<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
     xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
     xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
     xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
     xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
<channel>
<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Reflet</title>
<link>https://www.maliweb.net/rss/author/lereflet</link>
<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Reflet</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>Regard sur le monde : Le bien être à l’épreuve de la folie de la peau claire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-bien-etre-a-lepreuve-de-folie-de-peau-claire-2412092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-bien-etre-a-lepreuve-de-folie-de-peau-claire-2412092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/07/produit-eclaircissant.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 16:20:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La dépigmentation est un sujet qui a été tourné et retourné dans tous les sens. Il a été traité et retraité sous divers angles.  Ses risques et conséquences pour les pratiquants et pratiquantes ont été démontrés et détaillées dans des documentaires, articles et reportages de presse.

Mais, rien n’y fait ! Nos femmes, sœurs, mères et connaissances continuent à s’enfoncer de plus belle dans cette habitude délétère et dangereuse. Pourquoi ? Bonne question, répondraient ceux qui ont encore le sens de l’humour par rapport à cette pratique.

Le phénomène est vraiment visible partout, dans pratiquement tous les pays africains puisque c’est de ce cas spécifique que nous intéresse. Les vendeurs de crème de beauté et autres «<em>gadgets cosmétiques</em>» en tout genre sont devenus des chimistes expérimentés avec des mélanges de prime abord «<em>inmélangeables</em>» et dont raffolent celles et ceux qui veulent avoir les peaux claires.

C’est devenu une véritable compétition entre elles. Qui sera plus claire que l’autre ? Il n’y a qu’à les voir se bousculer pour acheter ces produits qui ne sont pas prévus au départ pour la dépigmentation et elles y mettent du prix sans hésitation.  Ce sont souvent des crèmes contres les boutons noirs, les gerçures, les vergetures ou autres problèmes de peau.

Lisent-elles seulement les notices qui accompagnent ces produits ? Savent-elles seulement à quoi elles s’exposent ou alors ignorent-elles volontairement celles et ceux qui ont déjà les conséquences visibles sur leurs peaux en particulier et sur leur santé en général?

Il est aussi à noter que la plupart des produits que certaines femmes utilisent pour se décaper sont fabriqués dans des laboratoires européens dans des conditions qui n’ont rien à voir avec le climat et l’environnement africain et, donc, fortement déconseillés et inadaptés pour les peaux noires. Mais nos sœurs les utilisent en faisant fi des risques encourus pour leur bien-être.

Les spécialistes en utilisation à outrance de ces produits sont la plupart de temps multicolores. On se demande parfois à quelle race elles appartiennent finalement.  La couleur du visage n’est pas la même que celle des pieds, des mains, des coudes et du dos… Sans compter qu’elles dégagent parfois des odeurs insupportables du fait de ces mélanges explosifs.  D’autres encore ont la peau qui devient si fragile qu’elle est exposée à plusieurs maladies comme les déchirures, les blessures inguérissables, les allergies…, et malheureusement aussi des cancers.

En outre, qui a dit qu’il faut à tout prix avoir la peau claire pour être belle ? Pourquoi ce complexe d’infériorité par rapport à la peau blanche ou claire ? Les femmes au teint noir ne sont-elles pas belles ?  Il suffit juste de regarder autour de nous pour comprendre.

Mesdames, une fois encore la dépigmentation est dangereuse et même mortelle dans certains cas. Ne vous faites pas de complexes. Dieu a su comment vous faire, comment vous orner. Ainsi, vous êtes des œuvres d’art et vous n’êtes pas obligés de ressembler aux autres.

Soyez vous-mêmes et vous vous affirmerez ainsi partout ou vous irez. Ne donnez pas raison à ces farfelus qui disent que nous avons honte de notre belle couleur d’ébène.

Femmes noires, frêles gazelles des forêts africaines, vous êtes si belles et si gracieuses ; votre peau d’ébène est l’expression absolue de votre identité, de notre identité, de notre humanité… Alors, ne l’abimez plus !

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autonomisation de la femme : Cooprokaze&#45;lou s’investie dans la production du beurre de karité à Zégoua</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/autonomisation-de-femme-cooprokaze-lou-sinvestie-production-beurre-de-karite-a-zegoua-2412482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/autonomisation-de-femme-cooprokaze-lou-sinvestie-production-beurre-de-karite-a-zegoua-2412482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 16:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Animatrice de l’ONG Association de Coopération et de Recherches pour le Développement (ACORD), Mme Kadiatou Traoré œuvre à l’émancipation et surtout à l’autonomisation des femmes des communes de Zégoua et de Loulouni (cercle de Kadiolo) depuis mars 2009. Elle s’est courageusement battue aux côtés des femmes rurales. Et cela malgré les difficultés (elle restée sur place sans salaires, sans moyens de déplacement…) liées en partie à la crise qui a secoué le Mali à partir de janvier 2012 et qui a provoqué la mise en veilleuse de nombreux projets financés par des bailleurs de fonds.</strong></em>

Grâce donc au courage et surtout à la persévérance de Mme Kadiatou Traoré, la Coopérative des productrices de beurre de karité des communes de Zégoua et Loulouni (COOPROKAZE-LOU) reprend progressivement ses activités de production du beurre de karité.

Le 19 février 2012, l’ambassadrice du Canada au Mali avait lancé un projet au bénéfice de ces femmes rurales. Malheureusement, sa mise en œuvre a été contrariée par le coup d’Etat militaire du 22 mars 2012 qui avait contraint de nombreux Partenaires techniques et financiers (PTF) du Mali à geler leur coopération avec le Mali.

Heureusement que, en mars 2016, des partenaires Espagnols se sont engagés à soutenir ces 24 groupements de femmes pendant 2 ans, donc jusqu’en février 2018. Ils vont ainsi soutenir la formation des productrices et l’équipement des groupements (moulins, aires de séchage…). Déjà quatre moulins ont été offerts à des groupements.

Réputé pour sa qualité irréprochable, ce beurre de karité est fabriqué de façon artisanale et produit dans le respect de l'environnement. Il est extrait par barattage d'amandes de karité bouillie et séchées au soleil et très riche en vitamines (A, D, E et F).

Il est très prisé car la Cooprokaze-lou reçoit les commandes de l’extérieur du pays, notamment en Côte d’voire. «<em>C’est un beurre de très bonne qualité qui s’adapte à tous les usages, de la cuisine à l’utilisation comme cosmétique. C’est un beurre pur et sans aucune odeur. Maintenant, j’envoie de nombreux pots à mes filles et à des amies en France et aux Etats-Unis chaque fois que l’opportunité se présente. Elles en raffolent</em>», souligne une cliente rencontrée à Bamako à notre retour. Malheureusement, elle se heurte souvent à un problème de pots ou d’étiquetage.

Pour rentabiliser cette activité, qui bénéficie déjà à des centaines de femmes rurales et à leurs familles, Mme Kadiatou Traoré souhaite élargir la gamme des produits dérivés du beurre de karité. La coopérative souhaite donc s’investir dans la fabrication des pommades, des savons parfumés aux carottes ou au miel…

«<em>Nous cherchons des bailleurs de fonds pouvant nous aider non seulement à augmenter le prix d'achat du beurre de karité aux productrices, mais aussi à multiplier la gamme de nos produits. La concurrence est rude à cause de la qualité du beurre produit dans la zone. Mais, la transformation du beurre en produits dérivés sur place rapportera plus aux femmes de la zone en termes de valeur ajoutée</em>», souligne Mme Kadiatou Traoré.

Face à une telle requête, les regards se tournent naturellement vers l’ONG Accord, mais surtout vers le gouvernement malien  à travers le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Le Fond d’appui à l’autonomisation de la femme et à l’épanouissement de l’enfant (FAFE) doit aussi servir à soutenir et à consolider les acquis de telles initiatives. On se rappelle que, en 2015, le gouvernement malien a mis une enveloppe de 500 millions de francs CFA à la disposition dudit fonds.
<strong>Moussa Bolly</strong>

<em>Envoyé spécial à Zégoua</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Diagola Hawa Keita, Présidente de la Fondation Dindi en Europe :  «Je me battrais corps et âme pour le bien&#45;être des enfants défavorisés»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mme-diagola-hawa-keita-presidente-de-fondation-dindi-europe-me-battrais-corps-ame-bien-etre-enfants-defavorises-2412572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/mme-diagola-hawa-keita-presidente-de-fondation-dindi-europe-me-battrais-corps-ame-bien-etre-enfants-defavorises-2412572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Diagola-Hawa-Keita.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:58:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Venir en aide aux enfants de parents démunis, aux orphelins et aux veuves ! Voilà l’ambition de la Fondation «Jiginew Dindi». Une initiative du jeune Soma (société secrète) et géomancien Aliou Coulibaly communément appelé «Faladié Papis». Mais, c’est à Mme Diagola Hawa Kéita «Anouschka Keith» (l’épouse de notre confrère Oussouf Diagola) qu’il a confié les destinées de cette fondation en Europe, singulièrement en France. </strong>

«<em>Quand il m'a appelé pour m'annoncer la nouvelle, il m’a précisé qu’il m'a choisi comme présidente de sa fondation que parce qu’il est rare qu’il se trompe sur une personne</em>», se rappelle Hawa. Et pourtant, précise l’élégante jeune dame, «<em>c’est sur Facebook qu’il m'a connue. Il m’a donc fait confiance avant même de me connaître physiquement</em>».

«<em>Ce jour, il m’a aussi précisé : depuis le décès de ma Maman, je n’ai jamais appelé une autre femme Mère si ce n'est toi. Il m’était donc difficile de refuser cette marque de confiance et surtout d’affection. J’ai alors accepté la présidence de la fondation en France et en Europe</em>», a souligné Hawa Kéita.

Sans compter que, a ajouté l’élégante jeune Dame, «<em>je suis moi-même de cinq enfants. Je suis donc bien placée pour comprendre les difficultés de la vie, notamment les problèmes auxquels les familles démunies, les veuves et les orphelins sont confrontés dans les Etats en africains</em>»

C’est dire qu’elle est déterminée à assumer toutes ses responsabilités pour que cette fondation puisse contribuer à changer le sort des couches cibles. «<em>Nous avons beaucoup de projets comme collecter des vêtements, des fournitures scolaires, des jeux… qui peuvent changer la vie des milliers d’enfants démunis dans notre pays</em>», s’est engagée Anouschka Keith.

Et d’ajouter, «<em>nous avons besoin de soutien financier et matériel pour aménager le terrain que Papis à acheter pour en faire un centre d'accueil et de loisirs au bénéfice des enfants abandonnés ou démunis</em>».

Très branchée, la charmante présidente utilise aujourd’hui les Tics (washatp, viber, skype, facebook…) pour informer, sensibiliser et mobiliser ses amis et des bonnes  volontés atour des projets de la Fondation «<em>Jiginew Dindi</em>».

<strong>La sagesse pour surmonter les difficultés</strong>

Dans ce genre d’entreprises humanitaires, les difficultés ne manquent pas. Mais, Hawa est moralement et mentalement préparée à les affronter. «<em>Les difficultés sont obligatoires. Je ne suis qu’une aide-soignante de nuit dont le temps est partagé entre le boulot et la famille… Mais, avec la volonté et une meilleure organisation de son agenda, on trouvera toujours du temps à consacrer aux autres</em>», a nous a-t-elle déclaré.

Et de lancer «<em>un appelle à tous et toutes les Maliens de la diaspora pour nous aider à redonner le sourire à ces enfants, à changer leur destin. Nous avons besoin du soutien de tous pour que les enfants dorment plus dans la rue, pour qu'ils aillent à l'école comme nôtres car chaque enfant à droit au bonheur comme tout le monde</em>».

En tout cas, promet Mme Diagola Hawa Kéita, «<em>je me battrais corps et âme pour mériter la confiance de Papis, pour le bien-être de ces innocents enfants</em>»

Titulaire d’un diplôme d'état d'aide soignante en France, la belle et jeune (39 ans le 25 mai 2017)  Hawa réside à Poissy dans les Yvelines 78, dans la banlieue parisienne (France) depuis près de 20 ans.

Et Hawa conclut, «<em>ce n’est pas pour rien que le symbole de la Fondation est la main sur le cœur. Chez nous, au Mali, quand on est énervé ont dit : </em>I bolo da I doussoukan<em>, c’est-à-dire </em>mets ta main sur le cœur<em>. Si la situation de ces enfants nous révolte réellement, faisons parler notre cœur en contribuant à l’amélioration de leurs conditions d’existence</em>» !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cheickna Demba, UNASAM : Supporter ou agent de joueur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cheickna-demba-unasam-supporter-agent-de-joueur-2412442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/cheickna-demba-unasam-supporter-agent-de-joueur-2412442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/Cheickna-Demba.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:50:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans les colonnes de la parution <em>N°4867 du jeudi 13 juillet 2017 du quotidien </em>Les Echos, Cheickna Demba de l’Union nationale des Associations des Supporters des Aigles du Mali (UNASAM) s’adonne à une véritable comédie pour accuser à tort le Ministère des sports. Il l’accuse de n’avoir pas tenu la promesse d’offrir des logements sociaux aux cadets champions d’Afrique au Gabon. En retour, il menace de rendre sa Médaille du mérite aux autorités maliennes.</strong>

<strong> </strong>Récemment, l’Etat malien, sous l’impulsion des plus hautes autorités, a fait beaucoup d’efforts pour attribuer aux sportifs de haut niveau des toits. Et cela en reconnaissance à leurs succès aux différentes compétitions sur le plan africain et mondial.

Des attributions qui relèvent de la discrétion du seul Président de la République. En effet, c’est le Chef de l’Etat qui décide d’octroyer au nom de la nation, ce genre de récompenses aux sportifs méritants du pays.

Il s’agit notamment des logements (à titre d’habitation) et autres primes non prévues dans les dispositions réglementaires des départements de sports et des finances <strong><em>(Arrêté Interministériel N°2015/1423/MS-MEF-SG DU 22 MAI 2015 fixant les taux des primes allouées aux sportifs de haut niveau et à leur encadrement technique)</em></strong>.

Un texte qui ne prévoit pas de primes aux catégories des jeunes sportifs (cadets, juniors) compte tenu des princes d’éthiques que toutes les instances sportives internationales appliquent (CIO, FIFA, FIBA, IAAF…).

Malgré ces dispositions, l’Etat malien à travers le Ministère des Sports s’est toujours efforcé à motiver les catégories jeunes. A titre d’exemple, les cadets maliens ont reçu avant leur départ au Gabon chacun, la somme de <strong><em>Cinq cents mille franc Cfa (500.000 FCFA</em></strong> comme intéressements de la part du ministre des sports.

D’ailleurs, pour le cas ces cadets (footballeurs) auquel le supporter Cheickna Demba fait allusion, le dossier est en cours de traitement (procédures administratives oblige) au niveau des services des domaines de l’Etat. En effet, un courrier a été envoyé par le Ministre des Sports pour doter nos jeunes champions d’Afrique de logements.

Avant le dossier des cadets footballeurs, les cadettes (championnes d’Afrique U-16 filles en Egypte) attendent l’agenda du Président de la République (qui suit la règle protocolaire de la présidence) et d’autres champions programmés dans cette reconnaissance de la nation.

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>La question des logements est-il du ressort de Cheickna Demba ? Et pour qui roule-t-il ?</em></strong>

Nonobstant les dispositions en cours, un individu mal intentionné ou en mission de quelqu’un s’aventure à avancer des propos dilatoires de nature à discréditer le pouvoir public. Et quel est le lien des logements des joueurs avec la médaille qui lui a été donnée en toute transparence pour ces efforts d’accompagnement de nos Equipes nationales sur les différents terrains de compétitions ? Une distinction qui vise à apporter le soutien moral et motivationnel aux sportifs maliens. Donc, Cheickna Demba mérite logiquement la reconnaissance de l’Etat malien (médaille).

Mais, ces agissements dans les journaux pour demander l’attribution des logements aux cadets sous condition de rendre sa médaille, est une tentative de chantage et de manipulation qui ne dit pas son nom. Son rôle n’est pas de demander quoi que ce soit au nom des jeunes innocents qu’il cherche à manipuler délibérément à des fins personnelles.

Et, nous savons, par des sources bien informées, que ce Cheickna Demba se fait passer pour un agent de joueurs pour demander de l’argent aux parents des jeunes joueurs en leur promettant de trouver des clubs en Europe.

Le Ministère des Sports, fidèle à ses engagements, reste dans les dispositions légales pour assurer à nos sportifs de haut niveau des conditions de pratique sportive et de vie descentes. Et le Département assumera toujours sa responsabilité dans la prise en charge de toutes les Equipes nationales sportives du Mali.

<strong><em>Alou dit Boubou Diallo</em></strong>

<strong><em>CC-MS</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intégrité territoriale : «L&amp;apos;autorité de l&amp;apos;Etat fait défaut sur une bonne partie du territoire national»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/integrite-territoriale-lautorite-de-letat-defaut-bonne-partie-territoire-national-2412232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/integrite-territoriale-lautorite-de-letat-defaut-bonne-partie-territoire-national-2412232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Diallo-Wassoulor.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:47:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il y a quelques jours, j'ai été très étonné d'entendre certains responsables du pays affirmer qu'il n'y avait plus aucune belligérance entre les parties signataires de l'accord de paix, que l'intégrité du territoire national n'était nullement violée et que nous devrions accepter d'aller vers un référendum Constitutionnel.

Les combats actuels entre groupes armés, avec leur lot d'annonces contradictoires sur la "<em>prise de contrôle</em>" de villes maliennes, devraient alerter les premiers responsables du pays sur la triste réalité d'une situation qu'ils semblent ignorer et qui leur échappe. Il est clair maintenant que l'autorité de l'Etat fait défaut sur une bonne partie du territoire national.

Je condamne avec énergie ces combats fratricides qui ne font que des perdants et dont personne ne peut se glorifier. J'estime par ailleurs que ces signaux sont la preuve que le chemin vers la paix est encore long et que la priorité est à la stabilisation du pays et non à un référendum qui ne pourra manifestement pas se tenir dans toutes les localités. Les canons doivent se taire pour que nos compatriotes retrouvent la paix.  C’est cela qui compte aujourd'hui plus que tout.

Au moment où l'on parle de disparitions et de décès dans les rangs de nos forces armées suite à des attaques terroristes, comment peut-on croire que des urnes seraient sécurisées et acheminées dans le cadre de ce projet de référendum ?

Je saisis cette occasion pour adresser mes plus sincères condoléances aux familles des soldats morts lors des récentes attaques terroristes au Nord du pays. Je me joins aux prières de ceux dont les proches demeurent introuvables afin que ces derniers soient localisés et retrouvés sains et saufs.

Qu'Allah sauve et bénisse le Mali!

<strong> </strong><strong>Aliou Boubacar Diallo</strong>

PDG de WASSOUL’OR

<strong><em>PS : Le surtitre et le titre sont de la Rédaction</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : Le courage de rester intègre quand tout s’écroule autour de nous</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-courage-de-rester-integre-secroule-autour-de-2412192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-courage-de-rester-integre-secroule-autour-de-2412192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Moussa Bolly, tu es mon grand frère, celui qui explique avant même de s'offenser, de se vexer. Mais, aussi celui qui dénonce pour protéger les valeurs humaines. Et là encore aucun appel à la moindre révolte, tout est écrit simplement avec un grand professionnalisme qui ne cherche ni à plaire ni à déplaire : <em>seule la vérité est ton combat de tous les jours</em> !

Et il faut être courageux pour ne jamais dévier de ce chemin de l'honnêteté lorsque tout autour de nous s'effondre. Certes un grand journaliste, mais avant tout un grand homme et c'est ce dernier qui a toute ma considération. Le métier ne fait pas l'homme, c’est l'homme façonne son métier à son image.

Je voudrais également remercier un autre grand homme, un grand sage qui, comme toi, ne connait point la susceptibilité et grâce à cette faculté il arrive toujours à retourner une situation complexe, à trouver du positif dans le négatif pour le mettre en avant : Fousseyni Camara ! Mon grand frère philosophe, celui qui a permis notre rencontre. Pour sa patience, sa grande sagesse, sa générosité et surtout le fait qu'il ne m'ait point jugée, il mérite toute mon estime.

Pour toi et pour lui, je continuerai à défendre un pays qui n'est pas le mien, mais qui est dans mon cœur : Le Mali !

Beaucoup de gratitude pour tous ceux qui œuvrent pour un <em>Mali meilleur</em>. Beaucoup ne me connaissent pas ou si peu car je ne m'exprime que très rarement : <em>que dire quand tout est déjà dit si ce n'est donner un avis favorable afin de vous encourager</em> ? Bien sûr, il y a Djimé Kanté, impossible de le louper tellement il est présent sur les réseaux sociaux. Et preuve qu'il ne m'est pas inconnu car c'est le seul nom que je ne déforme pas (tu sais comme il m'est difficile de retenir vos noms, mémoire effacée mais jamais je n'oublie la personne qui est derrière).

Un grand bravo pour son humanisme envers les plus fragiles. Tous ces enfants qui, faute de moyens, sont condamnés. Ces petits anges qui sont les premières victimes d'un pays malade. Mais aussi un grand orateur toujours présent pour empêcher le Mali de sombrer, toujours là pour nous encourager à poursuivre ce combat contre l'injustice et tout cela avec un humour décalé bien propre à lui et qui fait tout son charme. Alors pour toutes ces qualités rares, il est aussi mon chéri !

Et que dire de Tétou Gologo si ce n'est que c'est une femme extraordinaire, tant par son génie que sa créativité. Franche, sincère, drôle, tendre, amer parfois dure mais toujours en accord avec elle-même. Et cette facilité qu'elle a pour transmettre par écrit toutes ses émotions ne peut que me fasciner.

Son énergie est contagieuse car tout est dit avec justesse et bon sens. Comme vous, elle ne se nourrit pas de la colère, de la rancune mais d'une nourriture spirituelle avec un esprit brillant, un esprit vif, un esprit piquant…

Sans oublier Abdoul Karim Dramé, Boua Cissé (le talentueux infographe) et tous ceux que je ne peux citer mais que je lis avec beaucoup d'attention, tous ceux qui ont le courage de dire ce qu'ils pensent sans arrière-pensées, tous ceux qui défendent la liberté d'expression, tous ceux qui par un geste, un sourire, un savoir, un art quelconque partagent leurs espoirs, leurs bonheurs, leurs craintes, leurs coups de gueule aussi. Mais tout cela dans le respect de l'autre et pour le bien de l'humanité.

A toute l'équipe du journal <em>Le Reflet</em> qui travaille sans relâche pour nous donner le meilleur : Mille mercis pour tous les efforts et les sacrifices que vous faites afin de nous offrir encore un numéro de plus.

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clin d’œil : Le destin dirige&#45;t&#45;il nos vies ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/clin-doeil-destin-dirige-t-nos-vies-2411942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/clin-doeil-destin-dirige-t-nos-vies-2411942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/11/population1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:41:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Fuir, toujours fuir ! D’une façon générale, la condition humaine qui ne nous satisfait jamais peut presque nous y pousser.</strong>

L’homme est donc, à ce qu’il paraît toujours en train de dénier ses responsabilités en pointant un doigt accusateur sur une soi-disante force qui l’aurait condamné d’avance : <em>le destin</em> !

C’est, selon le point de vue quasi général, cette force invisible qui régente nos vies et prédestine de quoi demain sera fait. Cette réflexion suscite de ce fait deux questions : Pourquoi le destin qui, dit-on, est régit par Dieu favoriserait-il certains abandonnant d’autres à leur triste sort ? Tous les humains étant les enfants de Dieu, ne méritent-ils pas tous une vie heureuse ?

Les réponses logiques à ces questions nous ramèneraient, si l’on s’en tient au constat, à la conclusion selon laquelle, l’homme est maître de son destin, il est ce qu’il se fait. Il ne sert donc parfois à rien de se sentir condamné d’avance ; il ne sert à rien de se résigner car, quoi que l’on dise, l’aventure humaine ne saurait se limiter à une existence triste, morne et de surcroît déterminée. L’homme soit se prendre en main en ne laissant une quelconque notion le guider.

Ce proverbe africain est très illustratif à plus d’un titre : «<em>Celui qui prend la peine de se courber, ne se relève jamais sans rien</em>» ! Lorsque nous désirons ardemment une chose, même les forces de la nature se mettent ensemble pour nous la donner. Et tout semble indiquer qu’elles sont toujours du côté de la personne qui s’est fixée un but et qui travaille jour et nuit pour l’atteindre.

Les obstacles de la vie ne signifient pas qu’il faut fuir, bien au contraire, c’est une sonnette d’alarme qui rappelle qu’il est temps de se mettre ou remettre au travail. Ne dit-on pas souvent «<em>Aide-toi et le ciel t’aidera</em>» ?

Au lieu de se laisser bercer tout le temps par des paroles de résignation telles que «<em>c’est mon destin</em>» ou encore «c’est Dieu qui l’a voulu», l’Homme doit devenir maître de son bonheur et porteur de fraternité. Il sera ainsi pèlerin de sa propre vie.

Après cette courte réflexion, la question posée au départ à savoir, le destin dirige-t-il nos vies ?, demeure plus présente que jamais dans nos esprits. Il revient à chacun d’y répondre selon sa propre vision des choses.

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : La natalité n’est pas la raison de la pauvreté de l’Afrique, mais l’Occident</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/point-natalite-nest-raison-de-pauvrete-de-lafrique-loccident-2411952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/point-natalite-nest-raison-de-pauvrete-de-lafrique-loccident-2411952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:38:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[J'ai cherché des vérités dans les argumentaires du président Macron lors du G20 de Hambourg (Allemagne), mais je n'en ai pas trouvé.

Déjà d'emblée, à une question d'un journaliste d'<em>Afrikipresse</em>, le président Macron évacue d'un revers de la main l'idée d'un Plan Marshall pour l'Afrique.

Macron, tout comme Hollande (François Hollande) et <em>Sarko</em> (Nicolas Sarkozy), n'a rien compris ou ne veut pas voir que tous les maux énumérés et dont nous subissons en Afrique sont tous liés à la pauvreté. Une pauvreté endémique avec son corolaire du fait que nous ne disposons pas pleinement et librement de nos richesses.

L'Afrique, en effet, est très riche de ses ressources humaines et naturelles. Et c'est grâce à ces deux atouts que nous tentons tant bien que mal de survivre. Mais où vont donc ces richesses ?

Lorsqu’Emmanuel Macron aura un début de réponse à cette question, nous avancerons sur le sujet. Mais l'occident à cette manie de nous renvoyer constamment à la figure notre taux de natalité élevée.

C'est proprement insultant cette amnésie collective de l'Occident qui feint d'ignorer les vrais raisons de notre retard vis-à-vis des autres continents, notamment l’Europe et l’Amérique.

Oui Monsieur Macron, laissez nous nos richesses et nous vous lançons le défi de pouvoir supporter aisément «<em>huit enfants par femme</em>». Cela fait une cinquantaine d'années qu'on nous saoule avec notre taux de natalité. Malgré les divers virus à provenance inconnue jusque-là, quelle autre solution rationnelle avons-nous dans l'immédiat pour ne pas disparaitre si ce n'est ce taux de natalité tant décrié ?

D'Ebola au Sida en passant par des foyers de tensions, l'analphabétisme et un taux de mortalité démentiel n'existant nulle part ailleurs qu'en Afrique, M. Macron ne propose rien d'autre que du business avec l'Occident pour nous en sortir. Un business dans lequel c'est l'acheteur qui fixe le prix qui lui convient.

Pourtant il suffirait simplement d'un partage équitable 50/50 des retombées des fruits de nos matières premières pour que l'Afrique relève la tête et reparte du bon pied.

Mais rien n'y fait ! Mais à qui la faute ? A nos dirigeants bien évidemment, car c'est de bonne guerre que chacun défende ses intérêts.

A nous d'en faire autant tout simplement !

<strong>Fousseyni Camara</strong>

<em>Diaspora malienne de France</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle contestée : Une marée humaine dans les rues de Bamako pour défier IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-contestee-maree-humaine-rues-de-bamako-defier-ibk-2411982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-contestee-maree-humaine-rues-de-bamako-defier-ibk-2411982.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/marche-b.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:37:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est une véritable marée humaine qui a répondu à l’appel de la Plateforme «An Tè, A Banna, Touche pas à ma constitution» pour une marche pacifique contre la révision constitutionnelle en cours au Mali. Selon des organisateurs, la marche «a mobilisé au moins 1 million de personnes». Les responsables de la sécurité malienne n’ont pas voulu se prononcer sur le niveau de la mobilisation.</em> </strong>

Toutefois, «<em>depuis les événements de mars 1991, j’étais encore un élève, je n’ai jamais vu autant de monde dans la rue pour manifester contre un régime</em>», a confié à Anadolu (Agence turque d’information) un Sergent de la Police sous l’anonymat. La première marche organisée par la Plateforme avait mobilisé au moins 300 000 personnes le 17 juin 2017.

Au premier rang de ce mouvement de contestation de ce 15 juillet 2017, les présidents de certains partis politiques de l’opposition. Il s’agit, entre autres, de Modibo Sidibé (Fare Anka Wuli), Soumaïla Cissé (URD et chef de file de l’opposition républicaine), Tiébilé Dramé (PARENA), Amadou Thiam (ADP Maliba), Soumana Sako (CNAS Faso Hèrè), Daba Diawara (PIDS)…

Plusieurs organisations de la société civile (associations de jeunes, les transporteurs urbains, le collectif des marchés de Bamako et des centrales syndicales…), des bloggeurs, des rappeurs… ont également mobilisé leurs militants, lecteurs et fans pour renforcer les rangs de la plateforme.

Si le référendum prévu initialement le 9 juillet 2017 a été reporté sine die (suite à la saisie en annulation de la cour constitutionnelle par les députés de l’opposition), la réforme n’a pas été abandonnée par le président Ibrahim Boubacar Kéita qui profite de toutes les occasions pour narguer son peuple.

«<em>Le Mali tiendra tous ses engagements à l’égard de la communauté internationale</em>», a déclaré IBK le 2 juillet dernier à l’issue d’un sommet extraordinaire du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) élargie à la France.

C’était au lendemain  d’un grand meeting de la Plateforme «An Tè, A Banna, Touche pas à ma constitution» qui avait mobilisé des centaines de milliers de personnes à la Place de l’Obélisque ou Monument «Bougiba» (grande bougie) de l’ACI 2000.

Non seulement la mobilisation est loin de s’essouffler, mais de nouveaux slogans ont aussi fait leur apparition lors de la marche de ce samedi 15 juillet 2017. Ils visaient surtout l’avocat français Marcel Ceccaldi indexé comme le «vrai auteur» du texte controversé de la nouvelle constitution. Ce qui, pour de nombreux opposants au régime d’IBK comme Tiébilé Dramé (Parena) est la preuve d’une «ingérence française». Mais, si on se fie à une vidéo de cet avocat qui fait un buzz sur les réseaux sociaux en ce moment, le texte soumis et adopté par l’Assemblée nationale le 3 juin 2017 est loin de la mouture qu’il a proposée.

On pouvait également lire beaucoup d’allusions à «<em>l’insécurité résiduelle</em>» utilisée par la Cour constitutionnelle pour contourner l’article 118 (alinéa 3) de la constitution du 25 février 1992 qui stipule que la loi fondamentale ne peut pas être révisée lors que le pays ne jouit pas de toute son intégrité territoriale.

Les manifestants ont ainsi brandit des pancartes indiquant le nombre de morts civils et militaires depuis le début de l’année suite à cette «<em>insécurité résiduelle</em>».

Selon leurs déclarations depuis le début de la contestation, la majorité des marcheurs ne sont pas contre une révision de la Constitution. Ils estiment seulement que «<em>le moment est extrêmement mal choisi et ne peut que diviser un Mali déjà morcelé</em>».

L’Assemblée nationale doit être à nouveau convoquée par le gouvernement car la Cour constitutionnelle a déniché des vices de forme et des «<em>erreurs matérielles</em>» suite à la saisie pour annulation des députés de l’opposition.

Et selon les responsables du Rassemblement pour le Mali (RPM, parti présidentiel), qui ont animé la semaine dernière une série de meetings dans le district de Bamako, une nouvelle date sera ensuite arrêtée pour le référendum.

Cette soudaine fermeté de la majorité présidentielle risque de radicaliser les partisans du «<em>retrait pur et simple</em>» du projet qui ont marché aujourd’hui non seulement à Bamako, mais aussi dans de nombreuses villes de l’intérieur ainsi que dans la diaspora malienne.

«<em>Les marches pacifiques ne servent à rien face à un régime qui s’enferme dans le mensonge et les menaces. Le dialogue ne sert à rien. Seule la force de la violence règlera cette situation une bonne fois pour toute. Après avoir dilapidé les ressources du pays en moins de 3 ans, c’est de la liberté du peuple que ce pouvoir veut maintenant s’accaparer</em>», a confié un marcheur de ce matin.

Une position de plus en plus partagée dans ce large cercle de contestateurs. Ce qui, pour de nombreux observateurs, craindre le pire dans les jours à venir !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahim Boubacar Kéita rattrapé par l’histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibrahim-boubacar-keita-rattrape-lhistoire-2411892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ibrahim-boubacar-keita-rattrape-lhistoire-2411892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/09/IBK-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:31:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Dans le cas présent de la récente mutinerie de Kidal, il n’était point nécessaire d’aller chercher la médiation d’un pays ami, de l’impliquer dans ce dossier et d’en faire une partie prenante, au point que le Comité de gestion et de suivi mis en place comprenne, outre les Représentants de l’Etat malien, ceux des mutins et du Médiateur étranger. En tant que Malien, drapé dans sa dignité, je me sens mal dans ma peau.

Nous avons tous constaté que nos dirigeants ont fait preuve de faiblesse et de manque de courage dans cette affaire ; ils n’ont pas réalisé que c’était là, l’occasion pour eux, de se mettre à la hauteur de leur mission historique, de garantir l’intégrité territoriale du pays et de mettre la Région de Kidal au même niveau de préoccupations que toutes les autres Régions du Mali...

Dans cette affaire de Kidal, oui, je crois, que nos dirigeants ont fui leur responsabilité. Car, leur comportement remet en cause les fondements constitutionnels de la République, de même que les bases de l’équité et de l’équilibre entre les Régions...

Politiquement, le pays vit les travers d’un opportunisme et d’un affairisme jamais égalés; au point que toute liberté d’esprit, toute critique sérieuse, pour aider le régime à rectifier ces travers, soient devenues des crimes de lèse-majesté. L’indifférence des pouvoirs publics et le népotisme ambiant sont érigés en méthodes de gestion du pouvoir d’Etat».

<strong>(Source : Construire l’Afrique, Hors-série du 15 mars au 30 avril 2007, réalisée par Sékou Tamboura)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali otage d’IBK :  Le réveil tardif d’un peuple bluffé et méprisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-otage-dibk-reveil-tardif-dun-peuple-bluffe-meprise-2-2411762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mali-otage-dibk-reveil-tardif-dun-peuple-bluffe-meprise-2-2411762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/IBK_610.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 15:22:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Plus le temps passe, plus les Maliens se rendent à l’évidence : Ibrahim Boubacar Kéita ne sera jamais la hauteur de l’espoir qui a favorisé son plébiscite en 2013. Il n’est pas capable de tenir aucune de ses promesses de campagne parce qu’il n’a pas de vision politique pour cela. Pis, aujourd’hui, il veut vider la démocratie malienne de son contenu pour satisfaire ceux qui ont pris les armes contre la patrie avec le soutien de la France.</strong></em>

«<em>Nous sommes tous tombés dans le panneau. Bravo l'artiste IBK</em>». Telle est la réaction d’un intellectuel de la diaspora malienne à une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux et qui met en évidence l’échec patent de l’actuel locataire de Koulouba

«<em>Très fort ! C’est un homme politique français qui a été le premier à me mettre la puce à l'oreille. Je ne l'ai pas cru. Mais, les faits lui donnent raison aujourd’hui… IBK n'est pas là pour nous, mais pour sa famille et pour des forces occultes</em>», se rappelle-t-il.

Et comme lui, nous sommes nombreux aujourd’hui à nous interroger comment il a su franchir tous les échelons du pouvoir jusqu’à la magistrature suprême ! Pour ce qui est de son élection à la présidence de la République, il est clair aujourd’hui qu’il a bluffé le peuple en leur donnant des fausses mais fermes  assurances sur leurs préoccupations de l’époque : <em>insécurité, reconquête de l’intégrité territoriale, réaffirmation de l’autorité de l’Etat, lutte contre la corruption, des emplois et une meilleure gouvernance pour lutter contre le chômage et offrir à ces concitoyens une vie décente</em>…

Assuré par une fausse fermeté (affichée pendant les années passées à la Primature, (4 février 1994-14 février 2000), ceux-ci ont massivement cru à un homme qui s’est toujours présenté à eux dans son boubou de fidèle musulman «<em>Kankelentigui</em>», homme de parole ! Mais, aujourd’hui, nous comprenons que c’était juste une couverture pour prendre le pouvoir, prendre sa revanche sur la vie (une longue traversée du désert après la perte du perchoir en 2007) et les Maliens. Au niveau du respect des promesses de campagne, c’est presque du zéro pointé !

<strong>Otage de la France et de son clan</strong>

Arrivé au pouvoir en septembre 2013 après l’occupation d’une grande partie du territoire malien par les djihadistes, le président Ibrahim Boubacar Kéita avait promis aux Maliens de se débarrasser le pays de ces envahisseurs. Mais au bout de quatre ans de guerre, c’est son régime qui est plus que jamais menacé par réseaux terroristes qui ne se ménagent pas pour déstabiliser le Mali en semant l’horreur partout dans le pays.

Et qui plus est, il n’est jamais parvenu à se défaire de l’emprise de la France à cause certainement de son ami Tomi, le Corse impliqué dans des scandales financiers dans l’Hexagone.

Ce qui contraint IBK, pour sauver son régime, de s’accommoder de la présence des forces internationales, notamment la Minusma et Barkhane. La sécurité n’a jamais été autant un défi pour le Mali qu’aujourd’hui. Même pas aux pires moments de l’occupation des rebelles et des jihadistes…

La dignité et l’honneur des Maliens, la lutte contre le terrorisme, la sécurité des Maliens et de leurs biens ont presque éclipsé dans le projet de société (si l’on peut le qualifier ainsi encore) d’IBK, l’indispensable relance à travers la lutte contre le chômage et la corruption.

«<em>Alors que l’armée malienne essuie des revers face aux djihadistes et que les initiatives politiques du président malien ne prospèrent pas, une chose demeure palpable : les terroristes continuent de dicter leur loi à Ibrahim Boubacar Kéita, quatre ans après son arrivée au pouvoir</em>», décrivait récemment un confrère Béninois (beninmondeinfos.com).

Loin de pouvoir redonner à ses compatriotes l’honneur et la dignité promis, l’actuel locataire à aussi échouer à redonner à son pays sa crédibilité internationale. Ses partisans continuent bien sûr à surfer un relatif succès (au niveau de l’organisation) du sommet Afrique-France de janvier 2017 et le leadership affiché au niveau du G5 Sahel (un autre mirage). Mais, reconnaissent de nombreux diplomates maliens et étrangers, «<em>l'attention pour le Mali a vraiment baissé dans les opinions nationales, surtout en occident, via les médias</em>».

Ce qui ne les surprend pas d’ailleurs d’autant plus qu’il est évident pour eux que nous n'avons «<em>plus de pilote à bord</em>». Et comme nous le rappelait un diplomate malien en poste dans un organisme international, «<em>il n'y en avait pas depuis longtemps. Mais, c'est pire maintenant car IBK est la pire des marionnettes qui ont dirigé ce pays</em>».

Et de s’interroger : <em>comment l'on peut facilement perdre la confiance des citoyens ? </em>Parce qu'il a réussi à les bluffer alors qu'il n’a aucune vision de sa mission, de ses responsabilités. Et aujourd’hui, voyant leur pays dans une impasse structurelle, les Maliens ont compris qu’ils ont misé sur le mauvais cheval.

«<em>Il ne m'a jamais convaincu depuis le départ. Je l'avais dit aux collègues, et personne ne me croyait. Aujourd'hui, ils me disent tous que j'ai eu raison. J'ai toujours évoqué son manque de vision et de programme politique cohérent. Il a surfé sur les besoins urgents des populations, notamment la sécurité, la lutte contre la corruption et l'impunité</em>», a ajouté notre interlocuteur en analysant les raisons de la faillite du régime IBK.

«<em>Plusieurs personnes pensaient qu'il allait immédiatement ligoter les rebelles pour les amener à Bamako. Les Maliens ont toujours vu en lui un homme de poigne, intraitable sur les questions d’autorité de l’Etat et de souveraineté nationale. Ils s’attendaient donc à ce qu’il mette tout le monde au pas, surtout pendant les négociations pour obtenir un accord</em>», a-t-il poursuivi.

Malheureusement, acculé par la France et l’Algérie, il a tout a accepté, il a courbé l’échine, il a abdiqué. «<em>En fait, les négociations étaient faites par les étrangers à la place des Maliens</em> (gouvernement et groupes armés) écartés des vraies discussions secrètes. Ainsi, les autres pays ont défendu leurs intérêts à travers l'Accord, notamment la France et l'Algérie», a indiqué notre interlocuteur.

<strong>Jamais la paix sans en accord à la mesure de nos moyens</strong>

Et le diplomate de marteler sa conviction que, «<em>tant qu'on ne signera pas un accord dont le financement reste dans les possibilités financières du Mali, il n'y aura pas d'équilibre, donc pas de paix et de stabilité durables</em>».

Et curieusement, au lieu d’aider leur «<em>otage</em>» frappé d’autarcie à recoller rapidement les morceaux et à reprendre la main sur sa gouvernance, son parti et sa majorité tombent dans l’arrogance et le confortent dans son déni de la réalité. La preuve, ce sont les menaces proférées la semaine dernière par les responsables du RPM lors d’une conférence de presse-meeting sur la révision constitutionnelle au Palais des Sports «<em>Salamatou Maïga</em>» de l’ACI 2000.

«<em>Il ne s’agit pas de battre le pavé contre le projet de révision constitutionnelle. C’est contre le président IBK que cette opposition aujourd’hui est remontée. Il y a de la haine… Les gens aujourd’hui s’insurgent contre le président IBK… un président démocratiquement élu… On ne veut pas donner l’occasion aujourd’hui à l’opposition de conduire le pays à la déstabilisation des institutions</em>», a déclaré à RFI (entretien diffusé le 13 juillet 2017) Me Baber Gano, ministre des Transports et Secrétaire général du RPM.

A propos de cet accord pour la mise en œuvre duquel la réforme constitutionnelle est aujourd’hui imposée aux Maliens, combien de ministres ou de cadres du Mali ont pu fouler le sol de Kidal depuis sa signature ? Est-ce que le drapeau du Mali flotte dans ce no man’s land malgré la mise en place des autorités intérimaires ? Entre autres…

Dans cet entretien, Me Gano avait aussi cru bon de rappeler, «<em>…les engagements internationaux doivent être pris en compte. Et le président est ferme sur cela</em>». Les Maliens s’attendent plutôt à ce que Koulouba sonne la fin de la récréation et affiche enfin sa fermeté vis-à-vis des Mouvements armés, notamment les composantes de la CMA  qui naviguent aisément entre la rébellion et le terrorisme !

Et il aurait dit le faire depuis les négociations d'Alger en refusant de signer tout ACCORD avant que les rebelles ne déposent les armes et soient cantonnés pour isoler les réseaux terroristes exclus du processus de paix et de réconciliation !

Cet espoir de fermeté à l’égard de ceux qui ont pris les armes contre la patrie est l'une des raisons du plébiscite d'IBK par les Maliens! Mais la désillusion fut terrible parce qu'il a juste courbé l'échine face aux rebelles parrainés par la France !

«<em>A un an de la fin de son premier quinquennat, IBK risque  de laisser le Mali plus fragile qu’il ne l’était à sa prise de pouvoir au cas où il ne rempilait pas</em>», a conclu notre confrère du Bénin.

Rempiler ! IBK est malheureusement sur la voie car il se dit candidat à sa propre succession malgré un bilan chaotique et une santé chancelante le condamnant à multiplier les «<em>visites privées</em>» chez sa marraine, la France. Il fait donc fi du désamour croissant entre lui et le peuple malien qui l’avait plébiscité (77,6 %) en 2013.

Et ce n’est pas évident que le peuple se laisse une fois de plus émouvoir par des larmes (plus de faiblesse et d’émotion) et tromper par les Inch Allah !

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali otage d’IBK :  Le réveil tardif d’un peuple bluffé et méprisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-otage-dibk-reveil-tardif-dun-peuple-bluffe-meprise-2410442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mali-otage-dibk-reveil-tardif-dun-peuple-bluffe-meprise-2410442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/IBK-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 02:34:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus le temps passe, plus les Maliens se rendent à l’évidence : Ibrahim Boubacar Kéita ne sera jamais la hauteur de l’espoir qui a favorisé son plébiscite en 2013. Il n’est pas capable de tenir aucune de ses promesses de campagne parce qu’il n’a pas de vision politique pour cela. Pis, aujourd’hui, il veut vider la démocratie malienne de son contenu pour satisfaire ceux qui ont pris les armes contre la patrie avec le soutien de la France.</strong>

«<em>Nous sommes tous tombés dans le panneau. Bravo l'artiste IBK</em>». Telle est la réaction d’un intellectuel de la diaspora malienne à une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux et qui met en évidence l’échec patent de l’actuel locataire de Koulouba

«<em>Très fort ! C’est un homme politique français qui a été le premier à me mettre la puce à l'oreille. Je ne l'ai pas cru. Mais, les faits lui donnent raison aujourd’hui… IBK n'est pas là pour nous, mais pour sa famille et pour des forces occultes</em>», se rappelle-t-il.

Et comme lui, nous sommes nombreux aujourd’hui à nous interroger comment il a su franchir tous les échelons du pouvoir jusqu’à la magistrature suprême ! Pour ce qui est de son élection à la présidence de la République, il est clair aujourd’hui qu’il a bluffé le peuple en leur donnant des fausses mais fermes  assurances sur leurs préoccupations de l’époque : <em>insécurité, reconquête de l’intégrité territoriale, réaffirmation de l’autorité de l’Etat, lutte contre la corruption, des emplois et une meilleure gouvernance pour lutter contre le chômage et offrir à ces concitoyens une vie décente</em>…

Assuré par une fausse fermeté (affichée pendant les années passées à la Primature, (4 février 1994-14 février 2000), ceux-ci ont massivement cru à un homme qui s’est toujours présenté à eux dans son boubou de fidèle musulman «<em>Kankelentigui</em>», homme de parole ! Mais, aujourd’hui, nous comprenons que c’était juste une couverture pour prendre le pouvoir, prendre sa revanche sur la vie (une longue traversée du désert après la perte du perchoir en 2007) et les Maliens. Au niveau du respect des promesses de campagne, c’est presque du zéro pointé !

<strong>Otage de la France et de son clan</strong>

Arrivé au pouvoir en septembre 2013 après l’occupation d’une grande partie du territoire malien par les djihadistes, le président Ibrahim Boubacar Kéita avait promis aux Maliens de se débarrasser le pays de ces envahisseurs. Mais au bout de quatre ans de guerre, c’est son régime qui est plus que jamais menacé par réseaux terroristes qui ne se ménagent pas pour déstabiliser le Mali en semant l’horreur partout dans le pays.

Et qui plus est, il n’est jamais parvenu à se défaire de l’emprise de la France à cause certainement de son ami Tomi, le Corse impliqué dans des scandales financiers dans l’Hexagone.

Ce qui contraint IBK, pour sauver son régime, de s’accommoder de la présence des forces internationales, notamment la Minusma et Barkhane. La sécurité n’a jamais été autant un défi pour le Mali qu’aujourd’hui. Même pas aux pires moments de l’occupation des rebelles et des jihadistes…

La dignité et l’honneur des Maliens, la lutte contre le terrorisme, la sécurité des Maliens et de leurs biens ont presque éclipsé dans le projet de société (si l’on peut le qualifier ainsi encore) d’IBK, l’indispensable relance à travers la lutte contre le chômage et la corruption.

«<em>Alors que l’armée malienne essuie des revers face aux djihadistes et que les initiatives politiques du président malien ne prospèrent pas, une chose demeure palpable : les terroristes continuent de dicter leur loi à Ibrahim Boubacar Kéita, quatre ans après son arrivée au pouvoir</em>», décrivait récemment un confrère Béninois (beninmondeinfos.com).

Loin de pouvoir redonner à ses compatriotes l’honneur et la dignité promis, l’actuel locataire à aussi échouer à redonner à son pays sa crédibilité internationale. Ses partisans continuent bien sûr à surfer un relatif succès (au niveau de l’organisation) du sommet Afrique-France de janvier 2017 et le leadership affiché au niveau du G5 Sahel (un autre mirage). Mais, reconnaissent de nombreux diplomates maliens et étrangers, «<em>l'attention pour le Mali a vraiment baissé dans les opinions nationales, surtout en occident, via les médias</em>».

Ce qui ne les surprend pas d’ailleurs d’autant plus qu’il est évident pour eux que nous n'avons «<em>plus de pilote à bord</em>». Et comme nous le rappelait un diplomate malien en poste dans un organisme international, «<em>il n'y en avait pas depuis longtemps. Mais, c'est pire maintenant car IBK est la pire des marionnettes qui ont dirigé ce pays</em>».

Et de s’interroger : <em>comment l'on peut facilement perdre la confiance des citoyens ? </em>Parce qu'il a réussi à les bluffer alors qu'il n’a aucune vision de sa mission, de ses responsabilités. Et aujourd’hui, voyant leur pays dans une impasse structurelle, les Maliens ont compris qu’ils ont misé sur le mauvais cheval.

«<em>Il ne m'a jamais convaincu depuis le départ. Je l'avais dit aux collègues, et personne ne me croyait. Aujourd'hui, ils me disent tous que j'ai eu raison. J'ai toujours évoqué son manque de vision et de programme politique cohérent. Il a surfé sur les besoins urgents des populations, notamment la sécurité, la lutte contre la corruption et l'impunité</em>», a ajouté notre interlocuteur en analysant les raisons de la faillite du régime IBK.

«<em>Plusieurs personnes pensaient qu'il allait immédiatement ligoter les rebelles pour les amener à Bamako. Les Maliens ont toujours vu en lui un homme de poigne, intraitable sur les questions d’autorité de l’Etat et de souveraineté nationale. Ils s’attendaient donc à ce qu’il mette tout le monde au pas, surtout pendant les négociations pour obtenir un accord</em>», a-t-il poursuivi.

Malheureusement, acculé par la France et l’Algérie, il a tout a accepté, il a courbé l’échine, il a abdiqué. «<em>En fait, les négociations étaient faites par les étrangers à la place des Maliens</em> (gouvernement et groupes armés) écartés des vraies discussions secrètes. Ainsi, les autres pays ont défendu leurs intérêts à travers l'Accord, notamment la France et l'Algérie», a indiqué notre interlocuteur.

&nbsp;

<strong>Jamais la paix sans en accord à la mesure de nos moyens</strong>

Et le diplomate de marteler sa conviction que, «<em>tant qu'on ne signera pas un accord dont le financement reste dans les possibilités financières du Mali, il n'y aura pas d'équilibre, donc pas de paix et de stabilité durables</em>».

Et curieusement, au lieu d’aider leur «<em>otage</em>» frappé d’autarcie à recoller rapidement les morceaux et à reprendre la main sur sa gouvernance, son parti et sa majorité tombent dans l’arrogance et le confortent dans son déni de la réalité. La preuve, ce sont les menaces proférées la semaine dernière par les responsables du RPM lors d’une conférence de presse-meeting sur la révision constitutionnelle au Palais des Sports «<em>Salamatou Maïga</em>» de l’ACI 2000.

«<em>Il ne s’agit pas de battre le pavé contre le projet de révision constitutionnelle. C’est contre le président IBK que cette opposition aujourd’hui est remontée. Il y a de la haine… Les gens aujourd’hui s’insurgent contre le président IBK… un président démocratiquement élu… On ne veut pas donner l’occasion aujourd’hui à l’opposition de conduire le pays à la déstabilisation des institutions</em>», a déclaré à RFI (entretien diffusé le 13 juillet 2017) Me Baber Gano, ministre des Transports et Secrétaire général du RPM.

A propos de cet accord pour la mise en œuvre duquel la réforme constitutionnelle est aujourd’hui imposée aux Maliens, combien de ministres ou de cadres du Mali ont pu fouler le sol de Kidal depuis sa signature ? Est-ce que le drapeau du Mali flotte dans ce no man’s land malgré la mise en place des autorités intérimaires ? Entre autres…

Dans cet entretien, Me Gano avait aussi cru bon de rappeler, «<em>…les engagements internationaux doivent être pris en compte. Et le président est ferme sur cela</em>». Les Maliens s’attendent plutôt à ce que Koulouba sonne la fin de la récréation et affiche enfin sa fermeté vis-à-vis des Mouvements armés, notamment les composantes de la CMA  qui naviguent aisément entre la rébellion et le terrorisme !

Et il aurait dit le faire depuis les négociations d'Alger en refusant de signer tout ACCORD avant que les rebelles ne déposent les armes et soient cantonnés pour isoler les réseaux terroristes exclus du processus de paix et de réconciliation !

Cet espoir de fermeté à l’égard de ceux qui ont pris les armes contre la patrie est l'une des raisons du plébiscite d'IBK par les Maliens! Mais la désillusion fut terrible parce qu'il a juste courbé l'échine face aux rebelles parrainés par la France !

«<em>A un an de la fin de son premier quinquennat, IBK risque  de laisser le Mali plus fragile qu’il ne l’était à sa prise de pouvoir au cas où il ne rempilait pas</em>», a conclu notre confrère du Bénin.

Rempiler ! IBK est malheureusement sur la voie car il se dit candidat à sa propre succession malgré un bilan chaotique et une santé chancelante le condamnant à multiplier les «<em>visites privées</em>» chez sa marraine, la France. Il fait donc fi du désamour croissant entre lui et le peuple malien qui l’avait plébiscité (77,6 %) en 2013.

Et ce n’est pas évident que le peuple se laisse une fois de plus émouvoir par des larmes (plus de faiblesse et d’émotion) et tromper par les Inch Allah !

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Quand une «droguée» défie les «dealers» religieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-droguee-defie-dealers-religieux-2410402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-droguee-defie-dealers-religieux-2410402.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/leaders-religieux.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 01:29:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce pays, me fait de plus en plus peur. Ah ! Maintenant, politiciens et religieux se rendent compte, que l'éducation doit être une priorité... </strong>

Même s'ils ne le disent pas clairement, car au fond, ils savent leurs responsabilités dans ce chaos, dans ce marasme. Trop facile de pointer vos doigts et de traiter les uns et les autres de «<em>drogués</em>». Oui, chers amis du monde, je vis dans un pays où les politiciens et les religieux traitent de «<em>drogués</em>» les citoyens qui ne sont pas du même avis qu'eux.

Mais, avec tout le respect que je vous dois, celui qui m'a été inculqué par une éducation parentale et scolaire publique, je vous demande de quel droit vous nous stigmatisez.

Je pense bien que les politiciens et les religieux doivent avoir la sagesse et la maturité de ne pas tomber dans certaines bassesses. Ne-serait-ce que par la confiance que de milliers ou millions de pauvres bougres que nous sommes ont placé en eux.

Ne voyez-vous pas l'espoir que les gens placent en vous ? Pour la justice, l'équité, le bien être, la reconnaissance du mérite, le respect des droits élémentaires ?

Cherchez vos ennemis ailleurs et, surtout, n'oublions pas que le Mali doit en principe être le ciment qui nous unit.

Mais, mais, mais, les plus virulents, méchants et haineux, sans en avoir l'air, d'entre vous, vivent des réalités douillettes, luxueuses que les plus virulents d'entre nous ne connaissent pas...

Vous trouvez ça normal ?  Du haut de votre foi ostentatoire et de vos discours politiques et prêches souvent abrutissants et trop souvent signes de mépris pour l'intelligence humaine ?

Alors, si pour ces mots que je viens d'écrire, ce sentiment d'insécurité que je viens d'exprimer, vos adeptes, qui pensent croire en Dieu, ou en une idéologie, mais qui en fait ressemblent à des gens hypnotisés par vous, décident des représailles, comme vous seuls savez les décrire et les faire, et bien allez-y !

Envoyez-les vers la «<em>droguée</em>» avec votre haine et votre violence ! Insultez, stigmatisez, punissez, attisez la haire....

Mais, tôt ou tard, vous devrez dire au nom de quoi vous le faites. Je reste fièrement Africaine et j’agis conformément à ça.

On ne pourra me pervertir par la violence, l’intolérance ou la haine. Je suis et je reste profondément humaine.

<strong>Tétou Gologo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : L’essor hypothéqué par &amp;quot;les choisis par affinités&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-lessor-hypotheque-choisis-affinites-2391252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-lessor-hypotheque-choisis-affinites-2391252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Assetou-Gologo-dite-Tetou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:33:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Il est absurde de penser que la solution à notre problème doit venir des autres. Pensez que la France va nous sortir de l'auberge est comme crever soi-même son œil. Soyons francs avec nous-mêmes et appelons les choses par leurs noms ! Nous savons tous d'où vient le mal de l'Afrique et des Africains"</em>. C’est ce que nous faisait remarquer récemment un jeune confrère lors d’une discussion sur les réseaux sociaux,

L’une des raisons de notre difficulté à décoller est la consolidation d’un environnement malsain qui ne peut pas favoriser l'émergence de vraies entreprises ! C’est en tout cas la conviction d’une opératrice culturelle.

Elle n’est jamais à court d’initiatives, mais elle bénéficie rarement du soutien institutionnel requis pour booster ses projets. Et cela parce qu’elle ne veut pas <em>"jouer le jeu"</em> : droit de cuissage ou pots de vin pour faire bouger ses dossiers ! Pour voir son dossier aboutir, il faut passer à la casserole !

En conséquence, c’est toujours un retour à la case-départ avec des interlocuteurs qui changent d’un rendez-vous à l’autre. Personne n’est au courant de rien tant qu’on ne leur cède pas au lit ou dans le porte-monnaie.

<em>"Il vaut mieux toujours enregistrer tous les échanges et toutes les conversations car c'est éternellement il m'a dit..."</em>, s’offusque cette courageuse dame. Pis, <em>"le discours s’adapte à l'interlocuteur du jour dans une atmosphère d'hypocrisie puante"</em>.

Que faire ? Renoncer à son honneur et sa dignité et livrer son corps ? Se rendre complice de la prolongation de la chaine de la corruption, un fléau aux conséquences aussi dramatiques que des fléaux naturels comme la désertification ou le manque criard de vision de nos dirigeants.

Malheureusement, nous ne dénonçons pas ici un phénomène nouveau. Ces pratiques sont connus de tous soit parce que nous les pratiquons, soit nous en avons été victimes voire des témoins résignés. Ceux qui agissent ainsi savent qu’ils n’ont rien à craindre d’autant plus qu’ils sont à ce niveau de responsabilité par des coups de piston et non par leurs compétences.

En effet, comme le dit notre talent dépité, <em>"le pouvoir est une entreprise lucrative au Mali..."</em>. Et malheureusement, il est conquis dans nos Etats pour se servir et servir son clan et non le peuple dans sa majorité écrasée et discriminée dans un silence de mort.

<strong>Le terreau de la médiocratie </strong>

On place ses hommes et ses femmes pas parce qu’ils sont compétents, mais parce qu’on est sûr d’avoir la main mise sur eux et de tout contrôler du sommet à la base. La médiocratie se nourrit de la mégalomanie, de cette soif insatiable de contrôler tous les rouages lucratifs du pays.

Ainsi, les cabinets ministériels, les directions générales, les grands programmes et projets, nos ambassades et consulats… sont devenus des planques pour <em>"les choisis par affinités"</em>. <em>"Si ce phénomène est récurrent dans tous les Etats africains, force est de malheureusement reconnaître que le Mali bat tous les records en la matière"</em>.

Malheureusement, nous refusons toujours de reconnaître notre propre rôle dans la perpétuation de ces mauvaises pratiques. Tout comme de nombreux observateurs, nous sommes convaincus que <em>"les difficultés du Mali sont liées à un problème d'hommes et de leur inconscience, de leur manque de patriotisme…"</em>

<em>"La seule solution qui vaille pour le Mali est et demeure la bonne gouvernance, l'instauration de l'autorité de l'Etat par l'application des lois et règlements à tous. En un mot, un Etat fort par ses institutions, qui privilégie l'intérêt général au détriment des intérêts privés"</em>, préconise la bloggeuse Tétou Gologo dans l’une de ses publications.

Mais, ce n’est possible que si nous en sommes conscients, si nous sortons de notre égoïsme et de notre hypocrisie pour nous inscrire sincèrement dans une synergie d’actions visant à <em>"retracer et inverser cette courbe pour un Mali prospère"</em>.

Notre conviction est que notre bonheur ne dépend ni de l’extérieur ni de nos dirigeants, mais de nous-mêmes, de notre ardeur à la tâche, de notre prise de conscience de la nécessité de changer de comportement individuel et collectif.

En effet, comme le défend si pertinemment notre bloggeuse Tétou Gologo, ce n’est le souhait d'aucun Malien que notre pays fonce droit sur le mur parce que nous sommes incapables de nous assumer ; de nous remettre en cause ; de tirer les enseignements de souffrances et désillusions afin d’assumer notre responsabilité en reprenant en main notre destin et celui de la patrie !

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>TAEKWONDO : Seydou Niang en or aux Etats&#45;Unis</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/taekwondo-seydou-niang-or-aux-etats-unis-2391552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/taekwondo-seydou-niang-or-aux-etats-unis-2391552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Seydou-Niang.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Belle médaille d'or pour l'international malien de taekwondo, Seydou Niang, à l’AAU (Athlète amateur de l’union) National Championship, aux Etats-Unis.

<em>"Maintenant je suis dans l'équipe AAU national. C’est l’antichambre de l’équipe nationale de taekwondo des Etats-Unis. C’est pourquoi tout le monde rêve d’y être"</em>, a expliqué Seydou Niang.

<em>"Dans quelques mois, nous allons être au Campus de l’AAU avec une prise en charge totale. Une grand opportunité de s’entraîner avec les meilleurs des Etats-Unis, de s’améliorer techniquement et de progresser dans la réalisation de ses ambitions"</em>, précise le talentueux et ambitieux taekwondoïste.

Cette année, il a renoncé au championnat du monde pour des raisons administratives. <em>"Je ne ménagerai aucun effort pour prendre part à la prochaine édition, inch Allah"</em>, espère S. Niang.

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Toguna : Un édifice emblématique du Pays dogon</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/toguna-edifice-emblematique-pays-dogon-2391542.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/toguna-edifice-emblematique-pays-dogon-2391542.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:33:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Case à palabre où se rend la justice traditionnelle et où a lieu les réunions de la vie du village, la <em>Toguna</em> est située au centre du village. Sa toiture est faite de 8 couches de tiges de mil et les 8 piliers qui la soutiennent représentent les 8 ancêtres dogons qui ont émigré du Mandé.

La légende dogon nous enseigne que le renard ou fennec est le premier fils de Amma, le Dieu dogon, conçu de sa première relation avec la terre. Mais, le fennec commit l’inceste et fut banni par son père qui lui retira la faculté de la parole. Il lui laissa toutefois celle de prédire l’avenir sur les tables divinatoires.

Amma eut ensuite comme fils les Nommos de sa relation avec la terre. Ils sont au nombre de 2 couples de jumeaux mâles et femelles à la fois. Amma créa les 8 ancêtres des dogons à partir de l’argile. Les Nommos leur enseignèrent la parole.

La Toguna, construction très basse a été conçue ainsi pour que le consensus prévale toujours lors des discussions de la vie du village. Pendant les conciliabules, lorsque les esprits s’échauffent, les très fâchés voulant quitter précipitamment les débats se cognent au toit de la Toguna et, étourdis, se rasseyent. Après avoir retrouvé leurs esprits, ils continuent les discussions jusqu'au consensus, gage de la vie harmonieuse du village.

<strong>Mohamed Ansari</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Ton Spectacle&amp;quot; du Centr’art Don Sen Folo : Redonner à la femme une mission de promotion artistique</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/spectacle-centrart-don-sen-folo-redonner-a-femme-mission-de-promotion-artistique-2391482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/spectacle-centrart-don-sen-folo-redonner-a-femme-mission-de-promotion-artistique-2391482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A travers sa nouvelle création, "Ton Spectacle", l’Association Don Sen Folo (premier pas de danse en bambara) ambitionne d’amener l’art dans les quartiers, chez l’habitant. Et c’est par le Ton Benkadi Kouloubleni Commandant Carré que la tournée de présentation a débuté le 29 juin 2017 grâce au soutien de la Coopération suisse au Mali et de l’Association Acte Sept. Sa mise en œuvre tourne autour de la danse, du théâtre, des marionnettes, des contes, de la musique et des projections vidéo.</em></strong>

<em>Œuvrer à créer des liens entre habitants et artistes afin de faire découvrir l’Art aux populations</em> ! C’est la vocation de l’Association Centr’Art Don Sen Folo. Un lien qu’il a réussi à créer par le biais d’échanges et de dialogues à travers des initiatives comme <em>"Grin Spectacle"</em> en 2016.

<em>"Cette série de spectacles a été donnée dans la rue autour d’un verre de thé. Le grin est un lieu important au Mali. C’est un réseau social fort dans la rue pour échanger et discuter. Cette action fut pour nous une première expérience qui nous a révélé que la population n’était pas du tout familière avec l’art contemporain"</em>, explique Lassina Koné, danseur/chorégraphe et promoteur du centre.

<em>"C’est après l’expérience du Grin Spectacle que nous avons décidé de travailler avec les Tons</em> (groupes socioprofessionnels)<em>. Comme les grins, les tons sont des réseaux sociaux forts car rassemblant un très grand nombre d’individus. Et c’est pour cela que nous avons décidé d’aller à leur rencontre"</em>, ajoute-t-il.

Le <em>Ton</em> est un principe de prêt entre femmes au sein d’un même groupe sur la base d’un pot commun. C’est aussi l’occasion pour ces femmes de se réunir quotidiennement pour partager un repas et discuter des problèmes du secteur, du quartier, voire de la commune.

<em>"C’est un moment important entre les femmes. En dehors de toute fête ou événement particulier, elles se réunissent régulièrement entre elles. Ainsi, l’union de ces femmes, devient celle des familles impliquant aussi les enfants. C’est l’union d’une population et l’art ne saurait se développer sans cela. Le Ton reste un moment prestigieux pour valoriser l’art"</em>, explique Lassina Koné.

Et cela d’autant plus que, ajoute-t-il, <em>"les femmes ont une forte présence dans nos vies quotidiennes alors qu’elles sont très souvent absentes de la vie artistique"</em>.

<strong>Une initiative citoyenne d’éducation artistique</strong>

Ce nouveau spectacle a comme objectif de <em>"redonner de la place à ces femmes, à ces mères qui nous donnent la vie et qui veillent sur nous en les rejoignant dans leur quotidien, dans leur monde"</em>.

En effet, rappelle, M. Koné, <em>"ces tontines sont des espaces privilégiés de regroupement et c’est là que nous devons aussi être en tant qu’artistes afin de leur montrer et de leur expliquer notre art. Car l’éducation artistique comme l’éducation à la vie doit passer aussi par les femmes"</em>.

Il ne cache pas sa conviction que de <em>"cette rencontre et de la discussion naitront la connaissance et la compréhension et alors elles deviendront les spectatrices et les mères des spectateurs de demain… L’art pourra, pleinement rayonner au Mali, car il sera considéré par son peuple. La population deviendra consommateur des créations artistiques et financera naturellement le travail des artistes"</em>.

Pour ce faire, un médiateur passe dans les tontines pour expliquer le projet et sa mise en action. Ainsi, 15 tontines ont été sélectionnées pour recevoir chacune un spectacle en après-midi. Des prestations suivies chaque fois dans la soirée d’une projection d’un film. Le médiateur sera accompagné à chaque visite par le poète et le photographe pour qu’ils puissent exécuter leur série de portraits <em>"Muso Kan"</em>.

Après chaque spectacle, et chaque projection, il y a un temps d’échange des organisateurs et des artistes avec le public autour des prestations et des messages véhiculés, sur le métier d’artiste et ses œuvres en général…

Pour le talentueux danseur et bien inspiré chorégraphe, Lassina Koné, <em>"il est important qu’il y ait cet échange direct entre artistes et habitants afin que naisse la compréhension"</em>.

Impliquées dans l’organisation des spectacles et des projections, ce sont les femmes qui choisissent où cela se passe, chez qui cela se passe, à partir de quelle heure, quel jour, qui sont les personnes invitées et surtout ce qu’elles vont voir. Les spectacles tournent autour de la danse, du théâtre, des marionnettes, des contes, de la musique et des projections vidéo.

<strong> </strong><strong>"Muso Kan" (paroles de femmes) </strong>

Les prestations sont offertes par les compagnies Nama (Marionnettes), Don Sen Folo (Danse) et Côté Court (théâtre) ainsi que l’Association Sac à paroles (Conte) et l’artiste Adama Yalomba (musique). Les films projetés sont des fictions et des documentaires sélectionnés parmi la jeune création malienne.

La tournée des <em>Tons</em> a commencé le jeudi 29 juin à Benkadi Kouloubleni Commandant Carré. Elle prendra fin le 15 juillet 2017 au Centr’Art Don Sen Folo de Kalabancoro-Kouloubleni avec la Compagnie dudit centre et la Compagnie Côté Court. L’animation musicale sera assurée par Adama Yalomba

A l’issue de cette série de Ton-spectacles et fort des rencontres réalisées auprès des femmes, il sera constitué un corpus d’images et de poèmes intitulés <em>"Paroles de Femmes"</em> ou <em>"Muso Kan"</em> en bambara.

<em>"Tout au long de nos échanges et de nos actions, le poète Bakary Koné va collecter la parole des femmes et le photographe Lassine Coulibaly va prendre des images. Ce corpus, en 30 portraits photos et poèmes, présentera leurs souvenirs, leurs rêves, leurs doutes, leurs espoirs afin de poursuivre et de faire partager ces rencontres. Ce temps passé avec le poète est un moment unique pour que chacune de ces femmes s’exprime afin que du poème naisse une parole commune vivante et profonde"</em>, précise Lassina.

Et d’ajouter, <em>"ces femmes nous ouvrent leurs cœurs et livrent une confession intime à travers leurs portraits. Ce travail de mise en lumière est là pour rendre visibles ces femmes à elles-mêmes et à d’autres. A travers leurs combats, leurs mots, elles parlent d’elles-mêmes et de toutes les femmes. Nous leur donnons la parole à travers notre travail artistique car nous leur devons bien cela"</em> !

Ce sont donc des séances de partage entre les femmes qui luttent chaque jour pour voir le lendemain, qui se soutiennent et dont le portrait livré par les artistes permettra de transmettre leurs messages à d’autres femmes qui se battent également au quotidien dans le monde.

Ce corpus prendra non seulement la forme d’un livret, mais sera également présenté sous forme d’exposition sur bâche afin que ce travail puisse voyager à travers les différentes manifestations du pays et à l’étranger.

A noter que l’association <em>Don Sen Folo</em> milite pour un accès à la culture pour tous. Créée en 2010 par le chorégraphe Lassina Koné, l’association possède depuis 2012 un espace de formation, de production et de prestation dénommé <em>Centr’Art Don Sen Folo</em> dans le quartier de Kalabancoro.

Ce lieu dédié à l’art et à la culture se donne pour mission l’accès à la culture pour tous. <em>"Une seule goutte de sueur d’un artiste peut créer un océan"</em>. Telle est sa devise ! Un noble engagement !

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup de gueule : Macron jaloux de la fécondité des Africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coup-de-gueule-macron-jaloux-de-fecondite-africains-2391412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/coup-de-gueule-macron-jaloux-de-fecondite-africains-2391412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Macron-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:15:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Durant sa conférence de presse finale du sommet du G-20 à Hambourg, le 8 juillet 2017, le président Emmanuel Macron a indiqué que les problèmes de l'Afrique sont liés à différents trafics et au terrorisme, à ses yeux. <em>"Le défi de l’Afrique, il est totalement différent, beaucoup plus profond et civilisationnel aujourd’hui"</em>, s'est-il exclamé suite à une question posée au sujet de la politique du G-20 envers l'Afrique.

Un des éléments de réponse de Macron dans son opposition à un plan d'aide pour le développement de l'Afrique est que <em>"dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien"</em>. Autrement dit, dans un français, ça fait trop de gosses malgré l’extrême pauvreté. Notre bloggeuse, <em>Tunbutu Woye</em>, s’est chargée de lui répondre.

Les sept enfants par femme que Macron reproche à l'Afrique sont même la faute de qui (si on reconnait que c'est une faute) ?

Aux femmes qui se marient tôt et ne font pas de planning familial, comme ils ont voulu nous l'imposer depuis si longtemps, ou les gars dont les spermatozoïdes sont si forts et n'aiment pas se lier aux femmes qui ne sont pas fécondes ?

Je ne sais pas quelle sera votre réponse, mais je conclus que je ne me suis pas trompée sur le tout nouveau président français qui se prend pour un explorateur (les Blancs qui sont venus tâter le terrain avant la colonisation) et il trouve que l'Afrique et ses habitants sont en retard sur le plan de la civilisation. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il est difficile, voire impossible de stabiliser ce continent !

Ha ha! Sacré Macron ! Il veut que vous fassiez comme lui ! Faîtes moins d'enfants ou n'en faites même pas ! Comme cela il y aura moins de sauvages pour se battre au moindre signe de leur part, de la part des civilisés !

Si la Libye est complément détruite à l'heure où nous sommes, c'est à cause des 7/8 enfants des femmes nigériennes ou maliennes. Si Kabila refuse d'organiser des élections au Congo dit démocratique, c'est à cause des 7/8 enfants des femmes africaines.

Si la Syrie est complètement détruite, c'est toujours à cause de ce vide de civilisation si criard que Monsieur le président français Macron a identifié chez les Africains !

Et si Boko Haram, Aqmi, Ançar Eddine… rendent la vie impossible en Afrique et plus précisément au Sahel, obligeant la protectrice France à courir au secours avec armes, accord de paix et nouvelle constitution, c'est certainement à cause des 7/8 des femmes africaines.

Je n'irai pas jusqu'à recommander hystérectomie pour toutes ces femmes qui empêchent toute stabilité en Afrique. Mais cela pourraient être une solution pour qui leur reproche une telle fécondité !

<strong>Tunbutu Woye</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue générationnel : Une jeunesse qui regarde ses aînés en chien de faïence court à sa perte</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/dialogue-generationnel-jeunesse-regarde-aines-chien-de-faience-court-a-perte-2391402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/dialogue-generationnel-jeunesse-regarde-aines-chien-de-faience-court-a-perte-2391402.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Fousseyni-CAMARA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’une des causes fondamentales du retard des pays africains est que ceux qui le servent avec loyauté et dévouement ainsi que ceux qui ont de la compétence et de l’expérience à apporter à son développement ne sont que très rarement traités comme il se doit. Les plus chanceux reçoivent une médaille avant d’être oubliés dans les «caves» de l’histoire de leur pays.</strong>

En Afrique toutes celles et tous ceux qui ont consacré leur vie pour leur pays sont vite oubliés une fois à la retraite. Quel gâchis ! L'idée qu'il faille les décorer par une médaille pour ensuite les mettre dans un coin est un beau gâchis pour l'Afrique.

Mais, ce sentiment d'abandon et d'oublie n'est pas très africain. Nos vétérans du sport et des arts en savent quelque chose, eux qui ont porté et défendu avec honneur et fierté nos couleurs nationales. Et le plus souvent à leur corps défendant, au prix de leur vie.

Hauts cadres,  intellectuels,  diplomates, dirigeants de sociétés, sportifs et hommes de culture... Bref, nos élites dans tous les secteurs peuvent encore servir utilement notre continent d'une autre manière. Ado (adolescent), j'ai vu tant de vieux talents en errance sans qu'un jeune se donne le temps de puiser dans leur savoir-faire et savoir.

A notre période de jeunesse, une chanson de Tabou Ley, 0tis et James Brown ou de Fela autour du thé était plus important pour nous que d'écouter les leçons de vie d'un vieux sage au crépuscule de sa vie. C'est pour dire que ce gâchis ne date pas d'aujourd'hui. Et c'est souvent l’écoute des chants de Bazoumana Sissoko, Tara Bouaré qui nous permettaient de redescendre sur terre.

La jeunesse à pourtant besoin de leurs savoirs et de leurs expériences dans une Afrique où les jeunes semblent perdus et sans repères. Je pense qu'il serait temps que nos dirigeants créent des structures pour ces bibliothèques vivantes pour que nos étudiants, futurs cadres et sportifs puissent profiter de leur parcours exemplaires. Il faut créer et multiplier les cadres d’échanges entre les générations pour favoriser une communion. Et généralement, nos Aînés ne demandent pas plus que de pouvoir discuter avec les jeunes et partager.

Le nouveau cadre bardé de diplômes est souvent perdu dans ses nouvelles fonctions et il se trouve que nos grands ainés ne demandent qu'à donner un sens à leur nouvelle vie de retraités pour lui venir en aide.

Sous forme de semi bénévolat, ils peuvent ainsi donner des conférences, présider des débats de société et pourquoi pas donner des cours de 1h ou 2h par mois en moyenne dans nos universités et même bénéficier d'une tranche horaire sur la télévision nationale (l’ORTM) par exemple) où il y a beaucoup à dire et où les questions essentielles à la vie et au développement de nos Etats sont occultés au profit des programmes ludiques venus d’ailleurs et qui ne font qu’accentuer notre acculturation.

Chacun trouvera son compte dans une telle initiative. Le vieil homme pétri de connaissances se sentira encore utile et le jeune aura appris en retour quelque chose à moindre frais. Et cela d’autant plus que l’école de la vie (expérience) et plus réelle, plus pragmatique et efficace que les bancs des écoles professionnelles ou de l’université.

Les jeunes les moins ingrats pourraient à l'occasion venir lui tondre son jardin ou d’autres travaux domestiques qu'il n'a plus la force de faire. Au Mali, il faut par exemple créer un espace d’échange entre les étudiants en mécanique auto et les vieux mécaniciens comme le «<em>Chat</em>» de Lafiabougou. Nous sommes convaincu que cette expérience sera utile et enrichissante pour les uns et les autres peut consolider des vocations encore flottantes.

Dans d'autres domaines de la vie le but sera le même, c'est-à-dire participer de façon optimale à l'accueil et à l'intégration des jeunes qui rentrent dans une nouvelle vie professionnelle qui demande une bonne organisation de sa vie familiale et professionnelle. Nous sommes convaincus que s’il y a plus de contacts entre les jeunes et les doyens pour aborder les problèmes conjugaux et autres fléaux sociaux, il y aura moins de tension dans les couples et moins de divorce qui est en train de devenir un véritable mal dans des pays comme le Mali.

<strong>Optimiser les compétences</strong>

L'idée première est d'optimiser les compétences de ces futurs et nouveaux salariés par une meilleure transmission des savoirs et de leur inculquer la culture du service public, de nos fondamentaux et du monde de l'entreprise.

Cette structure que j'appelle de tous mes vœux pourrait être rattachée au ministère du Développement social où de la fonction publique. La confiance s'installera car, ces valeureux et dignes serviteurs de la patrie ne seront pas là pour prendre aux jeunes leurs places, mais les aider à être de bons citoyens.

Nos grands ainés auront une fonction tutoriale dans l'entreprise, dans la Fonction publique, dans les domaines culturels et sportifs. Ils pourront éventuellement avoir le choix des thèmes comme par exemple la différenciation entre savoir et expérience ; la maitrise des méthodes de transmission de l'expérience ; la conciliation de la vie de famille et à celle professionnelle.

Qu'est-ce un bon serviteur de l’État ? Quels sont les méfaits de la corruption et des malversations dans un pays ? Quels sont les avantages de compter sur nos propres forces ? Qu'est-ce être un patriote ? Qu'elle est l'importance, le but et l'origine du Senèkhoun-ya ? Autant de questions qui peuvent enrichir le débat.

Tout comme les échanges peuvent porter sur Modibo Kéita (l’homme et son exceptionnel parcours) ; l’origine des noms de familles au Mali ; es causes profondes du conflit du nord ; les méfaits de notre système politique depuis 1968 ; le patriotisme, etc.

Il est urgent de sortir notre jeunesse d'une désastreuse confusion qui consiste à ne pas faire la différence entre modernité et les tares de la société occidentale. Je n'ai par exemple jamais compris notre fascination pour la culture des dominants.

Les Blancs ont le savoir et nous aussi. Pourquoi donc abreuver notre jeunesse de toutes les tares (pédophilie, homosexualité, libertinage, échangisme, individualisme, l'inceste, manque d'égard pour le 3e âge…) de la société occidentale ?

L'évolution inquiétante des mœurs en Afrique est en passe de dénaturer totalement notre continent. J'estime que la modernité ne consiste pas à faire son marché dans des pratiques jusque-là inconnues en Afrique au nom d’un principe galvaudé des droits humains. L’humain est sacré, mais il devient comme un animal dans la nature sans les valeurs socioculturelles qui forgent son identité.

Je dis aux jeunes ceci : n'ayons pas honte de nos traditions car les Blancs nous envient et, pour les avoir côtoyés des années, sont arrivés à la conclusion que l’opulence matérielle ne fait pas le bonheur de l'être. Dans les pires moments de leur existence, ils se nourrissaient de souris et de rats.

Agissons avec les moyens du bord sans vivre dans la mendicité. Dénonçons le vol, la corruption et toutes les formes de malversations comme un crime contre la nation. Un dirigeant n'a pas le droit de vivre dans l'opulence pendant que son peuple meurt d'une simple grippe. La jeunesse doit assimiler ces principes de bases.

<strong>Rester Africain</strong>

Ne restons pas dans l'idée que nos aînés ont tort et que c'est l'école qui à toutes les clés de nôtre bien-être matériel, culturel et spirituel. Ne restons pas dans l'idée que ce sont les arabes qui ont également raison. Tachons de faire le trie de ce qui relève de l'islam et ce qui relève de la tradition arable, qui est totalement incompatible avec notre mode vie.

Soyons fières d'appartenir à la culture la plus riche de tous les continents. Une jeunesse qui regarde ses ainés en chien de faïence va tout droit à sa perte. Et la rupture entre les générations est une sérieuse hypothèque au progrès social, économique et politique d’une nation car le condamnant à un perpétuel retour à la case-départ.

Ressaisissons-nous maintenant sinon demain il sera trop tard car tout ce qui nous arrive en ce moment ont en partie leurs causes profondes dans le complexe d’infériorité que nous avons vis-à-vis de l'homme Blanc et de sa culture, de sa civilisation. Il n’y pas pourtant de civilisation standard !

Arrêtons d'importer les tares de l'Occident chez nous, alors qu’ils nous envient notre mode vie et s'étonnent que nous les suivions dans leur décadence irréversible. Depuis un siècle, nous sommes dans le mépris de nous mêmes. Nous ne marchons qu'à l'émotion. Et le Blanc et l'Arabe l'ont bien compris.

A force de vendre nôtre âme aux cultures importées, voilà que trois milles hommes occupent 70 % du territoire d'un pays de seize millions d'habitants. La notion de patrie n'est plus à l'ordre du jour.

Jeunes d’Afrique, votre plus value ce sont nos aînés qui ne demandent que de l'écoute et du respect. Le conflit de génération est une stupidité. Et personne ne reste éternellement jeune. Pensez-y !

<strong>Fousseyni Camara</strong>

<em>Leader syndical en France</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et sécurité au nord du Mali : Le Gatia met à nu le jeu de la France au nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-securite-nord-mali-gatia-met-a-nu-jeu-de-france-nord-mali-2391302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-securite-nord-mali-gatia-met-a-nu-jeu-de-france-nord-mali-2391302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Barkhane-ex-rebelle.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:11:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même si le président de la République et sa Cour constitutionnelle veulent faire avaler aux patriotes que le Mali ne fait face qu’à une insécurité résiduelle, les attaques ne cessent de se multiplier contre les symboles de l’Etat (Forces armées et de sécurité…) sur l’ensemble du territoire national. Et la paix devient chaque jour davantage un mirage parce que l’essentiel est occulté par le gouvernement sous la pression de la France, pardon, de la communauté internationale.</em></strong>

Le dimanche 9 juillet, vers 14 h GMT, un convoi des FAMa est tombé dans une embuscade à Aguizranah et Inkadagotan à 60 km de Ménaka (au sud-ouest de Ménaka). Le bilan provisoire est de 4 véhicules détruits ou emportés avec 13 hommes. Quatre véhicules ont pu regagner Ménaka. Ce même dimanche dans les environs de 22 h GMT, le poste de Bandiagara était sous l’emprise des feux nourris des terroristes.

La veille, samedi 8 juillet 2017 aux environs de 20 h 30, des hommes armés non identifiés ont attaqué les postes frontières de la gendarmerie et de la douane à  Bénéna dans le cercle de Tominian. Les éléments de ces postes ont vaillamment riposté et repoussé les agresseurs.

Des attaques qui interviennent après de violents combat entre la CMA et Gatia qui ont fait 15 morts la semaine dernière (le jeudi 6 juillet 2017), dont 12 dans les rangs de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Des affrontements que la force Barkhane porte l’entière responsabilité pour avoir désarmé des éléments de Gatia avant qu’ils ne soient attaqués par leurs ennemis de la CMA.

<em>"La position attaquée par la CMA a été presque entièrement désarmée, quelques jours avant, par Barkhane. Ils ont saisi les armes lourdes et ils nous ont dit que la CMA n’allait pas nous attaquer. Le jeudi, la CMA a quitté Kidal devant Barkhane et ils est venu nous attaquer"</em>, dénonce Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Gatia dans un entretien accordé à Journal du Mali (JDM).

Pourquoi la CMA et le Gatia se sont encore affrontés alors qu’à Bamako les différentes parties travaillaient ensemble à la préparation du retour de l’armée et de l’administration à Kidal ?

En attaquant les positions de Gatia hors de Kidal, l’ambition de la CMA n’est autre que de bouleverser une fois de plus le chronogramme de l’installation du Moc, prévue le 20 juillet prochain et des autorités intérimaires, le 31 juillet 2017.

Ayant été contrainte de libérer le Camp I et l’Assemblée régionale, la CMA n’a jamais caché sa volonté de maintenir Kidal hors de l’exercice de la souveraineté de l’Etat d’autant plus que cette ville, voire cette région est devenue sous son contrôle un sanctuaire <em>"où se croisent, groupes armés, jihadistes et trafiquants de drogues"</em>, selon Journal du Mali (JDM).

<em>"La communauté internationale a conditionné notre retour à Kidal à celui du gouvernement malien. Une fois que le Moc sera installé, Kidal fera son retour dans le giron de la République. Cela veut donc dire que tous les citoyens pourront, s’ils le souhaitent, s’y rendre. Donc je ne vois pas pourquoi, nous qui souhaitons y retourner, nous voudrions perturber le retour du Moc et de l’administration à Kidal"</em>, se défend Fahad Ag Almahmoud, appelant les uns et les autres à analyser la situation avec le bon sens.

<strong>Aller à l’essentiel : désarmer les groupes armés</strong>

La CMA veut tout faire pour saboter le processus en cours car, comme accuse Fahad Ag Almahmoud, <em>"la base principale de l’organisation d’Iyad</em> (Iyad Ag Ghali) <em>et de ses alliés, c’est Kidal. Tout ce qu’il a comme armement est à Kidal. C’est connu de tout le monde, y compris des officiers français"</em>.

<em>"Il arrivera un moment où le Conseil de sécurité sera amené à prendre des mesures…"</em>, menace Mahamat Saleh Annadif, le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma, dans un entretien avec RFI le vendredi 7 juillet 2017 d’autant plus que les populations, au nom desquelles les groupes armés ont pris des armes ne sont en réalité que <em>"leurs otages et leurs victimes"</em>.

La paix et la réconciliation deviennent de plus en plus un mirage parce que les parties signataires de l’accord ne sont que très rarement dans le même état d’esprit. Et nous avons toutes les raisons de croire que le gouvernement est le seul à tenir ses engagements sous la menace de la France.

<em>"Nous notons, avec beaucoup de satisfaction, que depuis la nomination d’un nouveau Premier ministre, une dynamique positive s’est instaurée. Beaucoup de choses sont en train d’être faites. Mais, pour faire la paix, il faut être à deux ou à trois ; il faut qu’il y ait la même volonté, la même détermination et la même confiance entre les trois parties"</em>, déplore M. Annadif.

Cette mauvaise volonté des groupes armées, notamment de la CMA, explique pourquoi malgré la robustesse de la Minusma sans cesse renforcée au fil des mandats et l’efficacité tant médiatisée de Barkhane ainsi que la soumission du gouvernement malien au diktat de la France, l’accord a toujours du plomb dans l’aile.

<em>"Cette paix ne sera réalisable que quand les groupes armés seront désarmés. Le gouvernement est en train d’essayer d’appliquer les textes et autres de l’accord sans parler de l’essentiel : le désarmement et le cantonnement des groupes armés. Les autorités intérimaires, la révision de la Constitution, tout ça doit intervenir après le désarmement des groupes armés"</em>.

Et telle a toujours été notre conviction parce que c’est la solution pour réellement distinguer les terroristes des rebelles et, du coup, mieux contrôler les mouvements des réseaux criminels.

<em>"Tout ce que j’espère, c’est que la communauté internationale prenne ses responsabilités pour permettre aux uns et aux autres d’aller vers la mise en œuvre de l’accord... Si les Nations unies donnaient un mandat à la Minusma pour désarmer tout le monde, ce serait un plaisir pour moi. Tout ce qui peut contribuer à l’avènement de la paix chez nous on est pour"</em>, assure Fahad Ag Almahmoud

Dans son entretien avec RFI, M. Annadif ne manqua pas de le rappeler : <em>"Plus nous perdons le temps, plus les terroristes gagnent du terrain et en efficacité. Et si nous affrontons, c’est encore du pain béni pour les terroristes"</em>.

Mais, visiblement, tout le monde ne voit pas l’urgence de désarmer les groupes armés pour ramener Kidal sous l’autorité de la République du Mali ! A commencer par l’ancienne puissance coloniale dont la présence militaire vise des buts inavoués.

Au lieu de soutenir IBK à violer la Constitution de son pays, Emmanuel Macron doit faire du désarmement et du cantonnement des groupes armés sa priorité absolue pour stabiliser le Sahel. C’est la condition sine qua non pour voir clair dans le jeu de tous les protagonistes !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : Macron veut nourrir la vache avec de la viande</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-macron-veut-nourrir-vache-de-viande-2391382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-macron-veut-nourrir-vache-de-viande-2391382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Macron-emmanuel-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:07:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Merci pour la vidéo qui en dit long sur la stratégie de Macron : Parler pour ne rien dire afin d'éviter de répondre concrètement ! Cependant, le constat qu'il fait de l'Afrique n'est pas totalement faux. Sauf qu'il se tait sur l'origine. Concernant les enfants et la famille nombreuse, il sait que sa réponse sera la bienvenue pour les Français qui pensent majoritairement la même chose que lui.

Sauf que l'Afrique n'est pas l'Europe et, avec ce genre d'insinuation, il souhaite régler vos problèmes à la façon française. Ce qui reviendrait à nourrir une vache avec de la viande. Cela ne peut pas fonctionner et tant que l'on restera dans cette logique, rien ne pourra avancer. Mais, également, cela arrange bien Macron et nous les Français stupides.

En effet, derrière ce discours, les Français n'ont pas encore compris que c'est une oligarchie qui ne pense qu'à elle. L'exploitation de l'Afrique (les bénéfices) ne sert qu'à une minorité qui s'en met plein les poches au détriment du peuple, autant les Français que les Africains, grâce à la Banque mondiale et les multinationales.

Concernant la famille nombreuse, ses dires ne tiennent pas la route étant donné que la mortalité est bien plus grande chez vous et que la moyenne d'âge est inférieure. S’il veut des familles moins nombreuses, il peut toujours vous donner des maisons de retraite pour les anciens. Mais, là il ne faut pas rêver, car il préfère se moquer de vous afin de plaire à la France et ainsi obtenir notre bénédiction pour continuer à détourner l'argent du peuple, principalement le vôtre.

Etant donné que ce sont les enfants qui s'occupent des parents quand le moment est venu et qu'il n'y a aucune structure pour faire autrement, il est évident que les familles ne vont pas se contenter d'un seul enfant quand on connaît votre situation économique, les difficultés à survivre dans un pays comme le Mali.

Bref Macron n'a envie de rien résoudre. Pis, il veut juste mettre l'Afrique sous tutelle afin d'encore mieux l'exploiter. Détrompez-vous, il n'est pas élu pour plaire aux Maliens, voire aux Africains !

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le premier anniversaire de la tentative de coup d’état du 15 juillet: la commémoration de la journée de la démocratie et de l&amp;apos;unité nationales en Turquie</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/premier-anniversaire-de-tentative-de-coup-detat-15-juillet-commemoration-de-journee-de-democratie-de-lunite-nationales-turquie-2391432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/premier-anniversaire-de-tentative-de-coup-detat-15-juillet-commemoration-de-journee-de-democratie-de-lunite-nationales-turquie-2391432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 00:59:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le coup d'Etat du 15 juillet 2016 en Turquie, j'ai eu le privilège de partager mes points de vue avec l'opinion publique malienne à plusieurs reprises. Juste quelques jours avant l'anniversaire du 15 juillet, j'ai souhaité saisir l'occasion de partager certains de mes sentiments avec les lecteurs de votre estimé journal.</strong>

La date du 15 juillet est en effet une pierre angulaire de l'histoire de la démocratie ainsi que dans l'histoire de la Turquie. Dans la nuit du 15 juillet, les terroristes de Fethullah Gulen Terror (FETÖ) ont tué près de deux cent cinquante personnes et ont blessé plus de deux mille innocents. Des avions de guerre ont bombardé le Parlement turc et le palais présidentiel. Ces actes de violence scandaleux qui ont visé notre démocratie ont été traumatiques pour notre peuple, mais ont démontré la force de notre détermination à défendre la démocratie.

La Turquie prend maintenant des mesures dans le cadre de l'ordre constitutionnel pour faire en sorte que les coupables soient confrontés à la justice et que les vestiges de l'infiltration terroriste dans tous les segments de la bureaucratie turque, de l'économie, du secteur de l'éducation, des forces de sécurité et des médias sont supprimés. Tout cela se fait conformément à la règle de droit.

La portée de l'organisation s'étend des États-Unis à l'Afrique et constitue une menace pour les sociétés dans lesquelles elle s'est masquée pendant des années. Il faut se rappeler qu'ils ont le pouvoir de recueillir des renseignements sur les individus, les entreprises et les organismes gouvernementaux et les exploiter pour poursuivre leurs programmes cachés.

Le FETÖ a planté depuis des années les graines qui devaient éventuellement aboutir au renversement des dirigeants turcs démocratiquement élus. Alors que de nombreux auteurs de la tentative de coup d’état sont en prison, leur cerveau reste en Pennsylvanie, aux États-Unis. Dans ce contexte, nous accordons la plus haute importance à l'arrestation et à l'extradition provisoires de Gülen en Turquie pour être jugés. À cette fin, nous avons transmis la documentation nécessaire aux autorités américaines. Si la décision d'extradition est donnée, il sera ensuite jugé dans le système de justice turc.

À partir de cette année, le 15 juillet sera commémoré comme la «Journée de la Démocratie et de l'Unité Nationale» conformément à la loi pertinente adoptée par le Parlement turc.

Lors d'une réunion avec des membres de la presse en route vers l'Allemagne pour le Sommet du G20, Recep Tayyip Erdoğan, le Président de la Turquie, a annoncé le programme de commémoration de la tentative de coup d'Etat frappée le 15 juillet.

Le Président Erdoğan a déclaré que le plan du gouvernement n'est pas seulement une montre de la démocratie de 29 jours. À partir du 11 juillet, les lectures du Coran seront menées dans toutes les organisations provinciales de Justice and Development Party (AK Party) en Turquie. Le 14 juillet, les prières se feront après la prière du vendredi dans la Mosquée du peuple au complexe présidentiel d'Ankara. L'Assemblée générale du Parlement se tiendra le samedi 15 juillet avec une session spéciale, que le président Erdoğan assistera avec des officiers supérieurs de l'armée. Le Parlement se réunira à 13h00 le 15 juillet et les représentants des quatre partis, le Parti de la justice et du développement (AK Party-le parti au pouvoir, le parti populaire républicain (CHP)- le principal parti d’opposition, le Parti du mouvement nationaliste (MHP) et le Parti démocrate populaire (HDP)-le parti pro-PKK aura la parole pendant 10 minutes chacun après le discours de İsmail Kahraman, le Président de la Grande Assemblée Nationale de la Turquie.

Un mémorial du 15 juillet sera inauguré à Istanbul, sur le côté droit de l'entrée d'Anatolie du pont BOSPORUS qui a été rebaptisé "le Pont du Martyr du 15 Juillet" comme une marque de respect pour les citoyens qui ont donné leur vie en protégeant leur pays après que des soldats Gülenist du coup ont ouvert le feu sur des civils sur la structure du pont lors de la tentative de coup d’Etat. Beaucoup ont été tués sur le pont en plus d'un certain nombre de citoyens blessés non armés qui se sont opposés au coup d'Etat. 250 cyprès ont été plantés sur le chemin de symboliser nos martyrs. Chaque arbre a des marques d'identification de chaque martyr sous eux. Le mémorial aura une entrée commune, entourée de versets du Coran. Un mémorial similaire est également terminé à Ankara, en face du Complexe Présidentiel, qui est un monument symbolisé par une nation, un État, une patrie et un drapeau et a un croissant et une étoile sur le dessus.

Le Président Erdoğan a déclaré que le mémorial à Ankara inclurait également le nom des martyrs et qu'il serait inauguré le 16 juillet, après avoir effectué la prière du matin dans la Mosquée du peuple.

Les événements de la première commémoration auront lieu pendant deux jours à travers le pays dans toutes les provinces. La «Journée de la Démocratie et de l'Unité Nationale» sera également observée lors des cérémonies de commémoration par les missions diplomatiques et consulaires turques dans le monde entier.

Les citoyens qui sont morts dans la nuit du 15 juillet ont été séparés de leurs familles et de leurs proches, mais ils ont unis l'ensemble de la nation, ont rassemblé des personnes de tous horizons et tendances politiques. La tentative du coup d'Etat du 15 juillet a cimenté la loyauté de la nation turque envers la démocratie et la solidarité. C'était le triomphe des résistances les plus non violentes du monde contre l'une des tentatives de coup d'état les plus brutales. La Turquie avait souffert d'autres coups d’Etat au cours de son histoire politique, bien qu'aucun de ces actes n’aient directement ciblé des civils.

En conclusion, la tentative du coup d'Etat du 15 juillet a ciblé notre démocratie, notre liberté et notre unité nationale, mais elle a créé l'effet contraire avec le triomphe et la consolidation de notre démocratie. La Turquie poursuivra cet esprit d'unité et de solidarité et conservera et renforcera ses débuts de la démocratie, de la liberté et de la prospérité et continuera à prendre toutes les mesures pour éliminer tous les vestiges de la mauvaise structure FETO. La Turquie est également prête à fournir toute assistance à ses amis et alliés pour lutter contre l'empire criminel FETO.

<strong>SEM Renan SEKEROGLU, Ambassadeur de Turquie au Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clin d’œil : L’inodore manne puante</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/clin-doeil-linodore-manne-puante-2391342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/clin-doeil-linodore-manne-puante-2391342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/11/le-vice-president-equato-guineen-teodorin.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 00:59:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quand tu es Africain, et que tu investis en Europe ou en Amérique, tu encoures le risque d'être dépossédé de tes biens...

Tôt ou tard, ceux-là mêmes qui ont accepté la manne financière que tu apportais, et qui n'avait pas d'odeur à l'époque, peuvent décréter que désormais, cette manne pue... Tout dépend du bon vouloir de ceux chez qui tu as investi...

Par ailleurs, on dit, on sait que l'Afrique est le futur, donc pourquoi aller investir des sommes colossales ailleurs... Dans l'immobilier, au détriment des industries, des infrastructures… en Afrique ?

D'autant que les risques de perdre sa fortune sont les mêmes, car qu'elles soient confisquées, qu’elles commencent subitement à puer ou qu'elles soient confisquées par une <em>"nationalisation"</em>, le résultat est le même pour le détenteur de fortune. Et il y a toujours un peuple qui en tire bénéfice... Pourquoi donc ne pas en faire profiter les Africains en priorité donc ?

La famille 14 de Guinée équatoriale, n'est qu'un exemple parmi tant d'autres... Et je dois avouer que je suis choquée d'apprendre que le père va attaquer des organismes comme Transparency International...

Il ne faut pas les suivre dans des rapports de force, qu'ils finissent toujours par gagner car ils en détiennent les règles du jeu dans lequel ils sont nombreux à gagner pendant le processus.

Moi je me dis qu'il faut juste tirer les leçons ! Et pour ce faire, il faut savoir attaquer sa conscience, afin de se placer dans le contexte africain. Les rêves de nos dirigeants, doivent nous inclure, inclure notre épanouissement, notre bonheur, sinon ils ne nous méritent pas.

<strong>KKS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Après la fête, les regrets !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-apres-fete-regrets-2375452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-apres-fete-regrets-2375452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/tenue-fête.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 15:54:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La fête de ramadan vient juste de s’achever. Elle a été célébrée dans le faste et la bonne bouffe comme chaque année. Après plusieurs jours de jeûne, il est normal de célébrer tout cela. Mais, au fil des années, on se rend compte de la démesure et la luxure dans laquelle tout cela se prépare et on se demande à quoi tout cela rime ?

A voir la chasse au bazin dernier cri et la façon dont les uns et les autres se préparent pour cette fête, on se demande sans, bien sûr vouloir offenser ou blesser qui que ce soit, si elle garde encore son essence. Les jeunes filles sont prêtes à tout pour parvenir à leurs fins. D’autres dorment même dans les salons de coiffure pour ne pas <em>"rater leur rang"</em> comme on dit dans le jargon populaire.

Les jeunes hommes ne sont pas en reste, il leur faut un super complet et une chaussure de marque pour impressionner les plus sensibles à ces choses là. Comme j’aime souvent le dire : <em>"Après la fête, c’est la défaite"</em>, car tous mettent leurs petites économies dans des dépenses inutiles et des vêtements très couteux et après, on se retrouve sans aucun sous et on n’a plus que nos regrets pour nous accompagner. La fête, c’est un seul jour. La vie continue de plus belle après. Ne perdons pas cela de vue.

Selon ce que nous connaissons tous ou presque, la fin du jeûne doit ou alors devrait laisser la place à une période de recueillement et de remerciement pour attirer les bénédictions divines. Mais la tendance veut qu’on se retrouve dans les boîtes de nuit et autres bars pour s’adonner à des beuveries, saouleries et excès en tout genre. Et on connait les dérives et les conséquences de tels comportements.

Il n’est pas interdit de se distraire, il n’est pas interdit de sortir pour prendre un pot. Mais, il faut le faire dans le respect et pour donner une suite logique aux longs jours de jeûne. Quand on se conduit mal en prétextant que c’est la fête, on est en train, peut-être, d’effacer les bénédictions qu’on aurait pu recueillir après le jeûne.

Selon notre humble opinion, les uns et les autres devraient revoir leur façon de <em>"gérer"</em> toutes ces manifestations car les plus vulnérables dans cette histoire, ce sont ces milliers d’enfants laissés à eux-mêmes dans les rues sous prétexte que c’est la fête. Et nous connaissons tous les conséquences qui peuvent en découler. En plus de cela, nous vivons une période d’insécurité qui devrait éveiller les consciences de tous et de chacun.

Revoyons notre copie !

<strong>Serges Kooko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : Les miracles de la Mystérieuse femme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-miracles-de-mysterieuse-femme-2375322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-miracles-de-mysterieuse-femme-2375322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 15:33:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Je ne savais pas que tu étais aussi sensible à l'art mon chéri. Beaucoup d'artistes se sont inspirés de l'art africain pour créer leurs œuvres. Je crois (si j’ai bonne mémoire) que ce fut le cas de Modigliani sans doute inspiré par ce côté basique presque naturel que l'on retrouve notamment au niveau des masques et certaines sculptures de l’Afrique.

Je sais aussi que ces représentations à vos yeux ont une grande importance socioculturelle, car elles ont une histoire et sont porteuses de messages, de bons ou mauvais sentiments. A ce sujet, j'ai une petite histoire à te raconter. Jeune épouse comme toutes les femmes je voulais des enfants mais sur ce point c'est la nature qui décide du moment.

Quand j'y pense je me dis que j'étais bien naïve car pétillante de vie et pleine de curiosités. A l'époque rien ne m'arrêtait et je ne pensais qu'à moi, à mon bonheur tout neuf qui éblouissait tout sur mon passage sans même que je m'en aperçoive. Cette euphorie quand on se sent pousser des ailes qui nous laissent supposer que l'on peut tout faire, tout affronter.

Je ne regrette rien de cette jeunesse fougueuse car j'ai connu la passion, l'ivresse et l'amour : <em>celui qui te transporte</em> ! A l'époque, j'avais aussi une passion pour l'art africain qui venait tout juste d'entrer dans ma ville au travers de petites boutiques qui sentaient bon ce mélange de cèdre, des épices, de la chaleur ; l'étrange côtoyant les rondeurs avec des tissus chatoyants s'enroulant sur mon passage.

Atmosphère chargée de toutes ces subtilités qui vous caractérisent. Un microcosme étouffant qui ouvrait au voyage à condition d'être bien attaché. La boutique faisait tourner la tête à la limite de la nausée tellement mes sens étaient désorientés et ne savaient plus ou s'accrocher. Difficile de définir cette impression : un grand bazar bariolé avec une multitude de masques qui observaient chacun de mes mouvements !

Et au fond, dans la pénombre, un ou deux hommes de couleur débordant eux aussi d'un enthousiasme trop grand. Sous le poids de cette accumulation, je vacillais. Et pourtant une force invisible m'attirait. Impossible de poser mon regard sur un seul élément, je me prenais de plein fouet ce raz-de-marée. Il m'a fallu du temps pour m'habituer à cet autre monde parallèle et retrouver mes esprits.

<strong>Bercée par une lancinante mélodie</strong>

Chacune de mes venues produisait une décharge intense dans cette atmosphère confinée, pleine de secrets avec ce côté terrifiant mais envoutant. Petit à petit, je me suis laissée bercer par cette musique lancinante qui me guidait au travers de ce dédale sans fin car, au fond de la boutique, se trouvait un petit escalier en colimaçon que je n'avais nullement remarqué lors de mes premières visites.

Un microcosme sur 3 étages et toujours cette chaleur opaque, ces couleurs étouffantes et cette sensation d'être observée, d'être dépouillée de mon essence avec cette force invisible qui m'empêcher de faire marche arrière. Une force bienveillante car je n'avais aucune crainte, mais aucune envie d'être dépossédée de mes sens.

Et puis, je ne sais comment, je suis arrivée devant une petite vitrine avec à l'intérieur 4 ou 5 représentations de la femme dans toute sa générosité. De suite, j'ai été attirée irrésistiblement par l'une d'entre elle sans pour autant éprouver un élan de beauté pour cette forme informe blanche comme le lait. Des formes volumineuse avec un postérieur énorme <em>: la nudité à l'état pur immaculé d'un blanc uniforme avec un visage à moitié caché par sa chevelure</em> !

Rien à voir avec l'art africain traditionnel. De la taille d'un gros hérisson dans une position plus que osée avec des rondeurs débordantes : <em>bref rien d'élégant ou d'attirant pour la jeune fille que j'étais</em> ! Et puis au vu du prix, je n'étais pas prête de faire cette acquisition de plus disgracieuse. Je m'en suis retournée sans plus y penser. Et pourtant cette chose étrange a longtemps hanté mon esprit. Il me la fallait car elle m'était destinée.

Une petite œuvre d'art exceptionnelle au vu du prix conséquent. Et pourtant, elle était là à m'attendre, unique en son genre et invisible aux yeux des autres visiteurs. De nature abstraite, un fessier trop lourd, je me demandais comment j'avais pu faire l'achat d'une telle acquisition. Je voulais en savoir un peu plus sur son histoire et j'ai dû patienter quelques jours avant de rencontrer son créateur en visite en France. Il a ainsi pu m'expliquer la relation forte qu'entretenait cette petite merveille venant tout droit du continent africain.

Cette femme blanche représentait dans toute sa nature la plus simple, la fécondité à l'état pur. Il m'a recommandé d'en prendre grand soin et de m'en débarrasser le jour où je ne voudrais plus d'enfant. Je voulais en savoir un peu plus, mais l'homme m'a dit que cela suffisait d'un ton imposant.

J'avais dans les mains une femme difforme avec un visage de marquise me faisant penser à une grosse bourgeoise ne connaissant rien de la vie dans sa boite de velours. Elle a trouvé place sur une commode de ma chambre, seul endroit adéquat pour une telle possession.

<strong>Plus jamais de masques africains </strong>

Là silencieuse elle est devenue plus belle de jour en jour à un point tel que j'en suis tombée amoureuse. Elle n'avait plus cette extravagance d'un mauvais goût des premiers jours, elle était la splendeur d'un art nouveau, généreuse et pleine de sensibilité.

Mère de 4 beaux enfants, la prédilection était juste car chacun d'entre eux est arrivé naturellement au moment voulu sans effort particulier. L'on peut toujours dire que la nature avait bien fait les choses. Mais, me souvenant du message de son concepteur, je l'ai offerte à l'une de mes connaissances qui essayait depuis plusieurs années d'avoir un second enfant. Le mois suivant, elle est tombée enceinte sans aucun recours à la médecine. Suivant mes conseils, elle l'offrit à une épouse malheureuse car stérile d'après les médecins. Et là le miracle se produisit, elle aussi a eu sans effort un beau bébé. L'histoire pour moi s'arrête là car je n'ai pas cherché à en savoir plus.

Parfois, il faut accepter l'inimaginable, l'inconcevable et je suis certaine que cette femme mystérieuse continue à donner des enfants.

Je suis certaine d'une seule chose, je n'achèterai jamais de masques africains. Là encore je ne saurais te dire pourquoi car cela s'impose sans pour autant que je sache la raison. La boutique n'est plus, à la place des bijoux ethniques mais après toutes ces années, les murs ont conservé cette mémoire d'un autre temps, je la ressens toujours même si elle est faible et presque insignifiante.

<strong>Sonia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Simone Veil : Une femme de conviction et d&amp;apos;exception a tiré sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/deces-de-simone-veil-femme-de-conviction-dexception-a-tire-reverence-2375592.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/deces-de-simone-veil-femme-de-conviction-dexception-a-tire-reverence-2375592.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/simone-veil-alors-ministre-sante-prononce-discours-assemblee-nationale-26-novembre-1974-o-defend-droit-ivg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 15:18:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Simone Veil, la mère de la loi sur l’IVG est morte ce vendredi 30 juin 2017 à l’âge de 89 ans. Et depuis, les hommages pleuvent sans aucune distinction (politique, sociale, religieuse…) pour saluer un destin exceptionnel et rendre hommage à une Dame de conviction.</em></strong>

Une femme au chignon bien ordonné, dans un chemisier bleu nuit, un collier de perles autour du cou, s’exprime dans l’écrin de velours qu’est l’hémicycle du Palais-Bourbon. Nous sommes en novembre 1974 et Simone Veil défend avec sa <em>"conviction de femme"</em>, devant cette <em>"assemblée presque exclusivement composée d’hommes"</em>, sa loi dépénalisant l’interruption volontaire de grossesses (IVG).

C’est l’image que beaucoup d’entre-nous retiendront pour toujours de Simone Veil, décédée le vendredi 30 juin 2017 à 89 ans. Oui, Simone a été cette femme qui a porté à bout de bras l’une des réformes de société les plus importantes de la Ve République française.

Avec sa loi, finalement adoptée en janvier 1975, cette rescapée des camps de concentration a écrit sa part d’histoire de France. Et cela trente ans après l’avoir traversée de la plus cauchemardesque des façons.

En effet, en 1944, Simone Jacob a 16 ans quand elle se fait arrêter à Nice par la Gestapo. Elle est déportée à Drancy puis à Auschwitz-Birkenau où elle reçoit le matricule 78651. A la Libération, Simone Jacob a perdu la moitié de sa famille car seules ses sœurs Madeleine, rescapée comme elle des camps, et Denise, résistante, ont survécu. Sa mère, son père et son frère ne sont jamais revenus de la déportation.

Après des études de droit, Simone Jacob, qui a épousé en 1946 Antoine Veil rencontré à Sciences Po, entame une carrière de magistrate. En 1974, le Premier ministre Jacques Chirac insiste pour que Valéry Giscard D’Estaing fasse d’elle sa ministre de la Santé.

C’est ainsi qu’elle fera passer, au terme d’orageux débats, la loi dépénalisant l’IVG avant de quitter le gouvernement en 1979. A cette date elle est élue députée européenne. Première femme présidente du Parlement européen (1979-1982) puis première femme ministre d’Etat (1993-1995), Simone Veil a placé le féminisme au cœur de son engagement.

&nbsp;

<strong>Immortelle depuis 2007</strong>

Elle est nommée membre du Conseil constitutionnel en 1998 où elle siège jusqu’en 2007. Elle était toutefois sortie de son devoir de réserve pour soutenir Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Cette même année, paraît son autobiographie, <em>"Une vie"</em> où elle livre pour la première fois les ressorts de ses engagements pour l’Europe, la paix, l’égalité entre les sexes.

<em>"Avec l’âge, je suis devenue de plus en plus militante de la cause des femmes… Paradoxalement peut-être, là aussi, je m’y sens d’autant plus portée que, ce que j’ai obtenu dans la vie, je l’ai souvent obtenu précisément parce que j’étais une femme"</em>, écrit-elle.

Retirée de la vie politique, ses apparitions publiques se raréfient. On la retrouve toutefois dans la rue, en janvier 2013 pour manifester aux côtés des opposants du mariage pour tous. L’illustre disparue quitte la vie publique après le décès de son époux en avril 2013. N’empêche que celle qui caracolait en tête dans les enquêtes de popularité depuis des années est aussi une Immortelle. Elue à l’Académie française en 2008, elle a reçu deux ans plus tard son épée d’académicienne, dont la lame est gravée de son numéro de déportée.

<strong>Aïssata Bâ </strong>

<em>(Avec 20minutes.fr)</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Des défis énormes pour faire de la paix une réalité écrasante à l&amp;apos;échelle mondiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tribune-defis-enormes-faire-de-paix-realite-ecrasante-a-lechelle-mondiale-2375512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/tribune-defis-enormes-faire-de-paix-realite-ecrasante-a-lechelle-mondiale-2375512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 15:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La quatrième édition de la Conférence d'Istanbul sur la médiation aura lieu le 30 juin 2017 sous le thème «Essor dans la Diplomatie, Action dans la Médiation». Des experts, des diplomates, des praticiens et des universitaires du monde entier exploreront les voies et les moyens de promouvoir la médiation comme une méthode éminente de prévention et de résolution des conflits.</strong>

Le profil de la médiation est en hausse à l'échelle mondiale, depuis que la Turquie et la Finlande ont ouvert la voie dans le cadre des Nations Unies en lançant l'initiative de «Médiation pour la paix». Cette initiative a atteint son point culminant avec la création du Groupe des Amis de la Médiation. Le groupe compte désormais 53 membres, dont 48 États et 5 organisations internationales.

On constate également une amélioration substantielle de la capacité internationale de diplomatie préventive et de médiation au sein des Nations Unies, des organisations régionales et sous-régionales et de la société civile. Le Groupe est devenu la plateforme de premier plan de l'ONU pour promouvoir la médiation. Il a initié l'adoption de quatre résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui créent les conditions du développement du cadre normatif et conceptuel de la médiation. Le Groupe a également contribué à la «Directive des Nations Unies pour une médiation efficace» en 2012, un document fondamental pour ceux qui pratiquent et étudient la médiation dans le monde entier.

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa volonté de développer davantage la capacité de soutien à la médiation de l'ONU. Ses efforts sont les plus louables. Nous appelons tous les États membres de l'ONU à soutenir cette vision d’envergure du Secrétaire général de l’ONU, M. Guterres et ses efforts pour prévenir et résoudre les conflits actuels. La Turquie qui se situe à côté d'une vaste région où persistent de graves conflits actifs et gelés, ne manque pas de déployer des efforts à ce propos. La prévention et le règlement pacifique des conflits est un élément central de la politique étrangère entreprenante et humanitaire de la Turquie. La Turquie mène des divers efforts dans une large géographie allant de l'Afrique jusqu’au Moyen-Orient, aux Balkans et au Caucase. Elle considère que le rétablissement de la paix est en lien avec le développement humanitaire. Cette année, la Turquie est devenue une fois de plus la nation la plus généreuse du monde en termes d'aide humanitaire par habitant.

La Turquie accueille depuis 2012 les conférences d'Istanbul sur la médiation. Ces conférences marquantes sont conçues pour rassembler de nombreux praticiens et chercheurs dans le domaine des activités de prévention et de médiation des conflits. L'objectif de ces conférences est de promouvoir les synergies entre la théorie et la pratique et d'aider à accroître l’étendue, la portée et l'efficacité des efforts de médiation de la communauté internationale. Je dois rendre hommage aux efforts des médiateurs qui s'engagent quotidiennement dans la résolution des conflits à travers du monde.

Cette année, la Conférence évaluera dans quelle mesure la méthodologie et la pratique de la médiation peuvent mieux prendre en compte les besoins quotidiens. À cet égard, deux questions en particulier seront examinées. La première est la capacité de la médiation à toutes les étapes d'un continuum de conflit, à savoir de la prévention à la résolution et jusqu’à la mise en œuvre de l'accord de paix. La deuxième question clé sera de déterminer les modèles pour un emploi plus large de la médiation comme un outil préventif dans des contextes où les préjugés politiques, ethniques et religieux créent un environnement d'hostilité.

Ce dernier est particulièrement pertinent puisque nous avons malheureusement assisté à des tendances extrêmes dans diverses formes d’animosités politiques, sociales et religieuses. L'augmentation des attaques en Europe contre les musulmans et les migrants en est un exemple.

Dans cette perspective, même si la prévention a un rôle clé à cet égard, elle ne serait possible que lorsque les sociétés reconnaissent et respectent les différences et s’engagent dans un véritable dialogue et une interaction. Je crois que les médiateurs qui sont entièrement dotés des codes de conduite culturels dans une situation de conflit donnée peuvent atteindre un succès remarquable. Pour cela, nous devons former plus de médiateurs, y compris chez les jeunes, tout en encourageant davantage de femmes médiateurs, et les doter des instruments appropriés.

Nos défis pour faire de la paix une réalité écrasante à l'échelle mondiale sont considérables. Cependant, nous devrions être en mesure de saisir les opportunités dans ces défis. La disponibilité et la volonté de la communauté internationale pour renforcer les capacités en matière de résolution pacifique des conflits, y compris la médiation, doivent être prioritaires. Alors que nous nous préparons à accueillir les participants à la quatrième Conférence de médiation d'Istanbul, j’appelle la communauté internationale à agir pour la médiation.

<strong>SEM Mevlüt Çavuşoğlu </strong>

<em>Ministre des Affaires Etrangères de la République de Turquie</em>

<strong>P.S :</strong> <em>Le titre est de la rédaction</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGO du CNOSM : Habib Sissoko réconforté et soutenu dans sa gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/ago-cnosm-habib-sissoko-reconforte-soutenu-gestion-2375262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/ago-cnosm-habib-sissoko-reconforte-soutenu-gestion-2375262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/09/HABIB-SISSOKO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 14:34:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) a organisé samedi dernier (1er juillet 2017) son assemblée générale ordinaire (Ago) pour faire le bilan de l’année écoulée. C’était en présence du représentant du ministre des Sports, Aliou Souleymane (DNSEP).</em></strong>

&nbsp;

<em>"Le Comité exécutif se garderait bien de transformer en une souveraineté le pouvoir que vous lui avez délégué"</em> ! L’engagement est du président du Cnosm, Habib Sissoko face aux représentants des fédérations sportives nationales réuni en assemblée générale ordinaire (Ago) le samedi 1er juillet 2017.

L’Ago est un exercice statutaire de contrôle de la gouvernance tenu au 1er trimestre de l’année. Mais, il a été sans cesse repoussé en raison de l’engagement politique (Sommet Afrique/France de janvier) et d’un calendrier sportif surchargé de février à mai (réunion du Comex de l’Acnoa, Tour cycliste du Mali, Assemblée générale de la Zone II, Nuit du mérite sportif, assemblée générale de l’Acnoa à Djibouti, 4e édition des Jeux de la Solidarité islamique à Baku, en Azerbaïdjan).

Pour El hadj Habib Sissoko, <em>"l’année 2016 est d’abord une année des évaluations parce qu’elle coïncide avec la fin du quadriennal 2012-2016 et du premier contrat de partenariat avec Sotelma-Malitel"</em>. Et de poursuivre : <em>"L’année 2016 est ensuite une année de développement de nouvelles stratégies managériales parce que, avec elle, commencent le quadriennal 2017-2020 et le renouvellement du contrat avec notre sponsor officiel Sotelma-Malitel"</em>.

En plus du bilan marqué par l’exécution complète des actions du quadriennal finissant, le Comité Exécutif réalise d’autres actions sur plusieurs axes comme l’opérationnalisation du cabinet du président, la régularisation ou l’inscription du personnel salarié à la Sécurité Sociale (INPS, ITS et Amo), la conclusion d’un contrat de partenariat avec PMU-Mali, l’acquisition de la subvention de l’Etat.

Un <em>"management efficace"</em> reconnu au plan international par la reconnaissance de nos efforts. <em>"Le crédit dont jouit notre CNO est le fruit de notre engagement commun"</em>, a souligné le président Sissoko. Le défi aujourd’hui, c’est de maintenir le cap et d’ouvrir les passerelles de la performance.

Ainsi, au plan du quadriennal, un programme a été élaboré et adopté par le comité exécutif. <em>"Dans les meilleurs délais il sera décliné en plan d’actions dans un plan stratégique vigoureux et innovant"</em>, promet Habib. Au plan de la gestion, un contrat est signé avec le cabinet d’audit <em>"Finaudit"</em>.

Sans compter que le Comité exécutif vient de boucler une étude de restructuration du Cnosm. Ce travail a porté sur la relecture du Manuel des procédures administratives, financières et comptables.

Le mouvement olympique et sportif national a profité de cette AGO pour réaffirmer son <em>"soutien sans faille"</em> au président El hadj Habib Sissoko. Les participants ont salué <em>"sa clairvoyance, son esprit de justice et d’entraide ; la transparence qui caractérise sa gouvernance ; son respect des principes et valeurs olympiques…"</em> qui lui ont permis de mettre «<em>le sport olympique malien sur le chemin du progrès et du succès"</em>.

Ils ont aussi profité de l’occasion pour se <em>"porter en faux"</em> et lui assurer leur <em>"ferme soutien"</em> contre <em>"toutes les campagnes médiatiques haineuses, basées sur la méchanceté, que des individus mal intentionnés ont mené contre lui ces derniers temps"</em>.

Ce fut également l’occasion pour les fédérations nationales sportives de manifester leur profonde gratitude aux partenaires du Cnosm, notamment le sponsor officiel Sotelma/Malitel et le sponsor Gold PMU-Mali. Des partenaires dont le soutien inestimable leur a permis <em>"d’organiser chaque saison des compétitions sportives à la satisfaction de nos athlètes et du public sportif en général"</em>.

Dirigé par Habib Sissoko depuis mars 2000, le comité exécutif du Cnosm compte aujourd’hui 24 membres, dont 10 élus.

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;

<strong>Hommage au ministre des Sports</strong>

Dans son discours d’ouverture de l’Assemblée générale ordinaire du Cnosm (samedi 1er juillet 2017), le président Habib Sissoko s’est réjoui de l’adoption par l’Assemblée nationale du Mali de la loi sur les activités sportives. Une <em>"grande première"</em> que le Comité olympique baptise désormais la "loi Housseini Amion Guindo".

<em>"Après tant de rendez-vous manqués sur une question aussi importante, cette loi donne au sport malien la possibilité de se projeter dans un futur d’équilibre, de cohérence et de performance. Nous prions le ministre Guindo d’agréer l’expression de notre considération distinguée"</em>, a déclaré Habib Sissoko, très reconnaissant.

Au président du Cnosm de conclure : <em>"Quand nous sommes déterminés dans tout ce que nous entreprenons, quand nous sommes crédibles dans notre rôle de dépositaire de la bonne conscience sportive de notre pays, ensemble et dans la confiance nous relèverons tous les défis"</em>.

<strong>M B.</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Oumar Traoré, Segal Cnosm : &amp;quot;Nous sommes fiers de prélever 25 % sur les projets pour financer les sports non olympiques&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mohamed-oumar-traore-segal-cnosm-sommes-fiers-de-prelever-25-projets-financer-sports-non-olympiques-2375192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/mohamed-oumar-traore-segal-cnosm-sommes-fiers-de-prelever-25-projets-financer-sports-non-olympiques-2375192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/Mohamed-Tennis.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 14:32:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité national olympique et Sportif du Mali (Cnosm) a organisé son assemblée générale ordinaire (Ago) le samedi 1er juillet 2017. En marge de cette rencontre, nous avons eu un entretien avec le secrétaire général du Comité national olympique (CNO) autour de certaines questions importantes comme les fonds alloués par la Solidarité olympique et le sponsoring. Dans cet entretien, Mohamed Oumar Traoré (également président de la Fédération malienne de tennis), a abordé ces sujets sans langue de bois. Interview !</em></strong>

&nbsp;

<strong>Le Reflet : <em>Le Cnosm a récemment été victime d’une campagne de dénigrement par rapport notamment à la gestion des fonds alloués par la Solidarité Olympique. Comment ce fonds est-il géré ?</em></strong>

<strong>Mohamed Oumar Traoré :</strong> Je pense qu’il est nécessaire de faire la genèse de ce fonds. Les Comités nationaux olympiques (CNO) sont financés à partir du Comité international olympique (CIO). Ce fonds est destiné aux CNO, mais gérés par la Solidarité olympique. Et il est mobilisé à partir des projets que nous initions avec nos fédérations nationales pour leurs activités. Pour le dernier programme quadriennal (2012-2016), nous avons initié une vingtaine de projets avec un taux d’exécution de 100 % aux bénéfices des fédérations nationales sportives et de nos commissions de travail. Au niveau des fédérations de sport d’équipe par exemple, depuis que je suis secrétaire général, cette subvention est octroyée au basket. Et c’est 100 000 dollars. Vous pouvez faire des investigations au niveau de cette fédération si le Cnosm a une fois prélevé un centime sur cette somme versée sur quatre ans.

&nbsp;

<strong>Le Reflet : <em>Qu’en est-il des bourses olympiques ?</em></strong>

<strong>Mohamed Oumar Traoré :</strong> Les bourses olympiques sont octroyées à notre demande et en partenariat avec les fédérations à qui les athlètes bénéficiaires <em>"appartiennent"</em>. Le Cnosm les utilise juste quand ils sont qualifiés ou invités pour les Jeux olympiques. C’est à partir de là que nous les prenons en charge pour la préparation et pour la participation aux Jeux.  C’est cela notre mission.

Mais, en amont, la Solidarité octroie des bourses aux athlètes qui sont performants et susceptibles de se qualifier pour les Jeux. Ainsi, nous voyons avec les fédérations (5 à 6 fédérations) les athlètes performants et susceptibles d’atteindre les minima et de briller aux JO. Les athlètes bénéficiaient de cette bourse sur deux ans, mais ce sera maintenant sur trois ans. Elle est octroyée à un athlète pour le transport, les perdiems… Ces bourses sont versées à 100 % aux athlètes concernés soit directement, soit via leurs fédérations. Nous ne prélevons pas un centime sur le montant de la bourse.

&nbsp;

<strong>Le Reflet : <em>Existe-t-il d’autres projets ?</em></strong>

<strong>Mohamed Oumar Traoré :</strong> Bien sûr qu’il y a d’autres projets comme <em>"Sport et environnement"</em>, <em>"Femmes et sport"</em>… qui sont portés par le Comité olympique car dédiés au développement de ses activités. Nous disons aux commissions de prendre 75 % pour exécuter le projet. Et il est clairement indiqué que les 25 % restants sont destinés aux fédérations nationales sportives non olympiques pour financer leurs activités.

Il s’agit, entre autres, des fédérations du jeu de dames, du jeu d’échecs, de pétanque… Et il n’y a pas longtemps celles du taekwondo et du karaté figuraient dans ce lot. Et cela parce que nous sommes Comité national <em>"olympique et sportif"</em>. Toutes ces fédérations sont donc gérées au niveau de notre CNO car nous finançons leurs activités.

En 2016 (du 19 septembre au 3 octobre), le Mali a abrité le 17e Championnat d’Afrique des nations senior individuel masculin. Et cet événement a failli être reporté voire annulé à 5 jours du début parce que le budget n’était pas entièrement réuni. Et c’est naturellement au Cnosm que cette fédération s’est adressée et nous lui avons octroyé 5 millions de F CFA pour qu’elle puisse organiser cette activité.

Si on avait appris que cette fédération a renoncé à l’organisation d’un championnat d’Afrique à 5 jours du début des compétitions faute de financement, cela aurait posé un problème. Et pas pour la seule Fédération malienne du jeu de dames, mais pour l’ensemble du sport malien voire l’Etat malien. Cela allait entacher la crédibilité de notre pays et écornée son image.

Pour ce genre de financement, nous n’avons pas de budget au niveau de la Solidarité olympique. Mais, nous réussissons à le faire grâce aux 25 % prélevés sur l’exécution des projets de nos commissions de travail. Si ce n’est le président Habib et d’autres membres du Comité exécutif qui mettent la main à la poche.

Cette initiative, au départ, découlait du constat déplorable de l’état lamentable dans lequel se trouvaient les terrains d’entraînement de plusieurs clubs d’élite du pays. Une situation inconcevable pour le président Habib Sissoko. Et il nous a demandé de réfléchir à un mode de financement pour au moins gazonner lesdits terrains.

Ainsi, les 25 % prélevés au début ont servi à gazonner les terrains du Djoliba, de l’AS Réal, du Stade malien de Bamako, du COB, de l’Asko, les Onze Créateurs. Et cela à hauteur de 12 à 15 millions de F CFA par terrain.

Comment mobiliser de telles sommes qui ne tombent pas du ciel ? C’est donc à travers cette idée de solidarité nous relevons ce genre de défis. Voilà ce qui a été l’Alpha et l’Oméga de cette initiative permettant au Cnosm de réellement impulser le développement du sport en apportant son appui à toutes les fédérations sportives nationales.

Je le dis haut et fort, et je n’ai aucune honte à le dire, le Cnosm procède à une retenue de 25 % sur les projets de ses commissions de travail pour financer les sports non olympiques. Nous sommes très fiers de cette initiative de notre président à laquelle nous avons totalement adhéré. On ne l’a jamais caché parce que nous sommes fiers car cela contribue au développement du sport national et à rehausser l’image du Mali en dehors des arènes olympiques.

&nbsp;

<strong>Le Reflet : <em>En tant que président de fédération (tennis) et manager du sport, pensez-vous que le sponsoring initié par le Cnosm avec Sotelma/Malitel aujourd’hui avec PMU-Mali a un impact réel sur les activités sportifs au Mali ?</em></strong>

<strong>Mohamed Oumar Traoré : </strong>Je pense que les fédérations sont bien placées pour le dire. Et Dieu sait que tous les jours nous recevons des témoignages éloquents dans ce sens (à la fin de l’Assemblée générale, les fédérations sportives nationales ont témoigné leur reconnaissance au Cnosm et à ses partenaires que sont Sotelma/Malitel et PMU-Mali, Ndlr).

Il faut rappeler que le sport, au niveau des activités nationales, n’était financé que par des mécènes. Je dis biens des mécènes et non des sponsors. Donc par des gens comme nous, comme le président Habib Sissoko, comme les responsables des clubs, comme ces bonnes volontés qui parrainent les compétitions de masse dans nos quartiers et dans nos villages.

Mais, ce n’est pas suffisant parce que les gens ont leur limite. L’Etat, dans la mesure de ses moyens, le fait aussi. Il subventionne (entre 4 et 5 millions de F CFA) ainsi les fédérations pour leur permettre d’organiser le championnat national et la coupe du Mali. Si cette subvention est importante pour certaines, pour d’autres elle ne suffit pas à grand-chose.

Ainsi, depuis une quinzaine d’années, le Cnosm mène la réflexion pour mobiliser des financements additionnels pour le sport malien. Cela était une priorité pour le Cnosm, notamment le président Sissoko à qui ce mérite revient. Dieu faisant bien les choses, Noureddine Boumzebra est arrivé au Mali en 2009 comme directeur général de Sotelma/Malitel. Et quand nous l’avons approché, il a été très réactif à notre demande de partenariat.

Il nous a dit : <em>"Au Maroc nous sommes conscients de l’importance du sponsoring… La Fédération malienne de tennis a signé un contrat avec l’un de nos concurrents et cela nous a fait vraiment mal. Nous n’allons donc pas laisser cette opportunité nous échapper au Mali"</em> ! C’est ainsi qu’est parti ce partenariat.

Le président, dans sa clairvoyance, à penser à associer les fédérations à ce partenariat et notre partenaire a adhéré à cette proposition d’autant plus que la visibilité du sponsor ne reposera plus sur le seul Comité olympique, mais aussi sur les fédérations sportives nationales. En retour, nous veillons scrupuleusement à assurer une visibilité à notre partenaire Sotelma/Malitel dans toutes nos activités sportives et extra-sportives.

Au départ, elles étaient 13 fédérations et aujourd’hui elles sont 15 à bénéficier de ce sponsoring. Et toutes les fédérations qui sont dans ce contrat de sponsoring organisent chacune au minimum 8 activités par saison, en dehors du championnat national et de la coupe du Mali. Avant ce partenariat, organiser seulement le championnat-coupe du Mali était un souci pour presque toutes les fédérations. Chaque semaine, il y a au moins une activité sponsorisée à la télévision, sur les radios ou dans les journaux.

Ce dynamisme a séduit d’autres sponsors et quand nous avons frappé à la porte de PMU-Mali, cette société n’a pas hésité.  Et ce sponsoring est totalement open, c’est-à-dire qu’il est ouvert à toutes fédérations sportives nationales affiliées au Cnosm et même au-delà. Ainsi, nous avons équipé (mobiliers, matériels informatiques…) toutes les fédérations qui ont été dotées d’un siège par l’Etat. Mieux, nous leur accordons également une subvention administrative pour leur fonctionnement.

Voilà ce que représentent, entre autres, ces partenariats en termes de retombées. Sans doute que les fédérations ont aussi leur vision de  l’impact de ces partenariats sur leurs disciplines. Ce qui est sûr la transparence est une exigence dans tout ce que nous faisons.

Malheureusement, c’est facile d’accuser et dénigrer juste pour nuire et ternir l’image d’un responsable où d’une organisation comme le Cnosm dont la crédibilité est louée non seulement par les autorités nationales, mais aussi niveau d’autres organisations olympiques comme l’Acnoa et le CIO.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup de gueule : restriction progressive de liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/coup-de-gueule-restriction-progressive-de-liberte-2374972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/coup-de-gueule-restriction-progressive-de-liberte-2374972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Assetou-Gologo-dite-Tetou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 14:27:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Je m'appelle Assétou Gologo dite Tétou. J'essaye de survivre, tant bien que mal, dans un pays d'Afrique de l'Ouest, ancienne colonie de la France. Nous sommes opprimés, dans une grande majorité. Et vivre n'est que survivre.

Cependant, j'aime cette terre et même si de plus en plus, socialement, politiquement et religieusement, je me sens stigmatisée, je ne m'imagine pas fuir la terre qui m'a vue naître et avant moi mes ancêtres.

Petit à petit, nos libertés sont restreintes, la confiance, qui fut ciment fédérateur social, fait place à la méfiance et à la défiance. Nous préférons, nous juger les uns les autres, à partir de nos préjugés et avec une intolérance et une haine que certains n'arrivent plus à contenir.

Les autorités en place, oublient qu'elles sont en place pour défendre les intérêts du peuple malien, africain. Et pire, elles semblent agir contre nous sinon pourquoi tant de drames ? Pourquoi ces restrictions sauvages de nos libertés ?

Je me sens, comme si ma vie ne comptait pas, comme si nos vies, à nous qui refusons les futilités, à nous qui prônons la dignité, l'amour de soi préalable à celui des autres, ne comptaient pas.

Quelle réussite hein, pour les autorités !

<strong>Assétou Gologo dite KKS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le réflecteur : De la contestation à la révolte citoyenne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/revision-constitutionnelle-adosse-a-macron-ibk-nargue-peuple-2374902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/revision-constitutionnelle-adosse-a-macron-ibk-nargue-peuple-2374902.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/An-te-A-banna.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 14:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quoi d’autre peut aboutir le mensonge d’Etat qu’à la rupture entre le peuple et ses dirigeants ? Le mensonge et le déni de la réalité sont devenus la tasse de thé du régime actuel dont le mépris pour le peuple malien ne fait plus de doute.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Et cela au point de vouloir sacrifier notre Constitution inspirée de la lutte héroïque des martyrs 1991 pour faire plaisir à d’anciens mercenaires qui ont pris les armes contre leur pays. L’accord pour la paix et la réconciliation n’a pas force de traité ou de convention internationale d’autant plus qu’elle est supposée être signé entre des Maliens. C’est l’accord qui doit donc s’adapter à la Constitution et non le contraire.

Mais le régime et sa majorité obéissante n’en ont cure. Toutefois, ils l’apprendront à leurs dépens parce que notre génération consciente refuse le statut de moutons de Panurge dans lequel nos politiciens veulent la confiner.  Le Mouvement <em>"An tè, A banna ! Touche pas à ma Constitution"</em> ne doit pas lâcher prise. Mieux, il doit passer outre la mauvaise foi manifeste du pouvoir qui lui a refusé l’autorisation pour le meeting du 1er juillet 2017.

L’Etat d’urgence et les autres arguments évoqués pour restreindre le droit constitutionnel de manifester et de contester les décisions politiques hypothéquant la démocratie ne sont que des prétextes fallacieux. Le gouvernement avait programmé le référendum pour le 9 juillet 2017 sachant bien que l’Etat d’urgence était en vigueur.

Malgré la propagande d’opportunistes qui ont trouvé l’occasion de leur vie pour entrer dans les grâces du pouvoir ou sauver leurs strapontins politiques, l’évidence s’impose chaque jour d’avantage : Le peuple malien est majoritairement opposé à cette révision. Et cela d’autant plus qu’il y a des priorités encore plus urgentes que le gouvernement ne parvient pas toujours à prendre en charge.

C’est quand même curieux qu’on cherche à nous faire peur avec la tête du lion que nous avons abattu au péril de notre vie alors que d’autres étaient cachés à l’abri des balles, des lance-flammes, des matraques… Par l’intimidation, on veut que la peur change de camp. Sauf que nous ne cédons pas à la provocation et à l’intimidation, car nous sommes conscients que <em>"la seule force de la nation reste celle du peuple"</em>.

<strong>Des boucs émissaires pour dissimiler un manque de vision criard</strong>

Le régime est tombé dans son exercice favori : accuser les autres pour ses propres faiblesses. Nous sommes des républicains attachés au respect strict des mandats électifs. Mais, quand les institutions perdent toute crédibilité, le peuple n’a d’autre choix que de s’assumer. Et cela d’autant plus que le camp d’en face, au lieu de faire son mea-culpa, persévère à nous faire avaler la couleuvre de cette révision.

