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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Repère</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Repère</description>
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<title>Environnement : Les acteurs des énergies renouvelables échangent leurs expériences</title>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2016 04:31:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Du 30 novembre au 01 décembre 2016, s’est tenu à l’ex CRES de Badalabougou, l’atelier intitulé « En route vers l’accès aux services énergétiques renouvelables au Mali : dialogue multi-acteurs et partage d’expériences ». Cet atelier co-organisé par le ministère de l’Energie et de l’Eau et les ONG partenaires a permis une large concertation, et un lieu de dialogue et d’échanges entre différents acteurs concernant les questions de développement des services énergétiques au Mali. La cérémonie de clôture a enregistré la présence du Directeur Général de l’Agence des Energies Renouvelables (AER), Dr Souleymane Berthé, de la représentante de l’Energie Sans Frontières (ESF), Maryse Labriet et d’Ousmane Ouattara de Malifolkecenter.</strong>

Dans son discours de clôture, le Directeur Général de l’Agence des Energies Renouvelables, Dr Souleymane Berthé, dira que le présent atelier est l’œuvre de l’équipe du projet d’Accès aux Services d’Energies Renouvelables à Kita « PASER-K » et Malifolkecenter à traves son projet « Accélérer la mise en œuvre des politiques régionales sur l’énergie propre en Afrique de l’Ouest » (ACE-WA). Aux dires du DG Dr Souleymane Berthé, l’exploitation à grande échelle de  l’eau, le soleil, le vent et la bioénergie permettra à notre pays de relever  les défis du développement durable pour maintenir un cadre de vie durable et de renforcer particulièrement l’accès à l’énergie pour soutenir la croissance économique et le développement social. Il a remercié, au nom du Gouvernement du Mali, l’Union Européenne, Plan Espagne et le Danemark pour leur appui dans la concrétisation du projet et de la coalition. Pour sa part, Maryse Labriet a indiqué que l’AER est un partenaire directe du projet « PASER-K » qui vise l’apport du service énergétique à base d’énergie renouvelable dans 30 communautés du Mali dans la région de Kita. Au cours de cet atelier les participants ont présenté les résultats des études réalisées dans le cadre desdits projets et les résultats d’une enquête au Mali sur la politique des énergies renouvelables au Mali. Notons que le projet « PASER-K », est le fruit d’une collaboration entre l’Etat Malien (AER) et 3 ONG à savoir Plan Espagne (ESF), Plan International Mali, et l’ONG Conseils et Appui pour l’Education à la Base (CAEB). Elle couvre 30 localités du cercle de Kita sur financement de l’Union Européenne dans le cadre de la facilité énergie ACP-UE.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique de proximité : malgré la pluie, Modibo Sidibé peine à «se soustraire» de l’emprise de ses sympathisants à Hamdallaye</title>
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<pubDate>Wed, 31 Aug 2016 00:37:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali va mal, voire très mal. C’est une lapalissade que de le dire aujourd’hui. Face à la crise qui a suivi le coup d’Etat de mars 2012, à l’occupation djihadiste, à la perte de souveraineté sur une bonne partie du territoire, à la généralisation d’une insécurité galopante, à l’impression d’injustice et d’impunité qui caractérise la gouvernance des affaires publiques, etc. Le peuple est passé de l’espoir à l’angoisse et de l’angoisse à l’anxiété. Aujourd’hui, il n’est malheureusement pas exagéré de dire que nos compatriotes ont quasiment perdu le sommeil, tant les maux qui meublent leur quotidien sont accablants et à la limite asphyxiants. La situation est davantage aggravée par l’absence totale de perspectives et surtout d’espaces de débats contradictoires citoyens. </em></strong>

Alors, dès lors qu’ils en ont l’occasion, tel que le dimanche 28 août 2016 dernier, où le «Grin» des Kalifa Dienta et autres recevait l’ancien Premier ministre et président du parti FARE AN KA WULI, Modibo Sidibé, ils ne se privent point d’étaler leur amertume, leur déception et leur colère contre tous ceux qui incarnent à leurs yeux cet Etat incapable d’assumer ses prérogatives les plus élémentaires…

Ce dimanche, l’occasion était donc belle pour les participants à ce «Grin des FARE» de se «défouler», ne serait-ce qu’en l’espace d’une causerie à bâtons rompus avec quelqu’un qui incarne à leurs yeux l’Etat et la classe politique à l’égard desquels ils nourrissent beaucoup de griefs, à tort ou à raison. Des inquiétudes et une désespérance plus ou moins légitimes vis-à-vis du politique et de l’Etat… En un mot, il est apparu, au fil des échanges, que le citoyen malien, confus et désabusé, ne sait véritablement plus à quel Saint se vouer, tellement la désillusion est grande, tellement les difficultés quotidiennes sont devenues insupportables, tellement l’absence de perspective en rajoute à la gravité de la situation.

Nos compatriotes se posent mille et une questions auxquelles ils ne semblent pour l’instant avoir aucune réponse susceptible d’apaiser leur angoisse et leurs inquiétudes face à un lendemain de plus en plus incertain, malheureusement. À la faveur de la moindre opportunité, du moindre espace de liberté, de la plus infime lueur d’espoir qui soit, ils n’hésitent alors pas à se «défouler». Il en a encore été ainsi lors de ce «Grin» à Hamdallaye, le dimanche dernier, en présence et sous le regard impassible du Doyen et patriarche de quartier Dassé Mariko, mais visiblement très préoccupé par toute cette génération de citoyens plus victime que comptable des maux qui minent son existence.

La simple présence parmi eux, face à eux et prêt à se soumettre à leurs interrogations, d’un grand commis de l’Etat, ancien Premier ministre et de surcroît président d’un parti politique qui se veut de seconde génération, devenait une opportunité presqu’inespérée pour la quasi- majorité du public présent. Raison pour laquelle, à travers ses nombreuses questions, le public s’est délecté avec avidité et intérêt manifeste de la circonstance ainsi offerte. En effet, depuis son Manifeste publié en 2012, ce qui allait par la suite devenir les Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE AN KA WULI), le parti aujourd’hui présidé par l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, s’est engagé à faire de la politique autrement. C’est pourquoi le parti innove en matière de relations avec le citoyen ordinaire au-delà de ses militants et sympathisants.

Parmi ces innovations, on peut notamment citer les «Grins» animés à la demande d’un groupe de citoyens donné un peu partout à Bamako et à l’intérieur du pays. C’est ainsi qu’à l’invitation du Chef de Grin, Alassane Mariko, et ses camarades, sis à la rue à l’opposé de celle de la maternité de Hamdallaye en Commune IV du District de Bamako, Modibo Sidibé a tenu en haleine le public composé essentiellement de sympathisants et aussi de simples curieux venus en nombre respectable vivre en direct cet événement «inédit» dans leur quartier, selon le Chef de «Grin».

Pendant donc plus de deux heures d’horloge, Modibo Sidibé s’est soumis au «rouleau compresseur» des questions de l’assistance. Auparavant, le porte-parole du «Grin», M. Arouna Diabaté, a exprimé toute la joie et le sentiment de fierté qui étaient les leurs en ces instants précis du fait de la présence parmi eux de Modibo Sidibé. En effet, dira-t-il, «cette présence en ces lieux, dans cette rue cabossée et délabrée de l’un des quartiers les plus populaires de la ville de Bamako, constitue incontestablement une véritable source de fierté pour les populations riveraines». Il planta ensuite le décor de la rencontre «dont l’objectif n’est autre que de permettre un échange franc et direct entre les participants et leur illustre hôte du jour».

Le décor ainsi campé, la dizaine d’intervenants, dont Dr. Moussa D. Mariko (cardiologue de son état) MM. Modibo Konaté, Ali Badra Diallo, Djélimory Diabaté, Soumaïla Boré, Hamsala Mahamadou Ouélé, Mamadou Lamine Kamissoko, Mme Mariko Goundo Diallo, Ousmane Diarra, Sadio Korkoss ainsi que le benjamin des intervenants Dassé Madou, entre autres, ont tour à tour pris la parole à travers des séries de questions pour porter les préoccupations des membres du «Grin». Sans esquive, dérobade ou faux-fuyant, Modibo Sidibé s’est prêté volontiers à cet exercice qu’il a librement initié afin de recueillir les avis et les sentiments de ses compatriotes sans aucune considération d’appartenance politique ou sociale.

Les sujets abordés ont essentiellement porté sur le parcours d’homme d’Etat et la motivation de son engagement en politique ; sur l’actualité nationale dominée par la crise du nord, l’insécurité, la situation de l’armée nationale, la cherté de la vie, la gouvernance actuelle, l’opération de déguerpissement dite «Ami Kane», l’arrestation de Ras Bath, les relations de Modibo avec l’ancien président de la République Amadou Toumani Touré (ATT), Soumaïla Cissé, Chef de File de l’Opposition ainsi que celle des FARE AN KA WULI au sein de l’opposition démocratique et républicaine, l’Initiative Riz, le projet de société de Modibo Sidibé et du parti FARE pour un Mali meilleur, les allégations de «détournement» de l’uranium de Faléa, la place de la jeunesse et des femmes dans le projet de société du parti, l’emploi des jeunes et la lutte contre le chômage, les maux du système scolaire et universitaire, la formation de ressources humaines de qualité, etc.

Autant de questions et de sujets de préoccupations qui ont meublé les échanges de l’ancien Premier ministre avec ses hôtes du jour. Si la plupart de ces questions et sujets avaient déjà été évoqués à plusieurs reprises par le président des FARE, lors d’autres espaces, celui relatif aux rumeurs ayant entouré la concession, l’exploitation et la gestion de la mine d’uranium de Faléa, apparaît comme une nouveauté. À ce sujet, afin d’éclairer de la façon la plus simple et précise l’opinion publique, Modibo Sidibé répondra que ce sujet, à l’instar de bien d’autres allégations mensongères à la limite souvent diffamatoires que certaines personnes ou milieux, pour des motivations certainement inavouées, ont intentionnellement fait circuler à son endroit depuis son engagement sur la scène politique. Sans quoi, lorsqu’il arrivait à la Primature, le dossier de Faléa était déjà bouclé par son prédécesseur le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga. Il en est de même du ministre Abou Bakar Traoré, qui n’était pas à l’époque ministre des Mines, mais plutôt celui des Finances. Comment aurait-il pu «détourner» quoi que ce soit dans un dossier qui n’a jamais passé par lui ? Voilà, selon Modibo Sidibé, ce qu’il en est réellement du dossier de la mine de Faléa. Il poursuit que «malheureusement notre société se spécialise de plus en plus dans la désinformation, l’intoxication et la médisance gratuite». Ce qu’il trouve déplorable. Car notre pays et notre nation se sont bâtis sur des valeurs de portées mondiales et admirées au-delà de nos frontières. Néanmoins, il rappelle que depuis la pré-campagne jusqu’à la campagne pour l’élection présidentielle de 2013, il a demandé à tous ses proches et compagnons de ne jamais s’attaquer à personne, encore moins à un quelconque concurrent politique et d’ignorer les attaques personnelles et autres allégations mensongères que certains seraient tentés de raconter à son endroit.

Aujourd’hui encore, il réitère le même message à l’adresse de tous ceux qui se reconnaissent ou adhèrent au projet de société des FARE. Pour lui, «les seuls débats qui vaillent dans une démocratie doivent être ceux qui portent sur les projets et programmes de société et non concentrer uniquement sur les individus». Il a donc invité ses compatriotes à davantage orienter leurs choix politiques sur les projets et programmes présentés par les uns et les autres et non plus sur les individus. Quant à l’opération de déguerpissement et «l’affaire Ras Bath », sans s’aventurer sur le fond des deux sujets, Modibo Sidibé trouve absolument nécessaire l’assainissement de la ville de Bamako. Mais, cependant, il déplore la manière avec laquelle l’opération a été menée et condamne les violences qui en ont découlées. Il a dit que c’est un mal nécessaire afin d’améliorer le cadre de vie des populations de Bamako. Mais, précisera-t-il, «cela doit se faire avec l’implication de tous et dans l’intérêt supérieur de la collectivité. Elle ne doit se faire au détriment de personne et encore davantage contre personne. Ce que le dialogue et la concertation permettent toujours d’obtenir comme résultat».

Malgré le soleil déclinant vers l’Ouest et la fine pluie qui arrosait la ville de Bamako en ce moment, Modibo Sidibé a eu de la peine (au propre comme au figuré) de prendre congé d’un public désormais édifié et tout acquis à sa cause, c’est-à-dire : celle d’un Mali fort, juste et solidaire. Assailli par tous ceux-là qui voulaient se prendre en photo avec lui ou pour poursuivre les échanges en aparté, il a fallu le concours des responsables du «Grin», pour «soustraire» le président des FARE «des mains» de ses nombreux sympathisants voulant profiter au mieux de ces instants mémorables et inédits. Néanmoins, il a fallu réitérer sa totale et entière disponibilité à revenir très prochainement pour d’autres espaces citoyens du genre dès sollicitation. Comme quoi, le parti FARE AN KA WULI, maintient, persiste et signe son engagement et à sa détermination à «faire de la politique autrement» en privilégiant et en plaçant le citoyen au cœur de son action. Oui, c’est possible !

<strong>B. SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ismaël Coulibaly à propos de son expérience olympique : «Le réveil fut brutal» !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/ismael-coulibaly-a-propos-de-experience-olympique-reveil-fut-brutal-2-1761522.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Aug 2016 00:24:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quelques jours après son élimination du tournoi olympique de taekwondo et moins d’une semaine après les Jeux olympiques «RIO 2016», le jeune Ismaël Coulibaly revient avec beaucoup de philosophie de cette expérience. </em></strong>

«Le réveil de mon rêve olympique fut brutal et mon élimination à mon 1<sup>er</sup> combat m'a laissé un goût amer d'inachevé. Je sais que vous vous attendiez que je m'exprime à ce sujet. Mais, il me fallait digérer tout cela avant de pouvoir vous dire combien j'ai été ravi de tout le soutien dont vous avez fait preuve tout au long de cette campagne olympique. Je sais que vous êtes restés sur votre faim de médaille pour notre Mali et je peux vous assurer que, pour moi, c'est encore pire. Mais, c'est la loi du sport. Un jour tu gagnes et un jour tu perds et c'est dans la défaite que l'on apprend le plus. Comme un adage bambara le dit «Dòn bè ngana Chi mantia» ! Ce qui peut signifier en français «on ne peut pas être champion tous les jours» ! Mais, comme vous le savez, traduire c'est trahir, c'est juste un essai de traduction. Déjà la participation à cet événement interplanétaire me fera beaucoup grandir et je continuerai à travailler dur comme je l'ai toujours fait pour essayer de remédier, à Tokyo (JO 2020), à la soif de médaille olympique que nous avons tous. Mais pour l'instant, un petit break s'impose pour faire le deuil de tout ça, récupérer de la fraîcheur physique et psychologique et repartir du bon pied. Je remercie le Ministère des Sports, le CNOSM, la FEMAT, mes encadreurs, anciens et nouveaux, mon club de Montpellier, la ville de Montpellier et vous tous qui avez cru en moi en m'aidant du mieux que vous pouviez pour que nous soyons à Rio. Le succès est au bout de l'effort, sauf que tous les efforts ne donnent pas lieu au succès escompté. Mais, le travail continuera au moment opportun. Merci à tous du fond du cœur !

<strong>Ismaël COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Talents de la diaspora Fanta Diallo, styliste/décoratrice :  À la conquête de la planète mode avec talent et passion</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/talents-de-diaspora-fanta-diallo-stylistedecoratrice-a-conquete-de-planete-mode-talent-passion-1663652.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2016 00:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aujourd’hui, elle a pignon sur rue comme styliste et décoratrice d’intérieur. Et petit à petit, sa réputation dépasse la France, au gré des défilés, faisant d’elle un talent prometteur de la mode. Traoré Fanta Diallo, cette jeune et talentueuse Malienne dont il s’agit, travaille de nos jours à la promotion des cotonnades «Made in Mali». </em></strong>

&nbsp;

«Dans la mode, dès que la passion est née, le talent s’acquiert dans la persévérance, dans les critiques et l’autocritique, mais surtout, dans l’humilité» ! Fanta Diallo dite Fantus a fait sien ce conseil d’un de ses admirateurs, afin de mieux concrétiser sa passion de la mode. Une passion d’enfance qui l’a emmenée loin des bancs de l’Ecole nationale d’Administration (ENA) de Bamako, où elle avait été orientée après le Baccalauréat malien. «Je suis folle de mode», nous avoue la jeune dame.

&nbsp;

Ainsi, «au lieu de poursuivre mes études à l’ENA, je me suis inscrite au Centre d’orientation professionnelle de coupe et de couture (COPCC, pionnier des Centres de couture)  de Sambou Fané», déclare-t-elle. Cette formation est sanctionnée par un Certificat d'aptitude professionnelle en coupe et couture. Mieux, Fanta termine première de sa promotion (1999-2001). Par la suite, de 2002 à 2004, la jeune créatrice de mode s’est inscrite à l'Ecole «Mod'Art Paris 11» afin de se perfectionner. Elle y sort comme styliste modéliste au bout de deux ans de promotion. «Dès lors, j'exerce ma passion au gré de mon inspiration, qui est source de vie pour moi», nous raconte la belle et élégante créatrice de mode.

&nbsp;

Arrivée en France pour ses études de stylisme, elle s’y installe finalement afin de mieux mettre en exergue son savoir-faire avec «Fantus Style» ouvert en 2010 et qui habille enfants, hommes et femmes de tous âges. «Contrairement à ce qu’on peut penser, j’habille des Maliens et des Africains. Mais la majorité de ma clientèle est européenne. Les Européens adorent nos tissus africains», explique Fanta. Ces tissus proviennent du Mali, car elle travaille essentiellement avec le naguina, le coton du Mali fait par les tisserands et le bogolan national. «Ce tissu (bogolan) me fait penser à mon idole, le regretté Chris Seydou Doumbia, paix à son âme», nous rappelle ce talent qui fait aujourd’hui la fierté de la diaspora malienne en France. «Je travaille un peu aussi avec du bazin et les wax. Mais il peut arriver que la clientèle aussi choisisse ses tissus», précise la couturière.

&nbsp;

Styliste, Fanta est aussi décoratrice d’intérieur et infirmière, une passion héritée de sa Maman. «J'ai marqué une pause de quelques années pour faire mes études d'infirmière», confirme-t-elle. «J’ai rencontré beaucoup de difficultés au début, le temps de se faire connaître. Mais, aujourd'hui, Dieu merci, j’ai mon petit public qui commence à grandir ici, en France et en Europe. Mon agenda quotidien est partagé entre mes patients et mes clients». Une clientèle qui ne cesse effectivement de s’élargir au fil des défilés. «Mon premier défilé, c’était à Milan (Italie) en 2006 avec un créateur milanais. En 2012, j'ai défilé aussi avec un groupe de handicapés», se souvient-elle.

&nbsp;

La trentaine au zénith, (elle est née en 1982 à Bamako d’une mère infirmière et d'un père inspecteur de la Régie des chemins de fer du Mali), mariée et mère deux enfants, Traoré Fanta Diallo ne manque pas d’ambition pour son métier et son pays. «J’ai une grande envie de faire connaître le coton «Made in Mali». Mon ambition est aussi de faire connaître ma marque dans le monde entier», nous confie-t-elle. Une ambition légitime, car à la hauteur de son immense talent et de sa passion de la mode. Des atouts qui, dans un avenir sans doute proche, ne manqueront pas de la hisser très haut dans l’univers de la planète mode !

<strong>Moussa BOLLY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soro Guillaume à Bamako : rencontres avec plusieurs personnalités de haut rang</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/soro-guillaume-a-bamako-rencontres-plusieurs-personnalites-de-haut-rang-1624192.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 00:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bamako a abrité du 26 au 28 mai 2016 la 24<sup>ème</sup> assemblée régionale Afrique de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (ARA-APF). À cette occasion, les députés africains, qui ont tous convergé vers le Mali, ont planché sur les thèmes suivants : «Défis et espoirs de la COP 21 pour l'Afrique», «médias sociaux et développement démocratique» et «les questions sécuritaires du continent africain». À cette 24<sup>ème</sup> ARA, plusieurs chefs de parlement dont le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro, ont effectué le déplacement. On peut aussi citer ceux du Sénégal, de la Guinée Conakry, du Sénégal, de la RDC…  </em></strong>

En marge des travaux au Centre international de conférence de Bamako, le chef du parlement ivoirien a eu des échanges en tête-à tête avec chacun d’entre eux. Par ailleurs, Guillaume Kigbafori Soro, qui jouit d'une très grande popularité dans le pays hôte de la conférence parlementaire francophone, a été reçu en grande pompe par les membres des différents fans-clubs qui portent son nom dans la capitale malienne.

Bien que l’avion du chef du parlement ivoirien ait atterri en pleine nuit, les admirateurs de Guillaume Soro étaient massés à l’aéroport et sur une grande partie de son parcours. Mieux, la Fédération des Amis de Guillaume Soro a décidé d’offrir une grande réception en l’honneur de leur idole politique. Une célébration grandiose s’est alors déroulée dans les jardins de l’hôtel Azalai Salam de Bamako.
<ol>
 	<li>Mohamed Tanapo, président de la Fédération des Amis de Guillaume Soro de Bamako, a estimé que le chef du parlement ivoirien "mérite cette fête en son honneur à cause de sa vision panafricaine". Une collection de gâteaux d’anniversaire, de nombreux présents et un parterre de personnalités de haut rang dont de nombreux ministres et des leaders de la société civile ont marqué le cocktail dinatoire que les fans de Guillaume Soro lui ont offert à l’occasion de cette soirée, qu’ils ont baptisé : Soirée anniversaire de Guillaume Soro.</li>
</ol>
Des sommités de la musique malienne telles que le jeune prodige Sidiki Diabaté et son célèbre père, le monument vivant Toumani Diabaté, lauréat du prestigieux Grammy Award américain, virtuose de la Kora, qui ont joué ensemble pour la première fois, ont relevé le nouveau artistique de cette soirée.

Plus tôt dans la journée, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a entrepris une série de visite à des personnalités illustres du Mali, dont le Guide religieux Ousmane Madane Haïdara. Il a longuement échangé avec le renommé chef religieux malien Cherif Haïdara et le musicien Bassekou Kouyaté, avec qui il entretient une amitié de longue date.

Au cours de la même journée, Guillaume Soro a répondu favorablement à l’appel des jeunes de l’Association des Grins du Mali, qui rêvaient de le voir, de le toucher et de partager avec lui des réflexions sur la situation en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

<strong>Moussa TRAORE</strong>

<strong>«Maliba, Initché !»</strong>

Je ne doutais point de la légendaire hospitalité du peuple malien, j’ai cependant été agréablement surpris par la chaleur et la ferveur qui m’ont accompagné lors de mon récent séjour. Arrivé à Abidjan, j’aimerais exprimer toute ma gratitude aux autorités maliennes, avec en tête, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, pour ses conseils filiaux, sa grande vision panafricaine et son dévouement contre la plaie du terrorisme. Je tiens également à remercier le «Fan-club Guillaume Soro Mali», dont les membres ont pris sur eux-mêmes l’initiative de l’organisation d’une si belle fête en mon honneur. J’y ai passé un agréable moment avec des visages chaleureux, côtoyant la gaieté et la sincérité d’hommes et de femmes qui adhèrent à notre idéal du panafricanisme.

Comment ne pas saluer toutes ces personnalités qui ont réaménagé leurs agendas pour prendre part à cette soirée remplie d’émotions et de surprises ? Je tiens sincèrement à témoigner de ma reconnaissance à mon collègue et ami Issaka Sidibé pour la bonne organisation de la 24<sup>ème</sup> Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie après la session d’Abidjan, l’an dernier.

Merci aux ministres Tiéman Hubert Coulibaly et Soumeylou Boubèye Maïga, pour leur grande disponibilité et spontanéité. Aussi, voudrais-je saluer le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Amadou Thiam ainsi que le président de la Commission  défense, l’honorable Karim Kéïta.

Tout Bamako m’a été agréable. Mes remerciements à tous les Fan-clubs, à la communauté ivoirienne et mes camarades, les anciens de l’Aeem (Association des élèves et étudiants du Mali» qui ont contribué à rendre ce séjour inoubliable.

Je suis rentré à Abidjan les bras chargés de cadeaux, le cœur rempli d’émotions et surtout d’une certitude : les liens séculaires qui unissent Koulouba à la Lagune Ebrié sont indissolubles et nos deux peuples, plus que jamais soudés avec les ciments de la fraternité et de la paix.

Maliba, Initché !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guimba national au terme des Journées théâtrales 2016 :   «Nous avons semé la graine de la réconciliation dans le cœur des jeunes»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/guimba-national-terme-journees-theatrales-2016-avons-seme-graine-de-reconciliation-coeur-jeunes-1624102.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 00:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 23 au 29 mai 2016, s’est  déroulée  à Bamako la 2<sup>ème</sup> édition des Journées théâtrales Guimba national. Cette édition, à la différence de la première, a été consacrée à la réconciliation à partir du théâtre. C’est pour cela que 100 jeunes maliens, venus de toutes les régions du Mali, ont compéti cette année. En plus de cette compétition, le public malien a eu droit à des spectacles du duo éternel Guimba et Michel, le spectacle 52 ou la Bonne à tout faire, le One Man show de Guimba national et bien d’autres prestations. Les activités se sont achevées le 29 mai 2016 au Palais de la culture de Bamako. Après, nous avons échangé avec Habib Dembélé pour le bilan de cette édition, l’avenir de la manifestation et les futures innovations.</em></strong>

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<strong>Le Reporter :</strong> <strong><em>Habib Dembélé, vous avez clôturé la 2<sup>ème</sup> édition des Journées théâtrales Guimba national au Palais de la culture de Bamako, le soir du dimanche 29 mai 2016.  L’heure est donc au bilan.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Habib Dembélé : </strong>Effectivement, c’est important de le faire. Avant de parler des difficultés, je vais rappeler que l’objectif fou des Journées Guimba 2016 était d’organiser à Bamako une compétition entre jeunes troupes de théâtre venues de toutes les régions du Mali, sur le thème de la réconciliation nationale. Nous y sommes arrivés, et j’en suis très satisfait, car aucune rencontre théâtrale interrégionale n’avait eu lieu au Mali depuis la dernière édition de la Biennale, un an avant que le Mali ne tombe à genoux.  Dès janvier 2016, j’avais fait part de ce projet à Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture, et à Ould Sidi Mohamed Zahabi, ministre de la Réconciliation. Ils m’avaient assuré de leur soutien. Ils ont honoré leurs promesses. Qu’ils en soient remerciés, car sans eux, rien n’aurait été possible.

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<strong><em>Quelles solutions le théâtre peut-il apporter à la question de la réconciliation que les instances nationales et internationales cherchent à résoudre depuis si longtemps maintenant ? </em></strong>

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Au Mali, personne n’ignore que le théâtre a été un déclencheur de notre combat pour la démocratie. Les comédiens disent sur scène ce que tout le monde tait ailleurs. En mars 2016, j’avais incité les jeunes troupes de tout le Mali à se porter candidates à la compétition des Journées Guimba. Elles devaient écrire une pièce de théâtre proposant leurs solutions pour la réconciliation. Il nous fallait un relais dans chaque région pour enregistrer les candidatures et assurer le suivi auprès des troupes. Le ministère de la Culture nous a orientés vers Mme Haïdara Sy, la directrice de la Dnac (Direction nationale de l’action culturelle). Sans ses services, tout particulièrement son sous-directeur, Tidjani Sangaré, et les Directions régionales culturelles, le volet compétitions des Journées Guimba 2016 n’aurait jamais existé.

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Dans chaque région, ils ont enregistré les inscriptions, reçu et lu les pièces de théâtre que les troupes avaient écrites, procédé aux éliminatoires, veillé à la coordination et à la transmission des informations. Ils ont accompli un travail de titan. Qu’ils en soient tous remerciés. Début mai, une troupe de chacune des 8 régions et deux du District de Bamako étaient prêtes à venir compétir sur le thème de la réconciliation. Le 23 mai, jour de l’ouverture au Palais de la culture, toutes les régions étaient représentées, sauf celle de Ségou. La troupe ségovienne avait d’abord reporté son arrivée, puis elle a définitivement déclaré forfait. Je ne suis pas fier de ça, car je suis de San, et ma propre région m’a laissé sur le carreau.

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<strong><em>Guimba, c’est un Mali en miniature que vous avez réuni pendant ces Journées ?</em></strong>

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C’est vrai, et c’est une fierté.  Pendant une semaine, des jeunes de toutes les régions, de tous les groupes culturels du Mali, ont vécu ensemble, mangé ensemble, bu le thé ensemble, parlé et chanté ensemble. C’est ce qu’ont vécu les jeunes comédiens des 9 troupes engagées dans ces compétitions. Quand je venais les saluer chaque matin à la Maison des jeunes, j’avais beaucoup de joie dans le cœur. J’ai maintenant la plus grande famille du Mali. Des jeunes Maliennes et Maliens qui ne connaissaient pas l’Autre, ont découvert une sœur et un frère dans cet Autre. Notre vivre-ensemble ancestral, notre brassage culturel et la richesse de notre tissu social étaient là, sous nos yeux, au cœur de  cette 2<sup>ème</sup> édition des Journées théâtrales Guimba national. C’est extraordinaire, et je ne veux pas cacher ma joie. Nous avons semé la graine de la réconciliation dans le cœur de ces jeunes. C’est ce dont le Mali a besoin. Dans notre pays, sept personnes sur dix ont moins de vingt-cinq ans. Si notre pays veut se réconcilier avec lui-même, il doit s’appuyer sur la jeunesse. C’est ce que nous avons fait.

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<strong><em>Initier un tel projet n’est pas facile, n’est-ce pas ? </em></strong>

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La 1<sup>ère</sup> édition des Journées théâtrales Guimba national avait été très dure. La 2<sup>ème</sup> édition a accouché dans la douleur, l’inquiétude, le stress, et l’incertitude. Malgré les dizaines de dossiers que nous avions envoyés aux instances et aux sponsors potentiels, nous n’avons reçu aucun moyen financier pendant toute la phase de préparation. Les choses semblaient tellement incertaines, tellement bloquées, qu’un mois avant les dates prévues, j’ai été assailli par le découragement, je voulais renoncer aux Journées 2016. Mon équipe m’en a dissuadé. C’est au tout dernier moment, que le ministère de la Réconciliation a honoré ses promesses de prendre en charge le transport, le logement et la nourriture des troupes. Je salue au passage Bassory Doumbia, le directeur de la Maison des jeunes de Bamako, où étaient logés les compétiteurs ainsi que Mme Djénébou Sanogo, directrice du Carrefour des jeunes, où les compétitions se sont déroulées.

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Le Comité d’organisation des Journées théâtrales Guimba national était composé de très peu de gens. Moins de dix personnes, toutes de très bonne volonté, qui n’ont compté ni sur leur temps, ni sur leur investissement personnel pour que ce Festival puisse avoir lieu. Merci à leur courage, merci à leur détermination. Nous n’avons pas pu éviter certains dysfonctionnements, nous les avons recensés. Nous présentons nos excuses au public qui a dû faire preuve de patience chaque soir. Nous sommes attentifs aux conseils prodigués par les uns et les autres, tant en ce qui concerne le volet compétitions que le volet spectacles. Même si les choses n’ont pas été faciles techniquement pour les troupes, même si certaines d’entre elles avaient plus d’expérience que d’autres, les jeunes ont produit des créations théâtrales, réfléchies, lisibles et construites, qu’ils ont jouées avec leur cœur, c’est ce qu’il faut retenir.

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<strong><em>Habib Dembélé, quel est l’avenir des Journées théâtrales Guimba national ? </em></strong>

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Avant de parler d’avenir, je tiens à dire que nous devons boucler la boucle 2016. Lors des compétitions à Bamako, nous avons donné la parole au théâtre pour la réconciliation nationale. Il nous faut maintenant emmener la troupe lauréate en tournée dans toutes les régions du Mali pour qu’elle y joue sa pièce porteuse de son message. C’est ce qui était prévu, nous devons le faire, et c’est important pour notre pays. Le ministère de la Réconciliation, en partenariat avec le GIZ de la Coopération allemande, s’est engagé à nous accompagner et à tout mettre en œuvre pour que nous puissions organiser cette tournée.

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Le théâtre apportera ainsi sa pierre à la reconstruction de notre pays et contribuera, à sa manière, à recoudre le tissu social de notre cher Mali. Le théâtre jouera son rôle à nouveau. Michel Sangaré et moi-même avons donné des spectacles lors des deux premières éditions pour faire plaisir au public. À terme, nous laisserons la scène des Journées Guimba entièrement à la nouvelle génération, puisque l’objectif premier est la découverte de jeunes talents maliens et la mise en valeur de leur créativité. Je souhaite qu’ensuite, les Journées théâtrales Guimba national s’élargissent et deviennent la rencontre incontournable du théâtre. C’est un projet très ambitieux qui prendra de l’envergure, s’il est bien accompagné. J’y crois, car nous, gens de théâtre, en avons besoin, le Mali en a besoin, l’Afrique en a besoin.

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<strong><em>Je vous laisse le mot de la fin, Guimba. </em></strong>

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Les décideurs finiront par comprendre que le théâtre est une valeur vraie qu’ils doivent encourager et soutenir. L’Etat malien doit faire sortir le théâtre de l’ornière. Cela devrait commencer par la construction d’un Théâtre public. Je le suggère depuis des années, mais personne ne veut m’entendre. Le théâtre est un des piliers culturels de notre pays. Deux ministères ont soutenu les Journées théâtrales Guimba national, cette année, qu’ils en soient remerciés, mais c’est insuffisant. Les instances du Mali doivent soutenir cette initiative de façon inconditionnelle et pérenne. Tout le monde chez nous parle de l’importance de la culture, mais il ne suffit pas d’en parler, il faut agir. Notre culture, notre théâtre sont des richesses naturelles aussi précieuses que notre or. Si notre Etat les néglige, d’autres finiront par les exploiter et nous y perdrons notre âme.

<strong>Propos recueillis par Françoise WASSERVOGEL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ismaël Coulibaly, Taekwondoïne :  Prendre ses distances avec des prédateurs qui l’amènent sur un terrain glissant</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/ismael-coulibaly-taekwondoine-prendre-distances-predateurs-lamenent-terrain-glissant-1624032.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 00:13:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nous sommes de ceux qui ont été surpris par la naïve sortie médiatique d’Ismaël Coulibaly (taekwondo) sur une radio par rapport à sa préparation pour les Jeux Olympiques «Rio 2016». Il est le seul sportif malien qui a acquis sa qualification par ses performances. </em></strong>

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Nous avons été d’autant surpris que ce jeune, pétri de talent, est d’une humilité et d’une politesse remarquables. Dans sa déclaration, Ismaël Coulibaly en veut au gouvernement de ne s’être pas engagé à payer ses frais de préparation estimés à 10 millions de Fcfa. Mais, après recoupements, nous avons des raisons de craindre qu’Ismaël ne soit considéré comme la poule aux œufs d’or par certains proches au Mali et en France.

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En effet, après sa qualification obtenue au Maroc en février dernier, un technicien lui aurait proposé ses services en dehors du canevas traditionnel de la préparation olympique. Et c’est ce dernier qui aurait conçu un programme de préparation facturé à 50 000 Euros réclamés à l’Etat. Comment un ministère responsable peut-il verser une telle somme à quelqu’un qu’il ne connaît pas et avec qui il n’a signé aucun contrat pour pouvoir justifier cette dépense ? Face à des réticences au niveau national, le «technicien» en question a changé de stratégie en demandant d’être remboursé pour des frais qu’il aurait déjà engagés dans la préparation du jeune taekwondoïne. Des frais dépensés sans engagement de l’Etat. Et tout laisse croire que c’est ce dernier ainsi que quelques proches à Bamako qui influencent Ismaël Coulibaly et l’ont poussé à cette maladroite sortie médiatique.

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Selon nos investigations, nous savons que le président du Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) a notifié au jeune combattant qu’il ne peut pas prélever 50 000 Euros sur un quelconque fonds et pouvoir le justifier. Toutefois, il a demandé à ce qu’un programme de préparation lui soit soumis, en bonne et due forme, et qu’il est personnellement prêt à payer les frais, étape par étape. Une proposition qui ne convient pas naturellement à son nouvel encadrement qui rêve d’un vrai pactole.

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Le talent d’Ismaël est indéniable et mérite toutes les attentions parce que non seulement il est le seul sportif malien qualifié pour «Rio 2016» (d’autres sportifs sont invités en judo, en athlétisme… par leur Fédération internationale), mais surtout il ne manque pas d’atouts pour entrer dans l’histoire comme le premier médaillé olympique du Mali. Ce n’est pas par hasard que le récent (mai dernier) champion d’Afrique (-74 Kg) en Egypte est parvenu à se hisser à ce niveau. Son ascension est liée au respect des valeurs comme le patriotisme, le courage, le fighting spirit, la persévérance, la pugnacité et aussi, l’humilité.

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À la porte de l’ultime consécration, il doit éviter de se laisser distraire et influencer par des gens qui ne cherchent qu’à profiter de son talent. Nous n’allons pas nous étaler sur les efforts consentis par le Cnosm pour lui assurer une participation sereine aux Jeux de Rio de Janeiro. Mais, déjà, la bourse olympique lui permet d’être sociétaire d’un Centre de haut niveau à Montpellier (France) et de se préparer dans la quiétude. De sa part, toute revendication sera sans doute légitime. Mais il faut qu’il évite aussi de tomber dans des pièges qui l’amènent à ternir l’image d’un pays dont les couleurs lui sont pourtant si chères !

