requête,  jusque-là ignorée de nos autorités !

A moins de trois mois de l’année 2025,   la  Rédaction  de  « Le Pélican », profite  pour souhaiter, par anticipation,  la  bonne et  heureuse   année    à vous tous (toutes),  chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi  à  tout  le peuple malien, très résilient.  Vive nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ! Puisse le Mali, notre Patrie, recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, l’entièreté  de son intégrité territoriale ! Puisse Allah nous donner  la chance de voir l’année 2025  en pleine forme !

Bon anniversaire et bon vent  à l’hebdomadaire  Le Pélican ! Vivement le sixième !

<strong>Gaoussou Madani Traoré, DirPub</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito :  Halte à la discrimination de faciès !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-halte-a-la-discrimination-de-facies-3078602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 08:08:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après les attaques terroristes du 17 septembre 2024  perpétrées contre l’Ecole de Gendarmerie et la Base 101 de Sénou, les populations maliennes ont spontanément aidé les Forces de l’Ordre et de Sécurité à traquer les auteurs. Ce qui est une action hautement  patriotique à saluer. Toutefois, certaines, dans leurs traques aux terroristes, ont systématiquement  ciblé  des gens parce qu’ils ont simplement un  faciès peulh  ou  qu’ils sont enturbannés.

Durant cette triste journée, Bamako a connu une véritable   chasse à l’homme  de   facies peulh. D’innocentes  personnes  ont été  battues mortellement et brûlées (des vidéos circulent). Mais c’est une vérité que des terroristes actuels, opérant au Centre et au Sud du Mali,   sont majoritairement  recrutés dans la communauté peulhe. Et que  la  langue d’expression  des terroristes  est aussi le Peulh. Mais peut-on déduire  que tous les peulhs sont des terroristes ? Que NON !

La discrimination  est définie comme  étant  une action ou une décision qui a pour effet de traiter de manière négative une personne en  raison, par exemple, de sa race, de son âge, ou de sa déficience. Elle repose souvent essentiellement  sur des attitudes négatives, des stéréotypes… Partant de toutes considérations, il va s’en dire  que toute  idéologie, ayant comme credo la discrimination,  est  contre-productive. Notre pays le Mali, qui s’enlise dans  une crise multidimensionnelle,  depuis plus décennie,  n’a nullement    besoin de tomber dans une aventure discriminatoire.

Issu  des grands empires médiévaux  de l’Afrique  Subsaharienne,  que sont  le Ghana, le Mali et le Songhoï, l’Etat actuel du  Mali a hérité   d’une population  melting pot. Cette population, étant constituée par de nombreuses ethnies et races, a  toujours  vécu harmonieusement dans un brassage biologique et culturel. Même  la colonisation française, qui avait pour doctrine de « diviser pour régner »  n’est   pas  parvenue à briser cette intégration raciale et culturelle.

Nous avons donc l’obligation de  préserver jalousement dans notre cher Mali,  l’harmonie  raciale et ethnique que nous avons héritée de nos aïeux. Cette harmonie entre les races et les ethnies  est très déterminante pour notre développement socioéconomique. Il faut rappeler que toutes  les autorités maliennes, depuis l’indépendance, ont fait de cela leur credo. Dès les premières heures de l’indépendance, Modibo Keïta, le premier président du Mali indépendant,  avait pris  la décision d’enlever sur les cartes d’identité nationale la mention ethnie. Son régime avait aussi  interdit la création d’association à caractère ethnique ou régionale. Tout cela était fait pour éviter le danger du communautarisme.

Même si le premier Chef d’Etat n’a pas été bien suivi par ses successeurs, tout de même, il  est  à  souligner que  toutes  les autorités maliennes  n’avaient de cesse alerté  l’opinion nationale, par des communiqués ou des sketchs, à ne jamais  céder à la  discrimination de faciès ou de communauté. Ce,  d’autant que  les conséquences de tels actes  discriminatoires peuvent être  incommensurables et dévastatrices  pour   l’ensemble  des communautés maliennes.  Lesquelles  ont  harmonieusement vécu ensemble depuis plus d’un millénaire.

La génération actuelle de  maliens devra suivre  cette attitude constructive de nos autorités. Cela éviterait  de ne  plus considérer   tous   les peulh  comme des terroristes. Mais, somme toute,  cette communauté ethnique du Mali  (la deuxième par  la population ?)  n’est-elle pas la première victime du terrorisme international  dans notre pays ? Il faut  donc  savoir raison garder !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Célébration de l’excellence  à l’Université GEMINI : Plus de 80 étudiants en Licence  et Master de 2023&#45;2024 ont reçu  publiquement leurs diplômes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/celebration-de-lexcellence-a-luniversite-gemini-plus-de-80-etudiants-en-licence-et-master-de-2023-2024-ont-recu-publiquement-leurs-diplomes-3078601.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 01:11:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le Groupe Université Gemini Management International existe depuis plus de  15 ans au Mali. Afin de célébrer,   en son sein, l’excellence sa direction,  sous la diligence de son président Pr Ahmed Touré Djabélession, organise chaque année  une cérémonie officielle de remises de diplômes. Celle de cette année 2024, présidée par Bouaré Kadiatou, Conseillère Technique, représentant le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a eu lieu  à Bamako, les 07 septembres 2024, au Mémorial Président Modibo Keïta dans une salle pleine à craquer. Cette grandiose cérémonie de remise de diplômes, dont la maraine était Col Mariam Sagara, Directrice Adjointe de la Direction des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA), a réuni du monde, a eu une dimension internationale avec des représentations régionales.</em>

Y étaient présents à la remise de diplômes: parents d’étudiants et des amis et proches des récipiendaires ; de nombreux  partenaires de GEMINI dont des Directeurs de services centraux de l’Etat; l’ensemble du Corps professoral et  l’ensemble des étudiants  de GEMINI.

Le Groupe Université GEMINI Management international est une référence dans le domaine l’enseignement supérieur avec des filières de choix qui répondent aux besoins du marché. Cette  cérémonie de remise de diplômes en licence et Master 2023-2024  du Groupe Université GEMEIN Management International a été marquée par la remise d’un trophée Ciwara à la marraine, au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et celui en charge du Travail, de la Fonction Publique, tous deux tous représentés pour la circonstance. Des prestations musicales et photos de famille ont été d’autres temps forts de l’événement.

<strong>Mme Touré, la Directrice administrative de GEMINI</strong>, après avoir magnifié l’abnégation constante du Président (qui n’est autre que son époux) pour le travail bien accompli, s’est dite très satisfaite des  résultats  obtenus  par les nouveaux gradés. Qui n’ont jamais manqué de son soutien matériel et moral, au cours de leur formation académique.

L’assistant du Président de GEMINI, non moins Chef de Département Virtuel, M. Berthé, a rappelé certains moments forts de son arrivée fortuite d’abord, comme étudiant, ensuite, comme employé dans cet établissement universitaire. Dont il affirme  partager  désormais l’avenir.

<strong>Salma Yéné Touré, la Directrice Marketing et Communication</strong> a presque dit la même chose que la Directrice Administrative. Mais, elle a tenu à remercier vivement certains de ses collaborateurs, sans lesquels, son pari de la bonne organisation  de l’évènement de remises de diplômes n’aurait été possible.

<strong>Ali SANOGO, Agent de l’Etat/Récipiendaire</strong> ‘’ Je tiens à remercier le Groupe Université GEMINI qui a bien voulu mettre la filière statistique appliquée dans leurs filières de formation. En plus, c’est aussi l’occasion de remercier le Ministère de la fonction publique qui a aussi bien voulu nous octroyer des autorisations et des congés de formation pour suivre les formations au niveau de cette Université.

<strong>Kalifa GUENDEBA/Récipiendaire ‘’</strong> je ne sais même pas par où commencer, déjà le fait qu’on soit au terme de notre cursus scolaire durant toutes les trois années que nous avons faites, l’administration a toujours été là pour nous. Nous nous sommes bien amusés, les professeurs nous ont donnés des cours de qualité. Et là, à ce jour je ne sais pas comment l’exprimer avec les parents et avec la présence de tout le monde, mes amis. Je souhaite bon courage à tout le monde et la génération future qui arrive aussi de ne rien lâcher de se donner à fond, de travailler, tout est possible en travaillant.

La cérémonie de graduation qui pour la marraine colonel Mariam SAGARA, aura tenu toutes ses promesses en termes de mobilisation, avec la présence effective des représentantes de plusieurs départements ministériels. Ainsi Col Mariam Sagara dira : ‘’ ce que je demande à ces jeunes c’est encore travailler, il ne suffit d’apprendre en classe. Ce qu’on apprend en classe ne sert pas si on n’exerce pas. Donc, on leur demande d’apprendre, la jeunesse doit apprendre pour qu’un pays avance, il faut que la jeunesse soit studieuse ; si elle n’est pas studieuse, le pays ne marche pas. Chacun doit jouer sa partition, les militaires sont là pour les protéger, les défendre et assurer la sécurité, mais c’est à eux maintenant d’apprendre pour que ce pays puisse se développer, personne ne viendra ici faire ce Mali à notre place. D’ailleurs, ils viennent pour nous exploiter.

Pr. Ahmed TOURE, Président Fondateur du Groupe Université GEMINI ‘’Nos innovations c’est l’enseignement qui doit couvrir tout le Mali. Et même la colonel Mariam SAGARA m’a dit qu’il faut que ça couvre tout l’AES. On demande à GEMINI de faire les formations dans tout l’AES. Ici nous avons la fibre optique, des lignes commerciales en réseau télécom, une dizaine d’ordinateurs et une dizaine de tablettes, des téléphones, etc. qui nous permettent de faire des formations à Kayes, Kolokani, Gao, Tombouctou, dans toutes les régions reculées où il est difficile de circuler surtout dans cette situation de crise sécuritaire que vit notre  très beau pays. Donc ces tablettes de formation peuvent permettre à des étudiants d’avoir de très bon niveau et d’un très bon diplôme provenant du Mali.

Kadiatou BOUARE, Représentante  du Ministère de l’Enseignement Supérieur a indiqué aux récipiendaires : « Votre diplôme reflète votre travail acharné, votre détermination et votre envie de réussir. Je vous souhaite tout le meilleur pour l’avenir et que vous parveniez à relever les défis de la vie, car le Groupe GEMINI Université que nous félicitons pour son excellent travail, a toujours été le creuset d’une bonne formation. Il a tout misé pour votre réussite, vous avez toutes nos félicitations pour cette réussite méritée ».

Vivement la prochaine remise !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(En Encadré)</strong>

<strong>Une Immersion à l’Université GEMINI International</strong>

Le groupe GEMINI a son sein <strong>16 filières toutes orientées idéologiquement et pédagogiquement en LMD,</strong> dont <strong>trois piliers supportent l’architecture pédagogique. En l’occurrence </strong>:

-L<strong>es filières techniques industrielles </strong>que sont : les <strong>Mines et pétrole, le Génie Civil, l’Énergie Solaire et Développement Durable</strong>, <strong>Agro-alimentaire</strong>, <strong>Statistiques appliquées</strong>

<strong>-Les filières administratives ou de management </strong>constituées de<strong> : Management des Affaires, Gestion des Ressources Humaines, Finance Comptabilité fiscalité, Marketing Communications, Logistique Transit Transport, Droit des Affaires et Fiscalité, L’Administration et la Gestion des Entreprises</strong>

<strong>-Les filières informatiques Soft/hard et intelligence artificielle comprennent: L’Informatique de Gestion, L’Informatique Réseaux Télécoms, Électronique et Maintenance  Informatique (englobant l’intelligence artificielle).</strong>

L’infrastructure et la superstructure  de l’Université GEMINI est pour son Président,  au service de ce qu’on appelle : « le système productif industriel sans lequel, il n’y a pas de développement économique et de transformation de nos produits locaux ». Ce sujet, a-t-il toujours rappelé, est développé dans son ouvrage intitulé<strong> : « économie politique économie industrielle et système productif », </strong>en vente dans les librairies et à GEMINI.

L<strong>e Président </strong>Ahmed Touré Djabélession a affiché toute sa  fierté par rapport <strong> </strong>aux  résultats obtenus par l’Université GEMINI et qui  sont éloquents : Plus de 200 Ingénieurs en Mines et Pétrole formés à Loulou-Kéniéba et Syama-Fourou sur site. Ces sortants travaillent au Mali, en Guinée, en Afrique du Sud, en Australie, en Tanzanie et en Namibie. « Plus de 700 masters licences formés dans notre Structure  régionale : Bougouni, Sikasso, Koutiala, Fana, Yanfolila  en appui à la CMDT pour les cultures de rentes (Coton) et vivrières. Quant à Bamako, les filières sont diversifiées et le gros de la troupe est orienté  vers les Banque, les Assurances, les Entreprises, les ONG, un millier est recensé », a-t-il  informé.

<strong>Des ex-étudiants de  GEMINI, expatriés !</strong>

<strong>Les performances individuelles du groupe GEMINI ? Elles  sont excellentes: -Un ingénieur des réseaux télécoms formé à Gemini, travaille  dans le département Robotique des Usines Samsung pour la fabrication de téléphones ;-Un ingénieur réseau télécoms formé à Gemini travaille à KIA Motors toujours en Corée du Sud.</strong>

<strong>Le Groupe Université GEMINI a formé en 2013,  son  premier Docteur en Energie Solaire et développement Durable avec ses partenaires stratégiques, l’Université Américaine de Grand-Bassam et l’Université de Fès au Maroc. Il a obtenu la Mention : Très Honorable avec Félicitations du JURY. Il est aujourd’hui, un Haut Cadre dans un domaine de pointe au service de l’Afrique et du Mali.</strong>

« En si peu de temps, les performances sont acquises grâce : au sérieux de Madame la Directrice administrative, l’épouse du Président, Madame Touré, au travail pédagogique sans relâche des enseignants (une dizaine de docteurs des doctorants et des ingénieurs) », explique Pr Touré.

Il faut aussi noter  que GEMINI bénéficie de l’accompagnement de l’Etat,  à travers ses structures :-La Direction de l’Enseignement Supérieur ;-L’Agence Malienne d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur. Il y  a aussi les Ecoles Militaires qui recrutent, chaque année, une dizaine des étudiants de GEMINI, pour les FAMA, piliers de la défense de notre nation. Il y a également la Fonction Publique, qui  fait confiance à GEMINI pour la formation de ses cadres.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque terroriste de l’Ecole de la Gendarmerie et de la Base 101 :  Une alerte qui exige des FAMAS davantage  de rigidité dans leur dispositif sécuritaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-terroriste-de-lecole-de-la-gendarmerie-et-de-la-base-101-une-alerte-qui-exige-des-famas-davantage-de-rigidite-dans-leur-dispositif-securitaire-3078597.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 01:07:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans la matinée du mardi 17 novembre 2024, un groupe de terroristes s’est infiltré  dans l’École de gendarmerie de Faladié avant de s’attaquer à la Base 101 de l’Armée de l’Air. Mais les FAMAS ont  été promptes  à  les contenir. Car, elles ont férocement repoussé leurs attaques pour reprendre  le contrôle de la situation avec un grand professionnalisme. Toutefois, cette infiltration des terroristes  dans ces lieux hautement stratégiques de la capitale  continue  de susciter  d’énormes interrogations chez  les populations comme chez les analystes. Notre point de vue !</em>

Quelques moments après les attaques,<em>  </em>le Chef d’état-major général des Armées, Général Oumar Diarra, qui s’est rendu sur les lieux, a tenu de rassurer : <em> «Les terroristes infiltrés ont été neutralisés… La menace a été circonscrite… Nous sommes des forces professionnelles, nous savons comment faire ce travail</em>» ! Mais aussi, le CEMG  a surtout exhorté les populations à vaquer à leurs occupations. Et pourtant,  cette  attaque dans notre capitale  survient après celle qui avait  visé, le 22 juillet 2022,  des installations militaires stratégiques,  le 22 juillet 2022 à Kati, sur les hauteurs de Bamako.

Comment les terroristes ont osé s’attaquer  à cette école  qui est aussi une base de la gendarmerie nationale, hautement surveillée ? Voulaient-ils libérer  des Officiers  Supérieurs arrêtés dans différentes affaires depuis le début de la rectification de la transition en mai 2021 ?  Sont-ils  au service de l’opposition malienne en exil ? Des puissances militaires occidentales, hostiles au régime de Transition, sont-elles derrière ces attaques ?

Nous osons espérer  que les enquêtes et les pièces d’identification retrouvées sur des éléments neutralisés vont nous édifier. Mais une chose est certaine,  certains pays  de la sous-région ne sont  favorables  pour  l’intégration des  Forces de défense et de Sécurité (FDS), survenue  grâce à la Charte du Liptako Gourma. Or  ces  attaques  ont  été perpétrées  au lendemain de l’ouverture des travaux de la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l’AES  qui se sont déroulés  le lundi 16 septembre 2024 à Bamako. Une coïncidence ?

Un autre fait intriguant  de cette attaque est que le commando terroriste est  majoritairement constitué de la communauté peulhe, du Mali et du Niger. Aussi, des sources indiquent  qu’il y aurait  de présumés Burkinabés.  Est-ce dans  l’intention  délibérée de freiner  la nécessaire unité et l’union sacrée des trois pays de l’AES  autour des défis sécuritaires ?  De toute façon, les populations maliennes et les forces de sécurité  doivent   éviter tous amalgames.  Car  l’objectif de ces  actes  terroristes   suicidaires  pourrait  être  une  opération  pour   pouvoir mettre les communautés maliennes dos à dos. En l’occurrence, la Communauté peulhe contre les autres communautés du Mali.

Quoi qu’il en soit, cette opération terroriste commando  est  bien une  alerte qui exige des FAMAS d’avantage  de rigidité dans leur dispositif sécuritaire. C’est vrai, nos camps ou l’aéroport militaire ne doivent plus être des lieux où tout le monde y a accès. De même, ces endroits stratégiques doivent bénéficier d’un cordon sécuritaire bien robuste. Cela ferait que les forces du mal ne pourraient plus tenter une telle infiltration.

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<strong>Falaye Keïta </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fourniture des pavés et autres matériaux de construction : Ousmane Sangaré,  très engagé pour   la satisfaction de la  clientèle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fourniture-des-paves-et-autres-materiaux-de-construction-ousmane-sangare-tres-engage-pour-la-satisfaction-de-la-clientele-3078607.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 00:50:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le monde des constructions des maisons et immeubles  connaît un véritable essor ces 15 dernières années.  Que ce soit à  Bamako,  dans la capitale malienne,  ou dans  les villes de l'intérieur, les maisons et immeubles  y poussent comme  des champignons.  Cela est le signe éloquent que le développement  des infrastructures immobilières  est une réalité au Mali. Alors qu’il se trouve  que l’usage  des  tuiles (en carreau plat, carreau tuile canal ou tuiles à emboitement fabriquées en terre cuite, en béton, en ciment ou en PVC) pour le revêtement des toitures gagne aussi du terrain.

Une autre réalité est que les  briques en ciment compressées  gagnent  du terrain.   Ces matériaux qui entrent dans la construction  immobilière sont désormais  fabriqués et fournis  par  des  promoteurs  de petites et moyennes entreprises qui se sont spécialisées dans leurs fabrications et fournitures. C’est  que   notre compatriote  OUSMANE SANGARE a vite compris pour devenir   le promoteur des  unités  de fabrication de pavés, tuiles, briques en ciment compressées, murets  ornementaux de véranda  ou jardin, etc.

Votre hebdomadaire Le Pélican a fait une petite immersion  dans la sphère des unités de  constructions d’Ousmane Sangaré sise à Niamakoro Courani (Kalaban Est). Nous y avons trouvé plusieurs catégories  de personnes.  Des architectes  aux  maçons  sans compter  de nombreux particuliers  qui étaient venus négocier ou commander  des matériaux. Bien sûr, le promoteur  de l’unité de fabrication utilise une  nombreuse main d’œuvre d’ouvriers.   Ce qui a  surtout  retenu notre attention en n’y rentrant,  c'est  bien l'unité de fabrication des PAVÉS, associés aux briques,  claustras, gouttières et  autres.  Nous avons approché  le promoteur de ladite unité  de fabrication des PAVÉS qui   a bien voulu nous accorder un entretien. C'était le week-end dernier, à Kabala-Est,  communément appelé Niamakoro- Courani,  dans la commune de  Kalabancoro.

Monsieur OUSMANE SANGARE, le promoteur de cette unité de fabrication,  a échangé avec nous,  dans un style dominé par la modestie. Mais bien avant  de prêter une  bonne oreille, il  nous a permis de nous promener  sur les lieux pour porter  nos regards sur ses produits. Sans aucune complaisance, nous avons été séduits par les pavés, briques,  claustras et les gouttières,  entre autres. Les différents modèles moulus et embellis avec des couleurs magnifiques, sont tous de bonnes qualités.

Pour la circonstance, il était entouré de  ses employés, tous des jeunes gens, qui sont d'ailleurs tous formés par ses propres  soins. D'une voix rassurante,  il nous a fait le résumé de son parcours.  Il y a déjà plus d'une dizaine d'années qu'il exercice dans la fabrication des PAVÉS. Il avoue tout de même que  ses débuts n'ont pas été faciles. Mais petit à petit,  les gens ont fini par  le découvrir,  le connaître mais  surtout lui faire confiance. M. Sangaré ambitionne désormais  d'intervenir partout au Mali,  pour servir tous ceux qui ont besoin de matériaux  de construction.  " Nous sommes capables de servir  partout pour satisfaire à toute  demande, quelle  que soit la quantité.  Nous avons l'expertise, les équipements nécessaires et  un personnel bien formé », nous a-t-il modestement confiés.

Effectivement,  nous avions  déjà  remarqué  sur place,  des quantités impressionnantes de PAVÉS,  briques, claustras déjà prêts à utiliser. Nous avons  également  découvert une personne animée d'une confiance débordante et qui veut davantage bosser pour satisfaire ses clients et partenaires.  M. OUSMANE SANGARÉ fait bien partie des hommes qui croient en eux-mêmes, grâce à la maîtrise parfaite de leur travail.  Il sait concevoir et  fabriquer  ses produits.  Et c'est avec fierté et amour qu'il dit faire son travail.

«  Ce travail,  je l'ai choisi. Je me suis formé pour bien le faire. Je vis uniquement  que de ça. Voilà pourquoi je fais tout pour satisfaire mes clients en termes de qualité,  mais surtout par le respect des délais et rendez-vous de livraison », nous a-t-il rassurés. Nous comprenons  à juste titre, son ambition d'être parmi les vrais leaders, dans la fabrication des briques et PAVÉS.

Toutefois,  il a émis les vœux de l'obtention  d’une  importante  clientèle  et partenaires. En d'autres termes,  il souhaite avoir les marchés de grande importance. Cela, parce qu'il entend aussi participer au développement  socioéconomique  de son  pays, le Mali. Autrement,  M. Sangaré veut être utile pour ses concitoyens.  C'est pourquoi,  il forme très bien, à son tour, tous les jeunes qui travaillent avec lui,  de sorte qu'ils puissent plus tard, se prendre,  eux-mêmes en charge, par la création de leurs propres entreprises.

<strong>Monoko Toaly et Youssouf Sidibé (stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Quand  Choguel  s’obstine  dans son égotisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/quand-choguel-sobstine-dans-son-egotisme-3074878.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 09:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Ce que j’appelle, les « ignares triomphants » sont sortis, ce que j’appelle le « M5 défroqué », et ce que j’appelle les « agents doubles », car ils sont avec tous les régimes, ils se sont mis à notre place, pour expliquer pourquoi ce meeting a été convoqué. Ces quelques propos amers sont prononcés par Choguel K Maïga, lors de son intervention au meeting du samedi 17 août au CICB. Alors qu’il est bien conscient que le mot ignare signifie : idiot, ignorant, imbécile, incapable, incompétent, inculte, nul. Pourquoi donc le PM a préféré utilisé ce qualificatif péjoratif et discourtois pour qualifier ses adversaires politiques, notamment lors des cérémonies commémoratives de l’an IV de la Transition malienne ?

Au lieu d’attaquer subtilement ses adversaires politiques, la situation politique complexe du Mali exige le président du Mouvement Populaire pour le Renouveau (MPR) de fournir un bilan chiffré tant attendu par ses compatriotes, afin qu’ils puissent objectivement apprécier son travail en tant que Chef de Gouvernement. Mais il a visiblement préféré sacrifier à ses habitudes stériles, en proférant des invectives contre ses adversaires politiques. Ce qui prouve, après trois années à la tête du Gouvernement malien, que Choguel n’arrive toujours pas à comprendre que sa fonction de PM doit plutôt chercher inlassablement à rassembler les maliens en cette période de crise multidimensionnelle. Que de s’obstiner à les diviser.

Mais c’est hélas une réalité ! Après trois ans passés à la Primature, Choguel Kokalla Maïga continue de faire le choix de s’adonner à de véhémences diatribes contre ses adversaires politiques. Dont il n’hésite pas à les classifier comme des ennemis de leur propre pays. Ce faisant, tout en se considérant comme étant le premier des patriotes et se magnifiant comme étant le meilleur des hommes politiques du Mali, le PM ne fait aucun effort pour rapprocher ses adversaires politiques. Idem pour la Société civile.

Toutefois, si Choguel œuvre à diviser les maliens en deux catégories : les bons (ses partisans) et les mauvais (ses adversaires), il a néanmoins pris les soins de ménager ses mentors du pouvoir transitionnel. Dont il magnifie certains d’entre eux avec un grand zèle. De sorte que, lors de ce meeting commémoratif du samedi 18 août 2020, il était contraint d’asséner des contre-vérités à l’endroit des différents pouvoirs qui ont précédé l’actuelle Transition aux fins de les dénigrer auprès de son auditoire majoritairement juvénile. Même les régimes auxquels il a eu à participer en tant que ministre (porte-parole sous IBK) n’ont pas échappé à ses diatribes.

Un autre fait paradoxal qui caractérise l’actuel Chef du Gouvernement malien, est sa propension de critiquer constamment les autres (ses adversaires) tout en ayant horreur d’être lui-même critiqué (même objectivement) par ces derniers. Ce fait paradoxal de l’homme politique a encore marqué son meeting du 17 août 2024. Alors que Choguel est bien parmi les hommes politiques maliens qui ont flirté avec plusieurs pouvoirs. Que oui ! Encore qu’il soit regrettable que cet homme politique à la tête du Gouvernement, aimant s’afficher en privé et en public comme étant celui qui a toujours raison sans jamais être enclin à faire son mea culpa, est demeuré la même personne ambivalente.

C’est certainement cet égotisme doublé d’ambivalence du PM Choguel qui constitue le principal obstacle qui l’empêche de pouvoir rassembler la classe politique malienne autour de lui. Donc du Gouvernement de la Transition. Ce, afin qu’ils puissent ensemble discuter sur la problématique politique du moment. Quand bien même que la Transition malienne a plus que jamais un besoin crucial des compétences de toutes les filles et fils du pays. Mais hélas, le constat semble bien clair que Choguel n’en veut pas de cela. Mais pour quelles raisons ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Animation de la scène politique nationale : Le PM  Choguel Kokala  Maiga,  un véritable stratège politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/animation-de-la-scene-politique-nationale-le-pm-choguel-kokala-maiga-un-veritable-stratege-politique-3074886.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 09:43:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier Ministre de la Transition malienne a tenu son meeting, le samedi 17 août 2024, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Cela a un moment qui correspond nettement à la date du renversement du régime démocratique d'Ibrahim Boubacar KEITA, par la rue, fortement animée par le M5-RFP. </strong>

En effet, le 18 août 2020, les militaires sont intervenus à la dernière minute, pour prendre le pouvoir, avec l'idée première, qui était de faire éviter des affrontements entre le M5-RFP et les partisans du régime IBK. Une intervention salutaire, qui a permis d'éviter effectivement des dégâts matériels et même du sang que les affrontements entre les des deux tendances auraient pu occasionner. Plus tard, moins de neuf mois, le président du M5-RFP, CHOGUEL MAIGA est nommé le premier ministre de la Transition. Cela après l’éviction du président de la Transition, Bah NDaw et son PM Moctar Ouane.

Toutefois, il est important de souligner, qu'avant sa nomination, le M5-RFP et le les militaires au pouvoir, ne sifflaient plus dans la même trompette. Puisque le M5-RFP accusait les militaires de s'être accaparés du pouvoir en le dirigeant en exclusivité sans y associer les civils qui avaient l’insurrection contre le régime IBK. De sorte que les animateurs du M5-RFP, en l’occurrence son président du Comité Stratégique, Choguel, se servaient des qualificatifs " un pouvoir militaire" ; " Le CNT illégitime et illégal " pour dénoncer l’accaparement du pouvoir politique par les militaires.

C'est d'ailleurs ce climat malsain qui prévalait. Dans le souci d'un apaisement du climat politique, les militaires avaient demandé au M5-RFP de leur proposer un nom pour la nomination d'un nouveau Premier ministre. Mais dès que Choguel a été choisi, ses camarades de lutte du M5-RFP, ne s'entendaient plus avec lui. Et cela avait fini par donner lieu à la création du M5-RFP Mali KURA. Du coup, des interrogations ont surgi dans les esprits des observateurs politiquement avisés. Le premier ministre pouvait-il bénéficier de la vraie confiance des militaires, compte de ses sévères critiques qu’il leur adressait avant sa nomination ? Pourrait-il continuer à gérer le M5-RFP après l’avènement de la dissidence ? Pourrait-il réussir sa mission gouvernementale sans aucun soutien de ses camarades du M5, dans un contexte de méfiance ? Ce sont là, entre autres, quelques questionnements pertinents qui préoccupaient les observateurs avisés et même l'opinion publique.

Mais évidemment, contre toute attente, le Pm CHOGUEL MAIGA se hissa à l'échelle internationale, en activant les leviers du patriotisme et du nationalisme. Il engagea d'abord le Mali dans le combat contre la CEDEAO, à la faveur de l'embargo. Ensuite, il braqua toute l'attention sur un bras de fer avec la France et les Nations Unies. Sa déclaration historique à la tribune des nations unies accusant la France " d’abandon du Mali en plein vol.", en est une illustration.

Sur le terrain des hostilités avec les Nations Unies et la France particulièrement, le Mali a heureusement eu le soutien sans faille, des panafricanistes et des peuples d'Afrique. Évidemment, au nom du patriotisme et du nationalisme, la population malienne a spontanément accordé son vrai soutien pour soutenir le Mali, par ricochet la Transition.

Tout cela serait dû aux tactiques et stratégies de lutte diligentées par le PM CHOGUEL MAIGA. Qui est immédiatement devenu la pièce maîtresse de la Transition en cours. Le Pm semble sorti vainqueur de tous les affrontements idéologiques et même politiques. Par exemples : ses contradictions avec le CNT n'ont pas pu remettre en cause, son poste du Chef du Gouvernement ; Les crises au sein du M5-RFP, n'ont pas également entraîné un remaniement ministériel, provoqué son limonage et n’ont pu l’amener à démissionner.

D’ailleurs le Pm n’a-t-il pas averti, à plusieurs occasions, qu’il ne démissionnerait jamais !
Les critiques dans l'opinion publique nationale le qualifiant de clivant, ne l'ont jusque-là pas affaibli. Choguel est toujours là, à la primature, en sa qualité de Premier ministre, Chef du Gouvernement. C'est encore lui, qui a animé son meeting le samedi 17 août dernier, pour prouver que la scène politique malienne bouge, même si certains principaux leaders politiques du pays sont toujours en prison. N’est-ce pas donc un vrai stratège politique, malgré le faible poids de son parti politique sur l’échiquier politique national ?

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>An IV  de la Transition malienne :  Un bilan toujours controversé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/an-iv-de-la-transition-malienne-un-bilan-toujours-controverse-3074880.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 09:39:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>18 août 2020- 18 août 2024. Cela  fait  effectivement  quatre ans que  les militaires du Conseil national du salut du peuple (CNSP) ont pris les rênes du pouvoir  après avoir  renverser  le président Ibrahim Boubacar Keïta.  Qui était vivement  contesté par une insurrection populaire qui aura duré plus de  quatre mois. Mais le bilan de ces quatre ans d’exercice du pouvoir  est  différemment  apprécier par les maliens.  Notre analyse.</em></strong>

Sont  nombreux les  populations maliennes qui estiment que  la gouvernance a peu changé. Tant ils considèrent que la corruption et le népotisme  demeurent vivaces dans la gestion de l’Etat.  Ces  détracteurs de la Transition  regrettent  que le train de vie de l’Etat, au lieu  d’être drastiquement  réduit  parce que le pays est en proie à  une crise multidimensionnelle, continue d’augmenter. Alors que les ténors du pouvoir transitionnel  et leurs partisans  ne cessent  de parler d’un Mali Kura (Mali nouveau). Un bref rappel des faits nous permettra certainement  de comprendre la frustration des populations des uns et le satisfecit des autres.

Cela fait  quatre ans que  le président IBK, réélu deux ans plutôt, a été   soumis  à la pression d’une insurrection  populaire. Dont des jeunes officiers, réunis au sein du Conseil National du Salut du Peuple (CNSP),   en profitent pour   lui  contraindre  à la démission, le 18 août 2020. Ces  militaires  ont donc parachevé   l’œuvre du Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), dont les militants étaient dans la rue depuis plusieurs  mois pour exiger du pouvoir  IBK,  la dissolution de l’Assemblée nationale, la fin de la gestion clanique des affaires publiques.

Pendant  plusieurs semaines, les populations sont massivement sorties pour applaudir l’irruption des militaires  du CNSP pour  dégager le régime IBK. Ces populations avaient comme leitmotiv  le changement  positif dans la gestion des affaires publiques. Toutefois, leur espoir de voir un changement notoire s’est vite estompé.  Car, la présidence de la transition et la primature sont confiées à des hommes qui n’étaient pas  du M5-RFP.Le premier, Bah N’Daw,  est  un colonel à la retraite et  le second, Moctar Ouane, est un  ancien ministre des Affaires étrangères qui ne vivait même plus dans le pays.

Ce duo, n’arrive pas à  traduire le changement souhaité par les militants du mouvement du M5-RFP  pour l’avènement d’un Mali  Nouveau, en  rupture avec les mauvaises pratiques démocratiques enracinées depuis, notamment l’avènement du régime IBK.  Pire leur agenda politique n’était pas en phase avec celui des jeunes militaires  qui les ont installés au pouvoir. A l’issue  de huit (08) mois, alors  que l’on ne sentait aucune avancée  dans la conduite de l’Etat,  le duo  a tenté d’écarter  des  ténors du CNSP afin  d’anéantir leur pouvoir par l’entremise  d’un remaniement ministériel. Mais  leur  « complot » a été déjoué par  ces derniers. Ainsi, ce  même 24 mai 2021, le CNSP  reprend  les rênes du  pouvoir en  mettant aux arrêts Bah N’Daw et Moctar  Ouane. Cette fois-ci, il nomme Col Assimi à la tête du pays et nomme un PM sorti des rangs du M5-RFP, en la personne de Choguel Kokalla Maïga

<strong>Refondation de l’Etat ?</strong>

<strong>C’est ce  leitmotiv qui est fortement emprunté par le nouveau pouvoir mis en place. Qui greffe  l’attribut de Rectification à la nouvelle Transition. </strong>

Cette nouvelle  expression va de nouveau fait espérer  les Maliens  que le changement tant voulu est  toujours possible. Mais il a suffi que Choguel s’installe à son poste de  Premier ministre  pour qu’il change de cap. Il dénonce plus l’illégitimité  des membres du Conseil National de la Transition et  il se met à adouber  les militaires au pouvoir. Dont il présente leur Chef comme un messie pour le Mali et l’Afrique entière. En somme, Choguel  va dribler  tout le monde politique hétéroclite avec lequel, il animait la contestation politique contre le régime IBK. Il s’adonne  désormais au  populisme et mène une grande  propagande, soutenue par ces videomen  qui ne cessent de propager des contre-vérités sur l’histoire contemporaine du Mali.  Des attaques  sont faites à l’endroit de tous ses adversaires politiques. Le Mouvement Démocratique, à l’origine du renversement du régime dictatorial de Moussa Traoré, demeure sa cible favorite.

Mais le pire est  que le PM se comporte comme un détracteur du système démocratique. Dont il est pourtant  un grand bénéficiaire. Ainsi, Choguel incite les jeunes militaires à réduire toutes manifestations  hostiles  à la marche de la Transition.  L’ancien  porte- parole du Comité stratégique du M5-RFP est  même devenu méconnaissable. Tant il ne cesse  de renier   les revendications  essentielles de ce  regroupement politique : la réduction du train de vie de l’État et  la lutte contre la corruption, la gestion clanique.

<strong>L’amélioration de la  Sécurité  et la souveraineté sont une réalité</strong><strong> </strong>

Après  quatre ans, l’armée  malienne a pu s’acheter  des armements de dernière génération avec la Russie, la Chine, la Turquie et l’Iran.  Il  est donc  indéniable de ne pas reconnaître, avec ces armes et une réorganisation des Forces de Défense et de Sécurité, qu’il y a eu  une   avancée notable  dans le domaine sécuritaire. Toute chose qui a été possible, après le renvoi des forces francaises  Barkhane et la MINUSMA du territoire national.  Notre pays a désormais pu  recouvrer  l’intégrité du territoire national, notamment avec la reprise de Kidal. Et  retrouver   sa pleine souveraineté, en l’occurrence  dans le choix de ses partenaires stratégiques. Même  s’il est vrai que des poches de résistance du terrorisme international demeurent  encore.

<strong>Transparence  dans la  gestion des examens et concours </strong>

C’est une vérité, la gestion des examens scolaires et  celle  des concours d’entrée à la fonction publique  connaissent de plus en plus une transparence. Ainsi  sous cette Transition, l’égalité des chances entre les fils des  pauvres et des riches commencent à redevenir une réalité.  Les résultats des derniers examens scolaires et ceux des concours d’entrée à la fonction publique peuvent attester cette  assertion.

<strong>La cherté de la vie est perceptible</strong>

Le coût de la vie est de plus  insupportable pour les ménages. Car durant ces quatre ans de la Transition en cours, les prix  des produits  de première  nécessité  n’ont  cessé de grimper. Sans que le Gouvernement ait   pu  contraindre  les commerçants à respecter les tarifs plafonds  sur ces produits.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO se réveille&#45;t&#45;elle in fine ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-se-reveille-t-elle-in-fine-3073161.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:54:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Au nom de la CEDEAO, la Commission veut exprimer ses sincères condoléances au gouvernement et au peuple de la République du Mali, ainsi qu’aux familles des victimes. En outre, la CEDEAO saisit l’occasion pour exprimer sa ferme désapprobation et condamnation de toute ingérence étrangère dans la région susceptible de constituer une menace pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest, et de toute tentative visant à entraîner la région dans les affrontements géopolitiques actuels. En conclusion, la CEDEAO réaffirme son engagement à travailler en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Elle reste à disposition pour toute initiative visant à atteindre ces objectifs ». C’est libellé d’un communiqué, publié avant-hier  lundi 05 août 2024,  de la  Commission de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La CEDEAO commence-t-elle  à se réveiller  in fine ?

Une chose est certaine,  la Commission de la CEDEAO  a désormais  exprimé sa préoccupation concernant l’évolution de la situation sécuritaire au Mali,  à la suite des attaques récentes contre les  forces de défense et de sécurité maliennes à Tin Zaouatine, dans le nord du pays. Puisqu’elle condamne  fermement les attaques  des Groupes Armés Terroristes  (GAT) qui ont causé de nombreuses pertes parmi les forces maliennes. Cette condamnation de principe, même si elle intervient une semaine après les évènements, prouve  un changement notoire du comportement  de  cette organisation sous-régionale ouest-africaine envers un ancien pays membre. Mais  ne serait-elle  pas  une conséquence des récentes rebellions menées par  certains députés communautaires qui ont virulemment critiqué le déphasage des Chefs d’Etat et de Gouvernements avec  la réalité ?

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La crise au nord du Mali :  Ces communicateurs incontrôlés ne  rendent  pas service à la nation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-crise-au-nord-du-mali-ces-communicateurs-incontroles-ne-rendent-pas-service-a-la-nation-3073159.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:48:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La situation actuelle du Mali est très sensible et nécessite par conséquent de la prudence,  surtout,  au niveau de l'information et de la communication. La prudence  s'impose !  Puisque  l'armée nationale est pleinement  engagée  sur l’ensemble du territoire national, notamment  sur les fronts  du  nord du pays. Dans un tel contexte,  les populations  ont besoin d'être bien  informées par les voies les plus autorisées,  telle que la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA). </em>

D'ailleurs,  c'est  cette structure  qui réunit  les journalistes et hommes des médias,  autour de ses conférences mensuelles,  pour leur donner les informations fiables,  relevant des théâtres des opérations.  Et  chaque premier lundi du mois,  la DIRPA obéit à cette tradition. Il y a également le ministre Porte-parole du Gouvernement de Transition,  qui est  aussi la voie  la plus autorisées pour informer les populations sur les questions de guerre ou de sécurité.  Et au niveau international,  le ministre des Affaires étrangères est  la bonne personne indiquée pour informer et communiquer avec les Institutions Internationales et les Etats.

Évidemment,  les  journalistes et professionnels de l'information et de la communication,  ont le devoir de faire  véhiculer  l’information (la vraie) dans un cadre  purement professionnel. Malheureusement,  les réseaux sociaux et les autres plates-formes sont régulièrement pris d'assaut par des personnes qui ne sont pas des professionnels,  ni des voies les plus autorisées,  mais  qui traitent les informations concernant l'engagement de l'armée nationale du Mali  au nord.

Malheureusement, c’est surtout sur ces créneaux que les populations (pour ne pas dire la populace) s’abonnent  à de tel régulièrement  et en grande partie. Alors que les animateurs de ces réseaux ne sont que des gens  qui ne sont jamais sur le théâtre  des opérations, mais s’asseyent simplement quelque part et à l’aide de  leurs claviers de téléphones ou  ordinateurs  ils inondent, sans preuves,  la toile avec des informations, le plus souvent erronées. Encore que le pire est que certaines de leurs informations peuvent mettre en danger, la vie de nos braves soldats.

En vérité,  ces "communicateurs incontrôlés " ne mesurent pas les risques de leurs mauvaises informations et communications.  L'armée par définition est une  muette.  Ainsi  toute information la concernant,  doit nécessairement  être donnée par la DIRPA  ou par une voie la plus autorisée. Et à l'échelle Internationale,  seules professionnels sont  les sources appropriées. La situation du Mali est tellement sensible,  que n'importe qui ne devrait  avoir  le droit  de  se mêler à l'exercice de l'information  ni de la communication.  Mais  existe-t-il un moyen pour raisonner ces personnes  incontrôlées et non autorisées ?

Dans le fond,  il est clair qu'ils font plus de torts que de bien.  Ils donnent de fausses informations. Ils dramatiser les faits. Ils manipulent l’opinion.  Ils mettent en danger la sécurité nationale.  Ils sont certainement   une  vraie peste ! Mais hélas, ils sont tolérés ou encouragés par certains décideurs !

Oui, il  y a tristement des gens qui encouragent ces individus nuisibles à l'information et à la communication.  Espérons que le domaine de l’information et de la communication revienne  aux vrais professionnels. Qui tiennent forcément compte de l’éthique et de la déontologie dans le traitement  de leur information !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito :  Tinzaouatène : l’extension  de  la  guerre OTAN&#45;Russie  au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-tinzaouatene-lextension-de-la-guerre-otan-russie-au-sahel-3073156.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La guerre OTAN-Russie en territoire  ukrainien s’est-elle étendue au Sahel ? Les récents affrontements  militaires  entre les Famas  et les Groupes Armées Terroristes  à Tinzaouatène enlèvent   toute équivoque à cette interrogation.  D’autant que  lors de  leur offensive  du 25 juillet au 1<sup>er</sup> août, en vue de la  récupération du  no man’s land Tinzaouatène, une localité malienne  située à la lisière de la frontière algérienne, elles  ont  été confrontées   à une rude bataille. Dont  les forces ennemies étaient  constituées par  une  coalition de Groupes Armées Terroristes (GAT), de soldats algériens, mauritaniens  et des pays de  l’OTAN.

Cette  participation de l’OTAN à la Guerre au Nord du Mali est  désormais attestée par un communiqué  publié et par  le ministère de la défense ukrainienne. Mais aussi  par  une vidéo publiée dans les réseaux sociaux.  Dans laquelle, on aperçoit  des soldats se réclamant  des forces spéciales ukrainiennes  aux côtés des GAT  dans les récents combats à  Tinzaouatène. Des combats où le Gouvernement  malien reconnaît  une nombreuse perte en vies humaines.  Mais pour des âmes  avisées, cette communication du ministère de la défense ukrainienne  n’est autre qu’une propagande qui  cache  mal la vraie  réalité sur le terrain : <strong>la participation des forces de l’OTAN aux côtés  des GAT pour déstabiliser le Mali et ses alliés du Burkina Faso et du Niger.</strong> Des pays qui ont créé, il y a quelques mois,  une confédération des Etats du Sahel.  Dont le principal partenaire est la Fédération de Russie.

&nbsp;

Ce  choix souverain des pays de la confédération de l’AES est très  mal perçu  par  les USA et leurs alliés occidentaux. D’où leur alliance stratégique  avec les GAT qu’ils ont d’ailleurs  eux-mêmes fabriqués depuis plus d’une décennie  pour  se trouver une raison d’intervention  dans les Etats du Sahel. Une astuce qui les avait permis, pendant une décennie,  d’avoir une  présence militaire au Sahel. Notamment au Mali,  les forces  francaises  Serval, Barkhane mais aussi celle de la MINUSMA. Des forces pléthoriques en nombre et possédant des arsenaux  de guerre de dernière génération. Mais  qui se sont avérées,  avec le temps,  des  forces qui entretiennent  en réalité  le terrorisme international, en contradiction avec leurs missions officielles. Toute  chose  qui a amené  le Mali à les chasser de  son territoire. Une dynamique suivie par le  Burkina Faso et le Niger qui ont chassé,  à leur  tour, les troupes occidentales.  Cet affront, les USA ont juré de le faire payer aux trois pays sahéliens.

&nbsp;

Depuis le 27 avril 2022,  une Loi  américaine  relative à la lutte contre les activités russes malveillantes en Afrique a été adoptée par la Chambre des représentants par une écrasante majorité bipartisane de 419 voix contre 9. Cette Loi a été aussi  adoptée par le Sénat.  Celle-ci  est désormais entrée en vigueur.   Ainsi, elle contraint  le  Secrétaire d’État américain  « d’élaborer et de soumettre au Congrès une stratégie et un plan de mise en œuvre décrivant les efforts entrepris par les États-Unis pour lutter contre l’influence et les activités malveillantes de la Fédération de Russie et de ses supplétifs en Afrique ».

&nbsp;

Il n’y a donc pas d’ambigüité, les USA ont décidé  de punir,   par les tous les moyens,  tout pays africain  qui  coopère  militairement  avec la fédération de Russie. Alors ils interviennent avec l’OTAN au Mali. Mais visiblement  cette punition,   à l’endroit  des  trois  pays du Sahel,  n’a fait que renforcer   leur relation  avec la Russie.  Aussi, avec  d’autres pays comme la Chine, l’Iran ou la Turquie.  Des pays qui commencent désormais   à investir dans tous les domaines  économiques et stratégiques avec la Confédération de l’AES.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Rencontre  de la Mission  d’Appui à la  Refondation avec le  HCC : Les conseillers,  désormais outillés sur le PNEV !</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/rencontre-de-la-mission-dappui-a-la-refondation-avec-le-hcc-les-conseillers-desormais-outilles-sur-le-pnev-3073164.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 01:15:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A la suite de la remise officielle au Chef de l'État du Programme National d'Education aux Valeurs (PNEV), celui a instruit  à la Mission  d’Appui à la  Refondation d’expliquer  son contenu à toutes les Institutions du Mali.  À  l'aide d’un  panel,  cette mission  a explicitement  exposé  la teneur du PNEV aux  conseillers du Haut Conseil des Collectivités du Mali, afin qu'ils s'en approprient. Cette cérémonie d'appropriation, présidée par le Segal du ministère de la Refondation, assisté par le président du HCC, a eu lieu ce vendredi 26 juillet 3024 dans l'enceinte du HCC.</em>

Au nom du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Segal a indiqué que la  présente Session d’appropriation du PNEV participe d’une série de panels de présentation et d’échanges autour du Programme national d’Education aux Valeurs (PNEV), élaboré, « il faut le rappeler, suivant la Vision de <strong>Son Excellence Colonel Assimi GOÏTA</strong>, Président de la Transition, Chef de l’Etat, et conformément aux Recommandations des Assises Nationales de la refondation ».

À la suite de la remise officielle du Document du PNEV, dira le Segal,  le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a instruit le Gouvernement d’engager le processus de réappropriation de nos valeurs sociales, culturelles et républicaines, à l’intention de l’ensemble des couches de la communauté nationale, à commencer par les Institutions de la République, afin de promouvoir une éducation civique, morale et patriotique. C’est dans ce cadre que le Ministère de la Refondation de l’Etat a élaboré un chronogramme de tenue d’une série de sessions d’appropriation destinées aux membres des Institutions de la République, qui se déroulent actuellement, sous forme de présentations suivies des échanges avec les participants.

« Ensuite, au cours des prochaines semaines, des sessions se tiendront à l’intention des membres de la Haute Administration de l’Etat, des Autorités administratives indépendantes, des forces vives des régions et du District de Bamako ainsi qu’à l’endroit des Maliens établis à l’extérieur », a indiqué le Segal. Avant de clore son intervention, le Segal a vivement remercié les Eminents Experts de la Mission d’Appui à la Refondation de l’Etat qui ont animé  la dite Session d’appropriation  de la vision, des objectifs et des axes stratégiques du PNEV.

Otozié Mark Goita, expert  de la Mission d'Appui à la Refondation, a brillamment presenté une synthèse du document du PNEV. Au tout début de son exposé, il a fait un rappel historique  sur les principaux évènements qui se sont déroulés au Mali. Après, il a dressé le contexte, la justification et la méthodologie du document du PNEV.  Mais aussi et surtout, à l’aide d’illustrations des valeurs caractéristiques positives, il a démontré la vision, les objectifs et les axes stratégiques du PNEV.  De même, M. Goïta a expliqué  aux Conseillers, la  notion de typologie des valeurs  qu’il a déclinées en valeurs : d’hommes, de la République, et de systèmes. Toutes choses qui permettent, selon  lui,  à se procurer  un mode de transmission et de protection  de ces valeurs : en famille et dans la communauté ; à l’école ; au sein de l’administration d’Etat et dans la vie active. L’expert a aussi expliqué  les notions de valeurs cardinales de la citoyenneté, en faisant cas des enseignements du « Do Kayira ». Puis, il  a loué l’importance des médias dans la diffusion des valeurs sociétales.  Et, conclue par un plan d’action du Cadre institutionnel de Pilotage et Suivi.

A sa suite de l’excellent   exposé de M. Goïta, le président de la Mission d'Appui à la Refondation, Mohamed Coulibaly, est intervenue pour conclure la synthèse du document du PNEV.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Future  Présidentielle malienne : La candidature de Col Assimi, un secret de polichinelle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/future-presidentielle-malienne-la-candidature-de-col-assimi-un-secret-de-polichinelle-3071500.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 10:03:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le président de la Transition, le Col Assimi Goïta sera-t-il  candidat lors  de la prochaine élection présidentielle ? Si rien n’est  encore  explicitement annoncé par l’intéressé  pour répondre à la question. De toute façon,  les analystes et observateurs politiques  du Mali, sont de plus en plus nombreux à  estimer   que les nombreux déplacements du Chef de l’Etat  à l’intérieur du pays, pour  l’inauguration ou la pose de première pierre des infrastructures industrielles et routières mais aussi et surtout, les discours y prononcés, vont  certainement  dans ce sens. </em>

D’ailleurs, le Dialogue Inter-Maliens (DIM),  pour la paix et la réconciliation,   organisé  par le Pouvoir,  a    recommandé dans ses conclusions,  la candidature  du col Assimi. Mais la nouvelle Constitution,  votée et promulguée  il y a juste un an, permet-elle  au  Président de la Transition à  se présenter à l’élection présidentielle (la Charte Nationale  ne le permettait pas explicitement) ? Les avis  sont  opposés  selon que l’on soit proche du pouvoir ou non. Mais une chose est désormais certaine, la candidature du colonel Assimi Goïta à la future élection présidentielle,  est  réclamée  de façon ouverte par des associations et même par certaines petites formations politiques du pays.   Une Fondation procédant  à l’humanitaire serait  déjà constituée  afin que les populations rurales soient acquises à l’idée de cette candidature.  Alors qu’une vaste coalition de soutiens  et de mobilisation en faveur de sa candidature, piloté par le Collectif pour la refondation du Mali (COREMA) est aussi  en gestation.

C’est donc un secret de polichinelle,  Assimi  sera bel et bien candidat à la future présidentielle.  Ses discours prononcés lors de ses déplacements,  évoqués plus haut, ne sont-ils pas des discours de campagne ? L’éditorialiste de votre hebdomadaire  préféré, Le Pélican,  avait  pourtant alerté, dans sa livraison du mercredi 26 juin 2024, sur  une plausible candidature du Chef de l’Etat à la prochaine présidentielle, en titrant « En véritable précampagne présidentielle ». Ce,  en faisant une relation avec   l’ampleur  de ses déplacements et le  ton  de son discours à Kayes, Sikasso, Ségou, Kati  etc.

Toutefois,  s’il y a de moins en moins d’ambigüité sur  la candidature du Col Assimi, le pari de sa victoire n’est pas gagné d’avance.  Puisque  des partis politiques, s’ils parviennent à présenter un candidat sérieux,  auront leur mot à dire. Ce sont  notamment les  cas  de  Fare Anka Wuli de l’ancien  PM Modibo Sidibé, mais surtout  de l’ADEMA-PASJ,   qui ont des chances  de remporter la présidentielle, tant ils  sont des  partis  les  mieux implantés  à l’intérieur  du pays. Sans compter que, actuellement, de nombreux dossiers judiciaires défraient la chronique. Ce sont, en l’occurrence ceux  des « Engrais frelatés », « Dossier aéroportuaire » mais aussi et surtout  de la récente affaire  de la CMDT que l’on pourrait qualifier de « CMDT gate ».  Où des proches à lui sont impliqués, notamment l’ex ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé et l’ex PDG de la CMDT, Nango Dembélé.

« Le candidat » Assimi est  donc  bien avisé. Il est   beaucoup attendu sur  ces dossiers judiciaires pendants  et en perspectives.  Mais principalement sur le « CMDT gate ».  Dont des proches à lui seraient  les principaux accusés.  Il  devra  alors s’efforcer   à ce que la Justice  soit  équitablement  rendue dans ces affaires. Toute qui  montrerait   qu’il est adepte d’une  gouvernance vertueuse pour e son pays.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Vers  un compte à rebours  de la présidentielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/edito-vers-un-compte-a-rebours-de-la-presidentielle-3071474.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 10:01:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l’issue  de quatre longues années de Transition tumultueuse,  le Mali s’achemine-t-il, in fine,  vers un compte à rebours de la présidentielle ?  Cette  interrogation est largement partagée dans les milieux politiques et les grins, de même  que  chez les analystes et observateurs politiques.  Mais  ils sont majoritaires   ceux parmi eux qui se  réfèrent aux  récentes décisions politiques prises par les autorités transitoires, qui autorisent à nouveau les formations et  associations politiques à entreprendre leurs activités (politiques), pour estimer  qu’elles sont dans une  dynamique   de retour à l’ordre constitutionnel.  Ce changement de cap amorcé par le pouvoir  va  certainement permettre à ce que  les partis et associations politiques redeviennent  fréquentables !

De manière progressive,  le pouvoir, à travers ses structures, reprend des concertations avec les formations  politiques.    Après  la rencontre (avortée) de  l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) avec  les responsables des partis politiques,  c’était le  tour  du  ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Colonel Abdoulaye Maïga, de  les convoquer   à une rencontre de consultation, hier mardi au CICB,    avec les membres de la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale.  L’ordre du s jour énoncé,  portait  sur : « la concertation des Partis politiques » dans le cadre de la rédaction de cet avant-projet. Mais ce que l’on redoutait,  les discussions  ont  principalement  porté sur la publication d’un  calendrier électoral.   mais en l’occurrence, les formations politiques ont exigé  la libération préalable  des onze responsables politiques  récemment  incarcérés, avant  d’accepter toute discussion.

Pour une décrispation  du climat politique,  n’’est-il pas une évidence qu’il faut aller dans le sens de  la libération  des prisonniers politiques ?  Mais oui,  les onze acteurs politiques, récemment incarcérés, étant  des responsables majeurs,  sont bien des  prisonniers d’opinion. Alors un  petit geste politique des autorités politiques serait  capable de faire revenir à la table  leurs formations politiques. Qui n’ont de cesse  posé  comme condition sine qua-none, cette  libération. Ce,  afin qu’il puisse  participer  aux  éventuels  dialogues politiques. Sur  la question de relaxe de leurs responsables incarcérés, le regroupement des partis et associations politiques  signataires de la Déclaration du31 mars, est  très  exigeant. Il l’a  déjà fait savoir au président de  l’AIGE, il l’a aussi réitéré  la même  requête avec  le ministre de l’Administration et de la Décentralisation.

Mais oui, il serait sage   que le Pouvoir  transitionnel  revienne à la raison pour favoriser un nouveau contexte politique. Celui qui pourrait créer  des conditions favorables  pour un cadre de concertations inclusif  de l’ensemble de la Classe politique. Toute chose qui pourrait  à son tour  permettre à matérialiser  un véritable  dialogue inclusif et indispensable de l’ensemble des acteurs politiques,  en vue de l’organisation d’élections apaisées dans notre pays. Cette dynamique ou approche devrait être partagée par l’Autorité de Gestion des Elections (AIGE). Ce, en vue d’un  retour  rapide  à l’ordre constitutionnel. Qui est un préalable pour l’ancrage d’un  système démocratique.   Que tous les acteurs politiques reviennent  à  la sagesse !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malgré les difficultés rencontrées par   l’AMANORM :  Le programme annuel d’activité 2023 est satisfaisant</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/malgre-les-difficultes-rencontrees-par-lamanorm-le-programme-annuel-dactivite-2023-est-satisfaisant-3071502.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 00:50:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce  23 juillet 2024, l'Agence Malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité  (AMANORM) a tenu, dans sa salle de réunion,  la 12è Session ordinaire de son Conseil d’Administration. La cérémonie était présidée par la Conseillère Technique, Diarra Assa Sylla, représentant  le ministre de l’Industrie et du Commerce. Elle  était  assistée par le  DG de l’AMANORM, Younoussa Maïga. Qui avait à ses côtés son  staff. </em>

À l'entame de ses  propos, la   Présidente  du Conseil d’Administration  (PCA) a  souhaité la cordiale bienvenue et adressé  ses remerciements aux participants  pour avoir  pleinement répondu présents à cette 12me Session Ordinaire du Conseil d'Administration de l'AMANORM. Mais aussi, elle a tenu à  exprimer  sa profonde gratitude pour leur  engagement à apporter leur  expertise à cette Agence, dont  « la réalisation efficace de la mission contribuera sans nul doute à promouvoir la qualité dans nos entreprises, à améliorer l'accès de nos produits et services aux marchés extérieurs, ainsi qu'à renforcer leur compétitivité ».

A l'ère de la mondialisation  des échanges économiques, l'Infrastructure nationale de la Qualité constitue pour chaque pays un outil clé pour l'atteinte des objectifs en matière de politiques publiques dans tous les domaines de la vie socioéconomique, notamment le développement industriel, la santé et la sécurité, la protection des consommateurs, la protection de l'environnement et la lutte contre la corruption. La qualité des produits et des services, la conformité aux Normes et la démonstration  de cette conformité sont nécessaires pour faciliter l'accès des produits «Made in Mali» aux marchés extérieurs pour  renforcer leur compétitivité.  Dès lors, dira la PCA,  la bonne gestion du lien entre, d'une part, le développement de l'Infrastructure nationale de la Qualité et, d'autre part, la compétitivité socioéconomique   durable, est essentielle pour : les pouvoirs publics, les entreprises nationales, la bonne gouvernance.  Opérateurs économiques et l'ensemble des citoyens.

« L'exercice 2023 s'est déroulé dans un contexte difficile pour l'AMANORM. a l'image des trois derniers exercices budgétaires. Au titre des Recettes prévues, en raison du contexte  sécuritaire  et socioéconomique difficile, l'Agence n'a pu réaliser les objectifs fixés de mobilisation  des ressources propres  qu’à 34, 55%. Pour les mêmes raisons, le taux de mobilisation de la Subvention de l'État se mobilisation des Ressources Propres qu'à 34,55% chiffre a 22,13%.

Nonobstant ces difficultés, d’après la  PCA, l'AMANORM a atteint un taux de réalisation satisfaisant de son Programme Annuel d’Activité  2023, grâce, en partie, au financement direct de certains de ses partenaires techniques et financiers nationaux. Ainsi, le taux global de réalisation des indicateurs est estimé à 77% en 2023 contre 52% en 2022. Quant au nombre d'activités réalisées, on note les résultats ci-après : activités complètement réalisées : 37,50% en 2023 contre 18% en 2022; -activités partiellement réalisées : 62,50% contre 55% en 2022.

Parallèlement à l'exécution du Programme Annuel d'Activités 2023, l'AMANORM a réalisé de nombreuses autres activités non prévues dans ledit Programme, mais pertinentes au regard des objectifs fixés. Pour cela, Diarra Assa Sylla a exprimé  toute sa satisfaction et sa gratitude aux partenaires nationaux de l'AMANORM, pour la qualité de leur collaboration avec l'Agence. Des partenaires qui sont, entre autres : l'Unité de Mise en (Œuvre du Cadre Intégré et la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence ;  le Projet d'Appui à la Compétitivité de l'Économie Malienne ;  le Programme d'Appui à la Compétitivité de l'Afrique de l'Ouest - volet Mali ;  le Projet d'Appui au Développement de l'Elevage au Mali (PADEL- M) ;  le Projet de Gouvernance du Secteur des Mines (PGSM) et (vi) le Programme d'Appui à l'Autonomisation Économique des Femmes dans la Filière Karité (PAEF-FK).

A  cette  12è Session ordinaire, la PCA a salué  l'excellence des relations entre l'AMANORM et ses partenaires extérieurs, notamment, l'Organisation internationale de normalisation (ISO), le Réseau normalisation de la francophonie  (RNF), l'Institut de Normalisation et de Métrologie des Pays Islamiques (SMIIC) et l'Organisation Régionale Africaine de Normalisation (ARSO).

Au cours de la  Session, les Administrateurs ont  examiné et adopté  les documents suivants:

le Procès-Verbal de la 1 Session Extraordinaire du Conseil d'Administration, tenue le 28 décembre 2023, l'Etat de suivi des recommandations de la 1è Session Extraordinaire,   le Rapport Annuel d'Activités 2023, le Rapport Annuel de Performance (RAP) 2023; le Rapport d'Exécution du Budget 2023: le Contrat Annuel de Performances (CAP) 2024.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scène politique  nationale  ambigüe :  Qui pour  assainir les relations entre le  pouvoir et  les partis politiques ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scene-politique-nationale-ambigue-qui-pour-assainir-les-relations-entre-le-pouvoir-et-les-partis-politiques-3070768.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/scene-politique-nationale-ambigue-qui-pour-assainir-les-relations-entre-le-pouvoir-et-les-partis-politiques-3070768.html</guid>
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<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 07:42:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis  la suspension de leurs  activités politiques, il y a quatre mois,  les relations entre le pouvoir de Transition et les partis politiques ne sont  pas saines. Elles se sont même empirées  avec   l'arrestation  et  la mise  sous  mandat  de dépôt  de plusieurs leaders et responsables de certains partis politiques, il y a quelques semaines.  Beaucoup  de  maliens avaient  qualifié cette  mesure  de suspension  comme étant la restriction des libertés individuelles et collectives. Alors que  le pouvoir,  de son côté,  avait mis en avant   les raisons sécuritaires. </em>

En effet,  le pouvoir  de la Transition malienne  avait estimé que les activités des partis politiques n'aidaient pas à la résolution des  questions  d'insécurité.  D’où la mesure d’interdiction des activités des partis politiques et des mouvements à caractère  politique. Toutefois,  depuis  le  10 juillet,   un décret présidentiel  pris en Conseil de ministres a de nouveau autorisé  la reprise des activités politiques.  Mais  le hic est  que  cela  survient  dans un contexte où plus d'une dizaine de leaders sont  toujours  détenus en prison à cause  de l’exercice de leurs activités politiques.

L’Autorité  Indépendante de Gestion des Elections (AIGE),    qui a pour mission de gérer les questions électorales durant cette période de transition, a convoqué  les partis politiques  le  lundi 15 juillet 2024,  pour tenter de relancer le dialogue autour des  questions  électorales.  Mais malheureusement,  de nombreux   partis  politiques  ont émis des réserves. Ils ont  décidé  de proclamer   la suspension de leur participation aux travaux de l’AIGE,  tant que les responsables  politiques arrêtés n'ont pas été libérés. Alors qui  donc  pour assainir les relations entre le Pouvoir de la  Transition et les partis politiques ?  Est-ce l’AIGE ?  Est-ce  le ministre  d’Etat  Chargé de l’Administration Territoriale  et des Collectivités Territoriales, en charge des Relations avec les partis politiques ?

Rien n’est moins sûr ! Car  l’AIGE  qui devrait  servir de moteur pour  s’entretenir  avec les partis politiques, pour   leur participation aux prochaines élections,  n'aurait  pas du tout  les coudées franches. D’ailleurs sa tentative de renouer le dialogue avec  les partis politiques est pour le moment un échec. Puisque les  principaux  partis   politiques ont  boudé  sa  rencontre des  15 et 16 juillet. Ils  continueront d’être  absents sur la scène politique, tant que  leurs leaders n’ont pas recouvré  la liberté.  Toute  chose qui n'aide point à la réconciliation nationale tant promises par nos autorités.

Cependant, il faut forcément  trouver toutes les voies et moyens afin  que les acteurs politiques puissent pleinement jouer leur rôle. Car  cela pourrait favoriser l'apaisement du climat sociopolitique du pays. En vérité,  tout pouvoir a besoin du calme et de la participation des acteurs politiques,  pour mieux  cerner les vrais problèmes de la nation. C’est après cela qu’il pourrait prendre des décisions idoines pour une bonne marche du pays.

C’est  une certitude,  quand la scène politique est  bien animée pacifiquement, le pouvoir  est capable découvrir   ses propres erreurs (ou fautes)  pour  les corriger. Dans la bonne marche de  la Transition en cours,  le consensus  politique  est nécessaire. Ce qui signifie que  la participation de toutes les forces politiques  dans l’édification nationale  est  très utile. Ce,  dans la mesure où  c'est main dans la main que tous les fils du pays  pourraient  traiter et régler  convenablement  les problèmes cruciaux dont  le Mali est confronté, depuis plus d’une décennie. Vivement donc l’apaisement du climat politique à travers des mesures de clémence du pouvoir !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour une vraie réconciliation nationale   :  Pourquoi ne pas élargir  tous les prisonniers d’opinion ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-une-vraie-reconciliation-nationale-pourquoi-ne-pas-elargir-tous-les-prisonniers-dopinion-3070766.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 07:40:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Lors de son Conseil ministre ordinaire du  mercredi 10 juillet  2024,  Gouvernement  malien a pris la décision courageuse, d’autoriser  à nouveau  les activités des Partis politiques et des activités des associations à caractère politique au Mali.  Une décision  opportune et très attendue  qui a été saluée  par l’ensemble des maliens.  Mais  cette décision salutaire, il faut le dire, manque  de vraies mesures  d’accompagnement.  D’autant  que, au même moment, au lieu de procéder à la libération des prisonniers d’opinion, ce sont plutôt  les  arrestations d’acteurs  politiques  qui continuent de plus belle.  </em>

Cette situation  est un  paradoxe qui ne contribue pas à un apaisement du climat  politique. Dont le pouvoir et l’ensemble des citoyens  ont actuellement besoin. En raison donc  de  ce  climat politique très délétère et confus,  qui prévaut dans notre pays,  la requête d’élargissement des  nombreux prisonniers d’opinion,   qui croupissent dans les geôles du pays,  ne devient-il  pas  un préalable évident  pour  pouvoir  entamer   une vraie réconciliation nationale des maliens ?

Dans l’affirmative,  le pouvoir transitionnel, au lieu  de continuer  les arrestations des acteurs  politiques,  doit    désormais privilégier   l’apaisement du climat politique national.  Toute chose  qui doit  aussi l’amener  à accepter  les  contributions d’idées  critiques  de tous les filles et  fils du pays. Ce faisant,   les autorités de la Transition permettraient de  rendre la tâche facile à l’AIGE pour  qu’elle puisse  renouer un  dialogue sincère  avec les partis politiques et la Société malienne dite civile. Mais il faudrait  le pouvoir fasse  élargir  illico presto, tous ces maliens   qui croupissent dans nos prisons  à cause de leurs opinions.  Cela permettrait certainement à décrisper et apaiser les tensions politiques qui existent  entre elles et les partis et associations à caractère politique.

Pour une vraie  réconciliation, il  est donc  un besoin impérieux que les onze responsables  de l’alliance dénommée «Plateforme de la déclaration commune du 31 mars», mais aussi,  le Coordinateur de l’ex CMAS et tous les autres prisonniers d’opinion,  qui sont toujours  entre les mains de la justice, soient élargis.  Ce faisant,  c’est le pouvoir   transitionnel, mais aussi surtout, l’Etat du Mali,  qui en sortiraient  grandis.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito ; Il faut libérer la parole au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-faut-liberer-la-parole-au-mali-3070764.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 07:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l’issue du  Conseil des Ministres du mercredi 10 juillet 2024, le Gouvernement malien  a pris  un décret  abrogeant  l’interdiction des activités des partis politiques et organisations et associations à caractère politique. Le monde politique et les citoyens maliens épris de liberté  ont unanimement salué cette décision qui survient  opportunément, après quatre  longs mois de frustration. Dans la foulée de la levée de l’interdiction, l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE),   l’instance de régulation des élections,  a  aussi décidé  de rencontrer  les partis politiques, afin qu’ils puissent convenir  d’une stratégie  consensuelle pour certainement  pouvoir communiquer  un chronogramme électoral et des modalités d’organisation  des futures élections générales.

&nbsp;

Cette dynamique avait  fait espérer   beaucoup  d’observateurs  politiques.  Qui avaient  estimé  que les onze  acteurs  politiques (apparemment des prisonniers d’opinion) déjà sous mandat de dépôts seraient   élargis.  Mais, au lieu de cela,   voilà que l’on continue  d’assister aux   arrestations  d’acteurs politiques.   Le  vendredi 12  juillet,  Youssouf Daba Diawara, le coordinateur des Mouvements,  associations et sympathisants  (ex- CMAS) de l’imam Mahmoud Dicko, est   interpellé  à Bamako   par les éléments de la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ).  Il est désormais  inculpé  par un juge d’instruction du tribunal de première instance de la Commune V  qui l’a  placé sous mandat de dépôt au  motif qu’ils ont   attenté à l’autorité de l’Etat.

&nbsp;

Mais comment le pouvoir transitionnel  peut-il vouloir réconcilier  les maliens,   alors qu’il ne cesse  d’œuvrer   pour  empêcher   les acteurs politiques à s’exprimer  librement  sur les questions de la nation? Qu’on n’oublie pas que, en dépit du pouvoir d’exception en vigueur, le Mali a voté une nouvelle Constitution.  Et  celle-ci  a été  bien promulguée  par le président de la Transition. Cette nouvelle Loi Fondamentale reconnait  les Libertés Fondamentales  des  citoyens maliens. Notamment, la liberté d’expression,  d’opinion  et de réunion. A Cet effet, le pouvoir transitionnel est contraint de  respecter  toutes les dispositions  de la Loi Fondamentale du pays !

La démocratie   doit  se construire  sur les libertés d’expression et d’opinion, s’ancrer  dans le respect de l’Etat de droit.  C’est  dans l’échange d’idées et le débat  pacifique qu’elle  peut se promouvoir. Ainsi, dans le système  démocratique,  les opposants politiques ne doivent  pas  être considérés  comme des ennemis du pouvoir en place.  Mais les uns et les autres doivent   se combattre  par les idées antagonistes. Le pouvoir  transitionnel malien  doit  nécessairement comprendre cela pour   mettre  un bémol à sa pratique infructueuse  de  vouloir <strong>COMBATTRE  TOUTE VOIX DISCORDANTE</strong>. Il lui faut donc   savoir raison garder  en acceptant   de   libérer la parole : celle qui  respecte  les  principes et  les règles  de notre  jeune démocratie. Dont les maliennes et les maliens ont arraché, il y a seulement trente-trois  ans, de haute lutte et au prix du sang des martyrs.

C’est  aussi une évidence !  L’embastillement  des opposants  politiques  à cause de leurs voix discordantes  sur la manière  dont le   pouvoir  gère  leur  pays,  ne contribue nullement ni à l’apaisement,  encore  moins à la réconciliation des maliens. Mais au contraire,  cela peut conduire à leur radicalisation.  Ce dont le pays  n’a aucun intérêt. Car,  à l’heure actuelle, la nation  malienne a un  besoin pressant  de la contribution d’idées de toutes ses filles et fils. Que la sagesse nous guide !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Climat politique conflictuel  entre Pouvoir  transitionnel  et Classe politique : Et si chaque camp  privilégiait le dialogue politique?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/climat-politique-conflictuel-entre-pouvoir-transitionnel-et-classe-politique-et-si-chaque-camp-privilegiait-le-dialogue-politique-3068998.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 02:04:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis déjà plusieurs mois, il existe un antagonisme  profond  entre la Classe Politique,   qui œuvre  inlassablement  à ce que le pays retourne  vite  à un ordre constitutionnel normal  et le Pouvoir Transitionnel,  qui n’est pas du tout pressé  d’aller aux  élections générales.  Le climat politique actuel n'est plus  du tout saint.  Chaque camp, à travers  ses soutiens de communication, argumente,  auprès  des maliens,  sa position  sur la question.

Mais puisque les partis et mouvements politiques sont suspendus d’activité,   la scène  politique  est  désormais  très vide. Et  les récentes arrestations  de dirigeants  politiques (plus d’une dizaine provenant de différentes  formations politiques)  ne contribuent  certainement  pas à apaiser  ce climat politique conflictuel.  Toute chose qui  ne constitue pas un bon signe  pour  l’instauration  de la  cohésion sociale dans le pays.  Alors  quelle thérapie  pour amoindrir l’antagonisme entre le pouvoir  transitionnel   et la Classe politique ?  Et si le premier  privilégiait, in fine,  le dialogue politique avec la  seconde ?

Nous l'avions déjà évoqué,  dans nos précédentes publications,  la question de savoir, s'il était possible d'avoir un état démocratique, sans les partis politiques ?  Cette interrogation  doit  avoir  une réponse à partir  des activités et discours  des dignitaires  de la Transition  en cours.  Quand bien même,  les partis politiques  demeurent les seuls et uniques véritables acteurs de l'animation de la vie politique dans tout  pays qui se réclame du système démocratique. Ils sont d'ailleurs créés à cet effet, avec pour objectif essentiel, la conquête et la gestion du pouvoir  par les urnes.  En français  facile,  les partis politiques sont créés pour  animer la scène, en vue de la conquête et  la gestion du pouvoir politique.

Certes, les mouvements  politiques  peuvent être appréciés différemment, selon leurs actions et activités sur la scène politique, de même que selon  le bord où l’on se retrouve. Mais ils restent les seuls acteurs incontournables de la vie politique d’un Etat  démocratique.  En  partant  de ce principe,  qui pourrait, en toute conscience, penser exclure les partis politiques de la scène politique et espérer un climat social apaisé ? Il  n'est  donc  point   dans l'intérêt  d’un pouvoir  quelconque,  régit  par une Constitution démocratique, de renier aux partis politiques leur rôle  d'animateurs de la vie politique.

Oui,  l'on pouvait accepter l'hypothèse de la situation de crise sécuritaire pour   nécessiter  la vigilance au nom de laquelle,  la suspension des  mouvements et partis politiques aurait été décidée. Car,  dans un contexte de crise,  toutes  les solutions allant dans le sens de l'intérêt supérieur de la nation est admise,  même si ladite décision est impopulaire.  Toutefois, il  était aussi  utile de penser à la nécessité du dialogue avec la classe politique.  Et cela  était  et est toujours  fort possible.

C'est vrai que pour des raisons exceptionnelles,  le  pouvoir  peut  envisager  de  prendre  la  décision pour la  suspension  des activités  politiques.  Mais  cela devrait  pédagogiquement  survenir  après  une consultation  avec les formations politiques aux fins qu’elles   puissent, de façon consensuelle,   adhérer  aux mesures de restrictions de leurs domaines  d’activités.   Mais cela  ne devrait  pas les bannir  de la scène politique.  Elles devront, pour l’intérêt  supérieur de la nation,  toujours avoir  leurs mots à dire dans les prises de grande décision. Après tout, il n’y  a-t-il pas parmi ces formations politiques des cadres, des cadres valables qui peuvent apporter leur expertise ?

C’est  vrai, le Mali connaît  actuellement une période de  Transition tumultueuse.  Mais  un jour ou l’autre, cette transition va s’achever.  Et ce sont les formations politiques (les mêmes ou de nouvelles) qui vont à la reconquête du pouvoir à travers les urnes.  Et i y aura forcément  une formation politique ou une coalition  de partis politiques qui  va succéder  à cette transition.  Alors vivement, un chronogramme pour l’organisation d’élections générales et la levée de la suspension des activités des partis et mouvements politiques ! Cela contribuerait   à la décrispation de la vie politique   en vue d’un   retour  à l'ordre constitutionnel normal.

[caption id="attachment_2895841" align="alignright" width="150"]<img class="wp-image-2895841 size-thumbnail" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/09/Monoko-150x133.jpg" alt="" width="150" height="133" /> Monoko Toaly[/caption]

Quoiqu'il en soit, c'est ensemble  et  main dans la main  que les citoyens bâtissent et développent leur Etats.  Et une telle voie pacifique  est à conseiller  aux protagonistes actuels de la scène politique malienne.  Il faut   vraiment  ramener les acteurs politiques dans leur rôle.  En retour,  ces partis et mouvements politiques doivent aussi favoriser les conditions de la réussite de la transition.  Les leaders politiques devront à leur tour   jouer  leur  partition  pour accompagner  la Transition sur la voie du retour à l'ordre constitutionnel normal. Et   éviter  d'être eux-mêmes, une  source des entraves.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La cherté de la vie au Mali : Une grande masse  de  citoyens  en souffre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-cherte-de-la-vie-au-mali-une-grande-masse-de-citoyens-en-souffre-3068999.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 01:41:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis  un certain temps, la gestion du quotidien  est devenue  difficile pour une grande partie des maliens.  Plus personne  pour sauver son prochain quand tout le monde  n’a presque  rien à offrir.  Le constat de la cherté de la vie est une triste réalité.

En effet, l'on n'a plus besoin de se rendre sur les marchés où l’on vend  des denrées de première nécessité,  pour se rendre compte des difficultés actuelles de la vie. Les coups de fil et messages de demande d'aide que chacun de nous formule  ou reçoit par pour jour, suffisent   pour  reconnaître que ça ne va pas au niveau du panier de  la ménagère.

Pourrait-on en parler objectivement  du thème?  Mais oui,  il faut  justement  que  nous nous interrogeons, dans la mesure où certains individus, animés par des sentiments opportunistes aveugles, déplacent très souvent les vrais sujets de société, sur le terrain partisan. Et cela rend malheureusement,  les débats difficiles à être menés aux fins d’un  traitement objectif des sujets liés aux réalités quotidiennes  de la société.

Cela dit, il demeure une nécessité pour chaque citoyen de recourir à la sincérité,  pour que les critiques objectives permettent de trouver des pistes de  solutions. Cela, afin  de pouvoir  améliorer  les conditions de vie de nos  populations,  par les décideurs de la  gestion de la vie publique.

Certainement,  il existe des causes pouvant justifier la cherté de la vie, mais nous nous intéressons ici,  sur  les  difficultés liées à la gestion du quotidien par les chefs de  familles. Lesquels peinent terriblement pour trouver de quoi  subvenir  aux besoins nutritionnels  de  leurs familles respectives. La rareté de la circulation de l'argent est constatée par tout le monde.

Chaque jour que DIEU fait, ce sont les femmes et les hommes qui se battent pour joindre les deux bouts.  Et cela,  en faisant toutes sortes de travaux qui leur tombent sous la main.  La situation est telle que l'on ne fait plus de choix du travail à faire.  L'essentiel est  de trouver quelque chose  à faire pour  permettre de nourrir  sa famille.

Les activités professionnelles, surtout au niveau du  secteur privé  ne marchent presque plus.  Ils n'y a plus de clients. Et ceux qui achètent ne payent plus au comptant.  Les boutiquiers dans les quartiers de Bamako ont les cahiers remplis des noms des clients qui  leur doivent.

La voie de recours,  illusoire soit-elle,  est celle des jeux du hasard. Le PMU  et  pari foot  sont les refuges  où les uns et les autres misent leur argent dans l'espoir d'avoir un gain plus conséquent.  La popote est difficilement  assurée au quotidien.  Surtout que tout est désormais devenu  si cher sur le marché.  A cet effet, 2 000 à  3000f CFA, ne suffisent plus pour garantir de la bonne nourriture à toute une famille moyenne.  Nombreux  sont  les chefs de famille  qui ne trouvent plus le sommeil à force de penser à  comment nourrir la famille le lendemain.

Du coup, les foyers connaissent des moments sombres.  La joie, le rire et l'amour se font de plus en rares  au sein des familles  Les activités se faisant rares,  certains sont, malgré eux-mêmes,  devenus des conducteurs de motos à usage commercial.  Taxi-motos par exemple ! En clair, ça ne va pas du tout chez une grande masse de maliens. Alors que faire ?

Dans l'immédiat, seules, les autorités peuvent trouver les solutions urgentes idoines  pour y remédier à la cherté de la vie. Et il   faut certainement  faire confiance à  leur génie. Elles sont  bien capables  de faire  sortir la population de cette triste situation de pauvreté,  en activant des mécanismes  de prévention  nécessaires.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Faitières  de presse, agissez vite !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-faitieres-de-presse-agissez-vite-3068996.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 01:31:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’avènement de la « Rectification » de la Transition en 2021, le paysage médiatique de notre pays a connu une  importante  mutation. Les videomen,  activistes et autres,  ont pris désormais pris  le contrôle  des activités médiatiques au détriment de la Presse classique, pourtant  plus professionnelle et  responsable, soumises  par la Haute Autorité de La Communication  (HAC)  au respect de l’éthique et la déontologie.

Cette nouvelle pratique de communication de videomen, à partir des réseaux sociaux, est  hélas largement encouragée par le pouvoir transitionnel. Notamment par  la Primature qui entretiendrait un réseau important de videomen et activistes pour diligenter  sa communication. Tandis   que ces animateurs  de ces nouveaux moyens de communication n’ont, en général, ni un niveau académique poussé, encore moins une  compétence professionnelle,  pour mieux communiquer.

D’où un   manque  d’analyse pondérée dans le contenu des informations qu’ils   véhiculent. Encore que  le contenu de leur   communication  est dominé   par des diatribes à l’endroit  des acteurs politiques  classiques.  Qu’ils classifient  constamment  comme  des « APATRIDES ». Idem pour les journalistes  et  éditorialistes des medias classiques qui produisent des articles de presse qui contrarient  les points de  vue du pouvoir transitionnel.

La liberté  d’expression et de conscience,  l’exercice  démocratique  et  le retour à l’ordre constitutionnel normal  sont  largement combattus   dans  les   débats  de caniveaux de ces videomen et activistes .  Ainsi ces gens   interviennent,  le plus souvent,  en se faisant  passer  comme des experts omniscients et omnipotents. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils se présentent   comme  étant  des  super maliens qui aiment leur patrie mieux que quiconque.

Alors que, en réalité, ils ne  sont que de  simples propagandistes. Qui ne cherchent qu’à remplir leur ventre au détriment de la populace. Qui constitue leur principale audience.  Sur  le plateau des videomen, il  n’y a point  d’invitation   des  élites  pour  une animation   de  débats intellectuels  dignes de ce nom. Où ce sont les idées qui vont s’affronter pour éclairer la lanterne  de nos compatriotes sur l’état de la nation.

Au contraire, ces videomen et activistes  du moment,   n’ont  désormais  qu’un  seul crédo : <strong>combattre  TOUTE VOIX DISCORDANTE  aux activités politiques du POUVOIR TRANSITIONNEL.</strong> Pour  ce faire, ils utilisent  un même narratif : celui  qui rend seul  responsable  la Classe Politique  Classique de toute la crise multidimensionnelle que continue de vivre notre pays.  Ces communicateurs  d’un moment,  œuvrent  également  par tous les moyens à  faire comprendre  à la POPULACE que les medias classiques sont mauvais et ne sont pas crédibles.  Ce, même si nos  articles  de presse publiés ou diffusés  ont  été conçus  à partir d’analyses pondérées.  Où  se trouve alors   les faitières des medias classiques ? Sortez  de votre hibernation pour vous réveiller ?

Mais oui, les medias classiques  sont bel et bien   syndiqués dans des faitières. Que se passe-t-il  alors  monsieur les responsables des faitières  de la PRESSE? N’est-il pas venu l’heure  de mettre fin à tout ce bordel que nous  ont  soumis  les videomen et activistes ? Devons-nous  encore  continuer  d’assister lâchement   à la mort certaine de nos entreprises de presse à cause   de ces non professionnels. ?

C’est bien une réalité,  ces gens qui n’ont que leur seul  téléphone  androïde  comme  outil de travail, arrivent  malheureusement   à priver  les entreprises   de presse  classiques  de leur marché. Alors que, en dépit  de la mauvaise conjoncture  économique,  celles-ci  font  tout  pour  payer   régulièrement  leurs impôts et taxes et s’acquittent  comme elles peuvent , des charges  d’imprimeries et autres charges fixes et variables.

Alors  monsieur  les responsables des faitières, sortez  vraiment de votre hibernation et agissez illico presto  afin que  cesse cette situation périlleuse.  Dont  sont volontairement  soumis  les medias classiques professionnels.  Car  si nous restons  dans l’hibernation,  les pouvoirs publics  ne  feront absolument  rien  pour  mettre fin à cette concurrence  déloyale  des videomen et  activistes  dont  ils sont les vrais complices.

<strong>Gaoussou Madani Traoré    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour le bonheur des   populations maliennes :  Kangala Air express atterrit à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/pour-le-bonheur-des-populations-maliennes-kangala-air-express-atterrit-a-gao-3068170.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 08:24:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le deuxième vol inaugural de KANGALA AIR EXPRESS a eu pour destination, la région de Gao, après celui effectué à Kayes. C’était le samedi 08 juin 2024.  Le projet de la compagnie aérienne burkinabé, visant le désenclavement des régions du sahel, est  désormais en train de prendre réellement forme. </em>

Le ciel malien a donc une fois de plus, été traversé par la compagnie KANGALA AIR EXPRESS.  L'occasion a été festive. Les populations et les autorités administratives et politiques  étaient toutes venues assister à l'atterrissage du vol inaugural dans leur région.  L'accueil a été solennel.  Tous ceux qui étaient présents avaient été animés par la joie de voir l'avion de la compagnie KANGALA AIR EXPRESS s'immobiliser sur leur sol, après 2 heures 15 minutes de trajet en provenance de Bamako.

Les autorités administratives et politiques n'ont pas manqué à cet effet, d'exprimer leur satisfaction. Surtout quand l'objectif est de faciliter le déplacement de population. En effet, la région de Gao est l'une des régions victimes de la crise sécuritaire. De la rébellion de 2012, à l'implosion du terrorisme,  la région de Gao a beaucoup saigné. L'insécurité y a connu des proportions  telles, qu'il est périlleux de voyager par la voie terrestre ou fluviale. Les braquages des camions et voitures de transport et les pinasses est très courant.  Des explosions des mines anti-personnel les a souvent causé de graves accidents où des milliers de vies humaines ont été perdues. Et la psychose pèse encore sur la population.  Comment donc quitter Gao pour Bamako  sans risques, était l’équation difficile à résoudre.

Heureusement, cette épineuse équation est désormais résolue par  la compagnie aérienne KANGALA AIR EXPRESS. Celle-ci  entend apporter une réponse concrète. Désormais, les  populations  peuvent voyager en toute sécurité à  destination ou en provenance de Bamako sans aucun problème sécuritaire.  Quel bonheur ! Les autorités administratives et politiques  qui sont régulièrement préoccupées de la question d'insécurité, ont salué la noble initiative des dirigeants et responsables de la compagnie aérienne KANGALA AIR EXPRESS.

Le message d'encouragement venu du gouvernorat de Gao, a été exprimé par  Monsieur Abdoulaye CISSÉ. Il a promis la disponibilité des plus hautes autorités de la région,  pour faciliter la vraie implantation de la compagnie. Le commissaire de police Malick KOUMARÉ a donné l'assurance que ses hommes travailleront avec professionnalisme pour tout ce qui est du contrôle et vérification des passagers et de leurs bagages.

Monsieur Aboubacar TRAORE DG de l'aéroport de Gao, a été le. Véritable tuteur. Il s'est bien occupé des passagers du vol inaugural venus de Bamako.   Il a dirigé les visites sur site. Les infrastructures ont été visitées sous le regard bien attentif des responsables de KANGALA AIR EXPRESS. Le Directeur  Régional Adjoint des Douanes à Gao,  en la personne d’Ibrahima TOURÉ  s'est dit heureux, car  cette compagnie va permettre aux commerçants et opérateurs économiques de facilement exercer  leur  profession  et dans de bonnes conditions.

Monsieur Mamadou DIALLO, Administrateur Exécutif,  satisfait de l'accueil,  a saisi l'occasion pour exposer sur le bien-fondé  de son projet du désenclavement des pays du sahel. Et Gao fait partie de ses priorités. Quant monsieur Souleymane SIDIBE, partenaire de la compagnie,  s'occupant de tout ce  qui relève de la billetterie, il a demandé à la population de la cité des Askia d'adhérer pleinement au projet aérien,  en voyageant par la compagnie KANGALA AIR EXPRESS.

<strong>MONOKO TOALY, Envoyé  spécial à Gao</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grand vide sur la scène politique malienne : Un régime  démocratique sans parti est&#45;il possible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/grand-vide-sur-la-scene-politique-malienne-un-regime-democratique-sans-parti-est-il-possible-3068169.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 08:24:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La  question mérite d'être posée, vu la façon dont les partis et mouvements politiques sont en train d’être  traités  et  décriés  par  les autorités  de la Transition et  certains  maliens. Sévèrement accusés d'être responsables de tous les maux  du pays, les partis et mouvements politiques passent de mauvais  jours  au Mali.  Le pire  est que  certains  maliens  affirment clairement ne plus souhaiter voir les hommes politiques gérer le pouvoir dans leur pays.  Et  de tel narratif  est non seulement  audible au Mali  mais aussi  au Burkina Faso et au Niger. Déjà, les partis politiques et mouvements politiques  du Mali  sont interdits  par les Autorités  politiques, de toute activité jusqu'à nouvel ordre. Une décision très discutable qui est contestée par les intéressés  devant la Cour suprême.</em>

Les partis et mouvements démocratiques qui faisaient naguère  la fierté des populations maliennes, pour avoir bravé le dangereux régime dictatorial de Moussa TRAORE,  dans les années 90, sont aujourd'hui vus comme la vraie souillure par une partie  de la société malienne. La gestion du pouvoir par les régimes démocratiques successifs, sont malheureusement qualifiés par  ces détracteurs de catastrophiques. Alors que ces gens oublient que,  c’est grâce à l’avènement du système démocratique multipartite  que la liberté  d’opinion  et  de la presse  est  devenue  une  réalité  dans leur pays. Que dire de la grande révolution menée par les régimes démocratiques  au niveau du système de santé, avec la création des centres de santé de référence et autres ayant le statut communautaire.  Idem de la décentralisation.

Une  politique qui a permis au  pays, la  déconcentration des soins   dans  les régions, cercles et  communes. Qui bénéficient   désormais   d’un système  de couverture sanitaire  adéquat et de référence. Le système éducatif a également connu, pendant  les régimes démocratiques,   la même révolution avec un bond positif, faisant naître le système universitaire aux côtés  des grandes écoles qui existent. Le style académique est désormais mieux apprécié et côté. Nombreux  sont  les écoles  et universités publiques et privées qui sont en train de  produire  des cadres et universitaires pour le pays.

Les  libertés  individuelle et collective  ont donc permis la création des mouvements et partis politiques.  La presse écrite et audiovisuelle  a connu un véritable essor, pendant les régimes démocratiques,  avec la création des journaux,  radios et télévisions privés. La liberté d’expression  était devenue une réalité au Mali.

Que retenir des infrastructures liées au développement ? Des routes bitumées, des points et chaussés sont construits  par les régimes démocratiques. La Cité ministérielle  où sont logés la quasi-totalité des ministères, est l’œuvre d’un régime démocratique. C'est aussi dans le contexte de la gestion des démocrates que plusieurs citoyens ont pris conscience pour la création des petites, moyennes et grandes entreprises. Le  commerce et  l'entreprenariat   ont  connu un boom, au point que la majorité des acteurs a laissé la voie de l'informel pour se formaliser.

Le transport public a été favorablement impacté par la création de plusieurs compagnies et sociétés de transport.  Toute chose qui  a contribué  à une  réelle politique de désenclavement du pays.  Aujourd'hui,  l'on peut effectuer  de longs et très longs trajets dans le confort des compagnies des transports terrestres.

Quant au sport, sous la gestion des démocrates,  ce sont les résultats et trophées remportés. Pour la lutte contre la pauvreté, de grand projet de formation et de création d'emplois qui ont été initiés et créés.  L'on pourrait citer,  entre autres,  l'ANPE et l'APEJ.

Bref ! Le jugement que portent  les détracteurs du régime démocratique,  doit nécessairement  faire référence aux infrastructures réalisées dans le pays. Ce sont  des réalisations  et  des actions  concrètement appréciables.

À suivre!

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assimi Goïta accueilli en triomphe à Sikasso :  Et si  cette région était faiseuse de  rois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/assimi-goita-accueilli-en-triomphe-a-sikasso-et-si-cette-region-etait-faiseuse-de-rois-3068165.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 01:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Président de la Transition,  le Colonel ASSIMI GOITA a été accueilli  à Sikasso en triomphe  avec tous les honneurs, dus  à un  Chef d'Etat.  La population a été fortement mobilisée  pour la circonstance. Une bonne occasion  pour le premier responsable du pays de jauger  sa côte de popularité  en cette période de Transition, confrontée à d’énormes défis. Notamment sécuritaire, énergétique et économique</em>

La région de Sikasso n'est certainement  pas à son coup d'essai dans la réception de Hautes Personnalités du pays. Elle est aussi  toute entière habituée à réussir de grands  événements. Et les hôtes  de marque  qui bénéficient de  son hospitalité légendaire,  finissent  toujours  par avoir le trône au Mali.  D'où la question de savoir si la région de Sikasso  était faiseuse de  rois ?

En effet, l'on se souvient de l'accueil  triomphal  que la ville de Sikasso avait réservé à feu Amadou Toumani TOURÉ dit ATT en 2002. Une réception organisée en son temps  par le mouvement citoyen. L'accueil avait été historique, avec une forte mobilisation de la population.  Et la suite est connue. ATT avait fini par avoir le trône, en devenant le président de la République Chef de l'État.

À la suite d’Amadou Toumani TOURÉ,  ce fut le tour  d’Ibrahima Boubacar KEITA dit IBK.  Ce dernier avait,  lui aussi,  bénéficié de l'accueil hautement historique de la part de la population de Sikasso.  Certes les contextes ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui, mais l'hospitalité de la population de Sikasso reste la même.  C'est vrai que les deux premières  personnalités  que l’on vient de citer   avaient clairement exprimé leur ambition politique et surtout celle de la conquête du pouvoir.

Amadou Toumani TOURÉ,  bénéficiait déjà de l'avantage d'avoir vite organisé les élections présidentielles pour succéder à la Transition militaire de 1991-1992. Et cet acte avait fait de lui un démocrate apprécié à travers  son pays et  le monde entier. Il reviendra plus tard,  en 2002, sous le manteau de civil, pour la reconquête du pouvoir de Koulouba.  Sikasso l'aurait-il béni ? En tout cas, la vérité est qu'il a eu le trône.

Dans cette même logique politique,  IBK avait choisi la région de Sikasso pour le lancement de sa campagne politique.  Le même accueil de grande mobilisation, lui avait été réservé.  Et la suite est connue.  IBK avait lui aussi eu le trône avec 77% des voix exprimées.

À la faveur de ce qui précède, l'actuel président de  Transition, le Colonel ASSIMI GOITA, aura-t-il lui aussi, le trône à partir des urnes ?  Pour le moment, l'option de la reconquête du pouvoir par les urnes n'est pas encore sur la table,  même si beaucoup  d’observateurs  politiques  murmurent cela. Le président de la Transition n’est-il pas  déjà  en train de marquer  les esprits de  ses concitoyens, pour avoir  posé  des actes forts au plan national et international ?

Le fait de renvoyer l'armée française et les forces  de la MISUSMA  du Mali, pour réclamer la souveraineté  entière de son sa nation, a satisfait beaucoup de  maliens et de panafricanistes. Aussi,  le fait de mener une lutte sans merci  contre les terroristes, lui a valu  la confiance de ces concitoyens. Surtout que l'armée malienne  est  désormais  vaillante  sur le terrain,  dans sa mission régalienne. Les FAMAs font  certainement bien la fierté de cette Transition. Et cela est bien à l'actif du président de Transition, Chef de l'État.

Déjà, les bonnes bases de confiance sont là, et il peut bien les revendiquer en période de campagne électorale, s'il décidait de compétir.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  En  véritable précampagne présidentielle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-en-veritable-precampagne-presidentielle-3068164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 01:32:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce samedi 21 juin 2024, le Président de la Transition s’est rendu  dans la capitale du Kénédougou, l’un des poumons économiques  du Mali. Col Assimi y est venu  pour  lancer les travaux de construction de l’Université de Sikasso mais aussi,  le démarrage du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire.  Il en a profité pour  procéder  à l’inauguration du viaduc  sur  l’autoroute  qui traverse  la ville  et  celle  du stade Babemba Traoré complètement  rénové. A cette occasion, le Chef de l’Etat  a également  annoncé  les  constructions  des universités de Gao et de Tombouctou  qui  seront réalisées après celle de Sikasso.

&nbsp;

Il a promis  que Bandiagara aura  aussi son  université.  Aux populations  juvéniles, Col Assimi  a expliqué  que les  États généraux de l’Éducation ont initié  la réforme de l’école malienne  pour la formation de nouvelles élites au format patriotique et souverainiste. Mais il est à remarquer  que les  différents  discours bilan et perspectives, à Kayes et Sikasso,  comme récemment à Sirakoro Méguétan, Safo ou à Sélingué, lors de la pause de la première pierre des centrales photovoltaïques,  apparaissent clairement comme   une véritable précampagne présidentielle

&nbsp;

Eh oui  après  Kayes, c’était donc  le tour, le weekend dernier,  de Sikasso de recevoir  le Président de la Transition malienne. Comme dans la première  région  administrative,  Col Assimi Goïta, au-delà de l’inauguration  d’ Infrastructures,  était   venu  vendre  surtout  les « mérites »  de son Gouvernement de Transition. <strong>Mais   </strong>dans  la capitale du Kénédougou, <strong>  le Chef de l’Etat  s’est fait le devoir  de dénoncer   trois types de terrorisme  qu’est  confronté son pays,  en précisant que « les ennemis du Mali essaient de le nuire avec la violence meurtrière, le lynchage médiatique et les entraves économiques et financières ».  Il  a profité de son déplacement   pour  demander aux populations  du  Kénédougou, grandement mobilisées pour la circonstance,  de soutenir  le  projet de souveraineté   que son Gouvernement   porte  actuellement pour le Mali. </strong>

<strong>Assimi  serait-il  alors  un  candidat à la prochaine présidentielle ?</strong>

<strong>Si rien n’est pour le moment explicite,  de toute façon, ses activités et discours politiques le présagent.  Car, lors de tous ses déplacements à l’intérieur  du pays, le Président de la Transition aime  se faire  baigner par la foule. A la quelle, il  dresse l’état de la nation et annonce les perspectives d’avenir de sa gouvernance.   Ainsi  à Kayes,  il  avait  expliqué  </strong>que  l’audit du secteur minier a permis de récupérer bien de ressources qui se dissipaient illégalement. Et promis  que l’Etat va y suppléer au manque d’infrastructures dans la première région administrative.  Pour  réaliser des milliards  d’investissements  dans les domaines, notamment sanitaires et routiers pour un développement endogène et national. Sans compter  la construction et l’ouverture de deux centres de dialyse.  Idem pour  la relance officielle du trafic ferroviaire, tant attendue par les populations riveraines du rail.

À Sikasso, un des principaux bastions électoraux du  Mali, Assimi  a  rendu un  vibrant  hommage à la résistance coloniale des Sikassois, diligentée par  Babemba et Tiéba Traoré. Le défi énergétique ?  Le Chef de l’Etat a indiqué aux populations  que  son gouvernement  s’attèle à  le relever  avec des centrales solaires en cours de réalisation ou déjà réceptionnées. Bien sûr, il leur a parlé  aussi de l’impact  économique et énergétique des gisements de lithium  de Bougouni  et du reste du pays. Il n’a pas manqué de mentionner  ses œuvres sociales. N’est-ce pas de bonne guerre  pour Assimi de  s’offrir  un électorat important  lors de la future présidentielle ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les délestages  mettent  Bamako  dans le noir :  Une réalité très mal vécue par les populations  qui perdure !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/les-delestages-mettent-bamako-dans-le-noir-une-realite-tres-mal-vecue-par-les-populations-qui-perdure-3066286.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 01:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Et si les décideurs  économiques  maliens parlaient sérieusement des conséquences des  délestages  à tous les niveaux : Emploi, Commerce,  Économie, Santé, Quotidien, Social, Communication etc. Voilà les domaines,  entre autres, qui doivent faire l'objet  de  bilan,  par rapport à l'impact des délestages. </em>

Loin de toute considération,  sentimentale et  partisane,  il est nécessaire d'apprécier  comment fonctionnent les différents domaines cités y compris,  la vie de tout citoyen, à cette période des délestages. Cela pourrait aider à savoir : s’il y a urgence ou pas de trouver des solutions rapides aux délestages. La nécessité du bilan, peut avoir pour résultat, l'appréciation objective de la souffrance de la population du Mali.

Est-elle heureuse de vivre sans électricité depuis plusieurs mois ? Les hôpitaux, les centres de santé,  les cliniques fonctionnent-ils normalement sans électricité, pour soigner au mieux les malades ? Les tailleurs  font-ils  normalement leur travail ? Réalisent-ils des bénéfices en cette période  des délestages ? Les vendeurs de poissons et du lait font-ils de bonnes affaires ? Les réparateurs d'appareils électroménagers, satisfont-ils leurs clients au quotidien ? Les élèves,  étudiants et chercheurs,  sont-ils dans les bonnes conditions  de travail sans électricité? Les restaurants  arrivent-ils à bien conserver  leurs produits alimentaires ? Les entreprises et sociétés  tournent-elles à merveille en ce moment de  délestages ? Dans les familles,  les denrées alimentaires sont-elles bien conservées dans les frigos et réfrigérateurs ?

Voilà quelques-unes des questions que l'on doit clairement poser  aux intéressés  pour savoir si la population est heureuse ou pas.  Pour dire vrai,  c'est le monde  entrepreneurial qui souffre de l'absence d'électricité. Et personne  n’échappe aux délestages. Ceux qui ont recours aux groupes électrogènes,  dépensent énormément d'argent. Et  souffrent aussi à leur manière. Comment pourrait-on imaginer faire positivement tourner un pays en ce 21èm siècle,  sans électricité.

En raison de ce constat,  la situation actuelle mérite un regard objectif,  sans noyer  l'intelligence dans les réponses partisanes ni sentimentales. Comment vit actuellement la population ? Et quelle est la nature de la réponse à apporter dans l’immédiat ? Ce qui est sûr et est à saluer,  des efforts se font  actuellement dans le sens du futur  avec la construction de centrales  photovoltaïques de 400 Mégas.  Et cela mérite d'être  encouragé.

Cependant,  le manque  actuel d'électricité, il ne faut pas le cacher,  fait beaucoup de dégâts. Sur tous  les plans et dans tous les domaines,  personne ne peut se réjouir  sans électricité.  Mais puisque   personne  n'ignore la crise que traverse le pays.  Alors,  tout monde est résilient. Et continue de soutenir  l'armée  dans le traitement des questions sécuritaires. La Grande Muette fait incontestablement la fierté de cette Transition.  Ce qui est un fait de positif qui est reconnu et encouragé. Bravo  donc  aux FAMAs !

Mais à  part  cette vaillante armée,  qui assure et assume pleinement sa mission régalienne, il n'existe pas encore d'autre  bilan pouvant capter l'attention d'un homme averti.  Le ministère de l'Eau et de l'Énergie,  ne dira pas le contraire.  La souffrance de la population est bien  réelle et tout monde est touché.  Il faut absolument et  maintenant penser aux réponses immédiates de la résolution de la crise d'électricité.

<strong>MONOKO TOALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choguel garde toujours son  portefeuille :  Crise au sommet  de l’Etat  ou simples rumeurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/choguel-garde-toujours-son-portefeuille-crise-au-sommet-de-letat-ou-simples-rumeurs-3066287.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 01:54:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Beaucoup  d’observateurs et analystes politiques  l'avaient annoncé partant de la Primature.  D'autres  avaient même inondé les réseaux sociaux de son départ imminent de ses Hautes Fonctions de l'État. Mais le PM  demeure à son poste. Du  lynchage médiatique de  Choguel par des rumeurs, estiment  l’intéressé  et ses partisans. Qui réfutent  toute crise au sommet de l’Etat. Ont-ils raison, le temps nous le dira bientôt !</em>

Une chose est  certaine, la nation malienne  a  vu  sur les écrans TV, le PM Choguel requinqué, en présidant la finale de la coupe du Mali.  En  sportif, avec une allure qui se confond à celle d'une jeunesse débordante, il a donné le coup d'envoi de la finale de la 63 è édition de la Coupe du Mali du football. Et Oui, il remplaçait ainsi le chef de l'État, président de  Transition. Tout un symbole non ? Bien avant cet évènement,  le Premier  ministre Choguel Maiga était à la montée des couleurs, à la Tour de l'Afrique, à la faveur de la semaine dédiée à l'Afrique, du 25 au 30 mars dernier. En clair, il semble  bien occuper  toujours son fauteuil du Premier ministre. Serait-ce  alors un signe d'une vraie harmonie entre le locataire de la Primature et celui de Koulouba ?

Si c’est le cas, alors   Choguel  a eu à répondre  aux rumeurs qui font état de sa probable démission ou limogeage de  son au poste de Premier ministre.  Déjà,  au cours de la rencontre qu'il a eu avec les membres de son parti politique, le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR),  il a été on ne peut plus clair,  en précisant que le premier ministre est  nommé par le président de la Transition. Et qu'il revient également à celui-ci  de mettre fin à ses fonctions. Et cela,  à la faveur de la nouvelle constitution en vigueur.

Il est à noter que le Premier ministre  fait l'objet de critiques  acerbes qui ne militent pas en sa faveur.   Des  critiques qui  ont pris des proportions, depuis qu'il a  officiellement publié son livre à polémiques, où  chacun a reçu sa dose d'accusation  dans  son  récit de l'histoire politique du pays. Le PM  demeure en tout cas en fonction et  continue de travailler, même si certains estiment qu'il n'aurait plus assez de marge de manœuvre. Notamment, lorsque lui-même n’a pas manqué  de se plaindre  qu'il ne serait pas informé sur  certaines grandes décisions prises au Haut sommet de l’Etat.

Mais la question est  désormais de savoir : comment  est procédée la nomination ou la destitution  du Premier ministre par le président ? Y a-t-il  vraiment  une différence à ce sujet  si cela parle du Président de la République  (qui se réfère  à la Constitution)  ou du Président de la Transition (qui se réfère  à la charte de la Transition) ?

Les constitutionnalistes sont appelés à  nous  édifier  sur ce point précis.  Mais en citoyen lambda, l'on peut imaginer qu'il s'agit  bien, selon Choguel,  du Président de la République.

[caption id="attachment_2947106" align="alignright" width="225"]<img class="size-medium wp-image-2947106" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Monoko-Toaly-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /> Monoko Toaly[/caption]

Celui-là même qui succédera à la Transition à l'issue d'un vote. Mais quand ? Cela dit,  il faut reconnaître au PM Choguel,  son courage et sa capacité de jouer avec intelligence,  le jeu de la politique politicienne.  C'est lui qui,  à la tribune des nations unies, qui  a eu  à dénoncer  les manœuvres obscures de la France et de l'ONU dans la résolution de la crise au nord du Mali.  L'on retiendra  également  sa fameuse phrase : «  Abandon du Mali  en plein vol" par la France. Mais après tout,  aura-t-il encore la chance d'échapper à ce remaniement tant attendu par ses concitoyens ?

De toute façon, en dépit de ses démentis et l’apparence que tout va bien entre lui et le Chef de l’Etat Assimi,  les rumeurs continuent  de  prendre de l'ampleur. Et  partout dans l'opinion publique nationale, il n’est question que du départ imminent de Choguel de la Primature.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Victimes de mauvaise interprétation  des textes :  Des agents sanitaires du CRLD lancent un cri du cœur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/victimes-de-mauvaise-interpretation-des-textes-des-agents-sanitaires-du-crld-lancent-un-cri-du-coeur-3066290.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/victimes-de-mauvaise-interpretation-des-textes-des-agents-sanitaires-du-crld-lancent-un-cri-du-coeur-3066290.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 01:52:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis le 27 mai 2024, une grogne est perceptible au Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose (CRLD), certains agents du Centre de Bamako, sont en victimes d’une mauvaise interprétation des textes du Code du Travail.</em>

En effet, ces agents viennent au travail à 7h 30 pour descendre à 16h 30, à l’instar des autres fonctionnaires de l’Etat ou des Collectivités Territoriales, et s’acquittent  bien de leurs devoirs professionnels. Créé en 2010, le CRLD emploie deux types de travailleurs : les  Fonctionnaires de l’Etat et les Contractuels. Ces derniers  ont eu le malheur d’être régis par un contrat de prestation de de service en violation du Code de Travail, à écouter Dr Bréhima Guindo, Secrétaire  du mouvement syndical du CRLD. Pour lever toute équivoque, il a fait appel à l’expertise des agents de l’Inspection du Travail. Ceux-ci ont exigé une requalification  du Contrat de Prestation, en contrat de Travail en bonne et due forme.

Travaillant depuis 2011 dans la boîte, il leur a été demandé  d’abandonner les arriérés dus impayés, condition exigée afin de pouvoir bénéficier de la requalification de leur contrat. Après ce deal, voilà que le nouveau Directeur entrant remet tout en cause, en refusant de reconnaître la validité du contrat de travail, tout en proposant,  comme à l’accoutumée,  un contrat de protestation. En principe, l’accord devrait entrer en vigueur en janvier 2024. Mais coup de théâtre : le 26 décembre 2023, un nouveau Directeur a été nommé. Celui-ci balaya d’un revers de main la proposition antérieure.

Le prétexte invoqué est qu’il n’a pas été associé à ce processus, alors qu’il était Directeur Adjoint. Les agents ont catégoriquement refusé d’obtempérer pour la signature d’un nouveau contrat dévalorisant de prestation. Et voilà cinq (5) mois que les agents n’ont reçu aucune prestation. N’est-ce pas une image qui ternit le « Mali Kura » ?

<strong>Adama Doumbia, Correspondante particulière </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Trois ans, un bilan mitigé !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 01:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La rectification de la Transition malienne, démarrée  en 2020, a trois ans révolus depuis le 24 mai. Elle survint après que le Président Bah N’Daw et son PM Moctar Ouane ont tenté, par un remaniement ministériel,  d’écarter des personnalités Clef du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), notamment le vice-président Col Assimi Goïta, le ministre de la Défense Col Sadio Camara et celui de la Sécurité Intérieure, Modibo Koné, actuel Directeur de l’Agence Nationale de la Sécurité d’Etat (ANSE). Un  remaniement qui finalement  va provoquer leur chute. </strong>

<strong>Car le même jour, Col Assimi Goïta, l’ex vice-Président, et ses alliés vont alors s’emparer de l’effectivité du pouvoir Transitionnel. Ils prônent  ainsi la rectification  de la Transition et la Refondation de l’Etat du Mali, avec  un Gouvernement militaro-civil dirigé par Choguel Kokalla Maïga. Mais cette  Rectification de la Transition est-elle  vraiment en marche ? La Refondation de l’Etat,  tant prônée par les nouveaux maîtres du pays,  est-elle aussi une réalité  vécue par les populations? Les avis sont divergents selon que l’on soit un partisan du pouvoir ou un non partisan. </strong>

<strong>Depuis le 07 juin 2021, Choguel Kokalla Maïga dirige un Gouvernement dont figurent  les principaux  acteurs du Putsch qui a déposé le président IBK. Leur slogan, c’est la rectification de la Transition et la Refondation du Mali. Mais trois ans après, le parcours continu d’être  parsemé d’écueils avec un bilan indubitablement mitigé.  Les inconditionnels du Pouvoir transitionnel admettent  que la rectification de la trajectoire de la Transition a permis d’enregistrer des avancées substantielles sur les plans : défense, diplomatie et développement (les 3D). </strong>

<strong>Ils estiment que </strong>ces trois principes qui guident désormais l’action publique au Mali, ont permis aux  autorités de la Transition  d’être respectées dans le concert des nations. Mais aussi, le Pouvoir transitionnel et  ses partisans considèrent  que les prouesses réalisées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont permis à notre pays de recouvrer l’entièreté de son territoire. Ce qui est bien attesté par la récupération en  2023 des localités telles que : Ber, Aguelhok mais notamment  Kidal. Toutes choses qui ont,  selon eux, suscité un immense espoir chez les Maliens.

Toutefois, d’autres citoyens  maliens ne semblent pas enthousiasmés par le bilan de la Transition. Tout en reconnaissant une avancée certaine sur le plan de la Défense et de la Sécurité, ces  maliens estiment que la Transition pouvait mieux faire. Ils font remarquer que les mêmes pratiques, que sont la corruption, le népotisme et le laxisme, sont toujours courantes et se sont même amplifiées.  Ils déplorent aussi un manque de vision politique des autorités  afin de pouvoir favoriser la recherche de  la paix et la réconciliation dans notre pays. Ils s’insurgent contre la caporalisation du pouvoir transitionnel. Qui a suspendu les activités des partis politiques et des Associations à caractère politique. Encore que ces maliens mécontents, sans être les détracteurs de la Transition,  déplorent le manque d’électricité aux entreprises qui sont désormais contraintes   de procéder à des licenciements de milliers de travailleurs. Qui viennent grossir le lot des chômeurs, déjà nombreux.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Divergence   au sein du Pouvoir transitionnel :  Le PM risque son poste !</title>
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<pubDate>Thu, 30 May 2024 01:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les carottes sont-elles vraiment  cuites pour Choguel Kokalla Maïga  à la Primature?  Si l’on ne peut l’affirmer avec certitude, en tout cas, une quantité d’évènements nous incite à le croire. </em></strong>

Depuis la reprise  de fonction par le PM Choguel, après sa longue maladie,  il est notablement apparu  une doublure  de PM dans notre pays.  Ainsi, les grandes décisions du Gouvernement sont  désormais annoncées par un communiqué officiel lu par  l’ancien Premier ministre par Intérim (nommé à l’époque par un Décret du président de la Transition, une première au Mali) et actuel ministre d’Etat, Chargé de l’Administration Territoire, Porte-Parole du Gouvernement. Apparemment, le PM Choguel serait réduit  à jouer  un rôle honorifique. Ce sont les faits.  Or,  les journalistes  aiment souvent affirmer  que les faits sont têtus. Cette assertion a tout son sens.

C’est une vérité criarde que  rien ne va plus entre Choguel et les militaires du CNSP. Le NAVIRE  qui les transporte a certainement échoué sur les  berges escarpées du fleuve Djoliba. Ses prestigieux passagers doivent  incessamment  le quitter afin de le réparer  et le remettre sur les eaux. Mais évidemment, le NAVIRE n’aura plus comme passagers les mêmes qu’il contenait. Il y aura donc de nouveaux rentrants en plus de quelques  anciens passagers. En somme,  des personnalités importantes du Gouvernement seront débarquées.

C’est probablement le cas du PM Choguel. Celui-ci est apparemment la personnalité qui doit quitter le NAVIRE en premier. Si cette information circulait depuis longtemps dans les salons feutrés, elle semble se préciser  à travers  le mémorandum publié, le vendredi dernier,  par la famille politique de l’actuel PM. Un mémorandum qui affiche  visiblement le divorce de leur champion avec les responsables du coup d’Etat du 18 août 2020.  Quels  sont les effets de  ce  mémorandum ?

Rédigé par le  Comité Stratégique du M5-RFP tendance Choguel, ce mémorandum est signé par  Bouba K. Traoré. Cet homme très proche du PM actuel serait désormais en détention. Il serait  certainement  inculpé pour « atteinte au crédit de l’Etat ». Toute chose qui en dit long<strong>.</strong> Si l’on n’est pas encore dans les secrets des Dieux pour en savoir les réelles motivations de la rédaction  de   ce mémorandum, une  chose est palpable sa publication au moment de l’anniversaire  des trois ans de la rectification de la Transition, donc trois de fonction de leur champion à la Primature, n’est pas innocente.  Le PM en serait logiquement le véritable responsable.  Il ne veut apparemment démissionné par lui-même. Ce texte politique ne serait -il pas publié pour tendre  un piège aux vrais détenteurs du Pouvoir transitionnel afin qu’ils le démettent de ses fonctions ?

Une chose est certaine, il y a bel et bien un rififi au sein du  Pouvoir transitionnel. Et le PM Choguel, protagoniste de premier plan,  risque beaucoup son poste. Ses nombreux détracteurs, très pressés de le revoir  comme un simple citoyen, jurent que ses jours sont comptés à la Primature.  Le temps va donc nous le confirmer ou infirmer.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mutation politique :  Qui voudrait se servir de la Transition,  pour enterrer le mouvement démocratique de mars 1991 ?</title>
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<pubDate>Thu, 30 May 2024 01:44:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mouvement démocratique qui avait mis fin au régime dictatorial de Moussa TRAORE,  n'a plus de bon nom, ni de bonne image, depuis la deuxième prolongation de la transition.  En effet, les politiques qui ont animé la scène politique de 1992 à 2020,, sont tous accusés d'être responsables des malheurs du pays. Certains les qualifient même des démons ayant mis le pays à genoux.  Cela,  en souhaitant  que leurs partis et mouvements, n'aient plus à gérer le pays.

D'ailleurs,  cela provoque la curiosité intellectuelle qui pousse à établir un parallèle entre l'éternelle prolongation de la Transition et la mauvaise opinion faite aux Mouvements et Partis Politiques.  La question est de savoir,    pourquoi c'est en cette période de transition que tous les politiques sont  désormais  traités de tous les maux et qualifiés de tous les péchés  d’Israël ?

Et pourtant,  dès les premières heures de la prise du pouvoir par l'armée,  les principaux acteurs  militaires,  avaient clairement exprimé leur volonté de gérer la Transition pour une courte durée et regagner leurs casernes.  Ils avaient rassuré la population qu'ils remettraient  très vite le pouvoir aux civils.

C'était en 2020  au boulevard de l'indépendance, lors de leur première communion avec le peuple qui les avait fièrement fêtés.  Certains  observateurs estiment que la conservation du pouvoir dans la durée  n’était l’ambition des  militaires qui ont renversé IBK. Ils étaient plutôt, selon les mêmes observateurs, préoccupés par la volonté de voir tous les maliens s'entendre et s'unir pour gérer le pays. Notamment,  dans la perspective  de  pouvoir solder  la problématique  qui constitue  des sources des conflits et d'insécurité.

Les militaires sont  à priori des citoyens  neutres et sans calcul politicien. Il faut se rappeler que les autorités de la Transition ont toujours montrer  leur volonté de  chercher  à  dialoguer  avec les Partis politiques pour la gestion consensuelle de la Transition,  aux fins de sa réussite. Il est donc difficile de leur attribuer  le mépris du mouvement démocratique du Mali. Surtout que la date du 21 mars 1991 reste totalement et clairement inscrite dans les annales de l'histoire de la nation malienne. Le carré des martyrs en fait foi.

La démocratie malienne n'avait-elle pas été citée en exemple à travers le monde ? Les  artistes chanteurs et musiciens   n'avaient-ils pas magnifié la démocratie malienne ? Le pluralisme politique et les libertés individuelles et collectives n'avaient-elles  pas été acquises dans le sang ? La liberté de la presse et d'opinions, n'était-elle  devenue  une réalité au Mali ? La floraison des radios privées,  journaux  et télévisions ne sont-elles pas des réalités incontestables de l'avènement de la démocratie ?

Alors,  pourquoi subitement,   les auteurs de la mouvance démocratique,  sont-ils    devenus subitement la peste  contre  cette  même nation ? Qui  serait donc  à la manœuvre  pour  détruire et enterrer politiquement,  les acteurs de la chute du régime du dictateur Moussa TRAORE ?

A suivre!]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Baroud d’honneur du PM !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-baroud-dhonneur-du-pm-3065501.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 May 2024 01:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mieux vaut quitter ses fonctions   avec tous  les honneurs  que d’être débarqué  comme un pestiféré. Le PM Choguel Kokalla Maïga ne semble  pas partager  ce  sage  enseignement. Désormais honni par ses adversaires politiques, notamment du Mouvement démocratique.  Qu’il n’a de cesse provoqué  à travers ses nombreuses diatribes à eux proférées, le Fondateur du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) ne serait  plus  aussi en sainteté  avec  les vrais détenteurs du pouvoir transitionnel, les militaires du CNSP. Mais pour autant, le PM ne se lasse pas  de multiplier  les sorties médiatiques avec ses  vidéomen, pour  démentir ce qui n’est  qu’un secret  de polichinelle. Il  s’accroche  tant bien que mal à son prestigieux  poste.

Choguel  est vraiment  en désamour avec les COLONELS. Le mémorandum   publié  par sa  propre famille  politique  (M5-RFP-tendancce Choguel), lors de la  commémoration des trois ans de la « rectification de la Transition »,  le vendredi dernier,  atteste  bien cette affirmation.  Celui-ci   dénonce  sans détour  des pratiques au sein du pouvoir transitionnel dont  le M5-RFP de Choguel  refuse  d’être les complices. De même que  les protégés  du PM rejettent  de nombreuses recommandations issues du Dialogue Intermaliens (DIM)  qu’ils qualifient   de «tendancieuses».

Comme si  cela ne suffisait pas, le clan Choguel dénonce aussi  la violation d’un «Pacte d’honneur»  qui serait scellé à Kati, le 24 Mai 2021, entre les ailes civiles et militaires de la Transition. Et,  s’insurge  contre  le limogeage et le remplacement de presque tous les ministres du M5-RFP, sans consultation ni proposition du PM. Si l’on en croit le mémorandum, leur champion n’aurait  pas été consulté  par les vrais détenteurs  du Pouvoir  lors du processus de création de l’AES. Le chapelet de frustration est très  long chez le PM et ses partisans. En raison donc de cela  et  au vu  et au su de certaines  réalités criardes,  avons-nous encore  le droit  de douter   que les jours de Choguel sont bien comptés à la Primature ?

Certainement  pas ! Néanmoins   le Chef du Gouvernement, conscient de sa fragile  situation,  a fait le choix  de livrer  un  baroud d’honneur avec  les jeunes colonels  pour préserver ce qui reste de son  prestigieux poste. Dont  lui-même reconnaît implicitement,   lors de certaines de ses sorties médiatiques, qu’il n’est plus qu’un « PM honorifique ».  Ce qui est une réalité d’autant que depuis fort longtemps, en l’occurrence depuis sa longue maladie, il  est éloigné du centre du pouvoir  transitionnel. Donc, ignoré dans les prises de grande décision par  un  Gouvernement dont il est  pourtant censé diriger.  Alors  que cherche-t-il en ne démissionnant pas,  pour in fine sortir par la GRANDE PORTE, si celle-ci   existe encore pour lui ?

De toute façon, le  PM  de la rectification de la Transition  est bien sur un fauteuil  éjectable. Et il vaut mieux  qu’il  quitte  ses fonctions   de PM avec  les honneurs avant  d’être débarqué  du NAVIRE  comme un pestiféré. Il a tout intérêt !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Golden Days  2024 :   Présence massive de GEMINI UNIVERSITE  aux activités !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/golden-days-2024-presence-massive-de-gemini-universite-aux-activites-3065506.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 May 2024 01:10:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Centre International de Conférence de Bamako (CICB)  a abrité pendant deux jours, du 16 au 17 mai 2024,  les  travaux sur la 10è session du GOLDEN DAYS 2024. Ce forum  exclusivement  réservé  aux Mines et Énergies est  organisé tous les ans  par Futurcom Planet.  La cérémonie d’ouverture était  présidée par Yacouba Kébé, Chef de cabinet du Ministère des Mines, en présence du Directeur de Cabinet du ministère  Burkinabé des Mines et des carrières. Des panels ont été organisés autour de plusieurs thématiques minières. Le Groupe Universitaire GEMINI International, leader au Mali dans la formation des ressources humaines dans le domaine minier et du Développement  Durable, a marqué sa  présence aux Goldens Days à travers la participation massive de ses étudiants et son Corps professoral. </em>

D’après  Mohamed Coulibaly, DG de Futurcom Planet, «  Les Golden-pays ont joué un rôle crucial dans le façonnement des stratégies de diffusion de l’information et de communication du secteur minier et énergétique au  Mali. Ils  sont constamment  le catalyseur de nouvelles initiatives, de collaborations fructueuses et de progrès significatifs dans l’industrie ». Le  représentant du ministre des Mines  a  rassuré  que: «  Le ministère des Mines reste engagé dans la voie d’une gouvernance partagée du secteur ».

Pour cette raison, M. Kébé a trouvé  opportun d’insister sur la  dédicace de son Département  à promouvoir la prospérité du  secteur pour une meilleure productivité. Notamment en  ce qui concerne l’or, M. Kébé dira  que ce minerai  permettra au Mali de rester dans le peloton de tête en Afrique. Toutefois, il reste convaincu  que cela ne se fera que dans un environnement de coopération et de partenariat soucieux des intérêts particuliers des acteurs, mais aussi et surtout de l’intérêt supérieur de la Nation.

« Les conditions de vie et de travail des employés, le respect des obligations fiscales, environnementales, sociales, le rapatriement des recettes d’exportation issues de la vente de l’or ainsi que la promotion du contenu local sont les lignes directrices avec lesquelles l’administration minière n’entend pas transiger », a tenu d’insister le représentant du ministre. Avant d’ajouter que l’action du département en charge des Mines s’oriente vers la recherche de solutions pérennes et de mesures définitivement dissuasives contre l’exploitation illégale de l’or au Mali.

Le  représentant de l’UNESCO au Mali, M. Saidou Kanambaye, a mis l’accent sur la géo diversité qui constitue la part essentielle de la nature qui n’est pas vivante. Avant d’ajouter  qu’elle contribue  aussi  à la production alimentaire, à la gestion des ressources en eau et à la production d’énergie. Toutes choses, selon lui,  qui placent la géo diversité au cœur de la transition écologique.

<strong>Une immersion virtuelle des étudiants de GEMINI dans la réalité des Mines </strong>

Le Groupe GEMINI Management International  est  activement présent dans la formation en filières Mines et Pétroles, Energie et Développement Durable au Mali. Il se sent concerné  par l’employabilité des  centaines d’étudiants  diplômés qu’il met sur le marché du travail depuis l’ouverture de ces filières en 2009. Ces diplômés font le bonheur  de ses partenaires professionnels : Resolute Mining Corporation  qui possède la Société  des mines d’or  de Syama SOMISY SA dans la région de Sikasso ;  B2GOLD Corporation qui exploite la Société des Mines de Fékola  à Kéniéba dans la région de Kita ;  Barrick  Gold Corporation qui exploite la Société des Mines d’or de Loulo SOMILO SA dans la région de Sikasso.

Pour cette raison,  le Président Fondateur  du Groupe Universitaire GEMINI, Professeur Ahmed Touré DIABELESSION, est convaincu  que la ressource humaine est la mère des richesses du Mali.  Se basant sur ce fait, le Groupe souhaite que des jeunes étudiants en soient conscients, qu’ils participent à ces grands évènements pour se forger des vocations, aider le Mali en le tirant vers le haut. Les abondantes ressources minières et minérales seront convoitées par eux, vu les performantes formations qu’on leur dispense. C’est la raison de leur présence massive avec leurs professeurs qui les guidaient aux Golden Days.

Lors de la visite des stands,   les étudiants de GEMINI ont visiblement eu  un grand engouement pour  la carrière minière. Ils se sont dits très  émerveillés par la présence de gros engins de mines ainsi que les photos géantes de carrières où ils pouvaient voir  travailler des mineurs. Aussi  des cadres de leurs partenaires miniers, présents sur les stands, ont  longuement expliqué aux étudiants leurs  prestigieuses  expériences  dans le domaine minier avec, le plus souvent, des cumuls de dix-huit (18) heures de travail par jour. Ils  n’ont pas manqué de leur conseiller le respect de l’environnement dans leurs futures recherches minières. C’est ainsi que  les futurs ingénieurs en mines ou pétroles  de GEMINI ont été invités à faire attention à la <strong>NATURE</strong> chaque fois qu’ils seront appelés à creuser des mines, d’autant que l’environnement doit être protégé à tout prix.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Monde des Affaires :  AFRIKAYES  et KANGALA EXPRESS  pour  désenclaver le sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/le-monde-des-affaires-afrikayes-et-kangala-express-pour-desenclaver-le-sahel-3065510.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 May 2024 00:01:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le fruit d'un partenariat sahélien,  dans le monde des compagnies aériennes.  Ce sont deux entreprises privées de la zone  sahélienne  qui ont décidé d'unir leurs forces pour animer le trafic aérien afin de desservir le Burkina Faso et le Mali.  Deux pays du sahel qui connaissent des  crises sécuritaires récurrentes  et aiguës. </em>

Le malien Souleymane SIDIBE a  pu convaincre ses partenaires de la compagnie aérienne KANGALA EXPRESS  pour l'établissement d'une liaison aérienne, avec une  politique de prix beaucoup plus accessibles  à tout citoyen.  Sur cette base, ils ont convenu que la compagnie aérienne KANGALA EXPRESS fasse les liaisons Bamako-Kayes et Kayes Bamako. Il en est de même pour les villes  de Gao et de Tombouctou.

Déjà,  le premier vol inaugural au lieu, le 14 mai 2024  avec  le survol  du Mali. La région de Kayes a été le site abritant le vol inaugural. Le vol Bamako-Kayes et  Kayes-Bamako-Kayes,  a été animé par l'avion ART 72-500 de la compagnie KANGALA EXPRESS, d'une capacité moyenne d'une centaine de passagers à convoyer.

Il convient de noter que la réalisation du projet a été rendue possible grâce l'appui et à l'accompagnement  des autorités des deux pays.  Elles ont tout facilité, et c'est bien ce qui a donné lieu au premier vol inaugural. Les deux partenaires  ambitionnent de couvrir le sahel avec l'objet du leader de la sous-région.

Et c'est à juste titre que le Président-Directeur Général des aéroports du Mali, le Colonel Togola, ait salué l'initiative des deux partenaires,  qui pourra beaucoup être bénéfique aux populations du Mali. Cela répond également à la politique du désenclavement des autorités maliennes de transition. Désormais, les populations peuvent aisément voyager par vol, à un prix moins cher et accessible à tous.

<strong>Monoko Toaly, Envoyé Spécial à Kayes</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise politico&#45;diplomatique entre le Bénin et le Niger : L’Afrique est&#45;elle  hôte  de la guerre froide entre les Grandes Puissances ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-politico-diplomatique-entre-le-benin-et-le-niger-lafrique-est-elle-hote-de-la-guerre-froide-entre-les-grandes-puissances-3063863.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 May 2024 07:52:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis les années 2020 la situation politico-sécuritaire des pays du Sahel, en l’occurrence  du  Burkina Faso, Mali, Niger,  devient de plus en plus préoccupante. C’est notamment cette situation qui incita les élites militaires maliennes, burkinabé, nigérienne  à  prendre les rênes  du pouvoir par des Coup  d’Etat. Après ces changements anticonstitutionnels, la CEDEAO infligea une sanction très lourde contre ces pays récalcitrants. Malgré la levée de ses sanctions  de la CEDEAO, les trois pays désormais regroupés au sein de l’AES, ont décidé de quitter  l’organisation sous-régionale. Depuis le torchon ne cesse de brûler entre certains pays (faucons) de  la CEDEAO et ces pays de l’AES. </em>

C’est notamment le cas entre le Benin et le Niger. Ce dernier refusant  de rouvrir ses frontières avec son voisin qui l’a déjà rouvert. Cette tension entre ces deux pays peut-elle être considérée comme  la menace de la guerre froide entre les Grades Puissances  dont l’Afrique serait l’hôte?

La CEDEAO avait  infligé des sanctions politique, économique et diplomatique aux régimes militaires qui  avaient  pris le pouvoir de façon anticonstitutionnelle. Pour punir les acteurs de ce changement anticonstitutionnel, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest  (CEDAO) avait  envisagé d’intervenir militairement pour déloger le Général Abdourahamane Tiani, auteur du putsch au Niger,  le 26 juillet 2023. Ces actions militaires  envisagées avaient été  soutenues par la France. En outre, Paris et ses alliés occidentaux,  notamment les Américains,  n’avaient pas hésité de suspendre unilatéralement leur coopération militaire, diplomatique, économique avec le Niger.

Exceptés  deux  de ses pays membres Mali et le Burkina) qui ont connu le coup d’Etat auparavant, tous les autres étaient favorables aux sanctions économiques et militaires contre le Niger. Ainsi, ils  ont fermé leur frontière avec le Niger. Les deux pays frontaliers du Niger,  dont le Nigéria qui partage 1 600 Kms  avec son voisin francophone et le Bénin partageant  266 kms avec son historique,  avaient tous fermé leur frontière avec un pays déjà secoué par des crises multidimensionnelles. A l’époque, les autorités nigérianes  et béninoises n’arrêtaient pas de soutenir l’idée de l’envoi  des troupes militaires  pour rétablir le Président Bazoum à son poste.

Un pays qui n’a pas accès à la mer et qui souffrait déjà des problèmes d’insécurité étaient soumis à l’embargo, devrait  aussi subir  les conséquences d’une crise sanitaire. L’embargo laissait la population nigérienne dans le  désarroi jusqu’en février 2024. Par la logique de convergence  politique, le Niger se rapprocha des  autorités maliennes et burkinabé  tout en renforçant, diversifiant sa coopération avec la Fédération de la Russie et de l’Iran pour combler les vides militaires  laissés par la France et Alliés occidentaux  afin de pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme international et transfrontalier.

C’est avec le plaidoyer du Togo que  la CEDEAO lèvera  les sanctions contre le Niger tout en exhortant les pays frontaliers d’ouvrir leurs frontières.  A la suite de cette annonce, le Bénin et Nigéria sous consigne de la CEDEAO ont rouvert  leurs frontières. Mais ce ne fut pas le cas du côté  nigérien qui maintient sa frontière fermée avec son voisin, le Bénin. Les autorités nigériennes  évoquent  des raisons  de <em> </em>Sécurité. (…<em>car sur le territoire du Bénin, il y a des bases françaises et sur  certaines d’entre elles, on entraine des terroristes qui doivent venir déstabiliser le Niger</em> ) et la « <em>Violation des accords bilatéraux entre les deux pays par le Bénin</em> », expliquait, il  y a quelques jour  Ali Mahamane Lamine Zeine, le Premier Ministre du Niger.

Toutefois, le Benin réplique. La fermeture de la frontière a développé un trafic informel qui déstabilise l’administration politico-sociale et mais aussi l’économie béninoise, a déclaré le président Talon le 8 mai 2024. En outre, la fermeture a même fait  flamber  également le prix des denrées alimentaires en provenance du Niger  au Bénin. Il poursuit sa déclaration en affirmant que pour résoudre ces désaccords entre les deux pays frères,  les autorités béninoises tentent depuis un certain temps de normaliser sa relation avec son voisin sur la voie diplomatique. Mais c’est sans succès. Le président a tenu à expliquer que son pays reste favorable aux négociations pour résoudre cette dispute mais dans un cadre formel.

Mais en attendant les autorités béninoises,  pour répondre aux sanctions nigériennes,  ont bloqué le pétrole nigérien malgré les accords formels liant les deux pays sur les transports de cette matière première. Par contre,  les responsables du Niger, restent fermes sur leurs décisions de maintenir leurs frontières  fermées pour des raisons de souveraineté et de sécurité interne, externe du pays.

Ces faits compliquent les relations entre ces deux pays frères qui vécurent ensemble depuis des siècles. Au-delà des changements anticonstitutionnels survenus au Niger en juillet 2023, les nigériens font face à une insécurité qui menace aussi les pays du Golfe du Bénin,  notamment le Bénin.  Lequel a été déjà victime des attaques terroristes. Pour relever ces défis, les pays de l’Afrique Subsaharienne ne doivent-ils pas  développer une coopération militaire mutuelle pour s’assister quotidiennement, développer la sécurité et la surveillance au niveau des frontières, au lieu de continuer d’être les marionnettes des Puissances  étrangères ?

A l’analyse de ces tensions qui engendrent les méfiances entre ces pays frères (qui partagent les mêmes réalités sociopolitiques, culturelles),  l’Afrique de l’Ouest, naguère colonisée, balkanisée  par les puissances coloniales jusqu’en  1954-1960, doit se réveiller. Elle doit éviter que ces tensions ne fassent qu’elle devienne l’hôte  de la Guerre  froide  entre les Grandes Puissances. Or, d’ores et déjà, des pays du Sahel ont choisi de  renforcer leurs  relations militaires  avec  la Fédération Russie, la Chine, l’Iran,  et la Turquie.

De toute façon,  l’Afrique  fait face aux défis de la mondialisation. Elle se trouve être au centre des Relations Internationales,  grâce au  potentiel  de ses ressources énergétiques que par sa position stratégique. Elle est aussi courtisée  par toutes les Grandes Puissances. N’est-il pas alors  temps que les africains se réunissent in fine  pour jouer pleinement leur   rôle sur la scène internationale ?

<strong>Boubacar Bani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Durée  de la Transition :  L’objectif du  DIM  était&#45;il pour la proroger ?</title>
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<pubDate>Thu, 16 May 2024 07:42:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le dialogue Inter-Maliens à. Conclu ses travaux avec de solides recommandations.  Et les points saillants soulignent la prolongation de la transition de 2 à 5 ans. Et  si cela était acté, il faudra  alors attendre 2029 pour que les élections soient remises à l'ordre du jour. Et dans cette même logique,  la probable candidature du président de la Transition,  le Colonel Assimi GOITA, a été  suggérée.  Autre point ombrageux, est celui de la réduction du nombre des partis politiques, sans toutefois  préciser les critères.</em>

Dans le fond, sont  nombreux  ceux qui espéraient voir le dialogue  poser clairement la question du chronogramme  des élections pour  le retour à l'ordre constitutionnel normal. Ce, afin que  les partis et mouvements politiques  puissent  reprendre  leurs activités sur la scène politique. Toute chose qui  pourrait   requérir  l’établissement   de nouvelles  conditions  pour  l’obtention  du consensus politique dans notre  pays  pour  que  leurs acteurs  politiques  puissent  ensemble gérer la question des élections.

Le DIM  a suivi les mêmes traces que les Assises Nationales  pour la Réconciliation (ANR) qui,, elles avaient misé sur 5 à 10 ans de Transition.  Dans ces conditions,  les marges de manœuvre des partis et mouvements politiques s’avère   très réduite.  Surtout  lorsque  que leurs activités sont  toujours suspendues. Toutefois,  un bémol, tout reste pour le  moment au stade de propositions. Il appartiendra aux plus Hautes Autorités, en l’occurrence au Chef de l’Etat,  de savoir apprécier  ces recommandations du dialogue qui vient de clore les travaux.

Le président de la  Transition jouit  incontestablement  d’une estime auprès de certaines  populations maliennes et même  au-delà des frontières  du Mali.  Cependant, iI  faudrait  que Le Tout-Puissant  guide ses  décisions dans  le bon sens,  afin qu’il ne retrouve pas  victime du jeu  de la politique politicienne de son pays.  En effet,  il faut le rappeler, la foule trahit souvent les vraies options !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito :  Des recommandations qui clivent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-recommandations-qui-clivent-3063857.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 May 2024 07:40:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les rideaux sont tombés, depuis le vendredi  10 mai 2024,   sur le « Dialogue Intermaliens » (DIM). Dès ce lundi 13 mai 2024, le colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a solennellement reçu à Koulouba les conclusions de ces concertations nationales. C’était devant les membres du gouvernement, des institutions de la République, les gouverneurs de région. Et bien sûr, en présence  des membres du comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens. Cet exercice populaire, initié en décembre 2023 par le président de la Transition malienne, était censé à l’origine  donner  à l’ensemble des filles et fils du pays  la possibilité de discuter,  à cœur ouvert,   sur comment parvenir  à une  paix  pérenne pour  une  réconciliation nationale. Cela, pour  pouvoir aboutir, cette fois-ci, à un nouvel accord de paix et de réconciliation entre les maliens sans aucun intermédiaire extérieur.  Lequel  accord  se substituerait  aux accords d Paix et de Réconciliation,  issus du processus d’Alger.

Mais  dès les phases communales et régionales du « DIM », l’idée originale a  dérivé. Car, une majorité de  participants,  visiblement zélés et  très favorables à la Transition en cours,  ont imposé  le choix de discuter en priorité sur comment adouber les princes du jour. Les  nombreuses critiques d’intellectuels et   de politiques  maliens n’ont pu amener les organisateurs du « DIM » et ces participants   à recadrer  les débats lors de la phase nationale. Ce, afin que  cet exercice populaire puisse  in fine  se concentrer  à ses objectifs premiers, c’est-à-dire, comment trouver un substitut  aux fameux accords d’Alger.

C’est  pourquoi,  sans  surprise,   ces participants  zélés du « DIM »  ont majoritairement  proposé dans leurs  recommandations, une nouvelle prorogation du mandat de la Transition  de deux à cinq ans  voire d’une durée indéterminée. Mais  ces personnes, qui réfutent  le retour rapide à l’ordre constitutionnel  et qui poussent  le pouvoir transitionnel à l’autocratie, peuvent-elles vraiment se substituer  à l’ensemble de la population  du Mali, riche de plus de 20 millions d’âmes, pour  ainsi décider en lieu et place?

De toute façon, pour les  Parties signataires  de la Déclaration Commune du 31 mars 2024, la réponse est NON. C’est pourquoi, celles-ci  ont publié une déclaration pour  dénoncer «  la mascarade  de dialogue Intermaliens, initiée par les Autorités en place ». En substance, ces partis, groupements de partis et associations de la Société Civile  estiment que « les recommandations issues du « DIM » ne reflètent aucunement la volonté populaire, qu’elles risquent d’exacerber la crise politique nationale et de plonger notre pays dans une instabilité sociale sans précédent ».

Pour étayer  leur position  politique, les parties signataires du 31 mars  disent se référer de la nouvelle Constitution du Mali, promulguée suivant le Décret n° 2023-0401 du 22 juillet  2023,  qui dispose clairement  en son sein l’article 37 qui stipule : <strong>«  la souveraineté nationale appartient au Peuple qui l’exerce par se représentants  élus au suffrage universel direct ou indirect ou par voie de référendum. Aucune fraction du Peuple ni aucun individu  ne peut s’en attribuer l’exercice ».</strong>

En somme, d’un « DIM » qui devrait à l’origine réunir l’ensemble  des filles et fils du pays pour discuter de questions de sécurité, de paix et de réconciliation, l’on a dérivé  pour se retrouver  à  un « DIM »  dont les conclusions ne contribuent  qu’à  attiser   le clivage politique dans notre pays. Mais le Mali  avait-il vraiment  besoin d’un tel forum ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un livre, qui s&amp;apos;attaque aux vivants et aux morts :  Le moment était&#45;il  bien choisi pour sa publication ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/un-livre-qui-sattaque-aux-vivants-et-aux-morts-le-moment-etait-il-bien-choisi-pour-sa-publication-3063085.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2024 09:04:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Déjà une semaine que le livre à polémiques du Dr CHOGUEL MAIGA,  actuel Premier ministre du Mali,  est sorti.  Le lancement a eu lieu  à la Maison de la Presse. Et  depuis  des voix de  cadres  du Mouvement Démocratique  se sont levées  pour remettre  en cause son contenu.   Car d’après   eux,  certains faits et récits contenus dans l’ouvrage  s’avèrent faux.  Certains citoyens  aussi  critiquent négativement les faits relatés  et  surtout  son esprit  qui ne serait pas  favorable à la  décrispation de  la  crise aiguë que traverse le Mali. Mais  le livre  de Choguel  est  déjà publié.  Désormais, toutes les interrogations se résument au souci du contexte. </em>

En effet, la situation de crise née depuis 2012, a eu des conséquences très fâcheuses sur la nation  malienne toute entière.  Surtout, avec la prise des 3/4 du territoire national par les mouvements rebelles et alliés d’alors. Pire, le  « djihadisme »  et le terrorisme ont mis totalement en mal la sécurité du pays et des populations.  Les pouvoirs successifs d'Amadou Toumani TOURE et d'Ibrahim Boubacar  KEITA  ne sont pas parvenus  à les maîtriser ni les neutraliser. Ça n’est qu’avec  l'arrivée au pouvoir des militaires  qui  à carrément fait   changé les donnes. Les  acteurs  sociopolitiques nationaux et internationaux,  ont été soumis au respect   du  principe  de la souveraineté  nationale du Mali. Et dans cet esprit,  le Mali du pouvoir transitoire,  s'en est approprié   toutes les questions politiques  de sorte que beaucoup  d’accords de coopération, notamment militaires, ont été dénoncés. L'on a ainsi  assisté au retrait et au départ des troupes de l'armée françaises et bien sûr,  de celles de la Mission des nations unies  pour la stabilisation au Mali (Minusma). De même qu’il faut noter  la rupture du Mali  d'avec la CEDEAO.

Désormais, l'armée nationale est  confortée dans sa mission régalienne. Aujourd'hui,  elle est présente sur l’ensemble  du  territoire  national, en l’occurrence  avec la récupération de la région de Kidal, longtemps restée  aux mains des mouvements armés rebelles et associés.  C'est dans contexte que les autorités de Transition  ont décidé de ramener les filles et les fils de la nation autour du dialogue aux fins de la consolidation du tissu social et du renforcement de la cohésion nationale, pour la paix et la réconciliation nationale.  Les rencontres ont  déjà  eu lieu dans les cercles, communes, régions et à l'extérieur dans les représentations diplomatiques. L'objectif est de  pouvoir   mettre   tout le monde ensemble pour sauver le pays et  revenir à l'ordre constitutionnel normal.

À l'image des Assises nationales,  le Dialogue Inter-Maliens, entend ramener la paix et la cohésion sociale. Mais   voilà qu'est apparu un livre qui relate  des histoires qui épinglent  les vivants mais aussi  les morts.   Pourquoi avoir choisi cette période  du Dialogue Inter-Maliens, pour sortir un  livre dont le contenu est déjà source de toutes  les polémiques,  voire de tensions entre les Hauts Cadres et Commis de l’Etat ? Pourquoi sortir un livre dont le contenu n'est pas rassembleur ? Pourquoi  publier  un livre qui divise  les citoyens  alors que le président  de la Transition  compte  rassembler les filles et les fils  de la nation,  à travers ce dialogue  ?.

Une chose est,  de toute façon,  évidente,   le moment  de la publication du  livre du PM  est  mal  choisi et même très mal choisi.  L’auteur  ne chercherait-il pas  à régler  des comptes politiques avec des adversaires ? Dans l’affirmative, il aurait alors  grandement  servi  à diviser  davantage  la classe politique malienne.  Toute chose qui tranche avec  la stratégie du président de la Transition qui ne cesse  de déclarer  qu’il œuvre à unir les filles et les fils du pays.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Dialogue pour l&amp;apos;unité nationale :  Une nécessité pour tout pouvoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-dialogue-pour-lunite-nationale-une-necessite-pour-tout-pouvoir-3063084.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2024 09:02:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aucun pouvoir, quoiqu'il soit, ne peut se sentir à l'aise dans son exercice en l'absence du calme sur la scène politique.  Aussi, aucun État ne peut se développer sans stabilité ni paix. Il est  donc  du devoir,  voire une obligation pour le pouvoir  en place  de créer  les conditions de la paix, la stabilité et de la cohésion sociale.  C’est   de la sorte  que le Pouvoir transitionnel  du Mali doit  s’y efforcer.  Surtout que le pays traverse  une crise multidimensionnelle.

Normalement,  la période de Transition est celle où la logique de la politique politicienne n'est pas trop mise en avant.  C'est plutôt une période pendant laquelle toutes les sensibilités sont généralement  mises  ensemble. C'est une période  où de grandes décisions  politiques  peuvent être prises  pour pouvoir dégager   les bases d'une future meilleure gouvernance. Dans le fond,  c'est une période où les clivages politiques n'ont pas  normalement  de place.

Une transition a donc pour mission, de rassembler et d'unir tous les citoyens,  en ne tenant pas compte du caractère partisan des uns ni des autres.  En vérité, la Transition est sans coloration politique aucune.  Nous l'avons déjà dit à maintes reprises,  en insistant sur le fait de ne pas la  politiser, encore moins de  ne  pas la glisser sur le terrain de la politique politicienne.  Car  la Transition par définition,  n'est pas une entité politique. Et elle devrait appeler sans cesse tous les acteurs politiques et les leaders de la société civile,  à l'accompagner dans la réussite  de  sa mission.  C'est  donc  le caractère neutre de la Transition qui peut aider à la consolidation de la paix et  de la cohésion sociale.

D'ailleurs, les principaux acteurs de la Transition l'avaient  dit et redit,  aux premières heures de leur prise du pouvoir.  Ainsi, en leur qualité de militaires de terrain très avertis, ils ont  choisi  de privilégier  la sécurisation des populations et du pays.  Sur le terrain de la sécurité, la Transition a incontestablement produit des résultats éloquents et tangibles. Ce qui est une  source de  fierté nationale.  Sont  donc nombreux  les  maliens qui  saluent  la transition et félicitent  vivement l'armée nationale du Mali pour ses exploits sur le théâtre des opérations. Même si les terroristes continuent  d’agir  de façon sporadique,  il est incontestable  que l'armée malienne a bien tenu la dragée haute, en réduisant au silence de très  nombreux  criminels sans foi ni loi.

Toutefois, le pagne n'est pas totalement blanc au niveau politique. La  transition n'a pas encore réussi à convaincre les politiques afin qu'ils puissent mieux l'accompagner.  La mise en quarantaine des activités des partis et mouvements politiques, est une réelle, mais triste illustration.  Voilà pourquoi l'idée du dialogue  Inter-Maliens  pour la réconciliation, l'entente et la cohésion, est à saluer. Mais  le moment du dialogue Inter-Maliens ne devrait-il pas  être  un véritable plaidoyer pour que tout le monde travaille, main dans la main, dans l'intérêt supérieur de la nation. N’était-ce pas d’ailleurs  le vœu qu'a  maintes fois formulé le président de la Transition ?  Certainement qu’il aurait  aimé voir les filles et les fils de la nation se parler franchement, pour in fine   se comprendre,  se pardonner et faire  du chemin ensemble dans la cohésion.

La commission de  pilotage du  Dialogue Inter-Maliens,  aurait dû  également œuvrer   dans ce sens.  Mais oui, il aurait dû  encourager cet esprit d'union pour  voir,  tous les enfants du Mali ensemble,  quelles que soient  leurs appartenances  politique,  sociale,  religieuse, culturelle et leurs opinions politiques !  En procédant ainsi,  c'est la Transition  malienne  qui gagne. Et c'est le Mali qui en sort grandi !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Pourvu que ce DIM serve à quelque chose !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourvu-que-ce-dim-serve-a-quelque-chose-3063082.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2024 08:59:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi 6 mai 2024, les travaux de la phase nationale du Dialogue Inter-Maliens (DIM)  ont débuté au Centre International de Conférences de Bamako (CICB).  C’était  sous la haute présidence du Chef de l’Etat, Col. Assimi Goïta, seul l’ancien Président par Intérim du Mali, Prof Dioncounda Traoré,  était présent à la cérémonie d’ouverture. La quasi-totalité  des autorités religieuses et des légitimités traditionnelles, des représentants des missions diplomatiques accréditées au Mali, des délégués venus de toutes les régions du pays et bien d’autres invités ont sacrifié à la tradition. Mais lors de cette phase finale du DIM, comme ne cesse de déclarer le président de la Transition, l’inclusivité pourra-t-elle   être une réalité afin que l’ensemble des fils et filles du pays puissent se parler en toute liberté et sans intermédiaire quelconque ?</strong>

<strong>Il est   à  noter   que cette ultime phase  démarre avec une fausse note,   les deux autres anciens  Chefs d’Etat en vie, Alpha Oumar Konaré et Bah N’Daw  ayant fait le choix d’être absents à la cérémonie d’ouverture. Ces deux  hautes personnalités de l’Etat  avaient aussi refusé de recevoir à leurs résidences, le président du Comité de Pilotage du DIM. Ce qui en dit long. Alors que,  nous ne cesserons de le rappeler que  les ténors des principales formations politiques du Mali sont laissés à quai  depuis le début  du   processus de dialogue. Lequel, dans sa phase communale et régionale, avait  complètement  déraillé de son objectif premier : </strong><strong>comment parvenir à un  Dialogue sincère pour la paix et  la réconciliation nationale.</strong>

Oui Col Goïta, il  est bienséant  que « se parler en toute franchise (et sans intermédiaire) pour pouvoir  proposer des solutions idoines pour sortir définitivement  le Mali de la crise, recoudre le tissu social et renforcer le vivre ensemble »,  doit être évidemment  l’idéal profond de tout  bon citoyen malien. Ce notamment, si  c’est pour  dessiner une nouvelle architecture de la paix et de la réconciliation nationale selon les réalités, les valeurs et les intérêts propres des populations maliennes, inspirés par les trois principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays à savoir : <strong>le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des partenaires, la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises</strong>. Mais, en somme, un dialogue  qui a commencé alors que des acteurs politiques majeurs  sont délibérément laissés à quai, parce que honnis  par une partie de l’opinion publique et des décideurs actuels,  peut-il  vraiment devenir (par magie !!!)  inclusif ?

De toute façon, osons espérer  que la synthèse des débats  puisse refléter  les vrais soucis de paix et de réconciliation dont notre pays a  tant besoin. Ce, afin que ce DIM (puisqu’il y en aura  certainement  d’autres  dans l’avenir, après le DNI et les ANR) puisse au moins  servir  à quelque chose pour la décrispation de la vie sociopolitique.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue inter maliens, :  Est&#45;ce  pour le retour à l&amp;apos;ordre constitutionnel normal ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dialogue-inter-maliens-est-ce-pour-le-retour-a-lordre-constitutionnel-normal-3061444.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 07:41:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le dialogue Intermaliens,  lancé depuis quelques jours, s’est  terminé  au niveau communal, régional  et  à l'extérieur,  dans les pays où réside une bonne colonie malienne. Ce dialogue fait suite à la grande décision controversée de la suspension des activités des partis et mouvements politiques. </em>

En effet,  le contexte politique  malien  est entré dans une logique de confusion,  sur la base du non-respect  du chronogramme et du délai imparti à la Transition.  L’on  pourrait se référer sur  les assises nationales, à la faveur desquelles, les autorités de la Transition s'étaient donné une durée de 24 mois, pour restituer le pouvoir aux civils. Mais, le constat est  que, depuis le mois de mars passé,  aucun signe n'a été fait dans le sens du retour  imminent  à une vie constitutionnelle normale.

Les élections ne sont plus à l'ordre du jour. Surtout,  lorsque  les  principaux  acteurs et (animateurs de la scène politique,  ne sont plus autorisés à animer la vie publique. Cela,  sur toute  l’étendue du territoire national.  Alors comment pourrait-on espérer un  retour  à une vie constitutionnelle normale,  sans les mouvements et partis politiques ?

Le dialogue,  sous quelle que forme que ce soit,  est toujours utile. Quand les filles et fils de la nation se réunissent pour trouver des voies et moyens afin de sortir de la crise, cela est une très bonne chose. Quoiqu'il en soit, le dialogue est utile pour une nation.  Et  le contexte de dialogue devrait aussi  être en harmonie avec le contexte de la démocratie.  Tant  la démocratie est utile et nécessaire pour l'exercice d'expressions plurielles et des  libertés. Il faut  donc  espérer  un contexte démocratique pour  que chaque citoyen soit bien à l'aise pour  exprimer ses  opinions. Les phases communales et régionales sont désormais  terminées, vivement donc  la phase nationale  avec  cette fois-ci, la participation des principaux  acteurs politiques !

De toute façon, il faut  un chronogramme précis pour le retour à l’ordre constitutionnel à l’issue de ce dialogue Intermaliens. Dans le fond,  l'idée de réunir les filles et fils du pays pour réfléchir et penser pour  le pays, dans un contexte de crise, est à  saluer. Mais l’on espérait   aussi  que  cette initiative pourrait  aboutir à de  bonnes  proposions  pour le retour à l'ordre constitutionnel normal. Mais  pouvait-il en être ainsi alors que  les responsables (les Etats-majors) des  mouvements et partis politiques  n’ont  effectivement pas pris  part à ce dialogue ?

Que le dialogue, le vrai dialogue,  triomphe dans le vrai esprit de la démocratie !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Un autre dialogue à sens unique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-autre-dialogue-a-sens-unique-3061442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-autre-dialogue-a-sens-unique-3061442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 07:40:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Initié en décembre  2023 par le président de la Transition, afin  que l’ensemble des filles et des fils du pays puissent  notamment  donner  un nouveau contour au  processus de paix et de réconciliation, après la dénonciation des accords dits du processus d’Alger,  le Dialogue Intermaliens, dans ses phases communale  et régionale, a  quasiment  dérivé  à sens unique et essentiellement  sur les  questions de limitation des partis politiques et de la durée de la Transition. Etaient-ce alors les vraies raisons de la tenue de cet énième dialogue entre les maliens, du moins entre les soutiens inconditionnels de la Transition ?

De toute façon, les phases communale   et régionale  ont pris fin ce  lundi 22 avril 2024. Mais  le hic est que, jusque-là,  cet  énième dialogue inter maliens est en train de se tenir  sans la réelle participation des vrais et principaux  acteurs de la vie publique  de notre pays: les formations politiques et les associations à caractère politique ; les mouvements syndicaux ; mais aussi et surtout  sans  les mouvements armés qui sont indéniablement  des principaux protagonistes de la guerre au Mali  (même s’ils  sont actuellement  défaits par les FAMAs).

Des  absences  qui  font  que nous assistons quasiment  à un  dialogue à sens unique, d’autant  qu’il n’y a  aucune voix discordante  réelle au régime de la Transition qui y participe. Alors qu’il vrai que   tout  processus  de  dialogue  entre les fils d’un pays n’est  jamais  de trop, mais faudrait-il qu’il soit   réellement  inclusif et traite des questions nationales. Mais sommes-nous  vraiment dans l’inclusivité ? Le Gouvernement  ne devrait-il pas d’abord  attendre que le Dialogue Intermaliens  se tienne avant  de procéder à la dissolution ou la suspension des partis politiques, mouvements à caractère politique ou armés ?  Cela n’aurait-il pas favorisé  cette inclusivité  des participants  plus que nécessaire dans les travaux ?

Une chose  est, en tout cas,  on ne peut plus claire, le Gouvernement malien a délibérément choisi de diligenter cet énième dialogue sans la  participation  des voix discordantes. Ainsi,  en lieu et place  de propositions  concrètes  pour la réalisation d’une nouvelle architecture (ou paradigme) que  des partis politiques, mouvements à caractère politique ou armés auraient pu proposer, pour  pouvoir  faciliter la paix  et la réconciliation définitive au Mali.  Ce qui aurait pu  servir à  la recherche d’une véritable  alternative  aux  accords  de paix et de réconciliation dits du processus d’Alger. Mais, faute d’interlocuteurs   ayant une voix discordante, de nombreux  représentants au dialogue  (visiblement  des soutiens inconditionnels au régime de la Transition) ne  pouvaient  que  traiter  les questions liées à une éventuelle prorogation de la Transition, la question du retour  à l’ordre constitutionnel remis aux calendes grecques.

Ça  n’est dons surprenant que  les recommandations phares retenues à l’issue  de ces deux premières  phases  se sont révélées être, entre autres, la prolongation de la durée de la Transition de 10 ans à une durée indéterminée, respectivement  proposées  par les représentants des régions du Nord et  ceux  de Ségou. Pendant   que  d’autres  n’ont  réclamé  ni plus ni moins  que la candidature  de Col Assimi à la présidentielle à venir. Après les  « Assises Nationales » et  le « Dialogue National Inclusif, voilà que le « Dialogue Intermaliens »  se déroule aussi  sans une vraie inclusivité.  N’est-il pas vraiment  temps que  les autorités de notre pays, pour l’intérêt général,  fassent  un  peu d’efforts  afin que les divers fora qu’elles organisent, ne soient  plus  à sens unique ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le monde  des mystères :  Le professeur Babou Niang, un phénomène parmi les humains !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-monde-des-mysteres-le-professeur-babou-niang-un-phenomene-parmi-les-humains-3060672.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 07:58:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La grande conférence internationale des détenteurs des pouvoirs occultes, qui s'était tenue du 6 au 12 février dernier à Bamako, a révélé, au monde entier le professeur Mamadou Babou NIANG. C'est vrai que l'inauguration du siège des mystères dédié aux sorcières et sorciers, a suscité beaucoup de polémiques, mais la réalité est que, l'Afrique est fondée sur des mystères.</em>

Quoiqu'on fasse et qu'on dise, tout africain a dans sa conscience, l'existence du surnaturel. D'ailleurs, pour tout problème, le premier réflexe est de recourir aux détenteurs des pouvoirs mystiques pour y faire face. Cela n'est donc pas du nouveau pour l'africain, que la question de la sorcellerie soit posée et traitée.

D'ailleurs, ce qui est très pertinent, est  que dans cette démarche argumentaire, il existe dans chaque famille africaine, un secret, une croyance ou un mythe. Le professeur Mamadou Babou NIANG, est de loin, plus qu'un simple individu dans la société. Il est plutôt, un phénomène parmi les humains. C'est dans les années 200,  que feu Adama Zerbo de la compagnie de tabac CRAVEN A, m'a présenté son ami, dans mon Agence de Communication.

<strong>Au siège l'Agence de Communication Groupe Africa Leaders voici ce que me disait feu Adama ZERBO : </strong>" Monsieur MONOKO Toaly, mon Expert en Communication, je suis venu vous présenter mon ami, Babou NIANG, un magicien, afin que vous puissiez faire sa communication et le promouvoir. Il a des talents, des valeurs et des Secrets. Mais il n'est pas bien connu." Fin de citation ! C'est ainsi, que l'Agence Conseil en Communication, Groupe Afrique Leaders, s'occupa de la communication du professeur Babou NIANG, pour mener ses croisades à travers plusieurs régions et villes du Mali et en Afrique. Cela, sous le thème de la démystification et le traitement rapide des certaines maladies dites incurables.

À Bamako, ce sont les quartiers et communes que nous avons sensibilisés et animés. Par exemple, Banconi, Korofina, Fadjiguila, Faladié, IJA, le Parlement des enfants à la cité UNICEF. Dans les régions et villes, citons entre autres, Ségou, Bougouni, Sikasso, Kolokani, Koulikoro, Kayes, Koutiala...En Afrique, ce sont des pays comme  le Burkina Faso, la Guinée Conakry, le Sénégal, la Côte d'Ivoire etc. Le professeur Mamadou Babou, y  a animé des conférences et a fait des exposés et surtout des démonstrations, en se basant sur sa grande sphère des magies.

Très ancré dans la magie rouge, il informe, sensibilise et enseigne sur les réalités des arbres, des animaux et des eaux. Toutefois, il ouvre les esprits sur les mauvais usages et les mauvaises pratiques, des pouvoirs mystiques. Partout où nous avons accompagné  Professeur Mamadou Babou NIANG, personne n'a pu résister à la qualité de ses démonstrations.

À suivre!

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La nouvelle ère  politique malienne :  La presse nationale entre le marteau et l&amp;apos;enclume !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 07:54:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Cela  fait déjà une semaine que le paysage politique connaît un virage avec plusieurs feux rouges. En effet, les plus Hautes Autorités du pays, ont pris une décision, mettant en quarantaine, les activités des mouvements et Partis politiques. Cette décision de l’exécutif malien obéirait certainement  à la volonté des plus hautes autorités de  pouvoir mettre en priorité la sécurisation du territoire national. </em>

Nul n’ignore  que  le Mali souffre depuis, du terrorisme et des criminels de tout bord. Après la chute du régime d'IBK en 2020, les autorités de la Transition, tous militaires, ont mis en priorité, la sécurisation du territoire national. Évidemment, beaucoup de progrès ont été réalisés sur le terrain sécuritaire. La reprise en main de la région de Kidal, par les forces armées et de sécurité du Mali, est un bel exemple d'illustration.

Toutefois, la Transition s'était donnée  aussi une période de 24 mois, à la faveur du renversement de Ba N’DAW. Ainsi, le 26 mars dernier devrait être la date butoire  de la Transition. Autrement dit, les élections devraient sûrement avoir lieu pour permettre le retour à l'ordre constitutionnel normal. D'ailleurs, c'est cette question du délai de la Transition qui aurait permis de tracer  le nouveau virage que nous connaissons aujourd’hui, avec une pile de feux rouges.

Les mouvements et Partis politiques avaient déjà commencé par interpeller les autorités de la Transition pour  le respect de leurs propres engagements. Les délais n’ont pas  été respectés. Ce qui est une réalité. Tandis que  les autorités de la Transition  argumentent qu’il faut prioriser  la sécurisation du pays sur toutes autres questions nationales. Et pour mieux se faire entendre, elles ont décidé de la suspension pure et simple des activités des mouvements et Partis politiques. Malheureusement, la Presse  a également reçu une balle perdue à travers  cette décision politique liberticide. Tout simplement, parce qu’elle est priée de ne plus couvrir (donc publier ou diffuser) les activités des politiques. Pire, elle devrait s'abstenir de parler de tout sujet politique fâcheux, susceptible de compromettre la sécurité nationale. Mais une telle mesure,  a tous les traits et signes de la restriction du champ de compétences et d'exercices de la presse. Tant il est demandé à celle-ci  de faire le  « traitement patriotique »  des informations, concernant  les questions politiques.

La presse se retrouve ainsi dans une situation où elle serait contrainte de choisir le camp du pouvoir. Oui, choisir entre le libre choix du professionnalisme et le caractère partisan, sous le couvert du patriotisme. La Haute Autorité de la Communication (HAC), a même sommé les organes  presse s'observer le refus de toute couverture  médiatique des activités politiques. Sans pour autant préciser quelle sanction elle encourrait en cas de refus  d’obtempérer  à ses injonctions

Face à une telle contrainte, les réflexions se multiplient  désormais dans la sphère du crachoir, de la plume et du plateau afin que les journalistes puissent travailler convenablement. La presse pourrait-elle in fine  obéir à une telle exigence ? Le  « patriotisme  aveugle»  va-t-il finir par tuer le noble métier de la presse ? Infirmer, ne serait-il  pas  vu comme un péché ? Désormais que faire  et que dire exactement,  seraient les  questionnements  constants  du journaliste? La liberté et l'indépendance du journaliste  sont-elles alors menacées à jamais?  Plus malin, qui saura y répondre !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Suspension des Partis Politiques  par le Gouvernement :  La Décision respecte&#45;t&#45;elle la Charte des Partis Politiques ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/suspension-des-partis-politiques-par-le-gouvernement-la-decision-respecte-t-elle-la-charte-des-partis-politiques-3060667.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 07:53:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La charte des partis politiques a été établie par une ordonnance du Comité de Transition pour le  Salut du Peuple (CTSP),  le 10 octobre 1991. Elle se définit comme « un ensemble de principes qui régit la vie des partis » et a pour objet « de codifier leurs règles de formation, de fonctionnement et de financement ».  En raison  de cela, l’Assemblée Nationale du Mali  a voté  la LOI N° 05-047/ DU 18 AOUT 2005 PORTANT CHARTE DES PARTIS POLITIQUES.</em>

Cette Charte,  toujours  en vigueur,  répond  aux aspirations légitimes du peuple malien dont: l’égale participation des citoyens à la vie politique par des moyens pacifiques et le regroupement autour d’un programme politique dans les organisations politiques de leur choix ; - la sauvegarde et la consolidation de  l’indépendance du Mali, de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale ; - le libre jeu pacifique des partis politiques à concourir au suffrage universel,  le rejet de toute forme de violence, de régionalisme, de racisme et de toute forme d’intolérance. Le Peuple Malien réaffirme aussi  son adhésion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et aux textes subséquents.

Cette loi ou   Charte des partis, comprenant un préambule et 61 articles,   constitue  donc  un cadre moral et juridique pour les partis politiques au Mali. Ainsi,  les partis politiques remplissent une mission d’intérêt général, en concourant par les moyens pacifiques et démocratiques à la formation de la volonté politique, ainsi qu’à l’éducation civique des citoyens et des dirigeants ayant naturellement vocation à assumer des responsabilités publiques.

Dans son article  46, la Charte des Partis politiques stipule : « Les partis politiques reconnus coupables d’infractions peuvent encourir les sanctions suivantes :- l’avertissement ; - la suspension ; - la dissolution. Alors que dans son article 47, elle  stipule : Il peut être infligé la sanction d’avertissement à un parti politique. L’avertissement est prononcé par arrêté motivé du Ministre chargé de l’Administration Territoriale en cas de violation des articles 10, 11, 24, 26 et 27 de la présente loi. En cas de menace à l’ordre public ou d’atteinte à la sécurité des biens et des personnes, le Ministre chargé de l’Administration Territoriale saisit immédiatement la juridiction compétente aux fins de suspension du parti. La suspension fait perdre temporairement à un parti sa capacité juridique. Toutes les activités du parti sont interdites. Les militants du parti ne peuvent, sous peine de poursuites, tenir une réunion.

Au regard des dispositions clairement établies par la Chatre des partis,  la question est la suivante : Les partis politiques maliens se seraient-ils  globalement  rendus coupables  de   forfaiture  définies par la Chate pour  qu’ils soient  ainsi  suspendus?  Dans l’affirmative, pourquoi le Gouvernement malien n’a pas alors  pris les soins de respecter scrupuleusement   les procédures en vigueur, en saisissant une juridiction compétente,  au lieu  de décider  de les suspendre par un Décret  pris en Conseil de ministres ?

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Vouloir une chose et son contraire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vouloir-une-chose-et-son-contraire-3060666.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 07:50:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>"Sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, pour raisons d'ordre public, les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations sur toute l'étendue du territoire national"</em>. C’était la quintessence  du  décret n°2024-0230/PT-RM, portant suspension  des activités des partis politiques et des associations à caractère politique jusqu’à  nouvel ordre,  pris au conseil des ministres du 10 avril  par le colonel Assimi Goïta, et lu par le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement à la télévision d’Etat.

Pour  justifier la  suspension des partis politiques, le Porte-Parole du Gouvernement  invoque  le  <em>"dialogue"</em> national initié le 31 décembre par le Président de la Transition.  Un dialogue dont le lancement  ainsi que le non-respect de l'échéance du 26 mars pour l’élection d’un président élu,  ont donné  lieu, d’après lui,   à des <em>"discussions stériles"</em>. Col Maïga va même insister  par ces termes: <em>"On ne peut pas mener un dialogue aussi crucial qu’est le dialogue direct inter-maliens  dans la cacophonie et la confusion</em>. <em>On ne peut pas accepter que des forces politiques, pour une raison ou une pour autre, prennent en otage une initiative aussi salvatrice"</em>. Mais quel  raisonnement caricatural pour  diaboliser les formations politiques devant l’opinion nationale!

Dans son article  46, la Charte des Partis politiques stipule : « Les partis politiques reconnus coupables d’infractions peuvent encourir les sanctions suivantes :- l’avertissement ; - la suspension ; - la dissolution. Dans son article 47, la Charte  stipule : « <em>Il peut être infligé la sanction d’avertissement à un parti politique. L’avertissement est prononcé par arrêté motivé du Ministre chargé de l’Administration Territoriale en cas de violation des articles 10, 11, 24, 26 et 27 de la présente loi. En cas de menace à l’ordre public ou d’atteinte à la sécurité des biens et des personnes, le Ministre chargé de l’Administration Territoriale saisit immédiatement la juridiction compétente aux fins de suspension du parti. La suspension fait perdre temporairement à un parti sa capacité juridique. Toutes les activités du parti sont interdites. Les militants du parti ne peuvent, sous peine de poursuites, tenir une réunion </em>».  Au regard de  ces dispositions, la question que l’on se pose est la suivante : le Gouvernement  a-t-il  respecté ces dispositions de la Charte pour suspendre les partis politiques ?

Une chose est   évidente, en diabolisant les formations politiques tout en les demandant de participer au dialogue,  le Gouvernement malien démontre qu’il  veut une chose et son contraire. Sinon, comment  comprendre que le président de la Transition du Mali, qui n’a de cesse exhorté   l’ensemble des Forces Vives,  constituées en substance  des mêmes partis politiques et associations de la Société Civile,  afin qu’elles participent  activement  aux  activités du Dialogue Inter-maliens  (des activités  évidemment politiques) alors qu’à 72 heures  de l’ouverture des travaux de ce dialogue, son Gouvernement décide d’ interdire  jusqu’à nouvel ordre  leurs activités ? L’exécutif malien ne montre-t-il pas  implicitement sa  volonté  délibérée  d’affaiblir la force (influence) des partis politiques et associations à caractère politique ?  Les formations politiques, censées être des groupes organisés, ne sont-elles pas les interlocutrices  majeures du Gouvernement pour appréhender les véritables problèmes du pays ? Peut-on les bannir par un simple décret ?

De toute façon,   les activités communales ont commencé le samedi 13 avril. Mais accusés par le Gouvernement de Transition  d’être coupables de <em>"discussions stériles"</em> et de "<em>subversion", </em><em>les principaux partis politiques et  associations à caractère politique du Mali ont fait le choix de  décliner  l’invitation, argumentant  tout bonnement qu’ils sont officiellement interdits d’activité politique. En l’occurrence l’ADEMA-PASJ, le RPM</em>, la CODEM, l’ASMA-CFP, le parti Yéléma, l’UDD, le Parena…, <em>ont  invité  leurs représentants  communaux  à ne pas prendre aux travaux  au nom de leurs formations politiques.  Idem pour </em>les partis politiques, regroupements politiques et organisations de la société civile,  membres de l’Alliance du 31 mars.<em> N’est-ce pas logique ?</em>

<em> </em>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>« Repenser le statut du travail : Une contribution africaine » :  Un regard  « décentré » sur la question du Travail !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/repenser-le-statut-du-travail-une-contribution-africaine-un-regard-decentre-sur-la-question-du-travail-3058889.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 10:00:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Société Malienne pour le Droit du Travail et de la Sécurité Sociale (SMDTSS), dans le cadre de son lancement officiel, a organisé le samedi 09 mars 2024   la  dédicace du livre : « Repenser le statut du travail : Une contribution africaine » de son Président d’honneur, le Professeur  Ousmane  Oumarou Sidibé. La cérémonie a eu lieu dans l’amphithéâtre  mythique de l’Ex Ecole Nationale d’Administration  (ENA) du Mali, actuelle Faculté des Droits Publics. Des parents, amis et proches de  l‘auteur, tout comme le monde universitaires,  y étaient massivement présents. </em>

Au présidium, outre l’auteur du livre, il y avait : le professeur Abdramane Touré, Intervenant ; Mamadou Keïta, vice-Doyen de la Faculté de Droit Public ; Salif Bagayogo,  représentant du ministre du Travail ;  Traoré Fatoumata Z  Haïdara, Présidente intérimaire de La SMDTSS ; prof Seydou Kanté, Représentant du Recteur  de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako. Diarra Fatoumata Touré, membre de la SMDTSS a assuré  avec brio la maîtrise de l’évènement.

Ousmane  Oumarou Sidibé estime que son ouvrage est un regard salutaire, pertinent et décentré sur la question du travail aujourd'hui ! D’après lui,  « La globalisation marchande n’a cessé de se heurter aux diversités géographiques, historiques, religieuses et culturelles des sociétés humaines. Aujourd’hui, elle touche à sa limite, avec son cortège de guerres, de pandémies, d’insécurités économiques et alimentaires, de migrations forcées et de destructions des milieux physiques et biologiques nécessaires à la vie humaine. Le modèle de développement et la fiction d’un travail- marchandise  qu’elle promeut sont désormais en faillite. Il est temps de les repenser à la lumière des savoirs et des cultures qu’elle a disqualifiés ou écrasés ».

Fort  donc de son expérience et de ses réflexions sur le droit social en Afrique de l’Ouest, Ousmane Oumarou Sidibé permet, grâce à son ouvrage,  de rompre avec l’unilatéralisme et les malentendus hérités de la colonisation et fait place à l’échange d’idées et de connaissances entre les continents. Il s’agit, selon lui,  de suivre la voie d’une véritable mondialisation, échappant aussi bien aux impasses de la globalisation qu’à celles des replis identitaires. Dans une langue limpide et accessible à tous, l’auteur réfute la prétention à l’universalité des catégories normatives véhiculées par les sciences sociales, pour penser et agir au plus près des réalités et des expériences du travail.

Cet ouvrage réhabilite les formes de travail inadéquates avec la définition forgée dans les pays industriels au tournant des XIXe et XX e siècles. Renvoyé à ce qu’on appelle le « travail informel », ce secteur abrite en réalité de multiples « formes » institutionnelles, riches de savoirs, de mécanismes de solidarité, d’interdits et de rituels. Ce livre participe ainsi au processus d’apprentissage réciproque, sans perdre de vue la nécessité de la diversité des modèles sociaux tout autour du monde. Car il ne s’agit pas de trouver des « ressources » appropriables et exploitables à grande échelle, mais plutôt d’établir un nouvel ordre du monde rendu solidaire par le respect des différences et l’enrichissement mutuel des expériences et des connaissances.

A l'heure où l'Organisation Internationale du Travail  (OIT)  vient – pour la première fois de son histoire centenaire – de désigner un directeur général originaire d'Afrique, le livre  du Pr Ousmane Oumarou Sidibé propose d'établir un nouveau style de rapports avec l'Afrique francophone en s'intéressant particulièrement au statut du travail et de la protection sociale.  Sur certains points, les normes du travail en Afrique paraîtront au lecteur  étonnamment " modernes "... C'est le cas par exemple des mécanismes de conciliation de la vie au travail et hors-travail ou des tontines. La lecture de l’ouvrage s'imposera à tous ceux qui souhaitent comprendre les métamorphoses du statut du travail à l'échelle du monde.

À l’heure d’une crise de la globalisation marchande, le Professeur Alain Supiot,  qui a préfacé le livre <em>« Repenser le statut du travail : Une contribution africaine »</em>, estime que la fiction d’un travail-marchandise  véhiculée  par les pays industrialisés dès le XIX siècle doit être interrogée par les savoirs et les cultures jusqu’alors disqualifiés.  « En Afrique, si la tendance est à l’uniformisation du droit du travail portée par des firmes multinationales et des législations influencées par le néolibéralisme, Ousmane Oumarou Sidibé appelle à repenser le statut du travail à l’aune des sociétés dans lesquelles il s’inscrit. Sans idéaliser les systèmes normatifs hérités de la tradition, Ousmane Oumarou Sidibé  donne à concevoir autrement que par le biais d’un modèle occidental, qui les a longtemps réduits à l’archaïsme, le « travail informel », les savoirs empiriques ou encore les solidarités traditionnelles. En invitant à mieux comprendre les spécificités de la culture juridique africaine, l’auteur ouvre la voie à un statut du travail effectif, vers plus de justice sociale », explique le Prof Supiot dans la préface de l’ouvrage.

De même, parce que l’auteur  rompt avec l'unilatéralisme que  le Professeur Supiot  jubile  que ce livre s'inscrit dans une réflexion générale sur le statut du travail dans nos vies et rappelle l'existence d'autres modes de relations professionnelles et de conceptions de l'entreprise, là où le management néolibéral tend à privilégier la productivité et la rentabilité.

<strong>NB : Le livre « Repenser le statut du travail : Une contribution africaine » </strong>de <a href="https://editionsatelier.com/boutique/brand/213-ousmane-sidibe?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-text-block">Ousmane Sidibé</a> contient  254 pages. Il <strong> </strong>est préfacé par  Alain Supiot, Professeur émérite au Collège de France. Son avant-propos  est de Cyril Cosme, Directeur du Bureau de l’OIT en France et Dramane Haïdara, Directeur du Bureau régional de l’OIT à Dakar.  Il est en vente en librairie depuis  le 22 août 2023. Les éditions de l'Atelier (Paris) et Jimsaan  (Dakar) ont  publié  en coédition ce  livre du professeur Ousmane O. Sidibé. L’ouvrage est aussi disponible en vente à Bamako à la Libraire  Bah à Azalaï Grand Hôtel et sur Amazon

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(En encadré) Ousmane Oumarou Sidibé</strong>

Après le diplôme de l’ancienne Ecole Nationale d’Administration (ENA) du Mali et un Doctorat en Droit Privé, obtenu à l’Université de Bordeaux I en 1983, Ousmane Oumarou Sidibé  a été professeur puis  Directeur des Etudes et Directeur Général de l’ENA.  Ousmane Sidibé est l'une des figures intellectuelles les plus respectées du Mali dont il a été ministre du travail, puis Commissaire à la réforme institutionnelle, et président de <a href="https://www.voaafrique.com/a/mali-la-commission-vérité-justice-et-réconciliation-organise-des-audiences-publiques/6625069.html?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-text-block">la Commission "Vérité, justice et réconciliation" après les atrocités commises par les groupes terroristes au Sahel</a>. Il a également été Professeur à l’Université de Bamako, membre de l’Institut d’Etudes avancées de Nantes.

Ousmane Sidibé est spécialiste des questions de protection sociale en Afrique. Parmi ses <a href="https://www.college-de-france.fr/media/colloque-2016/UPL993044405790114124_Re__sume___communication_Ousmane_sidibe.pdf?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-text-block">travaux antérieurs</a>,  on peut citer : <a href="https://www.college-de-france.fr/media/alain-supiot/UPL2766899583730903115_2007__Sidibe___Filali_AS__Entretien_sur_la_politique_franc__aise_d_immigration.pdf?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-text-block">l'entretien  publié en mars 2007 avec le professeur Rachid Filali  dans la revue "Droit social" sur la politique française d'immigration</a> (la publication d'un auteur africain dans cette revue était une première). Ou encore, également accessible en ligne, son analyse critique <a href="https://www.iea-nantes.fr/fr/actualites/les-indicateurs-de-performance-ameliorent-ils-l-efficacite-de-l-aide-au-developpement_69?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-text-block">des usages des indicateurs de performance sociale</a> dans les pays africains.]]> </content:encoded>
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<title>Dissolution de l&amp;apos;AEEM : Des dirigeants actuels et anciens croisent leurs opinions !</title>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 09:45:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après  l’annonce de la dissolution de L'AEEM par les autorités de la Transition, à la suite de la loi </em>n°04-038 du 05 août 2004 relative aux associations<em>, votre hebdomadaire Le Pélican a accordé un entretien à certains membres et des anciens membres de ladite association. S’ils sont quasiment contre la décision, leurs  avis sont tout de même  divergents.  Lisez in extenso  les  points de vue  des uns et des autres! </em>

<strong>Gaoussou Fofana alias Maréchal Guiz Ramos de l’ENSup, ex-coordinateur et secrétaire chargé de mise en ordre et de la sécurité de l’ex comité AEEM de la FSHSE en 2015-2016, Secrétaire à la communication et aux NTIC de l’ex comité AEEM de la FSHSE en 2016-2017, Conseiller spécial du président de la commission du contrôle du comité AEEM de l’IFM de Kangaba en 2017-2018 et Secrétaire à l’organisation du comité AEEM de l’Ecole Normale Supérieure (ENSup) de Bamako de 2019-2021. </strong>

Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM) est une association de droit malien créée suivant le récépissé de déclaration d'association n°10281/MAT-DNAT du 20 avril 1991.Elle s'est donnée pour mission principale la défense des intérêts matériels et moraux des élèves et étudiants du Mali. Survenu dans un moment décisif de l'histoire contemporaine de notre pays, les fondateurs de l'AEEM jouèrent un rôle primordial dans l'avènement de la démocratie en République du Mali.

Né dans un contexte socio-politique compliqué, l'AEEM n'est jamais parvenue à assurer son indépendance vis-à-vis des régimes politiques. Nous avons longtemps été observateurs de la déroute de l'AEEM à travers la transformation de cette association en un outil de travail pour les régimes démocratiques. Cette situation va engendrer des conflits d'intérêts, des crises de leadership, la manipulation de l'organisation de défense des intérêts des apprenants maliens.

De 2010 à nos jours, nous avons assisté à des scènes de violences perpétrées par certains membres de l'AEEM à travers le Mali. L'espace scolaire et universitaire devint de plus en plus menaçant par ceux-là mêmes  qui sont censés y faire régner la quiétude. En 2012, il y a eu un violent affrontement entre les partisans de deux clans pour le poste de Secrétaire Général du Bureau de coordination nationale. En 2015, un jeune étudiant de la FDPRI (Ibro  le sage) fut sauvagement tué par une balle après sa sortie de la salle d'examen. En 2016, à la FST, un affrontement violent conduit à la mort de l'étudiant Sall et fait de nombreux blessés graves.

Nous constations au moins une victime mortelle par an, due  aux affrontements entre certains clans de cette organisation. L'an passé, les renouvellements des établissements secondaires ont engendré énormément de dégâts notamment à Mopti, Kayes, Kita, etc. La défense réelle des intérêts des élèves et étudiants du Mali était en deçà des objectifs assignés à cette organisation. Des professeurs ont été tabassés par certains militants de l'AEEM. Des Étudiants se sont fait arnaquer pour des propositions de passages, de bourses etc.

Toutefois, il faut reconnaitre que certains comités locaux font un travail remarquable à l'image du comité AEEM de l'Ecole Normale Supérieure de Bamako qui a,  un moment, fait la gloire et imposait le respect du militantisme. Malheureusement, nous avons senti la transformation de ce beau comité à travers des actes de provocation et l'incapacité des responsables administratifs à jouer pleinement leurs rôles. La Faculté de médecine,  qui était une référence,  a donné ses premiers indices de violence lors du débat contradictoire entre les candidats.

Cette dissolution doit être perçue comme un nouveau départ, l'avènement d'une nouvelle fédération qui sera gérée par tous les acteurs de l'éducation  (les autorités éducatives, l'APE, les étudiants). La nouvelle association estudiantine  doit avoir des textes solides, claires avec des critères d'adhésion stricts qui permettra de choisir les meilleurs étudiants comme membres.

Il faut aussi retenir que l'injustice est à la base de toute violence. Toute organisation qui n'assure pas ses propres dépenses, se soumet à des exigences et injonctions. C'est difficile de parler ainsi de mon association, mais la vérité est une. Je préfère le remplacement de l'AEEM par une autre association.

<strong>Alladji Guindo dit Le FANTÔME Stratège coordinateur de l’ex-bureau de coordination nationale. </strong>

Je suis vraiment navré après avoir entendu cette nouvelle de dissolution de notre chère AEEM. Dans un contexte de défaillance au niveau du système éducatif malien, l'AEEM n'est impliquée ni de loin ou de près. Imaginez-vous depuis plusieurs décennies, le Mali regorge l'un des systèmes éducatifs les plus nuls et cela n'est pas dû à l'AEEM et d'ailleurs cette association n'existe pas au niveau du premier et second cycle. Nous constatons bien évidemment une défaillance totale dans ce domaine et à tous les niveaux. Chaque année, il y a des milliers d'élèves qui passent au baccalauréat mais les universités publiques sont de plus en plus saturées par faute d'infrastructures et de profs.

Logiquement, la question d'infrastructures pour une éducation de qualité, incombe à tout État sérieux soucieux de l'avenir de ses filles et fils. C’est pourquoi  aujourd'hui, cette lutte est incluse dans le combat de l'AEEM par un manque de volonté de nos dirigeants.

Qui parmi les ministres maliens ou Hauts Cadres maliens ont des  enfants qui fréquentent  nos établissements  d’enseignement ? Il n’y en a point ! Ils se foutent vraiment de nous les moins nantis en termes de droits éducatifs dans ce pays. À mon humble avis, cette thématique doit être débattue lors d’une table ronde,  en impliquant toutes les différentes parties prenantes du système éducatif  malien. Cela,  pour mettre tout le monde dans son droit.

<strong>Aboubacar Camara dit Sybien, ancien coordinateur de l’ex-bureau de coordination nationale de L'AEEM. </strong>

La dissolution de l'AEEM est inconcevable. C'est un danger pour les élèves et étudiants du Mali. Je ne suis pas du tout d'accord avec cette dissolution qui est une insulte à l'égard de la démocratie, de l'école et de la jeunesse malienne. La suspension pour la réorganisation était peut-être  nécessaire mais la dissoudre, est une décision qui ne peut être qualifiée  que comme  un abus du pouvoir.

D'ailleurs, cette transition n'est pas en marge de ce qui se passe actuellement au sein de l'AEEM. Qui a validé le troisième mandat (d’après eux-mêmes,  une utopie). Nous avons tous failli à notre mission du sommet jusqu'au dernier malien  concerné dans la gestion de cette association.

<strong>Dansoko  Kiabou, ancien membre de l’ex comité AEEM de l'ENSup. </strong>

L'AEEM est une association qui défend normalement les intérêts communs  des élèves et étudiants. Mais l'AEEM a pris d'autres connotations. Dans cette logique, elle  ne correspond plus à son statut et Règlement. C’est-à-dire qu’elle est en versus avec son fondement juridique. Mais  devrions-nous arriver à  sa dissolution ?  Une  restructuration n’était-elle pas préférable ?

J’estime que la restructuration était  encore préférable que la dissolution. Il s'agirait de soigner sa pathologie et non l'enterrer. Cette décision 'est une manière de barrer la route aux étudiants afin  qu’il  ne  leur  soit plus possible  de  s’exprimer  sur leurs devenirs.

<strong>Ma Solution pour une restructuration : </strong>- poser des conditions pour être membre de l'AEEM ; c'est à dire les membres doivent être des excellents et des excellentes étudiants (es).  Et non n'importe qui, qui ne pense qu’à son  intérêt particulier; - Une enquête de mortalité sur les  personnes prétendant  d'être candidats; - Exiger qu’elle soit une association apolitique; - Les membres doivent être reconnus par l'État; la date du début et la fin de leur mandat doit être stricte; - le renouvellement du Bureau  pourrait se tenir en  présence des autorités ; - Chaque Secrétaire général devant  être averti que tout comportement non défini dans le texte de l'AEEM correspond automatiquement à la dissolution de son Bureau. Aussi, les membres de l’association pourraient  être contraints d’être  à l'écoute des étudiants qu'ils représentent.

<strong>Entretien et compilation réalisés  par Bata Kamissoko (Stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commémoration du 30è anniversaire du 26 mars 91 :  L’ADEMA&#45;PASJ se distance de la Transition</title>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 09:44:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>À l’occasion de la commémoration des 30 ans  du 26 Mars 2024, l’ADEMA-PASJ a organisé  une rencontre avec les principaux acteurs du Mouvement Démocratique, à l’origine de la chute de la  dictature militaire du Gal Moussa Traoré. Une représentation théâtrale  faite par le « groupe de la Refondation » a émerveillé le public présent. C’était au Palis de la Culture Amadou Hampâté Bâ sous la présidence d’Abdoul Karim Konaté dit Empé, Président par Intérim.</em>

On notait la présence des anciens Premiers ministres, Dr Soumana Sacko et Modibo Sidibé ainsi que de l’ancien Président  de l’Assemblée Nationale, Pr Aly Nouhoum Diallo. Des membres du Comité Exécutif de l’Adéma-PASJ dont Tiémoko Sangaré, de l’ADEMA Association dont Sy Kadiatou Sow, des représentants des Partis et regroupements politiques dont Amadou Koïta, des personnalités publiques ont intervenu, soit pour faire la rétrospective des évènements de mars 91, soit  pour critiquer vertement la marche de la Transition actuelle.

Ainsi des intervenants, en l’occurrence l’ancien PM Zou, ont dénoncé des acteurs négationnistes de la révolution de mars 91. Qui œuvrent inlassablement au sein de certaines instances dirigeantes de la Transition pour faire disparaitre ses symboles.  Quand d’autres réclament purement et simplement l’organisation des élections générales avant la fin de l’année afin que le  peuple puisse choisir librement ses dirigeants.

Pour le Secrétaire Général de l’ADEMA-PASJ, principal intervenant, <strong> </strong>Mars doit être célébré au Mali comme le mois de la Démocratie. Un mois qui consacre en 1991 la fin d’un règne et l’ouverture d’une nouvelle ère démocratique. « J’ai appris que la démocratie est la volonté du plus grand nombre, c'est la volonté du peuple. En démocratie, c'est le Peuple qui dirige, c'est le peuple qui gère. Ce Peuple ne doit pas être contrarié dans sa volonté, il ne doit pas être empêché de dire sa volonté, et rien ni personne ne doit l'empêcher de s’organiser, de s’exprimer et d’opiner. C’est la liberté d’agir dans le cadre des textes du pays », a martelé Yaya Sangaré. .

Pour ce faire, il tenu de  saluer certains acteurs majeurs de l’avènement de la Démocratie dans notre pays, dont  notamment : les militants de l’Association Malienne des Droits de l’Homme<strong> (AMDH)</strong>, de l’Association des Diplômés Initiateurs et Demandeurs d’Emploi<strong> (ADIDE)</strong>, de l’Union Nationale des travailleurs du Mali (UNTM), de la Jeunesse Libre et Démocratique<strong> (JLD)</strong>, de l’Association de la Jeunesse pour la Démocratie et le Progrès <strong>(AJDP)</strong>, de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (<strong>ADEMA</strong>), du Congrès National d’Initiatives démocratiques<strong> (CNID)</strong> et de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali <strong>(AEEM)</strong>, qui n'ont épargné aucun sacrifie pour la chute du régime du <strong>Général Moussa Traoré</strong> et pour l'avènement de la Démocratie, de l’Etat de droit et des libertés publiques. Les mêmes salutations vont à l’endroit des membres du Comité de Réconciliation Nationale (<strong>CRN</strong>). « Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons être à la hauteur du sacrifice de nos héros qui sont partis définitivement pour que cette ère démocratique soit », a-t-il rappelé.

Le Segal de l’Adéma-PASJ, au terme de son intervention, a convié le public  « en ce lieu emblématique de la République, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ », pour commémorer le 26 mars reconnu comme la Journée des Martyrs et la Journée de la Démocratie, à travers la représentation d’une pièce de théâtre intitulée « <strong>L’or du Mali</strong> » de Mme Hawa Demba DIALLO, dans une mise en scène de monsieur Tièblé TRAORE, alias Caterpillar. « Oui, l’or le plus précieux et qui brille pour tous, est et demeure la Démocratie », s’est dit convaincu Yaya Sangaré.

C’est pourquoi, il est d’avis  que le théâtre peut-être un mode d’expression pour un parti politique légalement constitué. Parce que, « chaque fois que, la liberté d'expression se rétrécit, le théâtre répand sa verve et déploie sa témérité pour reconquérir les espaces perdus. Mieux, il devient un moyen de lutte contre l'injuste et l’intolérable. Le théâtre est un élément important de nos sociétés, un moyen d'expression artistique, de communication et de divertissement. Il sert aussi à rassembler les gens, à leur raconter des histoires, à leur transmettre des messages... ».

Pour toutes ces raisons, le Segal invitera de l’accueillir  dans son rôle didactique, en ce sens qu’il véhicule un message afin de nous faire prendre conscience des actes que nous posons en tant que décideurs ou en tant que citoyens ordinaires. « À travers la pièce de théâtre que nous allons vous présenter, nous interpellons la conscience des Maliens afin qu’ils changent de paradigmes par rapport à la Démocratie. Elle nous enseigne aussi certains points de la vie en famille, en politique, les vicissitudes de la vie, etc », explique-t-il.

Avant de céder la place aux artistes pour leur représentation, Yaya Sangaré s’est fait le devoir de  fournir au public le résumé de la  pièce de théâtre<strong>.</strong>  Il dira que l’histoire se déroule dans une famille de quatre membres : <strong>Tantine</strong> est l’épouse de <strong>Poua ou Papa</strong> et la mère de <strong>Junior</strong>, fils de Poua, lui-même grand-frère de <strong>MediaO</strong>, la vidéaste du coin. Autour de la commémoration d’un événement emblématique de l’histoire politique du pays, la famille se divise.

Il y a, d’un côté, le chef de famille, porte-flambeau de l’Etat d’exception, piège dans lequel la République a sombré et, de l’autre côté, l’épouse de Poua ou Papa, Tantine et leur jeune Junior, porte-drapeau de la <strong>Révolution du</strong> <strong>26 mars 1991</strong> et son aboutissement, la Démocratie qu’ils entendent, contre vents et marées, sauvegarder, tout en perpétuant la mémoire des leurs tombés ce jour-là sur le champ de l’honneur. Entre les deux tendances se trouve MédiaO, sœur cadette de Poua ou Papa.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : De la  prison à la présidence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-de-la-prison-a-la-presidence-3058883.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 09:39:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le sillage des résultats préliminaires de la  présidentielle du 24  mars 2024, Amadou Ba, candidat  du pouvoir sortant  à cette élection,  après la publication des premières tendances, a  aussitôt  reconnu  la victoire du   « Président élu Bassirou Diomaye Faye » dès le premier tour  en  lui adressant  ses félicitations.  Par voie de communiqué, l’ancien Premier ministre de Macky Sall et candidat de la coalition  sortante Benno Bokk Yakaar  (BBY), va  écrire : « Au regard des tendances des résultats de l’élection présidentielle et en attendant la proclamation officielle, je félicite le Président Bassirou Diomaye Diakhar  Faye pour sa victoire dès le premier tour. Je prie le Tout Puissant lui accorder l’énergie et la force nécessaires pour assumer cette haute fonction à la tête de notre pays ».  Quelle élégance politique !

Par l’alchimie du système démocratique, le candidat antisystème, doublure d’Ousmane Sonko, président du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail l’éthique et la fraternité (Pastef), dissous par le pouvoir en juillet 2023, se hisse désormais  à la tête de l’Etat sénégalais. Alors que l'élection présidentielle  de mars 2024 était devenue très hypothétique. Devant  intervenir  dans un contexte politique   tendu au Sénégal,  le Président sortant et  au pouvoir depuis 2012, avait  décidé de la reporter. Mais  ses opposants avaient dénoncé un "coup d'Etat constitutionnel", pointant du doigt la corruption de certaines institutions du pays.

En face de Macky Sall, il y  avait  un certain  Ousmane Sonko qui a le vent en poupe. Soutenu  par une jeunesse qui ne se reconnaît pas dans les politiques publiques, le leader de Pastef donnait  du fil à retordre au pouvoir du président sortant. Le président du Pastef   était devenu  le maître de la rue  et des réseaux sociaux. Les <em>sondages </em> lui classaient comme favori à la présidentielle 2024. Alors que  les affaires dans lesquelles il est mêlé décuplent, paradoxalement, sa côte de popularité auprès de la frange juvénile.

Ce fort élan de sympathie le portait  en triomphe et dopait  ses capacités de nuisance.  Le Président sortant va donc inlassablement  œuvrer à lui  nuire.  Tout en renonçant à briguer un troisième mandat  très risqué,  Macky Sall  va  aussi  sacrifier  Sonko  en l’empêchant de briguer la présidentielle 2024. Il se servira   de la Justice  pour lui faire condamner, renvoyer en prison et lui rendre inéligible.  En dépit des rebondissements  judiciaires qui remettaient Sonko en selle, le pouvoir  est chaque fois  arrivé  à lui faire recaler. La messe semblait  définitivement dite pour le maire de  Ziguinchor et son pari, le Pastef.

Toutefois, contre toute attente, la providence divine était au rendez-vous pour les soutenir. Car, elle  a permis à l’ex-Pastef de fournir  tout de  même un candidat  à la présidentielle en la personne de son  secrétaire général. Détenu depuis avril 2023 pour insurrection,  Bassirou Diomaye Faye  n’est libéré de prison avec le président de l’ex-Pastef  que  quelques jours avant  le 1er tour du scrutin. Mais cela n’a pas empêché  la  doublure de Sonko de remporter  la présidentielle dès le premier tour.

De la prison, Bassirou Faye  se hisse in fine  à la tête de l’Etat sénégalais. Cela, grâce à  l’ancrage et la magie  du système démocratique  au Sénégal. Evidemment  avec la dextérité du système judiciaire qui est parvenu à se rattraper. En somme, si  Macky  Sall a pu empêcher Sonko d’être candidat,  il a été incapable  d’empêcher   à ce que  son parti, même dissous,  puisse remporter la présidentielle dès le premier tour.  N’est-ce pas vrai que  « l’homme propose mais  que c’est  qui Dieu qui dispose » ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>4è  Edition  du SILEM :  Pr  Touré Djabelession  reçoit le prix du meilleur livre d’économie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/4e-edition-du-silem-pr-toure-djabelession-recoit-le-prix-du-meilleur-livre-deconomie-3056300.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 02:06:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Salon International du Livre d’Economie et de Management (SILEM) a bouclé, le samedi 24 février  2024, sa quatrième (4è) édition, dans la salle de Conférence de la Bibliothèque Nationale sise  ACI 2000 Hamdallaye. L’ouvrage intitulé : <strong>« </strong></em><strong> Economie Politique, Economie Industrielle et Systèmes Productifs »  de </strong><em> </em><em>Prof  Ahmed TOURÉ DJABELESSION,  a reçu le trophée du meilleur livre d’Economie 2024. Concomitamment, celui écrit par    l’ancien  Premier ministre  du Mali, Ahmed Mohamed Ag AMANI, intitulé : « Une vie pour le Mali », a reçu  le  trophée  de meilleur livre success  story (catégorie fonctionnaire). Les deux récipiendaires, après avoir  reçu leur trophée, ont  expliqué  le contenu de leurs œuvres et  se sont prêtés aux questions de l’auditoire.</em>

Des  chercheurs, étudiants  et des  personnalités politico-administratives étaient venus nombreux  pour apporter leur soutien aux récipiendaires du SILEM.  Un Conseiller  de l’ambassade de Côte d’Ivoire était présent.  Au total, sept (7) prix  ont été décernés lors de cette 4è Edition du SILEM 2024.    Les récipiendaires des trophées sont les suivants :-Trophée de meilleur livre success  story  (BOUBACAR TRAORÉ) ;- Trophée de meilleur livre success story fonctionnaire (ex Premier ministre Ahmed Mohamed Ag AMANI) ; -Trophée de meilleur livre d'économie (Pr Ahmed TOURÉ DJABELESSION) ;- Trophée de meilleur livre marketing commercial ( TRAORÉ BOUBACAR) ;- Trophée d'espoir ( TRAORÉ BOUBACAR) ;- Trophée de meilleur club de lecture université privée ( EPHEP SMART SCHOOL) ;- Trophée de meilleur club de lecture université publique ( Le club de lecture de la FMOS/FAPH ).

A l’entame de son exposé, Pr TOURE DJABELLESSION a vivement remercié  son épouse, ses enfants  et tous ses proches  qui lui ont apporté leur soutien matériel et moral lors de l’écriture de son livre de soixante-cinq pages, imprimé par BAMA Impression. Un ouvrage qu’il considère  comme un meilleur condensé  pour la compréhension de  l’économie politique, industrielle et les systèmes productifs, notamment pour les non spécialistes du domaine. Pr TOURE DJABELLESSION est convaincu que son livre, fruit de plusieurs décennies d’expériences académiques, est un moyen  très important  pour acquérir le savoir économique.

Il estime que l’appréhension  de l’Economie Politique, l’Economie Industrielle et les Systèmes Productifs sont nécessaires à l’émergence des économies dans une nation. Ainsi, espère-t-il que les étudiants, les décideurs, les milieux d’affaires, le jeune lectorat et le grand public trouveront  un intérêt particulier dans son livre.  L’ouvrage, d’après lui, accorde une grande part à l’Afrique noire et à sa jeunesse et parle notamment  de l’évolution des Sciences économiques à travers les périodes historiques depuis l’ère médiévale (c’est-à-dire 12<sup>e</sup>, 13<sup>e</sup> siècles)  jusqu’au 21<sup>e</sup> siècle.

-Premièrement, les <strong>mercantilistes </strong>: c’est le début de l’économie considérée comme une accumulation des pierres précieuses (l’or, le diamant, les cauris,  etc.) que les Etats européens du 12<sup>e</sup>, 13<sup>e</sup>, 14<sup>e</sup> siècles s’étaient donnés comme éléments de richesse à aller conquérir en Afrique ou en Amérique du sud. Cette époque dite mercantiliste est bien traitée  dans l’ouvrage. Ainsi, l’Afrique que l’on dit « qu’elle n’est pas dans l’histoire »,  l’ouvrage démontre qu’il est réellement bien au cœur de celle-ci. C’est en l’occurrence, le cas  de l’empire du Mali, dont la République du Mali est héritière. Cet empire, l’une des grandes puissances de l’ère médiévale, est bien traité dans l’ouvrage. L’auteur  évoque  qu’à cette époque,   Kankou Moussa est allé au pèlerinage à la Mecque (accompagné par de milliers de soldats et serviteurs portant des milliers de tonnes d’or). Et qu’il  est reconnu comme le souverain qui a contribué à faire  baisser le cours de l’or pendant 50 ans au Moyen Orient.

L’ouvrage évoque aussi que l’un des descendants de Kankou Moussa, l’empereur Aboubacar II, renonça  au trône en organisant  une expédition maritime pour aller explorer outre atlantique (l’Amérique du sud). Une partie de sa flottille atteint l’Amérique du Sud (les traces de populations négroïdes y ont été retrouvées). Il contredit le récit des historiens des pays occidentaux qui considère Christophe Colomb comme le découvreur de l’Amérique. On y retrouve d’ailleurs  dans l’ouvrage,  des passages qui  témoignent  que l’expédition de Christophe Colomb aurait utilisé des marins maliens.

-Deuxièmement, les physiocrates. Pour eux, le commerce ne créé pas la richesse. Ils  estiment que l’agriculture est la seule source  de la richesse. Ce courant de pensée,  opposé aux  mercantilistes, y est traité ;

- Troisièmement, les classiques. Ils sont caractérisés par la doctrine libérale, la valeur et la répartition ainsi que par la doctrine néoclassique.  Cette théorie économique est aussi traitée dans l’ouvrage ;

-Quatrièmement, les néoclassiques. Profondément ancrés dans le système de production et de consommation, ils s’imposent par l’utilité, l’apport des solutions pratiques au monde économique (Entrepreneurs, consommateurs et producteurs). Le livre fait revivre leur période ;

- Cinquièmement et enfin, l’Economie Industrielle et les Systèmes productifs. D’après l’ouvrage, la production doit être réfléchie, contrôlée et encouragée par l'État. L’auteur indique que ce système  permet aux hommes d'affaires d'aller  conquérir des débouchés, même grâce à l'État, à l'étranger pour que l'industrie nationale se développe, pour que la jeunesse  africaine trouve du travail et qu’elle arrive à fabriquer des avions un jour. «  L’Afrique doit frapper aux portes de l’économie industrielle », est convaincu Pr Ahmed TOURE DJABELESSION. Qui  tente, à travers son livre, d’éveiller les africains à comprendre que l’obtention de la richesse n’est pas un mystère mais plutôt une construction perpétuelle par les sciences, le savoir.

En somme,  Pr TOURE DJABELLESSION, dans son ouvrage, invite les africains à bien connaître l'Histoire pour pouvoir faire de la prospective. Car  cela  permettra  à nos jeunes étudiants, chercheurs et politiciens de savoir que  l'on peut apprendre facilement l'histoire économique. Ensuite, pour former les futures générations, dont la jeunesse qui va venir dans 20 ans, 25 ans, 30 ans, 50 ans. Selon lui, cela se prépare  dès maintenant !

L’initiateur  du SILEM, qui a débuté en 2021, a indiqué que l’objectif du salon est de faire la promotion des livres d’économie et de management du Mali. Car  Boubacar  Traoré  est convaincu  que  le développement d’un pays est possible  à travers les livres. Mais si  le chemin sera long et parsemé d'embûches. Toutefois  il espère,  avec la Foi, la persévérance, le respect de l'éthique et l'amour, que  la  lutte contre la pauvreté intellectuelle est possible.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(Encadré)</strong>

<strong>Qui est </strong><strong>Pr Ahmed TOURE DJABELLESSION ?</strong>

Ahmed Touré Djabélession est un ancien consultant des filiales des Cabinets français Robert Paris et américain Price Water House-Cooper à Casablanca de Mazars 1994 à 2001. L’auteur est Enseignant Chercheur et ancien Directeur Pédagogique Réseaux Afrique du groupe HECI-UQUAM (Université du Québec à Montréal) de 2001 à 2009. De 2009 à ce jour, il est Président Fondateur du Groupe des Universités GEMINI Management International qui compte une dizaine de filiales que sont : Bamako, Mopti, Kita, Sikasso, Bougouni, Zégoua, Fana, LOULOU-Kéniéba (zone minière), SYAMA-Fourou (zone minière) à l’international, GEMINI Abidjan et GEMINI Congo Kinshasa.

Le Professeur Touré est diplômé de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah de Fès D.E.S (Doctorat 3<sup>ème</sup> cycle Science de Gestion), Docteur en Sciences Economiques de l’Université Mohamed V de Rabat et Spécialiste des stratégies économiques des relations Euro-méditerranéennes. Ces nombreux travaux et recherches avec les Universités Européennes, Américaines et Africaines ont façonné sa passion pédagogique réconfortée par les partenaires du Groupe GEMINI avec les Nations Unies à travers le SDSN (Soutenable Developpent Solutions Network) New York (Etats-Unis) ainsi qu’avec l’Université Américaine de Grand Bassan (Côte d’Ivoire).

Né à Dabakala (Hambol) en Côte d’Ivoire, Pr Ahmed Touré Djabélession est marié et père de trois enfants, deux filles (TOURE Salma Yéné, TOURE Maryam Ya) et un garçon (TOURE Mohamed Tiguedja).]]> </content:encoded>
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<title>La place de nos valeurs ancestrales dans l&amp;apos;Afrique actuelle :  Faut&#45;il faire renaître l&amp;apos;Afrique des us et coutumes ?</title>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 02:05:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans une Afrique en perpétuel  mouvement  et qui entend revendiquer sa place, parmi les autres continents du monde, la question de la place de nos valeurs ancestrales, n'est pas trop prise en compte. En vérité, l'on constate avec satisfaction, la volonté commune partout sur le continent de voir l'Afrique libre et autonome à tous points de vue.</em>

La prise de conscience de la majorité des populations africaines, aide favorablement à la remise en question et même à la mise en  cause des cultures qui  nous sont venues  de l'extérieur. Déjà, au niveau politique, la lutte pour la revendication de l'identité Afrique a pris  corps et gagner  du terrain. Les africains, à divers s niveau mènent  la lutte et cela, sous plusieurs formes. L'Indépendance politique, économique sont les volets les plus traités dans cette lutte d’émancipation.

C'est  même un grand pas salutaire. Mais  il serait encore davantage mieux, si la dimension de la philosophie africaine du monde, était mise  au centre des débats. La perception du cosmos par les africains, devrait tirer l'attention de nous tous, si nous voulons réellement que l'Afrique ait sa vraie identité culturelle et spirituelle.

Il nous revient, en africains,  de parvenir à  mieux répondre aux questions, parmi lesquelles, la raison de la naissance du vivant est une dimension centrale. Pourquoi donc la vie ? Pourquoi donc la mort ? Quelles  sont  les dimensions du malheur, du bonheur, du malheur, du succès et de l'échec, de la richesse, de la, pauvreté ?  Pourquoi se nourrir ? Et comment se nourrir ? Comment se protéger ? Pourquoi se vêtir et Comment  se développer? Sur la définition de la vie, comment l'africain définit-il la naissance ? Et apprécie-il la procréation ? Comment l'africain conçoit la famille et la société humaine ?

Ces questionnements  philosophiques et même scientifiques, devraient dominer l'animation de nos luttes pour l'indépendance de l'Afrique. La conception et la définition de Dieu, des Anges et des esprits, par l'africain, devrait avoir une place prépondérante dans nos luttes d’émancipation. Il nous faut susciter toutes ces réflexions, afin  que l'africain sache exactement, la vraie source de ses blocages.

La dimension spirituelle  devrait aider  les africains à davantage explorer le monde métaphysique,  la communion avec Dieu. Et les moyens et mécanismes pour l'atteindre. L’Afrique dans sa grande dimension a besoin de s'interroger profondément pour parvenir à toucher l’âme de l’africain. Les grands événements mondiaux qui ont permis l'émergence des récits et l'existence de l'histoire, comme science positive, n'ont malheureusement pas donné de la place à l'africain, en sa qualité du vivant possédant cependant  tout, au même titre que les autres.

En général, les documents de la théologie  biblique et  coranique  ne donnent  de la place à l'Afrique.

Celle-ci  est par conséquent mal présentée et très mal acceptée. C'est pourquoi, les luttes actuellement menées sur le continent,  devraient clairement poser la question de la place de nos valeurs ancestrales.

A suivre!

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>M5&#45;RFP,  véritable nid à problèmes :  Une nébuleuse à dissoudre</title>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 02:03:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le mouvement du 5 mars,  est en réalité une nébuleuse née du mépris que beaucoup  de  ses  animateurs  avaient du régime IBK, après l'avoir bien sucé. Tout était parti des fraudes commises par le pouvoir  lors de l’organisation et la publication des résultats des législatifs de 2019 mais aussi des  frustrations que ressentait l'imam Mahmoud Dicko, au motif que ses avantages lui avait été supprimés en haut lieu.</em>

L'on se rappelle de ses mobilisations contre, l'ex-Premier ministre, feu Soumeylou Boubèye  MAIGA, qui avait fini par être remplacé par Boubou Cissé. Ce dernier nommé, serait même le protégé dudit imam. Ainsi, sur l'initiative de l'imam Mahmoud Dicko, issa Kaou Djim, aurait mobilisé  les partisans d’une coalition politico-religieuse  appelée CMAS. Celle-ci,  par la diligence de l’Imam  Dicko, devait  combattre le régime IBK  et le renverser. Il s’en est greffé  à cette fin, d’autres organisations sociopolitiques  qui éprouvaient  de la répugnance audit régime. En l’occurrence  le mouvement  EMK de l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, celui de Antè  An Banan  des anciens  ministres  Sy Kadiatou Sow et Mountaga  Tall etc.

De leurs mobilisations, naîtra le mouvement M5-rfp. En réalité, l'ensemble des entités : Clubs, associations, mouvements et même des Partis politiques qui ne voulaient plus de la gestion du régime d'IBK ont convergé  pour  fédérer  leurs énergies pour combattre le régime IBK. En effet, diverses raisons ont milité en faveur de la remise en cause du régime IBK.

Citons juste  le cas des élections législatives au cours desquelles, certains candidats ont été victimes de la triche et du vol électoral. De même, IBK  était accusé de la gestion calamiteuse, dite familiale du pouvoir d'État. Cela, à cause de nombreux  agissements inappropriés de son fils Karim, qui, selon certains, rêverait déjà de la présidence en succédant à son père.

Bref, Le M5-RFP  aura alors pris d'assauts les rues et précisément le boulevard de l'indépendance. L'iman était subitement devenu l’homme politique loin de ses mosquées, avec la casquette  de leader de l'opposition anti-IBK. Des qualificatifs lui furent attribués, tels que : l’autorité morale du M5-RFP, le Sage, le très respect, voire le saint. Certains hommes politiques, ayant même déjà servi le régime IBK, avaient rejoint le mouvement. Ils avaient pu finir mobiliser partout dans les régions et à l'extérieur du pays.

Mais, c'est l'armée qui, dans son rôle régalien, était in fine  venue pour parachever la prise du pouvoir. Qui  aura ainsi glissé entre les doigts des acteurs de la nébuleuse M5-RFP. Le mouvement n'avait pas attendu une semaine avant de  s'attaquer aux militaires putschistes  qui n'étaient pas encore bien  installés. Le M5-RFP  avait même déposé  une plainte contre le pouvoir de Transition. Mais avec calme, intelligence et surtout, la Sagesse, les militaires, ont  fini  par céder  le poste de Premier ministre à ce mouvement M5-RFP. Notamment après le processus de rectification qui a eu raison du Col Bah Daw et son PM Ouane.

En son sein, le mouvement a déjà connu plusieurs divisions, et cela à cause du choix du premier ministre. Certains ont même fini par créer le M5-RFP Mali Kura. Quelques trois ans après, d’autres  divisions  ont eu raison du mouvement, tant les rancœurs se sont multipliées et aggravées.

Tout est désormais mis sur la place publique, cette fois-ci, par un autre imam, ancien ministre délégué. Maître Mountaga TALL, président du parti CNID, membre fondateur  du M5-RFP, est lui aussi sorti de son silence. Quant à l'actuel Premier ministre, il  ne cesse de multiplier des sorties médiatiques pour  défendre  son poste de président  du mouvement M5-RFP et de PM. Le bras de fer est désormais engagé entre les responsables et dirigeants du mouvement hétéroclite.

Et pourtant, la situation actuelle de crise que vit le Mali, ne devrait pas permettre  que le M5-RFP  ouvre d'autres fronts. En tout, l'on se demande encore, quel intérêt représente encore ce mouvement, dès lors que son objectif est  quasiment atteint ? Pourquoi est-ce que les responsables et dirigeants, ne rejoignent-ils pas leurs partis et mouvements politiques respectifs  pour se préparer  pour les futures élections?  Pourrait-on envisager la dissolution pure et simple de cette nébuleuse qu'est  le M5-RFP ?  Le pays souffre trop  pour en rajouter encore !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dans le contexte politique actuel :  Choguel  peut&#45;il être encore  utile  à la Transition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dans-le-contexte-politique-actuel-choguel-peut-il-etre-encore-utile-a-la-transition-3056291.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 01:59:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Actuellement, notre pays  est confronté à d’énormes problèmes économiques et financiers  mais aussi énergétiques, liés à des facteurs endogènes et exogènes.  Débutée  en 2020 pour  se terminer  en moins  de deux ans, depuis  quasiment quatre ans,  la Transition malienne perdure. Et nous ne sommes pas dans les secrets des dieux  pour  connaitre sa fin.  Au même moment,  certains  soutiens de la Transition poussent  les autorités, en argumentant  par  la situation  de guerre que vit le pays,  de ne pas aller aux  élections le plutôt possible. Désormais,  aucun calendrier  électoral  n’est   annoncé. Alors que la Transition a plus que jamais bessoin du soutien de tous les fils et filles du pays.</em>

C’est dans ce contexte politique  actuel  très difficile que le PM Choguel fait face à de multiples contestations au sein de la coalition politique (le M5-RFP)  qui l’a amenée à la Primature.  Contesté depuis sa nomination par  la quasi-totalité des forces vives qui soutiennent la Transition, mais  qui le considèrent comme un PM clivant, Choguel ne ferait  probablement  pas l’unanimité au sein des militaires qui détiennent la réalité du pouvoir transitionnel. Un fait que lui-même vient de  confirmer  lorsqu’il déclare publiquement,  il y a quelques jours seulement : « Il y a des militaires qui veulent affaiblir  le M5. Je l’ai connais. Je suis au courant de toutes leurs manœuvres. Ils font des réunions  pour monter les militants du M5 contre moi. L’objectif  de cette manœuvre  vise  à m’affaiblir pour que je puisse me rendre ». Ne sont-ils pas des propos qui en disent  suffisamment long  sur  la difficulté  que le PM rencontre actuellement ?   Mais qui sont  ces militaires (quel poids pèsent-ils)  qui veulent à tout prix  la peau de Choguel ?

En son temps,  notre rédaction avait défendu par la publication d’articles de presse, lorsque les militaires cherchaient à nommer un civil à la tête du Gouvernement,  que Choguel était le mieux placé et l’homme de la situation. Nous assumons pleinement ce choix que nous ne regrettons point.  Mais le contexte politique a  désormais évolué et les donnes ont considérablement changé. C’est indéniable  que l’homme politique qu’est Choguel a servi de fusibles aux autorités de la Transition, en l’occurrence pour le président de la Transition. Il a été aussi un acteur incontournable de  la rectification de la Transition. Mais depuis qu’il a  véritablement pris les rênes de la Primature, il n’a de cesse montré à l’opinion nationale et aux forces vives de la nation son caractère clivant. Les exemples sont nombreux à égrener pour démontrer cela.

Ainsi, bien qu’il soit un homme politique majeur des trente dernières années, parce qu’il a été maintes fois ministre de la république et Porte-Parole du Gouvernement,  Choguel n’a de cesse fustigé les hommes politiques. Qu’il traite de tous les mauvais noms d’oiseau. Notamment ceux qui dirigent  l’ADEMA. Même l’ancien président de la république, Alpha Oumar Konaré  a subi les diatribes du président du MPR. Qui estime que la gouvernance  de celui-ci n’a rien apporté de meilleur au pays. L’homme politique qui dirige actuellement  la Primature, ne manque aucune occasion médiatique pour s’en prendre aux ténors du mouvement démocratique qui sont à l’origine de la chute de son mentor, Gal Moussa Traoré. Toute chose qui a permis au Mali de  basculer dans le système démocratique.

Ce système démocratique, Choguel  en a pleinement profité  pour s’être présenté à des  présidentielles. C’est  vrai que lui (aux présidentielles) comme les candidats de son parti (le MPR) n’ont  jamais recueilli  assez de suffrages. Mais grâce à la gestion consensuelle du pouvoir démocratique, prônée par ATT, Choguel est maintes fois devenu ministre de la république.  En dépit de toutes réalités criardes, il n’a jamais eu le courage de reconnaître sa part de responsabilité dans le pourrissement de la classe politique malienne.  Sa fausseté va plus loin lorsqu’il se fait passer comme un défenseur fervent des idéaux du Président Modibo Keïta. Alors qu’il se dit aussi un  fervent adepte et  héritier du  Général Moussa Traoré qui est  pourtant le  tombeur du premier président de notre pays.

Eu égard à toutes ces considérations, Choguel peut-il  être encore utile à la Transition malienne qui cherche mordicus à fédérer l’ensemble  des forces vives autour de ses idéaux ?

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Passe d’armes entre les clans Choguel et Mountaga :  Tel  des bûches, le M5&#45;RFP se consume</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/passe-darmes-entre-les-clans-choguel-et-mountaga-tel-des-buches-le-m5-rfp-se-consume-3056288.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 01:58:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce samedi 02 mars 2024, la crise au sein du M5-RFP a atteint le paroxysme.  Une tendance, celle diligentée par l’ancien ministre et député Mountaga Tall,  de ce mouvement hétéroclite  a menacé, lors d’une conférence  de presse,  de démettre de ses fonctions le président du Comité Stratégique, Choguel Kokalla Maïga, si jamais il ne clarifie pas sa position sur les accusations de manipulation qui pèsent contre lui.  </em>« <em>Nous lui donnons 72 heures pour respecter le fait majoritaire, prononcer la nullité des sanctions commanditées, travailler à restaurer sans délai la cohésion et l’entente au sein du mouvement, sortir définitivement de ses shows mensongers offensants  pour ses camarades de lutte, arrêter d’instrumentaliser certains jeunes et membres de son Cabinet</em> », sont les termes de l’ultimatum lancé par  le <em>Chef des frondeurs, l’ancien Oumarou Diarra.</em>

<em> </em>Comme la réponse du berger à la bergère, le président du M5-RFP  a  organisé  à son tour,  un meeting le vendredi 1<sup>er</sup> mars,  « pour dénoncer le complot  orchestré  contre son mouvement ».  Lors de son show médiatique, il accuse  des militaires d’être les commanditaires  d’un complot visant à affaiblir le  M5-RFP. « Il y a des militaires qui veulent affaiblir  le M5. Je l’ai connais. Je suis au courant de toutes leurs manœuvres. Ils font des réunions  pour monter les militants du M5 contre moi », accuse, sans ambages,  le PM  Choguel Maïga. Qui  insinue   que  « l’objectif  de cette manœuvre  vise  à m’affaiblir pour que je puisse me rendre ». Alors serait-il  désormais abandonné par  les jeunes militaires au pouvoir ?  Dans l’affirmatif, n’est-il pas alors  le bon moment  pour lui  de  rende le tablier au lieu de s’accrocher obstinément  au pouvoir ?

Quoi qu’il en soit, en réplique à sa sortie, le clan opposé, tout en   contestant  ouvertement son autorité,  a organisé une conférence de presse samedi 02 courant  à la Maison de la presse. Me Mountaga Tall, l’imam Oumarou Diarra et Jamille Bitar en étaient les principaux animateurs. Ils  ont dénoncé  «la gouvernance verticale et oukase qu’a voulu imposer Choguel Kokalla Maïga depuis sa désignation comme Premier ministre sur proposition du M5-RFP». Ils affirment qu’ils œuvreront pour que le M5-RFP (mais quel M5-RFP ?)  puisse continuer à jouer son rôle d’éveil de conscience et de soutien à la Transition. Ils ont promis aussi, comme le clan Choguel,  de jouer leur partition pour la réussite du Dialogue inter-Maliens.

<strong>Déjà affaibli par les vagues successives de retrait de  ses nombreuses et importantes   composantes : dont la CMAS  de Mahmoud</strong><strong>, </strong>des figures emblématiques et stratèges qui ont fini par créer  le M5- RFP Mali Koura<strong>  </strong><strong>diligenté  par  l’ancien PM Modibo Sidibé, les anciens  ministres  Konimba Sidibé et Sy  Kadiatou Sow, mais aussi de</strong> Yèrèwolo  Debout sur le rempart, <strong> </strong><strong>le  mouvement hétéroclite du M5-RFP n’a de cesse  connu  en son sein une véritable  guerre de leadership  pour son contrôle.  Ce qui lui a fortement  impacté  négativement.  Et maintenant,   la  frange  qui restait  du M5-RFP  se consume  lentement.  Les deux clans qui la constitue  ne se font plus désormais de cadeaux et détalent au grand jour leurs profondes divergences. Il n’y a guère espoir qu’ils arrivent à se réconcilier. Alors que  le pire est qu’aucun ne dispose  d’une grande capacité de mobilisation  comme en 2020 lors de la chute d’IBK.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Falaye Keïta</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Négligence inadmissible au sommet de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-negligence-inadmissible-au-sommet-de-letat-3056286.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 01:55:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Mali : le défi du terrorisme en Afrique» est le titre d’un  livre controversé  que vient de publier le Colonel Alpha Yaya Sangaré, Officier Supérieur des Forces Armées maliennes. La  dédicace  de son  ouvrage  a eu lieu  en grande pompe,  sous la présidence du ministre d’Etat, porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga. Mais patatras, le samedi 24 février 2024, quasiment  une semaine après, une partie du  contenu du livre  est dénoncée par les autorités.  Par  un  communiqué laconique, diffusé sur les antennes de  l’ORTM, le ministre de la Défense et des Anciens combattants par intérim déplore que «<em>certains paragraphes du livre  portent de prétendues incriminations graves de violation des droits de l'homme par les FAMa avec la complicité de la hiérarchie militaire et des sabordages à l'égard de l'Etat du Mali.</em>».

L’Article 4 de la Constitution malienne de 2023 stipule : « Toute personne a droit à la <em>liberté</em> de pensée, de conscience, de religion, de culte, d'<em>opinion</em>, <em>d'expression</em> et de création dans le respect de la Loi. Donc,  à prime abord, l’auteur de l’ouvrage  «Mali : le défi du terrorisme en Afrique» a le droit de penser et écrire  en toute liberté. Sauf que  sa qualité d’officier supérieur des Forces Armées maliennes en activité devait   normalement  lui faire  soumettre à une  demande d’autorisation spéciale pour non seulement, écrire  son livre (dont le thème est d’importance et  d’actualité)  mais aussi  pour le publier. Le Colonel Alpha Yaya Sangaré a-t-il eu recours à cette autorisation spéciale ?  Sinon, comment  se fait-il qu’il a néanmoins pu éditer son  livre  (quasiment sa thèse de Doctorat) à l’extérieur  sans que la hiérarchie  militaire  n’en soit pas informée du contenu ?  Pire, comment des officiels maliens (des ministres et Hauts cadres de l’Etat), même à titre privé, ont pu répondre à l’invitation pour la dédicace d’un livre qui traite d’un sujet aussi sensible qu’est la lutte contre le terrorisme, sans au préalable s’imprégner de son contenu intégral,  alors  qu’il volumineux  seulement  que  de quatre  cents pages?

Apparemment, les uns et les autres ont fait preuve d’une  grande naïveté et de  laxisme  dans cette affaire qui défraie désormais la chronique.  Et la   volte-face médiatique des autorités maliennes atteste notablement d’une négligence inadmissible au sommet de l’Etat et des renseignements généraux. Qui  sera certainement  lourde  de conséquences pour l’image du Mali. Déjà, des sources indiquent  que les Organisations Internationales des  Droits de l’Homme  (diligentées par les Gouvernements  occidentaux) et la  fameuse CPI auraient commencé à élaborer un dossier contre les autorités de notre pays. Alors, des questionnements  s’imposent.

Pourquoi la publication et la dédicace  de l’ouvrage,  intitulé : «Mali : le défi du terrorisme en Afrique»,   maintenant ? Pour quelles fins utiles ? Pourquoi aucun officiel présent à la cérémonie de dédicace  n’a cherché à savoir  si l’ouvrage a été préalablement lu par leurs conseillers ? Où étaient  d’ailleurs, ces pléthoriques  conseillers des départements de la Défense et de la Sécurité Intérieure  mais aussi de l’Administration  territoriale?  L’auteur s’est-il fait piéger par son éditeur qui aurait  glissé à son insu, le rapport tant  controversé de uman HuHh Human  Rights   Watch à l’intérieur du livre?  Ou a-t-il lui-même sciemment inséré le rapport ?

De toute façon, le Col Alpha Yaya est désormais sous mandat de dépôt.  Bénéficiant de la présomption d’innocence, il  sera face à la Justice militaire  de son pays  pour se défendre. Espérons que le Droit sera   bien dit  dans cette  rocambolesque  affaire. Dont les autorités de la Transition  n’avaient nullement besoin en ces moments  de crise multidimensionnelle et de mutation géopolitique internationale.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>4ème édition du « citoyen modèle » /  Moussa Diarra parmi les récipiendaires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/4eme-edition-du-citoyen-modele-moussa-diarra-parmi-les-recipiendaires-3054572.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 08:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’association « Citoyen modèle » a procédé à<em> la distinction de plusieurs citoyens de Kati. La cérémonie de remise des insignes aux nominés a eu lieu,  le samedi 17 février 2024, au Conseil de cercle de Kati sous la présidence de Mamadou Dembélé représentant du préfet de Kati. Et notre confrère Moussa Diarra est parmi les récipiendaires  qui ont  été distingués  « citoyens  modèles ».</em>

Une foule magnifique composée de représentants d’autorités communales et de notabilités, des amis et proches des nominés avait envahi la salle de conférence du Conseil de Cercle de Kati à l’appel du « Citoyen modèle » pour la cérémonie de remise de distinctions aux bâtisseurs, aux citoyens exemplaires de la ville de Kati. Parrainée par l’honorable Alioune Gueye, cette 4<sup>ème</sup> édition s’est ouverte avec l’hymne national, suivi d’une minute de silence en hommage aux victimes de la crise malienne. Tiékoura  Koné a, au nom de toute la légitimité traditionnelle, remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa ville, avant de féliciter et formuler des bénédictions à l’endroit des distingués.

Selon Ousmane S Touré, coordinateur de l’association   « Citoyen modèle »,  l’association a pour objectifs de : encourager les bâtisseurs, promouvoir la citoyenneté, consolider la solidarité ». Le but est de récompenser des citoyens qui ont posé des actes allant dans le sens du développement communautaire. Il a aussi expliqué le processus de sélection qui se fait en toute impartialité, ne souffrant d’aucun népotisme. « Tous ceux qui sont récompensés aujourd’hui ont fait preuve de citoyen modèle à travers leurs actions pour le l’essor de la commune. Ils ont été remarqués et sélectionnés après un mois d’enquête », a-t-il poursuivi.

Mamadou Dembélé, président et récipiendaire, s’est montré très honoré de présider un tel événement au nom du préfet du cercle. Il a apprécié l’initiative qui, selon lui, permettra de renforcer la citoyenneté.  Il a ensuite encouragé les lauréats afin qu’ils continuent à servir d’exemple pour d’autres, avant de lancer la cérémonie de remise. Ils sont ainsi 58 citoyens dont Moussa Diarra, à recevoir une Médaille et une attestation de reconnaissance pour leur engagement dans les actions de l’avancement de la localité de Kati.

Moussa Diarra est Journaliste, animateur et enseignant. Il est aussi connu à travers ses engagements indéfectibles pour le développement des différents quartiers où il a habité à Kati. Il a su, grâce à  son humour, sa jovialité et sa sympathie, rassembler les jeunes autour d’objectifs communs et utiles pour la communauté. Humaniste, travailleur, on ne pourra énumérer toutes les qualités de l’homme qui a toujours œuvré dans la discrétion. A son actif, nous pouvons noter : des émissions radiophoniques sur la santé, l’éducation et l’éveil des  consciences sur <strong>la radio reine de la paix de Kati</strong>, dans la presse écrite et même en ligne ; de nombreux interviews et des formations à l’endroit des femmes pour leur autonomisation. Son talent d’orateur lui a valu d’être plusieurs fois maître de cérémonie lors desquelles son verve, sa maîtrise du sujet ont marqué plus d’un.

Récompensé ce jeune cadre, cet intellectuel de grand calibre,  c’est promouvoir l’excellence et le mérite, qu’on n’a pas toujours la chance de bénéficier vivant. Donc il peut être fier d’avoir été célébré vivant. C’est aussi un signe d’espoir en avenir du Mali dont le pilier est la jeunesse. Comme on le dit : « Un bienfait n’est jamais perdu ».  Moussa Diarra a beaucoup fait sans arrières pensées et il vient d’être agréablement surpris par ses actions citoyennes dans le développement de la ville garnison de Kati. A travers cette distinction,  M. Diarra est désormais un <strong>« Citoyen modèle reconnu » </strong>du Mali en général et du Kati en particulier.

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<strong>Broulaye Koné, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Reconnaissance de meilleurs et fidèles clients :  Le magistrat  Djibrila  Maïga,  nommé  ambassadeur de la Bank Of Africa !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/reconnaissance-de-meilleurs-et-fideles-clients-le-magistrat-djibrila-maiga-nomme-ambassadeur-de-la-bank-of-africa-3054569.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 01:38:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rien ne se dit, ni ne fait au hasard. Surtout, lorsqu'il s'agit du choix qu'une institution financière porte sur ses clients, aux fins de l'identification des meilleurs, des meilleurs. Être donc l'élu d'une banque, dans un tel contexte, relève du sérieux et la rigueur, si l'on tient bien compte du nombre et surtout de la qualité des clients qui y sont domiciliés. L'on pourrait aisément parler des méritants.

Le Magistrat  Djibrila  MAÏGA est désormais inscrit sur  la précieuse et rare liste des meilleurs clients de la BANK OF AFRIKA. C'est ainsi que ladite banque lui a offert la possibilité d'effectuer un voyage en République de Côte D'Ivoire. Une belle occasion qui a coïncidé avec la période de la CAN 2023 de football. Le désormais Ambassadeur  de la Bank  Of Africa a donc  pu prendre  part au grand événement footballistique africain. Non seulement,  il a pu vivre  en direct et au stade  la finale de la CAN, mais aussi et surtout, il a pu rencontrer et échanger avec certaines sommités du football africain  et international.

&lt;&lt; J’ai effectué un très bon voyage en Côte d'Ivoire, pendant la CAN par les soins de la BANK OF AFRIKA, qui a bien voulu me nommer son Ambassadeur. J'ai rencontré les élites du football mondial, parmi lesquelles : Didier  DROGBA, Yaya Touré, Samuel Eto'o  fils, Kalou...&gt;&gt;,  a fièrement témoigné Djibrila  MAÏGA. Au-delà  de sa nomination  comme ambassadeur, nous nous sommes intéressés au caractère sérieux et la conduite qui sont guidés par  sa probité morale. Toute chose qui  commande un tel choix. Et nous n'avons pas été étonnés ni surpris  du fait que ce magistrat ait mérité la confiance de la Bank  Of Africa dont il est client fidèle.

En effet, ils sont nombreux, celles et ceux qui apprécient le Magistrat Djibrila MAÏGA sous l'angle du sérieux et de la rigueur, dans son comportement de tous les jours. Certains ont pu témoigner en mettant l'accent sur le respect  des princes. Il est même l’homme   en qui, la rigueur caractérise tout le comportement.  C'est justement ce comportement d'homme  sérieux  qu'il a prouvé à sa banque. Le respect des conditions, des délais et clauses de la banque, aura fortement milité en faveur de la confiance qu'elle lui a faite.

Ce titre d'ambassadeur qu'il porte désormais, l'honore et donne lieu à une très bonne image de sa corporation professionnelle. Un magistrat qui vient ainsi de donner un brillant exemple du sérieux à une institution financière. De même, il vient  de démontrer qu'un magistrat doit prôner le sérieux partout, en tout lieu et en toute circonstance. Il est donc élu meilleur client !

Par ailleurs, la Bank Of Africa, a pu reconnaître les mérites de ses clients. De tels actes honorifiques, favorisent  la fidélisation des clients à la banque. Car, tout client aime  aller là où il est respecté. Là où sa place et sa valeur lui sont reconnues. Le respect du client est le meilleur moyen de le maintenir et le fidéliser. Félicitations et merci au Magistrat Djibrila MAIGA pour ce bel exemple de sérieux !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Oui  au « Dialogue inter&#45;maliens » mais…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-oui-au-dialogue-inter-maliens-mais-3054560.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 01:32:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Annoncé en grande pompe par le Président de la Transition,  pendant les vœux de nouvel an, le dialogue  inter-maliens  est  désormais  rentré dans sa phase active avec la tenue,  dans les régions du pays, des pourparlers entre les gouverneurs et les autorités traditionnelles. Pour favoriser sa réussite, le Colonel Assimi Goïta  a  décidé de « </strong><em><strong>créer les conditions d’un dialogue entre les filles et les fils de notre peuple, conduits par eux-mêmes, en vue de restaurer la paix, de consolider l’unité nationale et de raviver le vivre-ensemble</strong></em><strong> »</strong><strong>.</strong> Ce qui est, en plus  d’une bonne initiative, l’idéal recherché par une majorité de maliens.

Composé  théoriquement  de membres  venant  de tous les horizons socioprofessionnels et de toutes les communautés religieuses du Mali, le Comité de Pilotage du <strong>dialogue inter-maliens </strong>qui a déjà commencé ses travaux, doit réellement refléter  la composition socio-politique et professionnelle  du pays. Cela, afin que  le dialogue  tant voulu soit le plus inclusif  entre nos compatriotes. La voix et l’opinion  de chaque couche sociopolitique et professionnelle devant compter. Cela est d’autant nécessaire que notre  pays n’a plus le droit de retomber dans les mêmes erreurs voire fautes commises dans le passé.

&nbsp;

« Pourquoi certains auraient le droit de faire ce qu’aucun malien n’a jamais fait (se rebeller par les armes) ? », s’est interrogé le président du Comité  du <strong>dialogue inter-maliens lors de l’installation des membres. Dans la même veine, Ousmane Issoufi Maïga  s’est dit  convaincu  que </strong>la signature  des « accords » de l’Etat du Mali avec des hommes en armes,   a été  une grave erreur que le Mali a testée plusieurs fois (Tamanrasset, Ouagadougou, Alger) sans aucun résultat.  De sorte que, d’après lui,  « Ceux qui pensent qu’il faut encore un autre « accord » se trompent lourdement. Le vrai problème est ailleurs ». La Rédaction de l’hebdomadaire  Le Pélican  est du même avis. Et estime qu’il est plus que jamais temps que les maliens se projettent vers un avenir radieux.

Notre  pays a énormément souffert de la salle guerre que  ses ennemis extérieurs et intérieurs lui ont imposée. Sans compter  les incessants clivages qu’ils ont tentés en vain de créer  entre ses composantes communautaires.  Ce qui fait que des quiproquos persistent actuellement entre les communautés. <strong>Le dialogue inter-malien</strong> est  donc, de notre point de vue,  une bonne occasion pour  que les communautés se parlent à nouveau. Pour  rallumer  le calumet de la paix. Ce qui nécessite une réelle appropriation   de  l’ensemble des filles et fils du pays de tout le processus du dialogue.

Depuis des décennies, les autorités  maliennes, sous l’égide de la communauté internationale, ont organisé  sans succès des Fora, Assises, Dialogues et autres rencontres. Certains diront que nous n’avions pas le choix parce que  notre  armée  était à terre. Mais fort heureusement, nous avons aujourd’hui une armée  mieux restructurée,  plus performante car dotée  de logistique de dernière génération mais aussi de vecteurs aériens qui permettent le contrôle et la maîtrise  de notre espace aérien. Ainsi, grâce à la bravoure des soldats, les FAMAs ont  recouvré  Kidal et l’ensemble des régions septentrionales et les a mises   sous  son  contrôle strict. Nous n’avons donc plus « le couteau sous la gorge » pour accepter  un accord léonin.

En somme, nous  devons tourner la page sombre de la domination de la Communauté Internationale (occidentale) sur notre pays,  pour  désormais accepter  ce dialogue exclusivement inter-maliens,  initié et diligenté uniquement par les maliens. Mais faudrait-il  que  chacun  œuvre inlassablement afin qu’il soit, comme l’espère son président de pilotage, un  dialogue formel ultime. Ce, afin que  notre  pays redevienne un havre de stabilité et de  prospérité. Et que l’intérêt général prévale in fine.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Proclamation équivoque des résultats du concours de recrutement direct des Auditeurs de Justice militaire :   Le Collectif des Candidats déchus sollicite l’implication du  président de la Transition</title>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 01:28:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après la proclamation équivoque des résultats du concours de recrutement direct des Auditeurs de Justice militaire </em>parmi les civils<em>, </em><strong><em>(session de Décembre 2023), </em></strong><em>le Collectif des Candidats déchus sollicite l’implication  des plus Hautes Autorités, notamment du  président de la Transition,  pour que la Justice prévale. Ainsi,  dans le but de les  renseigner  sur toute l’affaire, le Collectif a déposé,  auprès de la Rédaction du journal Le Pélican, un document  exposant succinctement  les faits. Ce,  afin qu’il soit publié.  Lisez in extenso ledit document !</em>

<strong> </strong>Nous, <strong>Moussa DIALLO, Issiaka Sékou KONE, Salihou ALHOUSEINI, Souleymane Kassim KANE, Ibrahima COULIBALY, </strong>formons le<strong> Collectif des Candidats déchus du concours de recrutement direct des Auditeurs de justice Militaires (session de Décembre 2023). </strong>Nous avons l’honneur de vous exposer ce qui suit :

Que suivant décision <strong>N°000781 CEMGGAS/S-CEM-RH/DRFE du 19 octobre 2023</strong>, un concours de recrutement direct de spécialistes et de techniciens a été ouvert au sein des Forces Armées Maliennes. Au sens de cette décision, le Mali venait d’organiser pour la première fois, le recrutement des Auditeurs de Justice Militaires parmi les civils. Nous nous sommes donc placés au-dessus des rumeurs sur la sincérité des concours chez les militaires en acceptant d’y postuler.

À travers la décision <strong>N°2023 00280/DJM du 24 Novembre 2023</strong>, la Direction de la Justice Militaire a fixé les modalités d'organisation et le programme du concours. En se fondant sur l’article 5 de cette décision, il était prévu que: «<strong><u>les épreuves du concours sont écrites et comprennent deux (02) phases</u></strong>» et sur l’alinéa 2 de l’article 9 qui enchérit: «<strong><u>qu’après les épreuves de la seconde phase, le Directeur de la Justice Militaire établit</u> <u>la liste des candidats admis par ordre de mérite</u></strong>».

Nous avions passé avec brio les deux (02) phases écrites telle que prévue par la décision fixant les modalités d'organisation et le programme du concours. Et c’est ainsi que nous avions informé tous nos proches de notre réussite à la magistrature militaire.

Étrangement, comme dans un jeu de cache-cache, l’esprit <strong><u>d’admission direct</u></strong> après les deux (02) phases, s’est brusquement transformé en <strong><u>admissibilité</u></strong> par la Décision <strong>N°2023 000982</strong>/<strong> CEM-GA/S/CEM/RH/DRFE du 29 Décembre 2023</strong>. On était quatorze (14) candidats retenus sur cette liste d’admissibilité, et aucune liste d’attente n’avait été publiée avec ce résultat, ni rien: <em>c’était donc le quota juste</em>. Aussitôt notre admissibilité annoncée, nous avions été convoqués pour les visites médicales. Convaincus de notre aptitude et de notre parfaite santé aussi physique que mentale, nous nous sommes soumis à ces visites médicales.