<em>"Je ne retirerai pas le projet de révision constitutionnelle"</em>, a cru bon IBK de défier le peuple malien visiblement aux anges de se retrouver aux côtés du président Emmanuel Macron de la France. Aux Maliens de lui apprendre à respecter son peuple. S’il nourrit des complexes d’infériorité face à ses parrains de l’Hexagone, nous nous battons pour reprendre destin de notre pays.

Il faut maintenant s’assumer au-delà des marches et des meetings. Il faut hausser le ton pour montrer à ce pouvoir que nous sommes loin de lâcher prise et que ses invectives nous laisse de marbre. Et que nous nous battrons autant que faire se peut pour sauver ce qui peut encore l’être pour la dignité et l’honneur de ce peuple qui n’a jamais autant été méprisé par ses dirigeants. Il faut envisager la vitesse supérieure, envisager la désobéissance civile et une grève générale illimitée jusqu’au retrait de ce hasardeux projet de révision constitutionnelle.

<em>"La défense du Mali est un devoir pour tout citoyen"</em>, stipule l’article 22 de la Constitution du 25 février 1992. A méditer pour ceux qui pensent qu’ils sont plus patriotes que nous parce ne nous les empêchons de violer notre Loi fondamentale pour basculer le pays de la démocratie à l’autocratie !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>G5 Sahel&#45;France : La France déterminée à soutenir le Sahel contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/g5-sahel-france-france-determinee-a-soutenir-sahel-contre-terrorisme-2374742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/g5-sahel-france-france-determinee-a-soutenir-sahel-contre-terrorisme-2374742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Macron-IBK-g5-sahel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 12:44:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En clôture du sommet extraordinaire du G5 Sahel que Bamako a accueilli le dimanche 2 juillet 2017, les présidents Ibrahim Boubacar Kéita du Mali  et Emmanuel Macron de la France ont animé une conférence de presse conjointe. Réputé comme un homme qui maîtrise rarement ses émotions, IBK a cru bon de narguer les opposants par rapport à son initiative controversée de révision constitutionnelle.</strong>

Selon IBK et Emmanuel Macron, sur un budget total de 423 millions d'euros, pour la mise en œuvre de la force conjointe du G5-Sahel, 50 millions sont de nos jours disponibles à travers l'Union Européenne.

La France, à travers son président Emmanuel Macron, s’est engagée à continuer à assister le Mali et le Sahel dans «<em>la quête de la paix, de la stabilité du Sahel pour un développement durable</em>».

Pour les présidents du Mali et de la France, les mois de juillet et d'août seront déterminants pour rendre opérationnel cette force conjointe viendra en complément de la Force Barkhane et de la Minusma.

Le président Ibrahim Boubacar Kéita a profité de la présence de Macron à ses côtés pour afficher sa détermination à poursuivre la révision constitutionnelle très contestée dans le pays. «<em>Je ne retirerai pas le projet de révision constitutionnelle</em>», a-t-il martelé de façon catégorique alors que des manifestations se multiplient à Bamako, à l’intérieur du pays ainsi que dans la diaspora malienne pour contester l’opportunité de cette révision ainsi que la pertinence des reformes comme la création d’un sénat.

«<em>Le Mali ne trahira pas ses engagements internationaux dont il a signé pour la paix, l'unité nationale, la réconciliation nationale et le développement</em>», a ajouté le président IBK. Notre pays n’a jamais trahi les engagements internationaux qui ne jurent pas avec l’honneur et la dignité du peuple malien.

Mais, aujourd’hui, une chose semble évidente pour beaucoup de Maliens, toutes sensibilités comprises : le Mali est trahi par presque toutes ses institutions. A commencer par le… président de la République !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plate&#45;forme ante Abana&#45;touche pas à ma Constitution :  Déclaration de fin de marche</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/plate-forme-ante-abana-touche-a-constitution-declaration-de-fin-de-marche-2345092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/plate-forme-ante-abana-touche-a-constitution-declaration-de-fin-de-marche-2345092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Sy-Kadiatou-Sow.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 02:14:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Peuple du Mali, te voici debout, en milliers, dizaines de milliers, centaines de milliers ! Peuple du 26 Mars qui n’a pas la mémoire courte, te voilà, défendant ta Constitution du 25 février 1992 !

Peuple de résistance, te voici, refusant de courber l’échine pour en faire boulevard pour dictateur ! Peuple de ce 17 juin 2017, que veux-tu ? Le retrait de la loi de révision constitutionnelle.

Mesdames et Messieurs,

Militantes et Militants des associations, syndicats, ONG, artistes,

Leaders d’opinion,

Militantes et Militants des partis politiques

Nous voici rassemblés pour le Mali, le Mali millénaire, le Mali de la lutte, le Mali de la résilience et de la résistance à l’autocratie, le Mali qui dit NON quand il n’est pas d’accord ! Nous voici réunis pour dire An tè, A banna ! Touche pas à ma Constitution !

Pourquoi AN TE, A BANNA ?

-Pour éviter l’érection d’un monarque qui nomme le Président de la Cour Constitutionnelle, nomme et révoque le premier Ministre, réunit l’Assemblée nationale et le sénat en congrès pour tripatouiller la constitution;

-Pour empêcher l’avènement d’un président inamovible qui reste président à vie tant que les conditions ne sont pas réunies pour tenir des élections de renouvèlement de son mandat.

Nous disons NON à cette loi de révision constitutionnelle parce qu’elle viole l’article 118, alinéa 3 qui stipule qu’aucune révision de la constitution ne peut être engagée s’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. Un pays qui contrôle au mieux le 1/3 de son territoire et où les 2/3 échappent à son entier contrôle peut-il tenir un référendum viable ? Bien sûr que non !

Nous, patriotes de tous bords politiques, associations de toutes obédiences, syndicats, artistes, invitons en conséquence le Président de la République au retrait pur et simple de cette loi de révision constitutionnelle inopportune, anticonstitutionnelle et source de division du MALI.

<strong>Chers amis,</strong>

Votre présence massive est le témoignage que, quand il s’agit de l’essentiel, nous sommes tous ensemble, quand il s’agit du pays, nous répondons tous présents, quand il s’agit de notre patrie, tous les sacrifices sont possibles.

Chers amis, restons mobilisés vigilants pour la sauvegarde des valeurs républicaines et démocratique chèrement acquises par notre peuple.

Tous ensembles pour un Mali en paix, un et solidaire

Que Dieu bénisse le Mali !!!

Je vous remercie.

Bamako, le 17 juin 2017

Plateforme Antè, A BANA-Touche pas ma Constitution

<strong>Mme SY Kadiatou SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : La séduisante saveur particulière d’un peuple unique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-seduisante-saveur-particuliere-dun-peuple-unique-2345332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-seduisante-saveur-particuliere-dun-peuple-unique-2345332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 02:01:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Plus d'une fois j'ai constaté que le sens d'un mot va différer en fonction de notre culture. Cela me rappelle un discours d’Yves Texier (philosophe) : traduire est-ce trahir ? Il est vrai que la langue française est variée et donc riche même si son vocabulaire est moindre par rapport à la langue anglaise.</strong></em>

L'anglais ou langue technique possède plus de mots que la langue française, car c'est une langue plus précise. En revanche cette précision ne lui permet pas la diversification qui consiste à jouer avec les nuances des mots en français étant donné que bien souvent un seul mot possède à lui seul plusieurs sens.

La langue russe, elle ne connait pas la conjugaison du verbe être puisque son sens premier ne nécessite pas une transformation étant donné qu'il est impossible de le confondre avec un autre mot. Au Mali, la langue ne devrait pas, pour ceux qui maîtrisent le français, être un barrage. Et pourtant...

Je ne tiens pas compte du parler de chaque ethnie qui, pour moi reste, un imbroglio même si je comprends vaguement par déduction. Logiquement le français ne devrait pas me causer de problème puisque je le pratique depuis très longtemps. Pourtant, je constate que certaines phrases ont cette saveur particulière qui est la vôtre.

Tout d'abord cette coutume d'avoir des chéris ou des chéries !  Ecrire sur Facebook : <em>"Je suis libre et j'invite toutes mes chéries à venir chez moi"</em> est peu commun pour ne pas dire hors norme là où je réside. Si dans la rue un individu m'appelle chérie, je prends mes jambes à mon cou pour fuir le plus loin possible, car l'interprétation est tout autre que la vôtre.

En effet, dire à une inconnue <em>"Ma chérie"</em>, signifie tout simplement que votre intention est de l'avoir au lit pour un moment agréable. Ce petit mot, chéri (ou chérie) au singulier est uniquement réservé aux amoureux et ceux qui s'aiment d'un amour que l'on ne partage pas.

Même si je connais le sens du mot polygame, il faut quand même avoir une santé de fer pour avoir des chéries à ne plus savoir quoi en faire. Imaginez donc ma surprise quand je constate que vos chéries sont toutes présentes sur Facebook et en redemande : j'accuse le coup.

Et, pour me rassurer, je pense à la phrase d'un ami qui un jour m'a dit ceci : <em>observe avant de porter un jugement</em> ! Viens ensuite les homonymes où là encore je me dis que les Maliens sont de bien étranges individus avec des pères et des mères un peu partout.

Pénurie d'eau : ma petite mère très courageuse est allée toute seule chercher de l'eau pour me la rapporter ! Commentaire accompagné d'une photo montrant une petite fille de 4 ou 5 ans. Là, je me dis qu'il y a vraiment un truc à comprendre à moins que ce soit le soleil qui vous a fait perdre la tête (insolation). Et puis au fil des mois, ma famille devient la vôtre et vice-versa : <em>un honneur pour l'étrangère que je suis avec mes défauts et qualités</em>.

Même si j'ai pas mal voyagé vous êtes quand même le seul peuple que je connaisse qui a cette subtilité des relations amicales ou plus si affinité (qui ne tente rien n'a rien). Je ne suis pas née de la dernière pluie non plus. Disons que l'amour tel que je le conçois demande beaucoup de tact et de l'attention de la part du chéri, la courtoisie à la française, une belle et vraie complicité.

Oui j'aime cette galanterie avec des notes subtiles qui vont faire tout le charme de la délicatesse. Les Maliennes ne sont pas pour autant en reste car, à leur manière, elles savent elles aussi obtenir les faveurs de leurs compagnons. Au final, chacun y trouve son compte même si les chemins empruntés sont différents.

Donc, oui, notre philosophe Yves Texier a bien raison quand il dit qu'il y a dualité des pensées qui  sont à  traduire : <em>le fond et la forme</em> ! Une vieille expression littéraire, comparable en informatique au software (la partie intelligente d'un ordinateur) et au hardware (le matériel informatique).

Le fond, c'est le ressenti, ce qui apparait d'un texte, la forme, ce sont les mots employés. Que ce soit dans une même langue ou d'une langue à l'autre, notre interprétation devra tenir compte de nos différences si l'on ne veut pas trahir le sens. Toutes ces petites subtilités donnent à votre pays cette saveur si particulière qui fait de vous un peuple unique et précieux.

<strong>Sonia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Karim Keïta contre Adama Dramé : Boire la honte jusqu’à la lie</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/proces-karim-keita-contre-adama-drame-boire-honte-jusqua-lie-2345022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/proces-karim-keita-contre-adama-drame-boire-honte-jusqua-lie-2345022.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Karim-Keita-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:15:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès en diffamation contre le journal «Le Sphinx» a connu son épilogue le mardi dernier 20 juin 2017. La Cour a purement rejeté la plainte de Karim Kéita conte ce journal d’investigation pour nullité.</strong>

Cette affaire avait été jugée le 14 juin 2017 et mise en délibéré pour le 20 juin. Plusieurs vices de formes violant la loi qui régit la presse, notamment l’article 61, avaient été soulevés par la défense qui avait demandé l’abandon des poursuites contre leur client, Adama Dramé, Directeur de publication <em>Le Sphinx</em>.

La défense, composée de Maîtres Cheick Oumar Konaré, Alassane Diop et Mahamane Alhamada Touré, avait exigé que la cour statue sur les exceptions et rejette la plainte. Mais, le tribunal avait décidé de joindre les exceptions aux fonds et juger l’affaire. La défense s’était alors retirer laissant son client seul qui a gardé le silence en l’absence de ses défenseurs.

L’article 61 de la loi qui régit la presse stipule que le prévenu est cité en même temps que le Procureur de la République. Dans cette affaire, la citation envoyée à l’accusation n’était pas signée et le procureur non plus, n’était cité à comparaitre. Cependant, il existait une seconde citation dument établie et différente de celle envoyée à l’accusé dans le dossier de la cour.

Vous comprenez, dans ce cas de figure, le tribunal ne pouvait que rejeter la plainte de Karim Kéita. Le droit a été dit par un juge juste malgré les pressions et les enjeux. Sans compter les dividendes que les uns et autres pouvaient en tirer d’une condamnation de <em>Le Sphinx</em>.

Le but de ce procès était de blâmer le journal d’investigations et blanchir le fils d’IBK dont l’image est ternie à l’extérieur par les révélations justement de <em>Le Sphinx</em>.

Selon nos sources, ce sont les partenaires potentiels de Karim qui l’ont demandé d’ester en justice contre Adama Dramé. Seule condition pour eux de faire des affaires avec le député businessman.

Malheureusement pour lui, il vient de perdre lamentablement une occasion sensée lui donner un quitus pour mener ses affaires tranquillement.

En s’accrochant à ce procès comme seule issue à ses affaires, notamment aux Etats Unis et au Canada, Karim s’abreuve dans la rivière de la honte.

Nous y reviendrons, avec le dossier de l’hôtel incriminé dans nos prochaines parutions.

<strong>A.K. Dramé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle : De l’eau dans le gaz de la majorité obéissante</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/revision-constitutionnelle-de-leau-gaz-de-majorite-obeissante-2345182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/revision-constitutionnelle-de-leau-gaz-de-majorite-obeissante-2345182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/MOUNTAGA-TALL-new.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:15:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la démonstration de force "An tè, A banna ! Touche pas à ma Constitution !" le samedi 17 juin 2017, de nombreuses formations politiques ont réagi via des communiqués, notamment du Cnid/Fyt et Yéléma. Bien qu’étant de la majorité, ces deux formations appellent le président de la République à tenir compte de cette expression de la volonté d’une partie du peuple malien.</em></strong>

Convaincu que le projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992 comporte <em>"des avancées considérables pour l'approfondissement de la démocratie au Mali"</em>, le parti du <em>Soleil Levant</em> reconnaît néanmoins que <em>"certaines autres dispositions sont fortement contestées par une partie de la classe politique et de la société civile"</em>.

Sans compter qu'une <em>"erreur matérielle porte sur la formule du serment"</em> que doit prononcer le président de la République avant sa prise de fonction. Ainsi, le Cnid préconise <em>"une deuxième lecture de la loi"</em> à l’Assemblée nationale.

<em>"Cette relecture pourrait offrir l’opportunité de débats plus approfondis, plus inclusifs avec des concessions mutuelles sur les principaux points de divergence"</em>, propose ce parti dans un communiqué signé de son président, Me Mountaga Tall. Il se dit convaincu qu’un <em>"texte consensuel pourrait sortir de tels échanges"</em>.

C’est pourquoi le Cnid/Fyt invite <em>"respectueusement"</em> le président de la République à demander à l'Assemblée nationale une deuxième lecture du projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. Il invite ainsi toutes les forces vives de la nation à trouver <em>"un compromis dynamique dans l’intérêt supérieur de notre pays"</em>.

Quant au parti Yéléma de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, son communiqué fait aussi cas <em>"des insuffisances significatives illustrées notamment par une présidentialisation accrue du régime mais aussi et surtout par un processus qui n’a pas suffisamment associé les forces vives maliennes"</em>.

Cette chapelle politique déplore également <em>"le délai trop court pour tenir la consultation référendaire et permettre une vulgarisation acceptable du texte auprès de l’ensemble des Maliens"</em>.

Ces éléments ont d’ailleurs été soulignés par le secrétaire général des Nations unies dans son dernier rapport sur notre pays (page 14 paragraphe 60). Des constats qui ont poussé cette formation à demander au chef de l’Etat de <em>"surseoir à ce projet de révision constitutionnelle"</em>. Mieux, Yéléma propose un nouveau chronogramme pour réorganiser le processus.

Il s’agit de l’organisation, pendant le mois de juillet 2017, sur l’ensemble du territoire national et au sein de la diaspora, des consultations avec les forces vives notamment les organisations de la société civile opposées au projet sur la base des points contestés.

Suivra ensuite la centralisation des points de consensus et reconfiguration du projet par le ministère en charge de la Réforme de l’Etat, courant mois d’août 2017 avant sa validation par les forces vives.

Le processus de validation sera par la suite engagé (administration, conseil des ministres…) courant septembre 2017 avant que le projet consensuel ne soit soumis à l’Assemblée nationale courant octobre 2017, en marge de sa session budgétaire.

Quant au referendum, Yèlèma envisage son organisation le 26 novembre 2017, c’est-à-dire en même temps que les élections régionales et du district. <em>"Cette suggestion permettra d’obtenir les consensus souhaitables afin de conduire avec succès ce projet important pour notre pays"</em>, pense la jeune formation politique.

Toutefois, si les autorités maliennes devaient maintenir le referendum constitutionnel du 9 juillet 2017, le parti <em>"n’émet aucune consigne de vote en faveur ou contre le projet"</em>. Il demande à chaque citoyen de <em>"voter en son âme et conscience"</em>.

En comparant les deux propositions (Cnid et Yéléma), nous pensons que celles de Yéléma est plus réaliste et plus pertinente d’autant plus que c’est un processus participatif, inclusif… Il n’est pas évident qu’une seconde relecture au niveau de l’Assemblée nationale pourrait rassurer les Maliens et calmer la tension.

D’autant plus que le Parlement national a perdu toute sa crédibilité dans ce processus. Tout comme d’ailleurs la Cour constitutionnelle dont la présidente, si elle encore le sens de la responsabilité, doit démissionner avec son équipe pour avoir méprisé le peuple en traitant l’occupation du pays <em>"d’insécurité résiduelle"</em>.

Mais, par rapport à la proposition de Mara, s’il cela ne tenait qu’à nous, ce référendum devrait être programmé en même temps que la présidentielle de 2018. Mais, le plus urgent est qu’IBK comprenne qu’on n’impose pas une révision constitutionnelle à un peuple.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle : De l’eau dans le gaz de la majorité obéissante</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-de-leau-gaz-de-majorite-obeissante-2-2345232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-de-leau-gaz-de-majorite-obeissante-2-2345232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/mali-constitution.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la démonstration de force "An tè, A banna ! Touche pas à ma Constitution !" le samedi 17 juin 2017, de nombreuses formations politiques ont réagi via des communiqués, notamment du Cnid/Fyt et Yéléma. Bien qu’étant de la majorité, ces deux formations appellent le président de la République à tenir compte de cette expression de la volonté d’une partie du peuple malien.</em></strong>

Convaincu que le projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992 comporte <em>"des avancées considérables pour l'approfondissement de la démocratie au Mali"</em>, le parti du <em>Soleil Levant</em> reconnaît néanmoins que <em>"certaines autres dispositions sont fortement contestées par une partie de la classe politique et de la société civile"</em>.

Sans compter qu'une <em>"erreur matérielle porte sur la formule du serment"</em> que doit prononcer le président de la République avant sa prise de fonction. Ainsi, le Cnid préconise <em>"une deuxième lecture de la loi"</em> à l’Assemblée nationale.

<em>"Cette relecture pourrait offrir l’opportunité de débats plus approfondis, plus inclusifs avec des concessions mutuelles sur les principaux points de divergence"</em>, propose ce parti dans un communiqué signé de son président, Me Mountaga Tall. Il se dit convaincu qu’un <em>"texte consensuel pourrait sortir de tels échanges"</em>.

C’est pourquoi le Cnid/Fyt invite <em>"respectueusement"</em> le président de la République à demander à l'Assemblée nationale une deuxième lecture du projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. Il invite ainsi toutes les forces vives de la nation à trouver <em>"un compromis dynamique dans l’intérêt supérieur de notre pays"</em>.

Quant au parti Yéléma de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, son communiqué fait aussi cas <em>"des insuffisances significatives illustrées notamment par une présidentialisation accrue du régime mais aussi et surtout par un processus qui n’a pas suffisamment associé les forces vives maliennes"</em>.

Cette chapelle politique déplore également <em>"le délai trop court pour tenir la consultation référendaire et permettre une vulgarisation acceptable du texte auprès de l’ensemble des Maliens"</em>.

Ces éléments ont d’ailleurs été soulignés par le secrétaire général des Nations unies dans son dernier rapport sur notre pays (page 14 paragraphe 60). Des constats qui ont poussé cette formation à demander au chef de l’Etat de <em>"surseoir à ce projet de révision constitutionnelle"</em>. Mieux, Yéléma propose un nouveau chronogramme pour réorganiser le processus.

Il s’agit de l’organisation, pendant le mois de juillet 2017, sur l’ensemble du territoire national et au sein de la diaspora, des consultations avec les forces vives notamment les organisations de la société civile opposées au projet sur la base des points contestés.

Suivra ensuite la centralisation des points de consensus et reconfiguration du projet par le ministère en charge de la Réforme de l’Etat, courant mois d’août 2017 avant sa validation par les forces vives.

Le processus de validation sera par la suite engagé (administration, conseil des ministres…) courant septembre 2017 avant que le projet consensuel ne soit soumis à l’Assemblée nationale courant octobre 2017, en marge de sa session budgétaire.

Quant au referendum, Yèlèma envisage son organisation le 26 novembre 2017, c’est-à-dire en même temps que les élections régionales et du district. <em>"Cette suggestion permettra d’obtenir les consensus souhaitables afin de conduire avec succès ce projet important pour notre pays"</em>, pense la jeune formation politique.

Toutefois, si les autorités maliennes devaient maintenir le referendum constitutionnel du 9 juillet 2017, le parti <em>"n’émet aucune consigne de vote en faveur ou contre le projet"</em>. Il demande à chaque citoyen de <em>"voter en son âme et conscience"</em>.

En comparant les deux propositions (Cnid et Yéléma), nous pensons que celles de Yéléma est plus réaliste et plus pertinente d’autant plus que c’est un processus participatif, inclusif… Il n’est pas évident qu’une seconde relecture au niveau de l’Assemblée nationale pourrait rassurer les Maliens et calmer la tension.

D’autant plus que le Parlement national a perdu toute sa crédibilité dans ce processus. Tout comme d’ailleurs la Cour constitutionnelle dont la présidente, si elle encore le sens de la responsabilité, doit démissionner avec son équipe pour avoir méprisé le peuple en traitant l’occupation du pays <em>"d’insécurité résiduelle"</em>.

Mais, par rapport à la proposition de Mara, s’il cela ne tenait qu’à nous, ce référendum devrait être programmé en même temps que la présidentielle de 2018. Mais, le plus urgent est qu’IBK comprenne qu’on n’impose pas une révision constitutionnelle à un peuple.

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Le carton jaune de la République consciente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/point-carton-jaune-de-republique-consciente-2345102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/point-carton-jaune-de-republique-consciente-2345102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Carte-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Nan lara An Sara</em> ! L’avertissement était de Joseph Ki Zerbo (1922-2006), l’un des pères spirituels d’un jeune qui a payé de sa vie son opposition au néocolonialisme, au vol des richesses de son pays, à l’acculturation : le capitaine Thomas Isidore Noël Sankara.

Nan lara An Sara aurait pu être aussi des pères de l’indépendance du Mali qui nous ont affranchis de la domination coloniale. Le Mali est pays d’hospitalité, mais une terre de bravoure. C’est par respect et par humilité que le Malien pouvait refuser de croiser un regard. Mais pas par la peur ni par la honte. Oui ! Nous fûmes un peuple fier et orgueilleux, brave.

Et aujourd’hui, nous sommes presque la risée du monde. Pourquoi ? Parce que nous avons abandonné le destin de ce pays entre les mains des bluffeurs mégalomanes soucieux de leur propre confort que du bonheur collectif. Nous nous sommes laissé berner par des discours mielleux et faussement religieux.

Nous sommes réduits aujourd’hui parce que nous nous sommes couchés pour adorer des gens que nous avons nous-mêmes élus. Loués par des opportunistes, ils se rêvent déjà en empereur et pourquoi pas en Dieu. Ils ont bradé notre intégrité territoriale en nous imposant un accord dans lequel aucun digne fils ou fille ne se reconnaît. Et aujourd’hui, ils poussent le mépris à vouloir adapter notre Loi fondamentale à ce document, symbole de la capitulation forcée d’un peuple face à des mercenaires récupérés en Libye, manipulés et armés pour nous empêcher de dormir.

Accepter ce viol de la Constitution du 25 février 1992, serait la capitulation qui risque d’enterrer à jamais notre souveraineté et les maigres acquis de l’expérience démocratique. Devons-nous accepter de trahir nos martyrs une fois de plus ?

Non ! Non à la révision constitutionnelle ! Non à la trahison de la mémoire des martyrs de la révolution de mars 1991 ! La Constitution n’est pas le Coran et la Bible ! Mais, celle de 1992 a une valeur symbolique pour la République car marquant la rupture avec une période peu glorieuse de notre histoire contemporaine.

Contrairement au torchon rédigé dans un cabinet parisien sans aucun égard pour l’histoire de notre nation, la Loi fondamentale du peuple est l’émanation de la volonté réelle d’un peuple souverain à travers la Conférence nationale.

Comme toute œuvre humaine, elle est perfectible. N’empêche que les lacunes indexées découlent beaucoup plus de l’égarement et de la manipulation des hommes et que de réelles insuffisances. La Constitution doit être révisée pour l’adapter aux enseignements tirés de 25 ans d’exercice démocratique. Mais, cela doit se faire en conformité avec la volonté du peuple qui a clairement défini ses modalités. Ce n’est pas parce que le régime a courbé l’échine devant des rebelles adossés à une communauté internationale partisane que nous allons fermer les yeux sur cette tentative désespérée de faire main basse sur nos institutions à des fins despotiques.

Comme le disait Ki-Zerbo à propos de son livre, <em>"L’Histoire de l’Afrique Noire, d’Hier à Demain"</em> (Hatier 1978), cette marche patriotique est <em>"une bouteille à la mer, avec l'espoir que son message sera recueilli surtout par les jeunes et contribuera à dessiner en traits authentiques le visage si peu connu, si méconnu, de l'Afrique d'hier, fournissant ainsi les bases d'une plus saine approche et d'une plus farouche détermination pour bâtir celle de demain"</em>.

Oui comme la marche unitaire de cet historique samedi 17 juin 2017, nous avons besoin de nous donner la main  pour bâtir ce Mali nouveau dont le projet a été stimulateur du Mouvement démocratique ayant abouti à la victoire de mars 1991. Il est ainsi indispensable de se libérer des clivages politiques, nous défaire du cloisonnement traditionnel de notre scène politique qui est loin d’être progressiste. Son organisation actuelle réduit la politique à une guerre de positionnement personnel et clanique aux dépens de l’intérêt national.

Jamais les acteurs politiques n’ont brillé par une vision claire de l’indispensable changement permettant au Mali de se réaffirmer comme un Etat véritablement souverain et dont le souci principal des dirigeants est le mieux-être des citoyens, le confort du peuple et non l’obéissance à des maîtres qui tirent leur puissance de nos richesses outrageusement pillées.

Nan lara An Sara ! Le Mali utile, la République consciente est débout ! Nous espérons pour de bon. Nous ne devons plus accepter que ce pays soit dirigé, comme le peint si bien notre sœur bloggeuse Tétou Gologo, par <em>"des gens qui tiennent plus compte des exigences internationales que des besoins, souvent sommaires, de leur peuple"</em>.

Cette marche doit marquer le début d’un mouvement de refus ! Refus que des aventuriers prennent le pouvoir pour mépriser le peuple au lieu de travailler dans le sens de ses aspirations légitimes. Nous voulons la paix et la quiétude, nous voulons la stabilité pour notre pays et le Sahel. Mais, nous tenons aussi à notre honneur et à notre dignité.

Et cela d’autant plus que des résistants à la pénétration française en Afrique aux innocentes victimes de "l’insécurité résiduelle<em>"</em> en passant par les pères de l’indépendance et les martyrs de la démocratie, beaucoup d’hommes et de femmes se sont sacrifiés pour que ce pays ne puisse jamais courber l’échine, que le Mali ne soit pas un Etat banal soumis au diktat de la communauté internationale, mais un partenaire crédible dans le concert des nations.

Nan lara An Sara ! Antè la tugun ! Refusons à jamais de nous agenouiller devant un régime ou un <em>"partenaire"</em> à plus forte raison nous coucher !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée mondiale de l’albinisme : Modibo Sidibé, un parrain sensible au drame des albinos</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-mondiale-de-lalbinisme-modibo-sidibe-parrain-sensible-drame-albinos-2345412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/journee-mondiale-de-lalbinisme-modibo-sidibe-parrain-sensible-drame-albinos-2345412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/albinos.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:13:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré le 13 juin dernier la Journée mondiale de sensibilisation à l’albinisme. Un événement parrainé cette année par l’ancien Premier ministre et président du parti Fare/An ka wuli, Modibo Sidibé.</em></strong>

Sensibiliser le grand public sur les difficultés rencontrées par les albinos dans la vie quotidienne et lutter contre le rejet qu’ils peuvent parfois subir dans certaines sociétés ! Tels sont, entre autres, les objectifs visés par les Nations unies en décrétant le 13 juin Journée mondiale de sensibilisation à l’albinisme.

Au Mali, l’événement a été commémoré par une journée de sensibilisation sur l’albinisme à la Maison des aînés à l’initiative de l’Association malienne pour la protection des albinos (AMPA) et l’Association nationale et internationale pour la défense des albinos (Anida), basée en France.

Comme parrain, leur choix s’est porté sur l’ancien Premier ministre et président du parti Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare/An ka wuli), M. Modibo Sidibé.

La présidente de l’AMPA, Mme Maïga Aminata Traoré, a profité de l’occasion pour situer cette journée dans son contexte tout en précisant qu’elle vise à améliorer les conditions de vie des albinos tout en amenant les uns et les autres à porter un autre regard sur l’albinisme.

Elle a sollicité le soutien des partenaires et autres personnes de bonne volonté pour éradiquer, à défaut, circonscrire les difficultés des albinos, notamment des problèmes de santé.

Les personnes qui souffrent de cette maladie génétique héréditaire, caractérisée par l’absence de mélanine, sont généralement confrontées à des difficultés socio-économiques, voire politiques. D’où la nécessité, pour les populations, de changer de regard et d’opinion sur l’albinisme qui est une maladie génétique, un handicap qui ne doit pas entraver la réussite des albinos. <em>"C’est dans cette perspective que notre association œuvre pour réunir les forces vives de la nation malienne afin de rapprocher les visions et conjuguer les efforts pour que, ensemble, elle puisse donner un espoir aux albinos"</em>, a conclu la présidente de l’AMPA.

Invitée d’honneur de l’AMPA, la représentante des associations de défense des droits des albinos a rappelé que l’albinisme est <em>"une maladie suscitée par un défaut de production de la mélanine, substance qui donne sa couleur à notre corps"</em>. Et Adrienne Ntankeu de préciser : <em>"Cette maladie touche tous les êtres vivants, les humains comme les animaux"</em>.

Parrain de l’événement, Modibo Sidibé a exprimé toute sa disponibilité pour organiser un forum en faveur des albinos afin de parler des statuts des personnes atteintes d’albinisme au Mali et baliser les pistes d’une meilleure prise en charge et d’une parfaite intégration dans la société.

Pour l’ancien Premier ministre et président des Fare/An ka wuli, il faut une loi d’orientation sur le handicap qui va permettre aux handicapés, quelle que soit la nature de leur déficience, de <em>"pouvoir jouir et accomplir pleinement leur citoyenneté comme les autres citoyens, sans discrimination aucune"</em>.

La journée a été marquée par une conférence sur l’albinisme, des consultations ophtalmologiques et des distributions de crèmes et lunettes solaires pour les albinos.

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Abdoulaye Garba Tapo, ex&#45;ministre de la justice : &amp;quot;Le régime doit surseoir à ce référendum si dangereux pour la paix sociale&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/me-abdoulaye-garba-tapo-ex-ministre-de-justice-regime-surseoir-a-referendum-dangereux-paix-sociale-2345212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/me-abdoulaye-garba-tapo-ex-ministre-de-justice-regime-surseoir-a-referendum-dangereux-paix-sociale-2345212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Abdoulaye-Garba-Tapo.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:12:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après l’attaque du Campement Kangaba (périphérie est de Bamako) qui a fait officiellement neufs morts, dont quatre assaillants, l’ancien ministre malien de la Justice, juriste et leader politique (ne se revendiquant ni de l’opposition ni de la majorité), Me Abdoulaye Garba Tapo, s’est confié à votre hebdo pour condamner cette attaque. Il s’est aussi prononcé sur l’actualité politique du pays, notamment le processus de révision constitutionnelle.</em></strong>

<em> </em><strong><em>Le Reflet : Quelle est votre réaction par rapport à l’attaque terroriste qui vient de coûter la vie à quatre personnes, dont deux assaillants, au Campement Kangaba ?</em></strong>

<strong>Abdoulaye Garba Tapo :</strong> Tristesse et amertume par rapport à cette tragédie. Toute ma compassion envers les victimes et leurs familles, et à tout le peuple malien traumatisé par cette violence.

<strong><em>Le Reflet : Quel message percevez-vous à travers cette attaque dans la capitale ? </em></strong>

<strong>Abdoulaye Garba Tapo :</strong> Que le danger reste toujours très grand et que c'est regrettable que notre pays puisse donner l'impression de ne pas prendre toute la mesure du mal ou celle d'être désarmé et n'avoir aucune solution adéquate pour éradiquer cette violence, même si je conviens que c'est un défi très difficile.

<strong><em>Le Reflet : Cette attaque intervient avec cette qui a coûté la vie à cinq soldats maliens lors de l’attaque d’un détachement militaire à Bintagoungou (Nord-ouest), le samedi 17 juin 2017. Etes-vous alors de l’avis de la Cour constitutionnelle qui a validé le projet de révision constitutionnelle du Mali en minimisant la situation sécuritaire dans notre pays, réduite à "une insécurité résiduelle" ?</em></strong>

<strong>Abdoulaye Garba Tapo :</strong> Je trouve regrettable qu'on puisse, avec autant de légèreté, minimiser l'évidence, une insécurité d'une ampleur rarement égalée et qui aurait du mettre en émoi toute personne responsable. J'espère que tous ces événements qui surviennent comme pour apporter un démenti à leur thèse fallacieuse les amèneront à réfléchir et à mesurer les conséquences dommageables de leur regrettable jurisprudence. J’espère surtout que la Cour saisira la requête de l'opposition (l’opposition au Parlement a déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle pour annuler le projet de Constitution ; Ndlr) comme une perche pour réparer cette lourde erreur d'analyse.

<em> </em><strong><em>Le Reflet : Cette attaque n’est-elle pas une raison de plus pour ajourner cette révision et aller dans le sens du chronogramme proposé par certains partis politiques ?</em></strong>

<strong>Abdoulaye Garba Tapo : </strong>Bien sûr. Le moins qu'on puisse faire, c'est de surseoir à ce référendum si dangereux pour la paix sociale et créer des conditions plus propices pour la résolution d'une question aussi épineuse qu’est une révision constitutionnelle.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Mara, président de YELEMA : &amp;quot;Face au terrorisme, nous devons renforcer l’unité nationale et la cohésion des Maliens&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-president-de-yelema-face-terrorisme-devons-renforcer-lunite-nationale-cohesion-maliens-2345262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-president-de-yelema-face-terrorisme-devons-renforcer-lunite-nationale-cohesion-maliens-2345262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/09/Moussa-Mara.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:11:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>officiellement neuf morts, dont deux assaillants, l’ancien Premier ministre du Mali (5 avril 2014-9 janvier 2015) Moussa Mara s’est confié à votre hebdo le lendemain (19 juin 2017). Il a naturellement condamné cette attaque et s’est aussi prononcé sur un éventuel retrait du projet de révision constitutionnelle qui doit être soumis à référendum du 9 juillet 2017. Interview.</em></strong>

&nbsp;

<strong><em>Le Reflet : Quelle est votre réaction à l’attaque terroriste qui vient de coûter la vie à deux personnes au Campement Kangaba, dans la banlieue est de Bamako ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> Comme à chaque fois qu’un acte barbare est commis, je suis indigné et outré ! On le serait en moins quand on voit que ce sont encore, une fois de plus, des innocents qui sont lâchement fauchés par le terrorisme.

Je condamne avec la dernière vigueur cet attentat et ceux qui l’ont perpétré. Je présente mes condoléances émues aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Je félicite et encourage nos forces de sécurité pour leur action qui a sans doute évité un bain de sang.

&nbsp;

<strong><em>Le Reflet : Quel message percevez-vous à travers cette attaque dans la capitale ?</em></strong>

<strong> Moussa Mara :</strong> Le message de la terreur est univoque : faire peur à la communauté nationale et internationale. Face à la terreur que les terroristes veulent nous imposer, nous devons plus que jamais renforcer l’unité nationale et la cohésion des Maliens en ces moments sensibles.

&nbsp;

<strong><em>Cette attaque intervient après celle qui a coûté la vie à cinq soldats maliens lors de l’attaque d’un détachement militaire à Bintagoungou (Nord-ouest), le samedi 17 juin 2017. Etes-vous alors de l’avis de la Cour constitutionnelle qui a validé le projet de révision constitutionnelle du Mali en minimisant  la situation sécuritaire du pays réduite à "une insécurité résiduelle" ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara : </strong>Il me semble que la validation ou non du projet était plutôt liée à la notion d’atteinte à l’intégrité territoriale de notre pays au sens de l’article 118 de la Constitution du 25 février 2017. Dans les explications de la Cour, on a ainsi écouté plusieurs arguments et entendu la phrase relative à l’insécurité résiduelle dans le pays. Tout est une question de perception.

Il y a de l’insécurité au Mali et personne ne le conteste. Les manifestations de cette insécurité ne sont pas les mêmes en différents endroits du territoire. Cela est également incontestable.

<strong><em>Le Reflet : Cette attaque n’est-elle pas une raison de plus pour ajourner cette révision constitutionnelle et aller dans le sens du chronogramme proposé par le parti Yéléma, votre formation politique ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> Le report de la révision demandée par le parti Yéléma est motivé d’abord par l’insuffisance de concertation avec les forces vives nationales, ensuite le délai trop court pour la vulgarisation du texte et enfin quelques insuffisances constatées dans le texte. Nous estimons qu’il est sage aujourd’hui de revoir le processus ainsi que le texte de la révision.

Cependant, il faut faire attention avec l’argument sécuritaire. C’est une question de perception et une question très subjective. Nous avons à organiser quelques scrutins dans les mois à venir (les élections régionales et du district de Bamako sont prévues en novembre prochain, Ndlr). Si on les reporte au motif de l’insécurité, il y aura de lourdes menaces sur la démocratie malienne et sur le pays.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mbouna Industries, Moulin des Boulangers : Une production de 155 tonnes de farine par jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/mbouna-industries-moulin-boulangers-production-de-155-tonnes-de-farine-jour-2345062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/industries/mbouna-industries-moulin-boulangers-production-de-155-tonnes-de-farine-jour-2345062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:07:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly  Ag Ibrahim,   a visité le Moulin des Boulangers de Mbouna Industries, sur la route de Sanankoroba.  C’était le mardi 20 juin 2017 en compagnie des membres de son cabinet et de la presse. Cette unité industrielle a nécessité un investissement de 9 milliards de F Cfa sur une superficie de plus de 2 hectares.</strong></em>

Le Moulin des Boulangers de Mbouna Industries a démarré ses activités en fin avril dernier et a mis les premiers sacs de farine sur le marché ce mois de juin 2017. Elle a une capacité «<em>d’écrasement</em>» de 200 tonnes de blé par jour et une production de 155 tonnes de farine par jour. «<em>Farine Massa</em>» est sa marque déposée.  L’usine a contribué également à la création de 108 emplois directs et indirects.

Selon le Chef de production, Tarik Takoua,  un test effectué en France a prouvé que la <em>Farine Massa</em> est le leader au Mali en termes de qualité.  Le ministre Mohamed Aly Ibrahim, a visité les différentes sections de l’usine, notamment le nettoyage, la  mouture et le saccage (mise en sac). Avec des membres de son cabinet, il a assisté à une production test dans les locaux de Mbouna Industries.

Selon l’administrateur général adjoint de Mbouna Industries, M. Mohamed Cissé, la matière première dans la fabrication de la farine (le blé) est importée de la France, de la Russie et du Canada. Et seulement 10 % du blé utilisés  sont produits au Mali, notamment dans les cercles de Diré et Goundam (Tombouctou).

Après le Mali, cette unité industrielle vise le marché sous-régional, notamment le Burkina Faso, dans les jours à venir. En parlant de difficultés, M. Cissé a insisté  sur  l’accès au financement, le transport du blé, du port de Dakar (Sénégal) à l’usine et les délestages qui jouent beaucoup sur la production.

«<em>Avec Mbouna Industrie, une minoterie, nous pouvons dire que nous passons vers une transition économique à l’industrie. La transition économique de l’industrie devient donc une réalité au Mali</em>», a déclaré Mohamed Aly Ag Ibrahim, après avoir visité l’unité industrielle.

Et d’ajouter qu’il est «<em>nécessaire et important d’encourager et soutenir cette initiative</em>» qui crée non seulement de la valeur ajoutée et des richesses indispensables à la croissance économique, mais aussi et surtout des emplois. Pour le ministre Mohamed Aly Ag Ibrahim, cette usine participe à la fourniture de farine pour les boulangers.

<strong>Salma Saye</strong>

<em>Envoyé spéciale</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Que reste&#45;t&#45;il de la famille africaine ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-reste-t-de-famille-africaine-2345352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-reste-t-de-famille-africaine-2345352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/11/population1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 01:05:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La famille est un sujet à la fois simple et compliqué. Elle est l’unité de base de toute société humaine. La conception de cette notion évolue au fil des époques et des continents. Les Occidentaux et les Africains n’en ont pas la même.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Pour les premiers, c’était et c’est toujours strictement restreint : père, mère, enfants. Pour les seconds, c’était plus vaste et c’est l’une des raisons pour lesquelles on parlait de <em>"famille africaine"</em>. C’est le père, la mère, les enfants, les cousins, les oncles, les tantes, etc.

Mais, la mondialisation aidant, la cellule familiale à l’africaine perd de son essence et tend à disparaître. On se réunissait par exemple pour manger ensemble mais maintenant, on le fait devant la télé ou la tête plongée dans son Smartphone oubliant les simples règles de la bienséance et de la communication.

La famille devient ainsi comme une station-service où les uns et les autres viennent se ravitailler et passer leurs chemins. Il est très rare de nos jours de voir des membres d’une famille causer ensemble, jouer en groupe ou encore partager des activités récréatives dans la joie et la bonne humeur.

Chacun se créé une petit bulle dans laquelle il s’enferme et mène sa petite vie en solitaire. On dirait même qu’on est parfois comme des adversaires dans une même famille. Les parents n’ont pas le temps de conseiller leurs enfants, les enfants ne s’approchent pas des parents pour leur poser des questions et apprendre ainsi à éviter les pièges de la vie.

Les liens sont coupés avec presque tout le monde. Même si on habite dans une même ville, on n’est pas obligé de se rendre visite, car dans le monde moderne, chacun a sa vie. En Afrique, vivre de cette manière en évitant les membres de sa famille est une vraie nouveauté et ne fait certainement pas partie de notre éducation et de nos traditions.

Faut-il donc suivre ces concepts qui nous poussent à restreindre notre cercle familial comme le font les autres ?

N’ayant pas la même culture, ni les mêmes réalités, nous n’avons aucun devoir de suivisme. La famille africaine est un village, une tribu où tout le monde est solidaire. C’est le socle de tout développement inter et intra personnel.

C’est le lieu où on apprend les règles de base de la vie en société. Alors, suivre aveuglément le diktat du monde moderne selon lequel loin de sa famille on réussit mieux serait une grave aberration. Ce faisant, l’on s’expose à la solitude, la tristesse et à l’oisiveté qui est mère de tous les vices.

Seul, on se perd, on s’égare, on ne peut avoir recours à cette petite lumière tutélaire qu’est la cellule familiale pour nous guider et nous conseiller ; pour nous apporter protection, soutien et amour ; pour nous tenir la main quand nous sommes épuisés ; pour nous rappeler à l’ordre quand nous perdons le Nord.

Même si la famille a connu beaucoup d’évolution et de changements au fil du temps, malgré le fait que beaucoup d’aspects de la famille africaine se sont <em>"européanisés"</em>, elle restera toujours cette entité qui a fait la force des sociétés africaines, qui fait l’unité et la cohésion sociale.

Nous avons de très bonnes valeurs, ne les délaissons pas au profit de celles des autres même si les leurs ne sont pas forcément mauvaises, elles sont fortement inadaptées à nos réalités. Un proverbe africain résume fort bien cette situation en disant, <em>"Une seule main ne peut attacher un fagot de bois"</em> !

La famille africaine a toujours été nombreuse ! Puisse-t-elle rester ainsi pour ne pas être dénaturée !

<strong>Serges Kooko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Une aubaine pour les opportunistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-aubaine-opportunistes-2345032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-aubaine-opportunistes-2345032.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/constitution.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 00:59:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Du rafistolage ! Un travail peu sérieux ! Ce sont, entre autres, les avis de nombreux juristes sur le projet de révision constitutionnelle qui doit être soumis au peuple par référendum le 9 juillet 2017. Et faute d’arguments crédibles, pertinents et percutants, la majorité présidentielle tombe maladroitement, comme à ses habitudes, dans le déni de la réalité en essayant de justifier l’injustifiable.

Comme le soulignait si bien un observateur, <em>"le plus triste dans les justifications de cette révision est que l’on entend jamais parler du peuple"</em>. En effet, à entendre les partisans du <em>"oui"</em>, ce projet est conçu pour <em>"respecter l’accord"</em> (accord pour la paix et la réconciliation nationale) ou que <em>"c’est une exigence de la communauté internationale"</em>.

Mais, jamais, ils n’invoquent <em>"la volonté du peuple malien"</em>. Certainement le seul mensonge dont ils se réservent. Heureusement que le peuple a tenu à se faire entendre le 17 juin 2017 par une marée humaine dans les rues de Bamako.

Et d’après le clan, si les Maliens ne votent pas <em>"oui"</em> le 9 juillet prochain, c’est le ciel qui va leur tomber sur la tête. Et si le débat sur la révision constitutionnelle a conforté une conviction en nous, c’est que certains sont prêts à tout pour défendre leurs intérêts. Ainsi, pour défendre un projet auquel aucun citoyen digne de ce nom ne peut jurer du bien-fondé, la majorité a battu le rappel des opportunistes. La panique dans les allées du pouvoir est une véritable aubaine pour ceux-ci.

Des individus qui ont renié toutes les valeurs pour l’argent en s’imposant dans la grâce du régime. Ils sont passés maitres dans le chantage. Leur conviction, la direction du vent ! C’est à eux qu’il revient de faire le sale boulot parce que personne dans la majorité ne veut se mouiller. Et faute de d’arguments convaincants, ils retrouvent ceux qui est naturel en eux : le mensonge, la calomnie, la manipulation, l’intox…

Ainsi, on a vu le président du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS) contester l’absence de l’armée et de l’administration malienne à Kidal dans un débat télévisé (Africable, le vendredi 16 juin 2017). Un vieillard (77 ans) qui n’a pas honte de mentir sans vergogne devant des millions de téléspectateurs, majoritairement constitués de ses enfants et petits-enfants ?

On ne peut voir cela que dans une République d’opportunistes. Et de surcroit un supposé professeur qui doit être un exemple de vertu, un repère en termes de valeurs. Mais, le papy est prêt à pactiser avec le diable se garantir à jamais une retraite dorée. C’est ainsi qu’on l’a vu essuyer à Kati les rangers et souliers des membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE)) après le stupide coup d’Etat du capitaine Amadou Haya Sanogo le 22 mars 2012.

<strong>Du mépris pour le Malien honnête et travailleur</strong>

Mais, ce vieux est un laudateur indécrottable qui y trouve son bonheur. Qui ne se souvient pas aussi de sa fausse colère et ses remontrances les 11 et 12 mars 2017, lors du 3e congrès ordinaire du RDS, à l’égard des supposés détracteurs du président Ibrahim Boubacar Kéita.

Il avait profité de l’aubaine pour réaffirmer le soutien total de son parti aux actions du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, et son gouvernement. Et quelques jours après, il a reçu sa récompense. Il a été propulsé président du conseil d’administration de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep). Et c’est loin d’être la portion congrue pour un retraité qui doit souvent chercher la queue du diable en vain.

Une République des opportunistes ! C’est hélas ce que ce pays est devenu avec ce régime. Du moins il a accentué le phénomène parce que avec le futur empereur du Mandé, seuls les bénis oui-oui sont admis à servir le clan de prédateurs qui n’ont que mépris pour le Malien honnête et travailleur.

Le Mali est devenu un pays des opportunistes où la conviction est loin d’être la chose la mieux partagée. Aujourd’hui être un homme consciencieux et de conviction est un lourd handicap dans ce pays où seuls les incompétents et les individus sans vergogne sont promus parce capables de faire le sale boulot pour s’assurer une promotion et une situation financière confortable. Comme le disait récemment un patriote, <em>"la seule chose qui compte c’est de vivre dans le luxe même au prix de bafouer son honneur et sa crédibilité"</em>.

C’est ce qui explique sans doute le manque de rigueur et de sérieux dans l'élaboration d'un document aussi vital que la Constitution du Mali. Parce que ceux qui ont été chargés de l’élaborer se sont préoccupés de leurs intérêts personnels que de l’avenir réel de cette nation.

De 2012 à nos jours que d’humiliations pour ce pays et ses citoyens ! On nous piétine, on nous humilie… Le Mali est aujourd’hui comme orphelin et/ou veuve sans défense dans une jungle où chacun ne se préoccupe que de ses intérêts.

Incapable d’élever la voix pour défendre notre honneur et notre dignité, IBK et son clan veulent aujourd’hui nous imposer l’humiliation suprême : vivre dans un pays dont la Constitution est dictée par l’extérieur pour satisfaire les lubies de bandits armés et de mercenaires que la France a armés pour nous déstabiliser !

Allons-nous accepter de tomber si bas ? Non ! La France déguisée en communauté internationale peut tenir le régime par ses travers, mais pas le peuple malien.

C’est pourquoi, pour paraphraser mon ami et mburankè (beau-père) Fousseyni Camara, le samedi 17 juin 2017, des Maliens ont montré au monde que ce peuple a encore du ressort. Et, a-t-il précisé dans une publication dans un forum de discussion, <em>"ceux qui, du haut de leur suffisance, traitaient les patriotes d'aigris et d'apatrides n'ont qu'à se dépêcher pour rejoindre le bon côté de l'Histoire. Ce mouvement ne s'arrêtera plus"</em> !

Le Mali est en marche et aucune considération partisane ou politicienne ne pourra l’arrêter. Il en va de l’avenir de ce pays ! Notre engagement à poursuivre cette marche, quel que soit le prix à payer, déterminera du Mali que nous voulons laisser à nos enfants, aux générations futures.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nations Unies : Le SG s’inquiète de la situation politique au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nations-unies-sg-sinquiete-de-situation-politique-mali-2345302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/nations-unies-sg-sinquiete-de-situation-politique-mali-2345302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/07/Antonio-Guterres.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 00:58:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Antonio Manuel d’Oliveira Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) s’inquiète de la situation pré-référendum au Mali et appelle à l’instauration d’un climat apaisé.</em></strong>

"Je  constate  avec  préoccupation  que,  dans  le  cadre  de  la révision  de  la  Constitution,  les  parties  prenantes  maliennes  n’ont  pas  été  consultées par  le  conseil  des  ministres  préalablement  à  l’adoption  d’un  projet  sur  la  question. J’exhorte  le  gouvernement  à  prendre  dûment  en  considération  les  vues  exprimées,  à dégager  des  consensus  et  à  se  montrer  ouvert,  avant  la  tenue  du  référendum.

Alors  que  le  Mali  entre  dans  un  nouveau  cycle  électoral,  il  est  essentiel  que ces  élections,  ainsi  que  le  référendum  constitutionnel,  contribuent  à  la  paix  et  à  la stabilité  du  pays.  J'exhorte également  le  gouvernement  à  faire  tout  son  possible  pour  favoriser  un  climat propice  à  la  participation  de tous  les  Maliens  à  ces  scrutins  clefs…"

<em>Extrait du "rapport sur la situation au Mali" (page 14, points 60 &amp; 61) présenté au Conseil de sécurité à la date du 6 juin 2017.</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelles des expatries : Hamari Traoré quitte Reims pour Rennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/nouvelles-expatries-hamari-traore-quitte-reims-rennes-2345292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/nouvelles-expatries-hamari-traore-quitte-reims-rennes-2345292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Hamari-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 00:53:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Hamari Traoré, le défenseur international malien a officiellement signé pour quatre ans avec Rennes le mercredi 14 juin 2017. Le joueur de 25 ans évoluait à Reims depuis 2015. Le montant de son transfert est estimé à 2,4 millions d'euros. </em></strong>

<em>"Je n'ai pas hésité une seconde. Le projet du coach m'a plu. Je sais que je vais apprendre beaucoup de choses. Jouer avec Yoann Gourcuff et Firmin Mubele, ça donne aussi envie"</em>, a expliqué le joueur Hamari Traoré, sur le site de Rennes, après la signature de son contrat.

Il s’est ensuite exprimé sur son compte Twitter en ces termes : <em>"Les meilleures choses ont une fin et chaque fin est le début d’un nouveau départ. Après avoir passé deux superbes saisons au sein de ce club historique, mon aventure avec le Stade de Reims s’arrête là. </em>

<em>Je ne peux pas vous nommer tous individuellement, mais sachez que j’ai partagé avec chacun d’entre vous de merveilleux souvenirs professionnels </em>

<em>La vie professionnelle n’est pas un long fleuve tranquille. Les tensions, incompréhensions, conflits font partie de notre quotidien. Cependant, malgré les pressions naturellement liées aux enjeux, et au stress de notre métier, il me reste l’image d’une équipe unie, solidaire et altruiste. Maintenant, face à un nouveau challenge avec le Stade Rennais. J’ai hâte de relever ce nouveau défi. Bonne chance et bonne route à chacun de nous. Dieu est au contrôle"</em> !

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet  de constitution : Les femmes édifiées sur la révision par Trait d’Union</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-constitution-femmes-edifiees-revision-trait-dunion-2344972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-constitution-femmes-edifiees-revision-trait-dunion-2344972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 00:29:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement Trait d’Union a organisé, le samedi 17 juin 2017 à la Maison de la presse de Bamako, une conférence-débats pour édifier les populations sur le projet de constitution. Et cela afin de permettre à chaque citoyenne et chaque citoyen de voter en âme et conscience au referendum du 9 juillet prochain.</strong>

«<em>Les femmes veulent comprendre le projet de révision de la constitution de 1992</em>». Tel était le thème d'une conférence-débat organisée par le mouvement Trait d’Union. Le ministre des Droits de l'Homme et de la Réforme de l'État, Me Kassim Tapo, était le principal conférencier.

«<em>Notre démarche est claire : nous voulons comprendre ! C’est notre droit. Comprendre afin de décider en toute indépendance, sans nous laisser emporter par la vague des experts en tout qui tirent leur source de dame rumeur</em>», a précisé Mme Oumou Sall Seck, coordinatrice nationale du Mouvement Trait d’Union (MTU) pour justifier cette initiative.

Déjà fragile, a ajouté le maire de Goundam, le processus de paix est aujourd'hui mis  à rudes épreuves.  En effet, depuis l'annonce par le gouvernement d'un projet de révision constitutionnel qui sera soumis à l'arbitrage du peuple souverain le 9 juillet prochain, les germes de la division sont en train de refaire surface.

«<em>Au fil des jours, la tension monte et les positions semblent se figer et se radicaliser à un moment où le défi et l'impérieuse nécessité d'aller à une véritable réconciliation nationale se posent acuité</em>», a souligné Mme Seck.

En initiant ce débat autour du projet de révision de la constitution, le mouvement Trait d’Union souhaite que la population puisse être informée sur le contenu de ce texte fondamental.

«Il est important que le débat actuel quitte la rue pour venir dans un cadre formel sans passion et autour de ce qu’on nous considérons comme valeurs qui cimentent notre démocratie», a conclu la coordinatrice du Mouvement.

La question fondamentale est de savoir si la loi portant révision de la constitution remet en cause le caractère Républicain de l’Etat, menace son intégrité territoriale, le multipartisme ou encore la laïcité ? Dans quelle mesure cette  nouvelle révision constitutionnelle va-t-elle renfoncer ou plutôt restreindre les droits et libertés fondamentaux ?

En quoi cette nouvelle révision constitutionnelle contribue-t-elle à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale ? Des divergences actuelles sur cette nouvelle loi constitutionnelle entachent-elles les principes clés d’une constitution démocratique ? Ou s’agit-il d’une vision politique d’un groupe ? Autant de questions soulevées et auxquelles le conférencier a essayé d’apporter des réponses satisfaisantes.

En prenant la parole,  Me Kassoum Tapo a tout d’abord rappelé que ce n’est pas la première tentative de révision constitutionnelle. Il a précisé qu’il y a eu deux tentatives sous la 3e République.

«<em>Le texte dont nous nous sommes inspirés, la constitution de 1958, a déjà été révisé. Cela n’a jamais suscité autant de débat parce que la République n’a jamais été mise en cause. C’est juste de simples adaptations au contexte politique, économique et social</em>», a défendu le ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat.

Et d’ajouter, «<em>la constitution vit avec la nation. C’est un texte fondamental sur lequel se reposent tous les autres textes. Toutes les réformes, les lois et les règlements doivent être conformes à la constitution</em>».

Me Kassoum Tapo, dans ses explications, a mis l’accent sur le préambule de notre loi fondamentale. Il dira que trois Conventions fondamentales pour les Droits de l’Homme, en plus de la Déclaration des droits de l’Homme de 1948 et la Charte africaine des Droits des Peuples et des Droits de l’Homme, sont visées dans le préambule de la nouvelle mouture de la constitution. Il s’agit de la Convention internationale contre les traitements inhumains et dégradants, les Conventions Internationales protégeant  les Droits de la femme et celle de l’Enfant.

«<em>On a renforcé les droits humains et les droits de l’Homme dans notre constitution comme il n’est fait nulle part ailleurs</em>», a précisé le ministre Tapo. Si le 1er titre de la constitution met en exergue les Droits Humains, le titre 2 réaffirme que la République du Mali est indépendante, souveraine, indivisible et laïque et sociale, son organisation est déconcentrée et décentralisée. Donc, l’exigence du principe de la décentralisation.

Pêle-mêle,  le conférencier a parlé des innovations. Ainsi, selon le nouveau projet, c’est le président de la République qui détermine la politique de la nation, qui nomme le Premier ministre (pas de changement) mais peut mettre fin à ses fonctions sans qu’il présente sa démission.

L’autre nouveauté, le président de la République désigne 1/3 des Sénateurs pour permettre au niveau de la représentativité des collectivités les autorités traditionnelles afin de leur permettre de participer aux institutions de la République.

Il y a également désormais la désignation du président de la Cour constitutionnelle par le président de la République. Il faut aussi noter la création d’un Parlement composé de deux chambres : <em>l’Assemblée nationale et le Sénat</em> !

Et cela d’autant plus que, a indiqué le conférencier, l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale prévoit la création d’un Sénat pour permettre la représentativité des collectivités territoriales au niveau du parlement.

Il faut noter également la création d’une Cour des comptes dans la nouvelle mouture de notre loi fondamentale conformément aux directives de l’UEMOA.

En attendant, le vote référendaire prévu pour le 9 juillet prochain, les protestations contre ce projet constitutionnel continuent.  Et cela même si cette initiative du Mouvement Trait d’Union a permis d’édifier l’assistance.

<strong>Salma Saye</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Peinture : Elvire au col blanc</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/peinture-elvire-col-blanc-2345432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/peinture-elvire-col-blanc-2345432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/ELVIRE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 00:20:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Des yeux en amande, un visage trop long, un regard vide qui intrigue : voilà le style si particulier du jeune peintre italien. Egalement cette impression d'un portrait inachevé parfois déroutant mais toujours fascinant.

Il y a quelque chose de primaire dans sa façon de dessiner, une sorte de dérision avec des traits trop épais, des formes disproportionnelles mais toujours élancées. Un grain de laideur pour un charme désuet, étrange, intemporel. Elvire au col blanc avec une robe stricte pour dénoncer l'hypocrisie de la société mondaine, les rumeurs, les on-dit car lui, il n'avait pas honte de coucher avec cette fille de prostituée, de plus cocaïnomane à l'âge de 15 ans environ.

Une vie de débauche entre le raisonnable et la folie. Une œuvre où la perfection est invisible, car la beauté est ailleurs,  dans les aspérités, la rudesse, les défauts qui vont lui donner un charme fou où chacun d'entre nous pourra se noyer dans ce regard vide ivre de liberté. Une sorte de résurrection dans un temps autre.

Ton hirondelle !

<strong>Sonia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ŒIL DE SONIA : Trump s’autoproclame supérieur aux Africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/loeil-de-sonia-trump-sautoproclame-superieur-aux-africains-2332972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/loeil-de-sonia-trump-sautoproclame-superieur-aux-africains-2332972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/donald-trump-utilise-telephone-samsung-tweeter.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 05:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[J'aurais voulu écrire un commentaire sur ta page Facebook, mais je me suis abstenue en voyant les réponses qui, encore une fois, m'ont déstabilisé. Le sujet était Donald Trump qui estime que l'Afrique mérite d'être recolonisée. J'ai apprécié ton commentaire et même plussoyer (un plus vers le haut, un pouce en haut) car tu as comme d'habitude raison.

Cependant, très étonnée de ne voir personne réagir sur le vocabulaire utilisé par Trump. A la lecture de ses dires, ma réflexion a été tout autre que la vôtre. Quand j'ai lu le mot esclavage, pour moi c'est un manque de respect et de considération pour le peuple africain même si je comprends son message qui, à mon avis, est à double sens.

Je trouve déplorable que personne, dans ce discours ait dénoncé cette vacuité d'esprit dont il a fait preuve car  l'Afrique a besoin de temps pour se reconstruire et sortir de l'emprise de la colonisation. Dire que les Africains sont de nos jours encore des esclaves signifie pour moi que vous êtes des moins que rien, des animaux qui ne méritent même pas d'être traités comme des humains.

C'est la définition que j'ai du mot esclavage et c'est pour cela que je pensais lire des avis qui auraient dénoncer ce vocabulaire que je considère comme une grave injure. Il m'arrive parfois d'utiliser ce mot comme travailler comme un esclave. Mais, dans ce contexte cela signifie que j'ai travaillé dur toute la journée et ce n'est pas une insulte envers les esclaves bien au contraire.

Si D. Trump avait eu cette intelligence, il aurait dit simplement qu'il est injuste de voir des pays d'Afrique sous l'emprise d'une oligarchie malveillante. Mais non, il a préféré évoquer une séparation entre un peuple et son gouvernement : <em>des Africains, des esclaves au service de leurs dirigeants</em> !

La situation est bien plus complexe que ce qu'il laisse entendre. Je ne dis pas que ses intentions sont mauvaises car il a en partie  raison mais je ne cautionne pas cette <em>"auto-proclamation"</em> de supériorité, de l'être suprême.

Donald Trump en agissant ainsi montre qu'il ne sait rien et ne connait rein de l'Afrique. En effet, s'il avait conscience de la réalité, il aurait pu user d'un autre vocabulaire plus respectueux pour ce continent berceau de l’humanité qu'il méprise et sous-estime. L'Afrique est juste un moyen pour lui de faire du buzz pour redorer son blason et surtout se prendre pour le nombril du monde.

Et puisqu'il est si certain de lui, pourquoi ne fait-il rien pour améliorer les conditions de vie du peuple africain ? Après tout, c'est un entrepreneur avec des moyens conséquents qui pourrait facilement apporter son aide pour la construction d’infrastructures économiques et sociales.

A l’image du chanteur Daniel Balavoine qui l'a fait en toute modestie. Peut-être ai-je un jugement péjoratif du mot esclavage et ses dérivés car la langue française est bien compliquée. Mais, quand on est à la tête de plusieurs Etats ou d'un pays, on se doit d'utiliser le bon vocabulaire.

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Formes modernes de l’esclavage : Des migrants ouest&#45;africains vendus comme esclaves en Libye</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/formes-modernes-de-lesclavage-migrants-ouest-africains-vendus-esclaves-libye-2332932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/formes-modernes-de-lesclavage-migrants-ouest-africains-vendus-esclaves-libye-2332932.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Des-migrants-ouest-africains-sont-souvent-emprisonnés-en-Libye-ou-ils-sont-vendus-comme-esclaves-des-tribus.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 04:58:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 20 mai 2017, la Commune de l’Île Saint-Denis (Paris/France) a célébré la 3e édition de la commémoration de l'abolition de l'esclavage. Et l’invitée d'honneur était le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Wallet Intallou. En plus des manifestations artistiques et culturelles, l’événement a été marqué par de brillantes allocutions le situant dans son contexte historique.</em></strong>

<em>"Cette journée festive et culturelle vise à commémorer l'abolition de l'esclavage, 16 ans après l'adoption de la loi Taubira et 11 ans après la première Journée nationale d'hommage, le 10 mai 2006"</em>, a précisé Mme Madioula Aïdara Diaby, conseillère municipale et présidente de la commission d’organisation. Elle est maire adjointe chargée de la jeunesse, des sports et de la culture à l’Île Saint Denis.

Pour la circonstance, l’élue avait réussi à mobiliser du beau monde dans la Commune de l’Île Saint-Denis (Paris/France) à l’occasion du 168e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les territoires français.

<em>"Tout ce passé douloureux doit être connu et traité historiquement. Le code noir de 1648 fit des humains des objets que l’on pouvait posséder, exploiter, châtier ; des humains privés de toutes les libertés"</em>, a dénoncé Madioula.

Elle a profité de l’occasion pour évoquer la mémoire de Victor Schoelcher, sous-secrétaire d’Etat à la Marine aux Colonies de la République. Mais, on retient surtout de lui qu’il fut un humaniste à qui l’on doit l’initiative du décret du 27 avril 1848 abolissant l’esclavage en France. Il est aussi l’initiateur des premiers combats contre la peine de mort et en faveur de l’éducation laïque et gratuite, de l’égalité homme/femme…

<em>"Mais, avant tout, n’oublions pas les innombrables victimes de l’esclavage et de la traite négrière pratiquée par certains armateurs français et leurs actionnaires… Durant plus d’un siècle, de la fin du XVIIe au début du 19e, les navires négriers partis du port de Nantes furent responsables de la déportation à partir de la côte ouest de l’Afrique"</em>, a rappelé la jeune maire adjointe.

Après avoir quitté les côtes françaises, les bateaux échangeaient en Afrique, et notamment sur la tristement célèbre île de Gorée au Sénégal, des marchandises de faible valeur contre des esclaves. Ils repartaient ensuite vers les Amériques pour vendre ces esclaves dans les îles caribéennes comme Sainte Anne. Et ce en échange des rares et chères denrées du nouveau monde.

<em>"Beaucoup de ces hommes et femmes mouraient durant le voyage. L’Europe est responsable, dans son ensemble, de la déportation de plusieurs millions d’Africains devenus esclaves au cours de ce macabre commerce"</em>, a déploré Madioula Aïdara Diaby.

Pour elle, la commémoration de l'abolition de l'esclavage va <em>"au-delà d’un simple devoir de mémoire"</em> pour être <em>"un droit de mémoire qui ne doit pas pour autant pousser à la haine"</em>. Et cela, insiste la jeune Dame (manager du jeune boxeur Mohamed Diaby), d’autant plus que <em>"se souvenir est nécessaire, car au sein d’une ville métissée telle que l’est l’Île Saint-Denis"</em>.

&nbsp;

<strong>L’abolition de l’esclavage n’est pas une fin en soi</strong>

Et de poursuivre, <em>"connaître le passé permet de mieux vivre le présent et d’envisager l’avenir d’une autre façon résolument multiculturelle et métissée. Le présent nous rappelle toutefois que le combat pour l’égalité entre les êtres humains ne saurait s’être terminé avec l’abolition de l’esclavage"</em>.

En effet, de part le monde, des personnes sont trop souvent encore victimes du racisme, de la discrimination, sur le seul fondement de leurs origines ou de la couleur de leur peau ou de leurs convictions politiques, religieuses…

<em>"La mémoire de l’histoire et la connaissance de l’autre sont autant de moyens de mettre fin à ces discriminations. Se souvenir permet de faire de ces tristes événements une source de lien et de respect mutuel, mais il est aussi nécessaire de mener des actions concrètes pour activer cette solidarité et pousser les citoyens à partager car aucun de nous n’est coupable ou responsable du passé"</em>, la conseillère chargée de la jeunesse, des sports et de la culture à la mairie de l’Île Saint Denis

Déjà en 2006, le maire de l’Ile-Saint-Denis, Michel Bourgain, mettait avait mis en place <em>"un échange équitable"</em> avec le maire de l’île de Gorée et le maire de l'Ile de Sainte Anne, deux lieux centraux de la traite négrière. Ce partenariat, fondé sur un partage des connaissances et des savoir-faire entre les trois îles, fut <em>"un bel exemple de la manière de faire de ce triste passé une force pour demain"</em>.

Le maire de l’île-Saint-Denis, Mohamed Gnabaly, a rappelé que la France est l’un des Etats au monde à ce jour à avoir décrété une <em>Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage</em> et qui a adopté, le 10 mai 2001, une loi reconnaissant comme crime contre l’humanité <em>"la traite des Noirs et l'esclavage des populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes, perpétrés en Amérique et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe, à partir du XVe siècle"</em>.

Mais, a-t-il souligné, <em>"la France est également l’un des Etats modernes qui s’est le plus enrichi sur le commerce d’esclaves et le travail forcé de millions d’hommes et de femmes, sur différents continents. Pendant des siècles, l’Etat français a produit une double législation fondée sur un racisme plus ou moins assumé en fonction des époques et des dirigeants"</em>. Et cela du <em>"Code noir"</em> au <em>"Code de l’indigénat"</em> en passant par le <em>"devoir de civiliser les races inférieures"</em> si cher à Jules Ferry.

<em>"Ce double héritage, républicain et esclavagiste, humaniste et raciste, a façonné notre société pendant des siècles et a fait que ces sujets restent toujours brûlants d’actualité encore aujourd’hui où le mot <strong>bamboula</strong> reste convenable dans la bouche d’un représentant de la fonction publique française sur une chaîne du service public"</em>, a souligné Mohamed Gnabaly.

&nbsp;

<strong>Des migrants subsahariens vendus en Libye comme esclaves</strong>

L’édile de l’île Saint-Denis a aussi déploré le fait que <em>"l’esclavage domestique existe toujours aujourd’hui en Mauritanie, au Soudan ou plus récemment en Libye où des marchés aux esclaves vendent au grand jour des migrants subsahariens faits prisonniers…"</em>.

Tout comme, <em>"l’esclavage prend également d’autres formes partout dans le monde, y compris sur notre territoire, comme le travail forcé d’enfants, l’esclavage sexuel ou encore dans la géopolitique mondiale qui prouve chaque jour que la mort d’un Palestinien, d’un Congolais, d’un Birman ou d’un Syrien compte moins aux yeux de la communauté internationale que celle d’un Français, d’un Israélien ou d’un Américain…"</em>, a ajouté le maire Gnabaly.

Difficile alors pour lui de commémorer pleinement et dignement l’abolition de l’esclavage et ne considérer l’esclavage que comme un lointain souvenir tant que ne seront pas appliqués et respectés partout dans le monde, à commencer par chez nous, les principes proclamés par l’article 1 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen proclamée en France en 1789 : <em>"Tous les hommes naissent libres et égaux en droits"</em>.

Tout comme  l’article 1 de la Charte du Mandé ou <em>"Charte de Kurukanfuga"</em> proclamée dans l’Empire du Mali en 1222 et qui stipule que <em>"toute vie est une vie, aucune vie n’est plus respectable qu’une autre vie de même qu’aucune vie n’est supérieure à une autre vie"</em>.

Et au maire de rappeler également, <em>"être Noir et Français n'est toujours pas une évidence aujourd'hui pour beaucoup de monde. Les dernières élections l’ont encore prouvé à celles et ceux qui avaient encore besoin de preuves…"</em>.

<strong> </strong>

<strong>Christiane Taubira et Danielle Mitterrand, deux générations de femmes engagées</strong>

<em>"Au moment où je prononce tous ces mots, comment les recevez-vous ? Prenez-vous ce discours comme venant d’un Noir ou d’un Français ? D’un élu de la République ou d’un Îlodyonisien ?... Si je vous dis que ce discours a été coécrit avec un Blanc, le recevez-vous différemment ?"</em>, a-t-il interrogé l’assistance.

<em>"Un des enjeux de notre société est qu’un jour, ces question n’aient plus aucun sens… Nous en sommes encore loin, hélas…"</em>, a poursuivi, M. Gnabaly, maire de l’Île Saint-Denis.

Et pour y parvenir, il faut que chacun réussisse à se libérer de ses <em>"chaînes, individuellement et collectivement"</em>. Ce qui exige de tout faire pour ne pas considérer ce constat comme une fatalité et pour fabriquer chaque jour plus d’ouverture d’esprit, d’opportunités, d’apaisement et de justice…

Il est aussi indispensable de toujours avoir à l’esprit que <em>"nous vivons dans une société et un monde dont le fonctionnement nous dépasse et que malgré nos efforts, nos pratiques et nos habitudes collectives, comme les inégalités, ont la dent dure…"</em>, a rappelé M. Gnabaly.

Il a conclu son intervention par deux citations du légendaire et regretté poète de la Négritude, Aimé Césaire, selon qui <em>"une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde"</em>. Mais, avait-il aussi l’habitude de dire, <em>"j'ai toujours un espoir parce que je crois en l'Homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même"</em>.

Invitée d’honneur de l’événement, le ministre de l’Artisanat et du Tourisme a remercié les organisateurs du choix porté sur sa modeste personne et aussi pour cette noble initiative. Pour Mme Nina Wallet Intallou cela est <em>"un immense honneur"</em> d’avoir été choisie comme marraine de cette célébration de l’abolition de l’esclavage.

Ainsi, elle était <em>"émue"</em> de se retrouver au milieu de ce beau monde sur une place portant le nom de Mme Danielle Mitterrand. <em>"Une femme de cœur qui s’est distinguée par son fervent engagement en faveur des droits de l’Homme et pour laquelle j’ai beaucoup d’estime et d’admiration"</em>, a précisé Nina Wallet Intallou.

<em>"Grâce à une femme de convictions et de valeurs que nous sommes là aujourd’hui réunis pour commémorer une période tragique de notre histoire commune. Je veux parler de Mme Christiane Taubira"</em>, a-t-elle ajouté.

Dans une brève allocution, Mme Nina Wallet Intallou a mis l’accent sur les efforts du gouvernement malien pour ramener la paix et l’entente afin de mieux protéger les droits humains. Le vivre ensemble est aujourd’hui une priorité des autorités maliennes qui ne cessent de consentir d’énormes efforts pour la paix et la réconciliation nationale.

A noter que cet événement avait pour parrain et marraine M. Berthet One et Mme Awa Imani.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrobasket féminin 2017 à Bamako : Un second titre en hommage à Salamatou Maïga dite &amp;quot;Bébé&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/afrobasket-feminin-2017-a-bamako-second-titre-hommage-a-salamatou-maiga-dite-bebe-2332902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/afrobasket-feminin-2017-a-bamako-second-titre-hommage-a-salamatou-maiga-dite-bebe-2332902.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/La-tres-regrettee-Salamatou-Maiga-dite-Bebe-une-figure-emblématique-du-basketball-en-Afrique-arrache-a-notre-affection-le-23-decembre-2014.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 04:51:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Afrobasket se déroule sous forme d’un championnat allé simple au premier tour et, dans chaque poule, les quatre meilleures joueront les quarts de finales.

Ainsi, chaque équipe rencontrera les cinq adversaires de son groupe. Les quatre premières équipes de chaque groupe se qualifieront pour la deuxième phase. Il y aura des jours de repos les 4e et 7e journées.

Le tournoi se disputera avec des matches à élimination directe à partir des quarts de finale. Le match de la 3e place et la finale auront lieu le dernier jour de la compétition, c’est-à-dire le dimanche 27 août 2017.

Les matches de classement de la 9e à la 12e place se joueront les 8e et 9e journées, tandis que les matches de classement de la 5e de la 8e place auront lieu aux 9e et 10e journées. A ce jour, 10 des 12 qualifiés pour le tournoi de Bamako sont connus. Le qualifié de la zone 4 et le pays invité seront connus en juin.

A titre de rappel, l’Afrobasket féminin est la compétition phare du basket féminin africain. Il se déroule tous les deux ans et réunit les 12 meilleures équipes du continent. C’est ainsi que notre capitale va abriter cette année la 25e édition du 17 au 28 août 2017.

La première édition de cette compétition féminine a eu lieu 1966 en Guinée-Conakry et a vu le sacre de l'Egypte après une victoire en finale face au pays hôte. Médaillées d’argent à Madagascar (2009) et de bronze à domicile en 2011, Bamaba Meiya Tirera et ses coéquipières rêvent d’une seconde couronne continentale. C’est le meilleur hommage qu’elles puissent rendre à leur regrettée <em>"Tantie Bébé"</em>, c’est-à-dire Salamatou Maïga dont le Palais des sports de l’ACI porte aujourd’hui le célèbre nom.

A ce jour, le Sénégal est le pays le plus titré après avoir remporté le trophée de 12 des 24 éditions. Il est suivi par le Zaïre avec trois titres puis par l’Angola, l'Egypte et le Nigeria comptabilisent chacun deux titres à leur actif. Le Mali a connu sa seule consécration en 2007 à Dakar en battant en finale le pays hôte, le Sénégal.

L’Afrobasket féminin rassemble les meilleures joueuses africaines évoluant dans les principaux championnats de basket-ball du monde.

Cette année, la compétition servira d’éliminatoires pour la Coupe du monde de basket-ball féminin Fiba-2018 avec une qualification directe pour les deux finalistes.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Championnats du monde de taekwondo : Karamoko Soumaré en route pour concrétiser son rêve</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/championnats-monde-de-taekwondo-karamoko-soumare-route-concretiser-reve-2332872.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/championnats-monde-de-taekwondo-karamoko-soumare-route-concretiser-reve-2332872.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Karamako-Soumare-a-droite-a-des-ambitons-legitimes-pour-les-championnats-du-monde-de-Muju-Coree-du-Sud.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 04:45:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré sa mise à l’écart pour certaines compétitions, Karamoko a quitté le Mali pour s’entraîner en Europe, précisément du côté de l’Espagne afin de pouvoir réaliser son rêve : hisser haut les couleurs du Mali dans le monde et contribuer à écrire les plus belles pages de cet art dans son pays et en Afrique.</em></strong>

&nbsp;

<em>"Je veux marquer l'histoire de mon sport (taekwondo) à l'international"</em> ! Telle est l’ambition qui anime le jeune taekwondoïste Karamoko Soumaré à la veille des championnats du monde prévus à Muju (Corée du Sud) du 22 au 30 juin 2017.

Le sociétaire de la salle de formation Fitness Center du centre d'entraînement <em>Olympic Art Málaga</em> (Espagne) ajoute, <em>"mon ambition le plus cher est d'être médaillé olympique pour mon pays"</em>.

Et le jeune homme ne s’est pas ménagé ces derniers mois pour essayer d’atteindre son objectif et réaliser son rêve. Après une tournée européenne bien aboutie, il a aujourd’hui les yeux tournés vers la Corée du Sud qui abrite l’édition 2017 des championnats du monde de taekwondo. Karamoko a ainsi participé et gagné l’Open d’Agen, le Tournoi international de Paris, un quart de final à l’Open d’Espagne…

Combattant technique, physique et toujours d’attaque, K. Soumaré s’est adjugé deux médailles d’or et le trophée de Meilleur de la 7e édition de l’Open international de Boé en France. Non seulement, le jeune combattant a été sacré dans deux catégories (les -87 et les +87 kg), mais il a remporté également le trophée de Meilleur combattant de l’Open.

Plus de 400 combattants français et espagnols (senior, junior, cadet et minime) issus de 55 clubs étaient en lice cette année pour le prestigieux trophée.

Il convient de rappeler qu’avant ce tournoi, le Franco-malien s’était illustré en Espagne en remportant le championnat de Castille la Mancha, en présence du grand maître Angel Munoz de Madrid, venu spécialement coacher son champion, Christian Seijo. Ce sacre de Karamoko Soumaré avait fait dire au technicien que le jeune combattant a <em>"toutes les capacités pour se présenter au Championnat du monde et de faire retentir au plus haut niveau l’hymne et les couleurs de son pays, le Mali"</em>.

Nous souhaitons bonne chance à ce grand patriote pour les championnats du monde (297e édition) prévus du 22 au 30 juin 2017 à Muju, en Corée du Sud.

<strong>Alphaly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>JUDO : Fodé Diagola récompensé par son club pour son brillant parcours</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/judo-fode-diagola-recompense-club-brillant-parcours-2332822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/judo-fode-diagola-recompense-club-brillant-parcours-2332822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Fode-Diagola-recompense-pour-ses-meilleurs-resultat-dura-la-saison-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 04:39:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le très promoteur talent du judo, Fodé Diagola (-100 kg), a été récompensé le samedi 10 juin 2017 par Judo-ju-jitsu Club de Poissy (banlieue parisienne, France) pour ses performances au cours de l'année. C’était lors de la fête du Club de Poissy. </em></strong>

<strong> </strong><em>"Cette récompense m'a été remise suite surtout à ma victoire en Coupe de France (junior). C’est une récompense qui me plait car cela remonte le moral et me motive davantage pour aller chercher d'autres titres pour un jour espérer intégrer une sélection et faire des compétitions internationales"</em>, a déclaré le jeune talent Fodé Diagola. Il a été accompagné à la cérémonie par sa très dévouée Maman, Mme Diagola Awa Kéita.

Fodé a été récompensé avec de nombreuses autres personnes, dont des dirigeants, des techniciens, des combattants.

<em>"Sachant que je passe en seniors, les objectifs seront de travailler dur pour pouvoir se qualifier pour les compétitions nationales au niveau de la région"</em>, a-t-il précisé.

Parti en France en 2002 avec sa mère, quand il n’avait que 5 ans (né le 27 novembre 1997 à Bamako) pour rejoindre son père (notre confrère Oussouf Diagola d’Africable), Fodé est inscrit au Centre municipal de judo de la ville de Houilles, dans le département des Yvelines, connu pour être le département de résidence de David Douillet, une figure emblématique du judo français et mondial.

Doté par la nature d’un physique avantageux, il décroche très vite ses premières médailles. De nos fréquents échanges, nous retenons surtout la forte envie de Fodé de contribuer à la relance du judo malien sur la scène africaine. <em>"J’attends toujours qu’on me fasse appel pour défendre les couleurs du Mali"</em>, rappelle-t-il souvent.

La balle est donc dans le camp du président de la Fédération malienne de judo (FMJ), Amadou Traoré, et son équipe qui devront se donner les moyens de tester le jeune prodige et lui donner sa chance sur le tatami sous la bannière du Mali.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le réflecteur : La République trahie par ses institutions</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/reflecteur-republique-trahie-institutions-2332622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/reflecteur-republique-trahie-institutions-2332622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/La-Republique-trahie-par-ses-instutitions-IBK.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 01:30:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Si la précipitation à réviser la Constitution du 25 février 1992 a conforté une conviction chez les Maliens, c’est sans doute l’inutilité de nos institutions qui sont toutes des caisses de résonance, des coquilles vides dont la connivence est une injure à la séparation des pouvoirs. Un principe qui est pourtant l’essence de la démocratie.

A commencer par la présidence de la République. Avec l’accord pour la paix et la réconciliation ainsi que la présente tentative désespérée de réviser la Constitution en vigueur pour l’adapter audit accord, le président Ibrahim Boubacar Kéita a doublement trahi son serment, donc le peuple malien. Mais, on se rappelle que des observateurs avaient déjà dénoncé un manquement à la formule du serment prononcé le 4 septembre 2013 au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

<em>"Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la loi. De remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine"</em> ! Telle la formule consacrée du serment (article 37 de la Constitution du 25 février 1992).

Mais, certains observateurs avaient rappelé que le nouveau président plébiscité avait omis la partie, <em>"respecter et faire respecter la Constitution et la loi"</em>. Et avec la tournure que prend l’actualité politique de notre pays, on est en mesure de se poser la question si ce n’était pas une omission <em>"volontaire"</em> qui présageait déjà de sa détermination actuelle à violer la Loi fondamentale en vigueur.

De toutes les manières, les actes posés par le régime d’Ibrahim Boubacar Kéita (signature d’un accord qui viole notre Constitution et vouloir adapter celle-ci à cet acte) est une violation flagrante de son serment. Et visiblement, toutes nos institutions se sont passé le mot pour noyer les valeurs qu’elles doivent incarner dans le mensonge, le déni de la réalité, la trahison…

La trahison qui n’est pas inacceptable, c’est celle de la Cour constitutionnelle qui a validé ce viol de la Loi fondamentale en vigueur sous prétexte qu’une <em>"insécurité résiduelle à elle seule ne saurait remettre en cause la régularité d'un référendum"</em> ! Quelle injure à ce peuple déjà éprouvé par l’incapacité et le manque de vision d’un régime aux abois. Comment nos <em>"sages"</em> (???) peuvent-ils défendre un tel mensonge alors que des familles sont d’endeuillées chaque voir chaque semaine ? Comment justifie-t-elle alors la présence des forces française Barkhane et de la Minusma qui, ironie du sort, a perdu le 9 juin dernier quatre casques bleus dans l’attaque de ses positions à Kidal.

A l’image de nos députés, peuvent-ils se regarder encore dans un miroir en validant une violation constitutionnelle ? C’est fort possible parce que c’est le ridicule qui a peur aujourd’hui d’être enterré par nos dirigeants, notamment les responsables de nos institutions.

<strong>Déconnectés de la sagesse et des réalités du pays</strong>

Au moins une chose est d’une cruelle évidence : champions du monde de la mauvaise foi, les <em>"Neuf sages"</em> sont totalement déconnectés des réalités de notre pays. Ou du moins, nous ne vivons pas dans le même Etat qu’eux.

Oui, l’insécurité est résiduelle dans le nôtre où, entre janvier et la mi-mai, 135 personnes ont trouvé la mort dans des dizaines d'incidents armés, dont plus de 40 militaires maliens.

Oui l’insécurité est résiduelle dans notre beau Mali où près de 300 écoles sont fermées dans la région de Mopti jetant ainsi dans la rue plusieurs milliers de jeunes à la merci des terroristes. Et la réponse du pouvoir central n’a jamais été à hauteur de souhait.

Oui l’insécurité est résiduelle dans un pays où les citoyens n’ont pas pu voter dans 59 communes et où les communales partielles viennent d’être reportées pour des raisons de sécurité.

Et comme s’interrogeait un patriote, <em>"savent-ils que le président élu peut faire le tour du monde mais ne peut mettre les pieds dans certaines de nos villes sous occupation sans l'accord de la France et des groupes armés"</em> ?

Dans notre Mali, 72 préfets et sous-préfets ne peuvent se rendre dans leurs circonscriptions administratives respectives contrôlées par des groupes armés, la charia est appliquée dans certaines localités en dehors de tout cadre législatif ou réglementaire du pays… Hormis Gao, le gouverneur d’aucune des régions du Nord ne vit dans sa circonscription administrative.

Comme le défendait si pertinemment l’éminent économiste, Madani Tall sur les réseaux sociaux, <em>"les citoyens ordinaires ne peuvent aller de Youwarou à Kidal sans craindre pour leur sécurité ; l’armée ne peut se rendre au-delà d’Anéfis sans protection de la Minusma ou de Barkhane, des forces étrangères ayant plus d’autorité sur le Nord que nous-mêmes ; nos camps sont remplis de réfugiés fuyant la violence. Et on nous dit que la souveraineté de l’État et l’intégrité du territoire ne sont pas atteintes. Comme si tant qu’il n’y a pas de rébellion à Bamako tout va bien. Dieu veille"</em> !

Ce Mali, le nôtre, est celui de milliers d’autres Maliens ici et à travers le monde. <em>"Dans l'autre Mali tout est sous contrôle de l'Etat et tout va bien. N'en déplaisent aux aigris et drogués qui se battent dans les caniveaux de l'autre Mali"</em>.

Malheureusement, la Cour constitutionnelle n’est pas à sa première trahison comme l’a si pertinemment rappelé un jeune confrère sur les réseaux sociaux. Comment alors nous convaincre de l’utilité de nouvelles institutions sous prétexte de renforcer la décentralisation… ? Balivernes !

Lors d’une brillante intervention à Bordeaux (France) le 2 juin dernier, Modibo Sidibé (ancien Premier ministre et président des Fare) rappelait à juste titre, <em>"ce qui est en cause, c’est la fiabilité de nos institutions et le manque de confiance"</em>. D’où la nécessité<em> "d’inventer un nouveau fonctionnement institutionnel, une nouvelle alliance entre les citoyens et leur gouvernement"</em>.

Ce n’est pas la création d’un Sénat qui va réconcilier les Maliens avec le pouvoir politique. Comme le dit un adage, <em>"la confiance, c’est comme un miroir : on ne la répare pas quand elle est brisée"</em>.

Cette révision, le régime promet de l’imposer aux Maliens avec au moins 75 % en faveur du Oui lors du référendum du 9 juillet prochain. IBK et sa majorité le peuvent parce qu’ils ont montré qu’en moins de six mois ils peuvent rédiger une Constitution, faire adopter le projet en conseil des ministres, le faire voter par l’Assemblée et avoir la caution de la Cour constitutionnelle trois jours seulement après ce vote scandaleux.

Ils peuvent, parce que ce sont eux qui organisent le référendum, collecte les résultats et les publient. Ils peuvent parce que les moyens de l’Etat sont essentiellement à leur merci pour faire campagne. Ils le peuvent parce qu’ils ont la main mise sur les Forces armées et de sécurité non pas pour sauvegarder l’intégrité territoriale du Mali et sécuriser les citoyens et leurs biens, mais pour réprimer les patriotes qui ont la clairvoyance d’attirer l’attention du peuple sur les périls politiques contenus dans cette mascarade de révision.

Ils peuvent s’offrir une victoire éclatante pour continuer à narguer les Maliens par le déni de la réalité… Mais, tôt ou tard, ils répondront de leur trahison parce que personne n’échappe au jugement de l’Histoire.

Et comme l’a une fois rappelé Abraham Lincoln (1809-1865), seizième président des Etats-Unis : <em>"On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps"</em>. A méditer !

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le mouvement trait d’union : Aider les femmes à s’approprier le projet de constitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mouvement-trait-dunion-aider-femmes-a-sapproprier-projet-de-constitution-2332582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/mouvement-trait-dunion-aider-femmes-a-sapproprier-projet-de-constitution-2332582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 01:18:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement Trait d’Union ne veut pas rester en marge du débat sur la révision constitutionnelle. Et soucieux de la cohésion sociale et de la stabilité du pays, il veut œuvrer à équilibrer le débat en permettant surtout aux femmes et aux jeunes de s’approprier le projet de constitution.</strong>

«<em>Les femmes veulent comprendre le projet de constitution</em>» ! C’est le thème d’une conférence-débats que le Mouvement Trait d’Union va organiser ce samedi 17 juin 2017 (10 heures) à la Maison de la Presse de Bamako.

Les principaux conférenciers sont Mohamed Aly Ag Ibrahim et Me Kassoum Tapo, respectivement ministre du Développement industriel et celui des Droits de l’Homme et de la Reforme de l’Etat. «<em>Si le contenu de ce projet n’est pas bien expliqué et réellement maîtrisé par tous, cela risque de créer de nouvelles divisions entre les Maliens. Et comme les femmes et les jeunes constituent la majorité de l’électorat, nous voulons les aider à s’approprier le contenu du projet de constitution</em>», précise Mme Oumou Sall Seck, coordinatrice nationale du Mouvement.

Et d’ajouter, «<em>le plus important, c’est de savoir pourquoi on vote et voter selon ses convictions. Il ne nous revient pas de prendre position ou d’orienter le vote des uns et des autres. Mais, nous voulons surtout instaurer un débat franc et démocratique afin que chacun puisse savoir à quoi s’en tenir en se rendant aux urnes</em>».

Trait d’Union prévoit d’autres conférences-débats dans les jours à venir, notamment dans le cercle de Goundam (Tombouctou).

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Sidibé, ancien premier ministre : «la fragilité économique favorise les conflits et l’insécurité»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-ancien-premier-ministre-fragilite-economique-favorise-conflits-linsecurite-2-2332742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-ancien-premier-ministre-fragilite-economique-favorise-conflits-linsecurite-2-2332742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Modibo-Sidibe-FARE-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:59:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien Premier ministre du Mali et président des Fare/An ka wuli, Modibo Sidibé, était l’invité de la Fondation Prospective et Innovation le 2 juin 2017 à l’hôtel de ville de Bordeaux. Il a précisément pris part à une rencontre organisée sur le thème, "Bonnes nouvelles d’Afrique". Nous vous proposons ici quelques idées fortes de la communication de Modibo Sidibé.</em></strong>

&nbsp;

<em>"L’absence de sécurité hypothèque le développement et réciproquement la fragilité économique favorise les conflits et l’insécurité"</em> ! C’est une conviction de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé. Le président des Fare An ka Wuli était l’invité de la Fondation Prospective et Innovation le 2 juin 2017 à Bordeaux, en France.

Il intervenait ainsi lors d’une rencontre organisée sur le thème, <em>"Bonnes nouvelles d’Afrique"</em>. Il a été invité par Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé, respectivement président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat français et maire de Bordeaux.

<em>"Présentées souvent comme deux objectifs contradictoires et concurrents, la sécurité et la démocratie sont bien plutôt complémentaires en Afrique qui connaît de profondes transformations sociales, économiques et politiques"</em>, a poursuivi M. Sidibé. Et d’éminents spécialistes et chercheurs ont eu <em>"un regard critique"</em> sur démocratie et développement, gouvernance et développement, sécurité et développement, sur la problématique de l’Etat, singulièrement en Afrique.

Pour Modibo Sidibé, <em>"les crises politiques complexes qui ont marqué les dernières décennies en Afrique, y compris le Mali mon pays, ont mis en évidence ce lien entre la démocratie, la sécurité et le développement"</em>.

Parlant du Mali, son pays où il a assumé de hautes responsabilités notamment comme Premier ministre (28 septembre 2007-11 avril 2011), l’orateur du jour a rappelé que <em>"sans une démocratie assurée, sans une vie politique guidée par l’intérêt général, sans un Etat respecté, sans un développement équitable et visible, il est à craindre que les mêmes causes produisent les mêmes effets"</em>.

Comment alors parvenir à une <em>"stabilité structurelle"</em> ? Dans sa communication, Modibo Sidibé a mis en exergue quelques aspects ouvrant de <em>"vraies perspectives"</em> à l’Afrique.  Il s’agit, entre autres, de l’exigence de renouveau démocratique ; la sécurité comme <em>"… service public aux populations"</em> ; l’Etat comme <em>"la cause et la solution"</em>.

&nbsp;

<strong>La fiabilité des institutions en cause</strong>

<em>"L’Afrique doit rester en démocratie"</em>, a martelé le président des Fare/An ka wuli. Quelle démocratie ? <em>"On a pointé la démocratie, son déficit ou encore la mal gouvernance, les conflits électoraux, le faible impact sur le développement… Mais, au fond, ce n’est pas la démocratie qui est en cause. Je ne crois pas que les Africains supporteraient de revenir à la dictature"</em>, celui qui a été le locataire de la Primature pendant près de 4 ans durant la présidence du président Amadou Toumani Touré dit ATT.

Et, à son avis, <em>"ce qui est en cause, c’est la fiabilité de nos institutions et le manque de confiance"</em>. Ainsi, a-t-il défendu avec une ferme conviction, <em>"inventer un nouveau fonctionnement institutionnel, une nouvelle alliance entre les citoyens et leur gouvernement est aujourd’hui un préalable au développement"</em>.

Et au Mali, <em>"la situation est si complexe et critique qu’on a besoin que les Maliens se mobilisent, pour être acteurs de leur processus de sortie de crise ; qu’ils se concertent, qu’ils se parlent, qu’on recrée, qu’on réinvente ensemble ces liens de confiance et de crédibilité. Construire ces légitimités dont le moteur est le renouveau citoyen"</em>, a précisé l’invité de Jean-Pierre Raffarin.

Pour l’expert, il faut aujourd’hui reconnaitre que le concept de sécurité recouvre à la fois la sécurité de l’Etat et la <em>"sécurité humaine"</em>. Et, a-t-il précisé, <em>"elles sont toutes deux nécessaires pour le renforcement de la démocratie en Afrique et son développement. Elles doivent se renforcer réciproquement"</em>.

Les problèmes de sécurité en Afrique se posent en termes d’organisation, de contrôle, de financement et de fonctionnement. Sans ignorer des aspects aussi importants que la gouvernance démocratique du secteur, il importe à mes yeux de rendre effectif le <em>"tournant du financement de la sécurité sans tabou"</em>, a souligné Modibo Sidibé.

<em>"Face au terrorisme, la réponse n’est pas que sécuritaire, elle doit être aussi politique, économique, culturelle et sociale. Par exemple au Mali, elle doit s’articuler autour d‘une vraie politique globale et stratégique de notre géographie, répondant à notre responsabilité dans la stabilisation de notre pays et dans celle de notre sous-région"</em>, a déclaré l’ancien Premier ministre du Mali.

Au plan régional, à son avis, pour une réponse régionale efficace et durable (long terme), les Etats doivent sortir des tranchées en créant de véritables forces multilatérales. Une démarche permettant de consolider une <em>"capacité de réponse rapide, collective et efficace"</em> à même d’innover face à un ennemi non conventionnel, et de donner son vrai sens au concept de <em>"pays-frontière"</em>, une notion qui était si chère à l’ancien président Alpha Oumar Konaré.

Pour construire une <em>"stabilité structurelle"</em>, a conseillé M. Sidibé, <em>"osons innover, inventer, c’est la seule réponse durable et soutenable pour nos pays et pour les partenaires engagés à nos côtés"</em>.

<em>"L’Afrique n’a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu’on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu’elle se sera choisi"</em>, a souligné le président des Fare, citant Felwin Sarr.

Et M. Sidibé a conclu sa brillante intervention en rappelant que <em>"cette démarche, résonne en moi car en tant que Premier ministre, j’ai créé une Cellule d’analyse et de prospectives</em> (Cap<em>) à la Primature, dont l’objectif était d’appréhender l’ensemble des grands défis du Mali et ceci tous secteurs confondus"</em>.

<strong>Kader Toé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité : La Tika offre des vivres à l’Ecole des déficients auditifs de l’Hippodrome</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/solidarite-tika-offre-vivres-a-lecole-deficients-auditifs-de-lhippodrome-2332602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/solidarite-tika-offre-vivres-a-lecole-deficients-auditifs-de-lhippodrome-2332602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:53:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’occasion du ramadan, l’Agence turque de coopération et de coordination (Tika), a offert un important don de vivres à l’Ecole des déficients auditifs (EDA) de l’Hippodrome, en Commune II. C’était le jeudi 8 juin 2017 dans l’enceinte dudit établissement. La valeur de cet acte de solidarité est estimée à près de 3 millions de F CFA. La cérémonie de remise a d’ailleurs été co-présidée par l’épouse du chef de l’Etat du Mali, Mme Kéita Aminata Maïga, et l’ambassadeur de Turquie au Mali, S. E. M. Hikmet Renan Sekeroglu.</em></strong>

&nbsp;

Ce don se compose de 15 sacs de 50 kg de sucre, 15 sacs de 50 kg de riz, 15 sacs de 50 kg de lait, 15 sacs de 50 kg de mil, 15 bidons de 20 litres d’huile ménagère, 30 sacs de pate alimentaire (paquets de 10 kg) ; 10 sacs d’oignon et 10 sacs de pomme de terre.

C’est la réponse d’une requête de l'Ecole des déficients auditifs auprès de l'ONG Agir et du cabinet de la première Dame du Mali.

<em>"Cette cérémonie traduit le bon partenariat entre la Tika et l’ONG Agir et symbolise l’amour qu’elles ont pour les enfants"</em>, a souligné le président du comité de gestion de l’Ecole pour déficients auditifs (EDA), Demba Diallo.

<em>"Ce geste montre la voie à suivre aux autres organismes de partenariat, aux ONG, aux personnes physiques et autres bonnes volontés pour soutenir les enfants en situation de déficience"</em>, a-t-il ajouté.

<em>"Il ne s’agit pas de savoir donner, mais de savoir où donner. Et vous, Agir et Tika, vous avez su où donner parce que ce don est d’une importance capitale pour tous ces enfants aujourd’hui</em>"<em>, </em>a conclu M. Diallo. Il s’est ensuite solennellement engagé à utiliser les vivres dans<em> "l’intérêt exclusif" </em>des enfants déficients auditifs.

<em>"Nous contribuons au développement de nombreux pays africains sur la base des relations historiques. Notre relation avec le Mali est fondée sur le principe de la confiance et du gain réciproque sur le long terme"</em>, a déclaré Mme Müge Karatas, représentante de la Tika.

<em>"La Turquie est prête à partager son expérience et son expertise avec le Mali à tous les niveaux et dans tous les domaines"</em>, a-t-elle précisé.

Après avoir salué la présence de nombreuses ONG turques à la cérémonie, l’ambassadeur Hikmet Renan Sekeroglu s’est félicité de leurs nombreux appuis avec des <em>"résultats fructueux"</em> dans de nombreux secteurs au Mali.

<em>"Cette cérémonie marque une autre étape dans l’assistance turque aux populations maliennes. Nos efforts se poursuivront en faveur du Mali dans tous les secteurs car notre coopération bilatérale est appelée à enregistrer des succès éclatants"</em>, assuré l’ambassadeur turc.

Après avoir chaleureusement remercié la Tika pour cette donation, la première Dame du Mali s’est dite convaincue de <em>"la nécessité de l'entraide pour plus d’harmonie dans la société"</em>. Ainsi, Kéita Aminata Maïga a salué <em>"les généreux donateurs turques"</em> pour <em>"leur geste très significatif et combien important dans le contexte du jour"</em>.

En qualité de la présidente de l’ONG Agir, elle a sollicité les partenaires turcs pour la rénovation de la cantine scolaire de l'EDA. <em>"Sans éducation, il n'y pas développement et sans assainissement de cadre de vie, surtout dans un milieu de handicapés, cela devient compliqué"</em>, a indiqué Mme Kéita.

La première Dame du Mali a également fait un plaidoyer auprès de la Tika pour la rénovation du Centre artisanal des femmes ainsi que les locaux de l'Association malienne de lutte contre les déficiences mentales chez l'enfant (Amaldeme).

Pour le ministre malien de l’Education, Mohamed Ag Erlaf, cette cérémonie a un <em>"double sens"</em>.

<em>"Le premier étant la solidarité et le mois du ramadan a une importance particulière au Mali. L’expression de la solidarité de la Tika au profit des enfants déficients  auditifs est bien perçue par notre département, car elle contribue à leur confort et à leur plein épanouissement. Second aspect, c’est que cet acte est inscrit par la première Dame dans le programme d’un certain nombre d’activités en faveur de cet établissement. Elle a aussi insisté que cette action de solidarité soit perpétuée en faveur d’autres structures d’éducation spéciale. Ce qui sera un appui inestimable pour le département soucieux de l’accès de tous les enfants du Mali à une éducation de qualité"</em>, a déclaré le ministre à la presse à la fin de la cérémonie.

Il faut souligner que l’ONG Agir fait de la solidarité en faveur des enfants en situation difficile et des populations démunies un axe majeur de son action en plus de la protection de l’environnement.

Cet engagement se traduit par une présence humanitaire constante à travers, entre autres, la distribution de plats chauds dans les hôpitaux, la distribution de kits alimentaires et de viande aux familles et personnes dans le besoin au niveau des six communes du district, la distribution de vivres aux familles, veuves et orphelins des soldats maliens morts sur le champ de l'honneur...

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : La révision constitutionnelle expliquée à des non juristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/point-revision-constitutionnelle-expliquee-a-non-juristes-2332712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/point-revision-constitutionnelle-expliquee-a-non-juristes-2332712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:50:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La question : La validité de la révision. En droit il faut savoir que s’il se pose un problème, on cherche la solution dans la loi qui réglemente la question. Pour ce qui concerne la révision, c'est donc dans la Constitution de 1992 toujours valable encore qu'il faut chercher la réponse à la validité de la révision. Cette Constitution dit, en son article 118, qu'on ne peut procéder à la révision lorsque l'intégrité du pays est menacée.

Par intégrité, il faut entendre l'exercice de la souveraineté du gouvernement et l'application de la loi malienne sur l'ensemble du pays de Kayes à Kidal ou Ménaka. Dans notre cas, malgré ce qu'on dit, tout le monde sait que le gouvernement malien ne contrôle pas une bonne partie du pays.

Il y a donc atteinte à l'intégrité et on peut estimer que la révision faite dans ces conditions ne respecte pas la loi constitutionnelle et n'est pas valable.

Pour le moment voilà la première leçon à retenir.

Le débat est ouvert !

<strong>Me Abdoulaye Garba Tapo</strong>

<em>(avocat, ancien ministre de la Justice)</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zoumana N’tji Doumbia, président de la commission loi de l’assemblée nationale : &amp;quot;Rien n’est mis dans cette Constitution pour diviser les Maliens&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/zoumana-ntji-doumbia-president-de-commission-loi-de-lassemblee-nationale-rien-nest-mis-cette-constitution-diviser-maliens-2332702.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/zoumana-ntji-doumbia-president-de-commission-loi-de-lassemblee-nationale-rien-nest-mis-cette-constitution-diviser-maliens-2332702.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Honorable-Zoumana-N-tji-Doumbia-elu-a-Bougouni.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:50:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nous avons approché l’honorable Me Zoumana Ntji Doumbia, président de la commission loi de l’Assemblée nationale et député élu à Bougouni, pour échanger sur projet de loi portant sur la  révision constitutionnelle. Avec lui, nous avons logiquement évoqué le référendum prévu pour le 9 juillet 2017. Interview.</em></strong>

<strong>Le Reflet : <em>Pourquoi cette révision constitutionnelle ?</em></strong>

<strong>Zoumana Ntji Doumbia :</strong> Depuis le mois de mars courant, le chef de l’Etat a souhaité une révision de la Constitution. Mais, une révision des lois doit être votée par les députés et  promulguée le président qui est le chef d’Etat lui-même. Lors de son discours du nouvel an 2017,  le chef de l’Etat avait dit qu’il souhaiterait que l’Assemblée révise la Constitution…

Mais il a voulu ce changement suite à certains constats. Bien avant lui, les présidents Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré voulaient réviser la Constitution sans y parvenir. La volonté du président Ibrahim Boubacar Kéita s’inscrit donc dans la continuité de l’Etat. Si ses prédécesseurs ont voulu cette révision, c’est qu’il y a des failles quelque part…

Depuis 2012, notre pays a rencontré des difficultés qui ne pouvaient être réglées sans mettre à jour la Constitution du 25 février 1992. Sans compter que nous sommes membres de l’Uémoa qui demande à tous ses pays membres la création d’une Cour des comptes pour mieux gérer et contrôler le budget de l’Etat. A part le Mali et le Bénin, les autres pays membres ont mis en place leur Cour des comptes. Et la révision constitutionnelle nous permettra d’harmoniser la législation nationale avec ces dispositions de l’Uémoa.

&nbsp;

<strong>Le Reflet : <em>Pour certains, cette révision vise juste à satisfaire les groupes armés du Nord ?</em></strong>

<strong>Zoumana Ntji Doumbia :</strong> Cette révision vise uniquement le développement du pays. Nous avons travaillé pendant 80 jours dans la commission avec les représentants de toutes régions du Mali. Mais aussi, nous avons regroupé tous les cercles pour parler et édifier les gens sur cette révision. Les recommandations de tous ont été prises en compte…

&nbsp;

<strong>Le Reflet : <em>Quelles sont les grandes innovations ?</em></strong>

<strong>Zoumana Ntji Doumbia :</strong> La nouvelle Constitution va valoriser les patrimoines culturelles, améliorer des droits et devoirs humains, favoriser la réinsertion sociale, surtout celle des handicapés qui ne doivent pas être exclus… Désormais, pour être candidat à la présidence de la République, il faut être originaire du Mali et pas une double nationalité. Le Parlement aura désormais deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat afin d’éviter des erreurs dans les prises des décisions étatiques.

Les Maliens de l’extérieur vont également pouvoir choisir leurs députés à l’Assemblée pour que leurs préoccupations soient prises en compte au niveau de la représentation nationale. Certaines personnes disent que le chef de l’Etat aura plus de pouvoir... Désormais, c’est le président de la République qui désignera le président de la Cour constitutionnelle avec un seul mandat de 9 ans comme dans les autres pays. Et cela contrairement à l’ancienne qui était 7 ans avec la possibilité de faire 2 mandats. Le président de la République élu va désormais prêter serment devant la Cour constitutionnelle et non la Cour suprême.

&nbsp;

<strong>Le Reflet : <em>Si vous devez convaincre les Maliens à voter massivement pour le oui, quel serait votre message ?</em></strong>

<strong>Zoumana Ntji Doumbia :</strong> Nous devons chercher à nous informer pour mieux comprendre les choses au lieu de s’opposer systématiquement à ce référendum. Ce projet fait l’objet de plusieurs interprétations. Certains disent que le chef de l’Etat veut ajouter 10 ans à son mandat. Ces personnes ne sont pas bien informées sur la loi car, avec cette révision, personne n’a le droit de se représenter après deux mandats. L’ancienne Constitution disait que, après le repos de deux mandats, on pouvait se présenter à nouveau à l’élection présidentielle.

Au début de cette révision, le chef de l’Etat nous a ordonné d’aller travailler pour le bien du Mali. "Je suis pour le développement du Mali et enlever tout ce qui va à l’encontre du développement du Mali. Je n’ai pas un agenda, mon agenda est celui des Maliens", nous avait clairement indiqué le président Ibrahim Boubacar Kéita. Il n’y a rien dans cette révision constitutionnelle si ce n’est l’intérêt et les soucis des Maliens. Il n’y a rien dans cette Constitution qui divise le Mali ou donne un intérêt particulier à une personne quelconque.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Nindèye Tounkara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclaration de politique générale : Toujours les mêmes priorités, mais avec plus de conviction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/declaration-de-politique-generale-toujours-memes-priorites-plus-de-conviction-2-2332562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/declaration-de-politique-generale-toujours-memes-priorites-plus-de-conviction-2-2332562.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Abdoulaye-Idrissa-Maiga.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:48:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après leur avoir soumis sa Déclaration de politique générale (DPG) lundi dernier (13 juin 2017), le Premier ministre sera devant les élus du peuple ce jeudi 15 juin 2017 pour les débats en profondeur. Si vrais débats il y en bien sûr puisque nos institutions sont de véritables caisses de résonance, des meubles pour orner la démocratie.</strong>

La déclaration d’Abdoulaye Idrissa Maïga «AIM» est axée sur quatre charpentes. Il s’agit notamment de l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, l’apaisement du climat social, le Programme présidentiel d’urgences sociales et de l’adaptation de la diplomatie malienne aux ambitions du Mali.

«<em>La mise en œuvre efficace de l’Accord pour la paix et la réconciliation constitue un pilier solide pour le retour de la paix, le renforcement de notre souveraineté nationale et le développement harmonieux de notre pays</em>», a martelé AIM avec forte conviction. C’est ainsi qu’une «<em>mission de bons offices</em>» est prochainement attendue à Kidal et au centre du Mali pour «<em>rendre effective la présence de l’Etat</em>».

Le hic, c’est que cette présence de l’Etat ne dépend pas que des Mouvements armés ou des populations concernées, mais surtout des groupes terroristes, plus précisément d’Iyad Ag Ghali dont l’influence et la nuisance se sont accrues avec le commandement de la nébuleuse alliance Nusrat Al Islam Wal Muslimin (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans).

Pour la promotion du dialogue social, Abdoulaye Idrissa Maïga a annoncé deux mesures-phares. Primo, l’adaptation du Code du travail en vigueur à l’évolution du contexte socioéconomique et institutionnel afin d’apaiser les tensions sociales et stimuler le secteur privé pour en faire le moteur de l’économie nationale. Secundo, la création d’un Conseil national du dialogue social favorisant l’animation d’un cadre permanent de concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour prévenir d’éventuels conflits.

Le commerce, les affaires religieuses et du culte, la promotion de la Femmes et la protection de l’Enfant, le sport et l'artisanat… ne sont pas «<em>les enfants gâtés</em>» de cette DPG. Ce sont presque les mêmes promesses que les prédécesseurs de l’AIM.

Ainsi, les Maliens attendent toujours une vision claire et concrète en matière de réduction des inégalités sociales par rapport à l’accès aux services sociaux de base comme l’eau, les soins de santé, l’énergie, les pistes rurales qui sont la trame du Programme présidentiel d’urgences sociales. Au moment de la DPG du PM, de nombreux quartiers de la capitale étaient privés d’eau depuis au moins 24 heures.

Mais, comme les autres, l’actuel chef du gouvernement mise sur le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de Kabala. A partir de 2018, cette installation permettra à plus d’un million de personnes d’avoir de l’eau potable. Et entre temps, la population de Bamako aura augmenté de combien de personnes créant des besoins nouveaux en termes d’accès ?

Pour la concrétisation de ce vaste programme, le Premier ministre a annoncé la mobilisation d’un ensemble de dotations budgétaires d’un montant de 2 201, 164 milliards F CFA soit une augmentation de plus 500 milliards par rapport à l’exercice budgétaire de 2017 s’élevant à 1 682, 829 milliards F CFA. Comment mobiliser tant de ressources financière ?

Les débats prévus ce jeudi à l’Assemblée nationale nous édifiera sans doute d’avantage. La seule évidence, c’est que la DPG va passer comme une lettre à la poste ! N’en déplaisent aux groupes parlementaires de l’opposition !

<strong>Dan Fodio</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup de gueule : Le mépris de trop !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/coup-de-gueule-mepris-de-2332552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/coup-de-gueule-mepris-de-2332552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/FOUSSEYNI-CAMARA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:45:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La vérité fait mal aux personnes qui vivent dans un monde de mensonges et d'hypocrisie.

Ce que tente IBK n'est pas une première au Mali. Souvenons-nous du rapport de Daba Diawara avec ses 233 propositions.

Mais à la différence d'ATT, le cas IBK prend une autre dimension. Voilà un président qui n'a rien à proposer aux Malien, car il n'est pas là pour le Mali.

Il serait donc inspiré  (pour une fois) de renoncer à sa nouvelle Constitution pour éviter au Mali les désastres d'une guerre civile.

J'écris sciemment <em>"nouvelle Constitution"</em> car cette <em>"chose"</em> est tout sauf une révision constitutionnelle. Nous avons tout accepté ou toléré de cet homme. Mais, il a tellement de similitudes avec GMT (général Moussa Traoré) qu'il est en train de commettre la même erreur celui qui, au pire moment de la révolte populaire, se laissait convaincre par les parasites qui l'entouraient que la situation est <em>"totalement sous contrôle"</em>. Et 3 heures après, ATT est venu le cueillir comme un fruit mûr.

J'invite donc ceux qui au Mali <em>"s'autoproclament"</em> comme étant la caution morale du pays, ainsi que nos soi-disant bardés de connaissances juridiques et nos honorables députés, d'insister auprès du chef de l'Etat de retirer non seulement son projet de révision constitutionnelle,  mais également de l'inviter à réfléchir longuement sur son intention de se représenter en 2018.

Qu'il évite une guerre civile au pays, demander pardon au peuple malien et s'en aller sur la pointe des pieds. Le peuple malien ne commettra pas deux fois la même erreur.

Notre pays s'en sortira mieux sans lui et son clan, car toute cette bande de sangsues-kleptomanes sont entrain de plonger le pays dans l'abîme.

Comme il aime à le répéter lui-même, <em>"Allah ka tigna dêmèh"</em> !

<strong>Fousseyni Camara</strong>

Paris, France]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Directoire de la plateforme AN TÊ, À BANA : Non à la révision constitutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/directoire-de-plateforme-an-te-a-bana-non-a-revision-constitutionnelle-2332652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/directoire-de-plateforme-an-te-a-bana-non-a-revision-constitutionnelle-2332652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Mme-Sy-Kadiatou-Sow-a-la-Conference-d-Entente-Nationale.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:40:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Présidente :</strong> Mme Sy Kadiatou Sow,

<strong>Vice président :</strong> Amadou Thiam

<strong>Vice président :</strong> Amara Sidibé́

<strong>Vice président :</strong> Master Soumy

<strong>Vice président :</strong> CSTM

<strong> </strong>

<strong>PORTE-PAROLES (7) :</strong>

- Nouhoum Togo,

- Ras Bath,

- Cheick Diallo,

- I. Kébé

- Djimé Kanté́

- Dr Fomba

-Kadiatou Fomba

&nbsp;

<strong>CINQ PRESIDENTS DES COMMISSIONS:</strong>

- Protocole et sécurité;

- Organisation;

- Finances;

- Stratégies;

- Mobilisation.

Après le Directoire, il y a une coordination qui comprendra un représentant par association et par  parti politique.

Et au dessus de ces deux organes, nous avons l'AG comme l'instance délibérative suprême.

---------------------------------------------------------

<strong>LES ONZES RAISONS POUR VOTER NON</strong>
<ol>
 	<li>Violation de l'article 118 de la Constitution qui interdit toute révision de la Loi fondamentale lorsque l'intégrité du territoire est en cause.</li>
 	<li>Le président nomme le président de la Cour constitutionnelle mettant ainsi en danger l’indépendance de la justice.</li>
 	<li>Le président en cours de fonction aura une immunité totale le mettant au-dessus de la loi.</li>
 	<li>Le président, le Sénat et l'Assemblée nationale peuvent changer la Constitution sans l’accord du peuple.</li>
 	<li>Le président peut choisir qui il veut comme sénateur sans élection.</li>
 	<li>Le président peut dissoudre l’Assemblée nationale mais ne peut pas dissoudre le Sénat.</li>
 	<li>Le pouvoir du président devient presque celui d’un monarque.</li>
 	<li>Un référendum en hivernage n’est pas approprié</li>
</ol>
<em>"Le président a lancé la campagne agricole à Ségou et programmer une élection</em> (référendum) <em>en hivernage n’est pas approprié, car beaucoup de cultivateurs préféreront le champs au bureau de vote"</em>.
<ol start="9">
 	<li>Le peuple souverain est désarmé et écarté pour se prononcer par référendum (le gouvernement estime que le référendum coûte cher à l'Etat et que dire du Sénat ?)</li>
 	<li>Le peuple n'a aucun moyen pour destituer un député qui aurait manqué ou trahi ses engagements vis-à-vis des populations qui auraient voté pour lui.</li>
 	<li>Dans aucune démocratie un accord entre citoyens de même pays n’a contraint à une adaptation de la Loi fondamentale (condition) à lui. Une Constitution ne s'adapte pas à un accord. C'est l'accord qui s'adapte à la Constitution.</li>
</ol>
Hier, nous avons dénoncé que l'accord pour la paix et la réconciliation nationale n’était pas conforme. Mais, l’autisme et l'imposition sont passés pas là...

<em>"Le pied ne s'adapte pas à la chaussure, mais c’est à la chaussure de s'adapter au pied"</em>.

Agissons avant que ça ne soit trop tard ! Sachons que le pouvoir c'est du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Un peuple incapable de se révolter contre une action qui va à l'encontre de son bien-être, ne mérite point qu'on s'apitoie sur son sort. Sortons pour dire Non aux machiavéliques.

<strong>Papou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sacre des cadets maliens à Libreville :  Mohamed Magassouba, l’homme de l’ombre</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/sacre-cadets-maliens-a-libreville-mohamed-magassouba-lhomme-de-lombre-2311312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/sacre-cadets-maliens-a-libreville-mohamed-magassouba-lhomme-de-lombre-2311312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/10/Mohamed_Magassouba.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 10:02:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la deuxième fois consécutive, les cadets maliens ont été sacrés champions d’Afrique de leur catégorie à l’issue d’une finale âprement disputée face à l’équipe cadette du Ghana. C’était dans l’après-midi du dimanche 28 mai dernier. Si tout le monde est d’avis que le duo Jonas Komla et Bourama Blen Traoré a fait un travail remarquable, des spécialistes du football national n’hésitent pas à rappeler l’apport ô combien important du DTN, Mohamed Magassouba. Il est tout simplement le héros de l’ombre.</strong>

Si Jonas Komla et Bourama Blen Traoré, respectivement Coach des cadets et son adjoint ont été souvent vus sur les petits écrans, de nombreux observateurs retiennent également l’apport méthodique et technique de l’ancien entraineur des Diables Rouges du Congo, Mohamed Magassouba, actuel Directeur Technique National du Mali, considéré comme le héros de l’ombre.

Déjà pressenti pour succéder à Alain Giresse au poste de sélectionneur de l’équipe nationale de football sénior, Mohamed Magassouba, qui avait déjà coaché l’équipe A du Congo Brazza, les Diables Rouges, dans les années 1990, joue bien son rôle de Directeur Technique National du Mali.

En plus d’avoir largement contribué à la formation professionnelle des entraîneurs locaux, le DTN épaule aussi ses jeunes poulains dans leurs sorties internationales.

C’est ainsi que, révèle un membre de la délégation malienne à la CAN U17 Gabon 2017, alors qu’il n’était pas sûr d’aller à Libreville, il a été demandé à Magassouba de rejoindre l’encadrement technique des Aiglonnets à l’issue de la première sortie du Mali face à la Tanzanie et qui s’était soldée par un match nul vierge. Depuis qu’il a rejoint l’encadrement technique, l’équipe n’a cessé de progresser et de monter en puissance jusqu’au sacre final.

<strong>Amaye Maki </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nara : L’ex DG de l’Ageroute, Modibo Keïta, dote le village de Kabida d’un forage moderne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/nara-lex-dg-de-lageroute-modibo-keita-dote-village-de-kabida-dun-forage-moderne-2311242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/developpement/nara-lex-dg-de-lageroute-modibo-keita-dote-village-de-kabida-dun-forage-moderne-2311242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 09:59:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ouf de soulagement pour les femmes du village Kabida Bambara dans le cercle de Nara, qui vient de bénéficier d’un forage moderne d’eau. L’ouvrage a été réalisé grâce à un fils de la localité du nom de Modibo Kéita. </strong>

La présidente des femmes de Kabida Bambara, le manque d'eau dans leur village les empêche d’entreprendre quoi que ce soit. Aucune activité génératrice de revenus n’est possible.

C’est donc au cri de détresse de ces femmes qu’a réagi le Président des Jeunes ressortissants et sympathisants du cercle de Nara, Modibo Keita, ancien directeur de l'AGEROUTE et ingénieur.

Homme engagé pour le développement socioéconomique du cercle de Nara en particulier et de tout le Mali en général, Modibo Kéita, en venant en aide à ce village a pensé surtout soulager les souffrances de ses braves dont la principale activité est le maraîchage.

&nbsp;

<strong>Mamadou Salif DOUMBIA*</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle : La majorité présidentielle cautionne le viol de la Loi fondamentale en vigueur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-majorite-presidentielle-cautionne-viol-de-loi-fondamentale-vigueur-2310302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-majorite-presidentielle-cautionne-viol-de-loi-fondamentale-vigueur-2310302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Assemblee-nationale-bamako.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 02:10:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992 a été adopté par les députés ce 3 juin 2017 par 111 voix pour et 35 voix contre. Et, selon le ministère de l’Administration territoriale, le référendum sur la Constitution révisée est fixé au 9 juillet 2017. Malgré le viol évident de l’article 118 (alinéa 3) de la Loi fondamentale en vigueur, la majorité présidentielle est passée outre. </em></strong>

Le projet de loi portant révision constitutionnelle a été voté par 111 voix pour et 35 voix contre. Et pour ce faire, les élus de la nation ont passé la nuit à l’hémicycle parce que le projet de loi a été voté entre 2 h 30 et 3 h du matin. Après, les 111 députés sont partis dormir tranquillement, inconscients de l’acte politique honteux qu’ils venaient de poser : le viol de l'alinéa 3 de l'article 118 de la Constitution du 25 février 1992 !

Comme l’a une fois déploré Me Abdoulaye Garba Tapo, c’est pour se conformer au diktat de rebelles ou de la communauté internationale que le régime d’IBK s’est lancé en catimini dans cette procédure brouillonne qui ne reflète vraiment pas <em>"la confection par des mains expertes pour une mission si pointue"</em>. En réalité, cet accord viole notre Constitution. Une évidence que le régime a toujours niée. Mais, cette tentative désespérée le prouve.

Et si dans ce projet qu’on veut nous imposer, on peut comprendre le besoin de créer une Cour des comptes, pour se conformer aux exigences communautaires de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) et quelques légers correctifs, rien ne justifie un Parlement à deux chambres au Mali.

La création d’un Sénat est donc une réforme incongrue. Pourquoi d’ailleurs un Sénat chez nous au moment où les autres pays africains sont en train de supprimer cette institution budgétivore pour faire face aux priorités du premier rang comme la lutte contre les inondations en hivernage ou facilité l’accès de plus de populations à l’électricité ?

<em>"La création du Sénat répond à un souci de faire participer d'autres légitimités à la gestion du pays. Nous nous devons d'accepter que malgré l'existence de cette multitude d'institutions démocratiques, le pays n'a pas échappé aux crises cycliques qui ont failli emporter les fondations du pays… On assiste partout dans le pays à une rupture de confiance avec les populations</em>", a défendu l’honorable Yaya Sangaré de l’Adéma/PASJ (majorité) sur les réseaux sociaux.

Pour lui, <em>"il est temps d'expérimenter un autre mécanisme qui puisse être une soupape pour reconstruire l'Etat. C'est ce qu'on a appelé aujourd'hui Sénat, car la légitimité n'est pas qu'elle tire elle est sociale reposant sur d'autres considérations qui ne figurent nulle part dans les annales de la démocratie occidentale"</em>.

"<em>Le Sénat peut avoir d’autres avantages... Il y a des compétences dans le pays et dans la diaspora qui peuvent être de très bons parlementaires et compléter les députés dans le processus législatif ou de contrôle de l’exécutif. Ceux-ci n’ont pas forcément les moyens de se faire élire députés. Le Sénat peut être l’occasion de leur faire jouer ce rôle. Les territoires seront représentés dans le Sénat d’où la suppression de l’actuel Haut conseil des collectivités. Ce qui améliore la représentativité du Parlement"</em>, a aussi défendu l’ancien Premier ministre Moussa Mara dans une interview accordée à Xinhua (Chine Nouvelle) le 13 mars 2017.

<strong>Reconstruire la société sur des valeurs positives</strong>

Mais, par rapport à la ligne défense de l’honorable Sangaré, l’originalité de la démocratie aurait voulu que nous gardions le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et engager la réflexion pour qu’il soit une institution contribuant à une meilleure gouvernance démocratique. On pouvait donc revoir les textes organiques du HCCT pour pouvoir intégrer les compétences évoquées par M. Mara dans son entretien.

Nous pensons qu’il ne faut pas reconstruire l'Etat, mais plutôt notre société sur de vraies valeurs. La crise que nous traversons est en partie liée aux valeurs morales et culturelles sacrifiées sur l'autel de la cupidité ou de la mégalomanie.

Quel fondement donner à l'Etat alors que la société est en totale déconfiture ? Comment reconstruire l’Etat alors que la société qui est son socle est fragilisée par l’effritement de toutes les valeurs socioculturelles ?

Que valent les institutions si elles sont animées par des faire-valoir, des hommes et femmes élus et/ou nommés sur aucun critère reposant sur des valeurs comme le travail, le don de soi, l’intégrité, l’honnêteté, la probité morale… ?

Ainsi, nous ne voyons l'utilité d'un Sénat que pour caser des retraités politiques et renvoyer l'ascenseur à des alliés politiques encombrants. Sinon comment comprendre que le tiers des sénateurs soient choisis par le président de la République ?

Ces institutions et organes se créent juste pour le partage des ressources publiques. Elles ne répondent à aucun besoin de mieux prendre en charge les vraies préoccupations des Maliens ou de consolider la démocratie. Juste pour perpétuer des tares du régime actuel comme la corruption, la délinquance financière, le népotisme, la gabegie…

Le Mali n’a pas besoin de nouvelles institutions, mais de vrais leaders qui ont une vision claire des besoins du peuple pour être de vrais acteurs de son émergence et de la consolidation de la démocratie acquise dans le sang !

C’est pourquoi voter Non au referendum du 9 juillet 2017, est la meilleure reconnaissance à l’égard des martyrs de la démocratie ! C’est le meilleur hommage que nous puissions leur rendre. Et, faisant d’une pierre deux coups, avertir IBK et sa majorité que nous ne sommes pas des moutons de Panurge prêts à tout gober.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de SONIA : Quand les enfants nous montrent la voie de la tolérance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-enfants-montrent-voie-de-tolerance-2310532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-enfants-montrent-voie-de-tolerance-2310532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/enfants.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 01:34:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Je ne pourrais jamais savoir ce qu'est vraiment le Mali puisque je ne le vis pas. Pour savoir, comprendre, il faut le vivre ou l'avoir vécu. Heureusement, il n'y a pas de honte à dire je ne sais pas, même si ce n'est pas facile à l'avouer.

Quand on est dans l'observation, on ne peut pas participer et donc on se sent à l'écart. Pour peu que les autres n'y prêtent pas attention on risque très vite de sombrer dans le déni. Il est donc important de toujours essayer de se mettre au niveau de l'autre pour lui laisser une chance de s'intégrer. Et ceci est valable pour tout le monde, indépendamment des races, des religions...  Cela d’autant plus que nous avons et nous aurons toujours besoin de l'autre, peu importe son identité.

Certains vont penser que je suis une utopiste ! A ceux-ci, je réponds que n'est pas la question car, pour réussir, il faut y croire ! Et je sais que l'on peut faire de grandes choses quand on a confiance en soi.

Simplement beaucoup, par cupidité ou par mépris, n'aiment pas ceux qui veulent avancer et ils feront tout pour nous décourager. En revanche, ceux qui ont de l'estime pour nous seront là pour nous encourager. Les vrais amis ne nous demandent pas de nous justifier, ils seront là tout simplement.

Parfois je me demande comment avons-nous pu nous éloigner autant de cette relation ou chacun a sa place tout en faisant partie du groupe ? Est-ce la civilisation qui aurait fait de nous des êtres supérieurs ou bien est-ce inné en nous ? Lorsque j'observe des enfants dans une cour de récréation maternelle, ils s'amusent, se disputent, se chamaillent mais jamais ne rejettent l'un des leurs, car il y en aura toujours un qui montrera l'exemple aux autres et cela sans l'intervention d'un adulte.

Sur ce point, les enfants ont encore beaucoup de choses à nous apprendre. J'en déduis donc que le racisme n'est pas un sentiment naturel, mais bel et bien l'invention de l'Homme pour nous éloigner les uns des autres. Alors que les enfants, entre eux, ont réussi à vivre ensemble, nous les adultes nous nous déchirons entre nous à cause de ceux qui brisent nos espoirs et nous empêchent de rêver.

Comment faire évoluer les mentalités quand depuis notre plus jeune enfance on nous enseigne l'autonomie qui consiste à se débrouiller tout seul et à ne pas compter sur l'autre ? Comment demander de l'aide quand on sait que l'on sera jugé comme un incapable car besoin de l'autre ?

Alors que dans la réalité tout est simple, mais encore faut-il y voir clair. Les composantes de la civilisation ne doivent plus être transmises uniquement par l'éducation, mais aussi par la transmission de notre héritage propre à chacun. On ne peut pas sous le manteau de la civilisation faire d'un peuple un nombre unique, car que nous le voulons ou pas, nous sommes tous différents et ce sont ces différences qui nous rassemblent.

Les enfants entre eux ne cherchent pas à éliminer l'un des leurs définitivement car ils savent que leur force est dans l'union et non dans la séparation. De même, ils savent remettre à sa place celui ou celle qui aurait mal agi en le mettant de côté pour lui montrer que seul il ne peut rien.

Pas besoin de punitions ou de grandes explications, car celui qui agit mal se punit lui-même en se mettant à l'écart du groupe. Malheureusement, en grandissant nous sommes contaminés par cette société qui a oublié d'où elle venait et qui elle était.

Les différences sont des richesses que l'on doit partager. Un jour ma fille est venue vers moi très déçue en me disant qu'elle voulait elle aussi être Noire. Je lui ai demandé le pourquoi et elle m'a répondu ceci : j'aime trop les papillons (les rubans) qu'elle a dans les cheveux.

Alors ensemble nous avons enfilé des perles de couleur espacés de petits rubans que nous avons noués pour obtenir un beau collier qui a fait d'elle une princesse d'un jour. Derrière une chenille se cache toujours un papillon à condition de ne pas l'écraser. Derrière chaque homme se cache un cœur à condition de savoir l'écouter.

Merci à tous ceux qui, tout au long de ma vie, ont bien voulu partager avec moi leurs différences, leurs espoirs, leurs richesses humaines.

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : La mort est le prix du paradis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-mort-prix-paradis-2310122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-mort-prix-paradis-2310122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/point.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 01:34:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Le changement viendra du comportement du Malien mais pas d'un président… Changeons d'abord notre comportement sur tous les plans..." </em>! Telle est l’une des nombreuses réactions à notre article intitulé <em>"Rupture dans la gestion politique du Mali : Oumar Tatam Ly pour incarner l’espoir de changement"</em> (Le Reflet n°587 du jeudi 1er juin 2017).

Dans les débats de <em>"grin"</em> ou les conférence-débats, nous avons l’habitude de dire à nos interlocuteurs que le changement doit commencer par nous, le peuple, la base… Si chaque citoyen adopte une attitude responsable, nous parviendrons à contraindre nos dirigeants à aller dans le sens souhaité par la majorité.

Pour sortir le Mali du cycle infernal de la mauvaise gouvernance qui engendre pauvreté, misère, désœuvrement et désillusion de la jeunesse, une prise de conscience s’impose au peuple malien. Nous devons prendre conscience que nos dirigeants ne sont rien sans nous les citoyens. C’est donc en acceptant le sacrifice de changer nos habitudes négatives que nous nous donnerons réellement les moyens de leur imposer des valeurs positives.

Souhaiter le changement, c’est être prêt à en payer le prix aussi ! En effet, comme le chante Tiken Jah Fakoly, <em>"il faut mourir pour aller au paradis"</em> ! Que sommes-nous prêts à consentir et à sacrifier d’avantages ou de privilèges personnels pour le bonheur collectif, pour un changement de mentalité à toutes les échelles sociales et politiques ?

La réponse détermine notre engagement à réellement changer notre pays. Il est dans l’intérêt de tous d’accepter de perdre des privilèges occasionnels si cela doit aboutir à sortir notre pays de la dépendance politique et économique, donc au bien-être collectif.

Malheureusement, nous perdons encore beaucoup de temps, de moyens et d’énergie dans le <em>juguya </em>(méchanceté), le <em>hassidiya</em> et le <em>niangoya</em> (hypocrisie et égoïsme). On mise toujours sur l’échec et non la réussite des autres, même conscients qu’ils en la compétence et les moyens.

Nous prenons toujours un malin plaisir à mettre les bâtons dans les roues de ceux qui brillent par leur vision et leur capacité à changer certaines pratiques pour améliorer les conditions générales, pour faire prospérer une entreprise avec un impact direct ou indirect sur la carrière et la vie des employés.

Dans nos services publics et nos entreprises privées, dès qu’un responsable se pointe avec une vision novatrice et porteur d’un vrai projet de changement, il est vite indexé comme un prétentieux, quelqu’un qui fait le malin, qui a la grosse tête. Au lieu d’être perçu comme porteur d’espoir, il devient un ennemi à abattre pour tous ceux qui trouvent que la vision du changement risque de leur coûter leurs privilèges le plus souvent indument acquis.

Et pour se protéger, ils sont capables de tout pour lui pourrir la vie. Sabotage, peaux de banane, manipulation des autres, mauvais sort… Tout est bon pour intimider le prétentieux et même l’éliminer !

<strong>Des sabotages pour éjecter le boss</strong>

Comment notre administration peut-elle être efficace dans cette situation ? Comment nos sociétés peuvent-elle être rentables et compétitives avec de tels agissements ? Qui sont les premiers bénéficiaires de l’efficacité de l’administration ou de la performance d’une société privée ?

Bien sûr que ce sont les usagers et les employés eux-mêmes. Comment attendre du miracle de nos dirigeants (communautés, collectivités, Etat…) alors que nous continuons à perpétuer les mauvais comportements à la base ? Nous n’avons pas besoin qu’un président ou un ministre vienne nous dire qu’en volant l’entreprise ou le service qui nous emploie, que nous contribuons à sa faillite, donc à notre propre chômage synonyme de descente aux enfers.

Comment par exemple espérer qu’Energie du Mali (EDM) comble nos attentes pendant que les gros consommateurs ne payent pas leurs factures, qu’un groupe bien organisé a fait du détournement de carburant l’ascenseur de la fortune et que nous sommes complices des agents dans toutes sortes de combines ?

Et quand un jeune cadre débarque pour donner un coup de pied courageux dans cette fourmilière de la contreperformance, on multiplie les basses manœuvres pour le discréditer afin qu’il soit éjecté. Sans faire l’avocat du diable, nous avons en effet de bonnes raisons de croire que les délestages sauvages de ces derniers jours ont deux causes essentielles : la vétusté des machines payées au prix des neuves, il y a quelques années, et des actes de sabotage du réseau mafieux de détournement de carburants et lubrifiants aux abois à cause de la pression du jeune directeur général.

Nos dirigeants ne changeront jamais tant qu’ils sont conscients qu’ils peuvent toujours nous avoir par nos faiblesses et le vice. Vouloir donner une chance de développement socio-économique à ce pays, c’est accepter de travailler au lieu d’attendre que les alouettes toutes rôties nous tombent du ciel, de payer des épreuves des concours et examens pour sa progéniture, soudoyer l’agent dans la circulation au lieu de payer la contravention, s’arranger toujours avec les agents des impôts ou avec le douanier sur le dos du Trésor public…

Il est temps que le peuple malien prenne conscience que le changement ne s’opérera jamais dans le discours, les causeries de <em>grin</em>… C’est par nos comportements individuels que nous devons manifester cette forte envie de changer, d’aller de l’avant, de nous affranchir de tout ce qui peut faire de nous un peuple complexé…

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Point : Sanctionner IBK par un Non massif au référendum</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/point-sanctionner-ibk-non-massif-referendum-2310332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/point-sanctionner-ibk-non-massif-referendum-2310332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/IBK-vote.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 01:25:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[2 h 30 et 3 h du matin ! Ce n’est pas l’heure d’un rendez-vous galant ou d’affaires dans l’un des bar-lounges huppés de la capitale ! Mais, c’est l’heure à laquelle 111 députés de l’Assemblée nationale ont trahi la République ce samedi 3 juin 2017.