<strong>Dan FODIO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Sidibé au «Grin» de Sylla à Missira :   «Il faut repenser le Mali globalement pour rebâtir un État fort, une Nation solidaire»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-grin-de-sylla-a-missira-faut-repenser-mali-globalement-rebatir-etat-fort-nation-solidaire-1623982.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 00:09:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président du parti Fare An Ka Wuli était l’invité du «Grin» de Sylla à Missira en Commune II du District de Bamako, le samedi 4 juin 2016 à 16h 30mn. Et cela, dans le cadre de sa politique de proximité. </em></strong>

Le président du parti Fare poursuit sa démarche de rapprochement au citoyen. En effet, Modibo Sidibé, accompagné de «ses généraux» du Secrétariat exécutif national (SEN), a été applaudi dans toutes ses réponses pertinentes aux questions posées par les membres du «Grin» de M. Sylla.

Ce déplacement du président des Fare An Ka Wuli témoigne éloquemment de l’esprit de communion, de l’engagement et surtout du courage de Modibo Sidibé de s’enquérir des problèmes de la population malienne. À Missira, le président des Fare a été accueilli par des chevaliers fièrement dressés le long de la rue.

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Prenant la parole, Modibo Sidibé s’est largement prononcé sur son programme «Mali Horizon 2030» qui traite de long en large des problèmes du Mali.  Se prononçant sur l’Initiative Riz, qui revient à chaque ‘’Grin’’, il dira : «De notre départ des affaires à aujourd’hui, le programme a bel et bien continué. Ce qui n’est pas bon ne doit pas être reconduit. À la subvention de l’engrais, le régime actuel a enlevé 1.500 Fcfa au prix de l’engrais pendant que nous, nous l’avions diminué de 10.000 Fcfa».  Modibo a aussi donné l’exemple de l’AMO qui fait le bonheur des Maliens à cette date. Pour lui, il faut repenser le Mali globalement pour rebâtir un État fort, une Nation solidaire

Prenant la parole, M. Sylla, ancien banquier et non moins doyen, a fait des éloges à l’homme d’Etat qu’est le président des Fare, en lui souhaitant la bienvenue à la tête de notre Nation, le Mali.

Après cela, Modibo et une partie de la foule sont allés à la mosquée pour la prière du Fitr, pendant que l’autre partie du «Grin» commentait ce rapprochement de Modibo au peuple malien. Une façon de faire la politique autrement.

<strong>C. SOW/C-COM FARE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sècheresse :  SOS pour le cheptel de Goundam</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/secheresse-sos-cheptel-de-goundam-1562592.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 May 2016 01:37:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Goundam est un cercle à vocation agropastorale dont le cheptel est exposé aux difficultés de la  crise sécuritaire. En effet, les animaux, en particulier les caprins et les bovins, meurent les uns après les autres. Et pour cause ? Les pâturages sont devenus secs. L’herbe est devenue une denrée rare à cause de la sécheresse et du manque d’eau dans les lacs. Pis, pour des raisons d’insécurité, les éleveurs ont peur de s’aventurer dans certains pâturages où les animaux peuvent brouter.

Joint au téléphone, le président de la Chambre locale d’agriculture de Goundam, Aboubacrine Amirou Traoré confirme que : « <em>D’ailleurs si les autorités ne prennent pas leur responsabilité, la situation risquera de s’aggraver. Tout le cercle de Goundam est concerné. Mais les localités les plus touchées sont celles du Faguibine où le cheptel est en train d’être décimé à cause de la rareté de l’herbe et du dessèchement des lacs…</em> ».

Par ailleurs, M. Traoré invite le gouvernement et tous les partenaires à agir avant qu’il ne soit trop tard. L’une des solutions pour sauver le cheptel du cercle des grands lacs, est d’initier une action en urgence par la mise à disposition d’aliments bétails. Les éleveurs souhaitent aussi que l’Etat veille prioritairement à la mise en eau des différents lacs de Goundam et particulièrement du lac Faguibine, dont le dessèchement a provoqué le dépeuplement des villages riverains et l’appauvrissement des pâturages.

<strong>IM</strong>

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</item>

<item>
<title>Autorités intérimaires :  Une pilule dure à avaler !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-pilule-dure-a-avaler-1562572.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 May 2016 01:07:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le vote de la loi sur les autorités intérimaires, le 31 mars 2016, les Maliens attendent impatiemment de voir à quelle sauce ils seront « mangés ». Parce que, malgré les assurances  du gouvernement, une frange importante de la population, en particulier celle des régions du nord, pense que ladite loi n’augure rien de bon pour notre pays.</strong>

Toute fois, des négociations « secrètes » seraient en cours pour atténuer les effets de cette loi censée donner le pouvoir aux groupes armés dans les cinq régions du nord.

En effet, de sources concordantes, il nous est revenu que les conseils communaux ne seront plus dissouts comme le prévoyait la loi sur les autorités intérimaires. Tous les conseils communaux qui ne fonctionnent pas devraient être dissouts et laissés à des autorités intérimaires choisies par la CMA, la Plateforme et le Gouvernement. Le hic ? C’est que, le gouvernement allait jouer dans l’exécutif communal un rôle « insignifiant » ou du moins de simple figurant. Mais, un accord aurait été conclu entre le gouvernement et les groupes armés pour éviter une dissolution des conseils communaux existants.

Si cette information est confirmée, elle consacre, en partie, la victoire des élus locaux, qui ont été les premiers à dénoncer les dérives de cette loi dans une correspondance adressée au ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat.

Il s’agit aussi du résultat de la levée de bouclier de plusieurs de nos compatriotes, en particulier ceux réagissant sur les réseaux sociaux, contre une loi qui pourrait consacrer la partition du Mali. Une prime aux armes ?

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<strong>Accord subsidiaire ?</strong>

En acceptant de se passer de la gestion des communes du nord, les groupes armés ont probablement fait un « deal » avec le gouvernement malien. Certaines sources évoquent même l’existence d’une convention subsidiaire qui selon elles, affecte essentiellement la gestion des autres collectivités du nord (cercles et régions) aux groupes armés. Cette gestion concernera les collectivités territoriales des cinq régions du Nord du Mali (Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni). Chacune des trois parties aura des postes de présidence et de vice-présidence.

En effet, la répartition faite et cautionnée par le gouvernement laisse entrevoir clairement que chaque groupe armé aura à diriger les localités actuellement sous son contrôle. Si l’on sait que l’Etat contrôle peu de localités dans le septentrion de notre pays.

Pis, cette convention subsidiaire aurait contourné la loi votée, en mars dernier, en attribuant de nouvelles compétences aux nouveaux chefs des exécutifs locaux et régionaux. Il est dit dans la convention que le président de chaque autorité intérimaire est le chef de l’exécutif local et aura la main mise sur « l’éducation, la santé, l’hydraulique rurale et urbain, l’industrie, le commerce, le transport, le tourisme, l’artisanat, l’environnement, l’agriculture, le développement social, la protection de la femme, de l’enfant et de la famille, l’élevage et la pêche ». Il est aussi « ordonnateur du budget de la collectivité » et ses décisions sont  « exécutoires » dès qu’elles sont publiées et transmises au représentant de l’Etat.  C’est un « deal » qui exclut toutes les légitimités du nord, notamment les chefferies et notabilités traditionnelles, la société civile, mais aussi et surtout la classe politique. Le risque est énorme et inquiète plus d’un. Et l’opinion nationale doit faire attention, a estimé l’ancien Premier ministre, Moussa Mara. « <em>Nous devons faire attention à ne pas créer les conditions de la durabilité et de la permanence de situations qui devraient être exceptionnelles et éventuelles. Plusieurs actes posés méritent d’être réexaminés dans cette optique. La composition des Autorités intérimaires n’a pas été prévue par les Accords. Il est apparemment le fruit de discussions entre les partis signataires. Dans ce cas, il n’est pas compréhensible que le Gouvernement soit mis au même niveau que les groupes armés. Pourquoi ne pas avoir pris en compte les autres légitimités du Nord ? Par exemple les élus actuels, l’Association des Municipalités du Mali (AMM), le Collectif des Ressortissants du Nord du Mali (COREN) ou encore certaines organisations de la société civile…</em> », a expliqué le président du parti « Yelema » qui n’a pas manqué de tirer sur la sonnette d’alarme : « <em>Ensuite, selon les termes d’un Accord subsidiaire qui aurait été conclu entre le Gouvernement et les groupes armés, et qui circule sur internet, les pouvoirs donnés aux Autorités intérimaires sont copiés sur ceux à transférer aux futurs exécutifs territoriaux. Cela n’est pas justifiable. Une transition est exceptionnelle, toujours de courte durée et avec un contenu léger. Ces pouvoirs accrus constituent un réel danger auquel il faut prendre garde. Il est probable que des conflits surviennent entre les responsables de ces autorités, intronisés « chefs de l’exécutif local » avec les représentants de l’État. Des tensions peuvent être créées ou entretenues pour maintenir un climat qui ne sera pas propice aux élections…</em> ».

Enfin, la décision de la Cour Constitutionnelle du Mali sur la loi portant code des collectivités territoriales, est très attendue. Et ce, pour le faite que l’opposition parlementaire a fortement contesté cette loi et même boudé la salle lors de son vote. Une certaine société civile a aussi émis des réserves sur les « germes de la division » que porte ladite loi.

Par ailleurs, plus d’un mois après le vote de la loi, les regards sont tous presque tournés vers le juge constitutionnel, qui apparemment, aurait mesuré la gravité de la situation et les conséquences de cette loi.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Maitrise des ressources en eau pour développer l’agriculture : Les solutions d’un expert en hydraulique agricole</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/maitrise-ressources-eau-developper-lagriculture-solutions-dun-expert-hydraulique-agricole-1562602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 May 2016 01:03:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Que faut-il faire pour qu’il y ait adéquation entre les ambitions agricoles du Mali et ses ressources en eau ? En d’autres termes, quelles sont les pistes de solutions pour une utilisation rationnelle de notre potentiel en eau (deux fleuves et une immense eau souterraine et pluviale) pour irriguer les 2.200.000 hectares de terres aptes à l’irrigation au Mali ? C’est à cet exercice que s’est attelé Mohamed Fall Ould Mohamed, Ingénieur spécialisé en Hydraulique Agricole, à l’occasion de la Journée de l’Ingénieur, qui a été organisée, les 29 et 30 avril derniers, par l’Ordre des Ingénieurs Conseils du Mali (OICM), sous la thématique «Ambitions Agricoles du Mali et Ressources en Eau ». C’était le vendredi dernier, à l’hôtel Radisson BLU. </strong>

<strong> </strong>Lors de son exposé, le conférencier, sur la base de statistiques récentes et d’un travail méthodique, a émerveillé l’assistance par la maitrise du sujet. Mohamed Fall a, entre autres, évoqué le potentiel agricole du Mali ; l’état de mise en œuvre du potentiel irrigable ; les impacts de la mise en œuvre du potentiel irrigable, avant de conclure par des recommandations en vue d’aider les pouvoirs publics à mieux s’orienter dans les choix et décisions en rapport avec ce sous secteur.

Le Mali a d’importantes ressources en sols avec un potentiel de 45 millions d’hectares de terres pour l’agriculture (15 millions) et l’Elevage (30 millions)  et son domaine forestier couvre environ 100 millions d’hectares sur lesquels uniquement 21 millions  sont exploités.

Pour le conférencier, les ressources en eau sont relativement importantes si on sait que le Mali est traversé par les deux plus importants cours d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit du fleuve Niger, 3<sup>ème</sup>    cours d’eau d’Afrique, dont 1750 km sont au Mali et le fleuve Sénégal avec 700 km au Mali. L’essentiel des ouvrages de mobilisation de la ressource en eau existant et avenir sur ces deux cours d’eau est situé au Mali...

Le schéma directeur de mise en valeur des ressources en eau, adopté en 1991, fait des estimations sur notre potentiel en eau. L’eau météorologique (apport des pluies), représente en moyenne annuelle, environ 415 milliards de m3 d’eau.

En eau de surface,  les volumes  d’eau écoulés en année moyenne sont d’environ 71 milliards de m3  dont 56 milliards de m3/an pour les  cours d’eau permanents (fleuves et  affluents) et 15 milliards de m3/an pour les cours d’eau non pérennes.  Le volume écoulé peut descendre à 30 milliards de m3  en année décennale sèche.

Quant aux réserves d’eau  souterraine, elles sont d’environ 2700 milliards de m3 d’eau, tandis que le renouvellement moyen annuel atteint  66 milliards de m3/an.

Malgré ce potentiel en eau, notre pays peine à profiter des avantages de ce potentiel à cause de l’insuffisance des surfaces aménagées et de la mauvaise répartition des ressources en eau, dû en partie à la faiblesse des ouvrages hydro agricoles. Et les recommandations de Mohamed Fall Ould Mohamed pourraient certainement ouvrir la voie à une meilleure répartition de cette richesse et booster le développement agricole du Mali.

<strong> </strong>

<strong>« De la faiblesse des rythmes d’aménagement</strong>

Le bilan des superficies aménagées par région qui indique qu’environ 404.163 ha sont actuellement aménagés soit 18% du potentiel.

Ce faible taux de réalisation qui contraste avec les besoins immenses de nos populations indique qu’il y a un déficit de capacité en matière de planification et de  conduites des projets d’aménagements.

Pour les aménagements dans le bassin du fleuve Sénégal, Il y a visiblement un déficit d’identification des terres et par conséquent un déficit de planification des aménagements du potentiel irrigable  dans la partie malienne, alors même qu’il s’agit, dans le cadre de l’OMVS, de profiter de la synergie des moyens techniques et financiers qu’offre cet organisme de bassin.

Pour la Région de Kayes,  au regard des besoins pressants des populations défavorisées de la région, il y a urgence à faire des efforts d’identification et de planification pour les faire bénéficier des retombées des aménagements et de la maîtrise totale de l’eau que permettent les barrages réalisés ( et à réaliser) dans le cadre de l’OMVS. Ce déficit requiert le renforcement des capacités avec entre autres les dispositions ci- après:
<ul>
 	<li>Renforcer les capacités opérationnelles (assistance, suivi, capitalisation de données) des services techniques permanents (DNH, DNGR, CPS etc.) pour accompagner  la multiplication des projets et programmes et des Agences (ADR et agences spécialisées) conçus comme  une réponse à la lenteur dans la mise en œuvre des projets et pour booster le rythme des aménagements et autres actions de développement;</li>
 	<li>Améliorer l’état de la connaissance des ressources et la mettre à disposition des planificateurs, concepteurs et autres utilisateurs,</li>
 	<li>Améliorer le cadre institutionnel de planification, de conception et de suivi (intervenants du sous secteur irrigué).</li>
 	<li>Renforcer les capacités nationales  en matière de planification stratégique de façon à anticiper la problématique du partage des ressources en eau et pour apporter l’accompagnement nécessaire aux collectivités territoriales dans ce domaine,  d’une part et pour construire un minimum de cohérence entre différents secteurs et usages ( Agriculture et  eau), d’autre part à travers :</li>
 	<li>Poursuivre la constitution d’une capacité nationale en matière d’Aménagement du Territoire et s’orienter sur la nécessité de produire rapidement des données de base et des outils pour orienter les planifications sectorielles et celles des collectivités de façon à anticiper la préservation de nos ressources et de notre environnement.</li>
</ul>
&nbsp;

<strong>De  l’analyse des impacts des aménagements Hydro-agricoles</strong>

La gestion des eaux et les objectifs de Sélingué et de Fomi, et, dans une certaine mesure ceux des Ouvrages du  Baní (Talo et Djenné), de Taoussa et de Kandadji devront nécessairement tenir compte des impacts et des enjeux de développement et de préservation des écosystèmes du delta intérieur et de la zone lacustre. (Carte localisation du DI).  C’est pour cela qu’il convient de mettre en œuvre les recommandations suivantes :
<ol>
 	<li>Augmenter les capacités des réservoirs de Sélingué et de Fomi pour garantir un minimum de 100 à 150 m3/s à Ké-Macina (entrée du DI) ;</li>
 	<li>Réaliser un Schéma d’Aménagement et de Gestion du DIN (conformément aux indications du PADD) ;</li>
 	<li>Réaliser un Schéma d’Aménagement et de Gestion Globale pour le Bassin du Bani et pour le Sankarani ;</li>
 	<li>Réaliser une Etude d’Impact Environnemental Globale et d’envergure portant sur les impacts des aménagements et prélèvements sur le fleuve Niger.</li>
 	<li>Améliorer la gestion et la valorisation de l’eau à l’Office du Niger et adapter les ambitions d’extensions aux exigences d’une GIRE prenant en compte les résultats d’une Etude d’Impact Environnemental Globale des impacts des aménagements et prélèvements sur le fleuve Niger ;</li>
 	<li>Sécuriser, par des ouvrages, l’alimentation en eau des aménagements et des écosystèmes du Delta Intérieur et des zones lacustres ».</li>
</ol>
<strong>Idrissa Maïga</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle de 2013 : Que sont devenus certains candidats malheureux ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-de-2013-devenus-certains-candidats-malheureux-1562522.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 May 2016 01:02:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En juillet 2013, le Mali a organisé une élection présidentielle qui a mis en compétition 28 candidats. Une compétition qui a permis l’élection du Président Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême. Mais depuis, certains candidats malheureux se sont éloignés du paysage politique, voire même de leurs partis et militants. Ils sont devenus introuvables, injoignables, inaccessibles ou tout simplement disparus des radars. Par contre d’autres ont pu trouver la lumière et attendent impatiemment le son de cloche pour s’aligner, à nouveau, dans la course…</strong>

<strong> </strong>Ils étaient 28 candidats à briguer le suffrage des maliens. Il s’agit de : Jeamille Bittar, Youssouf Cissé, Sibiry Coumaré, Cheick Modibo Diarra, Siaka Diarra, Cheick Keïta, Hamed Sow, Cheick Boucadry Traoré, Soumaïla Cissé, Dramane Dembélé, Tiébilé Dramé, Housséini Amion Guindo dit Poulô, Ibrahim Boubacar Keïta, Alhousseïni Maïga dit Abba, Choguel Kokalla Maïga, Moussa Mara, Oumar Mariko, Nianankoro Yeah Samaké, Soumana Sako dit Zou, Mamadou Bakary Sangaré, Konimba Sidibé, Modibo Sidibé, Mountaga Tall, Racine Seydou Thiam, Oumar Bouri Touré, dit « Billy », Oumar Ibrahima Touré, Ousmane Ben Fana Traoré et Haïdara Aïssata Cissé dite Chato.

Puisqu’il ne devait y avoir qu’un seul pour le fauteuil présidentiel, le choix du peuple s’est porté sur Ibrahim Boubacar Keïta, avec un score de plus de 77%. Les autres candidats ont vite  fait de se choisir un destin (une place au soleil pour certains). Il y a eu des ralliements, des abstentions et des oppositions. Chacun des candidats a choisi l’option qui lui semble la mieux indiquée.

Parmi ceux qui se sont ralliés au camp victorieux, certains candidats malheureux ont bien pu tirer leur épingle du jeu. On peut, entre autres citer Moussa Mara (ancien Premier ministre), Choguel Kokalla Maïga (ministre), Nianankoro Yeah Samaké (ambassadeur), Mamadou Bakary Sangaré (conseiller à la présidence), Konimba Sidibé (ministre), Mountaga Tall (ministre), Dramane Dembélé (ministre) ou Housséini Amion Guindo (ministre). La liste n’est pas exhaustive.

Malgré l’implication de tous ces anciens candidats dans la gestion des affaires de l’Etat, d’autres ont tout simplement préféré s’éclipser. Que deviennent-ils ? Une interrogation qui parmi tant d’autres titillent l’esprit du peuple malien. Le candidat Jeamille Bittar a choisi de se consacrer exclusivement à ses entreprises. Youssouf Cissé, Sibiry Coumaré, Cheick Modibo Diarra, Siaka Diarra, Cheick Keïta, Hamed Sow, Cheick Boucadry Traoré, auraient décidé de garder le profil bas. En tout cas, ils participent rarement aux activités politiques ou associatives.

Quant à ceux qui ont fait le choix de l’opposition politique, certains d’entre eux ont fait des prouesses et tiennent le coup malgré le poids d’une majorité présidentielle engagée et lisible sur tous les fronts. Sur ce point, Soumaïla Cissé, Tiébilé Dramé, Modibo Sidibé sont les incontournables de l’opposition politique. Ils y ont été rejoints par d’autres partis qui n’avaient pourtant pas présenté de candidats à la présidentielle de 2013.

<strong>Abouba Fofana </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé :  Pourquoi vont&#45;ils se soigner à l’extérieur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-se-soigner-a-lexterieur-1550342.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 01:01:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est par un communiqué de la présidence que les Maliens ont appris la maladie du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Qui était hospitalisé à Paris pour se soigner. Il n’est pas le seul à prendre cette option. Beaucoup de nos compatriotes choisissent l’Europe ou le Maghreb, pour se soigner. Quelles en sont les raisons ? Analyse.   </strong>

<strong> </strong>Tout le monde n’a pas les mêmes moyens que le président de la République. Quel sort réserve-t-on à des malades, moins nantis, atteints de l’adénome de la parathyroïde, une tumeur bénigne ? Une question qui soulève l’impérieuse nécessité de revoir la gestion et les moyens mis à la disposition des hôpitaux du Mali.

Il est connu que les chefs d’Etat du continent, à quelques exceptions, se font tous soigner en Europe. C’est vrai, ces pays sont plus développés que les nôtres et ce, dans plusieurs domaines dont celui de la médecine. Mais malheureusement les soins de ces hôpitaux ne profitent qu’à nos gouvernants et quelques opérateurs économiques. L’écrasante majorité de la population est obligée de se contenter des soins au rabais fournis par nos hôpitaux. Dès lors se pose la question d’une catégorisation de la société de la part de personnes censées garantir les mêmes chances aux citoyens dans une société qui se veut démocratique.

Cette propension des élites et des fortunés à recourir aux soins d’ailleurs pose l’inéluctable débat de la « <em>fréquentabilité</em> » de nos centres de santé et hôpitaux de référence. La presse locale a fini par étaler à la lumière du jour les insuffisances de nos hôpitaux. Rien n’y fit. Malgré les moyens conséquents mis à la disposition de ces hôpitaux, ils sont incapables de fournir un plateau technique digne de ce nom. Combien de fois, des patients se sont entendus dire que le scanner de l’hôpital Gabriel Touré était en panne ? Combien de fois des patients se sont saignés à blanc pour se rendre au Maghreb pour des analyses cardiovasculaires ? Combien sont ces familles qui, impuissantes, ont assisté à une mort lente d’un proche ignorant de quoi il souffrait ? La liste des questions est exhaustive.

Même pour conserver des morts, nos hôpitaux peinent à assurer souvent le service minimum. Faites un tour des morgues de Bamako, vous rendez compte de l’état de putréfaction des installations et du conditionnement. Quid des soins les plus élémentaires ? Aucune prestation dans nos hôpitaux n’échappe au « trafic ». Tout est rare. Et ce qui est rare devient cher. C’est la politique de l’appât du gain. Consulter, soigner, analyser et même laver les morts, tout est inclus dans le business des affairistes. C’est, entre autres, le mal des hôpitaux maliens. Un mal qui s’accentue jour après jour malgré les dénonciations de la presse et des réseaux sociaux. Un mal qui vient d’être remis sur la place publique. Car l’opération du président de la République à Paris est une mauvaise publicité pour les hôpitaux de référence de notre pays.

A son retour de Paris, le président de la République se doit d’instruire au gouvernement au moins un rapport sur la gestion des hôpitaux du Mali. Certes, des efforts non négligeables sont fournis par l’Etat, à travers différentes politiques de santé  en faveur des hôpitaux de référence du pays. Mais le constat reste préoccupant. Les hauts fonctionnaires et les opérateurs économiques du Mai choisissent, sans hésiter, de se faire traiter dans des hôpitaux à l’extérieur du pays, notamment en France, au Maroc, en Tunisie ou souvent en Turquie. Cela doit changer pour le bonheur de nos populations.

<strong>Abouba Fofana</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visites improvisées dans le Mali profond : La campagne avant l’heure ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/visites-improvisees-mali-profond-campagne-lheure-1550322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 00:58:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>2018, c’est demain. Les acteurs politiques le savent mieux que quiconque. Déjà, ils affûtent leurs armes. Ils multiplient les tournées et les descentes sur le terrain. Du côté de la majorité présidentielle comme de l’opposition, l’objectif Koulouba prend le pas sur l’unité qui,  elle, semble de façade.</strong>

<strong> </strong>Depuis quelques mois, les acteurs politiques multiplient les descentes sur le terrain. Certains disent aller pour des conférences régionales et d’autres pour une prise de contact avec les militants. Mais la réalité est tout autre, car la campagne présidentielle a bel et bien commencé, même si le contexte est loin d’être favorable.

Soumaïla Cissé, qui fut le challenger d’IBK en 2013, a décidé de ne plus s’éloigner de son électorat. Aujourd’hui, il est l’un des potentiels candidats qui sillonnent le plus le Mali profond. De Ségou à Gao, en passant par Kayes, Sikasso, Mopti, le chef de file de l’opposition ne ménage pas sa monture pour rencontrer et échanger avec ses militants.

En fait, il n’a pas le monopole de ces déplacements politiques. Tièman Hubert Coulibaly était à Diéma et dans d’autres localités de la région de Kayes, de Mopti, de Ségou et de Tombouctou.

Modibo Sidibé tente de convaincre l’électorat de certains quartiers de Bamako, pendant que Moussa Mara multiplie les voyages à l’extérieur et à l’intérieur du pays. Mara est aussi devenu très actif sur les réseaux sociaux. Il participe souvent à des prières et des prêches  dans certaines mosquées de Bamako et hors de la capitale.

Quant à Oumar Mariko, il n’a pas trouvé meilleure campagne que d’aller s’afficher avec les rebelles de Kidal. Sera-t-elle une stratégie payante ? L’avenir nous le dira.

Quid des sorties du président de l’Adema, Tiémoko Sangaré. Qui cherche bon gré, mal gré, à recoller les morceaux d’un parti presqu’en lambeaux, par des visites à l’improviste et des conférences régionales.

Le parti présidentiel n’est pas en reste. Les visites du président de la République à l’intérieur du pays sont taxées également de « campagne avant l’heure » par les opposants au régime. Le Président IBK a déjà visité les régions de Sikasso, de Ségou, et projette dans les mois à venir des déplacements dans d’autres régions du Mali.

Ces actions ponctuelles prouvent à suffisance le degré d’engagement des potentiels candidats de 2018 à jouer leur partition dans la conquête de Koulouba. Mais ils flanchent tous au niveau des alliances politiques. Les partis de l’opposition comme de la mouvance présidentielle peinent à aller vers la construction d’un regroupement fort à l’image de l’UMP, en France, ou du RHDP, en Côte d’Ivoire.

Avec un regroupement de 63 partis politiques, la Convention de la Majorité Présidentielle (CMP) peine à imposer la vision du Président Ibrahim Boubacar Keïta et à défendre son bilan. Ils sont rares ceux qui mouillent sérieusement le maillot. Le président de la République a été obligé, lui-même, de descendre dans l’arène pour expliquer sa vision et son programme.  IBK s’en est plaint de façon ouverte de cette majorité. Bocary Tréta en a fait autant. On est même arrivé à s’interroger sur l’importance de cette CMP.

Dans le contexte malien, les alliances sont très souvent de circonstances. Il y en a qui sont comme dirait l’autre « <em>contre nature</em> ».  Avec de telles alliances, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Car, le but premier de la plus part de ces partis est la perception de « <em>dividendes</em> », en termes de postes ministériels, de postes de directeurs… La CMP n’y échappe malheureusement pas. Il faut reconnaitre que la plus part des partis politiques qui la composent, sont incapables de sensibiliser et de mobiliser pour la cause du régime. Les quelques rares qui en sont capables voient déjà midi à leur porte.

Puisque la vocation d’un parti étant la conquête du pouvoir, pourquoi alors <strong>venté</strong> les mérites d’un parti « <em>adverse</em> » pour qu’il me coiffe au poteau à la prochaine élection ?, s’interroge la plus part des partis politiques. Avec une  telle logique, on comprend aisément pourquoi, les partis de la CMP, au lieu de soutenir le RPM, parti présidentiel, préfèrent réaffirmer sur le bout des lèvres, lors <strong>des</strong> quelques rares congrès ou conférences nationales, leur soutien à IBK. Ça s’appelle être avec toi à moitié.  Les récentes tournées de l’ADEMA Pasj, de l’ASMA-CFP et d’autres partis pour mobiliser leurs militants, en sont des preuves. Ces partis se retrouvent conforter dans leur posture, quand ils voient le parti présidentiel faire des tournées à l’intérieur du pays aux allures de campagne.

<strong> </strong>

<strong>Quid de l’opposition ?</strong>

Dans cette course pour Koulouba, l’opposition n’est pas en reste. Dans ces rangs, il y a l’URD, qui fut deuxième à la présidentielle de 2013. Elle espère tout naturellement que 2018 sera la bonne. Le président de ce parti est d’ailleurs le chef de file de l’opposition. Jadis connu pour ses propos mesurés, Soumaïla Cissé commence à tenir des propos très durs contre le régime. Il a tout intérêt à se faire entendre, car au sein de l’opposition, il y a d’autres partis politiques et leurs leaders qui veulent le court-circuiter, comme le Parena de Tiébilé Dramé et les FARE de Modibo Sidibé.

La cohésion qui fait défaut à la majorité n’est pas non plus la chose la mieux partagée au sein de l’opposition. Mais la critique faisant plus de bruit et étant plus accrocheuse, on a tendance à croire à une opposition unie avec les mêmes ambitions. Tant que les leaders des partis politiques croiront qu’ils sont présidentiables, il faut oublier les alliances sincères sauf celles venant de partis n’ayant rien à perdre.

<strong>Abouba Fofana</strong>

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Musique : Un festival au Wassulu grâce à la DIVA</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/musique-festival-wassulu-grace-a-diva-1550262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 00:51:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Oumou Sangaré et les jeunes du Wassulu vont lancer, le 29 avril 2016, le Festival international de musique du Wassulu. L’information a été donnée par la Diva du Wassulu, le vendredi dernier, à la Résidence Wassulu, sise à Kalaban Coura, en présence des présidents de l’Association des ressortissants de Gouana, Soumaïla Diakité, et de l’Association des forces vives du Wassulu, Mohamed Sangaré.</strong>

<strong> </strong>

Organiser un festival dans le Wassulu, est un rêve vieil de plusieurs années de Oumou Sangaré. La Diva va, enfin, réaliser ce rêve grâce à son engagement personnel et celui de la jeunesse du Wassulu.

En effet, Oumou Sangaré s’est engagée avec les jeunes, les artistes, les autorités locales et les notabilités des 12 communes du cercle de Yanfolila, pour organiser le Festival international de musique du Wassulu, les 29 et 30 avril prochains. Le but est de faire découvrir la richesse culturelle et surtout musicale du Wassulu au reste du monde. Il s’agit aussi de montrer les autres activités des populations du Wassulu, dont l’agriculture. <em>« Au Wassulu, on ne fait pas que de la musique, on participe aussi au développement d’autres activités. Après Sikasso, le cercle de Yanfolila est le plus grand producteur de produits frais au Mali</em>… », a affirmé la Diva du Wassulu. Qui précise d’ailleurs avoir sollicité et obtenu le soutien de la CMDT pour l’organisation de ce festival, à cause de la vocation agricole du Wassulu.

Le Festival international de musique du Wassulu va regrouper pendant deux jours les vedettes et les artistes du terroir du Wassulu pour des concerts, des conférences débats et des expositions sur la riche culture musicale et artistique  du Wassulu. Les thèmes sont axés au tour de la paix et du développement. Pour un budget prévisionnel de 60 millions de FCFA, la Diva du Wassulu compte d’abord sur ses propres ressources, mais également sur le soutien des patriotes de ce pays.

Mohamed Sangaré a salué l’engagement de la Diva pour son terroir. « <em>Pour la 1<sup>ère</sup> fois, nous avons eu le soutien qu’il faut pour organiser le festival du Wassulu. Nous ne pouvons que nous en féliciter et la remercier pour tout ce qu’elle (Oumou Sangaré) fait pour le Wassulu et son pays… »,</em> a indiqué le président de l’Association des forces vives du Wassulu.

Quant à Oumou Sangaré, elle dit vouloir mettre son talent, ses relations, son expérience et son savoir-faire au service du Wassulu, en particulier, mais également de l’ensemble du Mali. C’est pourquoi, elle a invité toutes les bonnes volontés à se joindre à elle, pour booster le développement du Wassulu par la culture.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection civile : Les sapeurs&#45;pompiers de plus en plus sollicités</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/protection-civile-sapeurs-pompiers-de-plus-plus-sollicites-1550312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 00:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En cette période de forte chaleur, les agents de la Protection civile sont confrontés à d’énormes difficultés. Et pour cause, les sollicitations des victimes d’accidents ne manquent pas, de part et d’autre. Cependant, les sapeurs-pompiers n’arrivent pas à intervenir efficacement, parce que les moyens dont ils disposent ne  leur permettent  pas, disent-ils, de mener à bien leur mission.</strong>

Chez les sapeurs-pompiers « <em>la sécurité est un défi au quotidien </em>». Un défi qui devient de plus en plus difficile à relever surtout en cette période où la canicule dicte sa loi. Ainsi, avec la forte chaleur qui règne actuellement à Bamako, il va de soi qu’il ait des impacts sur les interventions des agents de la protection civile. Par exemple, pendant cette période les demandes de secours sont vues à la hausse de l’avis des soldats du feu.

Selon le Commandant de la 1<sup>ère</sup> unité des interventions de la Direction régionale de la Protection Civile de Bamako, ils enregistrent beaucoup de cas d’incendies de domicile, de noyade et de secours à personnes. Diankiné Fotigui Traoré, puisqu’il s’agit de lui, explique également que la canicule est un facteur aggravant des accidents. « <em>En moyenne, nous recevons par jour, 16 sollicitations pour les cas d’incendies, 4 à 5 demandes pour les cas de noyade et 6 à 7 sollicitations pour les secours à personne</em> », affirme le Commandant Traoré.

La ville de Bamako couvre une superficie de 267 km2 sans compter les environs et la ville de Kati. On y compte 7 Centres de Secours plus celui de Kati. Ce qui n’est pas suffisant pour intervenir convenablement et efficacement d’après notre interlocuteur. C’est pourquoi, on constate le plus souvent des retards par rapport au départ tout comme au retour des équipes d’interventions. Dans les conditions normales, « <em>les secours ne sont efficaces que dans un rayon de 3 km. Donc, il faut une ambulance pour chaque centre de secours</em> », précise M. Traoré.

Quant à leurs conditions de travail, le Commandant Diankiné n’est pas passé par quatre chemins pour déplorer le manque de moyens auquel ils sont confrontés. On retiendra de lui que la modicité de ces moyens doit être adaptée aux secteurs à couvrir. Ce qui leur complique davantage la tâche. Il a également indiqué que le personnel est qualifié et maitrise bien le peu de moyens dont il dispose, mais que c’est insuffisant pour être efficace sur le terrain.

Autre difficulté soulevée par les sapeurs-pompiers de la compagnie de la Protection civile de Dravela, c’est l’inadaptation du terrain aux normes de secours et les aléas de la circulation. C’est aussi le manque de prises d’eau adéquates, qui sont souvent mal reparties. « <em>Toutes choses qui nous empêchent d’être efficaces tant dans les délais des interventions que dans l’adaptation de ces moyens aux différents secteurs</em> », a déploré Diankiné Fotigui Traoré.

Par ailleurs, il faut noter que la plupart de ces accidents sont dus à des courts circuits, à l’imprudence et l’incivisme des citoyens. Ce qui dénote quelque part de la négligence des occupants de ces bâtiments et locaux administratifs, selon le Commandant de la 1<sup>ère</sup> unité des interventions de la Direction régionale de la Protection Civile de Bamako. Ainsi, il conseille les citoyens d’être vigilants et de ne pas être négligents. Et d’ajouter : « <em>au sortir des bureaux ou des maisons,il faut débrancher tous les matériels susceptibles de causer des incendies, respecter le code de la route et être prudent dans la circulation et surveiller les enfants sur les plages et piscines et les interdire de fréquenter le fleuve. Idem pour les adultes qui ne savent pas nager</em> ».

Les sapeurs-pompiers œuvrent pour la sécurité des personnes et de leurs biens, mais aussi pour la protection de l’environnement. Ainsi, ils sont joignables 24/24 et en permanence à partir du numéro vert : 80 00 12 01.