Que ce jour, 14 janvier 2024, au moment où nous vaquions à nos occupations ordinaires, nous avions appris avec stupéfaction et indignation la publication d’un autre résultat après les visites médicales, sur laquelle liste nos noms n’y figuraient plus, et seulement six (06) ont été déclarés admis parmi les quatorze (14). Ainsi, préoccupés par cette situation confuse et abberante, nous avions aussitôt entamé des démarches auprès des autorités compétentes, notamment <em>la Direction de la Justice Militaire</em>,<em> l’Etat-major Général des Armées</em>, <em>la Direction Centrale des Services de Santé des Armées (DCSSA)</em>, <em>le Centre médico-chirurgical des Armées</em>, mais nous n’avions obtenu aucune explication claire, ni motifs.

Puis, au moment où nous entreprenions des démarches tendant à entrer en possession des résultats des visites médicales, nous avions encore été embarrassés d’apprendre qu’une liste d’attente qui n’avait jamais été rendue public, venait d’être publiée. En réalité, nous avions été tellement surpris de constater que nous ne pourrions pas avoir accès à nos propres dossiers médicaux. Et pire, nous n’avions reçu aucunes correspondances médicales pouvant justifier notre inaptitude malgré nos multiples démarches. Cette décision illégale porte non seulement atteinte à nos droits légitimes, mais également à l’intégrité et la transparence du processus de sélection.

Après avoir été privés d’accès à nos dossiers médicaux, et étant dans un état de choc, nous avions décidé de consulter l’hôpital Mère-Enfant <strong><em>‘’ Luxembourg’’</em></strong> afin de refaire nos examens médicaux. Les résultats de ces visites médicales sont clairs et sans équivoque : aucune anomalie susceptible d’affecter nos aptitudes physiques ou mentales n’a été détectée.

Face à ce désarroi, nous avions jugé nécessaire d’attirer dans un premier temps l’attention du<em> Président de la Transition, du Premier Ministre et du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants</em>, en les adressant des correspondances, toutes en date du 22 janvier 2024. Ensuite, nous avions décidé de faire appel à un Avocat pour nous assister dans cette affaire.

C’est ainsi que <strong>Maître Lassana DIAKITE</strong>, <em>Avocat inscrit au Barreau du Mali</em>, sous sa plume, a pris l’initiative d’adresser de nouvelles correspondances, cette fois-ci en prenant le soin de les envoyer au <em>Ministère de la Justice, Garde des sceaux, l’Etat major-Général des Armées ainsi que la Direction de la Justice Militaire,</em> datées du 05 Février 2024.

En tant que citoyens engagés et aspirants magistrats, nous avions consacré d’innombrables heures à nous préparer et à nous qualifier pour ce rôle crucial au sein de notre système judiciaire. Aux plus hautes autorités de la Transition, nous lançons un appel pressant à votre sens de la justice et à votre souci de l’équité pour examiner attentivement notre cas et remédier à cette injustice manifeste. Nous sommes convaincus que votre intervention permettra de restaurer la confiance du public dans l’intégrité de nos institutions.

Nous avions pris la décision de porter cette affaire à l’attention de la presse dans l’espoir que la lumière soit faite sur notre situation et que la vérité prévale. Nous sollicitons votre soutien et assistance dans cette démarche, afin que notre voix soit entendue et que la justice soit rendue !

&nbsp;

<strong>Bamako, le 16 Février 2024</strong>

<strong>Pour le collectif :</strong> <strong>Moussa DIALLO</strong>

<strong>NB : Le titre et le Chapeau sont de la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edm,  une équation sans solution :  Pour combien de temps encore  dans le  calvaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-une-equation-sans-solution-pour-combien-de-temps-encore-dans-le-calvaire-3054552.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 01:26:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nous l'avions dit à plusieurs reprises, que la question d'électricité, était la seule tache noire indélébile de la Transition.  Même si certains avaient apprécié cette vérité, sous l'angle du fanatisme aveugle. Le temps est le meilleur juge, dit-on.

L'ex-ministre de l'Energie n'avait pas eu autre solution que de présenter ses excuses à la population. Toute réaction qui n'avait rien d'objectivité, dans la mesure où la population attendait  que l’on  lui annonce  plutôt  des solutions. Mais Eh bien, ce dernier avait été contraint de rendre le tablier. Et après son départ, beaucoup étaient  parmi ceux au sein de la population qui avaient nourri  l'espoir de la résolution définitive des délestages. Mais hélas !

Du mal, c'est désormais le pire que vit la population. Cette population qui aime et soutient ses autorités de Transition. Et qui  a démontré et prouvé son sens élevé de  sa résilience. L'on se souvient de la façon dont la population a accepté de nombreux  sacrifices. L'on peut aisément se référer sur  l'embargo  économique et financier  et ses conséquences fâcheuses que la population a bien voulu supporter avec fierté. Cela, parce que la dignité et l'honneur de la nation étaient en jeu.

La souveraineté a été l'une des principales raisons, ayant milité en faveur de la résilience. C’est  vrai, les maliens sont majoritairement fiers de leur président de Transition, Chef de l'État, pour avoir su restaurer  la souveraineté et le respect de la nation malienne, un fait qui est au coeur de tous les débats. Mais en interne, la réalité sur la résilience, prend progressivement des coups négatifs.

Les délestages qui étaient minimisés au départ, sont  presque devenus très insupportables.  Actuellement, aucune affaire  ne marche  à cause  des délestages intempestifs. Qui est-ce qui peut travailler dans ce monde moderne actuel, sans électricité ? Les ferrailleurs, les vendeurs de glaces, les boulangers et autres, sont les personnes bien indiquées pour nous apporter les réponses appropriées.

Dans les familles  et bureaux, l'on reçoit l'électricité juste pour quelques heures. Les imprimeurs et directeurs des publications ne cessent de croiser les doigts  pendant  les longs moments de  délestages. Tout le monde vit dans le calvaire. La réalité est là et  est bien palpable. L'électricité n'est plus correctement distribuée au quotidien aux ménages  et lieux de travail. Nous  osons  donc espérer  que les décideurs  puissent trouver une solution idoine pouvant sortir la population de ce calvaire inédit.

En vérité, si  les autorités ont la ferme conviction de sortir la population de cette triste situation,  elles peuvent y parvenir. Mais elles auront certainement besoin du soutien et de la patience des populations. Alors que  ces mêmes  populations souhaitent  vivement que l'électricité revienne  normalement et le plus rapidement possible,  partout dans tous les foyers. Cela, parce que les aliments pourrissent dans les frigos privés d’électricité.

Vivement donc  l'éclairage dans tous les foyers.  Certainement que  madame  le Ministre de la tutelle de l’Energie  saura éviter de marcher sur les mêmes traces que son prédécesseur !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Graduation  à la FMOS&#45;USTTB /  Ousmane Sall décroche son Doctorat  avec  mention Très Honorable</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/graduation-a-la-fmos-usttb-ousmane-sall-decroche-son-doctorat-avec-mention-tres-honorable-3054574.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 01:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Pour l’obtention du Grade  de  Docteur en Médecine (Diplôme d’Etat),  Ousmane  Sall a publiquement  soutenu, le jeudi 25 janvier  2024, devant la Faculté de Médecine et d’Ondoto-Stomalogique (FMOS) de l’Université des Sciences,  des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB)</em>,<em>  sa thèse. Dont le thème est : <strong>« Etude comparative des connaissances, des attitudes, des pratiques des adolescents des lycées publics  Kuruka  Fuka de Kangaba sur la planification familiale et IST/VIH ».A la fin de la cérémonie, </strong> Ousmane Sall est  déclaré Docteur d’Etat  en Médecine. </em>

Ses parents, amis, camarades de promotion mais aussi de nombreux étudiants de la FMOS ont assisté à la soutenance. Le Jury, dont le président est Mamadou Ba (Maître de Conférence),  comprenait : Aboubacar Alhassane  Oumar (Maître de Conférence), Directeur de Thèse ;  Seydou Diarra (Assistant), Co-Directeur ;  Abdoulaye Sissoko (Maître Assistant), membre ; Seydou Ibrahim Diawara (Maître de Recherche), membre.

Après avoir été  longuement soumis le travail scientifique d’Ousmane Sall à la critique devant le public, le jury l’a unanimement validé en lui décernant la <strong>mention « Très Honorable »</strong>. Ensuite, Ousmane Sall lui a  prêté le serment d’Hippocrate pour aussitôt regagné le cercle prestigieux  des Docteurs en Médecine.  Le Désormais Docteur Ousmane Sall a promis de ne  pas être qu’un Docteur de plus au Mali.  C’est pourquoi, il s’est solennellement engagé d’être un Docteur qui va inlassablement œuvrer  jour  et  nuit pour  soulager la vie de ses compatriotes, pauvres et riches, de la même façon. Qu’Allah l’assiste dans sa nouvelle tâche!

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence Internationale du  monde métaphysique :   Une semaine des mystiques à Bamako !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/conference-internationale-du-monde-metaphysique-une-semaine-des-mystiques-a-bamako-3053714.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 08:32:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du 6 au 12 février, Bamako  la capitale malienne a abrité la semaine  des mystiques a la faveur d'une Conférence Internationale des détenteurs des pouvoirs mystiques ancestraux d'Afrique. Sur l'initiative du malien  Professeur  Mamadou Babou NIANG, plusieurs Rois, Reines, princesses, Chanceliers, Chancelières, Chefs traditionnels et coutumiers, venus de plusieurs horizons, se sont réunis pour débattre de leur place dans la société africaine. Une  grande première !

Il convient de rappeler que Professeur Mamadou Babou NIANG, est bien connu dans les  milieux de la magie noire. À juste titre, c'est avec conviction qu'il se nomme le maître de tous les sorciers. Il serait le vrai produit de l'Institut des 77 secrets de la magie, basé  en Inde, plus précisément à Bombay.  Au cours de ses différentes conférences, il ne manque jamais  d'occasion pour affirmer être le premier mondial de la magie noire.

Son projet  actuel,  la Conférence Internationale des détenteurs des pouvoirs mystiques ancestraux d'Afrique,  a eu l'approbation des plus Hautes Autorités de la Transition. L’État s’est  donc été engagé, en prenant les 40% du budget de ladite rencontre.  Pour permettre sa réussite, une quinzaine de départements ministériels ont été mobilisés, pour former la Commission Nationale d'Organisation. Alors que le professeur Babou NIIANG et ses pairs se sont donné comme  thème, « Rôle, Place et importance de la culture traditionnelle dans la prévention et la résolution des conflits en Afrique ». Un thème d’actualité  qui a retenu l'attention des autorités de la Transition. Lesquelles  n'ont pas lésiné sur les moyens d'appuis pour rendre le séjour des dépositaires des connaissances et savoirs ancestraux, très agréable.

Oui, l'image et l'honneur de la nation malienne  y étaient engagés. Pour cette raison, le Centre International de Conférence de Bamako a servi de cadre, pour  la tenue de la conférence. C'était le samedi 11 février dernier, en présence du ministre d'État en charge de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des collectivités, accompagné de plusieurs ministres. Celui-ci  représentait ainsi, le Chef d'État, Président de la Transition.

Déjà, le 8 février, a eu lieu  l'inauguration du siège dédié au réseau panafricain, en présence du ministre du Tourisme et de l'Artisanat.  La nuit du 11 a été consacrée à une fête de la musique. Aïcha Koné, la figure emblématique de la musique ivoirienne,  a donné du plaisir à tous les participants. Mais quelle leçon  devait-on en retenir  de la semaine?

D'abord, que  monsieur Mamadou Babou NIANG  est  parvenu à  réussir son pari : l’Union et la communion des détenteurs des pouvoirs mystiques ancestraux d'Afrique, en terre malienne. Une prouesse  dont il  mérite d’être félicité Ensuite, nous devons noter  la présence de nombreux  rois, ayant quittés leurs pays, pour séjourner à Bamako durant  toute  une semaine durant. Ce qui n’est pas très courant pour la plupart d’entre eux. Enfin, les différentes interventions des rois et illustres invités et participants, ont  prouvé  la grandeur  de l'événement.

<strong>Quant au fond, que devrions-nous retentir ?</strong>

Les thématiques ont-ils été sérieusement débattues ? Les détenteurs des savoirs ont-ils pu informer, formé et rassurer l'auditoire ? Dans nos prochaines publications, nous en parlerons plus sérieusement. Mais d'ici-là, nous pouvons retenir  que l'essentiel est fait. L'événement  a bel et bien eu lieu. Le réseau panafricain et le Professeur Babou Niang ont  gagné leur  pari ! Espérons que cela  puisse permettre d’ouvrir  la porte de la grandeur !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing  Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Report de la présidentielle au Sénégal : Macky,  sur le fil du rasoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/report-de-la-presidentielle-au-senegal-macky-sur-le-fil-du-rasoir-3053705.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 08:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« J’ai signé le décret du 03 février 2024 abrogeant le décret  du 26 novembre 2023 fixant la présidentielle au 25 février 2024. J’engagerai un dialogue national ouvert, afin de réunir les conditions d’une élection libre, transparente et inclusive ». Ces propos gravissimes de  M. Macky Sall, prononcés lors de  son discours à la nation, le samedi 03 février 2024, ont provoqué  un émoi chez la classe politique sénégalaise. Mais aussi, à l’extérieur du pays. Tant, ils surviennent à quelques heures seulement  de l’ouverture de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel pour lequel devaient concourir vingt candidats. Mais  problème : les dispositions constitutionnelles  ne permettent pas  au président sortant de décider de ce report.  Alors, qu’est-ce qui motive sa décision lourde de conséquences sociopolitiques ?

Une chose est certaine, les sondages mettaient en mauvaise posture le  dauphin désigné  de Macky, Amadou Ba. Afin d’éviter à  celui-ci et  son camp politique une probable défaite,  le Président sénégalais n’aurait  eu d’autre choix que de procéder à l’arrêt du processus électoral. Or,  en annulant le scrutin présidentiel,  prévu le 25 février  au prétexte de graves dysfonctionnements dans le processus électoral, Macky Sall est en train de  précipiter  son pays dans une rupture constitutionnelle inédite. C’est l’avis  d’une quantité  d’observateurs et d’analystes qui estiment  qu’en agissant ainsi hors de tout cadre constitutionnel, le Président commet incontestablement  un  coup d’Etat Institutionnel  qui lui permettrait  de se maintenir au pouvoir au-delà du 2 avril, qui marque la fin de son mandat.

Toutefois,   l’argumentaire du président sortant  <em>se base  sur </em> l’existence d’un « différend entre l’Assemblée nationale et le Conseil Constitutionnel,  sur <em>« fond d’une supposée affaire de corruption de juges ». </em><em>Mais, il y a juste </em>quelques années, c’est  Macky Sall lui-même qui avait tranché en affirmant qu’il n’y a pas  de  disposition  constitutionnelle qui permet au président en fonction de reporter la date d’une présidentielle. En ce  temps, il estimait  même que ça  serait  une fiction  de croire que le Chef d’Etat sénégalais dispose d’une telle prérogative. Pourquoi donc, il  ne s’est  pas  offusqué de se dédire le samedi dernier, en  faisant  de  la  fiction une réalité.

<em>De toute façon, Macky  peine à convaincre  ses</em> opposants. Qui  l’accusent d’avoir  tout  simplement fomenté un coup d’Etat institutionnel pour se maintenir au pouvoir. En effet, ces derniers  soupçonnent le président sortant d’avoir ajourné la présidentielle, pour la simple raison que son dauphin désigné, contesté dans ses propres rangs, ne ferait  pas le poids face  au  candidat anti-système Bassirou Diomaye Faye. Dont la candidature  avait été validée par le Conseil constitutionnel,  en dépit du fait  qu’il soit emprisonné depuis 2023.  Ce dernier  se serait imposé ces dernières semaines comme un postulant crédible à la victoire, un scénario cauchemar pour le camp présidentiel.

Quoi qu’il en soit, vu  l’extrême  gravité de la décision  du Chef de l’Etat  sortant, reportant  sine die le  scrutin présidentiel, le Sénégal est un pays  qui  basculera  en Transition à partir du 02 avril prochain.  Une situation  qui  mettrait  Macky Sall sur un fil de rasoir. Car  ses opposants se battraient âprement pour lui contraindre  de quitter ses fonctions.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito : Le virus du putsch  menace le Sénégal !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-virus-du-putsch-menace-le-senegal-3053706.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 08:21:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’annonce du report des élections,  les appels à manifester se multiplient au Sénégal. Alors que des affrontements violents  ont lieu dans l’ensemble du territoire national, notamment à Dakar. Déjà, on dénombre  plusieurs morts victimes de tirs à balles réelles des forces de sécurité. En dépit de cela,  le président Macky  Sall et ses soutiens politiques  ne reculent  pas.  Avant-hier, les deux anciens Chefs d’Etat  du pays, Abdou Diouf et Me Abdoulaye Wade, ignorant superbement le coup d’Etat Institutionnel perpétré par leur  successeur, se sont  contenter d’appeler  la classe politique et la Société civile à la retenue afin que la présidentielle avortée, puisse se tenir le 24 décembre prochain.

Cependant, conscient de la capacité de mobilisation de ses opposants, Macky  a pris les soins  d’ordonner   à l’armée sénégalaise d’intervenir pour  renforcer la police et la gendarmerie. Mais la Grande Muette  va-t-elle obtempérer  à un président  qui a  l’intention de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel ?   Des pays de l’Afrique de l’Ouest sont   depuis  2020 sont atteints  par le virus  de putsch.  C’est notamment, le cas au Mali,  Burkina Faso, Niger et  en Guinée où ce sont des militaires qui dirigent  la Transition. Le Sénégal, qui a longtemps résisté à ce virus, va-t-il  finir par y  être contaminé ?

&nbsp;

En Avril 2023, le Chef de l’Etat  sénégalais a procédé à un  remaniement à  la tête de l’armée. Il a nommé un proche, le Gal Mbaye Cissé, son ex Chef d’Etat-major particulier, comme CEMAGA pour renforcer son  clan au sein de l’armée. Il compte énormément sur leur docilité. Mais ces officiers  militaires vont-ils continuer à  servir indéfiniment et aveuglement Macky Sall qui, après avoir  écarté  des candidats majeurs, fait  fi  de la volonté populaire  pour se maintenir illégalement au pouvoir?

En raison  de l’ampleur  inédite  des  tensions politiques dans le pays, il est extrêment difficile de se prononcer.  Mais contrairement à la Police et la Gendarmerie qui répriment  les manifestants, l’armée sénégalaise,  qui a déployé des blindés,  demeure jusque-là prudente. Des images diffusées  sur les réseaux sociaux  montrent des scènes de fraternisation  de  la Grande Muette avec les manifestants.  Si les violences perdurent, va-t-elle rester les bras croisés ?

Bénéficiant  de la   compréhension  des organisations sous régionales (CEDEAO et UEMOA) et de la Communauté  Internationale occidentale, Macky Sall  continue  d’afficher  un cynisme total face  à l’opposition et la Société civile sénégalaises. Il ne semble pas trop s’inquiéter.  Quand bien même,  il reconnaissait,  lors d’une récente apparition médiatique,  que l’armée pourrait s’emparer des rênes du pouvoir. Alors, serait-il en train d’orchestrer  tout ce chaos  politique pour que cette menace se concrétise ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>EDM&#45;SA  Gate :  Un tsunami  judiciaire en perspective !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-sa-gate-un-tsunami-judiciaire-en-perspective-3051075.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 02:00:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce  22 janvier 2024, la quasi-totalité des présumés coupables de l’affaire de malversations de l’EDM dite EDM Gate sont  désormais mis sous mandat de dépôt. En l’occurrence, l’ancien ministre de l’Energie, Lamine Seydou Traoré. Par cette action inédite,  la Justice malienne est en train de redonner  espoir aux nombreux  citoyens sceptiques qui ne croyaient pas en sa capacité de dire équitablement le droit et de façon  autonome. Tandis que les observateurs et analystes politiques prévoient  un tsunami  judiciaire en perspective. Mais qui sont  donc  les présumés coupables et quels sont les faits à eux  reprochés ? Lisez l</em>es <em>Procès-verbaux N°001/PNEF-BEF du 12 janvier 2024 et N°002/ PNEF-BEF et les pièces qui y sont jointes, fournis par le Pôle National   Economique et Financier du Tribunal de Grande Instance de la Commune III,  de la Cour d’Appel de Bamako à  la Cour Suprême du Mali !</em>

Le 22 octobre 2023, suivant la lettre sans numéro, Madame Bintou CAMARA, Ministre de l'Energie et de l'Eau, a porté plainte auprès du Procureur du Pôle National Economique et Financier, contre les nommés Agaye  COULIBALY, Amadou KONE, Yamoussa  KONE, Mariam DIALLO, Mamadou DOUMBIA, Zakaria TRAORE et autres, <strong>pour vol qualifié et atteinte aux biens publics. </strong>Les faits reprochés aux mis en cause se rapportent à la non justification d'un écart de cinquante (59) citernes de combustibles, constaté entre la quantité d'hydrocarbure réceptionnée à Balingué, au niveau du stock de combustible de I'EDM-SA et celle déposée dans les centrales thermiques. Il est à noter, que ledit écart aurait été décelé lors d'un contrôle de l'état du combustible, utilisé par l'EDM-SA sur la période du 16 au 20 octobre 2023.

Le 30 octobre 2023, Monsieur Mahamadou KASOGUE, Ministre de la Justice et des droits de l'Homme, Garde des Sceaux a, sur la base de la correspondance N°0314/MJDH-SG, instruit l'ouverture d'enquêtes sur un certain nombre d'actes posés par le sieur Oumar DIARRA, ancien Directeur. Que de toute évidence, il convient de noter qu'en la matière, les dispositions de l'article 84 du code des Douanes sont très illustratives. Il dispose que : «  l'Administration des Douanes est habilitée à contrôler la quantité, la qualité, la destination finale ou l'utilisation des marchandises ayant bénéficié d'avantages douaniers à l'importation ou l'exportation...». Cela voudrait dire que la responsable du Bureau des Produits Pétroliers dispose en cette matière d'un pouvoir de contrôle étendu et efficace; Qu'en sus de ces dispositions, il reste constant que  cette négligence imputable à madame Saran DIAKITE et ayant permis que le combustible destiné en principe à la société EDM-SA ne soit pas acheminé jusqu'à la destination finale, constitue un manquement aux devoirs de sa charge tel que prévu par l'article 107 alinéa 2 du Code Pénal:

Qu'en tout état de cause, il demeure constat qu'au stade actuel de l'enquête, le préjudice causé à l'Etat, suite aux manquements aux devoirs de sa charge de Madame Saran DIAKITE, Chef de Bureau des Produits Pétroliers, reste lié à la non livraison pour le compte de la société EDM-SA de la totalité du combustible importé sur la base des titres d'exonérations. Qu'en cette matière, les recettes douanières non perçues par l'Etat en termes de taxes et droits de douanes s'élèvent à la quantité de 16 739 357 litres de gasoil;

Qu'au titre de la régularisation des écarts constatés, il convient de souligner qu'au cours de la présente enquête, une quantité de 6 086 983 litres de gasoil a été livrée en hors taxe à EDM-SA par la société « LAH &amp; FILS », réduisant ainsi son écart global à 13 902 017 litres de gasoil. Quant à l'écart de 315 000 litres de fuel, il a été livré en hors taxe à EDM-SA par la société BARAKA-PETROLUM; Qu'en ce qui concerne les engagements de commandes et les contrats signés par le Sieur Oumar DIARRA, Ancien Directeur Général de EDM-SA (Août 2020 au 27 juillet 2022), l'analyse des supports juridiques  produits à l'enquête met en évidence que lesdits contrats et engagements de commande ne souffrent d'aucune irrégularité voire ambiguïté en ce sens que toutes les règles de passation de marché propre à la société EDM-SA ont été respectées;

Que d'ailleurs, il demeure constant que le Directeur Général avait encore le mandat du Conseil d'Administration pour la gestion de la société avant la passation de service avec son successeur intervenue le 27 juillet 2023 date avant laquelle tous les engagements avaient été signés; Que s'agissant du marché n°22/522DG/DP du 06/12/2022 passé par entente directe, il se caractérise par l'absence du cahier des clauses techniques particulières quand bien même celles-ci  sont réputées faire partie intégrante du marché et être lues et interprétées par les parties (article 2 du contrat);

Qu'en principe, dans la procédure de passation du marché n°22/522DG/DP du 06/12/2022, l'avis de la Direction de la Production était indispensable pour la Secrétaire Générale de EDM-SA, chargée du département juridique et du département contrôle des contrats et passation des marchés, compliance et communication ont tous, sans ignorer le fait que le cahier des clauses techniques particulières,   annoncé dans le formulaire de marché, n'a pas été intégré au contrat nº22/522DG/DP du 06/12/2022, paraphé chaque page dudit contrat;

Il ressort de nos investigations, qu'ils ont également signé la fiche interne de circulation et d'approbation dudit contrat. Aussi, Il reste établi que tous, ont signé la fiche de validation des quatre (04) contrats additionnels, leur donnant ainsi la possibilité d'être exécuté alors même que leur objet se trouve clairement indiqué dans le contrat initial; Qu'au stade actuel de l'enquête, il convient de signaler que dans le cadre de l'exécution en cours du marché initial, le prestataire  Adama SANOGO a livré à la société EDM-SA, dix (10) groupes électrogènes dont 05 de 1875 KVA et 05 de 1250 KVA avec 02 transformateurs de 3200 KVA, avec les 02 transformateurs pour une valeur totale de 2.224.000.000 FCFA. Qu'en en réalité ces dix (10) groupes sont différents des treize (13) groupes électrogènes ayant fait l'objet de contradictions notoires;

Il  demeure constant que le prestataire Adama SANOGO a perçu termes de payement la somme de 1880 700 000 FCFA sur le contrat initial au titre de l'avance de démarrage et celle de 156 840 408 FCFA sur la base des contrats additionnels pour un montant total de 2 037 540 408 F CFA; En définitive, il est à retenir que ces payements de la somme 1.880.700.000 FCFA et de 156 840 408 FCFA sont tous consignés comme caution de garantie de bonne exécution comme l'attestent les pièces versées à l'enquête par le fournisseur;

Que le 28-11-2022, le Sieur Lamine Seydou Traore, en qualité de Ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau a, par lettre N° 01679/MMEE SG envoyé à son Homologue Ministre de l'Economie et des Finances, fait une demande de prise en charge pour l'acquisition de quatre (04) turbines à combustion et 29 groupes électrogènes; Que dans le contenu de cette correspondance, il a sciemment et en connaissance de cause joint une copie signée du contrat nº22/522DG/DP du 06/12/2022, relatif à la fourniture de 27 groupes électrogènes conteneurisés de type Perkins et transformateurs pour un montant de 6 269 000 000 FCFA et conclu entre la Société EDM-SA et « CASE CONSTRUCTION»;

Il demeure constant que le sieur Lamine Seydou TRAORE, à travers cette transmission, sollicite auprès de son homologue un traitement diligent du contrat en vue de son financement. Pour autant, faut-il noter avec insistance que le contrat n°22/522DG/DP du 06/12/2022, relatif à la fourniture de 27 groupes électrogènes conteneurisés de type Perkins et transformateurs pour un montant de 6 269 000 000 FCFA et conclu entre la Société EDM- SA et &amp; CASE CONSTRUCTION » est caractérisé par l'absence du cahier des clauses techniques particulières expressément annoncées comme un document faisant partie intégrante du contrat;

Que dès lors, il reste évident que les mentions inexactes voire fausses contenues dans ledit contrat ne peuvent et ne sauraient être ignorées par le nommé Seydou Lamine TRAORE, autorité de tutelle du Directeur Général de la société EDM-SA qui d'ailleurs, lui faisait des comptes rendus réguliers sur l'acquisition desdits groupes électrogènes; Qu'en tout état de cause, il convient de retenir qu'il résulte de la conclusion du marché n° 22/522DG/DP du 06/12/2022, relatif à la fourniture de 27 groupes électrogènes conteneurisés de type Perkins et transformateurs pour un montant de 6 269 000 000 FCFA et conclu entre la Société EDM-SA et &lt;&lt; CASE CONSTRUCTION » une altération de la vérité portant sur le fait que le cahier des clauses techniques particulières a été sciemment occulté;

Que dès lors, il est établi qu'en transmettant un tel contrat, le nommé Lamine Seydou TRAORE a agi dans le dessein de nuire aux intérêts de l'Etat notamment en lui causant un préjudice matériel voire moral et social. &gt;&gt;

<strong>SUR LA COMMUNICATION DE L'ENSEMBLE DES ELEMENTS D'ENQUETE</strong>

Attendu qu'a l'analyse, les éléments ci-dessus sont susceptibles de caractériser non seulement la commission des faits des chefs d'atteinte aux biens publics notamment,  par les faux et usage desdits faux, détournement frauduleux et autres malversations financières, de faux et usage de faux, et complicité desdits, à l'égard des nommés Koureissi  KONARE, Joseph THERA, Mamadou SIDIBE, Ousmane TRAORE, Aminata NIANE et Boubacar DIALLO, Saran DIAKITE, Lamine Seydou  TRAORE et autres tels que définis par les articles 24, 102, 103, 104, 106 et 107 al 2 du Code pénal; Que les faux  dont s'agit portent sur les contrats notamment les Contrats N°22/522DG/DP du 06/12/2022 (montant6 269 000 000 FCFA) et les autres qui lui sont subséquents, savoir les N°72, N°73 et N° 74 du 17 avril 2023 pour un montant de 1. 595. 037. 860FCFA;

Mais aussi celle, d'une part, de blanchiment de capitaux à l'égard de personnes personne morales, à savoir :  les sociétés « BARAKA PETROLUM » avec un écart en quantité de 315 000 litres de fuel; la société « LAH&amp;FILS&gt;&gt; avec un écart de 19 989 000 litres de gasoil et la «SOCIETE FATOUMATA BATHILY », avec un écart de 2 837 340 litres de gasoil soit un écart total de 22 826 340 litres de gasoil et 315 000 litres de fuel, « La Case construction &gt;&gt;&gt; pour un montant de 6 269 000 000 FCFA et autres, puis, d'autre part, de blanchiment de capitaux et de sa complicité à l'égard Koureissi KONARE, Joseph THERA, Mamadou SIDIBE, Ousmane TRAORE, Aminata NIANE et Boubacar DIALLO, Saran DIAKITE, Lamine Seydou TRAORE et autres qui leurs auraient, aussi, apportés leurs concours notamment,  pour l'acquisition, la détention ou l'utilisation, la convention, le transfert ou la manipulation, la dissimulation, le déguisement de la nature, de l'origine, de l'emplacement, de la disposition, du mouvement ou de la propriété réelle, de conclusion du contrat.

Pour autant, et contre toute attente, il n'a pas été requis; ce qui dénote que le cahier des clauses techniques particulières, sans lesquelles l'exécution correcte du marché s'avère pratiquement impossible, a été simplement occulté; Il est à noter avec insistance, qu'il est constant que les clauses techniques particulières annoncées dans le contrat n°22/522DG/DP du 06/12/2022, comme étant un document faisant partie intégrante de celui-ci ont été sciemment annoncées mais demeurent introuvables dans le contrat finalisé, signé par le Directeur sortant de la Société EDM-SA, le Sieur Koureichi  KONARE: Que d'ailleurs ce même contrat, comportant des mentions inexactes a été paraphé en connaissance de cause par les nommés Samba Ben Moussa DIAKITE, ex Directeur Général Adjoint, Joseph THERA, Chef du Département Juridique d'EDM-SA, Mamadou SIDIBE, Chef de Département Contrôle des Contrat et passation des marchés et Compliance, Ousmane TRAORE, Directeur de la Production, Boubacar DIALLO, Directeur Administratif et Financier et la dame Aminata NIANE, Secrétaire Générale de EDM-SA, chargée du département juridique et du département contrôle des contrats et passation des marchés, compliance et communication.

Il en résulte en conséquence une altération de la vérité caractérisée par la formulation de fausses mentions dans la conclusion du marché conclu et ayant entrainé un préjudice à l'Etat; Qu'il demeure établi que les contrats additionnels n°072DG/DP, n°073DG/DP, n°074DG/DP et n°074DG/DP, tous en date du 17 avril 2023 et ayant pour objet les travaux additionnels du génie civil; la fourniture de pièces, de pose et de frais y afférent; la fourniture et installation des coffrets systèmes synchronisation (module de contrôle et disjoncteurs); la fourniture et pose de câbles devant servir à raccorder les groupes électrogènes, pour un coût total de 1 595 037 860 F CFA, conclus par l'ex Directeur Général, Koureissi KONARE ne sont pas considérés comme des avenants au contrat initial;

Qu'il est dès lors important de souligner quelle est l'opportunité voire la légalité de contracter à nouveau des contrats ayant le même objet notamment l'installation et la fourniture que le contrat initial nº22/522DG/DP du 06/12/2022. Qu'en tous les cas, ces prestations font partie intégrante  du contrat initial en ce sens que les services connexes qui sont : l'installation, la mise en service et la maintenance des groupes, sont prévus au niveau de son cahier des clauses administratives générales (CCAG);

Que les nommés Koureissi KONARE, ex Directeur Général de l'EDM-SA, Samba Ben Moussa DIAKITE, ex Directeur Général Adjoint, Joseph THERA, Chef du Département Juridique d'EDM-SA, Mamadou SIDIBE, Chef de Département Contrôle des Contrat et passation des marchés et Compliance, Ousmane TRAORE, Directeur de la Production, Boubacar DIALLO, Directeur Administratif et Financier et la dame Aminata NIANE,  ont perçu  divers biens (notamment des sommes d'argent et d'importantes quantités de combustibles identifiées) dont ils savaient ou auraient dû savoir, qu'ils provenaient de la commission des crimes ou délits, ou de la participation à ces crimes ou délits, notamment l'atteinte aux biens publics les faux, usages des faux, et complicité desdits, dans le but de dissimuler ou de déguiser l'origine illicite desdits biens ou d'aider toutes personnes impliquées, en occurrence des sociétés dans la commission de ces crimes ou délits à échapper aux conséquences judiciaires  de leurs actes; Que ces faits sont définis aux articles 7 et 113, 124 de la Loi N°008 du 17 Mars 2016 portant loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et 24 du Code pénal;

Qu'en droit, ainsi qu'il résulte de l'article 609-1 du Code de procédure pénale, le blanchiment des capitaux est une infraction de nature transnationale par nature, en raison de sa gravité; Aussi, résulte-t-il des mêmes investigations que la responsabilité pénale d'un membre du Gouvernement, à l'époque des faits, est recherchée dans la commission desdits faits, en occurrence Monsieur Lamine Seydou TRAORE, ancien Ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau; Or, en pareilles circonstances, s'agissant de surcroit d'infractions commises dans l'exercice de ses fonctions de membre du Gouvernement, la poursuite et l'instruction de l'affaire sont de la compétence de la Cour suprême tel qu'il ressort des termes de l'article 82 de la Constitution du 22 juillet 2023. Les observateurs et analystes prévoient  un tsunami  judiciaire en perspective.

A suivre !

<strong>Falaye Keïta</strong>

<strong> </strong>

<strong>(En Encadré)</strong>

<strong>Situation des présumés coupables de  l’Affaire malversations EDM</strong>

Les anciens  DG de l'EDM, Oumar DIARRA  et Koureissi Konaré sont placés sous mandat de dépôt par la Cour suprême.  Mamadou Sidibé, ex chef du Département juridique de l'EDM-SA ; Joseph Thera, Chef du département juridique de l'EDM-SA ; Amina Niane, secrétaire générale, chargée du département juridique, de la communication, du contrôle des contrats et de la compliance de l'EDM-SA ; Boubacar Diallo, ex Directeur administratif et financier et actuel conseiller du DG ; Saran Diakité, ex Cheffe de Bureau des hydrocarbures à la Direction Générale des Douanes ; Les opérateurs fournisseurs du carburant à EDM (dont le célèbre Mama Lah);  placés sous mandat de dépôt par la Cour suprême, pour des écarts ;  sont  également  placés  sous mandat de dépôt par la Cour suprême.

Toutefois,  le représentant d'un troisième fournisseur  est relaxé. Les membres du Conseil d'Administration de L'EDM-SA, y compris le Président, sont  hors cause à ce stade.  Après avoir été longuement entendu par la chambre civile d'instruction de la Cour suprême, ils sont désormais  libres  de leurs  mouvements.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le piège de la réciprocité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-piege-de-la-reciprocite-3051073.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 01:50:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’une des choses les plus désagréables voire déshonorantes dans la vie, est lorsqu’une personne se retrouve être empêchée  de pouvoir   retourner dans son pays d’origine. Quelles que soient les raisons  avancées, celle-ci ne comprendrait jamais une telle décision. C’est notamment le cas  dont une centaine de nos  compatriotes maliens binationaux, détenteurs de passeports français (et non munis de passeports maliens au moment des faits),  en provenance  de France, a vécu à leur descente d’avion. Car, ces binationaux maliens ont été systématiquement <em> refoulés  par <strong> </strong>les autorités aéroportuaires du Mali à cause de leur  incapacité  à se conformer aux nouvelles mesures réglementaires mises en place  par Bamako depuis le 14 janvier 2024. </em>

En effet, en  raison d’une mesure de réciprocité, suite à la décision de la fermeture par le Quai d’Orsay  du service  consulaire français à Bamako, le 07 janvier, le Ministère  malien des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale a  également  durci le ton. Ainsi,  le 09 courant, « En application du principe de réciprocité », Bamako  a aussi décidé de suspendre à son tour,  la délivrance de visas par les services consulaires maliens à Paris.

De sorte que  tout voyageur franco-malien,  détenteur que du seul passeport français, est  désormais réduit à la seule nationalité française. S’il  désire  se rendre au Mali, il ne pourrait donc pas se munir de tous les documents de voyages nécessaires (notamment le visa malien). Ce, jusqu’à nouvel ordre. Les binationaux,  d’origine malienne, payent  ainsi  cash  les frais  de la brouille diplomatique entre les Etats du Mali et de la France. Mais ne pouvaient-ils pas  bénéficier  d’une dérogation de la part de Bamako ? Sinon,  seraient-ils   alors obligés d’attendre  tout le temps qu’il faudrait  pour que le nuage se dissipe entre Bamako et Paris ?

Une chose  est en tout cas certaine, les migrants maliens sont massivement  installés dans beaucoup de  pays à travers le monde, en l’occurrence en France où ils comptent des centaines de milliers, le plus souvent depuis plusieurs générations. Leurs transferts monétaires et investissements économiques et sociaux sont d’un apport considérable pour leur  pays d’origine.  Ils dépassent  largement l’Aide Publique au Développement naguère fournie par la France au Mali (elle est actuellement suspendue). N’est-ce pas pourquoi un Ministère, celui des Maliens de l’extérieur, s’occupe spécialement de leur situation ! En raison donc de cette réalité criarde, les migrants maliens qui rentrent dans leur pays d’origine,  ne devraient-ils pas bénéficier  d’un traitement spécial ?

Le bon sens l’exige, tant le  Mali est  très connu comme  un grand pays producteur de migrants, tout autant qu’un pays de réception et de passage de migrants. Aussi, c’est une réalité : le flux de déplacement des binationaux franco-maliens vers le Mali, leur pays d’origine, est actuellement plus important.  Eu égard à toutes ces raisons évidentes, le Mali devrait  éviter de tomber dans le piège de la réciprocité de sa décision politique. C’est pourquoi, les Autorités maliennes  de Transition auraient dû  anticiper    en amont pour  que les maliens d’origine soient épargnés par  cette mesure de réciprocité. Il est toujours possible  de trouver des solutions  idoines  au problème posé. Donc mieux  vaut  tard que jamais !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gradi Ka Baro Kene :  Un cadre d’échange avec les citoyens Maliens !</title>
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<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 08:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Dimanche 30 décembre 2023, le GRADI Mali a tenu sa première activité annuelle dans la commune I du district de Bamako, notamment à Nafadji. Un cadre de débats  pour informer, sensibiliser la population sur les enjeux des élections à venir au Mali. Les échanges s’articulaient autour de cette question principale : Que faut-il faire avant, le jour et après les élections ?</em>

Le Groupe de Réflexion et d’Action pour la Démocratie et l’Inclusivité au Mali <em> </em>GRADI Mali, a partagé avec la population de Nafadji, notamment l’association des femmes, leur connaissance sur les procédures mais aussi les lois électorales au Mali. Malgré les suspicions qui tournent au tour de l’organisation de l’élection présidentielle par le Président Colonel Assimi Goita et les membres du Gouvernement de la Transition. Konimba Ballo l’animateur de ce <em>Baro</em> nous rassure que : « Tout compte fait et ce qui est sûr aussi à la fin de la Transition, il y aura une élection. C’est pourquoi le GRADI a jugé nécessaire de partager ces connaissances sur les reformes qui ont été faites  pour la bonne organisation de l’élection. Afin de conseiller  nos mamans, nos sœurs mais également nos frères sur les enjeux des élections dans toutes ses formes ».

En connaissant les textes qui régissent la vie politique, surtout les lois électorales au Mali, les femmes qui sont les couches vulnérables ont appris avec beaucoup de satisfaction les procédures, les lois électorales etc. Elles ont été informé, sensibilisé sur les enjeux des élections du pays. « Choisir les femmes premièrement pour bénéficier de ce premier d’échange, autrement appelé <em>Baro Kene, </em> est vraiment significatif. Parce que les Femmes jouent un très grand rôle dans la mobilisation des électeurs et l’organisation des élections au Mali. Leurs sensibilisations, informations permettraient d’éviter un vote bâclé, influencé par le pouvoir d’argent ». Nous a confiés Magassa Aichata Diallo, présidente de GRADI-Mali.

L’Association Danaya Ton de Nafadji, une association composée de plus de 1000 personnes, a activement assisté à ce <em>Baro</em>. La présidente de l’association, Traoré Coumba Diallo,  n’a pas manqué de manifester sa satisfaction après avoir participé à ce cadre d’échange. « Nous avons appris beaucoup de choses, surtout des orientations et des informations essentielles sur les élections au Mali. Nous sommes heureuses, nous encourageons cette initiative de GRADI pour que toutes et tous maliens (e) soient informés ».

Face au défi des achats de consciences durant les élections, aussi les bourrages des urnes. GRADI entends par ces genres d’activité de participer à la promotion, valorisation de la démocratie et de la bonne gouvernance partout au Mali. Cette action permettrait à GRADI de contribuer dans la lutte contre les fraudes durant les élections (municipale, sénatoriale, législative et présidentielle).

« Baro Kene », un cadre d’échange avec la population sur les processus électoraux du Mali, a été une occasion d’expliquer le droit et le devoir des citoyens pour la tenue d’une élection libre et transparente dans le strict respect des lois. Cette initiative des membres du GRADI-Mali est nécessaire pour résoudre ces problèmes qui sont les origines des crises politico-militaires en Afrique depuis belle lurette.

<strong>B. B. TRAORE, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>13è  Journée de  la  Santé dans le cercle de Koumantou :  Plus de 113 opérations et 1662 consultations en deux jours !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/13e-journee-de-la-sante-dans-le-cercle-de-koumantou-plus-de-113-operations-et-1662-consultations-en-deux-jours-3050201.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 08:07:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’Association des Jeunes Ressortissants de la Commune de Koumantou a organisé,  du 15 au 17 décembre 2023, la 13<sup>e</sup> Edition de la semaine de santé dans le cercle de Koumantou sous le thème : la Santé/Environnement. Durant cette 13<sup>e</sup> Edition de la semaine de santé dans le cercle de Koumantou, plus de 1000 personnes vulnérables des 37 Villages de Koumantou ont bénéficié  des soins gratuits. En outre, des médicaments ont été distribués entre les personnes vulnérables.     </em>

Depuis sa création en 1999, l’AJRCK participe au développement de la Commune de Koumantou dans plusieurs domaines (notamment Santé, Education, Environnement, Economique etc.). Face aux problèmes du changement climatique qui croissent sans cesse : « la santé de la population dans un contexte de changement climatique » a été le thème retenu pour rendre mémorable la 13<sup>e</sup> édition de la semaine de santé. En effet, c’était sous le haut parrainage du Colonel Lassine Togola, le PGD des Aéroports du Mali.

Après la cérémonie du démarrage des activités, vendredi le 15 décembre 2023 aux environs des 15 heures, en présence des Chefs de la Légitimité traditionnelle des 37 villages de la Commune de Koumantou, le Maire, le Préfet par intérim, les Chefs religieux, le Directeur Régional de la Santé de Sikasso, Médecin Chef du district sanitaire de Bougouni, le DTC du CSCOM de Koumantou, Directeur Général de la Clinique Banimonotié de Koumantou Docteur Coulibaly, les représentants de l’ADACOM, les ASACO… Ainsi, après les allocutions des uns et des autres, Monsieur le Préfet par intérim Tianegué Diarra a lancé l’ouverture des activités. Tout en saluant, encourageant les jeunes d’œuvrer à réaliser ces genres d’actions  humanitaires  au bénéfice de sa population.

Le bilan de l’activité de la semaine de santé de l’année  2023 est suffisamment à la hauteur de souhaits se félicite le Coordinateur de l’activité Docteur Cheick Sogodogo. Il poursuit à faire son bilan tout en affirmant que 50 médecins de toutes spécialités confondues ont activement participé à la réussite de cette semaine de santé. Il s’agit des ophtalmologues, des chirurgiens, spécialistes en pédiatrie et en médecine communautaire etc. L’activité a été réalisé dans les cinq aires de santé de Koumantou (Koumantou, Koulé, Kola, Niamala, Tiéfala). En outre, la clinique Banimonotié de Koumantou, Chez Docteur Moussa S Coulibaly, un partenaire clé de l’évènement depuis plusieurs années. Cependant, le Coordinateur n’a pas manqué de montrer sa satisfaction car d’après le bilan : plus 186 enfants consultés ont bénéfié de médicament gratuit, 1476 consultation médicales, plus de 365 cas de consultation ophtalmologique, 55 patients opérés souffrant de cataracte, plus de 58 patients opérés souffrant d’hernie et hydrocèle.

Une équipe dynamique de médecins originaires de la commune de Koumantou et les sympathisants de l’AJRCK ont fait un travail remarquable durant ces trois jours. L’objectif était d’apporter un secours à la population démunie afin de vaincre des maladies comme le paludisme, la cataracte, la hernie. Des médicaments ont été offerts aux 5 aires de santé de la commune de Koumantou. L’un des objectifs de la semaine de santé est d’apporter des soutiens de la population de la commune, surtout aux couches les plus vulnérables.

Dans l’ensemble,  l’activité s’est bien passée a constaté le Maire de la Commune de Koumantou, Monsieur Sidi S Coulibaly. Vu la croissance rapide de la population de sa commune et la distance entre les aires de santé, le CSCOM de Koumantou a urgemment besoin des ambulances pour transférer les cas urgents dans les CSREF à Bougouni ou à Sikasso. Ce moyen de déplacement sera sans doute nécessaire, jadis pour transférer les cas urgent dans un temps précis. En plus,  le CSCOM manque d’un bloc opératoire de césarienne.

Pour le DTC de CSCOM de Koumantou Dr Traoré, cette activité a beaucoup d’avantage parce qu’elle va permettre aux couches les plus démunies de bénéficier de soins et des consultations gratuits. Elle a permis de sensibiliser la population sur les enjeux lieux au changement climatique,  chose qui leur permettrait de protéger leur environnement.

A côté de l’activité dans le domaine de la santé, l’AJRCK a informé et sensibilisé la population de Koumantou sur les méfaits des changements climatiques. L’environnementaliste N’Faly Koné et son staff ont procédé à une série d’informations  pour sensibiliser les citoyens des enjeux des changements climatiques sur l’environnement afin  que la population prenne des mesures préventives contre ces problèmes qui menacent l’humanité à l’échiquier international.

Parrainer cette activité dénommée la semaine de santé est un honneur que ne je ne saurais refuser, dixit  le Parain, le Colonel Lassine Togola, PDG des aéroports du Mali. Il a invité durant son allocution, la jeunesse de Koumantou de renforcer davantage leur unité et cohésion sociale. Il a aussi remercié les plus hautes autorités du Mali. Notamment, le Président Colonel Assimi Goita et son gouvernement qui ne cessent d’inculquer aux maliens l’esprit de fraternité et de solidarité à travers des actions pour construire le <em>Mali Koura</em>. Le Colonel Togola a terminé son intervention en invitant les membres de l’AJRCK de rester constant dans cette dynamique de la construction de leur terroir.

Le secrétaire général de l’AJRCK, Monsieur Drissa Togola a chaleureusement salué et remercié le parrain, Colonel Togola pour ces efforts dans la commune. Il a invité les jeunes leaders de la commune de Koumantou de se solidariser pour venir en aide aux populations, surtout des projets allant le sens du développement durable. Tout cela nous permettrait de porter haut le nom du Cercle de Koumantou partout au monde et au Mali.

Bien que la semaine de la santé de l’édition Décembre 2023 s’est terminée dans une joie de satisfaction. Certains participants à l’évènement ont signalé d’autres besoins nécessaire dont souffre le CSCOM de Koumantou comme manque d’ambulance et de bloc opératoire pour l’opération césarienne.

<strong>Boubacar Bani TRAORE, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutien à la Transition  et aux  FAMA : « Djoliba Mandé Jeli Tonba »  organise &amp;quot;Sandiya&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soutien-a-la-transition-et-aux-fama-djoliba-mande-jeli-tonba-organise-sandiya-3050196.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 08:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le cadre de son soutien indéfectible à la Transition malienne, notamment aux FAMAS, « Djoliba Mandé Jeli Tonba » a  organisé, le samedi 23 décembre 2023, dans l'Arrondissement de Badougou Djoliba, une manifestation culturelle dénommée "Sandiya". L'évènement, parrainé  par Dr Salim Bassirou Keita et Mme Traoré Faramata Diakité, présidente des Femmes du village de Dalakana, étai présidé  par le sous-préfet, Harouna Berthé.</em>

On notait  à cette  festivité, la présence de plusieurs personnalités de marque dont: le vice-président Commission Défense du CNT, Fousseyni Ouattara ; Mamadou Naman Keita, ancien Directeur National des Routes du Mali; le Général d'Aviation Zoumana Kouyaté et  Dr N'Ko Keita, natifs  de Badougou Djoliba;  De nombreux ressortissants du désormais arrondissement de Badougou Djoliba avaient  honoré de leur présence pour  la réussite de  "Sandiya".

Le Chef du village, Souleymane Keita et  celui des griots de Badougou Djoliba, ont souhaité aux hôtes de marque  ainsi qu’aux  nombreux ressortissants de l'arrondissement, la bienvenue  à la cérémonie festive. Ils n’ont pas manqué de vivement remercier  les autorités de la Transition, pour avoir érigé le village de Badougou Djoliba en Arrondissement. Mais aussi et surtout  pour l’avoir  promu en Chef-lieu de la Commune du Mandé.  Ils ont chargé le vice-président Commission Défense du CNT de transmettre  leur soutien indéfectible aux  autorités de la Transition.  Ils ont adressé le même soutien indéfectible aux Forces Armées Maliennes (FAMA), en l’occurrence pour  la reprise de la ville de Kidal aux mains des forces terroristes.

L'objet de  cette réjouissance,  pour  les « Jelis »,  était de montrer aux «  autorités maliennes  et à la face du monde »,  leur soutien indéfectible aux autorités de la Transition. Mais aussi  et surtout aux FAMa,  pour la reconquête triomphale de  Kidal.  D’après « Jeli Tonba », la cérémonie culturelle <strong>"Sandiya"</strong> célèbre également  l’érection  du village de Badougou  Djoliba en Chef-lieu   d’Arrondissement  et  chef-lieu  de la commune rurale du Mandé.

<strong>Gaoussou Madani Traoré, envoyé spécial à Badougou Djoliba.</strong>

<strong>(En Encadré) </strong>

<strong>A  propos de l’arrondissement  de Badougou Djoliba</strong>

Situé sur la route du cercle de Kangaba à une trentaine de kms de Bamako , le Chef-lieu  de  l’arrondissement de Badougou Djoliba est  limité  au sud par  le village  de Kirina, au  nord par celui de  Samayana , à l’ouest  par le village de Dalakana. A l’est, il est limité par le fleuve  Djoliba,  nom  du  terroir  du fleuve Niger.  L’arrondissement de Badougou Djoliba est composé de 21 villages. Ce sont  tous les villages que comprenait la Commune du Mandé, exceptés  les  villages de Ouezzindougou, Kanadjiguila, Samaya et Kabalabougou.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Des actes  concrets, au&#45;delà du concept !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-actes-concrets-au-dela-du-concept-3050198.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 07:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maiga a placé la commémoration  de  la deuxième  journée  de « la Souveraineté retrouvée »  comme étant celle  de « la mobilisation des énergies pour défendre la patrie et les valeurs républicaines et maintenir la flamme patriotique, la volonté de résistance et de résilience du peuple, face aux défis de tous genres, dans le souci de préservation de la souveraineté nationale et de l’affirmation des aspirations légitimes du peuple malien ». Alors  que d’éminents professeurs, étudiants et chercheurs,  ont longuement exposé leurs points de vue sur les thèmes relatifs au  concept de « la souveraineté retrouvée ». Ils  ont  proposé des démarches scientifiques et sociopolitiques à suivre afin que le concept puisse se concrétiser dans les décisions officielles.

À l’appel du gouvernement de la Transition, le peuple  Malien est massivement sorti, le 14 janvier 2022,  pour  dénoncer les sanctions illégitimes, illégales inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA contre leur pays. Après cette  grandiose  démonstration  de force, les autorités maliennes ont décrété le 14 janvier : « Journée Nationale de la Souveraineté retrouvée »  pour magnifier  le  courage  et  la résilience du peuple malien.  La première édition  a  été officiellement célébrée à Ségou dans la Cité des Balanzans.  La seconde, intervenant dans un contexte où les FAMA ont repris la ville  de Kidal,  a eu lieu  le  14  janvier de cette année,  à la Cité universitaire de Kabala.  Pour le  lancement officiel des activités, plusieurs  membres du Gouvernement étaient présents.

La souveraineté d'un État implique l'exclusivité de ses compétences législatives, exécutives et judiciaires. C’est  aussi un concept qui signifie qu’un  État est  indépendant. Qu’il  a  le contrôle exclusif de son territoire. En conséquence,  un pays souverain est celui  qui fait ses choix librement, sans dépendre d'aucun autre pays. Et, qui  dispose de ses propres moyens financiers. Est-ce à comprendre que  notre pays répond désormais à tous  ces critères pour que l’on puisse admettre qu’il a retrouvé la plénitude de sa  souveraineté ?  La réponse à l’interrogation  n’est pas évidente.

Mais  une chose est évidente : les forces étrangères de la MINUSMA et de Barkhane, qui avaient mis le Mali sous tutelle,  ont  déjà quitté le territoire national. Désormais,  les Autorités  de la Transition ont  adopté  trois principes pour régir la coopération bilatérale et multilatérale du Mali. Ce sont: <strong>le respect de la souveraineté de l’Etat du Mali, le respect de ses choix stratégiques et celui de ses partenaires ainsi que  la prise en compte des intérêts vitaux du  peuple malien</strong>. Est-ce suffisant pour  que le Mali retrouve  toute sa souveraineté ? Certainement pas !

Actuellement, il est une réalité que le Mali contrôle son espace terrestre et aérien  grâce à un meilleur choix de ses partenaires stratégiques. Qui lui ont fourni des moyens logistiques conséquents avec  des transferts de compétence. Cependant, il  faut  que les Autorités de la Transition soient  conscientes qu’il faut  vite dépasser le concept de « la souveraineté retrouvée » pour  aller vers des actions plus concrètes. Elles  doivent  alors  s’atteler à favoriser  toutes  les conditions nécessaires pour que  l’ensemble des forces vives  du Mali se sentent  réellement concernées dans la gestion publique de leur pays.

Pour ce faire, elles doivent forcément  accepter de bannir   le népotisme et  le clanisme dans toutes leurs prises de décisions. Car, dans  l’édification du « Mali Kura », aucune  compétence ne devra  être ignorée. Chaque malien devra dorénavant  compter.  Cela est d’autant nécessaire  que  la frange juvénile, constituant la majorité de la population malienne, ne saurait  demeurer  dans la résilience  pour  béatement soutenir  leurs autorités  alors  que celles-ci ne fournissent  pas des efforts  pour diriger le pays  dans la transparence.

S’il est   une réalité criarde que  le concept de « la souveraineté retrouvée »   du Mali  est  bien partagé par une majorité des compatriotes. Toutefois, il  ne doit pas demeurer  un vain mot, c’est-à-dire  un slogan.  Alors, il faut bien  que  les Autorités de la Transition   s’investissent  davantage   politiquement  pour briser tous les liens économiques et financiers d’avec l’ancienne puissance coloniale! Notamment, l’usage du  Franc CFA !  Sont-elles  déjà dans   des dispositions pour son abandon au profit d’une monnaie souveraine ? De toute façon, elles  doivent  forcément  prendre des décisions courageuses. Sinon,  le concept de   « la souveraineté retrouvée » n’aurait aucun vrai contenu dans les faits!

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO et  pays en crise :    Un  consensus est&#45;il possible pour le chronogramme électoral ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-et-pays-en-crise-un-consensus-est-il-possible-pour-le-chronogramme-electoral-3046690.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 09:07:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'organisation sous-régionale, la CEDEAO a tenu son sommet ce week-end pour se pencher sur la situation des pays en crise. Il s'agit bien sûr du Burkina Faso, de la Guinée et du Mali et du  Niger. Ces Etats  sont en désaccord avec l’organisation sous-régionale, suite au renversement des Chefs d’Etat  « élus démocratiquement ». La CEDEAO n'avait pas hésité de mettre en œuvre des textes sanctionnant ces différents pays. L'embargo  économique et financier  a été  l'une des sanctions les plus sévères sanctions qu’il leur a infligées.

Toutefois, les négociations et autres contacts demeurent maintenus entre la CEDEAO et les pays concernés. Une  meilleure  évolution des différents chronogrammes,  pourrait aider à ce qu’un  consensus soit trouvé entre les parties. Le cas Mali se précise positivement dans la mesure où  l'une de ses principales priorités a été atteinte. En effet, la question du retour de l'État au nord était au centre des préoccupations majeures des autorités de la Transition. Retrouver l'entièreté du territoire national pour y imposer l'autorité de l'État, était devenu la condition sine qua none pour que les élections se tiennent. C'est désormais  chose faite avec la libération de la région de Kidal. Ce  qui a débouché sur la nomination d'un nouveau gouverneur.

L'équation était que, les élections pouvaient-elles se faire dans un pays où une partie du territoire n'est pas sous le contrôle de l'État ? L'horizon est désormais éclairé et la possibilité de la tenue des élections est désormais envisageable.  Les autres pays, pourraient sûrement emboîter les pas au Mali. Où un nouveau  chronogramme pourrait être proposé avec la bonne intention de retourner à l'ordre constitutionnel normal.

Si  un  consensus venait à être  trouvé entre la CEDEAO  et les pays en crise, ces derniers pourraient organiser des élections générales pour un retour à l’ordre constitutionnel. Cela pourrait énormément les aider à se pencher   sur le  vrai développement et sortir de la sphère des crises avec leurs conséquences fâcheuses.

&nbsp;

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politque</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concours d’entrée à la fonction publique : Les diplômés de la FHG, au banc de touche!</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/concours-dentree-a-la-fonction-publique-les-diplomes-de-la-fhg-au-banc-de-touche-3046692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 08:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>C’est le 27 octobre que le ministère du travail et de la Fonction publique a lancé,  à travers un communiqué, l’ouverture des dépôts des dossiers aux différents concours d’entrée à la fonction publique. Les postes à pourvoir sont nombreux parmi lesquels, on note  les cadres des Arts et de la Culture mais aussi ceux des administrateurs du Tourisme et Administrateurs des Actions sociales. Mais les diplômés de la </em>Faculté d’Histoire et de Géographie<em>  (FHG)  ont été rejetés  par les agents chargés de la réception des dossiers. Un  rejet qui  n’est pas sans conséquence.</em>

Chaque année  à la Faculté d’Histoire et de Géographie  (FHG), plus de 5000 étudiants terminent leurs études. <strong>Mais de 2008 à nos jours (soit 15 ans), aucun de ces jeunes étudiants sortant de cette faculté, notamment du Département Histoire-Archéologie,  n’a pu participer  aux différents concours organisés par l’Etat malien.</strong> Est-ce dû   à un manque de débouchés ou une méconnaissance des métiers que  la formation de la science d’histoire et de géographie ? Pourtant les diplômés d’Histoire Archéologie et de Géographie participaient auparavant aux concours d’entrée à la Fonction publique. Aujourd’hui, qu’est ce qui bloque  donc la participation des diplômés de la FHG aux concours d’entrée de la fonction publique ?

Après l’ouverture du dépôt de dossiers par le ministère de la Fonction publique,  le 27 octobre 2023, à l’instar  des années précédentes, certains diplômés de la FHG ont constitué leurs dossiers dans l’espoir de tenter leurs chances aux concours d’entrée à la Fonction publique. Sans chercher  à savoir si leurs formations sont en rapport avec les postes demandés, le personnel  du Centre National des Concours de la Fonction Publique  (CNCFP) a  catégoriquement refusé d’accepter les dossiers de candidatures de certains diplômés de la FHG. Comment peut-on comprendre que le diplôme d’Histoire et de géographie ne puisse  pas pourvoir aux postes de cadre des Arts et de la Culture ainsi qu’à ceux des  administrateurs du tourisme ? Voilà que ces milliers de  jeunes sont  oubliés par l’Etat. Ces jeunes  souffrent  dans le chômage de plus de 15 ans sans voix ni moyens, ils n’arrivent  plus  à participer à ces  concours. Après avoir obtenu  leurs diplômes dans des conditions extrêmement difficiles et parfois dans des environnements inadéquats pour étudier, ils sont de perdre tout espoir.

Mécontent et inquiétés de la situation, les diplômés de la FHG dénoncent donc cette marginalisation et inégalité de chance  qui perdure depuis  des années. Ils ont même procédé à des démarches auprès de certains ministères pour pallier cette marginalisation, inégalité de chance dont ils sont victimes. Mais  hélas,  jusqu’au jour  d’aujourd’hui, leurs démarches demeurent  vaines. C’est triste de voir que les autorités ne prennent pas en considération leurs réclamations que si elles sont accompagnées par des manifestions violentes. Avons-nous vraiment besoin  de cela pour se faire entendre ou pour obtenir ses droits ?. De toute façon cette mise à l’écart des jeunes diplômés de la FHG n’est pas sans conséquence.

Car, la non-participation des  diplômés de la FHG aux concours d’entrée à la fonction publique,  présente plusieurs conséquences : elle impacte  sur leur avenir, elle joue sur la notoriété de la FHG et elle contribue à l’aggravation du  chômage. Or, chaque année,  plus de 5000 étudiants franchissent la porte la FHG avec leurs diplômes en main,  pour se retrouver dans le chômage. Alors que  les produits de cette grande Faculté ne sont pas utilisés par l’Etat Malien depuis plus d’une décennie.

Puisque,  excepté le concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de Bamako, le diplômé  de la FHG surtout d’Histoire-Archéologie ne peut faire d’autres concours. Ce qui fait qu’à la fin de leurs études, la plupart des diplômés de la FHG se retrouvent dans des secteurs d’activités informels (des activités telles que : ouvrier dans les sentier, vendeurs d’essence au bord de la route, gérant de caisse orange monnaie, agent de société de gardiennage…)qui n’ont pas de rapport avec leurs formations  acquises après quatre ou trois ans d’étude universitaire.  Que  c’est dommage !

Avec une terre vaste, le Mali est un pays qui une histoire  et culture riches  et connues  à travers le monde. Mais à cause des problèmes de l’employabilité après des études universitaire, inégalité de chance au niveau de concours d’entrée de la fonction publique, la majorité des jeunes étudiants se détournent de l’apprentissage de l’histoire et de la géographie d’années après années. Le constat est que le nombre des étudiants diminuent chaque année à FHG.

Face à une telle situation,  quel  sera le Mali de demain sans l’Histoire et de la Géographie ? Ne faut-il pas éviter le pire quand il est encore possible ? « <em>Un peuple qui connait son Histoire et de sa Géographie est un peuple décomplexé, c’est aussi un peuple qui est capable de donner sa vie pour défendre sa patrie et son terroir », nous enseigne-t-t-il pas </em>!

D’ailleurs ces diplômés de la FHG  peuvent bien concourir à plusieurs niveaux, tels que à l’ENA au poste de Conseillers des Affaires étrangères, malheureusement excepté le Master d’Histoire des Relations internationales, le diplôme de Licence d’Histoire ne peut pas faire ce concours. Alors que le diplôme de Licence et Master Droit y participent. D’ailleurs, le diplôme d’Histoire et de Géographie peut pourvoir plusieurs postes notamment les postes des directions rattachées au ministère de la culture de l’artisanat et du tourisme, au ministère de l’urbanisme, le développement des actions sociales parce l’Histoire et de Géographie est une science sociale, ministère des affaires étrangères, l’administration territoriale…

Mais d’où vient  donc le blocage ?

<strong>Boubacar Bani TRAORE, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sensibiliser sur les  problèmes socioéconomiques :  GRADI&#45;Mali se mobilise auprès de la jeunesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sensibiliser-sur-les-problemes-socioeconomiques-gradi-mali-se-mobilise-aupres-de-la-jeunesse-3046694.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 07:58:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le but de sensibiliser et de proposer des actions concrètes aux problèmes socio-économiques complexes dont le Mali traverse, le </em>Groupe de Réflexion et d’Action pour la Démocratie et l’Inclusivité au Mali (<em>GRADI-Mali),  à travers une conférence de presse, a  lancé  ses activités phares afin de pallier  à ces fléaux. Mais aussi, pour  informer l’opinion nationale et internationale sur ses activités réalisées.</em> <em>C’était  le samedi le 02 décembre 2023, à la maison des jeunes de Bamako en présence des jeunes et de nombreuses  personnalités de la société civile malienne.  </em>

La présidente du GRADI-Mali, Magassa  Aichata  dite Ada Diallo, a rappelé que son association  est une organisation naissante, composée  essentiellement de  jeunes leaders de la société civile malienne. Ainsi, après l’ouverture de la séance, elle a, à tour de rôle, demandé aux  membres du bureau à se  présenter au public présent. Elle a indiqué les objectifs, visions et  principes mais  surtout les projets réalisés ainsi que les projets  en perspective du GRADI-Mali.

Le GRADI-Mali a acquis son récépissé le mois de septembre 2023, a expliqué Boura Bocoum, le Secrétaire Général Adjoint. « Ce Groupement des jeunes a été créé en parfaite conformité et au strict respect de la loi 04-038 AN/ du 05 Aout 2004,  relative aux associations en République du Mali avec comme devise : « Démocratie-Citoyenneté-Inclusivité » », a-t-il dit.  Aussi,  il a  rappelé  que le GRADI-Mali est né d’une volonté commune des sortants de l’école politique et démocratique « NIMD ».

Ainsi, a-t-il poursuivi, après avoir suivi des formations communes, les membres du GRADI-Mali ont décidé de cheminer ensemble afin d’apporter leurs apports aux renforcements de la démocratie, la bonne gouvernance et stabilité au Mali. C’est une association apolitique, multi professionnelles.  Qui regroupe en son sein,  des écrivains, des entrepreneurs, des étudiants... Elle  reste ouverte à toutes les couches socioprofessionnelles.

Quant à Taki Kanté, Ecrivaine de son Etat, elle  a présenté les activités déjà réalisées par GRADI-Mali. D’après elle, parmi les activités menées par son organisation on note : « Café politique de Haut niveau « NIMD », animé par Abdoulaye Diop, le Chef de la diplomatie malienne sur le thème : « la diplomatie malienne à l’épreuve des enjeux géopolitiques : Entre reconquête de la souveraineté et tensions diplomatiques » ; Café politique du GRADI-Mali sur le thème : « Avant-projet de constitution, point de vue de la jeunesse » ; Célébration du 66<sup>e</sup> anniversaire du décès de Mamadou Konaté en présence du PM  Maiga Choguel Kokala.

Souleymane Dama a annoncé les projets phares du GRADI-Mali parmi lesquels on peut mentionner : « GRADI KA BARO KENE » qui est un cadre d’échange et de dialogue entre la population malienne, surtout les femmes et les jeunes. Durant cet espace de dialogue, les leaders de l’association expliqueront aux  couches sociales,  la Démocratie afin  qu’elles soient informées et sensibilisées sur les enjeux de la question démocratique au Mali. « GRADI KA BARO KENE », a-t-il informé,  aura lieu dans les six communes du district de Bamako du mois Décembre 2023 au mois de Décembre 2024 ; Académie Leadership commencera du Février 2024 à Novembre 2024 dans les villes et campagnes du Mali pour former les Jeunes et les Femmes qui sont les couches les plus vulnérable. « Ces cadres d’échange et ses séries de formations seront une solution pour répondre aux problèmes démocratiques  du Mali, espère-t-il.

Avant de clore la conférence de presse, le public a été autorisé de  poser des questions. Lesquels ont été clairement répondues et avec satisfaction par les membres du GRADI-Mali. Avant de lever la séance, la modératrice a salué la présence des participants,  notamment les médias,  en citant cette citation inspirante de Frantz Fanon : « Chaque génération doit découvrir sa mission, la remplir ou la trahir, dans une relative opacité ». Cela,  pour motiver son organisation de  pouvoir remplir sa mission avec courage et résilience.

<strong>Boubacar Bani Traoré, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Afrique francophone :  Le  Système démocratique est&#45;il compatible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/afrique-francophone-le-systeme-democratique-est-il-compatible-3046689.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 07:51:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis  2020, on assiste à une série  de coups d’Etat militaires  dans  de nombreux  pays  francophones  d’Afrique qui  déposent   des « régimes démocratiques ».  Deux  au Mali et au Burkina-Faso, en moins d’un an. Un en Guinéeé-Konakry  puis un autre au Niger. Idem au Gabon. Ainsi, après avoir  fait le constat  que  les  masses populaires adhèrent massivement  à ces putschs, de nombreux  chercheurs, intellectuels et politiques du continent noir,  sont en train de multiplier  la tenue  de colloques,  symposiums, séminaires ou débats politiques pour essayer de comprendre quelles  en sont les véritables causes.  Et proposer des alternatives démocratiques africaines au modèle occidental.</em>

De nombreux  chercheurs panafricains  sont  désormais à l’œuvre pour proposer aux pays d’Afrique, un modèle de gouvernance authentique.  Pourquoi  le système démocratique (en vigueur depuis trois décennies) n’arrive pas à empêcher les changements ani-constitutionnels en Afrique francophone.  Est-ce que ce système  est vraiment compatible  avec les valeurs africaines ?  Dans l’affirmative, quels  aménagements constitutionnels faut-il apporter  pour qu’il puisse se pérenniser ? Sinon, quels autres systèmes pour les pays d’Afrique subsaharienne et francophone ?  Ce sont, entre autres, autant de questionnements non exhaustifs qu’ils se sont donnés comme  équations à résoudre.

Ainsi,  puisque les  débats  et les réflexions sur le système démocratique ne sont  pas l’apanage des seules élites politiques,  des chercheurs et intellectuels  panafricains  sont, aussi et fort heureusement, en train de jouer leur partition pour une meilleure  compréhension  du sujet (le système démocratique)  afin de pouvoir  y apporter des solutions idoines pour sa bonne marche. Où bien pourquoi ne pas proposer un autre modèle de Gouvernance que celui que l’on a reçu de l’ancien pays colonisateur ?  Mais qu’est-ce donc  le système démocratique ?

D’après Wikipédia,  l<strong>a démocratie représentative ou « démocratie indirecte »  </strong>est une forme d’organisation où des élus prennent des décisions concernant un plus grand nombre de personnes qu’eux-mêmes. Cette  <strong>démocratie représentative  s’oppose</strong> à la « <strong><a href="https://www.espoir-ric.fr/dictionnaire/democratie-directe">démocratie directe</a> »</strong>.  Où c’est l’ensemble des citoyens qui  ont la possibilité de  décider des lois sans passer par des élus. Dans la pratique, <strong>ces deux formes de démocratie peuvent cohabiter en paix, comme c’est  le cas en Suisse. Des pays qui usent de l’une des deux formes de démocratie  ou de l’une seule, sont considérés par le narratif occidental comme ceux qui sont gouvernés par le système démocratique. </strong>

Il est donc  universellement  admis en Occident que les pays qui  usent de ces deux formes de démocraties (directe ou indirecte), sont régis par un système démocratique. Lequel est considéré par les pays occidentaux comme le meilleur des systèmes de gouvernance. Tant c‘est un système politique dans lequel la souveraineté est attribuée aux citoyens qui l'exercent de façon  indirecte ou directe. En d’autres termes, ce sont les citoyens  qui adoptent eux-mêmes directement (par référendum) ou indirectement  (à travers le vote des élus) les lois et décisions importantes mais aussi qui choisissent  les agents d'exécution, généralement révocables.

Théoriquement, l’ensemble des pays francophones d’Afrique sont censés être gouvernés par le système  démocratique. Mais pourquoi  donc ce mode de gouvernance,  encensé par l’ensemble des pays occidentaux,  semble connaître  ses limites  lorsqu’il s’agit de l’Afrique francophone ? Est-ce parce que c’est un concept occidental qui est imposé de l’extérieur  à l’Afrique par les anciens colonisateurs ?

<strong>D’après le Chercheur Pierre Jacquemot,</strong>  « le système démocratique  est un modèle imposé par l’Occident à la fin de la période coloniale.  Lors de la décolonisation, le pays colonisateur a imposé aux  anciens territoires français, l’instauration d’un système de pouvoir électif avec un multipartisme ».  Ce qui n’est pas faux, car  la plupart des pères de l’indépendance africaine ont  été élus par la voie des urnes.  Mais  très vite, les dirigeants  de la quasi-totalité de ces Etats nouvellement indépendants ont amendé leur Constitution (qui ressemblait à la lettre à celle de la Ve République Française), en   abrogeant  le multipartisme au profit du Parti unique.  Alors que le Continent noir  avait  pourtant inventé depuis des siècles ses propres  traditions et modèles démocratiques qui ne recourent pas forcément  aux  élections.

C’est le cas de l’empire du Mali, au XIIIe  siècle, avec la Charte du  « Kouroukan Fuga », une véritable Constitution non écrite,  approuvé par l’ensemble des  Rois et Chefs coutumiers de l’empire dirigé par Soundiata Keïta. Cette Charte  du Mandé n’est-elle pas  l’ancêtre de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ? Pourquoi ne pas procéder à  la synthèse du système démocratique importé de l’Europe et celui qui a toujours existé dans nos pays, notamment depuis le temps des empires ?

Ce point de vue est désormais  partagé par  de nombreux chercheurs africains. Qui estiment que le Continent noir doit désormais expérimenter un autre modèle de gouvernance (le sien) qui tient compte de nos valeurs traditionnelles. D’autant que, chaque cinq ans, des élections  budgétivores  ont  lieu alors que les résultats sont toujours controversés et sources de crises sociopolitiques. Lesquelles finissent par occasionner, comme au Mali, à la prise du pouvoir par les militaires.  Cependant, d’autres  Chercheurs estiment que l’on pourrait expérimenter  en Afrique l’addition  du système de démocratie directe avec celui de la démocratie indirecte. Cela, en tenant compte de nos valeurs traditionnelles, comme  dans certains pays d’Asie. Le débat  est plus que jamais ouvert !

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Requiem pour la MINUSMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-requiem-pour-la-minusma-3046684.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 07:47:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est désormais une réalité, La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a rétrocédé son emprise de Bamako. Pour ce faire, elle  a organisé, le  lundi 11 décembre 2023,  une cérémonie solennelle à Bamako pour marquer son départ  définitif du Mali après une décennie de présence.  A l’occasion de ce requiem pour la MINUSMA, le  Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a exprimé sa gratitude à tous les pays qui ont contribué à la Mission et appuyé ses efforts. Il a également  rendu hommage aux casques bleus pour les immenses sacrifices consentis tout au long des dix années de présence de la Mission au Mali.

Chef de la MINUSMA a aussi loué  l’apport des opérations Serval, Barkhane et Takuba, de l'Union européenne et de ses Missions de formation, de l’Union africaine, de la CEDEAO et du G5 Sahel, ainsi que celui de la Médiation internationale mise en place dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger et conduite par l’Algérie en tant que chef de file, pour leur contribution à la stabilisation et  la paix au Mali. Un point de vue que ne partage ni les autorités maliennes encore moins la majorité de la population. Lesquelles considèrent que la présence de  la mission onusienne faisait   plutôt  partie  des  problèmes que des solutions  dans notre pays.  Ce, pourquoi elle a été sommé de plier bagages.

&nbsp;

Le processus de retrait de la MINUSMA avait  débuté le 30 juin 2023. C’était à l’issue du vote à  l’unanimité  des membres du  Conseil de sécurité de  la résolution 2690 (2023<strong>). </strong>Depuis la prise de cette décision, dix des treize emprises qu’elle occupait avaient déjà été fermées et rétrocédées aux autorités maliennes. Mais celle de Kidal n’a pas été rétrocédée aux autorités de Bamako conformément aux procédures édictées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Puisqu’elle a été délibérément délaissée aux mains des bandits armés de la CMA et leurs alliés terroristes. Il a fallu que les Forces Armées et de Sécurité mènent des combats pour la récupérer. « Dans les prochains jours, des remises partielles des emprises restantes de la Mission seront effectuées, avant leur transformation en sites de liquidation à partir du 1er janvier 2024. Il s’agit des camps de Bamako, de Gao et de Tombouctou », a informé le Représentant onusien au Mali. Compte contenu du grand désamour entre la représentation  onusienne et Bamako, cet  agenda pourrait connaitre des modifications.

Créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité, du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politique dans notre pays et effectuer un certain nombre de tâches d'ordre sécuritaire, la MINUSMA  a notoirement  échoué au Mali. Car, loin  d’avoir  appuyé  les autorités maliennes dans la sécurisation des populations, la mission onusienne n’a  de cesse contribué à  aggraver l’instabilité de notre pays.  Et  comme si cela ne suffisait pas, elle s’est révélée  comme  un instrument de la politique de déstabilisation de la France et du reste de la Communauté dite Internationale  au Mali.  D’où les  raisons évidentes qui ont poussé les autorités transitoires de Bamako à la chasser, à l’instar des forces  Barkhane et Takuba.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reprise de la ville de Kidal :  Mandé, en liesse,  célèbre  l’évènement!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reprise-de-la-ville-de-kidal-mande-en-liesse-celebre-levenement-3045361.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:41:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce vendredi 17 novembre 2023, à la mairie de la commune rurale de Mandé, a  lieu un meeting organisé par la jeunesse. Ce,  afin de manifester leur joie, montrer leur reconnaissance, et leurs  remerciements aux FAMA pour leur succès à Kidal. </em>

C'était en présence de toutes les autorités communales, notamment de : M. le maire, les chefs des villages de O Ouezzindougou et de Kanadjiguila, Mme Doumbia Fatoumata Diané,  Présidente du Collectif des associations et ONG féminines du Mali (CAFO), du  président de la jeunesse de Ouezzindougou, ainsi que de  plusieurs autres personnalités de marque de la commune, notamment Aboubacar Camara alias le Sybien,  ex coordinateur de L'AEEM et actuel guide des  « aeemistes »  du mandé.

Après la montée des couleurs,  le chef de  village de Ouezzindougou s'est dit fier et content des FAMA notamment. Il a exhorté  l'armée malienne à continuer sur ce chemin jusqu'à la à la sécurisation totale de notre pays. Quant au chef de  village de Kanadjiguila, il s'est dit heureux de voir  l'armée malienne bien accomplir sa mission régalienne. Il  s'en est suivi les mots de remerciements, de soutien prononcés par le Chef de la Délégation  Spéciale  de la commune Mandé. « Le but de l'événement de ce soir,  est de témoigner la joie de la population de la commune rurale du  Mandé par rapport à la reprise de la ville symbolique de Kidal par les FAMA. La jeunesse du Mandé, les Chefs des villages de la commune rurale Mandé et les autorités communales,  ont décidé ensemble de communier avec  les FAMA,  cette victoire sur les terroristes dans la ville symbolique de Kidal. Les FAMA ont montré au monde entier que c'est au maliens de faire de Kidal, une affaire malienne et ils l'ont magnifié le 14 novembre 2023. Le message que j'ai à lancer  à l'endroit de la population malienne,  en général et celle du Mandé,  en particulier, est de rester souder, d'aider son armée, la soutenir vaille que vaille pour que la victoire finale soit à l'orée de ce que l'on a prévu pour le Mali ! Le Mali pour les maliens, le Mali pour le Mali ! », S’est-il exprimé.

Mme Doumbia Fatoumata Diané Présidente de la  CAFO Collectif des associations et ONG féminines du Mali, dans son intervention, a vivement affiché le soutien ferme de son association aux FAMA et  aux autorités de la Transition. Alors que Galabou Diarra, Président de la jeunesse de Ouezzindougou, a indiqué qu’ils ont  organisé cette sortie dans le seul but de montrer aux FAMA que la jeunesse est avec les FAMA  et qu’elle très fière  d'elles. Il a rappelé une citation célèbre de Thomas Sankara : « L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte,  ne mérite pas qu'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur,  s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère ! ».

<strong>Bata Kamissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>18ème édition du PADEV 2023 :   Mamadou Naman KEÏTA,  lauréat du   ‘’Prix africain du Mérite et de l’Excellence’’ !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/18eme-edition-du-padev-2023-mamadou-naman-keita-laureat-du-prix-africain-du-merite-et-de-lexcellence-3045365.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:39:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les cérémonies de la 18ème édition du PADEV KIGALI 2023 (Prix Africain de Développement KIGALI 2023), se sont déroulées à Kigali, au Rwanda, du 25 au 28 octobre 2023. Mamadou  Naman  Keïta, ancien Directeur National des Routes  y a été hautement distingué.  Car, il a été </em>lauréat du   ‘’Prix africain du Mérite et de l’Excellence’’. <strong> </strong><em> Les temps forts !</em>

Le PADEV, initiative de la fondation 225, est un prix décerné chaque année à des personnalités et organisations de l’Afrique et de sa diaspora. Dont les œuvres dans leurs domaines d’activités respectifs, par leurs qualités et leurs impacts perceptibles, constituent des modèles de contribution au développement de leurs pays et de l’Afrique. Le PADEV est une distinction qui concerne également tous ceux qui œuvrent à la construction démocratique et  de la paix sur le continent africain.

Pour la présente édition, la 18ème de ce prestigieux Prix, monsieur Mamadou Naman KEÏTA a été distingué comme Lauréat dans la catégorie ‘’Prix africain du Mérite et de l’Excellence’’ et a été invité à se rendre à Kigali pour recevoir son trophée. Selon les informations recueillies, la distinction de Mamadou Naman KEÏTA est la reconnaissance de sa contribution aux réformes majeures dans le secteur des infrastructures routières au Mali et en Afrique, ainsi qu’au développement quantitatif et qualitatif de ces infrastructures, mais aussi pour ses œuvres en faveur du développement local à travers l’ONG ASSO+ dont il est le Président du Conseil d’Administration.

Les cérémonies du PADEV KIGALI 2023 se sont déroulées en trois parties : la Visite touristique ;  le Forum économique et le Réseautage et ;  la Remise des prix aux Lauréats. La visite touristique dans la capitale Kigali s’est déroulée le 26 octobre 2023 avec comme clou la visite rendue au Mémorial du génocide, situé dans le quartier Gisozi  à Kigali. Ce Mémorial a été construit en 1999 et inauguré en 2004 à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire du génocide. Il abrite sur son site les tombes de 259.000 personnes tuées lors du génocide de 1994.

Le Mémorial est un bâtiment très réfléchi, compartimenté de façon à présenter la société rwandaise avant, pendant et après le génocide. La visite au Mémorial du génocide permet de mieux comprendre l'ampleur de ce qui s’est passé au Rwanda, ainsi que le rôle joué par les discours propagandistes, apparemment anodins, dans l’avènement de cette situation désastreuse. Aussi, la manière dont ce pays a su remonter cette pente de son histoire si douloureuse et arriver à son stade de développement socio-économique actuel force obligatoirement les admirations.

La journée du 27 octobre 2023 a été consacrée au Forum économique et au réseautage. A cette occasion, quatre panelistes dont madame la ministre centrafricaine de la Fonction Publique et de la formation Professionnelle, ainsi que le Directeur General de Air Sénégal, ont exposé des communications sur le leadership en cinq points, le développement de l’Afrique à travers l’entrepreneuriat, la Paix et le développement durable, l’apport du secteur minier dans le développement de l’Afrique et le modèle rwandais de réussite de son développement socio-économique.

À propos du modèle rwandais, la culture de la citoyenneté et du civisme pèse pour beaucoup dans sa réussite, à travers des actions simples. Deux cas simples d’illustration sont : -la Journée Traditionnelle instituée, appelée le Moganda, qui se déroule le dernier samedi de chaque mois d’octobre. Cet événement est une occasion spéciale pour  préserver l'environnement. Ainsi, ce jour, aucun moyen roulant (Moto, voitures etc..) n'a le droit de circuler entre 7h et 11h sur toute l’étendue du pays. Lors de cette journée, les populations rwandaises s'adonnent à des travaux d'intérêt public. Ceci explique en partie le Secret de la propreté de cette ville et ; - la journée du dimanche, consacrée aux sports  collectifs.

Les actions de ce genre cultivent la citoyenneté, le civisme et la cohésion sociale. Une anecdote sur le civisme au Rwanda est que le Comité d’accueil PADEV avait oublié en dehors de l’Aéroport,  une valise qu’il a pu récupérer avec les autorités aéroportuaires le lendemain. Cette journée du 27 octobre a été consacrée également au réseautage. Cet exercice permet aux personnalités, sociétés et autres organisations de se faire connaître, d’exposer leurs potentiels et de tisser les relations de partenariat. Le Fonds d’investissement BUTOR CAPITAL basé au Botswana et évoluant dans le financement des infrastructures en Afrique, y compris en Afrique de l’Ouest, a particulièrement attiré les attentions.

La journée du samedi, 28 octobre 2023 a été consacrée à la cérémonie de remise des trophées aux 80 Lauréats du PADEV KIGALI 2023. En recevant son trophée et avec l’humilité qui le caractérise, Mamadou Naman KEÏTA a confié que : « Ce trophée est celui de tout le Mali, que les Hautes Autorités en soient remerciées.  Car si ce résultat a été obtenu, c’est parce que j’ai été mis en mission. Je le dédie spécialement au Mandé et à mon Guide spirituel Seïd Cherif Ousmane Madani HAIDARA, mes référentiels sociétal et spirituel et surtout à mes collaborateurs de la Direction Générale des Routes, une équipe merveilleuse et travailleuse entièrement disponible dans la réussite de la mission et de mon voyage à Kigali. Merci également à tous ceux sollicités pour un appui au voyage et qui pour des contraintes compréhensibles n’ont pas pu, mais ont été de cœur avec moi. Je remercie enfin le peuple rwandais pour son hospitalité légendaire qui a prévalue durant tout notre séjour. Je considère ce trophée pas comme une récompense, mais un défi à œuvrer davantage pour le développement de mon pays et du Continent africain ».

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>20ème Réunion annuelle  des Services de Transports du Mali :  Un  espace de démocratie administrative pour  une meilleure  prise de décision</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/20eme-reunion-annuelle-des-services-de-transports-du-mali-un-espace-de-democratie-administrative-pour-une-meilleure-prise-de-decision-3045362.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:38:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce jeudi 23 novembre 2023  a lieu, dans un hôtel de la place,  la  20è Edition de la réunion annuelle  des Services de Transports du Mali. Elle était présidée par Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures.</em>

Ont participé à cette réunion, outre les cadres du Secteur des Transports :  le vice-Président de la Commission des Travaux publics, des Domaines, de l’Habitat et des Transports du Conseil national de Transition ; le Chef de Cabinet du Ministre des Transports et des Infrastructures ; le représentant du  Maire de la Commune IV du District de Bamako ; la Représentante résidente de la Banque Ouest-Africaine de Développement, Chef de file des Partenaires techniques et financiers ; le Représentant de la Commission de l’UEMOA au Mali ; les membres des Cabinets et des Secrétariats généraux de départements ministériels ; le Directeur Général des Transports, Mamadou Sow ;  les Directeurs des Services centraux, Services rattachés et Organismes personnalisés du ministère des Transports et des Infrastructures ; les Présidents de Chambres consulaires ; les responsables des syndicats du secteur des Transports ; des cadres du secteur des transports à la retraite, d’éminentes personnes ressources.

La réunion annuelle des Services des Transports, qui enregistre en 2023 sa 20<sup>ème</sup> édition, demeure un cadre privilégié de concertation dans le secteur des Transports. Elle instaure un dialogue franc, sincère et fructueux entre la base et le sommet de la pyramide de l’administration des Transports et assure en outre la participation active des organisations sociales représentatives des professionnels, des usagers et des consommateurs.

La réunion annuelle des Services des Transports fournit, dans l’environnement institutionnel, un exemple de démocratie administrative au Mali, car elle concilie l’éminente dignité de la puissance publique et le droit d’expression collective des particuliers. En effet, ce cadre régulier de concertation sectorielle nationale, empreint de courtoisie et de franchise, de responsabilité et de mesure, établit le bilan des réalisations de l’année écoulée, procède à l'analyse des problématiques relevées, recherche les solutions les plus appropriées et oriente les acteurs dans la planification et la programmation des activités pour l’année qui s’annonce, en adéquation avec la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de transport et du Désenclavement (PNTITD).

La réunion annuelle permet au surplus de discuter des questions afférentes à l'amélioration des méthodes de travail et du fonctionnement des structures administratives, en vue de la satisfaction des besoins des usagers du service public.

Dembélé Madina Sissoko a, de prime à bord, souligné  l’importance que revêt pour le Ministère des Transports et des Infrastructures, la réunion annuelle des services des Transports. D’autant qu’elle permet  de  traiter des questions intéressant la vie de la nation. Pour cela, elle a tenu d’exprimer ses sincères remerciements et sa profonde gratitude pour l’intérêt bienveillant que les participants portent  à l’action des Services publics du secteur des Transports. « L’occasion nous est donc offerte d’apprécier les réformes qui ont été réalisées et d’inspirer celles qui sont nécessaires pour réussir l’approvisionnement correct du pays et contribuer à l’essor de l’économie nationale. Je ne doute pas de notre capacité commune à convertir en atout de développement le handicap de la privation de façade maritime » dira Mme le ministre.

D’après le ministre des Transports et des Infrastructures, l’année 2023, à l’instar des récentes années, aura été éprouvante pour notre pays. Car, dira-t-elle : « si la détermination des plus hautes autorités et le regain de confiance des forces armées et de sécurité nous ont convaincu que le défi sécuritaire peut être relevé, en revanche, nous avons subi les conséquences de la crise économique mondiale. Cependant, nous n’avons pas connu de rupture de produits de consommation. Les importations et les exportations ont en effet continué malgré les difficultés liées à l’abandon de certains partenaires, à la pénurie de produits de première nécessité à l’échelle mondiale, aux surestaries, aux frais d’emmagasinage et à la lourdeur du circuit administratif dans les ports de transit ».

En raison de cela, elle a exprimé toute sa gratitude : au Président de la Transition, Chef de l'État, Colonel Assimi GOITA, « pour ses orientations souveraines, au Premier ministre, Chef du Gouvernement, Docteur Choguel Kokalla MAIGA, pour ses directives éclairées et aux ministres impliqués dans la réalisation des activités du secteur des Transports, dont les concours actifs confirment les vertus de la solidarité gouvernementale ».

Elle n’a pas manqué de souligner  « la collaboration loyale des structures de l’administration des Transports et de la coopération soutenue des services techniques des départements impliqués, qui ont permis de fournir les prestations qui répondent tant soit peu aux besoins des usagers du service public ».De même, elle a adressé  ses chaleureuses félicitations aux opérateurs économiques, pour leur engagement à assurer la continuité et la célérité du trafic à destination et en provenance du Mali.

<strong>Le secteur des Transports  contribue au développement</strong>

Mme Dembélé a apprécié le rôle éminent que joue le secteur des Transports dans le développement économique, social et culturel de notre nation. Car, à l’en croire, la performance du système de transport contribue à stimuler la croissance économique et à réduire la pauvreté de manière significative. Cependant, elle n’a pas manqué  de reconnaître que le système de transport  du Mali montre des lacunes. Car, d’après elle,  le secteur des transports, en tant que pilier central, se trouve gravement entravé par l'insécurité persistante, la congestion urbaine et d'autres pratiques anormales, qui constituent de sérieux obstacles à l'épanouissement personnel des professionnels et à l’essor économique et social de la collectivité publique.

Le ministre des Transports a rappelé que experts retiennent  qu’un système de transport robuste et sécurisé, favorisant le progrès économique et social du pays, repose sur l’approche holistique, intégrant les réformes structurelles, les investissements substantiels et une coopération étroite entre les parties prenantes tant au plan national qu’à l’échelle internationale. Ces considérations techniques ont inspiré le thème central retenu cette année à savoir : « La promotion et la sécurisation des transports : défis et perspectives ».

Une  thématique qui concerne les aspects institutionnels, réglementaires et opérationnels. Tout en  couvrant  des domaines connexes aussi importants que la fiscalité des transports, les coûts des transports, la modernisation des infrastructures de transport et la sécurité.

Madina Dembélé a informé que l’environnement du secteur des Transports enregistre, en cette fin de l'année 2023, l'approbation en Conseil des Ministres du marché relatif aux équipements destinés à la confection des plaques d'immatriculation. Une activité qui va recouvrer dorénavant sa nature normale de prérogative de puissance publique et s’exercera en stricte conformité aux normes communautaires et aux standards internationaux.

<strong>Des reformes dans le secteur des Transports </strong>

Le contexte des réformes dans le secteur des transports a également enregistré, a informé le ministre de tutelle,  la relecture du code de la route, le renforcement de la mission de l’Agence nationale de la Sécurité routière et la modification de la réglementation sur l’audit de Sécurité routière, la délégation de l’exploitation du trafic ferroviaire voyageur à la Société de Patrimoine ferroviaire du Mali. Les réformes juridiques et institutionnelles, imprégnées du sens de la responsabilité et du souci de la satisfaction des besoins de l’usager, ont apporté  des réponses idoines aux préoccupations relatives notamment au transport mixte, à l’utilisation croissante de nouveaux types de motocyclettes à des fins de transport public, au bas niveau de formation des candidats à l'examen du permis de conduire, à la surcharge des véhicules de transport en commun, au non- respect des normes relatives au port du casque et de la ceinture de sécurité. Pourquoi, dira-t-elle que  le Ministère des Transports et des Infrastructures souhaite que des solutions soient préconisées pour une vision prospective et 'une gestion proactive de la sécurité et la régulation routière.

Madina Sissoko s’est  réjouie  de la reprise du transport ferroviaire voyageurs Bamako-Kayes, qui présage le regain d’activité et l’extension du chemin de fer. « La relance de l’activité ferroviaire représente une étape historique dans le processus de réhabilitation de la ligne Dakar-Bamako. Elle apporte un soulagement aux populations de Kayes et des autres régions riveraines du rail et entretient l’espoir de consolider et de pérenniser l’exploitation du réseau ferroviaire. Elle ouvre en effet la voie à un développement du réseau sur d’autres axes, notamment celui de Bamako-Conakry », est-elle convaincue.

Ayant la ferme conviction que les modes de transport ne sont pas isolés mais complémentaires et interdépendants, en tant que ministre des Transports et des Infrastructures, elle porte un égal intérêt à toutes les activités du secteur des Transports. C’est pourquoi elle  a profité de l’opportunité pour demander aux partenaires techniques et financiers d’accompagner le Mali dans la réalisation des actions tendant à relever les défis liés au développement de l’ensemble du secteur des transports, en termes d’infrastructures, de moyens et de services de transport.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré           </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise  Gestion de la Commune de Kati :  « Faso Kolosili  Tonba » et le   CNJ réclament une Délégation Spéciale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mauvaise-gestion-de-la-commune-de-kati-faso-kolosili-tonba-et-le-cnj-reclament-une-delegation-speciale-3045358.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:36:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>En raison de la mauvaise gestion  endémique  de leur  commune, due aux spéculations foncières et des  malversations en tout genre,  l’association  de  la Société Civile  civile  appelée <strong>« Faso Kolosili  Tonba » et le  CNJ de Kati  </strong>réclament  instamment aux autorités de la Transition malienne, l’installation d’une <strong>Délégation spéciale</strong> dans leur Commune, pour se substituer au Conseil municipal. Pour l’atteinte de leurs objectifs, les deux associations  ont rencontré,  le samedi 25 novembre dans la Maison des Jeunes de Kati, des Chefs de village.  Lesquels ont été informés de leur démarche afin d’y adhérer. </em>
<ol>
 	<li>Sidy Bâ, le président de l’association de la Société Civile  civile  appelée « Faso Kolosili  Tonba » de Kati a été le premier intervenant. D’entrée de jeu, il a donné le cap de la rencontre  qui, selon lui, a un but informatif  afin de pouvoir persuader les Chefs de village à adhérer à  leur démarche. Qui n’a d’autre intérêt que la sauvegarde de l’intérêt  supérieur de la Commune de Kati. Le président Bâ, après avoir rappelé aux Chefs de village présents,  l’existence de nombreuses  spéculations foncières dans la commune de Kati, a insisté sur l’installation d’une Délégation spéciale dans leur commune, pour remplacer le Conseil municipal. Le  seul moyen, d’après lui, de pouvoir arrêter les spéculations foncières, les malversations de tout genre,  la mauvaise gestion endémique dans sa commune. D’après  le président, des parcelles du titre foncier de la zone militaire ainsi que celles appartenant au CSCRF de Kati ont été illégalement vendues par la mairie de Kati.</li>
</ol>
Paul Ouattara, le Chef de village du quartier de la Mission Catholique de Kati, s’est dit favorable d’accompagner toute initiative qui sauvegarde l’intérêt de la commune de Kati. En sage, il a prodigué aux dirigeants des deux associations, de nombreux conseils. M. Lansana Samaké, enseignant à la retraite mais Chef de village du quartier Samakébougou de Kati, a quasiment fait la même chose. Il a promis aux ténors de « Faso Kolosili  Tonba » et le  CNJ de Kati<strong> </strong>de relayer au coordinateur des Chefs de quartier de Kati, la substance de leur entretien lors d’une réunion imminente qu’il va solliciter auprès des pairs.

Le Chef de village de Kati Malibougou, Bakari Diakité, a vivement dénoncé le manque de terres cultivables, dû aux  nombreuses spéculations foncières  dont sont victimes  les populations.  Alors que le représentant du Chef  de  village de Kati Sébénicoro a interpellé le Gouvernement de Transition sur le litige foncier qui oppose Kati Coro Sébénicoro du village de Kambila. Il a vivement souhaité la diligence du pouvoir transitionnel pour une issue favorable. Mais aussi, il a demandé  aux autorités de s’impliquer pour la libération de leurs fils emprisonnés, suite aux incidents liés aux litiges fonciers d’avec Kambila.

<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Kidal est libérée par les FAMA : La région va&#45;t&#45;elle cesser d’être un no man’s land ? !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-est-liberee-par-les-fama-la-region-va-t-elle-cesser-detre-un-no-mans-land-3045356.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la victoire des  FAMA, l'état est désormais bien établi à Kidal. La nomination du gouverneur   en est une  preuve éloquente. C’est  une victoire de hauts sacrifices obtenue par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Mali. Qui  a été saluée par tout monde, même par ceux qui émettaient des réserves sur la capacité de l'armée nationale du Mali  à libérer  toute seule, le nord, longtemps sous l'emprise des mouvements rebelles, des narcotrafiquants et mouvements terroristes de tout bord. Désormais une question taraude l’esprit  du malien lambda : la région de façon <strong>La région va-t-elle cesser d’être un no man’s land ? </strong>

En effet, les autorités de Transition avaient vu juste, pour ce qui était de la question de libération des régions du nord, et notamment de Kidal. Une ville (ou région) qui était devenue le nid des rebelles, des narcotrafiquants  et des autres groupes armés criminels. Doit-on aisément rappeler que la rébellion qui a surpris toute la nation malienne en 2012, avait nécessité de la part de l'ONU, l'envoi des casques bleus, dans l'hypothèse de la résolution rapide de la crise. Malheureusement, cette armée onusienne, sous le sigle de la MINUSMA, n'a pas pu apporter la moindre solution, malgré une durée de plus de dix ans.

Bien au contraire, le Mali a été mis devant un fait accompli. C'est-à-dire, l'occupation du nord par les  mouvements rebelles et leurs terroristes et narcotrafiquants. Toute  chose qui mettait tristement en mal, l'autorité de l'État dans la partie septentrionale du pays. Ce qui avait  pour conséquences fâcheuses,  l'absence de l'administration et de tous les autres services.  En l’occurrence,  les services sociaux de base : école et santé. Toute cette occupation a opéré dans la durée face au regard impuissant des forces onusiennes.

<strong>Incapacité ou complicité ?</strong>

Cette interrogation a longtemps animé les débats sur la raison de la présence de force onusienne au Mali. Entre temps, les terroristes et criminels de tout genre, ont envahi le pays, en y commettant des crimes et barbaries inqualifiables. Les autorités de Transition, d'ailleurs militaires, ont compris qu'il était temps de libérer l'entièreté du territoire national. Il convient ainsi de souligner à ce niveau que les pouvoirs civils  (dits  démocratiquement élus) ont  lamentablement échoué sur la question de la libération du nord.

Les militaires au pouvoir se sont montrés des hommes très avertis des réalités du terrain et ils se sont avérés  les personnes les mieux indiquées, pour apprécier la gravité de la situation sécuritaire du pays.  Ils ont  donc compris que  leurs défis prioritaires, le point saillant est et demeure, la libération du territoire national, sans une quelconque  négociation.

Désormais, cela est  chose faite. Ils ont relevé le défi de la libération. Et le Mali  revient de loin ! La libération de Kidal  a lieu au prix d'une maudite guerre imposée. Cette victoire des FAMA  est aussi, le symbolisme de la capacité de l'armée  nationale à mettre fin à une rébellion. Qui n’avait que trop duré ! Du coup, toutes hypothèses spéculatives, ont donné raison aux autorités de Transition. Elles viennent de réussir là où, l'ONU  et la France avec tout leur  arsenal de guerre ont  lamentablement échoué.

Kidal libérée et un nouveau gouverneur y est nommé. Il a même pris fonction. Désormais la Gendarmerie, la Protection Civile, la Garde Nationale et la Police Nationale,  y sont déployées à l’instar du reste du pays.  L'on peut maintenant admettre l'idée de la fin de la crise qui a duré plus de dix ans. Désormais, en toute confiance, les autres défis pourront bientôt être attaqués.

Le nouveau Gouverneur, un natif de la région et ancien rebelle, est désormais voué à la république du Mali, son unicité et son intégrité territoriale. Il  s’est dit prêt à écouter toutes communautés de la région, afin de pouvoir relever tous les défis qui l’attendent : défi sécuritaire, défi du vivre ensemble des populations, défi du développement et de celui de la réconciliation etc.   Bonne chance à lui. Mais dans tous les cas, c'est le lieu de féliciter vivement  les FAMAS, pour leur sens très élevé, du <strong>DON DE  SOI </strong>!

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Distribution d’électricité de l’EDM :  Le délestage est&#45;il  un mal incurable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/distribution-delectricite-de-ledm-le-delestage-est-il-un-mal-incurable-3045351.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le calvaire de la population  malienne  continue. Quelles solutions pour mettre fin aux incessants et récurrents délestages  d’électricité de  l'Energie du Mali  (EDM)? Cette  une interrogation qui persiste depuis des décennies, mais cette année, elle est  plus que jamais  d’actualité  alors qu’elle  demeure  encore et toujours sans réponse.  Que se passe-t-il vraiment ?

Les délestages répétitifs au quotidien, pénalisent les  populations, malgré son caractère résilient. Elles sont et demeurent  le vrai soutien de la Transition.  Notamment,  pendant les moments  durs des sanctions dont l'embargo de la CEDEAO. Les populations maliennes ont  montré et démontré leur  caractère de résilience,  en acceptant de supporter les conséquences des  sanctions, alors qu’elles subissaient  les conséquences fâcheuses du terrorisme.

Fort heureusement que le contexte de la crise a fait renaître l'esprit patriotique  chez les maliens. Tout ce  qui privilégie  l'intérêt supérieur de la Nation. Ainsi, jusque-là,  les délestages sont  tolérés supportés  par les populations. Mais jusqu’à quand ?  Il y a, de toute façon, des risques de révoltes dans le pays.  D’autant  que, malheureusement, le rythme de ces délestages commence par angoisser les  populations. Tant  le manque d'électricité ralentit, voire, paralyse toutes les  activités. Et tout le monde  en souffre  tristement.  Du vendeur d'eau glacée aux industriels, la situation est difficile et intenable.

Chacun à son niveau, subit les effets négatifs et néfastes du manque d'électricité.  Les soudeurs métalliques font partie des vraies victimes des délestages, tout comme les vendeurs des poissons frais. Idem pour les media.  Chaque jour, chaque secteur est servi juste pour quelques heures. Les Directeurs de publications des Organes de Presse tout comme  les imprimeurs en savent mieux que quiconque. Chaque jour, ils prient afin que l'électricité arrive vite dans leurs différents secteurs,  pour la production de leurs  journaux quotidiens et périodiques.

En vérité, ce sont  les  populations  qui  sont  concernées  par cette situation très  chaotique. Existe-il réellement une solution à l'Energie du Mali ? Dans l'immédiat, aucune solution en vue. Alors  qu’il faut  que les autorités aillent  très vite dans l’anticipation des solutions.  Une chose est certaine, la volonté politique des autorités de Transition  est  telle que l'on pourrait  bien espérer pour une  normalisation du de la distribution d’électricité. Mais est-ce pour demain ?

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  L’AES résolument  en  marche !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laes-resolument-en-marche-3045354.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako était  l’hôte,  du 23 novembre au 1er décembre 2023,  de deux réunions ministérielles des Etats membres de  l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Celle  sur le Développement Economique dans l’espace du Liptako-Gourma  a réuni, le 25 novembre 2023, les Ministres chargés de l’Economie et des Finances, de l’Energie, du Commerce et des Industries. Elle vise à créer une synergie d’action sur l’accélération du processus d’intégration économique et financière au sein de l’Alliance. Cette  réunion ministérielle a été  précédée  par  la rencontre des experts, les 23 et 24 novembre. Le Burkina, le Mali et le Niger seront-ils, in fine,  amenés à quitter l’UEMOA pour créer leur propre union monétaire ?

<strong>Une chose est claire, les argentiers des trois Etats ont relevé la nécessité de créer une union économique et monétaire.</strong> Et<strong> l</strong>es pays de l’AES veulent aller vite  et même très vite dans l’opérationnalisation de leur organisation,  créée le 16 septembre 2023. N’est-ce pas ce qui explique les séries  de visites qu’effectuent  les dirigeants  des trois pays chez les uns et les autres ?  Le général Abdourahamane TIANI, président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), chef de l’Etat du Niger et Apollinaire Joachim Kyelem de Tambèla, Premier ministre burkinabè, se sont  rendus à Bamako. Le Chef d’Etat nigérien  s’est  aussi  rendu à Ouagadougou  pour rencontrer son homologue burkinabé.

L’objectif de ces déplacements  est certainement  d’évaluer  les forces, les faiblesses mais aussi et surtout, les opportunités et menaces qui se présentent à l’Alliance. Ce, afin  de pouvoir créer une synergie d’actions entre les pays membres pour  accélérer   le  processus d’intégration économique et financière en son sein.  Depuis la  signature de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, par les Chefs d’Etat du Burkina, du Mali et du Niger, le processus d’intégration ne cesse de s’accélérer  entre les trois pays sahéliens.

Dans cette perspective et  conformément aux dispositions pertinentes de la Charte instituant l’AES, le Capitaine Ibrahim TRAORE, le Colonel GOITA  et le Général Abdourahamane TIANI, ont décidé de tenir des concertations ministérielles  permanentes, en vue de dégager les perspectives d’opérationnalisation de l’Alliance.  Ainsi donc, après les ministres de l’Economie et des Finances, ce sont les Ministres des Affaires étrangères des trois Etats qui se sont réunis  demain, 30 novembre 2023, pour décider des protocoles additionnels à adopter, des organes à mettre en place ainsi que des mesures politiques et de coordination diplomatique à définir, sur la base des recommandations des Hauts fonctionnaires, précédemment réunis, à Bamako,  les 27 et 28 novembre 2023. Alors qu’il est prévu que les ministres chargés de la Défense des trois pays se réunissent instamment  à nouveau.

N’est-ce pas que l’AES est résolument en marche, dans un triptyque holistique :   <strong>Défense, Diplomatie et Développement ?</strong>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Valorisation et utilisation des langues nationales :  MA.FA.LA s’engage !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/valorisation-et-utilisation-des-langues-nationales-ma-fa-la-sengage-3043413.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:51:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le cadre de la valorisation et l’introduction des langues nationales comme langues officielles au Mali, l’association Mali Fasokanw Layiriwalitↄn  « MA. FA. LA)  a animé, le samedi 11 Novembre 2023 dans la salle de conférence du Centre National des Ressources de l’Education Non Formelle (CNR-ENF),  une conférence de presse. C’était en présence de plusieurs acteurs et associations engagés pour la promotion des langues nationales au Mali. Deux éminents linguistes : Dr Soumana Kané, ancien Directeur Général du CNR-ENF et Dr Moussa Diaby ont apporté leur expertise à cette rencontre culturelle inédite.</em>

Cette conférence de presse a été une occasion pour exposer deux principaux thèmes qui s’intitulent : <strong>« Les actions menées dans le cadre de la promotion des langues nationales de l’indépendance à nos jours : Etat des lieux et perspectives ; les rôles de la jeunesse dans le développement des langues nationales ».</strong> Les panelistes après leurs exposés ont répondu aux  nombreuses questions des journalistes mais aussi aux préoccupations des différents participants.

En sa qualité de parrain de MA. FA. LA., Soumana Kané, Docteur spécialistes  des langues nationales et écrivain a,  durant son intervention, souligné que  chaque citoyen malien a un devoir et une obligation pour contribuer au développement de la nation malienne, d’une manière ou autre. Il a aussi  rappelé que la promotion des langues nationales est un combat de longue date. Raison pour laquelle, cette année,  elles ont été désignées  comme des langues officielles du Mali en se  substituant au Français.  Qui devient désormais une  langue de travail,  selon l’article 31 de la nouvelle Constitution adoptée par le référendum du 18 juin 2023. A la fin de son intervention, il a exhorté les membres de Mali Fasokanw <em>Layiriwalitↄn </em> de redoubler leurs efforts pour porter haut,  le flambeau de ce combat.

La langue occupe une place importante dans le développement d’un pays. Cette hypothèse a été soutenue par plusieurs écrivains et chercheurs, notamment par l’éminent Historien Sénégalais, Professeur Cheikh Anta Diop qui affirme que « le développement par le Gouvernement dans une langue étrangère est impossible, à moins que le processus d’acculturation ne soit achevé, c’est là que le culturel rejoint l’économique. Le socialisme par le Gouvernement dans une langue étrangère est une supercherie, c’est là que le  culturel rejoint le social. La démocratie par le Gouvernement dans une langue étrangère est un leurre, et c’est là que culturel rejoint le politique ».

Conscient donc des rôles essentiels de nos langues nationales, le président de l’association MA. FA. LA,  Salif Sora a expliqué que les « Fasokanw » sont contraints à plusieurs difficultés : comme le problème d’application des langues nationales, l’insuffisance de l’écriture des « Fasokanw », la cherté du  prix des ouvrages écrits en « Fasokanw », l’insuffisance de s’exprimer dans les langues nationales dans les administrations, leurs absences comme matières  dans les examens du DEF et du Baccalauréat. Sans compter que  les acteurs et les actrices des langues nationales ne sont pas dans les bonnes conditions etc.

Pour trouver des solutions idoines à ces problèmes, au nom de MA. FA. LA, M. Sora a ainsi fait des propositions. Lesquelles  sont, entre autres : de créer un ministère chargé de la Promotion et la Valorisation des langues nationales ; d’inciter l’Etat à transcrire ses communiqués en « Fasokanw » pour bien informer le peuple ; d’amener  la justice à  exercer   en langues nationales dans les tribunaux, en choisissant  une langue comme langue officielle parmi les 13 langues nationales etc. Il a aussi signalé,  dans le cadre de la promotion et de la transcription des langues étrangères en Fasokanw (les langues nationales) que son association a  besoin des appuis majeurs  de l’Etat pour relever les défis.

« Pour choisir une langue nationale comme langue de travail, l’Etat peut passer par un référendum »  dixit Salif Sora, le président de MA.FA.LA. La pluralité linguistique ne doit pas être un frein au choix d’une  langue de travail parmi les langues nationales. Nos langues nationales doivent être aussi utilisées dans l’enseignement, la justice, les administrations publiques. Il est approuvé par les linguistes que l’enfant développe mieux ses compétences quand il commence à être scolarisé dans sa langue maternelle. Cette jeune association estime que nous pouvons le faire de mieux à mieux.

Organisation très jeune,  qui a vu le jour en Avril 2023, depuis sa création MA. FA. LA, sest évertuée à organiser  des formations en présentiel et en ligne sur l’apprentissage des « Fasokanw »,  à l’intention  des maliens résidents au Mali comme  ceux de la diaspora. Et,  elle transcrit épisodiquement en langues nationales, en l’occurrence le bamanankan, les informations que le Gouvernement Malien a publiées en Français. Visiblement, ce  panel de débats  et questions-réponses a été utile aux différents participants pour  comprendre  la place des langues nationales dans le développement d’une nation.

Pour Cheikh Amadou Boiré, interprète médical en Anglais-Bamanankan, « notre  participation à cette conférence,  nous a permis de savoir  beaucoup plus,  le rôle des langues nationales dans le développement de nos Etats. Nous avons noté que la langue est un outil essentiel de développement. Nous sommes satisfais parce que les différents intervenants ont fait beaucoup de propositions concrètes pour que nos langues soient valorisées et parlées quotidiennement dans toutes les administrations ».

Après que les panelistes aient débattu et répondu aux questions posées, le président de MA. FA. LA,  Salif Sora,  a  vivement remercié les participants,  pour le déplacement qu’ils ont effectué afin de rendre cette conférence de presse mémorable.

<strong>Boubacar Bani TRAORE, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Groupes scolaires de Quartier&#45;Mali et de Badalabougou :  Deux forages et châteaux d’eau sont  offerts par  l&amp;apos;ONG EMPOWER !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/groupes-scolaires-de-quartier-mali-et-de-badalabougou-deux-forages-et-chateaux-deau-sont-offerts-par-long-empower-3043416.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:50:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le lundi 06 novembre 2023,  le Président de l'ONG EMPOWER, Yeah Samaké  et le Maire de la Commune cinq (CV) du District, Amadou Ouattara,  ont inauguré deux  forages et deux  châteaux d’eau dans les groupes scolaires  du Quartier-Mali et de Badalabougou.  Ce sont des dons de l'ONG EMPOWER. Outre des  Conseil municipaux et employés de  la Mairie de la CV, des  légitimités traditionnelles et religieuses, des Représentants des Services techniques et des Organisations de la Société civile, étaient présents à la cérémonie.</em>

<em> </em>Au nom du Conseil Communal et de toute la population de la Commune V du District de Bamako,  le Maire Amadou Ouattara a vivement  remercié  l'ONG EMPOWER,  pour avoir fait dons  de deux forages et  châteaux d'eau aux  groupes scolaires de Quartier-Mali et de Badalabougou.  « N’a- t- on pas l'habitude d'affirmer que l'eau est source de vie. Ainsi,  celui qui aura offert de l'eau potable à ses frères et sœurs leur aura donné un espoir de vivre. La réalisation de ces points deux d'eau potable par l'ONG EMPOWER, en est une parfaite illustration », s’est-il réjoui.

Ces points d'eau, à en croire le Maire Ouattara,  viennent à point nommé,  car ils permettront, sans nul doute, la satisfaction des besoins en eau des élèves et du personnel enseignant des écoles bénéficiaires.  Aussi  le Maire  a rappelé  que  ces deux châteaux d'eau  viennent s'ajouter à la longue liste des œuvres caritatives de l'ONG EMPOWER à travers le Mali et particulièrement dans  sa  Commune, dont la dernière fut la construction de trois salles de classe au jardin d'enfants Djigiya  de Badalabougou. Il en a donc  exprimé  toute  sa gratitude  au donateur.  Dont il a tenu de lui rassurer que l'utilisation et l'entretien  de  ces points d'eau feront l'objet d'une attention particulière par les autorités communales et les usagers.

Actualité oblige, le Maire Amadou Ouattara  a terminé son intervention, en  invitant  l’ensemble des maliens  à prier pour le retour d'une paix durable dans  leur  chère  patrie.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Remise de diplômes aux étudiants de l’ISFMI&#45; Promotion 2022&#45;2023 :  Le Parrain   accorde une bourse d’études en Inde  aux 12 premiers lauréats!</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/remise-de-diplomes-aux-etudiants-de-lisfmi-promotion-2022-2023-le-parrain-accorde-une-bourse-detudes-en-inde-aux-12-premiers-laureats-3043410.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:46:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’institut Simon Finance et Management International (L’ISFMI) a procédé,  le samedi  04 novembre 2023 à l’hôtel de l’amitié de Bamako, à la remise de diplômes à  la promotion Licence et Master 2022-2023  « <strong>El Hadj Boubacar Sidiki Traoré ». </strong>En bon parrain, celui-ci<strong>  </strong>a accordé une  subvention de bourses d’études  à la promotion afin que  les 12 premiers lauréats  poursuivent leurs études en Inde.</em>

On notait, outre le parrain de la promotion, la  présence de plusieurs Hautes personnalités  du Mali. Notamment : le Secrétaire Général du Gouvernement et Mme Racky Talla, membre  du Conseil National de Transition (CNT). Etaient venus nombreux, les étudiants et étudiantes,  de la promotion 2022-2023 de l’ISFMI, pour  recevoir leurs parchemins du grade  <strong>Licence et  Master</strong>. Les filières concernées étaient les suivantes : <strong>Gestion des Ressources Humaines, Commerce International ;  Transport et Logistique ; Management des Projets et des Organisations ; Comptabilité ; Audit et Contrôle de Gestion : Marketing, communication et Publicité et ;  Droit des Affaires.</strong>

A  l’entame des activités de la cérémonie, le public a  entonné l’hymne nationale du Mali.  Juste après, <strong>le Président de l’ISFMI, M. Alhousseyni Camara</strong> a rappelé les objectifs de son établissement universitaire en ces termes : <strong>« La vocation de l’ISFMI,  est  la formation de  véritables managers internationaux dotés des qualités d’initiatives, de communication et qui seront capables de décider, d’entreprendre et d’agir avec un sens aigu de la responsabilité et de l’éthique. »</strong>
<ol>
 	<li>Alassane Doumbia, professeur de l’Economie à l’ISFMI a fait une intervention remarquable sur la finance islamique. La question principale qu’il a posée était la suivante : <strong>« La finance islamique est-elle un tremplin à l’emploi ? »</strong> Après ses analyses, M. Doumbia a estimé  que la finance islamique est une solution d’emploi pour la jeunesse et pour le  « Mali Kura ». Non sans préciser  que le but de son discours est loin d’islamiser le Mali.</li>
</ol>
Au nom de tous les récipiendaires, M. Mamoutou Konaté a remercié le promoteur, la direction et tous les professeurs de l’ISFMI pour la qualité de la formation qu’ils ont reçue. Il dira  ceci : « Devant notre parrain, El Hadj Boubacar Sidiki Traoré, nous nous engageons à être dès demain des cadres modèles   totalement engagés pour le progrès du Mali dans le concert des nations que nous aurons comme boussole dans les intérêts supérieurs de la nation.» A la fin de son intervention, il a demandé à tous ces co récipiendaires de se lever,  pour mettre la main sur le cœur en  prononçant : « Nous nous engageons », à trois reprises.

Le  parrain de la promotion, El Hadj Boubacar Sidiki Traoré, Ancien Haut Fonctionnaire International de la Banque Africaine de Développement  (BAD) et de la Banque Mondiale ; Président du Conseil d’Administration d’Ecobank Mali ; non moins Conseiller Spécial en Chef de  Monsieur le Président de la Fondation du Forum de Bamako…, a prodigué des vifs conseils aux impétrants. Ainsi, M. Traoré dira : <strong>« vos objectifs doivent être clairement définis et hautement sélectifs. Il ne faut pas aller dans tous les sens ! Soyez humbles  et disponibles ! Retenez que le monde professionnel peut être parfois hostile mais l’impatience, l’arrogance et l’autoritarisme ne sont ni productives ; ni à court terme et moyen, à fortiori à long terme. Ayez confiance en vous mais traitez les autres avec humilité ! ».  Au Mali, on dit : ko ka <em>kolo, ka tilen, ka baara kɛ </em>(être discipliné, être honnête et travailleur). C’était  la devise de nos ancêtres, a-t-il rappelé.  « Ayez confiance en vous mais traitez  les autres avec humilité ! », a-t-il conclu</strong>

La cérémonie s’est achevée par la remise des diplômes. Parmi les récipiendaires, les 12 premiers devront poursuivre leurs études en Inde. Cela, grâce à la subvention du parrain, El Hadj Boubacar Sidiki Traoré. La cérémonie a pris fin par la coupure du gâteau et des prises de photos des heureux gagnants que sont les étudiants.

<strong>Bata Kamissoko, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La lutte contre la corruption :  Quelle leçon en tirer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-lutte-contre-la-corruption-quelle-lecon-en-tirer-3043404.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cela fait quelques mois que des grosses  pointures du monde politique et des Affaires  sont interpellées et mises  sous mandat de dépôt, dans le cadre de la lutte contre la corruption. Ce sont réalité, des personnalités, des Hauts cadres et responsables administratifs et politiques ainsi que Hommes d’Affaires  qui sont interpellées. Et cela,  pour des  questions relevant de plusieurs domaines de gestion, tant dans le public  que  le privé. Le listing contient donc des élus, ministres, responsables  sportifs et même des diplomates.

Toutefois, nous n’avons pas le devoir de préciser que, seul le jugement pourra clairement déterminer leur culpabilité ou non. Voilà pourquoi, notre réflexion  va s'intéresser  strictement au sujet de leur interpellation. C'est  bien sûr de la lutte contre la corruption dont il s'agit. Ainsi,  la qualité des personnes interpellées dans ce cadre, donne véritablement un sens à la volonté et surtout, à la détermination des plus Hautes autorités de  la Transition, pour  mener  une lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière.

Autrement dit, dans cette logique, personne ne pourrait être épargné. Et que chaque citoyen  pourrait bien répondre, un jour ou l’autre,  de la gestion faite du bien public, qu'il soit privé ou étatique. De même, vu le nombre actuel des grosses têtes interpellées et qui sont mises sous mandat de dépôt, l'on peut aisément s'interroger sur la définition de la conscience professionnelle. Sur la bonne  gouvernance dans la gestion du bien public.

Il  y a également la question de l'absence de la bonne moralité, du mental patriotique. Toutes  choses  qui mettent  en cause, voire renient  le principe de la confiance. Puisque sont nombreux sous mandat de dépôt,  ceux qui devraient  servir d'exemples  au niveau national,  notamment  compte  tenu de leurs qualités, grades et rangs.

Même si avant la fin du procès, nul ne peut être taxé  ou  qualifié de voleur, il est tout de même clair que le doute qui naît de leur arrestation, porte également atteinte à leur sérieux et crédibilité. De même que  cela projette une mauvaise image de toute la nation malienne  hors de nos frontières. D'ailleurs, le dernier scandale  qui concerne  le détournement de plusieurs camions citernes,  transportant du carburant  de l’EDM,  a mis au grand jour, l'existence de groupes et réseaux de  voleurs et escrocs qui pillent l'État  et la société de fournitures d’électricité, sans remords.

De toute façon, c’est déjà une bonne chose  que de grosses têtes soient actuellement sous mandat de dépôt. Encore qu’il  est à espérer que  d’autres  seraient bientôt sur la liste des personnes interpellées. Même si  certains ont réussi à fuir  hors du pays.  Mais pourrait-on imaginer développer une nation, si ceux qui  devraient  avoir  la confiance des populations, à tous hauts niveaux et dans presque tous les secteurs de responsabilités et d'activités,  s’adonnent  à détourner  les biens communs ?

Cette lutte contre la corruption, déclenchée par les Autorités de la Transition,  pourrait-elle  déboucher sur la moralisation  du  citoyen malien  lambda, aux fins du changement positif de comportement ? Cette lutte pourrait-elle  servir  de base  à une bonne éducation dans la gestion du bien public ou privé ? Quoi qu’il  advienne, une chose est désormais certaine : les efforts  des Hautes Autorités,  pour la lutte contre la corruption,  sont à saluer et  encourager. Mais la question de changement de mentalité et de comportement dans un pays, est  perçue par un grand nombre d’individus  comme   le   rêve de quelqu’un  qui veut vider l'océan. Alors osons espérer le meilleur !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La pauvreté, chaque famille en souffre : Mais que faire, quand l&amp;apos;argent ne circule pas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-pauvrete-chaque-famille-en-souffre-mais-que-faire-quand-largent-ne-circule-pas-3043405.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La vie au quotidien devient de plus en plus difficile. Car, la pauvreté a atteint un niveau où toutes les familles sont  quasiment touchées. Cette réflexion, nous la voulons objective et surtout réaliste mais non le fruit d’une  émotion. Nous voulons être fidèle au concept de  la plume qui touche aux faits et à la vie de la population au quotidien, loin de toute considération sentimentale, encore moins partisane.

De sorte que  si l'on apprécie,  avec une conscience pure,  la vie au quotidien du malien, le constat qui se révèle à nos  yeux, est la suivante : la population dans sa grande majorité est pauvre. Tout le monde pleure, puisque l'argent ne circule plus. Si l’on retire de Bamako la capitale, pour estimer le degré de la pauvreté dans les villages et campagnes, l’on constate qu’il est pire. Les riverains de Bamako, sont  autant  touchés que  les résidents de la cité des trois caïmans.

S’il est vrai que dans la capitale, certains savent bien  jongler pour arrondir les  fins de mois, il est aussi une évidence que  beaucoup de bamakois  sont parmi ceux qui ne parviennent plus à assurer les deux plats au quotidien.  C’est simple de le confirmer ! Puisqu’il suffit  seulement de  savoir combien  les Chefs de  familles sont  quotidiennement  attristes et angoissés dans la recherche du gain. Ces responsables de famille  ne dorment plus normalement, tant  ils sont absorbés par l’idée de  quoi dire à leurs épouses à propos de la popote.

Certaines femmes, sur le chemin des marchés, sont presque affolées. Elles ne savent plus à quel saint se vouer.  Que dire du vrai panier de la ménagère ? Les produits sur le marché sont devenus très chers.  Même un billet de mille francs CFA  n'a plus de valeur, sauf pour les petits déjeuners. Avec un peu de dépenses, il est parti.  Les gens  qui sont en location n’arrivent plus à faire face au loyer. Nombreux sont les gens qui sont stressés par la baisse voir la perte de leur pouvoir d’achat. Les dettes dues au  retard du payement de loyer  s’accumulent.

Qu’en est-il de la frange juvénile ?  La majorité des jeunes sont, actuellement,  en quête d'emplois. Ils font partie de la population la touchée par la misère qui tend à devenir endémique. Il leur est  même difficile de consommer  du  thé comme d'habitude. Les courageux parmi eux interviennent dans des chantiers de construction pour y servir de manœuvres journaliers. Ce sont généralement de petites prestations ponctuelles d'une à deux semaines.

Le monde de l'hôtellerie et du tourisme est au rouge.  Les restaurants, maquis et bars qui étaient  naguère animés,  ne sont plus trop fréquentés par leurs fidèles clients, simplement parce qu’ils sont touchés par la pauvreté. Concernant les entreprises de prestation de services, la tendance économique  est au ralenti. Rien ne bouge quasiment. Mais Tout  le monde  s'accroche. Mais l'argent ne circule plus  alors que  la pauvreté sévit.  Que reste-t-il alors ?

Il faut maintenant  prier pour  que l’on au moins en bonne santé. Sinon, en cas de maladies, les ordonnances resteraient certainement  impayées. Et la suite est bien connue ! Que DIEU nous sauve, en attendant   une  amélioration de la situation.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Restauration de l’intégrité du territoire national :   Les FAMa sont  désormais dans  la ville de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/restauration-de-lintegrite-du-territoire-national-les-fama-sont-desormais-dans-la-ville-de-kidal-3043400.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:36:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’information est confirmée par l’armée dans un communiqué publié  hier  mardi 14 novembre, à midi. Un message du Colonel Assimi Goïta  l’a rendue  officielle et solennelle. C’est donc  désormais une réalité : l’armée malienne a pris position dans  Kidal, après plus de 10 ans de contrôle par une coalition de  faux rebelles affiliés à des groupes armés  terroristes.</em>

<em> </em>Peu de temps après l’annonce  de la prise de Kidal par l’armée malienne, le Chef suprême de l’armée malienne, le Colonel Assimi Goïta, dans un communiqué lu à la télévision nationale, a  précisé que  l’opération  militaire  à Kidal n’a d’autres objectifs que la « sécurisation des populations contre le terrorisme »,. Selon le président de la Transition, cette opération de sécurisation des populations se poursuivra pour un Mali souverain et uni. Dans son message, le Chef d’état-major a aussi appelé la population de Kidal au « calme et à la sérénité ». Selon lui, toutes les dispositions sont prises pour « assurer la sécurité des populations ». Il les a invitées à suivre les instructions des FAMa.

<strong>Le flash-back des évènements</strong>

Déjà,  depuis le dimanche 12 courant,  l’Etat-major général des Armées  informait que l’opération stratégique lancée par les FAMAs : « visait  <em>à restaurer l’intégration territoriale et  l’éradication des groupes armés terroristes dans la région de Kidal  enregistrait  des avancées significatives</em> ». Les autorités militaires soutenaient que l<em>a</em> conjugaison des forces terrestres et aériennes des soldats au front avait  permis de disperser les positions des groupes armés terroristes. «  Les rescapés se sont réfugiés dans les collines environnantes. Les opérations des FAMa continuent avec la grande détermination  afin de débusquer les terroristes dans leur dernier retranchement », avait  ajouté le communiqué de l’Etat-major de l’armée malienne.

Un jour avant, c’est-à-dire le  samedi 11 novembre, l’armée avait fait une déclaration similaire dans laquelle elle avait  clairement indiqué que «  des actions combinées aéroterrestres avaient permis de mettre en débandade les  terroristes ». L’armée avait  également annoncé qu’elle avait  même brisé la ligne défensive dressée par les groupes terroristes. La guerre pour la reconquête de la région de Kidal s’annonçait alors   intense. D’ailleurs, plusieurs informations relayées par les réseaux sociaux faisaient état des  combats intenses à quelques encablures de la ville de Kidal, où l’armée malienne était  déterminée à prendre le contrôle. Ces informations étaient confirmées par l’armée qui rassurait  que «  chaque étape était soigneusement planifiée pour minimiser les risques pour la population civile ».

En mi- semaine dernière, l’armée malienne avait  annoncé avoir entamé un mouvement terrestre pour éradiquer les groupes terroristes qui sévissaient dans la région de Kidal. L’armée malienne qualifiait  de terroristes tous les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger,  qui ne respectaient pas la Résolution  du Conseil de sécurité. Pour cause, elle estimait  que la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a mis fin à la mission des casques bleus le 30 juin 2023, a résolument recommandé à ce que les emprises de la MINUSMA soient  rétrocédées à l’armée nationale. Or, il se trouve que certains  groupes armés comme la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA)  ne voulaient pas céder ces  camps stratégiques à l’armée malienne.

Le désordre semé par la présence des différentes forces francaises et de la MINUSMA fait désormais partie du passé. D’autant que, par la  grande  détermination des FAMAS la ville de Kidal et les environs sont désormais retournés dans le giron national. Vive donc les FAMAs

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Enfin… Kidal revient dans le giron national!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-enfin-kidal-revient-dans-le-giron-national-3043401.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:35:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis plusieurs jours, des informations,  distillées dans les réseaux sociaux,  affirmaient avec insistance que les forces armées maliennes étaient  rentrées dans Kidal et  contrôlaient la ville et les environs. Le lundi 13 novembre 2023, un communiqué publié  sur le site FAMa ACTU  informent les populations maliennes  que les FAMAs  « progressaient  avec professionnalisme vers Kidal, tout en disposant  de ressources  nécessaires y compris l’emploi des forces  pour l’atteinte des objectifs et minimiser les  dommages collatéraux ». Alors, les FAMAs étaient-elles vraiment à Kidal ? La réponse à cette interrogation n’a pas tardé. Car, hier mardi 14 novembre 2023,  le Chef suprême de l’armée malienne, le Colonel Assimi Goïta,  a confirmé solennellement, dans un communiqué lu à la télévision nationale, la prise de Kidal par l’armée malienne. Cela survenait juste après celui  de l’Etat-major général des Armées maliennes.

Donc, sans risque de se tromper, on  peut  désormais affirmer  que les FAMAs  sont  bien rentrées dans  Kidal. C’était d’ailleurs,  l’une des  missions  ultimes  qu’elles  effectuaient actuellement pour la  restauration de la souveraineté  de l’Etat du Mali  sur  l’ensemble du territoire national. De toute façon, votre hebdomadaire préféré, Le Pélican, n’est nullement surpris par les hostilités récentes qui s’y    déroulaient   dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas,  entre  les FAMAS  et les GAT de la CMA et  alliés, afin que celle-ci revienne dans le giron national. D’autant que  le canard  avait déjà  titré à la Une, <strong>dans sa publication  du mercredi 15 février 2023: « Au nord du Mali : la reprise de la guerre est imminente ».</strong>

Nous avions alors la ferme conviction qu’il fallait  forcément mener la guerre de Kidal. Ainsi, notre rédaction partageait  le contenu  d’une  vidéo, rendue virale dans les réseaux sociaux,  dans laquelle Amadou Albert Maïga, membre du Conseil National de la Transition (CNT),  convaincu que  la  « guerre  de Kidal est inévitable »,  pronostiquait  sur l’imminence d’une guerre entre les FAMAS et la coalition des mouvements armés dits de la  « CMA » (HCUA, le MAA et le MNLA).  À  cette époque, de nombreux illusionnistes  traitaient le Conseiller Maïga et  notre  rédaction  de va-t-en-guerre.  Mais  (malheureusement) il n’a fallu  seulement que neuf mois pour que cette guerre  que nous redoutions comme certaine se déclenche, in fine. Mais,  somme toute, ne  fallait-il pas  s’y attendre ? Mais si !  D’autant  qu’il fallait forcément mettre fin à la situation de non droit dont  les GAT avaient, pendant plus d’une décennie, soumis Kidal.

C’est vrai, les mouvements armés de Kidal<strong> (</strong>HCUA, du  MAA et du  MNLA), depuis plus d’une décennie,  s’étaient, grâce à la complicité de la France et de la Communauté dite Internationale, rendus maîtres de l’Adrar des Ifoghas et sa capitale.  Ces mouvements  armés  avaient fini par estimer  que l’application du fameux Accord  d’Alger  (dont  la France et toute la Communauté dite Internationale considèrent  les textes comme dogmatiques) était  dans l’impasse. Par conséquent, ils  avaient  suspendu leur participation à la réunion du Comité de Suivi de l’Accord  (CSA).

Comme si cela ne leur  suffisait pas, ces apatrides  se sont permis de commettre  l’attaque  terroriste et meurtrière contre le bateau Tombouctou (en tuant des dizaines de civils). Et, ils se sont  alliés  militairement avec l’ensemble des forces terroristes opérant au Sahel, pour déclarer  la guerre à l’Etat du Mali.  N’est-ce pas  des  actes belliqueux assez suffisants pour  que   le  Gouvernement  de Transition rentre  aussi en guerre pour mettre fin à ce bazar ?

S’il est vrai que la ville de Kidal  a été prise au Mali par la force. Alors, il allait  de soi que notre pays ne pouvait la recouvrer que par la même force. Donc, la guerre s’imposait vraiment pour résoudre la douloureuse équation de Kidal. C’est certainement ce que les Autorités de  la Transition ont fini par  comprendre, pour d’abord  chasser les forces armées francaises et leurs supplétives  de la MINUSMA,  avant de  décréter  la guerre de libération de Kidal. Qui était  une condition sine qua non   pour l’unification  totale de la mère-patrie : le Mali.  Fort heureusement que la détermination des forces de défense et de sécurité ont eu le dessus sur les forces terroristes pour libérer in fine Kidal.

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Vivent  les FAMAS !

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Démanteler la Mafia de  l’EDM !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-demanteler-la-mafia-de-ledm-3040888.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 01:23:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avant-hier, un réseau de vols de carburant,   destiné  au fonctionnement des  groupes électrogène de l’EDM, a été démantelé à Faladié, sur la rive droite du fleuve Niger à Bamako.  C’est  grâce à la perspicacité du ministre de l’Energie et de l’Eau que cela a été possible. Au cours de sa  visite inopinée à la Centrale thermique de Balingué, Mme Bintou Camara  a constaté une pénurie anormale de carburant. Après des investigations rapides, il  lui a été signalé un déchargement de carburant  d’une citerne  dans une station d’Essence à Faladiè. Alors que son contenu était normalement destiné à  Balingué. Immédiatement,   le chauffeur et des complices ont été arrêtés  sur place pour des besoins d’enquêtes.  Des arrestations,  au sein de l’EDM et des fournisseurs,  seraient aussi en cours.

Il n’y a pas si longtemps, du vol de carburant  destiné à l’EDM de Kolokani  avait été dénoncé par un citoyen honnête.  A cette époque, plusieurs sources affirmaient  que ça n’était pas un cas isolé, d’autant que partout au Mali, des agents véreux de l’EDM  avec la complicité  de certains fournisseurs malhonnêtes  s’adonnent à de telles pratiques.   Le phénomène lié au vol de carburant à l’EDM serait-il alors l’œuvre d’une mafia organisée ? Une chose est évidente, des cadres  véreux de l’EDM sont  associés  à des fournisseurs à moralité douteuse, pour détourner en permanence  le carburant  qui doit faire fonctionner  les groupes des Centrales Thermiques. Ce phénomène mafieux, expliquerait en partie les incessantes coupures de courant dont souffrent, actuellement,  les clients de l’EDM.

Pourtant, selon des sources crédibles, rien que pour cette année 2023, l’Etat malien aurait  injecté plus de 50 milliards à l’EDM,  afin d’éviter  (ou réduire) les délestages. Mais visiblement, cela n’a pas eu l’effet escompté. Au contraire, les clients de l’EDM, notamment ceux de Bamako, sont plongés constamment dans le noir. Alors qu’au même moment des agents véreux de l’EDM et des fournisseurs malhonnêtes continuent de plus belle, leurs activités mafieuses. Plus de 60 citernes, remplies de gasoil destiné à l’EDM, sont détournés en quatre (4)  journées. Une source crédible informe que sur plus de 200 fournisseurs d’EDM, un seul empocherait  illégalement plus de 22 milliards FCFA. Quelle cupidité  et ignominie ! Il est plus que jamais  temps  que   cette mafia,  qui gangrène l’EDM,  soit incessamment  démantelée !

Cela est d’autant nécessaire pour  que le fonctionnement des groupes des Centrales thermiques de l’EDM puisse redevenir normal.  Il le faut afin que  l’EDM puisse mettre fin à ses  délestages  d’électricité dans tous les quatre coins  du Mali, notamment à  Bamako. Où  le problème de délestage  est  devenu  endémique,  depuis cinq mois. Et le pire étant  que l’on ne sache  même plus la séquence de coupure.  Car  quotidiennement, les clients sont  constamment  dans l’attente de l’éctricité. Une situation qui  les  empêche à programmer le moment de  leur travail. Tout simplement parce  que  des individus malhonnêtes,  sans foi ni loi,  s’adonnent  cyniquement au détournement du carburant.  Ces criminels à col blanc  causent expressément  du tort  à l’économie nationale. Ils  doivent  donc  être,  illico presto,  traqués et jugés pour  être punis sévèrement de leur forfait.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pérennisation de l’activité ferroviaire au Mali	 :  Le paiement du salaire des cheminots sera régulier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/perennisation-de-lactivite-ferroviaire-au-mali-le-paiement-du-salaire-des-cheminots-sera-regulier-3040891.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 01:12:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Actuellement, des « manœuvres de désinformations » sont  en train d’être  véhiculées   sur les réseaux   par rapport au  traitement réservé  aux salariés des cheminots. Afin d’éclairer la lanterne d’abord, des  intéressés, ensuite, de l’opinion publique nationale sur la question, le Département  des  Transports et des Infrastructures  a  fourni  à la  rédaction de Le Pélican, une note d’informations. Voici le libellé!</em>

Depuis l’arrêt du trafic ferroviaire en 2018, la République du Mali a pris l’engagement, dans le sillage de l’accord du 31 janvier 2020 entre les Etats du Mali et du Sénégal, de prendre en charge sur le budget national les salaires des travailleurs du chemin de fer.

Cette option souverainement retenue, par préférence à celle du chômage technique ou de la compression du personnel, dénote la perspicacité des vues des plus Hautes Autorités qui, de 2018 à nos jours, manifestent leur volonté non équivoque de préserver l’activité ferroviaire, vitale pour les régions traversées par le rail et essentielle pour l’ensemble du pays.

En dépit de cette volonté politique clairement affirmée, le paiement des salaires du personnel ferroviaire accusait des retards d’une durée excédant souvent six (6) mois. La fréquence de trois mois, observée présentement, découle des dispositions prises par le Gouvernement en exécution des instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA.

Il est donc constant que la prise en charge de la rémunération des cheminots a précédé la reprise du trafic ferroviaire de voyageurs entre Bamako et Kayes, effective depuis le 09 juin 2023, suivant la volonté du Chef de l’Etat, qui avait instruit le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Docteur Choguel Kokalla MAIGA, de hisser le dossier au rang de priorité de l’action du Gouvernement.

Le lancement officiel a eu lieu le 23 juillet 2023 à Kayes, sous le très haut parrainage du Chef de l’Etat. Ce lancement a coïncidé avec le paiement des salaires du deuxième trimestre 2023.

<strong>D’énormes efforts consentis par le Gouvernement !</strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention d’exploitation des trains de voyageurs et de marchandises entre l’Etat et la Société de Patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER-Mali SA), approuvée en Conseil des ministres le 24 mai 2023, un contrôle physique a été effectué sur l’ensemble des travailleurs du chemin de fer.

Le rapport final du contrôle physique réalisé par le Ministère des Transports et des Infrastructures, en rapport avec le Ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, a été déposé en mi-septembre 2023.

A partir du dépôt de ce rapport, les états de salaire ont été élaborés par la SOPAFER-Mali SA et transmis au ministère de tutelle, qui a adressé une demande de crédit au Ministre de l’Economie et des Finances, conformément à la procédure normale d’exécution des dépenses de salaires. Les représentants statutaires du personnel ferroviaire suivent régulièrement le processus de paiement de la rémunération.

La procédure de traitement des salaires des travailleurs du chemin de fer a été suivie, conformément à la réglementation en vigueur, par la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Transports et des Infrastructures, le Délégué du Contrôle financier et la Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique.

A la date du 18 octobre 2023, le Trésor a déposé tous les chèques dans les différentes banques de la place pour le paiement des salaires des travailleurs de juillet, août et septembre 2023.

Le budget de l’Etat supporte depuis 2018 le paiement des salaires des travailleurs du chemin de fer. La reprise de l’activité ferroviaire, sous la gestion de la SOPAFER-Mali S.A, n’a pas remis en cause le paiement sur le budget national, nonobstant le manque d’inscription budgétaire au titre de l’année 2023. Cette procédure impacte la période de paiement de la rémunération. Les dispositions sont prises pour assurer le paiement mensuel des salaires dans l’exercice budgétaire 2024.

L’Etat a pris en charge le financement du plan d’urgence de relance de l’activité ferroviaire. Il subventionne également le trafic ferroviaire en vue du maintien de l’activité ferroviaire.

Ces efforts se poursuivront sans relâche, en dépit des manœuvres de désinformation qui cherchent à démobiliser le personnel et à atteindre le moral des usagers et des populations du rail.

Le Gouvernement assure de son ferme engagement à mettre en œuvre toutes réformes et toutes actions pour la modernisation du chemin de fer et la pérennisation de l’activité ferroviaire.

<strong>Source : Cellule de Communication du ministère des Transports et des Infrastructures</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration de l’excellence  à l’Université GEMINI :  Des diplômés de 2022&#45;2023 reçoivent publiquement leurs parchemins !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/celebration-de-lexcellence-a-luniversite-gemini-des-diplomes-de-2022-2023-recoivent-publiquement-leurs-parchemins-3040893.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 01:08:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Groupe Université Gemini Management International existe depuis quasiment 15 ans au Mali. Afin de célébrer,   en son sein, l’excellence sa direction,  sous la diligence de son président Pr Ahmed Touré Djabélession, a décidé d’organiser  une cérémonie officielle de remises de diplômes. C’était à Bamako, le 21 octobre 2023, au Mémorial Président Modibo Keïta. Les temps forts de l’évènement !</em>

Y étaient présents : des parents d’étudiants et des amis des récipiendaires ; des partenaires de GEMINI comme le Directeur des Opérations de la Mine d’Or de SYAMA; des Directeurs de services centraux de l’Etat<strong>, </strong>notamment, le Directeur de la fonction publique et du Personnel <strong>; </strong>le Président du Front pour l’Emergence et le Renouveau  (FER); l’ensemble du Corps professoral et  quasiment tous les étudiants  de GEMINI. La cérémonie était agrémentée par un groupe artistique qui a porté l’attention de l’auditoire sur l’intérêt des études universitaires pour les jeunes.

Mme Touré, la Directrice administrative de GEMINI, après avoir magnifié l’abnégation constante du Président (qui n’est autre que son époux) pour le travail bien accompli, s’est dite très satisfaite des  résultats  obtenus  par les nouveaux gradés. Qui n’ont jamais manqué de son soutien matériel et moral, au cours de leur formation académique.

L’assistant du Président de GEMINI, M. Berthé, a rappelé certains moments forts de son arrivée fortuite d’abord, comme étudiant, ensuite, comme employé dans cet établissement universitaire. Dont il affirme  partager  désormais l’avenir.

Salma Yéné Touré, la Directrice Marketing et Communication a presque dit la même chose que la Directrice Administrative. Mais, elle a tenu à remercier vivement certains de ses collaborateurs, sans lesquels, son pari de la bonne organisation  de l’évènement de remises de diplômes n’aurait été possible.

<strong>Un intervenant de taille, le DO de la Mine d’or de Syama-Fourou</strong>

Dr Maïga Abouzeïd Ousmane, s’est fait le devoir  d’expliquer  comment il a débarqué dans le secteur minier (aurifère). Le Directeur des Opérations (DO) de la Mine de Syama a partagé l’expérience de sa riche carrière d’employé de différentes mines du Mali et d’Afrique. Mais aussi, il a expliqué l’origine de la  relation fructueuse  de la mine d’or de Syama avec le Groupe Universitaire GEMINI. Afin de provoquer  chez les étudiants de GEMINI, un engouement dans la carrière minière. Dr Maïga a longuement expliqué sa prestigieuse carrière universitaire : cinq Masters et un Doctorat. Il explique que, après avoir débarqué à Sadiola pour un stage de recherches pour le  thème de son premier mémoire de Master, qu’il finit par y travailler auprès de milliers de travailleurs. Mais au bout d’un moment, il dut démissionner après l’obtention d’un concours d’Excellence  pour aller se former  en Egypte. A son retour, Dr Maïga  a travaillé dans dix-sept (17)  mines du Mali et d’Afrique (Tanzanie, Guinée, …). Il retourne au Mali en 2021, pour occuper le prestigieux poste de Directeur Général des Opérations de la Mine d’Or de Syama. Depuis, Dr Maïga s’est fait  pour credo, le respect de l’environnement dans ses recherches minières. C’est pourquoi, il invite les jeunes ingénieurs des Mines de faire attention à la Nature lorsqu’ils creusent les mines tant  pour lui, l’environnement doit être protégé à tout prix.

D’entrée de jeu, le président de GEMINI a planté le cap en indiquant que la cérémonie a  pour but d’abord, de célébrer le succès des étudiants mais ensuite, de célébrer les 14, bientôt 15 ans de performance du Groupe Université Gemini Management International. Aussi, Pr Ahmed Touré Djabélession a informé l’auditoire que l<strong>e Groupe compte en son sein 16 filières toutes orientées entreprise idéologiquement et pédagogiquement LMD,</strong> dont <strong>trois piliers supportent l’architecture pédagogique. En l’occurrence </strong>:

-L<strong>es filières techniques industrielles </strong>que sont : les <strong>Mines et pétrole, le Génie Civil, l’Énergie Solaire et Développement Durable</strong>, <strong>Agro-alimentaire</strong>, <strong>Statistiques appliquées</strong>

<strong>-Les filières administratives ou de management </strong>constituées de<strong> : Management des Affaires, Gestion des Ressources Humaines, Finance Comptabilité fiscalité, Marketing Communications, Logistique Transit Transport, Droit des Affaires et Fiscalité, L’Administration et la Gestion des Entreprises</strong>

<strong>-Les filières informatiques Soft/hard et intelligence artificielle comprennent: L’Informatique de Gestion, L’Informatique Réseaux Télécoms, Électronique et Maintenance  Informatique (englobant l’intelligence artificielle).</strong>

Le Président de GEMINI a rassuré l’auditoire que l’infrastructure et la superstructure  de son université est au service de ce qu’on appelle « le système productif industriel sans lequel, il n’y a pas de développement économique et de transformation de nos produits locaux ». Ce sujet, a-t-il rappelé, est développé dans son ouvrage intitulé<strong> : « économie politique économie industrielle et système productif », </strong>en vente dans les librairies et à GEMINI.

Pr Ahmed Touré Djabélession a affiché toute sa  fierté par rapport <strong> </strong>aux  résultats obtenus par l’Université GEMINI et qui  sont éloquents : <strong>200 Ingénieurs en Mines et Pétrole formés à Loulou-Kéniéba et Syama-Fourou sur site. Ces sortants travaillent au Mali, en Guinée, en Afrique du Sud, en Australie, en Tanzanie et en Namibie. « Environ, 700 masters licences formés dans notre Structure  régionale : Bougouni, Sikasso, Koutiala, en appui à la CMDT pour les cultures de rentes (Coton) et vivrières. Quant à Bamako, les filières sont diversifiées et le gros de la troupe est orienté  vers les Banque, les Assurances, les Entreprises, les ONG, un millier est recensé », a-t-il  informé.</strong>

<strong>Des ex-étudiants de  GEMINI, expatriés !</strong>

Ah oui, les performances individuelles du groupe GEMINI sont excellentes: -<strong>Un ingénieur des réseaux télécoms formé à Gemini, travaille  dans le département Robotique des Usines Samsung pour la fabrication de téléphones </strong>;-<strong>Un ingénieur réseau télécoms formé à Gemini travaille à KIA Motors toujours en Corée du Sud.</strong>

<strong>Le Groupe Université GEMINI a formé en 2013,  son  premier Docteur en Energie Solaire et développement Durable avec ses partenaires stratégiques, l’Université Américaine de Grand-Bassam et l’Université de Fès au Maroc. Il a obtenu la Mention : Très Honorable avec Félicitations du JURY. Il est aujourd’hui, un Haut Cadre dans un domaine de pointe au service de l’Afrique et du Mali.</strong>

« En si peu de temps, les performances sont venues grâce au sérieux de Madame la Directrice administrative, ma chère épouse Madame Touré, au travail pédagogique sans relâche de vos enseignants (une dizaine de docteurs des doctorants et des ingénieurs) », explique Pr Touré à l’auditoire, composé  essentiellement d’étudiants et de parents d’étudiants.

Il n’a pas manqué de noter  que GEMINI bénéficie de l’accompagnement de l’Etat,  à travers ses structures :-La Direction de l’Enseignement Supérieur ;-L’Agence Malienne d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur, dont il a tenu de saluer les efforts. Le Président de GEMINI a aussi remercié les Ecoles Militaires qui recrutent, chaque année, une dizaine de ses étudiants, pour les FAMA, piliers de la défense de notre nation.

De même, Pr Touré a vivement remercié les  parents d’élèves. Une mention spéciale de remerciements est allée aux enseignants chercheurs, aux membres de l’administration de GEMINI à Bamako et à l’intérieur du pays, au Directeur Régional Daba Coulibaly, pour le travail qu’il a abattu sur les Centres Régionaux

A la Fonction Publique, qui a  fait confiance à GEMINI, pour la formation d’une trentaine de cadre dont plus d’une quinzaine sont parmi les Diplômes 2022-2023, Pr Touré a affiché toute sa reconnaissance. Il a tenu à féliciter tous les diplômés de l’année universitaire 2022-2023, « pour leur grand travail quand on connaît l’exigence de la Pédagogie du GROUPE GEMINI,  félicitation ». Il n’a pas oublié de remercier le Directeur du Mémorial Modibo Keïta,  pour l’excellente collaboration de son administration avec le Groupe GEMINI.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Produits de consommation sur nos marchés :  Doit&#45;on réellement craindre pour notre santé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/produits-de-consommation-sur-nos-marches-doit-on-reellement-craindre-pour-notre-sante-3040102.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 11:20:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La question mérite d’être posée, à partir du moment où il existe bel et bien sur nos marchés des produits de consommation. Dont la qualité est douteuse, surtout au niveau du vivrier. Ce sont notamment,  les légumes et fruits de consommation qui sont concernés. Dans l'espoir qu'une véritable étude serait menée,  un jour dans nos marchés, par les autorités sanitaires  pour permettre de cerner le bordel  sur la nature des aliments qui y sont vendus, nous nous sommes intéressés au constat du doute sur la qualité.</em>

En effet, personne ne sait exactement comment les produits sont cultivés, récoltés et conservés avant qu'ils ne soient vendus sur nos marchés. Alors  que leur  qualité laisse à désirer.  Certains fruits ou légumes, une fois achetés, pourrissent  aussi vite, même mis au frigo. Les tomates et concombres en sont les plus exposés à la pourriture.  Pourquoi  ce phénomène?  Les spécialistes en la matière, ne nous apportent  pas d’explications crédibles lorsqu’ils  sont interpellés.

Aussi,  les poissons sont sur la liste des produits de consommation douteuse. À propos leurs propos, l'on constate  tristement  l'absence des poissons naturels pêchés  dans  des eaux (rivières, fleuves et océans). Cependant, ils sont  servis  et vendus  au détriment de  nos poissons élevés localement  dans des piscicultures. Ils sont  destinés  à la  grande consommation, alors  que personne ne sait réellement  dans quelles conditions ils sont  pêchés, élevés et conservés.

Que dire de la viande ? Des  doigts  accusateurs portent  aussi  sur l’origine et la qualité de  la viande  que nous consommons. On nous sert souvent de la viande d’ânes, en lieu t place du bœuf.  Il n’ y a pas  très longtemps, la Police de Kati a démantelé un réseau d’abattage clandestin d’ânes.

En attendant des vraies études sur l’origine et la qualité des produits de consommation, qui   affectent  sur notre santé,  les autorités  doivent  illico presto  faire montre  de plus de vigilance. À cet effet, la question du dosage des intrants agricoles s'impose. Les producteurs agricoles sont-ils tous formés et surtout bien Formes pour l'usage des intrants agricoles

Les éleveurs  des poissons, des animaux  des volailles doivent impérativement recevoir  de solides formations.  De sorte à ne pas mettre en péril, la santé et la vie des consommateurs. Car, les éleveurs d'animaux  des volailles sont  sont aussi  accusés à tort ou à raison, de mettre sur les marchés des animaux déjà morts et non  abattus normalement (communément appelés : « machin mort »).

S'agissait des vendeuses des fruits, légumes et autres produits de consommation, il leur est  reprochés l'usage des produits de conservation non appropriés. L'on parle du bicarbonate de carbure . Pire, certaines vendeuses utiliseraient même du formol  pour longtemps conserver leurs produits au soleil sur les étagères, afin que ces produits vendus gardent l'apparence des produits frais.

En attendant des vraies études sur l’origine et la qualité des produits de consommation, qui   affectent  sur notre santé,  les autorités  sanitaires  doivent  illico presto  faire montre  de plus de vigilance. À cet effet, la question du dosage des intrants agricoles s'impose. Les producteurs agricoles sont-ils tous formés et surtout bien Formes pour l'usage des intrants agricoles. Où se cachent les nombreuses associations de défense des consommateurs ?

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Budget Primitif 2024  de la CV :   Le maire annonce  le  chiffre de 9 526 581 200 FCFA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/budget-primitif-2024-de-la-cv-le-maire-annonce-le-chiffre-de-9-526-581-200-fcfa-3040094.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/budget-primitif-2024-de-la-cv-le-maire-annonce-le-chiffre-de-9-526-581-200-fcfa-3040094.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 09:15:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La mairie de la commune V (CV) du District  a organisé, le jeudi  12 octobre dans sa cour, son débat traditionnel public sur son  budget primitif. Pour celui de  2024, le maire Amadou Ouattara annoncé le chiffre de  </em>9 526 581 200 FCFA.  Il  est notamment  plus important que celui de  2023 qui était   estimé à <em>1 623 700 000 FCFA.  La cérémonie était présidée par le maire Amadou Ouattara. Lequel  avait à ses côtés, ses adjoints et le Secrétaire Général de la Mairie.  Mais au présidium, il y avait aussi Bocari Téreta et Ousmane, respectivement président et vice-président du RPM. C’est Mme Diarra Kany Mariko, le Chargé des Finances, qui  a brillamment présenté au public,  ledit budget. Etaient nombreux, les  citoyens de la Commune V qui ont pleinement participé à l’évènement.  Les temps forts !</em>

En sacrifiant donc la coutume,  le Maire  de la CV  a ouvert  les débats sur le budget primitif de sa commune. Après les salutations d’usage,  Amadou Ouattara a indiqué que  le débat public est d’une importance  capitale dans le processus d’élaboration du budget primitif. Car, à l’en croire, il permet à l’ensemble des acteurs du développement local de prendre connaissance du projet de budget mais aussi de faire des propositions d’amélioration. Ce débat, d’après toujours  le Maire de la Commune V, est intervenu  après des assemblées générales  de restitution, tenues dans les huit (8)  quartiers de la commune.

Amadou Ouattara  a informé que le budget primitif  2024 de sa commune est estimé en recettes et dépenses à la somme de neuf milliards cinq cent-six millions  cinq cent quatre-vingt-un mille deux cent (9 526 581 200) FCFA.  Dont la répartition est la suivante : - Section fonctionnement : 8 967 401 000 FCFA (soit 94%) ; -Section investissement : 559 180 200 FCFA (soit 6%).

Le Maire  regrette que les ressources propres  de la commune V, de l’ordre de 1 795 901 000 FCFA, ne suffisent pas pour  faire fonctionner la maire. Ainsi, il solliciter l’ensemble des citoyens pour aider à la mobilisation des ressources propres, « indispensables pour l’atteinte des objectifs d’un développement durable ». A cet effet, Amadou Ouattara a insisté sur le paiement de la Taxe de Développement Local (TDRL) par les populations.  Ce qui est, selon lui, un acte de citoyenneté.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Monde des réseaux sociaux :   Le calme serait&#45;il revenu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/monde-des-reseaux-sociaux-le-calme-serait-il-revenu-3040089.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 09:11:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Actuellement, les réseaux sociaux ont beaucoup bouleversé le milieu de la communion et même des médias. À peine, le citoyen lambda, parvienne à dissocier, les Hommes des médias de  celui des hommes   qui animent leurs plateformes, dont Facebook et WhatsApp. Et le rythme avec lequel,  les réseaux sociaux  sont  en train de conquérir  le monde est tel que : la majorité de la population mondiale   tend  à y être totalement  rattachée.</em>

C’est  désormais une certitude, les réseaux sociaux constituent,   de nos jours,  l'un des moyens rapides de communication  et les plus  usités mais,  les informations qui y sont véhiculées sont-elles aussi fiables et avérées ? La course à la primeur de l'information, surtout dans le milieu des  non professionnels, a fait émerger des individus dont le seul but est de nourrir  la désinformation et la manipulation des populations. Même des intellectuels tombent dans leur piège !

Cela est  d’autant   vrai  que, de plus en plus, l'esprit critique et le doute intellectuel sont hélas en train de disparaitre. Ce sont  désormais les émotions, le sentimentalisme et surtout les passions qui dominent les débats. Ce qui favorise  un terrible cafouillage dans la perception des informations. On assiste  ainsi  à un vrai fourre-tout. Des animateurs des réseaux sociaux,  provenant  de diverses catégories socioprofessionnelles, culturelles et de différents niveaux.

Toutefois, dans ce vaste ensemble d'individus de tout genre, il y a  fort heureusement de très bonnes personnes. Des hommes de qualités et même des références au niveau public, universitaire, culturel, musical, sportif et politique. De véritables leaders y demeurent  fort  heureusement  pour  apporter   de formidables contributions aux échanges et débats. Ces gens honnêtes et   cultivés  s’opposent  tant bien que mal  à   une forte colonie   d’individus qui ignorent carrément le minimum de respect, de courtoisie. Ces  derniers,   composés d’ignorants et d’incultes, règnent malheureusement de façon négative  sur les réseaux.

Ces gens sans scrupule   constituent  un  véritable danger,  dans la mesure où  ils diffusent et propagent  quotidiennement, des fausses informations et des mensonges. Qui sont des atteintes à la dignité d’autrui. C'est  pour cela  que l'initiative  des autorités judiciaires  de veiller sur réseaux sociaux, devient une action  importante et salutaire. Les sanctions, après des poursuites  judiciaires  des responsables des fausses nouvelles volontairement diffusées, ont  sûrement  mis un peu de froid dans la colonie des délinquants activistes qui polluent la toile pour  empoisonner  les opinions. Le constat est d’ailleurs  que tout devient,  de plus en plus,  calme  sur les réseaux.

Cela fait  que nous constatons moins d'agitation. Ce qui est  une très bonne chose pour la population.  Mais c’est aussi une très bonne chose pour les professionnels  de l'information et de la communication.  Lesquels ont toujours     exercé  leur métier selon les règles et normes établies. Alors que  certains animateurs des réseaux sociaux avaient causé beaucoup de  tort.

En général, ces  derniers  n’ont jamais servi à  aider à la promotion de la vraie information et communication.  Pourtant,  la communication est normalement  une discipline qui s'apprend et qui s'exerce dans un cadre qui se   conforme  aux règles exigibles : l’éthique et de la déontologie. N’est-ce pas  que  l'assainissement des réseaux sociaux  était  devenu une urgence ?

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Aguelhok, Tessalit et Kidal :  Ces emprises MINUSMA bientôt FAMAS !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aguelhok-tessalit-et-kidal-ces-emprises-minusma-bientot-famas-3040100.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 09:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU, les Forces armées maliennes  (FAMAS) sont  désormais engagées dans la  dynamique de recouvrement de l’intégrité territoriale nationale. <strong> </strong>Mais,  la Coordination (terroriste) des mouvements de l’Azawad (CMA) et ses complices tentent vainement de les en empêcher.  Cette information émane de  la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée  (DIRPA).  Qui indique dans un  communiqué posté sur les réseaux sociaux  que la CMA a procédé, avant-hier  lundi,  à des tirs à l’arme lourde au moment où un avion appartenant aux FAMAS  s’apprêtait à atterrir  à l’aéroport de Tessalit (Région de Kidal), avec pour mission de prendre possession du camp de la Minusma.

En effet, depuis le début du mois d’octobre, la Région de Kidal est sous une forte tension  militaire. Mais  les FAMAS, bien qu’ils   aient rencontré une forte résistance des mouvements terroristes de la CMA, ont pu  reprendre le  contrôle d’Anéfis, une localité située à 112 km de Kidal.  Alors que  Tessalit et Aguelhok  sont  quasiment sous contrôle FAMAS.  D’autant que  la rétrocession de ces emprises  MINUSMA aux Famas  est imminente.  La reprise de l’emprise MINUSMA  de la  ville de Kidal  étant  prévue pour le mois de novembre.

Toutefois,  en raison des tensions  qui s’accumulent dans le Nord de notre pays, l’Onu n’exclut pas  la probabilité d’un départ forcé de la MINUSMA. Si cette hypothèse venait à se concrétiser, il y a toutes les chances que  les équipements appartenant aux pays contributeurs de troupes  et aux Nations unies, ne puissent   être mis à l’abri. Alors que le processus de retrait de la Minusma doit se terminer  le 31 décembre 2023. C’est à cette date précise   que doit s’achever  la rétrocession  de toutes emprises MINUSMA aux FAMAS. En l’occurrence, la base MINUSMA se trouvant  dans la zone aéroportuaire de Bamako.

Tout compte fait, le vendredi passé, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a  averti  les diplomates accrédités dans notre pays que son  gouvernement sera ferme sur  ce délai di 31 décembre. Wait and see !

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Vivement des mesures plus coercitives au campus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-des-mesures-plus-coercitives-au-campus-3040095.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 08:58:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Sans préjudices de poursuite judiciaire et de sanction disciplinaire, les étudiants  …, sont exclus des résidences de la Faculté des Sciences Techniques et de l’Institut Universitaire de Gestion  sis au Campus de Badalabougou, avec retrait définitif  du droit d’accès aux résidences universitaires, pour des faits de violation grave des règles pénales, notamment détention d’objets prohibés ». C’est  le libellé de la  décision du Directeur du Centre National des Œuvres universitaires  (CENOU). Qui   ordonne  d’ailleurs explicitement,  <strong>l’exclusion définitive de 17 étudiants pour détention d’armes à feu, armes blanches et autres</strong>. Qu’il était  temps que les responsables des  campus universitaires   prennent des sanctions contre des étudiants qui ont transformé   nos universités  en  des  lieux  de crimes !

Les établissements scolaires et universitaires sont normalement des instances de formation et de réflexion sur la problématique  de la société. Ainsi  sont-ils  censés offrir  des compétences théoriques et pratiques aux élèves et étudiants, afin de les préparer à devenir des citoyens imprégnés des valeurs sociétales et culturelles !  Mais actuellement  cet idéal est en train  d’être hypothéqué  par la violence et l’insécurité croissante et endémique. Qui   deviennent  le  lot quotidien des élèves et étudiants.  De sorte que  les établissements scolaires et universitaires ne sont plus des lieux sûrs et un havre  de paix et de tranquillité qu’ils avaient toujours  été.

Conscient  donc  de cette situation dramatique,  le Département  de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, n’a de cesse initier des fora afin  de pouvoir  trouver des  solutions idoines. Mais ces efforts  n’ont  pas, jusque-là,  permis à promouvoir un espace scolaire et universitaire apaisé, propice à l’apprentissage. Alors que  les  campus universitaires maliens, notamment celui de  Badalabougou, sont devenus, au vu et au su de tous,  des lieux  de stockage d’armes de guerre. Où les étudiants s’entre-tuent. C’était déjà le cas en 2018.

Face à la gravité du problème,  il est vrai que, en cette année  2018,  les pouvoirs publics avaient engagé   des mesures fortes dont, entre autres :  la mise en place d’une commission interministérielle de travail sur les  questions  de violence et d’insécurité ; l’élaboration d’un plan d’actions ;  l’audit sécuritaire des établissements d’enseignement supérieur ;  l’opérationnalisation des Conseils de discipline et la prise des sanctions disciplinaires contre de nombreux   étudiants responsables de violence dans certaines facultés  tels que la FMOS-FHAP, FDPRI. Toutes choses qui ont débouché sur   l’adoption d’une loi et d’un décret sur les franchises et libertés universitaires.

Toutefois, au regard de l’arsenal de guerre  qui  vient d’être découvert, il y a juste quelques semaines, au campus de Badalabougou,  force  est de reconnaitre  que ces mesures  fortes n’ont pas suffi. Donc, ne   méritent- elles pas d’être renforcées par d’autres actions.  Encore plus  coercitives ! Comme l’interdiction pure et simple de  l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Recrutement des enseignants dans les écoles privées :  Un fait qui impacte négativement  l’éducation des enfants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/recrutement-des-enseignants-dans-les-ecoles-privees-un-fait-qui-impacte-negativement-leducation-des-enfants-3039263.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 19:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis le début des années 90, le système éducatif malien souffre énormément de plusieurs maux. On n’y constate une baisse de niveau chez les enseignants comme chez les élèves, notamment dans  les écoles privées. Parmi les facteurs qui peuvent expliquer ces fléaux, il y a notamment le recrutement des enseignants. Pour comprendre l’ampleur du  problème, Le Pélican a discuté avec des professionnels du métier. Ils ont quasiment tous voulu rester dans  l’anonymat. La synthèse !</em>

D’après l’Article 11 de la Loi 94-032 AN RM, Statut de l’enseignement privé au Mali : « Les établissements d'enseignement privé reconnus d'utilité publique par l’Etat sont astreints aux règles générales d'organisation matérielle et pédagogique, de gestion et de  contrôle appliquées aux établissements publics correspondants notamment en ce qui concerne le recrutement, la gestion et l'utilisation du personnel enseignant ».

Donc en clair, « les profs d’enseignement  secondaire doivent être recrutés,  par concours direct, prioritairement, parmi les candidats titulaires d’un diplôme des grandes écoles de formation d’enseignants ou au besoin, parmi les candidats d’un diplôme universitaire national ou étranger, spécialisé dans les disciplines d’enseignement secondaire général, technique et professionnel et dans les disciplines d’enseignement normal, correspondant à la catégorie A des fonctionnaires ». Cette orthodoxie est-elle vraiment  respectée dans le recrutement des enseignants au Mali ?

Le métier de l’enseignement, de façon générale, est devenu au Mali un métier sans considération et sans valeur. Alors que normalement, c’est un métier sensible comparable à celui du médecin qui n’admet pas d’erreur. Donc qui demande de la perfection. Selon l’écrivaine et l’enseignante Mariama BA: « <em>Déformer une âme est aussi sacrilège qu’un assassinat »</em>. N’est-ce pas une façon pour elle  d’admettre que l’enseignement n’est pas un métier qui doit  être ouvert à tout le monde ?

Mais n’est hélas pas  le cas au Mali. Dans notre pays, beaucoup d’établissements privés  ne respectent pas l’esprit de la Loi 94-032 AN RM, Statut de l’enseignement privé. Le recrutement dans nos écoles privées ne répond pas à la norme. Aujourd’hui,  80% des écoles privées recrutent les enseignants sans tenir compte ni de leur formation académique, ni de leur  capacité pédagogique. Donc  sans aucune rigueur pour l’exercice de  ce métier. Cela a permis le recrutement de plusieurs pseudos enseignants. Le milieu scolaire est devenu un tremplin  propice pour  la recherche de l’argent mais  non pour la  transmission du  savoir. Très souvent, les personnels chargés de recrutement dans ces écoles privées ne font pas preuve de compétence. En outre sans annonce, le recrutement se passe par plusieurs canaux non professionnels sans prendre en compte le niveau de l’enseignant (bagage intellectuel et pédagogique) : le lien de parenté, le lien amical, et de lien de connaissance suffisent. L’efficacité et la performance des demandeurs d’emploi (l’enseignant) ne sont pas jugés. Alors que même être diplômé ne signifie pas que l’on peut forcement enseigner. On peut être diplômé mais ne pas avoir la capacité pédagogique d’enseigner.

C’est  ce genre de recrutement, fondé sur le réseau d’amitié et des liens familiaux, qui  favorise : le népotisme dans le milieu scolaire, le déséquilibre de salaire, pour rendre  plus misérable et vulnérable les conditions sociales des enseignants. Ce genre de recrutement ne fait pas aussi la promotion de la méritocratie. Car, les enseignants non qualifiés  remplacent ceux qui sont réellement qualifiés.

Plus grave est que l’on note dans le système éducatif privé, une absence de formation interne et continue. Puisque les écoles privées n’élaborent aucune initiative  pour organiser des séminaires de formation dans le but de rendre plus performants leurs enseignants peu qualifiés  qu’elles recrutent. Dans la plupart des cas, l’on recrute ces enseignants  parce qu’ils sont  moins chers. Ces faits impactent négativement le système éducatif, plus particulièrement sur l’apprenant (l’élève) mais aussi sur les conditions sociales des enseignants. Puisque au finish,  l’apprenant n’aura pas de niveau. Or,  quand l’enseignant n’est pas performant, l’apprenant ne le sera pas non plus.

Au vu et au su de tous ces fléaux dont souffre le système éducatif privé, l’on peut déduire que les écoles privées  n’aident pas l’Etat a bien formé les enfants. Au contraire,  l’on peut affirmer  que ces écoles sont créées simplement à des fins commerciales. Les inspecteurs de l’éducation  nationale, chargés pour le suivi des écoles privées et le respect des textes,  ne font rien pour moraliser le système éducatif privé. Les enseignants enquêtés affirment que, chaque année, 90% des écoles privées ne sont pas inspectées ou mal inspectées. Alors que les  inspections de travail ne font pas aussi leur boulot.

L’état malien doit donc s’assumer,  en contraignant les inspections  de l’éducation et de travail à faire correctement leur travail. Il doit obliger les écoles privées à s’investir  dans  la formation des enseignants, notamment  ceux qui n’ont pas fréquenté des écoles de formation d’enseignants. Quant aux parents d’élève, ils  doivent s’impliquer à ce que les enseignants du privé soient constamment évalués par les inspecteurs de l’éducation nationale. Bref, que tout le monde s’implique dans la gestion des écoles privées ! Cela, pour un meilleur avenir de nos enfants !

<strong>Synthèse de Boubacar Bani Traoré    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Projet de  marche contre la Transition : Le   pari de l&amp;apos;Imam Dicko était  hautement risqué !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-marche-contre-la-transition-le-pari-de-limam-dicko-etait-hautement-risque-3039126.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:52:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La nouvelle de marche que projetait la CMAS de l'Imam MAHMOUD DICKO, alimentait  les débats d'actualité politique .Et pour cause ? « L'homme de DIEU », l'un des grands prêcheurs du pays, n'est pas n'importe qui. Car, il est bien connu sur le terrain de la théologie tout comme  sur la scène politique. Cet homme a déjà prouvé sa force et sa capacité de mobilisation. D'ailleurs, il fut  l'un des principaux  acteurs  de la chute  du régime de feu Ibrahim Boubacar Keita.

En 2020, lors  de l’insurrection civile,  il a été attribué à l’Imam Dicko,  tous les noms  dont entre autres : « l'Éclairé, le Sage et l'Autorité Morale ". Ce politico-religieux  avait réussi à paralyser le pays par ses meetings de défiance au régime d'Ibrahim Boubacar Keita. C'était d'ailleurs,  sous ses pressions,  lors  des meetings  sur la place de l’Indépendance à Bamako et dans les capitales régionales,  que le Premier ministre, feu Soumeylou Boubèye  Maiga,  avait été limogé de la Primature. L'on se rappelle aussi  de ses grands prêches au boulevard de l'Indépendance, lorsqu’il  exigeait  le départ du pouvoir  de feu Ibrahim Boubacar Keita.

C’est  évidemment l'un des  principaux  tombeurs du régime d'Ibrahim Boubacar Keita, à la date du 18 août 2020. Ce jour-là et  pendant  les semaines qui ont suivi, l'Imam Mahmoud DICKO avait reçu tous les honneurs du M5RFP et des militaires qui ont pris les rênes du  pouvoir à Bamako. Mais, le leader politico-religieux avait   fini par  annoncer  solennellement  son retour dans la mosquée. Toutefois, il avait prévenu qu'il reviendrait, au cas où, sa lutte serait tronquée. Sommes-nous alors dans cette hypothèse ?

Ce qui est évident,  l’Imam, qui n’est plus en sainteté avec  les militaires au pouvoir et une partie du M5RFP associée audit pouvoir, n’a  de cesse  multiplié des tribunes. Où il fustige le pouvoir transitionnel.  Comme si cela ne suffisait  pas, voilà que le regroupement  politique de l’Imam Dicko  projetait  une marche pacifique  pour exiger  « le respect du délai du chronogramme des élections  pour  le retour à l'ordre constitutionnel normal et une Transition civile» ! Cette fois-ci,  Dicko et sa famille  politique n’étaient-ils pas en train de prendre  un gros risque ? Pouvaient-ils, si la marche avait  lieu,  influencer la trajectoire actuelle des autorités de Transition ?

D'abord, il convient de noter que les contextes et les enjeux ne sont plus  les mêmes qu’en 2020. Surtout que,  au jour d’aujourd’hui, la nature du pouvoir  n'est pas que civile. Il  est dominé par  les militaires. Si en 2018-2020, la majorité des citoyens étaient contre le régime Ibrahim Bouba Keita, parce que celui-ci était mal géré et procédait par une   gestion familiale du pouvoir d'État, actuellement, l'opinion  publique nationale  semble bien favorable au président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA et son Gouvernement.

En 2020, l'enjeu  politique  majeur des manifestations  était le départ d'Ibrahim Boubacar Keita du pouvoir. Or,  actuellement (en 2023), l'enjeu  politique  du pouvoir  transitionnel  est, surtout,  de recouvrer l'entièreté du territoire national pour pouvoir   y imposer l'autorité de l'État. C’est-à  dire,  œuvrer par tous les moyens militaires pour  pouvoir mettre fin à la rébellion et au terrorisme international  dans notre pays. Ce qui  permettra de  réinstaurer une  République dans laquelle, tous les citoyens devront  se soumettre à l'autorité du  pouvoir central de Bamako. Toutes  choses  dont  l'armée  et les forces de sécurité sont en train de mettre en œuvre, en  combattant  vaillamment les ennemis du Mali  avec détermination sur le théâtre des opérations.

Cette réalité  criarde  n’était-elle  pas suffisante   pour   l'imam Mahmoud DICKO et sa CMAS  de renoncer   à leur marche du  13 octobre ? D’ailleurs,  étaient-ils  capable de mobiliser du monde contre la Transition ? Fort  heureusement que la décision du report  de la marche   par la coordination de la CMAS,  sur instruction de son parrain Dicko, a été bien réfléchie et sage.

Mais une chose est évidente, le contexte international a fait naître le patriotisme et le nationalisme  chez  la majorité  des maliens. Il allait  certainement  être difficile à l’Imam Dicko  de convaincre ses concitoyens  à s’opposer massivement  à la gestion  politique  des autorités de la Transition. Surtout  que  cette Transition,  dominée  par les militaires,  est en train d’œuvrer  pour  le respect de l'autorité de l'État  sur toute l'étendue du territoire national. Ce qui  est  une aspiration normale  pour tout Etat souverain !

En raison de cela, l'imam Mahmoud DICKO  et la CMAS risquaient  gros  s’ils maintenaient, le 13 octobre,  leur  marche contre la Transition. Le risque était  bien prévisible, d’autant que  le Collectif pour la Défense des militaires (CDM)  projetait   aussi  d’organiser une contre-manifestation le même jour, au même lieu (au boulevard de l’Indépendance) et à la même heure.  N’était-ce pas aussi l’une des raisons  fondamentales  qui aurait poussé  la CMAS  à renoncer  à sa marche ?

Tout compte fait,  la CMAS et son parrain  doivent  désormais savoir  raison garder  : l’armée est actuellement  au front  pour  affronter  les groupes  terroristes  qui menacent  l’existence  du Mali.  Aussi, dans la mesure où les autorités de Transition ont officiellement réitéré leur volonté d'organiser les élections présidentielles, mais  avec un possible léger retard, ils doivent  alors  faire preuve de patience. Mais actuellement,  en bon patriote, la  priorité  n’est-elle  pas  pour les autorités de la Transition, le recouvrement de l’intégrité du  territoire national ?

De  toute façon, l'imam Mahmoud DICKO et sa famille politique faisaient  un pari hautement risqué. Cela est d’autant  vrai  qu'il nous était  très difficile de croire que les autorités de Transition allaient   céder à leur  chantage. Nous n'y croyions pas. Mais, avec l'imam Mahmoud DICKO que sait-on ! Wait and see!

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing  Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le soutien des  FAMAS  aux fronts :  Un acte de patriotisme  national !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-soutien-des-fams-aux-fronts-un-acte-de-patriotisme-national-3039123.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:49:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Mali est en guerre sur plusieurs fronts. L'heure n'est plus aux choix Politiques ni partisans encore moins, d'intérêt personnel. Il est plutôt question d'intérêt national pour que le Mali ne puisse  être divisé  en deux Etats. La question de la souveraineté du pays est en jeu. Alors que le patriotisme et le nationalisme ont leurs fondements dans l'existence de la nation avec ses territoires et ses populations bien définis. Il faut  forcément  que  chaque  citoyen œuvre inlassablement  afin  que le Mali continue d’exister  en tant qu’Etat unitaire</em>

En effet  depuis  plusieurs  mois,  l'Armée  malienne est engagée aux fronts  contre  les Groupes Armés Terroristes  (GAT) aux fins de recouvrer  l'entièreté du territoire national.  Les FAMAS ont donc, plus que jamais,  besoin du soutien  exclusif de tous les fils  et filles du Mali. C’est désormais une question de fond que de simples théories partisanes  tant le pays est confronté à un problème existentialiste.

C'est vrai que dans le contexte de conflits, les conséquences fâcheuses sont souvent imprévisibles, mais le besoin d'imposer l'autorité de l'État et du pouvoir central de Bamako s'impose  et prime sur toute autre question.  En vérité au Mali,  toute  personne  avisée ne souhaiterait  un conflit, surtout lorsque celui-ci  oppose  des fils de la même nation. L’idéal  est surtout de voir  plutôt tout le monde vivre ensemble dans la cohésion sociale sur le même territoire national.

Cependant, il n'est pas  de bonne raison d'encourager ni de soutenir  un quelconque  projet  qui œuvrerait  pour  la partition du Mali. Or, c’est  cette folie  aventurière  dont  les mouvements rebelles de la CMA et alliés sont  porteurs.  Ils  projettent  ainsi la création de l'État de l'Azawad dans les régions septentrionales  du Mali. Alors que des centenaires durant, les populations du nord et du sud du Mali  ont vécu en totale symbiose dans des grands ensembles territoriaux  dont  les empires  du : Ghana,  Mali et  Songhoï.  Ce ne sont donc  pas une poignée d’aventuriers, en perte de repères, qui pourraient remettre  cette  réalité  historique en cause.

En appréciant  d’ailleurs, avec  lucidité  et sérénité,  la situation critique  dominée  par  l'insécurité que vit le Mali,  on  ne  peut  que  saluer  les FAMAS dans leur digne  entreprise  de  reconquête  du territoire national.  Cela  est  bien une évidence, les autorités  de la Transition n'ont  plus d'autres choix que de  chercher  à imposer l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national. Voilà pourquoi le soutien à l'armée devient une obligatoire nationale, un acte de patriotisme. C’est dans cette seule dynamique que  les mouvements rebelles et alliés finiront  par comprendre la nécessité de renoncer  à leur forfaiture pour  réintégrer in fine la république unitaire et laïque du Mali.

Vive  l’Armée  malienne  dans sa mission  régalienne de défense de l’intégrité du territoire national !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito   :  Quatre ans déjà mais Le Pélican continue son envol!</title>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:48:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce lundi 09 octobre 2023,  Le Pélican   a encore fêté dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique et  sécuritaire  du Mali nous y oblige,  son quatrième   anniversaire.  Sa   première parution  (le numéro 000)  a été mise  dans les kiosques, le mercredi  09 octobre 2019.  A travers ce cent-dix-huitième (118è) numéro, votre hebdomadaire préféré, Le Pélican a donc  bouclé  sa quatrième année pour  rentrer  dans sa cinquième !  Par la grâce d’Allah,  nous comptons  fêter,  encore et encore,  une quantité d’autres anniversaires. Evidemment  avec  nos lecteurs, annonceurs et partenaires !

Dans notre édito de lancement, nous  avions promis  à nos lecteurs et annonceurs   que  « Le Pélican »  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions aussi promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses. En quatre  années  de parcours,  même  si  c’est au lectorat d’en juger le contenu (notamment la ligne éditoriale) du journal,  nous pensons en toute humilité que ces promesses se tiennent. De toute façon, en dépit du fait que  le chemin est plein d’embûches,  « Le pélican »,  qui a quatre  printemps révolus, va  inexorablement continuer son envol  avec  espérance.

Certainement,  la ligne éditoriale de  « Le  Pélican »   dérange  des   animateurs de la vie sociopolitique.  Aussi, nos analyses  et  points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois certains  politiciens et décideurs, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction et expriment leur avis : que chacun reste à sa place, semblent-ils penser !  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Mais non, mille fois non !  Cela ne marchera pas avec  la rédaction  intraitable  de  « Le Pélican » !  Puisqu’en choisissant le  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être   objectifs,  mais aussi  et surtout  aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs  politiques). A cet effet, nous ne nous lasserons  point  d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit donc  clair !

Pour  ce faire,  nous réitérons  notre  engagement ferme de demeurer  constant, malgré  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Dont  nous avons voulu indépendante et libre. C’est pourquoi, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Car, il représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne.

Toutefois, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse est un fournisseur  de  service public. Si cela est une évidence, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement donc la satisfaction de cette requête !

A moins de trois mois de l’année 2024,   la  Rédaction  de  « Le Pélican », souhaite  la  bonne et  heureuse   année    à vous tous (toutes),  chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi  à  tout  le peuple malien.  Vive nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ! Puisse le Mali, notre Patrie, recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, l’entièreté  de son intégrité territorial ! Puisse Allah nous donner  la chance de voir l’année 2024  en pleine forme !

Bon anniversaire et bon vent Le Pélican ! Vivement le cinquième !

<strong>Gaoussou Madani Traoré, DirPub</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution :  Le Mali entre la reconquête  de son territoire et les défis de la géopolitique mondiale</title>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:44:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis l’avènement de la Transition de Rectification en mai 2021 avec à sa tête le Colonel Assimi Goïta, beaucoup d’eau a coulé sous le pont du Niger. Ainsi, les nouvelles Autorités conscientes de l’état de déconfiture de nos forces armées, ont pu recruter, former et mettre à leur disposition, des équipements modernes de dernière génération. Aujourd’hui, le Mali impose l’admiration, le respect et un nouveau regard à la Communauté internationale, pour avoir montré à l’Afrique et à ses peuples assujettis, la voie à suivre pour l’indépendance et la souveraineté. </em>

Le Mali dans la reconquête de son territoire national, impose un nouveau regard à la communauté internationale. Le 24 mai 2021, le pouvoir bascule dans les mains de l’imperturbable et l’intrépide officier, le Colonel Assimi Goïta qui devient le  Président de la Transition, Chef de l’Etat. C’est la Transition de Rectification ! Les nouvelles Autorités ont ainsi fait de la souveraineté du Mali, leur mantra, rompant l’alliance avec la France et ses partenaires, en  se tournant militairement vers d’autres partenaires dont : la Russie, la Chine et la Turquie, etc. Des partenaires plus fiables et respectueux des choix stratégiques du Mali qui a su imposer à la communauté internationale, un regard nouveau face à la reconfiguration de la géopolitique actuelle dans le Sahel.

Après trente ans de gouvernance politique chaotique assurée par les pseudo-démocrates qui ont détruit tout l’outil de défense de l’armée nationale, les maliens sont aujourd’hui fiers de leurs forces armées dites FAMA, bien formées et suréquipées en armements de technologie de dernière génération. Avec engagement et professionnalisme, ces forces armées sont sur tous les fronts et se sont données comme priorités, la récupération totale de toutes les parties perdues de notre territoire où sont implantés des groupes terroristes et des narcotrafiquants depuis 2012, comme si l’on se trouvait dans un « no man’s land ».

<strong>Les FAMAs montent en puissance !</strong>

Ainsi, il y a quelques mois déjà, les FAMA  ont engagé des offensives d’envergure de tous azimuts. Notamment, au Nord du pays, bastion des terroristes de tous poils et des séparato-terroristes de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad). Elles y mènent régulièrement des opérations aéroterrestres bien coordonnées, infligeant de très lourdes pertes à ces forces ennemies. La CMA désormais traquée de toutes parts par les FAMA, qui montent en puissance, demande pour la première fois, un cessez-le-feu. Certainement pour pouvoir reconstituer ses troupes et revenir à l’offensive. Désemparée, elle choisit la propagande, le mensonge et la calomnie, comme une arme de vengeance. Car,  ne sachant plus aujourd’hui  à quel Saint se vouer face à la puissance de  feu des FAMA.

Depuis le retrait de la MINUSMA et la rétrocession aux FAMA de ses emprises d’Ogossagou, le 3 août 2023, de Ménaka, le 25 août 2023, de Ber (emprise stratégique très convoitée par la CMA et les narcotrafiquants), le 13 août 2023, de Goundam, le 16 août 2023 et d’Anéfis entre le 6 et 7 octobre 2023, la situation sécuritaire du pays s’est fortement détériorée. Qu’à cela ne tienne et conformément à leurs missions régaliennes de sécurisation, de stabilisation et de protection des personnes et de leurs biens, les FAMA avancent progressivement et remportent d’éclatants succès sur les différents fronts, l’objectif étant de rétablir entièrement, l’autorité de l’Etat et les services sociaux de base sur toute l’étendue du territoire national.

C’est dans cette foulée que les Autorités de la Transition ont annoncé,  le 25 septembre 2023, un léger report du calendrier électoral pour des raisons techniques. Depuis, des voix chez certains partis politiques et associations se ne cessent de se faire entendre pour exiger entre autres, l’organisation rapide des élections ou des concertations nationales, la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale ou d’une transition civile, etc. Ceux-là mêmes qui sont soutenus et protégés, dans leur élan de conspirateurs, par la France revancharde, paternaliste et arrogante qui tire la ficelle depuis l’Elysée. Cela, afin de déstabiliser la République du Mali et ses institutions.

<strong>Evitons la « Triskaïdékaphobie » !</strong>

Comme si tout cela ne suffisait pas, les militants de la Coordination des Mouvements et Sympathisants (CMAS), hostiles au pouvoir en place depuis quelque temps et avec le soutien de la  très controversée figure politico-religieuse, l’Imam Mahamoud Dicko, décident d’organiser un meeting, le vendredi 13 octobre 2023, même si des leaders et personnalités s’activent en ce moment, pour infléchir cette décision à risque. Pourtant à y voir de près, le choix de cette date qui correspond au chiffre 13, n’est pas fortuit pour qui connait l’imam Dicko, un grand manipulateur des opinions, imprégné d’une bonne dose de connaissance du Coran et des sciences mystiques.

En effet, le 13 est un chiffre maléfique reconnu comme tel, par les communautés juives, chrétiennes et musulmanes, etc. C’est le chiffre de la grande peur ou la <strong>« Triskaïdékaphobie », </strong>une superstition reconnue chez les blancs, les noirs et les arabes, comme un chiffre à éviter. Surtout encore, quand il coïncide avec un vendredi, la conséquence de l’évènement prend plus d’ampleur. Aux USA par exemple, certaines compagnies d’aviation n’ont pas rangé le numéro 13 et dans certains ascenseurs d’hôtels ou d’immeubles, le treizième étage est remplacé par 12a ou 12M, etc. En choisissant cette date du 13 octobre pour faire sortir la foule, les militants de la CMAS, mesurent-ils les risques qui pourraient en découler surtout quand ils ont comme morceaux choisis à scander, <strong>« les coupures intempestives d’électricité et le retour à une Transition civile » ?</strong> D’autres partis politiques et associations sont dans la même logique.

Dans tous les cas, les Autorités de la Transition et la Direction Générale de la Sécurité d’Etat, doivent être en état d’alerte maximum, pour déjouer à temps, ce qui se pourrait ressembler à un complot de la France.  Qui n’est pas prête à lâcher le Mali.  Cependant, il est important de chercher à savoir, où sont ces partis politiques et associations qui n’ont d’autres préoccupations que les élections, pendant que le pays est sur des braises, traversant des moments les plus difficiles de son existence. Pire, lorsque le bateau Tombouctou a subi des attaques meurtrières de la part des groupes armés sans foi, ni loi, où étaient ces partis politiques et associations qui n’ont jusque-là, exprimé aucune compassion à l’endroit des victimes de cette cruauté des terroristes ?

Leurs seules priorités étant l’organisation des élections qu’ils réclament à corps et à cris, comme si celles-ci sont plus importantes que ces dizaines de vies humaines civiles et militaires perdues. Eu égard à tout ce qui précède, il est aujourd’hui plus que pressant, d’exiger de nos Autorités, le maintien de la période de la Transition jusqu’à ce que les conditions de sécurité, de stabilité et de paix soient réunies, avant l’organisation de toutes élections.

C’est pourquoi dans l’état actuel d’insécurité généralisée, les Autorités de la Transition doivent prendre toutes leurs responsabilités, en interdisant les rassemblements ou meetings des opposants qui défient le pouvoir. Les contrevenants à ces mesures, doivent être arrêtés, habillés en tenues militaires, puis envoyés immédiatement aux fronts aux côtés des FAMA en guerre au Nord et au Centre du pays. Les mêmes mesures contre tous les activistes qui insultent, accusent et vilipendent régulièrement, à travers les réseaux sociaux, les FAMAS, afin de les démobiliser.

Ce genre d’actions est salutaire et pourrait briser l’élan d’autres aventuriers qui tenteront eux aussi, de nuire à la stabilité de l’Etat et à ses institutions. Soutenons donc nos Autorités et nos Forces Armées et de Sécurité dans leurs difficiles mais exaltantes missions de tous les jours. En bons patriotes, taisons nos égoïsmes et nos querelles mesquines, pour ne s’intéresser qu’à l’essentiel, le Mali, l’unique pays que nous avons et qui constitue aujourd’hui, un modèle pour l’Afrique dans sa lutte pour la souveraineté.

<strong>La CEDEAO, ce colosse aux pieds d’argile entre intégration et désintégration </strong>

De sa création en 1975 à 2001, la CEDEAO est passée de son rôle essentiel de la promotion de l’intégration économique et douanière, à celui de la bonne gouvernance et du règlement des crises sécuritaires et des conflits. Aujourd’hui, force est de constater que l’institution est loin de ses objectifs. Elle est en déphasage avec la géopolitique actuelle dans le Sahel où sa crédibilité est mise à rude épreuve, surtout par le cas du Niger où le Président Mohamed Bazoum, renversé par des officiers militaires, a le soutien de certains Chefs d’Etat de la CEDEAO et du Président Macron. Qui ont juré de le rétablir dans son siège par tous les moyens.

Depuis, c’est le bras de fer entre nouvelles autorités nigériennes et la France et ses suppôts de la CEDEAO.  Ces derniers  planifient une intervention militaire dans ce pays avec les forces en attente de l’institution sous-régionale. Ce qui n’a pas tardé à provoquer des dissensions importantes,  entre ses membres au sein de cette organisation, qui menacent la cohésion et divisent  de  facto les pays membres. Ceux qui sont déterminés (Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigéria, Bénin) à envoyer leurs contingents pour agresser le Niger, libérer le président déchu Mohamed Bazoum et le réinstaller dans son fauteuil, s’opposent au  pays dits modérés (Cap Vert, Togo, Guinée-Bissau, etc.), plus mesurés. Ces derniers privilégient le dialogue et la solution diplomatique. Les premiers auront-ils les moyens de leurs ambitions dans leurs attitudes belliqueuses ou auront-ils besoin d’un soutien financier et logistique extérieur ?

C’est dans ce contexte que le Mali et le Burkina Faso, ont d’ores et déjà juré que si cette intervention militaire venait à être exécutée contre le Niger, ils participeront à sa défense et quitteront la CEDEAO, qui ne s’est jamais engagée à porter une assistance militaire à ces trois états sahéliens menacés par le terrorisme depuis plusieurs années. La question que se posent beaucoup d’observateurs est de savoir si ce groupe minoritaire de présidents de va-t-en guerre (Ouattara, Bola, Sall, Talon) et leurs armées sont à la hauteur pour agir avec succès face à leurs adversaires sahéliens bien armés et bien aguerris ?

A cette date,  encore rien que des ultimatums. Et la signature à Bamako le 15 septembre 203, par le Mali, le Niger et le Burkina Faso, de la Charte du Liptako-Gourma instituant la nouvelle Alliance des Etats du Sahel (AES), est un signal fort qui annonce la désintégration et la mort prochaine de la CEDEAO. Dont le protocole additionnel ne répond plus aux aspirations des peuples lorsqu’on fait les constats suivants : des coups d’Etat  constitutionnels voulus et acceptés (en Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, en Guinée d’Alpha Condé)  et les coups d’état militaires combattus avec acharnement et mépris contre les Colonels Assimi Goïta et Mamady Doumbouya, le Capitaine Ibrahima Traoré et le Général Abdrahamane Tiani. Quels deux poids deux mesures de la CEDEAO, censée favoriser l’intégration économique, la sécurité, la paix, la justice  et le développement ! Dès lors, elle est en déphasage sur les  enjeux du Sahel où la France,  chassée et humiliée pour son paternalisme et son arrogance, veut vaille que vaille se venger des dirigeants des trois pays du Sahel, unis pour relever les défis sécuritaires et du développement.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant-chercheur / Ecole Normale Supérieure (ENSup) Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Café  littéraire à l’Institut Français de Bamako :   Yacouba Sanogo magnifie  le roman  «  Hanwini » !</title>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:10:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce samedi 23 septembre 2023, l’Institut français de Bamako(IFB)<em> a accueilli dans sa salle médiathèque,  le  Club des Lecteurs du Mali pour la présentation  du nouvel ouvrage  écrit par  Gnikiri Innocent Diarra. </em>Yacouba Sanogo, membre du Club, a eu l’honneur de le présenter. <strong> <em>« Hanwini » ou l’envie et la haine d’être mère </em></strong><em> est le titre de  l’ouvrage.  C’est un genre littéraire romanesque. La synthèse !</em>

Comme à l’accoutumée,  le Club des Lecteurs du Mali a tenu sa rencontre hebdomadaire, le samedi 23 septembre 2023 dans la médiathèque de l’institut français du Mali. C’était en présence : de  ses responsables, membres et sympathisants, du Directeur de l’Institut, Patrick Perez, de Mariam Boubacar Maïga, journaliste-réalisatrice  à l’ORTM et écrivaine, membre du Club. Au cours de cette rencontre, le roman de Gnikiri Innocent Diarra, « Hanwini  ou l’envie et la haine d’être mère » a été présenté par Yacouba Sanogo.

D’après lui, « Hanwini est le récit d’une femme qui se bat dans son foyer contre vents et marées pour avoir une progéniture, source de bonheur pour toute femme au foyer en Afrique.  « Plusieurs mystères entourent la vie des humains. A longueur de journée, ils côtoient les Hommes dans leurs joies, leurs succès, leurs naissances, les maladies bénignes ou graves et les décès.  L’Homme ne doit jamais, qu’il soit enfant, jeune, homme, femme ou vieux, badiner  avec la vie. Laquelle  est une vallée de roses et une vallée de larmes. C’est exactement dans ce contexte que se situe cette œuvre romanesque de Gnikiri innocent Diarra intitulée « HANWINI » ou l’envie et la haine d’être mère, que j’ai le privilège de vous présenter », a déclaré M. Yacouba Sanogo pour  contextualiser le  livre dont il a eu l’honneur de présenter.

En présence de l’auteur  et d’un public  très attentif, Yacouba Sanogo a longuement  expliqué le contenu de l’ouvrage. Il dira que le livre Hanwini est le récit de la femme courageuse, battante, qui, après plusieurs années de mariage, ne parvenait pas à procréer. C’est ainsi, dit-il, qu’elle va mettre tout en œuvre pour avoir un enfant. Elle va se rendre chez le devin qui lui indiquera qu’elle aura deux enfants, mais le premier sera un enfant terrible. A côté de cette histoire de Hanwini, le livre évoque la relation entre la démocratie et la religion, le fanatisme religieux, l’éducation, la tradition et la modernité, entre autres.

D’après  le présentateur, les thèmes phares de ce livre sont : <strong>la condition de la femme africaine, la quête du bonheur, la mort et la tradition.</strong> « Tout ce que les personnages de ce livre entreprennent a pour but, le bonheur. Par ailleurs, l’auteur ne prône pas un bonheur individuel, mais plutôt un bonheur collectif. L’engagement de Hanwini à Dofinilo est  pour la cause de la procréation afin de rendre heureux son foyer, sa famille et son village en général en est une preuve palpable », est-il convaincu.

Toutefois, M. Sanogo  dira que les enseignements fondamentaux de ce livre riment  avec des questionnements tels que : « A quoi sert-il à un roi de diriger son royaume d’une main de fer,  s’il n’a pas un héritier pour assurer la relève ? ». Mais  la quête de ce bonheur semble très difficile,  parce que tout ce que Hanwini et les autres personnages du livre ont entrepris pour le bonheur a  quasiment échoué. De ce fait, la quête d’un bonheur véritable, durable et collectif n’est-elle pas vaine ? Les Hommes sont-ils faits pour être heureux sur terre ? Si tout le monde cherche le bonheur, y compris celui qui va se suicider, la mort serait-elle une solution efficace à la souffrance ou au malheur de l’être humain ? Autrement dit, la mort rendrait-elle heureux ? Et si le bonheur n’était qu’une illusion ? ».

L’auteur du livre, Gnikiri Innocent Diarra, s’est fait le devoir de  justifier  le choix du thème et le titre  de son  livre. A ses dires, les Africains ont perdu leur culture. Il leur faut retourner à leur tradition.  Car, selon lui, l’abandon de cette tradition est à la base des maux qui sévissent dans nos sociétés, notamment la mauvaise éducation, la dépravation des mœurs. Les interventions du public ont porté sur les différentes thématiques qui sont dans le livre.

Au paravent, Patrick Perez le Directeur de l’Institut français, a tenu un discours dans lequel il encourage les jeunes à lire, avant de préciser que son accompagnement ne fera pas défaut pour le rayonnement de la littérature à travers la promotion des jeunes écrivains. La présentation des nouveaux adhérents et la photo de famille ont mis fin à la rencontre littérature.

D’après Nelson Mandela  « Une nation qui lit est une nation qui gagne ». Lisons donc énormément !

<strong>Bata Kamissoko, Stagiaire</strong>

<strong>(Encadré) Qui est  Gnikiri Innocent Diarra?</strong>

Gnikiri Innocent Diarra est né le 02 janvier 1991 à Maréna (cercle de Yorosso). C’est  un  enseignant, écrivain poète et romancier. Il est membre du Club des Lecteurs du Mali, du Mouvement des Jeunes Esprits de la Littérature Malienne(JELMA). M. Diarra est  Secrétaire Général du Club des Lecteurs de l’ENSup de Bamako et ancien Responsable des Revues du Centre Africain de Recherches et d’Innovations Scientifiques de Bamako. il est aussi coauteur du recueil de poèmes « Poème à un jeune soldat inconnu » publié en 2019 et auteur du recueil de poèmes «  Au seuil du désespoir »,  publié en 2021, évidemment auteur du roman HANWINI (publié en  2023) et d’une pièce de théâtre « Le Prof Kata ». Il est aussi sélectionné  au concours de soutien à la publication des jeunes auteurs maliens par l’Ambassade de France au Mali en 2023.

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<title>Mohamed Keïta, Expert Consultant Indépendant  « La production minière d’or du Mali est de  2 à 2,8% de la production mondiale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mohamed-keita-expert-consultant-independant-la-production-miniere-dor-du-mali-est-de-2-a-28-de-la-production-mondiale-3036892.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 10:33:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce mercredi, 13 septembre 2023, l’émission  <strong>« POLITIK  LE  DEBAT »</strong> sur Africable Télévision, animée et présentée  par Robert Dissa, avait comme invités : Daouda Moussa Koné, membre du CNT, vice-président du parti URD, économiste et Spécialiste en Gestion des Projets ; Aboubacar Sidiki Fomba, porte-parole du COREMA et membre du CNT ; M. Mohamed Keita, ancien Conseiller Technique, ancien Secrétaire général du ministère des Mines, ancien Directeur du Bureau d'Expertise d'Evaluation et de Certification des  Diamants Brutes, à la retraite. M. Keita est actuellement,  un Consultant Indépendant. Le thème du débat était intitulé : « <strong>MALI: ANALYSE DU NOUVEAU CODE MINIER ». </strong>Pendant plusieurs minutes, les invités de marque ont répondu aux questions de Robert Dissa afin d’éclairer la lanterne des maliens à propos de la question de l’Or  produit par le Mali. Lisez la synthèse de l’hebdomadaire  Le Pélican !</em>

A l’entame des débats, M. Dissa a tenu de rappeler  que ce sont  <strong>72 tonnes d'ors</strong> qui  ont été produites en 2022 au Mali. Cet or a contribué pour  <strong>25% au budget national</strong>, il a constitué <strong>75% des recettes d'exportation et 10% du PIB</strong> durant la même année. Le présentateur dira que c’est en raison donc de l’importance  de ce minerai précieux sur l’économie nationale que le Mali a dû  adopter un nouveau code minier. Dont la promulgation a été faite, cette année,  par le président de la Transition, Col Assimi Goïta.

Les questions essentielles et pertinentes posées lors de ce débat  étaient : <strong><em>Pourquoi l'adoption d'un nouveau code minier et quel est son objectif ? Quelles sont les innovations majeures ?</em></strong> <strong><em>Quels sont les avantages de ce nouveau Code minier pour le Mali ?</em></strong> <strong><em>Que vaut le Mali sur le marché mondial de l'or ?</em></strong> <strong><em>Pouvez-vous nous parler de l'évolution de la législation en matière minière ? </em></strong>Il va de soi que c’est l’invité Mohamed Keïta, expert émérite malien sur la question de l’or,  qui était bien placé pour y répondre. Donc à tout seigneur, tout honneur !

Selon Mohamed Keïta, La codification du secteur minier a commencé dès l'aube de l'indépendance au Mali. Le premier code, en  date de 1963,  était  marqué par le système politique socialiste. Cela fait que les activités minières étaient interdites  aux entreprises privées. Ce code, toujours d’après M. Keïta, a été modifié en 1964 pour faire une légère ouverture aux entreprises privées à pouvoir entrer dans la danse par les biais des sociétés d’État. C'est à partir de 1970 que le secteur minier est libéralisé  par le nouveau régime, issu du coup d’Etat de 1968.

Toutefois en 1991, il a été constaté que le Code de 1970 est timide du  fait qu'il n'arrivait pas à attirer beaucoup d'investisseurs comme le souhaitait le régime en place. Le code minier de 1991 avait alors pour objectif de pallier  ce problème afin que notre pays  ait beaucoup d'investisseurs dans les activités minières, pour conforter le poids du secteur minier dans la Balance commerciale et  dans le PIB.  Il a effectivement attiré l'essentiel des entreprises minières qui travaillent actuellement au Mali. Selon toujours  M. Keita, ce Code minier de 1991 était le meilleur car,  c'était une référence pour d'autres pays en matière d'élaboration de code minier. La banque mondiale conseillait d’ailleurs ce Code aux autres pays de la sous-région. Ainsi, certains l'ont copié avec ses fautes et erreurs.

Toutefois, d’après M. Keïta, il  a été primordial voire obligatoire de faire un autre Code minier en 1999, dû aux nouveaux enjeux intervenus dans le secteur. Ces enjeux étaient entre autres : de tenir compte de l'aspect environnemental qui a été imposé par la Banque Mondiale à tous les pays miniers, c'est à dire que tout pays minier doit réparer les dommages causés par les activités minières à leur environnement. « Une revue/réforme des industries extractives a été donc organisé par la banque mondiale en 2012 au Mozambique et au Portugal dont j’ai pris part »,  explique M. Keita.

C’est à  la suite de cette réforme qu’un nouveau Code minier est adopté en 2012  car, d'autres préoccupations sont intervenues. Notamment : la prise en compte de la communauté locale qu'il fallait tenir compte parce que ce sont les communautés locales qui subissent les premières conséquences et dégâts causés par les activités minières. Le code de 2012 est ensuite  révisé en août 2023. C’est ce  qui est le tout nouveau Code minier du Mali.

Keïta explique que le code est un texte. C'est aussi le résultat d'un certain nombre de concertations. C'est-à-dire que c'est un document consensuel qui fait l'objet de concertations  et qui se fait suivant des étapes. Il y a plusieurs étapes qu'il  faut  franchir avant d'arriver au code final.  Tous les codes que le Mali a adoptés suivent les mêmes principes.

<strong>-Le premier principe, c'est le caractère d'industrie contrôlée des activités minières.</strong> Qui signifie qu'on ne peut faire l'activité minière sans l'autorisation du propriétaire qui est l'État du Mali dans ce cas précis. L’ancien Secrétaire Général du ministère des Mines a cité  un article qui se trouve dans tous les codes miniers  que le Mali a adopté : <strong><em>« Toutes les substances minérales contenues dans le  sous-sol du Mali appartiennent à l'État. ». </em></strong> Mais, plus loin, « <strong><em>les codes disent également que cependant les entreprises minières détentrices de permis d'exploitation, de titre minier d'exploitation en obtiennent la propriété ».</em></strong> Cela veut dire que l'État cède la propriété à ceux qui détiennent un permis ou un titre d'exploitation minier. Il s'agit justement du transfert de la propriété ici.

<strong>-Le  second principe, c’est celui de l'autorisation préalable à toute activité.</strong> C'est-à-dire, qu'une personne ou une entreprise ne peut pas se lancer dans les activités minières sans autorisation.

<strong>-Le  troisième principe : le caractère temporaire des droits miniers.</strong> Ce qui veut dire que les droits d'exploitation des ressources minières au Mali ne sont pas définitifs mais ils sont donnés pour une durée bien déterminée.

<strong>-Le  quatrième caractère, c’est celui de quasi automaticité de la transformation successive des titres miniers.</strong> Ce qui veut dire que si l'on obtient un titre minier, cela peut te permettre d'avoir un autre titre si et seulement si, le postulant respecte ou accomplit  un certain nombre d'obligations. Ces obligations sont : ceux <strong><em>des travaux, de financement, de respect de l'environnement...</em></strong>

Dans les premières années, l'État n'avait pas de vision claire de ce qu'il faisait de son secteur minier. C'est en 1998 qu'une déclaration de politique minière a été mise en place. Cette déclaration identifiait le rôle de chacun. En ce moment, l'État a décidé de ne pas entrer dans les opérations minières qu'il cède complètement au secteur privé. L’État s'est alors attelé à mettre en place la  réglementation minière ainsi qu'à son contrôle et de la mise œuvre de cette règlementation.

Il faisait également la promotion auprès des entreprises privées. Le document de 1998 a été repris en 2016.  L’État se limitait à ses fonctions qui sont : <strong>régulateur, contrôleur de la mise en œuvre de la réglementation</strong>. Le document de 2016 a ainsi permis l'identification des acteurs de l'activité minière qui sont : <strong><em>l'État, les Communautés locales et les Entreprises minières.</em></strong> Ceux-ci sont des acteurs principaux. À ceux-ci, s'ajoute des acteurs accessoires qui sont les organisations de la société civile qui ont un rôle d'intermédiation et d'assistance aux communautés locales. Le code minier est un compromis. C’est à dire que c'est la recette d'un équilibre entre la volonté ou les précipitations de l'État et les aspirations des sociétés minières. Il faut absolument maintenir cet équilibre dans le code. <strong>M. Keïta révèle que la production minière du Mali est de 2 à 2,8% de la production mondiale</strong>.

D’après M. Fomba, certains Administrateurs qui ont travaillé sur le dossier des codes miniers anciens ont trahi le Mali car après leur participation à l’élaboration des codes, ils démissionnaient pour travailler avec les Sociétés minières pour bien piller les ressources de notre pays.  Ce nouveau code est adopté à l’intérêt du peuple malien et non pour l’étranger.  Il s’y trouve des dispositions qui disent que l’or du Mali ne doit être livré à des ennemis.

Il y a beaucoup d’innovations à l’intérêt du Mali dans ce nouveau code. Nous avons en l’occurrence : avec l’introduction des substances stratégiques (cela veut dire que le code ne concerne pas seulement l’or mais tous ceux qui constituent l’intérêt minier de notre pays). A cet effet,  l’Etat a le droit de  retirer des titres miniers s’il  n’en gagne pas.

Il y a eu l’introduction de la taxe ad valorem en fonction du prix de l’or que l’Etat bénéficie en cas d’augmentation du prix de l’or. Auparavant le prix d’un kilogramme d’or était de 300 dollars mais  aujourd’hui,  il est de 2000 dollars.  Donc  le Mali n’a pas beaucoup bénéficié de son or  pendant trente ans.  Il a été procédé à l’introduction d’un Système de Transparence dans la Gestion des Ressources Minières du Mali. Cela,  à travers la création d’un Commissariat rattaché à la Présidence de la République, une institution, un Cadre de concertation pour le contenu local rattaché à la Présidence et un  Secrétariat permanent du contenu local. Les conventions des titres miniers ne seront plus signées  uniquement par le ministre chargé des mines mais aussi par ses homologues sectoriels. C’est-à-dire, les ministres des Mines, Finances et de l’Environnement. La signature de ces conventions, sera toujours accompagnée par la délibération du Conseil des ministres.

<strong>Une synthèse de Bata Kamissoko, Stagiaire </strong>

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<title>La  paix définitive au Mali :   Ou la nécessité  d’une  guerre totale au Nord !</title>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 10:20:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La guerre totale au Nord du Mali, serait-elle la condition sine qua non pour une paix définitive dans l’ensemble du territoire national ? Au risque de se tromper, nous estimons que oui. D’autant  que la signature en 2014   des accords pour la Paix et la réconciliation nationale,  issu du processus d’Alger, n’aura  jamais  servi à ramener la paix au Mali.  Manifestement, ces accords  sont demeurés impossible d’application, parce que les rebelles n’ont jamais déposé les armes, mais aussi parce que les clauses  desdits  accords n’ont jamais  eu l’adhésion de la majorité du peuple malien. </em>

Cela  a eu pour  conséquence de faire  plonger le Mali, non seulement dans une situation de ni paix ni guerre.  Mais aussi et surtout, le Centre du pays   s’est vu   embraser. Toutes choses qui ont favorisé  l’accession  des militaires au pouvoir pour  endiguer le péril sécuritaire.  Ainsi, les Autorités  transitoires ont  pu  réorganiser  les Famas et  les équiper en armements de pointe. Cela,  grâce à la coopération militaire avec d’autres pays, notamment avec la Russie.  De sorte que, pour mieux réussir la  sécurisation du pays, le Mali a été contraint de   chasser  les forces francaises Barkhane (plus de 5000 soldats) qui échoué dans leur lutte antiterroriste. Alors que la MINUSMA  (plus de 11000 soldats) est en train de se retirer.

Dans cette dynamique,  les emprises  occupées par l’organisation  onusienne  ont été rétrocédées  aux Famas. Une rétrocession  contestée par  les rebelles de la CMA et leurs alliés <strong>des groupes terroristes dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM)</strong>. Dès  l’amorce  du processus de départ de la MINUSMA, les mouvements rebello-terroristes (CMA- <strong>GSIM</strong> et autres)  ont décidé de  déclencher  une offensive généralisée contre les  positions des Famas. Ainsi,  les emprises militaires  de Bourem, Bamba et Ber, remises par  la mission onusienne aux Famas ont été attaquées alors que les cibles civiles sont aussi visées par des individus sans foi ni loi. C’est en l’occurrence, le cas de l’attentat terroriste  perpétré  contre le mythique bateau « Le Tombouctou ». Cet acte terroriste est revendiqué par  le mouvement rebello-terroriste  de la CMA. Alors que  la Communauté dite internationale, pourtant garante du fameux accord de paix et de réconciliation issu du  processus d’Alger,  n’a pas  daigné  condamner ledit acte. Serait-elle la  complice des terroristes ?

De  toute façon, une chose est   évidente, la  démultiplication actuelle des actes terroristes au nord du Mali  par la  rébellion  de la CMA (signataire de l’Accord pour la Paix issu du processus d’Alger)  et de ses alliés du <strong>GSIM</strong>, n’est ni plus ni moins  qu’une  véritable manifestation de belligérance  contre l’Etat du Mali. Mais aussi, c’est  une opportunité  inespérée   pour les   Famas de  pouvoir  recouvrer l’intégrité du territoire national par les armes. Par la rupture du cessez-le-feu par la CMA, le fameux accord d’Alger est certainement  en train de mourir de sa belle mort. Alors, le Mali n’a plus d’autres choix que de procéder à sa guerre de libération nationale.

Dans les jours et les semaines à venir, les forces armées maliennes vont sans nul doute faire face à des batailles décisives,  non pas seulement au nord du pays mais, sur l’ensemble du territoire national. Nous osons espérer que  la reprise attendue de la ville de Kidal  par les Famas,  va consacrer  une  paix  définitive  sur l’ensemble du territoire national.

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Vive  les Famas !

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>« Le Mali dans les relations internationales » : C’est le thème débattu par un Panel de Profs de la FHG</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-dans-les-relations-internationales-cest-le-theme-debattu-par-un-panel-de-profs-de-la-fhg-3036889.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 09:30:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le  contexte de la redéfinition de la Carte géopolitique mondiale, la Faculté d’Histoire et de Géographie a organisé, le samedi le 16 septembre 2023,  une journée scientifique dénommée,  « Journée de l’Historien ». Cette première édition (2022-2023) a pour  objet, la commémoration des 63 anniversaires du Mali sous le thème : <strong>« LE MALI DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES »</strong>. Aussi, le but de la journée est d’encourager les discussions académiques, pédagogiques et scientifiques pour  permettre, par la même occasion, le passage de témoin entre les anciens des disciplines concernées (l’histoire et l’archéologie) et la jeune génération.  Qui est en train de prendre le relais.</em>

En effet, cette journée n’est pas anodine car elle a rassemblé les différents spécialistes du Département d’Histoire-Archéologie. Dont : Professeur Jean Bosco Konaré, à la retraite ;  Moussa F Coulibaly,  ancien Chef de Département d’Histoire-Archéologie mais aussi et surtout du monde scientifique malien.  Plusieurs personnalités ont ainsi  marqué  de leur présence,  comme le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique du Mali, Madame le Recteur de l’USSGB, le Doyen et l’ensemble du  Corps professoral de la Faculté d’Histoire et de Géographie  (FHG).

On notait également, la présence  du : représentant de Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Maire de la commune V de Bamako, Ministère de la Culture, de l’Artisanat et de l’Hôtellerie, et de l’Ambassadeur général des organismes internationaux mais aussi d’une quantité  d’étudiants. La presse malienne n’a pas manqué de couvrir l’évènement.

Ce panel historique a été animé par deux distingués Professeurs aguerris du Département d’Histoire-Archéologie.  Qui ont fait preuve de rigueur et d’honnêteté dans le domaine de la recherche scientifique au Mali. Il s’agit du  Professeur Soumaila SANOKO, Enseignant Chercheur à la retraite, ancien Vice-Recteur de l’USSGB.  Ce dernier  a fait un brillant exposé sur les « Relations Franco-Maliennes ». Quant au  Dr Abdramane SYLLA, Enseignant chercheur à la FHG, ancien locataire du Ministre des Maliens Etablis à l’Extérieur, il  a fait sa communication sur « les relations Russo-maliennes durant la période soviétique ».

Le Professeur El Hadji Ousmane BORE, le modérateur du panel, pour situer le cap des débats,  a expliqué  que l’objectif de cette journée est « de permettre aux participants (les intellectuels, étudiants et acteurs politiques…),  la compréhension de la situation géopolitique actuelle du  Mali.  Il dira aussi qu’il s’agit de faire des exposés sur les différents moments de l’histoire contemporaine du Mali afin d’expliquer les enjeux majeurs de la situation politique et géopolitique que notre  pays traverse actuellement. Ainsi, par la même occasion, de montrer l’importance de la construction de l’historiographie d’une nation malienne. Cela, afin de favoriser le vivre ensemble et se protéger  contre des attaques étrangères. Selon toujours le Prof  Boré, cela parait  d’autant nécessaire qu’il faut faire face aux tentatives de réécriture falsifiée des faits historiques fondateurs du Mali.

Cette première édition de la journée de l’historien a été félicitée notamment par des étudiants (e), en l’occurrence par  M. Issa Sagara, Mastérant au Département Histoire-Archéologie. Il dira que : « cette communication sur le MALI dans les relations internationales est  une opportunité pour les universitaires  maliens  de comprendre et d’apprendre les relations entre le Mali et des Etats, comme la Fédération de la Russie ou au temps  de l’ex URSS et la France. « Ce qui a été essentiel pour nous, c’est d’avoir acquérir des nouvelles connaissances sur la politique extérieure du Mali. Des connaissances qu’on retrouve pas en classe », se satisfait  Issa Sagara.

Le panel a permis de faire comprendre les rôles des universitaires maliens dans la construction du MALI NOUVEAU. Ces genres d’initiatives méritent d’être encouragés  pour donner plus de visibilité à la FHG, plus particulièrement le Département d’Histoire-Archéologie à l’échelle internationale.  Il faut noter que la Faculté d’Histoire et de Géographie est un établissement d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au sein de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) qui a pour vocation entre autres : la formation des ressources humaines qualifiées dans ses domaines de compétence ainsi que la production et la diffusion de connaissance en Histoire et en Géographie.

Cette première édition de « La journée de l’Historien » s’est achevée  par la remise des attestions de Reconnaissance aux panélistes, à certains anciens Professeurs du Département d’Histoire (Professeur Jean Bosco Konaré et Professeur Moussa F Coulibaly, ancien Chef de Département d’Histoire-Archéologie) mais également à des Professeurs en exercice au sein de la Faculté d’Histoire et de Géographie.

<strong>Boubacar Bani TRAORE (Stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>(La Rubrique Politique de Monoko) Le monde inhumain et cruel :  Les Hommes  auraient&#45;ils cessé de raisonner ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-rubrique-politique-de-monoko-le-monde-inhumain-et-cruel-les-hommes-auraient-ils-cesse-de-raisonner-3036870.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 09:23:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'activité au quotidien dans le monde, est dominée, par les violences, les attaques meurtrières, les conflits, les crises et les guerres…, les pleurs, les cris, les désespoirs, les souffrances et même des morts, partout à travers le monde.  Des familles sont  désormais  meurtries, endeuillées, avec des veuves  et orphelins, presque dans chaque famille.  Alors pourquoi et comment les Êtres Humains sont-ils devenus les cibles des autres Humains ?

Comme si cela se passait dans l'imaginaire ou dans le rêve. Chaque jour que DIEU fait, certains agressent, attaquent et tuent d'autres Humains. Pourquoi et Comment cela est-il rendu possible ? C'est curieux et même très étonnant  quand nous savons que L'ÊTRE HUMAIN est le seul, parmi les Êtres vivants à posséder la raison, la conscience et la pensée.

<strong>Bien sûr, L'ÊTRE HUMAIN</strong>  a  la capacité de réfléchir, de méditer, d'analyser, d'étudier et de juger avant d'agir. Dès lors, tout acte que pose un humain, est supposé  bon, bien et bénéfique à lui et pour d’autres Êtres Humains. D'ailleurs, le fait que les Humains vivent en société devrait être une raison fondamentale  pour pouvoir pérenniser la vie. Oui ! Parce que les Êtes pensent et réfléchissent avant de poser tout acte, à la faveur de la conscience qui aide à savoir apprécier la différence entre le bien et le mal. Et justement, pour la pérennité de la vie, les humains ne pouvaient que  faire  le choix de la bonne moralité.

Mais hélas ! Tristement  la philosophie de l'Amour du prochain au sens strict du terme n'existe plus. L'entente, le dialogue, la paix, l'harmonie et la meilleure cohabitation, ne sont plus les vraies préoccupations. L'équilibre du monde est mis en mal. Le respect, la courtoisie, l'honnêteté et la vérité sont  en train  de disparaitre   des comportements des humains.

Ce sont plutôt les violences, même verbales, l'égoïsme, la méchanceté, l'hypocrisie et  les mensonges que la grande majorité des humains affectionnent. Où va donc  le monde avec des humains désormais violents, barbares et cruels ? Les Êtres Humains devraient savoir mesurer la précieuse place de la vie. Et par conséquent, elle ne devrait pas être ôtée à qui que ce soit.

Alors, il nous faut urgemment moraliser les humains pour que le monde ne soit pas complètement déséquilibré pour virer au pire des conséquences. Les humains doivent recourir à la conscience et à la raison pour sauver le monde, actuellement secoué par toutes sortes de violences.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Imposer l&amp;apos;autorité de l&amp;apos;Etat partout au Mali :  L&amp;apos;armée est dans sa  mission régalienne au nord !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/imposer-lautorite-de-letat-partout-au-mali-larmee-est-dans-sa-mission-regalienne-au-nord-3036873.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 09:19:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Cela fait maintenant  plus de 10 ans  que nous assistons  aux  jeux troubles des mouvements rebelles du nord du Mali. Ces derniers,  dans le fond, n'ont jamais  renoncé à leur projet de la partition du Mali, aux fins, de la création de « l'État de 'Azawad ». Ainsi, la  déstabilisation  du pays,  véritablement partie  de la rébellion de 2012, où les rebelles nordistes touaregs  avaient surpris les soldats en poste au nord, continue de plus belle. </em>

L’on se rappelle qu’à Aguelhok seulement,  on a compté un triste bilan d'au moins  100 soldats assassinés.  A partir de ce  sinistre forfait, la coalition des mouvements rebelles et terroristes du nord avait fini par prendre  le contrôle  des régions du nord, à savoir : Kidal, Tombouctou, Gao. A cette époque, le Mouvement pour la Libération de l’ « Azawad » (MNLA) s’était  donc associé aux terroristes criminels d’Aqmi, du Mujao, d’Ansardine et autres, pour contrôler  les régions conquises. Ils avaient fini par détruire de nombreux monuments et édifices historiques et soumettre les populations à la Charia.  Tous les édifices qui étaient considérés comme sacrés par les populations, notamment : les mausolées, reconnus à l'échelle internationale comme biens matériels de l’humanité  ont été détruits.  Des manuscrits datant du moyen âge n’ont pas échappé à leur furie obscurantiste. Une bonne partie  des populations  du nord avaient fui pour se réfugier dans d’autres contrées du Mali ou à l’extérieur.

Au  moment  de leur règne  barbare, jusqu’à la reconquête des régions du nord hormis Kidal,  l'administration et les besoins sociaux de base (écoles, centres de santé etc), n’étaient pas accessibles aux populations. Les entreprises et sociétés  publiques et privées avaient également fermé  leurs portes pour cause d'insécurité. Les banques, et surtout, le tourisme, étaient restés non  opérationnelles dans le nord du pays. Seuls, les rebelles et leurs alliés soi-disant djihadistes mais terroristes, régnaient en maîtres absolus  au nord. Ils avaient commis  de nombreux  crimes contre l’humanité.

Puis, vint  la reconquête des régions du nord en 1993 avec l’appui de la mission militaire française  Serval. Mais hélas, ceux qui étaient venus aider le Mali, ont pris le soin d’interdire à ses soldats de  pénétrer  dans Kidal. Qui  est donc devenue une enclave rebelle et terroriste  à l’intérieur de la république. Seules les forces francaises et la MINUSMA  pouvaient patrouiller dans la ville aux côtés du MNLA que la France avait contribué à remettre en selle. Alors que ce mouvement rebelle  était anéanti par les terroristes du mouvement Ansardine.

Et pourtant,  en dépit de cela, les autorités maliennes des pouvoirs successifs, sont demeurées  ouvertes au dialogue dans l'espoir que les mouvements rebelles et leurs associés criminels renonceraient à leur projet de la partition du Mali, pour intégrer la république entièrement.  Les présidents feu Amadou Toumani Touré et feu Ibrahim Boubacar Keita, avaient exploré toutes les pistes de résolution de la crise, en acceptant, même certaines caprices des mouvements rebelles ayant  agressé l'État du Mali.

De Ouagadougou au Burkina Faso à Alger en Algérie, l’Etat malien a signé  des accords de Paix avec les mouvements rebelles et acolytes. Il est clair que les pouvoirs des régimes précédents avaient œuvré dans le but d'une véritable réconciliation nationale afin d'aboutir à la paix et la  cohésion sociale entre les filles et fils de la nation Malienne. Toute chose qui devrait immédiatement être suivie par le retour de l'État dans toutes régions précédemment occupées par les mouvements rebelles et alliés. Mais hélas ! L’État y est demeuré exclu et ridiculisé par ses propres citoyens égarés dans de nombreuses zones du pays.

Et  ça fait donc plus de dix ans, que cela dure, sans compter  l'aggravation de la situation  sécuritaire  dans l’ensemble  du territoire national. Tant, l'insécurité a pris des proportions très inquiétantes partout dans le pays. Même, des zones périurbaines sont constamment attaquées par les terroristes. Aucune région n’échappe désormais aux attaques terroristes. Des cibles militaires et civiles sont indistinctement attaquées.  Et  le pire s’est produit  avec l'attaque du bateau « Tombouctou », complètement détruit avec son cortège de morts et blessés  innocents. Une  attaque revendiquée par la CMA.

Face au refus des mouvements rebelles et de leurs alliés terroristes de laisser l'État malien exister au nord, la patience a fini par atteindre ses limites. Désormais, les autorités de Transition ont décidé d'exiger que l'État du Mali soit respecté, tant à  l'extérieur qu’à  l'intérieur du pays.  C’est dans cette logique que  l'armée a été instruite de mener sa mission purement régalienne, pour instaurer l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national. "Il était  donc temps et grand temps !",  Dirait  l’autre.

Toutes les voies  de recours pour la réconciliation et la Paix, ont été explorées par l’Etat malien, mais sans succès. Donc, il n’y avait plus une autre alternative  que la guerre à partir du moment où ce sont les forces de la CMA qui ont déclenché les hostilités, en attaquant différentes cibles militaires jusqu’à l’attaque terroriste et lâche perpétrée  contre le bateau « Tombouctou ».  Ainsi était venu le temps du respect  de l’intégrité du territoire national afin que  l'autorité de l'État puisse in fine  s’exercer.

L'Armée est donc désormais  sur le terrain, cette fois ci, avec toute la rigueur requise à sa mission régalienne. Espérons vivement que celle-ci soit une véritable réussite afin que l'État  puisse désormais asseoir sa souveraineté partout sur toute l'étendue du territoire national ! Bien sûr,  sans trop de dégâts humains et matériels !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Macron doit cesser ses mensonges éhontés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-macron-doit-cesser-ses-mensonges-ehontes-3036877.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 09:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Vendredi dernier, le président français Emmanuel Macron, sans vergogne,  a déclaré que l’ambassadeur de France à Niamey était pris en “otage” par la  « junte »  au pouvoir et qu’il ne s’alimentait plus que de “rations militaires”.  Mais,  interrogé par la chaine LCI, celui-ci  répond que c’est : « A la demande du président de la république », qu’il  reste à son poste avec son équipe.  Au regard  de ces deux  versions,  peut-on  vraiment  admettre  que   l’ex  diplomate français (parce qu’il ne bénéficie plus d’accréditation) est  pris en otage par les autorités nigériennes de la Transition ?

Pour  toute  personne  dotée  de raison donc de bon sens, la réponse  est  naturellement négative. Alors pourquoi, le locataire de l’Elysée s’entête-t-il   à prononcer des mensonges  aussi  éhontés sur la crise diplomatique qu’il a lui-même créée et  entretenue entre son pays et le Niger ?  Après  le renversement  de l’ex président  nigérien, le 26 juillet  2023, l’Elysée  a  aussitôt condamné  cette  prise de pouvoir anticonstitutionnelle. Mais  Emmanuel  Macron,  qui  ne cesse d’affirmer  haut et fort entretenir une forte relation  avec Mohamed Bazoum, a  décidé de faire  du coup d’Etat du Niger,  une affaire personnelle. Or,  son protégé voire  son valet  est  détenu et  désormais dénué de tout pouvoir.

Il va  donc de soi que  c’est simplement pour défendre les intérêts de la France , mais nullement  pour défendre la légalité constitutionnelle,  que Macron  a  pris  la  lourde décision de ne jamais  reconnaître  les nouvelles autorités nigériennes .  Ainsi dans  sa démarche, il  s’entête, de façon paternaliste,  à considérer  Bazoum qui n’a  plus aucune parcelle de pouvoir comme   la seule  autorité  légitime au Niger.  Et,  refuse  le départ de  l’ambassadeur Sylvain Itté, pourtant  exigé par les militaires  au pouvoir à Niamey

Ainsi, au  mépris  droit international,  édicté par  la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, Paris  s’oppose  à l’expulsion  de son ambassadeur en poste à Niamey. Mais, aurait-il adopté   la même posture,  si c’était  son ambassadeur qui était  chassé par une monarchie du Golfe (où le système démocratique  est  carrément ignoré) ? Certainement  que non !

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Pour Antoine Glaser, co-auteur du livre “Le piège africain de Macron”, “la façon de s’exprimer de moins en moins diplomatique d’Emmanuel Macron révèle un profond agacement, on voit bien qu’il est un peu coincé, la France est piégée maintenant au Sahel”. A l’analyse de ce point de vue qui émane  d’un observateur  politique  avisé, n’est-il pas  temps que le Chef d’Etat français  descende sur terre pour se départir de tous ses mensonges, invectives et paternalismes à l’endroit  des pouvoirs transitoires burkinabé, malien et nigérien ?

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Evidemment, avec le recul  de deux mois, la raison  exige  que Macron    se résout   à tenir pour vrai que   les militaires nigériens détiennent, non  seulement  la réalité du pouvoir mais aussi et surtout, qu’ils bénéficient de la légitimité populaire. Dans cette logique, il  doit obtempérer  aux injonctions de Gouvernement nigérien qui ordonne le rapatriement  des   1.500 militaires français, leurs drones, hélicoptères et avions de chasse déployés au Niger, qui  appuyaient  la soi-disant  lutte anti-terroriste aux côtés des Nigériens. Qui n’en veulent  plus. Mais oui Macron doit  savoir raison garder, pour  se plier  aux injonctions du pouvoir transitoire nigérien !

Car   c‘est  une évidence,   le  narratif de Macron  sur  les trois pays sahéliens  à propos de  leurs régimes transitoires  est  très biaisé. Cela est d’autant vrai  que ni lui, encore moins  son Gouvernement,  ne sauraient  aimer  le  Burkina, le Mali et le Niger mieux que les burkinabè, maliens et nigériens eux-mêmes.  Alors,  les mensonges éhontés du locataire  de l’Elysée  doivent  désormais   laisser la place à la vérité.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vague d’arrestations de délinquants à col blanc :   Chasse aux sorcières ou affirmation d’une gouvernance vertueuse ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/vague-darrestations-de-delinquants-a-col-blanc-chasse-aux-sorcieres-ou-affirmation-dune-gouvernance-vertueuse-3035353.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis quelques jours, on assiste à une nouvelle vague d’arrestations de présumés délinquants à col blanc. Dont de nombreux dignitaires  politiques  du régime de feu IBK. Ces hommes sont  désormais incarcérés dans la MACA de Bamako Coura. Les faits à eux reprochés concernent des malversations financières lorsqu’ils étaient responsables administratifs ou  à la tête d’associations de faitières. </em>

Dans  cette dynamique judiciaire,  Bakary Togola est  à nouveau placé sous mandat de dépôt dans l’affaire des ristournes des Cotonculteurs.  Mamoutou Touré  dit « Bavieux », président de la Fédération malienne de football (Femafoot) et ancien député ;  Issiaka Sidibé, ancien président de l’Assemblée nationale (de janvier 2014 à mai 2020) ;  Modibo Sidibé, ancien secrétaire général de l’Assemblée nationale et du Conseil national de transition (CNT) ;  Demba Traoré, ancien comptable et  Anfa Kalfa, contrôleur financier de l’institution parlementaire ;  sont aussi remis sous mandat de dépôt. Ces individus  sont à nouveau inculpés  <em>« pour atteinte aux biens publics ainsi que pour faux et usages de faux et complicité »</em>.

Des sources judiciaires  révèlent  également  que des anciens ministres d’IBK  sont épinglés par le Pôle économique et financier de Bamako dans diverses affaires de gestion de ressources publiques. D’autres Hauts Responsables administratifs  seraient aussi dans le collimateur de la justice pour des  faits présumés de malversations et/ou d’enrichissements illicites au préjudice de l’Etat. Ces affaires judiciaires étaient  longtemps restées en stand-by. Pourquoi la Justice s’y intéresse maintenant ? Est-ce pour rassurer le peuple d’une gouvernance vertueuse du pays ? Ou bien, est-ce pour faire taire des adversaires politiques afin qu’ils ne puissent pas prendre part aux futures échéances électorales en 2024 ?

Sont  nombreux,  les adversaires politiques de la Transition  malienne  qui estiment que la réouverture actuelle de ces affaires judiciaires  pendantes, n’est ni plus ni moins qu’une chasse aux sorcières contre certains acteurs politiques. Toutes choses qui les empêcheraient  de participer  pleinement à la vie  politique. Alors que le Gouvernement de Transition affirme haut et fort qu’il œuvre  simplement  à nettoyer les écuries d’Augias.

Quoi qu’il en soit, la Transition était beaucoup critiquée  par de nombreux maliens, pour ne pas donner quitus  à la justice d’accélérer le traitement  de ces affaires.   Quand bien même que   les rapports de vérification et de contrôle des structures,  travaillant à assainir la gouvernance, étaient  rendus publics  sans être   suivis d’effets et de mesures coercitives. Espérons donc que la Justice soit à hauteur  de souhait dans le traitement de ces affaires !

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Crime de lèse&#45;majesté ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-crime-de-lese-majeste-3035352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 03:12:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce lundi 04 septembre 2023, Adama Ben Diarra dit Ben Le Cerveau, membre du Conseil National de Transition (CNT)  a été auditionné par la Brigade Judiciaire (BIJ), pour <strong>« Atteinte au crédit de l’Etat ».</strong> Présenté  le lendemain au  Procureur  du Tribunal  de Grande Instance de la CVI qui l’a entendu, le leader de « Yérè Wolo » sur les remparts a été mis sous mandat de dépôt par le Pôle contre la cybercriminalité.  Son procès est prévu pour le vendredi 08 courant.

Pourtant, en tant que  membre  du CNT, «  bénéficiant normalement  de l’immunité parlementaire », cet activiste bon teint,  supposé très  proche du Président  de la Transition,  n’aurait  pas dû mériter  le sort  que la Justice  est en train de lui infliger.  Mais pourquoi au moment de l’arrêter,  la Justice n’a pas tenu compte  de son  « immunité » ?  Il est un secret de polichinelle que Ben Le Cerveau critique constamment, dans les médias et lors des  réunions politiques,  certaines conduites ou décisions  de la Transition malienne voire certaines déviations présumées  de ceux qui la  dirigent. Est-ce à cause de cela ? Sinon, aurait-il  commis une haute trahison de l’Etat assimilable à  un crime de lèse-majesté ?

Le Code pénal malien érige, en délit punissable d’emprisonnement et d’amende, « les atteintes au Crédit de l’État ». Il  rappelle la possibilité  de condamnation de « ceux  qui,  par  des  voies  et  moyens  quelconques,  ont  sciemment  propagé  dans  le public  des  fausses  nouvelles  ou  des  allégations  mensongères  de  nature  à  ébranler directement  ou  indirectement  sa  confiance  dans  le  crédit  de  l’État,  des  collectivités territoriales,  des  établissements  publics,  de  tous  les organismes  où  ces  collectivités  et établissements publics ont  une participation ». C’est  une des nombreuses limites de la liberté d’expression. Donc est-ce à considérer le malien  lambda n’aurait plus le droit d’exprimer une opinion dont il n’est pas  convaincu de sa véracité et de sa pertinence ? Dans l’affirmative, il devrait être  auditionné et mis sous mandat de dépôt  à  chaque fois qu’il exprimerait une opinion, fût-elle fausse, sans diffamation ? Après tout,  l’expression libre d’une vérité relative n’est-elle  pas un droit ?

De toute façon, s’il est une certitude que Ben  Le Cerveau  est cet homme qui  n’a   jamais caché sa proximité  avec  les Princes du Jour,  il est aussi une réalité qu’il  n’a de cesse  œuvré à garder sa liberté  d’opinion. Même ses détracteurs doivent lui reconnaître cette qualité.   D’ailleurs,  un grand Penseur n’a-t-il pas  dit un jour,  « je déteste vos opinions mais je me ferai tuer  pour que vous ayez le droit de les exprimer ». Aussi, dans le même ordre d’idées, une  sagesse malienne  nous enseigne: « Si  tu n’as personne  pour te critiquer, alors payes quelqu’un pour le faire ». N’est-ce pas que ce sont les  critiques et  autocritiques qui auraient manqué à feu Ibrahim Boubacar Keïta et son régime ? « Mandé Massa » et son entourage politique   étaient, on le sait,  allergiques aux critiques.  Mêmes les plus constructives n’étaient pas les  bienvenues ! Mais  cette attitude  avait-elle pu empêcher  au régime IBK   de ne pas chuter ? Que non !

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C’est vrai,  la liberté a  incontestablement des limites,  c’est d’ailleurs ce qui fait tout son intérêt. Mais  les limites posées par la loi doivent néanmoins être interprétées intelligemment. C’est d’ailleurs tout le sens de l’Article  4  de la Constitution de 1992  qui stipule: « Toute personne a droit à la  liberté  de  pensée, de  conscience,  de religion, de  culte, d’opinion, d’expression et  de création dans le respect de la loi ». Les mêmes termes sont  textuellement repris par  l’article  14 la Constitution de 2023.

Les animateurs de la Transition malienne devrait  donc  savoir raison garder, en faisant sienne  cette mise en garde  :  Mieux  vaut  accepter les critiques objectives et constructives  que de s’entourer de laudateurs qui ne font que défendre leurs intérêts  égocentriques.  C’est  parce que les Grands Hommes des Grands États ont accepté la contradiction et la critique,  qu’ils ont gagné l’estime de leurs opposants. Les maliens se sont toujours  sacrifiés  au prix du sang, au fil de l’histoire, notamment lors des évènements de mars 1991,  pour  arracher  leur liberté d’expression et d’opinion.  Nul ne doit  donc douter  qu’ils mettront tout en œuvre pour la préserver !

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Violences et agressions physiques sur les moto&#45;taximen :  Un  calvaire  vécu  au quotidien!</title>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 02:27:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Emprunter  une moto-taxi à Bamako, a apporté d’énormes  avantages à la population. Indiscutablement,  l’introduction des moto-taxis, communément appelées  « telimani »,  a innové le secteur de transport et permis à plusieurs jeunes (femmes et hommes) de subvenir à leurs  besoins. C’est une activité qui a considérablement réduit le chômage  des jeunes dans ces dernières années. Cependant, les conducteurs de « telimani »  sont  de plus en plus victimes des braquages et d’agressions très violents,  souvent mortels par des bandits armés sans foi ni lois.  Cette situation  a conduit votre hebdomadaire Le Pélican a rencontré sur le terrain des conducteurs de « Telimanis ». </em>

D’après notre enquête, il ne se passe  pas un jour  où  qu’un conducteur de moto taxi telimani ne soit tué par les bandits pour prendre sa moto et son argent. Le vol de motos n’est pas un phénomène nouveau à Bamako. Ça  remonte depuis des décennies déjà avec notamment les motos Jakarta. Mais avec la forte croissance d’une activité dénommée ‘’Moto Taxi Mani Ya’’,  le vol à mains armées des motos a franchi une nouvelle étape. Car,  les motos  telimani de marque TVS sont plus chères  que les motos  Jakarta. Les agresseurs et  les voleurs des motos taxis mènent  leurs opérations aussi bien dans la  journée que  la  nuit.

Dramane Tangara, un jeune diplômé en Anglais et Informatique, conducteur de moto taxi depuis 2 ans nous raconte que : « c’est généralement pendant les nuits que les voleurs, les agresseurs de motos  taxis se déguisent en passager en nous demandant de les amener dans un quartier. En arrivant au quartier indiqué, le voleur et ses complices arrêtent le conducteur de moto avec des armes à feu. Etant dans une situation de surprise  et sans défense, on est obligé de leur donner la moto pour sauver sa vie ».

D’autres personnes enquêtées nous ont révélés  que ces agressions sont très fréquentes dans plusieurs quartiers de Bamako notamment : à Daoudabougou,  dernière le Lycée Kankou Moussa, au  marché de Kalaban-Koulouba ;  au  3eme pont de Bamako, à Sirakoro Méguétan, à Sénou sur la route de Diatoula, à Sabalibougou, à Niamacoro-courani, à Gana, tout  comme dans d’autres quartiers de Bamako et dans sa périphérie. Chaque semaine, on apprend  très souvent  l’information selon laquelle,  que  des motos taximen sont agressés. Leurs agresseurs tuent ou  blessent grièvement leurs victimes.

Diakardia Cissé, est conducteur de moto taxi 24h/24h, depuis 3 ans. Il  nous confié que : « Les voleurs de moto taxi ont beaucoup de stratégies, ils vous demandent de les amener dans un quartier où se trouve leur ‘’Grin’’, en acceptant la somme que vous lui proposez sans discussion. En arrivant  à destination, ou bien à un niveau où,  il n’y a pas assez de circulation  de personnes,  le voleur et ses complices,  de 4 à 6 personnes,  nous arrêtent pour  s’attaquer  à nous brutalement. Si on refuse de donner la moto, ils nous tuent. Même avant-hier nuit, dimanche le 3 septembre 2023 aux environs de 00h00,  à Kalaban-Koulouba, j’ai croisé un conducteur de moto taxi qui venait d’être braqué. La victime m’a raconté les faits. Ils sont partis avec la moto, heureusement que rien ne lui est arrivé.