Une trahison consommée par l’adoption du projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992. Cette violation de la Constitution en vigueur a été entérinée par 111 voix pour, 35 contre. Et déjà le référendum sur la Constitution révisée est fixé au 9 juillet 2017. Pourquoi ce forcing (sessions extraordinaires du conseil des ministres et pour saisir l’Assemblée nationale) ?

Ainsi, après l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, le président Ibrahim Boubacar Kéita et son régime veulent faire avaler au peuple malien une autre couleuvre. Sauf que cette fois-ci, le peuple n’est pas obligé de se faire imposer une réforme qui brille aussi bien par son inopportunité que par ses incongruités comme la création d’une institution inutile et budgétivore et anachronique, le Sénat.

Le forcing du gouvernement prouve éloquemment l’irrégularité du processus. Pis, c’est la preuve qu’IBK, son gouvernement et sa majorité parlementaire n’ont aucun respect pour le peuple malien. Sinon comment comprendre qu’on repousse des communales partielles prévues à la fin de ce mois et qu’on programme précipitamment un référendum constitutionnel moins de deux semaines après ? Et généralement, on tient toujours compte de l’hivernage dans la fixation des dates des scrutins. Mais, cette fois, on a fait fi de tout cela.

Le défi sécuritaire est-il moindre dans les 59 communes concernées par ces partielles que sur l’ensemble du territoire national ? Le président IBK est-il disposé à convaincre les Maliens de cela en allant faire campagne pour le Oui à Kidal, Ber, Aguelhok, Taoudéni, Ménaka… ? Comment le gouvernement compte organiser une campagne et un vote dans le Nord et le Centre du pays où l’administration et les forces armées et de sécurité sont quasi-absentes ?

&nbsp;

<strong>Entre déni de la réalité et dédain pour les Maliens</strong>

Que cache cette précipitation ? Le déni de la réalité bien sûr. Une fois de plus, les  dirigeants actuels prouvent qu’ils n’ont aucun respect pour le peuple malien. C’est très facile pour les députés de s’abriter derrière les <em>"personnes ressources"</em> et <em>"les auditions citoyennes"</em> pour se donner bonne conscience. Mais, nous savons tous réellement qui sont lesdites personnes ressources.

L'opportunité, la légalité et la légitimité de ce processus ne résistent pas à l’analyse objective. L'adoption d'une nouvelle Constitution ou d'une révision constitutionnelle dans le contexte actuel d'atteinte à l'intégrité territoriale est bien une violation de la Constitution en vigueur. Celle-là même qui interdit tout vote référendaire quand une portion du territoire est en cause. Aujourd’hui, Kidal et plusieurs localités du Nord et du Centre du Mali sont dans cette situation.

Le président prêtera désormais serment devant la Cour constitutionnelle dont il désigne aussi le président. Celui-ci n’est plus élu par ses pairs. Un recul inéluctable pour notre démocratie, car remettant en cause la séparation de l'exécutif du judiciaire. Ça porte matière à suspicion sur la crédibilité des élections présidentielle et législatives dont la Cour constitutionnelle prononce les résultats définitifs si l’on sait que c’est la même Cour constitutionnelle qui doit les valider.

Et comment comprendre que, au lieu de passer par le suffrage direct du peuple (référendum), le président de la République pourrait désormais faire réviser la Constitution avec l'aval des députés ?

Comme le rappelait un intellectuel sur les réseaux sociaux, <em>"cela est un danger pour le Mali pour qui sait comment l'Assemblée nationale est une chambre d'enregistrement des projets de loi venant de l'exécutif. Notre Constitution sera à la merci d'un homme et de son bord politique"</em>. Une inquiétude d’autant fondée que le président et sa majorité viennent de violer sans scrupule la Constitution actuelle par l’adoption d’un nouveau projet.

Et le Sénat est une incongruité parce que le Mali n’a pas besoin de nouvelles institutions, mais de leaders intègres et visionnaires dans tous les domaines. <em>"La Constitution de 1992 me paraît un instrument complet, mais ce sont les acteurs de la vie politique qui l'ont dénaturée…"</em>, nous disait l’éminent avocat et ancien ministre de la Justice, Me Abdoulaye Garba Tapo, dans une interview sur le Sénat en début avril 2017.

Après avoir nié l'évidence même, c’est-à-dire que l'accord issu du Processus d’Alger viole la Constitution de la République, le régime est aujourd’hui en train de <em>"tordre le cou à celle-ci pour accommoder celui-là"</em>.

IBK, son gouvernement et sa majorité n’ont aucun respect pour ce pays et prennent visiblement les populations pour des moutons de Panurge. A nous de leur prouver le contraire en se mobilisant majoritaire aux urnes le 9 juillet pour dire Non au référendum.

<em>"On joue avec le feu en donnant l'impression d’évoluer dans un champ de ruines, au milieu de cadavres de pauvres Maliens écrasés par les soucis de tous ordres. Mais un jour on découvrira amèrement,  comme d'autres pouvoirs qui se croyaient absolus et d'essence monarchique,  que ce peuple a une âme… Ce jour viendra"</em>, a répliqué Me Abdoulaye Garba Tapo, éminent juriste et ancien ministre de la Justice, au vote des députés.

Nous pensons que ce jour est arrivé parce que le dernier mot sur cette révision revient au peuple malien. Le projet  adopté le 3 juin par l’Assemblée nationale n’a aucune valeur sans un référendum ou le peuple dira Oui ou Non.

La décision est donc loin d’être déjà prise. Nous avons notre mot à dire et le seul message que les Maliens doivent envoyer au régime c’est <em>Non ! An tè !</em>

C’est plus que jamais l’opportunité de donner un <em>carton jaune</em> à IBK qui veut se succéder à lui-même en 2018 pour continuer à se moquer des pères de l’indépendance, des martyrs de la démocratie et des Maliens tous les bords !

<strong>Dan Fodio</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Israél: IBK courtise Benyamin Netanyahu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-israel-ibk-courtise-benyamin-netanyahu-2310192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mali-israel-ibk-courtise-benyamin-netanyahu-2310192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/IBK-Israel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 01:15:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Israël était l’invité spécial 51e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) que Monrovia (Libéria) a abritée le dimanche 4 juin 2017. Israël qui a déclenché une vaste opération de séduction en Afrique, pourra certainement compter sur le président Ibrahim Boubacar Kéita pour plaider en sa faveur au sein de l’Uémoa et de la Cédéao.</em></strong>

A propos de cette invitation spéciale, selon le quotidien national (L’Essor, dans sa parution du lundi 5 juin 2017) qui avait une équipe dans la délégation présidentielle malienne, le chef de l’Etat du Mali ne verrait aucun inconvénient à <em>"nouer le dialogue"</em> avec Israël.

Et cela d’autant plus, a ajouté Ibrahim Boubacar Kéita, que les pays africains et membres de la Cédéao ont tous à apprendre de l’Etat Hébreu dans plusieurs domaines de coopération (agriculture, sécurité et technologies…).

<em>"Dans le cas du Mali, notre soutien à la cause palestinienne reste et demeure indéfectible. Ce qui n’empêche que le Mali puisse discuter de coopération avec tous les pays du monde pourvu que les principes auxquels nous tenons soient respectés"</em>, a précisé le journal en se référant à la déclaration du président Kéita.

<em>"Israël est un pays qui dispose d’atouts appréciables"</em>, a confié le chef de l’Etat, cité par le quotidien national, en rappelant les progrès technologies et agricoles de l’Etat Hébreu qui a réussi à reverdir son désert du Néguev (13 000 km2) grâce aux inventions technologies prometteuses.

Et on sait que le développement de l’agriculture demeure l’une des priorités de la Cédéao. <em>"Nous sommes prêts à coopérer avec tout ce qui peut contribuer à améliorer les performances de l’agriculture malienne"</em>, a conclu Ibrahim Boubacar Kéita à ce propos.

<strong>Un milliard de dollars pour développer l’énergie solaire en Afrique de l’ouest</strong>

<em>"J'ai rencontré le président du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita, un pays avec lequel Israël n'a pas de relations diplomatiques. Nous avons accepté un processus historique pour réchauffer les relations entre nos deux pays"</em>, a déclaré le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, en commentant une photo sur laquelle on le voyait avec Ibrahim Boubacar Kéita.

Au sortir du sommet de Monrovia (Liberia), Energiya Global, une entreprise israélienne spécialisée, a promis d’investir un milliard de dollars pour développer l'énergie solaire au sein de la Cédéao. L’entreprise a indiqué que cette enveloppe sera dépensée au cours des quatre prochaines années pour développer des projets liés au solaire dans l’ensemble des pays membres de l’organisation sous-régionale.

Ce contrat fait partie de l’accord conjoint entre la Cédéao et Israël, paraphé ce week-end par la présidente sortante de l’organisation ouest-africaine Ellen Johnson Sirleaf et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le chantier, qui s’ouvre avec les pays de la Cédéao, devrait être le premier d’une telle envergure pour Energiya Global en Afrique.

L’entreprise israélienne n’a pour l’instant pour expérience que celle du Rwanda. Une expérience concluante toutefois puisqu’elle produit 6 % de l‘énergie électrique actuellement disponible dans ce pays des Grands lacs.

Il faut rappeler que le roi Mohammed VI du Maroc, un pays maghrébin qui vient d’avoir le statut de pays observateur à la Cédéao, n’a finalement plus effectué le déplacement de Monrovia en raison de l’invitation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à ce sommet.

Et selon de nombreux observateurs, <em>"l’absence notable"</em> des présidents béninois Patrice Talon et nigérien Mahamadou Issoufou est liée à cette présence. Le Nigérian Mahamadou Buhari était lui aussi absent, mais parce que diminué par la maladie.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cause palestinienne : L’appel du pied du porte&#45;drapeau dépité à Israël</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/cause-palestinienne-lappel-pied-porte-drapeau-depite-a-israel-2310202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/cause-palestinienne-lappel-pied-porte-drapeau-depite-a-israel-2310202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Monument-Al-Quost-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 01:06:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Est-ce un hasard si le pays d’Afrique qui souffre le plus du terrorisme islamique est le Mali qui est l'un des quatre, avec le Tchad, la Guinée et le Niger, à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec Israël ?"</em>, s’interrogeait récemment le site <em>"Temps et Contretemps"</em>.

Et de rappeler qu’en réaction tardive à la <em>Guerre des Six-Jours</em> de 1967 et au nom de la défense de la cause palestinienne, notre pays avait rompu ses relations avec Israël le 5 janvier 1973. Arie Avidor avait été nommé attaché d'ambassade en juin 1972 et chef de mission à titre temporaire en l'absence de l'ambassadeur. Et cela jusqu’à la fermeture de l’ambassade.

<em>"Le Mali s’était alors comporté en porte-drapeau palestinien en Afrique et n'a jamais changé malgré l’évolution de la situation géopolitique dans la région. Son choix politique et sa rupture avec Israël ont fini par lui causer plus de déconvenues que d’avantages. A force de vouloir porter haut les intérêts, pourtant lointains, des Palestiniens, il en est venu à sacrifier les siens propres"</em>.

Pourtant de nombreux pays africains qui avaient rompu en 1967 et en 1973, rappelle le site, avaient fini par comprendre qu’Israël disposait d’une compétence en Afrique. Ils trouvaient avec l’Etat juif le moyen de s’affranchir de l’aide de leur tuteur colonial. Ils appréciaient chez ce jeune pays son expertise dans les domaines industriels, ses expériences réussies des cultures dans les zones arides et surtout sa gestion de l’eau grâce à la haute technicité de son système d’arrosage automatique.

L’assistance militaire sans contrepartie contraignante permettait la mise à niveau d’armées aux embryons modestes. L’Etat juif présentait alors une image moins arrogante que celle des pays coloniaux qui avaient rechigné à se dégager de leurs intérêts africains…

<em>"Israël peut aujourd’hui doubler le potentiel du Mali pour le rendre auto-suffisant alors qu’il souffre d’un manque de produits alimentaires menant à une misère chronique de la population. Les problèmes sécuritaires empêchent par ailleurs toute évolution malgré la présence française"</em>, analyse <em>"Temps et Contretemps"</em> sa publication intitulée <em>"La normalisation laborieuse entre Israël et le Mali"</em>.

Le Mali a plus besoin de conseillers pour mettre en place ses propres structures sécuritaires nationales plutôt que de dépendre d’un pays étranger. La crainte que font peser les terroristes islamistes n’est pas étrangère à ce changement de cap. Le monde a évolué depuis le 11 septembre et Israël devient un acteur fondamental dans la région.

Depuis 1980, à l’exception du Mali, les pays africains, soupesant où se situait leur intérêt personnel, avaient décidé de renouer les liens avec Israël.  Ainsi, des milliers de stagiaires africains sont alors venus se perfectionner en Israël. Parallèlement, les échanges entre Israël et l’Afrique noire, évalués à 400 millions en 1988, ont atteint 1,32 milliards de dollars en 2007 et ont doublé depuis.

<em>"Le Mali avait été seul avec l’OUA (Organisation de l’unité africaine dissoute en 2002 au profit de l’Union africaine), à refuser de normaliser les relations avec l’Etat Hébreu. Le soutien actif de pays aussi divers que la Côte d’Ivoire, le Togo, le Congo et le Cameroun du côté francophone et d’autres anglophones tels que le Kenya, le Ghana, le Nigéria, l’Angola et le Rwanda n’est pas arrivé à faire sauter le verrou du boycott décrété par une organisation et un pays soumis au fanatisme et à l’extrémisme de certains dirigeants"</em>, rappelle le site.

De l’avis des analystes de <em>"Temps et Contretemps"</em>, le Mali regrette aujourd’hui <em>"son intransigeance vis-à-vis d’Israël et surtout le temps perdu à défendre une cause qui ne lui a rien rapporté. Le président IBK</em> (Ibrahim Boubacar Kéita) <em>est inquiet de la situation de son pays et souhaiterait consolider son régime rendu fragile par les djihadistes. Il est incapable de faire face seul à l'entreprise de déstabilisation islamique dans son pays. Il ne pourra s'en tirer qu'avec une aide extérieure"</em>.

Et, conclut le site, <em>"celle de la France lui semblant trop astreignante et peut-être peu efficace. Or il lui suffit de modérer ses exigences et de prouver sa réelle volonté de normaliser les relations pour qu’Israël ouvre une ambassade à Bamako avec toutes les conséquences matérielles que cela sous-entend"</em>.

Encore faut-il que, conclut le site, <em>"IBK accepte de manger son chapeau"</em> ! Et visiblement, il n’est pas loin de le faire !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa dit Balla Mariko, président sortant de solidaris223 : &amp;quot;Avec 5000 personnes touchées, je pense humblement que le bilan est satisfaisant&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-dit-balla-mariko-president-sortant-de-solidaris223-5000-personnes-touchees-pense-humblement-bilan-satisfaisant-2310482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/moussa-dit-balla-mariko-president-sortant-de-solidaris223-5000-personnes-touchees-pense-humblement-bilan-satisfaisant-2310482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/BALLA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 01:00:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Pyramide du souvenir de Bamako a abrité, le jeudi 25 mai 2017, la 3e session ordinaire de l'assemblée générale de l’association humanitaire, Solidaris223. Après relecture, modification et adoption des statuts et du règlement intérieur, un nouveau bureau a été mis en place. Moussa dit Balla Mariko a cédé le fauteuil de la présidence à Mme Hawa Mah Traoré. Le président sortant s’est confié au Le Reflet pour évoquer le contexte de cette alternance, son bilan et ses nouvelles relations avec Solidaris223. Interview.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Le Reflet : <em>Le 25 mai 2017, vous avez décidé de céder la présidence de Solidaris223 à quelqu’un d’autre. Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ?</em></strong>

<strong>Balla Mariko : </strong>Au sein de Solidaris223, l'alternance est une habitude. La première présidente désignée, Mme Magassouba Awa Sylla, a passé la main aux termes d'un mandat. Et j'ai eu la chance de faire deux mandats. Il est normal que je laisse la place à d'autres. Nul ne détient le monopole des bonnes idées et des bonnes actions.... L'alternance a été opérée à tous les niveaux de l'association. C'est ainsi que j'ai été désigné président du conseil des membres fondateurs.

<strong>Le Reflet : <em>N’est-ce pas très tôt de passer la main ?</em></strong>

<strong>Balla Mariko :</strong> (Rires) Non pas du tout. Nous avons fait un travail remarquable en deux mandats, il est temps, pour nous, de laisser la place pour que d'autres continuent le travail pour le bien-être de nos concitoyens en difficultés.

<strong>Le Reflet : <em>Quel regard rétrospectif avez-vous pour votre bilan ?</em></strong>

<strong>Balla Mariko :</strong> Je ne sais pas si je suis bien placé pour apprécier notre bilan. Mais, avec 5000 personnes touchées, je pense humblement que le bilan est satisfaisant. Toutefois, je suis aussi convaincu que nous pouvions mieux faire. Vous savez, nous n’avons pas de moyens colossaux, mais, avec ingéniosité, nous avons apporté soutien et réconfort à nos concitoyens.

<strong>Le Reflet : <em>Croyez-vous que votre successeur puisse consolider les acquis et faire mieux ?</em></strong>

<strong>Balla Mariko :</strong> Hawa Mah Traoré, la nouvelle présidente, est aujourd'hui la personne la mieux indiquée pour diriger Solidaris223. Elle a été secrétaire générale avant de devenir vice-présidente. Elle a tous les atouts pour réussir sa mission et hisser Solidaris223.

<strong>Le Reflet : <em>A votre avis quel sera son principal défi ?</em></strong>

<strong>Balla Mariko :</strong> La présidente aura comme défis de trouver un moyen de financement pour permettre à Solidaris223 de faire face à ses obligations. Elle doit aussi œuvrer à tisser de nouveaux partenariats avec d'autres associations et organismes pour la synergie d’actions.

<strong>Le Reflet : <em>Quelle seront désormais vos relations avec Solidaris223 ?</em></strong>

<strong>Balla Mariko :</strong> En tant qu'ancien président du bureau et actuel président du conseil des membres fondateurs (CMF), qui est l'instance suprême de Solidaris223, je jouerai un rôle de personne ressource et de conseiller auprès du bureau. Je ne serais jamais loin pour épauler la nouvelle équipe en cas de besoin.

<strong>Le Reflet : <em>Un appel pour la mobilisation en faveur de cette association ?</em></strong>

<strong>Balla Mariko : </strong>Avec d'autres associations, nous sommes porteurs d'un projet fédérateur. En effet, nous sommes en train de mettre en place la Fédération des acteurs humanitaires du Mali. Ça nous permettra de mieux agir au profit des groupes cibles.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nampala, cible des terroristes : Symbole de la vulnérabilité de notre système de défense</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/nampala-cible-terroristes-symbole-de-vulnerabilite-de-systeme-de-defense-2310372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/nampala-cible-terroristes-symbole-de-vulnerabilite-de-systeme-de-defense-2310372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/07/Nampala-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 00:58:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nampala (près de 500 km au nord-est de Bamako) soulève de tristes souvenirs pour la nation malienne et son armée. Avant l’embuscade meurtrière qui y a causé la mort de 11 soldats maliens dans deux embuscades les 2 et 31 mai 2017, dont un jeune lieutenant, une attaque camp militaire de la localité avait coûté la vie à 17 soldats maliens et fait une trentaine blessés en juillet 2016.</em></strong>

Le 31 mai dernier, au moins deux soldats ont encore perdu la vie dans une embuscade entre Nampala et Diabaly. Deux nouvelles victimes dans les rangs des Forces armées maliennes (FAMa). Deux vies sacrifiées de trop dans une crise sécuritaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Le 2 mai dernier, neuf soldats maliens ont été également tués et cinq autres blessés dans une autre embuscade entre Dogofri et Nampala (Centre-nord du Mali), dans la région de Ségou.

<em>"Une mission de ravitaillement des Forces armées nationales est tombée dans une embuscade entre Dogofri et Nampala. Le bilan provisoire est de neuf morts et cinq blessés"</em>, avait affirmé Abdel Karim Konaté, le ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement, dans un communiqué diffusé dans la soirée du 2 mai 2017.

Et en juillet 2016, 17 soldats avaient été tués et 35 blessés dans l’attaque du camp de Nampala, revendiquée par Ançar Eddine d’Iyad Ag Ghali.

<em>"Nous ferons en sorte que cette attaque terroriste coordonnée qui s’est portée sur nos positions à Nampala fasse l’objet d’une réponse appropriée"</em>, avait promis le ministre de la Défense et des Anciens combattants de l’époque, Tiéman Hubert Coulibaly. C’était dans une déclaration à la télévision publique dans la soirée du 19 juillet 2016.

Si cette attaque avait entraîné son éviction du gouvernement (avant son retour triomphal en avril dernier à l’Administration territoriale), la hiérarchie militaire n’a visiblement pas tiré les enseignements de cette tragédie. Nos soldats continuent de tomber dans cette zone, tout comme dans tout le Centre et le Nord du pays.

Ainsi, plus de la moitié du territoire national est devenu un no man’s land échappant toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières. En plus du Nord, le Centre du pays a presque basculé sous le joug des réseaux terroristes.

Ainsi, rapportait la Parti pour la renaissance nationale (Parena, opposition) dans un communiqué rendu public le 31 mai 2017, des dizaines d'incidents armés ont <em>"provoqué la mort 135 personnes dont plus de 40 militaires maliens"</em>, entre janvier et la mi-mai sur le territoire national.

Et, selon la même source, près de 300 écoles sont fermées dans la région de Mopti (Centre du Mali). Plusieurs milliers jeunes sont ainsi jetés à la rue à la merci des terroristes.

La multiplication des embuscades doit inciter la hiérarchie à revoir sa stratégie militaire dans la zone où les convois et patrouilles sont plus que jamais exposés, surtout en cette période d’hivernage où n’importe quelle zone marécageuse ou à végétation abondante pourrait s’avérer un piège mortel.

Ceux qui connaissent la région s’interrogent : pourquoi il n’y pas toujours un camp militaire digne de ce nom ? Entre Dogofri et Nampala, c’est environ 200 km très peu fréquentés. Sans compter que c’est une zone à la lisière de la forêt de Ouagadou, une base de repli stratégique pour des terroristes qui viennent de la Mauritanie pour déstabiliser notre pays avec la bénédiction de Nouakchott.

Si nous avons bonne mémoire, du temps du président Amadou Toumani Touré, la Mauritanie avait aidé notre pays à nettoyer cette forêt en prenant soin de mettre à l’abri des regards indiscrets des preuves de sa complicité avec les occupants devenus un moment encombrants pour des raisons stratégiques.

Après cette opération, on avait peu entendu parler de cette forêt jusqu’à fin 2011 quand la France de Sarkozy a pris la décision de déstabiliser le Mali en complicité avec certains de nos voisins, notamment la Mauritanie.

Selon nos investigations, une forte présence militaire malienne n’est pas souhaitée dans cette zone par certains partenaires de notre pays qui y créent les conditions propices à cette instabilité pour des raisons inavouées.

Mais, comme nous l’avons toujours défendu, il est temps de se soustraire de ce diktat de la supposée communauté internationale pour nous occuper réellement de notre système de défense. Pour éviter des tragédies comme celles de juillet 2016 et de mai courant, il nous faut un camp dans cette zone. Pas un camp-passoire comme la plupart de ceux que nous voyons à Bamako et à l’intérieur, mais une véritable forteresse à Nampala pouvant faire face à tous les assauts et capable de mobilier rapidement des renforts en faveur des patrouilles en cas d’attaque.

Une vraie base militaire (terrains, bâtiments, équipements), un véritable point de coordination et de départ des interventions des forces armées pour sécuriser cette large bande incontrôlée et abandonnée aux trafiquants déguisés en djihadistes avec la bénédiction de nos voisins mauritaniens.

Le défi sécuritaire impose aujourd’hui que Nampala soit une région militaire à part entière avec une base moderne pouvant héberger une ou plusieurs unités majeures comme des régiments terrestres ou des escadres de l’aviation.

D’une manière générale, nos camps (camps militaires ou de gardes, brigades de gendarmerie, commissariats de police) ne répondent plus aux réalités d’un pays qui se trouve en face d’un défi sécuritaire énorme. Il est par exemple temps de penser à ces clôtures sans miradors qui ne résistent même pas aux cabris.

Le concept des camps militaires est révolu ! Il faut aujourd’hui de vraies bases militaires ! Quel que soit le prix à payer !

<strong>Hamady Tamba</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalabancoro&#45;Koulouba : Un gamin noyé dans un puits ouvert après une pluie</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/kalabancoro-koulouba-gamin-noye-puits-ouvert-apres-pluie-2310152.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/kalabancoro-koulouba-gamin-noye-puits-ouvert-apres-pluie-2310152.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 00:42:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le manque de sérieux et de rigueur dans la vie des citoyens entraîne parfois des conséquences fâcheuses. Et c’est bien le cas d’un puits non fermé, cause de la mort d’un jeune garçon de cinq ans suite à la grande pluie du mardi 30 mai 2017. Le drame a eu lieu à Kalabancoro-Koulouba aux environs de 14 h.</em></strong>

La forte pluie qui a arrosé toute la capitale malienne le 30 mai 2017 a été vivement saluée par la population. D’autant plus qu’elle faisait suite à une longue période de canicule neuf mois de chaleur. Malheureusement, elle n’a pas fait que des heureux. Une famille a été endeuillée à Kalabancoro-Koulouba par la mort accidentelle d’un garçon de cinq ans. A cause de l’abondance de la précipitation, les caniveaux ont débordé et des fossés couverts.

Et comme cela est de coutume, voire naturel, les enfants n’ont pas hésité à s’amuser dans l’eau de ruissellement. A Kalabancoro-Koulouba, les enfants avaient aussi respecté la tradition en jouant partout dans les rues, allées et autres espaces libres.

Malheureusement, sur l’aire de jeu, l’un des enfants aura confondu un puits perdu à une flaque d’eau. Et dans sa course, croyant traverser une flaque, il se retrouvera dans un puits non couvert d’une maison en construction.

Ses amis qui ne le voyaient plus, surpris, se sont mis à crier au secours. Une femme enceinte arriva sur les lieux pour tenter de sauver le petit. Elle sera surprise par la profondeur du puits perdu. Elle sera totalement immergée.

Elle ne devra la vie sauce qu’à la rapidité de l’intervention des témoins qui parviendront à la repêcher. Une chance que n’a pas eue le gamin qui se trouvait au fond du puits. Il est mort avant d’être secouru.

Et ce n’est que des heures après que l’on sortira son corps sans vie du puits. Un drame qui a terrifié tout le quartier. Mais la question du puits non couvert dans une maison en construction qui est également non clôturée se pose encore. Pourquoi le puits n’a pas été couvert ou protégé ?

Malgré leur résignation, les parents du bambin sont inconsolables de la perte de leur enfant. Ils sont submergés d’amertume et de chagrin pour avoir ainsi perdu leur seul garçon suite à la négligence et l’irresponsabilité de certains dans notre société.

Ce jour-là, le jeune garçon après la descente des classes à 13 h se promenait avec les autres enfants du quartier aux environs du chantier. Quand le ciel s’est assombri, le père ordonna à l’enfant de rentrer à la maison avant de partir pour la mosquée.

Et la mère était occupée à ses petits travaux du mois de ramadan. Insouciant, le garçon a continué à jouer avec ses camarades. Ayant glissé sur l’argile, le petit M. K. a été entraîné vers le puits par la force des eaux de ruissellement.

Les autres enfants ont alors commencé à crier pour appeler au secours. C’est ainsi qu’une tante enceinte à tenter de le secourir au péril de sa propre vie. Malgré une forte mobilisation des voisins et des témoins, l’enfant n’a pu être sauvé, car les eaux de ruissellement étaient abondante et le courant fort.

<em>"C’est Dieu qui l’a voulu ainsi"</em>, s’est-on résigné ici et là. Mais, en tant que témoins, nous répliquons que Dieu n’a ni creusé ce trou ni obligé le propriétaire du terrain à creuser un trou avec une telle profondeur sans avoir pensé à le protéger dans une zone aussi habitée.

Si chacun assumait ses responsabilités vis-à-vis de son prochain et se comportait en citoyen responsable et conscient, ce genre d’accident serait évité. Nous devons tous être conscients que notre comportement, bon ou mauvais, nous engage tous et peut avoir des conséquences dramatiques sur les autres.

Dors en paix M. K. !

<strong>Nindeye Tounkara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre l’esclavage au Mali : Aba Roli forme des organisations partenaires en plaidoyer et lobbying</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/contre-lesclavage-mali-aba-roli-forme-organisations-partenaires-plaidoyer-lobbying-2310062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/contre-lesclavage-mali-aba-roli-forme-organisations-partenaires-plaidoyer-lobbying-2310062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 00:21:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 30 mai au 1er juin, l’association Aba Roli a organisé un atelier de formation en plaidoyer et lobbying à l’intention des organisations de la société civile (OSC) partenaires. C’était à la Maison du partenariat.</em></strong>

Pour lutter contre l’esclavage par ascendance et le travail forcé des enfants au Mali, l’Association du barreau américain (Aba Roli) a initié un projet pour la lutte contre l’esclavage.

<em>"Cette initiative se veut être une opportunité pour les victimes de l’esclavage par ascendance et du travail forcé des enfants dans un contexte post crise. Un environnement où les défis des violations des droits de l’Homme sont extraordinaires"</em>, a précisé Almahady Cissé, coordonnateur national de l’association.

Ainsi, pour faire face aux défis liés à la protection des droits des victimes de l’esclavage par ascendance et du travail forcé des enfants, Aba Roli a prévu une série de formations thématiques sur le plaidoyer menées par les organisations de la société civile (OSC).

Cet engagement doit se traduire par une réforme législative abordant les questions de l’esclavage par ascendance et le travail forcé des enfants à travers des foras nationaux et régionaux. D’où l’atelier de formation en plaidoyer lobbying à l’intention des OSC partenaires d’Aba Roli.

Cette formation de trois jours (du 30 mai au 1er juin) a réuni à la Maison du partenariat une vingtaine de personnes venant des organisations comme l’AJM, l’Odef, le Temedt, MJDS. Des représentants du ministère des Droits de l’Homme et le ministère de Promotion de la femme, de l’Enfant et de la famille ont également pris part audit atelier. <em>"Cette formation visait à aider les participants à maîtriser les notions et techniques de plaidoyer, la stratégie de plaidoyer/lobbying"</em>.

<em>"Cet atelier vise le renforcement des capacités des organisations partenaires d’Aba Roli et de la Coalition malienne sur les techniques de plaidoyer... Notre ambition est de permettre aux participants de comprendre le plaidoyer et lobbying, s’approprier les techniques et stratégies de plaidoyer ; construire un message de plaidoyer ; suivre et évaluer une action de plaidoyer et élaborer le draft du plan de stratégies pour la coalition"</em>, a précisé M. Cissé.

Bien que l’esclavage soit officiellement aboli au Mali, il reste toujours d’actualité tout comme le travail forcé des enfants. Deux pratiques attentatoires à la dignité humaine et à l’individu dans ses droits et libertés les plus fondamentaux et les plus élémentaires à la qualité de l’être humain.

Face aux difficultés qu’ont les victimes de l’esclavage par ascendance et le travail forcé des enfants à se faire entendre, des organisations de la société civile et de défense des droits de l’Homme ont lancé une coalition nationale pour mener un plaidoyer fort de haut niveau.

Afin que l’Etat puisse adopter des réformes sur l’esclavage par ascendance au Mali et prendre des mesures pour une application stricte des instruments d’interdiction et de répression du travail forcé des enfants, souvent perceptibles dans les communautés où existe l’esclavage.

Ces organisations peuvent désormais compter sur le soutien d’Aba Roli pour l’atteinte de leurs objectifs.

<strong>Aïssata Bâ</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier Afrobasket féminin 2017 : Afrobasket&#45;feminin, &amp;quot;Bamako 2017&amp;quot; : Le Mali face à deux favoris dans le groupe A</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/dossier-afrobasket-feminin-2017-afrobasket-feminin-bamako-2017-mali-face-a-deux-favoris-groupe-a-2293542.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/dossier-afrobasket-feminin-2017-afrobasket-feminin-bamako-2017-mali-face-a-deux-favoris-groupe-a-2293542.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Aigles-dames-2017.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 13:25:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Fédération malienne de basketball et Fiba Afrique ont organisé la cérémonie de tirage au sort de l'Afrobasket féminin "Bamako 2017" le samedi 27 mai 2017 à l'hôtel de l'Amitié de Bamako. Le tirage a été effectué par plusieurs personnalités dont les anciennes gloires du basket-ball national. Et le Mali partage la poule A avec deux grands favoris, le Cameroun (vice-champion) et l’Angola qui a connu son premier sacre continental chez les dames à Bamako en 2011 et qui est le grand favori sur les berges du Djoliba. Un regard sur les forces en présence dans ce groupe A.</em></strong>

&nbsp;

Le Mali partage la poule A avec le Cameroun, la Tunisie, la Côte d'Ivoire, l'Angola et un pays invité. Dans ce groupe A, les Angolaises et les Camerounaises seront sans doute de redoutables rivales pour Meiya Tirera Bamba et ses coéquipières. Avec ses 15 participations (7 médailles, dont deux en or), l’Angola est donné par les pronostics comme le grand favori au bord du Djoliba.

Après deux médailles de bronze acquises en 2007 et 2009, l’Angola a finalement remporté la première médaille d’or de son histoire en 2011 à Bamako au Mali. Un exploit réédité deux années plus tard à Maputo (Mozambique). Même si les Angolaises ont terminé au pied du podium en 2015, Nadir Manuel et ses coéquipières restent de sérieuses prétendantes au titre.

Après un échec aux portes de la finale en 2013 suite à une cruelle élimination (61-57) face au Mozambique à Maputo, le Cameroun a terminé deuxième du championnat qu’il a abrité en 2015. Une défaite en finale qui a laissé un goût amer aux joueuses et aux dirigeants camerounais qui gardent toutefois l’espoir d’atteindre la plus haute marche du podium cette année.

La participation au tournoi de qualification olympique féminin 2016 à Nantes a permis de découvrir de jeunes talents qui seront encadrées par Ramses Lonlack et Priscilla Mbiandja.

Eliminée par le Nigéria lors de la course pour le Fiba Women’s Afrobasket 2015, la Côte d’Ivoire revient sur la scène continentale avec beaucoup d’ambition. <em>"Notre objectif est de faire bonne impression au prochain FIBA Women’s Afrobasket"</em>, a récemment déclaré son coach Simon Guillou. Pour ce faire, le technicien français compte sur Kani Kouyaté qui évolue présentement en France et d’autre joueuses expatriées comme Kariata Diaby ou les sœurs Méité.

En neuf participations, la Tunisie a deux médailles d’argent dans sa vitrine (1974 et 2001) et ce pays retrouve la plus prestigieuse compétition féminine de basket-ball en Afrique après six ans d’absence. Sa dernière apparition continentale de la Tunisie remonte  à <em>"Bamako 2011"</em> et elle avait terminé à la 10e place sur 12.

Une performance que les Nord-Africaines tenteront d’améliorer en s’appuyant sur des joueuses d’expérience telles Siwar Khlifa et Houda Hamrouni ainsi que des jeunes talents comme Marwa Shili et Fatma Aouinet qui ont réalisé une belle prestation au Fiba U18 Women’s African Championship 2016 au Caire, en Egypte.

La poule B est composée du Sénégal, du Nigeria, de l’Egypte, la Guinée-Conakry, du Mozambique et du pays qualifié dans la zone 4.

A noter que l’Afrobasket féminin se jouera à Bamako du 17 au 28 août 2017.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>

<strong>ENCADRES</strong>

<strong> </strong><strong>AISSATA B. MAIGA, INTERNATIONALE MALIENNE AU MAROC :</strong> <strong>"Nous aurons du pain sur la planche"</strong>

<strong> <img class="alignright size-full wp-image-2293722" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Aissata-Boubacar-Maiga-Aigles-Dames.jpg" alt="" width="350" height="350" /></strong><strong><em>Après avoir fait les beaux jours de l’équipe féminine de basket-ball du Djoliba AC de Bamako la saison écoulée, l’internationale Aïssata Boubacar Maïga a posé cette saison ses valises à Rabat, la capitale royale du Maroc, où elle a signé pour un an avec le Fath Union Sport (Fus). Après le tirage au sort de l’Afrobasket féminin "Bamako 2017", le 27 mai 2017, elle nous a confié ses impressions.</em></strong>

"Ma première impression est que nous aurons du pain sur la planche car aucune des sélections de notre poule A n'est à prendre à la légère. Et, comme vous le savez déjà, l'Angola est l'un des plus gros calibre dans le monde du basket féminin. Sans oublier les progrès faits par le Cameroun dont la sélection nationale est vice-championne d’Afrique depuis 2015 à Yaoundé. Nous aurons donc affaire à plus d'adversité avant d'atteindre les quarts. Cela peut-être aussi une bonne chose, car nous permettant de mieux identifier nos lacunes et de les corriger. C’est souvent un plus que de se frotter aux meilleurs en début de tournoi…

Nous sommes une grande nation de basket avec un effectif assez fourni. Sans compter que nous sommes le pays organisateur. C’est donc normal que le Mali soit donné favori de la compétition. A nous maintenant de nous battre pour confirmer ce pronostic qui nous est favorable...

La préparation étant la clef de toute réussite, il faudrait qu’elle soit efficace dans tous les domaines. Le staff technique et les joueuses devront également être au top et se donner à fond comme ils l’ont toujours fait. Le soutien du public, voire du peuple malien sera aussi un précieux atout pour réaliser un excellent tournoi.

Aux joueuses, je mettrais encore une fois l’accent sur la préparation. Et nous ne devons avoir qu’une seule mentalité : Gagner ! Le peuple malien mérite de vivre cette joie" !

<strong>Propos recueillis par</strong>

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong>-</strong>

<strong>AMADOU DIARRA YALCOUYE, Président de la Commission nationale d’organisation : «Nous sommes déterminés à mériter cette confiance renouvelée par FIBA-Afrique au Mali»</strong>

&nbsp;

«Le Mali a été choisi par la grande famille du basketball africain pour abriter le championnat d’Afrique des Nations Afrobasket seniors féminin. Une compétition que notre capitale avait eu le privilège d’abriter en 2011. Et, six ans après, nous accueillons cet événement les bras ouverts avec la même ferveur, la même fierté et la même détermination pour mériter cette confiance renouvelée en notre nation.

C’est à la fois un honneur et une marque solidarité de FIBA Afrique à l’endroit du Mali.

La grande famille du basket africain n’a jamais tourné le dos au Mali depuis le début de cette crise. Elle a toujours été à nos côtés à travers l’organisation des compétitions comme le tournoi qualificatif de l’Afrobasket Masculin Senior «Angola 2010» ; l’organisation des grandes rencontres comme le Congrès du mi-mandat de FIBA-Afrique à en avril dernier...

Pour gagner le pari de l’organisation, nous avons besoin du soutien et de l’engagement des autorités du pays… La réussite de cet événement dépend aussi en grande partie de l’implication des Partenaires. L’Afrobasket Sénior féminin de Bamako est une belle plateforme  et une belle opportunité pour les opérateurs économiques et les partenaires du sport...

Je lance un appel à la jeunesse malienne et au Mouvement sportif national à une forte mobilisation pour permettre au Mali d’honorer cet engagement.

Mobilisons-nous pour une bonne organisation de ce championnat d’Afrique et pour réserver aux différentes délégations hôtes du Mali, un accueil chaleureux digne de la légendaire hospitalité malienne à laquelle notre pays n’a jamais dérogé…

L’histoire nous enseigne que, pour l’honneur du Mali, ses fils et ses filles sont capables s’unir sans distinction aucune, de se surpasser, de consentir tous les sacrifices. Les Maliens ont toujours su faire honneur à notre devise : Un Peuple-Un But-Une Foi !

Bienvenue à l’Afrique du basket» !

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Environnement : Goundam mobilisé pour sauver le Faguibine</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/environnement-goundam-mobilise-sauver-faguibine-2293552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/environnement-goundam-mobilise-sauver-faguibine-2293552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Mme-Oumou-Sall.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 11:29:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ministres, élus, populations civiles… originaires du cercle de Goundam (Nord-ouest du Mali) sont désormais mobilisés pour sauver la source vitale pour la localité, voire la région : le lac Faguibine ! Un festival international est prévu du 11 au 13 août 2017 pour les besoins de cette noble cause.</em></strong>

<em>"Sauvons le lac Faguibine"</em> ! C’est objectif d’une campagne initiée par les cadres, fils et filles originaires de Goundam. En tête naturellement, la très engagée maire, Mme Oumou Sall Seck. Pour ceux ne connaissent pas la zone, le système Faguibine est l’artère nourricière des populations de la région. Une source de vie aujourd’hui menacée par la sécheresse et l’ensablement.

Conscient de l’ampleur de la menace et surtout de ses conséquences économiques et socioculturelles, les citoyens et les ressortissants se sont donné la main pour des initiatives en faveur de la paix. De nombreuses activités sont ainsi planifiées pour les trois prochains mois. Elles seront bouclées par le Festival international du Faguibine (FIF) en août 11 au 13 2017 à Goundam.

Pour contribuer au retour de la paix dans le Nord du Mali, l’Association des ressortissants du cercle de Goundam (région de Tombouctou) engage notamment des discussions directes avec des groupes armés.

<em>"Nous voulons parler avec eux, les écouter et partager avec eux nos préoccupations, nos peines et souffrances. Ils seront avec nous et nous allons travailler à ce qu’on ne parle plus de groupes armés dans ces zones, mais qu’on parle plutôt de fils, d’enfants de Goundam qui veulent aujourd’hui apporter leur contribution à la paix"</em>, précise le dynamique édile de Goundam, Mme Seck Oumou Sall.

<strong>Lutter contre l'assèchement</strong>

La paix est la condition sine qua non pour mobiliser en faveur de l’autre préoccupation essentielle des ressortissants du cercle de Goundam, précisément la situation du lac Faguibine, dans la région de Tombouctou. En effet, touché par la désertification comme le fleuve Niger, le lac d’une longueur de 80 kilomètres s’assèche dangereusement.

<em>"Il y a trente-quarante ans, on vivait là-bas dans l’abondance ! Et maintenant, il n’y a même pas d’eau. D’où l’importance pour la vie des populations de ramener cette activité, toutes les activités socio-économiques autour du lac"</em>, déplore Arbi Hama Ould Sidi Mohamed, un expert originaire de la région.

Et de l’avis des spécialistes comme Jean-Denis Raingeard de la Blétière (Fondateur de l’Association Planète XXI international visant à améliorer les rapports nord-sud), avec le soleil, <em>"il serait sans doute possible au moment des pluies de pomper de l'eau dans le fleuve Niger et de remettre en eau le lac pour en faire une réserve..."</em>

Tout comme il serait nécessaire de <em>"créer des barrages seuils tout le long du cours du fleuve pour le rendre navigable en toutes saisons... Certes c'est un projet pharaonique, mais techniquement possible dans le cadre d'une gestion intelligente des ressources en eau"</em>.

En tout cas pour mobiliser des ressources humaines et financières en faveur du lac Faguibine, le Festival international du Faguibine (FIF) est prévu à Goundam du 11 au 13 août 2017.

Cette manifestation culturelle et artistique a été lancée le 6 mai 2017 à l'hôtel Azalaï Salam de Bamako. Le thème de cette édition inaugurale est : <em>"La culture de la paix et de la cohésion sociale dans le cercle Goundam"</em>.

Compte tenu des enjeux, cette cérémonie a mobilisé des membres du gouvernement (les ministres Maouloud Ben Kattra et Mohamed Ali Ag Ibrahim), l'amenokal de la tribu al-Ansar, les présidents des associations des ressortissants du cercle, la diaspora, les femmes et jeunes ainsi qu’une forte représentation d'hommes et de femmes de médias nationaux et internationaux.  Un beau monde rassemblé autour de la très entreprenante maire Oumou Sall Seck.

<em>"Ce festival est une opportunité pour les filles et fils du Faguibine d'attirer l'attention des décideurs, à tous les niveaux sur les menaces qui pèsent sur le lac Faguibine et une occasion de renforcer le trait d'union entre les communautés"</em>, a déclaré l’édile.

Le FIF est une initiative des jeunes de Goundam sous le parrainage de Mme la maire de Goundam, Oumou Sall Seck.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hamane  Niang, Président de Fiba&#45;Afrique : «Le Mali a l’expérience et les infrastructures pour relever le défi de l’organisation» : «…Réussir l’organisation de l’Afrobasket est un défi à relever.</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/hamane-niang-president-de-fiba-afrique-mali-a-lexperience-infrastructures-relever-defi-de-lorganisation-reussir-lorganisat-2293412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/hamane-niang-president-de-fiba-afrique-mali-a-lexperience-infrastructures-relever-defi-de-lorganisation-reussir-lorganisat-2293412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/Hamane-Niang.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 11:24:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mais nous ne doutons pas un seul instant que le Mali a, aujourd’hui, l’expérience et ce qu’il faut en termes d’infrastructures et de ressources humaines pour relever le défi.

Nous sommes convaincus que nous aurons ici à Bamako, un Afrobasket aux standards internationalement admis et une compétition de basketball féminin entre les meilleures sélections féminines de très bon niveau de la zone Afrique.

D’ores et déjà, je souhaite la bienvenue à Bamako, aux équipes qualifiées, aux supporteurs et aux médias qui sauront, une nouvelle fois apprécier le Diatiguiya au Mali» !

<strong>Propos recueillis par </strong><strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fondation prospective et innovation : Modibo Sidibé invité en France par Jean&#45;Pierre Raffarin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fondation-prospective-innovation-modibo-sidibe-invite-france-jean-pierre-raffarin-2291842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/fondation-prospective-innovation-modibo-sidibe-invite-france-jean-pierre-raffarin-2291842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Modibo-Sidibe-fare.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 01:55:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’ancien Premier ministre du Mali et président des FARE An Ka Wuli, Modibo Sidibé, est l’invité de la Fondation Prospective et Innovation. Un organisme présidé par le président de la commission des Affaires Etrangères, de la Défense et des Forces Armées du Senat français, Jean-Pierre Raffarin.</strong></em>

Le président des Fare Anka Wuli, Modibo Sidibé, prendra part une rencontre organisée en partenariat avec la Municipalité de Bordeaux et intitulée «<em>Bonnes nouvelles d’Afrique</em>». Ce sera vendredi 2 juin 2017 à l’hôtel de ville de Bordeaux.

La conférence inaugurale sur le thème «<em>Démocratie, Sécurité et Développement</em>» sera respectivement introduit par les anciens Premier ministre Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Modibo Sidibé.

Selon un communiqué du parti, la contribution du président Modibo Sidibé y est «fortement attendue».

«<em>Monsieur Alain Juppé et moi-même…connaissons la pertinence de vos analyses et votre contribution au succès de cette encontre ne manquera pas d’être décisive</em>», a indiqué l’ancien Premier français, Jean-Pierre Raffarin, cité dans le communiqué des Fare An Ka Wuli.

Lors de ce jour, le Président des FARE An Ka Wuli rencontrera plusieurs associations de Maliens en France.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : L’enfance volée à nos enfants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/loeil-de-sonia-lenfance-volee-a-nos-enfants-2292062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/loeil-de-sonia-lenfance-volee-a-nos-enfants-2292062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 01:41:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lorsque nous vivons dans une société de consommation où seule la performance compte il n’est pas étonnant de voir une majorité de jeunes parents se sacrifier financièrement pour offrir la meilleure éducation possible à leur enfant. Un sacrifice perçu comme un gage de réussite pour l’avenir de leur chérubin.</em></strong>

Même pas né que déjà il suscite toute l’attention afin de lui préparer une arrivée digne de son nom, bien douillette, bien confortable, car le petit homme mérite le meilleur. C’est certain, il sera le plus beau, le plus intelligent et l’on rivalisera d’ingéniosité pour lui trouver un prénom original puisqu’il est unique.

Si être de bons parents c’est bien,  de nos jours cela ne suffit plus, il faut qu’ils soient aussi les meilleurs. Et comme nous sommes tous persuadés que nous sommes supérieurs aux autres, personne ne va prendre le risque de nous contredire d’autant plus que cela arrange bien les spécialistes de l’enfance ainsi que les marchands de rêve en tout genre.

Ceux-ci y voient un énorme marché en or à portée de main. Pas plus tôt la petite merveille née qu’elle a déjà toutes les qualités inimaginables : bébé le plus mignon, le plus sage… Les parents ne doutent de rien et gare à ceux qui voudraient leur faire entendre raison : l’amour inconditionnel des parents vis-à-vis de leur nourrisson n’est pas à remettre en question !

De plus, il fera de vous un inadapté si vous osez émettre le moindre doute sur les facultés tant mises en avant par les jeunes parents. On pourrait croire que cet état d’extase aurait une fin. Eh bien non, détrompez-vous !  Il faut croire que les parents prennent de l’ectasie pour rester dans cet état d’euphorie.

Interdiction donc d’émettre le moindre reproche sous peine d’être jugé, vous avez même intérêt à lui trouver des dons exceptionnels sans oublier de complimenter les parents pour cet exploit surnaturel.  Chacun ira donc de son compliment ne faisant ainsi qu’intensifier l’ego surdimensionné des parents.

Comme il est inconcevable que ce futur adulte puisse échouer, les parents vont mettre en place toute une stratégie pour porter leur enfant au firmament. Plus tard, il sera homme politique, avocat, ingénieur, artiste reconnu, chirurgien… : l’espoir fait vivre ! Sauf que cette réussite tant célébrée par les parents n’a pas échappé aux industriels de l’enfance qui vont tous profiter de cette aubaine pour nous vanter les mérites de leurs produits indispensables à la réussite du jeune enfant.

A ce stade tout est bon pour nous faire croire que la réussite va dépendre de notre porte-monnaie et bien difficile de résister quand il s’agit du bonheur de notre petit. Et comme les parents ont le monopole de l’éducation, il est facile de les influencer vers des achats inconsidérés, démesurés. Comment avoir les idées claires quand les pros de l’enfance nous expliquent matin, midi et soir le régime à suivre pour être de bons parents en s’appuyant sur des livres soit disant scientifiques qui prescrivent tel ou tel mode d’éducation ?

<strong>Une juteuse industrie autour de "l’enfant-roi"</strong>

En général tous ont une même signature qui consiste à dire qu’il ne faut pas froisser la susceptibilité de l’enfant au risque d’en faire un associable. Le non lui ferait perdre sa belle confiance et donc il serait préférable de se plier avec une certaine mesure aux souhaits de l’enfant.

Ces petits bouts ont déjà toute une campagne bien rodée prête à défendre les  désirs  des enfants  sous réserve que les parents ouvrent largement le porte-monnaie. Tout sera bon pour attirer les parents dans le piège de la consommation à outrance sous l’œil bienveillant de la réussite au bout du chemin.

Ainsi vous aurez la multitude du choix entre le prix modique et le prix élevé avec pour consigne que la qualité sera  en fonction du prix. Et comme on veut le meilleur pour notre petit Prince, on ne va pas regarder à la dépense.

Comme il est facile de jouer sur la naïveté des parents. Et alors que je pensais avoir tout vu, j’étais loin d’imaginer cette nouvelle mode encore plus perverse que les autres, toutes aussi plus débiles les unes que les autres. L’enfant au centre de tout est considéré comme un roi mais en plus il entre dans l’ère économique de la surprotection.

Après nous avoir shootés avec des doses d’amour inconditionnel  on nous lobotomise une partie du cerveau  en créant un nouvel espace contenant tous les risques potentiels  qui pourrait endommager la qualité de notre jouet vivant tant adulé. Nous entrons dans l’ère de la nouvelle industrie pharmaceutique qui jusque-là se contentait de soigner les malades.

Désormais pour éviter à notre petit Prince les petites maladies courantes de la vie, on va lui offrir toute une panoplie de médicaments afin que ce petit bout reste en bonne santé, se porte bien en lui évitant tous les petits désagréments de la vie. A l’approche de l’hiver (les grands froids) ou de l’été (les grosses chaleurs), il est vivement conseillé d’avaler des médicaments pour éviter de tomber malade : chercher l’erreur !

Impossible d’y échapper, ce marché de la prévention est présent partout  sous différentes formes.  La forme alimentaire qui se transforme en substance bénéfique pour le cerveau de notre petit (le poisson est bon pour la mémoire, les produits laitiers renforcent la solidité des os….) avec le fer, le calcium, le magnésium, les vitamines, etc.

De même qu’il faudra choisir la meilleure couche-culotte qui, même mouillée, restera sèche grâce à ses capteurs d’humidité (grandiose, le prix l’est tout autant). Et un bébé qui dort au sec sera un bébé heureux. De même qu’il faudra utiliser tel lait de toilette pour protéger la peau délicate du bébé, une lessive (linge bébé) non agressive pour éviter de fragiliser le derme de l’enfant…

Finis les réveils nocturnes grâce à la super couche, finis le nez qui coule, les rhumes, les désagréments intestinaux, les poussées dentaires douloureuses grâce aux super traitements qui renforcent les défenses naturelles de l’enfant. Finies aussi les irritations si vous avez opté pour la super crème méga protectrice, terminée l’eau du bain trop calcaire qui dessèche la peau, car grâce au lait de toilette, il vous laissera une peau de velours…

Il y a aussi des eaux de toilette (parfums) spéciales bébé au cas où celui-ci sentirait mauvais. Je n’exagère pas, c’est la triste réalité et il ne faut pas oublier que nous sommes dans une société de consommation.  Pour atteindre la performance, il faudra donc consommer ce qu’il y a de meilleur sur le marché.

Et autant vous dire que les marqueteurs ne manquent pas d’imagination pour nous vanter les bienfaits de leurs produits avec des slogans qui ont au moins le mérite de me faire sourire.

A ce sujet au cas où j’aurais eu envie d’acheter des œufs pourris à mes petits il est bien spécifié sur tous les emballages que nos œufs sont des œufs frais, la fraicheur étant une qualité non négligeable. Et de ce pas l’on va nous vanter les mérites de consommer des  produits frais, manger des légumes frais, des fruits frais comme si la fraicheur était garante d’une bonne hygiène de vie. Car pour devenir beau et intelligent on a intérêt à prendre grand soin de notre hygiène de vie  et donc consommer des produits de première fraicheur. <em>J’adore</em> !

De nombreux parents confondent amour avec argent. Pas étonnant que notre société soit une grande malade quand les parents sont dépourvus de toute logique, de bon sens car au final un enfant n’est rien d’autre qu’un enfant.

Au lieu de vouloir en faire un futur avocat, un astronaute ou… ne vaudrait-il pas mieux d’essayer d’en faire un adulte autonome et responsable avec de vraies valeurs pour affronter la vie ?

<strong>Sonia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rupture dans la gestion politique du Mali : Oumar Tatam Ly pour incarner l’espoir de changement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rupture-gestion-politique-mali-oumar-tatam-ly-incarner-lespoir-de-changement-2291802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rupture-gestion-politique-mali-oumar-tatam-ly-incarner-lespoir-de-changement-2291802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/pm4.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 01:25:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Très peu de Maliens sont satisfaits de la gestion actuelle du Mali et reconnaissent s’être trompés dans le choix politique effectué dans les urnes en 2013. La volonté de rupture totale dans la gouvernance du pays à partir de la présidentielle 2018 est palpable à tous les niveaux, notamment au sein de la frange juvénile de la population. Ces deniers jours, Oumar Tatam Ly est l’un de noms qui viennent à l’esprit quand on évoque la nécessité de gérer le Mali autrement. Modeste et humble, l’homme peut hésiter à franchir le pas s’il n’est pas convaincu que cela pourra réellement changer les choses. D’où la nécessité pour la jeunesse malienne, sans distinction de chapelles politiques, de porter cette candidature.</em></strong>

<strong> </strong>Pour se hisser sur la voie de l’émergence, le Mali a besoin d’une rupture totale dans la méthode de gestion du pays, dans sa gouvernance. D’autant plus que la classe politique actuelle a montré ses limites, son manque de vision pour faire de nos immenses potentialités, des richesses équitablement reparties et des atouts de développement. Il faut des dirigeants qui n’oublient pas qu’ils sont élus pour les Maliens et non pour des néocolonialistes qu’ils doivent constamment adouber pour régner sans heurts.

La rupture ou le changement tant souhaité par les Maliens dans la gestion politique de leur pays, nécessite l’émergence dans l’arène d’un homme neuf et compétent, mais au fait des réalités du pays. Un homme qui n’est pas inféodé à la classe politique aux affaires depuis l’avènement de la démocratie en mars 1991.

Le Mali n’a besoin ni de théoricien ni de magicien pour retrouver l’élan pris dans son développement avant le coup d’Etat du 19 novembre 1968. Le pays a plutôt besoin d’un vrai leader, d’un homme d’Etat capable de reprendre avec rigueur les rênes du pays pour le remettre au travail et utiliser ses ressources comme moteur de son émergence politique, économique et sociale. Un homme à cheval sur des valeurs et sur des convictions comme la transparence, la probité et cultivant à souhait l’excellence et le mérite. Un vrai visionnaire capable de capitaliser toutes les potentialités humaines et économiques de ce pays qui est loin d’être pauvre puisque permettant constamment à de nouveaux milliardaires d’émerger.

Vouloir gouverner autrement le pays, de diriger l’exécutif sur des critères objectifs que l’appartenance politique ou d’autres considérations sociopolitiques ! Miser sur des jeunes cadres compétents et intègres qui ont une vision réaliste des vrais enjeux et défis de notre époque…

Voilà, entre autres, <em>"erreurs"</em> commises par le jeune économiste Oumar Tatam Ly <em>"OTL"</em> quand il était à la Primature. Il avait sans doute accepté cette mission en nourrissant ce rêve qu’un autre Mali était possible, qu’on pouvait voir le bout du tunnel en comptant sur nous-mêmes par une exploitation experte et une utilisation judicieuse de nos richesses.

<strong>L’action noyée dans un flot de discours</strong>

Mais, ce jeune cadre qui ne connaît d’autres critères de gouvernance que la compétence et l’excellence a vite compris en fait qu’il ne partageait pas ce rêve avec son président et  la grande majorité des membres de son gouvernement que dans les discours. Malheureusement, dans le Mali démocratique, le discours a pris le pas sur l’action. On parle trop et on promet beaucoup, mais on agit peu ! Facile donc de comprendre que l’on soit vite passé du <em>"Mali d’Abord"</em> à la <em>"Famille d’Abord"</em> !

Cette déception, cette impuissance de réaliser ce rêve, à mettre en musique le projet de société très séduisant sur le papier était très perceptible dans le discours de campagne d’Oumar Tatam Ly.

<em>"Au regard des dysfonctionnements et des insuffisances… qui réduisent grandement sa capacité… environnement institutionnel devenu moins favorable… au sortir des élections législatives"</em> ! Voilà, entre autres, expressions utilisées par le démissionnaire. Un choix des mots et expressions qui ne doit rien au hasard car <em>"riches en sous-entendus"</em>.

Politiquement plus mature qu’on ne le pense, OTL a judicieusement choisi ses arguments pour montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il ne démissionnait pas parce qu’il avait découvert que la charge était plus lourde qu’il ne l’imaginait, mais parce qu’il ne voulait pas être une marionnette qu’on manipule à souhait pour continuer à berner les Maliens en se faisant passer pour l’apôtre du changement tant réclamé et tant attendu par ce peuple.

Bien éduqué, mais trop rusé pour être le jouet des dinosaures qui ont pris le régime d’IBK en otage, Tatam Ly est rapidement devenu l’homme à abattre. Son intégrité et son indépendance d’esprit hypothéquaient beaucoup d’intérêts. A commencer par ceux des caciques du Rassemblement pour le Mali (RPM) et la famille présidentielle à qui plusieurs de ses ministres devaient leurs postes. Sans compter son <em>"entêtement"</em> à vouloir pousser vers la retraite certains cadres qui avaient leur avenir derrière eux.

Fort de sa majorité à l’Assemblée nationale, le parti présidentiel a estimé avoir un droit inaliénable sur le fauteuil du Premier ministre. Un poste que <em>Les Tisserands</em> n’ont finalement obtenu qu’en avril dernier avec son premier-vice président, Abdoulaye Idrissa Maïga. Et cela aux dépens de l’actuel président du parti, Dr. Bocary Tréta, qui lorgnait le poste depuis l’élection du président IBK.

<strong>Dans la dignité et l’honneur intact</strong>

Et malheureusement pour OTL, il ne pouvait pas compter sur le président de la République pour avoir les coudées franches dans l’accomplissement de sa mission. Face à la pression de ses familles (politique et sociale) et des courtisans qui voyaient en lui une sérieuse menace pour leurs combines et trafic d’influence, Oumar Tatam Ly a été lâché par le chef de l’Etat.

Comme l’avait souligné un  confrère à l’époque, <em>"puisqu’ils voulaient son fauteuil, il décida de le leur rendre en toute simplicité, mais avec beaucoup de dignité…</em> <em>Ils voulaient sa tête. Il la leur rendit, mais avec élégance"</em>.

Fruit de son éducation et sûr de ses valeurs, Oumar Tatam Ly a un véritable sens de la dignité et de l'honneur ainsi que le sens réel du devoir républicain. Malgré son jeune âge, il incarne mieux le sens du devoir et de la responsabilité que la plupart de ces clowns qui se rêvent en leaders politiques. Pendant le temps qu’il a passé à la Primature, ce fin analyste s’est illustré par sa parfaite maîtrise des dossiers de la vie de la nation.

Travailleur ponctuel et assidu, intègre et persévérant à la tâche, il a mis en avant un certain nombre de valeurs (intégrité, probité morale, reconnaissance du mérite, sens de l’honneur et de la dignité) qui sont assez indicateurs de la noblesse et la pertinence de ses ambitions pour la République, pour la nation.

Les retombées de ses actions n’ont pas été perceptibles autant qu’on l’aurait souhaité parce qu’ils ont été noyés dans les mauvais comportements des proches de Koulouba pris à la gorge par de nombreux scandales. Et il a préféré rendre son tablier que de continuer à voir ses efforts hypothéqués par des brebis galeuses du régime.

Ils sont nombreux les observateurs qui pensent qu’OTL peut être l’homme qu’il faut pour relever le Mali s’il a les coudées franches. Dans la gouvernance actuelle du Mali, ce n’est que dans le fauteuil présidentiel qu’on a la marge de manœuvre convenable pour peser sur le destin de ce pays, remettre le peuple au travail en lui redonnant confiance et en prônant le culte de l’excellence.

Oumar Tatam Ly est l’un des candidats susceptibles de mieux incarner l’espoir de rupture du peuple malien et le rêve de changement de la jeunesse de notre pays. Et cela d’autant que, en termes d’expériences, il n’a rien à envier à ceux qui peuvent lui disputer la légitimité de reprendre les rênes du pouvoir au nom de la jeunesse toujours bernée par nos dirigeants.

<strong>L’efficacité dans la discrétion : un héritage familial</strong>

Digne fils de son illustre père Ibrahim Ly et de sa non moins célèbre mère, Ly Madina Tall, Oumar Tatam Ly est né le 28 novembre 1963 à Paris, en France. Le patriotisme et les vertus morales sont des héritages familiaux. Certes son regretté père, Ibrahim Ly (dont un lycée de Bamako porte le nom) est surtout réputé comme un brillant homme de lettres auteur de deux chefs d’œuvres que sont <em>"Toiles d’araignées"</em> et <em>"Les noctuelles vivent de larmes"</em>. Mais, il ne fut pas moins un intellectuel très engagé, un militant de gauche respecté et craint.

Directrice de campagne du président Alpha Oumar Konaré <em>"AOK"</em> en 1992, Ly Madina Tall, est aussi un exemple d’engagement discret, mais efficace. Elle a connu par la suite une brillante carrière diplomatique au cours des deux mandats d’AOK (1992-2002).

Une discrétion et une efficacité qu’Oumar Tatam Ly a héritées lui conférant un statut de jeune premier dans son brillant parcours universitaire et professionnel. Jeune directeur de la BCEAO-Mali, OTL est titulaire d’une agrégation en histoire, d’un DEA en histoire économique de la Sorbonne et du diplôme de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) de Cergy-Pontoise.

Sa première expérience professionnelle, il l’a acquise à la Banque mondiale puis au secrétariat général de la présidence de la République du Mali. Il a intégré la Banque centrale (BECAO) en 1994 en qualité de fondé de pouvoirs à la direction centrale des études et de la prévision. En 1996, il est nommé adjoint au directeur des études, avant de devenir directeur des opérations financières de 2000 à 2006.

Une année après, Oumar Tatam Ly est promu directeur du département de l’émission, de la comptabilité et des finances. Une fonction qu’il a assumée jusqu’au le 1er janvier 2009, quand il est nommé au poste de directeur national de la BCEAO pour le Mali.

De 1992 à 1993, Tatam Ly a aussi été chargé de mission à la présidence de la République du Mali. De 1993 à 1994, il fut conseiller technique à la présidence de la République du Mali, puis chef du Bureau d’analyse et de prospective.

S’il n’est pas politiquement coloré, se contentant d’être un homme de défis conscient de ses responsabilités vis-à-vis de la nation, l’ex-Premier ministre avait participé à l’élaboration du volet économique du programme du candidat Ibrahim Boubacar Kéita. La pertinence de sa vision qui s’y est exprimée n’était pas sans doute étrangère au choix porté sur lui comme le tout premier chef de gouvernement d’IBK. Un homme qui incarnait à souhait le changement pour la grande majorité des Maliens et qui a déçu plus d’un.

<strong>Un candidat pouvant l’espoir et le rêve des jeunes Maliens</strong>

Réputé ne pas être un prétentieux mégalomane, OTL s’est fait très très discret depuis sa démission de la Primature. Très déçu ? Il l’était et avait toute les raisons objectives de l’être. Mais, entre-temps, il s’est refait en tirant les leçons de cette expérience sans doute très enrichissante sur la gestion politique du Mali. Suffisant pour relancer dans la course présidentielle en 2018 ? Ce n’est pas évident !

En vrai banquier, l’homme n’a pas peur du risque. Mais, par déformation professionnelle, il ne s’engagera pas sans garantie. Sans la garantie qu’on ne prône pas et qu’on ne portera pas sa candidature pour faire de lui un otage au sommet de l’Etat. Autrement dit, porté au pouvoir par des opportunistes qui voient en lui la marionnette idéale pour servir leurs intérêts égoïstes, pour davantage piller et appauvrir le pays.

Comme l’essentiel des observateurs avec qui nous avons échangé sur le sujet, la rupture dans la gouvernance du pays passe par une forte et sincère mobilisation de la jeunesse pour soutenir une candidature qui incarne ses espoirs et ses rêves. Une forte mobilisation en dehors de tout clivage politique traditionnel comme ATT en a bénéficié en 2002 et IBK en 2013.

Et derrière Oumar Tatam Ly, la jeunesse malienne n’a rien à perdre. Au contraire : elle a tout à y gagner !

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : La plaie sociale de la rumeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-plaie-sociale-de-rumeur-2291942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-plaie-sociale-de-rumeur-2291942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Caricature-transport.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 01:15:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On a dit… Ils ont dit… Qui l’a dit ? On a raconté… Qui l’a raconté ? De la bouche à l’oreille, de l’oreille à la bouche suivante ainsi de suite et naît la… rumeur ! Fondée ou pas, elle est omniprésente dans toutes les relations sociales, dans nos familles, dans nos maisons, dans nos quartiers.

Selon les pays, elle a différentes appellations. Au Cameroun, on l’appelle le <em>"Kongossa"</em>, en Côte d’ivoire, on dit <em>"Kpakpato"</em> et au Mali, c’est le <em>"Nanfiguiya"</em>. Au fait, c’est quoi la rumeur ?

La rumeur est le fait de colporter ou de divulguer des informations fondées ou pas généralement dans le but de faire du mal aux personnes concernées.

Ce petit <em>"on"</em> qui n’a l’air de rien a déjà fait tant de mal autour de nous. Beaucoup de gens sont devenus des véritables pestiférés à cause de fausses nouvelles racontées sur elles, certains ont divorcé à cause des rumeurs, d’autres ont perdu leur poste de responsabilité. Sans compter des cas multiples de suicide à cause de la honte.

Et les réseaux sociaux ne sont pas venus arranger les choses dans ce domaine. Ils sont devenus une véritable arme de destruction massive des réputations car les nouvelles se propagent plus vite et tous les montages sont possibles grâce aux outils <em>"maléfiques"</em> créés par nous-mêmes. Voilà comment une chose destinée à aider au départ peut détruire une vie de fond en comble.

J’ai ainsi été témoin, il y a quelques temps, du divorce d’un de mes voisins à cause de la rumeur. Il rentrait du boulot vers le petit soir et sur son chemin, il a rencontré une voisine du quartier. Il s’est arrêté quelques secondes avec elle pour les salutations d’usage.

Il allait amèrement regretter ces secondes car à peine cette scène anodine s’est déroulée, une mauvaise langue a tôt fait d’appeler sa femme pour lui dite in extenso : <em>"Je viens de voir ton mari donner rendez-vous à une fille"</em> !

A son arrivée chez lui, sa femme n’a même pas cherché à comprendre ce qui s’était réellement passé avant d’engager les hostilités. Il a beau lui dire que c’était juste une salutation passagère, elle ne voulait rien entendre. On dit souvent qu’il ne faut jamais accuser quelqu’un sans preuve mais elle l’a fait.

Pis, elle est allée s’attaquer à la fille en question et il s’en est suivi une grande bagarre. Elle a aussitôt fait ses bagages et elle est partie sans autre forme de procès. Voilà comment la rumeur a détruit le couple du malheureux !

Voilà comment un paisible ménage à volé en éclats à cause du colportage de mensonges juste pour nuire. Voilà où peuvent mener le bavardage, le colportage, la rumeur. En général, ceux qui se livrent à ce sport très avilissant s’intéressent aux vies des autres plus qu’à leur propre vie. Ils ont plus d’informations sur vous que vous-mêmes.

Ils décortiquent tout, analysent tout, comprennent tout plus que tout le monde. Ils vont de maison en maison, de bureau en bureau pour semer la zizanie en recueillant des informations qu’elles transforment tant et si bien qu’on ne reconnait même plus l’information initiale. Ils ont vraiment un esprit tordu et très apte à imaginer des scénarios machiavéliques dans le seul but de faire du mal.

Apprenons à tenir notre langue quand nous n’avons aucune preuve de ce que nous avançons. Ne condamnons jamais sans vérifier au préalable ce qui nous est rapporté et bannissons le célèbre <em>"on m’a dit"</em> ou <em>"il paraît"</em> du langage… Occupons-nous de nos affaires avant de regarder celles des autres. Et si chacun commençait par balayer devant sa porte ?

La vie serait belle et le monde meilleur !

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Can Des Cadets, «Gabon 2017» : L’historique triomphe des Aiglonnets à Libreville</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/can-cadets-gabon-2017-lhistorique-triomphe-aiglonnets-a-libreville-2292122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/can-cadets-gabon-2017-lhistorique-triomphe-aiglonnets-a-libreville-2292122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/aiglonnets.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 01:13:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le champion en titre a conservé sa couronne ! Une première dans l’histoire de la CAN des cadets (U-17). Vainqueur à Niamey en 2015 (Niger), le Mali a renouvelé son exploit en montant sur la plus haute marche de podium de la CAN Total U-17, «Gabon 2017». En finale disputée le 28 mai 2017 à Libreville, les protégés de Jonas Komlan ont battu les cadets du Ghana (1-0).</strong>

&nbsp;

Bien soutenus par une très force colonie malienne au Stade de l’Amitié à Libreville, les Aiglonnets du Mali ont battu les <em>Black Starlets</em> du Ghana par le plus petit des scores (1-0). C’était en finale de la CAN U-17 «Gabon 2017». Une fin en apothéose pour les poulains de Jonas Komlan. Nullement complexés pas l’enjeu, gagner et conserver un trophée remporté en 2015, les cadets maliens ont affiché leur détermination dès l’entame de la partie. Et c’est souvent une véritable leçon de football qu’ils assené à leurs homologues du Ghana.

A l’image de Semé Camara et Hadji Dramé qui en ont fait voir de toutes les couleurs à la défense ghanéenne. Le Mali ouvre le score à la 22e minute par Mamadou Samaké qui a repris un pénalty repoussé par le gardien Damlad Ibrahim. Les Aiglonnets ont raté un second penalty dix minutes plus tard. Un raté sans conséquence puisque les <em>Black Starlets</em> ne parviendront jamais à prendre le dessus pour égaliser.

«<em>Le jeu est alors devenu plus équilibré mais le capitaine Mohamed Camara et le défenseur Mamadi Fofana ont tissé une toile infranchissable devant les assauts ghanéens jusqu’au coup de sifflet final</em>», a commenté un reporter témoin de la finale.

Le Mali est donc champion d’Afrique pour la deuxième fois consécutive. Il a d’autant plus de mérite que jusqu’à quelques jours du démarrage de la CAN Total U17, sa participation avait été incertaine. Et cela suite à la suspension du Mali par la Fifa.

Une suspension consécutive à la dissolution du Comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) par le ministère des Sports afin de pousser les acteurs à mettre de l’eau dans leur vin pour mettre fin à la crise qui les oppose depuis janvier 2015. La sanction avait été seulement levée le 28 avril suite à l’implication du Président de la République et du Premier ministre nouvellement nommé.

La petite finale, disputée quelques heures plus tôt,  a été remporté par la Guinée. Comme en 2015 (contre le Nigeria), les cadets guinéens arrachent la 3e place en battant cette année le Niger par le même score de 3-1.

Le Mali conduira donc la troupe africaine à la Coupe du monde de la catégorie prévue en octobre prochain en Inde. Le Ghana, la Guinée et le Niger sont les autres représentants de l’Afrique à ce mondial U 17. Il faut rappeler que les Aiglonnets sont vice-champions du monde de la catégorie.

A noter que le Mali rejoint au palmarès le Nigeria, le Ghana et la Gambie, les trois autres pays lauréats deux fois de la CAN U17. Mais, notre pays est le premier à avoir remporté le trophée deux fois consécutivement. Il faut note que c’est notre pays qui avait abrité la toute première édition de cette compétition en 1995.

Le Ghana avait remporté le trophée devant le Nigéria (2e), la Guinée-Conakry (3e) et le Mali avait terminé au pied du podium, à la 4e place. Un accueil triomphal a été réservé par les autorités et le public sportif à la délégation malienne à son retour à Bamako le lundi 29 mai 2017 en début de soirée.

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Vivre du sang de son prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reflecteur-vivre-sang-de-prochain-2291732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/reflecteur-vivre-sang-de-prochain-2291732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/station-essence.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 01:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un vent de panique a soufflé sur Bamako le vendredi 26 mai 2017 à cause d’une pénurie de carburants dans les stations-services, suite à une grève du Syndicat national des chauffeurs et transporteurs routier (Synacor/Mali) du lundi 22 au vendredi 26 mai 2017. </em></strong>

Une crise liée beaucoup plus à la panique qu’à une réelle rupture de stock. Des malins ont diffusé la veille, via des réseaux sociaux, qu’il y aura une panne de carburants dans la capitale à cause de cette grève. Et le lendemain, les usagers se sont précipités pour prendre plus de carburant ou de gasoil que d’habitude.

Vendredi dernier, il n’était donc pas rare de voir des propriétaires d’engins à deux roues en sueur à force de pousser leurs motos et des voitures garées ici et là en panne sèche. Pendant toute la journée, les Bamakois ont pris d’assaut les stations-services avec d’interminables rangs.

Et les spéculateurs ont naturellement sauté sur l’aubaine, notamment des vendeurs informels qui sont partis s’approvisionner tôt pour stocker le carburant. Face à la demande, le litre d’essence est passé de 695 F CFA le litre à la pompe à 1000 F CFA, voire 1250 ou 1500 F CFA en certains endroits de la capitale. Et les usagers ne discutaient même pas le prix parce qu’ils savaient qu’ils n’avaient pas le choix : à prendre ou à laisser !

Il est vrai que ce mouvement s’est traduit pas l’immobilisation des camions-citernes et autres gros-porteurs aux frontières du Mali avec le Burkina Faso (Hèrèmakono), la Côte d’Ivoire (Zégoua) et le Sénégal (Diboli).

<em>"A Hérémakono, à la frontière du Mali avec le Burkina Faso, les chauffeurs de gros porteurs sont en grève depuis 4 jours. Ils demandent plus de considération pour leur profession, une sécurité sociale et la fin des tracasseries subies de la part des forces de l'ordre. Ce mot d'ordre de grève est respecté à toutes les frontières du Mali"</em>, avait précisé la veille Sékouba Diallo, secrétaire administratif du Syndicat des chauffeurs et conducteurs du Mali sur les réseaux sociaux.

Ainsi, beaucoup de stations-services de Bamako et de l’intérieur du pays étaient en manque de carburants depuis jeudi soir. Cela beaucoup plus à cause de la spéculation que d’une réelle rupture de stock.

En effet, comme nous l’a dit un responsable de l’Onap, sans le mouvement de panique savamment orchestré, <em>"on peut faire au moins une semaine sans crise avec le stock disponible si les gens continuent à prendre juste ce qu’il leur faut comme carburants au lieu de stocker pour prévenir ou provoquer une pénurie afin de vendre plus cher"</em>.

Le Malien adore la surenchère ! Et toutes les situations de crise sont pour nombreux d’entre-nous des aubaines pour vivre du sang de notre prochain. C’est pourquoi les prix ne cessent de prendre l’ascenseur. La solidarité, la compassion… sont désormais désuets dans nos habitudes.

&nbsp;

<strong>Exploiter la misère des autres pour faire fortune</strong>

Heureusement, un accord a été trouvé le même jour en fin d’après-midi entre la direction nationale du travail, la direction nationale des transports terrestres, maritimes et fluviaux, d’une part, et le syndicat des chauffeurs et transporteurs routiers affilié à Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), d’autre part.

Et c’est en fonction des avancées que le Syndicat des chauffeurs et transporteurs routiers du Mali a donc décidé de suspendre son mot d’ordre de grève illimitée. Au grand soulagement des consommateurs maliens déjà éprouvés par la hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité en cette veille de ramadan. N’empêche qu’il y avait toujours une foule énorme dans les stations-services jusqu’à leur fermeture.

Comme l’a commenté un jeune confrère, suite à cet accord, <em>"le pire a été évité aujourd'hui avec la pénurie de carburant suite à la grève des transporteurs"</em>. Et de poursuivre, <em>"va-t-on continuer à jouer au démineur ou régler les problèmes en amont ?"</em> ! Question pertinente ! Dans cette affaire, le gouvernement a beaucoup péché. D’abord parce qu’il a visiblement minimisé, voire négligé le préavis déposé par le syndicat des chauffeurs et transporteurs routiers. Et cela à l’approche d’une période cruciale comme le ramadan où même un approvisionnement correct du marché national n’empêche pas la hausse vertigineuse des prix. Le choix du moment du préavis n’est pas anodin parce que le syndicat savait qu’il était en position de force en cette période de forte demande.

Malheureusement, le gouvernement n’a pas su saisir l’opportunité de se ressaisir : <em>communiquer</em> ! Les autorités maliennes auraient dû anticiper sur ce mouvement en communiquant pour rassurer sur le stock disponible. Il fallait que les usagers comprennent qu’ils n’avaient pas de raison de paniquer dans l’immédiat.

Malheureusement, nos gouvernants se confinent toujours dans le rôle de sapeurs-pompiers et cachent leur impuissance par des communiqués de presse. Mais, le manque d’autorité de l’Etat est encore plus criard dans ses relations avec le milieu des affaires.

Nos opérateurs économiques connaissent généralement les points faibles de nos cadres : l’argent ! Sans compter qu’ils sont souvent des hommes de main chargés de blanchir les fonds détournés aux dépens du Trésor public.

En conséquence, <em>"tous les prix ont pris l'ascenseur...
Quasiment tous..."</em>, déplore Assétou Gologo dite Tétou, bloggeuse et activiste. C’est ridicule de voir un ministre se bomber la poitrine pour dire que nous avons obtenu telle réduction sur le sucre, le riz ou l’huile... En effet, ces réductions sont tellement dérisoires et même pas appliquées par tous, mais les produits cités démontrent que nos dirigeants ne pensent qu’aux riches et à la classe moyenne de Bamako, aux grandes villes…

Alors que la répercussion de ces hausses de prix est généralement plus dramatique dans les familles démunies et dans les campagnes. Le riz, le sucre… ? N’est-ce pas aujourd’hui un vrai luxe pour la grande majorité des Maliens ?

Notre sœur A. Gologo a raison de rappeler que <em>"on pense au sucre comme si c'était un aliment essentiel, on en baisse les prix un chouïa, histoire de se donner le beau rôle, et on oublie le reste, ce qui nous nourrit sans nous tuer..."</em>

C’est de l’utopie que de miser sur les commerçants pour offrir à manger à la population malienne. Tout comme il est utopique de vouloir atteindre l’autosuffisance alimentaire en continuant à exonérer les importations qui sont en partie la cause de la misère alimentaire des Maliens.

La solution, c’est la revalorisation de nos produits locaux par une assistance idoine aux producteurs et une meilleure organisation des circuits de commercialisation pour que les opérateurs économiques ne puissent plus continuer à tondre la laine sur le dos des paysans et des consommateurs.

Et il faut une réelle volonté politique pour booster un secteur névralgique comme l’agriculture. Mais, en politisant nos filières agricoles, en faisant des organisations paysannes des outils de propagande politique et de manipulation des masses, il ne faudrait pas s’attendre que les moissons tiennent la promesse des fleurs.

Cela d’autant plus que, quels que soient les sacrifices consentis par le budget national et quelles que soient les initiatives présidentielles, les Maliens vont continuer à être menacés par la faim parce qu’ils (les moyens et initiatives) seront utilisés à d’autres fins.

Et les vrais méritants ne seront pas les bénéficiaires réels. La preuve est que, malgré les efforts consentis (prix abordables des intrants, mécanisation progressive…) par le gouvernement, l’autosuffisance alimentaire demeure toujours un mirage pour les Maliens.

Et cela parce que les commerçants maliens ont pris goût à sucer le sang des pauvres par des prix hors de portée et rarement justifiés. Il faut exploiter la misère des autres pour faire fortune. Les marges bénéficiaires sont ainsi doublées, voire triplées. On paye à vil prix des productions nationales (riz, mil, maïs, fonio, haricot…) aux paysans et on les stocke le temps de créer la pénurie sur le marché et augmenter les prix.

Ce sont les pauvres qui trinquent ! Hélas ! Sinon, même à 5000 F CFA le kilo du riz ou du sucre, les prix ne perturberont jamais le sommeil de nos ministres, hauts cadres de l’administration, la nouvelle bourgeoisie de la pègre nationale.

<em>"Depuis que nous essayons d'appliquer la solidarité telle qu'elle nous a été inculquée par différents civilisateurs, et bien nous avons oublié cette solidarité innée en nous, celle qui a donné naissance au maaya"</em>, déplore Assétou Gologo dite Tétou ! L’humaniste est révolu ! C’est l’heure du profit qui fait que le Malien n’a jamais été autant un loup pour ses semblables.

Et pour le reggaeman Oumar Koïta nous a prévenus : <em>"In anw ma hinè nyogon la, Anw bè nyogon faga fu" </em>! Si nous sacrifions la compassion, la solidarité et l’humanisme, nous nous entretuerons inutilement comme des bêtes sauvages !

En tout cas, le gouvernement ne perd rien à entretenir cette situation en s’abritant derrière des communiqués démagogiques pour se donner bonne conscience. Bientôt le vote sanction des drogués des réseaux sociaux et des débatteurs des caniveaux !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Anw ka wili, Wati sera</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/point-anw-ka-wili-wati-sera-2291882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/point-anw-ka-wili-wati-sera-2291882.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/11/population.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 00:59:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Depuis l’avènement de la démocratie au Mali, symboliquement le 26 mars 1991, quel est le plus grand défi qu’un régime ait pu relever au bénéfice du peuple malien ? Quel est ce mal dont se plaignait le peuple pendant les années de dictature (militaire et du parti unique) qui ne s’est pas aggravé avec la démocratie ?</strong></em>

Manger à sa faim est un luxe dans ce pays arrosé par deux grands fleuves d’Afrique (le Niger et le Sénégal) avec leurs multitudes d’affluents qui offrent toutes les potentialités sylvo et agro-pastorales. Tout comme boire à sa soif même dans les centres urbains est aujourd’hui un luxe pour le Malien lambda.

L’électricité, dont l’accès facile à moindre coût est tremplin pour l’industrialisation du pays, donc indispensable à son émergence, demeure un luxe, malgré un temps d’ensoleillement  exceptionnel, du vent qui souffle dans toutes les directions.

Le Mali est un eldorado pour des puissances industrielles comme la France. Comment expliquer alors l’immense pauvreté de la population d’un pays qui est le 4e producteur d’or, 2e du coton en Afrique subsaharienne, dont le cheptel est l’un des plus importants du continent et dont le delta central du fleuve Niger peut nourrir toute l’Afrique de l’Ouest ? Comment comprendre que le désœuvrement et l’absence de perspectives poussent les jeunes d’un tel pays à risquer leur vie pour un eldorado qui se nourrit pourtant de nos richesses ?

A  notre avis, une seule chose explique que nous continuons à être des damnés de la terre : <em>le manque de vision des nos dirigeants politiques</em> ! Et cela depuis la fin prématurée de la première République pourtant assez dénigrée par des ennemis intérieurs manipulés pour discréditer ses dirigeants  aux yeux de la population.

Aujourd'hui, nous en sommes là parce que la révolution de 1991 s'est arrêtée en cours de chemin. Ceux qui ont pris le pouvoir se sont plus préoccupés de le conserver que d'engager les réformes sociales, économiques et politiques pour honorer la mémoire de nos martyrs.

Nos pères de l’indépendance étaient non seulement conscients de nos potentialités, mais ils avaient mis le peuple au travail pour donner une assise économique à la souveraineté politique.

Et depuis ce coup d’Etat du 19 novembre 1968, le Mali a perdu sa souveraineté politique et nos acquis économiques ont été progressivement dilapidés parce que le Malien a constamment perdu ses valeurs socioculturelles. De citoyens, nous sommes devenus des individus sans foi ni loi pour qui le patriotisme sert juste à enrichir le vocabulaire.

La démagogie politicienne nous a détournés du culte du travail en faisant de nous tous des partisans du gain facile. Avec la démocratie, nous sommes allègrement devenus des citoyens inconscients, des individus assoiffés de fortune et de réussite sociale.

Notre monde se limite à la fortune, aux belles bagnoles, aux villas et aux belles femmes pour voyager aux quatre coins du monde. Cela ne pose pas de problème si cette fortune est acquise à la sueur du front et non en privant des communautés entières des services sociaux de base.

Au point qu’au-delà de vendre leurs âmes au diable, certains sont prêts à tous les crimes pour s’enrichir. Ils n’ont pas de respect pour leurs vies à plus forte raison celles des autres. C’est ainsi que nos fleuves et leurs affluents sont pollués par le mercure de l’orpaillage au vu et au su de tous, avec notamment la complicité des élus (maires, conseillers municipaux, députés) et de l’administration qui tirent les ficelles dans l’ombre. La pollution de la nappe phréatique, l’appauvrissement des sols… Que dalle !

Comme si nous ne réalisons pas le chaos vers lequel le pays avance, nous continuons à nous diviser pour soutenir ces mauvais jokers dont la seule vision du pouvoir est d’être dans les grâces de l’Occident, des grandes familles maraboutiques… pour se servir et servir leur clan !

Quelle que soit la pertinence de leur projet de société, ils deviennent des sapeurs-pompiers une fois au pouvoir parce qu’ils n’ont ni le courage ni l’audace de rompre avec le nombrilisme néocolonialiste pour engager de vraies reformes permettant au peuple de reprendre les sentiers du développement de son pays.

<strong>Des politiciens en déphasage de nos vraies préoccupations</strong>

Ce sont donc les mêmes vampires et vautours qui continuent  de nous mener en bateau. L'alternance  n'est pas une question de changement de chapelles, mais de rupture avec ce qui n'a pas marché. Il ne s'agit pas d'une chasse aux sorcières, mais d'avoir plus d'ambitions à travers des projets de société réalistes et se donner les moyens de les concrétiser dans l'intérêt du peuple.

Ce sont des hommes en panne d'ambitions nationales qui continuent de nous berner et de nous rouler dans la farine. En dehors des discours démagogiques, ils ne comprennent rien à nos préoccupations, ignorent superbement nos attentes et aspirations pour gouverner en notre nom.

A nous jeunes, ils offrent des postes juste pour nous donner illusion que nous sommes importants à leurs yeux. Mais, en réalité, c'est pour mieux nous contrôler et nous éloigner de nos rêves et de nos ambitions, briser notre volonté de nous affranchir de certaines tutelles qui sont de vraies hypothèques au développement du Mali, de l'Afrique.

Nous avons le devoir de nous rebeller, de parachever la révolution de mars 1991 pour que le Mali soit ce que souhaite sa jeunesse et non un champ d’expression du néocolonialisme sous la conduite par des otages de Babylone.

Aujourd'hui, nos partis politiques ne sont pas des cercles de développement national, mais de réalisation d'ambitions personnelles le plus souvent opposées à l'émergence d'une société juste, équitable et réellement démocratique... Brisons ces chaînes pour unir nos forces au sein d'un mouvement patriotique.

Nous devons surtout comprendre que l’élection d’Emmanuel Macron en France, de Donald Trump aux Etats-Unis sont des faits isolés ou des mouvements spontanés comme la <em>"France en marche"</em>. Mais, c’est en droite ligne d’un monde en mutations.

Et même si tel était le cas, le Mali ne manque pas de jeunes visionnaires et compétents capables de mettre le pays en mouvement. Ils sont d’ailleurs nombreux, mais invisibles parce que le système actuel fait tout pour qu’ils ne puissent pas émerger et contrarier ses sinistres desseins. C’est ainsi que de jeunes Premier ministre ont été éjectés parce que trop en avance sur leur président en terme de vision politique.

La force de la France <em>"En marche"</em> est que la jeunesse s'est approprié le mouvement ! Si nous voulons un meilleur destin pour notre pays, la jeunesse doit s'affranchir de cette classe politique qui ne pense qu'à elle et à se régler les comptes pour conquérir le pouvoir et se servir. Des dinosaures qui ne cessent d’endoctriner la jeunesse de leurs chapelles pour perpétuer les mêmes vices et carences.

Avec la configuration politique actuelle de notre pays, il ne peut pas y avoir de perspectives de développement. Il est temps que la jeunesse réellement consciente se libère de ces chapelles de l’utopie et de tous les vices favorables à l’ancrage de la pauvreté, de la corruption, de la délinquance financière, de la gabegie, du népotisme, de l’injustice et de toutes les formes de spéculations.

Jeunes du Mali, levons-nous ! C’est le moment plus que jamais de rompre les clivages politiques pour nous donner la main et prendre notre destin en main ! Le Mali ne peut et ne doit pas se faire sans les jeunes qui, malheureusement, ne sont encore réellement présents dans la gouvernance que dans les discours de campagne.

Il est temps de prendre l’arène politique à notre compte, ne laissons pas cette opportunité de changer le destin du Mali nous échapper comme en 1991 quand la révolution a été confisquée, détournée de ses vrais objectifs.

<em>Anw ka wili, wati sera </em>! Amen !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Konaté, leader politique : L’immortel &amp;quot;père&amp;quot; des pionniers</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/mamadou-konate-leader-politique-limmortel-pere-pionniers-2259092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-politique/mamadou-konate-leader-politique-limmortel-pere-pionniers-2259092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 11:45:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Notre père Konaté/Dans la Dignité/Nous suivrons ta voie/Nous voulons ta foi" ! Ainsi débute le second couplet de l’hymne des pionniers du Mali. Il s’agit naturellement du regretté Mamadou Konaté, "père" des pionniers, le "Saint Père" et figure emblématique de classe politique malienne, du mouvement de libération des peuples africains.</em></strong>

Un grand leader arraché à notre affection le 11 mai 1956 et à qui les patriotes continuent de rendre hommage 61 ans après sa disparition. Et symboliquement, le vernissage de l’expo-photos sur le Mouvement pionnier s’inscrit aussi dans l’esprit de cette commémoration.

<em>"Notre père Konaté est le digne précurseur de la création de l’Etat du Mali. Il est le précurseur de la lutte de libération nationale… Un héros national et une référence exceptionnelle"</em>, a rappelé Ibrahima Kébé, commissaire principal de l'organisation Faso Kanu (Amour de la patrie), à l’occasion du 61e anniversaire de son décès.

Né en 1897 à Kati et député actif, Mamadou Konaté fut le 1er vice-président africain-noir de l'Assemblée nationale française. Il fut également parmi les pionniers des leaders politiques partisans d'un Mali indépendant.

Mamadou Konaté après des études à l’Ecole normale William Ponty de Gorée (Sénégal), devint instituteur-formateur-enseignant entre 1919 et 1946 dans différentes localités du Soudan français (actuel Mali), notamment Bafoulabé, Macina, Kolokani. Il prendra ensuite la direction de l’Ecole régionale de Bamako. Il est l’un des fondateurs du Syndicat des instituteurs de l’Afrique occidentale française (AOF) en 1937.

En 1945, Mamadou Konaté fonda le Bloc soudanais avec Modibo Kéita qui conduira le Mali à l’indépendance en 1960. Mais, auparavant, le Bloc était devenu l’Union soudanaise, une section du Rassemblement démocratique africain (US RDA)

Elu député en 1946, Mamadou Konaté siégea à l’Assemblée nationale française au sein du groupe de l’Union démocratique et socialiste de la résistance (UDSR). Il sera membre notamment des commissions de l’éducation nationale et des territoires d’outre-mer. En 1951 et 1956, Mamadou Konaté fut réélu au Parlement français.

Pour ce dernier mandat, il est élu avec Modibo Kéita et devient l'un des vice-présidents avec André Le Troquer, Roger Garaudy et Marie-Claude Vaillant-Couturier. Peu de temps après, atteint d’une hépatite, il meurt le 11 mai 1956. En plus de son héritage politique, les Maliens se rappellent aussi de son combat patriotique à travers l’école et le stade qui portent son nom. Et retiendra aussi des déclarations d’engagement comme lorsqu’il rappelait, <em>"lorsque la cause est juste, la foi, le courage, la détermination ne peuvent pas échouer"</em>.

Une détermination qui manque cruellement aux Maliens d’aujourd’hui. Il est vrai que Mamadou Konaté était de ces Soudanais au caractère et au mental trempé dans l’acier.

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : circuler à Bamako, un vrai méli&#45;mélo</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-circuler-a-bamako-vrai-meli-melo-2258892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-circuler-a-bamako-vrai-meli-melo-2258892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/Circulation-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 03:13:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La circulation routière à Bamako est une jungle parfois inextricable où se mêlent bruits de klaxons, sirènes assourdissantes, grondements de moteurs, injures, cris des conducteurs et parfois bagarres entre les usagers.

Ceci est dû au fait que l’incivisme et l’indiscipline des uns et des autres est total sur la route. Personne ne respecte personne. Pis, personne ne respecte le code de la route.

Le summum de tout cet incivisme se remarque surtout chez les motocyclistes qui sont impliqués dans 90 % des accidents de la circulation. Ils roulent sur les trottoirs et les terrasses au bord de la route. Ils roulent à tombeau ouvert sans se soucier ni de leur propre vie, ni de celle des autres.

Ils slaloment entre les voitures on dirait des véritables pilotes de <em>Formule 1</em>. Ils foncent tête baissée même dans des trous de souris qu’ils savent infranchissables. On a l’impression qu’ils sont toujours plus pressés que tout le monde semant ainsi sur leur passage tristesse et désolation.

Un autre groupe de spécialistes du désordre routier, ce sont les Sotrama ! Ils sont convaincus que la route leur appartient et ils se moquent de tout le monde. En général, leurs voitures sont de vieilles carcasses sans clignotants, ni phares ou klaxons et qui, si les contrôles techniques étaient stricts, ne devraient même pas circuler.

Ce qui est pire chez eux, ils stationnent en plein milieu de la route pour prendre leurs clients sans se soucier aucunement des autres usagers qui viennent derrière eux. Eux, ce sont les rois de la route qui ne respectent aucun code de sécurité.

Les taximen et les voitures personnelles ne sont pas en reste et violent allègrement les règles routières. A Bamako, on dirait que tout le monde est pressé ! Tous sont sur la route, mais personne ne connaît le code de la route et tous ignorent superbement les panneaux et les feux de signalisation.

La campagne de sensibilisation routière intitulez <em>"Ralentissez pour sauver des vies"</em> tombe donc à pic pour rappeler à tous les usagers de la route que la vitesse et l’indiscipline peuvent causer de terribles dégâts qui vont des traumatismes physiques et moraux aux décès en passant par les blessures physiques et psychiques.

Il est vrai que ces campagnes jouent un grand rôle pour régler le problème mais d’autres mesures devraient suivre : le retour de tous les usagers à l’apprentissage du code de la route, les sanctions très sévères contre ceux qui ne respectent rien, la mise en place de brigades spéciales et mobiles de sensibilisation routière, l’introduction du code de la route comme une matière à part entière dans les écoles… La liste est loin d’être exhaustive.

Ce regard rétrospectif sur la circulation routière à Bamako nous ouvrira peut-être les yeux pour nous faire comprendre que la route ne pose aucun problème. Mais, c’est nous qui posons des problèmes avec nos mauvais comportements. Un célèbre musicien a dit une phrase qui résume bien le phénomène : <em>"La route ne tue pas, c’est nous qui tuons"</em>.

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le mouvement pionnier du Mali : Un tremplin de la construction citoyenne</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/mouvement-pionnier-mali-tremplin-de-construction-citoyenne-2259042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/mouvement-pionnier-mali-tremplin-de-construction-citoyenne-2259042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:38:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mouvement pionnier est un cadre d’encadrement des jeunes pour leur donner une bonne formation civique, morale, physique et pratique. Son but est de faire des jeunes du Mali un modèle de citoyen accompli soucieux du développement de sa patrie. Créé en avril 1960, le mouvement est devenu l’Association des pionniers du Mali (APM) en juillet 1994. Mais, sa mission est toujours centrée sur l’éducation et la formation.</em></strong>

<strong> </strong>Apolitique et à but non lucratif, c’est une organisation ouverte à tous les jeunes âgés de 7 ans au moins et aux adultes, sans distinction de sexe d’origine sociale, de race, d’ethnique, de conviction religieuse ou philosophique.

Avec l’ensemble de ses partenaires, l’APM mobilise et organise les enfants et les jeunes dans le but de compléter l’éducation familiale et scolaire par l’organisation de loisirs sains ; assurer leur formation morale, civique, patriotique et physique des jeunes ; les préparer à leur participation à la vie active par la valorisation d’activités techniques et pratiques de production ; cultiver en eux le sentiment patriotique, le dévouement, l’abnégation et l’esprit de sacrifice.

Jouissant du statut d’utilité publique depuis 1996, l’APM s’attache aujourd’hui à soutenir les autorités nationales à relever le défi de la construction citoyenne. Il faut rappeler que c’est au Mouvement pionnier du Mali que l’on doit la traduction de l’Hymne national en bambara.

Comme l’ont défendu plusieurs penseurs, il n’y pas une nation forte sans une jeunesse citoyenne et responsable. D’où la nécessité de réactivé le Mouvement pionnier dans les écoles. Tout comme les activités pionnières dans les institutions socio-éducatives comme les Maisons des jeunes, les Foyer des jeunes, les Camps de jeunes, les colonies de vacances...

Cette relance ou cette redynamisation passe aussi par le recyclage et la formation des cadres pionniers qui sont des relais importants dans la reconstruction du <em>"nouveau Malien"</em>. En plus de la formation à la citoyenneté, l’éducation pionnière peut s’ouvrir à la démocratie, la décentralisation et la bonne gouvernance. Cela contribuera à préparer la jeunesse malienne à faire face aux défis nationaux, sous régionaux et même à la mondialisation.

Il faut noter qu’à l’issue du 7e Conseil fédéral de l’Association des pionniers du Mali, organisé du 2 au 4 mars 2017 à Soufouroulaye (Mopti), cette organisation s’est dotée de nouveaux textes plus ambitieux (statuts et le règlement), d’une nouvelle <em>Charte</em> et d’un Plan d’actions 2017-2021.

Les travaux ont été aussi sanctionnés par la mise en place d’un bureau fédéral consensuel de 17 membres présidé par Tidiane Coulibaly dit Necker, précédemment Commissaire général par intérim de l’APM. Et désormais, l’ensemble des Commissaires des ligues régionales des membres de droit du bureau.

Avec son équipe, Necker doit rapidement relever des défis comme, entre autres, le renforcement des capacités des pionniers dans le domaine de l’entrepreneuriat facteur de créations d’emplois, la culture de la paix, la citoyenneté, le civisme et la lutte contre l’extrémisme violent.

L’exposition-photos dont le vernissage a eu lieu le vendredi 12 mai 2017 a été une judicieuse opportunité de plaidoyer en faveur du Mouvement pionnier.

<strong>M. pionnier du MaB.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le nouveau président de la France au Mali : Macron sur les traces de Hollande pour préserver les intérêts français au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/nouveau-president-de-france-mali-macron-traces-de-hollande-preserver-interets-francais-sahel-2259012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/nouveau-president-de-france-mali-macron-traces-de-hollande-preserver-interets-francais-sahel-2259012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/macron-politique.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:33:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Investi le 14 mai 2017 président de la République de France, Emmanuel Macron est attendu au Mali ce week-end selon des sources médiatiques. Mais, ce sera une grave erreur de considérer cette visite aux forces françaises de Barkhane comme un honneur fait à notre pays où une victoire diplomatique du pouvoir. C’est surtout la preuve que rien ne va changer dans la stratégie militaire et diplomatique de la France dans le Sahel où ses intérêts sont énormes et l’emportent sur toutes les autres considérations.</em></strong>

&nbsp;

<em>"Nous le savons tous, les terroristes qui attaquent notre propre territoire, qui agissent sur notre propre sol sont liés avec ceux qui sont au Levant, en Irak et en Syrie mais aussi ici, dans la bande sahélo-saharienne… C’est le même combat, c’est le même enjeu"</em> ! C’est la déclaration faite aux soldats de l’opération Barkhane par François Hollande, lorsqu’il leur a rendu visite le 13 janvier 2017 à Gao.

Mais, ce que l’ex-locataire de l’Elysée (depuis le 14 mai 2017) ne dit pas, c’est que <em>"les mines d’uranium nigériennes et les potentielles ressources au nord du Mali représentent un enjeu fondamental pour la France et pour ses entreprises"</em>. Un enjeu qui justifie essentiellement la présence militaire française dans notre pays et dans le Sahel.

Ainsi l’association Survie (qui lutte pour un changement dans la politique de la France en Afrique, basée sur le respect de la souveraineté des peuples) considère que l’intervention de la France est <em>"contestable et inquiétante du fait de son histoire et de sa posture de domination vis-à-vis de ses anciennes colonies, dont le Mali"</em>.

En réalité, pour Survie, la guerre que conduit actuellement la France au Mali, <em>"s’inscrit dans la droite ligne de la politique qu’elle mène en Afrique depuis cinquante ans"</em>. Ce qui, pour cette association est <em>"une ingérence diplomatique, économique et financière et un interventionnisme militaire au service d’intérêts français…"</em>

La présence française au Sahel est donc étroitement liée à la préservation de ses intérêts économiques En affirmant le 16 janvier dernier que la France n’avait aucun intérêt économique au Mali, François Hollande a délibérément masqué certaines clés de compréhension de l’intervention de son pays au Mali.

Depuis la période coloniale, le Sahara a représenté et représente encore un espace à part dans l’Empire français, particulièrement du fait des richesses de son sous-sol. C’est pourquoi la France a cherché à garder la mainmise sur cet espace à haute valeur économique et stratégique.

C’est dans cette perspective qu’elle a créé en 1957 une entité territoriale spécifique, l’Organisation commune des régions sahariennes (OCRS) qui a disparu avec les indépendances et qui s’étendait du Sud de l’Algérie au Tchad en passant par le Niger et le Soudan français (Mali).

Au moment des indépendances, elle est parvenue à garder la main sur ses richesses en signant en 1961 des accords de défense avec le Niger (entre autres anciennes colonies) incluant une clause d’approvisionnement préférentiel pour la France sur les matières premières <em>"stratégiques"</em>.

C’est ce qui lui a permis d’exploiter depuis 1969 l’uranium du sous-sol nigérien à un prix dérisoire. Ce n’est qu’un secret de polichinelle que l’indépendance énergétique de la France et le succès de sa filière nucléaire reposent sur le pillage du Niger.

Depuis le début des années 2000 et l’accélération de la course aux matières premières, le Nord du Mali (encore quasi inexploité) est devenu une cible pour les investisseurs, notamment ceux de l’Union européenne dont la politique est ouvertement guidée par la <em>"sécurisation de l’accès aux matières premières"</em>.

Dans un contexte de forte concurrence, les alliances et tensions sont discrètes ou apparentes, comme pour le pétrole du bassin de Taoudéni, à cheval entre l’Algérie, la Mauritanie et le Mali. Le pétrolier français Total, en lien avec Qatar Petroleum, n’est pas en reste selon Survie.

<em>"Présent dans l’exploration-production en Mauritanie depuis 2005, Total explore, aux côtés de ses partenaires Sipex</em> (filiale de l’algérienne Sonatrach) <em>et Qatar Petroleum International, le bassin de Taoudéni dans les blocs Ta 7 et Ta 8 situés dans le désert mauritanien"</em>. A noter que depuis la fin de crise institutionnelle, Total se sent pousser des ailes au Mali et est en train d’inonder la capitale de nombreux centres urbains de stations-services.

Selon un blog d’actualité financière, la présence de Total ne s’arrête pas là : <em>"En février 2011, la presse algérienne indiquait que le groupe français Total et le groupe énergétique national algérien Sonatrach avaient dans leurs besaces plusieurs projets au Sahel"</em>.

La France a également plus que jamais besoin de sécuriser la zone pour continuer d’alimenter l’industrie nucléaire civile et militaire hexagonale. Au Niger, elle prépare l’ouverture d’une nouvelle mine à Imouraren qui représente un investissement de plus d’un milliard d’euros. Or cette mine ne se trouve qu’à quelques heures de piste de la frontière avec le Nord du Mali, et même avec 600 soldats nigériens affectés à la sécurisation du site d’Areva, la France ne se sent certainement pas sereine.

L’attaque de mouvements armés sur le site gazier algérien d’In-Amenas ne fera sûrement que renforcer ce besoin de protection. <em>"Une chose est claire, les mines d’uranium nigériennes et les ressources potentielles au nord du Mali représentent un enjeu fondamental pour la France et pour ses entreprises"</em>, souligne Survie.

<strong>De belles et juteuses opportunités d’affaires pour les sociétés françaises</strong>

Sans compter que, poursuit-elle, le maintien des relations commerciales avec le Mali ne peut être considéré comme un enjeu totalement négligeable pour la France qui enregistre des excédents de balance commerciale relativement confortables avec le Mali : près de 300 millions d’euros en 2010 et 2011. Un montant à comparer avec le volume de l’aide publique française distribuée à ce pays, inférieure à 60 millions d’euros annuels.

Lors de sa visite au Mali, du 18 au 20 février 2016, l’ancien Premier ministre Manuel Valls s’était réjoui du développement des relations commerciales entre les deux pays en précisant que les parts du marché des entreprises françaises se sont considérablement augmentées au Mali. Le volume des affaires réalisées par les sociétés françaises au Mali a ainsi atteint en 2015, 500 millions d’euros, soit environ 325 milliards de F CFA.

Si notre pays devait poursuivre sa récession économique (particulièrement perceptible dans les secteurs bancaires, les services marchands, le transport ou la construction), nul doute que les grandes entreprises françaises et leur cinquantaine de filiales, bien positionnées dans le pays et dans les pays voisins, auraient à en pâtir longtemps.

Sans compter qu’une opération militaire de ce type, quel que soit son coût, permet à l’Hexagone de démontrer l’efficacité de son dispositif militaire et des armements utilisés. Soulignons à cet égard, l’utilisation d’avions Rafale équipés de tout-nouveaux armements de combats sur le théâtre des opérations.

Et à l’heure de négocier des contrats d’achat avec les Emirats arabes unis ou avec l’Inde, l’ancien président François Hollande a bien compris l’utilité de mettre en avant les prouesses de cet appareil.

Tout comme cette intervention au Mali permet de légitimer la présence contestée de l’armée française au Sahel. Elle sert par exemple à justifier la poursuite de l’opération Epervier qui permet à la France de maintenir une présence militaire au Tchad depuis 1986. Et cela en dehors de toute légalité internationale.

Ceux qui ont vu en l’élection d’Emmanuel Macron un salut pour les Africains de France, surtout les Maliens en situation irrégulière, doivent maintenant comprendre que la politique étrangère d’une puissance impérialiste et néocolonialiste s’inscrit toujours dans la continuité, quel que soit le pôle politique au pouvoir (droite, gauche ou leurs extrêmes) en France.

Et dès sa prise de fonction (dimanche 14 mai 2017), Emmanuel Macron a été très clair en rappelant que <em>"les pays qui bénéficient de l'assistance de la France doivent accepter de signer les accords de reconduite aux frontières de leurs citoyens en situation irrégulière"</em>. N’est-ce pas le même discours que Nicolas Sarkozy, François Hollande ?

Au moins le général Charles de Gaulle avait eu la sincérité de reconnaître que <em>"la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts"</em>.

<strong>Kader Toé</strong>

<em>(Avec l’Association Survie)</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>France&#45;Afrique : Ayons le courage de nous affranchir de la tutelle de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/france-afrique-ayons-courage-de-affranchir-de-tutelle-de-france-2258992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/france-afrique-ayons-courage-de-affranchir-de-tutelle-de-france-2258992.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Afrique-France-IBK-ouverture.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:29:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Couper le cordon ombilical d'avec la France est une évidence et une nécessité absolue pour l'Afrique si elle  ne veut rester éternellement à la traîne des autres continents.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

L'Afrique ne s'en sortira jamais par exemple avec une monnaie coloniale. Nos élites savent tous que ce satané cordon ombilical nous étrangle et finira par nous mener à la ruine sans le sursaut d’orgueil et une volonté politique affichée en faveur de la prise en charge de notre destin en main.

Le président Alpha Condé s'en ait offusqué récemment. Certes, il n'est pas sur la liste de mes références en matière de démocratie, mais sa sortie courageuse en RCI (République de Côte d’Ivoire) en invitant l'Afrique à s'affranchir de la tutelle française est à saluer.

Nos relations avec la France sont sournoises, malsaines voire empreinte d'hypocrisie. Ce pays est un vrai psychopathe du profit sans état d'âme. N'attendons donc pas que toutes nos ressources naturelles s'épuisent pour dire non au F CFA car une fois qu'elle n'aura plus rien à prendre chez nous, dans 20 à 30 ans, elle dénoncera cette monnaie à notre place.

Et même au nord de notre pays, si nous ne prenons pas garde, Kidal sera pour la France ce qu'a été Guantanamo (Cuba) pour les Etats-Unis. Les grandes puissances ne sont pas de bons samaritains et ne font rien pour rien.

Aucun pays de l’Afrique subsaharienne ne peut s'enorgueillir d'être indépendant sans l'aide de la France dans le domaine monétaire ou sur le plan militaire pour défendre son intégrité territoriale.

La France a pourtant toujours été sincère sur un point avec l'Afrique : <em>"La France n'a pas d'amis elle n'a que des intérêts à défendre"</em>, dixit le général Charles de Gaulle.

A partir de cet terrible aveu, point besoin de comprendre qu'elle n'a aucune raison rationnelle de nous imposer le F CFA pour d'autres intérêts que les tiens. Difficile de parler d'indépendance alors que la France fait mains basses sur nos Etats à travers ses multinationales, sa monnaie coloniale et son armée d’occupation ou d’intimidation.

A propos de sa présence militaire certains diront que celle-ci est de <em>"l'humanisme militaire"</em> alors qu'elle n'est là  que pour protéger ses propres intérêts. Nous avons intégré l'idée que sans la France nous ne pouvions nous en sortir ! Un autre aveu d'échec non plus supportable.

Nous sommes bâillonnés par notre propre paresse à retrousser nos manches, notre manque de courage à nous battre pour prendre notre destin en main.

Nous sommes bâillonnés car nous avons renoncé à nos fondamentaux, à nos valeurs. Nous sommes bâillonnés enfin par le matériel,  sans prendre conscience que la valeur travail, humaine et la dignité sont plus importantes que tout. La France est là pour nos ressources et nous le savons tous, ou presque.

Il est donc temps que nous fassions confiance à notre cerveau capable de réfléchir sans les idées insufflées par cette France paternaliste et de ce ravage inexorable de l'arabisation de notre société.

Nous avons rejetés nos propres valeurs et références morales et comme l'écrivait un jour un homme d'esprit, <em>"les exploits de l'ancêtre primordial ont rejoint le vaste champ des chants inutiles qui sont extrapolés aux exploits des prédateurs"</em>.

Pensons-y !

<strong>Fousseyni Camara</strong>

<strong><em>Intellectuel et leader syndical en France</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et réconciliation nationale : Redonner aux recommandations de la CEN leur légitimité</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-reconciliation-nationale-redonner-aux-recommandations-de-cen-legitimite-2258972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-reconciliation-nationale-redonner-aux-recommandations-de-cen-legitimite-2258972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/IBK-CEN-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:27:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>15 mai 2015-15 mai 2017 : Voilà deux ans qu’un accord pour la paix et la réconciliation nationale, issus du Processus d’Alger (les négociations ont eu lieu à Alger, en Algérie) a été signé entre le gouvernement et les mouvements armés du Nord du Mali. Une signature qui a suscité l’enthousiasme de la communauté internationale qui était ainsi parvenue à mettre le Mali sous son joug impérialiste et néocolonialiste. Mais, les Maliens étaient restés majoritairement sceptiques, voire stoïques parce que convaincus que cet accord arrangeait plus ceux qui veulent prolonger le pays dans ce chaos pour en récolter les dividendes. Et la suite des événements leur donne raison.</em></strong>

Qu’est-ce qu’un bon accord ? Logiquement, c’est celui qui est applicable pour mettre fin à une situation donnée. A notre humble avis, ce n’est pas celui qui contient toutes les meilleures dispositions du monde, mais dont la mise en œuvre crée plus de problèmes que ceux qui ont engendré la crise.

C’est malheureusement l’image que nous avons de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du Processus d’Alger, signé le 15 mai et parachevé le 20 juin 2017. Loin de conduire le pays vers la paix et la stabilité souhaitées, cet engagement nous fait perdre un temps énorme qui profite à ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre et qui ont tout intérêt à une présence prolongée des forces françaises Barkhane et de la Minusma.

Que font d’anciens soldats français à Nampala qui regorgerait des gisements insoupçonnés d’or ? Pourquoi Tessalit est devenue la base arienne la plus importante du Mali où des avions atterrissent à longueur de journée ? Ils arrivent chargés et décollent pleins. De quoi ? Interrogez IBK et son gouvernement !

Aujourd’hui, tout démontre que cet accord ne lie que le gouvernement malien qui doit consentir tous les efforts et faire toutes les concessions pour ne pas fâcher la CMA, le chouchou de la France. Nous devons nous accommoder de leur double visage (rebelles trafiquants et terroristes) de leur manque de sincérité dans un processus qu’il intègre ou dénonce en fonction des avantages financiers du moment.

L’attentat du 18 janvier 2017 contre le Mécanisme opérationnel de coordination (Moc), avec près de 80 morts, est venu rappeler aux plus optimistes cette réalité : la paix et la réconciliation nationale ne sont pas le vœu de tous les signataires de l’accord d’autant que cet acte criminel a été commis avec un véhicule volé au Moc par un élément de la CMA. D’ailleurs, les vols se poursuivent. Le Moc est pourtant supposé être une pièce centrale de la mise en œuvre des accords de paix entre les différentes parties.

Aujourd’hui, les autorités intérimaires ont été mises en place dans les régions du Nord (Kidal, Gao, Ménaka, Tombouctou et Taoudéni). Après Gao, le Moc est presqu’opérationnel à Tombouctou. Le processus du DDR est en mode accélérée. La Conférence d’entente nationale a eu lieu du 27 mars au 2 avril 2017 sans aboutir à la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation dont ne voulait pas la CMA, assurée qu’elle ne sera pas en sa faveur.

Mais, en réalité rien ne bouge d’autant plus que la CMA ne fait aucune concession. Ainsi Kidal, confiée au sanguinaire Hassan Ag Fagaga, demeure une citadelle interdite à toute représentation de l’Etat malien.

Pis, les Maliens assistent impuissants à la recrudescence des attaques terroristes dans le Nord et le Centre du pays malgré les opérations anti-terroristes menées dans le pays. Les Français dépensent plus dans la communication faisant de l’opération la plus insignifiante un fait de guerre héroïque.

Tout comme la Minusma qui met en avant ses stratégiques réalisations sociopolitiques pour saupoudrer ses carences militaires. Au même moment, l’armée continue à compter et enterrer ses morts (Gourma Rharous, Nampala, Almoustarat…) Dans l’indifférence du régime parce que même le président IBK ne semble plus s’émouvoir des victimes maliennes de cette guerre asymétrique que les groupes terroristes livrent à nos forces armées et de sécurité.

Comment sortir de l’impasse ? Il faut avoir la lucidité et le courage de s’affranchir de cet accord qui nous met sous tutelle de la France et de la communauté internationale dont elle est officiellement le chef de file au Mali.

<strong>Bouée de sauvetage : les conclusions de la CEN</strong>

A notre avis, ce sont les conclusions de la Conférence d’entente nationale qui nous offre réellement des remèdes aux maux qui ont poussé notre pays au bord du chaos politique et sécuritaire. Elles  ont plus de légitimité que l’accord issu du Processus d’Alger parce qu’elles sont le fruit d’un dialogue national inclusif. Même si l’opposition a boycotté les travaux, elle a néanmoins pu partager ses griefs avec les participants.

Ces recommandations reflètent les préoccupations, les déceptions et les désillusions, mais aussi leurs attentes et leur espoir dans le vivre ensemble. N’en déplaisent à ceux qui ont fait de l’autonomie, voire de l’indépendance leur gagne-pain ou un instrument de chantage sur le pouvoir de Bamako.

Les débats ont été souvent houleux, notamment sur la question de l’Azawad, mais ils sont restés courtois dans le strict respect les uns des autres. Les Maliens se sont retrouvés pour prouver aux faux observateurs (en réalité les vrais acteurs de la crise) qu’ils pouvaient se parler sans se dévorer comme des loups affamés de vengeance ou de revanche.

Les résolutions de la CEN pouvaient donc mettre le pays résolument sur la voie de la paix et de la réconciliation nationale si IBK avait le courage de les appliquer, pas à lettre, mais en étant le plus fidèle possible à leur esprit. Ce qui n’est pas sûr puisque le chef de l’Etat avait déjà céder à la CMA sur une exigence qui change fondamentalement les enjeux de la CEN : l’élaboration de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation ! Une prérogative dont les participants ont été privés à la demande de la CMA qui en faisait une condition sine qua pour monter dans le train de l’attente nationale.

Nous ne disons pas que l’accord signé le 15 mai et le 20 juin 2015 à Bamako ne va pas nous conduire à la paix et à la réconciliation nationale, mais le chemin risque d’être trop long avec, malheureusement, trop de vies sacrifiées.

Il est vrai que la paix à un prix et nécessite des sacrifices. Mais, ce n’est pas une raison de prendre volontairement le chemin qui conduit toujours à la même impasse, donc condamnant a toujours revenir à la case départ.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : S’affranchir de la Minusma pour avoir la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/point-saffranchir-de-minusma-paix-2258922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/point-saffranchir-de-minusma-paix-2258922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/minusma-2.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:19:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même si les Maliens continuent à s’interroger sur son utilité dans le processus de paix et de réconciliation, des négociations sont engagées en vue du renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), créée le 25 avril 2013 par la Résolution 2100 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies.</em></strong>

Le mandat de la Minusma a été déjà renouvelé par les Résolutions <em>"2164"</em> du 25 juin 2014,  <em>"2227"</em> de 2015 et <em>"2295"</em> en 2016. Dans cette dernière résolution, le Conseil de sécurité décide que la priorité stratégique de la Mission consiste à appuyer la mise en œuvre, par le gouvernement, les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination, ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en particulier ses dispositions relatives au rétablissement et à l’extension progressive de l’autorité de l’Etat ; il autorise la Minusma à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement et demande à la mission d’adopter une démarche plus proactive et robuste afin de mener à bien son mandat.

Dans cette résolution, le Conseil de sécurité porte l’effectif de la Minusma à un maximum de 13 289 militaires et 1920 policiers. Un mandat jugé <em>"robuste"</em> par certains observateurs qui, malheureusement, n’a pas réussi à réconcilier la mission onusienne avec les Maliens. Surtout que c’est sur le plan militaire qu’elle est attendue par ceux-ci alors qu’elle est plus active sur le plan politique et social (résilience de la crise) que sur le front militaire.

D’ailleurs, on ne saurait attendre mieux d’une mission d’interposition. En effet, ce qu’on ne dit pas, la présence de la Minusma se justifie par la crainte de la communauté internationale (conduite par la France) d’éviter que la <em>"minorité touareg"</em> ne soit exterminée par les Forces armées maliennes en réaction aux exactions commises contre elles, notamment à Aguelhok en 2012 et Kidal en mai 2016.

C’est d’ailleurs pour la même raison que les forces armées et de sécurité du Mali ont été écartées de l’opération Serval après la conquête des régions de Gao et Tombouctou. Et depuis, la France use de toutes les pressions, surtout de son influence militaire et diplomatique, pour empêcher les Maliens de s’installer dans l’Adrar des Ifoghas.

C’est aussi pour cette raison que la France et ses alliés s’opposent au réarmement des FAMa accusées (par des organisations de droits humains aux rapports biaisés) de perpétrer des massacres au sein des minorités touaregs au nord et aujourd’hui les Peuls au centre. Malgré le niveau de formation, nous devons continuer à nous contenter d’une armée sans grands moyens matériels, c’est-à-dire incapable d'assurer la sécurité du territoire et la stabilité du pays.

<strong>Une mosaïque de minorités ethniques</strong>

Parler de minorités au Mali est vraiment surprenant de la part de l’ancienne puissance colonisatrice. Nous comprenons mieux quand un diplomate non français pense que les Bambaras sont majoritaires dans les forces armées et de sécurité maliennes. Au moins, là, on sait que son jugement erroné par la langue d’expression et non par des considérations réellement ethniques.

La preuve est qu’il est surpris quand nous lui apprenons que la majorité des Maliens s’expriment plus ou moins en bambara et dérivés (malinké, khassonké). Et que de l’indépendance à nos jours, ces forces armées et de sécurité ainsi que l’administration publique étaient les premiers tremplins de la cohésion sociale et du brassage ethnique, donc de l’unité nationale du Mali.

Existe-t-il réellement une minorité et une majorité ethnique au Mali ? A notre avis, la réponse est non, nous avons plutôt des groupes linguistiques forts. Sinon, toutes les ethnies du Mali sont des minorités quand elles sortent de leurs régions naturelles. C’est d’ailleurs pourquoi l’unité nationale a été le cheval de bataille des pères de l’indépendance du pays qui ont mis en avant la notion de peuple et non d’ethnies afin de mettre le pays à l’abri de l’irrédentisme ethnique.

La France sait cela mieux que nous-mêmes. Mais, comme nous le rappelait récemment un aîné chroniqueur politique, c’est <em>"une géniale astuce pour perpétuer la crise chez nous et trouver le bon prétexte pour la présence sur notre sol de la Minusma et des autres forces étrangères. Observez le timing des accusations récurrentes contre l'armée malienne. Ce n'est pas sans intérêt"</em>.

En effet, ces accusations pleuvent généralement au moment des manœuvres de renouvellement du mandat de la Minusma, après une réaction épidermique d’une autorité du pays où quand les FAMa alignent les performances militaires.

Curieusement, la communauté internationale et les organisations des droits humains ne parlent plus du massacre d’Aguelhok et font peu cas de l’omerta sur le massacre d’administrateurs civils, de prisonniers (militaires, policiers, gendarmes et gardes) en mai 2014 suite à la visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal.

Si dans son rapport rendu public vendredi 12 mai 2017 la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) s'inquiète des <em>"exactions commises par l'armée malienne sous couvert de lutte anti-terroriste"</em> et recommande le renforcement des moyens de la Minusma dans les régions du Centre du Mali, le souhait de la majorité des Maliens est aujourd’hui un retrait pur et simple de cette mission qui ne fait qu’accentuer la mainmise de la France sur le processus de paix de au Mali.

<strong>Se libérer de la présence militaire étrangère</strong>

<em>"Nous combattrons toute armée d’intervention qui viendra au Rwanda. Laissez-nous résoudre nous-mêmes les problèmes du pays"</em>, a déclaré le président Paul Kagamé après le génocide qui a endeuillé le Rwanda entre avril et juillet 1994. Par courage politique, il a fermé les portes de son pays aux pyromanes qui se précipitaient en pompiers, donc en sauveurs.

Il est vrai que le rapport des forces n’est pas le même pour le Rwanda de l’après-génocide et le Mali sous occupation rebelle et surtout islamo-terroriste. Kagamé pouvait miser sur les troupes aguerries du Front patriotique rwandais (FPR) pour refonder son armée et faire face aux invasions étrangères et les convoitises territoriales de ses voisins.

Ce qui n’était pas le cas du président Intérimaire du Mali, Pr. Dioncounda Traoré, qui se retrouvait avec une armée en déconfiture à cause d’une hiérarchie décapitée par le coup d’Etat militaire du 22 mars 2012. Face à l’avancée de la horde islamiste, il n’avait donc d’autre choix que d’appeler la puissance colonisatrice au secours.

Mais tout comme les Rwandais qui ont évité que la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar, créée en octobre 1993 et dissoute en mars 1996) ne s’enracine dans leur pays (comme dans c’est le cas dans la RDC voisine), les Maliens doivent se passer de la Minusma.

Nous devons prendre conscience que tant que cette mission sera là, notre armée restera sous tutelle étrangère et il nous sera interdit de nous armer à la hauteur des menaces auxquels notre pays doit faire face maintenant.

Si nous voulons tourner la page de cette crise, il nous faut nous émanciper de cette tutelle. Et comme le disait Robert Nesta Marley dit Bob (décédé le 11 mai 1981) <em>"personne d’autre que toi ne peut libérer ton esprit"</em> !

C’est comme Thomas Sankara qui, face au néocolonialisme, a rappelé aux Africains que <em>"l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère"</em>.

Les Maliens, sans distinction ethnique ou géographique, devront prendre conscience qu’il est temps de se ressaisir. D’autant plus que les pyromanes-pompiers qui s’activent à nos côtés depuis quelques années ont leur propre calendrier en fonction de leurs intérêts… Autant alors nous unir pour sortir de cette impasse.

Des intellectuels et des médias corrompus nous ferons toujours croire que nous n’avons ni les moyens ni la force de nous affranchir de l’aide militaire françaises ou de la Minusma. A notre avis, avec un peu de courage et de clairvoyance, nous nous rendrons compte que c’est le moment fatidique pour agir, prendre notre destin en main.

En, comme l’a une fois prêché Bob Marley, <em>"tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste ta seule option"</em>. Et nous pensons qu’être forts pour reprendre leur destin en main est la seule option qui reste aux Maliens s’ils veulent mettre fin à leur traversée du désert, dans tous les sens du terme, reprendre en main le destin de notre pays.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise sécuritaire au Mali : Une solution malienne pour arrêter le bain de sang</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-securitaire-mali-solution-malienne-arreter-bain-de-sang-2258952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-securitaire-mali-solution-malienne-arreter-bain-de-sang-2258952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-reconciliationjpg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:18:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Contrairement aux illusions de ses défenseurs, l’accord pour la paix et la réconciliation nationale est loin d’apporter au Mali la stabilité attendue. Deux ans après sa signature, le pays semble toujours sombrer davantage dans l’insécurité malgré les efforts et les concessions faites par le gouvernement. Il ne faut pas se faire d’illusion tant que la France continue de nous empêcher de négocier avec Iyad Ag Ghali alors que Barkhane a montré son incapacité à le neutraliser.</em></strong>

<em>"Le niveau d'insécurité au Mali n'a jamais été aussi élevé qu'il l'est aujourd'hui… L'armée française est perçue comme une armée d'occupation au Sahel"</em> ! C’est la conviction que Laurent Bigot, un ancien diplomate français, a récemment partagée avec <em>Studio Tamani</em>. Et les événements sur les fronts (Nord, Centre et Centre-nord) lui donnent parfaitement raison.

Le 2 mai 2017, au moins 9 soldats ont été tués dans une embuscade tendue entre Dogofri et Nampala, au centre-nord. Avant, le 18 avril 2017, une attaque terroriste, perpétrée par des hommes armés non identifiés, avait ciblé des positions des Forces armées maliennes et la garde nationale à Gourma Rharous, à environ 120 km à l’Est de Tombouctou.

Cette attaque a fait au moins 4 morts dans les rangs des FAMa. Le 7 mai courant, sept soldats maliens ont été tués et sept blessés dans une attaque à Almoustarat, à 150 km au nord de Gao.

Le refus du gouvernement malien d’ouvrir des négociations avec certains terroristes (sans remettre en cause le caractère laïc de la République comme l’avaient recommandé les participants à la Conférence d’entente nationale) n’est pas étranger à cette recrudescence des attaques contre les FAMa.

Et cela d’autant plus qu’elles sont toutes, directement ou indirectement, revendiquées par <em>Jama’at Nasr Al islam wa Al Moumini</em> (Groupe pour la victoire de l’islam et des fidèles) commandé par Iyad Ag Ghali. Et pourtant, l’émir du terrorisme au Sahel n’avait pas mentionné le Mali parmi les pays menacés par cette alliance en début avril.

En effet, le Mali, la Mauritanie et l’Algérie ne figuraient pas sur la fameuse liste de onze pays (Etats-Unis, Allemagne, France, Pays-Bas, Suède, Tchad, Guinée-Conakry, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal le Niger) auxquels le chef de la nouvelle nébuleuse jihadiste Nus rat al-Islam Wal Musli min a proféré des menaces.

Des pays considérés par Iyad Ag Ghali comme des <em>"ennemis de l’Islam"</em>. La partition du Mali (indépendance ou autonomie de l’Azawad) n’est pas une préoccupation de ce seigneur de guerre qui se bat plutôt pour fonder une République islamique. Et on avait constaté une accalmie dans les attaques terroristes sur le sol malien. Et elles ont aussitôt repris avec la visite des ministres français et allemands des Affaires étrangères qui ont obligé Bamako à renoncer de négocier avec des terroristes.

<strong>IBK à contre-courant de la CEN pour plaire à Paris</strong>

Le chapitre 7.3 de la Conférence d’entente nationale (du 27 mars au 2 avril 2017 à Bamako) recommande de <em>"promouvoir une culture de paix et de dialogue avec tous les fils de la nation, y compris avec des islamistes maliens une fois que leurs préoccupations, comprises, n’entament pas l’unité nationale et les fondements de la République"</em>.

Un passage qui a fait bondir la France qui, depuis 2013, a déployé des milliers d’hommes pour combattre les groupuscules jihadistes implantés au Sahel. Dix-neuf soldats de l’opération <em>"Serval"</em>, puis <em>"Barkhane"</em> (à partir d’août 2014), sont morts au Mali. Certains dans des attaques revendiquées par des islamistes maliens, notamment Iyad Ag Ghali.

<em>"Il n’y aura aucune discussion avec les terroristes"</em>, a finalement déclaré Ibrahim Boubacar Kéita sous la dictée de l’Elysée. Doit-on négocier avec un ennemi qui a recours à des actions terroristes pour atteindre ses objectifs ?

Pourquoi pas d’autant que la France a toujours utiliser des gens comme Iyad pour prendre langue avec les ravisseurs des otages Français pour obtenir leur libération. Et si on sait que cette <em>"option terroriste"</em> est la seule pour l’intéresser pour exprimer ses revendications et qu’ils bénéficient au grand jour de la complicité des parties à l’accord pour la paix et la réconciliation nationales, notamment le MNLA et le HCUA officiellement formés par des affranchis du terrorisme.

Sans compter que sous la pression de la France et de la communauté internationale, le gouvernement malien a été contraint d’élargir des criminels aux mains tachée du sang des militaires et civils maliens sous prétexte de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

Touareg de la lignée noble des Ifoghas, Iyad Ag Ghali est un vétéran des guerres du Sahara. Passé par les rangs de la Légion verte de Kadhafi, il fut, dans les années 1990, l’une des figures centrales de la rébellion touareg contre le pouvoir central.

A ce titre, il signa un accord de paix avec Bamako qui conduisit, le 26 mars 1996, à la dissolution de son Mouvement populaire de l’Azawad (MPA), au cours d’une cérémonie symbolique appelée <em>"Flamme de la paix"</em> au cours de laquelle 3000 armes furent brûlées à Tombouctou.

Début mars, Iyad Ag Ghali a pris la tête d’une nouvelle coalition (Ançar Eddine, Aqmi et du Front de libération du Macina) qui a renouvelé son allégeance à Al-Qaeda.

<em>"Cela n’est pas très encourageant. Mais c’est un enfant du pays, pourquoi ne pas essayer de lui tendre la main ?..."</em>, s’interroge le président du Haut conseil islamique du Mali (HCI/Mali) interrogé par la presse française.

<em>"On peut toujours le ramener à la raison. Iyad est un musulman comme nous et il s’est assis à la table des négociations par passé. Je suis convaincu qu’il se comporte comme tel parce qu’on ne lui laisse plus le choix des moyens à utiliser pour se faire entendre"</em>, nous déclarait un haut responsable touareg rencontré dans les coulisses de la Conférence d’entente nationale.

D’ailleurs, le président du HCI avait déclaré un moment avoir convaincu Iyad Ag Ghali à renoncer à la lutte armée pour discuter avec le pouvoir. Et une fois de plus, cette démarche avait échoué à cause des basses manœuvres de la France.

<strong>Reprendre notre souveraineté sur la gestion de la crise</strong>

Pourquoi Iyad dérange-t-il tant la France ? Il y a d’abord le fait qu’il est opposé à la partition du Mali et il est capable de dissuader tous ces mouvements (MNLA, HCUA, MAA…) fondés par ses hommes de main d’enterrer leur projet d’autonomie ou d’indépendance.

<em>"Iyad est un cousin mais ceux qui me connaissent depuis longtemps savent bien qu’on ne partage pas la même vision. Pendant la rébellion de 2005-2006, j’avais demandé un statut particulier pour les régions du Nord, qu’on appelle Azawad. Iyad lui était pour le gouvernement malien à l’époque"</em>, souligne le président de l’Autorité intérimaire de Kidal, Hassan Ag Fagaga, dans une interview accordée à Jeune Afrique.

Officiellement, le gouvernement français juge <em>"inacceptable"</em> le principe même de dialoguer avec un homme désigné comme terroriste, et qui a revendiqué des attentats contre la France.

Et pour les autorités françaises, <em>"Iyad doit être capturé et jugé ou, au mieux, éliminé"</em> pour l’empêcher de révéler des secrets encombrants pour l’Hexagone, notamment sur l’intervention en Libye suivie de l’occupation du Nord du Mali. La France est donc farouchement opposée au recyclage d’Iyad.

Et pourtant pour aboutir à la paix, analyse Yvan Guichaou (maître de conférences sur les conflits internationaux, University of Kent), il est indispensable de <em>"requalifier la crise malienne selon ses paramètres maliens pour mieux cerner les impasses du contre-terrorisme musclé qui, s’il peut remporter des succès militaires ponctuels, ne saurait faire émerger des solutions durables à la crise"</em>.

Bien sûr que l’option du dialogue avec Iyad ne garantit en rien son succès. Mais, reconnaît le spécialiste, <em>"l’alternative de la poursuite à la lutte antiterroriste sous sa forme actuelle n’est pas plus encourageante, du fait de son indifférence aux complexes fractures maliennes… L’option étroite et incertaine du dialogue semble refléter la perception locale de la crise"</em>.

Mais après tout, comme le défend un diplomate occidental à Bamako, n’est-ce pas plutôt une question de souveraineté malienne ?

Et cela d’autant plus que, rappelle Yvan Guichaou (auteur de l’article : L’horizon compromis de la force Barkhane au Mali publié sur le site theconversation.com), <em>"les premiers concernés par la crise malienne vivent au Mali, pas à Paris"</em>.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Persistance de l’insécurité au Nord et au centre : Jouer la montre pour reporter les présidentielles de 2018 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/persistance-de-linsecurite-nord-centre-jouer-montre-reporter-presidentielles-de-2018-2258902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/persistance-de-linsecurite-nord-centre-jouer-montre-reporter-presidentielles-de-2018-2258902.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/aqmi-djihadistes.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:15:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Autant le gouvernement malien fait des efforts financiers et des concessions énormes (des réformes sérieusement discutables comme la révision constitutionnelle qui crée un Sénat), les dirigeants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) se calent confortablement dans leur fauteuil de "chouchous" de la République et de la France, porte-drapeau de la communauté internationale. Ce qui explique le blocage du processus de paix et de réconciliation. A ce rythme, il faut craindre un report des élections (présidentielle et législatives) de 2018 pour des raisons d’insécurité.</em></strong>

Chaque fois qu’il y a un grin de sable dans le mécanisme de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, c’est vers Bamako que la France se tourne : en exigeant la prise en compte de l’exigence des autres parties à l’accord.

Et curieusement, le pouvoir actuel joue docilement le jeu. Ceux qui attendent que les autorités maliennes tapent du poing sur la table et dénoncent cette attitude partisane de la communauté internationale ne sont pas encore au bout des leurs surprises et de leur désillusion. Pourquoi Bamako est si résignée ?

Sans aucune volonté d’être machiavélique, nous pensons quelque part que le retard dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation arrange le locataire de Koulouba. Cela peut être le prétexte tout trouvé pour reporter la présidentielle de 2018 au motif de l’insécurité empêchant l’organisation des scrutins en question sur l’ensemble du territoire malien.

En effet, à presqu’un an de la présidentielle, il serait difficile de circonscrire cette insécurité qui a mis presque tout le Centre du pays hors du contrôle de l’administration en plus du Nord. D’ailleurs en novembre 2016, les communales n’avaient pu être organisées dans de nombreuses localités du Centre et du Nord Mali à cause l’absence de l’administration ou des menaces directes des bandits armés inféodés à des composantes de la CMA.

On se rappelle du refus de la classe politique malienne et d’une grande partie du peuple de participer à des élections qui ne sont pas organisées sur l’ensemble du territoire national. C’est l’accord de Ouagadougou (signé le 18 juin 2013 dans la capitale du Burkina Faso entre le Mali, d’une part, le MNLA et le HCUA, de l’autre côté) qui avait finalement permis la tenue de l'élection présidentielle à Kidal, donc dans tout le pays.

Aujourd’hui, le pays est loin d’être sorti de l’auberge par rapport à la situation de Kidal par exemple. Sur les cinq régions du Nord du Mali, hormis Gao, il est impossible d’organiser (à l’heure actuelle) des élections dans toutes les collectivités. Situation presque identique au centre et au centre-nord du Mali.

Le retard dans l’agenda de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation peut donc politiquement profiter à Ibrahim Boubacar Kéita et à la majorité qui le soutient au pouvoir. Et cela d’autant plus que, même s’il prenait le risque de se présenter, il n’est pas évident qu’il puisse convaincre ses compatriotes de lui renouveler son bail.