<strong>Ahamadou Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décharge de Noumoubougou :  Près de 6 milliards de FCFA pour débarrasser Bamako de ses montagnes de déchets</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/decharge-de-noumoubougou-pres-de-6-milliards-de-fcfa-debarrasser-bamako-de-montagnes-de-dechets-1538192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/decharge-de-noumoubougou-pres-de-6-milliards-de-fcfa-debarrasser-bamako-de-montagnes-de-dechets-1538192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 01:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, a présenté au Conseil des ministres, du 13 avril dernier, une note relative à l’achèvement de la construction de la décharge finale compactée et contrôlée (DCC) de Noumoubougou. Cette note donne à la fois des précisions sur l’achèvement de la construction de la décharge finale de Noumoubougou et son coût, estimé à plus de 5 milliards de FCFA. </strong>

<em>« L’absence de décharge finale, particulièrement pour la ville de Bamako, a entraîné la prolifération des dépôts de transit anarchiques.</em>

<em>La stratégie de gestion des déchets solides du District de Bamako a été adoptée, par le Conseil des Ministres du 25 juin 2003, en vue de corriger cette insuffisance. Elle prévoit la réalisation d’infrastructures lourdes, notamment, les décharges contrôlées compactées. La construction de la décharge finale compactée et contrôlée (DCC) de Noumoubougou dans la Commune Rurale de Tienfala a été entreprise dans ce sens.</em>

<em>La première phase des travaux de construction du site a été réalisée entre 2005 et 2014 et a porté notamment sur la construction d’une cellule A de confinement pour l’enfouissement des déchets et de deux (02) bassins pour le stockage et l’évaporation de l’eau de lixiviation.</em>

<em>La présente communication écrite porte sur les travaux d’achèvement de la construction de la décharge finale compactée et contrôlée (DCC). </em>

<em>Les travaux concernent, entre autres, la mise en exploitation de la Cellule A et la construction de deux autres cellules de confinement et d’enfouissement des déchets. </em>

<em>Elle prévoit également l’extension et l’amélioration des bassins existants. </em>

<em>La réalisation des travaux d’achèvement permettra l’acheminement sur Noumoubougou des déchets et la suppression des dépôts anarchiques de Bamako.</em>

<em>Elle permettra également d’améliorer le cadre de vie des populations, de mettre en place un service public de gestion et de traitement sécurisé des déchets et de créer des emplois par la valorisation et le recyclage de déchets.</em>

<em>Le coût de réalisation des travaux d’achèvement de la construction de la décharge finale compactée et contrôlée (DCC) de Noumoubougou est estimé à 5 milliards 930 millions 746 mille 345 francs CFA</em> ».

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle 2018 :  Ces jeunes qui préparent la prise du pouvoir…</title>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 01:15:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La précampagne pour l’élection présidentielle de 2018 bat déjà son plein. Les ténors de la scène politique malienne sont à pied d’œuvre pour mettre de leur côté les chances d’arpenter les marches de Koulouba. Mais, ils ne sont pas les seuls à avoir ces ambitions légitimes. Une horde de jeunes, compétents et dynamiques, avec souvent un charisme naturel, se préparent activement à la prise du pouvoir, au cas où, mais à la suite d’élections libres et démocratiques. Qui sont ces jeunes ? Leurs parcours ? Que font-ils ? Leurs atouts et faiblesses ?</strong>

Avec la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, beaucoup de Maliens espéraient voir la fin de la crise sécuritaire dans notre pays, afin de permettre l’organisation des élections communales, régionales et présidentielles sur l’étendue du territoire national. Les efforts en cours, notamment le processus de mise en place des autorités intérimaires, en disent long sur la détermination du gouvernement d’en finir avec cette crise multidimensionnelle. S’ils (les efforts) sont couronnés de succès, il y a de fortes chances que la présidentielle de 2018 soit âprement disputée par des jeunes. Qui veulent bousculer la vieille garde de la politique malienne. Dans le pire des cas, le prochain président de la République va devoir compter avec eux pour la présidentielle de 2018 et pendant la période dite transitoire (2018-2023).

Parmi ces jeunes pétris de talents et dont la liste n’est pas exhaustive, nous avons choisi (l’ordre n’étant pas important) huit potentiels candidats en 2018.

&nbsp;

<strong>Racine Thiam</strong>

En juillet 2013, Racine Seydou Thiam était, à 38 ans, parmi les plus jeunes candidats à la présidentielle. C’était tout naturellement le début d’une carrière politique pour ce consultant international en marketing et communication.

Né à Bamako le 24 septembre 1975, Racine Thiam est aujourd’hui le Directeur de la Cellule de communication de la Présidence de la République. Un poste stratégique pour un jeune, qui a beaucoup d’ambitions.

Depuis sa nomination à Koulouba, il ne cesse de prouver ses talents, de bon communicateur et de stratège. En quelques mois, nul ne peut nier, que la communication présidentielle a pris des ailes avec la touche et le management de l’enfant de Badalabougou.

En 2018, il pourra valablement se représenter à la présidentielle pour avoir accumulé de l’expérience dans la gestion des affaires au sommet de l’Etat et bénéficié du soutien d’associations de jeunes. Mais son parti, la Convergence d’actions patriotiques (Cap) peine à décoller sur l’échiquier politique national.

<strong> </strong>

<strong>Amadou Koïta</strong>

Ancien leader estudiantin, le Président du parti socialiste (PS Yelen Coura), Amadou Koïta, attend tout simplement son heure pour saisir sa chance de briguer la magistrature suprême de notre pays. À l’élection présidentielle de 2013, il a soutenu le candidat de l’Urd, Soumaïla Cissé. Koïta est aujourd’hui l’un des piliers de l’opposition politique.

Né en 1970 à Markala, Amadou Koïta est un pur produit du Mali, sorti de l’Ecole Nationale d’Administration de Bamako (ENA), promotion 1992-1997. Inspecteur des finances de son Etat, Koïta dirige la Cellule d’Appui à la Déconcentration et à la Décentralisation (CADD).

En créant le 25 mai 2013 le Parti socialiste, Amadou Koïta donne un aperçu de ses intentions. Cinq ans après, ces intentions pourraient se matérialiser par une candidature à la présidence de la République.

Il n’est pas exclu qu’il fédère toute l’opposition politique derrière son projet. Certains ténors voient même en lui l’exemple de jeune qu’il faut à notre pays. Handicap ? Son parti est jeune et ne dispose pas d’assise politique nécessaire pour le propulser au sommet de la pyramide.

&nbsp;

<strong>Karim Keïta</strong>

Contrairement à ses camarades ou du moins à ses éventuels adversaires, Karim Keïta n’est ni président d’un parti politique et encore moins haut fonctionnaire dans l’administration d’Etat.

Mais, il partage avec eux la légitime ambition de s’installer un jour sur le trône.

Naturellement qu’il ne briguera pas la présidence en 2018, sauf cas de force majeure. Jusqu’à preuve du contraire, l’unique option pour le parti présidentiel reste son père, Ibrahim Boubacar Keïta. Néanmoins, s’il arrive que pour une raison ou une autre, le Président ne se représente pas pour sa succession, Karim Keïta pourrait être mis sur orbite.

Député et président de la Commission de défense de l’Assemblée Nationale du Mali, Karim Keïta ne ménage pas ses efforts pour se présenter comme une alternative. Avec un carnet d’adresses qui ne cesse de se rallonger et un réseau de clubs et d’associations de soutien, le député de la deuxième commune de Bamako fait désormais parti du cercle restreint des jeunes présidentiables. Mais auparavant, Karim doit d’abord faire face à l’opposition politique, mais également aux ténors du parti présidentiel, qui voient tout naturellement en lui une cible potentielle.

&nbsp;

<strong>Moussa Mara</strong>

Intrépide et calculateur, Moussa Mara était le jeune le plus en vue pour la présidentielle de 2018. Mais son échec à la primature et le chaos provoqué à Kidal ont du faire réfléchir plusieurs de nos compatriotes. Mais, qui sait ? Au Mali, rien ne semble impossible.

Moussa en sait quelque chose pour avoir, en quelques mois de combat politique, passé de Maire de Bamako à Ministre puis Premier ministre. C’était une ascension fulgurante et exceptionnelle d’un jeune à 40 ans.

Né le 2 Mars 1975 à Bamako, cet Expert-comptable garde encore ses chances dans la guerre de génération, très disputée. Moussa Mara a repris ses activités traditionnelles et passe son temps à chercher des soutiens sur le net et dans des mosquées pour mieux se positionner pour les futures échéances. Il espère être, en 2018, dans le peloton de tête de la présidentielle, à cause notamment de son passage à la primature où il a pu faire une précampagne avec des moyens plus conséquents…

Pour atteindre son objectif, Mara va devoir certainement faire face à la colère d’une frange importante de la population qui l’en voudrait à jamais d’avoir provoqué la chute de Kidal et de s’allier à la vieille génération d’hommes politiques.

&nbsp;

<strong>Oumar Tatam Ly</strong>

Le fils de l’écrivain, Feu Ibrahima Ly et de la diplomate Madina Tall Ly, était un inconnu du paysage politique malien. Nos compatriotes furent surpris quand le choix du Président IBK porta sur Oumar Tatam Ly, pour diriger son premier gouvernement en qualité de Premier ministre. Il ne tarda pas à prouver sa maitrise des dossiers, mais n’aurait pas pu convaincre le chef de l’Etat de la nécessité de « <em>changer de cap</em> ». Il finit par quitter son poste, le 5 avril  2014.

Mais son nom revient sans cesse dans les débats quand il s’agit d’évoquer les hommes capables de sortir notre pays de la crise, surtout économique. Cet économiste, qui dispose d’un bon réseau et de carnets d’adresses, en a les moyens. Mais avant, il doit sortir d’abord de sa « coquille ».

Né le 28 novembre 1963 à Paris (Seine), Tatam Ly ne s’est pas encore affiché sur le plan politique, même s’il peut toujours compter sur le réseau d’amis politiques de sa maman. Ne disposant encore ni de parti politique et d’associations de soutien, la conquête de Koulouba pourrait être une utopie pour cet agrégé d’histoire.

&nbsp;

<strong>Tièman Coulibaly</strong>

Tièman Hubert Coulibaly est le fils de Moussa Balla Coulibaly. Stratège et méthodique, il tisse lentement et sûrement sa toile. Depuis son entrée au gouvernement sous la transition, il reste l’un des rares ministres à avoir bénéficié de la confiance de deux présidents successifs (Dioncounda et IBK). Est-ce le fait du hasard ? Nul ne saurait le prédire. Seul certitude, comme son père, il va probablement briguer un jour le fauteuil présidentiel. Est-ce en 2018 ? Ce n’est pas évident si le Président IBK devrait se présenter pour un second mandat.

Natif de Bamako et diplômé de l'université de Saint-Étienne en France, Tièman Hubert Coulibaly est un passionné de communication. Qui a su faire les bons choix dans les moments critiques de notre pays.

A 49 ans, il se présente désormais comme l’un des jeunes le plus mur pour briguer la magistrature suprême de notre pays. Mais, pour accéder à la magistrature suprême, il ne pourra pas beaucoup compter sur son parti (l’UDD) qui cherche toujours sa voie au niveau national, et probablement sur une partie de la jeunesse. Qui lui reproche ses rapports avec les politiciens accusés, à tort ou à raison, de corrompus.

&nbsp;

<strong>HOUSSEINI AMION GUINDO</strong>

En 2013, Housséini Amion Guindo est arrivé 5e sur 27 candidats après Ibrahim Boubacar Kéita (RPM), Soumaïla Cissé (URD), Dramane Dembélé (ADEMA-PASJ) et Modibo Sidibé (FARE). Un résultat qui confirme l’irrésistible ascension de ce jeune (né le 21 avril 1970) leader politique. Cette ascension présage sans doute un bel avenir pour l’ancien député de Sikasso.

Le professeur d’histoire et de géographie, qui est aussi promoteur de deux établissements scolaires à Sikasso, a lancé, en 2008, la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM). Qui compte déjà parmi les partis politiques les plus représentatifs de l’échiquier national, avec plus de 400 conseillers aux élections communales de 2009. Après avoir cumulé une expérience parlementaire, « Poulô » est en train d’asseoir celle de l’exécutif. Il gère de façon méthodique le ministère des Sports. Et se positionne comme un incontournable à Sikasso, sa région adoptive.

Seulement, il est reproché à Housséini Guindo, comme à Mara et Tièman, d’avoir des accointances avec la vieille garde. Les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets.

&nbsp;

<strong>Dramane Dembélé</strong>

A la présidentielle de 2013, l’Adema Pasj l’avait désigné pour incarner le changement générationnel tant espéré par les Maliens, afin d’être leur candidat. Et cela contre de vieux briscards. Dès lors, Dramane Dembélé symbolisait une jeunesse qui gagne (3è après IBK et Soumaïla Cissé) et une jeunesse responsable. Parce qu’au second tour de la présidentielle, Dra a appelé à voter IBK contre la volonté du comité exécutif de son parti. Qui soutenait Soumaïla Cissé. Ce n’est pas un hasard, Dramane Dembélé s’est tout simplement projeté dans l’avenir. Aujourd’hui il est ministre de l’habitat et de l’urbanisme. Il n’est pas exclu de le voir, demain, parmi les candidats de la présidentielle de 2018, avec ou sans la bannière de l’Adema. Mais avec l’Adema, il faut toujours s’attendre à des surprises. En 2007, elle n’a pas présenté de candidat contre ATT. Elle pourrait, en 2018 aussi, remettre çà.

Né à Ségou, le 8 avril 1967, Dramane Dembélé est un ingénieur géologue. Qui ne cache plus ses intentions de briguer la magistrature suprême.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

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<title>Assainissement :  Pourquoi Bamako est toujours sale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/assainissement-bamako-toujours-sale-1538172.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 01:05:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le souci de rendre propre la ville de Bamako pour lui donner un nouveau visage à l’image des autres capitales, la mairie du District de Bamako a lancé, en février 2015, un projet d’assainissement avec Ozone Mali, filiale du Groupe marocain OZONE, pour un montant de 9 milliards de FCFA pour une durée de 8 ans. Un an après son lancement, Bamako peine à se vider de ses montagnes de décharges, les voies publiques sont ensablées, les agents d’Ozone, de moins en moins, visibles sur le terrain. Une situation que bon nombre de citadins ne comprennent pas. Qu’est-ce qui explique cette marche à reculons ? Reportage.</strong>

Selon le Directeur d’Exploitation, Adama Koné, au démarrage du projet, il s’agissait de désensabler toutes les voies d’abord pour une mise à niveau de toutes les grandes artères, mais aussi des routes secondaires bitumées. C’est pourquoi, les agents étaient déployés en groupe pour bien faire ce travail préalable, explique M. Koné. « <em>Il n’y a eu ni diminution ni retrait, mais plutôt un redéploiement des agents sur le terrain pour pouvoir couvrir les quelques 375 km de routes bitumées que compte la ville de Bamako</em> », a ajouté M. Koné.

Donc, les gens avaient l’habitude de voir des regroupements d’agents pour faire le désensablement, mais aujourd’hui ne voient par exemple qu’un agent à chaque kilomètre, parce que celui-ci n’effectue que le balayage. Alors que dans le temps, il fallait 2 ou 3 personnes pour mener les mêmes actions sur la même distance. Ce redéploiement permet de bien couvrir les grandes artères de la ville, mais également les voies secondaires bitumées, affirme M. Koné.

Sur cet aspect, les agents de terrain approchés, ont fait savoir que certains ont dû quitter parce qu’au début il y avait trop de retards de salaires. Mais, par la suite, c’est devenu régulier, précise Mme Traoré Maïmouna Diarra, la trentaine révolue. Qui se dit satisfaite du fait qu’elle arrive à joindre les deux bouts tant bien que mal avec son travail. Par contre, des agents expliquent que le travail par groupe a été réduit par mesure de rétorsion contre les bavardages. Autre explication donnée, c’est la spécificité de la vile de Bamako. D’après Ozone Mali, dans l’épicentre de la capitale, les voies sont très engorgées, certaines routes trop chargées en matière de circulation, d’autres très occupées par les gens. Ce qui leur complique davantage la tâche. Qu’à cela ne tienne, à chaque kilomètre il y a un agent pointé, chargé de faire le balayage et parfois 2 ou 3 agents en fonction des voies et des besoins, rassure le Directeur d’Exploitation. Aujourd’hui, sur le volet « Balayage » 92% des objectifs ont été déjà réalisés, s’est félicité M. Koné.

Par ailleurs, le Directeur d’Exploitation d’Ozone Mali n’a pas passé sous silence les difficultés auxquelles l’entreprise est confrontée. On retiendra de lui que, 50% des décomptes de la société ne sont pas encore payés par l’Etat, de février 2015 à nos jours. Toutes choses qui jouent sur la qualité de leurs prestations vis-à-vis des populations, mais aussi et surtout, sur les relations entre la structure et ses agents, si l’on en croit M. Koné. Et de poursuivre : « <em>Bamako fait plus 240 000 km2 pour plus 2 500 000 habitants. La production de déchets par jour fait environ 1470 tonnes soit 2940 m3, donc cela demande des gros moyens pour mener à bien notre mission. Mais, le manque de paiement de nos décomptes de la part de l’Etat nous bloque dans notre travaille</em> ».

Certes, l’Etat et l’entreprise Ozone Mali ont le devoir d’accomplir cette mission d’assainissement. Mais, les citoyens eux-aussi ont un rôle primordial à jouer pour y arriver. C’est pourquoi, le Directeur d’Exploitation d’Ozone Mali insiste sur l’implication et l’adhésion des populations pour la pérennisation et l’appropriation des acquis de ce projet. Pour Adama Koné, si les citoyens jettent les déchets ou déversent les ordures sur les routes parce qu’il y a une société qui est chargée de nettoyer cela, Bamako ne sera jamais une ville propre. Donc, il faut que chacun joue sa partition pour la sauvegarde de l’environnement, c’est-à-dire de la santé, gage de tout développement.

<strong>Ahamadou Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Treta à la BMS : Prime à la soumission ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/treta-a-bms-prime-a-soumission-1523472.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 10:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après son lâchage sans préavis du gouvernement Modibo Keïta, Bocary Tréta, secrétaire général du parti présidentiel, vient d’être repêché et casé à la Banque Malienne de Solidarité (BMS). Une nomination qui sonne comme une prime à la soumission.</strong>

Il était considéré comme un intouchable parmi les intouchables pour sa proximité avec le chef de l’Etat. Ce statut lui vaut, selon ses détracteurs, de ne pas se référer aux premiers ministres successifs, dans la prise de certaines décisions. Souvent, on dit qu’il les désavouait publiquement. Il a même fini par se croire khalife à la place du khalife. Vous l’aurez deviné, lui, c’est Bocary Tréta, secrétaire général du Rassemblement Pour le Mali (RPM). Le Rubicon franchi, il fallait le remettre à sa place. Ce qui fut fait. De son poste de numéro 2 du gouvernement, il fut lâché en plein vol. Inutile de dire qu’il l’a mal pris. Dès lors, les canards se déchainaient pour qualifier ce limogeage d’« erreur politique ».  Plus d’un mois après le limogeage de Tréta, des analyses, des commentaires, des opinions brodaient les manchettes des journaux. « Crise au sein du RPM », « IBK et Tréta : Du duo au duel » ; «  Tréta va lancer son parti », voici entre autres titres qui présageaient de l’implosion du parti du tisserand.

Si le parti a su garder le cap malgré les prédications de la presse, une chose est sûre, c’est que le départ de Tréta du gouvernement dénotait d’un malaise profond entre lui et le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.

Bien qu’adulé au sein du parti, Tréta sait bien qui détient les leviers, tous les leviers. Son passage au pôle économique, était là pour le lui rappeler. Il lui fallait dès lors mettre de l’eau dans son vin.  Il l’a apparemment bien fait. Ainsi, on a vu un Tréta très déterminé à mouiller le maillot pour le chef. Il est allé jusqu’à proférer des menaces contre certains opposants, en affirmant que pour atteindre IBK, il faut d’abord lui « passer sur le corps ». Quelle belle preuve de dévotion ! IBK a saisi le message de son fidèle compagnon, pour mettre fin à sa disette de quatre mois.

Après l’absorption de la Banque Malienne de l’Habitat (BHM) par la Banque Malienne de Solidarité (BMS),  Bocary Tréta a été désigné  pour représenter l’Etat au sein du nouveau conseil.  On connaissait la prime à la rébellion, voici désormais, la prime à la soumission.

<strong>Abouba Fofana</strong>

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<item>
<title>Sahara occidental : Pour qui roule Ban Ki Moon ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sahara-occidental-roule-ban-ki-moon-1523382.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 01:49:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a effectué, le mois dernier, une visite dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, puis en Algérie et en Mauritanie, pour dit-il, vouloir faire avancer les pourparlers entre le Maroc et le Polisario sur la question du Sahara. Mais ses déclarations outrageuses et sa partialité de plus en plus affichée, ont plongé le processus dans une impasse. Qui risque de rallonger la souffrance des populations et de remettre en cause les avancées dues à la bonne volonté du Royaume chérifien et de Sa Majesté Mohamed VI. Même la présentation de son rapport sur la situation au Sahara Occidental, annoncée pour le 8 avril dernier, a été finalement reportée pour la mi-avril. </strong>

<strong> </strong>

Depuis le cessez-le-feu conclu en septembre 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a été chargée de la surveillance du cessez-le-feu et de l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination au Sahara occidental. De cette date à ce jour, le Royaume chérifien a toujours manifesté une disponibilité à accorder une large autonomie aux populations marocaines vivant sur cette partie de son territoire.

Pour sortir de cette crise, vieille déjà de plus d’un quart de siècle, le Maroc a présenté un plan d'autonomie, auquel le Front Polisario oppose un référendum sur l'autodétermination. Les deux parties sont encore figées sur leur position, même s’il y a des négociations politiques en cours.

Mais contre toute attente, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, en visite dans la région, du 5 au 7 mars derniers, a fait des déclarations qui sont en passe de bouleverser la donne, et de ramener les parties au statu quo. C’est étonnant pour ce haut responsable des Nations Unies qui doit, à tout point de vue, afficher une certaine neutralité pour des raisons évidentes.

D’abord, le Maroc est un pays souverain dont les dirigeants ont toujours œuvré pour la stabilité du monde et en particulier de l’Afrique. C’est l’une des rares pays du Maghreb qui a su contrôler et  maîtriser le printemps arable par le dialogue et des actions concrètes.

Ensuite, ce sont les forces onusiennes qui surveillent le cessez-le-feu au Sahara occidental. Donc, une prise de position de quelque responsable que ce soit de l’ONU en faveur des rebelles du Polisario, serait une insulte, voire une attaque contre le Maroc et son peuple.

Au lieu de rendre visite au Maroc pour tenter de faire progresser les négociations entre les parties, Ban Ki Moon a décidé de s’afficher ouvertement dans ce dossier, en se rendant dans les camps des réfugiés sahraouis et dans les pays qui soutiennent le Polisario contre le Royaume chérifien.

Le Secrétaire général des Nations Unies ne s’est pas limité à ces voyages qui en disent long sur ses intentions. Il a fait des affirmations qui ne laissent place à aucun doute sur sa partialité et sa détermination à appuyer la position du Front Polisario.

« <em>Les Sahraouis endurent de grandes souffrances dans des conditions difficiles. Je veux attirer l'attention du monde sur une population dont la souffrance est souvent ignorée. Cette situation est inacceptable</em> », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « <em>Les parties prenantes au conflit sur le Sahara occidental n'ont pas fait de réels progrès dans les négociations vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable</em> ».

&nbsp;

<strong>Faut-il avoir peur de la Minusma ?</strong>

Cette attitude du chef de l’ONU a provoqué beaucoup de colère au Maroc et dans tous les pays amis du Royaume. De fortes soupçons pèsent désormais sur la capacité de Ban Ki Moon à apporter une contribution au règlement de cette crise maroco-marocaine. D’ailleurs, le rapport sur le Sahara occidental que le Secrétaire général des Nations Unies devait présenter en ce mois d’avril, risque de perdre toute crédibilité avant même sa publication. Car beaucoup d’observateurs s’interrogent sur le fondement même des agissements du diplomate onusien. Est-il rentré dans un deal contre le Maroc ? Où veut-il régler des comptes avec le peuple marocain et ses dirigeants ? Si tels sont ses objectifs, Ban Ki Moon doit tout simplement démissionner avant que le pot au rose ne soit découvert.

Et pourtant, le patron de l’ONU a occulté d’évoquer le détournement avéré de l’aide internationale destinée aux camps des réfugiés sahraouis. C’était un sujet crucial qui avait besoin que le secrétaire de l’ONU en parle pour alerter la communauté internationale et mettre fin à l’exploitation de la misère de ces populations marocaines par des généraux d’un pays voisin.

Plusieurs secrétaires généraux de l’ONU se sont rendus à Tindouf, en Algérie, pour visiter les camps où vivent des dizaines de milliers de réfugiés sahraouis depuis 40 ans. Mais aucun n’a jusqu’à maintenant traversé la frontière avec le Sahara occidental pour aller dans la zone que le Front Polisario qualifie de « libre ». Mais Ban Ki Moon, lui, veut aller au-delà de ses prédécesseurs.

On ne comprend pas pourquoi le chef de l’ONU s’acharne tant sur un pays souverain. Qui cherche tout simplement à préserver l’intégrité de son territoire.

Si ce qui se passe dans cette partie du Maroc est encouragé par le Secrétaire général des Nations Unies, avec la présence des casques bleus, les Maliens doivent s’interroger sur la finalité de la présence de la Minusma dans notre pays. Il y a vraiment de quoi avoir peur de la mission onusienne dans notre pays.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Oumar Mariko : Putschiste ou rebelle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/oumar-mariko-putschiste-rebelle-1523422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 00:52:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien leader estudiantin, Oumar Mariko, et non moins député à l’Assemblée Nationale, serait devenu un animal politique redoutable. Qui ne recule devant rien pour l’atteinte de ses objectifs. En quelques années seulement, l’enfant de Kolondiéba, à qui on prédisait un parcours sans faute en politique, s’est transformé en véritable cauchemar, à la fois pour son peuple et pour la jeunesse de notre pays. De 2012 à nos jours, l’homme semble perdre ses repères. Putschiste ou rebelle, Dr Mariko n’écarte, apparemment, aucune piste pour arpenter les marches de Koulouba. Malheureusement, ses stratégies commencent à agacer beaucoup de nos compatriotes.</strong>

Pendant les années 90, Oumar Mariko faisait rêver plus d’un jeune malien pour son charisme et son engagement en faveur des causes justes. Son discours était rodé. Il voulait un Mali meilleur dans lequel pouvaient s’épanouir tous ses fils. Il s’est battu corps et âme contre la dictature de Moussa Traoré. Et s’est imposé comme un acteur incontournable du mouvement démocratique. Si le leader estudiantin qu’il fut, était adoubé,  l’homme politique qu’il est, fut un cauchemar pour la plus part de ceux qui croyaient en lui.

Juste avant les évènements de mars 2012, une connexion aurait été établie entre le secrétaire général du parti SADI et des représentants de certains mouvements rebelles. Oumar Mariko aurait rencontré en Mauritanie, particulièrement, des chefs rebelles pour discuter des sujets concernant notre pays. Mais le député de Kolondiéba a toujours gardé le suspense sur ces rencontres sécrètes.

Autre comportement contre nature de l’ancien leader de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM), c’est le soutien apporté aux putschistes du 22 mars 2012. Oumar Mariko était l’un des rares acteurs du mouvement démocratique à cautionner le coup d’Etat le plus débile de l’histoire du Mali. Beaucoup de jeunes et de Maliens étaient désemparés. Ils ne comprenaient pas comment celui qui a été pendant longtemps leur repère, s’est transformé, du jour au lendemain, en véritable opportuniste, en mettant entre parenthèse ses convictions politiques. « <em>Démocrate</em> » qu’il se disait, Oumar ne devait pas, par principe, soutenir des putschistes. Et pourtant Mariko n’a pas hésité à tendre la main aux apatrides du 22 mars 2012. Ceux qui avaient cru à la bande de Sanogo, comme Oumar Mariko et son « MP22 », ne peuvent prétendre aimer le Mali ou s’ériger en donneurs de leçons.

D’ailleurs, tout le monde l’avait compris. Notre leader politique voulait tronquer sa robe de défenseur des droits politiques contre des treillis d’oppresseurs. Il aurait conseillé aux putschistes les arrestations arbitraires dont certains leaders politiques ont été victimes pendant le coup d’Etat de 2012.

Aussi, Oumar Mariko avait des ambitions connues. Il voulait, à tout prix, occuper le poste de Premier ministre, « <em>de pleins pouvoirs</em> », tant convoité par les opportunistes qui savaient que qu’ils ne peuvent jamais arpenter les marches du Palais de Koulouba, suite à des élections libres et transparentes. Le putsch de 2012 était une occasion pour Mariko et ses semblables de s’accrocher à des traitres qui viennent de violer la constitution du Mali du 25 Février 1992. Une constitution pour laquelle, tenez-vous bien, le peuple malien s’est sacrifié et qui faisait de notre pays une référence en Afrique au sud du Sahara.

Mais dans l’idéal de transposer dans notre pays une formule qui aurait marché ailleurs dans un pays voisin, Dr Mariko a renié ses convictions pour accompagner des putschistes qui n’ont ni vision, encore moins de projets pour leur pays. Tout ce qu’ils voulaient, c’était de voler l’Etat, de s’enrichir sur les dos de nos compatriotes, de tuer et de torturer de pauvres innocents. Mariko, l’ancien défenseur des libertés publiques et de la démocratie, a accepté de vendre son âme au diable pour des intérêts égoïstes et égocentriques.

Ce n’est pas tout, le député élu à Kolondiéba n’a pas fini de montrer de quoi, il est capable pour atteindre son but final : la magistrature suprême. Même quand le bateau Mali tangue, Dr Mariko trouve toujours le moyen de<strong> se </strong>singulariser. En pleine occupation des régions du nord, il avait effectué une mission à l’intérieur d’un fief djihadiste, pour dit-on, un rapprochement entre putschistes et djihadistes. Une médiation qui aurait été un fiasco, car les dites négociations n’ont jamais abouti.

Pour clôturer les agissements du Dr Mariko, il vient de mettre un trophée de mauvaise conduite à son arc : la participation au forum de la CMA. L’élu de Kolondiéba a peut-être du flair. Peut être aussi que des géomanciens lui prédisent un bel avenir politique s’il continue d’entretenir des rapports douteux avec les rebelles du MNLA, du HCUA, du MAA, d’Ançardine et même d’AQMI. Qui sait ? Si les élections n’ouvrent pas la voie de Koulouba, il faut espérer et compter sur les faveurs des putschistes ou des rebelles.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

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<title>Abdoulaye Alkadi lors de sa prestation de serment :  « Mes partisans sont ceux qui aspirent à l&amp;apos;avenir… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/abdoulaye-alkadi-lors-de-prestation-de-serment-partisans-aspirent-a-lavenir-1510792.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Apr 2016 12:54:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 31 mars dernier, le premier gouverneur de Taoudéni, Abdoulaye Alkadi, a prêté serment au palais de la Justice de Tombouctou, en présence d'une forte délégation des ressortissants de la région et des autorités politiques de Tombouctou.

Taoudéni est la région la plus vaste du Mali, riche en ressources minières (calcaire, sel gemme, eau douce, gaz et pétrole). Avec ses ressources humaines (plus de 100 tribus qui partagent les mêmes aspirations et valeurs cultuelles), la nouvelle région d’énormes potentialités pour amorcer son développement économique et social. Les populations de Taoudéni vivent du commerce et de l'élevage.

Le chef de l’exécutif régional a juré devant une foule nombreuse qu'il va respecter la loi et faire respecter la loi. Il a été ainsi renvoyé à ses nouvelles fonctions.

Né le 01 janvier 1970 à Tombouctou, Abdoulaye Alkadi a émerveillé l’assistance par son parcours professionnel impressionnant, son charisme et sa loyauté qui lui ont valu d’être Gouverneur de la neuvième région administrative du Mali.

Le chef de l'exécutif régional a profité de la cérémonie de prestation de serment pour s’adresser aux communautés à la base. Les défis sont multiples et divers. La sécurité, le développement et l'emploi, sont, entre autres, ses priorités.

Le gouverneur de Taoudéni a salué la volonté politique du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et son Gouvernement, qui ont permis l'opérationnalisation de la région. Il souhaite travailler dans un esprit d’équipe et de responsabilisation de chaque citoyen pour relever le défi. Il dit également qu'il n'a pas de camp, ses partisans sont ceux qui aspirent à l'avenir au développement et à la sécurité de Taoudéni.

<strong>IM</strong>

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<title>Déguerpissement au Grand marché : La « formule magique » du gouverneur contre les marchands ambulants ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/deguerpissement-grand-marche-formule-magique-gouverneur-contre-marchands-ambulants-1510782.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Apr 2016 12:54:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Emprunter la voie qui traverse le grand marché de Bamako relève toujours de la croix et de la bannière. Mais depuis quelques jours la situation est en passe de devenir un mauvais souvenir à cause des initiatives en cours pour la libération de ce tronçon au cœur de la ville de Bamako. Les nombreux commerçants installés à même le sol sont d’ailleurs en train de plier les bagages. Le trafic jadis infernal à cet endroit se fluidifie de plus en plus. C’est l’une des conséquences du déguerpissement organisé par les services du gouvernorat du District de Bamako, en prélude au sommet France-Afrique devant se tenir cette année (décembre 2016) dans notre capitale.</strong>

Les autorités de Bamako veulent faire de notre capitale « <em>une coquette</em> ». On se souvient que c’est à l’aune d’un de ces sommets qui a conduit le président Français d’alors, Jacques Chirac sur les bords du Djoliba, que de nombreux espaces verts ont été aménagés notamment sur le boulevard de l’indépendance. Le Groupe de Rap Tata Pound, avait alors fait un morceau, pour rappeler que les autorités ne s’occupent de la propreté de Bamako que quand un président Français doit venir chez nous. L’histoire semble leur <strong>donné</strong> raison. L’une des artères les plus impraticables de la capitale est celle qui part de l’APCAM pour déboucher sur l’hôpital Gabriel Touré. Communément appelé «<em> Dabanani</em> », la circulation y est tout simplement infernale. L’anneau Sotrama construit tout le long, censé améliorer le trafic fut en deçà des attentes. Les policiers qui, par moment, sont sur les lieux pour veiller à ce que les commerçants ne débordent pas, ont fini par concussion de laisser l’anarchie s’installer. Face à l’incivisme et à la corruption, les usagers de cette route n’avaient qu’à se frayer <strong>son</strong> chemin à coup de jurons, de klaxon et de prise de risques.

La volonté du gouvernorat toujours renouvelée de déguerpir les marchands installés sur la route s’était butée à une résistance farouche, poussant toujours cette autorité à battre en retraite. Pour justifier leur installation sur la route, ces commerçants brandissaient  des arguments sociaux « <em>C’est ici que nous gagnons notre pain, si vous nous chasser où est ce qu’on va se débrouiller</em> » etc. Et si jamais ces arguments n’émeuvent pas, ce qui est rarement le cas, ils se faisaient menaçants. C’est comme ça depuis toujours. Oui, mais sauf que, jusqu’ici, c’était une affaire intra-maliens. Mais avec la venue prochaine sur notre sol de nombreux présidents Africains et surtout le président Français, François Hollande, l’affaire prend une autre tournure. Pour qui connait le sens de la grandeur et du respect dû au Mali du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, le gouverneur a tout intérêt à prendre le taureau par les cornes pour rendre Bamako propre avant le jour-J. C’est cette opération qu’il a <strong>entamé</strong> la semaine dernière. Après plusieurs négociations, et des opérations avortées, le gouverneur a peut-être trouvé une « <em>formule magique</em> » pour libérer le « <em>Dabanani</em> ». En tout cas, les alentours de l’INA et de l’Assemblée Nationale se sont vidés des commerçants mal établis. La circulation est de plus en plus fluide. Et l’accès au grand marché n’est plus un souci pour les usagers. Connaissant l’enjeu du défi, nul doute que le gouverneur mettra tout en œuvre pour atteindre son objectif : le déguerpissement de tous les marchands installés sur la voie publique. L’opération se poursuivait, le samedi dernier, lors du passage de notre reporter.

<strong>Abouba Fofana</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autorités intérimaires : Les avantages d’une loi à polémiques !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/autorites-interimaires-avantages-dune-loi-a-polemiques-1510762.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Apr 2016 07:52:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les parlementaires ont adopté, jeudi dernier, le projet de loi portant modification de la loi N° 2012-007 du 07 février 2012, modifiée portant Code des collectivités territoriales. Malgré les innovations enregistrées et les garanties du gouvernement, beaucoup de Maliens sont sceptiques quant à l’issue de cette loi sur les autorités intérimaires. Mais ladite loi présente des avantages pour certaines collectivités du nord qui échappent légalement au diktat des mouvements armés. Les conseils des collectivités qui fonctionnent normalement, ne sont pas concernés par la dissolution programmée des organes de gestion des collectivités. C’est un ouf de soulagement pour tous les élus qui n’ont jamais abandonné leurs populations, même pendant l’occupation des régions du nord par les terroristes.</strong>

<strong> </strong>

Le projet de loi adopté la semaine dernière a fait couler beaucoup d’encre et de salives. Parce qu’il comportait beaucoup d’injustice et de précédents fâcheux. Pour le chef de file l’opposition, Soumaïla Cissé, le projet de loi jure avec la constitution du 25 février 1992.

Au niveau du gouvernement, on jure la main sur le cœur, que le texte n’a rien d’anti constitutionnel.

Mais, le texte a été profondément amendé (sept amendements approuvés par le gouvernement) et l’Assemblée Nationale. Ainsi, beaucoup d’inquiétudes ont été dissipées, du moins dans le projet de loi. Sauf qu’il y aurait un décret d’application (article 297 du code des collectivités) qui pourrait reprendre les parties controversées, comme la désignation des autorités intérimaires par les mouvements armés (CMA et Plateforme).