De même,  « l’autre jour, raconte-t-il, sur la route de Faladiè, à côté du  cimetière,  j’amenais une cliente à sa destination, encours de route nous avons entendu brusquement le  bruit d’une arme. Il y avait une moto Jakarta juste dernière moi.  À l’entrée du carré,  nous avons aperçu 2 personnes en train de fuir. C’était des voleurs, ils ont fui après avoir tiré  sur un moto-taximan. Nous nous sommes approchés du monsieur ensanglanté.  En constatant son état, j’ai directement appelé le numéro des saper pompiers qui sont venus en son secours. Il  avait  été fusillé au visage ». Aussi, il y a des conducteurs de moto-taxis telimani qui sont des voleurs. Ils prennent des clients pour aller se faire arrêter  par des voleurs de leurs gangs.

Il y a un fait, la majorité de ces motos taxis telimani n’appartiennent pas à leurs conducteurs. En cas de vol, certains propriétaires exigent de rembourser leur moto alors d’autres pardonnent. Rarement ces motos volées,  sont pas retrouvables. « Il y a de cela quelques jours,  entre N’Golobougou et Bango à 14h00,  ils ont braqué une connaissance en pleine journée. Heureusement que le propriétaire de la moto est un Bobo tout comme nous, c’est cela qui a rendu facile l’affaire. Sinon si c’était une autre personne,  le propriétaire allait surement demander  de payer sa moto ».

En effet, il est à déplorer  que ces conducteurs de moto de taxi telimani,  à la recherche d’un quelconque bonheur,  sont  quotidiennement assassinés froidement par des bandits armés à cause d’une moto TVS.  Dont  la valeur ne dépasse pas 700 000 FCFA. Il faut forcément  trouver des  solutions  idoines pour empêcher  ces agressions violentes. Pour cela,  les autorités (la police nationale, Ministère des transports et des infrastructures, la mairie du District de Bamako),  en étroite collaboration avec les conducteurs des motos taxis telimani,  doivent  nécessairement  coopérer. Une coopération qui permettrait de recenser, enregistrer et contrôler toutes les motos taxis en circulation. De leur côté,  les propriétaires de moto-taxis telimani doivent aussi  pouvoir géo localiser les conducteurs. Ainsi en cas de vol, ces motos seraient faciles à retrouver. Ainsi,  et il y aurait  moins de braquages.

Aussi,  la Direction Générale des  Transports  doit veiller  scrupuleusement au respect de la règlementation en vigueur depuis 2020.  Car les motos taxi Telimanis  sans plaque, non identifiées, les conducteurs sans gilet et casque sont nombreux dans les circulations. Encore qu’il faudra  fixer des horaires pour la circulation  des motos taxi telimani.

<strong>Boubacar Bani Traoré, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>(La Chronique Politique de Monoko) L&amp;apos;échec des partis des politiques :  Ou l&amp;apos;insouciance des citoyens électeurs ?</title>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 02:22:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le débat de l'échec supposé des Partis Politiques au Mali, domine actuellement l'actualité. Et certains, dans leurs critiques, vont au-delà du réalisme, en proposant l'exclusion pure et simple  des Partis Politiques  dans la gestion publique de l’Etat. Tant, ils croient que les Partis Politiques seraient à la base de toutes les difficultés et de tous les maux que vit le Mali.

En  analysant  froidement cette thèse de l'échec, pour savoir si toutefois  cela incombe aux Partis Politiques ou aux citoyens électeurs, cet exercice nous conduit à la formulation de la problématique de la façon suivante : <strong>" POURRAIT-ON  REMPORTER LES ÉLECTIONS EN DÉMOCRATIE, SANS LE VOTE DES CITOYENS ÉLECTEURS » ?</strong>

En vérité, il est  quasiment impossible d'accéder au pouvoir en démocratie, sans passer par les élections. A partir du moment où, lors des élections, qu'elles soient présidentielle, législatives ou locales, ce sont les citoyens qui ont la possibilité d'exprimer librement leur  droit de vote. C'est donc en toute liberté que chaque citoyen électeur, exprime son choix dans l'isoloir. Seul, avec sa conscience ! Les résultats qui en découlent, sont l'expression de la majorité des choix accordés à chaque candidat.

En d'autres termes, est élu, celui qui a bénéficié de la majorité des voix exprimées dans les isoloirs. Et c'est bien le résultat dominant des voix des citoyens, accordées aux candidats. C'est justement ce que l'on appelle le choix du Peuple. Il est alors  tout de même nécessaire, de s'interroger  sur les raisons des choix majoritaires ?

La gestion d'un pays, en démocratie, est de la responsabilité des Mouvements et Partis Politiques, qui sont créés à cet effet. Voilà pourquoi le but de tout Parti Politique, est la conquête et la gestion du Pouvoir. Et pour effectivement y parvenir, chaque Parti va à la conquête des citoyens aux fins de leur adhésion, à sa vision, à son idéologie et surtout à son projet de société.

Ce qui est curieux, est que beaucoup adhérent aux Partis Politiques, sans chercher à savoir la nature réel desdits Partis. Et pourtant, ce sont les adhérents qui deviennent des électeurs. Si donc, l'échec il y a, il doit clairement être de la responsabilité de ceux qui ont été aux urnes pour y opérer les choix majoritaires.

Il est donc normal que les électeurs, peu importe les raisons de leur choix à un  élu, acceptent de l'assumer.  Il faut donc que les électeurs cessent  d’accuser les Partis  politiques. Mais plutôt, il faut  qu’ils  acceptent de  s'accuser eux-mêmes, d'avoir opéré un mauvais choix ?  Cela revient  à mettre en exergue, l'insouciance des citoyens qui ignorent carrément la vraie nature des Partis Politiques dans lesquels ils militent. Parce que c’est malheureusement dans cette insouciance que  les citoyens vont aux urnes pour y voter  pour un candidat.  Dont il ignore la vision, l'idéologie et le projet de société.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La jeunesse et la drogue :  Quel avenir pour l’Afrique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-jeunesse-et-la-drogue-quel-avenir-pour-lafrique-3035358.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 02:22:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’Afrique, notre cher continent, est  dans  l'ère du changement de paradigme. Et cela s'est nettement révélé au niveau politique. Dans la conscience collective, la question de la rupture d'avec la France, ancienne puissance coloniale, est désormais posée. Et même de façon irréversible. L'idéal  est ici, de parvenir à un stade de compréhension où l'Afrique doit être l'acteur vrai et réel de son  développement. Mais, comment l'africain pourrait-il véritable jouer ce rôle, si lui-même est un consommateur de la drogue ?</em>

Le constat est que la jeunesse africaine, et cela dans tous les pays, prend énormément de plaisir dans la consommation de la drogue. Sans toutefois être spécialiste de la question des stupéfiants, nous pouvons faire référence aux comportements  des jeunes  dans nos différentes grandes villes. Car, ils sont nombreux, ces jeunes d'aujourd'hui  qui pensent et croient que la consommation de la drogue, peut leur ouvrir la voie du succès et du bonheur.

Dans les milieux  artistiques, sportifs, l'on observe tristement  l'usage que font  les jeunes de la drogue.  Et il en est de même, dans les milieux des travailleurs manuels. Chez  les jeunes réparateurs, mécaniciens, menuisiers, apprentis-chauffeurs et conducteurs de véhicules, la consommation et l'usage des stupéfiants est devenue une  habitude. Quelles en sont  les raisons ?  De notre point  de vue, elles sont bien diverses. Mais, nous ferons intervenir des spécialistes de la question, dans nos prochaines publications, pour franchement mieux nous édifier.

Toutefois, nous  estimons qu'il est très  important de réfléchir aux conséquences  de la drogue, d’autant  qu’elle  impacte négativement  sur la santé des consommateurs  que sur la société dont ils sont l’émanation.

La délinquance, le banditisme sont  donc craindre. Surtout, dans ces périodes d'une Afrique minée par le terrorisme. Car,  la jeunesse pourrait être une proie facile  au nom de l'argent. Dans le fond, c'est l'éducation  des enfants  qui fait  désormais défaut.  Le respect, la courtoisie et l'honnêteté ne sont plus hélas  intégrés dans les comportements des jeunes.

Certains consommateurs ont leur santé détériorée. D'autres ont même été atteints  au niveau du cerveau et sont devenus des débiles mentaux.  Donc  quel avenir pour l'Afrique ? La question se pose désormais, quand  bien même, nous observons partout en Afrique que  ces jeunes,  sous l'effet des stupéfiants, animent   des débats publics via les réseaux sociaux.   L’inquiétude est là et plus que jamais  justifiée.  Où va l'Afrique ?

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Un Discours  arrogant,  belliqueux  et condescendant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-discours-arrogant-belliqueux-et-condescendant-3034719.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-discours-arrogant-belliqueux-et-condescendant-3034719.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 10:39:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[“Notre politique est simple: on ne reconnait pas les putschistes, nous soutenons un président qui n’a pas démissionné, et nous soutenons les politiques de la Cédéao. Malgré les pressions des putschistes, notre ambassadeur (Sylvain Itté) restera à Niamey. La junte n’est pas une autorité qui peut exiger le départ de l’ambassadeur de France.  Si la France n’était pas intervenue, à leur demande, le Mali, le Burkina Faso et le Niger n’existeraient plus aujourd’hui ”. Ce discours  arrogant, belliqueux et condescendant,   à l’endroit  du Niger et de ses voisins du Burkina Faso et du Mali, est  prononcé   par le Chef de l’Etat français  lors de la Conférence des Ambassadrices et des Ambassadeurs, organisée à l’Elysée à Paris.

Ce narratif du Chef d’Etat  français,  démontre aisément  que  la France officielle n’a pas   de considération pour  ses anciennes colonies. Son   obstination à s’ingérer dans les affaires intérieures du Niger, du Burkina Faso et du Mali, prouve à suffisance cette condescendance. Après les changements anticonstitutionnels de pouvoir au Mali et au Burkina, le Chef d’etat Français instruit  à ses Chefs d’Etat  laquais de la CEDEAO de ne plus tolérer  la survenue d’autres.   Ainsi  ont-ils  planifié une opération militaire pour, dit-il, « remettre le président élu Bazoum au Pouvoir ».    Mais Macron  serait-il  vraiment mieux placé que le peuple nigérien et leurs dirigeants  pour évaluer ce qui est bien ou mal pour leur  pays ? Certainement pas !

Dans cette dynamique, la  France  réfute  la dénonciation par  les nouvelles autorités de Niamey  des accords  militaires bilatéraux qui lient les deux pays.  Tout comme elle refuse de  se soumettre à leurs  injonctions qui demandent  à son ambassadeur  de quitter le pays sous 48 heures.   N’est-ce pas  un acte de belligérance à l’endroit de l’Etat du Niger ?  Nul ne doute de cela !   D’ailleurs, pour  pouvoir accomplir son funeste dessein d’envahir le Niger, la France  occasionne  les prétextes. Ainsi, la coupure  par les autorités de Niamey de  la fourniture d’électricité, d’eau, de nourriture et de carburant à l’ambassade de France et à la base militaire française, pourrait  lui servir de prétexte  pour  intervenir au Niger.   Mais la France  ira-t-elle  au-delà de sa menace, pour in fine attaquer le Niger ? Une chose est certaine, l’aventure militaire pour restaurer l’ordre constitutionnel, n’est pas partagée par la majorité des pays qui composent  l’Union Africaine.  Elle n’a pas non plus le quitus des Nations Unies.

Mais   l’analyse du narratif français,  porté officiellement  par Emmanuel Macron, qui considère que : « Le problème des nigériens aujourd’hui, ce sont des putschistes qui les mettent en danger, parce qu’ils abandonnent la lutte contre le terrorisme, parce qu’ils abandonnent une politique qui était économiquement bonne pour eux, et qu’ils sont en train de perdre tous les financements internationaux qui étaient en train de leur permettre de sortir de la pauvreté. Notre politique est simple: on ne reconnaît pas les putschistes, on soutient un président qui n’a pas démissionné. Nous soutenons l’action diplomatique, et quand elle le décidera, militaire de la CEDEAO », nous amène à   redouter    une  intervention  militaire  de la France  au Niger avec ou sans la CEDEAO.

Cette hypothèse est désormais  plausible d’autant que les intérêts économiques et géostratégiques de la France sont sérieusement  menacés dans l’ensemble des pays du Sahel voire en Afrique de l’Ouest. Mais  il est  aussi  certain que  toute intervention militaire au Niger aura des conséquences dévastatrices sur l’ensemble des pays belligérants.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>(Chronique Politique de Monoko) : Le patriotisme aveugle ou l’ignorance des ignorants Un mal insoupçonné qui va assombrir l’horizon !</title>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 08:23:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Patriotisme aveugle ou l’ignorance des ignorants ?  Tel est aujourd’hui le  thème  de notre préoccupation qui va nous conduire à un exercice intellectuel bien approfondi. D’abord pour être dans la simplicité du sujet, considérons pour patriote, tout citoyen qui aime sa patrie et la défend. Un tel engagement,  est donc qualifié du <strong>PATRIOTISME</strong>.</em>

Pour  ainsi mieux comprendre notre démarche, partons de l’appréciation du citoyen, qui est par définition <strong>l’ÊTRE DE LA CITE</strong>. Toute chose qui signifie que ce dernier participe au développement de ladite cité, tout en respectant les normes, les principes, règles et lois qui fondent la cité. Ce Citoyen doit être à jour vis-à-vis de ses droits et devoirs. Par exemple : avoir ses pièces à jour, payer  convenablement ses taxes, ses impôts, le respect des panneaux  de signalisation de la circulation routière, etc. En vérité, tout part de la vraie définition du citoyen, pour atteindre la dimension du <strong>PATRIOTE</strong>. A juste titre, nous nous interrogeons, si toutefois, tout le monde peut être <strong>PATRIOTE ?</strong>

<strong>La réponse est sans ambigüité, NON ! </strong>Malheureusement,  beaucoup par ignorance,  croient que le <strong>PATRIOTISME</strong> ne s‘exprime que dans un  contexte purement politique. Et c’est bien ce à quoi, nous assistons à la faveur du contexte politique actuel qui domine l’Afrique, notre continent commun. Ils sont ainsi nombreux, ceux qui se disent <strong>PATRIOTES</strong>, parce qu’ils apprécient la ou les conjonctures politique (s) du moment avec le pouvoir. Alors qu’ils n’ont aucun capital, ni coefficient de probité morale. Ils ne sont nullement pas des exemples, ni des modèles dans leurs domaines de compétences professionnelles, encore moins, des références, en termes de comportements au quotidien.

Un <strong>PATRIOTE, </strong> peut se définir comme  celui dont toute la nation est  fière, à tout point de vue. Et cela se fonde sur la confiance que la majorité de concitoyens lui accordent. Dans notre contexte actuel, il suffit de partager les mêmes hypothèses politiques des conjonctures du moment, pour s‘attribuer le titre du<strong> PATRIOTE</strong> et par delà, se transformer en baromètre pour faire le choix des <strong>APATRIDES.</strong>

<strong>Quelle misère morale ! S</strong>urtout avec l’avènement  des nouvelles technologies de l’information et de communication, les réseaux. Lesquelles  ont permis à tout le monde d’être leader d’opinion, même si l’ignorance a envahi son  cerveau.

<strong>A SUIVRE ! </strong>

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aux  problèmes  Maliens :  Il faut des solutions  endogènes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/aux-problemes-maliens-il-faut-des-solutions-endogenes-3034443.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 07:59:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Pendant plus  d’un demi-siècle,  le Mali traine dans un conflit qui oppose une partie de sa composante ethnique à l’Etat. Celui-ci est communément  appelé,  rébellion touarègue. Celle-ci, commencée  dans les années 1963 suite à une réclamation d’indépendance d’une partie du Nord du pays,  est menée par des groupes touaregs. </em>

Selon des sources,  cette rébellion trouve son origine dans la réalisation d’un projet français en 1958. Ce  projet qui ne verra pas le jour, sera  toujours  encré dans un esprit de division, de désunion au sein des communautés maliennes vivantes dans le Nord du pays particulièrement dans le milieu touareg. Depuis, tous les Chefs d’Etat Maliens  de 1960 à 2023 ont géré de manière différente pour résoudre cette guerre fratricide imposée par un groupe touarègue.

Pour la résolution de cette crise épisodique,  certains Présidents du Mali ont opté pour une gestion militaire alors que  d’autres ont préféré une négociation pacifique conduisant les parties prenantes à la signature des accords de paix. Malgré ces efforts, la paix semble être introuvable.

Ces accords ont en un moment stabilisé le pays mais sans avoir enterré  les haches de guerre. Ils ont par conséquent contribué à l’affaiblissement de l’Etat Malien dans les régions du Nord. Tels que : l’allègement de son dispositif militaire, en accordant  des statuts  particuliers aux révoltés au détriment de l’Etat ;  l’intégration et désertion des combattant rebelles etc. L’absence des autorités  politiques et administratives, va occasionner  le banditisme, les trafics illicites  et bien d’autres choses. En 2012 après leur retour de la  Libye, les rebelles touarègues en couple avec les groupes armés djihadistes se sont attaqués à l’Etat Malien avec deux objectifs différents (l’indépendance des régions du Nord et l’islamisation du Mali).

C’est ainsi que les autorités de la Transition dirigées par le Professeur Dioncounda Traoré trouvent l’initiative d’impliquer les organisations africaines et internationales dans la gestion de cette crise interminable devenue complexe. L’intervention de ces organisations ont permis la désolidarisation entre les groupes terroristes et les groupes rebelles. Toute chose qui a été nécessaire pour la signature de l’Accord d’Alger en 2015, accord signé entre le Gouvernement Malien et les groupes rebelles.

Cependant,  avec la rétrocession des bases occupées par la MINUSMA à l’Armée Malienne le 1<sup>er</sup> juillet  2023, édictée clairement dans la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies, les choses se compliquent.

Depuis l’adoption de la résolution en 2023, du retrait de la MINUSMA,  dont le processus de doit  se terminer au 31 décembre 2023, le climat est devenu délétère entre l’Etat et les groupes rebelles. La confiance qui  s’instaurait  depuis 2014, entre les parties,  disparait peu à peu entre l’Etat et la Coordination du Mouvement d’Azawad. La prise de possession des FAMA à Ber (une ville située 60 km de Tombouctou) créé une grande brouille entre ces dernières et la CMA. Ce qui est remarquable,  les drapeaux du Mali sont  remplacés par  ceux de la CMA. Une similarité d’information laisse croire que ces attaques contre les FAMA étaient dirigées  par la CMA et les groupes armés terroristes.

Après la prise de Foyata et de Ber,  faut-il craindre une nouvelle hostilité entre l’Etat et les groupes armés rebelles ? Car dans un communiqué publié sur les  Réseaux Sociaux (RS),  le 7 aout 2023, la CMA dénonce la violation des accords de cessez-le-feu signé le 23 mai 2014. Ledit communiqué a été largement diffusé, accompagné des commentaires de haines et plein de calomnies sur les RS par des personnes appartenant à la coordination. Maliens sont-ils incapables de trouver une solution à leur problème ?

Il est certain  qu’aucune solution n’est meilleure qu’elle est  réfléchie et proposée par les maliennes et les maliens. Rappelant la gestion de la rébellion sous Alpha O Konaré (Président du Mali Démocratique 1992-2002),  ce sont les femmes, les chefs religieux, les coutumiers, les notables qui ont mouillé les maillots pour ramener le climat de confiance et de la paix entre l’Etat et les groupes rebelles. Il n’est donc pas trop tard pour enclencher  le dialogue ! Qui est un élément important pour le règlement des conflits quel que soit son caractère.

Le Mali, un pays en guerre. La stratégie ne doit nullement nous conduire dans une autre hostilité. La CNT doit prendre des initiatives parlementaires tout en multipliant des efforts pour renforcer, soutenir la paix, la sécurité et la cohésion sociale. C’est dans les obligations des chefs religieux, les notables, les chefs coutumiers surtout ceux de la région du Nord,  de jouer pleinement leur rôle de sage dans la gestion de cette affaire. En réalité la rencontre non officielle déjà entamée par certains membres du Conseil National de la Transition (CNT), mérite d’être appuyée  par des  moyens nécessaires. Cela, pour que conjointement tous les Maliens puissent s’unir comme un seul Homme afin de trouver des solutions endogènes  à cette rébellion épisodique.   Plus d’un demi-siècle de rébellion, ça suffit !

<strong>Boubacar Bani Traoré (Stagiaire), Spécialiste en HIRIS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Congrès extraordinaire  du parti des  Tisserands? : La confirmation du  « schisme » au sein du RPM!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/congres-extraordinaire-du-parti-des-tisserands-la-confirmation-du-schisme-au-sein-du-rpm-3034442.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 07:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Rassemblement Pour le Mali (RPM)  a tenu, du samedi au dimanche 2023, son Congrès extraordinaire ( ?). A l’issue des deux jours de travaux  (), les 500 ( ?) délégués ont procédé à  l’élection  d’un nouveau président. Dr Bocary Tréta, le président sortant   a été élu à l’unanimité  par les délégués  du parti venus de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Dans la  nouvelle configuration du Bureau Politique National,  Dr Bocary Treta dirigera,  pendant cinq ans, le pari des Tisserands avec  les anciens ministres, Ousmane Koné et Abonon  Témé. L’actuel maire de la  commune V du District, Amadou Ouattara,  hérite du  poste de Secrétaire Général alors  que  l’ancien Chef de Cabinet de feu IBK, Boubacar Touré dit Bou, s’occupera du Secrétariat  politique. L’actuel maire de la commune II, Abba Niaré,  devient  Secrétaire  à l’Organisation. Quand   Sékou Bathily Niamé est élu  Secrétaire à la Communication.

Après un long feuilleton  judiciaire qui a opposé  les  Tisserands, la  convocation des assises  de ce  Congrès  extraordinaire  a été faite  par le Bureau Politique National des Tisserands, favorable au président sortant, Téreta. Un document produit par cette tendance du  BPN   avait  convoqué   «  Les membres du bureau politique national sortant, les délégués des sections de l’intérieur et de l’extérieur du pays, les responsables des femmes et des jeunes du parti, les conseillers nationaux membres du parti, les présidents des Institutions de la République membre du parti, les présidents des Conseils Régionaux et de Cercle membres du parti, les membres du bureau du groupe des élus communaux membres du parti » à  prendre  part  aux  assises ». Alors que les  « frondeurs »  y étaient  fermement  opposés.

Ils dénoncent  «son impréparation et  sa précipitation ». Ainsi plusieurs  ténors du parti  de l’ex président  IBK  dont :  l’ex-Secrétaire Général du parti, Me Baber Gano, l’ex- Secrétaire à l’Organisation, le Conseiller au CNT,  Mamadou Diarrassouba, le président de la fédération RPM de Sikasso, l’ancien ministre Nango Dembélé, l’ex  vice-président, Mamadou Satigui Sidibé, de la section de Yanfolila,  l’ancien ministre, Frankaly  Keïta, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, incarcéré, l’ex-président de la Haute Cour de Justice, l’ex député  Abdourhamane  Niang, l’ancien ministre Mahamane Baby, de la section de la commune VI du district de Bamako, ont  jugé  nécessaire  de boycotter   les assises.

Toutefois, pour les partisans du président sortant,   la convocation des assises  du Congrès  était  une recommandation du verdict de la  section judiciaire de la Cour Suprême. Qui a  renvoyé la tendance Bocary Treta et le Collectif pour la défense des statuts et règlement intérieur du RPM (CDSRI-RPM), dirigé par Me Baber Gano,  à l’organisation d’un congrès extraordinaire, pour élire les nouveaux dirigeants.

Comme l’on peut  aisément  constater,  chaque tendance  s’est bornée à son argumentaire. D’où  une impossibilité  de rapprochement   des deux tendances.  Une réalité  qui  confirme la réalité  du  « schisme »  au  sein du RPM.  Désormais, les anciens cadres « frondeurs »  ont désormais deux options : créer un nouveau parti à l’instar de  l’éphémère président de l’Assemblée Nationale, Moussa Timbiné,  ou militer dans d’autres partis ou mouvements politiques. Toutes choses qui ne feront qu’affaiblir le parti des Tisserands. Comme quoi, le RPM supporte mal la disparition de son président-fondateur, feu IBK !

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>

……………………………………………………………………………………………………………….

<strong>(Analyse)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’Opération Phoenix  au Sahel ? : Pour la sauvegarde  des intérêts français !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/loperation-phoenix-au-sahel-pour-la-sauvegarde-des-interets-francais-3034435.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 07:48:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>D’après le narratif  d’Emmanuel Macron, c'est grâce aux opérations militaires françaises Serval (Renard du désert), Barkhane (dunes  de sable) que le Mali, le Burkina Faso et le Niger existent toujours, sans  être  annexés par les mouvements terroristes. Ce qui est archi-faux. Puisque quoi qu’il en soit, les peuples du Sahel, millénaires,  allaient finir par vaincre le terrorisme international créé et entretenu par la France et ses alliés occidentaux. Conscients donc de cette supercherie française, depuis 2021, les peuples  du Sahel ont décidé  de  prendre en charge leur destinée. Ce processus de libération est désormais enclenché au Mali, Burkina Faso et au Niger. </em>

Cependant  la France œuvre inlassablement à saboter ces efforts de rédemption des armées de ces pays.    Ainsi se sert-elle du coup d'Etat du Niger, pour  lancer sa  guerre de survie, à travers l’Opération Phoenix, contre l’armée nigérienne, au-delà : les armées malienne et burkinabé,  avec le prétexte de remettre Bazoum au pouvoir. Une  grande tromperie ! En réalité, il ne s'agit plus  pour la France de lutter contre le terrorisme au Sahel ou pour remettre Bazoum au Pouvoir.  Mais il s’agit ni plus ni moins d’œuvrer militairement  pour sauvegarder les intérêts économiques et géostratégiques de la France au Sahel. D’où l’opération « Phoenix » !

Selon la mythologie grecque, le Phoenix est un oiseau immortel qui renait de ses cendres. Le nom n'est donc pas choisi au hasard. C’est pourquoi, la France lancerait  l'Opération Phoenix (oiseau immortel) pour défendre sa propre survie et Renaissance.   Les justifications de  cette opération  qui figureraient sur un document secret de la défense française.

Ainsi pour l’Elysée, les coups d'Etats militaires au Mali et au Burkina Faso ont remis en cause ses intérêts   dans l'Afrique en général et particulièrement dans la zone du Sahel.  Alors que la République  n’a de cesse  investi énormément  en ressources  humaines, logistiques et financières pendant des décennies pour protéger les intérêts vitaux de la France dans cette partie du monde. Ces deux coups d'Etats sont donc entrain de rebattre les cartes de la Géopolitique et de la géostratégie dans le monde avec l'intérêt croissant de la Russie pour les pays d'Afrique.

De sorte que  le narratif français considère  que  l'avènement de ces régimes d'exception, démunis de toute humanité, ont contraint  les Forces Françaises à se replier  temporairement au Niger  afin de mieux se réorganiser pour  reprendre le contrôle de ces pays. Malheureusement, l'arrestation du « président légitime du Niger par des groupes rebelles et terroristes à la solde des juntes burkinabé et maliennes »  remet de façon définitive en cause les intérêts français en Afrique.

Si rien n'est fait, révèle ce document,  les derniers alliés de la France à savoir : la Côte d'Ivoire et le Tchad, risquent de subir le même sort que les trois premiers pays.   Si cette tragédie venait à se produire, la France perdrait son statut de puissance avec des conséquences économiques et financières énormes qui fragiliseraient à court, moyen et long terme l'économie française.

D’où  une intervention militaire avec  les forces amies, indique-t-on dans le document,  est  nécessaire sur le Niger. La réussite de cette intervention, permettra  à terme  de  reprendre le contrôle du Burkina Faso et du Mali. C'est dans ce contexte que l'opération PHOENIX serait  déclenchée pour protéger les intérêts vitaux de la France. Si ce document secret défense s’avérait  vrai, n’est-ce pas que  le retour à l'ordre constitutionnel au Niger  est loin d’être une priorité<strong>  </strong>au Niger ?

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle  de 2024, un sujet tabou ? La classe politique toujours silencieuse, et pourtant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-de-2024-un-sujet-tabou-la-classe-politique-toujours-silencieuse-et-pourtant-3034433.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 07:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Nous allons tout droit vers la fin de la Transition, conformément au chronogramme né des assises, et pour lequel, la CEDEAO avait été convaincue à Accra au Ghana. 24 mois de transition de la prolongation issue, du débarquement du président BAH NDAW. </em>

IL est utile de rappeler que les autorités de transition avaient proposé 5 ans, comme base de discussion, pour amener l’organisation sous-régionale,  à renoncer à ses  délais de 12 à 16 mois de transition. Même si tout n’avait pas été facile, l’essentiel avait été, qu’un chronogramme consensuel avait été obtenu, entre les autorités de Transition  malienne et la CEDEAO, pour la prolongation de la Transition à 24 mois

Du coup, le principe du retour à l’ordre constitutionnel normal avait été acté et que l’élection  présidentielle  pourrait  se tenir dans le  premier trimestre de l’année 2024. C’est ainsi que tout le monde attendait et espérait voir les acteurs politiques revenir sur la scène  aux fins de l’animer. Or nous sommes à quelques mois de 2024, et la scène politique, n’est pas encore animée par les acteurs. Les mouvements et partis politiques  auraient-ils démissionné ? Pourquoi ce silence de carpe ?

Pour tenter de comprendre la situation, nous avons pu échanger avec des responsables et leaders politiques, y compris quelques observateurs avertis de la politique du Mali. Il ressort de nos entretiens, plusieurs raisons qui justifieraient le manque d’engouement des acteurs politiques. D’abord, la peur d’être pris pour une cible du pouvoir transitoire, en cas de contradictions, de remise en question ou surtout de remise en cause, de la gestion actuelle.

Ensuite, il y a l’idée de ne pas déranger la Transition jusqu’à la fin de  son délai. Par ailleurs, certains disent garder le silence pour ne pas être indexés  comme les pions de la France. Toutefois, il y a l’hypothèse d’accompagner la Transition sans en être un obstacle. Quelques uns pensent que rien n’est encore clair. Selon eux, la question de la tenue des futures élections générales  se  pose. Le délai de la transition sera-t-il respecté ? <strong><em>« Nous entendons partout que les militaires seraient candidats. Et qu’ils créent des mouvements et associations  de soutien  à leurs candidatures. » </em></strong>Nous ont-ils confié.

En vérité, la peur a gagné toute la classe politique. Personne ne veut prendre de risque,   compte tenu du contexte très ambigu et non rassurant. Cependant, il convient de noter que les partis politiques pour une transition réussie, se sont toujours exprimés pour donner leurs avis sur des sujets ayant des intérêts nationaux et des enjeux internationaux.

Pour les leaders de ces regroupements, le délai de la prolongation de la Transition de 24 mois, doit être  respecté, pour  favoriser le retour à l’ordre constitutionnel normal. Dans cette logique du respect du délai de la Transition, le Parti CODEM du ministre  Amion GUINDO, a produit une déclaration appelant les autorités de la Transition au respect de leur engagement, afin de tenir les élections aux dates prévues. Le Parti YELEMA  de Moussa MARA, défend également cette position du respect du chronogramme. L’ex  Ministre Amadou KOITA est resté sur cette même ligne. Au cours de plusieurs conférences et sorties publiques de son Parti, a il toujours martelé, la nécessité du respect du délai de la Transition. Il en est de même, pour le Dr Modibo SOUMARE, qui réitère que le retour à l’ordre constitutionnel normal,  est nécessaire pour remettre le Mali à sa place, dans le concert des nations. Il mentionne à chaque occasion, que le Mali n’a pas besoin d’être  isolé des autres nations du monde. Il en appelle au rapide rétablissement de bonnes relations du Mali avec les pays frères de l’Afrique de l’Ouest.

Mais, malgré tout, la scène politique est vide et n’est pas encore animée, à quelques mois des présidentielles. Pour l’heure, la question de la présidentielle reste un tabou, en attendant de voir plus clair.  Cela dit, il faut faire confiance aux autorités de la Transition, qui ont régulièrement rappelé  leur volonté de respecter le chronogramme de 24 mois de transition, pour l’organisation des élections début 2024.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face à la résurgence des coups d’Etat  en Afrique de l’Ouest :  Vivement  une  relecture des textes de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/face-a-la-resurgence-des-coups-detat-en-afrique-de-louest-vivement-une-relecture-des-textes-de-la-cedeao-3032011.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 01:36:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis la survenue  des coups d’État (août 2020 et mai 2021) au Mali, ceux du Burkina Faso (janvier 2020 et septembre 2022) et celui de la Guinée,   la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est  très fragilisée, si elle n’est pas au bord de la disparition.  Les Chefs d’Etat de cette institution sous-régionale ouest-africaine, en s’obstinant  à préserver les régimes dits constitutionnels, après  chaque prise du pouvoir  par les armes, par  des sanctions  économiques et financières, causent plus de torts aux populations  locales desdits pays qu’aux  nouveaux dirigeants militaires. Cela est d’autant vrai  que les populations des pays  soumis sous sanctions, ne comprennent pas pourquoi, les Chefs d’Etat de la CEDEAO ne condamnent  pas également les coups d’Etat constitutionnels. </em>

Face à la résurgence des coups d’Etat  militaires  et constitutionnels en Afrique de l’Ouest, la CEDEAO doit forcément procéder à la relecture de ses textes afin que les citoyens communautaires cessent d’être constamment lésés après la survenue d’un coup d’etat. Dans le cas contraire, il y a fort à parier que certains des pays membres,  qui sont  désormais  dans la dynamique de recouvrer leur pleine souveraineté,  risquent  de claquer  la porte de  l’organisation sous-régionale dans laquelle, ils ne partagent pas ses principes de deux poids, deux mesures. Notre point de vue !

&nbsp;

Tout d’abord, il faut nécessairement que cessent les financements extérieurs du budget de fonctionnement et d’investissements de la CEDEAO.  Pour cela, il faut que  ce soient uniquement les Etat membres qui financent intégralement son budget. Cela permettrait  à l’organisation sous-régionale de ne pas être inféodée à une puissance financière extérieure.

Ensuite, pour ce  qui concerne  les  violations du  Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance, il faudrait que les textes de la CEDEAO précisent  dans  ses  nouvelles montures,  la condamnation à la fois des coups d’Etat  militaires  et constitutionnels. S’il y a sanctions, désormais, il faudrait que les commanditaires de ces coups d’Etat   soient soumis aux mêmes sanctions. Toutefois, il faudrait que cessent les sanctions  économiques et financières contre les Etats car,  celles-ci nuisent plus aux populations locales qu’aux  autorités.  Le régime des sanctions n’a jamais d’intimider les commanditaires des coups d’Etat.

Quid  des interventions militaires d’une force de la CEDEAO  pour rétablir le président dit démocratiquement élu dans ses fonctions ? Cette nouveauté introduite dans les principes de l’organisation doit cesser, parce qu’elle est contre-productive. La situation politique actuelle du Niger, après le coup d’Etat du 26 juillet illustre bien  pourquoi, il faut abandonner pour de bon, une telle perspective.  Car, toute intervention militaire contre le Niger, pour soi-disant réinstaller dans ses fonctions Mohamed Bazoum aurait  indéniablement des conséquences  fâcheuses  sur l’ensemble de l’espace communautaire. Ce sont les armées des pays de la communauté qui se verront fragiliser au profit du terrorisme International

Il faut que la CEDEAO cesse d’être l’instrument des Chefs d’Etat et des puissances militaires et financières extracommunautaires pour redevenir la CEDEAO des Peuples. Où la libre circulation des personnes des personnes et des biens est une réalité tangible.

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Une guerre qui  déstabiliserait  l’Afrique de l’Ouest !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-guerre-qui-destabiliserait-lafrique-de-louest-3032018.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 01:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«  Si dans une semaine, les putschistes  du Comité National  pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ne libèrent  pas le président déchu du Niger pour le remettre dans ses fonctions, la CEDEAO va aller en guerre contre ce pays », c’est  la quintessence de la résolution  du  sommet  extraordinaire de la conférence  des Chefs d’Etat de de la CEDEAO, tenu  à Abuja au Nigéria  le 30 juillet 2023.

Pour concrétiser leur menace,  ces Chefs d’Etat ont instruit à leurs Chefs d’Etat-major de  mener  une  opération militaire  spéciale  dite «  Restauration de la Démocratie » au Niger.  Quatre pays dont : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Benin mais surtout le Nigéria vont fournir  l’essentiel des troupes.  Les  USA, la France et d’autres pays occidentaux, qui tirent les ficelles de la CEDEAO, se sont officiellement contentés  de    débourser  de l’argent pour  soutenir la cause.  Alors  leurs forces spéciales  sont déjà  présentes au Niger. Face à cette menace d’invasion  contre  leur voisin,  le Mali et le Burkina avertissent qu’en cas d’intervention  militaire de la CEDEAO, leurs armées  rentreront aussi  en belligérance, « par légitime défense »,   pour soutenir l’armée nigérienne.

À  l’issue de  son  ultimatum qui a expiré le dimanche passé<strong>, la CEDEAO n’est toujours pas allée en belligérance  contre le Niger. Ce,  malgré que  l’ex président ne  soit ni libéré encore moins  remis  dans ses fonctions. Est-ce donc  à comprendre que  les pays contributeurs de troupes  de l’opération « Restauration de la Démocratie »  au  Niger,  auraient été  intimidé  par  la menace de belligérance  des armées du  Burkina Faso et du  Mali. Dont des sources affirment   qu’elles seraient  lourdement  déployées  aux frontières nigériennes, soutenues par des contingents militaires russes ?</strong>

<strong> La mise en garde de l’Algérie, </strong>autre voisin du Niger et acteur majeur dans le Sahel, qui a estimé,  par la voix de son président  Abdelmadjid Tebboune, qu’une intervention contre le Niger serait une “menace directe” contre son pays, aurait-elle dissuadée les Chefs d’Etat va-t-en-guerre de la CEDEAO <strong>? Ou tout  simplement l’organisation sous-régionale  n’est pas allée en belligérance,  parce que le Sénat nigérian, plaidant en faveur d’une résolution pacifique de la crise, aura  exprimé son  désaccord à toute intervention militaire contre le Niger ? </strong>

<strong>Une chose  est  bien réelle, lors du débat sur l’option  d’une intervention de l’armée nigériane au Niger, une majorité de sénateurs, notamment  ceux du  nord frontalier, ont soutenu que son impact serait  négatif sur les relations entre les deux pays.  Dont les populations sont transfrontalières.  Or, il faut forcément le feu vert des sénateurs au président nigérian pour que l’armée fédérale puisse aller en guerre.  Ce qui semble difficile à obtenir. Dès lors,  toute intervention  militaire de la CEDEAO contre le Niger,  sans l’armée d’Abuja, est quasiment impossible.  Encore  qu’il n’est  même pas évident  que  l’armée nigériane  soit aussi  forte que l’on laisse  croire. </strong>

<strong>De toute façon,  le Niger n’est  ni le Libéria ni la Gambie, car les militaires  de ce pays du Sahel, sont des professionnels aguerris au combat. Au regard  donc  de  toute cette réalité,  il y a, de plus en plus,  une forte chance que  l’option militaire de la CEDEAO,  pour résoudre la crise politique nigérienne,  puisse céder   in fine la place  au profit du dialogue. </strong>Un autre facteur  en défaveur  de l’option militaire  est la suivante :  la  menace  d’intervention militaire de la CEDEAO  au Niger,  n’a pas  été prise à la légère par les dirigeants  militaires  putschistes du  Mali et du  Burkina Faso.  Tant,  les deux pays voisins ont tout de suite compris qu’ils seraient,  eux aussi, concernés par cette intervention militaire si jamais elle a lieu.

Dans l’hypothèse où  cette  soi-disant opération militaire  « Restauration de la Démocratie »  parvenait à se concrétiser au Niger,  en atteignant ses objectifs, Il y aurait une forte chance  qu’elle  se poursuive  au Mali et au Burkina Faso. Ce faisant,  ces deux pays voisins du Niger n’avaient  logiquement  d’autres choix  que  de lui apporter leurs  soutiens  militaires en cas d’intervention de la CEDEAO.  Alors, faut-il  en déduire que  cette solidarité  militaire affichée  du Mali et du Burkina au profit du Niger, va beaucoup  peser  sur l’esprit va-t-en guerre de certains pays de la CEDEAO ?

De toute évidence,  si la guerre contre le Niger a lieu, elle  pourrait  indéniablement  déstabiliser  l’ensemble des pays du Sahel, déjà en lutte contre le terrorisme international. Même  ceux  du Golfe de Guinée en feraient  les frais.  Pendant  qu’une telle   situation de chaos,   renforcerait  plutôt  les intérêts économiques et stratégiques des pays occidentaux en Afrique de l’Ouest. N’est-ce pas pourquoi, la France et les USA, en perte de vitesse en Afrique, notamment dans les pays du Sahel,  s’obstinent à  pousser la CEDEAO  dans une guerre par procuration contre le   Niger, au lieu de l’aider à combattre le terrorisme international ?

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Géopolitique au Sahel :  La France, prise dans son propre piège ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/geopolitique-au-sahel-la-france-prise-dans-son-propre-piege-3032022.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 01:21:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis un moment, on assiste en Afrique de l’ouest, en l’occurrence au Sahel, à des soulèvements contre des pouvoirs dits démocratiques (parce qu’issus des élections) mais aussi à la résurgence des coups d’Etat militaires. Au  même, les masses africaines sont nombreuses à rejeter  la politique hexagonale dans leurs pays.  Alors que  la géopolitique se reconfigure au Sahel.  La France serait-elle en train d’être prise  dans son propre piège ? </em>

De prime abord, il  est important de rappeler une partie  de l’histoire universelle de la France. Laquelle  fut, lors de la seconde guerre mondiale, annexée pendant quatre ans (1940-1944), occupée et divisée en plusieurs zones par l’Allemagne. Qui à cette époque, avait tous les moyens d’y rester aussi longtemps qu’elle voudrait pour l’exploiter économiquement. Oubliant ce pan important de sa douloureuse histoire, la France pendant près d’un siècle, occupe, domine et exploite les ressources de l’Afrique, sans se soucier des  lendemains des africains.

<strong>La France entre ses années fastes et la fin de son hégémonie en Afrique !</strong>

Dans la deuxième moitié du XIX<sup>è</sup> siècle, attirée par les richesses insoupçonnées de l’Afrique, la France s’aventure dans la colonisation de celle-ci, suivant l’esprit de la  Conférence de Berlin de 1885, d’où est partie l’idée du partage du continent, entre les pays vainqueurs de la guerre mondiale de 1945. Mais c’est surtout en Afrique de l’Ouest que la France trouve sa grosse part de « pitance ».

Pour ce faire, elle y implante un vaste empire colonial de 13,5 millions km² où elle étend sa présence militaire et sa domination, en vue d’exploiter sans discernement, les ressources de celui-ci. En 1850 et en dépit des résistances héroïques menées partout par d’intrépides rois guerriers, le Mali devient une colonie française sous l’appellation de Soudan-français, suivi d’une occupation progressive et totale de son territoire. C’est le début d’une longue période de politique de domination et d’exploitations économiques qui se poursuivent encore de nos jours au Mali, mais également au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Niger et au Tchad, etc.

Les années 1960 marquent les indépendances de ces pays, octroyées par la France qui les considère aujourd’hui encore, comme son pré-carré, voire ses territoires où pour elle maintient sa forte présence militaire et sa domination sur l’essentiel des ressources qu’elle exploite sans se soucier de l’avenir de ces pays qu’elle occupe pour des raisons de géostratégie. La géostratégie étant, l’ensemble des stratégies militaires mises en œuvre par un pays, une puissance, afin d’établir ses rapports de force et de s’assurer la suprématie, de s’approprier des ressources d’un espace géographique (territoire, mer, air, espace), conquis.

Au cours de la période post-coloniale, la France adopte une posture de « putschiste » et un tempérament de dominateur absolu, en s’arrogeant tous les privilèges, tous les droits, en faisant et en défaisant les dirigeants africains de son pré-carré, qui ont remis ou ont tenté de remettre en cause ses intérêts géostratégiques ou encore, ont opté pour le socialisme ou le communisme. Voies contraires à sa vision impérialiste et néocolonialiste. Ainsi, tour à tour, ces dirigeants seront évincés du pouvoir avec les premiers coups d’Etat de l’ère post-coloniale. Il s’agit entre autres,  de Léon Mba du Gabon en 1964, de David Dacko de la Centrafrique et de Maurice Yaméogo de la Haute Volta en 1966, de Modibo Kéïta du Mali en 1968, de Hamani Diori du Niger en 1974 et de Moktar Ould Daddah de la Mauritanie en 1978.

Ce qui permet désormais à la France de faire mains basses sur toutes les ressources naturelles (or, uranium, pétrole, bauxite, bois, etc.), dans ce vaste espace pendant près d’un siècle. L’exploitation de ces ressources a permis à la France de se hisser aux rangs des grandes puissances économiques et militaires du monde. Des décennies après, cette place de choix pour laquelle la France peut s'apercevoir qu'elle est enviée et flagornée par ses voisins européens, est aujourd’hui remise en cause dans ses anciennes colonies comme en Centrafrique, au Mali, en Guinée-Conakry et au Burkina Faso, etc.

Toutes choses qui ont permis de découvrir le vrai visage d’une France néocolonialiste, paternaliste, prédatrice et hypocrite qui aura commis l’erreur de soutenir des années durant, des dirigeants mal élus, contestés et impopulaires bien qu’elle ait toujours réclamé et imposé le modèle démocratique comme mode de gouvernance politique et institutionnelle dans tous ces pays. A partir de 2020, la jeunesse consciente, avant-gardiste et panafricaniste, se révolte contre l’ordre établi par la France.

Ainsi, partout dans le Sahel, cette jeunesse proteste pour remettre en cause, l’hégémonie française, en dénonçant ses intérêts économiques et financiers et son attitude arrogante, condescendante et méprisante. Une situation de fait, qui explique la série de coups d’Etat militaires au Mali en 2020, en Guinée-Conakry en 2021, au Burkina Faso en 2022 et le 26 juillet 2023 au Niger où depuis, un bras de fer s’est engagé entre les putschistes et les dirigeants de la CEDEAO qui exigent le retour au pouvoir, du président Mohamed Bazoum, au nom de ce qu’ils appellent démocratie.

Mais face aux nombreux soutiens des populations du pays et de ceux des pays voisins dont bénéficient ces putschistes depuis le coup d’Etat, un tel scénario n’est plus envisageable malgré la menace d’une éventuelle intervention militaire brandit par la CEDEAO contre le Niger. Auparavant au Mali, ce contexte nouveau de crise politico-institutionnelle, a amené le pays à revoir ses relations politiques et diplomatiques avec la France. Dans la foulée, le pays décide en toute souveraineté, de diversifier ses partenaires stratégiques notamment avec la Russie, la Chine et la Turquie, etc. En plus, l’attitude de la France accusant le Mali de collaborer avec la milice privée russe  Wagner, intensifiera la pomme de discorde entre ces deux pays. C’est le début d’un désamour entre maliens et français.

C’est dans ce contexte que la politique française menée par un homme immature aux discours arrogants, haineux, incendiaires et cyniques, le Président Macron, est décriée, désavouée, son héritage colonial malmené partout dans les pays du Sahel. La France autrefois puissance dominante, tremble, voit ces pays se lever débout sur les remparts, réclamant leur libération et leur vraie souveraineté. Désormais, elle doit faire face à une vague irrépressible des peuples du Sahel en colère, déchaînés contre sa domination et le pillage de leurs ressources. Comme pour ne rien arranger, les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger, prennent des décisions courageuses. Deux médias français, RFI et France 24, véritables instruments de la propagande au service du Quai D’Orsay, accusés de désinformation et de propos subversifs, sont suspendus. Des accords militaires sont dénoncés avec effets immédiats, relatifs notamment, aux départs des forces militaires françaises, suivis de la fermeture de leurs bases au Mali en 2022 pour les forces Barkhanes et en 2023 au Burkina pour les forces spéciales « Sabre ».

Le Niger aussi vient de leur emboîter le pas en dénonçant tous les accords de coopération militaire avec la France comme la fermeture des bases militaires françaises. C’est le pire scénario qui puisse arriver à cette France dans son pré-carré. Voilà comment la France qui a régné d’une main de fer sur tous ces pays pendant près d’un siècle, est tombée dans son propre piège. Ce qui lui a valu aujourd’hui, d’être désavouée, chassée partout avec répugnance, suite aux contestations populaires à cause de sa politique faite d’arrogance, d’orgueil, d’hypocrisie et de mensonge. En ce qui concerne le Mali où la roue de l’histoire continue de tourner avec la promulgation de la Constitution du 22 juillet 2023, consacrant l’avènement de la quatrième République sur fond de souveraineté retrouvée, toutes les prémices d’une fin de l’hégémonie française s’annoncent bien déjà.

<strong>La France dans la tourmente de la reconfiguration de la géopolitique en Afrique et au Sahel ! </strong>

En 1989, les bouleversements intervenus en Allemagne et en Europe de l’Est, ont suscité l’envie d’une ère démocratique dans de nombreux pays africains où les régimes autoritaires sont légion. Pendant cette période, la plupart des anciennes colonies françaises étaient confrontées à une grave crise de la dette publique sans précédent, due aux chocs pétroliers et à la chute des cours des matières premières. En juin 1990, se tient le sommet de la Baule en présence de 37 pays africains. Il marque un tournant historique décisif dans la politique africaine de la France. Initié par le Président François Mitterand, ce sommet dans ses clauses, invite désormais les pays africains à lancer un processus de démocratisation de leurs institutions, sous peine d'être privés des soutiens financiers des pays occidentaux et des institutions de Bretton Woods, d’où la prime à la démocratie.

Les années 1990 sont celles de la chasse aux régimes dictatoriaux ou autoritaires en Afrique. Un peu partout, s’installent des régimes pseuso-démocratiques avec la complicité active de la France, parfois à la suite des révolutions des masses populaires assoiffées de liberté et de justice. Manifestement, ceux qui attendaient une révision déchirante de la politique africaine de la France telle que soutenue par le discours de la Baule, en seront très tôt déçus. L’espoir suscité par le vent de la démocratie sera donc de courte durée.

Les régimes politiques issus des premières élections dites démocratiques sont dénoncés en raison de la mauvaise gouvernance, de la corruption, de la restriction des libertés publiques et de l’injustice, toutes choses contraires aux principes de démocratie tels que soutenus par les clauses de la Baule. Les coups d’Etat des années 70 refont surface. Mais le paradoxe est que la France pour sauvegarder ses intérêts néocolonialistes, maintient ses suppôts au pouvoir. Mais c’était sans compter sur des peuples désabusés par une démocratie mal comprise et mal exercée par leurs gouvernants pendant trois décennies (1990-2020), qui décideront de prendre définitivement leurs destins en mains.

En France, l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête du pays en 2017, montre le vrai visage du pouvoir politique en France. Sa politique intérieure et extérieure qui manque de pragmatisme, est désavouée par une certaine classe politique et de plus en plus par ses citoyens. Depuis quelques années, des mouvements de contestations se multiplient et s’intensifient partout en France, contre la gouvernance macronnienne. Il s’agit entre autres, des manifestations des gilets jaunes en 2018 contre la hausse des prix du carburant, de celles de 2022, dénonçant les réformes de départ à la retraite et des violences urbaines de juillet 2023, suite à la mort de Nahel, un adolescent de 37 ans tué par un policier, etc. Toutes ces manifestations ont été violemment réprimées, des arrestations extra-judiciaires opérées, des libertés publiques limitées, etc. Ce qui fera dire à certaines personnalités politiques françaises, que la France est devenue une dictature. Dans les cas africains et français, n’est-on pas passé de la démocratie à la ploutocratie ?

Dans ces conditions, la France peut-elle aujourd’hui s’évertuer à donner des leçons de démocratie aux pays africains ? C’est à cause de sa politique hypocrite, irréaliste, perfide et dévastatrice qu’elle a perdu sa crédibilité sur le continent africain. Pire, pendant que la Russie et la Chine proposent à leurs partenaires africains des stratégies de développement avantageuses, basées sur une coopération dynamique, sincère et de gagnant-gagnant, le président Macron lui, fait la promotion de l’homosexualité et se verse dans des invectives et diktats à l’endroit des dirigeants africains et leurs peuples.

Toutes choses contraires aux aspirations et aux traditions de nos pays et de nos peuples. Voilà comment Macron a contribué à la déliquescence de la France surtout en Afrique où elle est désavouée, chassée, ses intérêts menacés comme au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Dans ces pays, ce sont des populations et une jeunesse consciente qui exigent de leurs dirigeants, un nouvel ordre mondial dans les relations internationales, autrement dit, un monde multipolaire où les influences hégémoniques sont cette fois-ci, partagées entre plusieurs pôles, communément appelés grandes puissances.

Ce qui, depuis quelques années, a bouleversé la géopolitique mondiale avec d’une part, la Russie et la Chine qui s’affirment et étendent leurs influences, voire leur suprématie politique et économique et d’autre part, les occidentaux (France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, etc.) et les USA qui perdent de plus en plus, du terrain en Afrique, particulièrement au Sahel, où la bipolarisation du monde n’est plus d’actualité au nom d’une reconfiguration de la géopolitique mondiale. La France dans la tourmente de la reconfiguration de la géostratégie et de la géopolitique mondiales, a contribué à son effacement et à  sa propre déliquescence face à des Etats africains qui réclament avec force, leur indépendance et leur souveraineté pleine et entière.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur - Ensup /Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Validation de  mémoire de Master  à  l’UCAD :  Bata Kamissoko  décroche  la mention TRES  BIEN !</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/validation-de-memoire-de-master-a-lucad-bata-kamissoko-decroche-la-mention-tres-bien-3032025.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 01:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Pour l’obtention de  leurs diplômes de Master, les étudiants et auditeurs de l’Université Cheick Anta Diop  (UCAD) doivent,  à l’issue de la cinquième année de cours, préparer et soutenir leur mémoire de Fin de Cycle.  Ce mardi 08  août 2023, c’était le tour de <strong>notre confrère Bata Kamissoko, Etudiant  en année de Master 2020-2021,</strong>  <strong>Option Sociolinguistique</strong>, <strong>Stagiaire à  la Rédaction de l’Hebdomadaire Le Pélican</strong>, de soutenir, par visioconférence dans la salle de Rédaction du Journal face au Jury  siégeant à l’UCAD,  son Mémoire de Fin de Cycle Master. Dont le thème est : <strong>« DYNAMIQUE DES LANGUES DANS QUELQUES MÉNAGES MIXTES DANS LA VILLE DE BAMAKO: RUPTURE INTERGENERATIONNELLE ». </strong></em>

Ses travaux de Recherches étaient encadrés  par M. Noël Bernard BIAGUI,  Chargé de Recherches et Titulaire au Centre de Recherches de Dakar (CLAD), sous la supervision de M. Aliou Ngoné SECK Maître de conférences-Docteur d'État. Les membres du Jury étaient constitués de : Souleymane Faye, Président ; M. Aliou Ngoné SECK, Maître de Conférences-Docteur d’Etat ; M. Noël Biagui, Chargé de Recherches Titulaire. Tous, sont  des Professeurs à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar au Sénégal.

[caption id="attachment_3032029" align="alignleft" width="480"]<img class="size-full wp-image-3032029" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Bata-Kamissoko.jpg" alt="" width="480" height="725" /> Bata Kamissoko[/caption]

Après délibération, le Jury,   présidé par le Professeur Souleymane Faye, a unanimement accepté le  travail de recherche scientifique  de Bata Kamissoko, né le 31  décembre  1996  à Tagabarissan  dans la région de Kita, en   lui  décernant  le <strong>diplôme de Master, Option : Sociolinguistique, avec la mention TRES BIEN</strong>.

C’était en présence de parents, amis, camarades de classe et collègues de travail, réunis dans la salle de Rédaction de l’Hebdomadaire Le Pélican. Puisse Allah faire que ce grade de Master lui serve à bon escient mais aussi à son prochain. Ce, dans la longévité, la paix  et la prospérité.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrique de l’Ouest : La politique française bat de l’aile !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/afrique-de-louest-la-politique-francaise-bat-de-laile-3032021.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 01:13:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis trois ans, le Mali, le Burkina Faso, la Guinée et  maintenant le Niger font l’objet  de  coups d’Etat militaires, applaudis par la majorité des populations africaines.  Alors que la CEDEAO,  dont ces pays  sont membres,  condamne systématiquement   les changements de régime anticonstitutionnels perpétrés par les militaires mais  ferme les yeux sur les coups d’Etat constitutionnels des présidents  civils. </em>

Cette politique de  deux poids, deux mesures de la CEDEAO est également partagée par la France.    Qui, sans être un membre de l’organisation sous-régionale,  lui  ordonne des diktats pour  mettre embargo économique et financier draconien, les pays récalcitrants.  Cette ingérence  constante de l’ancienne puissance coloniale dans la gestion des crises politiques en Afrique, notamment francophone, est de plus en plus mal perçue par la majorité des populations africaines.  Mais pourquoi ce regain  de sentiment anti politique française en Afrique ?   Qu’est-ce que les africains,  en quête de souveraineté,  reprochent à la France ?

Les  causes du rejet de  la politique française en Afrique  sont multiples. Entre autres, on peut citer : le manque de résultat  dans la lutte contre le terrorisme, en dépit de l’impressionnant arsenal militaire que les forces Barkhane, Takuba et Sabre ont déployé pendant une décennie ;   ; une coopération inégalitaire  entre la France et les pays où sévit le terrorisme  ; l’ingérence française dans  gestion  politique et économique des pays d’Afrique.

En effet, c’est en  2013 que la France  va déclencher l’opération militaire Serval dans le but d’un appui aérien et terrestre  des forces armées maliennes pour stopper l’avancée des forces terroristes vers le sud du pays. Plus tard,  cette opération sera remplacée par celle de  Barkhane dont  la mission sera élargie au Niger, au Burkina Faso et au Tchad. Cette mission aura  duré plus de 9 ans,  sans avoir atteindre ses objectifs,  c’est-à-dire : vaincre le terrorisme et ramener la sécurité dans les pays du Sahel. Alors, les régimes africains et les populations,  de plus en plus déçus,  vont  dénoncer le déploiement des troupes  étrangères, en l’occurrence francaises.

En 2022,  le mouvement  de rejet contre cette politique française prend une grande ampleur avec le renforcement de la présence militaire Russe en Afrique de l’Ouest et en République  Centrafricaine. Ainsi, après la déclaration du Premier Ministre du Mali à l’Organisation des Nations Unies, le pays dénonce et renonce à tous les accords de coopération militaire avec la France. Outre les  restrictions diplomatiques (renvoi de leur ambassadeur), les Autorités maliennes vont  suspendre les médias français (la RFI et France 24), taxés de diffusion de désinformation,  sur son territoire.

C’est dans ce contexte que naisse  en 2023,  le  désamour entre le Burkina Faso et France. A son arrivé au pouvoir,  après le deuxième coup d’Etat contre le Col Damiba, le Capitaine Ibrahima Traoré va quasiment imiter le Mali.  Durant une grande manifestation pour soutenir le nouveau Chef d’Etat du Faso,  les manifestant qui ont attaqué l’ambassade de France ainsi l’Institut Français, vont demander aux nouvelles autorités de rompre les relations diplomatiques et militaires avec l’ancienne puissance coloniale. Suite à ces détériorations de coopération, le président  burkinabè entra en contact avec son homologue du  Mali,  pour se rapprocher de la Russie. Dans la foulée, le Pays des Hommes Intègres suspend tous les programmes de RFI en demandant à la France de rappeler son ambassadeur.

Au départ de l’opération Barkhane du Mali qui s’est redéployée  au Niger, des populations nigériennes ont  violemment manifesté contre la présence militaire de la France dans leur  pays. Néanmoins, en accord avec les autorités  de Niamey,  elle va  s’installer. Mais après le renversement du régime de Mohamed Bazoum,  le 26 juillet 2023, la coopération militaire de la France avec le Niger, se dégrade. Car, le nouveau Chef d’Etat du Niger, Général Abdourhamane Tiani va, à son tour,  dénoncer  tous les accords de coopération militaire et de sécurité  que son pays avait précédemment  conclus  avec la France. Quand bien même  que l’état-major français assure  que la France ne partira pas du Niger. Egalement, il met  fin aux fonctions de ses représentants diplomatiques dans l’Hexagone.

Quid des causes économiques ? Les richesses naturelles de l’Afrique subsaharienne sont sauvagement exploitées depuis des décennies  par la France sans qu’elles profitent aux populations locales. Lesquelles font à  la famine, la mal nutrition  et aux  problèmes  de  sous-développement dont  la pénurie d’électricité. Alors que  la majorité des gouvernements d’Afrique francophones font recours  des aides extérieures, notamment francaises, pour financer leurs budgets. Un fait  plus révoltant est que  le Nigéria fourni 70 % de l’électricité au Niger alors que le pays est le 1<sup>er</sup> producteur d’uranium en Afrique. Pourquoi la France qui a l’exclusivité de l’uranium nigérien n’a pas construit une centrale nucléaire dans ce pays afin qu’il produise de l’électricité à bon prix ?

[caption id="attachment_3032031" align="alignright" width="225"]<img class="size-medium wp-image-3032031" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Boubacar-Bani-Traore--225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /> Boubacar Bani Traoré[/caption]

Autres facteurs de rejet de la politique française en Afrique ? Le  soutien de ses autorités  à aux  présidents mal élus ou qui tripatouillent  leurs constitutions pour se maintenir au pouvoir. Toutes choses qui ont terni  l’image de la France en Afrique. Désormais, l’ancienne puissance coloniale  est en train de perdre sa place au profit de la Russie.  Cette dernière  n’hésite  plus de relancer sa coopération multidisciplinaire  mais surtout militaire  avec les pays d’Afrique de l’Ouest,  notamment avec le Mali, le Burkina Faso.

<strong>Boubacar Bani Traoré (Stagiaire), </strong>

<strong>Spécialiste en Histoire des Relations Internationales et Stratégiques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Transition malienne face aux défis de développement :  Quelles politiques pour répondre aux besoins  du peuple ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-transition-malienne-face-aux-defis-de-developpement-quelles-politiques-pour-repondre-aux-besoins-du-peuple-3031089.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 20:10:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la deuxième prise de pouvoir, en  mai 2021, les Colonels, au départ de leur nouvelle mission, avaient fait de  la lutte contre l’insécurité,  une de leurs priorités. Pour cela,  ils ont jugé nécessaire de fournir  à l’armée des équipements militaires,  tout  en intensifiant  le recrutement en son sein. Cela, pour vaincre l’insécurité endémique au Mali.

Cette stratégie pour la quête de la sécurité au Mali, avait été encouragée et soutenue par la majorité des citoyens maliens. Car, elle  permettrait  de sécuriser le peuple malien et ses biens,  mais aussi,  donner plus de moral aux militaires. Pour faciliter cette difficile tâche, les Colonels ont ainsi ouvert des négociations avec la classe politique regroupée au sein du M5-RFP,  pour avoir le soutien du peuple.

Ces négociations aboutirent à la nomination de M. Choguel K Maiga au poste du Premier ministre. Immédiatement, le président Colonel Assimi Goita assigna au Chef du Gouvernement et ses membres trois missions essentielles : « <em>le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et  des partenaires opérés par le Mali, et la défense des intérêts du peuple malien dans les prises des décisions</em> ».

Après sa mise en place dans des conditions difficiles (sécuritaire, politique, économique), le nouveau Gouvernement va entreprendre une lutte très intense contre la politique militaire, diplomatique de la France au Mali et Sahara. Mais  aussi, contre la politique d’ingérence  de la CEDEAO dans la gestion des crises politico-institutionnelles dont  le Mali traverse  depuis le 18 Aout 2020.

Par conséquent, le respect de ces principes édictés (déjà cité) par le président de la Transition,  à forcer le retrait de la force militaire française Barkhane  en 2022, après plus de 09 ans d’intervention. Il s’en est suivi, le départ de la MINUSMA, dont la procédure de retrait est enclenchée en  juin pour se  terminer en Décembre de cette année..

En dépit des efforts consentis par les Colonels, pour ramener la paix et la sécurité, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine parce que l’insécurité continue d’affecter  sérieusement  une grande partie du territoire national et,  paralyse l’économie malienne. En effet, la persistance de cette insécurité,  dans certaines localités du pays,  empêche les paysans (agriculteurs) et les petits commerçants d’exercer leurs activités. Ces multiples problèmes, dont l’absence de libre circulation de la population,  ont plongé le pays dans la misère.

Au-delà de l’insécurité, il faut noter que l’économie Malienne est confrontée à d’énormes problèmes, depuis l’avènement de la pandémie COVID 19 qui a bouleversé de manière générale l’économie mondiale dès 2019. En plus de ces difficultés économiques,  la Communauté Economiques des Etats d’Afrique de l’Ouest (CDEAO) et de l’Union Economique et  Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), ont infligé des sanctions lourdes au Mali à la suite du coup d’Etat en mai 2021. Actuellement, l’économie mondiale traverse une période très sombre, due aux conséquences de la Pandémie. Les produits alimentaires de première nécessité ainsi que des produits énergétiques se font de plus en plus rares dans les marchés mondiaux, notamment au Mali.

Même si, hélas, on constate que la majorité du  peuple malien souffre en silence, un fait que  plusieurs journaux  ne  cessent  de traiter. Avec la rareté des produits alimentaires et la cherté des produits pétroliers, les maliens seront-ils capables de tenir encore ? De toute façon, « avec le vendre vide, l’esprit ne voit rien ». Plus grave, il n’y a pas une augmentation de salaire alors que l’on note,   chaque jour  qui passe, une augmentation des  prix des produits de première nécessité  et des transports.

Au regard de tous ces analyses, nos autorités doivent certainement mettre dans leur stratégie de Développement en cours,  une cohérence et une harmonisation parfaite pour répondre aux besoins de la population. Certes, les mots sont souvent utiles mais parfois,  il faut joindre la parole aux actes pour adoucir le calvaire que traverse le peuple malien depuis quelques années.

Nos autorités doivent mettre à la disposition des opérateurs économiques, sans distinction,  des subventions. Aussi, ne faudrait-il pas  procéder à la surveillance et au contrôle de certains domaines de  l’économie malienne tels que : le commerce et le transport qui connaissent actuellement un  laxisme au plus haut degré.    « C’est bien d’attacher la ceinture mais à force serrer,  certains auront les maux de reins ».

<strong>Boubacar Bani TRAORE (Stagiaire), </strong>

<strong>Spécialiste en Histoire des Relations Internationales et Stratégiques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Du blé russe dans les assiettes maliennes :  Le pain sera&#45;t&#45;il meilleur et à prix raisonnable?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/du-ble-russe-dans-les-assiettes-maliennes-le-pain-sera-t-il-meilleur-et-a-prix-raisonnable-3031084.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 03:56:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Merci beaucoup à la Russie pour son grand geste humanitaire ! Les Africains sont contents d’avoir du blé russe, alors, ils saluent et remercient le président de la fédération de Russie,  Vladimir Poutine,  pour avoir pensé  à eux, en leur apportant   sa  solution pour   remédier  à une éventuelle   pénurie  qui conduirait à  la famine.</em>

En effet, ces dons de céréales (50 000 tonnes de blé) sont  venus au moment où tout le monde fait  face à la pauvreté et à cherté de la vie au Mali, en particulier et dans la sous-région en général. Ce n'est plus un secret que  les paniers des ménagères sont  quasiment vides. Cela,  parce que tout est actuellement cher sur le marché. La crise née de l'insécurité  est en train d’affecter  l’ensemble des zones agricoles du centre et du nord  du pays.

De Gao à  Tombouctou, en passant par   Mopti jusque dans  les zones de l’Office du Niger de Ségou, les populations ont perdu et sont en train de perdre  leurs biens, outils de production  et leurs productions agricoles. Les terroristes  brûlent  et incendient  leurs récoltes et  les champs  sont abandonnés par les paysans. Cela  impacte négativement  le marché de consommation national. Car  des secteurs clés de l'économie nationale  en pâtissent fortement.

Par ailleurs, la guerre en l'Ukraine avait été l'un des fameux prétextes pour justifier l'augmentation des prix de pain.  Maintenant qu’une grande quantité de blé russe, gratuitement offerte au Mali,  va inonder le marché, pourrait-on immédiatement assister à la chute du prix du  pain ? Pourrait-on avoir de bonnes qualités de pain à consommer ?

Les pains que nous consommons actuellement, sont de très mauvaises qualités et les quantités ne répondent pas aux normes. Qu’en pensent,  les associations des défenseurs des consommateurs ?  Ont la bouche pleine, pour  rester les bras croisés ?  Le ministère de l’Industrie,  du Commerce et de la Concurrence est vivement interpellé !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le spectre de l’Ours blanc plane sur l’occident !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-spectre-de-lours-blanc-plane-sur-loccident-3031083.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:40:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le deuxième sommet du Forum Economique et Humanitaire Russie- Afrique,  pour la paix, la sécurité et développement, a lieu  <strong>du 27 au 28 Juillet 2023</strong><strong> à </strong><strong>Saint-Pétersbourg. </strong>Cet espace d’échanges  aura  réuni des chefs d’État africains ainsi que  des représentants des milieux d’affaires et des services publics russes, africains et internationaux.  Des organisations de coopération du continent africain y avaient pris part. Ce forum aura été également une étape stratégique vers la mise en place de  conditions favorables au renforcement des relations économiques et commerciales entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique.

Toutefois, il  y a eu “Énormément de pression” des pays occidentaux  sur  les Chefs d’Etat africains afin qu’ils ne puissent pas participer à ce  2è sommet Russie-Afrique. En dépit de ces  nombreuses intimidations, les dirigeants les plus courageux ont cas même  pu se rendre à <strong>Saint-Pétersbourg</strong>. Mais, non sans difficulté  pour participer aux travaux. C’est notamment le cas  du président du Congo-Brazzaville, Dennis N’Sassou Guesso.  Lors de son tête-à-tête avec son homologue russe, celui-ci a expliqué les péripéties et  tracasseries que sa délégation  a rencontrées  lorsqu’elle se rendait en Russie.

Les USA  et ses pays satellites de l’Europe de l’Ouest sont dans la dynamique de  maintenir l’Afrique dans la dépendance  économique et politique, avec une  manière  condescendante. Pour cela, ils ne cessent  de distiller, à l’intention  des opinions africaines,  des informations fallacieuses,  accusant la Russie de mener des « activités malveillantes en Afrique ». Ainsi, les  dirigeants occidentaux   indexent  les autorités de Moscou comme étant  celles qui abusent  des pays africains, en leur vendant la sécurité, à travers la milice privée russe Wagner, contre leurs ressources minières.

Comme si cela ne suffisait pas,  les dirigeants américains   œuvrent inlassablement  pour  empêcher les pays africains de coopérer avec la Russie. Pour les en dissuader,  la Chambre des représentants US a même adopté, par 415 voix contre 9, le « Countering  Malign  Russian  Activities  in Africa Act ».  A travers cette Loi, les  gouvernements  ou organisations du continent noir,  qui seraient suspectés de déloyauté envers les USA, subiraient  des rétorsions commerciales.

Dans la droite ligne, les pays occidentaux, les USA en tête,  s’opposent  et vont continuer de s’opposer  mordicus à ce  que les pays du continent noir,  diversifient leurs relations économiques et politiques. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, le narratif des chancelleries et des analystes occidentaux ne cesse de diaboliser la Russie. Pour  l’occident, l’Afrique  ne doit pas coopérer  avec  certains pays dont : la Chine, l’Inde, la Turquie, l’Iran (pour ne citer que ces pays). Mais c’est surtout  la coopération de l’Afrique avec la Russie qui leur fait le plus peur.  Alors que Moscou ne fait que gagner du terrain en Afrique. Puisque désormais,  des pays comme le Mali, la Centrafrique, le Burkina Faso, par la force des circonstances, sont devenus des principaux alliés de la Russie. Inéluctablement, d’autres vont emboiter le pas de ces pays.

Au regard de cette réalité géopolitique,  les pays  occidentaux  ont la hantise de se voir  substituer par la Russie.  Si bien que le spectre de l’Ours Blanc (la Russie)  plane  sur l’occident, en l’occurrence sur les USA et la France. N’est-ce pas, pourquoi, ils auront usé  de tous les moyens pour que certains  leaders des pays africains renoncent à  participer  à cet important forum économique et politique entre la Russie et l’Afrique ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Système démocratique au Sahel :   Les pouvoirs civils à l’épreuve des coups d’Etat !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/systeme-democratique-au-sahel-les-pouvoirs-civils-a-lepreuve-des-coups-detat-3031092.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:27:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans un gouvernement démocratique, des élections libres et transparentes sont organisées. Pendant ces dernières, les candidats s’affrontent dans les urnes. Quel que soit les types de démocraties, c’est toujours  le peuple qui décide,  à travers son suffrage,  à qui  revient le pouvoir politique.  Par contre, dans une dictature, il n’y a jamais d’élections transparentes, justes et équitables. </em>

Ces formes de gouvernements  sont aussi nombreuses, mais dans toutes les dictatures, le peuple est toujours écarté dans le choix de gouvernants, au profit d’une oligarchie dirigeante. Le pouvoir  y est exercé par un groupe restreint de personnes qui agissent au nom de tous les citoyens,  comme bon leur semble. Le peuple  n’y peut rien.

Actuellement, les militaires ont pris le pouvoir au Niger, ce mercredi 26 juillet 2023. Ce coup d’Etat est le cinquième au Sahel depuis trois ans. Dans cette région, sont nombreux, des  gens qui estiment que la démocratie ne sert à rien et qu’elle n’a pas d’importance. Alors que d’autres considèrent qu’elle n’est pas faite pour nous, les africains.

Au regard de ce qui se passe actuellement, nous pouvons d’ailleurs remarquer qu’une majorité des populations sahéliennes préfèrent  désormais, les pouvoirs  militaires au  détriment  des pouvoirs  civils, considérés comme issus des urnes. Est-ce à comprendre que  ces populations préfèrent la dictature à la démocratie ? L’histoire de l’avènement de la démocratie, par exemple,  au Mali  que nous allons résumer dans cet article peut-il  expliquer ce choix ?

Après trente ans de dictature,  ce pays est rentré dans le système démocratique. La démocratie est arrivée au Mali en 1991. Cette année-là, le Général Moussa Traore a été arrêté,  après de grandes manifestations populaires qui ont eu lieu dans l’ensemble du territoire. A la suite de cela, des élections démocratiques ont été organisées en 1992. Alpha Oumar Konaré est devenu le président du Mali.

La démocratie est arrivée avec de grands espoirs. Les Malien espéraient le développement des services publics, en particulier le développement de l’école, le développement de l’agriculture, le développement du commerce, la construction d’hôpitaux, des infrastructures et surtout la protection des citoyens. Mais, en vérité, les promesses de la démocratie n’ont pas été respectées.

Actuellement, le Mali rencontre beaucoup de difficultés : pauvreté, insécurité, désagrégation de l’éducation, impunité, trafic, etc. Pour toutes ces raisons, beaucoup de Maliens estiment que la démocratie ne sert à rien. Certains croient que le gouvernement démocratique n’est pas capable de combattre le terrorisme international  dans le pays et que seuls les militaires sont capables de les combattre et de les vaincre.

De notre point de vue, la démocratie ne doit pas être confondue avec ces « gouvernements dits démocratiques » qui dirigent  au Sahel depuis les trente dernières années, parce que, considérés comme issus des urnes. Alors que leurs dirigeants ont été, le plus souvent, mal élus au cours d’élections dont  les malversations étaient nombreuses. Il va donc de soi que les demandes de démocratie des citoyens ne soient pas respectées. Encore que les services publics ne sont pas améliorés, idem pour  l’insécurité qui ne cesse d’augmenter   dans tous les pays du Sahel.

Au Mali, certains  citoyens croient même  que la démocratie est la cause de la mal gouvernance, de l’incivisme, de la mauvaise éducation, bref, de tous les maux que l’on peut imaginer actuellement dans notre pays. Tant nos  dirigeants ont hélas majoritairement préféré de s’enrichir au lieu de servir le peuple dans la transparence.

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<strong>Bata Kamissoko (Stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les arts martiaux au Mali :  Le Taekwondo, désormais une référence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/les-arts-martiaux-au-mali-le-taekwondo-desormais-une-reference-3031096.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>C'est désormais un réel constat, que le Taekwondo malien s'oriente vers une logique de stricte rigueur, aux fins de la formation des professionnels de haut niveau. Comme toute discipline, le Karaté est beaucoup pratiqué en Afrique et le Mali n'en fait pas exception. D'ailleurs, au niveau mondial, le Mali y a déjà laissé ses empruntes avec Maître Daba Modibo Keita, pour avoir remporté le trophée mondial.</em>

Ainsi,  si le Taekwondo est  beaucoup pratiqué au Mali, c'est justement parce que  des hommes et femmes en ont  l'amour et en font leur passion. L'on est toujours fier de citer, entre autres,  des références, parmi lesquelles, Maître Alioune Badra TRAORE, 7è DAN, Maître Yacouba  SAMAKE,  6èm DAN, Maître Bakary Diawara,  7è DAN et Maître Cheik KEITA,  7è DAN.

Évidemment, le désormais Directeur Technique National, Maître Yacouba  SAMAKE et les siens, ont sans doute décidé d'inscrire le Taekwondo malien dans la vision des compétiteurs à l'échelle internationale. Toute chose qui fait appel au sérieux, à la discipline et surtout à la rigueur dans tous les aspects du Taekwondo.  Autrement dit, ils sont en train faire des innovations au niveau des techniques de cette discipline  sportive. La formation de haut Niveau que la Direction Technique est en train d’effectuée, produira  sûrement  des athlètes capables de rivaliser  sur le plan mondial et même de gagner des médailles, lors des compétitions internationales.

En somme, la  vision actuelle de la Direction Technique qui privilégie la   rigueur dans les centres de formation et surtout au niveau passage des grades,  est en train de donner  au Taekwondo malien, un nouveau visage, notamment,  celui du respect sur le plan national  et international. Devons-nous rappeler que le Directeur Technique National, Maître Yacouba SAMAKE et ses collègues, collaborateurs et auxiliaires, promettent  de valoriser  l'Afrique sur le plan du Taekwondo. Surtout que chaque victoire  malienne  au niveau mondial,  est saluée par toute l'Afrique.

D'ailleurs  toutes ces références  précédemment citées,  entre autres, sont bien du domaine pour avoir une expérience professionnelle dans  des compétitions,  à travers le monde. Ils sont donc bien placés, pour faire un meilleur  diagnostic pour  porter des innovations idoines. Cette vision nouvelles mérite d'être saluée, en ce moment où les africains veulent totalement mettre fin à la facilité et à la médiocrité.

Pour cela, il faut  rigoureusement  former  les apprenants,  selon leurs  niveaux  de  grades. Cette approche nouvelle que nous saluons, est déjà un grand pas, et il y a lieu de savoir  l'apprécier à sa juste valeur. Car in fine, c’est l’Afrique qui gagne!

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Une décision opportune et  responsable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-decision-opportune-et-responsable-3029364.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 01:20:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un document, daté du 13 juillet 2023,  de la Police nationale,  qui fait actuellement la boucle sur  les  réseaux sociaux, il est mentionné : « Tout militaire  de la Police nationale est interdit d’usage des réseaux sociaux. Pour tout manquement, l’auteur s’expose à des sanctions sévères ».  Si l’interdiction ne concerne  que les usages personnels  mais non  professionnels des militaires de la Police nationale,  elle s’avère   une décision  opportune  et  responsable. D’autant que la Loi n°2022-037 du 27 octobre 2022, militarise  la Police nationale et la Protection civile.

&nbsp;

Les militaires de la  Police  sont à priori des  internautes  comme  tout autre,  qui ont  normalement droit  aux réseaux sociaux,  mais  leur  statut militaire  leur  procure aussi des spécificités. Lesquelles exigent qu’ils soient  soumis  au devoir de réserve. Tant il est  aussi  vrai  que l’utilisation anarchique des réseaux sociaux peut  conduire  à la  propagation rapide de fausses informations. Toutes  choses  qui  pourraient profiter  à  l’ennemi terroriste. Qui  œuvre inlassablement  à pousser  les internautes à communiquer pour ses sales besognes.

&nbsp;

Dans la  situation  de guerre  asymétrique  que connait le Mali, depuis plus de dix ans, il est  donc tout à fait  logique  que  le militaire de la Police  Nationale soit privé de communiquer  librement  avec une liberté de ton et d’expression. Car,  dans l’exercice de ses fonctions,  il  pourrait  disposer  d’informations privilégiées sur les questions de Défense et de Sécurité nationales. Alors que  la communication  est  devenue, de nos jours, un facteur  important dans la guerre conventionnelle comme dans la lutte antiterroriste.  Dès lors, toute  mauvaise communication  sur les réseaux sociaux,  pourrait  profiter aux forces terroristes.

&nbsp;

Lorsque l’on se base sur  ce postulat, même  si la décision de privation des militaires de la police nationale  de réseaux sociaux à des fins personnels, peut être considérée comme  drastique  par  une certaine  opinion nationale, tout au moins, elle pourrait  aider à préserver la sécurité nationale mais aussi faire face aux défis posés par la désinformation.  Laquelle  émane, le plus souvent,  de la toile. Une autre raison de  leur privation  de la toile, est  certainement  d’ordre institutionnel : l’Armée et la Police sont  désormais, dans notre pays,  une  même institution militaire  centralisée  et hiérarchisée.

Ce faisant,  chez  les soldats, en général et les militaires de la police,  en particulier, la discrétion et le secret professionnel  doivent  absolument  être de mise, sous peine de risquer de remettre en cause la sécurité des opérations sur le terrain. Cela est d’autant  vrai  que l’on a déjà connu  des exemples de  plans dévoilés ou des photos publiées sur Facebook ou Twitter, comme  des vidéos postées sur YouTube.  Des informations qui  ont  hélas contribué à mettre  en danger,  la vie des troupes sur les théâtres  d’opération. Si la hiérarchie de la Police ne privait pas les militaires de la Police  de la toile à des fins personnelles,  il va de soi  que ceux-ci continueraient  de se comporter  de façon irresponsable,  à l’image  de nombreux  civils.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(La Chronique Politique de Monoko) Les Réalités du moment :Comment va le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-chronique-politique-de-monoko-les-realites-du-moment-comment-va-le-mali-3029363.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 01:17:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comment va réellement le Mali ? Voilà  la question qui convient au moment actuel  et qui a le  mérite d'être traitée dans le registre de l'actualité. En effet, la population dans son ensemble, vit la même réalité qu'est la pauvreté. D'ailleurs, nous avons traité, à plusieurs reprises, dans votre hebdomadaire Le Pélican,   ce sujet  relatif à la pauvreté et la misère. Mais il se trouve que  la situation globale et dans tous ses volets, devient de plus en plus critique. L'idée ici, n'est pas de faire un bilan, mais de juste apprécier le constat de l'existence de la pauvreté.

<strong>Est-ce que ça va ?</strong>

Il serait très difficile de répondre par l'affirmative, dans  la mesure où quasiment, tout le monde est touché. Ce qui est sûr, sur le plan financier, rien ne va et  à tous les niveaux. Le tableau est sombre et cela nécessite que les décideurs en fassent  une préoccupation. Quand la population manque, même du  minimum pour se nourrir, c'est que le moment est critique. Il faut craindre que tous les secteurs clés de la vie soient touchés. Le social est actuellement très fragilisé par le  manque d'argent.

<strong>Pourrait-on vivre sans aucun moyen financier ?</strong>

La réponse se trouve sur et dans le marché. Dans les marmites et assiettes, l'on se rend vite en évidence. Les populations malades, n'apprécient plus le secteur conventionnel  de la Santé comme étant le meilleur recours. Tant  l'impossibilité  de payer les ordonnances est bien réelle. Alors, l'automédication et la pharmacopée traditionnelle sont actuellement  beaucoup sollicitées par les malades.

Comme si cela ne suffisait pas, l'énergie ne cesse  de procéder aux  délestages. Qui durent souvent plus de trois heures.  Les fonctionnaires peinent à gérer les fins du mois. Alors que les Hommes d'Affaires et opérateurs économiques connaissent des difficultés. Ça ne va  vraiment  pas !

<strong>Que faire alors ?</strong>

Cette question exige  des réponses non théorique mais pratiques et concrètes. En d'autres termes, les autorités doivent   instamment, répondre à la question : <strong>comment parvenir à nourrir convenablement  la population ?</strong>  C’est évident que  tout est lié à l'argent, sans lequel, rien  n’est possible, quelle  que soit la nature de nos rêves. Or, une  population qui ne parvient plus à se nourrir normalement, est capable de tout. Il faut donc  que les autorités soient conscientes de cette réalité pour   s’atteler   à trouver des solutions idoines  à la souffrance actuelle des populations !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Produits de Première Nécessité  à Bamako et environnants : Le sucre se fait rare et son prix flambe !</title>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 01:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Actuellement, nous assistons à une raréfaction du sucre dont le prix fait l’objet de  fluctuations. Ce produit de première nécessité  est désormais cédé aux consommateurs entre 700 et 800 F CFA, le kilogramme. Pour comprendre la flambée du sucre, votre hebdomadaire, Le Pélican, a sillonné quelques marchés des rives gauche et droite de Bamako et environnants. La synthèse de notre enquête auprès des grossistes et  détaillants !</em></strong>

Depuis plusieurs années, l’Usine de production sucrière du Mali (Sukala-SA) est en fonction. Mais elle n’arrive pas à satisfaire le besoin de la population malienne, raison pour laquelle, notre pays  reste attaché à la consommation de sucre importé. Or, ces dernières années, on constate, du jour en jour, à la rareté du sucre dans les marchés de Bamako et environnants. Ce qui crée une instabilité du prix. Cette rareté du sucre s’expliquerait  par une incompréhension entre le Gouvernement du Mali et les commerçants (grossistes et détaillants) sur la fixation du prix de produit sucrier.

Dans les différents marchés des quartiers de Bamako et environs (communes du Mandé et de Kalabancoro), nous constatons, depuis plus d’un mois, à la rareté et cherté du sucre. D’après des boutiquiers, le sac du sucre leur est cédé à des prix fluctuants de jour au lendemain. Pendant le mois de ramadan de cette  année, le sac de 50 KG du sucre était cédé aux détaillants  à 29500 FCFA.  Mais actuellement, le prix a trop grimpé. Aujourd’hui, vous pouvez acheter le sac de sucre à 34500 FCFA mais le jour suivant, lorsque vous vous rendez dans le même endroit, vous trouverez que le prix a encore grimpé, se lamentait un enquêté.

Chez la majeure  partie de nos enquêtés, le prix du sac de sucre varie entre 35 000 FCFA et 35700 FCFA. Acheter à ces prix, ils revendent aux clients entre 700 FCFA et 800 FCFA le prix maximal du kilo.

« Le manque du sucre nous coûte très cher, car l’achat de certaines marchandises est subordonné au sucre. Ainsi, si vous n’avez pas de sucre, les femmes qui font la crème de mil « dèguè », le  petit  pain ou  gâteau de mil ou riz « takula », ne vont pas acheter chez vous les autres produits tels que : le lait en poudre, le mil, la farine ou même du  thé,  pour ceux qui prennent du thé »,  s’explique un commerçant au marché de Djicoroni Para.

Quant aux clients interrogés, ils disent qu’ils ne savent pas pourquoi le prix du sucre ne cesse d’augmenter ainsi. Ils se demandent : à qui la faute ?  Est-ce la faute aux grossistes ou aux autorités ? Tous attendent une réaction  concrète pour une solution rapide de la part des autorités de la Transition.

Nous avons remarqué que dans plusieurs quartiers des communes III, IV, V de Bamako et celles du Mandé et Kalabancoro, les boutiquiers détaillants ne vendent plus le sucre en kilogramme. Car ils estiment qu’ils  ne bénéficieraient que de 50 F CFA seulement sur le kilo. Alors que, dans ces 50 F CFA, les frais de transport en sont inclus. C’est la raison pour laquelle, ils préfèrent vendre en sachet de 50 FCFA ou de 100 F CFA.

Lors de notre enquête, certains commerçants détaillants et grossistes nous apprennent  qu’ils acquièrent le sucre dans des conditions extrêment difficiles dont ils n’arrivent pas à tirer du bénéfice. Ce qui contraint certains commerçants d’arrêter de vendre purement  le sucre sur la Rive Droite de Bamako (Marché de Badalabougou, Sabalibougou, Kalabancoro Tiébani) depuis des semaines. Idem chez  certains boutiquiers de la rive gauche (Bamako Coura, Djicoroni Para, Sébénicoro, Kalambabougou).

Cette situation aurait certainement encouragé le tout nouveau Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo,  d’organiser, le vendredi dernier,  une rencontre entre son département et les opérateurs économiques, chargés de l’importation des produits de première nécessité.

A cette occasion, le Ministre a invité les commerçants à une collaboration étroite pour vaincre ce manque de denrées alimentaires dans les marchés (notamment du  sucre). Ce, afin que le sucre y soit disponible pour la satisfaction des besoins de la population. A cet effet, Moussa Alassane Diallo a demandé de mettre, dans un délai d’un mois, 100 000 Tonnes de Sucre à la disposition des consommateurs.  Souhaitons que cela soit une réalité afin d’endiguer la rareté et la cherté du sucre !

<strong>Bata Kamissoko et Boubacar Bani Traoré (Stagiaires)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Chantage obsessionnel de la CEDEAO !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-chantage-obsessionnel-de-la-cedeao-3028570.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En cas de non-respect des échéanciers de 24 mois fixés au Mali, Burkina Faso et à la Guinée-Conakry,  des pays en phase de transition pour un retour à l’ordre constitutionnel,</strong> les chefs d’Etat  et de gouvernement  de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont annoncé,  dimanche  dernier à Bissau,  la probabilité de sanctions majeures.  Tout en insistant  sur le respect strict  des échéanciers électoraux, les chefs d’Etat ouest-africains  avertissent  les autorités de Transition de  ces trois  pays   à ne pas faire obstruction au travail des médiateurs. Sinon,  les pays  récalcitrants seraient soumis à des  sanctions majeures.

Outre  ce chantage obsessionnel sur le Mali, le Burkina Faso et la Guinée pour une tenue à date des élections générales, la « mafia des Chefs d’Etat ouest-africains »,  pour protéger  leur régime (qui ne sont pas le plus souvent démocratique), ont appelé à la création d’une force sous-régionale qui va  « lutter contre le terrorisme international et empêcher les coups d’Etat militaires ». Or notamment en Afrique  de l’Ouest francophone les régimes que l’on considère issus des urnes ne sont pas démocratiques. Car  habituellement, ils procèdent  au tripatouillage de la Loi Fondamentale de leur pays pour permettre aux Princes du jour de briguer un troisième mandat (voire un énième) anticonstitutionnel  dans leurs pays.

En son temps, Alpha Condé a impunément eu recours à cette procédure. N’eût été le coup de force des militaires guinéens, il se serait éternisé au pouvoir, en dépit des grandioses manifs populaires.   Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire reste accroché au pouvoir (en effectuant  un troisième mandat), grâce  à un coup d’Etat constitutionnel. Le président Macky Sall a fait doter le Sénégal d’une nouvelle Loi Fondamentale  qui, selon lui, devait lui permettre de briguer à nouveau la présidence de la république, en dépit du fait qu’il aurait épuisé ses deux mandats consécutifs. In fine, après de nombreuses pressions populaires meurtrières, il a dû renoncer à son funeste projet.   Alors les Chefs d’Etat  maffiosi de l’Afrique de l’Ouest,  qu’en est-il de ce genre de putsch ? Est-il vraiment correct que des Chefs d’Etat  tripatouillent la  Constitution de leurs pays pour s’éterniser au pouvoir ?

le président nouvellement élu du Nigéria qui est désormais à la présidence de la CEDEAO <em> note :« Nous devons être fermes en matière de démocratie. La démocratie est la meilleure forme de gouvernance (…) Nous devons être l’exemple pour le reste des autres pays de l’Afrique. Sans la démocratie, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas d’État de droit. Nous ne permettrons jamais que les coups (d’Etat) se succèdent en Afrique de l’Ouest »</em>. Mais le Chef d’Etat du pays le plus peuplé et le plus puissant de l’Afrique de l’ouest, peut-il ignorer que les coups d’Etat militaires au Mali, Burkina Faso et en Guinée sont survenus à la suite de soulèvements populaires contre les régimes précédents ?

Au Mali, c’était suite au tripatouillage des urnes. En Guinée, le président Condé avait mortellement écrasé des manifestants qui s’opposaient (par des manières démocratiques)  en vain à son troisième mandat. Où était la CEDEAO pour empêcher cela ? La CEDEAO  ne doit-elle pas cesser d’être le  syndicat mafieux des Chefs d’Etat au détriment des intérêts des populations. N’est-il pas  temps  qu’elle  cesse de dénier la réalité politique de  nos Etats ?  Il faut nécessairement que l’Institution sous-régionale  revienne aux peuples  souverains !

De toute façon, les coups d’Etat constitutionnels doivent d’abord cesser, sinon aucun chantage, à travers une dissuasion militaire ou économique,  ne saurait empêcher la survenue des coups d’Etat militaire.  Alors, au lieu  de s’obstiner  à faire chanter les dirigeants de ses pays membres en Transition, il serait mieux que la CEDEAO revienne aux peuples de la sous-région. Autrement  dit, il faut que la CEDEAO cesse d’être  un syndicat des présidents au pouvoir pour devenir  l’organisation des peuples.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remaniement ministériel :  La leçon  politique des Colonels au M&#45;5 RFP!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/remaniement-ministeriel-la-lecon-politique-des-colonels-au-m-5-rfp-3028571.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:22:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Il y a déjà  quelques  jours que le président de la Transition a procédé au  remaniement ministériel. Cela  a surpris toute la population parce qu’il n’y a pas eu de fuite. Mais comme dans l’histoire politique, il y a toujours certains ministres qui  descendent  du train, tandis que d’autres  y montent. Vu sous cet angle, rien ne surprend guère. </em>

Avec du recul, l’on pourrait aisément s’interroger  sur la forme de ce remaniement  pour  mettre nettement en lumière, la grande leçon de la politique politicienne dont  les colonels viennent ainsi de donner au mouvement M-5 RFP. Il n’y a pas eu la démission du Premier ministre, ni celle de son Gouvernement. Les plus hautes autorités de la Transition ont purement et simplement procédé par abroger la décision qui avait conduit à la nomination du Gouvernement du Premier ministre Choguel K  MAIGA. Avec cette démarche, le Président de Transition a eu recours aux pouvoirs qui lui sont conférés, pour procéder à un remaniement. Certes, le PM  est resté à son poste  mais sa famille politique du M5-RFP a été complètement retirée du gouvernement.

Le prêcheur imam Oumarou DIARRA, l’un des grands animateurs dudit mouvement, fait partie des ministres qui ont été débarqués du train. Ils sont plus de quatorze à descendre du train. Toute chose qui fait actuellement, l’objet de débats. C’est vrai que tout le monde en parle et spécule, mais l’on devrait savoir que tout remaniement répond  toujours à la volonté du pouvoir. Cela, conformément à ses objectifs et à sa vision. De même, il est à noter que le contexte du moment pouvait  entrainer la décision d’un remaniement.

<strong>Etait-ce vraiment le cas ? Sûrement que oui ! </strong>

En effet, à l’analyse de la situation actuelle du pays, comme la nécessité, voire, l’urgence d’unir toutes les forces vives du pays, autour du pouvoir  de transition. D’ailleurs, l’hypothèse d’union,  au niveau de la gestion politique, domine les vœux des populations. Tout le monde privilégie cette hypothèse aux fins de la cohésion au niveau national, car le pays vit plusieurs crises, dont l’insécurité et surtout les mauvaises relations avec certains pays et des organisations internationales.

A ce niveau, les partis et mouvements politiques n’ont pas encore cessé, de réclamer le départ du Premier ministre  qu’ils qualifient de clivant, au bénéfice d’un Gouvernement d’Union sacrée, pour la réussite de la Transition. Mais  le débarquement du PM, dans ce contexte de bras de fer avec  certains pays et organisations, au niveau international, pourrait engendrer beaucoup de conséquences fâcheuses que positives. Dès lors, il a été maintenu, mais dépouillé de toutes ses forces politiques. Il ne constitue donc plus la pièce maîtresse du fonctionnement, avec la formation du nouveau gouvernement sans ses hommes.

Voilà une véritable leçon de la politique politicienne.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le  Mali doit&#45;il récréer sa propre monnaie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-doit-il-recreer-sa-propre-monnaie-3028576.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:21:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le colonisateur français entra en contact avec le Mali à partir de XVIème siècle par la zone de Kayes notamment Médine. Un pays follement riche en ressources minières situé en Afrique de l’Ouest mais  qui n’a pas accès à la mer. Son économie se repose notamment sur le secteur primaire. </em>

Après avoir passé plusieurs années sous la domination française, le Mali devient indépendant le 22 septembre 1960. Ainsi, le premier gouvernement socialiste, pour faire profiter pleinement la population de son indépendance,  va mettre un terme à sa coopération avec la France sur le plan militaire, diplomatique et économique. Mais cette ambition d’acquisition d’une souveraineté totale ne fut pas sans conséquences. Puisque, quelques années (exactement en 1962)  après la création de sa monnaie nationale (Franc Malien)  en lieu et place du Franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA), le gouvernement du Mali fut contraint de signer, des années plus tard,  un accord monétaire avec la France. Ce qui facilita son retour dans la Zone Franc CFA. Avec l’évolution actuelle des relations Franco-Maliennes, les autorités de la transition, sous la direction des Cinq Colonels, ne risque-t-il pas  de tomber dans le même piège que le régime Socialiste en 1962 ?

L’échec présumé  du Franc Malien après sa création, en juillet 1962  et le regard rétrospectif des maliens en juillet 2023 vers le même système monétaire, nous mène dans une réflexion très profonde. Faut-il vraiment revenir à une monnaie nationale ? Les maliens sont divisés sur la question ?

Un rappel de  l’histoire monétaire du Mali s’impose. Le Franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA) a été créée au lendemain de la deuxième guerre mondiale, juste après la dévaluation du Franc Français à 140% par le régime colonial en France pour ses colonies d’Afrique. Mais avant l’introduction de la monnaie coloniale, la monnaie utilisée au Mali était les cauris, l’or… Dans un premier temps, le colonisateur français ne réfuta pas la monnaie Africaine mais,  il a fallu attendre 1947, soit 51 ans après,  pour imposer définitivement le Franc CFA aux colonies. Cela,  afin de remplacer les cauris. Dès le 27 juillet 1920, le Gouverneur du Soudan-Français Térrasson  de Fougère signa l’arrêté N°838 pour interdire, à partir du 1<sup>er</sup> janvier 1922, toute circulation des cauris comme une monnaie d’échange.

Devenu indépendant à la date du 22 septembre 1960, les technocrates maliens avaient une mauvaise perception, sinon jugeait mal la politique néocoloniale de la France en Afrique. Ainsi, après la proclamation de son indépendance, ils orientent la politique malienne vis à vis de la France pour des raisons militaires, économiques, diplomatiques, politiques. Après avoir participé pleinement à la création de l’UEMOA,  en mai 1962, le Mali quitta  cette union monétaire en juillet 1962 (soit deux mois), en créant sa propre monnaie sous le prétexte d’obtenir sa propre souveraineté économique. <strong>Mais cette rupture était-elle une illusion </strong>?

Durant toute la période de rupture,  la France demeura parmi les pays qui soutenaient l’économie malienne. En outre, pour conquérir la souveraineté entière du Mali, le Président Modibo Keita annonça dans un discours,  la création du Franc Malien le 1<sup>er</sup> juillet 1962. Une monnaie qui sera fabriquée  en Tchécoslovaquie. <strong>Etait-ce  une rupture d’avec la France</strong> ?

Si la création de monnaie nationale signifiait une rupture économique du Mali  avec la France, pourquoi la France demeurait  l’un des trois partenaires privilégiés  en termes d’échanges commerciaux avec le Mali, de 1962 à 1968 ? On ne peut pas affirmer avec certitude que la création d’une monnaie malienne signifiait  une rupture économique avec la France. De même que cela ne signifie forcément  une souveraineté acquise.

La création du Franc malien en 1962 ne fut donc pas sans conséquence pour l’économie malienne. Elle l’aurait  rendu plus vulnérable et instable. Elle a dû diviser  la classe politique malienne, en déclenchant des crises sociopolitiques (manifestation populaire des commerçants). La création de la nouvelle monnaie  a aussi opposé le Mali et ses pays voisins. Qui n’ont pas hésité de prendre des mesures graves contre lui. Elle aurait également  contribué au développement des fraudes dans les zones  frontalières, à la perturbation des activités commerciales qui auront provoqué  le développement du marché noir.

Les auteurs comme Vincent Géronimi, Boubacar Sega Diallo et Lassina Sidibé, nous expliquent que : « <em>De 1963 à 1967, les marchandises françaises se feront rares, nous n’avons pas de chiffres pour cette période mais les produits importés des pays occidentaux ont été peu nombreux sur le marché malien. La rareté et les difficultés pour la population de se procurer ce dont elle avait tant besoin,  sont sans doute l’une des causes importantes du mécontentement populaire qui éclatera après la chute du régime socialiste en Novembre 1968</em> ». Le Mali est un pays qui consomme des produits manufacturés venus de l’étranger. Pour satisfaire les clients, les commerçants vont   importer les produits frauduleusement afin de les vendre à des prix très chers.

En conséquence, le Franc Malien devenait ainsi obsolète d’une part,  par la pression des commerçants et d’autres part,  par l’opposition des élites politiques. Ainsi, en quelques années seulement,  la monnaie se dévalorise et perd immédiatement sa valeur. Cela conduit au  retour du Mali au sein de  l’UEMAO. Ce qui signe son retour à  sa coopération monétaire avec le Trésor Français. Par l’accord monétaire de 1967-1968, à la demande du Mali, la France accepta de garantir le Franc Malien. La création du Franc Malien devrait permettre de résoudre les problèmes de sous-développement malien. Mais la création de la monnaie malienne aurait  entrainé des catastrophes économiques.

Après 61 de recul, ne sommes-nous pas en train  de voir l’histoire  monétaire se répéter ?  En effet, le constat semble être  qu’une minuscule des activistes vidéomen,  sans repère, probablement animés par l’émotion et la recherche de profit,  pousserait  le gouvernement de la Transition dans les mêmes erreurs de 1962 ?

Si nous comparons les relations franco-maliennes sous Modibo Keita et sous le régime de la transition, sous la direction des cinq Colonels, on n’y trouve pas assez de différence. L’exemple reste : le retrait des troupes militaires de la France à la demande des autorités maliennes, des brouilles diplomatiques quotidiennes au sein des organisations internationales, condamnation du caractère néocoloniale de la France, l’initiative de la création du Franc malien…

Comme en 1962, le comportement du gouvernement actuel et certaines élites laissent croire que l’économie malienne est capable de supporter le cout de production d’une monnaie nationale. Est-il vraiment le  cas ?  <strong>Pourquoi les pays  francophones ne  peuvent-ils pas, après 63 ans d’indépendance, créer leur  monnaie nationale ou communautaire ? </strong>L’économie de ces Etats francophones d’Afrique de l’Ouest serait à moitié financée, soutenue par des aides extérieures. Est-ce vraiment le cas ? Nous osons plaider pour  une alliance des Etats d’Afrique de l’Ouest,  pour créer une monnaie sous régionale. Le Mali et les Maliens doivent se mobiliser autour  des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, y compris les anglophones, pour réaliser ce rêve commun. « Une monnaie commune pour l’Afrique de l’Ouest » libre et indépendante de tout soutien étranger est bien possible !

Mais il faut d’abord  stabiliser l’économie Malienne. Toute chose qui  passe par l’industrialisation économique du Mali avant d’élaborer toute stratégie de la création d’une monnaie. Aussi, il faudrait  renforcer les mesures de  sécurité douanière pour lutter contre la fraude et le trafic illicite.

Personne ne peut ignorer le patriotisme élevé de nos premiers dirigeants, qui étaient tous animés par une volonté de donner au Mali,  après des siècles de colonisation une indépendance digne de ce nom.

Il  n’est donc pas encore tard pour que le Mali crée sa propre monnaie. L’échec présumé  de nos premiers dirigeants doit nous servir de leçon. Pour éviter tout piège, les questions de la création d’une monnaie malienne doivent être sérieusement analysées. Au préalable,  s’il  devait être créé, il faut certainement préparer la population malienne pour accueillir le Franc Malien. Autrement, il faudrait élaborer une stratégie et un plan  de  mesures appropriées, avant de se lancer dans une telle aventure. Dont notre pays ne pourra pas succomber à la blessure de la défaite.

<strong>Boubacar Bani Traoré (Stagiaire),</strong>

<strong>Spécialiste en Histoire des Relations Internationales et Stratégiques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La pauvreté :  Existe&#45;t&#45;il une solution à la misère actuelle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-pauvrete-existe-t-il-une-solution-a-la-misere-actuelle-3028574.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:19:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La pauvreté est désormais le maître mot au Mali. Visiblement toute la population ressent actuellement  la misère et le dénuement. Il n’y a quasiment pas d’argent dans les portefeuilles. En  conséquence,  tout est bloqué. Chacun pleure au quotidien pour pouvoir trouver de quoi  manger et faire manger sa famille. Loin donc de toute analyse politique et partisante,  la pauvreté secoue tout le pays. </em>

Les Hommes d’Affaires, les opérateurs économiques et les commerçants, sont également secoués par l’ampleur de la  pauvreté. L’argent ne circule pas. Même  certains fonctionnaires pleurnichent parce qu’il leur  est également difficile de faire face aux dépenses et charges de leurs familles. Pour les déplacements, beaucoup font recours aux  mototaxis et Sotramas. Les grands restaurants, les hôtels et autres lieux  de consommation luxueuse, n’ont plus assez de clientèle. Les entreprises de prestation de service n’ont plus de marchés et certaines ont dangereusement réduit leur personnel.

Ceux qui recherchent l’emploi, font face au portes de recrutement totalement fermées. Les malades peinent  à trouver le minimum pour l’achat des ordonnances.  Au niveau des foyers, c’est la catastrophe. Plusieurs couples ne sont plus trop en harmonie. Le manque d’argent entraîne des soucis au sein des couples. Les mésententes, les histoires et les divorces se constatent beaucoup en cette période de difficultés financières que rencontrent les chefs de famille. La pauvreté est là, dans la cité, avec ses lots de misères et dénuements des populations.

<strong>Mais, existerait-il une solution à cette pauvreté ? </strong>

Une  bonne question, certes, mais, la réponse serait certainement difficile à trouver, tant que l’existence même de la pauvreté n’a pas encore été reconnue. Pour qu’il y ait une solution à un problème, il faut préalablement accepter et admettre l’existence du problème lui-même. Malheureusement, il nous manque encore  le courage de savoir reconnaître ce dont  nous souffrons.

Il nous est pratiquement difficile d’avouer nos fautes ou  erreurs, encore moins, nos torts. Nous préférons tout justifier et nous donner raison, et même trouver normal, les problèmes et leurs fâcheuses conséquences. L’esprit critique nous manque. Les analyses rigoureuses nous manquent. Nous aimons les sentiments et passions et surtout de la subjectivité dans nos raisonnements. Et cela nous empêche d’apprécier objectivement, avec toute la sincérité, toute situation, même celle qui nous nous ronge.

La pauvreté est là et secoue tout le monde. Elle se vit au quotidien, partout dans chaque famille. Mais, nous n’avons pas le courage de dire que nous vivons actuellement dans la pauvreté à grande échelle. Nous trouvons et trouverons toujours des justificatifs et des raisons, pour pouvoir la supporter, sans y trouver des solutions.

Le panier de la ménagère est complètement vide. Ceux qui sont en location ne parviennent plus à solder les loyers. Beaucoup n’ont plus de moyens, même pour le carburant de leurs mots. Qui est-ce qui peut aider qui ? Tout le monde se trouve actuellement dans la même situation de misère. Et malgré la bonne volonté de faire du bien, ceux qui avaient l’habitude d’aider leurs prochains, n’ont plus rien, pour manifester leur charité.

Certains sont devenus méchants sans le vouloir. Cela, tout simplement parce qu’ils n’ont plus rien et sont par conséquent,  impuissants pour porter assistance. C’est dur et très dur ! Et pourtant,  il faut y apporter au moins une réponse. Il faut soulager la population qui croupit sous le poids de la misère. Il s’agit ici, de savoir être objectif et surtout réaliste, et non d’être émotionnel, ni partisan. C’est au prix d’honnêteté intellectuelle que des solutions pourront être trouvées à nos problèmes et conditions de vie.

En attendant ce moment, que DIEU sauve chacun de nous !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La pauvreté  à grande échelle  Les maliens en  souffrent !</title>
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<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 11:00:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La vie au quotidien devient de plus en plus difficile à supporter. L’argent ne circule plus et tout est devenu rare, en termes de moyens financiers. Les maliens survivent au quotidien. Le mal actuel qui les ronge est bel et bien, la pauvreté qui tend vers la misère et au dénuement total. Tout le monde pleure, mais personne ne peut secourir l’autre, car chacun est paralysé par ses propres charges et difficultés. Les problèmes sont actuellement devenus nombreux, voire  très nombreux, alors que les moyens manquent.</em> <strong><em>Comment  faire pour se nourrir et nourrir la famille au quotidien ?</em></strong>

Voilà la seule vraie question qui hante  désormais les esprits des Chefs de famille au Mali. Sont nombreux, les chefs de familles qui n’arrivent plus à dormir. La réalité de la vie est là  en face! Rien ne va en termes de gestion du quotidien.  La cherté de la vie, doit-on réellement en parler ? Sûrement ! Car les conséquences de la crise sécuritaire, qui dure depuis 2012, sont évidentes. En effet, quand la rébellion du nord s’est produite, toutes les activités liées au tourisme, à l’artisanat et à l’hôtellerie, ont d’abord été paralysées, avant de disparaître progressivement.

Aussi, avec l’intensification de la présence des terroristes, « djihadistes »  et autres bandits et criminels, le monde paysan a été gravement affecté. Les attaques des « djihadistes » contre les paysans, ont entrainé non seulement des pertes en vies humaines, mais également, la destruction, des champs ou  l’incendie des récoltes. Ainsi, pour raison d’insécurité, les populations paysannes, dans les villages, hameaux, campagnes ne parviennent plus à travailler dans la quiétude.  De Kidal, Gao, Tombouctou, Mopti jusqu’à Ségou, les terroristes et « djihadistes » ont semé la terreur et beaucoup freiné l’élan des paysans et éleveurs.

Les zones de production par excellence de céréales, bétail et poissons, en l’occurrence la région de  Mopti, ont leurs cercles et communes sous le  poids des criminels sans foi ni loi. Et les nombreuses conséquences se font aujourd’hui sentir sur la vie au quotidien de chaque personne. Quant à la zone Office  du Niger dans la région  de Ségou, elle produisait en grandes quantités.  La quasi-totalité du riz  qui se trouvait sur le marché national y  provenait et l’on en achetait à faible prix. Malheureusement, cela fait des années, que les zones de grandes production agricoles du Mali, sont la cible des attaques « djihadistes »  et terroristes.

Idem, pour les régions du nord où les activités du secteur privé  ont complètement cessé. Les secteurs d’activité ont fermé  leurs portes pour raison d’insécurité. Le tourisme, l’artisanat et l’hôtellerie, sont quasi inexistants au Nord du Mali. Alors que naguère, le secteur touristique et l’artisanat  y était florissant. Cela permettait aux hôtels de faire le plein.

Le manque de production, en grandes quantités, la fermeture des sociétés et entreprises, ont sévèrement impacté la vie des populations maliennes. Le chômage, pour ceux qui ont perdu leurs emplois, la quête du boulot pour ceux n’ont pas encore exercé est désormais une réalité criarde. A un autre niveau, les opérateurs économiques et les commerçants, subissent aussi les difficultés liées à la crise que connaît le pays. L’on se rappelle des effets directs et indirects de l’embargo sur les affaires en général, surtout sur le commerce.

La réalité est que, au jour d’aujourd’hui, la grande majorité des maliens souffre de la pauvreté. Les prix des denrées alimentaires ont grimpé et ne sont plus descendus, en dépit de la fin de l’embargo. L’augmentation des prix des hydrocarbures  a également bouleversé les réalités du quotidien des maliens.

Rien ne va ! Les chefs de familles ne parviennent plus à assurer la popote régulièrement à leurs protégés. Beaucoup de familles ne mangent plus les trois  repas par jour. Et là encore, la qualité et la quantité posent problème. Si les chefs de familles parviennent à donner de l’argent, la cherté du marché est aussi telle que  le panier de la ménagère reste démuni. Le problème est donc là, il est  bien réel. Il faut  que les autorités y pensent  pour  y apporter, le plutôt possible, des solutions idoines. Nous osons en espérer !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vote référendaire du 18 juin 2023 :  Une simple formalité pour le oui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vote-referendaire-du-18-juin-2023-une-simple-formalite-pour-le-oui-3026671.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 10:30:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce dimanche 18 Juin, a eu lieu le vote pour le référendum au projet de nouvelle Constitution, qui avait dans la balance, le choix entre le OUI et le NON. En attendant les résultats, il convient de noter que le scrutin s’est déroulé dans le calme sur toute l’étendue du territoire national. Aucun incident notable n’a été signalé. Hormis Kidal et certaines localités du Centre, les  populations  maliennes ont  bien pris part au scrutin. Et chaque citoyen, détenteur de carte électeur, a bien accompli son devoir civique.</em>

Des  campagnes  de sensibilisation  et d’appels au vote, avaient dominé, tout ces deux derniers mois. Sur le terrain de la mobilisation, il y a eu deux grandes tendances. Les partisans du OUI contre ceux du NON, ont battu le pavé. Le pouvoir transitoire, porteur du projet de la nouvelle constitution, s’est donné les moyens suffisants pour la campagne référendaire, en faveur du OUI.  Le pouvoir a su occuper les espaces (publics comme plateaux  de télé et radios). Les mouvements et associations, une grande partie des Partis Politiques, le monde religieux, des médias et des réseaux sociaux ont été mis en contribution par les autorités aux fins de l’adhésion des  populations  à la cause du OUI.

Le Gouvernement de Transition a également travaillé véritablement pour que, non seulement le référendum se tienne, mais aussi et surtout, pour que le vote du OUI puisse l’emporter. A cet effet, des tournées de mobilisation ont eu lieu dans l’ensemble du pays et dans plusieurs pays du monde, à la rencontre de la diaspora malienne. A cet effet, la tenue du vote référendaire, en faveur du OUI,  n’était-elle  pas une simple formalité ?

De toute façon,  les  deux tendances différentes (OUI et NON) se sont opposées sur le terrain. Si au niveau de la classe politique, des voix se sont levées pour dénoncer le projet de la nouvelle constitution, en appelant à voter NON, il y a également une frange du monde musulman qui s’est opposée carrément au projet, en  exprimant son mécontentement à propos de la Laïcité. De façon objective, certains prêcheurs, dans les mosquées, ont clairement exprimé leur désaccord sur la question de la laïcité. Ils ont  vivement appelé à voter NON. D’ailleurs, le célèbre Imam, tombeur  du régime IBK, est sur cette décision du NON.

L’Imam Mahmoud DICKO  s’est clairement exprimé, en promettant l’apocalypse dans le futur. Mais a-t-il encore la même influence d’hier ? Depuis sa prise de ses distances vis-à-vis de la Transition, l’Imam a perdu une bonne part de l’opinion nationale.  Il n’est plus celui qui était adulé en 2020, car le contexte et les réalités ne sont plus les mêmes. Surtout que certains lui reprochent son silence face aux crimes que les « djihadistes »  commettent sur les populations civiles et militaires. En clair, il ne pèse plus comme avant dans les milieux des soutiens de la Transition.

Néanmoins, la  grande question : est de savoir si les partisans du non au référendum étaient-ils nombreux ce dimanche 18 Juin ? Détenaient-ils tous, leurs cartes d’électeurs ? Il en est de même pour la coalition des mouvements et partis politiques, ayant appelé à voter NON. C’est vrai que le front du refus a été animé, même avec des hommes du M5-RFP Mali Koura ! Mais, il serait difficile de croire que le camp du OUI perdrait. Bien au contraire, avec de solides arguments de nationalisme et populisme, le pouvoir  de Transition  pourrait, sans coup férir, se féliciter de sa victoire dans les prochaines heures.

<strong>Monoko Toaly</strong>

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<title>La  Constitution du 18 juin 2023 : Un texte qui va   beaucoup impacter  la scène politique du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-constitution-du-18-juin-2023-un-texte-qui-va-beaucoup-impacter-la-scene-politique-du-mali-3026667.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 10:28:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après une  campagne référendaire, au cours de laquelle  le camp du OUI a quasiment  eu le monopole des medias d’Etat  et bénéficié  des moyens (logistiques et financiers) de l’Etat, les   Maliens se sont  prononcé  le 18 juin  sur le projet de  nouvelle Constitution.  Au moment où nous mettions sur presse, les résultats officiels n’étaient pas connus. Mais beaucoup d’observateurs politiques  estiment que le camp du OUI (du pouvoir de la Transition) est assuré de remporter le scrutin mais avec un taux de participation très faible.  Si cela se confirme et que  la nouvelle constitution est adoptée et promulguée, nul doute que la scène politique malienne en sera fortement impactée. Notre analyse !  </em>

Présidé par le Prof Fousseyni Samaké, le Comité de rédaction de la Constitution du 18 juin a manqué d’inclure  l’ensemble des forces politiques maliennes et de la Société Civile. Dont une partie pas  des moindres a volontairement boudé  ses travaux, même si au moment de sa finalisation certaines d’entre elles ont fait  volte-face  pour  s’y joindre.  Eu égard à cette réalité, il est clair que la réalisation du scrutin référendaire  pose plus de problèmes qu’elle n’en règle. Puisque, par faute d’unanimité à son sujet,   la classe politique  et la société malienne seront plus que jamais divisés. Tout compte fait, le vote  sur cette constitution est désormais fait si elle arrivait que le OUI l’emporte et qu’elle soit promulguée,  le Mali rentrera dans la Quatrième République.  Et le pays  va renouer avec l’ordre constitutionnel.  Toutefois,  l’exercice politique sera considérablement différent de celui de la défunte IIIe république. Notamment au regard  des  pouvoirs excessifs dévolus  au futur président.

<strong>Retour à l’ordre constitutionnel</strong>

Avec  l’adoption et la promulgation  de la Constitution du 18 juin, le Mali va faire un nouveau saut dans l’ordre constitutionnel. Il ne restera plus au pouvoir transitionnel qu’à     appliquer le chronogramme des élections générales qui s’achève par le scrutin présidentiel, en février 2024. Ce qui mettra fin à la Transition lorsque le nouveau président prendra fonction. Le Mali reviendra dans le concert des Nations. Car il retrouvera tous ses droits dans les organisations sous régionales (UEMOA et CEDEAO) tout comme au sein de l’Union Africaine. Toutes les restrictions seront en principe levées sur le pays.

<strong>L’avènement du Culte de la personnalité ? </strong>

Le pouvoir transitionnel estime que la Constitution du 18 juin (si elle est adoptée et promulguée) permettra de garantir une meilleure démocratie au Mali. Alors que les partis politiques, associations et  mouvements qui s’y opposent, arguent qu’elle favoriserait l’existence  du Culte de la personnalité chez le  futur président de la république. Qui deviendrait un monarque républicain.  Car d’après l’article   57 de  la Constitution du 18 Juin, « Le président de la république détermine la politique de la nation ; nomme et démet le Premier ministre ; dispose de l’initiative des lois, préside le Conseil supérieur de la magistrature ; nomme les fonctionnaires civiles et militaires. Ne devient-il pas un hyper président voire un monarque républicain aux pouvoirs illimités ?

<strong>Double nationalité mise en cause</strong>

Dorénavant le malien détenteur d’une double nationalité est inapte à briguer la présidentielle, sauf s’il renonce à l’autre nationalité. En effet, une disposition de la Constitution du 18 juin rend inéligible aux fonctions de président de la république toute personne binationale. C’est notamment en son article 46 qui dispose : « <em>Tout candidat aux fonctions de président de la république doit être de nationalité malienne d’origine et ne posséder d’aucune autre nationalité à la date du dépôt de la candidature.</em>

<strong>L’application des accords d’Alger  désormais mal en point</strong>

Qu’en est-il des Accords de Réconciliation et de Paix dits d’Alger ? On estimait  que c’était à cause de ces fameux accords que le pouvoir de feu Ibrahim Boubacar Keïta s’entêtait  à changer la Constitution du Mali pour l’adapter aux  termes des accords d’Alger. On a aussi longtemps cru que la Constitution du 18 juin,  allait faire la part belle aux mouvements rebelles de Kidal, en incluant toutes leurs doléances mais les principaux intéressés ont déclaré ne pas être concernés par cette constitution.  Parce que, estiment-ils, elle ne prendrait pas en compte  les clauses de l’Accord d’Alger.  Telles par exemple : l’élection au suffrage universel et au scrutin proportionnel des assemblées régionales qui désigneront ensuite les exécutifs régionaux dans le cadre de la résolution de la crise du Nord. En conséquence,  les habitants de Kidal (leur fief voir capitale) n’ont pas participé au scrutin référendaire. Ce qui signifie que l’application de l’Accord d’Alger  en l’état n’est pas à l’ordre du jour.

<strong>Quid du sort des putschistes ?</strong>

<strong> </strong>Avec la promulgation  de la nouvelle Constitution, les putschistes  ne seront plus inquiétés par la justice. Car  l'article 188 de la Constitution du 18 juin accorde une amnistie aux auteurs des coups d'État militaires de 2020 et 2021, en stipulant que "les actes commis avant la promulgation de la présente constitution et couverts par les lois d'amnistie ne peuvent en aucun cas faire l'objet de poursuites, d'enquêtes ou de jugements".

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito :  Une décision logique mais…!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-decision-logique-mais-3026668.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 10:19:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Le gouvernement  de la république du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA. Ni les propos du Secrétaire Général, encore moins le projet  de résolution en cours de négociations  par les membres du Conseil de sécurité n’apportent  de réponse appropriée  aux attentes des Maliens ». Ces propos, on ne peut plus clair,  sont ceux du ministre des Affaires Etrangères du Mali, prononcés à New York devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Cette demande de retrait de la mission des Nations au Mali est largement partagée par une majorité de maliens qui l’exigeaient, à travers des meetings. Le récent Rapport biaisé de la Division des droits de l’Homme de l’ONU sur les événements de Moura (mars à avril 2022) a certainement servi de catalyseur pour favoriser  la rupture entre les deux partenaires. Qui ne se comprenaient plus.

Après  l’expulsion  des forces  francaises  ou européennes  (Barkhane, Takuba et EUTM), de l’ambassadeur de France au Mali, la résiliation de l’accord de coopération militaire du Mali avec la France, la récusation de la France comme Porte-Plume du Mali  à l’ONU, la décision  du retrait  de la MIUNUSMA  du  Mali, n’est qu’une suite logique qui cadre avec le nouveau paradigme de gouvernance adopté par Bamako. Oui, ce sont les autorités maliennes qui ont  demandé,  en 2013, le  déploiement de la MINUSMA. Après dix ans de présence infructueuse  et à  la veille  du vote d’une résolution par le Conseil de  sécurité, prévu le 29 juin 2023, sur le renouvèlement  de son  mandat, si les mêmes autorités  réclament son départ,  il y a toutes les chances que leur requête soit acceptée.

Déployée au Mali en 2013 sous le chapitre VI des Nations Unies, la MINUSMA, avec ses forces militaires (estimées à 11 676), son effectif de Police (1 548) et ses fonctionnaires civiles (1792),  devrait contribuer,  comme son l’indique, à la stabilité du Mali. Mais avec le recul de dix ans, il est une évidence qu’elle n’a pu répondre convenablement à la mission à elle confiée. Après  le départ   des forces  francaises  et  européennes ,  la résiliation de l’accord de coopération militaire du Mali avec la France, la récusation de la France comme Porte-Plume du Mali  à l’ONU, la décision  du retrait  de la MIUNUSMA  du  Mali, n’est qu’une suite logique qui cadre avec le nouveau paradigme de gouvernance adopté par Bamako. Qui réfute  désormais toute ingérence  et  diktat  des puissances extérieures dans  la gouvernance  du pays.

Depuis un certain temps,  la mission onusienne,   accusée par Bamako  d’instrumentaliser  les populations maliennes qu’elles opposent les unes aux autres, est  plus que jamais  considérée  comme une partie de la crise malienne (un problème) qu’un appui à sa résolution (une solution). Alors que le Mali a désormais  fait le choix   stratégique  assumé,  édicté par sa vision indépendante et souveraine dans la lutte contre le terrorisme international au Sahel.  Lequel doit  cheminer  vers  le   retour  de la souveraineté  de l’Etat du Mali sur l’ensemble du territoire national. A cet effet, le retrait de la MINUSMA  (devenue un problème) du Mali  est une décision logique, souveraine  et courageuse des autorités de la Transition. Dont la majorité des maliens n’ont de cesse réclamé.

Toutefois une chose est de demander le départ de la MINUSMA mais une autre est d’occuper le vide (dans tous les domaines) que va laisser  celle-ci. Car, en dix ans de présence, la MINUSMA a créé un réseau (une caste) de fonctionnaires  locaux  privilégiés (les salaires des employés locaux sont plus élevés que la norme nationale,  même  s’ils ne bénéficient pas  d’assurances sociales). Il faudrait que l’Etat malien, une fois que le départ de la mission onusienne devienne  définitif,   œuvre  à redéployer  une partie de  ses employés dans des structures étatiques ou paraétatiques. Il pourrait également aider les autres,  par le biais de formations en entreprenariat, à créer leurs propres entreprises. Ce faisant,  l’Etat malien  éviterait d’avoir sur ses bras des néo-chômeurs.

Aussi, en chassant  la mission onusienne, les autorités de la Transition malienne  doivent redéployer les Forces de Défense et de Sécurité (FDS),  l’administration et les services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national. En l’occurrence dans sa partie septentrionale et centrale. D’autant que, en dix ans de présence au Mali, la MIUSMA s’est  notamment conduite en philanthrope,  par  la réalisation ou la réfection d’infrastructures  (centres de santé, écoles, commissariats de police, forages…) et la fourniture de vivres.

En somme,  il faudrait que l’Etat malien œuvre illico presto pour occuper le vide  que va laisser la MINUSMA. Cela pourrait  rassurer les bénéficiaires de ces nombreuses œuvres.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dans  un Etat failli en reconstruction  /  Les affabulations, conspirations et hypocrisies riment&#45;elles ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dans-un-etat-failli-en-reconstruction-les-affabulations-conspirations-et-hypocrisies-riment-elles-3025797.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 10:19:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>En mars 2012 après le coup d’Etat contre le pouvoir du Président Amadou Toumani Touré, le Mali bascule dans une série de crises multidimensionnelles profondes et complexes. De janvier 2013 à ce jour, le pays est en proie à une spirale de violences orchestrées par une horde de terroristes sans foi, ni loi. Ces violences ont fait des milliers de morts civils et militaires, des mutilés à vie et des déplacés en masse, des populations poussées à se faire un sang d’encre dans des camps de refugiés, tant à l’intérieur du pays que dans nos Etats voisins.</em>

L’élection du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le 15 août 2013, avait redonné de l’espoir à tout un peuple. Mais son pouvoir gangrené, au fil des ans, par la corruption à ciel ouvert, le népotisme, la gabegie financière, le culte de la personnalité et par une justice aux ordres, etc., a fini par plonger davantage le pays, dans un état chaotique marqué par une économie exsangue, un tissu social déchiqueté par les conflits inter-communautaires à la faveur des intrusions terroristes, le tout exacerbé par une insécurité généralisée, endeuillant des populations des villes et des campagnes notamment au Nord et au Centre du pays. Qui se retrouvent  dans une situation de désolation et de désespoir.

Fallait-il laisser le pays sombrer dans cet état de faillite continu ? Etait-il juste de voir l’Etat du Mali se disloquer jour après jour surtout quand on sait qu’il était occupé,  en 2013 dans ses 2/3, par une bande de terroristes et de narco-trafiquants. Devrait-on laisser ce  pays menacé de partition par les séparatistes de la minorité touarègue de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), soutenus et protégés par la communauté internationale ? Certainement pas !

Mais c’était  le contexte très difficile dans lequel se trouvait l’Etat du Mali et ses institutions, quand le  coup d’Etat du 18 août 2020, contre le Président Ibrahim Boubacar Kéïta, est intervenu. C’était après des mois de contestations populaires dirigées par le M5-RFP, un regroupement de partis politiques, d’associations de la société civile et de leaders religieux, etc.

<strong>Le coup d’Etat du 18 août 2020, parlons-en !</strong>

Le 18 août 2020, faut-il le rappeler, le Mali bascule dans un coup d’Etat, installant le pays dans une période de Transition dirigée par le Président Ba NDaw. La Charte de la Transition est adoptée le 12 septembre 2020, fonctionnant <em>concomitamment avec la Constitution de 1992 afin de maintenir la continuité de l’Etat et de ses institutions.</em> A partir du 24 mai 2021, le pouvoir change de main à la suite de la destitution du Président Ba NDaw, pour faute politique grave. Puis, le pouvoir vire dans une Transition dite de Rectification.

Le Colonel Assimi Goïta,  le rédempteur et  le sauveur, est solennellement investi le  07 juin 2021, dans ses nouvelles fonctions de Président de la Transition, Chef de l’Etat, par la Cour Suprême. Le même jour, il nomme son Premier Ministre, l’intrépide homme politique, Dr Choguel Kokalla Maïga, le leader charismatique du M5-RFP. Ce coup d’Etat acclamé et légitimé par la majorité du peuple malien qui ne croyait plus en ses dirigeants, ces trente dernières années. Il  venait ainsi, de marquer un nouveau départ dans la conduite des affaires publiques du pays. Mais cette arrivée au pouvoir de la Transition de Rectification, incarnée  par les cinq Colonels, ne sera pas vue de bon œil par la communauté internationale dont la France, qui s’y opposera par des invectives, des menaces et des sanctions injustes et inhumaines.

C’est ainsi que l’ancienne puissance coloniale sollicitera la bienveillance de certaines institutions sous-régionales et supranationales comme la CEDEAO, l’UEMOA et l’Union Africaine, afin  d’infliger, en toute illégalité, des sanctions politiques (interdiction de voyage des membres du CNT et du Gouvernement), économiques (embargo sur des équipements, certaines marchandises et denrées) et financières (gel des avoirs financiers d’environ 150 personnalités), contre les auteurs du coup d’Etat et contre le Mali, un Etat déjà très fragilisé, en proie à de multiples défis.

En réalité, ce que le Mali a connu le 18 août 2020, est un coup d’Etat et non un putsch parce qu’il venait parachever une révolution populaire de plusieurs mois, du M5-RFP ; le putsch désignant un coup d'Etat réalisé par la force ou le cliquetis des armes. Pour le cas d’espèce, IBK est arrêté sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré et sans qu’aucune goutte du sang malien ne soit versée à cet effet.

Ce coup d’Etat,  pour les nombreux griefs liés à la corruption et à l'incapacité des gouvernants à respecter les droits fondamentaux des citoyens, à faire respecter les obligations constitutionnelles et à mener à bien des réformes, était devenu nécessaire, donc un mal nécessaire. Comment un tel régime de transition peut-il être qualifié de dictatorial et d’illégitime, lorsque c’est une frange importante du peuple malien qui l’accompagne ? Dans une clameur exceptionnelle, ce peuple a su défier ses différents détracteurs qui voulaient lui infliger l’outrage le plus attentatoire, le fait d’avoir soutenu les auteurs de ce coup d’Etat.

Sans perdre de vue sur l’essentiel, il s’agit aujourd’hui, de se retrouver au nom d’un sursaut national tant voulu par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, pour reconstruire un Etat malade, totalement mis à terre par les acteurs politiques de la mouvance démocratique des années 90, que d’aucuns  qualifient d’affabulateurs, de conspirateurs et d’hypocrites à la solde d’une puissance étrangère dont l’agenda n’est plus un secret. Rejoints par des partis politiques et certains leaders religieux du pays, ils tentent, depuis des mois par tous les moyens à leurs dispositions et avec toute leur intelligence, de déstabiliser la République et de faire échec au référendum du 18 juin 2023.

<strong>Une nouvelle Constitution est-elle opportune maintenant ?</strong>

Lorsque la Transition s’installait en août 2020, le Mali était dans un piteux état de démembrement avancé. Tout était urgent à affronter afin de relever les nombreux défis politiques, institutionnels, sécuritaires et géopolitiques, au risque de voir le pays disparaitre. C’est fort de cette triste réalité, que des réformes politiques et institutionnelles sont engagées par les Autorités de la Transition afin de réussir la reconstruction d’un pays en faillite, d’où sa refondation fort exprimée par le peuple malien, lors des Assises Nationales de la Refondation (ARN), tenues en décembre 2021.

Dans cette foulée, l’idée de l’élaboration d’une nouvelle Constitution pour le Mali s’est imposée, puis réitéré à maintes occasions par tout un faisceau d’acteurs civils, politiques et militaires, tous autour d’un même objectif. Celui de parvenir à instaurer une paix durable soutenue par des institutions politiques et institutionnelles fortes et stables. D’où la nécessité de doter l’Etat du Mali, des leviers pouvant lui permettre de se relever de sa faillite et de retrouver la plénitude de ses attributs en qu’<em>Etat</em> reconstruit, capable de redonner confiance au peuple souverain du  Mali aspirant à un retour de la stabilité, de la sécurité, de la quiétude et à une justice égale pour tous. Mais aussi, à la renaissance d’une gouvernance vertueuse et de rupture avec l’ordre ancien et basée sur la transparence de la gestion des affaires publiques. Toutes choses que prévoit cette nouvelle Constitution.

La particularité de cette Constitution, est qu’elle a été pour la première fois dans l’histoire du Mali, exclusivement rédigée par des experts maliens contrairement à toutes les autres Constitutions antérieures. Berceau de grands empires, le Mali est héritier d’un peuple intelligent, plein d’imagination. Albert Eisenstein ne disait-il pas que, l’imagination est plus importante que la connaissance qui est limitée, tandis que l’imagination elle, entoure le monde.

Chaque malien doit se sentir concerné par cette Constitution qui est une fierté nationale. Elle apporte dans son contenu, beaucoup d’innovations dans ses articles 31, 42, 46 et 106, etc., relatifs respectivement, aux langues nationales qui deviennent des langues officielles, aux richesses et ressources naturelles comme propriétés exclusives de l’Etat et à l’interdiction faite à la migration des Députés et des Sénateurs, etc.

Les maliens se sont en appropriés dans l’enthousiasme, à l’issue de longues semaines de vulgarisation qui avaient pris l’allure d’une véritable campagne tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur du pays. Le vote du dimanche 18 juin 2023 confirmera sans doute, cette appropriation et cette adhésion populaire à cet instrument inédit de souveraineté retrouvée ! Comme pour dire que le projet de nouvelle Constitution est opportun, voire nécessaire dans le contexte actuel du pays car celle de 92 ayant connu ses limites.

<strong>Dr Allaye GARANGO, enseignant chercheur-Ensup/ Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soudaine mobilisation de partis politiques pour le OUI au PNC :  Manque de convictions politiques et  calculs politiciens !</title>
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<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 02:10:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis un moment, de nombreux partis politiques,  qui étaient  hostiles à la Transition et à son  Projet de Nouvelle Constitution (PNC),  ont soudainement renversé leurs vestes. Désormais, ils soutiennent  aussi bien la Transition que le PNC. Que s’est-il donc passé  pour que l’on en arrive là? Est-ce par manque de conviction ou par  calculs politiciens ? </em>

Les deux à la fois estiment  de  nombreux  détracteurs des partis politiques  maliens.  D’après leurs analyses,  les  cadres politiques : de l’ADEMA-PASJ, du PS Yelen Kura, d’une frange du RPM, de l’ARP, du Cadre,  se sont soudainement ralliés   aux Autorités de la Transition par  manque de conviction politique et pour des calculs politiciens. Aussi, ils estiment que ce sont  des gens  qui sont  prêts  à vendre leurs âmes au diable pour  assouvir  leurs intérêts égoïstes.

Animés donc de calculs politiciens, les cadres de ces partis politiques ne pouvaient pas laisser passer l’opportunité qui leur est offerte pour se rapprocher  des Autorités  de la Transition. Tant, il  y a parmi eux, des gens qui trainent des casseroles derrière eux. Ceux-ci  espèrent, estiment les détracteurs,  qu’avec  leur ralliement, ils pourraient échapper à la Justice. Comme d’autres cadres des paris ralliés espèrent  retrouver des postes à de Hautes fonctions de l’Etat.

Pour le cas spécifique de l’ADEMA-PASJ,  de  nombreux  observateurs politiques  considèrent  qu’il n’y a rien de surprenant dans son  ralliement aux Autorités de la Transition. Car les cadres de  ce (GRAND) parti, depuis la fin des deux mandats d’Alpha Oumar Konaré, ont  fait le choix, à défaut de  pouvoir gagner la présidentielle, d’être du côté des princes du jour pour occuper des portefeuilles ministériels et des postes de Directeurs de services déconcentrés de l’Etat ou  d’Agences étatiques.

Pour ne pas risquer de perdre leurs  privilèges, les cadres de l’ADEMA ne pouvaient que renoncer à leur requête demandant au Gouvernement de surseoir à l’élaboration du PNC. Parce  que, disaient-ils,  « le projet est inopportun ». Mais  puisque le projet de nouvelle constitution  est très avancé et irréversible, il faut  donc y adhérer afin de ne pas être les GRANDS PERDANTS. N’est-ce pas ce qui est faire du calcul politicien ?

<strong>Falaye Keïta   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des  « acteurs institutionnels »  pour le Oui massif au referendum :  Une mésentente au sein de la coordination du OUI ?</title>
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<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 01:28:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis un certain temps, les Autorités de la Transition sont divisées sur la conduite à faire pour l’obtention d’un OUI massif au referendum du 18 Juin.  L’échec du meeting du 08 courant a,  plus que jamais, mis en exergue cette division.  Désormais, les   porteurs  du PNC  que sont  le Gouvernement  et le CNT  ainsi que  ses défenseurs (des partis politiques,  associations et mouvements) entretiennent un imbroglio sur la conduite à faire.  Pour davantage corser leur mésentente, par l’intermédiaire de leurs vidéastes et activistes, les uns et les autres vont jusqu’à s’accuser  réciproquement d’en être  à l’origine du fiasco du « méga  meeting »  du jeudi 08  juin.  Et  comme  si cela ne suffisait pas, au lieu de chercher d’aller vers une action concertée, chacun y va de son côté. </em>

C’est le cas notamment,  du ministre d’Etat en Charge de l’Administration et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement. En dépit du fait qu’il est  « l’organisateur en Chef de toutes les élections au Mali » et  qu’il est normalement tenu d’assurer sa neutralité, celui-ci n’a pas hésité d’organiser, le samedi 10 juin soit deux jours après le « méga meeting,  une conférence de presse au CICB au cours de laquelle, il va annoncer la création d’un « Collectif des   acteurs institutionnels » composé par  les membres  du :  Gouvernement,  Conseil National de Transition,   Haut Conseil des Collectivités et  Conseil Économique, Social et Culturel. Lequel sera chargé de  battre campagne   pour  un OUI massif au soir du 18 juin.  Serait-ce une façon  de  saborder les  efforts des organisateurs du meeting  du 08 juin ?

De toute façon,  de nombreuses sources  nous informent  que le  meeting du 08 juin était organisé par une commission tripartite (Gouvernement-Partis politiques -Société civile). Celle-ci serait  dirigée par le Segal du ministère de la Refondation. Elle  n’aurait  pas été à la hauteur des attentes dans l’organisation du meeting du 08 juin.  Les  mêmes  sources indiquent  qu’il y aurait  eu,  lors  du choix  des organisateurs du meeting, une méprise  entre le ministre d’Etat et des soutiens  traditionnels de la Transition dans l’organisation dudit meeting. Ce qui aurait conduit  ministre d’Etat  à trancher en faveur  d’un de ses  protégés.  Lequel , loin d’être un soutien de première heure de la Transition, y était farouchement. Ce qui aurait occasionné le fiasco du « méga meeting ».

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Vivement l’équité  entre les partisans du OUI et du NON!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-lequite-entre-les-partisans-du-oui-et-du-non-3025786.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 01:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis le lancement, le 15 mai 2023,  de la vulgarisation du Projet de Nouvelle Constitution  (PNC) pour un meilleur choix  des électeurs  maliens,  le camp du OUI, diligenté par le Gouvernement et  l’ensemble des Institutions de l’Etat,  et  celui du NON, portés par certains partis politiques ou groupements de partis et Associations, sont rentrés en  campagne électorale référendaire. Mais quasiment, l’ensemble des  plateaux des medias d’Etat sont consacrés au seul camp du OUI au détriment de celui du NON. Ce qui est inadmissible dans un Etat démocratique.  Sans compter que le camp du OUI bat campagne  avec les moyens logistiques et financiers de l’Etat.

&nbsp;

Pendant  la campagne référendaire de 1992,   le PM Soumana Sacko avait  interdit aux membres du  Gouvernement comme  aux Directeurs des Services  déconcentrés d’user des moyens  logistiques et financiers  de l’Etat pour battre campagne.  Lors de la campagne  du second tour de la présidentielle de 1992,  les candidats Alpha Oumar Konaré et Mamadou Tiéoulé  Konaté ont animé un débat  télévisé (mémorable) sur le plateau de l’ORTM pour convaincre l’électorat à  voter en faveur de leurs projets de société.  A travers des questions posées par les journalistes, chacun a eu l’occasion d’éclairer la lanterne des électeurs sur des thèmes aussi variés que pertinents.

&nbsp;

Pourtant, c’est le Gouvernement de Transition de l’époque qui était  aussi  porteur du Projet de (nouvelle) Constitution de Février 1992. On comprend aisément  que le  PM Sacko avait  évité d’être, à la fois,  juge et partie. Alors que c’est hélas tout le contraire actuellement. D’autant que  le PM Choguel et l’ensemble des ministres  du Gouvernement  de Transition sont  quotidiennement mobilisés (avec les moyens de l’Etat) pour défendre le OUI. Idem pour les membres du  Conseil National de Transition (CNT). Sans compter que  les plateaux des medias d’Etat sont aussi monopolisés pour la circonstance.

A quatre jours  du vote référendaire et à 48 heures de la clôture de la campagne référendaire, cette situation  injuste  doit illico presto  changer  afin de  pouvoir ramener  l’équité entre les deux camps. Cela est d’autant nécessaire  que les partisans du PNC comme  ses détracteurs sont des citoyens maliens  qui ont constitutionnellement  les mêmes devoirs et  droits.  A cet effet, ils doivent  normalement bénéficier du même traitement. En l’occurrence,  sur les plateaux  de radios ou de TV de l’Etat malien. De même, un camp ne doit plus bénéficier  des moyens logistiques et financiers de l’Etat au détriment de l’autre. L’équité  entre  les partisans du OUI et du NON fut  la règle pendant la campagne référendaire du Projet de Constitution de février 1992. Tout comme lors des élections générales de la même année. Pourquoi pas maintenant ?

Avec   l’ouverture officielle  de la campagne référendaire,  qui a  officiellement débuté  le vendredi  02 juin jusqu’au 16 juin, les medias d’Etat  (qui sont normalement investis d’une mission de service public)  doivent se ressaisir en donnant,  de façon équitable, la parole aux deux camps.  Ainsi, à  l’instar de la Transition de 1991-1992 (dirigée par ATT),  les medias d’Etat  maliens  doivent  organiser,  maintenant et tout de suite, de vrais débats  entre les partisans du Oui et ceux du NON sur  de nombreux thèmes. Comme : Pourquoi une nouvelle Constitution en 2023? Celle du 25 février  1992, toujours en vigueur, est-elle devenue obsolète ?  Quelles  sont les innovations du PNC ? Le PNC va-t-il garantir  la stabilité au Mali ? Quels sont les intérêts d’une Assemblée bicamérale avec l’introduction du Sénat comme deuxième Chambre ?

De tels débats, s’ils ont lieu,  vont permettre  certainement  aux électeurs de comprendre les véritables enjeux  du PNC. Ils  permettraient  aussi  aux détracteurs du PNC de défendre leurs positions. Ainsi, l’électorat  malien  cesserait d’être traité comme du bétail électoral à qui, on impose  le choix d’un contrat social sans qu’il en maîtrise son  contenu. De même, un camp doit cesser de bénéficier seul,  des moyens de l’Etat pour battre campagne. Ce faisant,  c’est le citoyen malien lambda serait édifié. Alors que le système démocratique du Mali se renforcerait davantage.

<strong>Gaoussou Madani Traoré   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vie politique tourmentée du RPM :  Le parti, pour sa survie, tend vers un congrès extraordinaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/vie-politique-tourmentee-du-rpm-le-parti-pour-sa-survie-tend-vers-un-congres-extraordinaire-3025795.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 01:17:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Parti de feu Ibrahim Boubacar n’a pas la bonne santé politique, depuis la chute de son Président-fondateur. L’on se rappelle que ce parti, même en pleine gestion du pouvoir, soufrait des crises internes. Certains analystes soutiennent que la chute du régime RPM est la résultante  des crises internes qui n’avaient pas été gérées. Lesquelles  se seraient transformées en problèmes de personnes. </em>

Le départ du RPM, de l’ancien président de l’Assemblée Nationale, en la personne de Moussa TIMBINE, est l’une des preuves tangibles que le parti était secoué de l’intérieur. Le Président du Parti, le Dr Bocari  TRETA, ne soufflait plus dans la même trompette que certains cadres. La question n’est pas ici de chercher à savoir qui aurait raison ou tort. Mais de tout simplement apprécier l’idée de la mutation pour la survie du Parti.

Le 11 Juin dernier, les Secrétaires Généraux des Sections RPM, après analyse de la situation de décadence  du parti, ont décidé de sauver le Parti, en proposant la tenue, dans un bref délai d’un congrès extraordinaire. Ce congrès permettrait, s’il a lieu, de faire la relecture des statuts et du règlement intérieur du parti. De même, ce sera l’occasion de renouveler les instances dirigeantes. LA cette occasion, la question du choix du futur candidat du Parti pour présidentielles de 2024 serait à l’ordre du jour.

La décision de la tenue du congrès extraordinaire, vise  surtout à sauver le Parti RPM  mais aussi à  le replacer sur la scène politique.  Oui, une scène politique que ce parti a bien perdue, à cause des dérapages successifs dans la gestion des affaires de la nation !

Beaucoup accusaient feu Ibrahim  Boubacar KEITA, d’avoir abandonné le parti RPM, une fois élu président de la république. D’autres  soutenaient de leur part, que c’est le fils du président, en la personne de Karim KEITA,  que tout le malheur est venu, parce que celui-ci  gérerait le parti selon ses humeurs avec ses amis.

La mauvaise opinion sur la gestion du pays, serait née de la gabegie et surtout de la gestion familiale du pouvoir d’Etat.  Quant aux crises internes, certains témoignent que le président Bocari  TRETA serait en conflit, pour le contrôle de la direction du parti, avec Moussa Timbiné. Et qu’il n’y avait plus de solution. Raison pour laquelle, l’ex président de l’Assemblée Nationale,  Moussa TIMBINE, a fini par créer son propre parti. La rupture est  donc consommée. Toutefois, son départ  du RPM a été un coup dur pour le Parti.  Car, ce dernier est allé  avec plusieurs militants, cadres et responsables du RPM.

Il était donc temps de restructurer le parti de feu Ibrahim Keïta et panser toutes les plaies pour sa survie. Le prochain congrès, s’il a lieu,  pourrait être un  remède efficace. Il permettra au Parti de se choisir un candidat à la présidentielle de 2024. Serait-ce  aussi la possibilité du retour sur la scène politique  où le Parti a été beaucoup vomi par le peuple. Qui l’a renversé avec le concours des officiers de l’armée nationale.

Mais en politique, tout est possible ! Que produira le congrès extraordinaire, comme résultat ? Le président actuel sera-t-il reconduit ?  Wait and see !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le referendum du dimanche 18 juin  2023 :   Les feux sont&#45;ils réellement au  vert  pour le oui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-referendum-du-dimanche-18-juin-2023-les-feux-sont-ils-reellement-au-vert-pour-le-oui-3025793.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 01:13:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le meeting tenu au stade du 26 mars, serait-il un mauvais signe annonciateur ? Tenu en début du weekend dernier, ce rassemblement  n’a pas gagné le pari de la vraie grande mobilisation. Alors que  cela avait été précédé par des campagnes de sensibilisation et d’invitation. Les moyens humains, matériels et financiers, pour que ce meeting soit un succès, avaient été bien réunis, selon certains organisateurs (de la coordination du OUI).  Mais le résultat, en termes de mobilisation de foules, a été un échec. Et cela fait naitre le doute, voire l’inquiétude, quant au vote du OUI. Serait-ce déjà un mauvais signal au niveau de l’opinion ou serait-ce tout simplement la conséquence d’une mauvaise organisation du meeting ?

Ce qui est sûr comme évidence, c’est que tout pouvoir gagne toujours, les élections qu’il organise, en l’occurrence, le scrutin référendaire. Il est donc pratiquement impossible de voir un pouvoir, organiser un référendum et avoir un résultat contraire à sa volonté. Par conséquent,  le OUI l’emporterait  au sort du 18 Juin 2023.

Toutefois, les enjeux du contexte de la Transition sont tels que, le projet de la nouvelle constitution n’a pas encore fait l’unanimité au niveau de l’adhésion de la population. Mais il faut, peut-être,  accorder le bénéfice du doute aux autorités de Transition, en admettant qu’elles sont animées de bonne foi, en proposant ce projet de nouvelle Constitution. Sûrement, elles entendent combler certaines insuffisances et harmoniser les textes sur la base de l’évolution du pays avec de multiples exigences qui ne répondent plus, au contenu de la constitution de 1992.

Cette  bonne volonté présumée des Autorités, n’a pas empêché les nombreuses  interrogations sur la légitimité du pouvoir de Transition de proposer une nouvelle constitution. D’ailleurs, c’est à ce niveau précis, qu’au départ, plusieurs partis politiques s’étaient carrément opposés à l’idée même de la révision et de la nouvelle constitution. La question était purement celle du principe. Mais ces partis politiques, en majorité, ont fini par appeler à voter OUI au référendum.

En vérité, la vraie pomme de discorde du PNC, est la question de la <strong>LAICITE</strong>. Et d’ailleurs,  certains témoignent, que l’échec du meeting de la semaine passée, serait le fait que les religieux musulmans hostiles à la Laïcité, auraient demandé à leurs fidèles de ne pas se rendre au meeting.

C’est possible, dans la mesure où ces leaders religieux ont une  forte capacité avérée  de mobiliser du monde. Le prêcheur Ousmane Madani Haidara, Guide des Ançardines, lui seul, parvient à remplir  n’importe quel stade du pays. Lors de ses Maouloud, les stades refusent du monde. L’Imam Mahmoud Dicko, Promoteur de la CMAS, avait également démontré, à plusieurs reprises, ses capacités de mobilisation en 2020 sur le boulevard de l’indépendance.

La question est de savoir si  les leaders  et prêcheurs musulmans avaient  réellement interdit à leurs fidèles de se rendre au stade du 26 Mars ? En vérité, le meeting du weekend dernier n’a pas tenu ses promesses de mobilisation. Et cela a fait naître des interrogations sur l’adhésion de tous au projet de la nouvelle constitution. Les FEUX sont-ils réellement verts pour le OUI ? La réponse est au soir du 18 Juin.

Toutefois, il est à noter que les plus Hautes Autorités de Transition œuvrent inlassablement  pour que ce référendum soit une vraie réussite. A cet effet, les campagnes de sensibilisation et de mobilisation se font partout sur tout le territoire national, sous le contrôle du pouvoir central de Bamako.

D’ailleurs, les militaires ont déjà donné le top départ, par la tenue  de leur vote au scrutin référendaire, le dimanche 11 Juin. Et tout s’est passé dans le calme, selon plusieurs sources. Il faut déjà croire au vote du OUI des hommes en tenues. Cela, au nom de la discipline et au respect du mot d’ordre de la hiérarchie. Désormais, les Autorités doivent œuvrer  à convaincre tous ceux qui s’opposent  au ONC  et qui appellent donc  à voter NON !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Wagner :  Source de tensions diplomatiques entre le Mali et les USA</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/wagner-source-de-tensions-diplomatiques-entre-le-mali-et-les-usa-3023912.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 10:20:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La société militaire privée russe, Wagner, dirigée par Evgueni Prigojine est devenue la principale cible des Etats-Unis depuis qu’elle a commencé à opérer en Afrique. La guerre en Ukraine, où Wagner est devenue  un supplétif important de l’armée régulière russe, a amené Washington à accentuer la pression sur les autorités des pays africains dans lesquels cette société, ou du moins, des militaires russes proches de Prigojine interviennent. L’objectif, c’est d’affaiblir le « bras armé » du Kremlin, par ricochet, d’endiguer l’influence russe sur le continent africain.</em>

Après des menaces et des chantages à l’égard des autorités centrafricaines depuis 2022, c’est autour des autorités militaires maliennes de payer les frais de leur collaboration avec des « techniciens militaires russes » (appellation officielle par les autorités maliennes des militaires russes présents au Mali).

En effet, selon le porte-parole du Département d’Etat américain, « Wagner a tenté d’acheter du matériel militaire à des fournisseurs étrangers et d’acheminer ces armes via le Mali », destinées «  à être utilisé en Ukraine pour aider la guerre de la Russie, à travers le Mali ».  A la suite de ces accusations prononcées le 22 mai 2023, et celles des présumées exactions attribuées aux FAMAs et des « soldats blancs » dans le rapport des Nations Unies sur Moura, des sanctions sont prononcées par Washington.

Ivan Maslov, considéré comme le Chef opérationnel de Wagner au Mali, a été sanctionné par le trésor américain pour les activités de Wagner au Mali, et deux autres officiers de l’armée malienne, en l’occurrence : le Colonel Moustapha Sangaré et le Major Lassine Togola, pour « violations de droits humains ». Si pour Maslov, les sanctions sont relatives au « gel et de confiscation de ses avoirs sur lesquels les USA ont la main »,  pour les deux officiers maliens, il s’agit des restrictions de visa.

En réponse, le gouvernement malien a qualifié ces mesures de sans « fondement et injuste » et rejeter « l’instrumentalisation et la politisation des droits de l’Homme pour des visées géopolitiques ». Ainsi, il apparait clairement que cette question de Wagner est en passe de devenir une source de brouille diplomatique entre le Mali et les Etats-Unis d’Amérique.

Washington est dans une dynamique de mise en œuvre de sa stratégie d’endiguement de Wagner et de la Russie en Afrique. Il faudra donc s’attendre éventuellement à d’autres formes de sanctions contre des autorités de la Transition ou des officiers des FAMAs. Ce qui provoquerait de nouvelles tensions et compliquerait la coopération bilatérale entre les deux pays. Que les accusations soient fondées ou pas, les Etats Unis sont à la recherche de tous les moyens possibles pour contrecarrer l’influence russe à travers Wagner en Afrique.

Aussi, après la publication du rapport sur les évènements de Moura, un communiqué conjoint des ambassades des USA, du Royaume Uni et du Canada au Mali,  avait demandé aux autorités de la Transition de diligenter une enquête indépendante sur ces évènements. Malheureusement les sanctions ne sont basées sur les conclusions d’aucune enquête indépendante que ces pays avaient demandée auparavant.

Ce qui nous amène à affirmer que les accusations américaines concernant le rôle que le Mali aurait joué dans l’achat du matériel militaire à la Turquie pour la Russie étaient vraisemblablement un prétexte pour légitimer les sanctions sus-indiquées. Il est donc clair que les autorités de la Transition auront à faire avec  l’Oncle Sam tant qu’elles collaborent avec des militaires russes, qualifiés de mercenaires par l’occident. C’est de bonne guerre entre des puissances adverses. Mais les autorités maliennes doivent faire preuve de subtilité,  en tirant leur épingle du jeu sans que le pays ne soit un véritable champ de rapport de force entre ces puissances.

<strong>Ouattara Bouakary, </strong>

<strong>Doctorant en Histoire des Relations Internationales </strong>

<strong>Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après  le vote référendaire du 18 juin :  Les partis politiques vont&#45;ils signer  leur  retour sur la scène ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-le-vote-referendaire-du-18-juin-les-partis-politiques-vont-ils-signer-leur-retour-sur-la-scene-3023909.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/apres-le-vote-referendaire-du-18-juin-les-partis-politiques-vont-ils-signer-leur-retour-sur-la-scene-3023909.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 01:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>C’est dans ce mois de juin que tous les citoyens,  ayant leurs pièces d’identité en bonne due forme, iront au référendum pour le vote de la nouvelle Constitution. Et si tout se passe bien, comme le souhaitent vivement les autorités de la Transition, la ligne droite pour le retour à l’ordre constitutionnel normal, pourra être entamée. Déjà, les signaux sont très verts pour le «<strong> OUI</strong> » qui pourrait l’emporter. <strong>L’enjeu est de taille !</strong></em>

C’est le tout premier test  pour les autorités de Transition, en termes d’organisation d’une élection. Et la réussite pourrait garantir les prochaines, à savoir les législatives et la présidentielle. L’horizon 2024, c’est pour bientôt, surtout que nous sommes en plein milieu de l’année 2023. Alors que  les autorités de Transition ont réitéré leur volonté de remettre le Mali  dans le concert des nations, par un retour effectif à l’ordre constitutionnel normal. D’où le vrai test que constitue le référendum à venir.

Toutefois, pour le Gouvernement de Transition,  il faudrait nécessairement que le « <strong>OUI</strong> » puisse l’emporter et pas le  <strong>« NON</strong> ». A cet effet, des énormes efforts ont été consentis  par l’équipe gouvernementale pour expliquer et sensibiliser les populations, sur le bien fondé et les avantages du projet de la révision constitutionnelle. Les acteurs de la vulgarisation du projet de la révision constitutionnelle sont en train de parcourir  tout le pays. Ils  ont également touché la diaspora malienne dans les pays de grandes concentrations.

Les échos de la diaspora semblent être en faveur de l’adhésion du projet. Autrement dit, la diaspora  serait favorable au « <strong>OUI </strong>». Dans tous les cas, une voix contraire serait une épine dans le pied de la Transition. Et personne n’en souhaite, même s’il n’est pas facile de faire totalement confiance à une opinion avant les élections.

Nous savons par expérience que ceux qui disent oui dans les meetings et autres lieux de rencontre, ne tiennent pas forcément parole, en se rendant aux urnes pour concrétiser leur vote. Au Mali, il a été constaté cette triste  réalité,  au cours des élections présidentielles où certains candidats avaient fait le plein des stades lors de leurs meetings. Mais ces derniers, étaient sortis des urnes avec des résultats minables et même très ridicules de 0,3 %. Le contexte n’est certes pas le même, mais il est important de savoir tenir compte de la prudence.

L’espoir est clairement pour les partis politiques. Le temps de leur retour sur la scène est arrivé. A la suite du référendum, ce sera les préparatifs des élections de février 2024. Et pour qu’il y ait élections, il faut nécessairement la présence des acteurs politiques.  Ces derniers organisés en mouvements et partis politiques, vont in fine animer la scène conformément à leurs différentes stratégies de la conquête du pouvoir.

C’est vrai que certains acteurs observent le silence durant cette Transition, mais cela n’enlève rien à leur existence ni à leur rôle d’acteurs et animateurs de la vie politique. D’ailleurs, cette période de transition n’est pas normalement,  le réel moment de l’esprit d’opposition. Le moment est purement exceptionnel. Mais pourront-ils aussi prendre part au référendum, et surtout, voter <strong>« OUI</strong> »i ?

En tout cas, il serait préférable d’accepter de boire ce vin qui est déjà tiré. Il faut éviter de tout remettre en cause. Cela risquerait de bouleverser carrément le chronogramme établi pour la gestion et de la durée de la Transition.

<strong>Monoko Toaly        </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Vaine  promesse du Gouvernement à la Presse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vaine-promesse-du-gouvernement-a-la-presse-3023910.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 01:22:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le   PM Choguel Kokalla Maïga et ses ministres  ont  invité,  le 15 mai 2023 au CICB, l’ensemble  de la Presse nationale et des medias sociaux pour le lancement de la vulgarisation  du projet de nouvelle Constitution.  Lors de cette rencontre,  le ministre Porte-Parole du  Gouvernement,  ministre d’Etat, chargé de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, après avoir reconnu  l’ importance de la Presse mais surtout  ses  difficultés à accomplir  sa mission de service public, leur avait promis une aide financière dans la mesure  des possibilités  du pays. En contrepartie, Col Abdoulaye Maïga  leur avait sollicité  pour aider à une large vulgarisation du projet de nouvelle Constitution. Il rassurait  que des contacts ont déjà lieu entre le ministre de la Communication et de l’Economie Numérique et  la Maison de la Presse.

A dix-huit jours de la tenue du referendum,  pour ou contre le projet de Nouvelle Constitution, le Gouvernement malien n’a toujours pas honoré sa promesse d’aider  la Presse afin que celle-ci  puisse convenablement aider  à sa vulgarisation auprès des masses populaires.  Alors que celle-ci y procède déjà,  directement ou indirectement. Cela,   à travers les différents reportages  qu’elle effectue  lors des activités de vulgarisation  du projet de nouvelle Constitution  des membres du Gouvernement  dans l’ensemble du pays. Etait-ce  alors fondé  les allégations du ministre-porte-parole indiquant  un contact entre  le Gouvernement  et le président de la Maison de la Presse en vue  d’aider les Editeurs et  diffuseurs ?

Une chose est  en tout cas évidente : la presse  nationale participe naïvement et gracieusement à la communication gouvernementale,  pour l’adhésion des masses populaires au nouveau projet constitutionnel!  N’est-ce pas, en réalité,   ce que le Gouvernement attendait d’elle ? Sinon, pourquoi le ministre d’Etat  promet  solennellement  aux éditeurs et diffuseurs de presse que son Gouvernement  va  lui venir en aide avec des moyens financiers à la limite du possible, sans ne rien faire ?  Ou bien l’aide promise à la Presse, serait-elle  tombée  dans  l’escarcelle des vidéastes et activistes  au détriment des vrais professionnels de l’Information et de la Communication ? Etait-ce simplement une  vaine promesse ? Monsieur le ministre d’Etat et le président de la Maison de la Presse, dites aux éditeurs et diffuseurs  ce qui se passe exactement ?

Les journaux,  les radios et télévisions  au Mali sont inscrits sur  le registre du Commerce  en tant qu’entreprises de Presse. En dépit de leurs  énormes difficultés financières, ces entreprises remuent terre et ciel pour  s’acquitter,  annuellement  et mensuellement de leurs taxes et impôts, vis-à-vis  du fisc. Elles payent  chers  le loyer de leur siège,  des salaires ou piges aux employés. Quand la quasi-totalité des maigres revenus des entreprises de presse  sont versés  aux imprimeries pour frais d’impression.  Ceux  des radios et télé sont consacrés au  paiement  de  leurs redevances et  l’électricité qui coûtent chères.

Mais malheureusement,  depuis un certain, les entreprises de Presse privée font face à la concurrence déloyale des vidéastes et des activistes. Ces derniers  ne contribuent point  au fisc. Pourtant, c’est    quasiment avec eux  que se fait  la communication de nombreux ministères (même  la Primature ?). Pourtant, la Presse nationale privée  est bien d’utilité publique. Elle participe pleinement à toutes les activités du Gouvernement mais en revanche,  elle ne perçoit  rien en termes de subventions. C’est cela, Monsieur le ministre d’Etat,  la triste réalité du monde de la Presse privée !

De toute façon, l’histoire  semble avoir  donner raison  aux  nombreux  sceptiques  qui estimaient  que la promesse faite, le 15 mai courant,   par le  Gouvernement  pour aider la Presse Privée  était vaine. Qu’elle n’était  en réalité qu’un simple effet d’annonce !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AG  de l’ASACOKA :  Le CG  annonce un bilan 2022 positif!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ag-de-lasacoka-le-cg-annonce-un-bilan-2022-positif-3023921.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 01:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le samedi 27 mai 2023, le Comité  de Gestion (CG) de l’Association Santé Communautaire de Kabalabougou (ASACOKA), dans la Commune du Mandé (cercle de Kati), a organisé dans la cour de l’Ecole Fondamentale Publique, une Assemblée Générale. Elle était co-présidée par le Chef de village, Moumouni Traoré et le vice-président du Comité de Gestion de l’ASACOKA, Dramane Diawara. L’objectif de la rencontre était de rendre compte aux populations de Kabalabougou et villages environnants, sorties massivement, le rapport-bilan annuel de leurs activités, courant 2022. </em>

A l’issue de l’AG au cours de laquelle, le public présent a pu poser des questions et recevoir des réponses, le Comité de Gestion a remis à l’hebdomadaire Le Pélican, le rapport-bilan d’activités 2022 de l’ASACOKA. Celui-ci nous renseigne que, durant la période de janvier à décembre 2022 et conformément aux dispositions des articles 6 des statuts et 4 du règlement intérieur de l'ASACOKA, le comité de gestion s'est réuni presque tous les mois. Ces rencontres étaient ordinaires et extraordinaires. De même, il y a eu des séances de réunions et/ou travail. La plupart des réunions étaient élargies  aux membres du Conseil d'Administration (CA). Lequel s’est régulièrement tenu en sessions ordinaire les: 29 janvier, 12 février, 21 mai, 23 juillet, 03 septembre et 19 novembre, courant  2022.

La réunion ordinaire du CA du 12 février 2022 a permis de valider le rapport narratif et financier de l'année 2021 et d’adopter le budget de l'année 2022 de l'ASACOKA. Cette rencontre a vu la participation de tous les représentants des villages ayant en commun I'ASACOKA. Le Chef de village de Kabalabougou et deux de ses conseillers, la FELASCOM, le Médecin chef du CSREF,  le Chef de service du développement social du cercle de Kati et l’autorité Intérimaire de la Commune du Mandé y avaient pris part.

Le 05 mars 2022, s'est tenu l'Assemblée Générale des populations de Kabalabougou. Co-présidée par le défunt Chef de village et le Président de l’ASACOKA, il a été présenté du budget 2022. Qui a été  adopté par  la population. Cela, après des séries de questions de clarifications et réponses. Lors de réunions mensuelles du comité de gestion, les dépenses mensuelles des mois passés ont été validées. En l’occurrence, celles relatives aux  travaux qui étaient encours de réalisations.

<strong>Fonctionnement  du CSCOM </strong>

Durant l'année 2022, l'ASACOKA a assuré le fonctionnement régulier du CSCOM au profit des populations de son aire de santé. Ces actions se traduisent par:-L'approvisionnement régulier et sans rupture du dépôt de médicament, l'acquisition des réactifs pour le laboratoire, la fourniture en eau électricité, de matériels d'hygiènes (eau de javel, savon, alcool. etc.) et assainissements, les papiers pour la reprographie de documents, de registres, la confection des cartes de consultations prénatales et autres supports de suivi médicaux dont les modèles sont disponibles au CSREF, etc ; -Assurer la continuité du service 24h/24 du laboratoire du CSCOM et du dépôt de médicament ;-Dotation en matériels médicaux (des tensiomètres, des boîtes d'accouchements, du spectromètre, du microscope pour le laboratoire, des ventouses pour la maternité et autres matériels médicaux essentiels) ;

-Dotation matériels pour équipements tels que : des réfrigérateurs et générateurs (groupe électrogène pour assurer la continuité de la fourniture d'électricité), téléviseur, de fauteuils visiteurs, de nouvelles chaises et blancs métalliques, plaques de signalisation et d'orientation géographique de l'aire de santé de l'ASACOKA.

<strong>Infrastructures et développement </strong>

Conformément au budget de l'année 2022, le comité de gestion de l'ASACOKA a réalisé les activités ci-après :-Réhabilitation (élévation de la clôture) et le remblai de la CSCOM ; -Contribution financière d'un montant de 500 000 FCFA pour le renforcement du terrassement de la route du CSCOM à Samaya afin de faciliter I‘accès de la population au CSCOM ;-Construction d'un bâtiment de deux pièces dont l’une pour le gardien et l’autre pour I'unité échographique ;- Construction d'un hangar et dotation en équipement de tables et de chaises du village de Digato pour servir d'espace de vaccination pour la population ;-Réhabilitation du bâtiment du Directeur Technique du CSCOM ;-L'aménagement d'une salle de garde pour la maternité.

<strong>Campagne de vaccination </strong>

Au cours de l'année 2022, l’ASACOKA a accompagné le CSCOM sur toutes les activités relatives aux campagnes de vaccination en assurant les frais de transport des vaccins, la mobilisation des agents sur le terrain pour les vaccinations régulières et spécifiques organisées par les services de santé du Mali, et les stratégies avancée de Vaccination dans les autres villages.

L'ASACOKA a contribué à des campagnes de vaccination. Celles-ci se traduisent par la prise en charge de frais de reprographie des documents, prises en charges d'équipes supplémentaires, I'achat de craies et de glaces, etc.

<strong>Recrutement de personnel</strong>

L'ASACOKA a recruté, conformément au budget, un médecin/prestataire, suivant appel ả candidature publié  par le journal Essor, pour suppléer le DTC dans I‘administration du CSCOM. Aussi, un agent (2è Gérant de vente de médicament) a été redéployé en qualité d'agent vaccinateur pour les stratégies avancées de vaccination dans les autres villages de I'aire de santé de Kabalabougou. Sur le plan social, I'ASACOKA a honoré ses engagements auprès de I'INPS pour le paiement des arriérés de cotisations au titre de l'année 2022 du personnel salarié.

A ce titre, l’ASACOKA a remboursé un montant cumulé de 3 000 000 FCFA pour 2021 et 2022, soit un montant de 500 000FCFA par an. Pour ce qui concerne la demande de recours gracié de I 458 245 FCEA, il est attendu la réponse de l’INPS. L’ASACOKA a payé, durant l'année 2022, la somme de 3 000 000 FCFA au titre du prime BFR pour le personnel au  titre de la période d'octobre 2020 au 31/12/2021. Cette prime est destinée à motiver le personnel par rapport aux consignes du FBR. Pour ce qui concerne la prime pour I'année 2022, des dispositions sont prises pour payer courant 2<sup>ème</sup> trimestre de 2023.

<strong>Situation financière </strong>

Sur la base du rapport financier, (voir annexe2) ci-joint, les informations financières se présentent comme suites :-Le Solde d'ouverture au 01/01/2022 est de : 1 874 399 FCFA ;-Les recettes annuelles 2022 s'élèvent à la somme de 66 308 755 FCFA ;-Les dépenses annuelles 2022 s'élèvent á 64 900 685 FCFA ;-Le solde de clôture au 31/122022 est de : 13 282 469 FCFA. La situation de créances AMO se présente comme  suit :-Solde au 01/01/2022: 10 498 506 FCFA ;-Encours de I'année (2022): 18 630 957 FCFA ;-Cumul : 29 129 463 FCFA ;-Remboursements (prise en compte dans les recettes) sont : 11638 022 FCFA ;-Cumul de créances au 31/12/2022 :17 491 441 FCFA. La situation du dépôt de Médicament sur la base du procès-verbal de l’inventaire du 31/12/2022 est : Valeur en stocks des médicaments au Dépôt : valeur d’achat est 1 523 157 FCFA et valeur de vente est 1 980 104 FCFA.

<strong>Difficultés rencontrées</strong>

I'ASACOKA connait des difficultés majeures de I'ASACOKA qui sont  d’ordre: structurel et de gestion interne. Entre autres :-Les CSCOM ne sont pas autorisés à mener certaines prestations relatives à l’imagerie médicale (échographie, etc) ;-A l'instar des autres structures communautaires, la CANAM peine à rembourser les prestations de l'ASACOKA. Cela s’illustre par l’importance du montant de la créance au 31/12/2022 fixé à 17 491 441 FCFA ;-Le paiement de prime FBR par trimestre : depuis le début du projet BFR, l’ASACOKA a payé les primes BFR par année, alors qu’il est souhaitable de faire les payements par trimestre.

.<strong>Perspectives pour l'année 2023 </strong>

Sur la base de son programme quinquennal, I'ASACOKA prévoit dans son budget, de réaliser  en 2023 les activités suivantes :-Tenir régulièrement les réunions et rencontres statutaires ;-Intensifier l'approche communautaire pour renforcer la synergie d'action avec la population et les dispensaires communautaires ; Participer á des débats radiophoniques de proximité ;-Motiver le personnel sur la base du FBR ;-Initier les initiatives et démarches auprès de la CANAM pour le recouvrement des créances AMO ;-Entamer la réalisation des travaux de constructions d'un nouveau bâtiment de niveau R+2, pour abriter le dispensaire et les maternités ;-Réaliser les travaux de constructions d'un bureau pour le comité de gestion (à l'étage de la salle du gardien et l'échographie) ;-Entamer la construction du Bâtiment R+2 ;-Acquérir des équipements et autres, notamment: Mobiliser les ressources auprès des PTF en vue des travaux de réhabilitations, de constructions et d'acquisitions d'ambulance.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour services bien rendus à la Mairie de la CIV Le  CM attribue  une Attestation de Reconnaissance  à l’ex Percepteur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/la-societe-militaire-privee-russe-wagner-dirigee-par-evgueni-prigojine-est-devenue-la-principale-cible-des-etats-unis-depuis-quelle-a-commence-a-operer-en-afrique-la-guerre-en-ukraine-ou-3023915.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 01:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour services bien rendus à la Mairie de la Commune IV (CIV) du District, le Conseil Municipal (CM) a attribué une Attestation  de Reconnaissance à Mme Fofana Djénéba Keïta, ex-Percepteur de ladite commune, admise à la retraite en Décembre 2022.   La cérémonie  de remise de l’Attestation de Reconnaissance  s’est déroulée,  le vendredi 19 mai 2023, dans l’enceinte de la Mairie de la commune IV (CIV) du District sise Lafiabougou, en présence du Maire et l’ensemble des Conseillers municipaux.

Mme le récipiendaire, très émue, a vivement remercié le maire Adama Bérété et l’ensemble des élus communaux pour l’avoir distinguée, pour services rendus  à l’Administration Générale,  en général  et à la Mairie, en particulier. Mme Fofana Djénéba Keïta leurs  a rassurés de son soutien constant et indéfectible de citoyenne (elle réside à Lafiabougou en CIV) pour  qu’ils puissent mener à bien, la tâche à eux confiée. Elle dira que  la cérémonie de remise de cette attestation de Reconnaissance restera  gravée dans sa mémoire.

L’ancien  percepteur de la CIV a dédié sa  nouvelle distinction au : Directeur  national du Trésor Public et de la Comptabilité nationale et son Personnel, au Receveur-Percepteur Général  du District de Bamako et son Personnel, au nouveau Receveur-Percepteur de la C IV et son Personnel. Mme Fofana Djénéba Keïta a vivement  estimé  sa profonde reconnaissance  à l’endroit du Maire Adama Bérété, à l’ensemble des élus communaux ainsi  qu’à tous les employés de la Mairie de la CIV. Le Maire Adama Bérété, en remettant la distinction à Mme Fofana, a vivement  salué son courage et son abnégation.

Rappelons que le  08 décembre 2022, la Synergie des Syndicats de l’Education du Mali, signataires  du 15 octobre,  de la Subdivision IV de Bamako, a rendu un  vibrant  hommage à madame Fofana Djénéba KEITA, pour  ses nombreux services rendus à la nation,  en général et, à la Commune IV  du District, en particulier. Le Receveur-Percepteur sortant qu’elle était à l’époque,  avait  reçu une Attestation de Reconnaissance des mains de M. Dionkala Kanouté du SYLDEF.  La cérémonie s’était  déroulée  dans l’enceinte de la perception. De même, le 19  décembre 2022, Mme Fofana a reçu du Personnel de la Perception de la CIV, une Attestation de Reconnaissance et de remerciement, pour son sens de responsabilité.

<strong>Gaoussou Madani Traoré    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6e Congrès ordinaire de l&amp;apos;ANACMA :  Karamoko Diawoye Traoré, élu président !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/6e-congres-ordinaire-de-lanacma-karamoko-diawoye-traore-elu-president-3023917.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 01:10:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’Association Nationale des Chasseurs Agréés du Mali (ANACMA) s’est réunie en Congrès statutaire  pour la relecture de ses statuts et règlements et pour l’élection d’un nouveau Bureau. C’étaient  les samedi 27 et dimanche 28 mai 2023,  dans l’esplanade du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako. La cérémonie était  présidée par le ministre-Conseiller spécial de la présidence, Habib Dembélé, représentant le  président de la Transition, Col Assimi Goïta. A l’issue des travaux,  l’ancien Secrétaire général de l’ANACMA, Karamoko Diawoye Traoré a été plébiscité président.</em>

On notait la présence  des délégations : de la Côte d'Ivoire, de la Guinée-Conakry, du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso, de la Sierra Leone, du Liberia. Mais aussi des représentants du Chef de quartier de Badalabougou et du maire de la CV du District. Lesquels  ont souhaité la bienvenue aux chasseurs de l'ANACMA pour l'organisation de leur 6e Congrès ordinaire. Le commissaire du Commissariat de Badalabougou avait fait le déplacement, de même que le Donsoba de l'Afrique de l'ouest, l'Ivoirien Soriba Donso Traoré,  non moins président de la Fédération de la Confrérie des Chasseurs de la Côte d'Ivoire. Les délégués sont venus des quatre coins du Mali. Le dernier bureau de l'ANACMA date de 2010. Donc, il y a treize (13) ans.

Le porte-parole de l'ANACMA a rappelé que les donsos, depuis l'avènement de la crise multidisciplinaire que le Mali connaît, n'ont ménagé aucun effort pour la défense du territoire national. Il a fait observer une minute de silence en la mémoire des victimes civiles, donsos et militaires des attentats terroristes. Il rassuré le  conseiller spécial du président de la Transition, représentant le Chef de l'Etat, du soutien de l'ANACMA aux autorités de  la Transition.

Le Donsoba de l'Afrique de l'ouest, l'Ivoirien Soriba Donso Traoré,  a demandé aux chasseurs de faire le porte-à-porte pour sensibiliser les potentiels terroristes d'éviter la tentation. Cela, afin qu’ils puissent  revenir en de meilleurs sentiments.

Le représentant du Chef de l'Etat, avant de procéder à l'ouverture du Congrès, a rassuré  les donsos de la même considération que les autorités ont des  Chefs de village et coutumiers. Habib Dembélé  a demandé aux donsos de s'approprier du projet de nouvelle Constitution pour le vulgariser auprès des populations.

A l’issue des  travaux du Congrès, Karamoko Diawoye succède à feu Barou Doumbia  au poste de président de l’ANACMA. Il est médaillé, Officier de l’Ordre National du Mali. Le nouveau Secrétaire Général est Modibo Diallo. L’ancien Bureau a été reconduit  pour un mandat de cinq ans. Mais le Congrès a procédé aux modifications des statuts et règlements de l’ANACMA. Karamoko Diawoye Traoré a promis de redynamiser son association afin qu’elle puisse répondre aux aspirations  de ses membres. Il a également dit qu’il s’investirait pour la fusion de l’ensemble des confréries des chasseurs du Mali en une seule entité. Il a aussi réitéré le soutien indéfectible de l’ANACMA aux autorités de la Transition. Vivement le 7è Congrès !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(Encadré)</strong>

<strong>A propos de l’ANACMA </strong>

Créée officiellement sous le récépissé N° 0924/MAT du 03/09/1991, l’Association Nationale des Chasseurs agrées du Mali (ANACMA), est une confrérie nationale de chasseurs, ayant pour objectif, entre autres de : -Représenter les intérêts corporatifs des chasseurs et coordonner leurs efforts en vue de contribuer à l’amélioration de la gestion de la faune et de son habitat dans l’intérêt général ; Contribuer à la mise en valeur du patrimoine culturel et naturel du Mali ; Contribuer à la protection des personnes et de leurs biens ; Contribuer à la protection de l’environnement, en luttant contre le braconnage et la prolifération des armes légères ; Respecter les règles essentielles de la chasse traditionnelle et des dispositions régissant la chasse sportive ainsi que la protection de la faune et des aires protégées.

L’ANACMA dispose d’un code moral très strict, mais ne fait usage d’aucun critère ethnique ou social d’affiliation. Ses membres œuvrent à la préservation et à la promotion des aspects positifs et séculaires du savoir communautaire, du savoir être et du savoir-faire de la société. L’apprentissage de la faune et de la flore, en particulier des plantes médicinales, de la cosmogonie, de la hiérarchie de la confrérie, de l’art lié au monde des chasseurs.

Nombreux sont les concitoyens qui recueillent les enseignements très simple de la confrérie des Chasseurs menée par l’ANACMA, mais aussi très profonds, fondés sur une transmission continue de la morale du chasseur, la défense de la veuve et de l’orphelin, ce à quoi s’engagent tous les enfants de « Sanin ani kontron ». La  confrérie depuis sa reconnaissance officielle, il ya 28 ans,  joue pleinement ce rôle au sein de la société malienne.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali dans la tourmente : Qui tire les ficelles ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-dans-la-tourmente-qui-tire-les-ficelles-3023165.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-dans-la-tourmente-qui-tire-les-ficelles-3023165.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 11:00:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis la vague d’évènements qu’a connus le Mali dans la période de mars 2012 et celle d’août 2020, ayant successivement emporté les régimes d’Amadou Toumani Touré et d’Ibrahim Boubacar Kéïta, le Pays se trouve dans une tourmente, marquée par un cycle infernal de crises multidimensionnelles (instabilité politico-institutionnelle, attaques terroristes récurrentes, insécurité persistante), qui n’a pas encore connu son épilogue. Surtout, quand des agitateurs,  autour du projet de nouvelle Constitution, cherchent à imposer au peuple souverain du Mali, au nom de leur agenda caché, ce qui ressemble à la loi de la jungle. </em>

<strong>Qui sont ces agitateurs autour du projet de nouvelle Constitution ? </strong>Au Mali, chaque jour qui passe, complique un peu plus  la situation très fragile du pays. Qui est  malheureusement très agitée en ce moment, par la fronde d’une nouvelle race d’opposants hybrides, doués dans l’art du mensonge, du chantage, de la diffamation et de la manipulation de l’opinion publique. Par leurs agitations qui prennent,  de plus en plus, l’allure d’un embrouillamini. Ces opposants  sont assimilés à de vrais conspirateurs à la solde d’une puissance étrangère.

Hier opposés sur toutes les questions de la Nation, ces agitateurs aux colorations hétérogènes,  profitant de l’instabilité et de la fragilité des institutions de la République, dissimulent leurs divergences et leur égoïsme pour faire  de la perfidie, leur cheval de Troie. Ce, afin d’atteindre leur objectif ultime : celui de la conspiration contre les institutions de l’Etat. Aussi, ils utilisent la théorie du chaos, pour détruire tout ce qui reste  de la République qui a cependant, retrouvé sa vraie souveraineté à laquelle aspire le peuple malien, longtemps soumis au joug d’une France arrogante, paternaliste, néocolonialiste et prédatrice.

Ainsi, pour les besoins de la cause, ils se retrouvent dans des rassemblements de circonstance dénués de toute sincérité, tel que le Cadre d’échanges des Partis et regroupements de partis  Politiques. Qui sera rejoint probablement, dans les jours à venir,  par l’Appel du 20 février pour Sauver le Mali (Un mouvement composé de politiciens, de magistrats et d’hommes d’affaires, etc.,). De même  que par la Ligue Malienne des Imams et Erudits pour la Solidarité Islamique, pour la plupart issus de la mouvance démocratique des années 90 et du régime d’IBK.

Il y a près de deux ans, le Cadre d’échanges des Partis avait tenté mais sans succès, de boycotter les Assises Nationales de la Refondation (ANR). Aujourd’hui, ces trois regroupements hétérogènes sans vision claire, tentent par tous les moyens légaux comme illégaux de remettre en cause, les réformes politico-institutionnelles en cours et dont certaines sont déjà sorties du chantier comme la mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) et le projet de nouvelle Constitution qui sont une émanation des ANR. Leurs agissements suscitent tant de controverses au point de diviser les maliens au moment où les Autorités de la Transition de Rectification s’investissent beaucoup pour préserver l’unité nationale, très fragilisée  et la cohésion sociale,  autour de l’union sacrée tant chère au Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta.

En effet, depuis quelque temps, les opposants hybrides,  dont il est ici question, s’engouffrent dans un charivari inutile contre le projet de nouvelle Constitution, au moment où la République est plongée dans des crises profondes et complexes et confrontée ces dernières semaines, aux accusations gravissimes, infondées, dirigées contre les Forces Armées et de Sécurité du Mali, par le biais du rapport biaisé et cousu de fil blanc de la Commission  des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, dans les évènements survenus à Moura du 27 au 31 mars 2022.

Leur déchainement haineux et revanchard, qu’ils expriment tous les jours au cours des rencontres, des meetings et des réunions officielles ou officieuses contre la Transition, est vu par beaucoup d’observateurs comme le fait d’avoir été écartés au partage des délices de Koulouba auxquels ils avaient été habitués sous les régimes successifs des trente dernières années. D’autres diront, qu’ils jouent au compérage pour le compte d’une puissance étrangère Qui leur a promis monts et merveilles, une fois que le régime de la Transition aura été mis en disgrâce. Voilà pourquoi toutes ces astuces sont utilisées par les uns et les autres, pour arriver à leurs desseins funestes. Une posture suicidaire qui pourrait tourner contre eux.

<strong>Projet de nouvelle Constitution et laïcité, parlons-en !</strong>

Le lundi 27 février 2023 dans la salle des banquets du palais de Koulouba, le Président Assimi Goïta reçoit solennellement des mains du Président de la Commission de Rédaction du projet de nouvelle Constitution. Depuis, certains partis politiques, certaines associations de la société civile et des leaders religieux issus de la Ligue des Imams et Erudits, ne dorment plus par les deux yeux, irrités par cette décision des Autorités de la Transition. Ainsi, dans leur mic mac, ces acteurs politiques trouvent que les Autorités de la Transition n’ont aucune légitimité pour toucher à une seule virgule de la Constitution de 1992.

Pourtant, faut-il le rappeler, toutes les Constitutions du Mali,  de 1960 à nos jours, ont connu des changements notoires pendant les périodes transitoires des régimes politiques. Ce qui montre à suffisance que ces périodes sont celles mises à profit pour l’élaboration de nos différentes Lois Fondamentales, dont le présent projet de nouvelle Constitution qui sera soumis en référendum le dimanche 18 juin 2023.

Quant aux leaders religieux, ils s’arcboutent à cor et à cri, sur le concept de la laïcité qu’ils  trouvent contraire aux préceptes de la religion d’Allah dont il s’éloigne, lâchent-ils. Dans leur mic mac pour se donner de la voix et étouffer la volonté populaire à s’exprimer par référendum, ils passent à la vitesse supérieure en jouant à la surenchère, aux mensonges, à la manipulation et même à l’intimidation, tout en envisageant le recours à toutes les voies à leur disposition, pour empêcher la tenue dudit référendum qui constitue une étape importante dans la mise en route des autres réformes politiques et institutionnelles attendues, devant aboutir aux élections présidentielles, législatives et sénatoriales, etc.

En réalité, en analysant de près la position des uns, qui rejettent en bloc toute idée de nouvelle Constitution  et de celle des autres qui s’opposent à l’usage dans ce projet de nouvelle Constitution, le concept de laïcité définissant la forme de l’Etat dans son article 30, on se rend compte que leurs arguments ne se justifient pas. Ils ont tout simplement un agenda commun qui n’est plus un secret de Polichinelle.

Le projet de nouvelle Constitution,  comme on peut le constater, apporte des innovations de taille qui ne figurent pas dans la Constitution de 92,  qui a montré toutes ses limites. Elle ne répond plus aux réalités du moment et ne tient pas en compte les vraies aspirations d’un peuple qui exige aujourd’hui, une gouvernance vertueuse et de rupture basée sur la transparence dans la gestion des affaires et une justice égale pour tous, entre autres.

S’agissant de la question de la laïcité qui fait beaucoup parler d’elle et celle du mariage, ce projet de nouvelle Constitution est sans équivoque. Il définit la laïcité comme le  principe de séparation dans l'Etat, de la société civile et de la société religieuse et d'impartialité ou de neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses. Autrement dit, l’Etat par cette neutralité, reste à équidistance de toutes les confessions religieuses du pays. Elle se fonde sur la liberté de conscience et le libre exercice des cultes dans le strict respect de la loi de la République.

La laïcité ne s’oppose pas à la religion et aux croyances tel qu’affirmé dans l’article 32 du projet de nouvelle Constitution, contrairement à ceux qui tentent de le faire passer pour une zoonose bactérienne de Yersinia pestis ou la maladie de la peste. Son objet est de promouvoir et de conforter la cohésion sociale fondée sur la tolérance, le dialogue et la compréhension mutuelle.

Quant au Code de mariage, le projet de Constitution le désigne clairement dans son article 9, comme une union entre un homme et une femme. Ce qui exclut d’office, toute idée de perversions sexuelles comme l’homosexualité et la sologamie. Comme on le voit bien, le projet de nouvelle Constitution, s’il venait à être adopté, consolidera sans doute, l’unité nationale, renforcera la cohésion sociale fortement ébranlée par la série de crises sécuritaires que connait le pays, depuis 2012. Il  protègera au mieux, les intérêts et les libertés des personnes,  grâce aux institutions fortes et stables qui y sont prévues.

Voilà ce qui montre bien, que la question de laïcité, n’est qu’un faux prétexte que brandissent certains leaders religieux (bien connus des maliens).  Qui jurent sur tous les Saints, qu’ils porteront un coup sérieux au référendum du 18 juin. Pendant ce temps, les Autorités de la Transition sont, en toute sérénité, préoccupées à l’organisation du scrutin référendaire. Elles mobilisent tous les moyens financiers et techniques, autour de la formation des acteurs au processus, sensibilisent  et l’informent à travers des campagnes de vulgarisation,  sur le  projet de nouvelle Constitution. Cela,  dans les structures scolaires et universitaires et en direction des populations sur toute l’étendue du territoire national.

La démarche, à la fois pédagogique et participative, ainsi engagée par les Autorités de la Transition, a déjà porté ses fruits en attendant les statiques du vote du 18 juin 2023. Qui mettront définitivement fin aux spéculations et aux agitations  de tous ceux qui sont contre cette volonté populaire affichée. Quoi qu’on pense, le Mali a aujourd’hui  un sursaut national pour relever les nombreux défis auxquels, il fait face depuis plus d’une décennie. Par conséquent, personne n’a intérêt,  y compris ceux qui tirent les ficelles, que le pays bascule du purgatoire aux brasiers.

<strong>Dr Allaye GARANGO, enseignant chercheur-Ensup/ Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enjeux, promotion et perspectives  de la Construction navale au Mali : Les  Professionnels  à l’Ecole des Experts internationaux !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/enjeux-promotion-et-perspectives-de-la-construction-navale-au-mali-les-professionnels-a-lecole-des-experts-internationaux-3023169.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 10:23:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La salle de Conférence du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a servi, du  mercredi 10 mai au vendredi 12 mai 2023,  de cadre pour accueillir  le Colloque international sur la Construction navale et le Développement du Transport fluvial</em><em>  au Mali. Lequel a réuni  des professionnels du secteur des transports fluviaux, des experts, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs du secteur privé. La cérémonie était présidée par Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures. </em>

L’objectif du Colloque est  de permettre aux professionnels, la recherche des voies et moyens pour  promouvoir le développement de la construction navale, essentiel pour l’économie malienne. Outre le Directeur Général des Transports, Mamadou Sow, on notait la présence  du  Secrétaire Général du ministère de l’Environnement,  de l’Assainissement et du Développement  Durable ; des représentants des ministères de la Sécurité et de la Protection civile ainsi que de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique<strong>  </strong>mais aussi de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle<strong> ; </strong>de l’Adjoint au Maire du District de Bamako ; du représentant du maire de la IV ;  des Chefs de service et d’organismes personnalisés des départements ministériels. De nombreux professionnels du secteur de la Construction navale y étaient présents. Ils ont échangé avec  des experts internationaux venus de l’Algérie, du Benin, Cameroun Congo-Brazzaville…

Le Mali, pays enclavé du fait de sa continentalité, dispose cependant d’un réseau hydrographique important, qui offre des possibilités insoupçonnées pour le développement de la navigation fluviale et l'essor des échanges économiques, tant à l’intérieur entre les différentes régions du Mali qu’à l’extérieur du pays avec des Etats voisins.

Le Mali est  arrosé par les deux plus grands fleuves de l’Afrique de l’Ouest : le Niger et le Sénégal. Le Niger, qui coule au cœur de l’Afrique de l’Ouest, et s’étend sur une partie de l’Afrique centrale, est le troisième plus grand fleuve d’Afrique, après le Nil et le Congo, tant par ses 4 200 km de longueur que par les 2 000 000 km² de superficie de son bassin théorique.

Le fleuve Niger traverse le territoire malien sur une longueur de 1 750 km et son bassin couvre une zone de 570 000 km², soit 46% de la superficie totale du Mali, qui est de 1 241 238 km². L’économie du Mali est fortement liée aux ressources du fleuve Niger et de ses affluents. Alors que  la population du Mali vivant dans le bassin est de l’ordre de 14 millions d’habitants, soit plus de 70% de la population totale du pays, estimée à plus de 20 millions.

Le transport fluvial est  ainsi vital pour les régions du Nord et du Centre du pays mais essentiel pour l’ensemble du Mali. Il est assuré non seulement par les exploitants privés de la batellerie légère, de fabrication locale, qui dénote l’ingéniosité technique de nos artisans, mais aussi par la société d’Etat, la Compagnie malienne de Navigation (COMANAV), qui accomplit l’activité à titre marchand et en obligation de service public.

Le ministre des Transports et des Infrastructures a rappelé que les exploitants privés et l’entreprise publique rendent d’éminents services à une population nombreuse, qui se déplace allègrement et exerce une activité agropastorale importante sur une vaste zone isolée et très peu desservie par le réseau routier.

<strong>La navigation fluviale, un mode de transport durable, écologique et efficace</strong>

Mme Dembélé Madina Sissoko a aussi rappelé que la  navigation fluviale est un mode de transport durable, écologique et efficace, qui présente  de nombreux avantages, notamment dans : la réduction des coûts de transport, l'amélioration de l'accessibilité des régions enclavées. Tant,  pendant la saison des pluies, certaines zones géographiques au Mali ne sont accessibles que par la voie fluviale. D’où l’importance  du  transport fluvial qui a le mérite de décongestionner le transport routier et d’avoir un faible impact environnemental.

Le ministre des Transports et des Infrastructures s’est dit convaincu que la navigation fluviale contribue de manière significative au développement économique du pays. A partir du moment où elle facilite le transport de marchandises et la mobilité des personnes. Elle a notamment souligné que  le transport fluvial assure pour l’essentiel le déplacement des personnes et de leurs biens dans le Delta intérieur. Où certains métiers dont : la pêche et l’aquaculture dépendent étroitement du fleuve. « Le transport fluvial permet d’acheminer les produits vers les centres de commercialisation et de stockage, en vue de leur consommation et de leur exportation. Il représente  ainsi un cordon entre plusieurs régions du pays », a-t-elle conclu.

<strong>Le transport fluvial,  dans des conditions de sécurité non satisfaisantes</strong>

Toutefois, regrette  Mme le ministre,  malgré son rôle important dans le désenclavement intérieur et extérieur du pays, le transport fluvial s’effectue dans des conditions de sécurité non satisfaisantes. Son histoire, a rappelé Dembélé Madina,  est souvent marquée d’événements tragiques. Comme  des accidents mortels et les dégâts matériels consécutifs notamment aux événements dont, entre autres : le naufrage survenu, le 11 octobre 2013, à Koubi, dans la Commune rurale de Konna, Région de Mopti, qui a fait 70 morts et d’importants dégâts matériels ; le chavirement d’une pirogue, le dimanche 26 avril 2014, à Tienfala, Région de Koulikoro, qui a causé la mort de 10 de personnes, des blessés et des dégâts matériels importants ; le naufrage d’une pinasse à Sendégué, région de Mopti, le mercredi 3 septembre 2015, qui a occasionné 27 morts, 2 disparus et des blessés, ainsi que des dégâts matériels significatifs…

A partir de ces événements malheureux ci-dessus évoqués, le Gouvernement de la République du Mali, dira Mme le ministre, a tiré des motifs suffisants pour engager le processus de mise en place d’un code de navigation fluviale, en application de la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de transport et du Désenclavement (PNTITD), approuvée par Décret n°2016-0066/P-RM du 15 février 2016.

L’axe stratégique n°7 de la PNTITD porte notamment sur la réglementation du sous-secteur fluvial. Ce processus a abouti à l’adoption de la Loi n°2017-035 du 14 juillet 2017 portant Code de la navigation et des transports sur les voies navigables en République du Mali et du Décret n°2019‐0590/P‐RM du 31 juillet 2019 fixant les règles applicables à la navigation et aux transports sur les voies navigables en République du Mali.

<strong>Des textes pour règlementer  la  navigation fluviale </strong>

Pour l’application de ces textes, les projets d’arrêtés introduits dans le circuit d’approbation se rapportent notamment aux domaines ci-après :- les prescriptions techniques de sécurité applicables aux bateaux de transport de marchandises ; - le contrat de transport des voyageurs et marchandises ; - le jaugeage et les marques d’enfoncement ; - les amendes forfaitaires de police de la navigation fluviale ; - l’équipage et la conduite des bateaux ; - l’immatriculation des bâtiments ; - les conditions de délivrance du certificat de navigabilité ; - les règles spécifiques pour le transport de marchandises dangereuses.

<strong>« </strong>Nous avons l'opportunité aujourd'hui de réfléchir ensemble sur les enjeux, les défis et les perspectives de développement de la navigation fluviale au Mali. Nous pourrons ainsi partager les expériences et les bonnes pratiques pour améliorer les infrastructures et les équipements, renforcer les compétences des personnels, accroître la sécurité et la sûreté de la navigation, protéger l'environnement, faciliter les échanges commerciaux et booster la croissance économique », est convaincue Dembélé Madina Sissoko.

<strong>L’importance de la navigation fluviale</strong>

Le Gouvernement du Mali, a indiqué Mme le ministre des Transports et des Infrastructures, est conscient de l'importance de la navigation fluviale pour le développement économique et social du pays. En raison de cela, il a entrepris et réalisé des actions concrètes pour promouvoir le développement de ce sous-secteur. D’où  des programmes de modernisation et de réhabilitation des ports et des voies navigables, avec le soutien de ses partenaires techniques et financiers, plus précisément celui de la Banque mondiale, à travers le Projet de Réhabilitation économique et environnementale du Fleuve Niger - PREEFN.

D’après elle, l’adoption des textes constituant le code de navigation fluviale, qui ont pour objet d’assurer la sécurité et la sûreté dans le transport fluvial, se rattache aux actions de promotion du sous-secteur.  « Je conviens cependant que pour exploiter judicieusement le potentiel de la navigation fluviale au Mali et développer le sous-secteur fluvial, nous devons relever de nombreux défis liés à l'insuffisance des infrastructures et des équipements, au manque de compétences techniques, à la pollution des cours d'eau, aux effets du changement climatique », a-t-elle invité les participants.

Le ministre des Transports, après avoir souligné que la promotion du sous-secteur fluvial est tributaire de la participation active de tous les acteurs, du partage de connaissances et d’expériences, de la mobilisation de ressources financières et techniques significatives, du renforcement de la transparence et de l’amélioration de la qualité de la gouvernance, est convaincue que le développement du secteur du transport fluvial est étroitement lié à celui de la construction navale.

<strong>Appel aux investissements pour la modernisation de la Construction navale</strong>

La modernisation de la construction navale passe par l’investissement dans des chantiers navals afin de leur permettre de construire des bateaux répondant aux normes de construction et d’introduire de nouveaux matériaux de construction comme la fibre de verre qui diminue la pression sur le bois.  Il est impérieux de promouvoir l’investissement sans porter atteinte aux expériences traditionnelles qui peuvent être modernisées et préservées, en tant qu’éléments du patrimoine culturel national.

A cet effet, Dembélé Madina Sissoko, a  adressé  ses sincères remerciements à la Banque mondiale à travers le PREEFN. Lequel soutient fermement les actions que le Gouvernement  mène pour la promotion du transport fluvial. Elle a aussi  salué la collaboration des professeurs de l’Eole nationale d’Ingénieurs (ENI-ABT), de l’Institut Pédagogique Universitaire (IPU) et du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) dans l’organisation dudit  colloque.

Le Colloque  a été sanctionné par des propositions, suggestions et recommandations transmises au  Directeur Général pour les autorités compétentes en vue de  leur mise en œuvre. Les constructeurs navals ont vivement remercié les organisateurs  pour avoir permis  une telle rencontre. Ils et espèrent que ses conclusions vont permettre de  booster le sous-secteur de la Construction navale.

Au nom de Madame le ministre des Transports et des Infrastructures, le Directeur général des transports a rassuré les constructeurs navals et les professionnels du transport fluvial. Aussi, il s’est  réjoui  de la participation en présentiel et en ligne d’éminents experts qui ont éclairé  de leurs conseils et avis,  la lanterne des participants. Le DG des Transports, toujours au nom de la Cheffe du Département,  a félicité  les membres du Comité scientifique (pour la qualité de la réflexion engagée)  et ceux du Comité d’Organisation du Colloque.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Rififi pour  le leadership de l’Islam au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rififi-pour-le-leadership-de-lislam-au-mali-3023115.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 10:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une Association religieuse musulmane a fait un sit-in, le vendredi 19 mai, devant le siège du Haut Conseil Islamique du Mali  (HCIM). Elle réclame   la démission de son président.   Motif avancé par cette association : Ousmane Madani Haïdara, Guide des Ançardines,  ne  protégerait  pas  la religion musulmane. En l’occurrence, pour avoir  défendu Cheriffoula  TV dont les  Ançardines ( également une Association religieuse musulmane)  en sont la promotrice.

Pour les détracteurs de Haïdara, Cheriffoula TV n’aurait pas dû  accepter  la couverture médiatique d’une cérémonie organisée par des non musulmans.  Qui s’opposent  à l’Islam. Alors que   le président du HCIM  rétorque  que  Cheriffoula  TV est bien une entreprise commerciale. En tant que telle, elle  est tenue de faire ses prestations de service sans distinction de race ni de religion.

Si les Autorités du Mali n’anticipent pas pour recadrer les choses, la  cohabitation pacifique entre les tendances musulmanes sunnites va cesser. Car  cet épisode conflictuel n’est hélas  qu’un prétexte  pour le déclenchement des hostilités religieuses au Mali. Puisque ceux qui réclament la tête du président du HCIM font partie  d’une tendance opposée. En réalité,  ce sont deux tendances (visions)  du sunnisme qui sont  en train de  s’opposer au Mali.  Sans que les Autorités politique ne prennent conscience  des futures conséquences.

Dans notre pays, c’est l’Islam sunnite qui est majoritairement  pratiqué. Ses  deux principales tendances  qui s’opposent sont : D’une part,  la tendance  des confréries musulmanes qui pratiquent  les rites de : la Kadiriyya, la Tijaniyya  et de  la Hamalliyya ; D’autre part, l<strong>a wahhabiyya qui prône le rite Wahhabite. </strong>

La Kadiriyya,  se réfère à Abd-el-Kadir al-Jilânî (1077-1166). Elle est présente dans notre pays depuis le 15ème siècle et reste majoritaire dans le Sahel, en bordure du Sahara. Elle a imprégné des générations de musulmans africains d’un esprit de tolérance et de rectitude morale. Alors que la Tijaniyya est  fondée dans le Nord de l’Afrique par Ahmed al-Tijânî (1737-1818) vers la fin du 18ème siècle. Elle s’est très vite répandue dans le monde musulman. En Afrique de l’Ouest, grâce au jihad d’Al-Hajj Umar Tall,  vers le milieu du 19ème siècle, la Tijaniyya est devenue dominante ;

Quant à la Hamalliyya, elle   se veut la vraie Tijaniyya originelle. Elle est désignée du nom du principal propagateur de la confrérie, le Checkh  Hamâ’ullah (mort en France en 1940). Ses membres sont aussi appelés les « onze grains », parce qu’ils récitent onze fois la prière nommée « la perle de la perfection », alors que les Tijaniyya le récitent douze fois. Le centre de la Hamalliyya se trouve à Nioro du Sahel et elle est répandue dans toute l’Afrique de l’Ouest. Au Mali, ces confréries restent généralement assez discrètes.

&nbsp;

En revanche, l<strong>a wahhabiyya (ou  Wahhabisme) se pratique également au Mali</strong><strong>.</strong> C’est un courant du sunnisme qui tranche  avec les confréries. Il s’agit d’un mouvement de réforme initié en Arabie Saoudite  au 18ème siècle (il y a environ 250 ans !) par Mohammed ibn Abd-al- Wahhab (1703- 1791. Ce dernier voulait purifier l’islam, le débarrasser de toutes les pratiques ajoutées au cours des siècles (il fit abattre les arbres sacrés et détruire les tombes des Saints). Il s’agissait de recréer la pratique religieuse et la situation politique qui prévalaient à l’époque du prophète Mohammed, considérée comme un âge d’or. Ce concept religieux de l’Islam sunnite est introduit au Mali, il y a moins de cent (100) ans.

&nbsp;

Un fait  est historique : l’islam s’est construit  au Mali à partir de différentes composantes, parfois en compétition. Cet Islam a  toujours  accompagné de grands projets d’organisation socio-spatiale, tels que ceux qui ont permis l’établissement des empires du : Ghana, Mali ou encore du Songhoy. Il s’y est généralement enrichi de connaissances, savoir-faire et pratiques locales.

Mais  actuellement, on assiste à une  réorganisation  du domaine  religieux, notamment autour d’un islam brandi à la fois comme un étendard de la refondation identitaire et comme socle du contrôle territorial. Ce qui contraste avec  l’islam qui prévalait au Mali,  marqué d’empreintes diverses. De sorte que  la cohabitation  pacifique des tendances du sunnisme est en train de disparaître. Et  la rivalité s’intensifie  entre elles. Jusqu’à ce que  les dignitaires  des  deux tendances  religieuses  de l’Islam   s’affrontent  vertement. En l’occurrence,   dans  l’interprétation  du  Saint-Coran  ou des  hadiths.

Cette  malheureuse  situation,  qui  contribue  incontestablement à créer  la désunion  au sein de la Umma Islamique, est  hélas  en train de prendre  de l’ampleur.  Plus que jamais, la tendance des confréries  et celle du wahhabisme  évoluent dans une grande adversité. Chacune  lutte en réalité  pour  prendre le leadership de l’Islam au Mali.  Leurs dignitaires  n’hésitent plus  à se lancer, à travers  des supports médiatiques et les réseaux sociaux,  dans une  diatribe  les uns contre les autres.

Toutes choses qui aident  (plutôt) à ternir  la bonne image de l’Islam dans notre pays. A tel point  que les fidèles musulmans se perdent en conjectures, ne sachant  plus à quel saint se vouer. Dans le contexte de crises multidimensionnelles qui perdurent dans notre pays, les dignitaires musulmans  ne devraient-ils pas faire  l’économie d’un  conflit  coreligionnaire ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique Politique de Monoko) :  Que faire face à la cherté de la vie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-politique-de-monoko-que-faire-face-a-la-cherte-de-la-vie-3023167.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 May 2023 10:19:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La cherté de la vie est désormais une réalité à laquelle tout le monde est confronté.  Tous les pays du monde, presque, font face à la réalité de la vie chère. La guerre en l’Ukraine en est l’une des raisons fondamentales. </em>

Les pays occidentaux sont en premier lieu, les vraies victimes. Ne bénéficiant plus ni du gaz ni du blé, elles sont aussi incapables de servir les pays du sud en produits manufacturés et de consommation  comme d’habitude. Toute chose qui impacte négativement les économies à tous les niveaux. Les prix des denrées alimentaires ont augmentés, tandis que les facilités se font rares. Les crédits et autres formes de prêts ne fonctionnent plus. La confiance dans le monde des affaires, n’est plus comme avant.

Sur le marché des affaires,  seuls les plus puissants ont les possibilités et les capacités de résister pour le moment. Les intermédiaires ne sont plus trop actifs, dans la mesure où  les entreprises et sociétés sont frappées de plein fouet par la crise. Les mouvements d’affaires sont au ralenti.

En Afrique, les grossistes n’ont plus les mêmes avantages qui leur permettaient de bénéficier de 90 jours d’exercices avant de rembourser les montants des marchandises.  Il faut désormais verser au moins la moitié du montant des marchandises, dans le cadre des achats. Du coup, les semi-grossistes et les détaillants, sans omettre les boutiquiers qui n’ont plus assez de marge de bénéfice sur les marchandises.

Les boutiquiers et les détaillants, ont augmenté les prix de consommation de première nécessité. Les prix du kilogramme du sucre, du riz, du mais, du haricot, du mil ne sont plus supportables  par les Chefs de famille. Le kilogramme de la viande, du poisson et des  condiments a  grimpé. Tout est devenu cher. Il faut désormais débourser quotidiennement,  au moins 5000 FCFA,  pour espérer nourrir  convenablement une  famille moins nombreuse.

Ces dépenses supplémentaires  jouent  négativement sur les salaires et autres revenus des travailleurs. Voilà pourquoi tout le monde pleure !  Mieux vaut ne pas avoir un souci, sinon, personne ne sera d’un soutien. Les bonnes volontés n’ont plus rien pour manifester leur générosité. Les besoins et problèmes sont nombreux, alors que  le manque de moyen financier paralyse tout. <strong>Que faire ? </strong>

Les solutions ne sont hélas pas pour l’instant à l’ordre du jour. Cela, tant  que les prix des hydrocarbures,  qui avaient grimpé dès les premières heures de la guerre en Ukraine, ne soient pas remis à la baisse.

Espérons un horizon meilleur, même si  ce n’est pas pour demain !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Referendum  Constitutionnel du 18 juin 2023 :   Le sort de la Nation entre le oui ou le non !</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/referendum-constitutionnel-du-18-juin-2023-le-sort-de-la-nation-entre-le-oui-ou-le-non-3021449.html</link>
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<pubDate>Fri, 12 May 2023 16:55:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les  Autorités de la Transition Malienne, ont rendu public, la date du référendum constitutionnel. C’est un scrutin  au cours duquel, le projet de nouvelle  Constitution pourra être sanctionné  par le vote du oui, ou du non. Le 18 juin  est désormais  choisi pour  savoir la tendance qui l’emportera.</em></strong>

Le poids de la Transition ne fait plus aucun doute, depuis que les Autorités ont mis en avant, les notions de la souveraineté et de la dignité.  A partir de  ces deux notions, nombreuses sont les  populations  maliennes  qui ont  accepté de soutenir la Transition. Alors que  sur le plan international, les Autorités de la Transition ont  indéniablement marqué un grand coup, en mettant fin à la présence de l’armée française sur le sol malien. Un acte qui répond nettement à la notion de la souveraineté que les  populations saluent. De là, l’on comprend aisément que le Mali, décidera désormais de son destin en faisant le choix de ses partenaires, en toute liberté.

Toutefois, au niveau purement interne, voire national, la gestion est diversement appréciée. L’on se souvient de la note de 3 sur 10 que le Conseil National de Transition avait donnée au Premier Ministre et son Gouvernement. La question de la cherté de la vie fait bien polémique. D’ailleurs, madame Rokia Doumbia dite Rose la vie chère reste inculpée (même si elle a pu avoir une liberté provisoire après paiement d’une caution), pour avoir dénoncé, mais très mal dénoncé.  Dans ce même registre, l’on note bien  les délestages qui sont d’une fréquence très rapprochée, de plusieurs coupures par jours, partout dans le pays.

Le social est devenu insupportable avec l’aggravation de la pauvreté qui touche  toutes les familles. L’argent ne circule plus, et devient même rare. Il est pratiquement difficile de voir la majorité des familles, assurer les trois repas habituels par jour, surtout que le panier de la ménagère est aussi, plus que jamais,  vide.  Toutefois, la Palme revient aux Forces de Défense et de Sécurité. Celles-ci  sont  en train de convaincre  les  populations  dans sa lutte contre les « djihadistes », les terroristes et les criminels et bandits de tout genre. L’armée aux fronts, rassure  grâce à ses résultats concrets, malgré les difficultés liées à l’immensité de la  superficie du Mali.

Dans cette Transition, même si les autres secteurs d’activité travaillent, les actions et les résultats de l’armée sont beaucoup plus visibles. Mais  aussi, il convient  de féliciter la diplomatie, qui a donné au Mali, une image de respectabilité. Il en est de même, pour la maîtrise du front social. Depuis l’arrivée de la Transition, les mouvements de revendications et de contestations, trouvent un dénouement et cela a donné lieu au calme dans le pays.

En vérité, ce calme est nécessaire, dans la mesure où le pays fait face au terrorisme qui agit fréquemment par des actes improvisés et par petits groupes. Alors, il faut éviter  tous les mouvements de contestations ou les attroupements dans les rues, pouvant leur servir d’opportunité, pour commettre des crimes. A la faveur de cette lecture sur la situation interne, pourrait-on espérer voir un referendum en faveur de la Transition ?

Il est à reconnaître que le projet de nouvelle  Constitution a fait et continue de faire de la polémique. Les organisations religieuses, notamment  musulmanes, avaient officiellement annoncé leur opposition, en accusant les autorités, d’avoir maintenu la laïcité dans le texte constitutionnel. En effet, les travaux des experts sur le contenu de la constitution, visaient à tout harmoniser, pour que la nouvelle Constitution corrige plus ou moins, certains disfonctionnements. Le pays a beaucoup évolué en termes de démographie et de fonctions. La Constitution  trouve ses limites face à certaines réalités, dans la gestion du l’Etat et de ses administrations.

Mais certaines organisations et associations musulmans, partisans de la Charia, ont émis leurs vœux de gérer le Mali sur la base des principes du Coran. En réponse, les autorités rassurent que « la Laïcité  garantit  toutes les libertés de croyances et religieuses au Mali ».

Au plan politique, certains partis et mouvements ont soutenu que la Transition n’aurait pas dû toucher à la Constitution de 1992 encore en vigueur, mais qu’elle devrait plutôt mettre l’accent sur le respect de son chronogramme. Ces partis et regroupements de partis pourront-ils peser lourds dans le choix  des électeurs au cours du référendum ?

Certains observateurs estiment  probable  que le oui, puisse l’emporter. Tant il y a eu des actions de sensibilisations des populations dans ce sens. Qui vont d’ailleurs continuer ! Aussi, ne serait-il pas  illusoire de croire qu’un pouvoir  africain organise un scrutin pour le perdre.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Afri’actu : Burkina&#45;Russie : Pour le meilleur et le pire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/afriactu-burkina-russie-pour-le-meilleur-et-le-pire-3021467.html</link>
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<pubDate>Fri, 12 May 2023 16:52:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Russie est un «allié majeur» du Burkina Faso dans la lutte contre les terroristes après le départ des forces françaises, selon le Président de la Transition. C’est un Capitaine Ibrahim Traoré   “satisfait” de la coopération entre Ouagadougou et Moscou qui a fait cette déclaration solennelle le 4 avril  2023, lors de son entretien avec la télévision nationale (RTB) et la télévision privée Canal3..

Il ne pouvait être plus clair. Le Pays des Hommes Intègres a fait le choix objectif de s’allier militairement, pour le meilleur et le pire, à celui de Vladimir Poutine contre les mouvements terroristes.  Avait-il vraiment d’autre choix que de jeter officiellement son dévolu sur la Russie ? Certainement pas !

En guerre depuis 2015 contre les terroristes sur une bonne partie de son territoire, le Burkina Faso était à l’instar du Mali confronté au refus des Usa et satellites de s’équiper en armes, de munitions et autres équipements. Ses partenaires traditionnels occidentaux, la France notamment, lui refusaient le moindre moyen pour mener son combat républicain contre les forces du mal infestant son territoire et endeuillant ses populations, préférant lui imposer une présence militaire impressionnante et paradoxalement infructueuse. Une bonne raison pour ce pays du Sahel de scruter d’autres horizons. Ainsi, outre la Russie, la Turquie et la Corée du Nord deviennent aussi ses alliés stratégiques.

Encore que le renforcement de l’axe Ouaga-Moscou, en matière de sécurité, n’est pas un cas isolé en Afrique. Le Burkina Faso vient s’ajouter à une liste sur laquelle sont déjà inscrits la République Centrafricaine et le Mali. D’ailleurs, Vladimir Poutine a officiellement invité le président de la Transition malienne à participer, courant juillet 2023, à Saint-Pétersbourg, au Sommet Russie-Afrique, auquel la Russie s’attend à une forte participation des pays africains.

Il faut rappeler que l’URSS (dont la Fédération de Russie a hérité du pouvoir militaire et stratégique) était déjà bien présente militairement en Afrique pour aider les mouvements de Libération Nationale contre leurs colonisateurs. Elle a ainsi aidé le Front de Libération du Mozambique (FRELIMO) contre le Portugal. Le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA) a aussi reçu une importante aide militaire de Moscou pour vaincre le colon portugais. En Afrique du Sud, elle a inconditionnellement soutenu le Congrès National Africain (ANC) contre l’Apartheid.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les délestages au quotidien :  EDM à  quand, la solution miracle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/les-delestages-au-quotidien-edm-a-quand-la-solution-miracle-3021463.html</link>
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<pubDate>Fri, 12 May 2023 16:43:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La population souffre du manque d’électricité qui met les populations dans un calvaire. Aussi, la fréquence des délestages au quotidien, inquiète davantage. Et l’on se demande à quand la solution miracle ?</em>

Les Autorités de Transition se sont inscrites dans la dynamique  du rêve d’un bond qualitatif, qui ferait oublier toutes mauvaises pratiques des régimes successifs précédents.  Cela, pour que le quotidien des citoyens, devienne l’une des réelles priorités. Mais devrait-on alors traiter le sujet  épineux intéressant la Société d’Etat fournisseuse d’électricité, au cours de cette transition ? Oui, de notre point !

En effet, la Société <strong>Energie du Mali</strong> <strong>(EDM</strong>), ne danse malheureusement pas encore au même rythme que les Autorités de la Transition. Tant la fourniture des populations en électricité, constitue un véritable casse-tête pour EDM. Car, c’est un réel calvaire  que vivent les populations à cause des délestages fréquents au quotidien.

Les populations ne dorment pratiquement plus. Les aliments dans les frigos et congélateurs pourrissent. Les appareils électroménagers subissent quotidiennement des baisses et hausses de tension  et se gâtent. Les activités professionnelles du monde des privés, se retrouvent souvent bloquées. Voilà quelques unes des conséquences que provoquent les délestages de l’EDM et les irrégularités de tension du courant électrique fourni.

L’EDM est désormais la triste tache noire, sur le tissu tout blanc, de la Transition. Mais devrait-on en parler  ou se taire? Cette question mérite d’être posée. Tant  certains individus, de très mauvaise foi, pensent que la meilleure façon de soutenir la Transition, est de mentir ou tout simplement se taire sur les vraies difficultés des populations. Pire, ces soutiens supposés des Autorités de la Transition vont même traiter ceux qui dénoncent les mauvaises gestions  des sociétés et entreprises de l’Etat  comme étant les ennemis de la Transition. Dans leur logique, tous ceux qui dénoncent par exemples, les délestages et la pénurie d’eau dans les robinets, reçoivent le signe rouge devant leurs noms.

De toute façon, le quotidien des citoyens  devrait  être la préoccupation de tout pouvoir politique. Lequel doit veiller à ce que la population mange et dorme bien. Et c’est à la population qu’il appartient d’apprécier objectivement, comment les questions du social sont traitées par les décideurs. Normalement, les services compétents de l’Etat et les soutiens supposés de l’Etat  devraient se donner cette noble mission de dire la vérité aux plus Hautes Autorités de l’Etat, au sujet des conditions de vie des populations et surtout des citoyens, en rendant exactement compte.

Mais au lieu de jouer ce précieux rôle de vérité,  auprès des Autorités politiques, ils préfèrent faire des listes où inscrire les noms de ceux qui, dénoncent objectivement les délestages de l’<strong>EDM</strong> et les coupures d’eau de la<strong> SOMAGEP</strong>. Mais c’est évident, l’<strong>EDM</strong> fait du tort à tout le monde, sauf à ceux qui ont les grands moyens et qui disposent des groupes électrogènes. Oui, les riches et autres privilégiés ne savent pas que l’EDM fait vivre le calvaire aux populations.

Toutefois, mieux vaut informer les Autorités de Transition sur la question des délestages, pour qu’elles puissent trouver des solutions et mesures idoines, pour soulager les populations. Lesquelles souffrent du manque d’électricité. Mais  cela est une vérité et surtout une triste réalité. Personne ne saurait le nier. Il faut donc comprendre que  ceux qui en parlent, le font dans l’intérêt de la Transition et non contre celle-ci. Car, une situation méconnue ne trouve pas de solution, mais entraine  plutôt des mécontents. Toute chose qu’il faut éviter, en informant les décideurs. Alors à  quand la vraie solution miracle ?

Une  chose  est certaine, les Autorités de la Transition multiplient les efforts pour y répondre. En attendant  le moment du miracle, restons encore résilients et gardons  espoir !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : 18 juin 2023, une date fatidique pour le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-18-juin-2023-une-date-fatidique-pour-le-mali-3021417.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 May 2023 15:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« <em>Le  collège électoral  est convoqué le dimanche 18 juin 2023 sur toute l’étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali,  à l’effet de se prononcer sur le projet de Constitution ». </em>C’est la quintessence  du Décret N°2023-0276/PT-RM 2023, portant convocation, ouverture et clôture de la campagne électorale, lu ce vendredi 05 mai  à l’ORTM,  par le Porte-Parole du Gouvernement, ministre d’Etat en Charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Initialement prévu pour le 19 mars dernier, le  scrutin référendaire se tiendrait  désormais le 18 juin 2023.

S’il   arrive à se tenir à date, cette fois-ci,  et que  le OUI l’emporte, il consacrera l’entrée du Mali dans la quatrième République. Et  permettra  la tenue des autres scrutins  qui avaient été précédemment annoncés par le Gouvernement, à savoir : les élections des conseillers des collectivités territoriales, celles des députés en octobre 2023 et l’élection présidentielle en février 2024. Le 18 Juin 2023 est donc une date fatidique pour la République du Mali. Mais d’ores et déjà, de nombreux  problèmes  relatifs à la tenue  du referendum  existent.

À 38 jours de l’échéance référendaire,  la majorité des électeurs n’ont pas encore  reçu leurs cartes d’identité biométriques.  Or, au regard de  la loi électorale,  c’est le seul document valable pour pouvoir voter. S’il advenait que ce statu quo demeure, que se passerait-il ? Lors de son point de presse, tenu hier, le président de l’AIGE à rassurer que les électeurs qui n’auront pas de carte biométrique, pourraient voter avec des cartes d’électeurs (en cours de confection).

Au plan politique, il  y a des partis politiques et Associations qui défendent le projet de nouvelle Constitution. Ce sont, notamment : l’URD, l’ADP-Maliba,  et une pléiade  de mouvements de soutien à la Transition et au Col Assimi Goïta. L’ADEMA-PASJ, dont les ténors sont divisés sur le projet constitutionnel,  n’a pas encore  pris une position tranchée. Par contre, il y a également des partis politiques (le PARENA, CNAS Faso Hèrè, le Cadre des Partis politiques, l’UDD, le SADI)  et certaines  Associations et Organisations de la Société Civile (tel que le mouvement  ANTE ABANA) qui, dès le début, se sont opposés à l’élaboration  d’une nouvelle Loi Fondamentale. Qu’ils jugent inopportune et illégitime.  Nul doute que ceux-ci  vont logiquement battre campagne pour le NON.

Mais, il faut  surtout  redouter les organisations et mouvements  religieux  musulmans qui hostiles au projet de nouvelle,  à cause de la seule notion de laïcité qui est dans le texte. Ceux-ci sont sur le point  de se coaliser avec  des  partis politiques  et Organisations de la Société Civile (opposés  au projet de nouvelle Constitution)  pour former un front commun pour le NON. Déjà le samedi dernier, il a été mis sur place un mouvement de soutien à la Ligue Malienne des Imams et érudits (Limama) contre la laïcité dans la Constitution. Dont la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko est membre.

Il y a toutes les chances que ce tout nouveau mouvement politico-religieux batte  campagne pour le NON, si la notion de laïcité n’est pas abandonnée. Alors qu’il est aussi avéré que les mouvements religieux musulmans  ont une grande capacité de mobilisation au Mali.  Le président  de Transition, qui tient  mordicus à la forme républicaine et laïque de l’Etat,  sera-t-il, in fine, amené à reculer ?

Rien n’est moins sûr !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Minusma :  Un machin qui divise les maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-minusma-un-machin-qui-divise-les-maliens-3020756.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 07:45:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Actuellement, les maliens sont de plus en plus hostiles à la présence de la Minusma sur leur territoire. Alors que certains réclament son maintien. Mais que reproche-t-on vraiment à cette mission onusienne  créée en 2013 pour la stabilisation du Mali?  Pourquoi en dépit de son échec patent à aider notre pays sur le plan sécuritaire certaines populations du Nord du Mali réclament son maintien ? Notre analyse ! </em>

Sont certainement majoritaires, les maliens qui estiment que la MINUSMA a échoué dans l’accomplissement  de sa mission. Au lieu de permettre à  renforcer la sécurité des populations maliennes, nombreux sont les maliens qui considèrent que la Mission Onusienne constitue l’une des premières causes d’insécurité ans leur pays. En somme, ils sont d’avis que sa présence au Mali n’aura servi à rien, si ce n’est que de contribuer à aggraver la situation sécuritaire.

Beaucoup de maliens ne comprennent pas, comment toutes ces forces étrangères (que constitue la MINUSMA) venues des quatre coins du globe terrestre, avec armes et logistiques de nouvelles générations, n’ont pu empêcher que des bandits ou des terroristes parviennent à déstabiliser leur pays ? Cela, en  perpétuant des attaques, pour  constamment tuer  les soldats des  Famas et les paisibles populations du Centre et du Nord. Cela est inconcevable pour eux.

De sorte que beaucoup de voix s’élèvent actuellement pour demander le départ pur et simple de la Minusma, comme réclamé depuis longtemps. Certaines associations n’ont pas hésité de monter au créneau pour dénoncer sa présence. C’est le cas de l’emblématique  mouvement ‘’Yerewolo debout sur les remparts’’.  Le vendredi 28 avril 2023, au palais de la culture Amadou Hampâté Bâ, ce mouvement souverainiste  a organisé un grand meeting. Au cours duquel, il a pu mobiliser  du monde (des milliers de personnes) pour demander le départ de la Minusma du territoire malien. On pouvait lire, entre autres slogans : « MINUSMA dégage » ; « MINUSMA terroriste ». Les animateurs du meeting ont, tour à tour, accusé la mission onusienne d’être de connivence d’avec  la France et l’OTAN, pour maintenir l’insécurité au Mali de façon à justifier leur présence. Ils ont dénoncé l’attitude hypocrite de la France et la MINUSMA qui aideraient financièrement les rebelles séparatistes du nord, allant jusqu’à assister, le 6 avril de chaque année, aux prétendus célébrations de leur indépendance. « Yéréwolo débout sur les remparts »  exige que les  Autorités maliennes s’opposent au renouvellement du mandat de la MINUSMA qui s’achève en juin prochain.

Pourtant, le même vendredi 28 avril, dans les régions du nord, notamment à Gao et Tombouctou et bien d’autres, des zones les plus concernées par les  activités humanitaires de la MINUSMA, certaines associations s’inquiètent pour la sécurité économique des populations, si et seulement si la mission onusienne partait. C’est notamment le cas d’une déclaration de Gao, lors d’une conférence de presse le 29 courant,  dans laquelle,  « Les corps constitués de la société civile de Gao » demandent le maintien de la MINUSMA. Selon ladite déclaration, ‘’Le retrait précipité de la MINUSMA, risquerait d’entrainer des conséquences sociales, économiques profondes pour nos communautés dans les régions Nord du Mali, du centre ainsi que le pays’’.

A Tombouctou et Taoudéni, même refrain, au cours d’un meeting comme pour répondre à celui de Bamako. Les organisateurs  disent non au départ de la MINUSMA du Mali : «Les populations de Tombouctou et Taoudéni soutiennent la MINUSMA, pour son engagement en faveur de la paix et du développement socio-économique »,  pouvait-on lire sur une banderole mors de ce meeting.

Ainsi, si la présence de la MINUSMA est, pour certains, source de menaces sécuritaires, d’autres estiment, au contraire, qu’elle est gage de sécurité économique. Comme l’on peut constater : la question de la MINUSMA divise les maliens. Tandis que, si l’on tient compte de l’intérêt supérieur de la nation, ce machin onusien ne devrait pas être source de divisions des maliens. D’un côté comme de l’autre, il faut donc savoir raison garder. Car le Mali traverse  actuellement un moment difficile où l’heure doit être plutôt à l’union sacrée et non à la division.

Ces différences tendances risquent  de fragiliser le combat de la Transition. Pour éviter cela, les Autorités politiques transitionnelles doivent, illico presto,  prendre une décision idoine allant dans le sens de l’intérêt  général de tous les maliens. Après tout, seul le   Mali compte !

<strong>Moussa Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La Liberté de la Presse face à la Communication Gouvernementale :   Difficile collaboration en période de transition !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/la-liberte-de-la-presse-face-a-la-communication-gouvernementale-difficile-collaboration-en-periode-de-transition-3020754.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 07:38:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Pourrait-on imaginer un équilibre entre la Presse dans son exercice et la Communication gouvernementale, dans le contexte actuel de la transition ?</em>

La Liberté de la Presse, est une liberté accordée aux journalistes et auxiliaires des médias,  à exercer sans contrainte aucune, leur métier, qui consiste à faire la quête, le traitement et la diffusion des informations. Alors que la Communication politique se définit, comme celle qui consiste à défendre, toutes les actions gouvernementales, en donnant de la lisibilité et de la visibilité à celles-ci. A cet effet, elle travaille sur les discours, les faits et gestes du gouvernement pour mieux les promouvoir. L’objectif recherché,  est de parvenir à convaincre la population en général, et le peuple en particulier, à adhérer à tout ce que dit, et fait le gouvernement.

L’Equilibre, est la part de raisonnement qui tient compte de tous les points de vue, pour aboutir un jugement, une action ou une réaction, qui arrange toutes les parties. Le Contexte fait référence aux événements ou actions qui ont lieu, ou qui se déroulent dans un temps ou une période précise. C’est bien le cas actuel de la Transition malienne.

A la faveur de ces définitions, il se présente clairement à nous, la question de la liberté de la presse face à la communication gouvernementale. En d’autres termes, la période transitoire pourrait-elle concilier la liberté de la Presse et la communication gouvernementale ? Le contexte devient ici très capital, pour les angles de nos analyses. Cela, dans la mesure où, les exercices des journalistes et des hommes des médias se réfèrent tous, au contexte actuel de la transition.

Les journalistes traitent depuis le 18 Août 2020, l’actualité nationale, en explorant tous les thèmes parmi lesquels, la question des rapports du gouvernement de la Transition avec les partis politiques, la société civile, les enseignants, les organisations religieuses, la population etc. De même, journalistes traitent des relations du gouvernement de Transition avec la communauté internationale dont : la CEDEAO, L’UEMOA, UNION EUROPEENNE, LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTTALES. Les relations du gouvernement de Transition avec les pays du monde, dont la France et la Russie. Les journalistes dans leur exercice, explorent les sujets aussi simples, que complexes, dont la question de la cherté de la vie, de la justice, de l’insécurité sur le territoire national, la lutte contre le terrorisme et le djihadisme, le respect du chronogramme de la Transition, l’organisation des élections en 2024, le bilan de la Transition, le projet de la révision constitutionnelle, les délestages etc. Les journalistes dans leur liberté, traitent ces sujets à la faveur de leurs lignes éditoriales, de leurs appréciations et de leur conscience professionnelle. <strong><em>Mais sont-ils toujours appréciés par les détenteurs et responsables de la communication gouvernementale ?</em></strong> La réponse affirmative est très difficile à donner ici, dans la mesure où les logiques ne sont pas les mêmes.

En effet, les journalistes diffusent toutes les informations, qu’ils trouvent nécessaires et utiles à mettre à la connaissance des populations, de l’opinion, nationale et internationale.

Alors que de leur côté, ceux qui ont charge la communication gouvernementale, se préoccupent plutôt de la nature de l’information à mettre à la disposition des populations, de l’opinion nationale et internationale.

Sur des sujets très sensibles, tels que : les relations de gouvernement de la Transition avec l’Etat français ; l’intervention des forces armées dans les villes et villages ; les mandats d’arrêt lancés contre les leaders politiques en exil, les journalistes et les hommes en charge de la communication du gouvernement n’ont pas la même perception. Ils ne partagent pas souvent les mêmes angles de traitement. Et les avis divergent à ce niveau. Il y a même souvent, de la rupture des visions sur certains sujets sensibles.

Les communicants du Gouvernement, dans leur mission, veulent obligatoirement convaincre, rassurer, tranquilliser et encourager les populations, au sujet de la gestion des problèmes d’intérêt national. De même, ils veulent que les populations apprécient positivement, la vision du gouvernement, en cette période de Transition. Ils veulent également que les populations adhèrent aux décisions du gouvernement, quelles que soient les situations. Le projet de la révision constitutionnelle en est un exemple concret.

Sur ce sujet, les responsables de la communication gouvernementale, se préoccupent des intérêts politiques et surtout du respect du choix du gouvernement. Alors comment ces deux entités peuvent-elles parvenir à un équilibre sur les sujets à traiter ? Il faut noter avec insistance que l’équilibre n’est pas toujours facile à espérer. Cependant, il convient de prendre du recul et apprécier les sujets hautement sensibles, qui peuvent mettre en mal, le pays. Il y a effectivement des situations difficiles et complexes qui engagent la vie de toute la nation et des populations. De telles situations, font appel à la conscience professionnelle, et imposent beaucoup plus le sens élevé des journalistes, pour éviter d’être vus comme étant ennemis des autorités, voire ennemis de la nation.

Les journalistes ne doivent pas non plus jouer le jeu de tous ceux qui mettent en danger la vie de la nation. Par exemple, les djihadistes, terroristes et autres criminels sans foi ni loi. Sans toutefois renier les règles du métier, les journalistes doivent éviter d’être obstacles au pouvoir de la Transition, sous l’angle de toute complicité avec les ennemis du pays.

En vérité, pour que cela se fasse dans le sens de l’équilibre, il revient aux responsables en gestion de la communication gouvernementale, de savoir convaincre les journalistes, en leur fournissant les informations utiles et nécessaires. Ils doivent collaborer avec les journalistes en leur facilitant l’accès aux informations et aux responsables et dirigeants de la Transition. Ceux qui gèrent la communication gouvernementale, doivent dans leur mission, considérer les journalistes comme de vrais partenaires et non comme des ennemis ni des cibles à abattre.

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<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  La MINUSMA en cause !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 07:29:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’appel du Mouvement Yèrèwolo Débout  sur les Remparts, des milliers de maliens se sont  rendus, le vendredi 28 avril 2023,  au  Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako, pour  assister à un méga meeting.  Pour les organisateurs,  le  but  de la rencontre  est  de montrer à l’opinion  nationale mais surtout internationale,  le grand désamour que la majorité des maliens éprouve  actuellement  vis-à-vis de la MINUSMA.   </strong>

<strong>Durant le meeting, les animateurs ont unanimement  prêché  le départ de la mission Onusienne du Mali. </strong>Ils ont invité les militants  et partisans  de Yéréwolo sont à sortir massivement, le 23 juin prochain, pour mettre la pression sur  la Mission des Nations Unies.  Ils  devront  « sans violence », espèrent les ténors de Yéréwolo, camper devant le QG de la Minusma pendant sept jours<strong>. Mais pourquoi  les maliens  sont-ils devenus majoritairement hostiles à la Minusma  pour exiger   désormais  son départ?</strong>

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été créée par la résolution 2100 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politique dans le pays. Elle devrait  y  effectuer un certain nombre de tâches d'ordre sécuritaire. Mais avec le recul de 10 ans, force est de constater  que la mission à elle confiée est loin d’être remplie. Pis, la situation s’est davantage aggravée. N’est-ce pas des raisons suffisantes pour  des populations  maliennes exigent  son retrait ?

De toute façon, le parolier du mouvement Yèrèwolo a évoqué, lors du meeting, moult  raisons qui justifient le départ de la Minusma du Mali. Siriki  Kouyaté a égrené,  entre autres : le fait que la mission est  une « fabrication française »  pour servir ses intérêts et ceux de ses alliés occidentaux ; l’agenda caché de la mission pour la séparation du Mali. Qui est sous-tendue  par les  participations régulières de la MINUSMA  aux  prétendues fêtes  de l’indépendance des mouvements séparatistes du Nord. Mais aussi, le parolier dénonce  la production des  rapports biaisés (en l’occurrence sur la question des Droits de l’Homme) de la MINUSMA  pour  saboter les efforts des Autorité maliennes  pour asseoir la souveraineté sur l’ensemble du territoire national.

En juin prochain  (dans un mois), le mandat de la MINUSMA sera rediscuté,  en vue de son renouvellement ou pas par le Conseil de sécurité de l’ONU. Cela sur fond de retrait de nombreux contingents  des pays occidentaux  qui ont déjà fait défection ou fait  part de leur volonté de mettre fin à leur contribution. La France a cessé d’être le « Porte-plume »  du Mali.  La MINUSMA a-t-elle encore, compte tenu de ces réalités, des chances de voir son mandat renouvelé ? Difficile d’y répondre !

Toutefois, depuis les récentes  attaques qui ont  visé des installations militaires et l’aéroport de Sévaré, des membres du cabinet présidentiel  à Nara, le samedi 22 avril dernier, la MINUSMA  fait, plus que jamais, face à une grande hostilité des maliens. Dont la majorité  ne souhaite  plus sa présence. Mais en la matière, le dernier mot  appartient aux Autorités maliennes. Lesquelles  ont le droit de réclamer,  en toute souveraineté, la fin de la mission onusienne. Vont-elles  in fine  avoir  le courage d’aller dans ce sens ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mise en place de l’AIGE à Kati :  Le représentant de la société civile désavoué</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mise-en-place-de-laige-a-kati-le-representant-de-la-societe-civile-desavoue-3018050.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 10:20:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Front du 1<sup>er</sup> Avril de Kati a donné un point de presse, le samedi 1<sup>er</sup> avril 2023, à 10 heures à Noumorila. Il portait  sur la situation du choix du représentant  des organisations de la société civile de Kati à l’AIGE.</em>

L’objectif de ce point de presse, selon Alfousseyni Sakiné, était de : dénoncer le mode de désignation des représentants  de la société civile à l’Autorité Indépendante de Gestion des élections (AIGE Locale) par la préfecture de Kati, le mercredi 29 mars 2023 ;  parler sur la situation critique de la gestion de la société civile de Kati, dirigée par des septuagénaires manipulés par l’administration à dessein et ; sur des décisions finales des organisations, Associations, Syndicats, Mouvements (politiques ou apolitiques) et Regroupements de Femmes contre cette décision Contestée.

Une  décision qui a été prise de façon  unilatérale et illégale par le préfet au détriment  de la commune urbaine et de la préfecture de Kati. Selon lui, C’était prévu pour lundi, mais ça été reporté à Mercredi. Le jour J,  a-t-il déclaré, on est allé, et il y avait plus de 100 personnes dans la salle. Tous les représentants des mouvements, groupement ou association avait un mandat au nom de son regroupement d’origine.

Avec les partis politiques, il n’y a pas eu de problème. A 14  heures, à notre grande surprise, on nous  amène une liste sur laquelle figuraient, seulement les noms de 15 à 16 associations pour nous dire que seuls les noms figurant sur ladite liste étaient autorisés à rentrer dans la salle. Surpris, nous avons cherché à comprendre. Ils nous ont fait savoir qu’il y a deux personnes à la tête de la société civile à Kati : la société civile communale et celle du cercle, le 1<sup>er</sup> c’est Ben chérif Diabaté, le 2<sup>ème</sup> Djouka Mady Sissoko.

Ces derniers ont affirmé avoir été à Koulikoro pour  installer l’AIGE régionale sans problème. Et que nous ne devons pas faire de bruit. On a répliqué en disant que « ce n’était donc plus nécessaire de nous faire appel, d’autant que vous pouvez tout faire sans l’avis d’autrui. Si vous nous faites appel, vous êtes obligés de nous dire quelque chose. S’en est suivies des tractations, nous avons été conseillers par des personnes sages de ne pas faire de pagaille, car c’est ce qu’ils recherchent. Ils ont fait appel à la police pour dire qu’il y a des perturbateurs qui veulent empêcher les travaux. Nous sommes en démocratie, il faut se voir pour prendre la bonne décision. Voilà comment les faits se sont déroulés.

Abondant dans le même sens, l’Iman Sidy BA, très connu pour ses prises de positions pour la bonne gouvernance à Kati et sur le plan national dira : « Je suis témoin oculaire. Tout s’est déroulé à ma présence. Nous ne sommes pas du tout d’accord avec le mode de désignation, quelqu’un qui prône pour le changement n’agirait  pas comme  cela.  Ils font tout pour barrer la route à ceux qui veulent une gestion saine.  Nous soutenons la Transition, en posant des actes, mais pas par les mots. Nous voudrions que ça se passe comme le souhaitent les membres des organisations de la société civile de Kati.» a-t-il déclaré.

Aussi présent à ce point de presse, Adama Coulibaly, président national de ‘’Faso Kolochiliba tonba ‘’  qui intervient dans ces situations pareilles survenues partout au Mali dira : « Autant le Mali nous appartient tous, ses lois aussi doivent l’être. On rencontre ces genres de problèmes partout au Mali, ce qui fait que certaines gens se trouvent à la tête des choses où ils ne devraient pas être.

Le Mali existe, mais le malien n’existe plus. Ce qui se passe en ce moment concernant la mise place de l’AIGE n’est pas étonnant. La construction d’un pays n’est pas facile. Quant Sidy Bah, il  m’a appelé pour me faire part de la situation, nous avons vu le ministre de l’administration territorial,  le gouverneur.  Ils disent avoir pris notes qu’ensemble les erreurs seront corrigées.» a-t-il conclu.

<strong>Moussa Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>«Mali : L’intervention internationale à l’épreuve de la crise malienne » :    C’est l’intitulé du livre de Dr Moumouni Soumano, à lire à tout prix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/mali-lintervention-internationale-a-lepreuve-de-la-crise-malienne-cest-lintitule-du-livre-de-dr-moumouni-soumano-a-lire-a-tout-prix-3018041.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 03:47:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Sous l’égide du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Doyen et le Vice-Doyen de la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) des Universités de Bamako ont procédé, le samedi 1<sup>er</sup> Avril 2023 dans l’enceinte de leur établissement universitaire,  au lancement public  du livre écrit par leur collègue  Dr Moumouni Soumano. L’ouvrage   s’intitule : « Mali : L’intervention internationale à l’épreuve de la crise malienne ». C’est un ouvrage d’actualité dont les décideurs politiques pourraient s’inspirer.</em>

La présentation du livre a eu lieu en présence des parents, amis et proches mais aussi, de collègues de l’auteur. Un représentant de l’Union Européenne a pris part  au  lancement du  livre. Qui a été solennellement présenté par Abdoul Sogodogo. L’auteur s’est prêté aux questions et observations de l’auditoire<em>. </em>Des  collègues, étudiants,  parents et  amis ont témoigné pour magnifier les nombreuses qualités de Dr Soumano. En l’occurrence : sa valeur intrinsèque, sa rigueur dans le travail et son humanisme

Après une sérieuse lecture du livre « Mali : L’intervention internationale à l’épreuve de la crise malienne », le Vice-Doyen de la FSAP est bien placé pour le présenter au public. Et c’est qu’il a fait. D’entrée  de jeu, Abdoul Sogodogo estime, sans détour,  qu’il est très intéressant tant il traite scientifiquement la problématique actuelle de notre pays dont : L’importance des enjeux géopolitiques sur les questions nationales et la délicate attention aux dynamiques nationales qu’ils peuvent susciter ; La nécessité de considérer, sinon de prioriser les besoins nécessaires (survie, santé, éducation, alimentation) des populations en toute circonstance pour la consolidation du processus démocratique ; Le renforcement de la prise en compte des Droits de l’Homme ; L’initiation et le soutien d’une approche holistique de l’extrémisme violent ; La nécessité de repenser les approches de l’organisation sous régionale qu’est la CEDEAO ; Le changement de paradigme du maintien de la paix des Nations-Unies.

<strong>Pourquoi ce livre, qu’est-ce qu’il suscite ?</strong>

Les nombreuses publications et analyses occidentales, certainement  erronées sur la crise malienne, ont dû motiver  Dr Moumouni Soumano à prendre la plume pour  fournir à l’opinion nationale et internationale, aux décideurs politiques du Mali et de la Communauté Internationale,  une autre  analyse.  Celle, cette fois-ci,  d’un Enseignant-Chercheur malien.  Tant,  il  estime  que  les Africains ont besoin d’avoir leur propre voie afin de pouvoir créer une harmonie dans  ce qu’ils veulent pour s’orienter sur leur choix stratégique. Toute chose  possible  mais à la seule condition que les élites africaines prennent conscience pour procéder à leurs propres recherches et analyses des questions qui concernent leur continent. « L’on n’est mieux servi que par soi-même », nous enseigne une sagesse populaire.