Et un report de la présidentielle serait de nature à prolonger le bail actuel en attendant des jours meilleurs. Et cela au risque d’entraîner le Mali dans une nouvelle zone de turbulence car ce report ne se fera pas sans remous politiques.

IBK a tout à perdre et tout à y gagner d’autant plus qu’il peut miser sur <em>"la compréhension"</em> de la communauté internationale (la France d’Emmanuelle Macron) qui a aussi beaucoup à se reprocher dans ce report pouvant entraîner le report du scrutin ! Sans compter que celle-ci n’a aujourd’hui aucun intérêt à voir à Koulouba un président sur lequel elle aura peu d’emprise.

C’est dire que, à ce rythme de la mise en œuvre de l’accord et la détérioration progressive de la situation sécuritaire au nord et au centre du pays, nous sommes encore loin d’être sortis de l’auberge.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Koita, ministre de la jeunesse : &amp;quot;Bakary Pionnier est de ceux qui ont donné le meilleur d’eux&#45;mêmes pour le Mali&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/amadou-koita-ministre-de-jeunesse-bakary-pionnier-de-ont-donne-meilleur-deux-memes-mali-2259132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/amadou-koita-ministre-de-jeunesse-bakary-pionnier-de-ont-donne-meilleur-deux-memes-mali-2259132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/07/AMADOU-KOITA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:11:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parrain de l’exposition-photos dédiée au Mouvement pionnier par Hamidou Diawara (en hommage à Bakary Pionnier), le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne a confié ses impressions à la presse après avoir découvert les photos historiques avec les officiels. Et M. Koïta n’a pas manqué l’occasion d’appuyer l’hommage rendu au légendaire pionnier, Bakary Koniba Traoré "Bikotè".</em></strong>

&nbsp;

"Bakary Pionnier est un grand homme qui mérite qu’on lui rende cet hommage. Voilà pourquoi je salue cette initiative visant à lui réaffirmer la reconnaissance de la patrie à travers cette exposition photos. Comme le disait l’autre (Euripide dans Andromaque), le temps n’efface pas la trace des grands hommes et leur renommée est comme les fleuves qui grossissent en s’éloignant de la source.

Bakary Koniba est aujourd’hui à la retraite, mais, il nous inspire. Pour nous, il est un repère, une référence. En tant que ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, nous avons bien voulu accompagner cette initiative et dans les jours à venir, nous allons faire visiter ces photos par les jeunes, les écoliers et les universitaires pour qu’ils sachent que certains ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que le Mali soit ce qu’il est aujourd’hui. Ce sont les valeurs qui ont fondé notre pays et qui continuent à être le sous-bassement de notre nation.

Je renouvelle donc nos hommages à Bakary Pionnier en lui souhaitant prompt rétablissement… Sa mobilité est réduite, mais son esprit est toujours vif. La preuve est qu’il vient de galvaniser les pionniers en chantant avec eux l’hymne des pionniers. Des instants de grande émotion, car démontrant l’enthousiasme et le dévouement que l’homme a pour servir sa patrie, qu’il a aussi pour la citoyenneté, le civisme.

C’est de cela que nous avons besoin aujourd’hui. Un pays ne peut se développer qu’à travers ses ressources humaines et Bakary Koniba Traoré a beaucoup contribué à la formation des Maliens, à façonner des citoyens".

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>

<strong>----------------------------------------------------</strong>

<strong>HYMNE DES PIONNIERS DU MALI</strong>
C'est le jour de l'Afrique

C'est l'heure de l'Afrique

Oh ô jeunesse

C'est l'allégresse,

La nuit disparait du soleil les rayons frais,

Inscrivent dans les cieux,

La liberté,

Inscrivent l'unité,

Inscrivent l'unité

&nbsp;

C'est le jour de l'Afrique

Oh Oh jeunesse

C'est l'heure de l'Afrique

Quelle belle espérance

&nbsp;

Notre père Konaté dans la dignité

Nous suivrons ta voie

Nous voulons ta foi

La bataille du souvenir

La bataille de l'avenir

Nous saurons les gagner

Nous saurons les gagner

C'est le jour de l'Afrique

Oh ô jeunesse

C'est l'heure de l'Afrique

Quelle belle espérance

&nbsp;

Nous faisons ce serment

Nous ferons le Mali

Nous ferons l'Afrique

Nous ferons l'Afrique

Même s'il faut notre sang

Nous irons de l'avant

Même s'il faut notre sang

Nous irons en courant

C'est le jour de l'Afrique

Oh ô jeunesse

C'est l'heure de l'Afrique

Quelle belle espérance

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les &amp;quot;Jase 2017&amp;quot; de la maison des jeunes : Un espace de stimulation créative et d’éveil citoyen</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/jase-2017-de-maison-jeunes-espace-de-stimulation-creative-deveil-citoyen-2258862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/jase-2017-de-maison-jeunes-espace-de-stimulation-creative-deveil-citoyen-2258862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:09:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Maison des jeunes de Bamako vient d’organiser l’édition 2017 des Journées d’activités socio-éducatives  (Jase-2017, du 10 au 12 mai 2017). Une belle opportunité pour former, éduquer, sensibiliser et stimuler la créativité des jeunes, notamment des scolaires. La clôture a eu lieu vendredi 12 mai 2017 après le vernissage de l’exposition-photos en hommage à Bakary Koniba Traoré dit Bakary Pionnier.

Les manifestations de clôtures des <em>"Jase-2017"</em> se sont déroulées sous le regard admirateur de Drissa Guindo, secrétaire général du ministère de la Jeunesse et de la Construction citoyenne.

Cette édition s’est déroulée sur trois jours (du 10 au 12 mai 2017) marqués par des concours de sketches, de poésie… entre des établissements scolaires, des conférence-débats.

La matinée du vendredi 12 mai 2017 a été notamment marquée par une conférence-débat sur le thème <em>"le mariage précoce, ses effets néfastes sur l'autonomisation et le développement de la jeune femme"</em>.

Dans les concours entre établissements scolaires, les quatre premières places ont été occupées dans l’ordre par Ecole Séga Diallo (22 points), le Groupe scolaire de l’ex-Base aérienne (21 points), Ecole du Sans-fil (18,5 points) et Ecole Mamadou Konaté (13 points). Les représentants des établissements concernés ont reçu des enveloppes symboliques et des attestations.

L’Ecole Séga Diallo a reçu en plus un trophée remis par Drissa Guindo, secrétaire général du ministère de la Jeunesse et la Construction citoyenne. La clôture a été marquée par des combats d’exhibition d’arts martiaux et de boxe.

Rendez-vous est pris pour les Jase-2018 !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à Bakary Traore Dit Bakary Pionnier : Une figure emblématique comme référence face aux défis actuels</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/hommage-a-bakary-traore-dit-bakary-pionnier-figure-emblematique-reference-face-aux-defis-actuels-2259052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/hommage-a-bakary-traore-dit-bakary-pionnier-figure-emblematique-reference-face-aux-defis-actuels-2259052.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Bakary-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:08:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Maison des jeunes de Bamako a abrité, dans l’après-midi du vendredi 12 mai 2017, le vernissage d’une exposition photos sur le Mouvement pionnier. Une manière, pour le doyen Hamidou Diawara (photographe/caméraman à la retraite), de rendre un hommage mérité et opportun à Bakary Koniba Traoré dit Bakary Pionnier. Une figure emblématique de l’histoire politique et socioculturelle du Mali. Cet événement a été organisé en partenariat avec l’Association des pionniers du Mali (APM) et la Maison des jeunes de Bamako. Autour du parrain Amadou Koïta, ministre de la Jeunesse et des Construction civile, de nombreuses personnalités s’étaient jointes à cet hommage riche en nostalgie et en… émotion.</em></strong>

<em>"Bakary Koniba Traoré un vrai Malien avec une immense culture qui ne s'arrête pas à la première syllabe…"</em> ! C’est l’un des points de convergence des témoignages qui nous ont été faits le vendredi 12 mai 2017 à la Maison des jeunes de Bamako. C’était à l’occasion du vernissage de l’exposition photos sur le Mouvement pionnier en hommage au plus célèbre d’entre eux : Bakary Koniba Traoré dit Bakary Pionnier.

Une initiative pertinente pour une reconnaissance amplement méritée et opportune. En témoigne cette grande mobilisation de personnalités de la République sans distinction de régimes ou de chapelles politiques.

A commencer par le ministre Amadou Koïta de la Jeunesse et de la Construction citoyenne (parrain de l’événement) accompagné de Pr. Assétou Founè Samaké Migan (Enseignement supérieur et Recherche scientifique) et Mme Traoré Oumou Touré (Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille).

L’ancien Premier ministre Soumana Sako, des anciens ministres (Ntji Idriss Mariko, Mme Sy Kadiatou Sow, Adama Samassékou, Djiguiba Kéita dit PPR, Mamadou Frankaly Kéita…), des leaders politiques de la première République au Mouvement démocratique, d’anciens secrétaires généraux du ministère de la Jeunesse et des Sports, des cadres de tous les horizons, des proches, des admirateurs… avaient rehaussé le vernissage de leur présence.

Comme pour prouver que Bakary Pionnier est un trait d’union pour la République, un rassembleur à cheval sur ses convictions, mais très tolérant, car respectueux de celles des autres. Comme quoi, les convictions sont des valeurs qui doivent nous rapprocher et non nous diviser.

Certes, sa mobilité est sérieusement entravée aujourd’hui par la maladie, mais sa vivacité d’esprit reste intacte. Une bibliothèque culturelle, un monument du Mouvement pionnier auquel la jeune génération a renouvelé sa confiance comme icône en renouvelant son inséparable foulard. Et cela après avoir chanté l’hymne des pionniers en chœur suscitant une vive émotion au sein des invités.

Fidèle à son engagement, Bakary Pionnier a assumé son rôle de père, d’aîné et de guide en prodiguant de sages conseils aux pionniers du Mali. Le pionnier doit aimer ses parents, sa patrie ; accueillir l’autre à bras ouverts… Amour de la patrie, sincérité, fidélité, efficacité, droiture… sont, entre autres valeurs, rappelées par Bakary Koniba Traoré comme devant être la boussole du pionnier.

<em>"Quelle que soit la place que vous occupez, vous pouvez faire quelque chose pour votre partie</em>», a conclu ce grand intellectuel dont l’engagement n’est pas récent <em>"Bikotè"</em> ! Pour le commissaire général de l’Association des pionniers du Mali (APM), le camarade Tidiane Coulibaly dit Necker, cette exposition immortalise <em>"une légende et une fierté maliennes"</em>.

Et de poursuivre : <em>"Pour nous pionniers, Bakary Traoré demeurera immortel et un modèle… Il est et demeure le seul Malien dont le nom est accompagné du mot pionnier… Bakary Pionnier est la référence d’un peuple, la légende vivante d’un continent"</em>.

<strong>Un moment de communion face aux souvenirs</strong>

Citant Jules Renard, le commissaire général de l’APM a rappelé, <em>"la reconnaissance du travail bien fait est une récompense souvent bien plus appréciée qu’un salaire".</em> Une manière pour Tidiane Coulibaly de rappeler à la jeunesse d’aujourd’hui que<em> "la reconnaissance du travail se mérite"</em> et<em> "elle n’est pas acquise en un clin d’œil"</em>.

Le leader du mouvement a exhorté les pionniers et les jeunes du Mali à s’inspirer de l’exemple de Bakary Pionnier qui <em>"agissait et agit avec gentillesse, détermination, engagement, bonté et amour et n’attendait aucune récompense ou reconnaissance de ses efforts… Sa conviction est qu’un bon citoyen, où que l’on soit, peut toujours mieux servir son pays"</em>.

La visite des photos de l’exposition a été un autre moment de communion, d’émotion, car ayant sans doute soulevé avec nostalgie des souvenirs. Un bref résumé de l’histoire du Mali jalousement conservé par Hamidou Diawara, photographe/historien.

L’inauguration du stade Omnisports 2 décembre 1967, la visite de Modibo Kéita à Kidal le 10 janvier 1966, l’ouverture de la Semaine de la jeunesse 1968, l’inauguration du Camp des pionniers de Toukoto (Kita) en 1980 alors qu’Alpha Oumar Konaré était ministre de la Jeunesse et des Sports ; la 1re édition de la Biennale artistique et culturelle en 1970 ; l’inauguration du Camp des pionniers de Soufouroulaye avec Mohamed Ag Hamani comme ministre de la Jeunesse et des Sports…

Que de souvenirs ! Que de moments inoubliables de l’histoire politique, culturelle et artistique ainsi que sportive du Mali, de l’indépendance à nos jours. Et le Mouvement pionnier était toujours au cœur de tous les grands événements de notre nation.

<em>"Bakary Pionnier est un grand homme qui mérite qu’on lui rende cet hommage. Voilà pourquoi je salue cette initiative visant à lui réaffirmer la reconnaissance de la patrie à travers cette exposition photos"</em>, a déclaré le ministre Koïta après avoir visité l’expo.

Et de rappeler, <em>"le temps n’efface pas la trace des grands hommes et que leur renommée est comme les fleuves qui grossissent en s’éloignant de la source. Bakary Koniba est aujourd’hui à la retraite, mais il nous inspire, il est un repère et une référence…"</em>

Et Amadou Koïta de conclure, <em>"un pays ne peut se développer qu’à travers ses ressources humaines. Et Bakary Koniba Traoré a beaucoup contribué à la formation des Maliens, à façonner des citoyens"</em>.

L’animation du vernissage a été assurée par la troupe de l’Union des associations des supporters des Aigles du Mali (Unasam) qui tenait à saluer l’engagement de l’expérimenté Hamidou Diawara.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection civile au Mali : Protéger toujours et davantage</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/protection-civile-mali-proteger-toujours-davantage-2258852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/protection-civile-mali-proteger-toujours-davantage-2258852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/DG-Protection-Civile-Doumbia.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:08:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De 2015 au  premier trimestre 2017, les unités   de protection civile ont effectué plusieurs interventions à travers le Mali. Ainsi 13.771  interventions pour secourir et assister 20.304 personnes ont été enregistrées en 2015. En 2016, il a été enregistré 14.972 interventions pour assister et secourir 22.325 victimes. Au premier trimestre 2017, ce sont  4.085 interventions en faveur de 5.427 personnes.</strong>

<strong> </strong>

Ce bilan satisfaisant a été donné par le directeur général de la Protection civile, Colonel Seydou Doumbia, lors d’une conférence de presse animée hier, mercredi 17 mai 2017, au siège de l’institution. Il s’agissait aussi de partager avec les médias des reformes importantes réalisées par la Direction générale de la protection de 2015 à nos jours.

Selon le conférencier, Colonel Seydou Doumbia, dans le cadre de l’exécution de ses missions de prévention, de préparation et de réponse aux accidents, aux sinistres et catastrophes, la Direction générale de la protection civile œuvre à garantir non seulement un meilleur cadre de vie, mais également à assurer la protection des populations sur toute l’étendue du territoire national.

Il a expliqué que de 2015 au  1er trimestre 2017, les unités  de protection civile ont effectué plusieurs interventions. Il s’agit de 13.771 interventions pour secourir et assister 20.304 personnes en 2015 ; de  14.972 sorties pour assister et secourir 22.325 victimes en 2016 et de 4.085 interventions pour assister et secourir 5.427 personnes au premier trimestre 2017-05-17.

On constate surtout une hausse conséquente du nombre  des interventions des unités de la protection civile d’une année à l’autre et, corrélativement, le nombre de personnes secourues.

Le conférencier a souligné que ces performances illustrent à suffisance la montée en puissance de la protection civile. Pour le Colonel Doumbia, elles constituent une partie des résultats tangibles des réformes importantes enclenchées au sein  de la protection civile sous l’impulsion du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Brigade Salif  Traoré.

Comme reformes, le conférencier a noté  le nombre de véhicules et autres engins mis à la disposition de son service,  les unités construites ou réhabilitées…

Des réalisations qui ont beaucoup impacté  sur le moral de la troupe. Il dira que ces changements sont perceptibles dans tous les domaines de la vie du sapeur pompier. Et cela au point que certain les qualifient d’une véritable «<em>révolution à la protection civile</em>».

Le Directeur général de la Protection civile, Colonel Seydou Doumbia, a également souligné que ces reforme s’inscrivent en droite ligne du processus  global  de  reforme du secteur de la sécurité, notamment son volet consacré aux services de sécurité et de protection civile.

<strong>D. Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur :  Les consommateurs &amp;quot;bouffés&amp;quot; par la cupidité des intermédiaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-consommateurs-bouffes-cupidite-intermediaires-2258822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-consommateurs-bouffes-cupidite-intermediaires-2258822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/marché-bko.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:02:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Neuf petits citrons à 500 F CFA !  Une hallucination ? Non, une triste réalité que nous avons vécue il y a quelques jours. Des citrons qui ne contiennent presque pas de jus. Et ils risquent de nous coûter plus chers au mois de ramadan qui débute dans quelques jours.

Une mangue à 250 F,  une orange ou une banane à 100 F... Voilà ce que nous vivons aujourd'hui à Bamako. Une capitale où la majorité de la population a de plus en plus du mal à manger à sa faim. Et faire bouillir la marmite est de nos jours une équation difficile pour de nombreuses ménagères. Partir au marché pour faire des emplettes étant devenu une hantise.

Malheureusement, les hommes ont toujours tendance à croire que leurs épouses sont dépensières et qu’elles gaspillent ou <em>"coupent"</em> sur l’argent de la popote pour leurs tontines et autres dépenses personnelles. Cette impression n’est pas dénuée de vérité. Mais…

- <em>Il faut essayer d'aller faire les courses un jour à la place de Madame. On verra bien si tu vas changer oui ou non d'avis.</em>

Ainsi nous a défié une belle-sœur. A défaut de nous métamorphoser en <em>"Nassan Moussa"</em> (Moussa l’acheteur de condiments), nous l'avons accompagné au marché du quartier un week-end croyant la confondre.

Mais, c’est elle qui a réussi à nous convaincre que nos épouses, sœurs et mères sont de véritables mathématiciennes contraintes à résoudre des équations inimaginables pour faire bouillir la marmite. Un pied de persil vendu 100 F CFA ou presque... En un clin d'œil, nous avons dépensé 2000 F CFA alors que le panier était toujours vide à moitié.

Le kilogramme du sucre qui passe de 500 à 650 F CFA, le litre d'huile qui passe de 850 à 1000 F CFA, le kg de viande qui passe de 2000 F CFA à 2200 F CFA, celui de la pomme de terre qui se négocie entre 400 et 500 F CFA… Ne vous fatiguez pas à chercher 100 F de salade, de concombre ou de tomate parce que même si l’avez, vous ne serez que trop déçu. C’est… insignifiant.

Il n’y a pas que les Bamakois à se plaindre de la vie chère. Ainsi, <em>Studio Tamani</em> faisait cas dimanche 14 mai 2017 de l’augmentation du coût du panier de la ménagère à Sikasso. Certaines denrées comme les feuilles vertes, la carotte, l’aubergine, le gombo et le chou pommé ont atteint le double de leur prix à l’unité.

Cette hausse, selon les ménagères interrogées par la radio de proximité, s'explique par l’exportation massive de ces produits locaux vers le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Après le bétail, on vide maintenant les étals de nos marchés au profit des marchés extérieurs.

C’est le même calvaire pour les consommateurs de Ségou, Kayes, Mopti, Tinzawaten, Bambara-Maoudé, Abeïbara, Téméra, Tènè, Siby, Manincoura, Bancoumana, Woroni, Zégoua, Kadiolo, Lobougoula, San, Koury… Bref, le calvaire commun à la grande majorité des Maliens.

Aujourd'hui, on a même dépassé le stade de la cherté de la vie. Le commerce est organisé de sorte que de nombreux commerçants détaillants et vendeuses pensent visiblement qu'il faut sucer le sang des autres pour s’assurer une marge de manœuvre conséquente, donc faire fortune.

<em>"Ce n'est pas la période de tel produit ou de tel fruit, nous les achetons chers avec les grossistes…"</em> C'est toujours la même rengaine quand on les interpelle sur les prix exagérément élevés.

La réalité est que ces dernières années, l’abondance a peu d'incidence sur les prix dans les centres urbains. Ceux dont les revenus leur permettent encore le luxe de payer des fruits  (bananes, oranges, papayes, mandarines, ananas ou mangues) pourront en témoigner.

Ceux qui en profitent réellement, ce sont les intermédiaires et les grossistes qui achètent souvent à vils prix aux producteurs (maraîchers, planteurs, apiculteurs, éleveurs...) pour revendre à prix d'or aux consommateurs via les détaillants.

<em>"Il faut être riches pour consommer des fruits à Bamako. Il faut souvent dépenser plus que le coût de la popote pour offrir une banane ou une orange à chaque membre de la famille"</em>, nous disait récemment un enseignant croisé chez une vendeuse de fruits. Le pauvre voulait rendre visite à un ami malade et il ne voulait pas se présenter les mains vides.

Nous l'avons toujours dit et nous ne cesserons jamais de le défendre, au Mali, le circuit de commercialisation de nos produits agricoles est organisé pour faire la fortune des intermédiaires et des grossistes et la misère des producteurs et des consommateurs.

Face à une telle cupidité, il est du devoir de l'Etat de former et d'exhorter les producteurs à se mettre en coopérative pour éliminer les intermédiaires entre eux les consommateurs. Chaque quartier devra avoir ses boutique-témoins pour que les Maliens aient un accès direct aux produits locaux et à moindre coût.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hamidou Diawara, Photographe : Passionné et fidèle témoin de l’histoire du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/hamidou-diawara-photographe-passionne-fidele-temoin-de-lhistoire-mali-2259112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/people/portrait/hamidou-diawara-photographe-passionne-fidele-temoin-de-lhistoire-mali-2259112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Hamidou-Diawara-pi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:02:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Hamidou Diawara est de ceux qui pensent qu’il n’y pas de retraite dans la mission de service public. C’est ainsi que pendant sept ans, il s’est volontairement mis à la disposition de votre serviteur comme membre actif de la Cellule de communication du ministère de la Jeunesse et des Sports. Travailleur de l’ombre, toujours disponible et jamais à court d’idées, il fut et continue d’être d’un grand soutien pour notre modeste personne.</em></strong>

&nbsp;

<em>"Hamidou Diawara est l’une des mémoires vivantes et glorieuses de la jeunesse citoyenne flamboyante, résolument engagée des années 1960"</em>, a déclaré le commissaire général des pionniers du Mali, Tidiane Coulibaly dit Necker, en rendant hommage au photographe.

<em>"Nous ne sommes pas guère surpris par cet acte de reconnaissance, car cela n’est pas une première. Vous incarnez l’idéal au quotidien, vous pensez plus aux autres qu’à votre personne parce que pour vous le bonheur personnel est haïssable. Ce qui est une qualité rarissime de nos jours…"</em>, a-t-il ajouté à propos de l’exposition dédiée au Mouvement pionnier pour rendre hommage à Bakary Koniba Traoré plus connu sous le pseudonyme <em>"Bakary Pionnier"</em>.

Le doyen Diawara n’est pas à son coup d’essai avec l’expo dont le vernissage a eu lieu le 12 mai 2017 à la Maison des jeunes de Bamako. On se rappelle qu’il a déjà organisé au Musée national de Bamako des expositions sur la <em>"Can Mali-2002"</em> (en décembre 2014) et sur le thème <em>"modes, bijoux et parures des femmes du Mali de 1946 à nos jours"</em> (mars 2015).

Des couvre-chefs, des foulards, des boucles d’oreille, des colliers, des tresses, et des habillements atypiques avaient été ainsi mis en valeur lors de cette dernière exposition. Grand professionnel, Hamidou a aussi promené son projecteur sur des grandes figures féminines de l’indépendance et de l’émancipation des peuples.

Faisant allusion à la valeur des archives du photographe, Samuel Sidibé (directeur du Musée national) avait rappelé à cette occasion que <em>"Hamidou est une bibliothèque de l’histoire du Mali"</em>. Un historien qui ne manque pas d’idées pour nous faire revisiter notre histoire, revivre notre glorieux passé afin de réveiller le souvenir de ces grands combattants qui ont contribué à les écrire.

Même si on parle peu de lui parmi les grands photographes du pays, il est loin d’en être le moins talentueux. Et cela peut aussi se comprendre dans la mesure où l’humilité amène toujours Hamidou à se présenter comme <em>"technicien audiovisuel"</em>.

Mais, <em>"Hamidou Diawara est plus que cela"</em>, témoigne Samuel Sidibé, le directeur du Musée national, en le présentant lors d’une expo. Pour nous autres, le doyen est surtout un patriote qui a toujours préféré l’ombre pour mieux servir la nation. Pour ceux qui connaissent bien l’homme, il est aussi un talentueux photographe, un spécialiste de l’audiovisuel qui a encadré de nombreux cameramen et photographes qui ont fait ou font encore la fierté du pays.

Né en 1948 à Sokourani (Kangaba) et passionné de son métier, le <em>"Doyen Diawara"</em> ou <em>"Kôrô Diawara"</em> a contribué à écrire et à préserver l’histoire du Mali en promenant son appareil photo ou sa caméra sur presque tous les événements phares du pays de l’indépendance à nos jours. Cela va des biennales artistiques et culturelles à la Can <em>"Mali-2002"</em> en passant par des rencontres de haut niveau dans presque tous les domaines.

C’est ainsi que Hamidou a parcouru l’Afrique et le monde avec l’Ensemble national instrumental du Mali, les Ballets maliens, les grands orchestres du pays comme le National Badema, le Rail Band ainsi qu’avec les sélections nationales sportives et les clubs du pays.

L’expo du 12 au 14 mai 2017 sur Bakary Pionnier marqué le début d’une série d’expositions sur les personnalités et les événements politiques, culturels et sportifs qui ont marqué l’histoire du Mali. Ce passionné de photos est déterminé à immortaliser les grands serviteurs de la patrie en les rappelant aux nouvelles générations. Quand est-ce que la patrie lui reconnaitra son immense travail de photographe, son dévouement au Mali, son mérite ?

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Musique et Paix : Le Festival au désert en tournée aux Etats&#45;Unis</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/musique-paix-festival-desert-tournee-aux-etats-unis-2242062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/musique/musique-paix-festival-desert-tournee-aux-etats-unis-2242062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Ali-Farka-Band.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 14:08:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec le soutien de l'ambassade des Etats-Unis et du World Music Institute de New York, le Festival au désert est en tournée aux Etats-Unis (du 6 au 13 mai) pour promouvoir la culture malienne et prêcher la paix dans le Septentrion malien et dans le monde.</em></strong>

Cette tournée sera animée par deux groupes de renommée internationale : <em>Ali Farka Touré Band</em> (l’orchestre qui a sillonné le monde avec le regretté Ali Farka Touré) et <em>Tarakaft</em>.

Elle a débuté samedi 6 mai 2017 par le <em>Métropolitain Museum</em> de New York. Le public malien pouvait regarder la conférence pré-spectacle en direct via Facebook à 18 h 15 (TU) et le concert a été également diffusé en direct sur Facebook à 19 h (TU) le même jour.

Aujourd’hui, jeudi 11 mai 2017, les héritiers d’Ali Farka Touré et Tarakaft sont dans l’Indiana. Demain, le 12 mai, ils sont attendus à Chicago avant de boucler la boucle le 13 mai à Minneapolis dans l’Etat de Minnesota.

L’objectif de cette tournée, selon l’ambassade des Etats-Unis au Mali (partenaire), est de partager la culture malienne avec les Américains. De ce fait, les artistes vont dans leurs prestations faire la promotion de la paix dans le Nord du Mali, dans le Sahel et dans le monde.

Le premier concert a été précédé d’une conférence-débat sur la situation actuelle au Mali, avec avec le public qui avait fait massivement le déplacement. Elle a été animée par Mohamed Aly Ansar, co-fondateur et directeur exécutif du Festival au désert, et les membres de l’Ali Farka Touré Band.

Les débats ont été introduits par Alisa LaGamma, conservateur chargé des arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques au <em>Metropolitan Museum of Art</em>. Professeur distingué dans la pratique de la diplomatie à l'Université de Georgetown et co-directeur de <em>Tombouctou Renaissance</em>, Cynthia Schneider a aussi apporté une brillante contribution aux débats.

Les membres fondateurs de l’Ali Farka Touré Band se réunissent occasionnellement avec pour mission de diffuser un message de paix et perpétuer le somptueux héritage de l’un des bluesmen les plus célèbres au monde. Pour cette tournée, ils ont bénéficié de la puissante et belle voix d’Afel Bocoum, neveu et héritier artistique de l’emblématique Ali Farka Touré.

Ce monstre sacré et triple <em>Grammy Award</em> arraché à notre affection le 6 mars 2006 et qui ne cessait de rappeler aux mélomanes et médias du monde que <em>"ce qu’on appelle le blues en Occident est du pur tamashek… Mais les musiciens américains ne le savent pas. Nous, nous avons la racine et le tronc du blues. Eux, ils ont les feuilles et les branches"</em>.

Et à propos de son amitié avec John Lee Hooker (qui a abouti à <em>Talking Timbuktu</em>, Grammy Award), il aimait plaisanter en rappelant : <em>"Je me suis dit que c’était un artiste de mon pays. Puis j’ai appris qu’il était Américain et j’ai alors pensé qu’il avait volé notre musique… Mais, il chante le whisky, la bière, les femmes. Je chante les pâturages, la verdure, la nature, le fleuve, la terre et le ciel, le travail, l’éducation contre l’inconscience et le racisme…"</em>

Selon les confidences qu’Ali nous a faites, il a rencontré Lee Hooker en 1989. A l’issue de ce sommet le bluesman du Mississipi avait déclaré que s’il venait à disparaître le seul à pouvoir prendre sa relève ne pourrait être que son homologue du fleuve Niger, le bluesman-paysan de Niafunké !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Expo&#45;photo à la maison des JEUNES : Clin d’œil à Bakary Pionnier</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/expo-photo-a-maison-jeunes-clin-doeil-a-bakary-pionnier-2242442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/expo-photo-a-maison-jeunes-clin-doeil-a-bakary-pionnier-2242442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Hamidou-Diawara-pi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 13:06:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le doyen Hamidou Diawara (photographe/caméraman à la retraite) veut rendre un hommage mérité et opportun à Bakary Koniba Traoré dit Bakary Pionnier, une figure emblématique de l’histoire politique et socioculturelle du Mali. Et à travers lui, c’est une reconnaissance au rôle primordial joué par le Mouvement pionnier dans la construction citoyenne dans notre pays. Le vernissage est prévu demain, vendredi 12 mai 2017, dans l’après-midi à la Maison des jeunes de Bamako.</em></strong>

Rendre un hommage remarqué et mérité à Bakary Koniba Traoré dit <em>"Bakary Pionnier"</em> ! Telle est l’idée géniale du photographe-reporter Hamidou Diawara à travers une exposition-photos portant sur la contribution de l’homme à la vie du Mouvement national des pionniers du Mali. Le vernissage est prévu dans l’après-midi de ce vendredi. L’expo, c’est du 12 au 14 mai 2017 à la Maison des jeunes de Bamako.

Cet événement est organisé en partenariat avec l’Association des pionniers du Mali et la Maison des jeunes de Bamako. Pour M. Diawara, il s’agit de reconnaître <em>"les mérites de l’homme de son vivant"</em>. Une noble initiative d’autant plus que Bakary Koniba Traoré est <em>"une figure emblématique du Mouvement pionnier et un citoyen engagé pour sa patrie, le Mali"</em>.

Cadre pétri de savoirs, l’homme a toujours su concilier la tradition à la culture moderne avec la ferme volonté de léguer à la postérité  l’image d’un fidèle  à la devise : <em>"Pionnier aujourd’hui, Pionnier toujours"</em>. Un engagement inconditionnel qui fait de l’iconoclaste un repère et une référence pour les nouvelles générations.

Cette exposition de reconnaissance à une figure emblématique du Mouvement démocratique est parrainée par l’honorable Abdrahamane Niang, président de la Haute cour de justice du Mali, et enregistrera la présence d’Amadou Koïta, ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, ainsi que de nombreuses autres personnalités du pays.

Le doyen Diawara n’est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà organisé au Musée national de Bamako des expositions sur la <em>"Can Mali 2002"</em> (en décembre 2014) et sur le thème, <em>"Modes, bijoux et parures des Femmes du Mali de 1946 à nos jours"</em> (mars 2015).

Grand témoin de l’évolution de l’administration de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture au Mali, Hamidou Diawara est une précieuse bibliothèque qui a enfin décidé de livrer ces précieux trésors au public.

Photographe passionné, le <em>"Doyen Diawara"</em> ou <em>"Kôrô Diawara"</em> a contribué à écrire et à préserver l’histoire du Mali en promenant son appareil photo ou sa caméra sur presque tous les événements phares du pays de l’indépendance à nos jours.

Cela va des biennales artistiques et culturelles à la Can <em>"Mali-2002"</em> en pensant par des rencontres de haut niveau dans presque tous les domaines.

L’expo du 12 au 14 mai 2017 sur Bakary Pionnier marqué le début d’une série d’expositions sur les personnalités et les événements politiques, culturels et sportifs qui ont marqué l’histoire du Mali !

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement local du sport : Moussa Mara va investir plus de 20 millions pour offrir un terrain municipal aux jeunes de Konna</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/developpement-local-sport-moussa-mara-va-investir-plus-de-20-millions-offrir-terrain-municipal-aux-jeunes-de-konna-2242112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/developpement-local-sport-moussa-mara-va-investir-plus-de-20-millions-offrir-terrain-municipal-aux-jeunes-de-konna-2242112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Moussa-Mara-Konna.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 12:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Transformer dix mille (10 000) francs Cfa en 20 millions (20 000 000 F Cfa) ! Ce n’est pas l’œuvre d’un magicien ou d’un ingénieux homme d’affaires. Mais, de l’ancien Premier ministre et président de la chapelle du changement, <em>Yèlèma</em> (Changement) : Moussa Mara ! Un jeune leader politique qui a de la suite dans les idées, surtout quand il s’agit de tenir ses promesses ou réfléchir au bien-être des Maliens.</strong>

«<em>Lors de son passage à Konna, la jeunesse locale lui avait remis 10 000 francs pour que, une fois au pouvoir, Moussa Mara puisse construire le terrain municipal de la localité. Surpris de la démarche, car on ne lui a jamais donné d'argent pour poser un acte au bénéfice de la population, le président du Parti YELEMA s'est engagé…</em>», rapporte Drissa Arama, responsable à communication de Yèlèma.

Pour ne pas faire dans la démagogie, Mara préfère toujours agir que promettre. Mais, surpris par ce geste d’espoir des  jeunes de Konna, il leur a promis de s’investir pour leur offrir un cadre idoine à leur épanouissement par des activités sportives, culturelles…

La promesse est en train de se concrétiser. En effet Moussa Mara et les responsables Yèlèma de Mopti (Dr Youssouf Diawara, Issa Kansaye…) sont en train d’investir plus de 20 millions dans la construction d’un terrain de sport à Konna pour l'intérêt de la jeunesse de cette localité.

Comme pour prouver que le changement et la rupture ne sont pas de vains slogans pour Yèlèma, un jeune parti de plus en plus bien implanté à travers le pays. Les Maliens sont fatigués des discours démagogiques et des promesses de campagne. Ils veulent donc du concret que leur apportent aujourd’hui Mara et sa génération consciente !

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CAN U&#45;17 : Les Aiglonnets au Gabon pour défendre leur couronne</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/can-u-17-aiglonnets-gabon-defendre-couronne-2242332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/can-u-17-aiglonnets-gabon-defendre-couronne-2242332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Aiglonnets-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 12:05:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Attendus comme les grands favoris de la compétition, car tenants du titre, les Aiglonnets sont à Libreville, au Gabon, depuis jeudi dernier pour peaufiner leur préparation. A cette 12e Can des cadets (du 14 au 28 mai 2017), le Mali évoluera dans le groupe B avec la Tanzanie, le Niger et l’Angola.</em></strong>

&nbsp;

La génération a certainement à cœur de défendre et conserver le trophée remporté par ses aînés, il y a deux ans au Niger. Mais, le vrai défi, c’est d’atteindre d’abord les demi-finales pour se qualifier au Mondial de la catégorie et ainsi prolonger cette belle aventure. Ensuite, Mohamed Camara et sa bande pourront réellement penser à conserver la couronne remportée en 2015 à Niamey, au Niger.

A la veille (3 mai 2017) de leur départ pour le Gabon, les Aiglonnets avaient été mis officiellement en mission par la remise au capitaine Mohamed Camara du drapeau national par le secrétaire général du ministère des Sports, Seydou Dawa.

Cette 12e édition de la Coupe d'Afrique des moins de 17 ans est prévue en République gabonaise du 14 au 28 mai 2017. Le Mali est logé dans le groupe B. La première sortie des Aiglonnets est prévue 15 mai face à la Tanzanie.

Les protégés de Jonas Komlan affronteront ensuite le Niger (18 mai) et l'Angola (21 mai). Le groupe A regroupe le Gabon (pays hôte), la Guinée-Conakry, le Cameroun et le Ghana. Un groupe visiblement un peu plus relevé que celui du Mali. Mais c’est une compétition de petite catégorie et il n’y aura probablement pas de calculs.

Le sélectionneur de l'équipe nationale des moins de 17 ans, Jonas Komlan, a communiqué la liste des 21 joueurs retenus pour la Can U-17 avant de s’envoler pour Libreville.

<strong>Alphaly</strong>

&nbsp;

Encadré

<strong>La liste des 21 Aiglonnets pour la 12e Can U-17</strong>

<strong>Gardiens :</strong> Youssouf Koïta (ASB), Alkalifa Coulibaly (AS Niomi), Massiré Gassama (Black Stars)

<strong>Défenseurs :</strong> Mamadi Fofana (FC Diarra), Félix Kamata (AS Réal), Abdoulaye Diaby (Djoliba AC), Ibrahim Kané (Black Stars) et Fodé Konaté (ASB)

<strong>Milieux :</strong> Mohamed Camara (AS Réal), Mamadou Samaké (Yeelen Olympique), Abdou Salam Ag Jiddou (Guidars), Cheick Oumar Doucouré (AS Réal), Sibiri Kéita (Aspire, Sénégal), Abdoulaye Dabo (Africa Foot) et Amadou Diako (AS Bakaridjan)

<strong>Attaquants</strong> <strong>:</strong> Hadji Dramé (Yeelen Olympique), Semé Camara (FC Diarra), Seydou Sénou (Aspire, Sénégal), Mamadou Traoré (Stade Malien), Djémoussa Traoré (Alob) et Lassana Ndiaye (Guidars)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Lassana Palenfo réélu président de l’ACNOA : Le &amp;quot;putsch extra&#45;olympique&amp;quot; du Colonel Kalkaba déjoué</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/general-lassana-palenfo-reelu-president-de-lacnoa-putsch-extra-olympique-colonel-kalkaba-dejoue-2242482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/general-lassana-palenfo-reelu-president-de-lacnoa-putsch-extra-olympique-colonel-kalkaba-dejoue-2242482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Habib-Sissoko.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 10:12:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Assemblée générale élective de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) se tient depuis lundi dernier (du 9 au 11 mai 2017) à Djibouti. L’enjeu principal de cette 12e session était l’élection du président pour un nouveau mandat de 4 ans. Candidat à sa propre succession, l’Intendant Général Lassana Palenfo de la Côte d’Ivoire a été élu hier (mercredi 10 mai 2017) par acclamation pour un 4e mandat. Après la disqualification de son seul et grand rival, le Colonel Hamad Kalkaba Malboum du Cameroun, rien ne s’opposait à sa réélection d’autant. Ce dernier a été disqualifié dimanche dernier (7 mai 2017) pour avoir utilisé dans sa campagne des moyens compromettant son indépendance et contraires aux valeurs olympiques. </em></strong>

&nbsp;

Tous les moyens sont bons pour éjecter le général Lassana Palenfo de son fauteuil de président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) ! Y compris des moyens extra-sportifs, voire <strong><em>"</em></strong><em>extra-olympiques<strong>"</strong></em> ! Telle était visiblement l’intention du Colonel Hamad Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) et candidat à l’Acnoa dont son pays abrite le siège.

Cette élection était attendue comme l’un des temps forts de la 12e session de l’Assemblée générale élective qui a débuté le mardi 9 mai 2017 (9 au 11 mai 2017), à Djibouti, capitale du pays du même nom.

Le Colonel Malboum était visiblement prêt à utiliser tous les moyens pour prendre sa revanche sur Palenfo qui l’avait largement battu en 2005 à Accra, au Ghana. Mais, coup de théâtre, il a été disqualifié dimanche dernier. En conséquence, c’est l’Intendant Général Lassana Palenfo qui a été réélu hier (mercredi 10 mai 2017) par acclamation pour un 4e mandat.

Le comité exécutif de l’Acnoa reproche au Camerounais d’avoir bénéficié du financement du gouvernement camerounais. Ainsi, à l’issue d’une réunion d’urgence tenue le 7 mai 2017 à Djibouti, le comité exécutif de l’Acnoa a dit être <strong><em>"</em></strong><em>en possession de documents qui soulèvent de sérieuses inquiétudes sur l'indépendance de M. Hamad Kalkaba Malboum, l'un des candidats au poste de président de l'Acnoa<strong>"</strong></em>. Selon l’organisation, ces documents indiquent que Kalkaba Malboum a bénéficié du financement du gouvernement camerounais dans sa campagne. Ce qui est proscrit par les textes et l’esprit même des valeurs olympiques.

Entendu lors de cette réunion du comité d’urgence, l’actuel président de la Confédération africaine d’athlétisme (Kalkaba Malboum) a reconnu avoir reçu un accompagnement financier de l’Etat du Cameroun. Mais, il a contesté le but du financement sans pouvoir indiquer l’usage précis qui devait être fait de cet appui gouvernemental de son pays.

On se rappelle que sa campagne électorale avait été lancée le 6 mars dernier au ministère camerounais des Relations extérieures. C’était en présence du ministre Lejeune Mbella Mbella. Ce dernier, à cette occasion, avait annoncé que le président Paul Biya a donné son <strong><em>"</em></strong><em>très haut accord<strong>"</strong></em> (sic) pour que le gouvernement camerounais présente et soutienne cette candidature.

&nbsp;

<strong>Habib Sissoko, un directeur de campagne apprécié et respecté</strong>

Loin d’être convaincus, les membres du comité d’urgence de l’Acnoa qui ont décidé d’écarter le Camerounais. Il n’y a pas de mal qu’un candidat bénéficie de la caution morale et du soutien institutionnel, voire diplomatique de son pays. Mais, l’olympisme est un mouvement apolitique. Et recevoir un appui financier de son pays pour battre campagne et acheter des votes est contraire aux valeurs olympiques que l’Acnoa est sensée vulgariser et diffuser en Afrique.

Avec la disqualification de son seul concurrent, le colonel Hamad Kalkaba Malboum du Cameroun dont le <strong><em>"</em></strong><em>coup d’Etat extra-olympique<strong>"</strong></em> a été ainsi éventré, le Général Lassana Palenfo était assuré de se succéder à lui-même à la présidence de l’Acnoa. Il faut noter que le président du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm), de la Zone II de l’Acnoa et de l’Union africaine de judo, Habib Sissoko, est le directeur de campagne de Palenfo depuis 2005. Jusqu’ici, sa notoriété, son influence et le respect dont il jouit dans le Mouvement olympique et sportif en Afrique et dans le monde ont été des meilleurs atouts pour Palenfo depuis sa première fois de briguer la présidence de l’Acnoa, en 2005 à Accra, au Ghana.

Créée en 1981, l’Acnoa a pour objectifs de promouvoir la coopération entre les CNO en les encourageant à diffuser l’éthique olympique sur le continent africain, préparer la participation de l’Afrique aux Jeux olympiques... Dans l’ombre et presque inconnu des Africains avant 2005, l’Acnoa a retrouvé une seconde jeunesse sous la direction de l’Ivoirien Palenfo.

Ce dernier a entrepris des réformes audacieuses et en profondeur qui ont rehaussé l’image de l’organisation non seulement en Afrique, mais aussi dans la grande famille olympique.

Ce qui a suscité l’intérêt des partenaires. Et pour la première fois, l’Afrique avait ainsi son <em>Village olympique</em> aux Jeux <strong><em>"</em></strong><em>Londres-2012<strong>"</strong></em> (Royaume Uni). Un espace de rencontres et d’échanges ; une vitrine de promotion sportive, culturelle et artistique au service de l’Afrique lors de l’événement sportif le plus prestigieux, car le plus médiatisé du monde.

Une belle initiative renouvelée à Rio (Brésil) l’an dernier ! Aujourd’hui réélu pour un nouveau mandat de 4 ans, Le Général Palenfo est décidé à poursuivre ce travail de Titan pour rehausser (qualitativement et quantitativement) la participation africaine aux Jeux olympiques, donnant ainsi plus de chance de médailles au continent et aussi  permettre aux Jeux africains le prestige tant souhaité !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réflexions sur la relance du tourisme : Privilégier une nouvelle approche de la vente de produits touristiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/reflexions-relance-tourisme-privilegier-nouvelle-approche-de-vente-de-produits-touristiques-2240132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/reflexions-relance-tourisme-privilegier-nouvelle-approche-de-vente-de-produits-touristiques-2240132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Cisse-Fatoumata-Kouyate.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 01:31:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après l’entame protocolaire de la cérémonie d’ouverture de la Vitrine internationale du tourisme et de la restauration de Ouagadougou (Vitro), j’ai été submergée par une vague d’émotion consécutive au rappel et à l’atmosphère des salons de tourisme notamment ceux que le monde touristique de la sous-région avait initiés.

Il s’agit notamment du Sitho (Burkina, ancêtre de la Vitro), du Ticaa (Sénégal) en passant par le Sitour (Mali) et bien d’autres événements touristiques de l’Afrique de l’Ouest. On avait du mal à dresser un agenda tant la fourchette événementielle de l’activité faisait du surbooking impressionnant.

C’était dans l’air du temps et nous étions à des années-lumière de la dégringolade que le tourisme a connue suite à l’assaut jihadiste sur la destination touristique ouest africaine. Nous opérateurs, ouest-africains, avions concocté des programmes touristiques et commencions à donner corps au Programme de développement touristique  de l’espace Uémoa  (PRD-TOUR).

Aujourd'hui, après les coups de massue de l’insécurité et les multiples essais de retour à une situation que nous voulions normale, force est de reconnaître que, malgré les difficultés  rencontrées à des degrés divers, la ténacité des administrations nationales et des secteurs  privés.

Le tourisme ouest africain tente de se relever tant bien que mal. L’initiative burkinabé est salutaire et doit inspirer les autres destinations touristiques communautaires. C’est assurément cela qui a présidé à la  décision du président de la Fédération des organisations patronales de l'hôtellerie et du tourisme de l'espace Uémoa (FOPAHT) de venir prêter main forte à l’Association patronale des hôteliers et restaurateurs du Burkina Faso à l’invitation de son président, Pierre Célestin Zoungrana.

Sa témérité à vouloir réunir les professionnels du Faso autour de l’objectif <em>"offre touristique burkinabé"</em> fera tâche d’huile. Il ne manque que le rajout de la participation de toute la composante produit : <em>tous prestataires du voyage et ses déclinaisons </em>!

Le président de la FOPAHT, Mamadou Racine Sy à fait fort de nous rappeler les objectifs qui ont présidé à la création de cette organisation. Il s’agit notamment de fédérer les potentiels touristiques de l’espace communautaire en créant l’effet de gamme ; mutualiser les offres en présentant un seul tableau comme <em>"l’Afrique de l’Ouest, panorama touristique à découvrir"</em> ou à redécouvrir dans sa nouvelle formule.

Gageons que d’autres initiatives ou mieux, conformément au crédo du président de notre fédération, la conjugaison de tous ces efforts contribuera à faire éclore l’alternative crédible de notre activité : <em>le tourisme intra africain</em> ! Cela reposera certainement sur une nouvelle approche, une autre compréhension de la vente de produits touristiques.

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté</strong>

Présidente de l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Un 4e pouvoir qui s’auto&#45;flagelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/point-4e-pouvoir-sauto-flagelle-2240072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/point-4e-pouvoir-sauto-flagelle-2240072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/journaux.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 01:22:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"</em><em>Le journaliste qui ne respecte ni l'éthique ni la déontologie est un soldat en état d'ébriété avancé qui tire sur tout ce qui bouge"</em> ! Telle était la conviction que le doyen Ibrahim Famanka Coulibaly (paix à son âme) aimait à répéter aux jeunes presque à l’occasion de chaque formation de l’Unajom ou de l’UJAO.

Le doyen a été arraché à notre affection le mercredi 29 mars 2017. Mais, cette conviction demeure même si nous ne sommes pas nombreux à la partager aujourd’hui. Et elle est malheureusement plus que d’actualité avec une presse qui ne cesse de se couvrir de honte par des prises de position qui sentent la corruption, la manipulation… Cette presse qui ne cesse de se ridiculiser et de se décrédibiliser aux yeux de l’opinion nationale par l’irresponsabilité de certains journalistes.

Ce n’est pas pour jeter la pierre à quelqu’un car nous sommes tous coupables de cette situation. Ne serait-ce que de n’avoir pas pu protéger notre profession des aventuriers, prébendiers et autres mercenaires qui en ont fait un moyen d’ascension sociale et économique sacrifiant du coup toute la noblesse du métier et la passion de son exercice.

Mais, le Mali est en train de devenir un pays où les responsables, presque à tous les niveaux, sont devenus des menteurs pour cacher la réalité et sauvegarder leur image de faux anges. Et cela, malheureusement, avec la complicité active de la presse.

De nos jours, nous sommes incapables d'une analyse de situation objective parce que nous sommes à la solde des politiciens «<em>Cols blancs</em>» ou nous vivons dans la poche des gens. Ceux qui sont généralement au centre de nos critiques ne sont pas forcément mauvais ou des démons, mais parce nous n'avons rien à gagner avec eux, financièrement et matériellement s'entend.

La preuve est que les observateurs sont unanimes à reconnaître que c’est la presse sportive, encore plus divisée que les parties en conflit, qui a ravivé la crise qui secoue le football malien depuis le 10 janvier 2015 et qui est loin de connaître son épilogue malgré le protocole d’accord récemment signé par les parties.

En se faisant écho des accusations et l’intoxication d’un camp contre un autre, elle n’a fait que jeter l’huile sur le feu. Manipulée, elle a poussé un différend à la haine. Et même après le consensus obtenu, les partisans du président rétabli continuent de tirer à boulets rouges sur le ministre des Sports et le plus souvent véhiculent du faux prolongeant ainsi la campagne d’intoxication entreprise ces derniers mois pour le salir, le déstabiliser et le faire partir du gouvernement.

<em>"</em><em>Vous devez vous battre pour rester le 4e pouvoir parce que vous avez la capacité de changer et de stabiliser votre pays"</em>, nous disait récemment un diplomate nous rappelant l’importance de notre métier, surtout dans un pays en crise.

Comment vouloir que les pouvoirs publics et l’opinion nationale nous accordent une grande importance alors que nous sommes devenus des marionnettes qu’on manipule à souhait ? Comment revendiquer une importance qu’on se refuse à soi-même ?

Sous prétexte des conditions difficiles de l’exercice du métier, nous sommes devenus en majorité des mercenaires qui rejettent l’éthique et la déontologie comme des freins à leur épanouissement socioéconomique. Les organisations de presse sont devenues des cercles fermés qui défendent les intérêts des membres du clan et non ceux de la corporation.

Ayons le courage de jeter un regard critique sur la gestion qui est faite de la Maison de la presse depuis près de deux décennies ! Ceux qui dérangent sont éjectés ou écartés par tous les moyens et les agneaux dociles sont adoubés parce que sachant se contenter de la portion congrue. Et elle (Maison de la presse) est à l’image des organisations qui élisent ses responsables.

<em>"</em><em>J'ai toujours eu une vision pas très reluisante du journalisme… La liberté d'expression est devenue un grand dépotoir où chacun défend ses propres intérêts et en profite pour régler ses comptes... Un vrai gâchis"</em>, déplorait récemment une amie activiste. Objectivement, peut-on lui donner tort ?

Si nous voulons que la presse soit un 4e pouvoir au Mali, nous avons un long chemin à faire. Chacun doit commencer d’abord à faire sa propre critique objective parce que la Haute autorité de la communication (Hac) ne pourra pas faire le ménage sans notre investissement personnel.

Que tous ceux qui se réclament journaliste fassent cet exercice afin de changer de comportement en ayant l’éthique et la déontologie comme seuls repères et uniques références. Chaque métier à ses valeurs ! L’éthique et la déontologie doivent être sacrées pour les animateurs des médias à tous les niveaux.

Le respect de l’éthique de la déontologie est le gage de la crédibilité. Et la crédibilité, pour un journaliste, doit être sacrée comme l’était la virginité pour une fille jadis !

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Oeil de Sonia : Vivement la révolte des incompris</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-vivement-revolte-incompris-2240102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-vivement-revolte-incompris-2240102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/11/population1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 01:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La face cachée de la France ou tous ceux que l’on ne voit plus, trop nombreux qu'ils sont à faire partie de notre quotidien : une situation devenue tellement banale qu'elle en est devenue invisible. Et pourtant ils sont là et bien présents,  tous ces laissés-pour-compte, ces sans-emploi qui survivent dans l’ombre et l’indifférence totale.</em></strong>

<strong> </strong>Non pas que l’on soit dépourvus de sentiments,  mais leur grand nombre nous laisse sans voix, désemparés. Et comme nous sommes tous concernés, on préfère d’abord penser à soi en espérant ne pas finir comme eux.  Pour eux, peu de chance de retrouver un avenir. Leurs lendemains sont déjà incertains, mais ils sont là nous rappelant chaque jour que leur sort peut être le nôtre bientôt.

Alors oui j’ai peur pour les miens, j’ai peur de subir leur triste sort et pour me protéger je fais attention à mes dépenses au cas où ! Cependant, même si je ne partage pas leurs opinions, je les comprends ces pauvres bougres qui ne demandent qu’à  travailler, à se rendre utile pour leur pays et ainsi pouvoir vivre dignement. Seulement voilà, on les a laissés choir sur le bord de la route sans jamais s’arrêter car trop occupés que nous sommes à essayer de sauvegarder le peu qui nous reste : <em>"garder notre emploi coûte que coûte alors que cela ne dépend plus de nous"</em>.

Plus rien à perdre, car ils ont opté pour le changement radical et en même temps en ont surpris plus d’uns. On croyait la misère muette, mais maintenant son silence gronde et affole tous ceux qui pensaient encore une fois nous éblouir avec du vent. Trop tard pour eux, ils auraient dû y penser avant. Mais, à force de ne voir que leur nombril, ils ont oublié la populace la croyant  bien trop faible et miséreuse pour se manifester.

Cependant  la marche est en route et avec elle la poussière qu’elle soulève un peu plus chaque jour mettant à nue la crasse, les détritus. Cette poussière qui, comme un pansement, recouvrait la misère pour que personne ne puisse la voir, en prenne  vraiment conscience.  Une couche grise qui, dans le fond, nous arrangeait bien car il n’est pas facile de regarder la pauvreté en face. Mais comme un dicton le dit si bien, <em>"on récolte ce que l’on sème"</em>.

Alors pour nous faire avaler la pilule amère on fait appel à notre patriotisme. Ce qui pour moi est le comble de l’injustice. Comment peut-on demander à  des orphelins,  des abandonnés du système de reconnaitre un père qu’ils n’ont pas eu ?

Une insulte qui ne fera qu’augmenter leur détermination à choisir le camp qui les soutient depuis le début, tout au moins en apparence, la partie qui a sciemment choisi de s’adresser aux frustrés, aux incompris, à ceux qui se sont sentis trompés, abusés. Mais à qui la faute ? Peu importe puisqu’un loup restera toujours un loup et seuls ses crocs seront plus ou moins longs en fonction de son appétit.

Alors pitié, que l’on ne me parle plus de patriotisme quand ceux qui devaient défendre nos intérêts ont d’abord pensé à eux et cela depuis des lustres : c’est non seulement insupportable, mais révoltant puisque  l’on nous considère comme des abrutis, des idiots, des imbéciles : <em>du patriotisme seul le symbole est resté</em> !

Mais un symbole qui aujourd'hui fait rage autour de moi, un sophisme bien séduisant mais qui ne fera qu'augmenter la révolte des incompris.

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Se sacrifier pour une patrie ingrate</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-se-sacrifier-patrie-ingrate-2239882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-se-sacrifier-patrie-ingrate-2239882.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/obseques-soldats.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 01:15:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Notre frère, ami et camarade de promotion, le sergent de Police Bakary Oumar Dembélé s'est éteint le lundi 1er mai 2017. Le mal qui le rongeait depuis près de trois ans a finalement eu raison de sa résistance. Très aimable, celui que ses camarades du lycée Ibrahim Ly (promotion 1995-1998) avait affectueusement appelé <em>"Bakary Koniba"</em>, a été un élève exemplaire et un flic dévoué à sa mission.

Pris en otage à Kidal après la visite de l'ancien Premier ministre Moussa Mara, le 16 mai 2014, Bakary O. Dembélé a regagné Bamako en juillet de la même année avant de tomber malade. Il recouvra ensuite sa santé et reprit service.

<em>"</em><em>En fait, il n’a jamais recouvré sa santé à 100 %. On sentait qu’il souffrait en silence. Chaque fois qu’on lui demandait de se reposer pour se soigner, il disait : ça va aller, je vais beaucoup mieux"</em>, nous a confié l’un de ses supérieurs. Et comme l’a témoigné un jeune confrère et ami du défunt, <em>"l'homme est resté stoïque… Il est tombé les armes à la main"</em>.

Il a mis sa mission au-dessus de sa santé au point de mourir à la tâche. C’est en effet dans l’après-midi du vendredi 28 avril 2017 qu’il a eu un malaise alors qu’il était en service. Malgré l’assurance donnée à ses camarades, il ne s’en relèvera pas. <em>"Major"</em> a été conduit en sa dernière demeure le lendemain, mardi 2 mai 2017, par sa famille, ses parents et amis ainsi que ses <em>"classes"</em> inconsolables.

Des chaises, des bâches, des baffles (amplificateurs) ! Voilà la contribution de la direction via le GMS à ses obsèques. Et même là, les frais occasionnés seraient assurés par le service social dont les fonds sont prélevés sur les salaires des policiers. Selon ce que nous avons pu observer, ce sont ses <em>"classes"</em> (camarades de promotion) qui se sont cotisés pour apporter leur soutien à la famille éplorée, à la jeune veuve et à la petite orpheline.

Bakary s’est sacrifié pour la nation, pour défendre la République. Mais, qu’est-ce que le pays a fait pour lui ou fera pour sa famille ? Un ancien de la police malienne est pessimiste. <em>"Il ne faut pas s’attendre à grand-chose. Cela se limite seulement à la mobilisation pour les obsèques. Il n’est même pas sûr que ses ayants droit puissent bénéficier de son salaire de ce mois de mai… Ce sont vraiment sur ses vrais amis, dans la police et dans la vie civile, que sa famille peut maintenant compter"</em>, nous dit ce dernier avec amertume.

Selon nos investigations, pendant sa période de captivité, ce sont ses camarades de promotion qui s’organisaient pour payer sa location et veillaient à ce que sa femme et son enfant ne manquent presque de rien.

Arraché aux siens à la fleur de l’âge, ce jeune policier a souffert le martyre dans sa chair, dans son âme et dans son cœur avant de s’éteindre, avec certainement beaucoup d’amertume, mais sans regret d’avoir choisi ce corps qu’il aimait tant.

Face au mal qui s’est manifesté en lui dès son retour de captivité (lui et ses camarades n’ont bénéficié d’aucune prise en charge psychologique), il s’est retrouvé presque seul, soutenu par sa famille et ses amis dans la police. Aucune aide de la hiérarchie ou de l’Etat.

Ce qui n’est pas surprenant pour des confrères qui, le mardi 15 juillet 2014, avaient été témoin de leur retour au bercail grâce à la médiation algérienne. Ce jour, un avion transportant des ex-otages (militaires et policiers maliens) avait été accueilli par le Premier ministre Moussa Mara et d’autres membres du gouvernement. Au retour, l’avion algérien avait aussi ramené à Kidal 41 rebelles touaregs.

Mais ce qui avait réellement marqué les esprits ce jour, c’est que les ex-otages, ces braves jeunes qui avaient risqué leur vie pour défendre la République, ont été obligés de mettre la main à la poche pour rentrer chez eux.

Et beaucoup d’entre eux avaient été surpris ce jour par le comportement des autorités. Surtout qu’ils avaient déjà le sentiment d’avoir été abandonnés au front par la hiérarchie lors de la bataille du 21 mai 2014.

On se rappelle que <em>"l’Opération de sécurisation"</em> lancée le mercredi 21 mai 2014 (sans aucune préparation logistique, notamment au niveau des renseignements et la logistique) lancée par le gouvernement avait tourné au carnage et à la débandade dans les rangs des forces armées et de sécurité. Officiellement, elle visait à reprendre le gouvernorat de Kidal où six fonctionnaires avaient été tués le 17 mai 2017.

Le MNLA et ses alliés avaient annoncé avoir tué 40 militaires et policiers, cinquante blessés et 70 faits prisonniers. Si le bilan avait été confirmé par des sources indépendantes, on ne saura jamais combien de militaires, de gendarmes, de gardes et de policiers ont réellement perdu la vie à Kidal ce jour.

&nbsp;

<strong>Abandonnés à leur triste sort depuis l’aéroport</strong>

Pis, les otages étaient détenus dans des conditions atroces sans que les autorités maliennes ne protestent ou que des organisations des droits de l’Homme ne crient au scandale. Dans un pays où on se soucie réellement des hommes chargés de la défense de la patrie et de la sécurité des citoyens, les otages auraient fait l’objet de contrôles médicaux poussés et d’une prise en charge psychologique.

Et cela afin de s’assurer qu’ils sont aptes encore à servir ou, dans le cas contraire, penser à leur reconversion afin qu’ils ne se retrouvent jamais oisifs. Hélas, les nôtres ont été abandonnés à leur sort à l’aéroport. Comme si on leur reprochait d’être revenus en vie ou d’être les coupables de ce qui leur était arrivé.

L’Assemblée nationale, lors de sa session d’octobre 2016, a d’ailleurs adopté une résolution reconnaissant la gravité des faits avec morts d’hommes et demandant au gouvernement de procéder à des enquêtes plus poussées pour rétablir la vérité.

Mais, la reconnaissance de la nation aux vraies victimes (administrateurs, militaires, gardes, gendarmes, policiers pris en otages ou morts) de ces <em>"faits regrettables"</em> ont visiblement été oubliées dans cette résolution.

Aucune assurance pour sa vie et sa carrière, aucune considération pour un élément en difficulté ; aucune garantie d’une quelconque reconnaissance. Et pourtant, nous attendons tout, y compris le sacrifice suprême, de ces hommes qui n’ont le plus souvent que leur passion du métier et leur patriotisme pour accomplir leur mission.

Comment se livrer totalement à une cause alors qu’on est conscient que si jamais on tombe malade ou qu’on perde la vie, ses ayants-droit seront livrés à eux-mêmes ? La reconnaissance de la nation doit-elle se limiter aux larmes de crocodiles versées sur les cercueils couverts des couleurs nationales et de vaines promesses de vengeance ?

Il est vrai que, à l’initiative du ministère en charge du Développement social, l’Assemblée nationale a voté pendant la session d’octobre 2016 la loi instituant les <em>"Pupilles de la République"</em> en vue de prendre en charge les enfants mineurs des agents de l’Etat qui perdent la vie en mission ainsi que les enfants mineurs délaissés sans tuteur connu.

Ce qui facilite l’adoption de mesures de protection sociale, spécifiques aux enfants orphelins dont les parents ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction, ainsi qu’au cours de mission et de services exceptionnels. Est-ce que suffisant ?

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>presidentielle&#45;2018 : Si les Maliens avaient la main heureuse comme les Tanzaniens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-maliens-avaient-main-heureuse-tanzaniens-2240022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-maliens-avaient-main-heureuse-tanzaniens-2240022.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/IBK-Abdoulaye-Idrissa-Maiga.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 01:12:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De la vision, de l’intégrité, du courage et surtout l’audace d’affronter des prédateurs souvent rassemblés autour du festin sous le manteau de partenaires techniques et financiers (PTF) ! Autant de qualités qu’un homme d’Etat doit avoir en Afrique. Des valeurs que doit incarner l’homme sur lequel le choix des Maliens doit porter en 2018 pour sortir du cycle infernal de la mauvaise gouvernance, de la corruption, de la gabegie, de l’injustice sociale… de la pauvreté. A partir de 2018, il faudrait au Mali un président comme John Pombe Joseph Magufuli, l’actuel président de la Tanzanie.</em></strong>

<em>"</em><em>Pour que le Mali se relève réellement et tourne la page de cette crise, il faut quelqu’un qui dès le premier jour agisse à la Magufuli"</em> ! Telle est la conviction de nombreux chroniqueurs politiques et intellectuels en réaction à l’une de nos publications de la semaine dernière. Il s’agit de l’article intitulé, <em>"Gouvernance de crise : Si Abdoulaye Idrissa Maïga s’inspirait de l’audace du Grec Alexis Tsípras"</em> (Le Reflet n°584 du jeudi 4 mai 2017).

Ils font allusion à John Pombe Joseph Magufuli, l’actuel président de la Tanzanie. <em>"J’aurais tellement souhaité pour le Mali qu’IBK fût la solution. Mais, hélas, ce n’est qu’un grain de sable de plus"</em>, déplore l’un d’entre eux.

Président de la Tanzanie depuis le 5 novembre 2015, John Pombe Joseph Magufuli est un homme d’Etat tanzanien né le 29 octobre 1959. Titulaire d'un doctorat en chimie de l’Université de Dar-Es-Salam, il a géré plusieurs portefeuilles ministériels (Travaux publics, Elevage et Pêche, Terres et Logement) avant d’être élu président de la République en succédant à Jakaya Kikwete...

En quelques mois seulement de gouvernance, Magufuli s’est vu attribuer le surnom de <em>"Président bulldozer"</em> ! Et pourtant, il est <em>"un pur produit du système"</em>. Mais, depuis qu’il est élu président de la République de Tanzanie, John Pombe Magufuli <em>"ne ressemble à personne"</em>.

Pas en tout cas à la majorité des chefs d’Etat africains qui se comportent en vrais valets du néocolonialisme. Avec Robert Mugabe (Zimbabwe), Paul Kagamé (Rwanda) et, ces derniers temps, Idriss Deby Itno (Tchad) et Patrice Talon (Bénin), ils sont nos rares dirigeants qui ne se soumettent plus au diktat des supposés partenaires techniques et financiers (PTF) dont les pays se nourrissent pourtant des richesses du continent.

Réputé intègre et travailleur, le nouveau président veut en finir avec la corruption et les passe-droits. C’est pourquoi, disent des observateurs, <em>"les élites le détestent, mais le peuple l’adore"</em> !

Et pourtant, malgré les responsabilités ministérielles assumées, Magufuli était un quasi-inconnu, un homme politique finalement peu glamour. Mais, à la surprise générale, c’est lui qui a succédé à Jakaya Kikwete après avoir remporté, face à plus d’une trentaine d’autres prétendants, les primaires organisées au sein du Parti de la révolution (le Chama Cha Mapinduzi) au pouvoir depuis l’indépendance.

Huit mois plus tard, rapportent les médias en Occident, <em>"les Tanzaniens ont appris à croire en ce dirigeant d’un genre nouveau, réputé bosseur et fonceur, qui a fait de la lutte contre la corruption et de l’amélioration des conditions de vie ses priorités et qui s’est, depuis son élection, lancé dans une chasse contre le gaspillage"</em>.

Même si, soulignent les mêmes médias en guise de bémol, <em>"il n’est pas le premier dirigeant à s’être fait élire sur la base d’un programme très radical et à revendiquer de solides valeurs morales. Beaucoup avant lui ont paru prometteurs et ont fini en autocrates inefficaces"</em>.

A 56 ans, John Pombe Magufuli suscite néanmoins de fortes attentes et un enthousiasme certain. A Dar-Es-Salam, le peuple se prend à rêver : aurait-il fini par trouver un chef capable de réveiller la <em>"Géante endormie"</em> qu’est la Tanzanie ? Un président capable de tirer le meilleur de ses immenses ressources gazières et minières largement inexploitées ?

<em>"</em><em>Magufuli prêche... Quand il dit quelque chose, il le fait. Ce n’est pas un menteur"</em>, résume Samuel Wangwe de la Fondation pour la recherche économique et sociale à Dar-Es-Salam.

Comme au Mali, le chef de l’Etat détient des pouvoirs très étendus en Tanzanie. Et Magufuli n’a, jusqu’à présent, pas craint d’en faire usage. Il a ainsi procédé à nombre de remaniements au sein des ministères et viré sans préavis les collaborateurs qui ne lui donnaient pas satisfaction. Selon de nombreux témoignages, il se charge le plus souvent lui-même (déguisé) des visites d’inspection dans les services de l’administration publique.

<strong>Qui pourrait être le Magufuli malien ?</strong>

Professeur de chimie et fils de paysans, Magufuli a dès le départ annoncé la couleur. Il a renoncé aux somptueuses et coûteuses célébrations de l’indépendance. Et il a considérablement réduit les déplacements à l’étranger des officiels tanzaniens, validant lui-même les missions de ses collaborateurs, alors que son prédécesseur aimait tant changer d’air que ses concitoyens l’avaient surnommé <em>Vasco de Gama</em>. En présentant son tout premier projet de budget, en juin 2016, il a promis d’allouer 40 % des dépenses de l’Etat au développement et aux infrastructures.

Aujourd’hui, Magufuli veut briser les chaînes de la pauvreté. <em>"Les mesures en faveur des plus pauvres seront financées grâce à la réduction des dépenses courantes"</em>, a-t-il précisé dans une déclaration officielle. Chez nous, les programmes de lutte contre la pauvreté sont le plus souvent financés par des dettes bilatérales ou multilatérales.

Le gouvernement dans son ensemble a été prié de renoncer à ses petites extravagances, les sociétés privées seront davantage mises à contribution… Tout comme les élites les plus riches. Et le président s’est dit bien décidé à faire rentrer les taxes et impôts dans les caisses de l’Etat. Traditionnellement, ils atterrissent dans les poches ou sur les comptes en banque des barons du régime.

Naturellement que sa méthode ne plait pas à tout le monde, surtout ceux qui ont échoué à redonner espoir au peuple tanzanien. <em>"Les gens croient sincèrement qu’il y a un nouveau shérif en ville. Mais je suis inquiet. Un jour, il va bien falloir qu’il change de méthodes. Sa présidence ne peut pas être un one-man-show"</em>, a ainsi déclaré à la presse internationale l’ancien Premier ministre Salim Ahmed Salim.

<em>"</em><em>Magufuli est comme un soldat employé dans un hôpital. Et quand vous êtes un soldat, vous ne devez pas sourire mais choisir vos intonations. C’est quand vous souriez que les gens volent"</em>, s’enthousiasment les habitants du quartier de Msasani de Dar-Es-Salam, cités par la presse internationale.

Et l’un d’entre eux d’ajouter : <em>"Si Magufuli peut vraiment faire des miracles, il n’y a pas de raison pour que nous n’y parvenions pas"</em>.

Dans les starting-blocks de 2018 qui peut mieux incarner John Pombe Joseph Magufuli pour les électeurs maliens ? Si l’on se réfère au passé de potentiels candidats dans la gouvernance des  affaires, nous dirons objectivement Soumana Sako et relativement Modibo Sidibé. Et en dehors du système politique classique, Aliou Boubacar Diallo, l’homme d’affaires et président d’honneur de l’ADP/Maliba.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les tares de la gouvernance actuelle du Mali : Des Premiers ministres ligotés par un président otage de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/tares-de-gouvernance-actuelle-mali-premiers-ministres-ligotes-president-otage-de-france-2240002.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/tares-de-gouvernance-actuelle-mali-premiers-ministres-ligotes-president-otage-de-france-2240002.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Abdoulaye-Idrissa-Maiga-1-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2017 01:07:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre article intitulé "Gouvernance de crise : Si Abdoulaye Idrissa Maïga s’inspirait de l’audace du Grec Alexis Tsípras" (Le Reflet n°584 du jeudi 4 mai 2017) a suscité beaucoup de réactions directes et indirectes. Mais, rares sont ceux qui ont visiblement compris le sens de notre comparaison : il faut de l’audace pour sortir un pays en crise de l’impasse ; le courage d’affronter cette sacro-sainte communauté internationale qui nous impose d’avaler des couleuvres pourtant loin d’être des remèdes aux maux qui nous ont conduit à cette crise.</em></strong>

Comparaison n’est pas raison. D’autant plus que le Mali et la Grèce n’ont pas le même régime politique. Dans la République hellène, la politique s'inscrit dans un régime parlementaire dans une démocratie représentative où le Premier ministre  est le vrai chef de l’exécutif.

Elu pour un mandat de cinq ans à la majorité des deux tiers du Parlement, le président a un rôle purement représentatif et n'a constitutionnellement aucun pouvoir politique.

Tout le contraire du Mali, un régime présidentiel à outrance, où, une fois élu, le président et chef de l’Etat concentre tous les pouvoirs entre ses mains. En effet, la séparation des pouvoirs n’est que formel, car le président élu s’arrange toujours à avoir la majorité au Parlement. Il préside le Haut conseil de la magistrature et il est le chef suprême des armées.

Bref, au Mali, le président est omnipotent, juge et partie, acteur et spectateur. Ainsi, contrairement à la Grèce où il est le commandant de bord de l’exécutif (tant que la majorité du Parlement est de son côté), la marge de manœuvre d’un Premier ministre malien est assez restreint, car il est nommé ou limogé par la seule volonté du président de la République.

Comme nous l’a rappelé si pertinemment un valeureux doyen depuis Ouagadougou (Burkina Faso), <em>"le système malien est vicié et le PM</em> (Premier ministre) <em>en réalité ne représente pas grande chose s’il ne se soumet pas à la volonté du président de la République"</em>.

A son avis, <em>"Oumar Tatam Ly et Moussa Mara sont de bons exemples. Je sais que ce sont des jeunes qui auraient pu faire bouger les choses si le système le leur permettait. Non seulement le président de la République tient à ses privilèges de bourgeois compradore, mais son camp le tient à la gorge et il est à la merci de la communauté internationale, notamment de la France"</em>.

I<strong>BK, l’obligé de la France</strong>

En effet, le passé de l’actuel locataire de Koulouba fait qu’il ne peut rien exiger ou refuser face à des partenaires comme la France dont il est obligé d’être <em>"l’obligé"</em>. Il est ainsi <em>"contraint d’accepter l’inacceptable"</em>. En quelque sorte un valet aux pieds et mains liés au service du néocolonialisme français, voire occidental.

Ce qui apporte l’eau au moulin de ceux qui ont toujours défendu que nous faisons un mauvais procès aux Premiers ministres (Ousmane Tatam Ly, Moussa Mara et Modibo Kéita) et que c’est IBK même qui est <em>"mauvais"</em>. Les Maliens ont donc misé sur le mauvais cheval dans une course forcément déterminante pour son destin, mais décisive pour sortir de l’impasse de la crise.

<em>"</em><em>Vu les mots de soulagement du RPM à la nomination de AIM</em> (Abdoulaye Idrissa Maïga) <em>comme PM, les dés sont pipés et on ne peut rien en attendre de révolutionnaire"</em>, a commenté un lecteur. Toutefois, ce cadre réputé pour son intégrité et sa persévérance peut s’imposer,  <em>"s’il veut et s’il a réellement la légitimité politique"</em> du RPM. Le fera-t-il ?

<em>"</em><em>Je le souhaite mais vu comment le président de la République lui-même est tenu à la gorge par les siens et ses partenaires, ce n’est pas évident qu’il fasse une révolution, voire un miracle"</em>, réplique notre interlocuteur. Difficile donc de penser qu’il laisse à un Premier ministre (qui lui doit presque tout) l’opportunité de <em>"troubler sa tranquillité bourgeoise"</em>.

Et sans compter que, comme nous le rappelait récemment un responsable du parti-présidentiel, Ibrahim Boubacar Kéita est adoubé par <em>Les Tisserands </em>comme un vrai <em>"président fondateur"</em>, voire un demi-Dieu ! Vous direz sans doute que c’est exagéré, mais c’est la réalité.

<em>"</em><em>On mange par lui, on entretient nos familles par lui, on domine le pays grâce à lui, donc qui veut continuer à bénéficier du gâteau national doit se plier aux humeurs du fondateur du parti"</em>, se disent beaucoup de cadres du parti.

C’est en tout cas grâce au Mandé Massa qu’ils goûtent enfin aux délices du pouvoir et ils espèrent continuer à nager dans le bonheur dans les cinq années à venir. D’où toutes ses manigances pour contraindre le pauvre à briguer un second mandat au mépris de sa santé.

&nbsp;

<strong>Laisser les coudées franches au PM pour sauver les meubles</strong>

Mais, quelque part, nous pensons que si IBK compte réellement sur Abdoulaye Idrissa Maïga <em>"AIM"</em> pour rebondir, il doit lui laisser les coudées franches comme il en a lui-même bénéficié de la part du président Alpha Oumar Konaré.

Il doit sa réussite et son prestige comme Premier ministre (4 février 1994-février 2000), au fait qu’AOK lui a sans doute laissé les coudées franches pour la gestion même des questions les plus sensibles. Il s’est aussi imposé comme un bouclier entre lui et ceux qui voulaient lui glisser des peaux de banane dans <em>La Ruche</em> (Adéma/PASJ)

A Abdoulaye Idrissa Maïga il doit laisser les commandes du navire qui tangue si dangereusement, un pays qui s’enfonce chaque jour davantage dans l’insécurité. Ce <em>"risque"</em>, il doit le prendre d’autant plus que AIM est réputé pour sa fidélité, sa loyauté et ne semble avoir pour le moment aucun autre agenda politique que la stabilisation du pays et le relèvement de la cote de popularité du président. Un vrai défi dans un pays miné si on n’a pas la marge de manœuvre nécessaire.

Comme l’analyse un doyen, un brillant chroniqueur politique, <em>"avec AIM, le président de la République est plus protégé, plus à l’aise qu’avec tous les autres les autres PM. Son camp se sent enfin pris en compte au plus haut niveau. C’est entre eux qu’ils vont se faire la bagarre de positionnement, mais lui restera tant qu’il veut au sommet, tranquille"</em>.

S’il refuse de s’effacer un peu et de laisser, pour une fois dans ce premier mandat, les coudées franches à AIM, il prendrait alors le risque d’être davantage enchaîné par une aile vorace de son parti, donc de perdre le contrôle total du pays qu’il n’avait plus d’ailleurs depuis l’éclatement de l’affaire Tomi.

En presqu’un an de la présidentielle de 2018, AIM pourra-t-il sauver les meubles et redonner à IBK l’espoir d’un second mandat ? Tout dépendra de l’attitude de Ladji Bourama à son égard, de la marge de manœuvre qu’il lui laissera dans un pays miné par tous les maux qui peuvent hypothéquer l’émergence d’un Etat !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Le trésor perdu du travail</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-tresor-perdu-travail-2223652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-tresor-perdu-travail-2223652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/MOUSSA-BOLLY.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:27:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, à l’instar du monde, a célébré lundi dernier la fête du travail, une commémoration héritée des Etats-Unis, la "patrie du 1er mai". En effet, c'est à Chicago qu'est née la Fête internationale des travailleurs en 1886 par la grève générale. Suivie par 400 000 salariés, elle a paralysé le pays pendant quatre jours et causé la mort de 10 manifestants.</em></strong>

Cette grève laissera des traces douloureuses, mais les grévistes seront toutefois entendus dans leurs revendications. Un sacrifice que les travailleurs du monde commémorent chaque année comme ce 1er 2017 qui revêt une importance toute particulière pour le Mali.

Un pays où les grèves illimitées se succèdent à un rythme infernal paralysant presqu’une nation pourtant condamnée à travailler pour sortir de l’impasse politique, économique et sécuritaire dans laquelle elle est plongée depuis au moins une décennie.

Mais, objectivement, doit-on encore fêter le travail au Mali ? Un pays où il est la valeur la moins partagée, où ceux qui travaillent réellement sont les damnés de la société ? Un Etat où il faut être un opportuniste sans foi ni conviction pour réussir, se hisser au sommet de la hiérarchie sociale basée sur l’opportunisme, la corruption, la délinquance financière, le népotisme, le détournement du patrimoine et le vol des produits des entreprises privées ?

Un Mali où tout le monde veut devenir fonctionnaire pour bénéficier du culte de la médiocrité en écrasant ceux qui sont compétents et qui ne misent que sur leur compétence pour s’en sortir.

Honnête, intègre, orgueilleux parce que travailleur ! Voilà, entre autres, les traits caractéristiques du Soudanais dans le temps. Des valeurs que nous avons héritées d’eux et que nous sommes aujourd’hui incapables de transmettre à nos enfants.

En piétinant nos valeurs, nous refusons d’être <em>"Le Laboureur"</em> face à ses enfants (la neuvième fable du livre V de Jean de La Fontaine situé dans le premier recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1668).

<strong>Des fainéants qui ont égaré la sagesse</strong>

Nous avons égaré la sagesse qui devait nous pousser à leur démontrer que <em>"le travail est un trésor"</em>, que pour être heureux dans la vie, ils doivent avant tout être le <em>"boulanger de leur vie"</em> en vivant de la sueur de leur front. Ce qui suppose qu’ils acceptent de <em>"remuer… creuser, fouiller, bêcher"</em> en ne laissant <em>"nulle place où la main ne passe et repasse"</em>.

Nous avons dilapidé, voire méprisé <em>"l’héritage que nous ont laissé nos parents"</em>. Obnubilés par le complexe culturel vis-à-vis de l’Occident, nous avons jeté le bébé et l’eau du bain en oubliant qu’un <em>"trésor"</em> était dans la baignoire. En conséquence, nous sommes devenus la risée du monde, des peuples condamnés à la misère, car toujours dépendant de la bonne volonté des autres, de leur générosité… En retour, ce sont ces gens qui déterminent tout ce que nous devons.

Ils choisissent nos présidents en limitant ou en élargissant leurs mandats ; nous imposent des conflits pour mieux nous vendre des armes qu’ils ne parviennent pas à écouler ailleurs ; nous imposent leurs semences et fixent le prix de nos productions agricoles ; ils se battent pour nous empêcher d’avoir le nombre d’épouses que nous souhaitons et nous imposer le nombre d’enfants que nous devons avoir…

Comme le dit un ami comédien, <em>"il ne reste maintenant que l’Occident nous dise comment faire l’amour"</em>! Et même là, à y regarder de près, ils y sont parvenus, en ce qui concerne en tout cas nous les supposés intellectuels.

Nous avons bradé notre honneur et notre dignité pour rester des éternels assistés et nous voulons que notre pays ait sa place dans le concert des nations émergentes ? Qu’elle peut être la référence d’un peuple sans identité culturelle et qui aspire à s’épanouir sur les plans social, politique, économique, culturel ?

Comme le disait Me Abdoulaye Garba Tapo, dans l’une de ses récentes publications sur les réseaux sociaux, si nous voulons encore sauvegarder le peu qui nous reste comme honneur, dignité et surtout de l’héritage des Soudanais, <em>"le moment est venu pour beaucoup d'entre nous de tester notre courage, sans pour autant se livrer à une vaine témérité par des actions isolées"</em>.

Il ne s’agit pas de critiquer l’Occident alors que nous sommes les principaux responsables de ce qui nous arrive. Quand un peuple veut, rien ne peut s’opposer à sa volonté. Nous l’avons démontré dans ce pays en de janvier à mars 1991 ! Les Sénégalais (Yen a marre) l’on démontré en barrant la route du pouvoir à Abdoulaye Wade. Les Burkinabés l’ont aussi démontré en novembre 2014 (Balai citoyen) en empêchant Blaise Compaoré de tripatouiller la Constitution pour se maintenir à vie au pouvoir.

<strong>Accepter de suer pour rester maître de son destin</strong>

Et ce même peuple a courageusement bravé les fusils et les chars dans les rues de Ouagadougou pour faire échouer le coup d'Etat (du 16 au 23 septembre 2015) qui visait à mettre fin au gouvernement de transition mis en place après la chute de l'ancien président burkinabé Blaise Compaoré le 4 novembre 2014.

Refusons donc d’être entraînés sur la voie de la facilité par nos dirigeants afin de mieux nous contrôler. Acceptons de nous remettre au travail, d’assumer notre devoir pour revendiquer nos droits sans concession aucune !

Acceptons de redevenir les boulangers de notre vie, les vrais artisans de notre épanouissement économique et social ainsi que du développement de notre pays, donc de gagner notre pain à la sueur de notre front ! Redonnons au travail sa valeur de trésor !

Si chaque Malien accomplit rigoureusement son devoir et exige farouchement son droit, nous ne compterons sur personne pour progresser et personne ne pourra alors nous dicter la voie à suivre ou nous imposer une présence militaire.

C’est à ce moment-là que nous seront dignes de célébrer avec faste la Fête internationale des… travailleurs !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Le courage d’affronter son destin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/point-courage-daffronter-destin-2223642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/point-courage-daffronter-destin-2223642.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/peuple.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’injustice, surtout sociale, est l’un des facteurs endogènes de la crise qui secoue notre pays ces dernières années.

Mais, pour plus de justice sociale et plus de transparence dans la gouvernance, le peuple doit refuser de céder à la facilité, refuser que le pouvoir le berce d’illusions. Les Maliens doivent donc accepter le sacrifice qu’exige tout changement et se battre pour que nos décideurs empruntent cette voie du salut, donc de l’émergence, la vraie !

Le fait que le sacrifice des martyrs de la révolution de mars 1991 ait été <em>"dévoyé par des malfaiteurs déguisés en démocrates"</em> ne doit pas nous décourager à nous battre. Au contraire, cela doit nous servir de leçon pour choisir à qui confier désormais le pouvoir pour ne pas nourrir des regrets et connaître des déceptions comme celle que nous connaissons présentement et être éternellement condamnés à revenir à la case départ.

Changer nécessite un changement de comportement individuel et une synergie d’actions pour ébranler puis déraciner l’ancien système. En la matière, dit Me Tapo, l'union fait la force. Et pour paraphraser Coluche, il rappelle, <em>"j'aime bien frapper et fort même mais je préfère quand on est plusieurs à le faire"</em>.

On ne change pas son sort en restant un lâche. On ne change pas le destin d’un pays en ayant la peur au ventre. Comme l’a chanté pertinemment la grande et regrettée Fanta Damba n°1 en 1957. <em>"C’est mon hymne à l'amour de la vie et de mon prochain. La grande diva se demande les raisons qu'on aurait à avoir peur. Elle conclut que la peur n'a aucune raison d'être puisqu'en définitive la conclusion finale c'est la mort à laquelle nul n'échappe"</em>, se rappelle Me Abdoulaye Garba Tapo avec une dévorante et contagieuse nostalgie.

Autre raison de ne pas avoir peur, selon le brillant juriste et talentueux écrivain, c'est que l'adversaire <em>"a plus de raisons d'avoir peur et même d'éprouver des angoisses et insomnies. Il sait que le mensonge et les tromperies ne marchent plus, et cherche désespérément le moyen de sauvegarder ses indécents et malhonnêtes privilèges"</em>.

La peur ne met pas à l’abri de la mort ! Bien au contraire, elle expose aux maux plus humiliants que celle-ci (mort) comme la honte, la trahison, l’infidélité, l’asservissement, l’exploitation, la privation de tous les droits… Un homme qui a peur n’a plus son destin en main !

<strong>Hamady Tamba</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : La Banque mondiale, l&amp;apos;industrie de la pauvreté</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/loeil-de-sonia-banque-mondiale-lindustrie-de-pauvrete-2223672.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/loeil-de-sonia-banque-mondiale-lindustrie-de-pauvrete-2223672.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Banque-mondiale-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:22:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Si l'on me demande quelle image ai-je de l'Afrique ? Ma première vision sera cella de la misère, de la famine, des pays arides et désertiques : normal puisque les médias du monde entier nous répètent indéfiniment que vous êtes pauvres ! Un message le plus souvent appuyé par des images chocs pour nous inciter à la charité, à la solidarité...

Et comme nous ne sommes pas indifférents à la détresse, à la douleur de l'autre, notre générosité va s'exprimer au travers de ces dons qui sont une manne financière pour toutes ces associations caritatives, les ONG, les œuvres de charité, certaines célébrités qui œuvrent également pour de meilleures conditions de vie. Sans oublier la Banque mondiale qui coopère avec le Fonds monétaire international (FMI) pour aider le Tiers-monde à se développer.

Au départ, je n'ai rien contre cette bonne intention qui consiste à aider l'autre et le système me semblait cohérent sans pour autant en avoir fait une analyse sérieuse. A chaque catastrophe naturelle, guerre ou épidémie, ces systèmes s'engouffrent dans cette faille pour nous inciter à donner chaque fois plus et cela fonctionne. Je ne saurais dire exactement le montant perçu, mais je devine qu'il est faramineux.

Le message est toujours le même est le suivant : situation d'urgence, nous comptons sur votre générosité pour sauver des vies humaines ! Paradoxe : ces urgences s'éternisent depuis un demi-siècle et le changement n'est pas vraiment visible si j'en crois les dernières nouvelles. A qui profite donc cette manne d'argent ?

Je me demande aussi, si les ONG ont la sympathie du public, sommes-nous certains qu’elles n’entretiennent pas des relations étroites avec les dirigeants politiques ou ceux des multinationales ou sociétés transnationales et favoriseraient certaines d'entre-elles ?

Combien de ces ONG, avec la Banque nationale et ses filiales, ont financé des projets avec l’implantation d’usines sur des terres cultivées,  des forêts entraînant la destruction de l’environnement et la pollution des cours d’eau  par des produits chimiques ?

Au niveau de la Banque mondiale, sans entrer dans le détail, on se rend vite compte que le pouvoir de gouvernance n'appartient qu'à certains, notamment les pays les plus riches.

Il est également intéressant de souligner le nombre d'employés de cette institution de Bretton Woods qui, actuellement, compte plus de 11 000 personnes à rémunérer. Ainsi, nous les habitants des pays membres, nous payons des taxes dont une partie est reversée à cette industrie de la <em>"pauvreté"</em>.

Ses employés travaillent dans de très bonnes conditions avec des voitures climatisées, perçoivent un bon salaire et bien souvent ont des domestiques. Tout cela a un coût d'où le nom d'industrie de la pauvreté car, au final, c'est la misère qui lui permet d'exister et même de vivre confortablement.

A cela s'ajoute la générosité de chacun à travers des associations caritatives en tous genres (très nombreuses) ainsi que les ONG (rappelons que la Banque mondiale et ses filiales peuvent financer en partie les projets des ONG).

Il ne faut pas se leurrer car toutes ces organisations, pour fonctionner, ont aussi des frais qui seront imputés sur les dons. Si lors d'une catastrophe je fais un don financier, son utilité première sera de financer les frais au bon fonctionnement de ces organismes et l’infime partie restante reviendra à ceux qui en ont le plus besoin. Encore un paradoxe !

&nbsp;

<strong>Une nouvelle colonisation</strong>

Cependant, cela ne s'arrête pas là. L'industrie de la pauvreté est la nouvelle colonisation car misère égale à business. Il est évident que tous ces organismes n'ont aucun intérêt à ce que vos pays se développent étant donné qu'elles auraient tout à y perdre. A force de nous répéter que vous êtes pauvres, il n'y a plus qu'un pas à faire pour en déduire que vous êtes incapables de prendre votre destin, votre développement en main.

Au lieu d'apporter l'aide financière au développement de vos entreprises, on préfère produire nous-mêmes pour ensuite vous le donner. On ne vous apprend pas à pêcher, mais à vivre des produits de la pêche.

Une capacité de production perdue qui vous met à l'écart du système économique, de l’essor du progrès technique, donc de la croissance. Alors que l'impôt sur les sociétés serait déjà une source de revenus pour votre gouvernement, on continue à vous distribuer des produits gratuitement et ainsi vous restez dépendants de ce système.

Pis, en agissant ainsi, on détruit des entreprises qui, face à la gratuité, ne pourront plus vendre leur travail. De même en ce qui concerne les grands travaux exécutés par des entreprises étrangères grâce aux subventions des Partenaires techniques et financiers (PTF). Les bénéfices de ces aides financières reviennent finalement aux entreprises ainsi qu’à leurs actionnaires.

Au lieu de construire le développement économique, qui rappelons-le est le rôle de la Banque mondiale et de ses filiales, nous avons mis en place le paternalisme responsable de toute une génération dépendante de cette communauté de donateurs.

Communauté qui entretient votre misère en vous accordant des prêts qui, en contrepartie, demande des ajustements structurels concernant les lois et/ou l’orientation des politiques économiques qui bien souvent ne correspondent pas à vos valeurs, vos normes sociales, votre manière de fonctionner. Une manière perfide de créer des relations tendues entre les communautés locales et le  gouvernement avec un risque d’escalade de la violence pouvant entraîner des morts.

Des emprunts qui ont fait de vous des esclaves économiques car une dette structurelle qui vous empêche de sortir de l’impasse. Il est injuste que ce soit la population qui en paye les conséquences : mauvaise gestion et détournements ! Si l’argent reçu est dilapidé, non seulement le pays sera incapable de rembourser sa dette mais, en plus, il va en contracter d’autres pour rembourser ses dettes antérieures.  A-t-il  vraiment le choix de refuser ?

Les grèves, les manifestations, les malversations, les fraudes,  l’exclusion du football par la Fifa, la montée de la  violence, la perte d’identité… sont les conséquences d’une telle économie qui détrousse les plus vulnérables. Il  faut donc en finir avec la corruption pour pouvoir s’affranchir de ce paternalisme.

Attention car ce fléau de la misère organisée fait de vous des individus égarés et il est urgent pour vous de lutter pour conserver votre identité. Si rien ne change, l’insécurité liée au chômage va augmenter, les enfants n'iront plus à l’école, les filles seront prêtes à tout pour aider leurs parents devenant du coup des proies faciles pour le tourisme sexuel… Puis viendront les drogues et la prostitution.

A qui profite le plus ce système actuel : les personnes qui sont dans le besoin ou celles qui travaillent pour l'industrie de la pauvreté ?

Dire que c'est volontaire, je ne sais pas, je ne suis pas une économiste. Mais il demeurera  tant que cette industrie mondiale de la charité ne vous reconnaîtra pas comme des personnes de droits avec des valeurs, une identité propre, des savoirs car NON,  l'Africain n'est pas stupide, loin de là.... Mais voilà !

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Le monde sous l’effet des drogues</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-monde-leffet-drogues-2223712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-monde-leffet-drogues-2223712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/11/Drogue.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:18:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le phénomène de la drogue a atteint des proportions alarmantes ces dernières années dans le monde, notamment au Mali. Plus de personnes sont touchées et les jeunes de 10 à 30 ans sont, au vu des statistiques, les plus exposés. Selon les Nations unies, environ 50 % de la population mondiale, soit 2 milliards de personnes, consomment de la drogue. C’est donc un problème très crucial.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) entend par drogue, toute substance médicamenteuse ayant un effet analgésique ou euphorisant et dont l’usage entraîne une dépendance ou des troubles graves. Les drogues les plus connues sont : le cannabis, la marijuana et l’héroïne.

Les méfaits de ce fléau ne sont plus à signaler, car ce tueur silencieux est néfaste et préjudiciable pour l’homme et la société. La drogue entraîne en effet une dépendance maladive, de graves troubles nerveux et sanguins, des maladies respiratoires et pulmonaires, des maladies du foie et du rein. Si une dose est trop chargée, elle peut entraîner la folie, un œdème pulmonaire, une paralysie partielle, le coma et même la mort subite.

En général, les consommateurs de drogues ne sont même pas au courant des dégâts que subissent leurs organismes. La vie de famille et la quiétude sociale sont perturbées par ces personnes qui, si elles ne deviennent pas folles, posent des actes qui frisent parfois la barbarie, car la drogue annihile le sens des réalités. Nous le voyons au quotidien dans nos rues et nos quartiers.

Ces divers effets et méfaits que nous constatons et vivons doivent nous réveiller et nous conduire à un effort d’information, à une intensification de la lutte contre le trafic de drogue à l’échelle internationale et locale, à la surveillance plus étroite des médicaments qui agissent sur le psychisme et à la multiplication des centres de désintoxication.

Les pouvoirs publics et les personnes de bonne volonté doivent agir et vite prendre des mesures pour sensibiliser les familles, les jeunes et la société sur les malheurs que cause la drogue. Certains pays comme l’Indonésie infligent des condamnations à mort pour les vendeurs et utilisateurs de la drogue.

Nous n’en arriverons pas là, mais des mesures draconiennes et sévères doivent être prises contre toute personne qui fait entrer cette saleté sur notre territoire et qui sème la décadence au sein de notre société et nos familles. Chacun est responsable, que chacun s’assume donc !

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : L&amp;apos;Afrique francophone, la négation de l&amp;apos;Afrique subsaharienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-lafrique-francophone-negation-de-lafrique-subsaharienne-2223752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-lafrique-francophone-negation-de-lafrique-subsaharienne-2223752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Tiecoro-Diakite.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:01:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La colonisation a été un bienfait pour l'Afrique, c'est la thèse des thuriféraires de la colonisation française en Afrique. Cette thèse négationniste efface toutes les valeurs africaines existantes avant la colonisation. Le courage, l'honnêteté, le travail, le patriotisme étaient des valeurs africaines qui ont été balayées par le colonialisme pour asseoir sa domination. Le colonisateur français a inculqué dans la mentalité africaine que seules les valeurs occidentales sont positives.

C'est ainsi qu'après les indépendances et après la courte période des pères de des indépendances et la période de Thomas Sankara, l'Afrique a perdu toutes ses racines. Les dirigeants et les cadres qui ont pris la relève des pères des indépendances ont mis l'Afrique au bas de l'échelle mondiale, particulièrement l'Afrique francophone. Les valeurs morales qui grandissaient l'homme africain, à savoir, le courage, l'honnêteté, la dignité et le respect du bien commun ont disparu dans la société africaine.

La démocratie à ''l'Occidentale'' n'a fait qu'empirer cette situation sociale particulièrement dans les pays francophones. Le Parti unique qui brimait les libertés individuelles a laissé la place à la pseudo-démocratie qui a engendré la malhonnêteté intellectuelle, la corruption, le gaspillage et le détournement des fonds publics. L'intérêt général a été relégué au second plan.

Sous couvert de cette fausse démocratie, les cadres médiocres se sont accaparés de tous les leviers de l'Etat. Ne dit-on pas ''qu'il y a que des médiocres qui font carrière en politique''. Le dicton se vérifie en Afrique particulièrement en Afrique francophone. On rencontre dans cette partie de l'Afrique peu de cadres compétents et honnêtes. Le peuple étant muselé, la situation reste figée.

Les conséquences de cet état de fait empêchent l'Afrique francophone d'émerger. L'Afrique francophone est restée liée à la France qui est loin d'être un exemple au plan politique, économique et social.

Au plan politique, la plupart des cadres français accumulent tous les maux : mensonges, malhonnêteté intellectuelle, absence de courage et de dignité, tous les maux qui avilissent l'homme. Ces affirmations sont corroborées par la présidentielle française actuelle. Malgré les preuves accablantes d'enrichissement familial sur fonds publics, l'un des candidats s'accroche à sa candidature. Il se trouve des Français pour lui accorder un crédit. Ne dit-on pas ''qui se ressemble s'assemble''.

Dans les pays anglo-saxons, ce candidat ne tiendrait pas un jour. La plupart des Présidents des pays francophones sont dans la même lignée que ce candidat, à savoir s'accrocher au pouvoir contre vents et marées, l'honneur de l'homme et l'intérêt général passent au second plan.

Au plan économique, l'Afrique francophone s'est donnée corps et âme au néocolonialisme français. Le franc CFA en est l'illustration. Ceux qui prétendent que le F CFA a été positif pour l'Afrique sont ou apatrides ou ignorants. Sans souveraineté monétaire, pas de souveraineté économique. La monnaie est un instrument incontournable dans les relations économiques internationales. La monnaie a un impact important sur les déficits et excédents des balances de paiements. L'absence de mesures monétaires adéquates peut avoir des conséquences négatives sur le commerce extérieur.

De ces faits, les pays de la zone franc ont une faible capacité de se doter d'équipements industriels indispensables à l'industrialisation du pays et sont ainsi cantonnés au stade de fournisseur de matières premières peu pourvoyeuses de valeurs ajoutées et l'emploi. Le monde est divisé en deux entités, celle qui s'enrichit à savoir les pays occidentaux et asiatiques et celle qui reste au stade primaire à savoir l'Afrique subsaharienne particulièrement l'Afrique francophone.

L'évolution décrite par l'économiste américain W. W. Rostov, l'évolution du secteur primaire vers le secteur tertiaire, en passant par le secteur secondaire, est loin de se vérifier, s'agissant de l'Afrique subsaharienne.

Le secteur primaire (agriculture, mines) continue à s'étendre sans aucune évolution vers le secteur secondaire.

Après le secteur primaire, on constate l'existence d'un secteur tertiaire hypertrophié sans relation avec le secteur secondaire conséquence de l'existence des services et établissements publics qui absorbent la quasi-totalité des fonds publics destinés aux investissements publics dans la santé et l'enseignement.

Les services et établissements administratifs et publics servent essentiellement à couvrir les gaspillages et les détournements de fonds publics. Ce sont là les causes du retard économique de l'Afrique subsaharienne particulièrement de sa partie francophone et non l'absence de démocratie réelle.

L'Afrique est entrée dans la démocratie par le mauvais côté. Au lieu que cette démocratie soit au service de l'intérêt général, elle sert les intérêts d'un clan et de l'Occident. C'est pourquoi la situation économique et sociale ne cesse d'empirer. Aucun système politique ne peut ipso facto amorcer le développement économique et social. Ne dit-on pas ''qu'il n'y a de richesses que d'hommes''. Ce sont les ressources humaines de qualité qui sont au début et à la fin du processus du développement économique et social. Ces ressources de qualité manquent en Afrique francophone, ceci est dû à la mauvaise qualité de la formation et de l'enseignement.

L'Afrique francophone, possède des juristes, des économistes, des comptables et des ingénieurs diplômés mais qui manquent d'esprit créatif et de personnalité, en outre incultes. Les cadres intellectuels africains francophones accumulent plusieurs tares, à savoir inculture, malhonnêteté intellectuelle, manque de courage, absence d'esprit créatif et manque de personnalité.

Ces maux sont dus à la mauvaise qualité de l'enseignement et de l'éducation. L'enseignement et la formation dans les pays francophones laissent à désirer. La plupart des enseignants sont incompétents et corrompus. Leur seul objectif est de s'enrichir sur le dos des élèves. L'enseignement public a été négligé au profit de l'enseignement privé qui recrute des professeurs au rabais. Ceux-ci organisent les cours à domicile uniquement dans le but d'arrondir les fins de mois mais pas pour être utiles aux élèves et étudiants.

Ce système donne naissance à des cadres quasi ignorants contrairement aux pays anglophones qui ont su créer des établissements, centres d'enseignement et de formation de qualité, qui forment des cadres de classe internationale. (La plupart des fonctionnaires internationaux africains sont de formations anglophones). Le seul Prix Nobel intellectuel africain est un africain subsaharien anglophone (Wole Soyinka du Nigeria). Un cadre bien formé et éduqué est à l'abri des perversions. Ne dit-on que ''science sans conscience n'est que ruine de l'âme''.

L'avance des pays anglophones sur les pays francophones s'expliquent par la bonne qualité des ressources dans les domaines politique et économique. Ces pays connaissent moins de gaspillages et de détournements de fonds publics et enregistrent une meilleure gouvernance que dans les pays francophones.

Par l'accumulation des maux décrits ci-dessus l'Afrique francophone ne fait pas honneur au continent africain.

&nbsp;

<strong>Tiécoro DIAKITE</strong>

<strong>Docteur en Economie du Développement (Paris I)</strong>

<strong>Ancien Ministre</strong>

<strong>Ancien Expert Principal BIT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Homme de l’année à Ségou : Amadou Baïba Kouma lauréat de la 22e édition</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/homme-de-lannee-a-segou-amadou-baiba-kouma-laureat-de-22e-edition-2209692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/homme-de-lannee-a-segou-amadou-baiba-kouma-laureat-de-22e-edition-2209692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Amadou-Baïga-Kouma-Segou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 01:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 22e édition du prix </em></strong><em>"<strong>Homme de l’année</strong>"<strong> du groupe de presse </strong>"<strong>Radio Sikoro</strong>"<strong> et du journal </strong>"<strong>Le Ségovien</strong>"<strong> a eu lieu le samedi 22 avril 2017 à Ségou. Symbole de la reconnaissance du mérite des personnes physiques ou morales qui se seront distinguées pendant l’année écoulée par des actions d’intérêt public, Amadou Baïba Kouma en est le lauréat cette année.</strong></em>

Négociant et intermédiaire, M. Kouma est aussi le président-fondateur de l’AS Bakaridjan de Barouéli, un club de la première division malienne. Depuis quelques saisons, cette équipe est la seule représentante du foot ségovien dans l’élite nationale.

La cérémonie de remise du prix au lauréat a eu lieu en présence de plusieurs personnalités  de la région de Ségou et du cercle de Barouéli. Fiers de la consécration d’un de leurs, les responsables sociopolitiques, administratifs et religieuses de Barouéli ont investi la salle de spectacles Mieru Ba de Ségou.

Une forte mobilisation qui a conforté les initiateurs du prix dans la pertinence du choix porté sur l’homme d’affaires et manager sportif. Les témoignages ont fait ressortir que c’est grâce à Amadou Baïba Kouma que cette localité dispose de réseaux d’adduction d’eau et d’électricité.

Selon Moustaph Maïga, promoteur des deux médias initiateurs du prix, Amadou Baïba Kouma a été désigné <em>"Homme de l’année"</em> à Ségou pour <em>"tous ses efforts accomplis à Ségou dans le domaine du développement social et sportif"</em>.

Ce natif de Barouéli (le 2 octobre 1964) et spécialiste de commerce général, négociant et intermédiaire est président de l’AS Bakaridjan qu’il a fait renaitre de ses cendres. <em>"Il a amené le club de Ségou jusqu’à représenter le Mali à une Coupe d’Afrique. Et l’un de ses sociétaires, Adama Traoré, a été meilleur joueur de la Coupe du monde junior. Sans compter le stade de Barouéli qu’il a réhabilité"</em>, rappelle Moustaph Maïga.

Et plus de 200 jeunes sportifs sont parrainés par ses soins afin de leur permettre de réaliser leur rêve de devenir footballeur professionnel un jour. Cet homme dévoué à la jeunesse et généreux mécène est aussi le principal animateur et soutien du taekwondo dans la région de Ségou. <em>"Il met annuellement en jeu coupe qui permet de faire rayonner cet art martial"</em>, témoigne M. Maïga.

Le lauréat était représenté Salif Sidibé dit Black, un jeune Malien installé en Belgique et qui, chaque saison, fournit des équipements à l’AS Bakaridjan. Ses proches, Bakary Bagaga et Salif Sidibé ont promis qu’un autre fils du pays fera de mieux pour être distingué <em>"Homme de l’année"</em> à Ségou.

La soirée-gala de remise a été animée Djélika Diawara dite <em>Djédjé</em> et l’Ensemble instrumental de Ségou. Des chansons héros du Royaume bambara et du terroir peul et soninké de Barouéli ont été reprises pour honorer le récipiendaire.

Ce traditionnel événement de distinction de l’homme de l’année a été institué à Ségou depuis 1995 par le groupe de presse <em>"Radio Sikoro"</em> et le journal <em>"Le Ségovien"</em>.

Cette année, l’événement a été couplé avec la finale de la coupe du Comité de normalisation du football malien (Conor) à Ségou. Disputée sur le terrain de la Mission catholique, cette finale a été remportée par le <em>Soumafalé</em> de Darsalam qui a battu l’<em>AS Sido</em> de Sido Sonikoura par 1-0.

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coupe Oumar Baba Traoré à Bougouni : La finale de la 11e édition disputée dimanche prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/coupe-oumar-baba-traore-a-bougouni-finale-de-11e-edition-disputee-dimanche-prochain-2210072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/coupe-oumar-baba-traore-a-bougouni-finale-de-11e-edition-disputee-dimanche-prochain-2210072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/08/Oumar-Baba-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 01:17:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La finale de la 11e édition de la coupe du président de l’Association des journalistes sportifs du Mali (AJSM), M. Oumar Baba Traoré, se jouera le dimanche 30 avril 2017 à partir de 16 heures au stade municipal Sakoromery Diakité de Bougouni. Cette année, le tournoi est parrainé par M. Amadou Traoré, un Officier de la douane qui a été journaliste sportif dans le temps.</strong>

Les demi-finales de la 11e édition de la Coupe Oumar Baba Traoré se jouent ce jeudi 27 avril à Bougouni (170 km au sud de Bamako). La première rencontre va opposer le COB à Sofa à 16h au stade municipal Sakoromery Diakité. La 2e demi-finale opposera USM à FC Tadona de Sido sur le terrain <em>Black Stars</em>.

La finale de cette 11e édition est prévue le dimanche 30 avril 2017 à 16h au stade municipal Sakoromery Diakité. Ce sera en présence du parrain Amadou Traoré, un journaliste sportif qui a aujourd’hui intégré la douane (Officier de la douane) et qui est toujours plus que jamais dévoué à la presse et au développement du sport.

La coupe est mise en jeu par le <em>Club des Amis</em> de M. Oumar Baba Traoré. Une association qui a ses démembrements dans chaque quartier de Bougouni. «<em>La mise en jeu de cette coupe n'a aucune visée politique. Juste notre cosntribution dans le développement des activités de jeunesse, particulièrement le sain épanouissement des jeunes par des activités sportives dans notre cher cercle</em>», rappelle Amidou Koné, président de la Commission d’organisation.

Comme lors des éditions précédentes, une centaine d'invités venant de Bamako, Ségou, Sikasso et de Diafarana (village d’Oumar Baba Traoré) sont attendus dans la <em>Cité du Banimonotié</em> (Bougouni) pour rehausser l’éclat de la manifestation sportive.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Horacio Muratore, le président de FIBA à Bamako : Aux bons souvenirs la regrettée Salamatou Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/horacio-muratore-president-de-fiba-a-bamako-aux-bons-souvenirs-regrettee-salamatou-maiga-2210042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/horacio-muratore-president-de-fiba-a-bamako-aux-bons-souvenirs-regrettee-salamatou-maiga-2210042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Horacio-Muratore-president-fiba.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 01:14:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Parmi les invités de marque du congrès du mi-mandat de Fiba-Afrique figurait le président Horacio Muratore qui dirige l’instance mondiale de la discipline. L’hôte du Mali et de l’Afrique a profité de son séjour pour rendre un vibrant hommage à notre regrettée «Tantie Bébé» (Salamatou Maïga).</strong>

<strong> </strong>

«<em>L’une de mes meilleures amies nous a quittés, il y a deux ans, et je n'ai pas eu l'occasion de lui rendre hommage. Je suis soulagé de pouvoir enfin le faire aujourd'hui</em>», a confessé Horacio Muratore.

Notre regretté Salamatou Maïga (Paix à son âme) a officié en tant que secrétaire générale de la FMBB et a été élue au Bureau central de Fiba en 1998. «<em>Je peux vous assurer que j'ai perdu une amie, une femme souriante et ouverte qui a consacré sa vie au basketball</em>», a souligné le président de Fiba se rappelant de la gentillesse d’une Dame dévouée corps et âme au développement du sport et qui était à cheval sur l’éthique du travail. Un hommage qui a ému de nombreuses anciennes gloires féminines du Mali et d’Afrique qui n’ont pas pu retenir des larmes rebelles.

A l’image de la Sénégalaise Rokhaya Pouye Ndiaye dite Aya vice-présidente de la Fédération sénégalaise de basket (FSBB) et présidente de la Zone II de FIBA-Afrique, qui dit à qui veut l’entendre que leur génération doit beaucoup à Salamatou Maïga. L’Argentin a profité de son séjour pour aller s’incliner sur la tombe de Salamatou, une icône du basketball arraché à notre affection le 23 décembre 2014 à 62 ans.

Président de Fiba-Amériques depuis 2009, Horacio Muratore a été élu 12e président de la Fiba à l’unanimité le 29 août 2014 lors du congrès mondial à Séville (Espagne). Notre compatriote Hamane Niang a été élu premier vice-président au même congrès.

En 2014, la présidence revenait aux Amériques, selon le principe de rotation continentale et au regard des statuts qui limitent à 4 ans la durée d’un mandat.

Né à San Miguel de Tucuman (Argentine) le 29 novembre 1951, M. Muratore est un pur produit d'une famille orientée vers le basketball. Son père fut un membre fondateur et un des entraîneurs du BBC Tucuman. Habitant juste en face de la salle, Horacio a consacré sa jeunesse à jouer au basketball et à observer le travail de son idole, son papa.

Conscient de ne pas être assez fort comme joueur, il décide alors de suivre les pas de son père en œuvrant au développement de son club. A la fin de ses études en économie à l'Université nationale de Tucuman, il travailla comme comptable, professeur en comptabilité et secrétaire académique pendant 16 ans. Mais, il a parallèlement débuté une carrière de dirigeant en tant que trésorier du club. Il succéda rapidement à son père comme président du BBC Tucuman pendant 10 ans.

Passionné et efficace, M. Muratore a ensuite passé 16 ans à la tête de la Confédération argentine de basketball (CABB, de 1992-2008). Cette période faste pour le basketball argentin, emmené par la «<em>Génération dorée</em>», a vu l'Argentine gagner la médaille d'argent au championnat du monde en 2002 (Indianapolis, USA) et remporter la médaille d'or aux Jeux Olympiques «<em>Athènes 2004</em>» (Grèce).

De 1993 à 2006, il a également dirigé la CONSUBASQUET (Confédération Sud-américaine de basketball). Il est aussi le fondateur de la Ligue Sud-américaine en 1995. Depuis 2002, il est membre du Comité exécutif de la Fiba.

A l'occasion du congrès mondial d’Istanbul en 2010, Horacio Muratore avait été élu vice-président de Fiba pour la période 2010-2014.

<strong>M.B</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La mangue : Une &amp;quot;mine d’or&amp;quot; négligée au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/mangue-dor-negligee-mali-2209892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/mangue-dor-negligee-mali-2209892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/mangues.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 01:13:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, c’est présentement la saison des mangues. Un précieux fruit aussi bien sur le plan nutritif qu’économique. Malheureusement, une grande quantité de mangue pourrit dans les vergers ou dans les marchés faute de meilleure conservation ou par manque d’unités de transformation industrielle. Même le pays exporte une quantité de plus en importante de mangues, cette exportation est très en deçà de la production nationale.</em></strong>

La mangue est le fruit tropical le plus consommé au monde après la banane. Sa chair orangée et juteuse est une bonne source de fibres et de vitamine C. Elle aurait, selon certaines études, un potentiel anti-cancer, notamment grâce à son contenu en antioxydants.

Selon le rapport-bilan de la campagne 2016, la quantité totale de mangues produites au Mali est estimée à 66 669,8 en 2016 contre 66 049,56 tonnes en 2015. Toutefois, ce volume ne tient pas compte des quantités autoconsommées, ni vendues par les marchants ambulants encore moins celles qui sont pourries dans les champs.

En ce qui concerne les exportations, le volume de mangues exportées est de 40 457,2 tonnes en 2016 contre 38 528,78 tonnes de mangues fraiches en 2015. Cette quantité inclut le volume de mangues transformées séchées, en confiture, en purée et concentrées.

Pour cette campagne, le chiffre d’affaires s’élève à près de 15 966 634 373 pour toute la filière. Ce fruit peut-être une inépuisable mine d’or pour l’économie malienne si la filière était judicieusement exploitée avec la création de plus en valeur ajoutée.

Nous nous sommes appesantis sur les bienfaits de la mangue selon plusieurs prospectives et épidémiologiques qui ont révélé qu’une consommation élevée de fruits et de légumes diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. La présence d’antioxydants dans les fruits et les légumes pourrait jouer un rôle dans ces effets protecteurs.

Ainsi, l’une des rares études effectuées spécifiquement sur la mangue a démontré que le jus de mangue exerçait un effet anti-cancer sur des cellules in vitro. Cependant, d’autres études seraient nécessaires afin de déterminer si ces propriétés persistent après la digestion ou l’absorption du jus par le corps humain.

Globalement, l’effet anti-cancer des mangues s’expliquerait par leur contenu en polyphénols. De plus, il semble que les variétés Haden et Ataulfo posséderaient une activité préventive supérieure aux autres.

La mangue, de même que la goyave et le litchi, se démarque grandement des autres fruits tropicaux par son contenu élevé en polyphénols (ou composés phénoliques). Les composés phénoliques se retrouvent dans les aliments d’origine végétale. Leur capacité antioxydante protègerait les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres.

La concentration en composés phénoliques peut aussi varier grandement entre les fruits d’une même variété, au sein d’une même culture et pour un degré de maturité similaire. Le principal polyphénol qu’on retrouve dans une mangue mûre est l’acide gallique.

La mangue contient également de la mangiférine et des gallotannins ainsi que des tannins. Trois composés toutefois présents en proportion beaucoup plus importante dans le noyau et la pelure du fruit…

La partie comestible de la mangue contient des fibres, dont la moitié est soluble. Leur proportion tend à augmenter avec le mûrissement du fruit. Les fibres solubles contribuent à diminuer les risques de maladies cardiovasculaires grâce à leur capacité à réduire le cholestérol sanguin. La majorité des fibres solubles de la mangue se présenteraient sous forme de pectine en quantité comparable à celle de la pomme ou de la banane, deux fruits reconnus pour leur teneur élevée en pectine.

La pelure et le noyau de la mangue représentent respectivement environ 25 % et 20 % du poids du fruit. Au lieu d’être jetées, ces parties pourraient avoir des propriétés intéressantes pour l’industrie alimentaire.

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Basket&#45;ball : L’Afrique intègre l’ère de «One Fiba»</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/basket-ball-lafrique-integre-lere-de-one-fiba-2209992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/basket-ball-lafrique-integre-lere-de-one-fiba-2209992.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/FIBA-monde.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 01:05:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako a abrité du 20 au 21 avril 2017 le congrès du mi-mandat de Fiba-Afrique. Plusieurs thèmes ont été débattus afin que tous les acteurs africains du développement de la balle au panier (dirigeants, arbitres, joueurs, journalistes, sponsors…) soient au même niveau d’information sur les reformes en cours. Il s’agit, entre autres, du système et calendrier ainsi que des nouvelles règles des compétitions, la nouvelle formule du 3 contre 3 (3x3), le développement des fédérations nationales, les relations entre FIBA-Afrique et les fédérations nationales.</strong>

«<em>On parle peu de l’Afrique dans des organisations internationales comme les Nations unies, la Banque mondiale… parce que nous avons rarement cherché à nous imprégner des mécanismes de leur fonctionnement… Aujourd’hui, nous nous battons pour que le basket africain puisse être le grand bénéficiaire des reformes engagées au niveau mondial. Nous agissons donc pour que toutes les fédérations nationales prennent le train à quai afin que l’Afrique ne soit jamais distancée dans la mise en œuvre du projet One Fiba</em>» ! C’est ce que nous a confié, avec conviction et détermination, M. Hamane Niang. Président de Fiba-Afrique, il est aussi le 1er vice-président de Fiba.

Lors du congrès extraordinaire du 16 mars 2014 à Istanbul (Turquie), les fédérations nationales membres de la Fiba ont modifié ses statuts pour renforcer l’organisation afin de mieux faire face aux défis futurs et saisir les opportunités stratégiques de croissance.

Cela a conduit au décloisonnement du management du basket mondial à travers une ambitieuse reforme dont la maîtrise par les Africains était l’un des enjeux du congrès du mi-mandat de Fiba-Afrique à Bamako du 20 au 21 avril 2017.

Dans notre capitale, plusieurs dossiers ont ainsi été examinés par les participants. Il s’agit, entre autres, du nouveau système et le calendrier des éliminatoires de la Coupe du monde 2019 en Chine, le dossier de l’Afrobasket masculin, la promotion du 3×3, le développement des fédérations et des zones, etc.

Pour ce qui est des nouvelles compétitions, un agenda mondial harmonisé est déjà conçu. Et la qualification à la coupe du monde change de formule. Ainsi, les 16 pays qualifiés pour l’Afrobasket «<em>Angola 2017</em>» (le Congo-Brazzaville a désisté) vont disputer les éliminatoires pour désigner les cinq représentants (au lieu de trois) de l’Afrique en Chine. Auparavant, ce sont les trois premiers de l’Afrobasket qui étaient qualifiés pour le championnat du monde rebaptisé Coupe du monde de basketball.

Et à partir de cette édition 2017, c’est Fiba qui va désormais organiser l’Afrobasket ainsi que les compétitions similaires sur les autres continents tous les quatre ans. Mais, compte tenu des spécificités de notre continent, Fiba-Afrique est autorisée à organiser une compétition intermédiaire (Afro-Can) tous les deux ans.

&nbsp;

<strong>Le Mali s’engagé à satisfaire le Cahier de charges de l’Afrobasket féminin «Bamako 2017»</strong>

Cette harmonisation a l’avantage de permettre aux pays d’avoir leurs expatriés généralement bloqués notamment en Europe en raison de calendrier. Pour mettre fin à cette injustice, la Fiba assure désormais tous les joueurs retenus pour une compétition continentale ou mondiale. Elle s’est aussi inspirée de la Fifa pour créer des «<em>Dates Fiba</em>».

Ainsi, de novembre 2017 à février 2019, six fenêtres seront ouvertes pendant lesquelles les championnats nationaux vont s’arrêter dans tous les pays pour laisser place aux éliminatoires de la Coupe du monde. «<em>Les dates Fiba sont connues jusqu’en 2023</em>», assure Hamane Niang, président de Fiba-Afrique.

«<em>Actuellement, le basket-ball est géré par les bénévoles. On ne peut pas continuer comme ça. Chaque fédération doit avoir un secrétariat permanent avec des salariés disponibles à tout moment. Aussi, les fédérations doivent-elles se battre pour avoir des sponsors</em>», indique M. Niang évoquant le développement des fédérations nationales qui ont un rôle essentiel dans la mutation en cours.

Le jeu du 3×3, doit faire son apparition aux Jeux olympiques «<em>Tokyo 2020</em>» (Japon). Il est donc primordial que l’Afrique se positionne déjà. «<em>Le 3X3 sera une discipline majeure… Le Mali est qualifié pour la coupe d’Afrique 3×3. Les autres zones n’ont pas encore fini leurs éliminatoires. Le Mali est également qualifié pour le 3X3 en Hommes et Dames aux Jeux islamiques qui se dérouleront du 12 au 24 mai à Bakou, en Azerbaïdjan</em>», a confié le président de la Fédération malienne de basketball (FMBB), Me Jean-Claude Sidibé, à nos confrères de <em>L’Essor</em>.

Notre pays va également organiser la seconde édition du tournoi 3x3 doté du trophée «<em>Salamatou Maïga</em>» au mois de septembre, juste avant l’Afrobasket féminin, «<em>Bamako 2017</em>». La première édition s’est jouée au Bénin l’année dernière et a été remportée par le Mali en filles et garçons.

En marge de la rencontre de Bamako, le gouvernement malien a signé avec Fiba-Afrique la <em>Lettre d’engagement</em> pour l’organisation de l’Afrobasket féminin en été prochain. C’est naturellement le ministre Housseini Amion Guindo qui a paraphé cet engagement en présence du président Hamane Niang de FIBA-Afrique, et du secrétaire général de l’instance dirigeante du basket continental, Alphonse Bilé. Et du coup, le Mali s’engage à satisfaire le <em>Cahier des charges</em> de la compétition.

«<em>C’est avec une très grande fierté et un grand honneur que nous recevons la confiance de l’Afrique du basket-ball. Nous sommes très contents de cette marque de confiance et de ce geste de solidarité à l’endroit de notre pays</em>», a déclaré le ministre des Sports lors de la signature.

«<em>Notre joie est d’autant plus grande que le président de FIBA-Afrique est un Malien. Le basket a tout donné au Mali. Nous sommes très contents d’organiser cette compétition</em>», a précisé Housseini Amion Guindo dit Poulô. Et de rappeler que, «<em>au-delà de l’aspect sportif, c’est la fréquentation et la destination Mali qui seront à l’honneur pendant cette compétition</em>».

L’Afrobasket féminin est prévue en septembre 2017. En dehors du Mali, hôte du tournoi, le Sénégal (champion d’Afrique), le Cameroun, le Nigeria, l’Angola et le Mozambique sont d’office qualifiés pour avoir occupé les cinq premières places du dernier Afrobasket féminin en 2015 au Cameroun. La Tunisie s’est aussi qualifiée dans sa zone.

A noter que le congrès ordinaire de l’instance africaine se tient tous les quatre ans au siège de Fiba Afrique ou dans une autre ville avec l’accord préalable de la Fiba. Il se tient la même année calendaire et au moins soixante (60) jours avant le Congrès électif de la FIBA. Il est électif. Toutefois, le mandat de l’instance dirigeante a été exceptionnellement porté à cinq ans dans la perspective des changements prévus d’ici 2019.

Le Congrès de mi-mandat se tient tous les deux ans au siège de Fiba Afrique ou dans une autre ville avec l’accord préalable de la Fiba. Celui-ci était le premier de l’équipe de l’ancien président de la FMBB et ex-ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que de la Culture, Hamane Niang porté à la tête du basket africain le 1er août 2014 à Madagascar.

Ce congrès du mi-mandat de Fiba-Afrique intervient un mois avant celui de One FIBA prévu en mai prochain à Hong Kong.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Les clubs européens, l’opium des Africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/regard-monde-clubs-europeens-lopium-africains-2209972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/regard-monde-clubs-europeens-lopium-africains-2209972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Barca-real.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 01:03:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Djoliba AC, Stade malien de Bamako, AS Réal, CSK, AS Bakaridjan, Onze créateurs… Tous les clubs suscités font bien partie de notre championnat national de football. Demandez à certains s’ils les connaissent et beaucoup ne sauront même pas de quoi il s’agit.

Par contre, dites à ces mêmes personnes, FC Barcelone, Real Madrid, Manchester City, PSG, Juventus, Chelsea ou encore Olympique de Marseille et tout de suite, ils se reconnaissent et assument leur fierté d’être des fanatiques (fans) de ces  grands clubs de football.

Comment peut-on expliquer ce contraste très marqué ? Comment comprendre ce désintérêt pour notre propre football ? Comment expliquer cet amour démesuré sinon insensé des Africains pour les clubs européens ?

Même quand vous citez les noms de nos joueurs locaux, personne ou alors la majorité ne les connait pas alors qu’ils jouent tous les weekends sur nos terrains.

Plusieurs raisons majeures pourraient expliquer ce phénomène. Tout d’abord, la sur-médiatisation des championnats européens fait qu’ils sont connus et regardés chaque jour ou presque par des millions de gens à travers le monde à la télévision, sur les réseaux sociaux.

Cela créé de véritables passions chez les jeunes qui vont jusqu’à créer des fan’s clubs qui frisent parfois avec le hooliganisme. C’est ainsi que certains sont prêts à tout pour défendre la réputation de leur soi-disant club. On a récemment vu un cas au Nigéria où un supporter du Barcelone a poignardé à mort un autre du Réal Madrid. Tout ça pourquoi ?

Pour des choses qui ne nous concernent pas au premier chef car ces équipes pour lesquelles nous nous déchirons gagnent tranquillement leurs millions d’Euros et ne savent même pas que nous existons. A l’exception bien sûr de quelques stars engagées dans l’humanitaire. Mais comme on dit, l’amour a ses raisons que la raison elle-même ignore.

Ensuite, nos championnats ne sont pas du tout attractifs à cause, entre autres, de la désorganisation, de l’amateurisme, du tripatouillage dès règles du jeu, du manque de sponsors et, en conséquence, très peu médiatisé. Bref, nos championnats ne nous attirent pas et donc ne nous intéressent pas.

Enfin, la mondialisation accélérée et le boom des réseaux sociaux pourraient expliquer cette acculturation à grande échelle et ce désamour pour nos propres cultures et nos propres valeurs. Ce phénomène cache en réalité une plus grave menace : <em>le déni de nous-mêmes, le déni de nos clubs, le déni de nos réalités et partant le déni de nos pays </em>!

Que faut-il donc envisager comme solution pour ce problème ? Difficile de dire quoi que ce soit car le football est devenu une véritable religion mondiale avec des adeptes partout dans le monde et surtout en Afrique et qui sont  prêts à tout pour leurs différentes chapelles, pardon, leurs équipes.

Ainsi, la question que me posait mon ami Sory Kane demeure une véritable énigme : Pourquoi cet amour démesuré des Africains pour les clubs européens ? Simple question apparente mais multiples réponses aussi incertaines les unes que les autres.

&nbsp;

<strong>SERGES KOOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Trésors de l’islam en Afrique&amp;quot; : Un regard contemporain sur le jihad</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tresors-de-lislam-afrique-regard-contemporain-jihad-2209932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/tresors-de-lislam-afrique-regard-contemporain-jihad-2209932.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Hollande-chef-etats.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 00:59:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Trésors de l’islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar" est le thème de l’exposition dont le vernissage a eu lieu le 13 avril 2017 en présence des présidents François Hollande (France), Ibrahim Boubacar Kéita (Mali), Roch Marc Kaboré (Burkina Faso) et Mohamed Ould Abdelaziz (Mauritanie). C’est une qui initiative de l’Institut du monde arabe (IMA) programmée du 14 avril au 30 juillet 2017.</em></strong>

<em>"Déconstruire les préjugés qui ont façonné notre vision de l’histoire des relations entre le monde arabo-musulman et les pays au sud du Sahara, en remettant la lumière sur un patrimoine peu étudié et longtemps dévalorisé"</em> ! Tel est l’un des objectifs de l’exposition <em>"Trésors de l’islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar"</em> selon Mme Nala Aloudat, l’une des deux commissaires de l’exposition.

Ainsi, l’Institut du monde arabe (Ima) met à l’honneur des <em>"sociétés fortes de treize siècles d’échanges culturels et spirituels avec le Maghreb et le Moyen-Orient"</em>. Archéologie, architecture, patrimoine immatériel, art contemporain… 300 œuvres patrimoniales et contemporaines pour témoigner de la richesse artistique et culturelle de la pratique de l’islam en Afrique subsaharienne sur 1100 m2 près de 300 œuvres multidisciplinaires. Une première pour raconter une <em>"autre histoire"</em> d’un continent longtemps considéré par l’Occident comme <em>"sans histoire"</em>.

De l’Ethiopie au Kenya, du Mali au Sénégal en passant par le Maroc, l’exposition retrace, les processus d’appropriation et de transmission de l’islam par les peuples africains depuis le VIIIe siècle, dans les domaines de l’art, mais aussi de l’architecture ou encore des rituels.

Selon les organisateurs, c’est un voyage initiatique. Ainsi, le premier temps du parcours entraine le visiteur à travers les âges de la diffusion de l’islam en Afrique subsaharienne dès le VIIIe siècle. Le Sahara devient un espace important d’échanges et de circulation. Grâce à des réseaux commerciaux et de communication, se dessinent trois espaces distincts à l’histoire et aux formes artistiques communes : la Corne de l’Afrique et la vallée du Nil, l’aire swahilie et l’Afrique de l’Ouest.

Comment cette foi s’est-elle exprimée et s’exprime-t-elle encore ? Le deuxième temps de l’exposition immerge le visiteur dans l’architecture religieuse, les pratiques cultuelles et la magie. Des vidéos immersives de cérémonies qui le plongent au cœur de la spiritualité́ soufie en Afrique.

La transmission de la culture arabo-musulmane se manifeste aussi dans l’art et l’artisanat. Trésors de l’islam en Afrique s’achève ainsi par une confrontation avec des œuvres fortes, tout en soulignant la circulation des formes et des savoir-faire à travers le continent et leur contribution au rayonnement des cultures musulmanes en Afrique. Boubous brodes, bijoux en argent, amulettes, cuirs et selles de chameaux touaregs, textile brodé de fils d’or, imposantes stèles de pierre, couteaux… témoignent de la foisonnante créativité́ des artisans musulmans.

L’écriture, fil rouge de l’exposition, permet la diffusion des textes sacrés. Elle fait aussi l’objet d’un usage magique et atteste des singularités régionales propres à la calligraphie en Afrique. Tout au long de l’exposition, l’art contemporain est mis à l’honneur pour interroger l’histoire de ces échanges. Des artistes majeurs parmi lesquels Rachid Koraïchi, Hassan Musa, Abdoulaye Konaté, Youssef Limoud et Aïda Muluneh témoignent de l’effervescence actuelle de la scène artistique africaine.

<em>"Trésors de l’islam en Afrique a donc pour vocation de montrer que la pratique de l’islam sur le continent s’est très vite détachée d’une simple influence berbère, arabe ou persane pour devenir véritablement le fait de musulmans africains"</em>, commente Thomas Vernet-Habasque, chercheur à l’Institut français d’Afrique du Sud (Ifas).

«<em>Dans les premiers siècles après l’ère chrétienne, son processus de diffusion est passé, en Afrique subsaharienne, par les routes commerciales les plus fréquentées…</em> <em>Dès le Xe siècle, cette région connaîtra un grand essor de conversions, jusqu’à ce que la population musulmane y devienne majoritaire"</em>, poursuit le spécialiste cité par la presse française.

Une salle entière est consacrée à l’exposition de quelques rares pièces issues de la collection des précieux manuscrits de Tombouctou, aujourd’hui préservés après avoir été sauvés en 2012 d’une tentative de destruction par les jihadistes du pays. Cette exposition est aussi un regard contemporain sur le jihad.

&nbsp;

<strong>La Tidjaniyya, cordon ombilical de l’intégration spirituelle et économique en Afrique</strong>

<em>"Jusqu’aux XVIII-XIXe siècles, l’islam se transmet d’une manière pacifique, ouverte, tolérante, de région en région… Mais, cette période a ensuite été troublée par l’émergence des premiers jihads, marquant la volonté des chefs africains de conquérir des nouveaux territoires en les unifiant sous la bannière de l’islam"</em>, explique Nala Aloudat.

Selon Jacques Lang, l’ancien ministre français de la Culture et directeur de l'Ima (dans une interview accordée au quotidien français Le Point), cet institut a pour <em>"vocation à une forme d'universalité. Il est vrai que pour l'Afrique, la présence de l'islam est particulièrement originale, forte, ancienne. Elle remonte à plusieurs siècles et a pris des formes originales et singulières"</em>.

Et d’ajouter, <em>"ce que nous avons voulu montrer à travers cette exposition-événement, c'est de quelle manière l'Afrique, de nombreux pays d'Afrique, se sont approprié l'islam, lui ont donné une couleur particulière, et de quelle façon aussi cet islam, lié à l'Afrique a influé sur les arts, l'architecture, les traditions, sur l'ensemble des formes de cultures et d'art"</em>.

Evidemment, dans tout cela, le Maroc occupe une place éminente dans la mesure où, par sa haute culture, son histoire, son raffinement, sa présence aussi dans de nombreux pays d'Afrique, il a tissé des liens très étroits, en particulier à travers la confrérie de la Tidjaniyya présente dans de très nombreux pays d'Afrique.

Et M. Lang conclut, <em>"dans une période où les violences, les fanatismes, les intolérances se multiplient, ce lien offre un idéal de société tourné vers l'être humain, vers le respect, vers la culture, vers le savoir. C'est important économiquement mais aussi spirituellement"</em>.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection de l’environnement : Un Groupe de citoyens pour climat lancé au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/protection-de-lenvironnement-groupe-de-citoyens-climat-lance-mali-2209772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/protection-de-lenvironnement-groupe-de-citoyens-climat-lance-mali-2209772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 00:58:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Groupe des citoyens maliens pour le climat a vu le  jour le dimanche le 23 avril 2017. C’était au cours d’une cérémonie au siège de YES Inc. Mali, à Korofina Nord, sous la houlette de M. Kalilou Dama.</strong>

Pour la circonstance, la salle du <em>Business Incubation Space</em> a refusé du monde acquis à la cause du climat. Très motivé par cette forte mobilisation, M. Kalilou Dama a posé la première pierre de ce mouvement qui se veut novateur, innovateur, sensibilisateur et rassembleur.

Ce groupe a pour but principal de sensibiliser, d’agir et d’éveiller les consciences des uns et des autres sur la cause climatique. Qu’on le veuille ou non, qu’on le sente ou pas, qu’on en soit conscient ou pas, les changements climatiques nous touchent tous.

Les éléphants du Gourma qui meurent à cause de la sécheresse ; des saisons de pluie capricieuses et instables ; des inondations qui succèdent aux sécheresses ; la hausse des températures d’année en année, la disparition des forêts comme celles de la région de Sikasso...  sont, entre autres, manifestations de ce désordre climatique à grande échelle.

Un phénomène causé par la pollution, la déforestation et la production des déchets chimiques engendré par les grandes entreprises. Que faut-il donc faire ?

Les Citoyens maliens pour le climat proposent d’apporter leur expertise en posant des actes concrets pour, ne serait-ce qu’à l’échelle locale, soulager les communautés et mieux appréhender la chose climatique pour y apporter des solutions. Pour ce faire, ils envisagent de créer des startups qui œuvreront principalement dans le domaine du climat avec des idées de projets comme la production d’électricité,  le reboisement, la découverte de nouvelles sources d’énergie, la construction de bâtiments écologiques, la collecte et le traitement des déchets...

Pour les membres du groupe, il s’agit de faire du business en pensant prioritairement au bien-être de sa communauté, mettre en œuvre des stratégies pour ne serait-ce qu’arrêter l’hémorragie à défaut de soigner le mal immédiatement.

Pour intégrer ce groupe, il suffit d’aller sur le site de Yes Inc. Mali (<a href="http://yeswebmali.doodlekit.com/">http://yeswebmali.doodlekit.com</a>) pour ouvrir un compte sur Yes community et s’inscrire ensuite gratuitement en cliquant sous l’onglet «<em>Business For Climate</em>».

Face à l’urgence d’apporter des réponses pérennes au réchauffement climatique, nous devons nous mettre ensemble pour avoir une approche différente et locale. On a beau organiser de grandes conférences mondiales sur le climat, signer des accords sur la limitation des émissions des gaz à effet de serre, nos réalités climatiques sont plus près de chez nous et nous pouvons, par de petits gestes anodins et des comportements sains, apporter des solutions ou des tentatives de solutions à ce problème. Ce combat est l’affaire de tous et de chacun.

Il faut souligner que le Groupe des citoyens maliens pour le climat est l’antenne malienne du «<em>Climate citizen lobby</em>» (CCL). Organisation internationale de droit américain, celle-ci a pour vocation de favoriser la volonté de faire face aux problèmes du climat en agissant en fonctions des réalités de chaque pays.

<strong>SERGES KOOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Segou : Me Mountaga Tall s’engage contre les drogues et l’insécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/segou-me-mountaga-tall-sengage-contre-drogues-linsecurite-2209862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/segou-me-mountaga-tall-sengage-contre-drogues-linsecurite-2209862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/MOUNTAGA-TALL-new.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 00:50:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ministre de l’Enseignement supérieur puis de l’Economie numérique et de la Communication, Porte-parole du gouvernement (décret n°2016-0510/P-RM du 7 juillet 2016), Me Mountaga a été débarqué du navire gouvernemental le 11 avril 2017, date du dernier remaniement ministériel.</em></strong>

Mais, en véritable leader politique, l’homme veut prouver que ce n’est pas seulement au gouvernement qu’on peut être utile à son pays. Ainsi, il était l’un de principaux animateurs du premier grand débat de l’Association malienne <em>"Chacun Ségou"</em>. C’était le samedi 22 avril 2017 dans la salle des spectacles Mieru Ba de Ségou.