Autre enseignement qui prouve que le gouvernement a tenu compte des préoccupations de l’opinion publique, c’est le fait d’ériger toutes les communes du Mali à la même enseigne. La loi a relativisé la marginalisation des 5 régions du nord. Mieux, toutes les collectivités du nord ne peuvent plus être dissoutes pour être gérées par des autorités intérimaires. L’article 11 (nouveau), qui consacre ce progrès, dispose que : « <em>En cas de dissolution du conseil communal, de démission de tous ses membres, d’annulation devenue définitive de l’élection de tous ses membres ou lorsque le conseil ne peut être constitué ou quand il n’est plus fonctionnel pour quelque cause que soit, une autorité intérimaire est mise en place dans les quinze (15) jours pour en remplir les fonctions pendant six (06) mois…</em>

<em>L’impossibilité  de constituer le conseil communal ou la non fonctionnalité de celui-ci est constatée, sur rapport du représentant de l’Etat dans la région, par arrêté du ministre en charge des collectivités territoriales…</em> ».

Quelques maires contactés par nos soins, se disent favorables à cette nouvelle mouture. Parce que la loi révèle deux importantes innovations.

D’abord, il indique que tous les conseils ne seront pas dissouts, contrairement aux vœux des mouvements armés. Qui avaient déjà planifié leur prise de pouvoir dans chaque collectivité du nord.

Ensuite, pour qu’une collectivité puisse être dissoute, il faut que cela soit motivé, « <em>sur rapport du représentant de l’Etat dans la région, par arrêté du ministre en charge des collectivités territoriales </em>». Ainsi, l’Etat pourra protéger beaucoup de collectivités d’une certaine mainmise des mouvements armés et surtout de la CMA. Qui ambitionne d’élargir ses tentacules sur toutes les collectivités du nord. Alors, les mouvements seront obligés de se contenter des collectivités dont eux-mêmes, ont provoqué le disfonctionnement.

Mais les collectivités du nord et une partie importante de l’opinion nationale pensent que la loi sur les autorités intérimaires n’a pas fini de révéler tous ses secrets. La réaction de l’opposition parlementaire, qui avait quitté la salle au moment du vote, ne présage rien de bon. Beaucoup d’observateurs pensent qu’elle va saisir la Cour constitutionnelle aux fins d’annulation de la loi pour violation de la constitution.

Autre questionnement important, c’est l’attitude qu’adoptera le gouvernement après toutes les interrogations et les inquiétudes de l’opinion nationale et même de celle qui lui est favorable. Des élus de la majorité présidentielle n’ont pas manqué d’exprimer leur crainte d’interprétation erronée de la loi sur les autorités intérimaires. De toute évidence, le gouvernement et les mouvements armés n’ont pas la même lecture de cette loi. Qui serait adoptée pour respecter les termes de l’accord pour la paix et la réconciliation, mais aussi pour faire plaisir aux rebelles de Kidal.

<strong>Idrissa Maïga </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autorités intérimaires : Les goulots d’étranglements</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-goulots-detranglements-1510742.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Apr 2016 07:38:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En plus d’une désignation des autorités intérimaires qui frôle le partage du gâteau,  la mise en œuvre de la loi sur les autorités intérimaires pose problème dans la mesure où les élus locaux sur la base de la  loi N°2015-047 du 7 Décembre 2015 avait  vu leur bail prorogé  jusqu’à la mise en place de nouveaux organes.</strong>

&nbsp;

En vue de procéder à la mise en place des autorités intérimaires sur l’ensemble du territoire national et particulièrement dans les régions du Nord, le gouvernement a soumis à l’Assemblée Nationale  un projet de loi portant modification de la loi N°2012-007  07 février 2012 modifiée portant code des collectivités territoriales. Malgré la levée de bouclier de la part de l’opposition qui a animé une conférence de presse le 30 Mars dernier pour dire que cette loi en plus d’être inconstitutionnelle cautionne la partition du pays, elle a été votée le lendemain, c'est-à-dire le 31 Mars à 103 voix pour, zéro contre et zéro abstention ; les députés de l’opposition ayant quitté l’hémicycle avant le vote.

Le  projet de loi apporte deux innovations majeures : la suspension au sein du code des collectivités territoriales de toutes les dispositions législatives relatives à la mise en place des délégations spéciales au niveau des collectivités (communes, cercles et régions) et la consécration d’une autorité intérimaire chaque fois que l’Etat constatera l’impossibilité de constituer le conseil d’une collectivité territoriale ou sa non fonctionnalité.

Contrairement à la délégation spéciale dont les membres désignés par l’Etat ne peuvent dépasser 07 avec des compétences limitées, l’autorité transitoire, elle, aura la même taille que le conseil qu’elle remplace.

C’est vrai que la mise en place des autorités intérimaires est prévue par l’accord de paix.  Mais, le hic, c’est que la loi votée à cet effet, vient contredire une autre toujours en vigueur. Il s’agit de la loi N°2015-047 du 7 Décembre 2015. A cause justement de la situation d’insécurité dans le Nord, qui ne favorisait pas la tenue d’élections libres et transparentes, les autorités après avoir épuisé le nombre de prorogation prévu par le code électoral, ont dû voter cette loi pour proroger le mandat des élus jusqu’aux prochaines élections. Or, la loi votée ne semble concernée que les régions du nord, même si le ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat défend le contraire. Comment faire voter une loi pour ne l’appliquer qu’à une seule partie du territoire. Toute chose qui fait dire à l’opposition, que cette loi cautionnait la partition du pays. Au-delà de cet antécédent grave de conséquences, le choix des personnes devant siégé dans ce conseil, est un autre goulot d’étranglement. Reprenons un exemple fourni par l’opposition au cours de sa conférence de presse : dans une localité où le conseil est constitué de 17 membres, 5 seront attribués à la CMA, 5 à la plateforme, 5 au gouvernement et 2 aux autorités traditionnelles. Ça sent le partage de gâteau. L’Etat se retrouve réduit au même niveau que les groupes armés, lui qui désignait seule les 07 membres des délégations spéciales. Capitulation ou compromission? Là également, l’opposition ne plaide pas seulement pour elle, mais pour toute la classe politique qui se trouve mise à l’écart dans la gestion des collectivités à cause de la composition du conseil intérimaire : services déconcentrés, société civile, secteur privé ainsi que des conseillers sortants, ces derniers étant les seuls membres de l’équipe représentant les politiques. Cette loi, on le voit, est taillée sur mesure pour faire plaisir à la CMA et compagnie. Cette même CMA qui n’a pas hésité à trahir l’Etat, en interdisant l’accès de Kidal à ses dirigeants pour la tenue d’un forum pourtant financé par le gouvernement à hauteur de 400 millions. Jusqu’où est prêt à aller ce gouvernement pour faire plaisir aux groupes armés ?

<strong>Abouba Fofana</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Goundam : Des communes menacées de dissolution</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/goundam-communes-menacees-de-dissolution-1510712.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Apr 2016 07:33:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement du Mali prépare activement la mise en place des autorités intérimaires. C’est ainsi que des instructions ont été données aux représentants de l’Etat pour faire des rapports sur l’état de fonctionnement des collectivités relevant de leur autorité. Un ultimatum aurait même été lancé pour que les conseils communaux du cercle de Goundam déposent leur compte administratif, le 28 mars dernier.

A l’arrivée, seulement sept communes sur 16, ont déposé le précieux document. Qui pourrait probablement sauver ces communes d’une éventuelle occupation de la CMA. Si la loi sur les autorités intérimaires est promulguée en l’état, les communes qui n’ont pas pu justifier leur fonctionnalité tomberont bientôt dans l’escarcelle des mouvements armés.

&nbsp;

<strong>Goundam :</strong>

<strong>Début du pré-cantonnement !</strong>

Les mouvements armés préparent le cantonnement de leurs combattants. Ainsi des troupes de combattants font mouvement vers la ville de Goundam. Qui a été retenue parmi les sites éventuels de cantonnement. Les combattants de la Plateforme et de la Coordination des mouvements armés du cercle de Goundam, ont pris position sur le site pour préparer le cantonnement de leurs combattants. Ceux qui envisagent une carrière militaire doivent le prouver par le maniement des armes et la condition physique. Ils doivent respecter les critères de cantonnement. Il faut détenir des engins de guerre ou au moins un fusil ou deux grenades ou encore 250 munitions par combattant.

<strong>La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Emplois : Ces opportunités au profit des jeunes</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/forum-de-kidal-letat-trahi-2-1500242.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Mar 2016 10:00:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<em><strong>Pour concrétiser le programme présidentiel en faveur de la jeunesse, le Projet de Développement des Compétences et Emploi des Jeunes (Procej) est en train de multiplier les initiatives pour offrir des opportunités de formation et d’emplois à des milliers de jeunes diplômés, déscolarisés et non scolarisés. Plus de 35 000  jeunes seront concernés par le Procej, sur 5 ans (2014-2020), pour un financement de la Banque Mondiale de plus de 31 milliards de FCFA.</strong></em>

<em><strong> </strong></em>

<em>En juin 2014, le gouvernement du Mali a lancé le Projet de Développement des Compétences et Emploi des Jeunes, dont le but est d’améliorer l’éducation et la formation pour l’employabilité et les possibilités d’emploi créées par le secteur privé pour les jeunes du Mali. Un projet ambitieux qui vise à sortir de la précarité des centaines, voire des milliers de jeunes de notre pays. Le Procej entre, en fait, dans le cadre de la réalisation de la promesse du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, de créer 200 000 emplois et de mobiliser environ 250 milliards de FCFA pour l’insertion socio économique des jeunes du Mali, d’ici la fin de son quinquennat.</em>

<em>Pour l’atteinte de cet objectif, plusieurs initiatives sont en cours au niveau du département en charge de l’Emploi, dont naturellement le Procej. Qui est structuré en trois principales composantes, notamment « l’éducation et la formation pour l’employabilité » ; « la création d’emplois par le secteur privé » ; et « l’appui institutionnel aux PME/PMI ».</em>

<em> </em>

<em><strong>Pour la composante I</strong></em><em>, on a commencé à poser des actions et à égrener quelques résultats. C</em>e projet, qui entend créer des emplois et développer les compétences de la jeunesse, est déjà  en train de soutenir l’enseignement technique en renforçant la formation technique et professionnelle. Six établissements publics de l’enseignement technique et professionnel, ont été déjà sélectionnés pour, entre autres, créer ou renforcer des filières de formation adaptées au marché de l’emploi. Il s’agit de l’Institut de formation professionnelle (IFP) de Bankass, spécialisé dans l’élevage ; de l’IFP de Ségou (Agroalimentaire) ; de l’IFSA de Banankabougou (BTP) ; du CFP Missabougou (Agroalimentaire et BTP) ; de l’IFP Sony Ali Ber ; et de l’IFP industriel de Kayes (Mines et services auxiliaires).

Le Procej est en train d’appuyer ces établissements dans la réhabilitation ou la construction des infrastructures, le renforcement des équipements et outillages, la formation du personnel administratif et des formateurs, la révision ou l’élaboration des programmes de formation, l’amélioration du modèle de gestion, en introduisant le contrat de performance et en renforçant les liens avec les secteurs productifs.

Pour un objectif de 24500 jeunes déscolarisés ou non scolarisés à encadrer en 5 ans, le Procej a pu initier la formation de 4700 jeunes ruraux et urbains. Qui vont aussi bénéficier d’équipement et de suivi pour se prendre en charge. Ces jeunes formés, à travers le Fonds d’appui à la formation professionnelle et l’apprentissage (FAFPA), bénéficient à la fois d’une subvention et si nécessaire d’un crédit pour financer leur plan d’affaires.

Ce n’est pas tout. Des établissements privés d’enseignement technique et professionnel (10 à 12) seront sélectionnés pour bénéficier des mêmes avantages que ces établissements publics désignés. Déjà, en 2015, des études de dimensionnement ont été réalisées pour évaluer le coût du programme. Un fond compétitif  de 2, 5 milliards de FCFA, a été mis en place et sera attribué par appel d’offres. Pour cette année, celui-ci est déjà lancé et sera clôturé le 31 de ce mois. Avec ce fond, les établissements privés retenus peuvent bénéficier d’une subvention pouvant atteindre 200 millions de FCFA.

<strong>S’agissant de la deuxième composante</strong>, elle vise à promouvoir l’emploi des jeunes par la solution entrepreneuriale. Elle apportera des opportunités aux jeunes déscolarisés, peu ou pas diplômés comme aux autres jeunes diplômés. Cette composante a deux volets à savoir « <em>la promotion de l’entrepreneuriat pour les jeunes faiblement scolarisés et déscolarisés</em> ». Ce volet va permettre de former 10 000 jeunes de 21 à 35 ans, sur lesquels 3000 seront retenus pour le financement de leurs micros entreprises. Ce qui va créer le double, voire le triple en termes d’emplois.

En 2015, 2100 jeunes, avec la particularité d’être en activité, ont été sélectionnés dans le cadre de cette composante. Parmi eux, 750 ont bénéficié de financement du Procej.

En 2016, ils seront 3000 à être sélectionnés, dont 1080 bénéficieront de financement.

Le second volet concerne « <em>la promotion de l’entrepreneuriat pour les jeunes diplômés</em> ». Il offre des possibilités de création de nouvelles entreprises ou de consolidation d’entreprises existantes pour les jeunes, âgés de 18 à 35 ans, ayant au moins le niveau de l’enseignement secondaire (BT et plus), à travers l’organisation d’un concours national de Plan d’affaires, avec une commission de sélection et un jury pour l’attribution. Ceux-ci sont composés, en majorité, de personnalités du secteur privé et des spécialistes du monde des affaires. Il s’agit, pour le Coordinateur du Procej, Drissa Ballo, d’éviter que l’Etat soit taxé de favoritisme dans le choix des plans d’affaires. Les bénéficiaires peuvent, eux-aussi, avoir deux types de financement : une subvention comprise entre 1 à 5 millions de FCFA et un prêt dont le montant ne peut excéder 15 millions de FCFA. « Le but est d’éviter de trop endetter les jeunes… », a expliqué M. Ballo. Ce volet concerne 1000 jeunes dont 500 seront financés par le Procej. En plus du financement, les récipiendaires seront également accompagnés par le projet pendant une année.

En 2016, il est prévu de prendre 250 jeunes diplômés, sur lesquels 75 seront retenus pour un financement. Le programme, pour sa première phase, sera lancé le mois prochain (avril).

&nbsp;

<strong>En plus de ces deux composantes</strong>, il y a une troisième (Appui aux PME/PMI)  qui vise à accompagner ou à renforcer des entreprises nationales  dans le seul but de créer des emplois, à travers la mise en place d’un fond à coût partagé et d’une ligne de garantie pour faciliter l’accès au crédit. Cette composante ne fait pas de différence entre les entrepreneurs ou chefs d’entreprises. Jeunes, vieux, et femmes peuvent prétendre à ce programme pour améliorer ou renforcer leurs capacités à créer des emplois.

Pour une bonne exécution de ces différentes tâches, le Procej travaille en collaboration avec des agences d’exécution, notamment l’APEJ, le FAFPA, le FARE et un cabinet privé (CECI) d’un Groupe franco-canadien.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

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</item>

<item>
<title>Forum de Kidal :  L’Etat trahi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-de-kidal-letat-trahi-1500232.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Mar 2016 08:11:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Compromis, reporté ou annulé ? Le forum de Kidal a été renvoyé aux calendes grecques. La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) a décidé de tenir son forum, sans le gouvernement et la Plateforme. C’est la conséquence d’une trahison murie et entretenue de longue date par les rebelles de Kidal.  </strong>

Le Forum de Kidal qui devrait se tenir, le 27 mars dernier, n’a pas eu lieu. Il a été remplacé par une rencontre de la CMA qui a finalement décidé d’organiser un semblant de forum sans les autres acteurs, notamment le gouvernement et la Plateforme. Pour tout couronner, elle a publié, le dimanche, un communiqué laconique qui étale à tout point de vue sa mauvaise foi (lire communiqué ci-contre).

La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) n’a fait que confirmer ce que tout le monde savait déjà. C’est connu, les rebelles de Kidal respectent rarement leurs engagements. Pis, cette fois-ci, ses leaders ont opéré un « hold-up » financier. L’Etat a été escroqué et mené en bateau. Au départ, on avait fait croire à l’Etat malien qu’il est l’un des organisateurs, voire l’organisateur principal de cette rencontre. Qui a même suscité beaucoup d’espoir au sein de l’opinion nationale. Mais le discours des rebelles a vite évolué quand la cagnotte (400 millions de FCFA) est tombée dans les caisses de la CMA pour organiser un forum de 4 jours. <em>« L’Etat n’est pas coorganisateur du forum, mais un invité</em> », a précisé un responsable de la CMA. C’est une façon pour ce mouvement rebelle de recadrer certains médias qui sont allés vite en besogne, en faisant le lien entre la participation du gouvernement au forum de Kidal et le retour de l’administration à Kidal.

En réalité, c’est le prétexte qu’a trouvé la CMA pour non seulement manipuler les populations locales, mais aussi pour remettre en cause la tenue de cette rencontre. Qui, d’ailleurs, n’était que la continuité de la rencontre d’Anéfis entre la CMA et la Plateforme.

En tout cas, c’est ce qui a été finalement évoqué quand il s’est agi de faire de la participation du gouvernement une des conditions de la réussite du forum de Kidal.

Au finish, les rebelles de Kidal n’ont pas tenu le forum de Kidal, mais plutôt celui de la CMA. Et Pis, ils ont refusé d’admettre le report du forum sur lequel planeraient plusieurs menaces dont l’insécurité, les tentatives de sabotage de Iyad Ag Ghaly et des terroristes, la non-participation du gouvernement. D’ailleurs, des responsables maliens affichaient, à quelques jours de la date indiquée, leur pessimisme quant à la tenue du forum de Kidal. « <em>Le Forum est reporté, même si une tentative de le maintenir existe. Mais franchement, je ne vois pas à ce stade comment il peut avoir lieu</em> », a affirmé ce responsable sous le couvert de l'anonymat, accusant les groupes armés « <em>de ne pas respecter leurs engagements</em> ».

Il y a également une réalité qui sautait à l’œil. La CMA et la Plateforme, coorganisateurs du forum, n’ont pas les mêmes approches pour la tenue de cette rencontre. La preuve : malgré tout ce qui se disait à propos du forum et des éventuels participants, les deux groupes armés n’ont pas pu produire un seul communiqué conjoint pour apaiser les rumeurs et les tensions. Un responsable de la Plateforme, joint au téléphone, a affirmé que le forum de Kidal est reporté, tout en précisant que la rencontre qui serait tenue, hier à Kidal, est une réunion de la CMA.

&nbsp;

<strong>La CMA : un ennemi déterminé</strong>

Donc, si le Forum de Kidal a été reporté sine die, voire peut être annulé, il est fort probable qu’il rentre dans une logique de trahison. La CMA ne peut plus reprocher à l’Etat de ne pas tenir ses engagements. En plus des centaines de millions offerts aux rebelles pour l’organisation du forum de Kidal, l’Etat a posé des actes censés rétablir la confiance et faciliter le retour de la paix, dont, entre autres, l’érection de Taoudéni et Ménaka en région, la nomination de ressortissants de ces localités en qualité de gouverneur, conformément à l’accord de paix. Même Kidal a son nouveau gouverneur en la personne de Koïna Ag Ahmadou, un fils du terroir. "<em>Je ne sais pas encore quand je vais prendre service, mais il ne devrait pas y avoir de problème, parce que les gens de Kidal sont mes parents</em>", a-t-il affirmé.

Depuis la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, les 15 mai et 20 juin 2015, le gouvernement n’a cessé de dérouler le tapis rouge aux rebelles à Bamako et partout au Mali. Mais ces actions sont certainement perçues comme une faiblesse pour un Etat qui a du mal à hausser le ton devant des ennemis déterminés. La CMA n’est pas de bonne foi. Elle ne rate d’ailleurs aucune occasion pour remettre en cause les acquis du processus de paix. Tenez-vous ! Ses leaders viennent se balader chaque semaine à Bamako (siège du gouvernement), mais le Premier ministre ne peut même pas se rendre à Kidal (occupé) pour participer à une rencontre, sans le visa de la CMA. Qui ne jure désormais que par la mise en place des autorités intérimaires, sa nouvelle exigence pour torpiller le processus de paix.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

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&nbsp;

<strong>Encadré ouvert</strong>

<strong> </strong>

<strong>Communiqué de la Coordination des mouvements de l’AZAWAD sur la tenue du forum avorté de Kidal </strong>

<strong> </strong>

–       Considérant l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ;

–       Considérant la rencontre d’Anafif entre la CMA et la plateforme et toutes les rencontres intercommunautaires qui l’ont suivi ;

–       Considérant l’accompagnement  du gouvernement de la république du Mali ainsi que  de la communauté internationale en faveur du processus de réconciliation entre la CMA et la plateforme ;

–       Rappelant les engagements maintes fois réaffirmés du gouvernement et de la  communauté internationale à faire aboutir ce processus ;

–       Considérant le communiqué conjoint gouvernement –CMA- plateforme du 26 février 2016 fixant la date (du 27 au 30 mars 2016) et les objectifs du forum de Kidal.

&nbsp;

La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) :

–        Réaffirme son attachement à la mise en œuvre diligente de l’accord  et rappelle que les organes prévus à cet effet demeurent le seul cadre de sa mise en œuvre ;

–       Réaffirme également son attachement à la dynamique de réconciliation entre la CMA et la plateforme enclenchée depuis la  rencontre d’Anafif  et rappelle que l’objectif principal de ce forum est le parachèvement de ce processus en présence du gouvernement et de la communauté internationale;

–       Prend acte de la requête verbale du gouvernement pour un report du forum mais regrette que cette demande ait été notifiée tardivement au vu de l’état d’avancement de l’organisation de l’évènement;

–       Poursuit l’organisation du forum aux dates du 27 au 30 mars 2016 et appelle le gouvernement à revoir sa position et se joindre aux parties prenantes pour la réussite de ce grand rendez vous de la paix.

–       Informe les participants à ce forum que toutes les dispositions sont prises pour assurer le plein succès de l’évènement.

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<strong>Kidal, le 26 mars 2016</strong>

<strong>Almou Ag Mohamed</strong>

<strong> Porte-parole CMA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito :  Où se trouve l’Algérie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/edito-se-trouve-lalgerie-1500202.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Mar 2016 07:59:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a pris la décision unilatérale de tenir le forum de Kidal, sans le gouvernement du Mali et la Plateforme, ses principaux interlocuteurs dans le processus de paix au Mali. Elle a même publié un communiqué dans lequel, elle dit poursuivre « <em>l’organisation du forum aux dates du 27 au 30 mars 2016…</em> ».  C’est un forum à sens unique qui ne présage rien de bon pour le Mali. Ce qui sous-entend que l’accord pour la paix et la réconciliation nationale est en péril. C’est une situation qui interpelle la communauté internationale et en particulier l’Algérie, en sa qualité de chef de file de la médiation internationale. Qui a exercé beaucoup de pressions sur l’Etat du Mali afin qu’il signe cet accord de paix avec les rebelles de la CMA. Sachant bien que ceux-ci sont des adeptes du double langage.

En effet, la CMA sait que les populations du nord sont opposées à la formule qui consiste à confier la gestion des régions du nord à la CMA et à la plateforme. C’est pourquoi, elle veut braquer les projecteurs sur elle pour obtenir cet autre avantage du gouvernement, en impliquant la communauté internationale.

Pendant ce temps, silence radio au niveau de la médiation  internationale. Où se trouve son chef de file, l’Algérien Ramtane Lamamra, dont le pays est le garant de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, signé en mai et juin 2015 ? Son silence devient inquiétant dans la mesure où les évènements en cours à Kidal préoccupent les Maliens et tous les observateurs de la crise malienne. Parce qu’à Kidal, les rebelles ont décidé de remettre en cause l’accord de paix en s’opposant à la participation du Premier ministre, Modibo Keïta, au forum annoncé en grande pompe dans un communiqué signé par les parties au processus de paix. Tout le monde espérait que le forum de Kidal allait donner un coup d’accélérateur au processus de paix. Mais la CMA en a décidé autrement.

Et pourtant l’Algérie et la médiation internationale sont témoins des efforts du gouvernement et du président de la République pour faire avancer la paix au Mali. Qu’attendent-ils pour dire à Bilal Ag Achérif et ses complices que Kidal demeure une partie du territoire malien ? Et qu’interdire son accès aux autorités maliennes, n’est que forfaiture. C’est aussi une violation de l’accord de paix que la CMA a signé le 20 juin 2015.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de blanchiment d’argent : Qui en veut à Dramane Dembélé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaire-de-blanchiment-dargent-veut-a-dramane-dembele-1500172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Mar 2016 07:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dramane Dembélé, est-il en train de faire des jaloux à cause de ses réalisations ou de ses choix politiques ? Oui, si l’on se réfère au lynchage médiatique dont est victime l’ancien candidat à la présidentielle de l’Adema Pasj.</strong>

En réalité, le supposé blanchiment d’argent dont Dramane Dembélé a été injustement accusé, n’est qu’un prétexte pour lever le lièvre. Parce que les responsables de cette cabale médiatique connaissent mieux que les médias le parcours exceptionnel de ce jeune ministre. S’ils décident de s’attaquer à lui, c’est tout simplement parce que Dramane Dembélé commence à déranger certains « poids lourds ». Nul besoin de rappeler que Dra a eu un parcours professionnel qui peut l’épargner de tout besoin. Pour ceux qui ne le savent, il avait signé ses premiers contrats de consultations, étant étudiant à l’école nationale des ingénieurs (ENI). Il fut directeur national de la géologie et des mines, et disposant d’un cabinet de conseil en ingénierie minière à Bamako, avant d’être ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. En d’autres termes, l’homme ne rasait pas les murs grâce à ses compétences et à son dynamisme.

Mais ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que Dramane Dembélé est en train d’abattre un travail de fourmi au département de l’habitat, en prenant à corps la promesse présidentielle qui vise à réaliser d’ici 2018, 50 000 logements sociaux au profit des Maliens. Mieux, les chiffres commencent à plaider en sa faveur. Depuis le lancement du programme des 20 000 sociaux, l’Office malien de l’habitat (OMH) et les différents promoteurs immobiliers n’ont plus de répit pour l’atteinte des objectifs assignés au ministre Dramane Dembélé. Dans quelques mois, il est prévu l’inauguration de plus de 8000 logements sociaux. Et la cadence ne fait que s’accroitre mois après mois, sans compter les initiatives privées de construction de logements sociaux.

Aussi, en politique, Dramane Dembélé est une cible potentielle. Très jeune candidat de l’histoire de l’Adema Pasj à une élection présidentielle au détriment de certains barons du parti en 2013, M. Dembélé continue de hanter les nuits de ses adversaires. Mieux, son choix de soutenir Ibrahim Boubacar Keïta au second tour de la présidentielle de 2013, est resté à la gorge de certains de ses camarades de la ruche.

Ces éléments expliquent, en partie les jets de ces quelques peaux de banane, qui naturellement ne pourront jamais faire trébucher un homme conscient et respectueux des biens publics. Si les détracteurs de Dramane Dembélé, étaient cohérents, ils auraient dû laisser la justice faire son travail ; et éviter de trainer dans la boue d’honnêtes gens.

<strong>Housseinou Jeda</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mahamane Baby à  Goundam :  Retour au bercail d’un stratège politique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mahamane-baby-a-goundam-retour-bercail-dun-stratege-politique-1485202.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 07:55:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est désormais officiel. Mahamane Baby est le nouveau secrétaire général de la section du Rassemblement Pour le Mali (RPM) de Goundam. Il dirige un bureau de 97 membres. C’est l’aboutissement d’un engagement politique qui a commencé au début des années 2000, au service d’un  homme (le candidat Ibrahim Boubacar Keïta) et d’un parti (le Rassemblement Pour le Mali). Retour sur le parcours politique de ce stratège politique. Qui a su imposer le respect et le consensus autour de sa personne.  </strong>

<strong> </strong>Comme beaucoup de jeunes de son époque, Mahamane Baby croyait aux idéaux et à l’engagement politique d’un homme : Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Il ne tarda à le faire savoir en acceptant de s’engager à ses côtés à partir de 1999, dans les Clubs de Soutien et au sein du RPM. C’est le début d’un long parcours politique.

En effet, c’est dans le mouvement des jeunes du RPM et le regroupement politique « Alternative 2002 » que Mahamane Baby a fait ses premières armes en politique. Président d’honneur de la Coordination de Alternative 2002 de Boulkassoumbougou, Baby fut également le Secrétaire Administratif Adjoint de celle de la Commune I du district de Bamako.

A la création du Rassemblement Pour le Mali, Mahamane Baby et ses camarades s’organisent, toujours à Boulkassoumbougou, et créent des comités RPM. Il fut successivement Secrétaire Général du Comité III RPM de Boulkassoumbougou ; Secrétaire Général de la Sous-section RPM de Boulkassoumbougou ; Secrétaire Administratif Adjoint de la Section de la Commune I et Secrétaire chargé des relations avec les jeunes du Bureau Politique National du RPM. Baby a été aussi Coordinateur de la Commission Spécialisée d'Expertise et d'Analyse (CSEA) Jeunesse et Sports dans le cadre de l'élaboration du Programme de Gouvernement du RPM. Ce statut et bien d’autres atouts lui valent d’être membre de la Direction de Campagne du candidat IBK à l’élection présidentielle de 2002. Il était également le Superviseur général de la mise en place de presque tous les organes de Alternative 2002 et du Rassemblement Pour le Mali de la sous-section de Boulkassoumbougou.

Au premier congrès des Jeunes du RPM, en 2001, Mahamane Baby est propulsé à la tête du mouvement en qualité de Secrétaire Général du Bureau National de l'Union des Jeunes du RPM. Poste qu’il quitta, malgré lui, en 2004, pour entamer une carrière professionnelle internationale.

Mais depuis la présidentielle de juillet 2013 où il est allé battre campagne pour le RPM à Goundam, (la ville qui l’a vu naitre, le 12 janvier 1968) ; les militants de son parti n’ont cessé de réclamer son retour au bercail. Une demande à laquelle, il a répondu favorablement. Dans le sillage de cette acceptation, il a été désigné, en 2015,  secrétaire général de la sous section RPM de la commune urbaine de Goundam.

Le 13 mars 2016, Mahamane Baby a été élu, à l’unanimité, Secrétaire général de la Section RPM de Goundam. Ses partisans sont convaincus que cette élection est une étape vers la consécration pour ce jeune espoir, qui a certainement des ambitions pour son pays.

<strong>Fakoro Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahamane Baby, nouveau secrétaire général de la section RPM de Goundam : « Je ne suis candidat à rien, mais je suis prêt à me mettre à la disposition de mon parti… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mahamane-baby-nouveau-secretaire-general-de-section-rpm-de-goundam-ne-suis-candidat-a-rien-suis-pret-a-me-mettre-a-disposition-de-parti-2-1485152.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 07:47:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le 13 mars dernier, la section du Rassemblement Pour le Mali (RPM) a mis en place un nouveau bureau de 97 membres, dirigé par Mahamane Baby. « Le Repère » a pu joindre au téléphone le nouveau secrétaire général de la section RPM de Goundam. Voici, en exclusivité, sa réaction, uelques jours seulement après son élection.</strong></em>

Le secrétaire général de la section RPM de Goundam, Mahamane Baby se félicite de la confiance placée en lui par les 16 sous sections du cercle de Goundam. Il se réjouit, en particulier, de la confiance des autres acteurs du parti. « <em>J’ai eu l’adhésion des autres acteurs principaux, notamment les ministres et les députés qui m’ont tous soutenu pour le poste…</em> », a précisé Mahamane Baby. Qui dit tirer une légitime fierté de pouvoir partir dans sa base, son terroir, et avoir en même temps la confiance de tout le monde.

Contrairement à d’autres sections du RPM, celle de Goundam a pu éviter le conflit de leadership qui oppose les principaux responsables.

&nbsp;

<strong>Qu’est-ce qui a fait la différence à Goundam ?</strong>

« <em>A Goundam, j’ai tenu à ce que nous puissions en ressortir soudés. Ce qui a fait que même pour les autres postes qui faisaient l’objet de convoitises et de contestations, j’ai vraiment tout fait pour que nous ne puissions pas aller à une situation de conflit ou de rejet de l’autre. Donc, j’ai fait beaucoup de sensibilisation. Dès le départ, j’avais dit aux sous sections que moi, qui ai appelé, au niveau national, à la cohésion au sein du parti, ne peux pas donner une autre impression chez moi [Goundam, ndlr], que celle de nous rassembler et de garantir la cohésion et que nous soyons tous derrière le président de la République qui a besoin aujourd’hui d’un parti fort pour le soutenir</em>… », a expliqué le nouveau secrétaire général de la section RPM de Goundam. Qui précise qu’il a fait beaucoup de concessions et obligé les autres à en faire au tant pour qu’ils arrivent à ce résultat.

&nbsp;

<strong>Le Message ?</strong>

Mahamane Baby a saisi cette opportunité pour passer un message à ses camarades des autres sections du RPM afin de renforcer également la cohésion dans leur structure respective. « <em>Quelque soit la situation dans laquelle, on se trouve, on ne peut pas toujours tout avoir. Il faut que les gens acceptent que pour la bonne marche de ce parti, au-delà du parti, pour la bonne marche du pays, il faut que chacun accepte de céder un peu pour l’intérêt commun… En tant que leaders, nous devons faire un rassemblement dans la sincérité.</em> », a-t-il affirmé.

&nbsp;

<strong>La candidature ?</strong>

Le tout nouveau secrétaire général de la section a bien de projets pour les jeunes de Goundam et du Mali. Mais, il a envie de changer certaines pratiques qui ont pignon sur rue. « <em>Je ne suis pas le politicien qui va donner de l’argent pour qu’on me suive. Je voudrais changer la manière dont on fait la politique au niveau de Goundam, et pourquoi pas au plan national. Je préfère de loin mettre l’accent sur la formation de mes camarades pour qu’ils puissent en bénéficier et en faire profiter à d’autres personnes, que de leur tendre des 5 000 ou 10 000 FCFA chaque fois que je passe à Goundam</em> », a indiqué Mahamane Baby, interrogé également sur une éventuelle candidature à la présidence du RPM. « <em>Rires, je ne suis candidat à rien. Je vais suivre les orientations du président de la République. En la matière, ce sont les orientations du Chef de l’Etat qui sont les plus importantes, je m’en tiens à çà. Je suivrai ses conseils sur ce qu’il y a lieu de faire</em> », a conclu le nouveau patron de la section de Goundam.

<strong>Entretien réalisé par Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum de Kidal :  Pourquoi le Premier ministre n’y sera pas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-de-kidal-premier-ministre-ny-sera-1484682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-de-kidal-premier-ministre-ny-sera-1484682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 01:25:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir déboursé 400 millions de FCFA, le gouvernement est en passe de rater le forum de Kidal.</strong>

La fin de la semaine dernière a été marquée par une sortie de la cellule de communication de la primature, pour annoncer que le Premier ministre, ne se rendra pas à Kidal pour participer au forum. Certains observateurs ne s’expliquent pas du tout l’absence du chef du gouvernement à Kidal. Surtout que le forum est présenté comme la dernière ligne à franchir pour que le Mali recouvre son intégrité territoriale. Ainsi présenté, l’opinion nationale a du mal à comprendre l’absence de Modibo Keïta à ce forum. Les explications de la primature n’ont pas suffi à convaincre une frange importante de l’opinion sur les raisons de cette absence, même si on affirme à la cellule de communication de la primature que le PM suivra de près les travaux du forum.

Sauf que la raison serait toute simple, mais difficile à admettre. Le forum de Kidal ne dispose d’aucune garantie de sécurité. Car en plus de la menace terroriste et d’Iyad Ag Ghaly, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est en train de faire double jeu. D’un côté, elle essaye d’assurer la communauté internationale, en donnant son accord pour l’organisation du forum à Kidal. Et de l’autre côté, la CMA veut s’assurer que le chef du gouvernement ne mette pas le pied à Kidal, sous prétexte que les populations ne veulent pas sentir les membres du gouvernement.

Et pourtant, l’Etat pour la bonne organisation des travaux aurait déboursé la bagatelle de 400 millions de nos francs. Une fois de plus, la CMA veut abuser de la bonne foi du gouvernement. Le plus inquiétant, c’est que c’est au cours de ce forum que sera débattue la question des autorités transitoires en remplacement des élus actuels. Si l’Etat venait à s’absenter, la CMA et la plateforme, qui font désormais chemin ensemble, pourront décider, seules, du sort de cette partie du Mali. Des observateurs avaient prédit ce scénario, au lendemain de la signature de l’accord d’Anéfis entre la CMA et la Plateforme. Ce qui suscite déjà des interrogations sur la participation des autres acteurs de la société civile malienne et des partis politiques. Si le PM ne peut pas participer à ce forum, la CMA va-t-elle organiser un « referendum » pour désigner les participants à ce forum ? Que prévoit dans ces circonstances la médiation internationale, qui est le garant de l’accord pour la paix et la réconciliation. Un accord qui consacre l’unité du Mali.