Ainsi, Abdoul  Sogodogo estime que   ce livre,  intitulé <strong>: «Mali: L’intervention internationale à l’épreuve de la crise malienne»</strong>, vient à point nommé et  relance le débat sur l’efficacité et la légitimité de l’action internationale. D’après lui,  l’auteur mobilise une approche qualitative. Pour  se situer  dans une observation participante (CMDID), en ce sens qu’il a dirigé l’un des organises importants au Mali en termes de renforcement de capacité des acteurs politiques (partis politiques et OSC). De même, le Vice-Doyen est persuadé que l’ouvrage est  une œuvre  d’une grande qualité scientifique, dont on se rend compte rapidement dès  la lecture de l’introduction. L’auteur a bénéficié, d’après le Vice-Doyen,  de retours constructifs d’une patère d’experts sur différents aspects des thématiques abordées.

<strong>Structuration de l’ouvrage, d’après le Vice-Doyen</strong>

Publié aux éditions L’Harmattan en 2023, cet <strong>ouvrage compte 251 pages</strong> réparties en cinq (5) chapitres toutes aussi intéressantes les unes que les autres. L’auteur part d’une observation profonde de la vie quotidienne des populations maliennes pour rendre compte de la volonté d’un peuple résiliant à « construire une cohésion nationale (…) malgré les difficultés ». p.23

Le premier chapitre peint le paysage politique malien de 1992 à nos jours avec des évènements majeurs que l’auteur analyse succinctement. Il met en évidence la difficulté d’enracinement de la démocratie au Mali. Il souligne à ce niveau, comment le système de gouvernance « <strong>centralisation</strong> » p30 a fragilisé le processus de démocratisation sous la première et seconde République. En effet, la verticalité administrative ne favorise pas la participation des citoyens à la gestion des Affaires publiques. L’avènement de la démocratie,  en 1992,  ne semble pas pour autant avoir suffisamment adressé ce problème en raison de la faible culture démocratique (crise de légitimité institutionnelle, corruption de l’élite, fraude électorale).

Le second chapitre nous plonge au cœur de l’actualité malienne. L’auteur analyse froidement la relation franco-malienne et ses effets dans l’enlisement de la crise. Si l’intervention française a été accueillie avec enthousiasme aux premières heures, elle a suscité des interrogations cruciales en termes d’efficacité. La multiplicité des forces internationales est interrogée, mais aussi la volonté des autorités nationales à restaurer l’Etat de droit et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire nationale.

Dans le chapitre 3 du livre, on est amené incontestablement à voir l’écart entre les attentes légitimes de sécurité des populations et les efforts de l’Etat et ses partenaires. L’enseignant qu’il est, l’auteur nous fait  comprendre : comment, de façon progressive,  la zone du conflit s’est étendue du Nord et au Centre du pays ? Pourquoi, malgré un fort engagement de la Communauté internationale au Mali (MINUSMA) le conflit et les violations des droits de l’homme perdurent ?

Le quatrième chapitre décrypte le changement de paradigme dans la gestion de la crise malienne. Ainsi, l’Etat malien, présenté comme failli ou faible, reprend le leadership dans la lutte contre le terrorisme et le recouvrement du territoire national. Ce regain de souveraineté <strong>« sur fond de crise de confiance », p155,</strong> fait sujet de débat et le jeu d’alliance des nouvelles autorités est objectivement analysé ici. Le chapitre 5 nous rassure après avoir traversé le décor planté par l’auteur dans les chapitres précédant notamment la faiblesse de l’Etat et l’échec de démocratisation.

C’est pourquoi Abdoul Sogodogo, qui a bien lu l’ouvrage, invite le lectorat, l’opinion nationale et internationale, les organisations internationales, les décideurs politiques et administratifs maliens à découvrir les nouvelles approches proposées par Dr Moumouni Soumano dans son ouvrage, pour adresser la crise malienne. Tant, ledit ouvrage nous invite à repenser carrément les mécanismes de maintien de la paix et la préservation des Droits de l’Homme, mais aussi de convergence entre les acteurs engagés pour la paix au Mali.

C’est un livre à lire à tout prix !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(Encadré) </strong>

<strong>A propos de Dr Moumouni Soumano ?</strong>

Quinquagénaire, Dr Soumano est actuellement Enseignant-Chercheur à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) de l’Université de Bamako. Il est marié et père de plusieurs enfants. Il possède une expertise avérée dans : le Management des Projets, Monitoring, l’évaluation et la facilitation du Dialogue Politique,  l’analyse  et  le drafting des questions politiques,…, le Management des Conflits. Dans ce cadre, Dr Soumano a exercé dans plusieurs pays. Dont : le Benin, Burkina Faso, Burundi, Sénégal, Mali, la France,  Gambie, Guinée, Côte d’Ivoire.

Dans  le domaine des Etudes, Séminaires et Stages professionnels, il a décoché en 2006, un PhD en Droit Public à l’Université Paris-Nord XIII Centre  d’Etudes et de Recherches Administratives et Politiques (CERAP), sous le thème : Fonds Européen de Développement. En 2002, Dr Soumano a décroché un Master en Droit Public  à l’Université Paris-Nord XIII, sous le thème : La Cour d’arbitrage de la CEDEAO. En 2001, il obtient un Master en Diplomatie et en Management des Organisations Internationales. Des séminaires, il en a effectué plusieurs dont, entre autres : en 2001, sur les relations bilatérales et multilatérales à l’Institut International d’Administration  Publique (IIAP) de Paris. La même année ;  un autre séminaire  sur la Diplomatie Américaine Contemporaine à American Graduate  School  de Paris. D’autres séminaires : en Italie, Pays-Bas, Togo, Afrique du Sud.

Dr Moumouni Soumano, qui parle couramment  le Bambara, Français et l’Anglais,  est nanti d’une grande expérience en Gouvernance en démocratique et Politique. Puisque de 2010 à 2019, il fut Directeur Exécutif du Centre Malien Pour le Dialogue Interpartis et la Démocratie (CMDID). A cet effet, il a coordonné de nombreux projets et programmes, il a participé à la facilitation et la coordination des dialogues de Haut Niveau, à l’initiation et la facilitation lors des séminaires entre les acteurs politiques  et ceux de la Société Civile. Il  a collaboré avec : l’Institut Norvégien pour le multipartisme et la Démocratie ; la coopération allemande ; la MINUSMA ; l’Union Européenne, l’USAID et ONU-Femmes. En 2016, il est facilitateur associé à l’Ecole de maintien de la Paix Alioune Blondin Beye ; en 2014, il est Chercheur associé à l’Université de Floride (USA). En 2013, il est Chercheur associé à l’ONUDC/ Centre Koffi Annan. Comme Consultant, Dr Soumano, lors des périodes électorales, a participé à la facilitation du Dialogue  Politique.

Dans ses  publications, on retient, entre autres : 2008 « les modèles d’organismes électoraux: contribution à la réflexion des partis politiques »
Fondation CMDID ; 2010,  « la future agence générale des élections au Mali: similitudes et différences avec le modèle du Ghana » Fondation CMDID ; 2014,  « l’épreuve des réformes démocratiques au Mali: l’élite politique face au délitement de l’Etat», Centre d’études africaines - Université de Florida etc.]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Bipartition des organisations musulmanes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bipartition-des-organisations-musulmanes-3018034.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 01:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir validé le projet de nouvelle constitution du Mali, le Président de la Transition malienne l’a officiellement présenté, depuis le  20 mars 2023, aux Forces vives de la nation. Col Assimi Goïta s’est servi de l’occasion pour   leur expliquer  le grand intérêt que son Gouvernement  porte  pour  la nouvelle Constitution. Aussi, il les  a invités  d’y adhérer  pleinement et de le vulgariser  auprès de leurs militants et des populations. Alors que, au sein des Forces vives,  cette question de nouvelle Loi Fondamentale ne fait pas du tout  l’unanimité. Puisque, en réalité,  elle les divise.

Ce constat est hélas bien perceptible  chez les acteurs  politiques et dans leurs regroupements politiques,  tout comme chez les leaders  religieux musulmans et au sein de leurs associations. Lesquels sont déjà dans des   bagarres  de positionnement.  Ainsi, des leaders  musulmans ou des associations religieuses  musulmanes profitent des meetings ou des plateaux de télévision pour se prononcer. Lors de cet exercice  (quasi politique), il ressort une nette bipartition des dignitaires ou des associations musulmanes autour du Projet de Nouvelle Constitution. Les uns s’y opposent tandis que les autres y adhèrent.

La Ligue Malienne des Imams et Savants pour la solidarité islamique (Limama),  fait partie des regroupements religieux qui ont carrément rejeté le Projet de Nouvelle Constitution. Elle  s’oppose à l’expression  de « la laïcité »  dans le texte  constitutionnel et exige qu’elle soit remplacée par celle de  « l’Etat multiconfessionnel ». Idem pour  le  regroupement politico-religieux de l’Imam Mahmoud Dicko qui rejette le Projet de  Nouvelle Constitution. La Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam (CMAS) n’a de cesse dénoncé ledit projet. Dans nombre  de ses sorties  médiatiques ou meetings, elle  exigeait du Président  de la Transition de « sursoir »  à l’élaboration d’une  nouvelle Loi Fondamentale.

Par contre, il y a des leaders religieux musulmans qui apportent  leur soutien indéfectible au nouveau Projet constitutionnel. Cherif Ousmane Madani  Haidara fait partie de ceux-ci. S’exprimant en son nom personnel,  le Président d’Honneur du Mouvement Ançardine International, dit : « J’exprime mon soutien total au projet de constitution ». Mais nul n’ignore que les positions du Guide des Ançardines se confondent avec celles de son mouvement.

Autre grand soutien de taille de la Transition ?  Le Cherif de Nioro est beaucoup cité pour soutenir les Autorités de la Transition. Or, jusque-là, le Chef des Hamallistes ne s’est pas prononcé officiellement. Mais  d’après certaines indiscrétions, il aurait déjà donné son aval pour le Projet de Nouvelle Constitution. Si cela venait à s’officialiser, nul doute que le Mollah serait suivi par la majorité des Hamallistes.

Quid  de la position du Haut Conseil Islamique du Mali  (HCIM) ?  Certainement bipartite, cette organisation nationale, censée représentée toutes les confessions religieuses musulmanes du Mali,  ne s’est toujours pas prononcée  sur la question. D’ailleurs, pourrait-il le faire au risque de s’éclater ?

Une chose est plus que  certaine, la campagne référendaire, si elle a lieu,  sera rude, pour ne pas dire très rude entre les leaders et (ou) Associations religieuses musulmans (es). Mais une autre chose serait beaucoup plus  intéressante : le résultat des urnes (si le vote a pu se dérouler). Car   le verdict des urnes  nous permettrait  in fine de connaitre le poids réel des uns et des autres.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les medias et  la liberté  d’expression :  Ce mal nécessaire, difficile à supporter !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/les-medias-et-la-liberte-dexpression-ce-mal-necessaire-difficile-a-supporter-3018043.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 01:25:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans toutes les sociétés humaines, s’il y a un mal nécessaire et indispensable, mais très difficile à supporter, c’est certainement la liberté d’expression. Et cela pose clairement la question de savoir : si nous pouvons vivre ensemble sans nous exprimer dans la vérité ?

En vérité, depuis que les sociétés humaines ont fait l’objet des conquêtes pour leur gestion, par une poignée d’individus, peu importe leurs visions et idéologies, le monde est devenu, celui où la vérité n’est pas la bienvenue. Cela a été bien remarqué dans les pouvoirs féodaux, dans les royaumes et autres. Seuls,  les détenteurs des pouvoirs  pouvaient s’exprimer en leur nom et également au nom de tous les autres individus de la cité. De même, tout ce qu’ils disaient devrait être accepté comme étant vrai.

Avec l’évolution, surtout grâce à naissance des pensées philosophiques fortes, l’esprit critique a fini par s’imposer. La prise de conscience a créé le sens aigu du courage pour revendiquer la prise de parole, afin  que chaque être humain  puisse avoir  la possibilité de s’exprimer. A cet effet, des luttes ont eu lieu, en opposant les citoyens aux détenteurs des pouvoirs. D’ailleurs,  avant d’en arriver à la démocratie et aux libertés individuelles et collectives, il est important de mentionner que les pouvoirs étaient concentrés entre les mains d’un groupe d’individus ou d’un seul individu, comme c’est bien le cas des monarques pour la monarchie (Royauté et Empire).

En clair, tout pouvoir se reposait sur un seul être humain. L’exemple du Roi qui regroupe en lui seul, les trois pouvoirs à savoir : le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. C’est également le cas des dictateurs qui résument en eux, la république, l’Etat et le peuple. Et tout fonctionne au gré de leurs caprices.

C’est pourquoi, les libertés d’expressions, ne sont pas les bienvenues dans les sphères des pouvoirs. Et que toute prise de parole devrait, dans ce contexte précis, tenir compte de l’appréciation et surtout de la réaction qu’aurait tout pouvoir en place.

Dans le fond, la liberté d’expression, s’il elle est nécessaire pour tout citoyen pour se sentir libre de s’exprimer et donner son opinion, il convient cependant de noter, que cette même liberté, constitue  un véritable mal pour tout pouvoir. Tout pouvoir a une logique qui veut que tout le monde, ou la majorité des citoyens, voire, la population, adhère à tout ce qu’il dit et fait.

Si donc la démocratie est une bonne chose pour chaque individu, parce qu’elle lui permet la liberté de pleinement jouir de ses facultés mentales et intellectuelles, cette même démocratie, demeure un mal pour tout pouvoir qui veut être le seul détenteur de la vérité.

Aucun pouvoir n’aime être contrarié, contesté ni être remis en cause. Il est donc extrêmement important que chaque citoyen sache cela. Justement pour qu’il parvienne à savoir se comporter vis-à-vis du pouvoir. Et que dans son exercice de la prise de parole, qu’il sache quoi dire et comment le dire, pour éviter toute fâcheuse réaction du pouvoir.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La laïcité :  Un frein au projet d’un Etat Islamique au Mali ?</title>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 01:16:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une volonté  de création d’un Etat Islamique pour l’application de la charia serait à  l’horizon. Les débats sur le sujet de la laïcité, ont permis de déchirer le voile sur le projet de la création d’un état islamique au Mali. Les responsables religieux musulmans hostiles à la laïcité, ne font plus de mystère, sur leur volonté de faire du Mali est pays islamique. Ils le disent très clairement sur les plateaux des chaines des radios et télévisions, et même au cours des prêches</em>.

Sur les chaînes de télévisions où certains ont été invités à débattre sur ce thème, ils ont été on ne peut plus clairs, en soutenant que la laïcité, dans sa conception actuelle, éloignerait l’homme de DIEU. Et que la gestion de l’Etat se ferait, sans les principes ni les lois de Dieu. Ils vont plus loin en disant que tout ce qui est contraire à la religion musulmane doit être supprimé systématiquement au Mali.

Toute chose qui rappelle bien, les horreurs qui avaient eu lieu au nord de 2012 à 2013, où la charia avait été appliquée strictement par les envahisseurs. Cela,  par la destruction des mausolées. Alors que  tout le patrimoine culturel du Mali avait été saccagé  et détruit  par les adeptes de la charia. Dans plusieurs localités du pays, où les « djihadistes » sévissaient, on  y appliquait la charia aux populations. Alors que c’est l’Etat malien qui aurait dû avoir le monopole du Droit et de la Force. Même failli !

Certains observateurs continuent de s’étonner  que ces mêmes responsables religieux n’aient jamais eu  à condamner la destruction des villes et villages du Mali, par les présumés djihadistes qui seraient en réalité des terroristes. Les populations des cercles de la région de Mopti souffrent encore au quotidien, mais ces animateurs du débat sur la laïcité, n’ont pas encore eu une posture de la condamnation des crimes perpétrés au nord et au centre du Mali.  Mais  la vie des Êtres Humains n’est-elle pas  plus importante que tout ? Pourquoi ces animateurs sur la laïcité ont-ils décidé d’engager un bras de fer avec les Autorités de la Transition, sur la question de la laïcité, et garde  le silence total, sur les massacres de leurs concitoyens dans les régions du nord et du centre ?

Par ailleurs, si l’esprit qui domine aujourd’hui au Mali, est celui de la souveraineté. Il doit aussi intégrer les réelles valeurs africaines du Mali. L’actualité oblige ! Le pays est maintenant dans l’élan du panafricanisme, salué de partout au monde. Et le fait de vouloir l’ériger en un Etat islamique, ne serait-il pas le contraire de la souveraineté retrouvée ? Le spirituel africain, ne fait-il pas partie des valeurs de la souveraineté ?

Normalement, cette question de la laïcité devrait être vue, sous l’angle du pouvoir de l’Etat à  réguler tous les citoyens, dans une logique du vivre en ensemble dans  la vraie cohésion sociale. Ce qui aurait l’avantage  de permettre à tous les citoyens de vivre ensemble, quels soient, leur  statut social, leur  catégorie, leurs croyances.

Quoiqu’il en soit, il faut savoir faire confiance aux plus Hautes Autorités de la Transition, dans leurs capacités de sensibiliser et convaincre les responsables religieux hostiles à laïcité.  A cet effet, les Autorités doivent davantage doubler d’efforts, pour que le OUI l’emporte, le jour du référendum. Sinon, la charia sera certainement prônée partout, sur le territoire national. Et  Bamako ne fera l’exception !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face aux crises multidimensionnelles :   L’espoir est&#45;il permis pour le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/face-aux-crises-multidimensionnelles-lespoir-est-il-permis-pour-le-mali-3016362.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 08:56:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis 2012, le Mali fait face à de nombreuses crises, dont deux des plus marquantes, ont failli à un moment donné comme une vague déferlante de mer, emporter le pays vers l’inconnue. Il s’agit des crises politico-institutionnelles et sécuritaires. Deux défis majeurs auxquels font face les Autorités de la Transition de Rectification depuis leur installation au pouvoir le 24 mai 2021, sous l’égide du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

D’abord, ces crises politico-institutionnelles, suite au coup d’état militaire du 22 mars 2012 contre le Président Amadou Toumani Touré, prolongé par un autre en août 2020, contre le Président Ibrahim Boubacar Kéïta, puis une crise sécuritaire liée à la descente sur le Nord du Mali, d’une cohorte de combattants touaregs surarmés venus de Libye, après les bombardements par l’OTAN en 2011 de ce pays, où ces touaregs d’élite servaient durant de nombreuses décennies, dans l’armée de Mammouar Kadaffi, lui-même tué lors de ces bombardements.

Plus de dix ans après, ces crises entretenues par les combattants touaregs à partir de 2012, ciblant des symboles de l’Etat du Mali (camps et soldats), puis aggravées depuis 2013 par les attaques quasi-permanentes des groupes armés terroristes (Al Qaïda, Katiba-Macina, JNIM, Etat Islamique dans le Grand Sahara, etc.), qui ont fait de nombreuses victimes civiles et militaires. Aujourd’hui encore, ces crises persistent avec leurs répercussions graves sur tous les secteurs de l’économie nationale. Notamment, le tourisme, menaçant du coup, la stabilité politique et institutionnelle du pays, surtout au moment où la CEDEAO avait infligé au Mali, des sanctions illégales, injustes et inhumaines, dictées par l’Elysée en vue de faire tomber le pouvoir de la Transition.

Des répercussions aussi, sur la vie quotidienne des populations du pays, maintenues dans une peur permanente et également, depuis que les touaregs de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), aidés dans leur posture belliqueuse et leur visée séparatiste, par une certaine communauté internationale dont la France, réclament à corps et à cris, leur construction imaginaire d’un Etat fantoche, dans la République indépendante et souveraine du Mali. Et c’est dans ce contexte de crises multidimensionnelles et de velléités indépendantistes touarègues, que les Autorités de la Transition grâce à leur vision claire de la gestion d’un pays aux défis énormes et grâce aussi à leur grande capacité d’écoute et de communication, ont jugé impérieux de prendre désormais en compte dans toutes leurs actions, les aspirations légitimes du peuple malien dans le contexte de la nouvelle géopolitique mondiale.

Celles-ci se résument en trois priorités : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix de nos partenaires stratégiques opérés par le Mali dans sa décision de coopérer avec qui il veut et la défense des intérêts vitaux du peuple malien. Ce qui a valu à nos Autorités, jouissant de la légitimité populaire pleine et entière, la colère de la France, ses alliés de la communauté internationale et ses parrains de la CEDEAO, longtemps restés à l’affût de la moindre occasion, pour remettre en cause la République et ses institutions.

C’est encore malheureusement dans ce contexte que, certains de nos compatriotes en rupture de ban, érigés en opposants conspirateurs totalement acquis à cette France, ont à maintes reprises, tenté de renverser la République et ses institutions, mais sans succès. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitent pas à manifester leur farouche opposition à toutes les grandes décisions de la Transition, à travers des meetings, des points de presse, des réunions clandestines, etc., au nom de la démocratie, pourtant mise entre parenthèses depuis le coup d’état militaire d’août 2020 car en période de crises, les mots et les actes doivent être recadrés afin d’éviter le chaos dont le pays n’a pas du tout besoin.

Des moments mis à profit par ces détracteurs anti-républicains, pour saborder les acquis de la Transition comme entre autres, les réformes politiques et institutionnelles en cours tels que le nouveau découpage territorial et la mise en route du projet de la nouvelle Constitution contre lesquels ils sont vent debout, avec notamment Issa Kaou N’Djim qui ne digère pas encore d’avoir été chassé du Conseil National de Transition. Revanchard, il a été empêché d’organiser son point de presse le 20 février 2023 à la Maison de la Presse, saccagée par des jeunes gens qui ne trouvent pas opportun d’ajouter en ce moment, une nouvelle brèche aux crises déjà existantes.

Qui ne se souvient pas aussi, des propos virulents, hideux et subversifs, tenus par l’activiste Youssouf Mohamed Bathily dit Ras Bath à l’endroit du Président de la Transition Assimi Goïta, lors de la 18<sup>ème</sup>  conférence nationale de l’ADEMA-PASJ de décembre 2022 et de ses accusations gravissimes portées contre les Autorités de la Transition sur la mort de l’ex-premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga, lors du congrès de l’ASMA-CFP ? L’activiste inculpé et écroué en prison dans une chaleur torride depuis le 13 mars dernier, médite désormais sur son sort, en attendant son jugement fixé au 13 juin 2023.

Tous ces agissements se passent au moment où les Forces Armées et de Sécurité du Mali (FAMAS), montent en puissance, appuyées et suréquipées par la Fédération de Russie. Elles se professionnalisent et se renforcent chaque jour en traquant sans répit, neutralisant et détruisant avec précision, les terroristes et leurs bases logistiques. C’est aussi en ce moment précis que  le syndrome malien s’est déjà propagé dans certains pays d’Afrique tel qu’au Burkina Faso où plusieurs centaines de personnes ont manifesté le vendredi 20 janvier 2023 à Ouagadougou, contre la présence militaire française, brandissant le drapeau russe et aux cris « Abas la France, vive Poutine ».

Même décor au Niger où des centaines de manifestants, très remontés contre leurs Autorités, demandent aussi le départ immédiat des forces françaises Barkhanes, opérant dans ce pays depuis qu’elles ont été chassées du Mali en 2022. Elles sont accusées d’avoir propagé le djihadisme dans tout le Sahel. Aujourd’hui, c’est toute l’Afrique qui chante et soutient le Mali dans son légitime combat pour la dignité et la souveraineté retrouvée, contre l’oppresseur néocolonialiste français dont l'obsession de la prédation a fini par le décrédibiliser, le déshumaniser. Le modèle malien fait aussi des vagues jusqu’en République Démocratique du Congo où en prélude à la visite officielle du 4 mars 2023 du Président Macron, des manifestants protestent par des slogans hostiles à la France.

Aussi, que dire des récentes visites au Mali, des chefs d’Etat-Major des armées du Burkina Faso et du Niger ? Tout cela renforce la crédibilité du Mali sur la scène internationale en matière de lutte contre le terrorisme au Sahel dont il apparait incontestablement comme la plaque tournante. Emmanuel Macron a aujourd’hui bien compris que la majorité de l’Afrique de l’Ouest a tourné le dos à la France au détriment de la Fédération de Russie et de la Chine. Une nouvelle donne géopolitico-stratégique qui va jusqu’à perturber le sommeil du locataire de la Maison Blanche aux USA, qui avait dépêché son émissaire Antony J. Blinken, dans plusieurs pays d’Afrique dont le Kenya  et le Niger afin de contrer l’influence fulgurante russe sur le continent.

Décidément, le Mali a donné la preuve de sa vitalité politique et militaire sans pareil, en démontrant que, la véritable grandeur d’un homme ou d’un pays, ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis. Le Mali est donc un grand pays, un pays bien débout et résilient, en dépit des nombreux défis auxquels il fait face depuis 2012. L’athlète américain Joshua J. Marine n’a-t-il pas dit que « Les défis rendent la vie intéressante, les surmonter lui donne un sens. » ? Pour tous ces motifs, on peut sans risque de se tromper, dire que l’espoir est permis pour le Mali et les maliens qui rangeront bientôt dans les poubelles de l’histoire, toutes leurs souffrances endurées au cours des dernières années. Et par conséquent, il sera un havre de paix et du bonheur sur terre !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, Enseignant-Chercheur ENSup -Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’incarcération de « madame vie chère » ou la question de : comment communiquer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lincarceration-de-madame-vie-chere-ou-la-question-de-comment-communiquer-3016358.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 01:48:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rokia  DOUMBIA dite Rose, Madame vie chère, a été arrêtée la semaine dernière et mise sous mandat de dépôt. Pour avoir dit que : <strong>la vie est chère,  une réalité difficile à supporter au quotidien. </strong>Son arrestation et son incarcération  font l’objet de débats au sein de l’opinion publique  malienne. Si certains de ses compatriotes accusent les autorités de l’avoir arrêtée à tort, d’autres par contre,  soutiennent qu’elle méritait  bien cela. A-t-elle dit faux en parlant de la vie chère au Mali ? Les autorités ont-elles des  raisons fondées  de la mettre sous mandat de dépôt ?

Sans toutefois apporter un jugement de valeur, il nous paraît utile de traiter ce sujet, sous l’angle de la communication et du marketing politique. En vérité, la vie est belle et bien très chère au Mali. Les prix des denrées de première nécessité  ont grimpé depuis des mois. Il n’est pas facile de se nourrir normalement, dans la mesure où les Chefs de famille ne parviennent plus à donner correctement  l’argent de la popote.  D’ailleurs, c’est bien l’argent qui est devenu insignifiant pour faire l’achat normal pouvant nourrir une famille.

Les grossistes, semi-grossistes, les détaillants et les boutiquiers témoignent tous, que les marchandises qu’ils importent sont très chères. Mais l’on s’étonne que  les produits de première nécessité,  cultivés et produits sur place au Mali, soient doublement  chers sur le marché national. C’est le cas  du haricot, du riz, du sucre, de la tomate, aubergine, du piment,  entre autres cultivés localement.

A cela s’ajoutent,  l’eau et l’électricité qui sont sans cesse coupées. Il existe une quantité de  zones du pays où les populations n’ont ni électricité, ni l’eau potable. Quant aux prix  des Transports en commun, c’est carrément un casse-tête chinois. Pour se faciliter les déplacements, la population malienne, dans sa grande majorité, se  déplace en mototaxi et Sotrama.

L’argent ne circule plus. La pauvreté est dans toutes les familles. Ceux et celles qui aidaient, n’en ont plus assez pour manifester leur générosité, comme d’habitude. Malgré l’esprit du partage et de la solidarité, rares sont les personnes qui peuvent positivement répondre aux sollicitations des parents, amis et connaissances.

Voilà la réalité à laquelle la population  malienne est confrontée au quotidien. Alors, l’on peut normalement s’interroger : pourquoi Madame Rokia Doumbia dite Rose,  vie chère, a-t-elle été arrêtée, pour avoir dénoncer un fait qui est réel?

En nous basant sur la communication et marketing politique,  nous doutons  que le fait de dénoncer soit ici, en cause. Nous estimons plutôt que  c’est la façon ou la manière, dont elle a dénoncé qui soit réellement  la cause de son arrestation et sa mise sous mandat de dépôt. En effet, la communication au sens professionnel du terme, est une discipline très complexe et  qui contient des risques. Voilà  pourquoi, nous conseillons aux candidats à la prise de parole en public : de faire extrêmement  attention. Surtout, quand le contexte est politique.

Que celui qui décide de s’exprimer, se conforme aux règles  et aux techniques de la communication. Il y a un certains nombre de préalables à gérer avant de s’extérioriser. Que dire ? A qui le dire ? Où le dire ? Quand le dire ? Comment le dire ? Etc. L’observation des règles et des techniques de la communication, permet  ainsi à l’orateur d’être mieux écouté, entendu et compris.

Pour ce qui concerne madame Rokia DOUMBIA dite Rose, c’est possible qu’elle ait fait des erreurs ou des fautes, sur la question de Comment dire, ce qu’elle avait à dire, et qui était pourtant très vrai. La vie est bien chère au quotidien au Mali. Mais, elle n’aurait sûrement pas bien communiqué. Elle aurait peut-être utilisé un langage inapproprié, des vocabulaires choquants, des mots non mesurés sur la courtoisie etc. Dans le fond, elle a dit ce que vit réellement la population. Mais elle a certainement mal dit cette vérité qui crève les yeux. Pour  résumer que la communication est une discipline complexe.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito : Se servir des Légitimités traditionnelles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-se-servir-des-legitimites-traditionnelles-3016356.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 01:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, Assimi Goïta,  a reçu, avant-hier  lundi 20 mars 2023, les autorités et légitimités traditionnelles dans la salle des banquets du Palais de Koulouba. L’objectif de cette rencontre, selon  la présidence,  est de présenter le projet de Nouvelle Constitution à ces autorités et légitimités, tout  en leur expliquant les grandes innovations contenues dans le document.</strong> Le Premier ministre ainsi que plusieurs membres du Gouvernement s’étaient pliés au cérémonial.

Outre le Chef de l’Etat, Boubacar SOW, un membre de la Commission de finalisation du projet de Constitution, a souligné, devant ces hôtes de marque, la nécessité absolue pour le Mali d’aller à une nouvelle Constitution. Après les avoir fournis des explications  sur le contenu du texte constitutionnel, le Chef de l’Exécutif et M. Sow leur ont  demandé d’être les porte-paroles du Gouvernement auprès de leur population respective, conformément à l’appel du président de la Transition.

C’est donc clair et net, Assimi et son Gouvernement comptent  utiliser les services des Autorités et Légitimités Traditionnelles pour convaincre les masses populaires à adhérer à leur Projet de Nouvelle Constitution.  « Nous avons accompli notre devoir, le reste du travail vous revient. Informer vos populations pour que le référendum soit un franc succès », a exhorté le Chef de l’État. Lequel et son Gouvernement ne cessent d’argumenter que « le Projet de Nouvelle Constitution n’est que la concrétisation d’une volonté pressante du peuple malien, exprimée lors des Assises nationales de la refondation (ANR) ». Mais les Autorités et Légitimités traditionnelles  ont-elles  vraiment à leur possession tous les moyens nécessaires  pour réussir la mission qui leur est  confiée ?

Rien n’est moins sûr, d’autant que celles-ci, jusqu’à preuve du contraire, n’ont pas une grande emprise, dans la plus part des cas, sur les populations locales. Notamment, sur les questions électorales. Dépositaires de nos valeurs et us ancestrales, les Autorités et Légitimités traditionnelles n’ont pas la tradition de se mêler à la chose politique pour l’influencer. Généralement, ce sont les élites de chaque localité de nos terroirs, basées à Bamako, qui influencent les électeurs. Alors, comment  Assimi et le Gouvernement peuvent-ils  compter  sur elles pour que le Oui puisse l’emporter  au Référendum Constitutionnel ?

Une chose est évidente, le Projet de Nouvelle Constitution de la Transition en cours est  contesté par une quantité de Partis politiques. Il ne bénéficie que des seuls soutiens de  l’URD  et de certains mouvements politiques (récemment créés).  Les ténors de l’ADEMA-PASJ sont partagés sur la question. Alors que le RPM décadent et ses alliés du Cadre sont  farouchement contre. Idem pour une majorité d’organisations et associations musulmanes qui avaient demandé aux autorités  de remplacer le terme « Etat laïc » par « Etat confessionnel », sous peine d’appeler à voter NON. Le Projet de Nouvelle Constitution n’est donc ni  consensuel ni  inclusif,  contrairement à  son ancêtre du 25 février 1992. Dont la rédaction du texte a été élaborée, de façon  inclusive et consensuelle, par l’ensemble  des acteurs politiques et de la Société Civile de l’époque. Aucune force politique ne s’y était opposée.

Cette unanimité a logiquement  fait du résultat du referendum constitutionnel de  1992,  un véritable plébiscite. Alors qu’il est difficile  de   pronostiquer sur  l’actuel projet de Constitution.  Si le referendum a pu se dérouler, nul  doute que son résultat va plus diviser les maliens que de les unir dans une même communauté de destin. Ont-ils  vraiment besoin de cela ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retour à une vie constitutionnelle normale :   Un  chronogramme de certitude et de  doute !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/retour-a-une-vie-constitutionnelle-normale-un-chronogramme-de-certitude-et-de-doute-3016344.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 01:41:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La durée officielle de la période transitoire, définie par les plus Hautes Autorités du Mali, pour le retour à l’ordre constitutionnel normal, tire lentement mais sûrement vers sa fin. Et cela pose la question du temps, pour effectivement respecter le chronogramme. Déjà, l’opinion est partagée entre la certitude des autorités et le doute des observateurs politiques. En clair, les prochaines élections générales auront-elles lieu aux dates prévues dans le chronogramme ?

Pour l’instant, la boule du cristal  est pour le moment introuvable. Alors que  personne ne sait la vérité sur l’horizon du chronogramme pour le retour à l’ordre constitutionnel normal. Toutefois, les autorités rassurent et même réitèrent  leur engagement aux fins du respect du chronogramme. Et dans ce sens, elles multiplient les efforts en s’attaquant à certains points clés. Par exemple, la question sécuritaire. La lutte contre le terrorisme est une réalité sur le terrain. D’ailleurs, la Direction de l’Information et de Relation Publique de l’Armée (DIRPA),  informe  constamment les hommes des médias nationaux et internationaux, sur les résultats des théâtres des opérations.

L’Armée Malienne est bien engagée et déterminée aux fronts, face aux groupes terroristes, extrémistes religieux,  à tous les bandits et criminels qui opèrent sur le territoire national.  Elle y réalise des résultats probants et progrès immenses, en neutralisant, désarmant et détruisant ces derniers et leurs différentes bases, points de concentration et matériels de guerre et roulants. La population malienne, toutes tendances confondues, est fière, contente et se félicite de la montée en puissance de l’Armée. Les FAMAs ont le soutien de tous ! De sorte que si les autorités de la transition ont réalisé des résultats appréciés de tous, c’est bien au niveau de l’Armée.

Certes la lutte continue et il reste à faire beaucoup de choses, compte tenu de la vaste superficie du pays, mais les Famas rassurent par leur présence sur le terrain. Aussi, l’achat des équipements et matériels militaires, dont des aéronefs et véhicules roulants, sont des gages  de l’assurance pouvant apaiser les inquiétudes de la population, sans cesse meurtries par les terroristes et criminels. Ces derniers ont constamment tués des citoyens civils et militaires et détruit et brûlé les récoltes, plantations et même des villages. Ces criminels ont pris en otage certains villages où ils prônent leurs lois.

Par ailleurs, les plus Hautes Autorités  multiplient des efforts en faveur de la classe politique pour la convaincre de  travailler ensemble sur les questions liées aux questions  politiques. C’est le cas du projet de lois, sur la révision constitutionnelle.  Certains partis politiques qui étaient en retrait, ont pu finalement participé aux travaux dont les résultats ont été remis au Président de la Transition, Chef de l’Etat, son Excellence Colonel Assimi GOITA.

Toutefois, ce projet de lois constitutionnel fait polémique et qui oppose les organisations musulmanes aux pouvoir transitoire, sur la question de la laïcité. Pour les religieux musulmans, responsables de l’IMAMA, la laïcité doit être purement et simplement retirée de la constitution malienne, car elle ferait entrave à l’existence et à la pratique religieuse. Alors que les autorités rassurent et précisent  que c’est bien la laïcité qui garantit l’équilibre de la société et le vivre ensemble.

Déjà, de part et d’autre, les communications se multiplient. Les autorités encouragent les citoyens à voter  pour la nouvelle  Constitution. Mais les religieux,  de leur côté, prêchent et sensibilisent leurs adeptes pour voter contre en disant Non. Dans un tel climat, peut-on espérer le respect du chronogramme pour le retour à l’ordre constitutionnel normal ? Pour le moment, rien n’est sûr, avec ce bras de fer déjà bien engagé !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« …Pas d’augmentation de prix des PPN … Ramadan 2023. » : Encore un coup de bluff  de la DGCC?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pas-daugmentation-de-prix-des-ppn-ramadan-2023-encore-un-coup-de-bluff-de-la-dgcc-3016360.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/pas-daugmentation-de-prix-des-ppn-ramadan-2023-encore-un-coup-de-bluff-de-la-dgcc-3016360.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 01:21:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence  (DGCC) a organisé, le jeudi 16 mars 2023, la 2ème édition de son café de presse à la veille de chaque mois de Ramadan. Placé  sous le thème, « organisation du circuit de distribution des produits de première nécessité  et les efforts de l’Etat et des acteurs du commerce pour la stabilisation des prix », ce café de presse  était présidé par le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. L’objectif de cette  communication gouvernementale est notamment d’informer la presse sur : les procédures de normalisation de l’activité commerciale au Mali ;  l’organisation du fonctionnement et des missions de la DGCC. Ce, afin qu’elle serve de relais aux consommateurs.

Mais  les responsables de la DGCC ont  profité de l’occasion pour rassurer la presse : <strong>« qu’il n’y aura pas de pénurie de Produits de Première Nécessité  (PPN) durant le mois de ramadan, pas d’augmentation de prix des Produits de Première Nécessité, pendant le mois de Ramadan 2023.  ».</strong>  En général, pendant le mois de ramadan, les consommateurs maliens ne connaissent pas de pénurie des  PPN. Mais en revanche,  ce sont  hélas leurs prix qui connaissent une flambée incompréhensible. Tous les ans, nous vivons quasiment le même phénomène. L’assurance donnée, cette année,  par la DNCC n’est-elle pas encore un coup de bluff  à l’endroit des consommateurs maliens ?

Ce sont de belles annonces récurrentes qui sont sans effet sur la réalité des prix. Cette fois-ci, nous souhaitons  vivement que les responsables de la DGCC disent  la vérité. Mais d’ores et déjà une chose est  vraie, les PPN ont connu depuis plusieurs mois une augmentation des prix. Par exemple : le sac de Sorgho est vendu dans nos marchés quasiment au double de son prix ordinaire ; le kilo de sucre blanc se vend toujours entre 650 et 700 FCFA. Alors qu’avant la crise du COVID-19 et l’embargo, il  se vendait entre 450 et 500 FCFA le kilo.

Aujourd’hui, on est  seulement  à 24  heures du début du Ramadan 2023, alors que les prix demeurent à la hausse. Vont-ils  connaître une   baisse ? Si oui, alors comment la DGCC  va  œuvrer pour que cela soit une réalité ? Est-elle déjà dans une dynamique de publication   d’une liste de PPN avec une tarification plafond à la baisse ? Dont tous les détaillants doivent scrupuleusement  respecter ? Sous peine d’être sanctionnés ? Ce sont autant de questions qui interpellent la DGCC.

Wait and see!

&nbsp;

<strong>Falaye Kéïta </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>18è Journée Mondiale du Rein :  La santé rénale au centre du  menu !</title>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 09:53:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’Amicale des Dialysés du Mali (ADM),  la Société de Néphrologie du Mali (SNM) et la JCI Université de Bamako Etoile, ont organisé, le jeudi 09 mars  2023  à la Maison des Ainés,  une semaine nationale du Rein. Le but est de  célébrer la Journée Mondiale du Rein.  Le thème débattu cette année est : « La Santé rénale pour tous- Se préparer à l’inattendu, soutenir les plus vulnérables ».  La cérémonie d’ouverture était présidée par le Représentant du Ministre de la Santé et du Développement Social. </em>

Outre le président de l’ADM au Présidium, on notait la présence de médecins néphrologues. Ces derniers ont animé une conférence de presse sur le thème retenu. De nombreux  malades dialysés et parents ont pris part à l’évènement afin de comprendre davantage l’importance du Rein dans l’équilibre physiologique d’un homme.

La Semaine Nationale du Rein est célébrée au Mali depuis 2012, pour la première fois, au  CHU de Point G. C’était  sous la présidence du président ATT, accompagné  par son ministre de la Santé. A cette occasion, il a  inauguré le Centre de Dialyse du Point G. Le président de l’ADM a indiqué que tous les ans,  un thème international,  célébrant la Journée Mondiale du Rein,  est donné à tous les pays. A cet effet, poursuit-il, l’ADM attribue ce thème à un médecin néphrologue du CHU du Point G ou de celui du Luxembourg pour l’animer,  lors de la célébration de la Semaine Nationale du Rein.

Il n’y a  pas  assez  de Centres de Dialyses à Bamako (seulement aux hôpitaux  Point G, Gabriel Touré et  Luxembourg). C’est pourquoi  M. Dembélé  a fait un plaidoyer  auprès  des Autorités politiques ainsi que de toutes les bonnes volontés (notamment au niveau des Opérateurs économiques) afin qu’elles s’investissent pour la réalisation de nouveaux Centres de Dialyses ou dans l’achat de générateurs. Le  président de l’ADM  envisage de célébrer la prochaine Journée Mondiale du Rein, en dehors de Bamako. En l’occurrence,  dans une capitale régionale du Mali.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(Encadré) </strong>

<strong>A propos de l’ADM ?</strong>

L’Amicale des Dialysés du Mali (ADM)  est créé en 2012 dans le but de soutenir les malades du Rein. Mais aussi pour assister  les Autorités sanitaires. Cela  afin que l’on puisse améliorer la qualité des diagnostics et  des soins des malades dialysés. Son siège est à Bamako sis le CHU Point G. Elle est ouverte à tous à condition de respecter son règlement intérieur et ses  statuts.  L’ADM partage tout avec l’ensemble des Dialysés du Mali. Elle est membre du Rachi UEMOA mais aussi de la Palissade (La Plateforme  des Maladies Non-Transmissibles). Elle est en amitié avec l’Association des Dialysés de l’Algérie. L’objectif essentiel de la création de l’ADM est de favoriser un meilleur diagnostic pour les malades du Rein afin qu’ils puissent bénéficier de dialyses et d’un bon traitement.]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre l’insécurité au Sahel :  Le Mali, un acteur incontournable</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lutte-contre-linsecurite-au-sahel-le-mali-un-acteur-incontournable-3015342.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:50:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La défaite du mouvement islamiste pour la prédication du djihad en Algérie, a  fait que celui-ci  se délocalise  dans le Nord du Mali, dans les années 2000 à 2003. Mais c’est précisément dans les années de 2012 et 2013 que les groupes armés rebelles touarègues,  en alliance avec ces djihadistes, menèrent des actions militaires contre l’État Malien dans l’optique de l’indépendance du Nord et l’islamisation du Mali. </em>

Avec l’émergence des attaques et le repli de l’armée Malienne,  le Nord tomba entre les mains de ces groupes. Le Mali,  n’ayant pas la capacité de faire face à ces multiples agressions,  sollicita aux organisations africaines (UA et la CEDEAO), à la France et à la communauté internationale, des appuis militaires pour la quête de la sécurité nationale. Mais l’intervention de la France et ces organisations africaines et internationales n’empêcha pas la propagation de l’insécurité dans les pays voisins du Mali,  notamment au  Burkina Faso, au  Niger, qui  menace aujourd’hui toute l’Afrique de l’Ouest.

L’opération militaire française Barkhane au Mali et au Sahel de 2013 à 2021 (il faut rappeler que le Mali est plongé  durant 10 ans dans la guerre contre le terrorisme) a échoué. Dans ces circonstances de la lutte contre le terrorisme, les pays du Sahel notamment le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et la Mauritanie créèrent en 2014 le G5 Sahel pour lutter contre le terrorisme dans les pays susmentionnés. En 2020, le Mali tombe dans une crise sociopolitique qui conduit les cinq colonels à prendre le pouvoir. En 2021, les mêmes militaires vont destituer le président de la Transition,  le Colonel Ba N’Daw et son Premier ministre, Moctar Ouane. La France coupa alors sa coopération militaire,  unilatéralement avec le Mali, et poussa les organisations sous-régionales africaines et le G5 Sahel de sanctionner le Mali. C’est ainsi que les quatre autres pays du groupe refusèrent d’accorder la présidence tournante du G5 Sahel aux autorités de la Transition malienne alors que le pays est un acteur incontournable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Cela amena  le Gouvernement du Mali d’annoncer, dans le communiqué N°30 date du 15 mai 2022,  son retrait de tous les organes et instances du G5 Sahel,  y compris la Force conjointe.

Actuellement, même si  la guerre n’est pas encore gagnée, tout de même, le Mali a surement acquis des expériences dans la lutte contre le terrorisme. Donc le refus  de lui céder la présidence tournante au Mali était une erreur qu’il ne fallait pas commettre. Son retrait a paralysé, sinon limité, les opérations du Groupe G5 Sahel. Malgré leur  position vis-à-vis des autorités de la Transition, certains présidents du Groupe ont  toujours décrié ce retrait en  invitant le Mali de revenir au sein du groupe.

Le Tchad, par la voix de sa Secrétaire d’État aux affaires étrangères, appelait les autorités maliennes de revenir au sein du groupe. Elle annonçait à l’ONU que : « <em>nous ne pourrons pas vaincre le terrorisme, stabilisé et développé le Sahel sans un combat conjoint…nous espérons que nos frères maliens reviendront sur leur décision et rejoindront l’organisation… </em>».

Conscient que sans le Mali, la lutte contre le terrorisme au Sahel est un fiasco,  le président Mohamed Bazoum déclarait ainsi<em> la mort du G5 Sahel </em>après l’annonce du retrait du Mali au sein du groupement. Peut-être ces raisons auraient poussé le président nigérien d’envoyer son Chef d’État-major des Armées, le Général de Division Salifou Mody,  avec une délégation pour rendre une visite au président Colonel Assimi Goita, Chef Suprême des Armés, le 09 mars 2023. Au cours de cette visite, les questions sécuritaires ont été à l’ordre du jour. Comme a déclaré,  le Général nigérien, cette visite s’inscrit dans le <em>cadre de renforcement et raffermissement de la coopération militaire dans la lutte contre le terrorisme</em>. Cette ouverture de dialogue par le Niger autour des questions sécuritaires, doit être une arme pour la diplomatie des Autorités de la Transition malienne pour qu’elles affirment davantage la souveraineté sécuritaire dans la région. Toute chose qui sera importante  pour les  États du Sahel afin qu’ils puissent imposer leurs visions dans la gestion des crises que la zone traverse. De même cela permettrait de désinstrumentaliser le G5 Sahel. Qui est sous l’influence et la dépendance occidentale.

Par ailleurs, les autres pays du Sahel veulent bénéficier des expériences des forces de défense maliennes. Depuis le deuxième coup d’État au Burkina Faso, le Capitaine Ibrahima Traoré,  président du Faso, a renoué avec la coopération militaire avec le Mali. Cela, dans le cadre de la quête de sécurité et  l’intégrité territoriale de son pays. Cette coopération militaire a donné des résultats significatifs et c’est un exemple de coopération militaire Sud-Sud salutaire. Ainsi, la visite des émissaires envoyés par le président du Niger rentrerait  dans ce cadre sans d’autres formes de justifications.

Malgré les efforts consentis par les Autorités de la Transition Malienne,  dans la lutte contre l’insécurité, il est à noter qu’il reste beaucoup de défis sécuritaires à relever. Les ambitions des coopérants doivent se résumer en  une et unique chose : mettre fin à l’insécurité à laquelle sont soumis les États du Sahel, depuis déjà une décennie. Certes, la sécurité au Sahel est un effort et  une tache communs. Mais une aventure militaire unilatérale très large coûterait très chère pour le Mali. La quête sécuritaire doit être préalablement fait mais à condition de prendre en compte les intérêts du pays.

Néanmoins, le MALI ne doit pas se volatiliser dans une quête de sécurité démesurée. Jadis, la lutte contre l’insécurité était une tache commune au Sahel. Alors,  une réelle convergence,  fondée sur le respect des principes,  permettrait d’en finir avec l’insécurité et la manipulation occidentale. Une tâche pour tous les pays se situant au Sahel et au Sahara avec l’adhésion et la participation impérative. La  <em>Realpolitik</em> de l’Algérie, au sein de la convergence, amènerait la paix, la stabilité, la sécurité et le  développement en Afrique.

<strong>TRAORE Boubacar Bani, Maitre en Histoire des Relations Internationales et Stratégiques</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’arrestation de Ras Bath ou l’ouverture d’un dossier sensible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/larrestation-de-ras-bath-ou-louverture-dun-dossier-sensible-3015339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:46:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La journée d’avant-hier,  lundi 13 Mars, a été mouvementée par la nouvelle de l’arrestation du chroniqueur malien, Youssouf BATHILY, alias RAS BATH. Beaucoup de sources indiquent qu’il serait interpellé et mis sous mandat de dépôt, pour avoir dit, que l’ex-premier ministre, feu Soumeylou Boubèye  MAIGA, aurait été assassiné. </em>

Dans l’espoir d’avoir toutes les informations sur ce sujet précis, il convient de noter que le chroniqueur est un habitué des arrestations. Ses chroniques,  diversement appréciées, l’ont souvent mis en mal avec les autorités. Surtout qu’il est l’un des animateurs radio et télévision, les plus écoutés en République du Mali. Il est également celui qui est reconnu, comme Maître animateur des grands dossiers, dans ses émissions. Les sujets et faits sensibles y sont évoqués et traités.

L’on se souvient  de son bras de fer avec l’ex-ministre de la justice, Me Ismaël KONATE. Ras Bath avait eu le soutien spontané  de tous, et cela avait même entrainé la perte du portefeuille ministériel à M. Konaté. Cette fois-ci, il aurait joué sur un terrain qui n’est pas celui de sa prédilection. Certains témoignent qu’il aurait tenu les propos accusateurs, au cours du meeting  d’un parti politique de la place. Il aurait publiquement dit que l’ex-Premier ministre aurait été assassiné. D’où son  interpellation et sa mise sous mandat de dépôt.

Du coup, cela ouvre clairement un dossier sensible. Ras Bath aurait-il réellement tenu de tels propos accusateurs ? Si oui, la Justice  aurait-elle  les preuves ? En tout état de cause, ce dossier est bien très sensible, dans la mesure où, feu Soumeylou Boubèye  MAIGA était une grande figure du Mali. Il était bien connu au niveau de la gestion des affaires publiques, pour avoir assuré des Hautes fonctions et responsabilités de l’Etat comme aussi au sein de la classe politique. Sa disparition a été un choc pour sa famille biologique et politique. Des honneurs lui ont été rendus lors des ses obsèques. Des témoignages avaient fait pleuré plus d’un.

Mais de quoi était-il exactement mort ? Aucune déclaration officielle ne  mentionne  un assassinat. Avec l’interpellation de Ras Bath, peut-être que des révélations seront faites. Et dans ce cas, cela pourrait faire naitre de nouveaux débats sur l’actualité du pays. Dans le cas contraire, Ras Bath a sûrement risqué gros.

Dans tous les cas, la justice est la mieux indiquée pour élucider un tel dossier. Espérons

[caption id="attachment_2947106" align="alignright" width="113"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Monoko-Toaly.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-2947106" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Monoko-Toaly-113x150.jpg" alt="" width="113" height="150" /></a> Monoko Toaly[/caption]

qu’elle jouera bien ce rôle qui est le sien, dans l’intérêt de tous et surtout, pour le garant de la stabilité et la cohésion, aux fins du bon vivre ensemble.  Le pays traverse un moment hyper  difficile et il faut bien l’aider pour que les uns et les autres s’entendent. Mais  surtout qu’ils puissent accompagner  la Transition sur le chemin de sa réussite. Toute chose qui serait  dans l’intérêt et le bonheur de tous !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le  multi confessionnalisme constitutionnel n’est pas la panacée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-multi-confessionnalisme-constitutionnel-nest-pas-la-panacee-3015337.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:42:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le texte du projet de nouvelle Constitution du Mali n’est pas unanimement approuvé par les acteurs politiques et ceux de la Société Civile. La Ligue Malienne des Imams et Érudits pour la Solidarité islamique au Mali (Limama) a appelé, le mardi 7 mars 2023, lors d’un point de presse, les musulmans du pays à voter contre le projet de la nouvelle constitution dans sa forme actuelle. Notamment, les imams exigent le retrait pur et simple du principe de la laïcité dans le projet de la nouvelle Constitution du Mali. Ainsi,  </strong>le terme « laïcité » devrait être remplacé par celui d’« État multiconfessionnel. ». Sinon, ils demanderont aux fidèles musulmans de voter NON au futur referendum  constitutionnel.

Pour Baïla Amadou Bah, secrétaire administratif de la Limama, il faut que ce mot laïcité sous toutes ses formes soit nettoyé du texte fondamental et remplacé par l’Etat multiconfessionnel. Alors que pour Mohamed Kimbiri, le 1er secrétaire à l’organisation du Haut Conseil Islamique et président du collectif des associations musulmanes du Mali, affirme que la laïcité, selon la mentalité française, n’est rien d’autre  que le rejet de la religion. Est-ce vraiment cela  le sens de la laïcité chez ses concepteurs français ?

D’après plusieurs lexiques français : la laïcité suppose la séparation de l'État et des organisations religieuses. De sorte que  l'ordre politique soit fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l'État-qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte-ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses. Ainsi: La Liberté, l’Égalité, la Séparation entre l'État et les cultes, la Neutralité de l'État, sont les quatre piliers de la laïcité. Laquelle est contraire  à tout système qui aspire à fondre l'individu dans la collectivité et toutes les théories qui fondent l'unité du corps social et de la nation sur l'unité de pensée et de foi.

Notre pays est déjà de facto dans le confessionnalisme. Plusieurs tendances musulmanes y cohabitent (chacune avec ses réserves sur le plan cultuel). Faut-il désormais dépasser le rubicon en rendant constitutionnel  cet etat de fait dans le projet de nouvelle Constitution ? Le multi confessionnalisme constitutionnel n’est pas, de notre point vue, la panacée pour l’Etat du Mali. Cette assertion est d’autant  vraie  que  notre pays,  déjà multiethnique,  est actuellement confronté  au communautarisme ethnique. Aujourd’hui, toutes les communautés ethniques ont créé leurs associations.  Qui  favorisent  le repli identitaire. Ces associations  servent aussi de moyens de lobbying aux  dirigeants des différentes communautés pour accéder à des postes administratifs ou politiques. Même si la compétence et l’intégrité morale leur font défaut. Les Associations religieuses,  regroupées au sein du Haut Conseil Islamique et de l’Imama,  voudraient-elles aller dans le même sens ?

C’est vrai au Mali, les musulmans sont estimés à 90% de l’ensemble de la population. Toutefois,  il existe une toute autre réalité : cette population musulmane à dominance sunnite est partagée entre plusieurs courants religieux. Dont principalement les rites Malékites et  Wahhabites. Sans compter que le Chiisme a aussi de nombreux adeptes au Mali. Par la substitution  du principe de l’Etat Confessionnel en lieu et place de l’Etat laïc,  dans le nouveau texte de Constitution dans notre pays, l’Imama  et l’ensemble des organisations musulmanes ambitionnent-ils de voir gérer politiquement le Mali à l’instar du cas libanais ?

Le Liban est actuellement un pays <em>multiconfessionnel</em> où le Pacte national de 1943, qui met fin à  la domination française, a établi la parité islamo-chrétienne au Parlement et dans l’administration. Ainsi, le président de la République est un chrétien maronite, le président du Conseil, un sunnite, et le président du Parlement, un chiite. Mais le principe  de République confessionnelle, longtemps louée pour sa capacité à faire la synthèse de la mosaïque de communautés religieuses qui composent le pays, a fait son temps. De plus en plus, ce confessionnalisme  (quasi constitutionnel, parce que le Liban n’a pas de Constitution écrite mais il est géré politiquement par le Pacte National) a fait que  L’État libanais soit  devenu faible par rapport aux communautés religieuses.

Cette situation  a beaucoup favorisé  le clientélisme et la confusion des intérêts publics et

[caption id="attachment_2915995" align="alignleft" width="150"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-2915995" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore-150x134.jpg" alt="" width="150" height="134" /></a> Gaoussou Madani Traoré, dirpub "Le Pelican"[/caption]

privés.  A telle enseigne que  la citoyenneté libanaise est reléguée au second rang. On est d’abord Chiite, Sunnite, Chrétien Orthodoxe... Mais actuellement sont nombreux, les libanais qui récusent le principe de l’Etat confessionnel. Ainsi dans la sphère politique tout comme dans la société civile, des voix s'élèvent pour demander la création d'un Etat laïc. Pourquoi donc vouloir adopter dans notre pays,  ce qui n’a pas marché près d’un siècle ailleurs ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La laïcité :  Le totem des extrémistes  musulmans  du Mali?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-laicite-le-totem-des-extremistes-musulmans-du-mali-3015334.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les tristes souvenirs de la charia appliquée  au nord, hantent encore les esprits. Le projet de la révision constitutionnelle n’a pas, pour l’instant, un bon accueil dans le milieu malien de la religion musulmane. Et pour  cause ? La question de la LAICITE ! La laïcité est bel et bien la pomme de discorde entre les autorités de la Transition et les organisations et mouvements musulmans qui considèrent la laïcité comme étant, ce qui empêcherait l’existence de la religion.

L’IMAMA,  qui est l’une des grandes organisations musulmanes du Mali, n’a pas tardé à se prononcer contre la laïcité de l’Etat. L’organisation demande le retrait pur et simple du mot laïcité dans la constitution. Et comme il fallait s’y attendre, certains prêcheurs ont commencé par sensibiliser leurs adeptes, aux fins du rejet de la laïcité, lors du prochain référendum.

Face à cette prise de positionnement  des associations  musulmanes, les plus Hautes Autorités  se sont senties dans l’obligation, de communiquer sur le sujet pour apporter beaucoup de précisions, dans l’espoir de convaincre et rassurer les membres de  l’IMAMA. Le Colonel Abdoulaye MAIGA, s’est voulu clair, que la laïcité n’empêche pas l’existence de la religion, encore moins sa pratique. Aussi, s’est-il interrogé : pourquoi la laïcité,  qui a permis la création des associations  musulmanes, est-elle combattue, par l’IMAMA ?

<strong>La posture inquiétante  de L’IMAMA</strong>

Les autorités de la Transition Malienne ont bien raison de prendre au sérieux, le  positionnement  inquiétant  de l’organisation musulmane. En effet, en 2012, au lendemain du déclenchement de la rébellion  du MNLA, sont nés des groupes extrémistes musulmans qui ont fait subir toutes les atrocités sur les populations du nord. Les Djihadistes qui prônaient la Charia, ont détruit tous les mausolées et les patrimoines culturels historiques du Mali, situés au nord, en les qualifiant de démoniaques et surtout, des œuvres de mécréants. Pire, ils ont amputé des bras et des pieds de certains citoyens qu’ils ont considérés comme des pécheurs, selon que l’aurait dit le Coran. Certains ont été lapidés et fouettés à mort.

L’on se rappelle bien de l’implication de ces extrémistes musulmans dans la rébellion du MNLA. D’ailleurs n’avaient-ils pas  fini par combattre leur  allié de circonstance  qu’était le MNLA, dans le centre du pays avant de se retrouver dans la région de Ségou, précisément à Diabaly. L’Intervention de l’armée française pour les combattre,  en début d’année 2013, en témoigne éloquemment. Dans cette veine, le prêcheur musulman Amadou KOUFFA a pu installer sa base, sous l’appellation de <strong>Katiba de Macina,</strong> pour mener ses croisades criminelles au sein des populations situées dans la région de Mopti. Malgré les efforts des pouvoirs successifs, dirigés par les  Présidents : Dioncounda TRAORE, Ibrahim Boubacar KEITA et  Assimi GOITA, les « fous de Dieu »  continuent de semer la terreur  et des crimes indescriptibles.

Les conséquences fâcheuses de leurs actes  sont nombreuses. Elles sont notamment constituées par : l’abandon des villages, des pertes de  biens matériels et animaliers, des blessés et des  morts de  civils et militaires.

L’attaque du camp de Kati est une illustration de la dangerosité des extrémistes musulmans.   C’est donc à juste titre que la position de l’IMAMA, fait paniquer, dans la mesure où les musulmans sont les plus nombreux en République du Mali. Heureusement que tout le monde ne combat pas la laïcité. Et que les explications très claires des plus Hautes Autorités pourraient  aider à une  meilleure compréhension. Toutefois, il y a lieu de craindre un bras de fer.

Que Dieu sauve le Mali !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>15è Session du CA  du BRMN :  Le PCA regrette  les difficultés récurrentes de la Structure !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/15e-session-du-ca-du-brmn-le-pca-regrette-les-difficultes-recurrentes-de-la-structure-3015344.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/15e-session-du-ca-du-brmn-le-pca-regrette-les-difficultes-recurrentes-de-la-structure-3015344.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:11:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le jeudi, 09 mars 2023, s’est tenue la 15è Session du Conseil d’Administration (CA) du Bureau de Restructuration et de Mise  à Niveau des Entreprises Industrielles (BRMN) du Mali. La cérémonie était présidée par  le PCA Lanfia Camara, assisté par le DG, Hamma  Abba. Le représentant de  Programme du MIC  était présent. </em>

A l’entame de ses propos, le PCA du BRMN a rappelé que la  mission essentielle  de sa structure demeure la promotion de la compétitivité des  entreprises industrielles. Cela,  à travers la mise en œuvre des programmes de restructuration et de mise à niveau. Lanfia Camara  a profité de l’occasion,  qui lui est offerte,  pour informer les membres du CA  de sa décoration au Grade de Chevalier de l’Ordre National par le Ministre de l’Industrie et du Commerce.

Toutefois il  n’est pas un homme comblé, pour la simple raison que le BRMN,  dont il préside le CA, demeure dans des difficultés qui entravent son bon fonctionnement. Ainsi, a-t-il égrené certaines dont :   - La situation budgétaire généralisée insatisfaisante à tous les niveaux d’exécution pour sa  structure ; - La non mobilisation de ressources qu’elles soient celles du BRMN et ou de ses Partenaires ;  – Les conséquences de la COVID – 19. Le manque de personnel financier et technique et agent comptable qui engendre  des  difficultés  dans la mise en œuvre des opérations financières au profit des fournisseurs et prestataires du Bureau.

Aux  Administrateurs, le PCA a rappelé que  le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises industrielles « &lt; Phase de Relance 2017-2019 » qui a été adopté en septembre 2017, a fait l’objet d’une nouvelle évaluation, au mois de mars 2022. Toute chose qui  a permis la création d’un nouveau Programme appelé Phase de Relance II 2023-2025, création qui a été possible grâce à l’implication personnelle du Ministre de tutelle pour son introduction au Secrétariat général du Gouvernement de la République du Mali pour adoption. Il a indiqué que la phase de Relance II 2023-2025, de la même manière que les phases précédentes, vise à relancer le secteur industriel du Mali à travers l’amélioration de ses performances économiques pour une contribution plus élevée à la croissance économique, aux exportations, à la promotion de l’investissement et à l’emploi.

Les objectifs spécifiques  du nouveau Programme appelé Phase de Relance II 2023-2025, indique  le PCA, consistent à mettre en œuvre des actions de restructuration et de mise à niveau des entreprises et des services  d’appui à l’industrie , en vue de renforcer leurs capacités institutionnelles , techniques , économiques et financières , pour améliorer leur position concurrentielle sur les marchés sous régional , régional et international . De sorte que,  pour la poursuite de la mission, le BRMN avant l’adoption de cette nouvelle phase de Relance II 2023-2025, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, qui assure la  tutelle du BRMN , a instruit pour l’année en cours : la poursuite des activités tirées du Programme de la Transition en matière de Restructuration et de mise à Niveau des Entreprises.

A l’attention des Administrateurs et des Partenaires, Lanfia Camara a  regretté  l'insuffisance des moyens nécessaires pour une amélioration de la compétitivité  des entreprises industrielles. Ainsi, a-t-il insisté que  la  15ème session du Conseil d'Administration du BRMN, sera consacré à l'examen et adoption des projets de documents inscrits à l'ordre du jour.  Notamment :  l’Examen et adoption du PV de la 14ème Session du Conseil d'Administration du BRMN ;  l’Etat de mise en œuvre  des recommandations de la 14ème Session du Conseil d'Administration du BRMN ; l’Examen et adoption du Rapport d'activité 2022 du Directeur général du BRMN   et sur le  Rapport d'exécution du Budget 2022 ; l’ Examen et adoption du Projet de Programme d'activités 2023 et Projet de budget 2023 ;  l’Examen et adoption du Projet Annuel de Performance ( PAP ) 2023 ;  l’Information relative au Contrat Annuel de Performance 2023 du BRMN ;  l’Information relative au Rapport Annuel de Performance ( RAP ) 2022.

Convaincu que cette session fera des propositions pour la prise en charge des recommandations non réalisées de la session précédente, le PCA a espéré que des conclusions, des observations et commentaires permettront d'augmenter la qualité des produits et services du BRMN. Ainsi a-t-il invité  chaque Administrateur à continuer d'intervenir auprès de son institution ou organisation pour que la mobilisation des ressources nécessaires soit une réalité pour la mise en œuvre de la phase de Relance II 2023-2025.

Lanfia  Camara surtout  reformulé son témoignage et sa  gratitude à l'endroit du Secteur privé et du Gouvernement pour leur  disponibilité dans le cadre de l'accompagnement des entreprises pour une amélioration de leur performance économique.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réintégration au sein de l’UA  et la CEDEAO :  Le Mali multiplie les plaidoyers</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/reintegration-au-sein-de-lua-et-la-cedeao-le-mali-multiplie-les-plaidoyers-3012212.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 07:22:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La diplomatie malienne a mené une offensive auprès des Etats  africains pour sa réintégration au sein des organisations africaines, dont  l’Union Africaine et la CEDEAO. C’était ce weekend dernier, dans la capitale Ethiopienne, au cours du sommet de l’Union Africaine.</em>

Le Mali a désormais choisi de privilégier la voie de la diplomatie, après quelques années de bras de fer avec ces Organisations. Tout est parti du principe de la condamnation d’un coup d’Etat, à la faveur duquel la CEDEAO avait imposé des sanctions au Mali, exigeant les autorités de la Transition de définir un chronogramme précis pour le retour à l’ordre constitutionnel normal.

Sur ce point précis, les choses ont très mal tourné, quand, à Accra, au Ghana, le Mali a présenté  un chronogramme d’une durée de 5 ans de transition. La CEDEAO, en réponse, imposa des sévères sanctions non seulement aux autorités, mais à la population, avec la fermeture des frontières et l’embargo. La suite est connue. Après plusieurs tractations, un chronogramme acceptable de 2 ans a été proposé. Et cela a eu l’avantage de la levée de l’embargo, six mois plus tard.

Mais les relations ne sont plus bonnes. Surtout que de part et d’autre, les discours n’ont plus le sens de la courtoisie ni de la diplomatie. Il y a eu de véritables escalades au niveau verbal. Ainsi,  beaucoup d’hypothèses ont été évoquées dans l’opinion, dont le retrait du Mali de la CEDEAO, la création de la monnaie malienne et même la rupture totale avec les pays de membre de la CEDEAO.

Toutefois, les autorités ont activé plusieurs pistes de solutions, pour faire face  à l’embargo. Elles ont essayé de dépoussiérer la voie de la Mauritanie pour l’usage du port. Cette piste n’a pas trop convaincu. Le regard a été jeté  du côté de la Guinée voisine, pour le port de Conakry.  La proximité, certes, mais la réalité est  que la guinée n’a pas de route pouvant permettre aux gros camions et conteneurs d’alimenter le Mali. Le port sec  y a été inauguré, mais c’est juste une question conjoncturelle.

Tout récemment, le triangle Burkina-Faso-Guinée-Mali est établi, pour parler le même langage face à la CEDEAO qui les a tous sanctionnés pour raison des Coup d’Etats. D’ailleurs, la nouvelle,  non officielle,  d’une fédération a animé les médias et réseaux sociaux. Et c’est à juste titre que les trois pays, par la  voie de leurs ministres des Affaires étrangères, ont engagé des plaidoyers et lobbying, au sommet de l’Union Africaine.

Certes, l’Union Africaine et la CEDEAO n’ont pas encore donné suite favorable à ces démarches, mais l’initiative est bonne. Quoi qu’il en soit, il s’agit de la grande famille africaine. Le Mali qui vit une situation critique au niveau sécuritaire, a besoin d’être accompagné. L’insécurité est une réalité. D’ailleurs,  le Premier ministre Choguel Maiga et sa délégation avaient écourté leur mission pour Ansongo et Bourem. La diplomatie est la meilleure voie pour ramener l’entente et l’harmonie entre le Mali est les pays membres de la CEDEAO et de l’UA.

Le Mali s’est bien engagé sur la voie du retour à l’ordre constitutionnel normal. Des efforts sont en train d’être faits  dans ce sens. Il faut multiplier les plaidoyers et le lobbying pour que tous, mains dans la main, sauvent le Mali.

<strong>Monoko Toaly</strong>

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<title>Issa Kaou Djim, ou l’ignorance sur la scène politique : Un gros risque de défier un pouvoir militaire</title>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 07:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’ignorance est le véritable mal de l’Afrique. Et elle pousse tristement certaines personnes à agir négativement, malgré leur bonne intention. Ce mal a miné la scène politique africaine. Certains responsables, souvent animés de bonne foi, posent des actes totalement contraires  aux principes et normes qui commandent la politique elle-même. C’est bien l’exemple de M. ISSA KAOU DJIM, victime d’une foule qui l’a agressé, alors qu’il animait une conférence de presse à la maison de la presse. Comment pourrait-on expliquer un tel acte qui relève du moyen âge ? </em>

<strong>CONTEXTE : </strong>

En vérité, tout homme politique est tenu de savoir apprécier le contexte du moment, avant de poser toute action ou d’avoir une réaction. Et quand cela manque dans la conduite d’un responsable politique, ce dernier va droit au mur. En effet, la situation actuelle du Mali, est celle d’un régime exceptionnel de Transition, que dirigent les militaires.  Ce n’est donc pas une Transition civile. Dès lors, l’animation de la scène politique, devrait obéir à la notion de la prise en compte de gestion des militaires. D’ailleurs, depuis le 18 août 2020, le contexte politique du Mali a carrément changé, avec la prise du pouvoir par les militaires, même si, en la matière,  la rue y a beaucoup contribué.

<strong>L’IGNORANCE SUR LA SCENE POLITIQUE</strong>.

Le vrai mal de l’Afrique, comme nous l’avons déjà mentionné dans nos précédentes lignes, est l’ignorance. Il faudra sûrement penser à la formation des membres et responsables des partis politiques, pour leur éviter des actes regrettables ou même répréhensibles. D’autant  que le but de tout pouvoir est de se maintenir. Et par conséquent, il se défend par tous les moyens pour se maintenir. Et de l’autre côté, tout Parti ou Mouvement politique a pour but, de conquérir le pouvoir aux fins de le gérer.

Ainsi définis, le pouvoir et les partis politiques s’inscrivent dans une logique de conflit, à tous les niveaux. Cela est bien visible au niveau des discours, des idées, des idéologies et surtout des projets de société. Si les partis animent la scène pour mieux influencer la société et l’avoir à leur cause, le pouvoir quant à lui, se positionne comme étant le seul vrai espoir de la population et du peuple. C’est pourquoi le pouvoir contrôle tout et influence tout. Il marque de sa présence à tous les événements, à toutes manifestations et cérémonies pour y défendre sa vision en luttant pour convaincre pour une forte adhésion à sa cause.

A ce niveau, M. ISSA KAOU DJIM devrait en tenir compte, surtout que le pouvoir transitoire est sur tous les fronts. La lutte contre le terrorisme, la crise du nord, le divorce d’avec la France, l’Union Européenne, l’Union Africaine et la CEDEAO. A présent, la fibre patriotique vibre dans cette période où les partis politique sont très mal vus. D’ailleurs, de la façon dont M. KAOU DJIM avait été débarqué du CNT, devrait aussi lui servir de leçon afin de savoir raison gardée.

<strong>CONFUSION</strong>

Beaucoup d’acteurs qui ont contribué à la chute du régime IBK, sont encore dans la confusion. Ils croient que leurs influences de 2020,  au boulevard de l’indépendance,  peuvent influencer la gestion de la Transition. Certains se sont vus en héros, voire des  surhommes  intouchables, qui pouvaient  tout se permettre.

OUI, cette confusion est également l’une des conséquences de l’ignorance.  En vérité, certains, dont KAOU DJIM et BEN LE CERVEAU, entre autres, ne se sont pas détachés de leurs postures des animateurs des foules au boulevard. Et pourtant, pour ce qui est de la gestion du pouvoir, seule l’homogénéité des idées compte. Le consensus et l’harmonie sur les objectifs, en adhérant aux discours et décisions des plus Hautes Autorités. Et que toute contestation, tout remis en question et surtout en cause, fait naître la rupture, et le pouvoir agit sans regret.

<strong>CONCLUSION</strong>

Le Mali est dans une situation exceptionnelle. Le Pouvoir Transitoire n’est pas civil, mais plutôt militaire. Il est donc un gros risque de vouloir défier un tel pouvoir. Mieux vous l’aider et l’encourager pour un retour à une vie constitutionnelle normale, dans les délais prévus. KAOU DJIM a encore prouvé  son ignorance sur la scène politique nationale..

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Respect  de la durée de la Transition : La COCEM apporte son expertise  Gouvernement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/respect-de-la-duree-de-la-transition-la-cocem-apporte-son-expertise-gouvernement-3012207.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 07:17:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Conseil de ministres du 15 février 2023 a  adopté  un nouveau Projet de Loi. Celui-ci  procède   à  des modifications  dans 11 articles de la nouvelle Loi électorale qui annoncent un changement dans le chronogramme électoral.  Dont, entre autres : l’élargissement des lieux d’implantation des bureaux de vote des garnisons militaires ;  l’institution du vote par anticipation des membres des Forces Armées et de Sécurité ; le  remplacement de la carte d’électeur biométrique  par la carte nationale d’identité biométrique sécurisée.  Mais ce nouveau Projet de Loi  est loin de  faire  l’unanimité au sein de la classe politique malienne.  </em>

Elle estime<em>  </em>que la Transition risque de s’éterniser. Aussi, la non-convocation  à date   du collège électoral,  pour le référendum du 19 mars 2023,   commence à faire douter certains partis politiques  et organisations de la société civile malienne de la sincérité du Gouvernement. Sont également  nombreux, ceux qui  estiment  que les Autorités maliennes de la Transition ne seront  plus en mesure de respecter  le  chronogramme électoral. Ainsi, commencent-ils  à s’alarmer sur un prochain bras de fer entre le Mali et l’ensemble de la Communauté  dite Internationale. Qui déboucherait  sur le retour des sanctions.

Toutefois,  ce pessimisme  n’est pas partagé  par  la  Coalition pour l’Observation Citoyenne des Élections au Mali (COCEM). Cette ONG apporte son expertise  au Gouvernement à travers la proposition de son chronogramme. Ainsi, tout en faisant le constat  du retard consommé dans l’organisation des scrutins à venir,  la Coalition invite le Gouvernement de Transition à « diligenter l’actualisation du chronogramme des réformes et des élections : en concertation avec l’ensemble des acteurs du processus électoral ». Ainsi  la COCEM, considérant qu’il est  techniquement  impossible de tenir le référendum le 19 mars prochain, propose un  nouveau chronogramme électoral.  Qui pourrait permettre  aux autorités maliennes  d’honorer  la durée de la Transition.

Pour ce faire,   la COCEM  propose  de tenir  le référendum le dimanche 25 juin 2023.  Car, elle considère que  « le report de la date du référendum permet de rattraper le retard accusé  dans la mise en œuvre de certaines propositions avant la tenue des élections. Au nombre  desquelles : l’adoption de  la loi portant modification de la loi électorale ;  la mise en place des Coordinations de l’AIGE ;  la  finalisation de  l’actualisation du fichier électoral conformément au nouveau découpage territorial ;  la confection et  la distribution  de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée ;  le parachèvement  du  processus de réorganisation territoriale et vulgarisation suffisante du  projet de la nouvelle Constitution.

De même, la COCEM  demande   de tenir  l’élection des Conseillers des Collectivités Territoriales,  le dimanche 29 octobre 2023. Ce scrutin  électoral  est   prévu  dans le chronogramme en vigueur  en juin 2023. Or,  la COCEM  estime  que ce report permettra de créer les conditions  pour la relecture de  la loi électorale et  la  révision exceptionnelle des listes électorales.  Mais aussi et surtout, il permettra  de rendre les nouvelles régions créées,  opérationnelles. La COCEM  propose également  de  boucler le processus électoral  par le couplage du scrutin  présidentiel  à celui  et des législatives  en 2024.  Ainsi,  les premiers tours auront lieu  le dimanche 04 février 2024. Alors que  les seconds tours  se tiendront  le dimanche 18 février 2024.

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : La liberté d’opinion est constitutionnelle…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-liberte-dopinion-est-constitutionnelle-3012206.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 07:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La conférence de presse organisée par l’« Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition » (ARCT FASO KA WELE), avant-hier lundi à la Maison de la Presse (MP), s’est transformée en une bataille rangée entre les partisans d’Issa Kaou Djim et des individus qui ont surgi de nulle part,  pour saboter la rencontre. L’ancien vice-président déchu du Conseil National de la Transition (CNT) a dû se soustraire des lieux  par une porte de secours. Au terme  des  affrontements,  des vitres de l’immeuble  sont éclatées et des chaises  complètements endommagées. Si l’on ne déplore pas de perte en vie humaine, on dénombre  des blessés. Pourquoi est-on arrivé  à un  tel degré de  violence lors d’une rencontre politique ? En l’occurrence à la MP, un Haut Temple de la liberté d’opinion et d’expression ?

Des sources indiquent que l’ex Porte-Parole du M5-RFP s’apprêtait à proférer une vive déclaration à l’encontre des Autorités de la Transition. Est-ce donc cela la cause du tohu-bohu que la Maison de la presse a connu, ce lundi 20 février ? Sinon, qui sont donc les commanditaires de ce désordre ? De simples citoyens agacés par son discours politique inconstant ? Quoi qu’il en soit, était-il vraiment necessaire de passer  par  la violence  pour  empêcher  M. Djim de boucler sa conférence de presse ?

L’ex Porte-Parole du M5-RFP se vante,  depuis un moment,  d’être  l’un des principaux opposants de la Transition en cours. Lorsqu’il passe sur les plateaux de TV et les antennes radios, il ne cesse d’affirmer  n’avoir plus peur de la prison pour avancer ses idées et invite ses fans d’afficher la même aptitude. Après sa traversée du désert (due à sa courte  incarcération), l’ancien protégé de Mahmoud Dicko a  ainsi choisi  de passer  à l’offensive politique. Alors, il  s’obstine à  montrer à l’opinion nationale et internationale  qu’il continue d’exister. Ainsi s’oppose-t-il  systématiquement à toutes les décisions et initiatives prises par les Autorités de la Transition. Dans sa dynamique, il n’épargne plus le Chef de l’Etat qu’il adulait auparavant. En politique, tout cela est de bonne guerre. Mais ces faits et gestes respectent-ils  vraiment  les principes démocratiques ?

De notre point de vue, Kaou Djim n’est ni un démocrate encore moins, un homme politique. C’est un <strong>simple phénomène politique</strong> qui a existé. Ainsi, il ne peut  en aucun cas incarner  le système  démocratique au Mali. Pour la simple raison qu’il n’a jamais  cherché à respecter  les principes basiques de la démocratie. Dans ses activités  (politiques ?), il n’a de respect pour  la chose publique encore moins pour  les autres acteurs politiques.  Sans compter que c’est un homme qui méprise la presse (garante de tout système démocratique) ainsi que les hommes et femmes qui l’animent. Actuellement en déclin, l’ancien protégé de Mahmoud Dicko  serait certainement au  service d’hommes politiques plus aguerris,  pour nuire à la Transition.

Toutefois, le sieur Kaou Djim  ne mérite pas le sort que l’on essaye de lui réserver : lui faire taire par la terreur. Nous, Hommes de medias, ne pouvons cautionner cela. D’autant que, comme tout citoyen malien lambda, la Constitution malienne de 1992  (encore en vigueur)  lui garantit  la liberté d’opinion. Cela, dans son article 4 qui stipule : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la
loi ».  C’est  pourquoi  nous, Hommes de medias, ne pouvons cautionner qu’un individu soit privé de ce droit fondamental.

A cet effet,  nous ne nous  lasserons  jamais d’alerter, toutes les fois que nous estimons qu’un individu est menacé dans l’exercice de sa liberté d’opinion. Au-delà donc  de la personne d’Issa Kaou Djim, nous invitons l’Etat malien de  fortement  œuvrer afin que tous les citoyens puissent  pleinement jouir de la liberté d’opinion. Tant,  c’est une liberté constitutionnelle, chèrement acquise  au prix du sacrifice humain.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

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<title>Edito : Et de 100  pour « Le Pélican »!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-de-100-pour-le-pelican-3011154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 14:46:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mercredi 09 octobre 2019, paraît dans les kiosques de Bamako le premier numéro de « Le Pélican ». Ce nouvel hebdomadaire d’information, d’enquêtes et d’analyses, fruit de la collaboration active d’une équipe de journalistes et de chroniqueurs,  sans un appui financier conséquent, est le résultat d’une longue  réflexion très approfondie.  Mais, il est aussi et surtout le fruit d’une opportunité très attendue qui m’a été offerte par mes relations parentales et amicales.  Lesquelles m’ont aidé à créer mon entreprise de presse. J’ai finalement dû accepter  leur offre d’assistance, sachant bien  que je bénéficiais  d’une longue expérience vécue au sein du bihebdomadaire «  Le Challenger ». Un canard dont le fondateur, Amadou Haïdara, est mon ami d’enfance  et de toujours mais aussi,  un frère.

Ce 09 octobre, j’ai donc commencé une nouvelle aventure.  Laquelle a désormais fait  de moi, un Fondateur et un Directeur de Publication  d’un hebdomadaire d’informations générales, d’enquêtes et d’analyses. Mais également, cette aventure a fait de moi un Manager. Dans l’édito de lancement de « Le Pélican », nous  avions promis  à nos lecteurs que le Canard  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions aussi promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses.  Qu’il va alerter les décideurs.

De même,  nous avions promis que notre hebdomadaire apportera sa pierre à l’édification du Mali. Un Mali dont tous les fils, délivrés du démon de la division et la haine, auront retrouvés le vivre ensemble multiséculaire que leurs ancêtres ont appris et légués. Nous avons déjà bouclé trois années d’existence. Aujourd’hui, notre canard est dans sa quatrième année et il est à son centième (100è) numéro de parution. Mais sommes-nous vraiment  en train de respecter  nos  engagements quasi sacerdotaux,  en faisant preuve d’un esprit citoyen et républicain ? C’est au lectorat de nous juger.

Toutefois, nous pensons en toute humilité que nos promesses sont en train d’être bien tenues.  De toute façon,  « Le pélican »  continue inexorablement son envol avec  espérance, en dépit du fait que  le chemin est plein d’embûches. Sa ligne éditoriale  dérange certainement des   animateurs de la vie sociopolitique.  Nos analyses  et points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois certains  politiciens, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction et expriment leur avis. Que chacun reste à sa place, semblent-ils penser.  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective. Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Non cela, comme nous l’avons toujours soutenu, ne marchera pas avec  la rédaction de Le Pélican !  Puisqu’en choisissant le  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants et autres décideurs. A cet effet, nous ne nous lasserons  jamais d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Mais, nous allons aussi continuer de leur proposer des idées  que nous pensons meilleures dans leurs prises de décisions.

Ainsi, nous réitérons  notre engagement ferme de demeurer  constant, en dépit  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Que nous avons voulu indépendante et libre. Pour  ce faire, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Car, il représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne.

Toutefois, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse est un fournisseur  de  service public. A cet effet, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette noble requête !

A l’endroit de nos confrères, éditeurs de la Presse écrite privée, affiliés à l’Association des Editeurs de la Presse Ecrite Privée (ASSEP), mais également à nos représentants de la « Maison de la Presse », nous exigeons une union sacrée autour de l’essentiel pour avancer dans la transparence.  Car les égos et le clanisme  ne servent pas notre cause commune. A chaque fois que les hommes s’associent, il y a forcément des contradictions qui vont survenir. Cela est naturel. Pour  concilier les positions, il faut que l’on accepte de privilégier   le dialogue et la concertation dans toutes nos démarches corporatives.  Que chacun soit sage !

Vive  « Le Pélican » !

<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Arcanes  politiques :  Le Cherif de Nioro, le baromètre  du  pouvoir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/arcanes-politiques-le-cherif-de-nioro-le-barometre-du-pouvoir-3011156.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 01:38:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Chérif de Nioro est sûrement le faiseur des hommes de  pouvoirs, en république du Mali. En effet, toutes les fois qu’il est question des élections, des responsables et leaders politiques, font le pèlerinage à Nioro du Sahel, précisément au  domicile du Chérif. L’on se souvient bien de ses prêches de 2013, en faveur de feu Ibrahim Boubacar Kéita, avant que la candidature  de celui-ci ne soit rendue publique. En 2018, les responsables dirigeants des partis politiques, se sont tous rendus chez lui, pour y recevoir les bénédictions.</em>

En 2020, dès la chute du régime IBK, les acteurs du coup d’Etats, ont également battu le pavé pour aller le voir, en sollicitant ses bénédictions et soutiens. Et pour marquer la vedette, les « Sages »  de Ségou ont été à son domicile le weekend dernier, avec pour objet, la probable caution de la candidature du président de la Transition à la prochaine présidentielle. Ces faits attestent bien éloquemment que le Chérif de Nioro est celui qui détient les clés de Koulouba, si l’on veut y accéder par la voie des urnes.

En vérité, le Chérif de Nioro est une personnalité morale hautement respectée. Il est l’une des figures religieuses les plus  influentes dans le monde politique. Cela, dans le même registre que le Chérif Ousmane Madani Haidara, Guide des Ançardines,  et l’Imam Mahmoud DICKO, leader de la CMAS. Son sérieux n’est plus à démontrer, et c’est à juste titre que les Hauts Responsables politiques le choisissent comme parrain.

Mais, une telle logique a aussi ses limites, dans la mesure où le Chérif de  Nioro est un religieux et non un politique.  Un homme de Dieu qu’il est,  ne devrait pas trop jouer ni influencer officiellement les choix politiques d’une nation. Mais  cette approche est encouragée et entretenue par les hommes politiques eux-mêmes. Elle  fait bien du tort à la marche normale de la vie politique. Autrement, de la démocratie.

De facto, le Chérif de Nioro devient  l’un Grands Electeurs au Mali, compte tenu du grand monde qu’il draine autour  de sa personne. Mais, il ne devrait pas être logiquement  la caution  du choix des candidats pour le fauteuil présidentiel. D’ailleurs, il y a de cela quelques jours,  le Premier ministre  de la Transition s’est déplacé en personne, jusqu’à Nioro, accompagné au moins de deux ministres, pour remettre la distinction du Chérif, au titre du <strong>Trésor Humain Vivant.</strong>

Sans en faire l’objet de débats, l’on pourrait aisément se demander pourquoi les Autorités n’avaient-elles pas demander au Chérif de Nioro de  venir à Bamako,  au Mémorial Modibo KEITA, où étaient reçues, toutes les personnalités distinguées : <strong>Trésor Humain Vivant ?</strong> Ou même se faire représenter ?

Dans le fond, l’on pourrait s’inquiéter. Et l’inquiétude réside clairement dans la question de divergences d’opinions, de visions ou même de projets  de société. Imaginons qu’un jour, le Chérif désapprouve la gestion gouvernementale d’un pouvoir. Qu’est-ce qui se passera ? S’il arrive aussi qu’il n’approuve  pas l’arrivée au pouvoir d’un président élu au suffrage universel, quelles en seraient les conséquences ?

En acceptant de conférer  le pouvoir politique à un citoyen, au nom du grand respect qu’il mérite, l’on projette  certainement le pouvoir, lui-même, dans la rue. Mahmoud DICKO a déjà eu à terrasser  un pouvoir et servi à composer  plusieurs gouvernements maliens. Tout comme le Chérif de Nioro, Bouillé Haïdara,  l’Imam Mahmoud Dicko a influencé la nomination de nombreux Grands Commis de l’Etat aux postes de directeurs nationaux et d’Agences étatiques.  Depuis un certain moment, le Chérif de Nioro influence notamment sur les élections présidentielles.

La démarche des  « Sages de Ségou »  dessinerait  bien cette carte à l’horizon. Mais à ce niveau, nous ignorons si celle-ci a eu l’onction du Président de la Transition, Col  ASSIM GOITA,  lui-même. Toutefois,  l’on sait que le Chef de l’Etat parle peu et ne se mêle pas des sujets, très souvent populistes. Les prochains jours  nous édifieront si oui ou non, il sera candidat à la prochaine présidentielle !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : l’armée s’équipe de plus en plus avec des drones Bayraktar TB2 Turc</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/mali-larmee-sequipe-de-plus-en-plus-avec-des-drones-bayraktar-tb2-turc-3011162.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 01:29:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali se dote  de plus en plus de drones turcs pour lutter contre les groupes armés terroristes.  Le 14 février 2023, à la base 300 de l’Armée de l’Air de Gao, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio Camara, a  remis  des  nouveaux   drones</em></strong> <strong><em>Bayraktar TB2 à l’armée</em></strong><strong>. </strong>

C’est la deuxième  remise en espace  de quelques mois. Le mardi 14 février  passé, au camp Firhoun Ag Alançar  de la 3ème région aérienne  malienne, le Ministre de la Défense, le Col.Sadio Camara, accompagné de plusieurs hauts gradés de  l’armée  et  le gouverneur de la région de Gao, a remis  des drones TB2 de marque turque  à l’armée de l’Air.  « Je suis venu voir les drones acquis par l'Armée de l'Air et échanger avec la troupe, prendre note des préoccupations des hommes et leur faire part de notre détermination à poursuivre les objectifs d'une Armée qui doit pleinement répondre aux attentes de la Nation », a indiqué  le  Colonel Sadio Camara,  l’un des piliers  du gouvernement de transition, ajoutant que « l'acquisition de ces drones de reconnaissance et de combat va permettre d'améliorer et d'accroître les capacités de lutte contre le terrorisme, de soutenir les opérations, d'apporter plus d'assurance aux hommes engagés sur les théâtres des opérations ». L’armée ne fournit aucun  chiffre sur la quantité des  drones acquis  avec la Turquie.

En décembre 2022, c’est le  même Ministre de la défense qui avait procédé à  la  remise  d’un premier lot de drones à l’armée de l’Air dans le camp militaire de Sévaré, situé dans le centre du pays.

Cette nouvelle acquisition renforce les capacités des forces armées maliennes contre  une menace terroriste depuis plusieurs années. L’armée malienne est dotée  aujourd’hui de matériels conséquents dans la lutte contre le terrorisme. Des hélicoptères de combats en passant par l’acquisition des avions de chasse, des radars de surveillance, drones de surveillance et des matériels roulants sont autant d’équipements  militaires  que  l’armée a acquis  grâce au partenariat des nouvelles autorités  de la Russie.

Ce drone de  fabrication turque est réputé d’être efficace  dans les théâtres des opérations militaires. En 2020,  cette armée   avait  prouvé son efficacité dans les yeux monde  en aidant l'Azerbaïdjan à vaincre les forces blindées arméniennes et à récupérer de vastes territoires lors de la guerre du Haut-Karabakh. Dès lors,  ce drone  est quotidiennement  acquis par les pays d’Europe et  les Etats africains  confrontés  à la menace terroriste.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au Nord du Mali : Des ingrédients pour la reprise de la guerre!</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-nord-du-mali-des-ingredients-pour-la-reprise-de-la-guerre-3011155.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 01:27:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une  vidéo, rendue virale dans les réseaux sociaux,  Amadou Albert Maïga, membre du Conseil National de la Transition (CNT), pronostique  sur l’imminence d’une guerre à Kidal entre les FAMAS et les mouvements armés de la  « CMA » (HCUA, le MAA et le MNLA). Le Conseiller du CNT est convaincu que cette « guerre est inévitable ».  Mais, est-il dans le secret des Dieux pour  affirmer de tels propos ? Par principe, les militaires  ne se prononcent  jamais sur leur projet militaire.  Mais une chose est claire, M. Maïga est reconnu comme étant un proche du milieu militaire.

Ces propos, pris au sérieux, ont déjà fait réagir le porte-parole de la coordination des mouvements de l’Azawad.  Mohamed Elmaouloud  Ramadane, n’a  pas tardé de les condamner,   sur les  mêmes réseaux sociaux,  en  les  qualifiant  de «  va-t-en guerre ».  Mais,  compte-tenu de l’impasse dans l’application du fameux Accord  d’Alger  (dont  la France et toute la Communauté dite Internationale considère  les textes comme dogmatiques) mais aussi et surtout,  la fusion et la forte mobilisation  militaire  des mouvements armés du HCUA, du  MAA et du  MNLA à Kidal, peut-on vraiment traiter M. Maïga de va-t-en-guerre ?

Depuis plusieurs mois,  les mouvements armés de Kidal (maîtres des lieux depuis une décennie) et le Gouvernement  de Transition ne soufflent  pas dans la même trompette. Notamment,  dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord   pour la  Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger.  Ces mouvements  ont même  suspendu leur participation à la réunion du Comité de Suivi de l’Accord (CSA). Ils dénoncent sa lenteur.  Et  exigent  la tenue d’une réunion dans  « un terrain neutre ». Ce dont, Bamako  refuse.

Outre ces surenchères, il se trouve  que  les toutes  tentatives de  la médiation internationale pour  ramener  les deux  parties autour  de la table des négociations  sont un fiasco. La radicalisation de la CMA freine tout espoir  de rapprochement des positions. Tous les ingrédients pour la reprise de la guerre au Nord du Mali sont là. D’ailleurs, comment un territoire perdu par la force des armes,  peut-il être recouvré sans l’usage  de cette même  force ? Par la connivence de la Communauté dite internationale, les Autorités maliennes doivent-elles  se résigner  d’accepter le statut quo : laisser les mouvements  armés continuer de  contrôler  Kidal ?  Certainement pas !

A la fin de la seconde guerre mondiale (1939-1945), l'Allemagne vaincue,
est réduite, découpée et occupée par les Forces alliées, vainqueurs. Lors des conférences de Yalta et de Potsdam, elle est ramenée dans ses frontières de 1937. Alors que l'Italie est épargnée parce qu'elle a changé de camp en 1943. L'Allemagne
est démilitarisée et découpée en quatre zones d'occupation : soviétique,
américaine, britannique, française. Sa capitale, Berlin, située au cœur de la zone d'occupation soviétique, est, elle-même, découpée en quatre secteurs et soumise à l'administration quadripartite des Alliés.

Cette mise sous-tutelle de l’Allemagne, qui  a cessé du côté soviétique (russe), continue, de plus belle, du côté  américain. D’ailleurs quel est ce pays de l’Europe de l’Ouest qui puisse affirmer sa souveraineté  vis-à-vis des USA ?  L’ombre de l’Oncle Sam plane sur tous ces Etats. Cela démontre bien que lorsqu’un Etat est libéré par les moyens   d’une Puissance  militaire,  cette dernière va tout mettre à l’œuvre  pour maintenir le pays qu’elle a libéré  sous sa botte.

N’est-ce pas quasiment ce qui s’est  passé  au Mali pendant plus d’une décennie. La France, à travers ses opérations « Serval » et  « Barkhane », avec le soutien de la Communauté dite internationale (réellement composée d’Etats sous influence américaine), a forcé les Autorités véreuses du Mali a signé l’Accord d’Alger. Un texte qui a ignoré la Loi Fondamentale de notre pays.  Lequel a été mis sous tutelle des Puissances occidentales par  la connivence de l’ONU.

On a ainsi fait du Mali, un Etat vaincu par une rébellion de quelques milliers d’individus.  Puis, on lui a imposé la signature, en 2015, d’un accord sous la diligence des Grandes Puissances militaires.  On lui a imposé  une soi-disant mission  de stabilisation pour s’assurer de la tutelle  de la France et des autres pays membres permanents (occidentaux)  du Conseil de Sécurité de l’ONU. Lesquels l’ont mis  sous tutelle, pour pouvoir  disposer  du contour de ses frontières, tel un pays vaincu. Quasiment comme ce que  les Alliées en ont fait  de l’Allemagne   en 1945.

On a ainsi œuvré à affaiblir notre armée nationale alors que l’on a doté les soi-disant ex-rebelles en armement de dernière génération. En faisant de Kidal leur sanctuaire. Au même moment, on a créé çà et là des foyers de conflits intercommunautaires au Centre du Mali, pour justifier la présence de leurs forces d’occupation. Dans ces conditions, l’accord d’Alger ne pouvait  pas s’appliquer.  D’ailleurs dans un Etat souverain, peuvent-elles cohabiter deux entités militaires différentes? Si cela n’est  pas convenable, alors, l’une doit forcément céder sa place à l’autre. Cela  signifie que le Mali doit dénoncer ce fameux accord d’Alger pour  libérer Kidal par la force.

La CMA  n’existe  que grâce au complot de la France. Qui a empêché,  depuis plus d’une décennie,  les FAMAs de se déployer intégralement à Kidal. Cela,  avec la complicité de l’ONU.  Aujourd’hui, la République du Mali n’a  certainement  pas d’autres  choix  que de faire la guerre pour recouvrer l’intégrité du territoire national. Si elle ne la fait pas maintenant, nul doute  qu’elle perdra à jamais Kidal.

Cette partie du territoire national a été prise au Mali par la force. Il ne peut la recouvrer que par la même force. Que l’on veille ou pas, cette guerre est certaine. Car, elle s’impose à l’Etat unitaire du Mali. Par conséquent, les autorités maliennes doivent instamment  décréter  la guerre de libération de Kidal. C’est, de notre point de vue, le seul moyen pour que ce territoire revienne dans le giron  de la mère-patrie : le Mali.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune :  Qui en veut au Mali ? Pour quels agendas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-qui-en-veut-au-mali-pour-quels-agendas-3011160.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 01:26:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le 24 mai 2021 au Mali, la Transition de Rectification se met en place après l’éviction du Président Bah N’Daw, pour fautes politiques graves. Dans la foulée, elle change de main après l’investiture et l’installation officielle le 7 juin 2021, par la Cour Suprême, du Colonel Assimi Goïta, en tant que nouveau Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali. Une arrivée au trône que l’Elysée n’a guère apprécié, taxant le Colonel Assimi Goïta et le Gouvernement de Dr Choguel Kokalla Maïga, « d’illégitimes et d’irresponsables ». </em>

Depuis, les plus hautes autorités françaises n’ont raté aucune occasion  pour agonir, par des paroles violentes, méprisantes et condescendantes, les Autorités de la Transition. Qui ont pourtant, le soutien plein et entier du peuple malien. Lequel a su montrer, de la plus belle manière, à la face du monde, toute sa légitimité et sa totale confiance à ses dirigeants.

C’était ce mémorable jour du 14 janvier 2022. Date désormais historique, retenue comme celle de la vraie libération de tout un peuple qui retrouve ainsi, sa souveraineté face à l’oppression d’une France bagarreuse, néocolonialiste et prédatrice. Ce nouveau départ a permis aux Autorités de la Transition de Rectification de comprendre très tôt que le moment est,  cette fois-ci, venu de changer de paradigme avec une meilleure manière de voir les choses autrement, c’est-à-dire : un modèle cohérent de gouvernance qui prend en compte les choix légitimes du peuple malien, aspirant à trois principes directeurs qui doivent désormais diriger, la vie de la Nation malienne, voire sa politique intérieure et extérieure dans le contexte de la nouvelle orientation de la géopolitique internationale.

Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali, du respect des choix stratégiques opérés par le Mali et la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les prises de décisions. Des choix qui dénoncent, entre autres avec véhémence et sans complaisance, l’ingérence, les diktats répétés et les plans machiavéliques de la France qui, avec l’aide d’une communauté internationale, tente depuis des années, de fragiliser l’Etat du Mali et à déstabiliser ses institutions. Dont l’un des buts est,  la réalisation d’un très vieux projet, c’est-à-dire, la création de l’Etat fantoche de l’Azawad, donc la « soudanisation » du Mali ou sa partition tout simplement, en donnant de la voix et de la légitimité à une minorité touarègue du Nord du Mali, regroupée au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA).

Remontés à bloc dans leurs dessins funestes par leurs parrains occidentaux, ils multiplient depuis quelque temps, les provocations et les parades, défient les symboles de l’Etat et appellent à une fusion des différents groupes armés du Nord. Aujourd’hui, tout  porte à croire qu’ils veulent la guerre, mais pour l’intérêt et au service de qui ? Ce qui est important de retenir, c’est que le Mali de la Transition de Rectification, n’est plus ce Mali d’hier, vendu, piétiné, humilié dans son honneur et sa dignité et mis à terre et dans la poussière par ses propres fils qui l’ont dirigé pendant trente ans (1992-2020), dans la médiocrité et dans une gouvernance chaotique et ploutocratique.

Et de l’autre bout du monde, c’est-à-dire en Afrique de l’Ouest, les guignols de la CEDEAO,  au service de l’Elysée, se donnent la légitimité d’imposer au Mali, en janvier 2022, des sanctions injustes, illégales et inhumaines afin de précipiter la chute du régime de Bamako. C’était sans compter sur un peuple du Mali totalement acquis à ses dirigeants de la Transition, démonstration faite aux yeux du monde, le 14 janvier 2022, quelques jours seulement après l’entrée en vigueur des sanctions de la CEDEAO.

Aujourd’hui, le Mali et son peuple sont protégés par une armée professionnelle, surarmée et républicaine qui monte en puissance. Ce peuple ne sera encore ni soumis, ni intimidé, ni humilié. Ces différentes péripéties, que la République souveraine du Mali a vécues, ont permis aux Autorités de la Transition, à mieux connaitre les causes de la vulnérabilité à laquelle sont exposées les populations maliennes depuis plus de dix ans et les vrais visages des adversaires potentiels intérieurs et  extérieurs de notre pays qui œuvrent inlassablement à la déstabilisation de nos dirigeants et des institutions de la Transition.

Comme si toutes ces tentatives contre le Mali ne suffisent pas, la France, ses alliés et certains de nos compatriotes apatrides en perte de repère, continuent de mettre les maliens dos à dos, de saborder les actions du Gouvernement de la Transition et de celles du Président Assimi Goïta, par le biais des soutiens multiples aux « djihadistes », du mensonge, des fausses allégations contre nos Forces Armées et de Sécurité (FAMAS) et leurs instructeurs russes et un matraquage médiatique fait de vengeance, de chantage et de dédain. Le tout appuyé par la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies au Mali (MINUSMA), ce machin de propagandes et de manipulations au service de la France et dont l’agenda caché est maintenant dévoilé.

Aux yeux de la majorité des maliens qui s’opposent à son prochain renouvellement en  juin 2023 et qui réclament même son départ anticipé, la désormais caduque MUNISMA, mérite tout simplement d’être jetée à la poubelle de l’histoire. Malgré cette posture négative de la communauté internationale, le Mali est fort, débout et ouvert à ses partenaires sincères, dans une coopération dynamique et de gagnant-gagnant. C’est dans ce cadre que se situe la visite au Mali, du Ministre russe des Affaires Etrangères, du 6 au 7 février 2023, en vue de la redynamisation de la coopération russo-malienne qui a pris un nouvel envol.

Aujourd’hui, le modèle malien fait la fierté de toute l’Afrique, tel qu’au Burkina Faso,  où de plus en plus, le sentiment « anti-français »  ou le rejet de la présence française dans toutes ses formes (économique, diplomatique, militaire), est maintenant bien ancré dans les esprits. Et l’ambition affichée par le Mali, le Burkina Faso et la Guinée-Conakry d’aller vers une fédération, coupe le sommeil de l’Elysée et des dirigeants de la CEDEAO et de l’Union Africaine. Ainsi donc, dans une souveraineté retrouvée, nous devons désormais tous travailler à nous donner les moyens de nos ambitions dans une République unie et forte.

Cependant nos  Autorités,  qui ont la légitimité du peuple souverain, doivent encore faire plus de preuve d’humilité, d’écoute permanente et d’une plus grande capacité de discernement, pour ne jamais perdre de vue, des priorités du peuple dont elles ont le soutien plein et entier. Ce qui devra permettre à coup sûr, de  contrecarrer les insinuations perfides et les affabulations d’une communauté internationale qui en veut beaucoup au Mali et aux maliens, au nom de son agenda caché derrière ce qu’elle appelle « droits de l’Homme » ou « stabilisation du Mali ».

Dans tous les cas, la Transition qui poursuit sa bonne marche vers le progrès social, vivra et se maintiendra jusqu’à ce que le Mali retrouve l’intégralité de son territoire national, y compris la région de Kidal ! Entre temps, les maliens patriotes savourent avec fierté, les bons résultats déjà enregistrés, tant dans les réformes politiques, institutionnelles, sécuritaires, que dans l’amélioration significative des conditions de vie des populations, même si l’on sait bien, à ce jour, que beaucoup de défis restent encore à relever.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur ENSup -Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Reprise  du trafic ferroviaire Bamako&#45;Kayes :   L’espoir est désormais permis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/reprise-du-trafic-ferroviaire-bamako-kayes-lespoir-est-desormais-permis-3009364.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:49:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Grace à la perspicacité de Mme Dembélé Madina Sissoko, </em><em>ministre  </em><em>des Transports et des Infrastructures  et sa forte délégation à Dakar,   le Mali pourra enfin récupérer des pièces de rechange pour les locomotives maliennes (CC2205 et CC2207). </em><em>Certaines pièces de rechange  seront bientôt acheminées à Bamako. L’espoir est désormais permis Pour les riverains des rails, l’espoir est désormais permis de voir le train siffler à nouveau. </em>

Après une séance de travail qui s’est déroulée dans une ambiance cordiale, le Ministre DEMBÉLÉ Madina SISSOKO et son homologue du Sénégal, Monsieur Mansour FAYE, ont effectué une visite d’inspection des pièces de rechange à Diamniadio et à Thiès. Ils ont pu voir de visu ces matériels essentiels à la reprise du trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes.

<strong>Un Ouf de soulagement !</strong>

A l’issue de la visite, les techniciens cheminots du Mali et du Sénégal ont fait le tri des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes. Dénouement heureux pour ce processus qui peine depuis plus de 4 ans. Le leadership et le pragmatisme de Madame le Ministre des Transports et des Infrastructures a pesé positivement dans la balance.

L’issue heureuse de ce processus d’acquisition va consolider la relance définitive du trafic ferroviaire (Bamako-Kayes) qui était adossée à la disponibilité des pièces de rechange.

<strong>Cellule Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mérite national :  Le Prof. Babou Niang, Trésor Humain Vivant</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/merite-national-le-prof-babou-niang-tresor-humain-vivant-3009358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:38:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Enfin, son  mérite  est reconnu ! Monsieur Mamadou Babou  NIANG dit Prof BABOU, est désormais proclamé Trésor Humain Vivant du Mali, par les plus Hautes Autorités de la Transition. Et cette reconnaissance, est le couronnement de plusieurs décennies de  travail en faveur de la lutte contre les mauves pratiques des détenteurs des  pouvoirs occultes.</em>

En effet, alors très jeune, Mamadou Babou NIANG  a découvert en lui, les pouvoirs surnaturels, au nom desquels, il posait des actes qui dépassaient l’entendement de l’Homme du Commun. Sous le poids de ces pouvoirs surnaturels, il laissa, ses études en médecine, pour aller se consacrer à celles de la Magie en Inde.

Plusieurs années après, il revient sur le continent africain pour y organiser des croisades sur le thème de la démystification. Il combattra très sévèrement les faux magiciens, se disant multiplicateurs de billets  d’argent. En son temps, dans les années 80, ces escrocs faisaient du tort aux populations et surtout aux banquiers. Alors, en  organisant  les croisades, le Professeur <strong>BABOU NIANG</strong>, démontrait comment les faux magiciens et marabouts opéraient pour escroquer leurs victimes.

Au Mali, le Professeur <strong>BABOU NIANG</strong> a sillonné toutes les régions et villes, même les villages pour mettre à nu, tous les faux marabouts et magiciens. Dans sa lutte, il se dressa farouchement contre tous ceux qui détenaient des pouvoirs occultes pour faire du mal aux autres. Dans les régions visitées, il y avait démystifié les lanceurs de mauvais sorts.

Il  soigne et guérit, mais surtout prévient tout mal. Et en homme du terrain,  aimant les grands défis, il s’est rendu dans plusieurs pays africains, dont : Le Burkina Faso où il avait été décoré ; La Côte d’Ivoire, la Guinée qui lui avaient honorablement reconnu ses pouvoirs ;  la Gambie, le Sénégal où il avait opéré des démonstrations extraordinaires ; mais aussi le Benin, le Nigéria et le Cameroun entre autres, lui avaient aussi reconnu ses pouvoirs mystiques.

D’ailleurs, le Professeur BABOU NIANG est bien rompu dans les différentes sortes de magies, dont la magie blanche, la magie noire et la magie rouge. La magie rouge qui, selon lui, est le Pouvoir tiré du langage des arbres et des animaux. Ce pouvoir qui permet de soigner, de guérir et de prévenir. Contrairement à la magie rouge qui est bénéfique, la magie noire est tirée du monde obscur. Et dont les détenteurs font beaucoup plus de mal que du bien. Quant à la magie blanche, selon lui, c’est le jeu de la trahison, de l’hypnose et autres formes de rapidité. L’exemple de jeu des cartes, où le rouge perd et le noir gagne.

Pour le professeur  BABOU NIANG, tout pouvoir doit être au service de l’humanité, en faisant du bien et non du mal. C’est justement dans ce cadre qu’il a créé <strong>l’Association Africa Magie Moderne</strong>. A travers cette association, il forme des hommes et femmes, surtout des jeunes pour perpétuer les vraies connaissances  du monde des mystères.

L’on se souvient de ses formules au moment où l’on parlait des tremblements de terre en Afrique de l’Ouest dont en Guinée. En vérité, le Professeur <strong>BABOU NIANG</strong> est un véritable Trésor Humain vivant. Il faut l’avoir fréquenté, pour savoir mesurer la densité de ses connaissances. Il soigne et a déjà soigné et guéri plusieurs milliers de personnes venues des quatre coins du monde.

Ses élèves sont aujourd’hui de véritables professionnels qui opèrent comme le Maitre. Et c’est à juste titre que les plus Hautes Autorités de la Transition ont pu inscrire le Prof BABOU NIANG sur la liste des Trésors Humains  Vivants.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Nouvelle  Constitution à controverse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-nouvelle-constitution-a-controverse-3009353.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:34:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les Autorités de la Transition sont décidées  de   réaliser, à tout prix,  une nouvelle Constitution pour </em>la République du Mali<em>.  </em>Enclenché depuis plusieurs mois, son  processus d'élaboration  est quasiment  en voie d’achèvement.  Alors qu’une quantité de  Partis Politiques et des Organisations de la Société Civile  contestent  l’initiative   des Autorités de la Transition (dominées par les militaires). Ainsi, des partis politiques  comme : L’ADEMA-PASJ, le PARENA, la CODEM mais aussi, le Regroupement du Cadre des Partis politiques, sont fermement opposés à  tout changement de Loi Fondamentale, notamment,  pendant la Transition.  La future nouvelle Constitution anime  ainsi, une véritable  controverse dans les milieux sociopolitiques.

Mais  le Chef de l’Etat et son Gouvernement de Transition   œuvrent  ardemment afin que son  processus de rédaction soit le plus inclusif possible avant d’atteindre  son terme. <strong>Dans cette dynamique, le Col Assimi Goïta  a nommé, </strong>le vendredi 27 janvier 2023<strong><em>,</em></strong><strong>  par décret  présidentiel,  </strong><em>69  hommes et femmes. Issue  de la Classe politique et la Société Civile, cette </em><strong>mosaïque</strong><em> de personnalités aura  pour   mission  de  finaliser l’avant-projet de la future nouvelle Constitution. Ils auront en face des partis politiques et des Organisations de la Société  Civile, pas des moindres,  qui demeurent  hostiles à tout changement de Loi Fondamentale, notamment,  pendant la Transition. Ces partis </em>argumentent  que « <em>le président de Transition n’est pas légitime pour convoquer la rédaction d’une nouvelle constitution</em> ». <em>Ceux-ci  ne participent donc pas officiellement à la Commission de finalisation de l’avant-projet  de cette future Loi Fondamentale. </em>

<em> </em><em>Pour rendre plus controversée la  rédaction d’une nouvelle Constitution, </em>la coordination des mouvements  de l’Azawad (CMA) a grossi le lot <em> des organisations sociopolitiques qui s’y opposent</em>. Cette coalition de mouvements « d’anciens rebelles »  s’est officiellement  retirée  de la commission de finalisation. Elle  justifie son acte par « l’impasse dans laquelle se trouve  l’Accord pour la paix et la réconciliation,  issu du processus d’Alger ».  <em>La tâche ne sera donc  pas aisée pour les Autorités de Transition  pour  faire l’unanimité autour  de leur projet de Constitution. Mais il y a des acteurs sociopolitiques, jadis très hostiles,  qui ont actuellement bémolisé  leur  opposition. Ils vont certainement rejoindre la Commission de finalisation.</em>

<em> </em>Ce sont, entre autres : Blaise Sangaré, Amadou Koïta, l’ancien PM Mohamed Ahmed Ag Hamani, Assétou Founé Migan  Samaké, Pr Issa N’Djaye, Aminata Dramane Traoré, Zeïni Moulaye, Kalilou Samaké. Partisans supposés  du maintien de la Constitution du 25 février  1992, ces hommes  et femmes se distinguaient  par leur  opposition,  plus ou moins ferme,  à tout projet d’adoption de nouvelle Constitution. Ont-ils alors changé de veste pour rejoindre le camp de la Transition ? Sinon, viendraient-ils  dans la Commission de finalisation  dans le but  d’imposer  uniquement  leur vision  à la touche finale du texte constitutionnel, en apportant des amendements de taille ?

Le temps nous édifiera. Pour le moment,  les partisans et les adversaires de la future nouvelle Constitution vont continuer à mobiliser  leurs concitoyens autour  de  leurs  positions respectives.  Mais si jamais, il advenait  que  le nouveau texte constitutionnel  soit soumis à référendum, c’est le Peuple souverain qui va, in fine,  trancher dans les urnes à travers son vote.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Collaboration mairie CV&#45;Fondation Empower&#45;Mali : Badalabougou est doté d’un  CDPE</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/collaboration-mairie-cv-fondation-empower-mali-badalabougou-est-dote-dun-cdpe-3009361.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La collaboration  entre la Mairie de la Commune V (CV) du District de Bamako et la Fondation Empower-Mali, a permis la réalisation d’un Centre d’Education de la Petite Enfance (Communément appelé, Jardin d’Enfants) au quartier Badalabougou en face de la  Mairie CV. D’un cout total de 105 791 000 000 FCFA, le ruban inaugural du  joyau architectural a été coupé, le jeudi 26 janvier 2023, par le Directeur Exécutif de la Fondation, Yeah Samaké et  le maire de la CV, Amadou Ouattara .Une centaine d’enfants y bénéficieront de l’éducation préscolaire. </em>

C’était en compagnie de plusieurs personnalités, dont  les  représentants : du ministre d’Etat de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ;  du ministre de l’Education Nationale ; de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; du Gouverneur  du District, du Maire du District ; du  Coordinateur   des Chefs de quartier de la CV. Le membre du CNT, Aly Koné était présent. Certains maires ou représentants des Communes du District ont pris part à l’évènement.

Le centre de développement de la petite enfance de Badalabougou est une bâtisse de 3 salles de classes équipées, une  loge gardien, une cantine avec un mur  de clôture et l’aménagement d’une partie de la cour. Le Directeur Exécutif de la Fondation Empower - Mali a financé la construction des 3 salles de classe et une cabine de toilettes pour un coût de réalisation de 39 millions de Francs CFA. La Mairie de la Commune V sur budget communal a financé les travaux de construction du mur  de clôture , de la cantine , de la  loge gardien et de l’aménagement de la cour pour un coût de réalisation de 49 791 521 F CFA . L’équipement du centre a coûté la somme de 17 000 000 F CFA, toujours sur budget communal. Le coût de réalisation total s’élève à <strong>105 791 521 F CFA</strong>. Cette infrastructure viendra combler un vide en matière d’éducation préscolaire et augmentera la capacité d’accueil des structures éducatives en CV.

Le Maire de la CV a  témoigné devant le représentant du ministre d’Etat de l’Administration totale et la Décentralisation  toute sa joie et celle de l’ensemble du Conseil municipal  pour  l’intérêt que le Gouvernement  a accordé à la réalisation  du Centre de développement de la petite enfance de Badalabougou. « En effet depuis l’adoption du programme décennal de développement de l’Education ( PRODEC ) en 1998 et la mise en œuvre du programme d’investissement sectoriel de l’Education ( PISE ) en 2001 dans le cadre de la décentralisation , le gouvernement du Mali s’est engagé à accorder une attention soutenue au développement de la petite enfance matérialisé par la mise en œuvre  de plusieurs projets dans le domaine en collaboration avec ses partenaires au développement », a rappelé Amadou Ouattara .

Ainsi, dira le Maire,  la Commune V du District de Bamako, en collaboration étroite avec le Directeur Exécutif de la Fondation Empower - Mali entend rehausser le taux de préscolarisation des enfants. Pour M. Ouattara, la réalisation du  Centre de développement de la petite enfance de Badalabougou, est une véritable fierté pour l’équipe communale.  « C’est un acte important qui témoigne de la vitalité de notre commune. Par ce geste, nous concrétisons notre volonté  d’œuvrer  à l’épanouissement et au développement de nos enfants. Ils sont le renouveau, la pérennité et la continuité. Leur réussite est donc un enjeu majeur pour la collectivité », est-il convaincu.

La construction de ce joyau Architectural a une histoire. C’est  l’œuvre  de la collaboration étroite entre la Mairie de la Commune V du District de Bamako et le Directeur Exécutif de la Fondation Empower - Mali. Raison pour laquelle, le Maire  a adressé, au nom  du conseil communal et de toutes les populations de la Commune V du District de Bamako,  les sincères remerciements et une  profonde gratitude au président de la Fondation Empower - Mali et à travers lui, le Conseiller  Aly  KONE, membre du Conseil National de Transition pour l’octroi de ce kit scolaire.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commission  de finalisation de la nouvelle Constitution :  Des personnalités cumulent des postes de responsabilité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commission-de-finalisation-de-la-nouvelle-constitution-des-personnalites-cumulent-des-postes-de-responsabilite-3009352.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:14:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce 27 janvier 2023, le Président de Transition, le Colonel Assimi Goïta  a nommé  par décret, 69 personnalités qui vont siéger à  la Commission de  finalisation du projet de la nouvelle Constitution. On y retrouve  des acteurs politiques, jadis  opposés à tout changement de Constitution mais aussi des personnalités qui siègent déjà dans d’autres institutions  de la république : Gouvernement, CNT, magistrature… </em>

Le Colonel Assimi Goïta a nommé ce vendredi les membres de la Commission de finalisation de la nouvelle Constitution. Les autorités de la Transition défendent l’inclusivité de la liste.  Evidemment cette liste est constituée de représentants de toutes les forces vives du pays. Notamment, on y retrouve des  Hauts responsables  politiques qui étaient opposés à ce projet. Mais aussi des ministres, des membres du Conseil national de transition et  des Présidents d’institutions y figurent. Ces derniers vont cumuler des postes de responsabilités. Une situation qui fait déjà réagir des hommes politiques.

Ceux-ci estiment que la présence des Ministres et des membres du CNT au sein de la Commission  de finalisation  du texte constitutionnel   n’est pas orthodoxe. D’autant  que ça va coûter des dépenses supplémentaires au contribuable malien. « <strong><em>Ils bénéficient des avantages de leurs postes au sein du gouvernement et du CNT, mais aussi dans cette commission budgétivore</em></strong> », regrette Hamidou Doumbia, responsables du parti Yelema. Aussi, le Cadre du Parti Yelema  évoque le non-respect de la clé de répartition  des membres de la Commission dont un  décret initial fixait le nombre à  54 membres. Or celui-ci  est passé à 69 membres.

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Aboubacar Sidiki :  C’est  désormais  le nom de la 1ère mosquée de Kabalabougou !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/aboubacar-sidiki-cest-desormais-le-nom-de-la-1ere-mosquee-de-kabalabougou-3008431.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 10:07:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce  vendredi 23 décembre 2022, le Comité de  Gestion de la Première mosquée de Kabalabougou et la Communauté musulmane ont  inauguré la nouvelle bâtisse de leur lieu de culte. L’ensemble des Imams des mosquées de Kabalabougou et les fidèles musulmans ont  massivement répondu présents  à la cérémonie religio-festive. Désormais, la première mosquée s’appelle « Aboubacar Sidiki ».

Bâtie sur une superficie d’environ 25 mètres sur 15, la mosquée Aboubacar Sidiki a coûté aux fidèles musulmans la bagatelle de 4.430. 830 FCFA. Le reste du coût a été financé par l’ONG Qatar Charity. Sa construction, sur le même emplacement  que celle qui a été démolie,  a duré un peu plus de six (6) mois. Dotée  déjà de plusieurs commodités  (eau et électricité), pour autant, la nouvelle bâtisse  a toujours besoin de financements  pour achever les travaux de finition. Dont l’acquisition de moquettes, de meilleurs appareils de  sonorisation et divers.

A cet effet, lors de son sermon, l’Imam Seydou Koné, qui a demandé aux fidèles de fréquenter  assidument leur lieu de culte rénové, a lancé un vibrant appel afin que les uns et les autres continuent, avec abnégation, de faire  leur contribution. Le  même appel va à l’endroit de toutes les bonnes volontés.

<strong>Bata Kamissoko (Stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>30è Anniversaire de l’AMP Promotion  83&#45;90 :  La  réaffirmation  d’une  même communauté de destin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/30e-anniversaire-de-lamp-promotion-83-90-la-reaffirmation-dune-meme-communaute-de-destin-3008429.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 10:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’Amicale des Médecins  et Pharmaciens (AMP), Promotion 83-90 de l’Ex Ecole Nationale de Médecine et de Pharmacie (ENMP) du Mali a désormais 30 ans. Ce samedi, 21 janvier 2023, les camarades de cette promotion, résidant au Mali et dans les quatre coins du monde, se sont retrouvés pour donner un cachet indélébile à  cet anniversaire, en le célébrant autour d’un diner-gala dans l’esplanade du musée national. </em>

L’ensemble instrumental du Mali a  agrémenté la soirée par leur talentueuse prestation musicale. Des camarades ont procédé à des témoignages et rappelé des souvenirs inoubliables, notamment ceux qui les ont marqués pendant leur première année d’étudiants en Médecine et Pharmacie. Un seul discours, celui  Dr Antandou Telly, président sortant de l’AMP Promotion 83-90.

Dans son intervention, il a rappelé que ses camarades et sa modeste personne sont « des hommes et de femmes, jadis des jeunes et adolescents venant de divers horizons qui ont fait chemin ensemble, pour certains depuis les petites classes ». Lesquels ont reçu en octobre 1983, un destin commun en se retrouvant à l’Ecole Nationale de Médecine et de Pharmacie, où les liens se sont resserrés.

Le Président sortant, avec le recul des années, a tenu de réaffirmer que l’enseignement dont ils ont  bénéficié pendant leur cursus estudiantin  fut de qualité, tant sur le plan académique que sur le double plan moral et citoyen. C’est pourquoi, il n’a pas manqué de rendre un hommage appuyé à leurs  chers maitres. Auxquels,  il a  renouvelé, au nom de l’Amicale,  sa  profonde reconnaissance pour leur sacerdoce et leur don de soi désintéressé.

Si en  entrant dans la vie professionnelle, les uns et les autres ont pris des directions parfois différentes mais pas divergentes, Dr Telly  est convaincu que le désir de continuer à se côtoyer a été  assez fort. Ce qui leur a permis de fédérer les énergies de la promotion, pour  créer en 2003, une Amicale dont les objectifs essentiels sont : <strong><em>de regrouper tous ses membres ; d’impulser l’entraide et la solidarité ; d’assurer la promotion individuelle et collective ; de participer à l’effort de conception, d’élaboration et d’exécution des politiques sanitaires et de développement de leur pays. </em></strong>

Toutes choses qui leur ont permis de constituer un capital d’expertise pouvant contribuer à différents niveaux au développement du Mali, tant individuellement que collectivement. Ainsi, de  sa mise en place à nos jours, le président sortant de l’Amicale estime que son association a fait bonnes œuvres.

Ainsi, dira-t-il<strong>, « sur le plan des actions humanitaires</strong>, l’Amicale a participé aux activités du mois de la solidarité en organisant des consultations médicales gratuites avec don de médicaments dans les localités de : Fana (2004), Ouelessébougou (2005), Sélingué (2006) Kolokani (2007), Baraouéli  Octobre 2008, Sanankoroba 2009, Nioro du Sahel 2010, Niamana  (Bamako) : 2012, Safo 2013, Segué 2021, Boulkassoumbougou (Bamako)  2022. A cet effet, il n’a pas manqué de remercier très chaleureusement, à son nom et au nom de tous les membres de l’Amicale, les donateurs qui les ont accompagnés tout le long de ces campagnes.

<strong>Sur le plan social</strong>, le Porte-Parole de l’AMP a rappelé que  l’Amicale a apporté son soutien à ses membres lors d’événements naturels de la vie ou à l’occasion des promotions professionnelles et académiques. Dans ses perspectives, il dira que l’Amicale voudrait mettre l’accent sur l’effort de contribution à l’élaboration des politiques sanitaires et de développement du Mali. Mais Dr Telly rappelle que tout le mérite de leurs actions revient à leurs « <strong>Chers maitres »</strong>, qui ont été les artisans de leur  formation multidimensionnelle.

« L’homme est le meilleur remède pour l’homme, et l’amitié et la solidarité sont la sève nourricière de notre humanité. Quand nous venons au monde, c’est des mains qui nous accueillent. Quand nous quittons ce monde, c’est encore des mains qui nous accompagnent. Seuls, nous ne sommes rien. Seuls, nous ne pouvons rien. Ensemble, nous donnons sens à notre existence, et nous devenons un générateur de bonheur partagé, une force de transformation », est convaincu le Président de l’AMP.

Raison pour laquelle, il lance un appel amical et confraternel à tous les camarades de sa promotion afin qu’ils adhèrent activement à l’Amicale pour qu’ils puissent, par effet de masse et d’entraînement,  impulser une dynamique utile au développement sanitaire et global du Mali, en synergie avec les autres entités organisées. Il a terminé ses propos, en remerciant vivement le Directeur du Musée National et tout son staff pour avoir  honoré cette soirée par leur  présence. Il en a fait de même à l’endroit de  « l’emblématique Ensemble Instrumentale du Mali». Mais Dr Telly a aussi félicité la commission d’organisation et  toute sa promotion pour leur présence massive.

Il faut retenir que la Promotion 83-90 de l’ENMP a produit d’éminents Chercheurs. Lesquels sont, présentement, des Chefs de Service d’Hôpitaux, des Directeurs au niveau du Département de la Santé. Des Professeurs agrégés (Dont : Pr Youssouf Mamoutou Coulibaly, Pr Seydou Doumbia…), sont de cette promotion. Un Médecin-Général de l’Armée (Dr Aboubacar Dembélé, actuel DG de la CANAM) est aussi de la promotion. Certains se sont expatriés. Entre autres, on peut citer : Dr Modibo Sadia Traoré dit Kotio, résidant en Côte d’Ivoire ; Dr Ladji Ouologuem résidant en France ; Dr Hassim Traoré, résidant aux USA. On y compte d’anciens  ministres. Mais aussi et surtout, parmi les camarades de cette promotion, il y en a qui ne sont pas devenus médecins mais sont aujourd’hui, des Hauts cadres du Mali, C’est le cas, par exemple, du Colonel-Major Néma Sagara. Sans nul doute, elle fait aujourd’hui la fierté de la gent féminine au sein de l’Armée malienne.   La liste n’est pas exhaustive.

Alpha Youssouf Haïdara  est le nouveau Président de l’AMP Promotion 83-90. La vice-présidente est Rokia Sanogo. Ousmane Salamanta est le Secrétaire Général. Son adjointe est Adama Baridian  Diakité. Bruno Job Keïta est le Trésorier et il a  comme adjointe, Aminata Touré. Le poste de Secrétaire à l’Infirmation et aux Relations Extérieures est occupé par Sériba Bengaly. Zéïna Sissoko est la Secrétaire à l’Organisation. Elle est assistée par Moussa Gouro Diall.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong> </strong><strong>Ancien étudiant de l’ENMP-Promotion 84-85</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Paix et Développement en Afrique :  Le roi Tchiffy Zie Jean Gervais, un véritable pèlerin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/paix-et-developpement-en-afrique-le-roi-tchiffy-zie-jean-gervais-un-veritable-pelerin-3008423.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 10:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une nouvelle vision des rois et chefs coutumiers, pour stabiliser le continent, est née. Nous savons tous que l’Afrique est un Continent qui est plein de richesses. Lesquelles sont d’ordre naturel. Le capital humain y prend la première place, à la faveur  des multiples et diverses cultures et traditions. D’ailleurs, face aux nombreuses crises qui secouent les pays africains, il a été très souvent possible, de recourir aux moyens  des cultures et de traditions, aux fins de leurs résolutions. Les exemples,  à ce niveau, existent, surtout pendant les conflits intercommunautaires, politiques et les rebellions. </em>

A cet effet, les leaders traditionnels, coutumiers, religieux, des organisations de la société civile  et politiques, les  communicateurs et journalistes, entre autres, contribuent positivement d’aider  à la stabilité et à la quiétude, voire la paix. Et c’est dans ce registre  que figure bien le Roi TCHIFFY ZIE JEAN GERVAIS.

Nous l’avons découvert à Bamako, lors de la crise qui opposait le Mali et la Côte d’Ivoire, au sujet de l’arrestation des 49 militaires. Il a mené un lobbying diplomatique très fort, en demandant aux autorités des deux pays frères de privilégier la voie africaine de la résolution des crises. Le dialogue et le pardon qui se font sous l’arbre à palabres.

Il n’hésitait pas à se prosterner et même, se mettre carrément à genoux devant les plus Hautes Autorités maliennes, pour plaider la cause de l’entente et du vivre ensemble. Durant plus de six mois, il aura élu domicile à Bamako au Mali, comme pour montrer  qu’il est fermement attaché  à ces deux pays. Pendant que les tensions étaient bien vives, le Roi TCHIFFY ZIE Jean Gervais, sensibilisait ses pairs africains, pour qu’ils contribuent au dénouement rapide de la crise. Et dans sa logique de bonne foi, il avait reçu à Bamako, les Rois et Chefs Traditionnels de plusieurs pays africains, dont ceux de la Mauritanie, du Sénégal et du Bénin.

Son lobbying offensif, a beaucoup pesé dans la balance des négociations souterraines. «  <strong><em>Je préfère ne pas parler maintenant pour donner la chance à toutes les négociations officielles et officieuses. L’essentiel est que ce malentendu se résolve vite pour nous consacrer à la question du développement de l’Afrique</em></strong>.<strong>»</strong>. Nous avait-il confié, en ces difficiles de la crise.

En vérité, le Roi TCHIFFY  ZIE Jean Gervais, est une personnalité très influente et hautement respectée au sein des pouvoirs traditionnels et coutumiers d’Afrique. L’on se rappelle bien de ses brillantes et courageuses interventions à la tribune de l’Union Africaine, pendant le règne du Guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi. Il appelait les dirigeants africains à intégrer les Rois et chefs traditionnels dans la gestion de l’Afrique. Il a toujours fait de son combat, la Paix et le développement.

IL est l’un de ceux qui pensent, que les crises en Afrique, sont la conséquence de la pauvreté et du dénuement total. Et que les vraies réponses résident dans la question  du développement. «  <strong><em>Il nous faut créer des emplois et surtout donner de la chance à chaque africain de bien vivre ici en Afrique. Cela pourra beaucoup réduire les crises et conflits. Il en est de même, pour l’immigration clandestine qui occasionne  des morts et qui vide le Continent de ses fils et filles</em></strong>. » Avait-il dit, lors de notre rencontre avec lui à l’Hôtel Colombus de Bamako.

Ce Pèlerin de la paix et du développement, est actuellement sur de gigantesques projets, d’industrie de transformation des ordures en gaz. Il s’est déjà rendu en Allemagne avec une forte délégation malienne, pour la levée des fonds, auprès des Partenaires. Ces projets, pourront sûrement créer beaucoup d’emplois. Nous en parlerons plus amplement dans nos prochaines éditions.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Après la disparition du Président&#45;Fondateur :  L’édifice de carton RPM s’écroule !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-la-disparition-du-president-fondateur-ledifice-de-carton-rpm-secroule-3008426.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 10:03:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Comme l’on pouvait  s’y attendre,  actuellement, plus rien ne va au  sein du Rassemblement  Pour le Mali (RPM) !  Par  manque de résilience des membres de son Bureau Politique National (majoritairement  inexpérimentés  en politique, le Parti des Tisserands  est en train de mourir de sa belle mort. Deux ans après la chute du régime IBK et plus d’un an, après la disparition de son Président-Fondateur,  les cadres politiques du RPM ont été incapables de dominer leurs égos.  Chacun estimant qu’il lui revient le droit d’être le légataire du « Trône »  laissé vacant  par  Ibrahim Boubacar Keïta. Au finish, nous assistons actuellement à l’écroulement du Parti. Notre analyse !  </em>

C’est un secret de polichinelle, les uns et les autres, se sont retranchés derrière leur clan  pour mettre en place leur  petite combine  pour s’arroger les rênes  du parti des Tisserands.  Mais,  au bout de plusieurs mois de bagarres  politiques,  aucun d’entre eux  n’a pu avoir le dessus sur les autres. Le point culminant  de  leur mésentente a été atteint début 2022.  Votre hebdomadaire, dans sa livraison du mercredi 23 février,  titrait déjà à la Une : « <strong>Rififi entre les tisserands : Le RPM au bord de l’implosion ! ».  </strong>

Dans cet article,<strong> nous avions écrit au chapeau : « </strong><em>A l’issue des 3èmes  Assises du Rassemblement  Pour le Mali (RPM), un Collectif pour la Défense des Statuts et Règlements Intérieur du parti  (CDSRI-RPM) a vu le jour.  Ces frondeurs sont  principalement composés de : Me Baber Gano, Mahamane Baby, Moussa Timbiné, Zeinab  Maïga. Ils sont farouchement opposés au président du RPM. Lequel est accusé  de : « violations des textes du parti », en l’occurrence  pour sa désignation par certains membres du Parti comme candidat naturel à la future présidentielle ». </em>Face à cette décision, le CDSRI-RPM avait  exigé le 17 février,  à travers une conférence de Presse:<em> « la tenue d’une conférence statutaire du congrès afin de pouvoir  désigner le futur candidat du Parti du Tisserand ». </em>Evidemment, c’était sans la participation du Président du Parti, Dr Boucari  Téreta.

Un an  après la publication de notre article, voilà que l’histoire  est en train de nous donner  malheureusement raison.  Puisque des responsables du Bureau National de l’Union des Jeunes du Rassemblement Pour le Mali (BN UJ-RPM),  étaient face à la presse, le 19 janvier 2023, à la Maison des Aînés de Bamako pour informer l’opinion publique de leur démission au sein du Parti RPM. Les démissionnaires, au nombre de 33, motivent leur décision par la mauvaise gestion au sein du parti RPM marquée par la « haine, la méchanceté, le mensonge, le clanisme et la promotion de la violation quotidienne des textes du RPM ». Raison pour laquelle, ils ont décidé de rejoindre le <strong>« Mouvement Convergence 2023 » </strong>créé le 5 janvier 2023 par l’ex- président de l’Assemblée nationale du Mali et Cadre du RPM, Moussa TIMBINE.

Considéré  certainement  à tort  par certains analystes politiques comme étant  le nombril du pouvoir  IBK,  le RPM dormant  sur ses lauriers,  est demeuré  confronté à une guerre de clans et de leadership. Ce parti n’a visiblement pas cherché à murir. Le père-fondateur  du parti,  feu Ibrahim Boubacar Keïta, dans sa position dominante de président de la République,  avait  d’ailleurs œuvré  pour entretenir  la guerre de positionnement  entre  « ses protégés ».

Ces derniers, à l’époque,  obsédés par l’obtention d’un poste juteux dans la gestion des Affaires Publiques,  n’ont  pu logiquement s’affranchir du Président-Fondateur. De sorte que,  à  chaque Congrès du Parti durant ses vingt années d’existence, c’était IBK qui tranchait en dernier ressort dans les nominations aux postes du parti. Ainsi,  durant tout le règne du mentor, le RPM fut faussement propulsé (à partir de tripatouillages électoraux) au rang de premier parti du pays. Mais sans pouvoir  peser politiquement dans la gestion des Affaires publiques.

Les cadres  du RPM n’avaient guère le choix  que de se contenter de strapontins  pour figurer dans les  Gouvernements successifs d’IBK. Dont  aucune décision n’était  contestée (même si elles s’opposaient à l’intérêt général) à l’Assemblée nationale,  paradoxalement dominée par le RPM.  Résultat : à la Chute du mentor, l’édifice de carton RPM ne peut que s’écrouler. C’est justement ce  processus d’implosion auquel  on assiste actuellement. Le RPM va  inéluctablement imploser. Et  le compte à rebours a bel bien  commencé!

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le jeu trouble de l’Algérie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-jeu-trouble-de-lalgerie-3008419.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:58:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y a environ un mois, précisément le 30 décembre 2023, le président algérien accordait une interview au journal français « Le Figaro ». En répondant à la question relative au  terrorisme  dans la bande sahélo-saharienne et à l’instabilité politique qui y est greffée, Abdelmajid TEBBOUNE  se plaint que l’Algérie n’a pas reçu l’implication  nécessaire  de la communauté dite internationale pour aider à l’application du fameux accord d’Alger (un accord conçu notablement par  son pays et la France). Dont la majorité des maliens réfute. Ces derniers sont convaincus  que certaines de ses clauses  contiennent les germes de la balkanisation du Mali. </strong>

<strong> </strong><em>C’est un secret de polichinelle, la quasi-totalité des groupes terroristes,  évoluant dans la bande  sahélo-saharienne (hormis Boko Haram), proviennent de l’Algérie. Ils seraient créés par les services secrets de ce pays voisin. Qui n’a certainement  pas intérêt à ce que les pays du  Sahel,  en général et le Mali, en particulier, recouvrent leur entière souveraineté. Car l’Algérie s’estime d’être investie du pouvoir de réduire ses voisins sahéliens, en l’occurrence le Mali,  à la simple suzeraineté. </em>

<em> </em><strong>Cette analyse est corroborée par  les propos du président algérien. Lesquels  deviennent  encore plus inquiétants,  lorsqu’il dit regretter  <em>que « la France, à un</em></strong> <em>certain moment, n’ait pas voulu que l’Algérie exerce son<u> </u><strong>ascendant »</strong>. </em><em>Mais sur quoi ? Les pays du Sahel ? Une évidence d’autant que,  selon sa propre perception, le terrorisme n’est pas la chose qui préoccupe, parce qu’il peut être vaincu. N’est-ce pas  une façon claire de faire  comprendre que l’Algérie, si elle le désire, peut vraiment mettre fin à ce fléau  qui gangrène l’ensemble des pays du Sahel depuis une décennie? Faut-il, in fine, comprendre  que  notre voisin du nord a désormais reçu de la France,  toutes les coudées franches, pour imposer l’application de l’Accord d’Alger aux autorités maliennes?</em>

<em> </em>Une chose est en tout cas évidente, ces derniers moments, le ministre algérien des Affaires Etrangères n’a de cesse effectué des déplacements dans notre pays. Aussi, beaucoup d’analystes ont fait un lien entre le  calendrier de  la visite d’Emmanuel MACRON en Algérie en  fin août 2022  et  celle effectuée par  Mme  Annalena Baerbock au Maroc. Ils estiment qu’il s’agit,  ni plus ni moins, d’une volonté  concertée de la France et l’Allemagne  de semer davantage la zizanie entre l’Afrique noire et celle arabo-berbère. La problématique migratoire  de l’Afrique subsaharienne  n’est-elle pas une des conséquences de ce deal entre l’Union européenne et les deux grands pays du Maghreb ?

Quoi qu’il en soit, des faits  d’accointance soudaine entre l’ancien pays  colonisateur et l’ancien pays colonisé se révèlent au grand jour. Ils font  redouter un faisceau de questionnements et d’hypothèses qui font  présager  que l’Algérie est dans un jeu trouble contre le Mali, son grand voisin du sud.

Toutefois, en aucune façon, le Mali ne peut et ne doit  être un pays vassal de l’Algérie. En conséquence, nos Autorités politiques et administratives, plus que jamais, doivent ouvrir les yeux  pour rechercher instamment  des partenaires sincères pour faire  sortir notre pays  du labyrinthe. D’ailleurs, nos autorités doivent abandonner toute idée superflue qui estime que nos deux pays sont frères et amis. Cela n’est pas vrai.

Entre Etats, Contrairement aux usages diplomatiques, il n’existe guère de liens d’amitié ou  de fraternité entre les Etats. En réalité, les Etats ont le plus souvent des intérêts communs qui constituent la matrice de leur relation bilatérale. N’est-ce pas pourquoi l’Algérie et la France, en dépit de nombreuses questions qui les opposent, font présentement preuve de real politik pour défendre leurs intérêts communs au Sahel, en général et au Mali, en particulier ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création et gestion d’entreprises : Et si l’Afrique regardait, écoutait, observait comment les autres ont fait !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/creation-et-gestion-dentreprises-et-si-lafrique-regardait-ecoutait-observait-comment-les-autres-ont-fait-3003371.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 09:04:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5><strong>Logique de création et de disparition d’entreprises : les cas anglais, américain et français.</strong></h5>
Cette question s’articule autour des points de vue Marshalien, chumpeterien et français de création et disparition d’unités productives. Elle peut nous donner des éclairages par rapport à la situation vécue par les unités productives africaines  actuellement.
<ol>
 	<li><strong> LA LOGIQUE DE CREATION D’AFFAIRES EN ECONOMIE.</strong></li>
</ol>
On ne peut parler de tissu productif national que si celui-ci connaît une dynamique digne de ce nom avec des créations, des développements et bien sur des disparitions des éléments qui le composent. Mais selon la culture d’entreprise du pays, ce processus sera vertueux ou plus ou moins vicieux. Plusieurs économies aujourd’hui dynamiques, nous pouvons citer l’Angleterre, les Etats Unis et la France, ont connu ces moments de difficultés qui ne sont pas résolus définitivement; la connaissance de ces expériences nous permettra d’aborder une réflexion sur les pays africains dont le Mali.

<a name="_Toc46234174"></a><a name="_Toc527126268"></a><strong>1.1 LE CAS ANGLAIS - LA LOGIQUE MARSHALIENNE DE CREATIONS/DISPARITIONS D’ENTREPRISES.</strong>

Cette logique décrit comme essentielle «les motivations, la capacité d’innovation des individus, mais aussi la taille et la structure des unités de production d’une part et l’interaction systématique des conduites et des contraintes d’autre part (dimension des marchés, foires de communication, résultats obtenus par les entreprises sur le marché)<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> »

Dans cette optique, l’individu est au centre de la création des unités productives, mais il s’agit des individus capables, formés dans les meilleures écoles idéologiques non forcement syndicales car «le contrôle collectif de l’industrie pourrait être défavorable à la meilleure sélection des hommes chargés des travaux comportant les plus lourdes responsabilités »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>

Si l’idée de création émane de l’individu, le développement/ reproduction des éléments constitutifs du système productif n’est possible que dans le cadre d’institutions qui doivent favoriser le développement des grandes entreprises. En effet, si l’on prend l’exemple de la perdition économique de la grande Bretagne dans la moitié du XXème siècle, elle est due «dans la dispersion du contrôle et des responsabilités caractéristiques de l’organisation dans les grandes entreprises »<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>.

Dans ces dernières, les syndicats ont supplantés les grandes organisations institutionnelles. Et la «sélection des hommes chargés des travaux comportant les plus lourdes responsabilités »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> n’inclut pas toujours les qualités d’innovation d’où la décadence et la perte de domination de l’Angleterre sur le reste du monde au XXème siècle. L’américain Joseph Chumpeter bien que mettant l’homme au centre de la création de l’entreprise met l’accent  sur « l’innovation » qu‘apporte ce dernier.

<a name="_Toc46234175"></a><a name="_Toc527126269"></a><strong>I.2. LE CAS AMERICAIN - LA LOGIQUE CHAMPETERIENNE DE CREATION, DE DIRECTION ET DISPARITION D’ENTREPRISE : L’ENTREPRENEUR INNOVATEUR.</strong>

L’entrepreneur est au centre de cette logique de création à travers « l’innovation »<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. L’entrepreneur Chumpeterien est porteur d’idées nouvelles par lesquelles il va au-delà  de la création classique d’entreprise.

L’économie ne saurait avancer sans entrepreneurs. On n’évoluera pas. Nous resterons dans l’ordre ancien « d’équilibre général »<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a> qui conduit à l’état stationnaire, ou « flux stationnaire»<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>. Il faut briser cet état pour évoluer.

Pour sortir de cette « routine »<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>, il faut qu’il y ait « des circonstances pouvant donner naissance à des situations nouvelles »<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a> car lorsque « tout rôle créateur est absent de l’économie nationale »<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a> on va vers une situation de crise dont l’aboutissement est la disparition d’entreprises  en tête de liste dans ce fléau, le  tissu productif constitué d’entités vieillissantes qui n’adhèrent pas aux changements et des PME/PMI faibles.

C’est alors que l’entrepreneur  va proposer « de nouvelles combinaisons de facteurs de production »<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a> ce qui constitue les «innovations ». Elles sont « à la fois  la source  de l’évolution économique, la raison d’être de l’entrepreneur et l’essence même de sa fonction »<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a>. Alors les comportements de l’entrepreneur « résultent ainsi de la mise en œuvre d’une nouvelle fonction de production, activité particulière qui privilégie une catégorie particulière d’agent, seule capable de rompre la routine pour s’aventurer dans les voies inconnues »<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a>.

Mais il ne suffit pas de créer une entreprise pour obtenir le statut d’entrepreneur, il faut innover dans l’un des cinq domaines suivants :
<ul>
 	<li>Fabrication d’un bien nouveau</li>
 	<li>Introduction d’une méthode de production nouvelle.</li>
 	<li>Ouverture d’un débouché nouveau</li>
 	<li>Conquête d’une source nouvelle de matière première</li>
 	<li>Réalisation d’une nouvelle organisation</li>
</ul>
En plus de ces conditions, des restrictions supplémentaires s’ajoutent à la fonction d’entrepreneur la rendant difficile d’accès. Elle devient seulement à la portée d’une poignée d’individus contrairement aux idées existantes<a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a>.

Cet état de fait fera l’objet de critiques<a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a> que nous présenterons au fur et à mesure que nous énoncerons les restrictions avancées par Joseph Chumpeter.

Reconnaissance de la fonction d’entrepreneur à tout agent économique dès qu’il exécute de nouvelles combinaisons et quel que soit son statut : seul ou qu’il intègre une structure.

Ce point de vue exclue :
<ul>
 	<li>Tous ceux qui travaillent pour leur compte sans vocation innovante</li>
 	<li>Les simples capitalistes</li>
</ul>
La nouvelle innovation doit aboutir à un coût unitaire bas, dégageant un supplément de valeur (profit) qui va disparaître d’après la théorie du « Winfall »<a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a> ou la théorie des résidus<a href="#_ftn17" name="_ftnref17">[17]</a>.

L’entrepreneur n’assume pas les pertes. Il ne supporte pas les risques. Les risques sont encourus par le propriétaire du capital (l’entrepreneur n’est qu’un manager).

En effet,  « quand bien même l’entrepreneur risque sa renommée, la responsabilité économique directe ne le touche jamais »<a href="#_ftn18" name="_ftnref18">[18]</a>.

L’innovation est continue. La qualité d’entrepreneurs  au sens Chumpeterien  n’est jamais définitivement acquise : « quelqu’un n’est, en principe, entrepreneur que s’il exécute de nouvelles combinaisons ; aussi perd-il ce caractère s’il continue ensuite d’exploiter, selon un circuit l’entreprise créée. Etre entrepreneur n’est pas une profession, ni, surtout en règle générateur, un état durable »<a href="#_ftn19" name="_ftnref19">[19]</a>.

Les critiques des positions de Chumpeter à propos de l’entrepreneur sont prises en compte par A. Cole  qui apporte des corrections en ces points :

Le mot (entrepreneur) sera employé au sens de fonction ou d’activité.

L’agrégat des individus qui, ensemble et en coopération,  prennent les décisions pourrait être dénommé « l’équipe entrepreneurial ».

« Je propose l’adoption d’un nouveau terme mésoéconomie pour désigner l’ensemble du système industriel. En désignant « par méso économie les relations externes des entreprises, individuelles et les interconnexions entre les quasi agrégats de l’ensemble du système industriel. Je conçois son domaine comme se situant entre  la micro et la macroéconomie » <a href="#_ftn20" name="_ftnref20">[20]</a>

Cette logique anglo-saxonne de création-direction des affaires n’est pas la même que celle développée en France.

<a name="_Toc46234176"></a><a name="_Toc527126270"></a><strong>I.3 LE CAS FRANÇAIS - LOGIQUE DE CREATION D’ENTREPRISE..</strong>

Bref historique économique  de la création de l’entreprise en France.

Cantillon est précurseur dans ce domaine en France. Il  montre la voie au XVIIème siècle avec la distinction entrepreneur-capitaliste-manager<a href="#_ftn21" name="_ftnref21">[21]</a>.

Ainsi, acheter à un prix certain et vendre à un prix incertain et tirer des « profits potentiels »<a href="#_ftn22" name="_ftnref22">[22]</a> est le propre des « entrepreneurs »<a href="#_ftn23" name="_ftnref23">[23]</a>.

Alors la fonction d’entrepreneur qui « est affaire de prévision et d’assomption de risque qui ne sont pas nécessairement liés à quelques productifs »<a href="#_ftn24" name="_ftnref24">[24]</a>. Grâce à ces agents dont le « rôle est particulièrement important »<a href="#_ftn25" name="_ftnref25">[25]</a> pour mettre en communication des offres et des demandes éloignées les unes des autres dans le temps ou dans l’espace »<a href="#_ftn26" name="_ftnref26">[26]</a>  le marché atteint l’équilibre.

Jean Batiste Say, essaiera dans son époque de faire de l’entrepreneur la « figure centrale de sa conception de la société »<a href="#_ftn27" name="_ftnref27">[27]</a>

Quant à Saint Simon, en semblant confondre producteur et industriel, désignera les producteurs : « les abeilles »<a href="#_ftn28" name="_ftnref28">[28]</a> par opposition à l’administration vorace constituée des « frelons »<a href="#_ftn29" name="_ftnref29">[29]</a>.

Il met l’accent sur l’organisation de l’entreprise et de l’entrepreneur, fait une remarque importante : « l’administration de l’entreprise peut s’apprendre »<a href="#_ftn30" name="_ftnref30">[30]</a>. Comme preuve, les faillites de son époque pendant la révolution ont vu «le remplacement des entrepreneurs par de simples ouvriers qui se sont montrés plus intelligents et plus actifs que leurs prédécesseurs ».

En  effet,  « c’est une erreur de croire que les chefs de travaux industriels ne possèdent que les connaissances relatives à la branche d’industrie qu’ils exploitent. Ils  y a une capacité qui leur est commune à tous : c’est la capacité administrative. Cette branche de nos connaissances est devenue une science positive ». Il préconise alors la remise de la gestion administrative du pays aux entrepreneurs. Car « par la nature des choses, les chefs des entreprises industrielles qui sont de véritables chefs du peuple, puisque ce sont eux qui ont le commandement dans les  travaux journaliers, tendront toujours directement et pour leurs propres intérêts, à donner le plus d’extension possible à leur entreprise et il résultera de leurs efforts à cet égard, le plus grand accroissement possible de la masse des travaux qui sont exécutés par les hommes du peuple »<a href="#_ftn31" name="_ftnref31">[31]</a>.

La reprise et la mise à neuf de ces  idées dans les sociétés modernes actuelles a donné la classe des technocrates aux pouvoirs dans certains pays.

Mais si l’on reste toujours dans le contexte français, quelle est la logique actuelle de création d’entreprise en France dans ces vingt dernières années ?

Si l’on suppose l’existence d’une logique dans ce domaine, alors dans ce cas français « la création ne se conçoit que si la rentabilité à terme de l’entreprise permet sa survie, voire son développement »<a href="#_ftn32" name="_ftnref32">[32]</a>. Cette logique ne nous semble pas respectée eu égard aux nombres d’unités généralement en faillite dans ce pays. On ne peut  qu’adhérer à l’idée  que « les raisons pour lesquelles les firmes se créent sont multiples, leur croissance et déclin leur disparition obéissent à des logiques particulières ».

La logique de création d’entreprise dans l’économie française est la résultante de plusieurs facteurs :
<ul>
 	<li>Occuper un créneau</li>
 	<li>Assurer un pouvoir</li>
 	<li>Acquérir une indépendance</li>
 	<li>L’innovation</li>
 	<li>Placer ses capitaux</li>
</ul>
Tout ce programme ne peut se dérouler si l’entrepreneur ne privilégie pas la performance de l’entreprise. Quand en-t-il de l’entrepreneur malien et africain ?

&nbsp;

<strong>Pr Ahmed TOURE DJABELESSION - Extrait de «  ECONOMIE POLITIQUE, ECONOMIE INDUSTRIELLE ET SYSTEMES PRODUCTIFS,  ELEMENTS NECESSAIRES A L’EMERGENCE DES ECONOMIES » - Edition Bamba Impression  2020. Pages 114, à 124.</strong>

<a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Alfred Marshall cité par Anna Maricic. Chapitre 1/1.2 Les fondements Marshallien de l’Economie Industrielle. Page 13 Traité d’Economie Industrielle.  Edition Economica 1988 Page13.

<a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> - Idem. Page 13.

<a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a>-  Idem. Page 13.

<a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a>- Idem. Page 13.

<a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Joseph Chumpeter cité par  Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs. Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988. Page 81.

<a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Léon Walras. Eléments d’économie politique pure. 1952. Page 233.

<a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Joseph Chumpeter cité par  Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs. Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988. Page 80.

<a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> - Idem.Page 68

<a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> - Idem.Page 68

<a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a>- Idem.Page 68

<a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a>- Idem.Page 68

<a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs .Page 81. Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988

<a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a>- Idem.Page 68

<a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> Saint Simon cité par Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs. Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988 Page 82.

<a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> F.Knight et M. Kambur cités par Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs. Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988 Page 83.

<a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs. Traité d’Economie Industrielle. Edition  Economica 1988 Page 82.

<a href="#_ftnref17" name="_ftn17">[17]</a> ALFRED Pareto XIXème siècle école néoclassique.

<a href="#_ftnref18" name="_ftn18">[18]</a> Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs .Page 84. Traité d’Economie Industrielle. Edition  Economica 1988

<a href="#_ftnref19" name="_ftn19">[19]</a> Joseph Chumpeter cité par Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs .Page 84.Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988

<a href="#_ftnref20" name="_ftn20">[20]</a> A. – H. Cole cité par Paul-Marie Romani. Chapitre 1/1.5 Comportements industriels et entrepreneurs. Traité d’Economie Industrielle. Edition  Economica 1988 Page 91.

<a href="#_ftnref21" name="_ftn21">[21]</a> Alain Alcouffe. Profits et entrepreneurs : Cantillon, Say, Saint-Simon Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988 Page 70

<a href="#_ftnref22" name="_ftn22">[22]</a> Idem. Page 70

<a href="#_ftnref23" name="_ftn23">[23]</a>- Idem.Page 71

<a href="#_ftnref24" name="_ftn24">[24]</a> - Idem.Page 71

<a href="#_ftnref25" name="_ftn25">[25]</a> - Idem.Page 71

<a href="#_ftnref26" name="_ftn26">[26]</a>- Idem. Page 72

<a href="#_ftnref27" name="_ftn27">[27]</a>- Idem- Page 72.

<a href="#_ftnref28" name="_ftn28">[28]</a> Idem. Page 72

<a href="#_ftnref29" name="_ftn29">[29]</a> Idem. Page 72

<a href="#_ftnref30" name="_ftn30">[30]</a> Alain Alcouffe. Profits et entrepreneurs : Cantillon, Say, Saint-Simon Traité d’Economie Industrielle. Edition Economica 1988 Page 72.

<a href="#_ftnref31" name="_ftn31">[31]</a>-Idem. Page 73.

<a href="#_ftnref32" name="_ftn32">[32]</a>  Luc Marco. Chapitre 4/4.5.4 La démographie des firmes. Traité d’Economie Industrielle.  Edition Economica 1988 Page 399]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion de la Confrérie des Chasseurs du Mali :  Karamoko Diawoye TRAORE, désormais  N’Donsoba  de la CIV !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/promotion-de-la-confrerie-des-chasseurs-du-mali-karamoko-diawoye-traore-desormais-ndonsoba-de-la-civ-3003362.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 08:57:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Karamoko </em>Diawoye <em> TRAORE  a été intronisé comme  le  N’Donsoba  de l'Association Nationale des</em>  <em>Chasseurs  Agrées du MALI (ANACMA) de la commune IV du District de Bamako. La  cérémonie festive  commémorant son intronisation a lieu, le samedi 10  décembre 2022,  au terrain de foot Chaba  Sangaré de Lafiabougou.  Colonel Adama Diarra,  du </em> <em>Secrétariat permanent de lutte contre les armes légères, était le parrain de l’évènement. La population est massivement sortie pour assister à évènement  festif,  animé  par la troupe de N’Gonifo  Sékouba Traoré de Kati,   jusqu’à l’aube du dimanche. La synthèse ! </em>

Outre  le 2è Adjoint au Maire de la CIV, Alkassim  Maïga  et le Chef  du quartier de Lafiabougou et Coordinateur des Chefs de quartier de la CIV, El Hadji Sinaly Traoré,  on notait   la présence du représentant  du parrain,  de  l’ensemble des notabilités de la CIV, les N’Donsoba  des quartiers et villages environnants, notamment  ceux de la Commune du Mandé. Les  Karamoko : Balla Samaké, Tobri  Kéïta,  Mamoutou Sangaré et Balla Kéïta, tous de grands Donsos avérés et respectés dans la confrérie Donso,  étaient présents.  Y ont également pris part, les  représentants :  du Ministre des Affaires Religieuses,  du Culte et des Coutumes du Mali ;  du  Ministre l'Artisanat, de la culture, de Industrie hôtelière  et du Tourisme ;  du  Gouverneur  du District de Bamako ; du  Maire du District de Bamako.

Des Chefs de Quartiers, Leaders Religieux et  Coutumiers de Bamako et des membres de la Société Civile  (CNJ, CAFO, CDQ, RECOTRADE  de la Commune IV) et les  représentants  des commissaires de Police de la Commune IV ainsi que du Directeur de la Protection Civile de la Commune IV  y ont également participé.

Au nom de la Chefferie de Lafiabougou, El Hadji Sinaly  Traoré, le principal intervenant,  a  souhaité  à l’ensemble des participants à la cérémonie,  la bienvenue. Il a vivement remercié, tout particulièrement,  l'ensemble des membres de  l'Association Nationale des Chasseurs Agréés du Mali  (ANACMA) pour le choix porté sur leur  Secrétaire Général,  en la personne de Karamoko Diawoye TRAORE.

Cette intronisation est, selon lui,  importante car  la mise en place d'un  nouveau N’DONSOBA,  est le prolongement de tout ce qui a toujours existé en termes de tradition. Aux dires  du Chef de quartier de Lafiabougou, un DONSOBA n'est pas n'importe qui.  Car  il   est une force, un relai nécessaire pour sa population.  Mais aussi,  il  est  une autorité coutumière qui fonctionne avec les Institutions.

El Hadji  Sinaly  Traoré  est  convaincu  que le choix porté sur la  personne  de  Karamoko  Diawoye TRAORE comme DONSOBA,  est une fierté pour la Commune IV. Il a vivement souhaité que  toutes les confréries  de Chasseurs  du Mali  se regroupent en une  seule Confrérie  nationale du MALI, «car Unis nous sommes forts, Unis nous vaincrons », est-il persuadé.

D’après  le Chef de quartier de Lafiabougou, la solidarité est une ressource importante qu'il  faut mobiliser, capitaliser, investir, convertir au profit de l’avenir commun des maliens. Pour cela, il estime que  jeunes et vieux, devraient  y contribuer.  Pour  « un MALI refonder dans la solidarité ».

D’après  El Hadji  Sinaly  Traoré,  le Donsoba est aussi perçu comme un être vertueux  détenant un grand savoir, une grande sagesse et investi d'une mission de protection. «Etre N’Donso,  cela veut dire,  être un  connaisseur  de la brousse, de sa vie naturelle et surnaturelle, c’est  participer à la transcendance de l'Univers, c’est devenir le dépositaire des forces magiques », a-t-il indiqué. Cela veut dire aussi, jubile-t-il,  se mettre au service de la société, la protéger contre tout mal, afin de maintenir l'ordre social et d’assurer la subsistance des siens en leur procurant du gibier. Le Chef de village de Lafiabougou a aussi révélé  que le N’Donsoba Karamoko Diawoye a également une connaissance parfaite en  Géomancie et en Tradithérapie.  Ce qui fait d'ailleurs  sa  grande réputation dans le monde des chasseurs.

Il a témoigné que le N’Donsoba a été  toujours présent à chaque fois que son  feu père El hadj San Birama TRAORE, ancien Chef de quartier,  avait besoin de ses services. Il a loué  l’engagement et le  dévouement de  Karamoko  Diawoye TRAORE, « un homme sans reproche »  pour  son quartier.  El Hadji  Sinaly, qui  a rappelé que  tous les villages ont été fondés par des chasseurs qui  étaient  les   premiers militaires d'Afrique, a demandé aux maliens de s’unir afin que la paix règne au Mali. Idem  les Donsos !

Afin d’éviter les conflits entre les chasseurs, le  Chef  de quartier  estime que  chacun doit respecter la charte  du  «kontonron, Ni  Saanè  et Dankoun ». Aussi, il leur a demandés  de s’éloigner  de la politique. Il n’a pas manqué  de remercier les « N'Goniföla », car à l’en croire,  le joueur du N'Goni  est aussi un  grand rassembleur. Lequel   est habilité à mettre fin aux conflits.

Devant  ses pairs de la Confrérie des Chasseurs, le Donsoba Karamoko Diawoye Traoré, après ses mots de remerciement et un appel à la cohésion et l’entente de toutes les Associations des Chasseurs du Mali, a promis aux N’Gonifôla  Moussablen,   une épaule d’Hippopotame. Karamoko Diawoye Traoré est le  Secrétaire Général de l’Association Nationale des Chasseurs du Mali (ANACMA). Il est  Chevalier de l’Ordre National du Mali et Officier de l’Ordre National du Mali.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>A propos de l’ANACMA</strong>

Créée officiellement sous le récépissé N° 0924/MAT du 03/09/1991, l’Association Nationale des Chasseurs agrées du Mali (ANACMA), est une confrérie nationale de chasseurs, ayant pour objectif, entre autres de : -Représenter les intérêts corporatifs des chasseurs et coordonner leurs efforts en vue de contribuer à l’amélioration de la gestion de la faune et de son habitat dans l’intérêt général ; Contribuer à la mise en valeur du patrimoine culturel et naturel du Mali ; Contribuer à la protection des personnes et de leurs biens ; Contribuer à la protection de l’environnement, en luttant contre le braconnage et la prolifération des armes légères ; Respecter les règles essentielles de la chasse traditionnelle et des dispositions régissant la chasse sportive ainsi que la protection de la faune et des aires protégées.

L’ANACMA dispose d’un code moral très strict, mais ne fait usage d’aucun critère ethnique ou social d’affiliation. Ses membres œuvres à la préservation et à la promotion des aspects positifs et séculaires du savoir communautaire, du savoir être et du savoir-faire de la société.

L’apprentissage de la faune et de la flore, en particulier des plantes médicinales, de la cosmogonie, de la hiérarchie de la confrérie, de l’art lié au monde des chasseurs. Nombreux sont les concitoyens qui recueillent les enseignements très simple de la confrérie des Chasseurs menée par l’ANACMA, mais aussi très profonds, fondés sur une transmission continue de la morale du chasseur, la défense de la veuve et de l’orphelin, ce à quoi s’engagent tous les enfants de « Sanin ani kontron ». La  confrérie depuis sa reconnaissance officielle, il ya 28 ans,  joue pleinement ce rôle au sein de la société malienne.]]> </content:encoded>
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<title>Pour  ses  nombreux services rendus à la Nation :  Fofana Djénéba  Keïta   honorée par  la SYNERGIE&#45;Sub IV !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-ses-nombreux-services-rendus-a-la-nation-fofana-djeneba-keita-honoree-par-la-synergie-sub-iv-3003365.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 08:55:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le  08 décembre 2022, la Synergie des Syndicats de l’Education du Mali, signataires  du 15 octobre,  de la Subdivision IV de Bamako, a rendu un  vibrant  hommage à madame Fofana Djénéba KEITA, la  Receveur/Percepteur  de la Commune  IV  du District. Pour  ses nombreux services rendus à la nation en général et, en Commune IV  du District, en particulier, elle a reçu une Attestation de Reconnaissance des mains de M. Dionkala Kanouté du SYLDEF.  La cérémonie s’est déroulée  dans l’enceinte de la perception. Les temps forts !</em>

Mme Fofana Djénéba KEITA est bien  le  Percepteur de la Commune IV du District. Grâce à sa  perspicacité, son ouverture d'esprit, son humilité et son étroite collaboration avec les leaders syndicaux,  singulièrement avec ceux du SYNEB, pour  les questions de rappels (qui ne sont plus qu'un mauvais souvenir), elle a été honorée, le 08 décembre 2022,  par la remise d’une Attestation de Reconnaissance. Cette  distinction honorifique est d’autant justifiée que depuis bien longtemps, les enseignants de la commune IV ne souffrent  plus de retard de salaire. Ce qui fait  d’ailleurs  de la commune IV du District,  la  <strong>Commune pilote </strong> en matière de traitement  de salaire.

Toutes choses qui ont amené les leaders syndicaux de la Synergie locale  à rendre  des hommages  méritées à cette femme battante. Les enseignants  ont donc, à juste titre, cru  un  devoir moral de lui rendre un dernier hommage avant  son départ à la retraite  en fin Décembre 2022.  Cet hommage a été accompagné de félicitations et d'une remise  solennelle d'Attestation de Reconnaissance pour ses efforts très  louables à l'endroit des enseignants de la  commune IV. « À la brave dame, nous souhaitons un repos mérité. Qu'Allah mette à nos services, des Hommes et des Femmes aussi battants et conscients qu'elle », a souhaité M. Sibiri  Kanté du SYNEB.

<strong>Les vifs remerciements de la récipiendaire</strong>

Mme le Percepteur  de la CIV du District de Bamako, en recevant son attestation, a adressé  de nombreux remerciements.  Tout d’abord, madame Fofana  Djénéba Keita a  vivement remercié les syndicats de l’Education Signataires du 15 octobre 2016, subdivision de Lafiabougou : SYNEB ; SYNEFCT ; SYLDEF (représenté  par Sibiri Kanté du SYNEB CAP Lafia, Mamadou S Traoré SG du SYNEFCT, Dionkala Kanouté, SG Division IV SYLDEF et leurs adjoints respectifs) ;  de m’avoir offert de mon vivant ce cadeau inoubliable. « Ma famille se joint à moi pour vous remercier de ce geste sans précédent. Ce cadeau restera gravé dans ma mémoire jusqu’à l’infini chapelet du temps », s’est-elle réjouie Mme Fofana Djénéba Keïta. Laquelle a profité de cet évènement  pour dédier son attestation de Reconnaissance  à l’ensemble  des enseignants, à monsieur le Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique et son Personnel, au Receveur Général du district de Bamako et son Personnel, au Maire de la IV du District et à l’ensemble du Personnel de la Mairie,  à monsieur Mamoutou Goita Inspecteur du Trésor à la retraite,  à l’ensemble du Personnel de la Recette Perception Commune IV,  à l’ensemble de ses parents, amis  et enfants ; ainsi  qu’à tous ceux qui,  de près ou de loin, ont contribué à la survenue de cet événement  aussi important  pour sa carrière.  « Merci encore  et mille fois les enseignants !  Que le Tout Puissant guide vos pas et vous donne  une bonne santé  et  une longue vie ! Qu’il  vous remplisse de  succès dans toutes vos  entreprises ! », a conclu Mme  le Percepteur.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Décembre, le mois de tous les dangers familiaux :   Le triste temps de l’argent ou rien. Comment en échapper ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/decembre-le-mois-de-tous-les-dangers-familiaux-le-triste-temps-de-largent-ou-rien-comment-en-echapper-3003358.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 08:52:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le mois de décembre est déjà en cours. Il file tout droit vers les deux grandes fêtes, à savoir noël et 1<sup>er</sup> janvier. Evidemment,  avec tous ses cortèges de controverses et de conflits.  En effet, chaque année, le constat est le même, la mauvaise compréhension de cette fête, qui par essence, est religieuse. Les familles qui devraient être heureuse de pouvoir assister à la fin et au début de la nouvelle année, sont malheureusement dans l’angoisse.</em>

<em> </em>Le mois décembre est devenu celui qui devrait être fêté et bien célébré, conformément aux préceptes de la foi chrétienne, voire religieuse, est érigé en une philosophie mercantiliste où le monde se retrouve dans les foires. Les achats sont beaucoup plus mis au premier plan, comme le véritable objectif des fêtes de fin et début d’année. Que dit alors la sainte bible à propos de ces fêtes ? Une question pourtant bien simple à répondre. Mais hélas ! Personne beaucoup de personnes ne se soucient point de jésus, encore moins de la foi.

En vérité, la célébration de la naissance de jésus christ, est carrément remplacée, par le phénomène du marché. La question est purement commerciale avec de gros bénéfices à réaliser en cette période des fêtes de fin d’année.  Partout au monde, c’est la promotion des marchandises et articles à vendre. Des publicités dominent ce mois, dans le seul et unique but, d’inciter la population à faire des achats.

Les grandes firmes, sociétés, entreprises et autres commerces, s’activent pour réaliser de bonnes affaires. Les commerçants, associés et auxiliaires, s’activent pour promouvoir les produits, tout en multipliant des stratégies pour convaincre les potentiels clients. Dans ce schéma, au sein des familles, la préoccupation est de savoir où et comment trouver l’argent pour fêter ? Comment faire en sorte que les membres des familles puissent aisément fêter ?

<strong>Le mot clé est l’argent !</strong>

Et pourtant, la vie actuelle, devenue très chère, avec la rareté des moyens financiers et matériels, les Chefs et responsables de familles ne trouvent plus de sommeil. Les demandes et exigences sont nombreuses. Dans un tel contexte où tout le monde souffre et pleure par manque d’argent, chaque Chef et responsable de famille s’interroge sur comment passer ce mois de décembre et le premier janvier ? Entre temps, les enfants et les épouses posent clairement le débat sur leur prise en charge aux fins de bien fêter. Dans la vie courante, surtout dans le milieu de la jeunesse, chacun est aux prises avec son ou sa partenaire.

Le pire est que toutes ces demandes se soldent pour la plupart, par des crises et conflits dans les foyers et au sein du monde des amoureux. Certains arrivent tristement aux drames, tout simplement parce qu’ils n’ont pas d’argent pour fêter. Et pourtant, ce mois de décembre devrait rester dans sa définition religieuse où l’essentiel est la foi, en  Dieu, en célébrant la naissance du seigneur jésus christ.

Il faudra nécessairement que le monde religieux communique fortement sur la définition des fêtes des fins d’années. Que ce soit pour ce mois de décembre ou des fêtes musulmanes, il y a besoin de la sensibilisation du monde. La foi en Dieu doit impérativement primer sur la raison de toute fête religieuse et non la question des dépenses. Espérons qu’un jour, l’humanité en en prenne conscience !

Bonne fête à toutes et à tous !

&nbsp;

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bientôt une année pour la Transition rectifiée !  Tout le monde pourrait&#45;il enfin siffler dans la même trompette</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bientot-une-annee-pour-la-transition-rectifiee-tout-le-monde-pourrait-il-enfin-siffler-dans-la-meme-trompette-3003360.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 08:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il faut réussir la transition malgré tout ! Il restera bientôt une seule année à la Transition pour passer le flambeau à un pouvoir qui sortira des urnes en février 2024. Ce pouvoir sera légal et légitime conformément à la Constitution du Mali. Et la pleine responsabilité de l’organisation des prochaines élections, incombe au  pouvoir de Transition. L’heure du vrai défi, a donc sonné. Toute  chose qui  demande  l’appui  et  l’accompagnement  de tous, tant au niveau national qu’international.

Tout a été dit, concernant la souveraineté. Maintenant, il faut passer à la phase qui ramène le pays dans l’esprit de sa Constitution. Le pouvoir doit être la volonté du peuple, clairement  exprimée dans les urnes. Il est à noter que ce sont les conjonctures politiques,  mal gérées, qui ont fait naître, l’arrivée des militaires au pouvoir. Dans l’esprit d’éviter le chaos  qui serait occasionné par l’affrontement du M5-rfp et les partisans d’IBK. Le contexte avait objectivement justifié  l’arrivée des hommes en tenues au pouvoir.

Il faut aussi leur reconnaître leur mérite d’avoir posé la question de la souveraineté du Mali. Ce qui répond à l’aspiration du peuple. Et cela a été aussi dans la juste logique de la lutte panafricaine qui exige une Afrique libre, autonome  et indépendante, voire, souveraine. Le monde africain a salué cet acte politique très fort. Mais  la Transition a aussi et surtout  pour mission, d’organiser les élections crédibles, libres et transparentes, lesquelles  seront  fondées  sur la légalité et la légitimité. D’ailleurs, les plus Hautes Autorités de la Transition en font leur préoccupation majeure, dans la mesure  où  ce sont elles, de façon libre,  qui  ont décidé d’un chronogramme.

C’est justement en février 2024 ! Mais d’ici là, il y a des préalables à gérer aux fins de la réussite. Il s’agit, entre autres, de parvenir à convaincre tout le monde à savoir : classe politique, société civile et la population en général. Parvenir à faire adhérer tout le monde à cette dernière phase est essentiel. En vérité, aucun jeu politique, faisant référence aux élections, ne peut se jouer sans la classe politique. Quoiqu’on dise, les partis et mouvements politiques sont les vrais et principaux acteurs de l’animation de la vie politique d’une nation démocratique.

C’est justement à cette fin que ces partis et mouvements sont créés. Leur mission est donc de conquérir le pouvoir et le gérer. Il est alors impératif, de parvenir à les ramener dans le jeu politique au cours de cette dernière phase de la Transition. A cet effet, les Autorités de la Transition doivent opter pour l’angle qui permette  au  Collectif des mouvements et partis politiques pour une transition réussie d’être  pleinement associé. Aussi, faire en sorte que toutes les crises internes et autres clivages soient vite aplanis. Il y va de l’intérêt supérieur de la nation.

Il est temps de sortir des débats de la catégorisation des citoyens de sorte  que, main dans la main, l’on  puisse réaliser  le chronogramme. Lequel  doit  être  maintenant  la seule et unique préoccupation. Ce qui pourrait aussi faire éviter au Mali,  d’autres débats, pour ne pas dire, des conflits et bras de fer.  Le Mali a prouvé son combat pour la souveraineté. Il lui faut  donc,  au final, convaincre de sa bonne volonté et foi de sortir de la période transitoire pour un régime légal et constitutionnel.

Le régime exceptionnel a toujours des limites, quelles que soient toutes les bonnes volontés des uns et des autres. Pourrait-on  imaginer un remaniement  gouvernemental ? L’hypothèse n’est pas à écarter si l’on veut véritablement unir tout le monde autour de la Transition. D’ailleurs, ce nouveau gouvernement est réclamé par la classe politique et la société civile. Tous demandent de sortir des clavages et d’aller à l’union sacrée.

A ce niveau, la tâche ne devrait pas être aussi  rude. Mais comme en politiques, les décideurs ont leurs schémas qui échappent à la compréhension  du citoyen ordinaire, la nuance est nécessaire.

&nbsp;

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Contradiction   de la CMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-contradiction-de-la-cma-3003352.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 08:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans sa lettre  N°03-32/BE-CMA,  du 10 décembre 2022,  adressée  au ministre algérien des Affaires Etrangères, Ramtan  Lamamra,  Chef de file de la Médiation Internationale<strong>, </strong><strong>la Coordination des Mouvements de l’Azawad  (CMA) sollicite de l’Algérie et des autres médiateurs internationaux une “réunion d’urgence” dans un “lieu neutre”, pour examiner l’Accord pour la Paix  et la Réconciliation au  Mali issu du Processus d’Alger. Dont elle a récemment dénoncé “la déliquescence”. La CMA justifie sa requête par « le besoin d’un examen décisif de sa viabilité ». Mais  un accord déjà « déliquescent »,  signé il y a huit ans  et qui peine à fonctionner, peut-il  encore  avoir de la viabilité ? </strong>

<strong> </strong>Sur le plan de la logique, il y a très peu de chance qu’un tel accord puisse devenir viable ! En raison de cela,  tout laisse à croire que la CMA en fait de cet accord d’Alger « déliquescent »,  son fonds de commerce pour pouvoir atteindre ses objectifs inavoués. Dont la finalité n’est autre que  la création d’une entité territoriale et politique indépendante de l’Etat du Mali. Comme à ses habitudes,  cette organisation politico-militaire  procède ainsi  du chantage et de la diversion pour  faire avancer ses pions.

Un communiqué de cette coalition  politico-militaire basée à Kidal, publié au cours de  la semaine passée, vient  étayer  sa  mauvaise attitude. Dans celui-ci, la CMA   affirme  qu’“Il est regrettable d’avouer” que “l’accord de paix “pâtit incontestablement du manque évident d’engagements efficients (des) parties capitales pour sa mise en œuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, la médiation (algérienne) et la communauté internationale garante de son application intégrale”.

Mais l’organisation politico-militaire  ne se  remet pas en cause, en occultant  sa prime responsabilité. Alors qu’en réalité, c’est elle qui <strong>a toujours œuvré  pour  torpiller  l’application dudit accord.</strong> <strong>D’ailleurs, comment peut-on reconnaître qu’un Accord « pâtit »  et qu’il est « déliquescent » et demander en même temps sa viabilité. Il y a visiblement  une contradiction de la CMA  dans sa propre  démarche ! </strong> Cela ne vaudrait-il pas  une raison  suffisante  de  s’interroger sur le sérieux du  Comité Exécutif de la CMA ?<strong>  </strong>

Dans son précédent article intitulé : « Sortons du déni de réalité » de sa livraison du mercredi 07 septembre 2022, Le Pélican alertait  sur la difficulté  d’applicabilité de l’accord d’Alger en l’état.  Il écrivait:<strong> « </strong>une  majorité des populations et de la Société Civile  maliennes considère que  l’application  de cet Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger aboutirait à la division de leur pays en plusieurs entités étatiques. La fameuse et  hypothétique « République de l’Azawad » est  déjà en gestation : avec ses propres forces de défense et de sécurité mais aussi  des institutions qui gèrent  la vie publique, en lieu et place de celles républicaines du Mali. Les « ex-rebelles touaregs » fêtent  tous les ans, au vu et au su de la Communauté dite Internationale, leur  « indépendance » vis-à vis de  l’Etat  souverain du Mali ».

Ce sont des assertions  aussi tangibles  qu’inquiétantes, notamment  lorsque l’on sait que  c’est la même CMA, depuis la signature de ce fameux  accord en 2015, qui refuse de mener   un jeu franc. Non  seulement, elle  refuse de  se soumettre  aux lois de la République, mais  en plus, elle ne cesse de prendre en otage, les paisibles populations touarègues et arabes éprises de paix. En somme, la CMA donne l’impression d’être dans la République. Alors qu’elle possède un  agenda inavoué : la création de son hypothétique république de l’Azawad. C’est cela la réalité !

<strong> </strong><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En dépit des affabulations et folles rumeurs :  Dr Choguel Kokalla Maïga  reprend les commandes à la Primature !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/en-depit-des-affabulations-et-folles-rumeurs-dr-choguel-kokalla-maiga-reprend-les-commandes-a-la-primature-3002425.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 09:41:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>On se rappelle que le 10 août 2022, le Premier Ministre Dr Choguel Kokalla Maïga était victime d’un malaise lié à un long moment de travail sans répit, obligeant son médecin personnel à lui enjoindre un repos forcé qui a duré un peu plus de trois mois. Pourquoi le Premier Ministre était-il victime de fabulations et de folles rumeurs ?</em>

De son hospitalisation le 13 août 2022, à la nomination d’un Premier Ministre par intérim en la personne du Colonel Abdoulaye Maïga le 22 août 2022, Dr Choguel Kokalla Maïga était victime de coups de boutoirs, de fabulations et surtout de rumeurs les plus folles sur son état de santé, alimentées par les réseaux sociaux, les médias nationaux et internationaux, et entretenues également par des esprits factieux, opposés aux dirigeants civilo-militaires de la Transition.

Ils avaient trouvé une opportunité en or, de tout orchestrer pour faire tomber le Premier Ministre, contre lequel ils nourrissent de la haine et de la rancœur depuis l’arrivée de celui-ci à la Primature en juin 2021. Pire, ils avaient même jugé dans leur imaginaire, que ce dernier aurait été terrassé par un AVC (accident cardio-vasculaire) et perdrait de façon irréversible, ses capacités physiques et intellectuelles, pour ne plus être en mesure de reprendre ses fonctions primatoriales.

C’est pourquoi, il est important de saluer ici, le silence et la discrétion la plus totale, observés par le cercle restreint du pouvoir de Transition, sur le lieu exact et sur l’évolution de l’état de santé de Dr Choguel Kokalla Maïga, mis à l’abri de tout regard, de tous ces factoïdes et de toutes ces rumeurs tels que les fake-news, la désinformation et le mensonge, etc., pendant les trois mois qu’a duré son hospitalisation, surtout quand on sait que les rumeurs sont plus redoutables que toutes les armes de guerre de ce monde et tuent beaucoup plus que la maladie. Mais pourquoi toutes ces supputations voulues par les détracteurs du Premier Ministre ? Qu’avaient-ils à y gagner par la propagation de folles rumeurs dont certaines avaient même enterré Dr Choguel Kokalla Maïga ?

Puisque c’est au Bon Dieu qu’appartiennent l’âme et le corps de chaque être humain, c’est encore lui qui décide de la vie ou de la mort de chacun de nous ! Ainsi donc, contre les vœux de ses ennemis et grâce aux prières et aux bénédictions des érudits du pays et celles de ses partisans, acceptées par notre Créateur, le Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga a recouvré sa santé et sa vivacité d’esprit. Ce qui lui a permis d’effectuer le vendredi 25 novembre 2022, sa toute première apparition officielle au palais de Koulouba où il est reçu par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, très content de revoir son Premier Ministre, après un repos médical de plus de trois mois.

A sa sortie d’audience de la présidence, le Premier Ministre souriant, décontracté, lucide et serein, se confiera à l’ORM, pour dire être venu remercier et féliciter le Président de la Transition et toute son équipe « pour le travail colossal abattu ces quatre derniers mois qui ont été très difficiles pour les Autorités » et s’est dit « apte à reprendre le travail dans quelques jours… ». Puis, il se rend à la Primature où l’attendaient tous ses proches collaborateurs très émus de le retrouver après des mois d’absence. Sur un ton à la fois rassembleur et conciliateur, le Chef du Gouvernement a appelé le peuple malien à l’union sacrée avant de déclarer que « nous sommes condamnés à réussir ». Il a aussi ajouté que « la mission de refondation entamée, sera poursuivie avec plus d’engagement et de détermination… ».

Malgré cette apparition officielle du Premier Ministre, beaucoup de ses détracteurs croyaient à un énième montage des Autorités de la Transition, bien que l’ORTM ait diffusé le même jour dans son journal de 20 h, un reportage pour couper court aux fake-news et à la désinformation qui continuaient d’enflammer la toile. Certains de nos compatriotes qui qualifiaient déjà Dr Choguel K. Maïga « d’ancien Premier Ministre », avaient fustigé l’ORTM d’avoir médiatisé cette audience du Premier Ministre avec le Président de la Transition.

C’est aussi dans cette mouvance que les membres du Cadre d’Echanges des Partis et Groupements de Partis Politiques ont demandé et obtenu une audience avec le Premier Ministre par intérim le 29 novembre 2022. Au cours de cette audience, ils auraient selon les indiscrétions, exprimé leurs vœux de voir Dr Choguel K. Maïga être débarqué de la Primature. Pourquoi toutes ces personnes et de surcroît tous ces hommes politiques trépignant de rage, se réjouissaient-ils au moment où l’état de santé du chef du Gouvernement était encore très inquiétant ?

Un journaliste d’un média étranger se croyant dans le secret des dieux, avait même tweeté  pour dire que « le Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga s’éloigne de plus en plus de la Primature… ». Face aux agissements et à la perfidie de ces acteurs politiques connus pour leur farouche opposition à la Transition, le Chef de l’Etat Assimi Goïta a enfin tranché. Il a fait le choix de maintenir son Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga, par le décret du 4 décembre 2022, lu à l’ORTM par le Secrétaire Général de la présidence.

Ce décret nomme le Colonel Abdoulaye Maïga, Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Il signe aussi, le retour de Dr Choguel Kokalla Maïga à son poste de Premier Ministre. Qui reprend dans la plénitude de sa forme physique et de son mental de fer, les clefs de la Primature. Ce qui est une reconnaissance de taille de la part du Colonel Assimi Goïta, à l’endroit du M5-RFP.

<strong>Le Premier Ministre entre défis et espoir. Quelles sont les attentes ?</strong>

Lundi 5 décembre 2022 dans la matinée, le Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga arrive à la Primature sous un tonnerre d’applaudissements. Ensuite, il reçoit le désormais Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation le Colonel Abdoulaye Maïga, pour le passage à témoin qui l’installe dans ses fonctions qu’il avait quittées depuis son malaise du 10 août 2022.

Tout cela se passe au moment où le contexte du pays est marqué depuis quelque temps, par la dégradation des relations entre Paris et Bamako (suspension de l’aide publique française au développement,  entre autres), l’ébullition du front social sur fond de revendications et depuis le dimanche 4 décembre 2022, par l’ultimatum infondé et illégal des chefs d’Etat de la CEDEAO en sommet à Abuja, qui menacent de sanctionner le Mali si les 46 mercenaires ivoiriens ne sont pas libérés d’ici le 1<sup>er </sup>janvier 2023. Le Premier Ministre trouvera-t-il le tonus qu’il faut et l’accompagnement nécessaire pour désamorcer toutes ces crises dont la grogne sociale qui monte ?

Les premières semaines nous en donneront certainement les réponses attendues. Cependant, une autre chose est sûre ! C’est que la Transition doit être soutenue sans calcul politicien car il faut se dire, tant que « l’écurie » salie pendant trente ans, n’aura pas été nettoyée et débarrassée des fossoyeurs de notre économie et des marchands d’illusions qui se sont incrustés dans la République qu’ils ont mise en péril, et tant que les milliards de nos francs détournés n’auront pas été retournés au Trésor Public et que la stabilité et la sécurité du pays ne seraient devenues une réalité sur toute l’étendue du territoire national, la paix définitive tant recherchée sera difficile à réaliser, pour qu’enfin, se tiennent des élections libres, transparentes et crédibles, à l’issue desquelles, le nouveau locataire du Palais de Koulouba pourrait être connu et installé.

Mais pour relever ces nombreux défis et réussir le challenge, nous devons,  au-delà de nos querelles de personne, de nos clivages politiques et de nos différences ethniques et religieuses, rester solidaires en mettant de côté, nos égoïsmes pour ne privilégier que le seul intérêt de la mère-Patrie, le Mali. Nous devons également, nous aimer les uns, les autres. Ne dit-on pas que, l’amour rapproche les hommes et la haine les éloigne ? La haine entre communautés d’un même pays, est semblable à la piqûre de la vipère et à la plaie incurable.

Face à la déliquescence actuelle de l’Etat du Mali, le Président de la Transition n’a-t-il pas toujours prôné la cohésion sociale, le sursaut national, l’inclusivité et la réconciliation nationale ? Gage d’un retour définitif de la confiance mutuelle et de la paix durable afin de bâtir avec la participation de toutes et de tous, une Nation forte et prospère, c’est-à-dire, le « Mali Kura » dont  nous rêvons tant !

<strong>Dr Allaye  GARANGO, enseignant chercheur </strong>

<strong>Ecole Normale Supérieure / Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernement  de Transition et  Syndicats :  Un  attelage  difficilement  réalisable !</title>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 09:16:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le climat  social, en dépit  de la crise  sécuritaire que connaît  le Mali,  n’est guère apaisant.  Des grèves en séries imminentes sont annoncées  par plusieurs syndicats du pays.  A travers cette triste réalité, l’attelage  autorités de la Transition - Syndicats des Travailleurs,   apparaît  irréalisable.  Il  est  devient alors  urgent pour  le Gouvernement de la Transition de prendre des mesures d’anticipation afin que le Front social ne dégénère  davantage  aux grand dam des populations  déjà très démunies par la crise  économique mondiale, née de la guerre en Ukraine.  </em>

En cette fin d’année 2022, le Front social est  bien   en ébullition.  Des préavis  de grève sont déposés par   des syndicats  de plusieurs  secteurs  d’activités.   Déjà   les syndicats de magistrats,   qui ont épuisé cinq (5) jours  de grève, la semaine écoulée,  promettent  la reconduction de leur mouvement.  Lequel  est survenu  quelques jours  seulement  après  celui  des syndicats de l’Education nationale  qui a  visiblement paralysé le système éducatif national.  Au même moment, il est attendu des débrayages dans d’autres secteurs de l’Administration publique. Alors que  tout cela semble se passer  dans l’indifférence du Gouvernement. Qui semble jouer la montre.

Les syndicats  dénoncent  le  népotisme,  le  favoritisme, le  clientélisme et le  copinage au détriment de la compétence. En somme, ils dénoncent   la  mauvaise gouvernance  des Autorités  de la Transition  pour motiver leurs mouvements de grève.  Ainsi, d’après l’analyse du Secrétaire  Général  de l’UNTM, les autorités  de la Transition, au lieu  d’œuvrer  à  réduire le train de vie de l’Etat, vivent dans l’opulence. Cela,  argumente-t-il, au détriment des  travailleurs.  Les syndicats dénoncent  aussi des promesses non tenues  du Gouvernement et une corruption rampante dans l’administration  publique.

Toutefois  le Gouvernement doit éviter la confrontation avec les syndicats. Il devient  donc   urgent pour  les Autorités  de la Transition  de prendre des mesures adéquates d’anticipation afin que le Front social ne dégénère  davantage. Cela,  au grand dam des populations. Lesquelles sont  déjà très éprouvées  par la crise sécuritaire,  les sanctions économiques et monétaires qu’a subies leur pays  pendant plusieurs mois. Alors que la crise  économique mondiale, née de la guerre en Ukraine, n’arrange pas les choses. Plus vite, serait le mieux !

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<strong>Falaye Keïta </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le président Assimi Goita sauve les meubles :  Les deux PM sont&#45;ils associés pour éviter le crash ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-assim-goita-sauve-les-meubles-les-deux-pm-sont-ils-associes-pour-eviter-le-crash-3002421.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 09:16:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sûrement la vigilance du président de la Transition, Son Excellence, ASSIMI GOITA,  aura eu raison de la tension que couvait l’absence prolongée de Choguel MAIGA à la Primature. Annoncé pour repos forcé qui aurait été de la volonté de son médecin traitant,  il est revenu, précisant qu’il est désormais en bonne santé et serait même capable de reprendre service. C’est bien évidemment la reprise de son fauteuil de  Premier ministre.

Sa sortie qui eut  plus d’échos médiatiques, donnait déjà les signes d’un bras de fer qui aurait lieu entre le titulaire et l’intérimaire. Le dernier, en la personne du Colonel Abdoulaye MAIGA, avait lui aussi mis ses empreintes dans la conscience collective, après  son passage à la tribune du Conseil de Sécurité des Nations Unies.  Il est l’auteur de <strong>« LA France MERCENAIRE ».</strong>  L’accueil qui lui avait été réservé, avait donné beaucoup d’arguments à ses nouveaux fans, de souhaiter son maintien.

D’ailleurs  le PM Choguel  MAIGA,  avant sa maladie, était fortement contesté par d’abord le CNT qui avait totalement vidé  son projet de Loi Electorale, de toute sa substance. En procédant à plus d’amendements, avant qu’il  ne soit promulgué par le président Assimi GOITA. Ensuite, certains membres de famille M5-RFP le contestaient au point qu’ils  ont fini par créer une branche forte appelée M5-RFP MALI-KURA. En vérité, le climat ne lui était vraiment pas favorable. Sur la scène politique, ses marges de manœuvres étaient fortement réduites. Le Collectif des Partis Politiques pour une transition réussie, avait publiquement, au cours des conférences et déclarations, demandé sa démission ou son remplacement.

C’était dans un tel contexte qu’il aura effectué son repos forcé. Avec son retour, l’idée des tendances pro et anti se dessinaient déjà à l’horizon. Ce qui ne serait pas à l’avantage de la Transition. Surtout que ses partisans qui avaient battu retraite, refont surface. Fallait-il laisser l’intérimaire poursuivre la conduite de l’action gouvernementale ? Fallait-il redonner au propriétaire, son fauteuil ?

L’équation était là et bien épineuse. Le risque serait gros, si en l’état actuel de la situation de pauvreté où la vie au quotidien est insupportable, le conflit de compétence faisait surface. C’est vrai que l’opinion n’est plus trop favorable au PM titulaire, mais la sagesse a commandé qu’il ne soit pas écarté.

Voilà ce qui a pesé dans la balance. Il est reconduit par un décret qui abroge la nomination de son successeur. Evidemment, le président a joué à l’apaisement, en donnant un grand statut à l’intérimaire. Il est désormais ministre d’Etat ! Ne serait-il pas encore plus fort et plus proche du président de la transition ? Pourrait-il encore être aux décisions du Premier ministre ?

L’essentiel a été de les maintenir tous les deux, sans avoir de crash dans l’immédiat. Sûrement, un remaniement pourra être la vraie solution. La question de confiance se posera à coup sûr. Mais il faut voir que l’objectif est de réussir la Transition dans le respect de son chronogramme. Il ne reste plus que quelques mois. Mieux vaut faire taire les différends internes au nom de l’intérêt supérieur de la nation !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Choguel, tel un phénix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-choguel-tel-un-phenix-3002418.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 09:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce dimanche, 04 décembre 2022, le Secrétaire Général de la Présidence de la République a lu le décret  d’abrogation de nomination du colonel Abdoulaye Maiga au poste de Premier ministre par intérim. Le même décret du président de la Transition  indique que l’intéressé  est désormais nommé en qualité de ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et,  porte-parole du gouvernement. Tout en  précisant que le colonel Maiga assumera l’intérim du Premier ministre  en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci.  Ainsi a-t-il tranché le Che de l’Etat  pour  mettre  fin à l’intrigue de la « mise en repos forcé par son médecin » du PM  Choguel, survenue le 13 août  de cette année.

Désormais  muni de son quitus, Choguel Kokalla Maïga  a  donc  repris  du service en prenant  l’entièreté  de ses fonctions de PM.  Une reprise qui n’a nullement surpris  aucun  observateur  politique avisé. Tant,  depuis  sa première apparition publique (en pleine forme apparente) au palais de Koulouba, le 25 novembre,  il  devenait logique de s’y attendre. Notamment lorsque l’on sait  aussi que, à  sa sortie d’audience avec le Président de la transition, le PM  avait publiquement déclaré  sur le plateau  de l’ORTM que « son état de santé s’est amélioré et qu’il est prêt à reprendre son poste ». Après quatre mois d’absence de la scène publique, il  vient donc   d’effectuer, depuis avant-hier lundi,  son come-back. Cela, au grand dam de ses  nombreux  détracteurs qui avaient pourtant beaucoup misé sur son éjection.

Eh oui, en tant que principale conscience grise du processus de rectification de la Transition malienne, Choguel est accusé,  à tort  ou à raison,  d’être le responsable  de l’isolement supposé de   son pays vis-à-vis de la Communauté internationale (CEDEAO-UA-France-UE…). L’ancien porte-parole du Comité  Stratégique du M5-RFP  est blâmé par une certaine classe politique, notamment celle qui se réclame du « mouvement démocratique ».  Laquelle n’a de cesse demandé au président de la Transition de lui  faire remplacer  par un « PM consensuel ». Tous les mauvais noms d’oiseau sont attribués à  Choguel par ses détracteurs. Mais en dépit  de tous ces écueils, voilà le PM Choguel, comme un phénix,  renaitre de ses cendres pour reprendre sa place au sein de l’exécutif malien.

Toutefois  Choguel devra, plus que jamais, savoir raison garder. Cela est  d’autant nécessaire  que la conjoncture sociopolitique (caractérisée par des grèves et préavis de grèves) ne lui est point favorable, encore qu’une partie de la classe politique  fera tout pour le déstabiliser.  Il devra  alors prendre  en compte l’ensemble des critiques proférées contre sa propre personne,  tout comme  celles sur la gouvernance globale de la Transition. L’ancien Porte-parole du Comité Stratégique du M5-RFP  devra surtout  éviter de donner raison à ses nombreux  détracteurs, en ne répétant pas les mêmes fautes ou erreurs qu’il aura commises avant sa « mise en repos forcé par son médecin ».  Un homme averti en vaut deux,  nous enseigne un adage. Mais comment  doit-il  s’y prendre ?

D’abord, il faudra   certainement que  Choguel fasse  de la retenue et même assez de retenue, par rapport à la gestion des affaires publiques. Le PM  devra agir avec  discernement. Il devra  éviter  les sorties politiques incendiaires et infructueuses. Il devra s’animer  d’une plus grande sagesse. Mais aussi et surtout, le PM doit  aussi s’efforcer  de travailler  dorénavant avec de vrais professionnels de la communication, pour éviter  de tomber dans les travers politiques.

Même  si toutes ces recommandations sont  nécessaires  d’application, le volet communication est certainement le plus important.  Cela est d’autant vrai que  le Gouvernement de la Transition, eu égard à la conjoncture économique internationale  difficile,  a plus que jamais besoin d’une meilleure communication auprès de l’opinion nationale.

N’est-ce  pas  une réalité, Monsieur le PM?

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<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La paupérisation au Mali : Combien de temps la population pourrait&#45;elle tenir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-pauperisation-au-mali-combien-de-temps-la-population-pourrait-elle-tenir-3000233.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 01:48:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La situation des populations au quotidien, devient de plus en plus critique, au sens négatif du terme. Tout le monde pleure. Rien ne va. Tout est bloqué et la paupérisation est croissante au Mali. Chacun cherche difficilement comment subvenir à ses besoins au quotidien. Il y a bien la galère dans le pays. L’argent a disparu. Mais ceux  qui  aidaient d’habitude les autres, peinent à joindre les deux bouts. Au sein de la population, des voix commencent par se lever. Certains s’interrogent comme s’ils regrettaient.  </em></strong>

Au départ, personne n’avait imaginé la situation actuelle du pays. C’était plutôt le moment des grandes marches et des discours brûlants. La grande majorité de la population était aux anges. Et l’esprit de la résilience  était fortement entretenu. Il était même dit et promis, que toutes les dispositions étaient prises, pour que la population vive pendant dix ans, sans sentir la moindre souffrance au niveau du quotidien.

C’est vrai que la lutte engagée sur le terrain de la souveraineté a été saluée et soutenue par les citoyens et les africains, mais avait-on réellement pris des dispositions pour éviter à la population cette pauvreté qui loge dans  chaque famille ? Quelle que soit la réponse, le constat est là ! Tout le monde pleure. Aucune activité ne marché. Les commerçants ont été les premiers  à croiser le fer avec les Autorités sur la question du prix du pain et du sucre. Quant au gaz, les prix ont grimpé et ne sont plus descendus.

Les vrais secteurs d’activités sont pratiquement paralysés. Le Tourisme, l’artisanat, l’hôtellerie, l’élevage, la pêche, entre autres, sont étouffés. Les entreprises privées crient au manque de marchés. Les associations et ONG  n’ont plus de soutiens, ni d’appuis financiers. Ça ne va pas ! Mais d’où est-ce que viendra la solution ? Il faudra juste se calmer et apprécier objectivement la situation pour vite trouver les solutions pouvant alléger la souffrance de la population.

Personne ne résiste à la faim pour longtemps. La faim est le vrai mal qui occasionne  les contestations et les remous sociaux. D’ailleurs, la meilleure façon de maintenir longtemps son peuple dans le silence, c’est de lui donner quotidiennement à manger. Un sac vide ne se met pas débout. Et un homme qui a faim, n’est pas un homme libre. Voilà pourquoi, les autorités doivent agir au plus pressé, pour mettre fin à cette situation. La population vit une vie difficile. Beaucoup ne trouvent plus le prix du carburant pour aller chercher de quoi à nourrir la famille. D’ailleurs, il n’est même garanti d’avoir quelque chose à la descente.

En vérité, il faut que tout le monde prenne conscience, pour lutter afin que la Transition réussisse dans les délais impartis. Le temps de la nécessité d’unir les forces, pour réussir la Transition, a sonné. Il faut faire de la priorité, l’engagement du retour à l’ordre Constitutionnel normal. Que tout le monde s’implique sincèrement dans la mise en œuvre du chronogramme de la Transition. Dans quelques semaines, la nouvelle année 2023 va succéder à 2022. Ce qui signifie que la Transition n’a plus qu’une seule année pour  passer la main à un pouvoir élu.

Cette voie du retour à l’Ordre Constitutionnel Normal : pourrait être la solution, pour la relance du pays sur le terrain des activités économiques et financières. Espérons que la sagesse soit le guide. Sinon, la pauvreté est dans toutes les familles et surtout dans les poches !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Epiée de toutes parts : La France veut faire payer sa bronca au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/epiee-de-toutes-parts-la-france-veut-faire-payer-sa-bronca-au-mali-3000236.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 01:45:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Rien ne va plus entre la France et le Mali. Et chaque jour qui passe, ravive davantage les tensions entre Paris et Bamako, marquées par des propos et actes graves de la part des plus Hautes Autorités françaises. Mais comment en est-on arrivés là, au point de faire perdre la raison à   l’Elysée?</em>

En effet, après le coup d’Etat perpétré par un groupe d’officiers de cinq colonels, le 18 août 2020 contre le régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta, coup d’Etat facilité par l’insurrection du mouvement du 5 juin, le M5-RFP. Puis, le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), représenté par ces officiers, s’installe au pouvoir. Ba N’Daw et le Colonel Assimi Goïta, sont désignés respectivement Président et vice-président de la Transition, le 21 septembre 2020. Ils prêtent serment le 25 septembre 2020 devant la Cour Suprême. Le 27 septembre 2020, le diplomate Moctar Ouane est nommé Premier Ministre.

Mais après neuf mois d’exercice du pouvoir, des divergences de vues apparaissent entre Ba N’Daw et le Colonel Assimi Goïta. Désormais, la cohabitation devient difficile et les relations de plus en plus tendues entre ces deux personnalités. C’est dans cette atmosphère de relations tumultueuses que le Président de la Transition Ba N’Daw se rend à Paris à la Conférence sur les financements des économies africaines tenue les 17 et 18 mai 2021. Au cours de son séjour, il eut plusieurs entretiens avec des personnalités dont le Président français Emmanuel Macron qui félicita et encouragea son homologue malien, en s’adressant à lui en ces termes « vous avez réalisé en si peu de temps, des avancées notoires que votre précédent n’a pu faire en 7 ans… ».

Ce qui n’a pas manqué d’alimenter à Bamako, des rumeurs de soupçons d’un vrai deal entre N’Daw et Macron quand, quelques jours seulement du retour de ce voyage, Ba N’Daw procède le 24 mai 2021, à un remaniement ministériel comme s’il voulait s’affranchir de la tutelle des militaires, excluant du nouveau Gouvernement de Moctar Ouane, les proches collaborateurs du Colonel Assimi dont les Colonels Sadio Camara et Modibo Koné, têtes de proue du groupe. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Emporté par la colère, le Colonel Assimi Goïta, fait arrêter Ba N’Daw et son Premier Ministre, pour haute trahison. Un décret met fin à leurs fonctions respectives et cède la place à une Transition dite de Rectification dont l’objectif est de refonder l’Etat du Mali malade.

<strong>La Transition de rectification et les contrecoups de l’Elysée?</strong>

Le 24 mai 2021, le Colonel Assimi Goïta est le nouveau Président de la Transition. Il nomme le 07 juin 2021, son tout nouveau Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, issu des rangs du M5-RFP, fer de lance dans la chute d’IBK. Gagné par l’hystérie, le Président Macron ne rate aucune occasion pour multiplier sur un ton condescendant, ses invectives, ses propos incendiaires, haineux et diffamatoires à l’endroit des nouvelles Autorités de la Transition qu’il qualifie désormais, d’illégitimes et d’irresponsables, issues de deux coups d’Etat. La suite est bien connue notamment avec la décision responsable prise par ces Autorités de diversifier leur partenariat notamment avec la Russie après avoir constaté l’échec patent, de neuf ans de présence des forces étrangères (Barkhane, Takuba, MINUSMA) au Mali qui n’ont pas réussi à endiguer les attaques violentes et meurtrières des terroristes qui n’ont que trop endeuillé les innocentes populations du pays.

&nbsp;

Ce qui est vu comme un revirement inacceptable par l’Elysée qui fustige le recours du pouvoir de Bamako, à des milices privées russes Wagner. En cours d’arguments, les Autorités françaises les traitent avec mépris, de prédateurs des économies, capables de commettre les plus folles exactions sur les populations civiles, avaient laissé entendre ces mêmes Autorités françaises, sans qu’elles ne puissent pourtant  apporter la moindre preuve. Derrière cette cabale contre le Mali, il y a bien une intention délibérée de la part de la France, de décrédibiliser la franche coopération russo-malienne grâce à laquelle, les forces armées maliennes montent en puissance sur les différents théâtres d’opérations.

Les relations entre Paris et Bamako ont ainsi pris un sérieux coup au point que le Président Macron annonce le 17 février 2022 de façon unilatérale, le retrait progressif du Mali, des 55000 militaires de la force Barkhane et le redéploiement de son dispositif au Niger. Retrait devenu effectif depuis le 15 août 2022, après le départ du tout dernier contingent de cette force. Décison qui fera dire au Premier Ministre malien Choguel Kokalla Maïga à la 76<sup>ème</sup>  Session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, que « la France a abandonné le Mali en plein vol ».

Historique, ce discours irrite le Président Macron, son Ministre de la Défense Florence Parly et de celui des Affaires Etrangères Jean Yves Le Drian. Ils mobiliseront tous les moyens disponibles contre ce qu’ils appellent un « coup d’Etat dans un coup d’Etat », pour déstabiliser les Autorités de la Transition avec le concours de leurs valets de l’espace CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et certains de nos compatriotes apatrides. C’est un véritable camouflet diplomatique pour la France qui  verra plus tard, l’expulsion en janvier 2022, de de son ambassadeur au Mali, Joel Meyer, pour ses propos hostiles, subversifs et outrageux et aussi, le retrait à RFI et à France 24, de leurs licences de diffusion.

Ce sont deux médias français, assimilables à la radio génocidaire dénommée « Mille collines » au Rwanda. Ils sont mis à contribution par l’Elysée, pour discréditer constamment le pouvoir de Bamako et les Forces Armées et de Sécurité du Mali (FAMAS). Jamais dans l’histoire, la politique extérieure de la France n’a connu une telle déconfiture, un tel niveau de déliquescence, annonçant du coup, la fin au Mali et dans le reste du Sahel, de l’hégémonie d’une France néocolonialiste, paternaliste et prédatrice.

Désormais, des voix s’élèvent au Niger et au Burkina Faso, pour dénoncer la présence des forces françaises Barkhane et Sabre. Quant à la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation du Mali), déployée au Mali en 2014 avec ses 13 289 militaires, suivant la Résolution 2164 du 25 juin, à la demande de la France, elle a outrepassé sa mission telle que définie par la Résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations-Unies du 25 avril 2013 qui l’a créée, car contre toute attente, elle a souscrit ses activités dans l’humanitaire et sert désormais de relai aux médias français RFI, France 24, aux ONG et aux Organisations de Défense des Droits de l’Homme, dans le décompte irréaliste de victimes pour le compte d’un montage grotesque contre les forces armées du Mali dont on veut désormais ternir l’image sur la scène internationale.

Sous l’œil du cyclone, ce machin de la France a été maintes fois rappelée à l’ordre par les Autorités légitimes de la Transition, jusqu’à l’affaire rocambolesque des 49 prétendus « militaires ivoiriens », arrêtés le 09 juillet 2022 à l’aéroport international Modibo Kéïta de Bamako, pour atteinte à la sûreté de l’Etat du Mali et considérés comme tel, des mercenaires. Une affaire qui sent de l’interférence et de l’ingérence de l’Elysée et de la communauté internationale contre le Mali.

<strong>Comment la propagation du syndrome malien est-elle perçue au Sahel ? </strong>

Depuis quelques mois, le Peuple du Mali, fier de son passé glorieux, a décidé de prendre son destin en main, en poussant l’ancien colon à accumuler des erreurs qui ont fini par l’emporter comme une vague déferlante. Chassée et humiliée, la France adopte désormais, une attitude peu élégante, belliqueuse et revancharde contre le Mali, d’abord en poussant vers la porte de sortie, certains pays intégrés aux forces de la MINUSMA comme le Royaume-Uni, annonçant il y a quelques mois, son retrait, puis la Côte d’Ivoire qui dit avoir pris de façon souveraine, la décision de retrait progressif des 300 hommes de son contingent au sein de cette institution onusienne, suite à l’arrestation et à l’emprisonnement de ses « militaires » au Mali.

<strong>La suspension de l’aide française au développement peut-elle impacter le quotidien des maliens ?</strong>

Comme si tout cela ne suffisait pas, la France annonce le 17 novembre 2022, la suspension de son aide publique au développement au Mali. Une décision justifiée par le rapprochement de Bamako avec la Fédération de Russie. Et comme une réponse du berger à la bergère, les Autorités de la Transition n’ont pas tardé à réagir par un communiqué lu à la chaîne TV nationale de l’ORTM1 le lundi 21 novembre 2022, interdisant toutes les activités de toutes des ONG financées par la France au Mali et dénonçant des « allégations fantaisistes » et un « subterfuge destiné à tromper et à manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali ». Mais que  pourraient être les conséquences d’une telle décison des Autorités françaises, sur le quotidien des maliens ?

Certes la manne financière mobilisée par la France dans le cadre de cette aide au développement est importante, mais ne peut aucunement déstabiliser la Transition et faire souffrir les maliens car déjà avec les sanctions injustes, illégales et inhumaines que la CEDEAO avait infligées au Mali en janvier 2022, le Gouvernement avait élaboré son «Plan de Riposte » afin de faire face à de telles situations que de toutes façons, le Mali voyait venir surtout que l’ennemie cherche toujours à laver par tous les moyens, ce qu’elle considère désormais comme un affront.

La France parce que c’est d’elle qu’il s’agit, apporte au Mali une aide ciblant beaucoup de secteurs d’activités (agriculture et sécurité alimentaire, eau et assainissement, gouvernance, santé, humanitaire, infrastructures, droits de l’homme, etc.), soit un montant global estimée à 41,13 milliards d’euros en 2017, mobilisés sur le terrain par l’Agence Française de Développement (AFD) et des ONG. Mais cette aide si importante soit-elle, ne peut et ne doit nous inciter à renier notre honneur, notre dignité et notre souveraineté, des valeurs sacrées que nous ont léguées nos ancêtres.

Le Président de la Guinée Ahmed Sékou Touré ne disait-il pas en 1958 avec fierté au Président de la France le général De Gaule que « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l'esclavage » ? Humiliée pour la première par un africain, la France emporte de la Guinée, tout ce qu’elle pouvait, mais le pays est resté débout et les guinéens fiers, libres et dignes, malgré des années de dures épreuves endurées par un peuple vaillant et digne. Les maliens à l’instar des guinéens, résisteront aussi à toutes les tentatives d’intimidations et de déstabilisation de la France qui veut continuer à vassaliser encore, ce grand peuple du Mali que toute l’Afrique admire et regarde aujourd’hui avec fierté parce qu’il est désormais sa boussole et son laboratoire en matière de liberté, de justice et de souveraineté retrouvées.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, Enseignant-chercheur / Ecole Normale Supérieure de Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>A cause du non renouvellement du  Bureau : Les salariés  de la CSCPC sont privés de  leur salaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/a-cause-du-non-renouvellement-du-bureau-les-salaries-de-la-cscpc-sont-prives-de-leur-salaire-3000239.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 01:32:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis des mois, les  travailleurs  de la  Confédération des Sociétés Coopératives Productrices de Coton (CSCPC) du Mali ne perçoivent plus leur salaire.  Ils broient  du noir.  Pour éviter  que leur situation économique  ne  pourrisse  davantage,  ils  interpellent  les Autorités de tutelle afin qu’elles s’impliquent  pour favoriser  le renouvellement  du Bureau  de la CSCPC du Mali. Qui en est la cause. Mais que s’est-il  réellement  passé pour que l’on en arrive à  une telle situation ?</em>

En effet, un  petit  rappel  des faits s’impose  pour  comprendre  la situation malencontreuse qui est à l’origine de la crise. Les procédures  électorales ont  commencé avec les élections (Août 2022) des organes de gestion et d'administration au niveau des coopératives, secteurs et fédérations.  Où les choses ont  relativement bien tournées. Par contre,  c’est au niveau  de l’élection  du  Bureau de la Confédération, ,  tenue le  1<sup>er</sup>  Octobre 2022,  que les choses  ont finalement pris une autre tournure.  Notamment   avec  l’arrestation extrajudiciaire du mandataire judiciaire, qui n’est autre que  le  président du Bureau de vote,  par la Brigade d’Investigation Judiciaire  (BIJ).  Cet évènement  rocambolesque  est curieusement  survenu quasiment  à la fin des opérations de vote.

Pourtant, jusque-là, tout avait été fait dans les règles de l’art. Le  président, vice-président et  Secrétaire Général avaient été élus.  Sans coup férir. Ainsi, c’est  la coalition Fana-OHVN et Sikasso qui avait raflé  tous les postes administratifs.   Il ne restait plus  qu’à élire le Délégué à l’Approvisionnement, l’Organe de Gestion,   pour finaliser  l’élection des membres du  Bureau de la CSCPC.  La tendance  était  nettement  favorable à la Coalition Fana-OHVN et Sikasso. Elle avait déjà obtenu 11 voix contre 09 à son challenger, la coalition   Koutiala-Kita.  Et allait gagner  tous les postes du Bureau de  la CSCPC.  Mais c’est quand   le mandataire judiciaire s’apprêtait à proclamer les résultats  que surgissent  subitement les agents de la BIJ pour  l’arrêter. Ce qui équivaut  à l’annulation pure et simple des opérations de vote. Qui étaient en cours.

En somme,  tout à commencer  à dégénérer  avec les élections des membres du Bureau  de la Confédération,  tenue le  1<sup>er</sup>  Octobre 2022.  Où les choses ont mal  tournées,  avec     « l'enlèvement du mandataire judiciaire », qui n’est autre que  le  président du Bureau de vote,  par la Brigade d’Investigation Judiciaire  (BIJ).  Cet évènement est survenu quasiment  à la fin des opérations de vote.

Dès lors tout est bloqué  au niveau  de  la CSCPC du Mali.   Il n’y a  plus de  mandataire  pour superviser  les votes. Et sans renouvellement du Bureau, il n’y a  plus de signataire. Toutes les activités sont  ainsi arrêtées.  Ce  qui  fait  que  des familles entières souffrent parce que leurs  Chefs ne perçoivent plus  leur  salaire. Il faut  instamment mettre fin à cette  situation chaotique qu’injuste. Sans compter  que le monde paysan  des Cotonculteurs a  fortement besoin d’un Bureau pour pouvoir organiser au mieux  ses activités. Les plus Hautes Autorités sont donc vivement  interpellées pour  y mettre fin à cette situation chaotique.

<strong>Y  S (Correspondance particulière)*</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : L’APD, l’arme ultime pour la France !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lapd-larme-ultime-pour-la-france-3000229.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 01:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le vendredi 17 novembre, des medias  français proches du Quai d’Orsay  ont publié des nouvelles relatives à  la suspension de l’Aide Publique au Développement  (APD) de la France  en direction  du Mali. </em>C’est notamment le cas  du quotidien français <em>Le Monde</em> qui cite une source diplomatique hexagonale. <em>Même si cette  décision n’est pour le moment qu’officieuse, d’ores et déjà, elle suscite  en France  une grande incompréhension des Associations et ONG.  Dont la Coordination des Elus-es-Français-es- d’origine malienne (CEFOM), Maison des associations de Montreuil .Celle-ci  prévient  les autorisés françaises de l’urgence de revenir sur  leur  « décision injuste ».</em>

<em><strong> </strong></em>La CEFOM  estime que  la suspension des financements de l’APD  en direction du Mali, y compris la part  qui transite par des organisations humanitaires, est une décision qui va énormément entraver   le monde associatif en France et au Mali.  Mais aussi et surtout, elle considère  que « Cette décision des autorités françaises est d’autant plus inacceptable qu’elle participe à la dégradation de la situation sur place et des relations entre nos deux pays ».

Cette inquiétude est d’autant plus justifiée que l’ONU estime à plus de sept millions, soit 35%  des  maliens   qui  ont  actuellement  besoin de l’aide humanitaire.  Alors, pourquoi les autorités francaises veulent  tant  suspendre l’APD en direction du Mali ?  Une « aide » que Paris  a toujours présenté comme « humanitaire » ? Mais  que représente  l’APD de la France en direction du Mali ? Dans l’hypothèse  de  sa suspension, quel impact  aurait-elle  sur l’économie malienne ?

Une chose est certaine, Paris  est en train de faire de l’APD :   une arme ultime en vue de  la déstabilisation de   Bamako.  Selon la Banque mondiale, l’APD reçue par le Mali en 2020 s’élevait à environ 861 milliards FCFA. Le montant engagé d’APD de la France au Mali était de 233 millions d’euros (soit environ 153 milliards FCFA) y compris 95,6 millions d’euros.  Alors que le budget d’Etat du Mali  de  2023 prévoit des recettes de 2 199,908 milliards de FCFA et des dépenses s’établissant à 2 895,903 Milliards de FCFA. Il  présente donc un déficit budgétaire global de 695,995 milliards FCFA. Ce déficit budgétaire est habituellement   financé en partie par  l’APD. Pour cette raison,  certaines organisations de la société civile française  estime que  la suspension de l’APD pourrait avoir de lourdes conséquences sur la population malienne.

Dans le même  registre,  notre confrère  « <em>Le Monde » révèle  </em> qu’un courrier  est adressé au président français Emmanuel Macron  par le collectif Coordination Sud. Lequel, regroupant des ONG françaises de solidarité internationale, indique que la suspension de l’Aide Publique au Développement (APD), allouée par Paris,  « <em>entraînera l’arrêt d’activités essentielles voire vitales menées </em>[…]<em> au profit de populations en situation de grande pauvreté</em> ». Ainsi  au total, près de 70 projets de développement en cours ou prévus dans notre pays, les prochaines années, pourraient être stoppés en cas d’application de la mesure. Cette projection n’est pas  fausse.

Toutefois, de  nombreux  analystes économiques, parmi lesquels des africains,  considèrent que l’APD est sans importance pour les économies réelles en Afrique.  Dans leurs travaux de recherche, ils démontrent  que les retombées de cette « aide »  profitent plutôt aux multinationales occidentales opérant en Afrique qu’aux  pays bénéficiaires. D’autant que la France se sert de  son  APD pour contraindre  les Etats africains (notamment les anciennes colonies)  à privilégier les entreprises hexagonales pour l’obtention de marchés publics juteux. Dont la valeur colossale  dépasse  de loin, le montant alloué  à aider  nos pays.

En d’autres termes, ces analystes  estiment que  l’APD n’est qu’un machin  de la coopération française qui permet   d’asservir  les Etats africains  pour mieux  exploiter leurs richesses. On pourrait  donc  caricaturer   le scénario comme tel : la France donne aux pays africains  des miettes par la main gauche et  les  récupère   par la main droite mais  en  pactole.

Au  regard de cette  triste réalité,  Bamako a décidé de  résister   pour refuser le chantage de Paris, en acceptant  de se passer de  son APD. Comme la réponse du berger à la bergère, les autorités maliennes  ont décidé, avant-hier, d’interdire, avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l'appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire<em>. </em> Mais faudrait-il que les populations maliennes comprennent tous les enjeux de ce bras de fer entre Paris et Bamako, en  redoublant  de résilience.   Car, pour pouvoir asseoir la  souveraineté de leur pays, les maliens doivent  forcément  consentir d’énormes efforts.

C’est hélas le prix à payer !

<strong>Gaoussou Madani Traoré    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Obligation du port de casque : Une décision qui expose tous les maux de la circulation routière !</title>
<link>https://www.maliweb.net/securite/obligation-du-port-de-casque-l-une-decision-qui-expose-tous-les-maux-de-la-circulation-routiere-3000234.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 00:42:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les plus Hautes Autorités de Transition  ont décidé du port obligatoire du casque, et cela pourrait être mis en application dès le mois de janvier 2023. Sûrement dans quelques semaines ! En effet, le nombre des accidents de circulation dans le pays, aurait peut-être guidé la décision des autorités. La vie des citoyens étant la priorité des priorités pour tout Etat, l’on pourrait aisément comprendre, dans un premier temps le bien-fondé d’une telle décision. Mais en même temps, l’on se demande si la question de la protection et de la sécurité de la vie des citoyens, est-elle bien posée ? Pourquoi la résumer uniquement aux motocyclistes ? </em>

En vérité, la question de la protection et de la sécurité de la vie des citoyens, devrait être traitée de façon beaucoup plus approfondie en la situation dans une démarche globale qui intègre toutes les dimensions de la protection et de la sécurité des citoyens singulièrement et de la population en général. Parlant de la protection populations dans le cadre de la circulation routière, la question concerne les usagers, les routes et leurs engins roulants. Les usagers sont-ils formés et informés pour mieux circuler et conduire dans la sécurité ? Les routes existent-elles réellement ? Et dans quel état sont ces routes ? Les engins roulants sont-ils en règle et en bon état ? Les visites techniques des engins sont-elles exigées de tous ? La liste de question de fond, est bien longue et non exhaustives.

Alors pourquoi la cible de la protection et de la sécurité routière, a été exclusivement les motocyclistes ? Pourquoi la décision est obligatoire ? Qu’ont-ils réellement fait ces derniers pour qu’une telle décision, leur soit appliquée ? Les conducteurs de véhicules portent-ils obligatoirement leurs ceintures de sécurité ? Les voitures sont-elles dédouanées ? En circulation, le plus grand nombre de véhicules en circulation, sont d’immatriculation CH avec le drapeau national. Et pourtant ……. L’on pourrait s’interroger si tout le monde est effectivement du corps militaire ?

D’autres sont en vitres teintées bien noires. Certains regardent des vidéos et téléphonent dans leurs véhicules, alors qu’ils sont au volant en pleine circulation. Cela n’est-il pas aussi plus dangereux que circuler sans le casque ? Existe-il des routes ? Et dans quel état sont-elles ? Un petit tour de visite dans les quartiers de Bamako, la capitale et également dans les villes de l’intérieur, nous enseigne que les la majorité des routes et autres voies de circulation, sont impraticables. Elles sont en général, totalement dégradées. Les conducteurs des cars de transport en commun, en témoignent.

La vitesse ? C’est aussi, l’une des questions hautement dangereuse que les autorités devraient prendre en compte. Surtout, les conducteurs des minicars,  connus sont l’appellation de SOTRAMA, roulent à vive allure  et causent des accidents au quotidien. Cette question du port obligatoire de casque, soulève en réalité, plusieurs problèmes et situations  critiques. Les âges des véhicules et camions qui circulent dans le pays sont-ils contrôlés ?  Combien de véhicules qui circulent sans être dédouanés ? Nous avons dans nos précédentes lignes, fait mention des véhicules d’immatriculation CH. Tout cela ne tue-t-il pas l’économie du pays ? Et que dire des agents de sécurité de la circulation routière ?

Le port de casque obligatoire, fait l’actualité. Et met au grand jour, les difficultés économiques et financières que traverse actuellement le pays. L’argent ne circule plus et est devenu très rare. La vie au quotidien est devenue invivable. Le panier de la ménagère est clairement vide. Tout le monde pleure, car les difficultés sont là !

Ce sont toutes ces difficultés du moment qui pourraient compliquer la mise en application de la décision du port de casque, malgré la bonne foi des autorités.

<strong>  Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face aux crises multiformes que connait le Mali : Chaque citoyen doit s’atteler à  sauver la République !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/face-aux-crises-multiformes-que-connait-le-mali-chaque-citoyen-doit-satteler-a-sauver-la-republique-2998398.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 01:51:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis 2013, la République du Mali est confrontée à une série de crises politiques, institutionnelles, sécuritaires et socio-économiques graves. Elles sont caractérisées par trois décennies de gouvernance chaotique, trois coups d’Etat (mars 2012, août 2020, mai 2021) et par les sanctions politiques, économiques et financières injustes, illégales et inhumaines imposées au Mali par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). </em>

Ces crises multiformes, ont sapé les fondements de la République fragilisée et caporalisée par la Communauté internationale, y compris la France.  La Constitution du Mali et ses Institutions sont ignorées et piétinées par une certaine catégorie de citoyens en rupture de ban. Fort heureusement, à partir de 2020, les forces du changement (M5-RFP), dénonçant les faits de corruption, d’injustice, d’impunité, de gabegie financière et du népotisme, etc., érigés en système de gouvernance (notamment sous le régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta) sont aux commandes.

La situation antérieure  n’avait pas permis aux contribuables du pays, très remontés contre le régime défunt, de jouir pleinement des retombées d’une démocratie qui a donné très peu d’espoir après trente ans de pratique. C’est ainsi que le Colonel Assimi Goïta,  avec ses quatre autres camarades officiers militaires, décident de mettre fin à une cacophonie qui n'a que trop duré. Il se trouve que, depuis 2013,  le Mali connaît un  déferlement d’une horde de terroristes. Lesquels ont eu à incendier  des infrastructures, piller et détruire des villages, brûler  des récoltes, emporter des têtes de bétails et faire de nombreuses victimes civiles et militaires pendant plus de dix ans, etc.. Ce sont autant de faits qui ont endeuillé la République du Mali et sapé ses fondements essentiels.

C’est dans cette situation chaotique, où mon pays ressemble à un bateau qui tangue sous la force des vagues géantes, que regrette de voir  la  République du Mali transgressée  dans ses principes de légalité et  laïcité.  La dignité et l’honneur de la majorité écrasante des pratiquants de l’islam, sont actuellement indignés par une secte dite « Kémite » dont on ignore aujourd’hui encore, ses annonciateurs et ses adhérents.

C’est pourquoi, il convient de faire l’exercice d’éclairage de l’opinion publique sur le concept du « kémitisme » ou « khémitisme ». Qui désigne, un ensemble de croyances et de pratiques, donc une spiritualité s'inspirant de la religion de l'Égypte antique et qui a fait son apparition aux Etats Unis dans les années 1970. En France où il a fait son apparition en 2007, il est connu sous l’appelation « netjerisme », pour le différencier de ses pratiquants panafricains Kémites ou kamites.

Aussi, il est important de savoir, quand-est-ce que cette secte, qui fait autant parler d’elle ces dernières semaines, s’est  implantée au Mali ? Cette hérésie qui vient heurter les esprits des fidèles musulmans du Mali, à partir d’une vidéo virale postée sur les réseaux sociaux, a-t-elle obtenu à ce jour, un récépissé pour sa reconnaissance officielle par l’Autorité publique ou exerce-t-elle ses activités dans l’anonymat le plus total ? Il urge dès lors, d’avoir ces éléments de réponses à ces questions afin de connaitre davantage cette pensée à controverse, véhiculée par un individu venu de nulle part et que d’aucuns qualifient déjà de mécréant, pour talocher toute la communauté musulmane du pays qui n’a pas pu contenir sa colère, tellement l’affront est cinglant.

C’est dans cette atmosphère délétère que le Haut Conseil Islamique du Mali a lancé un appel à manifester, à l’endroit de la « Umma islamique » du pays. La riposte fut immédiate avec une démonstration de force des fidèles musulmans sortis, le vendredi 04 novembre 2022, par plusieurs milliers, sous un soleil de plomb, sur un boulevard de l’indépendance plein à craquer. Il s’agissait de dénoncer avec force, mais dans la sérénité, le respect du caractère laïc de la République du Mali, les propos blasphématoires gravissimes et inacceptables proférés par un certain Mohamed Dembélé, pas du tout connu du grand public.

Cet individu égaré, immoral, amoral et irresponsable en profanant le nom d’Allah, l’unique Dieu Créateur des choses et des êtres et de celui de son Prophète Mahomet (PSL), en violant le caractère sacré du livre Saint de l’Islam, le Coran et la Kaaba, l’auteur mérite à la proportion de l’acte grave commis, la sentence ultime telle qu’édictée par les préceptes du Coran au nom de la religion d’Allah, l’islam, basé sur la tolérance et respectueux des valeurs sacrées des autres cultes.

Etabli sur la Péninsule arabique en 622, 12 ans après la révélation, le  Prophète Mahomet (PSL) recoit les premiers versets coraniques de l’Islam. C’est cette religion de l’espoir et de l’espérance, qui a mis fin à l’anarchie et au désordre que le monde  arabe connaissait à cette époque. Parlant au nom de cette secte monolâtre, c’est-à-dire, polythéiste, Mohamed Dembélé avait franchi la ligne rouge. Il avait trop osé, ainsi peut-on entendre auprès des fidèles de l’islam. On pourrait ainsi donc se poser la question de savoir, s’il avait réellement besoin de toutes ces gesticulations maladroites, malsaines, inappropriées et insolentes, pour défendre sa secte le « Kémitisme » ou « khémitisme » qu’il pratiquait jusque-là en toute liberté.

Certains de ses adeptes non encore identifiés sur le territoire, répondront sans doute qu’il a agi de la sorte, au nom de la laïcité de l’Etat du Mali ; une laïcité pourtant fondée comme sa définition l’indique, sur la tolérance religieuse, le respect, le dialogue et la compréhension mutuelle et aussi, sur la liberté de culte. Le culte étant l’ensemble des pratiques d'hommage ou de vénération rendue à une divinité, par un groupe d’individus, une communauté, et à qui ce groupe reconnaît une dimension « de supériorité ou de sacré ».

C’est effectivement au nom de la liberté de ce culte et de la forme laïque de l’Etat du Mali, stipulées dans la Constitution de février 1992 et dans l’avant-projet de Constitution d’octobre 2022, respectivement dans leurs articles 4 et 14, que Mohamed Dembélé s’est versé dans les excès pour créer le désordre et le chaos qui ont failli embraser tout le pays. Heureusement, le sens de la responsabilité et le respect de la laïcité de l’Etat, ont inspiré les leaders religieux dont Chérif Ousmane Madani Haïdara et l’imam Mahamoud Dicko, pour désamorcer ce qui pouvait être fatal à une République du Mali déjà très fragilisée par la série de graves crises qu’elle traverse depuis une décennie.

Ceci est aussi à mettre à l’actif des plus hautes Autorités de la Transition qui ont réaffirmé le respect des principes sacro-saints des valeurs fondamentales de l’islam, en dénonçant les propos blasphématoires de l’auteur incriminé car la liberté de culte n’accorde à personne le droit de profaner ou de blasphémer les valeurs sacrées d’une religion.

Face à une République affaiblie par des crises multiformes et complexes, attaquée de toutes parts par une communauté internationale, y compris la France. Qui cherche par tous les moyens à la déstabiliser,  le pays avec l’aide de certains de nos compatriotes en rupture de ban, chaque malienne, chaque malien soucieux de maintenir et de consolider la cohésion sociale et l’unité nationale, est  interpellé en tant que « sentinelle » de la République. Chacun  a l’obligation de protéger et de défendre jusqu’aux sacrifices ultimes, contre l’ennemi commun, au-dedans ou au dehors !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, Enseignant chercheur / Ecole Normale Supérieure de Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le monde sans raison :   L’humanité est en péril !</title>
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<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 01:47:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les libertés bientôt confisquées pour un monde totalitaire ? Si chacun de nous, parlait des autres  politiques  et décideurs en bien, le monde serait vu en bien, et les humains vivraient tous bien dans ce monde.  Mais  prenons un peu de recul et apprécions calmement comment nous, les humains animons ce monde.</em>

Dans ce monde, il y a plusieurs Êtres Vivants. Et parmi tous les vivants, seuls nous, Êtres Humains, avons la capacité de façonner et transformer le monde. Cela, parce que nous, les Humains sommes dotés de toutes les capacités pour agir en réagir ainsi. En nous, résident,  bien sûr, la conscience et la raison qui nous permettent d'opérer des choix.

Oui, des choix, tout en ayant les notions concernant le BIEN et le MAL. Si le bien est le fruit du bon sens, qui intègre la vie en société, le mal par contre, relève du caractère destructeur de cette même vie en société. Malheureusement, le sens du mal a pris le dessus sur celui de la raison. Et cela s'est infesté par toutes sortes de barbaries constatées dans le monde depuis l'aube des temps. Devons-nous citer en termes d'exemples honteux et irréfutables, la traite des noirs opérées pendant des siècles par les arabes et les occidentaux ? L'esclavage et la colonisation, sont les œuvres des humains sur d'autres humains.

De nos jours, malgré l'évolution des mentalités et toutes les possibilités qui permettent aux Êtres Humains de rencontrer et de se connaitre, le mal domine tous rapports entre les Humains. Les crises, conflits, guerres animent de façon désastreuse, le quotidien des  Êtres Humains. La délinquance, le banditisme, la criminalité, le terrorisme et djihadisme dominent le monde des humains que nous sommes.

<strong>Et le constat est là ! Très triste d'ailleurs !</strong>

Alors, interrogeons-nous ! Pourquoi nous, les humains avons nous fait le choix du mal au lieu de celui du bien ? À quoi nous servent la conscience et la raison qui sont en nous ? Pourquoi est-ce  que nous, les Êtres Humains, nous nous entre-tuons ? Pourquoi aimons-nous la violence ? Pourquoi avons-nous refusé le bien qui fait naître la paix ? Où va notre monde des Humains ?

En observant minutieusement notre monde, où tous les Humains, presque, sont animés et dominés par la haine, la méchanceté, l'égoïsme et  la violence, l'on peut aisément déduire que l'humanité est malade, et bien gravement. Comment est-il pensable de constater que des Humains se plaisent à maltraiter et tuer d'autres Humains ?

Encore tristement, beaucoup se glorifient en tuant et détruisant leurs semblables. En vérité, l'humanité est en danger !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les rois et Chefs coutumiers en Afrique :  Une véritable  force pour la Paix et la Cohésion!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-rois-et-chefs-coutumiers-en-afrique-une-veritable-force-pour-la-paix-et-la-cohesion-2998396.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 01:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Et s’ils étaient réellement impliqués dans la gestion de nos  Etats ? L’Afrique, notre Continent est et reste le Berceau de l’Humanité. Et quels que soient les différents bouleversements que le monde  ait connus dans ses différences processus d’évolution, le Continent Africain est resté solide.  Les tristes et pires événements,  qui ont secoué le monde, n’ont pas pu  faire  disparaître l’Afrique.</em>

L’on  pourrait  donc aisément s’interroger sur ce qui a permis au vieux Continent de survivre à toutes les sortes de calamités ? La traite négrière, l’esclavage et la colonisation, ont été le summum  du cynisme européen en Afrique. Mais en réponse, l’on pourrait ajouter aux multiples raisons et causes, évoquées par des scientifiques, historiens, chercheurs, anthropologues, savants et autres, le fait que l’Afrique soit en elle-même, tout un mystère.

Ce mystère a fondé les mentalités propres à l’Afrique et symbolisé par les Us et Coutumes. Ceci est bien sûr à la base de la vie dans les différentes sociétés en Afrique. Evidemment, en définissant les princes, les normes, les règles et lois, selon la compréhension des philosophies africaines.

Les mariages, les cérémonies et les problèmes, étaient réglés selon les codes qui régulent chaque société ou communauté africaine. Il n’est pas à ignorer que l’évolution des sociétés a  fait l’objet des conflits et même des guerres. Mais, les codes de gestion des sociétés ont permis de créer des  climats de confiance aux fins de tout règlement à l’amiable.

Déjà, au niveau des familles et des villages, les responsabilités ont été définies de sorte que chacun sait sa place. Le chef de famille et le chef du village, entre autres sont les premiers garants de la vie en communauté. Les Rois et les Chefs coutumiers, sont donc les dépositaires de toutes les valeurs historiques, culturelles et sociales de l’Afrique. Ils sont tenus de veiller à l’équilibre des sociétés.

De nos jours où la prise de conscience est orientée sur la souveraineté de nos Etats, il est demeuré hautement nécessaire de savoir donner une place de choix à nos détenteurs des traditions. Ont-ils réellement une place de choix dans la gestion actuelle de nos Etats ?

En vérité, la gestion politicienne de nos Etats, n’a pas encore pleinement reconnu aux Rois et Chefs Coutumiers, la place qui devrait être la leur. Et pourtant, ils sont les vrais leviers de l’équilibre de nos sociétés, si nous nous inscrivons dans la philosophie typiquement africaine.

Par exemple, dans le cadre des crises, conflits et même des guerres, le recourt à la dimension africaine, peut bien permettre de gérer toutes situations. Il aura alors suffit de croire sincèrement que les problèmes de l’Afrique, doivent trouver des réponses africaines. Et l’équilibre de nos sociétés, voire de nos Etats, doit être garanti que par nos Rois et Chefs Coutumiers.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour Prouver le poids de l’Islam au Mali : Le HCIM mobilise des dizaines de milliers de fidèles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-prouver-le-poids-de-lislam-au-mali-le-hcim-mobilise-des-dizaines-de-milliers-de-fideles-2998387.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 01:13:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><i><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Afin de prouver le poids de l’Islam au Mali mais aussi protester  contre  les propos blasphématoires proférés à l’encontre de l’islâm, des organisations musulmanes, sous la houlette du Haut Conseil Islamique  du Mali (HCIM),   ont organisé, le vendredi 04 octobre  sur le boulevard de l’indépendance, un méga meeting. L’évènement  a été une véritable démonstration de force. Des dizaines de fidèles ont répondu  à l’appel. Alors tous les leaders musulmans y étaient présents. En l’occurrence : Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du HCIM et l’Imam Mahmoud Dicko, ancien président du HCIM  et ancienne caution morale du M5-RFP (le Mouvement politico-social à l’origine de la chute dIBK). Les temps  forts et analyse de l’évènement !</span></i></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Durant  le meeting, on pouvait  remarquer  les fidèles  brandir  des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans comme : «On ne touche pas à notre religion», «Ne touche pas à mon Coran» et «Plus jamais ça au Mali». Après  la lecture du saint Coran, dans une déclaration lue par le Secrétaire général du HCIM, Mamadou Diamoutani, l’instance islamique a condamné avec la dernière énergie, les actes et propos blasphématoires, blessant dans la foi des fidèles musulmans à travers le monde et qui représentent une menace pour la paix et la stabilité sociale dans notre pays.</span></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’analyse des discours et slogans lors du meeting,  on peut aisément  déduire une volonté de recadrage de la Communauté musulmane pour ce qui concerne l’exercice de la liberté d’expression de la laïcité dans notre pays. Ainsi, si  les initiateurs du meeting ont indiqué se soumettre aux  principes  de la laïcité et de la liberté d’expression, pour autant,  ils ont promis de ne plus  permettre à personne,  le droit de proférer des propos blasphématoires contre la religion du prophète Mohamed (Paix et salut sur lui).</span></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A travers  cette grande mobilisation, les organisateurs du méga  meeting  comptent susciter une réaction  populaire énergique contre les propos blasphématoires dun individu se réclamant comme malien.  En dépit du fait que  le Parquet du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV de Bamako  ait  déjà commis un mandat de dépôt   concernant six personnes dans cette affaire de blasphème, les leaders  la Communauté  musulmane  veulent mettre la pression sur les pouvoirs publics. Cela,  afin que cesse dans l’avenir tout éventuel dénigrement de l’Islam.</span></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les leaders religieux estiment que la mauvaise compréhension de la laïcité et de la liberté d’expression est à l’origine de ces dérives à l’encontre de l’islam. Ils ont aussi dit avoir apprécié les déclarations de condamnation de ces propos blasphématoires par les autorités de la Transition, et la promptitude des poursuites judiciaires engagées contre l’auteur et ses présumés complices.</span></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Un forum  politique ?</span></b></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Président du Haut Conseil Islamique, après avoir adressé ses vifs remerciements aux fidèles musulmans, a situé la manifestation dans son contexte. <i>« Ce n’est pas un espace politique. Vous n’avez pas rempli cet espace pour chercher le pouvoir. Vous avez rempli cet espace pour la cause de Dieu »,</i> a-t-il souligné. Ainsi Ousmane Chérif Ousmane Madani Haïdara a appelé à l’union entre les musulmans, au-delà des clivages. Il a appelé au calme et à la retenue. </span></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Toutefois, le dignitaire religieux n’a pas manqué d’interpeller les autorités de la Transition. Dont le Pouvoir exécutif avait sollicité le Haut Conseil Islamique pour fournir une liste de trois (3) personnes lors de la désignation des nouveaux membres du Conseil national de la Transition (CNT). Alors  qu’aucune des trois personnes commises par le HCIM ne figure sur la liste additive publiée. Un fait que le Guide des Ançardines a vivement déploré. Mais si Chérif Ousmane Haïdara soutient que le meeting n’était que religieux et n’avait pas un caractère politique, alors pourquoi a-t-il lancé cette phrase : « Nous  n’avons encore commencé à faire de la Politique ».</span></span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9449095928s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv9449095928bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Falaye Keïta </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le Religieux à l’affût de la chose politique!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-religieux-a-laffut-de-la-chose-politique-2998386.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 01:11:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les propos blasphématoires proférés, à l’encontre de l’Islam  par un individu,  dans une vidéo (devenue virale)  postée sur les réseaux,  l’ensemble de la Communauté musulmane s’est fortement  indignée. Pour démontrer sa  ferme  opposition auxdits propos  mais aussi et surtout son poids démographique et son pouvoir de mobilisation au Mali, le Haut Conseil Islamique a organisé,  le vendredi 04 novembre  sur le boulevard de l’Indépendance,  un méga  meeting. Incontestablement,   l’évènement a été  une véritable démonstration de force.</strong>

C’est  une réalité,  des dizaines  de milliers de fidèles musulmans  ont grandement  répondu à l’appel.  Quasiment, tous les dignitaires musulmans y  étaient présents aux côtés  de Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM). En l’occurrence, l’Imam Mahmoud Dicko ou encore Cheick Soufi Bilal Diallo. Le lieu choisi pour la mobilisation, le Boulevard de l’Indépendance, n’est certainement pas fortuit.

A travers ce symbole de la souveraineté nationale du Mali qu’est la Place de l’Indépendance,  la Communauté musulmane (majoritaire dans le pays)  a voulu prouver   son unité.  Alors que  les dignitaires religieux ont profité  de l’évènement pour faire passer  des messages politiques forts à l’endroit du Pouvoir Public. C’est vrai, le Haut Conseil Islamique  n’a pas manqué  d’apprécier   les déclarations de condamnation faites par les autorités de la Transition, et la promptitude des poursuites judiciaires engagées contre l’auteur  des propos blasphématoires et ses présumés complices.

Toutefois, la Haute Instance des faitières musulmanes maliennes exhorte les pouvoirs publics à mettre rapidement un terme « aux activités de toute personne ou groupe de personnes jugées blasphématoires, menées au nom d'une compréhension erronée de la liberté d'expression et de la laïcité ». Ainsi lance-t-elle  un appel à tous les médias, dans un souci de préservation de la paix sociale et du renforcement du bon vivre-ensemble au Mali, « à ne pas être les vecteurs de transmission de la haine contre l'lslam, religion de paix et de tolérance ». A bon entendeur, salut !

En s’adressant aux Pouvoirs Publics et acteurs Politiques,  le Guide des Ançardines  avertit : « Nous n’avons pas encore commencé à faire de la politique ». Est-ce à comprendre que dans un avenir proche, ils la feront ?  De toute façon, Ousmane Madani  Chérif Haidara <strong> à</strong>formuler, au cours du meeting,  des récriminations contre la mise à l’écart du HCIM dans la composition des instances dirigeantes du pays, en l’occurrence,  dans la composition  des membres additifs du Conseil national de la Transition (CNT). Alors que le Guide des Ançardines  s’est  dit convaincu  que le Pouvoir Public ne peut diriger  le pays sans leur collaboration.

A l’analyse de son discours, le message est, on ne peut plus clair : les  Hommes Politiques doivent se préparer  instamment à accueillir  les  leaders religieux  dans les arènes  politiques nationales.  Si  c’est un secret de polichinelle qu’ils les côtoient  déjà en faisant du lobbying, par   contre, les leaders religieux  se préparent, plus que jamais,  en challenger politique contre les Hommes politiques classiques. Ils viendront  certainement  à visage bien  découvert !