<em>"Comment atténuer la consommation des stupéfiants en milieu jeune et enfant"</em> et <em>"le rôle de la population dans sa propre sécurité"</em> étaient les deux principaux thèmes débattus par Me Tall et Lassine Bouaré, deux anciens ministres. L’honorable députée Coulibaly Maïmouna Dramé, et la ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré ont rehaussé le débat par leur présence.

L’enfant du terroir affectueusement appelé <em>"Baba"</em> par les Ségoviens, a profité de l’occasion pour rendre un hommage particulier aux organisateurs et aux participants à ce grand débat de Ségou. Dans la langue du terroir, le bambara. A l’issue de la rencontre, des suggestions et des recommandations ont été formulées et adressées à presque tous les acteurs du développement de la ville et la région de Ségou.

Par rapport à son expérience dans le gouvernement, la première d’une brillante carrière politique, Me Tall vient également de publier une note-bilan des actions à la tête du ministère de l’Economie numérique, de la Communication (porte-parole du gouvernement).

<em>"Conformément à l’article 18 du décret n°2016-0844/P-RM du 3 novembre 2016 fixant les attributions spécifiques des membres du gouvernement, j’ai préparé et mis en œuvre la politique nationale dans les domaines des technologies de l’information, de la communication ainsi que dans les domaines de la poste, des télécommunications, de la publicité et de la communication du gouvernement"</em>, rappelle-t-il dans le document.

<em>"Mon équipe et moi-même avons veillé à restituer et à valoriser l’action gouvernementale sans jamais tomber dans la dithyrambe, l’invective inutile ou le one man show"</em>, précise Me Tall.

Sans être exhaustif, il tenait donc, dans <em>"un esprit républicain et de redevabilité"</em> à faire le point des actions réalisées dans l’accomplissement de sa mission nationale.

<em>"Les résultats,  quelle que soit l’appréciation que l’on puisse en faire, sont le fruit du travail d’une équipe que je tiens à remercier et à saluer"</em>, reconnaît le président du Cnid /Fyt. Il y réaffirme aussi sa reconnaissance au Premier ministre Modibo Kéita et au président Ibrahim Boubacar Kéita dont <em>"la confiance m’ont permis de travailler sur le devenir de mon pays à travers le développement du numérique et sur l’image du</em> <em>Mali"</em>...

<strong>Kader Toé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Reflecteur : Le prétexte de l’adieu au parrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-pretexte-de-ladieu-parrain-2192482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-pretexte-de-ladieu-parrain-2192482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Hollande-chef-etats.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:35:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Trésors de l’islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar" </em>est le thème d’une exposition organisée par l’Institut du monde arabe (Ima) et dont le vernissage a eu lieu le jeudi 13 avril 2017. Ainsi, du 14 avril 2017 au 30 juillet 2017, l’Ima met à l’honneur près de 300 œuvres multidisciplinaires pour témoigner de la richesse artistique et culturelle de la pratique de l’islam en Afrique subsaharienne. Ce qui explique officiellement la présence des présidents du Burkina Faso, du Mali et de la Mauritanie autour du président François Hollande en fin de mandat dans quelques semaines.

Selon Koulouba, la présence d’IBK à <em>"cette importante inauguration est jugée particulièrement très importante par de nombreuses grandes personnalités sur place"</em>. Et d’ajouter, <em>"de leurs observations Tombouctou est à Paris ce matin</em> (jeudi 13 avril 2017)<em> pour témoigner de la restauration de ses manuscrits sauvés et restaurés par un Malien qui avait osé braver les jihadistes en un moment difficile"</em>.

Il est logique et normal qu’Ibrahim Boubacar Kéita soit <em>"fier, honoré et ému"</em> de la tenue de cette exposition. Dans sa déclaration, le président de la République a mis <em>"un accent particulier sur l’islam, les manuscrits de Tombouctou, la citée mystérieuse avec ses universités en médecine et en astronomie"</em>.

Et il a rappelé qu’il n'était pas évident de <em>"sauver et de récupérer les manuscrits de Tombouctou à un moment où d'autres esprits jihadistes étaient là pour tout démolir dans la violence"</em>.

Mais, à notre analyse, ce vernissage cache mal un prétexte : l’adieu entre le parrain (François Hollande) et ses hommes de main que sont les dirigeants africains francophones. Visiblement, le président <em>"normal"</em> de la France s’active à consacrer le peu de jours qui lui reste à l’Elysée (le 1er tour de la présidentielle française se tiendra le 23 avril 2017 et il n’est pas candidat à sa succession) pour consolider le principal acquis de son mandat : son héritage africain, son image de sauveur du Mali et du Sahel du joug islamiste.

Selon nos confrères de JA, Hollande veut <em>"convaincre les observateurs qu’il laisse derrière lui un Sahel mieux sécurisé, pour les Africains et par les Africains. Il espère pour cela laisser derrière lui une politique sécuritaire sahélienne en ordre de marche et, surtout, davantage pilotée depuis les capitales ouest-africaines"</em>.

Ainsi, les observateurs pensent qu’il met particulièrement en relief l’Afrique de l’Ouest et le Sahel où, indique Jeune Afrique, <em>"il a étrenné son costume de chef de guerre en 2012 alors que l’armée française débarquait au nord du Mali"</em>.

L’hebdo panafricain rappelle ainsi que ce ballet a commencé le 31 mars dernier avec Mahamadou Issoufou du Niger accompagné pour la circonstance de ses ministres de la Défense et de l’Intérieur

Le 12 avril, c’est le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz qui était personnellement invité par l’Elysée. Logique puisque Nouakchott abrite la base du G5 Sahel regroupant la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad. Une organisation chargée de <em>"gérer la réponse ouest-africaine"</em> aux attaques jihadistes dans la région.

Le lendemain, Hollande semblait très heureux de se montrer publiquement avec ses valets, pardon ses <em>"homologues"</em> du Mali, de la Mauritanie et du Burkina Faso au vernissage de l’expo sur les Trésors de l’islam en Afrique subsaharienne.

D’ailleurs le lendemain, le vendredi 14 avril, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré est accueilli avec tous les honneurs à l’Elysée. <em>"Il était important d’accroître la réactivité de la Force Barkhane dans le cadre de la lutte contre le terrorisme"</em>, a déclaré à la presse le président Kaboré à son retour au pays le 15 avril 2017. Il dit aussi avoir réaffirmé <em>"notre engagement en tant que G5-Sahel"</em>.

<em>"Un certain nombre de décisions ont été envisagées et elles feront l’objet d’une concertation entre le ministre de la Défense du Burkina et celui de la France et entre les chefs d’état-major pour que, désormais, nous puissions assurer au mieux notre propre sécurité et compter sur le fait que Barkhane puisse en cas d’urgence pouvoir assurer les problèmes de couverture aérienne pour nous permettre de mieux avancer dans ce combat contre le terrorisme qui est un combat de longue haleine"</em>, a précisé Roch Marc Christian Kaboré. Il était sans doute également heureux d’avoir obtenu de l’Agence française de développement (AFD) 52 milliards de F CFA pour financer la modernisation de sa capitale, Ouagadougou.

Le seul absent dans ce ballet de visites présidentielles à Paris est sans doute le Tchadien Idriss Deby Itno en froid avec la France depuis qu’il a rejoint le Rwandais Paul Kagame sur le banc des rebelles à la Françafrique.

&nbsp;

<strong>La France interdit au Mali ce qu’elle cautionne en Mauritanie</strong>

En cette fin de mandat, Hollande semble miser sur le Niger, la Mauritanie et le Mali pour faire entendre raison au Tchadien ou l’isoler tout simplement. Ce qui n’est pas une chose aisée d’autant plus que le Niger et surtout le Mali ont une dette morale et politique à l’égard de N’Djamena dont les troupes ont contribué et contribuent encore à contenir en partie l’invasion terroriste au Sahel.

Président de l’Union africaine, le Guinéen Alpha Condé a été aussi reçu audience 11 avril à l’Elysée par F. Hollande. Les présidents Condé et Kéita sont des amis de très longue date du président français. Mais, si pour le Guinéen il s’agissait d’un au-revoir diplomatique à un ami qui se prépare à plier bagage, pour IBK ce déplacement était l’opportunité de rassurer la France sur une éventuelle ouverture de négociation avec Iyad Ag Ghali comme souhaité par la Conférence d’entente nationale (27 mars-2 avril 2017).

Face à Abdelaziz, Kéita et Kaboré, François Hollande a été très clair : point de négociations aves les terroristes, principalement Iyad contre qui la France a d’ailleurs lancé un mandat d’arrêt international depuis quelques années. Le maintien du dispositif français et l’appui de Barkhane est à ce prix. C’est aussi la condition sine qua non pour que l’Hexagone soutienne la mise œuvre du <em>"grand projet sécuritaire"</em> du G5 Sahel axé sur l’opérationnalisation d’une force d’intervention commune.

Mais, cette opposition de la France à toute négociation entre Iyad et le pouvoir malien traduit la faiblesse d’IBK face à son homologue français voire même dans le G5 Sahel. On interdit à Bamako de négocier à avec un fils du pays et sans qui la paix et la réconciliation semblent être des projets utopiques.

Au même moment, tout le monde ferme les yeux sur le double jeu de la Mauritanie qui est la principale base-arrière des groupes terroristes (Aqmi, Al-Mourabitoune…) qui déstabilisent le Mali.

Sûr de son influence, Mohamed Ould Abdelaziz ne s’en cache même plus. Ainsi, lors de son séjour de la semaine dernière, quand la journaliste de RFI lui demande comment ça se fait qu'il reçoit et garde chez lui des terroristes qui ont posé des actes au Mali sans chercher à les arrêter ?

<em>"Ils sont Mauritaniens, ils sont chez eux et ils se sont repentis"</em>, répond le Mauritanien. Autrement dit, tant que ceux-ci ne mènent pas d’actions subversives contre leur propre pays, ils sont libres de déstabiliser les voisins (notamment le Mali) et revenir se mettre à l’abri dans leur pays.

Et pourtant, c’est le Mali qui est indexé par tous <em>"d’exporter le terrorisme"</em> chez ces voisins. Et un opposant malien avait même cru bon d’être complice d’une telle accusation. Et entre 2010 et 2012, le pays de Mohamed Ould Abdel Aziz n’hésitait pas à accuser le <em>"Mali d’ATT"</em> d’être le <em>"ventre mou"</em> de la lutte anti-terroriste dans le Sahel.

Aujourd’hui, c’est lui qui accueille les terroristes, au vu et au su de tout le monde. Et visiblement avec la bénédiction de la France qui n’est pas pressée de voir la paix revenir au Mali afin de justifier une présence militaire qui assure ses intérêts au nord du Mali voire dans le Sahel, notamment Areva qui pille l’uranium au Niger.

Après avoir écouté cet aveu de complicité avec les réseaux criminels qui bloquent le processus de paix et de réconciliation au Mali, peut-on encore objectivement nourrir l’espoir de voir le G5 Sahel parvenir à stabiliser la bande sahélo-saharienne ?

Un vrai leurre quand la Mauritanie, qui abrite la base du G5 Sahel, devient la base-arrière des terroristes que cette organisation se propose de combattre.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : La méthode &amp;quot;Jimmy&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/point-methode-jimmy-2192472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/point-methode-jimmy-2192472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Modibo-Sidibe-fare.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:35:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Nous sommes là nombreux à prôner le changement. Mais pour le moment ce ne sont que des vœux pieux dans le sens de la méthode de Docteur Coué qui consiste à se répéter sans arrêt la même chose comme pour se donner confiance"</em>. Ainsi débute un récent post de Me Abdoulaye Garba Tapo sur sa page Facebook.

Ces derniers temps, ces publications engagées, mais impartiales, nous donnent de la matière à réflexion. <em>"Préparons donc timidement, même artisanalement 2018, car notre objectif est de sensibiliser les populations pour leur éviter les mêmes erreurs que par le passé"</em>, précise l’éminent juriste et leader politique. Et comme le dit l’adage, ce n’est pas le jour de la chasse qu’il faut préparer les chiots à pister les animaux.

C’est donc dès maintenant qu’on gagne ou on perd la présidentielle de 2018. Ainsi beaucoup pensent qu’IBK a mis en place un gouvernement de campagne le 11 avril dernier. Et cela même s’il n’est pas encore officiellement candidat à sa propre succession.

A ce sujet, une amie nous demandait récemment qui peut être le meilleur président que les Maliens puissent élire en 2018 ? Pr. Dioncounda Traoré ou Aliou Boubacar Diallo, fut notre réponse argumentée bien sûr. Elle trouva que le président intérimaire est <em>"vieux"</em> et que le président d’honneur d’ADP/Maliba est <em>"sans grande expérience politique"</em>. Et, à propos de M. Diallo, elle ajouta, <em>"il ne connaît pas assez les réalités du pays et n’a pas une assise politique solide"</em>.
<ul>
 	<li><em>Et pourquoi pas Modibo Sidibé</em>?, nous interrogea-t-elle.</li>
</ul>
<em>"Il a le profil idéal du métier s’il parvient à se départir des nombreux préjugés qui sont un handicap sérieux pour un homme politique"</em>, avons-nous répondu. Aussitôt, elle sort les griffes prête à nous faire avaler notre langue. Il nous faut alors lui expliquer que nous nous faisons juste les échos de ce que les citoyens disent de son étalon dans la course à la présidentielle de 2018 et qui explique son score en 2013.

Pour avoir été le Premier ministre du pays pendant près de quatre ans (28 septembre 2007-3 avril 2011), <em>"Van"</em> ou <em>"Jimmy"</em>, si vous préférez, s’est révélé un technocrate compétent. Mais, dans l’arène politique depuis peu, il est jugé <em>"distant, hautain, peu généreux et peu sociable"</em>.

L’homme, à la limite, regarde toujours le peuple d’en haut, donc coupé des réalités du pays. Une <em>"réserve"</em> qui est certainement une déformation professionnelle chez ce diplômé de l’Ecole nationale de la police en 1977. Difficile d’espérer un jour <em>"servir la patrie, conduire le pays"</em> avec ces préjugés qui ont brisé beaucoup de carrières politiques.

L’homme en est visiblement conscient. Et contrairement à la réputation de <em>"novice"</em> sur la scène politique qu’on lui colle, il œuvre aujourd’hui à se rapprocher des Maliens pour partager leur quotidien, mieux s’imprégner de leurs difficultés, partager avec eux sa vision politique et son projet de société. Et surtout, donner une autre image de lui aux électeurs. En grand stratège politique (il est quand même titulaire d’un DEA en théorie politique obtenu en 1983 à Reims, en France), il va aux Maliens là où ils ont l’habitude de se retrouver pour des activités ludiques et pour débattre de tout sans tabou : les grin.

La méthode est originale et l’approche payante. <em>"C’est un autre Modibo Sidibé que j’ai découvert au grin. En fait l’homme est humble et modeste et non hautain comme le pensent beaucoup de Maliens"</em>, nous confesse le membre d’un grin qui l’a reçu à Djicoroni-Para.

<em>"Nous sommes conscients que notre pays a un avenir. Comment être aujourd'hui pour compter demain ?"</em>, s’est interrogé Modibo Sidibé président du parti Fare/Anka wuli au grin <em>"Sidi Dembélé"</em> de Baco-Djicoroni/ACI. Lors de ces rencontres citoyennes, Jimmy tente d’apporter des réponses aux préoccupations des populations (école, santé, chômage, promotion de la femme et des jeunes…) sans fuir le débat, donc sans langue de bois.

Pour ce criminologue parachutiste, toutes les préoccupations soulevées ont leur réponse dans son programme qui vise à refonder la nation malienne à travers un dialogue national qui permettra de repartir avec l’ensemble des citoyens et citoyennes pour que chacun puisse s’investir dans le développement du pays.

<em>"Chacun d'entre nous, surtout les jeunes et les moins jeunes qui pourraient leur venir en appoint, doit commencer déjà à sensibiliser les personnes de leurs entourages.  Passer dans les grins pour attirer l’attention des gens sur l'importance et les conséquences des décisions qu'ils  auront à prendre ; les encourager même à prendre ce qu'on leur donne sans se sentir liés et voter pour les personnes qui leur paraîtraient plus crédibles"</em>, écrit Me Abdoulaye G. Tapo en s’inspirant de la <em>méthode Jimmy</em> (Modibo Sidibé).

<em>"Ces mêmes jeunes peuvent se faire des relais pour faire passer le message à d'autres, et même au sein des familles. Chacun d'entre nous a des racines ou des relations un peu partout, et on peut véhiculer de telles idées"</em>, précise-t-il. Et pour cette éminence grise, <em>"ce n'est qu'une idée parmi tant d'autres. Et il y a sans doute mieux. Mais il faut qu'on engage ce débat des maintenant"</em>.

Cette méthode de Modibo Sidibé rejoint un peu celle pour laquelle le président du Yèlèma, Moussa Mara a opté, depuis des années et qui le rendent imbattable dans certaines circonscriptions du pays, notamment en Commune IV du district de Bamako. A la différence qu’il ne se contente pas seulement d’écouter, mais il faut aussi parler son cœur en aidant à monter des projets, à financer des activités génératrices de revenus ou des infrastructures sociales de base…

Une option confortée par son passage à la Primature (9 avril 2014-9 janvier 2015). Funérailles, conférence-débats, rencontres internationales, compétitions sportives, manifestations artistiques et culturelles, colloques ou conférence  à l’extérieur… Mara ne rate aucune opportunité pour prendre langue avec les Maliens pour prendre la mesure de leurs préoccupations et partager avec eux sa vision politique.

La 3e méthode, est celle de <em>Ras Bath</em> (Mohamed Bathily alias Rasta Bathily) qui vise à choquer pour changer, voire <em>"choquer pour éduquer"</em>. Sauf que pour le moment, ce jeune animateur devenu la <em>"voix des sans voix"</em> n’a pas clairement affiché une ambition politique.

Et sa méthode se focalise sur la dénonciation de ce qui ne va pas, les tares du régime, la carence des cadres, la démagogie de la classe politique... L’homme mobilise les foules parce qu’il dit à ses fans ce qu’ils veulent entendre, ce qu’ils pensent et qu’ils n’osent pas dénoncer sans crainte. Mais, l’impact en termes de changement de comportement ou en éveil de la conscience citoyenne est très limité.

La méthode <em>Ras Bath</em> indexe les dirigeants, mais n’exhorte pas les fans à une introspection pour voir leur part de responsabilité dans les dysfonctionnements du pays, dans leurs difficultés quotidiennes. A la limite, il peut provoquer une contestation populaire, mais pas une vraie révolution orchestrée par prise de conscience morale et politique de la part des citoyens.

<em>"Tout ce que nous subissons aujourd’hui comme douleur, c’est la douleur de l’argent. Nous avons vendu nos âmes au diable, alors nous payons le prix…"</em>, a déclaré à Modibo Sidibé, Massa Coulibaly, une notabilité de Kalabancoura avant sa <em>"rencontre citoyenne"</em> avec le groupe Benkadi de Traoré Sylvia le 8 avril 2017.

Ce <em>"nous"</em>, interpelle d’abord les citoyens de ce pays dans leur comportement au quotidien. Le changement commence là. <em>"Que chacun fasse violence sur lui-même afin d’être son meilleur serviteur et celui de la patrie dans tout ce qu’il fait"</em><em>.</em>

Pour éviter un autre Yabé (auto-goal) électoral en 2018, c’est maintenant qu’il faut agir. Et comme le rappelle Me Tapo, <em>"nous n’avons pas leurs moyens… Mais, nous avons des bras et des cerveaux valides"</em> pour empêcher cela.

Les pintades regardent la nuque de celle qui les guide. Sauf qu’ici, contrairement à ce que beaucoup pensent ou imaginent, ce sont nous les citoyens qui représentent la pintade qui guide. Si le peuple change, les dirigeants n’auront d’autre choix que de leur emboîter le pas ou se faire balayer par le mécontentement populaire.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mundialito en espagne : Les pupilles de l’ASB offrent une 2e consécration au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/mundialito-espagne-pupilles-de-lasb-offrent-2e-consecration-mali-2192782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/mundialito-espagne-pupilles-de-lasb-offrent-2e-consecration-mali-2192782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/ASB-Mundialito-2017-en-Espagne.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:19:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est sans surprise que les jeunes du centre de formation de l'Association sportive de Bamako (ASB) ont remporté la finale du tournoi Mundialito. Une rencontre disputée le samedi 15 avril 2017 en Espagne. Auteurs d'un parcours sans faute, les U10 de l'ASB ont réalisé 8 victoires en autant de matches.</em></strong>

En finale jouée le week-end dernier, nos talents en herbe ont disposé des Hollandais du PSV par le score de 6 buts à 0.  Et selon les observateurs, le jeune Adama Traoré (un autre Adama Traoré) s’est encore illustré comme d’habitude, en inscrivant seul, les 6 buts maliens dans cette finale. Il termine du coup à la tête du classement des meilleurs buteurs de cette compétition avec 27 réalisations en 8 matches.

C'est le 2e trophée consécutif remporté par les représentants maliens après celui de 2016 remporté par les jeunes du Centre Sadio Diarra de Niamakoro. Le <em>"Mundialito"</em> fête ses 24 ans cette année. <em>Mundialito</em> ou <em>"Tournoi international de football pour enfants"</em> est une initiative de l’Ecole internationale de football Ricardo Godoy. Une organisation créée en 1990 dans la province de Mendoza, en Argentine.

En 1994, cette école a lancé le projet sportif de <em>Football pour enfants</em>. Une initiative jugée la plus ambitieuse au niveau international avec l’objectif final de créer <em>"un vrai mondial"</em> de foot pour les enfants (8 à 10 ans) sur chaque continent. Cela est déjà une réalité en Europe et on continue de travailler pour l’amener sur d’autres continents, notamment en Afrique.

<em>"Nous avons travaillé en Argentine, en Espagne et au Portugal et nous avons collaboré avec le football pour enfants à Cuba, en Angola, au Maroc, en Mauritanie et au Mali. En plus, pendant tout ce temps notre équipe a voyagé à travers le monde entier"</em>, expliquent les initiateurs sur le site de l’organisation.

En 2016, ils ont ouvert au Mali une structure dénommée Fondation des canaries, Ecole internationale de football Ricardo Godoy de Mali. L’idée est de lancer des campagnes solidaires et contribuer à la promotion du football malien.

<em>"Toutes ces années nous avons obtenu une continuité dans nos services, nous travaillons intensément chaque année pour mener à bien nos programmes de Football et nos futurs projets dans lesquels sont remarquables l’organisation et la mise en route de grands évènements sportifs"</em>, indiquent les promoteurs de l’initiative.

En plus, l’Ecole international de football possède le Musée  Itinérant du football, a ses propres marques de nourriture rapide et le montage d’un parc d’attraction avec plusieurs manèges gonflables de football.

Cette organisation est ainsi devenue un grand groupe de gestion sportive internationale qui s’est consolidé en tant que le plus grand groupe d’organisation de grands évènements sportifs internationaux. Dans l’actualité, cette initiative est connue et bénéficie d’un prestige dans le monde entier. Cette année, 2017, l’école fête ses 27 ans d’existence. Il y a 20 ans (1997), le siège a été déplacé en Espagne, terre de football par excellence.

Le Mundialito est devenu le plus grand tournoi international de football pour enfants avec 5000 joueurs de plus de 50 nationalités et de grands clubs de la planète foot. A partir de cette édition, le Mundialito aura lieu à la  Costa Dorada  (Catalogne).

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Sidibé Dedeou Ousmane, S. G. CDTM : &amp;quot;L’arme du syndicalisme c’est la grève mais elle n’est pas toujours efficace&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mme-sidibe-dedeou-ousmane-s-g-cdtm-larme-syndicalisme-cest-greve-nest-toujours-efficace-2192642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/mme-sidibe-dedeou-ousmane-s-g-cdtm-larme-syndicalisme-cest-greve-nest-toujours-efficace-2192642.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Mme-Sidibe-Dedeou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:17:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Secrétaire générale de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), Mme Sidibé Dédéou Ousmane, est aussi la directrice des affaires juridiques et du contentieux de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Dans l’entretien ci-dessous, elle évoque les grèves qui paralysent le pays et les recettes de sa centrale syndicale pour désamorcer cette bombe sociale. Interview !</em></strong>

<strong>Le Reflet : <em>Quelle analyse faites-vous de toutes ces grèves qui paralysent aujourd'hui le Mali ? </em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> En termes de climat social, le Mali traverse une crise. Le front social est en ébullition parce que, dans tous les secteurs, il y a des mécontentements qui se manifestent. C'est ce qui  explique la multitude de préavis de  grève déposés à tous les niveaux. Nous l'avons répété à qui de droit plusieurs fois que ces grèves sont dues à un manque de cadre de dialogue social.

Quand on n'a pas un cadre de dialogue formel et élargi à toutes les structures, forcément le pays va  se retrouver dans la situation comme que nous connaissons aujourd’hui. Ces grèves s'expliquent également par le non-respect des engagements pris vis-à-vis des partenaires sociaux.

La CDTM, depuis sa création, il y a trois ans, a par exemple toujours privilégié le dialogue direct avec les autorités. Raison pour laquelle nous ne sommes pas allés dans le sens de déposer un préavis de grève alors que tout le monde peut le faire. Mais, nous voulons faire le syndicalisme autrement parce que notre centrale est assez jeune (la benjamine des centrales). Mais, elle est animée par de vieux syndicaliste qui ont été tous  très actifs au sein de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) pendant au moins 15 ans. Nous avons donc tiré  leçons du passé pour privilégier le dialogue avant de poser des actes. Sinon l'arme du syndicaliste, c'est la grève mais elle n'est pas toujours efficace à tout point de vue.

Nous avons déposé un cahier de doléances qui a été traité il y a deux ans. Sur les 33 points, 31 ont fait l’objet d'accord,  deux points en accord partiel. Mais jusqu'ici, le gouvernement tarde à tenir ses engagements. Et c’est général. Nous-mêmes, en tant qu'organe central, avons du mal à encadrer ou à empêcher nos démembrements à déposer des préavis par secteur. Ce qui fait que tout est effrité en quelque sorte. Et cela a créé une crise de confiance entre nous et nos syndiqués et chacun essaie de se battre comme il peut.

<strong>Le Reflet : <em>Quel remède la CDTM propose pour désamorcer cette bombe sociale ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> La CDTM préconise un véritable cadre d'échanges et de communication entre les partenaires sociaux et les représentants du gouvernement. Je suis par exemple dans une direction générale. Et à ce niveau, il est indispensable d’échanger de temps en temps avec ses collaborateurs sur les difficultés que nous rencontrons tous les jours dans l’exercice de nos fonctions.

Au niveau des structures de base, quand il y a déjà la concertation et la communication, cela facilite aussi la communication au niveau du  sommet. Il y a un an, nous avons tenu un séminaire avec le Bureau international du travail (BIT). Une initiative de Confédération syndicale des travailleurs (CSTM) qui a rassemblé les quatre centrales du Mali ainsi que celles des pays membres de la Cédéao.  Nous avons remarqué que, au Mali, il manque ce cadre de dialogue comme dans les autres pays de cet espace politique et économique. Comme solution, il faut non seulement élargir le cadre de dialogue et de communication, mais aussi et surtout essayer de tenir correctement les engagements pris par l'Etat vis-à-vis de ses partenaires sociaux.

<strong>Le Reflet : <em>Le dialogue social est-il la meilleure solution ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> Le dialogue social serait la solution. D'abord, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et discute avec les centrales syndicales comme interlocuteurs uniques. Mais, quand entre nous-mêmes centrales syndicales le courant ne passe, il n’y aura pas de solidarité. Difficile alors de faire front commun pour résoudre les problèmes.

C’est que nous constatons par exemple par rapport à la crise au niveau de la santé, de l'éducation...  Je prends l’exemple des travailleurs du ministère de la Justice, le personnel non magistrat,  ils sont  800 au Mali. Ceux qui travaillent dans l’administration pénitentiaire sont déjà allés en grève deux fois et menacent d’une grève illimitée.  C’est la même chose pour  l’administration générale des collectivités et l’administration publique. Le front social en ébullition à tous les niveaux et dans tous les secteurs.

Toutefois, il faut reconnaître les actes posés par le ministre du Travail et de la Fonction publique pour désamorcer certaine crise. A son arrivée, elle a rencontré toutes les centrales syndicales. Il y a un mois aussi, elle a pris son bâton de pèlerin et a fait le tour de toutes les centrales. C’est une bonne chose, car c’est une démarche qui s’inscrit dans le cadre du dialogue social. Mais, cela ne suffit pas toujours. Elle nous a rassuré que, avec ses homologues, des dispositions sont en train d’être prises pour instaurer un vrai cadre de dialogue et un vrai suivi des engagements pris au niveau de chaque département ministériel.

<strong>Le Reflet : <em>La CDTM et CMT ont été reçues le vendredi 14 avril 2017 par le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga. Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> Ce matin à 11 h (vendredi 14 avril), nous avons été reçues (la CMT et la CDTM) par le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga. Il nous a expliqué que ce n’est pas par manque de considération ni discrimination qu’il ne nous avait pas reçues le 11 avril 2017 avec l’UNTM et la CSTM. Mais, juste parce qu’il y a eu un problème d’agenda.

Au moment où il recevait l’UNTM à la CSTM, il ne savait pas que la CDTM et la CMT n’étaient pas dans la salle alors qu’il pensait s’adresser à toutes les centrales. Dans la salle, il a fait la déclaration qu’il prend acte de la présence de l’UNTM et de la CSTM. Mais qu’il n’y aura pas d’exclusion dans ce domaine parce qu’il compte travailler avec toutes les centrales reconnues au Mali.

A l'issue de notre rencontre, le Premier ministre nous a dit des choses rassurantes. Il nous a rassurés qu'il va élargir la base du dialogue, tenir compte de toutes les observations que nous avons eu à faire en ce qui concerne le manque de suivi, le manque de cadre de dialogue, entre autres. Il a instruit au ministre du Travail et de la Fonction publique de tout faire pour mettre en œuvre toutes ces dispositions.

A l'issue de cette rencontre, nous lui avons donné l’assurance également que nous mettrons tout en œuvre (en tant que femme, mère, sœur et citoyenne responsable) pour désamorcer cette bombe sociale en impliquant toutes femmes travailleuses, les organisations féminines, les jeunes et la société civile dans cette action. Il en va de la sauvegarde de l'intérêt général du pays.

<strong>Le Reflet : <em>Avant sa démission, le Premier ministre Modibo Kéita avait rencontré les quatre centrales. Qu’avez-vous retenu de cette rencontre ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> C'était la même démarche, un vrai cri de cœur. Les autorités demandent notre implication dans l’apaisement du climat social.

<strong>Le Reflet : <em>Ne pensez-vous pas qu'une trêve est indispensable pour permettre au nouveau Premier ministre de mieux étudier les dossiers et faire des propositions concrètes ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> La façon dont le nouveau Premier ministre est en train d'agir dès sa prise de fonction est rassurante. Il s'est rendu dans toutes structures hospitalières. Il a entrepris des rencontres avec les différentes centrales, la société civile… En un mot, les partenaires de l'Etat. Ce sont des actes qu’il faut apprécier dans le sens d'une solution de sortie de crise. Il faut bien qu’on sorte de cette crise. Le PM est en train de mettre tous les atouts et les moyens de son côté pour obtenir une trêve. Et je suis d'accord qu’une trêve est nécessaire pour aller à la table des négociations. Le gouvernement doit se donner les moyens d’une telle quête.

<strong>Le Reflet : <em>Quelle est votre réaction par rapport au gouvernement formé le 11 avril 2017 ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> Nous ne sommes pas politiques, mais nous veillons sur la chose publique. C’est notre pays et le syndicat a un rôle éducatif. Les syndicalistes ont donc aussi le devoir de préserver les intérêts de leur pays.

<strong>Le Reflet : <em>Pensez-vous que la présence de l’UNTM dans cette nouvelle équipe gouvernementale soit une bonne chose pour la liberté syndicale ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane :</strong> Je n’analyse pas cela par rapport à l’UNTM, mais je considère juste que Maouloud Ben Kattra est un citoyen malien. Si le nouveau PM estime qu'il a sa place dans le gouvernement, c'est son appréciation. Un ministre, n’est pas un syndicaliste.

<strong>Le Reflet : <em>Dans une interview accordée au Le Reporter magazine en mai 2015, vous avez dit : </em>"Il faut que le travailleur soit dans les conditions minimales pour pouvoir bien accomplir sa tâche"<em>. Selon vous quelles sont ces conditions minimales ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane : </strong>C'est le minimum dont un travailleur a besoin pour bien accomplir ses tâches. Il faut être dans les conditions morales, matérielles et financières pour pouvoir travailler convenablement, mieux servir son service, sa société… son pays.

<strong>Le Reflet : <em>Pensez-vous que, avec la crise sécuritaire et la conjoncture économique, le gouvernement a les moyens de satisfaire à toutes les revendications des travailleurs aujourd’hui ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane : </strong>En principe, un syndicaliste doit être légaliste, être bien formé et aussi être jaloux de son patrimoine national. Je suppose que lorsqu’un syndicaliste revendique, il a analysé tous les facteurs. Il doit savoir ce qu’il demande, s’il peut l’avoir ou pas. Il y a des conditions préalables à toutes revendications qui doivent être réunies.

Normalement, les syndicats doivent demander ce qui est possible et être en mesure d’apprécier ce que l'entreprise peut faire et ce que l'Etat peut leur donner. Ce n’est pas forcément avoir tout ce qu’on demande tout de suite. Cela peut être échelonné sur le temps. Par exemple le cas des enseignants. Ce sont des revendications qui sont sur la table depuis très longtemps. Ils les posent, ils se lèvent, obtiennent un bout, se calment et reviennent à la charge.

Au niveau de mon organisme, l’Institut national de la prévoyance sociale (INPS), nous avons des doléances. Chaque fois qu’on demande une augmentation de salaire, cela peut s’étaler sur deux ou trois ans. Nous devrons savoir que lorsqu’on pose une doléance c’est parce que nous entrevoyons déjà la solution.

<strong>Le Reflet : <em>Combien de syndicats sont aujourd’hui affiliés à la CDTM et dans quels secteurs ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane : </strong>Sept syndicats nationaux sont affiliés à la CDTM : l'administration publique, le secteur informel, les enseignants, les collectivités, l’hôtellerie, les industries, les transports. D'autres adhésions sont en vue.

<strong>Le Reflet : <em>Rencontrez-vous des difficultés particulières dans l'implantation de votre centrale syndicale ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane : </strong>Evidemment ! Au Mali, pour pouvoir avoir la légitimité syndicale et en bénéficier, ce n’est pas facile. Se faire connaître sur le plan national et international, c'est un parcours du combattant. Pour ce qui est de la CDTM, elle a été créée en respectant toute la législation en la matière. Nous n'avons pas eu trop de problèmes.

La difficulté majeure c'est par rapport aux autres syndicalistes qui n'ont pas vu d'un bon œil qu’il ait d’autres centrales. Alors que nous devrons dépasser cela. Quand nous prenons les autres pays, quatre centrales syndicales ce n'est rien. Par exemple au Sénégal, au Burkina Faso et au Niger, il y en a plus de sept. La Mauritanie en a 24 mais et cela ne les empêche pas de travailler. C'est peut-être les secteurs qui peuvent différer.

Au Mali, nous avons cette chance que toutes les centrales couvrent tous les secteurs. Il n'y a pas de raison qu'on ne se donne pas la main pour travailler ensemble.

<strong>Le Reflet : <em>Quel appel lancez-vous à l'endroit des travailleurs du Mali ?</em></strong>

<strong>Sidibé Dédéou Ousmane : </strong>Solidarité, unité et démocratie à l'endroit de tous les travailleurs du Mali ! C'est la devise de la CDTM. Que tous les travailleurs soient solidaires. Tout le monde a intérêt que le Mali soit un pays dans lequel nous pouvons vivre en paix, qu’il reste un havre de paix. Le Mali doit rester un pays qui a une hospitalité légendaire. Le climat social doit être apaisé.

Donnons-nous la main, aidons-nous les uns les autres pour que le mouvement syndical malien soit fort. Si nous sommes divisés, nous ne pouvons pas être forts. Et moins on est fort, mieux cela arrange le gouvernement. Si on se donne la main, comme un mur, rien ne pourra traverser. Et cela pour le bonheur des Maliens.

<strong><em>Propos recueillis par</em></strong>

<strong>Aïssata Bâ</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Licenciés par l’ambassade du Nigeria : Des agents attendent leurs indemnités depuis plus d’un an</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/licencies-lambassade-nigeria-agents-attendent-leurs-indemnites-plus-dun-an-2192592.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/licencies-lambassade-nigeria-agents-attendent-leurs-indemnites-plus-dun-an-2192592.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:14:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Abusivement licenciés par l’ambassade du Nigeria à Bamako, des chefs de famille attendent leurs indemnités depuis plus d’un an. Les rares fois où on accepte de les recevoir, c’est juste pour leur dire de patienter parce qu’Abuja n’a toujours pas réagi. Si sur les 13 personnes licenciées, certains (chauffeurs, interprètes…) ont été rappelés pour leur proposer un contrat d’un an, les autres sont condamnés à la précarité sociale.</em></strong>
Liés à la représentation diplomatique nigériane au Mali par un contrat à durée indéterminée (CDI), ils sont une dizaine d’agents du personnel d’appui à avoir été abusivement licenciés sans aucune motivation sérieuse. Et jusqu’à ce jour, aucun d’entre eux n’a bénéficié d’une quelconque indemnité.

Approché à l’époque par nos confrères de <em>Le Reporter</em>, l’ambassadeur (entre temps rappelé aussi) avait donné sa version des faits. Pour lui, ce sont des éléments qui ne lui rendaient plus la tâche facile, car <em>"plus proche</em>s<em>"</em> de ses rivaux au sein de sa représentation.

Toujours est-il que ces chefs de familles licenciés n’ont pas toujours été mis dans leurs droits. Ainsi, le 5 janvier 2017, ils ont voulu rencontrer le chargé d’affaires qui les fuit comme la peste. Finalement, à leur insistance, le comptable et le chef de personnel les ont reçus pour leur dire qu’ils n’ont toujours rien reçu d’Abuja par rapport à leurs indemnités de licenciement.

<em>"Pour nous convaincre de la crise de trésorerie à leur niveau, ils nous ont fait savoir que ce sont les principaux responsables qui se sont cotisés pour payer le personnel subalterne"</em>, explique Kassoum Dramé, ex-chauffeur de l’ambassadeur et porte-parole des agents licenciés. Qu’ils se cotisent alors aussi pour offrir aux licenciés des avances sur leurs indemnités !

<em>"Le chargé d'affaires nous avait promis de payer progressivement nos indemnités en fonction du budget mis à la disposition de la représentation diplomatique. Mais, il s'est rétracté en se défendant de n'avoir jamais tenu une telle promesse"</em>, rappelle un autre agence licencié.

<em>"Ils nous ont aussi conseillé de prendre attache avec notre ministère des Affaires étrangères pour saisir son homologue nigérian par rapport à notre situation. Et cela d'autant plus que beaucoup de choses ont changé au Nigeria ces dernières années. Selon nos interlocuteurs, les représentations diplomatiques nigérianes souffriraient d'une restriction budgétaires"</em>, se rappelle-t-il.

<em>"Nous leur avons dit que nous avons travaillé pour leur ambassade pendant au moins 17 ans. Et d'habitude les droits des retraités et des compressés sont toujours payés directement ici. Jamais, il n'a été question d'attendre que l'argent vienne du Nigeria"</em>, déplore M. Dramé.

Et naturellement que, <em>"nous n'en pouvons plus des va-et-vient depuis plus d'un an"</em>, s’offusque ce père de famille contraint de se débrouiller pour nourrir une famille nombreuse.

Les agents compressés ont récemment voulu avoir l'état de paiement de leurs indemnités envoyé au Nigeria pour que chacun sache ce qui lui reviendra quand l’ambassade décidera à les payer.

<em>"Le comptable nous avait promis de nous remettre ce document en début février dernier. Mais, il a ensuite refusé de s'exécuter parce que le chargé d'affaires lui aurait interdit de nous remettre ce document qui pouvait les compromettre un jour. Ce dernier m'a appelé pour me les montrer, mais n'a pas voulu me les remettre"</em>, souligne Kassoum Dramé.

Il a ensuite été délégué par les autres travailleurs pour se rendre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale où il a rencontré le responsable du service juridique, M. Diallo.

<em>"Ce dernier nous a dit avoir convoqué deux fois le chargé d'affaires. Et chaque fois, ce dernier lui tient le même langage, c'est-à-dire qu'ils ont envoyé nos dossiers au Nigeria et qu'ils attendent la réaction de leurs supérieurs hiérarchiques. Nous l’avons informé du refus de nous communiquer l'état de nos indemnités. Et M. Diallo nous avait promis de s'investir pour que nous puissions avoir ce document"</em>, rend compte M. Dramé.

Au mois de mars dernier, il a été revoir M. Diallo avec deux délégués des chauffeurs des Affaires étrangères pour qu'il les aide à entrer dans leurs droits. C'est ainsi qu'il les a informé que notre ambassade à Abuja (Nigeria) a été saisie de cette affaire pour saisir qui de droit afin de mettre fin à cette injustice. Il leur demande donc de leur faire confiance et de prendre leur mal en patience.

Une attente pénible pour des chefs de familles, privés de revenus depuis plus d'un an. <em>"Nous avons écrit au ministre malien des Affaires étrangères. Et cela il y a plus de six mois et nous n'avons aucune réponse de lui"</em>, déplorent les agents licenciés.

Et de conclure, <em>"nous demandons à nos plus hautes autorités de réellement s'impliquer dans ce dossier pour que nous puissions entrer dans nos droits. Nous comptons beaucoup sur elles d'autant plus que si c'était notre ambassade à Abuja qui avait licencié des Nigérians de cette manière, notre pays allait subir toute sorte de pression politique et diplomatique pour les mettre dans leurs droits</em>. <em>Et nous sommes convaincus que cela n’allait pas prendre autant de temps"</em>.

Il nous revient que ces agents de l’ambassade du Nigeria au Mali et le personnel d’appui de l’ambassade de la Libye sont dans cette précarité depuis de longs et pénibles mois. Si l’on peut comprendre la situation de ceux qui travaillaient pour la Libye à cause du chaos dans lequel leur pays est plongé depuis des années, celle du Nigéria est inacceptable pour un pays qui veut rivaliser avec l’Afrique du Sud comme première puissance économique d’Afrique. Il est vrai que la flexibilité du Naira, pour réduire la spéculation et la thésaurisation de dollars, a affecté ce géant économique d’Afrique de l’Ouest.

Tout comme la chute des cours mondiaux du pétrole, qui compte pour environ 70 % des revenus et 90 % des réserves de devises étrangères du Nigeria, a plongé ce pays dans une crise économique et financière majeure. Mais, de là à être incapable de payer les indemnités de licenciement d’une dizaine d’agents du personnel d’appui, il y a un pas que les Nigérians ont franchi vers la mauvaise foi.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Les enfants de la rue, quel avenir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-enfants-de-rue-avenir-2192772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-enfants-de-rue-avenir-2192772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/enfants-de-la-rue.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:07:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ils inondent les rues et les marchés de la capitale : Lafiabougou, Rail-da, Grand hôtel… ! Les enfants de la rue sont partout, sur tous les grands axes, à tous les feux et carrefours.

Il est devenu difficile sinon impossible de se déplacer sans se faire apostropher par ces enfants en quête de pitance ou d’une petite pièce pour, disent-ils, manger ou acheter des chaussures. C’est devenu si banal qu’on a fini par s’y habituer et on est presque devenu insensibles à tout cela. Mais en réalité, devons-nous rester indifférents à ce phénomène ?

Ils sont laissés à eux-mêmes et vagabondent à longueur de journée pour mendier et commettre des larcins par-ci, par-là. Une question majeure se pose alors : n’ont-ils pas de familles ou de parents ?

A l’allure où vont les choses, si rien n’est fait, la situation risque d’échapper à tout contrôle. Les rues de Bamako risquent de ressembler aux dédales de Harlem ou du Bronx aux Etats-Unis où les enfants de la rue s’entre-déchirent au vu et au su de tout le monde.

Ces enfants doivent bien survivre et pour cela, ils volent, agressent et se droguent même parfois sinon tout le temps. Ces actes répréhensibles sont en réalités des cris de cœur de ces enfants qui n’ont plus de soutien social et de repère moral.

Cela fait peut-être de la peine d’en parler, mais il faut se le dire ; les multiples associations et organismes humanitaires qui prétendent venir en aide aux enfants de la rue jouent-ils vraiment leur rôle ? Ne cherchent-ils pas en réalité leurs propres intérêts en profitant cette précarité ?

Loin de vouloir cautionner leurs actes de vol et d’agression en encore moins de condamner les pouvoirs publics qui font ce qu’ils peuvent pour les aider, c’est un appel à ces prétendus humanitaires qui doivent jouer le rôle qu’ils se sont eux-mêmes assignés. C’est une façon, non de les indexer, mais d’en appeler à leur bonne conscience pour qu’ils voient la souffrance et la détresse de ces gamins qui n’ont rien fait pour mériter ce qui leur arrive.

Ce fléau est l’affaire de tous et de chacun. Tu es concerné, je suis concerné. Tu peux faire quelque chose, je peux faire quelque chose. Alors ouvrons les yeux, ne soyons pas égoïstes, venons en aide à ces enfants, menons ensemble des actions qui peuvent régler ou, du moins, apporter un petit réconfort à ces êtres innocents car, de près ou de loin, nous finirons par être touchés par le phénomène !

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>vie et enseignement de Tierno Bokar : Rapprocher l’islam et l’Occident !</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/vie-enseignement-de-tierno-bokar-rapprocher-lislam-loccident-2192732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/vie-enseignement-de-tierno-bokar-rapprocher-lislam-loccident-2192732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/Amadou-Hampaté-Ba.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:04:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Vie et enseignement de Tierno Bokar» est l’ouvrage d’Amadou Hampâté Bâ qui a inspiré "Le sage de Bandiagara" ! Un film documentaire inédit de Louis Decque projeté pour le public à l’Institut français (IFM) de Bamako le 4 avril 2017. C’était en présence du réalisateur Louis Decque. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>"<em>Ton devoir est de chercher quelle est ton existence réelle. Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Pourquoi as-tu été créé ? En quoi consiste ton bonheur ? En quoi consiste ton malheur ?</em>" ! Telle est l’essence de l’enseignement du Sage de Bandiagara selon l’œuvre d’Amadou Hampâté Bâ : Vie et enseignement de Tierno Bokar !

Des questions dont les réponses permettront à l’individu de donner un vrai sens à sa vie. Un défi que peu de gens réussissent à relever comme Tierno Bokar. Cheikh de la confrérie soufie Tidjaniya, il fut une pure et haute figure non seulement de l'islam en Afrique noire, mais de la spiritualité universelle.

La force de l’engagement spirituel de ce saint homme lui valut une grande autorité auprès de la communauté de sa ville, Bandiagara.

Dans l’ouvrage que lui a consacré l’un de ses meilleurs disciples, Amadou Hampâté Bâ (1900-1991), sa vie est retracée dans ses lieux et dans son contexte politique et religieux pour situer la parole et l'enseignement du maître, qui font l'objet des deux autres parties de l'ouvrage.
<em>Vie et enseignement de Tierno Bokar</em> est un court ouvrage parmi les plus remarquables d'Amadou Hampâté Bâ (L’Etrange destin de Wangrin, Amkoullel, l’Enfant peul, Oui mon Commandant…). <em>"Non-seulement le style élégant et clair de l'écrivain rend très agréable la lecture de tout ce qu'il avait écrit, mais c'est surtout le récit de la vie, la pensée et de l'enseignement de Tierno Bokar"</em>, témoigne l’éditeur.

Pour ce dernier, le sage de Bandiagara est <em>"un être parmi les plus purs, les plus modestes, les plus éclairés, les plus tolérants que l'on puisse trouver sur terre"</em> !

On comprend alors aisément pourquoi il est la référence morale et spirituelle de Hampâté Bâ dans presque toutes ses œuvres. Ce brillant intellectuel le décrit, à juste titre, comme <em>"un saint dont la vie, le comportement et les paroles touchent la vie et les relations humaines au niveau universel"</em> !

L'ouvrage est principalement composé de deux parties. La première est l'histoire de la vie et de la mort du saint homme, ses approches, comportements, ses objectifs et ses soucis, surtout vis-à-vis de ses nombreux élèves et disciples, avec la triste, sévère et douloureuse fin de ses jours, dans des circonstances d'injustice et d'intolérance fâcheuses.

La seconde partie est consacrée à ses paroles et son enseignement. Qui mieux qu’Amadou Hampâté Bâ pouvait mieux rendre un récit fidèle et précis sur Tierno Bokar que celui qui a été l'un de ses élèves pendant un an et dont la vie a été intimement liée à celle du saint homme jusqu'à sa mort ?

Réhabiliter le savant, son enseignement et sa sagesse universelle a été le combat de l’écrivain toute sa vie. A le relire maintenant, je suis absolument frappé par son actualité aujourd'hui, presque cent ans après les événements.

<em>"Je conseille cet ouvrage à tous ceux qui voudraient découvrir un rare Africain qui, par son esprit d'amour et de tolérance envers toute l'humanité, dépasse les barrières de haine, de petitesse d'esprit, d'intransigeance et d'intolérance"</em>, disait récemment un lecteur sur les réseaux sociaux.

Il a d’autant raison que la vie de Tierno Bokar fut celle d'une <em>"grande âme dédiée au divin, au meilleur de soi"</em>. Et <em>"la bonté et l'intelligence du cœur transpirent"</em> de ce vibrant témoignage et hommage d’Amadou Hampâté Bâ. Disciple de Tierno Bokar, écrivain, historien, ethnologue, il fut l'un des plus grands spécialistes de la culture et des traditions africaines.

Une œuvre qu’il faut lire ou relire à tout prix en cette période troublée où certains cherchent à stigmatiser l'islam. L’enseignement de Tierno Bokar est une <em>"évidence"</em> et une <em>"référence lumineuse"</em> pour non seulement éviter la diabolisation de cette religion, mais aussi un antidote aux discours de haine des apôtres de cet islam extrémiste et radicalisé.

Et bien maîtrisé, l’enseignement de Tierno Bokar peut être <em>"un facteur de rapprochement"</em> entre l’Occident et l’islam dans un futur très proche.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sona : Les promesses n’engagent que ceux qui y croient</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sona-promesses-nengagent-y-croient-2-2192582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sona-promesses-nengagent-y-croient-2-2192582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 00:47:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[SI l’enjeu n’était pas aussi grand, je pourrais en rire car les prochaines élections présidentielles en France ressemblent à s’y méprendre aux fables de La Fontaine. Nous avons tous les ingrédients : les lecteurs (ceux qui devront élire leur poulain), les candidats (le puissant, l’avare, le cruel, le faible, l’irresponsable….) tout cela mis en scène par les médias : un tableau animé où la question de la morale reste à l’appréciation des  Français et Françaises.

Pardonnez-moi du peu d’empathie que j’ai à l’égard de certains et  mes allégories  pour exprimer cette <em>"distraction"</em>. Un amusement qui frôle l'hérésie ou la folie tant on veut me faire prendre des vessies pour des lanternes où me vendre des navets comme des citrons. Mieux vaut en rire qu’en pleurer tant la situation est  loufoque, grotesque.

Dans ce récit, je ne vais pas caricaturer tout le beau petit monde politique car même avec beaucoup d’humour, trop trainent une/des casseroles (avoir été compromis dans une affaire douteuse) et cela frôlerait l’indigestion dont je suis déjà une victime (dégoût moral).

A force de trainer dans les bouches des goûts (chacun offre son programme avec sa bouche), j'ai la nausée  tellement les bouches dégoût sentent mauvais. Commençons tout d’abord par François Fillon, notre pauvre petit Calimero (personnage de dessin animé, un petit poussin noir) qui à chaque mésaventure crie à l’injustice. Acharnement volontaire pour supprimer un concurrent… Mais mon petit doigt me dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu  même si je sais que tous ont un cadavre dans leur cave.

Notre pauvre petit Calimero use et abuse de cette soi-disant injustice pour en faire sa campagne. On l’accuserait à tort d’avoir profité de certains avantages qui, à l’écouter, seraient mérités alors que les accusations sont grandes.

Cela me rappelle l’affaire DSK mais… Bref une campagne parasitée par ses déboires judiciaires où chacun des acteurs en profite pour intensifier l’hémorragie dont souffre notre petit poussin noir.

Là dessus s’engouffre la pro du ménage, celle qui veut tout nettoyer du sol au plafond  en s’assurant la compagnie des bons Français : Marine Le Pen, <em>"la mygale"</em>. L’araignée qui en mangeant grand nombre d’insectes aide à contrôler leur nombre.

En se débarrassant des gêneurs, des exclus de la société, elle espère redorer le blason français. Cependant, le Roi lion (Jean-Luc Mélenchon), un peu à l’écart, ne l’entend pas de cette oreille et se met à ruer dans les brancards dès que l’on touche à son territoire. Il rugit haut et fort et ne mâche pas ses mots pour se faire entendre. Bref, il s’emporte facilement, mais c’est de bonne guerre.

Puis un bel étalon tout beau (Manuel Macron), tout fringant, tout propre en apparence, car une petite voix me dit de me méfier de tout ce qui brille. Petite question à son sujet : qui finance ses courses (sa campagne électorale) ? Bon là, je l’avoue, il m’a donné du fil à retordre.  Certains vont même le surnommer le poulain de l’oligarchie financière au vue de ses <em>"contacts, amis"</em> qui seraient à l’origine de cette avancée spectaculaire.

On reconnait l’arbre à ses fruits. Mais, attention les apparences sont trompeuses. Petite investigation donc, dans le passé de cet ex-banquier et là, je vais de surprises en déconvenues, le fruit tant attendu me laisse dans la bouche un goût amer mais libre à chacun d’apprécier.

Il ne manquait plus qu’à cette belle brochette, le joyeux luron de la bande, notre poule aux œufs d’or (Benoit Hamon) qui envisage le revenu universel (une somme d’argent fixe versée par l’Etat à chacun sans contrepartie) comme un miroir aux alouettes quand on  connait la dette financière de l’Etat que beaucoup oublient de mentionner ces derniers temps.

Décidément, ils ne manquent pas d’idées pour  nous amadouer et nous mélanger à toutes les sauces  histoire de pimenter notre quotidien et surtout nous faire oublier la dure réalité. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et réconciliation nationale : Paris interdit à Bamako de négocier avec Iyad</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-reconciliation-nationale-paris-interdit-a-bamako-de-negocier-iyad-2180672.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-reconciliation-nationale-paris-interdit-a-bamako-de-negocier-iyad-2180672.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/IyadAgGhali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Apr 2017 18:40:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 5 au 7 avril 2017, le ministre des Affaires étrangère de la République fédérale d’Allemagne et ministre français des Affaires étrangères et du Développement international ont séjourné dans trois pays du G5 Sahel (Niger, Mauritanie et Mali). Pour Jean-Marc Ayrault et Sigma Gabriel, ce déplacement visait à apporter leur soutien aux efforts de sécurité et de défense du G5 Sahel. Et à Bamako, la dernière étape, Jean-Marc Ayrault ne s’est pas embarrassé de langage diplomatique pour interdire à Koulouba d’aller dans le sens des recommandations de la Conférence d’entente nationale, notamment négocier avec Iyad Ag Ghali.</em></strong>

Négocier avec le prêcheur radical Hamadoun Kouffa et avec son mentor Iyad Ag Ghali sans concession sur le caractère républicain et laïc du pays ! Voilà une recommandation forte de la Conférence d’entente nationale organisée à Bamako du 27 mars au 2 avril 2017.

Dans un premier temps, le gouvernement s’est dit favorable à d’éventuelles négociations avec ces extrémistes religieux. <em>"Le Mali est prêt à négocier avec tous ses enfants. Tout enfant de ce pays qui veut déposer les armes ou qui veut quitter cette engeance extrémiste, jihadiste, est la bienvenue chez lui"</em>, avait estimé Mohamed el-Moctar, le ministre de la Réconciliation nationale. <em>"Je suis convaincu que le Mali ne refusera pas le dialogue avec Iyad Ag Ghali et Hamadoun Kouffa dans le cadre d'un Etat républicain et laïc"</em>, avait-il ajouté sur les ondes de RFI, la radio de la propagande française.

Une déclaration qui a provoqué la colère de l’Elysée et du Quai d’Orsay. C’est ce qu’a fait savoir le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault, à Ibrahim Boubacar Kéita lors d’une audience à la Villa des hôtes vendredi dernier (7 avril 2017)

<em>"Nous sommes engagés dans un combat sans ambigüité et contre le terrorisme, contre ceux qui se revendiquent du terrorisme. Et donc il n'y a qu'un moyen, il n'y en a pas deux"</em>, a répondu Jean-Marc Ayrault à une question de la presse sur la recommandation de la Conférence d’entente nationale de renouer le dialogue avec Iyad Ag Ghali.

Et d’ajouter, <em>"comment négocier avec les terroristes ? C'est un combat sans ambiguïté… Il ne faut pas qu'il y ait le moindre doute"</em>. Et le ministre français a déclaré à la presse avoir eu l’assurance du président Kéita qu'il n'y aurait <em>"aucune négociation avec les terroristes"</em>.

<em>"Le Mali n'entend pas négocier avec les terroristes qui revendiquent les attentats"</em>, a en effet déclaré le ministre des Maliens de l’extérieur, Abdrahamane Sylla, lors du point de presse co-animé avec les chefs de la diplomatie française et allemande.

<em>"Iyad Ag Ghali s’est réjoui de la mort du soldat français Julien Barbé"</em>, a évoqué Jean-Marc Ayrault pour justifier l’opposition de la France à tout dialogue avec ce dernier. On ne doit pas se réjouir de la mort d’un être humain, son pire ennemi fut-il.

Mais, on peut aussi rappeler à nos amis français que Nicolas Sarkozy et ses alliés se sont félicités de l’assassinat de Mouammar Kadhafi par leurs troupes. Que l’Elysée et le Quai d’Orsay chouchoutent aujourd’hui, au mépris de la souveraineté d’un peuple, ceux qui ont égorgé des militaires maliens en 2012 à Aguelhok et des administrateurs civils en mai 2014 à Kidal.

Comme le disait récemment le Pr. Harouna Niang, des <em>"séparatistes, racistes et féodaux qui utilisent une prétendue cause touareg pour prendre le pouvoir ou s'enrichir… La seule chose qui compte pour ces gens là c'est leurs intérêts égoïstes"</em>.

<strong>La France entraîne IBK sur une pente glissante au mépris de la paix au Mali</strong>

Ainsi, Abdrahamane Sylla et Jean-Marc Ayrault rejettent officiellement la recommandation d'ouverture de négociations de la Conférence d'entente nationale Iyad Ag Ghali et Hamadoun Kouffa.

Si la France sait ce qu’elle gagne dans l’exclusion d’Iyad du processus de paix (indépendance de l’Azawad et prolongation de la crise sécuritaire au Sahel afin de continuer à nous imposer sa présence militaire sur notre sol), le pouvoir semble ignorer ce que le pays risque en suivant aveuglement la France qui veut neutraliser le leader extrémiste le plus influent du Sahel parce que ce dernier est opposé à la partition du Mali.

En effet, le <em>"Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans"</em> veut épargner le Mali dans ses prochaines actions armées. Notre pays est absent de la liste rendue publique (le mercredi 5 avril 2017) des onze Etats auxquels Iyad entend déclarer une guerre ouverte.

Pour de nombreux observateurs, <em>"cette orientation fait presque écho à la main tendue des Maliens ayant souhaité négocier avec les islamistes maliens à l’issue de la Conférence d’entente nationale"</em>.

Le Niger,  la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Tchad et le Burkina Faso sont les pays africains dans le viseur des terroristes. Au Burkina Faso, une opération d’envergure est en cours contre les jihadistes. C’est dans celle-ci que le caporal-chef français a trouvé la mort le mercredi 5 avril, selon le gouvernement français.

Par ailleurs, les intérêts de la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède sont les pays non africains cités parmi les 11 Etats ennemis du groupe terroriste.

Même si tous les pays évoqués ont en commun leur engagement dans la lutte contre le terrorisme au Mali, le choix d’épargner notre pays doit être analysé comme un appel à la Cédéao et à la communauté internationale à soutenir la recommandation de la Conférence d’entente nationale.

Comme le disait Mme Sy Kadiatou Sow, président de l’Adéma-Association dans une interview qu’elle nous accordée en mars dernier, il est temps que nous envisageons nos propres approches de la paix et de la réconciliation pour sortir de cette impasse. A la solde de la France qui défend ses propres intérêts au Sahel, la communauté internationale a pris fait et cause pour les bandits armés de Kidal qui, comme leurs parrains français, ne semblent pas presser de parvenir à la paix et à la stabilité dans le septentrion malien.

Comme nous l’avouait récemment un diplomate malien, il est temps que Bamako exige <em>"maintenant un engagement clair et franc de la France pour la paix au Mali, notamment sur la situation de Kidal. Il est clair qu’il n’y aura pas de paix dans notre pays tant que le Mali n’exerce pas sa souveraineté sur l’ensemble du territoire en y redéployant l’administration publique ainsi que les Forces armées et de sécurité"</em>.

Et d’ajouter, <em>"le CMA continue à souffler le chaud et le froid et surtout continue de célébrer l’indépendance de sa prétendue Azawad. Et pourtant la Conférence d’entente nationale, une disposition de l’accord, a été sans équivoque : l’Azawad ne peut avoir aucune connotation politique ou administrative… Bref, il ne dépend que de la France que toute farce dramatique prenne fin aujourd’hui"</em>.

Et, <em>"il est indispensable que l'autorité du pouvoir s’exerce sur l’ensemble du territoire malien. Mais, cela se fera pas étape"</em>, a répondu Jean-Marc Ayrault à un confrère malien qui lui demandait la position de la France sur la situation de Kidal. Par rapport à cette situation, la diplomatie française peut se permettre d’entretenir l’ambigüité sans crainte d’être rappelée à l’ordre.

On est plus proche de voir Iyad diriger le Mali que de voir IBK demander des comptes à la France. Même pas à son copain Hollande…

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décès de Vital Ky : Une légende s’est éteinte</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/deces-de-vital-ky-legende-sest-eteinte-2181732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/deces-de-vital-ky-legende-sest-eteinte-2181732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/ViTal-Ky-Segou-Mali.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 14:32:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Footballeur, basketteur, volleyeur, sprinter... L’homme fut un sportif complet. Un passionné de sport dans le cœur et dans l’âme.  Vital Ky, c’est de cet oiseau rare qu’il s’agit, s’est éteint le mercredi 5 avril 2017 à l'hôpital du Mali. Il avait 65 ans. Et depuis le vendredi 7 avril 2017, il repose à Ségou, une ville et une région à qui il a tout donné dans différentes disciplines sportives.</em></strong>

&nbsp;

Il aurait pu s’appeler ou être surnommé <em>Vital Olympique</em> ou <em>L’Olympien</em> que personne n’aurait crié au scandale. En effet, l'homme a touché à de nombreuses disciplines (foot, basket, athlétisme, volleyball) avec la même passion, le même sens du devoir et surtout avec la même réussite. Dans un autre pays, il aurait été adoré comme une icône, adulée comme une légende et sans cesse rappelé comme une référence.

Mais, c’est presque dans l’anonymat, voire dans l’indifférence que cette star du sport national a tiré sa révérence tard dans la nuit du 4 au 5 avril 2017. Ayant vécu sa vie et sa passion sportive dans l’humilité et la discrétion, l’athlète Vital Ky s'en est allé dans la simplicité et la dignité.

<em>"Chacun sa chance, chacun son destin. Vital a passé toute sa carrière de footballeur à Ségou, refusant de quitter ses parents et malgré les offres nombreuses qui lui étaient faites. Je me souviens de la seule fois où il avait accepté d'y aller après son entretien avec un responsable de Bamako et cette rencontre avait eu lieu chez le gouverneur de Ségou, Abdramane Maïga"</em>, a témoigné sur les réseaux sociaux Guillaume Mamadou Hachim Diallo, copain d’enfance et camarade au quotidien.

Et de préciser, <em>"il était convenu que Vital finisse l'année dans son club. Mais, les gens de Bamako, plus pressés lancèrent le processus de démission tout de suite et Vital fut suspendu. C'est là qu'il décida de ne plus aller à Bamako. On était dans les années 1974-75. Et moi j’étais à l'Institut polytechnique rural de Katibougou et nos vacances s'étalaient de février à mai. Vital partageait ces mois avec moi, on partageait le même lit. Je peux passer un bon bout de temps à vous raconter nos aventures"</em>.

N’empêche que celui qui a longtemps été le pilier de l’AS Biton de Ségou a achevé sa carrière footballistique en toute beauté au Stade malien de Bamako.

<em>"Calme, courtois et toujours souriant, Vital nous laisse ce beau souvenir de quelqu'un qui a toujours tenu aux relations fraternelles, à l'amitié. Je perds en lui une partie de ces histoires partagées avec lui et dont nous en étions tous fiers"</em>, rappelle Guillaume Mamadou Hachim Diallo avec beaucoup d’amertume.

Et de s’inquiéter pour ses amis de la <em>Compagnie des cols levés</em> (CCL) dont Bruno, Charles, Cyprien, Roger, Jean-Philippe, David qui ont dû avoir ce triste 5 avril <em>"le coup de massue dans la mesure où Vital, grand sportif, ne donnait aucun signe de faiblesse au plan de la santé ou autre"</em>.

<em>"Avec mon cher ami Vital, je n’oublierais jamais cette nuit, disons cette rencontre Mali-Liberia de basket-ball. Nous étions les deux régionaux, lui de Ségou et moi de Kayes. Mais, ce jour, nous avons mouillé le maillot sans complexe"</em>, nous a confié au téléphone Cheick Oumar Sissoko dit Yankee, ancienne gloire du basket malien devenu un technicien très expérimenté aujourd’hui. Il était littéralement effondré en apprenant la triste nouvelle.

Ce match contre le Libéria a eu lieu à Bamako en 1973. Et ce jour, Vital et Yankee avaient éclaboussé le parquet par leur talent et leur détermination. Reporter du jour, le regretté doyen Demba Coulibaly (paix à son âme) avait été ébloui et il n’avait pas tari d’éloges sur ces deux joueurs venus de Kayes et Ségou et qui avaient prouvé que le choix porté sur eux pour intégrer l’EN de basket masculin n’avait rien de complaisant.

<em>"Vital, je te garderai dans mon cœur. Merci pour tout ce que tu as apporté au sport malien, singulièrement au basket. Dors en paix"</em>, conclut Yankee.

<em>"Avec la mort de Vital Ky, c'est de nombreuses promotions de jeunes de Ségou qui ont perdu leur coach multidisciplinaire sportif. Toutes mes condoléances à sa famille"</em>, souligne Dr. Lalla Fatouma Traoré, médecin spécialisé et native de la Cité des Balanzans, à propos de celui que les Sikassois considéraient comme la <em>"bête noire"</em> du Tata National du Kénédougou.

Le vendredi 7 avril 2017, ce symbole personnifié de l’Olympisme a reçu les honneurs des sportifs, de toute une ville et de toute une région. Ainsi a pris fin, à 65 ans, le marathon de Vital, une vraie légende du sport malien.

Ainsi va la vie ! Repose en paix Vital, l’Olympien de Ségou !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sona : Les promesses n’engagent que ceux qui y croient</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sona-promesses-nengagent-y-croient-2181772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sona-promesses-nengagent-y-croient-2181772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 14:27:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[SI l’enjeu n’était pas aussi grand, je pourrais en rire car les prochaines élections présidentielles en France ressemblent à s’y méprendre aux fables de La Fontaine. Nous avons tous les ingrédients : les lecteurs (ceux qui devront élire leur poulain), les candidats (le puissant, l’avare, le cruel, le faible, l’irresponsable….) tout cela mis en scène par les médias : un tableau animé où la question de la morale reste à l’appréciation des  Français et Françaises.

Pardonnez-moi du peu d’empathie que j’ai à l’égard de certains et  mes allégories  pour exprimer cette <em>"distraction"</em>. Un amusement qui frôle l'hérésie ou la folie tant on veut me faire prendre des vessies pour des lanternes où me vendre des navets comme des citrons. Mieux vaut en rire qu’en pleurer tant la situation est  loufoque, grotesque.

Dans ce récit, je ne vais pas caricaturer tout le beau petit monde politique car même avec beaucoup d’humour, trop trainent une/des casseroles (avoir été compromis dans une affaire douteuse) et cela frôlerait l’indigestion dont je suis déjà une victime (dégoût moral).

A force de trainer dans les bouches des goûts (chacun offre son programme avec sa bouche), j'ai la nausée  tellement les bouches dégout sentent mauvais. Commençons tout d’abord par François Fillon, notre pauvre petit Calimero (personnage de dessin animé, un petit poussin noir) qui à chaque mésaventure crie à l’injustice. Acharnement volontaire pour supprimer un concurrent… Mais mon petit doigt me dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu  même si je sais que tous ont un cadavre dans leur cave.

Notre pauvre petit Calimero use et abuse de cette soi-disant injustice pour en faire sa campagne. On l’accuserait à tort d’avoir profité de certains avantages qui, à l’écouter, seraient mérités alors que les accusations sont grandes.

Cela me rappelle l’affaire DSK mais… Bref une campagne parasitée par ses déboires judiciaires où chacun des acteurs en profite pour intensifier l’hémorragie dont souffre notre petit poussin noir.

Là dessus s’engouffre la pro du ménage, celle qui veut tout nettoyer du sol au plafond  en s’assurant la compagnie des bons Français : Marine Le Pen, <em>"la mygale"</em>. L’araignée qui en mangeant grand nombre d’insectes aide à contrôler leur nombre.

En se débarrassant des gêneurs, des exclus de la société, elle espère redorer le blason français. Cependant, le Roi lion (Jean-Luc Mélenchon), un peu à l’écart, ne l’entend pas de cette oreille et se met à ruer dans les brancards dès que l’on touche à son territoire. Il rugit haut et fort et ne mâche pas ses mots pour se faire entendre. Bref, il s’emporte facilement, mais c’est de bonne guerre.

Puis un bel étalon tout beau (Manuel Macron), tout fringant, tout propre en apparence, car une petite voix me dit de me méfier de tout ce qui brille. Petite question à son sujet : qui finance ses courses (sa campagne électorale) ? Bon là, je l’avoue, il m’a donné du fil à retordre.  Certains vont même le surnommer le poulain de l’oligarchie financière au vue de ses <em>"contacts, amis"</em> qui seraient à l’origine de cette avancée spectaculaire.

On reconnait l’arbre à ses fruits. Mais, attention les apparences sont trompeuses. Petite investigation donc, dans le passé de cet ex-banquier et là, je vais de surprises en déconvenues, le fruit tant attendu me laisse dans la bouche un goût amer mais libre à chacun d’apprécier.

Il ne manquait plus qu’à cette belle brochette, le joyeux luron de la bande, notre poule aux œufs d’or (Benoit Hamon) qui envisage le revenu universel (une somme d’argent fixe versée par l’Etat à chacun sans contrepartie) comme un miroir aux alouettes quand on  connait la dette financière de l’Etat que beaucoup oublient de mentionner ces derniers temps.

Décidément, ils ne manquent pas d’idées pour  nous amadouer et nous mélanger à toutes les sauces  histoire de pimenter notre quotidien et surtout nous faire oublier la dure réalité. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

<strong>Sonia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Ces morts sur la conscience du régime</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-morts-conscience-regime-2180332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-morts-conscience-regime-2180332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/CHU-GABRIEL-TOURE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:39:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La famille Diallo est en deuil : la mère de famille, notre maman (la mère d'un ami) et la généreuse Mamy de nos diablotins et diablotines a succombé à un </em></strong><em><strong>accident vasculaire cérébral</strong></em><strong><em> </em></strong><strong><em>(</em></strong><em><strong>AVC</strong></em><strong><em>) faute de soins appropriés dans les minutes qui ont suivi l’attaque.</em></strong>

Victime d'un AVC dans la nuit de mardi à mercredi (4-5 avril 2017), la vieille dame a été ballottée entre les cliniques privées parce que les hôpitaux disaient qu'il n'y avait pas de place.

<em>"Nous avons fait finalement plusieurs cliniques où on nous a fait savoir qu’il n’y pas de places ou qu’ils n’ont pas l’équipement nécessaire. Finalement, nous sommes allés au Luxembourg. Le médecin des urgences nous a dit qu’il n’a pas de places. C’est alors que j’ai fondu en larmes parce que je voyais ma mère mourir dans mes bras impuissant et dans l’indifférence de ceux qui pouvaient m’aider à lui sauver la vie. Finalement ému, le médecin a accepté d’examiner la maman, mais en nous prévenant qu’elle ne pouvait pas passer la nuit dans son service où il y avait pourtant  plusieurs lits vides"</em>, témoigne notre ami Bako, l’un des fils de la défunte.

Comme prévu, il a été <em>"libéré"</em> à l'aube avec la patiente par <em>"crainte des responsables du syndicat"</em> ! Retour dans une clinique privée avant d'être évacuée en pleine journée vers le CHU Point G où elle a été acceptée suite à l’intervention d’une nièce agent socio-sanitaire. Elle y a rendu l'âme tôt le jeudi matin. Nous l’avons accompagnée en sa dernière demeure le lendemain après la prière du vendredi.

La mort est dans le destin de l'homme, mais nous pensons que notre maman aurait pu vivre quelques années encore et profiter de ses nombreux petits-enfants si elle avait rapidement bénéficié des soins appropriés.

Tout comme cette jeune dame qui a perdu la vie dans la nuit du 4 avril 2017 au CHU du Point G parce qu'elle n'a pas reçu de soins appropriés alors qu'elle était en travail. Sa famille dit avoir fait plusieurs centres de santé, des cliniques sans pouvoir bénéficier d’aucune assistance. Elle s’est finalement résolue à <em>"tenter notre chance"</em> au Point G où elle a été finalement accueillie après de longues négociations.

Mais, elle a rendu l'âme avant que son époux ne revienne avec les premiers médicaments prescrits. Un drame qui a plongé le CHU dans la stupeur. Ne contenant pas leur colère et leur peine, la famille et tous ceux qui ont été témoins de cette tragédie ont accablé le régime.

Des injures dont nous faisons l'économie pour ne pas être accusé d'outrage à Sa Majesté le Prince héritier du trône du Mandé.

Combien de personnes ont perdu ainsi la vie, depuis plus d’un mois que dure la grève de la santé, dans l’anonymat et l’indifférence totale des autorités et aussi des agents de santé dont la principale préoccupation doit être pourtant de sauver des vies ?

Les hôpitaux, les centres de santé de référence (CS-Réf), les centres de santé communautaire (Cscom) n’ont jamais autant mérité leur triste réputation de mouroir pour la grande majorité des Maliens qui n’ont pas les moyens de se soigner sur place à plus forte raison à l’extérieur du pays.

<em>"Je commentais les publications de mes amis sur Facebook sans aller aux sources. Ce matin, je suis passée vers l'odontostomatologie et j'ai eu les larmes aux yeux. Je me suis mis à la place de ces pauvres malades qui n'ont pas l'argent pour aller se soigner dans les cabinets dentaires"</em>, nous confiait une amie lundi (10 avril 2017).

Avec la grève des professionnels de la santé, depuis plus d’un mois, rares sont les structures publiques ou communautaires qui respectent réellement le service minimum. Débordées, de nombreuses cliniques ont doublé, voire triplé leurs tarifs. N’empêchent qu’ils manquent souvent de places pour accueillir les patients ou prendre en charge certains cas comme les AVC qui se multiplient en cette période de canicule.

La frustration des travailleurs est réelle et le malaise social est profond. La colère couve. Mais, il ne faut pas non plus renoncer à son devoir et occulter la réalité socioéconomique de l’Etat. La situation sécuritaire et économique précaire de notre pays n’est pas propice à des revendications sociales tous azimuts.

Même si cela n’est pas non plus une raison pour tourner le dos à des corporations dont les revendications sont aussi légitimes. Nous en sommes là aujourd’hui parce que les partenaires sociaux du gouvernement ne lui font plus confiance. Il faut donc renouer le dialogue et instaurer cette confiance perdue.

Le gouvernement n’a plus intérêt à faire semblant de négocier en tenant un discours mensonger ou démagogique à ses partenaires sociaux. Et cela d’autant plus que la stabilité du pays tient aujourd’hui à peu de choses.

Mais, sauver la patrie du chaos est un devoir patriotique commun. En effet, comme l’a si bien dit le brillant juriste et écrivain, il est de notre devoir de nous organiser et de faire <em>"front commun pour qu'un tel avenir aussi sombre ne puisse nous plonger pour de bon dans l'abîme"</em>.

Autant alors consacrer le peu d'énergie qui nous reste à réfléchir à l’alternative qui reste : nous battre avec bravoure et détermination ou périr comme des imbéciles, voire des lâches.

<strong>Dan Fodio</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye Idrissa Maiga à la Primature : Redonner confiance pour apaiser le front social</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/abdoulaye-idrissa-maiga-a-primature-redonner-confiance-apaiser-front-social-2180562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/abdoulaye-idrissa-maiga-a-primature-redonner-confiance-apaiser-front-social-2180562.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Abdoulaye-Idrissa.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:23:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali a un nouveau Premier ministre depuis le 8 avril 2017. Il s’agit d’Abdoulaye Idrissa Maïga, ministre de la Défense et des Anciens combattants dans le précédent gouvernement dirigé par Modibo Kéita. C’est la première fois que le président Ibrahim Boubacar Kéita nomme un Premier ministre issu des rangs de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), dont AIM est le 1er vice-président. Le défi est énorme pour le "Tisserand" qui doit consolider la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale et piloter la révision constitutionnelle sans mépriser les partenaires sociaux de l’Etat dont la colère et les frustrations se traduisent ces derniers temps par des grèves illimitées.</em></strong>

&nbsp;

Abdoulaye Idrissa Maïga ou AIM pour faire plus court est le nouveau locataire de la Primature depuis le samedi 8 avril 2017. Ce grand commis de l’Etat est le 4e Premier ministre (après Oumar Tatam Ly de septembre 2013 à mars 2014 ; Moussa Mara d’avril 2014 à janvier 2015 et Modibo Kéita de janvier 2015 au 8 avril 2017) du président Ibrahim Boubacar Kéita depuis son investiture à la magistrature suprême du Mali en septembre 2013.

Pour les analystes politiques, par ce remaniement, IBK veut donner <em>"un nouveau souffle à son quinquennat"</em>, le choix d’AIM découle de sa volonté de tenir compte du fait majoritaire (à moins qu’on ne lui ait forcé la main comme le disent certains observateurs).

En effet, le nouveau Premier ministre est aussi le 1er vice-président du Rassemblement pour le Mali (RPM). Le parti présidentiel qui a remporté toutes les élections organisées au Mali depuis 2013 (présidentielle, législatives et communales du 20 novembre 2017).

A la Primature, Abdoulaye Idrissa Maïga succède ainsi à Modibo Kéita dont la gestion a été vigoureusement soumise à rudes épreuves ces derniers temps. Malgré sa bonne volonté, le doyen avait du mal à booster l’action gouvernementale comme il l’espérait.

Ses efforts louables pour redresser l’économie nationale et assainir les finances publiques, à travers son courageux jeune ministre de l’Economie et des Finances, ont été noyés dans la grogne sociale marquée par la multiplication des grèves illimitées dans des secteurs vitaux comme l’éducation et surtout la santé.

C’est comme si tous les syndicats s’étaient passés le mot pour harceler son gouvernement après que les magistrats ont en partie obtenu gain de cause. Des mouvements sociaux exacerbés par des manipulations politiques dans l’ombre des métiers à tisser. Comme ses prédécesseurs (Oumar Tatam Ly et Moussa Mara), Modibo Kéita n’a jamais été dans les grâces du Rpm dont certains ministres et barons ne se cachaient plus pour saboter son action.

&nbsp;

<strong>Plus proche du couple présidentiel que du RPM</strong>

Aujourd’hui ils applaudissent à tout casser et jurent fidélité et loyauté à AIM. Ils font semblant d’oublier désormais que ce dernier est plus proche du couple présidentiel que de leur parti. Ce Gaois bon teint réussira-t-il à redresser le bateau Mali qui tangue très dangereusement et se trouve dans des eaux troubles à un tournant décisif de son histoire de notre pays ?

Il bénéficie de préjugés très favorables auprès des partenaires techniques et financiers du Mali du fait de ses brillants résultats comme consultant national et international. C’est un homme à cheval sur les principes comme l’intégrité, la loyauté et la compétence.

L’homme jouit aussi d’une réputation irréprochable tant sur le plan professionnel que politique. Sa nomination a été accueillie avec <em>"soulagement"</em> (???) au sein du bureau politique national du RPM, car, même ceux qui ne le portent pas dans leur cœur reconnaissent ses qualités professionnelles et humaines. Et ceux qui connaissent bien Abdoulaye Idrissa Maïga le définissent comme <em>"un homme de défis"</em>.

Mais, cette fois, les défis sont énormes. En effet, ce natif de Gao arrive à la Primature alors que le climat social est tendu, particulièrement dans le secteur de la santé où les hôpitaux publics sont en grève depuis plus d’un mois pour des revendications salariales et d'intégration de travailleurs contractuels dans la fonction publique.

Le Mali est plus que paralysé dans tous les secteurs et les populations manifestent déjà des signes de nervosité face à la multiplication de leurs difficultés quotidiennes.

Sans compter la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale et surtout la révision constitutionnelle dont le projet est présentement au niveau de l’Assemblée nationale et qui suscite déjà une vive polémique dans la classe politique et des cercles d’intellectuels maliens.

C’est donc une course contre la montre qui s’engage pour Abdoulaye Idrissa Maïga pour apporter rapidement des réponses à ces multiples revendications dans une conjoncture économique avec des PTF (Partenaires techniques et financiers) plutôt préoccupés à dorloter les anciens rebelles (plutôt des bandits armés et des narcotrafiquants) que d’aider le pays à trouver enfin le bout du long tunnel dans lequel il est enfermé depuis janvier 2012.

La frustration des travailleurs est réelle et leurs revendications légitimes parce que le malaise social est profond. A Bamako, il est accentué pendant cette période de canicule par la pénurie d’eau dans presque tous les quartiers de la capitale et les délestages intempestifs. La colère couve et le terrain politique est miné.

Le gouvernement n’a plus intérêt à faire semblant de négocier en tenant un discours mensonger démagogique. Et cela d’autant plus que la stabilité du pays tient aujourd’hui à peu de choses. Et il est clair que la bonne foi du pouvoir n’est plus un gage qui satisfait la majorité de ceux qui sont dehors pour revendiquer leurs droits.

Certainement, il faut aussi l’efficacité, la célérité et la clairvoyance d’Abdoulaye Idrissa Maïga qui doit rapidement trouver un deal franc et sincère avec tous ses partenaires (centrales syndicales) à la limite des capacités réelles du pays.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité : Oumou Sall Seck appelle à la mobilisation en faveur des maraîchères de Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/solidarite-oumou-sall-seck-appelle-a-mobilisation-faveur-maraicheres-de-tombouctou-2180342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/solidarite-oumou-sall-seck-appelle-a-mobilisation-faveur-maraicheres-de-tombouctou-2180342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/oumou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:19:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"La plupart des maraîchères de Tombouctou sont chefs de famille et leurs revenus, aussi modestes soient-ils, sont indispensables pour entretenir dignement leur foyer. Malheureusement, la défaillance de pompes à eau a entraîné la perte de leurs récoltes et elles sont actuellement dans un dénuement total"</em> ! Ce cri de cœur est un appel à la solidarité lancé le week-end dernier par Mme Oumou Sall Seck, maire de Goundam (Tombouctou).

En compagnie d’Aboubacrine Cissé, maire de Tombouctou, et Mme Gassambra Niamoye Alidji, coordonnatrice des associations <em>"Urgence maintien du monument de la Flamme de la paix à Tombouctou"</em>, elle est allée à leur rencontre sur le périmètre maraîcher de la paix. Et comme à ses habitudes, elle ne s’est pas présentée les mains vides avec elle a fait un geste de 250 000 F Cfa pour l’entretien de la pompe d’eau.

<em>"Aujourd’hui</em> (8 avril 2017), <em>dans le cadre de mes activités de parrainage de la journée du maintien du monument de la Flamme de la paix, je lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté pour leur apporter une aide technique et financière afin qu’elles puissent travailler à nouveau la terre et récolter à nouveau le fruit de leurs efforts"</em>, a déclaré Seck Oumou Sall.

Croyez-moi, les maraîchères de Tombouctou sont méritantes et ne manquent pas de courage. Actuellement, elles tentent de sauver quelques plantations en arrosant avec des seaux par plus de 42°. Actuellement, il leur manque seulement le coup de pouce qui va les aider à repartir du bon pied, ajoute la présidente de l’Association <em>Trait d’Union</em>.

<strong>Aïssata Bâ</strong>

<strong><em>Pour soutenir les femmes de Tombouctou, appelez : (+223) 76 05 86 09 / 76 15 40 31</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rappel d’un confrère : La parole s&amp;apos;envole, l&amp;apos;écrit reste</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rappel-dun-confrere-parole-senvole-lecrit-reste-2180642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rappel-dun-confrere-parole-senvole-lecrit-reste-2180642.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Abdoulaye-Idrissa-Maiga.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:17:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En mars 2013, notre confrère Sacré Issa Seydou Doumbia (L’Essor), Les Editions Tombouctou ont édité un ouvrage collectif intitulé "Le Mali entre doutes et espoirs. Réflexions sur la nation à l'épreuve de la crise du Nord".</em></strong>

Parmi les auteurs, il y a Abdoulaye Idrissa Maïga, un ingénieur-analyste de projets qui est le nouveau Premier ministre du Mali depuis le 8 avril 2017. Sa contribution a porté sur <em>"Crises au nord-mali : Entre rebellions et faux-fuyants"</em>.

Dans sa conclusion, il écrivait, entre autres, <em>"</em>…<em> Il n'y a aucune différence à faire entre ceux qui ont précipité la chute des grandes villes au nord du Mali : le MNLA, Ançar Eddine sont identiques à Aqmi, Mujao et sont des alliés. Les éléments du MNLA ont prouvé qu'ils sont capables du pire, autant que les trois autres groupes. C'est une constante à retenir.</em>

<em>Les accords successifs signés n'ont apporté ni paix et ni stabilité. Ils ont surtout servi à doter des groupes rebelles de moyens politiques, institutionnels et socioéconomiques pour mettre en œuvre leur visée séparatiste.</em>

<em>Et c'est pour ces considérations qu'il ne devrait être question de négociations que si les groupes rebelles rendent les armes, et les assaillants mis hors du territoire. A cette occasion, les communautés locales s'engageront dans la voie d'une paix sociale durable au sortir de la reconquête militaire du septentrion. </em>

<em>Et en ce moment seulement, pourront être envisagées des négociations engageant à la fois, l'Etat malien et toutes les communautés peuplant le Nord-Mali, au bénéfice d'un vrai dialogue social susceptible de refonder un devenir commun durable et une cohabitation pacifique"</em> (PP. 69-91).

Et comme le rappelle notre ami Sacré Issa, entre la parution de cet ouvrage (mi-2013) et nos jours, l'ingénieur-analyste est devenu trois fois ministre (Environnement, Administration du territoire et Décentralisation, Défense et Anciens combattants). Et, depuis le 8 avril 2017, il est nommé Premier ministre, chef du gouvernement.

Entre-temps, directement ou indirectement, il a été et est associé (solidarité gouvernementale oblige) au processus ayant abouti à la signature (mai-juin 2015) de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Il est impliqué à plus d'un titre dans sa mise en œuvre.

<em>"Le 4e PM du PR IBK maintient-il la même analyse ?"</em>, s’interroge Sacré Issa Seydou Doumbia. Une interrogation opportune qui est d’une pertinence inouïe.

<strong>M. Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Le triomphe large</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/point-triomphe-large-2180632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/point-triomphe-large-2180632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Abdoulaye-Idrissa-MAIGA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:16:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Celui qui a désormais carte blanche pour diriger le nouveau gouvernement est désormais un des nôtres… Tous donc, en bloc, derrière le camarade Abdoulaye Idrissa Maïga et la nouvelle équipe qu’il mettra en place… Ensemble, nous relèverons le défi"</em> !

Ce passage de certains barrons du Rassemblement pour le Mali (RPM) sur les réseaux sociaux traduit la <em>"grande satisfaction"</em> des <em>Tisserands</em> par rapport au choix du président Ibrahim Boubacar Kéita. Ils ont maintenant le triomphe large.

Enfin ! Ouf ! IBK s’est résolu à respecter le fait majoritaire, en nommant un chef du gouvernement de la majorité parlementaire. Agé de 59 ans, le nouveau Premier ministre est vice-président du parti au pouvoir. L'Union des jeunes du RPM, la Jeunesse de la Convention de la mouvance présidentielle… ont également emboité le pas au bureau politique national (BPN) en exhortant <em>"toute la communauté malienne à se mobiliser autour des actions du président de la République et de son Premier ministre pour le plus grand bonheur des Maliens"</em>.

Comme le dit une bloggeuse, cette nomination est naturellement <em>"vendue"</em> comme le choix du RPM ! Le président de la République a-t-il alors cédé au chantage des députés <em>"Tisserands"</em> pour se plier au fait majoritaire ? Cela n’est pas évident pour qui connaît IBK.

Sinon pourquoi le RPM a lâché Tréta, son éternel candidat à la Primature, au profit d’Abdoulaye Idrissa Maïga ? Qu’est-ce qui explique ce revirement, si revirement il y en a eu bien sûr ?

Selon des sources proches de la présidence de la République, AIM est avant tout le choix personnel et politique du président de la République qui a <em>"besoin d’un homme compétent, loyal et intègre"</em> pour reprendre le pays en main à presqu’un an de la présidentielle de 2018.

Avant d’être perçu comme un cadre du RPM, il est avant tout un <em>"proche collaborateur du président de la République qui attendait le moment opportun pour le nommer à la Primature… Un choix politique éclairé, car il est loyal, honnête, méthodique et très rigoureux"</em>.

Ingénieur de formation, Abdoulaye I. Maïga a été quand même directeur de campagne d'Ibrahim Boubacar Kéita pour l'élection présidentielle de 2013. Le choix de l’homme est surtout la preuve de sa rigueur et de sa sérénité auxquelles s’ajoute son statut d’homme de confiance du président IBK.

Mais, le vrai débat est : est-ce que AIM saura sauver le mandat d’Ibrahim Boubacar Kéita et lui garantir une réélection en 2018 malgré sa fidélité, sa rigueur et sa compétence ? Le chef de l’Etat a-t-il finalement réussi le bon casting après trois choix visiblement infructueux ?

En effet, comme le disait un observateur sur les réseaux sociaux, <em>"l'instabilité à certains postes dans un pays est un indicateur de mauvais choix des hommes à des postes stratégiques et de manque de vision à la limite de l'amateurisme"</em>.

En moins de quatre ans, IBK est non seulement à son 4e Premier ministre (autant qu’Amadou Toumani Touré en dix ans), mais <em>"les ministères clés</em> (Economie et Finances, Défense, Administration territoriale et Réforme de l’Etat, Sécurité et Protection civile, Santé, Education et Enseignement supérieur…) <em>ont changé de locataires à plusieurs reprises"</em>. Si notre décompte est bon, IBK a connu cinq ministres de la Défense.

N’est-ce pas trop pour un pays qui doit non seulement reconquérir des territoires qui échappent à son contrôle, mais aussi éradiquer le terrorisme devenu un obstacle au processus de paix et à son développement ?

<em>"Le nouveau PM doit tenir compte de ces insuffisances et se démarquer des complaisances dans le choix des ministres. En matière de recrutement un mauvais choix coûte beaucoup cher à l'entreprise"</em>, conseille notre observateur, Drissa B. Traoré.

L’efficacité d’un Premier ministre ne dépend pas seulement de son ambition et de sa compétence, mais aussi et surtout de la marge de manœuvre que son président lui accorde.

Et en la matière Ibrahim Boubacar Kéita doit s’inspirer de son propre expérience avec le président Alpha Oumar Konaré qu’il a servi comme Premier ministre de février 1994 à février 2000.

Un passage qui a boosté la carrière politique de l’homme qui fut aussi président de l’Adéma/PASJ. C’est de cette expérience qu’il a acquis sa réputation de fermeté, d’homme de poigne intransigeant avec le sens de la responsabilité.

C’est pourquoi d’ailleurs les Maliens semblent l’avoir choisi instinctivement parce que même s’il <em>"n'était pas visiblement prêt pour la mission présidentielle, il semblait avoir la stature mieux que ses concurrents"</em>.

IBK avait été nommé presque dans le même contexte sociopolitique qu’AIM aujourd’hui. Il a réussi à relever le défi parce qu’il a bénéficié de la marge de manœuvre requise de la part d’AOK. Nous pouvons même dire que Ladji Bourama est le seul Premier ministre à avoir réellement bénéficié des <em>"pleins pouvoirs"</em> dans l’histoire du Mali.

AOK avait non seulement une confiance à toute épreuve en l’homme, mais il lui servi de bouclier pour le défendre bec et ongle, contre vents et marées contre les attaques déstabilisatrices au sein même de la Ruche (Adéma/PASJ).

C’est d’un tel soutien, d’une telle marge de manœuvre qu’Abdoulaye Idrissa Maïga a besoin aujourd’hui de sa part pour sauver les meubles et ce premier mandat afin de lui assurer une réélection en 2018.

<em>"On se focalise sur la personne du PM</em> (le Premier ministre Modibo Kéita)<em>, alors qu'en réalité il était condamné à l'échec. Cela est inévitable quand on prend un Premier ministre sans aucune marge de manœuvre politique et flanqué d'un mentor à qui il doit sa nomination et qui l'encadrera de toutes sortes de ministres croupiers qui ne seront là que pour gérer des intérêts privés. J'avoue que si ce scénario se reproduisait, ce sera une autre catastrophe"</em>, analysait Me Abdoulaye Garba Tapo, juriste et leader politique (il fut ministre de la Justice), dans un débat sur la question sur les réseaux sociaux.

A propos d’Abdoulaye Idrissa Maïga, il avertit de ne pas préjuger. <em>"Attendons de voir en espérant que cette fois ce sera la bonne et qu'il nous apportera des ministres de combat"</em>, espère-t-il !

On saura à la tâche si la <em>Dream Team</em> d’AIM est à hauteur de souhait et surtout s’il aura réellement la main mise sur son équipe.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Le mariage, ce grand mystère</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-mariage-grand-mystere-2180682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-mariage-grand-mystere-2180682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/mariage.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:16:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout individu qui se respecte est appelé tôt ou tard à se marier, dit-on souvent. Mais, l’expérience a prouvé que les raisons pour lesquelles les gens se marient de nos jours sont aussi diverses que variées. Ce sont, entre autres, l’amour, l’intérêt, l’imitation, la contrainte ou encore le désir de fonder une famille.

Ce lien sacré par le passé, a perdu de son vrai sens pour plusieurs raisons. Force est de constater que le matériel prime sur l’amour et les intérêts égoïstes des uns passent au dessus du bien être commun.

Quelles que soient les raisons pour lesquelles deux personnes décident de se mettre en couple, on est obligé de se rendre à l’évidence, ces unions sont de plus en plus éphémères.

Les mariages ne durent plus de nos jours. Un musicien contemporain disait fort à propos, <em>"aujourd’hui la mairie, demain le tribunal. Aujourd’hui amoureux fous, demain ennemis jurés"</em> ! On se mariait pour le meilleur et pour le pire, et aujourd’hui, on se marie pour le meilleur rien que le meilleur. Quand surgit le pire, les vrais visages des uns et des autres refont surface.

Face à cette situation, beaucoup de jeunes célibataires n’ont pas le courage de franchir le cap et à s’engager dans le mariage. Ils ont peur de vivre comme les couples qu’ils voient se déchirer ou s’entre-déchirer au quotidien autour d’eux et personne ne peut leur jeter la pierre pour cela. Le mariage est plus que jamais victime de la nouvelle société complexe qui réveille la curiosité et les envies par l’intermédiaire des médias. Ceux qui veulent à tout prix suivre ces tendances mettent le plus souvent leur couple en danger.

S’il faut finir par se déchirer, pourquoi donc se marier ? Ne serait-il pas mieux de vivre maritalement avec une personne sans contrainte aucune ? Toutes ces questions qui ne sont guère des allégations ne trouveront jamais de réponses unanimes, car chacun d’entre nous a sa conception de la vie, sa sensibilité et ses priorités.

Pendant que certains vous diront que le mariage est obligatoire dans la vie de tout un chacun, d’autres affirmeront que l’on n’est pas obligé de se marier pour vivre heureux. La discussion ne se terminera jamais, car chacun restera campé sur ses positions.

Toujours est-il que dans une société de plus en plus exigeante où tout va très vite, le mariage semble suivre la règle du <em>"aussitôt fait, aussitôt défait"</em>. Alors, à quoi bon le faire ?

Simple question résumant fort bien ce mystère qu’est le mariage.

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye Idrissa Maïga : Quelle méthode ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/abdoulaye-idrissa-maiga-methode-2180602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/abdoulaye-idrissa-maiga-methode-2180602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Abdoulaye-I-Maiga-PM-x.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:11:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La nomination d'Abdoulaye Idrissa Maïga, samedi 8 avril à la tête du gouvernement en remplacement de Modibo Keita, n'aura pas surpris les observateurs avertis. Et ce pour deux raisons.</strong>

Ayant dirigé la campagne victorieuse d'IBK en 2013, il était vu par beaucoup comme le Premier ministre de la gouvernance IBK. Le nouveau président élu surprendra en nommant Oumar Tatam LY, jeune banquier issu d'une famille d'idéologues socialistes, combattants infatigables de la démocratie, de la liberté et du bien-être du peuple.

C'était, semble-t-il, assez suffisant pour rassurer sur le slogan : <em>Le Mali d'abord</em> ! Le Rpm pouvait donc attendre. Et il attendra jusqu'à ce samedi 8 avril 2017 avec la nomination de son 1er vice-président pour diriger le gouvernement à quelques mois de la fin du mandat d’Ibrahim Boubacar Kéita. Il n’échappera à personne que l’équipe en place aura surtout pour priorité la satisfaction de la demande sociale.

Et de là découle la deuxième raison. Un front social qui se crispe avec depuis plus d’un mois une grève illimitée de la santé, après celle également illimitée des magistrats mais qui aura trouvé une solution en moins de temps, et avant celle de l’enseignement supérieur qui n’est qu’à son début.

Mais la dissolution du gouvernement atténuera tout au moins les ardeurs des revendications. Dès le lendemain de sa nomination, le nouveau Premier ministre a décidé de prendre langue avec les agents de la santé en grève. Ce qui est un bon signe !

Abdoulaye Idrissa Maïga démontre par là une volonté d’ouverture et de concertation là où Modibo Keita se faisait distant et du haut de ses 2 mètres toisait les nuages et ne voyait pas les souffrances quotidiennes et n’entendait pas les cris de SOS et de désespoir des Maliens.

Abdoulaye Idrissa Maïga, qu’on dit rigide dans sa conception des choses, espérons-le, aura compris la politique dans sa carrière ministérielle qui débuta le 11 avril 2015 avec l’équipe conduite par Moussa Mara comme ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement avec un rang protocolaire médian, 15e sur 31 membres.

Depuis, l’homme est dans l’attelage des différentes équipes qui seront faites et défaites. En janvier 2015, il grimpera au second rang protocolaire comme ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, dans la première équipe constituée par Modibo Kéita.

A la faveur du réaménagement opéré par le Chef de l’Etat, toujours au même poste, le voilà presque comme un vice Premier-ministre sur la liste du nouveau gouvernement. Lorsque qu’il dut remplacer Tiéman Hubert Coulibaly (limogé suite à une vague d’attaques contre les forces armées maliennes) au poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants, il garda sa position de vice-Premier ministre jusqu’à sa nomination comme Premier ministre en remplacement de Modibo Kéita.

&nbsp;

<strong>Un leader politique épais</strong>

L’homme a pris de l’épaisseur politique. On l’a vu à la manœuvre lors du congrès du Rpm pour prendre la tête du parti présidentiel et placer ses hommes aux postes stratégiques. Les tiraillements avec le clan Tréta ont été si forts que d’aucuns n’ont pas hésité à parler de crise profonde au sein de la formation qu’Ibrahim Boubacar Kéita a créée avec certains de ses camardes après leur départ de l’Adéma-Pasj.

Abdoulaye Idrissa Maïga a donné des sueurs froides aux membres de la direction du parti. Il aura fallu le tact d’IBK lui-même pour qu’il bride ses velléités et les ardeurs de ses soutiens. Il s’en sortira avec le poste de Premier vice-président. Quant à Mahamane Baby, qu’il aurait voulu placer au poste de Secrétaire général, il cèdera pour l’avocat Baber Gano proposé par IBK au soir de la clôture du congrès au bonheur de tous les clans.

Voilà donc l’ingénieur en élevage devenu fin manœuvrier politique. Mais, à la Primature, les défis sont nombreux et compliqués. L’insécurité généralisée qui handicape la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, le bouillonnement du front social avec des revendications corporatistes légitimes qui motivent les grèves de la magistrature, la santé et l’enseignement. Rien que cela, le nouveau PM aura un début difficile puisqu’interpellé sur tous les fronts. Or, son équipe doit aussi préparer le deuxième mandat du locataire de Koulouba.

S’il réussit à juguler la crise sociale, il aura gagné de grandes victoires auprès de l’opinion. Et tout porte à croire qu’il fera des concessions pour contenter tout le monde. D’ailleurs, il n’en a pas le choix. Premier ministre pompier, sa mission est d’éteindre les feux qui menacent de bruler la Maison Rpm et qui risquent de barrer la route de Koulouba à IBK pour un second mandat.

La méthode à adopter dans de telles situations est donc celle de la souplesse qu’il ne faut pas confondre avec la mollesse ; celle de l’écoute qui ne doit être prise pour de la complicité ; la rigueur qui n’est pas la rigidité. C’est à ce prix que le Rpm pourra engranger les bons points et faire porter tous ses échecs aux prédécesseurs d’Abdoulaye Idrissa Maïga ainsi que nous le disions dans notre livraison du 19 janvier dernier (Le Reflet du 19 janvier 2017) sous le titre «<em>Le Rpm maintenant</em>», dont voici l’essence :

«A un peu plus de vingt mois de la prochaine élection présidentielle, l’arrivée annoncée du Rpm aux affaires devrait permettre au parti d’engranger en fin de compte tous les bons points qui se profilent à l’horizon dans le ciel politique national.

Les stratèges politiques du parti des tisserands s’apprêtent à récolter tous les bénéfices qui devront tomber après le Sommet et figurer au compte d’autrui tout ce qui jusque-là n’a pas fait l’unanimité au sein de l’opinion voire tous les échecs et errements de la gouvernance IBK depuis son élection triomphale de 2013.

Cette ère nouvelle annoncée dans la gouvernance politique pourrait-elle faire oublier les amertumes du Mali d’abord ? S’il est permis d’espérer, on ne peut toutefois pas s’empêcher de prier que le Rpm maintenant ne soit pas aussi marqué des affaires qui ont tâché indélébilement le début du premier mandat d’IBK. Vivement donc, le Rpm maintenant, pour oublier les désespoirs du Mali d’abord» !

<strong>Olivier Haudet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelle équipe gouvernementale :  Une ouverture qui présage de la reprise du dialogue social</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/nouvelle-equipe-gouvernementale-ouverture-presage-de-reprise-dialogue-social-2180542.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/nouvelle-equipe-gouvernementale-ouverture-presage-de-reprise-dialogue-social-2180542.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Abdoulaye-Idrissa.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 01:00:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si l’équipe formée (mardi 11 avril 2017) par le Premier Abdoulaye Idrissa Maïga, n’est pas la «Dream Team» attendue par la majorité des Maliens, l’ouverture à la société civile (CAFO) et au syndicalisme (UNTM) peut être interprétée comme un signe d’ouverture au dialogue social. Ce qui est une nécessité absolue parce que le pays n’a pas besoin d’une autre source de tension en plus du front du nord qui s’élargit progressivement au centre.</em></strong>

&nbsp;

Nommé Premier ministre du Mali le 8 avril 2017, M. Abdoulaye Idrissa Maïga a communiqué la liste de son gouvernement le mardi soir (11 avril 2017). Le nouveau gouvernement compte 35 membres contre 33 dans la précédente équipe dirigée par Modibo Kéita. A noter que 25 ministres ont été reconduits, pour seulement dix rentrants.

Contrairement à la promesse faite aux femmes par le président de la République le 8 Mars dernier, le nombre de femmes dans le gouvernement est resté le même (8) avec deux sorties (Sangaré Oumou Bah et Dr Marie-Madeleine Togo) deux entrées. Il s’agit de Mme LY Taher Dravé (ministre de la l’Elevage et de la Pêche) et Mme Traoré Oumou Touré (Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille). Le nouveau Porte-parole du gouvernement est Abdel Karim Konaté «<em>Ampé</em>» qui conserve aussi le portefeuille du Commerce. Il détient le maintenant le record de longévité puisqu’il est entré au gouvernement depuis la période intérimaire.

Limogé en septembre 2016 suite à une vague d’attaques contre les forces armées maliennes, Tiéman Hubert Coulibaly (Union pour la Démocratie et le Développement, majorité) revient dans l’exécutif en tant que N°3 de la nouvelle équipe et s’occupe désormais du portefeuille de l’Administration territoriale.

Le N°2 est aussi un revenant en la personne de Tiéna Coulibaly (Défense et Anciens Combattants) qui a avait été ministre des Finances avant d’être nommé ambassadeur du Mali aux Etats-Unis. Son nom avait été d’ailleurs cité parmi les potentiels locataires de la Primature après Modibo Kéita.

Face à la grogne sociale marquée par des grèves illimitées qui paralysent l’Education et la Santé, le gouvernement s’est ouvert à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM, première centrale syndicale du pays).

Ainsi, le portefeuille de l'Emploi et de la Formation professionnelle est confié au Secrétaire général adjoint de l’UNTM, Maouloud Ben Kattra. La présidente de la Coordination des Associations et ONG féminines du Mali (CAFO) est aussi nommée ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Le Professeur Samba Sow ou «Monsieur anti-Ebola» (conseiller spécial du président de la République sur les questions de santé) fait aussi son entrée comme ministre de la Santé et de l'Hygiène publique. On note également la création d’un ministère Droits de l'homme et de la Reforme de l'Etat confié au célèbre avocat, Me Kassoum Tapo.

Des barons du RPM (parti présidentiel majoritaire à l’Assemblée nationale) comme Ousmane Koné (Environnement), Mahamane Baby (Emploi et Formation professionnelle), Mme Bah Oumou Sangaré (Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille), Kassoum Denon (Agriculture)… ont été remplacés dans le gouvernement.

L’opposition n’est pas naturellement entrée dans le gouvernement. <strong><em>«Nous lui avons marqué notre disponibilité dans le cadre d’un dialogue républicain et que nous sommes disponibles pour discuter de tout ce qui a trait à la vie de la nation, à l’unité de notre pays, sa laïcité, à la réconciliation dans tout ce qui peut aider à arrêter cette crise et que le pays puisse sortir définitivement des difficultés que nous connaissons depuis ces longues années. Je pense que c’était plus une visite protocolaire qu’il a voulu marquer»,</em></strong> a déclaré à la presse Soumaïla Cissé, chef de fil de l’opposition politique, à l’issue de la visite de courtoisie que le nouveau Premier ministre lui a rendu dimanche dernier.

<strong><em>«Nous allons continuer à jouer notre rôle d’opposant et nous allons continuer à être une force de proposition, mais disponible pour un dialogue fécond, mais un dialogue républicain»,</em></strong> a assuré Soumaïla Cissé.

Les premières réactions par rapport à cette nouvelle équipe dénoncent le nombre de ministres jugé «élevé» et la reconduction «d’anciennes têtes» qui sont 25 sur 35 membres.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>

<strong>COMPOSITION DU GOUVERNEMENT DU 11 AVRIL 2017</strong>
<ol>
 	<li>Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Monsieur Tiéna COULIBALY</li>
 	<li>Ministre de l’Administration Territoriale : Monsieur Tiéman Hubert COULIBALY</li>
 	<li>Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile : Général de Brigade Salif TRAORÉ</li>
 	<li>Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale : Monsieur Abdoulaye DIOP</li>
 	<li>Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Maître Mamadou Ismaïla KONATÉ</li>
 	<li>Ministre de l’Economie et des Finances : Docteur Boubou CISSÉ</li>
 	<li>Ministre des Mines : Professeur Tiémoko SANGARÉ</li>
 	<li>Ministre des Transports : Maître Baber GANO</li>
 	<li>Ministre de la Solidarité et de l’Action Humanitaire : Monsieur Hamadou KONATÉ</li>
 	<li>Ministre de l’Éducation Nationale : Monsieur Mohamed AG ERLAF</li>
 	<li>Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Professeur Assétou Founè SAMAKÉ MIGAN</li>
 	<li>Ministre des Droit de l’Homme et de la Réforme de l’État : Maître Kassoum TAPO</li>
 	<li>Ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité Locale : Monsieur Alhassane AG HAMED MOUSSA</li>
 	<li>Ministre de la Réconciliation Nationale : Monsieur Mohamed EL MOCTAR</li>
 	<li>Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine : Docteur Abdramane SYLLA</li>
 	<li>Ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé : Monsieur Konimba SIDIBÉ</li>
 	<li>Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires Foncières : Maître Mohamed Ali BATHILY</li>
 	<li>Ministre de l’Agriculture : Docteur Nango DEMBÉLÉ</li>
 	<li>Ministre de la l’Elevage et de la Pêche : Madame LY Taher DRAVÉ</li>
 	<li>Ministre de l’Economie Numérique et de la Communication : Monsieur Arouna Modibo TOURÉ</li>
 	<li>Ministre de l’Equipement et du Désenclavement : Mme TRAORÉ Seynabou DIOP</li>
 	<li>Ministre du Développement Industriel : Monsieur Mohamed Aly AG IBRAHIM</li>
 	<li>Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle : Monsieur Maouloud BEN KATTRA</li>
 	<li>Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique : Professeur Samba Ousmane SOW</li>
 	<li>Ministre du Travail et de la Fonction Publique, Chargé des Relations avec les Institutions : Madame DIARRA Raky TALLA</li>
 	<li>Ministre du Commerce, Porte-parole du Gouvernement : Monsieur Abdel Karim KONATÉ</li>
 	<li>Ministre de l’Energie et de l’Eau : Monsieur Malick ALHOUSSEINI</li>
 	<li>Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable : Madame KEITA Aïda M’BO</li>
 	<li>Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population : Monsieur Adama Tiémoko DIARRA</li>
 	<li>Ministre de la Culture : Madame N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO</li>
 	<li>Ministre de l’Artisanat et du Tourisme : Madame Nina WALET INTALOU</li>
 	<li>Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame TRAORÉ Oumou TOURÉ</li>
 	<li>Ministre des Sports : Monsieur Housseini Amion GUINDO</li>
 	<li>Ministre des Affaires religieuses et du Culte : Monsieur Thierno Amadou Oumar Hass DIALLO</li>
 	<li>Ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne : Monsieur Amadou KOITA</li>
</ol>
Article 2 : Le présent décret sera enregistré et publié au Journal officiel.

<strong>Bamako, le 11 avril 2017</strong>

<strong>Le Président de la République</strong>

<strong>Ibrahim Boubacar KEÏTA</strong>

<strong>Le Premier Ministre :</strong>

<strong>Abdoulaye Idrissa MAIGA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et réconciliation : Les femmes entretiennent la Flamme de la paix à Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/paix-reconciliation-femmes-entretiennent-flamme-de-paix-a-tombouctou-2180512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/paix-reconciliation-femmes-entretiennent-flamme-de-paix-a-tombouctou-2180512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 00:57:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est le 27 mars 1996, à Tombouctou, que le Mémorial de la Flamme de la paix a été inauguré à Tombouctou. Un monument érigé avec les matériaux tirés de la destruction de milliers d'armes de guerre.</em></strong>

<strong><em> </em></strong><em>"Haut de 15,30 m, Le Mémorial de la paix est reconnu par l’Unesco en tant que chef d’œuvre du patrimoine culturel et constitue un symbole fort et un témoignage de la volonté du peuple malien envers une paix durable"</em>, précise Mme Oumou Sall Seck, maire de Goundam et marraine de la cérémonie de cette année. Depuis, l’événement est célébré chaque année.

Afin de réhabiliter et d’entretenir l’édifice, dégradé lors de l'occupation terroriste en 2012, et de maintenir donc la Flamme allumée, des femmes courageuses, de la coordination des associations <em>"pour le maintien du monument de la Flamme de la paix, à Tombouctou"</em> œuvrent sans relâche depuis 2009. Et cela en dépit des faibles moyens mis à leur disposition.

La célébration 2017 a donc été l’occasion de rendre un vibrant hommage à sa coordonnatrice, Mme Gassambra Niamoye Alidji, ainsi qu’à Mmes Mariam Diallo, Kadidia Barry et Fatouma Dicko. <em>"Leur fidèle et dévoué engagement permet à la Flamme de la paix de ne jamais s’éteindre et de demeurer ardente dans le cœur et l’esprit des femmes de Tombouctou"</em>, rappelle Oumou Sall Seck, un apôtre de la paix dans notre pays. En guise de soutien à cette noble activité, l’édile de Goundam a offert la somme de 1 million francs CFA à coordination des associations.

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ma patrie,  réveilles&#45;toi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/patrie-reveilles-toi-2165782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/patrie-reveilles-toi-2165782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Apr 2017 04:34:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mon amour, mon sang, ma patrie, ma vie.

A mon pays : femme multicolore,

Avec ton  boubou bleu, vert, rouge et or

Où donc est ton grand sourire d’antan ?

S’il te plait, regarde-moi un instant.

&nbsp;

Aurais-tu oublié ton héritage,

Lorsque, princesse au royaume des sages,

Une civilisation devenue mirage.

Où, sans le savoir, tu es son otage.

&nbsp;

Ma reine n’est plus  depuis ce jour

Pourtant, je sais combien tu es vaillante.

Sous le  fardeau  bien trop lourd qui nous hante,

Tu  courbes l’échine un peu plus chaque jour.

&nbsp;

Oh, mon amour, bien trop rude est ta charge.

Alors, accepte en ces durs moments,

Mes mots  plein d’espoir et de courage

Pour t’aider, à retrouver ton haut rang.

&nbsp;

Prends les mains que je te tends, mon Mali

Ouvre tes yeux, mon amour, ma patrie

Et lève-toi afin que l’on te voie.

<em>Epictou</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Exil ou porte de sortie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/regard-monde-exil-porte-de-sortie-2165672.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/regard-monde-exil-porte-de-sortie-2165672.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/maliens-rapatrie.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:37:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Partir ! Partir à tout prix et à tous les prix ! Tel est le leitmotiv de beaucoup de jeunes Africains de nos jours. Quitter leurs pays de misère, de galère et de guerre pour aller vers cet eldorado qu’est l’Europe. Tous ou presque sont prêts à tenter le pari pour une vie meilleure disent-ils. Et au cela au péril de leur vie !</em></strong>

En réalité, il faudrait voir les choses d’une autre manière et se poser les bonnes questions. Pourquoi ces jeunes et même moins jeunes veulent-ils tous partir ?

Les difficultés qu’ils rencontrent les poussent à préférer l’exil. Beaucoup fuient tout d’abord la précarité dans laquelle vivent la plupart d’entre eux. Les emplois sont rares, l’espoir de la famille réside en eux et beaucoup regardent avec envie les images idylliques qui parviennent des chaînes de télé et autres médias d’informations et qui font croire que la vie est plus agréable là-bas.

En plus, ceux qui sont partis et qui s’occupent bien de leurs parents restés au pays, les poussent à se dire pourquoi pas moi : <em>"S’il a réussi lui, moi aussi je peux le faire"</em>, se disent-ils.

L’océan Atlantique est ainsi devenu un cimetière à ciel ouvert pour ces jeunes qui y terminent leur course après des mois d’errance dans le Sahara. Nous avons tous un ami ou une connaissance qui a été malheureusement engloutie par les eaux tumultueuses et impitoyables de cet océan. Pour ceux qui ont survécu à la soif, à la faim et aux nuits froides de la traversée du désert.

Et les chiffres sont alarmants, car on a l’impression que plus il y a des morts, plus ils veulent y aller.

Certains pensent que les jeunes qui s’exilent sont des lâches parce que fuir sa maison quand elle brûle n’est pas signe de grand courage. Il faut plutôt essayer d’éteindre l’incendie au lieu de prendre la poudre d’escampette.

En d’autres termes, au lieu de partir, au lieu de fuir, pourquoi ne pas rester et chercher des solutions pour ces différents problèmes ? Pourquoi ne pas rester et se serrer les coudes et construire ensemble nos pays ? Une fois de plus, ce n’est qu’un point de vue.

Si même la mort ne décourage pas nos jeunes, alors, que faire ? Il est grand temps que nos Etats prennent ce problème à bras le corps et cherchent des solutions pour aider leurs enfants. Personne ne le fera à leur place. Personne ne viendra balayer à nos portes.

En attendant que les uns et les autres daignent enfin se réveiller, rien n’arrêtera ces hommes et femmes qui, au péril de leur vie, pensent quitter l’enfer pour aller vers un hypothétique paradis ! Des rêves qui se noient fréquemment dans le mirage !

<strong>Serge Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guinguin Grin : Bamako au diapason de &amp;quot;lounge attitude&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/guinguin-grin-bamako-diapason-de-lounge-attitude-2165742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/guinguin-grin-bamako-diapason-de-lounge-attitude-2165742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:29:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Eden du vice (notre invention), est de nos jours l’un des restaurants-lounges les plus huppés de Bamako. Une capitale malienne qui sombre progressivement dans la "lounge attitude". Situé à l’ACI-2000, le nouveau quartier des affaires de la capitale, c’est un lounge-bar (bar-salon) garantissant une ambiance propice à la détente, aux affaires et aux rendez-vous galants. Un endroit très discret à la lumière tamisée qui a tendance à baisser progressivement au fil de la soirée.</em></strong>

Ici, on se croirait dans un lounge européen tant la décoration des lieux est soignée. Même si des efforts ont été consentis pour éviter le <em>"bling-bling"</em>. Banquettes douillettes, canapés <em>design</em>, tables aux formes originales sont conformes à la zen attitude.

Quant à la cuisine, c’est un véritable melting-pot avec des nems à la crevette et les risottos de girolles qui côtoient habilement le filet de bœuf, les grillades de volailles ou de poissons, tandis que le cheese-cake, l’éclair au chocolat et les quésadillas aux fruits cohabitent pour le plaisir de tous.

<em>"Ici, on vogue au fil des tendances sans avoir de spécialités bien définies"</em>, commente l’ami à qui nous devons le privilège de figurer ce soir parmi cette clientèle VIP. Il faut être généralement un abonné, soit avoir rendez-vous avec l’un d’eux ou être recommandé par un fidèle pour y accéder.

Parmi la carte des boissons servies  figure des champagnes, des spiritueux (whiskies, vodka gin, brandie's, tequila…), des bières premiums, jazzy signatures, <em>just do it</em> (au gré de l'inspiration du barman), des cocktails classiques (timeless), des cocktails mixology ainsi que des cocktails sans alcool.

Ce soir, nous choisissons un coin très peu éclairé où nous pouvons mieux observer sans trop mettre les clients mal à l’aise. A la sublime hôtesse déterminée à satisfaire tous nos désirs, nous demandons juste un <em>virgin mojito</em> (citron vert, menthe fraîche, cassonade, jus de pomme) que nous sirotons en savourant les romantiques balade de kora et d’autres mélodies acoustiques.

- <em>Rien d’autre</em> ?, demande-t-elle, un air coquin qui en dit long sur ses attentes.

<em>- Rien de plus pour l’heure</em> !

Elle reviendra à la charge plusieurs fois au cours de la soirée.

Eden du vice, un vrai espace de détente. Les rares clients en costumes cravates revenaient sans doute directement du bureau.

Un lieu de rendez-vous d'affaires avec des groupes de quatre à six personnes ici et là échangeant sur des dossiers. Aussi un nid d'amoureux avec des couples presque dans la pénombre totale et dans des positions assez suggestives sur le désir ardent qui les brûle.

A l'image de cette superbe gazelle arrivée au même moment que nous dans un rutilant 4x4, dernière série d'une grande marque allemande. Elle était arrivée en hidjab high classe et avait pris une vingtaine de minutes pour refaire son maquillage dans son véhicule. Et c'est dans une superbe robe tailleur rose claire  (certainement portée sous le hidjab) qu'elle fit son entrée nous éclipsant car attirant presque tous les regards masculins.

Sa tenue sexy, sans les dévoiler, était révélatrice de la délicate finesse de ses traits, de ses atouts de femme fatale : callipyge, une poitrine plus que généreuse, un teint à la clarté rehaussée par la robe, et surtout un sourire qui ouvre les porte du paradis sans mourir !
L'heureux élu du jour, la quarantaine élégante dans un Bazin blanc immaculé, serait le responsable de crédit dans une banque. Et notre belle mystérieuse, une redoutable femme d'affaires.

<em>"Beaucoup de gens importants sont aux pieds et mangent dans la main de cette gazelle qui, dans les affaires, est une vraie tigresse"</em>, nous confie notre voisin de circonstance. Il avait senti que nous ne quittions plus la belle inconnue des yeux.

Responsable d'une agence immobilière, son partenaire lui a visiblement fixé un faux rencart.

- <em>J'ai un projet immobilier de logements très compétitifs. Mais, je crois qu'on veut me faucher l'herbe sous les pieds pour des raisons politiques</em>.

Officiellement, votre serviteur est cette nuit un jeune notaire en quête de gros clients. Ce qui le pousse à la confidence en tant qu'habitué des lieux.

- <em>Sous l'effet de l'alcool et des caresses de belles et irrésistibles créatures, beaucoup de cadres se laissent aller aux confidences. Des projets encore secrets sont révélés, les dossiers confidentiels sont dévoilés et des secrets d'Etat trahis</em>.

Il marque une pause pour une gorgée de son cocktail alcoolisé qui lui délie davantage la langue.

- <em>C'est ici que le trafic d'influence est organisé sur les marchés publics, la corruption organisée, des deals noués, des dossiers de crédits débloqués à table puis dans un lit...</em>

Accroché à notre interlocuteur, nous n'avons pas vu la belle mystérieuse s'éclipsée discrètement avec son cavalier d'un soir après un copieux dîner bien arrosé.
Officiellement, il n'y a pas de chambres à Eden du vice...

Mais, un hôtel est situé à quelques pas…

- Ils sont nombreux les clients qui louent des appartements meublés à l'ACI, confie notre ami d'un soir. Plus la nuit avançait, moins il y avait de places. Et pourtant, nous étions loin du week-end.

- Pour le week-end, il faut réserver avant le jeudi sinon il n’y a pas de places, nous conseille notre serveuse d’un soir.

Nous lui faussons compagnie aux environs de 2 h du matin. Non sans lui laisser un pourboire qui est une fortune pour un pisse-copie. Mais, visiblement, elle aurait aimé nous garder jusqu’à la fin de son service. Elle nous laissa néanmoins son contact sur un bout de papier sous prétexte de l’appeler chaque fois que nous voulons passer pour qu’elle nous réserve <em>"une très belle place"</em> ! Visiblement celle (place) dans son cœur nous est déjà acquise !

Nous avons Eden du vice Direction une discothèque dont la jeunesse branchée de Bamako parle beaucoup ces derniers temps... Les hiboux se réveillaient à peine !

<strong>Bolmouss</strong>

<strong> </strong>

---------------------------------------------

<strong>Bienvenue au Guinguin-Grin </strong>

Aujourd’hui, plus que le terrorisme, des fléaux menacent de précipiter notre pays et notre société dans le chaos : l’alcool, le sexe et les loisirs sont en train de devenir l’opium du peuple de plus en plus amnésique.

Jadis, on noyait ses soucis dans l’alcool. Mais, aujourd’hui, ce sont les liqueurs fortes qui se noient dans nos nombreuses préoccupations sociales.

Et le pouvoir profite de l’aubaine d’autant plus que c’est la meilleure stratégie (sans être des apôtres de Machiavel) pour détourner la majorité des vrais problèmes liés à sa mauvaise gouvernance.

Une fois la nuit tombée, c’est un autre jour qui se lève dans la capitale malienne du lundi au dimanche. Les bars, les bar-restaurants, les salons VIP, les résidences particulières et la Palace se multiplient dans la capitale d’un pays qui est l’un des plus pauvres de la planète où la majorité des habitants se disputent la queue du diable.

Défiant les menaces jihadistes, la jetset bamakoise n’est pas prête de sacrifier ses vices sur l’autel de la prudence. Même si l’attentat de <em>"La Terrasse"</em> a fait déplacer le centre névralgique de la rue Princesse de l’Hippodrome vers l’ACI-2000, Baco-Djicoroni/ACI, Cité du Niger…

Une fois la nuit tombée, Bamako baigne dans la débauche à ciel ouvert ! Bienvenue donc dans le <em>Guinguin Grin</em> (club des hiboux) pour sillonner la capitale pour mieux vous informer sur la cette ville nouvelle qu’elle devient à partir de minuit. Une nouvelle balade du noctambule que la rédaction compte vous offrir le premier jeudi de chaque mois !

Une rubrique qui va naviguer entre les reportages, les investigations et la littérature avec les œuvres (nouvelles et poèmes) d’écrivains en herbe. Une page qui pourra aussi s’enrichir de vos contributions, de vos témoignages mais aussi de vos invitations à la découverte aussi des espaces où on peu prendre son pot et écouter sa musique sans risque de se noyer dans l’alcool pour harceler à longueur de nuit par les Roses du pavé !

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrobasket Masculin &amp;quot;Brazzaville 2017&amp;quot; : Le Mali et le Sénégal qualifiés pour la Zone II</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/afrobasket-masculin-brazzaville-2017-mali-senegal-qualifies-zone-ii-2165732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/afrobasket-masculin-brazzaville-2017-mali-senegal-qualifies-zone-ii-2165732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/BASKET-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Sénégal et le Mali ont assuré le spectacle et obtenu leur qualification pour l’Afrobasket hommes, prévu du 18 au 30 août 2017 à Brazzaville (Congo) aux termes de la manche retour du tournoi de la Zone 2. C’était dimanche dernier au Stadium Marius Ndiaye de Dakar (Sénégal).</em></strong>

Opposés aux Aigles du Mali dans le dernier aux allures de finale, les Lions du Sénégal se sont imposés 79 à 72 après prolongations. A l’issue du 4e quart temps (temps règlementaire), les deux équipes étaient à égalité 65 partout.

A la traîne lors de la manche aller (1 victoire et 2 défaites), avec une retentissante déroute face au Mali (37-82, soit un écart de… 45 points), le Sénégal s’est bien ressaisi à l’occasion de la manche retour disputé à domicile. Les Lions de la Terranga ont réalisé devant leur public un parcours sans faute face à la Guinée (67-49), au Cap-Vert (76-66) et au Mali (79-72).

Ils se sont donc emparés de la 1re place devant notre pays, le Mali qui, malgré un parcours retour mitigé (1 victoire, 2 défaites) s’adjuge le second ticket qualificatif.

Quant à la Guinée, elle termine à la 3e place du tournoi après sa victoire (67-60) aux dépens du Cap-Vert, 4e et dernier de ce tournoi qualificatif.

Le Sénégal et le Mali rejoignent l'Egypte et l'Ouganda (Zone 5), la Côte d’Ivoire (Zone 3), le Mozambique (Groupe 2, Zone 6-7) et la RD Congo (Groupe 2, Zone 4), la Tunisie et le Maroc (Zone 1) déjà qualifiés. A noter que le Nigeria, champion en titre, et le Congo Brazza sont qualifiés d’office.

Démarrés le 12 mars dernier, les éliminatoires pour l’Afrobasket hommes 2017 ont pris fin le 29 mars 2017. Treize des seize qualifiés pour l’Afrobasket hommes prévu du 19 au 30 août 2017 à Brazzaville (Congo) sont connus à l’issue les éliminatoires.

Il s’agit du champion en titre et du pays hôte, respectivement le Nigeria et le Congo ; de la Tunisie et du Maroc (Zone 1), du Sénégal et du Mali (Zone 2), de la Côte d'Ivoire (Zone 3), du Cameroun et de la R.D Congo (Zone 4), de l'Egypte et de l'Ouganda (Zone 5), de l'Angola (Zone 6) et du Mozambique (Zone 6-7).

Le 14e ticket qualificatif sera attribué au terme du match de barrage qui opposera l'Afrique du Sud au Zimbabwe, respectivement 2es des groupes G et H de la Zone 6.

Pour compléter le tableau à 16 équipes, deux billets seront encore attribués par invitation appelée «<em>wild card</em>».

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marche pacifique des syndicats de l’éducation : Le gouvernement dans l’œil du cyclone social</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/marche-pacifique-syndicats-de-leducation-gouvernement-loeil-cyclone-social-2165592.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/marche-pacifique-syndicats-de-leducation-gouvernement-loeil-cyclone-social-2165592.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/marche-enseignant-1-5.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:27:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des syndicats de l'éducation ont organisé des marches pacifiques un  peu partout au Mali durant la journée d’hier, mercredi 5 avril 2017. Ils exigent la concrétisation de leur statut autonome et surtout l'application du procès-verbal signé le 08 janvier 2017 avec le gouvernement.</strong>

A Bamako, dans la capitale, des centaines d’enseignants ont ainsi battu le pavé hier matin. Partis du <em>Monument de l’Indépendance</em>, ils se sont dirigés ensuite sur le ministère du Travail et de la Fonction publique en scandant, «<em>nous dénonçons le peu d’intérêt et d’attention frisant le mépris de la part du gouvernement</em>»…

Leur porte-parole, Yacouba Diallo alias <em>Pasteur</em>, a surtout dénoncé «<em>la légèreté et le manque de sincérité de la part des autorités maliennes</em>». A cause de la forte mobilisation, la marche a failli dégénérer vers la fin contraignant les forces de sécurité à procéder à des tirs de gaz lacrymogène. Au moins trois manifestants ont été blessés dans la bousculade qui a suivi.

A l’issue des négociations tenues les 3 et 8 janvier 2017, un accord avait été signé entre ces syndicats (Syldef, Syneb, Synefct, Synesec et Sypesco) et le gouvernement. Il est certifié par un procès-verbal de conciliation sur l’ensemble des points du préavis déposé le 22 décembre 2016.

«<em>L’Etat s’engage à donner un statut aux enseignants. Aucun aspect, dont la grille, ne sera occulté lors des travaux de la commission qui sera mise en place à cet effet au plus tard le 31 janvier 2017</em>», peut-on lire dans ce procès-verbal de conciliation.

Par la marche pacifique d’hier, les enseignants disent vouloir prendre à témoin l’opinion nationale et internationale ainsi que les partenaires de l’Ecole de la «<em>volonté affirmée du gouvernement à violer les textes qui régissent le dialogue social, dont la loi 87-47/AN-RM relative à l’exercice du droit de grève dans les services publics</em>».

Les enseignants et leurs syndicats se référent notamment à l’article 8 de cette législation qui stipule que «<em>les accords qui interviennent sont applicables, sauf stipulation contraire, à compter du jour qui suit la signature par les parties</em>».

Dans leur déclaration, les syndicats de l’Education dénoncent «<em>le refus catégorique</em>» du gouvernement de mette en œuvre le procès-verbal du 8 janvier 2017. «<em>Nous avons toujours été ouverts au dialogue et nous resterons dans cette dynamique</em>», assure le porte-parole des syndicats de l'éducation, Yacouba Diallo dit Pasteur.

N’empêchent qu’ils exigent l’application immédiate du document (procès-verbal du 8 janvier 2017) signé par le gouvernement. «<em>Nous sommes prêts et nous utiliserons tous les moyens légaux pour la satisfaction totale de nos revendications</em>», avertissent les enseignants.

Le gouvernement est donc averti et a tout intérêt à tenir ses engagements pour faire baisser la tension sociale qui, malheureusement, va crescendo.

A noter aussi que les enseignants des universités sont en grève illimitée depuis le mardi 4 avril 2017 après deux grèves de 48 heures et 72 heures.

Leurs revendications portent sur sept points qui n'ont pas été satisfaits lors des dernières négociations bouclées le 30 mars 2017. Leur exigence première est l'application de ce qu'ils appellent «<em>la grille plafond 3000</em>» qui a été élaborée pour que leurs salaires soient alignés sur leurs homologues des pays voisins.

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fiba&#45;Afrique :  Un trophée «Salamatou Maïga» du 3x3 institué</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/fiba-afrique-trophee-salamatou-maiga-3x3-institue-2165712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/fiba-afrique-trophee-salamatou-maiga-3x3-institue-2165712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/salamatou-Maiga-BB.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:24:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau Central de FIBA-Afrique s’est réuni à son siège, à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 27 et 28 mars 2017. L’une des décisions prises à l’issue de cette importante réunion a été l’institution d’un trophée «Salamatou Maïga» dite Bébé (Paix à son âme) pour promouvoir le 3x3 (trois contre trois).</strong>

Sous la présidence de Hamane Niang, le bureau de Fiba-Afrique s’est donc réuni les 27 et 28 mars 2017 à Abidjan pour faire le bilan des activités de l’année écoulée et approuver les programmes de 2017.

Le bureau a aussi donné des orientations visant à relever les défis actuels du développement des compétitions, la formation et la restructuration des fédérations nationales.

Par rapport aux compétitions continentales, le bureau de Fiba-Afrique a recommandé des initiatives à mettre en œuvre dans les prochains jours pour l’organisation de Fiba Afrobasket masculin 2017 en République du Congo.

L’instance suprême du basket africain a également donné <em>Carte blanche</em> à son exécutif pour faire ultérieurement le choix des <em>Wild Card</em> (invitations spéciales) du FIBA Afrobasket.

Le bureau a aussi lancé un appel pressant aux fédérations nationales qualifiées pour la phase finale du Fiba Afrobasket masculin et à celles qui sont susceptibles de l’être dans quelques jours afin qu’elles s’enregistrent sur la plateforme de la Fiba dédiée aux éliminatoires (zone Afrique) de la Coupe du monde de basketball 2019.

Les participants disent aussi avoir pris bonne note de l’équilibre à rechercher au niveau du nombre d’équipes à qualifier par groupe de compétition au niveau du Fiba Afrobasket, Fiba Women’s Afrobasket, du Fiba Africa Champions Cup, Fiba Africa Champions Cup Women et des compétitions de Jeunes.

Ils ont interpelé la Zone 2, pour l’organisation de compétitions de jeunes et des clubs champions, au titre des phases de qualification. Le bureau a enfin recommandé aux présidents des sous-zones d’organiser des ateliers d’information sur les nouveaux systèmes des compétitions Fiba à l’attention de leurs fédérations nationales en marge du congrès du mi-mandat.

Le bureau s’est félicité du bel engouement suscité par les éliminatoires de Fiba Afrobasket 2017, particulièrement en Zone 2, et recommandé que toutes les dispositions soient prises pour une meilleure communication sur les compétitions continentales.

Par rapport au développement et à la promotion du 3X3, le bureau de Fiba-Afrique a exhorté les fédérations nationales à s’y investir plus et à participer aux tournois inscrits au programme 2017 de Fiba Afrique.

La réunion a aussi honoré l’un des grands serviteurs de la balle au panier en décidant de la mise en place d’un Trophée «<em>Salamatou Maïga</em>» pour un <em>Tournoi 3X3</em> continental aux normes Fiba pour les équipes nationales U18 filles et garçons.

Pour ce qui est de l’appui au développement des fédérations nationales, Hamane Niang et son staff ont invité celles-ci et les sous-zones à s’impliquer dans la distribution des matériels et équipements. Ils ont aussi instruit à la Commission des fédérations nationales de se mettre en rapport avec celles-ci pour déterminer cinq de leurs priorités de développement.

Le bureau de Fiba-Afrique a invité les instructeurs à s’impliquer dans l’organisation des formations dans leur fédération nationale respective.

En outre, le bureau de Fiba-Afrique a invité les présidents des Zones et ses autres membres à inciter les fédérations nationales à participer en grand nombre au congrès mi-mandat 2017 prévu à Bamako.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Hirondelles du nouveau printemps</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-hirondelles-nouveau-printemps-2165632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-hirondelles-nouveau-printemps-2165632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/12/Baba-Akhib-Haidara.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:22:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Conférence d'entente nationale a pris fin dimanche dernier. Une semaine durant, toutes les composantes du pays se sont parlé. "Elles ont parlé du Mali et elles ont débattu de ce qui devrait l’être dans cette Conférence d’entente nationale", a déclaré le président de la commission nationale préparatoire, Pr. Baba Akhib Haïdara.</em></strong>

S'ils étaient nombreux à avoir raté le train (voir le bateau) au départ le 27 mars dernier, ils ont presque tous embarqué avant la gare intermédiaire. Y compris la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et l’opposition politique qui avaient tout fait pour obtenir le report. Même les représentants des réfugiés maliens en Mauritanie, au Burkina Faso et au Niger étaient présents.

L’engouement a été tel que les prévisions de 300 participants ont été triplées. Comme l’a rappelé IBK à la clôture, <em>"les arrivées qui se sont succédé durant toute la semaine ont une unique signification : la volonté de participer à la recherche de solutions maliennes à des urgences maliennes. Elles ont une unique justification : l’affirmation d’une véritable entente nationale sur les priorités nationales"</em>.

La CEN est en effet devenue une étape intermédiaire puisque que la CMA a exigé et obtenu qu'elle n'aboutisse pas à l'élaboration d'une Charte pour la paix, la réconciliation et l'unité. Tout comme elle a imposé que le contenu du mot Azawad soit définitivement fixé dans un autre cadre qui lui sera certainement plus favorable que la CEN.

Mais, il doit être clair, pour la Coordination et la communauté internationale qui la parraine, que les Maliens sont attachés à la paix et à l'unité nationale du Nord au sud et d'Est en ouest.

Pendant les assises, des voix ont ainsi mis en évidence <em>"la volonté d’unité nationale profondément ancrée dans l’esprit"</em> des Maliens. Elles ont souligné que <em>"notre vivre ensemble, même ébranlé, reste notre plus grande assurance de repartir de l’avant. Elles ont exprimé la combattivité de citoyens qui, malgré l’épreuve, gardent le cœur ardent"</em>, le président IBK dixit.

Ainsi, aux yeux de la grande majorité des Maliens, en adhérant à l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale, les rebelles prenaient l'engagement d'enterrer tous leurs projets de partition de la République du Mali.

L'Azawad ne peut alors avoir aucune portée politique ni administrative. Et cela d'autant plus que même l'Adrar des Ifoghas ne se reconnaît pas entièrement dans cette revendication à fortiori l'ensemble du septentrion malien.

En définitive, on retient également que le Mali souffre de sa gouvernance et de ses dérives comme la corruption, l’arbitraire et l’impunité. Mais, il est clair que la Conférence n'y apportera pas une solution définitive tant que nous n'aurons pas opté pour la transparence, la redevabilité et la justice...