<strong>Abouba Fofana</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Haya Sanogo :  Un Capitaine, vendeur d’illusions</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/amadou-haya-sanogo-capitaine-vendeur-dillusions-1484572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/amadou-haya-sanogo-capitaine-vendeur-dillusions-1484572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 01:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Demain mardi 22 Mars, consacre le 4<sup>ème</sup> anniversaire du putsch le plus débile de l’histoire du Mali. Ce jour, en 2012, la soldatesque s’emparait du pouvoir à la veille de la présidentielle. La suite est connue.</strong>

Autant le 26 Mars est un motif de fierté pour l’ensemble des maliens, autant le 22 Mars, traduit la tristesse et l’amertume. Et pourtant, ces deux dates ont été marquées par des coups d’Etat. Un crime imprescriptible selon notre loi fondamentale du 25 février 1992. Alors en quoi un coup d’Etat est-il plus valable qu’un autre ? Le premier, celui du 26 Mars, intervient à la suite de 23 ans de dictature (même si des renégats veulent nous faire croire le contraire en publiant « Le Mali sous Moussa Traoré ») et d’une demande collective. Ce coup d’Etat là, libérait le peuple d’un joug.

Or, celui du 22 Mars, aussi inattendu que stupide, est intervenu à la veille d’une élection présidentielle alors que personne ne s’y attendait. Des énergumènes armés de kalachs, avec à leur tête un pitoyable personnage, ont cru bon de mettre fin au processus démocratique sans raison valable. S’ils avaient leur raison, celle de laver l’affront subi par les forces armées et de sécurité au nord. Des soldats, qui malgré tout, ont opposé une rude résistance aux terroristes et aux rebelles.

Le coup d’Etat de Sanogo et ses compagnons a précipité le Mali dans le gouffre. Tout le contraire du 26 mars 1991 où la nation, debout comme un seul homme, chantait en chœur la liberté. Les putschistes, mal inspirés, ont fini par livrer notre pays, voire sa partie septentrionale, à une horde de terroristes et de bandits armés. L’armée malienne a perdu du terrain par des replis « stratégiques » et des fuites organisées. Les trois régions du nord du Mali ont été occupées. C’était une première en République du Mali. Il ne pouvait en être autrement. Car ceux qui ont pris le pouvoir, n’ont pas tardé à montrer leur vrai visage : détournement de biens publics, harcèlement d’honorables gens, le luxe insolent (consommation abusive d’alcool…), vol et chantage, des opérations foncières douteuses. On a vite compris que ce « machin » n’irait pas loin. Sinon comment comprendre qu’au lendemain du putsch, que des putschistes soient tentés de se procurer de force des passeports diplomatiques pour fuir le pays ? Les illusions données  par Sanogo à ses supporters ont vite disparu. Petit à petit, les groupuscules qui défilaient au soir sur notre petit écran, qui s’invitaient dans nos salons, ont mis la queue entre les jambes pour disparaitre tout confus. Ils venaient d’être abusés ? Celui qu’ils considéraient comme un héros, s’est avéré être un zéro.

<strong>Abouba Fofana</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Délestages : Ça recommence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/delestages-ca-recommence-1484592.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Mar 2016 01:09:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les énormes potentialités énergétiques dont dispose notre pays, l’électricité est toujours un produit de luxe, une denrée rare et très couteuse pour les populations, surtout de Bamako. En cette période de chaleur, les coupures intempestives sont monnaie courante dans certains quartiers de la capitale.</strong>

Depuis un certain temps, on assiste à des coupures inopinées et incessantes d’électricité dans les quartiers de Kalaban coura, Yirimadio, Banankabougou, Niamakoro… La vie dans ces quartiers, pendant les périodes de grosse coupure d’électricité, relève du parcours du combattant. C’est un véritable calvaire pour les populations résidentes. Le phénomène a pour conséquences le ralentissement de certains travaux, la recrudescence de la criminalité et l’incendie.

Une situation que des abonnés de l’Energie du Mali (EDM.sa), à l’image de Souleymane Diallo, vivent difficilement. « <em>Vraiment les coupures nous fatiguent. Parfois en plein travail, les coupures surviennent. Et on est obligé d’attendre le temps qu’il faudra pour reprendre le boulot. C’est dur surtout pour nous autres qui n’avons pas de groupes électrogènes</em> », affirme ce coiffeur domicilié à Yorodianbougou, en Commune VI du District. Avant de pointer du doigt l’Energie du Mali qui, pour lui, « <em>ne joue pas pleinement son rôle et bouffe l’argent des clients</em> ».

Même son de cloche chez Moussa Coulibaly, soudeur à Banankabougou. Il explique que les coupures deviennent de plus en plus un frein à leur travail. Car ils arrivent à peine à s’en sortir, compte tenu des interruptions fréquentes de l’électricité. Ainsi, M. Coulibaly interpelle les autorités compétentes à plus de responsabilité afin qu’une solution urgente et idoine puisse être trouvée à ce phénomène qui  a des conséquences terribles sur les activités des clients.

On n’en finit pas d’énumérer les victimes des délestages.  Mme Doumbia Aminata Traoré est une femme au foyer à Yirimadio. Elle est vendeuse de jus et de glaces. Cette ménagère dit accumuler beaucoup de pertes dans son commerce à cause des arrêts intempestifs de son réfrigérateur. « <em>Parfois, je remplis mon réfrigérateur d’eau et de jus. Avant que ce ne soit frais ou glacé, il y a coupure et pendant un bon bout de temps. Du coup, tout devient chaud, s’il y a de la glace ça va se fondre progressivement. Cela augmente aussi la facture. C’est trop dur… </em>», déplore la bonne dame, avec une mine serrée.

Nos tentatives pour comprendre les causes de ces délestages, au début de la saison chaude, auprès des services de l’Energie du Mali, sont restées vaines. Explication : Le responsable de la communication serait en déplacement.

<strong>Ahamadou Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sotrama/Taxis : Concurrence « déloyale » ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/sotramataxis-concurrence-deloyale-1469352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Mar 2016 13:49:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A Bamako, les sotrama ne sont désormais plus les seuls à faire du transport en commun. Il y a aussi les taxis. Contrairement à sa vocation première, celle de transporter l’unique client jusqu’à destination après marchandage, les taxis bamakois font désormais dans le transport en commun.</strong>

En effet, il n’est plus rare, de voir plusieurs clients embarqués dans un même taxi. Les chauffeurs expliquent cette nouvelle tendance par la rareté des clients et le souci de faire la recette. « <em>Si nous ne prenons pas beaucoup de clients en même temps, il nous serait difficile de faire la recette journalière, car, le propriétaire de la voiture attend sa recette à tout prix</em> », explique ce chauffeur de taxi.

Au Sénégal et dans d’autres capitales sous régionales, les chauffeurs de taxis, après marchandage, conduisent le client à destination avant d’embarquer un autre. Ça, Moussa Diop, sénégalais, le savait. Mais exerçant à Bamako depuis quelques mois, il s’est fondu dans le moule.  « <em>C’est vrai qu’à Dakar les clients n’acceptent pas qu’on prenne d’autres clients quand ils ont déjà discuté le prix. Quand je suis venu exercer au Mali, je ne le faisais pas au départ, mais voyant les autres le faire et les clients qui acceptaient, je m’y suis mis </em>», précise-t-il, sourire aux lèvres. Naturellement, c’est tout bénéfice pour lui. « <em>Il arrive que j’ai plus de recettes, alors le reste, logiquement, m’appartient</em> ».

Pour Aly Traoré, propriétaire de taxi, n’est nullement dérangé par cette pratique dans la mesure où il reçoit sa recette journalière. « <em>Après tout le taxi comporte cinq places</em> », dit-il avec ironie. Cette nouvelle pratique est encouragée par certains clients dont le seul objectif est d’arriver à destination.

Cependant, une autre frange de la clientèle, fait des misères aux chauffeurs en refusant d’être transporté en même temps que d’autres clients. C’est le cas d’Aminata Sanogo. <em>« Je n’aime pas trop le fait d’être dans un taxi avec quelqu’un d’autre. Quand je consens à payer  plus de dix fois la somme qui aurait pu me permettre de prendre une sotrama, c’est pour, en plus d’aller vite, être à l’aise.</em> », disait-elle.

Cette pratique qui est à ses débuts, est en passe de s’installer dans les habitudes des Maliens. Même si certains clients tentent, à leur façon, de combattre cette forme de concurrence « déloyale » des chauffeurs de taxis à leurs collègues des Sotrama. Camerounaise en séjour à Bamako, Antoinette Diabang est catégorique : « <em>si je prends un taxi c’est pour moi seul. Si le chauffeur s’avise de prendre un autre client, je descends</em> ». Les chauffeurs de Sotrama et de dourouni ironisent en évoquant cette pratique des chauffeurs de taxis. « <em>Je ne comprend pas comment un taxi peut se permettre de ramasser (sic) les clients au bord des routes comme nous autres le faisons. J’ai des amis chauffeurs de taxi, il arrive qu’on en parle, ils me disent que c’est parce que les temps sont durs et que les clients se font rares. C’est pourquoi,  ils le font. Mais s’ils (les chauffeurs de taxis) aiment prendre beaucoup de clients, qu’ils optent pour les Sotrama et bus </em>», suggère Moussa Sidibé, chauffeur de Sotrama. Ce qui est sûr, le luxe de se retrouver seul dans un taxi, appartient désormais au passé dans la ville des trois caïmans.

<strong>Abouba Fofana</strong>

<strong> </strong>

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<title>Adema –Pasj : La ruche dans sa difficile quête de cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adema-pasj-ruche-difficile-quete-de-cohesion-1469312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Mar 2016 12:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA-Pasj)  était, avant les élections de 2013, le premier  parti politique du pays et le second en Afrique après l’ANC de Nelson Mandela. Aujourd’hui, elle est la troisième force politique, après le RPM de Ibrahim Boubacar Keïta et l’URD de Soumaïla Cissé.  Cette dégringolade a provoqué beaucoup de remous au sein de l’instance dirigeante du parti. Les démissions en cascade et autres « guerres » de leadership, ont heurté la cohésion et irrité les militants de l’ancien parti majoritaire. Pour recoller les morceaux et espérer figurer parmi les prétendants de Koulouba 2018, le président de l’Adema, Tiémoko Sangaré, a engagé une véritable course contre la montre pour rétablir la cohésion au sein du parti.  </strong>

La dernière sortie sur le terrain des cadres de l’Adema avec à leur tête son président, le Pr Tiémoko Sangaré, date du 07 Mars 2016. C’était à Ségou. Au cours de cette rencontre dans la capitale des Balanzans, un accent particulier a été mis sur les valeurs d’honneur et de militantisme. Il s’agissait  de sonner la mobilisation en prélude aux élections communales et régionales qui se profilent à l’horizon.

Si les dates ne sont pas encore connues, l’Adema a tout intérêt à se lever avant les autres. Car la machine de guerre électorale que fut l’Adema, est grippée pour ne pas dire en panne. Même si le parti boxe dans quatuor de tête, il est devancé de loin par ses rejetons du Rassemblement Pour le Mali (RPM) et l’Union pour la République et la Démocratie (URD). Ayant géré le pays pendant dix longues années, donc habitués aux délices du pouvoir,  les dirigeants du parti n’ont jamais pris la distance nécessaire avec le pouvoir, pour se consacrer à la reconstruction du parti, corriger les manquements et aller de nouveau à l’assaut de Koulouba.  Au lieu de ce travail d’introspection,  on a, pour des besoins de gloire et de postes juteux, préféré s’aligner dans le « consensus », après sa défaite à la présidentielle de 2002.

L’alignement a contribué à la démobilisation de la base, à la déstructuration du parti et la transhumance de cadres et militants qui pouvaient trouver leur compte ailleurs. Le réveil fut brutal. A la veille de la présidentielle de 2007, se rendant compte de la forte saignée dans ses rangs, l’ADEMA fera contre mauvaise fortune bon cœur, s’abstiendra de présenter un candidat.

Au terme des dix ans de mandat d’ATT, écourté par un putsch, le parti ayant fait du suivisme beat, se retrouvait en mauvaise posture. L’establishment étant décrié et voué aux gémonies par les putschistes et alliés, il devenait improbable pour les partis, comme l’ADEMA qui ont été présents dans les différents gouvernements pendant les 20 ans de démocratie de se refaire une virginité avant la présidentielle. Sans compter que l’effet de changement suscité par ce coup d’Etat, voulait que la vieille garde disparaisse pour de bon.  Dioncounda  Traoré, qui était le candidat pour 2012, du fait du coup d’Etat, s’est retrouvé,  en tant que président de l’Assemblée Nationale, à gérer la transition. Il était donc disqualifié de la course à la présidentielle de juillet 2013. Il fallait trouver un autre candidat. La commission des sages a jeté son dévolu sur Dramane Dembélé sur les 20 candidats en course. Cette décision provoqua un tremblement de terre au sein de la ruche. Pour certains cadres et responsables du parti, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Avant même la présidentielle, des leaders et des militants prennent leur responsabilité et claquent la porte. Soumeylou Boubèye Maïga et Sékou Diakité, tous des vice-présidents du parti, en font parti. La contradiction entre le président et le candidat de l’Adema à la présidentielle, dans le choix du candidat à soutenir au second tour de la présidentielle de 2013, a fini par mettre le parti à terre. Une longue traversée du désert commença pour le parti d’Alpha Oumar Konaré et de Dioncounda Traoré.

Le parti a été davantage affaibli. Aux dernières législatives, il se retrouve en troisième position avec 16 députés. Du jamais vu à l’Adema. Car, le parti comptait jusqu’en 2012, 51 députés. Un état de fait qui traduit la déliquescence de ce parti jadis craint et respecté. La démission de cadres de la trempe d’Iba N’Diaye et Oumarou Ag Ibrahim n’ont fait qu’affaiblir de plus le parti.

Il aura fallu tout le savoir faire d’un Dioncounda pour arracher un consensus autour du Pr Tiémoko Sangaré, lors du congrès de mai 2015. Malgré tout, au lendemain de son élection, des militants de Kita migrèrent vers la CODEM ; celle qu’on appelle Mama Adema à Kayes a rejoint avec de nombreuses femmes l’URD. Ironie du sort, Mama Adema a été accueilli à l’URD par Iba N’Diaye.

Nostalgique de son passé, l’Adema cherche aujourd’hui désespérément son chemin, celui de la cohésion, de l’entente, de la suprématie.

<strong>Abouba Fofana</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour le retour de Kidal dans le giron du Mali : « Les parties doivent faire face à leur responsabilité… », dixit le Représentant spécial de l’UE pour le Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-kidal-giron-mali-parties-doivent-faire-face-a-responsabilite-dixit-representant-special-de-lue-sahel-1469332.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Mar 2016 10:44:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, préoccupe au plus haut sommet l’Union Européenne. Qui travaille inlassablement pour la concrétisation de la paix au Mali, voire dans le Sahel. Cet engagement a été renouvelé, le vendredi dernier, par son nouveau Représentant spécial pour la région du Sahel, Angel Losada, de passage à Bamako dans le cadre de la réunion du comité de suivi de l’accord de paix. Lors d’une conférence de presse à l’Hôtel Onomo, celui-ci a affirmé que si le Mali veut recouvrer son intégrité territoriale, « les parties doivent faire face à leur responsabilité avec l’appui de l’Union Européenne ».</strong>

Le Représentant spécial de l’Union Européenne (RSUE), Angel Losada Fernandez, a, entre autres, évoqué sa mission et le rôle de l’UE dans la restauration de la paix au Mali, en particulier, et dans le Sahel, en général. Il a surtout insisté sur le suivi du processus de paix. Qui est d’ailleurs l’un des éléments fondamentaux de sa mission.

Depuis sa prise de fonction, en décembre 2015, le RSUE a fait des déplacements à Bamako et à Alger, principalement, pour se rendre compte de l’évolution du processus de paix au Mali et poursuivre les objectifs généraux de l’Union. Qui consistent à encourager, grâce à une utilisation coordonnée et effective de tous ses instruments, le retour du Mali et de sa population sur la voix de la paix, de la réconciliation, de la sécurité et du développement… Ces missions respectives ont permis à Angel Losada de constater que « <em>le processus de paix est sur la bonne voix</em> ».

S’agissant de son mandat, en plus du suivi de la mise en œuvre de l’accord de paix (l’UE est membre du comité de suivi de l’accord), le RSUE a pour mission de veiller sur la contribution de l’UE à l’amélioration de la sécurité au Mali, C’est dans ce contexte qu’il a eu des entretiens avec les plus hautes autorités, en particulier le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Les échanges ont porté sur l’amélioration des efforts de l’Union, notamment à travers l’EUTM et l’EUCAP, deux missions d’appui aux forces de défense et de sécurité nationales.
<ol>
	<li>Losada, dans le cadre de son mandat, doit également élaborer et mettre en œuvre tous les efforts de l’Union dans la région du Sahel sur les plans politique, de la sécurité et du développement…</li>
</ol>
L’UE a accordé la priorité au Mali et à sa stabilisation à long terme ainsi qu’aux dimensions régionales du conflit, en coordination avec la délégation de l’Union Européenne. Angel Losada œuvre pour une meilleure compréhension du rôle de l’Union au Sahel, surtout dans les pays du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Niger, Burkina Faso).

Enfin, répondant à la question sur le non retour de Kidal dans le giron du Mali, le Représentant spécial de l’Union Européenne pense que la solution se trouve avec les parties maliennes. « <em>Elles doivent faire face à leur responsabilité avec notre appui</em> », indique Angel Losada.

&nbsp;

<strong>Idrissa Maïga</strong>

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</item>

<item>
<title>Rencontre de Gargando/Goundam : Les touaregs font allégeance à la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-de-gargandogoundam-touaregs-allegeance-a-republique-1469292.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Mar 2016 07:39:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Deux symboliques ont marqué la rencontre intercommunautaire de Gargando, dans le cercle de Goundam : le drapeau malien (vert-Or-rouge), a remplacé celui de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ; des combattants de la CMA et des militaires du Mali ont chanté, main dans la main, l’hymne nationale de notre pays. C’était, le samedi dernier à Gargando, en présence du gouverneur de Tombouctou, Adama Kansaye et du chef de la tribu Kel Antessar de Tombouctou, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser.</strong>

&nbsp;

A l’initiative de la tribu des Kel Antessar, la rencontre intercommunautaire de Gargando a réuni, les 11 et 12 mars 2016, les communautés Kel Antessar, les sédentaires et les autres tribus alliées de toute la région de Tombouctou et de la diaspora. Maires, députés, chefs coutumiers et religieux, des réfugiés, des autorités politiques et administratives, des leaders d’opinion, n’ont ménagé aucun effort pour assister à la rencontre de la paix de Gargando, village touareg situé à une centaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Goundam.

&nbsp;

<strong>Le drapeau malien flotte (enfin) sur Gargando</strong>

Aussi les forces armées maliennes et des combattants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) étaient présents. Ils ont fait flotter, ensemble, le drapeau malien dans le village de Gargando, en lieu et place de celui de la CMA. Il y a quelques jours, ce geste serait qualifié « d’acte de guerre ». Aujourd’hui, c’est un symbole de paix et de réconciliation.

La symbolique est très forte. Elle ne laisse place à aucun doute. Les Kel Antessar, voire les touaregs de la région de Tombouctou, ont choisi la paix et la réconciliation. Les actes posés et les mots prononcés à Gargando, sont plus que rassurants. Qui l’aurait cru ? Militaires et rebelles ont chanté en chœur l’hymne nationale du Mali, en plein désert et loin de tout protocole. Par ces actes, les touaregs de la région de Tombouctou viennent de faire allégeance à la République du Mali.

Les Kel Antessar ont apparemment réussi  leur pari ; le pari de la mobilisation et celui de la paix. Plus de 1000 participants sur une prévision de 500, ont répondu à l’appel de la communauté touarègue.

Pendant deux jours, ils ont débattu tous les sujets de préoccupation, notamment le retour des réfugiés ; la crise sécuritaire avec son lot de braquages et de violences ; la cohésion sociale, le vivre-ensemble, l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, mais aussi et surtout, les questions de développement.

Les participants ont fait d’importantes recommandations dont, entre autres, la mise en œuvre « rapide » de l’accord pour la paix et la réconciliation ; le retour des réfugiés dans leurs localités respectives. La rencontre a exhorté le gouvernement à diligenter dans les meilleurs délais ces recommandations.

Les participants, qui ont condamné toutes les formes d’agressions et de violences dans les régions du nord, en particulier, sont venus de Tombouctou, Goundam, Léré, Bintagoungou, Issabéry, M’Bouna, Tin Aïcha, Essakane, Tilemsi, Razelma, Douékiré, Tonka, Adarmalane, Télé, Kaneye, Doukouria, Alzounoub, Gossi, de M’bara en Mauritanie et du Maroc.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

<strong> </strong>

<strong>G</strong><strong>argando </strong>

<strong> </strong><strong>Promesse d’eau potable non tenue !</strong>

Si la rencontre intercommunautaire de Gargando a été une réussite sur le plan politique, on ne peut pas dire au tant sur celui de l’organisation.

En effet, beaucoup de participants sont tombés malades à cause de la qualité de l’eau de cette localité. Pourtant, les organisateurs avaient prévu de circonscrire à cette défaillance, en sollicitant auprès des services de l’hydraulique un forage à pompe. La promesse faite à l’organisation n’a  visiblement pas été tenue. Conséquence : les participants se sont contentés de l’eau de mauvaise qualité de Gargando.

<strong> </strong>

<strong>Gargano :</strong>

<strong>Un village éclairé !</strong>

La rencontre intercommunautaire aura bien servi les populations de Gargando. Parce qu’à la fin de la rencontre, le samedi dernier, le village est resté éclairé par une dizaine de lampadaires solaires acquis par les organisateurs de la rencontre. Ces lampadaires sont acquis grâce à un projet du gouvernement dont le but est d’électrifier les localités qui n’ont pas accès à l’énergie électrique. Elles sont subventionnées par l’Etat à hauteur de 90%. Pour Gargando, ce sont les organisateurs qui ont payé la contrepartie de la population.

<strong>Gargando :</strong>

<strong>Un réseau téléphonique mobile, le temps d’une rencontre</strong>

Pour la couverture du réseau téléphonique, les organisateurs ont demandé le rétablissement du réseau des deux opérateurs (Malitel et Orange). Des réseaux qui ont fait l’objet de sabotage par les groupes armés du nord lors des combats.

Mais depuis la signature de l’accord de paix, les populations réclament le rétablissement des deux réseaux. En vain !

Avec la rencontre de Gargando, les populations des localités concernées (Bintagoungou, Issabéry, M’Bouna, Tin Aïcha, Adarmalane, Razelma, Gargando, Tilemsi, Alzounoub et Essakane), espéraient voir la fin de leur souffrance. Mais contre toute attente, elles n’ont eu droit qu’à un réseau mobile (Orange), uniquement pour le village de Gargando. Et cela, pendant les deux jours de la rencontre.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération taxi : La colère des bénéficiaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/operation-taxi-la-colere-des-beneficiaires-1454872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 12:40:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le parc taxi de Bamako et des autres grandes villes de notre pays devrait subir un changement radical avec le projet pour le renouvellement du parc taxi du Mali. Qui avait été lancé en novembre 2009 avec une prévision de 1000 nouveaux taxis. Mais la montagne accoucha d’une souris. Parce que le projet a connu diverses fortunes qui ont conduit les acteurs (bénéficiaires et coopérative) devant les tribunaux. Conséquence, le parc taxi a doublé, entre temps, passant de 4000 en 2009 à plus de 7000 en 2015, mais il est resté vétuste et vieillissant.</strong>

Le projet pour le renouvellement du parc taxi du Mali avait plusieurs objectifs dont, entre autres, la réduction du chômage, la rénovation du parc taxi, l’émergence de nouveaux propriétaires. Au-delà, ce projet avait un but social car il offrait à des chefs de famille la possibilité de prendre en charge leurs besoins quotidiens. L’opération taxi avait également une dimension environnementale. A Bamako, le projet prévoyait le renouvellement du parc taxi de la place du Point G. Les vieilles carcasses devraient être remplacées par des véhicules neufs.

Mais à l’heure du bilan, c’est la grosse déception. Les acteurs se rejettent la responsabilité de la mauvaise gestion du projet. Qui n’existe plus qu’à travers une dizaine voire une vingtaine sur les centaines de taxis neuf mis sur les routes de Bamako, Sikasso, Ségou et Kayes. « L’Opération taxi » du Mali, en ce moment des ailes. Les bénéficiaires sont au chômage. Les banques réclament leur argent. Les véhicules sont pour la plus part en panne et entassés dans des garages. La coopérative des chauffeurs et conducteurs du Mali et le groupement des chauffeurs bénéficiaires sont devant les tribunaux. Beaucoup d’entre eux ont été entendu par le Pôle économique et financier à qui l’enquête a été confiée.

Certains de ces bénéficiaires imputent l’échec de « l’Opération taxi » au président de la Coopérative des chauffeurs et conducteurs du Mali, Aliou Guissé, dont la « mal gérance » aurait provoqué l’arrêt de la presque totalité des taxis. Daouda Bagayoko, un des bénéficiaires, se plaint de l’arrêt de son taxi, depuis plus de 3 ans. Pour lui, la coopérative n’a pas respecté sa part du contrat. « Notre problème est surtout une mauvaise gestion, les difficultés d’entretien des voitures, les garages parallèles qui ne sont pas qualifiés, contrairement à ce qui est prévu dans l’accord. Il était prévu que la  réparation des véhicules soit faite par les concessionnaires… », a affirmé M. Bagayoko.

Aussi, Siaka Koné s’étonne du harcèlement dont il est victime. « <em>J’ai été convoqué au Pôle Economique, et j’ai apporté la preuve que j’ai versé 6 509 000 FCFA sur les 8 000 000 FCFA que coûte ma voiture. Alors qu’on leur a dit que nous ne faisons pas des versements… </em>», a indiqué M. Koné.

&nbsp;

<strong>Des surfacturations…</strong>

Quant à M. Mariko, un autre bénéficiaire, il explique que les responsables de la coopérative ont tout simplement procédé à des surfacturations pour créer des problèmes aux chauffeurs bénéficiaires. « Des pièces de rechanges de 2000 FCFA sont souvent facturées à 15000 FCFA… », affirme-t-il, en précisant également que les chauffeurs n’ont jamais bénéficié des avantages prévus par les accords, notamment l’INPS, les assurances Vie, et autres salaires. Les ayants droits d’un de leurs membres, n’ont rien perçu après la mort du chauffeur, Mambé Sacko, décédé en pleine activité. Et cela, malgré les promesses que la coopérative aurait faites à sa famille, le jour de son enterrement. C’est compte tenu de tous ces manquements que le groupement des chauffeurs a initié certaines actions contre la coopérative dont une action en justice et l’interpellation à l’EID du département de tutelle de l’Agence nationale de promotion de l’Emploi (ANPE). Qui était le garant de « l’Opération taxi » financée par la BIM s.a.

Joint par nos soins, Aliou Guissé, fraichement réélu à la tête de la Coopérative des chauffeurs et conducteurs de taxis du Mali, affirme ne pas vouloir se prononcer tant que le dossier est pendant devant les tribunaux. Au-delà, il dit disposer déjà d’une stratégie pour relancer « l’opération taxi ».

<strong> </strong>

<strong>Un projet ambitieux !</strong>

Lancé en novembre 2009, le projet « Renouvellement du parc taxi » avait démarré avec la BRS Mali pour un financement de 500 taxis et la garantie de l’ANPE, en partenariat avec autres banques comme la BIM. Qui avait dégagé une ligne de crédit pour 500 autres.

Le projet « Renouvellement du parc taxi » regroupe plusieurs acteurs dont le rôle de chacun est défini dans une convention signée par toutes les parties pour la réussite du projet. La coopérative des chauffeurs et conducteurs de taxis du Mali est le porteur du projet tandis que l’ANPE joue le rôle de garant. Les banques mettent à disposition une ligne de crédit pour l’achat des véhicules et assurent le recouvrement des recettes.  Quant aux bénéficiaires, ils se doivent de respecter leurs obligations contractuelles en versant quotidiennement les recettes qui varient entre 8000 et 11000 FCFA, selon que le véhicule est essence ou gasoil. Les crédits, qui eux aussi vont de 7 millions TTC (toute taxe comprise) pour un véhicule essence à 9, 5 millions TTC de FCFA pour un diesel, doivent être remboursés dans un délai de 40 mois.

La convention exigeait aussi de la coopérative que tous les bénéficiaires soient répertoriés à l’ANPE comme demandeurs d’emploi et inscrits à l’INPS (Institut national de prévoyance sociale) pour leur sécurité sociale. Le projet devait même s’étendre aux capitales régionales, notamment Sikasso, Kayes, Ségou et Mopti.

<strong> </strong>

<strong>Idrissa Maïga</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Désignation des autorités intérimaires :   Le projet de loi fait polémique au nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/designation-autorites-interimaires-projet-de-loi-polemique-nord-mali-1454782.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 01:29:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement a adopté, en février dernier, un projet de loi visant la mise en place des autorités transitoires. Et ce texte fait déjà l’objet de polémiques au nord du Mali. Les collectifs des élus des collectivités territoriales des régions de Tombouctou, Gao et Kidal, désapprouvent la décision. Qui donne « pleins pouvoirs » à la CMA et à la Plateforme de désigner les membres des autorités transitoires.</strong>

Dans une correspondance, en date du 10 février 2016, le ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat explique aux élus du nord les motivations du projet de texte sur les autorités transitoires. « <em>La mise en place des autorités transitoires dans les collectivités territoriales des régions de Tombouctou, Gao et Kidal est le fruit d’un compromis qui a l’avantage de s’inscrire dans le cadre général de la décentralisation et touche l’ensemble du pays. C’est une réforme de la délégation spéciale…</em> », indique-t-on dans le courrier du ministre pour apaiser la tension au sein des collectivités du nord.

En fait, avant même l’adoption du projet de texte, des missions de la CMA et de la Plateforme sillonnaient les différentes collectivités pour les informer des changements à venir dans la gestion des collectivités. Ces missions expliquaient que la gestion des collectivités allait être confiée à la CMA et à la Plateforme. Ce qui est incompréhensible dans certaines localités où ces organisations n’avaient même pas de représentants.

Aussi, le courrier du ministre était accompagné d’une note d’information sur les autorités transitoires. Les élus du nord ont trouvé cette note « confuse » dans certains de ses passages, notamment dans les conditions de mise en place et de la désignation des autorités intérimaires.

S’agissant des conditions de la mise en place des autorités transitoires, la note informative du ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat évoque cinq conditions dont seulement la cinquième n’était pas prévu dans le code des collectivités territoriales, pour procéder à la dissolution d’un conseil. Il s’agit de « la non fonctionnalité du conseil de la collectivité qu’elle qu’en soit la cause ». Qui « est constatée lorsqu’il est établi que pendant une période de 12 mois consécutifs ou plus : l’administration communale n’offre pas de services aux usagers et le conseil de la collectivité concernée n’a pas tenu au moins deux sessions régulières… ». Et la constatation est faite par les représentants de l’Etat (préfets, gouverneurs et ministère en charge des collectivités). Pis, les anciens maires et présidents de conseil sont systématiquement écartés de la nouvelle gestion. Tout ça pour faire plaisir à la CMA et à la Plateforme dont les méthodes de gestion sont fortement contestées.

Quant au choix des membres des autorités intérimaires, c’est le sujet qui fait plus polémiques. Parce qu’il met officiellement le nord du Mali (Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni et Ménaka) sous la coupe de la Coordination des mouvements de l’Azawad et de la Plateforme. Il est précisé dans la note informative que les membres des autorités transitoires « <em>seront désignés par le Gouvernement, la Coordination et la Plateforme au sein d’un vivier comprenant les autorités traditionnelles, la société civile, les conseillers sortants et les agents des services déconcentrés du ressort de la collectivité territoriale concernée…</em> ».

Le texte du conseil des ministres a omis ce passage et ne précise pas le rôle des groupes armés dans ce nouveau dispositif. Mais sur le terrain, les choses sont claires. C’est la CMA et la Plateforme qui vont régner, en maître, sur les collectivités des régions du nord. En tout cas, c’est la nette impression qu’ont les populations et les politiques dans ces localités. Mieux, certains politiques se sont déjà lancés dans la conquête du pouvoir à travers les deux organisations. Des comités, voire des cellules de la CMA et de la Plateforme sont en train d’être mises en place dans toutes les collectivités du nord. Parce qu’ils auraient compris que la « part du lion » reviendrait forcement aux groupes armés, à qui l’Etat vient d’offrir la possibilité de s’ériger en formation politique avant les prochaines échéances électorales.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Transport : A l’heure des « cata&#45;catanis »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transport-a-lheure-des-cata-catanis-1454722.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 01:17:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis 2009, on assiste de plus en plus à un nouveau moyen de transport urbain. Il s’agit des tricycles. Ces motos-taxis, connus sous le nom de « cata-catanis ») jouent, aujourd’hui, un véritable rôle dans le quotidien des citadins en ce sens qu’ils facilitent l’accès à certains quartiers périphériques que les moyens traditionnels de transport urbain (« dourouni » et « Sotrama ») ne couvrent pas. </strong>

Autrefois, vaquer à ses occupations ou regagner son domicile, après une journée de dur labeur, était un véritable parcours de combattant pour les populations des quartiers périphériques de la capitale. Le calvaire de ces populations semble un lointain souvenir depuis l’avènement des tricycles dans la circulation.

En effet, ces nouveaux moyens de transport, communément appelés les « <em>cata-catanis</em> », constituent un véritable soulagement pour les usagers. En ce sens qu’ils ont  facilité la mobilité pour certains, rendu la circulation plus fluide et réduit le coût du transport pour d’autres.

La plupart de ces « cata-catanis » opèrent en commune VI du District de Bamako reliant les différents logements sociaux de Yirimadio et les quartiers environnants en l’occurrence Yorodianbougou, Zerni, Missabougou, Sirakoro, entre autres.

Sur la route de Yirimadio, du côté de Banankabougou - Bollé, non loin de la Tour de l’Afrique, les motos-taxis ont installé leur gare. Ici, les usagers prennent les « <em>cata-catanis</em> » pour continuer le reste du chemin. A peine installée dans sa « cata-catanis », la couturière Habi Djiré, raconte les raisons pour lesquelles elle emprunte les tricycles. « <em>Je prends les cata-catanis parce que ça m’arrange beaucoup, c’est moins cher, on paye juste 100 francs CFA. Et c’est mieux que de prendre les taxis qui sont chers. C’est également plus rapide que les « Sotrama » qui ne vont même dans certains quartiers</em> », a-t-elle expliqué avec un air enthousiaste.

Sidiki Dembélé, un technicien de bâtiment, explique aussi les avantages des « cata-catanis » : « <em>Par exemple, moi je n’ai pas de moto, pour rentrer à la maison après mon travail. C’était très difficile. Mais, depuis l’avènement de ces moto-taxis, la mobilité est devenue plus facile, rapide et le prix de transport est abordable pour moi. On ne peut que s’en réjouir</em> ».

<strong> </strong>

<strong>Le soutien de l’ANPE…</strong>

Autres avantages, ces nouveaux moyens de transport ont participé à la réduction du chômage dans notre pays et surtout à Bamako. Beaucoup de jeunes ont pu avoir de quoi s’occuper et de pouvoir subvenir à leurs besoins fondamentaux. L’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi (ANPE) a même mis à la disposition d’un certain nombre de jeunes des tricycles moyennant une recette forfaitaire mensuelle.

Une initiative qui, visiblement a porté ses fruits. En tout cas, c’est l’avis de certains conducteurs. «<em> Nous sommes là, nous transportons les passagers pour les amener dans les quartiers où les « Sotrama » n’arrivent pas à raison de 100 et 150 francs selon les destinations. Mais, vraiment nous arrivons à joindre les deux bouts car à la fin du mois, nous payons le loyer, la recette… Alhamdoullilah, on gagne notre quotidien dedans </em>», a confié Oumarou Alama, conducteur de « cata-catanis ». Pour son collègue, Mahamadou Kanouté, des efforts sont en train d’être faits pour améliorer davantage les conditions de travail dans les « cata-catanis ». «<em>Nous travaillons librement, les agents d’impôts ne nous fatiguent pas trop. La police non plus parce nos papiers sont tous garantis et au complet, grâce à ce soutien de l’ANPE</em> », a-t-il affirmé.

&nbsp;

<strong>Un métier en chute libre ? </strong>

Si pour les bénéficiaires des tricycles de l’ANPE, ils arrivent à s’en sortir. Pour ceux-là qui se sont débrouillés à acheter sur fonds propres leur moto-taxi, la situation est tout autre. Sékou Dembélé dira que ce métier était vraiment porteur au début. Mais actuellement, c’est carrément en chute libre. Une nouvelle moto coûte 1 250 000 francs, la vignette 63 000 francs, la recette 5 000 francs par jour, plus l’assurance. Des frais excessivement chers, selon notre interlocuteur. Qui poursuit : « <em>par jour on gagne 1 000, 1 500 et 2 000 francs maximum. Il y a la recette à payer, les condiments et la location. Ce n’est pas tout. Quand la police aussi nous siffle même si nos papiers sont au complet, on nous fait payer 500 francs. Vraiment on ne gagne plus rien maintenant. On travaille juste pour être actif sinon ça ne va plus du tout</em> ».

Cette situation s’explique selon certains par la multiplication des « <em>cata-catanis</em> » dans la circulation. Mais également par le manque de régulation adéquate du secteur. Qu’à cela ne tienne, les usagers eux quand-même tirent quotidiennement profit de ces nouveaux moyens de transport. Car leur mobilité est devenue, disent-ils, beaucoup plus facile. Plus rapide, les « cata-catanis » sont aussi les  moins chers.

<strong> </strong>

<strong>Ahamadou Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : Injustice !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-injustice-1454692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 01:17:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La conquête des régions du nord vient d’être enclenchée à la faveur du conseil des ministres du 24 Février 2016, ayant adopté le projet de loi qui consacre la substitution des autorités intérimaires aux délégations spéciales des collectivités territoriales.