Même si la Constitution en vigueur  ne permet pas la création  de partis religieux, encore moins la participation des  mouvements religieux aux scrutins nationaux, en revanche, rien n’interdit à un leader religieux d’être candidat (parce qu’il est  citoyen à part entière)  sous les couleurs d’un parti ou groupement  de partis politiques. Attendons-nous donc  à une telle hypothèse !

<strong> </strong>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les résidents du Secteur I de Sébénicoro, dans un labyrinthe   :  Les Ecoles Marif de Turquie en sont la cause !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-residents-du-secteur-i-de-sebenicoro-dans-un-labyrinthe-les-ecoles-marif-de-turquie-en-sont-la-cause-2996591.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 11:54:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le va-et-vient des parents d’élèves venant déposer  ou ramasser  leurs enfants  à l ‘Ecole Marif de Turquie, sise au Secteur I de Sébénicoro,  mettent   les résidents dans un  labyrinthe. Ils ont toutes les difficultés de rejoindre (le matin de 06 heures à 08 heures) la RN… ou quitter celle-ci pour rejoindre leurs maisons (le soir, entre 15 heures et 17 heures. Ils vivent un calvaire quotidien.  Les Autorités maliennes doivent, avant qu’un conflit ouvert ne dégénère entre les deux parties, chercher à résoudre  la situation.</em>

En effet, c’est  quotidiennement devenu un spectacle  embêtant. Depuis que les Autorités scolaires de Marif de Turquie (Ex-Collège Horizon)  ont fait déménager  toutes leurs  Ecoles  de Bamako  Ouest au Secteur I de Sébénicoro, les habitants de ce quartier résidentiel sont soumis à des épreuves telles : la croix et la bannière.  Lorsqu’ils désirent quitter ou rentrer chez eux, ils sont quotidiennement  pris dans un labyrinthe.  Alors que toutes les rues  goudronnées ou pavées l’ont été grâce aux  efforts communs des seuls propriétaires de maisons de ce  quartier résidentiel.  Lesquels  ont cotisé pour un accès facile à la RN.. et vice-versa, regagner chez eux.  En revanche  les Ecoles Marif de Turquie, qui sont venues les trouver sur place, n’ont déboursé aucun  « copeck » pour la réalisation des infrastructures routières.

<strong>Grande incompréhension des résidents</strong>

Pourtant,  chose paradoxale et incompréhensive,  ce sont les  va-et-vient  des parents d’élèves des Ecoles  Marif qui sont  priorisés  par les agents de police qui régulent la circulation dans les différentes rues du Secteur I. Ce que les résidents ne comprennent pas. Tant, ils  sont les seuls  qui ont viabilisé les  différentes rues.  Et  il n’y a pas, témoignent  les habitants, une maison qui a coûté moins de 100 millions FCFA. Comme si cela ne suffit pas comme peine, les enseignants et le Personnel administratif des Ecoles  Marif garent, le plus souvent,  leurs véhicules devant les portails des  maisons des résidents,  Ce qui les réduit  dans un labyrinthe.

<strong>Un pont sur  le « Woyo Wanya  Kô »pour résoudre le problème</strong>

Le Centre Scolaire des Ecoles Marif de Sébénicoro Secteur I, appartient désormais à l’Etat turque (les vrais propriétaires (Collège Horizon 2000) ayant été spoliés de leurs biens par l’Etat malien. Il est bordé par le  lit  marigot « Woyo Wanya  Kô ». Or,  la Turquie a les moyens de construire  un autre pont sur ledit  marigot. Si jamais c’est le cas, les parents d’élèves des Ecoles Marif,  venant déposer ou ramasser leurs enfants, pourraient  être privilégiés sur ce pont. Qui va leur  donner un accès direct sur le site scolaire. Vivement cette solution (qui ne couterait rien à l’Etat  de Turquie) !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise des médailles de mérite et de reconnaissance de l’A.J.P.M :  Mamadou Naman Keita,  l’homme de l’année 2022!</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/remise-des-medailles-de-merite-et-de-reconnaissance-de-la-j-p-m-mamadou-naman-keita-lhomme-de-lannee-2022-2996584.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 11:40:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’A.J.P.M, c’est l’Association des Jeunes Premiers du Mali qui récompense chaque année des hommes et des femmes de notre pays pour leurs engagements et services rendus à la nation ainsi que leurs volontés et  bienfaits pour la jeunesse malienne. Ce samedi, 15 octobre 2022 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bah, elle a remis  des médailles de mérite et de reconnaissance à des bénéficiaires. Elle a consacré Mamadou Naman Keita comme   l’homme de l’année 2022. Les temps forts !</em>

La cérémonie  s’est déroulée en présence des autorités communales et traditionnelles de la Commune V du District de Bamako. Les Parents, amis, collègues et connaissances des heureux bénéficiaires ont aussi effectué le déplacement pour être les témoins privilégiés. Des artistes et la Fanfare de ATT junior ont décontracté le public. Les responsables de l’Association des Jeunes Premiers du Mali(A.J.P.M) et plusieurs autres distingués invités étaient de ce rendez-vous de cette  reconnaissance,  pour service rendu à la Nation.

Ils étaient au total, sept personnalités à recevoir des médailles de reconnaissances. Notamment : M. Mamadou Naman Keita, ancien Directeur National des Routes et Président  de l’ONG ASSO+ ; M. Baba Simpara, Inspecteur des Douanes et non moins Chef de Section Appui à la lutte contre le Terrorisme ; Mme Sokona Gakou, journaliste, présentatrice de télévision, actrice de cinéma ; M. El Hadj Oumar Dramé, PDG de l’imprimerie MPN ; Mme Diarra Lalla Touré, directrice de Lalla style services ;  Mme Keïta Kadiatou Coulibaly et Mme Keïta Mariam Diakité.

Ces récipiendaires étaient  tous très contents, voire émus, d’être honorés de leurs vivants. D’après M. Ibrahim Simpara : « La reconnaissance est comme le carburant psychologique ».

Après avoir reçu ses médailles de reconnaissance et son titre de l’homme de l’année, Mamadou Naman Keita a exprimé sa grande joie. Selon lui, cette distinction est une source de motivation, d’un nouveau chalenge et d’un nouveau défi pour lui.  Car, il n’est pas facile d’être nominé et désigné comme l’homme de l’année. C’est le fruit d’un travail rendu à la nation reconnu par la population. Cette distinction, a-t-il indiqué,  lui permettra de continuer à œuvrer davantage dans les actions de développement de son pays, le Mali. Il a vivement remercié l’A.J.P.M pour leur choix sur sa personne. Lequel est  basé sur le vrai mérite.

Mamadou Naman Keïta s’est dit réconforté. Tant cette nouvelle récompense ou reconnaissance vient s’ajouter à deux autres qu’il vient de recevoir en moins de neuf mois. Une au niveau régional  et les autres au niveau national.  Ce qui témoigne la transparence dans le desserrement des distinctions de l’A.J.P.M.

Ainsi, il a dédié ses médailles à tous ceux et toutes celles qui l’ont accompagné dans ses services. En l’occurrence, sa famille, ses amis et collègues et surtout à Chérif Ousmane Madani Haïdara, le guide spirituel d’Ançar Dine International.

<strong>Qui est Mamadou Naman Keita, l’homme de l’année ?</strong>

Mamadou Naman Keita, Officier de l’ordre National, est originaire de Karan, né à Kaffrine  au Sénégal. Où son père était un commerçant installé dans ce pays. Il fût scolarisé à l’école fondamentale d’Hamdallaye plateau, Bamako. Puis au Lycée Prosper Kamara avant de poursuivre ses études à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abdramane Baba Touré (ENI-ABT) d’où il sort Ingénieur en 1993, avec la mention Bien.

L’année suivante, à travers l’AGETIPE-Mali, soutenue par la banque mondiale pour  promouvoir l’entreprenariat privé, il intègre  « La Malienne de l’ingénierie ». En 1995, l’ingénieur qu’il est, fût sollicité par Directeur de l’ENI-ABT à l’entreprise Française Hydro Sahel qui était dans le besoin de recruter un ingénieur.

Après cette expérience, il continua avec l’Association Française des Volontaires du Progrès(AFVP) et sur un Programme des Nations Unies basé à Mopti. Ensuite, il entra dans le Cabinet d’Architector Modulor, chargé de la réalisation du centre d’entrainement pour sportifs d’élites de Kabala. C’est à la suite de ces années d’expériences qu’il a décidé de faire le Concours d’entrée à la fonction public, en décembre 1999.  Car,  il commença à devenir Chef de famille et voulait se stabiliser. Ainsi admis, il servit à la Direction nationale des Travaux Publics pour son stage probatoire avant d’être affecté à la Division Etude Générale et Programmation.

Il évolua à la Nouvelle Division Etude Planification, suite à la restructuration des Travaux Publics en Direction Nationale des Routes. En tant qu’agent, Mamadou Naman a gravi les échelons jusqu’à devenir Directeur National Adjoint puis Directeur National en avril 2015 ; poste qu’il a occupé jusqu’en octobre 2020.

Il est actuellement le Président de l’ONG Association, Solidarité pour le Développement plus (ASSO+), une organisation qui œuvre pour le développement local.

<strong><em>Le meilleur vous attend M. Mamadou Naman  Keita, car le bien fait n’est jamais perdu !</em></strong>

<strong>Bata Kamissoko, (Stagiaire).</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Débat Public sur le budget primitif 2023 de la CV :   Le Maire et le Chargé des Finances,  très persuasifs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/debat-public-sur-le-budget-primitif-2023-de-la-cv-le-maire-et-le-charge-des-finances-tres-persuasifs-2996588.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 11:39:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le jeudi 13 octobre, la mairie de la commune V (CV) du District  a organisé dans sa cour, son débat public sur le budget primitif 2023. Lequel est  chiffré  à 1 623 700 000 FCFA. La cérémonie était présidée par le maire Amadou Ouattara. Il avait à ses côtés, ses adjoints et le Secrétaire Général de la Mairie. Le Chargé des Finances, Mme Diarra Kany Mariko a brillamment présenté au public,  ledit budget. De nombreux  citoyens de la commune ont pleinement participé à l’évènement.  Les temps forts !</em>

<em> </em>

Comme  de coutume,  c’est le Maire qui ouvre officiellement les débats sur le budget primitif de sa commune. Ainsi Amadou Ouattara, après les salutations d’usage, a indiqué que  le débat public est d’une importance  capitale dans le processus d’élaboration du budget primitif. Car, à l’en croire, il permet à l’ensemble des acteurs du développement local de prendre connaissance du projet de budget mais aussi de faire des propositions d’amélioration. Ce débat, d’après toujours  le Maire de la Commune V, est intervenu  après des assemblées générales tenues dans les huit (8)  quartiers de la commune.

&nbsp;

Le budget primitif de 2023 de la Mairie de la Commune V est de 7,8 milliards FCFA contre 7,5 milliards FCFA en 2022. Il a connu une augmentation de 300 millions FCFA. C’est un  budget équilibré en recettes et en dépenses. C’est le Chargé des Finances de la commune  qui s’est fait le devoir d’éclairer la lanterne du public présent, en expliquant  en détails,  mais  brillamment,   le budget  primitif 2023 de la commune V.

&nbsp;

D’après Mme Diarra Kany Mariko, celui-ci  s’articule autour de deux points : les recettes et les dépenses. « Cet exercice est un acte de communication des élus avec la population afin de renforcer la confiance mutuelle et l’esprit de citoyenneté et de mobiliser les ressources de la commune », a-t-elle   indiqué. Tout comme le Maire de la Commune, le Chargé des Finances  a répondu aux nombreuses questions posées par les populations.

Il y a eu  deux séries de questions-réponses. M. Ouattara a indiqué que  les recouvrements des Taxes ont  permis de faire des réalisations. Toutefois,  il a regretté  le manque de civisme de la majorité des populations qui ne payent pas volontairement les TDLR. Sur une estimation de plus  d’un (1) milliard, le maire  a regretté que seule une fois, c’était en 2018, les Fonds propres de sa mairie ont dépassé les 500 millions.  Raison pour laquelle Amadou Ouattara exhorte : « les anciens agents du service de recouvrement à une franche collaboration avec ceux en charge de la numérisation ». Car, à l’en croire : « La numérisation a amené assez de progrès dans la gestion des taxes de sa commune ».

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réalité sociale :  Le Doute succède à l’Engouement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/realite-sociale-le-doute-succede-a-lengouement-2996583.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 11:33:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les émotions aveugles et les passions démesurées, place au réalisme. Alors, comment est-ce que ça va ?   La tension a certainement beaucoup baissé. Tout paraît bien calme, surtout avec la rareté des attaques verbales qui étaient soutenues par des injures et des humiliations. Le climat sociopolitique donne les signes de l’accalmie. Pourrait-on penser que tout est rentré dans l’ordre et que ça va bien ?</em></strong>

A première vue, le constat est là. Il y a bien sûr, l’image de signe de satisfaction. Mais avec recul, l’on se pose la question de savoir pourquoi ce calme plat ?  En effet, depuis le jour du renversement du régime d’Ibrahim Boubacar KEITA, tout le monde avait été pris et dominé par la joie. Oui parce que c’était l’aboutissement de plusieurs semaines, voire des mois, d’un bras de fer. Le M5-RFP qui était le mouvement responsable de toutes les grandes mobilisations et ses alliés, dont la CMAS de Issa Kaou Djim, étaient tous emballés par les manifestions de la victoire sur le régime IBK. Et la joie était telle que personne ne s’était interrogée, pourquoi et comment le pouvoir était tombé entre les mains des militaires. D’ailleurs, ces derniers n’ont-ils pas été célébrés en sauveteurs, libérateurs ?

C’est dans un tel contexte que tous les vainqueurs et autres se sont retrouvés pour élaborer et adopter la Charte de la Transition avec une durée de 18 mois. Cette charte qui a valeur de la constitution, a été présentée au monde entier et communiquée aux partenaires internationaux du Mali. Il faut noter que certains formaient déjà les vœux de voir la transition durer, tout en blâmant la classe politique qui serait responsable de tous les maux du pays.

Sûrement, les vœux avaient été entendus, quand, un autre coup d’Etat de la rectification a eu lieu, en renversant BAH  N’DAW. Désormais, les militaires assurent pleinement le pouvoir. Le M5-RFP s’était finalement rendu compte que le pouvoir lui avait filé entre les doigts, et qu’il était pratiquement impossible de le récupérer. C’est ainsi, qu’il monta au créneau pour s’ériger en opposition immédiate. La seule stratégie était alors de pousser les militaires à la porte, en les accusant d’avoir très vite confisqué le pouvoir, avec la nomination des cinq Colonels et aux autres officiers à des postes clés du gouvernement.

Le M5-RFP qualifia, sans détour, la Transition de « militaire ». Et décida de poser une plainte contre elle. Chose véritablement mise en exécution. Mais ironie du sort, tout le monde s’était trompé sur l’intelligence des officiers de la Transition. Ils ont joué au calme et ont demandé au mouvement M5-RFP de lui proposer un Premier ministre,  Chef du Gouvernement. Effectivement, la lucidité des militaires a payé net !

Choguel Maiga, président du Comité Stratégique et Porte-parole du M5-RFP, qui animait les conférences pour accabler les militaires, a été choisi par les siens. En vérité, pouvaient-ils se faire confiance au sens strict du terme ? La bonne intelligence commande de répondre par non !  Le jeu devrait donc se faire sur l’angle de la politique politicienne. Car,  il s’agit de deux visions différentes. D’une part,  les militaires, les hommes du respect des principes et de l’obéissance des commandements. Et d’autre part, un homme politique très affuté et bien rodé. Chaque camp jouait donc pour tirer la couverture sur lui, en termes de bénéfices politiques de la Transition.

Le Premier ministre aura très vite marqué les points, en s’attaquant à la CEDEAO et à la Communauté internationale, en plaçant au centre des débats, les notions très sensibles, dont la souveraineté, la dignité et le respect. Personne ne pourrait alors imaginer imposer quoi que ce soit, au Mali ! Du coup, tout le monde se retrouva dans ses discours qui même, écartèrent les partis politiques issus de la mouvance  démocratique de 1991, ayant renversé le régime dictatorial de Moussa Traoré. Et ainsi, la population ne veut plus entendre parler des partis politiques qui auraient tous échoué et mis le Mali dans cette situation chaotique.

Dans la foulée, la CEDEAO commettra une grosse erreur fatale, dans sa logique de condamnation par principe du coup d’Etat de la rectification. Surtout avec l’imposition de l’embargo !  Suite à  la décision de cet embargo,  imposé au pays par la  CEDEAO, la majorité de la population et une bonne partie des citoyens africains, au nom du panafricanisme, ont décidé de spontanément soutenir la Transition malienne.

Ensuite, l’intervention du Premier ministre <strong>Choguel Maiga</strong>, à la tribune des Nations Unies, avec sa fameuse phrase : « ABANDON EN PLEIN VOL », il sera l’homme de tous les médias. C’est dans cet esprit que la majorité de la population milita pour une Transition de 6 mois à 10 ans. Ainsi est né l’esprit de résilience. Tout le monde était alors prêt, pour supporter toutes les conséquences de l’embargo et du bras de fer avec le reste du monde. Des mois après, survint le « REPOS FORCE ». Et il est nommé un intérimaire, qui,  lui aussi, a fait vibrer la même tribune des Nations Unies. Un accueil digne de ce nom lui a été accordé, à son retour.

Mais le jeu continue. Et désormais, le contrôle  revient aux militaires, qui ont compris, qu’il ne fallait pas être en conflit avec toute la classe politique. A cet effet,  les consultations avec celle-ci  ont eu lieu.   Toutefois, le CNT avait déjà carrément fragilisé le Premier ministre Choguel Maiga, lors du projet de loi électorale. Logiquement, suite aux désaveux exprimés par le CNT, le Premier ministre devrait démissionner. Mais il a fini par avoir un Repos Forcé, qui pourrait sûrement mettre fin à ses fonctions du Premier ministre.

<strong>Mais que dit actuellement la population ? </strong>Elle commence par douter. La vie devient chère, pour ne pas dire, qu’elle l’est déjà. Les mots de dénonciations se font entendre, mais le silence est encore dans l’Âme.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication,  Marketing Politique </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Pourvu que la militarisation  porte fruit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourvu-que-la-militarisation-porte-fruit-2996580.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 11:31:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est désormais acté, le Conseil National de Transition (CNT) a adopté le Projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile.  111 Conseillers ont voté pour alors qu’il n’ ya d’abstention. Il ne reste plus au président de la Transition  que  de la promulguée en Loi. Le Gouvernement estime que  cette militarisation permettra aux forces de la Police Nationale et de la Protection Civile de participer davantage à la sécurisation des localités reconquises en vue du retour de l’Administration, des services sociaux de base et des populations déplacées. Si logiquement, le contexte sécuritaire, très détérioré,  peut bien étayer  la militarisation de la Police et la Protection Civile, il  est  aussi à espérer que celle-ci  porte fruit.

&nbsp;

Jusque-là,  les missions de la Police Nationale sont définies par le Décret N°04-470/P-RM du 20 octobre 2004 fixant son organisation et fonctionnement. Ainsi, elle est chargée, entre autres, d’assurer la sécurité des personnes, de leurs biens et des Institutions, de maîtriser les flux migratoires et de lutter contre l’immigration illégale. Il s’y ajoute : la lutte constante contre la criminalité organisée, la grande délinquance, la protection du pays contre les menaces extérieures et le terrorisme. Alors que  la Protection Civile a pour mission,  d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection civile et de veiller à la mise en œuvre de cette politique. Elle est  donc chargée, entre autres,  d’organiser, de coordonner et d’évaluer les actions de prévention des risques et de secours en cas de catastrophes ; de participer aux actions en faveurs de la paix et d’assistance humanitaire.

&nbsp;

Avec la promulgation imminente de la Loi par le président de la Transition, les deux corps  seront  désormais régis  par le régime militaire. Tout  comme  ceux de la Gendarmerie Nationale, leurs éléments  devront apprendre à se comporter, dans l’exercice de leurs fonctions, comme de vrais militaires.  Mais  vont-ils s’y résoudre ? Ils ont tout intérêt ! Dès lors que  la loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile comporte quatre articles qui les intègrent pleinement dans leur nouveau  régime  militaire.

&nbsp;

Des articles qui sont  répartis comme suit : l’article 1er annonce la militarisation de la Police nationale et de la Protection civile ; l’article 2 détermine la gestion des fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile par le Statut général des Militaires en les plaçant sous l’autorité du Ministre en charge de la Sécurité ; l’article 3 annonce la relecture de l’Ordonnance n°2016-020/P-RM du 18 août 2016, modifiée, portant Statut général des Militaires; et l’article 4 annonce les dispositions finales. Néanmoins, doivent craindre d’être des laissés pour compte auprès des militaires classiques ?

&nbsp;

Certainement pas ! D’autant  que  la nouvelle  loi permettra, rassure  le Gouvernement,  de mettre en œuvre l’équité de traitement entre les Forces de Sécurité et les Forces Armées par l’harmonisation des grilles indiciaires ; d’établir et adapter les grades aux responsabilités hiérarchiques et fonctionnelles entre les Forces de Défense et de Sécurité ; de consolider les acquis liés aux catégories et paliers d’intégration ; d’organiser la formation des unités d’élite en s’inspirant des Forces Armées ; de maintenir la discipline et faire cesser les actions syndicales intempestives ; d’engager ces forces dans des situations opérationnelles encore plus risquées.

Compte  tenu de l’étendue du territoire national et la persistance de la crise sécuritaire, l’armée nationale a plus jamais besoin d’être renforcée en ressources humaines. L’arrivée de la Police et la Protection civile en son sein,  est plus que logique. Maintenant, il faut  espérer  que ces deux nouveaux corps,  intégrés dans les FAMAs, remplissent correctement les nouvelles missions à eux confiées ! Bonne chance !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

……………………………………………………………………………………………………………………………….]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mécanismes endogènes de prévention, de gestion de conflits et de l&amp;apos;Extrémisme Violent : 120 jeunes attestés ambassadeurs de la Paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mecanismes-endogenes-de-prevention-de-gestion-de-conflits-et-de-lextremisme-violent-120-jeunes-attestes-ambassadeurs-de-la-paix-de-la-cohesion-sociale-et-du-vivre-ensemble-2996586.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 00:32:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L'Académie des Champions de la Paix (Peace Champion Academy) est une initiative de l'ONG THINK PEACE (PENSONS PAIX). Du </em>24 au 28 septembre 2022, en immersion à Siby, Koulikoro et Ségou,<strong> </strong>elle a <em>regroupé et formé 120 jeunes (hommes et femmes), venus du Niger, du Burkina Faso et du Mali pour échanger directement avec les communautés sur les mécanismes endogènes de prévention, de gestion de conflits et de l'Extrémisme Violent. Ousmane Maiga, le président de l’association des Jeunes pour le Futur (A.J.F) y a pris part aux activités de cette académie</em>. <em>120 jeunes ont été formés et attestés ambassadeurs de la Paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble.</em>

Les objectifs globaux sont entre autres: contribuer à la formation et au renforcement de capacités des Champions de la paix et à la valorisation des acteurs engagés (jeunes hommes et femmes) dans les actions de gestion et prévention des conflits ainsi que l'Extrémisme Violent et le terrorisme au sein des communautés respectifs.

Il s'agit également de mettre en lumière leurs capacités de résilience face à la crise sécuritaire pour faciliter une compréhension commune des rôles, des responsabilités, des approches d'inventions au sein des communautés d'accueil. Quant aux objectifs spécifiques, il s'agit de: Générer une conversation constructive avec les communautés d'accueil sur l'importance de la paix et la responsabilité de chacun dans la restauration de la paix au sein de la communauté; Construire un réseau de citoyens actifs pour promouvoir la paix et la cohésion sociale; Mettre en évidence les mécanismes et les approches communautaires pour arriver à la paix dans les différentes communautés;

Engager des réflexions avec les communautés pour mieux comprendre le contexte, les défis actuels et comprendre les réalités du terroir, Soutenir les changements susceptibles de l'académie des Champions de la Paix était l'occasion pour l'ensemble des participants de faire une immersion dans les trois localités suivantes : Siby, Koulikoro et Ségou afin d'échanger avec les communautés pour comprendre le contexte historique de leurs localités, les mécanismes endogènes de gestion et de prévention des conflits tant au niveau des autorités administratives qu'au niveau des autorités coutumières (chefs de villages, leaders religieux et autres de chaque localité).

Les jeunes et les femmes ont bénéficié de la visite des Champions de la paix pour aborder les grands défis et les mécanismes d'atténuation des risques du conflit, améliorer les conditions de vie des populations. Pendant cette académie des Champions de la Paix, quarante-deux (42) focus groupes (groupes de discussions) ont été formés ; six(6) Teams Building (travaux d’équipes); sept(7) sites touristiques visités ; six(6) punch ou espaces d'échanges sur l'extrémisme violent.

Les jeunes participants à cette académie ont été formés sur les thématiques suivantes: le leadership, les défis liés au développement local, la prévention et la gestion de conflits, la lutte contre la violence et le terrorisme. Lors de la cérémonie de clôture,  qui a eu lieu  le 28 septembre au Centre culturel Islamique de Bamako, 120 jeunes ont été attestés ambassadeurs de la Paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble au Sahel par Think Peace. L'activité a été financée par l'ambassade de Danemark, à travers le Fonds d'Appui aux Moteurs du Changement (FAMOC).

La culture de la paix est un devoir de tous pour une communauté, une nation, voire un monde sans violence!

<strong>Bata Kamissoko, (Stagiaire).</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Victime de cabale politique et sous mandat de dépôt : Alfousseiny SISSOKO,   Maire de Sitakily, réclame  la JUSTICE !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/victime-de-cabale-politique-et-sous-mandat-de-depot-alfousseiny-sissoko-maire-de-sitakily-reclame-la-justice-2994845.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 12:34:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le 29 avril 2021, Alfousseiny  SISSOKO,  Maire  (SADI) de Sitakily, Mamadou Bobo CISSE et  Abdoulaye MONKORO, placés sous mandat de dépôt par le 2è Cabinet du pôle économique de la CIII du District,   sont  privés  de liberté. Leur quatrième co-détenu, Mamadou FADIGA,   est décédé en détention.  Convaincus de son innocence, les Conseillers d’Alfousseiny  et ses parents  ont en vain demandé sa mise en liberté provisoire. Les Hautes Autorités  Judiciaires, à commencer par le ministre  de la Justice, Garde des Sceaux,  sont donc vivement  interpellées  afin  que,  dans  « l’Affaire Commune  Rurale de Sitakily »,   le Droit soit dit.  Alfousseiny SISSOKO,  réclamant : rien que  de la JUSTICE, espère être instamment mis en liberté provisoire ! Rappel des évènements, d’après un document de presse qui nous est parvenu !</em></strong>

<strong> </strong>En 2016,  lors des élections communales, l’ADEMA, le SADI, l’URD ont présenté une liste commune pour briguer  la direction de la Mairie de Sitakily. Le  1er sur la liste  est  Feu Fatamba  SISSOKO (ADEMA) défunt Maire.  Le 2<sup>ème</sup>  sur la liste est   Alfousseini SISSOKO (SADI), c’est lui qui avait légalement remplacé  le maire défunt. Il est  présentement  placé sous mandat depuis  le 29 avril 2021.  M’Bemba SISSOKO (ADEMA)   est 8é sur la liste commune. Il officie   actuellement  comme Maire intérimaire,  imposé par une décision du préfet,  le 11 mai 2021,  malgré la délégation de signature d’Alfousseiny SISSOKO en date du 27 avril 2021.  Mais  curieusement annulé par le tribunal administratif de Kayes,  en dépit  d’une lettre du ministère de l’Administration Territoriale,  en date du 18 mai 2021,  demandant la continuité du service public en se fondant sur les dispositions de de l’article 237 du code des collectivités.

<strong>Des tractations au  ministère de l’Administration Territoriale </strong>

Pour empêcher l’installation d’Alfousseiny SISSOKO,  après le décès de Fatamba SISSOKO, des responsables politiques  de l’ADEMA ont effectué des démarches  auprès du Ministre de l’Administration Territoriale,  actuel Premier Ministre par Intérim,  pour installer M’Bemba SISSOKO 8éme  sur la liste au détriment du 2ème.

Mais le ministre a instruit de faire respecter les textes en demandant l’installation de Alfousseini, 2<sup>ème</sup>  sur la liste conformément au code des collectivités. Toujours dans leur plan machiavélique d’empêcher l’installation d’Alfousseini, une dénonciation anonyme  a été faite auprès du Ministère de l’Administration Territoriale pour mauvaise gestion,  sur 8 points, d’Alfousseini. C’est en ce moment que  son installation a été suspendue afin  d’envoyer une mission d’inspection sur le terrain pour vérification.  Mais cette mission a produit un rapport qui a démenti toutes les allégations sur les 8 points.  C’est ainsi que le Ministre de l’Administration Territoriale, a ordonné l’installation d’Alfousseiny SISSOKO.  C’était  le 11 février 2021,  comme Maire en stricte  application des dispositions du code des collectivités du Mali.

<strong>L’enquête préliminaire au pôle économique de Kayes </strong>

Après donc  l’échec de la voie administrative et politique pour  empêcher Alfousseini de diriger la Mairie, ses adversaires politiques de l’ADEMA  vont  user  de la voie judiciaire afin  d’arriver à  leurs fins. C’est ainsi qu’une ancienne plainte de l’activiste politique, Clément DEMEBLE,  contre la gestion du défunt Maire est sortie  des  tiroirs  pour être activée à Kayes. Au cours de l’enquête préliminaire,  plusieurs personnes ont été entendues dont Alfousseiny SISSOKO comme témoins.  Cette enquête n’a pu établir aucune responsabilité d’Alfousseiny SISSOKO pour la gestion de la mairie de 2017 à 2019.  Puisqu’il n’était pas Maire encore moins ordonnateur de dépenses.

<strong>La saisine du Pôle Economique de Bamako </strong>

Evoquant le privilège de juridiction, la Cour Suprême a donc décidé de confier au Pôle économique de Bamako,  le dossier  « Affaire Commune  Rurale de Sitakily ». Cela,   suite à une nouvelle dénonciation,  cette-fois-ci,   faite par Me Sylvain KEITA, <strong> </strong>un élu communal. Lequel  s’est  constitué Partie Civile alors même qu’il n’a pas qualité à agir au nom de la mairie de Sitakili. Ainsi,

Huit personnes ont été inculpées pour des faits de <strong>détournement, fractionnement de marché, favoritisme,  pour un montant de deux milliards pour 2 mois de gestion</strong>. Il s’agit de : Alfousseiny SISSOKO Maire : placé sous mandat ;  Mamadou Bobo CISSE, ancien régisseur : placé sous mandat ;  Abdoulaye MONKORO,  ancien SEGAL : placé sous mandat ; Feu Mamadou FADIGA,  3ème Adjoint,  est mort en détention. Toutefois, M’Bemba SISSOKO,  actuel maire intérimaire et  Niamady CISSE,  Régisseur de la mairie de Sitakily, Diawoye  SACKO, agent comptable Matière et Falaye SISSOKO,  sont  curieusement demeurés  non détenus

Il est à noter, d’après le témoignage  des parents de Alfousseiny Sissoko,  qu’entre le Pôle Economique et la Maison  Centrale d’Arrêt de Bamako, M’Bemba SISSOKO le préposé Maire, Niamady CISSE,  Régisseur de la mairie et Diawoye SACKO agent comptable Matière,  ont bénéficié de <strong>faux certificats médicaux</strong>. Ils ont donc été  mis simplement sous contrôle judiciaire, bien sûr pour leur permettre  d’aller gérer les riches  ressources de  la Commune de Sitakily. Pendant ce temps,  les quatre autres inculpés sont conduits à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako pour être détruits politiquement. Malheureusement,  Mamadou Fadiga y  décédera une année après.

<strong> Des auditions et  expertises </strong>

Ce n’est que 5 mois après leur incarcération que : Alfousseiny SISSOKO, Mamadou Bobo CISSE, Abdoulaye MONKORO, Feu Mamadou FADIGA,  ont été auditionné pour la première fois. Trois expertises ont été ordonnées par le juge d’instruction :

Aucun des rapports produits,  par ces expertises,  n’a conclu à une quelconque responsabilité des personnes détenues.

<strong>Les interférences politiques </strong>

Beaucoup d’interférences  politiques  de certains cadres de l’ADEMA ont, d’après le témoignage  des proches d’Alfousseiny,  émaillé la procédure judiciaire, pour la simple raison que l’ADEMA tient mordicus à continuer à gérer la Mairie de Sitakili.  D’autant que ce parti a  fait  main basse  sur les ressources financières  de la Commune, estimé à des milliards de FCFA,  pour en faire  sa  vache laitière.  Il est à  noter, aux dires des proches d’Alfousseiny,  qu’un protégé d’un Haut cadre de l’ADEMA, détient actuellement,  à  lui  seul, 98 marchés de la commune pour près de 2 milliards. Cela,  sans qu’il ne soit nullement  cité dans cette  procédure  judiciaire. Alors que tous les autres entrepreneurs ont été entendus, dont  certains sont  placés sous contrôle judiciaire.

<strong> Des demandes de liberté provisoire </strong>

Plusieurs demandes de liberté provisoire  n’aboutissent pas.  <strong>Le 07 septembre 2021, une  </strong>ordonnance de mise liberté provisoire sous caution de <strong>600 000 000 de F CFA,  dont 250 000 000 pour Alfousseini paiement exigé en espèce</strong>. Etant dans l’impossibilité de payer en espèce et après une offre de paiement en nature rejeté, un appel a été interjeté. Cette ordonnance a été annulée et la liberté provisoire  refusée par la chambre d’accusation par arrêt du 18 janvier 2022.

<strong>Le 07 avril 2022,  </strong>une  autre  ordonnance de mise en liberté provisoire,  sous caution de <strong>500 000 000 </strong>de FCFA est émise. Suite à cette ordonnance,  une garantie en titre foncier d’une valeur de <strong>894 000 000 </strong>de F FCA a été déposée,  auprès du greffe du tribunal de la commune III, par les parents d’Alfousseiny. Mais  cette ordonnance est aussi annulée,  donc  la liberté provisoire  est refusée par arrêt de la Chambre d’Accusation en date du 24 mai 2022.  <strong>Le 1er  aout 2022, </strong>refus de la demande de liberté provisoire, déposée le 05 juillet 2022.  <strong>Le 20 septembre 2022 </strong>refus d’une autre  demande de mise en liberté provisoire,  déposée le 03 août 2022

Après tout ce feuilleton judiciaire, le prévenu  Alfousseini Sissoko a toujours foi en la justice. C’est pourquoi,   il  a adressé  une demande d’intervention du Ministre de la Justice. Sa lettre d’interpellation est  datée  07 juillet 2022. C’est son dernier rempart contre l’injustice dont il est aujourd’hui victime.  <strong>Alors Monsieur le Garde des Sceaux, le prévenu Alfousseiny Sissoko réclame la JUSTICE ! Mais avant le procès, par le principe de la présomption d’innocence, il  espère vivement  bénéficier de la liberté provisoire</strong>.

&nbsp;

<strong> Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour  avoir œuvré, en 2022, au développement du Mali :  « Le Baromètre »  remet à Dr. Mamadou Sidibé, une  distinction !</title>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:40:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dr Mamadou  Sidibé, Chirurgien-dentiste-orthodontiste, non moins Consul Honoraire de la Hongrie au Mali, a reçu  une  distinction de  « Baromètre ». La remise a été effectuée, le samedi 08 octobre 2022,  dans son Cabinet  dentaire « BLANCO » sis  à l’ACI 2000 Hamdallaye, Place  CAN-Immeuble SAMASSA,  par  Cheick Oumar Soumano, coordinateur  de  « Le Baromètre ».  C’était en présence de ses collaborateurs  et son épouse.</em>

D’après  Cheick Oumar Soumano, Président de l’Organisation des Jeunes Patrons du Mali (OJP), son association  a  initié « le Baromètre » pour servir, tous les ans,  d’instrument de veille citoyenne. Cela,  afin de faire changer la mentalité des Maliens, de récompenser les plus méritants qui se sont distingués dans leur domaine. Il considère que cela va  inciter les Maliens à rehausser l’image du pays et à servir d’exemple pour d’autres Maliens. Lesquels chercheront à marcher sur leurs traces.

Ainsi, dans ce souci d’encourager les meilleurs maliens qui se sont distingués dans leur domaine au cours de l’année 2022, qui ont œuvré pour le développement du pays, l’Organisation des Jeunes Patrons du Mali (OJP),  a décidé de les célébrer afin que la jeune génération s’en inspire. Dr Mamadou Sidibé figure parmi les personnalités  retenues qui  ont reçu  leurs  distinctions.

<em>Les critères mis en avant,  pour le choix des personnalités, portent  sur, entre autres : la performance (impact sur le secteur) ;  la perception de l’opinion (visibilité) ; l’intégrité de la personne ; la conscience  professionnelle et la vision pour le secteur ; le degré de patriotisme et de civisme ; les grandes réalisations pour le secteur ; s le vote des membres du jury.</em>

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>(Opinion) :  Le Mali, de la suzeraineté à la vraie indépendance!</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/opinion-le-mali-de-la-suzerainete-a-la-vraie-independance-2994801.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:29:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Si l’on s’en tient à la définition du terme « suzeraineté » qui signifie une situation dans laquelle un Etat, une Nation est tributaire d'une entité ou Autorité plus puissante qui lui accorde une autonomie intérieure restreinte ou conditionnée, on peut en déduire que la République du Mali du 22 septembre 1968 au 22 septembre 2022, autrefois appelée Soudan français, n’avait pas connu une indépendance vraie au sens réel du mot. L’entité ou l’autorité plus puissante ici désignée est bien la France suzeraine ou coloniale et impérialiste. L’indépendance quant à elle, étant une condition dans laquelle les résidents d’un pays, d’une Nation, un pays, exercent l'auto gouvernance et habituellement, une souveraineté totale sur le territoire. </em>

L’obtention d’une telle indépendance sur le continent africain fut tantôt pacifique, tantôt violente. Au Soudan Français, elle n’a pas été facile, pour le premier président du Mali Modibo Kéïta et ses camarades de lutte de l’époque. C’était par la sueur et par le sang de nos illustres héros dont Babemba Traoré, Koumi Diossé, Biton Coulibaly, Fihrun Ag Elinsar, etc., que cette indépendance fut obtenue. C’est pourquoi, l’évènement fêté depuis le 22 septembre 1960 de chaque année, constitue un moment particulièrement fort dans la vie de la Nation malienne.

Il est cependant important de souligner que Modibo Kéïta,  qui a conduit le Soudan Français à l’indépendance sous le nom de la République du Mali, avait pu, en huit ans de gouvernance partagée, asseoir les bases solides d’une vraie indépendance. Une indépendance économique, minière et énergétique avec la création de plusieurs unités industrielles comme la SONATAM (Société Nationale des Tabacs et Allumettes du Mali), la GCM (Grande Confiserie du Mali), la SOCIMA (Société des Cimenteries du Mali), la SOCOMA (Société des Conserves du Mali), la Briqueterie de Magnambougou, etc., des unités de production et de distribution d’électricité, la SONAREM (Société Nationale d’Exploitation des Ressources Minières), une indépendance monétaire avec la création du franc malien et une indépendance sécuritaire par la mise en place le 20 janvier 1961, de la nouvelle Armée Nationale du Mali sous le commandement du Général Abdoulaye Soumaré qui, avec ses autres frères d’armes dont Kélétigui Drabo, se sont engagés à structurer cette Armée, premier symbole de la souveraineté de notre pays, le Mali.

Malheureusement, le 19 novembre 1968, un coup d’état militaire, dirigé par le lieutenant Moussa Traoré, met un coup d’arrêt à cette marche vers l’espérance des maliens, après une vraie indépendance acquise sous la direction de Modibo Kéïta et ses camarades de lutte. Depuis cette date, la politique du Mali a tourné le dos au modèle du socialisme avec tous ses acquis. Cela,  en termes de progrès politico-économique, social et sécuritaire, une option pour laquelle la France coloniale n’avait jamais pardonné au président Modibo Kéïta. La suite est connue, ce sont près de trois décennies de dictature militaro-politique avec la bénédiction de l’ex-puissance coloniale, de retour en force.

<strong>L’avènement de mars 1991 et ses déboires</strong>

Une dictature qui s’installe assurément et va durer jusqu’en mars 1991, quand la révolution populaire triomphera dans un bain de sang au nom de la démocratie pluraliste. Par contre, après trente ans d’exercice démocratique, le peuple du Mali s’est rendu compte que les acteurs du mouvement démocratique de 1991, ont trahi la mémoire des martyrs en déviant la trajectoire ainsi dessinée par un peuple souverain qui vivra de 1992 à août 2020, sous la chape d’un fatras de lois de façade, de démocratie mal comprise et mal appliquée et de gouvernance frelatée, responsables du partage inéquitable des richesses, de la corruption à ciel ouvert, de la gabegie financière et du mépris des intérêts vitaux du peuple du Mali, au détriment de ceux de la France coloniale qui dicte désormais ses lois à nos autorités sans contrepartie.

Ainsi, en considérant que le Mali est notre seule patrie d’adoption qui nous a généreusement accueillis et permis de recouvrer notre honneur et notre dignité  aux lendemains de notre indépendance, nous avons en tant que citoyens, le devoir de dénoncer les tares (déboires) de nos gouvernants notamment ces acteurs du mouvement démocratique qui  ont niaisement ignoré et méprisé ce peuple pendant trente ans au milieu des ruines à l’origine de la déliquescence de l’Etat malien, jusqu’au coup d’Etat de mars 2012 contre le président Amadou Toumani Touré, marqué entre autres, par une période d’instabilité politique et institutionnelle, l’arrivée en masse des djihadistes sous la direction des ex-rebelles touaregs, avançant vers le Sud après avoir occupé tout le Nord du pays et l’intervention militaire de la force française Serval, etc.

Pour ne rien arranger, le président Ibrahim Boubacar Kéïta est élu en 2012, puis réélu en 2018. Il brille par sa gouvernance médiocre, gangrenée par la corruption, le népotisme et l’injustice, etc. Pendant sept ans d’exercice, le peuple avait perdu tout espoir dans un pouvoir qu’il ne se reconnaissait plus. Son honneur et sa dignité et sa souveraineté se sont volatilisés, d’autant plus que ce sont les français qui décident de tout, depuis la chute du président Modibo Kéïta en 1968. Nous n’étions que  théoriquement indépendants. Alors  que le pays est  affaibli et occupé dans ses deux tiers par une horde de terroristes tuant en masse et incendiant villages, villes, récoltes et infrastructures, etc.

<strong>L’insurrection du M5-RFP, le Putsch du CNSP et la rectification  </strong>

C’est dans ce contexte que le peuple du Mali, meurtri et désabusé, recherche désespérément un sauveur. Ainsi, arrivent les cinq colonels de l’Armée du Mali avec à leur tête le colonel Assimi Goïta qui, tirant l’échec d’une présidence faillie et impopulaire, décident de déposer le 18 août 2020, sans effusion de sang, le président IBK, par un coup d’Etat favorisé par le ras-le-bol d’une grande partie de ce peuple, permettant ainsi, l’installation d’un régime de Transition d’abord dirigé de septembre 2020 à mai 2021 par Ba N’Daw et son Premier ministre, Moctar Ouane.  Lesquels sont  qualifiés  d’hommes de main de la France. Puis survient une nouvelle Transition, dite de Rectification,  à partir du 24 mai 2021.

Sous la présidence du colonel Assimi Goïta, appuyé par le PM Choguel Kokalla Maïga du M5RFP, le Mali s’oppose fermement aux intérêts néocolonialistes de la France prédatrice. Laquelle va qualifier nos  dirigeants d’ « irresponsables et illégitimes » issus d’un « coup d’Etat dans un coup d’Etat ». Depuis, cette France ne manque aucune occasion pour vilipender et discréditer les Autorités de la Transition, par des propos condescendants, injurieux et parfois belliqueux. Pourtant au Burkina Faso où le même scénario s’est produit, c’est-à-dire, cet autre « coup d’Etat dans un coup d’Etat », la France au risque de s’y voir chassée comme une malpropre, a choisi un silence de cimetière. Où est donc la logique ? N’est-ce pas, du deux poids, deux mesures comme s’il existe de bons coups d’Etat et de mauvais coups d’Etat ?

<strong>La résilience du Peuple Malien </strong>

De toute façon  l’opposition de la Transition actuelle aux diktats de la France impérialiste, lui a valu la foudre de la Communauté internationale et sous-régionale (la CEDEAO et l’UEMOA). Ces machins ont infligé au Mali, de janvier à juillet 2022, des sanctions politiques, économiques et financières illégales, injustes et inhumaines sous le diktat d’une France revancharde, multipliant ses coups bas, sous-estimant et méprisant un peuple entièrement acquis aux Autorités de la Transition de Rectification.

Depuis, le Mali a ouvert une nouvelle page de son histoire sous l’égide des hommes et des femmes, civils et militaires, acquis à la cause légitime du peuple, c’est-à-dire, à son choix pour la restitution de son honneur, de sa dignité et de sa vraie indépendance.

Chassée du Mali dans une humiliation dégoûtante de « Crystal Lei », la France subit ainsi, la deuxième grande défaite de son histoire après celle de Dien-Bien-Phu au Vietnam le 07 mai 1954, sous l’assaut des troupes du général Giap. Comme si tout cela ne suffisait pas, le président Macron le pyromane et l’imposteur, entreprend avec l’aide de certains dirigeants de pays voisins du Mali, gagnés par la haine et l’anosognosie, une série d’actions déstabilisatrices contre notre pays et son peuple, déterminés à défendre par tous les moyens, l’indépendance vraie, acquise sous la Transition de Rectification.

<strong>L’affaire des « 49 soldats ivoiriens »</strong>

C’est dans cette situation de crises politico-sécuritaires sécrétée par la France de Macron, que quarante-neuf « militaires ivoiriens », en possession d’un arsenal important d’armes de guerre, sont arrêtés le 10 juillet 2022 et  qualifiés par  nos Autorités de mercenaires.  À la suite d’enquêtes minutieusement menées, ils sont qualifiés par  nos Autorités de mercenaires.  Puis, ils sont  inculpés, pour tentative à la sûreté de l’Etat.

L’affaire est devenue si grave, qu’elle a mis en branle toute la communauté internationale dont : l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEDEAO et l’ONU.  Toutes sont favorables à la Côte d’Ivoire d’Alassane Dramane Ouattara, Alias « gnamakoudji ». Lequel va œuvrer à faire  passer le Mali du statut de victime à celui de bourreau. Cela, malgré la bonne foi des autorités maliennes pour  la résolution à l’amiable de ce contentieux très complexe entre deux pays frères.

Comme le dit un vieil adage, le mensonge n’a pas une durée de vie longue. La suite de cette sulfureuse affaire tourne par la suite à l’avantage du Mali, après la mission de haut niveau des dirigeants de la CEDEAO dépêchée auprès de ses Autorités. Que s’est-il passé à la fin de cette mission ? Dans tous les cas, elle  demeure silencieuse. Alors que, c’est un secret de Polichinelle, ces prisonniers qu’on dit être tous des militaires ivoiriens, sont en réalité de différentes nationalités (ivoirienne, sud-africaine, sierra-léonaise, togolaise, libérienne) avec une mission bien précise, celle de la déstabilisation de la Transition et ses institutions.

Le pays de Modibo Kéïta a fêté, il y a deux semaines, avec sobriété, mais dans un élan patriotique les soixante-deux ans de son indépendance vraie, retrouvée, comme pendant les  huit premières années (1960-1968). Désormais le Mali est honoré !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur - Ensup /Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ras Bath, l&amp;apos;icône d&amp;apos;une génération consciente : La quête de la  vérité fait de lui, une référence !</title>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:28:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Youssouf Bathily, dit RAS BATH ou RASTA,  est l'une des figures qui participent de façon extraordinaire, aux vrais débats d'idées. Même si, les appréciations à son égard, sont diverses. Toute chose qui est d'ailleurs, normale dans monde des humains. Nul, n'est parfait, dit-on. Mais cela n'empêche nullement pas, la reconnaissance des mérites de chacun de nous. DANS QUEL SYSTÈME SOMMES-NOUS ? Voilà la question fondamentale qui doit nécessairement être posée, si l'on veut véritablement apprécier RAS BATH, L'ICÔNE de sa génération.</em>

Depuis les luttes pour le pluralisme politique des années 1991, qui avaient abouti à  la chute du régime dictatorial du général Moussa TRAORE, la mouvance démocratique s'était résolument engagée sur la voie de l'exercice démocratique. Ce qui intègre,  bien sûr, les libertés collectives et individuelles. Ainsi, les expressions plurielles ont connu leur naissance par le biais des journaux et radios libres en République du Mali, pour permettre aux citoyens de s'exprimer. Plus tard, naîtront les télévisions privées, lesquelles ont fini par dominer l'espace médiatique, avec la floraison des multimédias.

Ce champ de l'animation démocratique avait surtout donné naissance aux mouvements et Partis politiques, sans omettre les mouvements de la société de civile.

De 1992 jusqu'à maintenant 2022, nous évoluons dans un système démocratique, malgré  les difficultés liées à sa mise en application. Il fallait des acteurs, et à chacun de jouer son rôle, selon les sphères de compétences. C'est ainsi que dans le monde des médias, Youssouf Bathily dit RAS BATH, s'est bien imposé par sa constance, dans la dynamique de l'esprit critique.

Toute chose qui manque terriblement, de nos jours. L'esprit critique, dont fait preuve RAS BATH a positivement aidé à la prise de conscience de la grande majorité de ses concitoyens. " CHOQUEZ  POUR ÉDUQUER ! " , lançaient la majorité des maliens qui se regroupaient les nuits, devant leurs postes radios pour écouter, celui qui sera appelé le GUIDE.POURRAIT-IL ÊTRE APPRÉCIÉ PAR TOUS ? Non ! Et cela n'est même pas dans l'ordre des humains.

Cependant, il y a un point essentiel d'unanimité. C'est que RAS BATH a pu développer le sens des vrais débats contradictoires.  À tort ou à raison, il fait lui-même l'objet de polémiques, mais il a apporté une grande valeur dans la société malienne. À travers ses émissions aux thèmes riches et variés, RAS BATH, s'est toujours distingué, en apportant au moins, une preuve ou un exemple précis, des hypothèses qu'il avance.

Ses arguments et ses raisonnements obéissent également à la cohérence. Il raisonne et même, suscite des réflexions, par ses interrogations sur des zones d'ombres des sujets qu'il traite. Dans ce monde de médias dominé, d'abord par les caractères partisans, chacun y défend ses intérêts. Ensuite, ce monde est victime, des gens aveuglés par les passions et les émotions.

<strong>RAS BATH UNE ICÔNE ?</strong>

Incontestablement, il est celui qui a ouvert les esprits. Et il a surtout  brisé la peur  d'exprimer librement ses opinions. Face aux émotions et passions des uns et des autres, RAS BATH  a toujours opposé la raison et la force des arguments. Il est constant et fidèle à lui-même, dans ses démarches sur le terrain des médias.

Quoiqu'il en soit, il a le mérite d'avoir toujours  pris du recul face à toute situation et tout sujet. Cela a fait donc de lui, une référence !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Finalement que devient le PM Choguel Maiga ? Un curieux silence sur la suite d&amp;apos;un repos forcé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/finalement-que-devient-le-pm-choguel-maiga-un-curieux-silence-sur-la-suite-dun-repos-force-2994798.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:25:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Que devient le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, qui avait été admis à un repos forcé, depuis le début du mois de juillet ? Pourquoi un si grand SILENCE  autour  d'un homme qui faisait la Une des médias nationaux et internationaux, pour  sa confrontation verbale avec les  autorités françaises ? L'homme de l'abandon en plein vol, s'était-il abandonné par les siens en pleine terre ?

Aux premières  heures  de l'annonce de son repos forcé, ses supporters, certainement  sans conviction ni loyauté, s'étaient précipités pour faire vibrer  les ondes des médias classiques et sociaux. Ils  réfutaient toute idée de maladie et proclamaient  sa reprise de service en moins d'une semaine. Du coup, tous ceux qui avaient fait mention de sa maladie,  étaient traités de tous les noms nuisibles. Et à la surprise générale, les plus Hautes Autorités, ont pris un décret pour nommer son intérimaire.

Même si cette nomination levait le voile sur le flou d'un repos forcé, l'idée du retour en pleine forme du Premier Ministre,  Choguel Kokalla MAIGA, n'était pas écartée. L'on avait donc imaginé que dans un bref délai, imparti à l'intérim, il sera à la Primature. Mais jusqu'à présent, aucune nouvelle, ni aucun signe. Certains disent dans les coulisses qu'il est en rééducation physique ? Était-il finalement tombé malade ?

L'hypothèse de l'accident cardiovasculaire (AVC) n'a pas été prouvée officiellement. Même les responsabilités à la Communication,  qui nous avaient rassurés que le PM CHOGUEL MAIGA était bel et bien en repos forcé, n'ont encore rien dit. Bientôt trois mois, sans aucune nouvelle. Pire, tous ces supporteurs ont carrément déserté les réseaux  sociaux et ne parlent plus de lui. Bien curieux !

Cette réalité illustre combien de fois les foules ne font  la caution  d’une politique. Mieux vaut avoir des compagnons, militants et sympathisants fidèles, voire loyaux, quel  que soit leur nombre. Personne ne pouvait imaginer que le Premier ministre Choguel MAIGA,  dont le monde parlait tant, partout dans le pays, pouvait aussi facilement être oublié. Alors, qui pour nous dire la vérité ?

Une Haute Personnalité du pays, le Premier Ministre, est absent, mais sa population n'a aucune information sur sa vie. Ces derniers jours, quelques rares publications, qui postent juste son image sans aucune explication ni information. Le repos a trop duré. Certains lâchent le mot, en lui souhaitant la meilleure santé.

En tout état de cause, il faut souhaiter qu'il ait la pleine forme !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Le Pélican a trois ans et  continue de planer !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-a-trois-ans-et-continue-de-planer-2994796.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avec ce quatre-vingt-douzième  (92)  numéro, votre hebdomadaire préféré  « Le Pélican »  a fêté , encore  dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique, sécuritaire  et sanitaire  du Mali nous y oblige,  son troisième  anniversaire. Le canard a donc  bouclé  sa troisième année et rentre en quatrième ?  Et oui, par la grâce d’Allah ! Et, nous comptons bien sûr  fêter (encore et encore)  une quantité d’autres anniversaires, avec  nos lecteurs, annonceurs et partenaires.  Présentement,  nous sommes mercredi,  le 12 octobre  2022. Or, sa   première parution  (le numéro 000)  a été mise  dans les kiosques, le mercredi  09 octobre 2019.  C’est donc évident, depuis  le 09 octobre 2022,  « Le Pélican »,  a  ses trois  printemps révolus.

Dans notre édito de lancement, nous  avions promis  à nos lecteurs et annonceurs   que  « Le Pélican »  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions aussi promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses. En trois  années  de parcours,  même  si  c’est au lectorat d’en juger le contenu (notamment la ligne éditoriale),  nous pensons en toute humilité que ces promesses se tiennent. De toute façon, en dépit du fait que  le chemin est plein d’embûches,  « Le pélican »  continue inexorablement  de planer  avec  espérance.

La ligne éditoriale de  « Le  Pélican »   dérange certainement des   animateurs de la vie sociopolitique.  Aussi, nos analyses  et points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois certains  politiciens et décideurs, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction et expriment leur avis : Que chacun reste à sa place, semblent-ils penser !  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Mais non, mille fois non !  Cela ne marchera pas avec  la rédaction  intraitable  de  « Le Pélican » !  Puisqu’en choisissant le  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être   objectifs,  mais aussi  aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs  politiques). A cet effet, nous ne nous lasserons  jamais d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit clair !

De sorte que nous réitérons  notre  engagement ferme de demeurer  constant, malgré  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Dont  nous avons voulu indépendante et libre. Pour  ce faire, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Il représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne.

Toutefois, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse est un fournisseur  de  service public. A cet effet, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette requête !

A moins de trois mois de l’année 2023,   la  Rédaction  de  « Le Pélican », souhaite  la  bonne et  heureuse   année    à vous tous (toutes),  chers amis  lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi  à  tout  le peuple malien.  Puisse le Mali (notre Patrie) recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, son intégrité territoriale ! Puisse Allah nous donner  la chance de voir l’année 2023  en pleine forme !

Alors Le Pélican,  bon anniversaire et bon vent ! Vivement le quatrième !

<strong>Gaoussou Madani Traoré, DirPub</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face à la menace de grèves de la synergie :  L’Etat doit apporter une solution durable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/face-a-la-menace-de-greves-de-la-synergie-letat-doit-apporter-une-solution-durable-2994068.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 11:43:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis plus de trois ans, l’enseignement primaire, fondamental et secondaire est plongé dans une crise répétitive due  aux revendications de la synergie des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016. Il en est de même pour l’enseignement supérieur. Mais l’année académique précédente,  qui a coïncidé avec l’aggravation des crises multidimensionnelles qui secouent leur pays, les grévistes, certainement animés par une volonté nationaliste, ont pris une pause pour l’intérêt de la patrie-mère, le ’MALI’’. Allons-nous en 2022-2023  vers le dénouement de cette  crise  scolaire ?  Ou vers le remake des  années scolaires  perturbées<strong> </strong>?  Face à la persistance de la menace syndicale, rien moins sûr. Cependant, l’Etat doit et peut apporter une solution durable. Explications !</em>

En effet, le  Ministère de l’Education Nationale  du Mali a unilatéralement décidé de  l’ouverture de  la nouvelle rentrée académique. Mais avant-hier 03 octobre 2022,  celle-ci  a heureusement pu se dérouler normalement. Alors qu’un accord préalable avec les enseignants grévistes, des principaux acteurs de l’école malienne,  aurait permis  de solder durablement la crise scolaire.

Au regard donc de ce manquement, il y a toutes les chances que  notre pays  recommence avec les années  académiques anormales, chamboulées par des perturbations comme dans les années 2016 à 2021. Toutes choses  dont il n’a pas besoin  qui n’auront que des  conséquences néfastes  dans un milieu scolaire déjà assailli. Allons-nous  vers une année académique perturbée ? Quelles peuvent être les conséquences de la menace d’une nouvelle crise scolaire qui se profile à l’horizon ? Quelles solutions faut-il proposer pour sauver la nouvelle année académique et l’Ecole malienne en général ? Dans les lignes qui suivent, nous donnerons des éléments de réponses à ces diverses  questions.

Mais il faudra rappeler, excepté l’an passé, nous assistions à des grèves répétitives depuis plusieurs années dont celle de l’an 2020 se caractérisait par une contradiction entre l'Etat et la synergie des syndicats des enseignants. Si la grève des années 2018-2019 et 2020 était pour revendiquer l’application du fameux article 39, celle déclenchée vers la fin de l’année scolaire écoulée 2020-2021 ne change pas la  donne non plus. Puisque  cette fois-ci, elle a pour raison : l’uniformisation de la grille salariale. Plusieurs gouvernements ont tenté de lui apporter une solution en vain.

En effet,  les tensions ont commencé au cours de l’année  2021 à la suite de satisfaction d’une revendication de l’UNTM et jusqu’à présent, elles continuent. Le gouvernement n’arrive pas à avoir un accord avec les enseignants. C’est dans ce contexte que les enseignants grévistes ont pris en otage les notes et ont boycotté les examens,  malgré l’insistance et la persistance du gouvernement. Mais le Ministère de l’Education Nationale a fini par organiser les examens de la session de 2021,  sans la participation des enseignants du début jusqu’à la proclamation des résultats.

Selon le Communiqué N°2022-011 relatif à la rentrée scolaire 2022-2023 des Syndicats de l’Education Signataire du 15 octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, FENAREC, COSES) publié le 1<sup>er</sup> octobre 2022. A travers ce communiqué, à ce jour, nous constatons qu’il n’y a toujours pas eu de consensus pour une résolution de la revendication des enseignants.

Par ailleurs,  les enjeux et les risques sont trop grands pour une reprise inclusive et une année académique face à  la détermination des enseignants. Lesquels  ont alerté de se mobiliser sans autant montrer de directives. Alors qu’en 2021, ils n’entendaient pas à participer à l’effectivité de la rentrée tant que leurs réclamations ne sont pas acceptées et appliquées. Paradoxalement, le gouvernement disait qu’il n’avait pas des moyens nécessaires pour satisfaire leurs  doléances, que cela pourrait inciter d’autres syndicats  à faire  de même.

Les gouvernements qui se sont succédé ne sont pas parvenus à trouver une solution durable aux problèmes des enseignants malgré la suspension de la grève, au cours de l’année 2021-2022. Dans cette situation l'espoir d’une année-scolaire  normale à craindre. Cette grève répétitive des années précédentes a impacté le secteur de l’Education Malienne. Qui est d’ailleurs,  l’épine dorsale de la survie de toute la nation. Selon Nelson Mandala « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », si la nôtre est dans un état dégradé depuis des années,  quelles seront  les  conséquences  dans l’avenir ?

Face à ces multiples crises sociales, politiques, vient s’ajouter celle de l’éducation. Ces diverses crises empêchent certains enfants d’avoir accès à l’école. Au-delà de l’insécurité grandissante, la grève des enseignants est une autre dimension qui est entrain de dégrader l’avenir du Mali d’une manière générale.

Conscient de ces conséquences, les acteurs de l’éducation malienne doivent s’unir pour éviter tout dérapage éducatif cette année. Beaucoup de ces jeunes sont victimes d’une situation dont ils ignorent. Aujourd’hui,  plusieurs générations différentes d’étudiants  se retrouvent dans les mêmes années universitaires (chevauchent). Ces étudiants   ne vont  pas bénéficier  d'un même cursus universitaire de durée égale à cause des grèves à répétition, et la pandémie du Covid-19. Ces perturbations détériorent le système éducatif ce qui favorise  le laxisme des jeunes étudiants. D’où la baisse de niveau mais aussi la hausse de la délinquance.

Toutefois, pour une solution durable est bien possible ! Mais faudrait-il  que le Ministère de l’Education Nationale, mais aussi chaque malienne et malien, comprennent que  le futur de notre pays dépend d’une bonne éducation. Le moment n’est plus de s’en donner à la pratique d’une politique politicienne qui ne ferait qu’aggraver la situation. Encore moins, vers  la course sans fin pour des intérêts quelconques. Mais, il faudra  plutôt aller  à des compromis qui peuvent résoudre  ces revendications.

Si l’autorité malienne ne prend pas entre ses mains,  cette crise scolaire qui dépasse d’ailleurs le seul  ministère en charge de l’éducation ne peut rien. Et nous risquerons de perdre cette année scolaire en cours, comme les années précédentes. Alors, aucun acteur ne doit s’écarter de la recherche de solutions. Chacun doit donc redoubler d’efforts afin qu’elles soient  durables.

Premièrement, le Gouvernement doit se rendre compte que le moment n’est pas à une politique de dispersion d’énergies  pour gérer cette crise éducative ou à une négociation fragile et éphémère. Il faut nécessairement un accord pouvant rassurer l’ensemble des acteurs de l’Education Nationale mais aussi,  les pauvres Elèves/Etudiants : les victimes. Ce qui permettra de garantir l’année en cours. Nous avons besoin d’un plan de sauvetage coriace  pour éviter le chao.

Pour une négociation pour  une gestion convenable de l’Ecole, l’Etat doit inviter et impliquer en toute inclusivité, non seulement l’UNTM mais aussi toutes les autres mouvements syndicaux. Cela, afin de développer une culture et une politique de confiance avec les enseignants. Pour que les rentrées scolaires soient normales, le Gouvernement doit prendre des engagements forts afin d’avoir un accord solide avec les syndicats de la synergie des enseignants. Cela aura le mérite d’éviter une probable crise pouvant perturber l’année académique 2022-2023. L’Etat doit donc  être sincère dans ces futures négociations.

Enfin, les Organisations de la Société Civile et les mouvements et  partis politiques,  ne doivent jamais caresser la vérité face au Gouvernement et au  Syndicat des enseignants signataires du 15 octobre 2016. Sinon,  les conséquences de cette crise toucheraient  beaucoup plus les enfants qui sont dans les écoles publiques. Leur impartialité sera  un atout pour une gestion efficace.

En somme,  l’avenir d’un  pays est lié à son EDUCATION, alors le Gouvernement et l’ensemble des  acteurs de l’Education Nationale,  doivent regarder dans le même sens.  Les droits basiques  des enfants,  comme prévoient l’article 18 de la Constitution du 25 février 1992, doivent être préservés. Ce qui va permettre également de redorer l’image de notre éducation, sur le plan international.

&nbsp;

<strong>TRAORE Boubacar Bani, Etudiant en M2, </strong>

<strong>Histoire des Relations Internationales et Stratégiques,</strong>

<strong> Université Cheikh Anta  Diop de Dakar (UCAD).</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La paralysie des entreprises :  Pour combien de temps peut&#45;on encore survivre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-paralysie-des-entreprises-pour-combien-de-temps-peut-on-encore-survivre-2994064.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 11:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rien ne va au pays avec la pauvreté galopante.  Le Mali souffre et cela est une vérité.  Rien ne va et l'argent est très rare. Il ne circule plus. La vie est devenue extrêmement dure. Curieusement, tout est devenu cher partout dans le pays.</em></strong>

Si l'Armée  fait  aujourd’hui la fierté de toute la nation par son action  sur le terrain de la lutte contre le terrorisme, force est de constater que le reste des ministères du gouvernement de la transition n'ont pas encore fait signe de vie. L'on se demande à juste titre si tout le gouvernement de la Transition se résume en l'Armée qui, seule travaille concrètement.

À cause le terrorisme, toutes activités sont impactées négativement. Les 3/4 du pays où l'état n'a pas encore  toute son autorité, les entreprises n'y fonctionnent plus. Les entreprises privées et sociétés d'État, peinent à y exercer. Le tourisme et toutes  les choses qui en sont liées, sont totalement paralysés. Les partenaires des sociétés et entreprises privées ont pris du recul. Et cela pénalise leurs différents fonctionnements. Que dire des grands projets et travaux de l'État dont les financements  sont devenus rares ?

Et pourtant, la vie de tout le  pays est liée, au bon fonctionnement des sociétés et entreprises (étatiques comme privées). C'est d'ailleurs,  ce qui permet aux différents secteurs informels d'exister. Actuellement, tout est quasiment bloqué. Les commerçants-détaillants souffrent  beaucoup  car ils achètent chers les produits chez  les Grossistes. Et cela se répercute sur  les citoyens qui n'arrivent plus à assurer convenablement  la popote.

Personne ne mange trois fois par jour ! Le panier de la ménagère est vide. Ce ne sont pas les organisations de la lutte contre la vie chère qui me contrediront.  Pire, avec la crise du Patronat malien, dont la solution est enfin trouvée (Mossadeck Bally est désormais élu président du CNPM), la vie reste chère. Les importateurs pleurent. Rien ne marche et la liquidité fait défaut.  Comment sortir de cette triste situation ?

Actuellement, tout le monde est préoccupé par la politique et non par la réalité du quotidien. Apparemment, tout va bien. Tout simplement parce que ceux qui sont devenus Politiques mangent à leur faim. Ils ne se suffisent plus. Alors  qu'ils n'ont pas le temps de réaliser que rien ne va au pays. Ceux-là même qui devraient interpeller les autorités sur la question de la vie chère, font la politique de tout va bien au pays.

Les situations économiques, financières, sociales, culturelles et autres, sont automatiquement transformées en sujet d'ordre politique. Au point de faire croire que toute personne qui expose les réalités des citoyens, serait contre la Transition. Ainsi, personne ne parle tandis que  tout monde souffre dans le silence. Il faut  bien y penser, car la vie est très chère et rien ne va !

<strong>Monoko Toaly</strong>

<strong>(Analyse)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les leaders traditionnels et religieux ont sauvé la nation burinabé : Une bonne leçon de la neutralité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/les-leaders-traditionnels-et-religieux-ont-sauve-la-nation-burinabe-une-bonne-lecon-de-la-neutralite-2994058.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 11:01:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Burkina Faso a évité le pire, grâce l'intervention des responsables, chefs coutumiers et les leaders religieux de tout bord. En effet, le coup d'État  ne serait pas consommé, n'eut été cette intervention. Cela, parce que, ce sont deux grandes unités spéciales de l'Armée du Burkina Faso qui étaient en conflit. D'une part, les COBRA dont est issu le Capitaine IBRAHIM TRAORE, et d'autre part, les forces spéciales de Colonel Paul Henri DAMIBA.</strong>

Contrairement au renversement du pouvoir civil qui se réalise souvent avec facilité, le renversement d'un militaire au pouvoir, demande beaucoup de sacrifices. Ils sont tous aguerris et expérimentés. Ils détiennent  tous des armes et surtout, savent en faire usage. Et ce sont les deux unités spéciales qui devraient s'affronter. Tant que DAMIBA ne renonçait pas à son pouvoir. Et rien ne  prouvait sa chute, dans la mesure où il avait à sa disposition des fidèles. Le risque pour la nation toute entière était très élevé. Fallait-il les laisser s'affronter ?

Si l'on s'intéressait seulement à la population dans les rues, le pays allait vivre des affrontements entre les militaires. Tous demandaient le départ de DAMIBA, oubliant que ce sont deux fractions militaires qui étaient aux prises. Heureusement que l'Etat-Major de l'Armée  été neutre et ait appelé au calme, avec le choix de recourir à la médiation des Chefs  traditionnels et coutumiers, associés aux les leaders de l'ensemble des régions existant dans le pays. Cette idée hautement salutaire, a fait éviter le pire au Burkina Faso.

Effectivement, avec une promptitude sans appel, ces détenteurs des valeurs traditionnelles et religieuses, ont pu faire asseoir à table,  les deux principaux belligérants, à savoir le lieutenant- Colonel Paul DAMIBA et le capitaine IBRAHIM TRAORE. Grâce à leur  sagesse, ils ont prôné la paix et la cohésion à l'adresse des ennemis du jour. En mettant l'intérêt supérieur de la nation en avant, les deux hommes forts ont pu dominer leurs égos pour désarmer leurs cœurs.

Et de toute évidence, le lieutenant- Colonel Paul DAMIBA a posés des conditions pour son retrait du pouvoir. Toute chose que le Capitaine IBRAHIM TRAORE a dû  accepter  en présence de tous. Dans cette négociation où les Religieux et Chefs coutumiers ont été les principaux acteurs, il faut noter l'implication de la CEDEAO qui, selon plusieurs sources, ayant pris part aux  négociations, s'est beaucoup investie pour convaincre le Colonel Paul DAMIBA d'éviter tout affrontement qui compliquerait davantage la crise sécuritaire que vit le Burkina Faso.

De même, selon d'autres sources, la CEDEAO aurait également convaincu le Capitaine  Traoré afin qu'il unisse le pays et garantisse la sécurité de DAMIBA et de ses hommes. L'essentiel est alors fait. La Paix des braves pour le bonheur de toute la nation ! Il faut alors saluer les Chefs traditionnels et coutumiers et les leaders du Burkina Faso.

Ils ont été écoutés, respectés et obéis. Cela dénote de leur sérieux. Quand dans une société,  chacun sait sa place et agit selon les limites de ses sphères de compétences, le respect s'impose. Ces derniers,  qui ne se mêlent pas de la politique, ont eu toute la considération des militaires. C'est un bel exemple à suivre.

Espérons que le Capitaine  IBRAHIM TRAORE, ne soit pas emporté  par le goût du pouvoir, en respectant, ses propres déclarations, selon lesquelles, il ne veut pas du pouvoir.

<strong>Monoko  Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Burkina Faso, sur les traces  du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-burkina-faso-sur-les-traces-du-mali-2994055.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 10:58:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la journée du 02 octobre,  après deux jours  de confusions et d’incertitudes,  le Col Damiba  a fini par  abdiquer, de la présidence du MPSR et de la Transition,  au profit du Capitaine  Ibrahim Traoré. Désormais, c’est ce dernier  qui devient le  nouvel Homme Fort  du Faso. Âgé seulement  de 34 ans, le Capitaine Traoré était,  jusque-là,  le Chef de l’Unité des Forces Spéciales anti-terroristes du Burkina Faso, dénommées « Cobra ». Une nouvelle page du Burkina est-elle en train de  s’ouvrir ? </strong>

Une chose est en tout cas  certaine, c’est le deuxième coup d’Etat,  en l’espace de huit mois, que connaît le « Pays des Hommes Intègres ».  Mais aussi, ce « coup d’Etat dans un coup d’Etat »,  comme dirait l’autre,  est perpétré  par les mêmes éléments des mêmes Forces spéciales. Lesquels ont invoqués « la dégradation  continue de la situation sécuritaire » au  Faso pour justifier leur action. De même que la « trahison  de leur idéal commun » par le  désormais ex-président du MPSR, ex-président de la Transition Burkinabè. Serait-ce donc  une rectification  de la trajectoire de leur mouvement ? Dans l’affirmative, on pourrait considérer que les putschistes du Faso sont  visiblement  sur les traces de leurs homologues maliens. Mais   vont-ils, in fine,  se résoudre à conserver l’essentiel du pouvoir comme au Mali ?

Sous la diligence du Capitaine Ibrahim Traoré, le MPSR (version 2) a, dans  son  communiqué du 30 septembre, dissout  le Gouvernement, suspendu les activités politiques et  celles de la Société Civile. Et il a promis de convoquer «  incessamment les Forces  vives de la Nation »  pour écrire une nouvelle Charte de la Transition afin de   désigner  un « nouveau Président du Faso, civil ou militaire ». Alors que dans le même communiqué, le MPSR2 déclare : « Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d’un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l’intégrité de notre territoire ». Mais par quelles  nouvelles stratégies  et  quels nouveaux moyens, compte-t-il y parvenir ?

Dans l’après-midi du 30 septembre (le jour du putsch), tout comme la veille mais aussi lors des journées folles de confusion  d’incertitudes (du 1<sup>er</sup> au  02 octobre), des  milliers de burkinabè ont violemment manifesté,  en réclamant la diversification de la coopération militaire de leur pays, notamment avec la Fédération de Russie. Ces manifestants,  rejetant   la présence militaire française dans leur pays afin  que celui-ci  puisse s’affranchir, ont  vivement soutenu,  avec corps et âmes, le mouvement de rectification des jeunes militaires. Ils ont incontestablement contribué à la réussite du Putsch  du 30 septembre. En raison de cela, le MPSR (version 2) doit nécessairement   se mettre au travail pour trancher, illico presto,  ce nœud gordien qu’est la présence  de Barkhane au Burkina Faso.  Mais de quelles manières ?

Comme le Mali, il faudrait  forcément que les nouveaux dirigeants du  Burkina Faso prennent  la lourde décision de  rompre militairement  avec la France.  Même si cela n’est pas facile, ça  n’est tout de même pas de la quinine à avaler. D’autant que la  majorité des populations du Faso n’ont de cesse démontré  qu’ils sont  du  côté  des nouveaux maîtres du pays, donc  du  PMSR2.  Leur sortie massive dans les rues de Ouaga comme de Bobo, en est bien une preuve. Laquelle  est étayée par le fait que,  tout au long des heures de confusions  et d’incertitudes, les populations se sont  massivement mobilisées pour réclamer  le départ du Col Damiba. Aussi,  les Burkinabè sont apparemment prêts à la résilience afin que la sécurité revienne dans leur  pays. Le soutien des Burkinabé au MPSR2 est certainement sans faille.

Toutefois, en  retour, il faudrait bien que les nouveaux maîtres  du Faso soient  simplement  à l’écoute du Peuple. Car meurtries par des années de terrorisme qui les a paupérisés et déshumanisés, « Les Hommes Intègres »   n’aspirent  majoritairement qu’à la <strong>SECURITE et au RECOUVREMENT de  l’INTEGRITE</strong> du territoire national. Ils voudraient  donc que le nouveau MPSR (version 2) leur  apporte  un autre discours : cette fois-ci,  de grande rupture d’avec l’ère Damiba et la France-Afrique ! Rien que cela !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mairie de la CIV du District :  Adama Bérété et son Conseil Municipal sont de grands réalisateurs   !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mairie-de-la-civ-du-district-adama-berete-et-son-conseil-municipal-sont-de-grands-realisateurs-2993073.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 01:46:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5><em>Sous la diligence du maire El Hadji Adama Bérété</em><em>,</em> <em>le bureau municipal a visiblement  changé  le visage de </em><em>la commune IV</em><em>. Même si aucun secteur n’est négligé, le Conseil municipal a dû prioriser  la  dotation de sa commune en infrastructures nécessaires au </em><em>développement </em><em>économique et à l’épanouissement des citoyens qui y vivent</em><em>.</em><em> Pour  davantage édifier les citoyens, « Le Pélican », après avoir été voir de visu quelques réalisations,  est allé échanger avec le maire. Le point !</em></h5>
D’entrée de jeu, il faut retenir que le maire El Hadj Adama Bérété a choisi de  placer  son mandat sous le signe du changement dans la continuité. Ainsi a-t-il  entrepris, avec son bureau municipal, d’importants travaux dans les secteurs aussi clés que le développement à savoir : l’assainissement, l’éducation, la santé. Toutefois, il a pu convaincre son Bureau municipal de l’importance de la dotation des services municipaux d’infrastructures adéquates pour le bon exercice de leurs fonctions. Outre la construction d’un nouveau bâtiment (R+2), doté de toutes les commodités,  dans le Centre principal à Hamdallaye  ACI, des Centres d’Etat-Civil secondaires ont été construits ou rénovés. Cela avec les fonds propres de la Mairie.

Située sur la rive gauche du fleuve Niger et à l’extrême Ouest du District, la commune IV est limitée au nord-est par la commune III, à  l'ouest par la commune du Mandé (cercle de Kati), au sud par le fleuve Niger. C’est une commune relativement vaste et peuplée. C’est pourquoi<strong><em>, </em></strong>pleinement convaincu  que le personnel municipal et  celui des services rattachés ne peuvent fournir un meilleur rendement sans infrastructures convenables et un environnement saint et harmonieux, l’équipe municipal a donc décidé, depuis quatre ans de construire ou de rénover des bâtiments dans l’enceinte de la mairie de la CIV tout comme  dans les différents centres d’Etat civil, mais aussi dans d’autres services étatiques logés dans leur commune. Des écoles sont dotées en portes, fenêtres et portails pour parer à l’insécurité. Ce, grâce aux fonds propres de la mairie de la CIV pour un coût de plus  de 600 millions FCFA.  Tous les gardiens des écoles fondamentales de la CIV sont payés par les fonds propres de  la mairie.

<strong>Des infrastructures sont  bien réalisées ! </strong>

Comme il a déjà été souligné, l’amélioration du cadre de travail figure parmi les priorités de l’équipe communale. Ainsi, de nombreuses réalisations ont été faites dans ce sens. Entre autres, on peut noter les travaux de peinture du siège de la mairie, la construction de salles de célébration à Sébénicoro et Djicoroni-para, la construction de bureaux au tribunal de la commune IV et la rénovation des fosses, le renforcement du réseau d’éclairage public à la mairie de la commune. Des écoles fondamentales de la CIV reçoivent  constamment  des réparations comme d’autres voient leurs cours bénéficiées de portail, grâce toujours au fonds propres de la mairie.

Comme réalisation phare, il y a, bien sûr, la réalisation, dans l’enceinte de la mairie de la CIV,  d’un bâtiment R+2 dotée  d’une grande salle de délibération et des bureaux avec toutes les commodités. Il a  coûté, sur fonds propres de la mairie, plus de 238 millions FCFA. Les travaux ont été achevés depuis 2019. De même, la mairie a été équipée d’un forage équipée en énergie solaire pour une capacité de 10.000 m3.

La mairie a déjà  procédé à la construction de toilettes pour le poste de police du marché de Sébénicoro et au ramassage des boues et curage des caniveaux. Ces travaux sont effectués annuellement.  Elle a également construit au centre d’Etat civil de Sébénicoro, une grande salle de délibération et deux bureaux munis d’une toilette pour le confort des travailleurs et des usagers. Un forage équipé en énergie solaire a été fait dans l’enceinte du centre d’Etat civil avec une capacité de 5.000 m3. De même que quatre latrines y ont été  construites. Le logement du gardien a été agrandi.

A Djicoroni, la mairie a construit une grande salle de délibération et deux bureaux munis d’une toilette. Au Centre d’Etat civil de  Bougoudani, la mairie a construit un bloc de quatre latrines. Sans compter que la cour a été déblayée et munie de parterre. Des latrines sont construites  à l’école Bazoumana Sogoré de Bougoudani, tout comme l’enceinte de l’école Lafia VI a été clôturée.

Au centre d’Etat civil de Talico, des latrines ont été reprises. La toiture défectueuse de la salle de délibération a été rénovée et son plancher a été carrelé. Le logement du gardien a été construit. Le Centre  médical Assaco Kalambabougou a  bénéficié  d’installations électriques. Le Château d’eau défectueux de Lassa a été réparé.

Des rues et terrains de jeux ont été grattés  au profit des jeunes d’Hamdallaye. Leur entretien se fait annuellement. De même, il faut souligner que la Mairie procédé à la réalisation d’un forage muni d’un château d’eau  d’une capacité de  5.000 m3 avec équipement solaire à la maternité d’Hamdallaye. Le Centre d’Eta civil de Hamdallaye marché a été équipé d’un forage équipé en énergie solaire d’une capacité de 5.000 m3. Grâce à la mairie,  Tribunal de Première Instance de la CIV, sis Hamdallaye, a pu bénéficier  de nouveaux bureaux qui sont en voie d’achèvement. Et les réalisations vont continuer, nous a indiqués le Maire El Hadji Adama Bérété !

Bien sûr que les efforts du Conseil municipal de la Commune IV. D’autant que des Associations non gouvernementales ont bien apprécié les différentes œuvres. C’est le cas notamment de l’Association des Jeunes Dynamiques pour les Chefs d’Etat en Afrique. Celle-ci a remis une attestation de reconnaissance au Maire de la IV afin de l’encourager dans son leadership afin qu’il puisse continuer à poser des actes de développement.  Déjà en 2019, la Chaine M7TV a publiquement magnifié  les œuvres réalisées par le Conseil Communal en décernant au Maire Adama Bérété, le Diplôme de Meilleur réalisateur de projets dénommé : « Le Titre de Grand Maçon »

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Les  diatribes  du PMPI</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-diatribes-du-pmpi-2993075.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 01:37:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Les autorités françaises,  profondément anti-françaises, pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l’obscurantisme ».  Cette assertion, dont le  contenu sémantique  stigmatise   le pouvoir  français, en le qualifiant  de  « junte »,  est   prononcée, le samedi 24 septembre  à New York,  du Haut de la Tribune de l’Assemblée Générale des Nations,  par Abdoulaye Maïga, le Premier ministre par Intérim (PMPI) du Mali. Evidemment, c’est  la réponse du Berger à la Bergère d’autant que  c’est le qualificatif « junte » que  les autorités françaises  ont toujours utilisé pour désigner la Transition malienne !

C’est un secret de polichinelle, entre le Mali et la France,  plus que jamais, le torchon brûle. Depuis plusieurs mois, il persiste une tension diplomatique entre les deux pays. Anciennement alliés pour lutter contre le terrorisme  au Sahel,  Bamako et Paris ne se parlent plus officiellement. L’ambassadeur français a été expulsé du Mali, depuis des mois, après qu’il ait remis en cause les autorités de Transition. Fin août, toutes les bases militaires sont libérées et  le dernier soldat français  de « Barkhane » a officiellement quitté le sol malien.

Néanmoins,  l’ombre  de Barkhane et de la France plane sur notre pays. Bamako  reproche à Paris  de soutenir le terrorisme sur le territoire national. Les Autorités maliennes  affirment   détenir des preuves  tangibles contre la « junte française ». Ainsi, depuis quasiment un mois, le Chef de la diplomatie  a déposé  une  saisine auprès du Conseil de Sécurité de  l’ONU pour débattre de la question. Mais la  France (membre permanent du Conseil de Sécurité et détenteur du Droit de Véto) et ses alliés occidentaux n’en veulent pas. Ils œuvrent inlassablement pour la bloquer. Comme si cela ne suffisait  pas,  Paris continue  ses  invectives contre les Autorités  et, par procuration, œuvre  à déstabiliser Bamako.

Face à toutes ces adversités,  les Autorités maliennes ont  alors fait  le choix d’aller à l’offensive diplomatique  et communicationnelle. Ainsi, la Transition malienne s’est  visiblement  mise dans une  dynamique  où elle ne va plus se contenter d’encaisser passivement les incessantes invectives proférées,  à son encontre,  par le  président Macron et sa « junte gouvernementale ». Pareillement,  celles émanant  de certains dirigeants de la sous-région ouest-africaine, dont principalement : Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Bazoum Mohamed du Niger ou Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau, recevront  désormais  une réponse amère. De sorte que  ces suppôts de la France-Afrique, tout comme le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres (au service du monde occidental),  ont chacun reçu sa  part  de diatribe lors du  cinglant réquisitoire que le  PMPI a prononcé devant la Tribune des Nations Unies.

Dans cette logique que  le PMPI  a, dans son discours-réquisitoire,  étrillé  « la Junte française » qu’elle  considère   comme «profondément anti-française».  Col Maïga  a aussi dénoncé la  «pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde» du gouvernement français.  Il a aussi dénoncé  l’ingérence et le parti pris du Secrétaire Général de l’ONU dans le  différend bilatéral qui oppose  son pays à  la Côte d’Ivoire. A cet effet,  il a réaffirmé que  les « 46 soldats ivoiriens » sont des «mercenaires». Et en tant que tels,  leur situation   ressort du judiciaire.

Mais qu’en est-il des suppôts ?  Chacun aura reçu  sa dose de diatribe. Ainsi, le PMPI a vertement critiqué  le Chef d’Etat  nigérien,  Mohamed Bazoum, « <strong>l’étranger qui se réclame Nigérien</strong><strong> »</strong>.  Pour Alassane Ouattara, Col Maïga  a décrit avec ironie  la «manœuvre»  qui lui a permis  de «conserver le pouvoir pour lui seul et son clan»,  en tripatouillant la Constitution  ivoirienne pour obtenir un troisième mandat. Lequel n’est ni plus ni moins qu’un Coup d’Etat constitutionnel. Alors que le président en exercice de la  Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo,  accusé de «mimétisme» des Nations unies, est déclaré,  par le PMPI, ne pas être qualifié pour diriger  cette  organisation.

En somme, le message du PMPI est, on ne peut plus clair. Entre les Autorités maliennes de la Transition et leurs détracteurs,  ça serait dorénavant  œil pour œil, dent pour dent !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>(La Chronique Politique de Monoko) : Assemblée générale de l&amp;apos;onu : le discours de succession prononcé par PMPI, Abdoulaye MAIGA ?</title>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 01:26:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La page de Choguel Maïga pourrait être définitivement tournée ? Le premier ministre par intérim, Son Excellence, Monsieur Abdoulaye MAIGA, a certainement fait son baptême de feu à la tribune des nations unies, lors de la 77ème assemblée générale.</em>

Oui, c'était la toute première grande rencontre officielle, en sa qualité de Premier Ministre par intérim (PMPI), du grand orateur Choguel Kokalla MAIGA, admis à un repos forcé. L'enjeu était vraiment de taille, même si beaucoup n'ont pas fait attention à l'idée centrale du discours. Le PMPI pourrait-il réellement succéder à Choguel Kokalla MAIGA ? Tel était le véritable enjeu.

En effet, le monde entier avait été séduit par le Premier ministre de la rectification de la Transition, à la même tribune des nations unies en 2021. Très stratège, le Dr Choguel MAIGA, avait mis au pilori, les militaires qui avaient renversé le régime légal d'Ibrahim Boubacar KEITA, en les qualifiant de tous maux. Pire, il avait engagé une plainte contre la Transition. Ladite plainte n'aurait pas encore été retirée.

Entre temps, les militaires qui avaient désormais l'entièreté du pouvoir, tentaient de se justifier face à la CEDEAO, l'UA et la communauté internationale, pour avoir renversé Ba N'Daw, alors président de la transition Malienne. Une fois nommé Premier ministre, Choguel MAIGA avait choisi la stratégie des polémiques et d'affrontements à l'international, pour faire taire toutes contestations et remous sociaux au niveau national, dont les grèves des enseignants, des médecins, de l'UNTM et autres. Il engagea les hostilités avec la CEDEAO, la France et la MINUSMA.

Ainsi, à la tribune des Nations unies en 2021, il lança la fameuse phrase contenant le mot : " ABANDON EN PLEIN VOL. " Tous les médias en avaient fait écho. C'était le vrai Déclic du combat pour un Mali souverain. Choguel MAIGA venait ainsi de toucher à l'orgueil et à la dignité de son peuple qu'il connait parfaitement bien. Le sursaut patriotique et nationaliste, ont donné lieu au soutien spontané de la population.

Devenu très célèbre, il a éclipsé Issa Kaou  Jim, Mahmoud  Dicko et ses compagnons du mouvement M5-RFP. Il donna également la mauvaise image des partis politiques de la mouvance démocratique ayant renversé le régime de Moussa Traoré. La population a, sans hésiter, vomi les politiques. Malheureusement, Choguel MAIGA perdra son combat de la politique politicienne face au CNT, lors du projet de la loi électorale.

Mais, jusqu'à ce qu'il soit admis à un repos forcé, le Premier ministre Choguel MAIGA maîtrisait le jeu de la Transition. Et il était aussi très aimé dans l'opinion et surtout à l'échelle internationale. Alors pourrait-il être facilement remplacé ? Il convient de noter que sa succession  intérimaire a eu la forte approbation de toute la classe politique. Laquelle a  salué et félicité la nomination du  PMPI. Des vœux de plein succès  lui ont été formulés de toute part. D'ailleurs,  le grand silence autour du repos forcé du Premier ministre Choguel MAIGA en dit long ! Et comme si l'histoire devrait se répéter, son intérimaire Abdoulaye MAIGA, est à la tribune des nations unies. Mais quelle posture tenir pour mériter la vraie succession ? Quel discours, pour égaler ou surclasser ? L'enjeu était là ! Succéder valablement à Choguel MAIGA !

Tout le Mali attendait donc ce discours. Mais surtout, les partisans de Choguel  étaient  prêts à rebondir pour le décryptage. Et pour penser faire mieux, le Premier ministre par intérim  a préféré  blesser toutes les cibles. En vrai officier supérieur, il a donc tiré sur toutes sans rater aucune. Chacune des cibles a eu sa dose. Nulle n'a été épargnée. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio  Guterres, la France désormais mercenaire. Alassane Ouattara qualifié de dribbleur. Quant au président du Niger, il est traité d'étranger.  Ce discours a-t-il convaincu au point faire oublier  Choguel MAIGA ?

Pour l'heure, les opinions sont partagées. Et il n'est pas évident que cela fasse oublier celui de Choguel MAIGA. En interne, l'opinion n'est pas unanime, surtout que beaucoup ont été négativement  touchés.

A bientôt pour la suite !

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique         </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Championnat National de Taekwondo 2022    :  La ligue de Bamako remporte la première place !</title>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 01:23:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce samedi, 17 septembre  2022, ont été jouées, au palais des sports Salamatou Maïga de Bamako, les finales du Championnat National de Taekwondo 2022. Parrainé par le  Ministère  de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et  de la Construction Citoyenne, l’évènement a été présidé par le  Ministre chargé  des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné.</em>

En amont de cette journée, le vendredi 16 septembre s'est tenue des éliminatoires au même lieu. Cet événement a été également présidé  par le  Ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des coutumes Dr. Mahamadou Koné.  Après l'entrée des officiels, il a été procédé aux défilés des ligues respectives de : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Bamako et l'USFAS. Ensuite, la salle a chanté l'hymne national du Mali accompagné par la fanfare nationale. C'est après que le Maire du district de Bamako a souhaité la bienvenue  aux délégations et au public venu en masse. Il  a rappelé que le Taekwondo est le seul sport dans lequel le Mali a gagné au niveau mondial. En l’occurrence,  le sacre de Daba Modibo Keita. L’Edile de Bamako a recommandé aux combattants,  le fair-play.

Après la remise des attestations de reconnaissance à certains grands personnages du Taekwondo malien, le présentant du parrain, Dr Mahamadou Koné,  Ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, a prononcé  son discours. Il a déclaré que le championnat national de cette année est placé sous le signe de la recherche de: «l'excellence pour le bien être, la paix et la cohésion sociale». Il a également confirmé l'organisation des compétitions, stages de formation à l'endroit de toutes les ligues et maîtres de salles, malgré la situation économique et sécuritaire de notre pays. Que les arbitres et coachs participeront à des stages internationaux pour rehausser leur niveau sur la scène internationale.

Juste après ces déclarations, l’on a eu droit aux  combats et démonstrations. Le  premier combat concernait  la catégorie juniors-masculins, moins de 55 Kg. Ce combat opposait Alassane Mohamed de Gao qui était habillé en bleu et Mahamadou Gassama de Bamako en rouge, tous champions de leurs ligues respectives de leur catégorie. C'était un combat décomposé en trois rounds ou mi-temps. En 1er round, si Alassane a défait Mohamed par le score de 10 à 4, lors des deux derniers rounds il s'est vu renversé au final par Mohamed Gassama par 25 à 22. Ainsi Mohamed Gassama de Bamako a remporté le Championnat National de Taekwondo dans sa catégorie.

Le deuxième combat a mis  en scène : Maïmouna Konaté de la ligue de Koulikoro et Mariam Sangaré de Bamako. C'est la catégorie des seniors-féminins moins de 55 Kg. Mariam Sangaré de Bamako a été largement battue par Maïmouna Konaté de Koulikoro par un score total de 45 à 28 sur les trois rounds. Alors que la combattante Sangaré avait bien commencé par un avantage très léger de 10 à 11.

Nous avons assisté, à la fin de ces deux premiers combats, à des démonstrations extraordinaires de nos taekwondoïstes par des selfs défenses et démonstration Taekwondo<strong>. </strong>Juste après, la finale de poomsae de la catégorie 31 à 40 ans. Un combat poomsae est un combat réel entre des adversaires imaginaires. Les enchaînements techniques d'un poomsae, correspondent aux katas du karaté. Les finalistes devraient faire deux poomsaes pour se départager. C'était Adoul  Kayum Cissé de Mopti contre Mamadou Dembélé de Bamako. Abdoul Kayum Cissé a eu respectivement les points suivants lors de ses deux poomsaes: 3,8 points en une minute trente secondes et 4,1 points en 35 secondes. Tandis que Mamadou Dembélé a obtenu  4,5 points en une minute trente secondes, lors de son 1er poomsae et 4,8 points en deuxième. Ainsi, Mamadou Dembélé est sacré champion de poomsae 2022.

Le dernier combat a opposé la catégorie des seniors masculins, moins de 68 kg. Mohamed Fofana de l'USFAS a dominé Fousseyni Coulibaly de Bamako en remportant le combat final de sa catégorie. À la fin de ces différents événements, la remise des trophées sont effectués par Dr Mahamadou Koné et d'autres personnalités officielles. Dr Koné a remis le trophée de Champion à la ligue de Bamako.

La ligue de Bamako a enregistré au total 23 médailles dont 17 en or, 4 en argent et en bronze. Elle est suivie de l'USFAS avec 4 médailles en or et une en argent. Koulikoro est troisième avec deux médailles en or, 4 en argent et en 10 bronzes. Kayes se classe quatrième avec une médaille en or, 6 en argent et 11 en bronze. Mopti est cinquième avec une médaille en or, 3 argents et 2 bronzes. Sikasso est sixième avec une médaille en or, 2 en argent et 11 en bronze. Gao est septième avec zéro médaille en or, 3 en argent et 7 en bronze. Et enfin, Ségou se classe huitième avec zéro médaille en or, 3 en argent et six en bronze. Il n'y a pas eu de perdant car les arts martiaux soignent,  en particulier le Taekwondo.

<strong>Bata Kamissoko, stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
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<title>62è Commémoration  de l’Indépendance du Mali :  Le Mandé renoue  avec des activités socioéconomiques et culturelles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/62e-commemoration-de-lindependance-du-mali-le-mande-renoue-avec-des-activites-socioeconomiques-et-culturelles-2993079.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 01:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Sous l’impulsion du  « Grand Forum   du Mandé », plusieurs associations  ont, dans le cadre de la 62è commémoration de l’indépendance du Mali, tenu, du 17 au 28 septembre 2022,  des activités socioéconomiques et culturelles  dans des localités du Mandé. Un bosquet a été inauguré, le samedi 17 septembre, à Badougou Nafadji en hommage à Nankoman  Keïta alors que le mardi 20 courant, une délégation du « Grand Forum du Mandé » a visité le  chantier du  pont de Solon,  entre les villages de </em>Filani Coungo <em> et Touréla. Du 21 aux 28 courants, sur l’initiative du Chanteur-vedette Salif Keïta,  la première Edition de la Semaine Artistique-Culturelle et Economique Mali-Guinée a vécu à Kourémalé. Les populations de Badougou Djoliba ont défilé le 22 septembre pour  célébrer  l’indépendance. Kéniéroba, où des activités socio-culturelles ont aussi lieu, était la localité hôte de  la finale de la sCoupe Col Assimi Goïta, Président de la Transition.  La synthèse des différents évènements !</em>

<strong>L’inauguration du  « bosquet  feu Nankoman  Keita »</strong> <strong>à Badougou Nafadji!</strong>

Le samedi, 17 septembre 2022, les Générations pour la Patrie et  la République (GPR) ont procédé à Badougou Nafadji, au reboisement d'une parcelle pour réaliser un bosquet. Par ces activités, ils rendent hommage à feu Nankoman  Keita afin de l'immortaliser. Ce, en raison « des  nombreux services qu'il a rendus à la Nation Malienne ». La cérémonie, présidée par le ministre de l'environnement, de l'Assainissement et du Développement Durable, Modibo Koné, avait une allure festive. Elle  a été  sponsorisée par  l'ONG ASSO, les Usines FER-MALI, K2M2D. Mamadou Naman Keita, l'ancien Directeur National des Routes, a assuré  le parrainage. Les populations de Badougou Nafadji sont massivement sorties pour occuper la place publique du village.

<img class="aligncenter size-full wp-image-2993083" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/mande-independance.jpg" alt="" width="480" height="641" />Le parrain Mamadou Naman a vivement salué la mémoire de feu Nankoma Keita qu'il considérait comme son frère. Il a révélé  qu’il débattait, tous les vendredis, avec Nankoman sur l'ensemble des problèmes du Mandé. Mamadou Naman Keita a recommandé aux habitants de Badougou Nafadji de bien prendre soins du désormais "bosquet feu Nankoma  Keita".  Il n’a pas manqué de rappeler aux habitants de Badougou Nafadji que : «  La meilleure aide est celle qui provient d'abord de soi-même. Après avoir remercié les autorités maliennes, le parrain leurs a demandées,  par l'entremise du ministre Modibo Koné, d'œuvrer davantage pour le développement du Mandé.

Le ministre de l'Environnement, dans son intervention,  a rendu un vibrant hommage à feu Djibril Naman Keita, ancien Maire de la Commune Urbaine de Karan. Mais aussi,  Modibo Koné  a loué les efforts inlassables de  son jeune frère, Mamadou Naman Keita, pour le développement socioéconomique du Mandé. Il s'est dit honoré d'avoir présidé la cérémonie. À cet effet, il rassuré les GPR et les populations de Nafadji de  sa pleine et entière disponibilité afin que l'ouvrage environnemental soit pérenne.

Pour boucler l’évènement, la délégation ministérielle, les notabilités du village et les GPR  se sont transportés sur la parcelle de plus de deux hectares, qui abrite le bosquet, pour procéder à la plantation symbolique et officielle de plants. Le bosquet contiendra 1100 arbres. Respectivement, le ministre Modibo Koné, Mme Keita Aïda N'Bow, épouse de feu Nankoman  mais ancienne ministre de l'Assainissement et Mamadou Naman, ont planté un arbre.

<strong>La visite  du pont de Solon</strong>

Une importante délégation du « Grand Forum du Mandé » s’est rendue, le mardi 20 septembre,  dans le village de Touréla, commune rurale de Sanankoroba,  pour la visite du  pont de Solon, situé entre Touréla et  Filani Coungo. Elle était dirigée par l’ancien Directeur National des Routes, Mamadou Naman Keïta. Lequel a vivement félicité l’association Solon Mandé qui a inlassablement sollicité l’appui du pouvoir publique pour la réalisation de ce pont : « qui va booster le développement de plusieurs  localités ». L’ouvrage en Béton armée (en finition), qui va desservir 27 villages, a coûté 68 millions FCFA.  La cérémonie était présidée par le Gouverneur de Koulikoro, Col Lamine Kapory Sanogo. Il avait à ses côtés le Directeur Régional des Routes de sa région.

<strong>La Première Edition de la Semaine Artistique-Culturelle et Economique Mali-Guinée </strong>

Une délégation du « Grand Forum du Mandé » s’est rendu, le 21 courant, à Kourémalé, localité transfrontalière du Mali et de la Guinée, pour le lancement de la première Edition de la Semaine Artistique-Culturelle et Economique Mali-Guinée. Elle était composée de Mamadou Naman Keïta, ancien DNR, Fadjimba Keïta, le maire de la Commune urbaine  de Karan, le Président du Cercle de Kangaba, Nayibou Keïta, Maïssata Camara. Les GPR étaient également présents. Une importante délégation guinéenne a fait le déplacement à Kourémalé. Des personnalités sont venues de tous les quatre coins du Mali pour donner un éclat particulier à l’évènement. L’artiste-vedette Salif Keïta espère, à travers cette Semaine Artistique-Culturelle et Economique Mali-Guinée, intégrer  l’économie des deux pays frères  qui partagent les mêmes ethnies et la même histoire.

<strong>La célébration de l’indépendance  à Badougou Djoliba !</strong>

La journée du 22 septembre 2022  a été très festive à Badougou Djoliba. Mamadou Naman Keïta, Abdoulaye Keïta, Seydou Mamadou Coulibaly, Modibo Diabaté, Maïssata Camara y étaient pour  représenter  le « Grand Forum du Mandé ».  Tôt le matin, des courses de chevaux et d'ânes ont opposés plusieurs garçons. Ensuite, il y a eu des défilés de chasseurs, des prestations artistiques et culturelles par des griots, forgerons et comédiens. Les peulhs et les pionniers du Mali ont également défilé. Il y a eu des remises d'attestations de reconnaissance à des personnalités, notamment au Général d’Aviation Zoumana Kouyaté, natif de Badougou Djoliba pour services rendus à la communauté.

<strong>La finale de la « Coupe Col  Assimi Goita »  à Kéniéroba !</strong>

La « Coupe Col  Assimi Goita », organisée par le  Founédougou, est parrainée par Broulaye Keita (un natif du terroir). Mme Keïta Sogbè Kouyaté  était la marraine. Outre le président Malamine  Diarra, le « Grand Forum du Mandé » était représenté par Mamadou Naman Keïta, Abdoulaye Keïta, Seydou Mamadou Coulibaly,  pour assister, ce jeudi 22 septembre 2022, à la finale de la Coupe « Col Assimi Goïta ».  Huit équipes du Mandé ont participé au tournois. Le coup d'envoi symbolique de la finale  a été donné  par le Préfet de Kangaba, assisté par le président du Grand Forum du Mandé, le maire de la Commune rurale de Bancoumana, Bakari Camara, le parrain.

Les huit équipes qui ont pris part à cette compétition étaient toutes mixtes. C'est pourquoi dans les deux équipes finalistes, on retrouvait des joueurs provenant des différents villages  du Mandé, autre que du « Founédougou ». A l’issue du temps réglementaire, « Banamba »  de Kollé  gagne le match : un but à zéro par pénalty contre zéro but pour « Koyan kuru » de Dangassa. Des ballons et des jeux de maillots ont été donnés à des dizaines de  villages. Des Attestations de reconnaissance ont été attribuées à des personnalités. Dont Modibo Diabaté du « Grand Forum du Mandé ». Le Founédougou est composé des villages de: Kéniéroba, Madina, woronina, Tico, Tema, Niakanabougou, Missira,  Nakilabougou.

<strong>Gaoussou Madani Traoré, envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Echec de la politique française en Afrique : Macron recherche désespérément boucs&#45;émissaires !</title>
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<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 01:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><i><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Lors de sa tournée africaine en fin juillet et sa visite en Algérie du 25 au 27 août 2022, Macron s’est livré à une véritable diatribe contre la Russie, la Chine et la Turquie.</span></i></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, depuis quelques années, nous assistons à un sentiment antifrançais, que dis-je, un sentiment, anti-politique française, grandissant en Afrique et particulièrement dans les anciennes colonies françaises. Parallèlement la coopération entre des ex colonies françaises et des pays non alliés au bloc occidental dont la Russie, la Chine et la Turquie etc, se renforce. Cette émergence au plan économique et surtout militaire d’autres puissances adverses de la France provoque l’ire des autorités de l’Hexagone. Et Emmanuel Macron, ayant véritablement échoué d’endiguer cette montée en puissance de ses adversaires dans des pays considérés jadis comme le « pré carré » français, n’en revient pas. Il multiplie des initiatives qui ne produisent pas les résultats escomptés, qui se révèlent même souvent contreproductives. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, la France semble manquer de stratégie claire pour faire face à la concurrence d’autres puissances en Afrique. Au lieu de reconnaitre l’inefficacité ou l’échec de sa politique africaine et de la repenser, Macron se livre à une diatribe contre ses adversaires, ses concurrents. Ses boucs émissaires sont donc la Russie, la Chine et la Turquie sur qui, il ne manque pas d’occasions lors de ses tournées africaines pour jeter l’opprobre. Ces pays sont accusés par Macron d’avoir un agenda « d’influence, néocolonial et impérialiste ». Macron pense que ces pays manipulent l’opinion publique en Afrique et particulièrement au Sahel en présentant la France comme « ennemie », mais le Président français ne s’est jamais interrogé pourquoi cette manipulation, s’il y en a, marche à merveille. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au lieu de chercher à décrédibiliser la Russie, la Chine et la Turquie en les présentant comme manipulatrices de l’opinion publique africaine, la France a intérêt à repenser sa politique africaine. Les discours paternalistes de Macron avec souvent un ton condescendant sur les questions africaines, l’ambiguïté de la politique française en Afrique, l’inefficacité de l’intervention française au Sahel et la question du FCFA sont des sujets sur lesquels Macron doit sérieusement se pencher en lieu et place d’une critique sans effet contre ses adversaires.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Tant qu’il reste dans cette posture de recherche de boucs émissaires, tant qu’il continue de rejeter les responsabilités de l’échec de la politique africaine de la France sur d’autres pays, et tant que cette politique africaine de la France n’est pas fondamentalement reconfigurée, le fossé sera davantage élargi entre la France et l’Afrique francophone. Et la puissance française en Afrique ne sera qu’un vieux souvenir dans les décennies à venir de par sa faute elle-même.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bouakary Ouattara, Doctorant en Histoire des Relations Internationales</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Semaine  nationale de la réconciliation :  De la pure  diversion pour  les maliens !</title>
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<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 01:35:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><i><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le dimanche 04 septembre, le ministre de la Réconciliation Nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Application de l’Accord issu du Processus d’Alger, a procédé au lancement officiel de la  première  édition de la Semaine Nationale de la Réconciliation (SENARE).  Dont le thème est : « Faisons de la diversité, un atout pour la cohésion sociale au Mali ». </span></i></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, en application  de l’article 7 de la Loi N° 2019-0042 du 24 juillet 2019, suite à la Conférence d’Entente Nationale, la SENARE se déroulera  du 15 au 21 septembre 2022. Outre  sur  l’étendue du territoire national, les activités de la SENARE se tiendront dans les ambassades du Mali pour la diaspora.   Le ministre   Col  Ismaël Wagué  estime que  la SENARE : «  va aider   à cultiver les valeurs de la réconciliation et du vivre ensemble.  </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette assertion est  utopique. D’autant plus  qu’au Centre et Nord du Mali, il serait  difficile de réconcilier  les populations et cultiver le vivre ensemble entre elles alors que des criminels qui sont auteurs de la mort ou des blessures de leurs proches vivent dans l’impunité.   Il faut  d’abord  que  l’impunité   cesse d’être  la règle dans notre pays. Sinon,  il  est  fort  à redouter   que la SENARE ne parvienne jamais  à atteindre ses objectifs. Les anciens  criminels  de l’invasion terroriste et rebelle doivent d’abord passer devant les tribunaux pour répondre de leurs crimes. Une fois jugés, ils devront se repentir  pour être  ensuite pardonnés.  Ce sont des étapes indispensables avant tout exercice de  réconciliation.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Rappelons  que  des citoyens maliens ont  eu à prendre des armes contre l’Etat du Mali. Certains  détiennent toujours  (A Kidal, la CMA est  dotée d’armements  lourds  et de logistique militaire sophistiqués). Ces combattants ont  occasionné des morts et des blessés parmi les FAMAs et les populations civiles maliennes.  Mais au lieu que  ces gens répondent  de  leurs  crimes devant les juridictions maliennes,  tant s’en faut, l’Etat du Mali, sous la pression de la Communauté dite internationale,  leur accorde  une prime pour détention d’armes.  </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, au nom de  l’Accord de Réconciliation et de Paix dit du processus d’Alger, des rebelles et des terroristes  maliens (non repentis,  non jugés,  n’ayant subis aucune  enquête de moralité et en dehors  de  toute  orthodoxie  républicaine)  vont tout simplement  intégrer  les Forces de Défense et de Sécurité nationales et la Fonction publique. Cela, sans aucun mérite. Quelle manière pour réconcilier ! </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Evidemment, cette  injustice  qui  fait la part  belle  à une seule  communauté du pays, afin que  celle-ci  puisse accepter la tutelle de l’Etat du Mali,   n’est  naturellement  pas partagée  par la majorité de nos concitoyens.  Pour cette raison, l’on est en droit   d’interpréter    ladite SENARE comme  une  simple diversion pour  les maliens.  Tant   sa tenue dans  un climat d’injustice et d’exclusivité,  ne  saurait   aider à la réconciliation et au vivre ensemble au Mali.  </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">D’ailleurs,  comment  des victimes  et proches  de victimes  pourraient  volontairement  accepter  de se réconcilier avec  des  criminels (non repentis et non jugés). Qui sont  à l’origine de la mort  de  leurs  proches  ou des sévices commis  sur eux ?  Difficile non !</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Falaye Keïta</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Edito	 :  Sortons du déni de réalité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-sortons-du-deni-de-realite-2990704.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 01:30:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis<b> </b>quelques jours, une «<i> réunion de niveau décisionnel</i> » sur l’application de l’accord de paix et de réconciliation, sous l’égide de la médiation internationale, menée par l’Algérie et, dont font également partie les Nations unies et la Cédéao, a acté  un compromis entre les parties signataires maliennes. Celui-ci stipule que  26 000 « ex-combattants » issus des groupes armés vont être intégrés dans l’armée malienne dite « <i>reconstituée </i>» et dans la Fonction Publique. La place accordée aux « ex-rebelles » dans les postes de commandement serait aussi réglée. Est-ce  donc à comprendre  qu’il n’existe plus de points d’achoppement pour l’application dudit accord ? Certainement pas ! </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet,  de nombreuses zones d’ombres demeurent dans les clauses dudit accord.  Lequel n’a jamais fait l’objet d’un débat  démocratique par les représentants du peuple malien (l’Assemblée Nationale ou le Conseil National de la Transition).  Aussi, une  majorité des populations et de la Société Civile  maliennes considère que  l’application  de cet Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger aboutirait à la division de leur pays en plusieurs entités étatiques. La fameuse et l’hypothétique « République de l’Azawad » n’est-elle pas déjà en gestation : avec ses propres forces de défense et de sécurité et le reste de ses institutions ? Les « ex-rebelles touaregs » ne fêtent-ils pas tous les ans, au vu et au su de la Communauté dite Internationale, leur  « indépendance » vis-à-vis de  l’Etat  souverain du Mali ?  Soyons donc  réalistes !</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L'accord d'Alger, officiellement dénommé Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, est,  en principe, un accord visant à mettre fin à la Guerre  au Nord du Mali. Signé le 15 mai 2015  à Alger  et le 20 juin 2015 à Bamako — après des  soi-disant négociations menées à Alger — entre la République du Mali et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), il prévoit en substance : l’intégration d’ex-rebelles dans les forces de défense et de sécurité maliennes et dans d’autres institutions de l’Etat malien, ainsi qu’une plus grande autonomie des régions nord. Il est considéré par  ses parrains,   comme crucial pour la stabilisation du Mali. Alors que dans les faits, son applicationdemeure problématique, voire impossible. Bien que conscientes de cette triste réalité, toutes les parties signataires continuent  d’adopter une politique de fuite en avant.  Pour  s’empêtrer  dans le déni de réalité.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le gouvernement malien de Transition et les groupes armés du « Nord-loyalistes » et « ex-indépendantistes », signataires de l’accord de paix en 2015 s’étaient réunis deux mois plutôt sans parvenir à s’entendre. A cette époque, juillet 2022, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) avait noté avec inquiétude,  « l'abandon" de la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d'Alger depuis l'avènement de la Transition. En raison de cela, elle s’était  réservée : « le droit d'en tirer toutes les conséquences ».  Une accusation dont le ministère de la Réconciliation,  chargé de la mise en œuvre dudit accord pour la paix et la réconciliation,  avait  naturellement réfuté. C’est ce dialogue de sourds  auquel s’adonnent constamment  les deux parties sur   l’application de l’accord d’Alger.  Lequel peine à bouger. Il faut donc que  les parties signataires reconnaissent  la triste réalité : l’accord d’Alger est caduc et inapplicable. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis sept ans, la crise multidimensionnelle, engendrée au Mali  par la rébellion touarègue et l’invasion terroriste, s’est  beaucoup amplifiée. C’est  quasiment l’ensemble du pays qui est concerné  par la crise sécuritaire. Désormais la CMA n’est plus la seule détentrice des armes face à l’Etat du Mali.  Les  groupes  armés  essaiment l’ensemble du territoire national. Au point qu’il est difficile de savoir s’ils  sont des  rebelles, terroristes  ou bandits  armés.  </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, à cause du déficit  sécuritaire, des milices d’auto-défense  sont créées partout  au  Mali par les différentes communautés nationales. C’est   l’ensemble du pays  qui vit en insécurité. De sorte que, plus que jamais,  c’est le Mali  dans son entièreté  qui a  besoin d’être réconcilié. La politique  de  l’exclusivité,   jadis  accordée à la CMA,  ne saurait être la panacée. Il  est   alors raisonnable  de comprendre  que  l’Accord d’Alger,  ne concernant  que les seules régions du   Nord du pays,   n’est plus en mesure de résoudre la problématique sécuritaire de l’Etat du  Mali. Encore moins, permettre la paix et la réconciliation nationales.  Il doit  impérativement  céder  sa place à un autre accord,  non moins sélectif (donc inclusif),  qui prendrait en compte,  les intérêts  de toutes les composantes de la nation malienne. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour ce faire, l’Etat du Mali doit,  illico presto, décréter   la caducité de l’Accord dit du processus d’Alger. Mais faudrait-il que  les parties  signataires de l’Accord d’Alger, à commencer par les  Autorités maliennes, comprennent  l’urgence et la  nécessité de renégocier un  nouvel  accord ! Cette fois-ci,  à l’échelle nationale !</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Gaoussou Madani Traoré </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(Rubrique : La Chronique politique de Monoko) : Transition met fin aux cafouillages et revient sur terre les priorités, désormais à l&amp;apos;ordre du jour !</title>
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<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 01:25:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il était vraiment temps de sortir le Mali de ces flous et ces verbiages creux. Tout était pourtant bien parti, lorsque les cinq colonels en tête de la Transition, donnaient toutes les assurances d'un peuple uni et solidaire. Eux-mêmes, en parfaite harmonie. Eten évoquant la question de la Transition, ils martelaient sur la nécessité du retour à l'ordre constitutionnel normal.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En vérité, jusqu'à la date de la nomination du Premier ministre de la rectification, la Transition n'avait aucun problème avec les partenaires du Mali, ni avec le monde entier. Certes, la Transition était sous le poids de condamnation de principe, mais pas sous les véritables sanctions.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, les partenaires attendaient de la part des autorités de la Transition rectifiée, le respect du délai de 18 mois, conformément à la Charte de la Transition souveraine. C'est vrai que les énormes difficultés sur le terrain ne permettaient pas de respecter ce délai, mais il fallait savoir en parler et discuter avec les partenaires. Et à ce niveau, la tactique avait fortement fait défaut. De même, au niveau national, la classe politique a été marginalisée y compris, une bonne partie de la société civile. Du coup, la Transition s'est retrouvée face à plusieurs fronts ouverts.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans le fond, tout le monde reconnaît à la Transition, son noble combat de la souveraineté. Mais au niveau de la forme, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a nettement  foulé aux pieds, toutes les règles élémentaires de la diplomatie, en mettant ainsi le Mali contre le monde entier. Alors qu'il aurait pu laisser le Diplomate jouer pleinement son rôle et accomplir sa mission sans aucun conflit inutile.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La CEDEAO, l'Union Africaine, la France, l'Union Européenne, l'ONU et les pays individuellement, sont subitement devenus les ennemis du Mali. La question était de savoir si un seul pays africain, peut-il être en conflit avec le monde entier, et réussir ses missions et surtout son développement ? La réponse est non !</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><strong><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Une autre page pour la Transition.</span></span></strong></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il y a des signes forts d'une nouvelle page avec une autre lecture, dans la gestion des affaires de la Transition. Depuis la nomination du Premier ministre intérimaire, la diplomatie malienne marque ses pas pour le retour du Mali dans le concert des nations. Aplanir et assainir les relations bilatérales et multilatérales. Les relations de coopération et d'amitié.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Déjà les rencontres  au niveau diplomatique avec l'Iran, l'Algérie et la Côte d'Ivoire, en prouvent bien. À cela, s'ajoute la forte délégation ministérielle partie au TOGO et conduite par le diplomate, Son Excellence, Monsieur Abdoulaye DIOP.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au niveau interne, le Premier ministre intérimaire, Son Excellence, le Colonel Abdoulaye MAIGA, a nettoyé la Primature en interdisant tous les fictifs. D'ailleurs, depuis son arrivée, les videomen et vidéastes qui polluaient la gestion de la Transition, ont disparu des réseaux sociaux. Désormais la Transition fera face à ses priorités pour le respect du nouveau délai. Le retour à l'ordre constitutionnel normal. Les pieds maintenant sur terre, loin des bruits inutiles !</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing  Politique</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la Redynamisation du SNESUP :  ASR&#45;SNESUP appelle à la tenue d’un Congrès !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/pour-la-redynamisation-du-snesup-asr-snesup-appelle-a-la-tenue-dun-congres-2990702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 01:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><i><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ce mardi, 06 septembre 2022, s’est tenu à l’ENSUP un point de presse de l’Alliance des  Secrétaires  Généraux pour la Redynamisation du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur  (ASR-SNESUP). Les animateurs appellent à la tenue d’un Congrès extraordinaire du SNESUP. Ils veulent qu’il se tienne  le 15 octobre 2022.</span></i></span></p>
<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ils ont profité de l’occasion pour attirer l’attention de l’opinion publique ainsi que les militants du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur sur la situation qui prévaut  au niveau de leur  syndicat. Les secrétaires généraux des comités SNESUP de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, avant la tenue de ce point de presse, avaient fait de longues réflexions et d’échanges sur l’Etat de leur comité syndical.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A la tribune, ils ont été nombreux à prendre  la parole. Notamment : Dr. Abdoulaye Sékou Traoré de la <b>F</b>aculté des <b>A</b>rts, des <b>S</b>ciences et des <b>T</b>echniques (<b>FAST</b>) qui a introduit l’événement avant de céder la parole à Dr. Oumar Coulibalyde la <b>F</b>aculté des <b>S</b>ciences <b>E</b>conomique et des <b>G</b>estion (<b>FSEG</b>) qui a fait la déclaration liminaire dont nous vous livrons la synthèse.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La non-tenue du congrès du Syndicat  National de l’enseignement Supérieur(SNESUP) depuis 2012 alors que les militants l’ont maintes fois réclamé. Cela a créé une situation de méfiance des travailleurs de l’enseignement supérieur du Mali face au Comité Exécutif National (CEN-SNESUP). Actuellement, le CEN-SNESUP est démembré à plus de 2/3 de ses membres et se trouve dans l’incapacité de prendre en compte les aspirations profondes des militants pour conduire sérieusement les négociations avec leurs partenaires stratégiques. Le CEN-SNESUP est désavoué car ses mots d’ordre de grève sont boycottés. C’est pourquoi, il est nécessaire de le renouveler maintenant. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La nécessité de réviser les statuts et règlement intérieur du SNESUP ; le niveau de paiement avancé des cotisations spéciales des comités pour l’organisation du congrès ; la dégradation du climat de confiance entre les généraux et leurs militants de base pour la non-tenue du congrès ; la disponibilité de salles adéquates dans certaines structures d’enseignement supérieur pouvant abriter les activités du congrès ; la nécessité de maintenir l’unité et l’épanouissement des militants du SNESUP sont des raisons qui ont poussé la mise en place d’une Alliance des Secrétaires Généraux pour la Redynamisation du SNESUP( ASR-SNESUP). </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette alliance est un groupement de secrétaires généraux soucieux de l’avenir des travailleurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Mali. Elle a pour but d’organiser un congrès extraordinaire, relire les statuts et règlement intérieur et mettre en place un Comité Exécutif National Consensuel. Ainsi, le nouveau comité exécutif national, en toute l’égalité et légitimité, va conduire les négociations avec les partenaires stratégiques.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">De ce fait, l’Alliance se désolidarise de tout acte posé par le secrétaire général actuel du SNESUP. Dans ce cas, une équipe transitoire sera mis en place dans un bref délai avant l’organisation du congrès extraordinaire prévu pour le 15 octobre prochain.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s9" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bata Kamissoko (Stagiaire)</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans sa déstabilisation programmée du Mali : Macron est soutenu par des dirigeants africains !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dans-sa-destabilisation-programmee-du-mali-macron-est-soutenu-par-des-dirigeants-africains-2990710.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 01:18:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis le désamour entre Paris et Bamako parti du discours historique du 25 septembre 2021 du Premier Ministre malien Dr Choguel Kokalla Maïga et la volonté des Autorités de la Transition de diversifier leur partenariat avec la Russie, tous les moyens sont mis en œuvre par la France, chassée et humiliée, pour déstabiliser le Mali. A cet effet, elle trouvera malheureusement aides et appuis nécessaires auprès de certains dirigeants africains conspirateurs et laudateurs dont certains de l’espace Cedeao Uémoa, qui avaient répondu favorablement à l’Elysée, par des sanctions politiques, économiques et financières, infligées pendant sept mois au Mali afin de l’asphyxier, faire souffrir et faire révolter sa population contre les Autorités de la Transition dont l’objectif était de faire tomber celles-ci dans l’abjection. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais c’était sans compter sur le patriotisme des maliens dont le nationalisme ne fait l’ombre d’aucun doute. C’est dans cette situation de vives tensions diplomatiques entre Bamako et Paris, que les militaires français quittent la base de Gossi le 19 avril 2022, puis celle de Ménaka le 13 juin 2022. Le 1er juillet, Paris annonce la fin de l'opération Takuba. Depuis, le Président Bazoum du Niger et son Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Hassoumi Massoudou, les contempteurs, ne ratent aucune occasion pour tacler les 5 Colonels de la Transition qu’ils qualifient d’officiers de bureaux climatisés, ignorant que le Colonel Assimi Goïta et ses camarades, sont les rares militaires ayant combattu des années durant, les terroristes au Nord du Mali où ils avaient été faits prisonniers par ces terroristes. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Fervent défenseur des intérêts de la France, Bazoum voulant d’avantage enfoncer le clou, dira lors de la réunion des cadres de son pays le 25 février 2022 que, le Nord du Mali dans sa totalité, tomberait sous la domination terroriste, une fois que la force Barkhane et ses alliés, auront quitté cette partie du Mali où un vide serait créé au profit de ces organisations terroristes.C’est en réponse à cette situation, qu’il dit d’ailleurs, être favorable à l’accueil et à l’installation d’unités des forces Barkhanes en territoire nigérien et ce, malgré la protestation des partis politiques de l’opposition et de la société civile au Niger. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pourquoi le Président Bazoum s’inquiète-il plus que les maliens eux-mêmes, dans la sécurisation des régions du Nord et du Centre de leur pays ? N’est-il pas en mission au profit d’un plan funeste d’embrigadement et de déstabilisation du Mali, porté par la France ? Ou, paie-t-il à la France, la contrepartie des dividendes de son élection lors du scrutin du 21 février 2021 ? Par ses manœuvres, Bazoum ne risque-t-il pas de galvauder ce bel exemple de coopération qui existe entre le Niger et le Mali depuis les premières heures de l’indépendance de nos deux pays ? </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Contre les confessions de Bazoum, le départ définitif du Mali, des forces françaises Barkhanes et alliées, s’est enfin confirmé le 15 août 2022, avec le retrait de leur tout dernier contingent, mettant fin, aux opérations militaires anti-djihadistes de ces forces étrangères au Mali. Nous sommes aujourd’hui, à plus de vingt jours de ce retrait, la profession de foi du Président Bazoum sur le vide au Nord du Mali, peine à se réaliser. Ainsi, comme le présageait le Premier Ministre Dr Choguel Kokalla Maïga, interviewé le 23 février 2022 par le journaliste Alain Foka, toutes les bases militaires (Gossi, Kidal, Ménaka, Gao, etc.), rétrocédées par Barkhane, ont été immédiatement occupées par les forces armées et de sécurité du Mali qui montent en puissance sur tous les fronts de combats, avec des succès évidents contre les terroristes dont les attaques ont baissé à plus de 80%. Les contre-offensives des FAMA s’y sont beaucoup intensifiées depuis les attaques complexes et meurtrières des terroristes contre la ville martyre de Tessit le 07 août. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ces éclatants succès de nos FAMAs qui ne donnent aucune chance de répit aux terroristes qui subissent régulièrement de lourdes pertes, traduisent sans doute, la fin annoncée de l’hégémonie néocoloniale française et font véritablement des jaloux au sein de la Communauté internationale, y compris l’union européenne. C’est dans cette foulée que la Ministre allemande des Affaires Etrangères Annalena Baerbock, lors d’un point de presse au sujet de la présence russe au Mali,dira, « …nous ne pouvons pas laisser le Mali à la Russie…Nous faisons tout, ensemble, pour minimiser les effets de cette présence… ». Comme si le Mali est sa « chose privée ».</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Or le Mali, faut-il le rappeler, appartient aux seuls maliens qui en feront ce qu’ils en voudront. Aucun pays, si puissant soit-il, ne viendra décider à la place des maliens très attachés à leur Patrie. Que la communauté internationale comprenne aussi que le Mali n’est plus une vache laitière dont elle s’est servie des décennies durant. Le Mali en chassant et en humiliant la France, ouvre ainsi au reste de l’Afrique, la voie qui mène à la libération et à la vraie indépendance tant attendues. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Malheureusement, ces derniers jours, cette situation de ni paix, ni guerre au Nord du Mali, est mise à profit par la France et ses conspirateurs chefs d’Etat africains au service de l’Elysée, qui s’attèlent à galvaniser les ardeurs des irrédentistes touaregs à se faire entendre pour une fois encore, afin de réclamer la partition du Mali en vue de la création de leur Etat fantôme, l’Azawad. C’est cette promesse du marché de dupe faite par la France et à laquelle tiennent fort, les ex-rebelles du Nord, qui a toujours motivé l’organisation par ces derniers, des séries de congrès dont celui du lundi 29 août 2022, marqué comme d’habitude, par des discours de va-t-en guerre, au ton belliqueux. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Saisissant cette occasion, les congressistes de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), décident de fusionner les différentes forces politico-militaires de l’Azawad, en une seule entité. Quelles sont les motivations réelles d’une telle fusion ? Pourquoi maintenant ? La France n’est-elle pas en train de tirer sur la ficelle afin de créer un nouveau foyer de tensions au Nord du Mali, pour se venger par la suite ? N’est-ce pas une énième provocation de la CMA ? Voilà un paquet d’interrogations que se posent aujourd’hui, les patriotes maliens.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est face à tous ces agissements de la France, auxquels s’ajoute sa responsabilité dans les attaques meurtrières de Tessit, que le Ministre malien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, son Excellence Abdoulaye Diop, l’homme qui n’a pas une langue de bois, a déposé au nom du Mali, le 17 août 2022, une plainte bien détaillée, contre la France au Conseil de Sécurité de l’ONU. Par cette action, les Autorités de la Transition veulent montrer à la face du monde, que c’est la France qui arme, renseigne et accompagne les terroristes sur le terrain. Ce qui justifie bien, que le terrorisme au Sahel est une invention de la France. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette dernière, sûre de son influence et de sa force au sein du cadre très restreint du Conseil de Sécurité de l’ONU, fait trainer la procédure de la plainte du Mali, pour faire gagner du temps ou pour donner de la chance à la médiation. C’est ainsi qu’un Chef d’Etat africain, Macky Sall du Sénégal, non moins Président en exercice de l’Union Africaine (UA), propose sa médiation dans cette affaire si complexe et si embarrassante pour la France. La démarche voulue par Sall, est malheureusement vue de mauvais œil par bon nombre de maliens qui veulent savoir la vérité. Ils critiquent très sévèrement par réseaux sociaux interposés, cette posture du Président Sall qu’ils qualifient de démagogue, d’hypocrite et d’opportuniste, à la solde de la France. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Sinon, pourquoi Sall, Président de l’UA et son Secrétaire Général Moussa Faki Mahamat, n’ont-ils pas pris l’initiative de convoquer une réunion d’urgence au sein de cette institution panafricaine, pour apporter le soutien de l’Afrique entière au Mali au nom de la solidarité africaine ? Alors qu’au même moment et pour la même cause, c’est toute l’Union Européenne qui est derrière la France dont l’image au Mali se trouve désormais écornée, ses intérêts menacés, son honneur et sa dignité ébranlés par la fin de son hégémonie du fait de sa posture néo-colonialiste et paternaliste. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pire, au Mali, c’est le mutisme total et l’indifférence des formations politiques et des organisations de la société civile, qui n’ont à ce jour, ni condamné les attaques de Tessit qui ont entrainé la mort de nos 42 vaillants soldats, encore moinsapporté leurs soutiens aux Autorités de la Transition et à nos Forces armées et de sécurité, pour leurs ultimes sacrifices lors de la bataille historique de Tessit. Sauf que, à quelques exceptions près, le Collectif de Défense des Militaires (CDM), le Mouvement « Yéréwolo » Débout sur les Remparts, le M5RFP, la FORSAT-Civile, ont eu à dénoncer avec véhémence, la forfaiture de la France et saluer la mémoire des combattants morts pour la Patrie. Ce qui fait dire qu’au Mali, en politique il n’y a ni éthique, ni conviction, ni vision.  </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cependant, il faut se garder à l’esprit que, la seule chose qui s’impose comme une dette à tous les maliens, c’est « l’union sacrée » autour de nos Autorités et de nos FAMAs afin que le terrorisme soit complètement bouté hors de nos frontières. La lutte que nous menons depuis le 18 août 2020, répond à cet objectif, contre les funestes plans de tentatives de déstabilisation de la Communauté Internationale contre le Mali.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s3" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur-Ensup/ Bamako (Mali)</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face à l’hostilité de la communauté internationale :  Le Mali relève le défi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/face-a-lhostilite-de-la-communaute-internationale-le-mali-releve-le-defi-2988841.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 15:08:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Parce que tout simplement, le Mali a osé dire et osé faire ce que beaucoup d’africains ne s’y attendaient ou n’en croyaient pas. En effet, il y a des dates, des lieux et des personnalités qui ont marqué en lettres d’Or, l’histoire toute récente du Mali, consacrée par le coup d’état du 18 août 2020 des 5 colonels sous le leadership d’Assimi Goïta, suite à un soulèvement populaire d’associations, de certaines classes politiques et de la société civile, regroupés au sein du Mouvement du 5 Juin du Rassemblement des Forces Patriotiques. </em>

Depuis, les crises (sécuritaire, politique, institutionnelle, les tentatives de déstabilisation, les corollaires de l’embargo de la Cédéao et de l’Uémoa, etc.), se sont multipliées et s’intensifient chaque jour, par la faute d’une communauté internationale, y compris la France, hostile au Mali et à ses intérêts. Pourtant, le Mali résilient est encore là et son Peuple galvanisé par sa fibre patriotique, résiste et apporte un soutien indéfectible aux Autorités légitimes du Pays qui ont osé avec audace et sans recul, croiser le fer au moment où la France multiplie ses provocations, ses invectives, ses diktats et ses menaces contre le Mali et son Peuple. Encore avec cette communauté internationale, elle tente désespérément de faire chavirer le bateau-Mali, mais Maliba résiste.

Le Mali a osé ! Il a osé dire tout haut à la France, ce que beaucoup de dirigeants africains du pré-carré français, pensent tout bas. Il s’agit en premier lieu, de la vérité historique du Premier Ministre malien Dr Choguel Kokalla Maïga, prononcé le 25 septembre 2021, lors de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, accusant la France, d'un « abandon du Mali en plein vol », après la décision unilatérale de la France, du retrait de sa force du Mali. Qui avait cru auparavant, qu’on pouvait tenir un tel langage à l’ex-colon sans se soucier ? Ce langage vrai, mais mal perçu par la France, sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase et sera considéré comme une audace, un affront de trop, par la France qui prétend venir protéger le Mali contre les terroristes qui s’y sont encastrés en 2013.

Depuis, ce sont des menaces, des remontrances et des propos discourtois et condescendants de la France à l’endroit de nos dirigeants. Dr Choguel K. Maïga est désormais entré dans la cour des Grands ! Malheureusement, c’est au même moment que certains de nos compatriotes, c’est-à-dire, des contempteurs démoniaques, sataniques et cyniques, très remontés contre le pouvoir de la Transition, se plaisent à vilipender, diffamer et à injurier chaque fois, Choguel, l’homme qui a accepté de tout donner à son pays sans contrepartie. Même terrassé par la fatigue et hospitalisé depuis le 13 août 2022, le Premier Ministre est victime de critiques acerbes et de haine de la part de ses adversaires qui prient de jour comme de nuit, pour que malheur lui arrive. L’homme du 25 septembre ne mérite pas un tel déferlement de médisance et de méchanceté gratuite.

Le Mali a osé ! Il a osé expulser l’Ambassadeur de France, en janvier 2022, pour activités subversives contre l’Etat du Mali et ses institutions. Ce départ précipité de cet Ambassadeur, marque un nouveau durcissement des tensions entre le Mali et la France dont les relations n'ont cessé de se détériorer depuis l’avènement de la Transition de Rectification, le 24 mai 2021.

Le Mali a osé ! Il a osé renvoyer le 27 avril 2022 par le biais de la Haute Autorité de la Communication (HAC), deux médias français au service de l’Elysée, dédiés à la propagande et à la désinformation ; il s’agit de RFI et de France 24, pour leurs accusations répétées, à l’endroit de nos Autorités et désignant les FAMA, comme des forces d’exactions sommaires sur les populations civiles au Nord et au Centre du Pays. Une mythomanie grotesque, digne d’un autre siècle et semblable à celle à laquelle s’adonnait la Radio « Mille Collines » au Rwanda, célèbre pour ses appels au génocide contre la tribu Tutsi.

C’était extrêmement grave, qu’elle ne pouvait être tolérée par les Autorités de la Transition, soucieuses de préserver à tout prix, l’unité nationale et la cohésion entre toutes ses communautés. Le renvoi de ces médias, a été vivement critiqué non seulement par la France et l’Union Européenne, mais également par certains de nos compatriotes apatrides, hostiles à la Transition. Or, à pareille circonstance, tous les maliens devaient parler d’une seule voie, pour condamner les agissements de RFI et de France 24, nos pires ennemies.

Le Mali a osé ! Il a aussi osé arrêter à l’Aéroport International Modibo Kéïta de Bamako, 49 militaires ivoiriens, qualifiés de mercenaires, accompagnés d’un avion bourré d’armes de guerre et de munitions et dont l’objectif était selon les premiers éléments d’enquêtes, la déstabilisation des institutions de notre Etat. Depuis, chacun y va de son commentaire, selon sa sensibilité et ses intérêts. L’affaire a tellement pris de l’ampleur, qu’elle enflamme en ce moment, la toile par laquelle certains activistes ivoiriens véhiculent malheureusement des menaces et des injures, sous le regard indifférent des Autorités de Côte d’Ivoire. Ce qui explique la venue à Bamako ce dimanche 21 août 2022, d’une délégation forte de 30 membres, du Conseil des Maliens de Côte d’Ivoire, afin de trouver auprès de nos Autorités, une issue heureuse dans cette malheureuse affaire entre deux Pays frères au destin commun.

Enfin, le Mali a osé gros, en obtenant le vœu qu’il avait formulé en février dernier, pour le départ définitif du contingent de la force Barkhane du Mali. Chose faite depuis le lundi 15 août 2022. En plus, le Mali a interpellé la puissante France (prise flagramment la main dans le sac), devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, avec des preuves tangibles à l’appui, sur des cas de violations répétées de son espace aérien, les multiples soutiens de celle-ci aux terroristes, en logistiques (drones, avions, armes, munitions, etc.) et en renseignements. Le constat hélas amer, est là. C’était le 07 août 2022, lorsque le camp de Tessit est attaqué par les terroristes de l'État Islamique au Grand Sahara (EIGS) et aussi, tué et blessé d’innocentes populations. Tessit la ville martyre venait ainsi, d’enregistrer 42 morts du côté de nos vaillants soldats.

C’est bien en ces moments de compensions que les détracteurs de la Transition, tentent d’entamer par des dénigrements dans un ton insolent, le moral de nos troupes engagées dans les différents fronts de bataille afin de rendre aux maliens, toutes communautés confondues, leur dignité, leur honneur et leur souveraineté pleine et entière. C’est en reconnaissance aux ultimes sacrifices de notre vaillante Armée, que le Président de la Transition Assimi Goïta et son Gouvernement, ont décrété un deuil national de 72 heures, sur toute l’étendue du territoire national à partir du jeudi 11 août. Plus que jamais, le Mali a aujourd’hui besoin d’un sursaut national autour de son Armée qui monte en puissance grâce aux nouveaux équipements acquis dans le cadre d’une coopération franche et dynamique avec la Russie. En illustre, la cérémonie de remise à l’Armée Nationale, d’avions aéronefs et d’équipements, par le Président de la Transition, le mardi 09 août 2022.

Pour une fois encore, certains de nos compatriotes apatrides et certaines presses étrangères, n’ont pas manqué de qualifier nos aéronefs, de « vieilleries » ou de « carcasses des années 80. » Mais où est le patriotisme de ces maliens, cette vertu morale nous oblige tous, à avoir de l’Amour pour la Patrie et la volonté de la défendre en tout temps et en tout lieu. Il est maintenant temps que ces apatrides apprennent à respecter la République et à vivre avec elle car nous n’avons d’autre terre que le Mali, notre mère-Patrie.  Pour toutes ces actions salvatrices entreprises par les Autorités de la Transition avec à leur tête le duo imperturbable et inflexible Assimi-Choguel, on peut dire sans risque de nous tromper que le Mali a vraiment osé, en croisant le fer, en dépit de sa situation difficile et complexe, à laquelle il a réussi à s’adapter avec une résilience soutenue. Le Mali trace ainsi, pour l’Afrique et les africains, la voie à suivre pour la libération et l’indépendance vraie ! De quoi sera fait demain ? Le temps nous le dira.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur-Ensup/ Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Que devient  le PM Choguel  Kokalla Maïga ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/que-devient-le-pm-choguel-kokalla-maiga-2988838.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 14:45:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Des semaines se succèdent sans aucune  de ses nouvelles. Devrait-on craindre le mal ou le pire ? Le temps est donc  venu pour clairement s'interroger à propos de ce que devient le Chef du Gouvernement du Mali ! Et pourquoi cause ? Le communiqué de son absence constatée et qui a motivé la décision de la nomination de son intérimaire, suscite des interrogations.</em>

La vérité est que le Premier Ministre Choguel Kokalla MAIGA a été remplacé par intérim  par le ministre Abdoulaye MAIGA, en charge de l’Administration territoriale, pendant tout  le temps que durera son absence. Une Absence à la Primature ?

En effet, le Premier Ministre Choguel Kokalla MAIGA n'est pas présent à la Primature, il y a déjà plus de trois semaines. Dès les premières heures de son absence constatée, des médias ont diffusé la nouvelle sur son état de santé qui serait affectée. L'hypothèse d'une attaque cardiovasculaire (AVC) avait dominé le contenu des différentes informations sur sa santé. Mais les réactions officielles émanant de ses services de communication, ont plutôt fait mention d'un repos forcé, en écartant toute idée de maladie.

À la faveur de l'annonce de ses services,  tout le monde  croyait  avoir été rassuré. Tout  le monde avait cru que la vérité était du côté de la primature. D'ailleurs, il a été remarqué que certains s'en prenaient vivement à tous ceux qui souhaitaient la meilleure santé au Premier ministre. Pour preuve, JOLIBA TV a été sévèrement critiqué pour avoir annoncé la nouvelle de la maladie Choguel. Le Parti ADMA-PASJ avait également  reçu des critiques. Que dire des citoyens qui, de bonne foi, ont pu souhaiter Meilleure santé au premier ministre ? Ils ont été insultés par certains partisans du Premier ministre.

<strong>Le temps de la vérité.</strong>

Oui, la vérité a fini par voir le jour. Du repos forcé, au constat de la nomination d'un intérimaire ! En vérité,  les citoyens en majorité, avaient fortement émis des réserves dès  l’annonce d'un  repos  forcé au nom duquel, CHOGUEL  KOKALLA  MAIGA  était domicilié dans une clinique. Pourquoi une clinique au lieu d'un hôtel ? Pourquoi un repos "forcé" ?

D'ailleurs,  les quelques jours qu'avaient donnés ses services de communication et soutiens, sont passés. Et aucune nouvelle de CHOGUEL MAIGA. Jusqu'à présent, personne n'a témoigné l'avoir vu. Aucun communiqué sur son état de santé.  Est-il  désormais  valide ?  Devrait-on craindre le pire ? C'est un silence total ! Et pourquoi a-t-il été remplacé par la nomination d'un intérimaire ?  Pourquoi aucune image de lui ne circule ?

Il est sûrement  temps de dire la vérité au peuple que CHOGUEL est  bien malade et même inapte pour le moment. Dans le fond,  ce silence : inquiète et même angoisse. Il serait souhaitable que  le Gouvernement aille à ses chevets et fasse  un communiqué avec des images de témoignages.

La Télévision nationale devrait faire un tour sur les lieux où se repose le Premier ministre Choguel MAIGA afin de rassurer l'opinion publique nationale et internationale. Même une image du Président de la Transition au  chevet   de son Premier ministre,  mettrait certainement  fin aux débats  contradictoires autour de la santé de CHOGUEL MAIGA !

<strong>Que devient-il exactement ?</strong>

Serait-il au Mali ou évacué ailleurs hors du pays ? Les maladies  cardiovasculaires  sont  très dangereuses. Elles peuvent paralyser la victime. Pire, elles peuvent la  tuer. Mais si les Hautes Autorités ont pris la décision de nommer un intérimaire, personne n'aurait  tort  de penser à la gravité de la santé du Premier ministre.

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : « Affaires 49 soldats ivoiriens » : Sachons raison garder !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-affaires-49-soldats-ivoiriens-sachons-raison-garder-2988833.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 14:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis plusieurs jours, des associations religieuses, notamment musulmanes, de la Côte d’Ivoire et du Mali  sont à la manœuvre pour rapprocher  les deux autorités en vue d’un règlement idoine et définitif de la crise née de la détention de 49 soldats ivoiriens  (désormais inculpés par la justice malienne pour faits de « mercenariats »).  Cette intermédiation des religieux, même si elle a tardé à venir,  est la chose la plus merveilleuse qui puisse exister.  Elle pourrait  apporter un dénouement heureux au conflit entre les deux pays frères. Car la médiation et le dialogue constituent les outils les plus efficaces et les moins coûteux pour prévenir et résoudre les conflits  entre deux pays. C’est certainement ce que le Mali et la Côte d’Ivoire ont fini par comprendre.

Pour rappel, les négociations entre les délégations maliennes et ivoiriennes, entamées, depuis plus d’un mois, sous l’égide du président togolais, Faure Gnassingbé,  n’ont hélas pas pu aboutir. Alors que le ton de la communication, entre Bamako et Abidjan sur « l’affaire  des 49 soldats ivoiriens »,   s’était considérablement durci.  Les Videomen, au service certainement des deux gouvernements,    s’adonnant à   des propos  injurieux contre les dignitaires ivoiriens et maliens.  Jusqu’à ce qu’il est à  redouter  que l’escalade verbale  entre les deux pays ne dégénère  en conflit armé. Cela,  même si les  Gouvernements  des deux pays n’ont jamais  cessé  de se rencontrer en coulisses. Ce qui est encourageant voire rassurant.

D’ailleurs, l’espoir  d’un règlement diplomatique se profile toujours à l’horizon par  l’arrivée en scènes de Macky  Sall  comme médiateur. Le  président  sénégalais et président en exercice de l’Union Africaine (UA)   s‘est récemment rendu en visite de travail au Mali.  Il  a évoqué,  sans langue de bois,  la fâcheuse « affaire des 49 militaires ivoiriens » désormais  mis sous mandat de dépôt par les autorités judiciaires maliennes. Macky Sall a aussi demandé au Président de la Transition de libérer les militaires ivoiriens au nom de la solidarité africaine et surtout sous- régionale. Beaucoup d’observateurs et d’analystes politiques estiment  qu’il pourrait influer sur la position respective des deux parties afin qu’elles puissent parvenir à régler à l’amiable leur différend.  Nous osons bien l’espérer.

C’est une  évidence ! Autant, « l’affaire des 49 soldats ivoiriens » n’a fait que   tendre davantage  les relations entre les deux pays frères, qui étaient déjà empreintes d’une grande  méfiance (tant l’opinion publique malienne  avait beaucoup suspecté le président ivoirien d’être le principal instigateur de l’embargo  économique et financier qui pesait sur leur pays), autant, il faut se convaincre que la Côte d’Ivoire et le Mali (liés par l’histoire et la géographie mais aussi par le sang) vont finir, tôt ou tard, par conclure un accord convenable  pour définitivement solder cette crise politico-militaire. Il faut donc savoir raison garder !

De toute façon, la tradition africaine oblige les parties conflictuelles  à s’asseoir sous l’arbre à palabre pour résoudre  pacifiquement  leurs  différends. Quelles que soient leur nature et leur  importance ! Alors, pourquoi le Mali et la Côte d’Ivoire n’useraient-ils  pas du dialogue et de la  médiation ? Les deux Etats feront ainsi  l’économie d’un  conflit  armé dont aucun des deux  ne sortirait  d’ailleurs gagnant. Alors, il faut que le dialogue et la médiation continuent de  prévaloir  dans cette crise  des 49  soldats qui les oppose !

D’autant que  l’histoire des  relations conflictuelles entre les Etats nous ont constamment enseignés que  la médiation et le dialogue ont  toujours fini à aplanir leurs divergences. Tant, les deux moyens ont  toujours constitué  les outils les plus efficaces et les moins coûteux pour prévenir et résoudre les conflits  entre deux pays. Le Mali et la Côte d’Ivoire vont  raisonnablement en user. Vivement donc un  accord  entre le Mali et la Côte d’Ivoire afin que les populations des deux pays puissent à nouveau  se livrer fraternellement  à leurs activités transfrontalières !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Départ de Barkhane :  Des maliens se prononcent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/depart-de-barkhane-des-maliens-se-prononcent-2988832.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 14:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Présentes  au Mali depuis le 11 janvier 2013, dans le cadre d’abord de l’opération « Serval », pour libérer le pays de l’invasion « jihadiste » et rebelle,  ensuite de Barkhane  le 1<sup>er</sup> août  2014, pour lutter contre le terrorisme,  les forces armées françaises ont certainement failli dans leurs missions. A telle enseigne que leur présence n’était  plus souhaitée par les autorités de la Transition. Après neuf ans de mission infructueuse, Barkhane  a donc été contrainte de plier bagages du Mali.   Les derniers  soldats français y ont officiellement quitté le lundi 15 août 2022.  Votre hebdomadaire préféré « Le Pélican » a jugé nécessaire d’interroger des citoyens pour savoir leur opinion par rapport à la décision. La majorité des  personnes interrogées habitent essentiellement Tombouctou et Gao (les zones où Barkhane était principalement basée). Le constat est clair et net, les maliens ne voulaient plus  de la présence de la force française  et s’en réjouissent de son départ du territoire national. Lisez les avis des uns et des autres ! </em>

<strong>Selon Amadou Bocar Kanfo, juriste de formation et originaire de Tombouctou</strong>, ce départ est une très bonne chose. Il se réjouit vraiment que la force barkhane ait quitté le Mali. « La force barkhane peut être considérée comme un allié des terroristes. Ce sont des alliés qui agissent ensemble mais la France se cacherait derrière leurs véritables activités qu’elle  mène au sein du pays. La récente attaque du camp militaire malien de Tessit a entraîné une incompréhension au niveau national et international, vu le nombre des militaires maliens qui sont morts lors de cette attaque. La force barkhane serait à l’origine de cette attaque en complicité avec les terroristes » opine-t-il.  Il  ajoute : « Quand on remonte en arrière, dans les années 2018, 2019,2020, il y a un grand nombre de villages qui ont été envahis par les terroristes. Lors de ces envahissements, où il y a eu des carnages du côté des militaires maliens, des civils, des femmes enceintes et des enfants, il a manqué l’appui aérien de barkhane envers nos militaires.

La France, pour dire la force barkhane,  ne jouait  pas du tout le rôle pour lequel elle était  présente chez nous. Donc, son  départ est une très bonne chose. A un moment donné, le Mali avait interdit à tout autre pays son espace aérien mais barkhane a violé plusieurs fois cette injonction. Nous avons plusieurs preuves sur ces gens-là. Son départ du  Mali ne suffit pas  mais la barkhane doit retourner  en France. Le Niger, le Burkina Faso, le Tchad, la Côte-d’Ivoire etc. doivent chasser également les militaires français. Car, ils ne font absolument rien pour améliorer la situation sécuritaire de nos pays. Ils étaient ici  pour  l’aggraver. Ils n’ont rien servi ».

<strong>Mohamed Ousmane Cissé, est le Secrétaire à l’information du «  Collectif Tombouctou Réclame ses Droits » et président du Club des Lecteurs de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako (ENSup).</strong>  D’après lui, « Le départ de barkhane du Mali, en tant que ressortissant nordiste, nous ne pouvons que saluer cela. Si les militaires français sont venus, c’est suite à la crise sécuritaire du nord de notre pays qui s’est déclenchée depuis  2012. Depuis ce temps, les militaires français à travers l’opération Serval puis barkhane sont censés protéger, lutter, aider, libérer, aux côtés des FAMA,  les régions du Nord-est de notre pays contre les terrorismes afin de restaurer la paix. Mais nous avons constaté que la crise a subsisté. Elle s’est plutôt aggravée du jour au jour, d’année en année. S’ils n’apportent pas de résultats concrets, d’évolution à la situation sécuritaire du Mali, il est de ressort de la population de demander leur départ. Surtout que ces militaires français seraient financés par l’Etat malien.  L’opération « Serval » qui a libéré  Konna,  n’a pas été jusqu’au bout pour libérer Kidal. Simplement, parce que la  France avait  la  volonté de s’installer définitivement au Nord du Mali afin d’y contrôler le sous-sol de cette zone très riche en ressources minières et d’hydrocarbures ».

<strong>Selon  Ibrahim Djitèye,  élève à Tombouctou, </strong>joint par téléphone,  « Le départ  de barkhane  au Mali est une belle option pour le gouvernement malien. Cela va contribuer à l’amélioration de la sécurité  sur toute l'étendue du territoire national. Je crois que c’est une bonne chose. Parce que ça permettra à ce  que la population puisse avoir confiance en son armée. Alors déjà les résultats de nos soldats sont bons depuis  la fin de la coopération militaire avec la France. Je pense que le Mali avait  commis  une grave erreur en nouant  un partenariat  militaire avec son ancienne puissance  coloniale. Depuis plusieurs années,  la France n’a joué  que le rôle  du pompier-pyromane ».

<strong>Drahamane Cissé est  enseignant à Tombouctou</strong>. Il a aussi été  joint par téléphone.

« Je pense que le départ du Mali de la force française Barkhane est  une bonne chose dans le sens où cette force, après neuf  ans de présence, n'arrivait  pas à s'acquitter de sa mission première qui est de sécuriser le Nord du Mali. Depuis sa venue,  jusqu’à son départ, on n'arrivait  pas à percevoir une grande avancée en terme de sécurisation de la population encore moins une nette diminution des attaques terroristes au Mali. Encore qu’elle est fortement soupçonnée, par la majorité des populations, d'être derrière plusieurs attaques des rebelles et de soutien au MNLA (Mouvement National de Libération d’Azawad).

Nous pensons que le temps nous donnera raison après leur départ. Car dès à présent des preuves sont en train d'être recueillies sur leur supposée implication en faveur des rebelles et terroristes contre les FAMAs  dans cette guerre imposée au Mali. Donc de toute évidence,  le Mali se portera  mieux sans cette force Barkhane. Nous faisons confiance à nos FAMAs et nous sommes convaincus qu'ils seront en mesure de sécuriser le territoire national et de mettre fin à cette guerre que nous ne voulons plus. Nous commençons d'ailleurs à connaître les premiers résultats avec la montée en puissance de notre armée depuis le départ de Barkhane », nous a confié Drahamane Cissé.

<strong>Ousmane MOHAMADOU</strong> est facilitateur de « l'Association des Jeunes Pour le Futur(AJF).  Il est aussi Secrétaire à la jeunesse et aux sports du parti Rassemblement pour la Justice et le Progrès (RJP)-Bureau national. Il est originaire de Gao. D’après lui : « Le départ de la force Barkhane est un soulagement pour les maliens. Ce départ est un nouveau vent de liberté et d'espoir. Nous nous rappelons tous que l'espoir qu'a suscité l'arrivée de la force  Serval  mue en Barkhane .Cet espoir a cessé d'animer les maliens lorsque la force  serval avait  interdit la rentrée à Kidal à l'armée malienne. Les français avaient démontré en ce moment un double jeu, en se révélant protectrice  de la rébellion CEMA (Coordination des Mouvements de l'Azawad).

Barkhane sur le sol malien mettait  en cause notre souveraineté, car empêchait  notre armée de jouer pleinement sa mission régalienne. La force Barkhane faisait ce qu'elle voulait sur notre territoire et cela était inadmissible. Elle collaborait  avec les terroristes au détriment de notre armée. Le départ de Barkhane est vraiment une opportunité pour les Famas  de se remettre en cause, de se corriger, pour être plus performante, mieux équiper, se former....

Le départ de Barkhane offre au Sahel, en général et au Mali en particulier, l’occasion de mieux s’organiser militairement. Cela, en sachant que la lutte contre le terrorisme demande une synergie   des forces armées des différents pays du Sahel, par exemple : le partage de renseignement. Il faudra, tout de même reconnaitre que la présence de Barkhane a permis de neutraliser  des terroristes, construire  des écoles, creuser des forages, des camps militaires transférés à nos FAMAS lors de son départ ».

<strong>Sabane Ahmadou Touré</strong>, il est diplômé en Sciences Humaines et Sciences de l’Education et Enseignant de formation.

Pour lui : « Les français étaient  venus dans le seul but de piller les ressources du  Mali que de  l’aider. Plus mal, la France mobilisait tous ses moyens pour semer la zizanie entre les maliens. Elle fournissait  aux  bandits des armes pour déstabiliser le Mali afin de pouvoir s’éterniser sur le sol malien.  Personnellement,  je crois que si quelqu'un vient t'apporter son aide, juste après il doit partir. Mais la France voulait rester. Le départ de la France est une bonne chose pour le Mali. Par ce que c'est une occasion pour les militaires maliens de s'affirmer sur le champ de batailles et gagner la confiance du peuple. Ensuite, montrer au monde entier que sans l'aide militaire de la France et de l'Europe le Mali  peut se défendre comme il l'a toujours fait ».

<strong>Abdramane Hamidou Maiga dit Adouma</strong> est Agent de Santé, chargé de Nutrition. « Je peux dire qu'aujourd'hui la situation que vit le Mali, après le départ de barkhane,  est une bonne chose. Car, les puissances occidentales ne visent que leurs intérêts en Afrique précisément au Mali. Nous sommes victimes de la richesse de notre sous-sol, ils ont réussi a manipulé une partie de la population à qui ils ont fait croire une indépendance imaginaire. Les Français, sont à l'origine de la déchirure du tissu sociale au Mali. Ils ont  créé  des  tensions  au sein de nos populations », opine-t-il.

<strong>Enquête  d’opinion réalisée  par  Bata Kamissoko (stagiaire) </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Terrorisme et Djihadisme au Mali :  Ménaka fortement menacée mais les FAMAS veillent au  grin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/terrorisme-et-djihadisme-au-mali-menaka-fortement-menacee-mais-les-famas-veillent-au-grain-2988086.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 09:42:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Actuellement, les nouvelles de la menace  djihadiste  sur la ville de MENAKA,  circulent  grandement. Et ce n'est pas la première fois que la région de MENAKA soit sous la terreur djihadiste, terroriste  et  d’autres criminels hautement dangereux. C'est d'ailleurs à l'image de plusieurs régions du pays, tristement sous influence djihadiste. En vérité, la  question n’est plus de savoir si les terroristes et djihadistes  sont au Mali et y sèment la terreur.

En effet, le Mali souffre  bien du terrorisme et du djihadisme  depuis 2012-2013. L'on sait  aussi  que pendant les  années 2012-13, ils ont occupé  les 2/3  du territoire national (tout le septentrion).Ils s’étaient installés  dans  plusieurs régions dont : Kidal, Ménaka, Tombouctou, Gao et une partie de Mopti.

Actuellement, ils continuent   d’y sévir  en volant, pillant les biens des populations.  De même qu’ils continuent de  tuer  et blesser   des  civils et militaires. Les conséquences de leur présence sont  énormes. Ces zones  septentrionales sous menace souffrent de  l'absence de l'autorité de l'État par  l'exclusion de toute l'administration.

Face à ces criminels, les autorités maliennes  sont en train de déployer   tous les moyens  militaires pour les combattre.  Elles  œuvrent  inlassablement  pour   prendre le relais   des  grandes puissances du monde et l'ONU dont leurs interventions, dans la lutte contre  le terrorisme, n'ont  jusqu'à présent  pas donné de  résultats concrets.

L'autorité de l'État et l'administration n'ont pas encore été déployées dans ces régions citées. Alors que, de  son côté, les forces de défense et de sécurité, multiplient quotidiennement  les interventions pour traquer les groupes terroristes  partout sur le territoire national.

La volonté des FAMAS  est  nettement reconnue et appréciée de tous. Et depuis  l'avènement de la transition, seule l'armée a  reçu  les remerciements et honneurs de la population malienne et africaine. Mais  la nature de la guerre contre les terroristes et djihadistes  est  telle qu'il n'est pas facile de vite les neutraliser. C’est une guerre à  symétrie, où ces criminels  se confondent aux populations. Raison pour laquelle  les attaques de ces derniers mois, ont  beaucoup  endeuillé  toute la nation.

Toutefois, il faut  reconnaître  la force et la puissance de l'armée malienne  dans  ses interventions. Des résultats sont nettement  salutaires sur le théâtre des opérations.  La nouvelle de la menace de la ville de Ménaka  suscite  actuellement   la panique et la peur  au sein des populations. Lesquelles,  fortement menacées,  ont  lancé l'alerte. Et puisque la région de Ménaka est régulièrement ciblée, certains en donne  plusieurs  explications  et même  des propositions.

" Le cas Ménaka  est une  véritable  épine dans les  souliers  de ceux (groupes armés) qui nous ont entraînés dans la situation d’insécurité. Il y  a de nouveaux acteurs hétérogènes sur le terrain, qui sont venus  totalement  changer  le  rapport  de  force.

Les faibles qu'ils étaient hier, sont devenus à partir du jeu  des combinaisons, les plus forts et maîtres absolus  avec  des méthodes peu  orthodoxes comme des  enlèvements  de bétail, des assassinats,...." confirment  en privé  certains habitants de la région. Aussi, proposent-ils, que  seul, un débat contradictoire  avec  ressortissants  impliqués  ou non à quelques  degrés  que ce soient, permettra de mieux élucider la situation de MENAKA.

Certes, l'inquiétude  et la panique  sont palpables, mais  les plus Hautes  Autorités  travaillent  à  ce que la vie  des populations  de  la région soit préservée. A cet effet, les forces de défense et de sécurité sont bien en alerte.

Que DIEU bénisse et protège le Mali !

<strong>Monoko Toaly, Expert  en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tarifs officiels des   produits de première nécessité :  Les détaillants réfutent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tarifs-officiels-des-produits-de-premiere-necessite-les-detaillants-refutent-2988082.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 09:39:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Des produits de première nécessité (sucre, huile, farine de blé, céréales…) demeurent à la hausse au Mali. En dépit de l’injonction du Gouvernement qui oblige les commerçants détaillants à respecter  sa tarification plafond  officielle, ceux-ci continuent de céder leurs marchandises aux consommateurs à un prix prohibitif. </em>Pour comprendre le phénomène, <em>« Le Pélican » est donc  allé voir de visu.</em> <em>La conclusion  de notre  petite enquête, auprès de plusieurs commerçants semi-grossistes et détaillants  et consommateurs dans certains quartiers du District de Bamako et de la Commune du Mandé, revèle que les détaillants réfutent la tarification officielle. La synthèse !</em>

En effet, malgré  la décision prise par les Autorités de la Transition,  fixant une tarification plafond  sur certains produits de première nécessité (<em>sucre, huile, farine…)</em>, les consommateurs continuent de payer cher.  Alors que les commerçants détaillants et semi-grossistes  se défendent  qu’ils payent  eux aussi chères  leurs marchandises auprès des grossistes.

Selon F.K, commerçant semi-grossiste à Kabalabougou, il achète la tonne de riz brisé à 475 000 FCFA chez les grossistes. Ce prix équivaut à 475 FCFA le kilogramme. Alors que, le Kilogramme du riz est revendu à 500 FCFA ou 450 FCFA en fonction de sa qualité. Il gagnerait ainsi  très peu lorsqu'on soustrait les frais de  transport, le poids perdu et le prix  des sachets  d’emballage pour livrer aux clients.

Il achète le sac du maïs souvent à 30 000 FCFA soit à 29 000 FCFA pour le revendre  à 450 FCFA le kilogramme quand c'est brisé sinon à 350 FCFA. Le mil brisé vendu à 450 FCFA et le non brisé à 400 FCFA. Il paye  à  44 000 FCFA le sac du riz,  à 25000 FCFA, le sac du maïs.

À Sébénikoro marché, un semi-grossiste dit qu'il achète le sac du riz brisé à 29000 FCFA et le  revend à 400 FCFA, le riz fumé,  acheté  à 24500 FCFA  le sac,  est revendu  à 550 FCFA le Kilo. Il achète le kilogramme du maïs à 350 FCFA pour le   revendre  à 400FCFA à ses clients.

Les clients et clientes que nous avons  pu interroger  confirment qu'ils les achètent aux différents prix indiqués par les commerçants enquêtés. Le sucre est à 700 FCFA le kilo, le litre d'huile à 1300 FCFA.

Le bidon d'huile importé est acheté  par les détaillants de Sébénikoro à 24 000 FCFA ; mais le bidon d’huile locale  (celle  fabriquée  au Mali)  est acheté à 23 000 FCFA. Le litre est vendu entre 1250 et 1300 FCFA aux clients. Le bidon d'huile se vend à 25 000 FCFA d'après une dame qui affirme que les prix de toutes  les denrées ont grimpé en ce moment.

Au marché de Wolofobougou,  le kilogramme du sucre est  à 1300 d'après une cliente alors qu'un commerçant détaillant dit avoir renoncé à la vente du sucre par kilogramme de peur de  violer la consigne donnée par les autorités. D'après lui, le sac du sucre est acheté chez les grossistes à 32 000 FCFA ou à 33000 FCFA.

Après avoir sillonné les différents marchés de Bamako, nous constatons que les prix indicatifs plafonds ci-après : riz brisé 1kg: 375 FCFA, sucre locale : 500 FCFA, sucre importé: 600 FCFA, huile locale 1l : 1000 FCFA, huile importé 1l: 1200 FCFA ne sont pas du tout  respectés par  commerçants détaillants.

Ceux-ci se défendent  en disant que ces denrées  de première nécessité  leur fournies  très chères par  les grossistes. Une quantité de détaillants ont refusé de répondre r à nos questions. Quoi qu’il en soit, il faudrait que les détaillants prennent des précautions pour se conformer à la tarification officielle. Le Gouvernement leur recommandé de réclamer des factures à l’achat, eux-mêmes devant fournir des factures à leurs clients. Certainement, cela permettra de situer la responsabilité des uns et des autres. A bon entendeur, salut !

<strong>Enquête réalisée par Bata Kamissoko (Stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Une très mauvaise décision !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-tres-mauvaise-decision-2988079.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 09:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali  va  intégrer dans son armée 26 000  « ex-combattants »  issus des rangs  de la CMA et de la Plateforme, conformément à un accord conclu avec les dirigeants des  deux mouvements armés du Nord du pays. C’est la décision prise ce vendredi 12 août 2022, à l’issue d’une rencontre  entre les  parties signataires de l’Accord de paix et de réconciliation dit d’Alger. Une très mauvaise décision pour de nombreux compatriotes, acteurs politiques  et analystes. Ceux-ci considérant que ce n’est, ni plus ni moins, qu’une prime à l’impunité  que l’Etat du Mali est en train d’accorder aux mouvements armés.  Qui ont œuvré  pour la désintégration de  leur propre pays,  en assassinant froidement des soldats de l’armée régulière et des populations civiles innocentes.

C’est un secret de polichinelle : les « ex-combattants » (le sont-ils vraiment ?)  sont très probablement à l’origine de ce qu’est le Mali d’aujourd’hui. Pour cela, ils doivent  d’abord  répondre de leurs crimes devant les tribunaux nationaux avant d’être pardonner et réinsérer dans la mère Patrie. Les victimes et leurs ayants droits attendent  impatiemment que justice soit faite pour pouvoir éventuellement pardonner.  Tout processus contraire,  ne saurait apporter la paix et la réconciliation dans notre pays.

Toutefois, c’est le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga, naguère  foncièrement opposé à cet accord dit d’Alger,  en l’occurrence  dans  ses termes qui traitent de  l’insertion des ex-combattants, qui  présidait   cette  réunion, en compagnie  de plusieurs partenaires du Mali, dont le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Chef de la mission de maintien de la paix au Mali, El Ghassim Wane, ainsi que de nombreux  ambassadeurs accrédités dans notre pays.  Par cet acte, le PM  s’est clairement dédit. D’ailleurs  pourquoi maintenant,  cette insertion des « ex-rebelles », alors que l’Accord d’Alger, quasiment devenu caduc en sept ans d’existence, peinait  à s’appliquer ?

Signé en 2015 par le gouvernement malien (« couteau à la gorge ») avec  les mouvements « ex-rebelles »  du nord du pays à dominance touarègue (pro-indépendantistes regroupés actuellement au sein de la CMA)  et la Plateforme ( également à dominance touarègue mais considérée comme pro-gouvernementale),  l’<strong>accord de paix et de réconciliation  dit d'Alger</strong> a prévu un processus de cantonnement des combattants des mouvements signataires en vue de leur intégration à la fonction publique, en l’occurrence au sein de Forces Armées. Cette  réinsertion devant survenir à l’issue de  leur « <em>Désarmement et  Démobilisation »</em>.

Pourtant, jamais une  des Puissances dites  garantes dudit accord,  n’aurait  acceptée intégrer des éléments rebelles  dans son  armée. La  France n’a-t-elle  démontré cela ?  Lorsqu’elle a été confrontée à la sécession des Basques et des Corses, ses dirigeants ont toujours considéré   les combattants indépendantistes de  terroristes. Comme telle, elle n’a jamais  négocié avec eux,  encore moins leur promettre une quelconque ’intégration de leurs combattants dans l’armée française.

Pour cette même raison que  l’Accord d’Alger,  dans sa globalité,  est dénoncé par une majorité de nos compatriotes (dont on a d’ailleurs jamais consulté par le biais de référendum pour se prononcer  pour ou contre) !  Les maliens  n’oublient pas que les éléments rebelles ont commis des atrocités sur des soldats de l’armée régulière. Ces crimes doivent  d’abord être jugés. D’ailleurs,  pourquoi le Gouvernement de Transition militaro-civile accepte-t-il d’appliquer  cette réinsertion  maintenant, alors qu’il est à  dominance militaire ?

Le présumé désarmement des « ex-rebelles »  n’est qu’un bluff. Puisque Kidal est,  au vu et su de tous,  administrée par la « CMA ». Elle   échappe  depuis 2012 à Bamako. C’est  bien un Etat dans un Etat. Qui dispose de forces combattantes lourdement armés, alors que les éléments devant être insérés ont été sélectionné sur la simple base  qu’ils détenteurs d’un fusil  et qu’ils appartiennent à un mouvement armé. Qu’en est-il alors de toute armenda de la CMA  déployée dans Kidal ?

De notre point de vue, l’insertion des « ex-rebelles »  au sein de l’armée régulière,  n’est pas la panacée  pour ramener la paix et la réconciliation  au Mali. Nous prenons donc  la lourde responsabilité  d’opiner  que c’est la  très mauvaise décision que la Transition n’ait jamais prise.  D’autant qu’elle va hélas consacrer dans un avenir proche la partition  de la patrie. Le présumé désarmement des « ex-rebelles »  n’est qu’un bluff. Kidal, réellement administrée par la « CMA »,  n’échappe-t-elle  pas  depuis 2012 à Bamako ?

Permettre la création d’une  « armée reconstituée », composée essentiellement de touaregs et arabes (à 80%), aux côtés de l’armée régulière (20%), qui sera basée dans les régions septentrionales de notre pays, serait une véritable aubaine pour  les séparatistes. Lesquels  pourraient constituer, sans frais,  leur entité politique indépendante. Qui  serait dotée de ses propres forces de défense et de sécurité pour garantir l’intégrité du territoire.  Surtout que l’on présume  que  la nouvelle Constitution en création va se conformer  aux  dispositions  de l’accord dit  d’Alger.  Ce faisant,   les présidents de Région  au Mali seraient élus au suffrage universel. Ce qui permettrait aux régions septentrionales de se détacher légalement de la mère patrie.

Œuvrons donc pour   que cette nouvelle Constitution ne parvienne pas  à être votée. C’est  certainement la condition sine qua non  afin que notre <strong> pays  </strong>demeure : <strong>Un  et Indivisible</strong> !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Flambée des prix : Le Gouvernement doit arrêter l’inflation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/flambee-des-prix-le-gouvernement-doit-arreter-linflation-2986357.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 07:35:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis plusieurs jours, nous assistons au renchérissement des produits de première nécessité : sucre, huile, céréales etc. Tout a augmenté et les populations sont excédées. Voilà que le tarif des Transports vient à son tour de s’envoler, cela pour la deuxième fois, après la deuxième augmentation du prix des carburants. En dépit de cette triste réalité, le Gouvernement, à part quelques tentatives d’assurance donnée par la Direction Générale du Commerce et de la Concurrence, semble insensible et muet. Avant que les choses  ne dégénèrent, il faut instamment qu’il  prenne des mesures idoines pour arrêter cette inflation galopante.</em>

<em> </em>

Que ça devient dur  et même très dur pour les consommateurs maliens. L’embargo est levé  mais les prix ne cessent de flamber ? Le sucre est devenu  une denrée  très chère, de plus en plus rare et inaccessible à la majorité des consommateurs maliens. Il est  38 000 FCFA le sac de 50 kg. Le  constat dans les quartiers de Bamako est que l’on ne peut plus l’acheter. Dans certains endroits de la capitale, le kilo est vendu à 750 FCFA, voire 800 FCFA. Hors de Bamako, on apprend qu’il faut 1000 FCFA, notamment dans certains villages pour se procurer 1 kg de sucre. Outre cette flambée, il n’est pas surprenant de voir des dizaines de boutiques manquer de sucre. Si certaines de ces boutiques ont des difficultés d’approvisionnement, d’autres ont préféré s’en passer compte tenu du prix exorbitant.

Le litre d’huile, naguère autour de 800 FCFA, s’achète maintenant à 1500 FCFA. Il est fort probable qu’avec la spéculation, que le litre d’huile les 1500. Le prix du lait en poudre est augmenté du tiers. Il est désormais cédé à 3000 FCFA. Le prix de l’ensemble des condiments ne cesse d’augmenter. Tout s’augmente. Quid de l’essence ? Avec la dernière augmentation, l’essence est vendu dans les stations autour de 1000 FCFA le litre. Le Gasoil suit légèrement autour de 950 FCFA. Cela s’est répercuté sur les tarifs des Transports intra-urbains et interurbains.

En l’espace de trois mois, les prix du transport ont connu une 2<sup>e</sup> hausse exagérée. Le prix du ticket Bamako-Kayes est vendu actuellement  à 14 000 F contre 12000F soit une augmentation de 2000 F.  En l’espace de 3 mois, Kayes a connu plus de 4500 F CFA d’augmentation.

Le tarif du voyage, entre  Bamako-Sikasso, passe de 7000 F à 8000 F CFA, idem pour Bamako-Koutiala. Le billet Bamako-Ségou, un des axes les plus fréquentés est désormais vendu à 5500 soit 500 F CFA de rajout. En espace de trois mois, l’on constate une augmentation de 2500F sur ce tronçon.

Le voyage Gao-Bamako coûte aux citoyens 35 000 F CFA soit 5 000 F d’augmentation aveugle. Les transporteurs ont fait une augmentation de 1000 F sur l’axe Bamako-Nioro soit de 9 000 F à 10 000 F CFA. Pour Nioro, d’avril à aujourd’hui, le syndicat a procédé à une augmentation de 3000 F.

Le niveau international n’est pas resté en marge. Ainsi, Bamako-Abidjan passe de 30 000 à 35 000 F CFA soit 10 000 FCFA pour les deux phases d’augmentation. Bamako-Conakry, lui connait un rajout de 3000 F CFA soit 33 000 F CFA etc.

&nbsp;

<em>En dépit de cette triste réalité, le Gouvernement, à part quelques tentatives d’assurance donnée par la Direction Générale du Commerce et de la Concurrence, semble insensible et muet. Avant que les choses  ne dégénèrent, il faut instamment qu’il  prenne des mesures idoines pour arrêter cette inflation galopante.</em>

<em> </em>

<em><strong>Falaye Keïta</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Emmanuel Macron, pyromane et donneur d’ordres :  Ses desseins funestes contre  l’Afrique et le Mali, voués à l’échec !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/emmanuel-macron-pyromane-et-donneur-dordres-ses-desseins-funestes-contre-lafrique-et-le-mali-voues-a-lechec-2986354.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 07:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>En 2017, Emmanuel Macron, est élu Président de la République française avec 66% des suffrages, puis réélu en avril 2022 avec 58,55 % des voix. Malgré cette expression populaire, il est celui qui détient le record d’impopularité des Présidents de la V<sup>e</sup> République, même si sa popularité avait rebondi pour un tant soit peu en France. Son manque de maturité politique suffisante, de pragmatisme et de vision à long terme pour l’Afrique, etc., ont fait basculer la politique extérieure française vers la débâcle, le fiasco, qui fait dire à nombre d’observateurs que jamais la France n’a connu à ce qui ressemble à une descente aux enfers.</em>

<strong>Les principaux faits qui ont basculé la politique française de Macron vers la débâcle </strong>

Beaucoup de faits expliquent l’échec de la politique française sous Macron, en Afrique et singulièrement au Mali. En effet, en août 2020, Ibrahim Boubacar Kéïta, le mentor de Macron, est débarqué du pouvoir par des officiers supérieurs de l’Armée sous la direction du Colonel Assimi Goïta. Ce qui ouvre une période de Transition dirigée par Bah N’Daw et son Premier Ministre Moctar Ouane (septembre 2020-mai 2021). Puis arrive le 24 mai 2021, la Transition dite de Rectification qui change de main et de système, sous le leadership de Assimi Goïta, nouveau Président de la Transition et de son tout nouveau Premier Choguel Kokalla Maïga. Ce que la France appelle « le coup d’Etat dans un coup d’Etat ».  Depuis, le Président Macron multiplie ses coups bas, ses invectives, ses discours incendiaires, discourtois, haineux et diffamatoires à l’endroit des nouvelles Autorités qu’il qualifie d’illégitimes et d’irresponsables. Tout cela intervenait au moment où ces Autorités qui, après avoir constaté l’échec de neuf ans de présence des forces étrangères (Barkhane, Takuba, MUNISMA), pour la sécurisation et la stabilisation du Mali, décident alors, de diversifier leurs partenaires, en se tournant notamment, vers la Russie qui, a en si peu de temps, réussi à équiper et à former nos forces armées qui montent aujourd’hui en puissance contre les terroristes désormais terrorisés.

Cette décision de revirement du Mali, a entrainé la colère de la France qui annonce de façon unilatérale, son retrait du Mali. Retrait qui fera dire au Premier Ministre du Mali Choguel Kokalla Maïga à la tribune des Nations-Unies en septembre 2021 que, « la France abandonne le Mali en plein vol ». C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. A cet évènement, s’ajoute, l’expulsion en janvier 2022, de Joël  Meyer, ambassadeur de France au Mali, pour ses propos hostiles, subversifs et outrageux. Depuis, l’Elysée ne manque aucune occasion pour sermonner, vilipender et menacer les Autorités de la Transition. Aussi, les manœuvres mafieuses de l’Elysée avec les ex-rebelles de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), pour une partition programmée du Mali et avec les terroristes, pour déstabiliser le pays, ont incité les Autorités de la Transition à prendre leurs distances vis-à-vis de la France prédatrice, aux velléités néocolonialistes.

Autres ripostes des Autorités, c’est le retrait des licences de RFI et de France 24, mises à contribution par l’Elysée, pour discréditer régulièrement le pouvoir en place et nos forces armées qu’elles accusent d’exactions sur les populations civiles au Centre du Mali et dans la zone de l'Office du Niger et de prétendues disparitions de citoyens mauritaniens à la frontière avec le Mali et dont la MINUSMA se donne la mission de relayer des bilans fictifs de victimes pour le compte des organisations de défense des droits de l’homme dont le seul but est de nuire l’Etat du Mali. C’est dans ce contexte de complot international, qu’interviennent la rupture avec effet immédiat, des accords de défense avec la France et ses partenaires européens de Takuba, le 02 mai 2022, leur départ du Mali et le rappel à l’ordre de la MINUSMA.

Ce qui va exacerber les tensions entre Paris et Bamako, ne laissant aucune chance à la négociation. Jamais la politique française n’a connu une telle débâcle, annonçant du coup, le début de la fin de son hégémonie au Mali. C’est un véritable camouflet diplomatique pour la France, endolorie et humiliée qui va désormais chercher à se venger, avec le concours de ses valets ou ses bourreaux de chefs d’Etat de la CEDEAO, dans l’intention de déstabiliser par tous les moyens, l’Etat du Mali et ses institutions.

<strong>Comment Macron le pyromane et ses bourreaux de Chefs d’Etat peuvent-ils arriver à leurs desseins funestes ?</strong>

Après sa réélection en avril 2022, Macron entreprend sa toute première tournée en Afrique, pendant qu’au même moment, le Ministre des Affaires Etrangères de Russie, Sergueï Lavrov, était également en tournée sur le continent. Au Cameroun, première étape de cette tournée le 26 juillet, Macron accuse, menace, dénigre et charge des régimes et des pays, notamment le Mali, où il veut mettre le feu, avec l’aide de ses exécuteurs d’ordres au sein de la CEDEAO. Il joue à la pyromanie par des discours haineux, incendiaires et cyniques. En conférence de presse avec son homologue Paul Biya, Macron dénonce avec véhémence, ce qu’il appelle « l’hypocrisie » des chefs d’Etat africains, s’adressant à ceux qui n’ont pas affiché officiellement leur opposition à la Russie en guerre contre l’Ukraine. On pourrait se demander, de quel droit s’arroge-t-il pour vouloir donner de leçon à ces dirigeants du continent ?

Au Bénin, dans une Conférence de presse aux côtés de Patrice Talon, Macron se livre à des critiques virulentes envers la Russie qu’il accuse d’être « l'une des dernières puissances impériales coloniales qui a décidé d'envahir un pays voisin, pour y défendre ses intérêts ». Macron délire car il ignore l’histoire coloniale de façon générale et en particulier, celle de l’Afrique, ses peuples et sa culture.

Dans cette Afrique où le Mali, apparait comme le berceau des grands royaumes et empires dont l’empire du Mandé, l’un des plus grands empires d’Afrique Noire, bâti au XIII<sup>e</sup> siècle. C’est aussi le seul pays en Afrique, où la diversité culturelle et les brassages ethnolinguistiques sont les mieux élaborés, les plus complets et ont le mieux réussi à contribuer à la formation d’un Etat-Nation. C’est pourquoi, il est important pour Macron, de retenir que c’est la France, puissance coloniale qui a le plus tué des africains, spolié des terres agricoles, pillé des ressources et des objets d’Arts, etc, pendant près de deux siècles. C’est encore cette France qui continue les mêmes pratiques sous le label du néocolonialisme. Macron est-il en mesure de citer un seul pays africain occupé ou colonisé par la Russie ?

Mais c’est en Guinée Bissau que la tournée d’Emmanuel Macron, le 28 juillet 2022, fut la plus amère. Elle est celle de la propension, de l’excès, de la provocation, du déni et de la tentative de diviser pour mieux régner. Tout ceci pour deux raisons essentielles, dignes d’une série à la britannique établie en deux épisodes : épisode 1, d’abord, la décision unilatérale et inopportune prise par Umaro Sissoko Embalo, de créer dans l’espace CEDEAO, une force anti-putsch, qui n’est qu’une proposition voilée, venue de Macron. Voilà une ingérence flagrante, inacceptable, une fourberie qui ne rime pas dans la logique, avec les fonctions de ce que doit être un bon dirigeant, incarnant l’humilité et la clairvoyance ; épisode 2 : un fait extrêmement grave auquel s’est livré Macron à la fois pyromane et sapeur-pompier, c’est de vouloir mettre dos à dos, des communautés au Mali qui ont vécu ensemble en harmonie, pendant des millénaires dans un creuset dit de Nation. Ainsi donc, gagné par son ambition démesurée, son orgueil et sa soif de vengeance contre le Mali, Macron accuse pour une énième fois, le Mali et les supplétifs russes de sécurité privée Wagner (qualifiés de mercenaires par la France et ses alliés sans en avoir la preuve), d’exactions « ciblant le peuple Peul, sous le prétexte de lutte contre le terrorisme ». Ces accusations mensongères et gravissimes, montrent encore s’il en était besoin, que la France n’a pas fini de ruminer son humiliation et cherche à créer le chaos, en ouvrant une brèche dans ce qu’on pourrait appeler, la guerre civile. Dans l’exécution de ces basses besognes, la France bénéficie de la bienveillance de ses marionnettes Chefs d’Etat et attend avec impatience, la grand-messe à l’Elysée. Arriveront-ils à leurs desseins funestes ?

Tout compte fait, le Gouvernement du Mali s’est indigné  des propos tenus par Macron. Il a réagi le 30 juillet, par un communiqué, lui demandant « d’abandonner définitivement sa posture néocoloniale, paternaliste et condescendante… ». Le Mali,  face à son destin, résistera à toutes les adversités et son Peuple résilient et débout sur les remparts, accompagnera les Autorités de la Transition jusqu’au bout,  quoi qu’il advienne !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur-Ensup/ Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’incident entre le Mali et la Côte d&amp;apos;Ivoire : Un sujet hautement militaire et non civil !</title>
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<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 07:20:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis que l'incident  est survenu au sujet des 49 militaires Ivoiriens, beaucoup de citoyens des deux pays en débattent. Mais certains oublient le sens profond des liens fraternels et amicaux entre les deux pays. Le Mali et la Côte d'Ivoire sont deux pays frères et surtout voisins. Les populations, de part et d'autres, sont unies par l'histoire qui fonde ces deux pays. Et leurs positions géographiques de voisinage, ont enraciné ces liens rendus, d'ailleurs très féconds de par les mariages entre les populations.</em>

La Côte d'Ivoire, pays de la Cola, a été et est encore la terre qui accueille les commerçants acheteurs, depuis l'aube des temps. D'ailleurs, il est pratiquement difficile de dissocier un ivoirien du malien et vis-versa. Les fréquentations et les brassages sont tels que, les populations des deux pays se confondent. D'ailleurs, à la faveur de l'avènement de la démocratie et surtout du pluralisme politique, les populations des deux pays, ont multiplié leurs fraternelles et amicales relations. Surtout, au niveau des affaires, de part et d'autre, les partenariats et coopérations se sont rapidement développés.

Le seul point de rivalité est celui des sports, surtout au niveau du football. Cela à l'image de l'ASEC Mimosas et AFRICA Sport d'Abidjan. Et la même image pour DJOLIBA et As Réal. Le football a toujours été le seul point obscur où les deux pays frères ne s'entendent pas sportivement. Surtout quand les Éléphants marchent sur les Aigles. Malgré tout, l'esprit sportif tient le dernier mot, dans l'espoir qu'un jour, l'Aigle puisse soulever l'Éléphant.

En vérité, jamais, l'idée d'un quelconque conflit, n'a été imaginée, entre le Mali et la Côte d'Ivoire. C'est pourquoi, ce malheureux incident, doit être mis dans son contexte purement militaire, loin des interprétations des civiles et surtout, très loin des citoyens lambda. Que savent-ils exactement des sujets d'ordres militaires ?

Les problèmes militaires ne sont pas politiques, économiques ni culturels. Seuls, les militaires savent détecter, lire et comprendre leurs codes et non les civils. Il est donc sage de savoir raison gardée et encourager les hiérarchies militaires des deux pays frères, à l'apaisement, pour éviter de mettre en péril, les liens féconds. Certains, Malheureusement, excitent et encouragent l'esprit des conflits. Ces derniers jouent pleinement le jeu de l'ignorance. Ils ne savent rien de la guerre, encore moins des conséquences qui en découlent.

Cela dit, il y a de très nombreux Citoyens très avertis et sages qui contribuent à l'apaisement. Cette voie est salutaire ! Déjà, il y a lieu de féliciter les plus Hautes Hiérarchies militaires de la Côte d'Ivoire et du Mali, qui font preuve de retenue et qui dialoguent entre frères d'armes.

La voie du dialogue étant propre à l'Afrique, la solution familiale sera trouvée pour le bonheur de tous. Vive la cohésion et la solidarité entre ces deux pays frères : la Côte d’Ivoire et le Mali,  et surtout voisins !

<strong>MONOKO TOALY Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Le Mali, l’obsession continuelle de Macron!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-lobsession-continuelle-de-macron-2986350.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 07:14:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis que les autorités de la Transition  ont choisi de substituer  à la coopération militaire française, celle d’autres pays : notamment la Russie, le Mali est devenu l’obsession première et continuelle d’Emmanuel Macron. Il ne cesse d’en parler et de vilipender les autorités maliennes. <em>Officiellement en visite au Benin, Cameroun et en Guinée Bissau, c’est le Mali et la Russie  qui ont volé  la vedette à ces pays. Ainsi son  point de presse à Bissau  a été  une autre  occasion pour qu’il fustige, comme il lui est de coutume, la coopération russo-malienne. </em>

<em> </em>

<em>Avec son laquais  bissau-guinéen Umbalo Sissoco, Macron  est encore revenu  </em>avec  ses propos  diffamatoires, haineux, subversifs contre le pays de Modibo Keïta.  Il  va jusqu’à  décréter  que  le Mali, confronté à une grave crise sécuritaire et théâtre de deux coups d'Etat militaires entre 2020 et 2021, doit être sous  la responsabilité des Etats ouest-africains. Lesquels doivent  œuvrer pour que <em>"le peuple malien puisse (...) exprimer sa souveraineté populaire"</em> et<em> "bâtir le cadre de stabilité"</em> permettant de<em> "lutter efficacement contre les groupes terroristes"</em>. Mais de quel droit ?

&nbsp;

<em>C’est vrai, il n’est pas  surprenant   d’entendre  Emmanuel Macron proférer de tels  propos contre les Autorités de la Transition malienne. Mais lorsqu’il va jusqu’à alerter </em><a href="https://www.tf1info.fr/international/afrique-cameroun-emmanuel-macron-en-visite-a-etoudi-dont-yannick-noah-est-chef-de-village-mardi-26-juillet-2227494.html">sur les présumées exactions imputées à l'armée malienne contre des membres de la communauté peul</a>he,  lors de récentes opérations, Bamako estime que le Chef d’Etat français  dépasse  la ligne rouge. Ainsi, se sont-elles  faites  le devoir de réagir, en qualifiant  ses propos « d’accusations graves ». Qui n’ont  pour motivation  que de <em>"susciter la haine ethnique" </em><em>au Mali. </em>

<em> </em>

Les relations entre Paris et Bamako se sont fortement détériorées depuis  plus d’un an. Après neuf ans de présence militaire au Mali, via l'opération Serval puis Barkhane, la France a été incapable  de lutter contre le terrorisme. Lequel n’a fait que prospérer sur l’ensemble du territoire national. C’est pourquoi, son armée,  sous l’égide de Barkhane,  a été très logiquement   poussée vers la sortie par les autorités maliennes. Qui ont choisi de renforcer  la coopération militaire avec la Fédération de Russie avec  l'arrivée de centaines d’instructeurs et l’acquisition de vecteurs aériens de dernière génération  pour l’armée de l’Air. Depuis, les FAMAS sont montées en puissance en réduisant  de milliers de terroristes et détruisant la totalité de leurs  sanctuaires dans le pays.

&nbsp;

Toutefois, ces dernières semaines, notre pays est de nouveau confronté, de manière inattendue,  à une spirale d’attentats terroristes contre ses installations militaires jusqu’au cœur même de son dispositif militaire à Kati dans la périphérie  de Bamako,  la capitale. Des actions désespérées des terroristes qui visent indubitablement à produire  des coups médiatiques pour masquer les pertes considérables qu’ils  subissent. Cependant la presse propagandiste française relaie et analyse la situation sécuritaire  du Mali de façon baisée  comme  une débandade de l’armée malienne et  une avancée  des terroristes  sur Bamako.

&nbsp;

Mais, en lieu et place de nos autorités,  le président français serait-il  l’autorité  compétente mandatée pour  mieux  défendre les intérêts du Mali et de son  peuple ?  Certainement pas ! Pour cette raison,  le Gouvernement de la Transition exige du Président Macron d’abandonner définitivement « sa posture néocoloniale, paternaliste et condescendante »  pour comprendre que  « nul ne peut aimer le Mali mieux que les Maliens eux-mêmes ».

&nbsp;

A cet effet,  le Gouvernement de la Transition  demeure  confiant. Et rappelle que « le Mali, foyer des grands empires en Afrique de l’Ouest, berceau d’une civilisation multiséculaire et pays de tolérance, repose sur sa diversité ethnoculturelle, la bonne cohésion sociale entre toutes les ethnies et les communautés qui le composent ». Ce qui est  bien une réalité. Même si ces derniers moments, il  existe une certaine méfiance entre des ethnies qui avaient tout en commun.

&nbsp;

En somme,  les intentions de l’ennemi  impérialiste et néocolonialiste  sont connues : <strong>opposer   les communautés  maliennes les unes contre les autres,  en  semant  le chaos dans notre pays  afin de permettre à l’OTAN  d’y  débarquer avec  un  mandat onusien ou non.</strong>  Mais nos populations sont majoritairement avisées.  Cette stratégie n’a certainement aucune chance de réussir si les maliens comprennent qu’il faut  s’unir sur l’essentiel : la préservation de l’unité nationale pour que leur pays  puisse continuer d’exister sur la carte du monde.  Le bateau Mali  est en train de tanguer mais il ne va certainement pas chavirer !

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Feu Djibril Naman Keita immortalisé au Mandé : La 31e promotion de  l&amp;apos;IFM de Kangaba porte son nom!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/feu-djibril-naman-keita-immortalise-au-mande-la-31e-promotion-de-lifm-de-kangaba-porte-son-nom-2985334.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 07:23:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce samedi 23 juillet 2022, dans la salle de conférence de l’Institut de Formation des Maîtres (IFM) Djimé Diallo  de Kangaba qui a refusé du monde,  a eu  lieu la cérémonie de  sortie de la 31e promotion dudit établissement. Baptisée, feu Djibril Naman Keïta, cette  promotion a comme parrain : Moulaye Oumar Haidara, président du PDES. Le thème : "Le rôle et la place de l'enseignant dans le processus de refondation du Mali",  a été débattu par les élèves-maîtres.</em>

Les jeunes frères et sœurs, notamment : Seydou Naman et Mamadou  Naman   mais aussi la veuve de feu Djibril  Naman Keïta, Ayicha Haïdara et l’oncle de la famille : Falaye Keïta, ont massivement assisté à la cérémonie de baptême. De même que l’ensemble de ses enfants conduits par leur aîné Mohamed. Le DCAP, le  Préfet, le maire de la commune de Minidian (Kangaba) et  le président du Conseil de cercle de Kangaba étaient présents.  Les élèves-maitres de l’établissement ont massivement assisté à l’évènement. Après l'installation des invités,  il a  été chanté  en coeur l'hymne national du Mali. Le public a été émerveillé par les  sketches et  les chansons produits  par les élèves-maîtres   de l'IFM.

Le DG de l'IFM,  avant tout propos, a fait observer une minute de silence en la mémoire de feu Djibril Naman Keita, " un enfant prodige du Mandé et particulièrement de son Karan natal".  Mais aussi  en la mémoire des soldats  maliens récemment tombés  par  les attaques terroristes. Il a demandé à la 31e promotion d'honorer dans leurs faits et actes la mémoire l'illustre disparu.

<img class="alignleft wp-image-2985440 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Mande-photo.jpg" alt="" width="680" height="298" />Le représentant du Chef de village a vivement salué les innombrables œuvres de feu Djibril à « Kaba » et a souhaité que les futurs maîtres servent d'exemple dans l'exercice de leur noble métier. Le représentant du Corps professoral a quasiment dit les mêmes propos. Le président du Conseil de Cercle de Kangaba, Naïdabou  Keita, a témoigné que "<em>l'illustre disparu était son compagnon de toujours</em>". Feu  Djibril Naman, d'après lui, était  un digne fils du Mandé mais notamment du Mali. Qu’il  vivait en bonne intelligence avec toutes les communautés de son pays. Qu’il avait toujours prôné l'entente avec tout le monde.

Le maire de la Commune Urbaine de Karan, dont feu Djibril Naman était le maire arc-en-ciel  plébiscité, a vivement remercié  toutes les personnes qui ont été à l'origine du choix de son prédécesseur pour baptiser la 31e promotion de l'IFM Djimé Diallo de Kangaba. Fadjimba  Keïta a fait savoir que l'illustre disparu était  aussi un fils  prodige de Kangaba. Ainsi,  a-t-il   demandé à la  31è promotion d'œuvrer  inlassablement pour avoir l'image de feu  Djibril ! Fadjimba a aussi fait des futurs maîtres et maîtresses, des citoyens d'honneurs de Karan.

Au nom de de la famille feu Djibril Naman Keita, Modibo Diabaté (le  griot et compagnon du disparu), apparemment satisfait,  a chaleureusement  remercié les organisateurs de la cérémonie, en l'occurrence ceux qui ont pris l'initiative du baptême. Puis, il  a procédé à la présentation des membres de la famille Naman Keita. Modibo Diabaté n’a pas manqué de  livrer  au public la vie professionnelle et politique de feu Djibril Naman Keita.

Le président des élèves-maîtres a vivement remercié les parents de feu Djibril Naman Keita d'avoir honoré leur demande de baptiser sa promotion du nom de leur regretté frère. Il a salué la mémoire des vaillants soldats récemment tombés lors des attaques terroristes contre  nos camps et postes militaires. Fotigui Sangaré a appelé à la vigilance  l’ensemble des maliens afin  de pouvoir aider nos forces de Défense et de   Sécurité  à traquer  les terroristes.

<strong>Gaoussou Madani Traoré,  envoyé spécial à Kangaba  / </strong>

<strong>(Encadré)  Qui était Djibril naman Keïta ?</strong>

Feu Djibril Naman Keïta était marié et père de plusieurs enfants. Il  fut  le  Directeur Administratif et Financier de Dakar-Bamako-Ferroviaire (DBF) avant d’exercer ses droits à la retraite. Il occupa quasiment tous les postes au niveau de la Comptabilité des Chemins de Fer du Mali(CFM) jusqu’à celui de Chef  Comptable.  A l’avènement de la Concession de  TRANSRAIL, il devint l’une des personnalités les plus importantes. Il était un adepte du travail bien accompli. Djibi était  un diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration-Sciences Economiques, option Gestion d’Entreprises. Il  fit plusieurs stages de Formation et de perfectionnement, notamment en France et aux USA. Ses collègues retenaient de lui un Chef  d’un  bon commerce. Qui se mettait à l’écoute  et au service de tous.

Sur le plan  sociopolitique, Djibi fut le 1<sup>er</sup> vice-président du Grand forum du Mandé, le président de l’Association des Municipalités du Mandé (AMUMA), le père spirituel du mouvement Kaaba Kanu qui devait soutenir sa candidature aux législatives. Il fut  l’édile de Karan, la  seule Commune urbaine du cercle de Kangaba. Sous la bannière « Arc-en-ciel », liste unique, Djibril Naman Keïta, maire sortant, avait  rempilé pour un second mandat.  Plus tard,  il  démissionna   de son poste de maire pour être candidat aux Législatives d’Avril-Mai 2020. Mais ses vœux ne seront pas exhaussés par Allah (SWT)  alors qu’il avait toutes les chances de remporter  ces élections. Puisque,  contre toute attente, Djibi,   victime de machinerie politico-judiciaire, verra sa candidature  injustement disqualifiée  par la Cour Constitutionnelle dirigée par la juge Manassa Dagnioko. Ce qui freina  ses ambitions  politiques.

Toutefois, l’enfant prodige de Karan n’en avait  pas fait un drame. Car il  accepta sereinement et positivement le coup du sort à lui réservé. Il  continua alors de poursuivre ses innombrables œuvres sociales qu’il avait projetées pour Kangaba, Karan et l’ensemble du Mandé.  Mais la faucheuse lui  arracha brutalement des siens à la suite d’une courte maladie le 25 novembre 2020.  Que son âme repose en paix! Amen!]]> </content:encoded>
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<title>Guerre Russie &#45;Ukraine 	 :  Quelles leçons retenir pour le Monde et l’Afrique?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/guerre-russie-ukraine-quelles-lecons-retenir-pour-le-monde-et-lafrique-2985330.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 07:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis le 24 février, la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine. Les pays occidentaux conduits par les USA soutiennent Kiev alors que la majorité des pays émergents : Chine, Inde, Brésil, Pakistan, Iran ; les pays arabes et la majorité des pays asiatiques et sud-américains, si elles ne soutiennent pas la Russie, gardent la neutralité. Ce  conflit a d’énormes conséquences sur l’économie mondiale. Puisqu’elle a fait renchérir les hydrocarbures sur tous les continents causant la récession économique.  Quelles leçons retenir pour le Monde et l’Afrique?</em>

Au prime abord, il est important de rappeler quelques faits, avant de savoir les mobiles réels de la guerre qui oppose deux Etats qui appartenaient à une époque pas si longtemps, à une même entité territoriale, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), créée sous Lénine, le 30 décembre 1922. Elle était constituée de quinze Républiques  dont la Russie et l’Ukraine. En 1989, c’est l’effondrement des démocraties populaires en Europe de l’Est, suite à la chute du mur de Berlin : le 9 novembre 1989. Il y est à l’origine de l’aspiration des peuples, à plus de liberté, de démocratie et du multipartisme, portés comme valeurs universelles, par les USA et les pays occidentaux.

Affaiblie par les bouleversements intervenus dans cette partie de l’Europe et par les difficultés politico-économiques internes des années 80, l’URSS à son tour, s’effondre le 25 décembre 1991. Ce qui aboutit à l'indépendance des Etats baltes, de l’Asie Centrale, de la Fédération de Russie et de l’Ukraine, principal grenier agricole de l’ex-URSS. Malgré cet empiètement, la Fédération de Russie reste une grande puissance économique avec une production de 80 millions de tonnes de blé en 2021, soit 20% des exportations mondiales ; une céréale stratégique dont elle se sert comme une redoutable arme de guerre, de même que le pétrole et le gaz dont elle est le premier distributeur en Europe. Quand la Russie s’en rhume, c’est toute l’économie européenne qui tousse.

C’est dans ce contexte de remembrement de l’URSS, que Mikhaïl Gorbatchev démissionne de ses fonctions de président le 25 décembre 1991. Il est aussi important de noter que, de 1947 au début des années 1970, le monde a connu la domination et la rivalité de l'URSS et des USA qui ont bouleversé l’ordre géopolitique mondial. C’est la période de la guerre froide (ou bipolarisation) du monde, marquée par de fortes tensions entre ces deux superpuissances.

D’une part, les américains défendant les valeurs de la démocratie et de l’économie libérale et forment avec leurs alliés occidentaux, des alliances politico-militaires dans le cadre de l’Organisation du Traité Nord Atlantique (OTAN), créée en 1949, pour sauvegarder la liberté et la sécurité de ses membres. D’autre part, l’URSS et ses alliés de l’Europe de l’Est, s’organisent autour du socialisme. A l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 1999, ensuite élu en 2008, puis réélu en 2018, les contradictions entre russes et américains continueront et se sont intensifiées davantage ces dernières décennies, laissant peu de chance au dialogue comme au temps de la guerre froide. Désormais, plus rien ne se passe dans le monde sans que ces superpuissances ne s’y mêlent. Depuis plus de vingt ans, la Fédération de Russie, puissance militaire en pleine effervescence, tente de reconstruire son empire effondré en 1991.

<strong>La guerre Russie-Ukraine, comment en est-on arrivé là ?</strong>

Enclenchée le 24 février 2022, la guerre russo-ukrainienne a des origines profondes. Tout débute entre le 21 novembre 2013 et le 22 février 2014, lorsqu’en Ukraine, des manifestants s’opposent violemment à la décision du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, de suspendre l’Accord d’Association entre l’Ukraine et l’UE (Union Européenne). Ces manifestations gagnent en intensité, obligeant Ianoukovitch à s’exiler en Russie et remplacé par intérim, par Oleksandr Tourtchynov que la Russie qualifie de président illégitime. Le 23 février 2014, des manifestations orchestrées par des pro-russes, éclatent à Sébastopol, en Crimée.

Le 27 février 2014, les forces d’auto-défense aidées par les troupes russes, occupent la Crimée, puis proclament l’indépendance de celle-ci, à l’issue d’un référendum. Face à cette annexion, les occidentaux et leurs alliés haussent le ton et menacent d’intervenir. En 2014, Petro Porochenko est élu président de l’Ukraine. Il était partisan d'une ligne dure face à la Russie. Il finit par rompre quasiment avec elle, toutes relations durant son quinquennat, en raison de l’affaire Crimée.

L’arrivée au pouvoir de Volodymyr Zelensky le 21 avril 2019, favorise un semblant retour à la normale entre les deux rivaux. En mars 2022, Zelensky dit être disposé à discuter avec Poutine afin de rétablir l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Il réclame entre autres, un cessez-le-feu immédiat et un retrait des troupes russes, ainsi qu'une reconnaissance par la Russie, l’autonomie de la Crimée et du Donbass. En retour, il promet de renoncer l’entrée de son pays à l’OTAN. Mais la négociation tourne malheureusement à l’échec.

C’est dans ce contexte de tenions permanentes, que les alliés pyromanes ont poussé Zelensky à défier Poutine en l’encourageant à récupérer par la force, ses territoires annexés. Mais les raisons de plus qui auraient provoqué la colère de Poutine, sont le non-respect par l’Ukraine, des accords de Minsk censés mettre fin au conflit entre l’Ukraine et les séparatistes pro-russes à propos de Donbass et l’orgueil de Zelensky à adhérer à l’OTAN. Cette provocation de trop, amène la Russie à envahir l’Ukraine le 24 février 2022.

Depuis, l’Ukraine est soumise à d’intenses bombardements russes, entrainant la destruction de nombreuses villes et des infrastructures, tuant des milliers de personnes et enregistrant chaque jour, des blessés, des disparus et des réfugiés. En plus, la Russie impose un blocus économique à l’Ukraine endolorie et humiliée, qui n’arrive plus à exporter ses millions de tonnes de blé et d’engrais entassés dans ses ports d’Odessa et de Marioupol, transformés en un enfer sur terre. Pendant ce temps, les alliés de l’Ukraine restés loin des champs de bataille, se contentent de lui apporter armes, munitions et monnaies, et tentent d’isoler la Russie aux plans diplomatique, économique et financier. L’intention ainsi voulue, n’a pas fonctionné.

Comme si tout cela ne suffisait pas, Zelensky décide d’intégrer à l’UE, pendant que la Russie occupe plus de 20% de son territoire et dit n’avoir pas encore commencé les choses sérieuses en Ukraine. Entre négociations et poursuite de la guerre, Zelensky choisit une posture inconciliable, comptant sur l’intervention militaire directe de ses alliés. Au même moment, le président français Emmanuel Macron et le Chancelier allemand Olaf Scholz, appellent Poutine et Zelensky, à des négociations directes et sérieuses pour mettre fin à leurs hostilités. Alors que plutôt, Macron président en exercice de l’UE, avait préconisé la riposte commune contre la Russie. Et la guerre continue de faire rage en Ukraine, devant l’indifférence notoire des alliés.

<strong>Les leçons qu’on retient de la guerre Russie-Ukraine</strong>

La guerre entre la Russie et l’Ukraine a permis de comprendre les limites de l’économie mondiale exsangue. Aussi, l’économie libérale, instrument de prédation et de domination aux mains des occidentaux et des USA, cesse d’être l’unique modèle économique. La monnaie européenne l’euro, chute au plus bas de son taux face au dollar américain. L’Europe et le reste du monde sont paralysés par les pénuries de blé et d’hydrocarbures.

Cette guerre a également montré la dépendance et la vulnérabilité de l’économie africaine avec des risques importants de baisses de productions agricoles, faute d’engrais et de semences importés de Russie et d’Ukraine. Le spectre d’une catastrophe alimentaire plane sur le continent. C’est dans ce contexte que Macky Sall, président en exercice de l’Union Africaine (UA), s’invite en Russie et rencontre Poutine à Sochi le 03 juin 2022. Il lui demande à faire cesser les hostilités et à lever le blocus sur le blé et les engrais ukrainiens afin de permettre un ravitaillement sécurisé, à l’Europe et à l’Afrique, ces matières hautement stratégiques.

Malgré cette volonté, Macky Sall fut l’objet de vives critiques par certains observateurs qui le qualifient d’hypocrite. Pour ces derniers, son voyage en sens unique aura donné l’impression de présenter Poutine comme le problème et Zelensky la solution. Au même moment, le Mali était le grand oublié, quand bien même, le pays faisait face depuis plus de six mois, à un embargo de la CEDEAO, avec des conséquences fâcheuses comme la flambée des prix et l’inflation, aggravées par la guerre en Ukraine. N’est-ce pas là aussi, une hypocrisie du président Sall ?

Les relations internationales ont elles aussi pris un sérieux coup, incapables d’anticiper et de régler les nombreuses crises dans le monde. Nous assistons dès lors, à une diplomatie de l’orgueil et de l’arrogance outrancière d’une communauté internationale qui a perdu toute sa crédibilité. L’OTAN et alliés à la fois, pyromanes et sapeurs-pompiers, préfèrent les sanctions économiques et financières, qu’aux négociations avec la Russie. C’est ainsi qu’à peine signé le 22 juillet 2022 à Istanbul (Turquie), l’accord entre russes et ukrainiens, est violé dès le lendemain, par les missiles russes ciblant le port d’Odessa, Poutine ne croyant pas à la sincérité de Zelensky. L’euphorie ainsi créée chez les dirigeants africains d’y voir résolue, la question des exportations du blé et de l’engrais ukrainiens, s’est vite estompée.

En résumé, on retiendra que la guerre russo-ukrainienne  a changé la nature des relations entre pays du monde qu’elle a déséquilibrés. Un nouvel ordre qualifié de « nouvelle guerre froide », s’est imposé avec un possible redessinement de la carte géo politico-stratégique du monde dans les prochaines décennies.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur - Ensup /Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Terrorisme au Mali :  Les ennemis sont  maintenant bien identifiés et connus</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/terrorisme-au-mali-les-ennemis-sont-maintenant-bien-identifies-et-connus-2985332.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 07:18:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>AMADOU DIALLO DIT KOUFA ET ALLIÉS DJIHADISTES ET TERRORISTES DÉTRUISENT LE MALI. C'est maintenant clair et bien officiel que c'est AMADOU KOUFA, ses hommes et alliés qui détruisent le Mali. Ils ont poussé leur cynisme à l'extrémité, en s'attaquant au Camp militaires de Kati.</em>

Depuis le déclenchement de la crise sécuritaire au Mali en 2012, la question du Djihadisme  s'est invitée au débat. Surtout que de 2012 à 2017, les populations du nord ont subi la Charia, quand les Djihadistes avaient pris le contrôle de Kidal, Tombouctou et Gao. C'était dans le contexte où la rébellion du MNLA était en conflits avec l'État du Mali.

Les mouvements hautement criminels opérant dans la bande sahélo-saharienne, s'étaient alors bien organisés pour s'installer dans le grand Nord et y chasser l'État souverain du Mali. L'autorité de l'État et toute l'administration publique, n'y existent plus depuis. Mujao, Aqmi, Al-Qaïda et autres, étaient devenus les maîtres avec l'imposition de la charia.

Les plus Hautes Autorités des régimes successifs du Mali, ont multiplié les efforts pour lutter contre la terreur de ces groupes criminels sans foi ni loi. Mais la tâche des autorités a été rendue difficile, quand, IYAD AG GHALY et AMADOU KOUFA, deux citoyens du pays, se sont déclarés Djihadistes et alliés de mouvements criminels cités plus haut. La voie des négociations avait été alors  privilégiée par les autorités, espérant ramener ces derniers à la raison. À cet effet, l'Imam Mahmoud DICKO avait été mis en mission par les plus Hautes autorités du Mali. Mais, il est à constater qu’IYAD AG GHALY et AMADOU KOUFA sont devenus plus radicaux dans leur logique de la transformation du Mali, en un État islamique pour y imposer la Charia.

AMADOU DIALLO dit KOUFA développa rapidement son mouvement Katiba de Macina, en recrutant partout au Mali, au Burkina Faso et au Niger. En véritable alliance avec le Groupe de Soutien à l'islam et aux Musulmans (GSIM) d’IYAD AG GHALY, et le mouvement d’État Islamique dans le Grand Sahel (EIGS) d’Abdou Walid Al Sahraoui, ils sèment la terreur et des crimes sans nom, sur les  Populations civiles et militaires. Ils ont investi la zone des trois Frontières. Les cercles des régions Kidal, Tombouctou, Ménaka, Nampala, Bandiagara, et de Mopti sont sous leurs menaces.

Ils tuent les civils et militaires. Ils posent des mines anti personnel et des engins. Ils détruisent, brûlent et incendient  tout sur leur passage. Des villages décimés et même rayés de la carte géographique du Mali. Les Populations terrorisées, se sont spontanément organisées en groupes d'autodéfense pour résister et même les chasser. Le mouvement Dan Na Ambassagou, dans la région de Mopti, tire sa naissance de cette terreur des hommes de Mamadou KOUFA.

Les autorités des régimes successifs et même, celles de la Transition, croyaient encore à la possibilité de la voie de la négociation avec IYAD AG GHALY et AMADOU DIALLO dit KOUFA. L'Imam Mahmoud  Dicko a épuisé ses forces sur la voie de la négociation avec ces criminels sans foi ni loi. Beaucoup de Crimes ont été commis. Des populations ont été contraintes de quitter leurs villages, abandonnant leurs biens, richesses et atouts

Les populations de certains villages, pour leur survie, ont accepté d'être sous la domination des Djihadistes et terroristes d’Amadou KOUFA et IYAD AG GHALY, en appliquant la Charia. Malgré les multiples polémiques autour de la question du terrorisme et du Djihadisme au Mali, ces criminels n'avaient pas encore été publiquement dénoncés.

Mais, cette fois, ils ont franchi la ligne rouge impardonnable. Ils se sont attaqués  aux poumons de l'armée nationale. Ils ont attaqué le Camp militaires de Kati. Et cela a suscité la colère de  la Haute Hiérarchie militaire, qui a clairement soutenu que le Katiba de Macina d’Amadou KOUFA, est l'auteur de l'attaque.

Tout est donc maintenant clair ! L'ennemi est bien identifié et connu. Alors, il reste maintenant les grandes marches de soutien pour aller déloger ces criminels. Il faut avoir la même énergie habituelle et se retrouver sur le boulevard de l'indépendance pour dénoncer et décider des sorts de  ces criminels qui endeuillent toute la nation. Le mal est là et connu! Il est interne. Il faut maintenant le soigner avec rigueur, sans hypocrisie aucune !

<strong>MONOKO TOALY,  Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  La patrie est en danger, il faut la sauver !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-patrie-est-en-danger-il-faut-la-sauver-2985329.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 07:15:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis la survenue de la crise des « 49 mercenaires ivoiriens » entre le Mali et la Côte d’Ivoire,  l’expulsion du Représentant adjoint de la Minusma et le blocage des rotations des soldats de cette mission onusienne au Mali,  des attaques terroristes sur les postes de sécurité, des infiltrations de terroristes dans nos agglomérations, le minage de nos principaux axes routiers se sont multipliés de façon exponentielle. Tout le territoire national (du nord au sud, d’est en ouest) y est concerné. Malgré la montée en puissance des FAMAS, aucune région du pays n’échappe à la terreur.  Car  les terroristes,  ayant été chassés de leurs sanctuaires, adoptent la stratégie du harcèlement  et du chaos. Ils  menacent  de s’attaquer désormais aux populations civiles des grandes villes,  dans les mosquées et les  lieux de travail. C’est vrai, ce sont des terroristes  sans foi ni loi.  Mais ne cédons point  à la peur,  cela ne sert à rien !

La semaine passée, après l’attaque des camps « Forsat-Gendarmerie »  et de la Garde nationale à Kolokani, des tirs d’obus sur le camp de Bapho (Ségou) et l’attaque du Poste de sécurité de Douentza,  l’ennemi terroriste a désormais franchi le rubicon en s’attaquant  au  principal  rempart  du dispositif de défense et de sécurité du Mali : la garnison de Kati, première région militaire du pays.  Où réside le président de la Transition (un symbole de souveraineté du Mali).  Les terroristes vont hélas continuer leur sale besogne. Notre pays est donc en pleine guerre alors que  les fronts sont nombreux que divers. Plus que jamais, la patrie n’a été   en danger. Désormais, le Mali joue son existence  comme Etat-nation.  Les maliens doivent  vaille que vaille le  sauver !

Après l’expulsion de leur  ambassadeur  par les Autorités  de Bamako, le Président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat français s’insurgeait, fin janvier 2022,  en ces termes : « les lignes rouges de la part de la junte malienne, qui multiplie les actes de défiance, sont dépassées ». Christian Cambon avait  alors menacé que le Mali allait récolter les conséquences fâcheuses de la détérioration de ses relations diplomatiques et militaires avec Paris. Des menaces qui étaient déjà  mises à exécution lorsque   le président français avait publiquement ordonné début janvier au président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO, le président ghanéen, de sanctionner  notre pays en début janvier.

Le fossé s’était  alors élargi entre Bamako et ses voisins qui lui avaient imposé un sévère embargo économique et financier  qui aura duré plus de six mois. Quant au même moment,  les Autorités maliennes ont  dénoncé  les accords de défense qui lient  les deux pays  et exigé  le départ immédiat  des forces barkhanes et Takuba. Toutes choses qui  suffisent pour comprendre combien le torchon brûle entre le Mali et la France. Cette dernière et ses pays alliés occidentaux (OTAN) digérant  mal, le renforcement de la coopération militaire et économique de Bamako avec Moscou qu’ils qualifient de léonin aux dépens de  Bamako. Alors, les Autorités maliennes ne seraient-elles pas qualifiées pour défendre les intérêts supérieurs de leur pays ? C’est du  n’importe quoi !

Chers compatriotes maliens, plus que jamais, nous devons nous engager àe prendre en mains la destinée de notre  pays.  L’heure est bien grave et demande  à l’union sacrée de l’ensemble des fils du Mali sans exclusive pour sauver la patrie en danger. Il faut que les communautés se parlent  urgemment pour se pardonner. Aussi, les calculs politiciens et les problèmes d’égo doivent désormais  céder la place à la seule défense  du pays afin que le Mali  continue d’exister. Car l’’ennemi terroriste et ses commanditaires vont incessamment et inlassablement œuvrer pour la déstabilisation de notre pays. Il y va de leur intérêt pour nous dominer !

Nous ne devons donc plus continuer de  baisser les bras pour voir disparaître notre seul patrimoine en commun : <strong>LE MALI </strong>!   Il faut donc illico presto agir pour le préserver ! Même au prix du  sang du dernier citoyen ! Mais cela exige que toutes les couches sociopolitiques,  notamment la frange juvénile, se considèrent comme des soldats  au front. Chaque malien doit alors jouer sa partition. Chacun doit  instamment aller à la recherche de  la bonne information, sans faire d’amalgame de faciès ni de communauté,  pour la restituer aux forces de défense et de sécurité.  Car nos militaires ont besoin de bons renseignements pour mieux agir. Cet exercice patriotique, loin d’être  difficile, est plus que déterminant pour que vive la patrie !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La pénurie d’élite :  Le mal malien en perspective !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-penurie-delite-le-mal-malien-en-perspective-2981960.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 01:32:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le titre de l'article peut sembler pessimiste voir effrayant. Il n’augure rien de rassurant mais il n'en demeure pas moins réaliste. Lorsque le président Sarkozy a dit que les africains n’étaient pas entrés dans l’histoire,  cette insulte nous a profondément offensés. D'une part, il convient de rappeler que l’histoire a débuté en Afrique. L’écriture, la Mathématique et la démocratie sont nées en Afrique. D'autre part, l'Afrique a forgé l’histoire des pays pauvres dont les économies se sont construites grâce aux richesses africaines (mains d’œuvres et ressources naturelles). C’est donc par ignorance que M Sarkozy a tenu un tel discours. </em>

Cependant, ses propos incitent à relancer le débat sur l'Afrique et les défis auxquels elle fait face. En effet,  la misère généralisée et la décrépitude des modèles de sociétés africaines étonnent et remettent en cause le statut de berceau de l’humanité. Les causes sont connues et évidentes. L’abandon des valeurs culturelles et morales, une acculturation volontaire, est la cause première de tous nos maux. Le manque de repère et la crise identitaire ont fini par affecter la capacité des générations à relever les défis du nouveau millénaire. La corruption,  gangrénée, et l’oisiveté ont pris des proportions indescriptibles.  Ensuite le politique, après l’avènement de la démocratie, s’est désintéressé de l’éducation de sorte que l’inculture gagne du terrain. Cette dernière est la cause principale de la pénurie d’élites. Au Mali, par exemple, le modèle éducatif des 30 glorieuses années(1960 à 1990) a permis de produire d’excellents techniciens et d’administrateurs chevronnés. Les maliens étaient reconnus pour leurs pédagogies à l’étranger, notamment au Gabon et en Côte d’ivoire. Nous pouvions enseigner et travailler partout avec compétences et professionnalisme.

De nos jours, l'inculture gagnant du terrain, le pays est au bord d'une pénurie sérieuse d’élites. Cela n’inquiète personne, et cela, certainement,  parce que la multitude n'en a pas conscience. Les réseaux et les facultés regorgent de spécialistes en tous genres. Mais le pays sombre de jour en jour. Ces crises multidimensionnelles auxquelles nous sommes actuellement confrontés ne sont que les résultantes d'une crise plus grave mais non encore évidente.

Le discours politique est plein d’invectives parce que les uns et les autres sont à court d’idées pour refonder le pays. L’élite vieillissante et sage se retire du débat ou n'est plus écoutée en raison du rôle qu’elle a joué dans l’ébranlement de toute une façon de vivre. Nombreux sont ceux qui nous ont quitté sans laisser d’héritage à une jeunesse en quête de modèles. Comptable du bilan exécrable des 30 dernières années une partie de cette vielle école,  toujours en circulation dans nos administrations, prétend pourtant pouvoir faire partie de la solution. Mais nous pensons qu’ils seront plus utiles dans nos écoles que dans nos bureaux. Ils doivent saisir l’occasion de servir enfin le pays avec dignité en contribuant à la naissance d’une nouvelle élite.

L'école malienne n’est plus apte, et c’est l’enseignant qui l'avoue, de produire des intellectuels. Elle accouche régulièrement des diplômés incapables de compétir  avec les étrangers. Pis, ils ne pourront pas relever le défi de l'industrialisation. De même,  les questions de transition énergétiques ne seront pas à leur portée. Enfin, ils ne pourront pas garantir la stabilité politique et démocratique qui exigera une gouvernance exemplaire.

Donc,  si nous sommes entrés dans l’histoire bien avant les autres et les avons aidés à construire leurs sociétés, nous traversons actuellement l’histoire à contre-courant. Seule une réforme d’envergure du système éducatif,  peut nous  sortir de ces crises à répétition. La revalorisation de l’enseignement, passant par le tri sélectif des enseignants des petites écoles, est une problématique à  prendre à bras le corps et cela parce que la profondeur du mal est insondable. Et on ne peut espérer y mettre fin avec une prolifération de lois souvent contradictoires et adoptées en suivant la direction du vent.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maintenant,  il faut  lever   les sanctions!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/maintenant-il-faut-lever-les-sanctions-2981955.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 01:23:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est officiel, le président de la Transition malienne a promulgué  ce vendredi 24 juin 2022,  la Nouvelle Loi électorale,  adoptée quelques jours plutôt  par le Conseil National de Transition (CNT) du Mali. C’était juste avant le départ de Bamako du Médiateur Good Luck Jonathan de la CEDEAO. Par cette promulgation,  Col Assimi Goïta ouvre désormais la voie  à l’organisation d’élections  générales dans son pays  pour le retour à l’ordre constitutionnel. Mais le  retour des civils au pouvoir, exige que le Gouvernement rende public illico presto  un chronogramme des élections. Celui-ci étant réclamé par l’organisation sous-régionale comme l’une des conditions sine qua none à la levée de leurs sanctions contre le Mali.</strong>

<strong> </strong>Cette démarche est d’ores et déjà enclenchée par le Gouvernement   de la Transition. Lequel (par le canal des ministres : de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles)  s’est réuni, hier  mardi 28 juin 2022, avec l’ensemble de  la classe politique  et la Société civile pour échanger  sur le chronogramme des scrutins à venir ainsi que celui des réformes Institutionnelles. Dorénavant, il ne les reste plus au Gouvernement et aux  acteurs politiques qu’à dégager  rapidement un consensus pour déterminer ce chronogramme tant attendu,  avant le prochain sommet de la CEDEAO.

Pour  rappel, depuis début janvier, l’organisation sous régionale Ouest africaine  a sévèrement sanctionné notre pays : -en suspendant toutes ses transactions commerciales et financières avec  les pays de la CEDEAO, à l'exception des produits alimentaires de grande consommation et produits pharmaceutiques ;  -en  gelant  ses avoirs dans les Banques centrales de la CEDEAO depuis le  08 avril  2022. L’Union africaine a aussi sanctionné le Mali  alors  que les Institutions financières internationales lui ont coupé leur  robinet financier. Toutes choses  qui empêchent  notre pays de commercer normalement avec le reste du monde.

A l’évidence,   ces dures sanctions visent  à isoler le Mali sur la scène internationale, à fragiliser son économie, et à créer les conditions d'une pression interne du peuple  sur leurs dirigeants, outre  celle exercée par les principaux partenaires diplomatiques du pays à partir du 21 janvier  2022. En dépit de la résilience  du peuple, qui ne s’est pas soulevé contre ses dirigeants, les sanctions ont tout de  même permis à davantage appauvrir  un pays déjà meurtri par le  terrorisme international.

La  publication  rapide du chronogramme des élections, si elle a lieu avant le prochain sommet de la CEDEAO prévu le 03 juillet prochain,  sera  certainement un  important gage de bonne volonté des Autorités maliennes. En ce moment, plus rien ne doit empêcher la CEDEAO (et l’UEMOA)  de lever leurs sanctions injustes contre le Mali. Cet espoir est d’autant  justifié que le texte de la Nouvelle Electorale (bien toiletté par le CNT)  est avalisé par l’ensemble des  partis politiques. Notamment, ceux qui sont d’accord (pour ne pas dire en bonne intelligence) avec les organisations sous-régionales  dans  leur prise de sanctions contre le Mali, leur propre pays. Cela,  dans l’espoir de contraindre les Autorités de la Transition à abdiquer.

Nous osons donc espérer que  ces partis politiques, désormais remis en selle par le CNT  dans le jeu politique malien, vont se mettre   dans la logique de plaidoirie  auprès de « leur alliée » de  la CEDEAO, afin que les Chefs d’Etat et de Gouvernement  puissent in fine décider de la  levée  des sanctions contre leur pays. Cela est d’autant  évident que ce sont les acteurs politiques qui en seront les principaux bénéficiaires  pour reprendre  une vie politique normale !

<strong> </strong>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouhoum Kélépily, Président de l’Autorité Intérimaire du Mandé :  « Nous sommes en train de construire un CSCOM  à Samaya dont le chantier est à 80% ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/nouhoum-kelepily-president-de-lautorite-interimaire-du-mande-nous-sommes-en-train-de-construire-un-cscom-a-samaya-dont-le-chantier-est-a-80-2981961.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 01:22:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la tête de l’une des plus grandes communes de Kati composée de 25 villages, Nouhoum Kélépily, ce fruit du mouvement pionnier du Mali est nommé depuis 2016 à la tête de la commune du Mandé comme Président de l’autorité intérimaire. Aujourd’hui, cette commune bouge grâce aux bonnes actions et gestion de Kélépily qui a été et demeure un artisan majeur   qui réalise beaucoup d’œuvres sociales et d’utilité publique.  Dans un entretien qu’il a bien voulu accordé, ce jeudi 23 juin 2022 à son bureau sis à l’ACI 2022,  à votre  hebdomadaire « Le Pélican », le Président de l’Autorité Intérimaire est  resté confiant et  déterminé à faire de la commune du Mandé,  l’une des plus belles et développées du Mali.  Lisez plutôt !</em></strong>

<strong>« Le Pélican » : <em>Bonjour M.,  veuillez-vous présenter à nos lecteurs !</em></strong>

<strong>Le Président de l’Autorité Intérimaire :</strong> Je m’appelle Nouhoum Kélépily, je suis le Président de l’Autorité Intérimaire de la Commune du Mandé.

<em><strong>Quelle fonction,  occupiez-vous avant votre nomination ?</strong></em>

Bon ! Dans la vie professionnelle, je suis le Directeur  Général  de la Société Générale de Bâtiment, d’Electricité et de Climatisation (SO.GE.B.EC SARL.) J’ai été un conseiller municipal en qualité de président de la commission de finance de 2009 à 2016. Suite aux élections de 2016, j’étais le 2è adjoint au Maire, lesquelles élections ont été annulées. C’est par la suite que j’ai été nommé président de l’Autorité Intérimaire.

<em><strong>Racontez-nous, pourquoi l’Administration vous a choisi comme Président de l’Autorité Intérimaire ?</strong></em>

Je pense que rien n’est gratuit. Avant mes premiers pas dans la politique, j’animais le sport dans la commune et j’étais le seul dans les 25 villages, à mettre en jeu la coupe entre les jeunes. Et de 2006 à nos jours, cette coupe là continue. J’ai eu à poser les tôles  de trois salles de classe à Farabana, alors que je n’étais pas maire, cela m’a couté deux millions payés de mes poches. Il y a un pont à Samanko  où les gens mouraient dedans, c’est moi qui ai mis les garde-fous. Il y a un village où il y avait un problème crucial d’eau potable, j’ai démarché l’ONG fondation ADA,  à travers la présidente,  pour faire un forage et ce problème est un mauvais souvenir aujourd’hui. Moi-même, j’ai eu à faire un forage de ma poche dans un village que je tairais le nom. Je  fais beaucoup d’actions sociales. Quelqu’un aurait soufflé cela au Gouverneur qui a bien voulu porter son choix sur moi, j’estime que cela pourrait être l’un des facteurs.        L’administration a peut-être pensé que compte tenu de mes relations avec les populations qui seraient un facteur de rassemblement dans la commune.

<strong>Vous êtes acteur politique, mais de quel parti ?</strong>

Je suis acteur politique. Je suis UDD pour le moment comme je n’ai pas encore démissionné.

<em><strong>Est-ce que vous êtes en bonne intelligence avec vos conseillers communaux ?</strong></em>

Pour le moment, il n’y a aucun souci  entre les conseillers de la commune du Mandé et moi. La preuve est que la commune marche à merveille. Tout ce que je fais, c’est de concert avec le conseil communal. Je suis à la tête, mais tout ce qu’on pose comme acte, c’est à l’actif du Conseil communal. Parce que si eux ne sont pas d’accord, je ne peux rien faire ; nous sommes en bonne intelligence, nous sommes en train de travailler main dans la main pour que la commune avance. Tous les conseillers de la commune rurale  du Mandé, sans exception sont résolument engagés pour le développement de la commune, ce n’est pas moi seul.

<em><strong>Qu’est-ce  qui  vous distingue des autres  communes  du cercle de Kati ?  Et qu’est-ce que l’on peut trouver chez vous et que l’on ne trouve pas ailleurs ?</strong></em>

Il y a la zone agricole de Samanko, les périmètres maraichers des centaines d’hectares, il y a une école de formation des moniteurs d’agriculture, l’ICRISAT qui est un centre de recherche international, nous avons deux camps de formation militaire, l’usine de tracteurs, etc.

<em><strong>Quelles sont les principales activités de votre commune ? Et êtes-vous enclavés ?</strong></em>

Pas trop hein, parce qu’il y a deux grandes routes nationales qui traversent la commune et toutes mènent en Guinée. La route de Kangaba et celle de Siby, on ne peut pas dire qu’on est aussi enclavé que ça.  Quant aux principales activités, il y a l’agriculture, l’élevage, la pêche, le commerce. Nous faisons frontières avec la commune de Siby, de Bangoumana, la commune IV, le fleuve et le mont manding et  on fait aussi frontière avec la forêt classé.

<em><strong>Actualité oblige, la semaine dernière, le Président de la Transition s’est rendu, lundi 20 juin 2022, dans votre commune, dites-nous les raisons et quel bilan tirez-vous de ce déplacement ?</strong></em>

Le Président de la Transition est venu pour la remise symbolique des clés de trois tracteurs sur 225. Mais cela voulait dire beaucoup de choses. Son engagement envers le monde rural. Un président qui se déplace pour venir remettre des tracteurs, cela veut dire qu’il est engagé pour aider le monde rural, premier aspect. Le deuxième, c’est la mécanisation de l’agriculture au Mali. Parlant du bilan, vous avez vu le monde ! Cela veut dire que les maliens sont unis derrière leur président. Le monde est sorti pour l’acclamer, le féliciter, l’encourager. Cela veut dire qu’il y a une union sacrée derrière le président pour faire face  à l’adversité que nous vivons aujourd’hui. Ce qu’on tire comme bilan, c’est la manifestation de l’unité autour du président de la transition.

<em><strong>Le Président de l’Autorité Intérimaire, d’où proviennent les ressources de votre collectivité ? Les TDRL seulement, ou y a-t-il d’autres ressources ? Vos fonds ADRS, comment vous les utilisez ?</strong></em>

Les ressources, nous avons les TDRL, les taxes municipales que les commerçants, les gens qui occupent le long du goudron, au marché,  doivent tous payer. Le fonds ADARS,  ce sont les appuis de l’Etat, il y a deux aspects l’entretien courant des bâtiments, par exemple, la dégradation des écoles, un fonds vient pour cela qui est normalement géré  par la mairie. Ce fonds a pour but de favoriser la scolarisation des pauvres, des enfants démunis. C’est pour pallier le problème des enfants qui n’arrivent pas payer les cotisations dont les coopératives. Donc, ce fonds une fois allouée personne n’a le droit de renvoyer un enfant. C’est aussi un appui au CGS pour gérer les problèmes courants de l’école. Et cet appui nous vient régulièrement.

<em><strong>L’Etat malien a cédé un certain nombre de compétences aux collectivités territoriales, notamment la santé, l’éducation, l’hydraulique, etc. Est-ce que ces transferts de compétences sont une réalité dans votre commune ? Sinon, quels sont les problèmes que vous connaissez ? Depuis que vous êtes aux affaires,  qu’elles sont vos réalisations ?</strong></em>

Ce transfert de compétences est une réalité, toutes les infrastructures hydrauliques sont affectées à la mairie, c’est la mairie qui se charge de la gestion. Les salaires des enseignants sont pris en charge par la mairie, l’argent est versé dans le compte de la mairie et elle procède aux différents paiements et la santé, c’est la même chose, on peut dire que c’est effectif. Dans la gestion chez nous, il n’y a pas de grands problèmes, parce que dans toute chose, il y a des règles, la meilleure formule : c’est de les respecter. Nous n’avons pas de difficultés par rapport à cela.

Nos plus grandes réalisations depuis notre arrivée aux affaires, c’est beaucoup. Mais nous pouvons citer quelques uns. D’abord, nous avons doté la mairie d’un véhicule, dont il  n’en avait jamais bénéficié, des motos ; des forages on en a fait beaucoup ;  la clôture de l’école de Kanadjiguila, un bâtiment  R+1composé de 4 bureaux, une toilette, deux salles d’attentes en haut ainsi qu’en bas à la mairie.  Nous sommes en train de construire un centre de santé à Samaya dont le chantier est à 80%. A la demande de la mairie avec des partenaires dont une ONG, nous avons fait deux forages à Kamalé Soba et Kamalé Kakilé qui vont être équipés en châteaux d’eau et de panneaux solaires. Nous avons réparé la route Dalakana-Djoliba, etc. On a fait beaucoup franchement. Surtout les forages on ne peut même pas compter.

<em><strong>A l’instar des communes environnantes, nous savons que la vôtre est confrontée à l’insécurité. Alors, quelles sont les mesures que la commune du Mandé a prises pour endiguer le phénomène ? Et quelles sont vos perspectives en la matière ?</strong></em>

Nous  avons des soucis par rapport à l’insécurité. Le plus  grand souci que nous avons, c’est le problème de matériels roulant pour notre brigade de Gendarmerie de Ouezindougou. J’ai eu à le signaler dans mon discours au Président de la Transition lors de sa visite. Notre brigade a un véhicule qui peut s’arrêter du jour au lendemain. Pour une grande commune comme la nôtre, c’est un problème. Nous avons un poste de sécurité au niveau de Kirina, la mairie a pris en charge l’alimentation des dix agents qui assurent la sécurité de cette zone, matin, midi et soir pour leur permettre de travailler correctement. C’est un appui que la mairie fait à la gendarmerie pour sécuriser nos populations. Et la brigade elle-même, souvent, nous l’appuyons en carburant,  réparons  le véhicule. En cas de besoin de petits matériels,  nous leurs assistons. Il y a une grande complicité entre la brigade et la mairie. Mais, le problème du véhicule est crucial.

Quant aux perspectives, nous pensons que l’Etat doit nous aider, nous devons nous donner la main. Tout le monde sait aujourd’hui, combien les moyens de l’Etat sont limités. Nous sommes vraiment prêts à aider la brigade de Gendarmerie pour sécuriser nos populations. Quant à la question du véhicule, nous n’avons pas les moyens, je pense que l’Etat va nous aider à équiper cette brigade pour la mettre en ordre de bataille.

<em><strong>Votre</strong> <strong> mot de la fin</strong></em>

Je m’adresse à tout le peuple malien, personne ne fera le Mali à notre place, que cela soit clair pour tout le monde. Feue  Makan Tafé Sacko  avait dit en son Temps : « Hé malidenw, Aw ya djanto  malila !».  Mais il y a eu des failles et les gens ne l’ont pas fait, le Mali est tombé dans un trou. Pour sortir maintenant, il faut une synergie d’actions, il faut que toutes les maliennes et maliens se donnent la main pour faire face à l’adversité. Le Président et le Premier ministre sont bons, l’armée monte en puissance et nous autres, qu’est-ce que nous devons faire ? Que tu sois électricien, maçon, plombier, comptable, directeur de service, il faut que chacun dans son domaine essaie de travailler consciencieusement. Il faut une prise de conscience nationale, en comprenant que nous sommes dans une période qui n’est pas propice à la gabegie. Elle  est le moment où le patriotisme doit primer sur tout ce qu’on doit poser comme acte. Nos parents nous ont laissé ce pays en bon état, nous n’avons pas le droit de le détruire pour notre progéniture. Tous ceux qui sont sur le terrain aujourd’hui doivent avoir une prise de conscience pour faire face à l’adversité qui nous a été imposée.

<strong>Entretien</strong> <strong> réalisé  par Gaoussou Madani Traoré et Moussa Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conciliation  de la Loi électorale avec la Charte de la Transition :  Assimi est&#45;il présidentiable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conciliation-de-la-loi-electorale-avec-la-charte-de-la-transition-assimi-est-il-presidentiable-2981959.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 01:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La fin de la Transition approche et c’est l'heure où toutes les spéculations vont bon train à propos  d’une éventuelle candidature du président Assimi à la prochaine présidentielle. L’homme semble aimé pour ses actions et son intégrité. Il communique peu et ne semble pas maîtriser le double jeu félon auquel les politiciens nous ont habitués.  Cependant, la volonté d'une grande partie du peuple de voir Assimi conserver son poste peut-elle suffire à rendre l’homme éligible ?

Il est vrai que jusqu'ici aucune annonce officielle n’a été faite et il est aussi exact que le président lui-même n'a manifesté aucune intention de prétendre à une quelconque fonction élective. Alors tout ce qu'on avance n’est que pure spéculation. Mais il serait intéressant de se pencher sur la question de l’éligibilité de l’homme et ce notamment en raison de l’ambiguïté crée par certaines dispositions de la nouvelle Loi électorale.

En effet, d’une façon énigmatique l’artiste 155 annonce la possibilité pour les membres des Forces Armées de se présenter aux élections présidentielles. Le texte précise que « tout membre des Forces Armées ou de Sécurité qui désire être candidat aux fonctions de Président de la République, doit démissionner ou demander sa mise à la retraite au moins six (06) mois avant la fin du mandat en cours du Président de la République ». Cette disposition n’est pas en soi problématique car elle vient corriger les lacunes de la Loi abrogée en reconnaissant le droit aux maliens porteurs d'armes  de pouvoir prétendre à des fonctions électives.

Mais l'article 155 poursuit avec une insistance particulière sur la possibilité pour les militaires de se présenter aux élections présidentielles pendant la présente Transition. Il nous révèle que « pour les élections pendant la Transition, les membres des Forces Armées ou de Sécurité qui désirent être candidats aux fonctions de Président de la République, doivent démissionner ou demander leur mise à la retraite au moins quatre (04) mois avant la date de l’élection présidentielle marquant la fin de la Transition ».

À la lecture du texte,  on peut avoir la fausse impression qu’il a été fait sur mesure afin de permettre au Président  de la Transition  et à son vice-Président d’être candidats  aux futures  présidentielles. Mais quand on songe à l'article 9 de la Charte de la Transition, les choses paraissent moins confuses.

En effet, ce dernier texte pose le principe d’inéligibilité du Président de la Transition et celle de son vice-Président. Donc légalement,  ces personnes sont exclues de la course pour  Koulouba, à moins que l'on ne considère que l'article 155 de la Loi électorale vienne remettre en cause la règle de l'article 9 de la Charte. Or, cette interprétation ne peut prévaloir car l’alinéa  2 de l'article 9 avait déjà,  à l’époque, posé en interdiction toute possibilité de réviser l’alinéa 1 dudit texte.

En conclusion, la candidature d’Assimi est juridiquement problématique parce qu’elle contredirait les textes et susciterait beaucoup d’incompréhensions au sein de la classe politique. Et si le candidat venait à être élu, la crise institutionnelle qui en résulterait pourrait être sérieuse. Ces élections seraient contestables à tous points de vue. Et ces événements pourraient conduire à une nouvelle  Transition.

Assimi est un bon président de la Transition mais sa candidature  à la prochaine présidentielle n’est pas souhaitable !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la levée de l’embargo est désormais la préoccupation des autorités de la transition :  C’est une grandeur de savoir se ressaisir.</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-la-levee-de-lembargo-est-desormais-la-preoccupation-des-autorites-de-la-transition-cest-une-grandeur-de-savoir-se-ressaisir-2981963.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 01:04:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Transition donne les signes pour faire la Paix avec la CEDEAO. Mais beaucoup de gâchis inutiles pour revenir au point de départ. Les autorités de la Transition, multiplient depuis quelques mois, des signes d’apaisement à tous les niveaux. Les Partis Politiques sont désormais associés et la CEDEAO est moins indexée. Le Boulevard de l’indépendance est totalement vide. L’Embargo a sûrement secoué les passionnés de la rue qui ont pour le moment opté pour la raison. Mieux vaut tard que jamais !</em>

Qui l’eut cru ? Tout est calme ! Et oui bien calme !  Les passions démesurées et les émotions  aveugles associées aux bras de fer inutiles, ont fini par montrer leurs limites. Tristement d’ailleurs ! Au début de la Transition, nombreux étaient ceux qui croyaient inviter une nouvelle mode de gestion de la Nation, sans la présence des Partis ni des mouvements politiques. Ils avaient usé de tous les artifices pour attribuer tous les maux et les péchés d’Israël aux Partis Politiques. Surtout, les Partis politiques issus de la mouvance démocratique, ont été qualifiés d’ennemis de la Nation. Comme si  l’histoire politique du Mali des années 91, n’avait pas existé  avec tous les honneurs.

Le Mali a été cité en exemple de démocratie, à travers le monde. Et l’exemple des élections démocratiques qui ont succédé à la Transition de 1992, a été copié partout en Afrique. D’ailleurs, feu président Amadou Toumani TOURE, pour avoir réussi sa Transition, a été salué par le monde entier et à travers lui, tout le Peuple du Mali avait été félicité. Alors, comment comprendre que ces mêmes acteurs de l’avènement de la démocratie, qui a donné lieu au pluralisme politique et à l’expression plurielle, soient aujourd’hui traités de tous les noms et même vouloir carrément les exclure de la vie politique de la Nation Malienne ?

Déjà, la Transition avait pris un très mauvais virage. Exclure les Partis Politiques de la gestion de la Nation est plus que suicidaire, en la matière. La scène politique est l’affaire des Partis politiques. Alors  la transition aurait bien gagné, en les associant dès le début, dans l’esprit de la réussite de sa mission, qui est d’ailleurs de courte durée, par définition. Le fait d’avoir exclu les Partis politiques de la gestion de la Transition a été du plomb dans  les ailes. Et le constat est là, la tâche n’est pas facile pour la Transition, sur ce même terrain politique.

Les militaires sont patriotes de par  leur mission régalienne. Qu’ils soient au pouvoir ou pas, ils se sont toujours sacrifiés pour protéger et sauver la Nation et l’intégrité du Territoire National, en garantissant également  les Institutions. Dès lors, ils ne sont pas politiques. Ils sont militaires avec leur mode de gestion, strictement basé sur le respect et l’obéissance des principes et surtout des ordres. Ils ne savent donc pas jouer aux jeux de la politique politicienne. Il appartenait aux civils, qui sont dans la gestion de la Transition de plaider pour que les politiques participent pleinement aux efforts de la réussite de cette Transition. Toute chose qui n’a pas été faite.

Le Conseil National de Transition (CNT) a donc vu juste pour rectifier et corriger la faute. Les membres du CNT ont trouvé une occasion la mieux indiquée, pour ramener les politiques à leur place, mission et rôle. La loi électorale a servi de cause tangible. Désormais, les politiques sont associés et pourront aisément aider à la réussite de la Transition pendant ces 24 mois de délai.

Cependant, la Transition ne dort pas mieux. Les populations sentent avec preuves, la cherté de la vie. L’embargo fait maintenant effet sur chaque citoyen et dans chaque famille, où le quotidien est  actuellement difficile à gérer. Le manque d’argent se fait sentir partout. Et malheureusement, les prix des denrées alimentaires augmentent. Le Panier de la ménagère est vide !

Les commerçants, opérateurs économiques et autres, sont pleinement touchés. Rien ne marche, ni ne bouge. Le pays dont les citoyens exercent plus le commerce, ne pouvait pas longtemps se taper la poitrine et vouloir résister pendant des mois, à l’embargo sans activités. C’était une erreur de pousser le bras de fer jusqu’à l’embargo. La question du délai et du chronogramme, ne devrait pas en réalité, créer un conflit de cette nature !

Il fallait juste au départ, proposer  ces 24 mois de Transition à la CEDEAO et l’Embargo n’aurait pas eu lieu. Alors, on se demande :  à quoi a servi finalement ces bras de fer ? Et où sont passés les acteurs et animateurs du boulevard de l’indépendance, avec toutes leurs théories des fictions ? Le pays est sur répondeur. Rien ne bouge, pour juste nous répéter.