Malgré la poussière de l’harmattan sur la capitale et les tempêtes de vents de sable sur le fleuve Niger, le bateau de la réconciliation nationale a atteint son premier port d'attache sans chavirer : la rédaction des éléments constitutifs des la Charte tant attendue.

Une preuve, si besoin en était, qu’entre Maliens, nous sommes capables de nous parler ouvertement, de nous regarder en face pour discuter des sujets qui fâchent sans nous entre dévorer comme des servals affamés. Une preuve de grande maturité du peuple malien que la communauté internationale n'a plus le droit d'occulter au risque de sa propre perte.

Et comme le conseille le président de l’Association des ressortissants de Gabéro (ARG), Abdourhamane Dicko, nous (Maliens) ne devons pas <em>"cracher sur les résultats de la Conférence d'entente nationale. Ils ne sont pas à rechercher dans les grands concepts et promesses, surtout pas dans l'obtention d'un consensus sur l'Azawad comme entité politique ou juridique"</em>.

Mais, indique-t-il, dans <em>"cette capacité des Maliens et des Maliennes à se retrouver pour évoquer leurs préoccupations dans la diversité. Elle réside aussi dans la reconnaissance des préoccupations communes, indépendamment de la région ou du lieu de vie"</em>.

Et, conclut M. Dicko, <em>"l'autre résultat est la nécessaire réconciliation de l'Etat avec les populations, donc des gouvernants avec les gouvernés appelant au renforcement de la redevabilité, à la promotion du mérite et à la sanction de la faute"</em>.

&nbsp;

<strong>Baba Akhib transmet le témoin à IBK</strong>

Le Pr. Baba Akhib Haïdara et son équipe, à qui la nation doit une fière chandelle pour leur persévérance et leur sens de l'ouverture, passent la commande au président de la République pour conduire  (en passant du train à  Kayes au bateau à Gao puis à dos de chameaux pour rejoindre Ménaka, Taoudéni et Kidal) pour la destination finale : l'Entente nationale !

<em>"Une  fois  que  j’aurais  reçu  les recommandations  de  la Conférence, je déciderai  du cadre, des  modalités  et  de l’agenda  de  son  élaboration  définitive  ainsi  que  de  son appropriation par l’ensemble des composantes de la nation"</em>, a promis Ibrahim Boubacar Kéita dans son excellent discours prononcé à l’ouverture des travaux le 27 mars 2017.

Saura-t-il surprendre positivement les Maliens en allant, pour la première fois de son mandat, dans le sens des vraies préoccupations des Maliens et des réalités du pays ? C'est de lui qu'il dépend désormais que la CEN ne soit pas une coquille vide en naviguant à contre-courant des recommandations de ces assises nationales.

En un mot, IBK a une opportunité historique de prouver aux Maliens qu'il est le président de la République du Mali et non un pion ou, pis encore, une marionnette de la CMA et de sa marraine, la France, qui se cache derrière la communauté internationale.

Mais, au-delà du président de la République, chaque Malien et chaque Malienne doivent comprendre qu’ils ont le devoir d’être les hirondelles du nouveau printemps malien, des colombes pour la paix et la stabilité de cette grande nation qui dérange ceux qui ne souhaitent qu’une balkanisation poussée de l’Afrique afin de mieux la contrôler.

Ainsi, à notre humble avis, la meilleure commission, le meilleur comité de suivi, la meilleure stratégie, la meilleure loi..., c'est notre conscience citoyenne, notre sens élevé de la patrie...

Œuvrons d'abord à changer l'Homme malien, investissons dans l'éducation et le civisme pour forger le Malien de demain, un citoyen réconcilié avec lui-même, avec les valeurs morales et cultuelles...

Sans cela, tout discours est démagogique, voire utopique dans le contexte actuel.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Paré des plumes du Paon !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/point-pare-plumes-paon-2165602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/point-pare-plumes-paon-2165602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/eau-robinet.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:22:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Allah ka barikabô nin fanga nin na</em> ! Que Dieu nous débarrasse de ce régime ! Très grave comme malédiction dans la bouche d’une vieille dame de retour de la mosquée tôt ce mercredi 5 avril 2017.

Et elle a cru nécessaire de s’expliquer quand elle a su que nous avons entendu son juron (nous préférons).

-<em>Pardon mon fils. Dans ce pays, les difficultés s’accumulent et finalement nous allons tous devenir folles à force de soliloquer. Depuis quelques jours, je suis contrainte de réveiller des enfants depuis 5 heures du matin pour aller chercher de l’eau au niveau d’un forage pour qu’ils puissent aller à l’école à l’heure. Le robinet ne coule que rarement ! Les puits sont à sec depuis des mois</em>»<em> </em>!

Vous imaginez le calvaire de ces enfants qui, sous le poids de la fatigue et du sommeil voire de la faim, ne pourront que difficilement suivre les cours en classe ! Le Mali se veut pourtant un pays émergeant ! Cinquante sept ans d’indépendance ! Pas de courant, pas d’eau qui demeurent un luxe pour la majorité des populations.

Dans presque tous les quartiers de Bamako, la corvée d’eau pour les femmes et les enfants commence entre 4 et 5 heures du matin. Elle est indispensable pour la grande majorité des familles qui ne peuvent pas s’offrir les services des pousse-pousseurs qui entrent dans la danse aux environs de 6 heures.

Les régimes qui se sont succédé ont été incapables de fournir correctement l’électricité et d’approvisionner en eau potable la capitale à plus forte raison l’intérieur du pays. Toujours des promesses, rien de concret ! On s’éclaire à l’illusion et on boit à la fontaine de la démagogie !

Et pourtant le ministre de l’Energie et de l’Eau ainsi que ses Chefs de service ne cessent de dire qu’il y a l’électricité pour satisfaire la forte demande de la capitale. Pendant des mois, ils ont aussi assuré les populations de la mise en œuvre d’une politique de proximité avec des forages à la place des citernes qui sillonnent des quartiers pendant la période de chaleur pour offrir cette précieuse denrée aux habitants. Une pratique qui faisait la fortune de ses initiateurs car n’échappant pas certainement à la surfacturation.

A l’arrivée, rien ! Les délestages continuent de plus belle ! Faute à des pannes ici et là, se défendent leurs communicants ! Vrai ou faux ? Il est en tout cas évident que si les entretiens étaient correctement faits en amont, ces désagréments pouvaient être minimisés en période de canicule où le courant et l’eau deviennent une nécessité sociale comme manger et se soigner.

La réalité est qu’IBK et son gouvernement sont toujours dans le déni de la réalité. La preuve, c’est qu’il n’y a plus de saison pour les délestages à Bamako voire dans notre pays. Nous l’avons vécu pendant presque les douze mois de 2016 !

Visiter des chantiers, sillonner le pays et promettre ne résolvent plus les problèmes des Maliens. Bientôt une décennie qu’on brandit le projet d’adduction d’eau Kabala comme la solution pérenne au problème d’eau de la capitale parce qu’il va augmenter l’offre de 75 à 95 %. Un projet financé à hauteur de 172 milliards de F Cfa par la Banque mondiale, l’Agence française de développement, l’Union européenne, la Banque européenne de développement.

Les travaux sont confiés à la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP-SA). Avec un taux d’exécution global des travaux encore estimé à 31 %, la finalisation du chantier est prévue pour décembre 2018. Et entre temps, la population augmente sans qu’on envisage une stratégie pour anticiper sur cette hausse significative de la demande en services sociaux de base.

Face au calvaire et aux difficultés réelles des Maliens, le régime n’est jamais à bout d’ingéniosité pour maquiller l’inefficacité des politiques prônées voire son incapacité, l’embellir la triste réalité afin de mieux dissimiler ses échecs à mettre en œuvre le projet de société, <em>Le Mali d’abord</em> ! Le pouvoir s’est miré dans la politique du mensonge et les citoyens souffrent dans l’indifférence.

Le sage de Bandiagara, Tierno Bocar (paix à son âme), disait qu’il n’aimerait pas vivre «<em>cette période où la vérité ne servirait à rien et où le mensonge ne dérangerait plus personne</em>». Hélas ! Les Maliens vivent cette période dans tout ce qu’elle comporte comme conséquences économiques et surtout sociales dramatiques. Réfugiés dans le mensonge maquillé en stratégie de communication, nos dirigeants actuels sont incapables de prendre la moindre initiative allant réellement dans le sens de la satisfaction des populations.

Comme le dit la bloggeuse Tetou Gologo, «<em>chercher des solutions, c'est avoir la volonté d'en trouver. Mais, nous ne cherchons pas des solutions, surtout en milieu dit intellectuel et politique, mais plutôt des coupables, des boucs-émissaires, des gens à abattre...</em> » ! Peut-il en être autrement lorsque pour la majorité des membres de nos gouvernements occuper un fauteuil ministériel est une fin en soi ?

Décidément, le régime d’IBK ne cesse de nous prouver qu’il est un geai paré des plumes du paon ! A qui la faute ? Les Maliens ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes ! Chacun, comme la vielle dame croisée tôt ce mercredi 5 avril 2017, est résigné en priant qu’Allah vienne nous débarrasser des dirigeants que nous avons nous-mêmes élus ! L’actuel régime a été plébiscité par plus de 77 % des Maliens.

Certes, en bon croyant, nous ne pouvons pas dire que Dieu n’était pas dans les isoloirs avec les électeurs parce qu’il est partout. Mais, le Très Miséricordieux et l’Omniscient n’a empêché personne de voter en âme et conscience.

Comme le dit une fable de la Fontaine, celui qui sème le vent récolte la tempête ! Il ne faut pas rêver remporter la course quand on mise sur le mauvais cheval.

Les Maliens se sont fait avoir par un discours qui était dans le mensonge et la démagogie depuis la campagne électorale. Ils en payent le prix aujourd’hui ! Malheureusement, le calice est encore loin de la lie !

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : Négro, non un nez gros</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-negro-non-nez-gros-2165692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/loeil-de-sonia-negro-non-nez-gros-2165692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:22:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pas plus haute que trois pommes, je croque déjà la vie à pleines dents dans un monde à moi qui se résume à un minuscule village. Cinq ou six ans, mais déjà curieuse et je veux tout savoir, tout connaitre de cet univers merveilleux que je découvre avec mes yeux d’enfant crédule.

Nous sommes en 1968, quand un événement mystérieux attire toute mon attention : un autre vient d’arriver chez moi : c’est un nez gros et je ne vais pas tarder à faire sa connaissance.

Tout d’abord qu’un autre ? Etrange me dis-je car jusqu’à présent je pensais être unique dans mon monde confortable et je ne sais pas si je dois être heureuse ou me méfier de ce nouveau qui vient d’ailleurs et qui, déjà, me cause bien du souci tant mes interrogations sont grandes.

Mais ma curiosité l’emporte et je décide de rencontrer cet extraterrestre avec son gros nez et une couleur de peau. Il est là, assis sur les quelques marches d’escaliers du perron. Je l’observe de loin, il n’a pas l’air bien méchant. Je décide de m’approcher doucement afin de ne pas  éveiller les soupçons (la curiosité est un vilain défaut).

Certaine de ma discrétion je suis tétanisée quand un bonjour retentissant éclate de sa bouche. Surprise je reste là confuse les bras ballants devant cet homme aux cheveux grisonnants qui  n’a rien d’un extraterrestre avec un nez tout à fait normal. Voyant ma confusion et mon désarroi, il me tend gentiment une orange qu’il était en train d’éplucher et moi au lieu de lui dire merci, je le regarde hébétée, déçue de son physique qui n’a rien d’étonnant.

L’émotion passée, j’ose enfin m’exprimer sur l’absence du  nez majestueux. Il éclate de rire !  Un rire tout aussi retentissant que son bonjour ! Et je me mets à pleurer, je ne comprends plus rien, je suis perdue dans ce monde qui n’est plus le mien. C’est alors, avec une grande douceur, qu’il me console avec des mots que je ne comprends pas bien. Mais, lorsque l’on est enfant le langage du corps est bien plus expressif que les mots.

J’avais 5 ou 6 ans et ce fut ma première rencontre avec l’Afrique : un homme simple, généreux qui a séché doucement mes larmes  et par la suite est devenue un ami, un… Etrangement, je n’ai  jamais vu sa couleur. En revanche, je n’oublierai jamais son rire et son nez banal au milieu de ce visage éclatant de bonté.

Et puis un jour, il n’était plus là ! Je l’ai cherché partout jusqu’à sonner aux portes de son petit immeuble. Ses voisins pointaient un doigt vers le haut me montrant ainsi l’étage du dessus. A force de monter, je suis arrivée sous les toits, où là j’ai découvert son abri de fortune : un simple matelas par terre, rien d’autre ! Même pas un livre !

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, car la vérité venait de m’exploser à la figure même si, au fond de moi, je savais que ses jours étaient comptés. Il  y avait dans ses yeux cette lumière éteinte qui le plongeait un peu plus chaque jour dans l’obscurité. Les jours qui ont suivi m’ont  plongée dans une sorte de léthargie et son absence avait fait naître un amour  lové au fond de moi mais dont je n’avais pas conscience du fait de mon jeune âge.

Un amour de môme. Ce sentiment inconnu, car bien trop prise par le Moi. L’absence qui fait naître une émotion inconnue et effrayante tant la perte est grande.  Un amour éteint avant même d’exister, mais exceptionnel par sa générosité. Cette vague qui est capable de tout bousculer sur son passage sans tenir compte des frontières, des océans, des montagnes.

Cette beauté invisible d’un homme qui était entré dans mon cœur et que je n’ai pu oublier. Pourquoi lui ! Après tout ce n’était qu’un vieil homme sans importance si ce n’est cette beauté mystérieuse qui émanait de lui.

Depuis, j’ai grandi, ma curiosité aussi. Et pourtant jusqu’à ce jour (enfin cette nuit), je n’avais point trouvé d’explication à cette beauté étrange et fascinante qui jaillit de je ne sais où, comme une source qui sort de nulle part. Et dire que la solution était là, sous mes yeux. Mais, voilà je ne suis qu’une Européenne avec une mentalité qui est la mienne et la seule que je connaisse.

J’avais beau me triturer l’esprit, rien, le néant complet. Et je restais là les bras ballants devant l’incompréhensible et pourtant bien réel. Quel était donc ce secret qui vous rend si  beau et grand en toutes circonstances et même sous le poids de la vieillesse, de la maladie et de la misère ? Je savais bien que la solution se trouvait dans ce petit mot qui se nomme identité.

Quelle est donc cette richesse qui pétille dans vos yeux, qui se manifeste dans le langage du corps et que je n’arrive pas à saisir ? Mais bien sûr, que suis-je bête cette appartenance est tout simplement une fierté !

Eurêka, j’ai trouvé ce qui était pourtant si simple à voir mais incompatible avec ma culture. Tout est là, votre fierté d’être ce que vous êtes vous donne cet éclat, cette beauté mystérieuse. C’est donc cela que tu défends de toutes tes forces, ne pas perdre son identité, savoir qui l’on est, d’où l’on vient et être fier de ce que l’on est…

C’était donc cela qui m’avait interpellé enfant  lors de ma toute première rencontre avec un Africain, un Négro et non un nez gros comme je l’avais compris et imaginé. Cette fierté qui a effacé la couleur, la vieillesse, la tristesse, la souffrance,  pour m’offrir ce qu’il y a de plus précieux au monde : l’amour !

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEN : Iyad Ag Ghali remis en selle comme un acteur incontournable de la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/cen-iyad-ag-ghali-remis-selle-acteur-incontournable-de-paix-2165652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/cen-iyad-ag-ghali-remis-selle-acteur-incontournable-de-paix-2165652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Iyad.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 01:14:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Convoqué par la session extraordinaire du conseil des ministres du 18 mars 2017, la Conférence d’entente nationale (CEN) s’est déroulée au Palais de la culture Amadou Hampâté Bah de Bamako du 27 mars au 2 avril 2017. Dans la synthèse des recommandations présentées par le rapporteur général, Nouhoum Sankaré, on retient surtout la nécessité de prendre langue avec Iyad Ag Ghali pour tourner la page dramatique du terrorisme. Les participants donnent ainsi raison à votre hebdo qui a toujours soutenu que ce très influent leader extrémiste est incontournable dans le processus de paix au Mali. </em></strong>

&nbsp;

Rédiger une Charte pour la paix, la réconciliation et l’unité : tel était l’objectif de départ de la Conférence d’entente nationale (CEN, 27 mars-2 avril 2017). Mais, au finish, comme l’a déclaré le président Ibrahim Boubacar Kéita à la clôture, ses recommandations vont <em>"contribuer à la restauration de la paix, à la reconquête de l’unité et à la réussite de la réconciliation nationale"</em>.

Une synthèse du rapport final des assises a été présentée. On retient surtout le souhait exprimé par les participants d’ouvrir des négociations avec des extrémistes religieux comme Hamadou Kouffa et surtout Iyad Ag Ghali, le fondateur d’Ançar Eddine, mais sans compromettre le caractère laïc de la République.

<em>"Chaque fois qu'un Malien tombe, mon cœur saigne réellement"</em>, a juré IBK dans son discours de clôture. D’où la pertinence de cette recommandation qui rejoint la position toujours défendue par votre hebdo <em>"Le Reflet"</em>. Il faut vraiment être un adepte indécrottable de la politique de l’autruche pour vouloir exclure aujourd’hui Iyad Ag Ghali du processus de paix au Mali.

Et cela d’autant plus que nous ne cessons de subir les conséquences de son indéniable influence sur les groupes armés et les réseaux terroristes du Nord au centre du pays, voire même le Sud où ses bras armés mènent régulièrement des actions isolées.

En effet, ce Phœnix continue à faire parler de lui, surtout que depuis le 2 mars dernier il est à la tête d’une nouvelle alliance, Jamaat Nosrat El-Islam Oual Mouslimine, composée d’Ançar Eddine, d’Al Mourabitoune, la katiba Macina et d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Et du coup, il conforte son statut de <em>"chef jihadiste incontournable dans le Sahel"</em>.

Ce n’est pas un enfant de chœur qui peut se retrouver à la tête d’une telle alliance du mal qui a revendiqué presque toutes les attaques contre les forces armées et de sécurité sur l’ensemble du territoire malien. Elle a ainsi revendiqué l’attaque du 12 mars 2017 qui a coûté la vie à plus d’une dizaine de militaires maliens.

Sans compter que même officiellement exclu du Processus d’Alger qui a abouti à l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, Iyad contrôle l’essentiel des groupes signataires au sein de la CMA. En effet, le rebelle islamiste compte encore de nombreux soutiens chez les Touaregs. Ainsi la direction de la CMA est composée de neveux, cousins voire de frères d’Iyad. Il est alors évident que la CMA ne peut rien signer de définitif sans son accord, son autorisation. Sans Iyad, la paix est donc une utopique quête pour notre pays où les groupes armés continuent à sévir.

Les trois groupes de travail (paix, unité et réconciliation) ont, entre autres, recommandé d’améliorer la gouvernance et garantir plus de justice ; procéder à un audit des projets de développement du Nord ces dernières années afin de savoir l’utilisation qui a été faite des fonds ; redéployer rapidement l'administration ainsi que les forces armées et de sécurité reconstituées sur l'ensemble du territoire ; intensifier les échanges culturels entre le Nord et le reste du pays pour une meilleure intégration socioculturelle de la diversité ethnique du Mali.

Les participants ont également recommandé l’adoption d’une nouvelle charte pastorale pour prévenir les conflits communautaires dans le Centre du pays ; l'interdiction de la suprématie d'une communauté sur une autre d’autant plus que l'esclavage et le féodalisme sont bannis en République du Mali ; l’instauration d’une Journée de paix et de réconciliation nationale…

&nbsp;

<strong>L’Azawad continue de diviser la nation</strong>

Comme prévu, le statut ou le contenu de l’Azawad a suscité des débats houleux pendant la Conférence d’entente nationale. Et il n’y pas eu de consensus sur la question.

<em>"Tant que l'Azawad n'aura pas de statut politique et juridique, il n'y aura pas de paix"</em>, avait menacé un représentant de la CMA à la plénière de samedi dernier. <em>"Nous ne saurions nullement parler d'entente sans l'atteinte d'un consensus sur le statut de la région de l'Azawad"</em>, avait renchéri Bilal Ag Achérif (MNLA/CMA) à quelques heures de la clôture sur Twitter.

Mais, pour Baba Akhib Haïdara et Ibrahim Boubacar Kéita, il est clair pour tous les participants que <em>"l'Azawad ne renvoie pas à un projet politique" </em>et que, administrativement,<em> "l'Azawad ne couvre pas non plus toutes les régions septentrionales du Mali"</em>. C’est juste une région naturelle qui couvre une partie de la région de Kidal.

Dans son discours de clôture, IBK a assuré qu'il fera appel à des experts et sages pour voir clair dans ces deux dossiers sensibles que sont <em>"la sécurisation du Centre du Mali et la question de l’Azawad"</em>.

A son avis, les recommandations de la CEN se distinguent par <em>"leur pertinence et par leur exhaustivité".  </em>Et cela, a-t-il précisé, parce que <em>"le diagnostic a été porté sans complaisance"</em> et les <em>"propositions de solutions formulées avec courage et précision"</em>. Il a promis de prendre, <em>"sous peu"</em>, les mesures permettant de <em>"capitaliser au mieux"</em> les recommandations.

<em>"Les éléments constitutifs de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale vont faire l’objet d’une très large diffusion"</em>, a assuré Ibrahim Boubacar Kéita.

<em>"Cette démarche est incontournable si nous voulons que la Charte, dans sa forme définitive, puisse se prévaloir de l’adhésion maximale des populations et des principaux acteurs de la vie publique"</em>, a rappelé IBK.

Si cette Conférence marque la fin de la première phase du processus de réconciliation nationale, le président Kéita a rappelé au Pr. Baba Akhib et à son équipe que leur pays a encore besoin d’eux.

<em>"Votre mission n'est pas terminée. Le train doit continuer. Il n'a fait que deux étapes du trajet"</em>, s'est-il adressé au président Baba Akhib Haïdara. La synthèse des recommandations sera remise à un comité de sages pour l’élaboration de la Charte sous la supervision de Baba Akhib Haïdara et son équipe maintenus.

Avant la cérémonie de clôture, l'Association du Collectif des femmes de Kidal a offert au président Ibrahim Boubacar Kéita <em>"La tente de la paix"</em> gage de leur engagement à contribuer à l’entente nationale, à la réconciliation nationale. <em>"C'est une très belle surprise"</em>, a déclaré IBK à la presse.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social :  Les enseignants sortent de leurs gonds !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/front-social-enseignants-sortent-de-leurs-gonds-2165912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/front-social-enseignants-sortent-de-leurs-gonds-2165912.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/marche-enseignant-4.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 00:56:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les enseignants ont marché le mercredi 5 avril dernier presque partout dans le pays pour dénoncer l’inertie du gouvernement face à leurs revendications. Parmi ces revendications  figure l’application du procès-verbal du 8 janvier 2017.</em></strong>

Les 15 syndicats de l’éducation signataires du procès-verbal du 15 octobre 2016 ont organisé, le mercredi 5 avril dernier, une grande marche dans plusieurs localités du pays. Objectif : dénoncer ce qu’ils ont qualifié de manque d’attention et de mépris de la part gouvernement face à leurs revendications. La marche de Bamako a commencé au Monument de l’Indépendance pour se terminer au Ministère du Travail et de la Fonction Publique. Elle a vu la participation de plusieurs centaines d’enseignants et de sympathisants de la cause des enseignants. A leur arrivée, une petite délégation a été reçue par le Secrétaire Général du Ministère du Travail et de la Fonction Publique, représentant son ministre qui était à Koulouba pour le conseil des ministres.

L’appel des syndicats pour la marche a été suivi dans plusieurs localités du pays où les enseignants sont sortis massivement pour manifester leur mécontentement face à la position du Gouvernement par rapport à leurs doléances.

Dans une déclaration qu’ils ont donnée au représentant du ministre, les syndicats dénoncent ce qu’ils appellent le peu d’intérêt et d’attention frisant le mépris de la part  du gouvernement face à leurs préoccupations. Mais aussi, sa légèreté et son manque de sincérité dans les différentes négociations suite à leur préavis de grève et  son refus manifeste de mettre en œuvre l’accord du 8 janvier 2017 ainsi que le non-respect de ses engagements.

Les syndicats ont rappelé également à travers cette déclaration qu’à l’issue des négociations tenues les 3 et 4 janvier 2017, un accord avait été conclu entre les deux parties le 8 janvier 2017 certifié par le procès-verbal de conciliation sur l’ensemble des points du préavis de grève déposé le 22 décembre 2016. Dans ce procès-verbal précisent-ils, il est bien écrit noir sur blanc que : « <em>l’Etat s’engage à donner un statut aux enseignants. Aucun aspect, dont la grille, ne sera occulté lors des travaux de la Commission qui sera mise en place à cet effet au plus tard le 31 janvier 2017. Les partis ont convenu de la mise en place d’une commission de suivi de l’exécution des différents accords</em> ».

Selon les syndicats, en refusant de mettre en œuvre le procès-verbal du 8 janvier 2017, le gouvernement a violé l’article 8 de la loi 87-47/AN-RM relatif au droit de grève dans les services publics qui stipule que : « <em>les accords qui interviennent sont applicables sauf avis contraire du jour qui suit leur signature par les parties </em>». Dans cette déclaration, les syndicats réaffirment leur ouverture au dialogue.

Pour Boubacar Paitao, membre du Syndicat National des Enseignants Fonctionnaires des Collectivités Territoriales (SYNEFCT), le dialogue a repris entre le gouvernement et les syndicats hier jeudi 6 avril dans l’espoir de trouver une solution à cette crise.

Il faut rappeler que l’enseignement supérieur est également paralysé depuis le 4 avril dernier par une grève illimitée décrétée par le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNESUP) conformément à son préavis de grève déposé sur la table du gouvernement après l’échec des négociations. A cela s’ajoute la grève illimitée dans le secteur de la santé. Comme pour dire que le front social est en ébullition au Mali depuis un certain temps. Et les jours à venir risquent d’être pires si des solutions ne sont pas trouvées à ces mouvements de grève auxquels d’autres pourraient s’ajouter.

<strong>Modibo Dolo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : La Ruche déterminée à reconquérir le pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/point-ruche-determinee-a-reconquerir-pouvoir-2154202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/point-ruche-determinee-a-reconquerir-pouvoir-2154202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Tiemoko-Sangare.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 01:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tenue le 25 mars 2017 au Pavillon des sports du stade Omnisports Modibo Kéita de Bamako, la 15e Conférence nationale de l'Adéma/PASJ est allée dans le sens souhaité par la majorité des militants et des cadres du parti : aligner un candidat en 2018 pour reconquérir le pouvoir qui lui échappe depuis 2002.</em></strong>

Organiser dans les meilleurs délais le processus de choix de son candidat à la présidentielle 2018 ! C’est l’instruction donnée au comité exécutif de l’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ) par sa 15e conférence nationale. Une rencontre qui a eu lieu le samedi 25 mars 2017 au Pavillon des sports du stade Modibo Kéita.

Instance suprême du parti entre deux congrès, la Conférence nationale a le pouvoir de délibérer sur les textes d’orientation générale et les programmes électoraux du parti. La Conférence nationale peut également se prononcer sur les accords politiques avec d’autres formations avant soumission au congrès, la décision de dissoudre un organe du parti, l’exclusion du parti, les rapports du CE et des commissions nationales spécialisées, l'élection du candidat du parti aux fonctions de président de la République.

<em>"</em><em>Parmi les recommandations, celle qui a suscité le plus de débats vifs et la plus attendue aura été la recommandation relative à la candidature du parti à la présidentielle de 2018"</em>, a témoigne honorable Yaya Sangaré, secrétaire à la communication du CE, dans un port sur les réseaux sociaux.

<em>"</em><em>Finalement, les conférenciers se sont accordés à inviter le comité exécutif à engager dans les meilleurs délais le processus de choix du candidat du parti pour la présidentielle de 2018"</em>, a-t-il ajouté. Lors des débats, les conférenciers n'ont pas manqué également de signaler toutes les frustrations, les humiliations que les militants du parti subissent de la part du RPM.

<em>"</em><em>Malgré l'apport inestimable du parti à la stabilité du pays, malgré son poids politique et électoral, les militants estiment être écartés des grandes instances de décisions qui engagent la vie du pays"</em>, a précisé M. Sangaré. Les débats ont révélé que la majorité des conférenciers n'est pas satisfaite de la gouvernance actuelle et souhaite que des efforts remarquables soient faits pour l'améliorer.

<em>"</em><em>L'Adéma est incontournable dans la conquête et l'exercice du pouvoir au Mali, alors pourquoi ses dirigeants ne s'assument pas et ne sont jamais à l'écoute des militants à la base pour conquérir et exècre le pouvoir d'Etat par eux-mêmes ?"</em>, se sont interrogés beaucoup d'intervenants.

Les <em>"Abeilles"</em> ont invité la direction nationale du parti à <em>"être plus audible sur les questions essentielles du parti"</em> tout en réaffirmant leur <em>"appartenance à la majorité présidentielle"</em>.

Ce qui n’est pas évident ! En effet, si l’on se réfère à la démarche du RPM ces derniers temps, un allié ne peut pas décider d’aligner un candidat contre IBK et rester dans la majorité.

En optant pour une candidature interne au 1er tour de la présidentielle de 2018, la Ruche a visiblement fait un choix qui ne lui facilitera pas la vie au sein de la CMP. Pis, elle doit même se préparer à perdre sa place au gouvernement à cause de ce choix.

A moins que le président Ibrahim Boubacar Kéita ne prenne conscience qu’il n’a aucun intérêt, en cette période de turbulence sociale et politique, à pousser dans l’opposition un allié aussi puissant et bien implanté que l’Adéma/PASJ.

Dans la Ruche, le plus difficile est à venir : <em>le choix d’un candidat</em> ! Le message des Abeilles, pendant la Conférence nationale, a été très claire : pas de faire-valoir ou une candidature fantaisiste comme nous l’avons vu en 2013. Mais, les militants souhaitent une vraie reconquête du pouvoir en 2018.

<em>"</em><em>Les Abeilles sont là, et elles ne cessent de prouver qu’elles sont incontournables dans le paysage politique malien. Tous ceux qui veulent gagner les élections et conquérir le pouvoir sont obligés de compter avec l’Adéma. Mais, nos militants pensent qu’il est temps de sortir de cette position de faiseurs de rois, et se battre pour que le parti reprenne sa vraie place sur l’échiquier politique national"</em>, a déclaré Mme Sy Kadiatou Sow, présidente de l’Adéma/PASJ, lors d’une interview (à lire la seconde et dernière partie dans ce numéro) le 14 mars 2017.

Et pour cela, il faut un candidat consensuel capable de rassembler <em>La Ruche</em> en lui évitant les césariennes subies en 2002, 2007 et 2013 marquées par le départ de nombreux ténors (Ibrahim Boubacar Kéita, Soumaïla Cissé, Soumeylou Boubèye Maïga, Ibrahima Ndiaye dit Iba…) suite à aux frustrations liées à la gestion des candidatures internes.

Une candidature consensuelle est donc indispensable pour éviter les divisions internes et maintenir la dynamique de reconquête du pouvoir. Comme le soulignent souvent des chroniqueurs politiques, réellement unie, l’Adéma/PASJ est une redoutable machine électorale.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence d’entente nationale : IBK tacle l’opposition politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conference-dentente-nationale-ibk-tacle-lopposition-politique-2154122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/conference-dentente-nationale-ibk-tacle-lopposition-politique-2154122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Opposition-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 01:11:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Annoncée par le président de la République le 31 décembre 2016 dans son message du nouvel an, la Conférence d’entente nationale a débuté le lundi 27 mars 2017 au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba. Le président Ibrahim Boubacar Kéita n’a pas boudé son plaisir de faire une leçon de patriotisme à ses opposants.</em></strong>

<em>"</em><em>Nous voulons un Mali uni, un Mali sur des bases solides. Nous sommes prêts à toutes les ouvertures"</em> ! Tel est l’appel à l’unité lancé par le président Ibrahim Boubacar Kéita à l’ouverture officielle de la Conférence d’entente nationale (CEN), le 27 mars 2017 au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako.

Une rencontre qui, malgré le boycott de l’opposition politique et de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), a gagné le pari de la mobilisation.

Dans une déclaration rendue publique la veille (26 mars 2017), le gouvernement malien a rappelé que la CEN entre dans le <em>"cadre de la recherche de la paix, de l’unité et de la réconciliation"</em> et pour <em>"une mise en œuvre efficace et cohérente de l'accord pour la paix et la réconciliation"</em>.

A la différence de la Plateforme des groupes armés, la CEN a été boycottée par la CMA et l’opposition politique. <em>"Les partis de l’opposition ont été invités et ils ont été reçus pendant les consultations préliminaires. Nous aurions aimé avoir tout le monde avec nous. Mais, une nation est une nation, elle avancera selon ses moyens et les forces en présence"</em>, a déclaré Nouhoum Sankaré, membre de la commission d’organisation, interrogé par nos confrères de l’ORTM.

Pour Pr. Baba Akhib Haïdara, cette conférence n'est <em>"le monopole de personne, mais la responsabilité de tous les Maliens"</em>.

Le président Ibrahim Boubacar Kéita ne s’est pas fait prier pour tacler les absents, notamment ses opposants dont le boycott sent beaucoup plus la mauvaise foi que le bon sens.

<em>"</em><em>A ceux-là et à tous les autres qui n’auront pu être là, je rappelle que cette Conférence d’entente nationale est un train qui démarre. Et ceux qui ne l’auront pas pris dans cette gare peuvent toujours le rattraper à une autre gare, à une autre station. L’essentiel est que, à l’arrivée, toute la famille soit réunie. Et la dernière gare, le terminus de ce voyage porte le nom : Entente nationale"</em>.

Très inspiré dans son introduction, il a enfoncé le clou. <em>"Ce qui nous réunit ici est bel et bien une Conférence d’entente nationale, où devraient se régler tous les différends, surmonter toutes les rancœurs. Si nous ne nous retrouvons pas ici, où donc nous retrouverons-nous un jour ?"</em>

<em> </em><strong>"La Conférence d'entente nationale ne saurait être prise en otage par des surenchères", IBK dixit</strong>

Agressif, mais fair-play, IBK ne veut pas être celui qui <em>"jettera la première pierre"</em>. Mais, a-t-il rappelé, <em>"que chacun, en son âme et conscience, en permanence, se demande en quoi ses postures enrichissent la démocratie, en quoi les actes qu’il pose contribuent à l’essor de la nation malienne"</em>.

Et de reconnaître, <em>"je faillirais à mon devoir, si je ne déplorais pas, ici, certaines absences et le discours qui les justifie. Nous sommes, tous, la progéniture de la même mère-patrie. Les uns ne sont ni meilleurs ni pires que les autres. Et le respect, la considération que nous devons, les uns aux autres, implique que nous sachions respecter le travail des autres. En ayant à l’esprit que même le travail le plus consciencieux peut comporter et comporte toujours quelques imperfections"</em>.

<em>"</em><em>C’est l’addition de nos talents et de nos différences qui nous permettra d’enrichir la construction de la démocratie sur cette terre sacrée"</em>, a poursuivi le chef de l’Etat.

<em>"</em><em>La nation se construit sur la durée… Si vous pouvez aider votre patrie, votre peuple, c’est ici, maintenant qu’il faut le faire. Le chantier est ouvert, et le devoir nous y appelle tous, autant que nous sommes"</em>, a assené le président Kéita.

<em>"</em><em>La Conférence d'entente nationale ne saurait être prise en otage par des surenchères. Que l'inclusivité soit entièrement respectée"</em>, a souhaité Ibrahim Boubacar Kéita.

Après cette cérémonie d’ouverture, les participants ont été répartis entre trois commissions en fonction des trois thèmes que sont <em>"la paix, l’unité et la réconciliation nationale"</em>. Mais, a précisé M. Sankaré, <em>"toutes les commissions vont travailler sur la question de l’Azawad"</em>.

Toutefois, contrairement à ce qui avait été prévu, la CEN ne va pas accoucher directement de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation qui doit être élaborée sur une base consensuelle. Mais, elle va plutôt réunir les <em>"éléments constitutifs d’une charte"</em> dont l’élaboration et l’approbation se feront dans un autre cadre.

<em>"</em><em>Une </em><em> </em><em>fois </em><em> </em><em>que </em><em> </em><em>j’aurais </em><em> </em><em>reçu </em><em> </em><em>les recommandations </em><em> </em><em>de </em><em> </em><em>la Conférence, </em><em>je déciderai </em><em> </em><em>du </em><em> </em><em>cadre, </em> <em>des </em><em> </em><em>modalités </em><em> </em><em>et </em><em> </em><em>de l’agenda </em><em> </em><em>de </em><em> </em><em>son </em><em> </em><em>élaboration </em><em> </em><em>définitive </em><em> </em><em>ainsi </em><em> </em><em>que </em><em> </em><em>de </em><em> </em><em>son appropriation par l’ensemble des composantes de la nation</em><em>"</em>, promet le président Ibrahim Boubacar Kéita.

Les travaux dureront une semaine (27 mars-2 avril 2017) avec des travaux en commission et des débats en plénière !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le réflecteur : IBK Comedy Club !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-ibk-comedy-club-2153832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-ibk-comedy-club-2153832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/IBK-PM.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:57:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"</em><em>Savez-vous ce qu'est une pantalonnade"</em> ? C’est le défi lancé dimanche 26 mars 2017 au public par l’éminent juriste et leader politique pragmatique Me Abdoulaye Garba Tapo sur sa page Facebook. Le vainqueur devait recevoir le Prix Abdoulaye Garba Tapo de 5000 F CFA.

Au-delà du jeu, cette question de <em>"l'enseignant expérimenté"</em> est loin d’être bête ou fortuite. En effet, c’était une façon pour cet éducateur hors pair d’attirer l’attention sur la gestion actuelle du pays, sur la manie du pouvoir de toujours trouver des sujets pour distraire les Maliens de leurs vraies préoccupations.

La <em>"pantalonnade"</em>, à l'origine, est <em>"une pièce burlesque jouée par Pantalon"</em> (Larousse). D’autres dictionnaires vous diront aussi : <em>bouffonnerie, postures comiques, semblables à celles d'un pantalon, d'un farceur.</em> Par extension, cela peut être un subterfuge ridicule pour sortir d'embarras. <em>"Il s'en est tiré par une pantalonnade"</em>, dit-on souvent. A l’image aujourd’hui du locataire de Koulouba et de ses alliés dans un gouvernement qui n’est que l’ombre de lui-même depuis plus d’un an.

Comme le rappellera plus tard Me Tapo, il fut un temps où la mode en France était le port de la culotte. Un comique, du nom de Pantalon, eut donc l'idée de porter un pantalon pour faire rire les gens. C’est donc une farce, une parodie pour se donner bonne conscience en noyant le peuple dans l’illusion.

C’est l'origine du mot pantalonnade qui, explique Me Tapo, <em>"signifie une comédie destinée à faire rire et à amuser la galerie. Si je le ramène à notre situation actuelle, c'est toutes ces trouvailles qu'on nous sort tous les jours justes pour nous faire croire qu'on agit alors qu’elles sont vides de sens et de peu d'intérêt, même si ça permet aux gens de s'occuper"</em>. S’occuper, mais aussi se faire les poches sur le dos du contribuable.

Pour amuser la galerie, ce régime n’a pas sans doute son pareil. De vrais bouffons pouvant rivaliser avec les Kôrôduga (bouffons) ou le Kotèba qui, à la différence, ont un rôle socioculturel et politique éminent. Leur autodérision vise à attirer le regard de la société sur ses propres travers, à attirer l’attention des rois et leurs cours sur un problème particulier auquel le peuple est confronté. Si ce n’est le mécontentement des gens vis-à-vis de leurs dirigeants.

<strong>Distraire la galerie pour cacher son incompétence</strong>

Tout le contraire des <em>yogoros politiques</em> de nos jours qui créent des situations pour distraire le peuple et donner l’impression d’agir dans son intérêt.

<em>"</em><em>Aujourd'hui notre quotidien est fait de stress et d'angoisse à cause de tous ces problèmes qui nous hantent l'esprit et qui n'ont pas de solution. Ils ont pour noms : rébellion, grèves à répétition, mal vivre du Malien commun, corruption, concussions, Kurukanfug… Et cela pour faire de la plupart d'entre nous des citoyens de seconde zone dont les ancêtres ont pris le bateaux Mali en marche…"</em>, peint Abdoulaye Garba Tapo. Une allusion aussi à la <em>"Conférence d'entente ou de division nationale selon l'interprétation qu'on lui demande"</em>.

Par rapport à la Conférence d’entente nationale (CEN) qui s’est ouverte en début de semaine (27 mars-2 avril 2017 et jours suivants), nous ne pouvons pas cautionner l’attitude de l’opposition politique dont la mauvaise foi la pousse à courtiser aujourd’hui la Coordination des mouvements armés (CMA) et la Plateforme, donc les bandits armés dont la majorité a pris les armes contre la patrie.

Nos opposants n’ont jamais cessé de crier sur tous les toits que <em>"la seule solution pacifique viable et inclusive de résolution de la crise multiforme que connaît notre pays passe par la tenue d’une concertation nationale inclusive regroupant l’ensemble des forces vives de la nation autour des problèmes institutionnels, de défense, de sécurité, de gouvernance et de développement"</em>.

Comme nous l’analysait un diplomate africain en poste à Bamako, nous ne voyons pas de <em>"nuance entre ce que souhaite l’opposition politique et la Conférence d’entente nationale. Elle est seulement de mauvaise foi comme la CMA et la Plateforme"</em>.

Selon nos informations, l’opposition avait souhaité que son organisation lui soit confiée. Et pourtant cela est une recommandation de l’accord pour la paix réconciliation nationale dans lequel il ne s’est jamais reconnu.

Quant  à la CMA, elle sait pertinemment qu’il est impossible que le gouvernement organise des concertations régionales à Kidal où il n’a aucun représentant. Elle voulait sans doute, une fois de plus, que l’Etat malien lui alloue des fonds pour cela pour qu’elle organise une parodie de concertation.

Nous savons un peu comment les leaders de la Plateforme sont revenus sur leur décision de boycott. Et la CMA est aussi revenue sur sa position après le démarrage suite à des «compromis». Et nous savons que ces deals entre le pouvoir et les bandits armés n’augurent généralement de rien de bon pour les Maliens.

Le gouvernement aurait dû comprendre qu’il a affaire à des gens de très mauvaise foi qui aiment souffler sur le chaud et le froid en fonction de leurs intérêts. Il aurait dû donc être très rigoureux dans la préparation de la CEN, même si elle devait se tenir plus tard que ce mois de mars comme le président de la République l’avait promis dans son message du nouvel an le 31 décembre 2016.

Et, aujourd’hui, le pouvoir s’entête à organiser ses assises boudées par certains principaux acteurs (ex-rebelles), il a donné à l’opposition du grain à moudre. Il ne veut pas <em>"lâcher malgré tous les indices d'échec, parce que des dépenses sont engagées et des contrats aussi qui ont des retombées ou des bénéfices intrinsèques, tout en oubliant les conséquences"</em>. Et c’est cela la pantalonnade.

En effet, comme le dit un internaute, la CEN s’annonce déjà comme un échec cuisant, <em>"un flop inévitable que tout gouvernement responsable aurait dû, à défaut d'y renoncer, reporter pour que les conditions de la réussite soient remplies pour toutes les parties attendues"</em>.

Aujourd’hui, le gouvernement se retrouve face à lui-même ou à des interlocuteurs moins crédibles pour définitivement tourner la page tragique de cette crise. Quelle légitimité aura alors la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale attendue de la cette rencontre ? Une farce de plus ? Une farce de trop.

Une parodie qui symbolise la propension du régime actuel à vouloir afficher une fermeté inopportune parce que, en réalité, cela revient à perdre beaucoup de temps à trouver des trucs pour amuser la galerie au lieu de se consacrer réellement à la résolution des vraies préoccupations des Maliens : paix et réconciliation. Dans toute la sincérité et la franchise de ces expressions.

<em>"</em><em>Quand on interroge la plupart des Maliens, quels que soient leurs</em> <em>secteurs d’activités ou leurs catégories socioprofessionnelles, on se rend compte que c’est une période difficile pour beaucoup de gens. Le front social est en ébullition, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader"</em>, nous disait Mme Sy Kadiatou Sow, présidente de l’Adéma/PASJ dans une interview qu’elle nous a accordée le 14 mars 2017.

<em>"</em><em>Nous sommes dans une situation telle qu’on ne sait plus où le pays va… Ce n’est pas ce que les Maliens vivent ou ressentent aujourd’hui. Il est temps que les autorités tendent les oreilles et ouvrent les yeux sur ce qui se passe réellement dans le pays. Il ne faut pas se focaliser sur la réussite d’un événement</em> (Sommet Afrique-France) <em>et ce n’est pas parce qu’on est en train de forcer l’installation des autorités intérimaires que tout va bien. Ça n’a aucun contenu et ça ne se traduit par rien de véritablement concret pour les populations"</em>, avait ajouté cette femme leader politique.

<em>Yèrè nèguen</em> ! Se jouer la farce ! Telle est l’attitude du pouvoir et de sa majorité politique ces temps-ci. Les Maliens ont du ressort disait le général Moussa Traoré. Mais, ils ne sont plus dupes ! Quand le peuple surmontera sa lâcheté, le pouvoir va trembler !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discrimination et suppression d’emplois : Orange s’allie à Ericsson pour limoger des Maliens utilisés comme cobayes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/discrimination-suppression-demplois-orange-sallie-a-ericsson-limoger-maliens-utilises-cobayes-2154212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/telecom/discrimination-suppression-demplois-orange-sallie-a-ericsson-limoger-maliens-utilises-cobayes-2154212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Orange-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:52:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré une très bonne santé financière au Mali, la société Orange-Mali a décidé de s’allier avec le diable ERICSSON pour priver les jeunes maliens de leur gagne pain. Rappelons tout d’abord qu’Orange-Mali a atteint en 2012 la croissance programmée pour 2020. La Société est donc en avance de huit ans sur ses prévisions. C’est pourquoi Orange Mali, la filiale du Groupe Orange (France) la plus productive, a décidé de se priver de sa partie technique pour le sous-traiter. Alors deux projets furent mis en places : le projet ANO (Amea Network Optimisation) et le projet GNOC.</strong>

Si l’ANO consiste à sous-traiter l’exploitation et la maintenance du réseau mobiles en plus des connexions Internet (domicile et entreprise), le GNOC quant à lui consiste à sous-traiter le cœur du réseau. L’ANO commença en janvier 2016 tandis que le GNOC débuta en juin 2016.

A la date du 31 décembre 2015, 97 personnes ont été transférées d’Orange-Mali vers Ericsson dans le cadre du projet ANO. Sur les 97 personnes transférées, 93 étaient issues des cabinets de recrutement RMO et CEI. Ces 93 employés avaient des contrats qui prenaient fin au plutôt en mars sinon août 2016.

Les cabinets ont notifié aux employés la fin de leur mission chez Orange sans droit ni indemnités à la date du 31 décembre 2015 et leur mise à disposition chez Ericsson pour une durée de 3 mois.

D’après les informations, Ericsson avait commenté ces trois mois comme période de test ou période d’évaluation afin d’offrir des contrats Ericsson a certains des 93 employés. Ce qui ne fut pas le cas à la date du 31 mars 2016 conduisant à un arrêt de travail par tout le personnel intérimaire. Cet arrêt fut notifié par mail aux responsables d’Ericsson.

Si la qualité du réseau Orange-Mali était dégradée de Kayes à Mopti, il n’y avait même pas de réseau dans les régions nord (Tombouctou, Gao…) entre le 1er et le 02 avril 2016. Ce qui a provoqué l’arrêt de toutes les activités utilisant le réseau Orange durant cette période (Banques, service publique, Orange Money, MINUSMA…...).

Il a fallu des pressions énormes de gros clients d’Orange-Mali au nord, notamment la Minusma et les Forces internationales, pour qu’Orange puisse contraindre Ericsson a engagé des négociations. Ainsi, les travailleurs ont repris le travail après des propositions faites lors des négociations et quelques 24 contrats Ericsson furent obtenus.

<strong>Un plan raciste en marche afin de priver de leurs emplois des pauvres ressources humaines maliennes formées par Orange-Mali et travaillant sur le réseau de Bamako à Kidal.</strong>

De la délocalisation des services à l’extérieur ou pire au transfert des activités chez des sous-traitant mal formés et mal équipés, Ericsson préfère bafouer la qualité du réseau Orange afin de se faire beaucoup d’argent et supprimer des dizaines d’emplois car son mot d’ordre est business.

C’est ce même business qui avait amené Ericsson à supprimer injustement une société de sous-traitance malienne travaillant avec Orange depuis des années avant d’être rappelé à l’ordre par la justice car ladite société (SINTIC) n’a pas lâché l’affaire.

En décembre 2016, exactement à 8 jours de la fin de leurs contrats, deux employés ayant passé plus de 5 années à travailler avec Orange Mali ont été notifiés par leur cabinet de l’arrêt de leur contrat à la fin du mois sans aucun motif. Des démarches effectuées afin d’annuler leur arrêt de travail sont restées vaines.

Par ailleurs en 2015, des Roumains arrivés au Mali afin de s’imprégner de l’exploitation du réseau sont repartis après 3 mois de formation et de collaborations actives. Une fois chez eux, ils vont prendre en main les activités du réseau depuis la Roumanie dans l’optique de supprimer 2 services locaux (Supervision 24 H/24 et Back office) au profil des Roumains, tandis que l’optimisation et la qualité réseau sont gérées depuis l’Inde.

La délocalisation de ses services a entrainé une dégradation de la qualité de services du réseau orange Mali. Ce que tous les clients de l’opérateur peuvent en témoigner. A ces délocalisations s’ajoutent la sous-traitance de l’intervention.

En janvier 2017, des prolongations de contrats d’une durée de 3 mois ont été proposé à tous les intérimaires, à part les 2 cités plus haut. Une proposition qui fut acceptée par tous à l’exception d’un seul qui préféra le chômage à cette situation d’incertitude.

Pour la seconde fois, un contrat de 3 mois fut proposé aux employés. Ces prolongations ont été contestées par les intérimaires, mais motivées par les managers comme étant la nouvelle politique du groupe Ericsson. D’après le patron des régions sub-sahariennes d’Ericsson, «aucun intérimaire n’aura un contrat de plus de 3 mois, mais le travail de personne n’est menacé.  Au pire des cas, ceux dont les activités seront transférées chez les sous-traitants pourront être transférés chez ces sous-traitants» !

<strong>Qui est Ericsson ?</strong>

En zone de forte turbulence depuis quelques années, Ericsson ne cesse d’enregistrer des pertes. Si l’équipementier ne cesse de supprimer des emplois, c’est au Mali que ce groupe compte bien se débarrasser du maximum de personnel.

Ericsson, une entreprise incompétente qui ne parvient pas à faire face à ses concurrents comme HUAWEI et le nouveau NOKIA (Nokia vient juste d’acheter Alcatel), ne fait qu’échouer sur des projets similaires comme au Niger, au Burkina, etc.

A noter aussi qu’Orange-Mali dépend du Groupe SONATEL qui a refusé le projet au Sénégal. C’est pourquoi le Mali a été choisi comme pays pilote. Et depuis le début du projet ANO-Mali, aucun autre projet ANO n’a vu le jour dans d’autres pays où opère Orange.

Chose bizarre, c’est cette même Ericsson qui a fui au Niger et au Tchad. Elle a voulu maltraiter les burkinabè, mais s’est heurtée à la bravoure des employés du Pays des hommes intègres. Aujourd’hui, elle veut profiter de l’attentisme des Maliens pour nuire à l’avenir des jeunes.

Dans la droite ligne de leur politique de suppressions d’emplois, le 14 mars 2017, 6 personnes ont reçu des notifications de leur cabinet du non renouvellement de leur contrat après le 31 mars 2017.

Après avoir posé maintes questions sur la motivation de ces renvois récurrents, ils prétextent des raisons économiques. Et pourtant, des expatriés sont tout le temps recrutés comme consultants et le salaire d’un seul suffit à payer 5 locaux. Des consultants qui n’apportent aucune valeur ajoutée sur la qualité de service d’Orange-Mali si ce n’est la désolation des clients, la suppression des dizaines d’emploi des Maliens.

Quant au GNOC, le scandale est plus grand, car tous les postes liés au cœur du réseau ont été supprimés et ce domaine transféré au Sénégal.

Au moment où le gouvernement se bat pour créer des emplois, personne ne doit s’étonner si dans quelques mois, Orange-Mali commence lui aussi à libérer ses intérimaires.

Face à cette menace, beaucoup de questions restent sans réponses. Doit-on supprimer des postes pour les créés ailleurs (Roumanie, Inde, Sénégal, Cote d’ivoire) ? Doit-on mettre en chômage des professionnels pour des novices, des incompétents ? Le Mali mérite-t-il un réseau qui ne cesse de se dégrader ?

Quand est ce que Orange-Mali se souciera de la qualité de son réseau pour le bonheur de ses clients en offrant une qualité de services à la hauteur du coût ? Pourquoi le silence du ministre de la Communication et de l’Economie numérique ? Pourquoi l’AMRTP ne dit mot ? Que peut faire le client final ?

Du 1er janvier 2016 à nos jours, tous les Maliens peuvent l’attester que la qualité du réseau Orange Mali ne fait que se dégrader. Qu’est ce qui a changé ? Qu’est ce qui ne va pas ?

Nous tenterons d’apporter des réponses à ces questions dans nos futures publications. En attendant, le président Ibrahim Boubacar Kéita et son gouvernement sont plus que jamais interpelés.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FESPACO 2017 : &amp;quot;Wulu&amp;quot; privé d’une reconnaissance que lui garantissait l’actualité</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/fespaco-2017-wulu-prive-dune-reconnaissance-lui-garantissait-lactualite-2154382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/fespaco-2017-wulu-prive-dune-reconnaissance-lui-garantissait-lactualite-2154382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Daouda-Coulibaly-Wulu.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:50:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Adoré par le public et apprécié par les professionnels du 7e art à Ouagadougou "Wulu" ou le "Chien" du réalisateur malien Daouda Coulibaly a été curieusement privé d’Etalon du Yennenga au 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco, du 25 février au 4 mars 2017). Ni le bronze ni l’argent à plus forte raison l’or. L’œuvre se contente du Prix spécial "Sembene Ousmane" décerné par la Fondation Ecobank (un trophée et une enveloppe de 5 millions de F CFA) et celui de la meilleure interprétation masculine décerné à Ibrahim Koma. Ce magnifique film traite pourtant d’un sujet qui compromet l’avenir du continent par son pouvoir de déstabilisation : le trafic de drogue, le crime organisé !</em></strong>

&nbsp;

Un thriller hollywoodien autour du trafic de drogue au Mali, notamment dans son vaste septentrion : c’est la trame de <em>"Wulu"</em>, le <em>"Chien"</em>. <em>"Le titre fait référence au N’Tomo qui est une initiation que l’on pratique au Mali. Le niveau du chien est le dernier des cinq niveaux qui nous permet de valider l’initiation"</em>, explique Daouda Coulibaly.

Un film réalisé par Daouda Coulibaly, avec un budget faramineux : <em>1,6 milliard F CFA</em>. Mais, le résultat est à la hauteur du sacrifice parce que ce diplômé de philosophie économique originaire de Nioro du Sahel offre aux cinéphiles 95 minutes de pur bonheur, de suspense… d’émotion ! <em>"Wulu"</em> est un film de très belle facture, bien accueillie dans les salles et par la critique.

Il est donc surprenant que cette œuvre ne figure pas au palmarès des Etalons du Yennenga du 25e Fespaco. Et surtout qu’elle traite d’un thème qui est en train de plonger l’Afrique, surtout la bande sahélo-saharienne, dans un cycle de violence et de déstabilisation hypothéquant ainsi tous nos efforts de développement économique, culturel…

Le héros, Ladji, apprenti chauffeur irréprochable, perd son travail. Pour survivre, il accepte de livrer de la cocaïne à la frontière du Mali. Mais, l’appétit vient en mangeant. Bien rémunéré pour ses missions, on ne s’embarrasse que rarement de scrupule. D’ailleurs, quand on est jeune, pauvre et ambitieux, comment résister aux sirènes du crime organisé ?

Le livreur devient vite un homme de main des barons de la drogue dans le désert où les cartels d’Amérique du Sud côtoient la nébuleuse islamiste. Mais ce que Ladji (Ibrahim Koma) n’a pas compris dans son ascension fulgurante, c’est que dans cette jungle on passe aussi rapidement d’un extrême à un autre sans même s’en rendre compte. Autant on atteint aisément le sommet, autant la chute est vertigineuse sinon tragique et mortelle.

Ce film est plus d’actualité parce qu’il s’inspire des facteurs de déstabilisation de l’Afrique, principalement du Mali qui est malade de son Nord depuis près d’une décennie parce que le pouvoir a fermé les yeux sur un trafic dangereux : la drogue !

Le jeune réalisateur lève donc le voile sur <em>"les trois rôles"</em> que les groupes armés peuvent remplir dans le jeu du trafic de drogue : prélever une dîme lorsqu’un convoi traverse leur territoire, protéger le convoi ou faire partie de l’organisation du convoi.

<em>"Quand j’apprends l’existence d’un tel trafic de drogue, j’ai une vision plutôt catastrophiste, c’est-à-dire que je me dis que la guerre va s’installer. Je voyais ça un peu comme au Mexique, où les cartels ont pris le dessus sur l’armée régulière... Donc je me suis dit que ça allait être terrible, qu’il faut absolument en parler"</em>, expliquait-il récemment à la presse à Ouagadougou, au Burkina Faso.

<em>"Je me voyais plus comme un lanceur d’alerte, en me disant que si on en parle peut-être ça pourra conjurer la crise qui nous menace. Et c’est au moment où j’ai commencé à écrire, au début de l’année 2012, que la crise était déjà là puisque deux mois plus tard, au mois de mars 2012, il y a eu le coup d’Etat au Mali"</em>, a-t-il ajouté.

&nbsp;

<strong>De l’alerte à la triste réalité du terrain</strong>

<em>"Quand la junte militaire a pris le pouvoir, elle a dénoncé l’attitude de certains généraux de l’armée malienne vis-à-vis du trafic de drogue. A partir de ce moment-là, plutôt que de faire un film d’anticipation, je me suis dit qu’il fallait faire un film qui raconte comment est-ce qu’on en est arrivé à cette situation"</em>, nous a affirmé Daouda Coulibaly.

Comme le reconnaissent plusieurs critiques, ce chef-d’œuvre peint avec une incroyable fidélité <em>"la dérive mafieuse de l’Etat malien"</em>. Corruption, impunité, népotisme, trafic d’influence… Autant de maux qui ont provoqué la déliquescence de l’Etat au Mali.

<em>"Wulu"</em>, qui signifie <em>"Chien"</em> en bambara, désigne aussi le dernier degré d’initiation d’une société secrète à partir duquel l’individu initié devient lucide et connaît sa place dans la société. Le Mali a-t-il aujourd’hui accédé à cette lucidité pour réellement prendre son destin en main ?

Malheureusement, la déliquescence du pays s’est poursuivie de plus bel et <em>"les mensonges des politiques"</em> continuent de masquer la réalité au peuple malien. Grâce à un accord supposé de paix, les vrais barons et parrains de ce trafic de drogue et d’armes ont réussi à sécuriser leur territoire. En effet, ils ont imposé leurs hommes de main à la tête des autorités intérimaires et vont bientôt intégrer leurs mercenaires dans la nouvelle armée malienne en gestation.

Ayant sacrifié la souveraineté nationale pour un hypothétique accord, le pouvoir n’a plus les mains libres pour tirer les enseignements de cette crise et redresser le pays.

<em>"On peut affirmer aujourd’hui que le Mali ne s’est pas relevé. Pis, il continue de s’enfoncer… Malgré cela, le président Hollande n’hésite pas à faire de ce pays le symbole de la réussite de sa politique africaine"</em>, déplore Laurent Bigot, ancien diplomate français devenu consultant indépendant dans une récente chronique dans <em>"Le Monde"</em> (quotidien français).

Et de rappeler, <em>"si on peut tromper l’opinion publique française avec quelques éléments de langage, il est difficile de faire avaler des couleuvres aux Maliens qui constatent tous les jours à quel point le Mali est devenu otage de logiques mafieuses. Ils en déduisent que la France est une complice active"</em>.

&nbsp;

<strong>Zoom sur les facteurs de la descente aux enfers</strong>

Comment le Mali, longtemps brandit comme un modèle de démocratie en Afrique, en est-il arrivé là ? <em>"Wulu"</em> apporte la réponse la plus réelle et la plus dramatique à cette question que beaucoup d’observateurs se sont posés au début de cette crise.

En attirant les regards sur les raisons de la décadence de l’Etat au Mali, Daouda Coulibaly sonne aussi l’alerte pour les autres Etats africains, surtout ceux de la bande sahélo-saharienne, qui sont loin d’être à l’abri du crime organisé. Avant le Mali, c’est la Guinée-Bissau qui a totalement sombré dans le chaos institutionnel à cause du trafic de drogues qui y a répandu la corruption au point de gangrener la classe politique et l’armée.

La Casamance (Sénégal) est quasiment dans le même engrenage qui menace aujourd’hui tous les Etats du Sahel déstabilisés déjà par le terrorisme qui se nourrit aussi de ce crime organisé.

En plus d’entraver les libertés individuelles, les narco-jihadistes se sont surtout attaqués aux symboles et aux valeurs de la culture au nord du Mali, notamment les mausolées de Tombouctou. Ils ont interdit la musique, détruit les instruments des orchestres ; pillé les espaces de loisirs...

Dans cet environnement apocalyptique, les femmes et leurs filles étaient mises sous tutelle, violées, lapidées et mariées contre leur volonté. On ne parlait plus de droits, à plus forte raison d’émancipation ou d’autonomisation parce qu’un régime avait cautionné le crime organisé qui profitait à ses barons et à des hauts gradés de son armée.

Pour tous ces symboles, nous pensons que <em>"Wulu"</em> méritait de figurer au palmarès des <em>Etalons du Yennenga </em>du 25e Fespaco, notamment la plus prestigieuses des récompenses <em>: Etalon d’or</em> ! Un trophée décerné à <em>"Félicité"</em> du Sénégalais Alain Gomis.

Malheureusement, le jury a visiblement privilégié d’autres considérations. Présenté au début comme un film sénégalais (des scènes ont été tournés au Sénégal à cause de l’insécurité au Mali), puis français et ensuite franco-sénégalais, le réalisateur a sans doute payé son refus de céder au puissant lobby qui dicte sa loi dans ce genre de festival en usant de tous les moyens pour influencer le jury et la critique sciemment orientée pour rehausser ou enterrer une œuvre.

A la veille du festival de Ouagadougou, ont pouvait déjà deviner le lauréat en lisant la presse française ou en écoutant la radio internationale de la propagande française.

N’empêche que <em>"Wulu"</em>, coup d’essai et coup de maître, fera encore parler de lui ! Et ça, personne n’y peut rien !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Réseaux sociaux, amis ou ennemis ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/regard-monde-reseaux-sociaux-amis-ennemis-2154362.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/technologie/regard-monde-reseaux-sociaux-amis-ennemis-2154362.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/facebook.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Qu’on le veuille ou pas, ils ont envahi notre monde, bouleversé notre quotidien et occupé tout notre espace vital. Ce sont les réseaux sociaux. Ils sont si omniprésents qu’on a du mal à définir leur vraie place dans notre vie aujourd’hui. On en arrive à se demander s’ils sont nos amis ou nos ennemis. A chacun de se faire une idée à partir des illustrations que voici.</em></strong>

<strong> </strong>Quand on arrive dans une famille, on se croirait dans un cybercafé. Les membres de la famille sont obnubilés par eux. Chacun est dans son coin et concentré sur son <em>Viber</em>, <em>Whatsup</em>, <em>Facebook</em> pour ne citer que ceux-là. La vie de famille n’existe presque plus. Les enfants, le conjoint sont hypnotisés par cette force invisible mais très présente à l’heure du coucher, des repas et même aux toilettes.

Dans la rue, on a l’impression de voir des marionnettes se promener. Il y a des gens qui marchent sans même voir où ils mettent les pieds au risque de se cogner sur quelque chose ou quelqu’un ou de tomber dans un caniveau.

Faites irruption dans une salle d’attente, dans un bus ou dans une gare, tous ou presque ont la tête accrochée à leur téléphone sans se soucier de ce qui se passe autour d’eux. Le comble, c’est que même lors d’un accident, le premier geste est de faire une photo très vite partagée avant même de porter secours aux victimes. Même les décès ont perdu de leur caractère sacré à cause du phénomène.

Au bureau ou à l’école, c’est le même spectacle désolant de personnes qui sont devenues comme des robots téléguidés ou télécommandés par une puissante extraordinaire. Tout y passe : les émotions, les sensations, les rencontres, les conversations, la vie sociale n’existe plus.

Sommes-nous devenus fous ou alors la drogue des réseaux sociaux nous fait-elle perdre le sens des réalités ? Comment pouvons-nous être manipulés à ce point par cette toute petite chose ? Comment combattre dès lors un ennemi invisible ?

Pour l’heure, les stratégies pour faire face à cette <em>"grave épidémie" </em>n’ont encore rien donné. Si vous avez une idée pour y faire face, nous sommes preneurs.

En attendant, nous sombrons inexorablement dans les abysses infernaux où nous entraînent les réseaux sociaux si nous n’apprenons pas rapidement à les maîtriser et à en faire un usage adéquat.

<strong>SERGES KOOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Confédération africaine de football : Quand Hayatou évite la porte de la sagesse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/confederation-africaine-de-football-hayatou-evite-porte-de-sagesse-2154312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/confederation-africaine-de-football-hayatou-evite-porte-de-sagesse-2154312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Issa-Hayatou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Présider la Confédération africaine de football (Caf) ! C’était toujours son rêve ! Et il s’en était discrètement ouvert à votre serviteur pendant nos études pour l’obtention du master en management des organisations sportives (MMOS, 2005-2006) entre Paris, Genève et Lausanne. Un programme de la Solidarité olympique en partenariat avec l’Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) de Paris et l’Université Claude Bernard de Lyon.

A l’époque, il présidait déjà la Fédération malgache de football depuis près de trois ans. Ce jour, nous lui avons conseillé de ne pas se précipiter, mais de poser progressivement ses pions par des actes concrets, des initiatives pertinentes et surtout de se battre d’abord pour intégrer la Caf et la Fifa afin de mieux connaître les rouages. Ce sont des organisations verrouillées de l’intérieur. Il faut dans ce cas être dans le système pour l’évaluer, baliser ses failles et aussi se faire discrètement des alliés sur qui compter au moment venu.

Ahmad l’a fait. Le Malgache a réalisé son rêve et brisé celui d’Issa Hayatou  qui voulait visiblement mourir dans le fauteuil de président de la Caf. Trop sûr de son système (comme Yahya Jammeh récemment en Gambie), il n’a pas senti le vent tourné en sa défaveur, ratant du coup une porte de sortie honorable. En conséquence, il a été presque humilié par Ahmad avec ses 34 voix contre 20. Une page de l’histoire du football a été tournée sans doute à Addis-Abeba ce 16 mars 2017.

A 76 ans, Hayatou briguait un 8e mandat qui, s’il était élu, aurait été loin d’être le dernier. Quant l’Afrique du foot l’élisait pour la première en 1988 au Maroc, celui qui vient de le détrôner n’avait pas que… 29 ans ! C’est dire que si Issa avait su partir à temps, il aurait pu être une idole pour celui qui a réussi la prouesse historique de le mettre à la porte.

Mais, il s’est accroché à son fauteuil comme à une bouée de sauvetage, au point d’oublier que dans la vie il faut savoir passer main pour sortir par la grande porte.

Certes Ahmad a gagné un pari : <em>battre Issa Hayatou à son propre jeu</em> ! Mais, le défi, c’est de le déraciner, démanteler le système vicieux mis en place autour du culte de sa propre personne. Tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui devenaient systématiquement des adversaires à battre. Il faut aussi déverrouiller le système mis en place après des tripatouillages des statuts et règlements pour assurer au Camerounais une présidence à vie.

C’est l’alternance qui apporte l’indispensable cure de jouvence à une organisation en lui insufflant plus de vitalité et de dynamisme, donc l’efficacité escomptée par tout un continent. Ces dix dernières années, la Caf était devenue une <em>chose</em> de Issa Hayatou et des vautours qui y trouvaient leur compte. Peu d’Africains, notamment la jeunesse, s’y identifiaient.

S’il veut réellement entrer dans l’histoire du football africain, Ahmad doit détruire ce système. Sans se livrer à une chasse aux sorcières, il doit ouvrir l’institution à de nouvelles compétences pour réellement la hisser sur la voie de l’avenir.

Après Habib Sissoko qui a pris les rênes de l’Union africaine de judo (UAJ) le 6 avril 2016 à Tunis (Tunisie), c’est Ahmad qui prend les commandes de la Caf. D’ailleurs, Issa Hayatou aurait dû s’inspirer du général Lassana Palenfo qui a réussi un passage de témoin dans la douceur et la sagesse.

Le changement est en marche et l’avenir doit être au rajeunissement aussi bien dans les organisations sportives nationales que continentales. Mais, les jeunes doivent savoir qu’il ne s’agit pas de prôner le changement, il faut aussi l’incarner. Le changement est une œuvre de longue haleine. Bousculer les habitudes pour changer un système demande de la volonté, mais aussi de la persévérance comme l’a démontré Ahmad.

La vieille garde n’ouvrira pas les portes de gaieté de cœur. Il ne faut pas les défoncer ou entrer par effraction parce qu’on veut une place au risque de jeter le bébé avec l’eau de bain. Il ne faut pas volontairement frustrer pour se positionner parce que, même en cas de victoire, les frustrations peuvent devenir le lit de la contestation, donc de la déstabilisation.

La confiance et l’estime se forgent, et le plus souvent à la tâche et dans le respect de l’autre. Il faut se faire reconnaître, se faire valoir par ses mérites et les valeurs qu’on incarne.

Les valeurs représentent la fondation et la charpente de tout édifice qui se veut solide pour affronter le temps et les intempéries. Et les victoires des valeurs et des principes sont, en général, les plus pérennes car elles rassemblent !

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;

<strong>Hassan Musa Bility évince Amadou Diakité</strong>

Après l’élection de son président, la 39e assemblée générale a procédé au renouvellement partiel des membres de son comité exécutif. Une élection qui n’a pas souri au Mali puisqu’Amadou Diakité a perdu, au profit du Libérien Hassan Musa Bility, sa place représentant de la Zone Ouest A dans le comité exécutif. La grande division qui règne dans la famille du football malien ne lui a sans doute pas permis de s’assurer les soutiens indispensables dans la zone où les jeunes loups ne cessent de sortir des bois.

&nbsp;

<strong>Les membres du Comité exécutif de Caf pour la période 2017-2021 sont : </strong>

<strong>Zone Nord :</strong> Fouzi Lekjaa (Maroc)

<strong>Zone Ouest A :</strong> Hassan Musa Bility (Liberia)

<strong>Zone Ouest B :</strong> Amaju Melvin Pinnick (Nigeria)

<strong>Zone Centrale :</strong> Adoum Djibrine (Tchad)

<strong>Zone Centre-Est :</strong> Suleiman Hassan Waberi (Djibouti).

Zone Sud (2 postes) : Danny Jordaan (Afrique du Sud) et Rui Eduardo da Costa (Angola)

<strong>Poste femme :</strong> Isha Johansen (Sierra Leone)

<strong>Les représentants africains au Conseil de la Fifa (2017-2021)</strong>
<ol>
 	<li>Catégorie arabophone, Lusophone, Hispanophone : Tarek Bouchamaoui (Tunisie)</li>
 	<li>Catégorie francophone : Omari Constant Selemani (RD Congo)</li>
 	<li>Catégorie anglophone : Kwesi Nyantaki (Ghana)</li>
 	<li>Catégorie ouverte (3 postes à pourvoir dont au moins un membre féminin) : Almamy Kabele Camara (Guinée), Lydia Nsekera (Burundi). Un poste restera à pourvoir à ce niveau.</li>
</ol>
L’autre fait notable de la 39e assemblée générale de la Caf, tenue à Addis-Abeba le 16 mars 2017, est l’admission, à l’unanimité, de Zanzibar comme 55e membre de la Confédération africaine de football.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGSS&#45;MALI : Une lueur d’espoir dans un océan de précarité ambiante</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/agss-mali-lueur-despoir-ocean-de-precarite-ambiante-2154302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/agss-mali-lueur-despoir-ocean-de-precarite-ambiante-2154302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:36:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sensibiliser, soulager, soutenir ! C’est le défi de l’Association globale santé et solidarité au Mali (AGSS-Mali). Une organisation humanitaire créée en 2010 conformément à la loi n°04-038 du 5 août 2005 relative aux associations en République du Mali. A but non lucrative, elle est habilitée à recevoir des dons et legs.</em></strong>

<em>"</em><em>Dessiner par des gestes simples du sourire sur des visages"</em>. C’est le noble défi que l’Association globale santé et solidarité ne cesse de relever depuis 12 ans.

<em>"</em><em>Notre ambition est de favoriser une plus grande accessibilité à des soins de qualité pour le maximum de Maliens surtout les plus démunis, contribuer à l’amélioration de l’accueil et de la prise en charge des malades dans nos structures de santé et surtout soutenir les personnes nécessiteuses dans le besoin"</em>, souligne Djimé Kanté, agent du CHU Gabriel Touré et président fondateur d’AGSS.

De sa création à maintenant, ses interventions ont touché des milliers de Maliens démunis et ressortissants souvent de milieux très défavorisés.

Ces derniers mois elle a, entre autres, mené des consultations médicales gratuites dans certains villages des première et deuxième régions du Mali avec des médecins spécialisés.

Une initiative en faveur des personnes qui, dans certains cas, voyaient pour la <em>"première fois"</em> de leur vie un médecin et de surcroit un spécialiste. Des milliers d’enfants, dont des dizaines dans des <em>Villages SOS</em> ont aussi bénéficié de vêtements et de jouets de l’association.

AGGS-Mali a bouclé en septembre 2016 <em>"L’Opération sauvons de la petite Mariam"</em>. Cette initiative a permis de collecter des fonds et de venir en aide à une petite fille de quatorze mois souffrant d’une cardiopathie congénitale sévère. Elle a été envoyée en France où elle a été opérée avec succès redonnant ainsi le sourire à ses parents.

<em>"</em><em>Deux petits garçons</em> (14 mois et 11 ans) <em>abandonnés ont été récupérés par nos soins. Le plus petit placé à la Pouponnière et le second baptisé du nom de Djimé Junior est toujours avec nous où il bénéficie d’une attention particulière et de soins adaptés à son déficit mental"</em>, explique Djimé Kanté.

C’est aussi avec beaucoup d’émotion qu’elle parle du cas d’Adjaratou, une fillette de 9 ans venue d’un petit village de Sélingué à Bamako avec une hépatomégalie sévère et d’autres maladies infectieuses ayant entraîné le ballonnement de son ventre.

A San aussi, AGSS avait pris en charge la petite orpheline de père, Zeïnab (3 ans). <em>"Paraplégique, c’est une petite fille que nous avons perdue malgré notre assistance"</em>, dit-il très ému et déplorant n’avoir pas été vite informé de sa situation.

A 13 ans, Abdallah ne peut encore marcher du fait de malformation congénitale. Une opération <em>"balle aux pieds d’Abdallah"</em> a été lancée afin de le soigner jusqu’à ce qu’il joue au ballon.

<em>"</em><em>Le regard de Djénéba"</em> est en cours. C’est une initiative qui vise à sauver une autre petite fille de 3 ans souffrant d’une forme de cancer très rare ayant totalement détruit déjà son œil gauche. Elle a subi une opération chirurgicale le mardi 14 mars 2017 et suit normalement un protocole de traitement qui pourrait durer plusieurs mois.

En plus de ces grandes opérations, AGSS-Mali s’occupe tous les jours d’accueil et d’accompagnement de personnes très malades, fatiguées et démunies dans nos structures sanitaires. Déjà du début de l’année au mois de mars, 327 personnes ont bénéficié de l’accompagnement de cette association. Sans compter les séropositifs à qui elle apporte un soutien psychologique important.

<em>"</em><em>Les gestes de solidarité à AGSS-Mali sont notre quotidien et à travers les pages personnelles de nos membres sur les réseaux sociaux, nous faisons rire des millions de personnes chaque jour. A AGSS-Mali, il nous arrive de chanter mal ou de danser pour arracher un sourire et chaque acte que nous posons contribue à dessiner du sourire sur des visages très stressés"</em>, explique Djimé Kanté.

Présentement, son organisation est en train d’organiser activement quatre grandes opérations. A commencer par l’Opération Djiguiya qui profitera à une cinquantaine d’enfants hospitalisés et qui consistera à trouver pour chaque enfant un parrain qui pourrait le soutenir financièrement et directement jusqu’à hauteur de 200 000 F CFA.

Une somme qui correspond à la moyenne des dépenses effectuées pour un enfant hospitalisé dans un Centre hospitalier universitaire (CHU) pour 10 à 15 jours.

Elle prépare aussi activement la seconde édition de l’Opération Sounkalo visant à collecter 1000 poches de sang en prévision du mois de ramadan où on trouve difficilement du sang alors que la demande augmente en ce moment.

L’Opération Sélifitini (Aïd el-Fitr ou fête du ramadan) sera aussi à sa seconde édition. Il s’agira comme à l’édition de l’année dernière de collecter dans les familles des vêtements, jouets et autres objets obsolètes et de les acheminer dans de petits hameaux où certaines personnes portent des vêtements très sales et déchirées pendant la fête.

Comme lors des deux premières éditions, l’Opération fourou doit également permettre cette année de financer et d’organiser le mariage entre des personnes qui se disent compatibles, qui le désirent mais n’en ont pas les moyens, mais aussi entre ceux qui le souhaitent, mais par timidité ou autres raisons n’y arrivent pas.

Ainsi, en fin d’année 2016, cette opération avait permis à AGSS-Mali de financer le mariage entre cinq couples, tous des indigents, dont certains étaient veufs depuis des années.

Toutes ces nobles actions ne sont possibles que si tous ceux qui ont les moyens acceptent de s’inscrire dans une synergie d’actions pour susciter un désintéressé élan du cœur pour perpétuer l’indispensable chaîne de solidarité.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement social : Des volontaires mobilisés pour donner un contenu à la solidarité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/developpement-social-volontaires-mobilises-donner-contenu-a-solidarite-2154262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/developpement-social-volontaires-mobilises-donner-contenu-a-solidarite-2154262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Djime-Kante-president-fondateur-de-la-AGSS.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:31:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Conscientes des limites de la politique sociale et solidaire du pays, qui laisse curieusement en rade des personnes très démunies, de nombreuses organisations se créent aujourd’hui pour prolonger la chaîne de solidarité par une synergie d’actions en faveur de ceux qui sont sur le point de perdre tout espoir. Solidaris223, Open-Mali, Philanthropie, AGSS… se battent ainsi au quotidien pour pallier l’incapacité de l’Etat à faire face à une précarisation qui est le plus souvent la conséquence de la mauvaise gouvernance politique aux effets socioéconomiques désastreux.</em></strong>

<em>"</em><em>Quand la maladie de notre fille a commencé, ma femme et moi étions très désespérés. Nous avons donc vendu quelques objets personnels et des petits ruminants qui nous ont rapportés près 75 000 F CFA. Cette somme était épuisée le lendemain de notre arrivée à Bamako. Nous ne pensions plus qu'elle allait survivre, car son état s'empirait de jour en jour et le regard des gens ne nous rassurait point"</em>, confiait ainsi un père de famille aux responsables de l’Association globale santé et solidarité au Mali (AGSS-MALI). Une organisation caritative qui récolte des fonds afin de voler aux secours de nombreuses personnes en détresse sociale.

<em>"</em><em>Je ne sais pas comment décrire aujourd'hui les sentiments qui m'animent en la voyant vivante et souriante ce matin débarrassée de cet œil détruit par la maladie. On m'a dit que tout ceci est l'œuvre de personnes anonymes qui ne me connaissent même pas. Je ne pensais pas qu'une telle chose était encore possible de nos jours. Alors un seul mot à vous tous : Merci"</em>, avait-il ajouté ému aux larmes. Sa fille a été prise en charge par l’AGSS dans le cadre d’une opération qui porte son nom, <em>"le regard de Djénéba"</em>.

<em>"</em><em>C’est une initiative qui vise à sauver une autre petite fille de 3 ans souffrant d’une forme de cancer très rare ayant totalement détruit déjà son œil gauche. Elle a subi une opération chirurgicale le mardi 14 mars 2017 et suit normalement un protocole de traitement qui pourrait durer plusieurs mois"</em>, nous a confié Djimé Kanté, agent au CHU Gabriel Touré et fondateur de l’AGSS.

<em>"</em><em>Il y a de cela presque dix mois que j'ai connu un enfant d'à peine 2 ans. Il est venu dans mon bureau avec sa mère, les yeux hagards, la peau bleuâtre et la respiration difficile. Il ne marchait toujours pas mais se battait contre la cardiopathie congénitale. Au bout de deux minutes d'entretien, sa mère fond en larmes et me supplie de sauver son enfant. Je suis tétanisé face à l'espoir placé en ma personne. Je prends un bol d'air pour trouver des mots justes à dire à la brave dame. Au bout de quelques secondes, je lui promets de faire évacuer son enfant en France pour le traitement"</em>, témoignait récemment Abdoulaye Namandy Tembely, président de l'Association Philanthropie.

Une promesse désormais tenue, car le petit Dramane Sidibé a pu s'envoler en France pour être opéré et guéri de cette maladie qui l'a tant affaibli... Il sera de retour le 15 mai prochain.

Quant à la petite Aminata Kassogué, elle est sortie de l’hôpital et se trouve présentement dans sa famille d'accueil. <em>"Nous souhaitons évacuer pour cette année 2017 une dizaine d'enfants malades de cardiopathie congénitale"</em>, souligne M. Tembely.

Il précise, pour mobiliser les fonds, <em>"la 3e édition des Nuits de la Philanthropie sera consacrée aux centres d'accueil et de placement familial. Nous allons mobiliser des fonds pour nourrir de milliers d'enfants pendant une année"</em>.

Après la construction des maisons, l'évacuation d’enfants malades de cardiopathie congénitale en France, le prochain défi de Philanthropie sera donc d’offrir à plus de mille enfants des centres d'accueil et de placement familial. Un but, visé est de permettre aux bénéficiaires de manger à leur faim pendant une année.

Et il y a quelques jours seulement, Open-Mali lançait cet appel aux dons en faveur du Centre d’accueil et de placement familial de Bamako, communément appelé <em>"Pouponnière"</em>. Une structure créée en 1956 avec pour mission l’accueil, l’entretien et l’éducation jusqu’à l’âge de trois ans, des enfants abandonnés ou de parents inconnus, des orphelins sans soutien, des enfants de mères <em>"déficientes mentales"</em>. Un centre qui a toutes les peines du monde à remplir sa mission sociale dans l’indifférence totale des autorités publiques.

&nbsp;

<strong>Que fait concrètement l’Etat malien ?</strong>

<em>"</em><em>Nous sommes actuellement en quête de dons en nature pour répondre à certains besoins urgents</em> (vitaux) <em>de la Pouponnière. Nous sollicitions votre aide pour mener à bien ce projet et assurer ainsi la sécurité alimentaire de centaines d'enfants en situation difficile pour la plupart"</em>, avaient écrit ces bénévoles sur les réseaux sociaux.

<em>"</em><em>On a besoin de la bienveillance, de l’aide matérielle ou financière de tous pour sauver des enfants démunis et sinistrés de la pouponnière de Bamako. Les enfants y souffrent de faim et de malnutrition</em><em>"</em> ! Tel est le cri de détresse lancé mardi dernier (28 mars 2017) par un cadre malien.

Et qui ne se souvient pas de ce vieil homme inconscient abandonné au soleil pendant plus de 24 h devant les urgences du CHU Point G alors que ce service et l’action sociale se rejetaient la responsabilité au mépris de la vie humaine.

Ces cas illustres à merveille les limites, voire l’inefficacité de notre politique nationale de développement solidaire dont l’Agence nationale d’assistance médicale (Anam) et la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam), avec son assurance maladie obligatoire (Amo), se veulent les vitrines.

Selon la Déclaration de politique de développement et de solidarité, la <em>"politique sociale"</em> est pourtant <em>"un ensemble coordonné d'actions et de mesures destinées à modifier la situation de la population ou de certains groupes particuliers pour corriger les disparités sociales"</em>.

Sa finalité ? Assurer un développement harmonieux et équitable ! <em>"Centrées essentiellement sur une approche médicosociale aux premières heures de l'indépendance les politiques sociales ont subi au cours des quarante dernières années une évolution significative"</em>, indique ce document.

Ainsi du développement communautaire, on est passé à une politique de solidarité adoptée en 1993. Puis au développement social qui fut l’une des préoccupations de la communauté internationale au Sommet mondial de 1995 à Copenhague (Danemark).

Il se veut <em>"un concept universel concernant toute la sphère d'action et d'activité concourant à l'amélioration de la condition humaine en s'attaquant aux problèmes sociaux"</em>. II est au cœur des besoins et des aspirations des individus et des Etats pour s'assurer une vie meilleure et apparaît comme le garant du développement humain durable.

Réaliser l'objectif du développement social est une responsabilité qui incombe à l'Etat, mais aussi aux communautés, aux collectivités, aux familles et à tous les acteurs de la société civile qui doivent y contribuer par leurs efforts et leurs ressources. Et naturellement que la responsabilité de l’Etat doit être plus accrue (devoir d’assistance) quand les victimes de la paupérisation se multiplient à cause surtout de ses propres défaillances politiques et économiques.

Ainsi, officiellement, la Déclaration de politique de développement et de solidarité découle de la <em>"volonté politique du gouvernement d'assurer à chaque Malien et à chaque Malienne un mieux être dans le cadre d'une société harmonieuse où l'entraide et la solidarité seront de règle"</em>.

Elle découle surtout de la quête des <em>"populations pour plus de justice, d'égalité et de bien-être individuel et collectif, la politique de développement social repose sur des fondements politiques, sociaux, économiques et culturels"</em>.

Mais face à la multiplication des cas de détresse humaine comme ceux décrits plus haut, on est en mesure de se demander si cette politique est aujourd’hui judicieuse. Atteint-elle ses vraies cibles ? A qui profitent les services sociaux dans les structures de santé ? Pourquoi tant de citoyens laissés pour compte dans un pays où la solidarité est une valeur cardinale ?

Loin de nous de remettre en cause la pertinence ou la nécessité des initiatives comme l’Amo ou l’Anam mises en œuvre par le président Amadou Toumani Touré. Mais, nous pensons qu’elles doivent être assez réajustées en faveur des déshérités avec l’implication des collectivités locales et des structures de santé à la base pour une prise en charge efficiente des cas d’indigence.

Sinon peut-on être fier de vivre dans un pays où un pauvre chef de famille est contraint de vendre ses moyens de survie pour espérer sauver son enfant ? Comment espérer d’un Etat qui n’est même pas capable de mettre des enfants des structures comme la Pouponnière ou l’Amaldème dans des conditions décentes d’épanouissement ?

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résidence artistique sur les marionnettes : La tournée «Yala» pour sensibiliser et éduquer les enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/residence-artistique-marionnettes-tournee-yala-sensibiliser-eduquer-enfants-2136912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/residence-artistique-marionnettes-tournee-yala-sensibiliser-eduquer-enfants-2136912.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/MASQUE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:37:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Centr’Art Don Sen Folo (premier pas de danse) a abrité une résidence de formation en marionnettes du 6 au 21 mars 2017. Une initiative du jeune marionnettiste, Yacouba Magassouba, qui est aussi le directeur et le régisseur de la compagnie Nama. Une initiative soutenue pas la coopération Suisse au Mali.</strong></em>

Préparer la prochaine tournée intitulée «<em>Yala</em>» ! Tel est l’objectif principal de cette résidence artistique que le <em>Centr’Art Don Sen Folo</em> de Kalabancoro a abritée du 6 au 21 mars 2017.

Cette tournée (du 22 mars au 12 mai 2017) va sillonner 22 écoles fondamentales dont 14 dans le district de Bamako, 6 dans la région de Koulikoro et 6 dans la région de Sikasso. Cinq orphelinats et 2 prisons pour mineurs sont également au programme de Yacouba Magassouba et ses marionnettistes en herbe.

Ceux-ci ont été formés pendant deux semaines (de 9h00 à 17h00). «<em>Nous avons travaillé la chorégraphie, le jeu scénique et la manipulation des marionnettes</em>», précise le formateur, M. Magassouba. En dehors de cette tournée, ce jeune artiste réalise aussi son ambition de partager sa passion et son expérience avec ses cadets.

«<em>Je veux partager mon savoir-faire, faire la promotion des arts de la rue à travers les marionnettes. Mon objectif est aussi de sensibiliser et éduquer les enfants avec des contes théâtralisés par les marionnettes</em>».

«<em>Ma passion pour les marionnettes à commencé depuis mon plus jeune âge. Je suis allé à l’école de mon oncle Yaya Coulibaly, marionnettiste et directeur de la compagnie Sogolon. Avec mon oncle j’ai fait des tournées en Afrique, en Europe</em> (France, Espagne, Allemagne) <em>et aux Etats-Unis</em>», explique Y. Magassouba.

«<em>Les marionnettes ont changé ma vie car, grâce à cet art, j’ai voyagé et j’ai connu de grands artistes internationaux. Je suis aimé par le public, surtout les enfants et cela me permet aussi de gagner un peu ma vie</em>», reconnaît l’héritier artistique du célèbre Yaya Coulibaly.

D’où son souhait de voir les autorités maliennes réellement œuvrer à promouvoir les marionnettes. «<em>Elles doivent jouer leur rôle de père aux côtés des jeunes artistes qui se battent de toutes leurs forces pour valoriser les arts de la rue à travers les marionnettes géantes, les marionnettes à fils et les masques</em>». Elles doivent prendre l’exemple sur la coopération Suisse qui soutien cette dynamique de promotion.

Au Mali, le théâtre de masques et de marionnettes, généralement appelé <em>sogobô</em>, est commun aux bamanans, malinkés et bozos, dont l’histoire et la culture sont étroitement liées depuis des siècles. Cet art théâtral met en œuvre des masques et des marionnettes, d’une «<em>incroyable richesse formelle et symbolique, dans le cadre de manifestations pluridisciplinaires qui associent théâtre, mascarade, danse, art acrobatique, musique et chant</em>».

Art vivant, en évolution constante, le théâtre de masques et de marionnettes est «<em>un miroir de la société</em>» qui reflète l’identité de ces trois peuples telle qu’ils la conçoivent et ses représentations sont autant de temps forts de la vie sociale qui renforcent la paix et la cohésion sociale !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sy Kadiatou Sow : &amp;quot;Il est temps que les autorités tendent les oreilles et ouvrent les yeux sur ce qui se passe réellement dans le pays&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/sy-kadiatou-sow-temps-autorites-tendent-oreilles-ouvrent-yeux-se-passe-reellement-pays-2136902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/sy-kadiatou-sow-temps-autorites-tendent-oreilles-ouvrent-yeux-se-passe-reellement-pays-2136902.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/Sy-Kadiatou-Sow.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:32:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elle assume élégamment et avec conviction le poids de l’âge et des responsabilités passées. Mieux, elle n’a rien perdu de sa verve, de son franc-parler, de la pertinence et de l’objectivité de son analyse politique. Pendant près d’une 1 h 30, Mme Sy Kadiatou Sow a fait plus que nous convaincre en nous entretenant sur les boulevards de l’actualité nationale dans une ambiance très détendue. Bien qu’à la retraite depuis deux ans, on sent que rien ne lui échappe parce qu’elle se soucie de sa patrie, elle s’inquiète de l’avenir de son pays et trouve toujours les mots justes pour le dire. Nous vous livrons ci-dessous la première partie de son interview.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Le Reflet : <em>Qui est Madame Sy Kadiatou Sow ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Je me considère comme une femme politique, une femme engagée aussi dans le mouvement associatif féminin, une démocrate et une républicaine.

<strong> </strong><strong>Le Reflet : <em>En tant que leader politique, quelle analyse faites-vous du Mali d’aujourd’hui ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Très difficile ! Quand on interroge la plupart des Maliens, quels que soient leurs secteurs d’activités ou leurs catégories socioprofessionnelles, on se rend compte que c’est une période difficile pour beaucoup de gens. Le front social est en ébullition, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader. Ce n’est plus le Nord seulement, mais aussi le Centre et même le Sud, notamment la région de Ségou. Nous sommes dans une situation telle qu’on ne sait plus où le pays va. Et cela malgré les déclarations, qu’on trouve très optimistes, du président de la République qui dit que la paix est en marche. Ce n’est pas ce que les Maliens vivent ou ressentent aujourd’hui.

Il est temps que les autorités tendent les oreilles et ouvrent les yeux sur ce qui se passe réellement dans le pays. Il ne faut pas se focaliser sur la réussite d’un événement (Sommet Afrique-France) et ce n’est pas parce qu’on est en train de forcer l’installation des autorités intérimaires que tout va bien. Ça n’a aucun contenu et ça ne se traduit par rien de véritablement concret pour les populations. Malgré les difficultés du moment, il y en aura d’autres liées notamment à l’organisation des patrouilles mixtes, au retour des gouverneurs dans leurs circonscriptions.

Aujourd’hui, pour reprendre l’expression d’un de vos confrères, on a des gouverneurs fantômes nommés dans des régions fantômes où il n’existe presque rien en termes de représentations administratives. Pour encore reprendre votre confrère, ces gouverneurs sont comme des ambassadeurs du Mali accrédités dans ces régions avec résidence à Gao.

Tout cela pour donner l’impression que ça marche alors que ce n’est pas le cas. Pour que ça marche, il faut que les autorités acceptent de parler avec les autres, d’écouter les autres et de reprendre les choses en main. Il faut que la communauté internationale, qui vient normalement pour nous aider, exerce moins de pression sur nous, qu’elle nous laisse nous-mêmes décider ce que nous voyons comme solution de sortie de crise. Cette situation ne peut pas continuer avec son lot de morts chaque semaine, malgré la présence de toutes ces forces internationales (Minusma-Barkhane). On constate que si elles ne sont pas directement attaquées, c’est difficile qu’elles se mobilisent immédiatement contre des assaillants.

Avec ces groupes, qui ont pris les armes contre la République, on a signé ce fameux accord, dont la mise en œuvre demeure problématique, voire chaotique, avec un Comité de suivi budgétivore qui se réunit chaque fois pour ne constater qu’il y a des problèmes et dont les membres perçoivent des millions pour cela. Ce sont autant de ressources de l’Etat qui auraient pu être utilisées ailleurs, notamment dans le développement du Nord et du reste du pays.

Nous avons affaire à des gens qui aujourd’hui, sont d’accord et demain ont un avis contraire. On est donc dans un système où on ne sait plus à qui faire confiance. Les Maliens continuent de se demander comment sortir de la crise, comment mettre fin au calvaire ? Ce ne sont plus les déclarations qui vont rassurer les Maliens, mais des actes concrets.

<strong> </strong><strong>"</strong><strong>Cette révision constitutionnelle va poser des problèmes plus tard"</strong>

<strong> </strong><strong>Le Reflet : <em>Peut-être que la Conférence d’entente nationale pourra nous conduire vers une porte de sortie de crise ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Nous, au niveau de l’Adéma-Association, nous fondons beaucoup d’espoir sur cette Conférence d’entente nationale, si elle parvient à être réellement inclusive comme nous le souhaitons. Et nous l’avons rappelé au président de la Commission nationale préparatoire, M. Baba Akhib Haïdara, qui eu l’amabilité de nous recevoir. Nous lui avons dit ce que nous pensons, comment nous voyons l’organisation de cette conférence. Pour nous, elle doit permettre de mettre à plat tous les problèmes qui n’ont pas été pris en compte par ce fameux accord. Et une fois que les Maliens se seront exprimés là-dessus, beaucoup de réformes pourraient être engagés à partir de là.

Nous pensons ainsi que la Conférence d’entente nationale aurait dû précéder la réforme constitutionnelle en cours. Malheureusement, le pouvoir est en train de faire le forcing pour cette révision constitutionnelle, mais ça va poser des problèmes plus tard parce qu’on a compris qu’au lieu que l’Accord se conforme à la Constitution, c’est celle-ci qui s’adapte à l’accord. Ce n’est pas évident que les Maliens puissent accepter cela. Or, même si un débat va se faire avant, le referendum c’est deux questions : oui ou non !

Nous ne savons pas pour le moment d’ailleurs qu’elle est le contenu de la réforme annoncée. Maintenant que l’Assemblée nationale a été saisie, on le saura. Mais, à l’Adéma-Association, nous avons des inquiétudes. Nous pensons qu’il fallait d’abord écouter toutes les composantes de la société malienne, voire s’inspirer des recommandations de la Conférence d’entente nationale pour impulser cette révision.

Cela d’autant plus que, malgré tout ce qui a été dit, les partis politiques et la société civile n’ont pas été réellement consultés avant la signature de cet accord. Il n’y a pas eu de concertations réellement dignes de ce nom. Il n’y a pas eu de concertations locales, régionales et nationales comme on en a eu en 1994.  C’est vrai qu’il y avait une urgence et la pression pour vite signer l’accord, mais aujourd’hui beaucoup de Maliens n’y adhèrent pas. Y compris dans les zones les plus concernées. C’est pourquoi il y a de problèmes autour de sa mise en œuvre.

<strong>Le Reflet : <em>Comment se rattraper maintenant ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Nous, à l’Adéma-Association, nous nous disons que malgré que l’accord a été signé, rien ne nous empêche de revoir certaines dispositions, corriger certaines lacunes. Si on ne le fait pas, l’accord va rester comme tel et on va rester encore des années sans pouvoir l’appliquer. Nous allons alors rester sous tutelle pendant combien de temps ? On aura la Minusma et Barkhane encore pendant combien de temps ? Combien de temps tous ces partenaires vont rester mobilisés autour du Mali ? Personne ne le sait. Autant que les Maliens se mettent d’accord aujourd’hui sur ce qui est essentiel pour le retour de la paix, pour une paix durable et la véritable réconciliation nationale.

L’un des objectifs de la Conférence d’entente nationale est l’élaboration et l’adoption d’une Charte nationale pour l’unité, la paix et la réconciliation, mais cela n’est pas possible si on n’écoute pas tout le monde. Une fois que cela sera fait, même les réformes envisagées pourront être mises en œuvre aisément parce qu’elles bénéficieront alors de l’adhésion de tous.

Mais, si l’on veut contourner cette nécessaire consultation populaire pour aller directement à la réforme constitutionnelle, ce sera du forcing et je doute que les Maliens se laissent faire.

<strong>Le Reflet : <em>Parlant toujours de la révision constitutionnelle, à la lumière de votre expérience politique, pensez-vous que le Mali a réellement besoin d’un Parlement à deux chambres pour consolider sa démocratie ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Non ! Au niveau de l’Adéma-Association, notre position a toujours été claire là-dessus. Nous pensons plutôt que le plus urgent, c’est de renforcer l’Assemblée nationale dans son fonctionnement, donner aux élus nationaux la capacité de faire le travail parlementaire. Les députés ne sont pas élus sur la base d’un CV. On ne leur fait pas confiance pour leur compétence dans un domaine précis, mais en tant que citoyens capables de défendre les intérêts de la nation

Mais, pour faire un travail parlementaire digne de ce nom, ils ont besoin d’avoir des assistants compétents. On va dilapider les ressources pour créer une chambre budgétivore pour caser des gens où ils vont vivre de prébendes, excusez-moi du terme, pour les calmer et ne pas avoir des problèmes, etc. Pour mettre en valeur les leaders communautaires (autorités traditionnelles, notabilités), on n’a pas besoin de créer une chambre. On peut bel et bien leur donner un statut dans notre pays aujourd’hui, leur donner ce qu’ils méritent.

On va créer un Sénat et on mettra tout le monde dedans pour finalement se retrouver avec certains qui sont élus et d’autres désignés. Quelle sera donc la légitimité des uns par rapports aux autres ?

<strong>Le Reflet : <em>Dans le contexte démocratique malien, ne trouvez-vous pas qu’un Haut conseil des collectivités est plus représentatif comme institution qu’un Sénat ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Bien sûr ! Seulement il n’a pas eu à assumer, comme il aurait dû le faire, ses attributions. Le HCCT n’a pas assumé toutes ses attributions. A la limite on peut relire ses statuts pour corriger ses insuffisances et le renforcer. Mais, on ne doit pas renoncer à cette innovation de la IIIe République pour créer un Sénat parce que d’autres l’ont fait. On a vu certains pays le créer, le supprimer pour le récréer. Cela démontre que, moins qu’une institution, c’est un instrument politique entre les mains des dirigeants d’une époque pour régler certains problèmes. Nous ne voyons pas l’opportunité de créer un Sénat et nous nous élevons contre cela.

<strong>Le Reflet : <em>Etes-vous d’accord avec les analystes et une partie non négligeable de l’opinion nationale qui pensent que le Mali est aujourd’hui au bord du chaos à cause de la faillite de sa classe politique ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Non ! C’est vrai qu’il y a des problèmes réels dans le pays. Mais, vouloir faire porter toute la responsabilité des problèmes du pays par la classe politique, cela peut-être dangereux. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac en se disant que c’est la faillite de la classe politique. Sans les partis politiques, il n’y a pas de démocratie. Sans oublier que leurs responsables sont également des produits de la société malienne. Donc, à mon avis, c’est facile de tout mettre sur l’échec de la classe politique.

La société doit s’interroger elle-même. En se disant toujours qu’ils sont tous pareils, est-ce que nous Maliens nous n’avons pas entretenu un système tel celui-là qui nous amène progressivement à un détachement total de la chose publique, à un désintéressement ?  C’est nous qui les choisissons, c’est nous qui les élisons régulièrement, c’est nous qu’ils arrivent à mobiliser pour aller faire campagne pour eux.

Certes, il est compréhensif d’interroger les élites politiques sur leur responsabilité, mais aussi la société civile sur ce que chacune a fait, pourquoi n’ont-elles pas fait ce qu’on attend d’elles pour éviter que certaines situations ne dégénèrent ? Qu’est-ce qui nous a conduits à la rupture démocratique de 2012 ?

Quand on est au pouvoir, on est comme dans une sorte de bulle où on aime entendre ce qui est doux à l’oreille. Et ceux qui critiquent, aujourd’hui encore on le constate, sont considérés comme des aigris. Et quand la situation se détériore et que les gens critiquent, ils diront toujours : <em>ils étaient là et ils n’ont rien dit </em>! Mais, en réalité, ils ont parlé, mais ils n’ont pas été entendus, on ne leur a pas accordé toute l’attention requise, leurs critiques n’ont pas eu les échos nécessaires.

Je suis désolée et triste de le dire, mais à l’ORTM ça ne va pas. Sous le premier régime de l’ère démocratique, on avait des débats contradictoires, face à face entre adversaires politiques. Des débats étaient organisés autour de la gestion de la cité, des problèmes de la gouvernance. Aujourd’hui, on ne voit pas ça, on entend que la voix de son maître. Quand l’opposition s’exprime, quand les organisations de la société civile manifestent et ont des voix discordantes par rapport au discours officiel, elles n’ont droit qu’à une couverture au minima. Cela n’aide pas le pouvoir à avoir une bonne perception des problèmes du moment. Etre démocrates, c’est aussi accepter d’être critiqués, accepter des débats contradictoires.

D’une manière générale, ce que l’on peut reprocher à la classe politique, c’est que les efforts de ses responsables sont, en général, plus tendus vers la préparation des élections, vers les résultats électoraux. Je pense que beaucoup ne se posent même la question de savoir si on va pouvoir faire les élections ? Est-ce que la situation du pays permet d’organiser des élections dignes de ce nom ? Est-ce que nous aurons même un pays debout en 2018 ?

Je ne veux pas être pessimiste ou être de ceux qui noircissent le tableau. Mais, évitons d’idéaliser les choses. Les partis politiques font de leur mieux pour s’exprimer, malheureusement leurs voix ne portent pas loin ! Ils ont une part de responsabilité dans la situation actuelle mais la première des responsabilités est bien celle de ceux qui ont en charge la conduite des affaires de l’Etat.

La société civile malienne doit également s’interroger sur son rôle, sa responsabilité. Ce serait un tort que de jeter l’opprobre sur la classe politique. Nous devons identifier ce qui ne va pas au niveau des partis politiques, les aider à surmonter cela parce qu’il est clair qu’ils constituent un socle pour la démocratie.

<strong>Le Reflet : <em>Est-ce qu’il y a une société civile malienne ?</em></strong>

<strong> Sy Kadiatou Sow</strong><strong> : </strong>Il y a bien sûr une société civile. Même si elle se retrouve souvent écarteler…

<strong>Le Reflet : <em>De nombreux observateurs trouvent qu’elle est trop inféodée au pouvoir ou aux organisations internationales que manipulent des lobbies ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Cette critique est également facile parce qu’on généralise trop ! On prend souvent le cas de quelques figures et on met tout le monde dans le sac avec eux. Il est vrai que des organisations sont financées par l’extérieur et des associations par le pouvoir en place comme d’ailleurs certains de vos journaux aussi. Mais, certains mènent un combat héroïque sans financement extérieur.

Elle existe donc cette société civile et essaye de trouver sa voie en se regroupant surtout. Il y a aujourd’hui des grands pôles d’organisations de la société civile qui se font ainsi entendre. Dans le système actuel de gestion de notre pays, il faudra encore leur faire plus de place pour que leur voix soit mieux et plus souvent entendue. Il faut juste cela et qu’elles (organisations) aient elles-mêmes la capacité de mieux s’organiser, plus de punch et de courage afin de se faire entendre de façon plus vigoureuse et à faire passer leurs messages à l’image de certaines  sociétés civiles de la sous-région.

<strong> </strong><strong>"</strong><strong>A ce rythme, on aura la Minusma ici encore pendant des décennies. Ce qui n’est pas dans l’intérêt du Mali".</strong>

<strong> </strong><strong>Le Reflet : <em>Etes-vous d’avis que la rupture de 2012 (coup d’Etat du 22 mars 2012) est en partie liée au fait que la Révolution de mars 1991 a un goût d’inachevé ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Est-ce qu’il y a un pays au monde où la révolution a été achevée ? Je n’y crois pas ! Il est clair qu’on aurait voulu faire plus que ça. Mais dans tous les pays où il y a eu un changement brutal comme au Mali en 1991, il y a toujours par la suite des déchirements, des affrontements. Interrogez l’Histoire et vous verrez que dans tous les pays, il y a eu cela. Si on doit voir entre le verre à moitié plein ou à moitié vide, je dirais qu’il est à moitié plein.

Quand on le dit, certains n’y croient pas, mais quand on menait ce combat, beaucoup d’entre-nous n’étaient pas préparés à nous retrouver immédiatement dans la gestion de l’Etat. Très peu y étaient préparés ! Nous menions un combat que nous situons sur les moyen et long termes.

Mais, subitement se retrouver à devoir gérer l’Etat, on y était pas préparés même si on y avait réfléchi théoriquement. Il a fallu faire plus vite, parer au plus pressé et comme on le dit, on a appris à forger sous les feux de l’action. Il nous a fallu apprendre, à prendre en main les affaires de l’Etat dans un contexte extrêmement difficile. Beaucoup oublient volontiers cela.

Avec le recul, c’est facile de dire que ça n’a pas marché. Il est vrai aussi qu’on s’est très vite tous retrouvés dans la gestion du pouvoir, alors qu’on aurait dû s’organiser pour avoir certains parmi nous à s’occuper de la construction de nos jeunes partis pour consolider notre démocratie naissante.

<strong>Le Reflet : <em>Est-ce que l’Adéma-Association a une recette particulière pour réconcilier les Maliens ?</em></strong>

<strong>Sy Kadiatou Sow : </strong>Je ne crois pas qu’il y ait une recette miracle en la matière. Mais, nous pensons que tous les problèmes qui demeurent encore une entrave à la paix doivent faire l’objet de discussion inclusive, de débats sans tabous.

La Conférence d’entente nationale offre l’opportunité à notre pays de définitivement tourner la page des rebellions. Je ne dirais pas qu’il y en aura pas plus, mais je pense qu’on peut mettre fin à ce type de rébellions avec cette agressivité d’une rare violence et avec ces hécatombes. Le préalable, c’est de s’asseoir pour clairement poser les problèmes et d’en discuter.

Secundo, il nous faut compter d’abord sur nous-mêmes, sur nos capacités à réfléchir à la solution et qu’on ne reste pas toujours dans le schéma des autres. Ceux qui viennent nous aider ont en général un schéma en tête. Ils ne le disent pas et ils n’ont pas besoin de le dire, mais il suffit d’analyser pour comprendre qu’ils ont fait leur propre analyse depuis longtemps. Ils ont réfléchi à la situation pour sauvegarder leurs propres intérêts. Nous Maliens, nous devons agir de la même manière, réfléchir pour savoir quel est l’intérêt du Mali aujourd’hui à aller dans tel ou tel sens ? Quel est le meilleur schéma de sortie de crise ?

C’est à nous de le trouver. Il n’y a pas de recette miracle. Si nous acceptons de nous parler les yeux dans les yeux et de se dire clairement les choses, quelle que soit sa région, quelle que soit son ethnie ou sa religion ; qu’on s’entende sur le sens que nous donnons au vivre ensemble, on peut bel et bien nous en sortir. Pour le moment, ce dialogue, cette concertation nous manquent énormément.

Tertio, il nous faut renforcer les capacités opérationnelles de nos forces   armées et de sécurité. Cela est aussi une question de choix, de volontarisme. Des mesures sont envisagées. Nous avons rencontré le ministre de la Défense et des Anciens combattants qui nous a donné des informations sur ce qui est en train d’être fait. C’est bien, mais nous pensons qu’il faut renforcer cela et accélérer même. Tant que la priorité ne sera pas donnée au retour de l’Etat, dans tous ses démembrements, dans les zones encore sous occupation, le Mali vivra une situation de partition de fait.

Pour le moment les services de l’Etat ne sont pas là, les services sociaux de base ne peuvent pas être là, cette histoire d’autorités intérimaires risque de se transformer en autorités définitives. Ce sont ces autorités intérimaires qui ont le pouvoir et elles vont se battre pour que les gouverneurs deviennent des fantômes, pour que les élections ne se tiennent pas. Et le pouvoir continuera de dire qu’on a pu les organiser dans plus de 600 communes et que ce n’est pas grave…  Si l’on veut que nous soyons dans un seul territoire, dans une seule République démocratique et laïque, il faut que, quelle que soit la partie du pays, les citoyens jouissent des mêmes droits et subissent les mêmes obligations.

Pour ce faire, il faut que les symboles de l’Etat (les forces armées et de sécurité, les services de base, les préfets, les gouverneurs…) retournent dans ces zones. Il faut aussi que nos partenaires jouent le jeu. Le mandat de la Minusma dit qu’il faut aider l’Etat malien à restaurer et à préserver la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire. Mais quand nos forces armées et de sécurité sont cantonnées alors que les groupes armés, sous prétexte qu’ils sont divisés, sont libres, prennent les armes pour venir les attaquer et on les rassemble encore pour négocier, quand est-ce qu’on va sortir de ce cycle ?

Il faut que chacun joue son rôle, que la Minusma assume son mandat parce qu’à ce rythme nous l’aurons ici encore pendant des décennies. Ce qui n’est pas dans l’intérêt du Mali. Plus tôt nous nous organiserons pour que sa mission prenne fin, mieux cela vaudra parce dans ces zones qui échappent au contrôle du pouvoir central, les gens vont s’habituer à la gestion des jihadistes.

Déjà certains habitants de ces zones contrôlés par les islamistes commencent à dire : <em>au moins avec eux, les règles sont claires ; ils sont certes radicaux dans leurs méthodes, mais au moins ils sont justes entre les gens, car ils ne font pas distinction entre riches et pauvres ; ils n’acceptent pas la corruption</em>…

Ils commencent donc à comparer la gouvernance des jihadistes à l’administration publique. C’est très grave parce que plus longtemps on sera absent, moins on aura la chance de recouvrer la confiance des populations. Ainsi, même s’ils y retournent, les représentants de l’Etat auront du mal à se faire accepter parce que les populations se seraient habituées à un autre système.

Le dernier point, il faut faire en sorte que les conflits communautaires fréquents ces derniers temps ne dégénèrent pas en guerre civile. Il ne faut pas dramatiser cette situation, il ne faut pas non plus la minimiser. Il ne faut pas les réduire à des manipulations politiques ou à de simples différends entre éleveurs et paysans. Ce qui s’est récemment par exemple à Ké-Macina est extrêmement grave. Et il faut que les gens acceptent de se le dire parce que c’est un drame qui reste enfoui. Lorsque des cases sont incendiées avec des femmes et des enfants en train de dormir, les rescapés ne peuvent jamais oublier une telle scène atroce.  Et quand ils auront une opportunité de se venger, ils vont le faire. Et cela dans un camp comme dans l’autre, qu’ils soient Bamanans, Bozos, Somonos, Peuls…

Quelle que soit l’ethnie, quelqu'un qui subit ce genre de choc émotionnel et qui ne sent pas une autorité à égalité de distance pour rendre justice, qui se heurte à l’arbitraire des agents de l’Etat, il va chercher à se venger. Les gens ne se sentant plus en sécurité, ils vont chercher à se protéger eux-mêmes.

Et ce n’est un secret pour personne que les armes circulent depuis longtemps dans notre pays et que cette menace a été accentuée par la crise de 2012. En plus des armes légères, on a des armes lourdes un peu partout maintenant. Les gens vont ainsi s’organiser pour se défendre et cela va engendrer des affrontements. A la longue, le sentiment national risque d’être érodé.

Les autorités doivent prendre conscience de ce péril et éviter de minimiser en cherchant toujours des boucs émissaires. Il y a des problèmes réels dans ces zones et si l’Etat n’y retourne pas rapidement pour prendre ses responsabilités, les réseaux terroristes vont en profiter pour recruter de plus en plus de jeunes au sein de toutes les communautés. Et ce sont ces recrues qui vont faire que le pays, qu’on le veuille ou non, sera divisé. On risque d’avoir alors des portions du pays entre les mains des groupes rebelles qui tiennent à leur Azawad, des jihadistes et bien d’autres réseaux criminels. En fin de compte, ce sera comme dans le Far West. J’espère de tout cœur qu’on n’en arrivera pas là et que nos autorités sauront éviter ce piège.

<strong><em>Propos recueillis par</em></strong>

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sy Kadiatou Sow, Femme Leader : L’icône féminine du mouvement démocratique malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sy-kadiatou-sow-femme-leader-licone-feminine-mouvement-democratique-malien-2136862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/sy-kadiatou-sow-femme-leader-licone-feminine-mouvement-democratique-malien-2136862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Kadiatou-Sow.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Femme d’engagement et de conviction, figure emblématique du Mouvement démocratique malien, Mme Sy Kadiatou Sow s’est toujours battue pour se faire une place au soleil, pour contribuer à l’avènement de la démocratie au Mali et contribuer à l’ancrage des valeurs démocratiques.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Première femme gouverneur au Mali et ancienne ministre, la native de Nioro du Sahel (7 mars 1955), est l’une des femmes leaders les plus influentes de la 3e République au Mali.

Salama pour les intimes et <em>"Winnie Mandela"</em> comme on la surnommait souvent pendant les marches des années 1990-91 pour l’avènement de la démocratie, Mme Sy est titulaire d'une maîtrise de lettres modernes et d'une licence de droit public de l'Université de Paris X

Kadiatou Sow s'est engagée très tôt dans la vie politique. Elle est membre fondateur du Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ). Elle a été la secrétaire générale adjointe du comité exécutif (CE) de 2000 à 2003, directrice de campagne du candidat de l’Adéma (Soumaïla Cissé) à l’élection présidentielle de 2002.

Depuis février 2009, Salama est la présidente du comité exécutif de l’Adéma-Association. Militante du mouvement associatif féminin, cette Nioroise bon teint a été la présidente du Collectif des femmes du Mali (Cofem) entre 1991 et 2000, membre du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, du Groupe de réflexion et d’animation du Centre Djoliba, de la Coopérative culturelle et d’édition et de diffusion Jamana.

Dynamique, compétente et intègre, Mme Sy a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l'administration malienne. Elle a ainsi été la première femme gouverneur du district de Bamako (avril 1991-février 1994) et la première femme ministre des Affaires étrangères du Mali de février à octobre 1994.

Et entre octobre 1994 et février 2000, Kadiatou Sow a occupé le fauteuil de ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat. Elle a ainsi brillamment contribué à la promotion d’un habitat pour un développement plus harmonieux des villes maliennes ainsi que le renforcement de l’outil cartographique et topographique du pays.

A son actif, la mise en œuvre des de certaines politiques qui ont permis la création de la Banque de l’habitat du Mali (BHM, fusionnée aujourd’hui avec la BMS), l'Office malien de l’habitat (OMH) et la création de divers ordres professionnels ainsi que la construction de logements économiques.

De 2001 à 2014, Mme Kadiatou Sow Sy a dirigé le Projet d’appui au développement communautaire (Padec) financé par le gouvernement du Mali et la Banque africaine de développement (Bad).

A noter qu’au début de sa carrière administrative, Mme Sy a été chef de service des ressources humaines à la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de 1986 à 1990.

Malgré qu’elle soit à la retraite depuis deux ans, l’épouse du père de la décentralisation au Mali (Ousmane Sy) est loin de chômer, car elle est hyperactive sur la scène politique et dans le mouvement associatif.

Actuellement, elle est la présidente d'honneur de plusieurs associations de jeunes, dont des Clubs Unesco et Jeunesse de l’Union africaine de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie. Elle est également membre actif de la Fédération malienne de Scrabble. Des cadres qui lui permettent de continuer à se mettre au service de son pays en partageant surtout ses valeurs, ses convictions et sa précieuse expérience politique et professionnelle avec la nouvelle génération en quête de repère. Et Mme Sy Kadiatou est une référence, une icône de la lutte sociopolitique au Mali.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : Nos émotions sacrifiées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-nos-emotions-sacrifiees-2136962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-nos-emotions-sacrifiees-2136962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/numerique-x.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:20:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il faut vivre avec son temps même si celui-ci ne nous convient pas sinon on est foutu. Mais, la frénésie du numérique est-elle vraiment profitable au peuple ? S’il est évident que l'on ne peut plus s'en passer, je reste très pessimiste par rapport à cet outil qui tue petit à petit le relationnel.

J'ai connu l'avant et l'après et je peux vous dire que nous étions bien plus heureux avant sans cette technologie qui nous empoisonne à petite dose. C'est un robot sans cœur qui s'empare de nos cerveaux pour ensuite nous éloigner de tout ce que l'on peut ressentir, notamment nos émotions.

Je n'ai plus de contrôle sur ma vie, car tout est informatisé, enregistré dépouillé, etc. C'est bien pour cela que je m'éloigne de plus en plus de ce monstre pour retrouver un sens à ma vie, mes priorités, mes désirs, mes objectifs. Beaucoup d'entre nous ne savent même plus pourquoi ils sont sur terre étant donné que chaque jour de leur vie est déjà réglé comme du papier à musique.

On se lève tous les matins pour s'engouffrer dans un métro plein à craquer et ainsi se rendre à notre travail. Un travail nécessaire pour pouvoir vivre mais qui va nous tuer à petit feu car c'est la performance qui compte, sinon c’est l’éjection.

La performance ! Voilà le maitre-mot qui est en train de diriger notre société à la baguette sans la moindre émotion. Celui qui travaille n'a pas le droit à la moindre erreur. Pis, il doit remplir toutes les conditions que son employeur lui demande, c'est-à-dire être hyper performant sinon on se retrouve à la porte. Et sans emploi, pas de salaire.

J'exagère un peu mais pas tant que cela, car nous sommes dans cette course sans fin où il est impossible de s'arrêter pour souffler un peu. L'outil Internet n'a fait qu'accentuer ce phénomène où nous ne sommes plus maîtres de notre destin. Avant on travaillait pour faire tourner une entreprise, on était un maillon de la chaîne qui permettait que cette entreprise fonctionne, on était donc revalorisé par le poste que l'on occupait et qui était nécessaire au bon fonctionnement. Maintenant, ce n'est plus le cas. L'employé est juste un numéro parmi tant d'autres et il n'est plus indispensable à l'entreprise.

L'employé est manipulable à souhait et une fois que l'on n’a plus besoin de lui, après l'avoir pressé jusqu'à la dernière goutte, on le jette comme un détritus sans le moindre remerciement, la moindre faveur. Alors, oui nous avons une technologie de pointe (Internet, le numérique…). Mais, au final, elle ne profite qu'à ceux qui en ont le moins besoin au détriment de ceux qui sont plus dans ce besoin.

Voili, voilou !

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>World Vision Mali : Des travailleurs humiliés et licenciés sans indemnités</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/world-vision-mali-travailleurs-humilies-licencies-indemnites-2136842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/world-vision-mali-travailleurs-humilies-licencies-indemnites-2136842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/World-Vision-x.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:19:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En plus de 30 ans de présence au Mali, jamais World Vision n’était allée si bas dans la gestion des ressources humaines après la réforme du Big Goal en 2005 qui a été une restructuration avec des licenciements massifs dans la légalité. Selon nos investigations, certains cadres de cette ONG internationale veulent profiter d’une réforme pour régler des comptes à tous ceux qui les empêchent de dormir. Et du coup, des agents sont limogés sans indemnités après au moins dix ans de bons et loyaux services. </em></strong>

Annoncée en 2013, l’ONG Word Vision Mali a entrepris une restructuration dans plusieurs pays d’intervention, notamment au Mali où elle a commencé en janvier 2016. Cette réforme structurelle doit naturellement entraîner des licenciements. Selon nos informations, près d’une centaine d’agents seraient concernés au Mali entre les bases de San, Koro et Kati.

Pour rassurer ceux qui pourraient perdre leur emploi, ses responsables avaient promis  d’indemniser tous les compressés <em>"mieux que ce qui est prévu par la législation malienne"</em>. Mais, aujourd’hui nous sommes en droits de nous demander qu’est-ce qui s’est entre-temps passé à World Vision Mali ?

Pourquoi profiter d’une période de restructuration pour s’adonner à ces vérifications/licenciement sans autre forme de procès ? Comment expliquer cet acharnement exclusif contre les pauvres agents de terrains et sur des activités menées en 2014-2015, si la volonté n’est pas de licencier sans corriger l’agent ? La loi serait-il rétroactive à World Vision Mali pour aller 3 à 4 ans dans le temps fouiller et sanctionner avec la dernière rigueur ? Les autres staffs de World Vision sont-ils si clean et au-dessus de tout soupçons de malversation dans la gestion ? Pourquoi aller sur le terrain dans le dos agents (un délégué de personnel) pour pouvoir mieux les accabler et les limoger sans aucun droit ?  Pourquoi cette crainte de la transparence par la confrontation dans ce processus ? La corde est-il en train de se casser a son point faible dans cette grande ONG très respectée dans le monde ?

Quel est la responsabilité des superviseurs hiérarchiques si le problème a atteint ce niveau ? Où était l’audit interne pendant tout ce temps ? Pourquoi la confrontation communautaire n’est pas accordée aux agents ? Quelle est la différence entre une ONG chrétienne et une ONG ordinaire ? Pourquoi cette seule option de licencier sans aucune forme de sanction prévue par le code du travail comme l’avertissement, blâme… pour donner l’occasion aux agents (chefs de familles) de se corriger car qui est infaillible dans la manipulation de l’argent pendant des années ? World Vision peut-il rendre publics les résultats de l’enquête de sondage interne Our Vice des trois dernières années ?

Autant de questions que nous avons entendues ces derniers mois à Bamako, Kati, Kita, Kolokani, San, Bla, Tominian, Mandiakuy, Koro… Visiblement, les responsables de World Vision se sont rendus vite compte qu’ils ne peuvent pas supporter les charges financières de leur restructuration à plus forte raison la promesse faite aux employés de d’indemniser les licenciés mieux que ce que prévoit la législation.

Aujourd’hui, le responsable des ressources humaines cherche la petite bête pour se débarrasser de tous ceux qui le gênent dans ses manœuvres. Sinon, au lieu de s’attaquer à une composante à ce niveau, nous pensons que tout le système doit se remettre en cause pour que soient prises des mesures de redressement général.

Sans faire l’apologie de la fraude et du détournement, nous pensons simplement que WV doit se ressaisir et jouer franc  jeux. Elle est une trop grande et respectée ONG pour surbaisser à ce niveau d’un renvoi systématique quoique les textes de l’organisation le prévoient. Surtout pour des agents de terrains de tous profils qui sans être comptables encore moins préparer à la manipulation de l’argent sont en contact quotidien avec souvent des sommes importantes sans primes de risque. Continuer avec cette pratique, c’est licencier tous les agents, car ne nous voilons pas la face le saint n’est pas terrien. Nous sommes tous des humains faillibles.

Surtout que les communautés interrogées pour charger les agents concernés ne sont pas tout à fait d’accord avec cette pratique de vérification des années après l’activité, car l’esprit humain est mis à l’épreuve pour détruire la vie de quelqu’un. Certains disent un montant plus que reçu mais cela ne pose pas problème. Mais, il suffit que le montant reçu soit en deçà du montant sur la fiche de paiement et la messe est dite pour l’agent.

Ainsi, certains agents ont été remerciés pour un manquant situé entre 50 000 et 200 000 F CFA dans leur gestion. Ils sont remerciés sans droit après au moins dix ans de bons et loyaux services et sans aucune preuve concrète d’un de détournement d’argent à leur propre profit.

Aujourd’hui, l’angoisse et la frustration ont atteint un niveau tel que partir de World Vision est devenu un objectif ultime de la majorité même si la peur fait régner un silence assourdissant dans cette grosse boite où certains n’ont préféré nous parler qu’à travers des intermédiaires.

Nous comptons poursuivre notre enquête dans les jours à venir afin de faire toute la lumière sur toutes ces pratiques qui n’épargnent même souvent des partenaires dont certains ne cachent plus leur mécontentement par rapport celles-ci (pratiques).

C’est juste une alerte ici à l’attention des responsables régionaux de l’ONG (le Bureau pour l’Afrique de l’Ouest basé à Dakar, au Sénégal) et aussi des autorités maliennes qui doivent prendre au sérieux la situation a World Vision Mali pour ne pas bientôt se retrouver sur les bras des centaines de cas sociaux.

Dans sa promesse de 2000 emplois pour la jeunesse du pays le président IBK doit suivre cette situation de très près car cela sape tous les efforts consentis depuis 2013 pour booster l’emploi et lutter contre le chômage et la pauvreté.

Dans tous les cas nous medias de ce pays sommes désormais plus jamais regardants sur la gestion de cette ONG afin d’apporter la lumière sur les doutes que nous avons à son sujet depuis des décennies.

<strong>Dan Fodio</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup de cœur : L’Inde au chevet des manuscrits de Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/coup-de-coeur-linde-chevet-manuscrits-de-tombouctou-2137072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/coup-de-coeur-linde-chevet-manuscrits-de-tombouctou-2137072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:13:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le ministre délégué aux Affaires étrangères de l’Inde, MobasharJawed Akbar, a effectué une visite officielle au Mali du 2 au 3 mars 2017.

Le communiqué final qui a sanctionné cette visite rapporte que le ministre M. J. Akbar a réitéré <em>"l’engagement de l’Inde en faveur de l’intégrité géographique et idéologique du Mali ainsi que son soutien à la souveraineté et à  l’intégrité territoriale du Mali"</em>.

Quant au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, il a remercié l’Inde pour son assistance généreuse de 500 000 US Dollars (environ 308 740 855 F CFA) pour la restauration du patrimoine mondial de Tombouctou.

L’Inde s’est aussi engagée à abriter cette année une grande exposition des manuscrits de Tombouctou, intitulée <em>"Quand Taj Mahal rencontre Tombouctou"</em>.

<strong>BIP-MAECIIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : Donald Trump, un atypique président</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/regard-monde-donald-trump-atypique-president-2136952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/regard-monde-donald-trump-atypique-president-2136952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:09:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’un des événements les plus marquants de ces derniers mois a été sans l’ombre d’un doute l’avènement de Donald Trump à la tête des Etats-Unis d’Amérique. Même le grand Nostradamus ne l’aurait pas pronostiqué dans ses plus grandes prédictions. Mais, ce qui est fait, est fait et le monde est bien obligé de s’accommoder de la présence de ce président exceptionnel dans tous les sens du terme.

Comme il l’annonçait pendant sa campagne, Donald Trump gouverne à sa manière et il ne s’embarrasse pas de convenances diplomatiques. Il bouleverse l’ordre établi et signe à tour de bras des décrets aussi controversés qu’inattendus. Il s’en est d’abord pris aux musulmans dans leur ensemble avant de se raviser et cibler un certain nombre de pays parmi lesquels la Syrie et la Lybie.

Ce décret sur l’immigration a fait couler beaucoup d’encre et cela n’est pas prêt de s’arrêter car, malgré les critiques, Mister President persiste et signe, il veut ce décret sur l’immigration pour, dit-il, protéger son pays. Contre qui ? Lui seul le sait !

Il s’est aussi attaqué à l’Obamacare, l’assurance santé de son prédécesseur qui assurait un bon suivi sanitaire pour de nombreux démunis. Selon lui, elle est inappropriée pour des raisons pas très clairement définies par l’équipe présidentielle. Elle est mal faite un point c’est tout.

Il veut construire un mur controversé entre son pays et le Mexique et chose bizarre, aux frais des Mexicains. Question : Comment Donald Trump veut construire son fameux mur mais c’est les Mexicains qui doivent payer pour un projet qui est dirigé contre eux ? On ne comprend plus rien Monsieur le Président.

On a l’impression que Donald Trump fait tout pour défaire tout ce qui n’est pas fait par lui pour des raisons pour le moins étranges. L’homme le plus puissant du monde nous réserve sûrement encore plusieurs surprises assez croustillantes, car nous ne sommes qu’au début de son mandat.

Comme les Américains le disent eux-mêmes si bien, <em>"Wait and see"</em> ! Qui vivra verra !

<strong>Serges  Kooko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdourhamane Arouani Dicko, president de l’ARG : «La CEN doit contribuer à briser le mur de méfiance entre les Maliens»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/abdourhamane-arouani-dicko-president-de-larg-cen-contribuer-a-briser-mur-de-mefiance-entre-maliens-2136802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/abdourhamane-arouani-dicko-president-de-larg-cen-contribuer-a-briser-mur-de-mefiance-entre-maliens-2136802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Abdourhamane-Dicko.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:04:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La session extraordinaire du conseil des ministres du samedi 18 mars 2017 a prévu la Conférence d’Entente nationale (CEN) du 27 mars au 2 avril 2017 à Bamako. Elle regroupera 300 participants venant des régions, du District de Bamako et de la diaspora.</strong>

<strong>Dans son discours à la nation, le 31 décembre 2016, le président Ibrahim Boubacar Kéita a annoncé cette rencontre comme «un jalon important dans la réhabilitation de la cohésion sociale et du vivre ensemble au Mali». Les échanges doivent aboutir à l’adoption d’une <em>Charte pour la paix, l’unité et la Réconciliation</em>. Les avis sont partagés sur la pertinence de cette rencontre. Dans cet entretien, le président du Comité exécutif de l’Association des ressortissants de Gabéro (ARG, Gao)</strong><strong> Abdourhamane Arouani Dicko, nous évoque ses attentes. Interview !</strong>

&nbsp;

<strong>Le Matin : Qu’attendez-vous de cette Conférence d’Entente Nationale ?</strong>

<strong>Abdourhamane A. Dicko :</strong> Personnellement, j’attends que les tensions liées au concept «<em>Azawad</em>» soit vidées une fois pour toutes au Mali. Le concept a fait l’objet de nombreuses fixations qu’il conviendrait de dépasser pour réellement avancer vers une paix durable dans le pays.

J’attends également qu’il y ait une lecture commune des causes des crises et de rebellions au Mali car ces dernières ont été dépeintes par plusieurs acteurs et de plusieurs manières. Pour une fois, l'occasion est donnée aux acteurs (groupes armés, populations dans toutes leurs composantes, autorités publiques et autres personnes ressources) de croiser leur regard sur les causes des crises au Mali. Et ils devraient en profiter à fond. Les Maliennes et les Maliens doivent se parler, dans la courtoisie et le respect, loin des influences des experts de tous les bords.

Une de mes attentes est également l’inclusivité en termes de participation même si tout le monde ne peut être présent dans la salle de conférence. Toutes les sensibilités (socioprofessionnelle, religieuse, ethnique, géographique, etc.) doivent être associées à l'organisation et au déroulement de la conférence.

Les historiens doivent être mis à contribution pour mieux expliquer certains processus tout en évitant des entorses à l'histoire des uns et des autres, qui puissent altérer les résolutions de la conférence.

&nbsp;

<strong>Le Matin : Ne risque-t-elle pas alors de glisser vers de nouveaux rounds de négociations pour la paix et la réconciliation nationale ?</strong>

<strong>Abdourhamane A. Dicko :</strong> Elle ne doit pas être un nouveau round de négociations de paix, sinon nous ne nous en sortirons plus. Il faut donc préserver les acquis de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, pour éviter d’ouvrir la boîte de Pandore.

Enfin j’attends que les résolutions de la conférence soient immédiatement traduites par les autorités publiques maliennes en actions concrètes par priorité de manière à ce que les populations puissent finalement bénéficier des dividendes de l’Accord.

<strong>Le Matin : <em>Pensez-vous que ses recommandations pourront combler les insuffisances reprochées à l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale ?</em></strong>

<strong>Abdourhamane A. Dicko :</strong> Je ne pense pas que cela soit possible, car certaines insuffisances sont congénitales à la gestion du pays, mais les recommandations devront contribuer à mieux faciliter l’appropriation de l’Accord par les populations maliennes qui l'ignorent encore. Les recommandations ne peuvent pas avoir la même finalité que l'Accord pour la paix et la réconciliation. Mais, elles devraient surtout permettre une mise en œuvre plus cohérente de l’Accord. Pour cela, il est important que les uns et les autres soient de bonne foi pour formuler des recommandations réalistes et objectives et éviter de dresser un shoping list.

<strong>Le Matin : <em>N’aurait-il pas été mieux d’attendre cette Conférence d’Entente Nationale avant de mettre en place les Autorités Intérimaires ?</em></strong>

<strong>Abdourhamane A. Dicko :</strong> La conférence et les autorités intérimaires ne sont pas liées au regard des dispositions de l’Accord même si les uns et les autres ont contribué, sciemment ou involontairement, à donner plus d’importance aux autorités intérimaires que ne le prévoyait l’Accord.

Pour cela, la conférence d’entente nationale qui devrait être la première action pour briser le mur de méfiance entre les différents acteurs mais surtout pour évacuer définitivement la question de l’Azawad et tracer les contours de la Charte sociale, a été reléguée au second rang des actions d'urgence de mise en œuvre de l'Accord.

Or, il fallait tenir cette conférence et entamer les réformes politiques et institutionnelles pour offrir une nouvelle base de gouvernance au Mali. Les participants doivent avoir à l’esprit de briser maintenant ce mur de méfiance entre les Maliens afin que des pas importants puissent être faits vers la paix et la réconciliation définitive.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Culture : Abdoulaye Konaté à la conquête Maroc</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/culture-abdoulaye-konate-a-conquete-maroc-2137032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/culture-abdoulaye-konate-a-conquete-maroc-2137032.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/oeuvre-A-Konate.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:03:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Abdoulaye Konaté, la figure majeure de la scène artistique contemporaine du Mali et du continent africain, expose à Casablanca (Maroc) pendant un mois (16 mars-16 avril 2017).</em></strong>

L’artiste plasticien malien a inauguré le 16 mars 2016 sa nouvelle collection d'art à la Galerie 38 implantée au <em>Studio des arts vivants</em> en plein cœur de Casablanca, la plus grande ville du Royaume chérifien.

Baptisée <em>"L'Etoffe des songes"</em>, l'expo présente une vingtaine de tableaux colorés à base du textile, le matériel de prédilection de l'artiste, notamment le Bazin. Les œuvres représentent un dialogue avec les étoffes de soie, le brocart, les broderies ou le tissage dans la pure tradition du Maroc et surtout du Mali. Un travail de fourmi mené avec des artisans ou teinturiers maliens dans son atelier à Bamako.

Toutes inédites et spécifiques à ce discours marroco-malien, les œuvres d’Abdoulaye Konaté rapprochent deux cultures, deux pays, dans une volonté de sublimer leurs différences et de valoriser leurs biens communs. L'expo est ouverte au public marocain et des passionnés d'art contemporain de passage à Casablanca jusqu'au 16 avril 2017.

<strong>Modibo Souaré</strong>

<em>(ORTM)</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le réflecteur : Des Martyrs sacrifiés sur l’autel de la lâcheté</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-martyrs-sacrifies-lautel-de-lachete-2136792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-martyrs-sacrifies-lautel-de-lachete-2136792.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/martyrs.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:02:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>17 mars 1980-17 mars 2017 : cela fait 37 ans qu’Abdoul Karim Camara dit Cabral, secrétaire général de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), a été arraché à sa famille, ses camarades de lutte, aux démocrates maliens. Trente-sept que nous le pleurons sans jamais avoir le droit humain de faire notre deuil.</em></strong>

La révolution est souvent comme un arbre bien enraciné dans un terreau fertile. Quand on arrache un bourgeon, un autre repousse. Ainsi, les cadets de Cabral ont repris le flambeau de la lutte pour l’émancipation du peuple onze ans après au sein de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Et cette fois, le dictateur est terrassé. Même s’il a chuté dans le sang des manifestants, giclant souvent entre des corps calcinés, des membres en lambeaux. Des vies ont été sacrifiées pour qu’une ère démocratique s’ouvre au Mali, pour que souffle le vent de la liberté et que les Maliens ne souffrent plus du déséquilibre de la balance de la justice.

Ce fut le prix à payer pour instaurer un système qui accepte que l’on vive en démocratie, que chaque Malien soit l’égal de l’autre, que nous soyons tous égaux devant la loi. La justice, l’égalité, l’intégrité, la probité devaient être des valeurs de la morale politique, son socle. Hélas ! L’espoir a duré à peine dix ans. La révolution a-t-elle échoué ? A-t-elle été détournée de ses objectifs parce qu’elle a mangé elle-même ses enfants ?

Toujours est-il que le sacrifice de Cabral et des martyrs du 26-Mars 1991 a été aussi sacrifié sur l’autel de la conquête du pouvoir dont l’appétit a ouvert des brèches dans les rangs du Mouvement démocratique. Les opportunistes s’y sont engouffrés pour perpétuer les travers que notre révolution voulait combattre. La justice et l’égalité sont devenues des leurres dans un pays où le nombre de <em>"milliardaires de la démocratie" </em>ne cesse d’exploser dans un océan de misère tentaculaire.

Occupés à puiser dans les caisses de l’Etat, à spolier les terres des plus pauvres, à voler l’orphelin et à violer les veuves avant de leur rendre sauces, ces pseudo-démocrates ont sacrifié toutes les valeurs socioculturelles pouvant permettre à un peuple de demeurer optimiste sur son avenir. Le Mali des valeurs se meure à petit feu !