&nbsp;

Les objectifs de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sont connus. C’est la création de la « République de l’Azawad ». Puisqu’elle ne l’a pas obtenu par les armes, elle pourrait la gagner par les urnes. Ses « conseillers occultes », l’ont convaincu de signer un accord qui puisse l’aider à atteindre son but final.

&nbsp;

Ainsi, l’accord de paix et de réconciliation, signé en mai et juin 2015, devrait baliser le terrain par la création de deux nouvelles régions (Taoudéni et Ménaka), en plus des anciennes (Gao, Tombouctou et Kidal). La régionalisation et les avantages accordés prioritairement aux cadres et alliés de la CMA vont servir d’escaliers pour l’atteinte du sommet de la pyramide.

&nbsp;

En fait, nous y sommes presque. L’Etat a accepté, malgré tous les sacrifices consentis, que la CMA (car il s’agit bien d’elle) choisisse (avec la Plateforme)  les futures autorités transitoires de toutes les régions du nord. En d’autres termes, la CMA va désigner « <em>au sein d’un vivier comprenant les autorités traditionnelles, la société civile, les conseillers sortants et les agents des services déconcentrés du ressort de la collectivité territoriale concernée…</em> », « ses » autorités intérimaires (de la commune à la région) à Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni et Ménaka. En lieu et place de ceux qui sont restés fidèles à la République du Mali. C’est une injustice.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cercle de Goundam : Les bandits ciblent les fonds « Orange Money »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cercle-de-goundam-les-bandits-ciblent-les-fonds-orange-money-1442092.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Feb 2016 09:31:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cercle de Goundam, les bandits armés adaptent leur stratégie au comportement des populations. Depuis un certain temps, les populations des villages qui ne sont pas couverts par les réseaux Orange et Malitel, sont la cible des bandits.

En fait, Goundam est le cercle des grands lacs (Télé, Horo, Faguibine…), donc une zone d’agriculture par excellence. Mais malheureusement, certains de ses lacs n’ont même pas reçu une goutte d’eau cette année. Conséquence : il n’y a pas eu de culture. Et les populations ne peuvent espérer survivre que grâce aux fonds envoyés par les parents qui sont à l’étranger. Alors les envois d’argent par « Orange money » ou « Mobicash », sont devenus fréquents. Et Goundam est l’une des rares villes du cercle où on a accès aux réseaux. Ainsi, chaque semaine, voire chaque jour, des populations viennent à Goundam pour récupérer l’argent envoyé. Ce sont ces fonds qui sont convoités aujourd’hui par des groupes armés. Et le comble ? C’est que nos forces de défense ne se sentent pas concerner par la sécurisation de ces fonds.

&nbsp;

<strong>Gargando :</strong>

<strong>Les Kel Antessar mobilisent pour la paix</strong>

A l’initiative de la tribu des Kel Antessar, une rencontre inter communautaire se tiendra les 10, 11 et 12 mars 2016 à Gargando dans le cercle de Goundam. Cette rencontre réunira les communautés Kel Antessar, des sédentaires et les autres tribus alliées de toute la région de Tombouctou. Plus de 600 participants sont attendus. Parmi eux, il y aura des élus, des membres de la société civile, un grand nombre de réfugiés, des autorités politiques, administratives, religieuses et coutumières, des leaders d’opinion de la région et de la diaspora.

Pendant trois jours, les participants vont échanger sur la cohésion sociale, le retour des réfugiés, le vivre-ensemble, la paix et la réconciliation nationale.

La commission d’organisation de la rencontre est présidée par Hamata Ag Hantafaye, avec les bénédictions du chef de la tribu Kel Antessar de Tombouctou, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : « Louansé » !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-louanse-1441722.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Feb 2016 02:47:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a plus de vingt ans, l’artiste malien, Abdoulaye Diabaté, avait attiré l’attention, dans un de ses titres célèbres, sur les souffrances de la location dans les grandes villes du Mali. « Louansé », la location (en français), dénonçait la « dictature » des locateurs, la difficile cohabitation entre locateurs et locataires, les humiliations et autres brimades dont étaient victimes les locataires.

A l’époque, la location était un fardeau. En plus des mésententes quotidiennes avec les locateurs, les locataires devraient faire face à la rareté des ressources financières. Les salaires étaient insuffisants et tombaient tardivement. Le locataire sortait à l’aube pour ne regagner sa famille que plus tard dans la nuit. Bref, la vie de foyer du locataire était suffisamment perturbée par les mises en garde récurrentes du locateur. Nous étions dans les années 70 et 80.

Au 21<sup>ème</sup> siècle encore, le problème des locataires reste entier, même si il se manifeste sous de nouvelles formes. Même si les populations ont pu, en partie, contourner les souffrances du 19<sup>ème</sup> siècle, elles font face actuellement à un nouveau phénomène : <strong>le coût du loyer</strong>. Exorbitant, exagéré, trop cher… Les qualificatifs ne manquent pas pour décrier la hausse du prix du loyer, en particulier à Bamako.

&nbsp;

Quand l’Etat avait enclenché les programmes de construction de logements sociaux, beaucoup de nos compatriotes avaient espéré réaliser un rêve : « vivre chez soi ». Mais, en lieu et place des revenus intermédiaires, ce sont des riches fonctionnaires et commerçants qui ont profité de ces programmes. Qui avaient, entre autres objectifs, de réduire le coût de la location afin de diminuer le lot des locataires. Et leur rêve fut simplement brisé.

&nbsp;

L’Etat doit, enfin, se ressaisir pour rendre à César ce qui l’appartient… On ne peut pas atteindre les objectifs des programmes, si les logements sociaux doivent revenir à des hauts fonctionnaires, directeurs de services, leurs époux ou leurs enfants et autres grands commerçants. Qui doivent être purement et simplement écartés des programmes de logements sociaux.

&nbsp;

<strong>Idrissa Maïga </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Régulation du coût du loyer : « C’est une mauvaise politique… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/regulation-du-cout-du-loyer-cest-une-mauvaise-politique-1441872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Feb 2016 02:05:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La crise du logement est une des préoccupations majeures des Maliens. Elle s’est répercutée sur la location, dont le coût grimpe de façon exponentielle à Bamako, en particulier. Dans l’optique de soulager nos concitoyens, le gouvernement envisage de réguler ce secteur. Pour comprendre la problématique du logement au Mali, nous sommes allés à la rencontre d’un expert de l’immobilier, Mamadou G. Coulibaly, Président Directeur Général de la Société immobilière et foncière du Mali (SIFMA). Qui écarte d’un revers de la main toute initiative visant à réguler la location au Mali. « C’est une mauvaise politique qui n’a jamais marché… », précise-t-il. Lisez plutôt ses explications.</strong>

<strong> </strong>

Il y a quinze ou vingt ans, un appartement (2 chambres, 1 salon, 1 douche intérieure, et 1 magasin) est loué à 17500 FCFA. Ce même appartement coûte, même dans les quartiers reculés de Bamako, entre 75000 et 100.000 FCFA. Qu’est-ce qui est à la base de ces augmentations substantielles ?

Le PDG de la SIFMA, Mamadou Coulibaly, explique qu’il y a plusieurs facteurs qui concourent à cette augmentation. D’abord, Bamako est la capitale du Mali. Elle accueille les ressortissants de toutes les régions du Mali. Donc, il y a une urbanisation galopante et un taux de croissance extraordinaire de la population.

Ensuite, le Mali est un pays enclavé (sans débouchés sur la mer), dont les ressortissants ont des revenus faibles. Le Mali a également, du point de vue démographique, une population jeune. Qui aspire à fonder très rapidement son foyer. Du coup, la demande est plus forte que l’offre.

Autre réalité qui est probablement à la base de la crise du logement, c’est la mauvaise gestion du patrimoine foncier. Mamadou Coulibaly soutient que les maires sont allés au-delà en multipliant les lotissements illégaux. « <em>Ce n’est pas leur vocation de vendre les parcelles…</em> », a affirmé le PDG de la SIFMA. Qui précise que l’attribution d’un mètre carré de parcelle doit être approuvée en conseil des ministres.

S’agissant du rôle des agences immobilières dans la hausse du coût du loyer, elle n’est pas établie. Selon Mamadou Coulibaly, les agences immobilières ont pour vocation de construire des logements pour autrui. Autrement dit, elles doivent faciliter l’accès à un logement décent au plus grand nombre de Maliens et par conséquent réduire le coût du loyer.

D’ailleurs le gouvernement du Mali est en train d’œuvrer pour cette réduction. Voulant emboiter le pas à des pays voisins afin de mettre fin à l’anarchie dans la fixation des prix du loyer, le gouvernement préparerait un projet de texte pour plafonner la location. Bonne ou mauvaise initiative ? L’avis du PDG de la SIFMA est sans appel : «  <em>Ce n’est pas bien. C’est une mauvaise politique qui n’a jamais marché. Au Sénégal, on l’a fait, ça n’a rien donné. Vous sortez de ma maison, on renégocie…</em> ». Pour  M. Coulibaly, la réduction du coût de la location pourrait être une réalité si l’Etat accepte « <em>de baisser les impôts sur les matériaux de construction et d’accorder des exonérations sur ces matériaux pour que les gens offrent plus de logements… </em>».

&nbsp;

<strong>Une politique immobilière ?</strong>

Toutes fois, le PDG de la SIFMA consent que l’Etat soit en train de faire des efforts depuis le début de la 3<sup>ème</sup> République par la construction de logements sociaux. Mais, c’est un verre de sel dans un fleuve. Moins de 20.000 logements en vingt ans, dans un pays où il y a un besoin de 450 000 logements par an. Notre expert de l’immobilier salue quand même ces efforts, dont le but est d’offrir à chaque malien un logement décent.

Cependant, il précise que l’Etat n’est pas le seul détenteur de la solution. C’est pourquoi, Mamadou Coulibaly appelle les promoteurs immobiliers à s’approprier le programme présidentiel de 50.000 logements sociaux afin de lui donner un contenu. Même si ces derniers (les promoteurs immobiliers) ont aussi un besoin immense d’accompagnement. Parce que, l’immobilier est d’abord un métier neuf. Mais aussi, un secteur dont les acteurs n’ont pas assez de moyens pour faire face à la forte demande de logements. Il leur faut, alors, une bonne politique immobilière. Selon Mamadou Coulibaly, celle-ci nécessite l’association de « 3 F » (Foncier-Financement-Fiscalité), notamment une politique foncière, des sources de financement et une politique fiscale attractive. Mais les Maliens ne doivent pas se leurrer, « <em>tous ces efforts ne peuvent pas avoir un impact réel sur le coût de la location que quand ils atteindront un seuil critique</em> », a indiqué Mamadou Coulibaly.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>MICRO TROTTOIR</strong>

<strong>Que pensent les bamakois du coût des loyers ?</strong>

<strong>Le coût exorbitant des loyers est une préoccupation partagée par la majorité des populations et particulièrement celles de Bamako. Fonctionnaires, étudiants, ouvriers et ressortissants de Bamako, vivent au quotidien le calvaire de la location. Pour comprendre les raisons de leur désarroi, nos reporters ont échangé avec certains d’entre eux. Ils appellent presque tous l’Etat à agir pour mettre fin au monopole de fait des propriétaires de maisons dans la fixation du prix des loyers. Reportage.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Amadou Kassé, enseignant</strong>

<strong>« La location est devenue notre souci majeur… »</strong>

Le loyer est un sujet qui me concerne vraiment parce que ça fait quatre ans que je suis en location. Donc c’est un problème parce que les revenus sont  insuffisants, s’il faut payer une chambre à dix mille voire quinze mille francs, c’est très difficile.

Je pense que le gouvernement doit essayer de rendre les habitats à loyer modéré parce que les locateurs profitent souvent de certaines situations pour s’enrichir comme, par exemple, l’exode rural, la croissance démographique et surtout actuellement avec la crise au nord qui a provoqué un flux des populations vers le sud. La location de maison est devenue notre souci majeur avant même celui du prix de condiment.

En effet la forte demande en la matière qui ne fait  que croitre dans la capitale est devenue un business des sociétés immobilières ou tout simplement de personnes qui veulent faire le maximum de profit. J’ai cherché ma première maison de location en 2008, ce n’était pas du tout facile de trouver et c’était encore moins coûteux que celle dans laquelle je vis aujourd’hui. Parce que celle-ci est gérée par une agence immobilière. Même pour l’avoir, il a fallu que je paie le prix du déplacement de l’agent. Et je ne suis pas le seul, certains de mes amis ont même été escroqués à plusieurs reprises par des agences immobilières.

<strong> </strong>

<strong>IBRAHIM NABO, ARTISTE </strong>

<strong>« L’Etat doit prendre les questions de l’habitat très au sérieux… » </strong>

En tout cas, ça fait plus de cinq ans que je suis en location et je peux vous dire combien c’est difficile de vivre en location quand on n’a pas un emploi décent. Actuellement je paie le double de ce que je payais avant pour  les mêmes types  de chambres. Je viens de quitter dans un pays voisin et là-bas j’ai remarqué que la location est contrôlée par l’Etat. Je crois que le gouvernement du Mali doit faire la même chose à Bamako. Parce que la location est devenue source d’enrichissement. Ce n’est pas pour rendre service qu’on assiste à l’émergence des agences immobilières un peu partout. C’est pour leur propre business. Je crois que l’Etat doit prendre les questions de l’habitat très au sérieux avec l’accroissement de la population.

<strong> </strong>

<strong>SALI TOURE, MENAGERE</strong>

<strong>« On souffre à cause du prix exorbitant du loyer » </strong>

La location est très chère à Bamako parce que chaque année le coût du loyer augmente alors que le salaire reste le même. ça fait six ans que je suis en location et chaque année le locateur augmente le prix du loyer. J’ai eu la chance d’aller en Côte d’Ivoire, ce n’est pas comme ça là-bas. Le locataire attend l’arrivée d’un nouveau loyer pour augmenter sur le coût. Ici non seulement le locataire augmente le coût du loyer, mais il ne répare rien dans la maison. Aussi je ne peux même pas me laver avec un seau d’eau au risque de ne pas remplir les toilettes ou même préparer une bonne sauce tant que le loyer n’est pas payé. On vit ces genres de situations quand nous sommes dans la même maison que le locataire. Je crois que le gouvernement doit faire quelque chose pour nous les pauvres si non, on souffre vraiment à cause du prix exorbitant du loyer.<strong>  </strong>

<strong> </strong>

<strong>MAHAMANE EL HADJ MAIGA, GESTIONNAIRE CULTUREL</strong>

<strong>« Le gouvernement</strong> <strong>doit régulariser le coût du loyer »</strong>

Au Mali le coût du loyer n’est pas abordable parce que du jour au lendemain, le propriétaire de la  maison peut augmenter sur le prix de la location. Par exemple, à Kalaban Coura ou j’habite une concession depuis 2004, j’avais commencé à 17.500F, aujourd’hui je suis à 30.000 FCFA. Chaque deux ans, il augmente sur le prix.

Il faut que le gouvernement essaye de régulariser le coût du loyer parce qu’un fonctionnaire moyen qui a une grande famille  ne peux pas payer plus de 40 000 FCFA de loyer seulement alors qu’il a les besoins de subsistance.

<strong> </strong>

<strong>SEYDINA ALI TOGOLA, INGENIEUR VITRERIE ALLIMINIUM</strong>

<strong>« Je demande au gouvernement de  diminuer le prix du loyer »</strong>

Le coût du loyer est très élevé. Je gagne de l’argent en fonction du marché, donc ce n’est pas facile. La maison que j’habite à Sirakoro, c’est deux chambres et un salon. Je la paie à 50.000f par mois. Du coup, si on ne gagne pas ça par mois. C’est difficile de vivre en location surtout lorsqu’on a une grande famille. Je lance un appel au gouvernement pour diminuer le prix du loyer et d’intensifier les logements sociaux.

<strong>  </strong>

<strong>MOUSSA DOUMBIA, PEINTRE</strong>

<strong>« Il faut être riche pour avoir un logement social »</strong>

Le problème de loyer de nos jours est très complexe. Les maisons sont petites. Le prix de leur loyer est élevé. Si on ne touche pas quelque chose à la fin du mois, ce n’est pas facile. Avant, on comptait sur les logements sociaux pour nous aider à avoir un chez soi, mais finalement on a compris qu’il faut être riche pour avoir un logement social.

<strong> </strong>

<strong>ALI TOGOLA, CHEF DE STATION DE LAVAGE</strong>

<strong>« Le gouvernement doit trouver une solution »</strong>

Le problème du coût du loyer à Bamako a été un souci pour les habitants de la ville. Ce n’est pas la première, ni la deuxième, ni la troisième fois qu’on me pose cette question et je ne suis pas le seul d’ailleurs. Ce qui est sûr, le loyer n’est pas abordable à Bamako. Mais jusqu’à présent rien n’est fait pour contrôler au moins comment les choses se passent en matière de la location de maison. Tout le monde parle de problème du coût de loyer, mais le prix ne fait que grimper du jour au jour. Je crois que le gouvernement doit trouver une solution pour ce problème qui ne date pas de nos jours.

<strong> </strong>

<strong>SEYDOU KAMATE, TAILLEUR</strong>

<strong>« Quand est-ce que le gouvernement va agir… »</strong>

J’habite un appartement (1 chambre, 1 salon et une petite cuisine) pour 35.000Fcfa. C’est trop cher, mais que faire puisque que je ne gagne pas suffisamment pour acheter mon propre terrain et le construire. En plus de cette somme colossale, je dois payer l’eau, l’électricité, la nourriture, etc.

Si j’ai actuellement un souci majeur, c’est de savoir quand est-ce que le gouvernement va agir pour régulariser le prix du loyer afin de me permettre de payer moins cher le loyer et en même temps épargner un peu d’argent pour pouvoir construire ma propre maison. Car ma petite famille est en train de s’agrandir.

<strong> </strong>

<strong>Ahamadou Touré</strong>

<strong>Oumar Sinka, stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des collectivités :  Place aux autorités intérimaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/gestion-des-collectivites-place-aux-autorites-interimaires-1441992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Feb 2016 00:51:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, le Conseil des Ministres du 24 février dernier, a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2012-007 du 7 février 2012, modifiée, portant code des collectivités territoriales. Le dit projet de loi a été présenté par le ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat.

Il s’agit de préparer <strong>la mise en place des autorités intérimaires prévue par l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.</strong>

Le projet de loi consacre la substitution des autorités intérimaires aux délégations spéciales des collectivités territoriales qui présentent des limites au regard, notamment, de leur taille réduite, de leurs attributions restrictives et de la durée de leur mandat.

Il précise, notamment, les conditions de mise en place, le régime des incompatibilités, la composition et la durée du mandat des autorités intérimaires de commune, de cercle et de région qui remplacent respectivement les Conseils communaux, de cercle et de région en cas de dissolution, de démission de tous les membres ou lorsqu’ils ne sont plus fonctionnels pour quelque cause que ce soit.

En d’autres termes, il s’agit de remplacer les maires, présidents de conseil de cercle et de région, par des autorités intérimaires dont les membres proviennent des services déconcentrés, de la société civile, du secteur privé ainsi que des conseils sortants.

La mise en place des autorités intérimaires s’inscrit dans le cadre du renforcement de la continuité des organes élus des collectivités territoriales. Ainsi contrairement aux Délégations Spéciales, elles sont chargées, sans restriction, des attributions dévolues aux conseils des collectivités territoriales qu’elles remplacent.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Valls à Bamako : A quoi peut&#45;on s’attendre de Paris ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/valls-a-bamako-a-quoi-peut-on-sattendre-de-paris-1424852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 10:48:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La visite du Premier ministre français, Manuel Valls, la semaine dernière à Bamako, est apparue presque inaperçue par nombre de nos compatriotes. Parce que tout simplement, la France ne bénéficierait plus du capital de sympathie qu’elle avait, en 2013, au Mali où du moins auprès des Maliens. Mais, la diplomatie malienne est dans l’obligation d’entretenir les rapports d’amitié entre les deux pays. C’est pourquoi, on est en droit de s’interroger sur ce que cette visite de haut niveau de Manuel Valls, peut apporter à la stabilité du Mali.</strong>

D’après la presse française, la visite du Premier ministre, Manuel Valls, au Mali et au Burkina Faso, doit "<em>assurer de la permanence du soutien de la France</em>" après les attaques terroristes ayant fait 30 morts le 15 janvier 2016 à Ouagadougou, et 20 morts à Bamako le 20 novembre 2015.

Aussi, à l'aéroport Modibo Kéita de Bamako-Sénou, le chef du gouvernement français a déclaré que son voyage va confirmer ce que le Mali et la France font "déjà de bien ensemble" et les deux pays vont "continuer à consolider leurs liens sur tous les fronts, notamment celui de la lutte contre le terrorisme et aussi le développement économique".

Il s’agit pour la France et son Premier ministre d’élargir d’une part la coalition internationale contre l’Etat islamique, d’une part, et d’autre part de soutenir le Mali et le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme.

Depuis quelques mois, notre pays est sous la menace quotidienne des terroristes, surtout dans sa partie septentrionale. Les attaques se multiplient jour après jour contre les forces armées et les populations du Mali, les forces onusiennes et même celles de Barkhane, dont la mission principale est de combattre le terrorisme dans le sahel.

On le sait, en Europe, Valls s’est engagé dans la lutte contre le terrorisme. Mais en Afrique et particulièrement au Mali, la présence militaire française ne semble pas donner les résultats escomptés, hormis ceux de l’Opération Serval. Aujourd’hui, avec tous les moyens dont elles disposent, les forces onusiennes et celles de la France (Barkhane) ont perdu de terrain face aux groupes djihadistes. Qui font parler d’eux à toutes les occasions, en donnant la nette impression qu’ils détiennent le monopole de la violence. Ils se sont même signalés quand Valls rendait visite aux troupes françaises stationnées à Gao, par une attaque dans la localité de Ménaka ayant fait une victime parmi les soldats maliens.

Ce désintérêt pour les officiels français, prend sa source dans le flou qu’entretient la France dans la crise malienne. Le cas de Kidal a convaincu plusieurs maliens que l’engagement français au Mali n’est pas totalement désintéressé. Et que si Iyad Ag Ghali est devenu le « maître » du désert, c’est avec la bénédiction de la France. Selon certains spécialistes militaires, l’armée française est capable de retrouver même une aiguille dans le désert malien. Ces derniers et beaucoup de nos compatriotes pensent que la situation de ni paix, ni guerre, est un « arrangement » français pour justifier sa présence au nord du Mali.

<strong> </strong>

<strong>La visite Valls va-t-elle changer la donne ?</strong>

En tout cas, Manuel Valls serait déterminé à lutter contre le terrorisme et même l’hyperterrorisme. En rencontrant, les forces françaises basées à Gao, il a réaffirmé sa détermination à en finir avec le terrorisme. S’agit-il d’un discours politique ou de la détermination d’un homme à opérer un bouleversement dans les rapports entre le Mali et la France ?

Au-delà du terrorisme, Valls a également évoqué les questions de développement et l’accord de paix, issu du processus d’Alger. "<em>La France continue à se porter garante de cet accord</em>", a-t-il assuré, qualifiant la lutte contre le djihadisme de "<em>combat essentiel de l'humanité contre la barbarie</em>".

Le Premier ministre français Manuel Valls a exprimé sa "fierté" aux soldats de la force française Barkhane à Gao, les rassurant sur les moyens dans leur combat de longue haleine contre les djihadistes. "Il faudra de longs mois, des années, ça peut être même l'affaire d'une génération, mais avec détermination, grâce à vos engagements, nous nous battons", a précisé Manuel Valls. Voilà qui donne une indication sur l’engagement français au Mali. « <em>Nous pas bouger !</em> ».

<strong>Idrissa Maïga</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Economie :  La mauvaise collaboration entre la Douane, le trésor et les Impôts du Mali, fait perdre à l’Etat des centaines de milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economie-la-mauvaise-collaboration-entre-la-douane-le-tresor-et-les-impots-du-mali-fait-perdre-a-letat-des-centaines-de-milliards-de-fcfa-1424782.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 02:41:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il  été instruit à la direction générale des Impôts (DGI) de mobiliser, en 2016, 720 milliards de FCFA. Ce montant représente seulement une infime partie du potentiel fiscal de notre pays. Qui pourrait valablement financer son développement si les administrations financières travaillaient en synergie. La mauvaise collaboration entre la Douane, le trésor public et les Impôts du Mali, fait perdre à l’Etat des centaines de milliards de FCFA. Et malgré la multiplicité des impôts et des services de recouvrement, la direction générale des impôts réalise ses objectifs annuels seulement grâce aux impôts provenant des grandes entreprises, soit près de 80% de ses recettes. Le potentiel fiscal du Mali est tout simplement inexploité. Enquête.</strong>

<strong> </strong>Pour la réalisation de ses programmes, l’Etat mise beaucoup sur les services de d’assiette et de recouvrement (Douanes, Impôts…) en les fixant des objectifs annuels en termes de recettes. Des recettes qui représentent seulement une petite partie du potentiel fiscal de notre pays. La direction générale des impôts (DGI) pourrait, à elle seule, mobiliser plus de 1000 milliards de FCFA, contre seulement 720 milliards, son objectif de 2016, si l’Etat et les citoyens assument leur responsabilité. En un mot, si l’on engage une croisade contre l’incivisme fiscal.

En 2015, sur une prévision de 630 milliards de FCFA, la DGI a réalisé 631, 236 milliards de FCFA. Cette année, l’Etat lui a demandé 720 milliards de FCFA, soit une augmentation de 90 milliards de FCFA. Selon des sources proches de cette structure, l’objectif est bel et bien réalisable. Mieux, on peut aller au-delà si les administrations financières travaillaient en symbiose. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les fausses déclarations cautionnées par celles-ci, la tricherie de certains contribuables, la corruption généralisée, entre autres, font perdre à l’Etat des centaines, voire des milliers de milliards de FCFA par an. Un magot qui pourrait lancer l’économie nationale et résorber la crise perpétuelle du chômage dans notre pays.

Pour atteindre son objectif annuel, la DGI mobilise ses agents à travers quatre sous directions, notamment celle des Grandes entreprises (DGE). Qui, à elle seule, a fourni, en 2015, près de 80% des recettes des impôts, environ 516, 236 milliards de FCFA, contre 50 milliards pour la direction des impôts du district (DID) ; 40 milliards pour celle des moyennes entreprises (DME) et 25 milliards pour les directions régionales des impôts (DRI). Elle pouvait faire deux fois mieux si l’incivisme n’avait pas gangréné notre société. Tenez-vous bien !

La loi 06-067 du 29 décembre 2006, portant code général des impôts, a fixé une panoplie d’impôts (directs et indirects) qui, dans une bonne gouvernance, pourrait favoriser l’émergence de notre pays.

Le code général des impôts énumère, entre autres, pour les impôts directs, ceux relatifs aux Impôts sur les traitements et salaires (ITS), les Impôts sur les revenus fonciers, l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières, l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.

S’agissant des impôts indirects, il y a la taxe sur les activités financières (TAF) (dont l’Organisation patronale des industriels du Mali (OPI) demande la suppression), la taxe intérieure sur les produits pétroliers, l’impôt spécial sur certains produits et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), dont la mobilisation constitue la croix et la bannière pour les services d’assiette et de recouvrement. Tous ces impôts doivent générer beaucoup d’argent pour notre pays. Mais à cause du dysfonctionnement des services du recouvrement et la mauvaise foi des contribuables, l’Etat perd des milliards de FCFA chaque année. C’est la responsabilité des pouvoirs publics de créer les conditions adéquates pour récupérer ces milliards qui lui échappent à cause de l’incivisme de certains agents et d’opérateurs économiques véreux.

En 2015, la TVA qui est un impôt sur la consommation, représentait 170 milliards des recettes des impôts. « <em>C’est dérisoire par rapport au potentiel fiscal du Mali</em> », explique notre interlocuteur. Qui précise que beaucoup d’opérateurs économiques ne reversent pas la TVA au trésor public et n’hésitent même pas à l’utiliser pour fructifier leur propre business. Si elle est reversée normalement, la TVA pouvait générer entre 300 à 400 milliards de FCFA par an.

Il y a 5 à 6 ans, le Sénégal avait dépassé les 400 milliards de FCFA de TVA annuelle, contre 500 à 600 milliards de FCFA pour la Côte d’Ivoire. Certes ces pays ont certains avantages sur le Mali, mais n’en demeure que le Mali est aussi un pays de consommation.

Autre handicap auquel la DGI est confrontée, c’est bien la mauvaise collaboration des administrations financières. La Direction générale des Douanes et la Direction générale des Impôts sont les deux plus contributeurs au budget de l’Etat, avec respectivement des prévisions, en 2016, de 512 milliards et 720 milliards de FCFA.  Mais la collaboration entre ces deux structures nationales reste à désirer. Certains agents des douanes ne manquent pas, pour des intérêts égoïstes, de fournir contre espèces sonnantes et trébuchantes, des fausses déclarations aux impôts. Combien sont les importateurs qui ont des marchandises dépassant les 100 millions de FCFA, et qui payent l’impôt pour, au moins, la moitié ? De toute évidence, ils ne sont pas nombreux puisqu’ils bénéficient presque tous d’une certaine complicité des administrations financières.  Une complicité, de part et d’autre, qui nuit à la mobilisation des recettes publiques, qui perdent chaque année, du fait de cette mauvaise collaboration, des milliards de FCFA. Du coup, il est souhaitable que des initiatives soient engagées pour favoriser une meilleure collaboration de toutes les administrations financières. Qui doivent œuvrer afin de communiquer les bonnes informations.

Aussi, pour récupérer les milliards de la TVA, des initiatives sont en cours, pour expliquer aux opérateurs économiques que l’argent de la TVA appartient exclusivement à l’Etat et qu’ils sont tenus de le reverser.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Incivisme !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-incivisme-1424632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 01:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mal du Mali, ce n’est ni l’insécurité, ni la corruption et encore moins la pauvreté. C’est tout simplement l’INCIVISME. Une « maladie » qui étouffe toutes les initiatives dans ce pays. Est-il nécessaire de rappeler que l’incivisme est le manque de civisme, de dévouement pour le bien de la nation ?

Au Mali, ce phénomène a pris des proportions inquiétantes qui font de notre pays l’un des plus pauvres du continent. Le pays où le niveau de vie est le plus bas au monde.

Regardez autour de vous et posez-vous cette question simple : Pourquoi les Maliens sont autant pauvres ? La Réponse est là. Parce qu’ils s’en foutent des biens de leur pays. Qui est d’ailleurs très riche. Nous avons de l’or, du coton, du bétail, des produits agricoles, des engrais et de l’eau douce, en quantité et en qualité. Tout pour faire du Mali une puissance agricole, économique et même militaire. Mais malgré cette « richesse », notre pays croule sous le poids de la dette à cause de l’incivisme des Maliens.

Les services d’assiette et du recouvrement perdent à cause de ce phénomène des centaines, voire des milliers de milliards de FCFA chaque année. Ce n’est pas tout, la corruption et le  détournement des fonds publics sont devenus des fonds de commerce.

Faites un tour dans les administrations publiques (Douanes, Impôts, administration scolaire, police…), dans les marchés, dans les transports routiers et aériens, vous vous rendez compte que les agents de l’Etat agissent au détriment et contre les intérêts de l’Etat. Ils ne pensent qu’à eux seuls.

Combien de porteurs d’uniformes payent les droits d’enregistrement de leurs véhicules. Ils circulent presque tous dans l’illégalité avec des « CH » au mépris de la loi. Cela s’appelle incivisme.

Il y a aussi les élus qui profitent de leur statut pour ne pas respecter la loi. Le macaron des députés quadruple le nombre d’élus au Mali. La femme du député, ses amis, ses belles sœurs et même son gendre abusent du macaron de l’Assemblée Nationale. C’est également de l’incivisme.

Que dire du douanier qui cautionne une fausse déclaration au profit d’un opérateur économique et du policier qui rançonne à longueur de journée le pauvre charretier. Et tout cela contre espèces sonnantes et trébuchantes. L’incivisme est alors devenu une culture, un mode et un modèle pour s’enrichir…

&nbsp;

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique : Le PARENA appelle à des concertations nationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-le-parena-appelle-a-des-concertations-nationales-1424792.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 00:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) a fait sa rentrée politique 2016, le samedi 20 février au Palais de la Culture « Amadou Hampâté BAH ». La cérémonie,  déroulée devant de personnalités politiques de l’opposition et de la société civile, a été marquée par des dénonciations et des interpellations à l’endroit des responsables du pouvoir actuel.</em></strong>

Comme chaque année, le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) vient de renouer avec la tradition, en procédant à sa rentrée politique 2016. Un événement très important dans la vie de toute formation politique. Ainsi, pour réussir le pari de la mobilisation, les organisateurs n’ont ménagé pas leurs efforts. Les militants, les responsables du parti et les invités ont massivement répondu à l’appel du Parena.

Au cours de cette rentrée politique, les responsables du Parti du « <em>Bélier Blanc</em> » sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent « <em>les scandales perpétrés par le régime en place</em> ».

Le Secrétaire Général du Parena, Djiguiba Keïta n’est pas allé par quatre chemins pour attaquer le président de la République et son gouvernement. Il est revenu sur plusieurs dossiers notamment la surfacturation des équipements militaires, l’achat de l’avion présidentiel, les engrais frelatés, les 1000 tracteurs du Président offerts aux paysans pour ne citer que ceux-ci.

Mme Tamboura Mah Keïta, présidente des femmes du parti, et Seydou Cissé, président des jeunes, ont respectivement évoqué les questions de l’emploi, du chômage, de la corruption, de la mauvaise gouvernance, de la justice, de l’éducation, de la santé, de la paix et de la réconciliation...

Quant au président du PARENA, Tiébilé Dramé, il a indiqué que le pays est dans l’impasse. Car depuis bientôt 3 ans, le Président IBK n’arrive pas à trouver une stratégie de sortie de crise pour le pays. Le président du Parena a également déploré les récentes attaques perpétrées un peu partout dans le Nord du pays avec leur lot de violences et d’assassinats.

Par ailleurs,  il a insisté sur le fait que la défense et la sécurité de la patrie est une affaire de tous. « <em>C’est pourquoi, le gouvernement doit organiser des concertations nationales, comme prévue d’ailleurs par l’accord de paix et de réconciliation dans sa phase de mise en œuvre</em> » a-t-il martelé. Tiébilé DRAME a aussi salué les efforts des autorités gouvernementales tout en les invitant à plus de responsabilités pour la bonne conduite des affaires de l’Etat.

<strong>Ahamadou Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moulaye Ahmed Ould Moulaye : Un incontournable artisan  de la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/moulaye-ahmed-ould-moulaye-un-incontournable-artisan-de-la-paix-1409392.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 11:34:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la signature de l’accord de cogestion de Kidal entre la Plateforme et la CMA, les deux mouvements ont désigné comme porte voix du consensus auquel ils sont parvenus, Moulaye Ahmed Ould Moulaye, secrétaire permanent  du Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA-Plateforme) et membre du Comité de suivi de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger. Quelle est la motivation qui explique le choix de cet homme à l’occasion de tous les événements qui ont failli mettre en péril la cohésion des deux coordinations ? Comment en est-il arrivé là ? Lisez plutôt le parcours de cet incontournable artisan de la paix.</strong>

S’il y a une qualité que tous les acteurs du processus de paix peuvent témoigner de Moulaye Ahmed Ould Moulaye, c’est sa constance dans son combat pour l’acquisition des droits des peuples du nord dans un « Mali, Un et Indivisible ». « <em>J’ai compris tout de suite que les communautés du nord ne sont pas préparées à la création d’un Etat indépendant…</em> », rappelait-il souvent à ceux qui pensaient le contraire. Nous étions en 1991 où il était secrétaire administratif du Front Islamique Arabe de l’Azawad (FIAA), qui a signé avec le gouvernement et le Mouvement Populaire de l’Azawad (MPA) de Iyad Ag Ghaly, l’accord de Tamanrasset, le 6 janvier 1991. Quelques mois plus tard, cet accord est remis en cause par un coup d’Etat, malgré les garanties du Comité Transitoire pour le Salut du peuple (CTSP).

Cet homme, connu pour sa discrétion, a longtemps œuvré pour éviter la dislocation de notre pays. Certains de ses compagnons qui étaient opposés à lui hier, sont aujourd’hui fidèles à la République. D’autres aussi n’ont pas hésité, plusieurs années après, à lui fausser compagnie.

Ancien membre du bureau de coordination des Mouvements et Fronts Unifiés de l’Azawad (MFUA), Moulaye Ahmed Ould Moulaye a apporté une contribution significative au processus de paix de 1991 à nos jours.

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<strong>Conseiller occulte…</strong>

Qui est cet incontournable artisan de la paix qui joue à la fois le rôle de leader de la communauté arabe, mais aussi de conseiller occulte auprès du gouvernement, des mouvements armés et même de la médiation internationale sur les questions du nord, et particulièrement celles concernant les communautés arabes ?

En créant dans les années « 90 », le Front Islamique Arabe de l’Azawad avec, entre autres, Zahabi Ould Sidi Mohamed, actuel ministre de la Réconciliation Nationale, Ould Moulaye voulait mener un combat au sein de la République pour les droits des communautés du nord. Mais leur route se sépare, en 1994, quand Zahabi (secrétaire aux relations extérieures du FIAA) a voulu remettre en cause le pacte national. Le FIAA s’est finalement scindé en deux groupes dont l’un, favorable au processus de paix avec le Mali, suivra Moulaye Ahmed Ould Moulaye. L’autre branche accompagna l’actuel ministre de la réconciliation nationale dans sa croisade contre le Mali.