La CEDEAO demande des garanties, que la Transition peut cette fois respecter ses engagements. Et Bamako est désormais dans cette logique de convaincre tous les partenaires et les populations. En Vérité, les autorités de la Transition ont eu le mérite d’avoir prouvé l’identité du Mali, par l’exigence du respect de la souveraineté. Aussi, les efforts salutaires de l’armée sur le terrain, sont reconnus. Mais la crise demeure. Et le Mali seul, en toute sincérité, ne peut y faire face. Les terroristes, les Djihadistes et autres dangereux criminels menacent la sécurité des populations. Ils ont d’ailleurs profondément endeuillé toute la Nation, en tuant plus de 132 personnes dans les cercles de la région de Bandiagara. La réalité est là, et il faut nécessairement se rendre à l’évidence !

Les Autorités ont finalement compris cela. A juste titre, le Brillant ministre des Affaires Etrangères, Son Excellence Abdoulaye DIOP, a reçu hier les diplomates pour leur apporter les mots d’assurance et de garantie. Aucun pays en crise ne peut vivre seul, fermé de tous les autres. De même, le CNT,  pour avoir pris l’initiative de ramener les politiques au centre des débats politiques, a déjà apaisé les cœurs et les tensions. Et le Président de la Transition, le Colonel ASSIMI GOITA, a posé deux actes forts de la décrispation du climat, avec la CEDEAO. D’abord, la signature du décret portant la durée de la Transition à 24 mois. Ensuite, la promulgation de la Loi électorale.  Cela rassure ! Et de son côté, le ministre de l’Administration du Territoire, recevait hier mardi 28 Juin, les Partis politiques sur la question du Chronogramme des élections.

Tout va vite cette fois-ci du côté des Autorités de la Transition, pour que la CEDEAO  puisse revoir sa décision, et enlever complètement l’Embargo qui étouffe la population. C’est dans quelques jours, le 03 Juillet à Accra au Ghana.  Le dernier passage de Goodluck Jonathan, la semaine dernière à Bamako est un bon signe.

Mieux vaut tard que jamais !  Le Boulevard de l’Indépendance est resté, pour le moment, silencieux. DIEU merci ! Espérons que les vieux démons sommeillent pour longtemps !

<strong>MONOKO TOALY </strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La  Chronique politique de Monoko :  Mali : le Col  Assimi Goita, face au difficile choix.  Doit&#45;il dissoudre son gouvernement ou le CNT ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-chronique-politique-de-monoko-mali-le-col-assimi-goita-face-au-difficile-choix-doit-il-dissoudre-son-gouvernement-ou-le-cnt-2981026.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 01:57:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>LA CRISE EST CRÉÉE ! LE CNT DÉSAVOUE ET VOTE LA LOI SANS LA VISION DU GOUVERNEMENT.</strong>

<em>La Transition malienne ouvre un nouveau chantier de conflit interne qui oppose le Gouvernement du Premier Ministre <strong>Choguel Kokalla MAIGA</strong> et le Conseil National de Transition (<strong>CNT</strong>). Tout est parti du projet de loi que le Gouvernement avait soumis  au CNT, dans l’espoir que sa vision aurait l’adhésion des membres de l’organe qui joue actuellement le rôle de l’Assemblée nationale du Mali. </em>

Dans le fond, le Gouvernement misait fortement sur l’Organe unique des élections. Pour le Gouvernement, cet organe devrait avoir un caractère unique et surtout indépendant. Et que l’Administration ne pouvait être qu’un superviseur  et non l’acteur principal. Toute chose qui aiderait, selon le gouvernement, à éviter les anciennes pratiques liées aux fraudes des élections. Des fraudes et contestations ont régulièrement émaillé  les élections en République du Mali.

D’ailleurs, les élections présidentielles de 2018 et les législatives de 2019, avaient été totalement  catastrophiques, entraînant  des conséquences fâcheuses, dont les mouvements de contestations ayant abouti à la chute du régime de Feu Ibrahim Boubacar KEITA et à la dissolution de l’Assemblée Nationale. L’on note également que les régimes successifs qui ont géré le Mali, sont tous passés par la voie des fraudes et de la manipulation. Etait-ce peut-être, ce que voudrait bien corriger le Gouvernement du Premier Ministre Choguel Kokalla MAIGA ?

<strong><em>DEBUT DE LA DIVISION.</em></strong>

Le Jeudi 21 Avril 2022, le Premier Ministre Choguel Kokalla MAIGA répondait à la convocation du Président du CNT, le <strong>Colonel Malick DIAW</strong>, aux fins de l’exposition de son bilan. Le Président  du CNT avait clairement précisé que les crises et l'embargo ne pouvaient pas empêcher l’exercice de la mission gouvernementale. Le ton avait été ferme, dans un langage militaire utilisé, en s’adressant  au Premier Ministre civil. Les observateurs avertis, y avaient détecté les signes d’un désaccord masqué.

Evidemment, au cours de l’exposé du bilan du Premier Ministre, certains membres du CNT, n’avaient pas hésité de lui donner la note négative d’un travail estimé médiocre. Ils lui avaient donné la maudite moyenne de  3/10. Un orateur avait même parlé d’une moyenne du renvoi d’un élève. Toute chose qui signifie que le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, devrait démissionner logiquement  ou être purement et simplement remplacé, par un autre qui ferait mieux.

Les réactions et opinions diverses avaient nettement clarifié les tendances. A cet effet, la population de Ségou de façon générale, et les prêcheurs et détenteurs des pouvoirs occultes en particulier, s’étaient violemment pris aux membres du CNT qui n’avaient pas apprécié le bilan du Premier Ministre. L’exemple du Conseiller NOUHOUM SARR, qui avait subi le courroux  de ces derniers, par toutes les formes de malédictions.  Sur les réseaux sociaux et dans les médias classiques, journaux, radios et télévisions, la fissure avait été bien  creusée. Dans un tel climat, à quoi devrait-on s’attendre ?

Entre temps, la classe politique avait pris ses distances vis-à-vis du Gouvernement du Premier ministre Choguel MAIGA. Oui, le constat est là ! Tout le monde sait, sans hypocrisie aucune, que la classe politique a été accusée de tous les maux, dont souffre aujourd’hui le Mali. A plusieurs occasions, les Partis et mouvements politiques issus du 26 Mars 1992, ont été indexés, au point qu’ils n’auraient même plus leur place dans le « Mali KURA ». De nombreux partis politiques ont été stigmatisés et qualifiés de relais de la France.

A la faveur de ce qui précède, tout bon observateur avait sans nul doute compris que le contexte était pourri. Et pourtant, le Président de la Transition, au lendemain de la prestation de son Serment, avait mis l’accent sur l’impérieuse nécessité de réaliser l’inclusivité, avec  tous maliens, selon leurs tendances, appartenances et colorations. Et à juste titre, le Président de la Transition <strong>ASSIMI GOITA</strong> avait reçu les Partis et Mouvements Politiques. Mais sa volonté n’a été que nettement mise en œuvre au niveau du Gouvernement. La classe politique ne participe donc pas activement à la Transition. Elle n’a donc pas pris part aux Assises Nationales pour la Refondation (ANR). Certains Partis et Mouvements politiques et même au sein de la Société civile, qualifient le premier ministre de « <strong>CLIVANT</strong>. »

<strong><em>LA DIVISION POUR UNE RUPTURE TOTALE ?</em></strong>

La divergence de fond sur les visions totalement différentes, ont donné lieu à une rupture. Le CNT a carrément et totalement vidé le projet de loi électorale de tout son contenu. Surtout au niveau de l’Organe unique de gestion des élections.

Le choix des membres est désormais confié aux institutions, aux Partis Politiques et à la Société Civile. Le CNT a placé les Partis politiques au cœur de l'Organe unique.  Il est donc clair que c’est l’administration qui aura en main, dans les faits, l’organisation des élections présidentielles, législatives et autres locales.

Le Gouvernement qui avait même souhaité le report des débats, n’a pas eu de suite favorable, de la part du CNT. Et pire, il est refusé aux ministres  de prendre la parole. L’image du retrait de la parole, au ministre de la refondation, Son Excellence Ibrahim Ikassa MAIGA, a marqué tout le monde. La rupture est consommée. Les membres du CNT, à l’image de Nouhoum SARR et de Souleymane DE, n’ont pas fait de mystère sur cette rupture qui naît, de la différence des visions. Depuis le vote de cette loi électorale, chaque camp s’est lancé dans la campagne pour mieux faire entendre sa position. Les deux Conseillers du CNT cités, sont actuellement sollicités par les médias et animateurs des réseaux sociaux. Le langage et le discours sont carrément de la rupture.

Le Premier Ministre est clairement visé. D’ailleurs il lui est reproché de vouloir décider seul, de l’organisation des prochaines élections. Les Partis Politiques soutiennent  également la position du CNT. Alors que le Gouvernement avoue avoir appliqué les recommandations des Assises pour la Refondation.

<strong><em>QUE FAIRE FACE À L'EFFONDREMENT DU MUR DE CONFIANCE ?</em></strong>

Pourrait-on encore parler de la confiance entre ces deux institutions ? Le Gouvernement et le CNT peuvent-ils encore souffler dans la même trompette ? La crise est là ! Il va falloir la résoudre le plus urgemment possible. La loi est déjà votée. Le vin est tiré, il faut le boire ! La Transition est confrontée à  plusieurs chantiers de conflits. En interne, l’un des conflits, le Premier ministre et les Partis Politiques sont en désaccord. Le M5-RFP est divisé. La population est bien partagée. A l’international, la Transition s’oppose à la CEDEAO, l’Union Africaine, la France, l’Union Européenne et l’Onu.  L’embargo de la CEDEAO n’est pas encore levé. Les banques et établissements financiers ont bloqué toutes les opérations du Mali.

Dans les deux cas, la situation n’est pas favorable au Mali, même si la population et le peuple résistent  pour l’Amour de la Patrie. A cela, s’ajoutent les crimes et massacres perpétrés par les Djihadistes et terroristes. L’on dénombre  tristement plus de 132 personnes tuées le dimanche 19 Juin 2020 dans la région de Mopti.

Le président de la Transition vit  tous ces problèmes et difficultés au

[caption id="attachment_2947106" align="alignright" width="225"]<img class="size-medium wp-image-2947106" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Monoko-Toaly-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /> Monoko Toaly[/caption]

quotidien. La crise qui oppose les deux institutions, vient encore aggraver la situation du pays. Alors, à quelle réponse doit-on s’attendre ? Dissoudre le Gouvernement pour donner raison au CNT de l’avoir carrément désavoué ? Ou doit-il dissoudre le CNT pour prouver que l’exécutif avait raison sur sa vision ? Le choix est bien difficile. Mais il faut espérer que le Président de la Transition, Chef de l’Etat, saura convaincre toutes les parties pour travailler ensemble et réussir la Transition, dont le délai de 24 mois, est acté par les plus hautes autorités.

<strong>Monoko  Toaly,</strong>

<strong>Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le projet de loi électorale :  La fausse polémique autour du toilettage</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-projet-de-loi-electorale-la-fausse-polemique-autour-du-toilettage-2981032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 01:38:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le  vote du projet de loi électorale a suscité beaucoup de polémiques inutiles. La version envoyée par le gouvernement a été passée au crible pour en déceler toutes les imperfections. Le toilettage entrepris a, semble-t-il, remis en question l’unité que l'on croyait exister entre le gouvernement et le CNT. Mais y a-t-il réellement matière à polémique ? Le CNT n’a-t-il pas simplement joué le rôle et exercé les prérogatives naturelles que les textes lui confèrent ?

En vérité cette polémique n’a pas lieu d’être. C’est un faux débat. En effet, il aurait été plus grave de voir le CNT abondé dans le sens du gouvernement en l’adoptant le projet tel qu’il lui a été présenté. Si le texte, qui présentait un certain nombre d’incohérences, a été revu et amélioré par le CNT,  c’est la démocratie qui gagne. Au lieu d'y voir le signe d’une indépendance et un équilibre entre les pouvoirs, certains y ont vu une occasion de semer le trouble pour tenter de déstabiliser la Transition.  Les fervents soutiens du PM, le M5 suggère une relecture du texte adopté à une écrasante majorité. Mais la dictature de la rue, une fraction du peuple, ne saurait avoir cours indéfiniment. Le M5 n’a aucune légitimité pour exiger qu’un texte, adopté après consultation de toutes les forces vives du pays, soit re-amendé pour des questions de convenance personnelle et partisane.

Par ailleurs, c’est l’occasion pour le président ASSIMI et son gouvernement de montrer que le CNT a bien été institué dans l’intérêt de tous les maliens, tous bords politiques confondus et qu’il dispose de prérogatives nécessaires pour exercer ses missions, notamment celles relatives au contrôle de l’action gouvernementale et du vote des lois. Le président donnera ainsi l’assurance aux maliens que la transition, en dépit de cette apparence  de concentration des pouvoirs, n’obéit pas moins aux principes élémentaires d’une démocratie pluraliste. Il prouvera, en promulguant cette loi, son attachement au respect du principe de la séparation des pouvoirs et de l’équilibre recherché par la Charte de la Transition.

Enfin, pourquoi perdre du temps en essayant de relire un texte qui risque d’être soumis à d’autres amendements ? À en croire le vice-président du CNT plus de 200 amendements avaient été proposés mais finalement 92 ont été retenus. En renvoyant ce texte au CNT, le PM prend le risque de méconnaître son projet après une seconde délibération du CNT. Par ailleurs,  si les 92 amendements apportés ne constituent pas un vote de désaveu du PM, la perspective d’une relecture pourrait créer une vraie crise entre le gouvernement et le CNT. Le M5, qui a été largement remercié (primature offerte sur un plateau, des logements sociaux….) ne saurait troubler la bonne marche de cette Transition dont les organes sont déjà sur la sellette et font face à d’énormes pressions.

Cette loi électorale, quoiqu’imparfaite, ne demeure pas moins le fruit d’une concertation élargie. Il faudra s'en contenter pour l'heure et œuvrer pour le retour rapide de l'ordre constitutionnel.

<strong>Dr DOUGOUNÉ  Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Discordance inquiétante au sommet de l’Etat !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-discordance-inquietante-au-sommet-de-letat-2981027.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 01:27:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le cadre de sa session ordinaire d’Avril, ce vendredi 17 juin, le Conseil National de Transition (CNT) a adopté la nouvelle Loi électorale du Mali. 115 Conseillers ont voté pour, 3 contre et aucune  abstention.  Ce vote-plébiscite  survient  après que la Commission Loi du CNT  ait procédé au  toilettage du texte du Projet  de Loi déposé par le Gouvernement. Lequel a été soumis à  </em>92 amendements<em>.  </em>

<em>A l’analyse, le législatif a bien désavoué l’exécutif. A l’évidence, le texte adopté par le CNT  aura  vidé de  toute sa substance celui du Gouvernement.  Notamment, en ce qui concerne les missions et la composition de l’organe unique de gestion des élections appelé : Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE).  Ce qui  est bien révélateur  d’une  discordante  inquiétante  dans les rapports entre  les deux pouvoirs. Faut-il alors craindre une rupture entre les deux institutions ? Le risque est très probable !</em>

Mais que va changer  cette nouvelle loi électorale ? Comportant 225 articles repartis entre 8 titres, elle est d’autant  plus déterminante  qu’elle fixe le régime du Référendum, de l’élection du Président de la République et des Conseillers des Collectivités Territoriales. Mais elle  l’est davantage,   parce que c’est elle qui fixe   aussi le régime de l’élection des membres de l’Assemblée Nationale et des Conseillers nationaux…N’est-ce pourquoi les ministres qui défendaient le Projet de Loi Gouvernemental ont publiquement réfuté  la version amendée. Bien que celle-ci  soit majoritairement adoptée par les Conseillers du CNT. Cette situation, qui oppose désormais le Parlement transitoire au  Gouvernement Transitoire,  est inédite au Mali.

Si la nouvelle Loi électorale est promulguée par le Président de la Transition, le choix des membres de l’AIGE sera  désormais confié aux Institutions, aux Partis Politiques et à la Société Civile. Il va s’en dire que  le CNT aura, en ce moment, bien  réussi son coup en  remettant en selle   les Partis politiques au sein de l'Organe unique de Gestion des élections. Ainsi  l’Administration, devant  continuer d’organiser  les élections des différents scrutins à venir : les présidentielles, législatives et municipales, resterait un maillon important du jeu électoral. En ce moment,  s’envolerait  le rêve du  PM Choguel et son Gouvernement de pouvoir imprimer leur marque sur   la création du nouvel organe unique de gestion des élections. L’AIGE ne serait plus l’organe unique de Gestion des Elections.

Dans un système démocratique normal, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont  en principe en phase. Sauf  en période de  cohabitation où  les deux pouvoirs peuvent naturellement connaître des discordances. Or  au Mali, on  n’est  ni en système démocratique  normal ni, en cohabitation politique mais en période transitoire. Pourquoi donc  une telle discordance entre le CNT et le Gouvernement?  Le premier  aurait-il estimé qu’il a plus de légitimité  populaire que le second  pour  avoir tranché  sur <em>les missions et la composition de l’organe unique de gestion des élections appelé ‘’AIGE’’</em>?

Par son mode de désignation, même s’il joue présentement   le rôle et les prérogatives de l’Assemblée Nationale, il est évident que le CNT  est loin d’être  légitime. D’autant que les Conseillers  qui le composent ont été simplement nommés (dans l’opacité totale)  par un décret du président de la Transition. Ils  ne sont  donc pas l’émanation de la volonté populaire mais simplement du pouvoir discrétionnaire d’un seul Homme, le Chef de l’Etat. Idem, pour les membres du Gouvernement nommé aussi par un décret du même président de la Transition !

Toutefois  le Gouvernement, dans sa démarche,  estime  vouloir respecter la légitimé populaire dans l’écriture du  texte de son Projet de Loi. Aussi se défend-t-il  de s’être inspiré de l’esprit et des lettres des recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR). De sorte que, si l’on considère  que les ANR  ont été ouvertes à l’ensemble des Forces vives (populations, partis politiques, Organisations de la Société civile), par conséquent que ce sont des milliers de maliens des quatre coins du pays (depuis les quartiers, villages  ou fractions, les communes, cercles et régions jusqu’au niveau national)   qui se sont exprimés, l’on est certainement en droit d’admettre qu’elles sont bien l’émanation du peuple. Donc qu’elles jouissent de la  légitimité populaire.

Alors, comment le CNT s’est-il  donné le droit de passer outre les recommandations (à caractère exécutoire) des ANR ?  Pourquoi le président du CNT a-t-il délibérément malmené les deux ministres  du Gouvernement qui défendaient le Projet du Gouvernement, jusqu’à leur retirer la parole ? Pourquoi le Conseiller Souleymane Dé, le président de la Commission Loi du CNT, est si fier devant les medias sociaux et la presse d’avoir réussi son coup contre le Gouvernement mais en l’occurrence  contre Choguel ? Ce sont autant d’interrogations que le Chef de l’Exécutif devra  vite répondre !

Il est de toute façon  une évidence, le Projet de Loi Gouvernemental, a été adopté par le Conseil des Ministres en sa séance du 24 Novembre 2021. Il a certainement eu l’aval du Président de la Transition. Ceci étant,  alors nul ne peut  douter que le législatif malien,  incarné actuellement par le CNT,  a désavoué le  Président  de la Transition. A quoi peut-on alors s’attendre ?

Le Chef d’Etat Assimi Goïta est donc mis devant un choix cornélien. Il doit illico presto  trancher entre le président du CNT et le PM. D’ailleurs, n’est-ce pas lui et lui seul  qui est l’autorité, de dernière instance,  qui possède  les prérogatives  constitutionnelles de  promulguer  ou pas  la nouvelle Loi, dissoudre le CNT ou le Gouvernement ?  Il est donc vivement et instamment attendu !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision Constitutionnelle :  Un pari risqué et inopportun !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/revision-constitutionnelle-un-pari-risque-et-inopportun-2981029.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 01:15:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Loin de nous l’idée de défendre feu le président IBK ou son bilan exécrable à certains égards mais il faut reconnaître qu’il fut l'un des premiers à pointer du doigt les tares de la Constitution malienne. </em>

Accusé, à tort ou à raison, d’avoir voulu tailler une Constitution sur mesure et de vouloir briguer d'autres mandats, feu le président a été injurié et lapidé verbalement pour son projet de révision constitutionnelle. A cette époque,  est né le mouvement « antai abana". Créé par ses détracteurs  (dont certains sont des opportunistes),  puisqu'ils ont fini par accepter des portefeuilles de ministres au sein du gouvernement IBK, ce mouvement a réussi à convaincre un peuple incapable d’apprécier les enjeux et la portée du projet proposé, à faire barrage.

Mais voilà, deux ans après le départ de l'ancien président, ce projet est initié, suite aux Assises certes, par une Transition qui a  été portée au pouvoir par un hasard historique. Le pouvoir actuel décrète, unilatéralement, la constitution d'une commission de révision. La pilule passe difficilement au sein des partis politiques. Les plus virulents montent aux créneaux pour dénoncer ce qui pourrait, selon eux, être la cause d'une grogne populaire. Ils regrettent l’absence de concertation de l’ensemble de la classe politique sur un sujet aussi existentiel pour la nation.

Pourtant, ce décret ne devrait pas choquer outre mesure car l’article 118 attribue au président la prérogative d'initier un projet de révision. C’est donc pour un simple jeu d’intérêt que les partis pourraient s’offusquer du décret pris. Il est vrai que pour une cohésion au tour du projet, l’implication des partis politiques est souhaitable. Ce serait gage d'une démocratie pluraliste mature. Mise à part ces considérations politiques ou politiciennes, nous sommes interpellés sur un point de droit. Que fait-on de la règle posée par l’article 118  alinéa 2 de la Constitution ?

En effet,  ce texte avait érigé en obstacles dirimants par les détracteurs d'IBK à  l’époque. Selon ladite disposition,  aucune révision ne peut être initiée lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. Or, à ce jour plus de 50% du territoire national échappe  encore au contrôle absolu de l’État. Donc l’article 118 de la Constitution trouve bien lieu à s’appliquer à moins que l'on ne considère que les recommandations des assises, dénuées de toute valeur légale ou juridique, soient supérieures aux normes constitutionnelles.

Nous sommes bien conscients que dans cet imbroglio juridique qu'est l’ordonnancement juridique malien, tous les actes trouvent leurs places et des explications irrationnelles mais la cohérence peut être parfois salutaire. La révision de la Constitution est, peut-être, indispensable dans l'avenir. Mais le laps de temps dévolu à la Transition pour mener à bien les multiples chantiers ouverts, ne suffira pas pour entériner un projet de révision constitutionnelle.

L’urgence, donc ce qui ne peut être remis à plus tard, c’est la sécurisation du territoire. La Transition s’est engagée en ce sens,  il convient de le signaler. Elle s'est mise à pieds d’œuvres. Les maliens le reconnaissent et saluent la bravoure des FAMAS. Mais les derniers événements en date, le massacre de pauvres innocents (paix à leurs âmes), prouvent bien que la Transition a une priorité plus urgente qu’une révision de la Constitution.

La guéguerre avec les politiciens à propos des modalités de la révision doit cesser. La Transition n'a ni le temps ni la mission de réviser la Loi fondamentale. Une telle révision ne peut peut-être décidée et effectuée à la hâte tant les enjeux sont importants. Il faut, si l'on veut prendre en compte nos réalités et adapter la Constitution, prendre le temps de murir les réflexions sur les questions cruciales sur la Refondation de l’État.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour la Renaissance du Taekwondo au Mali : Me Yacouba Oumar Samaké est nommé DTN!</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/pour-la-renaissance-du-taekwondo-au-mali-me-yacouba-oumar-samake-est-nomme-dtn-2981033.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 01:09:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis juin 2022,  Me Yacouba Oumar Samaké  est le nouveau Directeur Technique National (DTN) de la Fédération  Malienne de  Taekwondo. D’après de nombreux pratiquants et fans de ce cet art martial, cette nomination vient à point nommé. Car le  Taekwondo malien avait bien besoin,  pour sa renaissance,  d’un champion au parcours professionnel élogieux. </em>

Cela est  d’autant  vrai que depuis les moments glorieux  où Me Daba Modibo Keïta décroche respectivement  la médaille d’Or au 18è (en 2007) et 19è  (en 2009) Championnats du Monde, le Taekwondo malien est en perte de vitesse. Pour le rehausser, Me Samaké a juré de se donner corps et âme. Et il compte encadrer  tous les talentueux  de cet art martial afin qu’ils soient à hauteur  de souhait pour redonner au Mali de nouveaux champions. Toutefois Me Samaké, pour la réussite de sa mission,  compte beaucoup  sur  l’appui matériel et moral du Bureau Fédéral et du ministère des Sports et de la Construction citoyenne.  De même sur  l’accompagnement constant des médias. Mais qui est donc Me Yacouba Oumar Samaké ?

C’est un sportif de Haut niveau qui a pratiqué plusieurs Arts  Martiaux. Mais  à partir  de 1977, Me Yacouba Oumar Samaké   va finalement s’attacher  au Taekwondo. Son choix s’est révélé judicieux d’autant qu’il va beaucoup exceller dans cet art martial dont il est aujourd’hui Ceinture noire (6è Dan). Son parcours professionnel ? Il est très élogieux. Puisqu’il  été sacré champion du Mali à maintes reprises. Il est médaillé d’Argent Quartz et d’Or Quartz à trois reprises et médaillé Quartz de la Confédération africaine de  Taekwondo. Me Yacouba Oumar Samaké participa au  26è  anniversaire de l’Université d’Abidjan   où il décrocha la médaille d’Or.  Il passa des stages de formation et de perfectionnement aux USA, en France et en Israël (pour ne citer que ces pays). Il est  le premier entraineur national de Taekwondo  qui a produit  des résultats probants car ses élèves ont pu procurer  des médailles au Mali. Il est le premier arbitre continental de Taekwondo du Mali.

Me Yacouba Oumar Samaké, dans la vie active,  est  diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Il  opta pour le secteur  privé où il est le fondateur et patron  d’une  société de gardiennage au Mali, « COMPLEXE KALA SPORTS » (COKAS). Où Il emploie essentiellement des pratiquants d’arts martiaux  de Haut niveau mais particulièrement  de Taekwondo.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>« Economie Politique, Economie Industrielle et Systèmes Productifs » C’est le titre de l’ouvrage écrit par Pr Ahmed TOURE DJABELLESSION !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economie-politique-economie-industrielle-et-systemes-productifs-cest-le-titre-de-louvrage-ecrit-par-pr-ahmed-toure-djabellession-2981036.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 01:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Devant  un public  composé, d’étudiants,  d’universitaires, de collaborateurs, d’amis et bien sûr de sa  famille,  le Pr TOURE DJABELLESSION a présenté, ce jeudi 09 juin 2022 au Centre Djoliba, en compagnie du Prof Dramé, son nouvel ouvrage intitulé :</em> <strong><em>« Economie Politique, Economie Industrielle et Systèmes Productifs »</em></strong><em>. </em>

Ce livre de  cent soixante-cinq pages, imprimé par Bamba Impression, est désormais accessible  au : Centre Djoliba (au Centre-Ville); Groupe Université GEMINI International (Baco Djicoroni Golf); siège des journaux « Le Challenger » et « Le Pélican (à Hamdallaye) ; Grand-Hôtel de Bamako (Librairie Bah) ; Supermarché Hazar Libre-Service (Badalabougou) ; Supermarché  Shopreate Libre-Service (Badalabougou).  Structuré en cinq (5) chapitres, l’ouvrage  traite l’histoire de l’évolution des sciences économiques tout en développant les  différentes théories économiques (des mercantilistes jusqu’à l’époque de l’Economie Industrielle et des Systèmes productifs).

A l’entame de son exposé, Pr TOURE DJABELLESSION a vivement remercié  son épouse, ses enfants  et tous ses proches  qui lui ont apporté leur soutien matériel et moral lors de l’écriture de son livre. Un ouvrage qu’il considère  comme un meilleur condensé  pour la compréhension de  l’économie politique, industrielle et les systèmes productifs, notamment pour les non spécialistes du domaine. Pr TOURE DJABELLESSION est convaincu que son livre, fruit de plusieurs décennies d’expériences académiques, est un moyen  très important  pour acquérir le savoir.

Il estime que l’appréhension  de l’Economie Politique, l’Economie Industrielle et les Systèmes Productifs sont nécessaires à l’émergence des économies dans une nation. Ainsi, espère-t-il que les étudiants, les décideurs, les milieux d’affaires, le jeune lectorat et le grand public trouveront  un intérêt particulier dans son livre.

L’ouvrage accorde une grande part à l’Afrique noire et à sa jeunesse et parle notamment  de l’évolution des Sciences économiques à travers les périodes historiques depuis l’ère médiévale (c’est-à-dire 12<sup>e</sup>, 13<sup>e</sup> siècles)  jusqu’au 21<sup>e</sup> siècle.

-Premièrement, les <strong>mercantilistes </strong>: c’est le début de l’économie considérée comme une accumulation des pierres précieuses (l’or, le diamant, les cauris etc.) que les Etats européens du 12<sup>e</sup>, 13<sup>e</sup>, 14<sup>e</sup> siècles s’étaient donnés comme éléments de richesse à aller conquérir en Afrique ou en Amérique du sud. Cette époque dite mercantiliste est bien traitée  dans l’ouvrage. Ainsi, l’Afrique que l’on dit « qu’il n’est pas dans l’histoire »  l’ouvrage démontre qu’il est réellement bien au cœur de celle-ci. C’est en l’occurrence, le cas  de l’empire du Mali, dont la république du Mali est héritière. Cet empire, l’une des grandes puissances de l’ère médiévale, est bien traité dans l’ouvrage. L’auteur  évoque  qu’à cette époque,   Kankou Moussa est allé au pèlerinage à la Mecque (accompagné par de milliers de soldats et serviteurs portant des milliers de tonnes d’or). Et qu’il est reconnu comme le souverain qui a contribué à faire  baisser le cours de l’or à cette époque. L’ouvrage évoque aussi que l’un des descendants de Kankou Moussa, l’empereur Aboubacar II, renonça  au trône en organisant  une expédition maritime pour aller explorer outre atlantique (l’Amérique du sud). Une partie de sa flottille atteint l’Amérique du Sud (les traces de populations négroïdes y ont été retrouvées). Il contredit le récit des historiens des pays occidentaux qui considère Christophe Colomb comme le découvreur de l’Amérique. On y retrouve d’ailleurs  dans l’ouvrage,  des passages qui  témoignent  que l’expédition de Christophe Colomb aurait utilisé des marins maliens.

-Deuxièmement, les physiocrates. Pour eux, le commerce ne créé pas la richesse. Ils  estiment que l’agriculture est la seule source  de la richesse. Ce courant de pensée,  opposé aux  mercantilistes, y est traité ;

- Troisièmement, les classiques. Ils sont caractérisés par la doctrine libérale, la valeur et la répartition ainsi que par la doctrine néoclassique.  Cette théorie économique est aussi traitée dans l’ouvrage ;

-Quatrièmement, les néoclassiques. Profondément ancrés dans le système de production et de consommation, ils s’imposent par l’utilité, l’apport des solutions pratiques au monde économique (Entrepreneurs, consommateurs et chercheurs). Le livre fait revivre leur période ;

- Cinquièmement et enfin, l’Economie Industrielle et les Systèmes productifs. D’après l’ouvrage, la production doit être réfléchie, contrôlée et encouragée par l'État. L’auteur indique que ce système  permet aux hommes d'affaires d'aller  conquérir des débouchés, même grâce à l'État, à l'étranger pour que l'industrie nationale se développe, pour que la jeunesse  africaine trouve du travail et qu’elle arrive à fabriquer des avions un jour. «  L’Afrique doit frapper aux portes de l’économie industrielle », est convaincu Pr Ahmed TOURE DJABELESSION. Qui  tente, à travers son livre, d’éveiller les africains à comprendre que l’obtention de la richesse n’est pas un mystère mais plutôt une construction perpétuelle par les sciences, le savoir.

Mais aussi et surtout, l'ouvrage tente de faire comprendre  à notre jeunesse que « rien n'est fait tout seul, rien n'est fait au hasard. Car, toutes les grandes nations se sont construites en réfléchissant sur leur histoire, leur économie et en faisant développer ses économies ». Ainsi, est-on passé des mercantilistes aux physiocrates, des physiocrates aux classiques, des classiques aux néoclassiques, des néoclassiques à l'école historique pour être actuellement à l’ère de l'économie industrielle et des Systèmes productifs (avec l'introduction des statistiques, de la comptabilité, de  l'informatique).

En somme Pr TOURE DJABELLESSION, dans son ouvrage, invite les africains à bien connaître l'Histoire pour pouvoir faire de la prospective. Car  cela  permettra  à nos jeunes étudiants, chercheurs et politiciens de savoir que  l'on peut apprendre facilement l'histoire économique. Ensuite, pour former les futures générations, dont la jeunesse qui va venir dans 20 ans, 25 ans, 30 ans, 50 ans. Selon lui, cela se prépare  dès maintenant !

<strong>Bata Kamissoko (Stagiaire)</strong>

<strong>(Encadré)</strong>

<strong>Qui est </strong><strong>Pr Ahmed TOURE DJABELLESSION ?</strong>

Ahmed Touré Djabélession est un ancien consultant des filiales des Cabinets français Robert Paris et américain Price Water House-Cooper à Casablanca de Mazars 1994 à 2001. L’auteur est Enseignant Chercheur et ancien Directeur Pédagogique Réseaux Afrique du groupe HECI-UQUAM (Université du Québec à Montréal) de 2001 à 2009. De 2009 à ce jour, il est Président Fondateur du Groupe des Universités GEMINI Management International qui compte une dizaine de filiales que sont : Bamako, Mopti, Kita, Sikasso, Bougouni, Zégoua, Fana, LOULOU-Kéniéba (zone minière), SYAMA-Fourou (zone minière) à l’international, GEMINI Abidjan et GEMINI Congo Kinshasa.

Le Professeur Touré est diplômé de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah de Fès D.E.S (Doctorat 3<sup>ème</sup> cycle Science de Gestion), Docteur en Sciences Economiques de l’Université Mohamed V de Rabat et Spécialiste des stratégies économiques des relations Euro-méditerranéennes. Ces nombreux travaux et recherches avec les Universités Européennes, Américaines et Africaines ont façonné sa passion pédagogique réconfortée par les partenaires du Groupe GEMINI avec les Nations Unies à travers le SDSN (Soutenable Developpent Solutions Network) New York (Etats-Unis) ainsi qu’avec l’Université Américaine de Grand Bassan (Côte d’Ivoire).

Né à Dabakala(Hambol) en Côte d’Ivoire, Pr Ahmed Touré Djabélession est marié et père de trois enfants, deux filles (TOURE Salma Yéné, TOURE Maryam Ya) et un garçon (TOURE Mohamed Tiguedja).]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ordonnancement juridique malien :  Du désordre à l’incongruité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lordonnancement-juridique-malien-du-desordre-a-lincongruite-2979198.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Jun 2022 09:31:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le juriste novice, que nous sommes, a toujours appris à se remémorer le caractère sacro-saint de la pyramide des normes. Aussi, face aux entorses flagrantes à la Constitution, nous ne pouvons-nous empêcher de questionner  l'ordre nouveau établi.</em>

La Constitution malienne a été suspendue à la suite du  coup  d’État de 2020. Ce n’était pas la première fois et ce ne sera nullement la dernière. On ne le souhaite pas mais les pays d’Afrique de l’ouest n’arrivent toujours pas à tirer des leçons de l’histoire. Donc l’histoire a tendance à se répéter. Mais ils ne tiennent qu’aux peuples concernés de briser cette malédiction.

A chaque fois que la Constitution est écartée, naît une charte de Transition, un texte dont la place et la portée dans l’ordonnancement juridique demeurent indéterminées et indéterminables.  Des tentatives savantes ont été faites, par des juristes proches du pouvoir en place, pour convaincre. Mais l’illégalité de l'acte qui a causé la suspension de la loi fondamentale, fait douter de toutes les explications avancées. On soulignera, au passage, que l'article 45 du Code pénal qualifie de criminel le type d'acte qui a permis de remettre en cause un gouvernement légalement investi. Mais, pour des raisons de paix et de cohésion sociale, une loi d’amnistie a été votée.

Elle permet de pardonner le crime commis et autorise les auteurs à poursuivre, au nom du peuple,  le combat qu’ils ont initié. Là encore, le juriste s’interroge sur la portée exacte de cette loi. Un texte sur mesure, qui demeure contraire au caractère impersonnel de la loi. Mais son objectif est noble. Le peuple accepte de pardonner ses libérateurs pour les écarts commis. Le peuple, en souverain, décide et sait ce qui est bon pour lui. Mais le texte nouveau ne demeure pas moins une incongruité et de ce fait,  il ne peut, de même que les précédents, résister à l'analyse juridique. En effet,  comment un parlement, nommé, peut-il valider une loi qui va amnistier les auteurs d'une telle entorse à la norme suprême ? Les constitutionnalistes peuvent toujours tenter de donner des excuses en guise d’explication. Mais les faits sont têtus.

Ensuite, la nomination des membres du CNT, un parlement issu d'un décret présidentiel, ajoute au désordre juridique. Mais nul ne s’offusque car la nécessité d'instituer un semblant d’équilibre institutionnel (avec des pouvoirs apparemment séparés) a prévalu sur les impératifs de légalité. Le premier décret portant révision de la charte et extension de la durée de la Transition, a marqué,  plus encore l’histoire constitutionnelle  du pays. C’est le pouvoir lui-même qui renouvelle son propre mandat et en fixe la durée,  en expropriant le peuple.

Il s'en suivra d'autres textes, notamment celui relatif à la prolongation des mandats  des élus locaux. Ce dernier texte est passé comme une lettre à la poste. Les raisons n’échappent à personne. On n’aurait pas pu faire autrement sinon,  remplacer les élus en place  par d’autres. Cela aurait été  cause d’un trouble plus grand. Les partis politiques auraient saisi l’occasion pour tenter de déstabiliser la Transition. Cela nous aurait ramené au point de départ. Ce n’était donc pas souhaitable. Mais le décret ne demeure pas moins une incongruité. Il contredit tout ce que nous savons de la pyramide des normes et surtout il remet en cause le principe selon lequel le peuple seul est habilité à choisir ses représentants.

Enfin, le 06 juin 2022, un nouveau texte a été publié, il décrète la poursuite de la Transition pour 24 mois. On en comprend les raisons. Mais son analyse juridique perturbe le juriste et les légalistes. Comment l’insérer dans l’ordonnancement juridique sans faire fi de la Constitution ? Si cette dernière n’a plus sa raison d’être,  sommes-nous toujours dans un État de droit ? Ces interrogations sont d’autant plus pertinentes que c’est la Constitution qui garantit nos libertés fondamentales et maintient l’ordre et la cohésion sociale. Mais nous sommes bien placés pour savoir que le juridisme a des limites. Il ne saurait prévaloir sur les raisons d’État et cela est d’ailleurs paradoxal. En effet,  l’État doit garantir la légalité et non constituer  le fruit infecté. Le juridisme ne peut non plus résister  au pouvoir souverain du peuple qui confère aux lois leurs portées.

En conclusion : le respect strict du légalisme est une contrainte nécessaire mais d’autres nec9plus impérieuses peuvent expliquer quelques entorses exceptionnelles, pourvu qu'elles ne durent qu'un très bref moment. C’est à cette condition que nous soutenons cette transition qui, il convient de le dire, a impulsé une nouvelle dynamique.

<strong>Dr DOUGOUNÉ  Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Transition ne transige plus : Au diable la CEDEAO !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-transition-ne-transige-plus-au-diable-la-cedeao-2979196.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Jun 2022 09:30:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le dernier sommet de la CEDEAO s'est achevé,  laissant les maliens perplexes. Aucune décision n’a en effet été prise et les sanctions n’ont pas été levées. On nous a redonné rendez-vous le 3 juillet pour une sorte de délibération sur le sort du Mali.</em>

Le ministre malien des affaires étrangères, en dépit du maintien de l’embargo,  semble  confiant par rapport à la suite à venir. Il a salué l’implication du président togolais et reconnu la justesse des rapports faits par le président Ghanéen. Ce sommet n'était donc pas un échec total, les parties ayant pris la mesure de l’urgence à laquelle toute la communauté fait face.

Mais le feuilleton devient de plus en plus intriguant. Avec le nouveau décret signé par le président Assimi, la Transition malienne s'offre 20 mois supplémentaires, et s'assume en marge de toute négociation. Son objectif étant de poursuivre la sécurisation du pays et de terminer le nettoyage de la scène politique des brigands et des fossoyeurs du pays, une partie du peuple reçoit cette dernière nouvelle avec satisfaction. Toutefois, cette décision, courageuse en apparence, ne va-t-elle pas envenimer une situation déjà compliquée ?

Il est vrai que le délai imposé par le décret présidentiel n’est pas très éloigné de celui proposé par la CEDEAO. Mais une fixation unilatérale d'un délai, alors même que les parties semblaient converger vers une sortie de crise négociée, était-elle inévitable ? Non, nous pensons que les 20 mois auraient pu être obtenus d'un commun accord. Cela aurait été signe d’une diplomatie raisonnable et réussie.

Mais en réalité ce décret, un de trop, n’est qu'un coup de « com. » destiné à séduire la rue.  Ce décret est de trop parce qu’il n’était pas utile dans la mesure où à 1 ou 2 mois près, les parties n’étaient pas loin d'un compromis. La Transition veut rassurer le peuple. Elle veut que le peuple sache qu'il est toujours souverain et que sa volonté sera entendue. La méthode est ingénieuse et ce d’autant plus que  la grande majorité de la population ne saurait en apprécier la portée. Elle a juste besoin de sentir maitresse  du pays. Et le décret produit bien cette impression.

La CEDEAO, si elle est de bonne foi, devra accepter cette décision et être moins orgueilleuse pour lever les sanctions qui affligent le peuple malien. De l’autre côté, les autorités maliennes doivent, à leur tour, montrer leur bonne foi en fournissant un chronogramme  au prochain sommet. Avec des dates précises pour les élections et les progrès réalisés en matière de sécurité, la Transition pourrait bien avoir une plus grande cote de popularité pendant les 20 mois à venir. Les maliens la soutiennent pour ses actions sur le terrain mais il lui faut également démontrer son soucis pour le retour de l’ordre constitutionnel. Elle n'en sortira que plus aimée.

Finalement, tout ça pour ça ?

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali Vs USA&#45;France: La guerre par procuration!</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-vs-usa-france-la-guerre-par-procuration-2979195.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Jun 2022 09:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’espoir des  20 millions de maliens a été une fois de plus brisé. Pour cause : les Chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UEMOA, réunis en sommet  extraordinaire, n’ont pu décider, ce samedi 04 juin à Accra (Ghana),  de  la levée des dures sanctions économiques et financières sur leur pays. Les maliens  devraient encore patienter un mois (soit exactement le 03 juillet prochain)  pour connaitre  le verdict du « syndicat des Chefs d’Etat » de l’Afrique de l’Ouest. Pourtant  à la veille de ce énième sommet, en réalité consacrée  sur l’épineuse  situation malienne mais que l’on a subtilement élargi aux situations  du Burkina et de la Guinée, tous les observateurs et analystes politiques pariaient sur l’obtention d’un compromis entre la CEDEAO et le Mali. L’interview du Président sénégalais Macky Sall,  quelques jours plutôt, par notre confrère d’Afrique Média TV, en était un présage.

Toutefois,  contre toute attente,  le communiqué  final de la Conférence des Chefs d’Etat a préféré maintenir  le statuquo sur la question malienne.  Pas de  décision forte sans  qu’aucune  raison  ne soit  officiellement  évoquée. Pourquoi ?   Si l’on se fie aux  coulisses,  les Chefs d’Etat auraient  été divisés. La majorité étant  d’accord à ce que les sanctions soient levées. Alors que  trois Etats : le Ghana, le Niger et le Nigéria, y  étaient farouchement opposés. Ces derniers exigeant la fin de la  Transition malienne en 16 mois. On avance aussi que  la majorité de pays, pour la levée des sanctions,  était favorable  pour 18 mois de prorogation mais avec la composition d’un  « Gouvernement de Mission » dirigé par un PM neutre. Etait-ce vraiment la pomme de discorde entre la CEDEAO et le Mali ? Où bien, est-ce que tout cela ne veut pas dire qu’en réalité,  une main invisible  est  en train de faire la guerre  contre le  Mali. En l’occurrence, lorsque  l’on sait que l’embargo ne profite point  aux pays de la CEDEAO voisins du Mali ?

Abdoulaye Diop, notre ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a animé  une conférence  de presse à la fin des  deux sommets.  En dépit de tout ce qui prévaut, il est curieusement resté serein  et optimiste  quant à une levée des sanctions économiques et financières  sur le Mali lors du sommet  prochain ordinaire du 03 juillet 2022. Faut-il le croire ? Ou faut-il comprendre  que ses propos  ne sont  qu’une  langue de bois diplomatique, lorsqu’il est une évidence que  le pont des négociations  ne fait que se rétrécir ? Le   décret du président de la Transition, lu avant-hier sur le plateau du journal télévisé de l’ORTM, portant  la durée de la Transition à 24 mois à partir du 22 mars 2022 , est bien tranchant et révélateur d’un climat de tension entre les deux protagonistes. D’autant qu’il  Il survient tout juste après les deux sommets.

La CEDEAO est financée, en grande partie,  par la France, l’UE et les USA.  Alors que l’UEMOA  est un instrument économique  et financier du Trésor français. Il  i va s’en dire que  les sanctions imposées  par les deux organisations ouest africaines  contre le Mali sont bien commanditées par la France et les USA. D’ailleurs, ne soyons pas naïfs, Paris   ne va jamais pardonner  à Bamako d’avoir : mis fin  à la présence de ses forces militaires « Barkhane » (et européennes « Takuba »)  sur le territoire national et dénoncé  l’accord de défense qui liait les deux Etats ; expulsé  son ambassadeur. Pour renforcer sa coopération militaire et économique  avec la Fédération de Russie. Nous en voulons pour preuve, les propos du président de la commission Défense et Affaires étrangères du Sénat français, devant ses pairs,   martelant  en substance que le Mali va payer cher sa rupture d’avec la France. Mais avant ce sénateur arrogant et condescendant, le président Macron n’avait-il pas  personnellement déclaré, en fin décembre 2021,  qu’il va demander (en réalité exiger)  aux Chefs d’Etat de la CEDEAO de punir la Transition malienne ? Quid des USA ?

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale,  les Etats-Unis d’Amérique, avec la création de l’OTAN,  ont vassalisé l’Europe occidentale. Actuellement, l’ensemble de l’Europe y est sous le joug américain. Et les USA  sont  le garant des intérêts économiques et géostratégiques  du monde occidental.  N’est-ce pas pourquoi le Congrès américain, tout en reconnaissant que l’Afrique regorge de ressources naturelles minières et d’hydrocarbures dont l’occident a besoin, a voté, en avril dernier,  une loi qui autorise  le Gouvernement  fédéral à punir (par tous les moyens)   tout Etat ou Organisation du  continent  noir qui coopérerait militairement et économiquement avec la Fédération de Russie. Peut-on alors en déduire que le Mali soit  le premier pays africain  frappé par ses mesures  de rétorsion?  A l’évidence, la réponse est  affirmative !

Ainsi on peut admettre, sans risque de se tromper,  que  ce sont les USA et la France  qui sont réellement en guerre contre le Mali. Mais par procuration, elles  ordonnent  à la  CEDEAO et l’UEMOA d’imposer des sanctions économiques et financières  contre le Mali afin d’amener la population (qui en paye  réellement  les frais) à se soulever contre les Autorités de la Transition. D’où les incessantes  négociations infructueuses entre ces  deux organisations sous-régionales et Bamako  qui n’ont  pour seul but que de  produire le pourrissement  du pouvoir transitionnel ! Wait and see !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des  locomotives russes pour SOPAFER&#45;SA :  Un autre coup de bluff ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/des-locomotives-russes-pour-sopafer-sa-un-autre-coup-de-bluff-2978346.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 10:48:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Mali va acquérir  trois nouvelles locomotives russes pour la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali</em> (<em>SOPAFER)-SA avec  la promesse de réparation de deux autres locomotives.  Ce sont la moisson de la visite d’amitié et de coopération d’une délégation ministérielle  malienne de haut niveau  à Moscou, il y a quelques jours.  Faut-il alors espérer que cette annonce ne soit pas un nouveau coup de bluff mais réelle afin que  le train siffle enfin  sur l’axe Bamako-Kayes ?</em>  <em>L’on est en droit de se poser cette  question si l’on sait que depuis environ cinq  ans des annonces  gouvernementales à ce sujet ne tarissent pas.</em>

De toute façon, déjà, pour une bagatelle de 7 milliards, le Gouvernement malien a pu réparer les trois principaux ponts ferroviaires (Mahina, Bafoulabé…) et les voies ferrées. L’espoir est donc permis.

Pour comprendre le pessimisme des riverains du rail, il  est à rappeler que plusieurs promesses notables des gouvernements précédents, relatives à la reprise du Traffic ferroviaire, se  sont  révélées fausses.  Nous prenons comme point de départ 2017.

L’Etat du Mali a décidé, lors du  Conseil de ministres du 31 mai 2017, de mettre à la disposition de DBF (qui n’existe plus)  une enveloppe de 4, 6 milliards FCFA pour la relance du trafic ferroviaire voyageur : 2,4 milliards étaient alloués pour l’acquisition de locomotives de seconde main, le reste du montant pour d’autres dépenses. Cette annonce avait figuré en bonne place  dans la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga  devant les élus de la nation.

N’ayant pu honorer cette décision du Conseil de ministres, le président de la république, IBK, lors de sa visite à Kayes en 2018, avait annoncé à la population la relance  imminente du trafic voyageur à travers l’obtention par le Mali et le Sénégal d’un don de 300 millions US dollars par la Banque mondiale. Cette information d’allocation de dons était directement adressée au  président de la république par son ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Clissé, depuis Washington, le siège des Institutions de Breton Wood.

Cette annonce présidentielle à l’endroit d’une population dont l’attente est si forte pour la relance du trafic voyageur avait  été bien accueillie. La déclaration aurait donc dû observer  la diligence et la prudence de vérifier  à quoi cette subvention est-elle dédiée. Mais la réalité, ce qu’elle ne fut qu’une simple expectative d’autant que ledit don  était un financement exclusivement  destiné à la réhabilitation des points critiques de la voie ferrée Dakar-Bamako dont les 70% se situent d’ailleurs en territoire sénégalais. Par manque de vision  politique et de stratégie communes des deux Etats, ce financement, quand bien même non destiné au trafic ferroviaire,  n’a pas hélas  été obtenu.

Vient ensuite la sortie médiatique (en pleine précampagne électorale)  du ministre des Transports, Baba Moulaye,  à côté d’un drapeau malien, depuis Pretoria dans la  cabine d’une locomotive flambant  neuve,  pour annoncer en grande pompe comme acquise par l’Etat du Mali et devant être réceptionnée  à Bamako (trois au total) via Dakar dans moins d’un mois. C’était en décembre  2017 ! Depuis cette date, les riverains des chemins de fer attendent impatiemment et vainement  leurs locomotives.

Mais toutes ces annonces  ne furent jusque-là  que de simples expectatives au grand dam de ces populations riveraines des rails. Nous osons espérer que cette dernière nouvelle, concernant l’acquisition de trois (3) locomotives russes,  devienne enfin une réalité au grand bénéfice des populations riveraines des rails !

A suivre !

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre ouverte à l’Imam Mahamoud Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-ouverte-a-limam-mahamoud-dicko-2978355.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 10:32:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour camper le décor, il est important que je présente  l’homme qui fait autant parler de lui ces dernières années, au Mali et dans le monde.

Né vers 1954 à Tombouctou dans une famille de lettrés musulmans, Mahmoud Dicko vous êtes un salafiste quiétiste connu aujourd’hui, comme un leader politico-religieux très influent. Vous avez dirigé le Haut Conseil Islamique du Mali de 2008 à 2019 et pris part à tous les grands évènements politico-religieux que le pays a vécus ces dernières décennies dont, entre autres, la grande mobilisation du 22 août 2009 ayant réussi à casser le nouveau code de la famille du Gouvernement d’Amadou Toumani Touré et à la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta en août 2020, grâce à un mouvement bien structuré, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants (CMAS) de Mahmoud Dicko, après des mois d’une mobilisation gigantesque sous le leadership des acteurs du Mouvement du 5 juin et Rassemblement des Forces Patriotiques(M5-RFP), sur le Boulevard de l’Indépendance.

Depuis, votre personnalité s’est imposée et a gagné une large audience à travers tout le pays en raison de votre qualité d’orateur hors pair et d’un grand meneur de foule. Auréolé de prestige, d’une immense popularité et de titres assez flatteurs comme l’Imam le Guide, le Sage, l’Eclairé, le Messie, etc., l’excès de confiance vous est monté par le nez et la tête, à tel point que vous vous êtes senti assez puissant alors que, seul Dieu est Puissance. Devenu par la force des choses, un vrai faiseur de rois qui fait et défait les locataires du temple de Koulouba comme en 2012 contre Amadou Toumani Touré (ATT) et en 2020 contre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), vous êtes désormais courtisé par la classe politique malienne et par la Communauté Internationale que vous avez réussie à bien encenser.

Les différents Gouvernements d’ATT et d’IBK, ont aussi subi le même sort. Imprenable dans vos savantes dribbles, vous vous êtes, au fil des ans, éloigné de votre peuple, celui-là même qui vous a accompagné dans tous vos combats, pour une raison ou pour une autre, prétextant retourner à votre mosquée et vous consacrer aux prières et prêches. Le 24 mai 2021, marque la prise du pouvoir par le Colonel Assimi Goïta dans une Transition dite de « Rectification », après que le Président de la Transition Bah N’Daw et son Premier Ministre Moctar Ouane  (votre homme de main)  aient été écartés, pour Haute Trahison, nous a-t-on dit. Depuis, votre destin a basculé vers le bas de la gloire et vos intérêts aussi.

Mis à l’écart par le nouveau locataire du temple de Koulouba et désormais loin des délices du pouvoir, voilà en fait, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ! Ainsi donc, vous ne ratez aucune occasion pour critiquer, sermonner, vilipender dans des propos souvent belliqueux, haineux et vexatoires, les nouvelles Autorités de la Transition de la Rectification dont le Président Assimi Goïta lui-même et son Premier Dr Choguel Kokalla Maïga, qui ont cependant, choisi en toute responsabilité, d'inscrire leurs actions, dans l’intérêt général du Peuple malien et dans le sens de la défense de notre Patrie afin de lui ens restituer, son honneur, sa dignité et sa souveraineté pleine et entière.  Dans cette foulée de désamour, arrive le jeudi 26 mai 2022, la tenue de la 22<sup>ème</sup> édition annuelle du Forum de Bamako, sur le thème « Femmes, Paix, Sécurité et Développement en Afrique : Notre avenir dans la marche du monde ». Comme toutes les grandes rencontres du pays, en bon leader, respecté, influent et incontournable sur les grandes questions de la Nation, vous y avez été invité pour apporter votre contribution de qualité tant le thème à l’ordre du jour, répondait bien à votre profil d’homme religieux et politique. Mais, contre toute attente, Imam Dicko, vous avez frappé fort et même très fort, dans un pamphlet enchaînant un platement de citations, de proverbes et de propos à équivoque qui ont surpris plus d’un, si bien que beaucoup vous accusent d’avoir été furieux, revanchard et ambiguë envers les Autorités de la Transition, tout au long de votre intervention qui fera longtemps tache d’huile. Un morceau choisi de votre  intervention : « Pendant que le peuple malien est pris en otage par des gouvernements arrogants, je dis bien arrogants, on ne cherche pas une solution et la Communauté internationale par leur orgueil… C'est le peuple malien qui est en train de payer ça. C'est extrêmement grave, une classe politique qui ne bouge pas qui n'existe plus, une société qui a cessé d'exister et le peuple est en train de trembler entre les gens qui veulent une transition indéfinie ». Des Gouvernants arrogants, une communauté internationale orgueilleuse et une classe politique moribonde, etc., voilà la mimique qui vous taxe d’avoir dépassé la limite de l’acceptable.

Imam Dicko, pensez-vous que le contexte actuel dans lequel est plongé le pays se prêtait à de tels gestes expressifs, à un tel tranchant discours ? Surtout quand vous savez que chacun de vos mots est écouté, pesé, minutieusement décrypté et susceptible d’extrapolation dans son contenu. Tout cela arrive malheureusement au moment où on vous soupçonne de conspirationniste contre les Autorités de la Transition, avec l’accompagnement de certains de nos compatriotes civils et militaires en rupture de ban depuis quelque temps, faute de n’avoir pas été invités aux différents festins de la Transition de Rectification.

Par cette prise de position, Imam Dicko,  n’êtes-vous pas en train de venger, mais sous forme voilée, les terroristes traqués depuis quelques mois par une Armée qui monte en puissance? N’êtes-vous pas un Imam à deux langues ? Une pour défendre ces terroristes et la Communauté internationale et une autre pour stigmatiser les gouvernants de la Transition qui ont pourtant, le soutien d’une partie importante du Peuple.

Arrogance ! Parlons-en maintenant ! Imam Dicko, à ce sujet n’a-t-on pas dit que, l'arrogance est le défaut des bons Chefs ? Elle précède la ruine, tandis que l'orgueil précède la chute. Dérivé du latin « arrogantia », le terme « arrogance », est l’attitude ou le comportement qui se manifeste par des manières hautaines, blessantes et orgueilleuses. Ceci dit, quand et où, le Président de la Transition, Chef de l’Etat Assimi Goïta et son Gouvernement ont-ils eu depuis le 24 mai 2021, date de leur prise de pouvoir, de comportements « arrogants » à l’endroit du Peuple malien ou de la communauté internationale ? Imam Dicko, où est l’arrogance de nos gouvernants ?

C’est quand le Premier Ministre,  Dr Choguel Kokalla Maïga,  du haut de la tribune des Nations-Unies, avait déclaré le 25 septembre 2021, que « la France a abandonné le Mali en plein vol » ? Ou c’est quand les Autorités de la Transition ont demandé le départ du Mali sans délai, des forces françaises et européennes Barkhanes et Takuba ? Nos gouvernants ont-ils été arrogants parce qu’en toute souveraineté, ils ont refusé de se soumettre aux diktats des chefs d’Etat de la CEDEAO qui ont décidé d’infliger au Mali, des sanctions politiques, économiques et financières injustes, illégales et inhumaines dictées par la France ?

Ou encore, parce qu’ils ont décidé de diversifier leur partenariat notamment avec la Russie après l’échec des forces étrangères d’assurer la sécurité des maliens, après neuf ans de présence ? Ont-ils été arrogants pour avoir demandé à l’Ambassadeur de France de quitter le Mali après qu’on ait découvert et étalé sur la place publique, ses activités subversives et aussi, en réponse aux propos belliqueux, discourtois, haineux, diffamatoires et insultants des plus Hautes Autorités françaises ? Ont-ils été arrogants pour avoir retiré le Mali du G5 Sahel, après que la présidence tournante de l’institution lui ait été refusée par le Président du Tchad, sous l’influence de l’ingérence d’une puissance extrarégionale ?

Imam Dicko, voilà des interrogations qui vous interpellent et vous appellent à revoir votre posture actuelle. Et loin de vouloir vous dispenser un quelconque cours de vocabulaire, je me suis dit un instant, s’il n’était pas plus sage pour vous de parler de fermeté plutôt que d’arrogance qui aurait dû tempérer la passion chez les uns et les autres ? Certainement oui car,  le Peuple du Mali, dans sa majorité, se reconnait avec fierté, dans toutes les décisions importantes, responsables et souveraines prises par les Autorités de la Transition, restées inflexibles dans un élan de sacrifice, de patriotisme au nom de l’honneur et de la dignité, en imposant avec fermeté à la communauté internationale, le respect de la volonté du Peuple du Mali et de celui de son intérêt général,

Voilà désormais Imam Mahamoud Dicko, la ligne de conduite de tout un Peuple débout et fier de ses gouvernants soucieux et fermes et non arrogants. Ceci dit, au nom de la cohésion sociale tant recherchée, il serait souhaitable que vous vous remettiez en cause, Imam Dicko pour revenir dans la République. Car,  il n’est jamais trop tard. Aussi, vous devez demander pardon au Peuple et à ses gouvernants, plutôt que de continuer à remuer le couteau dans une plaie qui peine encore à se cicatriser. Ne dit-on pas que le pardon aide à nettoyer, à laver nos blessures et surtout à les cicatriser au plus vite ? Ainsi donc, en acceptant d’accomplir ce geste d’humilité et d’apaisement, vous aurez purifié votre cœur de toute rancœur et vous aurez gagné en grandeur et en sagesse dans votre vie de tous les jours.

Imam Mahamoud Dicko, c’est bien ce message que j’ai pour vous, par cette lettre ouverte !

<strong>Dr Allaye GARANGO, Enseignant-Chercheur, ENSup / Bamako (Mali)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’An Un  de transition entre réalisme et discours creux : quel est le choix ? La population émet des doutes  et l&amp;apos;imam Mahmoud Dicko a lancé la bombe</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lan-un-de-transition-entre-realisme-et-discours-creux-quel-est-le-choix-la-population-emet-des-doutes-et-limam-mahmoud-dicko-a-lance-la-bombe-2-2978343.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lan-un-de-transition-entre-realisme-et-discours-creux-quel-est-le-choix-la-population-emet-des-doutes-et-limam-mahmoud-dicko-a-lance-la-bombe-2-2978343.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 10:06:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout devient de plus en plus difficile pour  la Transition sur le terrain politique. La population qui soutenait  globalement  la  Transition sans réserve, commence par prendre du recul. L'engouement de la population n'est plus le même.

En vérité, les discours très pointus prononcés par les plus Hautes Autorités  avaient été bien accueillis. Et surtout que le sentiment et l'orgueil de chaque citoyen  avaient été touchés à juste titre. Le mot clé séducteur a été la SOUVERAINETÉ. Toute chose qui a fait naître le sentiment d'un combat collectif contre les ennemis supposés du Mali.

La CEDEAO verra son représentant être chassé du Mali. Ensuite,  suivront l'ambassadeur français à Bamako, l'armée française et l'Union Européenne. De même que  la MINUSMA sera interdite de mouvement sans autorisation préalable. Voilà ce qui a plu à la majorité des citoyens Maliens et même Africains.

Les marches et meeting seront régulièrement organisés pour dénoncer, critiquer et chasser les ennemis supposés du Mali. Les discours, les affiches et slogans se résumeront en : « À BAS LA FRANCE !, À BAS LA CEDEAO ! À BAS L'ONU ! VIVE LA RUSSIE ! ".  Mais le temps passe. Et la rectification de la Transition, donne les signes du plomb dans ses ailes.

Un regard sur tous les ministères, fait constater que dans l'ensemble, c'est inactif.  Aucun résultat concret pour convaincre la population. Mais,   toujours des discours et propos anti-CEDEAO, anti France, voire anti ONU. Sur le terrain de la pratique  politique, rien, comme résultat.

La vie est devenue très chère. Les prix sur les marchés ont augmenté. La question de l'emploi est devenue un casse-tête. Le tourisme est mort à cause de l'insécurité. La culture a sombré. L'énergie et l'eau sont des calvaires. Les volets  de  l'agriculture, dont la pêche et l'élevage, sont totalement paralysés.  Les commerçants et opérateurs économiques, broient  du noir.

La population qui avait par dignité, spontanément décidé de résister à L'Embargo, n'a plus de souffle. La population souffre ! L’Imam Mahmoud Dicko n'a pas pu résister dans son silence. Il est sorti de sa réserve pour lancer sa bombe de vérité crue.  Ces propos ont créé la polémique et sont diversement appréciés. Certes, mais l'Imam Mahmoud  Dicko, n'est pas n'importe qui au Mali. Il est la véritable figure de proue pour le renversement du régime IBK.

C'est bien lui, qui était  l'Autorité Morale, le très respecté, l'éclairé et le Sage du combat de la Rue du mouvement M5-RFP. C'est lui qui dirigeait les grandes prières des vendredis, au Boulevard de l'Indépendance. C'est lui, dont le seul appel faisait trembler en remplissant les rues des foules. En dénonçant et critiquant ouvertement les Autorités de la Transition, l'Imam Mahmoud  Dicko révèle ainsi au grand jour, l'échec de la Transition sur le terrain Politique.

Un an de discours qui n'ont apporté aucun résultat. Des conflits et bras de fer inutiles. Sans moyens ni solution, le réalisme a carrément rattrapé, tous les discours, finalement vides et creux. La population vit la cherté de la vie. Tout le  monde prie  pour que L'Embargo soit levé.

La question du choix entre le réalisme et les discours, se pose. Il faut enfin savoir faire un choix, très vite avant que la population ne se réveille totalement.

<strong>Monoko Toaly, </strong>

<strong>Expert en Communication et Marketing politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’An Un  de transition entre réalisme et discours creux : quel est le choix ? La population émet des doutes  et l&amp;apos;Imam Mahmoud Dicko a lancé la bombe</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lan-un-de-transition-entre-realisme-et-discours-creux-quel-est-le-choix-la-population-emet-des-doutes-et-limam-mahmoud-dicko-a-lance-la-bombe-2978329.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 09:29:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout devient de plus en plus difficile pour  la Transition sur le terrain politique. La population qui soutenait  globalement  la  Transition sans réserve, commence par prendre du recul. L'engouement de la population n'est plus le même.

En vérité, les discours très pointus prononcés par les plus Hautes Autorités  avaient été bien accueillis. Et surtout que le sentiment et l'orgueil de chaque citoyen  avaient été touchés à juste titre. Le mot clé séducteur a été la SOUVERAINETÉ. Toute chose qui a fait naître le sentiment d'un combat collectif contre les ennemis supposés du Mali.

La CEDEAO verra son représentant être chassé du Mali. Ensuite,  suivront l'ambassadeur français à Bamako, l'armée française et l'Union Européenne. De même que  la MINUSMA sera interdite de mouvement sans autorisation préalable. Voilà ce qui a plu à la majorité des citoyens Maliens et même Africains.

Les marches et meeting seront régulièrement organisés pour dénoncer, critiquer et chasser les ennemis supposés du Mali. Les discours, les affiches et slogans se résumeront en : « À BAS LA FRANCE !, À BAS LA CEDEAO ! À BAS L'ONU ! VIVE LA RUSSIE ! ".  Mais le temps passe. Et la rectification de la Transition, donne les signes du plomb dans ses ailes.

Un regard sur tous les ministères, fait constater que dans l'ensemble, c'est inactif.  Aucun résultat concret pour convaincre la population. Mais,   toujours des discours et propos anti-CEDEAO, anti France, voire anti ONU. Sur le terrain de la pratique  politique, rien, comme résultat.

La vie est devenue très chère. Les prix sur les marchés ont augmenté. La question de l'emploi est devenue un casse-tête. Le tourisme est mort à cause de l'insécurité. La culture a sombré. L'énergie et l'eau sont des calvaires. Les volets  de  l'agriculture, dont la pêche et l'élevage, sont totalement paralysés.  Les commerçants et opérateurs économiques, broient  du noir.

La population qui avait par dignité, spontanément décidé de résister à L'Embargo, n'a plus de souffle. La population souffre ! L’Imam Mahmoud Dicko n'a pas pu résister dans son silence. Il est sorti de sa réserve pour lancer sa bombe de vérité crue.  Ces propos ont créé la polémique et sont diversement appréciés. Certes, mais l'Imam Mahmoud  Dicko, n'est pas n'importe qui au Mali. Il est la véritable figure de proue pour le renversement du régime IBK.

C'est bien lui, qui était  l'Autorité Morale, le très respecté, l'éclairé et le Sage du combat de la Rue du mouvement M5-RFP. C'est lui qui dirigeait les grandes prières des vendredis, au Boulevard de l'Indépendance. C'est lui, dont le seul appel faisait trembler en remplissant les rues des foules. En dénonçant et critiquant ouvertement les Autorités de la Transition, l'Imam Mahmoud  Dicko révèle ainsi au grand jour, l'échec de la Transition sur le terrain Politique.

Un an de discours qui n'ont apporté aucun résultat. Des conflits et bras de fer inutiles. Sans moyens ni solution, le réalisme a carrément rattrapé, tous les discours, finalement vides et creux. La population vit la cherté de la vie. Tout le  monde prie  pour que L'Embargo soit levé.

La question du choix entre le réalisme et les discours, se pose. Il faut enfin savoir faire un choix, très vite avant que la population ne se réveille totalement.

<strong>Monoko Toaly, </strong>

<strong>Expert en Communication et Marketing politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dépendance alimentaire et militaire :  Le Mali a l’Aube  du changement de « maître » !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/dependance-alimentaire-et-militaire-le-mali-a-laube-du-changement-de-maitre-2978317.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 09:21:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le divorce du couple France-Mali est sur le point d’être consommé. La tension diplomatique a finalement conduit au renvoi de Barkhane, de l’ambassadeur français et enfin à la dénonciation de l’accord de défense. Ce vieux couple n’a pas su surmonter ses hauts et bas et chemine inexorablement vers la fin de toute collaboration, la France soupçonnée, à demi-mot, d’avoir fomenté la dernière tentative de coup d'Etat au Mali.

Cette rupture profite à un concurrent. En effet, la Russie, après avoir été substituée aux forces françaises dans le cadre de la formation des militaires maliens et de la lutte contre le terrorisme, se voit accordée une place de choix dans les relations internationales maliennes. Elle est sollicitée pour la fourniture des armes et autres équipements militaires. Et,  dernièrement, elle a obtenu un accord sur la fourniture de blé au Mali.

On constate alors que le Mali est, de plus en plus,  dépendant de la Russie. Une dépendance militaire et alimentaire, qui va caractériser désormais leur relation, ne va-t-elle pas créer un rapport de subordination ? La question se pose et ce d’autant plus que le Mali subit de plein fouet les effets de l’embargo imposé par ses voisins. Sommes-nous entrain d’échanger un « maître »  que nous connaissons contre un autre dont nous ignorions les vraies motivations ?

En poussant la réflexion,  sans perdre de vue les enjeux, on peut se risquer à  affirmer que si la rupture avec la France était inévitable, celle-ci n'ayant pas su anticiper la réaction du peuple malien aspirant à plus de considération, cette amitié soudaine avec la Russie (la proportion qu’elle prend) suscite des interrogations. Et cela est d’autant plus vrai que les maliens ignorent les conditions imposées par ce partenaire. Les maliens soutiennent leurs autorités et se fient à leur jugement.

Les médias occidentaux font courir des rumeurs mais le peuple malien,  bien avisé, tente de s'unir et de soutenir leurs dirigeants. Ainsi,  en dépit du flou qui entoure la relation russo-malienne,  le peuple garde sa sérénité. Même lorsque l’armée n'a souhaité communiquer les coûts d’acquisition de certains équipements, le peuple est demeuré compréhensif. Le secret d’État a été invoqué et nous y avons cru. La sécurisation du territoire national n'a pas de prix, dit-on. Et ce n’est pas le partenaire qui contredirait cela. Il a désormais le vent en poupe !

Le changement de « maître », quoique le nouveau semble plus respectueux de la souveraineté nationale, est une réalité. Le Mali ne peut pas prétendre être un Etat indépendant alors même que sa sécurité militaire et alimentaire dépendent d'un autre. Son retrait du G5 Sahel et le renvoi de Barkhane ne peuvent être compensés que par la confiance que suscite la présence des russes. Dans ces conditions, les relations avec le nouveau partenaire pourraient être déséquilibrées.

Le Mali, s’étant isolé militairement, aurait-il suffisamment de moyens de négociation en face d'un partenaire aussi puissant ? En théorie, cette impression d’État souverain pourrait permettre de répondre par l'affirmatif. Mais la réalité pourrait bien être tout autre. Si le Mali continue de perdre ses appuis financiers, le jeu pourrait bien prendre une autre tournure. Mais fort heureusement, l’EU ne semble pas encline à  suivre la voix de la rupture totale. On en veut pour preuve le nouvel accord relatif à un appui financier de 33 milliards FCFA signé par le ministre des Affaires Etrangères.

A ce jour, beaucoup de questions demeurent sans réponse. Les maliens semblent perdus. La nouvelle dynamique impulsée, la bonne gouvernance et la montée en puissance de l’armée, des réalités palpables, suffisent pour réduire au silence les opposants les plus virulents. Tout n’est pas parfait mais les lignes bougent.

Nous ne pouvons, toutefois, qu’exhorter nos autorités à mettre de l'eau dans leur vin et de convenir d'une porte de sortie de crise avec la CEDEAO pour éviter un enlisement de la situation économique. Le peuple est souverain et c’est lui qui paie le prix de la révolution.  Résistera-t-il plus longtemps que de raison ? La question mérite d’être posée d’autant plus que la dernière tentative de coup  d'Etat prouve à suffisance l’existence d'une faction dissidente.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Le  Mali en marche, bon gré mal gré !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-en-marche-bon-gre-mal-gre-2978318.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 09:10:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce mardi 24 mai 2022,  notre pays a célébré l’an UN  de la deuxième prise de pouvoir  par Assimi Goïta et ses compagnons du Comité National de Salut du Peuple (CNSP).  D’après les explications de l’actuel président de la Transition malienne,  ce deuxième coup de force,  en l’espace de neuf mois, a été  nécessaire  pour  d’abord, éviter un conflit imminent  à l’époque entre frères d’armes, ensuite  pour  permettre de rectifier le processus transitionnel qui dérivait. Vrai ou faux : de toute façon, Col Assimi Goïta est désormais aux commandes du bateau Mali qui tangue (par l’effet conjugué de facteurs endogènes et exogènes)  mais qui, à cause de la résilience du peuple, ne va pas, nous l’espérons vivement,  chavirer. </em>

<em>En un an  donc d’exercice de pouvoir, le bilan du  Chef de l’Etat, Col Assimi Goïta et son Gouvernement de Transition est différemment jugé par leurs compatriotes. Les Uns apprécient et soutiennent  leurs efforts de Refondation  enclenchés, notamment sur les  plans notamment : judiciaire (par la mise en examen de nombreux délinquants  financiers en col blanc), agricole, financier (en dépit des lourdes sanctions infligées contre notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA). Alors que les autres  estiment que leur bilan est globalement négatif. Ces détracteurs de la Transition se recrutent en l’occurrence  dans le camp des politiciens classiques maliens. Des gens qui  ont eu  à exercer, ces trente dernières années écoulées,  le pouvoir dans le  pays de Modibo Keïta.</em>

<em>Toutefois, une chose est unanimement partagée  par l’ensemble des maliens : la montée en puissance de notre armée nationale contre le terrorisme international. Ce, d’autant   que  depuis la dénonciation  par le Gouvernement de Transition des accords léonins de défense  de 2014 signés avec la France (découlant  sur le retrait progressif des forces Barkhanes du pays). Et,  la renaissance de la coopération militaire avec la Fédération de Russie (avec la fourniture d’armements de dernière génération et d’équipements militaires), les Famas, sous le leadership des Autorités de la Transition, sont visiblement en train de défendre,  avec courage  et efficacité, l’intégrité du territoire national afin que le Mali puisse y asseoir à nouveau sa souveraineté nationale. Ce sont des  faits  qui sont indéniables. Même les  « ennemis »  supposés du Mali ne peuvent pas nier cette réalité !</em>

<em>C’est bien une certitude, par l’obtention d’aéronefs, d’hélicoptères et de radars de dernière génération  russes,  les Famas montent en puissance et  arrivent désormais à contrôler  la terre et le ciel du Mali.  Cette maîtrise  qui les permet d’écraser  les Groupes Armés Terroristes (GAT) tout en  libérant graduellement une grande partie du territoire national.  Dans cette dynamique,  des sanctuaires terroristes dans le Centre du pays sont  attaqués et détruits  par les Famas qui neutralisent des bandits armés.   Mais ces résultats probants ne plaisent  certainement pas  aux anciens partenaires du Mali qui, ce sont les propos du PM Choguel,  sont  ceux qui « entretiennent  le terrorisme dans notre pays ». </em>

Mais tout n’est pas rose pour les Autorités de la Transition !  Les sanctions « illégitimes et inhumaines »  imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA, notamment son volet financier,  sont en train d’influer  négativement sur le coût de la vie. Ainsi, les Fonds du Mali sont bloqués par la BECEAO et notre pays n’arrive pas à honorer le paiement de ses dettes vis-à-vis de ses  partenaires extérieurs, aussi  les opérateurs économiques ont  énormément de problèmes pour commercer avec le reste du monde. Alors  qu’au même moment, les Institutions de Breton Wood ferment leur robinet financier au Mali. Il  y a de quoi s’inquiéter et trouver, très vite une alternative pour que l’économie malienne ne plombe pas.  S’y invite  aussi  à nos difficultés financières,   la crise pétrolière et alimentaire, induite par la  guerre de Russie en Ukraine. Cette crise,   ressentie à l’échelle mondiale,  risque, sans nul doute, de fragiliser les efforts de résilience du peuple malien. Mais  les maliens ne doivent-ils pas payer  le prix fort pour  rasseoir la  souveraineté  de leur pays sur l’étendue du territoire national ?

En tout état de cause,  le  Mali  est désormais, bon gré, mal gré, en marche. Car, la majorité du  peuple et  leurs autorités ont   décidé, plus que jamais, de reprendre en main les  destinées du pays : en étant  libre de toute influence ou condescendance quelconque. Cela lui vaut ainsi le droit de  choisir en toute dignité  ses partenaires dans la diversité. Ce qu’apprécie volontiers une majorité de nos compatriotes. Et une récente enquête d’opinion réalisée par la Fondation allemande Friedrich Ebert confirme que  la population  malienne  soutient  majoritairement (soit 9/10)  les Autorités de la Transition. Cela, en dépit de la réalité des difficultés économiques et financières qu’elle endure !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les FAMAS condamnés à s&amp;apos;unir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-famas-condamnes-a-sunir-2976726.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 May 2022 02:31:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La nouvelle d’une tentative de coup D’ETAT a été reçue tel un choc  sismique par le peuple malien. À un moment aussi crucial, comment peut-il y avoir des factions dissidentes au sein de cette armée que le peuple vénère depuis peu ?</em>

Au-delà d’une condamnation ferme de cette tentative de déstabilisation de nos institutions, le peuple se permet de rappeler le devoir qu'incombe désormais aux FAMAS. Le peuple vous soutient sans réserve, c’est donc une obligation naturelle de faire preuve d'union à ce moment fatidique. Les petits jeux d’intérêts personnels ne feront que remettre en cause les résultats issus des efforts fournis par vos frères tombés au front. Cette montée en puissance, qui redore désormais le blason de nos formes armées, tombera dans les oubliettes à cause de la disgrâce que provoquerait un autre coup D’ETAT et ce quel qu'en soit le motif.

Il convient de rappeler, au passage, que les FAMAS tirent leur force du peuple qui s’est uni  en dépit des divergences d’opinion sur les choix politiques et socio-économiques. Et parce qu’ils tirent leur notoriété et force du peuple, ils doivent au peuple l’obligation et le devoir d’union. Aucune puissance occidentale, quels que soient ses objectifs et ses ambitions pour le Mali, ne saurait vous honorer à la manière dont les maliens l'ont fait. Aucune rétribution financière ne saurait valoir l’honneur que vous font les maliens. Votre courage vous est insufflé par le peuple malien à qui vous devez un devoir de rentrer dans les rangs derrière le Président de la transition.

Il est grand temps de songer à ce peuple qui souffre de l’embargo mais qui reste derrière ses FAMAS en dépit de cela. Il est grand temps de sortir de cette spirale des coups d’État qui n'a jamais servi les intérêts de ce peuple meurtri. Il est grand temps d’œuvrer de bonne foi et de concert pour la stabilisation du pays. Par ailleurs,  nous attendons de cette vaillante armée, à la fin de la Transition, de demeurer fidèle  au peuple et à ces missions. Si les militaires veulent s’occuper de la gestion des affaires de l’État et avoir de la notoriété, qu’ils rejoignent le monde des civils et s’engagent dans la politique. Ce sont des maliens, après tout !

Nous espérons que cette transition sera notre dernière expérience des coups de force. Le peuple l'a reconnue et lui sait gré des efforts fournis pour le Mali. Mais désormais la gestion des affaires de l’État sera confiée aux civils conformément aux normes fondamentales de la république et aux engagements internationaux pris par le Mali.

Vive les FAMAS unis !

Vive la république !

<strong>Dr DOUGOUNÉ  Moussa</strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur, </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des Banques et autres entreprises </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le G5 Sahel, une alliance mort&#45;née !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-g5-sahel-une-alliance-mort-nee-2976724.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 May 2022 01:28:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le retrait du Mali du G5 Sahel est un sujet qui suscite beaucoup de commentaires. Et comme toujours,  sur la toile,  les émotifs s’expriment aveuglément sur un sujet aussi complexe. Sous le parrainage de la France, cette alliance militaire est née pour sécuriser la bande sahélienne, en proie au terrorisme. Mais dès  le départ,  le projet était voué à l’échec et cela pour plusieurs raisons. </em>

D'abord, l’absence de l’Algérie, ce grand pays doté d’une force militaire très importante, n’a pas souhaité intégrer l’alliance. Or, il aurait pu constituer le maillon fort et peut être permettre la stabilisation de la zone. Les motifs avancés par certains spécialistes de géopolitique permettent de comprendre ce refus de participer audit projet. En effet,  la méfiance des algériens, vis-à-vis du parrain, la France, a pu constituer un obstacle. L’Algérie, cherchant à se libérer du néo-colonialisme, n’aurait pas souhaité intégrer une alliance militaire contrôlée par la France. Cela peut se comprendre aisément compte tenu du lien historique qui existe  entre les deux pays. L’Algérie cherche toujours à panser ses plaies et à prendre ses distances.

Mais, toujours selon certains experts, il existerait également certaine amitié entre l’Algérie et certaines fractions des groupes terroristes qui sévissent  au Sahel. Si cette information est vraie, alors l’entrée de ce pays frontalier n’était pas souhaitable. Elle aurait même été catastrophique pour les autres pays membres. Pour l’heure, il est difficile d’accréditer cette thèse mais ce que l'on sait : c’est que l'Algérie reste ferme avec les terroristes en dépit de son refus de rejoindre l’alliance.

Cependant,  le G5 Sahel aurait pu être, en dépit de l’absence de l’Algérie, une force africaine efficace si les difficultés d'ordre financier ne l’avaient pas contraint à demeurer sous l’hégémonie de la France et donc être une force de soutien à Barkhane et non une force militaire indépendante. Si les pays membres avaient conjugué leurs efforts et mutualiser les moyens pour créer une armée sous-régionale dédiée à la lutte contre le terrorisme, elle aurait été capable de contrer le repli des terroristes et de percer les poches de résistance.

A défaut d’être une force indépendante, l'alliance demeurerait un autre bras armé de la France. Cette dernière,  dont la présence est de plus en plus contestée au Sahel, n’aurait pas été efficace dans ces conditions. Ainsi, en dépit du travail gigantesque accompli par Barkhane et des investissements réalisés par la France,  la zone aurait totalement échappée au contrôle des pays concernés.

Le retrait du Mali, conformément aux nouvelles orientations politiques des autorités de Transition, affaiblira le G5 Sahel qui pourrait même être dissout  pour prendre une autre forme. Les autorités maliennes ont fait un choix stratégique compatible avec la nouvelle dynamique qui prévaut dans les relations franco-maliennes. Mais pourtant,  on peut questionner ce choix souverain. Le Mali n’aurait-il pas pu tirer profit de l’alliance en négociant une réorganisation stratégique ? Les relations diplomatiques moins belliqueuses  entretenues avec les pays membres de l’alliance et les intérêts en commun (la sécurisation de la zone) auraient peut-être  permis de repenser l’alliance et d'en faire une force utile.

Nous ne pouvons, pour l’heure, qu’espérer que ce choix stratégique, dont on ignore les tenants et les aboutissants, permette une plus grande montée en puissance de l’armée malienne. Celle-ci s’étant illustrée par sa bravoure et son engagement, elle pourrait très bien redonner au pays sa souveraineté. Désormais mieux outillé et plus à même de poursuivre le combat seule, elle fait la fierté du peuple tout entier.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le Mali, contraint à la sortie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-contraint-a-la-sortie-2976723.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 May 2022 01:27:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le Mali se retire de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la Force Conjointe ».  Ces propos tranchants sont ceux du Col Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Porte-Parole du Gouvernement. Ils sont  prononcés sur le plateau du JT de l’ORTM du dimanche 15 mai 2022.  Mais si cette  grave décision des Autorités maliennes n’est pas surprenante, elle n’est pas moins conséquente sur l’évolution de la lutte contre le terrorisme international au Sahel. Lorsque l’on sait que  logiquement, la réussite de celle-ci exige la mutualisation des Forces armées de l’ensemble des pays de la sous-région.

N’est-ce pas que le départ du Mali est  un  triste tournant que les Chefs d’Etat des pays du G5 devaient à tout prix éviter ?  Mais puisqu’il y est  contraint à la sortie, le pays de Modibo Keïta ne pouvait que claquer la porte  de l’organisation avec dignité. Et c’est ce que  les autorités de la Transition ont simplement  fait,  tout en affirmant  la pleine souveraineté de  leur Etat.  D’ailleurs, en avait-il encore le choix ? Notamment, lorsqu’il se trouve qu’un pays tiers, extra régional  et  non membre (divorcé  d’avec le nôtre)  est à la manœuvre pour instrumentaliser ladite organisation?

Le G5 Sahel est composé de cinq pays (le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad).  C’est une organisation militaire transnationale, créée en 2014, pour  lutter  contre le terrorisme international. Sa présidence est normalement  tournante entre les pays membres. Conformément à cette  pratique établie, après N’Djamena,  la 8è Session ordinaire du G5 Sahel devrait normalement se tenir  à Bamako depuis février 2022, pour consacrer la présidence malienne.  Mais  apparemment, les quatre  autre Etats  membres  du G5 Sahel n’en veulent pas.

Cette  attitude fâcheuse, contraire au texte et à l’esprit de  cette organisation militaire transnationale  a dû amener  le Chef de l’Etat malien a adressé trois correspondances à son homologue tchadien, président en exercice sortant,  afin que celui-ci  prenne des dispositions pour remettre  la présidence  au Mali. La dernière,  qui lui a été  notifiée  ce 22 avril,  indiquait qu’à partir du 15 mai  si le  Tchad  ne s’exécute pas : « <em>La république du  Mali se verra dans l’obligation de suspendre sa participation aux organes du G5 Sahel y compris la Force Conjointe ». </em>  Mais  peine perdue !

Car  cette sommation du président de la Transition  malienne,  à l’endroit de son homologue tchadien,   n’a eu aucun effet  dissuasif.  D’autant que la  8è Session qui devrait se tenir à  Bamako, sur instruction d’un Etat extra régional  (certainement la France),  ne verra pas le jour. En lieu et place du Mali, le Tchad  va continuer  d’occuper   la présidence  du G5  Sahel.   Mais, somme toute, lorsqu’une  famille laisse  délibérément  à l’abandon un de ses membres,  lui nie  tous ses droits, celui-ci  a-t-il d’autre choix que  s’en aller ?  Le retrait  du Mali du G5 Sahel illustre bien cette image.

Le G5 Sahel devait notamment, à partir du soutien aérien et logistique  de Barkhane, lutter  contre le terrorisme international dans l’ensemble des pays du Sahel. En l’occurrence, dans la Zone frontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso où sévissent de nombreux groupes armés terroristes. Le territoire malien  constituait  l’épicentre de ses interventions.   Mais dans la pratique, le G5 Sahel  a démontré toute son inefficacité. Tant les mouvements terroristes n’ont de cesse prospérer. En occasionnant  un  cortège de morts et  blessés mais aussi  des déplacements de  populations de la Zone dite des trois frontières (ou Liptako-Gourma).

D’ailleurs  comment  le G5 Sahel, un machin voulu et conçu  par la France,  pouvait  réussir  à lutter  convenablement contre le terrorisme international au Sahel, également conçu  et entretenu par la même France ? Le G5 n’est-il pas une utopie ? En raison de cela,  n’était-il pas, dès sa création, considéré  par  de nombreux  analystes politiques progressistes  comme  un mort-né ? Ses détracteurs, de toute façon,  estimaient,   qu’elle n’est créée que  sur l’insistance et l’initiative de  l’ancienne puissance coloniale (qui le finance)  pour ne  servir que ses seuls  intérêts néocoloniaux  au Sahel. Leur argumentaire se basait essentiellement sur le fait  que la France, par le biais du G5 Sahel,  va entretenir  la présence des Groupes armés terroristes au Sahel  pour y justifier la présence de ses  Forces armées. Avec le recul de huit ans, l’histoire ne leur donne-t-il pas raison ?

Une chose  est de toute façon  certaine : la  famille G5 Sahel,   qui a contraint un  membre essentiel (le Mali) à la quitter,  doit aussi s’attendre à sa propre disparition. Ce postulat  est d’autant  vrai  que le Mali est le continuum territorial naturel de la Mauritanie avec le Niger et   le Burkina.   Sans le Mali,  qu’est-ce que la Mauritanie  pourrait  apporter sur  plan sécuritaire  au reste des membres  du G5 Sahel?  Quasiment rien, d’autant  que  le  G5 Sahel  sera  logiquement interdit sur l’espace territorial et aérien du Mali ! Ainsi, il mourra  indéniablement  de sa belle mort !

<strong>Gaoussou Madani Traoré   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali des grandes décisions de ruptures : Où va le pays et pour combien de temps ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-des-grandes-decisions-de-ruptures-ou-va-le-pays-et-pour-combien-de-temps-2976719.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 May 2022 01:24:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les plus hautes autorités de la Transition, multiplient la prise de grandes décisions. Les décisions qui font état de multiples ruptures au niveau des relations internationales. Si les autorités sont bien soutenues dans leur logique de la conquête de la souveraineté, l'on se pose aussi la question de l'issue future, de ces décisions ? Où va le Mali et pour combien de temps ?

La dernière décision de grande rupture, est celle qui a également nécessité un communiqué du gouvernement de la République du Mali, mentionnant le retrait du pays du G5 SAHEL et de toutes les opérations conjointes. Le Ministre porte-parole  du gouvernement de Transition, le Colonel Abdoulaye MAIGA, a martelé sur le plateau de la télévision nationale, la décision sans appel du retrait du Mali du G5 SAHEL.

Cette décision, s'ajoute au lot de ruptures des relations internationales. D'abord avec la CEDEAO, dans un dialogue de sourds sur la question du chronogramme et de la durée de la Transition. De 5 ans, 32 mois et 24 mois, dit incompressibles, proposés, le Mali subit les sanctions de la CEDEAO dont L'Embargo.

Après cela, la France et le Mali, ne parlent plus le même langage. La rupture qui était déjà visible, depuis le renvoi de l’ambassadeur de France au Mali, s'est explosée, à la suite de la dénonciation des accords de coopération militaires. Ensuite, la mise en terme, du mandat de la force Barkhane a fait effacer tout le flou. Tout est désormais clair !

Enfin, la rupture d'avec l'Union Européenne et la remise en cause du mandat de l'ONU au Mali, a tout mis à nu. Toutes ces grandes décisions sur fond de tensions, ont ouvert la  porte de l'opinion anti-politique  française au Mali. De la vraie eau, dans le moulin des Panafricanistes de tout genre !

En vérité, les autorités de la Transition sont appréciées et soutenues par tous les maliens, sur le terrain militaire. L'armée a convaincu par son courage et surtout ses exploits sur le terrain, dans la lutte contre les terroristes et djihadistes. «TOUS FAMAS ! BRAVO à l'armée malienne » !

En dehors de la grande fierté créée par l'armée, le reste du bilan est bien sombre. Et la somme des ruptures pourrait aussi signifier un échec sur le terrain de la diplomatie. Si Faure Gnassingbé est appelé à la rescousse du Mali pour jouer le rôle de négociateur entre ce pays, la CEDEAO et la Communauté internationale, c'est que la diplomatie a eu du plomb dans les ailes. Surtout que Faure Gnassingbé figure parmi les bons élèves de la France. Dans ces conditions, l'on s'interroge sur le bien-fondé de ces ruptures ? Où amènent-elles le Mali ? Et pour combien de temps ?

La souveraineté ne se discute pas. Et le combat est tout à fait noble. Mais il reste à savoir si un pays souverain gagne-t-il en se séparant du monde entier ? Si un pays souverain peut-il se développer sans les relations internationales avec de nombreux pays et organisations du monde ?

Avant d'être un jour bien éclairés, nous souhaitons la bonne chance à la nation et encourageons les FAMAS !

<strong>Monoko Toaly, </strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pourquoi le retrait du Mali du G5 Sahel ne doit pas être préoccupant au plan sécuritaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-le-retrait-du-mali-du-g5-sahel-ne-doit-pas-etre-preoccupant-au-plan-securitaire-2976730.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 May 2022 01:21:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 15 mai 2022, le gouvernement malien, dans un communiqué, annonçait qu’il quittait le G5-Sahel. Quelles peuvent être les incidences de ce retrait sur la situation sécuritaire du Mali ?</em></strong>

En effet, pour rappel, le G5-Sahel est une organisation regroupant cinq pays du Sahel à savoir : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad dont l’objectif principal affiché est de « préserver l’intégrité territoriale des Etats et de mener, ensemble, une action résolue en vue d’assurer la sécurité dans l’espace sahélien ». Pour ce faire, il a été mis en place une Force conjointe composée des militaires des cinq pays membres en vue de mener des opérations militaires conjointes transfrontalières. Depuis sa première opération datant de novembre 2017, le G5-Sahel est confronté à des défis énormes notamment sur le plan opérationnel.

Bien qu’elle ait mené plusieurs opérations après celle de 2017, l’organisation intergouvernementale ne dispose pas suffisamment de moyens financiers, ni d’équipements adéquats pour des opérations efficaces et de grande envergure. La quasi-totalité de ses fonds proviennent des partenaires techniques et financiers non africains. Cette dépendance de fonds extérieurs ralentit la montée en puissance de la Force conjointe. De ce fait, son bilan ne peut être que mitigé.

Ainsi, au regard de ce qui précède, l’on peut affirmer que le retrait du Mali de cette organisation n’aura pas de conséquences graves sur la situation sécuritaire du pays. Primo, à en croire aux différents communiqués du Gouvernement de Transition relatifs à la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMA) qui engrangent des succès sur le terrain, le retrait du Mali du G5-Sahel ne doit pas être préoccupant.

Secundo, l’instabilité politique dans trois pays membres (Burkina, Mali et Tchad) du G5 affecte sérieusement les capacités opérationnelles de la Force conjointe. D’autant plus que les autorités militaires installées dans ces pays ont des sensibilités politiques différentes et difficilement conciliables. L’organisation sahélienne se retrouve donc une situation d’inertie car la dernière opération d’envergure regroupant tous les Etats membres remonte à plusieurs mois. Se retirer ou en être membre revient donc à la même chose ces temps-ci.

Toutefois, la raison du retrait du Mali n’est pas liée à l’inefficacité de l’organisation ni à l’état d’inertie dans lequel elle se trouve actuellement. Il est plutôt dû au refus du Tchad de passer la main au Mali pour la présidence de tournante de l’organisation. Ce retrait du Mali va sans doute affaiblir davantage le G5-Sahel.

<strong>Bouakary Ouattara, doctorant en histoire des relations internationales</strong>

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<title>Au chevet de la République du Mali en péril : Un appel citoyen à mes compatriotes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/au-chevet-de-la-republique-du-mali-en-peril-un-appel-citoyen-a-mes-compatriotes-2975904.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 May 2022 12:30:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis 2012 et sans répit, j’ai vu mon Pays le Mali, attaqué de toutes parts, dans sa dignité et son honneur, violenté, humilié tour à tour, par des irrédentistes touaregs revendiquant un territoire et par les forces obscurantistes, les terroristes qui ont pillé nos villes et campagnes, tué des populations innocentes, détruit les principaux symboles de notre République aujourd’hui, très malade à cause de trois décennies de mauvaise gouvernance dont les seuls responsables sont les acteurs du mouvement démocratique de 1991. </em>

Ils n’ont apporté pendant leur temps de règne  que le désarroi et le désespoir, le bradage de  l’intégrité du territoire, qu’ils ont défiguré, détruit l’économie nationale. Ils ont  ébranlé les fondements de la République par la corruption, la gabegie financière, le népotisme, l’injustice et l’impunité, etc. Toutes choses  qui ont déshumanisé l’homme malien. D’autre part, mon pays le Mali, vit des moments très inquiétants de son existence car ses enfants sont divisés par des propos et des querelles intestines et mesquines, comme ceux entretenus par certains hommes politiques et par les leaders religieux qui s’embourbent depuis quelque temps, dans des prêches qui ne sont pas de nature à rapprocher les fidèles, de la parole d’Allah.

Des propos ou actes qui constituent de graves menaces quant à la cohésion sociale et à l’équilibre des fondamentaux de l’Etat du Mali. S’ils devaient perdurer davantage,  ils  pourraient détruire en une seconde de temps, tout ce qui a été bâti de meilleur au fil des siècles, par nos devanciers. Comme si tout cela  ne suffisait pas, la Communauté dite internationale,  dont la France et la CEDEAO, animées à tort  par la haine persévérante avec un mélange de dégoût et de colère contre le Mali, plonge davantage celui-ci, dans des crises interminables graves, marquées par les effets des sanctions politiques, économiques et financières de la de l’institution sous-régionale, qualifiées d’inacceptables, d’injustes et d’illégales par les Autorités de la Transition au pouvoir depuis le coup d’Etat du 18 août 2020, qui marque un nouveau départ, pour rebâtir un « Mali Kura » où tout est à refaire au nom de la Refondation de l’État.

Encore pendant ce temps, les relations entre Paris et Bamako ont pris de  sérieux coup, à cause de la posture belliqueuse dans laquelle s’est engouffrée la France au nom d’un agenda dont elle seule connait les tenants et les aboutissants. Toutes ces crises ont pour répondant, la déstabilisation des institutions d’un Etat, face à des Autorités inflexibles et imperturbables, déterminées à conduire jusqu’au bout, cette Transition de la rectification enclenchée depuis le 24 mai 2021, sous le leadership du Colonel Assimi Goïta, en dépit des injonctions d’une Communauté internationale restée insensible aux souffrances du Peuple du Mali.

C’est effectivement dans cette situation gravissime que le Président de la Transition, Chef de l’Etat en tant que père de la Nation, a toujours dans chacun de ses discours, appelé le Peuple du Mali, à la cohésion, au sursaut national et à la réconciliation nationale, gages du retour de la sécurité, de la sérénité, de la stabilité et de la paix définitive. Cela ne peut se réaliser que si nous nous remettions en cause, en reconnaissant avant tout, notre responsabilité collective dans la déliquescence actuelle de notre Pays qui n’a que trop souffert et en nous aimant les uns, les autres. Ne dit-on pas que, l’amour rapproche les hommes et la haine les éloigne. Entre parents ou entre communautés, elle est semblable à la piqûre de la vipère, à la plaie incurable. Ce faisant, il est souhaitable que les acteurs du mouvement démocratique acceptent de demander pardon à toutes les filles et tous les fils du Pays, au nom de la réconciliation nationale tant prônée par les Autorités de la Transition afin de  panser les plaies béantes.

Fort de ce constat, ma conviction profonde est que, rien de durable et de positif ne peut se faire sans l’unité nationale et le sursaut national chers au Président de la Transition Assimi Goïta et aussi, sans un nouveau pacte social susceptible de bannir la culture de la haine, de la méfiance et des conflits récurrents qui n’ont que trop endeuillé la Patrie. Ceci doit se faire autour des valeurs cardinales de la République telles qu’édictées dans notre devise nationale à savoir, « Un Peuple-Un But-Une Foi », qui constitue notre fierté.

Mon mot de la fin est un appel pressant à mes compatriotes de l’intérieur comme de l’extérieur au pardon, à la nécessité de mener une action patriotique afin de relever les nombreux défis de l’heure au-delà de nos différences et de tout esprit d’exclusion, de clivage et de vengeance. Unis, nous resterons forts contre toute adversité, mais désunis, nous faillirons toujours face à l’ennemi.

Ceci, est mon deuxième appel lancé à travers le Journal Le Pélican, à tous mes compatriotes de l’intérieur comme de l’extérieur, pour sauver la République en péril.

Que la paix d’Allah accompagne le Mali et les maliens dans ces dures épreuves !

<strong>Dr Allaye GARANGO, enseignant chercheur/ENSup- Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<title>De l’inutilité avérée du CNT !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-linutilite-averee-du-cnt-2975889.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 May 2022 12:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Organe hybride, mi- parlement mi- bureau d’enregistrement des actes du gouvernement, le CNT a prouvé,  le 21 avril dernier,  son inutilité au peuple malien. En effet, les maliens, ayant toléré l’illégalité du Conseil National de la Transition, s’attendaient à ce que cet organe face preuve d’utilité et ce notamment en raison du coût de l’institution dans les dépenses publiques.  Au lieu de jouer les rôles naturels qui reviennent à une institution représentative du peuple, les apprentis députés qui la composent se sont transformés soit en agents de publicité du pouvoir soit en représentants de la rue. Le titre d'honorable, pour certains animateurs de galerie, est affligeant pour notre démocratie. Il n’est ni mérité ni porter avec honneur.

Les uns nous ont promis la mer, un chemin de fer flambant neuf. Des promesses intenables pour l'heure, faites au nom du gouvernement lequel n'a d’ailleurs pas démenti, viennent décrédibiliser un régime qui s’efforce de restaurer la sécurité et l’unité du pays.

Par ailleurs, les discours populistes, sortir de la CEDEAO et de l'UEMOA et l’abandon du franc CFA, sont tenus par des gens qui n’ont aucune connaissance et compétence pour apprécier les enjeux. La rue applaudit et encourage des orateurs insouciants des conséquences de la fausse révolution qu’ils estiment devoir initier. Ils ignorent qu'une révolution se prépare et s’appuie sur une idéologie rationnelle et fédératrice. L'UEMOA et la CEDEAO sont des espaces d’intégration, avec des faiblesses certes, mais ils constituent á l’évidence des vecteurs de développement et de consolidation des économies africaines. Les économies concernées, parce que les échanges intercommunautaires pourraient s’améliorer avec le temps, n’en seraient que plus compétitives. Nos autorités,  avisées, l'ont compris.

D’ailleurs le PM a répondu en affirmant qu’il ne saurait  être question de retirer le Mali de ces organisations dont il fût l’un des premiers artisans. De quoi faire taire ces ignominies susceptibles de conduire le Mali à un isolement sans précédent. Ces apprentis députés, qui se perdent en conjectures à propos de telle ou telle question relative à  la vie de la nation, déshonorent notre démocratie si chèrement acquise. Ce conseil aurait mieux servi le pays si ces membres avaient été choisis avec soin. Au lieu de cela, on a voulu faire plaisir à la rue. Cette multitude de mécontents et à l’affût d’opportunités ne fait que suivre la direction du vent sans pouvoir initier un vrai projet de société et constituer une force de réflexion.

Aujourd’hui,  cette institution sert de bureau d’enregistrement ignorant totalement ses missions de contrôle des actions du gouvernement. D'ailleurs,  il ne semble guère se soucier du train de vie de l’État en cette période de crise économique. Les salaires mirobolants, les véhicules de luxe et autres avantages accordés sans tenir compte des difficultés que vivent les maliens au quotidien, auraient dû révolter  cette assemblée populaire. Mais elle semble faire peu de cas de ces incohérences. Mais cela s’explique, faisant partie du problème, pourquoi ces « honorables » tisseraient-ils la corde qui servirait à les pendre ? Un salaire, de plus d'un million par mois pour jouer la comédie et distraire le peuple impose le silence.

Si certains membres ont tenté  de désavouer les actions du gouvernement,  en attribuant la palme de la médiocrité au PM avec une note de 3 sur 10, beaucoup sont demeurés dans des postures ambiguës. Ils tentent de se manifester hors de l’hémicycle mais le message véhiculé est mal perçu parce que l’occasion et le lieu ne s'y prêtent pas. Il est certes exact qu’à la suite, le PM a lui-même reconnu que  la  gouvernement a failli en partie mais il ne l'a fait que pour soulager les plus rationnels. Ces derniers,  ceux qui n’accordent aucun crédit aux apprentis députés, ont apprécié cette sincérité d'un PM acculé par les défis suscités par l’embargo imposé au pays.

Donc en conclusion, cette institution, qui aurait pu créer un équilibre au profit de la démocratie et du changement si elle était mieux constituée, s’avère finalement être une unième assemblée de privilégiés inutile au peuple. Aucune proposition de loi pour soutenir la dynamique impulsée. Ils se contentent d'avaliser les projets de lois d'un gouvernement qui a sa propre feuille de route. Le CNT n’est donc qu’un figurant très coûteux dans ce feuilleton.

Ceci explique peut-être pourquoi son élargissement n'a toujours pas eu lieu. Chercherait-on, à travers les concertations,  à améliorer l’institution en revoyant les critères de choix de ses membres ? Il nous faut moins de CNT mais mieux de CNT. On ne peut que formuler ce vœu. Un Conseil restreint et composé de personnes ressources aurait servi et à moindre coût.

En attendant, et surtout parce que c’est amplement mérité, inclinons nous devant la vaillance de nos FAMAS. Une pensée profonde pour ceux qui se sacrifient en silence.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Banditisme organisé à Kabalabougou : Les Forces vives vent debout contre le phénomène !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/banditisme-organise-a-kabalabougou-les-forces-vives-vent-debout-contre-le-phenomene-2975896.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 May 2022 12:13:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce dimanche 09 mai 2022, l'ensemble des forces vives de Kabalabougou se sont réunies dans la cour de l'école fondamentale dudit établissement pour faire l'état des lieux du banditisme organisé (sous forme de Gang) qui sévit dans leur localité et proposer des solutions idoines pour y faire face. La rencontre, présidée par le représentant du Chef de village, a réuni le Commandant de Brigade de Ouezzindougou (Chef-lieu de la Commune  rurale du Mandé), le représentant du Commissariat du 9 e Arrondissement de Police, le président  de la Délégation municipale  de la Commune du Mandé, toutes les associations de jeunesse et de femme, de l'imamat. Une foule nombreuse de citoyens du village. A l'issue de la réunion, des décisions fortes  ont été décidés pour  pouvoir endiguer le phénomène. Les points forts !</em>

Dans l’après-midi du 24 janvier 2022, pour des problèmes de « fesses », des Affrontements meurtriers  ont opposé deux  gangs rivaux  à la plage de Kabalabougou.  Des  empoignades  avec des couteaux et  haches ont provoqué la mort de quatre individus  et blessé plusieurs autres.  Cette horrible indigné l’ensemble des résidents du village qui ont décidé, vent débout, de  tout faire pour empêcher  que de telle scène se reproduise.   D’où l‘idée pour les  Forces vives  du village de  convoquer une assemblée générale  des résidents  dans la Cour de l’école fondamentale.

La coordination des populations et l’ensemble des Forces vives du village de Kabalabougou (Commune rurale du Mandé, qui en compte 26 villages)  ont décidé d’endiguer le banditisme organisé qui sévit dans leur localité. Pour ce  faire, ils ont souhaité la création  d’une brigade de vigilance, l'interdiction de la plage aux enfants mineurs.  Ils ont demandé à la mairie de faire un arrêté pour officialiser ladite décision.

En prenant la parole, le CB a demandé la responsabilité des parents vis-à-vis de leurs enfants (en surveillant leurs faits et gestes afin d'informer au besoin les services des forces de sécurité afin qu'ils puissent prendre des déclarations idoines). Il a aussi interpellé la jeunesse de Kabalabougou afin qu'elle s'organise pour répertorier  et dénoncer les présumés délinquants  ou criminels de leur localité. Quant au Com Pol adjoint, en faisant sien tous les propos du CB (qui l'a précédé), il a demandé aux parents de revenir aux fondamentaux de l'éducation ancestrale (par exemple, exiger de leurs enfants, les salutations d'usage tel le bonjour à leurs parents tous les matins et soirs). Il a brièvement explique la notion de police de proximité qui exige de tous les citoyens de mettre à la disposition des forces de sécurité des informations en temps réel. Toute qui permet à celles-ci d'agir à temps avec efficacité. Il a informé que le Commissariat (bien qu'il dépend de la territorialité du District de Bamako) est en intelligence avec le CB de Ouezzindougou pour endiguer le phénomène du banditisme organisé.

Le Chef de la délégation spéciale de la Commune du Mandé, Kélépily, n'a pas dit autre chose. Cependant, il a demandé l'implication diligente de tous les habitants de sa Commune pour éduquer, corriger et surveiller leurs enfants. M. Kélépily  est convaincu  que sans une information saine des autorités sécuritaires, le phénomène de la criminalité ne peut être endigué. Par conséquent, il a  souhaité l'implication de tous. Le Chef de la délégation de la Commune du Mandé n'a pas manqué d'informer les populations sur les nombreux efforts que mènent les autorités communales pour permettre aux autorités sécuritaires  de bien travailler ( à travers les subventions  en carburant, des réparations de leurs engins etc.).

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La Démocratie post&#45;Transition :  À mort les partis politiques, vive la démocratie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-democratie-post-transition-a-mort-les-partis-politiques-vive-la-democratie-2975893.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/la-democratie-post-transition-a-mort-les-partis-politiques-vive-la-democratie-2975893.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 May 2022 12:01:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Transition a mis la barre haute et les maliens en ont pris la mesure.  Désormais, on ne veut plus de fossoyeurs ou de politiciens  véreux.  Nos fonctions électives seront désormais confiées à des patriotes à la moralité  exemplaire. Désormais, le maître mot est la redevabilité. On en voit une illustration à travers la nouvelle obligation faite aux ministres de venir défendre leur bilan à la télévision. C’est paradoxal mais heureux que ce soit un régime militaire qui donne l’exemple d'une gestion transparente et démocratique ! Nous en prenons bonne note et saluons, au passage, l’initiative. </em>

Nous voulons démocratiser le pays en renouvelant et en rehaussant la qualité des femmes et des hommes qui auront la charge d'assurer le bonheur d'une nation meurtrie jusque dans sa chair. Une élite capable de bonne gouvernance et de redonner à ce pays sa grandeur. La lutte contre la décrépitude de la morale républicaine a donc déjà commencé. Elle sera poursuivie, on l’espère, au moyen d’un lessivage complet de la scène politique.

Le multipartisme ou le pluralisme est, sans doute, un gage de bonne démocratie. Mais nous sommes conscients que désormais les partis politiques ne peuvent plus subsister dans  leurs configurations actuelles. Ces sociétés commerciales, fondées, le plus souvent, par les fossoyeurs de la démocratie et de l’État de droit, doivent disparaître pour faire place à des structures politiques dignes de représenter le peuple malien.

Ceux qui se sont indûment gavés avec les biens publics, déjà en cavale ou cherchant à se soustraire à la justice, pourront prendre la mesure du changement annoncé. Le pôle économique est à pieds d’œuvres et les  18 ou 20 prochains mois, négociés avec la CEDEAO, serviront à  renforcer, espérons-le, ce mouvement de libération et d’épuration lancé depuis peu.

Le malien soutien ces initiatives,  pourvu que le droit et le cheminement vers la régularité constitutionnelle demeure des priorités absolues. Il est en effet possible et souhaitable de nettoyer au karsher  les détritus d'un mouvement « soi-disant  démocratique », une mafia qui ne dit pas son nom. Les traquer jusque dans leurs retranchements, c’est désormais l’ambition affichée par les nouvelles autorités. Les procès en révision, l’instruction d'autres dossiers de malversations, sous réserve du respect scrupuleux des droits de la défense, sont des perspectives qui nous enchantent.

Mais il faudra, en outre, que la jeunesse prenne le soin : -d’écarter  de l’espace démocratique tous ces anciens, qui ont été artisans de la mauvaise gouvernance ou qui, de par  leur silence, se sont rendus coupables de l’ébranlement du pays. Ils sont tapis dans l’ombre et ne manquent pas de saisir les occasions pour affirmer publiquement leur soutien à la Transition, espérant ainsi faire oublier leurs parcours ; -d’écarter de la tête de nos plus Hautes Institutions cette aristocratie de voyous coupables du dépeçage du patrimoine commun. Nous savons bien que les fortunes illégalement et honteusement amassées serviront à financer la relève qui voudrait se distinguer par son discours mais dont on n’ignore guère la source des moyens employés pour duper le peuple ; -de promouvoir le mérite et la transparence dans les procédures de prise de décision  afin d’éviter des scandales honteux (scandales logements sociaux et CANAM).

La jeunesse  malienne, majoritairement embourbée dans des querelles de personnes, devra faire preuve de plus de maturité.  Elle devra désormais se positionner en tant qu’acteur incontournable de la démocratie et non comme des Videomen à la solde de telle ou telle célébrité. Son projet de société ne doit plus être influencé par des considérations d’ordre ethnique ou partisan. Les partis politiques, tombés en disgrâce depuis peu, ne devraient plus avoir de l’écho au sein de cette nouvelle jeunesse,  en partie, consciente des enjeux.

Cette jeunesse, majoritairement en proie à la divagation et plus soucieuse d’un semblant de confort et de notoriété illusoire, devra s’illustrer comme une force de réflexion et de construction citoyenne. Son attitude, face à l’adversité dans un monde de plus en plus globalisant et agressif, déterminera son avenir. Elle devra sortir de ses fausses illusions,  car les États sont liés par les intérêts. Il lui faut apprendre que le Mali n'a ni ami ni ennemi. Le Mali n’a que des intérêts à sauvegarder.

De même le malien lambda devra tirer des leçons  de l’histoire, et assumer le choix de gouvernance fait ainsi que le sacrifice que cela exige. Il n'aura guère d’autre choix que d’accepter le principe du déterminisme, donc le respect des lois et l’engagement patriotique sont les seules causes qui produiront des effets positifs sur ce pays. Et parce que le Mali n’est donc victime que du complot fomenté par ses propres fils, c’est aux autres maliens de colmater les menées  subversives. Les discours, populistes et accusateurs ne font que desservir le pays. On en oublie les vraies causes de nos malheurs : l'incivisme à outrance, la banalisation du vol, l’institution des pratiques de corruption à ciel ouvert, le détournement de nos recettes douanières, fiscales et des ressources naturelles…..

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : le plus haut  sommet entre les annonces et la réalité, le Pm Choguel Maiga serait&#45;il déconnecté ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-le-plus-haut-sommet-entre-les-annonces-et-la-realite-le-pm-choguel-maiga-serait-il-deconnecte-2975870.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 May 2022 11:29:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis son passage devant le Conseil National de Transition (CNT), le Premier ministre CHOGUEL MAIGA a visiblement perdu une bonne dose de sa popularité. Pire, l'idée de sa succession anime l'opinion nationale. Surtout que ses déclarations ont été battues en brèche. Alors serait-il désormais en déphasage avec la vision du plus haut sommet ? Serait-il totalement déconnecté des réalités ?

Ce n'est plus un secret  de dire que le Premier ministre Choguel MAIGA, n'a plus sa verve en termes d'éloquence. Surtout  lorsqu’ il est sorti, bien sonné,  de l'interpellation des membres du CNT. Là où il était attendu sur l'exposé des résultats concrets de ses dix mois de gestion du Programme d'Action  Gouvernementale (PAG), ce sont les mots et les discours qu'il a servis.  Sauf les efforts unanimement reconnus et salués de L'ARMÉE Malienne, le Premier Ministre n'a pas pu convaincre sur son bilan. Tout est encore en projet.

Mais ce n'est pas trop ce qui pose le doute, ni suscite les débats. Ce sont plutôt ses propos face aux membres du CNT, qui ont été immédiatement démentis au plus Haut Sommet. En effet, le Premier ministre avait ouvertement dit et soutenu  que la date de la Transition était désormais de 24 mois incompressibles.  Curieusement et contre toute attente, les plus Hautes Autorités, ont dépêché une mission auprès du président Togolais pour être le négociateur entre la CEDEAO et le Mali. Aujourd'hui, plusieurs sources parlent de 20 à 18 mois, pour la durée de la Transition.

Autre point très important, le PM a avait dit qu'il y aurait des discussions entre la France et le Mali. Sur ce point, comme pour lui répondre sévèrement, les plus Hautes Autorités n'ont pas attendu deux jours, pour dénoncer l'accord de coopération militaire avec la France. Et il en est de même pour le mandat de la MINUSMA qui ne serait plus renouvelé. Dans ce même contexte, Adama Ben Diarra dit Cerveau (membre influent du CNT)  a répondu au Premier ministre  en prenant en contre-pied, toutes ses déclarations face aux membres du CNT.

Le CNT,  qui avait interpellé le Premier ministre,  a désormais pris la chose en main, en ouvrant ses portes aux leaders et Responsables Politiques, pour leurs contributions aux réflexions sur la réussite de la Transition.  À la faveur de ce qui précède, l'on ne se tromperait pas de s'interroger si toutefois, le Premier ministre ne serait-il pas déconnecté des réalités du plus  Haut sommet.

En vérité, il a perdu la majeure partie  de son opinion favorable. À cela, il convient d'ajouter les conflits au sein du M5-RFP, où le Premier ministre n'a plus  le capital confiance de ses compagnons de la chute du régime d'IBK.

Mais, pourra-t-il revenir en force et reconquérir l'opinion qui lui est actuellement défavorable ? La tâche ne sera pas facile.  Il est une évidence, en politique, rien n'est jamais figé !

<strong>Monoko Toaly</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Coup de semonce  de l’UNTM !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-coup-de-semonce-de-luntm-2975854.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 May 2022 11:14:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans sa correspondance  du vendredi 06 mai, adressée au Gouvernement de la Transition, le Secrétaire  Général  de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ne va pas avec le dos de la cuillère.  Car  Yacouba Katilé  charge  sans  complaisance  le Gouvernement du PM Choguel et avertit que son organisation syndicale n’est pas en léthargie.  Par conséquent, elle pourrait faire bouillir à nouveau le Front social si certaines promesses ne sont pas tenues. Mais que reproche  l’UNTM au Gouvernement de Transition ?</strong>

<strong> </strong>

<strong>Si l’on se réfère  à cette  correspondance du Secrétaire général de l’UNTM, on peut noter, entre autres : La non résolution des problèmes des compressés et des retraités par anticipation ;  </strong>la  non  « relecture du Décret n° 2011-051/P-RM du 10 Février 2011 », fixant les conditions d’emploi du personnel de l’Administration relevant du Code du Travail<strong> ; </strong>le non  rétablissement dans leurs droits des responsables syndicaux licenciés soit pour fait de grève, soit sous le prétexte de la COVID-19 (SYAMA, BRAMALI et bien d’autres services… ; le manque de  révision des Codes portant création des Bureaux de Placement Privé (BPP) qui exploitent, selon l’UNTM, des milliers de jeunes travailleurs maliens….Toutefois,  à l’évidence,   il ressort que les  revendications  corporatistes sont loin d’être actuellement   la principale pomme de discorde  entre le Gouvernement  de Transition et la principale  centrale  syndicale du Mali.   Alors pourquoi donc  ce  soudain  regain de tension  entre les deux partenaires  sociaux ?

&nbsp;

Il est à   rappeler que  l’UNTM  fut l’un des acteurs majeurs  du mouvement démocratique qui a renversé, en mars 1991, le régime dictatorial du président Moussa Traoré. N’est-ce pas la  raison évidente qui a amené  l’UNTM d’accuser  ouvertement  Choguel de négationniste ?   De toute façon,  Katilé prévient le PM  dans son communiqué : <em>« La ligne rouge est la tentative de prolifération du négationnisme de la Révolution démocratique du 26 Mars 1991 »</em>. Mais est-ce alors à comprendre que  l’l’UNTM  va  reprendre sa posture politique ?

&nbsp;

Ce qui est une réalité, dans sa correspondance  adressée au PM, la Centrale Syndicale a ouvertement menacé Choguel en ces termes : <em>« Le syndicalisme peut entrer dans le jeu politique national. Toutes les Conventions et Résolutions le consacrent. Donc faites attention ! Ne répètes plus cela !». </em>Ce coup de semonce doit faire réfléchir  plus d’une fois le PM. Lequel  devra désormais  savoir raison garder afin  de ne pas davantage irriter les militants de la principale Centrale des Travailleurs maliens. <em> </em> Comme il  devra  plus que jamais mesurer ses propos mais aussi  et surtout contrôler  ses faits et gestes à l’endroit du  « Mouvement démocratique ».  Au risque  d’être en  face d’une nouvelle ébullition du Front Social.

&nbsp;

De toute façon, Choguel a tout intérêt d’éviter d’être, à la fois, la principale cible de l’UNTM et  du  « Mouvement démocratique ». La conjugaison  de ces deux forces  sociopolitiques pourrait  attiser  le Front Social  afin qu’il bouille   à nouveau.  Et si cela arrivait  à perdurer, le PM aurait toutes les chances d’être démis de son poste. Cette  hypothèse  est  d’autant  plus plausible  que la Centrale  Syndicale, pour  le moment,  ne reproche  quasiment rien à son Patron : le président de la Transition.

&nbsp;

D’ailleurs, c’est un secret de polichinelle :   Assimi Goïta    jouit  actuellement  du soutien  de l’UNTM. Laquelle  prétend   que  « le peuple se reconnait  en lui».  Et  que  c’est au nom de cette réalité  que de nouvelles revendications n’ont pas été déposées, jusque-là,  sur la table du gouvernement. Alors Choguel, ne  dit-on pas  qu’un homme averti en vaut deux ?

&nbsp;

A bon entendeur, salut !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>SEM Mamadou Diakité dit Barry, Consul Honoraire du Togo au Mali :  « Désormais, …le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur … est le seul interlocuteur… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sem-mamadou-diakite-dit-barry-consul-honoraire-du-togo-au-mali-desormais-le-haut-conseil-des-togolais-de-lexterieur-est-le-seul-interlocuteur-2975899.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 May 2022 10:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce 27 avril 2022,  la république du Togo  a commémoré  le 62è anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. La Communauté togolaise vivant au Mali a aussi sacrifié la tradition.  Réunie autour  du Consul Honoraire du Togo au Mali, SEM Mamadou Diakité dit Barry, du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale et des représentants des Associations Togolaises au Mali, elle a organisé en différé,  le dimanche 08 mai (en raison du mois de Ramadan qui a lieu durant le mois d’avril)  au Stade Mamadou Konaté,  une cérémonie festive  dont le clou a été le match de la finale  du Tournoi du 27 avril qui a opposé  l’équipe « Unir » à celle de « Semassi ». C’est la première qui l’a remporté  par le score de un but à zéro. </em>Les temps forts !

D’entrée de jeu, il a été procédé à la montée des couleurs des républiques du  Mali et du Togo. Ensuite, l’exécution des  Hymne nationaux des deux pays.  Après l’adresse  de SEM le Consul Honoraire du Togo, les trois délégués Pays du Togo au Mali ont été présentés à la diaspora togolaise du Mali.  Il s’en est suivi le discours du Coordinateur des Délégués Pays.  Puis, vint l’évènement tant entendu : la finale du  match de football du « Tournoi du 27 avril ».  Il  a opposé  l’équipe « Unir » à celle de « Semassi »<em>. </em>La partie  s’est jouée en fair-Play  total. <em> </em>Au bout d’un match palpitant, c’est  Unir qui l’a remporté par le score d’un but à zéro.  Le trophée a été remis à son capitaine par son SEM Mamadou Diakité. Tout au long des festivités, la cantatrice Fatoumata Diawara a émerveillé le public très enthousiaste. Des supporters togolais et maliens des deux équipes  chantaient et dansaient au rythme de ses  chansons.

Après s’être réjoui du fait que les togolais ont communément organisé cette festivité de la 62è commémoration de l’indépendance de leur  pays, M. Possian Komla a  rappelé l’existence d’une vaste campagne d’enregistrement  des compétences de la diaspora. Dans sa camisole de Coordinateur des Délégués Pays,  M. Possian  Komla, a  indiqué que cette politique  vise à promouvoir, valoriser et mobiliser toutes les compétences dans tous les domaines et secteurs d’activité. Il a aussi  fait siens les propos du Chef de l’Eta togolais : «… Notre responsabilité est de faire de notre  patrie, une nation unie et  forte telle que les héros  de l’indépendance l’ont rêvée, un pays qui comble nos aspiration et nos attentes ».s

Le Consul Honoraire du Togo au Mali a vivement salué la présence à ses côtés  de SEM Abdoulaye Diop, ministre  malien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.  SEM Mamadou Diakité dit Barry a aussi remercié : le représentant du Premier ministre malien, le représentant du ministère malien de la Jeunesse et des Sports, le représentant de la CEDEAO au Mali, les représentants du Corps diplomatique et consulaires accrédités au Mali, le représentant du maire de la Commune III du District de Bamako, les Officiers Supérieurs de l’Armée Togolaise en mission au Mali, les Associations Togolaises au Mali ainsi que tous les nombreux invités, pour leur présence massive à cette  cérémonie de commémoration au Mali de la fête d’indépendance du Togo.

SEM le Consul a fait observer une minute de silence à la mémoire de tous les disparus civils et militaires victimes de la crise sécuritaire du Mali. A l’occasion de ce 62è  anniversaire,  SEM Diakité  a rappelé  aux togolais,  vivant au Mali,  de s’attacher aux valeurs qui fondent le vivre-ensemble : l’unité, le civisme, le patriotisme, la solidarité et le respect mutuel.

Dans le cadre de la clarification pour la mise en valeur effective des axes majeurs dictés par les autorités togolaises quant à la mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’extérieur, SEM le Consul  les a informé  que  : «  Toutes les tentatives de structurelles de regroupement doivent se fondre dans les actions du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur  qui a reçu mandat du Gouvernement togolais à n’être que le seul interlocuteur entre les communautés togolaises de la diaspora et du Gouvernement togolais ».

SEM Mamadou Diakité a aussi informé les togolais vivant au Mali sur  des initiatives récentes du Gouvernement togolais dont  entre autres: l’offre d’un cadre optimal de prise en charge et de gestion efficiente des Togolais de l’Extérieur ; l’exonération de visa pour les Togolais binationaux. Il a aussi rappelé, dans le cadre des initiatives du Gouvernement,  l’appel pressant  pour le recensement de la diaspora à l’effet de renforcer les relations du Togo avec sa diaspora. « A cet effet, une plateforme de recensement en ligne est mise à la disposition de la diaspora togolaise à l’effet de faire la cartographie des togolais dans le monde entier et prend en compte les Togolais  vivant hors du Togo. Le Consulat Honoraire du Togo au Mali et les Délégués Pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur sont à votre disposition pour que soit effectif le recensement des togolais de la diaspora malienne. », a-t-il poursuivi.

Le  Consul Honoraire du Togo au Mali a prié le Tout Puissant afin qu’il «  bénisse le peuple togolais et son président, SEM Faure Essozimna GNASSINGBE qui s’emploie en vue de la consolidation du climat de paix, de cohésion nationale et de progrès continu pour le bonheur des populations ». SEM Mamadou Diakité n’a pas manqué de saluer l’action déterminante des plus Hautes Autorités maliennes, en premier lieu Assimi Goïta, le président de la Transition, pour son leadership. Il aussi salué l’hospitalité du peuple « frère » du Mali pour son hospitalité légendaire réservée  à la communauté togolaise  du Mali.

Toutefois, le Consul a exhorté les compatriotes togolais « à travailler avec ardeur et à œuvrer dans la connaissance et au respect des lois et règlements en vigueur en république du Mali de sorte que les rapports de citoyenneté ne portent préjudice au pays d’accueil ». Vivement le 63è anniversaire de la commémoration de l’indépendance du Togo !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assimi Goïta :  Homme providentiel ou homme de circonstance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/assimi-goita-homme-providentiel-ou-homme-de-circonstance-2972959.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 09:35:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La visite du président de la Transition à Koutiala et environ a été une occasion pour lui de prendre la mesure de sa popularité et donc de montrer au reste du Mali qu’il pourrait bien être  l‘homme providentiel tant espéré.  La foule est sortie et elle n’a pas tari d’éloges à propos de ce jeune leader qui a su combler les attentes du peuple en quelques mois de présidence.  Les intervenants se sont succédés à la tribune, partout où il est passé,  pour souligner les actions de l’homme que la grande majorité des maliens admirent désormais.

Les chantiers socio-économiques entamés et les victoires militaires,  à son actif, pèsent énormément dans la balance. Le jugement est sans appel, ASSSIMI, pour les maliens, c’est l’homme de la situation. Le colonel et son aide de camp, qui fût d’ailleurs le premier à crier haut et fort l’illégalité de ce régime avant de se retrouver à en être le porte-drapeau, tentent de redonner espoir à un peuple longtemps victime de mauvaise gouvernance. Le pari semble réussi mais cet homme,  détenteur  d'un pouvoir de fait et donc fragilisé par l’existence d’une situation illégale, pourrait-il changer fondamentalement la donne ? Contraint à restituer tôt ou tard, un pouvoir qu’il n’a eu que par accident, pourrait-il impulser une dynamique du changement durable ? Où est-il simplement l’homme des circonstances ? Quelle que soit la réponse à cette série d’interrogations, il convient de reconnaître,  que contre toute attente l’homme a su insuffler l’espoir d'un « Mali Koura ». Et la montée en puissance de l’armée nationale en est une parfaite illustration. Félicitons les FAMAS, au passage.

Cependant, l’homme de circonstance ou providentiel,  doit savoir que le malien est toujours en admiration devant un nouvel homme fort. GMT a été applaudi,  et même nommé le sauveur. ATT a eu son heure de gloire, avant  d’être éconduit et acclamé de nouveau à son retour d ‘exil. Le président IBK a été élu et réélu avec acclamation avant d’être poussé vers la petite porte. Oui, nous sommes nombreux à suivre la direction du vent.

Par ailleurs,  si naturellement on voudrait oublier tous ces républicains silencieux et tous les amoureux d’un Mali reconnu sur le plan international comme modèle de démocratie, il faut se garder de trop tirer sur une corde déjà fragilisée. L’homme le sait et œuvre humblement pour l’unité nationale. Le peuple lui sait gré de la tentative de refondation d’une nation en perte de repères et d’équilibre institutionnel. Mais le peu de temps qui reste au sauveur de la république est compté.

Donc face à un peuple aussi changeant, que l'on nous  passe l’expression, est-on certain d’avoir l’homme providentiel ? Mais en réalité,  la réponse importe peu. Ce qui compte, c’est qu'en peu de temps, l’homme ait pu faire émerger l’idée d’un  « Mali Koura ». Ce rêve, puisque le Mali exige un sacrifice que le malien n’est toujours pas prêt à consentir, ne verra pas le jour sous la présidence du très estimé ASSIMI. Ce rêve ne pourra,  peut-être,  être  concrétisé que par les petits enfants de la génération future. Le changement annoncé est hors de portée du malien actuel. Seule l’éducation citoyenne et pragmatique pourra renforcer les perspectives d’une renaissance d’une nation forte et unie.

Il le sait et cela se ressent dans ses discours et ses appels à l'union. D’ailleurs l’homme communique peu. Moins prolixe que son PM, il fera son très court temps et restera peut-être dans les annales comme l’homme qui est arrivé par hasard et qui a ouvert une voie sans issue. La campagne de lutte contre la délinquance financière, certains prévenus n’ayant toujours pas bénéficié d’un procès équitable, ne survivra à sa présidence. Le prochain pouvoir démocratiquement élu se pressera d’annuler les effets de tous les actes d’un régime pour lequel les démocrates n’ont que réprobation.

La lutte contre la corruption,  une ambition noble, a prouvé ses limites avec les affaires dites « logements sociaux » et le dernier recrutement de la CANAM. Le malien soutien l’homme et ses actions  tant que son intérêt n’est pas en jeu.

Loin de nous l’idée d’être pessimiste. Mais si les élections sont tant redoutées et repoussées,  c’est parce qu'on sait que le malien souhaite le changement sans être prêt  à en payer le prix.  Mais l'optimisme doit être de mise car beaucoup de maliens se sont réveillés et la veille citoyenne a commencé. On sait désormais reconnaître les qualités d'un bon leader. Et le Mali n'a pas encore épuisé ses ressources humaines.

Vive la Mali !

<strong>Dr DOUGOUNÉ  Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le peuple malien et la Transition :  La confiance à sens unique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-peuple-malien-et-la-transition-la-confiance-a-sens-unique-2972955.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 09:21:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le peuple malien n'a de cesse,  depuis quelques mois, exprimé haut et fort son soutien à la Transition. Partout où l’homme providentiel Assimi Goita s’est rendu, la population a été au rendez-vous pour le soutenir et le féliciter. La montée en puissance de l’armée malienne vient conforter la position du Chef de l’État. Sa légitimité ne fait plus de doute. Les maliens ont donc confiance en leur nouveau Chef. Mais on peut se demander, toutefois, si cette confiance n’est pas à sens unique. L’équipe en place montre moins d’empressement à organiser le retour de l’ordre constitutionnel. Elle affirme mettre le retour à l’ordre constitutionnel dans ses priorités mais l’échec des négociations avec la CEDEAO fait douter les démocrates.

En effet, depuis quelques mois,  nous assistons à un bras de fer entre la CEDEAO et les autorités de Transition pour la détermination d’un chronogramme électoral.. Si l’insécurité grandissante était le motif le plus avancé pour retarder l’organisation des élections, certains discours ont pu insister sur la nécessité d’éviter que le pays ne retombe entre les mains des politiciens véreux. Il y aurait donc une méfiance à l’égard du modèle démocratique du choix des gouvernants parce que justement les élections ont toujours été contestées pour fraudes ou achats de voix.

En prétextant qu’il n’est pas conseillé d’organiser des élections à un moment critique,  parce qu'on se méfie du retour des politiciens véreux, c’est un peu une remise en cause de la capacité des maliens à faire un choix éclairé. C’est également une méfiance à l’égard des partis politiques, jugés inaptes à faire preuve de « fair-play ». Ils sont considérés comme étant les instigateurs de troubles  électoraux alors qu’ils devraient être des pédagogues et soutenir la perspective de concertations apaisées. Leur incapacité à propulser une dynamique favorable à une démocratie pluraliste sans violence et sans corruption fait douter de leur aptitude à gouverner dans la transparence.

Mais ces partis politiques représentent le peuple. Et c’est ce peuple qui vote et qui soutient les contestations. Si sa maturité politique et démocratique peut  être remise en cause alors la transition fait bien de se méfier. Elle ne peut toutefois pas avouer sa méfiance à l’égard de ceux qui font sa force. Ce serait suicidaire. Mais à l’évidence,  on sait que le problème vient des électeurs. Et, à moins de modifier le système électoral en privilégiant le modèle américain (avec les grands électeurs) et d’accélérer l’éducation politique de la masse, ce problème récurrent survivra à la Transition. Elle n’est donc pas en mesure, avec le peu de temps dont elle dispose, de renverser les logiques de la démocratie malienne.

C’est donc le moment de questionner cette ambition démesurée de changer, en si peu de temps, un système entretenu pendant plus de 30 ans. Il faut donc faire confiance au peuple en lui permettant à  nouveau de saisir sa chance de sortir des crises multidimensionnelles. On ne peut continuer à le materner. Il doit s’assumer et suivre la voie ouverte par cette Transition. S'il est vrai que les peuples d’Afrique ont expérimenté la démocratie bien avant les autres, et bien,  il n’y a pas de raison de douter de notre capacité à revivre cette cohésion sociale. Aussi, les maliens qui redoutent la politique sont aussi ceux qui doutent de leur propre aptitude à arbitrer le jeu de la démocratie. S'ils sont majoritaires, alors ce peuple n'a pas encore sa maturité politique et démocratique. Mais cela peut s’expliquer par le fort taux d’analphabétisme et le manque cruel de patriotes engagés.

L’heure du changement est arrivée …Nous avons le choix, entre changer et continuer à nous mentir…Nous avons passé les  trente (30) dernières années à rejeter nos erreurs sur les autres…alors que le mal-être national a sa source au Mali.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La bagarre au sein du M5&#45;RFP : Le voile  du malaise entre le PM Choguel Maiga et le M5&#45;RFP, déchiré en public !</title>
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<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 09:18:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les agissements de ce weekend au sein du mouvement M5-RFP, ont clairement exposé au grand jour, la face cachée des acteurs dudit Mouvement. Le mouvement M5-RFP a marqué l'histoire récente du Mali, par sa lutte ayant conduit à la chute régime IBK, précisément le 18 août 2020.

C'est vrai que l'armée est  intervenue pour la concrétisation de la chute, mais, objectivement, le mérite revient au mouvement M5-RFP. Tout est parti du Comité de Soutien aux actions de Mahmoud Dicko (CMAS), avec à sa tête le bouillant Issa KAOU N'DJIM, qui s'était attaqué au régime d'IBK. L’Imam Mahmoud Dicko, sortira alors vite de sa mosquée pour élire sa zone d'influence sur le boulevard de l'indépendance.

Tous, désormais réunis au sein du M5-RFP, vont engager la lutte face au régime IBK qui  sera bien organisée et pensée par le Comité Stratégique. Ce Comité Stratégique composé essentiellement des têtes pensantes, des cadres, des intellectuels, des démocrates, de Hauts fonctionnaires etc. Quelques mois après la victoire, qui a fait naître la Transition, le Président ASSIMI GOITA, a demandé au mouvement M5-RFP de lui proposer un Premier Ministre. C'est donc la question du choix du Premier Ministre qui divisa le mouvement M5-RFP.

D'ailleurs avant que le M5-RFP ne soit contacté pour le choix du Premier Ministre, ce mouvement avait été très dur avec les militaires de la Transition, et avait  même taxé  le CNT d'illégal et d'illégitime. Pire, le mouvement M5-RFP avait posé une plainte contre les autorités. Personne ne sait, si cette plainte a  été retirée.

<strong>Qui donc choisir comme Premier Ministre ?</strong>

Beaucoup de sources ont soutenu que le Comité Stratégique, ne s'était pas mis d'accord sur le choix de Choguel MAIGA. Mais une fois à la primature, le Premier ministre sera contesté  à son poste du premier responsable du mouvement M5-RFP.  Pour certains, il devrait désormais s'occuper de la mission d'État, en sa qualité de Premier Ministre. Le conflit a provoqué la rupture.

L’Imam Mahmoud Dicko, Issa KAOU N'DJIM, Clément Dembélé, Mme Sy Kadiatou  Sow, Cheick Oumar Sissoko, entre autres, ont pris leur distance vis à vis du Premier Ministre. La colère a pris le dessus sur leurs rapports. A cet effet, le PM et la tendance qui le soutient, au sein du M5-RFP, a procédé, à l'exclusion de certains  cadres qui  lui contestent.

Le weekend dernier a été beaucoup animé par la bagarre et la violence au siège du M5-RFP. En faisant l'économie des détails, il est désormais clair que la rupture a été consommée entre le PM CHOGUEL MAIGA et certains Responsables du comité stratégique. Ils ne sifflent plus dans la même trompette. Mais pour quelle image pour eux-mêmes ?  Tous les responsables du M5-RFP qui prônaient le  « Mali Kura », sont actuellement dos à dos. Quel exemple donnent-ils aux militants ? Était-ce pour ça ?

Mais, considérons cela comme leurs crises et préoccupations internes, tout en espérant que le  Mali sera toujours  mis au-dessus de tout. Et que leurs agissements ne doivent pas être un frein à la bonne marche de la transition. La situation actuelle du Mali demande que tous les fils s'unissent en dominant leur égo. Pour l'heure, le voile est déchiré et la crise au sein du M5-RFP est ouverte publiquement.

<strong>MONOKO TOALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Flambée sauvage des prix  des produits de première nécessité :  Vivement la répression des commerçants véreux !</title>
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<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 09:09:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce vendredi 8 Avril,  dans la salle de conférence de son département, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed et le Directeur Général du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia,  ont animé  un point de presse. L’objectif était d’expliquer aux populations les causes des augmentations des prix sur les denrées alimentaires mais aussi de les apprendre les efforts du Gouvernement pour les atténuer. </em><em> </em>

<em>D’après  le ministre de l’Industrie et du Commerce, l’augmentation des prix des céréales est consécutive à la faiblesse de la production céréalière résultant de l’arrêt précoce de la pluviométrie et l’insécurité dans certaines zones de production qui a empêché le déroulement normal des travaux champêtres. Aussi, il argumente que le monde entier connaît la cherté de la vie. Alors  que des efforts importants sont consentis  par l’Etat  malien qui a subventionné certains produits de première nécessité dont : le riz, le sucre, l’huile. Une subvention destinée  à couvrir une période de deux mois et demi  dont ce mois béni du Ramadan.</em>

<em> </em><em>Toutefois  sur le terrain, la réalité est toute autre. Puisque les prix de ces produits de première nécessité  ne cessent de flamber et ne sont  accessibles aux populations majoritairement démunies. Tous les jours, les commerçants véreux se livrent à des spéculations en   augmentant les prix. Ils prétextent qu’ils ont eux aussi  acheté auprès de leurs fournisseurs grossistes à un prix onéreux.  Ce qui n’est pas du tout vrai. Pourquoi alors subventionner les prix de ces produits avec l’argent du contribuable  malien  alors qu’ils ne sont pas accessibles au  consommateur  moyen ?  </em>

<em> </em><em>Vivement donc  l’implication énergique des Brigades économiques pour contraindre les commerçants véreux à vendre les produits  de première nécessité subventionnés aux prix indicatifs plafonds ainsi réglementés par l’Arrêté N°2022/ </em>0865/MIC-SG du 06 avril 2022. Les contrevenants doivent être sévèrement punis selon la réglementation  en vigueur en république du Mali. Il y va de l’intérêt des gouvernants  et des couches populaires les plus démunies !

<strong>Falaye Keïta</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Halte au  communautarisme !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-halte-au-communautarisme-2972947.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 09:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À la faveur de la Constitution du 25 février 1992, des associations communautaires, régionales et religieuses ont proliféré  en république du Mali. Ainsi, chaque communauté ethnique ou régionale  du pays  s’est dotée de  son association. Nous nous abstenons  de les citer. Mais avec le recul de trente ans de multipartisme intégral, de liberté d’associations et de culte,  le bilan  du communautarisme  est loin d’être  positif  dans notre pays.  Il est  même devenu  un frein à la réalisation de l’unité nationale. Au lieu de permettre le  développement des communautés, en réalité,  ces  diverses  associations   se sont plutôt servies   d’elles  en les  manipulant  à souhait au profit   des intérêts sociopolitiques et économiques (avoués ou pas) des leaders. Ce sont  notamment  les cas  des communautarismes religieux  et ethniques.

Par définition,  le terme de communautarisme désigne toute forme d'auto centrisme d'un groupe religieux ou ethnique valorisant ses différences avec le reste de la société. Le communautarisme  conduit  forcément  au   repli identitaire.  Puisque  les membres d'une communauté (ethnique, religieuse, géographique, etc.),  vont  naturellement se replier  sur eux-mêmes, en vivant entre eux,  et s'isoler  au lieu de s'intégrer au sein du groupe plus large auquel ils appartiennent : c’est-à-dire la Communauté nationale. C’est ce danger  du repli communautaire  que craignaient les pères de l’indépendance du Mali.

Ainsi même si  elles existaient en privée (parce qu’il est quasiment impossible d’empêcher à une  communauté de vivre sa spécificité), le régime socialiste de Modibo Keïta avait strictement interdit  l’officialisation des associations ethniques et régionales.  Cette dynamique a continué sous le régime militaire de Moussa Traoré.  En ces moments, les maliens, d’où qu’ils viennent (nord, sud, centre, ouest…),  se sentaient d’abord comme un  citoyen  tout court,  intégré dans une même communauté nationale de destin. Mais qu’est ce qui se passe actuellement ? La prolifération exponentielle des associations communautaires, régionales et religieuses. Chacune d’elles s’isolent par rapport à l’intérêt national.

Pourtant  la société malienne est par tradition, une société  multicommunautaire d’intégration.  La   jeune république du Mali,   construite sur les vestiges de trois grands empires médiévaux de l’Afrique de l’ouest : Le Ghana, le Mali et le Songhoï, est multicommunautaire.  Mais  les populations  jusqu’en 1991, étaient transcommunautaires  et défendaient  en priorité l’intérêt national.  C’était ainsi. D’ailleurs  l’histoire de ces glorieux empires,  dont le Mali  hérite,  nous apprend  que chaque empire avait en sa  tête une communauté prédominante. Mais  pour autant, aucune  des communautés impériales  n’était marginalisée. Cette même riche histoire  nous apprend  également à suffisance que les communautés(ou ethnies) avaient toujours vécu en bonne intelligence.

C’est ce  riche  patrimoine immatériel  que  nos aïeux nous ont légué. Un riche modèle d’intégration nationale. Où la citoyenneté nationale se basait, non pas  sur l’intégration collective ou communautaire,  mais plutôt  individuelle.  Il va donc s’en dire que   l’individu  dans notre pays  était bien valorisé à l’époque  des  grands empires jusque dans la fin des années 90. Alors, pourquoi les hommes politiques actuels  ont désormais  préféré  la dimension communautariste  pour évoluer?

De toute façon,  l’intérêt national exige que les maliens s’unissent autour  d’un idéal commun afin que l’Hymne national ne demeure pas un vain mot. Pour cela, il faut  que les hommes politiques comprennent  et acceptent  un changement de paradigme sociopolitique. Où la communauté va désormais cesser de  prendre l’individu en otage au profit d’un quelconque intérêt  communautaire. Qu’Allah nous en garde!

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Mali&#45;CEDEAO : Vivement un accord!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-cedeao-vivement-un-accord-2971106.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 01:18:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali et la CEDEAO s’acheminent-ils  vers un accord imminent ?  D’après des sources bien introduites, les deux partenaires sont désormais prêts à consentir des concessions   afin d’aplanir leurs positions. Dans les jours à venir, un sommet extraordinaire de la CEDEAO sera organisé  pour sceller le dit accord. Qui surviendra après un énième déplacement du médiateur Good Luck Jonathan à Bamako. Ainsi  le retrait probable  du  Mali de  la CEDEAO, tant redouté  par certains analystes, n’aurait pas lieu !

En toute objectivité, l’option de retrait du Mali de la CEDEAO n’arrangeait  aucune partie. D’autant que la perte d’un membre d’une  famille est toujours une mauvaise chose pour celle-ci. C’est une réalité, depuis Juin 2021, rien ne va  entre le Mali et la CEDEAO.  Sommé par l’organisation sous-régionale Ouest-africaine  d’organiser,  dans  un  court délai, des  élections générales pour un retour à l’ordre constitutionnel,  le Mali refuse d’obtempérer. Il  privilégie son propre calendrier issu des Assises Nationales de la Refondation (ANR) qui ont, de façon souveraine,  accordé à la Transition un délai de 6 mois  à 5 ans, avant d’organiser tout scrutin.

<strong> </strong>Dans le but de rapprocher les deux visions, des négociations, jusqu’ici infructueuses, ont lieu entre les deux parties.  Il faut donc lui faire payer sa récalcitrance. Alors, les Chefs d’Etat de la CEDEAO choisissent de puni  les dirigeants de la Transition malienne et le  peuple malien, en les soumettant, depuis janvier 2022, sous embargo terrestre, aérien et financier. L’ensemble des membres du Gouvernement malien (hormis le Président de la Transition et le ministre des Affaires Etrangères) et  les membres du Conseil National de la Transition (CNT)  sont interdits de voyager dans l’espace sous-régional et leurs avoirs sont gelés.

Toutefois, à l’issue du sommet de vendredi dernier à Accra, les dirigeants ouest-africains,  bien qu’ayant décidé de maintenir les sanctions contre notre pays, ont réitéré leur volonté de poursuivre les discussions en vue d’arriver à un compromis.  Lequel devait normalement  s’obtenir  entre les deux parties  dès lors  que la Cour de justice de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avait, à la veille du dernier sommet,  ordonné “le sursis à exécution” des sanctions prononcées contre le Mali par la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de l'UEMOA,  lors de sa session extraordinaire tenue à Accra le 9 janvier.

La real politik voudrait  donc que  la CEDEAO,  au regard de cet important  arrêt de justice   qui lui est défavorable,  mette  fin à son embargo. Mais puisque la décision des  dirigeants de la CEDEAO  est plutôt politique et ne répond qu’à des intérêts inavoués, alors ils ne pouvaient pas faire  autrement.  Que de  mettre  tout en œuvre pour contraindre la Transition malienne à organiser des élections générales (même si elles ne seront pas régulières). N’est-ce pas pourquoi  la durée de la Transition et le chronogramme des élections sont  demeurés  la  seule pomme de discorde  entre Bamako et Abuja ?

Pourtant  avec le recul de près de trois mois, le constat est  que les sanctions ne sont pas arrivées à plier Bamako. Bien au contraire, le Mali  a pu s’orienter  vers  d’autres débouchés (port de Conakry et Nouakchott) pour commercer avec le reste du monde.  Sans compter que  le hasard des choses a fait  que  la Guinée et le Burkina ont rejoint le Mali,  en mettant eux aussi  fin à l’ordre constitutionnel dans leur pays.  La CEDEAO n’a donc pas intérêt à supporter, à la fois,  la fronde de trois de ses membres.

Pour cette simple raison, le Mali et l’organisation sous-régionale Ouest-africaine ont tout intérêt à  parvenir  instamment à un compromis. Mais pour cela, ne  faudrait-il  pas que le  Mali  compresse  sa durée (incompressible) de 24 mois pour la rapprocher à celle maximum de 16 mois de la CEDEAO ?  C’est certainement la condition sine qua none pour faire bouger les lignes afin que cette crise, qui n’a trop duré,  puisse être évacuée. Donc vivement cet accord entre l’organisation sous-régionale ouest-africaine et le Mali !

<strong> </strong>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(Rubrique : Regard citoyen et républicain) Le magistrat malien, un liberticide en puissance ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/rubrique-regard-citoyen-et-republicain-le-magistrat-malien-un-liberticide-en-puissance-2971108.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 01:12:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La très grande majorité des Constitutions contemporaines met au centre des préoccupations premières la protection des libertés individuelles jugées inhérentes à la qualité d'Humain. Les Hommes ayant été reconnus égaux en droit et libres dès la naissance, les restrictions à la liberté et les inégalités de traitement doivent être fondées sur des intérêts légitimes et avoir une base légale prédéfinie. </em>

Dans la perspective de consacrer ce dernier principe, la première déclaration de droits de l’homme a été faite en France en 1789. Mais le texte n’était qu'une sorte de  préambule  et l’embryon de ce qui allait suivre. Il fût repris et amélioré a maintes reprises dans les conventions internationales et communautaires. Et tous les textes (notamment les articles 1<sup>er</sup> et 5 de la  Constitution malienne) qui s'en sont inspirés ont également reproduit avec une insistance particulière le droit, pour chaque être humain, de n’être privé de sa liberté que conformément aux prescriptions de la loi. Ainsi, le crime ou le délit n’est susceptible d’être cause de privation de liberté que si un texte de droit pénal (principe de la légalité des délits et peines, lire notre article dans la revue ERSUMA numéro 15 année  2021 sur « l’évolution du droit pénal spécial face la complexification croissante de la criminalité ») en fixe les modalités  et en détermine la durée.

A cet égard,  le droit pénal et la procédure pénale vont faire office d’exception dans une certaine mesure en prenant soin de ne pas s’écarter des prescriptions de la Constitution garantissant les droits fondamentaux. En ce sens qu'ils viennent limiter les droits fondamentaux reconnus dans les lois fondamentales.  Afin d’assurer l’égalité de tous devant ces lois, les tribunaux furent chargés d'appliquer le droit pénal et la procédure en toute indépendance et impartialité. Pourtant,  certains situations conflictuelles amènent à douter de l’impartialité du juge. Si elles se présentent, le magistrat est tenu de se récuser. Il pourra y être contraint au besoin. En dehors de ces cas de conflit d’intérêts ou de risque de partialité, un dérapage du magistrat peut se produire, soit par méconnaissance des textes soit par abus de sa position. Cela pourrait avoir pour conséquence fâcheuse,  une atteinte aux libertés individuelles. Le magistrat non avisé est donc un liberticide en puissance.

Eu égard à la complexité du thème, il convient, dans une optique pédagogique, de ne pas s’attarder sur les grandes théories en droit pénal. Tentons donc d'illustrer les situations les plus emblématiques de dérapages susceptibles de porter atteinte aux libertés individuelles. Les atteintes aux libertés individuelles se manifesteront ainsi lorsque le magistrat ignore le principe de la présomption d’innocence, comme cela peut arriver en matière de détention provisoire.  En cette  dernière matière, la présomption d’innocence devant profiter à tous inculpés jusqu’à ce que le juge reconnaisse la culpabilité, la privation de liberté doit demeurer une mesure exceptionnelle. Et pour qu’il en soit ainsi,  la loi a pris le soin d'en déterminer les conditions et la durée.

S’agissant du droit malien, pour rappel, les bases textuelles de la détention provisoire se trouvent aux articles 123 et suivants du Code de procédure pénale. Nous retiendrons, pour l’essentiel, que lorsque la peine encourue est un emprisonnement et qu’il y a un risque que l’inculpé se soustrait de la justice au cours  des enquêtes, la détention provisoire peut être ordonnée par le juge. Les données factuelles sont donc soumises à l’appréciation d'un magistrat. C’est ainsi que certains hommes politiques se sont retrouvés derrière les barreaux parce que le risque de fuite, en dépit de la présomption d’innocence, a incité une privatisation de liberté.

Toutefois cette mesure, dont le caractère exceptionnel a été souligné par la loi, ne manque pas de défrayer  la chronique car son application en pratique a pu être abusive. En effet, la durée maximum de la détention provisoire en matière criminelle est de 3 ans selon l’article 135 du Code des procédures pénales. Le délai initial de 1 an peut en effet être prorogé sur décision motivé du juge sans pouvoir dépasser les 3 ans. Les récentes affaires (l’affaire SBM et Amadou Haya) ont suscité beaucoup d’interrogations et ce d’autant plus que le juge malien est toujours suspecté de partialité. Il a du mal à se défaire de cette réputation, de corrompu et même d’incompétent, qui lui colle à la peau. La libération de Amadou Haya sept ans plus tard, sans qu’aucun jugement n'ait été rendu, a laissé en suspens la question de la régularité de cette pratique de détention provisoire.

Cette affaire a soulevé des interrogations. On s’est tout d’abord demandé si le juge pouvait faire fi de la présomption d’innocence et détenir indéfiniment un individu sans jugement au fond. Ce serait contraire aux dispositions du Code de procédure pénale mais en pratique,  rien ne semble garantir la sauvegarde des libertés individuelles face une justice zélée par moment. Par ailleurs, la question s’est posée de savoir s’il existait un organe indépendant de contrôle, hors hypothèse recours juridictionnel, qui pourrait sanctionner l’excès de zèle du magistrat ordonnant une détention ordinaire. Cet organe serait, s'il en existait, le garant de l’indépendance et de l’impartialité du magistrat mais également le rempart contre tout dérapage. L’article 82 de la Constitution met en place un Conseil Supérieur de la Magistrature. Chargée de la gestion de carrière et de la discipline au sein de la profession, l’institution est peu active en matière de respect de droits de l’homme. On ne l'a d’ailleurs jamais entendu s’intéresser à une telle problématique. L’affaire Haya était pourtant une belle occasion de témoigner son attachement au respect des procédures instituées pour la sauvegarde des libertés individuelles.

Avec l’arrestation, extra-judiciaire de Boubou et consorts,  le débat a été relancé. Des individus furent privés, provisoirement, de leur liberté pour avoir tenté de déstabiliser l’État. Le cas avait interpellé l'AMDH, soucieuse de la méthode utilisée et des éventuelles violations des droits de l’homme.  La détention provisoire n'a duré  que quelques mois mais elle aurait pu s’avérer hautement préjudiciable aux libertés  individuelles si les considérations d’ordre politique,  qui avaient motivé l’inculpation des intéressés, n'avaient pas été écartées par des magistrats avisés. A l’évidence,  tout le problème réside dans la capacité ou la volonté du magistrat à apprécier objectivement et sincèrement les motifs qui justifient la privation de liberté. Si celui-ci, sous l’influence d’un régime caractérisé par une confusion de pouvoirs apparemment séparés, n'a pas la clairvoyance nécessaire pour faire respecter le droit à un procès équitable dans un délai raisonnable alors nous pouvons craindre pour nos droits fondamentaux.

La dernière affaire en date, celle de feu SBM, relance le débat avec plus de pertinence, l’inculpé étant décédé en détention provisoire. L’intéressé n’ayant passé que moins d’une année en détention provisoire,  on ne saurait conclure à l’illégalité de la procédure suivie. Les magistrats n’ont donc pas méconnu les prescriptions légales. Mais l’affaire demeure intrigante eu égard à l’état de santé de l’inculpé. S'il n’existait pas d’éléments suffisants établissant la culpabilité,  pourquoi mettre en prison un individu à la santé fragile ? Si les preuves tangibles existaient,  le jugement aurait dû intervenir sans une longue attente, compte  tenu de la santé fragile. Si des éléments de preuve manquaient, il fallait permettre l’évacuation sollicitée sur conseil médical. Le risque de fuite allégué était moins évident et moins conséquent que celui d’une détention sur fond de doute d'une personne âgée et condamnée. Mais il convient de reconnaître que la question n’aurait pas été soulevée si un malien lambda était concerné. Ce qui nous amène à reconnaître qu’aucune autre considération ne devait prévaloir mis à part les arguments juridiques et cela parce que seul le droit permet d’assurer l’égalité entre tous. Dès lors que la détention n’était ni arbitraire ni disproportionnée au risque, l’évacuation n’était pas un droit l’individu ayant reçu les soins convenables dans une clinique réputée.

A ce jour,  le droit et les libertés des justiciables sont entre les mains d'un corps noble. Ses membres doivent s’illustrer en tant que défenseurs des droits fondamentaux et gardiens de la cohésion sociale en instaurant un équilibre entre les raisons d’État et la sauvegarde des droits de l’homme. Fort heureusement, les magistrats maliens, en grande majorité, ne sont pas des liberticides. Salutations et respects pour leur intégrité.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Espoir ingurgite par une démocratie en panne :  Quelle leçon en tirer pour le mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/espoir-ingurgite-par-une-democratie-en-panne-quelle-lecon-en-tirer-pour-le-mali-2971116.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 01:11:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En mars 1991, le paysage politico-social et institutionnel au Mali, venait de basculer suite à un soulèvement populaire animé par des milliers d’élèves, d’étudiants, de fonctionnaires et d’autres corporations d’associations et de syndicats, etc., groupés autour de ce qu’il convenait d’appeler à l’époque, le Mouvement Démocratique (associations, syndicats, organisations de la société civile, partis politiques clandestins).  Au nom de la justice, de la paix, de la liberté et de la démocratie, ce mouvement engage une vaste lutte contre le régime de Moussa Traoré et son parti unique, l’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien). Outre Bamako, toutes les capitales régionales du pays ont pris part à cette lutte, dénonçant la dictature d’un régime qui aura duré plus de deux décennies (1968-1991), restreignant les libertés fondamentales des citoyens, interdisant la formation des partis politiques et associations, chassant jusque dans leurs derniers retranchements, les leaders du Mouvement Démocratique dont certains étaient obligés de prendre le chemin de l’exil.

<strong>Les folles journées de mars 1991 et l’espoir déçu des martyrs !</strong>

A la fin des années 80, la contestation s'intensifie notamment dans les milieux scolaires et estudiantins autour d’un leader charismatique, le camarade Abdoul Karim Camara dit Cabral alors, étudiant finaliste à l’Ecole Normale Supérieure de Bamako et secrétaire général de l’UNEEM (Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali). Suite aux nombreuses revendications de ce syndicat (amélioration des conditions de vie et d’études, quête d’une plus grande expression des libertés, etc.) et suite également aux exigences des masses populaires pour une large ouverture démocratique, le régime militaire et son parti unique UDPM, répriment dans le sang, toutes velléités de contestations, aux premiers rangs desquelles, les élèves et les étudiants dont le leader arrêté, meurt en détention le 17 mars 1980, sans qu’aucune lumière n’y soit faite à ce jour. Auparavant, le décès en détention en 1977 de Modibo Kéïta, premier Président de la République du Mali (1960-1968), entretenait déjà, une crise latente qui avait fini par prendre de l’ampleur et creuser le fossé entre les tenants d’un pouvoir dur et répressif et une bonne partie du Peuple du Mali qui, à partir des années 90, exprimera de plus en plus fort, son désir à un mieux-être et à une plus grande aspiration à la démocratie multipartiste qui constitue la matrice même de ce long combat qualifié de légitime et d’irréversible. L’année 1991 sera décisive face à un régime concentrant tous les pouvoirs, refusant l’ouverture démocratique, mais menacé sous le poids d’un cumul de difficultés socio-économiques et financières graves, qui sera mis à profit par le Mouvement Démocratique, pour mobiliser la population de Bamako et celle des villes et des campagnes de l’intérieur du pays. Le régime utilise la répression dans un bain de sang, comme ripostes. Le vendredi 22 mars 1991 ou « vendredi noir », enregistre des centaines de morts et de blessés, sous les balles du régime. Le 26 mars 1991, un coup d’Etat dirigé par le lieutenant Amadou Toumani Touré et ses camarades officiers, signe la fin du régime de Moussa Traoré qui aura duré 23 ans. La révolution de mars venait de triompher au nom de la démocratie intégrale et multipartiste obtenue par le sang des Martyrs qui reposent désormais au cimetière de Niaréla à Bamako.

Après la grande euphorie de la victoire de la révolution de 91, le premier Président de la République de l’ère démocratique, Alpha Oumar Konaré sera élu le 26 avril 1992, mais son élection sera contestée tout au long de son premier quinquennat par certains partis politiques, puis un apaisement du front survient à partir de 1994 avec l’arrivée d’Ibrahim Boubacar Kéïta à la Primature. Contrairement aux attentes du Peuple, ce régime se durcit et s’écarte de plus en plus des principes démocratiques en instaurant la terreur. L’illusion du Peuple se transforme en désillusion notamment, après l’émergence sur la scène politique, d’une nouvelle race d’hommes richissimes, les premiers fonctionnaires multimillionnaires et d’hommes d’affaires versés dans le grand business, oubliant les ultimes sacrifices des Martyrs de mars 1991. Ainsi dit-on, ils ont tué la révolution et l’espoir, souillé la mémoire des Martyrs. Lorsque Amadou Toumani Touré prend les rênes du pouvoir en 2002 lors d’une élection qui sera elle-aussi contestée, lui réussira par sa gouvernance dite de consensus, à maintenir une stabilité politique et institutionnelle relative, jusqu’en 2012, quand survient un autre coup d’état dirigé par le capitaine Amadou Aya Sanogo.

A analyser les trois décennies de pratique démocratique, d’Alpha Oumar Konaré (1992-2002), d’Amadou Toumani Touré (2002-2012), à Ibrahim Boubacar Kéïta (2013-2020), que de temps et d’énergies perdus ! Puis, on est amenés à dire que les acteurs du Mouvement Démocratique, y compris les dirigeants, sont tombés au cours de leur exercice du pouvoir, dans des travers encore plus révoltants, plus insultants, que ceux connus sous le régime de Moussa Traoré honni, contesté et chassé du pouvoir.

Ces travers étaient autres, la corruption à ciel ouvert, le mensonge d’Etat, la gabegie financière, le clientélisme, le népotisme, l’injustice et l’impunité, etc., érigés en mode de gouvernance qui, à partir de 2012, plonge le pays dans une longue série de crises profondes et multidimensionnelles (politiques, institutionnelles, sécuritaires), à l’origine d’un énième coup d’état militaire opéré en août 2020, sous la conduite du Colonel Assimi Goïta et ses camarades officiers. Il été facilité par les contestations populaires de plusieurs mois dans les rues.

Depuis, les nouvelles Autorités de la Transition en s’engageant dans la voie de la rectification de la trajectoire d’une démocratie multipartiste déviée et malmenée pendant trente années par les acteurs du Mouvement Démocratique et leurs dirigeants, décident de redonner espoir et confiance à un Peuple trop déçu et en perte totale de confiance en leurs anciens dirigeants. Ceci, sur la base d’un nouveau contrat social qui prend appui sur les pertinentes recommandations des Assises Nationales de la Refondation tenues en décembre 2021, au nom du « Mali Kura ».

<strong>Aujourd’hui, quelle leçon peut-on tirer de cette démocratie en panne ? </strong>

La démocratie arrachée en mars 1991 par le sang des Martyrs, a avalé l’espoir de tout un Peuple comme le malade avalerait ses pilules, sans retrouver son état de bonne santé. Alors, au regard du paysage politique imposé par les acteurs politiques du Mouvement Démocratique versés dans la « ploutocratie », plutôt que dans une démocratie vraie, la leçon à tirer aujourd’hui, est celle de la trahison, de la mythomanie, de l’immense déception portée par ces pseudo-démocrates contre le Peuple et particulièrement la mémoire des Martyrs qu’ils ont souillée.

Cependant, ce qu’on y peut retenir de réconfortant, c’est la reconnaissance faite aux ultimes sacrifices de ces Martyrs. Ils sont commémorés le 26 mars de chaque année, comme « Journée des Martyrs », chômée et payée, mais à laquelle journée, il conviendrait d’ajouter pour ma part, « Journée Nationale des Martyrs et de la Démocratie ». Cette Journée amorce ainsi, l’avènement d’une nouvelle ère, celle de la transformation en profondeur, du paysage politique du Mali, décidée par la volonté populaire au nom de la liberté et de la démocratie tant souhaitées. Une ère qui ouvre une nouvelle page de l’histoire contemporaine d’un nouveau Mali.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur/ ENSup-Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Embargo sur la Population malienne :  Le Temps de la Solution a sonné!</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/embargo-sur-la-population-malienne-le-temps-de-la-solution-a-sonne-2971105.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 01:05:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’embargo de la CEDEAO contre la population malienne est toujours maintenu. Et les effets redoutés se font sentir. Et le mois de Carême/Ramadan est déjà là. Ce mois de grandes prières, qui exige des dépenses, va se faire cette année dans le contexte de L'embargo. Et pourtant, les activités commerciales qui permettent aux citoyens de se prendre en charge sont bloquées. Les hommes de bonne foi ne diront pas le contraire. Entre temps, le bras de fer entre le Mali et la CEDEAO continue. Le dialogue des sourds se fait, autour du sujet relatif, à la durée de la prolongation de la Transition.

Les Autorités maliennes seraient à leur terminus avec 24 mois proposés. C'est vrai qu'au départ, elles avaient dit, avoir proposé les 5 ans, pour mieux discuter. Mais les opinions diverses dans le pays n'ont pas aidé. Les Assises Nationales qui devraient sauver les Autorités de la Transition, n'ont pas pu retenir une date pour la durée de la prolongation de la Transition. Pire, le Conseil National de Transition (CNT),  qui joue le rôle de l'Assemblée Nationale, n'a pas non plus  eu le courage de  choisir un délai à la transition.

Du coup les autorités exécutives de la Transition, ayant mis un flou, sont face à la CEDEAO, qui reste elle aussi, inflexible pour le retour rapide à l'ordre constitutionnel normal. L'organisation des Chefs d’État de l'Afrique de l'Ouest, ont mis le pied sur 12 mois, pour que les élections s'organisent. Sur le terrain, des lectures politiciennes de la classe politique sont vomies par ceux qui souhaitent une longue durée pour la Transition.

Dans ce bras de fer, la population est confrontée à la réalité du terrain. Malgré le patriotisme bien prouvé, le manque d'argent, né du blocage des activités commerciales, rend le quotidien de la population insupportable. Le prix de la popote ne suffit plus pour faire un bon marché et nourrir convenablement les familles. Avec ce mois de Ramadan,  qui va débuter dans quelques jours, ne serait-il pas urgent de négocier la levée de l’Embargo?

Tout le monde le sait, le mois de Ramadan  est toujours difficile à supporter financièrement. Surtout que l'Energie du Mali (EDM) et la SOMAGEP, privent la population de l'électricité et de l’eau. Les personnes âgées, les enfants et les malades en pâtissent. Il y a donc lieu que les autorités de la Transition et les Chefs d’État de la CEDEAO,  parviennent à un calendrier consensuel, pour éviter la souffrance à la population, pendant tout le mois de Ramadan.

Personne ne nie les solides arguments des Autorités de la Transition, mais il est aussi normal d’éviter que la population ne souffre davantage. Ilfaut donc aller à la recherche rapide de la solution!

<strong>MONOKO TOALY</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali, ces crises aux braises qui perdurent dans le barbecue !ises aux braises qui perdurent dans le barbecue !</title>
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<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 01:26:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Si les braises restées ardentes dans un barbecue sont utiles à une cuisson donnée, en les plaçant dans un contexte de crises politico-institutionnelles et sécuritaires telles que vécues au Mali, de l’avènement de la démocratie de 1991 à nos jours, l’expression en donnerait bien, un sens tout à fait différent. En effet au Mali, chaque régime a vécu ses crises d’ampleur ou aux braises plus intenses les unes que les autres. </em><em>Trois hommes ont, pendant les trente dernières années, tenu les rênes du pouvoir. Depuis des décennies, leur pays le Mali, est en train de sombrer par les flammèches des braises ravivées par des querelles de positionnement avec des risques d’implosion des partis politiques entretenant rancœurs et défiance et par aussi, une suite de ruptures de l’ordre constitutionnel, des attaques violentes et meurtrières des terroristes et des velléités irrédentistes des ex-rebelles touaregs qui se donnent de plus en plus de la voix.</em>

Des années se sont écoulées respectivement, après les coups d’état de 2012 contre le Président Amadou Toumani Touré et d’août 2020,  contre le Président Ibrahim Boubacar Kéïta, marquées par une longue période de crises politiques et institutionnelles, la fissure de la classe politique malienne, gagnée par une crise de confiance si grave, que les positions paraissent inconciliables aujourd’hui. Ces crises politiques et institutionnelles sont malheureusement accentuées ces derniers mois, par des tensions diplomatiques très vives entre Paris et Bamako avec comme ripostes de part et d’autre, le retrait par la France, des forces Barkhanes et Takuba et de tous ses coopérants en poste dans les différents Ministères, l’expulsion de l’Ambassadeur de France au Mali par les Autorités de la Transition, etc.

Les sanctions politiques, économiques et financières prises en 2020, 2021 et le 9 janvier 2022 contre le Mali, par les marionnettes de l’Elysée ou Chefs d’Etat de la CEDEAO, suite à une rupture de l’ordre constitutionnel, viennent souffler avec force, sur des braises ardentes, par l’effet des crises citées ci-haut. Comme pour enfoncer davantage le Mali dans des situations conflictuelles interminables, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), consciente du soutien de la France et de la communauté internationale dans son combat pour l’autodétermination, a choisi le moment où le Mali est secoué par une recrudescence des attaques terroristes sanglantes et meurtrières comme celles de Mondoro le 4 mars 2022, perpétrées par le GSIM contre les FAMA, pour lancer son communiqué au ton arrogant et belliqueux, en demandant une clarification aux Autorités de la Transition, quant à l’application ou non de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger et dont la décision d’une relecture et d’une mise en application intelligente ont fait débats en toute souveraineté, lors des Concertations Nationales de septembre 2020 et des Assises Nationales de la Refondation de décembre 2021 inclusives.

En réalité, que se cache-t-il derrière cette posture inacceptable de la CMA ? Une bonne partie de l’opinion publique malienne sans se creuser le cerveau, y voit sans doute, de la surenchère et une énième d’actes d’ingérence et de complicité de la France. On se rappelle en 2013, du jeu trouble auquel s’était livrée encore cette France, lorsque les soldats Serval avaient empêché les forces armées maliennes d’entrer à Kidal qu’elle considère comme le fief des rebelles touaregs auxquels Paris a toujours offert ses offres d’alliance en bonne intelligence. Comme si toutes ces crises ne suffisaient pas, les braises prennent encore plus d’intensité lorsque des accusations gravissimes de crimes récurrents sur des citoyens mauritaniens et relayées par des médias occidentaux dont RFI et France 24, sont dirigées contre les forces armées du Mali.

Ces médias dont la mission de déstabilisation est connue de tous, cherchent comme ils savent le faire, à ternir l’image de nos vaillants soldats au moment où ceux-ci montent en puissance sur tous les fronts, grâce à un réarmement moral et à un rééquipement en moyens logistiques modernes de dernière génération, acquis dans le cadre de la coopération russo-malienne. Les FAMAs, aujourd’hui très professionnalistes, aguerries et respectueuses des valeurs universelles des droits de l’homme, sont requinquées à bloc, en dépit du complot international dirigé contre elles et au moment où les relations entre la Mauritanie et le Mali prenant un nouvel envol, se diversifient et se consolident face aux sanctions injustes, illégales et inhumaines infligées par la CEDEAO au Mali afin de l’asphyxier économiquement. Peine perdue !

Ce qui a une fois de plus, poussé RFI et France 24, dans des manipulations de l’information par des infox et des intox factuelles, biaisées et torquées, au nom d’une mission dite de déstabilisation du Mali, voulue par l’Elysée et appuyée par une communauté internationale dont l’objectif n’est autre que de renverser les institutions de la Transition et de procéder plus tard, à la « somalisation » de notre territoire national, au profit d’un groupe ethnique très minoritaire du Nord du Mali, les ex-rebelles touaregs. N’est-il pas maintenant temps pour nos Autorités, de rappeler à l’ordre d’une part, ces médias et leurs correspondants et d’autre part, les organisations de défense des droits de l’Homme (Human Rights Watch) afin qu’ils n’attisent davantage, les braises dans un Etat aux institutions déjà faiblies et qui n’a que trop souffert des crises qui sont profondes, complexes et multiformes ?

Comme pour paraphraser par cette citation de Benjamin Subac qui dit « Quand un homme déclare sa flamme, il doit s'attendre à ce que celle qui en est l'objet s'intéresse à sa braise ». Compte de tout ce qui précède, la sauvegarde des intérêts vitaux de notre pays le Mali, s’impose en nous, par une vigilance permanente et renforcée à tous les niveaux (populations locales, sociétés civiles, forces armées et de sécurité, etc.) surtout autour des forces internationales (Barkhane, Takuba, Minusma) présentes au Mali et dont les mouvements suspects ou toutes autres manœuvres de leur part, peuvent être préjudiciables à la stabilité du pays quand on sait que certaines des missions auxquelles s’adonne la Minusma (enquêtes sur les droits de l’Homme et les victimes des violences djihadistes) par exemple, laissent souvent le doute dans les esprits.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur- ENSup/ Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Cabale contre  les FAMAs  pour discréditer  le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-cabale-contre-les-famas-pour-discrediter-le-mali-2969119.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 01:24:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis un certain moment, de nombreux  médias occidentaux  diffusent ou publient  des informations  accusant  les  forces armées maliennes  (Famas) et leurs alliées russes  de commettre des atrocités sur les populations civiles.  Ainsi ces médias de la propagande occidentale, sans chercher à recouper  les images d’une vidéo horrifiante  provenant de  sources anonymes  relayées par les réseaux sociaux, affirment  à cœur joie  que  les Famas sont  les responsables de ces tueries.  Ces mêmes sources, chose encore inquiétante, sont  référencées par  les Nations Unies.  Qui, contrairement à ses habitudes, n’exigent pas, auprès des Autorités maliennes, l’ouverture d’enquête internationale pour situer les responsabilités.

Toutefois, un communiqué  de   la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA)  indique que : « L'Etat-Major Général des Armées se porte totalement en faux contre ces allégations qui sont de nature à jeter le discrédit sur les FAMAs  respectueuses des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire ».  Mais les FAMAs  ont-elles intérêts à commettre des atrocités sur des populations civiles auxquelles elles sont censées protéger ?  Sinon,  pourquoi  cette cabale médiatique des pays occidentaux (notamment la France) contre nos forces armées  et leurs  alliées russes ?

L’opération Barkhane est chassée du territoire national, elle est en train de plier bagages bon gré mal  gré.  Il n’y a quasiment  plus de coopération militaire  sur le terrain entre le Mali et la France. En lieu et place, ce sont désormais les instructeurs de  la Coopération militaire russe qui épaulent  les Famas dans leur  lutte contre le terrorisme international.  Un fait dont  se refusent  à croire  les Chancelleries occidentales. Lesquelles  continuent  d’affirmer, sans apporter la moindre preuve,  que  ce sont plutôt,  des mercenaires de la Société militaire  russe « Wagner » qui  sont en train d’opérer  au Mali.  Le narratif  occidental  faisant  d’eux des  « mercenaires sans foi ni loi »  qui ne viendraient que pour tuer  les populations civiles et exploiter les ressources minières du Mali.  Il  est  donc  clair comme l’eau de la roche : les Puissances occidentales, en tête la France,  ne vont jamais laisser  tranquilles les Autorités de  la Transition.  Qu’elles qualifient à tort de « junte militaire au pouvoir », quand bien même que le Mali est dans un processus  transitionnel formel. Auquel sont membres,   des civils et  des militaires reconnus par les Institutions du Pays.

Comme s’il ne suffisait pas d’accuser les FAMAs de tuer des civils maliens,  voilà que surviennent  les évènements qui l’accusent  également d’avoir tués, il y a quelques jours, des   citoyens mauritaniens  en territoire malien. Des accusations récusées, bien sûr,  par le Mali. Dont  le porte-parole du gouvernement trouve « troublant la survenance de ce genre d’incidents malheureux au moment où la Mauritanie apporte son soutien particulièrement pour l’approvisionnement normal des populations maliennes ». Eh oui, ces évènements   se produisent au moment même  où la coopération économique entre le Mali et la Mauritanie commence  à se raffermir. L’on est donc logiquement  en droit  de comprendre que l’on cherche à discréditer l’armée malienne mais aussi, l’Etat malien.

Une chose est  de toute façon réelle, l’usage  du port  de Nouakchott  est en train de déjouer tous leurs pronostics sur l’impact de l’embargo  sur notre pays.  Alors, les ennemis du Mali ne vont jamais  croiser les bras. Ils  mettront  tout  en œuvre  pour  pouvoir freiner  l’élan d’intégration économique  en cours entre Bamako et Nouakchott.  Ils  ne voudront  jamais que les relations entre les deux pays soient  au beau fixe.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Transition malienne :  Des perspectives incertaines !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-transition-malienne-des-perspectives-incertaines-2969124.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 01:17:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après plus de 18 mois de transition, il est à présent possible de tirer le bilan et même de faire de la prospective. Le bilan des 20 derniers mois est très mitigé. Les promesses faites aux maliens sont loin d’être toutes respectées. La sécurité, le retour de l’ordre constitutionnel et la prospérité promise tardent à venir.

S’agissant d’abord de la sécurité, si la montée en puissance des FAMAS auréole la politique menée depuis le  « Coup de réglage », les meurtres en date de nos braves soldats viennent semer le doute.  En effet, on peut douter de la capacité à maintenir la sécurité dans les zones conquises.  Le fait que les attaques ont lieu aux mêmes endroits, après que les FAMAS aient pris possession soulève de nombreuses interrogations. Le dernier exemple en date, l’attaque de Mondoro (pour une unième fois) ne s’explique pas. Ce n’est pas tant l’attaque qui surprend mais le nombre de morts étant donné que le site devait être classé à haut risque après avoir été maintes fois la cible d’attaques terroristes.

Toutefois,  nous ne pouvons que nous incliner devant les sacrifices consentis par nos FAMAS. Nous leur sommes reconnaissants d’être débout  sur les remparts et de nous permettre de dormir tranquillement à Bamako. Nous ne questionnons donc pas leur engagement et leur patriotisme mais nous nous inquiétons de l’efficacité relative des mesures de sécurisation.  Sont-elles à la hauteur des risques ? Sont-elles adaptées ? Compte tenue de la détermination des bandits armés, ne faudrait-il pas changer de stratégie ?

Toutes ces interrogations,  et surtout la récurrence de risques non anticipés d’agression ne permettent pas de faire un pronostic serein. Cette guerre, et donc l’insécurité grandissante dans certaines zones, pourrait bien persister et devenir chronique si le peuple malien reste dans l'immobilisme. Il est grand temps que les civils soient mis à contribution. Ils ne peuvent plus se contenter d’applaudir les quelques victoires remportées par les FAMAS.

Les autorités de la Transition se tuent à la tâche et les FAMAS livrent des batailles sanglantes pour l’honneur et la survie de la patrie. Le soutien indéfectible  et la reconnaissance des maliens leur sont acquis mais ne suffisent plus. Les populations des zones à risque doivent mener une veille patriotique dans la perspective de soutenir d’avantage le travail acharné de nos soldats, notamment en fournissant des renseignements permettant d’anticiper, les mouvements des troupes de l’ennemi. L’information et l’argent sont les nerfs de la guerre. Les populations locales ne peuvent plus demeurer dans l’inaction et l’indifférence. Elles doivent creuser leurs tranchées et constituer une barricade invisible tout en demeurant vigilantes. Le mal ne peut prospérer qu’en raison de l’inaction du bien. Chacun doit se sentir concerné par la tempête qui menace.

Au-delà de ce plaidoyer pour une plus grande implication des populations dans la lutte contre le terrorisme, il nous faut exhorter le pouvoir en place à plus d’empressement pour le retour de l’ordre constitutionnel. La division du travail est une science qui doit être mise en œuvre dans la gestion de l’État. C'est d’ailleurs le choix qui a été fait par le Constituant de 92. Si cette division n’est pas respectée, la confusion des tâches entre des mains inexpertes ne peut qu’amoindrir les perspectives d'un redressement du pays.

Il faut donc laisser au peuple malien le choix et la possibilité de sanctionner les politiciens.  Les meilleurs d’entre eux seront portés au pouvoir conformément aux prescriptions de la Loi fondamentale. Une confiscation du pouvoir,  contraire au droit constitutionnel, ne permettrait pas de désamorcer les mines qu'elle est susceptible d’engendrer.

Enfin, en se focalisant sur la défense et la sécurisation du territoire national, l’armée, dont les efforts actuels sont appréciés à leur juste valeur, augmenterait les chances d’une stabilisation pérenne de la paix. Mais les chances d'y parvenir seront toujours minces si elle doit lutter sur plusieurs fronts. Le front civil est en évolution, la classe politique écartée n’ayant pas dit son dernier mot. Et par ailleurs  les difficultés d'ordre économique et conjoncturel sont en passe de prendre de l’ampleur. Et cela est d’autant plus  vrai que le nouveau partenaire de combat, la Russie, doit faire face à  ses propres problèmes. Son économie étant particulièrement affectée par les sanctions internationales, elle aura, à long terme, du mal à être un allié utile. En somme, si les choses vont relativement bien, le terrain ne demeure pas moins miné pour autant, la transition n’ayant qu’un moyen limitée pour sa politique démesurée. Donc à défaut d’avoir tous les moyens de sa politique, il vaut mieux mener que les politiques à sa portée.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Embargo sur le Mali : La CEDEAO prise à son propre piège !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/embargo-sur-le-mali-la-cedeao-prise-a-son-propre-piege-2969122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 01:14:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La CEDEAO,  organisation sous-régionale qui a  normalement la vocation à contribuer et soutenir la prospérité des pays membres, a récemment pris une mesure draconienne contre l'un des membres fondateurs. Le Mali a, en effet,  été soumis à un embargo de la part d’une organisation dont il a posé les premières pierres. </em>

À ce jour,  sous le poids des sanctions imposées, l’État malien est acclamé,  ci et là, pour la résilience dont il fait preuve au quotidien. On a constaté une augmentation des prix des denrées de première nécessité et un ralentissement de l’économie nationale. Les secteurs d’exportation, le coton notamment, auraient pu être en péril si la Mauritanie n’avait pas ouvert ses frontières. Mais avec les tensions actuelles entre les deux pays, à cause des accusations d’exactions qu’auraient commis les militaires maliens contre les civils mauritaniens, risquent d’affecter ce partenariat. Fort heureusement, les deux pays ont privilégié la voie de la raison,  le Mali ayant promis des enquêtes.

S’agissant des sanctions imposées à notre pays, les voisins ont pu constater qu'elles affectaient durement le commerce intra-communautaire au point que les décideurs de l’organisation sous-régionale questionnent l’utilité de cette mesure qui n'a pas eu les effets escomptés.  En effet, l’embargo visait à contraindre le peuple malien à dénoncer les autorités de la Transition afin qu’elles forcent le retour à l’ordre constitutionnel. Mais au lieu d’emboîter le pas  à la CEDEAO et s’opposer au pouvoir en place, les maliens ont joué à l'unisson et font preuve d’une grande résilience pour la sauvegarde de la souveraineté du pays. Finalement,  on se retrouve dans la situation de l'arroseur arrosé. La CEDEAO, qui  était dans son rôle en exigeant l’organisation des élections transparentes, risque de perdre la face et toute crédibilité si la situation perdure. Les pays membres,  acculés par le recul du commerce au sein de l'espace communautaire, pourraient bien se désolidariser pour préserver leur économie.

Le Mali est un pays enclavé et moins industrialisé que la plupart de  ses voisins. Par conséquent, son écomusée est en grande partie basée sur l'import substitution. Cela est bénéfique pour tous les pays côtiers voisins qui profitent d'une sortie massive de nos devises. Le Mali étant également un grand éleveur, il approvisionne un certain nombre de pays limitrophe. Ces derniers s'auto-asphyxient  en se privant des bienfaits des échanges avec notre pays. Il est vrai que les maliens souffrent et que le pays est au bord d’un gouffre financier. Mais le malien est habitué au système « D », comme débrouillard. Il pourrait bien s’habituer à la situation et cela remettrait en cause toute possibilité de pression sur les autorités de la Transition et donc retarder le retour à l’ordre constitutionnel.

En conclusion, cette situation de l’arroseur arrosé pourrait bien s'enliser. La CEDEAO,  ayant tressé la corde qui servira à se pendre, serait contrainte d’accélérer le processus de négociation. Mais, compte tenu du fait que les autorités maliennes n'en démordent pas, on en veut pour illustration l’évolution de la relation avec la France vers un conflit assumé, les choses pourraient bien se compliquer d’avantage.

Enfin, la guerre en Ukraine vient accentuer les difficultés, les prévisions pour l’avenir étant très alarmantes. Si la famine annoncée se révèle réelle alors,  le régime militaire malien pourrait être le dernier souci de la sous-région. Nous ne pouvons qu’encourager les parties à poursuivre les négociations entamées et à trouver très rapidement une issue salutaire.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération militaire Mali&#45;Mauritanie :  Des patrouilles conjointes tardives ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-militaire-mali-mauritanie-des-patrouilles-conjointes-tardives-2969118.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 01:11:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après la disparition d’un groupe de civils mauritaniens les 5 et 6 mars 2022 sur le territoire malien à la lisière de la Mauritanie, plusieurs voix accusent à tort ou à raison l’armée malienne. Faut-il le rappeler, ce n’est pas une première. En janvier dernier, dans la même zone, d’autres mauritaniens ont perdu la vie. Cela avait conduit le gouvernement malien à ouvrir une enquête dont les résultats ne sont pas connus à ce jour.</em>

En effet, depuis les évènements des 5 et 6 mars, les contacts ont été multipliés entre les autorités des deux pays. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a même dépêché une mission de haut niveau à Nouakchott conduite par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale. Les échanges entre la délégation malienne et les autorités mauritaniennes ont abouti à la signature d’un communiqué conjoint qui met l’accent sur la nécessité de diligenter les enquêtes en vue de faire la lumière sur les évènements sus indiqués, la mise en place d’un cadre conjoint de concertation et de partage d’informations, et enfin l’organisation des patrouilles conjointes le long de la bande frontalière.

C’est surtout cette dernière qui a attiré notre attention. En effet, si l’organisation des patrouilles conjointes est une bonne initiative, elle serait tardive en ce sens que pour lutter efficacement contre le terrorisme dans les zones frontalières, des opérations militaires conjointes sont nécessaires. D’autant plus que, au-delàs du cadre bilatéral, le Mali et la Mauritanie sont membres du G5 Sahel qui leur permet de mener ces genres d’opération. Alors pourquoi tout ce temps perdu ? Les autorités mauritaniennes étaient-elles de mauvaise foi ou bien ce sont les autorités maliennes qui n’ont jamais voulu une telle initiative ou encore le moment n’était-il pas propice ?

Nous n’avons certainement pas de réponses à toutes ces questions, mais le constat est qu’il était nécessaire de le faire bien avant. Il a fallu donc que des citoyens mauritaniens perdent la vie dans cette zone sous l’emprise des groupes armés terroristes (GAT) pour que l’on pense à organiser des patrouilles conjointes. Or, depuis plusieurs années, la zone frontalière entre les deux pays est la cible d’activités terroristes intenses, notamment dans la forêt de Wagadu.  La clairvoyance voudrait donc que des patrouilles conjointes soient organisées, périodiquement, depuis les premières attaques dans la zone.

Seul un partenariat fiable et sincère permettrait, non seulement, d’éviter des assassinats des personnes civiles, mais aussi de venir à bout des bandits armés qui opèrent dans la zone. De toute façon, les contraintes du terrain conduisent toujours à une prise de conscience des plus Hautes autorités gouvernementales pour impulser de nouvelles dynamiques. Donc mieux vaut tard que jamais. Que ces patrouilles conjointes se passent dans le plus grand professionnalisme pour le bien-être des populations en sauvant la vie aux civils innocents quelle que soit leur nationalité.

<strong>Ouattara Bouakary</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En hommage à Feu Djibril N Keïta et  feue Assétou Samaké : Karan a vibré au rythme de  TOP ETOILES de l’ORTM !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/en-hommage-a-feu-djibril-n-keita-et-feue-assetou-samake-karan-a-vibre-au-rythme-de-top-etoiles-de-lortm-2969127.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 01:05:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce 10  mars 2022,  dans le  cadre  de la Journée Internationale de la Femme, la mairie de Karan et l’ONG ASSO+  ont invité l’émission TOP Etoiles à se produire dans la cour de l’école fondamentale de Karan. L’objectif était,  avant tout,  de rendre Hommage au  maire Djibril Naman Keïta et son  épouse Assétou Samaké dite « Assou »,  décédés  respectivement le 25  novembre et le 1<sup>er</sup> décembre 2020. Cette  cérémonie  commémorative  avait comme parrain, Boubacar Bamba  Keïta dit Nayidabou, président du Conseil de Cercle de Kangaba.  Adja Dubafing  Keïta  en était la marraine, Présidente des femmes de Karan.  La célèbre cantatrice Saramba Kouyaté était l’invitée  principale  du TOP ETOILES de Karan.  La Société Industrielle Karan Eau et la Boulangerie  moderne de Karan,  les sponsors,  ont voulu, par cet évènement, mettre  «  La culture au service du Développement socioéconomique de la Commune Urbaine de Kara ». </em>

Toute la <strong>fratrie Naman Keïta</strong>, en l’occurrence Seydou Naman, Mamadou Naman (ancien Directeur National des Routes), Bourama Naman, était au rendez-vous pour rendre hommage à leur frère ainé  Djibril et son épouse, rappelés à Dieu. Leurs oncles, tantes, épouses et époux  s’étaient associés à la cérémonie d’hommage. De même que leurs amis et alliés.  Des personnalités sociopolitiques ont fait le déplacement à Karan. Dont la cour de l’école  fondamentale a fait le plein ce 08 mars 2022. Mais visiblement, ce sont  les femmes  de la commune  de Karan qui sont  sorties majoritairement   pour rendre cet hommage mérité aux  deux illustres défunts,  à  travers  ce TOP ETOILES de l’ORTM.  En début de cérémonie, une minute de silence a été observée en la  mémoire de Djibi et Assou. Que leurs âmes reposent dans le paradis !

Des présences remarquables  à ce TOP Etoiles de Karan : Le Grand artiste-musicien Abdoulaye Diabaté  de Koutiala qui n’est plus à présenter; la diva Ami Koïta de Badougou Djoliba (elle a répété sur scène son célèbre morceau musical « Djibi Nana » ; le virtuose de la chanson poular, Alou Sam ; la grande comédienne Lala Drabo de l’ORTM, communément connu sous le sobriquet de « Fimani ». L’ex présentateur-vedette de l’émission « Musique du Terroir »  de l’ORTM, Mory Soumano,  n’a pas manqué l’évènement festif de Karan. D’ailleurs, on le voyait  conseiller discrètement les jeunes techniciens.

En fin de cérémonie, les organisatrices : <strong>la Mairie de Karan et l’ONG ASSO+</strong>, visiblement satisfaites,  ont vivement remercié  les populations de Karan et tous les invités pour avoir honoré, par leur présence massive, la mémoire des illustres disparus.  Au-delà de son aspect réjouissance, elles estiment que l’organisation de TOP ETOILES de l’ORTM à Karan (pour  rappeler la   célébration de  la Journée Internationale de la  Femme (08 mars) dont feue  Assétou  et son époux  le  Maire feu Djibril Naman  avaient l’habitude de faire , tous les ans,  avec  les femmes de la Commune urbaine)  était la meilleure façon de les  rendre hommage.   Aussi, la Mairie et l’ONG ASSO+ considèrent  que c’était un devoir de mémoire pour elles de  rappeler aux femmes de la commune urbaine de Karan, à travers cet évènement festif,  toutes les œuvres  socioéconomiques de développement  auxquelles  les deux illustres disparus  ont inlassablement œuvrer. Vivement le  prochain TOP ETOILES à Karan !

<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>

<strong>Envoyé spécial à Karan</strong>

<strong>A propos de la Commune Urbaine de Karan ?</strong>

<strong>(Encadré) </strong>

<strong>A propos de Karan ?</strong>

Karan est une Commune urbaine composée de 64 campements. Elle est essentiellement habitée par des populations mandingues mais on y retrouve toutes les ethnies du Mali. Ses activités principales sont l’agriculture et l’orpaillage. Distante de moins de 100 km de Bamako, on peut rejoindre Karan par la route nationale qui passe par Siby, Narena, Kourémalé (frontière guinéenne). De même que par celle passant Badougou Djoliba, Bangoumana, Kangaba, Dioulafoundo (frontière guinéenne).

À l’origine, l’ère de « Kuru kan Ka Fuga » (XIIIe siècle), Karan est  occupée par des clans de patronymes Doumbia et Traoré. Des chasseurs du Clan des Keita sont venus s’y installés  auprès des premiers habitants. Par la suite, les trois patronymes : Doumbia, Traoré et Keita se nouèrent une alliance de mariage et ont convenu en toute intelligence de  confier la Chefferie aux Keïta. Ainsi, selon la tradition du Mandé, la Chefferie de Karan est exercée par le plus âgé de la lignée des pères du Clan des Keita.

De sa création au jour d’aujourd’hui, Karan est à son 37è Chef de village, Yamoudou Keïta,  intronisé le 19 janvier 2020.  Il succède  à Noumoumorydjan Keïta, 36è Chef  de village décédé à l’âge de 115 ans, le 09 juin 2019. Feu Djibril Naman Keita (ancien DAF de Dakar-Bamako-Ferroviaire)  était  l’édile  arc-en-ciel (élu sur liste unique consensuelle) de la Commune urbaine de Karan. Il est remplacé par  l’actuel maire,  Fadjimba Keïta, archiviste de son Etat.  Karan, c’est, entre autres, le village d’origine de : Mamadou Naman Keïta (ancien Directeur National des Routes),  la vedette internationale de football, Seydou Blen  Keïta et du Donsoba Tobri Keïta.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossiers  logements sociaux :  Le spectre de la partialité plane !</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/dossiers-logements-sociaux-le-spectre-de-la-partialite-plane-2968024.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 01:24:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’attribution des logements sociaux a donné lieu à des scandales qui ont failli ternir l’image d’une Transition qui se dit intransigeante avec les pratiques de « l’ancien Mali ». Le PM, lui-même, est sorti faire son mea-culpa, suite à la dénonciation massive de l’attribution d’un logement, réservé aux pauvres, à sa fille qui pouvait certainement s’en passer. On lui accordera le bénéfice du doute, non en raison du fait que sa fille loge actuellement dans une « entrer-coucher », mais parce qu’il pourrait avoir ignoré les faits dénoncés au moment de leur commission. S’il est dédouané des faits,  c’est donc la Commission d’attribution et ou le ministre en charge qui doivent répondre sur le banc des accusés. S'ils sont comptables de l’attribution du logement à l’insu du PM, on ne pourrait pour autant leur en tenir rigueur, le bénéficiaire demeurant un malien comme un autre.

Cependant, compte tenu des circonstances actuelles, la prudence aurait commandé de s’abstenir de poser un acte aussi suspect. Cette erreur d’appréciation ne pouvait passer inaperçue tant les problèmes de  transparence dans le « Mali Koura »  omnibulent les maliens. Ils ont connu toutes sortes de forfaitaire de la part de la classe dirigeante. Ils savent que quand on a  à faire à une administration, il vaut mieux connaître quelqu’un qui connait quelqu’un. Ils savent que pour avoir un droit reconnu par la loi, il faut se lever très tôt et être prêt à encourager le fonctionnaire qui a perdu tout sentiment de redevabilité.

Par ailleurs dans ledit dossier, le doute était permis, certains bénéficiaires n’ayant à peine fait l’effort de demander l’attribution des logements qu’on leur a attribués.  Nous y voyons  une récurrence des pratiques anciennes, auxquelles nous étions certes habituées, mais que nous n'acceptions que par résignation.

Face à l’ampleur du scandale, son excellence Monsieur le président a cru bon d’annuler le décret et de dissoudre la Commission d’attribution. On lui sait gré de cette décision qui vient tout de même confirmer certaines inquiétudes. Désormais recomposée autrement, la nouvelle Commission aura-t-elle le recul  nécessaire pour éviter un nouveau scandale ? Ensuite, ceux qui avaient des droits acquis pourraient-ils être dépossédés légalement et légitimement ?

Si l’annulation du décret produit ces effets de façon rétroactive, la question demeure toutefois. Enfin, les mêmes causes produisant les mêmes effets, une nouvelle Commission n’est pas la solution adéquate à ce problème de transparence. En effet, son impartialité sera toujours remise en cause si la sélection des méritants se fait à l’insu du public. Aussi, seul le recours au tirage au sort nous semble la meilleure alternative. Très généralement les maliens n’ont pas confiance en la transparence de nos procédures administratives parce qu’ils connaissent les mauvaises habitudes entretenues depuis plus de trente ans. La corruption, le trafic d’influence et la camaraderie sont des maux qui rongent le pays depuis fort longtemps. Donc quelle que soit la décision de la nouvelle Commission, un soupçon de partialité planera sur ce dossier.

Mais en revanche, si chaque citoyen candidat à l’acquisition était tiré au sort, sous la supervision des huissiers assermentés en direct sur la chaîne nationale, il y aurait moins de suspicion. Le procédé n’est pas parfait et il est certainement plus compliqué à mettre en œuvre (en raison du nombre de demandeurs) mais il a le mérite de faire taire les contestations. Par ailleurs, il permet d’offrir une chance à chaque candidat à l’acquisition. Les demandes, classées par catégories (type 1 au type 4) peuvent figurer sur  des listes tirées au sort au fur et à mesure. Doivent être exclus, en dépit du fait qu’ils sont maliens, tous les proches de ministre et ou ceux des membres du CNT. C’est de la discrimination positive qui est justifiée par les circonstances du moment.

<strong>Dr DOUGOUNE Moussa</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Vigilance sécuritaire !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vigilance-securitaire-2968023.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 01:23:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce lundi 07 mars, l’État-major général des armées maliennes a reconnu la perte  de deux soldats lors d’un accrochage  avec les groupes armés terroristes (GAT) à N’Tahaka dans la région de Gao. Neuf terroristes  y ont perdu la vie. Dans la même journée du lundi, deux soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) ont trouvé la mort,  suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage de leur convoi.  Mais avant, ce  Weekend, soit exactement le vendredi 04 mars 2022, une attaque terroriste contre le poste de sécurité de Mondoro, dans le cercle de Douentza, centre du pays, a fait 27 morts dans les rangs des soldats maliens alors que  70 « terroristes » ont été « neutralisés ». Vu la gravité des évènements, le président de la Transition a décrété un deuil national de trois jours à compter de samedi 0heure. Qu’est-ce qui ne va pas? Sommes-nous retournés dans la situation où nos soldats tombaient constamment dans le piège terroriste ?

Pourtant, ce sont  les Forces armées maliennes qui sont  dans une dynamique offensive sur l’ensemble du territoire national pour traquer les groupes armés partout où ils peuvent se retrouver.  Ce qui les a  même rendus,  pendant des mois,  fébriles et les a obligés de fuir  leur sanctuaire  dans la désorganisation totale.  D’où  provient  alors ce  soudain regain d’attaques surprises contre les Famas quand bien même que  c’est elles qui monopolisaient l’initiative du combat sur le terrain ? Qu’est-il arrivé pour qu’elles  subissent encore autant de pertes alors que  les populations des zones tributaires du terrorisme international commençaient  à gagner de l’espoir? Y aurait-t-il, comme dans un passé récent, une force  occulte qui renseignerait les GAT sur les positions des Famas ? Seraient-ils les français ?   Ou sinon qui ?

<strong> </strong>Ces derniers moments,  avant même les dernières attaques contre les Famas, de sources persistantes véhiculent  des informations accusant la France et certains des  pays frontaliers  du Mali de vouloir attenter, à l’aide des GAT ou de rebellions, à son intégrité territoriale. Les présidents Bazoum et Ouattara  sont fortement soupçonnés. Le premier plaide publiquement, auprès de ses députés et son opinion nationale,  afin   qu’ils acceptent  l’arrivée de la force européenne « Takuba », chassée du Mali, sur le territoire nigérien. Il y a peu, Bazoum  a même officiellement libéré (pour une prétendue recherche de dialogue avec les terroristes),  de grands  chefs terroristes nigériens.

<strong> </strong>Or, une certaine source (en l’occurrence sur les réseaux sociaux), non démentie,  affirme que certains terroristes neutralisés  par les Famas, lors de l’attaque  de Mondoro, seraient parmi les prisonniers libérés par Bazoum. Si l’information  arrivait à se vérifier,  est-ce à comprendre  que le président nigérien, sous la diligence de ses maîtres français,  aurait sciemment libéré des criminels pour aller affronter les Famas ?  Aussi, côté frontière ivoirienne, de sources d’informations  persistantes font état de regroupement important de combattants étrangers (notamment des européens) fortement armés pour  attaquer le Mali.  Espérons que toutes  ces histoires de conspiration contre  notre pays ne soient pas fondées !

Mais quoi qu’il en soit, nos autorités  sécuritaires doivent,  plus que jamais,  renforcer de  vigilance à l’intérieur de nos frontières. Notamment,  autour des zones frontalières, des grandes villes et de nos installations économiques importantes. La zone office du Niger  (c’est le grenier du Mali)  doit être  considérée comme  hautement stratégique  à protéger.  A cet effet, nos forces armées et de sécurité doivent procéder à des  contrôles d’identité  inopinés et réguliers (mais sans aucune forme de  xénophobie). Mais  après tout, le Mali n’est-il pas  en guerre ?

<strong> </strong><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière :  Fuyard égal coupable</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/delinquance-financiere-fuyard-egal-coupable-2968029.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 01:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au lendemain de la prise de pouvoir, les autorités de la  Transition ont lancé une pêche aux délinquants financiers. Elles ont ratissé certains gros poissons qui demeurent, aux yeux de la loi, présumés innocents jusqu’à ce qu’un juge impartial et indépendant en décide autrement.  Ayant eu vent de la campagne de ratissage, qualifiée de chasse aux sorcières par la classe politique, certains ont pris la poudre d’escampette.

Cela suscite un certain nombre de questionnements. Ont-ils fuit par manque de confiance en ce système judiciaire qu’ils ont eux-mêmes  fomenté et qui leur a permis de sévir en toute impunité ? Ou sont-ils conscients de leur culpabilité ?

Ces questionnements multiples nous conduit à écarter la peur d’une injustice susceptible d’être commise par les autorités actuelles dont la légalité est certes discutable mais qui demeurent pas moins dépositaires des prérogatives de puissance publique.  Et par ailleurs, lorsque certains furent arrêtés pour tentative de déstabilisation de l’État (Le cas Rasbath, Boubou Cissé et consorts),  la justice s’est prononcée. Leur libération prouve à suffisance que le système judiciaire, quoiqu’on en dise,  n’est pas totalement corrompu. Il y a beaucoup de vers dans le fruit mais il est toujours comestible.

En fuyant, l’élite politique, qui aurait dû donner l’exemple en se soumettant  au système qu’elle n’a jamais combattu ouvertement, fait un aveu de culpabilité. C’est évident que si jusqu’à ce jour,  la justice lui paraissait équitable et consciencieuse, chercher à s’y soustraire  prouverait soit sa culpabilité soit sa complaisance à l’égard d’un système dont vous n’ignorez guère les failles.

En outre, en fuyant, elle compromet son avenir politique. Nombreux sont les maliens qui ne comprennent pas que chez nous,  ceux qui sont accusés de délinquance financière au sommet de l’État ne se comportent pas comme le feraient leurs homologues dans d’autres pays.  Quand Sarkozy a été mis en examen, il n’a pas fui. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Enfin, en matière de droit, la fuite fait tomber le bénéfice de la présomption d’innocence.  Nous ne pouvons donc qu’exhorter les intéressés à faire confiance au système judiciaire qu’ils  ont eux-mêmes entretenu. Ce serait faire preuve de courage et de respect à l’égard des électeurs.

<strong>Dr DOUGOUNE Moussa</strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur</strong>

<strong>Consultant Formateur</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le terrorisme a endeuillé le Mali : À quand le désarment des mouvements rebelles et associés?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-terrorisme-a-endeuille-le-mali-a-quand-le-desarment-des-mouvements-rebelles-et-associes-2968026.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 01:17:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali vient encore de payer un lourd tribut de la présence du terrorisme sur son sol, avec plus 27 soldats tués, plusieurs blessés et disparus. Les terroristes ont perdu plus de 70 criminels dans leur rang. Face à la dangerosité, de ces criminels sans foi ni loi, que faire? À quand le désarmement des mouvements rebelles et associés?

Le terrorisme au Mali, qui s'est étendu dans le Sahel, est devenu une équation à plusieurs inconnus. Depuis le déclenchement de la rébellion sanguinaire de 2012 qui avait entraîné l'assassinat de plus de 100 militaires à Aguelhoc et Tessalit, le Mali n'a plus jamais retrouvé sa quiétude. La destruction des mausolées et les patrimoines historiques du Mali, inscrits à l'UNESCO. Pire les rebelles du MNLA,  dans leur lutte pour la conquête de “l'État de L'AZAWAD”, avaient fait des alliances avec les mouvements djihadistes et terroristes dont AQMI et MUJAO.

Cette coalition a détruit le Mali en récupérant les 3/4 du territoire national. L’administration malienne est complètement chassée. L'autorité de l'État y est absente. Le pouvoir central de Bamako renié par les rebelles du nord, qui sont d'ailleurs organisés. Même si le MNLA et ses coordinations ont pu intégrer le pouvoir politique avec des postes de responsabilités et de ministres, la question d'insécurité du Mali s'impose avec gravité.

Le monde entier est venu au chevet du Mali, avec l'espoir de recouvrer l’entièreté du territoire national. Mais le constat est que rien n'a bougé. La France et l'ONU ne sont pas parvenues à soigner les blessures du Mali. Les attentats, les assassinats continuent. Beaucoup de morts dans le rang des civils et surtout dans celui de l'armée. Des veufs, veuves, orphelins et des blessés sont très nombreux et leurs nombre est incalculable. Les régions du nord, du centre et du sud sont complètement assiégées par les Djihadistes et terroristes. Ils y multiplient des attaques, ils tuent, brûlent et incendient des récoltes et champs.

Avec leurs pensées obscures, les djihadistes ont encore sévèrement endeuillé toute la nation malienne, avec les attaques de Mondoro. Plus de 27 soldats tués, des blessés et disparus. La vaillante armée malienne a pu neutraliser plus de 70 djihadistes et leurs engins. L'armée malienne est bien déterminée à protéger et défendre l'intégrité du territoire national. Et elle le prouve par sa détermination et ses actions concrètes sur le terrain. Elle monte en puissance, selon les autorités et plusieurs observateurs.

Mais pour davantage aider les braves soldats, ne serait-il pas temps de penser au désarmement des mouvements rebelles armés et autres milices? Le fait que ces mouvements ne sont pas désarmés, est une réelle menace sur la nation.

À quand leurs désarmements?

<strong>MONOKO TOALY</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grâce à l’abnégation  de son  Comité de Gestion :  L’ASACOKA  booste les recettes du CSCOM!</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/grace-a-labnegation-de-son-comite-de-gestion-lasacoka-booste-les-recettes-du-cscom-2-2968032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 01:05:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce samedi 05 mars, l’Association Santé Communautaire de Kabalabougou, (ASACOKA) a tenu,  dans la cour de l’Ecole Fondamentale dudit village, une Assemblée Générale avec les populations. L’objectif de la rencontre était de présenter le rapport-bilan de l’année 2021 et les perspectives de cette année 2022. La réunion, massivement  suivie, était présidée par le président du Comité de Gestion de l’ASACOKA, Sory Koumaré, assisté du Chef de village de Kabalabougou, Siaka Traoré et des membres de bureau.</em>

Avant de procéder à l’égrenage du bilan de l’exercice 2021,  M. Koumaré a rappelé à l’auditoire que durant cette  période (de janvier à décembre 2021), conformément aux dispositions des articles 6 des statuts  et 4 du  règlement intérieur de l’ASACOKA, le Comité de Gestion s’est réuni tous les mois. Aussi, il a informé que  le Conseil d’Administration (CA) de l’ASACOKA s’est tenu le 06 janvier 2021 dans les locaux du CSCOM. M. Koumaré a également informé  que les membres de bureau du Comité de gestion se sont réunis tous les trois mois afin de valider les dépenses mensuelles des mois écoulées et discuter des questions diverses. Notamment,  les travaux en cours de réalisations et les difficultés rencontrées.

Ainsi, le président Koumaré s’est dit  satisfait du fonctionnement régulier  du CSCOM, durant 2021, au profit des populations. Une satisfaction qui se traduit, entre autres, par : l’approvisionnement régulier et sans rupture du dépôt de médicaments, l’acquisition des réactifs pour le laboratoire, la fourniture en eau et électricité, de matériels d’hygiènes (eau de javel , savon, alcool…) et d’assainissements, des papiers pour la reprographie, des documents administratifs ; la continuité du service du laboratoire 24/24 ; la dotation en matériels médicaux (lits d’accouchement, tensiomètres, boîtes d’accouchement, microscopes pour labo…) ; de fauteuils confortables pour toutes les unités et les accueils  et de bancs et chaises métalliques.

Conformément au budget de fonctionnement du CSCOM, le Comité de Gestion de l’ASACOKA a réalisé d’importantes infrastructures dont : la réalisation de toitures en tôles devant le labo et le dépôt de médicaments; la réalisation de cinq pièces de toilettes, d’une fosse septique et une aire de lavage ; la réhabilitation du bâtiment  principal (unités  médecine générale et maternité ) par le remplacement des portes et fenêtres en vitrées , l’aménagement  de la salle de garde des femmes de la maternité et une toilette interne au niveau de la maternité ; la réalisation d’un bâtiment comprenant une morgue de deux pièces et d’un magasin (équipé d’un système sanitaire, électrique et d’un climatiseur de 2CV) avec son compteur EDM autonome.

Le CSCOM, en rapport avec l’ONG PLAN MALI, a organisé la campagne relative à la stratégie avancée de vaccination. L’ASACOKA a contribué (en reprographie des documents, prises en charges d’équipements supplémentaires, en  achats de craies). Le CSCOM, par le concours de la jeune chambre du Mandé,  organise des campagnes de dépistage du diabète.

<strong>L’ensemble  du  personnel du CSCOM aligné sur la convention collective</strong>

Par l’abnégation du président de l’ASACOKA et son équipe, l’ensemble du personnel du CSCOM a été aligné sur la convention collective des CSCOM du Mali en vigueur. Cela, en tenant compte de leurs primes et anciennetés. Aussi, l’ASACOKA a sollicité l’INPS pour une mission d’évaluation  des arriérées de cotisations sociales. Cette mission a permis de fixer les impayées. Ainsi tous les employés ont été inscrits à l’INPS. Les travailleurs n’étant plus au compte de l’ASACOKA  ont été décelés.  L’INPS  a accepté l’annulation de la majoration  de 1 458 245 FCFA  due au non payement de cotisations  Un moratoire de payement a été accordé à l’ASACOKA.

<strong>Les recettes du CSCOM de  Kabalabougou en augmentation </strong>

La situation financière du CSCOM grâce à la gestion de  l’ASACOKA  est largement positive. Au regard du rapport financier, le solde d’ouverture au 01 janvier 2020 est de 11 072 330 FCFA. Les recettes  annuelles en  2020 ont été de 52 882 295 FCFA contre des  dépenses  annuelles de 52 080 226 FCFA. Soit un solde de clôture au 31 décembre 2020  de  11 874 399 FCFA. La situation des créances AMO  se présente comme suite : le solde au 01/01/ 2021 est 1 764 332 FCFA. Les encours de l’année sont de 13 284 547 FCFA. Pour un cumul de 15 048 879 FCFA. Le solde Créances au 31/12/ 2021 est de 10 498 506 FCFA.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>14 è session ordinaire du CA  du BRMN :  Sous le signe  de la  performance  des Entreprises Industrielles!</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/14-e-session-ordinaire-du-ca-du-brmn-sous-le-signe-de-la-performance-des-entreprises-industrielles-2968030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 01:03:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>À son siège sis à  Hamdallaye ACI 2000, le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau des entreprises industrielles (BRMN) a tenu, ce jeudi 03 mars 2022 sa 14ème session du Conseil d’Administration (CA). Les travaux étaient présidés par son Président, Lanfia Camara. Il était assisté par  le  Directeur Général du BRMN, Hamadoun Abba. Tous les Administrateurs ont répondu présents.</em>

Le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises Industrielles ‘Phase de Relance », adopté le 07 septembre 2017, a été évalué au mois de juillet 2021.Dans le cadre de la consolidation  des acquis dudit programme, une nouvelle phase de Relance II fut élaborée. Cette phase a été introduite au Secrétariat Général du Gouvernement de la République du Mali pour son processus d’adoption par le ministère  de l’Industrie et du Commerce depuis le 31 décembre 2021.

Mais la Phase II de Relance 2022-2024, à l’instar de ses précédentes, vise à relancer le secteur industriel du Mali à travers l’amélioration de ses performances économiques dont une contribution plus élevée à la croissance économique, aux exportations, à la promotion de l’investissement et à l’emploi. Ses objectifs spécifiques consistant à mettre en œuvre  des actions de restructuration et de mise à niveau des entreprises et des services d’appui à l’industrie, à travers le renforcement de leurs capacités institutionnelles, techniques, économiques et financières, en vue d’améliorer leur position compétitive sur les marchés sous-régional, régional et international.

Ainsi, dans le cadre de la poursuite de la mission du BRMN, avant l’adoption de cette phase de Relance II 2022-2024, le Président du Conseil d’Administration a informé les  membres du Conseil  que  le ministre de l’Industrie et du Commerce a instruit à sa structure, pour l’année 2022, des activités tirées du Programme de la Transition en matière de Restructuration et Mise à Niveau des Entreprises.

A cet effet, Lanfia Camara  a attiré l’attention de l’ensemble des acteurs et partenaires sur l’insuffisance des moyens nécessaires à l’amélioration de la compétitivité des entreprises maliennes.

La présente session du CA du BRMN, a énuméré son  président, sera consacrée à l’examen et l’adoption des projets des documents dont : l’Examen et adoption du PV de la 13è session du CA du BRMN ; l’Etat de mise en œuvre  des recommandations  de la 13è session du CA du BRMN; l’Examen et adoption du Rapport d’exécution du budget 2021 ; l’Examen et adoption du Rapport d’activités 2021 du Directeur Général du BRMN, l’Examen et l’adoption du programme d’activités 2022 ; l’Examen et adoption du Budget 2022 et PAP 2022 ; l’information relative  au Contrat Annuel de Performance 2022  du BRMN et du RAP 2021 ; Questions diverses.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grâce à l’abnégation  de son  Comité de Gestion :  L’ASACOKA  booste les recettes du CSCOM!</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/grace-a-labnegation-de-son-comite-de-gestion-lasacoka-booste-les-recettes-du-cscom-2968035.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/grace-a-labnegation-de-son-comite-de-gestion-lasacoka-booste-les-recettes-du-cscom-2968035.html</guid>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 01:01:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce samedi 05 mars, l’Association Santé Communautaire de Kabalabougou, (ASACOKA) a tenu,  dans la cour de l’Ecole Fondamentale dudit village, une Assemblée Générale avec les populations. L’objectif de la rencontre était de présenter le rapport-bilan de l’année 2021 et les perspectives de cette année 2022. La réunion, massivement  suivie, était présidée par le président du Comité de Gestion de l’ASACOKA, Sory Koumaré, assisté du Chef de village de Kabalabougou, Siaka Traoré et des membres de bureau.</em>

Avant de procéder à l’égrenage du bilan de l’exercice 2021,  M. Koumaré a rappelé à l’auditoire que durant cette  période (de janvier à décembre 2021), conformément aux dispositions des articles 6 des statuts  et 4 du  règlement intérieur de l’ASACOKA, le Comité de Gestion s’est réuni tous les mois. Aussi, il a informé que  le Conseil d’Administration (CA) de l’ASACOKA s’est tenu le 06 janvier 2021 dans les locaux du CSCOM. M. Koumaré a également informé  que les membres de bureau du Comité de gestion se sont réunis tous les trois mois afin de valider les dépenses mensuelles des mois écoulées et discuter des questions diverses. Notamment,  les travaux en cours de réalisations et les difficultés rencontrées.

Ainsi, le président Koumaré s’est dit  satisfait du fonctionnement régulier  du CSCOM, durant 2021, au profit des populations. Une satisfaction qui se traduit, entre autres, par : l’approvisionnement régulier et sans rupture du dépôt de médicaments, l’acquisition des réactifs pour le laboratoire, la fourniture en eau et électricité, de matériels d’hygiènes (eau de javel , savon, alcool…) et d’assainissements, des papiers pour la reprographie, des documents administratifs ; la continuité du service du laboratoire 24/24 ; la dotation en matériels médicaux (lits d’accouchement, tensiomètres, boîtes d’accouchement, microscopes pour labo…) ; de fauteuils confortables pour toutes les unités et les accueils  et de bancs et chaises métalliques.

Conformément au budget de fonctionnement du CSCOM, le Comité de Gestion de l’ASACOKA a réalisé d’importantes infrastructures dont : la réalisation de toitures en tôles devant le labo et le dépôt de médicaments; la réalisation de cinq pièces de toilettes, d’une fosse septique et une aire de lavage ; la réhabilitation du bâtiment  principal (unités  médecine générale et maternité ) par le remplacement des portes et fenêtres en vitrées , l’aménagement  de la salle de garde des femmes de la maternité et une toilette interne au niveau de la maternité ; la réalisation d’un bâtiment comprenant une morgue de deux pièces et d’un magasin (équipé d’un système sanitaire, électrique et d’un climatiseur de 2CV) avec son compteur EDM autonome.

Le CSCOM, en rapport avec l’ONG PLAN MALI, a organisé la campagne relative à la stratégie avancée de vaccination. L’ASACOKA a contribué (en reprographie des documents, prises en charges d’équipements supplémentaires, en  achats de craies). Le CSCOM, par le concours de la jeune chambre du Mandé,  organise des campagnes de dépistage du diabète.

<strong>L’ensemble  du  personnel du CSCOM aligné sur la convention collective</strong>

Par l’abnégation du président de l’ASACOKA et son équipe, l’ensemble du personnel du CSCOM a été aligné sur la convention collective des CSCOM du Mali en vigueur. Cela, en tenant compte de leurs primes et anciennetés. Aussi, l’ASACOKA a sollicité l’INPS pour une mission d’évaluation  des arriérées de cotisations sociales. Cette mission a permis de fixer les impayées. Ainsi tous les employés ont été inscrits à l’INPS. Les travailleurs n’étant plus au compte de l’ASACOKA  ont été décelés.  L’INPS  a accepté l’annulation de la majoration  de 1 458 245 FCFA  due au non payement de cotisations  Un moratoire de payement a été accordé à l’ASACOKA.

<strong>Les recettes du CSCOM de  Kabalabougou en augmentation </strong>

La situation financière du CSCOM grâce à la gestion de  l’ASACOKA  est largement positive. Au regard du rapport financier, le solde d’ouverture au 01 janvier 2020 est de 11 072 330 FCFA. Les recettes  annuelles en  2020 ont été de 52 882 295 FCFA contre des  dépenses  annuelles de 52 080 226 FCFA. Soit un solde de clôture au 31 décembre 2020  de  11 874 399 FCFA. La situation des créances AMO  se présente comme suite : le solde au 01/01/ 2021 est 1 764 332 FCFA. Les encours de l’année sont de 13 284 547 FCFA. Pour un cumul de 15 048 879 FCFA. Le solde Créances au 31/12/ 2021 est de 10 498 506 FCFA.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sauvegarde de la Culture  traditionnelle mandingue :  Bakary Diabaté, installé  Chef des  Griots  de  Badougou Djoliba !</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/sauvegarde-de-la-culture-traditionnelle-mandingue-bakary-diabate-installe-chef-des-griots-de-badougou-djoliba-2967170.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 10:19:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce samedi 26 février 2022, l’association culturelle « Jelitonba »  du village de Badougou Djoliba, situé  à 40 kms de Bamako sur la rive  gauche du fleuve Niger (ou Djoliba), a organisé une soirée  artistique et culturelle  sur la place publique. Elle avait pour  objectif  d’installer  officiellement le nouveau Chef des Griots du village, Bakary Diabaté. L’évènement  avait comme parrain, le général d’Aviation à la retraite, Zoumana Kouyaté (natif dudit village). La grande cantatrice,  Mme Konaté Mah Kouyaté N°2, assistée de son frère aîné Sékouba alias Donsoba,  en était la marraine. Des personnalités importantes du Mandé dont : Mamadou Naman Keïta, ancien Directeur National des Routes, Dr N’Ko Keïta (natif du village) étaient présents. De nombreux  résidents et  ressortissants de Badougou Djoliba   y ont  assisté. Toutes  les sommités  du « JELIYA » du Mali dont : Badra Alou DIABATE, Mamadou Kéla Balla DIABATE, Amara DIATAE de Kéla, Bourama Bakary SOUMANO, Moussa KOUYATE, Lansana Djoba KAMISSOKO, Amady DIABATE du  RECOTRADE de Paris, les Finas  (hommes de caste) de Samayana et de  Nafadji, y ont pris part à  ce grandiose évènement festif et culturel. Les temps forts !</em>

Avant, pendant et après l’installation du nouveau Chef des Griots, le public a bénéficié des prestations  artistiques  et musicales du Mandé. Konimba KAMISSOKO, Kônô KOUYATE,  Awa Zoumana DIABATE, Sanaba Djikiba KOUYATE, Kankou DIABATE ont chanté des mélodies du terroir du Mandé.  Le Simbo (homme masqué dansant), était constamment sur scène  pour rappeler le passé culturel du terroir Mandé. La marraine Mah Kouyaté  n’a  pas manqué d’accompagner,  par sa voix douce et mélodieuse,  le rituel d’installation de Bakary Diabaté. Qui était conseillé  par plusieurs paroliers l’invitant d’être humble et juste. Mais aussi et surtout,  les paroliers ont  invité  le nouveau Chef des Griots à veiller, comme ses prédécesseurs,  à ce que  la culture traditionnelle du Mandé soit sauvegardée pendant  sa chefferie. Les Kouyaté de Djoliba ont fait passer leur message au nouveau Chef des Griots. Le Grand parolier Alou Badra DIABATE a dirigé  le rituel sacré d’installation sur la peau du Chef des Griots. Il était assisté par de  célèbres griots de Kéla, les  dignes héritiers de Kéla Balla DIABATE, Yamoudou DIABATE, Mademba DIABATE. Le Parrain et la Marraine  ont  vivement congratulé  Bakary Diabaté. Ils ont également remercié  « Jelitonba »  de Badougou Djoliba  pour les avoir honorés.

<strong>Gaoussou Madani Traoré, envoyé spécial à Badougou Djoliba</strong>

<strong>(Encadré) Qui est Bakary Diabaté, nouveau Chef de Griots ?</strong>

Bakary Diabaté né le 31 décembre 1954 dans le village de Badougou Djoliba, situé  actuellement dans la commune rurale du Mandé.  Il est le fils des feux Fanta Mady et de Nagnouma Kamissoko.  Il succède à son défunt frère  aîné, Zoumana DIABATE,  précédemment Chef des griots et devient Chef de la grande  famille DIABATE de  Badougou Djoliba. Bakary Diabaté fit ses études primaires de 1964 à 1974 a l’école fondamentale de Badougou Djoliba. Il obtient successivement le CEP en 1970 et Diplôme d’Etude Fondamental en 1974 à l’école fondamentale de Badougou Djoliba. Orienté à l’Institut Pédagogique d’Enseignement Général (IPEG) de Bamako (actuel IFM de Bamako), il en sort  instituteur.

Mais  son destin fera qu’il va  aussitôt troquer sa craie par  les armes en devenant gendarme de son Etat. Un métier qu’il exerça, dit-il,  par amour et conviction. En 1978, Bakary  a été affecté au camp III de la Gendarmerie Nationale, spécialement pour la garde présidentielle du  général Moussa Traoré, Chef de l’Etat. Dans sa carrière militaire, il va successivement servir  la Gendarmerie Nationale, en tant que responsable, dans toutes les régions administratives  du Mali,  exceptée  celle de Kayes.  M. Diabaté est successivement : Sous/ officier matériels Mopti GRM ;   Chef de poste à Siradjouba dans le cercle de Yanfoïla ; Commandant de Brigade par intérim à Kalana, cercle de Yanfoïla. Bakary Diabaté a physiquement participé à toutes les opérations militaires  de son pays de 1978 à 2009, l’année où  il a été admis à la retraite en 2009 avec le grade Adjudant-chef.

Après le décès  de son frère aîné,  Zoumana DIABATE dit « Lahara ZOU »,  en février 2018, Chef de Griot de JELITONBA de Badougou Djoliba, Bakary  devient de facto, en sa qualité de  fils le plus âgé des enfants de Fanta Mady et de Nagnouma Kamissoko (originaire du mythique village de Kirina et   descendante de M’Babiya Soma et de M’Babiya Makandjan (HAWALA),  Chef des Griots de Badougou Djoliba. La cérémonie d’installation de ce  26 février 2022, consistait  simplement à l’officialiser  comme Chef des griots et à légitimer cette fonction sociale qui demande beaucoup de sacrifices et de dons  de soi. Bon vent Bakary Diabaté !

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bras de fer Russie&#45;Otan :  Chaque puissance protège ses zones d&amp;apos;influences, quel sort pour l’Afrique?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bras-de-fer-russie-otan-chaque-puissance-protege-ses-zones-dinfluences-quel-sort-pour-lafrique-2967166.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/bras-de-fer-russie-otan-chaque-puissance-protege-ses-zones-dinfluences-quel-sort-pour-lafrique-2967166.html</guid>
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<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 10:17:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’actualité mondiale est bien dominée par l’invasion de l'Ukraine par la Russie. Et cela a immédiatement mis au grand jour, le conflit entre RUSSIE et l'OTAN dans la logique de protection de leurs zones d'influences. Dans ce bras de fer, l'on s'interroge sur le sort réservé à l’Afrique?

Le premier constat est que les populations africaines sont dans ces trois dernières années, dans la dynamique de solliciter la Russie sur leurs territoires.

Les luttes panafricaines engagées un peu partout sur le Continent africain, visent la rupture d'avec la France, pays colonisateur, au profit de la présence Russe. Dans la vision historique, les luttes de rupture des accords coloniaux de coopération, trouvent leurs raisons dans la traite négrière, l'esclavage, et la colonisation.

La volonté de sortir du joug colonial, a donné lieu à l'idée de trouver une autre puissance protectrice. Et c'est bien:  la Russie, demandée et réclamée dans ces trois dernières années. Faire partir la France de ses colonies et y ramener la Russie qui est l’une des grandes puissances du monde. C'est à juste titre que le drapeau de la Russie est brandi dans les manifestations, tout en déchirant, voire brûlant, celui de la France colonisatrice et impérialiste.

D'ailleurs, le départ de la France de l'Afrique, est mis sur la table dans certains pays africains, au nom de la souveraineté nationale. Mais le changement brutal de la nature des relations entre la Russie et les pays membres de l’OTAN, va profondément changer les donnes, au niveau de l'Afrique.

La Russie envahit par la guerre, l'Ukraine au motif qu'elle ne souhaite  pas voir l'influence de l'OTAN aux frontières de ses zones d'influences, dont en Ukraine. Sous l’angle de la géopolitique et géostratégie, la Russie a bien raison de se sécuriser et même de prévenir toute menace, depuis ses frontières, dans leur ensemble.

Mais en même temps, il est difficile de renier à l'Ukraine, son statut d'un État souverain. Dès lors, l'Ukraine est bien libre de se gérer et de savoir apprécier ses intérêts. Le choix de ses partenaires lui revient, selon la nature de ses intérêts.

La Russie a-t-il raison de l'attaquer militairement? C'est un débat de fond qui fait polémique. Si donc la Russie attaque l'Ukraine pour éviter toute menace de proximité avec l'OTAN,  quel sort pour les pays africains qui réclament  la présence de la Russie sur leurs territoires ?

Les pays africains sont les colonies des pays membres de l'OTAN. Alors la Russie serait-t-elle désormais la bienvenue dans les colonies des pays membres de l'OTAN? Sûrement l’équation est posée, et elle comporte tous les éléments des véritables inquiétudes.

&nbsp;

<strong>MONOKO TOALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre en Ukraine :  Le Mali  intrigue par sa non&#45;prise de  position !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/guerre-en-ukraine-le-mali-intrigue-par-sa-non-prise-de-position-2967168.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 10:08:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nos autorités ont-elles défini leur position ou éviteraient-elles de froisser le partenaire russe ? La guerre contre l’Ukraine a été condamnée en Europe,  en Amérique, en Afrique et même en Asie parce qu’elle remet en cause la souveraineté du pays et son droit à l’autodétermination. Nous maliens,  ne pouvons que comprendre cela car si géographiquement l’Ukraine est loin, elle  ne demeure pas moins dans la même situation que le Mali qui se bat pour sa souveraineté et son droit à l’autodétermination. Un combat similaire nous rapproche donc du peuple ukrainien à qui nous renouvelons, au passage, nos encouragements et nos félicitations pour la résilience dont il fait preuve. Pourtant, en faisant fi des voies isolées sur les réseaux sociaux scandant l’injustice, on s’aperçoit qu’aucune position officielle, pour ou contre, n'a été exprimée.  Cela est intriguant.

En effet,  on se souvient que la souveraineté de l’État malien a été, à juste raison, brandie comme justifiant le recours à « Wagner » et le renvoi des troupes françaises. C’est donc en État souverain que le pays a pris un certain nombre de décisions qui ont été contestées de part et d’autre. En tant que malien et fier de l’être nous nous sommes réjouis de voir nos autorités affirmer et assumer leur volonté de ne plus obéir à une quelconque puissance étrangère. Nous avons certes questionné l’efficacité des méthodes utilisées mais nous ne nous sommes, en aucun moment désolidarisés. Et cela parce qu’en dépit des divergences d’opinion, nulle ne saurait légitimement savoir et décider, à la place des maliens, ce qui va dans l’intérêt de leur nation.

Alors nous sommes tentés de transposer, raisonnement  par analogie oblige, les mêmes arguments au cas de l’Ukraine. C’est la raison pour laquelle l’absence de position de nos autorités est assez intrigante. Nous nous attendions,  parce qu’elles n'ont pas hésité à se mettre à dos le monde entier pour affirmer le pouvoir souverain du peuple malien, à une prise de position claire. Leur silence est ambigu. Elles ne veulent peut-être pas froisser le partenaire russe. Ce serait,  en effet,  se tirer une balle dans le pied, que de désavouer publiquement un acte posé par le nouveau compagnon d’armes. Mais on ne peut imaginer leur soutien aux autorités qui ont déclenché les hostilités car ce serait trahir les principes pour lesquels la Transition est ovationnée aujourd’hui.

En espérant un communiqué officiel,  nous reconnaissons à nos autorités le droit de ne pas s’exprimer, c’est aussi cela la souveraineté.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali, entre inquiétudes et espoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-entre-inquietudes-et-espoir-2967157.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 07:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plus de trente ans de pratique démocratique au Mali n’ont quasiment engendré qu’une situation chaotique dans la gouvernance des institutions de l’Etat aujourd’hui très fragilisées du fait des crises politico-institutionnelles à répétition ayant favorisé l’occupation des 2/3 du territoire national, par des « djihadistes ». Après les éphémères succès des forces Serval ayant repoussé les djihadistes jusqu’aux portes de Kidal, Barkhane prolonge l’opération militaire anti-djihadiste. Du début 2018 à février 2020, elle passe de 4500 hommes à 5100 dotés d’un impressionnant arsenal de guerre et appuyé par des milliers d’autres soldats du G5 Sahel et de Takuba, etc. Malgré cette forte présence militaire, les terroristes ont eu le temps de prendre corps et force au cours des 9 dernières années, en s’incrustant dans la République dont ils finirent par affaiblir les institutions. Partout dans le pays, des symboles de l’Etat détruits, des villages, écoles et récoltes incendiés, des milliers de morts civils et militaires enregistrés.

L’horreur devenue si intenable que, même le thanatopracteur le plus endurci n’y peut résister. La méfiance s’installe entre les communautés d’un même terroir qui s’entredéchirent violemment. C’est dans cette situation d’incertitudes dominée par une insécurité généralisée et permanente que la France décide de façon unilatérale de réduire le nombre de ses forces armées, repositionner ses bases militaires et de mettre en place, une force européenne dénommée Takuba comme si elle était en territoire acquis. Pourtant la menace « djihadiste »  est bien présente dans tout le Sahel et particulièrement au Nord et au Centre du Mali.

Cette posture ambiguë et incompréhensible de la France du fait de ce qu’elle considère comme un « un coup d’Etat dans un coup d’Etat », au mépris du traité de défense signé avec le Mali, donne l’occasion au Premier ministre du Mali Choguel Kokalla Maïga à la tribune des Nations-Unies, de livrer un discours historique, le 25 septembre 2021. Au cours de son allocution, il dénoncera avec véhémence, « l’abandon du Mali en plein vol par la France ». Depuis, ce discours marque le début d’un divorce entre Paris et Bamako. Des menaces,  remontrances et des propos discourtois et désobligeants de l’Elysée et du Quai-d’ Orsay très remontés, pleuvent indéfiniment sur les Autorités de la Transition qualifiées d’illégitimes qui prennent des décisions irresponsables s’agissant précisément, de la demande du retrait des forces spéciales danoises du Mali et de la décision par ces mêmes Autorités, de l’expulsion le 31 janvier 2022, de l’Ambassadeur de France au Mali.

Pour Paris, ces décisions des Autorités de Bamako étaient une provocation de trop et les considère comme une humiliation de plus et une mise à l’écart de la France surtout lorsque, des rumeurs persistantes relayées par certaines presses, les réseaux sociaux et appuyées par les services secrets français, laissaient entendre, la probable signature de contrat entre le Mali et la milice privée russe de sécurité « Wagner », que la France qualifie de prédateurs de l’économie. Des inquiétudes pour les maliens, il y en a encore, quand ce sont des Chefs d’Etat de la CEDEAO, des marionnettes au service de l’Elysée qui décident des sanctions drastiques, injustes, inhumaines et illégales à l’encontre du Mali, à l’issue de leur sommet extraordinaire d’Accra du 9 janvier 2022.

En infligeant ces sanctions sur les injonctions de Paris, ces chefs d’Etat entendaient asphyxier notre économie nationale et le Peuple du Mali afin de pouvoir déstabiliser au nom de la France, les institutions de la Transition au bout de deux semaines. Peine perdue, car plus de 50 jours après, ces institutions sont encore là, solides, intactes et soutenues par un Peuple résilient, débout, galvanisé par sa fibre patriotique, sorti par plusieurs centaines de milliers sur un boulevard de l’indépendance plein comme un œuf, le 14 janvier 2022, pour témoigner son allégeance et son soutien indéfectible aux Autorités de la Transition.

C’est malheureusement ce moment qu’ont choisi certains de nos compatriotes en rupture de ban, regroupés au sein du Cadre d’échanges des Partis et Regroupements Politiques, décident de boycotter les Assises Nationales de la Refondation de décembre 2021, ne plus reconnaitre les Autorités de la Transition au-delà du 25 mars 2022. Un ultimatum pris très au sérieux par les plus hautes Autorités du pays, surtout quand on sait la nature des liens qu’entretient ce cadre d’échanges avec la France qui cherche par tous les moyens à renverser le pouvoir de la Transition que les Autorités veillent bien aux grains. C’est encore au même moment, qu’un fils égaré du pays, résidant en Côte d’Ivoire, l’opposant Ibrahim Camara, met ses menaces à exécution, en s’autoproclamant Président du Mali. Quelle folie !

Tous ces agissements se passent sous le nez et la barbe de la CEDEAO dont la posture de « deux poids, deux mesures », donne raison à tous ceux qui remettent en cause, la crédibilité et l’impartialité de cette institution sous-régionale, face à des cas similaires au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, où des coups de force ont mis fin à des régimes démocratiquement élus, respectivement le 18 août 2020, le 5 septembre 2021 et le 23 janvier 2022. Loin d’être un instrument de développement et d’épanouissement au service des Peuples, elle devient une machine à repressions ou de règlement de comptes, téléguidée depuis Paris, par le locataire de l’Elysée. Ainsi, en Guinée, le Colonel Président Mamady Doumbia, imprime son rythme, son tempérament, à sa transition sans se soucier des éventuelles sanctions de la CEDEAO, tandis que   cet autre Colonel de l’armée burkinabé, <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Paul-Henri_Damiba&amp;action=edit&amp;redlink=1">Paul-Henri Damiba</a>, s’octroie  une transition de 3 ans avec la bénédiction des Assises Nationales tenues à Ouagadougou le 28 février 2022.

<strong>Face aux incertitudes vécues, </strong><strong>l’espoir est-il permis ?</strong>

Un petit rappel de notre récente histoire est nécessaire afin de pouvoir répondre à cette interrogation. En effet, aux lendemains de son accession à l’indépendance, le Mali sans entamer une rupture avec la France, avait choisi l’option du « socialisme » afin de diversifier sa coopération avec la Chine et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Cette coopération de gagnant-gagnant, avait permis au Mali de poser les bases de son développement, permettant ainsi, son décollage économique avec la construction des premières unités industrielles et entreprises nationales telles que la Société d’Exploitation des Produits Oléagineux du Mali (SEPOM), la Société des Conserves Alimentaires du Mali (SOCOMA), la Société Nationale de Tabac et Allumettes du Mali (SONATAM) et la Société de Construction des Radios au Mali (SOCORAM), etc., sous le label chinois. Non sans difficulté, ce revirement n’était pas vu de bon œil par la France qui usera de tous ses moyens durant des années, pour mettre fin au régime du Président Modibo Kéita. Aussi, le Président avait eu le temps de nouer ce type de coopération notamment militaire, avec l’Union Soviétique où les premiers officiers de l’armée nationale furent formés.

C’est dans ce cadre que les Autorités de la Transition s’inscrivent en décidant en 2021, de diversifier leurs partenaires après le constat d’échec fait de 9 ans de présence des forces internationales au Mali dont Barkhane, G5 Sahel, Takuba, etc., pendant que l’insécurité a eu le temps de gangréner tous les segments de la République sous l’emprise des terroristes qui tuent des populations innocentes, incendient des habitats et des récoltes, s’attaquent aux symboles de l’Etat, etc. Entre l’hécatombe et l’urgence des solutions sécuritaires justes et durables au bénéfice du Peuple du Mali, les Autorités de la Transition ont choisi la seconde option en se tournant vers le partenaire russe. En quelques mois, l’armée nationale du Mali a été équipée de logistiques (armes et munitions), d’avions de combat de dernière génération, etc., acquis sur le budget national. Non sans difficulté, ce revirement n’était pas vu de bon œil par la France qui considère le Mali comme son pré-carré. Elle usera de tous ses moyens des années durant, pour faire tomber les institutions de la Transition comme elle en a l’habitude.

Depuis, rien ne va plus entre Bamako et Paris qui ne manque aucune occasion pour vilipender, injurier, morigéner nos Autorités de la Transition quant à leur refus d’organiser des élections aux dates imposées par la communauté internationale. C’est encore dans cette mouvance que le très célèbre journaliste de Radio France Internationale, Alain Foka résume les relations tumultueuses entre Paris et Bamako en ces termes : « votre ami à l’origine de l’incendie, même s’il ne l’a pas fait exprès, vous apporte secours pour vous aider à l’éteindre, mais il a du mal à arrêter l’avancée de la flamme incandescente.

Au bout de quelques jours, l’incendie n’arrête pas de prendre de l’ampleur malgré les moyens déployés. Arrive un inconnu qui vous propose de vous aider à éteindre ce brasier et de joindre sa force à la vôtre qui est malheureusement insuffisante ou inadaptée… ». L’ami à l’origine de l’incendie est bien la France et l’inconnue qui veut apporter son aide pour éteindre le brasier, est la Russie. S’agissant de la coopération militaire russe, en quelques mois de combats, des résultats tangibles sont enregistrés par nos FAMA qui, dans leur montée en puissance, ont réussi là où les forces internationales ont échoué en 9 ans de présence.

Sur tous les fronts, les terroristes sont pris de panique, traqués, tués par centaines ou arrêtés, leurs bases logistiques détruites, des milliers de réfugiés retournent volontairement dans leurs terroirs d’origine, la confiance s’installe et l’espoir renait après tant d’années d’inquiétudes et d’incertitudes. La peur a changé de camps dit-on. C’est le retour progressif de la paix partout au Mali notamment, dans les régions de Mopti et de Bandiagara où les foires hebdomadaires reprennent en toute sécurité. Aussi, les sanctions de la CEDEAO ont produit l’effet contraire quand les voisins du Mali (Guinée, Mauritanie) décident de mettre leurs ports à la disposition de notre pays. Grâce à son génie créateur et son sens élevé des affaires, le Peuple du Mali a su adapter ses flux import-export sur les corridors de ces deux pays. L’espoir est donc permis car le Mali résistera à toutes ces épreuves du moment, voulues et imposées par une certaine communauté internationale dont l’agenda est aujourd’hui est bien. Que Dieu bénisse le Mali uni et prospère !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur / ENSup Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Echec de la médiation  internationale au Mali : La CEDEAO et la Transition sont&#45;elles  de mauvaise foi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/echec-de-la-mediation-internationale-au-mali-la-cedeao-et-la-transition-sont-elles-de-mauvaise-foi-2967155.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 07:34:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Nous avons nourri l’espoir que la visite tant attendue de la CEDEAO aboutirait à un compromis salutaire et permettrait une levée de l’embargo dont les effets pèsent lourdement sur le commerce intra-communautaire. A notre grand regret, on a pu constater un échec des pourparlers en raison du cramponnement des uns et des autres à leurs positions respectives. Aussi se pose la question de la bonne foi des parties prenantes. A-t-on réellement voulu trouver un terrain d’entente pour sortir de cette situation ? </em>

Du côté de la CEDEAO, l’émissaire envoyé devait se douter que les autorités maliennes avaient défini une posture inflexible. Ces dernières ambitionnent l’idée d’une application des conclusions des ANR et sont disposées à en tirer le maximum de profit.  C’est en effet,  une occasion de justifier le nouveau délai et de légitimer les institutions mises en place. Du côté des autorités maliennes de transition, il fallait s’attendre à ce que l’organisation sous régionale s’oppose à une prorogation abusive (plus 18 mois). En effet,  les pays membres ne peuvent accepter qu'un régime imposé par les armes et qui plus est, n’est qu'une Transition, vienne s’octroyer un quinquennat en contournant les urnes. On ne peut confisquer le pouvoir du peuple,  fut- il en partie d’accord avec le principe dune prorogation de la Transition. Par  nature et par définition, le Mali l'a déjà prouvé, une transition est un pouvoir intermédiaire qui ne saurait se pérenniser.

A l’évidence,  les deux parties ont des arguments à faire valoir au soutien de leurs prétentions. Mais, compte tenu de la situation socio-économique des pays impliqués dans cette crise, n’aurait-il pas fallu mettre un peu d’eau dans leur « gnamakoudji" et privilégier la voie de la raison ? On aurait pu,  en effet dans la perspective d’une résolution à court terme de cette crise, retenir une prorogation de 12 à 18 mois. Ce laps de temps aurait suffi  pour mettre en place les actions visant à sécuriser le pays et à organiser un retour de l’ordre constitutionnel.  Il fallait donc des concessions de part et d’autre en privilégiant l’Intérêt Supérieur d’une nation en proie à des crises multidimensionnelles.

Cet échec de la négociation entre la CEDEAO et les autorités de la Transition est fort regrettable et ne s’explique pas compte tenu des circonstances actuelles. Les parties n’ont fait que retarder l’inévitable. En effet,  à moins que le Mali ne se retire définitivement de l’organisation sous-régionale et ne frappe sa propre monnaie, il devra proposer un plan de retour à l’ordre constitutionnel acceptable. Et à moins que la CEDEAO ne soit décidée à maintenir indéfiniment son embargo, au risque d’étouffer certains pays membres, elle devra infléchir sa position en bénissant un délai supplémentaire mais raisonnable.

Dans les prochains mois,  l’armée malienne pourrait accentuer sa montée en puissance et sécuriser d’avantage de zones pour permettre l’organisation des élections. Douze à  dix-huit mois, pour coordonner les actions de nos autorités et celles des partenaires de la sous-région dans la lutte contre le terrorisme, c’est raisonnable. Douze à  dix-huit mois, pour permettre aux nouveaux alliés de circonstance de prouver leur efficacité,  c’est raisonnable.