La compétence ou le mérite ne suffit plus pour prétendre à une promotion, y compris au sein des Forces armées et de sécurité. Le droit de cuissage s’est substitué aux diplômes si on n’a pas de quoi payer pour passer à la fonction publique ou intégrer l’armée, la police, la gendarmerie…

A la douane c’est pire avec des places vendues entre 3,5 et 5 millions de F CFA. Certains vont emprunter de l’argent parce qu’assurés qu’une fois intégrés, ils peuvent rembourser en moins de six mois en s’arrangeant avec les importateurs sur le dos de l’Etat. Tant pis pour les recettes douanières pourtant vitales pour le Trésor public !

La République a vendu son âme aux rebelles, aux trafiquants d’armes et de drogues. Le pouvoir a alors vacillé semant la panique dans ses allées et dans les rangs des Forces armées et de sécurité. Dans la débandade, des aventuriers ont pris le pouvoir pour se saouler, se venger, s’enrichir et accélérer la décadence du pouvoir et mettant le pays du coup, sous la tutelle.

Et depuis, que d’humiliations pour ce pays pour lequel tant de martyrs se sont sacrifiés ! Loin de tirer les enseignements de cette descente aux enfers, le pouvoir s’enferme à Koulouba et se voile le visage en traversant la ville entre Sébénikoro et le palais afin de ne pas voir cette misère perceptible partout comme signe de son échec à restituer aux Maliens leur dignité.

Comme le dit un confrère, <em>"le président tient encore debout, mais tout va mal"</em>. Loin de sortir de l’impasse de la crise de 2012, le pays avance dangereusement vers le précipice. Des milliards sont régulièrement injectés dans une paix factice pour entretenir des bandits armés et des terroristes qui ont pris plaisir à faire chanter un pouvoir lâche. Un régime chancelant qui pense ainsi s’acheter une stabilité comme une prostituée s’achèterait une virginité pour effacer son passé.

Rien ne va plus  pour le Malien lambda ! <em>"Certains citoyens arrivent à se plaindre alors que les autres restent à l'écoute des leaders religieux. Sur le plan social, ça veut exploser, trop de corruption. Peu d'autorité de l'Etat"</em> ! Ce diagnostic, loin d’être exhaustif, est du même confrère !

Et pourtant, tout baigne pour le pouvoir et ses serviteurs zélés. Mais, il ne faut pas surtout le dénoncer au risque de prolonger les <em>"débats de caniveaux"</em>, d’être traités de <em>"drogué" </em>si vous n’êtes pas étiquetés <em>"aigris"</em>. Comment ne pas être aigris quand on vous prend tout, jusqu’à votre honneur et votre dignité ?

Jusque-là épargné, même si <em>"La Maîtresse du président"</em> l’a un moment ébranlé, la liberté d’expression n’est tolérée que du bout des lèvres. Les journalistes sont menacés avant de s’évaporer dans la nature. Ainsi, Birama Touré est porté disparu depuis le 29 janvier 2016. Il s’est volatilisé. Personne ne s’en émeut à Koulouba ou à la Cité administrative !

Que fait le peuple ? Résigné ! Comme toujours ! On se défoule sur les réseaux sociaux. Mais, quand il s’agit d’agir, chacun est très occupé pour venir protester. On a plutôt peur pour sa place. On crie dans les <em>"grin"</em>, mais quand le bourreau se pointe, on avale sa langue ou on range sa queue entre les jambes.

Finalement ceux qui ne sont pas intimidés, se taisent dès qu’ils ont leur part du gâteau. Difficile de leur en vouloir, car qui n’aimerait pas être arraché à cette misère, à cette galère ? Il faut vraiment avoir de solides convictions pour résister à ces propositions alléchantes et ranger sa plume ou avaler sa langue et rester aphone, sourd-muet et aveugle.

Les martyrs se sont sacrifiés pour survivre à travers les valeurs pour lesquelles ils se sont battus ! Mais, nous les avons enterrés en sacrifiant les mêmes valeurs sur l’autel de la mégalomanie, de la cupidité ou de la lâcheté ! Nous sommes si lâches que nous n’osons même plus lutter et braver ceux qui amènent notre pays vers le chaos pour espérer les ramener à la raison ou les vaincre en les mettant à la tâche. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise…

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tourisme : Le Mali renoue avec les prestigieux salons</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/tourisme-mali-renoue-prestigieux-salons-2137022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/tourisme-mali-renoue-prestigieux-salons-2137022.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/oeuvres-abdoulaye-Konate.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 01:02:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le post de l’Agence de promotion touristique du Mali (APTM) sur sa participation à Salon international du tourisme de Berlin (ITB, 8-12 mars 2017) a apporté aux professionnels du secteur un nouveau souffle annonciateur de la volonté de relance du tourisme. </em></strong>

Avec plus de 180 000 visiteurs, parmi lesquels 108 000 professionnels et plus de 10 000 exposants venus de 180 pays, dont le Mali, ITB Berlin est le Salon interprofessionnel leader couvrant toute l’offre de l’industrie touristique. C’est le plus important congrès touristique du monde Market Trends &amp; Innovations (Evolutions du marché &amp; Innovations).

Cet événement offre ainsi l’opportunité unique de profiter d’un laboratoire d’idées essentiel sur l’industrie globale du tourisme. Tous les acteurs du secteur générateurs de valeur ajoutée (tour-opérateurs, sites de réservations, destinations, compagnies aériennes et hôtels jusqu’aux loueurs de véhicules) y étaient présents. Attendu depuis des années, la présence du Mali est signe d’espoir pour ce secteur national.

Depuis la restructuration de l’ancien Office malien du tourisme et de l’hôtellerie (Omatho) qui s’est opérée sur les visions du public et du privé, on a assisté à la scission en deux structures opérationnelles, en l’occurrence la direction nationale du tourisme et de l’hôtellerie (DNTH) et l’Agence de promotion touristique du Mali (APTM). Cela en droite ligne des doléances du secteur privé qui a toujours été aux avant postes de la bonne marche du secteur.

En dépit de l’arrêt de l’activité touristique qui s’est traduit par la désaffection de la destination Mali par les Tours opérateurs et les groupes individuels de touristes, les autorités du tourisme et le secteur privé n’ont eu de cesse à formuler les meilleures alternatives de reprise d’une activité transversale qui touche tous les secteurs. Et cela de l’agriculture à l’artisanat en passant par les industries, les infrastructures, le BTP, l’élevage, les transports, etc.

La persévérance des autorités touristiques et du privé n’a d’autre objectif que de trouver des solutions idoines aux conséquences néfastes de l’arrêt de l’activité touristique ayant comme conséquence le chômage des jeunes, la mévente des produits artisanaux, la chute des revenus des populations des zones touristiques, l’accroissement de la pauvreté.

La signature et le début de l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale et l’effectivité des activités de l’APTM étaient les présages de la reprise du tourisme malien. C’est pourquoi cette première participation à certains salons, dont le plus prestigieux est l’ITB Berlin résonne comme le retour effectif du Mali sur la scène internationale touristique.

D’aucuns penseront que c’est un coup d’épée dans l’eau surtout que notre pays est toujours placé en <em>zone rouge</em> par les chancelleries occidentales. Mais, il faut aussi savoir que la difficulté de cette activité réside en la perception et la compréhension à lui imprimer : <em>le tourisme ne peut souffrir de l’arrêt de sa promotion nonobstant les contraintes que la destination traverse</em> !

Des pays vivant dans des situations gravissimes d’insécurité et de désaffection par la clientèle se font remarquer par le maintien sinon l’augmentation de la promotion sur les salons et foires de tourisme. En effet, malgré l’inaccessibilité de ces pays pour diverses raisons, ils peuvent prétendre à des cibles de clientèle dont la motivation peut braver la crainte de l’insécurité et susciter son retour sur le marché touristique.

Disons donc bravo à l’APTM ! Le cas du Mali n’est pas désespéré eu égard à la nouvelle donne dont nous parlions tantôt. Comparaison n’étant pas raison, plusieurs pays sont dans des situations sécuritaires plus critiques. Mais, la stratégie de communication et de promotion peut influer positivement sur la perception d’un pays par les prescripteurs.

Le Mali doit travailler à maintenir les grands pays émetteurs de touristes dans sa cagnotte et à attirer les pays aux habitudes touristiques nouvelles avec des mesures d’accompagnement de la nouvelle donne qui s’appelle retour de la paix et de la cohésion nationale.
Après Berlin, Milan, Paris, Londres et Pékin attendent !

Des rendez-vous à ne pas manquer, car ce sont des précieuses et prestigieuses vitrines pour promouvoir la destination… Mali !

<strong>Cissé Fatima Kouyaté</strong>

<strong><em>Présidente  de l’AMAVT </em></strong>

<strong><em>Association malienne des agences de voyages et de tourisme</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Quand Hayatou évite la porte de la sagesse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/focus-hayatou-evite-porte-de-sagesse-2136982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/focus-hayatou-evite-porte-de-sagesse-2136982.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/10/Issa-Hayatou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2017 00:59:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Présider la Confédération africaine de football (Caf) ! C’était toujours son rêve ! Et il s’en était discrètement ouvert à votre serviteur pendant nos études pour l’obtention du master en management des organisations sportives (MMOS, 2005-2006) entre Paris, Genève et Lausanne. Un programme de la Solidarité olympique en partenariat avec l’Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) de Paris et l’Université Claude Bernard de Lyon.

A l’époque, il présidait déjà la Fédération malgache de football depuis près de trois ans. Ce jour, nous lui avons conseillé de ne pas se précipiter, mais de poser progressivement ses pions par des actes concrets, des initiatives pertinentes et surtout de se battre d’abord pour intégrer la Caf et la Fifa afin de mieux connaître les rouages. Ce sont des organisations verrouillées de l’intérieur. Il faut dans ce cas être dans le système pour l’évaluer, baliser ses failles et aussi se faire discrètement des alliés sur qui compter au moment venu.

Ahmad l’a fait. Le Malgache a réalisé son rêve et brisé celui d’Issa Hayatou  qui voulait visiblement mourir dans le fauteuil de président de la Caf. Trop sûr de son système (comme Yahya Jammeh récemment en Gambie), il n’a pas senti le vent tourné en sa défaveur, ratant du coup une porte de sortie honorable. En conséquence, il a été presque humilié par Ahmad avec ses 34 voix contre 20. Une page de l’histoire du football a été tournée sans doute à Addis-Abeba ce 16 mars 2017.

A 76 ans, Hayatou briguait un 8e mandat qui, s’il était élu, aurait été loin d’être le dernier. Quant l’Afrique du foot l’élisait pour la première en 1988 au Maroc, celui qui vient de le détrôner n’avait pas que… 29 ans ! C’est dire que si Issa avait su partir à temps, il aurait pu être une idole pour celui qui a réussi la prouesse historique de le mettre à la porte.

Mais, il s’est accroché à son fauteuil comme à une bouée de sauvetage, au point d’oublier que dans la vie il faut savoir passer main pour sortir par la grande porte.

Certes Ahmad a gagné un pari : <em>battre Issa Hayatou à son propre jeu</em> ! Mais, le défi, c’est de le déraciner, démanteler le système vicieux mis en place autour du culte de sa propre personne. Tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui devenaient systématiquement des adversaires à battre. Il faut aussi déverrouiller le système mis en place après des tripatouillages des statuts et règlements pour assurer au Camerounais une présidence à vie.

C’est l’alternance qui apporte l’indispensable cure de jouvence à une organisation en lui insufflant plus de vitalité et de dynamisme, donc l’efficacité escomptée par tout un continent. Ces dix dernières années, la Caf était devenue une <em>chose</em> de Issa Hayatou et des vautours qui y trouvaient leur compte. Peu d’Africains, notamment la jeunesse, s’y identifiaient.

S’il veut réellement entrer dans l’histoire du football africain, Ahmad doit détruire ce système. Sans se livrer à une chasse aux sorcières, il doit ouvrir l’institution à de nouvelles compétences pour réellement la hisser sur la voie de l’avenir.

Après Habib Sissoko qui a pris les rênes de l’Union africaine de judo (UAJ) le 6 avril 2016 à Tunis (Tunisie), c’est Ahmad qui prend les commandes de la Caf. D’ailleurs, Issa Hayatou aurait dû s’inspirer du général Lassana Palenfo qui a réussi un passage de témoin dans la douceur et la sagesse.

Le changement est en marche et l’avenir doit être au rajeunissement aussi bien dans les organisations sportives nationales que continentales. Mais, les jeunes doivent savoir qu’il ne s’agit pas de prôner le changement, il faut aussi l’incarner. Le changement est une œuvre de longue haleine. Bousculer les habitudes pour changer un système demande de la volonté, mais aussi de la persévérance comme l’a démontré Ahmad.

La vieille garde n’ouvrira pas les portes de gaieté de cœur. Il ne faut pas les défoncer ou entrer par effraction parce qu’on veut une place au risque de jeter le bébé avec l’eau de bain. Il ne faut pas volontairement frustrer pour se positionner parce que, même en cas de victoire, les frustrations peuvent devenir le lit de la contestation, donc de la déstabilisation.

La confiance et l’estime se forgent, et le plus souvent à la tâche et dans le respect de l’autre. Il faut se faire reconnaître, se faire valoir par ses mérites et les valeurs qu’on incarne.

Les valeurs représentent la fondation et la charpente de tout édifice qui se veut solide pour affronter le temps et les intempéries. Et les victoires des valeurs et des principes sont, en général, les plus pérennes car elles rassemblent !

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;

<strong>Hassan Musa Bility évince Amadou Diakité</strong>

Après l’élection de son président, la 39e assemblée générale a procédé au renouvellement partiel des membres de son comité exécutif. Une élection qui n’a pas souri au Mali puisqu’Amadou Diakité a perdu, au profit du Libérien Hassan Musa Bility, sa place représentant de la Zone Ouest A dans le comité exécutif. La grande division qui règne dans la famille du football malien ne lui a sans doute pas permis de s’assurer les soutiens indispensables dans la zone où les jeunes loups ne cessent de sortir des bois.

&nbsp;

<strong>Les membres du Comité exécutif de Caf pour la période 2017-2021 sont : </strong>

<strong>Zone Nord :</strong> Fouzi Lekjaa (Maroc)

<strong>Zone Ouest A :</strong> Hassan Musa Bility (Liberia)

<strong>Zone Ouest B :</strong> Amaju Melvin Pinnick (Nigeria)

<strong>Zone Centrale :</strong> Adoum Djibrine (Tchad)

<strong>Zone Centre-Est :</strong> Suleiman Hassan Waberi (Djibouti).

Zone Sud (2 postes) : Danny Jordaan (Afrique du Sud) et Rui Eduardo da Costa (Angola)

<strong>Poste femme :</strong> Isha Johansen (Sierra Leone)

<strong>Les représentants africains au Conseil de la Fifa (2017-2021)</strong>
<ol>
 	<li>Catégorie arabophone, Lusophone, Hispanophone : Tarek Bouchamaoui (Tunisie)</li>
 	<li>Catégorie francophone : Omari Constant Selemani (RD Congo)</li>
 	<li>Catégorie anglophone : Kwesi Nyantaki (Ghana)</li>
 	<li>Catégorie ouverte (3 postes à pourvoir dont au moins un membre féminin) : Almamy Kabele Camara (Guinée), Lydia Nsekera (Burundi). Un poste restera à pourvoir à ce niveau.</li>
</ol>
L’autre fait notable de la 39e assemblée générale de la Caf, tenue à Addis-Abeba le 16 mars 2017, est l’admission, à l’unanimité, de Zanzibar comme 55e membre de la Confédération africaine de football.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>&amp;quot;Bi&#45;Mogoya&amp;quot; d’Oumou Sangaré: Une captivante excursion dans le Wassoulou de belles mélodies</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/bi-mogoya-doumou-sangare-captivante-excursion-wassoulou-de-belles-melodies-2122532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/musique/bi-mogoya-doumou-sangare-captivante-excursion-wassoulou-de-belles-melodies-2122532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Oumou-Sangare.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 12:26:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Son dernier "bébé" est né en 2009 et s’appelait Seya. Huit ans après, la diva du Wassoulou se prépare à revenir dans les bacs au grand bonheur de ses millions de fans impatients de savourer les fruits de son incomparable inspiration. "Bi-Mogoya" (les relations humaines), ainsi s’appellera le nouvel opus. Privilégiés, les médias en ont eu un avant-goût le 26 février 2017 à la "Résidence Wassoulou" avec Oumou Sangaré présentement en tournée internationale jusqu’en avril.</em></strong>

&nbsp;

Neufs titres concoctés dans un savant mélange de sonorités modernes et traditionnelles comme elle semble être la seule à en avoir les recettes ! La diva du Wassoulou, Oumou Sangaré, veut faire oublier à ses fans sa longue absence dans les bacs.

La sortie officielle de <em>"Bi-Mogoya"</em> est prévue pour le 7 mai 2017. Un album pas moins engagé que les précédents avec des textes qui demeurent des fidèles reflets des maux de la société.

<em>"En dégustant, en avant-goût deux titres de l’album, on constate que la musicienne essaye de faire passer un message éducatif inspiré du vécu de millier de personnes victimes d’abus de confiance ou de calomnie"</em>, commente une consœur qui était parmi les privilégiés du 26 février 2017 à la <em>Résidence Wassoulou</em>.

A la presse, elle dit être bien dans sa mission socioculturelle parce que <em>"le rôle de l’artiste est de participer à la construction citoyenne à travers des chansons de sensibilisation et d’éducation"</em>.

<em>"Bi-Mogoya"</em> est aussi une excursion concoctée par Dily Oumou pour faire voyager les mélomanes dans le Wassoulou profond avec le kamalen ngoni et autres instruments traditionnels.

Une excursion qui met fin à presque huit ans d’absence chez les disquaires. En effet, <em>"Seya"</em> date de 2009. <em>"De nos jours, sortir un album est un calvaire pour nous artistes maliens. Le Bureau malien du droit d’auteur </em>(Bumda)<em> ne fait rien pour protéger nos œuvres contre le piratage. C’est à la demande de mes fans que j’ai accepté de leur offrir ce nouvel album. Imaginez le clip que Yèrè Faga Nyani a été tourné à près 100 000 euros, soit près de 66 millions de F CFA, en Afrique du Sud"</em>, s’est défendue Oumou en exhortant les autorités à soutenir la musique malienne.

Mais, ce n’est pas pour autant hui ans de sevrage parce que la diva a sillonné le monde pour faire plaisir à ses fans. Elle dit avoir effectué 82 voyages dans autant de pays pour la promotion de <em>"Seya"</em>. Et elle est présentement en tournée européenne voire internationale jusqu’au 2 avril 2017 afin d’aller présenter sa nouvelle délicieuse galette : <em>"Bi-Mogoya"</em>, le 8e album de sa superbe discographie,  qui a tous les ingrédients d’un chef d’œuvre. C’est ce que présagent en tout cas les deux clips, <em>"Fadjamou"</em> (nom de famille) et <em>"Yèrè Faga Nyani"</em>, présentés à la presse le 26 février dernier.

Pour promouvoir le secteur de la musique malienne, la diva a associé à ce projet un jeune  producteur de la place, <em>"88 Prod"</em>.  L’album verra également la participation de plusieurs autres producteurs africains et d’Europe.

Cette rencontre avec la presse a pris fin par une prestation en  live de la diva sur une autre composition du nouvel opus dédié au Mali, <em>"Mali Nyalé"</em>. Elle y invite les Maliens, de toutes les sensibilités et de tous les bords, à se donner la main pour que le pays puisse enfin prendre la voie de l’émergence avec ses diverses richesses. En partenariat avec  l’agence Médias Plus, Oumou Sangaré projette une dédicace pour le public malien avant la sortie officielle de l’album.

Célèbre chanteuse malienne, Oumou Sangaré a vu le jour un 12 février 1968 à Bamako. Elle est née de parents originaires du Wassoulou, dans le Sud dans la zone frontalière avec la Guinée-Conakry et la Côte d’Ivoire.

Sa mère, Aminata Diakité, était cantatrice. Dès son enfance, Oumou Sangaré chante afin d’aider sa mère à nourrir sa famille. A l'âge de 5 ans, elle se fait remarquer par ses talents de chanteuse en remportant la finale des écoles maternelles de Bamako. Pour la circonstance, elle a enflammé le stade Omnisports Modibo Kéita devant 6000 personnes.

A 16 ans, elle part en tournée avec le groupe Djoliba Percussions. Elle travaille ensuite avec Amadou Ba Guindo, un grand maître de la musique malienne, avec qui elle enregistre en 1990 un premier album <em>"Moussoulou"</em> (les femmes), qui connaît un succès important en Afrique avec plus de 220 000 exemplaires légaux vendus. Sans que les copies pirates vendues sont encore plus nombreuses.

Grâce à Ali Farka Touré, Oumou Sangaré signe ensuite avec le label anglais World Circuit. A 21 ans, elle devient une star.

Diva, Oumou Sangaré est considérée comme une ambassadrice du Wassoulou, sa musique étant inspirée des musiques et danses traditionnelles de cette région giboyeuse et agricole. Elle écrit et composé ses chansons qui s’appuient sur une forte critique sociale, concernant notamment de la place de la femme et des humbles dans la société.

Depuis 1990, elle se produit sur les plus grandes scènes du monde comme, entre autres, l’Opéra de Sydney, Central Park, Roskilde festival, Festival d'Essaouira, Opéra de la monnaie de Bruxelles, Queen Elisabeth Hall… Elle se produit régulièrement à tous les grands festivals dans le monde.

Avocate des droits de la femme, Oumou a été nommée Ambassadrice de la FAO en 2003. Femme d’affaires prospère et commandeur de l’Ordre national du Mali depuis le 15 janvier 2015, la diva est également commandeur des Arts et lettres de la République française (1998) et lauréate du prix de l'Unesco en 2001.

D’autres consécrations et distinctions suivront sans doute !

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du sport au Mali : S’inscrire dans les valeurs du sport pour une synergie d’actions</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/gestion-sport-mali-sinscrire-valeurs-sport-synergie-dactions-2122462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/gestion-sport-mali-sinscrire-valeurs-sport-synergie-dactions-2122462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Judo0.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 12:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La stabilité, l’unité, la solidarité et, à la limite, la complicité sont essentielles à la performance d’une discipline. Et ce sont des valeurs qui s’enracinent dans le respect de la légalité et de la légitimité symbolisées par le fair-play dans la règle du jeu. Deux principes généralement bafoués dans la conquête de fauteuils de dirigeants sportifs dans notre pays. Alors que tout acte, toute revendication, pertinente fut-elle, qui ne s’inscrit pas dans le cadre de la légalité et de la légitimité ne peut engendrer que la désunion, la division. Une sérieuse hypothèque aux efforts de développement.</em></strong>

&nbsp;

Tout comme ce n’est pas à la veille de la chasse qu’il faut préparer son chien, il ne faut attendre la veille d’une assemblée générale pour se manifester par une pétition incendiaire (qui a d’ailleurs du mal à trouver des signataires) en essayant d’entacher la crédibilité et l’intégrité de ceux qui triment au quotidien pour faire marcher une discipline. Si leurs efforts ne sont pas perceptibles, c’est beaucoup plus à cause de l’immensité et la diversité des défis que par incompétence ou mauvaise gestion.

D’ailleurs, n’est-il pas ridicule que ceux qui ne mettent pas un franc dans une discipline, de laquelle ils ont pris leur distance depuis au moins une décennie, demandent des comptes à ceux qui se privent de leur argent pour organiser des compétitions nationales ou permettre à des sportifs de voyager pour les tournois sous-régionaux ou régionaux ?

Les débats sur la gestion managériale ou technique, les performances sont indispensables pour baliser l’avenir d’une discipline. Mais, cela doit se faire dans le respect mutuel et surtout dans des cadres légaux comme les réunions de ligues, des comités exécutifs ou des Assemblées générales.

Celles-ci (assemblées générales) sont souveraines pour généralement trancher sur toutes les questions à son ordre du jour, notamment les litiges ou d’adopter les propositions sensées améliorer la gestion managériale ou technique.

Statutairement, c’est le bureau en place qui convoque l’Assemblée générale ordinaire dans le strict respect des dispositions statuaires et sous la supervision du Comité national olympique et sportif du Mali et le département de tutelle à travers la Direction nationale des Sports et de l’Education physique.

Moralement, si on se respecte et qu’on respecte les autres, on ne peut surgir soudainement de nulle part pour parler de <em>"redressement du judo malien"</em> et dénoncer <em>"un désordre général dans l'organisation et le fonctionnement</em>» de cet art martial auquel on a pourtant superbement tourné le dos. Nous faisons bien sur allusion à ce fameux <em>Collectif des judokas maliens</em>. Plutôt un rassemblement de revanchards qui se rendent compte que la pratique du judo ne s’est pas arrêtée au Mali parce qu’ils lui ont tourné le dos alors qu’il leur a presque tout donné.

<strong> </strong>

<strong>Faire ses preuves avant d’exiger des autres</strong>

Certes leurs <em>"revendications sont légitimes"</em> parce qu’on ne peut pas être satisfait de l’état actuel du judo aujourd’hui, de la gestion qui a été faite de l’héritage des Habib. Il est donc urgent de changer les anciennes pratiques avant que le judo ne disparaisse totalement du paysage sportif malien. Alors que l’attitude des animateurs du collectif vise plutôt à les perpétuer.

Si ces «<em>judokas maliens</em>» sont réellement de grands professionnels du management sportif, ils doivent comprendre que seule une assemblée générale est souveraine pour adopter les mesures dont ils veulent pousser le ministre des Sports à prendre.

Il s’agit, entre autres, mettre en place des mesures adéquates pour demander des comptes à la Fédération malienne de judo (FMJ) ; exiger de la fédération un rapport détaillé des états financiers de ces dernières années ; justifier les programmes de développement mis en place ; demander un changement de direction technique ; organiser des élections libres et transparentes selon les statuts et règlement intérieur ; demander pour le futur, un projet de développement cohérent du judo au Mali ; mettre en place une véritable politique de promotion de la discipline…

Leur seule légitimité aujourd’hui, c’est le fait d’être d’anciens internationaux de judo. Mais, qu’ont-ils réellement apporté à cette discipline en tant que combattants malgré tous les moyens mis à leur disposition dans les années 90-2000 par la fédération et le <em>"Club des amis du judo"</em> ?

Nous avons un profond respect pour l’un des principaux instigateurs de ce front de déstabilisation que nous ne nommerons pas parce qu’il se reconnaitra. Il fut incontestablement un combattant teigneux et ambitieux.

Mais, si nos souvenirs sont bons, on ne le lui doit qu’une médaille de bronze et une d’argent aux Jeux africains et au championnat d’Afrique. S’il n’a pas eu une consécration africaine, ce n’est pas la faute de Habib Sissoko, Papa Seyan Kéita, Alkaou Camara, Abdoul Aziz Théra, Dramane Doumbia, Kanté…

Peut-être qu’il doit s’en prendre au Camerounais Jean-Claude qui lui a toujours barré le chemin des podiums dans les compétitions, même chez lui à Bamako.

S’ils sont aujourd’hui obligés de passer par le ministre des Sports pour régler leur compte (parce que c’est un règlement de compte), c’est parce qu’ils ne se sont jamais réellement impliqués dans la vie du judo. Qu’ont-ils fait pour leurs clubs respectifs ? Ont-ils mis leur expérience à leur service pour encadrer les enfants et préparer la relève ? Ceux qui sont en France ont-ils pu détecter un seul binational pour l’équipe nationale il leur avait été demandé un moment à certains ?

Ceux qui les utilisent aujourd’hui en grand théoricien voire magicien du changement, que reste-t-il de leurs salles ? Ont-t-ils réussi à faire de leurs propres salles des références nationales ? Est-ce que c’est la fédération qui doit entretenir leurs salles à leur place ?

Il est donc plus facile de se rassembler en Collectif de judokas et de faire des propositions théoriques qui ne reposent sur aucune sérieuse étude diagnostic de la discipline. Certains de ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre sont dans le bureau fédéral depuis des années. Très critique sur les réseaux sociaux, l’un des animateurs de ce Collectif oublie qu’il a été membre de la FMJ. Qu’a-t-il apporté à cette organisation ? Il s’est plutôt illustré par son absentéisme aux réunions du bureau fédéral.

L’un des problèmes fondamentaux du judo malien, c’est que le niveau a terriblement chuté à la base. Les combattants maîtrisent à peine les techniques de base de cet art martial. Mais, cela est-il la faute exclusive de la FMJ ?

Face à une situation donnée, l’humilité voudrait qu’on s’interroge d’abord sur son implication personnelle, ses propres responsabilités avant d’indexer qui que ce soit. Le changement commence à la base et il ne se brusque pas pour éviter une fracture préjudiciable à la synergie d’action.

Les changements les plus durables sont ceux ancrés comme conviction ! Il faut donc convaincre au lieu de chercher à blesser et à frustrer !

Si le Collectif vise réellement à redresse le judo malien, ses animateurs doivent patienter, travailler et faire la preuve à la base afin d’avoir une adhésion massive autour de leur projet ! A défaut, ils vont s’apparenter à des illusionnistes ! Comme nous, beaucoup d’observateurs se demandent aujourd’hui qu’est-ce qui motive réellement leur soudain intérêt pour le judo ?

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard du le monde : Deux poids, deux mesures</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-deux-poids-deux-mesures-2121842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/regard-monde-deux-poids-deux-mesures-2121842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/11/population1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 07:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le monde est formidable, vivons seulement. Ainsi, introduirons-nous notre propos de ce jour, car lorsque nous regardons autour de nous, on se demande vraiment où on va. A quoi ça sert de se démener comme de beaux diables si le résultat doit toujours être le même ; c'est les mêmes qui ont toujours raison bien qu'ils aient le plus souvent tort ; c'est les mêmes qui ont tout et qui dictent leurs lois ; c'est les mêmes qui gagnent toujours.

Pour bien comprendre cela, jetons un œil autour de nous. Ceux sont <em>"chefs"</em> le sont depuis des générations, ils se sont enrichis à n'en plus compter, ils ne savent plus que faire de leurs richesses et ils continuent à amasser. Pendant ce temps, d'autres croupissent dans une galère inextricable. Ils ne trouvent même pas la simple eau à boire. Les plus fatalistes nous diront ainsi est faite la vie.

Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres s'appauvrissent inexorablement, les forts deviennent plus forts, les faibles sont piétinés. On a parfois l'impression que Dieu a créé deux catégories de personnes sans le juger bien-sûr : ceux qui doivent être heureux et les autres qui semblent porter le poids du monde.

A force de se creuser les méninges et de chercher à comprendre le pourquoi de cet état de chose, on finit par y perdre son latin, car la nature l'a voulu ainsi et les hommes encore plus. Est-il si difficile de partager ce qu'on possède en surplus? Est-il si difficile de prendre sa retraite et laisser la place aux autres ?

C'est à n'y rien comprendre. Le monde est formidable, vivons seulement !

<strong>Serges Kooko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Rémission constitutionnelle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-remission-constitutionnelle-2121082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-remission-constitutionnelle-2121082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-Modibo-KEITA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 01:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décidément ! Décidément, ce régime nous fera voir de toutes les couleurs dans sa gouvernance avec un conseil des ministres extraordinaire convoqué le vendredi 10 mars 2017, deux jours seulement après la session ordinaire du mercredi 8 mars.

Des témoignages du personnel des lieux, la convocation extraordinaire par le Chef de l’Etat faite à ses ministres a marqué certains d’entre eux qui auraient sué toute leur eau croyant à un remaniement depuis longtemps annoncé, mais non encore opérationnel, tandis que d’autres seraient venus en bras de chemise avec des vêtements un peu froissé.

L’ordre du jour portait sur l’examen du projet de loi relatif à la révision de la Constitution du 25 février 1992 et une communication sur la nomination des membres de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, une structure de plus pour jeter de la poudre aux yeux des citoyens maliens qui ont été abusés par la déclaration avec tambours et cymbales de 2014 comme «l’<em>année de lutte contre la corruption</em>» au Mali. Et cela au moment où l’Assemblée nationale adoptait la loi contre l’enrichissement illicite !

Depuis donc plus de deux ans, rien n’en a été noté comme un «<em>témoignage puissant de la volonté politique du chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita à impulser une nouvelle dynamique à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite au Mali</em>».

Concernant le premier point de ce conseil des ministres extraordinaire, à savoir le projet de révision constitutionnelle, qu’un collège de 13 membres a conduit sous la présidence du célèbre avocat Me Mamadou Ismaïla Konaté devenu depuis Ministre de la Justice, il refonde les institutions de la République.

Aussi incompréhensible que fut convoqué le conseil des ministres extraordinaires du vendredi 10 mars, aussi incompréhensible fut la convocation le lendemain samedi 11 mars d’une session extraordinaire des députés à l’Assemblée nationale pour nettoyer la constitution du 25 février 1992 afin «<em>d’adapter l’outil à l’objet, la lettre à la pratique pour mieux avancer dans la construction d’un système démocratique performant</em>» ! C’est tel qu’argumenté avec emphase, à la manière d’un avocat éloquent, dans le document remis au président de la République.

IBK veut montrer à ses détracteurs, qui le disent malade et fatigué pour briguer un second mandat, qu’il tient toujours la gouverne de l’Etat ? A-t-il son propre agenda secret pour lui faire doubler d’efforts dans la gestion des affaires de l’Etat ?

Nous ne tracerons pas de plans sur la comète, mais nous sommes tout de même obligés de noter que même si le conseil des ministres constitue un outil de direction de l’Etat, et notamment du pouvoir exécutif par le Président de la République lui permettant de contrôler la mise en œuvre de la politique du gouvernement, la convocation à deux jours d’un conseil extraordinaire suivi immédiatement d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale relève beaucoup plus de la précipitation que de la vitesse.

On le voit donc, il y a une certaine précipitation dans tout cela que rien ne peut expliquer pour le peuple malien. Mais cette grande activité à Koulouba fait craindre encore le très dangereux malaise vagal dont le Chef de l’Etat avait souffert, il y a quelque temps, à l’époque dû à ses très nombreux voyages.

Un malaise vagal qui se caractériserait cette fois par un manque de sommeil, à en croire les visiteurs du soir à Sébénikoro. Mais, c’est surtout l'effort physique soudain qui pourrait déclencher une fois de plus la perte de connaissance chez notre «<em>Président-fondateur</em>».

Au-delà de ces inquiétudes pour la santé du Président de la République et donc de l’avenir du Mali, il est à noter que le projet de révision constitutionnelle reste empreint par la création d’un Sénat imité de la constitution de la 5e République française où cette <em>Chambre haute</em> tient un rôle législatif en tant que représentant des collectivités territoriales.

Dans le projet de révision constitutionnelle, il nous revient que c’est le Haut conseil des collectivités territoriales qui sera donc transformé en Sénat pour un départ. Le HCCT n’a qu’une mission purement consultative et de ce fait est classé au septième rang (sur 8) dans l’ordre des institutions de la République selon la constitution en vigueur. Dans la réforme, il remonterait à la quatrième position juste derrière l’Assemblée nationale.

De conseillers nationaux au nombre 68 jusqu’alors, ses membres deviendront donc les nouveaux Sénateurs. Combien seront-ils, comment seront-ils élus, quel sera leur régime avec d’autres mandats électifs comme conseiller régional, maire voire député ?

Il reste que leur fonction parlementaire ne va pas sans grever le budget de l’Etat avec des indemnités de représentativité et de frais de mandat comme pour les députés dont, à ce jour, chacun coûte très chèrement à l’électeur sans être au final très utile dans la construction de la démocratie.

&nbsp;

<strong>Olivier Haudet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Sonia : Une encyclopédie universelle vivante</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-encyclopedie-universelle-vivante-2121302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-encyclopedie-universelle-vivante-2121302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Internet.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 01:18:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En observant l’utilisation faite de Facebook au Mali, j’ai été agréablement surprise par la <em>"classe"</em> du site, c'est-à-dire des propos toujours respectueux. Puis je me suis vite rendue compte que c’était un cercle <em>"fermé"</em> ou réservé à une minorité avec  les mêmes personnes qui échangent entre elles et pour la plupart instruites.

Cependant, j’ai aussi été apostrophée par le fait que les avis étaient pour ainsi dire tous semblables, dans une même direction comme si c'était une opinion de masse : <em>rares sont les objections et encore plus rares celles qui sont justifiées</em> !

Les commentaires pour la plupart vont tous dans le même sens avec la bénédiction de tous.  Rien ne va à l’encontre ou encouragerait, renforcerait les dires. C’est très surprenant car la réflexion est bien trop souvent absente. Je n’ose même pas formuler une opinion qui serait contraire de peur de vexer les internautes.

C’est frustrant, car là où l’on pourrait enfin évoluer, les esprits restent embués dans la masse malgré tous les efforts de ceux qui essayent par leur questionnement de faire réagir les consciences. Certes le changement ne se fait pas du jour au lendemain mais n’empêche que certains mériteraient des coups de pieds aux fesses pour avancer.

Ce manque d’initiatives n’a plus lieu d’être puisque l’outil Internet est à votre disposition. C'est un outil exceptionnel pour la recherche des informations et des savoirs <em>: c'est une encyclopédie universelle vivante.</em> Quelques clics suffisent pour avoir une notion du sujet traité puis quelques autres clics pour étudier le sujet afin de se positionner et  de justifier ce que l'on avance.  Etre acteur de sa propre vie et de ses choix, au lieu de laisser aux autres de décider à notre place, est une liberté que l'on doit à tout prix sauvegarder.

Ce n'est pas en faisant ou disant n'importe quoi que l'on sera pris au sérieux, bien au contraire. Pour ne pas être sous la dépendance de quelqu'un, il faut avoir du répondant  et surtout bien maitriser le sujet dont il est question. Encore faut-il avoir la volonté de naviguer sur le site ou la toile mondiale pour trouver des réponses à nos questions.

Cet outil de communication peut façonner votre avenir car un avis fondé est difficilement critiquable et donc il en va de votre émancipation. L'émancipation permet de devenir indépendant et l'indépendance est l'un des moteurs d'une société qui veut changer.

Et c'est en cela qu’Internet peut vous aider à approfondir un sujet, faire des investigations, comparer des informations qui par la suite vous autoriseront à prendre position pour faire valoir vos idées et vos droits.

Mais Internet n'est pas qu'une encyclopédie vivante, c'est aussi une technologie qui a amélioré la vie de beaucoup de personnes. Il a révolutionné le monde des échanges ainsi que le monde du travail. De nos jours, il est devenu un outil indispensable tellement il est performant.

Evidemment, cet outil n’est pas parfait, car la toile et toutes ses connexions ou sa diversité ne permettent pas le contrôle de tout ce qui s’y passe.  Il faut quand même rester vigilant avant de vouloir jouer avec  ce super méga robot.

Cependant,  les progrès permettent d'évoluer à condition d'accepter le changement. Le changement définit notre avenir et le refuser c’est tout simplement se condamner. L’avenir du Mali passera obligatoirement par cet outil indispensable à votre économie, votre croissance, mais également dans votre quotidien, car je ne mens pas quand je dis que c’est une encyclopédie vivante.

Imaginez simplement le bonheur pour une mère qui pourrait voir en ligne, en direct son fils qui vit à l’autre bout du monde et correspondre avec lui. Sans compter tous les savoirs et les possibilités pour innover, créer et autant d'opportunités pour l'économie d'un pays.

Bien sûr le changement fait toujours un peu peur d'autant plus qu'il n'est pas toujours facile de maîtriser un outil nouveau. Mais ce changement est nécessaire si vous souhaitez avoir prise sur le cours des événements.

Internet est naturellement une technologie qui profite à ceux qui en ont le moins besoin, comme d'habitude malheureusement.

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Mara, leader politique : &amp;quot;Pour le Mali, la corruption est plus grave que le problème du Nord&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-mara-leader-politique-mali-corruption-plus-grave-probleme-nord-2121212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/moussa-mara-leader-politique-mali-corruption-plus-grave-probleme-nord-2121212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Moussa-Mara.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 01:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La session extraordinaire du conseil des ministres du 10 mars 2017 a examiné et adopté un projet de loi relatif à la révision de la Constitution du 25 février 1992. Et le lendemain, 11 mars, une session extraordinaire de l’Assemblée nationale a été convoquée pour examiner ce projet. Comme, entre autres innovations, on note la création prochaine d’un Sénat qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. L’ancien Premier ministre et président du parti Yéléma (Changement/majorité) a donné au Le Reflet et à l’Agence Xinhua (Chine Nouvelle) son point de vue sur cette reforme et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite dont les membres ont été nommés par la même session extraordinaire du conseil des ministres.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Le Reflet : <em>Qu’est-ce qui, selon vous, justifie cette subite accélération du processus de la réforme constitutionnelle ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> Pour moi, c’est le rattrapage d’un grand retard et non une accélération. Il faut savoir que dans ma Déclaration de politique générale (DPG) d’avril 2014, j’annonçais déjà une réforme constitutionnelle en indiquant que cela interviendrait suffisamment tôt dans le mandat du chef d’Etat pour que le débat ne soit pas pollué par des arrière-pensées électoralistes.

Ensuite il y a eu la signature de l’Accord de paix avec un contenu qui nécessite la réforme de la Constitution et cela dans la période intérimaire qui devait s’achever en décembre 2016. En conséquence, il ne s’agit nullement d’accélération mais d’engager enfin un exercice utile pour notre démocratie et notre pays.

<strong>Le Reflet : <em>Qu’est-ce qui justifie au fond cette réforme ?</em></strong>

<strong> Moussa Mara :</strong> Comme le communiqué de la session extraordinaire du conseil des ministres le dit et comme le chef de l’Etat l’a annoncé plusieurs fois, il y a trois justifications essentielles.

Il y a d’abord la nécessité de moderniser notre texte fondamental qui date de plus de 25 ans. Ce que voulaient déjà faire les présidents Alpha Oumar Konaré (1992-2002) et Amadou Toumani Touré (2002-2012). N’oublions pas surtout qu’un referendum était prévu le 29 avril 2012 avant que le coup d’Etat du 22 mars 2012 ne vienne annuler le projet.

Secundo, il y a la nécessité de conformer nos Institutions avec les textes internationaux que notre pays a ratifiés, notamment les règles de l’Uémoa qui nous obligent à créer une Cour des comptes en lieu et place d’une simple section de la Cour suprême.

Il y a enfin la nécessité d’intégrer dans la Constitution des innovations préconisées par l’accord pour la paix et la réconciliation nationale pour amener une plus grande stabilité au Mali à travers l’amélioration de la représentativité de nos Institutions.

<strong>Le Reflet : <em>Certains observateurs disent que le projet, tel que conçu, va au-delà de la correction des insuffisances constatées dans l’exercice démocratique ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> Attendons de le voir, ensuite prenons le temps d’apprécier chacune des innovations et leurs motivations et engageons un débat franc et constructif entre toutes les composantes du pays avant le vote prévu le 9 juillet 2017.

La presse est interpellée et doit jouer son rôle d’information de la population pour que chacun en sache et vote à son âme et conscience. A ce titre, on peut déplorer le peu de temps qu’on risque d’avoir, après le Parlement, pour débattre de ce texte majeur pour notre pays. Mais, si on utilise tous les ressorts de communication disponibles, on peut rattraper ce retard

[caption id="attachment_2121362" align="aligncenter" width="956"]<img class="size-full wp-image-2121362" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Mara.jpg" alt="" width="956" height="768" /> Moussa Mara (G)[/caption]

<strong>Le Reflet : <em>Quelle est la part de ses insuffisances constatées dans la crise que le Mali traverse depuis janvier 2012 ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> On peut citer la représentativité de nos institutions qui justifie la création du Sénat. Déjà cette création était prévue dans le projet du président ATT (Amadou Toumani Touré) en 2012. Il s’agit de faire en sorte qu’une institution, notamment le Parlement, émanation du peuple, puisse représenter véritablement toutes les forces vives du pays et toutes les diversités qu’il comporte.

Certains acteurs du pays, du fait de leurs activités socioprofessionnelles ou simplement du fait de leurs rôles et responsabilités dans leurs terroirs, ne solliciteront pas le suffrage des populations à travers des élections pour exercer une fonction représentative. Pourtant, ils sont représentatifs et souvent plus représentatifs que de nombreux élus. Il s’agit d’offrir à ces acteurs la possibilité d’exercer des fonctions représentatives et de jouer des rôles de stabilisation du pays par le fait que de nombreux Maliens se reconnaitront en eux.

<strong>Le Reflet : <em>Au moment où des pays africains se débarrassent du Sénat, une institution jugée inutile et budgétivore, le Mali veut instituer un Parlement bicaméral. Qu’en pensez-vous ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> Vous passez sous silence le fait que certains pays suppriment le Sénat certes, mais d’autres le créent également comme la Côte d’Ivoire. On peut comprendre ceux qui avancent les raisons budgétaires pour demander la suppression du Sénat. Mais, on ne mesure pas souvent l’impact d’une institution qu’après sa suppression. Si une institution coûte 10 milliards chaque année, mais qu’elle permet au pays d’échapper à des conflits ou des troubles qui pourraient coûter 1000 milliards, est-elle rentable ou pas ?

De nombreux acteurs de la rébellion au nord en sont souvent arrivés à s’engager dans cette aventure, car ils ne trouvaient pas de moyens institutionnels pour exercer de fonctions représentatives au Mali. Ne pouvant exercer un mandat d’élus, ils ont pris des armes pour se faire entendre et essayer de se faire une place au soleil. On peut sans doute les blâmer. Mais, essayer de comprendre les situations et les analyser de manière lucide permet également de prendre des mesures pour stabiliser le pays et le faire avancer.

<strong>Le Reflet : <em>Le Sénat peut-il est un outil de vitalité pour une démocratie ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> Le Sénat peut avoir d’autres avantages en plus de ceux avancés précédemment. Il y a des compétences dans le pays et dans la diaspora qui peuvent être de très bons parlementaires et compléter les députés dans le processus législatif ou de contrôle de l’exécutif. Ceux-ci n’ont pas forcément les moyens de se faire élire députés. Le Sénat peut être l’occasion de leur faire jouer ce rôle. Les territoires seront représentés dans le Sénat d’où la suppression de l’actuel Haut conseil des collectivités. Ce qui améliore la représentativité du Parlement.

<strong>Le Reflet : <em>Le conseil extraordinaire des ministres de vendredi dernier a aussi approuvé la nomination des  membres de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Est-ce que cette structure a sa raison d’être alors que nous avons la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (Casca) et le Bureau du Vérificateur général dont les rapports ne sont que rarement suivis d’effet ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara : </strong>Il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’ai demandé le 9 décembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre la corruption que cet Office, qui a été créé en 2014 quand j’étais Premier ministre, puisse entrer en fonction rapidement.

Cette structure est différente de toutes celles existantes, car elle est tournée exclusivement vers les patrons, les décideurs, les dépositaires de pouvoirs publics et ne vise qu’à traquer l’enrichissement illicite de ces derniers. Aucune autre structure n’a jamais eu cette ambition.

Si vous suivez la France, vous vous rendrez compte qu’il a créé en 2014 l’Autorité de transparence de la vie publique avec un parquet financier qui a mené l’enquête sur la dernière affaire concernant M. François Fillon. Nous devons évoluer vers une structure très forte qui se concentrera sur les chefs, car la corruption est d’abord et avant tout une question des chefs dans notre pays. Comme les Maliens sont sceptiques, quand on commencera à sanctionner les décideurs, on pourra parler véritablement de début de la vraie lutte contre la corruption.

C’est par exemple cette structure qui va recevoir les déclarations de patrimoine des responsables publics et vérifier leur exactitude. C’est déjà une bonne chose. Attendons donc de voir et prions pour que ses premiers responsables soient à la hauteur de cette tâche historique.

<strong>Le Reflet : <em>Qu’est-ce que cet Office peut réellement apporter comme changement dans l’assainissement des finances publiques et l’amélioration de la gouvernance du pays ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara :</strong> Si l’Office travaille conformément à l’esprit de ses textes créateurs, on ne tardera pas à voir son impact. C’est pourquoi j’ai demandé à ce qu’on la soutienne tous et qu’on prie pour que ses responsables soient à la hauteur de cette mission historique qui leur est confiée.

Je l’ai toujours dit, la corruption est plus grave pour notre pays que le problème du Nord. Elle est souvent à la base de la plupart de nos difficultés. Quand on décide de la combattre rigoureusement, c’est peut être un signe annonciateur de nouveaux jours pour le Mali.

<strong>Propos recueillis par</strong>

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kafougouna Koné et Albakaye O Kounta : Deux baobabs se couchent le même jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/kafougouna-kone-albakaye-o-kounta-deux-baobabs-se-couchent-meme-jour-2121242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/necrologie/kafougouna-kone-albakaye-o-kounta-deux-baobabs-se-couchent-meme-jour-2121242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Albakaye-O-Kounta.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 01:12:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 10 mars 2017 va marquer l’histoire du Mali. En effet, ce vendredi noir, la nation malienne a perdu deux de ses dignes fils : le général Kafougouna Koné a déposé les armes au moment où Albakaye Ousmane Kounta cassait sa plume.</em></strong>
Kafougouna Koné est un militaire et homme politique malien, né en 1944 à Fourou, dans le cercle de Kadiolo (région de Sikasso au sud du Mali). Après des études secondaires au lycée Technique de Bamako, il poursuit son cursus à l’Ecole militaire interarmes (Emia).

En 1991, il est chef d’état-major de l’armée de terre au moment du coup d’Etat militaire d’Amadou Toumani Touré contre le régime dictatoriale de Moussa Traoré. Il est nommé ministre de la Défense pendant la transition (1991-1992).<img class="alignleft wp-image-2112462 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Kafougouna-Kone-.jpg" alt="Obsèques du général Kafougouna Koné : LE MALI PERD UN OFFICIER DE GRANDE VALEUR" width="350" height="356" />

En 1992, il est nommé ambassadeur en République populaire de Chine. En 2001, il est nommé Délégué général aux élections (DGE). Suite à l’élection d’Amadou Toumani Touré à la présidence de la République en 2002, le général entre au gouvernement d'Ahmed Mohamed Ag Hamani le 16 octobre 2002 au poste de ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales. Il conservera ce fauteuil jusqu’au coup d’Etat du 22 mars 2012. C’est à ce titre qu’il a négocié, pour le gouvernement malien, les Accords d'Alger à la suite de la rébellion touarègue de 2006.

L'officier (parachutiste) a été notamment commandant du bataillon des troupes aéroportées installé à Djicoroni, directeur de l'Emia et du Centre d'instruction de Koulikoro, commandant de la zone de défense n°1 de Gao, chef de division études générales de l'état-major des armées, chef d'état-major de la gendarmerie nationale, chef d'état-major de l'armée de terre et chef d'état-major général des armées.

Le général de division arbore une brochette de décorations. Récipiendaire de la Croix de la valeur militaire, Kafougouna Koné est également officier de l'Ordre national et commandeur de l'Ordre national du Mali. Depuis 2006, il est grand officier de l'Ordre national. En lui, la nation malienne perd un officier de valeur, un grand patriote. Le général repose depuis le dimanche 12 mars 2017 au cimetière de Niamakoro.

L'écrivain, poète et peintre, l'emblématique Albakaye Ousmane Kounta a cassé sa plume le 10 mars 2017 à Paris, en France, où il était en traitement depuis trois mois. Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l’auteur d’une œuvre poétique, romanesque et photographique d'envergure qui, pour chacune de ses parutions, était une occasion rare d’entendre l’authenticité et la simplicité d’une parole venue du cœur du Mali.  Connu pour ses contes du Macina et de Tombouctou, Albakaye Kounta aura inspiré plusieurs générations au Mali et en Afrique. Il a été accompagné en sa dernière demeure ce jeudi 16 mars 2017 par une foule nombreuse de parents, de collaborateurs, de partenaires, de lecteurs…

Les familles du général et du poète-écrivain, le Folona et la Cité Mystérieuse des 333 Saints peuvent être confortées à l’idée que Kafougouna et Albakaye Kounta n’ont pas vécu inutile.

Le général a vécu sous la protection des <em>"Esprits à la place publique du village"</em> (Kafougouna signifie en senoufo : l'homme confié aux esprits à la place publique du village) et l’homme de lettres sous celle des Saints. Maintenant, ils sont retournés à Dieu. Nous prions le Tout Puissant de leur ouvrir largement les portes de sa grâce éternelle. Amen !

<strong>La rédaction</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Boire le vin sans s’enivrer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/focus-boire-vin-senivrer-2122432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/focus-boire-vin-senivrer-2122432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 00:08:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 8 mars 2017, le ministre malien des Sports a informé l’opinion nationale et internationale de la dissolution de l’organe de l’instance directeur de la Fédération malienne de football (Fémafoot). </strong>

Le ministre justifie cette décision par <em>"la persistance de la crise au sein du football malien"</em>. En effet depuis l’Assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015, le football malien est pris en otage par le comité exécutif de la Fémafoot et un groupe de contestataires.

Le ministre a-t-il raison ? Est-ce une décision opportune ? A quoi faut-il s’entendre aujourd’hui comme réaction de la Caf et de la Fifa ?

Nous pensons que le temps ne doit plus être aux questions et aux interpellations, mais à la mobilisation générale pour soutenir le gouvernement. Comme le dit l’adage<strong><em>,</em></strong><em> "le vin est déjà tiré, il faut le boire"</em>. Boire sans s’enivrer parce qu’il faut quand même rester lucide pour soutenir et accompagner efficacement le comité de normalisation ou de transition mis en place le mardi 14 mars 2017 afin de permettre à notre football de repartir sur des bases saines, pérennes et moins conflictuelles.

Aux hommes et femmes qui ont pris les commandes de notre football pour cette mission nationale doivent bénéficier de prime à bord de notre confiance. Un capital qu’ils pourront capitaliser en restant à cheval sur le principe clef de leur crédibilité : la neutralité !

Le vin est tiré ! Il ne sert à rien de perdre notre temps dans les conjonctures ! La Fifa a ses principes, mais nous nous battons depuis des années pour avoir aussi un <em>"Etat responsable"</em> !

Ne restons pas aveuglés par des considérations personnelles. Chacun de nous sait que la décision du ministre est sans doute douloureuse et lourde de conséquences, mais chacun en son for intérieur sait que c’était un mal nécessaire.

Cela d’autant que toutes les médiations, notamment par le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm), Cafo, des leaders religieux et notabilités, l’Assemblée nationale… ont échoué à concilier des protagonistes qui se trouvent d’ailleurs devant le Tribunal arbitral du sport (Tas). Le CE de la Fémafoot a eu toute les opportunités d’éteindre le feu et de sortir la tête haute de cette crise. Mais, il s’est illustré pas une incroyable mauvaise foi.

La Fifa a ses principes, mais le gouvernement du Mali a aussi ses devoirs régaliens : <em>protéger les citoyens, les sécuriser et assurer leur quiétude</em>. Et dans la situation que le Mali traverse depuis des années, il n’aurait pas été responsable de fermer les yeux sur une situation conflictuelle qui, en réalité, est une bombe à retardement pouvant péter à tout moment.

Et les conséquences sociopolitiques d’une telle explosion peuvent être inimaginables parce que le football est <em>"l’opium"</em> du peuple. Regardons un peu autour de nous et voyons comment cette décision suscite les passions. Même ceux qui ne savent rien de l’administration du sport y vont de leurs commentaires passionnés, souvent incendiaires.

Sans compter ceux qui colmatent les brèches dans l’ombre pour que ça dégénère afin de tirer le profit personnel escompté. Dans la situation actuelle du Mali, il ne serait pas prudent d’ouvrir la boîte de Pandore. Sachons avoir raison gardée.

La Fifa a ses principes, mais elle n’est pas exempte de reproches dans cette crise managériale du football malien. Elle n’a jamais eu une approche nette, appropriée de la gestion de cette crise parce que sciemment induite en erreur par des rapports biaisés.

A partir de la visite du ministre des Sports à Zurich (fin octobre-début novembre 2016), elle aurait dû diligenter sa propre enquête indépendante (indépendamment du Tribunal arbitral du sport) pour situer les responsabilités et prendre des sanctions. Hélas, elle s’est enfermée sur ses principes pour laisser pourrir la situation. Une situation qu’elle a pourtant évitée en Guinée-Conakry en anticipant.

Sans compter que, aussi puissante qu’elle soit, la Fifa ne peut pas continuer à ignorer les Etats africains sans lequel il n’y pas de sport en Afrique, notamment le football. C’est l’Etat qui finance le foot et les fédérations encaissent les dividendes sans rendre compte. Notre sport-roi est financé à au moins 95 % sur le budget national !

C’est à la Fifa seule que celui qui a les cordons de la bourse est méprisé et écarté de la gestion. Cette organisation oublie pourtant son omnipotence pour s’agenouiller pourtant devant ses propres sponsors et partenaires, prête à satisfaire leurs caprices.

Une injustice à l’égard des Etats qu’il faut aussi revoir en instaurant une exception africaine dans le respect strict des principes de neutralité.

Utopie ! Peut-être ! Il se peut que le vin ait finalement réussi à nous saouler !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trente jours&#45;trente femmes : Aïssata Ibrahim Maïga à l’honneur de la campagne de l’ambassade des USA</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/trente-jours-trente-femmes-aissata-ibrahim-maiga-a-lhonneur-de-campagne-de-lambassade-usa-2105892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/people/portrait/trente-jours-trente-femmes-aissata-ibrahim-maiga-a-lhonneur-de-campagne-de-lambassade-usa-2105892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/aissata-Ibrahim.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 01:20:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Journaliste et militante, Aïssata Ibrahim Maïga (A.I.M) a déjà un joli parcours à seulement 37 ans. Et c’est son amour pour les médias qui a été le fil rouge de son cheminement professionnel. </em></strong>

Après ses études secondaires de lettres achevées au lycée Yana Maïga de Gao en 2000, la jeune Aïssata obtient une bourse pour Cuba, où elle poursuivra ses études universitaires à la Faculté de Communication de l’Université de la Havane, sanctionnées avec brio en 2007 par une Maîtrise en communication sociale.

De retour au Mali, elle effectuera un stage au département de communication d’Orange Mali, ce qui renforcera sa vocation de se consacrer au métier de son rêve, le journalisme. En février 2008, Aïssata Ibrahim Maïga est recrutée à l’Office de Radiotélévision du Mali (ORTM) où ses qualités professionnelles au cours des reportages qu’elle réalise, sont très vite remarquées par sa hiérarchie, qui décide de lui confier la présentation du journal télévisé.

Alternant le 13h et le 20h, la semaine ou le week-end, A.I.M a su imprimer son propre style, fait de simplicité, d’efficacité, de sourire, d’humour et de rigueur. On lui connaît aujourd’hui quelques faits d’armes qui resteront dans l’histoire de la télévision au Mali.
D’abord en 2012, elle sera la journaliste qui n’hésitera pas à venir présenter le journal télévisé en plein coup d’état, et ce malgré les risques sécuritaires dus aux affrontements dans la ville. Son reportage plein d’humour des coulisses du dernier sommet Afrique-France retiendra l’attention de tous les téléspectateurs.

Il ne fait donc plus aucun doute, Aïssata Ibrahim Maïga est désormais une référence dans les médias au Mali. Elle l’est aussi pour nombre de jeunes filles maliennes qui veulent s’essayer à ce métier, encore dominé par les hommes, et où les femmes doivent constamment faire leurs preuves.

Militante engagée pour une meilleure représentation des femmes dans les médias, elle a créé en 2016 le site internet <a href="http://www.maliennemoi.org/">www.maliennemoi.org</a> afin de promouvoir le rôle que les femmes jouent dans la construction de la société malienne.

Son combat pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes vient d’ailleurs d’être reconnu par ONU Femmes, qui lui a consacré un article en janvier dernier.

Grande lectrice, passionnée de théâtre et de mode, celle dont le géniteur fut une sommité du sport régional à Gao, et qui pratique le sport au quotidien, n’a pas fini de nous surprendre. S’adressant aux femmes, la brave Aïssata Ibrahim Maïga dit, «<em>Femme, ne nous mettons pas de limites, nous avons les capacités de réaliser les plus grands succès</em>».

<strong>Ambassade des Etats-Unis au Mali</strong>

(<a href="https://www.facebook.com/hashtag/30jours30femmes?source=feed_text&amp;story_id=10212219810160515">#30Jours30Femmes</a> <a href="https://www.facebook.com/hashtag/fieredetrefemme?source=feed_text&amp;story_id=10212219810160515">#FiereDetreFemme</a>)

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Art et danse : Eduquer et divertir sans pervertir</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/art-danse-eduquer-divertir-pervertir-2106002.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/art-danse-eduquer-divertir-pervertir-2106002.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/festival-theatre.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 01:15:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est une lapalissade de dire que nous avons abandonné l’éducation de nos enfants à la rue, aux médias traditionnels (TV notamment) et aux réseaux sociaux. Même l’école malienne a abandonné la mission d’éducation qui lui est, entre autres, attribuée. Le langage et les comportements des adolescents et des jeunes symbolisent cet abandon. Et ce n’est pas forcément parce que nous (parents) sommes absents. Mais, nous n’avons même plus conscience de l’impact négatif de certains programmes dits de divertissement que nous regardons avec notre progéniture.</em></strong>

Une nuit, ne parvenant pas à trouver le sommeil malgré la lecture et les prières, nous avons passé une grande partie de longues heures à regarder Trace (notamment Trace/Afrique). Et cela après avoir regardé un bon film sur la mafia sur une autre chaîne. En tant que journaliste culturel, cela est souvent utile pour être en phase avec l’actualité musicale (sorties d’album, l’actu des stars, les hits).

Dans les clips des artistes africains et africains-américains, c’est le désagréable constat, la danse a beaucoup évolué, passant de la subjectivité à la perversité. C’est loin de l’art qu’elle est supposée être. Et pourtant, nos terroirs sont si riches en danses magnifiques que nous n’avons pas besoin d’envier des pas venus d’ailleurs.

Dans ces clips, ça va dans tous les sens et ça remue de partout : jambes, hanches, fesses, poitrines… On se demande souvent si certaines danseuses ont encore des os dans le corps et si leur colonne vertébrale n’est pas remplacée par un muscle plus élastique que d’ordinaire.

Au-delà des objectifs commerciaux, nous nous demandons quels peuvent être les effets collatéraux de ces danses qui franchissent allègrement les limites de l’obscénité ? Quel est leur impact sur l’activité sexuelle de ses filles et jeunes hommes, sur leur santé de la reproduction ?

Quelle moralité jouissent-ils ? Ces danseuses sont-elles, en dehors de la scène, des bombes sexuelles comme elles le suggèrent si bien dans leurs chorégraphies ?  Dans ce cas, il faut vraiment plaindre leurs copains, voire leurs époux parce qu’il faudra être un bel étalon pour les satisfaire et les garder chastes.

<strong>Zapper, c’est tourner le dos au fléau</strong>

Certains diront que nous n’étions ou que nous ne sommes pas obligés de regarder ces chaînes ou ces clips. Mais, à notre avis, zapper correspond à la politique de l’autruche. Ne pas voir un fléau, ne signifie pas qu’il n’existe pas. Ce n’est pas la meilleure approche. Heureusement que nous n’avons pas regardé cette chaîne en téléspectateur anodin, mais en journaliste/critique.

Mais, combien de parents peuvent-ils être amenés à regarder ces obscénités avec leurs enfants sans être conscients de leurs effets sur leurs comportements futurs ?

Pour la passion de la musique, combien de parents regardent aujourd'hui ces clips frisant souvent la pornographie avec leurs enfants sans se rendre à l’évidence de cet impact négatif ? Notre devoir c'est donc d'attirer l’attention des uns et des autres sur ce genre de déviation qui a un impact très négatif sur l'éducation de nos enfants.

Comme réagissait notre amie Sonia Duchesse, en réaction à notre post sur le sujet, <em>"malheureusement on ne se rend pas bien compte des effets collatéraux qui sont loin d'être anodins. En acceptant, on admet et en admettant on banalise et en banalisant on autorise, on encourage, on ouvre la porte à d'autres dérives bien plus obscènes et dangereuses comme le viol, la pédophilie... En glorifiant l'étalage impudique en public</em> (l'exhibition) <em>on fait l'apologie du crime sexuel"</em>.

Le hic est que ces jeunes et adolescents oublient souvent que ces clips sont des produits commerciaux, comme les emballages magnifiques destinés à attirer la clientèle avec le risque que le contenu ne soit pas à hauteur de souhait. Ils, surtout les filles avec les tenues vestimentaires et les maquillages à outrance, reproduisent les mêmes looks et les mêmes attitudes parce que pour eux cela équivaut à être branchés.

Ils ont malheureusement tendance à ne voir que les côtés négatifs de la mode. Demander aux jeunes et adolescents quels sont les côtés positifs des médias sociaux, des nouvelles technologies (Tics). Sur un échantillon de 100, estimez-vous heureux si dix en trouvent plus d’un aspect positif.

Sinon pour les autres, les téléphones et les tablettes servent surtout à mater les clips évoqués plus haut, à visionner le porno, à draguer les filles, à se régler les comptes sentimentaux dans un langage trash. Donc pas à réviser, à avoir de nouvelles connaissances sur les disciplines enseignées à l’école, à communiquer et enrichir sa culture générale par l’information, la lecture…

Les fonctions ludiques l’emportent donc largement sur le reste. Amusez-vous souvent à renvoyer les enfants aux moteurs de recherches pour trouver des réponses aux questions qu’ils vous posent souvent.

<strong>L’utile sacrifié pour le futile</strong>

Les bambaras disent, <em>tulon tè sèbèsa</em> ! Autrement dit, il faut savoir lier l’utile à l’agréable. Mais, notre génération virtuelle a sacrifié l’utile au profit de l’agréable, voire du futile.

Comme le dit l’ancienne présidente du Parlement nationale des Enfants, Mme Bernadette Mah Ippet (sur les réseaux sociaux), il ne faut pas en vouloir aux ados et jeunes de nos jours, car <em>"de 0 à 10 ans, ils  occupent leur esprit avec des jeux qui les empêchent de développer toute base de bon sens à l'âge adulte. Aucune promotion de l'excellence. De 10 à 18 ans, ils sont impliqués uniquement dans les activités récréatives au lieu d'activités civiques et éducatives leur permettant d'avoir un esprit critique et du leadership"</em>.

Et comble de malheur, poursuit-elle, <em>"de 18 à 30 ans, ils les utilisent comme des marionnettes pour leurs besoins d'élections et de campagnes en leur donnant des miettes qu’ils prennent en disant merci sans savoir qu'ils vendent leurs âmes au diable et aussi leur intégrité"</em>.

Finalement, souligne Mlle Ippet, <em>"de 30 à 45, ils les font intégrer le système, leur donnent des postes juteux pour qu'ils se taisent et les laissent bouffer tranquillement… Le système les a avalés, ils ont été contaminés et perpétuent les pratiques des aînés et détruisent le pays"</em>.

<em>"Au Mali, si l’art trouve une place dans le cœur des enfants un jour, les artistes maliens pourront vivre de leur art"</em>, déclaré Lassina Koné, directeur artistique de Don Sen Folo (Premier pas de danse) de Kalabancoro Kouloubiléni. Danseur, chorégraphe et chercheur. Il est aussi l’initiateur du Centr’Art Don Sen Folo (<em>Voir Le Reflet n°573 du jeudi 16 février 2016</em>).

Il revient à chacun de nous que l’art trouve sa place dans le cœur de nos enfants, qu’ils prennent la danse comme un tremplin de promotion culturelle, un outil d’éveil citoyen permettant de lier l’utile à l’agréable. La danse est aussi une expression, corporelle et sociopolitique, permettant de s’émanciper et d’exister. Elle doit pouvoir divertir sans pervertir.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festivals : Produit touristique et culturel</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festivals-produit-touristique-culturel-2106122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/festivals-produit-touristique-culturel-2106122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Cisse-Fatoumata-Kouyate.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 01:01:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’éclosion et la propension des festivals au Mali ont coïncidé avec la chute de l’activité touristique due à l’insécurité. Les différentes tentatives de relance ont eu du mal à prendre corps. Et même la mise en œuvre d’activités palliatives (tourisme national, tourisme scolaire et universitaire) ont eu du mal à décoller pour diverses raisons.

Mais une activité a pu tirer son épingle du jeu : les festivals. Dans l’air du temps et à cheval entre deux ministères (Artisanat-Tourisme et Culture), les festivals demeurent les seules activités à drainer du monde (local surtout) et à créer l’engouement suscité par l’implication des populations sous la bannière du politique.

Mais, force est de reconnaitre que les festivals n’ont pas les mêmes dimensions festives et organisationnelles. Sans citer de nom, certains festivals se résument à des prestations d’artistes locaux et/ou internationaux faisant penser à une émission <em>"Top étoiles"</em> géante.

Il revient donc aux départements concernés de mutualiser leurs efforts pour tracer les contours de cette activité et réguler son <em>modus operandi</em> pour l’atteinte des objectifs recherchés.

Un festival gagnerait à décliner son thème sur plusieurs activités : spectacle, arts, loisirs, forums... Autrement, il ressemblerait à un carnaval sans en avoir les principes : déguisement, maquillage, chants et danses dans les rues en jetant des confettis et des serpentins en paradant.

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté</strong>

<strong>Présidente de l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT)</strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de sonia : Tous des pourris…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-pourris-2105922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/loeil-de-sonia-pourris-2105922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/peuple.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 01:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En lisant l’actualité politique dans Le Reflet, j'ai envie de vous dire que je ressens la même chose vis-à-vis des politiciens français qui ne valent pas mieux que les vôtres. Que dire de cette mascarade qui s'efforce de nous faire croire de son utilité alors qu'ils sont incapables de montrer d'eux une image respectueuse ?

Au lieu de se consacrer à leur fonction, ils préfèrent dénoncer leurs voisins qui, de leur côté, font de même. Finalement, il n'y en a pas un pour relever l'autre : tous des pourris jusqu'à la moelle ! Alors comme d'habitude, le citoyen devrait choisir entre la peste ou la gale sinon s'abstenir.

Mais derrière cette grande mascarade je me demande qui tire les ficelles ? Et cela d’autant plus que ceux qui resteront au-devant de la scène ne seront pas là par hasard et encore moins par le seul souhait du peuple ! L'affaire Fillon (François Fillon, le candidat de la droite englué dans les scandales) puis Marine Le Pen (emploi fictif) en est la preuve.

Tous les leaders politiques ont baigné dans ce trafic et ont détourné à leur avantage l'argent du peuple. Ce n'est pas nouveau, mais étrangement cela revient pile au moment des élections. Je ne serais pas étonnée que derrière ce jeu morbide, il y ait la franc-maçonnerie ou le lobby juif ! Tous les deux sont en mesure d'exercer des pressions sur des milieux influents.

Si Fillon était gênant pour eux, il leur est facile de le sortir du jeu. Alors si j'ai raison, la République française ne porte que le nom, car je ne suis pas dupe au point de croire que seul le peuple décide de celui qui les représentera, qui sera donc le prochain président.

A mon avis dans les hautes sphères, ils sont sur des chardons brûlants pour faire passer celui qui est de leur bord ou celui qui ne s'opposera pas à leurs magouilles, détournements d'argent… Les enjeux pour certains sont tellement importants qu'ils pont capables de tout et même du pire ; quitte à sacrifier le peuple pour son désir. Mais ceux-là, malheureusement, on ne les verra pas, car ils jouent dans l'ombre et savent qu'ils sont pratiquement invulnérables.

<strong>Sonia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Regard sur le monde : L’humanité au bord du chaos</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/regard-monde-lhumanite-bord-chaos-2106032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/regard-monde-lhumanite-bord-chaos-2106032.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Serge-Koko-x.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 00:55:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quand on regarde le monde aujourd’hui, l’on est en droit de se poser certaines questions et la principale serait : que se passe-t-il  vraiment ?

Le monde est déchiqueté de toutes parts ; plusieurs pays sont en guerre et d’autres sombrent inexorablement dans le chaos. Pourquoi tout ça ?

L’Afghanistan est en proie à conflit sempiternel ; la Lybie est complètement détruite pour ne pas dire inexistante ; le Soudan du Sud s’est longtemps déchiré avec son grand voisin du Nord et maintenant, il se mutile tout seul ; le Mali vit au rythme des menaces et attaques terroristes, la Syrie quand à elle n’est même plus un pays, l’Irak compte ses milliers de morts tous les jours ; la Palestine est une prison à ciel ouvert et la liste est loin d’être exhaustive.

Les attentats ne sont plus à compter : Soudan, Pakistan, Turquie, Israël ; aucun coin du monde n’est épargné. C’est comme si tous les pays s’étaient passés le mot pour s’embraser.

En plus de cela, Dame Nature se mêle à la danse. Les catastrophes naturelles apportent leurs lots de veuves, veufs, orphelins, estropiés, pays et villes rasés ou dévastés, épidémies à n’en plus finir. Haïti, Chili, Iran, Chine, tous ou presque ont subi les assauts de la nature.

Que se passe-t-il vraiment ? Qu’arrive-t-il à l’humanité ? On se pose vraiment des questions mais avons-nous les réponses qui vont avec ?

Dans tous les cas, ainsi va le monde, ainsi sombre le monde dans une cacophonie indescriptible. Jusqu’où ira-t-on ?  A cette dernière question, je présente un joker.

<strong>Serges  Kooko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Donnés favoris à la CAN U&#45;20 en Zambie : Les Aiglons noyés dans leur complexe de supériorité</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/donnes-favoris-a-can-u-20-zambie-aiglons-noyes-complexe-de-superiorite-2106052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/donnes-favoris-a-can-u-20-zambie-aiglons-noyes-complexe-de-superiorite-2106052.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/les-aiglons-du-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 00:55:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Donnés par favoris de la 20e Can U-20 (26 février au 12 mars 2017), en l’absence du Nigeria, les Aiglons du Mali n’ont finalement été que l’ombre d’eux-mêmes. Ils finissent tristement à la dernière place d’une poule A archi dominée par le pays organisateur, la Zambie, devant la Guinée-Conakry et l’Egypte. Nos juniors sont donc passés à la trappe avec un point, deux défaites, neuf buts encaissés (une moyenne de trois buts marqués par match) contre trois réalisations. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? C’est la question qu’on nous pose souvent depuis cette élimination.</em></strong>

On ne gagne pas un match de football dans la tête. Tout comme on ne devient pas champion d’Afrique sans fouler une pelouse. Le premier handicap des Aiglons à la Can U-20 <em>"Zambie 2017"</em> a été le complexe de supériorité. Le Mali était donné favori par la majorité des observateurs.

Les garçons et leur encadrement n’ont visiblement pas compris que ce pronostic favorable faisait d’eux l’ennemi à battre par tous leurs adversaires. En conséquence, il fallait toujours être dans les meilleures dispositions physiques, mentales et tactiques pour maintenir le cap et ne pas se laisser surprendre comme l’ont réussi les Zambiens et les Guinéens.

Champions d’Afrique et vice-champions du monde U-17 (12 joueurs étaient de ces deux brillantes campagnes), les Aiglons et leur coach ont lamentablement échoué dans leur passage de grade parce qu’ils s’étaient hissés sur un piédestal et ont oublié comment redescendre sur terre et se remettre au travail.

En témoignent ses propos du coach Baye Ba lors du point de presse d’avant match contre la Zambie. <em>"Notre équipe est composée de joueurs ayant pris part à des compétitions majeures</em> (Can U17, Coupe du monde U17 et Chan-2016) <em>donc, ils savent bien de quoi il s’agit. Ils ont l’habitude des matches couperets et des rencontres de haut niveau… Le Mali sera prêt et je vous assure que le public zambien pourrait se retourner contre son équipe. Et d’ailleurs, nous voulons poursuivre la suprématie que le Mali a toujours affichée lorsqu’il rencontre la Zambie dans les petites catégories"</em>.

Nous savons ce qui a résulté de cet excès de confiance. Comme si M. Ba avait subitement oublié que l’humilité est souvent la meilleure stratégie pour surprendre ses adversaires. En affichant une telle suffisance, il se plaçait dans l’incapacité d’étudier objectivement le jeu de ses adversaires et de faire une analyse rigoureuse des failles de sa sélection.

La continuité d’un groupe entre les catégories est souhaitable pour sauvegarder l’état d’esprit et surtout évite une perte de talents entre les catégories. Mais, cela ne signifie pas non plus qu’il faille sacrifier les réalités du moment.

<strong>Un cap franchi, des valeurs perdues</strong>

A cause de leur talent, de nombreux Aiglonnets sont dans des clubs professionnels où malheureusement ils manquent de temps de jeu. Et cela s’est ressenti dans leur prestation à l’image de leur capitaine Abdoul Karim Danté qui n’a plus été cette tour de contrôle que l’on a connu avec les cadets.

A notre avis, seul Sékou Koïta (USC Kita, Ligue 1 malienne) a réellement tenu son rang parce qu’il était physiquement et mentalement plus dans son élément que les autres. Les Aiglons ont du talent et de la volonté, mais en Zambie ils ont manqué de fraîcheur physique, de punch pour les exprimer et en tirer le meilleur profit.

Et ils n’ont pas été aidés par un coaching à la limite du calamiteux. Le coach principal, Baye Ba et son staff n’ont jamais réussi à mettre les garçons dans le bon sens par des changements tactiques judicieux en fonction de nos adversaires qui ont tous réussi à nous battre sans nous dominer outrageusement.

Même pas la Zambie malgré le cinglant 6-1 infligé à Danté et à ses coéquipiers. Et cela parce que leurs entraîneurs ont réussi leur pari : <em>nous faire déjouer</em> ! La preuve la plus palpable nous a été donnée par Mandjou Diallo, le coach guinéen. Après avoir étudié le jeu des Aiglons pendant la première mi-temps, il a non seulement fait entrer son joker Morlaye Sylla (10), mais il l’a déplacé du flanc au poste d’avant-centre en misant sur sa vivacité pour déstabiliser les nôtres dans la construction. Et cela a été payant, car le rentrant a réussi un doublé (49e et 59e) laissant le soin à Mohamed Camara (74e) d’assommer les Aiglons.

Au finish, le Sily Junior emporte le gain du match (3-2) et se qualifie du coup pour la demi-finale et la Coupe du monde. Et cela en partie parce que notre encadrement technique est resté un observateur impuissant… Incapable d’insuffler du tonus de ses protégés pour reprendre le contrôle du match.

En passant le cap cadets-juniors, nos talents ont visiblement perdu les valeurs qui les avaient hissés très haut en 2015 : humilité, solidarité et complémentarité. La sélection nationale junior a beaucoup manqué de cohésion et de complémentarité. Ce qui explique sans doute qu’elle a perdu la solidité défensive qui faisait la force de l’EN cadette.

Mais, il faut aussi reconnaître que cette seconde élimination sans panache au 1er tour, après celle des Aigles à la Can <em>"Gabon-2017"</em>, est aussi une conséquence indirecte de  la crise qui est en train de tuer notre football depuis plus de deux ans. N’empêche qu’il est encore possible de sauver les meubles, d’arrêter l’hémorragie.

A condition que les acteurs comprennent qu’il est temps de mettre fin à cette stupide crise qui est en train d’hypothéquer tous nos acquis depuis plus de deux ans. Comme l’a récemment souligné un confrère sur les réseaux sociaux, toute gouvernance a besoin de stabilité. Et celle du football n’est pas exempte.

Les gouvernants de notre football doivent grandir d’esprit, prendre de la hauteur pour permettre à notre sport-roi de mieux aborder les échéances futures. Il s’agit notamment du Djoliba et Onze Créateurs (préliminaires Coupe Caf), les Aiglonnets pour la Can U17 au Gabon, et surtout les Aigles engagés dans les éliminatoires de la Can-2019 et du Mondial 2018.

Il est plus que temps que d’oublier les calculs d’intérêts claniques et les agendas personnels pour réussir à mobiliser <em>"toutes les forces positives du football, sans aucune considération de clubs, de clans et de génération"</em> !

Le renouveau de la gouvernance du football malien est certainement à ce prix ! Il faut sortir de l’administration pour intégrer l’ère du management professionnel permettant de planifier nos ambitions sur le long terme !

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jeux de la Francophonie&#45;2017 : Le Mali dans la poule B du tournoi de basket féminin</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/jeux-de-francophonie-2017-mali-poule-b-tournoi-de-basket-feminin-2106092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/jeux-de-francophonie-2017-mali-poule-b-tournoi-de-basket-feminin-2106092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 00:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 23 février 2017, le Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) a organisé au siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Paris une cérémonie de tirage au sort qui a accueilli une centaine de personnes du monde sportif, culturel et des médias.

Pour le tournoi de basket féminin des Jeux de la Francophonie <em>"Abidjan-2017"</em> (Côte d’Ivoire), les Aigles dames du Mali héritent de la poule B également composée de la France, du Luxembourg et du Bénin. Pour l’encadrement technique de l’Equipe nationale féminine senior du Mali, cette compétition est une étape importante dans la préparation des Aigles dames pour l’Afrobasket féminin 2017 qui se déroulera en septembre à Bamako.

Le tirage au sort a été effectué avec la collaboration des délégués techniques de la FIBA et du CIJF.

<strong>La rédaction</strong>

<strong> </strong>

<strong>LES RESULTATS DU TIRAGE AU SORT BASKET-BALL FEMININ :</strong>

<strong>Poule A :</strong> Cameroun, Roumanie, Tunisie et Canada Québec

<strong>Poule B :</strong> France, Luxembourg, Mali et Bénin

<strong>Poule C :</strong> Gabon, Fédération Wallonie-Bruxelles, Liban et la Côte d’Ivoire

<strong>Poule D :</strong> Sénégal, Qatar, Guinée et Île Maurice.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agenda du week&#45;end/concert : Les Amazones d’Afrique vont enflammer l’IFM ce vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/agenda-week-endconcert-amazones-dafrique-enflammer-lifm-vendredi-2091532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/musique/agenda-week-endconcert-amazones-dafrique-enflammer-lifm-vendredi-2091532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 09:47:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’occasion de la sortie mondiale de l’album "Les Amazones d’Afrique, République Amazone", (Realworld), l’Institut français de Bamako (IFM) accueille le collectif les Amazones d’Afrique. Ce concert, une exclusivité au Mali, est prévu ce vendredi 3 mars 2017.</em></strong>

&nbsp;

Les Amazones d’Afrique est un super groupe féminin qui réunit des chanteuses unies dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Stars incontestées ou <em>"secrets mieux gardés"</em>, les musiciennes qui participent à ce projet figurent toutes parmi les voix les plus belles et les plus acclamées de la musique ouest-africaine.

A l’origine du concept, il y a trois divas maliennes : Oumou Sangaré, Mamani Kéita et Mariam Doumbia (duo Amadou &amp; Mariam). Ces stars du showbiz ont donné leur premier concert commun au festival de la <em>Fiesta des Sud</em>, à Marseille (France) en octobre 2015.

Le trio a par la suite élargi son horizon à la grande cantatrice Kandia Kouyaté, à la légende germano-nigériane du hip-hop Nneka et à Inna Modja au flow féministe incontesté. Côté chœurs, l’expérience a permis aux mélomanes du showbiz de découvrir la talentueuse auteur-compositrice-interprète Mariam Koné, la pétillante Pamela Badjogo et la bouillante Rokia Koné.

Ce beau collectif est complété par la batteuse malienne Mouneïssa Tandina. A noter que la koriste (joueuse de Kora) Madina Ndiaye a un moment évolué avec les Amazones d’Afrique.

Un <em>melting-pot</em> générationnel et musical qui brasse les générations et les énergies et perpétue la tradition mandingue en lui insufflant l’électricité des mégalopoles africaines. Blues mandingue, funk, bribes de dub, rythmes antiques fusionnés à leurs cousins rythmiques occidentaux.

Inspirées des redoutables et mystérieuses guerrières du Dahomey (Bénin), ces chanteuses et musiciennes se sont unies pour lutter pour la liberté d’être femme, d’être musicienne. Sur scène et dans la vie au quotidien, elles se battent pour perpétuer cette <em>"longue tradition d’émancipation portée par des femmes d’Afrique de l’Ouest"</em>.

Ainsi, le premier single du disque, <em>"I Play The Kora"</em>, est l’illustration de la cause défendue avec toutes les voix qui proclament : <em>"Nous devons nous soulever et combattre l’injustice, car nous nous sommes tous égaux"</em>.

Le choix de la kora n’est pas fortuit puisque jouer cet instrument mythique du Mandé a longtemps été <em>"un privilège exclusivement masculin"</em>. Les femmes n’avaient pas le droit de jouer de cet instrument…

Les Amazones d’Afrique s’associent aussi aux activistes qui luttent quotidiennement pour cette cause sur le terrain. Les bénéfices de <em>"I Play the Kora"</em> contribueront au financement de la Fondation Panzi du Dr. Mukwege, dont les actions ont apporté de l’aide à plus de 40 000 femmes et jeunes filles en République démocratique du Congo (RDC). En soutien à la Fondation, les Amazones ont donc lancé également une campagne de <em>"crowdfunding"</em>.

<em>"Les violences faites aux femmes restent aujourd’hui une des pandémies les plus universellement partagées. Elles n’épargnent aucune région, aucun milieu, aucune génération, aucune religion"</em>, rappelle Dr. Denis Mukwege, initiateur de la Fondation Panzi.

Devant l’urgence de la situation, les Amazones d’Afrique lancent cette campagne de crowdfunding pour contribuer au financement de la Fondation humanitaire.

Les bénéfices générés par cette opération permettront de financer certaines opérations de réparation gynécologique et de contribuer à la réinsertion socioprofessionnelle des victimes.

Depuis 1999, la Fondation Panzi travaille sans relâche en faveur des victimes de viol collectif, qui est utilisé comme arme de guerre par les groupes armés pour terroriser la population et détruire le tissu social dans la région des Grands lacs. Chaque année, l’hôpital et la Fondation prennent en charge médicalement plus de 3600 de ces victimes et leur apporte également un soutien psychologique, économique et juridique.

Le concert de vendredi prochain est une opportunité de découvrir les Amazones d’Afrique et leur premier opus. Elles promettent d’enflammer l’IFM avec des titres comme <em>"Dombolo"</em>, <em>"Mansa Soyari"</em>, <em>"I Play Kora"</em>, <em>"Deep In Love"</em>, <em>"Nebao"</em>, <em>"Wedding"</em>, <em>"Kounani"</em>, <em>"Anisokoma"</em>, <em>"Desert Storm"</em>, <em>"Full Moon"</em>, <em>"Doona"</em> ainsi que <em>"L</em>a <em>Dame et ses valises"</em> et de nombreuses autres surprises.

<strong>Alphaly</strong>

<em>Les Amazones d’Afrique à l’IFM de Bamako</em>

<em>Vendredi 4 mars 2017. Entrée : 5000 F CFA pour la bonne cause</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nuit du mérite sportif du CNOSM : Une tradition perpétuée pour booster la performance</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/nuit-merite-sportif-cnosm-tradition-perpetuee-booster-performance-2091462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/nuit-merite-sportif-cnosm-tradition-perpetuee-booster-performance-2091462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/CNOSM.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 01:33:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 7e Nuit du Mérite sportif du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) a vécu le 25 février 2017 à l’hôtel Sofitel l’Amitié de Bamako. Cette année, le prestigieux événement avait pour marraine la première Dame, Mme Kéita Aminata Maïga. On notait la présence du président du CNO du Burkina Faso et du secrétaire général de celui du Sénégal. Comme d’habitude, les meilleurs sportifs ont été distingués et les organisateurs ont accompli leur devoir de reconnaissance à l’égard des anciens, dont certains ne sont plus malheureusement parmi nous.</em></strong>

L’équipe nationale de rugby, la Cecifoot et l’équipe nationale féminine cadette de basket : c’est le trio gagnant de la 7e édition de la Nuit du Mérite sportif instaurée par le Cnosm. Un choix incontestable d’autant plus que ces sélections nationales ont réellement brillé et honoré le Mali par leurs performances en 2016.

Les regrettés Fatoumata Siré Diakité (ancienne présidente de la commission éthique du Cnosm), Madoukoroba Traoré (membre fondateur de la Jeanne d’Arc et ancien membre de la commission éthique du Cnosm) et Mamadou Diom de la Ligue d’athlétisme de Kayes (ancien président du Comité régional olympique de Kayes) sont les lauréats du <em>"Devoir de mémoire"</em>.

Tout comme des légendes vivantes des arts martiaux comme Me Bakary Diawara <em>alias</em> Yankee (7e dan en taekwondo et membre fondateur du taekwondo malien), le judoka Me Raymond Coulibaly (79 ans) et Me Cheick Traoré (75 ans et 8e dan en Aïkido).

Mamadou Diakité dit Doudou, ancien footballeur de l’Esperance de Medina Coura et du Stade malien de Bamako ainsi que Mamadou Kéita dit Basco, également ancien footballeur et cadre du ministère des Sports, complètent le tableau.

Pour 2016, le <em>"Meilleur dirigeant sportif"</em> est Sensei Me Adama Mariko, ceinture noire 8e dan et président de la Fédération malienne de karaté et disciplines associées. Cet officier supérieur de la gendarmerie est ceinture noire dans plusieurs autres arts martiaux et comptabilise 41 ans de pratique.

Le colonel-major à la retraite Yaya Ouattara, ancien secrétaire général de l’Usfas et actuellement membre de la commission fair-play du Cnosm, a été désigné <em>"Dirigeant fair-play"</em> de 2016.

Des attestations ont été remises à d’autres personnalités de la part du Mouvement olympique. Il s’agit en particulier du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Le chef de l’Etat a reçu une distinction de remerciement pour tout le soutien qu’il apporte au sport et à l’éducation de la jeunesse malienne et celle des pays de la Zone II de l’Acnoa. C’est le ministre des Sports qui a reçu cette distinction, en son nom, des mains d’Habib Sissoko, président de la Zone II de l’Acnoa.

<strong>Le dévouement olympique et sportif de Mme Kéita reconnu à sa juste valeur</strong>

La première Dame du Mali Kéita Aminata Maïga, marraine de l’événement, a naturellement reçu une distinction de reconnaissance pour son soutien constant et son engagement sans faille dans le domaine de l’olympisme. Idem pour le ministre des Sports Housseini A. Guindo, Harouna M. Touré (PDG de PMU-Mali), Malitel. Quant au président Habib Sissoko lui-même, il a été honoré par la Zone II à travers son secrétaire général, Seydina O. Diagne du Sénégal.

C’est un vibrant hommage que les intervenants ont rendu à l’épouse du président de la République. <em>"Dans sa jeunesse studieuse, ce cœur de bonté s’est confondu avec le destin des gens humbles. Cet univers de contrastes façonne sa personnalité : toujours oublieuse d’elle-même pour les autres et pour son pays qu’elle honore au sein du groupe des ACP à Bruxelles et dans l’administration d’Unicef-Mali"</em>, a rappelé le président du Cnosm à propos de Mme Aminata Maïga Kéita.

<em>"Et même quand Dieu, dans sa Miséricorde, l’a récompensé par le prix singulier de Grande sœur des femmes du Mali, elle a endossé son statut, sans vanité, et repart à sa mission de défense de l’idéal olympique, d’éducation des enfants du Mali et de protection du fragile environnement de son pays du Sahel. Madame, la jeunesse sportive de notre pays estime juste qu’une personnalité de votre dimension, soit distinguée"</em>, a déclaré M. Sissoko.

<em>"Madame la première Dame, le Mali et toute la sous-région africaine apprécient et témoignent couramment de votre engagement, depuis fort longtemps, pour la promotion du sport à travers vos remarquables contributions matérielles que financières au développement des disciplines sportives, et aussi votre présence physique à de nombreux rendez-vous sportifs"</em>, a pour sa part rappelé le ministre des Sports, Housseini Amion Guindo.

Le ministre des Sports a aussi profité de l’occasion pour attirer l’attention sur les chantiers ouverts par son département, en collaboration avec le Cnosm et le Mouvement sportif national.

Il s’agit, entre autres, de la réhabilitation et rénovation de certaines infrastructures sportives ; la reconnaissance du mérite en guise de devoir de mémoire en baptisant certaines infrastructures sportives aux noms d’anciens sportifs et anciens dirigeants comme le Palais des sports Salamatou Maïga et salle Afrobasket Abdallah Mahamane Haïdara de Yirimadio.

Notre pays aura aussi bientôt son Centre national de médecine du sport avec pour mission d’assurer le suivi de la santé des sportifs et d’effectuer des recherches en santé des sportifs et de contribuer à la lutte contre le dopage dans le sport.

Si l’application du décret relatif au Mérite sportif ne saurait tarder, le ministre a indiqué que l’Assemblée nationale va bientôt examiner la loi sur les activités physiques et sportives (APS). Et pendant ce mois de mars, notre capitale va abriter un Forum international sur le financement du sport.

La soirée a été animée par Sékouba Bambino Diabaté de la Guinée-Conakry. Comme l’a si brillamment conclu le président Habib Sissoko, cet événement nous replonge dans le <em>"temps du sport"</em> qui est farouchement celui du <em>"devoir patriotique"</em>.

Et en capitaine averti et ambitieux, il a engagé le Mouvement national olympique et sportif du Mali avec <em>"passion et détermination"</em>.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong><strong>L’hommage appuyé du ministre Guindo à Habib Sissoko</strong>

<em>"La plénitude d’une coopération franche faite d’une gouvernance consensuelle et enthousiaste"</em> ! C’est ce qui caractérise aujourd’hui les rapports entre le département des Sports et le Cnosm selon H. Sissoko. Il a rappelé que le ministre Guindo a <em>"engagé et fait aboutir des réformes essentielles"</em>.

Mais, a rappelé le président du Comité olympique, <em>"notre forte sollicitation demeure l’adoption d’un arsenal juridique qui aide à rétablir la confiance et la transparence. Notre reconnaissance vous sera constamment manifestée"</em>.

Pour Poulo (Housseini Amion Guindo), la Nuit du Mérite sportif est <em>"un événement important dont l’objectif est de vulgariser les valeurs olympiques à travers la reconnaissance de l’excellence et du mérite, socle de toute performance sportive… Cette reconnaissance contribue aussi à instaurer une culture de saine émulation entre les sportifs et disciplines sportives"</em>.

Une reconnaissance témoignée à l’endroit des fédérations nationales sportives, des dirigeants, des athlètes et des personnalités qui ont servi avec dévouement et abnégation pendant un temps le sport malien.

Le ministre a rappelé que, durant l’année 2016, le Comité s’est également investi pour la cohésion dans le sport, à travers les médiations qu’il a eu à conduire à différents niveaux, notamment la crise qui compromet les performances du football depuis des mois.

Mais, l’un des moments forts de la soirée a sans doute été le brillant hommage rendu par le ministre des Sports à son <em>"cher frère et infatigable Habib Sissoko"</em>.

<em>"Votre qualité managériale et votre dévouement pour le développement du sport au Mali et ailleurs vous ont valu d’être membre de plusieurs organisations et instances sportives sous-régionales, voire internationales. Et d’ailleurs fort logiquement que vous présidez aux destinées de certaines"</em>, a rappelé Poulo.

Il a rappelé la récente élection de M. Sissoko à la présidence de l’Union africaine du judo et magnifié ses actions qui font de lui un <em>"acteur majeur"</em> de la relance de l’Acnoa. Sans oublier sa brillante réélection à la présidence de la Zone II  de cette organisation.

<em>"Ces plébiscites et toutes ces reconnaissances bien méritées, traduisent votre sens élevé de la fraternité, votre attachement aux valeurs olympiques et votre éthique personnelle. Cette profonde confiance en votre personne honore non seulement vos collaborateurs du Cnosm, mais aussi le Mali tout entier"</em>, a précisé Housseini Amion Guindo. Un <em>"hommage appuyé" </em>conclut par ses<em> "chaleureuses félicitations"</em>.

<strong>M.B</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Point : Pour que triomphe la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/point-triomphe-justice-2-2091322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/point-triomphe-justice-2-2091322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Gafoure.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 01:15:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a 9 ans, une jeune scolaire est enlevée en plein cours à Ségou. Un mois durant, elle a été violée avant d’être jetée dans un puits. Les assassins sont connus, mais le dossier est plombé à la justice de Ségou depuis. Pour quelle raison ? Vous devinez certainement ! Depuis 2008, la pauvre famille attend que justice soit faite pour enfin faire le deuil de sa fille.</em></strong>

Justice à Awa Baba Traoré dite Gafouré ne serait-ce que pour permettre à ses parents, à ses frères et sœurs, ses camarades d’école et ses amis de faire leur deuil ! Justice pour que plus jamais cela ne se reproduise plus à Ségou, au Mali et nulle part ailleurs dans le monde !

Justice ? Certains diront que c’est un rêve utopique après neuf ans de silence de la justice et d’indifférence des autorités compétentes. Mais, nous, notre silence et notre indifférence ne seront que de la complicité, une caution à l’impunité. Comme le dit le très regretté Nelson Mandela, <em>"cela semble toujours impossible jusqu’à ce que l’on le fasse"</em>.

Aucun combat pour l’égalité et la justice n’est utopique. Aucune bataille n’est de trop contre l’impunité.

Ce combat pour faire justice à Awa Gafouré et à sa famille et à toutes les victimes inconnues des crimes sexuels est avant tout un engagement individuel. Chacun doit s’engager conscient qu’<em>"en faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant"</em> (Nelson Mandela).

Mais, elle est aussi collective cette lutte, car <em>"aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès"</em> (Nelson Mandela). Nous espérons surtout sur une mobilisation générale, des juristes, des médias et de la société civile pour que justice soit faite à Awa Gafouré avant le dixième anniversaire de son assassinat odieux.

<em>"</em><em>Justice à Awa Baba Traoré"</em> est un Mouvement, une chaîne de valeur et de solidarité humaine. Le train de la justice est en marche. N’hésiter pas à y prendre votre place si vous voulez que sonne le glas de l’impunité un jour dans ce pays. N’oublions pas que, comme le dit Axel Oxenstiern, «<em>l’espérance a la vertu d’encourager ceux qui au milieu des adversités manquent de force</em>» !

Engageons-nous pour faire bouger les lignes avec le sentiment du devoir accompli. Nous assurons déjà notre ami et grand frère ainsi que confrère Moustaph Maïga de notre soutien personnel et celui de votre hebdomadaire Le Reflet dans ce noble combat pour la justice.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amélioration des structures de sante : Les mauvaises habitudes contrarient la détermination du ministre de la Santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/amelioration-structures-de-sante-mauvaises-habitudes-contrarient-determination-ministre-de-sante-2091382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/amelioration-structures-de-sante-mauvaises-habitudes-contrarient-determination-ministre-de-sante-2091382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Togo-Madelaine.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 01:11:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique en septembre 2015, Dr. Togo Marie-Madeleine Togo s’est fixée comme priorité l’amélioration de la santé de la population et des conditions de travail des professionnels de la santé. Malheureusement, cette détermination se heurte à la mauvaise volonté et surtout aux mauvaises habitudes dans certaines structures comme on l’a récemment vu au CHU du Point G où un malade a été indécemment abandonné au sol et sous un soleil de plomb alors que son état exigeait une prise en charge d’urgence.</em></strong>

<strong> </strong>

L’image est terrifiante ! Pendant deux jours (24-25 février 2017), un malade était abandonné à terre et sous un soleil de plomb dans la cours du CHU Point G. Une structure sanitaire qui avait récemment défrayé la chronique à cause de la détérioration de sa morgue presqu’à l’abandon.

L’alerte a été donnée samedi dernier sur les réseaux sociaux par l’équipe de Mali24. Une image inhumaine et dégradante dans un centre réputé d’excellence au Mali. Et dans l’indifférence puisque les responsables, plutôt les irresponsables se sont rejetés la responsabilité.

Le service social, qui doit intervenir dans des situations pareilles pour voler au secours des indigents, a malheureusement botté à la touche. <em>"Les premiers soins relèvent de la compétence du service des urgences et le service social intervient dans la prise en charge des ordonnances"</em>, se défend-on à ce niveau.

Difficile pourtant de ne pas avoir honte de voir un malade abandonné dans un Centre hospitalier universitaire de référence avec les couleurs nationales sur son boubou (pagne de l’UNTM) et sans assistance. L’image d’un pays qui s’effondre chaque jour davantage.

Cette image contraste avec la détermination du ministre Dr. Marie-Madeleine Togo de hisser nos hôpitaux et centres de santé à la hauteur des attentes des patients. C’est pourquoi elle est fréquemment sur le terrain pour changer les mauvaises habitudes dans nos structures de santé afin d’améliorer la qualité des soins. Sans compter ses efforts louables pour améliorer les conditions de travail du personnel.

Mieux, elle se bat pour l’autonomie dans certains domaines budgétivores comme la production de l'oxygène médicale qui est désormais produite dans trois des 12 hôpitaux du Mali. La centrale de production d’oxygène médicale de l’hôpital du Mali est fonctionnelle depuis le mois de novembre 2016, tandis que celles des hôpitaux Gabriel Touré et du Point G le sont respectivement depuis janvier et février 2017.

Ces centrales de production d'oxygène médicale permettront d'assurer une disponibilité permanente de cette substance et ainsi de sauver des vies. Sans compter des centaines de millions qui sont aussi annuellement économisés. Et le ministre Togo envisage d'étendre cette initiative aux autres hôpitaux du pays qui, à la longue, pourront aussi approvisionner les Centres de santé de référence (CS-Réf) dans les plus brefs délais.

<em>"La construction de centres d'hémodialyse à travers le pays est aussi une excellente chose pour laquelle nous félicitons Mme le ministre"</em>, reconnaît Djimé Kanté, un syndicaliste du secteur.

<em>"L'Etat continue à fournir d’énormes efforts pour le fonctionnement des hôpitaux</em> (plus de 53 milliards de F CFA pour les 3 dernières années pour ces hôpitaux)<em>. Cette année, tous les hôpitaux ont bénéficié d’une augmentation sensible de la subvention de l’Etat dont l’hôpital du Point G qui a un budget prévisionnel de 6 milliards 350 millions F CFA"</em>, précise Dr. Togo Marie-Madeleine Togo en réaction aux humiliantes images de la morgue du CHU Point G publiée sur les réseaux sociaux.

Mais, comme nous l’avons toujours dit, les efforts du gouvernement ne suffiront pas à améliorer la qualité des soins et les conditions de travail dans les structures de santé sans une prise de conscience à tous les niveaux.

Quelle que soit sa volonté de mieux faire, le ministre ne peut pas être partout à la fois pour contrôler et sanctionner. Il faut donc que chaque responsable soit conscient de l’importance de sa mission, conscient qu’une responsabilité se mérite par le don de soi et non le sacrifice du serment d’Hippocrate.

C’est à ce prix certainement, et avec le civisme des usagers, que les efforts consentis par l’Etat produiront leurs effets. Chacun gagne aujourd’hui dans le changement des comportements et des mentalités, donc dans l’abandon des mauvaises pratiques.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong>Sanctionner pour l’exemple</strong>

Après la lecture d’un post sur Facebook sur l’état de délabrement et d’hygiène de la morgue de l’hôpital du Point G, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique avait posté une réaction en assurant aux uns et aux autres d’avoir pris <em>"bonne note"</em>.

Elle avait surtout promis que <em>"les dispositions seront prises pour y remédier dans les meilleurs délais, comme cela a été fait à l’hôpital de Gabriel Touré suite à la diffusion d’images d’insalubrité qui avaient fait le buzz sur les réseaux sociaux en 2015"</em>.

Malheureusement, quelques jours après, le même CHU a de nouveau défrayé la chronique de façon honteuse avec un malade abandonné devant les urgences pendant au moins 48 h. La direction a-t-elle voulu défier le ministre de tutelle ? Ce qui est sûr, il y a un sérieux déficit de management au CHU du Point G pour qu’on en arrive à ces situations extrêmes.

Selon Dr. Togo, cette structure sanitaire est dans une situation financière difficile. Certaine à cause en partie de sa mauvaise gestion. Ainsi, à la date du 29 août 2016, l’hôpital du Point G comptait 1,3 milliard F CFA de factures impayées rien que sur l’exercice 2016. Et cela sans compter les impayés de 2012 à 2015.

Parmi ces impayés figurent les prestations de dialyse puis que la subvention de l’Etat, 1,29 milliard F CFA (budget 2016) était entièrement consommée au 31 juillet 2016)... <em>"Nous avons surtout géré en urgence la prise en charge des activités de dialyse et d’approvisionnement en oxygène en déléguant 557 292 519 F CFA par divers mandats",</em> a-t-elle assuré.

Il est à signaler que depuis le début du mois de février 2017, l’hôpital du Point G a une autonomie de fabrication d’oxygène médicale suite à l’installation de générateurs d’oxygène (tout comme à l’hôpital du Mali que l’hôpital Gabriel Touré). Un groupe électrogène de 200 KVA a été également installé pour sécuriser les générateurs d’oxygène de l’hôpital de l’établissement sanitaire.

Malheureusement, tous ces efforts ne serviront à rien si la direction de l’hôpital ne fait pas preuve de plus de volonté, d’esprit d’initiatives. Et rien ne peut justifier cette image de malade abandonné à terre et sous le soleil pendant deux jours sans aucune prise en charge.

Pour sa crédibilité, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique doit sévir en remaniant profondément la direction générale du CHU Point G. Comme le dit le syndicaliste Djimé Kanté, le ministre ne peut pas être partout et ne peut pas tout faire et tout contrôler.

Mais, pour son efficacité et pour se faciliter la tâche, il doit nommer des cadres qui sont conscients de leur responsabilité et l’écoutent pour lui être réellement utile, donc utile à leur patrie !

<strong>M. B.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’imam Mahmoud Dicko l’assure : La France veut plonger le Mali dans le chaos</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/limam-mahmoud-dicko-lassure-france-veut-plonger-mali-chaos-2091372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/limam-mahmoud-dicko-lassure-france-veut-plonger-mali-chaos-2091372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/dicko.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 01:08:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face aux menaces de conflits intercommunautaires qui planent sur le Mali, le Haut conseil islamique du Mali a organisé un grand meeting de sensibilisation du public contre le fléau. C’était le 26 février 2017 au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba. A cette occasion, les questions brûlantes de l’actualité nationale (interdiction de l’excision et certaines dérives dans la gouvernance actuelle du pays) ont été abordées sans langue de bois.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Bien dans son rôle de prêcheur-moralisateur, comme à ses habitudes, l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique (HCI) a tiré à boulets rouges sur ses cibles, notamment la France qui est loin d’être un bouc émissaire dans la descente aux enfers du Mali. Morceaux choisis.

<em>"Sur la base de nos valeurs culturelles et religieuses, nous avons toujours su gérer nos différends. Ils (les Occidentaux, notamment les Français) ont voulu nous imposer un code de la famille dont le contenu est contraire à nos valeurs. Nous l’avons refusé en son temps. Et depuis, ils ne nous lâchent plus d’une semelle. Hier, c’était la rébellion. Ensuite, le terrorisme au nord du pays. Le plan A et B ayant échoué, ils ont trouvé un plan C, qui consiste à mettre nos communautés les unes contre les autres"</em>.

Difficile de lui donner tort pour qui a lu ou entendu les commentaires de la presse française sur les violents affrontements qui ont opposé le 12 février 2017 éleveurs et agriculteurs à Ké-Macina, dans la région de Ségou (delta central du Niger). Les médias pyromanes les ont réduits à un affrontement ethnique entre Peuls et Bambaras ignorant que l’élevage et l’agriculture ne sont plus liés à une ethnie au Mali, voire au Sahel.

Pour Mahmoud Dicko, le dessein de la France est de plonger le Mali dans le chaos pour renforcer sa tutelle sur un peuple fier de son passé, orgueilleux et rebelle.

<em>"Le Mali, c’est notre fierté et notre dignité. Tout ce qui tentera de le compromettre nous interpelle tous"</em>, avertit le président du HCI-Mali. Se référant à de  versets du Saint Coran, le leader religieux rappelle que c’est Dieu qui a fait de nous des nations. Et cela <em>"pas pour nous entretuer, mais pour nous aimer et nous respecter. Et c’est ce qui doit prévaloir aujourd’hui au Mali… La guerre peut affecter même ceux qui estiment ne pas être concernés. Penser qu’une ethnie est supérieure à une autre n’est qu’une erreur. Craignons Dieu et soyons tolérants"</em>.

Et l’imam Dicko de rappeler que le "<em>Mali est un pays de brassage ethnique et culturel.  Il n’y a pas de problème ethnique au Mali. Si l’on ne prend pas garde, ce piège de conflit entre les ethnies peut affecter notre armée nationale qui est composée de plusieurs ethnies</em>".

Pour le président du HCI, pour contrer ceux qui veulent toujours voir ce pays à leurs pieds afin de mieux nous humilier et nous ridiculiser, <em>"il faut l’union sacrée autour de la République. Nous devons nous réveiller pour ne pas tomber dans le piège d’une guerre civile. J’ose espérer que les plans machiavéliques orchestrés contre notre pays ne marcheront pas car, au Mali, aucun Bambara ne prend un fusil pour tirer sur quelqu’un parce qu’il est Peul. Il y a des mains invisibles derrière ces récentes attaques. Ne tombons pas dans leur piège"</em>.

Face à des milliers de coreligionnaires, le guide spirituel s’est prononcé sur la gouvernance d’IBK qui, estime-t-il, est loin d’être <em>"satisfaisante"</em>. Il invite le président de la République à travailler ardemment pour mériter la confiance placée en lui. C’est vrai qu’il demeure un être humain, mais souhaite Dicko, <em>"IBK doit fournir des efforts contre la mauvaise gouvernance et certains abus de pouvoir que nous constatons"</em>.

En bon prêcheur, il exhorte le chef de l’Etat à poursuivre ses efforts, surtout qu’IBK était <em>"un homme sincère"</em> et le souhait des Maliens est qu’il le demeure. Qu’il reste fidèle à sa réputation de <em>"Kankélétigui"</em> (homme de parole).

Pour le président du HCI, Mahmoud Dicko, <em>"il y a toujours de l’espoir. Mieux vaut tard que jamais. Je continue de croire en lui (IBK).  Je lui ai dit de se tenir débout, de s’assumer pour sauver le Mali sinon…" </em>!

Sinon le pays va certainement crouler brisant le rêve de Ladji Bourama de briguer un second mandat ou les Maliens vont se soulever pour le chasser avant la fin de ce premier mandat !  Le président de la République a dont intérêt à prendre au sérieux ce <em>"carton jaune"</em> brandi par le guide de la communauté musulmane qui a beaucoup contribué à la concrétisation de son rêve présidentiel.

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Campus universitaire de Kabala :  Le président IBK a inauguré un joyau de l’amitié sino&#45;malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/campus-universitaire-de-kabala-president-ibk-a-inaugure-joyau-de-lamitie-sino-malienne-2091342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/campus-universitaire-de-kabala-president-ibk-a-inaugure-joyau-de-lamitie-sino-malienne-2091342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/inauguration-universitaire-Kabala-1-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 00:58:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Fruit de l'amitié sino-malienne, la nouvelle Cité Universitaire de Kabala (village situé à une vingtaine de kilomètres au sud du centre-ville de Bamako) a été inauguré par le président Ibrahim Boubacar Kéita le mardi 28 février 2017. Il a aussi inauguré la voie d’accès. C’était en présence de nombreuses personnalités, dont l’ambassadrice de la République populaire de Chine au Mali, Mme LU Huiying. Il s’agit en fait de la Phase 1 de ce vaste chantier constituée de 7 bâtiments dont il avait lui même posé la première pierre le 10 mars 2014.</strong></em>

Ce pôle universitaire a coûté au moins 80 milliards de F Cfa, dont près de 70 milliards F Cfa en don de la République Populaire de la Chine. C’est donc un joyau presque gracieusement offert au Mali par la République Populaire de Chine. Il offrira toutes les commodités d'études et d'épanouissement aux étudiants et à leurs enseignants afin de permettre une instruction de l'excellence pour construire le Mali nouveau.

La Cité Universitaire de Kabala s'étend sur une superficie d'environ 102 hectares. Elle est composée de 3 grandes zones. D'une superficie de 10 ha, la zone administrative comprend le Centre national des œuvres universitaires (CENOU). Elle intègre 61 bureaux, 1 salle d'archives, 1 salle de réunion et une salle multimédia.

La zone de résidence (40 ha avec 4 080 places), intègre un bloc dortoir R+4, 1 restaurant universitaire R+1, une infirmerie, une boutique, une salle polyvalente, une cafétéria centrale, un bureau des entrées et une zone sportive. Une zone d'extension de 22 ha est prévue. Il y a, enfin, la zone pédagogique et d'étude d'une superficie de 30 ha.

Après le cérémonial d'inauguration, le président de la République a procédé à la découverte de la stèle avant de couper le ruban symbolique d’un amphithéâtre d’une capacité de 500 places assises. Le campus dispose également de deux autres amphis de 300 places chacun. Les élèves et étudiants qui y étaient assis pour la circonstance ont chanté en chœur l'hymne national pour manifester leur joie. «<em>En voyant ce joyau cela nous donne encore envie de revenir étudier</em>», a déclaré Ibrahim Boubacar Kéita dans une déclaration à la presse à la fin de la cérémonie.

«<em>Aujourd’hui est un jour de joie. L'effort sera poursuivi pour l'entretien de cet environnement digne d'une université de grande renommée… Chacun doit comprendre l’intérêt pour soi d'abord de cette cité universitaire moderne. Le défi à relever est la propreté des lieux, j'implore la grâce d'Allah afin que ce lieu ne soit pas un tas d'ordure</em>», a souligné le chef de l’Etat.

Le président IBK a remercié son prédécesseur, Amadou Toumani Touré dit ATT (8 juin 2002-22 mars 2012), pour avoir initié ce projet de construction du Complexe Universitaire de Kabala.  A noter que  c’est ATT qui avait posé la première pierre du projet initial en 2010. C’était l’un des grands projets du PDES. «<em>Les études pour les travaux de la deuxième phase de la Cité Universitaire de Kabala débuteront très prochainement</em>», a promis l’ambassadrice de la République populaire de Chine au Mali, Mme LU Huiying.

Il faut noter que l'ensemble des bâtiments est sécurisé par une salle moderne de vidéo surveillance avec un équipement de dernière génération et une sécurité incendie assurée.

Cette Cité universitaire fait de Kabala un «<em>Pôle d'attraction</em>», un «<em>Village du Millénaire</em>» en devenir ! Gageons que étudiants auront toujours conscience de l’opportunité de réussite qui leur est ainsi offerte pour apprendre et se former dans des conditions enviable presque dans toute la sous-région !

<strong>Moussa Bolly</strong>

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Djime Kanté, syndicaliste ressortissant de Kita : &amp;quot;Une marche s’imposait à Kita pour exiger l’accès à des soins de qualité&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/djime-kante-syndicaliste-ressortissant-de-kita-marche-simposait-a-kita-exiger-lacces-a-soins-de-qualite-2091402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/djime-kante-syndicaliste-ressortissant-de-kita-marche-simposait-a-kita-exiger-lacces-a-soins-de-qualite-2091402.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Djim-Kante.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 00:55:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Transmettant télécoms de formation en service au standard du CHU Gabriel Touré, Djimé Kanté est ressortissant de Kita. Il est membre actif de plusieurs organisations de la société civile, dont Globale Santé-Solidarité Mali (AGSS-Mali) et Espoir de Kita. Son engagement syndical explique son implication dans plusieurs activités dans le domaine de la santé. A Kita, les populations ont manifesté le jeudi 23 février 2017 leur ras-le-bol de la détérioration (ressources humaines, plateau technique…) de leur Centre de santé de référence (CS-Réf). Dans cet entretien, Djimé Kanté revient sur son implication dans ce mouvement et le désespoir de la population. Interview.</em></strong>

<strong>Le Reflet : <em>Quelle est la raison de la marche de protestation organisée par les populations de Kita le 23 février 2017 ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> Je me suis trouvé indirectement impliqué dans la marche du 23 février 2017 de par mon attachement à la ville et mes relations personnelles avec les organisateurs et certaines autorités. Je suis intervenu comme simple personne ressource. En tant que <em>niamakala</em> (homme de caste), j’étais aussi dans mon rôle de conciliation, d’apaisement pour amener les parties à discuter et à se comprendre sur l’essentiel. Ceci dit, une marche de la population de Kita, surtout de sa jeunesse, s’imposait au vu de multiples problèmes auxquels la ville est confrontée. Nous avons de sérieux problèmes de sécurité, mais surtout d’accès à des soins de qualité.

<strong>Le Reflet : <em>Dans quel état se trouve le CS-Réf de Kita aujourd’hui ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> Depuis plusieurs mois une forte crise secoue notre Centre de santé de référence (CS-Réf) qui, il faut le souligner, n’a jamais été géré de façon satisfaisante pour la population. Ces dernières années, les conditions d’accueil, de soins et d’hospitalisation se sont beaucoup détériorées. Sans compter que la morgue ne répond à aucune norme, des patients qui sont soignés comme du bétail et les prix des prestations et des médicaments qui sont fixés à la tête du client.

A ces différents problèmes, il faut ajouter le manque de personnel qualifié et surtout les conflits d’intérêt entre le personnel du Centre mettant souvent en danger la vie du patient. Donc, il fallait attirer l’attention des plus hautes autorités de la ville et du pays sur cet état de fait d’où cette marche.

<strong>Le Reflet : <em>Pourquoi avoir attendu maintenant pour dénoncer une situation qui dure depuis des années ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la mutation du médecin chef qui, sans être totalement clean, essayait tant bien que mal de remettre un peu d’ordre dans les choses. Comme il fallait s’y attendre, le reste du personnel, hostile au changement, ne s’est pas laissé faire. Le département de la Santé y a effectué plusieurs missions pour amener les protagonistes à s’entendre, mais sans suite. J’ai moi aussi mené plusieurs tentatives de médiation sans succès. Cette situation conflictuelle n’était pas sans conséquence sur la santé de la population locale.

<strong>Le Reflet : <em>Finalement, c’est le médecin chef qui a été sacrifié ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> Le gouverneur a donc décidé de relever le médecin chef, ce qu’une grande partie de la population trouvait très injuste et souhaitait voir ailleurs tout le reste du personnel indélicat qui, depuis des années, vit de ventes illicites de médicaments et de pratiques malsaines de toute sorte.

<strong>Le Reflet : <em>Quelle est la solution préconisée par les populations ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> La marche, c’était aussi pour demander la mise en place d’un comité de gestion inclusif pour une gestion transparente du Centre, le respect de la charte du malade en affichant clairement les tarifs pour les différents actes afin de minimiser les arnaques. Et enfin un point non moins important : la réhabilitation de la morgue qui se trouve dans un état très délabré.

<strong>Le Reflet : <em>Quelle a été la réaction du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> Je voudrais remercier le ministère de la Santé et de l’hygiène publique qui a réagi avec promptitude dès qu’il a eu échos de la manifestation. Le ministre, Dr. Togo Marie-Madeleine Togo, sachant que je suis de Kita et me connaissant bien, m’a immédiatement appelé et nous avons échangé près de trente minutes au téléphone. Cet appel a été suivi de celui de son chef de cabinet. A l’issue de mes échanges avec ces personnalités, je suis à mesure de dire que des efforts ont été faits pour le Centre de santé de Kita.

Mais ce qui me réjouit surtout, c’est la volonté du ministère de Tutelle d’apporter, dans les meilleurs délais, des réponses satisfaisantes aux préoccupations de la population. Je ne dévoilerais pas ici ce qui m’a été dit, mais je peux déjà assurer les manifestants que leur message a été entendu et je suis convaincu que la réponse du ministère de la Santé ne saurait tarder.

<strong>Le Reflet : <em>Avez-vous réussi à calmer les populations ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> Elles prévoyaient d’autres manifestations. Elles y ont pour le moment renoncé suite à ma médiation. Je leur ai fait comprendre que nous n’avons aucune raison de douter de la bonne volonté et de la sincérité du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Mais, comme elle n’est pas la seule à prendre la décision, il faut lui donner le temps nécessaire.

Le ministère s’est néanmoins engagé à satisfaire leurs doléances dans les plus brefs délais. J'organiserai prochainement une rencontre entre eux et le ministre sur leurs préoccupations qui n'ont pas été mentionnées dans la lettre remise aux autorités à l'issue de la marche.

<strong>Le Reflet : <em>Qu’attendez-vous de l’Etat et des collectivités locales ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> Ce que nous attendons de l’Etat et des collectivités est très simple : à court terme, il s’agit d’être rigoureux non seulement dans le choix des responsables du CS-Réf, mais également dans les sanctions en cas de manquement avéré aux règles élémentaires de la déontologie médicale. Les pauvres paysans ne savent même pas comment et auprès de qui se plaindre en cas d’abus. A long terme, il serait bien de construire deux ou trois autres centres de référence et pourquoi pas un grand hôpital à Kita.

<strong>Le Reflet : <em>Quel appel lancez-vous aux populations et aux ressortissants de Kita au Mali et à l’extérieur ?</em></strong>

<strong>Djimé Kanté :</strong> C’est de leur demander de rester mobilisés, de s’unir et surtout de s’aimer. Les 24, 25 et 26 mars 2017, nous tiendrons à Kita un grand forum pour réfléchir sur le développement de notre ville et chacun devra y aller ne serait-ce que nous apporter une idée. Kita a besoin de chacun de ses fils et de chacune de ses filles. Et c’est une obligation pour nous tous de répondre à son appel à tout moment, en tout lieu et en toute circonstance. Quand on sait d’où on vient, on saura toujours où mettre les pieds.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelles de nos expatriés : Yves Bissouma, la perle de l’Académie JMG</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/nouvelles-de-nos-expatries-yves-bissouma-perle-de-lacademie-jmg-2072892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/nouvelles-de-nos-expatries-yves-bissouma-perle-de-lacademie-jmg-2072892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Yves-Bissouma.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:58:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la grisaille d’une décevante participation à la Can "Gabon-2016", il a été l’une des rares satisfactions maliennes. Et depuis son retour de cette compétition, il ne cesse de surprendre avec son club, le LOSC Lille (14e de la Ligue 1 française). Considéré par la presse sportive française comme la "nouvelle perle lilloise", Bissouma Ygboka William Yves Firmin (20 ans, n°33), est incontestablement l’une des valeurs montantes du football malien. Repéré à la Can U23 au Sénégal, l’ancien joueur de l’Académie Jean-Marc Guillou (JMG) de Bamako a rejoint Les Dogues avec qui il a signé un contrat de 3 ans.</em></strong>

&nbsp;

<em>"</em><em>Enfant, je n’étais pas le meilleur. J’ai vite compris qu’on ne naît pas avec des qualités, qu’il faut travailler. Alors j’ai préféré être plus courageux que talentueux"</em>, confie Bissouma Ygboka William Yves Firmin au site du LOSC Lille. Né le 30 août 1996 à Issia (Côte d’Ivoire), il s’est vite fixé comme objectif de réussir comme son idole, Didier Zokora <em>alias</em> Maestro. Ce qui l’amène à intégrer plusieurs clubs de son quartier de Yopougon-Sicogi (Abidjan) où il a grandi.

Son chemin le mène finalement au Majestic SC, un centre de formation partenaire de l’Académie Jean-Marc Guillou de Bamako. Et c’est à l’issue d’un tournoi de détection qu’il rejoint cette prestigieuse académie à 13 ans. <em>"J’ai intégré la deuxième promotion, juste après celle d’Adama Traoré qui était d’ailleurs le meilleur de tous. Il m’a beaucoup inspiré"</em>, se rappelle-t-il.

Ses camarades étaient toujours séduits par sa débauche d’énergie, sa volonté de se surpasser pour figurer parmi les meilleurs. Ainsi, après 5 ans d’une rigoureuse formation, il porte les couleurs de l’AS Réal de Bamako, l’un des meilleurs clubs de D1 malienne dont il devient vite l’une des pièces maîtresses de l’entrejeu.

Sélectionné avec les U23 du Mali pour la Can au Sénégal, le tout jeune milieu de terrain a montré sa grande maîtrise de ballon et son aisance technique. Mais, ce n’est qu’au Rwanda que Bissouma Ygboka William Yves Firmin va exploser. Notamment ce jeudi 4 février 2016, en demi-finale du Championnat d’Afrique des nations (Chan) <em>"Rwanda-2016"</em>, une compétition réservée aux joueurs évoluant sur le continent.

Il offre aux Aigles locaux opposés aux Eléphants de sa Côte d’Ivoire natale, la qualification en finale à la 89e minute. Le Mali a été battu en finale par la RD Congo (0-3), mais personne n’a oublié ce but d’Yves Bissouma qui permettait aux Maliens de prendre une revanche sur des Ivoiriens longtemps classés comme leur <em>"bête noire"</em>.

D’ailleurs mauvais perdants, les Ivoiriens sont scandalisés d’avoir été éliminés par un but assassin de l’un des leurs. <em>"Le foot n’a pas de nationalité, c’est un jeu, un plaisir"</em>, a alors réagi Y Bissouma.  Et d’ajouter, <em>"bien sûr que c’était un sentiment étrange de marquer contre mon pays d’origine. Mais, j’ai beau être né en Côte d’Ivoire, j’ai passé toute ma jeunesse au Mali. C’est là-bas que j’ai appris à mieux jouer au foot"</em>.

Au Sénégal, il avait tapé dans l’œil de plusieurs chasseurs de jeunes talents. Mais, c’est au nord de la France, précisément à Lille, qu’il va signer. Yves découvre la France un 22 mars 2016. La perle de l’Académie Jean-Marc Guillou intègre immédiatement l’équipe réserve lilloise alors en CFA 2.

<em>"</em><em>Ce moment-là, je l’ai espéré toute ma vie. Mais à partir du moment où il devient réalité, le rêve disparaît, il se transforme en objectif"</em>, analyse-t-il aujourd’hui avec un étonnant recul. Il ajoute sur le site de son club, <em>"quand je suis arrivé, j’étais très impressionné par la mentalité des gens, leur politesse, mais aussi par les paysages magnifiques de la France. J’étais un peu perdu, je ne savais pas comment me comporter. Heureusement, je me suis vite fait des amis comme Lebo (Mothiba), Didier (Lamkel Ze)</em> <em>qui nous ont beaucoup aidés à nous intégrer, Rominigue (Kouamé)</em> <em>et moi"</em>.

&nbsp;

<strong>Dans le grand bain sans aucun stress</strong>

Six mois après la signature de son contrat, il est lancé dans le grand bain de la Ligue 1 par Frédéric Antonetti, coach à l’époque. Pour les observateurs, c’est surtout le 20 septembre 2016 que le Stade Pierre Mauroy de Lille a réellement fait connaissance avec le n°23 des <em>Dogues</em>.

<em>"</em><em>Au début du match, j’étais focalisé sur les tribunes, je trouvais les supporters magnifiques. C’était la première fois que je me sentais disputer un vrai match de football comme on les voit à la télé"</em>, se rappelle l’enfant prodige d’Issia.

<em>"</em><em>Je n’ai pas ressenti de stress. Je me suis dit que si le coach m’avait titularisé, c’est qu’il avait confiance en moi, qu’il me pense capable de remplir ma fonction. Je n’avais donc qu’à respecter ses consignes, m’organiser et tout se passerait bien. Maintenant, je n’ai plus le droit à l’erreur. J’ai commencé un truc et je dois à tout prix le terminer. Ma carrière est lancée"</em>, avait-il déclaré à la presse après la rencontre.

Le jeune milieu relayeur a reçu sa première sélection avec les Aigles fanion du Mali le 18 octobre 2015, contre la Mauritanie, battue 2-1. Le 4 février 2016, il inscrit son premier but en sélection lors des demi-finales du Chan <em>"Rwanda-2016"</em> contre la Côte d’Ivoire, battue 1-0.

En janvier 2017,  Alain Giresse le retient dans sa liste des 23 joueurs sélectionnés pour participer à la 31e phase finale de la Can <em>"Gabon-2017"</em> où le Mali échoue en phase de poules en terminant 3e du groupe D basé à Port Gentil. Et Yves Bissouma est le seul réalisateur malien dans cette Can gabonaise grâce à un but d’anthologie marqué contre l’Ouganda (1-1) dans la patinoire d’Oyem.

Par rapport à sa carrière, la pépite est consciente que <em>"tout est allé très vite"</em>. Mais, sa réussite ne doit rien au hasard. <em>"Quelque part, j’ai travaillé pour ça toute ma vie, je l’ai mérité. Après, je dois encore énormément progresser. Je viens d’une famille très pauvre. J’y pense constamment. C’est elle qui me donne la force d’atteindre mes objectifs"</em>, rappelle-t-il avec une maturité mentale déconcertante qui est sans doute un grand atout dans sa volonté de réussir une brillante carrière sportive.

Une carrière que nous lui souhaitons la plus belle et longue possible.

<strong>Alphaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exposition &amp;quot;l’Afrique des routes&amp;quot; : A la redécouverte d’un continent qui cultive l’art des échanges depuis la préhistoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/exposition-lafrique-routes-a-redecouverte-dun-continent-cultive-lart-echanges-prehistoire-2072942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/exposition-lafrique-routes-a-redecouverte-dun-continent-cultive-lart-echanges-prehistoire-2072942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"</em></strong><strong><em>L’Afrique des routes" est une exposition qui se déroule présentement au musée du quai Branly "Jacques Chirac", à Paris (France, du 31 janvier au 19 novembre 2017). Avec une sélection d’œuvres fondées sur l’esthétique et la pédagogie, elle met en "lumière" la richesse des échanges qui ont "toujours nourri les cultures et les arts du continent africain et de ses voisins".</em></strong>

Faire connaître et reconnaître l’Afrique en tant que continent impliqué dans l’histoire du monde  est l’ambition affichée par les organisateurs de l’exposition <em>"L’Afrique des routes"</em> qui se déroule depuis le 31 décembre dernier (31 janvier-19 novembre 2017) au musée du quai Branly <em>"Jacques Chirac"</em> de Paris, en France.

Elle revisite l’Afrique à travers ses <em>"Routes"</em> fluviales, terrestres, maritimes, commerciales, migratoires, coloniales et même parfois spirituelles. Des voies qui ont contribué à la circulation et aux contacts des hommes, des matériaux et des œuvres. Cette initiative met en relief ce que <em>"l’Afrique a donné et a reçu de l’extérieur"</em>, de la préhistoire à l’époque contemporaine.

Elle prouve, pour ceux qui ont encore du mal à s’en convaincre comme Nicolas Sarkozy (ancien président de la France), que l’Afrique n’est pas un <em>"continent sans Histoire"</em>. Bien au contraire, <em>"les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement"</em>.

En effet, <em>"longtemps ignorés, les échanges panafricains et extra-africains ont pourtant débuté voici des millénaires, bien avant l’arrivée des premiers navires portugais au XVe siècle, la colonisation et les indépendances"</em>. Les 300 pièces présentées dans cette exposition l’attestent éloquemment. Leur sélection est fondée sur l’esthétique et la pédagogie.

Des chars gravés de l’<em>Oued Djerat</em> du Sahara aux porcelaines chinoises de Madagascar, des cultes et rituels candomblé d’Amérique du Sud aux œuvres contemporaines métissées du Nigérian <em>Yinka Shonibare</em>… c’est un <em>"portrait d’un continent au cœur de l’histoire globale"</em> qui y est dressé.

Ainsi, explique Gaëlle Beaujean (commissaire de l’exposition et responsable des collections à l’unité patrimoniale Afrique du musée), rites, histoires et traditions prennent corps dans les mots, gestes et jeux sonores de ce guide singulier pour une approche mythologique des objets (masques, objets du quotidien, objets de culte, sculptures, statues…)

<em>"</em><em>Berceau de l’humanité, pourvoyeur de force de travail, d’or et de matières premières depuis des millénaires pour les autres continents, l’Afrique a une histoire inscrite dans la dynamique internationale. Cette exposition est le panorama d’un continent au carrefour des mondes, à contre-courant des idées reçues"</em>, raconte une consœur française après avoir visité l’expo.

Le 12 février 2017, les familles ont bénéficié d’une programmation spéciale (contes, musiques, visites surprises) pour appréhender le continent au centre de l’exposition.

Les 18 et 19 février 2017, le musée du Quai Branly <em>"Jacques Chirac"</em> invitait les visiteurs à partir à la découverte des carnavals de la Nouvelle Orléans, des Caraïbes, de Bahia avec des ateliers, dégustations, initiations artistiques, musiques, interventions surprises… <em>"Une façon enlevée et conviviale de découvrir et de vivre l’exposition"</em>, rappelle le commissaire.

Le 3 mars 2017, se tiendra une grande soirée <em>"Before Afrique"</em> avec saveurs culinaires, initiation au <em>Kuduro</em>, défilé de mode, DJ, performances… afin de permettre aux visiteurs de vivre l’exposition de façon festive.

Comme le reconnaissent les critiques de nombreux médias français, de RFI notamment, cette <em>"exposition démonte les idées reçues"</em>. Ainsi, alors que certains réduisent encore le passé du continent à la colonisation, on apporte des preuves matérielles que <em>"l’Afrique est, depuis des millénaires, traversée par de routes terrestres, fluviales, maritimes qui ont permis des échanges multiples à l’intérieur du continent, et avec l’extérieur"</em> !

L'Afrique cultive donc l'art de l'échange depuis des millénaires. Et les peuples africains n'ont pas attendu l'Europe, la colonisation puis les indépendances, pour commercer, pour entrer dans la civilisation… C’est une terre civilisation vieille d’au moins 5000 ans. Cela doit être clair pour tout le monde grâce à cette expo.

<em>"</em><em>L’Afrique des routes"</em> aurait pu être aussi intitulée <em>"L</em>’<em>Afrique des civilisations"</em> !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Les paradoxes maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-paradoxes-maliens-2072842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-paradoxes-maliens-2072842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/bamako-assemblee-national.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:41:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La République, disait Proudhon, est une anarchie positive. Mais la République du Mali d’aujourd’hui, est une anarchie inquiétante, peut-on voir dans chaque jour dans toutes les sphères de la nation. Intéressons-nous seulement à trois situations qu’il nous a été donné de voir cette semaine avec dégout, fureur et désolation.</em></strong>

D’abord, cette affaire de mœurs montée en mayonnaise dans laquelle a pataugé la République. N’est-ce pas dégoutant que de lire et d’entendre des commentaires sur des faits, fondés ou pas fondés du tout, sur une personne dont la respectabilité et l’honorabilité, en dehors de sa fonction même, devraient s’imposer naturellement ?

Mais le plus dégoutant est que, au lieu que le mis en cause se lève et se dresse pour rétablir son honneur et sa dignité en se lavant de tout soupçon, ce sont des manifestations qui sont grotesquement organisées pour le soutenir.

L’honneur et la dignité ne se défendent pas par le folklore. Il est communément admis, que dans le cas d’espèce, c’est par la justice et la justice seulement lorsqu’on vit dans une République démocratique, d’autant plus que nul n’est sensé ignoré la loi. Sinon c’est l’écran de fumée magistralement crée pour recouvrir le ciel de Koulikoro à Bamako qui renforcera le doute dans l’opinion nationale.

Le deuxième paradoxe malien, tout aussi inquiétant, est désormais la vilaine habitude de faire taire les opinions contraires. On oublie superbement que la République est là où respire la société. Il n’y pas longtemps dans ces mêmes colonnes on dénonçait avec vigueur les menaces physiques proférées contre la personne de notre confrère Directeur de la publication du journal <em>Le Sphinx</em> dont un membre de la rédaction a disparu depuis maintenant un an. Et sans qu’aucune enquête sérieuse ne soit menée sur sa disparition malgré les interpellations nombreuses.

La République du Mali est-elle devenue un Far-West où certains peuvent décider de s’asseoir, sinon de se torcher avec les droits fondamentaux des citoyens ? Les interdictions de rassemblement public à Sébéninkoro et les violences gratuites à Kalaban conduites par des badauds contre les mêmes toujours organisateurs de réunion publique sont des actes inadmissibles.

On attend toujours que les autorités les dénoncent sans devoir les rappeler la défense de la liberté d’expression qui les incombe puisque ce n’est pas en empêchant, les citoyens de s’exprimer et d’écouter des avis contraires que le pouvoir en place va gagner en popularité. Il a eu la faveur du peuple aux dernières élections, mais il doit savoir qu’il n’a pas la confiance des citoyens avec des agissements dignes d’autres et d’autres régimes dont la fin n’a pas toujours été idéale.

Le troisième paradoxe beaucoup plus inquiétant encore est le comportement indigne qui a été donné à constater dans le corps de hauts cadres de l’Etat que constitue la magistrature. Après une réception dans les salons dorés du pouvoir, voilà que des responsables décident de mettre un terme à un mouvement très majoritairement soutenu par les militants.

Le hic, c’est cette façon de gouverner là encore qui au lieu de trouver des solutions durables aux problèmes on colmate en trouvant des petits arrangements entre amis pour ne dire en faisant taire les responsables croyant que la masse suivra en mouton.

Un comportement qui a produit l’effet contraire et scellé l'unité syndicale tant souhaitée par les magistrats. Une exclusion suivie dans la foulée de l’organisation d’un congrès extraordinaire en toute légalité et en toute légitimité suivant les textes du SAM qui stipule que l’instance suprême du Syndicat autonome de la magistrature est le Congrès qui se tient tous les trois ans mais peut être convoqué extraordinairement chaque fois que c'est nécessaire, soit à l'initiative du Comité Directeur, soit sur la demande de la majorité simple des militants.

«<em>Le bureau présidé par Cheick Mohamed chérif Koné jouit du meilleur soutien de l’histoire</em>», affirme un magistrat qui renvoie les détracteurs aux PV des différents congrès tenus jusque-là.

Comment peut-on penser et croire manipuler des hommes dont la formation même est la manipulation des textes de bon escient ? C'est un paradoxe du Mali actuel qui est grotesque et témoigne d’un manque de considération, dans le cas d’espèce envers ce corps de hauts cadres de la République mais plus généralement du peuple.

Un autre paradoxe et pas le dernier qui nous a été donné de constater cette semaine dans le Mali d’aujourd’hui c’est le jeu politicien du gouvernement qui veut faire porter la camisole de force des Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation à l’ensemble de la classe politique et des acteurs de ce processus.

Et cela en sachant bien même que ce document a été décrié depuis ses premières esquisses car portant en lui-même les germes de la partition du pays. Le gouvernement a voulu passer en force et en malice par l’installation des autorités intérimaires qui a échoué par la faute de la CMA (le peuple malien les en remercie infiniment) car Koulouba s’est vu reprocher de nommer en catimini un gouverneur de région qui ne leur est pas favorable.

Certes le gouvernement n’a pas à concerter la CMA pour la nomination d’un Représentant de l’Etat et encore moins sur son profil. Mais de la même façon que son agissement malicieux a fait capoter l’installation des autorités intérimaires, de la même manière, l’agissement du Médiateur de la République fera capoter la tenue de la Conférence d’entente nationale et de la même manière c’est tout le processus des Accords d’Alger qui échouera.

Et c’est là le plus grand paradoxe qui occasionnera des conséquences catastrophiques pour le Mali. Alors pour le <em>Mali d’Abord</em> il est urgent de commencer à mettre fin à ces paradoxes, en sortant des contradictions et en arrêtant de défier la logique des choses, le bons sens latiniste. Il s’agit du Mali d’Abord !