Moulaye et ses amis acceptent de « composer » avec l’Etat, d’où le qualificatif de pro-gouvernemental. Ils sont restés dans ce schéma jusqu’en 2012 où ils décidèrent de créer  le Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA) avec tous ceux qui constituent la dissidence du mouvement arabe, née en 2014 à Ouaga et qui a rejoint la CMA. Moulaye Ahmed Ould Moulaye est resté de marbre sur ses convictions : loyal et républicain.

Aussi, il a joué un rôle important dans le rapprochement des différents groupes armés du nord, notamment ceux de la plateforme dont il est un des acteurs clés. Ce n’est pas gratuit qu’à l’occasion de tous les évènements périlleux, Moulaye Ahmed Ould Moulaye soit désigné porte-parole de la CMA et de la plateforme, notamment à Ménaka, à Anéfis, à Kidal, et même à Alger.

Par son expérience et ses talents d’organisateur, Moulaye a contribué à donner une assise politique à la Plateforme. Qui a, sans doute, œuvré pour que le Mali demeure « Un et Indivisible ». A Alger et au nord, les responsables et les combattants de la plateforme ont tout simplement sauvé le Mali. D’ailleurs, c’est lui qui, en 2006, a organisé la communauté arabe au sein de la Coordination des Communautés Arabes du Mali (CCAM) dont il fut le secrétaire général. Comme un pressentiment, Moulaye avait évité à notre pays que les communautés arabes du nord soient impliquées dans la rébellion enclenchée, le 23 mai 2006, par Iyad Ag Ghaly.

Membre du comité de suivi du pacte national (1992-1996), Moulaye fut également membre du comité de suivi des accords d’Alger de 2006. Et depuis 2015, il est membre du CSA issu du processus d’Alger. C’est probablement ce parcours sans faute de l’enfant de Taoudéni qui lui vaut la confiance des deux plus importantes coordinations de mouvements armés du nord.

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<strong>Idrissa Maïga</strong>

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<title>Edito : Tous malades !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-tous-malades-1410412.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 08:02:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans notre pays, l’accès à des soins de santé appropriés, est un casse-tête pour l’ensemble de nos compatriotes. Qui ont du mal à se faire soigner non seulement à cause du coût, mais aussi pour l’insuffisance de meilleurs plateaux techniques.

Pour avoir fait le tour de quelques hôpitaux et Cscom de la capitale, j’ai relevé deux observations qui me paraissent inquiétantes.

Primo, c’est qu’on a l’impression que tous les Maliens sont malades. Pour une simple consultation de routine, il faut obligatoirement que vous vous réveillez avant le muezzin. Et cela, pendant tous les jours ouvrables de l’année.

Sécondo, pour être bien accueilli par le personnel médical, il faut qu’on voit dans votre regard la couleur des billets de banque ou que vous soyez « recommandés ».

Au-delà de ces aspects, le malade doit se débrouiller pour d’abord avoir la consultation et avec un peu de chance un traitement.

Dans un pays où tout le monde est malade, combien sommes-nous à avoir cette « petite » chance de voir un médecin, un infirmier ou une sage femme dans l’urgence ? De toute évidence, il faut les compter sur les bouts de doigts. Parce que le Mali de la corruption ou tout simplement de l’argent facile, n’a pitié ni de malades, encore moins de pauvres. Certains agents de santé sont devenus de véritables hommes d’affaires au milieu des malades.

C’est pourquoi, même si vous ne l’avez pas remarqué, chaque médecin dispose de son réseau de laboratoires pour les analyses et de pharmacies pour les médicaments. Rien n’échappe à ces réseaux. Et si par hasard, vous faites entraves à ce business, vous risquez gros. Alors, dans ces conditions, peut-on accéder à des soins appropriés ?

En tout cas, c’est la responsabilité de l’Etat et de chacun de nous d’agir pour mettre fin à ces nouvelles pratiques. Qui font de tous les Maliens, des malades à vie !

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nord du Mali : Pourquoi la Plateforme s’est installée à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-pourquoi-la-plateforme-sest-installee-a-kidal-1409102.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 02:10:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis plus d’une semaine, la ville de Kidal est cogérée par la Plateforme et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). C’est l’aboutissement d’une lutte qui a commencé après la libération des régions de Gao et Tombouctou (Kidal ayant été désigné comme une ligne rouge que l’armée malienne et les mouvements pro gouvernementaux ne doivent pas franchir) à Ménaka, en passant Tabankort, Anéfis et d’autres localités de la région de Kidal. Les efforts de conquête du reste du territoire par la Plateforme, qualifiée de pro-gouvernementale, ont toujours été sabordés par la communauté internationale. Qui ne ratait aucune occasion pour mettre en péril l’unité du Mali. Comment s’est passé la rentrée en force des combattants de la Plateforme à Kidal ? Quels en sont également les motifs ? Analyse.</strong>

Dans sa volonté de se battre pour que le Mali reste « Un et indivisible », la Plateforme des mouvements d’autodéfense a toujours défendu son droit d’être présente partout sur le territoire malien. De Ménaka à Kidal, en passant par Anéfis, Tabankort ou Takelout, la plateforme a toujours subi les contrecoups de la communauté internationale. Qui ne voulait pas voir la CMA et la Plateforme aplanir leurs différends et travailler conjointement sur un même territoire. Parce que tout simplement, cette communauté internationale voulait profiter de la division de nos communautés pour continuer à imposer son diktat aux Maliens en les obligeant à subir les affres de l’occupation des forces internationales.

Grâce à leur pugnacité et à la force de leur conviction, les combattants de la Plateforme ont tenu bon face aux multiples pressions qui voulaient encore les éloigner de leurs parents et de leur terroir. D’ailleurs, au-delà de tout ce que racontent les médias au service des forces occultes, les combattants de la Plateforme sont rentrés à Kidal dans le respect de l’accord signé après les évènements d’Anéfis. Cet accord prévoyait que les membres et combattants de la Plateforme et de la CMA peuvent circuler librement dans toutes les régions du nord. La seule restriction, c’est de signaler le mouvement des combattants en armes pour éviter des affrontements ou des accrochages entre groupes armés.

Aussi, la Plateforme a de fortes raisons de renter à Kidal. Parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi la communauté internationale veut la cantonner par la force dans une zone donnée, alors que les autres mouvements armés, notamment ceux affiliés à la CMA, peuvent sillonner toutes les régions du nord et même du Mali.

Autre raison de la présence de la Plateforme à Kidal, le fait que certains de ses combattants, natifs de la région ou de la ville de Kidal, n’ont pas vu leurs parents depuis l’occupation de la localité en 2012. Et c’est de bonne guère que les combattants de la Plateforme, qui étaient positionnés seulement à 40 km de Kidal, dans la localité de Takelout, sont rentrés chez eux.

En réalité, la rentrée à Kidal était prévue de longue date, après plusieurs réunions entre des responsables des deux mouvements. Mais, en fait, la CMA n’avait pas prévu une rentrée en force des combattants de la Plateforme. Qui avaient mobilisé une soixantaine de 4x4 pour son retour au bercail. Pris de panique, les dirigeants de la CMA ont voulu ignorer les accords issus des différentes rencontres préparatoires de ce « grand retour » des fils du terroir.

Mais quand la CMA a compris qu’elle n’a plus le choix, elle a accepté de négocier avec la Plateforme. Cette négociation a abouti à un accord qui oblige d’une part la Plateforme à réduire son dispositif à Kidal avec la possibilité pour ses éléments d’être présents dans toutes les régions du nord y compris Kidal et ses cercles. Et d’autre part, la CMA a accepté une cogestion de Kidal avec la Plateforme. Qui doit désigner 18 personnes pour la représenter dans les six commissions qui gèrent actuellement les affaires courantes de la ville de Kidal. Il ne pouvait en être autrement. Car la Plateforme n’était pas disposée à se ridiculiser comme ce fut le cas à Anéfis où c’est le chef de l’Etat (garant de la souveraineté nationale) qui, contre toute attente, avait demandé à la Plateforme de quitter Anéfis au profit de la CMA. Une couleuvre qui lui est restée à la gorge. Parce qu’estimant avoir fait une lutte qui revient normalement à l’Etat et à ses représentants.

Cette fois-ci, la Plateforme était très déterminée, sachant bénéficiée du soutien de la majorité des Maliens, les combattants étaient prêts à en découdre avec la CMA, le gouvernement et même la communauté internationale, pour qu’enfin ceux-ci respectent leur droit d’être chez eux partout au Mali.

Pour beaucoup de nos compatriotes, ce sont les signes avant-coureurs d’un retour à la normale. Si les combattants de la Plateforme sont rentrés à Kidal, qu’est-ce qui pourrait empêcher l’administration et l’armée malienne d’y rentrer dans les prochaines semaines, voire les prochains jours. En tout cas, c’est le souhait de la majorité du peuple du Mali. Qui a souffert pendant longtemps des conséquences de cette guerre affreuse que des forces occultes ont ourdi contre leur pays.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gratuité de la césarienne :  Révélation sur la grosse arnaque des anesthésistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/gratuite-de-la-cesarienne-revelation-sur-la-grosse-arnaque-des-anesthesistes-1409352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 01:05:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La césarienne est-elle (vraiment) gratuite ? C’est la question que se posent beaucoup de nos compatriotes au lendemain d’une césarienne pratiquée par une épouse, une sœur ou une nièce.  Pour comprendre, trouver des réponses et expliquer la gratuité de la césarienne au Mali, nous sommes allés à la rencontre d’un spécialiste, Dr Adama Dembélé, adjoint  au chef du Centre de Santé de Référence de la Commune V. </strong>

En 2005, lorsque le gouvernement a annoncé la gratuité de la césarienne au Mali, ce fut un ouf de soulagement pour les époux et les familles concernés. La césarienne était une affaire de gens aisés. Du coup, les femmes enceintes dont les maris ou les parents sont les moins nantis, payaient une lourde tribu. Ce qui faisait monter inexorablement le taux de mortalité au Mali.

Pour sauver de milliers de vie, le gouvernement a pris un décret (N°05-350 du 4 Août 2005) pour rendre gratuite la césarienne. « <em>Les frais occasionnés par la pratique d'une césarienne sont pris en charge par le budget de l'Etat dans les conditions et suivant les modalités déterminées…</em> », dispose l’article 1<sup>er</sup> dudit décret.

Mais pour Dr Dembélé, la difficulté trouve sa source dans la décision politique par laquelle tous les acteurs n’ont pas été impliqués lors de l’élaboration du projet de décret. C’est pourquoi, les gens vont continuer à croire que la césarienne n’est pas gratuite. Parce qu’aussi, les bénéficiaires n’ont pas été sensibilisés. D’un coup, une décision politique est prise pour rendre la césarienne gratuite. « <em>Alors que tout acte médical demande une certaine prise en charge. Au cours de cette prise en charge, il y a un certain nombre d’éléments qui engendrent des coûts aux bénéficiaires comme la référence évacuation. Qui est faite pour que la femme soit rapidement prise en charge, mais aussi faciliter le transport de la femme enceinte dans les conditions adéquates. Cette référence évacuation nécessite une ambulance qui a besoin de carburant…</em> », précise Dr Adama Dembélé.

Et pourtant, le guide pour la mise en œuvre de la gratuité de la césarienne prend en compte la référence évacuation. Il est dit dans ce guide que du Centre de santé communautaire (Cscom) au Centre de santé de référence (CS Réf), le transport de la parturiente (femme qui accouche) est assuré par l’ASACO et les collectivités territoriales.

Du CS Réf à l’Etablissement Public hospitalier (EPH), le transport de la parturiente est de la responsabilité du conseil de gestion du Centre de santé de référence… Mais il se trouve que ces acteurs ne sont pas toujours prêts à assumer leur part de responsabilité. Même quand, ils sont de bonne foi, ce n’est pas dans des conditions qui sont favorables à la femme enceinte. Du coup, il est préférable que la famille de l’accouchée prenne en charge la référence évacuation pour sauver souvent des vies.

D’ailleurs, la prise en charge médicale de la parturiente commence dès le contact avec une structure de santé. Selon le décret sur la gratuité de la césarienne, « <em>la prise en charge thérapeutique gratuite porte sur l'acte chirurgical et les examens préparatoires ; le kit pour l'intervention chirurgicale et le traitement post opératoire ; et l'hospitalisation. Aucune demande de paiement ne peut être exigée de la femme dont l'état nécessite la pratique d'une césarienne pour les actes cités ci-dessus</em> ». Et tout cela coûte 60 000 FCFA par femme césarisée, s’il n’y pas de complication. « <em>Mais, je ne sais pas par quel chemin tronqué, certains anesthésistes se débrouillent à prendre de l’argent avec les malades sous prétexte que, dans le kit césarien, il y a un produit d’anesthésie, qui n’est pas adapté à je ne sais quoi. Des mensonges ! Donc, ils profitent pour prendre 15 000 FCFA ou plus aux familles de la parturiente. C’est devenu une habitude. Et on en rencontre partout où l’on fait la césarienne… </em>», a regretté Dr Dembélé. Parce qu’en réalité, le bénéficiaire de la césarienne ne doit rien payer, excepté l’alimentation et la lingerie, pendant les 3 jours d’observation. Pour les cas compliqués aussi, l’Etat a réparé la difficulté. Car la décision avait été prise avec un kit césarien simple seulement. Maintenant, il y a des kits césariens simples et des kits césariens compliqués.

Autres problèmes soulevés par le chef adjoint du Cs-réf de la Commune V, c’est la rupture fréquente des kits césariens, la faible participation communautaire dans le paiement des quotes-parts de la référence évacuation, le retard dans le remboursement des frais de prise en charge de la césarienne. En commune V, on cumule un retard de paiement de plus de 40 millions de FCFA avec l’Etat. Ce qui n’est pas de nature à faciliter l’accès des populations à des soins de santé adaptés. Malgré tout, le CS-Réf de la Commune V est dans la fourchette de l’OMS qui demande que le taux de césarisées parmi les femmes enceintes soit situé entre 5 et 15% par an pour contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. En 2015, le CS-Réf de la Commune V avait réalisé un taux de césarisées se situant entre 8 et 9%.

<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gabriel Touré : Un hôpital de référence qui se meurt…</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/gabriel-toure-un-hopital-de-reference-qui-se-meurt-1409172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 00:55:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le système sanitaire malien est battu sur une structure à trois niveaux sous forme de pyramide: à la base se trouvent les Centres de Santé Communautaires (CSCOM) et les mutuelles de santé, ensuite les Centres de Santé de Référence (Csréf), et à l'échelon supérieur, c'est-à-dire au sommet de la pyramide, se trouvent enfin les hôpitaux. Et de tous les hôpitaux du Mali, Gabriel Touré, de par sa position stratégique, est sans conteste le plus sollicité. Pourquoi? Quel rôle spécifique joue-t-il dans la distribution de la santé au Mali? Les usagers s'y plaisent-ils ? Reportage.</strong>

Il ne s’agit pas de faire un procès à cet hôpital, mais plutôt de comprendre jusqu'à quel degré l'Etat du Mali est engagé pour faciliter l'accès des citoyens maliens à la santé. L'Hôpital Gabriel Touré est un Etablissement Public Hospitalier (EPH), un statut qui lui confère une personnalité morale et une autonomie de gestion administrative et financière.

La tutelle qu'est le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique lui délègue des prérogatives dans la gestion administrative (faire des contrats, contracter des prêts à la banque…), et toutes les recettes générées en son sein sont directement réutilisées en fonction des besoins, et selon une planification mise en œuvre par la Direction. Dans la pratique, nous dira un responsable de la Direction, l'hôpital Gabriel Touré se trouve au sommet de la pyramide sanitaire au Mali en tant que structure de 3ème référence mais qui, du fait même de sa position, se trouve obliger de jouer sur tous les trois bords de la pyramide: les soins de base dispensés au niveau des CSCOM, les soins qu'on trouve généralement au niveau des Csréf…

Des paramètres qui confèrent  également à l'hôpital Gabriel Touré la qualité de structure sanitaire de "3ème référence générale", parce qu'il y aussi des structures de 3ème référence spécialisées, comme l'IOTA, par exemple! Mais c'est aussi là des facteurs qui constituent un autre problème à gérer pour l'hôpital, compte-tenu du flux dû à cette situation. "Malgré tout, on gère", dira notre interlocuteur de la Direction. Et depuis quelques années, sur la base des accords établis avec l'Université du Mali, notamment la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d'Odonto Stomatologie (FMPOS), l'hôpital Gabriel Touré est érigé en Centre Hospitalier Universitaire (CHU), une vocation qui lui confère un statut de formation et de recherche.

La renommée de Gabriel Touré, l'hôpital la doit au fait qu'il dispose du plus grand nombre de Professeurs spécialisés dans différentes spécialités, du plus grand service d'urgence du Mali, du plus grand service de réanimation, du plus grand service de pédiatrie, et aussi parce qu'il détient le record de consultation en gynéco-obstétrique. En termes de consultation, l'hôpital Gabriel Touré en enregistre cent milles en moyenne chaque année.

<strong> </strong><strong>Ces vérités qui fâchent…    </strong>

Le Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Touré, même avec ce tableau flatteur, et malgré ses 700 travailleurs, rencontre des difficultés dans l'accomplissement de ses missions. Le CHU Gabriel Touré reste confronté à des difficultés de plusieurs ordres: exigüité des locaux, tension de trésorerie (due en partie à la non maitrise des recouvrements, l'irrégularité dans l'octroi des subventions de l'Etat), déficit en personnel (les infirmiers surtout), gestion du flux des malades et accompagnants…

Comble de tout, l'hôpital Gabriel Touré ne dispose que d'un seul scanner, une seule table télécommandée à la radiologie, et seulement un peu plus d'une centaine de lits d'hospitalisation… En tout cas, il n'est pas acceptable que le CHU Gabriel Touré soit soumis à un tel régime de déficit ou de manque de matériels des plus élémentaires pour son fonctionnement régulier. On comprend là aussi aisément pourquoi même pour un petit mal de rien, les plus fortunés préfèrent aller se faire soigner à l’extérieur. C'est dire que l'Etat reste alors fortement interpellé face aux défis à relever à l'hôpital Gabriel Touré.

<strong> </strong>

<strong>Quid des conditions de travail du personnel?</strong>

Selon le syndicaliste Djimé Kanté, la responsabilité de l'Etat dans la situation mi-figue, mi-raisin que vit l'hôpital Gabriel Touré est tout aussi entière que la Direction ne cesse de s'illustrer par des scandales sur fond de mauvaise gouvernance des ressources. "<em>On ne peut pas dire que l'hôpital est aujourd'hui en mesure d'apporter de soins appropriés et de qualité à un être humain, tant les conditions d'accueil, les conditions d'hygiène, les conditions de soins et d'hospitalisation sont en deçà des normes, voire même à la limite humiliantes. En effet, il y a des choses qui ne sont pas faisables à Gabriel Touré mais qu'un petit CSCOM peut faire, ce qui n'est pas acceptable. Bref pour être clair, je vous dis tout simplement  que le Malien n'a pas accès à un soin de qualité. A Gabriel Touré il y a un manque criard de personnel, que ce soit au niveau des services d'urgence et de pédiatrie, ou encore à la néonatologie. Dans ce dernier service, pour plus de 150, voire 200 enfants hospitalisés, vous trouverez seulement 2 infirmières pour s'occuper de tout cela. Ce même cliché est valable pour le service des urgences, où souvent 2 personnes sont contraintes de faire un travail pour 30 personnes… C'est d'ailleurs pourquoi les gens se plaignent au niveau de ce service</em>", affirme le syndicaliste.

Il faut aussi dire que c'est souvent tous ces travers qui justifient les mouvements des syndicalistes de l'hôpital. Effectivement, c’est inimaginable qu'un hôpital de cette envergure puisse constamment être à défaut de scanner ou de simples seringues.

<strong> </strong>

<strong>Des maux corroborés par certains usagers de l'hôpital     </strong>

Selon certains malades et accompagnateurs, la prestation est loin d'être satisfaisante à l'hôpital Gabriel Touré. Ils déplorent surtout le fait que les ordonnances tombent en longueur de journée, souvent avec pour obligation pour les patients ou pour leurs parents de se voir obliger de sortir de l'hôpital pour aller chercher certains médicaments ailleurs. Le traitement et le suivi des malades constituent aussi souvent un véritable parcours de combattants.

"<em>Nous sommes là depuis des heures, suspendus à nos peines parce que les médecins sont en réunion, il n'y a personne pour s'occuper de nous, on attend donc</em>", se plaignent des malades croisés dans le pavillon "ORL".

A la pédiatrie, des parents se plaignent aussi des infirmières, toujours absentes. "<em>Il faut toujours qu'on aille les chercher quand on a besoin d'elles. Souvent elles ne sont même pas pressées, et souvent pour un rien du tout on se fait gronder comme des enfants. Même si parmi elles, certaines sont très dévouées, courtoises et qui sont toujours à l'heure pour faire leur boulot</em>", indique une maman au chevet de son enfant à la pédiatrie.

Il y a aussi des patients et accompagnateurs qui s'offusquent du fait qu'ils sont tout temps envoyés faire des analyses en dehors de l'hôpital. A leur entendement, on devrait avoir tout ce dont on a besoin dans un EPH.

Un point de vue partagé par la Direction qui, en plus de tous les efforts qu'il fait déjà, demande à l'Etat d'en faire plus encore, compte tenu de la pression démographique qui est celle du CHU Gabriel Touré. En plus de l'Etat, la Direction de l'hôpital Gabriel Touré sollicite le concours des Maliens qui pourraient guider des partenaires vers leur structure.

<strong>Adama S. Diallo</strong>

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<strong> </strong><strong>Les "Thésards"</strong>

<strong>Un personnel d’appui indispensable</strong>

Les internes sont en fait des étudiants en médecine, généralement en fin de cycle, envoyés en formation au sein de l'hôpital. A la Direction de Gabriel Touré, on préfère plutôt l'appellation "Thésard", en ce sens que contrairement à ce que beaucoup pensent, ce ne sont pas des néophytes en matière de santé. Certes, ce sont des apprenants, mais des apprenants en formation. Ils sont, à ce titre, toujours encadrés par des médecins titulaires.

En d'autres termes, un interne ne prend jamais seul une initiative. Il est toujours assisté, accompagné et encadré par un médecin titulaire. Vu le rôle qu'ils jouent au sein de l'hôpital, les internes sont classés dans le registre de personnel supplémentaire permettant de résorber le manque de personnel qui est une réalité à l'hôpital Gabriel Touré. Ils servent donc, et l'hôpital, et la population. Prestations pour lesquelles ils bénéficient de quelques ristournes.

<strong>ASD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Balla Mariko, président du balaie sanitaire : « Le prochain combat est pour l’hôpital du point G »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/balla-mariko-presidente-du-balai-sanitaire-le-prochain-combat-est-pour-lhopital-du-point-g-1409162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/balla-mariko-presidente-du-balai-sanitaire-le-prochain-combat-est-pour-lhopital-du-point-g-1409162.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Feb 2016 00:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Veiller au meilleur traitement des patients et à la salubrité des hôpitaux, est le difficile combat que le balai sanitaire s’est assigné. Cette plateforme de jeunes engagés, fait bouger les choses dans le bon sens. Entretien avec son président, Balla Mariko.</strong>

<strong>Le Repère : Parlez-nous du balai sanitaire ?</strong>

<strong>Balla Mariko :</strong> Le balai sanitaire, est une plateforme, qui vise à dénoncer dans un premier temps tout ce qui est insalubrité dans nos hôpitaux et aussi, améliorer les conditions d’accès et de prise en charge des patients. Il faut reconnaitre que l’aspect, accueil et prise en charge des patients au Mali, est un problème crucial. Ajoutez-y la saleté des hôpitaux qui sont de véritables dépotoirs. Nous voulons trouver des solutions à ces problèmes.

<strong>Quels sont les combats que vous avez eu à mener ?</strong>

Nous nous sommes d’abord focalisés sur l’hôpital Gabriel Touré, parce que c’est l’hôpital du centre, c’est l’hôpital de référence et c’est l’hôpital où il y a le plus de spécialisations en médecine au Mali. Pour le moment, nous avons réussi, parce qu’on a pu avoir des images choquantes de cet hôpital. Des toilettes sales qui ne sont pas dignes d’une prison à plus forte raison un hôpital. Nous avons diffusé ces images sur les réseaux sociaux. Les autorités ont été interpellées. Aujourd’hui, l’hôpital est dans un état acceptable. Nous mettons cela au crédit de ce que nous avons fait sur le terrain.

<strong>Quelles sont les perspectives ?</strong>

C’est de déplacer la lutte dans d’autres hôpitaux. Pour le moment, nous avons un trésor de guerre en image de presque 9000 photos de tous les hôpitaux du Mali à part Kidal. Ces images concernent aussi les Cscom et les Csréf de Bamako. Le prochain combat est pour l’hôpital du point G, dont certaines unités ont vu leurs toilettes fermées pour insalubrité. Donc le combat est proche, on va bientôt engager le combat. Je tiens à souligner que la nouvelle ministre de la santé fait un travail remarquable. Nous lui laissons le temps de prendre ses repères. Il est bien beau qu’on dénonce les choses, mais quand on est en face d’une autorité qui montre l’envie de bien faire, mais qui a des difficultés, nous allons doucement. Mais ce qui est sûr, si les choses ne vont pas à notre goût, on va enclencher la lutte.

<strong>Propos recueillis par Abouba Fofana </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise du Nord : Les véritables causes d’une guerre asymétrique</title>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 01:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la guerre asymétrique des régions du nord, l’armée malienne a remporté plusieurs victoires. Qui ont été malheureusement camouflées par certains échecs face aux groupes rebelles de Kidal. Des échecs incompris d’une armée qui disposait de tout pour gagner, mais la réalité est tout autre. Car les forces armées maliennes ont été simplement victimes de sabotages de puissances extérieures et même de forces occultes internes. Analyse des causes réelles d’un échec programmé de notre armée nationale.</strong>

&nbsp;

Par sa position stratégique et les ressources naturelles (non encore exploitées) de sa partie septentrionale, le Mali fait l’objet de convoitises de pays occidentaux et musulmans. Cette guerre géostratégique et politique pour le contrôle du Sahara, a fini par s’installer dans la durée au nord du Mali.

D’un côté, les pays occidentaux dont la France et les Etats Unis, et de l’autre, les pays musulmans (Qatar, Algérie…), se livrent à travers les groupes armés du nord une guerre de positionnement. Qui a fini par détruire les fondements même de la coexistence entre les communautés.

La métropole française ne voulait pas d’une domination des arabes, voire des musulmans, des régions du nord. Voilà pourquoi, la France de Sarkozy a financé et entretenu le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) pour semer les germes de la division de notre pays. Les médias et la diplomatie de la France ont été mis au service de ce groupe pour la partition du Mali. On se rappelle de ce ministre des affaires étrangères qui parlait « des victoires » de groupes armés sur l’armée malienne, afin de justifier la rébellion au nord du Mali.

Aussi, qui ne souvient pas de la façon ou la France (qui était venue en sauveur) a empêché l’armée malienne de rentrer à Kidal après la libération des régions du nord, en février 2013. Le Mnla qui n’était même pas sur le territoire malien à l’époque, est rentré en grande pompe à Kidal. Et depuis, il occupe cette région avec les autres groupes armés de Kidal.

Mais auparavant, il faut rappeler le complot ourdi par l’occident contre l’armée malienne. Dans le règlement des récentes crises du nord, l’occident a imposé à notre armée des conditions qu’aucune armée « sérieuse » n’aurait acceptées. Ils ont œuvré à la « clochardisation » de l’armée malienne.

D’abord, dans les accords récents, la médiation algérienne a obligé le gouvernement à intégrer des rebelles dans l’armée avec également des grades qu’ils sont loin de mériter. Les intégrés n’avaient ni les compétences, ni la formation requise. Ils sont venus grossir les rangs de l’armée pour naturellement affaiblir d’avantage les forces armées et de défense de notre pays. C’est ce qui s’est passé après le déclenchement de la crise de 2012. Plus 2000 intégrés ont déserté avec armes et véhicules. Certains déserteurs sont partis avec 30, 50 et même 70 véhicules de l’armée. Qui a perdu une grande partie de ses équipements par la faute des déserteurs. Et ce n’est pas fini. Dans l’accord des 15 mai et 20 juin 2015, les forces armées maliennes (Famas) vont subir encore cette humiliation qui a causé en partie sa perte pendant la crise sécuritaire de 2012.

Et pourtant le Niger l’avait refusé en son temps. Tous les rebelles qui voulaient porter les uniformes, devraient respecter les critères nationaux de sélection. Aucun n’accord n’a pu imposer un éleveur nomade à l’armée pour ensuite le bombarder « Colonel » à la place de ceux qui avaient fait la formation pendant plusieurs années. Notre armée et notre Etat ont payé au prix du sang cette injustice caractérisée.

Ensuite, l’armée a été victime de la mauvaise gouvernance au sein de ses rangs, mais aussi du pays. Les primes et autres avantages des combattants sont détournés par des chefs militaires, cloitrés entre les 4 murs. Qui ne se souvient de l’enlèvement d’un chef militaire à Gao lors d’une mutinerie des militaires. L’indiscipline dans l’armée avait atteint un point de non retour.

Aussi, l’abandon de certaines localités du nord a creusé un fossé entre l’armée et les populations qui ne font plus confiance aux militaires maliens. L’armée fut désœuvrée sur le plan des renseignements. Car les populations ne croyaient plus en l’existence même de l’Etat. Souvent, dans ces zones, on ne trouve aucune trace de l’Etat. Pas d’école, pas de centre de santé, ni même d’administration. Pour avoir de l’eau, ce sont parfois des bonnes volontés qui se manifestent. Les djihadistes ont profité de ces failles pour avoir la sympathie des populations. Qui croient à ces étrangers qu’elles voient plus que les représentants de son pays. Conséquence : ils sont mieux et plus informés que l’armée malienne dans les localités reculées du nord du Mali

&nbsp;

<strong>Idrissa Maïga  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Economie : Les aviculteurs dénoncent la concurrence déloyale des ministres et autres fonctionnaires de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/economie-aviculteurs-denoncent-concurrence-deloyale-ministres-autres-fonctionnaires-de-letat-1395922.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 01:23:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans notre pays, l’aviculture est l’un des secteurs de l’économie qui embrase annuellement plusieurs milliards de FCFA. C’est un secteur porteur que partagent aujourd’hui toutes les composantes de la société malienne. Les professionnels du secteur avicole assistent impuissants à une « invasion » de leur métier par des chômeurs, des fonctionnaires, des ministres et même des parlementaires. Une concurrence déloyale qui fait des vagues et menace la survie de l’aviculture. Reportage sur un secteur porteur, mais également à haut risque.</strong>

&nbsp;

Malgré les milliards de FCFA drainés par l’aviculture moderne et traditionnelle, les aviculteurs maliens ne sont pas les plus nantis. Ils font face une concurrence déloyale de grande envergure. Des ministres, des parlementaires, de commerçants et de fonctionnaires de l’Etat ont envahi le secteur avicole. Conséquence : les professionnels ont du mal à structurer le secteur. Pis, ils perdent de plus en plus de marché et craignent pour la survie de leur métier. Qui est aujourd’hui en nette croissance à Bamako et presque dans toutes les capitales régionales.

Selon la Fédération des intervenants de la filière avicole du Mali (Fifam), il y a eu en 2015 une production nationale de 5 millions de poulets de chairs dans les fermes modernes sur laquelle 80% ont été importés.

Pendant la même période, 3, 5 millions de pondeuses ont été élevées dont les 90% sont venus de l’extérieur.

A la direction nationale de la production et des industries animales (DNPIA) où tout serait  mis en œuvre pour accroître la production de l’aviculture, les chiffres sont illustratifs de l’importance du secteur avicole dans l’économie nationale.

Selon une étude de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), datant de 2012-2013, le chiffre d’affaires consolidé de la filière avicole commerciale malienne est de 25 milliards de FCFA. Il est de 200 milliards de FCFA pour l’ensemble de la zone UEMOA.

En 2012, l’effectif de la volaille dans notre pays est estimé à 37 021 045 sujets sur une prévision de 38 605 158. Sur cette production nationale, 2 301 681 sont du secteur moderne et 34 409 201 pour l’aviculture traditionnelle.

Pour les œufs, la production totale a été de 403 755 000 sur un besoin national estimé à 444 070 000. L’aviculture moderne représente 99% de la production totale. Quant au secteur traditionnel, il occupe seulement 1% de cette production.

S’agissant de la viande, le poulet de chair occupe, en 2013, 11, 19 de la production nationale, soit 5 779 798 volailles abattus (environ 4624 tonnes), les bovins (67, 34%), les caprins (12, 38%), les camelins (0,09%), les porcins (0, 20%)…

&nbsp;

<strong>Quelques rares contrôles et des saisies… </strong>

A la direction nationale des services vétérinaires (DNSV), on travaille à protéger les populations contre les risques liés à la consommation de la viande, et particulièrement de la chair de poulet. Les responsables de la DNSV reconnaissent qu’ils ne disposent pas de moyens humains pour contrôler les fermes avicoles qui se créent tous les jours dans notre pays, mais font du mieux qu’ils peuvent pour éviter à notre pays toutes maladies en rapport avec la viande. A ce titre, ils veillent sur l’application de la réglementation en la matière, notamment la loi N°02-022 du 31 Mai 2001 ; les arrêtés interministériels 1651 et 1652 portant sur la protection de la filière avicole. L’arrêté 1652 du 8 juillet 2009 interdit sur toute l’étendue du territoire national l’importation de la viande de chair de volaille. C’était pour prévenir la grippe aviaire. Il pourrait également protéger  les aviculteurs locaux d’une certaine concurrence déloyale. Malgré cette interdiction, le poulet de chair importé frauduleusement inonde nos marchés au vu et au su des pouvoirs publics. La direction nationale du commerce et de la concurrence fait quelques rares contrôles et des saisies pour stopper l’hémorragie. La semaine dernière seulement, elle a procédé à l’incinération de deux tonnes de poulets de chair frauduleux. La présidente de la Fifam, Mme Sanogo Diarata Traoré, juge insuffisante ces contrôles de routine, même si elle salue les efforts de la DNCC dans la lutte contre l’importation frauduleuse de la chair de poulet. Qui est totalement exclue du champ des autorisations délivrées par la direction nationale des services vétérinaires. Celle-ci autorise l’importation d’animaux vivants, notamment les poussins d’un jour et les œufs à couver.

En 2014, le rapport annuel de la DNSV a relevé l’importation de 2 106 176 poussins d’un jour, en provenance de la France, du Maroc, du Sénégal, de la Belgique et des Pays-Bas. Ce rapport note également l’importation de 589 600 œufs à couver, qui sont venus du Maroc, du Sénégal, du Brésil et de la France.

&nbsp;

<strong>La concurrence des « aviculteurs de poste »</strong>

Si l’aviculture est un secteur porteur, il n’y a plus de doute qu’elle est aussi un secteur à haut risque où cohabitent des acteurs aux moyens inégaux. Ce qui rend la concurrence très rude, voire même déloyale. Mais ce n’est pas le seul problème que rencontre la filière avicole.

La fédération des intervenants de la filière avicole du Mali (Fifam) s’insurge contre cette concurrence déloyale qui défavorise les professionnels du secteur au profit des « aviculteurs de poste » (expression utilisée pour désigner les fonctionnaires qui profitent de leur poste pour faire l’aviculture).

Pour Mme Sanogo Diarata Traoré, en plus de la concurrence déloyale, le secteur avicole est confronté à d’autres difficultés, notamment les problèmes d’accès au crédit bancaire, l’importation frauduleuse de poulets de chair…

La concurrence déloyale se situe principalement à deux niveaux. D’abord, il y a celle des commerçants qui font des importations frauduleuses de poulets de chair en violation de l’arrêté interministériel N°1652.

Ensuite, le secteur avicole est victime de son succès. Tout le monde veut devenir aviculteurs sans se soucier du sort de ceux (c'est-à-dire les professionnels) qui ont décidé d’en faire leur métier. Aujourd’hui, des ministres, des parlementaires et des directeurs de services publics se sont lancés dans l’aviculture. Pour la présidente de la Fifam, il n’y aucun mal à cela. Mais le hic, c’est que ces aviculteurs de circonstance profitent de leur statut pour s’investir dans le circuit. En réalité, « <em>ils utilisent les moyens de l’Etat (carburant, véhicule et chauffeur) pour entretenir leur ferme. Et après, ils pourront vendre comme bon leur semble leur production. Quant à nous qui payons tout sur nos ressources, nous ne pouvons jamais se mesurer à ces aviculteurs de poste…</em> », a regretté Mme Sanogo.

Autre difficulté du secteur avicole, c’est la problématique de la subvention que l’Etat a accordé à la filière avicole en 2015 (prise en charge de 30% du prix des intrants).  Cette subvention qui s’élève à moins d’un milliard de FCFA, n’est toujours pas tombée dans la cagnotte. « <em>Aucun aviculteur n’a encore bénéficié de cette subvention</em> », a précisé la présidente de la Fifam. Qui a indiqué qu’il y a également la promesse de la renouveler en 2016.