Les choix raisonnables sont ceux que nous pouvons cautionner, à défaut de solutions parfaites. Et pour l’heure aucune des alternatives proposées n’est parfaite. Ce conflit au nord a duré plus de 30 ans. Les pouvoirs civils et militaires se sont succédés sans pouvoir y mettre fin. Bien au contraire, avec le temps qui passe,  il a pris une autre dimension.  Une Transition militaire de 5 ans, ne ferait que retarder le retour de l’ordre constitutionnel et provoquer d’autres émois. La porte de la diplomatie étant toujours ouverte, il y a fort à parier que les parties, soucieuses à leur façon du bien-être du peuple malien, concluront un accord raisonnable.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Non au  « partage de gâteau »!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-non-au-partage-de-gateau-2967154.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 07:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Mali, la nouvelle charte de la Transition a été adoptée à l'unanimité par les membres du Conseil National de la Transition, qui fait office de Parlement intérimaire : 120 voix pour, zéro contre et zéro abstention. Ce 25 février 2022, le président de la Transition, Chef de l’Etat a promulgué la loi portant révision de la charte de la Transition. Alors qu’il est dit  dans la  nouvelle Charte de la Transition que le nombre de Conseillers du Conseil National de la Transition (CNT) passe de 121 à 147. Ce qui signifie que 26 nouveaux membres feront leur entrée dans cet organe législatif transitoire du Mali. De même qu’il y est dit que les portefeuilles ministériels ont  augmenté. Aussi, une place de choix y est accordée à  "l'application intelligente" des recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR), qui se sont tenues en décembre dernier dans tout le pays ainsi qu'au sein de la diaspora.

&nbsp;

Mais di cette révision  de la Charte est acceptée par une large majorité des acteurs politiques,  de la Société civile et de la population malienne, il n’en demeure pas moins qu’elle est réfutée par une opposition politique  radicale incarnée par le « Cadre d'échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie ».   Cette dernière, composée de partis politiques hétéroclites  et contre nature,  s’était   fortement obstinée en faveur de  l’organisation des élections générales  à partir  du 28 février dernier. Il  n’en fut pas le cas. En raison de cela,  le « Cadre… »,  menace  de ne plus reconnaître la légalité du pouvoir transitoire à partir du 25  mars prochain. En lieu et place, il propose la  destitution de Choguel K Maïga  au profit  d’un « PM neutre ». Lequel serait chargé de former un nouveau Gouvernement  d’Union nationale  « inclusif ». Est-ce à comprendre que si  jamais le pouvoir transitoire venait à  inviter   le « Cadre … » à  un grand souper  pour  discuter  de l’élargissement des membres des conseillers et du partage de portefeuilles ministériels à ses militants,   celui-ci  accepterait.

Une chose est en tout cas certaine, les acteurs politiques maliens, généralement soucieux de leur  propre bien-être que de l’intérêt national, sont les  habitués au « partage de gâteaux ».  Tout leur brouhaha ne consiste qu’à se faire une place  de choix au sein des institutions du pays comme  ministres ou Hauts fonctionnaires politico-administratifs. L'élargissement  possible du Gouvernement et du Conseil National de Transition,  pourrait favoriser, selon certains observateurs, leur rentrée au Gouvernement tout comme  au CNT aux fins  d’un apaisement du climat politique au Mali.

Dans les jours et semaines à venir, si ce scénario  de « partage de gâteaux »  venait à se réaliser. Ce qui est fort possible.  Cela serait  hélas préjudiciable à l’esprit de refondation du  Mali (« Mali Kura »). Tant souhaité par une majorité de maliens.  Mais comme dirait l’autre, « les mauvaises habitudes ont  toujours la vie dure ». Néanmoins pour  l’intérêt supérieur de la nation malienne, le pouvoir  transitionnel ne doit pas tomber dans le piège des « politicards ». Il doit résister pour amener le bateau Malien à  bon port. Afin que la politique puisse  désormais profiter aux masses populaires qu’à une  minorité de  classe politique de carriéristes  politiques !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de Barkhane du Mali :  Un ouf de soulagement pour le voisin algérien ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/retrait-de-barkhane-du-mali-un-ouf-de-soulagement-pour-le-voisin-algerien-2966310.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 07:49:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 17 février, à Bruxelles, le Président français a annoncé le retrait des Forces françaises du Mali à la suite d’escalade diplomatique entre les deux pays et de pression populaire dans les rues de Bamako. Ainsi, ce retrait sonne le glas de l’opération Barkhane au Mali. Cette annonce, bien accueillie par une large majorité de la population malienne et résultant d’une volonté manifeste des autorités de la Transition, pourrait donc faire l’affaire de l’Algérie.

En effet, la présence de l’armée française au Mali n’a jamais été perçue de bon œil par l’Algérie qui, faut-il le rappeler, a mené une lutte implacable contre la présence française en 1962 qui a abouti à son indépendance. Ainsi, la présence militaire de l’Hexagone au Mali, donc aux portes de l’Algérie, ne peut que susciter des inquiétudes et de la méfiance de la part des autorités algériennes. D’autant plus qu’il suffisait un brin d’étincelle dans ce pays pour que la France affiche sa volonté d’y intervenir sous le couvert  de la lutte contre le terrorisme au Sahel.

En réalité, la présence militaire française au Mali a réduit la marge de manœuvre d’Algérie dans la crise malienne. Bien que l’Algérie ait joué sa partition dans la gestion de la crise en parrainant l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger, mais la présence militaire française et l’influence politique de Paris sur le processus de paix au Mali ne lui ont toujours pas permis de faire prévaloir ses points de vue.

C’est pourquoi, Alger, qui était déjà en crise diplomatique avec la France, n’a pas hésité d’exprimer son soutien aux autorités transitoires de Bamako lorsque celles-ci se sont retrouvées, elles aussi, en pleine tension diplomatique avec l’Hexagone. Et ce, pour mettre davantage de pression sur la France et la contraindre à quitter le Mali. Ces dernières années, l’Algérie ne cache plus ses intentions d’hégémonie dans le Sahel et dans l’Afrique du Nord. La dernière révision constitutionnelle de 2020, qui a permis de constitutionnaliser le déploiement de l’armée algérienne à l’Etranger en est un exemple parfait.

Ainsi, le départ de l’armée française peut être considéré comme un ouf de soulagement pour l’Algérie, mais aussi une aubaine lui permettant d’affirmer davantage son hégémonie au Mali et dans le Sahel de façon générale.

<strong>Ouattara Bouakary, Doctorant</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le divorce France&#45;Mali : Le point de départ d’une révolution orchestrée par la Transition !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-divorce-france-mali-le-point-de-depart-dune-revolution-orchestree-par-la-transition-2966278.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 07:47:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La diplomatie, sur fond de tension, a montré ses limites à un moment où les pays amis avaient besoin de se réconcilier dans le respect et la considération mutuelle. L’annonce du départ précipité de la France conduit les autorités maliennes de la Transition à marteler, à trois reprises, le souhait de voir déguerpir un invité jusque-là supporté.

Jugée inutile et dérangeante,  la présence des soldats français n’est plus tolérée. La France doit quitter le pays « sans délai »,  a-t-on martelé trois fois.  Les  maliens, si on en juge d’après les reportages des chaînes nationales, sont aux anges. Les drapeaux de la France et de l’Union européenne sont aspergés d’essence avant d’être brûlés en direct.

La France,  accusée de terrorisme ou d'amie de terroristes, se défend tant bien que mal. Maintenant,  elle n'a plus le choix, elle doit partir et sans délai. D’aucuns estiment que le divorce est enfin consommé. On se demande toutefois si les parties n’auraient pas pu faire l’effort d’organiser le divorce à l'amiable. Cela aurait été faire preuve de maturité et d’amitié entre deux nationaux aux  intérêts imbriqués.

Rappelons, par ailleurs, que le Mali a appelé et la France est venue. Si elle a été inefficace ou si sa présence n’est plus désirée alors les amies peuvent se  séparer  en bons termes.  Or une rupture brutale sans concertations préalables  laisse un goût amer. La France a mérité plus de gratitude. Et le Mali n'a pas démérité le respect dû à un Etat souverain. La réconciliation était donc possible et elle aurait eu pour effet la préservation des liens tissés depuis fort longtemps. Mais au lieu de cela, les deux pays, après un bras de fer forcé,  ont été à l’écoute de la rue et des politiciens en quête de notoriété. Au lieu de chercher un terrain d’entente, mettre de côté leurs altérités réciproques, les autorités des deux pays ont sabré les efforts conjoints qui leur avaient permis de faire reculer le terrorisme.

Cette guerre asymétrique ne peut être gagnée que par le rassemblement et la résistance de toutes les forces éprises d’humanité et de liberté. Paris a eu tort de planifier un retrait, sans concertation préalable des autorités de la transition et au mépris de l’accord qui liait les deux États.  Ce retrait aurait pu être discuté et organisé ensemble en faisant fi de la présence des russes. Il est vrai que Paris avait prévenu qu’une collaboration avec « les mercenaires », selon les autorités françaises, était exclue. Il est également vrai que l’exclusion du contingent danois a pu provoquer de la frustration chez les partenaires européens qui avaient tant sacrifié dans cette guerre. Mais tous ces points d’achoppement auraient pu faire l’objet d’une discussion entre autorités responsables et soucieuses de rétablir la stabilité au sahel.

Aussi la décision d’exiger le retrait, sans délai, des militaires français ne peut que surprendre. Les autorités maliennes, fort du soutien du peuple souverain, ont ouvert la voie à une rupture brutale des relations entre le Mali et la Communauté Européenne. Si la décision ne concerne que la France,  on doit s’attendre à la fin de la mission de la Minusma et la réduction drastique des aides provenant de l'UE. Les crises socio-politiques et économiques pourraient prendre une ampleur insoupçonnée.

Nous pensons,  sincèrement, que la liberté et l’autodétermination du peuple malien justifient tous les sacrifices. Mais une révolution ordonnée suppose l’adhésion du peuple entier, uni  derrière ses autorités. Or, le pouvoir actuel est contesté par une partie des maliens farouchement attachée  à l’idée d'un retour, sans délai, de l’ordre constitutionnel. Et  cette absence d’unanimité constitue un obstacle majeur à la révolution initiée par les autorités de la Transition. Et cela,  est d’autant plus vrai que le « Cadre" dit ne plus reconnaître le pouvoir en place à compter du 25 mars.

Dans la perspective de réduire les conflits socio-politiques, susceptibles de perturber les actions de la Transition, la publication d'un chronogramme des élections à tenir dans un délai très bref (12 mois) est primordiale. Ce nouveau délai pourrait bien être approuvé par la CEDEAO et permettre la levée de l’embargo. Cela apaisera les maliens et renforcera leur soutien aux autorités dont la légalité,  quoique légitime, demeure contestée.

Vive le Mali !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions de la CEDEAO : Les autorités de la transition doivent sortir le Mali de l&amp;apos;isolement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sanctions-de-la-cedeao-les-autorites-de-la-transition-doivent-sortir-le-mali-de-lisolement-2966307.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 07:47:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout le monde a condamné les sanctions de la CEDEAO contre le Mali. Ces sanctions qui touchent aux populations, surtout avec la fermeture des frontières terrestres et aériennes, ont été critiquées par tous. La CEDEAO a eu tort d'avoir touché aux populations, au lieu de sanctionner uniquement les autorités de la Transition. Mais,  il est aussi temps de savoir analyser  froidement  la situation actuelle du Mali, afin d'y apporter des réponses indiquées.

En vérité, les sanctions ont des conséquences sur les populations. Les Commerçants et Hommes d'affaires sont complètement bloqués et leurs activités paralysées. Les trafics entre le Mali et les pays membres de la CEDEAO, ont cessé. Et cela cause d'énormes pertes aux acteurs du commerce et des affaires. D'ailleurs, ceux qui exercent leurs  activités  sur la base des crédits, sont les grandes victimes. Sur le terrain, les prix ont augmenté. Malgré les appels des autorités, pour le respect des prix des denrées de premières   nécessités, les boutiquiers ont fait la sourde oreille et ont mis les prix en hausse. Le quotidien des citoyens, est fragile. Pourront-ils longtemps tenir et résister ?

Au plan diplomatique, le Mali est isolé au niveau de la CEDEAO. Les ambassadeurs ne sont pas encore de retour. Et si l'on ajoute à cela, la rupture politico-diplomatique et militaire  d'avec la France et l'Union européenne, le Mali se retrouve ainsi seul, sur plusieurs fronts de rapports de forces. Faut-il continuer, la tête baissée, de foncer droit sur le mur ?

La réponse est non ! Le Mali ne gagne rien en croisant le fer avec  les pays africains et européens, ses partenaires traditionnels. C'est vrai que la question de la souveraineté est partagée par les africains, mais ce n'est pas une raison pour encourager l'isolement du Mali. Ce pays  traverse  des moments difficiles et même très critiques, sur le plan sécuritaire.

La lutte contre le terrorisme au Sahel, nécessite l'union des forces militaires des pays concernés avec  leurs partenaires extérieurs.  Car aucun pays, ne peut seul, lutter contre les djihadistes, terroristes et autres bandits associés. Il y a bel et bien, la présence des Djihadistes au Mali. Ces criminels sans foi ni loi, qui avaient semé la terreur au Mali par la destruction des mausolées et autres patrimoines historiques. Par les amputations, les lapidations à mort des citoyens, au nom de l'application de la Charia. Le mal est donc là, présent !

Face à ces constats, il est bien réaliste de penser sortir le Mali de  son isolement. Les autorités de la transition doivent reprendre le dialogue franc avec la CEDEAO pour trouver une issue à cette situation. Le sujet est celui du retour à une vie Constitutionnelle normale. La souveraineté est une question fondamentale qui réunit tout le monde à soutenir le Mali. Mais derrière ce miroir du Panafricanisme, se trouve une objectivité du quotidien à gérer.

La population malienne vit du commerce qui permet à la douane du pays  d'être opérationnelle pour des recettes. Le Mali vit également de sa diaspora qui pèse beaucoup dans le soutien au budget national. Le réalisme doit être traité avec rigueur plus que la quête d'un idéal. Le retour du Mali dans le concert des nations doit  être une priorité !

&nbsp;

<strong>MONOKO TOALY</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme :  Les FAMAS  rassurent!</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-contre-le-terrorisme-les-famas-rassurent-2966308.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 07:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La nouvelle offensive lancée par l’armée malienne apporte ses fruits et le peuple lui en sait gré. En effet, les dernières victoires remportées,  non sans peine, redorent le blason d'une armée dont on mettait en cause l’engagement dans cette guerre contre le terrorisme. </em>

Fortes du soutien du peuple,  les Famas sont désormais debout sur les remparts. Et cela se ressent aux fronts. Ces prouesses, attribuées au départ aux actions conjointes des forces barkhanes  et aux Famas, sont désormais l'œuvre des descendants de Soundjata Keita. Et désormais,  il devra en être ainsi. La montée en puissance des FAMAS, qui honore le peuple tout entier et fait trembler les forces du mal, est la nouvelle donne à préserver à tous prix.

Cependant, la présence des Russes, mercenaires ou non, nous pousse à questionner l’efficacité de nos braves soldats. C’est une interrogation existentielle car si les victoires, qui auréolent  les Famas, sont également attribuables aux russes alors nos certitudes seront ébranlées. Nous serions dans l’obligation d’admettre que c’est un peu tôt pour crier victoire. Mais quelle que soit la vérité, c’est le résultat qui importe. Les défaites des terroristes sont à mettre au crédit du jugement et des actions du Chef suprême des Armées. Ainsi, la Transition a-t-elle su prendre le problème du terrorisme à bras-le-corps et commencer  à reconquérir le territoire national ?

Notons, par ailleurs, que si des erreurs de jugement ont été commises (comme le  renvoi  immédiat des forces qui sécurisent la Minusma dont les missions bénéficient aux populations vulnérables),  les FAMAS ont redoublé d'efforts et leur  engagement  ne peut être questionné. Même la perte  tragique d’une quarantaine de civils (paix à leurs âmes), récemment, n’entache pas la valeur de cet engagement.

Cependant la Transition, désormais à même de prendre la mesure des enjeux et des besoins de nos forces armées, a promis une réduction du train de vie de l’État pour financer l'effort de guerre. Mais on constate que les décisions prises (réduction du salaire de la présidence ou de celui du PM…) ne sont pour l’heure que des mesurettes.

Comment exiger d'un fonctionnaire ou du malien lambda, qui galère(le mot est faible) pour nourrir sa famille avec les maigres salaires qu’il perçoit, de supporter les conséquences d'un embargo pendant que d’autres empochent des millions sans peine ? Un élargissement du CNT vient confirmer  l’argument selon lequel les mesures prises sont, en partie, incohérentes. Le patriotisme à géométrie variable peut saper l'effort de guerre. L’armée nationale doit être soutenue et outillée aux frais de tous. C’est la seule condition pour qu’il y ait reconstitution effective des forces de défense sans avoir à recourir à des troupes extérieures, fussent-elles mercenaires ou non. Et le principe même de payer, toutes autres forces que les FAMAS, contredit les mesures annoncées.

D’aucuns pourraient rétorquer qu’il s’agit d’une mesure temporaire, le temps de  mettre un terme aux massacres de civils et de nos braves soldats. Mais est-on sûr de pouvoir supporter financièrement le coût de la reconstitution de l’armée nationale et celui de la sous-traitance de notre sécurité ? La question est d’autant plus pertinente que les autorités de la Transition ont ouvert plusieurs fronts pouvant affecter sérieusement la santé financière d’un État, déjà affaibli par les crises socio-politiques, sanitaires  et sécuritaires mais aussi acculé par les sanctions de la CEDEAO. Il convient donc d’éviter de tomber dans la situation du chat qui se mord la queue !

Toutes ces réflexions n’ont pas pour but de dénigrer les sacrifices consentis par nos braves soldats,  à qui le peuple n'a de cesse  exprimé sa gratitude, mais au contraire nous voulons inciter à une réflexion profonde sur les enjeux et les perspectives d’une reconquête de l’intégrité du territoire national. Se fier à l’applaudimètre,  serait une grande erreur car ceux qui applaudissent, suivent,  le plus souvent, la direction du vent.

Restons derrière nos autorités mais exerçons le devoir de conseil en toute objectivité dans l’intérêt Supérieur de la nation.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rififi entre les tisserands :  Le RPM au bord de l’implosion !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rififi-entre-les-tisserands-le-rpm-au-bord-de-limplosion-2966304.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 07:40:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A l’issue des 3èmes  Assises du Rassemblement  Pour le Mali (RPM), un Collectif pour la Défense des Statuts et Règlements Intérieur du parti  (CDSRI-RPM) a vu le jour.  Ces frondeurs sont  principalement composés de : Me Baber Gano, Mahamane Baby, Moussa Timbiné, Zeinab Maïga. Ils sont farouchement opposés au président du RPM. Dont ils accusent  de : « violations des textes du parti », en l’occurrence sa désignation comme candidat naturel à la future présidentielle.  Lors  d’une conférence de presse,  tenue ce jeudi 17 février 2022 au siège du RPM en CV du District, le CDSRI-RPM a  exigé : « la tenue d’une conférence statutaire du congrès afin de pouvoir  désigner le futur candidat du Parti du Tisserand ». Evidemment, Dr Bocari Téréta  et ses partisans brillaient par leur absence.  Comme on peut le constater, plus rien ne va  au sein du RPM : ce parti  est  bord de l’implosion! </em>Rappel  et analyse des faits !

Le 27 décembre 2021,  à la maison des Ainés de Bamako, une rencontre a lieu  entre le BPN-RPM et les élus.  Au lendemain de cet évènement, soit  du 28 au 29 décembre,  se sont  tenues au Palais de la Culture,  les 3èmes Assises du Comité Central du RPM.  Mais les résolutions et les motions spéciales prises par ces assises  sont vigoureusement  dénoncées  par le président du CDSRI-RPM et ses compagnons.

Dans  son costume  de Chef des frondeurs, Me Baber Gano juge qu’elles sont  « non conformes aux dispositions statutaires et réglementaires  du RPM ». Il  évoque l’article 43 du règlement intérieur du parti qui, selon lui,  est en contradiction avec les  décisions prises, notamment la désignation de Dr  Téréta comme futur candidat  naturel des Tisserands. D’après lui,  seul le Congrès est : l’instance habilitée  à modifier les textes du RPM et désigner un candidat à l’élection présidentielle.  Mais est-ce  seulement  l’application ou pas  des  textes du parti  qui divise  les ténors du RPM ? Bien sûr  que non : en réalité depuis la chute d’IBK, le parti des tisserands (privé de fonds publics) est  plus que jamais en état de déliquescence! Face à cette fronde, les partisans de Dr Téréta vont naturellement réagir. Et ça serait  désormais un bras de fer entre les deux tendances  sans aucun consensus possible !

Considéré  à tort  par certains analystes politiques comme étant  le nombril du pouvoir  IBK,  le RPM, dormant sur ses lauriers,  est demeuré  confronté à une guerre de clans et de leadership. Le parti n’a visiblement pas cherché à murir. Le père-fondateur  du parti,  feu Ibrahim Boubacar Keïta, dans sa position dominante de président de la république,  a malheureusement voulu qu’il en soit ainsi, en entretenant  la guerre de positionnement  entre  ses protégés. Ces derniers,  constamment obsédés par l’obtention d’un poste juteux dans la gestion des Affaires Publiques,  n’ont logiquement pu s’affranchir. A chaque Congrès, c’est IBK qui tranchait en dernier ressort dans les nominations aux postes du parti. Aussi,  durant tout le règne du mentor, le RPM fut faussement propulsé (à partir de tripatouillages électoraux) au rang de premier parti du pays. Mais sans jamais peser politiquement dans la gestion des Affaires publiques.

Ainsi, lors des désignations  au poste de  PM et d’autres portefeuilles ministériels, le RPM (en dépit de sa majorité absolue avec ses partis satellites à l’Hémicycle) n’était  jamais consulté par le président de la république  et père-fondateur du parti des tisserands. Dont les cadres n’avaient guère le choix  que de se contenter de strapontins  pour figurer dans les  Gouvernements successifs. Dont  aucune décision n’était d’ailleurs contestée à l’Assemblée nationale paradoxalement dominée par le RPM.  Résultat : à la Chute du mentor, l’édifice de carton RPM ne peut que s’écrouler. C’est justement ce  processus d’implosion auquel  on assiste actuellement. Le RPM va  inéluctablement imploser et  ça n’est qu’une question de temps !

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Un compromis autour de 12 mois est possible!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-compromis-autour-de-12-mois-est-possible-2966273.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 07:39:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Existe-t-il encore une possibilité de compromis entre la CEDEAO et le Mali pour faire cesser l’embargo terrestre, aérien et financier imposé  à ce pays sahélien de l’hinterland?  En analysant le contenu du nouveau texte  de la Charte de la Transition, on n’aurait tort de  ne pas répondre par l’affirmative. Pour la simple raison que les Conseillers du Conseil National de la Transition (CNT), l’organe parlementaire transitoire  du Mali,  réuni en session plénière,  en ne se prononçant pas sur  la fourchette de six (6) mois à Cinq ans  de durée de la Transition retenue par les ANR, ont  ouvert  une fenêtre de négociation entre  l’organisation sous-régionale  et le  Mali pour convenir d’un  chronogramme  acceptable  pour l’organisation  des  futures  élections générales  mais aussi sur le  délai de la Transition en cours.

Ce faisant,  ces deux  principaux obstacles,  dont butent notre pays et l’organisation sous-régionale ouest-africaine, pourraient désormais faire  l’objet d’une décision du Gouvernement de Transition prise en conseil de ministres.  Ce qui revient à espérer qu’un compromis est bien possible entre l’exécutif malien et la CEDEAO. Lesquels pourraient  désormais discuter   autour de la  durée de 12 mois,  récemment  envisagée  par le Chef de l’Etat ghanéen, président en exercice de la CEDEAO   afin de   pouvoir  dégager  in fine un chronogramme  consensuel.  Mais  aussi un  délai  convenable  pour la durée de la Transition. N’est-ce pas cette lourde mission  que va désormais porter   le négociateur en Chef de la CEDEAO, l’ancien président nigérian, présent dans notre pays ?

Quoi qu’il en soit, l’embargo contre le Mali affecte aussi drastiquement ce pays que  ses  voisins (notamment le Sénégal et la Côte d’Ivoire)  dont leurs  économies sont  largement tributaires  de l’import-export malien. Ainsi,  après un mois d’embargo, il se trouve qu’une partie   des  travailleurs  de ces  deux pays   est  en chômage technique : les ports d’Abidjan et de Dakar sont quasiment déserts et l’économie transfrontalière entre le Mali et le Sénégal et la Côte d’Ivoire   est aux arrêts.  Jonathan  Good Luck, certainement nanti de cette triste réalité géoéconomique,   devra donc faire preuve de  beaucoup de doigté pour réussir sa mission ultime.  Dont l’aboutissement  arrangerait  certainement toutes les parties antagonistes.

D’ailleurs,  avec le recul de plus d’un mois d’embargo, certains  analystes politiques estiment  que Good Luck aurait, cette fois-ci, toutes les chances en sa faveur : les autorités  maliennes  étant  toujours  disposées  à  négocier.  Un autre avantage certain pour  le négociateur,   serait  aussi dû  au  fait que   « le syndicat des Chefs d’Etat de la CEDEAO »   aura  également  compris  que les sanctions économiques contre le Mali,  ce pays de l’hinterland   partageant  des  frontières avec d’autres pays non-membres  côtiers,  sont contre-productives.  D’autant que l’embargo terrestre et  aérien contre le Mali, au lieu de pouvoir  l’étouffer,  aura  poussé les Autorités de la Transition à renforcer  davantage la coopération bilatérale  de leur  pays  avec la Guinée-Conakry (pays membre de la CEDEAO mais ayant refusé d’appliquer  les sanctions contre notre pays)  qu’avec la Mauritanie (pays non-membre) ! Les axes   Bamako-Conakry et Bamako-Nouakchott  sont même en train de se  raffermir. Au grand dam du Sénégal et de la Côte d’Ivoire !

Tant mieux pour le Mali !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Réformes Institutionnelles en perspective : Une Charte bis, pour valider un mandat usurpé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-reformes-institutionnelles-en-perspective-une-charte-bis-pour-valider-un-mandat-usurpe-2965222.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 01:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Constitution malienne a été suspendue en 2020 pour faire place à un texte dont la légitimité et la légalité sont toujours contestées par certains acteurs politiques. Une valeur supérieure a été conférée à ce texte puisqu'en cas de contrariété avec les dispositions de la Constitution,  c’est la Charte qui prévaut. Les constitutionnalistes nous ont laissé sur notre faim en s’abstenant de nous éclairer sur le sujet. Aujourd’hui,  suite à l’annonce du projet de loi portant révision de la charte, les mêmes interrogations reviennent. Une Charte bis peut-elle valider les réformes institutionnelles en perspective ? Quelles seraient les fondements juridiques d'une telle réforme ? Et les institutions issues de cette réforme,  fût-elles ovationnées sur le boulevard de l’indépendance, seront-elles légitimes et légales pour autant ?</em>

Si l'on se fie aux anciennes déclarations du PM, elles seront « illégales et illégitimes », quel que soient l’habillage juridique choisi.  Mais les données du problème, suite aux ANR et aux  témoignages du soutien indéfectible des maliens à la transition, semblent avoir évolué. S’agissant particulièrement de la légitimité, les ANR ont prouvé que la Transition était bien plébiscitée. Les maliens reconnaissent légitimement l’ex-junte comme « autorité dépositaire des prérogatives de puissances publiques ».

Si elles ne souffrent plus de ce manque de légitimité, décriée par une majorité de la classe politique, les autorités de la Transition ne peuvent, pour autant, se réclamer d'une légalité constitutionnelle. Donc la question de la légalité demeure. Et, du point du juriste, c’est la plus importante. Tant que la loi fondamentale n'aura pas été amendée pour reconnaître le coup de force comme mode d'accession au pouvoir, on ne pourra répondre à la question de la légalité que par la négative. Et une Charte, ni même une consultation populaire, aux allures d'un référendum, n’y changera rien.

Mais dans l’intérêt  supérieur de la nation, les autorités de la Transition,  ayant fait preuve d'un patriotisme jamais égalé depuis l’avènement de la démocratie, il est  recommandé  d'orienter la réflexion. Le droit ne peut pas ignorer les faits et lorsqu’ils sont l’œuvre du peuple souverain,  le droit doit s’adapter.

Le mandat usurpé a donc été, par la suite et de façon rétroactive, validé par le peuple malien. La Charte bis va reprendre à  son compte une situation de fait qui, bien que contraire au droit, correspond aux aspirations du  peuple souverain. On est donc contraint de l’accepter parce que le peuple malien souverain l'a décidé. On peut être scandalisé par la concentration des pouvoirs, le CNT n’étant en réalité qu’un organe inféodé au pouvoir en place,  mais force est de constater que la Transition a su séduire (par ses actions) un peuple longtemps désabusé par une classe politique corrompue.

En conclusion, la transition malienne est illégale mais légitime et correspond au choix du souverain. La CEDEAO et la Communauté internationale devront se faire une raison. Et au risque de faire souffrir inutilement un peuple apparemment déterminé à soutenir ses autorités, nos partenaires devraient revoir leur posture.

On ne peut, toutefois,  qu'exhorter les autorités de la Transition à plus de prudence. Un mandat usurpé,  quoique légitimé ultérieurement, demeure une situation précaire et par nature transitoire. Vouloir proroger le transitoire,  c’est construire un château de carte en plein air en période de forte tempête. La démocratie malienne et tous ses corollaires ont été acquis au prix du sang du peuple. Et il n'est pas prêt d’y renoncer. Et par ailleurs,  le pays ne saurait faire un bras de fer avec ses partenaires les plus impliqués dans la recherche de solutions pour la sauvegarde de son intégrité.

On est donc face à un dilemme ! Mais Dieu veuille !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France au Mali :  La fin d&amp;apos;une logique colonisatrice!</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-france-au-mali-la-fin-dune-logique-colonisatrice-2965225.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 01:29:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Durant des mois, nous avons assisté au vent très violent des contestations, sur la définition des fondements de la diplomatie et des accords internationaux. Le Mali a mis dans la balance la revendication de sa souveraineté. Ce qui est d'ailleurs, une bonne lecture de l'histoire des États Africains.

Dans le grand flou entretenu par la France, sur la gestion de la rébellion malienne depuis 2012, les populations n'ont pas encore été convaincues. Et les dirigeants de la Transition, sont dans la même logique que la population. Alors qu'il fallait savoir éviter nécessairement, la confusion sur la question des rapports entre États. Les Autorités de la Transition ont bien fait de lever le voile sur la question de sa souveraineté, qui exige des partenaires, le respect mutuel.

D’ailleurs les autorités françaises, habituées aux réflexes des colonisateurs, n'ont pas encore compris que les mentalités ont beaucoup évolué en Afrique, au niveau de la prise de conscience. Florence Parly et Jean -Yves Le Drian, dans leur mépris des règles de la diplomatie, ont suscité la colère de Bamako qui a renvoyé leur Ambassadeur. «La France humiliée" disent les autorités françaises.

Le départ du Mali, des troupes françaises et autres alliés, est désormais sur la table à Bamako, où les autorités ont déjà saisi celles de la France, pour la révision des accords de coopérations militaires. La fermeté des autorités de la Transition, sur le respect de la souveraineté, a permis de mettre rapidement de l'ordre dans la sphère diplomatique et sécuritaire.

Interdiction de survoler le territoire malien, sans l'accord préalable des autorités.

Des pays occidentaux Partenaires de la France dans le cadre de la lutte contre les terroristes, se sont vus refuser leur présence au Mali. En vérité, tout se complique pour la France. En perdant les relations diplomatiques et militaires, la France perd de facto, son influence politique sur la scène au Mali. A cela, s'ajoute, la perte de sa position géopolitiqique.

En effet, les Autorités de la Transition ont été plus précises, qu'elles feraient appel à tout Partenaire, dans le but de la sécurisation du pays face aux Djihadistes et terroristes. Le regard, désormais porté sur la Russie et même la Chine, dénote clairement que la France a perdu du terrain. Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, auront été, de par leurs arrogances, les causes de la vraie rupture. Dans le schéma actuel, la population Malienne n'entend plus voir la France au Mali.

Même l'annonce faite par les autorités françaises, du retrait de leurs soldats du Mali, a été bien banalisée.

Le Mali et la France, sont, à l'heure actuelle, sur la voie de la rupture. Le voile du complexe totalement déchiré, les Autorités de la Transition, ont eu l’avantage d’être soutenues par les africains, sur la question de sa souveraineté. Espérons que les Autorités de la Transition, parviennent à harmoniser les relations avec la CEDEAO. Et qu'elles réalisent au niveau national, la vraie cohésion nationale avec les Mouvements et Partis politiques!

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(Rubrique : Regard citoyen et républicain) : Les insuffisances des réformes envisagées par le projet de loi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/rubrique-regard-citoyen-et-republicain-les-insuffisances-des-reformes-envisagees-par-le-projet-de-loi-2965226.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/rubrique-regard-citoyen-et-republicain-les-insuffisances-des-reformes-envisagees-par-le-projet-de-loi-2965226.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 01:21:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le projet de loi portant révision de la Charte de la transition envisage un élargissement du CNT en vue de lui conférer, peut-être, une plus grande légitimité. L'effort est appréciable mais cela ne résout pas pour autant les problèmes suscités par cet organe constitué à la va-vite et qui ne fait qu’assister les autorités de Transition au lieu d’être un contre-pouvoir qui veille.

Il n’est pas le lieu, ici, de revenir sur la question de la légalité de cette institution,  le PM nous ayant déjà édifié à ce propos. Mais on peut se demander dans quelle mesure peut-on rendre plus utile cette institution ? À défaut d’être dans la légalité parfaite,  le CNT pourrait être un organe démocratique plus pragmatique. En outre, il est question,  dans le projet de loi,  de réduction des trains de vie de l’État. Mais les mesures prévues seront-elles efficientes ? Où s’agit-il des entourloupes héritées de l’ancien Mali?

À l’origine, le CNT a été composé pour faire plaisir à la rue. On y a intégré des personnes inexpertes donc inaptes à jouer le rôle naturel d’un parlement. Or, en pareilles circonstances, une situation exceptionnelle,  cette institution aurait dû être composée par des experts des questions existentielles auxquelles notre nation doit répondre. Le populisme, qui a pu guider le choix de certaines personnalités, ne devait pas prévaloir.

Il est nécessaire de revisiter les critères de choix des « honorables «  du nouveau régime. Cette Transition doit relever le niveau du débat en s’entourant d'experts pouvant prendre la mesure des enjeux et des défis. Nos autorités ne doivent pas commettre l’erreur de s'entourer uniquement de gens acquis à leur cause. Ce serait commettre  une erreur de jugement que de vouloir se passer de conseils avisés. La camaraderie aux sommets des institutions ne fera que les décrédibiliser.

L’absence de contradiction laisse toujours planer un soupçon de doute, le CNT n’ayant jusqu’alors servi que de chambre de validation des initiatives du pouvoir de Transition. Et cela est fort regrettable car en période de trouble sécuritaire, politique et institutionnel, seul un organe indépendant (composé d'experts) peut constituer une force de réflexion utile pour la nation. Les nominations par affinité sont des pratiques de l'ancien Mali. Nul ne l'ignore !

Par ailleurs, les autorités de la Transition semblent convaincues qu'une augmentation du nombre des Conseillers pourrait lui procurer plus de légitimité.  On cherche, peut-être,  à s'attirer la sympathie de ceux qui n'ont pas encore leur part du gâteau. Mais la mesure est incompatible avec l’ambition affichée de réduire le train de vie de l’État. En effet,  à moins que les Conseillers ne soient épris d'un sentiment profond de patriotisme et renoncent aux salaires et autres gratifications, une augmentation du nombre ne ferait qu’alourdir les charges d'une transition qui se veut économe. On saluera,  toutefois au passage, la décision de réduire le nombre de ministres et de supprimer le poste de vice-président. Cette initiative vient auréoler cette transition qui n’arrête pas de s’illustrer par ses victoires sur le champ de bataille.

Enfin, et c’est peut-être le point le plus important,  le projet de loi a passé sous silence la question de la durée de la Transition. Il se contente d’indiquer que les conclusions des ANFR seront prises en compte lors de la révision de la Charte. Aussi se demande-t-on quelle sera la durée retenue. Les conclusions des ANR étant imprécises à ce propos, il se pourrait bien que cette révision ne soit en réalité qu’une occasion de faire valider le quinquennat souhaité par les autorités de la Transition. Ce serait bien dommage de tenter un autre coup de force. Un tel procédé serait contreproductif et confirmerait le soupçon d’une usurpation de pouvoir.

Ajoutons que les conclusions des assises ne sont que des recommandations issues d'une consultation d'une partie du peuple. Elles ne sauraient être imposées légitimement  dans une logique de prorogation excessive de ce qui est une situation exceptionnelle. S'il convient de proroger le délai de la transition pour poursuivre les missions en cours et organiser des élections libres dans un bref délai, la classe politique doit nécessairement être associée au projet de révision.  Il ne s’agit pas de refaire les assises mais plutôt de définir un chronogramme sur la base d'un consensus.

Le président de la Transition, fort de la confiance du peuple, pourra se retirer pour préparer sa candidature aux élections prochaines. Feu le général ATT avait réussi ce pari en son temps. Ce serait une autre preuve de son patriotisme.

Vive le Mali !

Vive les Famas et merci pour le sacrifice !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito :  Des positions politiques Inconciliables !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-positions-politiques-inconciliables-2965217.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 01:12:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Afin d’obtenir  plus  d’inclusivité, le Gouvernement de la Transition  a  adopté en Conseil des ministres extraordinaire du 4 février 2022, le projet de loi portant révision de la Charte de la Transition du 12 septembre 2020. Cette loi,  si elle obtient l’aval du CNT, permettra de l’élargir pour atteindre  147 membres.  Par cette ultime ouverture, on pourrait espérer  l’arrivée  en son sein  d’un grand nombre d’acteurs politiques opposés à la Transition en cours. Idem, pour le  Gouvernement dont  la révision de la  Charte de la Transition permettra l’augmentation de ses  membres. Mais cette opportunité  politique  semble n’avoir pas  l’heur  de plaire aux  opposants de la Transition.

Ainsi la perspective de révision de la Charte de la Transition pour l’élargissement  du  nombre des membres du CNT, au lieu   d’apaiser, rend le débat politique  au Mali de plus en plus  houleux. Ce débat est même en train de se focaliser  entre  les pros et anti-Transition.  Évoluant comme deux  plaques tectoniques en mouvement qui se rapprochent dangereusement, le pire est à craindre entre  les deux camps adverses.   Plus que jamais, une collision  tectonique entre  les deux plaques  est beaucoup à craindre. Mais les acteurs politiques  de l’opposition iront-ils  jusqu’à franchir le rubicon pour battre le pavé, au risque d’affronter le camp adverse ?  Où vont-ils  savoir raison garder,  en acceptant de faire  un ultime compromis avec  les Autorités pour l’intérêt supérieur  de la nation ?

S’il est difficile de répondre à ces interrogations, une chose est  cependant certaine : des signaux de mauvais augures subsistent.  D’autant que l’opportunité  politique  d’élargissement du CNT comme celui du Gouvernement  semble n’avoir pas  l’heur  de plaire aux opposants de la Transition. Ces derniers, regroupés autour de la Plateforme dénommée « Cadre des partis politiques pour une Transition réussie », se radicalisent et   s’obstinent pour un retour rapide (pour ne pas dire immédiat) à l’ordre constitutionnel.

Ils sont nombreux à défendre, sur les médias nationaux et internationaux,  la justesse des lourdes sanctions imposées à leur pays par la CEDEAO, L’UMOEA, l’UA,  la France et l’ensemble de la Communauté dite Internationale (mais composée essentiellement de pays occidentaux).  Tout comme ils s’en réjouissent  et  espèrent  que ces sanctions  permettront de déstabiliser,  en leur faveur,   les Autorités de la Transition.  Lesquelles seraient contraintes d’organiser dans un délai bref des élections générales.

A ce train, il devient  hélas difficile de concilier la position des deux camps antagonistes. Tant les anti-Transitions  ne cessent de dénoncer la prochaine révision de la Charte de la Transition, qu’ils considèrent comme  « une volonté de s’accaparer du pouvoir ». Ils  exigent  une nouvelle architecture de la Transition. Ils tranchent que  celle encours doit s’achever  le 27 février prochain. En lieu et place,  ils proposeront  la formation d’un nouveau Gouvernement,  qui sera  dirigé par  « un Premier ministre neutre », et  un nouveau CNT. Le point d’orgue  de leur activité politique,  sera la non-reconnaissance des Autorités actuelles, à compter du 25 mars prochain. Une date  buttoir  de tous les dangers !

Toutefois, ne faut-il pas mettre un bémol à cette crainte!  D’autant que,  jusqu’à preuve du  contraire, les acteurs politiques maliens opposés à la Transition, bien que provenant d’une grande quantité de partis politiques, et leurs sympathisants, n’ont jamais été capables de mobiliser les masses pour défendre leur cause. Mais, aidés par la Communauté dite internationale, il ne faudra  tout de même pas négliger leur  capacité de nuisance.

Qu’Allah sauve le Mali !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Adama Sidibé, PDG d’ETASI : Un patron  qui force l’admiration par  son audace !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 00:56:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président Directeur Général  de l’Etablissement Adama Sidibé (ETASI), une filiale du Groupe Sidibé, est un homme qui ne doit sa réussite  matérielle et sociale qu’à lui-même.  Très jeune, il a cru en ses chances dans le business.  Mais  c’est  surtout  son audace  et son engagement qui feront  de lui ce qu’il est  devenu  aujourd’hui : <strong>Un  grand entrepreneur  notamment  dans les Bâtiments-Travaux Publics  (BTP) mais aussi et surtout  dans le secteur minier</strong>.  La nouvelle génération doit s’inspirer  de  ses qualités  managériales hors pairs

Lorsque le jeune  Adama  abandonnait  volontairement  les bancs de l’école au stade de l’enseignement fondamental contre évidemment  le gré de son père (Grand intellectuel, magistrat de carrière), le jeune Adama Sidibé a fait le serment à ses parents d’aller loin dans la vie professionnelle. Mieux que ses frères et sœurs nantis  de diplômes  d’Etudes Supérieures. Aujourd’hui, Feu Boubacar Sidibé (Paix à son âme), ancien ministre de la Justice, dans son repos éternel, devrait être fier du  brillant parcours de son fils Adama Sidibé.

De son début avec un <strong>vieux véhicule 404 bâché</strong> de transport en commun (appelé à l’époque « Dourouni »)  à la vente des pièces détachées et d’achats/ventes de  vieux camions, Adama (dont je suis le seul à appeler « Syrien ». Il est aussi le seul à m’appeler Syrien)  est parti de rien pour bâtir le Groupe Sidibé dont une filiale est l’Etablissement Adama Sidibé (ETASI). Au fil du temps, <strong>l’ETASI </strong> <strong>s’est spécialisé dans la location d’engins lourds et légers pour les travaux miniers, les projets de Bâtiments et Travaux publics (B.T.P). L’entreprise dispose plusieurs engins dont : les excavateurs, les foreuses, les concasseurs mobiles, divers camions, des engins élévateurs, des moteurs, des véhicules 4x4 etc</strong>. <strong>Grâce au management  éclairé de son PDG, ETASI est devenu  une référence dans la location d’engins sur le marché malien et international.</strong>

Aujourd’hui, le jeune  entrepreneur  Adama Sidibé est devenu une fierté nationale, une référence dans le cercle restreint des miniers. <strong>Mais ce sont le dynamisme, le sérieux et l’habilité en affaire du jeune Adama Sidibé qui ont  certainement convaincu Marck Bristow  de le choisir comme l’un de ses principaux prestataires. </strong>A l’ETASI, le PDG Sidibé a su mettre sur pied une équipe  très dynamique et motivée avec des jeunes employés  talentueux, dévoués, assidus et intègres. Ainsi, <strong>ETASI </strong> se distingue indéniablement par la qualité de ses  prestations  de services  à la grande satisfaction des partenaires.

Homme de cœur, prêt toujours à enfiler ses manches pour la défense des causes nobles, Adama Sidibé se particularise par sa simplicité, sa modestie et son humanisme. Le PDG d’ETASI aime reconnaitre l’accompagnement des autres. Il rend toujours hommage à Marck Bristow qui a cru en lui avant de lui ouvrir  les grandes portes du secteur minier.

<strong>Adama Sidibé, c’est aussi un success-story dans l’agro-business avec un verger de 35 hectares à Siby </strong>où l’on trouve toutes sortes de  variétés d’Orange. Une véritable révolution  agricole  avec  un  système d’arrosage goutte- à-goutte avec le solaire. Plein d’énergie et de détermination, l’entrepreneur Adama Sidibé s’abreuve dans la témérité.  Ce qui lui a valu <strong>le trophée du meilleur  entrepreneur 2021</strong>. Adama, par son  audace,   est  parvenu  les   à  surmonter  divers obstacles  rencontrés pour se frayer son  chemin.  <strong>« Tout est possible au Mali », est  le leitmotiv  du  PDG d’ETASI ! </strong>

<strong>GMT</strong>

<strong>(Encadré) A propos </strong> <strong>d’ETASI !</strong>

ETASI est une société fondée  par Adama Sidibé, en 2001. A ses débuts, l’entreprise se consacrait principalement à la vente de pièces détachées pour voiture et engins de travaux publics, puis elle s’est consacrée à  l’acquisition et à la location de matériel lourd du génie civil.

Après M. Sidibé a  poursuivi le développement de son entreprise en prenant des contrats miniers. Aujourd’hui, ETASI fait du transport de minerai avec quelque 12 000 tonnes par jour. Ce qui était impensable autrefois pour un Malien, car c’étaient des sociétés étrangères, des multinationales, qui venaient chez nous pour faire ce travail.
Au bout de vingt ans d’expérience, la  société  ETASI est en pleine croissance et emploie aujourd’hui près d’un millier de personnes pour un chiffre d’affaires de 30 à 40 millions de dollars par an.

ETASI Mali est  aujourd’hui parmi les grandes sociétés de la place. Elle est en train de se restructurer. Elle vient de  signer un contrat pour quatre ans avec le Cabinet Deloitte pour l’aider à implémenter ses procédures et manières de travailler après le pic de croissance qu’elle a connu. Avec notamment  une flotte d’environ 200 engins lourds en location permanente.

ETASI a racheté en 2020 une société anglaise, qui faisait de l’exploration géologique et avait elle-aussi vingt ans d’expérience, pour fusionner et créer ETASI &amp; Co. Elle a  ainsi acquis pour plus de 4 millions de dollars toute une flotte d’exploration avec des machines pouvant aller jusqu’à 1 000 mètres de profondeur pour de meilleurs échantillonnages.

ETASI possède également  quatre permis miniers. Elle a également mis sur pied SI mining  pour établir en « joint-venture » avec Barrick, des experts compétents et des cabinets externes, tout un programme lui permettant de saisir les opportunités du nouveau Code minier et la loi d’exploitation NI 43101 qui réglemente l’exploration et la production de l’or au Mali. ETASI  intervient  ainsi dans trois mines d’or situées dans la troisième région du pays, dite Mali Sud.]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Une opposition politique sans compromis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-opposition-politique-sans-compromis-2956960.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 01:27:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A trois mois de la fin du délai initialement  imparti à  la Transition  malienne par la Charte nationale, le « Cadre d’Echange des partis et regroupements de partis politiques pour une Transition Réussie au Mali »  et ses  alliés  politiques  de la  « Plateforme Unie pour le Mali » (PUMA) ,  de « Cœur pour la Nation », du  « PARENA », de « Yelema »  et les  « Forces Patriotiques et Progressistes du Mali »  (FPP-MALI),  ont décidé  de créer une synergie pour  systématiquement  dire NON  à toute prorogation.

&nbsp;

Dans cette logique, le  « Cadre » et  ses alliés (constituant l’actuelle opposition politique), sous la houlette  du  président du parti  « Yelema », Youssouf Diawara, ont alors décidé de ne consentir à aucun  compromis  avec  le Gouvernement de Transition, quelles que soient les  initiatives  prises par celui-ci.  Notamment, l’organisation des Assises Nationales de la Réconciliation (ANR). Qui viennent  pourtant  de se terminer   au niveau communal.  En clair,  la synergie, tout en refusant de participer aux ANR, s’est  aussi mise dans la dynamique de rejeter  toutes  les  décisions qui en seront  issues.

&nbsp;

<em>Dans un système démocratique normal, les organisations  politiques sont,  en effet,  celles  qui jouent  un rôle prépondérant  dans la gouvernance de l’Etat.  Ce sont  elles  qui fournissent des candidats pour   briguer  les  mandats  de  conseillers municipaux, députés  et  président de la république. Dans les normes  démocratiques occidentales,  les organisations  politiques  sont  reparties entre  une  majorité qui gouverne  et  une opposition qui veille sur la bonne gouvernance. Cette répartition devrait  en principe correspondre  au positionnement idéologique des unes et des autres dans le landerneau politique. Or, tel n’est hélas jamais  le cas au Mali. </em>

<em> </em>

<em>Où  de nombreux  leaders de la plupart des organisations politiques  ont pris la mauvaise habitude  d’être  aujourd’hui  proches d’un  pouvoir,  pour  le combattre farouchement le  lendemain. Cela, sans aucune raison idéologique mais plutôt  pour des raisons personnelles. Tout est  malheureusement fonction de leur intérêt personnel  (s’ils n’occupent pas un  bon poste, ils militent dans l’opposition). De sorte que  des  leaders  politiques  maliens, sans scrupules,  ne cessent  de naviguer, au grand dam des électeurs,  entre le camp de l’opposition et celui de la majorité. Un comportement  indécent  qui est  un énorme frein à la création d’une opposition républicaine crédible dans notre pays. </em>

<em> </em><em>En raison de cette triste réalité, il  n’est  donc pas paradoxal   de voir ces  mêmes leaders,   se conduire en  fervents opposants politiques dès que leurs intérêts personnels sont en jeu.  Pour  exiger,  en dépit  de la crise multidimensionnelle  que connaît le Mali,  l’organisation  des élections générales à partir de  la date initialement prévue pour le 27 février 2022.  Ils refusent tout compromis politique. Alors qu’ils  sont  pourtant  bien conscients  que les Autorités de la Transition  ne peuvent, en raison notamment  de l’aggravation de  la crise sécuritaire, tenir des élections  crédibles  dans au moins deux tiers du territoire national. </em>

<em> </em><em>Ces politiciens  sont également  censés ne pas ignorer  que les résultats des élections futures, sans l’obtention  préalable d’un Organe Unique de Gestion des Elections (OUGE) consensuel,  vont être contestés. Toutes choses qui auraient  aussi pour conséquence de reproduire   indéniablement   les  mêmes  germes (comme des  manifestations  populaires à l’origine de la chute du régime IBK).  Qui favoriseraient  sans nul doute la survenue d’un énième coup d’Etat militaire au Mali. Est-ce vraiment  ce que veulent la majorité des populations maliennes désormais désemparées  du jeu politique ? </em>

<em> </em><em>En tout état de cause,  les Autorités maliennes ont  déjà mis le  cap vers leurs  nouvelles  orientations politiques. Cela,   afin de  pouvoir recadrer  le jeu politique  du pays  dans un « Mali Kura ». D’où : la tenue actuelle des ANR  « souveraines »;  l’entame du processus de création d’un OUGE ;  la recherche d’un Code électoral  et d’un fichier électoral consensuels.  Espérerons  que les ANR soient une réussite  afin que l’opposition aveugle, refusant le moindre  compromis  politique,  n’ait pas le dessus sur la Transition en cours ! </em>

<em> </em>

<em><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace  de sanctions contre le Mali : Un jeu d’intimidation entre la CEDEAO et la Transition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/menace-de-sanctions-contre-le-mali-un-jeu-dintimidation-entre-la-cedeao-et-la-transition-2956968.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 01:18:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir accusé réception des sanctions prononcées par la CEDEAO, les autorités maliennes de la Transition ont tenté de prouver leur bonne foi  en organisant les Assises Nationales de la Refondation. Cette concertation nationale,  aux allures d'un référendum,  a pour but de convaincre les maliens de la nécessité de proroger le délai de la Transition. </em></strong>

Dans cette perspective,  un panel des « Hautes personnalités » a vu le jour après l’adoption de la loi créant l’Organe unique de gestion des questions électorales. Mais ces initiatives,  qui semblent réconforter les maliens dans leur désir de rallonger cette Transition et surtout pour mener à bien la lutte contre la délinquance financière, peuvent-elles dédouaner les autorités de Transition du non-respect des engagements pris relativement à l’organisation des élections dans le délai initialement stipulé ? Sont-elles de nature à convaincre la CEDEAO  et les autres partenaires ?

Le dernier communiqué, en date, de la CEDEAO est très limpide. Préoccupée par la situation sécuritaire et politique du pays, l’organisation sous-régionale met en doute la volonté des autorités maliennes de la Transition. Elles sont soupçonnées de vouloir se maintenir illégalement au pouvoir. Le retour à l’ordre constitutionnel promis n’est plus d’actualité.  Puisqu’en absence d'un chronogramme officiel,  nul ne saurait affirmer une date d’élections démocratiques futures.

La méfiance de la CEDEAO est d’autant plus forte qu’elle constate que les sanctions précédemment infligées n'ont pas été dissuasives. Et l’organisation entend en découdre avec les Autorités maliennes de la Transition qui devront assumer la responsabilité des sanctions (économiques et financières) à venir.

Toutefois,  la diplomatie malienne n'a certainement pas encore dit son dernier mot. Et,  il semble qu’elle ait plus d'une corde à son arc. Mais pourra t-elle imaginer un autre tour de passe-passe pour arriver à ses fins ? Et quelles fins vise-t-elle ? La question mérite d’être posée afin que nous (tous les maliens) soyons au parfum des projets qui tardent à voir le jour.

On a évoqué l’insécurité pour justifier la nécessité d'un report d’échéance. Mais, en dépit du soutien inconditionnel du peuple, la sécurité semble impossible à garantir. Du coup, la CEDEAO est préoccupée par le lien que nos Autorités créent entre le retour de l’ordre Constitutionnel et une impossibilité de sécuriser le territoire. Si on a pu tenir les Assises Nationales  de la Refondation dans un contexte sécuritaire difficile,  rien ne s’oppose à ce que les élections se fassent dans des circonstances similaires. C’est une conclusion évidente à laquelle on peut parvenir. Par ailleurs, quel délai donne-t-on pour restaurer l’intégrité du territoire ? Quand on songe au fait que ce combat contre le terrorisme est un combat de longue haleine, même pour des États plus forts et mieux outillés, il apparaît hasardeux de lier le retour de l’ordre constitutionnel au rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire.

La CEDEAO, ayant compris cela, ne peut raisonnablement pas cautionner une confiscation du pouvoir par les militaires quand bien même ces derniers seraient adoubés par le peuple. Ce dernier, victime à coup sûr, des sanctions économiques à venir, mesure t-il les enjeux ? Nos autorités de la Transition seront-elles disposées à prendre le risque d'exposer un peuple déjà affamé et meurtri à d’autres épreuves ? La CEDEAO ne peut-elle pas s'en remettre au libre arbitre des maliens qui affirment être derrière cette Transition ?

Autant de questions qui taraudent l’esprit d'un observateur apolitique !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>60e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO : le succès de la diplomatie malienne sous la houlette d’Abdoulaye Diop, le missi dominici du Colonel Assimi Goἲta.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/60e-session-ordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao-le-succes-de-la-diplomatie-malienne-sous-la-houlette-dabdoulaye-diop-le-missi-dominici-du-co-2956963.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 01:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’issue du sommet extraordinaire du 7 novembre 2021, la CEDEAO avait pris des sanctions ciblées contre des dirigeants de la transition malienne et prévoyait d’en rajouter à l’occasion de son sommet ordinaire qui a eu lieu le 12 décembre 2021. Mais cela a été différé de justesse grâce à une diplomatie active sous la houlette du Ministre Diop.

En effet, depuis le sommet extraordinaire de la CEADEAO du novembre dernier, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a entrepris des démarches auprès des Chefs d’Etat ouest-africains en vue d’éviter au Mali des sanctions supplémentaires.

De Dakar à Abuja, en passant par Accra et Abidjan, le chef de la diplomatie malienne a fait le tour des capitales ouest-africaines au nom du Président de la Transition. Ce périple diplomatique avait un seul objectif : éviter au Mali des sanctions supplémentaires, en l’occurrence des sanctions économiques et financières qui devaient être infligées au pays à l’issue du sommet extraordinaire de la CEDEAO qui a eu lieu, le dimanche 12 décembre 2021, à Abuja.

Le message était clair pour le Ministre, il s’agissait de convaincre les chefs d’Etat et les diplomates de l’inopportunité des sanctions économiques contre le Mali dans cette période de crise sécuritaire aigue, de comprendre la situation du pays et de l’accompagner dans ce sens. Pour ce faire, il fallait faire des concessions et les autorités ont fait un pas dans ce sens. Selon le dernier communiqué issu du sommet extraordinaire de la CEDEAO, une communication officielle a été adressée à l’Organisation sous-régionale par les autorités maliennes le 9 décembre « <em>pour l’informer que le chronogramme des élections sera transmis au plus tard le 31 janvier 2022, et pourrait être discuté avec une mission de la CEDEAO</em>. »

Ainsi, même si l’organisation sous régionale n’adhère pas visiblement à cette proposition des autorités maliennes, on peut affirmer que cette lettre adressée à la CEDEAO a pesé dans la prise de la décision finale de la CEDEAO, car elle a permis de différer les sanctions économiques financières en janvier 2022. Cela est donc un succès de la diplomatie malienne. Toutefois, la menace de ces sanctions pèse sur le pays. Le communiqué de la CEDEAO est sans équivoque : « <em>si la fin décembre 2021 aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections, des sanctions additionnelles seront imposées dès le 1<sup>e</sup> janvier 2022</em> ».

Il ne faut donc pas crier victoire, ce n’est qu’un succès diplomatique et non une victoire car le rapport de force continue. Les autorités doivent donc continuer le dialogue. Le Ministre Diop doit reprendre son bâton de pèlerin avant la fin de ce mois, ça y va de l’intérêt du pays.

Le Ministre a une marge de manœuvre, il y a de quoi à proposer à la CEDEAO pour qu’elle concède à nouveau. Vu que la posture des autorités relative à la tenue des élections est subordonnée aux Assises Nationales de Refondation, il faut donc demander au panel de l’organisation de ces Assises de fournir des recommandations provisoires qui ont trait à la conduite de la transition avant la fin de ce mois et sur la base desquelles un chronogramme détaillé pour l’organisation des élections sera fourni à la CEDEAO avant l’échéance prévue pour l’application des sanctions économiques et financières. Et ce serait un succès diplomatique de plus pour le pays qui lui permettrait d’éviter les sanctions susmentionnées.

Ce qu’il faut enfin retenir, c’est que cette posture, plus ou moins clémente de la CEDEAO, prouve qu’elle est prête à accompagner la transition pourvu que les autorités jouent le jeu de la transparence, c’est-à-dire, établir un calendrier pour l’organisation des élections en vue de remettre le pouvoir aux  civils.

<strong>Bouakary  Ouattara, Doctorant en Histoire des Relations Internationales,</strong>

<strong>Université Houphouët  Boigny d’Abidjan Cocody</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Assises Nationales de la Refondation du Mali : Vers une    prorogation certaine  de la Transition !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-assises-nationales-de-la-refondation-du-mali-vers-une-prorogation-certaine-de-la-transition-2956961.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/les-assises-nationales-de-la-refondation-du-mali-vers-une-prorogation-certaine-de-la-transition-2956961.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 01:11:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les fameuses Assises Nationales de Refondations (ANR) ont enfin démarré le samedi 11 décembre 2021. D’abord au niveau communal, mais elles doivent se poursuivre, ensuite, aux niveaux régional et national jusqu’au 30 courant.</em></strong>

Selon les autorités de la Transition, les ANR visent à poser l’ossature du nouveau Mali ou le « Mali Kura ». Pour ce faire, la parole sera donnée à toutes les couches socio-professionnelles et dans toutes les contrées du pays. Dans son adresse à la Nation du jeudi 9 décembre, le Chef de l’Etat a martelé que « <em>les ANR de l’Etat du Mali constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un évènement précurseur du processus de renaissance de notre pays »</em>.

Certes, les Assises Nationales de Refondation visent des objectifs louables car ce pays a fortement besoin de réformes politiques et institutionnelles majeures, mais en réalité, les ANR serviront aussi à proroger la Transition et donc de maintenir les autorités actuelles sur place. C’est un secret de polichinelle, l’élection présidentielle prévue à la date du 22 février n’aura pas lieu. Pour certains politiques, les Colonels ont eu goût du pouvoir ! Il faut donc trouver un mécanisme pour légitimer la prorogation de la Transition. Ils estiment que les militaires ne se sont jamais inscrits dans une démarche d’organisation d’élections et ils ont été renforcés dans cette posture par l’arrivée de Choguel Magἲa à la primature.

La subordination de l’organisation de l’élection présidentielle à la tenue des Assises Nationales de Refondation et la dernière adresse du président de la Transition sont révélatrices de cette volonté. En effet, dans son adresse à la Nation, le Colonel Assimi Goïta a signifié que : <em>« Les ANR {…] sont une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils de ce pays un dialogue franc, direct et fécond afin d’atténuer les querelles infécondes qui tendent à miner le processus de Transition en cours et nuire à l’espoir de la renaissance du peuple Malien… </em>»

Ainsi, on le constate bien, il s’agit là de parler, non seulement de reformes, mais aussi de la Transition en cours durant les ANR, de faire en sorte que la Transition puisse se poursuivre sans opposition majeure, mais le pari n’est pas gagné d’avance, car les autorités n’ont pas réussi à trouver le consensus autour de l’organisation des ANR, ni au niveau national, ni au niveau international. Donc,  ce ne sont pas les recommandations qui feront l’unanimité.

En outre, en dépit des contestations internes, des sanctions ciblées et des menaces de sanctions supplémentaires de la Communauté Internationale, les autorités maintiennent leur cap. Alors les ANR sont-elles une fin en soi ou jute un moyen ? Non, les ANR ne sont pas une fin en soi, c’est juste l’un des moyens pour poser les jalons de la Refondation. D’autres assises de ce genre ont eu lieu sous le régime déchu d’IBK, notamment le Dialogue National Inclusif (DNI) dont les recommandations ont été mises sous les placards.

Nous espérons que ce ne sera pas le cas pour celles qui sont en cours, sinon les critiques des ANR auront raison sur les autorités et leurs laudateurs. Et nous aurions perdu du temps inutilement pour des ANR qui n’auraient pour seul objectif que de maintenir au pouvoir des hommes en treillis et leurs suppôts civils.

<strong>Bouakary Ouattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Cedeao, après tout, il faut savoir dénouer les cordes</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mali-cedeao-apres-tout-il-faut-savoir-denouer-les-cordes-2956967.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 01:07:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au cours du 60 ème  sommet  de la CEDEAO à Abuja au Nigeria, les Chefs d'État  ont décidé que la Transition malienne respecte le délai du 18 mois pour remettre  le pouvoir  à un exécutif élu. En conséquence, ils exigent la tenue des élections pour la date du 22 Février 2022 comme prévue par la Charte de la Transition. Évidemment, des sanctions pourraient être prises contre la Transition.

De son côté, les dirigeants de la Transition malienne ont affirmé, être dans l'impossibilité de pouvoir respecter le délai. Du coup, les élections n'auraient pas lieu à cette date prévue. Cependant, ils estiment présenter un calendrier, au sortir des Assises  Nationales de la Refondation  (ANR) qui  ont actuellement lieu au Mali.  La CEDEAO est exigeante sur ses principes et textes qui la régissent. Cela est tout à fait normal et bien compréhensible.

En effet, toute Organisation, quelle qu'elle soit, nationale ou internationale, est basée sur des textes auxquels tous ses membres ont adhéré et qu'ils se doivent de respecter. De ce point de vue, la CEDEAO, qu'elle soit décriée ou pas, est pleinement dans se son rôle. Et la CEDEAO n'est pas à sa première prise de position, ni à ses premières sanctions.

Il y a, entre autres, l'exemple des pays membres de la CEDEAO qui avaient mis l'embargo sur la Côte d'Ivoire en 2010-2011, et avaient carrément fermé la BCEAO.  Aussi, les pays membres de la CEDEAO, étaient intervenus en Gambie, pour y chasser le président Yahyah  Jammeh  du pouvoir par la force. Et c'est bien dans cette même logique la CEDEAO intervient au Mali.

Face au respect de ses princes, il y a bien évidemment, un pays membre, qui est complètement en difficulté. Le Mali est effondré  depuis qu'il a été attaqué par une rébellion de la barbarie  sanguinaire, qui avait tué plus de cent (100) militaires maliens, avant d'occuper tout le nord. La situation sécuritaire du Mali est totalement dégradée. La cohésion sociale est mise en mal. Le pays est menacé par la famine pour les prochaines années. Le tableau est bien sombre.

En vérité, la CEDEAO avait compris et reconnu les multiples difficultés du Mali, et avait affirmé de l'accompagner. Mais pour être rassurée, elle avait exigé un calendrier des élections, aux Autorités de la Transition, avant son sommet du 12 décembre dernier. La question est de savoir : pourquoi les autorités de la Transition n'ont-elles pas pu présenter une proposition de chronogramme à la CEDEAO ?

Et pourtant, la nation malienne s'était réunie pour se doter d'une Charte de la Transition, ayant valeur de Constitution. Cette Charte, précise en son article 22 que la durée de la Transition est de 18 mois. Alors, la Charte de la Transition ne serait-elle plus valable ni en vigueur ?

Si la Charte a valeur de Constitution, pourquoi, son article 22 ne serait-il pas respecté ? En tout état de cause, quand une situation est confuse et que le respect des textes, devient aussi, un autre problème, la Sagesse veut que tout se règle  à l'amiable.

Heureusement que le Président de Transition et son ministre des Affaires Etrangères  ne sont pas sanctionnés  par la CEDEAO. Ils peuvent  continuer le dialogue et les négociations  avec la CEDEAO. Cela pourrait apporter un esprit d’apaisement, d’ici la date butoir.  Ils peuvent dénouer les cordes,  et  éviter les sanctions inutiles à la nation malienne.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Divergences entre l’Imam Dicko et Assimi Goïta : Vers un divorce entre Autorité morale et Transition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/divergences-entre-limam-dicko-et-assimi-goita-vers-un-divorce-entre-autorite-morale-et-transition-2954987.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après avoir déclenché la destitution du « roi IBK »  et adoubé celui qui s'est emparé du pouvoir, le très respecté Imam avait pris sa retraite politique. Retiré dans sa mosquée où les fidèles avaient plaisir de l’entendre prêcher,  la bonne parole et prier pour le Mali, il suivait avec intérêt le déroulement de la Transition. Ses enfants,  qui sont devenus maîtres de ce dont ils se sont emparés, croyaient pouvoir mener la barque à leur guise. Mais l'Imam a dû interrompre la retraite spirituelle et refaire surface en rappelant les conseils prodigués lors de l’investiture des détenteurs actuels du pouvoir. Ainsi lors de cette sortie, qui n'a pas surpris les maliens, le très respecté n'a pas caché sa déception. Il avait pourtant mis en garde le Président de la Transition contre toute tentative de se cramponner au pouvoir qu’il n'a eu que par accident.  </em>

Le faiseur et de défaiseur de roi au Mali serait-il dans la posture d'un farouche opposant de toute prorogation de la Transition ? Serait-il plus républicain qu'on l’aurait pensé ? Sommes-nous entrain d’assister à un divorce entre l’autorité morale et les détenteurs du pouvoir ? Ce que l'on sait,  c’est qu’il dit avoir respecté jusqu'ici les choix, donc se dédouane de toute immixtion dans les affaires des autorités de transition. Selon ses propres dires, il n'a  nullement cherché à influencer le choix des différents PM qui se sont succédé. Il n’est donc pas comptable du bilan mitigé de cette Transition en matière sociale. Mieux, il sous-entend avoir été écarté après l’investiture du Président Assimi. Regret, déception,  colère,  nul ne sait !

S’agissant de la débâcle militaire,  le très respecté n'a pas caché sa déception. S'il n'a pas explicitement avoué qu'aucun progrès n'a été réalisé  depuis le départ d'IBK, il ne semblait pas en penser moins. Le malien souffre de plus en plus de la cherté de la vie. Les populations civiles sont massacrées et où empêchées de se rendre aux champs. Le Mali vit donc le pire moment de son existence depuis la décolonisation. C’est donc bon, estime le sage, de faire son come-back et d’exiger que les droits les plus élémentaires et la sécurité du malien soient garantis.

Doit-on s’attendre à  une sortie plus massive pour occuper le boulevard de l’indépendance à l'appel de l'Imam ? C’est très probable, à moins qu’Assimi ne reprenne attache avec l’Autorité morale pour tenter une médiation. Mais ce couple, qui ne se parle plus, doit se rappeler que le Mali doit demeurer la priorité. Qu'il se parle, se réconcilie pour faire avancer le pays. Le malien ne saurait se retrouver au milieu d'un conflit d’intérêts.

<strong>Dr DOUGOUNÉ  Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comprendre la petite crise diplomatique entre le Mali et la France :  Facteurs, enjeux et conséquences pour le Mali.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/comprendre-la-petite-crise-diplomatique-entre-le-mali-et-la-france-facteurs-enjeux-et-consequences-pour-le-mali-2955000.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les relations entre le Mali et la France sont tendues depuis l’avènement du coup d’Etat du 24 mai 2021 qui a renversé le Président de la transition, Bah Ndao. Si ces tensions sont visiblement une crise entre le Mali et la France, elles ne sauraient être comprises sans parler de la Russie. Ainsi, nous allons-nous employer, dans les lignes qui suivront, à analyser succinctement les tenants et les aboutissants de l’escalade diplomatique entre le Mali et la France, en l’occurrence les facteurs, les enjeux et les conséquences pour le Mali. </em>

En effet, depuis le coup d’État du 24 mai 2021, le renforcement de la coopération militaire entre les autorités maliennes et la Russie a été mis au grand jour. Les principaux facteurs ayant favorisé ce rapprochement sont : le sommet Russie-Afrique de Sotchi en 2019 qui avait pour but le réengagement de la Russie sur le continent africain ; l’inefficacité de l’intervention militaire française au Mali et enfin l’avènement au pouvoir à Bamako des autorités russophiles, notamment, le colonel Sadio Camara, un élément clé de la junte et le Premier ministre Choguel Kokala Maïga, un pur produit de l'ex URSS.

Ce rapprochement, s’il s’est accentué avec l’arrivée de la junte au pouvoir, il n’est pas aussi nouveau comme plusieurs personnes le pensent. En réalité, depuis 2019, le processus a commencé à travers la signature d’un accord de coopération militaire entre la Russie et le Mali en juin 2019 sous le régime de l'ex président, Ibrahim Boubacar Keita.

Mais force est de constater que c’est la junte qui a manifesté une réelle volonté de coopération militaire intense avec la Russie. La participation du ministre malien de la Défense, le Colonel Sadio Camara, au forum de Moscou sur la sécurité internationale organisé par les autorités russes en juin 2021, la livraison de quatre hélicoptères au Mali en septembre 2021 et les récentes tractations diplomatiques entre les ministres des Affaires étrangères du Mali et de la Russie, à New York et à Moscou, pour solliciter ouvertement le soutien militaire de la Russie, en sont les preuves. À cela s’ajoute un éventuel accord qui serait en vue entre le Mali et la société militaire privée russe Wagner. D’ailleurs, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires Etrangères a confirmé que les autorités du Mali ont établi le contact avec une société militaire privée russe mais que cela n’engage en aucun cas l’Etat russe.

Ainsi, on peut affirmer que la Russie est donc en phase de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le terrorisme qui ensanglante le Mali depuis 2012, non seulement à travers  les canaux officiels de l’État russe, mais aussi, éventuellement, par le truchement de la société Wagner.  Mais au-delàs de la coopération militaire, la Russie a aussi des velléités économiques et commerciales en Afrique de l’Ouest, en général, et au Sahel, en particulier. Le Mali pourrait donc être un point de départ.

Cependant, ce rapprochement crispe de plus en plus les tensions entre la France et le Mali. On pourrait même parler d’une crise diplomatique entre les deux pays. La suspension des opérations conjointes des Forces Barkhane et Forces Armées Maliennes, des piques lancées de part et d’autres entre les autorités maliennes et françaises sont les manifestations de ce malaise diplomatique. Ainsi, comme la Centrafrique, le Mali est en train de devenir le nouveau champ de rapport de force entre la France et la Russie et donc une victime collatérale de l’adversité entre deux puissances étrangères.

Cela n’est pas sans conséquences pour le pays, d’ailleurs les premières conséquences se font sentir. Si la France a été surprise de voir la Russie s’installer confortablement et facilement dans son « pré carré » en Afrique centrale, elle en a tiré des leçons et elle ne veut pas que cela se reproduise dans son « pré carré » ouest-africain car ses intérêt économiques et géopolitiques sont considérables dans cette région.

Le lobbying diplomatique de la France auprès des présidents ouest-africains et de l’UE depuis les soupçons d'un éventuel accord avec Wagner et les sanctions ciblées de la CEDEAO contre les autorités maliennes  qui s’en sont suivies montrent clairement que la France veut éviter le scénario centrafricain. Ainsi, de par son attitude, l’Hexagone vise deux objectifs :

Premièrement, se séparer des autorités maliennes de la Transition qui sont gênantes en les contraignant à organiser les élections en février 2022. Deuxièmement, les maintenir éventuellement sur place en prolongeant la Transition, mais en les contraignant à s’inscrire dans la ligne droite des désidératas français. Même si la France n’a pas directement pris de sanctions contre le Mali, les sanctions de la CEDEAO reflètent la volonté française à l’égard des Autorités transitoires ces temps-ci. Sans doute, la France est parvenue à convaincre les chefs d’Etat ouest-africains de la nécessité des sanctions contre le Mali. Les ballets diplomatiques des dirigeants ouest-africains à paris avant le sommet du 7 novembre de la CEDEAO n’étaient pas fortuits.

Ces sanctions portent particulièrement sur le gel des avoirs et l’interdiction de voyage pour les autorités intérimaires. Pour le moment, ce sont donc des sanctions ciblées qui ne touchent pas directement le peuple, mais qui pourraient avoir, à long terme, des conséquences pour l’ensemble du pays. En ce sens que le maintien de ces sanctions isole le pays, d’autant plus que, si par principe de subsidiarité, les autres organisations, en l’occurrence l’UA, l’UE et l'ONU, venaient à emboîter le pas à la CEDEAO. Ce serait donc un isolement diplomatique total qui aura des conséquences économiques à long terme sur le pays.

En effet, un pays isolé sur la scène internationale n’inspire pas confiance auprès des investisseurs étrangers et perd sa place dans le concert des Nations. Et l’absence des dirigeants aux rencontres internationales est un manque à gagner. Ces rencontres sont des opportunités de véritables lobbyings diplomatiques pour poser les jalons des partenariats gagnants entre les pays.

En outre, si les autorités maliennes ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente avec la CEDEAO, les sanctions pourraient s’alourdir. C’est ce qui laisse entrevoir le communiqué du dernier sommet de la CEDEAO. En cas de statut quo, on pourrait donc voir des sanctions économiques infligées sur le Mali dont les conséquences ne feront qu’amplifier davantage la situation socio-économique et sécuritaire du pays.

Les Autorités doivent prendre la pleine mesure de la situation en trouvant promptement un terrain d’entente avec la CEDEAO et la France pour éviter au peuple malien un embargo économique dont les conséquences seront dramatiques. Faut-il le rappeler, les principaux partenaires économiques du Mali sont membres de la CEDEAO et les déficits budgétaires du Mali sont comblés par l’aide internationale accordée, en grande partie, par l’Europe y compris la France. En réalité, il n’y a pas d’alternatives assez crédibles au bras de fer entre le Mali et la Communauté Internationale en ce moment, il faut trouver le juste milieu pour sortir le pays de cette situation.

<strong>Bouakary OUATTARA, doctorant en Histoire des Relations Internationales à l’Université Félix Houphouët-Boigny Abidjan Cocody</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour  l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail :  Les enseignants des écoles MARIF du Mali en grève!</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/pour-lamelioration-de-leurs-conditions-de-vie-et-de-travail-les-enseignants-des-ecoles-marif-du-mali-en-greve-2954995.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:24:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ayant pris connaissance d’un mouvement de grève observé par les enseignants des Ecoles MARIF du Mali,  votre hebdomadaire  « Le Pélican » est allé à l’Ecole MARIF (ancien Collège Horizon) sise ACI 2000 Hamdallaye  pour comprendre de visu  les motifs du débrayage.  On a pu s’entretenir  avec le Secrétaire du Comité  syndical FENAREC des Ecoles MARIF de Turquie, Modibo Sidibé. La synthèse! </em>

D’après le Secrétaire  Général, c’est suite à un préavis de grève déposé le 15 novembre auprès de l’Administration de la Fondation MARIF que  les enseignants ont décidé d’observer   03 jours de grève afin d’obtenir   une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ainsi,  après l’échec de toutes les démarches entreprises auprès de l’administration de la Fondation MARIF au Mali, gestionnaire des Ecoles MARIF du Mali, on était contraint de débrayer.  « Malgré les frais scolaires variant entre 700000 FCFA et 800000 FCFA par an et par élève ainsi que  les subventions de l’Etat turc estimées à  277 000 000 FCFA par an, nous percevons un salaire deux fois moins que nos collègues du public malien. Ce qui nous met dans une situation de précarité totale », nous a confié Modibo Sidibé très abattu.

A la question : Etes-vous  décidés d’aller jusqu’au bout pour obtenir toutes vos doléances ? Le Secrétaire Général des Ecoles MARIF de Turquie n’a pas hésité à nous dire : OUI ! Il ajouta que l’ensemble des enseignants de toutes les écoles MARIF de Turquie (Bamako et Ségou)  sont  pleinement solidaires du mot d’ordre de grève qui est suivi à 100¨%.

Nous reviendrons  très amplement sur la problématique des Ecoles MARIF de Turquie au Mali !

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de loi électorale pour le plafonnement des dépenses :  Une souris qui va accoucher d&amp;apos;un éléphant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/projet-de-loi-electorale-pour-le-plafonnement-des-depenses-une-souris-qui-va-accoucher-dun-elephant-2954989.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:22:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le nouveau projet de loi pris au dernier conseil des ministres est très ambitieux. Ainsi, selon le communiqué du conseil des ministres, le projet de loi vise à « En plus de consacrer la création de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections, chargée de l’organisation et de la gestion de toutes les opérations électorales et référendaires, il apporte des innovations relatives entre autres :- à la fixation des circonscriptions électorales pour les élections législatives, à savoir la Région et le District de Bamako pour le territoire national et les zones géographiques pour la diaspora ; - au scrutin de liste à la représentation proportionnelle sans panache ni vote préférentiel comme mode de désignation des députés à l’Assemblée nationale ; - à l’introduction du parrainage citoyen à côté du parrainage des élus ; - à l’introduction du bulletin de vote unique ; - à l’affirmation du principe du vote électronique, sous réserve de l’adoption d’une loi spécifique ; - au plafonnement et au contrôle des dépenses de campagne électorale ; - à la publication des résultats par bureau de vote et à la transmission électronique des Procès-verbaux de dépouillement ; - à l’encadrement et au renforcement de l’observation électorale ».</em>

<strong>C’est un projet très ambitieux à plus d’un titre. </strong>

D’abord la mise en place de l'organe unique de gestion consacre la rupture avec l'ancien système pour d’évidentes raisons (la nécessité d’introduire une dose de transparence et de neutralité dans les concertations populaires et peut-être même la recherche d'un gain de temps pour la proclamation des résultats). Si la création de l’institution a pu susciter quelques réticences,  notamment de la part des partis politiques désireux de forcer la cadence pour aller aux élections, désormais les jeux sont faits. Cet organe indépendant et multitâche verra le jour sous peu.

Ensuite, nous pouvons constater que les auteurs du projet se sont laissé séduire par le modernisme. Désormais le  vote électronique pourra être admis. Une loi viendra en préciser les conditions et modalités. Si le principe peut paraître séduisant, dans un contexte d’occupation d'une grande partie du territoire, des difficultés d'une application concrète et des éventuelles fraudes sont à craindre. Mais nous ne pouvons qu'attendre la loi spéciale,  pour faire un pronostic objectif.

Par ailleurs, l’introduction du parrainage, une mesure qui pourrait inciter plus de recevabilité, soulève la question de son application effective. Comment allons-nous choisir les maliens qui seront dignes de parrainer les candidats ? Et ce choix sera fait de quels critères objectifs ? Enfin, une dernière invention mais pas la moindre, le plafonnement et le contrôle des dépenses des campagnes nous interpelle. On se demande, d’abord, pourquoi une telle initiative n'a pas été prise depuis fort longtemps. Donc on ne peut que féliciter le pouvoir en place pour y avoir songé !

Cependant, la mesure, qui vise certainement à moraliser le financement des campagnes, pourrait bien être lettre morte. Ce projet de loi, une souris qui va accoucher d'un éléphant  serait, à cet égard,  utopique. En ce sens que dans un pays où il est quasi-impossible de tracer l’origine et la destination des fonds, vouloir plafonner et contrôler les dépenses, c’est méconnaître le génie malien. On se rappellera que 90% des transactions se font en espèces sans justificatif dans ce pays. L’épisode de la valise de 100 millions, donnée pour des bénédictions, en est une illustration parfaite.

En somme, les mesures phares de ce projet de loi, quoique indispensables dans une démocratie pluraliste, pourraient être ineffectives. Elles existeront en théorie mais seront dévoyées parce que les circonstances et les mentalités n’y sont pas favorables. Les maliens sont habitués à  monnayer leurs votes. Le programme de campagne est la chose des partis et ils y mettent ce qu’ils veulent. Les électeurs n'en ont cure à partir du moment où l’espèce circule. Ainsi, à l'instar de l'article 72 de la loi électorale de 2006, édictant l’interdiction de la publicité et de l’usage de moyens pour influencer les électeurs, les dispositions encadrant le financement des campagnes demeureront des textes sans intérêt pratique.

L’épisode Sarkozy nous enseigne que le phénomène n’est pas aisé à endiguer. Alors on a de la peine à  imaginer les modalités d’application de cette mesure dans la logique malienne. La loi spéciale qui va en fixer les contours sera-t-elle une pâle copie des dispositions françaises ?

On en conclut, peut-être de façon prématurée, que le projet de loi, en dépit de l’importance des idées novatrices et pertinentes, est une ambition démesurée. Mais il fallait oser pour parfaire les règles d'une démocratie pluraliste agonisante.

Let's wait and see!

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Imam Dicko entre la rue et la mosquée : Un sage religieux  ou manipulateur  politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/limam-dicko-entre-la-rue-et-la-mosquee-un-sage-religieux-ou-manipulateur-politique-2954993.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/limam-dicko-entre-la-rue-et-la-mosquee-un-sage-religieux-ou-manipulateur-politique-2954993.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:18:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'imam Mahmoud DICKO, a rompu le silence le dimanche 28 novembre 2021, pour signer son retour sur la scène politique.  Il avait eu pour argument, la journée de prière pour la nation malienne. Mais en réalité, il voulait fortement communiquer autour de son retour sur scène. Et il a reçu sa communication.

Face à toute la Presse, il a dévoilé son plan d'attaque aux autorités de la Transition, sous une forme voilée. Très intelligent et bien affûté, il a trouvé les mots séducteurs, pour mieux emballer ses intentions politiques. Il aura mis l'accent sur la nécessité de prier pour le Mali. Mais sur ce point précis, l'on pourrait se demander, si la crise qui ébranle le Mali, avait pris naissance hier ?

En effet, le Mali souffre, depuis 2012-2013. Pourquoi depuis ce temps, DICKO  n'avait-il pas eu l'idée de prier pour le Mali ? Ou bien, ses prières de 2012 à 2021, n'avaient-elles pas été bien formulées ? L'argument relatif à la prière, n'est qu'un prétexte, pour encore fois, se mêler de la gestion du pays.

D'ailleurs, il a réitéré sa demande pour être négociateur, entre les maliens djihadistes et terroristes, dont IYAD AGALY et Amadou KOUFFA. Il a été clair, en précisant qu'il veut négocier avec ces derniers. Et dans sa dynamique d'influenceur politique,   il a accusé les autorités de la transition de lui avoir fermé la porte. Alors qu'il serait disposé à les accompagner.

L'Imam Mahmoud DICKO est très difficile à cerner. Dans son statut de religieux, il a toujours fait preuve d'extrémisme sur le terrain politique. Il est celui qui avait organisé des marches de contestations politiques en demandant le départ de feu Amadou Toumani TOURÉ du pouvoir.

C'est encore lui l'imam Mahmoud DICKO qui a demandé la démission du Premier Ministre Soumeylou Boubèye  MAIGA. Plus tard, il exigea le départ du Premier Ministre Boubou CISSÉ. Enfin, depuis la rue à la place de l'indépendance, loin de la mosquée, il a fait tomber le président  IBK et son régime, au nom de son Mouvement la CMAS.

Et curieusement, après l'installation de la Transition, il a disparu de la scène politique.  Il ne parlait plus, alors que la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour. Plusieurs villages du Cercle de NIONO sont envahis et assiégés par les djihadistes. Les populations y souffrent parce que, devenues prisonnières des djihadistes. Tous leurs biens sont détruits. Leurs champs de riz, ont été incendiés par les criminels. Mais l'imam n'a jamais parlé ni dénoncer, encore moins prier pour ces populations.

Chaque jour, ce sont les civils et militaires qui sont tués. Mais DICKO n'a pas encore organisé de marche de protestation contre les djihadistes et autres terroristes. Sa sortie serait également une façon pour lui, de mesurer sa capacité de mobilisation et sa force de frappe. C'est sûrement un signal fort à l'adresse des  autorités de la transition. L'Imam Mahmoud DICKO est désormais positionné entre la Rue et la Mosquée.

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour non&#45;paiements  de leurs primes : Les travailleurs de l’Administration minière  en grève!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-non-paiements-de-leurs-primes-les-travailleurs-de-ladministration-miniere-en-greve-2954997.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:18:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les Comités syndicaux de l’Administration minière (DNGM, PDRM, ONRP, DFM/MMEE, Cabinet MMEE, Bureau Diamant, CADD, Mines ITIE, CPS, DRGM/Kayes, DRGM/Sikasso)  vont observer un mouvement  de grève de 96 heures à partir de ce mercredi,   1<sup>er</sup> décembre 2021. L’information a été donnée, ce lundi 29  décembre  2021 au siège de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) par  le Secrétaire Général du Comité Syndical de la DNGM,   Abdoulaye  Kamissoko.  C’était lors d’un point de presse où il était assisté par son adjoint et de nombreux militants. Pourquoi ce mouvement de grève ? </em>

Le Secrétaire Général du Comité Syndical de la DNGM  explique que  les  travailleurs  de l’Administration minière ont droit  à : la prime de découverte, une partie  de la prime d’intéressement  octroyée  aux agents de l’Etat de l’Administration minière.  Cette dernière  étant composée  des pénalités qui sont déjà disponibles et de la prime de découverte qui tarde à se concrétiser par l’Etat.

En conséquence,  son comité syndical  exige : la mise en application immédiate et sans délai de l’article 72 du chapitre IV de la loi N°0015  du 27 février 2012 portant code minier et son décret d’application N°2012-311/PRM du 21 juin 2012 relative à l’institution de la prime de découverte pour les agents de l’Etat de l’administration  minière ;  la mise en application immédiate et sans délais de l’article 86 du chapitre IV de l’ordonnance  N°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant code minier du Mali, citant l’intéressement des agents auteurs et de la prime de découverte ; la mise en application immédiate et sans délais des différents protocoles d’accords  entre le gouvernement et  le SYNACOME en 2010,  d’une part et les différents protocoles d’accords entre le gouvernement et la SECNAMI en 2014 et 2016,  d’autre part,  sur l’institution de la prime de découverte.

Au cas contraire, continue M. Kamissoko, les  Comités  Syndicaux  de l’Administration minière, suite à leur préavis de grève du  01/12/ 2021 au 03/12/2021, vont observer un mouvement de grève reconductible du 08/12/2021 au 10/12/2021. Ce, jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  La rentrée  politique de l’Imam intrigant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-rentree-politique-de-limam-intrigant-2954986.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:17:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce dimanche 28 novembre, à l’issue d’une intense journée de prières  et de bénédictions pour le Mali, avec  ses milliers de fidèles, l’Imam Mahmoud Dicko s’est adressé à la presse. Le Guide religieux mais aussi non moins Homme  politique  important  du Mali,  a vivement dénoncé la campagne médiatique tendant à le discréditer auprès de l’opinion nationale.  L’ancienne Autorité morale du M5-RFP  se  défend vivement contre les  « allégations calomnieuses »,  via  les réseaux sociaux,  qui affirment  son accointance avec la France pour la déstabilisation du Mali.

À l’aide de cette ultime  tribune médiatique, l’Imam de Badalabougou  essaye  de clarifier  pour l’opinion nationale  sur  ses relations aussi controversées que tumultueuses avec  les différents pouvoirs déchus du Mali. « A tous les régimes qui ont été déchus, j’ai été le premier à les alerter de changer leur mode de gouvernance, et ils ne m’ont pas écouté. Plutôt ils m’ont traité comme leur ennemi», a-t-il regretté.

Pour autant, l’Imam et l’Homme politique malien a décidé  de ne pas rester les bras croisés. D’où sa rentrée politique de ce 28 novembre.  En tant que malien et Imam, il estime qu’il ne doit  continuer, comme d’habitude,  de rencontrer  les Autorités politiques  de son pays  afin de pouvoir les conseiller.  Mais  ses tentatives pour rencontrer  le Colonel Assimi demeurent, jusque-là,  infructueuses.  D’après l’Imam de Badalabougou, depuis le deuxième coup d’Etat contre Bah N’Daw, le président de la Transition  et son PM Choguel n’ont   jamais voulu lui  rencontrer.  Cela, malgré qu’il ait  même entamé une démarche officielle avec le Président du Haut Conseil Islamique (HCI) et l’Archevêque de Bamako.   Est-ce  donc la vraie raison  de  son  cinglant réquisitoire,  le dimanche dernier, pour fustiger la gestion des  Autorités de la Transition ?  De toute façon, Mahmoud Dicko  avertit   avec  véhémence  qu’il demeure un acteur   politique important de son pays ?

Pour avoir  longtemps flirté  avec les précédents  pouvoirs politiques de son pays,  il s’avère que l’Imam Dicko est une personnalité politico-religieuse avisée  que redoutable.  Cette réalité,   déjà avérée par l’histoire politique du Mali, l’Imam de Badalabougou  en est convaincu. C’est pourquoi, il ne cesse de se vanter,  dans  ses sorties médiatiques,   qu’il a  toujours  joué  les premiers  rôles  dans les changements politiques survenus au Mali.  Qu’il a été dans toutes les intrigues politiques du Mali. Notamment depuis le  règne  d’ATT, en passant par la parenthèse  du  coup d’Etat d’Aya Sanogo, l’accession et la chute d’IBK,  jusqu’aux mésaventures  de Bah N’Daw. L’Imam serait-il investi d’une mission sacrée  pour manager les Autorités politiques de son pays ?

Une chose est certaine, à  défaut de pouvoir rencontrer  Col Assimi,  l’ancienne Autorité morale du M5-RFP   n’a pas économisé ses critiques et conseils à  l’endroit de la Transition qu’il dirige.  Notamment lorsqu‘il dit s’inquiéter  sur sa trajectoire. Mais, tout  en déplorant le bras de fer entre les Autorités de la Transition,  sous la diligence du PM Choguel,  avec la Communauté Internationale, l’Imam de Badalabougou  montre  cas même pattes blanches.  Lorsqu’il  plaide  publiquement auprès de la CEDEAO afin que  celle-ci  soit  « clémente »  pour le peuple meurtri du Mali. Espérons que l’Imam Dicko  soit entendu par le syndicat des Chefs d’Etat de l’organisation  sous régionale ouest africaine !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le vent du changement pour quelle direction ?  Toute l&amp;apos;Afrique est agitée. Et pour cause ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-vent-du-changement-pour-quelle-direction-toute-lafrique-est-agitee-et-pour-cause-2954016.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les populations africaines demandent la rupture des accords avec les pays coloniaux, dont la France est la vedette de l'impérialisme sauvage. Ainsi partout sur le Continent, des voix et même des cris se lèvent pour exiger le départ de la France. Évidemment, avec le rapatriement de ses bases militaires installées partout en Afrique.

Ce combat immédiat est noble. Et la lutte sur l'avenir de l'Afrique est hautement utile et bien nécessaire. Personne ne peut nier cela, même ceux qui sont de mauvaise foi. L'histoire nous oblige à forger nos mentalités pour mieux affronter les différents systèmes criminels et inhumains que les mondes arabe et occidental, ont fait subir à l'Afrique.

Tristement d'ailleurs, cela continue encore dans ce 21èm siècle. L'histoire, disais-je, nous impose la lutte pour  une libération totale et une  indépendance véritablement réelle. Ils ont fait de nous des articles et des bêtes de somme, pour nous vendre. Ils ont fait de nous des esclaves. Ils nous ont colonisés. Et encore aujourd'hui, ils nous étouffent sur tous les plans. Devrais-je ici faire allusion à la culture, à la croyance, à l'éducation, à l'économie, à la science, à l'idéologie, au développement, à la politique. Tous ces secteurs et domaines, sont sous leur contrôle. Ils nous imposent leur vision du monde, qui n'est pas la nôtre. Il faut donc nous en défaire. C'est donc à juste titre que la lutte se fasse sur le Continent.

Mais les lutteurs ont une vision. Justement la vision d'une Afrique libre et indépendante. Mais les Combattants, n'ont pas forcément de vision. Ils agissent et réagissent selon les circonstances. Les Combattants sont bien nombreux en Afrique. Mais le fait que la majorité de ses Combattants ne sont pas forcément formés sur la base de vision, ils agissent avec émotions, des préjugés, des passions. Du coup,  leurs agissements et discours, n'obéissent à aucune logique.

Pour gagner la lutte, il faut former impérativement les Combattants, qui sont, la société civile et les pouvoirs africains, sur la vision d'une Afrique libre. Tout le monde est dans la rue pour réclamer le départ de la France. Mais beaucoup parmi eux, oublient que c'est une question de signature et non des mots ni des marches. Alors, qui est celui  qui pourra signer pour mettre fin aux accords qui nous lient à la France ?

Seuls les dirigeants politiques au pouvoir peuvent y mettre fin. Sans quoi, le reste n'est que du désordre ou de la pure  manipulation.

À bientôt !

<strong>Monoko Toaly</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réinventer l’Ecole de la République : La solution salutaire à la récurrence des crises multidimensionnelles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reinventer-lecole-de-la-republique-la-solution-salutaire-a-la-recurrence-des-crises-multidimensionnelles-2954014.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:24:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[ébauche l’homme et l’éducation l’achève », l’école est le point d’ancrage de cette éducation. Et si la récurrence des crises multidimensionnelles que connaît notre pays,  a plusieurs origines, le manque d’élites responsables et de leaders patriotes en sont les causes principales. Or, ce manque cruel de citoyens de Haut niveau et empreint de PATRIOTISME est en grande partie dû à une dégringolade du système éducatif.

Dans ces conditions, face à une multitude de causes intrinsèques,  quelle solution miracle peut-on préconiser ? L’échec cuisant des mécanismes de réconciliation des maliens et résolution des crises socio-politiques (Espace d’Interpellation Démocratique, Dialogue National…) n’était-il pas prévisible en raison de la rupture du lien entre la gouvernance et la recevabilité ? Ce lien, créé par la confiance témoignée par le peuple envers les élus et renforcé, en temps normal, par la conscience professionnelle des élites de la nation, est très lâché désormais. Que faut-il pour le rétablir ?

Des solutions de contournement sont à l’étude. On nous expérimentera bientôt le mécanisme de la REFONFATION. À vrai dire, cette notion est si vague et imprécise que même ceux qui la suggèrent ont du mal à en préciser le contenu exact et la mettre en œuvre. Mais il est certain,  qu’à l'instar des autres mécanismes déjà testés,  sans vouloir être pessimiste,  la tentative de REFONFATION  se soldera par un échec. Nul ne le souhaite ! Toutefois, compte tenu des circonstances qui prévalent, plus de 700 écoles fermées et une décennie de tentative de sauvetage des années scolaires et non de l’ECOLE,  le pronostic paraît de plus en plus évident. On ne peut refonder un État dont les instances de socialisation sont en panne sèche.

Nous suggérons quelque chose d’évident ! Il faut réinventer l’ECOLE  malienne afin qu’elle reprenne sa place d’instance de socialisation. Il faut réinventer l’Ecole de la république pour que  la jeunesse soit un vecteur de développement et non une bombe à  retardement. Il faut réinventer l’école malienne pour que la relève soit capable de s'illustrer par le progrès (social, scientifique et humain). Les gouvernements successifs,  depuis les années 2000, se sont focalisés sur les doléances de la classe politique divisée par une querelle partisane. Ils ont cherché à plaire aux magistrats et aux enseignants et ont politisé l'Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM). Le piège s'est toujours refermé sur eux.  Le résultat est là, la spirale  des coups d’État !

Et parce qu'ils n'ont pas été courageux,  pour entamer des réformes à  l’envergure de l’Ecole de la république avec sincérité, ils ont failli.  On ne peut refonder un État sans un système permettant la naissance d’une élite capable de prendre la relève avec responsabilité. Les cadres issus d'un système éducatif corrompu (depuis 1992) ne peuvent pas assumer, avec responsabilité, les charges et fonctions à eux confiées. Au contraire,  le système est demeuré propice à la production d’élites animées par une sorte de désir de revanche à prendre. Les meilleurs projets sont élaborés au nom du peuple mais les retombées profitent toujours à un cercle restreint d’individus non méritants puisque les postes sont distribués par affinité et par camaraderie.

Il ne faut donc plus se leurrer ! L’école  malienne doit être réinventée pour que, au-delà de l’instruction nécessaire pour la bonne marche de la démocratie, la génération future soit en mesure de porter le lourd projet d'une nation reconstruite, en paix et prospère. Nous ne pouvons que lancer cet appel solennel aux autorités  maliennes. Il faut réinventer l’Ecole malienne par la mise en place d'un système éducatif adapté pour :

-une sortie des chantiers battus et africaniser nos enseignements pour tenir compte de nos réalités. Le malien ne doit plus aller à l’école pour avoir un diplôme ou parler la langue du colon mais pour être compétitif sur un marché local, communautaire et de plus en plus globalisant. La suppression des Ecoles publiques, productrices de potentiels chômeurs, doit être une évidence.

-une réappropriation des valeurs ancestrales. Il est en effet de résoudre cette crise identitaire qui a causé la décrépitude de la morale républicaine. Le malien,  entre les arabes et les occidentaux, se perd car il ignore son histoire. L’enseignement scientifique ou littéraire ne s'est pas enrichi des us et coutumes. Au contraire, on a cru bon de les ignorer par complexe d’infériorité. Or, nos savoir-faire ancestraux, notamment en médecine, auraient pu enrichir nos médecins, s'ils étaient intégrés aux programmes officiels.

-un affranchissement du peuple malien. C’est une erreur de croire, en 2021, qu'un peuple peut prétendre à la liberté alors même qu’il demeure sous dépendance économique d'autres peuples. Le Mali étant un pays enclavé,  néanmoins riche en ressources minières,  seule une industrialisation peut permettre un essor économique favorable à son affranchissement du joug colonial. Et une industrialisation n’est envisageable qu'avec une refondation du système scolaire afin d'assurer la production d‘une main d’œuvre qualifiée et capable d’ingénierie et d’ingéniosité. Sinon nos usines seront construites par des étrangers et ils assureront la maintenance. Donc la sortie de la devise ne pourrait être évitée.

Vive la république !

Vive le Mali !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour qui pipe la CEDEAO ? Répond&#45;t&#45;elle aux aspirations de ses pays membres ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/pour-qui-pipe-la-cedeao-repond-t-elle-aux-aspirations-de-ses-pays-membres-2954018.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:18:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On se rappelle que le 25 août 2021, le Premier Ministre malien Choguel Kokalla Maïga avait livré à la 76<sup>ème</sup> Assemblée Générale des Nations-Unies, un discours qui avait retenti dans le monde entier notamment dans l’espace CEDEAO et perçu par l’ancienne puissance colonisatrice la France, comme une audace de trop. Cependant, pour bon nombre de maliens, c’est un discours qui sonne le glas à deux siècles de soumission, de brimades et de pillages de nos ressources. Depuis, ce discours libérateur, les relations diplomatiques entre Paris et Bamako ont pris un sérieux coup, surtout lorsqu’une certaine rumeur d’un possible contrat avec le groupe privé de sécurité russe Wagner, amplifiée par certains médias occidentaux et les réseaux sociaux, a frappé aux portes de l’Elysée et de Quai d’Orsay où la raison du cœur a cédé à la crise des nerfs, allant jusqu’à l’escalade verbale et aux menaces à l’encontre des autorités de la Transition.

Cette crise diplomatique venait ainsi compliquer davantage, la situation très fragile du Mali du fait de la crise politico-institutionnelle et sécuritaire commencée en 2012 à la faveur d’un coup d’Etat militaire et le déferlement des terroristes dans tout le Nord et le Centre du pays. C’est dans cette situation de crises que l’organisation sous-régionale, la CEDEAO, après plusieurs visites et rencontres avec les Autorités de la Transition au pouvoir depuis le coup d’Etat militaire du 18 août 2020, tente non pas avec parcimonie, de rétablir l’ordre constitutionnel en accompagnant le Peuple du Mali, mais versée dans des diktats et sanctions qui suscitent révolte et indignation des maliens.

<strong>La CEDEAO est-elle en phase avec ses objectifs ?</strong>

Créée en mai 1975, la CEDEAO, ce club des Chefs d’Etat « béni oui oui », est une organisation sous-régionale de 15 pays membres avec une superficie de 5 113 000 Km<strong><sup>2</sup></strong> et une population forte de 386 800 000 habitants. Au départ, l’organisation s’était essentiellement vouée à la promotion de l’intégration économique et douanière de ses Etats membres. Progressivement, cette vocation s’est transformée à partir de son Protocole Additionnel de 2001 signé à Dakar, relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance, en une organisation également chargée des questions liées aux conflits armés et aux crises politiques.

La question qu’on pourrait se poser est de savoir si de sa création à nos jours, la CEDEAO a respecté les objectifs auxquels elle a souscrit ? Une lecture même factuelle de certains de ses articles relatifs à son Protocole Additionnel, permet de donner une réponse précise à cette interrogation que beaucoup se posent aujourd’hui. En effet, la CEDEAO dans son article 1 du Protocole Additionnel déclare comme principes constitutionnels communs à tous ses Etats membres, la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. L’analyse de cet article à mon point de vue, n’a été à quelques exceptions près (Cap Vert, Ghana), respecté à ce jour dans aucun Etat de l’organisation où les pouvoirs exécutif et législatif ont toujours interféré dans les décisions de justice.

Et la plupart des conflits intercommunautaires souvent violents et récurrents constatés ces dernières années dans plusieurs pays, sont le fait de ces interférences qui ont engendré des frustrations, également sources de nombreuses crises politiques et sociales dont celles vécues dans les localités du Centre du Mali notamment au Pays Dogon depuis que le terrorisme s’y est invité, rendant la situation assez complexe et instable avec l’absence des services sociaux de base, les relations très tendues entre les communautés pourtant liées par l’histoire et le sang.

Quant à ce même article notifiant l’interdiction de tout changement anticonstitutionnel par tout mode non démocratique dont les coups d’Etat et les tripatouillages constitutionnels, là encore la CEDEAO a pêché à maintes occasions quand on se rappelle des cas manifestes les plus récents en Côte d’Ivoire et en Guinée où les Présidents Alassane Ouattara et Alpha Condé ont attendu les dernières années de leurs seconds mandats, pour modifier leurs constitutions. Cet acte anticonstitutionnel passé sous silence par la CEDEAO, a plongé la Guinée dans une profonde crise socio-politique qui a abouti en septembre 2021, à un coup d’Etat militaire, même si à ce jour, la tempête a épargné le Président Ouattara. Aussi, pour tous les aspects concernant la réforme électorale, les organes chargés des élections, l’établissement de la liste électorale et les règlements des litiges électoraux, etc., consacrés par l’article 2 du Protocole Additionnel, la CEDEAO n’a pas réussi à combler les attentes de ses peuples.

C’est ainsi que lors de l’élection présidentielle de 2018 et les élections législatives de 2020 au Mali, l’indifférence ou, le manque d’anticipation de l’organisation n’a pu éviter les contestations populaires post-électorales qui ont mis en mal, l’unité nationale et la cohésion sociale d’un Etat en proie aux attaques terroristes violentes et meurtrières depuis 2012. Ce qui a faibli l’Etat, rongé par la corruption, la gabegie financière, l’impunité et l’injustice, etc., des maux contraires aux principes du Protocole Additionnel quant à la bonne gouvernance et à la démocratie au nom desquelles l’institution est née.

L’autre constat amer nous amène à dire, qu’en dépit du nombre impressionnant de ses articles consacrés à l’organisation des élections libres, honnêtes et transparentes, la CEDEAO, n’a pas réussi à empêcher les crises liées aux élections contestées qui ont le plus souvent débouché à une rupture de l’ordre constitutionnel comme le coup d’Etat d’août 2020 au Mali contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Pour toutes ces questions, la CEDEAO a tout simplement brillé par son indifférence, son incompétence, son incohérence et ses abus dans l’application de ses textes fondamentaux qu’elle a superbement violés à maintes reprises.

Incapables de faire face aux nombreuses crises sociales et politico-institutionnelles que traversent ces dernières années beaucoup de pays de l’institution, les chefs d’Etat contre le Mali, n’ont eu de choix que de recourir chaque fois, à des diktats assez drastiques et à des sanctions contre-productives, en réponse à la décision des Autorités du pays de privilégier les réformes politiques et institutionnelles à l’issue des Assises Nationales de Refondation (ARN), prévues en décembre 2021, plutôt que d’organiser des élections dans les conditions actuelles d’un Etat faibli par trente années de mauvaise pratique démocratique avec des crises politiques et institutionnelles à répétition, aggravées par le terrorisme violent.

Il est cependant important de noter jusqu’à ce jour, la plupart des acteurs politiques du pays adhèrent à cette décision des Autorités de la Transition d’aller aux ARN. Pourtant l’article 1 du Protocole Additionnel de la CEDEAO trouve fondamental dans tout processus démocratique, la participation populaire aux prises de décision, le strict respect des principes démocratiques. Or il se trouve que ces ARN, l’émanation du Peuple, sont un cadre idéal pour s’adonner à une telle démarche pédagogique inclusive. On peut dans ce cas affirmer sans doute, que la CEDEAO refuse d’écouter la voix du Peuple au Mali et aussi en Guinée où les Concertations Nationales du 14 septembre 2021, ont permis de doter le pays, des organes de la Transition (Gouvernement, organe législatif) qui fixeront en accord avec toutes les forces vives, la durée de la Transition et les conditions d’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives, contrairement au délai de six mois imposé par la CEDEAO.

Cette volonté des autorités de la Transition des deux Etats de doter leurs pays d’institutions démocratiques fortes et stables, devait être accompagnée par la CEDEAO, plutôt que de la combattre. C’est en s’éloignant de plus en plus de ses objectifs dont les principes de base sont le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionales, que la Conférence des chefs d’Etat a pris la lourde responsabilité de sanctionner les Autorités politiques et militaires de la Transition au Mali avec l’intention de sécher les finances publiques du pays et de pousser le Peuple à se dresser contre le pouvoir de la Transition, a-t-on laissé entendre.

<strong>Le Mali résistera-t-il aux sanctions drastiques imposées par la CEDEAO ?</strong>

Le 7 novembre 2021, la Conférence des Chefs d’Etats de la CEDEAO, décide  de rendre officielles, ses sanctions (interdiction de voyager dans l’espace de la CEDEAO et gel des avoirs) contre 149 personnalités maliennes dont le Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga, la quasi-totalité de son Gouvernement et tous les membres du Comité National de Transition (CNT) qui fait office d’organe législatif. Que vise la CEDEAO par ces sanctions ? Pour qui pipe-t-elle ?

Ces sanctions visent sans doute à pousser les Autorités de la Transition à organiser les élections conformément aux dates initiales de février 2022. Beaucoup de maliens y voient la main de la France qui cherche par tous les moyens à se maintenir au Mali, en y marquant sa présence militaire et son hégémonie qui durent depuis le 27 août 1892, sous la période coloniale, au nom de ses intérêts géostratégiques. Loin d’affaiblir davantage l’Etat du Mali, ces sanctions ont au contraire galvanisé la ferveur patriotique du Peuple malien dressé contre les pratiques néocolonialistes et la posture paternaliste d’une France désavouée aux quatre coins de l’Afrique de l’Ouest francophone, sonnant ainsi le glas, à un siècle et demi d’hégémonie et de pillages organisés de nos ressources par la France.

Avec vigilance et engagement, le Peuple du Mali, débout sur les remparts, est plus que déterminé à s’approprier de sa souveraineté pleine et entière afin de léguer à la postérité, un Mali uni, fort et prospère ! Ce combat de l’honneur et de la dignité ne vient que de commencer !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur ENSup – Bamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À trois  mois de la fin prévue dans la charte :  Bilan et perspectives de la Transition ?</title>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A trois  mois des élections prévues par la Charte de la transition, le peuple malien retient son souffle car entre les sanctions prévues par la CEDEAO et les pressions de la communauté internationale, on se demande que vont bien pouvoir décider les autorités maliennes. En effet,  coincées entre le marteau et l’enclume,  car la majorité des maliens demeurant favorable à cette prorogation tant réfutée par l’ensemble des partenaires du pays, le gouvernement ânonne. </em>

Faut-il se plier aux exigences de la CEDEAO et au demeurant respecter les engagements pris dans la charte de la Transition? Ou au contraire,  faut-il faire fi des mécontentements et avancer sur la ligne nouvelle tracée afin de tenter une stabilisation du pays avant toute concertation populaire ? Et au-delà de l’argument de l’instabilité que prévaut actuellement, le bilan et les perspectives de cette transition justifient-ils un soutien inconditionnel des maliens ? Autant de questions qui suscitent une réflexion !

Dans la rubrique bilan, et les actualités quotidiennes du pays le prouvent à suffisance, les maliens sont satisfaits des actions posées depuis le « coup de réglage »  intervenu pendant la présidence de N'Bah Dao. D’abord la question de l’impunité pour les délinquants financiers a été prise à bras le corps, quoique certains y voient une chasse aux sorcières destinée à mettre hors jeu les opposants. Une nouvelle loi a vu le jour, venant faciliter le recouvrement forcé des sous du contribuable.

Quant à la justice, pièce maîtresse de ce jeu et garante des libertés, elle a été exhortée à plus de transparence, d’indépendance et surtout d’intégrité.  Elle ne peut se soustraire à ses devoirs les plus sacrés, la refondation du pays impliquant un engagement ferme de l’institution.  Ensuite, ayant pris conscience des conséquences de la spirale inflationniste et donc de la cherté de la vie, des mesures concrètes (subventions de certaines denrées alimentaires et fixation de prix plafonds…) ont été prises par le Gouvernement.

Concernant le secteur de l’éducation nationale, les différentes rencontres avec les enseignants ont permis une sortie de crise qui aurait dégénérer et perturber l’année scolaire. Donc en dépit de la fermeture de plusieurs centaines d’établissements scolaires en zone de conflit, on peut espérer une année scolaire complète et réussie. A cela, il convient d'ajouter les différentes actions sociales, au grand bonheur de certaines populations en grande difficulté (alimentation en eau potable,  les travaux de bitumage et autres infrastructures nécessaires pour faciliter le quotidien…).

En somme, la Transition a, semble-t-il, été sensible aux douleurs d'un peuple victime de mauvaise gouvernance pendant plus de 30 ans de démocratie. Cependant, la mission principale confiée aux autorités de la Transition,  la sécurisation du pays, ne semble pas être couronnée de succès.  Peut-être est-il trop tôt pour faire un pronostic mais on peut, à la lumière des événements récents, tenter de faire de la prospective. Si on se fie aux différentes attaques survenues dans les localités très proches de la capitale, on ne peut qu’admettre l’existence d'un risque imminent de dégringolade de la situation sécuritaire. Et aussi parce que, malgré l’acquisition de matériels  sophistiqués  et du renforcement des effectifs de l’armée nationale, le pays ne peut toujours pas envisager de se passer du soutien des armées étrangères, on peut  se demander si le pouvoir actuel sera en mesure d’endiguer  le problème sécuritaire avant une décennie. Mais puisque entre deux maux, il faut choisir le moindre, la restitution du pouvoir aux civils comporte  des risques plus importants.

Finalement,  surtout par méfiance à l’égard des politiciens qui n'ont fait que dépecer le pays depuis 1992, nous sommes tentés d’accorder un délai supplémentaire à cette Transition qui prouve, au quotidien, qu'elle a de la sympathie pour le peuple.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Aide à la presse et fonds COVID&#45;19 :  Qu’attendent  les autorités compétentes pour les payer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/aide-a-la-presse-et-fonds-covid-19-quattendent-les-autorites-competentes-pour-les-payer-2954000.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:10:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis trois ans, le gouvernement de la République du Mali n’a pas versé  l’aide à la presse aux médias privés. Aussi, le fonds COVID-19 alloué à la presse reste introuvable. Alors que  beaucoup de corporations ont déjà reçu leur part. Pourquoi les médias maliens sont-ils autant pris comme un paria, alors qu’ils sont début et à la fin de toutes les questions importantes de la nation ? Est-ce dû à un problème de trésorerie ? Un problème de bureaucratie ? Une méprise ?

Quelles que soient les raisons, le monde des médias estime qu’il constitue  incontestablement l’un des puzzles importants pour la reconstruction de la nation malienne. Qu’il est au début et à la fin dans la recherche de solutions à aux problématiques de la nation.  Que les médias sont, non seulement d’utilité publique, parce que c’est dans leurs espaces que les autorités politico-administratives  et les tiers font leurs communications (notamment la communication COVID). Que les médias sont les garants, le moyen d’alerte par excellence mais aussi et surtout, le principal outil de communication pour la bonne marche du système démocratique. Bref, le monde médiatique  est convaincu qu’il est incontournable.  Il n’y a donc pas de raison pour qu’il ne lui soit accordé  tout l’intérêt qu’il mérite !

En raison de toutes ces réalités, nous interpellons (le monde de la presse) vivement le Président de la Transition, Col Assimi Goïta et son Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga pour qu’ils reviennent à plus de compréhension et de diligence par rapport à notre requête. Le monde des médias les invite à prendre instamment des décisions afin qu’il revienne à César ce qui est à César !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’intégration et la libre circulation des personnes et des biens :  C’est l’objectif  essentiel de la FECAM !</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/lintegration-et-la-libre-circulation-des-personnes-et-des-biens-cest-lobjectif-essentiel-de-la-fecam-2954004.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:09:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Fédération  des Communautés Africaines du Mali (FECAM) a fêté, ce lundi 22 novembre 2021, le 21è anniversaire de son existence.  A cet effet, elle organisé, au Palais des Sports de Bamako sis ACI 2000 Hamdallaye, une conférence de presse présidée par le représentant du ministère de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine mais  animée  par un panel dirigé par le représentant de  la Délégation Générale de l’Intégration Africaine (DGIA), Lassine  Coulibaly. Le représentant du ministère des Maliens établis à  l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Moussa Guindo,  a d’abord procédé au lancement du Marathon de l’Intégration Africaine (du 22 au 27 courant).  Athiogbé Jonathan, le président de la FECAM,  l’un des principaux conférenciers, a indiqué que l’objectif de son association  est essentiellement de permettre l’intégration africaine et la libre circulation des personnes et des biens.</em>

Ont assisté au lancement des activités  du Marathon de l’intégration Africaine et à cette rencontre de la FECAM avec la presse : le représentant du maire de la CIV ; des ambassadeurs et consuls (généraux et honoraires) de pays africains accrédités au Mali ; des membres du Secrétariat Général du Cabinet du ministère de Maliens établis au Mali ; la vice-présidente de l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF) ; le Président de la Jeunesse de l’Union Africaine (UA).
<ol>
 	<li>Athiogbé Jonathan, a beaucoup échangé sur les questions de migration dans l’espace continental et sous-régional africain. Il s’est dit convaincu que l’intégration et la libre circulation des personnes et des biens est possible. Il a expliqué que l’intégration et la libre circulation des personnes et des biens est bien possible. A l’en croire, cette problématique est l’objectif essentiel de la FECAM dont il préside actuellement. D’où son appel solennel aux représentants étatiques dans les organisations africaines sous-régionale et les Chancelleries africaines afin qu’ils s’attèlent à ce que l’intégration et la libre circulation des personnes et des biens soient « palpables ».</li>
</ol>
Le représentant du ministère des Maliens établis à  l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, avant de procédé au lancement des activités  du Marathon de l’intégration Africaine (du 22 au 27 courant),  a rappelé que  la politique Nationale de Migration du Mali (PONAM) définit l’Intégration Africaine comme étant « un devoir et mission sacrés » parce que l’unité Africaine est consacrée par la Loi Fondamentale qui l’a écrite en lettres d’or de façon régulière : « La république du Mali peut conclure avec tout Etat Africain des accords d’association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de sa souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine »..

Moussa Guindo dira aussi que la vision malienne de l’intégration africaine est celle d’une Afrique sans frontière, politiquement unie, formant un seul et unique corps économique et social  où les citoyens libres et solidaires circulent, comme le sang dans le corps humain, échangent et agissent de concert pour le bonheur, la prospérité et la bonne santé du corps du continent. Une Afrique qui, à l’image du Mali lui-même, tire sa force de sa diversité culturelle et qui triomphe de ses querelles intestines et de toutes les tentatives de balkanisation.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cabale contre Diéminatou Sangaré, ministre de la Santé : Un  piège tendu au premier cercle du pouvoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cabale-contre-dieminatou-sangare-ministre-de-la-sante-un-piege-tendu-au-premier-cercle-du-pouvoir-2954007.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis un moment, des individus, tapis sous l’ombre, s’adonnent à dénigrer publiquement, via les réseaux sociaux ou des articles de presse,  des personnalités politiques et administratives de notre pays. Leur objectif est  de  pouvoir contrarier le premier cercle du pouvoir dans leurs prises de décisions. À l’instar d’autres personnalités, la ministre de la Santé et du Développement Social en est actuellement une  cible. Le président de la Transition  Assimi et son PM Choguel,  en responsables avisés, doivent,  plus que jamais, faire  très attention à ces sirènes.</em>

En effet, ces derniers  moments, des pêcheurs en eau trouble sont en train d'orchestrer une campagne de dénigrement contre Diéminatou Sangaré. Incapables de trouver une faille dans l'exercice de ses fonctions, ces détracteurs,  animés d'intentions inavouées, s'attaquent à  la ministre de  la Santé et du Développement Social,  en la présentant comme une personnalité de moralité douteuse. A l’aide de réseaux  sociaux,   ces gens publient des Infox  dont ils attribuent la source au premier cercle du pouvoir exécutif.

D’ailleurs, que peut-on concrètement reprocher  à la ministre de la Santé et du Développement Social sur le plan professionnel? Quasiment rien !  Pour autant,  les détracteurs  de Diéminatou ont visiblement choisi   alternativement  de lui faire  un  procès d’intention. Ils ne vont certainement  pas s’arrêter  de cabaler contre elle de sitôt. Or,  il apparaît que  leurs médisances  sur   sa personne  frisent le ridicule. Tant il est prouvé que  la ministre de la Santé et du Développement social est une brave dame qui  se bat,  corps et âme,  afin que ses compatriotes accèdent à des soins de qualité. Notamment,  par la fourniture de plateau technique adéquat dont nos  hôpitaux et centres de santé en manquent crucialement.   En dépit de cette réalité, ses  détracteurs  ne vont certainement  pas arrêter  leur campagne de dénigrement.

Toutefois, il faut souligner que Diéminatou  Sangaré, outre ses valeurs intrinsèques sur le plan académique,  a toujours fait preuve d’abnégation au travail.  C’est  une femme de terrain qui est dotée d’une grande capacité d’écoute.  Lorsqu’elle était à la tête de la Caisse malienne de Sécurité Sociale (CMSS), elle n’a de cesse démontré  ses qualités managériales. Son désintéressement pour  les  deniers publics, certainement dû à  son éducation familiale et religieuse,  fait d’elle, une référence sur le plan professionnel. N’est-ce pas ce dont les maliens, épris de justice,  ont tant besoin  pour la renaissance  de leur pays miné par des décennies de mal gouvernance ?

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Réussir ou échouer ensemble !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-reussir-ou-echouer-ensemble-2954002.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 01:02:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques jours, le président de la Transition est à l’écoute de l’ensemble de la classe politique et la société civile malienne. En les recevant, Assimi espère que tous participent aux Assises Nationales de la Refondation (ANR) prévus courant décembre. Mais hélas, à l’issue de ces ultimes rencontres, si le lot des partisans s’est vu agrandir, toutefois, le noyau dur du « Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie » campe toujours dans sa position.

Celui-ci composé, entre autres, de : « Yelema », « Jigiya Kura », l’EPM et l’ARP, ne serait toujours pas disposé à participer aux ARN, encore moins adhérer à l’idée de création d’un Organe Unique de Gestion. Ils continuent d’exiger le respect scrupuleux du calendrier électoral fourni par le Gouvernement de la première phase de la Transition. Alors qu’ils sont quand bien même conscients que tenir des élections à la date du 22 février, est quasiment impossible dans notre pays. Que cherchent-ils donc par la radicalisation de leur position ? Sans nul doute, la tête du PM ?

C’est un secret de polichinelle : Choguel K Maïga est aujourd’hui la cible d’une véritable campagne de déstabilisation orchestrée d’une part, par certains membres de l’ancienne majorité présidentielle et d’autre part, par la France via la CEDEAO. Ces nostalgiques du régime défunt d’IBK (l’opposition politique à la Transition) n’ont qu’un objectif premier : éjecter le PM de son fauteuil. S’ils parviennent à obtenir ce coup de maître, la principale cible (Le président de la Transition) ne serait qu’un jeu d’enfants. Mais Assimi va-t-il tomber dans leur piège mortel ? Il n’y a pas du tout intérêt ! Mais il doit être solidaire avec son Chef de Gouvernement !

D’autant que Choguel, depuis qu’il est PM, est celui qui est chargé par le Chef de l’Etat de fournir des propositions politiques au pouvoir de Transition. Il est le responsable de toutes les actions politiques que mène le Gouvernement. A ce titre, il est incontestablement le seul fusible du président de la Transition. Sous aucun prétexte, Assimi ne doit se séparer de son Chef de Gouvernement, au risque de se voir éjecter à son tour de son propre fauteuil. Le couple Assimi-Choguel doit être plus que jamais inséparable. En tandem, ils doivent forcément réussir le chantier de la Transition. Sinon, ils échoueront tous ensemble !

La real politik exige donc que le Président de la Transition et son PM restent très soudés. Mais le premier est plus que jamais contraint d’accorder au second toutes les coudées franches afin que celui-ci achève ses principaux projets politiques. En l’occurrence : La tenue des Assises de la Refondation (ANR) ; création de l’Organe Unique de Gestion des Elections. Cela même si, à partir du 12 décembre prochain, les sanctions et campagnes médiatiques de la CEDEAO et la France contre le Mali venaient à se durcir !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De l’avènement de la démocratie multipartiste en 1991à la pratique de l’exercice démocratique : quelles leçons retenir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/de-lavenement-de-la-democratie-multipartiste-en-1991a-la-pratique-de-lexercice-democratique-quelles-lecons-retenir-2951911.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 01:20:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De 1960 à 1991, le Mali était-il un Etat démocratique ?</strong> Il ne s’agit pas ici, de faire un rappel de l’histoire récente du Mali, mais de retenir quelques repères importants des luttes engagées pour l’instauration de la démocratie. En effet, le 22 septembre 1960, le Mali accède à l’indépendance sous la conduite de Modibo Kéïta et de son parti l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA), qui devient de fait, le parti unique qui se positionne en rival du <em>Parti</em> Progressiste <em>Soudanais</em> (PSP) de Fily Dabo Sissoko, qui finit par s’effacer du paysage pour un temps si soit peu. La première République est née et se dote d’un régime de type socialiste qui étend ses instances dans tout le pays. Après quelques années d’exercice, le régime est décrié pour son manque d’ouverture, son autoritarisme et pour les abus commis par ses milices sur les populations.

En novembre 1968, le pays connait son premier coup d’État contre la première République, fomenté par un groupe de 14 jeunes officiers du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN). Ils installent à leur tête, le jeune lieutenant Moussa Traoré. Si au départ, ils avaient promis de retourner dans les casernes et de remettre le pouvoir aux civils dès que les conditions de sécurité et de stabilité politique auraient été obtenues, ils renforceront plus tard, leur présence   dans la durée, en interdisant des années durant, la création de partis politiques et d’associations et en confisquant les libertés élémentaires des citoyens.

Le régime militaire se durcit et bascule en 1979 dans l’arène politique par la création d’un parti unique, l’Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM) à l’issue d’un Congrès. Les organes du parti s’installent aux niveaux des villages (comités), des arrondissements (sous-sections), des cercles (sections) et au niveau national (Bureau Exécutif Central). Chaque niveau  élit au suffrage, ses membres sur la base d’une liste unique de l’UDPM, ainsi que le Secrétaire Général, l’unique candidat à la présidence de la République. A première vue, quoi que différents par leurs orientations idéologiques divergentes, on est frappé par les similitudes des deux régimes.

D’un côté, un État résolument engagé dans la voie du socialisme, en rupture avec l’ancienne puissance colonisatrice, la France et de l’autre, un régime attaché au libéralisme économique. Dans l’un comme dans l’autre, le parti unique encadre les populations, monopolise leur vie politique et associative en limitant leurs libertés au nom d’une conception unanimiste du pouvoir, où l’opposition n’existe que dans la clandestinité et le concept « politique » ne s’appliquant de fait, qu’aux compétitions internes, aux seuls adhérents du parti unique de l’époque (US-RDA ou UDPM), pour l’accès aux postes de pouvoir contrôlés par l’Etat centralisé. Dans un tel statut, dans l’un comme dans l’autre, l’on peut sans se tromper, qualifier les régimes de Modibo Kéita (de 1960 à 1968) et de Moussa Traoré (de 1968 à 1991), d’autocratiques et d’autoritaires, donc non démocratiques, quand on se réfère à la définition de la démocratie unanimement admise.

<strong>Avènement de la démocratie : espoir et désenchantement !</strong>

La démocratie par définition, est le régime politique auquel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le Peuple en raison du principe de souveraineté dont il dispose. Dans une démocratie, le pouvoir s’exerce par l’intermédiaire des représentants du Peuple, élus lors d’élections au suffrage universel direct. C’est un pouvoir du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple. Au Mali, ce pouvoir du Peuple a été obtenu en mars 1991, suite à une révolution populaire noyée dans le sang, animée par les forces vives de la Nation (enseignants, étudiants, élèves, associations, sociétés civiles, etc.), contre le régime de Moussa Traoré et son parti unique, l’UDPM.

Son avènement dans ce pays avait suscité au départ, un immense espoir chez les maliens qui voyaient la fin des brimades et du poids de la dictature, de l’absolutisme et du totalitarisme des régimes dont ils ont été victimes de 1960 à 1991. Et les premières élections générales, véritablement démocratiques organisées en 1992 avec Alpha Oumar Konaré, élu Président, font croire aux maliens que l’espoir est désormais permis dans un Mali de démocratie vraie, fondée sur le principe de la séparation des pouvoirs.

Mais quelques petites années ont suffi pour que les maliens se rendent à l’évidence : l’espoir qui avait commencé à illuminer le visage de chaque malien, tombe dans l’illusion et la déception. Pour cause, de 1992 à 2020, l’Etat du Mali a été bâti par des hommes et des femmes dans une gouvernance défaillante, dominée par le mensonge d’Etat, la corruption, la gabegie financière, le népotisme et l’impunité, etc., qui ont gangrené toutes les institutions de l’Etat dont sa justice qui devait être l’un des puissants piliers pour le bon fonctionnement de la démocratie naissante.

L’Etat du Mali sera malheureusement davantage affaibli en 2012, par un coup d’Etat militaire qui plonge le pays dans une série de profondes crises politico-institutionnelles, aggravées à partir de 2013, par des attaques violentes et meurtrières des terroristes, puis en août 2020 par un autre coup d’Etat dirigé par le Colonel Assimi Goïta. La situation de déliquescence de l’Etat du fait du dysfonctionnement de ses institutions, a impacté la justice restée soumise aux interférences des pouvoirs exécutif et législatif et à la puissance de l’argent au détriment du citoyen démuni, donnant l’impression de vivre dans la jungle ou de faire face à une justice à deux vitesses comme aux temps des partis uniques des années 60 et 90. Or sans une justice forte, toute démocratie dans une République, est vouée à l’échec. A ce sujet, le célèbre philosophe français Blaise Pascal (1623-1662), ne disait-il pas que « la justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique ».

Cette citation montre à suffisance, toute l’importance d’une justice forte dans une société car elle est l’instrument fait pour corriger une inégalité, combler un handicap, sanctionner une faute, par la mobilisation d’un ensemble de règles, de statuts, de pratiques et de discours qui participe à la fonction de juger. Ainsi donc, nous devons nous remettre en cause afin de rebâtir une vraie démocratie, gage de stabilité et de développement.

<strong>Quelles leçons peut-on tirer de cet échec de démocratie au Mali ?</strong>

Trente ans de pratique démocratique au Mali, ont sapé les fondements de l’Etat, appauvri le contribuable malien en raison de la corruption, de l’impunité, de la gabegie financière et du népotisme, érigés en système de gouvernance qui n’a pas permis aux citoyens de jouir pleinement des retombées d’une démocratie, pourtant arrachée au prix du  sang et de larmes en 1991. La démocratie n’a donc pas pu produire les fruits escomptés, face à un Peuple assoiffé de liberté  et de justice.

C’est fort de ce constat d’échec, que le Peuple souverain exige une refondation de l’Etat du Mali, par des réformes politico-institutionnelles profondes, à la faveur des Assises Nationales de Refondation(ANR), prévues en décembre 2021. L’objectif étant,  entre autres, de doter le pays, d’institutions démocratiques fortes et équilibrées dont une justice indépendante, crédible et équitable pour tous. En insistant sur le cas de la justice en tant que fondement de toute démocratie, notre  démarche ne vise pas à commenter les décisions de justice, mais plutôt à mettre l’accent sur quelques faits pour l’émergence d’une justice débarrassée de toutes interférences, en vertu des principes de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire).

Pour le cas d’espèce, il s’agit de l’affaire Issa Kaou NDjim, 4<sup>è</sup> vice-président du Conseil National de Transition (CNT), un cas de justice qui défraie la chronique en ce moment. Interpellé le 28 octobre 2021 par le Tribunal de la commune IV, pour « troubles à l’ordre public », une commission ad hoc a été mise en place à cet effet, par le CNT, qui fait office de parlement, demandant la suspension de la procédure engagée contre l’intéressé en raison de son immunité. La réaction du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et du Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA), n’a pas tardé. C’est ainsi que dans leur communiqué du 04 novembre 2021, ils dénoncent avec force, les interférences du CNT.

On est en droit de se demander si immunité signifie impunité ? Que dire alors, du cas des leaders politiques, officiers et opérateurs économiques, également mis sous mandat de dépôt depuis quelques mois ? Allons-nous assister désormais à un bras de fer entre ces deux institutions ? Cette volonté du CNT de faire taire la justice, n’est-elle pas une ingérence de trop, au moment où le Peuple du Mali,  à qui revient la souveraineté de l’exercice du pouvoir, exige des réformes politico-institutionnelles en profondeur ? Des réformes qui revisiteront toutes les institutions de la République dont la justice qui constitue le socle de toute démocratie et mettront sans doute fin, aux pratiques d’une justice à deux vitesses, longtemps décriée.

<strong>E</strong><strong>n résumé</strong>, un examen rétrospectif de l’histoire de la démocratie au Mali, permet d’observer que le pays a été gouverné par des régimes autocratiques pendant les années qui ont suivi son accession à l’indépendance, jusqu’en 2020. Le pays a connu quatre soulèvements et le pouvoir a changé huit fois de main à l’échelon présidentiel : trois fois à la suite de coups d’État militaires et cinq fois à la faveur d’élections. Trois de ces élections ont été entachées d’irrégularités graves et le scrutin présidentiel a connu des contestations, provoquant une série de crises que nous connaissons aujourd’hui encore. Il semble dès lors, raisonnable de soutenir de façon inclusive,  la tenue des ANR dont il est question afin de diagnostiquer tous les maux dont souffre la République en proie aux interminables crises, exacerbées par la persistance des violences terroristes.

&nbsp;

<strong>Dr. Allaye  GARANGO, enseignant chercheur-Ensup/ Bamako          </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les civils convoitent le pouvoir : Mais 30 ans d’échec,  ont  entaché  leur crédibilité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-civils-convoitent-le-pouvoir-mais-30-ans-dechec-ont-entache-leur-credibilite-2951907.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 01:12:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le communiqué de la CEDEAO,  venant annoncer un tour de vis  contre la Transition,   conforte les partis politiques dans leur lutte pour le pouvoir. Ils étaient déjà en campagne depuis quelques mois,  même si la forme a changé. Le discours tenu, par les uns et les autres, se résume à l’illégitimité du pouvoir actuel et son incapacité à  résoudre les défis majeurs qui acculent le pays.</em>

Mais au fond, y a-t-il, au-delà de ces dénigrements,  une vraie proposition d'une alternative de changement ? Nous ne saurons y répondre ! En revanche, nous savons que la misère actuelle que vit le peuple malien  est à mettre au débit de la mauvaise gouvernance entretenue par les politiciens véreux. Ils ont bafoué l’école de la République,  démantelé l’armée nationale  et pillé le pays. Ainsi, pendant 30 ans,  avec la promesse  toujours  alléchante d'une alternative  salvatrice, ont-ils abusé de  la crédulité du peuple !

Aujourd’hui encore, les mêmes acteurs, dénonçant  la  dictature militaire, promettent de faire un Mali nouveau avec du vieux ! Mais le peuple,  en majorité,  se méfie de ces partis sans vrai programme de sortie de crise. Ils rejettent l'ordre actuel des choses sans pour  autant proposer un projet de société intelligible et refondateur. Les discours, pleins  d’invectives de leurs partisans et militants, masquent la réalité.

On ne lutte  pas pour le Mali mais pour se hisser au sommet où le partage du gâteau se fait en toute impunité. Pour le fervent défenseur du retour à l’ordre constitutionnel que nous sommes, il ne saurait être question d’écarter le peuple souverain du choix de ses dirigeants. Donc  les élections sont une priorité. Toutefois, les  maliens  sont   exhortés à faire preuve de prudence car,  il ne faudrait pas que l'arbre cache la forêt !

Vive la République

Vive le Mali

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des Entreprises et des Banques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour ou contre les élections à partir de février 2022 : Un jeu d’intérêts arbitré par la CEDEAO !</title>
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<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 01:11:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A quelques mois seulement de la fin de la Transition,  les Autorités maliennes ont avoué officiellement leur incapacité à organiser les élections promises et tant attendues à partir de février 2022.Même si toutes les parties prenantes à la charte s'y attendaient,  l’annonce a tout de même eu l’effet d'une bombe. Les partis politiques maliens regroupés au sein du « <strong>Cadre d’échange des Partis et Regroupements de partis politiques pour une transition réussie »</strong></em>,<em> l’actuelle opposition si on peut les qualifier ainsi, se cramponnent sur leur position. Ils réclament des élections à tout prix. La majorité des hommes politiques s’estiment ignorés par un pouvoir dont l’illégitimité avait été, haut et fort décriée par l’actuel  PM. Et ils sont convaincus que la place des militaires est aux fronts. </em>

Quant à nos partenaires, ils estiment qu’il n’est pas question de transiger avec cette transition. Elle doit dévoiler le chronogramme des élections et s’apprêter à rendre le tablier. Les maliens eux-mêmes ne s’écoutent plus. Le conflit d’intérêts est évident. Certains apportent leur soutien indéfectible à  la junte notamment en raison de sa lutte noble contre le vol et l’impunité.  De l’autre côté,  on dénonce une chasse aux opposants capables de remporter les futures élections. La cacophonie règne et le boulevard de l’indépendance est pris d'assaut. Le Mali nouveau tremblote dans un brouillard.

Il reste à savoir : comment résoudre cette guéguerre entre politiciens écartés de la gouvernance du pays et les militaires dotés d'un agenda pas assez clair pour tous ? Pendant que la rue gronde, les pro-militaires et les anti-putschistes s’affrontent, la CEDEAO nous livre ses conclusions. Elle s’oppose à toute tentative de prorogation de cette Transition. Et pour se faire entendre,  elle brandit la menace des sanctions contre les Autorités actuelles. Ainsi seront-elles frappées d’interdiction de voyager et de gel des avoirs. La CEDEAO ne manque pas d’étendre cette sanction à leurs  familles. Nous sommes donc dans une impasse ! Si la CEDEAO  a modéré son courroux, en n'imposant pas d’embargo,  qui aurait pu affliger le peuple déjà victime de la spirale de l’inflation et de l’insécurité en tous genres, le bras de fer avec le gouvernement en place : montre que l’organisation veut imposer le retour de l'ordre constitutionnel.

Après analyse de cette situation, il apparaît clair que le gouvernement, qui peine à sécuriser le territoire,  aurait dû mal à organiser des élections transparentes. Mais il a manqué de stratégie puisqu’il a mal négocié sa charte qui devient la source de tous ses ennuis. Et le respect de cette charte,  imposant la date du retour à l’ordre constitutionnel, un principe que toute personne attachée au caractère sacré de la loi et de la Constitution se doit d’honorer, ne peut être écarté. Et cela est d’autant plus vrai que le Gouvernement est dans l’incapacité de préciser le moment propice, la fin de l’insécurité, pour organiser les élections.

Cependant,  nous devons faire preuve d'union et dépasser les guerres partisanes. Les maliens doivent se rencontrer et s’écouter. À ce propos,  il est regrettable que les autorités aient décalé la date des Assises Nationales de la Refondation (ANR). Enfin, le président de la Transition  Assimi Goïta, pour éviter un enlisement davantage, peut former un gouvernement d’union nationale,  en associant les opposants. Ce gouvernement,  parallèlement à la sécurisation du pays, pourrait s’impliquer dans la recherche d'une solution pour un meilleur agenda électoral. Cela pourrait calmer les ardeurs de toutes les parties prenantes.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le  «Mali Kura », quoi qu’il advienne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-kura-quoi-quil-advienne-2951902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 01:11:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce samedi, 06 novembre 2021, le « Cadre d’échange des Partis et Regroupements de partis politiques pour une transition réussie », a tenu un meeting politique au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako. Comme on s’y attendait, cette plateforme politique a réitéré son rejet total et sans appel  de  l’ensemble  des actions et projets politiques de la Transition, dirigée par le tandem Assimi  Goïta-Choguel Kokalla  Maïga.  En l’occurrence, le « cadre » est  farouchement opposé : à </strong>la création et la mise en œuvre d’un Organe unique de gestion des élections ; à la tenue des Assises Nationales de la Refondation (ANR) ; à la Prolongation de la Transition. Et, il exige que les élections se tiennent à partir 27 février 2022.

Dans la même dynamique que le « Cadre… », qui incarne actuellement  l’opposition politique malienne à la Transition,  la Communauté Economique et Douanière des Etats de l’Afrique de l’Ouest n’a trouvé autre chose que d’être intransigeant envers les Autorités maliennes  et leurs familles. Lesquelles sont désormais, par décision <strong>des Chefs d’Etat  et de Gouvernement  de l’organisation sous-régionale ouest-africaine (réunis en sommet à Accra ce 07 novembre)</strong>,  interdites, outre le gel des avoirs financiers, de voyager. <strong>Des sanctions qui risquent d’évoluer si les Autorités de la Transition ne se plient pas à  leurs injonctions.</strong>

<strong> </strong>Toutefois, <strong>ces sanctions et menaces proférées par  la CEDEAO et </strong> la  farouche  opposition  du <strong>« Cadre d’échange des Partis et Regroupements de partis politiques pour une transition réussie », </strong> ne semblent pas impressionner  les Autorités  de la Transition. Lesquels ont déjà tranché  que  les ANR,  prévues du 20 au 26 décembre prochains, seront bien tenues.  Tant,  elles sont convaincues,  plus que jamais,  que c’est bien une opportunité pour les maliens de  se concerter autour d’une  vision  commune pour le changement et des réformes globales nécessaires  dans le cadre du <strong>« Mali Kura ».</strong> Dont, entre autres : <strong>la  restauration  des principes républicains et démocratiques ; la  correction des faiblesses et failles qui ont  longtemps gangrené le système de gouvernance. </strong>

<strong> </strong>À<strong> cause de la crise sécuritaire endémique qu’il connaît depuis 2012 et la perte de sa souveraineté sur les deux tiers du territoire national, le Mali, notre chère patrie, est en passe d’être rayé de la carte de l’Afrique. Mais, en dépit de cette triste réalité, les anciens dignitaires, dont leur  mal gouvernance en est pourtant la cause, s’acharnent, comme des vautours,  pour un retour immédiat de leurs compatriotes aux urnes.  Tant  ils sont convaincus que c’est l’unique chance pour eux (« les Dugu Tigi Koro »)  de pouvoir retourner aux affaires. Une éventualité  dont  les Autorités de la Transition n’ignorent  pas. Raison pour laquelle, elles  tiennent, comme la prunelle de leurs yeux,  à la tenue, quoi qu’il advienne,  des ANR  pour l’avènement du « Mali Kura ».</strong>

<strong> </strong><strong>C’est pourquoi  le Gouvernement Choguel,  a  fort  à parier  que seule la synthèse</strong> des conclusions, recommandations et résolutions des Assises Nationales de la Refondation (ANR), permettra au peuple malien de se procurer  un nouveau contrat national de stabilité sociale, politique, sécuritaire, économique et social. Ce dont  « le <strong>Cadre d’échange des Partis et Regroupements de partis politiques pour une transition réussie »,  viscéralement hostile à tout changement du système politique,  redoute. Une raison suffisante de comprendre pourquoi, ses leaders   s’évertuent  pour  le maintien de l’actuel système politique et institutionnel ainsi que pour le respect du chronogramme  des élections, initialement prévu à partir de février 2022. </strong>

<strong> </strong><strong>Toutes choses qui permettraient probablement aux   leaders véreux  du « Cadre… » : De revenir aux affaires. Tant, ils  (majoritairement des anciens dignitaires du régime IBK défunt) ne sont autres que  des maliens qui ont frauduleusement amassé le plus de  ressources financières. Auxquelles, ils sont prêts à  injecter dans la future bataille électorale. Question de survie politique !</strong>

<strong> </strong>Mais, de toute façon,  le Mali continue et continuera sa marche de manière responsable que  souveraine pour le changement. Car les Autorités ont décidé de  maintenir le cap, malgré les injonctions et  pressions extérieures : Désormais, les solutions maliennes vont primées sur celles longtemps imposées de l’extérieur. Ce,  afin que le « Mali Kura » puisse devenir une réalité !

<strong>« O kouma, Aw ye ta aka sira fè,  Mali Koura !  Bawo,  Dugu Tigi Koro Tè Dugu Nièni Fè » ! (en français : En marche,  le nouveau Mali, parce que les anciens dignitaires déchus  d’un pays  ne voudront jamais  de la prospérité du même pays) !</strong>

<strong> </strong><strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Future présidentielle au Mali :  Plusieurs partis politiques donnent  l’espoir à Aliou  Boubacar DIALLO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/future-presidentielle-au-mali-plusieurs-partis-politiques-donnent-lespoir-a-aliou-boubacar-diallo-2951909.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 01:11:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Ce dimanche 7 Novembre 2021, environ une trentaine  de Partis Politiques, se sont donné rendez-vous au siège social du Parti ADP-MALIBA, pour une plateforme de soutien à Monsieur ALIOU BOUBACAR DIALLO. L'homme d'Affaires Malien, devenu Politique, avait fait son baptême de feu, en 2018, par sa participation à la présidentielle.</em>

Classé troisième, face  aux  candidats de grands et vieux Partis politiques déjà existants, le candidat de L'ADP-MALIBA, venait ainsi, de marquer la scène politique. Aussi, il prenait désormais le statut de grand Leader Politique, et son Parti Politique ADP-MALIBA, est par conséquent devenu, l'une des grandes forces politiques de la scène nationale, après le RPM et l'URD.

Pour ce qui est véritablement de la prochaine présidentielle, tout observateur averti, peut soutenir que monsieur ALIOU BOUBACAR DIALLO fait partie de sérieux candidats potentiels. Déjà, avec le bouleversement de la scène politique, depuis le 18 Août 2020, ayant entraîné la chute du régime IBK, qui était d'ailleurs le favori, les données ont bien changé.

Il est à noter, qu'il est généralement difficile à un régime renversé par des militaires, de succéder à une Transition. Un autre point important à mentionner, est le malheur qui a durement frappé le Parti URD. Le décès inattendu de Soumaïla CISSÉ, a laissé un grand vide au sein de l'URD. D'ailleurs,  la question de sa succession  divise pour l'instant le Parti. À la faveur de ce qui précède, le Parti ADP-MALIBA, constitue à l'heure actuelle, le sérieux prétendant. Et pour donner un sens à sa position, et surtout, augmenter ses chances, le Parti a pu convaincre plusieurs Partis politiques, aux fins d'une vision commune sur la prochaine présidentielle.

Ainsi, ce dimanche  07 Novembre, L'ADP-MALIBA  a accueilli,  à son siège social de Bamako, ses futurs alliés pour la conquête de la magistrature suprême qui est la présidence de Koulouba. Et oui, en Politique, il faut savoir anticiper sur les évènements ! Une telle Alliance de soutien à ALIOU BOUBACAR DIALLO, pourrait bien  renforcer  la confiance et garantir l'espoir. Tout  se  passera dans les urnes, et pour cela, il faut nécessairement créer les conditions de son Électorat.

Les Partis signataires de l'alliance, sont déjà une base sur laquelle il faut compter. Il faudra davantage multiplier de telles initiatives politiques, pour la prochaine victoire.

<strong>Monoko Toaly,</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>3è Journées Culturelles et Artistiques du Mandé	 :  C’est à  la Place du Cinquantenaire,  du 12 au 14 novembre 2021 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/3e-journees-culturelles-et-artistiques-du-mande-cest-a-la-place-du-cinquantenaire-du-12-au-14-novembre-2021-2951914.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 01:10:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Un panel du Directoire du Grand Forum du Mandé  (GFM) (ou « Mandé Bolonba », en Malinké), a animé, le jeudi 04 novembre 2021 à la Maison de la Presse, une Conférence de Presse.  L’objectif  était  surtout d’informer les Hommes de média sur la tenue, du 12 au 14 novembre à la Place du Cinquantenaire, de la troisième (3è) édition des Journées Culturelles et Artistiques du Mandé. Dr N’Ko Keïta, Secrétaire Général du « Mandé Bolonba » et le Général d’Aviation à la retraite, Zoumana Kouyaté, Président d’Organisation desdites journées, étaient les principaux animateurs. Mamadou Lamine Diarra, le président du Forum du Mandé,  assistait  aussi à la rencontre.</em>

Outre Dr N’Ko Keïta et Gal Zoumana Kouyaté, Les membres du panel  étaient composés de : Coumba  Bakayoko, marraine de la troisième (3è) édition des Journées  Culturelles et Artistiques du Mandé, malienne de la Diaspora résident en France ; Fanta Chérif Keïta, membre de « Mandé Bolonba » ; Dr Sékou Keïta, Coordinateur de l’Association des Jeunes du Mandé ; Souleymane Tounkara, représentant de la  Coordination de l’association « Djéli  N’Tonba ».

Le<strong> thème central</strong> retenu pour cette troisième (3) édition des Journées Culturelles et Artistiques du Mandé (JCAM) est : « <strong>la charte de « Kurukan fuga », Patrimoine Immatériel de l'humanité : Quelle une chance pour le Mali ?». </strong>Les cérémonies d'ouverture et de clôture sont placées sous la haute présidence du Président de la Transition, Colonel Assimi GOITA, Chef de l’Etat. Le Parrain de cette 3<sup>ème</sup> édition est Monsieur Seydou Mamadou Coulibaly, <strong>opérateur économique et Président de CIRA holding SA. </strong>Mme Coumba  BAGAYOKO, une compatriote de la diaspora, présidente de l'association " <strong>AVENIR COMMUN DES PATRIOTES</strong>", en est la marraine.

D’après Dr N’Ko Keïta, le GFM entend, à travers  le choix de ce thème, valoriser le patrimoine culturel et historique du Mandé.  Pour le Secrétaire Général de « Mandé Bolonba »,  il s’agit dans le contexte de crise où  nous vivons, de tirer des ressources du passé des réponses à des questions existentielles actuelles. Autrement dit, selon Dr N’Ko,  « il s’agira de tenter d’apporter des éléments de réponse à un questionnement crucial tel : Comment des hommes et des femmes, depuis la période médiévale, ont-ils réussi à bâtir des Etats solides et prospères qui ont survécu des siècles durant ? ».

Ainsi le Secrétaire général  de « Mandé Bolonba »  estime que « répondre à ce questionnement nous aidera certainement, à mieux comprendre les tares actuelles de notre société, les causes profondes des crises persistantes qui l’agitent, afin d’entrevoir des solutions pertinentes, efficaces et durables ».  Il est  convaincu que l'exploration de la charte de « Kurukan fuga » va ouvrir  une piste royale à cet exercice. Dr N’Ko Keïta  a aussi indiqué, en rapport avec le thème central, que  trois sous thèmes seront traités.

Dont : - <strong>« Le N'ko : le Mandé invente pour le monde » ; « la lecture croisée de la constitution de 1992 et la charte de « Kurukan fuga » de 1236 ;  La place et le rôle de la femme dans la société mandingue ! ».</strong>  Le Secrétaire Général du Forum du Mandé a  vivement invité le public  à faire massivement le déplacement à la Place du Cinquantenaire pour : assister aux spectacles d’artistes talentueux ;  connaître certains  secrets du Mandé.  « Le mandé peut tanguer mais il ne chavirera jamais », est  bien convaincu Dr N’Ko.

Le président de la Commission d’Organisation a eu le mot de la fin pour annoncer solennellement : l’organisation des Journées Culturelles et Artistiques du Mandé, les 12, 13  et 14 novembre courant à la Place du Cinquantenaire. Gal Zoumana  Kouyaté a, à l’instar de Dr N’Ko,  n’a pas manqué de remercier  la presse écrite et audiovisuelle, les griots et tous les membres et sympathisants  « du Mandé Bolonba », d’avoir accepté de  participer à cette rencontre avec les médias.  A l’instar de Dr N’Ko Keïta, il a vivement invité la Presse  à informer largement le public afin qu’il soit massivement présent pour assister aux activités.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

<strong>(Encadré) </strong>

<strong>Qu’est-ce que le Grand Forum du Mandé (« Mandé Bolonba ») ?</strong>

<strong> </strong>Sur initiative des sages du Mandé, des cadres, ouvriers, commerçants, paysans et éleveurs, originaires du Mandé se sont mobilisés, dans un élan patriotique et fraternel, autour d’un idéal commun. Il s’agit de promouvoir les valeurs sociétales et le patrimoine culturel. Favoriser la création de meilleures conditions du progrès économique de notre espace mandingue,  est inscrit en bonne place dans les objectifs visés. La structure créée, à cet effet, a porté le nom de « <strong>Grand Forum du Mandé » (ou </strong> « <strong>Mandé Bolonba »</strong> en Mandénkan.

Le « Grand Forum du Mandé »  (GFM), est une coordination des associations de l’espace Mandingue, de la Falémé au Wassoulou Balé, chacune gardant son autonomie de gestion. De sa création à ce jour, Le « Grand Forum du Mandé »  a entrepris beaucoup d’activités socioculturelles dans l’espace mandingue. Il a aussi réglé beaucoup de conflits nés des litiges fonciers. L’enthousiasme des différentes communautés à accompagner les actions de l’association témoigne de l’intérêt qu’on lui accorde.

Structure de promotion des valeurs socioculturelles, « Mandé Bolonba »  est aussi un instrument de cohésion sociale et de dialogue intercommunautaire. L’Association  inscrit toutes ses actions dans la dynamique de rapprochement de toutes les communautés culturelles pour  la recherche de la paix et de la stabilité à l’échelle nationale.

« Mandé Bolonba »  est aussi et surtout,  un observatoire de l’état de la nation.  L’Association se dédie à une mission de veille, de formation, d’information et de sensibilisation par rapport à tous les évènements concernant le pays. Elle  est le porte-voix des mandénka et l’interface entre les autorités nationales et les communautés de l’espace mandingue.

<strong>« Mandé Bolonba », </strong>c’est notre association commune !

<strong> </strong><strong>Mamadou Lamine Diarra, </strong>

<strong>Le président du GFM, Conseiller au CNT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La refondation sans les enseignants : Un projet utopique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-refondation-sans-les-enseignants-un-projet-utopique-2950850.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 01:45:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le bras de fer entre les enseignants (tous cycles confondus) et les différents  gouvernements successifs depuis le premier mandat d'IBK jusqu’à ce jour n'a pas cessé. Alors même que les enseignants ont été utilisés par les opposants pour faire chuter l'ancien régime, aujourd’hui ils s’estiment encore victimes des fuites en avant des autorités actuelles.  Ce sentiment procure une frustration qui pousse à des cessations collectives du travail pour mieux appuyer les revendications professionnelles. </em>

Les perturbations de l’année scolaire écoulée, en raison des grèves incessantes pour exiger l’application de l'article 39, auront des conséquences terribles sur l’avenir de tous ces élèves admis en classe supérieure avec des niveaux exécrables. Nous avons assisté, spectateurs impuissants, à un mélodrame. En effet,  entre la fuite des sujets et les irrégularités dans la méthode de surveillance et de correction,  on se demande où situer la rupture.

Finalement,  avec un accord précaire avec les enseignants,  le gouvernement a réussi à déplacer le problème. Le nouveau décret abrogeant intelligemment l'article 39 ne semble pas conforme aux ententes des enseignants. On espère qu'ils mettront un peu d’eau dans leur vin pour qu'on puisse sauver l’année encore une fois, en laissant l’école à  la traîne. La priorité étant la « refondation », l’éducation des futures générations semble moins urgente.

Mais peut-on imaginer une refondation de la nation alors même que le socle, l’éducation de la relève,  est relayé au second plan ? Ou alors la refondation serait-elle simplement synonyme de réaménagement des mêmes institutions politiques qui ont échoué justement en raison de l’insuffisance d’instruction et de la décrépitude avérée de la morale républicaine ?

Par ailleurs,  si le feuilleton de l’article 39 semble s'achever, à l’enseignement Supérieur les activités pédagogiques ont cessé depuis plus de 3 semaines. L’ordonnance de 2017, dont l’application avait été exigée par les enseignants, tarde à être observée par les autorités de transition. Le mode d'ordre est lancé, grève illimitée. Selon les représentants des  syndicats, en dépit des efforts consentis, un certain nombre de points reste à satisfaire.

L’article 66, la parente proche de l'article 39, serait le point d’achoppement. Mais on retiendrait simplement que les grèves incessantes n'ont pas permis le bon déroulement des travaux dirigés dans  certaines facultés. Allons-nous assister à une perturbation d'une année universitaire qui chevauche déjà sur les années précédentes ? Les réformes politiques,  qui sont envisagées,  serviront-elles à quelque chose si comme par le passé l’éducation est bafouée ?

Les autorités de la transition doivent se rappeler que les grognes sociales sont principalement les causes de déstabilisation. Les enseignants,  qui ne manqueront pas de prendre en témoin les étudiants et les familles,  ne démordront pas tant. Cette année encore les universités produiront des chômeurs, hautement diplômés mais sans aucune compétence.

Le gouvernement est interpellé par le peuple qui l'a adoubé. Il doit poursuivre son élan patriotique et intégrer urgemment la cause des enseignants et donc celle des futures générations dans son agenda. Sinon, cette refondation,  comme le Dialogue National Inclusif (DNI) ou même les Assises Nationales de la Refondation (ANR) ne seront que des occasions de dilapider les sous du contribuable.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les nouvelles exceptions à la liberté d’expression : L&amp;apos;atteinte au Crédit de l’État !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-nouvelles-exceptions-a-la-liberte-dexpression-latteinte-au-credit-de-letat-2950852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 01:18:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un grand Penseur a dit un jour,  « je déteste vos opinions mais je me ferai tuer  pour que vous ayez le droit de les exprimer ». Grâce au combat héroïque mené par ceux qui croyaient en la liberté de parole, Martin Luther King a pu crier haut et fort qu'il avait « un rêve". Grâce à ce principe sacro-saint,  les maliens ont pu crier sans crainte, « à bas IBK ».

Parce que les Grands Hommes des Grands États ont accepté la contradiction et la critique,  ils ont gagné l’estime de leurs opposants. Et aujourd’hui encore,  nous nous battons contre le terrorisme pour sauvegarder ce pourquoi tant d’hommes et de femmes sont morts : la liberté de pensée,  la liberté de culte et la liberté d’expression.

Pourtant, ce que nous prenions pour des acquis ne sont plus que lettres mortes dans des Constitutions  dont personne ne se soucie.  La liberté a  des limites incontestablement,  c’est d’ailleurs ce qui fait tout son intérêt. Les limites posées par la loi doivent néanmoins être interprétées de façon stricte.

C’est tout le sens de l'Article  4  de la Constitution: « Toute personne a droit à la  liberté  de  pensée, de  conscience,  de religion, de  culte, d'opinion, d'expression et  de création dans le respect de la loi ».

Parallèlement, le Code pénal érige en délit punissable d’emprisonnement et d'amende les atteintes au Crédit de l’État.

Le texte rappelle la possibilité  de condamnation de « ceux  qui,  par  des  voies  et  moyens  quelconques,  ont  sciemment  propagé  dans  le public  des  fausses  nouvelles  ou  des  allégations  mensongères  de  nature  à  ébranler directement  ou  indirectement  sa  confiance  dans  le  crédit  de  l’État,  des  collectivités territoriales,  des  établissements  publics,  de  tous  organismes  où  ces  collectivités  et établissements publics ont  une participation ».

C’est une des nombreuses limites de la liberté d’expression. Mais le malien n’a-t-il plus le droit d’exprimer une opinion dont il est convaincu de la véracité et de la pertinence ? Doit-il être enfermé à  chaque fois qu’il exprime une opinion, fût-elle fausse, sans diffamation ? Après tout,  l’expression libre d'une vérité relative n'est elle pas un droit ?

Seuls les experts du Droit pénal pourront nous éclairer. Mais en attendant, la grandeur et le Crédit de l’État malien ne dépendent pas de l’opinion que se fait le malien lambda. Cette  grandeur  et ce Crédit dépendent des actions concrètes et bénéfiques que posent nos Chefs. On ne peut donc que les exhorter à ignorer les sorties médiatiques des brebis galeuses,  et se focaliser sur l’essentiel : le nouveau Mali qu’ils ont promis. Les grands chantiers ont commencé et le peuple en est  fier. Il serait dommage d’y rajouter la réputation d’un État policier dans une nation où la cohésion sociale a toujours existé  parce que le dialogue a toujours prévalu.

&nbsp;

<strong>Vive la république</strong>

<strong>Vive le Mali</strong>

<strong>Vive la liberté d’expression </strong>

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le  rejet  du  diktat   et  de l’ingérence  de la CI !</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/edito-le-rejet-du-diktat-et-de-lingerence-de-la-ci-2950848.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 01:13:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce vendredi 29 octobre 2021, à l’appel d’une multitude  d’associations de la Société civile, notamment<strong> de </strong>« Yérè wolo-débout sur les remparts »,  <strong>  </strong>des centaines de milliers de manifestants se sont massés au Boulevard de l’Indépendance de Bamako : Pour  dénoncer les incessantes  ingérences et diktats  de la France  au Mali mais aussi ceux de la CEDEAO. Les manifestants ont  aussi apporté leur soutien indéfectible aux  Autorités de la Transition. Désormais, ils  exigent  que les Forces étrangères  (Barkhane,  Minusma…)  plient  bagages afin que le  Mali puisse  pleinement  exercer  sa souveraineté  nationale.

&nbsp;

Toutefois,  en dépit du départ annoncé de ses soldats, la France et la Communauté Internationale (CI) n’ont  en réalité  pas l’intention de quitter de sitôt le Mali.  Pour la simple raison que  l’ancienne puissance coloniale a  pris le soin  de se  raviser,  en optant  désormais pour   une simple réduction de l’effectif de  son contingent  militaire concomitamment  au  retrait  de ses bidasses  de Kidal et Tessalit  pour  les redéployer  dans la zone dite  des «  Trois frontières » (Liptako-Gourma). Ce, afin de « pouvoir  continuer  à  lutter  efficacement contre  le terrorisme international ».

&nbsp;

Pourtant, parallèlement à ce  subterfuge, les autorités hexagonales continuent de  vilipender  celles du Mali.  Et comme si cela ne suffit pas, Paris  ne cesse   de brandir  sa  menace de mettre fin à sa coopération militaire avec Bamako. Il interdit aux autorités de la Transition de faire appel au service  de  la société militaire russe Wagner et  d’entamer une quelconque  négociation avec les terroristes, même s’ils sont  de nationalité malienne. Au cas contraire  la France serait  contrainte de se retirer du Mali. A l’instar de la France,   la Communauté Internationale (CI) exige aussi que  les Autorités de Transition  se plient  à ses  diktats : en organisant  les élections  générales à partir de février 2022 ;  en abandonnant  l’organisation des Assises Nationales de la Refondation (ARN). Sinon,  le Mali subirait des sanctions économiques, financières et  diplomatiques.

&nbsp;

Mais leur chantage risque de ne pas avoir l’effet escompté. D’autant  que les Autorités maliennes  ont  déjà décidé de s’assumer  pour  affranchir notre pays  de la tutelle extérieure. Colonel Assimi Goïta et Choguel Kokalla Maïga demeurent  droits dans leurs bottes. Ils sont  en train  de franchir  résolument toutes les lignes rouges tracées par la France et la CI. Ainsi, le PM de la Transition  et ses ministres ne cessent de répéter que  les Assises Nationales de la Refondation (ANR)  seront bel et bien organisées.

&nbsp;

Déjà,  le Panel des Hautes Personnalités,  qui va  diriger ses travaux  et les membres du Comité  d’organisation sont nommés par décret pris au Conseil de ministres.  Ils sont désormais  à pied ’d’œuvre  et  les travaux doivent commencer, courant décembre, au niveau national. C’est à  l’issue de ces  Assises (souveraines) qu’il  en sortira  un chronogramme détaillé pour l’organisation des  élections générales,  très probablement dans la seconde moitié de 2022.  Qu’adviendra-t-il alors ? En cas de sanctions, le peuple malien  risquerait  avec les Autorités de la Transition  de faire les frais. De surcroit,  notre économie serait  paralysée par des sanctions économiques et financières.

&nbsp;

Mais  une chose est en tout cas  certaine : des dizaines voire des centaines de milliers de manifestants du 29 novembre (une majorité de maliens)  ne supportent plus les ingérences et les diktats de la France et la CI. Ces femmes et hommes ont  décidé de  soutenir  vaillamment les Autorités de la Transition. Mais faudrait-il  qu’ils soient  beaucoup résilients  et demeurent  très soudés  pour l’atteinte de leurs objectifs : la souveraineté  pleine et entière  du Mali sur l’ensemble de son territoire national ! Ce qui  est bien possible tant il est prouvé que  l’union fait la force !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La différence entre la conquête du pouvoir et la gestion du pouvoir : Les confondre, fait la gloire des  populistes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-difference-entre-la-conquete-du-pouvoir-et-la-gestion-du-pouvoir-les-confondre-fait-la-gloire-des-populistes-2950854.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 01:12:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le vrai problème en Afrique, est bien celui de la confusion. Nous confondons tout, surtout lorsqu'il s'agit des lectures Politiques. Et malheureusement, nous ne nous donnons pas la peine d'analyser calmement et profondément, les discours et les actions Politiques. D'où la confusion.

En effet, il existe bel et bien, une grande différence entre les agissements de la conquête du pouvoir, et les agissements pendant la gestion du pouvoir. Et c'est dans cet esprit que les Partis et Mouvements à caractère politique sont créés. Ils sont créés à l'effet de d'abord conquérir le pouvoir. Ensuite, le gérer. Il existe donc deux phases dont la première est la conquête du pouvoir.

Alors, parlons-en !

Lorsqu'un Parti ou Mouvement Politique cherche le pouvoir, il œuvre à informer et sensibiliser la population en général, et les futurs électeurs en particulier, autour de sa vision et du projet de société qui en découle, et dont il est le porteur. N'ayant pas pour l'instant, le pouvoir à gérer, il se donne pour Mission Politique de dénoncer, de critiquer et très souvent de proposer. Du coup, face au pouvoir, il devient l'opposition (modérée  ou radicale). Et toutes ses démarches visent la prise pouvoir, aux fins de le gérer.

Ainsi, face à la population et les futurs électeurs, il tient des discours qui répondent plus ou moins, aux préoccupations et aux aspirations de ces derniers. Toutes les actions qu'il pose, ont un rapport direct avec la conquête du pouvoir. D'où les promesses (espoir). Tout est Espoir, parce qu'il n'a pas le pouvoir, ni les leviers du pouvoir. Les critiques et les dénonciations portées contre tout pouvoir en place, est alors dans la logique de celui qui cherche le pouvoir (l'opposition). L'on comprend alors les discours de dénonciations, de contestations, de protestations, voire de revendications. Et cela peut être caractérisé par des réunions, des conférences, des meetings, des marches et même par des grèves.

Mais une fois que le pouvoir est obtenu, nous sommes alors, dans la deuxième phase, qui est celle de la Gestion du pouvoir. À ce niveau, le Parti ou Mouvement qui cherchait le pouvoir hier, l'a maintenant obtenu. Ce qui suppose qu’il  a  bénéficié de la confiance de la population et surtout des électeurs.

Dans cette deuxième phase, il s'agit de la mise en œuvre pratique de sa vision, de son projet de société et surtout des promesses faites. Devrait-on encore promettre ? Devrait-on encore dénoncer ? Critiquer ? Manifester ? Non ! D'ailleurs, les questions seraient les suivantes, entre autres : Il promet quoi encore ? Et à qui ? Il dénonce qui ? Il manifeste et proteste contre qui ? N'est-il pas déjà  au pouvoir ?

&nbsp;

En vérité, il c'est le moment de trouver  des solutions, des réponses aux aspirations et préoccupations des populations. Et non, le moment de renouveler les Promesses. Il s'agit surtout d'agir pour satisfaire. Et non de faire encore rêver. C'est tout Parti ou Mouvement qui est déjà au pouvoir, il ne doit plus promettre, ni dénoncer.  Sinon, il se dénoncera lui-même. Il ne doit plus protester ni faire la grève. Sinon, il ferait cela contre lui-même.

&nbsp;

En clair, quand un pouvoir marche et proteste, il le fait contre lui-même. Et cela signifie son incapacité, voire son échec. Celui qui est au pouvoir dirige,  engage et solutionne. Comme nous l'avons souligner dans les premières lignes de notre analyse, en Afrique, nous aimons la facilité et non  la  rigueur dans nos analyses. Et cela entraîne justement des confusions.

D'ailleurs, les populistes s'en servent beaucoup pour s'ériger en éclaireurs, sur la base du faux. La propagande et  la manipulation sont,  entre  autres, les puissantes armes politiques des pouvoirs, face aux populations et aux électeurs, non avertis. Faisons donc  très attention, car l'ignorance nous entraîne souvent, dans des confusions que nous croyons vraies.

&nbsp;

La conquête du pouvoir et la gestion du pouvoir, ne sont pas les mêmes.  Il ne faut donc pas les confondre.

&nbsp;

<strong>MONOKO TOALY</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Karim COULIBALY,  nouveau DG de l’INPS :  Un  homme du  sérail pour  redresser la structure !</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/ousmane-karim-coulibaly-nouveau-dg-de-linps-un-homme-du-serail-pour-redresser-la-structure-2949816.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 01:44:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Institut national de Prévoyance Sociale (INPS) a désormais un nouveau Directeur général.  Il s’appelle Ousmane Karim COULIBALY, Inspecteur principal de Sécurité Sociale. Il a été nommé par Décret à l’issue du Conseil de ministres tenu ce mercredi 20 octobre 2021.  Il remplace à ce poste très important,  Mme Sidibé Zamilatou Cissé. Sa nomination intervient au moment où des anciens responsables de la structure sont épinglés par le rapport de l’OCLEI.

Ousmane  Karim Coulibaly, pour n’avoir travaillé qu’à l’INPS et avoir gravi tous les échelons, est cet homme du sérail  qui possède tous les atouts pour redresser la structure très mal en point. Juriste formé à l’Université de Dakar, le nouveau DG  est un cadre talentueux et  expérimenté. Bacary  Camara, un de ses camarades du lycée Badala,  a écrit sur sa page Facebook que  le nouveau DG de l’INPS est « d’un  naturel discret,   un élève très brillant, croyant,  humaniste, plein de générosité.  Puisse Allah couronner sa nouvelle tâche, à lui confiée, de succès !

&nbsp;

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(Chronique politique) : Mali&#45;Cedeao, un Bras de fer pour quelle issue  ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-politique-mali-cedeao-un-bras-de-fer-pour-quelle-issue-2949821.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 01:44:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis la prise du pouvoir par les militaires au Mali, la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ne cesse de croiser le fer avec les dirigeants actuels du pays.  Après la visite de travail de 24 H du président en exercice de l'organisation sous -régionale, Nana Akufo, au cours  de laquelle  l il a réaffirmé l'exigence du respect du délai de la tenue des élections présidentielles en février prochain, ce fut  le tour   du Conseil de Sécurité des Nations Unies  d’exiger le respect  des échéances électorales.

Le Mali face  au monde entier, dans un bras de fer, l'on s'interroge sur l'issue pour les prochains mois. Il est connu de tous que le  Mali souffre terriblement, depuis son agression par  le  Mouvement rebelle  du MNLA en 2012. Et que la situation sécuritaire s'est gravement dégradée. Les rebelles et alliés djihadistes ont pris en otage, plus de 3/4 du territoire national.

Les régions de Kidal, Tombouctou, Gao Mopti sont complètement envahies. Aussi, ils menacent actuellement la région de Ségou, puisque  le Cercle de NIONO est assiégé. La situation du Mali est critique. En même temps, le pouvoir transitoire est complètement dominé par son calendrier de vastes  chantiers. Du coup, le temps ne suffit plus pour l'organisation des élections dans le délai.

D'ailleurs, tous les observateurs avertis savaient que le Plan d'Action Gouvernemental du Premier ministre CHOGUEL KOKALA MAIGA, nécessitait des années pour être réalisé. En homme politique très expérimenté,  il  aurait fait exprès pour mettre tout le  monde devant le fait accompli ? La France avait été le premier pays à fermement s'opposer à la  nouvelle Transition. Ensuite,  la Communauté internationale. Enfin, la CEDEAO réitère sa position.

Les autorités Maliennes proposent  la tenue des Assises Nationales  de la Refondation qui pourront définir les orientations de la Transition. Elles  soutiennent  que les élections ne sont pas la priorité pour l'heure.   Et souhaiteraient une prolongation de la Transition.

La situation,  ainsi présentée, a donné lieu à un bras de fer. Déjà le Mali a donné le ton, en expulsant  le Représentant   Spécial de la CEDEAO. Ce bras de fer, n'est pas à encourager. Il faut plutôt toujours aller dans le sens du dialogue.

Les  Autorités de la Transition ont  besoin d'être soutenues  par toutes les nations du monde. Et surtout, la CEDEAO se doit  de soutenir le Mali. Il s'agit d'aider l’aider  en comprenant ses dirigeants. De même, il serait beaucoup plus bénéfique, que les dirigeants du Mali se donnent les moyens de convaincre la CEDEAO, en évitant toute opposition avec elle.

Le pays a déjà trop de problèmes. En s'engageant dans  le bras avec la France, l'ONU et la CEDEAO,  cela risquerait  d’avoir beaucoup de conséquences à tous  les niveaux. Toute chose que personne ne souhaite. Il faut nécessairement continuer à dialoguer avec tous les Partenaires. Évidemment, au niveau national, les dirigeants devraient associer toute la classe politique. Faire des dirigeants des Partis politiques du pays, ses partenaires et alliés, pour ensemble convaincre la commande Internationale et la CEDEAO. L'essentiel est de sauver le Mali !

<strong>Monoko Toaly</strong>

<strong> </strong><strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En manque de leadership et de moyens financiers : Adema&#45;Urd&#45;Rpm contraints à l’OPA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/en-manque-de-leadership-et-de-moyens-financiers-adema-urd-rpm-contraints-a-lopa-2949817.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 01:42:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako a abrité, ce samedi 23 octobre 2021, la 10ème Conférence Nationale de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le parti créé par  feu Soumaïla Cissé, ex- chef de file de l’opposition malienne. Cette conférence statutaire avait à son ordre du jour deux  points, à savoir : l’adoption du rapport d’activités du Bureau Exécutif National et le remembrement du Parti.</em>

Lors des travaux, Prof Salikou Sanogo a rappelé que  « l’URD est une grande famille au sein de laquelle il ne saurait y avoir de nouveaux ou d’anciens militants.  Dès l’adhésion, on y a automatiquement  les mêmes droits que les devanciers. Et c’est donc à l’unisson que nous volerons vers de nouvelles victoires dont la plus emblématique est celle de l’élection présidentielle à venir ».

Cette thèse est contestée par  une frange non moins importante des cadres fondateurs du parti de la poignée,  conduite par Me Demba Traoré. Depuis des mois et donc bien avant  cette conférence nationale, l’ancien ministre et député URD de la commune VI du District mène une farouche lutte contre  toute éventuelle  candidature  de deux poids lourds richissimes qui ont récemment  intégrés le parti. Il s’agit de  l’ancien PM Boubou Cissé (militant de base de l’URD à Djenné) et l’ancien ministre des Finances,  Mamadou Igor Diarra (militant de base à Markala) . Est-ce la raison de leur absence aux travaux de la conférence nationale ? Tout laisse croire !

De toute façon, après le décès de Soumaïla Cissé, il se trouve  que l’entreprise politique URD connaît une  crise financière sans précédent. Afin de se maintenir dans l’arène politique et conserver  ses bases, le parti de la poignée sera  contraint à l’Offre Publique d’Achat (OPA).  Or,   seuls  les nouveaux rentrants  Boubou et Igor   sont capables, par cette opération financière, de racheter toutes ou une partie des actions de l’entreprise URD (en faillite). Ayant déjà affiché leur ambition de briguer la future présidentielle,  la lutte sera implacable  entre ces deux poids lourds financiers. En tant que membres du parti URD et possédant de fortes  ressources financières, Boubou et Igor vont devoir  mettre le paquet  pour  pouvoir reprendre la totalité de ses  commandes.  Un d’entre eux va l’emporter.

Le même scénario a  toutes les chances de se reproduire  à l’Adema, même s’il existe plusieurs barons dans ce parti qui a dirigé pendant dix ans le Mali. Pourquoi ? Tout simplement, parce que les barons de l’Adema sont actuellement limités sur le plan financier. Il y a même parmi eux des gens qui sont quasiment paupérisés. Au moment de faire le choix pour désigner un candidat à la présidentielle, les cadres dirigeants du parti des Abeilles  (dont beaucoup ont des ambitions présidentielles) ne pourront jamais s’entendre pour fournir une candidature consensuelle parmi la vieille classe dirigeante.

Or il faut bien que le parti participe aux  futures élections : présidentielle et législatives. Mais  comment trouver les  moyens conséquents pour  figurer parmi les meilleurs ?  En ce moment, la real politik va forcément  contraindre l’entreprise politique Adema à l’OPA. En ce moment, Seydou Mamadou Coulibaly, le patron de CIRA et désormais militant de base Adema à Markala, sera, par  sa fortune, l’actionnaire  le mieux  placé pour racheter le parti et les cadres du parti. Il aura ainsi toutes les chances d’être le candidat Adema à la future présidentielle.

Idem au RPM ! Ce parti, en dépit du fait qu’il bénéficiait de toutes les largesses du pouvoir défunt,  n’a jamais pu grandir. Après la chute de son mentor IBK, il  est en déliquescence. D’ailleurs  beaucoup de ses cadres opportunistes,  à l’instar de  Baba Moulaye, ont  déjà quitté le parti pour  poser leurs valises chez  de  nouveaux mouvements politiques. C’est le cas notamment du mouvement « Benkan » qui ne cesse de recevoir les anciens cadres des soi-disant grands partis. A l’heure du bilan, le parti des Tisserands sera aussi contraint à l’OPA. Le RPM ne pesant plus grand ’chose, il  ne sera pas difficile à Seydou Mamadou Coulibaly de s’en approprier les commandes pour l’accompagner à la présidentielle.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans la diplomatie malienne : L’émotion prime&#45;t&#45;elle sur la raison ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/dans-la-diplomatie-malienne-lemotion-prime-t-elle-sur-la-raison-2949824.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/dans-la-diplomatie-malienne-lemotion-prime-t-elle-sur-la-raison-2949824.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 01:22:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la perspective d'aider le gouvernement malien à sortir d'une crise multidimensionnelle, la CDEAO et la Communauté internationale ont multiplié les visites aux Mali mettant en garde les autorités locales sur la nécessité de respecter les délais convenus pour les élections.

Ces visites provoquent toujours des tensions diplomatiques. Les autorités maliennes  en bons souverains, s’estiment  toujours lésés par les ultimatums lancés. Cette frustration ressentie en haut lieu incite la diffusion de communiqués  aux allures de réprimandes.

Le dernier événement en date est la signification à l’ambassadeur de la CEDEAO d'une correspondance l'informant de son statut de « personne non grata" et de l’obligation de quitter le territoire malien dans les 72 heures. Les motifs avancés semblent peu convaincants mais c’est la version officielle qui compte. On lui reproche de vouloir déstabiliser la transition en rencontrant les membres de la société civile et ceux de certains partis opposés au pouvoir actuel.

Le délit ou crime de déstabilisation, difficile à qualifier  juridiquement et qui avait été invoqué contre Boubou Cissé  et consorts,  fait son « come-back ». Par ailleurs,  le renvoi du représentant de la CDEAO avec obligation de quitter le territoire nous semble juridiquement questionnable. En effet, les articles  4 et 9 de la Convention de Vienne n'ayant expressément prévu cette possibilité que pour le personnel diplomatique et consulaire d'un autre État. Est-il possible d’étendre cette procédure au représentant d'une organisation internationale ? Seuls les spécialistes de la diplomatie pourraient nous éclairer.

En outre, cette accusation tient-elle la route si l'on songe au fait que l’actuel PM avait à maintes reprises, lorsqu’il était dans la rue et jugeait illégal et illégitime le pouvoir de transition, rencontré le même représentant de la CEDEAO ? Sommes-nous en face d'une application sélective de la loi ? Où peut-être, s’agit-il d'une manœuvre diplomatique pour rappeler à la CEDEAO,  la souveraineté de l’État malien ?

Dans les deux cas, l’émotion semble avoir pris le dessus. Cela est regrettable ! D’abord,  en laissant la possibilité à la CEDEAO de dépêcher un remplaçant, stratégie diplomatique intelligente, les autorités font preuve d'un tâtonnement révélateur de la confusion qui règne en Haut lieu.

Ensuite, cet ambassadeur, peu désirable selon elles, aurait pu servir de facilitateur pour nos autorités, en raison de sa connaissance parfaite de la situation qui prévaut actuellement. Cela est d’autant plus vrai que rien ne prouve que le prochain représentant de la CDEAO soit en mesure de concilier les autorités maliennes avec la Communauté sous-régionale.  N'ayant eu aucun contact avec la société civile et le mouvement M5-RFP, comment pourrait-il comprendre les demandes tendant à une prorogation de la transition ? Ne serait-il pas enclin à suivre les directives d’une CEDEAO qui s’accroche au respect du délai initialement convenu ?

Nous estimons que nos autorités ont commis, à la fois, une erreur diplomatique et stratégique. Il est vrai que la transition a le droit d’accréditer ou non tout autre envoyé de la CEDEAO. Mais, pour demeurer membre à part entière et profiter des avantages inhérents,  le Mali est tenu de recevoir l’ambassadeur de l’organisation. Alors allons-nous échanger un émissaire dont les positions sont connues contre un tout nouvel envoyé dans un but précis ?

La question se pose puisque ni la CEDEAO,  ni la Communauté internationale, n'en démordent.  Les élections doivent se tenir aux dates convenues. Tous envoyés de ces organisations viendront avec l'ordre prioritaire de contribuer à l’organisation en février 2022 des élections libres et transparentes. Cette stratégie diplomatique,  un bras de fer déguisé ou un dilatoire à la transmission du pouvoir aux civils, brouille d’avantage la recherche de solutions satisfaisantes pour les parties prenantes. On rappellera également que le Mali n'a pas les moyens de se mettre à dos ses partenaires. Le Mali est dans une situation chaotique qui ne lui permet pas de se débarrasser,  en dépit de leurs défauts et défaillances, de ceux qui ont permis de stopper l’avancée des terroristes.

On ne peut qu'exhorter nos dirigeants,  dont le patriotisme n'est pas questionné, à plus de prudence.  Avec la flambée des prix des denrées alimentaires,  les menaces et attaquent visant les récoltes,  nous ne sommes pas sûrs que le Mali puisse endurer un embargo.

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(Chronique intitulée : Regard Républicain et Citoyen) : Guerre contre le terrorisme  La négociation est&#45;elle une option salutaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-intitulee-regard-republicain-et-citoyen-guerre-contre-le-terrorisme-la-negociation-est-elle-une-option-salutaire-2949825.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 01:15:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tous les conflits, toutes les guerres se terminent par une table Ronde au tour de laquelle les belligérants s'entendent sur les conditions d'un cesser le feu ou d'une réédition.  Cette entente n'est plus ni moins le résultat d'une négociation préalable ou concomitante.

La guerre,  asymétrique,  fait rage au Mali depuis une décennie. Face à l’impuissance avérée des armées nationales et de l’inefficacité de la coalition internationale,  la question d'une solution alternative  aux armes se pose. En effet  depuis un certain temps, les maliens se demandent si, entre maliens, on ne pouvait pas s’entendre au lieu de s’entretuer.  Ainsi, par la dialectique on pourrait parvenir à dépasser ce qui nous oppose pour envisager le vivre ensemble dans la paix et la cohésion. Le pays y gagnerait et profiterait de ses richesses naturelles.

La rumeur d'une négociation entamée circulait sur les réseaux sociaux.  Certains maliens se réjouissaient de la perspective de l’arrêt des tueries. Mais aussitôt mis au courant,  le gouvernement malien a fait un communiqué qui dément toute négociation diligentée en son nom. Ce communiqué ambigu soulève des interrogations. Il est ambigu parce que si les autorités n’admettent pas avoir envoyé des émissaires,  elles remercient « les personnes de bonne volonté »  qui ont entrepris des négociations. En décortiquant,  on comprend que le gouvernement nie officiellement avoir initié la négociation mais officieusement,  il pourrait bien être à l’origine de l’intervention de ces personnes dites de « bonne volonté ». On se demande alors pourquoi ne pas assumer le choix opéré si l'on est convaincu que la solution réside dans la négociation ? En tout cas pour l'heure sa position demeure ambiguë.

Par ailleurs, on sait  que la France était opposée à toute idée de dialoguer avec les terroristes.  Mais à ce jour, la version  officielle de la position des autorités maliennes demeure inconnue. Cela se comprend car cette guerre implique de nombreuses parties et des intérêts contradictoires. Les djihadistes se battent pour instaurer la « charia ». Les séparatistes du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA)  ambitionnent l’idée d'une indépendance de leurs localités.  Et le pouvoir central malien lutte contre tous pour sauvegarder l’intégralité de son territoire national, la forme républicaine et la laïcité du pays. À côté,  la France soupçonnée et accusée, à tort ou à  raison, de chercher à envenimer le conflit pour sauvegarder ses intérêts,  se défend tant bien que  mal. Dans ces circonstances,  avec tant d’intérêts contradictoires,  que peut-on ou que doit-on négocier ? Avec qui peut on ou doit on négocier ?

Une chose est sûre, ni la forme républicaine, ni la laïcité ne peuvent être remises  en cause. La raison est simple,  et les autorités ne peuvent perdre de vue cette réalité,  le peuple malien vit en harmonie en dépit de la multitude de croyances (islam, christianisme,  animisme…). Cette tolérance mutuelle fait la force d'un peuple meurtri  par la colonisation et le néocolonialisme.

A l’évidence, si négociation il peut y avoir, ce serait certainement à propos d'une possible autonomie renforcée susceptible d’être accordée aux séparatistes. Mais cela ayant déjà été reconnu dans l’accord d’Alger, que peut-on négocier de plus à part une indépendance totale de la zone appelée «Azawad" ? Or, le pouvoir central malien s'est toujours refusé de céder une portion de ce territoire.

Si les maliens peuvent et doivent se parler, c’est pour se réconcilier autour d'un territoire indivis et des valeurs de la laïcité et de la démocratie inclusive. Toutes atteintes à ces trois axes reviendraient à  reconnaître  la partition du pays. Nous savons que  l’idée de négocier révèle une impuissance et l’échec de toutes les forces engagées contre un groupuscule de quelques  centaines d’hommes. Mais elle peut être admise si c’est uniquement pour que les maliens s’acceptent en tant que peuples frères attachés aux valeurs proclamées dans la Constitution de 1992.

La communauté internationale, fermement opposée au dialogue, pourrait-elle se résoudre à voir le sahel tomber aux mains des bandes armées ? Elle n'y a pas intérêt car une lutte efficace contre le terrorisme doit tendre vers l’éradication du phénomène et non à la création d’une zone franche qui pourrait servir de base de formation et de préparation d’attentats. Le Mali n’est qu'une cible de  seconde zone. Ce se serait en effet une erreur de fournir une base arrière aux terroristes. Les uns et les autres le savent,  ils doivent conjuguer les efforts pour élaborer une stratégie gagnante à  court terme parce que les maliens souffrent.

Vive la république !

Vive le Mali !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des entreprises et des banques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Thèses  divergentes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-theses-divergentes-2949819.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 01:13:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La semaine écoulée, une  délégation du Conseil de sécurité de l’ONU  était en visite au Mali. Elle  a rencontré, ce dimanche 24 courant, les responsables de la Transition.  Lesquels  ont ouvertement  affiché  leur volonté de reporter les élections présidentielle et législatives prévues  pour le 27 février.  En effet,  le Gouvernement Choguel s’obstine dans sa volonté  d’organiser des “Assises Nationales de  la Refondation ”  (ANR). A l’issue desquelles,  une date souveraine sera connue pour l’organisation des élections.  Cette thèse  du Gouvernement actuel de la Transition  diverge avec celle prônée par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Qui  exige leurs  tenues  à la date initialement fixée par les premières autorités de la Transition. Le Conseil de sécurité de l’ONU  exige également le respect de ces délais électoraux et un retour à un pouvoir civil.

Un diktat que dénonce le PM  Choguel. Qui a récemment déclaré  devant la presse  que « la sécurité occupe naturellement l’ordre des priorités le plus élevé » de son Gouvernement. Son argumentaire étant notamment  que l’on ne peut pas battre campagne en pleine insécurité, encore moins assurer la participation des électeurs. Un autre argumentaire  pour le PM Choguel est qu’il faut doter le pays d’une  Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE)  afin que les résultats électoraux  ne souffrent plus  d’aucune controverse.

Il n’est un secret pour personne que notre pays, le Mali, est en passe d’être rayé de la carte de l’Afrique.  Depuis 2012, le couple  <strong>terrorisme international-irrédentisme touareg</strong>,  à la faveur de l’opération Serval, puis Barkhane, règne en  maître absolu à  Kidal.  La Communauté internationale, incarnée  au Mali par la Minusma,  y est bien  présente dans cette enclave  et s’y accommode avec les groupes armés. Alors que  depuis cette date, l’armée nationale et l’Administration Publique  y sont quasiment inexistantes.

Le Centre du pays (Mopti et Ségou)  est quotidiennement le théâtre  de conflits inter communautaires et d’attaques terroristes meurtrières. Il se vide de sa population qui est  contrainte  à l’exil. La situation sécuritaire n’est guère reluisante  au Sud  et à l’ouest  du Mali (Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kayes, Diéma…). Où les populations locales et les postes de gendarmerie subissent constamment des attaques meurtrières de bandits armés. Qui  attaquent également  les  véhicules de transport  et  de marchandises  pour piller les usagers.  Même la capitale Bamako n’échappe pas au banditisme !

En raison de  toutes ces réalités criardes, n’est-il pas vraiment temps que la CEDEAO et la Communauté internationale, au lieu de brandir des menaces de sanction,  adhèrent  à  la thèse des Autorités de la Transition ? Quoi qu’il en soit, le Mali doit se relever. Et seuls ses fils sont bien placés pour relever le défi du terrorisme à eux imposé.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CEDEAO et ses interminables diktats, pour quel agenda ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/la-cedeao-et-ses-interminables-diktats-pour-quel-agenda-2949831.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 01:13:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis le coup d’Etat militaire d’août 2020 contre le régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta, l’organisation sous-régionale, la CEDEAO, j’allais dire, le Club des Chefs d’Etat, ne cesse de multiplier au Mali, visites, rencontres et diktats. Cette organisation qui, à sa création en 1975, avait suscité tant d’espoir chez les peuples Ouest-africains, n’a-t-elle pas depuis un certain bradé ses vrais objectifs contre les coups bas de la France ? N’a-t-elle pas un agenda caché si ce n’est qu’imposer des décisions irréalistes, illogiques et inopportunes à l’Etat du Mali dont la souveraineté, depuis le 22 septembre 1960, est en principe  pleine et  entière.  Même si cette souveraineté est sérieusement affectée depuis 2012, du fait des crises politico-institutionnelles à répétition et des violences terroristes !</em>

Pourtant l’un des objectifs essentiels de la CEDEAO, est le respect de la souveraineté des Etats membres, de la démocratie et de la bonne gouvernance dans ces Etats. C’est pourquoi, dans le contexte actuel de crise politico-institutionnelle à dimension multiple que connait le Mali depuis 2012, beaucoup de nos concitoyens se posent la question de savoir si le Mali est en réalité, un Etat souverain qui  dispose d’une souveraineté ? La réponse à cette question permet de mieux comprendre la suite des idées ici développées.

Le Mali est avant tout, un Etat organisé, avec ses hommes et ses institutions démocratiques. Cette forme d’organisation (politico-administrative et socio-culturelle) d’un Etat, le Mali l’a connue depuis le XII<sup>è </sup> siècle sous l’Empire du Mali de Soundjata Kéïta, par le biais de la « Charte de Kurukan-Fuga » de 1236, la plus vieille au monde. Parlant de la souveraineté d’un Etat, le français Louis Le Fur disait à la fin du XIX<sup>è</sup> siècle que, « la souveraineté d’un Etat est la qualité de cet État de n'être obligé ou déterminé que par sa propre volonté, dans les limites du principe supérieur du droit, et conformément au but collectif qu'il est appelé à réaliser ».

Cette volonté dont il s’agit ici, est celle du Peuple conformément à ce qu’il veut qu’il soit réalisé. La souveraineté nationale appartient au Peuple qui l'exerce, disent les hommes du Droit. Depuis août 2020, date de rupture de l’ordre constitutionnel, c’est tout le contraire de cet état de droit et de démocratie que vivent le Mali et les maliens, en raison des réactions rétrogrades et impulsives de la CEDEAO et de la communauté internationale contre le Mali. Où étaient la CEDEAO et cette communauté internationale lorsque pendant 7 ans, le Peuple souverain du Mali décriait la mauvaise gouvernance du régime d’IBK, gangrené par une corruption à ciel ouvert, une gabegie financière incontrôlée et un népotisme au mépris de l’égalité des chances ou du mérite et aussi, quand le mensonge d’Etat prenait corps et force ?

Toutes ces difficultés ont fini par faiblir l’Etat du Mali dans tous ses fondements, de Kayes à Kidal. La conséquence immédiate de cet état de fait est que la République n’a pas pu résister à une horde de terroristes parvenue à s’y implanter depuis 2013, en s’attaquant aux symboles de l’Etat et en laissant des populations martyrisées, entre l’angoisse, le désespoir et la pauvreté après la destruction de leurs habitats, greniers et champs. Malheureusement, c’est ce moment précis de l’histoire sombre du Mali que la CEDEAO choisit pour brandir ses intimidations, ses menaces et ses sanctions, bref une série de diktats à chaque fois que sa délégation débarque à Bamako.

Aujourd’hui, les maliens ont l’impression d’être méprisés et abandonnés à leur propre sort et leurs vraies préoccupations ignorées par la CEDEAO et la communauté internationale. Cette posture qui anime ces institutions contre les intérêts suprêmes du Mali, est incompréhensible et contraire aux principes de la Charte des Nations-Unies relative au respect de la souveraineté nationale et internationale d’un Etat. Souffrir de la guerre depuis 2013 contre les terroristes sans foi, ni loi, appuyés de façon furtive par la France, avec la bénédiction de certains de nos compatriotes en manque de repère, qui appellent le Conseil de Sécurité, la CEDEAO et l’Union Africaine à faire davantage de pressions sur nos autorités de la Transition sur le respect du délai de la durée de la transition et à la tenue d’élections générales en février 2022, est tout simplement une option irréaliste, suicidaire et inadmissible, compromettant beaucoup plus, la stabilité politique et institutionnelle de la République du Mali dont cette communauté internationale prétend rétablir.

Sont les ennemis du Mali, ceux qui n’ont pas voulu voir couler, le sang et les larmes des maliennes et des maliens, entendre les cris et les pleurs d’enfants, de femmes et de vieillards des villages, amplifiés et répétés par les échos de nos forêts et montagnes depuis 2013. Sans doute, la CEDEAO est bien cette ennemie du Mali. Quand on raisonne, la logique veut qu’on agisse suivant la volonté du Peuple qui détient le vrai pouvoir qu’il délègue à ses dirigeants. C’est donc avec ce Peuple mature, respectueux et vertueux du Mali, que la CEDEAO et la communauté internationale doivent discuter.

Au lieu de cette démarche de sagesse, l’ONU emboîte aussi le pas à la CEDAO en envoyant une délégation du Conseil de Sécurité pour la même exigence, ignorant que des solutions consensuelles, efficaces et durables ne sauraient prospérer dans les conditions actuelles d’insécurité et d’instabilité, autrement dit, pas d’élections inclusives, transparentes et acceptées qui pourraient produire au bout de quelques semaines, quelques petits mois, les mêmes effets que nous vivons depuis 2012. Les vœux légitimes du Peuple du Mali fort exprimés par les maliennes et les maliens s’articulent autour de la reconquête intégrale du territoire national et les réformes politico-institutionnelles tels que le nettoyage systématique du fichier électoral, la révision du code électoral, de la Charte des partis politiques et de celle de la Constitution de 1992, etc., qui passent avant toute organisation d’élections qui n’est pas une priorité en ce moment.

C’est en refusant toutes ces pistes, ces options que le Peuple du Mali propose comme recettes, que nous avons noté la énième visites à Bamako, d’une délégation de haut niveau de la CEDEAO le dimanche 18 octobre 2021 à Bamako, sous la conduite du Président en exercice de la Conférence des Chefs, le Président ghanéen Nana Akufo-Addo, pour exiger aux autorités de la Transition, le respect strict des échéances électorales de février 2022 et de surseoir à l’organisation des Assises Nationales de Refondation qui sont pourtant l’émanation du Peuple souverain du Mali en dépit de l’opposition de certains partis politiques préoccupés par la conquête du pouvoir en février 2022.

C’est aussi dans cette optique, que la délégation du Conseil de Sécurité des Nations-Unies est arrivée à Bamako le samedi 23 octobre 2021 pour la même cause, celle défendue par la CEDEAO depuis août 2020. Ce jeu de dupes et de pressions auquel se livre la CEDEAO, porte-voix de la France, au nom d’un agenda caché, les maliens l’ont compris. Ce qui explique depuis quelque temps, cette voix discordante entre les maliens qui défendent à tout prix, les intérêts supérieurs d’un pays en péril, la CEDEAO et la communauté internationale, aux approches attentatoires à la dignité et à la souveraineté du Peuple du Mali.

C’est pourquoi, nous souhaiterions lors de la prochaine visite de la délégation de la CEDEAO ou du Conseil de Sécurité au Mali, que les rencontres avec les autorités de la Transition, se passent dans une des localités du Pays Dogon afin que cette délégation se rende bien compte, du niveau d’insécurité et de déliquescence (absence de l’Administration et des services sociaux de base, de la fermeture des écoles, etc.) de l’Etat du Mali, en proie au terrorisme violent et meurtrier depuis 2013. Par contre, le coup d’Etat en Guinée contre le Président Condé n’a pas la même thérapie de choc qu’au Mali, de la part de la CEDEAO qui s’est contentée de sanctions assez légères. N’y a-t-il pas eu encore du « deux poids, deux mesures », pour la même cause ? Aujourd’hui, beaucoup de maliens s’interrogent sur quelle sera la suite si toutefois, les élections de février 2022 venaient à être ignorées par les autorités de la Transition qui préfèrent entendre la voix légitime du Peuple du Mali, plutôt que de se soumettre aux injonctions ou diktats de la communauté internationale ?

Wait and see !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, Enseignant chercheur- ENSup- Bamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’autodétermination des peuples :  Ce  droit est&#45;il refusé aux maliens  par l’Etat français?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lautodetermination-des-peuples-ce-droit-est-il-refuse-aux-maliens-par-letat-francais-2948122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:29:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la seconde guerre mondiale, il a été reconnu à tous les peuples, en théorie, un droit de disposer d’eux-mêmes. Les nations Unies se sont alors fixées comme objectif de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et de prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix dans le monde ». Pour atteindre l’ambition affichée, l’article 1 de la Charte des Nations Unies, consacrant le principe du droit à l’autodétermination, fut adopté par les instances de l'ONU.

Cette charte venait donc d'introduire une plus grande humanité dans les relations internationales et relations entre différents peuples. Bien évidemment les nouveaux États, accédant à l’indépendance dans les années 60, ne pouvaient qu’apprécier la reconnaissance officielle d'un droit naturel.

Pourtant, encore de nos jours la question du respect de ce droit naturel se pose. Les États décolonisés, pour divers motifs, demeurent sous joug de l'ancien colon. Le fait n’est pas reconnu, l’ancien colon se gardant bien d’avouer l’existence d’un néocolonialisme. La France (par exemple) a toujours nié à avoir un pré-carré en Afrique de l'Ouest. Mais l’indépendance acquise par les anciennes colonies, le cas du Mali, demeurant une indépendance de façade, le néocolonialisme apparait de plus en plus pesant.

En réalité,  la relation franco-malienne est assez complexe. Le Mali est un État dont la souveraineté n'est pas contestée par la France. Toutefois, les faiblesses de l’économie nationale, l’insécurité récurrente et la mauvaise gouvernance incitent une ingérence française. Si elle n'est pas voulue dans tous les cas, cette ingérence est dans certains cas recherchée, dans d’autres cas elle est provoquée.

Ainsi, le peuple malien est perdu dans les méandres des relations franco-maliennes. Les voies s’élèvent pour scander « à bas la France » et les extrémistes vont jusqu’à brûler le drapeau français lorsqu’éclate entre les autorités respectives des deux pays un conflit d’intérêts. Très souvent,  la société civile comprend mal et encaisse mal les positions prises par la France. Les tensions montent car les maliens ont le sentiment d’être méprisés par une France qu’elle a pu qualifier « d’arrogance et d’ingrate ».

Paris, accusé d’avoir importé le terrorisme au sahel pour s’approprier les richesses du sous sol, se défend tant bien que mal. Scandalisé par une telle accusation alors même que les fils de la nation française meurent tous les jours pour la défense du Mali, Paris multiplie les communiqués. Le couple France-Mali se dispute mais le divorce n'est pas envisageable en dépit des frustrations ressenties par les enfants.

Au fond, si les maliens réclament le droit de disposer d’eux-mêmes de la façon qu'ils jugent la plus appropriée, la France doit comprendre cela. D’ailleurs, elle nie avoir un quelconque intérêt au Mali qui pourrait justifier une ingérence. Ses troupes ne sont sur le son malien que parce que les autorités locales l’ont voulu. Il suffit donc que ces dernières l’invitent à retirer ses troupes pour qu’elle le fasse. Le peuple malien, selon le président Macron, demeure libre du choix de se défendre sans la France et notamment en ayant recours à d’autres partenaires.

Mais en brandissant la menace de son départ du champ de bataille si le Mali fait appel à des mercenaires, ne contraint-elle pas l’État malien à limiter ses options ? Les maliens ne sont-ils pas en droit de rechercher la sécurité de leur territoire sans se soucier des convenances de l’Etat français ? Toute opposition de la France au projet de diversification des partenaires de lutte ne constitue-t-elle pas une négation implicite du droit du peuple malien à disposer de lui-même ?

Si le refus de Paris de côtoyer des « mercenaires » est en principe légitime, la préservation de l’Etat, Barkhane n’ayant remporté que de timides batailles, doit primer. Les maliens s’attendaient à ce que Paris propose une alternative au recours à un groupe privé de sécurité au lieu d’un rejet en bloc d’une solution destinée à pallier les inconvénients d’une diminution des troupes françaises. Le peuple malien lui sait gré pour les investissements (humains, matériels et financiers) que la France fait au quotidien dans cette lutte. Mais elle ne saurait se substituer à l’Etat souverain du Mali pour la prise de décision concernant la conservation de l’intégrité du territoire malien. Paris a un devoir de conseil et d’assistance mais en aucun un droit d’ingérence en dépit  de l’incongruité de la décision envisagée par les autorités maliennes.

Il faut faire place à une diplomatie raisonnée qui serait plus conforme au principe de la liberté de choix des peuples. Le bras de fer doit cesser. Emmanuel Macron, en position de force, doit revenir à de meilleur sentiment et se rappeler les enjeux sécuritaires en cause. Un sahel déstabilisé sert mal les intérêts français. Les autorités maliennes ne peuvent se permettre de perdre ce partenaire incontournable. L’émotion doit faire place à la raison….

Vive la République du Mali

Vive la France

Vive l’amitié des peuples Maliens et français

<strong>Dr DOUGOUNE Moussa</strong>

<strong>Professeur d’Enseignement Supérieur</strong>

<strong>Consultant/Formateur en Droit</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>(La Chronique politique de Monoko) : lls étaient tous heureux d&amp;apos;être avec macron qui avait besoin d&amp;apos;eux !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sommet-france-afrique/la-chronique-politique-de-monoko-lls-etaient-tous-heureux-detre-avec-macron-qui-avait-besoin-deux-2948115.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:22:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'émotion avait bien dominé les séances de théâtres organisés par Emmanuel MACRON. Les africains  choisis et invités, ont beaucoup applaudi. Dans la forme du spectacle, l'événementiel a réussi. Et les organisateurs peuvent bien se féliciter d'avoir réussi ce grand coup de Marketing Politique. La France pouvait-elle se décider d'organiser un tel événement, sans viser de grands enjeux ? Pouvait-elle organiser ce SOMMET sans l'idée de convaincre les africains, à adhérer à vision ? Pouvait-elle organiser ce SOMMET pour perdre son influence en Afrique ?  Voilà pour nous, quelques questions de fond, utiles et nécessaires à  analyser.

En vérité, la France a nettement et bien compris, que ses anciennes colonies ont pris conscience et luttent par conséquent, pour s'affranchir totalement. Déjà, certains pays africains ont décidé d'ouvrir leurs visions, sur la diversification des partenaires, dans le cadre des accords de coopération.  Pire, partout sur le Continent et dans la Diaspora, les populations portent concrètement la lutte pour la rupture, en critiquant et dénonçant la mauvaise Politique française en Afrique.

Sur le terrain de l'information et de la communication, les médias français n'ont plus le monopole. Les africains totalement conscients, mènent une véritable lutte d'information et de communication, en dévoilant la mauvaise Politique française en Afrique et exposant ses conséquences fâcheuses sur les populations et tous les secteurs du développement. En Centrafrique, au Burundi et au Mali, la France y est farouchement mise en compétition avec d'autres grandes puissances, dont la Russie. Surtout que les crises politiques, sociales, économiques et sécuritaires, sont causées et entretenues par la France elle-même.

Face à ces réalités, la France craignant de perdre l'Afrique de ses anciennes  colonies, a décidé de mener une offensive Communicationnelle. Les cibles sont nouvelles à savoir : la jeunesse, la société civile et les hommes d'affaires. Le But recherché est que la France reste toujours en Afrique de façon exclusive. La stratégie de marketing Politique a été de communiquer directement de façon physique, avec la jeunesse, la société civile et les animateurs des milieux des affaires, aux fins de les ériger, en porte-paroles et défenseurs de la France en Afrique.

Vu l'enjeu hautement capital pour la survie de la France en Afrique, l'État français a opté de miser fort sur ces nouvelles cibles. Et oui, la mission a été bien remplie. Ces africains choisis, ont fait leurs spectacles et se sont vivement applaudis, car tous heureux d'être en présence du président français Emmanuel MACRON.

Tous leurs discours dont les thèmes étaient déjà définis, n'ont fait que renforcer la vision France. Et, très émotifs, ils se réjouissent sans tenir compte des enjeux, ni du But que la France vise à travers cet événementiel de marketing Politique.

Ainsi est née, une nouvelle génération des pro-français !

<strong>MONOKO TOALY</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique</strong>

<strong>DG AFRIQUE MÉDIA TV pour l'Afrique de l'Ouest</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Déjà  deux ans et  Le  Pélican continue  son envol</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-deja-deux-ans-et-le-pelican-continue-son-envol-2948112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-deja-deux-ans-et-le-pelican-continue-son-envol-2948112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avec ce soixante-quatrième  numéro, votre hebdomadaire  Le Pélican fête dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique et sanitaire nous y oblige,  son deuxième  anniversaire. Le canard rentre ainsi dans sa troisième année.  Et, nous comptons bien sûr  fêter  une quantité d’autres anniversaires, par la grâce d’Allah,  avec  nos lecteurs, annonceurs et partenaires.  Le Pélican  a donc déjà deux  printemps ?  Evidemment,  vu que   c’est  le 09 octobre  2O19 que la   première parution  (le numéro 000)  du canard  a été mise  dans les kiosques ! Or,  nous sommes aujourd’hui le 13 octobre  2021.

Dans l’édito de lancement, nous  avions promis  à nos lecteurs que Le Pélican ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions aussi promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses. En deux  années  de parcours, nous pensons en toute humilité que ces promesses sont bien tenues.  Même  si  c’est au lectorat d’en juger le contenu !  Mais, de toute façon,  Le pélican continue inexorablement son envol avec  espérance, en dépit du fait que  le chemin est plein d’embûches.

La ligne éditoriale de Le  Pélican  dérange certainement des   animateurs de la vie sociopolitique.  Nos analyses  et points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois certains  politiciens, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction et expriment leur avis. Que chacun reste à sa place, semblent-ils penser.  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective. Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

&nbsp;

Non, cela ne marchera pas avec  la rédaction de Le Pélican !  Puisqu’en choisissant le  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants. A cet effet, nous ne nous lasserons  jamais d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver.

&nbsp;

Nous réitérons donc l’engagement ferme de demeurer  constant, en dépit  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Que nous avons voulu indépendante et libre. Pour  ce faire, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Il représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne.

Toutefois, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse est un fournisseur  de  service public. A cet effet, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette requête !

Bonne  et  heureuse   année  2021  à vous tous,  chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi  à  tout  le peuple malien.  Puisse Allah nous donner  la chance de voir l’année 2022  en pleine forme ! Alors Le Pélican,  bon anniversaire et bon vent !

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assises Nationales de la Refondation :  Des propositions concrètes pour sa réussite!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assises-nationales-de-la-refondation-des-propositions-concretes-pour-sa-reussite-2948111.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:15:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’organisation des Assisses nationales de la Refondation (ANR) est  prévue du 25 octobre au 21 novembre 2021.  Si les Assises  sont inclusives, elles  valent la peine que nous lui consacrons du temps, car elles ouvriront la voie à un Mali apaisé où les fils du pays, comme un seul homme,  se mettent d’accord sur l’essentiel pour sauver la patrie meurtrie, à la fois par les ennemis de la république et la mauvaise gouvernance. </em>

En effet,  le dialogue inclusif est l’arme sociale la plus apte en temps de crise à résoudre les problèmes multidimensionnels auxquels notre pays est confronté. Cette réflexion s’inspire des expériences de certains pays africains. Pour amener ces divers groupes à s’approprier du processus de dialogue, il est absolument nécessaire pour ceux qui sont chargés de sa mise en œuvre de trouver une attente préalable de base sur quelques points :
<ul>
 	<li>amener au préalable les acteurs maliens clés à une compréhension commune de l’inclusivité ;</li>
</ul>
Pour ne pas réinventer la roue, nous empruntons  la définition d’un praticien du dialogue : je cite <em>« le dialogue inclusif est défini comme des conversations structurées et facilitées sur une question préoccupante par les représentants des divers groupes et institutions qui sont ou peuvent être affectés par la question, de façon positive ou négative » (Practices from Peace and Development Advisors, Issue no. 1/2017).</em> Au Mali, ces questions sont nombreuses et elles n’affectent pas de la même manière les groupes en présence. D’où les immenses, mais non ingérables difficultés d’assoir le dialogue à l’échelle nationale.
<ul>
 	<li>dresser une cartographie détaillée des acteurs nationaux en tenant compte du sexe, de l’âge et de la <strong>légitimité sociale et politique des participants</strong> ;</li>
 	<li>définir une méthodologie claire et les <strong>critères de sélection des participants</strong>;</li>
 	<li>élaborer des <strong>thématiques transversales</strong> qui touchent la majorité des participants, entre autres, la sécurité, la gouvernance, la corruption, la prolongation de la durée de la transition, l’organe unique, le statut de Kidal, la mise en œuvre de l’accord et les relations avec les partenaires</li>
 	<li><strong>recenser dès le départ le nombre de protestations d’exclusion dans les groupes, société politique, civile et les médias pour négocier leur participation</strong>;</li>
 	<li>rassurer et garantir que les résultats des assises seront appliqués à la lettre par les institutions de la république.</li>
</ul>
Les (5) premiers points sont importants pour garantir « <strong>l’inclusivité de processus</strong> » et le 6<sup>e</sup> pour « <strong>l’inclusivité de résultats</strong> ».

Les deux ne sont pas forcément liés selon les transitologues. Le processus du dialogue peut être inclusif, mais l’inclusivité de résultats n’est atteinte que lorsque les résultats (consensuels et définitifs) du dialogue sont appliqués par l’État de gré ou sous la pression après coup.

Les autorités et les acteurs principaux doivent œuvrer, à assurer à la fois l’inclusivité horizontale (qui fait référence à la participation d’acteurs clés qui ont la capacité de mettre en œuvre ou de gâcher la paix et qui représentent des groupes importants) et l’inclusivité verticale, laquelle (fait référence à la mesure dans laquelle de plus grands segments de la population ont accès à la prise de décisions et à l’influence qu’ils y exercent, en mettant particulièrement l’accent sur les secteurs et les groupes sociaux auparavant marginalisés dont les voies sont inaudibles).

Dès lors que ces principes ne sont pas observés, les assises seront perçues par certains groupes sociaux et politiques comme un instrument politique de revanche au service d’un clan politique et non plus un espace de sublimation de conflit. Si malgré tout, les assises se tiennent, elles le seront, mais sans « inclusivité de processus ».

Déjà depuis longtemps en crise, le Mali ne devait pas se permettre de vivre une nouvelle crise de la transition.

<strong>Birama DIAKON</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le statut « particulier »  de  Kidal :  Une quinine à avaler pour les Maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-statut-particulier-de-kidal-une-quinine-a-avaler-pour-les-maliens-2948126.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:12:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Pour comprendre la situation qui règne à Kidal, un rétrospectif est nécessaire. En 2013, surpris par la rapidité de la reconquête par l´opération Serval et la perte de l´initiative des djihadistes sur le terrain, le groupe Ansar-Eddine éclate. Algabass Ag Intalla, fils ainé d’Intalla Ag Attaher (Paix à son âme) le chef traditionnel de Kidal à l’époque se sauve. Il crée le 24 janvier 2013 le Mouvement islamique de l´Azawad et appelle à un cessez-le-feu et prône une « solution pacifique ». </em>

Selon ses propos Iyad Ag Ghali : « est allé trop loin » (Procès-verbal, 4 février 2013). Les dissidents rédigent un Communiqué dans lequel,  ils affirment de la manière la plus solennelle, que leur Mouvement se « démarque totalement de tout groupe terroriste et rejette toute forme d´extrémisme et de terrorisme et s´engage à les combattre ». Le frère d’Algabass Ag Intalla, Mohamed Ag Intalla fonde à son tour le 2 mai 2013, le Haut conseil de l’Azawad (HCA).

Les deux entités fusionnent le 19 mai 2013 pour donner naissance au Haut Conseil Unifié de l´Azawad  (HCUA) dont le chef n´est rien d´autre que le feu père Intalla Ag Attacher, ancien Amenokal de Kidal. Le revirement de ces groupes a été spectaculaire. Avant Serval, ils disaient des Maliens, « nos voisins » étaient djihadistes ou flirtaient avec eux, mais à présent, ils sont pour la république et opposés aux djihadistes qu’ils considèrent comme des ennemis à abattre.

L’opération Serval a donc contribué à mettre fin à la sanctuarisation des groupes Djihadistes, à modérer les positions des groupes rebelles envers la république. Mais, son rapprochement avec le MNLA a compliqué ses rapports et avec l’État, les FAMa et les populations. En effet, le souhait des Maliens, comme de leur Président était d´étendre l´intervention militaire à toutes les zones occupées et par les djihadistes et par les groupes armés jusqu´au recouvrement total et immédiat de l´intégrité territoriale. Mais à la surprise générale, les FAMa furent tenus à distance de la région Kidal, fief de la rébellion.

Aucune raison officielle n´a été avancée pour expliquer cette tenue à distance des forces armées maliennes de la région de Kidal. Pierre Buyoya a tout simplement utilisé une métaphore en soutenant que <em>« Si on ne peut pas chasser son occupant, on est obligé de s´asseoir avec lui »</em> et d´ajouter que le cas de Kidal était une <em>« autre affaire »</em> tout en indiquant que le retrait de la CMA de Kidal n´était pas à l’ordre du jour puisque les accords de Ouagadougou ne l´avaient pas exigé. Alors que s´est-il passé ? La question lancinante des otages européens détenus, notamment français ou le risque d’un génocide ?

Certes, l’Opération Serval a mis hors d´état de nuire les groupes djihadistes, mais ceux-ci détenaient toujours dans leur fuite des otages qu´elle  voulait libérer. Elle avait donc besoin de soutiens locaux comme le MNLA et le MIA, maitres du moment de Kidal et fins connaisseurs des groupes djihadistes puisque certains leaders rebelles étaient avant l´opération des membres influents de ces groupes. On se rappelle que ce sont les mêmes leaders, dont Algabass Ag Intalla, Ag Bibi, Ag Haoussa et autres qui avaient signé au nom d´Ansar-Eddine l´accord de Ouagadougou.

Le souci de libérer les otages français suffit-il pour expliquer le « blocus » de Kidal ?  Est-ce aussi pour éviter un éventuel « génocide » des Touaregs par les FAMa que certains ont évoqués ? Bien sûr, des risques bien réels existaient pour la survie de certains Touaregs, mais un massacre à large échelle était improbable à Kidal selon certains Maliens, pour la simple raison que les militaires maliens ne sont pas animés de sentiments génocidaires.

Certes, les multiples défections de leurs camarades d´armes Touarègues, les exactions dont ils sont souvent,  de part et d’autre,  les auteurs,  ont créé un sentiment de méfiance et de rejet, mais un génocide paraissait improbable dans le contexte malien avec la présence d´une médiation multilatérale et la fragmentation sociale des groupes armés Touaregs en anti et pro république. Nous apprenons quelques raisons non officielles à travers un rapport de fin de mission rédigé par des parlementaires français interpellés par les députés maliens sur le refus du déploiement des forces maliennes à Kidal.

Le rapport de fin de mission, révèle qu´au moment de leur rencontre avec les parlementaires Maliens : <em>« Plusieurs éléments plaidaient encore en faveur d´une approche prudente au plan militaire dans le traitement de la question de Kidal ». </em>L´un de ces éléments,  selon les rapporteurs,  est qu´il aurait été difficile à l’opération  Serval d´agir à Kidal où  il aurait eu à faire face à une « <em>opération de contre-insurrection en milieu urbain à la différence de Sévaré où le champ de bataille était un front au sens classique ». </em>

L´autre élément est que l´opération Serval ne pouvait pas intervenir, puisque son mandat était limité à la lutte contre le terrorisme. En effet, les Touareg étant des Maliens, les rapporteurs ont estimé que le statut de la ville <em>« mérite d’être abordé en premier lieu dans le cadre d’un dialogue national malien, d’ailleurs engagé dès le 18 juin 2013 avec les accords de Ouagadougou, plutôt que par une intervention militaire étrangère ».</em>

Enfin, de leur avis, le cantonnement des membres du MNLA devait permettre de <em>« faire le tri »</em> entre ceux qui acceptent une démarche de négociations et ceux qui la rejettent, les premiers ne devant plus dès lors être traités en terroristes. Leur conclusion que nous rapportions in extenso est le suivant : <em>« En tout état de cause, il ressort des renseignements fournis aux rapporteurs que le cas de Kidal peut difficilement être abordé de la même façon que ceux de Tombouctou ou de Gao. En effet, la stabilisation de ces deux dernières villes a été accomplie au prix de mouvements de populations dans lesquels le degré de contrainte mériterait d’être étudié de façon approfondie : ceux que les Maliens appellent les « peaux claires » (Touaregs et Arabes) ont quitté ces zones, qui sont désormais très majoritairement occupées par des Songhaï. De tels mouvements ne sont pas envisageables à Kidal, ville où les Touaregs sont nettement plus concentrés. ».</em>

Le « tri » auquel faisaient allusion les rapporteurs a eu lieu, mais seulement en partie puisqu´il n´a pas eu les résultats escomptés Il n´a pas eu raison de la proximité des rebelles de Kidal avec les djihadistes des maquis, obligeant le ministère français de la Défense de l´époque à dénoncer en juin 2016, le <em>« double jeu »</em> des ex-rebelles du Haut Conseil pour l´Unité de l´Azawad(HCUA), donnant ainsi raison aux Maliens qui n´ont de cesse dénoncer dès le départ cette proximité.

Ces raisons (de stratégie militaire) ne suffisent pas pour les Maliens pour justifier le « blocage » des FAMa. De l´avis de la plupart, la situation à Kidal reflète l´option politique prise par la France de Hollande au Mali, celle-ci consistant à tirer un trait d´égalité entre la rébellion et l´État malien. Ce positionnement est perçu par certains chercheurs comme une rupture d´avec la politique françafricaine d’antan (Bayart), par contre, d´autres pensent exactement le contraire. Thurston A. (2013) à titre d´exemple, trouve que l´équation est dangereuse puisqu´elle se fonde sur des a priori : que les Touaregs du MNLA représentent les « bons » Touaregs, qu´ils peuvent parler au nom du nord du Mali et constituer une alternative politique et militaire aux islamistes. Toujours selon Thurston, cette équation ignore également les tensions interethniques au nord du Mali.

La situation qui règne à Kidal ressemble fort pour les Maliens à une quinine à avaler. Alors, le Premier ministre, à l’époque Moussa Mara, décide d’y effectuer une visite de travail le 17 mai 2014. Sa délégation est prise en partie par les groupes rebelles. À Bamako et dans toutes les capitales régionales, des manifestations sont organisées par les populations pour exprimer leur mécontentement aux forces françaises et onusiennes.

Blessées dans leur amour propre et fierté nationale, les FAMa attaquent la ville le matin du 21 mai 2014. Ils parviennent à occuper la ville pendant quelques heures. Mais, la réplique des forces rebelles est foudroyante. Les affrontements se solderont du 17 au 21 mai 2014 par la mort d´une cinquantaine de personnes et d´autres seront pris en otage. Kidal une fois de plus s´est vidé des agents et de tout symbole de l´État, laissant les rebelles régnés en maitres absolus

Depuis cette date, malgré l’application de certaines mesures de l’accord par l’Etat malien, Kidal reste toujours hors du champ de contrôle de l’Etat malien. Mieux, ce statut est devenu une menace pour certains Etats voisins dont le Niger. Qu’attendent la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies et la France pour se pencher une fois pour toute sur le cas de Kidal ?

<strong>Birama Diakon, Anthropologue</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Macron, au sommet de son sommet :  La nouvelle méthode : un affront aux africains ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sommet-france-afrique/macron-au-sommet-de-son-sommet-la-nouvelle-methode-un-affront-aux-africains-2948120.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:06:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis novembre 1973, sous la présidence de Pompidou, le sommet France-Afrique est une rencontre annuelle d'une haute importance. Cette rencontre, entre chefs d'États africains et les présidents français, aux allures d'un briefing entre patron et employés, a toujours été l’occasion pour l’Élysée de prendre la mesure des impacts des politiques menées dans le pré-carré français. Ainsi, le colon peut-il sonder, tout en écoutant les attentes des africains, le degré d’influence qu’il peut avoir sur ces « partenaires « qui font de lui une puissance mondiale.</em>

C’est aussi l’occasion pour les invités de marque, sous une domination évidente mais non apparente, de faire le point sur les relations multilatérales qui les lient à la France et aux uns et autres. Mais cette année, le jeune président Macron a voulu innover. Il a porté son regard sur la société civile, peut-être pour entendre un autre son de cloche. Ce choix est-il motivé par une méfiance à l’égard des chefs d’Etat africains ou par une volonté d’être à l’écoute des générations futures plus concernées et plus impliquées dans la recherche de solutions à long terme pouvant aboutir à une libéralisation du continent ? Nul ne connait les vrais motifs de changement soudain.

En revanche ce que l’on sait c’est que les invités, des jeunes patriotes, n’ont pas manqué de poursuivre le président français jusque dans ses retranchements. Les adversaires ont été moins dociles qu’il espérait. Il avait l’habitude des échanges mielleux avec des politiciens soucieux d’être adoubés par la France mais il a découvert la fougue d’une jeunesse en ébullition. Il s’est bien prêté au jeu et cela lui a permis de prendre la mesure de la frustration des peuples africains.

Au sommet de son sommet, le président Macron a toutefois refusé de reconnaitre la nécessité de demander pardon car pour lui,  l’heure est à la « reconnaissance ». Oui, il se dit président d’une France reconnaissante à l’Afrique pour le sacrifice d’hier et celui d’aujourd’hui. Pour tenter d’honorer cette dette, le président Macron a fait des annonces de solutions alternatives aux aides au développement qui n’ont profité jusqu’ici qu’aux dirigeants africains.

C’était donc une bonne idée de rencontrer ceux qui n’ont jamais pu faire entendre leurs mécontentements de la politique menée depuis l’indépendance des anciennes colonies françaises. Prions pour que désormais le sommet France-Afrique continue d’être une occasion de donner la parole aux plus concernés. Nous n’y irons plus à Paris pour nous gratter la tête ou peser nos mots pour éviter de vexer un hôte qui a plus à gagner que nous-mêmes. Ce sommet ne doit plus être une occasion de faire de la politique politicienne entre Chefs d’Etat cherchant la bénédiction de la toute puissante France.

<strong>Dr DOUGOUNE Moussa</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rattachement  de Kabalabougou à Bangoumana :  Une méprise  grossière de l’Administration!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rattachement-de-kabalabougou-a-bangoumana-une-meprise-grossiere-de-ladministration-2948118.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:02:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre du nouveau   découpage territorial et administratif du Mali, le village de Kabalabougou, frontalier de Kalambabougou (commune IV du District), a été rattaché à l’Arrondissement de Bangoumana. Les populations de Kabalabougou sont vent debout contre cette  décision inadmissible des pouvoirs publics.  C’est pourquoi les groupements  et associations (coordination de jeunesse, femme, imamat),  à travers une assemblée générale présidée par le Chef du village, Issiaka Traoré, demandent aux autorités administratives et politiques de corriger ce qu’elles considèrent comme une méprise grossière. Ils ont officialisé leur requête par une correspondance (en date du 12 septembre) qui a été adressée au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Lisez in extenso son contenu !

« Monsieur le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Nous venons par la présente lettre, solliciter  auprès de votre  haute bienveillance, la prise en charge  de notre préoccupation par rapport au découpage administratif qui est en cours. Monsieur, tous les groupements et associations se sont réunis chez le Chef de village de Kabalabougou, le dimanche 12 septembre 2021 à partir 9 heures avec comme seul objectif, le rattachement du village de  Kabalabougou au  District de Bamako. Vu que le village de Kabalabougou est le premier village frontalier du District de Bamako au niveau de la commune quatre (Kalambabougou), l’assemblée générale trouve incohérent son rattachement à l’arrondissement de Bangoumana. L’Assemblée suggère de prendre des dispositions utiles et nécessaires  pour le rattachement du village de Kabalabougou au District ».

<strong>NB :</strong> Le village de Kabalabougou fait présentement partie de la commune rurale du Mandé. Il est situé entre le village de Samaya (commune rurale du Mandé)  et celui de  Kalambabougou (Commune IV du District). Avec le nouveau découpage, Samaya et Ouézzinbougou (actuellement dans la commune du Mandé) vont faire partie du District. Alors pourquoi procède-t-on à  un découpage territorial et administratif qui va faire du village de Kabalabougou une enclave dans le District ? Pourtant, il est  situé à moins de 10  kms du centre-ville de Bamako !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  La désillusion de l’Elysée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-desillusion-de-lelysee-2947097.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 01:40:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Dans ce que j’attends, c’est que le processus électoral soit fait, que ceux qui sont là par le fruit d’un coup d’Etat respectent la vie démocratique et arrêtent de mettre en prison les dirigeants politiques… ».  Ces propos condescendants  et paternalistes d’Emmanuel Macron,   adressés à aux  autorités maliennes de la Transition, ne sont ni plus ni moins  qu’une véritable  déclaration de belligérance contre l’Etat malien mais aussi une injure à son  peuple souverain.

Ces invectives du Chef d’Etat français, comme de coutume, ne sont  pas spontanées. Elles  surviennent quelques jours seulement après  que des propos peu amènes  soient aussi proférés par  ses  ministres  des Armées  et des Affaires Etrangères.  Pourtant, la France n’a pas vocation  à dire ce que  les autorités maliennes doivent ou ne pas faire. Encore moins  à gérer le Mali ! Pourquoi s’ingère-t-elle tant dans les affaires intérieures du Mali ? Incontestablement, pour ses seuls intérêts ! C’est pourquoi  le discours-réquisitoire  prononcé par le  PM malien,  devant l’Assemblée Générale des Nations Unies,  agace Paris au Haut sommet !

Mais n’est-il  pas évident  que la fin de l’opération  Barkhane, décidée de façon  unilatérale par Paris, va placer le Mali devant le fait accompli et l’exposer à une espèce  « d’abandon en plein vol » ?  Dans l’affirmative, notre pays n’a-t-il pas alors le droit  d’explorer d’autres voies et moyens pour  combler  le vide sécuritaire ? C’est vrai, la France,  avec l’opération Serval, est intervenue en 2013 dans notre  pays pour stopper l’invasion  terroriste. Toutefois,  il est aussi une évidence, en dépit de la mue de Serval en Barkhane pour lutter contre le terrorisme,  l’Etat du  Mali ne contrôle que près d’un tiers seulement de son territoire national. Le Nord est occupé par l’armée française (Barkhane), la Minusma  et les indépendantistes de la CMA. Le Centre (région de Mopti et Ségou), où l’Etat est inexistant,  est quotidiennement  le théâtre  d’affrontements communautaires  meurtriers. Des villages entiers sont désormais rayés de la carte du Mali.

&nbsp;

Sans compter  que le Sud (région de Sikasso, Koulikoro) et l’Ouest (région  de Kayes) sont sous le joug du grand banditisme. Quotidiennement,  des véhicules de Transports en commun sont attaqués.  Des  passagers, dépossédés de leurs biens, meurent ou  sont blessés.  La présence massive de soldats internationaux (avec une armenda  ultramoderne)  au Mali ne sert pas grand ’chose. Elle  est bien un échec ! Il était alors  temps que les autorités maliennes  fassent in fine devant la Communauté internationale,  le réquisitoire de cette  présence militaire internationale.

&nbsp;

De toute façon,  en tant que pays souverain, le Mali devrait,  un jour où l’autre,  décider librement du choix des partenaires avec lesquels,  il souhaite  coopérer pour  se sortir de son enlisement au plan sécuritaire. C’est certainement  ce qui explique  cette  courageuse  sortie internationale  du Chef du Gouvernement malien.  Choguel n’a fait que  plaider la cause de son pays très meurtri. Mais soyons vigilants et unis. Car  ce réquisitoire  n’est pas sans conséquence, tant  la France ne va pas croiser les bras. Chers  maliens, l’heure est  donc grave ! Alors, restons  mobilisés et  vent débout pour défendre notre patrie  désormais en danger de mort ! Nous n’avons que le Mali en partage !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coût des denrées alimentaires  au Mali	 : L’impuissance du gouvernement face à la spirale inflationniste</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/cout-des-denrees-alimentaires-au-mali-limpuissance-du-gouvernement-face-a-la-spirale-inflationniste-2947096.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 01:15:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On avait du mal à accepter les différents  rapports des nations unies augurant une famine susceptible de concerner des millions de maliens. Cela paraissait insensé pour ceux habitant la capitale parce qu'ils ne connaissaient que faiblement la rareté des denrées alimentaires. Mais avec le temps, en raison des crises multidimensionnelles que connaît le pays, la spirale inflationniste vient révéler au grand jour l’impuissance des gouvernements à relever le défi d’alléger le coût et de soulager la ménagère dont le panier est de plus en plus vide.

La liberté de fixation des prix a été saluée comme une avancée de la politique de développement de la concurrence qui devait profiter aux consommateurs. Mais elle  a été finalement la cause de bien de misères. Les commerçants les plus véreux s’adonnent à des pratiques inflationnistes aux mépris des nouvelles réglementations, à minima, imposées par les gouvernements successifs. D’aucuns se souviennent des promesses alléchantes de « Sir Kaou Djim », très loquace et prolixe sur le sujet, avant son arrivée au CNT. Des fausses promesses qui n'ont servi  qu’à abuser des consommateurs qui ne demandaient qu'une légère augmentation de leurs pouvoirs d'achat. Depuis, le gouvernement multiplie les communiqués et les initiatives sans pouvoir exercer une véritable influence sur la montée galopante des prix des produits de première nécessité.

Cela vient aggraver une situation déjà très difficile causée par l’insécurité dans les zones de production. La production et la distribution devenant plus difficile dans ces zones de guerre (au centre notamment), l’inflation est inéluctable. Les personnes déplacées viennent gonfler la population des zones urbaines et chacun tente, comme il peut, de survivre. Le cocktail Molotov de l’inflation et du chômage en masse d'une jeunesse mal formée donc mal préparée, est l’héritage d'un gouvernement improvisé pour assurer la transition. Très préoccupées et engagées dans la lutte contre l’insécurité généralisée,  les autorités ne peuvent que s’investir timidement dans la recherche d'une solution d’amélioration des conditions alimentaires de vie du malien.

Des solutions ont été proposées,  M. Mara a suggéré qu'on mette l’accent sur la production locale. Ce qui suppose un investissement sur les producteurs locaux afin d’améliorer la productivité et de faciliter le consommer local. C’est en effet une piste ! Quand on songe aux 3 millions d’hectares d'office du Niger mal exploités et laissés à l'abandon, on comprend l’insuffisance des politiques agricoles menées jusqu’à ce jour. Le pire est à venir car, hormis la lutte acharnée pour le pouvoir,  les partis politiques sont incapables de faire de vrais programmes de lutte contre la famine qui guette des millions de citoyens. Les références à la cherté de la vie ne sont que des slogans pour dénigrer le pouvoir en place. Mais les alternatives aux politiques publiques actuelles,  susceptibles de palier cette inflation galopante, font défaut.

Les débats publics  au sein de la classe politique, au lieu de porter sur les solutions concrètes à privilégier, se transforment en des procès d’intention. Les débats sont houleux non pas en raison de la pertinence des arguments mais simplement parce que le manque de programmes crédibles laisse la place à l’invective. En effet,  au lieu de nous dire comment ils comptent lutter contre la famine et la vie cher de façon concrète et durable, ils se livrent à une véritable diatribe sur la nécessité de refonder, de restructurer, d'harmoniser telle ou telle institution ou tel ou tel domaine.

Le grand perdant, c’est toujours les consommateurs-électeurs pris à revers  par l’incompétence, l’inconscience et le manque de leadership des commerçants parvenus à  maitriser l'espace politique pour des fins personnelles. Ces dernières décennies,  notre Assemblée Nationale était constituée de commerçants dont la plupart devaient leurs succès aux marchés publics,  obtenus par tous les moyens.

Aujourd’hui,  l’État dans son  agenda, est contraint de prioriser le volet agricole dans ses politiques publiques. Au lieu d’investir à  outrance dans le numérique,  qu’on n’a pas les moyens de produire faute de mains d’œuvres qualifiées, il devrait prendre à bras le corps la problématique de la modernisation de l’agriculture afin de promouvoir le bien-manger, socle du développement humain à long terme. Rappelons, pour mémoire, qu'en termes d'Indice de Développement Humain, le Mali occupe la 184ème place sur 189.

Or, hormis les grands discours,  non suivis d’actions concrètes, rien à été fait pour soulager la ménagère dont le panier est de plus en plus vide. Elle attend impatiemment des politiques fortes pour impacter sur le prix des produits de première nécessité. En attendant,  la famine gagne du terrain.

L’agriculture, l’éducation et la sécurité sont les seuls domaines qui peuvent impulser le développement. La faillite de l’État,  même si les autorités ne l'avouent guère,  ne permet pas d’embrasser tous les domaines à la fois. Comme on le dit, « qui trop embrasse,  mal étreint » !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>(La chronique   politique de Monoko) :  Attention, que les ambitions ne tuent pas la raison !</title>
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<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 01:13:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bonjour à vous tous !  Je voudrais saluer avec fierté, la nouvelle vision que les autorités de la transition au Mali, sont en train d'imprimer. Surtout, la question de la rupture d'avec l'esprit esclavagiste de la France. Déjà, tous les africains se réjouissent et espèrent que cela soit une totale réalité. Autre point très important à souligner comme positif, c'est bien la volonté de voir le Mali être débarrassé des criminels, terroristes, Djihadistes  et autres bandits  dangereux, qui endeuillent au quotidien la nation, en tuant les civils et militaires.

Sur la base de ces deux points, il est aisé de comprendre et même apprécier à sa juste valeur la joie qui anime aujourd'hui, la grande majorité des Maliens et africains. Mais que cette joie bien fondée d'ailleurs, ne s'érige pas en une ambition démesurée pour tuer la raison.

<strong>La RAISON ? </strong>

Oui ! Dis-je.

Dans cette noble vision d'autonomie du Mali, les nouvelles autorités maliennes que nous félicitons, méritent de notre part les bons raisonnements aux fins de leur succès. Il faut cependant, leur faire éviter les multiples erreurs qu'ont connues leurs prédécesseurs à la tête du Mali. En effet, nous avons tous vu de nombreux mouvements, associations et clubs de soutiens aux prédécesseurs. Ces groupements de fictions, ont tous trahi, en donnant toujours l'illusion que tout  serait parfait.

Pour nous, la scène politique et la gestion de la vie d'une Nation, sont essentiellement, les missions des Partis et Mouvements Politiques créés et reconnus, à juste titre. Leur but commun, est bien la conquête et la gestion du pouvoir. Alors, pourrait-on parler de la gestion du Mali, sans les Partis et Mouvements Politiques ? Il est clair que la réponse est "Non !"

Le vouloir ou le faire, ferait naître les dérives  antidémocratiques et dictatoriales. D'ailleurs, personne n'en souhaite. Vu  sous cet angle, il serait bien de penser à convaincre et surtout à impliquer, les Partis Politiques, dans la nouvelle vision que dessinent les autorités de la transition au Mali. En vérité, le Colonel ASSIMI GOITA, fait déjà un travail fièrement apprécié par la majorité des africains qui aiment l''Afrique. Il y a donc lieu d'aider à ce que ce travail se termine avec tous les honneurs.

Et dans cet esprit, le débat sur le délai de la transition au Mali,  intéresse  en première ligne la classe politique, car ce sont les Partis Politiques qui seront candidats. De même, l'équation sur les assises nationales, intéresse  la même classe politique. Quoi qu'on dise, les vrais acteurs de l'animation de la vie publique, ce sont les Partis et Mouvements Politiques. C'est à travers ces Partis et Mouvements Politiques que les Maliens s'identifient. Pourrait-on penser les négliger ? Non ! Les Partis Politiques ont  des militants et sympathisants qui sont tous des citoyens maliens. Devrait-on minimiser leur nombre et les écarter des assises ?

Il faut aller sur le terrain d'un consensus Politique, pour faire réussir la transition. Et cela passe par la présence des Partis Politiques à ces assises. Il faut convaincre les dirigeants et responsables de plus de 60 Partis Politiques qui ne prennent pas part aux tables rondes sur les assises. Pour toute idée de la prolongation ou non de la transition au Mali, les dirigeants actuels doivent demander et obtenir le soutien et l'adhésion de toute la classe politique, loin des clubs de soutiens nés, bien sûr, spontanément, comme au moment d'ATT, HAYA SANOGO, DIONCOUNDA TRAORE et IBK.

Généralement, les mouvements, associations et clubs de soutiens, n'ont pas de vision au sens Politique du terme. Ce sont des mouvements spontanés qui vivent des conjonctures éphémères. Ils ne constituent pas une base solide pour tout pouvoir, transitoire soit-il. Les militaires à la tête du Mali, doivent être très vigilants pour éviter toute erreur Politique. Même s’ils doivent négocier  objectivement la prolongation de la transition, ils doivent faire en sorte, qu'il ait une harmonie entre eux et les politiques.

En toute sincérité, le dernier mot finit toujours par revenir, à la classe politique, si l'on exerce dans une sphère démocratique. Que DIEU bénisse et sauve la Nation malienne et son Peuple.

&nbsp;

<strong>MONOKO TOALY</strong>

<strong>Expert International en Communication et Marketing Politique.</strong>

<strong>DG AFRIQUE MÉDIA TV pour l'Afrique de l'Ouest</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Du Général de Gaule à Macron, pourquoi le Mali suscite&#45;t&#45;il autant d’enjeux géostratégiques pour la France ?</title>
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<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 01:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il n’est pas aisé de répondre à cette interrogation sans faire un bref rappel de quelques faits importants de l’histoire du Mali de la période coloniale et post-coloniale. En effet, dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'appétit des puissances européennes sont attirées par les richesses insoupçonnées de l’Afrique dont le Mali. En 1850, le Mali devient une colonie française sous l’appellation de Soudan français, en dépit des résistances héroïques menées par des rois comme Tiéba et Babemba Traoré du Kénédougou, Amadou Tall de Ségou, Niamodi  Sissoko du Khasso et Koumi Diossé Traoré du Bélédougou, etc., dont la lutte a précédé cette occupation.

En effet, depuis au temps des grands empires, le Soudan français est connu pour sa grande richesse en or. A partir des explorations effectuées sur ce territoire, les colonisateurs français découvriront plusieurs autres ressources naturelles énergétiques et minières inexploitées (pétrole, gaz naturel, hydrogène, bauxite, fer, cuivre, nickel, phosphate, manganèse, uranium, lithium, etc.). Au cours de cette époque, pour le contrôle, l’exploitation et l’exportation de ces ressources, la France met en place, d’impressionnants moyens, allant de la mise en place des dispositifs de surveillance et de sécurisation de ses intérêts, à la construction d’infrastructures (chemin de fer, routes, ports, barrages hydro-agricoles, etc.) et à la mise en valeur des milliers d’hectares de terres agricoles, mobilisant des investissements astronomiques.

C’est dans ce contexte qu’intervient par exemple, la construction du barrage de Markala en 1947 afin de développer sur les terres de l’Office du Niger, la culture du coton, du riz et de la canne, destinée à la métropole coloniale. L’occupation et l’exploitation économique du Soudan français vont durer jusqu’à l’indépendance le 22 septembre 1960. La première République vivra de 1960 à 1968 avec le Président Modibo Kéïta. En 1968, la République connait son premier coup d’Etat militaire mené par Moussa Traoré, lui-même renversé par une révolution populaire qui ouvre l’ère de la démocratie au Mali.

De 1992 à 2020, le pays a connu trois présidents à savoir, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Kéïta. Les régimes de tous ces présidents, sont marqués par la mauvaise gouvernance (corruption, injustice sociale, impunité, etc.), et une instabilité politico-institutionnelle achevée par des coups d’Etat. Ce qui est important de signaler, c’est que malgré cette indépendance acquise au prix du sang des héros et de la détermination des leaders politiques très emblématiques de l’époque dont Modibo Kéïta, Mamadou Konaté, Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko, etc., la présence, l’influence et la pression de la France se feront sentir sur tous ces régimes, en raison de ses enjeux géostratégiques importants au Mali.

Par définition, les enjeux géostratégiques en géographie, sont un objet auquel des acteurs (politiques, militaires, etc.), attribuent une valeur. C’est donc, ce qui est en « jeu », c’est-à-dire, une ressource ou un espace géographique tel que le territoire, de même que l'accès ou l'usage de cette ressource de cet espace. C’est là que le terme devient important en politique où il occupe une place de choix. En politique, la géostratégie est l’étude des moyens mis en place par un Etat, une puissance, pour parvenir à établir ses rapports de force et assurer la suprématie à l’échelle régionale et internationale. Il s’agit pour cet Etat, de mettre en œuvre des moyens militaires, politiques et financiers, pour contrôler ses intérêts, s’approprier des ressources que recèle un territoire conquis ou occupé, puis les sécuriser.

Ce qui revient à retenir que là où il y a des intérêts économiques d’un Etat, d’une puissance, il y a aussi des enjeux géostratégiques comme le cas français au Mali. L’accession du Mali à l’indépendance a du coup, freiné la visée expansionniste française et par la suite, l’attrait de son appétit sur les ressources naturelles hautement stratégiques comme le pétrole, le gaz naturel, l’uranium et le lithium, etc., encore non exploitées. Cette situation au goût inachevé va pousser la France à maintenir par tous les moyens jusqu’à ce jour, sa présence et son influence aux plans militaire, politique, économique, financier et culturel sur le Mali, à travers des traités de coopération souvent négociés au détriment du pays.

L’échec de 30 années de pratique démocratique par les acteurs politiques, mettent à nu, les dysfonctionnements des institutions de l’Etat affaibli par la double crise politique et sécuritaire, marquée par les attaques terroristes, la rébellion touarègue et par une série de coups d’Etat qui ont favorisé l’installation des terroristes contre lesquels la France à la demande du Président  de la Transition d’alors, Dioncounda Traoré, mobilise en 2013, des milliers de soldats des forces « Serval », puis « Barkhane », avec un arsenal de guerre assez impressionnant, non pas pour sauver ou stabiliser l’Etat du Mali, mais en réalité, pour pouvoir davantage, dominer le territoire, contrôler et sécuriser ses intérêts économiques colossaux en terre malienne.

En dépit de la forte mobilisation des forces françaises, la crise qui a entrainé la mort de plusieurs milliers de civils et de soldats maliens, s’enlise, la fragmentation et l’effondrement de l’État du Mali surviennent, suivi en aout 2020, par un coup d’Etat militaire dirigé par le Colonel Major Assimi Goïta. Après avoir tiré les leçons de l’échec de 9 ans de présence militaire de la communauté internationale venue pour sécuriser et stabiliser le Mali selon la formule officiellement consacrée, les autorités de la Transition décident d’une réorientation et d’une réadaptation de la politique sécuritaire du pays, par la diversification de sa coopération militaire. Morceau choisi, la coopération russe afin de régler définitivement ladite crise qui perdure et qui n’a que trop endeuillé le Mali.

Ce que considère la France, ancienne puissance colonisatrice, comme une ingérence russe dans son pré carré et la fin de son hégémonie après deux siècles de domination sur le Mali. Depuis, le torchon brûle entre Paris et Bamako. C’est le désamour ! Comme si cela ne suffit pas, l’intervention du Premier Ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga à la tribune des Nations-Unies le 25 août 2021, je cite «… plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et les moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome ou avec d’autre partenaires…», est perçue par les autorités françaises dont le Président Emmanuel Macron, ses Ministres des Affaires Etrangères et de la Défense, comme l’effet d’une bombe, voire un affront à la France qui se voit encore au XXI<sup>è</sup> siècle, en « maîtresse absolue » en terre malienne.

Face à ce discours du Premier Ministre dans lequel beaucoup de maliens se reconnaissent, la passion a pris le pas sur la raison du coeur, laissant entendre de la part du Président Macron, des propos très durs et même injurieux et vexatoires, à l’endroit du Peuple du Mali, pourtant ouvert, vertueux et respectueux.  L’opposition de la France contre la volonté des autorités de la Transition à diversifier la coopération militaire avec d’autres partenaires dont la Russie, est vue par le Peuple souverain du Mali, comme une gifle, une audace de trop, dans les intérêts du Mali.