<strong>Olivier Haude</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Cisse Fatimata Kouyaté, présidente de l’AMAVT : «Le Ministre du Culte a délibérément exclu la filière privée de la mission préparatoire du pèlerinage»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mme-cisse-fatimata-kouyate-presidente-de-lamavt-ministre-culte-a-deliberement-exclu-filiere-privee-de-mission-preparatoire-pelerinage-2072802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/mme-cisse-fatimata-kouyate-presidente-de-lamavt-ministre-culte-a-deliberement-exclu-filiere-privee-de-mission-preparatoire-pelerinage-2072802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/cissse-Fatoumata-Kouyate.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:34:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme pour répondre à notre article intitulé, "Augmentation du quota de pèlerins : Le ministre Thierno Hass Diallo s’arroge un mérite irréel", le ministre des Affaires religieuses et du Culte s’est livré à un exercice d’explication frisant le ridicule. C’était dans le JT de 20h du vendredi 17 février 2017. Nullement intéressé à perdre notre temps dans une polémique stérile, nous avons préféré donner la parole à la filière privée d’organisation du Hajj. La présidente de l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT), Mme Cissé Fatimata Kouyaté, a accepté de répondre à nos questions pour mieux édifier l’opinion sur l’augmentation du quota de pèlerins maliens, des difficultés de la filière privée, de la nécessité pour le gouvernement d’arrêter d’être juge et partie et de l’avenir du Hajj… Interview.</em></strong>

<strong>- Le Reflet : <em>Les autorités saoudiennes ont décidé d’accorder au Mali un quota de 13 300 pèlerins contre 9000 habituels dans les prochains Hajj. Quelle lecture faites-vous de cette augmentation ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Cette année les autorités saoudiennes en charge du pèlerinage ont décidé d’accorder un quota de 13 300 pèlerins au Mali, soit une augmentation de 4300 pèlerins par rapport à celui de l’année dernière. Cette augmentation tire sa justification dans la fin des travaux d’extension et de rénovation des sites du Hajj. Ces travaux avaient occasionné la diminution du quota de tous les pays qui envoient des pèlerins sur les lieux saints de l’Islam.

A présent, l’Arabie saoudite est en mesure de recevoir un grand nombre de pèlerins de tous les pays candidats dans le respect des préceptes de notre religion. Les aménagements ont permis le désengorgement des lieux et ont rendu possible la réception d’un plus grand nombre de pèlerins.

<strong>- Le Reflet : <em>Le Mali est-il le seul pays bénéficiaire de cette hausse ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Le Mali n'est pas le seul pays à avoir bénéficié de cette augmentation. Tous les pays qui l’ont demandé ont été servis à souhait. Tous les pays ont reçu le quota qu’ils ont demandé.

<strong>- Le Reflet : <em>Qu’est-ce que cela change par rapport à l’organisation du Hajj ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Sur le plan organisationnel, les agences auront plus ou moins le quota souhaité et pourront s’adonner au démarchage de pèlerins de façon plus sereine. Nous craignons les effets de la concurrence déloyale que nous livrera certainement la filière gouvernementale qui est détentrice de l’instrument communicationnel et des moyens de l’Etat.

<strong>- Le Reflet : <em>Quel rôle vos agences jouent-elles dans cette organisation ? </em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Avant l’arrivée aux affaires du ministre Thierno Hass Diallo, les agences étaient partenaires à part entière de l’Administration territoriale, structure organisatrice du Hajj. Nous sommes même arrivés à mettre en place un cadre de concertation inclusive de toutes les structures concernées par l’activité : ministère de l’Administration territoriale, ministère du Tourisme, ministère de la Sécurité, ministère de la Santé, ministère des Transports, commission d'organisation de la filière privée, etc. Les activités étaient consensuelles pour l’intérêt de toutes les parties.

<strong>- Le Reflet : <em>Et aujourd’hui ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Il y a une nette velléité à phagocyter les agences de voyages en usurpant leur rôle. En effet, les agences de voyages réunissent les prestations du hajj (transport, hébergement, restauration, encadrement) qu’elles vendent aux pèlerins pour un bon déroulement du Hajj. Une structure étatique ne saurait le faire de façon satisfaisante, car le professionnalisme ne sera pas au rendez-vous.

Aujourd'hui le ministère des Affaires religieuses et du Culte veut user de sa position pour écarter les agences de voyages sans en mesurer les conséquences.

<strong>- Le Reflet : <em>En Arabie saoudite, le ministère du Hajj a confié l’organisation matérielle au secteur privé pour se consacrer à la régulation et au contrôle. Au Mali, l’Etat et les agences de voyages sont les organisateurs du pèlerinage. Qu’est-ce qui explique-cela ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> C’est la plus forte doléance des agences de voyages envers l’Etat. Malheureusement, nous n’arrivons pas pour le moment à avoir une oreille attentive de l’Etat. Il est pourtant temps de laisser les organisateurs privés s’occuper de l’aspect commercial du Hajj pour permettre au gouvernement de mieux assumer sa mission de régulation, de contrôle, de censure et de sanction. L’Etat, dans sa volonté d’être organisateur, ne peut même pas fournir des rapports sur le comportement des organisateurs si bien qu’un article du cahier des charges reste incontrôlable, car le gouvernement est occupé à faire le commerçant.

<strong>- Le Reflet : <em>Est-ce que les agences de voyage sont capables aujourd’hui, à elles seules, d’organiser le Hajj ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Bien sûr ! Notre vocation est d’organiser des voyages. C’est pour cela que le Hajj est un produit touristique. Il s’appelle tourisme religieux. Même l’Arabie saoudite, pays hôte du Hajj, a donné l’organisation des prestations aux entreprises privées pour se consacrer à la régulation, au contrôle et aux autres aspects organisationnels.

Donc à César ce qui lui appartient. Il faut laisser les agences de voyages faire leur travail créateur de revenus et d’emplois. C’est la filière privée qui paie les frais de la Maison du Hajj à hauteur de 130 millions de F CFA. Ce qui lui permet de justifier sa qualité d’EPA (établissement public à caractère administratif) avec l’autonomie de gestion.

Le pèlerinage n’a aucune raison d’être une activité budgétivore pour l’Etat. Mais, nous ferons ce débat un autre jour, Inch Allah !

<strong>Le Reflet : D’habitude la délégation de la mission préparatoire comprend aussi les représentants de la filière privée. Est-ce-que vous savez la raison de votre exclusion de cette mission ?</strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Cette année, sur décision unilatérale du Ministre des affaires religieuses, les privés n’ont pas participé à la mission préparatoire contrairement aux autres pays. Même Les partenaires Saoudiens étaient surpris de l'absence des privés. C'est la première fois qu'une situation pareille se produise au Mali…

<strong>Le Reflet : Et pour quelles raisons ?</strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Nous n’en connaissons pas la raison, mais ça nous met dans une situation de déficit d’informations pour une meilleure préparation de la campagne du Hadj. Et nous prenons les hautes autorités du pays ainsi que l’opinion nationale de cette exclusion que rien ne justifie. Surtout au moment où le gouvernement œuvre à faire du Partenariat Public-Privé (PPP) une vraie stratégie de développement de notre pays.

Je vous rappelle que l’Assemblée nationale a adopté la «<em>Loi PPP</em>» (Loi n° 2016-06i sur le partenariat public-privé le 16 décembre 2016. Elle a été ensuite promulguée le 30 décembre de la même année par le président de la République. Nous avions tous alors espéré que cette législation allait marquer un nouveau départ dans le renforcement de l’initiative privée à travers un partenariat renforcé entre les secteurs public-privé. Mais, le ministre des Affaires religieuses et du Culte préfère aller à contre-courant de l’Action gouvernementale.

<strong>- Le Reflet : <em>Quelles doivent être aujourd’hui la priorité du Mali en matière d’organisation de Hajj ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> Le gouvernement doit programmer le retrait de l’Etat de l’organisation commerciale du Hajj. Il doit créer une réelle commission d’organisation nationale du Hajj avec un rétro planning fiable et un chronogramme de travail. L’accélération du début des préparatifs, la sensibilisation des populations sur la nécessité à s’y prendre tôt quand on ambitionne de faire le Hajj sont aussi, entre autres, des priorités.

<strong>- Le Reflet : <em>Quel appel lancez-vous aux autorités maliennes pour une meilleure organisation du Hajj ?</em></strong>

<strong>Cissé Fatimata Kouyaté :</strong> La réalisation des priorités doit être l’affaire de tous. L’implication de tous les acteurs concernés doit être un socle pour bâtir une activité à améliorer au fur et à mesure.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence d’entente nationale : &amp;quot;Les barons du Nord sont à l&amp;apos;image de nos dirigeants actuels&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/conference-dentente-nationale-barons-nord-a-limage-de-nos-dirigeants-actuels-2072782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/conference-dentente-nationale-barons-nord-a-limage-de-nos-dirigeants-actuels-2072782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/baba-hakib.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:30:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On ne peut pas raisonnablement refuser d’adhérer à l'idée d'une Conférence d'entente nationale. Mais, quel gâchis que d'avoir attendu que nous soyons à moins d'un an et demi de la prochaine présidentielle de 2018.</em></strong>

Ma conviction est qu'une conférence de ce type avant l'entame des négociations d'Alger aurait eu plus d'impact et nous aurait certainement évités de ramener d'Alger un diktat de la France, de l’Algérie... Mais ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais.

J'attends de cette conférence nationale que les choses soient dites ; qu'elle soit un grand moment de cohésion et de vérité. Qu'on nous explique pourquoi un accord sur lequel nous avons cédé sur tout au profit des groupes armés met du temps à être mis en application ?

Pourquoi le gouvernement est seul à tenir à cet accord comme à la prunelle de ses yeux alors même que les groupes armés sont passés outre et négocient entre eux sur notre dos ?

Pourquoi les chefs de guerre viennent se pavaner à Bamako alors que nos officiels ne sont pas les bienvenus dans la ville de Kidal ? Pourquoi tant de concessions à des groupes armés qui font semblant de négocier mais avec les armes à la main et qui ne cèdent sur rien ?

Le gouvernement malien et les groupes armés ont-ils la même lecture dudit accord ? Comment expliquer l'incapacité de notre armée à défendre le territoire national ? Que nous a alors apporté cet accord depuis sa signature?

Notre pays, le Mali va mal, et même très mal. Il est donc primordial que nous apprenions à nous connaitre nous-mêmes.

Ce pays n'a plus la notion de patrie chevillée au corps. Et, pire, je suis abasourdi par la paresse intellectuelle de nos élites et la misère morale de nos dirigeants. Depuis l’éviction de GMT (général Moussa Traoré qui régné sur le pays du 19 novembre 1968 au 26 mars 1991) nous avons eu le tort de croire la lutte finie et la victoire acquise. C'était oublier que les hommes s'en vont et le système reste.

Nous savions tous que l'accord issu du Processus d'Alger est inapplicable. Mais, les décideurs étrangers, plus particulièrement notre soi-disant sauveur (allusion à la France) en à décider ainsi (...) et nous avons capitulé.

Les quelques rares patriotes qui ont eu le courage de dénoncer cette capitulation ont été traînés dans la boue sans ménagement et même accusés d’apatrides par tout ce que le Mali compte de notabilités et de leaders religieux sur les ondes de la télévision d’État.

Pourtant nous savions tous que la France n'est pas chez nous pour nos beaux yeux et savions pertinemment que cette idée d'autorités intérimaires est une vaste plaisanterie qui ne fait qu'envenimer la gestion sereine de cette crise.

Hélas ! Les barons du Nord sont à l'image de nos dirigeants actuels. En effet, nous sommes en plein partage du gâteau au sud comme au nord à la seule différence que les autorités intérimaires auront plus de pouvoir que le président de la République élu au suffrage universel.

Je mets au défi le gouvernement de donner la possibilité d'expliquer clairement et honnêtement l'accord chapitre par chapitre dans nos langues maternelles sur l'ORTM.

Lors de cette conférence d’entente nationale qui s'annonce, il serait incompréhensible que <em>"l'incendiaire"</em> ne soit pas nommé, de même qu'il ne faille pas faire le constat que des composantes de la CMA ne soient que des pions entre les mains  de l'ex-colonisateur (MNLA) et d’Ançar Eddine d’Iyad Ag Ghali (HCUA).

Mais l'accord étant signé, c'est le branle-bas de combat au sein de ces groupes : être le plus docile pour avoir les faveurs de la France ! Cela passe forcément par leur poids politique dans les régions du Nord pour tirer profit des retombées de cette amitié française et du tribalisme qui génère une hiérarchie sociale incontestable.

Si nous voulons que quelque chose de grand sorte de cette conférence, nous devons dire à l'unisson : Non à la Famille d'Abord au sud et Non à la Tribu d'Abord au nord.

<strong>Fousseyni Camara</strong>

<strong><em>Syndicaliste en France</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Pour que triomphe la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/point-triomphe-justice-2072722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/point-triomphe-justice-2072722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Segou.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:27:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a 9 ans, une jeune scolaire est enlevée en plein cours à Ségou. Un mois durant, elle a été violée avant d’être jetée dans un puits. Les assassins sont connus, mais le dossier est plombé à la justice de Ségou depuis. Pour quelle raison ? Vous devinez certainement ! Depuis 2008, la pauvre famille attend que justice soit faite pour enfin faire le deuil de sa fille.</em></strong>

Justice à Awa Baba Traoré dite Gafouré ne serait-ce que pour permettre à ses parents, à ses frères et sœurs, ses camarades d’école et ses amis de faire leur deuil ! Justice pour que plus jamais cela ne se reproduise plus à Ségou, au Mali et nulle part ailleurs dans le monde !

Justice ? Certains diront que c’est un rêve utopique après neuf ans de silence de la justice et d’indifférence des autorités compétentes. Mais, nous, notre silence et notre indifférence ne seront que de la complicité, une caution à l’impunité. Comme le dit le très regretté Nelson Mandela, <em>"cela semble toujours impossible jusqu’à ce que l’on le fasse"</em>.

Aucun combat pour l’égalité et la justice n’est utopique. Aucune bataille n’est de trop contre l’impunité.

Ce combat pour faire justice à Awa Gafouré et à sa famille et à toutes les victimes inconnues des crimes sexuels est avant tout un engagement individuel. Chacun doit s’engager conscient qu’<em>"en faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant"</em> (Nelson Mandela).

Mais, elle est aussi collective cette lutte, car <em>"aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès"</em> (Nelson Mandela). Nous espérons surtout sur une mobilisation générale, des juristes, des médias et de la société civile pour que justice soit faite à Awa Gafouré avant le dixième anniversaire de son assassinat odieux.

<em>"</em><em>Justice à Awa Baba Traoré"</em> est un Mouvement, une chaîne de valeur et de solidarité humaine. Le train de la justice est en marche. N’hésitez pas à y prendre votre place si vous voulez que sonne le glas de l’impunité un jour dans ce pays. N’oublions pas que, comme le dit Axel Oxenstiern, «<em>l’espérance a la vertu d’encourager ceux qui au milieu des adversités manquent de force</em>» !

Engageons-nous pour faire bouger les lignes avec le sentiment du devoir accompli. Nous assurons déjà notre ami et grand frère ainsi que confrère Moustaph Maïga de notre soutien personnel et celui de votre hebdomadaire Le Reflet dans ce noble combat pour la justice.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transport aérien : RwandAir va desservir le Mali à partir de juin prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transport-aerien-rwandair-va-desservir-mali-a-partir-de-juin-prochain-2072762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/transport/transport-aerien-rwandair-va-desservir-mali-a-partir-de-juin-prochain-2072762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/08/Seynabou-Diop.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:19:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement a procédé, le 13 février 2017 à Kigali (Rwanda), à la signature d’un accord sur le transport aérien entre le Mali et le Rwanda. C’est ce que précise un communiqué de la cellule de communication de son département.</em></strong>

<em>"</em><em>La signature de cet accord est l’aboutissement d’un long processus enclenché depuis 2013 à Durban</em><em>"</em>, précise le communiqué. Les autorités aéronautiques des deux pays s’étaient réunies le 10 décembre 2013 à Durban (Afrique du Sud) pour négocier et conclure un accord bilatéral relatif au transport aérien entre les deux pays.

Ces négociations avaient été sanctionnées par un mémorandum d’entente signé le 10 décembre 2013 et l’accord aérien a été paraphé le 12 décembre 2013 par les deux chefs de délégation.

Au titre du mémorandum d’entente, les entreprises de transport aérien désignées, notamment RwandAir, sont autorisées à exploiter les services agréés des 3e et 4e libertés entre les deux pays sans aucune restriction de fréquences et de capacités. En outre, elles sont autorisées à exercer les droits de 5e liberté entre le territoire de l’autre partie contractante et celui des Etats signataires de la Décision de Yamoussoukro.

Intervenant aux termes de la signature, Mme Traoré Seynabou Diop a rappelé <em>"la convergence de vue entre le Mali et le Rwanda, au plus haut niveau, dans les domaines politique, de l’intégration africaine et de la promotion du partenariat économique"</em>.

La mise en œuvre de l’accord sur le transport aérien contribuera au rapprochement des peuples malien et rwandais, à la promotion économique et culturelle entre les deux pays ainsi qu’à leur désenclavement. Après la compagnie aérienne équato-guinéenne Ceiba Intercontinental, RwandAir devient la 17e compagnie qui va desservir le Mali. Le vol inaugural est prévu pour le mois de juin 2017.

<strong>La rédaction (Le Reflet)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Être malien de  nos jours : Souffrir le martyre pour s’identifier</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/etre-malien-de-nos-jours-souffrir-martyre-sidentifier-2072752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/etre-malien-de-nos-jours-souffrir-martyre-sidentifier-2072752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/peuple.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:18:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Etre Malien ! Un privilège qui, naguère, était source d’une grande fierté pour celui ou celle qui pouvait s’en prévaloir… Hélas !</em></strong>

Aujourd’hui, être Malien a tendance à être, plus qu’un challenge ou un honneur, un fardeau. Brimé et sans cesse humilié à l’extérieur de nos frontières (la nombreuse diaspora en témoignera éloquemment), il subit pire dans son propre pays. Le Malien lambda n’est rien pour les autorités publiques, les sociétés publiques ou privées.

La preuve, c’est que pour avoir le moindre document ou le moindre service, il faut trimer. Et même pour des services qui ne sont pas gratuits et qui peuvent beaucoup rapporter au Trésor public ou aux entreprises privées.

Il faut s’armer de patience pour avoir un certificat de nationalité, un casier judiciaire… Il faut avoir un courage indien (si on n’a pas les moyens de corrompre et le bras suffisamment long) pour avoir une simple pièce d’identité (carte d’Identité ou passeport) détournée au profit des étrangers qui ne revendiquent leur malianité que lorsqu’ils commettent des délits ou crimes.

Ce mardi, il est 5 h du matin. Nous avions décidé de faire la prière de l’aube dans une mosquée et continuer notre jogging matinal. Devant l’un des nombreux commissariats de Bamako, un petit groupe de citoyens se serrent sur un banc à la porte. Ils sont demandeurs de carte d’identité (CI). Et ils ne sont pas autorisés à entrer dans la cour avant 7 h 45, début de la journée de travail.

Parmi eux une jeune dame avec un bébé qui ne semble pas en bonne santé. Il tousse et ne cesse de pleurer. <em>"Je dois voyager demain pour passer quelques jours dans ma famille. Je me suis rendue compte que ma carte d’identité est périmée"</em>, se lamente-t-elle.

<em>"</em><em>La semaine dernière, je me suis présentée deux fois au commissariat et chaque fois on me disait que le quota quotidien est bouclé et qu’il faut revenir le lendemain. C’est finalement une amie qui m’a dit que pour avoir cette pièce, il faut dormir au commissariat ou négocier avec un policier"</em>, nous répond-elle lorsque nous lui avons reproché d’être sortie dans la fraicheur matinale avec un bébé malade.

Ce système, nous l’avions nous-même expérimenté il y a quelques années. Ainsi, dès 4 h du matin, au 5e arrondissement en Commune IV, il fut un moment où les demandeurs étaient cantonnés de l’autre côté de l’avenue Cheikh Zayed, vers la Cité Goudiaby. <em>"Pour des raisons de sécurité"</em>, avions-nous appris.

Et malgré ces heures de sommeil sacrifiées, ce n’était pas sûr d’avoir la CI parce que le quota du jour dépendait des policiers du jour et surtout de leurs intérêts du réseau parallèle qui existe dans plusieurs commissariats. A ce niveau, il faut débourser au moins 5000 F CFA pour avoir sa carte d’identité le même jour et sans faire le rang.

C’est le même système pour avoir n’importe quel document aujourd’hui à Bamako. La preuve est cette marée humaine qu’on voit depuis des semaines devant la mairie du district pour obtenir <em>"une maudite vignette"</em> pour des engins à deux roues. Comme le déplore un confrère <em>"aigri" </em>: <em>"C'est fait sciemment afin de profiter au maximum de la fraude"</em>.

La situation est pire à Korofina pour obtenir un Numéro d’identification nationale (Nina). Certains y passent des nuits pendant une semaine sans être servis. Et pourtant, en une matinée, d’autres ont gain de cause par le canal du circuit parallèle. C’est aussi le même calvaire pour avoir un permis, un passeport...

A EDM, Sotelma/Malitel, Orange-Mali… le Malien n’est pas traité non plus avec plus d’égard ou de considération que l’on doit à un client. Pour avoir un compteur EDM ou une installation de la Somagep, il faut vraiment être patient si on a la vertu de ne pas passer par <em>"les chemins les plus courts"</em>. Il y a plus d’un an, pour installer à la maison une connexion wifi indispensable à notre travail, il nous a fallu au moins deux mois avec des rendez-vous jamais respectés.

Comme si la souffrance et la galère dans laquelle nous vivons ne suffisaient, il faut souffrir le martyre pour exister et s’affirmer comme Malien. Que dalle ! Ceux qui ont une portion de pouvoir s’enfichent. Cela ne les émeut pas. Au contraire, ils semblent y tirer une satisfaction machiavélique. Sans compter que ce trafic est aussi leur vache laitière.

Ces dernières années, le Mali a entrepris des réformes nombreuses sous la pression de ses PTF afin d’améliorer son soi-disant climat des affaires et ainsi améliorer son classement au Doing Busines. Mais, comment un pays peut-il aspirer à l’émergence alors que le pouvoir est incapable d’installer dans chaque commune de la capitale un centre de délivrance des pièces d’identité crédibles et efficaces ?

Comment un régime peut-il prétendre œuvrer contre la pauvreté alors que les citoyens sont contraints de sacrifier des journées de travail pour avoir une simple vignette ou des documents d’identification ou de travail ?

C’est cruellement révoltant que, après 57 ans d’indépendance, nos dirigeants soient encore dans la théorie de l’utopie comme stratégie de développement de nos Etats.

Comme le dit notre amie activiste/bloggeuse Tétou KKK, <em>"la souffrance est vécue de la même manière"</em>. Cette situation doit avant tout être une <em>"une honte, et d'abord"</em> pour nos dirigeants, même s’ils ne semblent plus avoir de conscience pour s’émouvoir des difficultés du Malien lambda.

Mais, nous y avons aussi notre part de responsabilité, car, comme le rappelle la très engagée Tétou, <em>"tout peuple qui se complaît dans l'auto-flagellation, l'inertie, défend des hommes crapuleux au lieu de causes nobles, est condamné à souffrir, car c'est contraire au bon sens, à la foi"</em> !

Il est temps de mettre fin à ce silence coupable, à cette indifférence complice. Arrêtons de subir ! Il faut se révolter pour se faire respecter et être traité en citoyen, en humain…

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zone II de l’ACNOA : Habib Sissoko brillamment réélu à la présidence</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/zone-ii-de-lacnoa-habib-sissoko-brillamment-reelu-a-presidence-2072852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/zone-ii-de-lacnoa-habib-sissoko-brillamment-reelu-a-presidence-2072852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Habib-Sissoko.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 01:03:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Assemblée générale élective de la Zone II de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) a eu lieu le 18 février 2017 à Azalaï hôtel Salam de Bamako. Elle a enregistré la participation des délégués des huit pays (Sénégal, Mauritanie, Gambie, Guinée-Conakry, Guinée Bissau, Sierra Leone, Cap Vert et Mali) de cette zone II. Le ministre des Sports, Housseini Amion Guindo, a présidé les travaux sanctionnés par la réélection de Habib Sissoko à la présidence pour second mandat de 4 ans.</em></strong>

&nbsp;

Mieux véhiculer les valeurs olympiques et contribuer au développement des sports pour faire de la Zone II la locomotive de l’Acnoa ! Tel est le pari d’Habib Sissoko brillamment réélu président de cette Zone II. C’était le 18 février 2017 à l’issue l’Assemblée générale élective de la Zone II de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOAZ II).

Les performances réalisées au cours de son premier mandat, unanimement jugées <em>"très satisfaisant</em>es<em>"</em>, ont convaincu ses pairs à lui renouveler leur confiance. Le président du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm),  de l’Union africaine du judo (UAJ) et directeur de développement du judo en Afrique à Fédération internationale de judo (FIJ), se voit ainsi offrir l’opportunité de consolider ses acquis.

Notons que notre compatriote Habib Sissoko, président du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) assure depuis 2013 la présidence de la Zone II. Selon nos sources, il est candidat pour briguer un nouveau mandat à la tête de cette organisation pour le bonheur des Comités nationaux olympiques des huit pays de la Zone II.

Comme l’a si bien témoigné le président de la Ligue d'athlétisme du district de Bamako, Souleymane Diabaté, cette réélection <em>"témoigne de la confiance placée au Mali et en Habib Sissoko par la famille olympique et sportive de la Zone 2"</em>.

A noter que cette assemblée a enregistré la présence effective des représentants des CNO des huit pays membres que sont le Cap-Vert, la Guinée, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, le Sénégal, la Sierra Léone et le Mali.

Après avoir procédé à l'adoption du rapport d'activités et financier ainsi du budget de l'année 2017, les délégués ont unanimement reconnu les efforts déployés par le bureau sortant et ont témoigné leur reconnaissance au président Habib Sissoko en lui renouvelant leur confiance pour un nouveau mandat de 4 ans.

Le nouveau bureau mis en place comporte une seule entrée avec l'élection de Mme Philomena Fortes, présidente du CNO du Cap-Vert, élue à la vice-présidence. Elle remplace Mamadou Diba, ancien président du CNO de la Gambie.

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;

<strong>Composition du nouveau bureau de l’ACNOAZ II :</strong>

<strong>Président :</strong> Habib Sissoko (Mali)

<strong>Vice-présidente :</strong> Philomena Fortes (Cap-Vert)

<strong>Secrétaire général :</strong> Seydina Ndiaye (Sénégal)

<strong>Trésorier général :</strong> Mohamed Oumar Traoré (Mali)

<strong>Commissaire aux comptes:</strong> Sergio Mané (Guinée-Bissau)

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transfert : Momo Sissoko s&amp;apos;engage en Italie à la Ternana</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/transfert-momo-sissoko-sengage-italie-a-ternana-2072922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/transfert-momo-sissoko-sengage-italie-a-ternana-2072922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/Sissoko_Momo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 00:59:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre international malien Mohamed Sissoko, qui a notamment porté les couleurs de la Juventus Turin ou du Paris SG, a signé un contrat avec la Ternana. C’est ce qu’a annoncé vendredi le club de deuxième division italienne cité sur Rfi.fr. </em></strong>

Agé de 32 ans et formé à Auxerre (France), ce milieu de terrain a connu ses meilleures années à Valence (Espagne), Liverpool (Angleterre), puis à la Juventus Turin. Son passage au Paris SG, de 2011 à 2013, a été plus difficile et a été gâché par des blessures. Après le PSG, il a évolué à la Fiorentina (Italie) puis à Levante (Espagne) avant d'aller jouer en Chine et en Inde.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renaissance africaine : Rallumer un flambeau indispensable à l’émergence de l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/renaissance-africaine-rallumer-flambeau-indispensable-a-lemergence-de-lafrique-2055822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/renaissance-africaine-rallumer-flambeau-indispensable-a-lemergence-de-lafrique-2055822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Union-africaine-Deby.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 01:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les réformes confiées et engagées par le Rwandais Paul Kagamé ainsi que les discours prononcés par le Tchadien Idriss Deby Itno et le souverain chérifien Mohammed VI lors du 28e sommet de l’Union africaine (Addis-Abeba/Ethiopie, 30-31 janvier 2017) ont ressuscité l’espoir d’une possible renaissance africaine. Un combat mené par les panafricanistes comme Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Modibo Kéita, Mohammed V, Thomas Sankara, Alpha Oumar Konaré, Thabo Mbeki et surtout Cheikh Anta Diop dont on a célébré le 31e anniversaire de la disparition le 7 février 1986. Né le 29 décembre 1923 à Thieytou, un village à une centaine de kilomètres à l'est de Dakar (Sénégal), ce brillant anthropologue/chercheur a eu un parcours hors du commun.</em></strong>

<em>"</em><em>Il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique"</em>, a insisté à la tribune de l’UA (Union africaine) le roi Mohammed VI du Maroc dans un discours marquant le retour du royaume chérifien dans la grande famille africaine 33 ans après son retrait.

Par leurs discours et leur engagement, Paul Kagamé, Idriss Deby Itno et le roi Mohammed VI du Maroc reprennent le flambeau de la lutte pour l’émancipation des peuples du Groupe de Casablanca. Un bloc alors conduit par Mohammed V du Maroc avec, à ses côtés, les Modibo Kéita, Nasser, Lumumba, Nkrumah, Ahmed Ben Bella, Ahmed Sékou Touré... <em>"</em><em>Si Nelson Mandela avait été chef d'Etat à cette époque, il aurait été dans ce camp"</em>, croit un observateur.

Ces authentiques libérateurs du continent étaient réputés pour leur position <em>"</em><em>maximaliste"</em> et animés d’une seule conviction : tant que l'Afrique ne se sera pas unie en une totalité organique, elle ne sera pas indépendante. L'unité étant inéluctablement la condition du l’émancipation, donc du développement, de l’émergence. <em>"</em><em>Hors de la fédération, point de salut"</em>, pouvait ainsi être leur devise !

Reprenant le flambeau, Cheikh Anta Diop s’est battu pour nous faire comprendre que <em>"</em><em>la culture est la clé de l'émancipation"</em>.

<em>"</em><em>Pour réveiller le bâtisseur de nations qui dort en chacun des enfants de l'Afrique, il faut instruire ces enfants dans leur langue africaine"</em>, était-il convaincu. C'est en ceci que réside son <em>"</em><em>originalité subversive"</em> par rapport à ses aînés qui, eux, étaient d'accord pour continuer avec les langues du colon (français, anglais, portugais, espagnol).

C'est à cause de ces langues officielles que 95 % de nos concitoyens se trouvent d'emblée exclus des processus de développement car ne comprenant pas <em>"</em><em>de quoi que ça cause"</em>. Et comme s’ils n’en sont pas conscients, nos dirigeants continuent à s’adresser à nos masses laborieuses en français, en anglais... Ce qui fait que, craint Dialo Diop (intellectuel et figure de l'opposition sénégalaise) dans un entretien accordé à Mediapart, <em>"</em><em>les taux d'analphabétisme et d'illettrisme seront de l'ordre de ce qu'ils sont aujourd'hui si l'on continue à vouloir instruire nos élèves dans une langue qu'ils ne comprennent pas"</em>.

Et pourtant, le Sénégal est une référence africaine dans la promotion non démagogique des langues africaines. Ainsi le wolof est aujourd’hui comme la langue nationale (à défaut d’être la langue officielle) omniprésente dans les discours politiques et surtout dans les médias, notamment la radio et la télévision.

C’est aussi un pari que le Rwanda est en train de gagner avec le kinyarwanda. La Constitution rwandaise reconnait trois langues comme (français, anglais et kinyarwanda) étant officielles. Mais lors du recensement de 2002, il a été démontré que le kinyarwanda était la langue la plus utilisée par la population avec 99,7 % des Rwandais la parlant, alors que seulement 3,9 % d’entre eux parlent le français, 1,9 % l’anglais et 3 % le kiswahili.

On se rappelle que c’est en 2008 que le conseil du gouvernement rwandais avait décidé d’adopter l’anglais comme langue d’enseignement à tous les niveaux, ainsi que dans l’administration. Les autorités envisageaient ainsi de donner la priorité à la langue la plus compétitive dans le monde.

Trois ans plus tard, elles sont pourtant partiellement revenues sur leur décision, imposant aux enseignants d’utiliser uniquement le kinyarwanda durant les trois premières années de la scolarité.

<strong>Faire de nos langues des tremplins pour l’intégration</strong>

Aujourd’hui, le bambara, le swahili, le haoussa, le wolof, l’afrikaner… peuvent être des langues d’intégration par excellence en Afrique.

Etudier et privilégier nos langues nationales ne signifient pas non plus faire un trait sur les langues coloniales, notamment l’anglais, puisqu’elles sont aussi indispensables dans les relations internationales. Par ce choix (langues nationales), il s’agit de donner une chance à la majorité des Africains d’apprendre pour comprendre et se développer. Il ne s’agit pas donc de se renfermer sur soi.

Nous avons besoin de l’anglais, du français de l’espagnol, du mandarin, du portugais, du japonais, du turc, de l’arabe, du russe… pour ne pas être non plus la risée de tous dans les relations internationales.

Ce n’est pas pour rien que les grands médias de propagande occidentale (RFI, BBC,  VOA…) ont créé des émissions dans nos langues nationales (swahili, dioula, haoussa…) Ce n’est pas pour leur beauté ou pour leur promotion, juste pour véhiculer les infos avec des millions d’Africains contribuant ainsi à leur domination mentale.

Une méthode efficace de désinformation, de manipulation et surtout d’acculturation. Ce qui ne contribuera nullement à la renaissance africaine tant souhaitée comme tremplin de l’émergence politique, sociale et surtout économique de nos Etats.

Il faut donc prendre l’Occident à ses propres jeu : en essayant de maîtriser ses langues (pour les élites) tout en œuvrant à faire des nôtres les vrais outils d’émancipation socioculturel, politique et économique pour nos peuples.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelles de nos expatries : Adama Niane, la pépite de Yeleen Olympique sur orbite</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/nouvelles-de-nos-expatries-adama-niane-pepite-de-yeleen-olympique-orbite-2055852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/nouvelles-de-nos-expatries-adama-niane-pepite-de-yeleen-olympique-orbite-2055852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Adama-Niange.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 01:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré sa forme étincelante, la pépite du Centre Yeleen Olympique de Bamako a été (presque à la grande surprise des amateurs du football) l’un des grands absents sur la liste d’Alain Giresse pour la Can </em></strong><em>"</em><strong><em>Gabon-2017</em></strong><em>"</em><strong><em> (14 janvier-5 février 2017 à Libreville, Port Gentil, Franceville et Oyem). Tout comme Adama Traoré et Diadié Samassékou. Mais, Adama Niane s’est imposé dans l’effectif troyen (Estac Troyes, 4e de la ligue 2 en France) et se positionne comme un attaquant dont les Aigles auront du mal à se passer dans un futur immédiat.</em></strong>

<em>"</em><em>Je suis content d’être à Troyes. Je me sens très bien ici. Le club me fait confiance"</em> ! Ce sentiment de confiance explique sans doute la forme étincelante qu’Adama Niane, une jeune pépite du Centre Yeleen olympique de Bamako, épouse depuis le début de cette saison (2016-2017) avec Estac Troyes. Ce club occupe présentement la 4e place de la Ligue 2 en France après 25 journées disputées.

Une position que les Troyens devront en partie à l’efficacité d’Adama Niane dont les statistiques sont impressionnantes avec quatorze buts marqués et trois passes décisives en 21 matches joués, dont 17 comme titulaire.

Comme le constatent de nombreux chroniqueurs sportifs, l’ancien Nantais est <em>"</em><em>un homme heureux"</em>. L'attaquant malien n'a jamais eu sa chance avec les pros à Nantes. Mais, aujourd’hui, il est l’un des meilleurs joueurs de la Ligue 2 avec Troyes. Une belle revanche !

A 23 ans, Adama est le plus jeune des quatre Maliens évoluant avec l’Estac. Il s’agit de Charles Traoré (milieu de terrain), Mahamadou Ndiaye (défenseur) et Mamadou Samassa (gardien de but). Arrivé fin août 2016 dans <em>"L</em>’<em>Aube"</em>, Adama Niane a prolongé à Troyes jusqu'en juin 2019.

<em>"</em><em>Troyes a changé ma vie"</em>, justifie-t-il dans un entretien avec la presse française. <em>"</em><em>Marquer des buts, on savait que le garçon en était capable. Pendant ses cinq années passées à Nantes, il n’a quasiment fait que ça. Souvent entre dix et quinze buts chaque saison en CFA 2, puis en CFA"</em>, commente un confrère de l’Hexagone.

Curieusement, cet attaquant teigneux n’a quasiment jamais eu sa chance avec le groupe professionnel du FC Nantes. Selon les statistiques, il n’a joué que quatre matches officiels en six ans avec <em>"</em><em>Les Canaris"</em>, dont trois apparitions lors de la saison 2014-2015 (L1).

<em>"</em><em>Chaque année, j’ai marqué une dizaine de buts en réserve. Je ne comprends toujours pas pourquoi je n’ai pas eu plus ma chance à Nantes"</em>, s’était-il plaint un moment.

Il ne tardera pas à le savoir, car, à la fin de saison 2014-2015, Der Zakarian (coach des Nantais à l’époque) le pousse vers la sortie. <em>"</em><em>Il m’a dit dans son bureau qu’il ne comptait pas sur moi pour la saison à venir</em> (2015-2016)<em>. Ça m’a fait mal. Il n’aimait pas mon profil peut-être"</em>, se rappelle-t-il. Un choix qu’il a accepté malgré sa déception. <em>"</em><em>C’est le choix du coach, je le respecte. Je n’en veux à personne"</em>, avait-il confié à des confrères français.

En fin de contrat en juin 2016, la pépite malienne prolonge son contrat d’une année, contre toute attente. <em>"</em><em>On avait besoin d’un attaquant en réserve. Je sais qu’il a prolongé à contrecœur"</em>, avoue Philippe Mao, le coach de la réserve, qui lui est très proche. <em>"</em><em>Je me suis dit que je ne voulais pas faire toute ma vie en CFA alors j’ai décidé de partir"</em>, confirmera-t-il.

<strong>Confirmer avec les Aigles du Mali</strong>

Courtisé par des clubs en Turquie, en Belgique et Tours (France), c’est finalement Troyes qui le séduit en lui faisant signer deux ans. Un choix judicieux, car Adama Niane s’épanouit et son talent explose à la face du monde.

Son ambition est d’être l’un des grands artisans du retour de l’Estac de Troyes en Ligue 1 française à la fin de cette saison. Et le <em>"</em><em>Soulier d’or"</em> du meilleur attaquant de la Ligue 2 serait la cerise sur laquelle il ne va pas sans doute cracher sur ce gâteau.

Son souhait, c’est aussi de retrouver la place qui lui revient dans l’effectif des Aigles du Mali pour la suite des éliminatoires de la Coupe du monde <em>"</em><em>Russie-2018"</em> et le début celles de la Can <em>"</em><em>Cameroun-2019"</em>.

<em>"</em><em>C'est une question d'équilibre et de poste… C'est un choix par rapport aux attaquants du même poste qui ont aussi brillé dans leur club… Les attaquants qui ont été pris sont des joueurs expérimentés. C'est le cas de Kalifa Coulibaly qui, en plus de briller en première division, brille également en Coupe d'Europe comparativement à Adama Niane qui évolue en 2e division"</em>, s’était défendu Alain Giresse pour justifier son choix de ne pas appeler le Troyen au Gabon.

Se refusant à commenter ce choix, il avait répondu de la meilleure des manières en se donnant à fond avec son club. <em>"</em><em>Il attend son heure en travaillant rigoureusement et consciencieusement pour être au rendez-vous le jour où l’encadrement technique se décidera à l’appeler en sélection nationale senior"</em>, indique l’un de ses proches.

Le garçon avait fait ses preuves avec les Aiglons à la Can de la catégorie en Algérie. On se rappelle de son but (le seul de la rencontre) marqué au match d’ouverture du Mali contre le Nigeria.

Et par la suite, il avait joué la Coupe du monde U-20 avec les Aiglons en Turquie. Basé à Gaziantep, le Mali avait été éliminé dès le 1er tour avec deux nuls et une défaite. Malgré son talent et sa détermination, Adama Niane n’avait pu changer le sort parce qu’il était très mal à l’aise dans le schéma tactique ultra-défensif mis en place par Moussa Kéita <em>"</em><em>Dougoutigui"</em>, le coach à l’époque.

En mai 2016, Adama Niane était aussi le capitaine des Aigles olympiques (U23) au tournoi international de Toulon et avait marqué deux buts en trois matches. On se rappellera toujours de son <em>"</em><em>lob astucieux"</em> contre la France. Une prouesse qu’il a failli récidiver, en touchant la barre en seconde mi-temps sur une action similaire.

Des surprises, la pépite du Yeleen olympique de Bamako en réservera toujours au public sportif. A condition bien sûr qu’on lui donne sa chance et qu’on lui fasse confiance !

<strong>Alphaly</strong>

<strong> </strong><strong>Pays :</strong> Mali

<strong>Age :</strong> 23 ans

<strong>Naissance :</strong> 16 juin 1993 à Bamako

<strong>Taille :</strong> 1 m 81

<strong>Poids :</strong> 71 kg

<strong>Poste :</strong> Attaquant

<strong>Numéro :</strong> 26

<strong>Club actuel :</strong> Estac Troyes]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lassina Kone : &amp;quot;La danse est un moyen d’avancer et de résister au quotidien&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/lassina-kone-danse-moyen-davancer-de-resister-quotidien-2055892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/musique/lassina-kone-danse-moyen-davancer-de-resister-quotidien-2055892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Lassina-Kone.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 01:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>«<em>Au Mali, si l’Art trouve une place dans le cœur des enfants un jour, les artistes maliens pourront vivre de leur art</em>» ! Telle est la conviction de Lassina Koné, directeur artistique de Don Sen Folo (Premier pas de danse) de Kalaban-Coro Kouloubléni. Danseur, chorégraphe et chercheur, il est l’initiateur du Centr’Art Don Sen Folo. Cet espace dédié aux arts et la culture abrite un stage de danse depuis 3 février (du 3 au 24 février 2017) sur le thème, «<em>Identité-Danse-Racine</em>». Dans l’entretien qu’il a nous accordé, M. Koné nous parle de cette formation, de la danse et des projets du Centr’Art Don Sen Folo ! Interview !</strong>

<strong> </strong>

<strong>- Le Reflet : <em>Pouvez-vous présentez à nos lecteurs ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> Je suis danseur, chorégraphe et chercheur. Je suis également le directeur artistique de <em>"</em><em>Don Sen Folo"</em> ou premier pas de danse. J'œuvre au développement de la recherche et de la connaissance dans le domaine des danses maliennes, africaines et contemporaines et je le transmets au niveau national et international. J'ai été formé dans un premier temps par Karim Togola du Mali. J'ai ensuite continué ma formation dans d'autres centres comme l'Ecole des sables (Sénégal) et la Termitière (Burkina Faso)...

&nbsp;

<strong>- Le Reflet : <em>Pouvez-vous nous présenter brièvement votre Centr’Art Don Sen Folo ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> J'ai créé le Centr’Art <em>"</em><em>Don Sen Folo"</em> en 2012 dans mon quartier, à Kalabancoro, à partir de rien. Je veux ainsi offrir un lieu aux artistes et donner un accès à la culture au plus grands nombre en commençant par les habitants de mon propre quartier. Ce lieu est un espace pour tous. Et c'est un lieu qui attend les propositions des artistes dans toutes les disciplines.

<strong>     - Le Reflet : <em>Cet atelier de danse est-elle la première activité du centre ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> C’est le premier gros stage de danse financé par la Coopération suisse et l’Institut français du Mali (IFM) avec le soutien de l’Association Acte Sept. Ce stage se passe sur trois semaines avec 19 stagiaires.

Sinon le centre a déjà reçu beaucoup d’ateliers de formation de courte durée ainsi que des résidences de création et des représentations de spectacles de danse, de théâtre et de marionnettes... Le centre est un lieu qui reçoit aussi des rassemblements culturels organisés par les résidents du quartier.

<strong>- Le Reflet : <em>Pourquoi un atelier de danse ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> Etant moi-même danseur, les projets de <em>"</em><em>Don Sen Folo"</em> sont souvent autour de la danse. Hier comme aujourd’hui, la danse est pour moi un moyen d’avancer et de résister au quotidien, danser pour les récoltes, danser pour manifester sa joie, danser pour des commémorations, danser pour la vie, danser encore et toujours pour la vie pour l’éternité. Car la parole est là pour compléter la communication, car les gestes suffisent pour tout. Et l’important, c’est de communiquer, de danser pour vivre la fonction première de l’Humain.

<strong>- Le Reflet : <em>Qui participe à cette formation ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> Les stagiaires sont des danseurs maliens qui sont engagés dans la danse au niveau professionnel et qui sont déterminés à faire rayonner et à développer la danse dans leurs régions. Deux danseurs ont été sélectionnés dans chaque région. Ils sont formés en danse par Raouf Tchakondo (Togo) et en administration par Agnès Quillet (France)

<strong>- Le Reflet : <em>Qu'attendez-vous de cet atelier ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> L’atelier se présente en deux parties. Il y a un volet formation en danse et un volet formation administrative.

La formation danse consiste à donner des outils à partir de l’échange sur les danses traditionnelles pour les amener à construire et à travailler sur l’évolution de ces danses pour une écriture contemporaine. L’idée était également de décentraliser la création pour que chacun puisse donner le meilleur de lui-même dans sa région. La formation en administration est là pour leur donner des bases afin de continuer à évoluer dans ce milieu de manière plus structurée.

<strong> </strong><strong>- Le Reflet : <em>Qui sont vos partenaires dans cette initiative ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> La Coopération suisse, l’Institut français du Mali. Nous bénéficions aussi du soutien de l’Association Acte Sept Bamako.

<strong>- Le Reflet : <em>Quels sont les projets envisagés par le centre dans les mois à venir ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> Le mois prochain, le Centr’Art <em>"</em><em>Don Sen Folo"</em> accueille une résidence de création pour deux semaines de la compagnie Nama. Il s’agit d’une formation professionnelle avec un danseur français venant se former auprès de ma modeste personne.
Ce même mois, il y aura aussi la réalisation de films sur la danse. Ainsi qu’un projet de court métrage artistique avec des danseurs.

Je prévois aussi une résidence de création pour la création de mon solo intitulé <em>"</em><em>Do So Baa"</em>. Nous organisons aussi des cours le lundi et le mercredi après-midi pour les danseurs avancés et le samedi après-midi des cours de danse malienne pour tous

<strong>-Le Reflet : <em>Quant on regarde les clips africains on a peur parce que la danse n'est plus un art, mais une perversion tournant à la débauche. Comment expliquez-vous cela ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> Je pense d’abord qu’il faut éviter de comparer une danse qui dans les clips est là pour divertir un public de télévision et ce que nous faisons nous lorsque nous créons des œuvres artistiques. Et je veux pas jeter la pierre à quelqu’un car ils font ce que l’on attend d’eux et font cela comme ils l’entendent.

Notre démarche est différente. Je suis dans une recherche artistique, on est tous des danseurs mais toute la question est ce que tu fais avec ta danse, ce que tu exprimes et la façon de l’exprimer. Comme le dit si bien Raouf Tchakondo, le formateur danse sur notre stage «<em>La danse que nous faisons va au delà du divertissement</em>». Ici, je crois que tout est dit.

<strong> </strong><strong>- Le Reflet : <em>Qu'est-ce que des professionnels comme vous doivent faire pour changer la mauvaise image de la danse ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> Faire comme ce que nous faisons, c’est-à-dire réaliser des actions de médiation avec le public, inviter les habitants à venir découvrir des formes de création contemporaine. Nous devons œuvrer à faciliter les rencontres entre les habitants, les publics et les artistes pour qu’ils puissent eux-mêmes expliquer leur travail. La communication est la meilleure manière pour que la population africaine consomme la création de leurs artistes africains. Ceux-ci parlent très souvent de leurs difficultés qui sont également des problèmes qui concernent tous les Africains.

<strong>- Le Reflet : <em>Un dernier mot ?</em></strong>

<strong>Lassina Koné :</strong> Des restitutions de cette formation auront lieu ce samedi 17 à 21 h à l’Institut français et le 21 février à 10 h au marché de Kalabancoro (pour aller à la rencontre des publics) et l’après-midi du même jour à 16 h 30 au Centr’Art <em>"D</em><em>on Sen Folo"</em>. Le 21 février à 21 h, nous présenterons la création <em>"</em><em>On ne coupe pas"</em>, le dernier solo du danseur chorégraphe Alou Cissé dit Zol de la compagnie <em>"</em><em>Graines de danseurs"</em> de Bamako. Ce spectacle sera suivi d’un conte du conteur Salif Berthé de la compagnie <em>Sac à paroles</em> du Mali.

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Réflecteur : Partage du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-partage-mali-2055772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/reflecteur-partage-mali-2055772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/10/Nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 01:01:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les amateurs de belles lettres verront tout de suite ici une référence à Paul Claudel, dramaturge, poète, essayiste et diplomate français et son <em>Partage de Midi</em>. Un drame, en trois actes, qui porte partout les marques du haut style tout en mêlant avec la liberté du grand art plusieurs niveaux de langage. </strong>

<strong>Il est écrit en vers libres, c'est-à-dire, selon Claudel lui-même, des vers qui, "<em>s'ils ne peuvent se scander</em>", présentent une unité respiratoire, musicale, intelligible, émotive. Ce drame met aux prises quatre personnages : Ysé (seule femme) et trois hommes : de Ciz, son mari ; Amalric, son amant ; et Mesa, sa passion. <em>Partage de Midi</em>, est une œuvre sur la souffrance, l’un des chemins qui mène à Dieu.</strong>

<strong>Peut-être bien. Peut-être pas.</strong>

Je voudrais ici, partager avec vous mes réflexions sur les conclusions de la réunion des responsables politiques et militaires des parties en conflit dans le septentrion malien. En effet, vendredi dernier, tout ce beau monde s’est retrouvé pour partager le Mali entre eux. On apprend ainsi qu’en plus de Kidal, la CMA s’arroge Tombouctou ; la Plateforme prend Gao. Le gouvernement reste avec Mopti, Ségou, Sikasso, Koulikoro, Kayes et bien sûr Bamako et Sébéninkoro.

Quant aux régions nouvellement créées, à savoir Ménaka et Taoudéni, on verra cela après. Peut-être serait-ce la rançon à nos libérateurs occidentaux et spécifiquement la France pour extraire le gaz et le pétrole qui abonde dans le sous-sol ?

La réunion de Bamako qui a ainsi partagé le Mali fait déjà grincer des dents un peu partout. Pour la jeunesse de Gao, il est hors de question qu’une quelconque autorité intérimaire vienne s’installer dans la brave et résistante Cité des Askia sous prétexte que c’est une disposition de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation.

Leur argument, très solide, est que ces fameuses autorités intérimaires sont prévues là où il n’y a pas l’Etat malien alors que Gao est bel et bien administré par l’Etat central de Bamako.

La jeunesse de Gao est jalousée dans sa réaction forte et défenderesse par leurs cousins de Tombouctou qui pour l’instant n’ont manifesté ni approbation ni désapprobation de cette décision.

Tombouctou qui a pâti de l’occupation jihadiste avec des amputations, des lapidations et autres châtiments publics infligés à ceux qui aux yeux des occupants ne se conformaient pas au diktat des obscurantistes à la barbe fournie et au pantalon court.

La salve la plus féroce vient de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire, le parti de Soumana Sacko qui a rendu publique sa réponse à une lettre du Médiateur de la République l’invitant à le rencontrer pour échanger sur la Conférence d’entente nationale qui, tout semble l’indiquer, fera adopter par les acteurs de la classe politique le partage du Mali, acté dans l’accord d’Alger.

L’ancien Premier ministre se fend ainsi d’un refus poli mais cinglant qui dénonce le partage du Mali en des termes sans équivoque en dénonçant l’Accord d’Alger qui «<em>viole la Constitution de la République du Mali, y compris le caractère républicain, démocratique, unitaire et laïc de l’Etat, mais représente aussi une prime à la rébellion armée, au jihadisme et au crime organisé ainsi qu’une menace grave pour l’unité nationale et l’intégrité territoriale de notre pays</em>».

Dans l’œuvre de Claudel, Mesa, jeune homme en proie aux turbulences de l’amour d’une femme dit ceci : «<em>Il n'y a pas moyen de vous donner mon âme, Ysé. Je sais que vous ne m'aimez pas» </em>!<em> </em>Ce cri pourra être aussi celui des populations et notamment des jeunes lorsqu’éclateront sans nul doute des mouvements de révolte face aux autorités intérimaires à Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni.

Mais aussi dans l’ensemble du pays puisque le peuple se mettra débout sur les remparts pour dénoncer le partage du Mali et défendre l’unité de la nation.

&nbsp;

<strong>Olivier Haudet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauritanie&#45;Minusma&#45;Barkhane : Les talons d’Achille de la stabilité du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mauritanie-minusma-barkhane-talons-dachille-de-stabilite-sahel-2055792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mauritanie-minusma-barkhane-talons-dachille-de-stabilite-sahel-2055792.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/G-5-Sahel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 00:58:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"</em><em>Notre souhait, c'est de s'attaquer au cœur de la menace et le cœur de la menace c'est le Mali"</em>. Telle est la conviction exprimée par le président du Niger, Mahamadou Issoufou, à l’issue du sommet du G5 Sahel à Bamako (5 et 6 février 2017). Le Nord du Mali reste donc le ventre-mou de la lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne.

Sauf que cette situation est savamment entretenue par certains voisins du Mali qui, à la différence du Niger, n’ont jamais joué un franc-jeu avec nous dans le combat contre la rébellion puis le terrorisme. C’est le cas de la Mauritanie, qui a toujours abrité les forces de déstabilisation de notre pays. En dehors de Kidal, les réseaux qui écument le Nord du Mali ont comme base arrière le Burkina Faso, l’Algérie et surtout la Mauritanie.

<em>"</em><em>Nous comptons sur l’accompagnement de nos partenaires</em> (Union africaine et Nations unies) <em>pour la réussite de ces objectifs du G5-Sahel qui sont très importants pour nos pays et au-delà le continent, voire le monde entier"</em>, a indiqué le président de la République islamique de Mauritanie, Mohammed Ould Abdel Aziz.

Mais, il sait pertinemment que ce soutien ne changera rien à la donne parce qu’il ne sera jamais sincère et concret, surtout celui des Nations unies qui sont déjà présentes au nord du Mali. Une présence qui n’a aucun impact sur la lutte contre le terrorisme. Tout comme celle de Barkhane d’ailleurs.

Il est facile pour l’ambassadrice de la France à Bamako de dire que les forces françaises ont mené tant d’opérations conjointes telle année. Mais, quand en est-il de l’impact réel de ces opérations sur les réseaux terroristes plus que jamais opérationnels dans le Centre et le Nord du Mali ?

A défaut d’intervenir directement, la Minusma et Barkhane doivent au moins fournir aux forces armées et de sécurité du Mali des renseignements pour leur permettre de déjouer les attaques comme celle du 18 janvier 2017 contre le camp du Moc à Gao. D’ailleurs, nous ne cesserons jamais de nous demander comment une telle attaque a-t-elle pu être planifiée à leur insu ? Et curieusement, aucune présence de ces forces dans la zone de l’attentat ce jour !

Loin des objectifs affichés par la France et les Nations unies, ces deux forces sont aujourd’hui des éléments déstabilisateurs du Mali. Il ne faut plus se voiler la face, leur présence dans notre pays est une perte de temps et de moyens.

Les moyens utilisés pour entretenir des troupes presque inutiles et une administration oisive auraient pu aider les FAMa à être plus efficaces. En effet, comme l’a dit Idriss Deby Itno à Bamako, <em>"</em><em>nous ne demandons pas aux partenaires européens d’envoyer leurs soldats. Nous sommes prêts nous-mêmes, avec nos soldats, à ramener la paix et la stabilité dans notre sous-région"</em>.

<em>"</em><em>Si nous n'agissons pas vite, notre région deviendra durablement un espace terroriste"</em>, avait également souligné le chef de l’Etat tchadien. Et la nouvelle force conjointe semble être la réponse opérationnelle à cette équation. Le hic, c’est que les cinq pays croient avoir besoin du quitus (mandat) du Conseil de sécurité.

<em>"</em><em>Nous souhaitons très rapidement avoir un mandat clair du Conseil de sécurité des Nations unies pour que cette force qu'on a envisagé de mettre en place depuis le sommet de N’Djamena puisse réellement être opérationnelle"</em>, a souligné Mahamadou Issoufou du Niger. La Minusma n’a-t-elle pas un mandat clair du Conseil de sécurité ? Qu’est-ce que cela a changé ?

Visiblement, les dirigeants du G5-Sahel n’ont pas la maturité de comprendre où ils ne veulent pas comprendre que les ambitions de cette organisation sont en contradiction avec les intérêts économiques et géostratégiques de ceux dont ils sollicitent la bénédiction pour la stabilité de leurs pays.

<em>"</em><em>Le G5-Sahel n’est pas seulement axé sur la sécurité ou l’émigration clandestine, l’organisation prend en compte aussi le développement économique qui peut être la solution à plusieurs problèmes comme le terrorisme, le trafic de drogue et d’autres pratiques illicites"</em>, a déclaré Mohamed Ould Abdelaziz de Mauritanie. Et justement, nos pays sont déstabilisés par la France et ses alliés pour que nous ne puissions jamais accéder à ce niveau de développement qui les met à la touche !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cheikh Anta Diop : L’apôtre du de l’émergence par le développement intellectuel</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/cheikh-anta-diop-lapotre-de-lemergence-developpement-intellectuel-2055832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/cheikh-anta-diop-lapotre-de-lemergence-developpement-intellectuel-2055832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Cheikh-Anta-Diop.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 00:53:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"</em><em>L’impérialisme, tel le chasseur de la préhistoire, tue d’abord spirituellement et culturellement l’être, avant de chercher à l’éliminer physiquement. La négation de l’histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde"</em> ! Telle est la conviction défendue par Cheikh Anta Diop dans <em>"</em><em>Civilisation ou barbarie"</em> (Présence Africaine, Paris, 1981, page 10).

Pour cette éminence grise (historien, mathématicien, anthropologue et homme politique sénégalais), <em>"</em><em>l’Afrique doit opter pour une politique de développement scientifique et intellectuel et y mettre le prix ; sa vulnérabilité excessive des cinq derniers siècles est la conséquence d’une déficience technique. Le développement intellectuel est le moyen le plus sûr de faire cesser le chantage, les brimades, les humiliations…"</em>

C’est à ce prix que notre continent peut <em>"</em><em>redevenir un centre d’initiatives et de décisions scientifiques, au lieu de croire qu’elle est condamnée à rester l’appendice, le champ d’expansion économique des pays développés"</em>.

Avec Cheikh Anta Diop, l'Afrique a retrouvé sa place dans l'histoire antique de l'humanité, notamment dans l'histoire de l'Egypte. Toute sa vie, ce brillant intellectuel a œuvré pour <em>"</em><em>une meilleure connaissance de la culture de l'Egypte antique, et notamment de son imprégnation africaine"</em>.

Son désir de se réaliser en tant qu'être humain le mène tout naturellement à l'histoire, la sienne et non celle apprise dans les manuels scolaires, une histoire qu'il qualifiera de <em>"</em><em>falsifiée"</em> parce que partant d’une logique inacceptable à ses yeux : celle où la <em>"</em><em>race noire"</em> est dominée, et la <em>"</em><em>race blanche"</em> dominante.

Cette conviction est l’essence de <em>"</em><em>Nations nègres et culture"</em> publié en 1954. Un ouvrage anthropologique dans laquelle il s'emploie à démontrer l'antériorité négro-africaine de la civilisation égyptienne et son apport à la civilisation helléniste.

Une approche qu'il soutient d'autant plus facilement que les Grecs eux-mêmes ont reconnu avoir puisé nombre de leurs connaissances en philosophie (Aristote, Platon), en histoire (Hérodote), en mathématiques (Pythagore, Thalès) dans l'Egypte antique.

Dans ses travaux, il s'appliquait à démontrer la continuité historique de cette civilisation dans toute l'Afrique autour de la spiritualité (le culte des ancêtres), l'écriture (les hiéroglyphes, pères des alphabets Bamoun du Cameroun et Vaïs de la Sierra Leone), des coutumes (matriarcat prédominant dans l'Egypte antique, chez les Bambara et les Kongo) ou de l'art (statuaire, poésie, musique).

Et comme il l’a toujours défendu <em>"</em><em>pour recréer un corps de sciences humaines africaines, il faut repartir de l'Egypte, renouer avec les antiquités égyptiennes, seule façon de réconcilier les civilisations africaines avec l'histoire"</em>.

Au-delà de ses thèses sur l'urgente nécessité de l'unification fédérale, comme préalable à l'indépendance, ses recommandations sur l'énergie sont aussi brillantes. Le mathématicien spécialiste de la physique nucléaire avait élaboré rien de moins qu'une <em>"</em><em>doctrine énergétique africaine", </em>dans ses <em>"</em><em>Fondements économiques et culturels d'un Etat fédéral d'Afrique noire"</em>.

Du solaire à la géothermie, sans oublier les énergies fossiles, y compris l’uranium, il a dressé un inventaire complet des sources d'énergie disponibles sur le continent. Avant de suggérer le recours à l'hydrogène liquide par électrolyse de l'eau de mer comme nouveau vecteur d'énergie.

Le chercheur tout-terrain s’est, dès le départ, méfié du nucléaire, <em>"</em><em>à cause de la gestion des déchets radioactifs"</em>. Pour Cheikh Anta, <em>"</em><em>l'eau est une force capitale"</em>. <em>"</em><em>L'Afrique peut produire assez d'énergie, ne serait-ce qu'à partir des seuls barrages d'Inga, sur le fleuve Congo (RDC), pour alimenter l'ensemble du continent"</em>, se disait-il convaincu dans la conclusion de cette étude.

Des stratégies et des pistes d’indépendance énergétique qui n’ont jamais été creusées par nos dirigeants politiques parce que nous n’avons pas les cordons de la bourse et nous misons sur les PTF pour élaborer et mettre en œuvre toutes nos stratégies de développement. Et ceux-ci ne financent naturellement que les projets qui les arrangent en accentuant leur influence sur nos dirigeants et leur tutelle sur nos Etats.

Décédé le 7 février 1986, ce savant est immortalisé non seulement par son précieux héritage (recherches, publications scientifiques…), mais aussi l’Université de Dakar qui porte son nom depuis le 30 mars 1987.

Ce n’est pas sans doute cette forme de reconnaissance que Cheikh Anta Diop attendait des dirigeants sénégalais, voire africains. Mais plutôt une mise en œuvre efficiente de ses recherches et stratégies pour politiquement et économiquement affranchir nos Etats de la tutelle occidentale, notamment française et anglaise.

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vignette 2017 pour les motocycles : La mairie du district impose le calvaire aux usagers</title>
<link>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/vignette-2017-motocycles-mairie-district-impose-calvaire-aux-usagers-2041412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/vignette-2017-motocycles-mairie-district-impose-calvaire-aux-usagers-2041412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Mairie.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 02:40:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>Pour avoir une simple vignette de moto, des jeunes passent 4 à 6 heures de temps à la mairie centrale de Bamako. Un temps précieux qu'ils auraient pu consacrer à d'autres activités utiles et rentables</em>», c’est le constat fait par le citoyen et l’agent du CHU Gabriel Touré, Djimé Kanté. Une image qui n’échappe à aucun usager du centre ville de Bamako, surtout ceux qui circulent sur l’artère Ministère de l’Education-Koulouba.

Ce sont de pareilles situations qui encouragent la corruption dans nos services ! On ne peut pas en vouloir à la municipalité d’avoir initié une mesure (sticker) visant à limiter la fraude sur la vignette. Mais, cette initiative devait aussi prendre en compte des mesures permettant aux usagers d’acheter la vignette sans perdre une matinée ou toute la journée.

Pourquoi ne pas décentraliser la délivrance en installant des équipes dans les Mairies des Communes ou les Centre des impôts ?

C'est révoltant que dans un pays qui se veut bientôt émergeant les citoyens soient contraints de perdre des heures voire des journées de travail ou corrompre pour avoir le moindre de documents administratifs ou fiscaux !

<strong>Kader Toé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité alimentaire : Les femmes de Goundam bravent l’insécurité pour s’épanouir</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/securite-alimentaire-femmes-de-goundam-bravent-linsecurite-sepanouir-2041382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/securite-alimentaire-femmes-de-goundam-bravent-linsecurite-sepanouir-2041382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/maraichere-Goundam.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 01:52:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"A Goundam, la vie continue, en dépit d’une situation sécuritaire encore fragile. Je tiens, aujourd’hui à rendre hommage à nos courageuses maraîchères qui se mobilisent, au quotidien, pour assurer la sécurité alimentaire à des coûts respectueux du panier de la ménagère"</em>. La déclaration est de Mme Sall Oumou Seck, le maire de Goundam (Tombouctou).</strong>

De ses braves maraîchères, l’édile du Goundam parle avec une légitime fierté. Aujourd’hui, on dénombre plus de 500 femmes qui cultivent les 20 hectares aménagés par la mairie et équipés notamment de canaux d’irrigation et de deux châteaux d’eau.

Présentement, indiquent Mme Oumou Sall Seck, elles récoltent de la pomme de terre réputée dans tout le pays, des tomates, carottes, oignons, haricots, piments, aubergines, blés et de magnifiques betteraves de plus d’un kilogramme (voir photo) avec fierté. <em>"Tous ces produits sont biologiques"</em>, assure Mme le maire.

Une belle preuve de courage et de détermination que ces braves femmes qui doit inspirer la République entière.

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée mondiale contre le cancer : Sensibiliser pour réduire fardeau mondial du tueur silencieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/journee-mondiale-contre-cancer-sensibiliser-reduire-fardeau-mondial-tueur-silencieux-2041342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/journee-mondiale-contre-cancer-sensibiliser-reduire-fardeau-mondial-tueur-silencieux-2041342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 01:47:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 4 février est célébrée la Journée mondiale de lutte contre le cancer. "Nous pouvons. Je peux" est le thème choisi cette année par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de mieux étudier comment chacun, en groupe ou individuellement, peut prendre part à la réduction du fardeau mondial du cancer.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Un fléau, un vrai défi à la santé publique, qui constitue encore aujourd'hui la première cause de mortalité dans le monde, bien avant les guerres et autres catastrophes naturelles. Il fait beaucoup moins parler de lui, mais il tue. Pourtant, il se soigne si l’on prend conscience de l'utilité d'un dépistage précoce permettant d'arriver à une guérison.

Aïssata, Amah, Mariam, Korotoumou, Fatou, Minata, Saran… Difficile de vous citer toutes ces amies, belles-sœurs, épouses, mères arrachées à notre affection par un tueur silencieux après de longs mois de souffrance. Stoïques, elles ont souffert le martyre dans le silence pour éviter de bouleverser les habitudes de leurs proches, pour rassurer leurs enfants.

Au finish : elles ne sont plus là aujourd’hui. A la phase terminale du cancer, la mort est une délivrance tant la souffrance est atroce. C’est cruel de voir un être cher souffrir de la sorte et se sentir impuissant de faire quoi que ce soit pour le soulager. Sinon prier pour que Dieu atténue cette souffrance.

Le constat de base est l'augmentation de l'incidence des cancers ces 25 dernières années. Ainsi, l'OMS estime que le cancer aurait fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015. C'est pour cette raison que des moyens importants sont mis en œuvre dans le but de faire reculer le poids de cette maladie partout dans le monde.

Présentement, l'augmentation de fréquence des cancers concerne toutes les tranches d'âge, donc les enfants et les sujets jeunes. Ainsi, les cancers du sein concernent des femmes de plus en plus jeunes (avant 40 ans) et les cancers de la prostate des hommes de plus en plus jeunes (avant 50 ans).

Hélas ! Le dépistage précoce (détection) est le meilleur remède contre ce tueur silencieux qui gagne du terrain dans le monde, particulièrement au Mali où le nombre des victimes du cancer du sein ne cesse de croître d’année en année. En dépit de tests spécifiques (mammographies et échographies mammaires pour les cancers du sein, dosage des PSA pour les cancers de la prostate) mis au point depuis 20 ans.

<em>"Si soigner est vital, il faut aussi trouver l'origine de cette maladie qui touche toutes les cultures sans distinction"</em>, rappelle Sonia, l’une rares survivantes du fléau, d’autant plus que <em>"nous possédons tous ce cancer qui dort en nous comme un volcan"</em>. Et généralement, un choc émotionnel important ou un stress permanent peut être à l'origine de son réveil.

Cependant, beaucoup de cancérologues pensent que le plus grand responsable serait la pollution environnante ainsi que tous ces nouveaux matériaux que l'industrie emploie pour évoluer et surtout pour rentabiliser ses productions.

Des matériaux avec des composants dont on ne sait pas exactement comment ils réagissent sur notre santé. Cela va des produits de consommation (fruits, légumes, tubercules, lait, viande, œufs, huile…) aux cosmétiques (déodorant, parfum, désodorisant) en passant par les hydrocarbures…

C'est sans doute l'une des raisons de l'explosion du cancer en Afrique, particulièrement au Mali où le contrôle de la qualité n'est qu'un leurre. <em>"Pour bien faire, il faudrait laisser tremper dix minutes tous nos légumes et fruits dans de l'eau froide pour les nettoyer des pesticides avant de les éplucher. Je le fais même lorsque j'achète des produits bio"</em>, préconise Sonia.

<em>"Il est aussi recommandé de ne pas laisser un jeune enfant avec un portable, dont les ondes ont un impact sur son cerveau, et se méfier également des ordinateurs à cause des ondes invisibles qui traversent notre corps"</em>, conclut-elle.

Contre le cancer, <em>"Nous pouvons. Je peux"</em>, exhorte l’OMS. Chacun doit se convaincre à son  niveau d’être un acteur pouvant des conseils précieux et trouver les mots justes pour cette campagne de sensibilisation et de plaidoyer. A condition de s’informer pour véhiculer la bonne information.

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>

<strong>----------------------------------------------------------------------------------</strong>

<strong>VIH/SIDA : 100 000 Maliens infectés selon Malick Sène</strong>

Sur les 17 millions de Maliens 100 000 sont infectés par le VIH, 2500 Maliens meurent par an du Sida. Ces chiffres ont été dévoilés par le secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS), Malick Sène. C’était au cours d’une conférence de presse animée avec la représentante de l'Onusida en marge du 13e Festival sur le Niger à Ségou (du 1er au 5 février 2017).

Les régions nord ont les taux les plus élevés à cause de la crise qui réduit presque à néant les acquis en termes de dépistage précoce et de prise en charge. L'orpaillage a aussi contribué à augmenter le taux de contamination à Kayes et à Sikasso.

Au cours de cette conférence de presse, on a appris que le Mali a un budget de 2 milliards de F CFA pour lutter contre le VIH/Sida contre 12 milliards au Burkina Faso. N’empêche que nous avons l’un des programmes les plus dynamiques et les plus efficaces en Afrique.
<ol>
 	<li><strong> Bâ</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Association des comités nationaux olympiques d’Afrique : Les chemins du futur balisés à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/association-comites-nationaux-olympiques-dafrique-chemins-futur-balises-a-bamako-2041442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/association-comites-nationaux-olympiques-dafrique-chemins-futur-balises-a-bamako-2041442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/ACNOA-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 01:38:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bamako a abrité les 3 et 4 février 2017, la 50e session ordinaire du comité exécutif de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa). Une rencontre dont la cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence d’honneur de Mme Kéita Aminata Maïga. La première Dame du Mali est aussi la présidente de l'Académie nationale olympique du Mali, et vice-présidente de l'Association des académies nationales olympiques d'Afrique (AANOA).</em></strong>

<strong> </strong>Pour le président du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) et l’ACNOAZ II (Zone II de l’ACNOA), Habib Sissoko, le choix de Bamako est <em>"une marque de confiance et d’amitié envers le peuple malien et son CNO"</em>. <em>"J’en suis fier et je souhaite à toutes et à tous la cordiale bienvenue sur les rives du majestueux fleuve Djoliba"</em>, a-t-il souligné.

Et pour le président de l’Acnoa, l’intendant général Lassana Palenfo, <em>"la tenue de cette 50e session en terre malienne est une marque de solidarité et de soutien à l’égard de notre pays qui a connu une attaque terroriste le 18 janvier 2017"</em>.

C’est aussi un choix tactique, car le président de l’Acnoa est conscient que l’influence d’Habib Sissoko est incontournable pour briguer le 4e mandat qu’il briguera en mai prochain à Djibouti.

Mais, à Bamako, il s’agissait officiellement de se projeter dans l’avenir pour consolider les acquis des dernières années. Un bilan que le président Palenfo juge <em>"globalement positif"</em> en référence à la prestation des différents athlètes africains aux Jeux olympiques de <em>"Rio 2016"</em> (Brésil).

Les athlètes du continent ont pu obtenir 45 médailles (or, argent et bronze) dans différentes disciplines comme la natation, l’athlétisme, la boxe, le taekwondo et aussi dans certaines nouvelles disciplines. Ce qui a fait dire à Habib Sissoko que, comparativement aux Jeux de Pékin (Chine, 2008) et d’Athènes (Grèce, 2004), <em>"la prestation des athlètes africains à Rio a été positive"</em>.

Après les Jeux de Rio, ont expliqué les responsables de l’Acnoa, certaines dispositions ont été arrêtées pour permettre aux athlètes de bien se préparer désormais pour les futures compétitions. Dans ce cadre, des bourses d’études seront octroyées aux athlètes leur permettant de se préparer aux Etats-Unis ou en France dans certaines universités. Le processus administratif est déjà enclenché.

Par rapport à la vulgarisation de l’olympisme et de ses valeurs, l’Acnoa dispose de nos jours de plus d’une cinquantaine de centres Olympa Africa dont deux au Mali (Banankabougou et Markala). Ces dernières années, plus de six millions de jeunes athlètes africains ont été formés dans ces écoles.

La session de Bamako a également permis aux participants de se pencher sur le budget quadriennal de l’Association, qui passe désormais de 34 millions de dollars US à 41 millions, pour la période 2017-2021. A noter que les fonds de l’Acnoa proviennent essentiellement de la Solidarité olympique.

Tirant le bilan de cette 50e réunion lors de la conférence de presse co-animée avec Lassana Palenfo, M. Sissoko a souligné les problèmes auxquels est confrontée l’Acnoa. Ils ont été passés au peigne afin de mieux baliser l’avenir.

<em>"Aujourd’hui, le bilan de l’Acnoa est globalement positif"</em>, a déclaré Habib Sissoko qui préside la zone II de l’Acnoa ainsi que l’Union africaine du judo (UAJ). Une organisation à la tête de laquelle il a succédé à Lassana Palenfo. Un bilan positif qui explique sans doute que l’Afrique ait été valorisée à Rio et honorée par le <em>Prix de l’Acno 2016</em> par le Comité international olympique (CIO).

<em>"Au Mali, la défense de la cause de l’olympisme est un engagement commun et global. Les illustrations de cela sont la grande compréhension de l’Etat manifestée par l’accompagnement efficace et constant de Monsieur le ministre des Sports, l’adhésion forte des responsables du mouvement sportif, la contribution financière soutenue des entreprises et surtout l’investissement des personnalités à l’instar de la première Dame, Mme Kéita Aminata Maïga"</em>, avait déclaré M. Sissoko à la cérémonie d’ouverture.

Le ministre des Sports, Housseini Amion Guindo, avait souhaité à l’ouverture des travaux que la concertation de Bamako soit une occasion de relever de nouveaux défis. Il a exhorté les participants à se saisir de toutes les opportunités qui s’offrent pour booster le développement du sport africain par l’amélioration de sa gouvernance et la performance des athlètes.

A la fin de la cérémonie d’ouverture, le président Palenfo, a offert deux distinctions (Acnoa et CIO), à Mme Aminata Maïga Kéita pour son engagement constant et sa disponibilité à accompagner le sport et l'olympisme au Mali ainsi qu’à travers le monde.

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Augmentation du quota de pèlerins : Le ministre Thierno Hass Diallo s’arroge un mérite irréel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/augmentation-quota-de-pelerins-ministre-thierno-hass-diallo-sarroge-merite-irreel-2041302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/religion/augmentation-quota-de-pelerins-ministre-thierno-hass-diallo-sarroge-merite-irreel-2041302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Thierno-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 01:30:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour marquer la fin des travaux entrepris sur le site du pèlerinage à La Mecque, les autorités saoudiennes ont revu à la hausse le quota accordé aux pays musulmans. Une augmentation générale dont notre ministre des Affaires religieux et du Culte s’est déjà arrogé le mérite comme une prime de la "bonne organisation" de la campagne 2016 par ses services. Une mystification.</em></strong>

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, a récemment séjourné en Arabie saoudite pour mieux préparer la campagne du Hajj-2017. Ainsi, le 2 février 2017,  il a eu une rencontre avec le ministre saoudien en charge du Hajj.

Leurs échanges ont surtout porté sur différents aspects, dont le quota des pèlerins maliens, passé de 9000 pèlerins en 2016 à 13 330 cette année. <em>"Le ministre Thierno Hass Diallo a pu négocier cette année un quota de  13 330 pèlerins pour le Mali, soit une augmentation de 4430 pèlerins"</em>, lit-on dans la presse.

Le hic, c’est qu’il s’agit d’une augmentation générale et non un privilège accordé au seul Mali grâce au dynamisme de son ministre des Affaires religieuses et du Culte.

Depuis quelques années, le Royaume d’Arabie saoudite avait mis en chantier le site du pèlerinage aux lieux saints de l’islam qui avait atteint le seuil de sa capacité d’absorption de visiteurs religieux. Cette situation avait logiquement entraîné une stagnation du quota de pèlerins autorisés afin de mieux protéger les fidèles venus accomplir le cinquième pilier de l’islam.

Comme nous le rappelle d’ailleurs la présidente de l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT), Mme Cissé Fatimata Kouyaté, <em>"le rite du Hajj exige le respect de l’espace délimité pour cette pratique cultuelle"</em>.

La fin des travaux coïncidant avec le début des préparatifs du Hajj, les autorités saoudiennes ont notifié à tous les organisateurs du Hajj du monde entier la possibilité d’acquérir <em>"le quota demandé sans restriction aucune"</em>. <em>"C’est ainsi que le Mali a obtenu le quota de 13 000 pèlerins demandé et dont la majeure partie est dévolue à la filière privée"</em>, souligne Mme Cissé.

Le mérite de cette augmentation revient donc aux autorités saoudiennes du Hajj. Elles ne ménagent aucun effort pour l’amélioration perpétuelle des conditions d’accomplissement du cinquième pilier de l’islam.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en garde à IBK :   Le peuple en a marre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/mise-garde-a-ibk-peuple-a-marre-2041312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/mise-garde-a-ibk-peuple-a-marre-2041312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/09/IBK-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 01:21:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y a un an, déjà, disparaissait notre confrère Birama Touré, reporter au journal «<em>Le Sphinx</em>». C’est comme s’il s’était volatilisé parce qu’il n’a apparemment laissé nulle trace pouvant orienter sur son sort.</strong>

Mais, selon nos enquêtes, il aurait été enlevé et séquestré quelque part à Sotuba où il a été torturé des jours durant pour lui soutirer des «<em>informations compromettantes</em>» sur son employeur, Adama Dramé. Il serait décédé de suite des blessures ou aurait été achevé pour brouiller les pistes.

Qui a intérêt à avoir des informations pour confondre ou compromettre Adama Dramé ? Naturellement ceux qui sont gênés par ses articles d’investigations et dont le sommeil est perturbé par ses articles. Il s’agit de ceux-là même qui n’arrêtent pas de menacer d’attenter à sa vie s’il ne se tait pas.

Désormais nous mettons en garde le président IBK et son gouvernement, qui doivent veiller sur les citoyens et leurs biens, si jamais, quelque chose arrivait à Adama Dramé, ils en seraient responsables devant le peuple malien.

La société malienne actuelle tend à promouvoir la médiocrité. Restez dans la moyenne, pensez mou, ne faites pas de vagues serait le mot d'ordre du jour. Un modèle de réussite pas franchement idéal pour sortir de la crise qui plombe notre pays depuis des années !

La violence est le fort des hommes faibles et médiocres. Nous désignons par ce mot médiocrité, le système dans lequel nous vivons et qui tend à promouvoir les individus «<em>ni bons, ni probes, ni compétents</em>».

A contrario, ceux qui se distinguent par une certaine hauteur de vue, une solide culture ou encore une capacité à changer les choses sont mis sur la touche, volontairement écrasés pour ne pays faire des émules.

Ceux qui fouillent dans la poubelle des mafieux sont vilipendés, calomniés, dénigrés... Et comme cela ne suffit pas, ils sont menacés de mort, par ceux-là qui sont sortis de nulle part, qui sont devenus riches en pillant le denier public et qui ne veulent pas qu’on en parle.

Pour réussir aujourd'hui, il ne faut surtout pas sortir du rang, mais se conformer à un ordre établi. Ce qu'on appelle, avec un rictus complice, «<em>jouer le jeu</em>» revient en fait à se soumettre à des formats et à des idéologies qu'on devrait pourtant remettre en question.

La médiocratie incite à vivre et à travailler en somnambules et à considérer comme incontournable le cahier des charges, même absurde - auquel on est astreints.

Résultat, le travail ne paie plus vraiment. Ainsi, une personne qui souhaite progresser se retrouve contrainte de se positionner sur un échiquier -politique, social, relationnel- qui n'a plus rien à voir avec la réalité de son métier.

Ceux qui pensent qu’ils sont puissants aujourd’hui, doivent savoir qu’en réalité ils ne sont rien. Ils feront leur petit temps avant de s’en aller comme ils comme sont arrivés. Et nul n’est plus fort pour ne pas être déboulonné quand le peuple est déterminé.

L’histoire récente de notre sous-région nous enseigne qu’un certain Amadou Toumani Touré est parti à seulement deux mois de la fin de son mandat. Au Burkina Faso, la colère de la rue a eu raison de trente ans règne d’un Blaise Compaoré qui se prenait pour un Seigneur intouchable.

Et plus récemment, l’arrestation de Ras Bath (Mohamed Bathily alias Rastaman Bathily), a mobilisé des foules de citoyens en colère contre les pratiques mafieuses du clan d’IBK. On a dénombré un tué et des blessés.

Y a donc marre !

Le peuple en a marre de ce régime de voleurs. Si d’aventure, IBK et les siens perdent leur sang-froid et se permette des crimes, ils signeront la fin prématurée de leur pouvoir.

A bon entendeur… !

<strong>A.K. Dramé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival au désert : D’Essakane à la caravane culturelle pour la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-desert-dessakane-a-caravane-culturelle-paix-2041372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-desert-dessakane-a-caravane-culturelle-paix-2041372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/festival.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 00:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Réputé comme l’un des événements culturels les plus reconnus en Afrique, le Festival au désert célèbre depuis 2001 la culture saharienne, la malienne en particulier, accueillant dans le désert de Tombouctou ses nombreux invités sahélo-sahariens... Mais, à cause de l’insécurité qui règne dans le Nord du Mali depuis 2012, l’événement a momentanément abandonné son cadre géographique en se muant en caravane culturelle. Caravaniers qui ont pris le départ à Ségou à l’occasion du Festival sur le Niger.</em></strong>

<strong> </strong>Depuis l’interdiction de la musique au nord du Mali sous l’occupation extrémiste et à l’insécurité liée à la permanente menace terroriste, le Festival au désert est devenu alors <em>"Festival en exil"</em> pour manifester sa résilience. Au regroupement annuel d’Essakane (Tombouctou), a succédé depuis quelques années la Caravane culturelle pour la paix.

Aujourd’hui, avec la signature des accords de paix, l’espoir renait. C’est pourquoi, dans le souci de poursuivre ses objectifs de développement, de la promotion de la paix et de la diversité culturelle, en partenariat avec ses amis du Festival Taragalte de M’Hamid El Ghislaine (Maroc) et du Festival sur le Niger de Ségou, le Festival au désert sera encore exceptionnellement organisé sous forme de <em>"Caravane culturelle pour la paix"</em>.

La Caravane culturelle pour la paix 2017 a pris son départ au Festival sur le Niger de Ségou (du 1er au 5 février 2017) pour ensuite des étapes à Mopti (6 et 7 février 2017), à Sikasso (8 et 9 février 2017) et à Bamako les 10 et 12 février prochains.

Dans la capitale, deux concerts de clôture sont annoncés à l’Institut français du Mali (IFM) et à l’espace dit du Cinquantenaire au bord du fleuve Niger, avec la participation des représentants des régions du Nord et des camps de réfugiés.

La caravane fera ainsi escale pour un soir à l’IFM avec sur scène Etranes de Tombouctou, Daraa Tribes (Maroc), Sahel/Sahara Band (Mali-Maroc) et le rappeur Mylmo pour une <em>"jam session"</em>.

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Economie : Pourquoi le Mali taxe seulement les 50 premiers kilos d’or ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/economie-mali-taxe-50-premiers-kilos-dor-2027422.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/economie-mali-taxe-50-premiers-kilos-dor-2027422.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Or.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 01:45:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est un rapport accablant qui taxe le régime fiscal malien </em></strong><strong><em>"d’aimant pour le commerce illicite de l’or en Afrique de l’Ouest". L’ONG canadienne Partenariat Afrique Canada révèle des écarts criards dans les statistiques sur la production et sur le commerce entre le Mali et les Emirats arabes unis. Le Reflet a lu le rapport pour vous.</em></strong>

&nbsp;

Dans le document, il est écrit que les pratiques fiscales du Mali applicables aux exportations d’or font de notre pays la plaque tournante du commerce illicite de l’or en Afrique de l’Ouest.

Le rapport publié le jeudi 26 janvier 2017 et intitulé, <em>"L’Eldorado ouest-africain"</em> fait une cartographie sur le commerce illicite de l’or en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso. Une enquête sur les problèmes liés à la gouvernance de l’exploitation artisanale de l’or dans les trois pays et sur les vulnérabilités engendrées par le commerce illicite de l’or dans la région. Nous nous intéressons ici à notre cas.

Une analyse de la production d’or et des statistiques sur le commerce de l’or au Mali, de même que des importations d’or malien déclarées par les Emirats arabes unis, a permis de mettre en évidence des écarts majeurs dans les données rapportées. Sur une période de quatre années, les importations d’or malien par les EAU ont successivement dépassé la totalité de la production du Mali.

Le Mali a déclaré une production de 40 tonnes d’or en 2013, tandis que les EAU déclaraient en avoir importé 49,6 tonnes. En 2014, les chiffres ont augmenté, le Mali déclarant une production de 45,8 tonnes et les EAU des importations d’or du Mali s’élevant à 59,9 tonnes.

Puisqu’une grande part de la production industrielle du Mali est exportée vers les affineurs suisses et sud-africains, Partenariat Afrique Canada n’a pu trouver d’explication à ces écarts. L’ampleur du commerce illicite de l’or au Mali soulève des préoccupations quant à la paix et à la stabilité régionales et illustre la nécessité, pour les centres d’affinage, d’exercer une diligence raisonnable accrue à l’égard des importations.

Aussi, l’enquête révèle que le Mali n’applique les taxes à l’exportation que sur les 50 premiers kilos d’or par mois. <em>"Dans une large mesure, les statistiques du Mali sur l’exportation illustrent une tendance préoccupante, et il incombe aux affineurs et aux acheteurs internationaux d’exercer une diligence raisonnable accrue sur l’or exporté de ce pays afin de s’assurer que l’or est propre"</em>, a ajouté Joanne Lebert, directrice générale de Partenariat Afrique Canada.

Les auteurs affirment que <em>"l’application nuisible des lois fiscales par le Mali est une cause de préoccupations dans la région parce qu’elle favorise activement le commerce illicite de l’or. Les voisins du Mali sont privés d’importants revenus fiscaux puisque les négociants font traverser l’or en contrebande au-delà de la frontière pour tirer profit de l’allégement fiscal"</em>.

Selon Mme Lebert, tous les pays ont pris d’importantes mesures visant à encourager le commerce légal de l’or artisanal telles que l’harmonisation des taxes à l’exportation à un taux de 3 %. Le rapport estime ainsi que le secteur emploie trois millions de mineurs en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso.

Partenariat Afrique Canada demande au Mali d’entreprendre un examen exhaustif de son régime fiscal afin de corriger les échappatoires qui font de ce pays un aimant pour l’or produit en Afrique de l’Ouest. De plus, le rapport demande au Dubaï Multi-Commodities Centre, aux EAU, d’interdire les importations d’or transporté à la main et de démontrer qu’il contrôle davantage les importations d’or.

<strong>Olivier Haudet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Échec des aigles à la Can&#45;2017 : Tirer objectivement les enseignements pour mieux rebondir</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/echec-aigles-a-can-2017-tirer-objectivement-enseignements-mieux-rebondir-2027732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/echec-aigles-a-can-2017-tirer-objectivement-enseignements-mieux-rebondir-2027732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Moussa-Doumbia-Yves.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 01:42:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis leur 3e place en 2012 (Gabon-Guinée Equatoriale) et 2013 en Afrique du Sud, les Aigles du Mali ont du mal à confirmer leur rang aux phases finales de Can. Si, en 2015 ils ont été éliminés par tirage au sort, cette année au Gabon la sélection nationale senior a lamentablement échoué dans un groupe D pourtant à sa portée. La faute à une gestion technique peu appropriée.</em></strong>

Comme en 2015 en Guinée équatoriale, les Aigles du Mali ont été éliminés de la 31e phase finale de la Can dès le 1er tour. S’il y a deux ans, c’est un tirage au sort qui a scellé le sort de notre sélection nationale senior de football, cette année l’encadrement technique n’a pas été à la hauteur d’une bonne gestion du potentiel qu’il a lui-même rassemblé. Et curieusement, il s’est offert le luxe d’ignorer des pépites au prétexte de n’avoir pas besoin de leur apport pour combler la forte attente du public sportif.

En conséquence, le Mali est éliminé sans gloire avec deux nuls et une défaite. Le seul réconfort est sans doute ce bijou d’Yves Bissouma contre l’Ouganda comme prouver à Alain Giresse qu’il a eu tort de sous-estimer lui et sa génération.

Les signes avant-coureurs de cette élimination n’ont pas pourtant manqué ces derniers temps. Depuis le dernier match des éliminatoires de la Can <em>"Gabon-2017"</em> contre le Bénin à Bamako (5-2), le 4 septembre 2016 au stade du 26-Mars, les Aigles n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes.

Les deux premiers matches des éliminatoires de la Coupe du monde <em>"Russie-2018"</em> ont mis en évidence un malaise au sein de l’effectif de cette sélection nationale et surtout le manque d’emprise de l’encadrement sur certains joueurs à l’égo surdimensionné.

Après deux journées, dans les éliminatoires du prochain Mondial, le Mali affiche un zéro pointé et occupe la queue du groupe C après une défaite (1-3) contre la Côte d’Ivoire à Bouaké et un nul blanc contre le Gabon à Bamako.

Depuis ce fabuleux match contre les <em>Ecureuils</em> au 26-Mars de Bamako, les Aigles sont méconnaissables à cause surtout des dissensions internes entre certains joueurs. C’est ce qui explique des forfaits volontaires déguisés en blessures.

Nous avions un moment souhaité un grand rassemblement avec tous les joueurs susceptibles de défendre les couleurs du Mali dans les deux ans à venir. Et cela afin de se dire les vérités en face et continuer la route avec ceux qui sont réellement déterminés à défendre les couleurs nationales sans aprioris. Et la trêve hivernale en offrait l’occasion à la Fémafoot et à l’encadrement technique.

Toujours est-il qu’Alain Giresse a finalement révélé une présélection de 26 joueurs sans certains ténors (Modibo Maïga, Cheick Tidiane Diabaté, Sigamary Diarra, Cheick Fantamady…) et des valeurs sûres comme Adama Niane, Adama Traoré (Angleterre), Diadié Samassékou. Comme le dit un chroniqueur sportif, un choix est toujours subjectif. L’essentiel est que celui le fait l’assume.

&nbsp;

<strong>Catastrophique gestion de l’effectif</strong>

Mais, nous avions toujours défendu que les résultats des Aigles au Gabon dépendraient beaucoup de la gestion (technique et mentale) de cet effectif par l’encadrement technique. Ce dosage entre jeunes talents et valeurs confirmées pouvaient marcher à condition que le coach ne se fige pas dans des schémas tactiques privilégiant la prudence à l’audace d’attaquer pour surprendre nos adversaires.

Malheureusement, lors de nos deux premières sorties, le staff s’est curieusement accroché à des joueurs loin d’être au mieux de leur forme (Bakary Sako, Sambou Yattabaré…) se privant ainsi de la vitalité d’une jeunesse qui piaffait d’impatience pour prouver sa valeur.

En un mot, le coach a manqué de courage, d’audace ! Il a fait des mauvais choix en privilégiant l’expérience à la spontanéité juvénile. Le coach a donc une grande responsabilité dans cette élimination prématurée des Aigles.

Au Gabon, Alain Giresse a préféré s’enfermer dans sa propre logique visiblement basée sur la prudence. Ce qui s’est révélé suicidaire parce que ceux à qui il a fait confiance se sont presque révélés des canards boiteux.

Il faut aussi souligner que les Aigles du Mali ont manqué d’une forte personnalité dans les vestiaires pour guider cette sélection. C’est ce rôle que Seydoublen (Seydou Kéita) a joué auprès de ces jeunes coéquipiers en 2012 et en 2013. Il a eu mal à l’assumer en 2015 parce que son autorité a été sapée par certains joueurs qui se prenaient déjà pour des stars incontournables.

Alain Giresse doit-il partir ? Qui pour le remplacer ? Ce débat est souvent virulent sur les réseaux sociaux depuis cet échec. Et nombreux sont ceux qui pensent qu’il est temps que nous  fassions confiance à un Malien pour coacher la sélection nationale senior de football.

C’est une piste et une solution envisageable avec la montée en puissance des cadets et juniors mondialistes. Qu’ils le veuillent ou non, ces talents savent qu’ils doivent tout à des techniciens comme Faniery Diarra et Mbaye Bâ.

C’est envisageable surtout quand on voit ce qu’Aliou Cissé, ex-capitaine des Lions de la Terranga, est en train de réussir avec le Sénégal. C’est une sélection qui a marqué les esprits au Gabon malgré son élimination en quarts de finale. On se rappellera aussi que l’Egypte a eu toutes ses consécrations avec un coach du pays, que le regretté Stephen Keshi a offert au Nigéria sa dernière consécration africaine en 2013 en Afrique du Sud et que c’est avec Yeo Martial que les Eléphants de la Côte d’Ivoire ont été sacrés pour la première fois en 1992 au Sénégal…

Mais comparaison n’est jamais raison et la personnalité est très importante à ce niveau. Il faut avoir de la personnalité pour imposer sa vision technique et tactique à un joueur qui sait qu’il gagne en un mois ce que tu ne peux pas gagner en un an et qui croit que jouer pour la patrie n’est pas un privilège, mais un sacrifice personnel.

Les partisans du choix d’un technicien national pour diriger les Aigles se basent sur les résultats des petites catégories (cadets et juniors) dont la gestion technique est totalement différente de celle des seniors. L’EN fanion est un autre environnement, un autre niveau dont la gestion dépasse la seule maîtrise technique…

Sans aucun complexe, nous pensons que le problème ne se pose pas forcément en termes d’entraîneur expatrié ou national, mais de l’efficacité de l’encadrement technique.

Ces dernières années, le sélectionneur national est beaucoup plus sous la tutelle du 1er vice-président de la Fémafoot chargé des sélections nationales. Ainsi, Alain Giresse est le choix de Boucary Sidibé dit Kolon (ex-président du Stade malien de Bamako, aujourd’hui ambassadeur aux Emirats arabes unis). Et c’est lui aussi qui aurait désigné son adjoint.

A partir du moment où on a en une direction technique nationale (DTN), son avis doit être important, voire primordial dans le choix d’un sélectionneur national. Et c’est cette DTN qui est mieux placée pour nous éclairer sur le débat actuel.

Mais, curieusement, elle est tenue à l’écart non seulement dans le choix d’un technicien pour les sélections nationales, mais aussi de leur préparation et de leur participation aux phases finales des compétitions auxquelles elles réussissent à se qualifier.

A notre analyse, Malien ou expatrié, le choix d’un adjoint doit être aussi important que celui de l’entraîneur principal. C’est un poste que l’on néglige alors qu’il est très important. Ne serait-ce que pour préparer un technicien malien à se positionner pour être entraîneur principal dans un bref délai.

Il doit être confié à quelqu’un qui à une forte personnalité et qui peut réellement apporter au sélectionneur quelque chose en termes technique, mental...

&nbsp;

<strong>Un expatrié judicieusement secondé et bien encadré par la DTN</strong>

Le mental est nécessaire d’autant plus que la psychologie du footballeur malien est souvent la donne essentielle que les expatriés ont du mal à apprécier pour la maîtriser. Nous n’avons rien contre l’homme, mais nous pensons que celui qui occupe ce poste depuis des années n'est d'aucune utilité aux coaches au poste d’adjoint ! Contrairement à un Djibril Dramé, à un Mbaye Bah, Faniery Diarra, Cheick Oumar Koné.

L'autre problème majeur, c'est de tenir le directeur technique national (DTN) loin de la sélection nationale alors que c'est un technicien expérimenté que de nombreux pays nous envient.

Ce consultant et instructeur de la Caf et de la Fifa n’a rallié le Gabon qu’au moment où les carottes étaient presque cuites pour le Mali. Cela d’autant plus que c’est surtout face à l’Egypte que nous avons laissé filer notre chance de nous qualifier pour le second tour.

C’est incompréhensible qu’on le tienne éloigné du staff technique des Aigles, surtout pour préparer et participer aux phases finales de Can (2012, 2013, 2015 et 2017) alors que ses conseils et ses analyses de nos adversaires et des stratégies à mettre en place sont souvent du pain béni pour un technicien qui l’écoute réellement et sait y tirer les enseignements nécessaires.

En 2012, toujours au Gabon, nous avons eu le privilège de cohabiter avec l’actuel DTN et de bénéficier de ses analyses pour enrichir nos papiers. Et les résultats des rencontres lui donnaient toujours raison. Le DTN, est un élément essentiel autour des sélections nationales. Mais, visiblement, le nôtre dérange beaucoup de gens au point qu’on ne fasse aucun effort pour profiter de son expertise.

C’est pourquoi nous sommes convaincus que même avec un coach national, on ne sera pas au bout de nos déceptions parce que le problème est plus profond qu'on ne le pense ! Comme on le dit, le ver est dans le fruit et il faut un traitement de choc et non un remède circonstanciel.

Notre avis est aujourd’hui un expatrié assisté de Djibril Dramé ou Cheick Oumar Koné et supervisé par le DTN dont l'avis doit compter dans son choix. Et il faudrait aussi voir comment mieux impliquer Seydou Kéita et Frédéric Oumar Kanouté dans cet encadrement technique new look. Comme conseillers ou chargés de mission par exemple !

Et si nous devons changer de coach, c'est le moment de le faire pour permettre au nouveau de mieux s'imprégner de  son nouvel environnement. Cela est extrêmement important pour mieux aborder les éliminatoires de la Can <em>"Cameroun-2019"</em> (le Mali est dans le groupe C avec le Gabon, le Burundi, Djibouti ou Sud Soudan) prévus de juin 2017 à novembre 2018.

Sans oublier la 3e journée des éliminatoires du mondial <em>"Russie-2018"</em> avec un déplacement très important au Maroc le 28 août 2017 (Maroc-Mali, et Gabon Côte d’Ivoire).

Après cet échec, cette énième désillusion, le plus important, c’est de vite rebondir !

<strong>Alphaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival sur le Niger : Une tradition perpétuée au grand bonheur des Ségoviens</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-niger-tradition-perpetuee-grand-bonheur-segoviens-2027682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-niger-tradition-perpetuee-grand-bonheur-segoviens-2027682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/festival-Niger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 01:21:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ségou vibrera du 1er au 5 février la 13e édition du Festival sur le Niger. La direction du Festival, sous la houlette de Mamou Daffé, a animé une conférence de presse avec les médias de la région le 28 janvier 2017. Il s’agissait de faire le point des préparatifs.</em></strong>
<em>"Jeunesse africaine et le défi du numérique"</em> est le thème central de la 13e édition du Festival sur le Niger que la Cité des Balanzans abritera du 1er au 5 février 2017.

<em>"Nous avons cette année décidé d’organiser la manifestation sur trois scènes : la scène Biton sera installée au Quai des arts où aura lieu la foire internationale de Ségou, la scène de la Fondation du Festival sur le Niger qui va recevoir tous les grands concerts et la scène du Centre culturel Kôrè de Sébougou, pour le théâtre, la danse et certains concerts"</em>, a précisé Mamou Daffé, directeur du Festival sur le Niger, lors d’une rencontre avec la presse locale à deux jours de l’ouverture de la rencontre annuelle de la culture, de l’art et de la musique à Ségou.

De tous les aspects évoqués par le directeur fondateur du Festival, la question sécuritaire est revenue est centrale. La sécurisation de l’événement est un défi que les organisateurs comptent relever avec l’engagement inconditionnel des forces armées et de sécurité de la région.

<em>"Nous, notre fierté, c’est le Festival sur le Niger"</em>, a reconnu le nouveau maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra. Selon l’édile de la ville, c’est un honneur pour Ségou de voir le Festival sur le Niger s’inscrire dans la durée. Un festival grâce auquel Ségou est aujourd’hui la capitale de la culture africaine.

De l’avis de Nouhoum Diarra, maire de Ségou, la situation sécuritaire que vit notre pays ne doit pas être un obstacle en soi dans la tenue du Festival sur le Niger. <em>"La question sécuritaire est un problème universel"</em>, a-t-il rappelé.

De la conférence de presse du 28 janvier dernier, on retient que pour cette édition 120 stands sont installés à la Foire internationale de Ségou en bordure du fleuve. Cette année le festival aura un nouveau format avec des ouvertures sur le théâtre et la danse. Dans le domaine de la musique, trois soirées thématiques sont prévues.

La soirée de la <em>"Nuit de la paix"</em> est prévue ce soir (jeudi 2 février 2017) à la Fondation du Festival sur le Niger, avec des artistes comme Abdoulaye Diabaté, Sadio Kouyaté, Draa Tribes du Maroc, Ali Farka Touré Band et Sahel Sahara Band.

La soirée hip hop aura lieu demain, vendredi 3 février 2017, sur la scène de la Fondation du Festival sur le Niger. Elle sera consacrée à la restitution de la résidence de création avec des artistes comme Master Soumy, Mylmo, Penzy, Tal B, Kira Kono, Gaspy, Koudy du Bénin et Didier Awadi du Sénégal.

Communément appelée <em>"Samedi national"</em>, la soirée internationale est programmée pour le 4 février 2017, à la Fondation du Festival sur le Niger, avec des artistes comme Salif Kéita, Ade Bantu, Vieux Farka Touré, Elida d’Almeida (Cap Vert), José Mucavelé (Mozambique) et Adama Kéita.

Parallèlement à cette programmation, qui se déroulera sur trois nuits, le Quai des arts de Ségou (l’ancien site du Festival sur le Niger) au bord du Fleuve recevra la scène Biton qui va enregistrer des concerts d’artistes en plein jour du 1er au 4 février 2017.

Un programme alléchant qui prévoit le théâtre, la danse, des conférence-débats autour du thème central, une foire d’exposition.

<strong>Aïssata Bâ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le point : Plutôt mourir que de se taire…</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/point-plutot-mourir-de-se-taire-2027512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/point-plutot-mourir-de-se-taire-2027512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/liberte-presse.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 01:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Aucune trace ! Aucun signe depuis un an ! Peu d’espoir pour sa famille, surtout pour son infortunée fiancée dont le rêve de fonder un foyer  a été brisé la veille de passer devant le maire. C’est comme si notre confrère Birama Touré (journaliste de Le Sphinx) s’était volatilisé. Et visiblement cela ne semble perturber le sommeil d’aucun des dirigeants de ce pays, toutes les chapelles confondues.  Et comme si cette indifférence ne suffisait, c’est le Directeur de publication et fondateur de l’hebdomadaire Le Sphinx qui est dans le collimateur de la mafia politico-économique  malienne. Une pègre si confiante de l’impunité et si sûre du bouclier qui la protège qu’elle œuvre au vu et au su de tous. Réputé pour ses qualités et son sérieux dans l’investigation, Adama Dramé fait l’objet de menace de mort. Et cela parce que Le Sphinx et son courageux fondateur sont un obstacle à l’Omerta qu’on voudrait entourer ces crimes. Après des années d’intimidations et de sabotages de son journal, Adama est directement menacé aujourd’hui. Des pressions sur les annonceurs et d’autres sources de revenus n’ayant pas permis de museler Le Sphinx, des crapules veulent passer à la vitesse supérieure.  Depuis des semaines, des poltrons se barricadent derrière l’anonymat pour lui envoyer des messages de mise en garde, voire des menaces de mort.  En effet, des mises en garde lui sont quotidiennement adressées depuis plusieurs semaines. Certaines personnalités haut placées lui ont même conseillé de mettre la pédale douce. Cela signifie tout simplement de ne pas fouiller dans les poubelles nauséabondes des kleptomanes aux commandes à Bamako  voire dans le pays. Le nombre de supports médiatiques pluriels au Mali, ne veut absolument pas dire qu’il y a au pays d’IBK, la liberté d’information et la liberté d’expression citoyenne de qualité. Et surtout que nous savons que beaucoup de ces organes (journaux, radios et télévisions) ont été créés ces dernières années pour noyer la vraie information, les analyses pertinentes et objectives.  En sentinelle de la démocratie, de la justice et de la liberté, de toute les libertés, nous sommes déterminés à continuer à nous battre pour assouvir la soif de liberté et de démocratie qui, il y a bientôt 26 ans, avait poussé le peuple malien à se soulever contre le régime dictatorial du général Moussa Traoré. Nous n’abandonnerons le front de la liberté et de la justice tant que nous n’avons pas la certitude que cette attente est comblée et que les valeurs démocratiques pour lesquelles nos Martyrs se sont sacrifiés sont des principes cardinaux de la gouvernance de notre pays. Comme le disait le président IBK lors du dépôt du gerbe au monument des Martyrs le 26 Mars 2016, «…que chacun pense à ceux-là qui ne sont pas là aujourd’hui, mais qui nous voient». Ainsi des «dérangeurs» publics, des miroirs de notre mauvaise conscience comme le doyen Adama Dramé de Le Sphinx ne trouveront rien à dire et à écrire autre chose que leur tresser des couronnes de… lauriers !  A défaut, nous allons préférer nous promener avec notre linceul que nous taire en trahissant le Martyrs de la démocratie. Un silence qui nous rendrait complice du pillage de notre pays organisé en mode de gouvernance ! La Rédaction]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aissata B. Maiga, basketteuse internationale : &amp;quot;Notre peuple mérite de vivre la joie d’un sacre continental&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/aissata-b-maiga-basketteuse-internationale-peuple-merite-de-vivre-joie-dun-sacre-continental-2027812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/aissata-b-maiga-basketteuse-internationale-peuple-merite-de-vivre-joie-dun-sacre-continental-2027812.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 01:14:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir fait les beaux jours de l’équipe féminine de basket-ball du Djoliba AC de Bamako la saison écoulée, l’internationale Aïssata Boubacar Maïga vient de poser ses valises à Rabat, la capitale royale du Maroc, où elle a signé pour un an avec le Fath Union Sport (Fus). Dans cet entretien, elle a confié au "Le Reflet" ses ambitions avec ce nouveau club et avec les Aigles du Mali pour l’Afrobasket féminin 2017 que le Mali abritera en été prochain. Interview !</em></strong>

<strong>- Le Reflet : Pouvez-vous nous présenter en quelques lignes votre nouveau club ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> Le Fus (Fath Union Sport) Basket est l’équipe principale de la ville de Rabat fondée en 1946. Elle évolue dans la division <em>"Excellence"</em> constituée d’une dizaine d’équipes.

<strong>- Le Reflet :</strong> <strong>Quand est-ce que vous avez signé avec le Fus ?</strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> Je suis officiellement devenue <em>Fussiste</em> le 10 janvier 2017.

<strong>- Le Reflet : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager avec un club marocain ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> D'abord à cause de mon amour sans limite du basket. Je nourris aussi l’ambition de relever de nouveaux défis, de vivre de nouvelles expériences et d’être au top pour pouvoir répondre présent si j'ai l'honneur de défendre ma patrie dans les compétitions à venir.

<strong>- Le Reflet : Quelles sont vos ambitions avec ce club ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> Le Fus fait partie des plus grandes équipes du Maroc. Et comme tout grand club, nous aspirons à des titres comme la Coupe du Trône, les play-offs… Ce ne sera certes pas facile, mais j'ose espérer qu'avec le plus que j'apporterai, nous y parviendrons et nous donnerons le meilleur de nous-mêmes tout au long de la saison pour y arriver.

<strong>- Le Reflet : Par rapport au basket féminin malien, sentez-vous une différence, notamment le niveau technique et les conditions de travail ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> Après deux semaines passées ici, le basket marocain est très technique et basé sur un jeu rapide. Cela s'explique sûrement par le fait que presque toutes les équipes sont renforcées par des étrangères d'un peu partout, y compris des Américaines. Sans compter qu'il y a plusieurs séances d'entraînement en une journée. Ce qui n'est pas le cas au Mali. Ici, c’est plus dans un cadre professionnel, les uns et les autres en font donc une priorité.

<strong>- Le Reflet : Que retenez-vous comme satisfaction de la saison passée avec le Djoliba dame ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> Ça a été une immense joie d'avoir pu jouer avec le club où j’ai débuté, d'avoir gagné tous ces titres, à savoir la Super Coupe 2015, la Coupe PMU-Mali, la Coupe Siprovet, la coupe BDM-SA pour ne citer que ceux-ci. Mais surtout d'avoir été championne de la saison. Je profite d'ailleurs de l'occasion qui m'est offerte pour féliciter mes coéquipières qui n'ont jamais baissé les bras et ont toujours fait preuve de bravoure.

<strong>- Le Reflet : Le Mali doit abriter en été prochain l’Afrobasket féminin 2017. Comment réagissez-vous à ce choix porté sur le Mali ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> C'est un grand honneur que le Mali ait été choisi et je suis sûre que nous gagnerons le pari d'organiser l'un des plus beaux tournois. Donc vivement l’Afrobasket 2017 au Mali.

<strong>- Le Reflet : Les Maliennes sont données favorites de la compétition. Est-ce votre avis ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> Nous sommes une grande nation de basket avec un effectif assez fourni. Sans compter que nous sommes le pays organisateur. C’est donc normal que le Mali soit donné favori de la compétition. A nous maintenant de nous battre pour confirmer ce pronostic qui nous est favorable.

<strong>- Le Reflet : D’après vous, quelles sont les conditions à remplir pour que le Mali puisse s’imposer à domicile ? </strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> La préparation étant la clef de toute réussite, il faudra qu'elle soit efficace dans tous les domaines. Le staff technique et les joueuses doivent également être au top et se donner à fond comme ils l'ont toujours fait. Et surtout que le peuple nous soutienne.

<strong>- Le Reflet : Quel appel lancez-vous aux joueuses pour cette mission ?</strong>

<strong>Aïssata B. Maïga :</strong> Aux joueuses, je mettrais encore une fois l'accent sur la préparation et de n'avoir qu'une seule mentalité: celle de gagnante. Le peuple malien mérite de vivre cette joie. Nous le devons, pouvons et nous le ferons, Inch Allah !

<em>Propos recueillis par</em>

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Afrique vue de France : L’éveil d’un regard naïf</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-vue-de-france-leveil-dun-regard-naif-2027582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lafrique-vue-de-france-leveil-dun-regard-naif-2027582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 01:13:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est avec plaisir que j’ai découvert le contenu des premiers numéros de Le Reflet, un journal très très engagé !</em></strong>

<strong><em> </em></strong>De mes lectures, je retiens que si le Mali a obtenu l'indépendance politique, ce n'est pas le cas pour l'indépendance économique. Pour vous libérer du joug de la France, il vous faut retrouver une autonomie culturelle, politique et économique afin d'avoir une vraie identité africaine. Sans cette identité impossible de se faire valoir et d'avoir une certaine reconnaissance.

Votre analyse sur les relations entre l’Afrique et la France est juste et les remarques sont pertinentes. Concernant une éventuelle aide pour faire avancer le Mali, ce n'est même pas la peine d'y penser.

En supposant que les dirigeants français concèdent à vous accorder un peu de leur estime, ils n'auront jamais l'approbation du peuple français qui vous considère comme des <em>"parasites"</em> qui profitent de notre situation économique alors que le Mali est une vache à lait pour la France.

L'inconvénient, et il est de taille, est que nous le peuple n'avons pas connaissance de ce qui se passe réellement chez vous. On ne cesse de nous rabattre les oreilles que la France s'est engagée à vous venir en aide notamment au niveau de la sécurité, notamment l'appui de notre armée française pour combattre les extrémistes.

Tout cela représente un coût financier pour la France et le peuple ne comprend pas cette dépense qui, à ses yeux, est tout simplement du gâchis, car il n'y a aucune avancée au Mali. Un pays toujours au même stade de sa crise et qui, en plus, profite de la manne financière de la France.

La majorité des Français pensent ainsi. Triste réalité quand on sait. Et de toute façon nos dirigeants n'ont nullement l'intention de vous venir en aide. Mais cela, vous le savez déjà. Non seulement ils nous trompent en nous faisant croire que sans l’aide de la France vos pays vont disparaître et ils vous exploitent à volonté. Et cela sous le regard approbateur mais bien naïf du Français moyen qui croit savoir mais ne sait rien.

En ce qui concerne la colonisation, un mot qui revient très souvent dans vos écrits, là encore la majorité des Français sont loin d'imaginer les conséquences de cet état que vous subissez encore maintenant. Pis, il est persuadé que depuis le temps que l'on en parle, il y aurait une volonté de votre part à ne pas vous affranchir.

Pour faire court, pour le Français moyen, <em>"l'Africain est un fainéant et donc un bon à rien qui ne sait que profiter de l'autre"</em>. Et le fait que le peuple français pense ainsi arrange bien nos dirigeants qui ont su aussi nous manipuler.

Maintenant il n'y a pas de fumée sans feu et il vrai que l'Africain a dû mal de s'imposer et il ne semble pas y avoir un vrai sursaut qui nous permettrait d'y voir un peu plus clair. Personnellement, j'ai longtemps vu votre peuple comme des braves mais avec un manque d'investissement pour progresser.

Maintenant grâce à mes relations ici en France et en Afrique, particulièrement au Mali, je sais beaucoup de choses dans nos relations avec les Africains et je ne suis pas fière de mon pays.

Naïve ? Oui je l'ai été parce que je n’avais personne pour m'ouvrir les yeux dans la bonne direction. Maintenant c’est fait grâce à mes amis africains en France et en Afrique, et maintenant grâce au riche et engagé contenu de Le Reflet !

<strong>Sonia Duchesse</strong>

<em>(Activiste française)</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ô Mali, si tu savais !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/o-mali-savais-2027652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/o-mali-savais-2027652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 01:02:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un jour, la nuit s’est abattue sur l’horizon

Depuis  mon Afrique cherche l’espoir à tâtons

Tandis que dans les rues, au-dessus des  maisons

Rôdent les vautours de la colonisation

&nbsp;

Avec, pour complice, le vassal insatiable

Nourri par la convoitise incommensurable

D’une bouillie intellectuelle exécrable

Mélange d’oppression et corruption  minable

&nbsp;

Promis de s’occuper des écuries d’Augias

Ils confondent servir et se servir, hélas !

Et  le pauvre <em>con-tribuable</em> payera

Les fromages d’une République mollasse

&nbsp;

Hélas ! C’était compter sans cette cruauté

De l’impitoyable cannibale enragé

Profitant des états rapaces  égarés

Et  aveuglés par leur égotisme sacré

&nbsp;

Sur l’autel de la suprématie aliénée

Des innocents sacrifiés, des espoirs brisés

Des valeurs volées, des familles mutilées

Sous nos yeux torturés : un monde démembré

&nbsp;

Quand leurs armes violent l’innocente candeur

Mutilent nos heures, nos marchands de couleur

Nous signons à l’encre de la vie, de la peur

Avant de sombrer sous les tirs de la terreur

&nbsp;

Mais, quelle que soit la durée du noir soupir

Sur ce grand cahot, bientôt, l’aube pointera

Sur la Tour de l’Afrique, le jour se lèvera

Et de ses rayons vifs, brûlera les vampires

&nbsp;

Pour un paysage neuf, misons sur l’espoir

Que nos vraies valeurs s’enracinent à jamais

N’offrons pas aux mécréants notre désespoir

Car c’est ensemble que nous sauverons la paix

&nbsp;

Sur ce chemin tortueux et abandonné

Oublions notre p’tit confort égocentrique

Nos comportements médiocres, la peur du risque

De cet élan dépend la luminosité

&nbsp;

Rares sont les lanternes du bonheur passant

Pourtant tout geste du cœur est un acte noble

Aucun présent n’est petit ou insignifiant

Pour nos enfants osons un avenir durable

&nbsp;

<em>EPICTOU &amp; BOLMOUSS</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival Ginna Dogon :   Les Trésors des Falaises s’exposent sur les berges du Djoliba à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-ginna-dogon-tresors-falaises-sexposent-berges-djoliba-a-bamako-2013282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-ginna-dogon-tresors-falaises-sexposent-berges-djoliba-a-bamako-2013282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Masques-Dogon.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 01:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La seconde édition du Festival Culturel Dogon, «Ogobagna» de l’association Ginna Dogon, a débuté le 23 janvier 2017 à Bamako. A défaut de pouvoir attirer les touristes à la découverte des richesses du <em>Pays Dogon</em>, Ginna Dogon a choisi de les mettre en vitrine sur la Place du Cinquantenaire, au bord du fleuve Niger à Bamako, pour qu’elles soient accessibles à tous.</strong>

Promouvoir la culture Dogon, est l’objectif de ce Festival Culturel Dogon «<em>Ogobagna</em>» dont la première édition s’était déroulée du 29 au 31 janvier 2016. La seconde édition a démarré le 23 janvier 2017 sur la <em>Place du Cinquantenaire</em>, sur les berges du fleuve Niger en face de l’ENSUP, à Bamako.

«<em>Le pays dogon est l’un des angles du triangle touristique qui faisait du Mali l’une des destinations les plus prisées de l’Afrique</em>», a déclaré Mme Cissé Fatimata Kouyaté, la présidente de l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT), après la cérémonie d’ouverture.

Placée sous le parrainage de Mme le ministre de la Culture, Ndiaye Ramatoulaye Diallo, cette édition s’est mise au diapason de la tragédie que notre pays est entrain de vivre : <em>la sobriété de l’après deuil consécutif à l’attentat meurtrier contre le Camp du MOC le 18 janvier dernier à Gao</em> !

N’empêche que l’événement a tenu ses promesses. La marraine Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo, a tenu à rappeler à ses cousins leur promesse de l’habiller dogon cette année. Comme lors de la première édition, elle leur a offert une grosse vache. Un geste qui, selon des traditionalistes, «<em>relève de sa grande courtoisie et son sens des us et coutumes de chez nous</em>».

Les dogons l’ont gratifié d’éloges et lui ont donné le nom de <em>Yayiré</em>, un nom dogon qui signifie «<em>la femme au dessus de toutes les autres</em>».
Les danses des Tellems, des masques dogons… ont agrémenté la cérémonie d’ouverture de cette seconde édition qui a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Wallet Intalou.

Les dogons promettent aux Bamakois une semaine assez riche en démonstrations culturelles et artistiques variées. Ce qui fait de ce festival une prestigieuse vitrine de promotion touristique. A défaut de pouvoir attirer les touristes à la découverte des richesses du Pays Dogon, Ginna Dogon a choisi de mettre en vitrine leurs trésors au bord du fleuve Niger à Bamako.

<strong>Aïssata Bâ</strong>

<strong>Source : Le Reflet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’adieu de Jammeh à la Gambie :  «L&amp;apos;Afrique ne sera jamais indépendante tant qu&amp;apos;elle sera aux ordres de l&amp;apos;Occident»</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/ladieu-de-jammeh-a-gambie-lafrique-ne-sera-jamais-independante-tant-sera-aux-ordres-de-loccident-2013392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/ladieu-de-jammeh-a-gambie-lafrique-ne-sera-jamais-independante-tant-sera-aux-ordres-de-loccident-2013392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Yaya-Jammeh-Conde.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 01:10:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>Si je quitte mon pays ce soir, ce n'est pas un signe de faiblesse, c'est juste pour ne pas faire couler le sang de mes compatriotes. En 22 ans, j'ai pu asseoir un modèle de démocratie à la gambienne</em>». Ainsi s’est exprimé Yahya Jammeh, dans son discours d’adieu prononcé à la télévision nationale gambienne le 20 janvier 2017.

«<em>Je ne dirai pas que je suis un saint mais vous comprendrez avec le temps que j'aimais mon pays. L'Afrique tant qu'elle sera aux ordres de l'Occident ne sera jamais indépendante</em>», avait-il ajouté.

Lors de ce discours d'adieu prononcé à la télévision nationale, Yahya Jammeh a dit toute sa reconnaissance, son amour mais aussi toute sa fierté au peuple gambien.

Il a expliqué que personne ne lui a dicté sa décision de partir mais il l'a fait pour la paix et la sécurité de la Gambie et des Gambiens. Il a remercié tous ceux qui ont travaillé avec lui durant toutes ces années à qui il a demandé de travailler pour la paix et la sécurité de la Gambie. Il a remercié ses services secrets, ses militants mais aussi tous ceux qui ont toujours cru en lui. Il a remercié le peuple Gambien et a rendu grâce à Dieu.

Après de longues semaines de négociations Jammeh a donc finalement quitté sa Gambie le samedi 21 janvier 2017 pour Malabo (Guinée Equatoriale) via Conakry. Un départ douloureux pour ses partisans, plus nombreux que ne le disent les médias. «<em>Jammeh ! On t'aime ! Ne pars pas !</em>», ont pleuré des femmes. Des soldats et des généraux aussi, apportent les témoins.

Mais, Jammeh a embrassé son Coran et salué une dernière fois la foule de partisans, avant de s'engouffre dans l'avion du président Guinée, Alpha Condé. Vingt-deux ans  de règne prennent ainsi fin.

La raison l’a emporté sur la mégalomanie.  Comme pour prouver que Jammeh était loin du despote maniaque décrit par la presse impérialiste !

<strong>Kader Toé</strong>

<strong>Source : Le Reflet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Activités touristiques :   L’espoir d&amp;apos;une rapide reprise s’éloigne</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/activites-touristiques-lespoir-rapide-reprise-seloigne-2013342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/activites-touristiques-lespoir-rapide-reprise-seloigne-2013342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/tourisme-Mali-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 01:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La réussite de l’organisation du 27e Sommet Afrique-France, surtout professionnalisme affiché dans gestion sécuritaire, faisait rêver d’une rapide reprise des activités touristiques au Mali. A défaut de l’ensemble du territoire national, l’espoir était permis à Bamako, Sikasso (aux richesses peu connues de l’extérieur) et Ségou. Un espoir des professionnels du secteur sans doute momentanément enterrés après la meurtrière attaque du 18 janvier 2017 contre le Camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Gao. </strong></em>

«<em>Les agences de voyages sont, depuis quelques années, entre hibernation et coma irréversible</em>» ! Le diagnostic est de Mme Cissé Fatimata Kouyaté, la présidente de l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT).

«<em>Les professionnels du secteur après moult tentatives de faire revivre cette activité première créatrice de revenus et d’emplois au monde se demandent s’il ne faut pas laisser le tourisme mourir de sa belle mort ?</em>», s’interroge-t-elle.

Depuis la crise de 2012, le secteur du tourisme, qui représente 80 % de l’économie nationale, est paralysé parce qu’une grande partie des zones touristiques connues (Djenné, Mopti, Bandiagara, Tombouctou…) sont classées «Rouge», donc interdites aux touristes occidentaux par leurs chancelleries et les <em>Tours Operator</em>.

[caption id="attachment_2014262" align="alignright" width="213"]<img class="wp-image-2014262 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Cisse-Fatoumata-Kouyate-213x300.jpg" width="213" height="300" /> Mme Cissé Fatimata Kouyaté, la présidente de l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT).[/caption]

«<em>Avec l’enlèvement de touristes dans la ville en 2009, les choses ont pris une autre tournure. Rien n’est plus comme avant. On arrive à peine à survivre grâce à de petits projets</em>», témoignait récemment un acteur du secteur à Tombouctou, la Cité des 333 Saints.

Et depuis mars-avril 2012, des pans entiers du Mali sont sous le contrôle ou déstabilisés par des jihadistes liés à Al-Qaïda. Ainsi, le secteur touristique malien tourne au ralentit.

Les pertes enregistrées dans le secteur entre 2009 et 2012 atteignaient plus de 50 milliards de francs CFA (environ 76 millions d’euros). Certains chiffres évoquent près de 50 % de visiteurs en moins. Plus de 8000 personnes vivant directement ou indirectement du tourisme ont également perdu leur emploi dans les zones touristiques à cause des menaces terroristes.

Des entreprises exclusivement axées sur le tourisme ont donc fermé boutique. Les guides sont au chômage. Les métiers connexes comme artisanat, dont l’activité touristique constituait l’essentiel de la demande, sont aussi à l’agonie.

Seules les entreprises hôtelières essayent de survivre tant bien que mal. Et là aussi, elles sont généralement asphyxiées par les factures énergétiques, les charges sociales (INPS) et fiscales comme les taxes et impôts. «<em>Il faut capitaliser les retombées de la réussite du 27e sommet Afrique France</em>», avait la présidente de l’AMAVT, Mme Cissé Fatimata Kouyaté.

«<em>Le président de la République a exprimé ses remerciements à tous les acteurs actifs et passifs de cette grande messe tenue à Bamako… Nous du tourisme avons eu également notre satisfecit. Enfin le Mali compte parmi les pays fréquentables. Un genre spécifique de promotion a été fait pour la destination Mali</em>», avait-elle précisé au lendemain du sommet de Bamako.

«<em>Comment en donner l’assurance aux prescripteurs et surtout comment en tester la fiabilité sans la mise en œuvre d’un plan Vigipirate spécial ?</em>», s’était interrogée Mme Cissé, de façon prémonitoire sur les réseaux sociaux, quelques heures seulement avant l’attentat du 18 janvier 2017 à Gao, une vitrine du tourisme malien. Tout un symbole.

«<em>Le sommet avait pour thèmes paix et sécurité. Les conditions qui ont été réunies pour assurer paix et sécurité ne seront pas pérennes. Mais, n’empêche que le Mali a gagné en visibilité positive. Nous allons donc accompagner cette visibilité en trouvant les meilleures formules pour marquer concrètement la relance du tourisme</em>», promet Mme Cissé Fatimata Kouyaté, la présidente de l’AMAVT.

Pour cette grande professionnelle du secteur, le festival dogon est la première activité d’après sommet pour «<em>tester nos capacités d’attraction</em>». Suivra le <em>Festival sur le Niger</em> à Ségou.

Mais, le gouvernement doit aussi penser à concrétiser le moratoire longtemps souhaité par les professionnels pour leur permettre de respirer. Il s’agit d’aller au-delà des simples sacs de riz offerts aux guides comme compensation de l’arrêt de leurs sources de revenus.

«<em>Des subventions sont nécessaires pour sauver ce qui peut l’être encore afin que, au moment opportun, la relance puisse s’appuyer sur de vraies entreprises à la fin de la crise</em>», conseille Cissé Fatimata.

Un avis de professionnel que le ministère de l’Artisanat et du Tourisme doit examiner avec toute la clairvoyance requise !

<strong>Hamady Tamba</strong>

<strong>Source : Le Reflet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Femmes, genre et recherches !   Le Mali à l’honneur à Addis&#45;Abeba</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/femmes-genre-recherches-mali-a-lhonneur-a-addis-abeba-2013322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/femmes-genre-recherches-mali-a-lhonneur-a-addis-abeba-2013322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/01/Union-Africaine-drapeaux.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 01:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Selon notre confrère Alassane Diombélé de l’ambassade du Mali à Addis-Abeba (Ethiopie), notre pays était à l'honneur le mardi 24 janvier 2017 au siège de l’Union Africaine (UA) dans la capitale éthiopienne. Et cela à travers notre compatriote Pr. Rokya Sanogo qui a reçu le <em>Prix Nkwame Nkrumah</em> pour la Science dans la salle <em>Nelson Mandela</em> de l'UA.

Cette chercheuse et grande activiste féministe est ainsi récompensée pour ses nombreuses recherches dans le domaine de la médecine traditionnelle. «<em>Très émue elle a dédié son prix, doté d'une plaque et d'une enveloppe symbolique, au peuple malien</em>», rapporte M. Diombélé. Conduite par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, toute la délégation malienne a chaleureusement félicité l’heureuse lauréate.

Etaient aussi présents à la cérémonie de remise, l'ambassadeur du Mali à Addis-Abeba, Me Soyata Maïga de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples, le vice-recteur de l'Université des Sciences techniques et des Technologies de Bamako...

Le lundi 23 janvier 2017, le Mali a été aussi doublement honoré au siège de l’UA à travers deux pionnières de la lutte pour l'égalité et l'équité du genre. Il s’agit précisément de feue Fatoumata Siré Diakité et Me Soyata Maïga, de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples. Elles ont reçu le <em>Prix Continental</em> sur le Genre décerné par l’Organisation panafricaine des femmes (OPF, ou PAWO en anglais).

Une distinction remise en marge du pré-sommet de l'Union Africaine sur l'intégration du genre dans les Etats membres. C’est donc une semaine inoubliable que les femmes leaders du Mali viennent de vivre en Ethiopie !

<strong>Aïssata Bâ</strong>

<strong> Source : Le Reflet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune :  La planification Clé du succès du football africain</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-planification-cle-succes-football-africain-2013362.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-planification-cle-succes-football-africain-2013362.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/10/MOUSSA-MARA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 00:09:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les pays africains brillent souvent dans les compétitions de football de jeunes mais ne confirment presque jamais au niveau des seniors. Les footballeurs africains ont été quelques fois désignés meilleurs jours de compétitions mondiales de juniors ou de cadets mais jamais à l’occasion de la compétition phare, la coupe du monde de football. Il est reconnu que le continent est un réservoir important de joueurs talentueux. Pour autant, le continent reste toujours à la traine derrière l’Amérique latine et surtout l’Europe et se fait rattraper peu à peu par l’Asie au niveau du classement des pays par la fédération internationale de football. Pourquoi ? </strong>

&nbsp;

Qu’est ce qui explique que les meilleures nations chez les cadets et les juniors (Brésil, Allemagne, Espagne) sont généralement les mêmes en senior et pas nous ? Ce sont des questions que les leaders du football africain doivent se poser.

Au delà d’eux, les leaders de nos pays doivent également se poser les mêmes questions car le football est devenu quasiment une religion et un facteur important de ferveurs, d’harmonie et de communion mais aussi de déstabilisation ? Sans doute que les africains seraient grandement intéressés par les réponses appropriées à donner à ces questions pour faire en sorte que les fruits de notre football soient enfin à la hauteur de la promesse des fleurs.

A l’analyse, on identifierait quelques facteurs handicapants pour la réussite du football africain mais surtout une raison principale de ses insuffisances. Les facteurs handicapants sont la gouvernance du football qui doit être améliorée, les faiblesses de capacités techniques des encadreurs à tous les niveaux, l’amateurisme des footballeurs des championnats nationaux qui les précarisent profondément, l’insuffisance des infrastructures de formation au niveau des jeunes, l’absence de politique relative aux footballeurs d’élite…L’observateur extérieur  identifiera, de la base au sommet, depuis les clubs de quartier jusqu’à l’élite des championnats de première division, à quelques exceptions près, notamment au Maghreb, des acteurs essentiellement préoccupés par eux-mêmes, leur prestige, leur ambition, leur situation personnelle, leur avoir.

Les clubs sont gérés de manière assez patrimoniale, on assiste à une multiplication d’équipes de quartier dont les responsables sont à la quête de talents à monnayer rapidement pour en tirer des subsides. La mise en place des bureaux se transforme en véritable psychodrame car les postes sont convoités et tous les moyens sont utilisés pour ce faire. Le management des organisations ne se traduit pas par une transparence absolue, l’opacité étant comme souvent à la base de conflits et de procédures judiciaires irrégulières. Il n’y a pas de sérénité à la tête des instances qui gèrent le football.

Toute volonté de changement est étouffée par le système et toute ambition de rupture contrariée par des coalitions de conservatisme. Quand on sait que tous ne sont pas indépendants financièrement des responsabilités fédérales, certains en vivent, et que la compétence et l’expérience de plusieurs responsables sont plus que discutables, il en résulte une organisation qui ne peut être performante et qui ne peut être facteur de résultats.

Surtout là où il faut de la rigueur, de la planification, de l’organisation, du professionnalisme et un engagement absolu de tous les rouages du système pour réussir. Le management du football en Afrique est quelque fois à l’image du management de nos pays. La confédération africaine de football elle-même n’échappe pas à ces tares.

&nbsp;

<strong>Une véritable industrie avec des opportunités</strong>

Le football des jeunes est celui où le talent fait plus facilement la différence, celui où la spontanéité est encore déterminante, où l’insouciance, voire la témérité peuvent payer. C’est ce qui explique que dans ces catégories, les africains se rapprochent des nations fortes au plan international. Il en va autrement du football senior !

&nbsp;

Le football comme le sport en général est devenu une véritable industrie, il ne laisse plus de place à l’à peu près. Il nécessite de la rigueur à tous les niveaux. Une organisation sans faille et une politique qui s’inscrivent dans le cadre d’une vision déterminant des objectifs, les moyens à employer, un rôle donné à chaque acteur et un système de suivi permettant d’évaluer et donner suite aux évaluations. Le mérite est récompensé et la moindre des erreurs, sanctionnée.

Une industrie où chaque acteur joue un rôle et chacun exerce la responsabilité de ses compétences et expériences. L’exemple le plus illustratif est donné par les deux derniers champions du monde de football senior, l’Espagne et l’Allemagne.

C’est par la planification, l’organisation de tout le système national vers un objectif fixé longtemps à l’avance, l’inculcation de valeurs et d’identité de jeux aux jeunes et le respect scrupuleux de celle-ci à tous les niveaux que ces deux nations sont parvenues à faire des résultats importants, longtemps après qu’elles se soient fixées des objectifs.

C’est aussi le triomphe du système sur les talents qui s’est manifesté par la victoire écrasante de l’Allemagne sur le Brésil lors des demi-finales de la dernière coupe du monde de football. Nous sommes dans cette ère de l’industrialisation du sport, de la planification, de l’organisation rigoureuse à y apporter. Et pour longtemps !

Les grandes nations ont compris que le football et, au-delà, le sport, sont devenus tellement importants qu’il faut les intégrer dans leur stratégie de progrès et d’influence. L’Amérique latine, terre de football, sera obligée de suivre ce mouvement, sinon bientôt, la Chine écrasera la Colombie lors d’une coupe du monde !

L’Afrique devra également s’y pliée. Nous devons mettre en place de véritables dispositifs pour mieux organiser notre football, le professionnaliser, le gérer comme on gère n’importe quelle organisation importante, y donner aux ressources humaines de qualité, la place qu’elles méritent et l’inscrire dans un processus mu par des objectifs clairement définis.

&nbsp;

Le nouveau dispositif pour notre football, dans chacun de nos pays, doit être conçu autour des hommes (athlètes, encadrement, management), privilégier leur formation, leur accompagnement pour qu’ils donnent les résultats qui leur seront fixés. Par exemple, les sportifs d’élite ne doivent s’intéresser qu’à la performance et qu’à celle-ci.

Le sportif d’élite est une machine à gagner, il ne doit s’occuper de rien d’autre, le système doit tout prendre en charge. Les athlètes doivent participer aux compétitions l’esprit tranquille, sans souci de prise en charge en cas de blessure, ni de crainte sur leurs perspectives de reconversion, leurs revenus futurs, le confort de leurs proches et encore moins de tracasseries de plans de vol mal ficelés, de cachets mal négociés, de primes égarées etc.

De la base au sommet nous devons savoir détecter les sportifs d’élite et les encadrer totalement. Lionel Messi, incontestable meilleur joueur du Monde, a été détecté et pris en charge dés l’âge de 10 ans. Ses soins, son alimentation, sa formation, son encadrement technique…ont été satisfaits par son club. Avec un formidable retour sur investissement. Combien de Lionel Messi sont perdus par l’Afrique du fait de cette non détection et de ce non encadrement ?

&nbsp;

<strong>Des académies indispensables à l’éclosion et à l’encadrement de talents en herbe</strong>

Il faut à chacun de nos pays, une ou deux académies de football, alimentées par la base et qui seront en lien avec toutes les structures et toutes les équipes du pays. Ces académies doivent être accompagnées par les pouvoirs publics et être gérées de manière à dégager des résultats comme cela a été vu ailleurs.

Elles accueilleront les enfants, les encadreront, les formeront, leur inculqueront une identité de jeu et les accompagneront jusqu’à l’âge où ils pourront intégrer des équipes professionnelles. Les pouvoirs publics leur verseront des subventions et seront impliqués dans leur gestion comme la fédération. Les académies dégageront des revenus suite à la cession des jeunes aux équipes de football, en Afrique ou ailleurs. Ces académies pourront aussi monter des équipes fanions pour donner des perspectives aux joueurs du centre de formation. Dans les pays où des structures proches de ce qui est décrit sont disponibles, elles doivent être accompagnées pour participer au dispositif décrit ci-dessus.

Les académies, structures de formation par excellence, forment le socle d’un sport comme le football. Elles doivent être partie intégrante de notre ambition. Au delà de cette simple question, nous devons définir une nouvelle vision, illustrée par des objectifs précis, pour le football de nos pays et mettre en place une architecture pour la traduire en réalité.

Ces objectifs pourraient être par exemple de remporter, pour un pays donné, la coupe d’Afrique des nations seniors dans un horizon de 5 ans et participer à la coupe du monde de football senior.

Un pays pourrait cibler d’avoir en permanence ses équipes nationales de classe d’âge aux avant-postes en Afrique et au niveau international, de pratiquer un football attractif et efficace avec une identité de jeu. Ce qui l’incitera à doter son football d’un système qui soutienne une pratique de base mais sait identifier, former, encadrer, renforcer, protéger et promouvoir son élite qui se renouvelle ainsi de manière régulière sans déstabiliser ses fondamentaux.

Les objectifs clairement énoncés permettent d’identifier les axes de travail, eux-mêmes permettant de situer les objectifs spécifiques, les délais d’atteinte, les activités à mener pour y arriver, les moyens nécessaires à déployer dans le temps, les acteurs à tous les niveaux et les attentes à leur endroit ainsi que l’organisation d’ensemble à établir. L’architecture à définir fixera les rôles et responsabilités des sportifs, de leur encadrement, des responsables du secteur, des autorités publiques, les acteurs privés…

Elle dégagera aussi les domaines où le pays aura besoin d’assistance extérieure, pour quelle période et pour quels résultats. Les pays qui engageront ces réformes, pourront ainsi commencer à bâtir et suivre avec la plus haute attention ce dispositif pour que chacun travaille comme il faut et que les erreurs et autres errements soient corrigés sans ménagement. Ce travail à moyen terme permettra de ne pas s’offusquer de résultats intermédiaires mitigés en se concentrant sur l’essentiel. D’autres y sont arrivés. Pourquoi pas nous ?

<strong>Moussa MARA*</strong>

*Expert comptable, président du parti Yèlèma et Ancien Premier ministre (<a href="mailto:moussamara@moussamara.com">moussamara@moussamara.com</a>)

<strong>N.B : Les intertitres sont de la Rédaction</strong>

<strong>Source : Le Reflet</strong>]]> </content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>