Aussi, l’aviculture est un secteur qui n’attire pas les banques. La Fifam évoque aussi des difficultés d’accès au crédit bancaire. Une situation qui impacte négativement le secteur avicole. Des difficultés qu’il faut solutionner au plus vite, si les pouvoirs publics veulent accroitre la tendance actuelle de l’aviculture dans l’économie nationale.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Edito : « La forêt qui pousse »</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-foret-qui-pousse-1395892.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 00:57:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La semaine dernière, la communication présidentielle est passée à l’offensive pour expliquer les actions et les actes du président de la République, dont la plus part de nos compatriotes ont du mal à cerner la visibilité.</strong>

C’est probablement pour corriger ce déficit de communication que la Maison de la presse a lancé cette initiative qu’il faut saluer et encourager. « <em>Rendez-vous avec Koulouba</em> » pourrait faciliter la compréhension des actions du chef de l’Etat en direction des populations, mais aussi faciliter le travail fastidieux des médias dans la recherche des informations.

Depuis, l’élection du président de la République, il y a toujours eu ce manque de visibilité, voire de communication sur les évènements en rapport avec la présidence de la République. Pour beaucoup d’observateurs, la communication présidentielle était en panne. Mais cette initiative vient de prouver le contraire. Car mieux vaut tard que jamais. Koulouba joue désormais la carte de la transparence et la communication.

De toute évidence, cette première édition a permis au directeur de la Communication et des Relations publiques du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, de donner des réponses à des questions qui sont restées longtemps à travers la gorge. Elle a permis également de faire découvrir « la forêt qui pousse… ».

<strong> </strong>

<strong>La Rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ahmadou Ibrahim : Profession, aviculteur</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/ahmadou-ibrahim-profession-aviculteur-1395862.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 00:17:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après ses études universitaires, le jeune Amadou, s’est investi corps et âme dans l’aviculture. Un secteur qui lui donne aujourd’hui le sourire.</strong>

&nbsp;

Il n’a pas chômé. Il s’est préparé. Avant la fin de ses études de droit à la faculté et de markéting à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), il a fait une étude de marché pour voir quel secteur présentait le plus d’avantages. Les résultats de ses études, l’ont conduit à se diriger vers l’aviculture. Lui, c’est Ahmadou Ibrahim.

Se voyant plus entrepreneur que cloitré entre les quatre murs d’un bureau, il n’a pas usé ses sandales à la recherche d’emploi dans l’administration. Dès la fin de son cursus, il se lance dans l’élevage et la vente de poulets. Nous sommes en 2015. Il débute avec seulement 200 poulets. L’expérience est réussie. A la vente, il engrange entre 150  000 et 200 000 FCFA de bénéfice.  Un bénéfice réinvesti en partie pour augmenter le nombre de poussins pour atteindre 500 sujets. Face à la demande grandissante, les affaires se portent bien pour le jeune Amadou. « <em>Même si le nombre d’éleveurs doublait, l’offre serait toujours inférieure à la demande, car les poulets sont consommés par tout et par tous </em>», dit- il pour mettre en avant les potentialités du secteur.

La bonne santé de ses  affaires  l’amène à agrandir sa ferme pour accueillir plus d’un millier de poussins qu’il élève de nos jours. Une réussite fulgurante en seulement une année. « <em>Depuis le début de mes activités, j’ai toujours atteints mes objectifs</em> », dit-il.

Du rachat des poussins à des grossistes, Amadou importe lui-même des poussins désormais  depuis Dakar (Sénégal) et au Pays-Bas pour les revendre à des aviculteurs locaux. Son entreprise, « Faguibine Poussins », qu’il gère,  s’occupe du placement de ses poussins et de la  gestion de la vente de ses poulets de chair et des œufs. Car en plus des poulets de chair, il fait aussi des pondeuses.

Ambitieux, il compte se lancer dans l’achat d’incubateur pour importer les œufs et les éclore sur place. Selon lui, il y a de la place dans ce secteur qui crée de nombreux emplois. «  <em>Les études, c’est pour utiliser les connaissances acquises, les mettre en pratique dans la vie active et non d’exercer coûte que coûte ce que l’on a étudié</em> », assure t-il.

Celui qui se félicite de la décision du gouvernement d’interdire l’importation des poulets congelés au Mali, invite les jeunes à s’investir dans des secteurs porteurs tels que l’aviculture. « <em>Le business rapporte plus que les emplois salariés au Mali </em>», affirme le jeune aviculteur.

<strong>Abouba Fofana</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agriculture : Le coton malien peut mieux faire</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/agriculture-le-coton-malien-peut-mieux-faire-1381592.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 01:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), le Mali a manqué son objectif de production de la saison qui s’achève (2015-2016) de près de 100 000 tonnes. Le pays, qui n’a produit que 550 370 tonnes, peut dépasser ce niveau. Il attendait une production de 650 000 tonnes.</strong>

Pour les responsables de la CMDT, cette baisse est essentiellement imputable aux pluies tardives. En effet, durant la période d’emblavement il y a eu peu des pluies. Ce qui a entraîné des pertes. Egalement, à la fin de la saison, les pluies se sont poursuivies bien au-delà de la norme avec comme conséquence l’aggravation de la situation.

Toutefois, cette campagne a été marquée par une crise entre les producteurs et la direction de la CMDT autour du renouvellement du bureau de l’Union nationale des sociétés des coopératives de producteurs de coton (UN-SCPC). Selon certains producteurs de la zone de Koutiala, ce bureau est mêlé à l’importation d’engrais frelatés qui auraient coûté plusieurs dizaines de milliards à l’Etat malien.

Un bras de fer sans précédent était alors engagé entre l’ancien PDG Kalifa Sanogo et les producteurs. Au cœur du conflit, il y a aussi les ristournes dont le paiement est réclamé par les paysans, avant l’évacuation du coton graine dans les unités de transformation de la CMDT, concernent la campagne 2014-2015.

Cette revendication est doublée de celle portant sur le renouvellement du bureau de l’UN-SCPC. La direction de l’entreprise avait alors assigné en justice des meneurs du collectif des producteurs de coton devant le Tribunal de première instance de Koutiala. Elle reprochait aux paysans d’avoir refusé l’évacuation du coton graine vers les filiales de transformation, les manifestations pour le paiement des ristournes de la campagne passée et le renouvellement du bureau de l’Union nationale des sociétés des coopératives de producteurs de coton (UN-SCPC).

La réaction des producteurs de coton, qui ont eu le sentiment d’un mépris et un déni de leurs droits à manifester, a été l’organisation d’assemblées générales. Le mouvement de solidarité s’est étendu aux paysans de Fana, Sikasso et Kita. Le collectif des producteurs de coton des quatre filiales de la CMDT, réuni, le 22 Octobre 2015 à Bamako, a demandé le retrait immédiat de la plainte de la CMDT contre les producteurs, au risque de voir la réaction des producteurs de coton de Koutiala s’étendre à l’ensemble des quatre filiales de la CMDT, conduisant à la perturbation de la campagne d’égrenage qui venait de commencer.

Une marche pacifique que le Collectif de producteurs avait programmé de tenir à Bamako, le vendredi 30 Octobre 2015, a été interdite par la mairie de la Commune III du district. Cette marche concernait le Collectif des producteurs de coton des quatre filiales (Koutiala, Sikasso, Fana, Kita) et de l’OHVN.

Les doléances au centre de cette marche avorté sont toujours d’actualité: la suspension des activités de l’actuel bureau de l’Union nationale des sociétés des coopératives de producteurs de coton (UN-SCPC); l’arrêt des travaux et la dissolution de la commission d’appel d’offre des intrants agricoles de la campagne 2016/2017; le paiement des ristournes sur les bénéfices de la vente du coton de la campagne 2014/2015; le renouvellement des instances de l’UN-SCPC conformément aux textes en vigueur.

En dépit de cette contre-performance, le pays enregistre un niveau de production similaire à celui de la campagne précédente. Le Mali est le second producteur d’or blanc de l’Afrique de l’ouest derrière le Burkina Faso et devant l’éléphant ivoirien.

<strong>Fakoro Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Accord de paix :  Vers un bouleversement institutionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-vers-un-bouleversement-institutionnel-1381562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-vers-un-bouleversement-institutionnel-1381562.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 01:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali pourrait, dans les deux ans à venir, opérer un véritable bouleversement institutionnel dans notre pays. Quels sont ces changements qui vont jusqu’à exiger une remise en cause de la constitution du 25 février 1992 ?</strong>

L’Accord de paix signé les 15 mai et 20 juin 2015, vise à créer les conditions d’une paix juste et durable au Mali, contribuant à la stabilité sous régionale, ainsi qu’à la sécurité internationale. Partant de cet objectif, des engagements ont été pris par le gouvernement pour faciliter à la fois le retour de la paix, mais aussi et surtout le développement des régions du Mali.

Dans le domaine de la gouvernance, l’accord prévoit de doter chaque région du Mali d’une Assemblée régionale élue au       suffrage universel direct. Celle-ci bénéficiera d’un très large transfert de compétences, de ressources et pourrait jouir de pouvoirs juridiques, administratifs et financiers appropriés.

Le Président de l’Assemblée est élu au suffrage universel direct. Il est également le chef   de l’Exécutif et de l’Administration de  la région. Dans les faits, ils auront l’essentiel des pouvoirs des gouverneurs actuels. Et les populations de chaque région prendront en charge leur propre développement (construction des infrastructures, école, santé…). II est même reconnu à chaque région le droit d’adopter la            dénomination officielle de son choix dans le cadre des dispositions relatives au  statut juridique et fonctionnement des régions.

Les cercles et les communes sont dotés d’organes délibérants (Conseil de cercle et  Conseil communal)            élus au suffrage universel direct et    dirigés par des bureaux ayant  une fonction exécutive avec à leur      tête un Président du   Conseil de cercle et un Maire élus   .

Enfin, il est prévu, entre autres, d’ouvrir le  Haut Conseil des Collectivités aux représentants des notabilités traditionnelles, aux femmes et aux jeunes ; une plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions  nationales.

&nbsp;

En matière de sécurité, l’armée malienne est recomposée. Ce sera un bouleversement du système de défense et    de sécurité basé sur les principes d’unicité, d’inclusivité et de    représentativité.

Aussi, les populations, en particulier celles du nord, participeront activement à la gestion de la sécurité locale notamment la police territoriale. Qui est exclusivement composée des ressortissants de chaque région.

&nbsp;

S’agissant du développement, c’est le point saillant de l’accord de paix. Chaque région est dotée d’un budget géré par les organes élus. Qui définiront leur propre politique de développement.

Aussi, l’Etat va mettre en place une zone de développement des régions du Nord, dotée d’un Conseil consultatif interrégional et          d’une Stratégie Spécifique de développement adaptée aux réalités socio-culturelles et  géographiques ainsi qu’aux conditions climatiques.

La Stratégie sera financée     notamment par un Fonds pour le développement durable dont les ressources proviendront de  sources publiques nationales et de contributions internationales.

<strong>Idrissa Maïga            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Des signaux d’espoir</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 01:03:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« <em>Le Mali n’est plus ce qu’il était… Il ne sera non plus ce qu’il est</em> », a indiqué le directeur général d’un service public opérant au nord du Mali. A en croire notre interlocuteur, l’espoir est permis. « <em>Et cela ne saurait tarder</em>… », a-t-il précisé.

En réalité, nos compatriotes qui croient à une issue heureuse de la situation sécuritaire de notre pays, ne sont pas nombreux. Parce que l’Etat a du mal à assurer son rôle régalien de protection des populations et de leurs biens. Les violences et les agressions de tout genre, de bandits armés s’enchainent et se multiplient au jour le jour, dans le septentrion.

Mais si l’on tient compte de certains évènements récents dans notre pays, l’on pourrait dire que le pire est derrière nous. La signature de l’accord de paix des 15 mai et 20 juin 2015, et les changements intervenus au niveau international auraient produit des effets positifs sur la situation nationale.

&nbsp;

On peut, entre autres, évoquer la nomination, en décembre dernier, de Mahamat Saleh Annadif, en qualité de Chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). La gestion du dossier malien par un diplomate expérimenté et de surcroit ressortissant de pays « neutre » (Tchad) dans le conflit du nord pourrait aider les pouvoirs publics à sortir notre pays de ce gouffre.

&nbsp;

Ensuite, la réduction drastique du nombre des attaques au nord et le climat de confiance entre groupes armés, sont des éléments qui favorisent le retour de la paix au Mali.

&nbsp;

Enfin, les opérations de sécurisation, en cours, des forces armées maliennes, au centre et au nord du pays, pour le démantèlement des bases djihadistes, viennent compléter la liste des signaux d’espoir.

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<strong>Idrissa Maïga</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix : Les raisons d’un blocage</title>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 11:52:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est une lapalissade de dire que la mise en œuvre de l’accord de paix connait un retard. Ayant suscité un grand engouement au moment de sa signature, le gouvernement et les parties signataires peinent à accorder les violons pour une mise en œuvre effective de l’accord de paix qui aura mis deux ans avant de voir le jour. Faudra-t-il autant de temps pour son application ?  Quelles sont les véritables raisons du blocage ? Analyse.</strong>

L’accord pour la paix au Mali a été signé le 15 Mai 2015 puis parachevé le 20 Juin.  Devait succéder à cette phase, sa mise en œuvre. Mais depuis, l’on assiste à une lenteur qui ne dit pas son nom.  Une lenteur qui n’est pas sans conséquences. Très attentif par rapport à la situation politique nationale en général et sur celle du Nord en particulier, Tiébilé Dramé, président du Parti pour Renaissance Nationale (PARENA) et membre de l’opposition politique, révèle, que depuis  le début de l’année 2015, il ya eu 350 morts, une centaine d’incidents dont près de la moitié après la signature de l’accord.  Ces attaques sont perpétrées par des groupes terroristes.

Si pendant un temps, l’inimitié entre les frères de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA)  et ceux du GATIA, a mis à mal l’application de cet accord, désormais ce sont les groupes terroristes (Al-Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI), El Mourabitoune de  Mokhtar Bel Mokhtar et Ançar Dine de Iyad Ag Ghaly) qui font figure d’obstacle. Les 14 et 15 Novembre derniers, un document sonore du leader d’Ansar Dine Iyad Ag Ghaly a été authentifié. Dans ce document d’une vingtaine de minutes, il rejette l’accord d’Alger signé en mai et juin 2015 et se montre menaçant notamment contre ses anciens alliés de la CMA, rébellion touarègue signataire de cet accord.  Il s’était érigé contre toute mise en œuvre dudit accord qu’il a juré d’empêcher par tous les moyens.  Des menaces mis en pratique par l’attaque du camp de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma) qui s’est soldée  par 3 morts et une vingtaine de blessés, le 28 juin 2015.

Un autre facteur du blocage, et qui semble plus anodin, est la guerre que se livrent les mouvements signataires au sein du comité de suivi de l’accord d’Alger. On se souvient que les groupes rebelles sont allés en rang dispersés pour signer l’accord. Les premiers ont signé, le 15 Mai, avec le gouvernement et les seconds, le 20 Juin. Les premiers signataires sont considérés comme des « traitres » par les seconds. Ils peinent à s’entendre au sein de ce comité. Toute chose qui ne milite pas en faveur d’une mise en œuvre de l’accord, même si on annonce récemment qu’il y aurait eu un compromis entre la CMA et la Plateforme.

Face à ces facteurs de blocage, les acteurs et les politiques tirent la sonnette d’alarme. En Août dernier, six mouvements signataires, rassemblés au sein d’un regroupement dénommé Coordination des mouvements prônant l’inclusivité des signataires de l’accord du 15 Mai (COMPIS 15), ont dénoncé les lenteurs et attiré l’attention du gouvernement et de la communauté internationale sur la mise en œuvre de l’accord.

Le Parena de Tiébilé Dramé a, à son tour en décembre dernier, organisé une rencontre en vue de faire des propositions pour accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix issu du processus d’Alger. Cette rencontre a regroupé les groupes signataires de la CMA et du Gatia et des partis politiques membres de l’opposition et de la majorité.

Au cours de ces différentes rencontres, les acteurs ont pointé un doigt accusateur vers le gouvernement qui trainerait le pas. Une lenteur qui favoriserait la reprise du terrain par les terroristes et les narcotrafiquants de tous bords. Un message qui semble avoir été entendu. Car  à côté du comité de suivi de l’accord,  le gouvernement vient de mettre en place le vendredi 15 Janvier 2016, un comité national de coordination de la mise en œuvre de l’accord, présidé par le Premier ministre, Modibo Keïta. Selon le chef du gouvernement, ce comité aura en charge de « <em>coordonner  la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger </em>».

Dans la même dynamique, Alger a convoqué les parties signataires sur son sol, le 18 Janvier dernier pour  échanger sur les difficultés dans la mise en œuvre de l’accord. Au sortir de cette réunion, l’Etat et les parties ont été mis devant leur responsabilité, pour accélérer le processus. L’Algérie veut, semble-t-il, aider les parties à amorcer la sa mise en œuvre de l’accord de paix. Il y va de sa crédibilité.

<strong>Abouba Fofana</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Industrie : Quand le Mali s’éveillera…</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/industrie-quand-le-mali-seveillera-1366992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 11:23:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> A N’Gabakoro-Droit, environ 22 km à l’Est de Bamako sur la route de Koulikoro, se dresse l’unité industrielle Malicâble, inaugurée en novembre 2015. Cette usine qui fonctionne depuis deux ans est le symbole d’une renaissance industrielle du Mali où des unités industrielles se sont multipliées en moins d’un an. Spécialisées dans la fabrication de câbles et fils électriques au Mali, Malicâble et les autres unités industrielles visent à répondre aux besoins, toujours plus élevés, des entreprises locales, voire celles de la sous-région. Un boom à l’actif du régime actuel.</strong>

&nbsp;

Les bonnes nouvelles se sont multipliées pour le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) ces dernières années. D’un coût total de 5 milliards de F CFA, Malicâble, une unité industrielle des frères Doucouré, est une première en matière de fabrication de câbles et fils électriques au Mali et l’une de plus grandes en termes de capacité de production dans la sous-région. Selon le directeur général, Tidiane Doucouré, c’est l’usine du futur puisqu’elle va contribuer à l’émergence du secteur de l’industrialisation du pays et encourager les Maliens de l’extérieur à investir au pays.

Malicâble a plus de 45 salariés pour seulement  8 heures de travail par jour, mais en plein régime, elle va créer 400 emplois directs et indirects et aura une capacité de production de 200 millions de mètres de câbles par an. Le Mali importe en termes de valeur plus de 100 milliards de F CFA en câbles électriques chaque année.

En plus de Malicâble, la première unité industrielle de fabrication de fer à béton du Mali a été inaugurée en fin d’année 2015. L’Industrie malienne de fer (IMAFER) a investi 5,5 milliards de FCFA pour implanter cette usine de fer à béton à Fougadougou, dans la commune de Tienfala, dans le cercle de Koulikoro. Ce projet de fabrication du fer à béton « made in Mali » constitue un important facteur de promotion d’un secteur qui souffre de la dépendance de l’extérieur.

&nbsp;

<strong>La fin prochaine de l’importation du carton </strong>

La nouvelle unité de fabrication de fer à béton est le fruit d’un partenariat entre l’IMAFER et un opérateur indien, Ali Noor, qui possède une très grande expérience en la matière dans d’autres pays de la sous-région. L’unité industrielle a une capacité de production 2 100 tonnes de fer par mois, soit 25.200 tonnes l’an. L’usine comprend également un laminoir d’une capacité de 150 tonnes par jour pour la fabrication finale du fer à béton aux normes universelles.

La matière première est constituée de la ferraille de récupération jusque-là exportée massivement du Mali. « <em>J’assistais quotidiennement comme tous les Bamakois au défilé de dizaines de camions chargés de ferrailles à destination des pays voisins pour une exportation lointaine. En réalité, cette ferraille sert de matière première pour des usines européennes ou asiatiques qui les transforment en produits manufacturés comme le fer à béton, les cornières qui nous reviennent sous forme de matériaux de construction indispensables aux BTP</em>», a déclaré Mohamed Kawar, un des promoteurs de l’usine de fer.

L’entreprise a déjà créé 180 emplois directs. Cet effectif sera porté à 240 lorsque la production atteindra prochainement sa vitesse de croisière. Les besoins énergétiques de l’usine sont estimés pour le moment à 6,5 Mégawatts. Mais compte tenu de la diversification de la production vers la fabrication de fer plat et de cornière, les besoins énergétiques de l’usine seront de 10 Mégawatts. Ce qui sera un challenge pour le pays et les promoteurs de l’usine.

Même en chantier,  l’usine d’emballage de carton de Kamalé  est à inscrire au tableau de chasse des efforts du gouvernement pour la promotion des investissements. « <em>Une fois les constructions achevées et les équipements livrés et opérationnels, en août 2016, le Mali s’honorera d’avoir son indépendance en matière de fabrication d’emballage, dont la disponibilité et les prix de revient sont un facteur essentiel du développement des PME locales aussi bien dans l’agriculture que dans l’industrie et le commerce</em> », a fait savoir Moussa Sylvain Diakité, le président de la société SCS International qui est à l’origine du projet.

Cette unité de production d’emballages (carton et papier) de 10.000 m2 sera érigée sur un site de 4 hectares. A son démarrage, l’usine emploiera  64 personnes à plein temps et 200 emplois saisonniers avec un objectif de doubler au terme de la troisième année d’exploitation. Elle produira au départ entre 2000 à 4000 tonnes de cartons et sacs. L’unité industrielle promet la fin prochaine de l’importation du carton par le Mali. Comme bien d’autres entreprises nationales, la SCS confrontée à un problème d’approvisionnement d’emballages a décidé de créer cette usine pour fabriquer les emballages à partir de papier Kraft et les sacs de conditionnement pour aliments, ciments etc.

<strong> </strong>

<strong>La touche des autorités maliennes</strong>

Vendredi 19 juillet 2015, la salle des conférences du ministère du Commerce et de l’Industrie a servi de cadre pour la signature d’un protocole d’accord relatif à la réalisation de deux usines de production d’huile de coton à Koulikoro. Initié et financé par le groupe Grands Moulins du Mali (GMM), le projet établit deux unités de production d’huile de coton. Les deux industries auront une capacité de trituration de 60.000 tonnes de graines de coton pour une production annuelle de 12.000 tonnes.

Dès la première année, les industries produiront 60.000 tonnes d’huile et en prévision, la production devra doubler dans l’année qui suivra. Le projet d’implantation industrielle, est un investissement d’environ 6 milliards FCFA. En matière de création d’emplois, il créera 300 emplois directs.

En juin 2015, le Premier ministre Modibo Keïta affirmait dans sa déclaration de politique générale que la Société chinoise de l'Industrie légère pour la Coopération technico et économique avec l'étranger va créer trois usines au Mali. Des accords signés en ce sens entre le gouvernement et la société chinoise prévoient l'implantation d'une usine de production d'huile d'arachide à Kita (situé à 182 km de Bamako),  une usine de production de concentré de tomate dans la zone Office du Niger (région de Ségou) et une usine de transformation du manioc dans la même zone.

Le Premier ministre a annoncé aussi la poursuite de l'aménagement de zones industrielles dans les régions de Ségou, de Kayes et de Bamako (Dialakorobougou) en vue d'accroître l’attractivité du Mali.

<strong>Fakoro Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernance :  Les défis du nouveau gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernance-defis-nouveau-gouvernement-1366982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 02:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-Le Repère- Avec de nouvelles têtes ou pas, le président Ibrahim Boubacar Keïta n’a d’autre choix que celui d’assigner au gouvernement des résultats rapides. Le chef de l’Etat sait qu’il est face à une obligation de résultats à mi-mandat. L’urgence, c’est de corriger l’image d’un pouvoir incapable de renverser la courbe de la corruption, de sécuriser les citoyens où qu’ils se trouvent sur le territoire national. En clair, 2016 doit être l’année de tous les défis.</strong>

Mais la tâche ne sera pas facile pour le Premier ministre Modibo Keïta en qui le président Keïta a renouvelé sa confiance. Peu importe les hommes choisis, le chef du gouvernement doit relever le défi de la lutte contre la corruption. Lui qui est déjà enquiquiné par ses adversaires qui ont mis sur la place publique des faits mettant en cause sa réputation d’homme droit et incorruptible.

Il s’agira donc de donner aux citoyens l’image d’un gouvernement sérieusement engagé dans la lutte contre l’enrichissement illicite. Toute la question est de savoir comment le Premier ministre va s’y prendre pour qu’il n’y ait pas de nouveaux scandales de corruption à l’image des faits rapportés depuis la venue du président IBK au pouvoir en 2013. Rien ne montre que le Premier ministre sera à la hauteur, car les plus gros prédateurs présumés des deniers publics seraient des proches du chef de l’Etat, des personnalités difficiles à mettre à la porte.

L’autre difficulté pour soigner l’image de la gouvernance est celle de l’absence d’une culture de bonne gouvernance. C’est d’ailleurs à cause de cela que le Premier ministre lui-même n’a pas su voir venir l’embarrassante affaire de l’attribution de logements sociaux à des membres de sa famille. La clé du succès de la gouvernance sera donc l’aptitude du chef du gouvernement à montrer dans les faits que la moralité des hommes publics est une priorité.

Les gouvernants doivent aussi se battre sur le front de la stabilité du pays qui reste confronté à des menaces sérieuses sur le processus de paix. L’entrée des représentants des groupes armés du nord dans le gouvernement, peut rapidement apaiser les craintes récemment exprimées par ces derniers sur l’accord de paix d’Alger. Le processus de l’application de cet accord est en effet la nouvelle pomme de discorde que même Hervé Ladsous, le représentant spécial de secrétaire général de l’ONU, a évoquée en début de janvier 2016.

Un partage des pouvoirs au niveau de l’exécutif est en tout cas la meilleure façon d’accélérer le cantonnement des groupes armés signataires de l’accord de paix. La réussite de la démobilisation des ex-combattants dépendra de l’efficacité de la lutte contre le terrorisme dans le nord du Mali où les groupes djihadistes se sont fondus dans la population depuis l’intervention des forces françaises en janvier 2013.

Et l’année qui vient de commencer est un tournant décisif dans la politique sécuritaire du régime IBK qui n’aura fait jusqu’ici aucun progrès dans la traque des islamistes continuant à semer la mort.

Après 2016, c’est presque l’heure du bilan, le pouvoir n’ayant qu’une année à travailler avant l’année électorale, celle de la présidentielle de 2018. En matière sécuritaire, la réalisation de l’objectif d’équipements doit impérativement être visible après temps de turbulence dans la gouvernance.

En outre, les Maliens attendent du pouvoir un peu plus de rigueur, d’orthodoxie dans la gestion des affaires publiques. Cela s’explique par la multiplication des alertes citoyennes sur des problèmes comme le triste sort des hôpitaux du pays. Hormis les surveillances exercées par l’opposition qui a sans cesse dénoncé les tares du pouvoir, les Maliens semblent être engagé ainsi dans une bataille de longue haleine pour que rien ne soit comme avant. Autre défi, l’organisation des élections communales sans cesse reportées pour des raisons d’insécurité notamment.

<strong>Fakoro Traoré</strong>

<strong>Le REPERE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Être aussi un repère !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-etre-aussi-un-repere-1366842.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 02:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« <em>Ne demandez pas  à votre pays ce qu’il peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour lui</em>… ». Cette  phrase du célèbre et ancien président des Etats Unis d’Amérique, John Fitzgerald Kennedy, peut résumer les ambitions et les objectifs de votre hebdomadaire « Le Repère ». Qui saisit le lancement de son premier numéro pour souhaiter à tous les Maliens une bonne et heureuse année 2016. Ce journal sera sans doute notre contribution à la construction d’un Mali prospère, émergent et de paix.

&nbsp;

« Le Repère » est un journal d’informations générales qui a décidé de faire de son credo le professionnalisme dans la recherche, le traitement et la diffusion de l’information. Même si, par les temps qui courent, le défi reste immense. Mais, consciente de toutes les difficultés de la presse en particulier et de notre pays de façon générale, l’équipe du journal a fait le choix d’affronter la réalité pour tracer sa voie et imposer sa vision dans le paysage médiatique malien. C’est un de nos objectifs.

&nbsp;

Votre journal entend également dénoncer tous les abus et les injustices de quelque bord que ce soit. Mais il s’impose aussi un devoir de reconnaissance du mérite. En Afrique, on a pris l’habitude de ne reconnaitre la valeur et la qualité des Hommes que lorsqu’ils partent pour l’ultime voyage. « Le Repère » envisage à sa façon de palier à ces hommages à titre posthume par des rubriques pointues et de grands reportages.

&nbsp;

Loin de vouloir « lécher des bottes » ou faire de l’exagération, « Le Repère » se veut un journal de combat et de valeurs. C’est dans ce contexte qu’il souhaite marquer d’une encre indélébile sa contribution à l’essor d’une presse professionnelle.

&nbsp;

Rien ! Nous disons bien rien ne saurait entamer notre détermination à aller vers ce changement. Nous le savons, la presse malienne est sujette à beaucoup de critiques en raison de la dégradation de la qualité des articles, mais aussi et surtout pour le manque de professionnalisme de certains médias.

&nbsp;

Il ne s’agit pas pour nous de jeter des pierres à x ou y, mais plutôt d’accepter la réalité et oser l’affronter pour satisfaire nos lecteurs et partenaires. La presse malienne est « malade ». Et l’on est capable de la guérir si l’on accepte de se remettre en cause. « Le Repère » promet cette remise en cause chaque fois que cela est nécessaire.

&nbsp;

En tout cas, c’est l’engagement que prend votre hebdo pour la satisfaction de ses lecteurs et partenaires. Parce que l’un des objectifs de  « Le Repère », est d’être aussi un repère.

&nbsp;

<strong>Idrissa Maïga</strong>

<strong>Le Repère</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Réformes politiques et institutionnelles : Que faut&#45;il attendre du régime</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/reformes-politiques-et-institutionnelles-que-faut-il-attendre-du-regime-1366762.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 01:40:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre pays est-il en train de se dégager du bourbier ? Des observateurs prédisent le meilleur en répondant par l’affirmative. Pour ceux-ci, les actes posés par les gouvernements respectifs, en matière de réformes politiques et institutionnelles, sont sans doute, des indications encourageantes sur l’avenir du Mali. Depuis l’élection du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, beaucoup de lois ont été votées par l’Assemblée nationale, dans le but de changer le quotidien des Maliens. Si ces lois sont promulguées, la situation de notre pays pourrait s’améliorer avant la fin du quinquennat d’IBK. Mieux, le Mali a des chances à l’horizon 2018 de figurer parmi les pays émergents de la sous-région ouest-africaine voire du continent.   </strong>

Dans une de ses adresses à la nation, le président de la République disait aux Maliens que « <em>le meilleur est à venir </em>». Et cela est en train, de plus en plus, de se confirmer par la multiplication des réformes politiques et institutionnelles.

Du vote du statut de l’opposition à celui de la loi sur le genre, en passant par les lois sur la programmation militaire et le budget 2016, suivies de la politique nationale de la migration et la suspension des exonérations sur l’importation des matériaux de construction…, ces différentes réformes ont un point commun : Faire du Mali, un pays émergent.

&nbsp;

<strong>En politique</strong>, trois lois ont marqué l’attention des observateurs, notamment le statut de l’opposition,  et la Haute autorité de la communication (HAC). Cette dernière a été créée par l’ordonnance n°2014-006 du 21 janvier 2014. La Haute autorité de la communication devrait contribuer à la professionnalisation du secteur des médias. C’est un organe indépendant qui a pour mission de réguler le secteur de la communication au Mali. Notamment dans les domaines de l’audiovisuelle, de la presse écrite, de la presse en ligne et de la publicité par voie de presse. A cet effet, elle devra autoriser la création des services privés de radiodiffusion et de télévision ainsi que l’installation et l’exploitation des services privés de communication audiovisuelle.

Depuis quelques mois, ses membres ont prêté serment devant la Cour suprême. Mais cette structure qui suscite beaucoup d’espoir, est toujours un « SDF » (sans domicile fixe). Ce qui n’est pas de nature à assurer ni les professionnels des médias, encore moins ces personnalités (les membres de la HAC) censées apporter un changement dans le paysage médiatique malien.

Aussi,  on a noté le vote par l’Assemblée nationale de la loi instituant <strong>des mesures pour promouvoir le genre</strong> dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. C’est une loi qui avait provoqué une véritable levée de boucliers des musulmans du Mali. Et pour cause : si la loi est promulguée, il y aura en 2018, au moins 44 femmes députées contre 14 sur 147 ou au plus 103 à l’Assemblée nationale et 3 232 conseillères communales au lieu de 927 sur 10 774. Mais cette loi n’a pas encore été promulguée. Et du coup, le nouveau gouvernement s’est abstenu de s’y référer. Sinon, il pourrait y avoir au moins 11 femmes ministres au lieu de 6 sur 32 dans le gouvernement actuel.

<strong> </strong>

<strong>Quant à la loi portant statut de l’opposition politique,</strong> elle a été votée le 19 février 2015 et promulguée par le président de la République le 4 mars 2015. Elle octroie à l’opposition de moyens politiques, juridiques et financiers lui permettant d’exercer son rôle et de garantir ses droits. C’était une promesse du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, lors de la présidentielle de juillet 2013. Mais depuis la promulgation, la question de sa mise en œuvre demeure toujours un goulot d’étranglement dans la mesure où le chef de file de l’opposition n’a pas encore son cabinet conformément à ladite loi.

&nbsp;

<strong>S’agissant du domaine de la sécurité</strong>, il a été adopté en mai 2015, la loi d’Orientation et de Programmation Militaire. Plus de 1230 milliards de FCFA sont prévus sur quelques années pour mettre l’armée malienne sur les rails. La Loi de programmation militaire, est une loi visant à établir une programmation  pluriannuelle des dépenses de l’État en matière militaire. Cette loi  a pour objet de déterminer, pour une durée de plusieurs années, le montant et l’affectation des sommes de l’État en matière de dépenses militaires. Les 1230 milliards de FCFA, représentent un peu plus de 20% du budget national. La durée de sa mise en œuvre est de cinq ans (2015 - 2019).

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<strong>Pour la promotion des industries locales</strong>, le gouvernement avait annoncé, en octobre dernier, la suspension des exonérations sur l’importation des matériaux de construction. Une mesure vivement saluée par l’Organisation patronale des industriels (OPI), qui a encouragé le gouvernement à poursuivre ses efforts visant à protéger les industriels nationaux.

Les exonérations sur l’importation des matériaux de construction tels que le ciment, le fer à béton, la peinture, les carreaux… ont été suspendues… Bref autant de réformes qui peuvent amorcer la croissance du Mali.

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<strong>Enfin, le budget 2016</strong> est révolutionnaire. Le Mali vient de dépasser, pour la première fois, les 2000 milliards de FCFA. Les recettes des impôts et des douanes ont connu une explosion.

En plus de ces réformes, l’accord de paix d’Alger prévoit une panoplie de textes et même une révision constitutionnelle afin d’accélérer le développement voire l’émergence de notre pays. Mais le hic ? C’est la mise en œuvre de ces différentes reformes. Le fait de voter les meilleures lois, ne suffit pas à propulser une nation sur le toit du monde. Il faut plutôt avoir le courage et la détermination de les mettre en œuvre.

<strong>Idrissa Maïga</strong>

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<title>Nord du Mali : La CMA et la plateforme réclament un gouvernement de transition…</title>
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<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 00:57:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Repère</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la réunion du 18 janvier 2016 du Comité de suivi de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, les groupes armés signataires dudit accord et la médiation ont rappelé « <em>la responsabilité qu'a le Gouvernement malien dans la mise en œuvre de l'Accord ainsi que le rôle crucial devant être assumé également par les deux autres Parties signataires en la matière dans un esprit de co-responsabilité et de partenariat effectif pour la paix et la réconciliation</em> ». Mais au-delà de ce discours officiel, repris dans un communiqué, la Coordination des mouvements de l'Azawad et la Plateforme ont, de sources concordantes, affirmé leur désir de siéger dans un gouvernement de transition ou tout au moins d'union nationale.</strong>

<strong> </strong>La médiation internationale et les groupes armés signataires de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali, étaient la semaine dernière à Alger pour faire une évaluation à mi-parcours dudit accord.

Les mouvements armés, pressés de partager la soupe, n'ont pas manqué d'exprimer leurs inquiétudes quant à l'application de l'accord de paix issu du processus d'Alger. Elles s'étonnent d'ailleurs de la lenteur du gouvernement dans la mise en œuvre de l'accord de paix.

La CMA et la Plateforme, qui sont désormais dans une certaine complicité, auraient exprimé des préoccupations liées à la mise en œuvre de l'accord. Elles ont également fait cas de certaines solutions qui pourront avancer le processus de paix. Les deux parties seraient dans une dynamique de poser sur la table du président de la République des contributions détaillant leurs attentes par rapport au gouvernement dont elles seraient parties prenantes.

En clair, la CMA et la Plateforme pourront réclamer un gouvernement de transition ou tout au moins d'union nationale. « C'est la seule manière de refonder le Mali », a commenté un responsable de la rébellion.

A Alger, les groupes armés du nord ont égrené les difficultés qui ralentissent la mise en œuvre de l'accord. Ils ont soulevé des sujets relatifs à la   représentation des populations à l'Assemblée nationale (l'accord d'Alger prévoit l'augmentation     du nombre de circonscriptions électorales et/ou toutes autres mesures appropriées), la mise en place du Haut conseil des collectivités, la prise en charge des commissions techniques et même la détermination du statut des éléments de la future patrouille mixte.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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