Cette coopération si elle venait à se concrétiser, tout comme le probable contrat du Mali avec le Groupe privé de sécurité russe, qualifié à tort par la France, de mercenaires, permettra de sécuriser dans la durée, un territoire soumis aux menaces terroristes depuis 2012. Aux vues de tout ce malentendu, c’est à la France de faire le bon choix afin d’apaiser les vives tensions crées autour de la coopération russe et le probable contrat avec Wagner. Ces tensions si elles devaient perdurer, ne pourront que nuire davantage, les relations de coopération entre le Mali et la France qui doit comprendre que le temps des intimidations, des injonctions et des sanctions économiques, est révolu.

Voilà pourquoi, le Mali suscite de la période coloniale à celle  post-coloniale, des intérêts géostratégiques pour la France. Or, aujourd’hui, le Mali,  face à son destin, est en train de réécrire depuis le 24 mai 2021, une nouvelle page de rectification de son histoire et de sa politique à l’échelle nationale et internationale, pour la renaissance d’une République avec des institutions fortes et équilibrées, où la vraie démocratie, celle du Peuple sera désormais la seule boussole qui orientera toutes les actions des nouvelles autorités qui auront la confiance du Peuple.

Mais tout cela  ne sera possible que lorsqu’on aura une Transition inclusive, apaisée et réussie qui passe nécessairement par la refondation de l’Etat, d’où le choix fait par les autorités de la Transition d’organiser les Assises Nationales de Refondation (ANR), prévues très prochainement.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, enseignant chercheur-Ensup/ Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L&amp;apos;impasse de la situation sécuritaire au Mali : De la tension à  l’escalade !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/limpasse-de-la-situation-securitaire-au-mali-de-la-tension-a-lescalade-2947101.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 01:02:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La nouvelle de l’arrivée tant attendue de l’armée rouge pour balayer du revers de la main le terrorisme, que peine à éradiquer la coalition internationale et la force barkhane, avait été murmurée. Les avis étaient divergents sur la nécessité de faire appel à une autre force étrangère. Les antis  et les pro-français  se livraient,  à  longueur de journée sur les réseaux sociaux,  à des invectives. Et les récentes déclarations du PM Choguel Maiga ont donné lieu à des répliques de la part des autorités françaises qui ont déplu aux maliens en grande majorité. La tension est palpable,  Paris n'en démord pas et les maliens s’indignent de l’opposition formulée par l’hexagone concernant l’arrivée de Wagner.</em>

Ainsi les petits fils de Soundiata Keita ont-ils, ayant perdu toute confiance en leurs forces armées, du mal à  décider quelle force étrangère devait se substituer aux guerriers de la savane. Puis, l'annonce fracassante d'une possible intervention d'une agence privée de sécurité, des « mercenaires   sans foi ni loi, selon certains », vient ajouter à la polémique. La débâcle de l’armée malienne et l’impuissance relative des forces internationales exaspèrent le peuple malien. Les populations de certaines zones sont victimes de crimes en bande organisée de tous genres. Acculées, les autorités actuelles envisagent sérieusement de faire appel au groupe Wagner, une armée privée, des mercenaires selon certains.

Suite à  cette rumeur,  la CEDEAO a fait un communiqué, le 16 septembre 2021, condamnant fermement l’introduction d'une troupe non régulière sur le sol malien. Cette préoccupation récurrente de la situation sécuritaire est partagée par la communauté internationale et ce surtout parce que le recours à des agents de sécurité privés suscite beaucoup d’interrogations laissées en suspens. Pourquoi, au lieu d'une armée régulière,  nous envoi-t-on des « mercenaires » ? Pourquoi investir de l’argent,  que nous n’avons pas, pour enrichir une société privée qui en partant ne laissera qu'amertume ? Que pourrait-elle nous apprendre ou apporter plus que les forces déjà engagées ? Et puis un mercenaire n’est-il  pas un terroriste en puissance ? Autant de questions qui taraudent les esprits.

Le souvenir amère du retour des mercenaires -des maliens, me dira-t-on, engagés dans la guerre en Libye a, semble-il,  vite été oublié.  Ces gens armés,  venus gonfler le rang des séparatistes et des djihadistes, étaient bien des mercenaires.  Mais il semble  bien que les petits fils de Soundiata aient la mémoire courte. L’histoire se répète donc ! Par ailleurs, si l'impuissance avérée de l’armée dans cette guerre asymétrique peut se concevoir aisément, le recours à  un groupement sans pays de rattachement, le Kremlin ayant toujours nié toute relation avec le Groupe Wagner, ne peut que surprendre. On s’attendait plutôt à un partenariat Etat-Etat, chose qui s'inscrit dans la logique des relations internationales.  Et c’est d’ailleurs le schéma habituellement suivi.

C’est peut-être la raison pour laquelle le PM Choguel Maiga a affirmé ne pas connaître Wagner. Peut-être qu'il doute du choix qu’il s’apprête à faire. Pareillement,  la Russie n'a jamais officiellement reconnu cette société privée. On se demande alors si la Russie n’aurait pas préféré prendre ses distances avec un ancien partenaire qui a tissé d'autres liens et qui est déjà bien envahi par d'autres forces (nationales et internationales). Quelle que soit la raison qui ait motivé son retrait ou ses réserves,  l’État russe ne semble pas associé officiellement à ce projet. Faut-il s'en inquiéter ? Pourquoi la Russie n’a-t-elle jamais reconnu officiellement le groupe Wagner dont le dirigeant est issu du rang de son armée?

On nous vante les mérites de ce groupe, ses interventions avec succès dans d’autres théâtres d’opération (Syrie, Centrafrique..) sans préciser quel en a été le prix. Pour une éventuelle intervention au Mali, des chiffres, 6 milliards par mois, sont annoncés non officiellement. Si le pays investissait cette somme dans la reconstruction de son armée,  il pourrait mener une lutte efficace contre le terrorisme.  Ainsi,  au lieu de rechercher une sécurité temporaire,  sans aucune garantie de l’obtenir,  nos autorités feraient bien de se focaliser sur la préservation de l’intégrité du territoire à long terme.

Avec l'appui des partenaires déjà présents, il est en effet possible,  de reconstruire l’armée nationale afin qu'elle soit la seule garante de notre indépendance. Elle l'a prouvé par le passé. Elle se doit d’honorer les braves soldats tombés au champ de l’honneur,  par une stratégie digne des fiers guerriers dans la savane ancestrale. Une stratégie payante à long terme est préférable à  une fuite en avant qui ne ferait que déplacer le problème. Tôt ou tard,  il faudra reconstruire cette armée. Et elle renaîtra dans la douleur.  Alors pourquoi retarder cette échéance ? L’impuissance avérée de l’armée malienne face à cette guerre asymétrique ne peut être palliée  que par des actions s’inscrivant dans la logique d'une redéfinition de la doctrine militaire afin  de sécuriser le pays à long terme et par les armées nationales.

En confisquant le pouvoir,  les autorités actuelles se sont engagées,  non pas à  sous-traiter la sécurité mais à  faire en sorte que le malien ne paie plus que de raison le prix de son droit à la vie. Si le peuple a applaudi le changement de régime, manu-militari, c’est parce qu’il a cru en la capacité des nouveaux hommes forts à  apporter un semblant de dignité  à une nation en quête de repères et d’identité.

S'il faut recourir à des contractuels aux frais du contribuable,  qui paie déjà très cher le droit de vivre dans un État de droit, alors le putsch n’aurait servi que les intérêts personnels de ceux qui l'ont fomenté. Le Colonel ne semble pas s’être engagé dans cette voie. Le rappel de la CEDEAO doit lui être  profitable. Il a le soutien du peuple pour ses initiatives nobles de lutte contre les pillages et la corruption. Il a été adoubé par le peuple pour son patriotisme. Peut-être qu’il faut laisser à un pouvoir démocratiquement élu et à une Assemblée élue le soin de prendre la décision de recourir, au nom du peuple, à des mercenaires.

L’engagement et l’expérience du nouvel homme fort doit plutôt servir la reconstruction de l’armée nationale dont il est le digne représentant. S'il manque de temps,  les ennemis poursuivant leur percée, le Président de la transition doit privilégier une collaboration avec les forces internationales présentes aux conditions formulées par le gouvernement malien. Revisiter les règles d’engagement, prioriser la dotation en matériel des Famas et placer la sauvegarde de l’intégrité du territoire national au cœur des préoccupations,  doivent être érigées en conditions sine qua non de la poursuite de la collaboration avec les forces internationales présentes.

Le peuple malien peut endosser le coût de la reconstruction de son armée, quel que soit le sacrifice que cela implique. Mais il ne saurait s’affamer pour l’illusion d'une sécurité qui ne durerait que tant qu’il mettra de l’argent sur la table. Nous avons donc intérêt à poursuivre la collaboration avec les partenaires déjà engagés,  en dépit des imperfections que l'on peut mettre à leur passif. Que l'on soit anti ou pro-français, il est préférable de conjuguer les efforts fournis par une armée en reconstruction avec ceux déployés par ces partenaires de longue date. Leur échec, relatif, ne doit pas précipiter une fausse bonne stratégie coûteuse. Si la Russie veut se joindre au combat,  qu'elle le fasse de façon officielle. Mais l’envoi  d'un groupuscule armé,  sans pays ni loi, ne saurait convenir.

Si c’est l'option levée par les autorités maliennes,  alors elles s’engagent dans une voie sans issue. Nos prières vont aux défunts combattants (de toutes les nationalités), tombés dans cette guerre injuste et cruelle. Qu’ils reposent en paix et que leurs familles puissent trouver la force d’endurer le deuil.

Vive la république

Vive le Mali

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La banalisation des coups d’Etat : L’inutilité avérée des Constitutions africaines</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-banalisation-des-coups-detat-linutilite-averee-des-constitutions-africaines-2944168.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La loi fondamentale,  une appellation certainement anachronique en Afrique de l’ouest, a perdu de toute son utilité ces dernières décennies. Elle avait le vent en poupe le lendemain des indépendances. Les notions de droits fondamentaux,  de liberté,  de sacralisation des êtres humains  y étaient consacrées pour la première à la grande satisfaction des peuples longtemps réduis  au statut de sous Hommes (pendant l’esclavage et la colonisation). Et pour parfaire l’œuvre,  on y insérait les modes d’exercice et de dévolution du pouvoir en tentant tant bien  que mal de créer un équilibre institutionnel et un partage de compétences. Nous avions,  et c’est toujours le cas, les bons textes. Mais les Hommes pour les appliquer ont toujours manqué.

Puis, avec l’avènement de la démocratie,  l’équilibre fût renforcé et la séparation stricte des pouvoirs proclamée. Les normes de la république devaient désormais suivre une hiérarchie et au sommet de la pyramide se trouvait la Constitution. Elle devait garantir tous les droits proclamés et prévenir les troubles sociaux. Mais ce qu'on avait pris pour un acquis, des décennies plus tard,  n’était qu'une illusion d'optique. Les institutions, garants des droits et obligations proclamés,  n'ont pas tardé à  être les détracteurs de la loi fondamentale.

Les droits reconnus aux peuples, en raison de la mauvaise gouvernance chronique, ne pouvaient que demeurer théoriques. Ainsi, les droits  à l'emploi, à  la santé,  à  l’éducation, à  la sécurité et bien d’autres ne pouvaient être respectés que par des gouvernants épris de patriotisme. Or, ce fût tout le contraire. En effet,  si les régimes autoritaires avaient, un temps,  freiné l’instinct bestial d’une bourgeoisie naissante,  la démocratie a brisé les chaînes. Cette bourgeoisie, depuis les années 90, laissa libre court à  tous  les fantasmes, amassant, autant que faire se peut, les richesses. On a assisté au développement d'un capitalisme sauvage aux dépens d'un peuple laissé pour compte.

Comme si cela ne suffisait pas, on nous a entrainés dans une spirale de coups d'Etat soi-disant pour voler au secours des plus faibles. Ces entorses à la loi fondamentale n'ont permis, jusqu'ici, qu'un enrichissement d'autres clans. Le peuple n'en profite nullement. Bien au contraire, il subit les sanctions de la communauté internationale. Les promesses ou justifications qui accompagnent les putschs enivrent le peuple qui vient à oublier l'atteinte faite aux écrits sacro-saints, garants de ses droits fondamentaux. Ce fût le cas en 2012 et 2020 au Mali. La Guinée vient de reproduire le même scénario.

A chaque suspension de l'ordre constitutionnel, la CDEAO condamne mais demeure incapable de prendre des mesures dissuasives. Elle se bute à la souveraineté des Etats. En somme les coups d’état font, désormais,  partie des modes de dévolution du pouvoir en Afrique de l’ouest. Ils viennent également rééquilibrer le jeu démocratique lorsque le pouvoir en place cherche à  se maintenir par des tricheries ou des modifications de la loi fondamentale. Faut-il, pour autant,  les banaliser au point de rendre anachroniques les approches constitutionnelles de l’exercice du pouvoir démocratique ? Difficile d’y répondre !

Par la promesse d'un retour rapide de l’ordre constitutionnel,  après une période de transition, les putschistes tentent de forcer une légitimité. Cela conduit à la rédaction d'une charte dont la place, dans l’ordonnancement juridique, reste discutable. Il en est de même de tous les actes subséquents, illégaux en principe,  parce que posés par une autorité dont la légitimité constitutionnelle est très discutable. Mais pour éviter un blocage de l'appareil étatique, il devient urgent de valider les formats proposés. Cette tentative de sortie de crise, au besoin par une soi-disant  refondation de l’État, doit néanmoins s’inscrire dans une logique de rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Alors si les sauveurs de la démocratie semblent avoir un soutien indéfectible du peuple, c’est à la stricte condition qu'ils ne s’éternisent pas dans les locaux de la présidence dont ils ne sont que «occupants à titre précaires". Mais les  nouveaux Hommes forts, grâce aux grands  chantiers entrepris (lutte contre la corruption et l’impunité, la promotion de la justice et l’engagement solennel d’assurer l’intégrité du territoire national) pourraient nous faire accepter une suspension prolongée de l’ordre constitutionnel.

Que Dieu aide la transition !

<strong>Dr DOUGOUNÉ Moussa</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Des ANRM irrévocables!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-anrm-irrevocables-2944165.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:25:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce jeudi 09 septembre 2021, le PM  a rencontré  les Représentants du Corps diplomatique et consulaire accrédités  au Mali. Choguel K Maïga leur a informé de l’adoption du Plan d’Actions gouvernemental (PAG), structuré autour de Quatre AXES majeurs qui se veulent une réponse « urgente, courageuse et cohérente aux défis économique, sécuritaire, politique, social et institutionnel » du Mali.  Mais la quintessence de cette rencontre  est sans conteste l’annonce aux diplomates de la décision du Gouvernement de tenir   des Assises Nationales de la Refondation du Mali (ANRM) irrévocables, sur  la base d’un véritable consensus, pour déterminer le chronogramme  précis des futures élections générales. Ce qui signifie en français facile qu’il n’y aura  pas d’élections avant la tenue des ANRM (<strong>prévues  fin septembre début octobre 2021)</strong>. Faut-il alors s’attendre à une prorogation de la Transition en cours afin d’établir un nouveau chronogramme détaillé pour la tenue des élections ?  Certainement, mais  point d’unanimité sur la question.

Il y a une semaine, le médiateur de la CEDEAO était au Mali. Il y a  rencontré  le Comité de Suivi de la Transition malienne, le Gouvernement et des acteurs politiques. Mais le sommet virtuel de la CEDEAO sur le Mali décidait, quelques jours après,  de demeurer  inflexible  sur la durée  de  la Transition (15 mois à partir du début de sa première phase). Son éventuelle prorogation préoccupe  l’organisation. Laquelle  demande <strong>au gouvernement de transition de respecter la date des élections prévues en février 2022 et de présenter rapidement un chronogramme détaillant le calendrier électoral</strong>. L’ensemble de la Communauté internationale (UA, UE, ONU)  est quasiment  alignée  sur la  position de la CEDEAO.  Cette dernière finira-t-elle à changer d’avis,  en respectant  in fine l’avis souverain du peuple malien? S’il est difficile d’y répondre, de toute façon, les relations  internationales sont beaucoup  basées sur la real politik  que sur les principes.

Une chose est aussi très claire : les acteurs politiques maliens sont largement divisés sur la tenue des ANRM pour déterminer une éventuelle  rallonge de la Transition ou un chronogramme précis pour  la tenue des futures élections générales. Le débat est très  houleux.  Choguel K Maïga estime que  « la majorité des Maliens ne veut pas d’une Transition qui perdure, mais la majorité des Maliens ne veut pas non plus d’une Transition bâclée qui va nous conduire à l’impasse encore.». En clair, le PM  sous-entend une rallonge mais  il  n’est pas le seul à défendre une éventuelle prolongation de la Transition au Mali.  Le Chérif de Nioro du Sahel, Mohamed Ould Cheickné Bouyé Haïdara, l’influent  Homme politico-religieux  du pays ne cesse de soutenir la même position.

Toutefois, de nombreux partis politiques  sont opposés à toute idée de prorogation de la Transition en cours.  C’est le cas des Fare An Ka Wuli et du  Parena.  Les deux partis ont réitéré, le 17 août,  leur attachement au respect des engagements souscrits par les autorités de la Transition face au peuple malien et à la communauté Internationale, fixant la fin de la transition au 1<sup>er</sup>  trimestre de 2022. La CNAS-Faso Hèrè de l’ancien Premier ministre Soumana Sacko est aussi contre une prolongation de toute  Transition.

La coalition des partis et regroupements politiques pour une Transition réussie au Mali est aussi intransigeante sur le respect de la durée de la transition. Regroupant  les  partis politiques RPM, ADEMA, ASMA, CODEM, YELEMA, ARP,  RDS,  CDS,  PS Yelen Koura, APR, ..., cette coalition  estime que  « le retour rapide à l’ordre constitutionnel normal est la condition indispensable à la mise en place d’une gouvernance légitime et réellement représentative du peuple, à la levée des mesures de suspension du Mali des instances de différents organismes régionaux et internationaux, au retour de la stabilité politique, économique et sociale dans notre pays  et celui des partenaires et des investisseurs potentiels pour la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des Maliens ». Pourtant le PM Choguel voit autrement les choses.  Parviendra-t-il  à imposer son tempo à l’ensemble de la classe politique ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les ANR, une opportunité d’écrire les nouvelles pages de l’histoire du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-anr-une-opportunite-decrire-les-nouvelles-pages-de-lhistoire-du-mali-2944164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Mali est,  plus que jamais,  menacé dans son existence en tant qu’Etat-Nation. Tous les indicateurs sont maintenant au rouge, la tension monte, les différentes catégories d’acteurs, divisés de la scène publique, se livrent une guerre fratricide au prétexte de défendre la patrie en danger. Les citoyens dans la confusion totale s’en remettent à Dieu  car ne savent plus quoi faire. L’avenir du Mali est véritablement compromis et les formules de sortie de  crise font cruellement défaut. Les débats entre les acteurs publics s’enlisent sur la fin, ou la prolongation de la Transition, le respect ou non des engagements pris devant la CEDEAO, l’impératif de mettre le pays débout avec une formule originale de vivre la démocratie malienne. C’est  dire qu’au point où nous en sommes, la situation est véritablement lamentable au Mali.</em>

L’organisation par la Transition des Assises Nationales de la Refondation  (ANR) sera  certainement l’occasion à ne pas rater pour mettre le Mali débout avec de nouvelles valeurs et une vision claire des perspectives d’avenir de l’Etat-Nation. Les ANR, au-delà d’intégrer et de prendre en compte les conclusions et recommandations des précédentes rencontres dont la Conférence d’Entente Nationale  (CEN) et le Dialogue National Inclusif  (DNI), vont tracer les contours et les bases du Mali nouveau. Les ARN seront l’occasion d’inventer la nouvelle formule pour traiter définitivement le cancer du Mali actuellement dans la phase terminale. Elles  pourront aider  les concitoyens  à garder l’espoir d’un Mali véritablement assaini pour la nouvelle génération.

C’est une évidence, les pratiques de corruption,  érigées en système de valeurs et de gestion du pays,  ont conduit le Mali dans l’abime. Les maux dont souffre le pays  sont tellement divers et  variés que le choix devient difficile entre les priorités et les urgences à traiter. De notre  point de vue, les ANR seront l’occasion d’aborder et de sortir les formules pour définitivement traiter, entre autres,  les  thèmes et sujets brûlants dont :

-<strong>Les mauvaises pratiques de gouvernance au Mali</strong>, lesquelles sont essentiellement imputables au désordre provoqué par l’avènement de la démocratie et la prolifération des partis politiques. A ce titre, il est à espérer que les ANR seront : l’occasion de définir le modèle du système de gouvernance adapté qui convienne au Mali, de clarifier la notion du « Peuple » pour ne plus ne plus considérer comme Peuple, seulement ceux qui vont revendiquer dans la rue, ou ceux qui vont passer à la télévision pour défendre leur statut d’élus du Peuple.

<strong>La mauvaise expression de la démocratie et du multipartisme dit « intégral ». </strong>Au Mali, le désordre et le chaos sont alimentés et entretenus par la démocratie et le pluralisme politique mal compris et mal exprimés qui ont fini par anéantir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Les dérives anarchiques qui en ont résulté, se sont traduites par la diversité des partis politiques qui se font la guerre pour conquérir le pouvoir afin de piller les ressources publiques. La prolifération des partis politiques,  actuellement au nombre de 224  pour une population d’environ 20 millions d’habitants, moins de 3 millions d’électeurs enrôlés et moins de 30% de taux de participation aux élections,  n’est guère rassurante de l’avenir radieux du Mali.

<strong> </strong><strong>-La fragilisation des pouvoirs locaux au Mali</strong>

Les textes d’organisation et d’orientation de la décentralisation,  en s’inspirant fondamentalement des modèles occidentaux,  ont fragilisé et dévalorisé les pouvoirs locaux pour entretenir l’espoir nourri d’un développement participatif possible avec les élus locaux. Les ARN seraient amenées  à aborder les débats pour des propositions de formules capables de réhabiliter les  pouvoirs locaux, la valorisation des réalités socioculturelles, et la promotion du développement local. Ainsi, la revalorisation des pouvoirs locaux,  en lien avec la consolidation de l’autorité de l’Etat, aura l’avantage de mieux cerner les préoccupations des communautés et apporter les garanties nécessaires au succès des opérations de développement qui seront organisées dans la collectivité. La recomposition des membres du conseil communal,  avec les représentants des pouvoirs locaux des différents villages constitutifs de la commune,  serait de nature à mieux planifier les actions, assurer le suivi contrôle, et atténuer le gaspillage des fonds mobilisés pour  le développement local.

La décentralisation en tant qu’option pour impulser le développement local n’est nullement pas remise en cause. Cependant,  sa mise en œuvre au Mali a favorisé l’avènement de la nouvelle classe d’acteurs politiques qui n’ont d’intérêts que pour leur propre poche et leur ventre. Concomitamment, la nouvelle classe d’acteurs religieux née au Mali s’est intelligemment servie du nom d’Allah  pour appliquer aux politiciens et aux fidèles les formules magiques qui attirent argent et estime. Avec les 2 catégories d’acteurs, les discours sur la bonne gouvernance et le développement ont  été des leurres pour embobiner et la Communauté Internationale et les populations majoritairement analphabètes qui croyaient naïvement,  jusqu’à une certaine époque, à la sacralité de l’engagement et de la parole donnée au Mali.

Maintenant, la rupture de confiance est consommée entre les citoyens et les institutions de la République  sensées  être fortes. La fragilisation des pouvoirs locaux,  du fait des textes d’organisation de la décentralisation,  a finalement jeté à la poubelle la fierté malienne et avec elle, les valeurs fondamentales du  patriotisme, de l’honneur et  de la dignité. L’amalgame : décentralisation, démocratie, politique et développement, a  fait perdre les repères et les valeurs socioculturelles profondes du Mali. L’institutionnalisation du Haut Conseil des Chefs de Village dans les débats des ANR serait l’occasion de définir et donner du contenu à la devise du Mali « Un Peuple-Un But-Une foi ».

Les ANR sont  donc l’ultime occasion à ne pas rater pour engager les réformes nécessaires du processus de la Refondation du Mali nouveau. Sa tenue sera le pari à gagner du Mali nouveau.  Le prix à payer serait d’y participer avec la réelle volonté du changement au regard des souffrances jusqu’ici endurées par le Peuple. Les ARN nous offrent l’opportunité d’écrire les nouvelles pages de l’histoire du Mali, pour encore susciter l’inspiration de tous les peuples admirateurs des prouesses des  grands  empires  que notre a connus.

<strong>Moussa Dao</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La légalité : un concept flou en République du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-legalite-un-concept-flou-en-republique-du-mali-2944171.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:11:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Dans le jargon juridique,  la légalité est la caractéristique d’un acte ou d'un fait conforme à la loi mais elle désigne également l'ensemble des normes juridiques applicables dans un espace donné. A ce titre, elle demeure l’assise fondamentale légitimant les actes des personnes (publiques et privées)  agissant dans ledit espace. Présenté de la sorte,  le concept paraît simple et limpide. Mais si en théorie elle est facile à appréhender,  et ce quel que soit le lieu où on l’apprécie, en pratique, ce concept est flou et insaisissable en république du Mali. Ce constat, inéluctable,  peut  être illustré par des faits tout aussi inéluctables survenus ces dernières années. </em>

D’abord la rupture évidente du lien entre la démocratie et le concept de légalité a été favorisée par le laxisme et la corruption des institutions dépositaires des prérogatives de puissance publique. Complices de la décrépitude de  la morale républicaine,  parce qu'elles ont abandonné l’éducation civique et la construction citoyenne aux mains des familles inexpertes en matière de démocratie, ces institutions ont permis le recul de la légalité. Le malien a perdu le sens des devoirs civiques. Il ne sait plus obéir spontanément aux lois de la république. Et cette dernière n’est plus qu'une coquille vide. La « rex publica", n’étant plus en mesure de forcer le respect des principes qui en constituent le socle, s’effrite  tel vieux mur en plâtre. Les scandales, les plus honteux n’indignent plus. On se rappelle le feuilleton de deux ex-ministres de la justice qui se sont accusés mutuellement,  sur la place publique,  de corruption et de vol en toute impunité. Pareillement, l’histoire rocambolesque de la valise de 100 millions en billet offerte  à  un religieux  pour des bénédictions n'a suscité qu'une faible indignation alors même que le transport et le paiement d'une telle somme étaient contraires à toutes les lois (communautaires notamment) en matière bancaire.

Ainsi, la république s'effrite parce que la morale y trouve de moins en moins sa place et la loi devient de plus en plus un outil de répression au service des plus nantis. En cloisonnant  la légalité, se réservant ainsi le droit de s'y soustraire en temps voulu et de n'y soumettre que les administrés, les institutions au sens large ont provoqué le trépas de l’État de droit. Elles ne peuvent croire fermement à des lois qu'elles jugent inapplicables à  leurs actes ou alors elles seraient malhonnêtes. On en voit les parfaites illustrations à  travers le bidouillage et tripatouillage de la norme suprême. Ainsi, à chaque fois que l’application stricte de la loi fondamentale dérange, il est procédé à des réglages juridiques sur mesure. Ce comportement floue le concept de légalité et cause le recul du légalisme. C’est par ce recul  des lois que l'on arrive à concilier les textes encadrant un régime putschiste avec la Constitution. Mais la loi demeurant une convention, toute modification négociée entre les acteurs sociaux est légale si elle trouve lieu à  s’insérer dans la hiérarchie des normes sans contredire l'ordre existant.

Dès lors,  ce n’est plus le caractère flou de la légalité qui est en cause mais le caractère instable des normes démocratiques et républicaines. Le résultat n'en est pas moins décevant parce qu’il y a un assombrissement des contours de la loi et cela réconforte le citoyen dans son l’incivisme. Pourquoi devrais-je respecter la loi alors que ceux-là même qui la votent et ceux chargés de la faire appliquer n'en ont pour elle que du dédain ? Comme on dit « les enfants n’écoutent pas mais ils regardent ». Et les citoyens sont des grands enfants ! Le feuilleton de l’article 39, une loi votée par les représentants de la nation mais sciemment écartée,  illustre bien les propos. Le bras de fer entre enseignants et autorités nationales,  un spécialiste ahurissant, se fait aux dépens du droit à l’éducation pour les enfants.

Par ailleurs, la religiosité apparente de nos habitudes,  sans vouloir heurter les esprits étriqués, crée un conflit et une discorde entre l'esprit des lois et les agissements des sujets du droit positif. On a proclamé une république laïque. Mais en réalité le pays n'a ni les moyens ni les hommes, ayant le recul nécessaire,  pour concilier  la pratique religieuse (relevant de la conviction personnelle) et les lois républicaines. Aussi, il suffit qu'une problématique d’ampleur nationale implique les religieux pour que la loi soit contournée. Et c’est bien là où réside le paradoxe ! En effet,  la religion étant également synonyme d’ordre (loi) et de convenance sociale (interdictions), toute habitude contraire n’y est pas tolérée. Mais en créant des passe-droits, le peuple,  surtout les plus jeunes,  reçoit un message brouillé. Le propos peut  être illustré  par l’histoire de la fermeture des lieux accueillant le public en période de la pandémie de Covid-19. Aucun ministre n'a eu le courage de décréter la fermeture des mosquées alors même qu’elles constituaient les lieux de contamination par excellence.

Le malien a donc pris goût à la désobéissance civile,  hors contexte légal, justement parce que les lois de la république lui paraissent de plus en plus floues. Cela n'est pas grave en soi mais à condition que l’équilibre soit restauré par une puissance publique consciente de la nécessité des lois. Si au contraire, et comme c’est le cas fréquemment,  la puissance publique se détourne de son obligation de faire des exemples pour restaurer l’autorité de la loi, la légalité demeurera un concept à  géométrie variable.  Enfin  l’échec des tentatives de refondation, tant réclamée, s’explique par l’inadéquation des mesures prises avec le clientélisme, le clanisme et la camaraderie en face de la loi. C’est pourquoi toutes les initiatives prises ou à venir sont vouées à l’échec. Les débats interminables, les assises et autres modes de dialogue demeureront pléthoriques faute d'hommes majoritairement épris de légalisme. Ces maux qui accumulent le légalisme sont aussi les freins au développement. Le progrès,  et donc le développement, est consubstantiel à l'ordre donc au respect de la loi.

A bon entendeur…..

Vive le Mali

Vive la république

<strong>Dr DOUGOUNÉ  Moussa </strong>

<strong>Professeur d’enseignement Supérieur </strong>

<strong>Consultant Formateur auprès des banques </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De la crise institutionnelle au diktat de la CEDEAO : Quelles propositions pour une transition réussie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/de-la-crise-institutionnelle-au-diktat-de-la-cedeao-quelles-propositions-pour-une-transition-reussie-2944173.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Au Mali, 2018 et 2020, sont deux années charnières dans la vie socio-politique du pays, marquées respectivement, par l’organisation des élections présidentielles et législatives dans le double contexte sécuritaire (menaces djihadistes) et sanitaire du fait du COVID-19. En 2018, IBK sera réélu Président de la République, à l’issue du deuxième tour. Pendant des mois, les résultats de cette élection seront contestés par l’opposition regroupée au sein du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), dans certaines localités du pays où de nombreuses irrégularités avaient été signalées. </em>

Comme si cela ne suffisait pas, les législatives de 2020 vont plonger le pays dans une profonde crise socio-politique du fait également, de leur manque de sincérité (nombreuses irrégularités, fraudes massives, bourrages d’urnes, etc.), Les résultats seront contestés par les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile regroupés au sein d’une plateforme dénommée M5-RFP (Mouvement du 5 juin du Rassemblement des Forces Patriotiques du 5 juin). Ils vont demander l’annulation de ce scrutin dans certains villages et villes des régions du Nord et dans les régions de Mopti, Sikasso et Kayes. Des manifestations de rues y seront organisées et vont s’installer dans la durée.

C’est le début d’une longue série de crises face auxquelles, le pouvoir durcit le ton en procédant à des intimidations, à des arrestations extra-judiciaires, et à des répressions violentes contre les manifestants aux mains nues. Pour le M5RFP, le point de non-retour était atteint quand les 10, 11 et 12 juillet 2020, plusieurs de ses militants sont tués devant la mosquée de l’imam Mahamoud Dicko à Badalabougou. L’anarchie et le chaos s’installent partout dans le pays.

C’est dans cette situation tumultueuse qu’intervient le 18 août 2020, un coup d’Etat militaire dirigé par le Colonel-Major Assimi Goïta.  L’opération minutieusement menée sans heurt, clôt provisoirement une période de tensions politico-sociales aiguës. Un Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), est mis en place pour diriger une période de transition. <strong>Au</strong> lendemain du 18 août, les condamnations extrêmement fermes, pleuvent de partout. La communauté internationale dont la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) par la voix des chefs d’Etat, condamne le coup de force par des sanctions fortes (suspension du Mali de toutes les instances de l’institution sous-régionale, embargo sur l’ensemble des transactions économiques, commerciales et financières, etc.).

Des mesures drastiques qui en réalité, étaient destinées à déstabiliser davantage, un pays déjà exsangue et dont l’existence est menacée par sept années de gouvernance catastrophique d’IBK et de son Gouvernement. <strong>Premier diktat</strong> de la CEADEAO ! Le 22 août, une délégation de la CEDEAO conduite par l’ancien Président du Nigéria Goodluck Jonathan, arrive à Bamako. Après des jours d’âpres discussions avec la junte militaire, la classe politique, le M5RFP et la société civile, il a été convenu les mesures suivantes : mise en place d’un Président civil, d’un Vice-président militaire, d’un Premier Ministre civil et d’une durée de 18 mois pour la transition. Ce qui apparaissait aux yeux de la plupart des maliens, encore comme <strong>un diktat</strong>, <strong>le second </strong>! Pendant ce temps, la mauvaise gouvernance fait son chemin, le pays bascule dans l’insécurité permanente et généralisée, perpétrée par les djihadistes qui attaquent des camps militaires, tuent en masse civils et militaires, détruisent des villages et des greniers, attaquent les symboles de l’Etat (absence du personnel de commandement, destruction des bâtiments administratifs, etc.) dans le Nord et le Centre du pays.

Ce triste bilan exaspéré par les conflits intra-communautaires dans le Centre du pays, aboutit à la déliquescence de l’Etat qui s’enfonce davantage dans une atmosphère de crispation, de défiance et de manque de confiance entre les autorités de la Transition et les acteurs politiques de l’ancienne majorité présidentielle ; ceux-ci  accusant les premières de vouloir s’éterniser au pouvoir. Cette situation si grave soit-elle, n’a à aucune occasion, fait l’objet de discussions entre les autorités politiques et militaires du pays et la délégation de la CEDEAO qui a superbement ignoré les vraies souffrances du Peuple malien.

Du 05 au 07 septembre 2021, le principal médiateur Goodluck Jonathan de la CEDEAO arrive une fois de plus, à Bamako.  Au cours de cette visite, la délégation rencontre les autorités de la Transition dont le Premier Ministre Choguel K. Maïga à qui, les mesures suivantes sont soumises : le respect scrupuleux du calendrier électoral assorti d’un chronogramme, la fin sans condition de la durée de la transition à 18 mois, le refus d’une révision constitutionnelle. Ce comportement de la délégation apparait comme une épée de Damoclès que la CEDEAO fait peser sur la tête du Peuple souverain du Mali, <strong>troisième diktat</strong>.

Ceci nous pousse à nous poser quelques interrogations sur cette institution sous-régionale. A-t-elle été créée pour résoudre des problèmes ou pour en ajouter en imposant son diktat aux pays Etats membres, chaque fois qu’une rupture de l’ordre constitutionnel intervient ? Qu’a-t-elle fait depuis sa création en 1975, pour intervenir au Libéria et en Sierra-Leone quand dans les années 80, ces pays étaient déchirés par d’atroces guerres civiles, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, frappés par le terrorisme depuis 2015 ? Et ce, malgré la mise en place par la CEDEAO en 1999, d’une force d’intervention dénommée l’ECOMOG, dont les principales missions sont : l’observation, la supervision des cessez-le-feu, le maintien de la paix, l’intervention humanitaire, le déploiement préventif, la construction de la paix, le désarmement et la démobilisation.

Qu’a-t-elle pu faire face à la mauvaise gouvernance dans les Etats membres, et encore quand en Côte d’ivoire et en Guinée, Alassane Ouattara et Alpha Condé, ont tripatouillé la constitution de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat ? La CEDEAO, j’allais dire, le Club des Chefs d’Etat, a pour toutes ces questions, brillé par son immobilisme, son incompétence, son manque de vision, de pragmatisme et d’anticipation. Au Mali, on sait désormais qu’elle bénéficie du soutien discret de certains hommes politiques qui passent tout leur temps dans les salons feutrés de Bamako et des capitales occidentales, à vilipender, calomnier et accuser les autorités de la Transition de vouloir prolonger la durée de la transition. Cette CEDEAO, a toujours fait une mauvaise lecture du problème malien, en le ramenant à la seule question électorale pendant que le pays est menacé dans son existence.

<strong>Transition et Prorogation, </strong>parlons-en ! Au Mali, depuis la mise en place des Organes de Transition, les acteurs politiques sont divisés autour de la question de la prorogation ou non de la Transition et du calendrier électoral. La plupart d’entre eux, sont aveuglés par la haine et la vengeance et continuent de jouer à la fanfaronnade, à la démagogie et à l’hypocrisie. Ces politiciens mythomanes et dont la langue est pire que l’épée de <em>Zorro</em>, ont trahi la République qu’ils ont livrée à une certaine communauté internationale qui impose sa loi comme dans une jungle. Pendant ce temps, le pays est menacé par les djihadistes qui massacrent presque tous les jours, détruisent des villages et des greniers et imposent une charia contraire aux prescriptions du Coran et en totale contradiction avec les lois de la République laïque du Mali. Le pays, bien que faibli par une série de crises, résiste tant bien que mal. Face à ce tableau apocalyptique, la prolongation de la Transition devient aujourd’hui, plus qu’une nécessité, un impératif afin de sauver la République en péril. Pour ce faire, nous avons le devoir de soutenir les actions des Autorités de la Transition 2, dans leur volonté de refondation de l’Etat et dans leur lutte contre la mauvaise gouvernance. Déjà en moins de 4 mois, elles ont enregistré quelques résultats encourageants : arrestations de quelques personnalités accusées dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel, de l’équipement militaire, actions sociales de solidarité du Président de la Transition par des dons de forages aux communautés les plus nécessiteuses, rénovation des milliers de salles de classes à travers le pays, reprise des travaux du futur bâtiment du service de cardiologie du Point G, arrivée et installation d’un nouveau scanner de dernière génération pour le compte du même hôpital, etc.).

Notre soutien également, à notre Justice animée aujourd’hui, par une nouvelle génération de Magistrats patriotes, honnêtes et dévoués, fortement engagés dans la lutte implacable contre la corruption, la gabegie financière et l’impunité. C’est quand « <strong>l’écurie</strong> » aura été suffisamment nettoyée des fossoyeurs de la République, la sécurité dans les villes et villages aura été assurée au maximum, et la justice rendue au nom du Peuple, que nous pouvons organiser dans la confiance retrouvée et la sérénité, des élections inclusives, crédibles et transparentes sur toute l’étendue du territoire national. Pour le succès d’une transition prolongée et apaisée, nos prières et nos bénédictions seront très utiles, pour accompagner la République, en vue de l’émergence d’un Mali uni, fort et prospère !

<strong>Dr. Allaye GARANGO, Enseignant-chercheur ENSup – Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Entre la force publique sans loi et une loi républicaine sans force : Le peuple  malien pris en étau !</title>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:54:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les évènements récents nous prouvent à suffisance que l’État de droit n’est plus qu’une illusion d’optique en République des forces opposées. Entre une force publique sans loi et une loi républicaine sans force, le peuple affamé et meurtri est pris en étau. En effet, cette dernière décennie a été marquée par une opposition, souvent armée, entre les bérets rouges et bérets verts ou entre policiers et gardes nationales. Le dernier événement en date a suscité beaucoup d’indignation. Il a aussi corroboré l’opinion négative que le peuple se faisait des institutions de la République, et en particulier de certains corps armés.

L’arrestation du commandant de police pour être entendu dans l’affaire des tueries commises à la veille de la chute de l’ancien régime a provoqué une insurrection armée de ce corps. Déjà décrédibilisée par les pratiques d’extorsion sur la voie publique, dont sont victimes le peuple au quotidien, cette institution vient de franchir la ligne rouge. Chargée de faire respecter la loi, comment la police a-t-elle pu avouer sa méfiance à l’égard de la justice par la voie des armes ? Comment pourrait-elle procéder à l’arrestation des citoyens pour les soumettre à une justice qu’elle-même vient de désavouer ?

La sagesse aurait recommandé que le commandant soit soutenu par une marche pacifique et visant à exhorter à faire la lumière rapidement sur la situation. Il aurait donc fallu faire preuve de retenue  et de professionnalisme tout en dénonçant l’injustice commise le cas échéant. Aussi, en faisant évader leur chef, ces policiers  ont défié les lois qu’ils étaient supposés faire respecter. Ils ont prouvé aux maliens que les lois n’étaient faites que pour les pauvres et les désarmés.

Désormais, le  peuple malien est pris en étau car il connaissait déjà la justice à la carte, la justice des riches et celle des pauvres. C’est notamment le cas lorsque la justice cède sous le poids des pressions exercées soit par la rue, lorsqu’elle interpelle les religieux, soit par les éléments d’un corps armé. En dehors des communiqués de dénonciation ou des décisions individuelles de démission, les magistrats se retrouvent dépourvus de force pour contrer les oppositions musclées. Ils le sont aussi parce qu’ils ont perdu l’estime du peuple. Ce dernier, préférant ne pas se mêler de la guerre entre privilégiés, observe et s’indigne.

Il ne comprend pas pourquoi la police n'a pas saisi cette occasion de faire la lumière sur un évènement qui tôt ou tard sera à l’ordre du jour. Si elle avait fait confiance aux lois et à la justice, le commandant aurait été entendu en tant que maillon faible d’une chaîne de commandement dont tous les membres seraient nécessairement interpelés. Les révélations du commandant, sur l’origine des ordres donnés, auraient permis de situer les responsabilités et éventuellement de le blanchir. Mais en le soustrayant à la justice, en faisant de lui un évadé et donc logiquement recherché, les éléments ont, avec la complicité de l’intéressé, créé une impasse. Désormais leur crédibilité est plus que douteuse.  Mais fort heureusement, les choses semblent rentrer dans l’ordre avec le retour de l’évadé sous  les mains de  la justice.

Pour rattraper la grosse boulette, l’État doit prendre une posture ferme et sortir des communiqués laxistes. L’histoire le jugera car, c’est un précédent qui vient d’être créé. Des mesures fermes, pour rétablir l’honneur de la police et lui redorer le blason sont attendues. La justice y gagnerait également en crédibilité auprès d’un peuple qui la soupçonne de partialité. Son indépendance de principe et les serments prêtés n’ont été, jusque-là, que vains mots. On en veut pour preuve l’explosion de la délinquance financière. Le parquet appréciant, en principe, l’opportunité des poursuites, en dépit du lien de subordination qui le lie au ministre de la Justice, pourrait tenter de récupérer les milliards détournés au préjudice du peuple entier.

S’agissant de nos forces de l’ordre, des réformes structurelles ne seront pas de trop. Certains ont proposé une remilitarisation de la police et la dissolution des syndicats. D’autres ont  réclamé la radiation de tous ceux ayant pris part à l’insurrection. Quelle que soit la décision privilégiée, elle doit tendre vers une réconciliation des maliens avec les institutions de la République.

&nbsp;

Vive le Mali

Vive la justice indépendante et impartiale

Vive une police responsable

<strong>Dr DOUGOUNE Moussa</strong>

<strong>Prof. Enseignement supérieur</strong>

<strong>Consultant/Formateur auprès des Banques et Commerces</strong>]]> </content:encoded>
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<title>De l’espoir de démocratie a l’effritement des institutions de la République !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/de-lespoir-de-democratie-a-leffritement-des-institutions-de-la-republique-2942955.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:21:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’histoire du Mali des trois dernières décennies, est marquée par l’avènement d’une démocratie qui devait apporter aux maliens, l’émancipation, la liberté, la justice et un développement socio-économique harmonieux. Mais nous vivons  des moments tumultueux accompagnés de rupture dans la gouvernance politique et publique du pays. Pour mieux comprendre les faits marquants de cette histoire contemporaine du Mali, un petit rappel est nécessaire.</em>

En effet, le 26 mars 1991, le peuple du Mali, sous la conduite des acteurs du mouvement démocratique et de la société civile, arrachait au prix du sang et des larmes, la démocratie, suite à une révolution populaire parachevée par les militaires patriotes avec leur tête, le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré<strong>. </strong><strong>Au nombre du bilan, certes quelques acquis si limités soient-ils, ont été enregistrés après trente années de pratique démocratique, mais les attentes loin d’être comblées, tant les défis à relever  restent énormes. </strong>

<strong>Pendant 30 ans, la gestion politique du pays a été gangrenée </strong><em>par une corruption généralisée, l’impunité, le népotisme, la gabegie, le clientélisme, le mensonge d’Etat et par des élections non inclusives, mal organisées et chaque fois contestées par la plupart de la classe politique. Des maux érigés en système de gouvernance  ont pris corps dans tous les segments de l’Etat.</em> L’effet produit par cette situation chaotique, ce sont des coups d’Etat militaires en séries, dont celui du 22 mars 2012 contre le Président élu Amadou Toumani Touré.

Les institutions mises à terre, une armée sans commandement, un peuple divisé par des intérêts partisans, etc., ont conduit à un Etat failli qui ouvrira grandement ses portes en janvier 2013 d’abord, aux rebelles touaregs du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), puis aux terroristes venus de Libye à la faveur de la chute du régime du Colonel Kadafi. Rebelles et terroristes occuperont en quelques jours, toutes les régions du Nord, jusqu’aux portes de Kona, dans la région de Mopti.

Aujourd’hui, la crise sécuritaire s’est étendue sur toute l’étendue du territoire national, notamment au Centre du pays, alimentant de nouvelles formes de conflits entre des communautés qui s’entredéchirent violemment. Ainsi, embourbé depuis 2012 dans une guerre contre les terroristes avec de très nombreuses violences, l’Etat failli du Mali, va de mal en pis, avec ces terroristes qui attaquent des camps militaires, tuent en masse civils et militaires, pillent et incendient des greniers et des villages entiers, emportent du bétail, etc.

Comme si tous ces malheurs ne suffisent pas, un autre coup d’Etat militaire vient mettre fin au régime du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 août 2020, en raison d’une mauvaise gouvernance de 7ans, qui a engendré tous les maux à l’origine de la faillite de l’Etat. Alors, un régime de transition s’installa avec comme objectif principal, remettre la République sur les rails. Quelques mois après, des anciens dossiers autour des gros scandales financiers sont réouverts, des arrestations de présumés auteurs de détournements des derniers publics et des auteurs des tueries des 10, 11 et 12 juillet 2020 à Badalabougou, etc., sont opérées pour des besoins d’enquêtes par une Justice qui prend de l’aile, et redonne confiance aux citoyens.

Et depuis, les nouvelles Autorités de la Transition font face à des défis énormes, dignes de défiances ou d’actes de rébellion qui ont souvent failli entraver leur élan et leur ferme volonté politique contre la mauvaise gouvernance. Pour preuves, il y a eu ces derniers jours, des évènements aux allures de révoltes, ayant défrayé la chronique. Au nombre de ces évènements, nous pouvons citer les cas des prêches de certains imams dans certains lieux de culte de Bamako, véhiculant des messages de haine, et pas plus tard que le vendredi 03 septembre 2021, la sortie musclée des policiers lourdement armés, marchant dans les rues de Bamako, pour aller libérer un des leurs, le commandant de la FORSAT qui avait été auparavant, arrêté et placé sous mandat de dépôt, par un Procureur, pour des besoins d’enquêtes.

A cette occasion, la République a été fragilisée, humiliée, ses institutions ignorées et piétinées, ses Autorités civiles et militaires défiées. Ainsi donc, on est passé de la démocratie à la « <em>démocrature</em> », qui fait ménage avec tout ce qu’elle traine de nauséabond, de répugnant, de révoltant, d’inacceptable, d’immoral et d’amoral, c’est-à-dire, la corruption à ciel ouvert, le mensonge d’Etat, l’injustice sociale, la trahison, la gabegie, le népotisme, etc., institutionnalisés et érigés en mode de gouvernance.

Cependant, l’espoir est permis car nous vivons depuis le 24 mai 2021, une Transition dans sa version 2, dite de « transition de rectification », sous le leadership de deux personnalités, le Colonel Assimi Goïta, Chef de l’Etat et Dr. Choguel K. Maïga, Premier Ministre. Un tandem à pas de charge qui, en moins de quatre mois, a pu poser les premiers jalons de la rectification dans le cadre de la refondation de la République. L’Autorité qui était faillie au départ, reprend progressivement corps et force à travers notamment, une Justice longtemps décriée, qui renaît de ses cendres.

Face à ses acquis, les associations, les organisations de la société civile se doivent d’encourager et d’accompagner cette nouvelle génération de juges intrépides et dévoués, décidés à aller jusqu’au bout afin que nos milliards détournés, soient restitués et retournés au Trésor Public. Ce manque à gagner pourrait sans doute, servir à recruter plus de jeunes chômeurs sans emploi, à construire des infrastructures (routes, centres de santé, adduction d’eau potable, etc.). Quand cette mission de justice sociale aura été remplie, le Peuple confiant, reviendra dans la République ! Et on aura compris tout l’intérêt d’une vraie démocratie au service du Peuple, pour un développement participatif et inclusif.

<strong>Dr. Allaye GARANGO, Enseignant chercheur – Ecole Normale Supérieure – Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Le Gouvernement   Choguel doit  davantage s’assumer !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-gouvernement-choguel-doit-davantage-sassumer-2942949.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:09:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le dictionnaire Robert définit la loi  comme : « la règle ou ensemble de règles obligatoires établies par l'autorité souveraine d'une société et sanctionnées par la force publique ». Afin de de maintenir l’ordre  public, la loi   doit   s’appliquer indistinctement à tous les sujets de droit afin d’assurer la stabilité  de la société et  celle des institutions. Au Mali, ce sont  la Police, la Gendarmerie  et la  Garde Nationale  qui constituent les Forces de Sécurité,  en charge  du  maintien de  l’ordre.  Leurs éléments sont des justiciables qui doivent,  en cas de fautes professionnelles avérées,  répondre de leurs actes.

L’inculpation et le placement  sous mandat de dépôt, le  vendredi 03 septembre,  à  la Maison Centrale d’Arrêt  ( MCA) de Bamako Coura par le premier cabinet du Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, dans l’affaire dite “des évènements des 10, 11 et 12 juillet 2020”, intervenue  lors des manifestations organisées par le M5-RFP, du  commissaire divisionnaire Oumar Samaké, chef de la FORSAT de l’unité de police,  intervenait certainement  pour que celui-ci  s’explique devant la Justice pour les faits à lui reprochés.  Mais un groupe d’agents de police lourdement armés, sous la houlette de leurs syndicats, ont préféré s’insurger pour l’en extraire. Il a heureusement fallu  la retenue des gardiens de la MCA pour éviter  un conflit meurtrier  entre les deux corps armés.

Ce  gravissime acte posé par des éléments de la Police nationale  a  évidemment provoqué l’ire  de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) ainsi que  des syndicats de magistrats (SAM et SYLIMA).  Ces  derniers, le qualifiant  <strong>de « rébellion », de « chantage » et d’ « intimidation », </strong>  ont, à juste titre,  réclamé  le  retour en détention du commandant exfiltré  et des sanctions exemplaires contre les  auteurs des troubles ayant occasionné son évasion. Le peuple malien, aussi indigné par l’attitude des  limiers, réclame que  la justice soit distribuée  dans cette affaire  de rébellion,  conformément aux lois de la république.

Même si le Commissaire  Samaké s’est finalement rendu, ce lundi 06 courant, au camp N°1 pour se reconstituer prisonnier, le pouvoir exécutif  doit  davantage s’assumer en infligeant de lourdes sanctions aux principaux commanditaires de cette insurrection. Or  le Communiqué publié par le Gouvernement Choguel, au lendemain de l’insurrection armée des policiers, caresse plutôt  les policiers. Il  ne se borne qu’à  une  simple condamnation  de  leur acte de rébellion. Pire, en  omettant  de  nommer explicitement la police  qu’il « exhorte  à remplir sa mission régalienne  dans le dévouement », l’exécutif  affiche  une impression  d’impuissance notoire. Il  ne   rassure point.

Toutefois, dans l’intérêt de l’Etat de Droit et de la bonne marche du système démocratique dans notre pays, il faut forcement que le Gouvernement de Transition œuvre instamment   à asseoir l’autorité  judiciaire<strong>.  Qu’il </strong>fasse aussi et surtout    preuve  de rigueur dans la gestion de cette  rébellion, sans précédent,  des policiers contre l’autorité judiciaire afin qu’elle ne se reproduise plus jamais dans notre pays.  Il y va de sa crédibilité au plan national et international !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>A six mois de la fin de la Transition :  Des présidentiables déjà à l’affût !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/a-six-mois-de-la-fin-de-la-transition-des-presidentiables-deja-a-laffut-2942947.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:09:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Alors même que les chronogrammes des élections, tant réclamées, n’ont pas été dévoilés, des ambitions présidentielles sont affichées publiquement. Les communiqués faits par certains partis réclamant le respect scrupuleux du délai fixé pour la Transition, sont  suivis  par certaines annonces de candidatures de part et d’autre. </em>

L’Offre Publique d’achat (OPA) lancée par L’ex-PM sur l’URD fait jaser. Le dauphin de l’ex-président de la République, l’ennemi politique juré de feu Soumaila  Cissé, a réussi à créer une discorde entre les cadres du parti, tête de fil de l’opposition. En mal de trouver un digne remplaçant du numéro 10 et peut-être même pour des raisons d’ordre financier, le parti connaît des difficultés d’ordre structurel. En effet, on assiste, surpris, à la création de deux pôles malgré les efforts fournis par la direction pour unifier Le parti serait-il à vendre ? Malgré les appels à la raison du Professeur Salikou, l’URD  semble naviguer entre deux eaux. La place de l’ancien champion est convoitée et cette discordance au sein du parti pourrait bien le fragiliser et lui faire perdre sa position de tête de fil.

Le candidat à l’achat, le Dr Boubou Cissé, pourrait bien parvenir à s’imposer. Mais il n’en tirera pas tous les bénéfices attendus. Sa côte de popularité pourrait être entachée par la défiance que voue une majorité du peuple à l’ancien régime dont il fut le bras droit et l’homme de confiance. Il ferait bien de laisser passer ce tour et s’engager au sein du parti afin d’accroître sa légitimité. L’homme ne manque pas de qualité et d’expérience professionnelle, mais la récente volte-face ne lui permettra pas d’obtenir  le pôle position. Et cela d’autant plus vrai que, en dépit de la présomption d’innocence, son nom n’est pas totalement blanchi des sombres affaires toujours à l’ordre du jour de la transition.

En effet, d’autres candidats présidentiables, notamment Cheick Modibo Diarra (CMD)  et Mara pourraient créer une surprise aux prochaines élections. En tête, CMD, notamment parce qu’il pourrait bien incarner une certaine autorité dont le pays a grand besoin, demeure un candidat plus crédible. Stable dans ses postures, il avait su fédéré autour de lui un certain nombre de personnalités dans sa coalition en 2017. S’il décidait de se représenter, en promettant le poste de PM à Mara, ensemble ils changeront la donne. Mara, quoi que demeurant un élément de très grande valeur, s’étant illustré par son talent et des engagements patriotiques, peinera, s’il décidait de faire cavalier seul, à mobiliser le peuple dans sa majorité. L’actuel PM, écarté du jeu en raison de sa participation à la transition, ne peut qu’espérer une prorogation et la conservation de son poste.

D’autres candidats, tapis dans l’ombre pour le moment, Tiéman Huber ou Maître Tapo, peuvent jouer les trouble-fêtes. Mais à moins de s’allier à d’autres candidats, ils ne réaliseront qu’un score faible. Enfin, si SBM sort victorieux du combat judiciaire dans lequel il a été contraint, il n’influencera que faiblement l’issue des concertations. Et cela est d’autant plus vrai qu’il ne semble pas avoir la bénédiction des autorités religieuses, faiseurs de roi.

Cependant, la démocratie Malienne étant très particulière, il est hasardeux de faire un pronostic fiable. L’achat de conscience, le trucage des élections et autres vices peuvent orienter radicalement l’issue des élections. On n’est donc pas à l’abri de nouvelles contestations. Elles inciteront une intervention armée, les coups d’État devenant une pratique « démocratique »  à l’échelon de la sous-région.

<strong>Dr DOUGOUNE Moussa</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le secours du  religieux au politique!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-secours-du-religieux-au-politique-2942076.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:22:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis 2012, la république du Mali est certainement dans une impasse sociopolitique et sécuritaire. L’Imam Mahmoud Dicko, dans une récente sortie médiatique sur  <i>NewAfrican,</i>   attribue cette  triste situation à la faillite de l’élite politique. D’où son  initiative de réunir, le samedi 28 août 2021, chez Ousmane Madani Haïdara, le président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), l’ensemble  des leaders des confessions religieuses du Mali, en l’occurrence : le Cardinal Jean Zerbo,  archevêque de Bamako et le Révérend Nouh Ag Infa Yattara,  le Représentant des Eglises évangéliques du Mali, afin  qu’ils  puissent, avec  les acteurs politiques et les forces vives de la nation,  se mettre au chevet de la République du Mali agonisante. Au terme de leur rencontre, les leaders religieux appellent les maliens à : « un sursaut national, un changement de comportement et une mobilisation pour la paix et la stabilité au Mali. ». Mais peut-on réellement créer entre les sphères : politique et religieuse,  une synergie pour provoquer ce sursaut politique national   dont la   République laïque du Mali a tant besoin?</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La religion appartient au domaine spirituel, elle régit les rapports entre les hommes et Dieu, tandis que la politique relève du pouvoir temporel, de l'organisation de la société terrestre. C’est la politique qui permet aux hommes, vivant dans une  société organisée,  de gérer les affaires publiques. Les deux sphères ont des objectifs communs, mais elles  ne relèvent  pas du même pouvoir. Toutefois, la religion et la politique ont des aspirations et des vocations communes. Les deux sphères tentent constamment de relier les hommes, de les rassembler autour de projets communs ou de visions du monde communes. Ainsi  la collusion entre religion et politique est devenue  très forte dans une grande partie du monde. C'est notamment  le cas  spécifique du Mali avec une population majoritairement de confession musulmane. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi depuis l’avènement de la Démocratie multipartiste dans notre pays, les  leaders religieux (notamment de confession musulmane) et les Hommes politiques n’ont eu de cesse  d’être de connivence  pour la gestion  concertée du pays. Les guides religieux,  bénéficiant  d’une grande influence au sein de la population (majoritairement analphabète), ont fini par avoir  un ascendant sur les hommes politiques désormais en manque de légitimité  politique. Les religieux sont-ils   capables d’aller  au-delà  de leur   influence  politique ?  </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">De toute façon, la Constitution malienne interdit la création  de partis politiques d’obédience  confessionnelle. Néanmoins  de nombreux   leaders religieux  sont devenus  des acteurs  phares dans des prises de décisions politiques majeures. Ces guides religieux notamment musulmans ont pris goût à jouer le rôle de décideurs politiques officieux.  Vont-ils continuer  de se contenter  de  leur substantiel  privilège ?   Où bien seront-ils in fine amener à descendre à visage découvert dans l’arène politique ? Sans être un acteur   politique  formel, un important Guide religieux  de la place n’a-t-il pas  déjà averti publiquement qu’aux prochaines élections, il donnera des consignes aux membres de son importante association religieuse afin qu’ils votent  notamment pour le candidat de son choix ! </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s10" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Gaoussou Madani Traoré  </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption  des ministres :  La Cour Suprême peut&#45;elle  se substituer à la Haute Cour de Justice ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lutte-contre-la-corruption-des-ministres-la-cour-supreme-peut-elle-se-substituer-a-la-haute-cour-de-justice-2942078.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:15:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’annonce de la convocation de certains anciens ministres à la Cour suprême de Bamako, pour y être entendus dans cette sombre affaire d’achat de l’avion présidentiel a créé une polémique générale. Les uns, approuvant l’initiative de cette version remixée de la lutte contre le vol et la corruption, s’en réjouissent. Les autres, prétendant faire prévaloir le légalisme, s’indignent des interprétations des différentes personnalités incriminées. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les juristes, les avocats des défendeurs notamment, spéculent et dénoncent une chasse aux sorcières. Certains membres de la Cour suprême se désolidarisent et désapprouvent la procédure enclenchée, la jugeant illégale.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les interrogations fusent et ce d’autant plus que la recherche d’un fondement juridique ouvre la voie à des interprétations des textes susceptibles d’être appliqués. Nous avons d’abord songé à l’article 206 de la loi, de septembre 2016-Loi  n°2016-046/ portant Loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, l'Article 206 nous indique que « <i>en matière criminelle, correctionnelle ou de police, la Chambre criminelle de la Cour Suprême peut dessaisir toute juridiction d’instruction ou de jugement et renvoyer la connaissance de l’affaire à une autre juridiction de même ordre, soit si la juridiction normalement compétente ne peut être légalement composée  ou si le cours de la justice se trouve autrement interrompu soit pour cause de suspicion légitime ou de sûreté publique</i> ». Quelle est donc la portée de ce texte qui pourrait finalement constituer un moyen de contourner la réticence de l’assemblée Nationale à mettre en cause les ministres ?</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’expression « toute juridiction » peut-elle être interprétée comme incluant la Haute Cour de Justice ? Si oui, alors la nouvelle chasse aux délinquants en col blanc est légale et la procédure suivie ne saurait être dénoncée. Cette loi n’ayant admis aucune exception en la matière, peut-on exclure les justiciables bénéficiant d’une immunité de juridiction ? En effet, si le législateur de 2016 voulait excepter les règles applicables aux ministres pour des actes commis dans l’exercice de leur fonction, n’aurait-il pas précisé la portée de l’article 206 ? Une telle omission, dans une loi aussi importante, n’est certainement pas un oubli ! Même si c’était le cas, il faudra attendre une relecture dudit texte pour en préciser la limite. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cela est d’autant plus nécessaire que l’article 614 du Code de procédure pénale, applicable aux actes commis en dehors de l’exercice des fonctions de ministre, pourrait conforter l’interprétation donnée à l’article 206. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il est vrai que les articles 95 et 96 font de la Haute Cour de Justice la juridiction désignée exclusivement pour juger nos ministres délinquants mais rien dans ces textes, n’ayant pas été révisésdepuis 1992, ne fait obstacle à une compétence spécialement attribuée à une Juridiction Suprême par une loi spéciale. Et cela est d’autant plus vrai que ladite loi spéciale insiste sur les motifs de l’intervention de la Cour suprême. Cette dernière peut donc intervenir « <i>si la juridiction normalement compétente ne peut être légalement composée  ou si le cours de la justice se trouve autrement interrompu soit pour cause de suspicion légitime ou de sûreté publique</i> ».</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">On précisera également que les faits reprochés ne constituent nullement des faits rattachables à la fonction. S'ils sont commis au cours de la fonction sans pouvoir être rattachés à celle-ci alors les ministres  doivent pouvoir être entendus devant la Cour suprême. Ce fût le cas dans le procès Sarkozy et GMT et acolytes ont bien été jugés au Mali par une Cour d’assises. L’acte délictueux ou criminel sciemment posé ne se rattache pas à la fonction d’un ministre. On ne nomme pas un ministre pour surfacturer les marchés de l’État ou subtiliser les deniers publics. Par ailleurs, l’article 614 du Code de procédure pénale, applicable aux actes commis en dehors de l’exercice des fonctions de ministre et donnant pouvoir au parquet pour exercer l’action publique, pourrait conforter l’interprétation donnée à l’article 206.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Toutefois, on pourrait être tenté de dire que si la Constitution a instauré une immunité de juridiction, c’est parce qu’elle a vouluexclure la compétence des juridictions de droit commun. L’argument est pertinent mais il n’explique pas pourquoi la loi de 2016 n’a pas excepté les procédures relevant de la Haute Cour de Justice.  Il n’est pas exclu que faits détachables de la fonction soient appréciés par une application combinée de l’article 206 de la loi 2016 sur l’organisation de la Cour suprême et de l’article 614 du Code de procédure pénale.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais, s’agissant d’un texte relatif à une procédure de renvoi, l’article 206, même si on souhaiterait qu’il en soit autrement à cause de la « suspicion légitime » qui entoure ce genre d’affaire, ne pourrait-il pas être écarté en l’espèce ? Dans l’affirmative, le procureur général aura toutes les peines du monde à justifier ses actions. Et cela est d’autant plus vrai que l’article 87 de la loi de 2016 détermine les champs, supposés, de compétence de la Cour suprême. Et il n’y figure nullement le droit d’entendre les ministres délinquants.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Souhaitons également que le « terme de suspicion légitime » soit interprété de façon large pour pouvoir permettre au procureur d’entendre ces Hauts fonctionnaires délinquants, sous réserve du respect de la présomption d’innocence et de celui du droit à unprocès équitable. On peut, en effet, suspecter une complicité entre les ministres concernés et les membres de l’Assemblée  nationale chargée de la mise en accusation. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Enfin, en l’absence d’un parlement susceptible de procéder à la mise en accusation des ministres interpelés, le CNT demeurant un Objet Volant non Identifié (OVNI), ne peut-on pas admettre la compétence de la Cour suprême pour éviter un déni de justice ?Cela permettrait de contourner les collisions frauduleuses entre ministres et parlementaires, sachant que les loups ne se mangent pas entre eux.  Ces pistes de réflexion, sans pouvoir constituer des vérités absolues, méritent d'être appréciées (à la lumière d’autres textes) par les Hauts magistrats afin d’éclairer le malien en quête de justice et nargué par les professionnels du droit.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais en attendant, le malien doit comprendre que ces personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence et qu’il faut éviter de jeter l’opprobre sur nos illustres « personnalités » sans raison. Nous attendons impatiemment les commentaires de nos professeurs émérites qui ne sauraient se désintéresser d’une telle polémique juridico-politique et qui pourront corroborer ou infirmer les propos que j’ai eu l’imprudence d’avancer dans le cadre d’une réflexion personnelle.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Vive la république !</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Vive la lutte contre la corruption, le vol !</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dr DOUGOUNE Moussa</span></b></span></p>
<p class="yiv5422528954s12" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Professeur d’enseignement Supérieur et Consultant/Formateur auprès des Banques</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dans un Etat failli : Halte aux prêches haineux !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dans-un-etat-failli-halte-aux-preches-haineux-2942081.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:11:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Mali, mon pays vit aujourd’hui, des moments les plus inquiétants de son histoire, marqués par des discours ou messages de certains leaders religieux à travers  des prêches qui circulent sur les réseaux sociaux. Ces prêches,  au lieu de rassembler tous les fidèles autour de la parole d’Allah, ou encore, au lieu d’instruire ou de former spirituellement et moralement l’homme malien, sont malheureusement et moralement révélateurs  d’une profonde crise aux conséquences imprévisibles et irréversibles. Ils  constituent  une grave menace à l’équilibre des fondamentaux d’un Etat et pourraient détruire en une seconde de temps, tout ce qui a été bâti,  pierres après pierres, par nos célèbres érudits, des siècles durant.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’entame de mes idées ici développées sur une question aussi sensible que celle de la religion, je voudrais préciser qu’il ne s’agit pas pour moi de m’y afficher en donneurs de leçons, mais plutôt, d’exprimer à mes concitoyens, ma grande peur, mon inquiétude et mon désaccord sur ce que je vois et j’entends dans mon pays à propos de la religion. Je ne cherche plus non plus à heurter la sensibilité des uns et des autres, mon seul souci  étant de voir tous les fidèles du pays unis dans la fraternité, la concorde et l’amour des cœurs. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ma première interrogation est de poser et répondre à la question de savoir ce qu’est un prêche dans son sens le plus accepté et quel doit être le rôle d’un Etat égalitaire dans la régulation des prêches ?  Le prêche est un sermon, une homélie, un discours ou encore un message divin, fait devant des fidèles pour leur bien, leur instruction  et leur édification spirituelle et morale. Il tire son inspiration de  l’Ecriture du Coran et de la Bible.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette charge de transmettre le message d’Allah est confiée à des imams, prêtres et pasteurs, bien connus et respectés. Les thèmes  qu’ils développent au cours de leurs sermons se réfèrent à la vie sociopolitique et culturelle, donc du vécu des fidèles. Tout cela n’est possible que dans un Etat égalitaire.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’égalitarisme est une doctrine politique qui prône l’égalité de tous les citoyens  en matière de droits politique, économique et social, contrairement à un Etat failli. La notion d’Etat failli correspond à deux réalités : soit une situation de faillite dans laquelle l’Etat n’est plus en mesure de régler les intérêts de sa dette ; soit un Etat incapable d’assurer  ses fonctions régaliennes (Justice, Police, Ordre public, Sécurité, Défense, Bonne gouvernance, etc.).</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La deuxième réalité correspond  au mieux, à la situation que vit le Mali après 30 ans de pratique démocratique caractérisée  par une mauvaise gouvernance à l’origine de cette faillite. Dans un Etat failli, tout est permis de dire et de faire sans qu’on ne soit inquiété. On est comme dans la jungle. C’est bien en profitant de cette faillite de l’Etat, c’est-à-dire, de sa déliquescence, que certains leaders religieux se sont livrés dans certains lieux de culte notamment à Bamako, à une multiplication des prêches accompagnés de diatribes jamais imaginées.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ces prêches parfois véhiculés avec des propos haineux, sortent de loin, des normes prescrites par le Saint Coran. Cette nouvelle façon de faire les pêches incriminés, est  une vraie menace pour l’équilibre  de l’Etat du Mali.  Elle pourrait être à l’origine  d’un probable affrontement aux conséquences imprévisibles entre fidèles de deux tendances religieuses que je me garderai  de les nommer. Pourtant, ces tendances se réclament  toutes, d’une même religion, celle d’Allah. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Face à ces dérives, qui ne sauraient se justifier, les autorités de la Transition doivent dans le cadre de la <b>Refondation</b> <b>de l’Etat</b> en cours, prendre pleinement, toutes leurs responsabilités afin de garantir la paix, la quiétude, la fraternité et la concorde à tous les fils du pays, de toutes les confessions confondues.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Mali de nos ancêtres n’a jamais connu un tel malentendu, un malaise du genre à diviser les religieux d’un même pays, d’une même histoire. Cependant, malgré nos divergences et nos différences, nous avons  toujours fait preuve d’une grande maturité d’esprit rassembleur. Nous avons su, chaque fois, nous mettre ensemble autour de ce qui nous unit, le Mali. Et la rencontre entre toutes les confessions religieuses, qui a lieu le samedi 28 août à Sébénicoro, au domicile de Chérif Ousmane Madani Haïdara, regroupant imams, prêtres et pasteurs, en est une parfaite illustration.</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Initiée par l’Imam Dicko, et facilitée par le grand serviteur d’Allah, et coordinateur scientifique du CIMD, Boubacar Ba, elle a comblé   toutes les attentes. Les jours à venir nous en édifieront davantage. </span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Que la paix d’Allah accompagne le Mali et les Maliens !</span></span></p>
<p class="yiv5422528954s4" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv5422528954bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dr Allaye Garango, Enseignant-chercheur-ENSUP</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Monde des énergies renouvelables :  	 Et si l’homme d’affaire malien, Aliou Boubacar Diallo sauvait le monde par l’hydrogène ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/monde-des-energies-renouvelables-et-si-lhomme-daffaire-malien-aliou-boubacar-diallo-sauvait-le-monde-par-lhydrogene-2942085.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le monde actuel vit les conséquences fâcheuses de la pollution atmosphérique. Si la pollution en elle-même, découle des phénomènes naturels, il est à noter que l’homme est en réalité, le vrai responsable de la pollution et surtout l’émission de gaz à effet de serre. Dans la course à l’industrialisation, les énergies utilisées par l’homme, polluent l’atmosphère et aggravent le réchauffement climatique. Une solution serait-elle possible pour la réduction de la pollution ? Le regard semble désormais tourné vers le Mali, où des gisements d’hydrogènes sont découverts par l’homme d’Affaires et Chercheur, Aliou Boubacar DIALLO.   </em>

&nbsp;

Un défi, mais surtout  le sens très poussé du risque. Voilà ce que nous pouvons déjà dire de l’homme d’Affaires malien, qui depuis quelques années, tente de bouleverser positivement l’ordre mondial des énergies. Et cela, grâce à ses essais bien concluants, dans la production d’énergie à partir d’hydrogène naturel. L’hydrogène naturel ? Oui ! C’est bien de ce nouveau trésor mondial, dont il s’agit effectivement au niveau du Mali. Le village de Bourakèbougou, dans la région de Koulikoro, est le site d’expérimentation où la preuve de l’existence de l’énergie est testée. Tout part de la découverte d’un gisement de gaz composé presque de 100% d’hydrogène. Le village est fourni en électricité non polluante. Aucune trace de dioxyde de carbone, mais de la vapeur d’eau.

&nbsp;

<strong>DEFI NATIONAL</strong>

Le Mali est un pays continental, complètement exposé aux caprices du soleil hautement ardent. Sur les douze mois de l’année, le Mali souffre pendant neuf longs mois, sans aucune goutte de pluie. Le soleil très sévère sèche partout et vide le fleuve Niger. Cette situation impacte négativement le pays en provoquant la rareté d’électricité. La société d’énergie du Mali (EDM) peine à couvrir pleinement le pays. Pire, les populations de Bamako et des grandes villes, sont soumises aux rythmes des délestages.

&nbsp;

Du coup, cette découverte d’énergie, constitue un espoir, pour la résolution du problème d’énergie. Encore, faut-il intensifier les recherches, aux fins de l’augmentation des réserves d’hydrogène. Toute chose qui pourrait véritablement permettre de produire davantage d’électricité. Dans une telle vision, la production pourrait aisément sortir le Mali du déficit d’électricité. Et vu le volume des découvertes, l’option de l’industrialisation d’hydrogène est bien probable. Il faut aussi inclure la dimension commerciale, dans l’idée de servir tout le monde, au niveau de la population malienne, à moindre coût.

&nbsp;

<strong>LA DIMENSION INTERNATIONALE</strong>

Si cette grande aventure scientifique, de la production d’électricité à base d’hydrogène naturel, se réalisait parfaitement au niveau du Mali, elle pourrait immédiatement toucher les pays voisins du Mali.

Surtout avec des quantités très importantes, de gisements annoncés dans le bassin de Bourakèbougou, du Mali, pourrait bien naître la grande révolution industrielle pour la fourniture d’énergie renouvelable strictement écologique, sans pollution. Le Mali pourrait ainsi être projeté, au centre des grandes nations, qui décident de l’orientation du monde, à cause de leurs puissances énergétiques.

&nbsp;

<strong>UNE SOLUTION ALTERNATIVE</strong>

Sûrement, l’homme d’Affaire malien Aliou Boubacar DIALLO, est sur la voie d’apporter une solution alternative, aux énergies existantes très polluantes. Le combat contre l’émission des gaz carboniques dans l’atmosphère, est mondial. Face au réchauffement climatique qui menace l’humanité, les écologistes mènent ce combat pour la réduction des gaz carboniques. Et les énergies fossiles sont pointées du doigt, comme sources de la pollution.

&nbsp;

D’ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), reconnaît que la pollution atmosphérique tue environ, sept millions de personnes dans le monde chaque année. Notamment en raison de l'augmentation de la mortalité due aux accidents vasculaires cérébraux, aux maladies cardiaques, aux cancers du poumon... L'OMS indique également que 4,2 millions de décès en 2016, sont dus à la pollution atmosphérique et 3,8 millions sont causés par la pollution domestique (cuisson avec des combustibles et des technologies polluants).

&nbsp;

Toutes les grandes nations du monde sont préoccupées par la question de la pollution de l’atmosphère. En France par exemple, le transport de voyageurs émet environ 75 millions de tonnes de dioxyde de carbone chaque année. Et selon le ministère de l'Environnement et des Transports, les automobiles représentent 92% de ces émissions.  A cet effet, plusieurs études des experts de la question, attestent que les énergies consommées au quotidien, ont un impact significatif sur l'environnement et sur la santé. Par exemple, depuis 1970, les combustibles fossiles (charbon, gaz naturel et pétrole dans nos voitures) représentent 78% des émissions de dioxyde de carbone de la planète.

&nbsp;

Face au constat de la pollution atmosphérique et surtout de l’émission de gaz à effet de serre,  aux conséquences notables, l’humanité s’interroge sur comment y remédier ? Et les solutions sur  le cadre réglementaire international mis en place contre la pollution atmosphérique, n’ont pas encore empêché cela. Voilà pourquoi, la découverte de l’hydrogène au Mali, est hautement salutaire. Surtout que les énergies à base d’hydrogène ne produisent aucune pollution, ni de déchet. L’usage des énergies à base d’hydrogène, peut beaucoup aider à la réduction de la pollution et surtout éliminer l’émission de gaz à effet de serre.

&nbsp;

L’homme d’affaires malien <strong>Aliou Boubacar DIALLO</strong>, apporte ainsi une grande solution révolutionnaire au niveau mondial. Son pays le Mali sera alors la bonne convoitise, car ce gaz du futur est sollicité par de grandes firmes et sociétés multinationales. L’hydrogène est déjà présenté come l’unique solution à la lutte contre la pollution. Si l’on suppose qu’un kilogramme d’hydrogène produit environ trois fois plus d'énergie qu'un kilogramme d'essence, et que ses rejets sont composés uniquement d'eau, ni aucune émission de particule nocive ou d’Oxyde de Carbone (Co²), l'hydrogène devient un enjeu énorme permettant d'intégrer plus de renouvelable dans la consommation énergétique.

&nbsp;

<strong>UNE VISION NATIONALE SUR L’HORIRON</strong>

&nbsp;

Désormais avec sa double casquette, <strong>Aliou Boubacar DIALLO</strong>, a une autre conception du jeu politique et surtout de la gestion de la société humaine. En sa qualité d’Homme d’Affaires, il établit un lien étroit, voire insécable, entre les conditions de vie des populations et leur environnement de vie stable. <strong><em>« La stabilité se trouve là où chacun vit et assure ses besoins d’existence, même primaires ». </em></strong>nous dira-t-il, lors de notre rencontre quelques vingt minutes avec lui. Il croit plutôt en une société où la population parvient à subvenir à ses propres besoins. D’où sa vision de faire du Mali, un pays industrialisé. Toute chose qui crée des emplois directs et indirects. Ses grands projets de production des énergies avec de l’hydrogène, confirment sa vision sur l’horizon.

Nous y reviendrons.

&nbsp;

<strong>MONOKO TOALY</strong>

<strong>Consultant, </strong>

<strong>Expert International en Communication.</strong>

<strong>DG AFRIQUE MEDIA TV pour l’Afrique de l’Ouest</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Application du  PAG : Irréalisable en  08 mois!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/application-du-pag-irrealisable-en-08-mois-2940273.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 01:34:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>A la lecture et à l’analyse du Programme d’Action Gouvernementale (PAG) du PM Choguel Kokalla  Maïga, deux points retiennent l’attention: les Assises Nationales pour la refondation (ANR) et l’organisation des élections générales. Si les premières sont  techniquement réalisables durant  le restant du temps imparti (huit mois)  par la Communauté internationale à la Transition malienne en cours mais    les secondes peuvent-elles se tenir à date (à partir de février 2022.) ? Si les ANR ont pu se  réaliser, les décisions qui en découleront seront-elles souveraines (exécutoires) ? </em>

Dans l’affirmative, il est alors clair que le temps restant  de la durée de la transition n’est pas du tout  suffisant  pour exécuter tout le contenu  du PAG. En d’autres termes, celui sera irréalisable en huit (08) mois. Tant  les ANR vont  forcément exiger une rallonge de la Transition. L’effort du gouvernement à vouloir résoudre tous les maux des maliens est à saluer  mais force est de reconnaître que l’actuel PAG ne peut être exécuté qu’à 70%, soit 30% pour la tenue des ANR, 40% consacré à l’organisation des élections (révisions de la loi électorale, de la charte des partis politiques, la mise en place de l’organique unique et de la tenue des élections présidentielles et législatives). Son application stricte va demander du temps. Aussi et surtout la réussite des ANR (si elles ont lieu)  dépendra de  son caractère d’inclusivité, notamment de  l’acceptation et la participation de l’ensemble des forces vives de la nation.

Tous les problèmes du Mali ne  sont pas évidemment pas causés par le régime défunt, il est  donc important que le PM accepte que tous les citoyens maliens sont aussi responsables, à commencer par lui-même.  Ne fut-il pas ministre  et même porte-parole du Gouvernement sous IBK ? C’est vrai, Choguel fut  l’un des principaux acteurs  de la chute de ce même régime.  Il doit donc savoir raison gardée !

Ce faisant  ses ANR, auxquelles  il s’obstine à réaliser,  doivent être le lieu de poser, pour une fois,  les vraies bases d’un Etat démocratique et laïc du Mali. Celui  dans lequel,  le respect des engagements pris sera  désormais au rendez-vous. Dans ce nouvel Etat, on devra aussi arrêter de toujours jeter la faute sur l’autre, même si cela semble être une belle stratégie politique  des acteurs politiques  pour dominer les esprits.

Les maliens demandent et veulent certes un changement, mais un changement sans programme concret serait la navigation à vue.  Alors que la fin de la transition est, jusqu’à preuve du contraire,  connue. La question de la révision ou de l’application de l’accord, la problématique de l’éducation (en l’occurrence, le boycott des examens par les enseignants de la Synergie), l’unification des grilles salariales de tous les fonctionnaires, la réconciliation nationale, la dépravation de nos mœurs, la problématique  de la justice, la protection de l’environnement, le  problème foncier, l’épineuse question de la laïcité sont, entre autres,  autant de sujets qui pourront être inscrits et débattus lors des ANR.

Les décisions  de ces ANR, si elles sont  retenues comme souveraines, devront être érigées en  textes de lois pour qu’elles soient réellement exécutoires. Il y a alors lieu de se poser la question si le Gouvernement de la Transition  va pouvoir respecter  le chronogramme des élections  générales prévues à partir  de février 2022. Encore qu’il faut, pour  l’apaisement du front social,  l’application du fameux article 39 tant réclamé par les enseignants  et le respect des lois constitutionnelles,  notamment celles  concernant le respect de la laïcité (une question qui fait  débats actuellement suite à la qualification de l’Etat malien de « république islamique » par l’actuel  Ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes.

De toute façon, il est souhaitable  que ces ANR se tiennent dans le plus grand  respect des acquis démocratiques mais aussi qu’elles soient le lieu de la signature d’un protocole d’accord pour une fin de Transition apaisée et crédible.  Il faut  saluer  le dynamisme du gouvernement Choguel Kokalla Maïga. Il faut  le PM  s’évertue à bien diriger et coordonner l’action gouvernementale tout en veillant à ce  que les prérogatives  d’un département ministériel n’empiètent sur un autre. Cela,  dans  la sincérité.

<strong>Gabriel Annaye Togo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour une Transition réussie :  Quel modèle choisir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-une-transition-reussie-quel-modele-choisir-2940260.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 01:24:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>John Jerry Rawlings et Thomas Sankara sont des références pour l’ensemble des patriotes africains, les deux ayant en commun un patriotisme à toute épreuve. Le premier s’est distingué par sa fermeté, sa clairvoyance et sa lutte acharnée contre la corruption. Le second, par son franc-parler et son refus de pactiser avec le diable. A qui des deux le président de la Transition malienne doit-il chercher à ressembler ?</em>

L’exercice du pouvoir n’est pas une sinécure. Bon nombre de dirigeants l’apprennent une fois qu’ils ont la main à la pâte. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut savoir manier le bâton et la carotte, savoir ménager  même ceux que l’on considère, à tort ou à raison, comme des ennemis. C’est ainsi qu’on peut parvenir à ses fins. Cela dit, le défunt président du Ghana, paix à son âme, s’est illustré par sa fermeté, son sens élevé du devoir et son amour de la patrie. Il a mené une lutte farouche contre la fraude, les détournements de fonds, le népotisme, en un mot la malhonnêteté. Ce n’est pas chose aisée quand les mauvaises habitudes ont perduré dans le pays.

Cependant, c’est tout ce que le peuple attend de ses dirigeants. C’est la condition sine qua none pour entrer dans l’histoire par la grande porte en ayant pour allié  inconditionnel le peuple. C’est ainsi que Rawlings au Ghana et Sankara au Burkina sont devenus des icônes. La ressemblance  entre les deux s’arrête là quand on sait quand que, contrairement à Rawlings, Feu Sankara n’a pas bénéficié de la même longévité au pouvoir. Son franc-parler, sa rigueur indéfectible et son honnêteté à toute épreuve n’ont pas suffi à lui protéger des ennemis qui étaient légion. Ils ont fini par l’avoir.

C’est ce qui nous pousse à penser qu’il faut éviter l’affrontement quand on a en face plus fort que soi. Mettre un peu d’eau dans son vin, n’empêche pas d’atteindre son but. Il faut souvent jouer  de patience et d’intrigues. Cet exemple peut nous inspirer dans l’analyse des incompréhensions  actuelles entre le Mali et la France. Nul besoin d’être un spécialiste de la géopolitique et de la géostratégie pour comprendre le rôle que la France a  joué  et continuer de jouer dans l’histoire du Mali. Elle a fait de bonnes choses indiscutablement mais a également commis des erreurs qu’il s’agit plutôt de reconnaître et corriger.

Ce faisant, elle réussirait à amadouer une partie du peuple qui en a gros sur le cœur. Pour parler concrètement, elle aurait dû profiter de son intervention militaire salvatrice qui a servi à bouter les terroristes hors  de Tombouctou et Gao en 2012 pour s’attirer la sympathie de la majorité des maliens. Au lieu de cela, elle a provoqué l’ire de tous les patriotes en faisant de Kidal une espèce de no man’s land qui ne dit pas son nom.

Pour finir, nous dirons que Français et Maliens doivent comprendre qu’ils sont liés par l’histoire. Chacun sait que les relations entre les peuples sont guidées par les intérêts. Il s’agit tout simplement de faire en sorte qu’il n’y ait pas de perdant !

<strong>Nando</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mon cri  du cœur à mes compatriotes</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mon-cri-du-coeur-a-mes-compatriotes-2940256.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 01:23:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Maliens, nous devons tirer une belle leçon de ce qui vient de se passer en Afghanistan, l’arrivée et l’occupation de la capitale Kaboul, par les talibans, ce dimanche 15 août 2021. Il leur a fallu de rudes combats de plus de vingt ans contre le Gouvernement afghan et ses alliés  pour arriver à bout de leurs objectifs. Certains me diront certes, que comparaison n’est pas raison. Là n’est pas la question.

Ce qui importe, c’est  que nous devons maintenant, taire nos querelles inutiles et interminables afin de nous consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire au seul Mali, menacé dans son existence depuis 2013 par les djihadistes de tout bord. Sauvons le Mali. Et nous avons l’obligation de sauver ce pays qui nous a tout donné.  Telle doit être aujourd’hui, notre vision commune. Notre redevabilité à ce pays qui a brillé de mille feux par son histoire légendaire assez riche, nous interpelle  tous et nous appelle  à un sursaut national.

Pour ce faire, comptons sur nos propres efforts en œuvrant en premier lieu, à l’équipement et au réarmement moral de nos forces armées et de sécurité, symbole de notre souveraineté nationale. Soutenons-les sans aucun calcul politicien, sans nous verser dans la mythomanie et l’hypocrisie. Faisons-le dans l’union, la sincérité  et la clairvoyance car c’est par ces forces armées  et de sécurité et par elles seules que nous pourrons vivre en toute confiance, dignes et libres sur la terre de nos ancêtres, éloignés des forces   du mal qui, par contre, profiteront de la moindre faille de l’Etat et de notre désunion, pour créer chez nous, le scénario Afghan.

Que Dieu nous en garde ! Que ce cri du cœur soit entendu par tous mes compatriotes du Nord au Sud, d’Est en Ouest et ceux de la diaspora, pour sauver la République en danger !

<strong>Dr Allaye Garango, </strong>

<strong>Enseignant-Chercheur ENSUP-Bamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Assises Nationales  de la Refondation : Une opportunité  pour la construction du Mali nouveau</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/les-assises-nationales-de-la-refondation-une-opportunite-pour-la-construction-du-mali-nouveau-2940261.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 17:33:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>La nation malienne en danger souffre du manque de repères, l’absence d’exemplarité centrée sur les valeurs de l’intégrité et de l’amour pour la patrie. Les citoyens ne se font plus confiance et n’ont plus  confiance aux Institutions de la République. Actuellement les débats s’enlisent entre ceux qui sont pressés d’arriver à Koulouba en Février 2022, et ceux qui veulent faire de leur mieux pour finir la Transition dans les délais prévus. Les 1ers sont pressés et soutiennent que le Président qui sera élu après la Transition aura la responsabilité de reconquérir la souveraineté perdue du Mali, et de mettre fin à l’insécurité sur l’ensemble du territoire. Ceux qui gèrent la Transition soutiennent qu’ils vont respecter les délais car ne veulent pas se mettre au dos la Communauté Internationale et les grands bavards. </em>

Le Mali est tombé parce qu’on est tous coupable, l’hypocrisie a mis la honte sur le lièvre qui ne pensait qu’à ses petits, elle a noyé le poisson qui ne voyait midi que dans l’eau. L’heure est à l’épreuve certes difficile de l’unisson de tous les maliens, mais il faut que chacun fasse le sacrifice d’honorer la mémoire des pères fondateurs de la République pour incarner la devise du Mali « Un Peuple-Un But-Une Foi ».

Le Mali est à terre, chaque malien doit mettre de côté son  égo, être solidaire  pour le mettre débout. Plus que jamais, il est nécessaire de construire ensemble l’espoir du Mali nouveau et faire de la Transition l’ultime occasion à ne pas rater pour construire ensemble des réponses capables de sauver le pays. L’heure n’est plus de faire du théâtre, du cinéma ou de poser des pièges. L’heure est plutôt au réveil et la prise de conscience que l’avenir du Mali ne doit  être décidé que par les bons maliens.

Les Assises Nationales de la Refondation sont l’ultime occasion de mettre le Mali sur l’orbite avec une vision claire sur l’avenir.

De mon point de vue, les sujets qui fâchent mais qui soutiennent fondamentalement toutes les dérives au Mali ont pour noms : la prolifération des partis politiques, la dégradation sinon l’abandon des valeurs socioculturelles profondes pour le mimétisme à l’occidentale, la démocratie mal comprise et mal exprimée. Pour 20 millions d’habitants et moins de 8 millions d’électeurs le Mali compte actuellement 224 partis politiques. Le mensonge est trop gros et l’arnaque crève les yeux. Il faut mettre au cœur des débats des Assises nationales, la dissolution ou la fusion des  224 partis politiques pour seulement 3 grands partis républicains sur l’ensemble du territoire.

Les nouvelles réformes politiques et institutionnelles doivent être engagées avec les Assises nationales pour ensemble définir avec seulement 3 partis politiques (désormais institutionnels) l’option idéologique et l’orientation politique de développement du Mali nouveau. Il faut,  à la suite des Assises nationales,  laisser le soin aux acteurs politiques et aux citoyens de choisir par conviction parmi les trois (3) nouveaux partis  celui qui correspond au mieux à leur vision du Mali de demain.

<strong> </strong>L’Unisson des maliens pour sauver la patrie en danger, la préserver  des  menaces qui la guette et qui fragilisent la construction de l’Etat-Nation, ne sera possible qu’avec la réorganisation du paysage politique du Mali. Engager le processus de  moralisation de la vie politique pour favoriser l’émergence de compétences  capables  de reconquérir notre souveraineté est une nécessité vitale.  La limitation à 3 du nombre de partis politiques au Mali aura l’avantage de jeter les bases  du processus de moralisation de la vie politique, de mieux organiser les  compétences et intelligences  dispersées,  pour la construction d’un Etat fort.

Il est donc temps pour tous les maliens de se mettre ensemble pour exploiter les immenses ressources naturelles dont dispose le pays et qui font l’objet de  convoitises. C’est vraiment honteux que de classer le Mali dans le rang des pays économiquement pauvres. Si pauvreté existe au Mali, ce serait par rapport à l’état d’esprit soutenu par les pratiques courantes de gaspillage et de détournement des ressources publiques, la mauvaise répartition de la richesse nationale etc. Les citoyens coupables et victimes de l’hypocrisie, des abus du pouvoir, sont fatigués d’être manipulés, ils souhaitent la bonne organisation du paysage politique, les réformes institutionnelles nécessaires pour la bonne gouvernance et le  développement du Mali.

La Transition offre l’occasion de mettre les compteurs à zéro pour jeter les bases de la Refondation du Mali définitivement débarrassé des maux et vices qui ont gangréné la société et fragilisé l’Etat. L’heure est à l’écriture des nouvelles pages de l’histoire du Mali et d’une nation émergente qui retrouvera  avec  honneur et fierté sa place dans le concert des grandes nations.

Les Assises nationales sont  cette occasion pour les maliens de se mettre débout sur les remparts pour barrer la route aux forces occultes de l’intérieur et de l’extérieur. La décision souveraine de prolonger la Transition pour mettre le Mali sur la voie du changement  doit provenir des Assises nationales.  Le génie malien doit se réveiller et faire du Mali un havre de paix pour l’expression civilisée de la démocratie et du multipartisme dit « intégral ». La notion d’intégrale n’étant pas officiellement définit sur le minimum et le maximum de partis à créer, les vendeurs d’illusions ont alors envahi l’espace politique.

Avec la transition,  les maliens réclament un Etat fort, engagé pour le bien-être de tous les maliens.

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<strong>Moussa Dao</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Les  Maliens  entre  pessimisme et espérance !</title>
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<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 17:24:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce mercredi, 18 août 2021, ça fait  déjà un an jour pour jour que  le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP)  a déposé, suite à une longue insurrection populaire menée par le M5-RFP,  Ibrahim Boubacar Keïta et son régime despotique, clanique  et corrompu. Cette  junte militaire, sous la contrainte de la Communauté Internationale,  a fini par accepter  l’avènement d’une  Transition militaro-civile  dirigée  par  un président, Col Bah N’Daw  et un Premier ministre, Moctar Ouane.

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Ces deux têtes de l’exécutif, des  personnalités  civiles même si le premier est un militaire à la retraite, ont été désignées par la junte.  Mais le président de la Transition, pour compléter l’exécutif,  était secondé  par un Vice-président en la personne du Chef de la junte du CNSP, Assimi Goïta.  Le Conseil National de la Transition,  nommé par ce dernier, avait  aussi pris fonction avec en sa tête, Col Malick Diaw, Premier vice-président  de la junte. Des civils et des militaires cohabitaient au sein d’un Gouvernement où tous les postes régaliens revenaient aux  militaires putschistes ou leurs proches.

&nbsp;

Cette expérience  politique n’a pas fait long feu. Puisque le 24 mai 2021,  soit neuf mois  seulement d’exercice, le  président de la Transition et son PM sont arrêtés  par  celui qui était  encore  l’ex  vice-président de la Transition. En homme fort, il  mit  fin au pouvoir du  Col Bah N’Daw et Moctar Ouane (les deux sont toujours en résidence surveillée) et s’empare  du poste du président de la Transition. La nouveauté dans l’actuelle gouvernance transitionnelle réside au fait que  les putschistes, cette fois-ci,  se sont in fine retournés vers leurs alliés naturels (le M5-RFP) afin qu’ils prennent la tête du  Gouvernement militaro-civil actuel.  Cette alliance des putschistes  avec  ce mouvement  hétéroclite, qu’ils avaient  pourtant ignoré  pendant la première phase de la Transition  mais  sans lequel,  ils ne seraient  pas parvenus  au pouvoir, divise les maliens.

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Quoi qu’il en soi, une page de l’histoire contemporaine du Mali a tourné. De la survenue  de ce deuxième coup de force,  notre pays est  désormais dirigé par  Col Assimi Goïta comme président de la Transition et Dr Choguel Kokalla Maïga comme Premier ministre.  Ceux-ci  ont solennellement pris l’engagement  devant le peuple malien et la Communauté Internationale de respecter l’Agenda politique   du premier Gouvernement de la Transition : organiser des Assises Nationales de la Refondation (ANR) dont les décisions seront exécutoires  et  des élections générales à partir de février 2022 avec un Organe Unique de Gestion des Elections.  Un engagement que le PM Choguel a également réitéré  lors de la présentation de son Programme d’Action Gouvernementale (PAG).

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Une utopie pour  de nombreux acteurs et analystes  politiques maliens. Qui estiment que  pour aller à des élections libres, crédibles acceptées par tous les acteurs politiques, il faudra au préalable  que les Autorités  transitoires procèdent   non seulement  à la révision  des listes électorales (pas encore entamée) mais aussi  à  la relecture de la  loi électorale. Tout cela, en sept mois et de façon consensuelle. Quand il est aussi une évidence que l’Etat ne contrôle  actuellement que 20%  seulement du territoire national. L’entame de la grève  des enseignants de la Synergie, pour  boycotter les examens  de cette fin d’année scolaire au niveau fondamental et secondaire, n’est pas aussi de nature à favoriser le climat social.

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Comme si cela ne suffisait pas, voilà le tableau s’assombrir  davantage  par  la persistance  d’ attaques récurrentes  contre les  populations civiles<strong>, </strong>des enlèvements et assassinats ciblés des mêmes populations, l’interdiction  aux paysans d’aller  effectuer  leurs travaux champêtres.  S’y ajoute : la soumission  de certaines localités du Centre  au payement de taxes dus aux  mouvements terroristes. des attaques récurrentes de convois militaires, de cars de transport ainsi que des   braquages  de populations  civiles. Cette réalité criarde  fait plonger  de nombreux   citoyens maliens dans le pessimisme.

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Toutefois, il persiste une lueur d’espérance.  Le Mali peut sortir de l’incertitude politique et les populations du pessimisme. Le PM Choguel,  homme instruit, très cultivé et  pétri d’expérience politique, peut bien relever le défi politique. Il a  certainement  tous les atouts intellectuels et politiques nécessaires pour  pouvoir rassurer les nombreux pessimistes qui ne sont pas forcément ses détracteurs.  Il  ne doit donc  pas se lasser d’aller  à la rencontre  de ses compatriotes pour leur expliquer le bien-fondé de sa politique de Refondation. En somme,  le  Gouvernement  Choguel doit, par l’entame des réformes politiques  basiques,  donner des gages aux populations.

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Pour ce faire, Choguel doit avoir le courage  d’expliquer  aux  maliens la  nécessité d’une  rallonge de la Transition.  <em>«Je crois qu’on est en train de tourner autour du pot. Nous sommes dans une logique de prolongation que personne n’ose dire et le Plan d’action du gouvernement s‘inscrit dans cette dynamique»,</em> n’a-t-il pas  déjà déclaré Prof Mamadou  Samaké, analyste avisé de la politique malienne !  Lequel est convaincu que  le Mali ne peut pas tenir les élections en respectant ses engagements internationaux comme le protocole de la CEDEAO interdisant toute réforme politique à moins de 6 mois des élections.

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<strong>Gaoussou Madani Traoré   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Séisme dans la mairie de Kati : L’Edile et ses trois premiers adjoints en prison !</title>
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<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 01:17:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Que celui qui n’a jamais péché jette la première ! La mairie de Kati traverse actuellement une période très difficile de son histoire. Quand il y a consensus entre les dirigeants  d’une collectivitédans la gestion des affaires publiques, c’est généralement au détriment des populations.  C’est malheureusement le cas au Mali où la gestion des affaires publiques, surtout  dans les collectivités territoriales, souffrent d’énormes gabegies(spéculations foncières, malversations financières, etc.). En général, les criminels en col blanc ne sont pas inquiétés par la justice.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais il arrive souvent que celle-ci  décide de prendre ses responsabilités, c’est le cas notamment à Kati. Cela au bénéfice des contribuables que sont  les populations. Le scénario qui se passe à la mairie de Kati en est une parfaite illustration des gabegies auxquelles s’adonnent généralement les élus municipaux au Mali. Il défraie la chronique. Car, par cascade,  le maire et ses trois premiers adjoints sont interpellés et ils méditent sur leur sort dans la MCA de Kati.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, ce Mardi le 04 juillet 2021, le Maire élu sous les couleurs de l’Urd, Yoro Ouologuem et certains de ses adjoints, dont : Bouyé DIALLO, Badra Aliou SANGARE, sont placés en garde à vue par le Chef de brigade du pôle économique et financier. Des sources locales nous rapportent que les raisons de leur interpellation seraient dues aux différentes spéculations foncières et malversations financières dont ils sont les présumés auteurs. Des faits notamment dénoncés par le rapport du Contrôle Général des services Publics.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Séisme dans la Mairie de Kati : A l’arrestation de l’édile, l’intérim fut assuré par le 1</span></span><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><sup><span style="font-size: 9.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">er</span></sup></span><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> adjoint Boubacar Traoré dit Bouba du parti ASMA. Quand ce dernier, déjà bien installé, avait commencé à travailler, il  a à son tour été interpelé et placé sous mandat de dépôt à la MCA pour le même dossier. Au suivant ! C’est désormais un ancien de l’ADEMA (il a démissionné) Mamoutou Traoré, 4</span></span><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><sup><span style="font-size: 9.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">ème</span></sup></span><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">adjoint, qui est investi maire depuis le 5 aout.    </span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Des  sources concordantes et autorisées nous indiquent que les instructions continuent. Et que les détenus sont, paraît-il,  entrain de déballer. ‘’ C’est malheureux, c’est dommage ! On ne devrait pas en arriver là’’ s’indigne un habitant de la ville. A ce rythme, la mairie de Kati risque d’être dirigée par une délégation spéciale dans les jours ou les semaines à venir car, la MCA de Kati peut toujours recevoir de nouveaux locataires. </span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Wait and see !</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><b><span style="font-size: 15.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">JVM</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Dangereux bras de fer !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dangereux-bras-de-fer-2939104.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 01:11:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6892158945s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">On s’y attendait ! Les examens de fin d’année du BT1 et BT2 ont démarré, ce lundi 9 août 2021, sur des chapeaux de roue. LesSyndicats de l’Education signataires du 16 Octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, FENAREC, COSES), dont les militants  sont quasiment employés  par  l’enseignement public, ont majoritairement concrétisé leur  mot d’ordre de boycott des épreuves. Ainsi, en dépit de la mise en place de dispositions sécuritaires par le Gouvernement, ils ont pu empêcher, dans certains centres d’examens,  leurs collègues non-grévistes de l’enseignement privé et les candidats d’y participer. Néanmoins, les épreuves du Brevet de Technicien (BT) 1 et 2 ont bien pu démarrer sur la quasi-totalité  du territoire national. </span></span></p>
<p class="yiv6892158945s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 13.5pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après avoir claqué la porte aux négociations avec le Gouvernement, les Syndicats de l’Education signataires du 16 Octobre 2016 avaient,  à travers la lettre circulaire Numéro 10, en date du 07 août 2021,  appelé leurs militants à une mobilisation générale pour la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, de  toutes les structures de l’éducation, à compter de ce lundi 09 août, sur toute l’étendue du territoire national.  Comme la réponse du berger à la bergère,  le ministère de l’Éducation nationale, à travers un communiqué, a aussi réaffirmé, ce  dimanche 8 août 2021, la volonté du gouvernement de démarrer les épreuves du BT 1 et BT2 à la même date du lundi 09. Notamment avec les enseignants du privé (non-grévistes).</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Chaque camp a  donc malheureusement tenu ses engagements. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 sont résolument attachés à leur statut particulier comme à la prunelle de leurs yeux. D’où leur obstination  pour l’application stricte et continue  de  la loi N 2018 -007 du 16 janvier 2018 votée en leur faveur. Mais une loi dont le Gouvernement Choguel  veut contrarier. Ainsi pour  la préservation de leur acquis syndical, les Signataires ont décidé, outre l’arrêt de travail,  de mener la désobéissance civile en invoquant l’article 121 de la Constitution de 1992.  </span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais ce bras de fer, désormais engagé entre le Gouvernement et les Syndicats de l’Education est  plus dangereux  qu’infructueux. Et,  il n’est pas du tout de nature à apaiser le front social  déjà très tendu dans notre pays. Face à cette  criarde réalité, les maliens sont désormais dubitatifs. Et  sont  de plus en plus nombreux  à s’interroger : Les épreuves du Brevet vont-elles continuer à se dérouler ? Quid des autres examens (DEF, CAP, Baccalauréat) ?  L’année scolaire pourra-t-elle être sauvée ? Quel devenir pour  l’école malienne ? </span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Quoi qu’il en soit, il faut  forcément que ces deux partenaires  naturelles de l’école malienne se débarrassent de leur hache de guerre  et reviennent vite à la raison. Pour s’entendre au moins sur l’essentiel. Ils  sont  vivement condamnés à consentir  à un compromis. La guéguerre entre le Gouvernement et les enseignants signataires doit  connaître  le plus tôt possible son épilogue. Les deux camps  sont  vivement condamnés à consentir  à un compromis Cela est d’autant nécessaire pour  la sauvegarde et la promotion de l’éducation au Mali.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><b><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Gaoussou Madani Traoré </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Communication et Marketing  Politique :  L’indépendance ? C’est notre objectif !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/communication-et-marketing-politique-lindependance-cest-notre-objectif-2939109.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 01:07:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><i><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Que nos pays soient indépendants totalement ! Tout est possible, même si le chemin est encore long. La République de Côte d’Ivoire a célébré le samedi 07 août, son 61è anniversaire de l’indépendance. Comme cela est de tradition, je me dois de souhaiter bonne fête à toute la nation et à son peuple. Vivement la prochaine fête ! Mais au-delà des festivités,  quel est réellement la définition du mot Indépendance, célébrée chaque année sur le Continent ?</span></i></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Si l’Indépendance comportait en elle-même, le sens de l’autonomie et de la liberté, pourrait-on réellement célébrer l’Indépendance de chaque pays africain ? Depuis la date de la proclamation d’indépendance pour chaque pays, l’autonomie de gestion et la liberté de s’orienter, n’ont pas encore existé ! Le constat est là, et bien triste. Aucun pays ne se gère, sans l’implication directe de la métropole, colonisatrice et esclavagiste.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, l’exemple de la France qui est flagramment  assise sur chaque pays africain, est bien éloquent. C’est la France qui gère et décide du sort des pays africains. Elle s’est imposée dans les pays africains, avec la présence visible de ses armées. Elle tient l’exploitation et le pillage des richesses de l’Afrique. Elle impose les orientations politiques aux dirigeants, en infiltrant la scène politique, la société civile, les intellectuels et les hommes d’affaires. Ses ONG et Organisations, entres autres, travaillent sur place en Afrique pour mieux étouffer toute idée de prise de conscience. </span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En Côte d’Ivoire, la France a ouvertement agi pour chasser le président</span></span><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> Laurent Gbagbo  du pouvoir. Au Mali, la France fait actuellement pression sur Assimi  Goïta qui s’est vite débarrassé de ses hommes. Ces deux exemples, pour juste étayer l’idée selon laquelle, c’est la France qui dirige les Etats et Pouvoirs publics africains.  Et elle n’hésite pas à punir, renverser et même tuer tout dirigeant qui réclame effectivement l’indépendance de son pays.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Heureusement que de nombreux citoyens Africains aient pris conscience de la présence française qui nuit gravement aux intérêts et même à la stabilité de l’Afrique. Sur tout le Continent et dans la Diaspora, la mauvaise Politique française est dénoncée, décriée, remise en question et en cause. Le besoin d’indépendance se fait sentir partout en Afrique. Le départ de la France, est exigé par les différents peuples d’Afrique, à travers les manifestations dans chaque pays.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">D’ailleurs, la présence de la Russie est vivement  souhaitée. Juste pour dire qu’entre les deux maux, il faut choisir le  moindre  mal. De même, il y a urgence de mettre la France en compétition avec d’autres grandes puissances.   Le Chemin à parcourir, est certes, encore long, mais l’espoir d’une véritable  indépendance, domine actuellement la conscience collective africaine. Et un jour viendra, où les vraies fêtes d’indépendance réelle et totale, seront célébrées.</span></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><b><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Monoko Toaly, Consultant, Expert International en Communication, </span></b></span></p>
<p class="yiv6892158945s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6892158945bumpedfont15"><b><span style="font-size: 13.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">DG AFRIQUE MEDIA TV pour l’Afrique de l’Ouest</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bitumage de  la route  de « Bamada foloni » :  L’œuvre salvatrice  de l’altruiste Cissé à imiter !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/bitumage-de-la-route-de-bamada-foloni-loeuvre-salvatrice-de-laltruiste-cisse-a-imiter-2938184.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 01:36:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis quelques semaines, la route de « Bamada foloni » est en train d’être bitumée (goudronnée) au bénéfice de ses usagers et des populations riveraines. Le chantier, exécuté par l’entreprise LMC Ingénierie et Construction, est à 100 %  financé par l’opérateur économique malien Mamadou  Cissé. Pourtant, on dénombre parmi  les habitants ou propriétaires  terriens des quartiers desservis : un grand magnant des produits pharmaceutiques vétérinaires, un capitaine d’industrie (d’envergure internationale), de grands hôteliers, un important transitaire de la place, de gens très fortunés, des hommes politiques huppés et de grands hommes d’affaires.  Donc M. Cissé n’est certainement pas le plus nanti mais il est incontestablement le plus altruiste des riverains. Qu’Allah lui récompense pour ses biens faits !</span></i></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La route  de « Bamada foloni »,  <b>la première route de Guinée</b>, est  celle qui, à partir de la <b>RN5</b>,  relie les quartiers de Sébénicoro, Kalambabougou, Kabalabougou  et Samaya.  En passant par  le quai de sable de Sébénicoro. Tracée  en bordure du fleuve Niger  en zone marécageuse, pendant l’hivernage cette route  est  difficilement praticable  par ses usagers et les populations riveraines. Un mauvais souvenir ! Désormais par l’altruisme de Mamadou  Cissé,  un opérateur économique qui a volontairement  déboursé  des <b>centaines de millions FCFA</b> pour son goudronnage, ils ne vont plus  endurer ce calvaire. Car, les travaux  continuent de plus belle par l’entreprise malienne de BTP : <b>LMC  <i>Ingénierie et Construction</i>. </b></span></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au paravent, un  petit tronçon de route goudronnée (environ 1, 5 km), très isolé, existait à partir de  l’Hôpital Mali-Gavardo jusqu’à la lisière du quartier Kalambabougou. Mais  celui-ci  est  désormais raccordé à la RN 5 par  du goudron. Aussi,  les travaux d’environ  trois (3) kms  de route godronnée traversant  Kalambabougou, ce quartier de la commune IV du District,  sont déjà finis.  Mais il reste  actuellement  près de 3 kms de route goudronnée  en cours d’exécution pour que celui-ci soit entièrement  traversé jusqu’à la frontière avec Kabalabougou. Ainsi,  il ne restera plus qu’environ trois  (3) kms de route à goudronner pour  que la route de « Bamada foloni » rejoigne  la RN 5 à partir de  Samaya.  Les bonnes volontés sont vivement les bienvenues. Si on y arrive,  tous les quartiers riverains de cette route seraient  totalement désenclavés. </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Conseil communal de la CIV sollicité</span></b></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Sébénicoro et Kalambabougou, riverains de Bamada foloni, font partie de la Commune IV du District. Malheureusement,  ces deux quartiers ne bénéficient ni de caniveaux encore moins de collecteurs  conséquents pour l’écoulement des eaux de pluie. Le Conseil communal de la CIV est donc vivement sollicité pour les en doter. Cela permettra au moins  d’accompagner l’œuvre personnelle et salvatrice de l’opérateur économique Mamadou Cissé. Un digne fils de la  commune à encourager par une médaille ou diplôme de reconnaissance. Le maire, Adama Bérété et une équipe technique sont  vivement invités  sur le chantier !  </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le département des Transports et de l’Equipement vivement invité sur le chantier</span></b></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis plus d’un mois, la Direction Nationale des Routes, par le biais de l’Agence de Gestion des Routes (AGEROUTE), a commencé sa campagne annuelle  de rénovation des routes. La route de Bamada foloni n’est certainement pas à son agenda. Puisqu’elle n’était pas encore goudronnée.  Toutefois, il ne serait pas mauvais si une équipe du département des Transports et de l’Equipement,  conduite par son premier responsable, venait  faire un tour sur ledit chantier de la route de Bamada foloni. La ministre Dembélé Madina Sissoko  pourrait   s’enquérir  de visu sur la qualité de  construction de cette route  goudronnée par les seuls moyens d’un privé malien (à féliciter officiellement). En cas de lacunes (constatées), ladite route pourrait ainsi être  parmi celles  à rénover lors de la prochaine campagne. Construite en zone marécageuse, la route de Bamada foloni  devra nécessairement  bénéficier d’un meilleur revêtement, de collecteurs et de caniveaux adéquats pour l’écoulement des eaux de pluie dans le fleuve !</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Gaoussou Madani Traoré</span></b></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">(Encadré) LMC Ingénierie et Construction  SA?</span></b></span></p>
<p class="yiv8056806110s5" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Comme son nom l’indique <b>LMC Ingénierie et Construction  </b>est une entreprise de Bâtiment et de Travaux Publics de droit malien, au capital de 100 millions FCFA. Elle a son siège à Bamako. Dirigée par Ousmane Haïdara, LMC Ingénierie et Construction SA dispose de professionnels qui possèdent une expérience, primordialement sur le marché africain, de l’Amérique Latine (Brésil), avec une expertise en œuvres d’infrastructures : routes, aéroports, édifications résidentielles et projets d’habitation. Elle  possède ses  propres matériels de Génie civil (très dense)  et évolue au Mali comme à l’extérieur, notamment sur le continent africain. Elle a à son actif au Mali : la route de Kangaba, les pistes et hangars d’aérodromes de Kati et Sanankoroba, la cimenterie de Diago. En Angola et en Côte d’Ivoire, LMC  <b>Ingénierie et Construction  </b>a construit des routes bitumées et des bâtiments  publics.</span></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Edito :  Rallonger la Transition !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rallonger-la-transition-2938180.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 01:22:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Faut-il se hâter d’aller  en 2022 aux élections générales  au Mali ? Des acteurs politiques et ceux de la Société civile sont largement  divisés sur la question.  Des patriotes  maliens estiment qu’il ne faut  pas y aller si certaines conditions ne sont pas remplies, notamment celle concernant la sécurité du pays. Alors que la Communauté internationale pousse nos autorités d’y aller vaille que vaille. Cette position est aussi défendue par certains acteurs politiques véreux (nantis par le pillage des deniers publics). Ces politicards de carrière sont pressés de  revenir au pouvoir. Sans vergogne, ils exigent le respect inconditionnel  de l’échéance transitoire et électorale. </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En 2013, cette même communauté internationale et l’ancienne puissance coloniale avaient commis la même bêtise de presser  notre pays d’aller  aux élections générales, organisées  à la fin de la Transition d’un an dirigé par le Pr Dioncounda Traoré. La suite est connue : un président avait été élu (Ibrahim Boubacar Keïta). Son premier mandat a été tumultueux et il n’a pas réussi à recouvrer l’intégrité territoriale ni ramener la paix sociale. Son  second mandat très controversé, parce que les élections ont été mal organisées, n’a pas survécu aux contestations populaires. Et le Mali est  désormais devenu un Etat  quasi failli. </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Afin de  tourner les pages sombres de  la Gouvernance chaotique au Mali, la refondation de l’Etat est strictement nécessaire. Mais il faut  de vraies assises nationales inclusives de la refondation. Au cours  desquelles, l’ensemble des citoyens maliens, du niveau local au niveau national, vont librement donner leurs opinions pour la conduite du pays. Or le temps imparti à notre pays par la Communauté internationale  (mais hélas jusque-là accepté par le Gouvernement Choguel) pour boucler  la Transition en cours  n’est pas suffisant pour  l’organisation d’une  telle assise encore moins pour des élections crédibles. Alors,  faut-il que les autorités de la Transition  continuent d’obtempérer au  diktat de cette communauté internationale (qui ignore la réalité du pays) en organisant  des assises nationales bâclées et des élections controversées ?  </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Programme d’Action Gouvernemental du PM Choguel (présenté ce 30 juillet) est autant ambitieux que celui de son prédécesseur Ouane.  Et, les deux ont  en dénominateur commun le manque  d’espace-temps pour  leur accomplissement.  Pourtant, le Mali doit forcément se sortir de la crise multidimensionnelle endémique  dont il  s’est engouffré  depuis 2012. Se précipiter de boucler la Transition actuelle, sans avoir résolu des problèmes basiques, tels : l’insécurité endémique sur la quasi-totalité  du territoire national, la question de relecture ou renégociation de l’accord  de réconciliation nationale dit d’Alger,  la problématique de l’établissement d’un  fichier national consensuel et celle d’un organe unique inclusif et consensuel de gestion des élections…,  paraît  certainement comme une très mauvaise façon pour notre pays de voir le bout du tunnel.  </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Certes le Mali, membre de l’UEMOA, la CEDEAO, l’UA et l’ONU, doit normalement se plier à ses propres engagements internationaux. Mais notre pays, confronté à une crise multidimensionnelle endémique sans précédent, est aussi en passe de se disloquer. Les Autorités actuelles de notre pays doivent être conscientes de ce risque pour  se responsabiliser, en faisant fi  de toutes les injonctions de la Communauté internationale, pour  décréter la rallonge de  la durée de la  Transition en cours.   Cela va indéniablement provoquer l’ire des partisans du respect de son échéance. Sans compter que  notre pays risque également des sanctions internationales. Mais  dans l’intérêt  supérieur du peuple malien, lequel devant être le seul maître de sa destinée, le Mali ne doit pas aller aux élections à tout prix.  </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La Communauté internationale  doit  ainsi comprendre  que l’organisation d’élections générales, dans le temps imparti à la Transition, pour simplement fournir au Mali des dirigeants élus (mais de quelle manière ?), n’est pas la panacée.  Au contraire, elle doit  plutôt urgemment aider notre pays  à  circonscrire d’abord la crise multidimensionnelle dont il s’est embourbé depuis 2012. Cela donnera  certainement   aux maliens  le temps nécessaire de  s’organiser librement. Rien que cela !</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Gaoussou Madani Traoré</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre une rallonge   de la Transition :  Des anciens dignitaires en embuscade !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/contre-une-rallonge-de-la-transition-des-anciens-dignitaires-en-embuscade-2938177.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 01:19:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Premier ministre de la Transition, Choguel Kokalla Maïga,  a,  lors  de lsa présentation de son Programme d’Action Politique (PAG), tenue le vendredi 30 juillet, promis de renforcer les moyens de l’armée. Il a aussi annoncé des réformes institutionnelles tout comme  la mise en place d’un organe unique de gestion des élections. Mais plusieurs partis et analystes  politiques sont pessimistes pour sa réalisation. Des anciens dignitaires, certainement des politicards très soucieux de leur avenir politique que de l’intérêt supérieur de leur pays, ont décidé de se mettre en embuscade. Parce qu’ils estiment craindre  une prolongation de la Transition.</span></i></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, après la présentation du PAG de Choguel, axée sur la Sécurité, les réformes <b>in</b>stitutionnelles, l’accord de paix, l’organisation des élections, la gestion de la crise sociale…,  des réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Elles sont très critiques pour ne pas dire amères chez les partis politiques et les anciens dignitaires  du pouvoir  déchu et leurs alliés réunis autour d’une Plateforme politique. Or Choguel Kokalla Maïga s’est  pourtant engagé à tenir compte « <i>des délais temporels de la transition</i> ». En l’occurrence, à organiser les élections générales qui marqueront le retour à l’ordre constitutionnel dès février prochain, comme prévu.</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Toutefois du côté de l’ancienne majorité,  l’on n’est très inquiet que le PAG   ne  puisse respecter les dates préétablies.   D’après Sidi El Moctar Kounta  du Parena, il pose  problème. « <i>Aucune proposition concrète. Les Assises nationales de la refondation auxquelles ils tiennent tant ne seront qu’un remake de toutes les concertations qui ont eu lieu et qui ont produit des conclusions pertinentes. On ne lui demande pas de régler tous les problèmes du Mali en six mois. Vouloir organiser des Assises de la refondation, ce n’est en réalité que pour acter qu’il faudra prolonger la transition. C’est le but recherché.</i> », S’est-il exclamé.</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Même son de cloche  au Rassemblement Pour le Mali (RPM).  L’ancien parti au pouvoir, ne  croit pas aussi à la mise en œuvre de ce PAG. D’autant qu’il n’y trouve pas  un chronogramme détaillé avec des dates claires et nettes pour l’organisation des différents scrutins.  Leurs dirigeants s’inquiètent  et trouvent que <i>« Le discours était très flou. Certains éléments nous ont vraiment inquiétés. Toutes les actions qui sont programmées, ce sont des actions sur le long terme. Par exemple, quand il parle du retour des déplacés, ça ce n’est pas pour demain. Cela veut dire que derrière le programme présenté, il y a une volonté cachée de prolonger la transition.</i> ». </span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais Pourquoi ces anciens dirigeants du pays ont-ils si peur d’une rallonge de la durée de la Transition ? Ignorent-ils que la majorité de  leurs compatriotes ne peuvent pas, pour des raisons d’insécurité notamment en cette période d’hivernage, accéder  à leurs champs, paître leurs troupeaux,  aller à leur lieu de travail, etc ? Le fait de programmer  le retour des réfugiés, peut-il faire soupçonner un Gouvernement de vouloir  rallonger la durée de la Transition ? Quoi qu’il en soit, le RPM et ses alliés politiques, vent débout, assurent d’une même voix obsessionnelle  qu’ils seront en embuscade  pour s’opposer à toute éventuelle rallonge de la durée de la Transition<b>, </b>dirigée par Choguel Kokalla Maïga. Mais, s’il cela devenait  nécessaire,  auront-ils les moyens de s’y opposer ? Wait and see !</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Falaye Keïta </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la décrispation du Front social :   L’article 39 maintenu, la grille salariale harmonisée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/pour-la-decrispation-du-front-social-larticle-39-maintenu-la-grille-salariale-harmonisee-2938178.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 01:11:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Vendredi 30 juillet, le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga était devant le Conseil National de la Transition(CNT) pour décliner son Plan d’Action  Gouvernemental.  Lequel est axé sur : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité.  En  abordant la question du Front social, le PM  a indiqué que  e l’article 39, accordant  aux  enseignants un statut spécial, sera maintenu. Mais que la grille salariale sera harmonisée.</span></i></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis un certain temps, le Gouvernement de la transition, dirigé par Choguel K Maïga,  a signé un décret pour harmoniser les grilles salariales. Pour les enseignants de la Synergie signataires du 16 octobre, ce décret consacre  l’abrogation de l’article 39. D’où leur détermination à  fendre leur acquis syndical. C’est dans ce contexte que la synergie des enseignants a organisé  la veille jeudi, un meeting d’information sur l’ensemble du territoire national  pour exiger  l’application complète et entière de l’article 39. Rappelons  que la question de ce cet  article 39 avait paralysé l’école sous l’ère IBK. C’est à la suite  du  coup d’Etat de 18 aout que les  premières autorités de la Transition ont décidé de  son application.</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">D’après  les propos de Choguel Kokalla Maïga, l’article 39 n’est pas abrogé et les enseignants n’ont rien à craindre. «  Je dis ici solennellement, l’article n’a pas été abrogé », a-t-il clamé. Il estime, d’ailleurs, que  l’article 39 est emblématique pour le monde enseignant que  pour les forces du changement (dont il est issu). Mais le PM a tenu  d’indiquer  qu’après l’application dudit article les autres travailleurs ont demandé l’harmonisation de la grille salariale, autrement dit, à égalité de diplômes salaires identiques. Or, à sa nomination  comme PM, il  a  trouvé que les primes et indemnités octroyés aux différents regroupements et syndicats avoisineraient les 1400 milliards (plus de la moitié du budget national). Il fallait, d’après lui, tenir un langage de vérité.</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Il faut tenir le discours de la vérité aux Maliens. J’ai donc décidé que l’article 39 va être maintenu. La grille salariale va être harmonisée », a-t-il indiqué. Tout en précisant que c’est  le Président de la transition  qui a  ordonné d’appliquer le texte de la grille salariale.  Pour essayer de montrer sa sympathie pour  le monde enseignant,   il reconnait  que le gouvernement en place est le résultat  de leur lutte et  que l’article concerné est aussi le résultat de la lutte des forces du changement. Choguel a donc promis  que pour rien au monde,  l’article 39 ne sera annulé. Vivement la décrispation du Front social !</span></span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv8056806110s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv8056806110bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Aboubacar B Fofana (Stagiaire)</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le seul remède !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-seul-remede-2936162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 01:07:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avant l’avènement de la Transition actuelle, la quasi-totalité de  la classe politique et la société civile  étaient d’accord sur la nécessité de  création d’un organe unique de gestion des élections. Aussi, une majorité de maliens la souhaitaient fermement. Mais voilà que certains partis ou regroupements de partis ne veulent pas de cet organe unique de gestion dont le Gouvernement Choguel, dès sa prise de fonction, a proposé la création pour l’organisation des élections générales de 2022. Leur argumentaire : le temps désormais imparti pour boucler la Transition est insuffisant  pour se mettre d’accord sur un schéma consensuel. Ils évoquent également des problèmes matériels, financiers comme de ressources financières. </strong>

Pourtant, afin  d’éviter que le Mali replonge dans une crise post-électorale, Choguel est certainement convaincu que  l’organe unique de gestion des élections est le seul remède.  Ainsi, la semaine dernière (jeudi 8 juillet), au terme de débats très agités avec l’ensemble des acteurs politiques et ceux de la société civile, le Premier ministre, tout en réitérant la volonté des autorités de Transition de mettre en place  cet organe unique de gestion des élections, a décidé de trancher.  En faveur de sa création pour organiser les futures élections. Des experts commis sur sa faisabilité ont déjà  donné leur aval : en fournissant des assurances techniques.  <strong>Alors que  des partis ou regroupements de partis  septiques, qui ne sont pas d’avis, </strong>estiment que le timing électoral ne saurait en aucun cas être respecté pour que l’organe de gestion unique  soit opérationnel. Ils craignent surtout une prolongation de la Transition. Manque de volonté politique ?

De toute évidence, notre pays, le Mali, perdure dans une crise multidimensionnelle. Les autorités ne contrôlent quasiment que très peu le  territoire national. Des localités dans la région de Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti sont constamment prises d’assaut par des mouvements terroristes ou subissent un blocus territorial. La circulation sur les routes nationales et annexes constitue un véritable calvaire. Notre pays est aussi confronté à la pandémie du Coronavirus qui persiste. Sans compter que l’accalmie du  front social est précaire. Etant donné ces circonstances, devons-nous forcément  aller aux élections, parce que la Communauté dite internationale et l’ancienne puissance coloniale l’exigent,  sans la création d’un organe  électoral unique de gestion consensuel ?

Dans l’affirmative, nous ne sortirons jamais de cette crise. Et, nous assisterons indéniablement qu’à des problèmes post-électoraux. Dont nous devons pourtant en faire l’économie. Il faut donc  que les autorités de la Transition  s’attèlent  à  dissiper les résistances des acteurs sociopolitiques à son projet d’organisation électorale. Loin de donner  l’impression de  vouloir l’imposer, le Gouvernement ne doit  pas se lasser de démontrer aux septiques la pertinence de la mise en place d’un organe unique de gestion des élections. Lequel permettra  certainement au peuple souverain de choisir librement ses dirigeants. Sans aucun trouble post-électoral !

Une lueur d’espoir: Dans une déclaration rendue publique le 9 juillet 2021, le Syndicat autonome des administrateurs civils (Synac) et le syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (Sylmat) expriment leur joie suite à la volonté du gouvernement de créer un organe unique de gestion des élections.  Ils estiment que cela permettra  de professionnaliser l’organisation des élections au Mali.  Vivement donc la petite  dose de volonté politique de tous les acteurs sociopolitiques maliens !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des propos critiques contre les colonels maliens :  Bazoum n’a pas qualité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/des-propos-critiques-contre-les-colonels-maliens-bazoum-na-pas-qualite-2936166.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 01:07:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« <em>Il ne faut pas permettre que les militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être et que les colonels deviennent des ministres ou des chefs d’État</em> », a déclaré Mohamed Bazoum, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue français Emmanuel Macron à Paris. « <em>Qui va faire la guerre à leur place ?</em> <em>Ce serait facile si chaque fois qu’une armée de nos pays a un échec sur le terrain, elle vient prendre le pouvoir ! C’est ce qui s’est passé par deux fois au Mali. (…) Ce ne sont pas des choses acceptables</em> ». Ces propos critiques sont prononcés par le  président nigérien  lors d’une interview commune avec son homologue français, le samedi dernier, à l’issue du sommet virtuel des pays du G5 et de la France.

&nbsp;

Bazoum n’est à sa première bourde contre le Mali, pour avoir  déjà dit, lors de son investiture, qu’il va s’atteler à imposer à notre pays l’application de l’Accord d’Alger (dont pourtant une majorité de maliens ne sont pas pour). Serait-il devenu  le porte-parole de son maître français, Emmanuel Macron (qui a un malin plaisir de critiquer publiquement ses pairs africains) ? Quel droit en a-t-il vraiment pour s’en prendre publiquement  aux dirigeants et à  l’armée d’un pays voisin souverain en faisant fi des convenances diplomatiques ? Le président nigérien oublie-t-il que son pays est autant champion que le nôtre en matière de coup d’Etat militaire ? Que son armée perd aussi des batailles ? N’a-t-il pas plusieurs fois applaudi  des coups de coups d’Etat dans son pays, notamment celui perpétré, seulement en 2010,  par le Colonel Djibo ? Où bien parce que mal élu, est-il dans la hantise d’être renversé par ses propres militaires ?

&nbsp;

Sans  faire  l’apologie des coups d’Etat, de nombreux maliens trouvent, outre son caractère  inamical, que ces propos critiques de <strong>Mohamed Bazoum </strong><strong> </strong><strong>envers les militaires maliens putschistes  sont inadmissibles et frisent l’insulte du peuple malien.  </strong>Ils estiment que le Chef de l’Etat nigérien, déjà admirateur de putschistes dans son propre pays,  n’a vraiment pas qualité à s’<em>immiscer</em>  autant dans les affaires intérieures du Mali. Jusqu’à traiter notre armée nationale de défaitiste. Le ministère malien des Affaires étrangères, dans la même optique, a  convoqué  l’ambassadeur du Niger au Mali. Pour lui  signifier les vives protestations des autorités de Bamako. Mais pour taper plus fort, le Mali doit exiger le rappel de l’ambassadeur du Niger à Bamako.

De toute façon, Bazoum, loin d’être un démocrate exemplaire, n’a de leçons de démocratie  à apprendre aux maliens. Lesquels ont, à chaque fois que le système démocratique  est défaillant, ont au moins  la capacité de se soulever contre les régimes corrompus. La  Transition actuelle  au Mali est moins issue du coup de force des colonels que de l’insurrection qui en est la cause. Que le Chef d’Etat du Niger  cesse  d’être le pantin de la France !

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Organe unique pour la gestion des élections :  Une  alternative viable pour la paix et la stabilité durable au Mali.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/organe-unique-pour-la-gestion-des-elections-une-alternative-viable-pour-la-paix-et-la-stabilite-durable-au-mali-2936163.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 01:03:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le pays est dans l’impasse, les autorités de la transition tentent au mieux de trouver la solution de sortie de crise, les leaders politiques et autres forces occultes s’embourbent dans la contradiction de vouloir des élections transparentes, crédibles, dans les délais de la transition avec ou sans l’organe unique annoncé pour la gestion des élections. De mon point de vue, la priorité doit maintenant porter sur les réformes politiques et institutionnelles de la refondation afin de reconquérir l’indépendance et la souveraineté politique économique et sociale du Mali.

Le Mali est malade et il convient de le soigner en procédant au diagnostic correct, en posant des analyses à la dimension des problèmes dont il souffre. Il est évident que le bon remède capable de soigner n’est prescrit qu’après un bon diagnostic et une bonne analyse de la situation du malade. Pour la paix et la stabilité durable au Mali, la priorité doit être accordée au processus de la refondation de l’Etat.

Il est pratiquement impossible dans les délais prévus pour la transition, d’organiser dans le cafouillage actuel des élections crédibles, transparentes, telles que souhaitées par les animateurs des débats publics. La reconquête de l’intégrité du territoire ne sera possible qu’après la révision de l’accord de paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger. Le rétablissement de la sécurité pour la circulation des personnes et la sécurisation des biens sur l’ensemble du territoire ne seront possibles que lorsque les maliens auront compris que la démocratie et le multipartisme intégral exigent d’avoir un Etat fort et des citoyens respectueux des lois et des valeurs républicaines.

La transition ne réussira que lorsque les leaders, les militants et sympathisants des 224 partis politiques  auront compris que l’empressement de faire les élections dans les délais fixés par la communauté internationale ne fera que cautionner l’instabilité permanente au Mali. L’honnêteté exige de reconnaitre qu’il n’y a pas 224 plans ou programmes de développement pour sortir le Mali du gouffre dans lequel il est tombé. Faire de la conquête du pouvoir la seule motivation pour restaurer l’honneur, et la dignité bafouée du Mali relève de la mauvaise foi.

La reconquête de la souveraineté ne sera possible que lorsque que les maliens auront  compris que la prolifération des partis politiques, actuellement au nombre de 224, est le piège tendu par les forces occultes pour diviser, attiser la haine et la colère de ceux sensés créer les conditions pour la bonne gouvernance et le développement du Mali. Il est vraiment difficile de comprendre, pendant que tous les indicateurs sont au rouge au Mali, que les leaders de partis politiques clament leur innocence, et soient pressés que la transition se termine dans les délais prévus, rien que pour accéder à Koulouba.

La supercherie est flagrante et le mensonge trop gros. Pour la honte et les souffrances jusqu’ici endurées, il est grand temps que les maliens se réveillent afin de barrer la route à ceux qui n’agissent que par intérêt en trainant le pays dans la boue. Il n’est pas permis d’espérer faire du Mali un havre de paix lorsque les germes du mensonge, de la fausseté et la fourberie sont produits par ceux sensés éclairer la voie et faire preuve d’exemplarité.

La stabilité et la paix durable au Mali seront liées à l’assainissement de la démocratie pour l’expression correcte et ordonnée du multipartisme dit « intégral ». La prolifération des partis politiques au Mali, actuellement au nombre de 224,  plutôt que d’être perçue comme un indicateur et un signe de vitalité de notre démocratie, révèle fondamentalement la dégradation de nos valeurs morales, sociales identitaires.

De mon point de vue, lancer le processus de la refondation de l’Etat débarrassé des tares qui l’ont jusqu’ici miné ne sera possible que lorsque le paysage politique sera recomposé avec seulement trois (3) partis politiques aux couleurs du drapeau tricolore, le Parti du Peuple Malien (PPM) pour le vert, le Parti du But Malien (PBM) pour le jaune, le Parti de la Foi Malienne (PFM) pour le rouge. La recomposition du paysage politique du Mali aura l’avantage de permettre aux 4 à 8 millions d’électeurs potentiels de militer en toute conviction dans le parti qui correspondra au mieux à leur orientation idéologique.

Avec la transition et le processus de la refondation en marche, le réveil exige d’arrêter le mimétisme à l’occidentale, pour honnêtement exprimer la démocratie malienne débarrassée des calculs malsains, des maux et vices qui l’ont jusqu’ici miné. La prise de décision souveraine de prolonger ou pas les délais de la transition doit appartenir aux  maliens et ne doit souffrir d’aucune pression ou influence des forces occultes internes ou de la Communauté Internationale.

La transition offre l’occasion de faire la preuve que seul le travail, l’intégrité et l’amour de la patrie pourront  libérer et sauver le Mali. Nous avons à choisir entre, la prolongation de la durée de la transition pour la refondation de l’Etat, la reconquête de la souveraineté politique économique et sociale ou continuer de secouer sous la pression et l’influence des forces occultes qui n’ont d’ambition que pour leurs intérêts. Prenons donc le temps de bien faire en nous affranchissant des liens du mensonge et la fausseté pour restaurer les valeurs perdues de l’honneur et la dignité, et par amour du Mali.

&nbsp;

<strong>Moussa Dao, Vice-président RESIF-C</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre le VRAI et le FAUX patriote,  le BON et le MAUVAIS malien !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/entre-le-vrai-et-le-faux-patriote-le-bon-et-le-mauvais-malien-2934227.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:10:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Pour la paix et la stabilité durable au Mali par la Transition, et pour un meilleur avenir, il faudrait convenir prioritairement de la définition officielle du <strong>BON</strong> et du <strong>MAUVAIS</strong> malien. L’absence d’indicateurs objectivement vérifiables et de critères d’appréciation du statut de BON et MAUVAIS malien justifient à la base les problèmes du pays. Fondamentalement, le fait qu’au Mali les indicateurs et critères d’appréciation/évaluation du <strong>BON </strong>et du <strong>MAUVAIS</strong> malien ne sont pas officiellement définis et non explicites, les problèmes vont persister dans le contexte de la démocratie et le multipartisme dit « intégral » très mal compris. </em>

Cette appréciation, liée au concept du patriotisme,  est très souvent réduite à la simple connaissance des droits et des devoirs. Si connaitre ses droits est banal, celui des devoirs du vrai patriote est beaucoup plus complexe surtout pour exprimer la citoyenneté responsable dans un Etat de droit. Aujourd’hui,  la démocratie malienne est en panne et les problèmes sont fondamentalement liés à la méconnaissance par la très grande majorité de citoyens, des règles et principes qui doivent prévaloir pour son alimentation et son entretien. Comment dans un pays supposé pauvre, les gens essayent de soigner leur pauvreté comme on le dit sur le dos de l’Etat ? Pourquoi les réflexes sont développés non pas pour servir l’Etat mais pour se servir de l’Etat ? Comment expliquer que l’unisson pour le Mali, la solidarité et la synergie, dont la Patrie a besoin, ne sont plus cultivés et entretenus comme valeurs au Mali ?

Force est de reconnaitre que la démocratie et le multipartisme ne s’accommodent pas avec un Etat faible et des citoyens qui ne cherchent qu’à profiter de l’Etat. Aujourd’hui,  la notion de confiance est soumise à de rudes épreuves au Mali. Les citoyens ne se font pas confiance et  ne font pas non plus confiance aux Institutions mises en place pour la continuité de l’Etat. Le pays est dans le gouffre de la démocratie et du multipartisme, de l’hypocrisie et du mensonge. Faire preuve de patriotisme, ne veut plus rien dire et pour personne, le sens du concept étant fondamentalement méconnu des Gouvernants et des Gouvernés. « <strong>Le <em>patriotisme</em> véritable ne peut se trouver que dans les pays où les citoyens libres, et gouvernés par des lois équitables, se trouvent heureux, sont bien unis, cherchent à mériter l'estime et l'affection de leurs concitoyens</strong> » D’ D’Holbach dans l’histoire de la langue française.

Dans le contexte actuel, quelques formules seraient d’une grande utilité pour arrêter l’hémorragie du Mali et permettre aux citoyens de mieux s’orienter. La définition officielle de critères d’appréciation/évaluation du VRAI du FAUX patriote participerait du processus de stabilisation du Mali dans le gouffre du mensonge, l’hypocrisie et la trahison. Le pays souffre des pièges du mensonge et des calculs d’intérêts de tous ceux qui ignorent les vertus et qualités liées au concept du patriotisme.

Nous avons maintenant 224 partis politiques  lancés à la conquête du pouvoir pour février 2022 et nous savons tous que ce nombre est de trop pour une population de 20 millions d’habitants avec un potentiel de 5 à 8 millions d’électeurs pour 61,5% d’analphabètes qui ne savent ni lire ni écrire en français. Nous savons tous que 95% des partis politiques sont artificiellement créés seulement pour accéder au pouvoir et piller les ressources publiques. Au-delà de tout ce qui nous arrive, les leaders des partis politiques sont pressés que la Transition termine dans 8 mois pour prendre la main sans le nettoyage préalable de l’écurie. Les débats s’enlisent entre les pseudos intellectuels pris dans le piège des calculs et des théories aux objectifs inavoués.

Par ailleurs, c’est vraiment dommage de constater qu’avec plus de 1500 ONG et autres organisations dites de la Société Civile, les gens se taisent sinon assistent paisiblement au déclin du Mali et la destruction de l’Etat-Nation. On sait tous que les 224 partis politiques actuellement créés au Mali le sont, parce que les promoteurs savent que la création de partis politiques au Mali participe de la stratégie de gagner facilement prestige, argent, et pouvoir. Autant il est difficile de faire la différence entre la pléthore de partis politiques non nécessaires pour exprimer la démocratie et le multipartisme, autant il est facile de comprendre le jeu de la multitude des Organisations de la Société Civile aux objectifs inavoués ou insuffisamment explicites. Il est temps de prendre conscience et admettre que par la faute des Politiciens et des Organisations de la société civile dont celles des leaders religieux et des Syndicats, le pays se retrouve dans le chaos.

Force est de reconnaitre qu’au-delà de la méconnaissance des qualités et des vertus liées au patriotisme, les citoyens ignorent véritablement les actes, comportements et discours qui doivent être posés comme relevant de l’amour de la patrie ou pour la patrie. Or c’est à ce niveau que la vraie Société civile doit jouer en toute neutralité son véritable rôle et la fonction déterminante d’éveiller les consciences en faisant preuve d’exemplarité. Mais lorsqu’on est habillé Société civile le jour, et Politicien la nuit on perd la neutralité pour emprunter le chemin de l’hypocrisie.

La crainte d’afficher une position officielle pour dénoncer le mauvais système relève de la lâcheté sinon de la complicité. Sinon comment comprendre qu’en 1960, les pères fondateurs de la république aient réussi à arracher l’indépendance avec moins de 200 cadres supérieurs au Soudan Français, et que depuis, le Mali, avec maintenant plus de 50 000 cadres supérieurs de l’intérieur et de l’extérieur du pays, perde sa souveraineté ? Comment comprendre que plus de 50.000 cadres supérieurs maliens n’arrivent pas à se mettre d’accord pour créer les conditions de la stabilité, du développement et la prospérité du pays ? Que comprendre lorsque ceux qui se battent pour le pouvoir n’arrivent pas à faire l’unisson pour créer les conditions du bien être des maliens ?La raison est simple car l’arnaque constitue l’objectif principal et la vocation de la plupart des partis politiques créés dans le but d’améliorer les conditions du bien être des membres et sympathisants.

Force est d’admettre que les citoyens sont majoritairement dans la confusion sinon ignorent  fondamentalement les règles et principes qui doivent prévaloir pour l’exercice démocratique dans un Etat de droit. Au-delà, les citoyens méconnaissent fondamentalement le sens de la Patrie, les valeurs des symboles et Institutions de l’Etat pour faire preuve de patriotisme. La méconnaissance par les citoyens du contenu et des valeurs caractéristiques du BON et du MAUVAIS patriote est la principale source des tensions et des conflits au Mali. La contribution attendue de la Société civile, qui ne justifierait pas de mobiliser des ressources financières internes ou externes,  serait de faire preuve d’exemplarité et d’affichage du patriotisme par les discours, comportements et attitudes.

Il est urgent de porter en priorité la production du lexique officiel du BON et MAUVAIS patriote. Le lexique officiel aurait l’avantage de poser les bases du socle commun de connaissances dont les citoyens auront besoin pour exprimer la démocratie, le multipartisme, et le vivre ensemble dans l’Etat de droit à consolider. Les organisations de la société civile sont censées être apolitiques pour mobiliser les fonds et apporter le développement dans  les domaines de l’Education, la Santé, l’Hydraulique, l’Environnement  etc. Cependant, il est regrettable de constater le silence radio de la plupart, lorsque par la mauvaise gouvernance, les politiques pillent et gaspillent les ressources publiques pour créer les disparités sociales. Les difficultés du pays sont évidentes quand on sait que le Mali n’est plus un Etat totalement souverain  et que l’Etat-Nation qu’a voulu construire les pères fondateurs de la République est aujourd’hui déchiqueté, et à terre.

Les débats s’enlisent et au lieu de chercher des solutions objectives de sortie de crise, des vœux pieux sont régulièrement formulés que, pour la paix et la stabilité, les gens doivent se laisser les pieds et se donner la main parce que le Mali est le seul bien commun qui appartient à tous. Evidemment c’est le seul bien commun à tous mais combien de maliens savent que ce bien commun est à défendre, et à protéger avec honneur et dignité ? Et que dire lorsque la mentalité populaire et la conscience collective encouragent de ne pas servir l’Etat mais de se servir de l’Etat. Même si l’Etat n’a pas défini ou donné un contenu officiel au concept du vrai Patriote, les ONG et toutes les autres catégories d’Organisations dites de la Société civile devraient par le discours et le comportement se faire distinguer de la multitude des 224 partis politiques actuellement créés au Mali.

Mais lorsqu’on est habillé Société Civile le matin, et Politicien la nuit, la compassion pour des actes  humanitaires se transforme en leurre. A la faveur des dynamiques actuellement lancées pour le changement au Mali avec la Transition, il faut nécessairement  se mettre d’accord sur l’ensemble du territoire  national sur ce que l’on entend par Patriotisme, Honneur et Dignité, car cela aurait l’avantage et le mérite de poser les bases d’un socle commun de connaissances partagées par tous.

Les maux dont souffre le pays et qui ont entrainé la déliquescence de l’Etat-Nation, trouvent leurs origines dans la méconnaissance par les citoyens des vertus et exigences que le patriotisme impose. Ce constat patent est d’abord appréhendé dans les cercles de familles et ensuite au niveau des différentes sphères de la gestion publique. L’amour de la patrie et la culture du patriotisme ne sont nulle part enseignés ni par l’Etat ; ni dans les cercles de familles, ni dans les centres d’éducation et de formation. Le sens et le contenu de la patrie et du patriotisme n’étant pas connu des citoyens, il leur sera difficile de développer au quotidien des attitudes et comportements qui militent en faveur de la défense ou la préservation des acquis et biens communs du patrimoine national.

Faire preuve de patriotisme, ne veut plus rien dire et pour personne dans le contexte actuel du Mali, les préoccupations des citoyens étant focalisées sur la recherche des moyens de subsistance. D’ailleurs la conscience collective et la mentalité populaire au Mali véhiculent et entretiennent des images négatives qui constituent des facteurs de blocage pour l’affichage du Patriotisme. Au Mali, après 5 années d’activités dans une fonction publique ou privée, peu importe le statut, rang ou responsabilité,  la mentalité populaire taxe de maudit  toute personne qui n’a pas pu s’offrir un toit. La conscience collective ne perçoit l’Etat que comme la vache à lait à traire pour  les besoins de la famille et des siens. Aujourd’hui au Mali, la fibre patriotique coupée, est  remplacée par les discours creux, les constats bidon et les critiques stériles. Les initiatives d’actions isolées prises par les individus ou  groupes d’individus sont pour la plupart organisées pour des intérêts personnels. La culture de la fourberie, et la médiocrité a gagné le terrain et l’appât du gain facile s’est finalement installé sur l’ensemble du territoire.

Pour la paix la stabilité durable au Mali quelques actions prioritaires doivent être engagées en urgence notamment : -L’organisation des Assises Nationales et la prise de décision souveraine de tracer la nouvelle feuille de route, le calage de la durée de la transition sur les délais de réorganisation /recomposition du nouveau paysage politique  malien ; La dissolution ou la fusion des 224 partis politiques pour la création de seulement trois (3) grands partis Républicains aux couleurs du drapeau tricolore malien ; La réorganisation du paysage politique par la formulation d’un document institutionnel sur trois (3) options et orientations idéologiques axées sur une vision harmonieuse de développement du Mali de demain ; Le développement de stratégies capables de mettre fin aux pratiques d’alliances malsaines pour laisser le soin aux acteurs politiques et aux militants de choisir par conviction parmi les trois (3) nouveaux partis, l’option idéologique et l’orientation politique de développement qui correspond au mieux à leur vision du Mali de demain ; L’élaboration du lexique officiel pour définir et caractériser le VRAI du FAUX patriote et la production d’un guide national du Code d’honneur et de conduite sur les valeurs de la probité, l’Honneur, la Dignité, le Professionnalisme ; La révision de la constitution malienne de 1992 pour y  intégrer les normes et valeurs axées sur des références du riche patrimoine socioculturel du Mali.

Il est temps de tirer les enseignements et leçons de tout ce qui est arrivé de la confusion et du désordre créés avec l’avènement de la démocratie et du multipartisme pour faire autrement la politique en faisant preuve de patriotisme. Si l’on parvenait à développer des formules pour l’affichage du degré de patriotisme des citoyens afin que chacun puisse analyser, faire le lien entre le discours, et le comportement de l’autre en vue d’apprécier /évaluer  son niveau d’engagement patriote, la gouvernance se porterait partout mieux au Mali. Il est pratiquement impossible, dans le contexte actuel du Mali et avec 224 partis politiques, d’élire l’Homme providentiel attendu pour sortir le pays du gouffre profond dans lequel il est tombé.

Vivement que l’esprit de VRAI patriote alimente les discours, actes et comportements des maliens. Ne faisons pas vite si on ne peut pas bien faire.

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<strong>Moussa Dao, Vice-président RESIF-C</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Renégocier  l’Accord d’Alger !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-renegocier-laccord-dalger-2934225.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:10:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 20 Juin 2021, des responsables de la Coordination des Mouvements de l’Azawad  (CMA) ont tenu une conférence de presse pour commémorer  l’anniversaire de la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger. Dénonçant  sa « diabolisation »  par  des maliens, ils ont  notamment décrié la lenteur dans la mise en œuvre de ses  dispositions. Cette sortie médiatique des cadres de la CMA a logiquement  provoqué l’ire  du Front du Refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger (FRAA). Lequel exige, à travers  un droit de réponse dont une copie est parvenue à la   rédaction de Le Pélican, de renégocier le dit Accord.  Les argumentaires ?

D’après  le document du  FRAA, la CMA, <em>« issue  d’une  COALITION de mouvements terroristes, de narcotrafiquants, de séparatistes et d’anciens mercenaires de la Lybie »,</em>  demeure une Organisation politico-militaire.  Elle  n’est  qu’une branche politique du  Haut Conseil pour  l’Unité de l’Azawad (HCUA) du terroriste Iyad Ag Aly. Et n'a aucun mandat, aucune légitimité à parler au nom des populations du nord du Mali, majoritairement composées de sédentaires (notamment Songhoïs).

Autre  argumentaire du FRAA : la CMA, tout comme le Gouvernement malien ont signé l’accord  sous la contrainte de la France et la Communauté internationale.  Alors qu’en droit privé, public ou international,  « tout accord signé sous la contrainte est considérée comme nul et non avenu ».  Ainsi, pour l’intérêt  supérieur du Mali et des maliens<em>, </em>le FRAA<em> « rejette l’application de cet accord illégal et illégitime qui a été mal négocié. Et exige  sa «renégociation entre adultes maliens qui n’ont pas besoin d’être pris par la main »</em>.

Quoi qu’il en soit,  six (6) ans après  sa signature, il est une évidence que l’Accord d’Alger  ne fonctionne pas, parce qu’impossible d’application. Depuis sa signature, notre pays n’arrive  toujours pas exercer  sa souveraineté  sur l'ensemble  du territoire national. En dépit de la présence énorme  des  forces armées étrangères, le drapeau, l’hymne national, la devise nationale ainsi que  la Constitution du Mali ne sont pas respectés dans  les deux tiers du pays.

Tandis que  la CMA, qui  n'est toujours pas désarmée, est  même  en passe d’avoir sa police territoriale aux côtés de l’armée dite « reconstituée ». Une autre armée malienne (spéciale)  déployée au nord du pays et composée majoritairement  de Touareg. Qui en détiennent le commandement. Encore que la violence et l'insécurité galopante  et endémique sont  toujours légion dans l’ensemble du pays (hormis le no man’s land Kidal) avec son corolaire de morts et de blessés. Sans compter  que les réfugiés maliens  demeurent   toujours nombreux  dans les camps de réfugiés. Ces raisons ne sont-elles pas assez suffisantes pour rendre  caduc l’Accord d’Alger en vue de  renégocier un autre ?

Une chose est en tout cas  notable,  cet accord  ne fait  pas l’unanimité au Mali. La « Conférence d’Entente Nationale » de 2017  a de toute façon recommandé sa relecture. De nombreux  citoyens maliens, partis ou regroupements de partis, tout comme des Organisations de la Société civile demandent aussi  sa relecture ou le rejette  purement et simplement (C’est en l’occurrence  la position du parti Faso-Hèrè de l’ancien PM Soumana Sacko).

Pire, c’est un accord  dont le peuple ne s’y est jamais prononcé par referendum ou le biais de ses représentants  (Assemblée nationale). En France ou dans un autre pays occidental, un tel accord,  engageant la destinée d’un Etat, peut-il s’appliquer   sans l’aval du peuple souverain ?  Certainement pas ! Compte tenu de ses nombreuses imperfections, l’accord d’Alger n’a  pu et ne pourra  s’appliquer. La Communauté dite internationale et la France doivent  donc cesser de contraindre notre pays à l’appliquer. En l’occurrence,  avant la fin de la Transition en cours !

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mme Magassouba Doussou  Traoré :  Une femme battante au parcours exceptionnel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/mme-magassouba-doussou-traore-une-femme-battante-au-parcours-exceptionnel-2934238.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 02:18:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Notre portrait de la semaine est  celui de Mme Magassouba Doussou TRAORE, veuve de 68 ans et mère de sept (07) enfants.  Point focal pour la <a href="https://web.facebook.com/hashtag/paix?__eep__=6&amp;source=feed_text&amp;epa=HASHTAG&amp;__xts__%5B0%5D=68.ARDln9tfs1k42ANan3W3shleXfn3hNaBQKE4ouFaFnQPouVkh9uSB3Mogg3fIGtYJ_iJVi8_maqPjsh7TS77BNTagPk7xY5C1-qgtreG9khdrA7VAlFev5sJLdve23S1zwLeZUt-OPVeqkTkQN3t9LiA8fYjR1-fLpz0Ow32Aj1P0wU4_-9cb1UXIXuDNq3961yBEJXFVhFlL60TOKxiK8g9izBYCov_pSJhqZk4jGhvHRM7q6z_kHDeVg--JuUGBIWldJPuHetGT5oCM08gc12qRsBOAJCGyvRkM7IpnWb51ZxvoXI&amp;__tn__=%2ANK-R">paix</a> et la sécurité des  femmes de l’espace CEDEAO , elle est d’abord  une enseignante de formation avant d’être formatrice des ONG AMSOPT dans le domaine de l’excision mais aussi  Médicos-Delmando à Bafoulabé sur les droits des femmes et les violences qu’elles subissent.  </em>

Mme Magassouba a commencé sa carrière  professionnelle en tant qu’enseignante et spécialiste des classes d’examens de 1974-1995. En 1995, elle fut chargée de programme à la Direction Régionale de la Promotion  de la Femme de l'Enfant et la Famille. Dont elle assurera l’intérim de la Directrice Régionale de 1998 à 2003. Elle participa  ainsi à différents ateliers de formation des formateurs sur les violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que sur la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Égard des Femmes (CEDEF).

Mme Magassouba  Doussou Traoré a à son actif, notamment  dans les réalisations majeures dans son combat pour les droits des femmes,  sa participation à l’élaboration du code  des  personnes et de la famille.  Ainsi sa nomination comme point focal excision de la région de Kayes par le MPFEF  ou encore sa Participation à la mise en place des Comités Locaux  d’abandon des pratiques Néfastes  (CLAPN) dans les 7 cercles de la région de Kayes,  sont la récompense  de son abnégation pour  la cause de l’Enfant, la Femme et la Famille.

Élue conseillère municipale et présidente du comité de jumelage de la commune urbaine de Kayes entre 2004 et 2009, Mme Magassouba est responsable  d’une enquête sur le mariage précoce dans les cercles de Kayes, Nioro du sahel, Yélimané.  Toutes ces expériences professionnelles ont contribué à faire  d’elle « une formatrice sur les droits des femmes, les Violences faites aux femmes et aux filles (VFF).

De sorte que dans la région  de Kayes, elle est  constamment sollicitée par le GRDR  pour toutes les formations dans les différents domaines liés aux droits des femmes, des violences faites aux femmes et aux filles et au genre ». Durant ce mandant, et au-delà, elle a pu « éviter jusqu’à 40 cas de divorce à Kayes suite à l’intermédiation  de 2008 à 2012. C’est dans ce cadre que notre championne fut actrice du film « les correspondances » lancé en mai 2010 dans des salles de cinéma de Montreuil  en France. Elle y était présente  comme une invitée d’honneur.

Depuis 2019, Mme Magassouba  est constamment sollicitée par le Bureau Régional de l’Union Technique de la Mutualité pour des séries de formations et  le plaidoyer sur les droits humains, le genre, les violences basées sur le genre dans cinq (05) cercles de la région de Kayes. De même  que pour la mise en place des  Comités  des Femmes Utilisatrices  des Services de Santé)  (CFUSS) dans quatre (04) cercles. Elle est  membre du Conseil d’Administration du Projet de Réduction de la Pauvreté (PRP).

Mais aussi, il faut retenir que  notre désormais Actrice émérite,  du groupe de Référence de la Société civile du Programme Initiative Spotlight  dans la région de Kayes,   a été  honorée, ce mois de juin 2021, par un trophée  dénommé : « Sigui  d’Or » de la jeunesse kayesienne.  Avant cette distinction, Mme Magassouba avait été  décorée, en 2002,  Chevalier de l’ordre National du Mali par le Président  Alpha Oumar KONARE.
Bravo donc à la Maîtresse Principale Doussou Traoré, pour son parcours  exceptionnel !

<strong>Source : ONU-Femmes Mali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>(Analyse) La refondation du  Mali : Vivement  les bases  par la Transition !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/analyse-la-refondation-du-mali-vivement-les-bases-par-la-transition-2933314.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 01:54:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le Mali sera confronté à des crises et instabilités aussi longtemps que les intelligences seront dispersées dans la multitude de partis politiques,  seulement motivés pour la conquête du pouvoir. L’Unisson des maliens pour sauver la patrie en danger, la préserver  des  menaces qui la guette et qui fragilisent la construction de l’Etat-Nation, ne sera possible qu’avec la réorganisation du paysage politique. </em>

L’appel incessant des acteurs sur scène de taire les passions, de faire l’unisson autour de la patrie, de laisser les pieds et se donner les mains sont des vœux pieux qui ne seront possibles qu’avec le balisage et la réorganisation du paysage politique actuel.  La réorganisation du paysage politique au Mali doit nécessairement passer par la volonté et la prise de décision souveraine d’organiser le cadre institutionnel d’expression de la démocratie  et le multipartisme au Mali.

Ce débat doit être porté au niveau national pour décider la dissolution ou la fusion des 224 partis politiques actuels et la création de seulement trois  (3)  partis politiques officiels aux couleurs du drapeau tricolore malien. Pour la stabilité et la paix durable au Mali, il faut nécessairement engager le processus de  moralisation de la vie politique et favoriser l’émergence de compétences  capables  de défendre la souveraineté perdue du Mali. Il faut obligatoirement procédé aux  réformes politiques et institutionnelles  pour laisser le soin aux acteurs politiques et aux militants de choisir par conviction parmi les trois (3) nouveaux partis à créer, l’option idéologique et l’orientation politique de développement qui correspond au mieux à leur vision du Mali de demain.

La limitation à 3 du nombre de partis politiques au Mali aura l’avantage de jeter les bases  du processus de moralisation de la vie politique, de mieux organiser les  compétences et intelligences  dispersées,  et  la mobilisation d’apports positifs pour la construction d’un Etat souverain fort.

L’adage populaire qui soutient que  lorsque le mur se fissure, le lézard  en fait sa demeure  est la triste réalité qui fragilise le Mali et obstrue toutes perspectives rayonnantes d’avenir.

Il faut se rendre à l’évidence que les menaces qui guettent le Mali ne peuvent être endiguées que lorsque les intelligences  seront organisées  et reparties entre seulement 3 formations politiques dans le pays. Il faut tirer les enseignements et leçons de tout ce qui est arrivé de la confusion et du désordre créés avec l’avènement de la démocratie et le multipartisme dit intégral pour faire autrement la politique en faisant preuve de patriotisme.

« <strong>Le <em>patriotisme</em> véritable ne peut se trouver que dans les pays où les citoyens libres, et gouvernés par des lois équitables, se trouvent heureux, sont bien unis, cherchent à mériter l'estime et l'affection de leurs concitoyens</strong> » D’Holbach histoire de la langue française. Rien ne justifie que la France,  notre vitrine référence avec 68 millions d’habitants,  n’a que 3 partis dominants pendant que notre démocratie avec 20 millions d’habitants compte actuellement 224 partis politiques. Rien ne justifie que les USA avec 338 millions d’habitants n’ont que 2 grands partis politiques dominants  pendant que les maliens  continuent à créer de nouveaux partis pour conquérir le pouvoir. Qu’est-ce que les maliens ont compris de la démocratie et du multipartisme dit « intégral » ?

L’éveil de la conscience politique des maliens pour rehausser la qualité des débats et des productions ne sera possible qu’avec la  limitation du nombre de partis politiques. Les Assises nationales prendront une autre tournure lorsque les réflexions seront  portées au plan National sur la dissolution ou la fusion des 224 partis politiques actuels, il en sera de même pour le choix des axes de priorités du plan d’action et les  délais de  la Transition. Pour une fois, il faut faire l’unisson des intelligences  pour sauver le Mali et améliorer la qualité des débats pour la refondation de l’Etat. Le Mali ne gagnera rien avec la dispersion des intelligences toute situation qui ne profite  qu’aux forces occultes.

Le Mali est une grande nation et il est grand temps de comprendre  les enjeux,  de mesurer les menaces qui nous guettent, pour le choix objectif  des  vrais défis  de développement à relever. Les termes de références des Assises Nationales de la Refondation pourraient  entre autres privilégier  les  sujets suivants :- La  dissolution ou la fusion des partis politiques et la réorganisation du paysage politique dans trois (3) grands partis aux couleurs du drapeau malien ;- La formulation d’un document institutionnel sur trois (3) options et orientations idéologiques axées sur une vision harmonieuse de développement du Mali de demain ;- Le projet de  production d’un guide national du code d’honneur et de conduite au Mali pour la pose d’un socle commun de connaissances sur les concepts de la patrie, du patriotisme, l’honneur et la dignité, la probité, le professionnalisme ;- La révision de la constitution malienne de 1992 pour y  intégrer les normes et valeurs fondamentalement axées sur les références du riche patrimoine socioculturel du Mali.

<strong>Moussa Dao, Vice-président du RESIF-C</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la réussite de la Transition :  Assimi et Choguel nécessairement en phase !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-la-reussite-de-la-transition-assimi-et-choguel-necessairement-en-phase-2933311.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 01:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Comme c’est devenu la coutume  républicaine au Mali, lors  de chaque  session inaugurale du Conseil de ministres d’un nouveau Gouvernement, le président de la république instruit au Premier ministre des tâches à remplir dans un délai imparti. Col Assimi Goïta a sacrifié la tradition, mercredi  dernier  à Koulouba, en notifiant au PM Choguel la réalisation de 5 priorités essentielles pour la réussite de la transition : </em><em>l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, la bonne gouvernance, la transparence et la réduction du train de vie de l’Etat, la mise en œuvre intelligente et efficiente de l’Accord issu du processus d’Alger, l’organisation d’élections crédibles et transparentes aux échéances prévues.</em>

Le nouveau Chef d’Etat  a  ainsi demandé à son PM d’engager  des discussions avec les partenaires sociopolitiques  afin d’apaiser le climat social.  Mais aussi,  il  a demandé  à Choguel de rompre avec les pratiques qui ont été à l’origine de la défiance  du peuple  à l’endroit de l’Etat.  En principe, toutes ces exigences et demandes du Chef de l’Etat sont contenues dans la feuille de route du M5-RFP donc du PM Choguel. Lequel a solennellement promis,  dans ces premières déclarations,   de les honorer. Mais,  il ne  pourra  mener à bien les réformes indispensables à la refondation de l’Etat et organiser  des élections saines, crédibles, transparentes  sans avoir  les coudées franches.

D’ores et déjà, le Gouvernement Choguel fait face à la fronde de certains partis politiques ou regroupements de partis politiques. Ces derniers,  lui reprochant son manque d’inclusivité dans le choix de ses ministres, exigent que les élections se tiennent à date (février-mars  2022).  Ils redoutent, après  la présentation du programme gouvernementale,  une probable prolongation de la Transition.  Mais faut-il  encore  se précipiter  d’aller  aux  élections  dans notre pays  sans avoir accompli  les réformes nécessaires ?

Hypocrites sont pourtant  ceux qui  soutiennent qu’il faut y  aller, à tout prix,   aux élections pour  sauver la démocratie au Mali. D’autant qu’il est une évidence  que des  scrutins  organisés  par un organe de  gestion  électoral non  consensuel, non transparent  et  non indépendant, conduiront  inévitablement le Mali  dans une autre  déstabilisation sociopolitique. La priorité  des priorités n’est-elle pas que la classe politique et le Gouvernement s’entendent  en amont, même si cela doit provoquer une petite prolongation de la Transition,  sur l’essentiel  avant l’enclenchement du processus électoral?

L’intérêt national  est  de toute façon  dans la stabilisation sociopolitique du pays.  A cet effet, il  faut  bien que les deux têtes de l’exécutif  fassent  de cela leur credo et se mettent au même diapason. Or des analystes politiques estiment qu’il existe déjà des divergences de vue  entre  Assimi et Choguel  sur  certaines thématiques de la gouvernance. Pourtant en raison de l’immensité  et la complexité des taches prioritaires de l’exécutif, ils doivent nécessairement être en phase.

Les ennemis de la refondation ne sont pas logiquement  favorables à l’initiative de nouvelles « assises nationales » évoquées par le PM lors de son premier conseil de cabinet.  Il  est vrai que le Chef de l’Etat a instruit au PM d’organiser les élections à date et de respecter la durée de la Transition. Toutefois  si la perspective d’une prolongation  de la Transition devenait nécessaire, cela  ne doit faire aucun ombrage dans leur tandem. Aussi, Assimi  doit donner des coudées franches à Choguel afin que celui-ci s’attèle  aussi à la lutte contre l’impunité et la délinquance financière.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Pas d’élections à tout prix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pas-delections-a-tout-prix-2933310.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 01:07:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A la suite de la nomination des ministres du  Gouvernement  de Dr Choguel Kokalla Maïga, des partis ou regroupements de partis politiques, non contents  d’y figurer, exigent l’organisation des élections générales de 2022 à date (présidentielle, en février  et législatives, en mars).  C’est le cas notamment du PARENA de Tiébilé Dramé  qui demande au Gouvernement « d’amorcer l’organisation d’élections régulières et crédibles dans les délais annoncés » ou encore du RPM qui  « invite le gouvernement à s’abstenir de toute initiative hasardeuse tendant (…)  à prolonger le délai de la transition.

Cette volonté d’aller  à tout prix  aux élections est aussi perceptible  chez une quantité de partis politiques ainsi que des organisations de la Société civile.  Cependant  ces entités politiques et de la société civile,  qui  sont  en train de s’agiter, savent pertinemment  que le  temps restant pour boucler la Transition de 18 mois est très insuffisant pour aller à des élections transparentes et  libres  sur l’ensemble du territoire national.  Cela, pour des raisons d’abord sécuritaires (par l’absence notoire de l’Etat  au Centre et au Nord mais aussi  sur une bonne partie des régions de Ségou, Koulikoro, Kayes, Sikasso), ensuite de réorganisation du découpage  territorial  et administratif  en cours   (d’ailleurs très décrié  par les populations concernées).

En 2013, le Mali n’était pas totalement libéré de l’invasion terroriste et/ou rebelle. L’armée et l’administration nationales étaient absentes dans une grande partie du nord du pays. Nonobstant  cette  triste réalité,  le diktat  de la Communauté dite internationale et notamment de la France  a  contraint notre pays  d’aller  aux élections : présidentielle et législatives.  La date de la présidentielle  ayant  même  été ostensiblement fixée par François Hollande (le président français d’alors). Il s’en est suivi l’élection d’un président et d’une assemblée nationale. Mais incarnaient-ils vraiment la volonté du peuple ?

En 2018, en dépit de la présence de l’opération Barkhane et la MINUSMA, la situation sécuritaire de notre pays s’est considérablement dégradée sur quasiment l’ensemble du territoire national (absence  de l’Etat au Centre  et dans bon nombre des circonscriptions électorales du nord). Pour autant, cette même communauté dite  internationale avait  instruit aux autorités maliennes d’organiser la présidentielle pour avoir en face un exécutif  légal (même si celui-ci  n’a  pas la légitimité populaire).  Le président IBK,  après avoir remporté  une élection  controversée, avait  rempilé pour un deuxième mandat.

Toutefois, le Mali a basculé dans l’instabilité sociopolitique aux côtés de la crise sécuritaire endémique.  Les législatives, pour  raisons  d’insécurité et de grèves (de magistrats et de personnels des administrations municipales), ont été  anticonstitutionnellement reportées à deux reprises. Lorsqu’elles ont lieu, le pouvoir a triché sous la bienveillance de la tutelle internationale. Mais le peuple souverain  a pris son destin en main en s’opposant, par des manifestations de rue, au pouvoir  illégal et illégitime  en place. Cette insurrection populaire a été, in fine, parachevée, le 18 août 2020, par un Putsch  militaire. Depuis le Mali est dans l’incertitude sociopolitique !

Devons-nous  encore  aller  à tout  prix aux élections générales en 2022  sans avoir résolu les questions sécuritaires et sociopolitiques majeures qui minent le pays ? Les acteurs  politiques doivent-ils aller aux élections sans que le pays ne soit doté d’un organe de gestion unique transparent et indépendant du pouvoir ? Même si le fichier électoral n’est pas consensuel et sécurisé ?  En s’alarmant  contre une éventuelle prolongation de la Transition,  le PARENA et  le RPM  n’affichent-ils pas  visiblement  une hypocrisie cauteleuse ?

De toute façon, la situation sécuritaire  exécrable  et politique  fluctuante  de notre pays recommande  certainement d’éviter de répéter  les  mêmes « bêtises ».  Les autorités de la Transition doivent  donc œuvrer  de ne pas tomber dans les mêmes travers, en ne bâclant pas, cette fois-ci,  l’organisation des élections en vue.  Pour ce faire, elles doivent  être de raison en  retenant  toutes  les leçons du passé récent. Sinon très certainement, les mêmes causes vont  forcément  reproduire  les mêmes effets. Ce dont aucun malien patriote ne voudra. Le Mali  doit obligatoirement  se sortir  du cycle de l’instabilité sociopolitique !

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<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel Maïga, un politicien obstiné  à la primature !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/choguel-maiga-un-politicien-obstine-a-la-primature-2931550.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 01:17:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Choguel Kokalla Maïga est  depuis avant-hier 07 juin  le deuxième  PM de Transition malienne. Il va  certainement former un Gouvernement  inclusif. C’est un politicien obstiné  et de compromis qui a le meilleur profil pour faire face aux nombreux défis du moment au Mali.</em>

<em> </em>Le nouveau PM n’était pas seulement  le président du Comité Stratégique du M5-RFP, puisqu’il est aussi et avant tout, le président-fondateur  du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR), un parti né sur les cendres  de l’Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM), l’ex-parti unique.  Qui a été emporté, avec  le  président  Moussa Traoré,  par  l’insurrection populaire de Mars 1991. Choguel Kokalla Maïga  est  demeuré  ce  combattant  politique qui a pu résister  vaillamment face  aux acteurs  politiques  du Mouvement démocratique. Lesquels  ont dominé le pouvoir politique pendant deux décennies.

Sa conviction  à défendre ses idées et son obstination  lui ont  permis  de se maintenir  sur la scène  politique malienne.  Entre   fin des années 90 et début 2000, il  est  devenu  fréquentable par certains  cadres du mouvement démocratique. Dont l’ancien PM d’Alpha Oumar Konaré, Ibrahim Boubacar Keita.  Mais Choguel ne devient pas ministre d’IBK.

Ingénieur  en télécommunications, il   a été un élève puis  un étudiant très brillant. Car, il obtient son Doctorat avec la mention Honorable. Originaire du nord du Mali, Choguel, il y effectue ses études primaires mais il  poursuit ses études  secondaires dans les années 1970 au lycée technique de Bamako. D’où il décroche son Baccalauréat  série  technique  avec option « mathématiques et techniques industrielles » (MTI) en tant que   major de sa promotion. Il poursuit  ses études supérieures en ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).

<strong>La récompense de 30 ans de lutte politique</strong>

<strong> </strong>Ce lundi 7 juin 2021<u>,</u> un peu plus de trente ans après l’insurrection de mars 1991, Choguel accède in fine  à la primature. C’est  certainement la  récompense  de ses 30 ans de lutte politique. Dont  le  parcours était plein  d’embûches. En 1997, il boycotte les élections présidentielles et législatives. En 2002, pour la première fois, il est candidat à une élection présidentielle. Il n’obtiendra pas le remboursement de sa caution, ayant obtenu un score inférieur à 5 % des suffrages exprimés. Au second tour, il appelle à voter pour le général Amadou Toumani Touré qui succède à  Alpha Oumar Konaré.

Au cours des  cinq  premières années  de l’ère IBK, Choguel Maïga  se retrouve politiquement  sur un chemin étriqué. Son parti  n’a que cinq députés sur les 147 que compte l’hémicycle en 2002. Mais,  il en aura huit en 2007. Il ne se décourage pas, puisque, homme de compromis, il parvient à nouer  des alliances avec des partis du Mouvement démocratique. Cela permit à Choguel de devenir ministre de l’Industrie et du Commerce de  2002  à 2004 sous ATT. En 2015, il revient au gouvernement, comme ministre  de l’Économie numérique et de la Communication sous IBK.

<strong>Président du Comité Stratégique du M5-RFP</strong>

<strong> </strong>Toutefois,  Choguel redevient un opposant farouche du régime IBK. Il fonde, avec des ténors de partis politiques et de la Société civile,  le Mouvement du 05Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP).   Ce  mouvement hétéroclite   a été à la base de la chute de l’ex-président  IBK. Et Choguel en était le président du Comité Stratégique. Il  connut  la garde-à-vue. Dans un rapport, la gendarmerie où il était détenu  précise : « <em>Monsieur Maïga n’avait pas du tout l’air affecté par la détention. […] Il recevait des appels téléphoniques d’un peu partout.</em> ».

Au sein du M5-RFP, Choguel Maïga s’impose comme « la voix » de la contestation. Porte-parole du mouvement, c’est lui qui communiquait à la presse. À la chute de l’ancien président malien IBK, le 18 août 2020, le M5-RFP  et le président de son Comité stratégique en tête – ont cru devoir gouverner avec les militaires du CNSP. Mais ces derniers  et l’Imam Dicko,  « la caution morale » de leur mouvement,  les driblèrent. L’homme  continue de s’opposer, pendant  les neufs (9) mois que dure la première phase de la Transition. Il continue  de critiquer  les orientations  des Autorités, tout en faisant  des propositions afin que la Transition n’échoue pas. Cela fait qu’il garde des contacts avec la junte qui détient la réalité du pouvoir transitionnel.

<strong>Son obstination finit par payer </strong>

<strong> </strong>A cause des contradictions internes au sein de l’exécutif transitionnel, le col Assimi Goïta, vice-président de la Transition, est contraint de démettre le président de la Transition, Bah N’Daw et son Premier ministre. Il  n’a plus d’autre  choix que de nouer une alliance objective avec le M5-RFP dont il  va charger  son président du Comité Stratégique  pour diriger la primature. Désormais, le camp du colonel Assimi Goïta et celui de Choguel Maïga  sont des alliés.  L’obstination  de Choguel finit par payer.

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<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’heure de la prudence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lheure-de-la-prudence-2931559.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 01:08:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>En faisant la lecture de l’arrêt  N° 2021-02/CC/VACANCE  DU 28 Mai 2021 dans son avant dernier et dernier considérant mais aussi des articles 1 à 3 du même arrêt, j’ai  des interrogations sur l’opportunité de la cérémonie d’investiture du colonel Assimi comme président de la république. Le vice-président n’a-t-il pas été investi au même moment que le président déchu ? Était-il nécessaire de remettre en marche le protocole pour l’organisation ? L’absence de la diplomatie internationale ne s’explique-t-elle pas par l’inopportunité de cette action ? L’arrêt de la cour constitutionnelle est-elle erronée au vue de cette investiture ? Cette investiture dévoile quels secrets ? </em>Que retenir de cette investiture en quelques points?

Le nouveau président doublement investi n'a pas dérogé au principe du protocole des

Salutations des autorités, mais il faut retenir que c'était juste des autorités nationales et quelques missions diplomatiques. Les chefs d’Etats absents  ne reconnaissent-ils pas  le Colonel Goita comme le désormais Chef d’Etat du Mali ? Les relations bilatérales seront-elles maintenues comme avant ? Ensuite, il revient sur les épreuves traversées par le peuple malien et donne sa solution, qui est l'Union sacrée. Ici,  il veut montrer qu'il connait et vit les mêmes problèmes que le peuple malien, jusque-là,  il est dans un rôle citoyen malien pour qui rien ne compte si ce n’est le Mali.

-Une nouvelle dynamique : une opportunité pour redresser sinon rectifier la transition, selon l'aspiration du peuple malien ... Alors de quel peuple ? , Celui du M5 ou vraiment tous les maliens. Donc un rôle purement politique pour avoir la confiance et le soutien du peuple, j’ose espérer qu’il ne sera pas déçu. Pour continuer, le militaire refait surface pour dire qu'il va relever les défis avec ferme détermination (expression purement militaire).

Réussite de la transition : pour garder la dynamique du début de la défunte transition, il

veut garder la feuille de route de la transition mais ici il faut surtout retenir que sa priorité reste l'organisation d'élections transparentes... Le reste des priorités sera juste de toucher à certains points comme des rencontres autour de l'accord d’Alger, dotations des militaires, actions sociales. Au-delà de cela, nous irons au-delà de la période de la transition initiale.

Le politique continue en parlant de réduction du train de vie de l'État. Le citoyen ne parle

que de cela donc,  il faut le mettre dans le discours, ça fait marqué des points dans certaines circonstances mais pour les "politiciens" maliens cette décision sera le premier problème du prochain président (maintenir la dynamique ou maintenir son fonds ?).  Et si on analysait autrement,  c'est un fonds de souveraineté et non le salaire donc pas trop d'applaudissements. Ce fonds servirait à quoi si ce n’est pour aider le président à agir pour le peuple de son  propre chef au-delà de toute programmation étatique. C'est du marketing politique déguisé en acte de charité.

Le politico-militaire continue en félicitant les Famas et promettant de les doter en

fonction des moyens de l'État, une question pertinente, la sécurité, donc pas trop de commentaire de sa part car le militaire ne parle pas trop des choses militaires.

L'épineuse question du climat social : il joue la carte d'un homme politique qui veut le

juste milieu. Jouer pour l’équité dans l’équilibre budgétaire et avec dialogue et cohésion sociale. Ne dit-on pas : « Qui veut  aller loin,  ménage sa monture ».

La diplomatie : Même si la diplomatie internationale n'était pas trop au rendez-vous de

la cérémonie, il a tenu à rappeler que le Mali reste actif et répondra à tous les rendez-vous au nom du peuple.

La fameuse application de l'accord d’Alger n'est pas trop sa priorité mais le protocole l'obligeait à

toucher la question. Les conclusions du DNI ne serviront que d'outils de propagande politique pour le gouvernement de la transition.

L'espoir pour le nouveau :

L'espoir est permis pour lui et il fera tout pour réussir surtout dans la cohésion et l’union sacrée. Apres de tels  propos, la nomination d’un PM issu du M5 n’est pas une surprise pour personne surtout qu’il l’avait déjà souhaité. Ce souhait prématuré du choix a-t-il joué pour la qualité du discours ? La vision du M5, ignorée par « eux » dans un passé récent, n’a-t-elle pas  été la pierre angulaire de ce nouveau départ ? Tous les espoirs émis dans ce discours, reposent sur la nature du gouvernement à venir.

Ce gouvernement serait sans doute plus autour de l’union sacrée avec toutes les forces vives de la nation dans un consensus et surtout avec la méthode. Il faut retenir que ce discours est un style mélangé, il est beaucoup plus écrit  et lu dans un style militaire avec une touche politique et celle de la communication. Les objectifs de la communication politique y sont utilisés à savoir : l'affectif, il se fait aimer; le conatif, il pousse à agir ensemble ; le renouveau, il propose une nouvelle dynamique tout en utilisant la propagande et enfin le cognitif (on découvre un colonel avec d'autres talents).

Pour moi,  ce discours restera celui d'un politique qui veut rester militaire mais hélas,  c'est politique car à un certain niveau, le titre commande sur le grade. Un bon politico-militaire est surement plus promoteur une fois devenu politique ! vivement ce jour et félicitations au Président pour son discours d’espoir

<strong>Gabriel Annaye Togo, Politiste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Edito :   Au boulot maintenant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-au-boulot-maintenant-2931556.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 01:04:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis avant-hier, 07 juin, Col Assimi Goïta a été investi par la Cour Suprême comme le nouveau président de la Transition. Dans la foulée, il a officiellement  chargé, à travers le Décret 2021  036/PT-RM du 07 juin 2021, Choguel Kokalla Maïga pour former le nouveau Gouvernement de la Transition. La tâche ne sera certainement pas aisée pour le tandem Assimi-Choguel tant tout est à faire et refaire. Dans ce Mali profondément meurtri  par  des attentats terroristes et les conflits intercommunautaires, il faut  aussi recoudre le tissu socioéconomique.  Le chantier Mali est colossal, l’heure de la création  doit  donc finir afin que les autorités se mettent  maintenant au boulot.

&nbsp;

Evidemment, la feuille de route de l’ex PM  Moctar Ouane n’était pas réaliste. Elle était trop ambitieuse pour une Transition de 18 mois. En fonction du peu de temps disponible pour  boucler les  18 mois de Transition (il ne reste plus que 8 mois), Choguel Kokalla Maïga  doit  donc éviter de tomber dans les mêmes travers que son prédécesseur. Il devra  alors être réaliste  en identifiant  très vite les priorités de son Gouvernement afin de  pouvoir  mettre en œuvre les réformes les plus nécessaires  et compatibles, en laissant le soin aux futures autorités élues  de mener le reste.

&nbsp;

Conformément au souhait de son mouvement, le M5-RFP, le PM Choguel doit  donc s’atteler, avec l’ensemble des courants  politiques  que  va compter son Gouvernement (de large ouverture),  à la rectification du processus transitionnel.  Il doit aussi montrer des signaux  forts en faveur  de la rupture avec l’ère IBK durant laquelle, ont prospéré la corruption et le népotisme. Mais la question sécuritaire est incontestablement celle qui doit avoir la  réponse  la plus urgente et la mieux appropriée pour permettre à notre pays de se sortir de la spirale d’attentats terroristes et de conflits intercommunautaires.  Il doit  s‘évertuer  à ce qu’il n’y est plus de no man’s land dans notre pays, à l’instar de Kidal.  Le tandem Assimi-Choguel doit, tout en préservant les intérêts supérieurs du Mali, s’atteler à convaincre la Communauté internationale, en l’occurrence la France, de continuer à aider notre pays à recouvrer  son intégrité territoire.

&nbsp;

D’ores et déjà, à  l’occasion de son investiture, le nouveau président de la Transition a  tenu de rassurer cette Communauté Internationale en affirmant  que son pays va  «honorer ses engagements vis-à-vis de la Communauté Internationale ». Choguel, lors du premier anniversaire du M5-RFP, avait déjà dit la même chose (il n’était pas encore officiellement PM), tout en demandant aux partenaires  militaires  extérieurs du Mali de ne pas  abandonner notre pays en ces mauvais moments. De toute  façon, Assimi Goïta et Choguel Maiga vont certainement continuer de faire des gestes afin de pouvoir  rassurer les partenaires stratégiques du Mali, surtout par rapport à la crise sécuritaire.  Toutefois, les partenaires et   la tutelle extérieure (Minusma-France)  doivent à leur tour cesser de trop s’ingérer des questions nationales. Qui doivent rester du seul ressort des maliens.

&nbsp;

Par ailleurs,  il  est  clair que  les forces vives du Mali ont  soif de voir des signaux forts de rupture par rapport à la gouvernance IBK. Il faut donc qu’Assimi Goïta et Choguel  produisent  illico presto des actes concrets   pour convaincre les Maliens qu’ils ne sont au pouvoir que pour les conduire vers leur mieux-être. Cela est nécessaire tant  la demande sociale est assez forte. Quid du dossier de la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance ? Le chef de l’Etat et son Premier ministre pourront-ils maitriser  les dissensions au sein de la classe politique ? La tâche  ne leur sera pas du tout aisée, mais l’impossible n’est pas malien !

Qu’Allah soit avec le Mali !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2022 :  Le Mandé vent débout pour  Seydou Mamadou Coulibaly !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2022-le-mande-vent-debout-pour-seydou-mamadou-coulibaly-2931563.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 00:40:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>De nombreuses cadres, maires et anciens députés des régions du Mandé se reconnaissent dans les idéaux du mouvement politique BENKAN (Pacte citoyen). Sous le parrainage  de Dr N’Ko Keïta (SG du Grand Forum du Mandé), Mamadou Konaté (PDG  EGK) et Mamadou Naman Keïta (ex Directeur National des Routes), non moins 7è vice-président  de BENKAN National,  ils  ont décidé de concrétiser cette reconnaissance en mobilisant  massivement, à DFA-Communication sise ACI 2000,  des  « Mandé Ka », venus des quatre  coins  du Mali,  pour  le lancement de la branche  BENKAN du Mandé en vue de soutenir  la  candidature de  Seydou M Coulibaly  à la présidentielle de 2022. Le Président de CIRA Holding  était sur les lieux.  Temps forts !</em>

Mme Keïta Fatoumata Chérif Keïta a, au nom de la branche Mandé de BENKAN, salué la présence massive des membres « mandé ka » qui ont répondu à leur appel. Une présence massive qu’elle a traduite  comme l’expression de l’entente entre les fils du Mandé. Dr Sékou Keïta,  a expliqué à l’audience que  le mouvement BENKAN  du Mandé est lancé pour  appuyer  le candidat de BENKAN national dans sa conquête du pouvoir au Mali. Car, à l’en croire, le Mandé se reconnaît  dans les idéaux du BENKAN national dont il a énumérés quelques-uns.

D’après Dr Keïta,  les raisons de leur adhésion  sont d’abord naturelles d’autant que le candidat  Seydou Mamadou Coulibaly est originaire du Mali. Mais aussi et surtout, parce que celui-ci a été conseillé de se lancer dans la conquête du pouvoir par « un des dignes fils du Mandé » en la personne de Mamadou Naman Keïta. Il aussi expliqué que  le mouvement BENKA du Mandé est la résultante des efforts des clubs de soutien à Mamadou Naman Keïta réunis dans un Groupe WhatsApp.  Dont celui-ci  est aussi  le coordinateur  Stratégique. Dr Sékou Keïta, au nom de tous les membres et sympathisants de BENKAN Mandé, a vivement  rassuré M. Seydou Mamadou Coulibaly de tous les « mandé ka » qui sont vent  debout   pour sa candidature à la présidentielle de 2022. Notamment la quasi-totalité des  cadres, maires et ex-députés.

Dr N’Ko Keïta  a surtout rassuré le  président du mouvement BENKAN national du soutien indéfectible de l’association « Grand Forum du Mandé, dont il est le Secrétaire Général. Il a aussi demandé  à l’ensemble des  fils du Mandé de s’unir autour de la candidature de Seydou Mamadou Coulibaly  afin que celui-ci puisse gagner la présidentielle de 2022. Les deux  autres parrains : Mamadou Naman Keïta et Mamadou Konaté n’ont pas pris part  à  la cérémonie pour des raisons indépendantes de leur volonté. Mais le président de BENKAN national, Seydou Mamadou Keïta, le 1<sup>er</sup>  vice-président  y étaient  bien présents.

<strong>« Mamadou Naman Keïta est mon ami de longue date » ! </strong>

Après avoir salué la présence massive des « mandé ka » dans la  grande salle qui refusait du monde,  Seydou Mamadou Coulibaly, très ému qu’enthousiaste,  s’est dit très heureux de constater de visu  leur soutien en faveur de sa candidature à la présidentielle de 2022. Le président  du Groupe  CIRA Holding SAS n’a  pas manqué de révéler  devant  l’audience que « Mamadou Naman Keïta  est mon ami de longue date (20 ans) ». Mais, il n’a pas aussi  manqué  de faire  savoir à l’audience que l’ancien Directeur National des Routes est parmi son premier cercle qui lui ont incité, il y a quatre ans,  à créer le mouvement politique BENKAN en vue de porter sa candidature à la présidentielle de 2022.

Le président de CIRA Holding ne s’est pas privé d’expliquer à  cette même audience que  le mouvement politique « BENKAN » (Pacte citoyen) a été lancé le 10 avril 2021  à Mopti pour soutenir sa candidature à la présidentielle de 2022.  Le Président de BENKAN national  a réaffirmé  à l’audience l’assurance que le mouvement  va inlassablement œuvrer  pour une  nation malienne  réconciliée, dynamique, solidaire et prospère ainsi que pour une réinvention du mode opératoire.

<strong>L’esprit de BENKAN (Pacte citoyen) ?</strong>

D’après Seydou Mamadou Coulibaly,  l’esprit  BENKAN est basé sur des principes et valeurs dont : Tailler un habillage institutionnel à la mesure des ambitions et des aspirations du peuple du Mali ; Reconstruire, sur des bases nouvelles et fraternelles, l’unité dans la diversité ; Tourner la page des errements du passé après en avoir tiré les leçons ; Mettre e place des règles intransigeantes pour qu’à l’avenir,  le peuple de la « Horonya » ait un Etat, une administration, des Collectivités territoriales à l’image de ses valeurs et au service de sa prospérité également partagée ; Développer la culture entrepreneuriale.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

(Encadré) <strong>Qui est Seydou Mamadou Coulibaly?</strong>

Marié et est père de cinq enfants, Seydou Mamadou Coulibaly est Ingénieur en Génie Civil-Option Hydraulique de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs (ENI) de Bamako. Il est également titulaire d’un DESS en Aménagements Hydro-Agricoles (Ecole Inter-Etats d’Ingénieurs de l’Equipement Rural/EIER du Burkina Faso en 1990), d’un Certificat de Spécialisation en Hydraulique Agricole (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne/EPFL, Suisse en 1990), d’un Certificat de Formation en Management (Ecole Nationale d’Administration Publique/ENAP, Québec en 2001, et d’un certificat de Formation à la  Gestion Axée sur les Résultats (GAR) (Ecole National d’Administration Publique/ENAP, Québec en 2006).

Seydou Mamadou Coulibaly a débuté sa carrière professionnelle comme chef de Projets de Plan International au Burkina Faso avant de cofonder en septembre 1991 le Bureau d’Etudes CIRA dont il occupera successivement  les fonctions de Directeur Général, Président-Directeur Général et, actuellement, de Président du Groupe CIRA Holding SAS (Conseil Ingénierie Recherche Appliquée).

En trente (30) années d’expérience professionnelle, Seydou Mamadou Coulibaly a initié et géré des équipes et des projets complexes dans un environnement concurrentiel et multiculturel en Afrique de l’Ouest, en Afrique Centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique Australe. Pendant plusieurs années, il a assuré la gestion administrative et financière de l’entreprise, l’élaboration des offres de services, la négociation des contrats, la coordination  des études et l’exécution des travaux d’ambitieux projets de développement. Ce processus ayant conduit à l’émergence du Groupe  CIRA Holding SAS, confirme ainsi les qualités managériales exceptionnelles de son président-Directeur Général.

De 2015 à 2020, Seydou Mamadou Keïta a été vice-président du Conseil National du Patronat Malien (CNPM). Il a été Président du Conseil d’Administration du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle (FAFPA) du Mali de 2015à 2017, Administrateur de la  Fondation 2IE du Burkina Faso (2013-2019). Il à ce jour,  le 1<sup>er</sup> vice-président en charge des Grands Travaux et des Relations avec les Institutions Maliennes de la Chambre du Commerce Canada-Mali (CCCM), Administrateur de CORIS  Bank International, et de la Banque de Développement du Mali (BDM-SA).

Animée par la confiance qu’il accorde à l’élévation de l’homme dans l’accomplissement de son devoir et tâches au service de la Communauté nationale, Seydou Mamadou Coulibaly s’investit constamment dans le développement des compétences et des capacités humaines en Afrique à travers diverses initiatives de parrainage d’institutions de formations techniques et professionnelles nationales continentales, il procure des œuvres caritatives en faveur de certains orphelins. Il soutient également de nombreux projets de lutte contre le réchauffement climatique en défendant une « ruralité du bien-être social économique ».

Officier de l’Ordre National du Mali, Mamadou Seydou Coulibaly a reçu en son nom propre et  au du Groupe qu’il dirige de nombreuses distinctions : Trophée des  meilleurs   entrepreneurs  du Mali décerné aux Bâtisseurs du 21èsoecle par la Fondation Forum de Bamako (2015) etc.]]> </content:encoded>
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<title>Menace de retrait de Barkhane du Mali :  La bourde de trop de Macron !</title>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:23:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>« Je ne resterais pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ni de Transition » et si Bamako </em>allait “dans le sens” d’un islamisme radical, <em> </em>la France retirerait ses troupes du Mali,<em> s’insurgeait,   la semaine dernière, le président français,  en  tournée en Afrique australe, contre le Mali. Dont des officiers de son armée  venaient de s’emparer,  pour la deuxième fois en neuf mois de Transition, du pouvoir. N’est-ce pas ce énième chantage  d’Emmanuel Macron contre le Mali, une bourde de trop ?  Macron ne se ment-il pas  à lui-même pour avancer de tels propos alors que, il y a juste un mois (en avril),  c’est lui-même  qui adoubait  la prise de pouvoir des militaires au Tchad, à la mort du président Idriss Déby,  pour  avancer des  raisons  géostratégiques et sécuritaires au Sahel?  Les  putschistes tchadiens, en s’emparant du pouvoir (certainement sur les instructions du même Macron),  n’avaient-ils pas violé l’ordre constitutionnel de succession au pouvoir  de leur pays? La France est-elle capable de se retirer aussi facilement du Mali alors qu’elle y détient de nombreux intérêts économiques et géostratégiques ?</em>

Que la France et ses autorités sachent raison garder ! Notamment, lorsque les dirigeants français   s’adressent  à l’Afrique et aux  africains, sur les questions internationales, ils doivent  éviter  les comportements paternalistes et  arrêter le mensonge.  C’est évident que la quasi-totalité des anciennes colonies françaises subissent actuellement le néocolonialisme. Mais ce qu’endure le Mali est pire que  nulle part ailleurs. Notre  pays,  depuis 2012,  a perdu sa  souveraineté sur l’ensemble de son territoire  national. Depuis cette date, c’est l’ONU, à travers la Minusma, et la France, à travers l’opération militaire Barkhane,  qui assurent la souveraineté du Mali au détriment des Autorités maliennes. Notre pays est soumis  aux  diktats de la France et de la Communauté internationale.

Pourtant  depuis que  Barkhane et la Minusma opèrent au Mali, pour soi-disant lutter contre le terrorisme et stabiliser le territoire national, c’est l’effet contraire que les maliens constatent et ressentent. Le Mali,  comme c’est déjà dit, a perdu sa souveraineté  sur son  territoire national  et l’insécurité touche tous les quatre coins cardinaux  du pays. Ça n’est plus seulement  le nord ou le centre mais, c’est  l’ensemble du pays qui est menacé par des attaques terroristes. Assujettie à un  rôle de supplétifs, l’armée malienne ne peut plus souverainement  s’atteler à ses tâches régaliennes  de défense de l’intégrité territoriale nationale. N’est-ce pas  monsieur Macron une situation  incompréhensible pour les maliens ?

Pourtant les armées étrangères (La France et la Minusma) disposent de moyens logistiques et financiers  considérables. Elles ont la primeur sur les renseignements militaires. Pourquoi, en dépit de cela, ces forces hyper puissantes  n’arrivent  pas  à combattre le terrorisme international (vous préférez la sémantique :  « jihadiste ») au Mali et au Sahel. Est-ce que parce que l’armée française est incapable ? Sinon, œuvre-t-elle alors  à maintenir le Mali et le Sahel dans une guerre sans fin, simplement pour sauvegarder les intérêts économiques et géostratégiques français ?

Depuis l’avènement de la Transition, vous  considérez  les  autorités maliennes comme votre machin. N’êtes-vous pas  à votre énième bourde contre le Mali. Pour la première fois, n’était-ce  pas vous, Macron,  qui affirmiez, face à la presse, que vous avez eu de Bah N’Daw, en trois mois, ce que vous n’avez pu avoir de son prédécesseur  IBK, en Sept ans ?  Est-ce que cela veut dire que l’ex président de la Transition était sous vos ordres ? Cela ne serait-il pas, d’ailleurs,  la raison évidente de votre acharnement  contre son éviction du pouvoir ?

De toute façon, M. Macron, soyons honnêtes, la France n’est au Mali parce qu’elle veut  protéger le territoire national du terrorisme. La France n’est au Mali  que pour la  défense de ses seuls intérêts égoïstes. N’est-ce pas pourquoi depuis 2012,  la France s’ingère arrogamment et  de trop dans le règlement des affaires nationales au Mali ?  Lorsque les citoyens maliens, par ce que leurs autorités vous sont inféodées, dénoncent cette situation de néocolonialisme, vous  manipulez l’opinion française  en brandissant « un sentiment anti-français. Ce  qui  est archi-faux ! Il n’y a jamais eu de « sentiment anti-français » au Mali ! D’autant que les populations françaises  et maliennes, à travers la colonisation, sont plus que jamais liées par l’histoire et le sang mais aussi la culture : Nous avons la langue française  comme langue officielle. Monsieur Macron, les maliens ne font que s’insurger, non pas contre le peuple français, mais  contre les autorités néocoloniales françaises. C’est cela la vraie réalité !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel,  PM  de la Transition :  Un choix  objectif!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/choguel-pm-de-la-transition-un-choix-objectif-2930578.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après Huit (8) mois d’âpres luttes contre les premières Autorités de la Transition et quatre (4) mois contre le régime d’IBK,  en tant que  président du Comité Stratégique du Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), Choguel Kokalla est désormais le nouveau  Premier ministre (PM) de  la Transition. En raison du  long mais riche parcours de ce « monstre politique », la rédaction de l’hebdomadaire  Le Pélican juge objectif  ce choix porté sur lui. Les atouts du  promu !</em>

Choguel Kokalla Maiga, sexagénaire, est avant tout un Homme  du sérail politique malien pétri  d’expériences. Il a eu la chance de  faire  de brillantes études supérieures en télécommunication. A l’instar de ses camarades de promotion  de l’époque soviétique, il bénéficia des cours d’idéologie politique. Ce qui va  beaucoup lui favoriser dans sa carrière politique.

Nombreux sont les observateurs politiques qui qui considèrent que  Choguel, par son courage et sa témérité,  est  un  « monstre politique ». Ce monsieur  n’a  jamais eu  peur  d’afficher   ses convictions politiques.  Choguel n’a-t-il pas toujours assumé publiquement  l’héritage politique de l’Union Démocratique  du Peuple Malien (UDPM), le parti unique de feu Général Moussa Traoré,  après  la chute  du pouvoir de celui-ci  alors que son  propre fils, Cheick Bougadary,  le récusait ?  Choguel a l’avantage de militer, très tôt  dans la jeunesse de l’UDPM jusqu’à  y  devenir le Secrétaire Général  de l’Union National des Jeunes du Mali (UNJM). Il s’opposa  durant 10 ans au régime d’Alpha Oumar Konaré. Mais Il devint  ministre sous les règnes  d’ATT et IBK.  Ainsi à travers ses fonctions  ministérielles, Choguel  a pu être au centre de nombreux  dossiers de l’Etat du Mali.

Cette position  permet Choguel  d’acquérir   une certaine expertise  sur l’ensemble des dossiers  de son  pays sur lequel il a d’ailleurs  écrit des essais  politiques. Il  est  parmi les acteurs politiques maliens qui ne sont pas favorables   au texte de  l’Accord d’Alger, issu du processus d’Alger, en l’état. Il a toujours exigé, à l’instar de la majorité de ses compatriotes, sa relecture  pour le  purger de tous ses articles qui pourraient  favoriser la partition du Mali comme Etat unitaire. Mais aussi et surtout, on peut  percevoir  constamment dans les actes de  Choguel,  beaucoup de  sens de patriotisme. Un sentiment qui manque hélas à la majorité des élites maliennes (politiques ou pas).

Toutefois, le nouveau PM n’est pas un homme parfait. Il ne plaît pas  et ne va pas plaire à tout le monde. Notamment, celui des acteurs politiques. Ainsi, sur le plan idéologique, son discours politique sera systématiquement considéré comme  l’antithèse de ceux des acteurs historiques du  « Mouvement démocratique ». Dont les plus irréductibles  vont certainement  continuer à lui  combattre politiquement.  Déjà, ses détracteurs,  notamment sur les réseaux sociaux,  ont commencé à diffuser des vidéos et textes qui tentent de lui discréditer. Ceux-ci ne ménageront aucun effort pour  dépeindre son image.  Alors, le nouveau  PM doit donc faire avec !

Bon vent Choguel mais  n’oublie surtout pas de prendre en compte  les idéaux du M5-RFP!

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’heure de vérité et de responsabilité à la CEDEAO !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lheure-de-verite-et-de-responsabilite-a-la-cedeao-2930576.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:19:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La CEDEAO dans son idéal restera une institution qui défendra toujours les principes de la démocratie. Mais la CEDEAO, certes avec ses textes précis, fonctionne malheureusement selon la volonté des chefs d’Etats qui la composent et non un réel système qui régit les intérêts des populations communautaires. La situation actuelle qui prévaut au Mali impose qu’on se pose de réelles questions sur le positionnement de la CEDEAO face aux coups d’Etats.</em>

Comment éviter de tomber sous les sanctions qui n’ont que des effets sur la population et non sur les véritables auteurs ? L’union sacrée autour de la nation est une méthode qui marche le mieux pour contrer sinon empêcher la CEDEAO d’aller à des sanctions controversées (on suspend le Mali mais on lui demande de désigner un PM civil immédiatement), est-ce une sanction ou une pression ?

Dans un régime démocratique, il est normal de voir la CEDEAO s’agiter et prendre des sanctions contre les auteurs d’un renversement de pouvoir par les armes, mais quand un pouvoir conquis par les armes est déposé par les mêmes armes, il y a lieu de se demander ce qui n’a pas marché et de voir comment rectifier la situation. «  Quand les hommes en armes s’imposent aux politiques au Mali » à l’instar du Tchad des années 1970, la prolifération des politico-militaires devient monnaie courante. Souvent les hommes en armes deviennent des solutions pour le salut du peuple. Le peuple malien trouverait-il le sien avec le Colonel Goïta ?  L’affirmatif serait la meilleure des choses qui puisse arriver au peuple malien, mais ce serait sans compter sur les défis majeurs de la transition actuelle.

Pour les uns, l’organisation d’élections transparentes suffirait à donner une bonne note à la transition ; pour certains, il faut d’abord résoudre la question sécuritaire avant toute autre chose. Alors que  pour les autres, il faudra mettre à profit la transition pour faire le toilettage des textes et remettre les pendules à l’heure en vue  d’une gouvernance réussie. Un dilemme qui fait planer le doute sur le respect de la durée  de la transition avec les dates déjà proposées.

Il est désormais temps que  la CEDEAO comprenne qu’il est aussi  beaucoup plus important de dénoncer et de sanctionner les chefs d’Etats auteurs de mauvaises gouvernances  comme de tripatouillages constitutionnelles pour s’octroyer un troisième mandat que leurs constitutions interdisaient. Une telle sanction contre des dirigeants véreux,  n’est-elle  pas plus utile pour asseoir et renforcer le système démocratique dans les pays membres de cette institution sous-régionale  que de sanctionner les  peuples des Etats qui la composent. Ces peuples sont en réalité  assoiffés de justice et de bonne gouvernance.

Un peuple offusqué ne peut qu’adresser des signaux  d’opposition aux dirigeants. Ces oppositions sont menées en : usant du droit de vote ; intervenant  dans les médias ; participant  à des débats publics ou à des opérations de boycott (sentiment anti-français par exemple) ; organisant  des manifestations de rue (M5 RFP) ; usant des armes (actuel cas malien) .

Lorsque les règles du jeu démocratique ne sont pas respectées par les autorités qui gouvernent, l’alternance au pouvoir  devient difficile voire impossible. En ce moment que reste-t-il pour l’obtenir ? Les insurrections populaires ou les coups de force. Or par principe les coups d’Etat sont proscrits par la CEDEAO et l’ensemble de la communauté internationale. Est-ce vraiment juste d’adopter systématiquement une telle position, sans aucun discernement ?

<strong> </strong>Chère CEDEAO, le cas malien est un cas pratique qu’il faut traiter avec discernement mais surtout avec la souplesse diplomatique. Cela vaudra mieux  que les pressions et les menaces.  D’ailleurs, nous disons  merci à la CEDEAO pour avoir,  une fois au moins, ouvert les yeux en décidant d’accompagner  le Mali que de lui infliger des sanctions.

Que Dieu  bénisse le Mali !

<strong><em>Gabriel Annaye Togo</em></strong>

<strong><em>Politiste</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Couple  Assimi Goïta&#45;Choguel Maïga :  Un tandem  d’espérance pour la refondation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/couple-assimi-goita-choguel-maiga-un-tandem-desperance-pour-la-refondation-2930579.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:11:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Désormais promu  à la fonction prestigieuse de  Premier  ministre du Mali, après huit (8) mois d’âpre résistance politique  au sein du Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), en tant que président de son Comité Stratégique, Choguel  Kokalla Maïga a toutes les chances de faire un tandem d’espérance  avec  le tout nouveau président de la Transition, Colonel Assimi Goïta.  Mais  cela ne peut se concrétiser  que lorsque   le second accorde les coudées franches  au premier.  Lequel  devra, à son tour, s’atteler qu’aux tâches essentielles de refondation de l’Etat et restauration de l’intégrité du territoire national, en luttant contre la corruption et le népotisme,  sans que ses adversaires politiques ne l’accusent de faire la chasse aux sorcières</em>

Evidemment, il  n’existe pas d’école pour apprendre la politique. C’est un métier que l’on exerce  d’abord pour  l’apprendre   et comprendre  toutes ses coulisses, notamment ses désidérata. Le nouveau président de la Transition est très  jeune (39  ans seulement) et est un militaire de carrière. Il  est rentré par effraction  sur la scène politique  malienne un certain 18 août 2020 pour déchoir, avec ses frères d’armes du CNSP,  Ibrahim Boubacar Keïta du pouvoir.

En conséquence, il n’a pas d’expérience  politique, n’eut été les huit (8) mois d’exercice de sa vice-présidence.  Cette tare politique, Col Assimi l’a  reconnue  dans ses premières déclarations, après l’éviction de l’ex président de Transition, Bah N’Daw et son PM, en déclarant officiellement que lui et ses frères d’armes du CNSP s’étaient trompés lors de leur première prise de pouvoir.  Col Assimi  va donc exercer ses fonctions de Chef de l’Etat sans expérience.  Mais  il n’a plus droit à l’erreur.  Il  doit donc, avec une grande capacité d’écoutes, s’entourer de femmes et  d’hommes expérimentés en politique pour boucler la Transition.

D’où  certainement  le choix  objectif  qu’il a porté sur le  M5-RFP, en la personne de Choguel Kokalla Maïga,  pour désormais diriger la  Primature. Mais pour que le couple Assimi-Choguel devienne un  tandem d’espérance pour la refondation du Mali, il faut  nécessairement, mais pas de façon  aveugle, que le premier  accorde des coudées franches au second. Choguel Kokalla Maiga devra alors tout faire pour former un gouvernement d’union nationale  composé, de façon inclusive,  de femmes et d’hommes capables, très expérimentés  mais  ayant un sens élevé de patriotisme.

Ces ministres  devront agir, non pas pour défendre des intérêts personnels ou de clans, mais par  altruisme.  Désormais les ministres de la Transition devront agir en fonction du cahier de charge qui leur est attribué par le Gouvernement. A travers leurs œuvres, les maliens doivent sentir que le processus de refondation est en marche et que la sécurisation du pays est bien enclenchée.

De toute façon, le M5-RFP s’était déjà engagé, auprès de Col Assimi lorsqu’il n’était encore que vice-président,  pour la réussite de la Transition, afin de préserver la vision et les impératifs du Changement qui sont à la base du mouvement national patriotique enclenché le 5 juin 2020. Maintenant  que ce mouvement  est désormais impliqué dans le processus de transition. Le peuple malien l’attend donc  de pied ferme.  Choguel doit  nécessairement rester  fidèle  aux engagements essentiels  de son mouvement.

Qui sont, entre autres : La mise en œuvre d’une appropriation du concept de « changement de système » de gouvernance au Mali ; mise  en œuvre d’une stratégie concrète de sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire par nos Forces de défense et de sécurité ; la diligence  d’enquêtes et poursuites judiciaires contre les auteurs des tueries et exactions contre des manifestants pacifiques les 10, 11 et 12 juillet 2020 à Bamako et dans les régions ; l’audit urgent et systématique  des finances publiques et parapubliques, des cadastres domaniaux et miniers, l’engagement  sans délai d’une lutte implacable et irréversible contre la corruption, la mauvaise gestion et toutes les autres formes de délinquance financière, notamment en ce qui concerne les ressources allouées aux secteurs de la Défense et de la Sécurité ;  l’engagement de procéder à la relecture intelligente de l’Accord pour paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, afin d’en assurer la mise en œuvre effective pour aboutir au retour progressif et définitif de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; mais  surtout  fixer un cadre, les conditions et un chronogramme pour le processus de refondation de l’État du Mali, en opérant de façon consensuelle les réformes, politiques, institutionnelles, électorales, territoriales et administratives pertinentes.

&nbsp;

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le  Mali est malade de sa démocratie et  son multipartisme :  Mon  ordonnance pour le sauver !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-est-malade-de-sa-democratie-et-son-multipartisme-mon-ordonnance-pour-le-sauver-2930584.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:06:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le ridicule ne tue pas au Mali, et les faux patriotes qui ont des discours sur la démocratie, la bonne gouvernance, le multipartisme intégral sont actuellement pris dans le piège de leur turpitude. Les opportunistes de la plupart des 219 partis politiques sont maintenant pris au piège du jeu de la démocratie mal comprise dans l’Etat de droit. Au Mali, la turpitude, sinon l’hypocrisie consiste à se taire, garder silence, le temps de voir vers ou le vent va souffler et à décider non pas par conviction patriotique mais par pure calcul des intérêts à défendre ou à préserver. Or comme on le dit, il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas, là où aller à l’image de la plupart des 219 partis actuellement existants.</em>

Les évènements du 24 Mai, avec l’arrestation du Président de la République et son Premier  ministre par le Vice-Président de la Transition, ont dévoilé le jeu de la plupart des politiciens bavards qui composent le paysage politique et qui animent au quotidien l’actualité. Sinon, comment comprendre, avec 219 partis politiques,  que les animateurs et leaders  politiques,  qui prônent la démocratie et l’Etat de droit,  se terrent comme des rats et n’ont  pas osé officiellement  condamner le coup de force  réalisé par le Vice-Président de la Transition,  quel que soit le motif avancé ?  Comment seulement les leaders d’une dizaine de partis politiques sur 219 ont eu le courage de dénoncer publiquement et officiellement  ce coup  de force comme une violation flagrante des lois fondamentales du pays ?

La raison est simple, parce qu’il n’y a pas 219 options idéologiques et orientations de développement et que les partis politiques créés au Mali n’ont pas de conviction et n’ont d’idéal que pour la conquête du pouvoir. Le calcul sur les alliances à tisser pour arriver au sommet et organiser le partage du gâteau est la motivation de 95% des partis politiques créés au Mali. Ces partis n’ont de savoir-faire que la manipulation des esprits et les discours populistes pour embarquer avec eux la très grande masse ignorante des maliens que nous sommes.

Fondamentalement, dans le pays ou la culture de l’oralité façonne le mode de pensée, les gens n’ont pas l’habitude de décortiquer, d’analyser l’information pour distinguer le vrai du faux. Dans un tel pays, la fausse rumeur peut causer du tort et générer des évènements aux conséquences dramatiques. Dans le pays où la plupart des décisions d’actions sont prises non par ce qu’on a compris, mais parce qu’on a entendu, la manipulation devient l’astuce du pyromane pour hypothéquer tout avenir politique et schéma cohérent de gouvernance et de développement.

La situation politique sera toujours compliquée au Mali tant que les gens agiront, non pas par conviction, mais pour défendre un intérêt immédiat et futur.

Il n’est pas permis d’espérer construire le Mali de demain et de vivre sainement la démocratie lorsque les germes du mensonge de la fausseté et la fourberie sont produits par les chercheurs Universitaires, les leaders religieux, les Hommes de cultures, les Politiciens malhonnêtes. La prolifération des partis politiques au Mali, actuellement au nombre de 219,  plutôt que d’être perçue comme un indicateur et un signe de vitalité de notre démocratie, révèle fondamentalement la dégradation des valeurs morales, sociales identitaires du Mali. Aujourd’hui, ces valeurs sont tellement profanées qu’on ne peut plus jurer que le malien serait incapable de faire pour l’argent, tel ou tel vice en fonction de son appartenance ethnique, culturelle ou religieuse.

L’heure est grave, et il devient prioritaire que la Transition porte au 1<sup>er</sup> axe du plan d’Action Gouvernemental, l’organisation des assises nationales sur l’état des lieux et le devenir de la Nation. Les assises nationales doivent mettre en débat, la dissolution des 219 partis existants et la réorganisation /recomposition du paysage politique avec seulement trois (3) partis politiques aux couleurs du drapeau national. Tant qu’on n’aura pas pris la décision souveraine de faire la démocratie avec les valeurs  de nos réalités socioculturelles, la démocratie et la gouvernance ne se porteront pas mieux au Mali.

L’argent et le pouvoir étant au cœur des enjeux politiques au Mali, il sera pratiquement impossible que les alliances entre les acteurs de la pléthore de partis politiques puissent favoriser le choix de l’Homme providentiel dont le Mali aura besoin pour sortir du gouffre. Sans nul doute, les alliances obligatoires entre les acteurs des partis politiques feront obligation à tout candidat aux élections présidentielles de composer les mains et pieds liés avec des corrompus et des malfrats pour décider de comment partager le gâteau une fois à Koulouba.

&nbsp;

Engager le processus de la dissolution des 219 partis politiques est dans le contexte actuel du Mali la seule alternative viable pour créer les conditions de l’Unité et la pacification du pays. C’est avec seulement trois (3) grands partis politiques que le Mali pourra sortir la tête de l’eau, et faire face aux adversités  qui menacent la perte de l’Etat-Nation.  Le processus de déclin de l’Etat-Nation étant déjà commencé, il faut stopper l’hémorragie du malade et commencer le traitement avec l’ordonnance  pour  dix (10) produits :
<ol>
 	<li>L’organisation des assises nationales pour la dissolution des 219 partis politiques existants au Mali.</li>
 	<li>Le lancement du processus de signature de la pétition en faveur de l’organisation du référendum afin que les citoyens se prononcent <strong>POUR </strong>ou <strong>CONTRE</strong> la prolifération des partis politiques dans le contexte de la démocratie et du multipartisme intégral au Mali.</li>
 	<li>La réorganisation/recomposition du paysage politique et la formulation d’un document institutionnel sur trois (3) options et orientations idéologiques axées sur une vision claire de développement du Mali de demain.</li>
 	<li>La nécessité de laisser le soin aux acteurs politiques et aux militants de choisir par conviction entre les trois (3) nouveaux partis, l’option idéologique et l’orientation politique de développement qui correspond au mieux à leur vision du Mali de demain.</li>
 	<li>L’ouverture de la campagne du processus d’organisation des élections communales, des cercles des régions les législatives et la présidentielle, sur la base des trois (3) nouveaux partis.</li>
 	<li>L’urgence et la nécessité de booster le processus de développement socioéconomique et culturel des Collectivités Territoriales décentralisées fortement handicapées par les antagonismes et divisions politiques.</li>
 	<li>La révision de la constitution malienne de 1992 pour y intégrer les normes et valeurs fondamentalement axées sur les références du riche patrimoine socioculturel du Mali.</li>
 	<li>Le développement d’outils et procédures pour cultiver les principes de la loyauté, la probité et le professionnalisme dans l’Administration d’Etat.</li>
 	<li>La production du guide du code d’honneur et de conduite du Mali axée sur l’amour de la partie, le professionnalisme, la probité, l’honneur et la dignité.</li>
 	<li>Le calage de la durée de la transition sur les délais de réorganisation/recomposition du paysage politique sur la base des trois (3) nouveaux partis.</li>
</ol>
Force est de se convaincre que c’est tout simplement impossible au Mali et avec 219 partis politiques pour 4 à 8 millions d’électeurs de choisir le Président dont on a besoin pour correctement diriger le pays, impulser le développement, et restaurer la grandeur de la nation malienne. Pour le Mali de demain, il faut un Président à la hauteur des défis à relever et des changements attendus qui soit capable de redorer le blason, l’honneur et la dignité malienne, faire du Mali un pays émergent qui retrouvera avec grandeur sa place dans le concert des grandes Nations.

<strong>Moussa Dao, Vice-président du RESIF-C</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Mariage de raison !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mariage-de-raison-2930571.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:03:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la vie d’une nation, les rapports de force subissent de nombreux changements. Pendant  les derniers moments  qui ont précédé la chute  d’IBK,  le 18 août 2020, les rapports de force  n’étaient plus favorables au pouvoir. Ils  avaient indubitablement basculé en faveur de la contestation politique incarnée, depuis début  juin 2020,   par le Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Un mouvement en lequel  la  majorité des maliens avaient volontairement et incontestablement adhéré. Parce qu’il prenait tout simplement en compte leurs nombreuses préoccupations. C’était  la réalité des évènements au Mali !

Or, à l’entame de la Transition en cours,  le CNSP, probablement conseillé par des hommes  politiques qui avaient leur propre agenda caché, avait ignoré le M5-RFP.  Ce qui constituait  un gravissime déni de réalité de la nouvelle architecture politique qui s’était dessinée.  Cette  erreur  va conduire les jeunes officiers du   CNSP à s‘unir avec des acteurs politiques favorables à  la restauration du pouvoir déchu.  Mais cette union biaisée ne pouvait avoir  une longue durée.  Elle  devait s’estomper  très rapidement.

N’est-ce pas  ce qui s’est passé avec  la tournure qu’a prise, la semaine dernière,  la Transition malienne en mi-parcours. ?  Certainement !  D’autant plus que  l’on  peut  pas reconnaitre publiquement  que l’on est venu  parachever un processus d’insurrection  par les armes,  en s’accaparant  finalement  tout seul du  pouvoir  d’Etat.   Pour  ignorer  le mouvement politico-social  qui était à la base de l’action de renversement du pouvoir précédent ?  Les jeunes colonels du CNSP  voulaient mener la Transition sans  le M5-RFP. Mais l’histoire n’a pas tardé à  démontrer qu’une telle  méprise ne  pouvait marcher.

Cette leçon d’histoire, Col Assimi Goïta et ses compagnons du CNSP l’ont  heureusement comprise. N’était-ce pas  pourquoi, ils ont été  contraints  de fomenter un second coup d’Etat en neuf mois contre le président de la Transition, Bah N’Daw (un officier supérieur  à la retraite  sans expérience pour la conduite d’un Etat et  déconnecté des questions nationales) et son PM Moctar Ouane, aussi déconnecté des réalités de son pays ?

Avec le recul de neuf mois,  Col Assimi, désormais  devenu le président de la Transition,  a eu le courage de reconnaître  publiquement  qu’ils s’étaient trompés et demander officiellement l’accompagnement de tous les  filles et fils  du Mali, toutes les couches socioprofessionnelles. Mais aussi et surtout,  celui du Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Dont son président du Comité Stratégique, Choguel Kokalla Maïga, est  même chargé de former le nouveau Gouvernement.

Les deux composantes à l’origine de la chute d’IBK,  donc de la Transition en cours,  sont des alliées objectives.  Elles étaient  condamnées de  s’unir pour la réussite de la Transition. L’union politique,  qu’elles viennent  désormais de  sceller,  est un  mariage de raison. Une  real politik  dont  la rédaction de Le Pélican n’a de cesse  soutenu   dans ses articles. C’est  une telle approche  politique que devaient  faire  sienne,  les jeunes colonels. En l’occurrence,   depuis  leur  prise de pouvoir, c’est-à-dire,  depuis le début de la Transition. Mais cela est du passé et  nous vivons le présent. Et il n’est jamais trop tard pour mieux faire !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Un coup de force  logique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-coup-de-force-logique-2929628.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 01:17:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A peine la liste du nouveau Gouvernement rendu public, ce lundi 24 mai,  des militaires proches  de l’ « ex junte du Comité National de Salut du Peuple » (CNSP) ont interpellé manu-militari le président de la Transition, Bah N’Daw et son Chef de Gouvernement, Moctar Ouane ainsi que le Secrétaire  Général de la présidence et le tout nouveau ministre de la Défense.  Le lendemain matin, le Vice-président, Col Assimi Goïta, n’a  pas tardé d’assumer  la paternité  du coup de force, en annonçant, par le biais d’un communiqué,  que  les deux  Chefs de  l’exécutif  transitoire sont  déchus de leurs prérogatives pour   « avoir enfreint  la charte de la transition, laquelle va se poursuivre comme prévu ».

Une Charte <strong>dont  son article 7</strong> limite les pouvoirs du Vice-président aux questions de défense et de sécurité. Ce qui signifie que c’est le Vice-président qui devrait donner son aval aux nominations aux postes de ministre de la Défense comme de la Sécurité intérieure. L’Homme fort de la Transition malienne et  ses collègues  du CNSP, avec  ce nouveau coup de force contre le président et son PM,  ont certainement tenu de  protester  contre leur  violation de la Charte  mais aussi contre leur  gestion calamiteuse des Affaires publiques. Une mauvaise gestion dont Assimi Goïta  est convaincue que c’est « la  conséquence d’une consternation générale marquée par la persistance des grèves de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), dont l’issue est finalement une grève illimitée. Cet état de fait constitue une véritable asphyxie de l’économie malienne et,  partant, la garantie d’une instabilité aux conséquences incommensurables…. ».

Mais après tout, la légitimité du président de la Transition et  de son PM ne dépendait-elle pas de celle des militaires de l’ « ex CNSP », acquises par les armes ? Dans l’affirmative, il n’y a donc  pas de raison de s’offusquer  lorsque  des contradictions internes entre les promis et  leurs obligés débouchent  sur l’éviction des premiers.  Tant  une sagesse du Mali nous  enseigne  que: « La main qui met le mil dans le sac est la même main qui le retire du sac ». Si cette  assertion  est  une vérité, alors le coup de force d’Assimi et ses collègues est  bien justifié que logique. Ils ne pouvaient pas admettre  que leurs promis,  dont la légitimé est liée à la leur,  puissent  s’émanciper en niant la Charte qui les lie.

Il est en tout cas une évidence  que  notre pays, le Mali, est plongé depuis plusieurs mois dans une crise sociopolitique. Que depuis   l’avènement de la Transition  malienne en septembre  2020, sur des bases biaisées avec la légitimité des armes et non du peuple souverain, la présidence et le  Gouvernement de Transition  ne  sont jamais parvenus  de fournir   un cadre  de concertation  crédible avec l’ensemble des partenaires  sociopolitiques.

En  conséquence,  les problèmes sociopolitiques à la base de la chute du régime IBK ont subsisté.  Le M5-RFP, à l’origine de cette chute mais mis à l’écart, était même prêt de retourner dans les rues pour manifester à nouveau. Sans compter qu’un bras de fer s’était  désormais engagé entre le Gouvernement Ouane I et l’UNTM. Et  tout laissait croire que le Gouvernement Ouane II,  dont la composition,  a servi, lundi 24 mai 2021,  de prétexte au nouveau coup de force, serait certainement dans la même dynamique  de politique de faux fuyant.

Donc  osons espérer, avec le recul de huit mois, que l’ « ex  junte du CNSP », les vrais détenteurs du pouvoir transitionnel, puisse se ressaisir  et  comprendre  que le Mali,  pour se sortir de sa crise multidimensionnelle,  a plus que jamais besoin  de refondation. Laquelle ne  peut s’obtenir  que dans la vraie inclusivité. Mais évidemment, avec des vrais acteurs sociopolitiques qui veulent que cette refondation ait réellement lieu. Sans faire l’apologie d’un coup d’Etat quelconque, nous souhaitons que cette  nouvelle action des militaires puisse servir de déclic  afin de permettre aux maliens de s’unir dans une même communauté de destin! Qu’Allah sauve le Mali !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Coup d&amp;apos;État dans un coup d’Etat » : Le Vice&#45;président de la Transition s’attribue les pleins pouvoirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/coup-detat-dans-un-coup-detat-le-vice-president-de-la-transition-sattribue-les-pleins-pouvoirs-2929632.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 01:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est  désormais un nouveau coup d'État  qui est consommé au Mali.  Les militaires proches de l’ex Comité National du Salut du Peuple (CNSP)  ont "démis de leurs prérogatives" ce mardi, 25 mai, le président et le Premier ministre de transition. Le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’a officiellement  confirmé à travers un communiqué lu dans la télévision d’Etat par un militaire en uniforme.

<a href="https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/coup-d-etat-au-mali-les-putschistes-ont-une-volonte-de-discuter-notamment-avec-la-france-estime-une-specialiste-de-l-afrique_4079255.html">Il y a 9 mois, ce sont les colonels du CNSP  qui avaient débarqué le président</a> IBK. Aujourd'hui, ces  mêmes colonels putschistes  ne sont pas satisfaits du rôle que le président et le PM de la Transition  leur assigne au sein du nouveau gouvernement : <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/guerre-au-mali/mali-ce-que-l-on-sait-du-nouveau-coup-de-force-des-militaires-qui-ont-arrete-le-president-de-la-republique-et-le-premier-ministre_4637053.html">ils ont arrêté les principaux dirigeants civils </a>qu'ils avaient eux-mêmes mis au pouvoir. Les deux hommes, Bah N’Daw et Moctar Ouane,  en compagnie du ministre de la Défense Souleymane Doucouré, ont ensuite été emmenés au camp de Kati, ville garnison-militaire  du Mali, à 15 kms   de la capitale.

<strong>Accusations de "sabotage" </strong>

Ce mardi 25 mai, après plusieurs heures de silence, l'homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, à la tête des putschistes de 2020, a indiqué avoir déchargé de leurs prérogatives le président et le Premier ministre en les accusant de tentative de "<em>sabotage de la transition</em>". Il leur reproche d'avoir formé un nouveau gouvernement sans se concerter au préalable avec lui. Il dit s'être vu "<em>dans l'obligation d'agir</em>". Et donc, de reprendre le pouvoir.

Assimi Goïta a aussi indiqué, dans une déclaration lue à la télévision publique par un collaborateur en uniforme, que "<em>le processus de transition suivra son cours normal et que les élections prévues se tiendront courant 2022</em>".

<strong>Tentative  d’écarter la junte du gouvernement</strong>

Deux figures emblématiques de la junte avaient été écartées de deux ministères clés lors de l'annonce du nouveau gouvernement ce lundi 24 mai : la défense et la sécurité, postes qu'ils occupaient depuis le coup d'État. Ils y ont été remplacés par des généraux  censés  être plus neutres qui n'étaient pas en première ligne. Ce remaniement a été vécu comme un camouflet par les putschistes  qui entendaient bien rester aux commandes pendant trois ans et qui, de mauvaise grâce, avaient déjà dû s'engager à rendre le pouvoir dans les 18 mois. Les autorités provisoires civiles,  elles, voulaient montrer que la transition était en marche, que progressivement l'exécutif serait rendu aux mains des civils et le calendrier tenu. Mais était-ce vraiment cela ?

<strong>Soutien vain de la communauté internationale au président et son PM</strong>

Ce coup de force a été très vite condamné par la communauté internationale. Dès hier soir <a href="https://minusma.unmissions.org/communiqu%C3%A9-conjoint-sur-la-situation-au-mali-24-mai-2021">l'Union africaine, la Minusma, la France, l'Allemagne, l'Union européenne et les Etats-Unis ont publié un communiqué commun</a> pour dire "<em>leur soutien aux autorités de transition</em>" et rejeter toute perspective de démission forcée.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit lundi soir "profondément préoccupé" par la détention des dirigeants maliens et a appelé "<em>au calme</em>". Le médiateur de la Cédéao, la Communauté des Etats ouest-africain, est arrivée  ce mardi hier  à Bamako  pour négocier. Mais  les discussions  n’ont pas la chance d’aboutir.

Alors que peut faire la Communauté internationale contre les  putschistes  dès lors que la population malienne vaque normalement à ses préoccupations comme si ce qui est arrivé au Haut sommet de l’Etat n’est qu’un non évènement ? Les sanctions contre le Mali, pourquoi ? La même communauté internationale n’a-t-elle pas favorablement accueilli  le coup d’Etat du mois d’avril au Tchad ?  Un pays où le  coup d’Etat a permis une transmission dynastique du pouvoir dans une république dont  la constitution prévoyait le remplacement du président défunt par le président de l’Assemblée nationale pour assurer l’intérim à la tête de l’Etat ?

<strong>Aboubacar  B Fofana</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incertaine, est la  situation politique actuelle du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/incertaine-est-la-situation-politique-actuelle-du-mali-2929636.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 01:09:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le revirement de la situation politique n’est pas surprenant. La liste du gouvernement Moctar Ouane 2 en dit plus sur les raisons de la tension politico-militaire  quelques heures seulement après sa publication. Deux ministres  clefs de l’ex CNSP avaient été  écartés de la gestion de la défense et de la sécurité.

Auparavant, la reconduction du PM Ouane sans consultation de l’ex CNSP, ensuite les consultations engagées par ce dernier avec les forces vives en ignorant la grande muette, en étaient des signaux précurseurs qu’une crise allait survenir au plus haut sommet de l’Etat.   Mais la publication de la liste du gouvernement a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Le Mali est replongée dans une situation d’incertitude et le colonel Assimi Goïta reste imperturbable « dans sa lutte de sauvegarde des intérêts de la transition ». Pour le chef de la junte militaire, la conduite de la transition fondée sur l’esprit de la charte a été foulée aux pieds par le président dans la démission et la reconduction du Gouvernement Ouane 1 mais beaucoup plus avec la composition du gouvernement Ouane 2.

L’ex CNSP avait, jusqu’au soir du 23 mai, ignoré le M5 RFP, mais voici une belle opportunité de plus pour redonner la gestion du gouvernement à ce groupe qui a été l’élément déclencheur du départ du régime IBK. Qui  donc des militaires ou du M5 conduira la fin de la transition ? Seront-ils, désormais,  amenés à la gérer en tandem ? Où bien  allons-nous vers la désignation d’un futur président de transition  civil avec une  forte influence militaire dans l’exercice  du pouvoir? Le colonel Assimi Goïta parviendra-il à être Le caudillo (chef militaire qui prend le pouvoir par la force tout en maintenant le consentement populaire) malien comme au Tchad depuis des décennies ?

Il est important de savoir que les intérêts de la nation ont été minimisés à travers cette nouvelle situation et que le peuple compte moins aux yeux des autorités. A ce rythme, marchons-nous vers une réelle prolifération des politico-militaires ?  Que Dieu sauve le Mali !

<strong>Gabriel Annaye TOGO</strong>

<strong>Politiste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prochain Congrès ordinaire de l’ADEMA (?) : Le parti  sous le spectre de l’implosion !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/prochain-congres-ordinaire-de-ladema-le-parti-sous-le-spectre-de-limplosion-2929634.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 01:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mandat  du Bureau Exécutif  National de l ’Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ) dirigé par  Pr Tiémoko Sangaré est  désormais périmé. Le parti des Abeilles   doit donc  organiser  son Congrès Ordinaire. Au terme duquel,  l’ADEMA doit non seulement,  renouveler la composition du Bureau  Exécutif National mais aussi et surtout, le parti doit  élire  son candidat à la présidentielle de 2022. </em></strong>

D’ores et déjà, les renouvellements à la base vont bon train. Mais le parti des Abeilles sera confronté à deux défis majeurs : premièrement : Comment  faire adhérer de nouveaux membres  au sein du Bureau National et  élire une nouvelle direction alors que le président sortant (largement contesté par une frange importante des membres du bureau sortant et des militants) est candidat à sa propre succession ? Deuxièmement : Comment choisir un candidat  interne  à la présidentielle de 2022 à l’issue d’élections primaires ?

Déjà, on assiste  à une guerre de positionnement  des principaux ténors de l’ADEMA.  Logiquement, le deuxième défi  risque de poser d’énormes problèmes.  Un  tel climat fait planer sur l’ADEMA, le spectre de l’implosion tant le choix du candidat interne  pour la présidentielle de 2022 sera difficile. Pourquoi ne pas alors choisir un candidat pas très connu du grand public mais tout de même militant à la base ? Dans ce cas,  le parti des Abeilles pourrait  plancher sur le choix d’un Joker : le  richissime  Seydou Mamadou  Coulibaly,  dont certains de ses partisans affirment qu’il est déjà un militant à la base dans son Markala natif.  Mais ce choix ne fera certainement  l’unanimité mais en real politik, l’ADEMA ne devra-t-elle pas l’adopter pour espérer  avoir  plus de  chances de revenir aux  commandes  de la gestion publique du Mali ?

Tout compte fait, Il se trouve souvent le parti des Abeilles s’est abstenu, à un an des élections générales, d’organiser un congrès afin  d’éviter des dissensions internes.  Cela, pour préserver au parti toutes ses chances de remporter  le scrutin électoral en vue. Toutefois, sous prétexte de redynamiser les structures, le parti a officiellement lancé le processus de renouvellement des comités, sous-sections et sections et avait même fixé à plusieurs reprises la date de la tenue du congrès. Mais ce renouvellement des structures à la base traine.

Or, des ténors seraient  favorables à ce que le Congrès ait, vaille que vaille, lieu afin de  changer les instances dirigeantes de l’ADEMA. D’ailleurs, Abdel Karim Konaté, dit  Empé, Moustapha Dicko, Adama Sangaré, Mme Konté Fatoumata Doumbia, Adama N. Diarra et Yaya Sangaré, seraient candidats pour remplacer le président sortant.  Lequel est accusé  par ses détracteurs d’avoir  affaibli le parti. Alors que les soutiens de Tiémoko Sangaré estiment que des ténors  du parti seraient en mission pour évincer  leur  président afin  de mettre l’ADEMA entre les mains d’un candidat  qui possède des moyens financiers. Notamment,  ils  soupçonnent   le richissime entrepreneur Mamadou Seydou Coulibaly, président du mouvement « Benkan » mais aussi,  le Président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo.  Quoi qu’il advienne, l’ADEMA est  véritablement sous le spectre de  l’implosion. Et il n’est pas du tout  exclu que des ténors quittent le parti  des Abeilles si jamais, ils n’arrivent pas à imposer le choix de leur candidat à la présidentielle de 2022

Wait and see !

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Le voleur et l’âne » !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-voleur-et-lane-2929638.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/le-voleur-et-lane-2929638.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 00:59:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le coup d’arrêter le Président de la Transition et son Premier Ministre pendant que le cap était mis pour une solution objective de sortie de crise n’arrange pas la situation déjà chaotique au Mali. Le coup renvoi à la fable de Jean  De la Fontaine : <strong>«  Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient. L’un voulait le garder, l’autre voulait le  vendre. Tandis que coups de poings trottaient et que nos champions songeaient à se défendre,  arrive un troisième larron qui saisit maitre Aliboron ».</strong></em>

A la question posée à un fou de savoir comment développer le Mali et en faire une Nation émergente dans les 10 prochaines années, il a tout simplement répondu qu'il faut abattre tous les maliens qui ont plus de 10 ans et seulement épargner la vie à ceux qui en ont plus de 60.  A la 2ème question posée au fou de savoir pourquoi épargner la vie de ceux qui ont plus de 60 ans, il a répondu que parmi ceux-ci, il garde l'espoir qu'il y en a qui portent encore les valeurs du respect humain, de l'honneur, la dignité, la bravoure.

La situation du Mali est très grave et le pays est déjà dans le gouffre, l'hypocrisie, la corruption, le désordre, le mensonge et l'impunité font perdre à tous l’espoir d’un lendemain meilleur. La société est gangrénée par des maux et vices qui obstruent toutes perspectives rayonnantes d’avenir. Dans un pays ou mentir, tromper et trahir ne font plus honte, les valeurs de l’honneur et la dignité ne sont plus portées en flambeau, ou l'excellence est ridiculisée par la médiocrité, ou le voleur intimide et fait peur au juge, l'espoir devient utopique.

Fondamentalement, dans le pays ou la culture de l’oralité façonne le mode de pensée, les gens n’ont pas l’habitude de décortiquer, d’analyser l’information pour distinguer le vrai du faux. Dans le pays où la plupart des décisions d’actions sont prises non par ce qu’on a compris, mais parce qu’on a entendu, la manipulation devient l’astuce du pyromane.  La situation sera toujours compliquée au Mali, tant que les gens n’agiront pas par conviction, mais pour défendre un intérêt immédiat et futur.

Aussi longtemps que les citoyens prendront position non pas parce qu’ils ont compris, mais parce qu’ils ont entendu, l’avenir politique de ce pays pour un schéma cohérent de gouvernance et de développement  restera longtemps compromis.

Il est grand temps pour sauver le Mali de poser le débat sur la prolifération des partis politiques au Mali au prétexte de la démocratie et le multipartisme dit « intégral ». Au Mali, force est de reconnaitre que la manipulation des esprits et l’influence de l’argent sont les principales stratégies de la plupart des acteurs de la scène politique. Les politiques créées au Mali n’ont pas de vision claire sur les perspectives de développement du pays et n’ont d’idéal que la conquête du pouvoir. Les activités de la plupart des partis politiques au Mali sont animées par des opportunistes qui profitent et abusent de la masse ignorante.

La prolifération des partis politiques au Mali actuellement au nombre de 219 plutôt que d’être perçue comme un indicateur et un signe de vitalité de notre démocratie, révèle fondamentalement la dégradation des valeurs morales, sociales identitaires du Mali. Aujourd’hui, ces valeurs sont tellement profanées qu’on ne peut plus jurer que le malien serait incapable pour l’argent, de faire tel ou tel vice en fonction de son appartenance ethnique, culturelle ou religieuse.

Il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme après les constats que pour l’argent et le pouvoir, les leaders et militants de la plupart des partis politiques crées au Mali sont prêts à vendre leur âme au diable, et laisser le pays plonger dans le chaos seulement pour tirer leur épingle du jeu. La bonne gouvernance pour le développement du pays n’est pas l’objectif final recherché par la plupart des acteurs de la scène politique, d’ailleurs c’est ce qui justifie qu’au Mali, la tendance est de toujours regretter le départ du précédent Président de la République.

A croire que l’avènement de la démocratie au Mali en 1991, aura surtout favorisé le développement de stratégies d’abord centrées sur la conquête du pouvoir, et ensuite l’organisation du partage du gâteau entre les acteurs des alliances malsaines. Pour affirmer que la prolifération des partis politiques au Mali mettra davantage le pays dans la confusion et le chaos, aussi longtemps que la scène politique sera animée par des acteurs qui n’agissent pas, par conviction de l’amour de la Patrie et le bien-être du peuple souverain, mais pour défendre des intérêts personnels immédiats ou futurs.

Dans le contexte actuel du Mali, l’argent et le pouvoir étant au cœur des enjeux politiques, il sera pratiquement impossible que les alliances entre les acteurs de la pléthore de partis politiques puissent favoriser le choix de l’Homme providentiel dont le Mali aura besoin pour sortir du gouffre. Sans nul doute, les alliances obligatoires entre les acteurs des partis politiques feront obligation à tout candidat aux élections présidentielles de composer les mains et pieds liés avec des corrompus et des malfrats pour décider de comment partager le gâteau une fois à Koulouba.

Autrement, il est pratiquement impossible avec 219 partis politiques crées au Mali et pour 4 à 8 millions d’électeurs de choisir le Président dont on a besoin pour correctement diriger le pays, impulser le développement, et restaurer la grandeur de la nation malienne. C’est tout simplement impossible aujourd’hui sans le nettoyage d’avoir au Mali un Président à la hauteur des changements attendus qui soit capable de redorer le blason, l’honneur et la dignité malienne, faire du Mali un pays émergent qui retrouvera avec grandeur sa place dans le concert des grandes Nations.

Il n’y a pas 219 options de développement possibles pour le  Mali et les candidats des différents partis politiques lancés à la conquête du pouvoir le savent bien. Alors pourquoi devrait-on continuer à cultiver et à entretenir la fausseté et la fourberie dans la société quand on est tous convaincus Gouvernants et Gouvernés que toutes les voies tracées  mènent à l’impasse ? Pourquoi autant d’hypocrisie et d’égocentrisme, de colère, de division et de haine dans le pays qui porte  la devise : « Un Peuple-Un But- Une Foi ».

La dissolution des 219 partis politiques au Mali pour remettre à zéro les compteurs de l’avènement démocratique avec la création de seulement trois (3) nouveaux partis aux couleurs du drapeau tricolore :  Vert, jaune, Rouge,  serait la meilleure option pour mieux organiser le paysage politique, en sortant des rangs les vampires, et autres catégories de fossoyeurs de l’Etat-Nation. Aujourd’hui,  il est primordial de porter en priorité la production d’un guide national du code d’honneur et de conduite au Mali pour la pose d’un socle commun de connaissances sur les concepts de la patrie, du patriotisme, l’honneur et la dignité, la probité, le professionnalisme.

<strong>Dix (10) raisons pour décider la dissolution de tous les partis politiques du Mali.</strong>
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 	<li>Un Peuple qui n’a pas la même Foi d’amour de la patrie, ne peut en aucun cas atteindre le même But.</li>
 	<li>La démocratie et le multipartisme ne s’accommodent pas de l’ignorance, l’anarchie, le désordre et l’impunité tels qu’actuellement vécus au Mali.</li>
 	<li>Le mode actuel d’expression de la démocratie et le multipartisme, fragilisent  l’autorité de l’Etat, font perdre la fibre patriotique pour laisser libre cours aux stratégies malveillantes d’enrichissement illicite et d’accaparement des biens publics.</li>
 	<li>L’amour de la partie, le sens aigu du professionnalisme, de l’honneur et la dignité qui ont permis aux pères fondateurs de la République d’arracher l’indépendance du pays, ne sont plus des valeurs cultivées et partagées au Mali.</li>
 	<li>Le pouvoir de l’argent a corrompu les esprits et la société s’est forgée d’autres normes d’appréciation des valeurs humaines et morales. La fourberie, l’hypocrisie, le vol, le mensonge, la trahison sont désormais promus en système de valeurs dans la société.</li>
 	<li>Les citoyens ne se font pas confiance, ils ne font non plus confiance aux institutions de la République pour le fonctionnement et la continuité de l’Etat.</li>
 	<li>L’urgence et la nécessité de mettre fin aux pratiques d’alliances malsaines pour réorganiser le paysage politique, la formulation d’un document institutionnel sur trois (3) options et orientations idéologiques axées sur une vision harmonieuse de développement du Mali de demain.</li>
 	<li>La nécessité de laisser le soin aux acteurs politiques et aux militants de choisir par conviction parmi les trois (3) nouveaux partis, l’option idéologique et l’orientation politique de développement qui correspond au mieux à leur vision du Mali de demain.</li>
 	<li>L’urgence et la nécessité de booster le processus de développement socioéconomique et culturel des Collectivités Territoriales décentralisées fortement handicapées par les antagonismes et divisions politiques.</li>
 	<li>La révision de la constitution malienne de 1992 pour y intégrer les normes et valeurs fondamentalement axées sur les références du riche patrimoine socioculturel du Mali.</li>
</ul>
Considérant l’évidence de la faillite institutionnelle, la nécessité de restaurer l’Etat de droit pour une meilleure expression de la démocratie, la consolidation de la cohésion sociale, la paix et la stabilité durable au Mali, il est temps de porter en priorité l’organisation d’un Référendum afin que les maliens puissent se prononcer POUR ou CONTRE la prolifération des partis politiques au Mali.

Nous ne sommes pas des Occidentaux, ni des Asiatiques, ni des Américains. Nous sommes fondamentalement Africains, et comme tels,  nous avons notre histoire, notre culture, notre savoir-faire à valoriser. Alors pourquoi vouloir être, ou faire comme les autres en reniant fondamentalement nos valeurs socioculturelles identitaires au point de nous transformer et de perdre tous les repères, les valeurs et principes de l’honneur, la dignité la solidarité?

Ce qui est arrivé avant-hier hier soir, le putsch  contre le président et le PM de la Transition,  est le 1<sup>er</sup> épisode du feuilleton « drame malien » et la série ne prendra fin que lorsque les maliens auront le courage d’abattre et enterrer les systèmes corrompus, pour faire du sang neuf avec les principes et valeurs socioculturelles identitaires de la nation malienne.

<strong>Moussa Dao, Vice-président du  Réseau d’Entraide et de Solidarité pour la Formation et l’Information des Citoyens (RESIF-C)</strong>]]> </content:encoded>
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